EPA PLAINE DE FRANCE ECODEV CONSEIL ESTIMATION QUANTITATIVE ET QUALITATIVE DES NOUVEAUX EMPLOIS SUR LE TERRITOIRE DU GRAND ROISSY Phase 1 : Expertise des 25 sites et leur impact en matière d emplois et de qualifications JeanLouis HUSSON Stéphane CHASSIGNEUX JeanFrançois THOUVIGNON Mai 2012 ECODEV CONSEIL SARL 232 rue de NoisyleSec 93 170 BAGNOLET * Tél. 01 48 97 25 11 * Fax 01 48 97 21 14 * E mail : ecodev@aol.com www.economieterritoireecodevfrance.com
SOMMAIRE INTRODUCTION 4 pages LA METHODOLOGIE EMPLOYEE 6 ELEMENTS POUR UNE PREMIERE SYNTHESE 13 LES FICHES DE PRESENTATION DES 25 PROJETS 21 Parc d activités de la Goële SaintMard 23 Rénovation et extension de la Zone d activités de MitryCompans 27 Zone d activités du MesnilAmelot (la Chapelle de Guivry) 32 L accroissement du trafic passagers de Roissy CDG 33 Les projets immobiliers de la plateforme CDG 47 L accroissement du trafic fret de Roissy CDG 52 Développement du hub de Fedex 57 Carex 59 A Park 64 Roissy Parc International 67 International Trade Center (ITC) 72 Extension de la zone hôtelière de Roissy 78 Aéroville 83 Aérolians Paris 90 L extension du PIEX à Villepinte 91 La densification de Paris Nord II 99 Le quartier d affaires du Triangle de Gonesse 106 2
Europa City 113 Développement autour de l avenue du Parisis 121 Salle multifonctionnelle 20 000 places (Dôme Arena) 122 Rénovation de Garonor 126 Développement de la zone des Tulipes 131 L accroissement du trafic aérien du Bourget 136 Les développements liés au projet Aigle 141 Quartier d affaires du Bourget 148 3
INTRODUCTION L Aéroport ParisRoissy CDG, véritable pôle d échanges internationaux, a depuis plusieurs décennies fortement marqué l espace nord francilien. En associant facilités de communications et disponibilités foncières, il a favorisé le développement d activités qui, pour certaines, sont très directement liées à la fonction aéroportuaire, et pour d autres plus attirées par un «effet d agglomération» et d adresse. La question de l ancrage du pôle dans le contexte territorial, social et urbain et sa capacité à proposer des emplois à des populations souvent défavorisées et faiblement qualifiées, fait toujours l objet de débats et d attentions. Les projets du Grand Paris, convergence de programmes à vocation économique, de loisirs et de commerces et d infrastructures plus efficaces, apportent dans ce contexte une nouvelle dimension. C est dans ce cadre que l EPA Plaine de France a lancé une étude aussi bien quantitative que qualitative sur l offre d emplois qui peut en découler, ainsi que sur les métiers nouveaux émergents ou plus «classiques». L objectif de la mission est triple : Evaluer précisément les emplois générés par les 25 projets structurants et les métiers stratégiques concernés. Obtenir une vision fine et réaliste des besoins de main d œuvre des entreprises du territoire. Permettre aux acteurs de la formation intervenant dans le territoire du Grand Roissy de se doter d un outil de connaissance des besoins prospectifs en emploi, à partir duquel ils pourront définir les besoins en formation et les dispositifs nécessaires pour faciliter l accès de la population locale aux emplois créés ; Deux horizons de temps sont pris en compte : le moyen terme (2017) et le long terme (2025). La mission n inclut donc pas la capacité des dispositifs de formation existants à répondre à ces nouveaux emplois. La mission confiée à Ecodev Conseil comporte donc trois étapes : 1 ère étape : L expertise des 25 sites projetés et leur impact en matière d emplois et de qualifications. 2 ème étape : Les filières stratégiques et les emplois : quel positionnement par grandes fonctions et profils de métiers pour le pôle de Grand Roissy? 3 ème étape : Zooms sur les métiers les plus sensibles ou représentatifs. 4
Le présent rapport correspond à la réalisation de la 1 ère étape (présentée lors du Comité de pilotage du 4 mai 2012). Il est rappelé, en avant propos, la difficulté d une réflexion prospective sur l emploi effectuée à partir de la traduction de programmes immobiliers et commerciaux ou de grands équipements, en effectifs probables d emplois. Ce type d exercice délicat est inévitablement empreint d une marge d erreur. Ces incertitudes peuvent être renforcées par la conjoncture économique générale (les modes d organisation des entreprises, la poursuite des gains de productivité, ). De plus, l évolution globale de l emploi sur un territoire est la résultante d un solde entre des mouvements contraires de créations, de suppressions et de transferts. D où la nécessité de présenter la méthodologie employée pour évaluer l impact des projets sur l emploi, et qui se fonde sur différents ratios d occupation de l espace utilisable. Cette présentation méthodologique est complétée par les premiers éléments de synthèse, permettant une lecture plus transversale à l échelle du territoire. L essentiel de ce rapport est composé de l analyse des 25 sites projetés et leur impact en matière d emplois et de qualifications. Chacun a fait l objet d une fiche individuelle ayant pour but d affiner sa connaissance et son horizon de réalisation, avec des premières estimations de créations d emplois selon leurs propres échéances de réalisation. Ces fiches abordent également la dimension qualitative des emplois, les différentes familles de métiers et les compétences requises pour les exercer. Méthodes Enseignements des études et documents disponibles (EPA, ADP, IAUIDF, Pôle Emploi, OREF Ile de France, DARES, GIP Emploi Roissy.) Entretiens avec les Services des Communautés d agglomération, les agences départementales de développement. Entretiens avec les porteurs de projets, aménageurs et investisseurs (UNIBAIL RODAMCO, ADP, Foncière Europe Logistique, VIPARIS, AFTRP, IMMOCHAN, ). Références nationales et européennes en la matière (en cours) Entretiens avec des services Emploi : GIP Emploi Roissy, Pôle Emploi, Maisons de l'emploi, OREF Ile de France (sur la partie métiers), DIRECCTE A venir lors de la 2 ème étape, les Enquêtes auprès d un échantillon d entreprises (environ 30, la majorité en direct), d enseignes commerciales et de spécialistes de l immobilier d entreprises. 5
Les 25 projets analysés 6
LA METHODOLOGIE EMPLOYEE 7
LA METHODOLOGIE EMPLOYEE 1/ Rappelons les précautions méthodologiques générales inhérentes à ce type de réflexion prospective. Chacun sait bien aujourd hui que la traduction de programmes immobiliers et commerciaux ou de grands équipements en effectifs probables d emplois devient un exercice particulièrement délicat et empreint d une marge d erreur assez forte. Incertitudes aggravées par les grandes évolutions économiques, l évolution des modes d organisation des entreprises et la poursuite des gains de productivité (y compris dans les services), au rythme de 1.7% par an. D autre part, si l emploi direct associé à un programme peut être malgré tout approché, les emplois «indirects» (soustraitance, approvisionnements, énergie, transports, etc..) et «induits» posent encore davantage de difficultés méthodologiques. Enfin l emploi généré sur un territoire aussi large exprime un solde entre des mouvements contraires, de créations pures mais aussi de suppressions (par transferts, concurrence avec des activités ou sites similaires, existence d activités en déclin). Ces réserves étant renouvelées, nous nous sommes efforcés de partir d une analyse précise des projets sélectionnés (enveloppes programmatiques et composantes connues), de décrypter les fonctions économiques correspondantes, de repérer les acteurs économiques impliqués, de bien comprendre les métiers concernés et leurs caractéristiques (qualifications, niveaux de formation, aptitudes particulières, conditions de travail spécifiques, comme les horaires décalés ). Il conviendra dans la seconde phase de se référer aux dynamiques d emploi des filières correspondantes (logistique, distribution, transports, maintenance d équipements, commerce international, activités de cultureloisirs ) et de faire référence à des unités comparables (centres commerciaux, complexes immobiliers de bureaux, pôles de loisirs et activités culturelles) de toute dernière génération, en Ile de France et en d autres régions d Europe. 