Le 4 ème trimestre 2014 et les tendances récentes



Documents pareils
Observatoire Crédit Logement / CSA du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord mensuel. Janvier 2015

Observatoire Crédit Logement / CSA du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord trimestriel 2 ème Trimestre 2014

Observatoire Crédit Logement / CSA du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord trimestriel 1 er Trimestre 2013

L Observatoire Crédit Logement / CSA Observatoire du Financement des Marchés Résidentiels. Note de méthode

L OBSERVATOIRE DES CRÉDITS AUX MÉNAGES. Tableau de bord. 25 ème rapport annuel. Michel Mouillart Université Paris Ouest 29 Janvier 2013

L OBSERVATOIRE DES CREDITS AUX MENAGES

Les crédits nouveaux à l habitat des ménages : les tendances à mi 2014

L analyse des marchés immobiliers par Crédit Foncier Immobilier sur les 9 premiers mois de 2013

Détention des crédits : que nous enseignent les évolutions récentes?

Evolution des risques sur les crédits à l habitat

L année immobilière 2014

Eco-Fiche BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1

LES ENSEIGNEMENTS DE L OBSERVATOIRE DE L ENDETTEMENT DES MENAGES. LES CREDITS DE TRESORERIE AUX PARTICULIERS EN FRANCE

Les paradoxes des marchés de bureaux et du logement Les prévisions IEIF : l année dangereuse Entre rechute et guérison?

[ les éco_fiches ] Situation en France :

Amundi Immobilier. Le marché de l immobilier en France 4 e trimestre Tendances. Le contexte macroéconomique

Corefris RAPPORT ANNUEL Annexe 3 : La hausse des prix de l immobilier est-elle associée à une «bulle» de crédit en France?

RESULTATS ET ACTIVITE DE LA BANQUE POSTALE 1 ER SEMESTRE 2015

Baromètre France générosités- CerPhi Evolution des dons des particuliers et du profil des donateurs & 2011

FRANCE Immobilier résidentiel Évolutions récentes et perspectives

Les durées d emprunts s allongent pour les plus jeunes

Dans le prolongement de l observatoire Finances, l APVF et LOCALNOVA ont actualisé l étude

Publication de comptes financiers du secteur privé non-financier

Le présent chapitre porte sur l endettement des

Performance des grands groupes bancaires français au 31 mars 2012

Présenté par Michel Sapin, Ministre des finances et des comptes publics. Christian Eckert, Secrétaire d État chargé du budget

Étude trimestrielle de Crédit Foncier Immobilier

Hausse du crédit bancaire aux entreprises au Canada

2015 et l investissement en actions : la prise de risque est-elle justifiée?

LES BANQUES. I. Les différents services proposés par les banques :

BAROMETRE DE CONJONCTURE DE L HEBERGEMENT D ENTREPRISES

Royaume du Maroc. Direction des Etudes et des Prévisions Financières

Comment emprunter. L essentiel à connaître avant de souscrire un prêt

Focus sur les politiques publiques de l épargne en France

Dans le 2,99 % Achat immobilier : le bon moment. billet

LES FACTEURS DE FRAGILITE DES MENAGES

Le marché immobilier de bureaux en Ile-de-France 4 ème trimestre Accelerating success.

Études. Y a-t-il un risque de bulle immobilière en France?

Crédit hypothécaire : croissance durable

Dans la plupart des économies avancées, les prix immobiliers ont fortement

Baromètre de conjoncture de la Banque Nationale de Belgique

Les mesures pour relancer la construction de logements

Le Groupe Crédit Mutuel en 2007 (1) La dynamique du développement et le 3 e résultat des banques françaises

3C HAPITRE. 56 Les actifs financiers des résidents 58 Les passifs financiers des résidents 62 La masse monétaire et ses contreparties

Baromètre de conjoncture de la Banque Nationale de Belgique

La Banque Postale, une banque «pas comme les autres»

MARCHÉ IMMOBILIER DE BUREAUX

SITUATION FINANCIÈRE DE L ASSURANCE CHÔMAGE

Les perspectives économiques

NOTE DE CONJONCTURE DE L ARTISANAT EN HAUTE-NORMANDIE SOMMAIRE. Décembre N 6

Le Prêt Social de Location Accession PSLA

Notions: déflation, récession, inflation, taux d'intérêt réel, BCE, credit crunch, taux de change

Le Baromètre MLS du marché résidentiel. Faits saillants. Province de Québec. 2 e trimestre 2010

Effet «La Marseillaise»

Bonne tenue de l activité au premier semestre 2009

Un climat des affaires conforté

«Regroupement de crédits : halte aux idées reçues» C O N F E R E N C E D E P R E S S E, 1 7 d é c e m b r e

Situation financière des ménages au Québec et en Ontario

COMMENTAIRE LES CANADIENS SONT-ILS PRÉPARÉS À UNE HAUSSE DES TAUX D INTÉRÊT? Services économiques TD

Incidence du bas niveau des taux d intérêt sur le comportement financier des ménages

1 ER BAROMÈTRE DES PRIX DE L IMMOBILIER DE PARKING

Le Pacte de responsabilité et de solidarité

Marché de l occasion et exigences de rénovation énergétique. Rencontre de l Observatoire 21 mai 2015

Études. Des effets de la réglementation des produits d épargne sur le comportement de placement des ménages

Le crédit, c est notre métier!

