Le GFE 04 «Bâtiment équipements et finitions»

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Transcription:

Le GFE 04 «Bâtiment équipements et finitions» Les données actualisées et premiers repérages statistiques des évolutions de la formation, de l emploi et sur le marché du travail Mai 2008

Dans le cadre de la préparation du Plan régional de développement des Formations professionnelles, le Conseil régional Poitou-Charentes a demandé la réactualisation des éléments présentés dans les cahiers des Groupes formation emploi (GFE). Ce travail participe à la réflexion générale autour des questions sur la relation emploi formation. Pour l ARFTLV, il s est agi de rassembler un ensemble de données par GFE, de les analyser puis, par un travail de comparaison entre les données de 2002 avec celles de 2007, de faire un premier repérage statistique des changements intervenus sur la formation, l emploi et le marché du travail. La temporalité de 4-5 ans semble être le «pas de temps minimal» permettant de faire apparaitre statistiquement des évolutions. Connaitre l emploi dans une entreprise, un secteur ou un GFE revient à repérer le plus finement possible un ensemble de caractéristiques permettant de décrire les actifs occupés et les emplois. Les critères les plus connus pour les salariés sont l âge, le genre et le niveau de formation. Quant aux emplois, ils se décrivent à partir d informations sur l entreprise, la catégorie socioprofessionnelle, la nature des contrats... Or la seule source rassemblant ces informations est le recensement général de la population de 1999. En attendant les résultats prévus pour mi 2009 et dans le but d estimer la situation au plus près de 2008, il apparait incontournable d appliquer des tendances repérées dans des études et de confronter l image obtenue à partir des statistiques régionales. Cette méthode de travail montre cependant des limites : il est impossible d avoir une lecture profession par profession. Toutefois, afin de compléter l approche statistique, l ARFTLV a repéré un ensemble de travaux et études, documents exploités sur la partie emploi. Les principales sources statistiques mobilisées sont : Les données de l Enquête emploi 2005 de l Insee ainsi que les nombreuses informations disponibles sur le site internet Les données des Assédic Limousin-Poitou-Charentes sur l emploi salarié ainsi que les résultats des l enquête BMO 2008 Les enquêtes de la DARES Les travaux du CEREQ Afin de compléter les statistiques, les commentaires s appuient également sur les résultats suivants : Le rapport du groupe «Prospective des métiers et qualifications», Les métiers en 2015, Centre d analyse stratégique Les travaux de la Cellule Economique Régionale de la Construction Poitou-Charentes Les notes sectorielles de la mission OREF de l ARFTLV. Enfin, les travaux sont complétés par des cartes réalisées par l IAAT. 2

I Chiffres clés Une fois l ossature d un bâtiment achevée (voir GFE 03), les professionnels du GFE 04 (Groupe Formation Emploi) interviennent pour équiper et apporter les finitions au bâtiment. En Poitou-Charentes, selon les résultats du recensement de la population réalisé en 1999, les professions les plus représentées dans ce GFE sont : les Ouvriers non qualifiés du second œuvre (33 %), les Peintres et ouvriers qualifiés des finitions (16 %), les Ouvriers qualifiés d entretien (15 %), les Plombiers et chauffagistes qualifiés (13 %). Ce qui situe ce GFE au 13ème rang en termes d actifs occupés : 2,4 % de la population active régionale. Les principaux secteurs d activité employant (en 1999) les 14 898 professionnels de ce GFE sont : la Construction (63 %), l Administration publique (12 %). 3