2/ Les emplois directs, indirects, induits Dans son étude sur l impact des aéroports franciliens, le BIPE distingue 4 types d effets d entraînement d un projet d infrastructure ou d investissement sur son environnement économique 1 : les effets directs : qui correspondent à la valeur créée au sein de l emprise aéroportuaire par l aéroport luimême et par les établissements implantés sur le site aéroportuaire, ou ayant un lien direct avec les opérations aéroportuaires ; les effets indirects : qui correspondent à la valeur générée dans la zone d étude par les fournisseurs de biens et de services aux activités directes ; les effets induits : qui correspondent à la valeur générée dans la zone d étude par les dépenses des revenus des employés directs et indirects. 1 Suivant une démarche généralement pratiquée à l échelle internationale (OCDE). 8
Le BIPE part de la production, passe à la valeur ajoutée, puis à la masse salariale (composante de la valeur ajoutée), en déduit le niveau de l emploi (c est à dire les effectifs rémunérés). Cette démarche est applicable à une grande infrastructure existante comme celle d un aéroport. S agissant de projets qui ont une composante immobilière forte et qui se traduisent par une réalisation bien déterminée sur un site, il est préférable de prendre appui sur des ratios d occupation de l espace utilisable (bureaux, entrepôts, ateliers, laboratoires, surfaces commerciales etc..). On utilise alors des ratios observés dans des réalisations comparables (ou des moyennes régionales, voire nationales). Il est cependant important de bien «ajuster» ces ratios à la nature et au mode de fonctionnement de chaque programme (exemple des centres commerciaux ou des zones et bases logistiques) ; cf. ciaprès. Distinctions retenues pour les projets pris en compte L emploi direct correspond à la somme des emplois dont les entreprises utilisatrices ont besoin pour faire fonctionner dans les meilleures conditions de rentabilité économique le site qu elles utilisent ; en second lieu, il correspond aux effectifs salariés dont l entreprise est l employeur direct. Notons que ces salariés peuvent ne pas être présents en permanence sur le site (cas des personnels navigants, cas des employés des entreprises de nettoyage, de sécurité, d organisation de salons, des entreprises des bâtiments également) ; ces salariés sont comptabilisés au siège qui peut être relativement éloigné, mais ils interviennent en divers lieux selon le planning. L emploi indirect correspond aux effectifs des fournisseurs et prestataires extérieurs à l entreprise et auxquels elle fait appel pour la bonne marche de son activité (externalisation croissante de fonctions qui ne constituent pas le cœur de son métier). Si l on raisonne en valeur comme le fait le BIPE, il faut, idéalement, utiliser le tableau des échanges sectoriels (TES de la Comptabilité nationale). «Pour mémoire le TES est un des tableaux des comptes nationaux permettant l analyse pour chaque branche d activité des produits selon l'origine (production nationale ou importations) et sa destination (consommations intermédiaire et finale, exportations, investissements). Il est particulièrement adapté à l échelle nationale ou régionale, c est pourquoi, au regard de la problématique, son usage semble pertinent». BIPE. Il nous semble que ces emplois indirects restent difficiles à apprécier pour chaque projet individuel : les prestataires ne sont pas nécessairement locaux et ils fonctionnent sur des secteurs d intervention variable selon leur spécialité et leur marché. Ce qui est possible à l échelle d un grand aéroport, devient plus délicat à celle d un projet de moindre ampleur (il serait envisageable d en faire le test sur un secteur assez homogène comme l hôtellerie). Nous avons surtout identifié les activités soustraitées et apprécié leur poids relatif. 9
Notons aussi que plusieurs projets feront appel aux mêmes prestataires ou à des prestataires similaires. Ce sont aussi des emplois, soit spécialisés, soit techniques et qualifiés et qu il est intéressant de mieux connaître. Ils ne sont pas vraiment locaux mais plus à l échelle d un bassin large ou de la région. Pour autant, ils restent accessibles aux demandeurs d emplois locaux (les agences de Pôle Emploi se transmettent les offres dont elles ont connaissance, de même les agences d intérim). Les emplois induits : Ils découlent de l augmentation de l activité économique générée par les salaires distribués au titre des emplois directs (les entreprises) et indirects (leurs fournisseurs). Ces salaires sont en grande partie dépensés (voir la structure de consommation des ménages par CSP et les grands postes de dépenses). Mieux vaut ne pas rentrer dans cette logique ; en tout état de cause, il n est pas satisfaisant d additionner les emplois directs et indirects, eux bien tangibles à des emplois induits très diffus et non identifiables dans une approche de GPEC. Les emplois catalytiques : Cette notion est fréquemment utilisée pour apprécier l effet d entrainement du transport aérien sur l activité touristique hôtelière et commerciale, à travers la dépense des usagers (voyageurs), et non pas des salariés. Le même raisonnement peut être conduit pour le tourisme d affaires (l industrie des salons). Il est fait référence à ce mécanisme d entrainement dans le cas de l extension du PIEX car l effet est très sensible (notamment par la dépense hôtelière, restauration, qui est en partie locale). 3/ Les principaux ratios : des modulations sont nécessaires, en fonction de la nature des projets et du mode de fonctionnement des sites. Les zones d activités : Vocations Zone à dominante industrielle Zone d activités logistiques Zone d activités technologiques Source : IAU IdF Ratio général Ile de Remarques France 30 à 50 emplois / ha MitryMory : 25 ; ratio plus élevé en première couronne (charges foncières) 10 à 15 emplois /ha Fort «gradient» de la périphérie (jusqu à 30 à 40 à Garnir) vers l agglomération centrale 120 à 200 emplois / ha VélizyVillacoublay : 200 emplois /ha ; SILIC Rungis : 200 emplois / ha Courtaboeuf / Les Ulis : 90 10