Immobilier en France : Léger mieux dans le neuf en 2015

Programme de stabilité Quel impact sur l investissement local?

UNE ACCESSION SOCIALE À LA PROPRIÉTÉ SÉCURISÉE

Présentation DEMETRIS Salon du Crédit et de l Assurance ZA. 23/02/ Kinepolis Imagibraine - Braine l Alleud

PIERRE MOSCOVICI, MINISTRE DE L ÉCONOMIE ET DES FINANCES, PRÉSENTE SON PLAN POUR LE RENFORCEMENT DE LA TRÉSORERIE DES ENTREPRISES

B - La lecture du bilan

COMMENTAIRE. Services économiques TD LES VENTES DE VÉHICULES AU CANADA DEVRAIENT DEMEURER ROBUSTES, MAIS LEUR CROISSANCE SERA LIMITÉE

CAMPAGNE ANNUELLE DES EPARGNES ACQUISES

Informations générales 1 er trimestre Inform La politique monétaire dans le piège des taux bas

Un climat des affaires incertain

COMMENTAIRE. Services économiques TD

RENSEIGNEMENTS Rachat de Crédits (Locataire & Propriétaire)

SCPI Fructipierre EN BREF

POINT D INFORMATION SUR LE FINANCEMENT DU LOGEMENT AU 13 DECEMBRE 2012

Résultats annuels janvier 2015

Placements IA Clarington inc. Dan Bastasic Gestionnaire de portefeuille des Fonds IA Clarington stratégiques

RESULTATS ET ACTIVITE 2011 DE LA BANQUE POSTALE

REFORME DU CREDIT A LA CONSOMMATION DECRET SUR LE REMBOURSEMENT MINIMAL DU CAPITAL POUR LES CREDITS RENOUVELABLES

L INVESTISSEMENT JOUE À «CASH-CASH»

Les ménages et le crédit

Pourquoi la croissance du commerce international s est-elle essoufflée? Beaucoup d espoir repose sur la libéralisation des échanges commerciaux

INTACT CORPORATION FINANCIÈRE ANNONCE SES RÉSULTATS DU DEUXIÈME TRIMESTRE DE 2010

Conseil de Surveillance du 23 février 2012

France et Allemagne : deux moteurs aux régimes distincts

LE PASS-TRAVAUX. Edition Le prêt PASS-TRAVAUX concerne principalement les propriétaires, seuls 2% des bénéficiaires étaient locataires en 2007.

Conjuguez immobilier d entreprise et démarche environnementale

Garanties bancaires Assurances de prêts Montant de l emprunt Taux d endettement

Transcription:

Le 4 ème trimestre 2014 et les tendances récentes

Le tableau de bord trimestriel Le bilan de l année 2014

Les taux des crédits immobiliers aux particuliers ENSEMBLE DES MARCHÉS - Prêts bancaires (taux nominaux, hors assurance) Jamais depuis la fin des années 40, les taux n étaient descendus aussi bas : 2.38 % en décembre, en recul de 70 points de base sur un an, sous l effet de la baisse du coût des ressources et de la volonté des banques de soutenir les marchés immobiliers. La baisse a été comparable pour tous les marchés : pour l ancien avec 2.38 % en décembre (contre 3.08 % fin 2013), pour le neuf avec 2.41 % en décembre (contre 3.08 % fin 2013) et pour les travaux avec 2.40 % en décembre (contre 3.12 % fin 2013). Et sur le marché de l ancien, la baisse des taux intervenue depuis la fin 2011 (161 points de base, au total) équivaut à un recul des prix de 15.0 %. Toute la production est maintenant réalisée à un taux inférieur à 3.5 % : en 2011, cela était le cas de 16.6 % de la production. 6 5 4 3 2 T1-01 T3-01 T1-02 T3-02 T1-03 T3-03 T1-04 T3-04 T1-05 T3-05 T1-06 T3-06 T1-07 T3-07 T1-08 T3-08 T1-09 T3-09 T1-10 T3-10 T1-11 T3-11 T1-12 T3-12 T1-13 T3-13 T1-14 T3-14 3 / 29