I.a. La formation professionnelle en 2007 et ses évolutions depuis 2002/2003 4

Etablissement Commune Formation proposée Effectif Capacité d'accueil NIVEAU 2 IUT POITIERS POITIERS LIC PRO ENERGIE ET GENIE CLIMATIQUE 26 UFR SCIENCES ET TECHNOLOGIE LA ROCHELLE LIC PRO ENERGIE ET GENIE CLIMATIQUE 11 NIVEAU 3 IUT POITIERS POITIERS DUT GENIE THERMIQUE ET ENERGIE 67 NIVEAU 4 CFA AFOBAT 17 SAINTES 2BP2 MONTEUR INSTALLATIONS GENIE CLIM. 17 2BP2 PEINTURE REVETEMENTS 22 CFA AFP-BTP SAINT-BENOIT 2BP2 COUVREUR 22 2BP2 EQUIPEMENTS SANITAIRES 10 CFA CM 17 LA ROCHELLE 2BP2 MONTEUR DEPANNEUR FROID & CLIMAT. 15 CFA CM16 CHASSENEUIL CHASSENEUIL-SUR- BONNIEURE 2BP2 CARRELAGE MOSAIQUE 7 CFA PARTHENAY PARTHENAY 2BP2 MONTEUR INSTALLATIONS GENIE CLIM. 13 LYCEE POLYVALENT PRIVE FENELON LA ROCHELLE TERM TECHNO STI GENIE ENERGETIQUE 11 TERPRO ENERGETIQ OP_A: INSTALLATION 9 LYCEE PROFESSIONNEL DU BATIMENT ANGOULEME TERPRO BATIMENT: METAL ALU.MATERX SYNTH. 7 TERPRO ENERGETIQ OP_A: INSTALLATION 9 LYCEE PROFESSIONNEL DU BATIMENT - AUGUSTE PERRET POITIERS TERPRO BATIMENT: METAL ALU.MATERX SYNTH. 11 LYCEE PROFESSIONNEL LEONARD DE VINCI BRESSUIRE TERPRO ENERGETIQ OP_B: GEST.MAINT.SYSTM. 7 NIVEAU 5 CFA AFOBAT 17 CFA AFP-BTP CFA CM 17 CFA CM 79 CFA CM16 CHASSENEUIL CFA CM16 COGNAC SAINTES SAINT-BENOIT LA ROCHELLE NIORT CHASSENEUIL-SUR- BONNIEURE COGNAC 1CAP1 CARRELEUR MOSAISTE 8 1CAP1 INSTALLATEUR SANITAIRE 1 1CAP1 INSTALLATEUR THERMIQUE 27 2CAP2 CARRELEUR MOSAISTE 10 2CAP2 INSTALLATEUR SANITAIRE 31 2CAP2 PEINTRE-APPLICATEUR DE REVETEMENT 30 2CAP2 PLATRIER-PLAQUISTE 12 MC ZINGUERIE (MC5) 8 1CAP1 INSTALLATEUR SANITAIRE 3 1CAP1 INSTALLATEUR THERMIQUE 23 1CAP1 SOLIER-MOQUETTISTE 16 2CAP2 CARRELEUR MOSAISTE 12 2CAP2 COUVREUR 25 2CAP2 INSTALLATEUR SANITAIRE 34 2CAP2 INSTALLATEUR THERMIQUE 24 2CAP2 PEINTRE-APPLICATEUR DE REVETEMENT 53 2CAP2 PLATRIER-PLAQUISTE 23 2CAP2 SOLIER-MOQUETTISTE 1 MC ZINGUERIE (MC5) 2 1CAP1 CARRELEUR MOSAISTE 3 1CAP1 INSTALLATEUR SANITAIRE 5 1CAP1 INSTALLATEUR THERMIQUE 10 2CAP2 CARRELEUR MOSAISTE 12 2CAP2 FROID ET CLIMATISATION 13 2CAP2 INSTALLATEUR SANITAIRE 16 2CAP2 INSTALLATEUR THERMIQUE 11 2CAP2 PEINTRE-APPLICATEUR DE REVETEMENT 30 1CAP1 CARRELEUR MOSAISTE 2 2CAP2 CARRELEUR MOSAISTE 15 2CAP2 PEINTRE-APPLICATEUR DE REVETEMENT 31 2CAP2 PLATRIER-PLAQUISTE 6 1CAP1 CARRELEUR MOSAISTE 3 2CAP2 CARRELEUR MOSAISTE 11 2CAP2 MAINTENANCE BATIMENTS DE COLLECT. 3 2CAP2 PEINTRE-APPLICATEUR DE REVETEMENT 19 2CAP2 PLATRIER-PLAQUISTE 10 MC ZINGUERIE (MC5) 2 1CAP1 INSTALLATEUR THERMIQUE 14 1CAP1 SOLIER-MOQUETTISTE 9 2CAP2 INSTALLATEUR SANITAIRE 25 2CAP2 INSTALLATEUR THERMIQUE 15 2CAP2 PEINTRE-APPLICATEUR DE REVETEMENT 9 CFA PARTHENAY PARTHENAY 1CAP1 INSTALLATEUR THERMIQUE 29 2CAP2 INSTALLATEUR SANITAIRE 39 ETAB.REGIONAL ENSEIGNT ADAPTE ANNE FRANK MIGNALOUX-BEAUVOIR 2CAP2E MAINTENANCE BATIMENTS DE COLLECT. 15 LYCEE POLYVALENT DU HAUT VAL DE SEVRE ST-MAIXENT-L'ECOLE 2CAP2 MAINTENANCE BATIMENTS DE COLLECT. 7 2CAP2 PEINTRE-APPLICATEUR DE REVETEMENT 6 TERBEP FINITION 8 TERBEP TECHNIQ. INSTALL. SANIT.THERMIQ. 8 LYCEE POLYVALENT PRIVE FENELON LA ROCHELLE TERBEP TECHNIQUES FROID CONDITIONNEM.AIR 13 LYCEE PROFESSIONNEL DE L'ATLANTIQUE ROYAN TERBEP FINITION 12 TERBEP TECHNIQ. INSTALL. SANIT.THERMIQ. 12 LYCEE PROFESSIONNEL DU BATIMENT ANGOULEME TERBEP TECHNIQ. INSTALL. SANIT.THERMIQ. 12 TERBEP TECHNIQUES FROID CONDITIONNEM.AIR 10 TERBEP TECHNQ.METX VERR.MATERX SYNTH.BAT 11 LYCEE PROFESSIONNEL DU BATIMENT - POITIERS TERBEP FINITION 14 AUGUSTE PERRET TERBEP TECHNIQ. INSTALL. SANIT.THERMIQ. 11 TERBEP TECHNQ.METX VERR.MATERX SYNTH.BAT 12 LYCEE PROFESSIONNEL LEONARD DE VINCI BRESSUIRE 2CAP2 INSTALLATEUR SANITAIRE 7 TERBEP TECHNIQUES FROID CONDITIONNEM.AIR 14 LYCEE PROFESSIONNEL LOUISE MICHEL RUFFEC 2CAP2 MAINTENANCE BATIMENTS DE COLLECT. 7 5

Il y avait au cours de l année scolaire 2006/2007, 1 128 élèves, apprentis et étudiants en dernière année de formation. Entre 2002/2003 et 2006/2007, les effectifs en dernière année de formation ont diminué de 3 %, soit 36 formés en moins. Evolution des effectifs en formation par voie scolaire ou apprentissage selon le niveau de formation, entre 2003 et 2007 1 000 900 800 700 600 500 400 300 200 100 0 2002/2003 2006/2007 2002/2003 2006/2007 2002/2003 2006/2007 2002/2003 2006/2007 Niveau 5 Niveau 4 Niveau 3 Niveau 2 apprentissage 783 685 68 106 0 0 0 0 voie scolaire 163 179 75 54 75 67 0 37 Sources : Rectorat, DRAF, DRASS, Région (2007) Une grande partie des élèves se concentre dans des formations de niveau V En 2006/2007, 81,2 % des élèves étaient dans une formation de niveau V. Les effectifs sont en diminution de 4,7 points puisqu ils sont désormais 76,5 % à suivre une formation de niveau V. Les effectifs présents sur les niveaux IV et III ont progressé pour les premiers et sont restés stables pour les seconds. On constate l apparition toutefois d une licence professionnelle génie thermique et énergie, ce qui fait que le niveau II regroupe 3,2 % des élèves en formation. Entre 2002/2003 et 2006/2007, on constate une légère diminution de la part de l apprentissage qui accueille 70,1 % des effectifs. Les formations de niveau V s effectuent pour 79,3 % par apprentissage, les formations de niveau IV voient leur part passer sur la même période de 48 % à 66,3 %. Concernant les formations de niveaux III et II, il n y a pas d apprentissage. Les établissements de formation se répartissent de manière homogène dans les départements. On n observe pas de modification significative sur la période 2002-2006. A l échelle départementale, les tendances sont assez différentes. En effet, les départements de la Charente et des Deux-Sèvres voient leurs effectifs d élèves augmenter sur la période 2002-2006 respectivement de 4,5 % et 7,2 %, et notamment la part de l apprentissage qui augmente en Charente de 42,6 %. A contrario, on a une diminution des effectifs en Charente-Maritime (-10,5 %) et dans la Vienne (-4,2 %). Une mobilité qui s accroît avec le niveau de formation mais également au fil des années Entre 2002/2003 et 2006/2007, on remarque que la mobilité des élèves s est accrue. 100 % des CAP en 1 an sont originaires de la zone d emploi de l établissement contre 64 % des BEP. La licence professionnelle draine 73 % de ses effectifs hors région. 6