Les programmes immobiliers Vocation Ratio général Remarques Bureaux purs 1 emploi pour 20 m² SHON Observé en seconde couronne Vocation Ratio général Remarques 1 emploi pour 50 à 60 m² SHON PME à caractère industriel Source : nos observations Les commerces : Surfaces d ateliers, petit entrepôt, bureaux d accompagnement Le type d activité commerciale et la «gamme» influent sur les densités d emploi. On raisonne en général en m² de surface de vente (SV) / emploi Type de commerce Ratio général Remarques Hypermarché à dominante alimentaire 1 emploi / 30 à 35 m² SV Les magasins de bricolage, sports loisirs sont moins denses Grands magasins 1 emploi / 33 à 35 m² SV 3 (hors centres villes) Grandes et moyennes 1 emploi / 110 m² SV surfaces (GMS) en bricolage GMS sports 1 emploi / 60 m² SV Selon enseignes GMS beauté santé 1 emploi / 25 m² SV Selon enseignes Source : Secrétariat d Etat au commerce et artisanat et fédérations professionnelles ; nos enquêtes. Ces ratios moyens sont à moduler selon la taille et surtout l enseigne (Pour Auchan, nous avons consulté leurs études ou fait référence à des expériences récentes). Les hôtels et l emploi : Le paramètre clé : le classement (et des activités connexes : restauration, séminaires) ; Référence est faite aux hôtels du pôle hôtelier de Roissy (le fichier de la CCRPF indique le classement, le nombre de chambres et l emploi, selon une enquête régulière). On obtient ainsi : Catégorie 1 Emploi / n Chambres 5 étoiles 1 Emploi / 2 chambres 4 étoiles 1 Emploi / 2.6 à 3 chambres 3 étoiles 1 Emploi / 4 à 4.5 chambres 2 étoiles 1 Emploi / 6 à 8 chambres Source : Ratios observés secteur de Roissy + ACCOR 11
Ces ratios font référence à des espaces pour lieux de travail et estiment un potentiel théorique d accueil d emplois. Observation sur les ratios utilisés pour l emploi aéroportuaire : ADP utilise le nombre total d emplois de toutes les activités implantées dans le périmètre qu il gère (l ensemble de la plateforme) et les rapporte au nombre de passagers transportés (en millions). Ainsi il est admis actuellement qu un million de passagers supplémentaires entrainent la création de 1 450 emplois directs (voir la fiche n 4). Il existe en réalité un second indice composé, associant fret et passagers ; on raisonne alors en unités transportées. 1 million d unités de trafic = 1 million passagers + 100 000 tonnes de fret A Roissy CDG, cet indice donne : 1 million Unités de trafic = 1 100 emplois directs Les effectifs d emplois résultant de ces ratios ADP incluent les emplois hôteliers, de bureaux découlant des programmes étudiés. Il ne faut pas les additionner, car il y aurait double compte. Les prévisions de croissance de trafic aérien : on se reporte aux indications du Contrat de Régulation Economique d ADP. 12
ELEMENTS POUR UNE PREMIERE SYNTHESE 13
ELEMENTS POUR UNE PREMIERE SYNTHESE 1/ Précautions de lecture : Cette étude est prospective : les résultats doivent être considérés avec précaution ; la bonne compréhension des vocations économiques de chacun des projets est la meilleure garante de la fiabilité de l analyse prospective des emplois et surtout de leur nature. Les 25 projets se trouvent à des niveaux d avancement et de définition très inégaux ; certains s engagent ou prolongent une dynamique existante, d autres recherchent des partenariats, des financements, ou se projettent dans le plus long terme. La réalisation de ces projets va apporter un flux de créations d emplois que nous avons analysés cas par cas ; il est important de redire que la nouveauté de ces emplois devra être relativisée, pour plusieurs raisons : Une part toujours difficile à appréhender de transferts, internes à la région Ile de France ou bien externes (sauf dans quelques cas précis où l origine de l activité est connue). Il est vrai que ces transferts produisent tôt ou tard, à la faveur de renouvellements, de nouvelles embauches plus locales. Inversement, d autres emplois disparaitront, le marché de l emploi même en période de croissance ralentie étant animé par des flux contraires d ampleur beaucoup plus ample que ne le laisse croire le solde apparent. 2/ De l analyse individuelle de 25 projets à un essai de typologie à l échelle du Grand Roissy Plusieurs distinctions : * Projets qui se fondent sur une logique de croissance de l existant : grand équipement aéroportuaire, parc d activités, site spécialisé L Aéroport Roissy CDG anticipe par ses investissements sur une reprise des échanges aériens (passagers et fret). La densification de Paris Nord 2 s appuie sur le potentiel de mutation de certains espaces bien desservis au cœur d un parc d activités dont la commercialisation s est étendue sur près de trente ans. AEROLIANS avec des vocations économiques et une organisation interne distinctes, réactive ce type de mouvement, L extension du pôle hôtelier par l apport de nouveaux hôtels (et enseignes hôtelières) intègre des évolutions au plan non seulement des effectifs d emplois, mais des méthodes de gestion et des profils recherchés. L extension très significative du PIEX permet l accueil de salons grand public (ce qui était peu le cas auparavant) et s accompagne d une Maison de l Exposition qui vise à regrouper des professionnels acteurs eux aussi de la réussite de ce pôle. Développement de FEDEX (dynamique fret express, perspective Carex). Achèvement de la zone des Tulipes à Gonesse. 14
* Projets qui visent à optimiser le fonctionnement d un site (et à les redévelopper) : Le périmètre de l étude intègre des sites anciens, qui se trouve aujourd hui à la recherche d une seconde vie, soit que leur état physique et la fonctionnalité de leurs voiries et accès se soient dégradées, soit que l activité dominante ellemême ait évolué et requièrent de nouveaux aménagements et produits immobiliers. GARONOR, dont la rénovation est d ores et déjà engagée, s inscrit dans ce cas de figure et met en avant les enjeux d une nouvelle logistique qui serait plus «urbaine». La requalification de la zone d activités de MitryMory devra répondre à un phénomène d usure «naturelle» ; son extension ouvre par contre de nouvelles potentialités (aujourd hui en cours de réflexion). * Des dynamiques de cluster : Aigle autour du Bourget et le cluster des échanges internationaux : Le projet AIGLE, bien identifié, en phase de démarrage pour une première étape avec des acteurs industriels majeurs de la filière construction aéronautique, devrait permettre d initier un processus de regroupement et surtout de plus fortes synergies entre des entreprises existantes mais relativement dispersées. Dans un champ d activité bien différent et moins industriel, la Maison de l exposition s adresse aussi à des professionnels existants ou qui souhaitent se développer à proximité d un pôle majeur qui fédère leur propre activité. Il a été fait référence à l émergence d un «cluster des échanges internationaux». Sa réalité au sens de regroupement organisé d activités complémentaires est encore en gestation, mais il est indéniable que bien des ingrédients existent et que de nouveaux projets vont venir crédibiliser davantage cette idée (dont le développement des activités de congrès, d exposition, de séminaires y compris au sein des grands hôtels fait partie intégrante). * Anticipations sur des modes de fonctionnement à grande échelle : EURO CAREX renvoie à partir d un terminal spécialisé dans le transbordement air / train à grande vitesse, à un réseau européen qui devrait se constituer par étape sur des axes à fort potentiel d échange. L enjeu en termes d effectifs d emplois directs peut paraître modeste mais c est surtout le développement de nouvelles pratiques d échanges de marchandises qui pourra s engager sur un mode environnemental plus performant. * Des concepts innovants (ou très sensiblement renouvelés) devraient se concrétiser : L International Trade Center innovera sur deux aspects : l offre en surfaces d exposition et de showrooms, la possibilité d obtenir le label de World Trade Center. A Park reflète très directement la croissance des échanges avec la Chine et l intérêt des industriels chinois pour le marché français. Dans le domaine a priori plus classique des grands complexes commerciaux, AEROVILLLE, qui est en construction et se démarque par la recherche d un mix d enseignes européennes rarement réunie aujourd hui sur un même site. EUROPA CITY, qui verra le jour d ici une dizaine d années, marquera une nouvelle évolution qualitative en mettant résolument l accent sur des activités de loisirs. 15