Les taux des crédits immobiliers aux particuliers ENSEMBLE DES MARCHÉS Produits «phares» (taux nominaux, hors assurance) Pour un taux moyen à 2.38 % en décembre et une durée moyenne de 17.7 ans, les taux pratiqués dépendent fortement de la durée pratiquée : 2.83 % en moyenne pour une durée de 25 ans à taux fixe, mais 2.21 % pour une durée de 15 ans à taux fixe. Les taux sont plus élevés sur les formules à taux fixe : 2.50 % en moyenne pour une durée de 20 ans à taux fixe (97.6 % de la production en décembre), mais 1.97 % pour cette même durée à taux variable (2.4 % de la production en décembre). Et selon le niveau de l apport personnel de l emprunteur et les capacités de remboursement du ménage, les taux pratiqués peuvent descendre plus bas : 2.24 % pour un prêt à 20 ans en taux fixe et à 1.57 % en taux variable. L amplitude des taux pratiqués est de 50 points de base entre le 1 er quartile et le 4 ème quartile pour un prêt à 15 ans ou à 20 ans à taux fixe. Elle est de l ordre de 70 points de base pour un prêt à 15 ans ou à 20 ans à taux variable. De 65 points de base pour du fixe à 25 ans et de 105 points de base pour du variable à 25 ans. Prêts du secteur concurrentiel Décembre 2014 TAUX FIXES TAUX VARIABLES Sur 15 ans Sur 20 ans Sur 25 ans Sur 15 ans Sur 20 ans Sur 25 ans 1er quartile 1,97 2,24 2,50 1,30 1,57 1,60 Taux moyens 2ème quartile 2,12 2,43 2,74 1,49 1,92 2,14 (en %) 3ème quartile 2,24 2,55 2,90 1,73 2,08 2,27 4ème quartile 2,49 2,78 3,15 1,99 2,31 2,64 Ensemble 2,21 2,50 2,83 1,63 1,97 2,16 4 / 29

Les taux des crédits immobiliers aux particuliers ENSEMBLE DES MARCHÉS Produits «phares» (taux nominaux, hors assurance) La baisse des taux constatée depuis le début de l année 2014 a été de l ordre de 80 points de base pour les formules à taux fixe et de 90 points de base pour les formules à taux variable. TAUX FIXES TAUX VARIABLES Prêts du secteur concurrentiel Taux moyens (en %) Ensemble de la production Sur 15 ans Sur 20 ans Sur 25 ans Sur 15 ans Sur 20 ans Sur 25 ans Septembre 2012 3,43 3,32 3,59 3,90 2,95 3,25 3,56 Décembre 2012 3,22 3,13 3,40 3,70 2,80 3,09 3,36 Mars 2013 3,06 2,96 3,24 3,55 2,49 2,71 2,92 Juin 2013 2,90 2,82 3,11 3,45 2,40 2,73 2,71 Septembre 2013 3,04 2,98 3,28 3,60 2,48 2,74 2,88 Décembre 2013 3,08 3,03 3,33 3,65 2,54 2,80 3,10 Mars 2014 3,00 2,91 3,21 3,59 2,38 2,64 2,82 Juin 2014 2,80 2,67 2,95 3,31 2,11 2,40 2,69 Septembre 2014 2,59 2,43 2,72 3,07 1,89 2,22 2,37 Décembre 2014 2,38 2,21 2,50 2,83 1,63 1,97 2,16 5 / 29

La durée des crédits immobiliers aux particuliers ENSEMBLE DES MARCHÉS - Prêts bancaires (en mois) Au 4 ème trimestre 2014, la durée des prêts accordés était de 211 mois en moyenne. La durée moyenne qui avait hésité jusqu alors s est nettement ressaisie depuis l été. Ainsi, depuis le printemps 2014, la durée moyenne des prêts accordés s est allongée de 7 mois. Ce sont les jeunes ménages qui ont bénéficié le plus largement de cette évolution : le mouvement de dégradation des flux de la primo accession des ménages jeunes ou modestes qui s observait depuis l automne 2011 est enrayé. 228 204 180 156 T1-01 T3-01 T1-02 T3-02 T1-03 T3-03 T1-04 T3-04 T1-05 T3-05 T1-06 T3-06 T1-07 T3-07 T1-08 T3-08 T1-09 T3-09 T1-10 T3-10 T1-11 T3-11 T1-12 T3-12 T1-13 T3-13 T1-14 T3-14 6 / 29