Les évolutions de la carte L offre de formation entre 2002/2003 et 2006/2007 s est resserrée passant de 39 à 32 formations différentes. Les fermetures ont essentiellement concerné les formations en 1 an et les mentions complémentaires. Il n y a plus de formation de BTS. Les principales fermetures sont : CAP 1 an couvreur, peinture vitrerie revêtement, plaque et plâtre BEP 1 an finition BEP techn. Froid conditionnement air et techn. installation sanitaire et thermique Brevet professionnel en 1 an Peintre revêtement BTS fluide option génie frigorifique et architecte d intérieur Les nouvelles formations concernent principalement dans le domaine du génie thermique et climatique et de l installation sanitaire thermique. Les formations ouvertes, à l exception d un CAP couvreur (passé du CAP 1 an en CAP 2ans), sont de niveau IV et plus. Les principales ouvertures sont : CAP 2 ans couvreur et Maintenance bâtiment collectivité par enseignement adapté BEP équipements technique énergie Brevet professionnel Monteur dépanneur froid et clim. Licence pro Energie et génie climatique Rentrée 2007/2008 Formation initiale sous statut scolaire PrePro Aménagement finition Ouverture : +15 Lycée Atlantique, Royan CAP 2 ans «Filières bâtiment» Ouverture : +12 BEP Installation sanitaire et thermique Augmentation : +12 Bac Pro Techn. Install. Système Ener. Clim. Ouverture : +15 Lycée Auguste Perret, Poitiers Parcours initiation aux métiers Ouverture : +12 Formation initiale par apprentissage Bac Pro Construction Bois (GFE 11) Ouverture : +12 Lycée Haut du Val de Sèvres, Saint Maixent Rentrée 2008/2009 (prévisions) Formation initiale sous statut scolaire 1 Bac Pro 3 ans Ouvrage Bâtiment alu. ver. mat. Ouverture : +15 Pre Pro Ouvrage Bâtiment alu. ver. mat. Fermeture : -12 Sec BEP Techn. mat. verr. mat. synth. Fermeture : -12 Bac Pro 3ans : finition, peinture, revet. Ouverture : +12 BEP Finition Fermeture : -12 Lycée Professionnel du Bâtiment, Angoulême Lycée Auguste Perret, Poitiers Formation initiale par apprentissage Bac Pro Ouvrage Bat. : métallerie (GFE 05) Ouverture : +14 CM79, Niort 7

Capacité d accueil Pour les formations sous statut scolaire Effectifs à la rentrée 2006 Capacité d'accueil 2006 Charente-Maritime Effectifs à Capacité la rentrée d'accueil 2006 2006 Effectifs à la rentrée 2006 Capacité d'accueil 2006 Effectifs à la rentrée 2006 Capacité d'accueil 2006 Effectifs à la rentrée 2006 1CAP2E MAINTENANCE BATIMENTS DE COLLECT. 16 16 16 16 1CAP2 INSTALLATEUR SANITAIRE 9 12 9 12 1CAP2 MAINTENANCE BATIMENTS DE COLLECT. 12 12 11 12 23 24 1CAP2 PEINTRE-APPLICATEUR DE REVETEMENT 11 12 11 12 SECBEP FINITION 12 12 10 10 13 12 35 34 SECBEP TECHNIQ. INSTALL. SANIT.THERMIQ. 12 12 12 12 9 10 13 12 46 46 SECBEP TECHNIQUES FROID CONDITIONNEM.AIR 12 12 9 12 21 24 SECBEP TECHNQ.METX VERR.MATERX SYNTH.BAT 11 12 12 11 23 23 Ensemble du GFE 47 48 24 24 59 68 54 51 184 191 Source: Rectorat rentrée scolaire 2006/2007 Charente Deux-Sèvres Vienne Poitou-Charentes Capacité d'accueil 2006 A 9 places près, les formations professionnelles initiales sous statut scolaire sont complètes. Orientation - Insertion Taux de pression et taux d'attractivité Enseignement Public CAP EN 2 ANS CHARENTE CHARENTE- MARITIME DEUX-SEVRES VIENNE POITOU- CHARENTES 1CAP2 INSTALLATEUR SANITAIRE 75 75 3,0% 1CAP2E MAINTENANCE BATIMENTS DE COLLECT. 113 113 5,9% 1CAP2 MAINTENANCE BATIMENTS DE COLLECT. 233 83 158 12,5% 1CAP2 PEINTRE-APPLICATEUR DE REVETEMENT 133 133 5,3% BEP SECBEP TECHNIQUES FROID CONDITIONNEM.AIR 158 67 113 8,9% SECBEP TECHNIQ. INSTALL. SANIT.THERMIQ. 192 317 70 283 222 33,7% SECBEP FINITION 208 130 242 197 22,1% SECBEP TECHNQ.METX VERR.MATERX SYNTH.BAT 50 182 113 8,6% Total CAP EN 2 ANS 233 97 113 127 26,7% Total BEP 133 263 88 237 175 73,3% Total Niveau 5 158 263 93 198 159 100,0% Total Niveau 4 Total Niveau 3 Spécialité, diplôme,niveau Taux de pression Total Toutes Formations 158 263 93 198 159 Attractivité par niveau Niveau 5 Niveau 4 Niveau 3 GFE N 04 Source: Rectorat, pour la rentrée 2006 / 2007 Taux de pression: (nombre de voeux 1 dans la spécialité / capacité d'accueil dans la spécialité) * 100 Ce taux dépend de la demande ; il est directement lié au volume de l'offre de formation (capacité d'accueil) Taux d'attractivité: nombre de voeux 1 dans la spécialité / nombre total de voeux 1 Ce taux dépend de la demande, il est indépendant du volume de l'offre de formation (capacité d'accueil) Le taux de pression sur les formations et les préférences des élèves pour les formations de niveau V sont particulièrement tournées vers la plomberie. Le taux de pression recouvre la plus ou moins grande facilité d un élève à accéder à la formation de son choix. Sur l ensemble des départements en 2006/2007, la formation BEP technique, installation sanitaire thermique semble être préférée aux autres formations puisqu elle concentre 33,7 % des premiers vœux d orientation. Résultats enquête IVA Extrait de l enquête IVA 2007 - L insertion dans la vie active en Poitou-Charentes (Enquête réalisée avec le concours des Conseillers tuteur en insertion) 8