Des échelles de temps par conséquent très différentes et des projets conditionnés par la réalisation d infrastructures, voire d autres projets. Lorsqu un aménagement (ou densification) de parc d activités, parc d affaires est programmé, il subsiste un certain degré d incertitude dans l évaluation des emplois lié à la durée de commercialisation du projet (AEROLIANS, Triangle de Gonesse). A 5 ans, il est possible d imaginer le contour des emplois ; mais audelà, les entreprises, leurs marchés, leurs compétences se seront renouvelées et rendent l évaluation plus relative. 3/ Des complémentarités entre projets : vers une nouvelle géographie des bassins et des pôles d emplois? Plusieurs convergences se manifestent. Des «effets d agglomération» : la masse critique se renforce, des activités nouvelles s agglomèrent Autour de l aéroport Roissy CDG, qui reste le moteur essentiel, se dessine un espace à forte intensité d échanges internationaux (de personnes, de marchandises, de services et d informations). Autour de la plateforme du Bourget, le phénomène est plus discret mais tend à s amplifier. Et dans le futur, autour de nouvelles gares (Le Bourget, Gonesse, Roissy fret, ). Par conséquent : avec des pôles qui se confortent, se rejoignent, cela incite à revoir la géographie des lieux d emploi et l observation du marché de l emploi ; c est important pour une approche transversale des offres d emploi. Des pôles attracteurs forts (CDG, PIEX, aéroport d affaires du Bourget) se renforcent. Leur rayonnement est largement métropolitain et ils drainent aussi des interventions de professionnels spécialisés à cette grande échelle (soustraitance, experts, concepteurs, intérimaires ). La «diagonale des parcs d activités» : de MitryMory au Triangle de Gonesse et le renforcement d un axe de développement tourné vers le tertiaire supérieur. C est aussi une transversale des vocations économiques, déclinant le plus industriel et logistique à l est (MitryMory, SaintMard), au potentiellement plus tertiaire, voire technologique, plus vers le sudouest (avec Paris Nord 2, AEROLIANS et le futur quartier d affaires du Triangle de Gonesse). Les logiques de marché (des bureaux, des hautes technologies) pèseront fortement sur les volumes globaux réalisables et donc sur les densités d emploi. Il convient de se situer dans une perspective régionale qui constitue l échelle des choix d implantation des grandes entreprises. La tendance observée depuis près de 5 ans à un fort recentrage autour des pôles tertiaires majeurs ou des espaces qui en sont voisins se confirme : Quartier Central des Affaires de Paris, l Ouest Parisien, qui englobe le secteur élargi de La Défense, Issy Val de Seine, ainsi que le potentiel important de la boucle de Gennevilliers), et la Plaine SaintDenis (où sont annoncés plusieurs millions de m² de bureaux pour les 10 années à venir). 16
Il est vrai que les projets du secteur de Roissy ne misent pas que sur des desserrements des secteurs centraux mais aussi sur des apports extérieurs d implantations nouvelles d entreprises internationales et de leurs filiales au fonctionnement mondialisé et qui apprécient la proximité d un hub aéroportuaire. Par ailleurs, l existence d un vivier d actifs qualifiés constitue un facteur d ancrage des entreprises (on le voit bien à Paris Nord 2, pour les développements de la plateforme de Roissy CDG et certainement pour les projets hôteliers). Une analyse plus fine des filières d activités et de leur correspondance avec les familles professionnelles (en seconde phase) devrait permettre de mieux repérer la présence et le poids d emplois rattachés au «tertiaire supérieur». De nouvelles dynamiques commerciales en émergence On peut assez bien évaluer l impact théorique des principaux programmes, notamment d AEROVILLE en cours de réalisation, et même d EUROPA CITY (sous réserve de précisions sur certains aspects du programme). Mais ces complexes commerciaux et de loisirs vont se positionner au sein de zones de chalandise très larges et se fondent sur une vision positive de l évolution sur le long terme de la consommation des ménages (et de leur pouvoir d achat). Quoi qu il en soit, ce champ des activités commerciales constitue un enjeu fort pour les futurs emplois, car quel que soit le degré de «nouveauté» des équipements proposés, la majorité des postes ne requièrent pas une qualification élevée (davantage des aptitudes, des comportements). Et s y greffent des activités ludiques ou culturelles également accessibles. Les maillons de la chaîne logistique : la filière et ses métiers restent au cœur de l ensemble de ces développements Les sites euxmêmes apparaissent très différents par leur fonctionnement, les densités d emplois observables (des bases logistiques d approvisionnement de la grande distribution en Seine et Marne à la logistique des derniers kilomètres). Le fret aérien (d autres métiers) et le fret express (FEDEX) présentent des particularités marquées (liées aux faibles volumes mais aussi à la valeur ajoutée 50 fois supérieure à celle du fret routier). CAREX pourrait préfigurer de nouveaux modes d organisation des flux et activer l intensité des échanges internationaux sur certains axes. Vers la «logistique urbaine»? C est encore un concept assez flou, les «prototypes» sont situés en agglomération dense à quelques km des portes de Paris (ou intra muros : Paris Bercy, La Chapelle). Développement très vraisemblable à moyenlong terme. Dans tous les cas de figure se pose le dilemme : automatiser ou utiliser le travail humain? Se limiteratil dans le futur aux quelques kilomètres que parcourent dans Paris les vélos (à assistance électrique) de TNT et de FEDEX? 17