La durée des crédits immobiliers aux particuliers ENSEMBLE DES MARCHÉS - Structure de la production (prêts bancaires pour l accession) Dans le cas des prêts à l accession, la part de la production à plus de 25 ans s est établie à 19.9 % en décembre 2014 (52.9 % à plus de 20 ans, contre 44.5 % en 2013). Et les prêts de moins de 15 ans représentent 17.4 % de la production (contre 22.2 % en 2013). Alors que durant une grande partie de l année 2013 la structure de la production était restée relativement stable, elle se déforme nettement depuis la fin du printemps au bénéfice des prêts les plus longs. Structure de la production 2013 (en %) Structure de la production T4-2014 (en %) Durée des prêts (en années) - de 10 10 à 15 15 à 20 20 à 25 25 à 30 30 et + Ensemble moins de 35 ans 2,7 11,8 31,2 32,4 20,9 0,9 100,0 de 35 à 45 ans 3,7 14,8 34,3 30,7 16,1 0,3 100,0 de 45 à 55 ans 7,5 25,3 38,9 22,4 5,8 0,0 100,0 de 55 à 65 ans 18,3 44,0 30,5 6,5 0,6 0,0 100,0 65 ans et plus 36,1 44,5 15,6 3,2 0,7 0,0 100,0 Durée des prêts (en années) - de 10 10 à 15 15 à 20 20 à 25 25 à 30 30 et + Ensemble moins de 35 ans 1,9 9,3 28,2 36,1 23,6 1,0 100,0 de 35 à 45 ans 2,8 10,6 30,1 36,6 19,5 0,4 100,0 de 45 à 55 ans 5,3 21,9 36,8 29,3 6,6 0,1 100,0 de 55 à 65 ans 16,3 45,2 29,7 7,8 1,0 0,0 100,0 65 ans et plus 30,6 46,5 19,6 2,7 0,5 0,0 100,0 La déformation de la structure de la production répartie selon les durées qui se constate depuis le printemps bénéficie particulièrement aux jeunes ménages : de 2011 à 2013, ils avaient été pénalisés par la réduction des durées. Par exemple, 24.6 % des moins de 35 ans ont bénéficié d un prêt de 25 ans et plus (60.7 % d un prêt de 20 ans et plus) au 4 ème trimestre 2014 contre 21.8 % (respectivement 54.2 %) en 2013. Cette évolution s est aussi observée, chez les 35 à 44 ans : 19,9 % ont bénéficié d un prêt de 25 ans et plus (56.5 % d un prêt de 20 ans et plus) au 4 ème trimestre 2014 contre 16.4 % (respectivement 46.8 %) en 2013. 7 / 29

Les taux de croissance annuels moyens (en %) ENSEMBLE DES MARCHÉS Sur un marché affecté par une conjoncture économique guère favorable, les revenus des emprunteurs progressent très lentement. Dans le même temps, le niveau de l apport personnel s est de nouveau dégradé, fortement (- 5.0 % sur un an, après - 5.4 % en 2013). Cette évolution est logique, sous l effet d une lente reprise de la primo accession et d un retour des ménages modestes. En outre, le coût des opérations remonte maintenant, lentement (+ 0.9 % sur un an, après + 0.2 % en 2013). 10 5 0 8,1 7,6 4,7 10,4 4,2 2,3 12,1 10,9 5,7 5,7 10,2 4,7 10,7 7,9 3,0 3,6 1,8 7,1 3,9 0,6 1,4 1,4 6,4 0,3 9,8 5,8 3,2 3,0 1,3 1,3 4,7 0,2 0,4 0,9 0,5-5 -2,5-2,7-5,4-5,0-10 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 Apport personnel moyen Revenus moyens Coût moyen de l'opération 8 / 29

L indicateur de solvabilité de la demande réalisée ENSEMBLE DES MARCHÉS (base 100 en 2001) L indicateur de solvabilité de la demande poursuit pourtant sa progression, bénéficiant de l amélioration des conditions de crédit : il retrouve maintenant les niveaux élevés observés en 2011. La remontée du coût des opérations et les évolutions des revenus des ménages affectent peu la solvabilité de la demande. 105 100 95 90 T1-01 T3-01 T1-02 T3-02 T1-03 T3-03 T1-04 T3-04 T1-05 T3-05 T1-06 T3-06 T1-07 T3-07 T1-08 T3-08 T1-09 T3-09 T1-10 T3-10 T1-11 T3-11 T1-12 T3-12 T1-13 T3-13 T1-14 T3-14 9 / 29