On peut regrouper spécialités et filières dans des «groupe formation emploi», ou GFE. Le GFE est un assembleur de nomenclatures qui identifie des proximités entre savoirs reçus en formation, savoirs mis en œuvre dans l emploi et savoirs échangés sur le marché du travail. Chaque GFE regroupe des professions, des métiers et des formations sous un même intitulé. La nomenclature GFE est utilisée dans l analyse régionale pour les grandes orientations du schéma des formations. C est aussi un des outils de pilotage de l offre de formation utilisés par l académie de Poitiers. Dans l académie, 19 GFE sur les 24 existants sont représentés par des filières de formations. Parmi ceux-ci, certains présentent des effectifs très réduits de formés et de sortants. On distingue des GFE très féminisés, ou plus féminisés que les autres : il s agit en général des GFE appartenant au secteur des services. A l inverse, les GFE les plus masculins sont presque tous du secteur de la production. Deux exceptions notables, et opposées : - dans les services, le GFE «Transport, logistique, conduite, manutention, magasinage» qui compte 87% de garçons parmi les 134 sortants, et dont le taux d emploi est le plus élevé de tous les GFE ; - en production, le GFE «Textile, habillement, cuir», pour lequel 95 % des sortants sont des filles, et qui affiche le taux d emploi le plus faible. Le deuxième GFE en terme d insertion est le GFE «Bâtiment : gros œuvre, génie civil, extraction» : 70 sortants dont 10 filles, et dont le taux d emploi a progressé de 2006 à 2007. 9

L autre GFE dédié au bâtiment : «Bâtiment : équipement et finitions» comporte la même proportion de filles, un taux d emploi plus faible mais en progression depuis 2006. Les GFE pour lesquels le taux d emploi des sortants a progressé depuis 2006 sont : «Mécanique et automatismes», «Travail des métaux», «Transport, logistique, conduite, manutention, magasinage», et «Paramédical, travail social, soins personnels». A l inverse, ceux dont le taux d emploi a régressé sont : «Commerce, distribution» et «Electricité, électrotechnique, électronique», «Hôtellerie, restauration, tourisme, loisirs» et «Travail des matériaux, industrie de process, laboratoire». Les résultats aux examens Réussite aux examens Diplôme Présents Reçus Taux de réussite MC5 PLAQUISTE 10 8 80 % BEP TECHNIQUES FROID CONDITIONNEM.AI 40 22 55 % BEP TECHNIQ. INSTALL. SANIT.THERMIQ. 38 28 74 % BEP FINITION 30 17 57 % BEP TECHNQ.METX VERR.MATERX SYNTH.BA 28 18 64 % CAP FROID ET CLIMATISATION 20 14 70 % CAP INSTALLATEUR THERMIQUE 166 134 81 % CAP COUVREUR 43 35 81 % CAP INSTALLATEUR SANITAIRE 185 151 82 % CAP MAINTENANCE BATIMENTS DE COLLECT. 67 39 58 % CAP CARRELEUR MOSAISTE 83 65 78 % CAP PEINTRE-APPLICATEUR DE REVETEMEN 174 130 75 % CAP SOLIER-MOQUETTISTE 20 16 80 % CAP PLATRIER-PLAQUISTE 43 25 58 % BAC PRO ENERGETIQ OP_A: INSTALLATION 30 25 83 % BAC PRO ENERGETIQ OP_B: GEST.MAINT.SYSTM. 15 15 100 % BAC PRO BATIMENT: METAL ALU.MATERX SYNTH. 23 17 74 % GFE N 04 Source: Rectorat, Session 2006 Quelques examens indiquent un taux de réussite assez faible. Par exemple : BEP finition ou Techniques froid conditionnement, des formations uniquement sous statut scolaire, CAP Plâtrier Plaquiste, uniquement en apprentissage. 10

La formation continue bénéficiant de financement sur fonds publics Entre 2002 et 2006, le nombre des bénéficiaires de formation professionnelle continue financée sur fonds publics ont baissé, passant de 612 à 359. La baisse est enregistrée sur les formations de niveau V. PRF : 12 actions ont été financées par le Conseil régional N.B : Les informations relatives au Programme régional des formations (hors Chèque individuel) présentées dans ce paragraphe concernent les GFE 03 et 04 et portent sur les marchés engagés au cours de l année 2007. Le programme peut donc être pluri annuel. Action de pré-qualification et de qualification dans les métiers du bâtiment (niveau 5) 5 actions, 1 par département et 2 en 86 Les résultats en emploi sont inférieurs à 50 % alors que les offres d'emploi sont conséquentes ; déjà en 2007 une action en 17 a été supprimée pour des résultats médiocres. Le taux en poursuite de formation est autour de 8 % en moyenne. Les taux d'abandon sont supérieurs à 10 %. Les taux de certifications avoisinent les 50 % Plombier chauffagiste de niveau V avec option éco-environnement 4 actions, 1 par département Les résultats en emploi sont supérieurs à 60 %, en certification supérieurs à 75 % Les taux d'abandon restent élevés : autour de 10 % Diagnostiqueur immobilier 1 action régionale en 17 Pas de résultats en ce moment, action en cours d'exécution pour la 1ère fois Découverte des métiers du bâtiment 1 action en 86 Résultats moyens : 20 % en emploi et 23 % en formation Connaître et utiliser les matériaux écologiques dans les métiers du bâtiment 1 action régionale en 86 Résultats moyens : 20 % en emploi et 23 % en formation Dans le domaine du bâtiment, il conviendra d'apporter un regard attentif sur : les taux de certification les taux d'insertion en emploi faibles dans un secteur en tension Les enquêtes de satisfaction menées en 2006 et 2007 par la Région montrent que les stagiaires se sont orientés vers ces formations pour accéder à une qualification reconnue et/ou pour créer une entreprise ou se reconvertir. Dans les choix de la formation : les organismes de formation, les proches ou les anciens stagiaires jouent un rôle important dans le conseil/prescription. Le taux de stagiaires non conseillés est élevé, soit 30 % des cas. La satisfaction est ressentie comme "inférieure" à la moyenne régionale tant pour les conditions matérielles d'organisation que pour les conditions financières. En termes de résultats : le taux d'obtention est proche de 70 % et le taux d'abandon avoisine les 10 % (le 1/3 pour un emploi). 11

Formations PRF organisme de formation lieu de formation nom de la formation Effectif prévu Effectif réel AFPA Le Vigeant Convention formation coffreur bancheur 16 7 CM 17 La Rochelle Plombier chauffagiste de niveau V avec option éco-environnement 15 15 CM 79 Niort / Parthenay Action de préqualification et de qualification dans les métiers du bâtiment (niveau 5) 26 14 Parthenay Plombier chauffagiste de niveau V avec option éco-environnement 26 15 GRETA 86 Châtellerault Découverte des métiers du bâtiment 25 10 Poitiers Action de préqualification et de qualification dans les métiers du bâtiment (niveau 5) 16 12 Electricien de niveau V avec option éco-environnement 24 12 Plombier chauffagiste de niveau V avec option éco-environnement 15 18 Poitiers / Civray Action de préqualification et de qualification dans les métiers du bâtiment (niveau 5) 21 17 Régional Connaître et utiliser les matériaux écologiques dans les métiers du bâtiment 28 GRETA BTP 16 Angoulême Action de préqualification et de qualification dans les métiers du bâtiment (niveau 5) 20 27 Plombier chauffagiste de niveau V avec option éco-environnement 15 18 GRETA Saintonge La Rochelle Electricien de niveau V avec option éco-environnement 20 Pons Diagnostiqueur immobilier 8 8 Royan Action de préqualification et de qualification dans les métiers du bâtiment (niveau 5) 26 14 Source : Conseil Régional, PRF 2007 Total 281 207 12