4/ Des emplois aux composantes qualitatives Le quantitatif : attention à l addition des prévisions d emplois! Il s agit bien de potentialités, fortement étalées dans le temps, en l état actuel de la connaissance et de l avancement de ces 25 projets. A l horizon 2017 : environ 26 000 emplois nouveaux (AEROVILLE, progression du trafic Roissy Charles de Gaule, achèvement du Parc des Tulipes, de Roissy Parc International ). A l horizon 2025 : environ 75 000 viendraient s y ajouter ; la majorité des projets se seront traduits en implantation d activités et en emplois (International Trade Center, AEROLIANS, densification de Paris Nord 2, EUROPA CITY, Triangle de Gonesse ). Au delà de 2025 : environ 31 000 emplois supplémentaires (renforcement du Triangle de Gonesse, d Europa City, nouveaux développements tertiaires autour du pôle gare du Bourget ). Soit un effectif global de plus de 132 000 emplois directs. Emplois créés, emplois nouveaux, emplois transférés? Nous l avons vu, la part de transferts est très difficile à établir. On peut simplement affirmer que la mobilité des entreprises est particulièrement élevée en Ile de France et que les mouvements s effectuent le plus souvent sur des distances relativement courtes. Mais l actualité est surtout aux regroupements d équipes autour d un site, à partir d unités dispersées (les exemples en sont nombreux dans ce territoire). Voir le cas récent de Volkswagen (Roissy Parc International). Des convergences bien apparentes au plan qualitatif (métiers, qualifications, compétences). Pour la majorité des projets, il est difficile de «programmer» la structure fine des emplois (à l exception sans doutes des filières hôtellerie restauration et commerce). Les observations conduites à partir de ces projets confirment que la très grande majorité des métiers impliqués suivent des évolutions par paliers plus qu un renouvellement intégral. Les métiers réellement nouveaux sont très spécialisés et peu nombreux en effectifs. 18
7 principaux groupes d activités professionnelles se dégagent : Groupe 1 : métiers de l aéroportuaire (ils restent numériquement en tête). Groupe 2 : métiers de la logistique, messagerie, fret (très transversaux et présents dans la majorité des projets). Groupe 3 : métiers de l hôtellerie et de la restauration, très sollicités. Groupe 4 : le commerce de grande distribution et les commerces spécialisés (toutes gammes incluses, y compris de luxe). Groupe 5 : le commerce international (en nette progression). Groupe 6 : des métiers industriels et technologiques sont encore présents (certes minoritaires, mais en légère progression). Groupe 7 : les métiers du tertiaire supérieur (en développement sensible). Il est proposé que les travaux de la phase 2 se centrent sur ces 7 groupes. 6 axes de réflexion se dégagent de cette revue des 25 projets : Axe 1 : L ouverture internationale s affirme à tous niveaux ou presque Les implications en sont bien connues : maîtrise d une ou deux langues étrangères, exigences fortes en termes de niveau de service, de qualité d accueil, polyvalence des gestes professionnels, rapidité d exécution. Un enjeu qui reste très fort, au regard des pratiques actuelles les plus répandues et des moyens mis en œuvre. Axe 2 : Encore des opportunités pour les «peu qualifiés» (ou peu diplômés) Dans les secteurs Commerces (avec des nuances pour le haut de gamme et le luxe). Dans les activités logistiques et de commerce de gros (préparation de commandes, mais le renforcement de l automatisation des tâches s amorce). Dans la filière Expositions (assez ouverte : accueil, nettoyage, montage et démontage). Dans l hôtellerie et la restauration, mais la marge de manœuvre se réduit. La sécurité et l entretien/nettoyage (CAP/BEP, BAC Pro pour les chefs d équipes). Axe 3 : Des domaines techniques, industriels et R&D pointus : De fortes qualifications nécessaires, mais il y aura encore des OP (ouvriers professionnels), ainsi dans la maintenance aéronautique. Et plus transversalement dans tous les métiers liés à la maintenance des équipements (techniciens spécialisés en maintenance électrique, énergétique, sanitaire). Axe 4 : Niveaux décisionnels : le fossé risque de se creuser avec l offre des territoires Pour les fonctions directionnelles du tertiaire supérieur et les postes clés en stratégies d échanges internationaux : les recrutements de cadres de haut niveau de formation et souvent d expérience, s effectuent de plus en plus sur un secteur très large (France et audelà, par mutation au sein des groupes et de leurs filiales). 19
Axe 5 : Les conditions de travail restent souvent contraignantes Renforcement des caractéristiques actuelles : horaires décalés, temps partiels, missions courtes, pointes saisonnières marquées Une mobilité croissante : vers les lieux d emploi (souvent variables) mais aussi au sein de l entreprise, du groupe, de la filière. Pénibilité ou automatisation? Pour les fonctions fret, entreposage, manutention. Axe 6 : La connaissance des emplois et la gestion du marché du travail Des compétences transversales : culture internationale, maitrise des langues Approfondissement des profils métiers : ce thème est abordé en phase 2 et 3 ; L approche des emplois indirects : ils sont moins locaux, mais constituent un enjeu important. Difficulté : passer de l observation à la prévision au delà de quelques années. Conclusion : plusieurs thèmes d enjeu qui seront développés en phase 2 Les évolutions sensibles dans différents métiers aéroportuaires (sécurité/sûreté, chefs d escale, personnel d embarquement, entretien des appareils ), se traduisant par des mouvements complexes de soustraitance, de fragmentation des «micromarchés du travail». Les emplois liés aux chantiers ont été peu abordés, à l exception d Aéroville ; le nombre d intervenants derrière les majors du BTP s accroît (PME spécialisées ou en groupement) : il devient plus difficile d appréhender les besoins et pratiques de recrutement. D autre part, la généralisation des normes HQE/ BBC fait évoluer le contenu des métiers (un processus d adaptation engagé mais qui nécessite encore des efforts de formation). Des risques de tensions accrues dans les métiers de l hôtellerie et de la restauration en raison du nombre de projets et de la «montée en gamme» de l offre future.. Les emplois indirects, moins saisissables au niveau local et la soustraitance (on le voit pour les grands chantiers, les hôtels, les expositions et salons, les activités de sports et loisirs) nécessitent de «remonter» les maillons des réseaux de soustraitance et de prestations de services. Les emplois des grands parcs d affaires, tertiaires, technologiques (souvent à la pointe des méthodes de gestion et d organisation des entreprises et grands groupes présents ou à venir) rendent nécessaire une veille plus poussée. 20
LES FICHES DE PRESENTATION DES 25 PROJETS 21
FICHE DE PROJET n 1 PARC D ACTIVITES DE LA GOELE SAINTMARD (Commune de SaintMard, Seine et Marne) 1/ DEVELOPPEURS ET ACTEURS (objectifs, stratégies) La Communauté de Communes du Pays de la Goële et du Multien avec le concours de RHEA aménageur foncier a décidé de créer le Parc d activités de la Goële SaintMard. Ce projet est composé de deux ZAC : une intercommunale (ZAC de La Fontaine du Berger) de 63 hectares dont 53 cessibles ; une communale (ZAC des Deux Moulins) de 7 hectares dont 6 cessibles. 17 hectares ont été cédés à Goodman (groupe immobilier international intégré qui détient, développe et gère des plateformes logistiques et des parcs d affaires en Europe) et 17 hectares supplémentaires sont sous promesse de vente pour le même groupe avec 80 000 m² de SHON. Sur le site confié à Goodman sera développé un centre logistique, le potentiel de développement étant de 122 000 m² d entrepôts à louer ; l autre partie du site accueillera un retail park de 30 000 m² de SHON pour y développer l offre commerciale de l équipement de la maison et de l équipement de la personne ainsi que de la restauration, et un magasin alimentaire de 5 000 m² à l enseigne «O Marché Frais» (appartenant au groupe familial Quattrucci associée à RHEA au sein de la SARL Fontaine des Bergers). Sont aussi prévus l installation d une station service, d un drive alimentaire et de locaux d activités pour PMEPMI (15 000 m² de locaux mixtes).