L activité du marché des crédits immobiliers ENSEMBLE DES MARCHÉS - Les indicateurs mensuels d activité Au 1 er trimestre 2014, la production a fléchi, comme durant chaque hiver. Elle s est ressaisie au début du printemps, pour retomber en mai. Elle s est alors redressée en juin et le mouvement de reprise s est poursuivi en juillet. Après un mois d août traditionnellement creux, l activité s est relevée en septembre, à un niveau meilleur qu en 2013 à la même époque. Le mois d octobre a enregistré une accélération de la reprise, plus prononcée qu à l habitude : après novembre qui a enregistré un affaiblissement de l activité (mais pas une rechute), comme cela est habituel à cette période de l année, le mois de décembre a été particulièrement bon. 10 L activité du marché des crédits immobiliers Répartition mensuelle 2006 2004 (en %) de la production Source Observatoire Crédit Logement / CSA Entre les mois creux de janvier et février et les mois de haute activité, en juin et juillet, l activité progresse chaque année de l ordre de 50 %. Le mois d août connaît chaque année une rechute du marché, l ordre de l ordre de 30 %. Le 4 ème trimestre connaît en général une bonne activité, avec un mois d octobre très actif. 6 M01 M02 M03 M04 M05 M06 M07 M08 M09 M10 M11 M12 10 / 29

L activité du marché des crédits immobiliers ENSEMBLE DES MARCHÉS - Les indicateurs mensuels d activité Le 4 ème trimestre a bénéficié des conditions de crédit exceptionnelles. Il a enregistré une activité meilleure qu en 2013 à la même époque : + 7.5 % pour la production et + 1.0 % pour le nombre de prêts. Mais la production recule en 2014. Le nombre de prêts bancaires recule plus rapidement que la production : les ménages augmentant la quotité moyenne des prêts utilisés, sans avoir besoin de recourir à des nombreux (petits) prêts complémentaires. 100 Total des prêts bancaires accordés : Ensemble du marché Niveau annuel glissant (base 100 en 2010) ENSEMBLE DU MARCHÉ En 2014 Production de crédits : - 3.8 % Nombre de prêts accordés : - 6.4 % Nombre de prêts bancaires : Ensemble du marché Niveau annuel glissant (base 100 en 2010) 100 70 70 40 1-2009 4-2009 7-2009 10-2009 1-2010 4-2010 7-2010 10-2010 1-2011 4-2011 7-2011 10-2011 1-2012 4-2012 7-2012 10-2012 1-2013 4-2013 7-2013 10-2013 01-2014 04-2014 07-2014 10-2014 40 1-2009 4-2009 7-2009 10-2009 1-2010 4-2010 7-2010 10-2010 1-2011 4-2011 7-2011 10-2011 1-2012 4-2012 7-2012 10-2012 1-2013 4-2013 7-2013 10-2013 01-2014 04-2014 07-2014 10-2014 11 / 29

Le tableau de bord trimestriel Le marché du neuf en 2014

La photographie du marché MARCHÉ DU NEUF Le coût moyen des opérations réalisées a augmenté moins vite que par le passé (+ 1.5 %, après + 2.2 % en 2013). Mais les revenus des ménages ont aussi progressé moins rapidement (+ 1.2 %, après + 2.0 % en 2013). En outre, l apport personnel mobilisé a reculé (- 7.2 %, après + 3.0 % en 2013) sous l effet du retour de ménages plus jeunes et de primo accédants plus faiblement dotés en apport personnel. Les taux d apport personnel ont donc nettement reculé. Alors que le retour des primo accédants a été rendu possible par un allongement des durées moyennes : de l ordre de 10 mois, sur l année. Photographie du marché au 4ème trimestre Revenus moyens (en K ) Coût moyen de l'opération (en K ) Montant global moyen emprunté (en K ) Taux d'apport personnel apparent (en %) Coût relatif moyen (en années de revenus) Durée moyenne (en mois) Taux d'intérêt moyen (en %) 4ème trimestre 2014 Ensemble du marché du neuf 59,6 232,7 186,7 19,8 4,6 228 2,45 dont accession 54,2 251,0 199,4 20,6 5,2 237 2,48 4ème trimestre 2013 Ensemble du marché du neuf 59,1 232,9 177,1 24,0 4,6 218 3,05 dont accession 53,3 251,5 188,9 24,9 5,2 227 3,06 13 / 29

Le taux d apport personnel MARCHÉ DU NEUF : Le taux d apport apport personnel apparent (en %) Le recul du taux d apport personnel apparent intervenu tout au long de l année 2014 est remarquable. Le taux d apport est descendu à son plus bas niveau depuis la relance du marché intervenue en 2010, permettant le retour sur le marché de ménages plus jeunes et plus modestes. La baisse des taux et l allongement des durées ont rendu possible une telle évolution. 29 27 25 23 01-07 04-07 07-07 10-07 01-08 04-08 07-08 10-08 01-09 04-09 07-09 10-09 01-10 04-10 07-10 10-10 01-11 04-11 07-11 10-11 01-12 04-12 07-12 10-12 01-13 04-13 07-13 10-13 01-14 04-14 07-14 10-14 14 / 29