L offre de formation AFPA L offre de formation de l AFPA en 2006 GRN 106 BTP gros œuvre tous corps d état Titre professionnel : Agent d entretien du bâtiment niveau V 32 postes de travail et 154 personnes formées en 2006 Taux d accès à l emploi : 48% 2 centres de formation : Rochefort et Angoulême GRN 108 Equipement génie climatique Titre professionnel : Installateur thermique et sanitaire, agent de maintenance en chauffage (GRN 109) et couvreur zingueur niveau V 64 postes de travail et 265 personnes formées en 2006 Taux d accès à l emploi : 78% 3 centres de formation : Niort, Le Vigeant et Angoulême GRN 109 Maintenance génie climatique Titre professionnel : Technicien de maintenance en chauffage et climatisation de niveau IV Formation en création et ouverture au second semestre 2007 1 centre de formation : Angoulême GRN 111 Aménagements finitions niveau V Titre professionnel : peintre en bâtiment, plaquiste, plâtrier, carreleur, solier moquettiste niveau V 116 postes de travail et 414 personnes formées en 2006 Taux d accès à l emploi : 74% 4 centres de formation : Rochefort, Niort, Le Vigeant et Angoulême L offre possible AFPA Intitulé de l action Niveau Centre de formation Adjoint(e) technique études et chantiers IV Niort Agent de maintenance en chauffage V Angoulême Agent d'entretien du bâtiment V Angoulême, Rochefort Carreleur V Angoulême / Rochefort Couvreur(se), zingueur(se) V Angoulême Installateur(trice) en thermique et sanitaire V Angoulême/ Le Vigeant Niort 13

Peintre en bâtiment V Angoulême / Le Vigeant / Rochefort Plaquiste V Angoulême / Le Vigeant / Rochefort Plâtrier V Rochefort Solier(ère), moquettiste V Angoulême Technicien de maintenance en chauffage et climatisation V Angoulême La VAE Certification (passage en jury) Niveau Nombre Agent d'entretien du bâtiment V 6 Carreleur V 1 Plaquiste V 1 Installateur en thermique et sanitaire V 1 1 valideur : Ministère du travail 9 passages en jury en 2006. 14

I.b. L emploi et ses évolutions Selon les résultats des estimations de la progression de l emploi (+4,5 % sur 6 ans), le GFE 04 accueillerait environ 15 500 actifs occupés en Poitou-Charentes en 2005. Selon les estimations pour 2005, 38 % des actifs du GFE sont des ouvriers qualifiés, en nette diminution depuis 1999 car leur part était de 47 %. A l inverse, la part des ouvriers non qualifiés est en augmentation sur la période 1999-2005, passant de 33 % à 36 %. On note également une augmentation de 6 points de la part des artisans dans l emploi total sur la période de référence regroupant en 2005, soit 26 % des actifs. Répartition des actifs du GFE04 par Catégorie socioprofessionnelle en 1999 Répartition des actifs du GFE04 par CS en 2005 20% 26% 38% Ouvriers qualifies Ouvriers non qualifies Artisans 47% 33% 36% Source : Insee - enquête emploi 2005 - Traitement ARFTLV mission OREF Si l on s attache à définir les domaines professionnels de formation des actifs en poste, on s aperçoit qu il n y a pas d évolution significative sur la période 1999-2005, dans leur répartition. 73 % des actifs de ce GFE proviennent d une formation issue du bâtiment finition, 23 % du bâtiment second œuvre plomberie, sanitaire et 4 % du bâtiment second œuvre couverture, c est le seul domaine qui a doublé ses effectifs en 6 ans, tout en restant dans des parts relativement faibles. 60,2 % des actifs de ce GFE disposent d une formation de niveau V. En région Poitou-Charentes, en 2005, 60,2 % des actifs disposent d une formation de niveau V (BEP-CAP) contre 61,3 % en 1999. Il y a là une spécificité régionale puisque sur l ensemble de la France cette part est de 50,2 %, nettement inférieure à la part régionale. Le taux de féminisation apparaît stable sur la période de référence (1,4 %) en 2005, il est cependant nettement inférieure à la moyenne nationale (4,6 %). Secteurs d'activité ( NAF 60 ) Nombre d'établissements des secteurs d'activité clés Nombre total d'établissements dans la branche Répartition par taille Part des établissements de 0 salariés Part des établissements de 1 à 9 salariés Part des établissements de 10 à 49 salariés Part des établissements de 50 salariés et plus Part des établissements à effectifs inconnus Administration publique 3348 20% 42 % 13 % 3% 22 % Construction 12080 39% 50 % 7 % 1% 4 % GFE N 04 Source: INSEE, SIRENE - 31 Décembre 2006 Le secteur est essentiellement composé de très petites entreprises. 15

Ce que disent les observatoires et centres d études Les principales sources utilisées : o Fiches métiers, CERC Poitou-Charentes o ASSEDIC, étude BMO 2008 o Centre d analyse stratégique les métiers en 2015 Centre d analyse stratégique les métiers en 2015 : Baisse des effectifs des ouvriers du second œuvre Les plombiers Chauffagistes Fiches métiers, CERC Poitou-Charentes Plomberie : Une situation plutôt équilibrée Un emploi stabilisé à son plus haut niveau dont le renouvellement est assuré par une forte présence de jeunes parmi les salariés. L appareil de formation, fortement sollicité, convient. Il faut néanmoins veiller à la qualité du niveau IV qui pourrait contribuer également à la reprise d entreprises artisanales, nombreuses et dont les dirigeants sont relativement âgés. La formation continue qui concerne 2 salariés sur 10 témoigne de l indispensable perfectionnement permanent aux nouveaux matériaux et matériels. Chauffagiste : Une situation très satisfaisante L emploi est en progression régulière depuis près de 15 ans. Le rajeunissement des actifs (salariés + chefs d entreprises) semble s accélérer depuis le début de la décennie ce qui permet d envisager sereinement la pérennité de la profession. L appareil de formation initiale est en plein développement et les dispositifs de formation des salariés sont abondamment utilisés par les entreprises. La couverture des besoins, avérée sur un plan quantitatif, suppose une adaptation continuelle des compétences pour anticiper une demande en rapide évolution. ASSEDIC, étude BMO 2008 On recense prés de 410 projets de recrutement. Près de 80% des employeurs considèrent que le recrutement sera difficile. Les difficultés de recrutement concernent toujours les métiers qualifiés de la construction (plombiers, ouvriers du second œuvre du bâtiment). Les couvreurs Fiches métiers, CERC Poitou-Charentes Un léger déficit apparent L emploi se tasse légèrement après la forte croissance consécutive à la tempête fin 1999. Le renouvellement de la pyramide des âges est bien amorcé chez les actifs (salariés et chefs d entreprises). L appareil de formation bien structuré autour de la filière CAP-BEP, et, selon la CERC, sans doute à compléter par une mention complémentaire au niveau V, est certainement légèrement sous-dimensionné. 16