2/ SITE ET ACCESSIBILITE : Situé en SeineetMarne, sur la commune de SaintMard, le Parc d activités de la Goële Saint Mard est à proximité immédiate de l Aéroport Roissy Charles de Gaulle (10 minutes par la route) et du Parc des Expositions de Villepinte et à 30 minutes des portes de Paris. En plus, de son accroche directe à la RN2, il dispose d une excellente accessibilité à l autoroute A1 ainsi qu à la Francilienne (A104). On y accède directement par la RN2 grâce à la réalisation d un échangeur financé à 50% par l aménageur, 30% par le Conseil Général de Seine et Marne et 20% par la Communauté de Communes et la ville de SaintMard. Il dispose donc d un effet façade non négligeable depuis la RN2. Pour ce qui est de l accessibilité en transports en commun, la commune de SaintMard possède une gare SNCF ; plus à l ouest, la gare de Louvres est desservie par le RER D et l aéroport par le RER B. Le groupe Keolis maille l ensemble du secteur avec ses lignes de bus, le rabattement en bus à partir de ces gares vers le futur parc d activités est envisagé (2 arrêts de bus sont prévus dans le Parc d activités). 3/ ETAT D AVANCEMENT ET ETAPES DE REALISATION Les travaux d aménagement de la zone sont en cours ainsi que la construction d une première plateforme logistique de 50 000 m² (bâtiment A) louée à une entreprise de distribution alimentaire. Cet entrepôt va accueillir la logistique des enseignes Franprix et Leader Price afin qu elles puissent «alimenter» les magasins du nord IledeFrance. Les travaux d aménagement concernent les aménagements de voirie interne et la gestion de la rétention des eaux pluviales du parc : un espace de 3 hectares traité sous forme de plaine humide avec une partie des bassins en eau permanente (impact qualitatif et création d un biotope). 4/ PROGRAMME DETAILLE Pour la partie confiée à Goodman afin de développer un centre logistique, le potentiel total de développement par la location d entrepôts est de 122 000 m², le développement clé en main étant possible à partir de 4 000 m² (bâtiment E) jusqu à 31 000 m² (bâtiment C). Le projet Goodman offre aussi la possibilité d acquérir un terrain de 4.9 hectares en bordure de la RN2. Concernant l autre partie du Parc qui accueillera des activités à vocation commerciale, seule l enseigne de produit frais («O Marché Frais») qui occupera un bâtiment de 5 000 m² est connue, l aménageur est en négociation pour amener d autres enseignes sur la zone. Pour l ensemble du projet commercial l aménageur mise sur une zone de chalandise allant de 80 à 100 000 personnes (pour information le canton compte aujourd hui 45 000 habitants et les élus pensent qu il en comptera 70 000 dans les 20 prochaines années). Les 15 000 m² qui sont dédiés à l accueil de PMEPMI permettront à la collectivité de palier un manque dans l offre de locaux d entreprises du territoire. 24
Aujourd hui, le premier entrepôt Goodman est quasiment achevé, la commercialisation du reste des 122 000 m² suit son cours alors que le volet commercial et PMEPMI de la zone s envisage plus à moyen terme. 5/ FOURCHETTES D EMPLOIS PREVISIBLES Environ 1 500 salariés (données fournies par la Communauté de Communes du Pays de la Goële et du Multien) sont annoncés au total sur le Parc d activités de la Goële SaintMard. Pour l ensemble de ces emplois, les élus souhaitent qu un recrutement local soit privilégié (à hauteur de 80%). Un objectif d environ 200 emplois est souhaité pour l entrepôt logistique des magasins Franprix et Leader Price. La prestation logistique offerte doit être à haute valeur ajoutée (conditionnement, reconditionnement, assemblage, marquage, service client dédié, ). On arrive donc à un ratio de 1 salarié pour 250 m² (l entrepôt fait 50 000 m² SHON). Le ratio à l hectare d entrepôt logistique construit est donc de 40 salariés. Quelques données comparatives sur les ratios de la logistique en IledeFrance L IAU dans l étude «L impact des sites logistiques en IledeFrance résultats des enquêtes et ratios» (avril 2009) annonce 61 emplois pour 10 000 m² d entrepôt et même 71 pour les entrepôts de distribution finale. Le COPAC dans «Les enjeux de la logistique en Val de Marne» (mars 2009) annonce un ratio de 50 emplois. Quant à l étude SETRA intitulée, «Les bâtiments logistiques : fonctions et impact sur les territoires» (décembre 2009), elle table sur 44 salariés pour 10 000 m² d activité logistique. Les profils pour intégrer la filière logistique sont divers : Magasinier, gestionnaire de stocks (CAP agent d entreposage et de messagerie ; BEP logistique et commercialisation ; BAC pro logistique) ; Responsable d entrepôt (DUT logistique et transport ; licence ou master professionnel ; diplômes de l AFTIFTIM et de Promotrans) ; Logisticien (licences professionnelles ; masters professionnels ; écoles de commerce ou d ingénieurs spécialisés ; certificats de formation professionnelle ou titres homologués). Pour l enseigne de produits frais, l objectif approché est de 40 salariés, ce qui revient à 1 emploi pour 125 m² (densité faible au regard des hypermarchés mais c est un concept très discount). Dans la partie réservée à l accueil de PMEPMI, le ratio devrait être d environ 50 m² par emploi, on peut donc tabler sur environ 300 emplois (PMEPMI tous secteurs, y compris artisans). Les profils métiers seront affinés en phase 2 et 3. 25
Le tableau cidessous détermine le potentiel emploi estimé à partir des éléments de programmation connus à ce jour. Surface SHON Densité emplois Potentiels emploi Entrepôt Goodman 50 000 m² 1 emploi/250 m² 200 O Marché Frais 5 000 m² 1 emploi/125 m² 40 PMEPMI 15 000 m² 1 emploi/125 m² 300 Source : estimations Ecodev Conseil 6/ EVOLUTIONS PAR GRANDES CATEGORIES DE METIERS : Thématiques emplois spécifiques ou sensibles : Caractère très diversifié des établissements (logistiques, commerciaux, restauration, PMEPMI) implique des profils emplois très divers. Amplitude horaire assez large entre des entrepôts logistiques fonctionnant en 2/8, et l activité de restauration. Une volonté affichée de privilégier le recrutement local CONCLUSIONS (Bilan et perspectives) Une zone commerciale qui peut entrer en concurrence frontale avec des projets commerciaux conséquents (Aéroville notamment, ClayeSouilly). Le ratio de l emploi au m² semble faible pour l enseigne de produits frais au regard de ce qui se pratique chez Carrefour Market et Intermarché où les ratios sont plutôt autour d un salarié pour 60 m². Il est vrai que les discounters de l alimentation ont toujours des ratios d emploi plus faible que les enseignes «classiques». Le ratio utilisé pour le calcul de l emploi au m² pour la logistique est faible au regard de ce qui se pratique sur d autres sites logistiques franciliens. Il se peut qu il puisse être revu à la hausse. 26
FICHE DE PROJET n 2 RENOVATION ET EXTENSION DE LA ZONE D ACTIVITES DE MITRY/COMPANS (Communes de MitryMory et Compans, Seine et Marne) 1/ DEVELOPPEURS ET ACTEURS (objectifs, stratégies) La zone d activités de MitryCompans est située dans le Quart NordEst de la région Ilede France. Elle jouxte la plateforme aéroportuaire de Roissy CharlesdeGaulle et pourrait profiter à l avenir du développement de cette grande infrastructure. L historique, l aménagement et la gestion 1 / L historique La Datar est à l origine de la réalisation de cette zone industrielle en 1972. Il s agissait alors d éloigner de la Petite Couronne Parisienne certaines entreprises du secteur chimique. Plusieurs entreprises classées «Seveso» sont donc présentes sur le périmètre de la ZAE. De ce fait, le site de MitryCompans est fortement contraint en matière d aménagement et d accueil de services pour les entreprises. La commune a souhaité, au fil des années, diversifier les entreprises qui se sont implantées sur la zone en accueillant des sociétés du secteur agroalimentaire, du bâtiment, du transport, de la logistique et technologique. 2 / Aménagement et gestion de la zone L aménagement a été confié à la SESM, rebaptisée Aménagement 77, société d économie mixte du département. Aménagement 77 a rendu le contrat de concession depuis 2009/2010. Tous les terrains ont été acquis. Cependant, il demeure trois terrains vierges que les propriétaires pourraient remettre sur le marché en fonction de la conjoncture économique et de leur politique foncière. Pour la gestion de la zone, les deux communes se sont constituées en syndicat intercommunal (Syndicat Intercommunal de la ZI de MitryCompans). 27