La répartition des emprunteurs MARCHÉ DU NEUF : Selon l âge de la personne de référence et le revenu du ménage La part des accédants de moins de 35 ans a commencé à se relever en 2014. La remontée est la plus sensible pour les moins de 3 SMIC : essentiellement au détriment des 5 SMIC et plus qui avaient le plus largement bénéficié de la transformation du marché constatée à partir de 2009. Les évolutions se sont accélérées au cours du 4 ème trimestre en réponse à l amélioration du PTZ. 60 50 53,4 50,9 51,9 53,2 50,7 51,8 50 40 43,9 39,5 39,9 40,8 37,3 39,2 40 30 20 29,4 31,1 29,7 29,0 30,5 29,9 12,3 12,6 12,9 12,4 13,0 13,1 30 20 27,8 27,4 27,9 26,9 26,9 26,8 12,0 13,7 13,3 13,7 14,8 14,7 16,2 19,4 18,9 18,6 21,0 19,4 10 4,9 5,4 5,5 5,4 5,9 5,3 10 0 Moins de 35 ans 35 à 45 ans 45 à 55 ans Plus de 55 ans 0 Moins de 3 SMIC 3 à 4 SMIC 4 à 5 SMIC 5 SMIC et plus de 35 a s 35 à 5 a s 5 à 55 a s de 55 a s 2009 2010 2011 2012 2013 2014 15 / 29

L indicateur de solvabilité de la demande MARCHÉ DU NEUF : Base 100 en 2001 L amélioration des conditions de crédit a permis à la solvabilité de la demande de s améliorer fortement en 2014. Elle retrouve maintenant les niveaux élevés auxquels elle se situait en 2011 et 2012. 110 105 100 95 T1-01 T3-01 T1-02 T3-02 T1-03 T3-03 T1-04 T3-04 T1-05 T3-05 T1-06 T3-06 T1-07 T3-07 T1-08 T3-08 T1-09 T3-09 T1-10 T3-10 T1-11 T3-11 T1-12 T3-12 T1-13 T3-13 T1-14 T3-14 16 / 29

L activité du marché des crédits immobiliers MARCHÉ DU NEUF - Les indicateurs mensuels d activité Amplifiant le redémarrage du marché constaté dès l été, le Plan de Relance a produit ses effets (reprise de la primo accession et retour des investisseurs) en octobre. Novembre a été marqué par la pause saisonnière, mais l activité s est ressaisie en décembre : le 4 ème trimestre a été meilleur que celui de 2013, avec + 16.3 % pour la production et + 12.4 % pour le nombre de prêts. La tendance récessive passée du marché cède la place au redressement. Total des prêts bancaires accordés : Marché du neuf Niveau annuel glissant (base 100 en 2010) MARCHÉ DU NEUF En 2014 Production de crédits : + 1.5 % Nombre de prêts accordés : + 3.1 % 100 Nombre de prêts bancaires : Marché du neuf Niveau annuel glissant (base 100 en 2010) 100 70 70 40 1-2009 4-2009 7-2009 10-2009 1-2010 4-2010 7-2010 10-2010 1-2011 4-2011 7-2011 10-2011 1-2012 4-2012 7-2012 10-2012 1-2013 4-2013 7-2013 10-2013 01-2014 04-2014 07-2014 10-2014 40 1-2009 4-2009 7-2009 10-2009 1-2010 4-2010 7-2010 10-2010 1-2011 4-2011 7-2011 10-2011 1-2012 4-2012 7-2012 10-2012 1-2013 4-2013 7-2013 10-2013 01-2014 04-2014 07-2014 10-2014 17 / 29

Le tableau de bord trimestriel Le marché de l ancien en 2014

La photographie du marché MARCHÉ DE L ANCIEN Les coûts des logements anciens ont progressé lentement en 2014 (+ 0.4 %, après - 0.2 % en 2013). Alors que les revenus des ménages ont stagné (+ 0.0 %, après + 1.8 % en 2013). Et le niveau de l apport personnel recule de nouveau (- 5.1 %, après - 7.4 % en 2013) : les conditions de crédit facilitent le recours au crédit et le mouvement de dégradation de la primo accession des ménages jeunes ou modestes qui s observait depuis l automne 2011 est enrayé. Les taux d apport personnel ont donc nettement reculé. Alors que le retour progressif des primo accédants a été rendu possible par un allongement des durées moyennes : de l ordre de 8 mois, sur l année. Photographie du marché au 4ème trimestre Revenus moyens (en K ) Coût moyen de l'opération (en K ) Montant global moyen emprunté (en K ) Taux d'apport personnel apparent (en %) Coût relatif moyen (en années de revenus) Durée moyenne (en mois) Taux d'intérêt moyen (en %) 4ème trimestre 2014 Ensemble du marché de l'ancien 59,4 235,9 185,1 21,5 4,4 222 2,42 dont accession 57,0 244,3 190,4 22,1 4,6 225 2,43 4ème trimestre 2013 Ensemble du marché de l'ancien 60,0 239,1 176,0 26,4 4,4 214 3,07 dont accession 57,7 248,2 181,0 27,1 4,7 217 3,08 19 / 29