L effort de formation continue est parfois très important jusqu à concerner 1,5 ouvriers sur 10, comme en 2005. Les carreleurs Fiches métiers, CERC Poitou-Charentes Une qualification perfectible La croissance de l emploi est continue et bénéficie aux jeunes et aux qualifiés. L appareil de formation initiale, bien dimensionné, devra cependant veiller à l alimentation du niveau IV qui paraît stratégique. En effet, si la formation au cœur de métier est indispensable, les compétences de gestion de chantier semblent encore trop rares au niveau des plus qualifiés, malgré une pratique de la formation continue répandue dans les entreprises de toutes tailles Les peintres Fiches métiers, CERC Poitou-Charentes Une situation plutôt équilibrée La progression continue de l emploi, soutenue en partie par un large tissu d entreprises artisanales, a été favorable tant en terme de rajeunissement de la pyramide des âges qu en terme d élévation de la qualification. Le dispositif de formation est adapté, tant quantitativement que qualitativement, à condition de poursuivre le développement du niveau IV et d une manière générale des compétences à la gestion de chantier. ASSEDIC, étude BMO 2008 Près de 360 projets de recrutement. Près de 75% des employeurs considèrent que le recrutement sera difficile. Très peu d offres saisonnières (3,3 %). 17

I.c. Le marché du travail et ses évolutions Offres et demandeurs d'emploi inscrits à l'anpe DEFM Catégories 1 et 6 Offres durables (CDI et CDD > 6 mois) Offres temporaire s (CDD< 6 mois) Offres occasionn elles (CDD< 1 mois) Total des offres en 2006 Métiers (ROME) DEFM en Mars 2007 Part des moins de 30 ans (en %) Evolution entre mars 2006 et mars 2007 Professionnels des arts 2 2 1 5 Aménageur/Aménageuse d'espace intérieur 55 31 % - 2 Personnel du gros oeuvre et des travaux publics 173 87 17 277 Couvreur/Couvreuse 65 52 % 10 6 25 31 Ouvrier/Ouvrière de l'étanchéité et de l'isolation 33 18 % - 5 Personnel du second oeuvre 372 294 16 682 Installateur/Installatrice d'équipements sanitaires et thermiques 373 48 % - 20 268 269 22 559 Poseur/Poseuse de fermetures menuisées 205 52 % - 25 305 354 51 710 Monteur/Monteuse plaquiste en agencements 392 40 % - 8 171 117 11 299 Poseur/Poseuse de revêtements rigides 113 50 % - 7 28 14 1 43 Poseur/Poseuse de revêtements souples 18 39 % 5 299 454 80 833 Peintre en bâtiment 745 40 % - 28 Techniciens d'installation, maintenance 112 62 2 176 Maintenicien/Maintenicienne des systèmes thermiques, climatiques et frigorifiques 75 41 % 4 2 2 1 5 Professionnels des arts 55 31 % - 2 179 112 17 308 Personnel du gros oeuvre et des travaux publics 98 41 % 5 1 443 1 502 181 3 126 Personnel du second oeuvre 1 846 43 % - 83 112 62 2 176 Techniciens d'installation, maintenance 75 41 % 4 1 736 1 678 201 3 615 Total offres et demandeurs d'emploi 2 074 43 % - 76 Source : DRTEFP - Année civile 2006 et mars 2007 GFE 04 Au 31 mars 2007, 2 074 personnes recherchent un emploi dans l un des métiers de ce GFE. 89 % des demandeurs d emploi se concentrent dans le domaine professionnel du personnel de second œuvre (installateurs d équipements sanitaires et thermiques, peintre en bâtiment, monteur plaquiste en agencement ). Depuis 2003, la tendance reste stable, on note une stabilisation du nombre de demandeur d emploi. 18

Sur la période 2003-2007, on note une diminution du nombre de demandeurs d emploi de longue durée de 3,6 %. Ces personnes représentent ainsi 11,3 % des demandeurs d emploi au 31 mars 2007. Cette part est nettement inférieure à celle de l ensemble des GFE qui compte 16,2 % de demandeurs d emploi de longue durée. Les jeunes de moins de 30 ans représentent 42,9 % des demandeurs d emploi en 2007, contre 37,2% en 2003. Ils se répartissent de façon assez uniforme dans l ensemble des domaines professionnels du GFE, excepté pour les professions des arts pour lesquelles ce taux s élève à 30 %. Entre 2003 2007, la part des demandeurs d emploi a très largement augmenté dans le domaine professionnel du gros œuvre travaux publics passant de 24 % à 40,8 %. La part des demandeurs d emploi des plus de 50 ans est en diminution sur la période 2003-2007 de 2,6 points passant de 12,8 % à 10,2 %. Les femmes représentent une part faible des demandeurs d emploi, 6,5 % en 2007 contre 5,5 % en 2003 soit une légère augmentation. Elles se concentrent principalement, pour 67 % d entre elles, dans les métiers en lien avec le domaine professionnel des arts. 19