Il est à noter que les collectivités ont des contacts réguliers avec les entreprises. Une association d entreprises composée de 110 adhérents favorise le dialogue entre les interlocuteurs. 2/ LES PRINCIPALES CARACTERISTIQUES DE LA ZONE EXISTANTE 1 / Site et accessibilité Le site Le site de MitryCompans forme la ZAE la plus vaste de SeineetMarne. Positionnée à l Est de la commune de MitryMory, entre Mitry Bourg et la commune de Compans, elle s étend sur 237,5 ha (source Commune) sur les villes de MitryMory et de Compans. Sa création date de 1972. Une zone qui bénéficie d une bonne desserte Accessibilité routière : La zone est localisée à proximité de la Francilienne et à 3 minutes des Nationales (RN2 et RN3). Sa proximité des autoroutes A1, A3, A104 permet l accès au réseau autoroutier du Nord et de l Est de la France. Les transports en commun : MitryMory dispose de deux gares RER (ligne B, gare de MitryleNeuf et MitryClaye) et d une gare du Transilien Paris Nord (ligne K). La zone est également desservie par plusieurs lignes de bus. La proximité du TGV et une ZAE reliée au réseau ferré : La gare TGV est située à 10 minutes de la zone. Une ligne directe pour les marchandises dessert la zone (elle est utilisée par quelques uns des industriels mais le niveau de trafic est limité). Une grande infrastructure très proche : L aéroport de Roissy, une des premières platesformes aéroportuaires d Europe est à 10 minutes du site. 2 / Les entreprises et les emplois actuels de la zone d activités Le tissu d entreprises La zone d activités compte 200 entreprises. On y recense des grandes entreprises comme Eurovia, Gazechim, Mory Team. Cependant, les PME/PMI et les TPE représentent la majorité des établissements installés sur le site. Elles ont un profil d activité en réalité très varié : 30% appartiennent au commerce de gros, 20% au secteur des entreprises de services, 20% au transport et à la logistique. 17% des entreprises dépendent de l industrie et 13% du BTP. Le rayonnement des entreprises est également variable. Les plus modestes s adressent à un marché local voire régional, tandis que les plus importantes ont une clientèle nationale ou internationale. Les emplois 6000 emplois sont comptabilisés sur ce site, soit une densité de 25 emplois à l hectare. Comme les entreprises, les emplois sont loin d être uniformes. 28
Bien que certains des emplois de la zone soient très qualifiés (notamment dans le secteur de la chimie et du commerce de gros), les employeurs ne connaissent pas de difficultés majeures pour recruter. La majorité des offres d emploi émane des activités du commerce de gros, des services administratifs, des transports et de la construction. Les personnes en activité sur la zone sont issues en majorité du bassin d emploi local (le taux de chômage de la commune est de 9%). Depuis 2010, la zone a perdu quelques entreprises et des emplois : 364 départs, pour Sun Chemical. Il est de même pour Mory Team du fait d une restructuration du groupe. 3/ ETAT D AVANCEMENT ET ETAPES DE REALISATION DES PROJETS LIES A LA ZONE D ACTIVITES 1 / La requalification de la zone Des insuffisances au niveau de la qualité de l aménagement interne ont fait apparaitre un besoin de requalification afin que le site conserve son rôle de relais et d appui économique diversifié aux franges du pôle de Roissy. On remarque que certains secteurs de la zone sont moins touchés que d autres par cette exigence de rénovation. Une étude préalable à cette requalification doit débuter au mois de mai 2012. Elle porte essentiellement sur les réseaux d assainissement et les voiries dont certaines sections sont dégradées. Les investissements sont estimés à 2,5 millions d euros par an sur 5 années. Selon le service économique de la ville de MitryMory, il n est pas attendu d augmentation significative du nombre d emplois sur la zone. L objectif est avant tout de procéder à un embellissement du site et de juguler les problèmes fonctionnels qui surviennent, notamment pour la voirie. 2 / Une extension au Nord de la zone existante La commune entame une procédure de modification de son Plan Local d Urbanisme. Le document d urbanisme devrait être opérationnel en 2013/2014. Il sera donc possible, à l avenir, d aménager une nouvelle ZAE ou une extension de la zone existante. Les superficies concernées par cette opération représentent 75 hectares. Nous ne disposons pas de la programmation du projet. Il est donc difficile dans ces conditions d élaborer des projections relatives aux emplois sur le site de l extension. Ces surfaces attisent d oresetdéjà l intérêt des acteurs de l aménagement et de l immobilier. La collectivité a déjà eu des contacts avec des opérateurs de l immobilier d entreprise. Elle affirme sa forte exigence au plan qualitatif (elle souhaite ainsi la réalisation d une zone tampon entre la zone industrielle et la future opération). Avec cette probable extension, la commune montre sa volonté d accueillir de nouveaux emplois et de nouvelles entreprises. Elle exclut une vocation unique et spécialisée et privilégie la diversité des entreprises susceptibles de s implanter sur le site, PMEPMI, activités tertiaires, sans écarter totalement des fonctions logistiques, sous réserve qu elles restent minoritaires. 29
4/ FOURCHETTES D EMPLOIS PREVISIBLES 1 / Quelles perspectives en termes d emplois? 1.1 Concernant la zone actuelle, on peut penser que sa requalification progressive permettra de la conforter, de maintenir les activités existantes voire de permettre un léger développement. Il est difficile d avancer une fourchette d évolution. Le maintien du niveau actuel n exclut pas des mouvements, des recrutements, par turnover, par mutations, et pour accompagner de nouveaux investissements industriels. 1.2 Le potentiel d extension de 75 hectares est important mais les vocations ne sont pas réellement connues. Il est proposé à ce stade d effectuer une simulation simple sur ce qui pourrait être une première tranche de 25 ha, en tenant compte du mix d activités souhaité par la commune. Ce chiffre de 25 ha nous semble le plus approprié pour une opération de cette importance. 1.3 Un scénario possible (5 à 10 ans) : Zone d activités mixtes (PMEPMI) : 8 ha Secteur d accueil d activités logistiques à forte valeur ajoutée : 10 ha Secteur d activités plus tertiaires et technologiques : 7 ha. Capacité théorique d accueil d emplois : Vocations Surface (ha) Densité emplois Effectifs potentiels Secteur PME PMI 8 60 emplois /ha 480 Secteur logistique à 10 30 emplois /ha 300 V. Ajoutée Activités plus 7 85 emplois /ha 595 tertiaires et technologiques TOTAL 25 Moyenne = 55 1375 emplois Source : ECODEV et références de densités observée base de données IAU. 2 / La nature des emplois : Dans le périmètre actuel de la ZAE, le profil des emplois devrait rester assez voisin de la situation actuelle, du moins à 5 ans. Bien entendu chaque branche d activité suit une évolution et les compétences évoluent progressivement. C est vrai dans le domaine industriel, y compris dans les PME, où l accent est mis de plus en plus sur la sécurité, la prévention des risques, la gestion environnementale et l écoconception, le contrôle de plus en plus rigoureux des process de production, la maintenance du parc machines (et en bien des cas les process sont automatisés ou robotisés). En ce qui concerne l extension, la nature des emplois futurs ne peut être réellement précisée à ce stade ; il est raisonnable de croire qu elle serait assez voisine de ce qui a pu être avancé pour SaintMard et Le MesnilAmelot, ou encore pour le secteur nord d AEROLIANS (à vocation mixte activités et logistique, selon l AFTRP). 30