Le taux d apport personnel MARCHÉ DE L ANCIEN : Le taux d apport apport personnel apparent (en %) Le recul du taux d apport personnel apparent qui est intervenu durant l été 2014 est remarquable. Le taux d apport est descendu à son plus bas niveau depuis la fin de la crise de l année 2009, permettant un retour progressif sur le marché de ménages plus jeunes et plus modestes. La baisse des taux et l allongement des durées ont rendu possible une telle évolution. 34 32 30 28 01-07 04-07 07-07 10-07 01-08 04-08 07-08 10-08 01-09 04-09 07-09 10-09 01-10 04-10 07-10 10-10 01-11 04-11 07-11 10-11 01-12 04-12 07-12 10-12 01-13 04-13 07-13 10-13 01-14 04-14 07-14 10-14 20 / 29

La répartition des emprunteurs MARCHÉ DE L ANCIEN : Selon l âge de la personne de référence et le revenu du ménage La part des accédants de 35 à 45 ans a commencé à se relever en 2014. La proportion des moins de 3 SMIC (voire celle des moins de 4 SMIC) se stabilise, après le recul sensible constaté à partir de 2009. Mais le mouvement de remontée observé à partir de l été n est pas encore suffisamment puissant pour enclencher une tendance haussière. 60 50 52,9 50,2 48,7 47,8 47,5 46,4 50 40 41,1 40,0 40,1 38,2 37,9 38,2 40 30 29,2 30,7 30,6 31,1 30,8 31,9 30 24,6 23,5 23,1 22,7 23,0 22,6 20,3 22,3 22,7 24,3 24,5 24,5 20 13,0 13,9 15,0 15,1 15,6 15,7 20 14,0 14,2 14,0 14,7 14,6 14,7 10 4,9 5,2 5,7 5,9 6,1 6,0 10 0 Moins de 35 ans 35 à 45 ans 45 à 55 ans Plus de 55 ans 0 Moins de 3 SMIC 3 à 4 SMIC 4 à 5 SMIC 5 SMIC et plus 2009 2010 2011 2012 2013 2014 21 / 29

L indicateur de solvabilité de la demande MARCHÉ DE L ANCIEN : Base 100 en 2001 Du fait de très bonnes conditions de crédit, l indicateur de solvabilité de la demande s améliore depuis près d un an pour retrouver maintenant des niveaux élevés, au-dessus de ceux constatés en 2011. 105 100 95 90 85 T1-01 T3-01 T1-02 T3-02 T1-03 T3-03 T1-04 T3-04 T1-05 T3-05 T1-06 T3-06 T1-07 T3-07 T1-08 T3-08 T1-09 T3-09 T1-10 T3-10 T1-11 T3-11 T1-12 T3-12 T1-13 T3-13 T1-14 T3-14 22 / 29

L activité du marché des crédits immobiliers MARCHÉ DE L ANCIEN - Les indicateurs mensuels d activité La production s est redressée en septembre et en octobre, comme cela est habituel : novembre a été marqué, comme chaque année, par un affaiblissement de l activité, mais décembre a fait preuve de dynamisme. L activité est meilleure au 4ème trimestre qu en 2013, à la même époque, avec + 6.2 % pour la production : mais c est la quasi stabilité pour le nombre de prêts (- 0.1 %), le niveau des taux d intérêt n incitant pas à recourir à des nombreux (petits) prêts complémentaires. 100 Total des prêts bancaires accordés : Marché de l ancien Niveau annuel glissant (base 100 en 2010) MARCHÉ DE L ANCIEN En 2014 Production de crédits : - 4.1 % Nombre de prêts accordés : - 5.4 % Nombre de prêts bancaires : Marché de l ancien Niveau annuel glissant (base 100 en 2010) 100 70 70 40 1-2009 4-2009 7-2009 10-2009 1-2010 4-2010 7-2010 10-2010 1-2011 4-2011 7-2011 10-2011 1-2012 4-2012 7-2012 10-2012 1-2013 4-2013 7-2013 10-2013 01-2014 04-2014 07-2014 10-2014 40 1-2009 4-2009 7-2009 10-2009 1-2010 4-2010 7-2010 10-2010 1-2011 4-2011 7-2011 10-2011 1-2012 4-2012 7-2012 10-2012 1-2013 4-2013 7-2013 10-2013 01-2014 04-2014 07-2014 10-2014 23 / 29