Le niveau de formation des demandeurs d emploi selon leur âge Niveau de formation des demandeurs d'emploi selon leur âge 46 ans et plus V : BEPC-BEP-CAP 25 à 45 ans Moins de 25 ans Vbis et VI 0% 20% 40% 60% 80% 100% Moins de 25 ans 25 à 45 ans 46 ans et plus Vbis et VI 19% 17% 13% V : BEPC-BEP-CAP 71% 66% 74% IV : Bac-BTN-BT-BP 9% 12% 8% III : Bac+2 1% 4% 3% I-II : Bac+3 ou bac+4 0% 2% 2% Source : DRTEFP 2007 Un demandeur d emploi sur dix déclare ne disposer d aucune qualification en 2007. 69,1 % disposent d un CAP/BEP, mais le nombre de demandeurs d emploi ayant ce niveau de formation a diminué de 6,5 % depuis 2003. A l inverse, le nombre de demandeurs d emploi disposant du niveau IV augmente de 50,7 % sur la même période. Concernant les niveaux I, II et III, les effectifs restent stables. 90 % des demandeurs d emploi de moins de 25 ans disposent d une formation inférieure au niveau V. Les demandeurs d emploi de 46 ans et plus disposent pour 5 % d entre eux d une formation de niveau I et II. L offre d emploi Une nette augmentation des offres d emploi sur la période 2002-2006 et un marché du travail nettement porté par le BTP et l intérim. L ANPE a enregistré en 2006, 3 615 offres d emploi pour des postes en lien avec ce GFE. On relève une augmentation des offres de 42 % par rapport à 2002, cette évolution étant largement supérieure à l ensemble des GFE. En 2006, les secteurs qui offrent le plus d emploi correspondant au GFE 04 sont la «construction» avec 1 783 offres et les services opérationnels qui recensent 1 096 offres. Les offres d emploi des métiers du GFE 04 se concentrent principalement dans le domaine professionnel du personnel du second d œuvre, pour lequel le nombre d offres a augmenté de 40,7 % entre 2002-2006. 20

Les offres enregistrées par l ANPE sont principalement en 2006 des offres durables (48 %) et temporaires (46,4 %). En 2002 les offres temporaires (47,8 %) étaient supérieures à la part des offres durables (45,9 %). Tension sur le marché du travail Selon le graphe des métiers (DR ANPE Poitou-Charentes), il ne semble pas y avoir de réelles difficultés sur le marché du travail dans ce GFE. D une part, quelques rares territoires connaissent certes un indicateur de tension limite mais sans que celui-ci n atteigne de valeurs réellement significatives de tension. D autre part, l accès à l emploi est réel pour les métiers de peintre, d installateur d équipements sanitaires et thermiques, de monteur plaquiste ou de poseurs de revêtements rigides. 21

SYNTHESE DU DIAGNOSTIC ARGOS GFE 03&04 Une difficulté durable de recrutement des salariés et de renouvellement des entreprises, qui pourrait s accentuer Les secteurs du Bâtiment et des Travaux Publics ont, comme la plupart des activités économiques, des problèmes d activité, de plan de charge, de concurrence. Toutefois, la question majeure s articule, aujourd hui et sans doute dans les années à venir, autour d un point central : la difficulté durable à recruter dans ces métiers. En effet, la situation démographique de la profession montre d importants départs à la retraite dans les années à venir et une difficulté de renouvellement par les jeunes. Selon une étude prospective nationale du BIPE à l horizon 2015, les difficultés de recrutement observées depuis quelques années perdureraient dans un scénario pourtant qualifié de «pessimiste» en terme d activité, et s aggraveraient considérablement dans un scénario «tendanciel» qui ne peut être exclu. Cette pénurie persistante concernant les salariés se doublera d un problème tout aussi aigu concernant les artisans souvent âgés du fait de la difficulté à transmettre ou à céder leur entreprise. Ces problèmes de recrutement et d accès à la profession, s ils se confirment, pourraient exiger la mise en place d un scénario en rupture avec les solutions traditionnelles : la mobilisation de «publics nouveaux» doit être envisagée comme un recours. Une revalorisation possible de l image Ce problème de recrutement est hypothéqué, en premier lieu, par une image de ces métiers encore négative. Toutefois, la réalité professionnelle a évolué ces dernières années. Elle est désormais plus positive que l image qu elle donne. Des progrès significatifs, reconnus par l ensemble des acteurs, dans les conditions d exercice des professions du Bâtiment et leurs rémunérations ont été progressivement accomplis, mais ne sont pas suffisamment connus des publics potentiels. Ce décalage ouvre des perspectives d intervention crédibles pour améliorer l image ; l effort de communication pour une image juste est donc à poursuivre car il peut être efficace en termes d attraction. Il s agit de communiquer sur les réalités positives et de créer une image conforme à la réalité, ne cachant ni les atouts de ces professions (débouchés, salaires ) ni leurs inconvénients et d intégrer la lenteur de l évolution de l image. Si ces réalités sont mieux valorisées, si le secteur s ouvre et offre des perspectives, il est vraisemblable que les flux d élèves vers les établissements de formation et les flux de candidats vers ces professions augmenteront progressivement. La poursuite de l évolution de l identité professionnelle permettrait une meilleure attractivité des publics traditionnels et de nouveaux publics qui contribueront ainsi, en retour, à l évolution de l image. Mais elle permettra aussi de fidéliser les salariés et de trouver des modes d organisation susceptibles de maintenir ce tissu d entreprises artisanales en milieu rural où il joue un rôle important. Motiver les publics traditionnels et attirer des publics nouveaux Si ce décalage d image se réduit, il devient possible d attirer des publics nouveaux. Et réciproquement, attirer des publics nouveaux peut contribuer à réduire ce décalage, enclenchant à terme un cercle vertueux. Compte tenu de l attente des entreprises qui demandent des personnes ayant plus de maturité, d autonomie, des jeunes d un niveau de formation supérieur pourraient aussi être intéressés ainsi que des salariés et des cadres en reconversion. 22

Des publics «de l insertion» pourraient continuer à être concernés également, dès lors qu ils seraient dotés d un certain nombre de pré-requis : meilleur savoir de base et compatibilité comportementale, les entreprises transmettant le savoir-faire nécessaire à l exercice du métier. Selon les acteurs de l Accueil, l Information et l Orientation (A.I.O.), Il n y aurait pas d obstacle rédhibitoire à un accès plus important des ces publics dans le bâtiment. Compte tenu de l ampleur possible des besoins de recrutement, il ne faudrait pas négliger le recours à des populations étrangères à la région comme cela a déjà été le cas. Le cas de la féminisation des professions de chantier relève pour partie d une amélioration de l image, mais aussi de mesures spécifiques qui pourraient être prises. La présence de femmes n est plus considérée comme une utopie. La pénurie de main-d œuvre et une prise de conscience des atouts potentiels, comportements en équipe et relation avec les clients, font avancer la réflexion des employeurs vers une plus grande mixité. Pour ce faire, il faut développer globalement la qualité de l accueil et des conditions de travail pour l ensemble des salariés. Cela permettrait, en contrepartie, de mieux satisfaire les attentes des clients en intégrant dans les comportements d équipes de nouvelles valeurs et compétences. L accroissement de la part des femmes dans les professions de chantiers, comme la part des «nouveaux publics» envisagés ne s effectuera pas rapidement si des actions spécifiques ne sont pas entreprises auprès des employeurs et des publics concernés. Si les besoins élevés de la profession se confirment, il sera nécessaire d accélérer ce recours. Dans tous les cas, le rôle des organisations socioprofessionnelles, des organismes d interface (ANPE), d A.I.O. semble déterminant. En amont, ils doivent favoriser l émergence de projets individuels chez les publics qu ils reçoivent, de façon à vérifier la compatibilité entre leurs projets et ces métiers. Retenir les nouveaux recrutés, notamment parmi les nouveaux publics Il s agira ensuite, pour les entreprises et les formateurs, d être en mesure de retenir ces nouvelles recrues. Pour atteindre cet objectif, quatre voies paraissent fructueuses : o Veiller, pour les recruteurs, à assurer aux nouveaux recrutés une période d intégration professionnelle durant laquelle une grande attention sera portée aux modalités d accès et au processus d intégration dans la profession et dans l entreprise. Cette période gagnerait à être mieux identifiée et sécurisée. o Prendre en compte cette dimension du projet individuel auquel les femmes semblent plus sensibles mais qui vaut de manière assez générale en termes de développement tant individuel qu économique. L attraction durable pour la profession est liée à la possibilité d y conduire une carrière, même courte. L horizon professionnel ne doit pas se limiter au premier l emploi dans la profession. o Développer la V.A.E. permettrait notamment de former des cadres susceptibles de renforcer le noyau dur sur lequel le chef d entreprise s appuie et qui prend en charge l intégration des nouvelles recrues ou l encadrement des intérimaires. o Saisir les opportunités de transmission et reprise d entreprises, notamment artisanales, qui vont être nombreuses dans les années à venir. La transmission et la reprise peuvent constituer un aboutissement de carrière, comme un début de carrière susceptible de contribuer au renouvellement de la profession. Dans tous les cas, elles doivent être organisées faute de quoi des entreprises artisanales risquent de disparaître. Pour attirer et retenir de nouveaux salariés, les entreprises devront donc clairement afficher et mettre en œuvre une démarche d entreprise apprenante s appuyant sur les projets et le 23

développement individuels des salariés en termes de valeurs, de qualifications et d organisation. Maintenir et organiser les entreprises artisanales sur le territoire rural Ces problèmes d image, de recrutement et de fidélisation renvoient à l organisation des entreprises, notamment pour les entreprises artisanales. Et ce d autant plus que ces entreprises artisanales participent à l aménagement du territoire rural. Elles constituent bien souvent une des rares possibilités d emploi de proximité pour des jeunes ayant une faible mobilité, et une condition nécessaire pour attirer ou maintenir des habitants qui ne sont pas autonomes en terme de réparation ou de dépannage dans leur habitat. En milieu rural, il semblerait donc intéressant de mobiliser la commande publique et de développer des services à l artisanat si l on veut maintenir le tissu existant d entreprises. Ces services devraient s attacher à favoriser des démarches de groupements d employeurs, d alliances d entreprises, qui sont respectueuses de l autonomie de chaque entité et facteur de développement en termes de qualification, de valeur ajoutée et d activité. Mais ils devraient aussi favoriser la création de nouvelles activités et d entreprises dans ces secteurs comme la construction de maisons en bois, l utilisation de matériaux sains, la maintenance, mais aussi comme l éco-industrie et le management environnemental Faire évoluer l offre de formation Une partie des solutions aux problèmes évoqués tient à la prise de conscience par les chefs d entreprises des enjeux, des risques du laisser faire, et de leur nécessaire implication dans la solution. Leur sensibilisation semble nécessaire et une offre d accompagnement, voire de formation dans ce sens serait utile. Par ailleurs, pour répondre aux besoins de recrutement, l offre de formation doit évoluer de manière structurelle vers les niveaux 4 et 3. Cette recommandation correspond à la fois à la nature des besoins exprimés par les analyses du BIPE et par l évolution des besoins en compétences exprimés par les professionnels, notamment celui d autonomie des salariés. Sur ce point également, il serait intéressant de sensibiliser les recruteurs sur le fait que l accroissement des compétences requises pour l accès à un emploi donné ne peut être totalement indépendant du niveau de formation initiale du candidat. Enfin, la question n est pas de savoir s il faut élever le niveau des formations, mais plutôt à quelle vitesse le faire pour répondre avec justesse à la demande. Aussi, la formule des contrats de formation en alternance et notamment l apprentissage, ayant une temporalité de moyen terme, offre-t-elle une garantie appréciable. Il reste cependant à s assurer d un nombre suffisant de maîtres d apprentissage ce qui suppose une reconnaissance de ce rôle sur le plan économique et social. En conclusion Compte tenu de la situation démographique et économique, pour maintenir le tissu de petites et moyennes entreprises artisanales, caractéristique de la région Poitou-Charentes et particulièrement mobilisées par l alternance, il faut anticiper un renouvellement inévitable de la plupart des professions. La réflexion et l action, notamment en matière de formation à tous les niveaux, devraient porter plus particulièrement sur : o Une poursuite de l effort sur l image pour la mettre en conformité avec la réalité des métiers, o Une poursuite de l amélioration des conditions de travail et de sécurité qui crédibiliseront l identité professionnelle des métiers du Bâtiment, 24

o Un ciblage sur les publics à former et à recruter : jeunes plus mûrs, femmes, handicapés, cadres, étrangers o Une période d intégration professionnelle de 2 à 6 mois permettant au jeune recruté de se familiariser avec sa profession et son entreprise, o Une élévation raisonnable et progressive des niveaux de qualification : 4 et 3, cadres compte tenu de l élévation de la technicité et du besoin d autonomie sur les chantiers et tout particulièrement pour la voie de l alternance, o Une action privilégiée sur des domaines de développement des compétences nécessaires, notamment en formation continue : commercial, innovation, construction bois, matériaux sains, maintenance o Une sensibilisation aux atouts des modes d organisation : groupements d employeurs, alliances d entreprises, maison de l habitat o Une aide à la transmission des entreprises. L ensemble de ce processus de renouvellement ne pourra se faire sans une conjonction des efforts des différents acteurs de l économie, de l emploi et de la formation autour des chefs d entreprises. Bien qu ils connaissent des difficultés de recrutement, ceux-ci sont dans un contexte économique actuellement favorable qui permet de préparer l avenir, encore faut-il qu ils s y attellent. Les collectivités territoriales, notamment les communautés de communes, sont les premières concernées par ce problème en termes d attractivité de leur territoire, d emploi et de développement économique. Mais elles auront, avec l aide de la Région et de l Etat, à mobiliser les chefs d entreprises, les établissements de formation, les institutions socioprofessionnelles et les organismes chargés de l A.I.O. 25