En guise de conclusion Les tendances des marchés

6 5 4 3 2 1 0 Les tendances des marchés Les taux des crédits immobiliers La baisse des taux des crédits immobiliers a soutenu les marchés et assuré leur redémarrage. Elle se poursuit en janvier 2015, avec des taux à 2.33 %. Dans le même temps, les durées se maintiennent à un niveau élevé. T1-01 T3-01 T1-02 T3-02 T1-03 T3-03 T1-04 T3-04 T1-05 T3-05 T1-06 T3-06 T1-07 T3-07 T1-08 T3-08 T1-09 T3-09 T1-10 T3-10 01-11 03-11 05-11 07-11 09-11 11-11 01-12 03-12 05-12 07-12 09-12 11-12 01-13 03-13 05-13 07-13 09-13 11-13 01-14 03-14 05-14 07-14 09-14 11-14 15 janvier Taux des crédits immobiliers OFMR - Crédit Logement/CSA (en %) OAT 10 ans (en %) Taux d'intervention de la BCE (en %) 2,33 0,76 0,05 De nombreux scénarios attendent une remontée des taux de l OAT à 10 ans au cours du 1 er semestre 2015, de l ordre de 30 à 40 points de base. Puis leur stabilisation sur le reste de l année à des niveaux comparables à ceux de la fin de 2014 (de l ordre de 1,30 à 1,40 %). Mais ces scénarios prévoient aussi le maintien à 0.05 % du principal taux de refinancement de la BCE sur l ensemble de l année 2015. Les conditions de crédit devraient donc rester très bonnes durant toute l année 2015. Même s il n est pas à exclure que les taux des crédits immobiliers reprennent de l ordre de 20 à 25 points d ici la fin de l année, cela ne devrait pas intervenir avant l été : une fois que la tendance haussière des marchés se sera affirmée. 25 / 29

Les tendances des marchés La production de crédits immobiliers en 2014 Après un très bon 1 er trimestre, la production de crédits mesurées au niveau des offres acceptées (hors rachats de créances) a rechuté au 2 ème trimestre. La reprise qui s est constatée durant l été n a cependant pas été suffisante pour inverser la tendance récessive qui a finalement caractérisé l année 2014. Niveau des offres acceptées en 2014 chiffres provisoires - source : OPCI 118.9 Mds d (- 7.8 %) contre 129.0 Mds d en 2013 En fait, les évolutions ont été très différentes entre les marchés du neuf et de l ancien, qui se sont ressaisis durant l été et le marché des travaux qui s est enfoncé dans la dépression. Marché du neuf : 26.1 Mds d (- 0.5 %) contre 27.5 Mds d en 2013 Marché de l ancien : 84.9 Mds d (- 1.5 %) contre 86.2 Mds d en 2013 Marché des travaux : 7.9 Mds d (- 51.9 %) contre 15.3 Mds d en 2013 Hors le marché des travaux, la production a reculé de 2.4 % en 2014. Le recul du marché des travaux expliquant à lui seul les 2/3 de la baisse du total des offres acceptées en 2014. 27 / 29

Les tendances des marchés Les rachats de créances en 2014 Les évolutions des taux d intérêt ont permis aux rachats de créances de rester dynamiques (de l ordre de 17.0 % du total des crédits versés en 2014, contre 17,2 % en 2013). La vague de rachats actuelle est maintenant comparable à celles de la 2 nde moitié des années 80 et de la 2 nde moitié des années 90. Et pourtant, le différentiel de taux stock-flux reste modéré! 20 La renégociation g de la dette immobilière g ( des ménages ) Source : modèle FANIE 4 3 10 2 1 0 1980 1982 1984 1986 1988 1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 0 Part des rachats de créances dans l'ensemble de la production (en %) : échelle de gauche Différence entre le taux moyen de l'encours et le taux du secteur concurrentiel : échelle de droite 27 / 29

Les tendances des marchés La production de crédits immobiliers attendue pour 2015 La reprise devrait s affirmer en 2015. Elle pourra s appuyer sur les soutiens publics à l investissement locatif et à l accession à la propriété et sur le dynamisme de l offre de crédits. La production devrait alors s élever à au moins 130 Milliards d. 180 De la dégradation du marché au redressement de la demande : Les offres acceptées (Source : OPCI) 170,2 168,8 160 166,1 161,6 En milliards d' 140 141,2 129,0 130,0 120 119,5 119,3 118,9 100 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 Grande dépression, crise de la dette et abandon des soutiens publics Plan de soutien et redressement de la demande 28 / 29

FIN Merci de votre attention