CONCLUSIONS (Bilan et perspectives) Les prochaines années verront la qualité fonctionnelle et l agrément de cette zone d activités ancienne s amender de manière très sensible. Sa capacité de renouvellement interne (par exemple par densification comme cela se produit de plus en plus en première couronne) est ici d autant plus difficile que le site est contraint par les rayons de protection autour de plusieurs unités SEVESO. Le potentiel d aménagement nouveau s inscrit dans le moyen long terme ; la réalisation d une zone d accueil d activités diversifiées trouvera un intérêt et une demande pour des entreprises qui n ont pas nécessairement besoin de s implanter dans un parc d activités plus tertiaires ou technologiques. 31
FICHE DE PROJET n 3 ZONE D ACTIVITES DU MESNIL AMELOT (La Chapelle de Guivry) (Commune du Mesnil Amelot en Seine et Marne) La commune est située en limite des départements du Val d Oise et de la SeineetMarne, à une vingtaine de kilomètres au NordEst de Paris. Sa localisation proche de l aéroport Roissy Charles de Gaulle (2,5 km) explique son environnement dynamique. Ce contexte porteur sera renforcé par l extension de l Aéroport à l Est (Satellite S4 en juillet 2012) et l implantation future de la gare du Métro automatique au MesnilAmelot (horizon 20202022). 32
1 / LES OBJECTIFS POURSUIVIS A TRAVERS LA REALISATION DU PROJET La réalisation de la ZAC de la Chapelle de Guivry répond à trois objectifs : Favoriser et conforter le développement économique de la communauté de communes et du MesnilAmelot. Le Parc d Activités de la Chapelle de Guivry viendra compléter l offre en matière d implantation pour les entreprises. Deux autres zones d activités (L Orme de la Soult 4 hectares et la ZAE du Gué 32 ha ) sont déjà recensées sur le périmètre de la commune du MesnilAmelot. Le projet de la Chapelle de Guivry a pour finalité de profiter de la présence, du dynamisme et du potentiel de développement de la plateforme aéroportuaire. Améliorer la vie des habitants en offrant des opportunités d emplois, de services. Ménager les transitions paysagères entre l espace rural et les zones urbanisées. 2 / LE SITE ET SON ACCESSIBILITE A / Le site La ZAC bénéficie d un emplacement stratégique à proximité de l aéroport Roissy Charles de Gaulle. Elle est située au Nordest du village. Elle jouxte les autres zones d activités économiques déjà développées sur la commune. Cette zone sera d intérêt communautaire. Elle s étendra sur une superficie globale de 70 ha pour une surface cessible de 47 ha. Nexity, qui est l aménageur du site, effectuera un effort particulier sur l aspect qualitatif de la zone (développement durable, paysage de qualité). C / La desserte actuelle du site La «RN2» avec son embranchement sur l A104 (Francilienne) est très proche de la zone. En outre, l autoroute A1 en direction de Lille est aussi à proximité. L aéroport Roissy Charles de Gaulle est à moins de 10 minutes du site en voiture. Il est de même pour les gares RER et TGV. Des bus desservent la commune et les zones d activités économiques existantes. 3/ LA PROGRAMMATION DE LA ZAC ET L AVANCEMENT DU PROJET L état d avancement du projet Le concessionnaire poursuit le travail préalable à la réalisation effective de la zone. Cette dernière pourrait être opérationnelle (commercialisation) en 2015. Nexity prévoit un aménagement de la zone sur une durée de 15 ans. 33
4/ PROGRAMME DETAILLE L aménageur a retenu l option de distinguer 3 secteurs dans le cadre de l aménagement du site. A/ Le secteur Nord de la ZAC Cette partie de la zone a pour vocation l accueil d activités «grands comptes». Il sera dédié aux activités logistiques et industrielles. De grands distributeurs ont déjà approché Nexity pour développer leur site logistique. La proximité de l aéroport et celle de grandes infrastructures sont visiblement un atout important pour ces acteurs économiques. Le programme prévisionnel laisse apparaitre une surface de 143 500 m² SHON pour ce secteur. B/La partie centrale du projet Un centre de vie de 5 ha soit 21000 m² SHON est prévu. Il devrait offrir les services suivants : hôtel, bureaux, commerces de proximité. Le siège de la Communauté de communes et la Maison de l emploi devraient s implanter au sein de ce secteur tertiaire. C/ La zone sud du projet Cet espace est voué à l accueil d activités en compte propre. Le programme prévisionnel dévoile 70500 m² SHON pour des PME/PMI. Il semble que la demande locale soit forte pour ce type de produit. Au total, la SHON développée sur la ZAC de la Chapelle de Guivry s élèvera à 235000 m². 5/ LES FOURCHETTES D EMPLOIS PREVISIBLES Les emplois attendus sur la ZAC Nexity affiche un objectif de 50 emplois à l hectare, soit une fourchette de 2500 à 3000 emplois sur l ensemble de l opération. La programmation n est qu indicative et ne permet pas d établir une ventilation des emplois par secteur. Cependant, la réalisation du dernier tronçon de la Francilienne dans le département de la SeineetMarne et l extension vers l Est de la plateforme aéroportuaire de Roissy devraient accroître l attractivité de ce secteur géographique pour les entreprises. Le projet d implantation de la future gare du Metro automatique au MesnilAmelot fait d autre part apparaître des perspectives intéressantes pour l emploi sur le territoire de la communauté de communes et sans doute une légère poussée de l emploi tertiaire. Compte tenu de ces éléments et avec toute la prudence nécessaire, la ventilation des emplois par secteur pourrait s établir ainsi, suivant une estimation établie par ECODEV : 34
Secteurs Ratios retenus Explications Nombre d emplois Grands comptes : 1 emploi pour 250 m² 143 500/250 =574 logistiques shon (référence à Saint Mard par analogie) La zone de Mesnil Amelot développe un secteur logistique. Un bâtiment en cours de construction (50000 m² shon) devrait accueillir à terme 200 emplois. Ce bâtiment est dédié à l accueil d un grand distributeur qui développera à l avenir sa logistique pour ses magasins du Nord de l IledeFrance. La cible du secteur Nord de la ZAC étant identique, nous nous basons sur les mêmes ratios d emplois au m² shon. PMEPMI 1 salarié pour 50 m² Ratio observé en ZAE (ECODEV) Hôtellerie 1 emploi pour 5 chambres Siège de la Communauté de Communes Ratio utilisé pour un hôtel deux étoiles. Partant du principe que la capacité du site serait de 150 chambres. Bureaux 1 emploi pour 20 m² Partant du principe que les réalisations évoquées pourraient permettre la réalisation de bureaux sur 12 000 m² shon. Commerces 1 emploi pour 40 m² Réalisation de 6000 m² shon de commerces associant libre service et boutiques. TOTAL 70 500/50= 1175 150/5 =30 40 12 000/20=600 6 000/40=150 2 569 emplois Source : simulation ECODEV à partir des grandes enveloppes de programme fournies par NEXITY 35
6/ EVOLUTIONS PAR GRANDES CATEGORIES DE METIERS Si l on suit cette simulation trois grandes catégories émergent : Les emplois des PME PMI (1175), très diversifiés (en l absence d un quelconque ciblage envisageable à ce stade). Des emplois plus tertiaires, avec deux catégories principales : tertiaire à caractère public local ; activités tertiaires correspondant à l accueil de petites sociétés de services, de TPE, d entreprises de création récente, d antennes d entreprises en phase d exploration de marché ou de développement. Des emplois liés à quelques implantations logistiques (exemples possibles : grande distribution, messagerie moyenne et longue distances, activités logistiques connexes au fret aérien ou ravitaillement des appareils). CONCLUSIONS (Bilan et perspectives) L opérateur NEXITY ne manquera pas de tirer parti d une situation favorable à la périphérie Est de la plateforme aéroportuaire (complémentarités, approvisionnements). Ce projet s articule avec les autres ZAE du MesnilAmelot, qui sont actuellement entièrement commercialisées, comme la ZAE du Gué (32 ha) et l Orme de la Soult (4 ha). Il fait également référence à celles de communes limitrophes (Moussy le Neuf et Moussy le Vieux, ZAE de la Barogne ) et leur occupation (tournée principalement vers des PME). A plus long terme, l arrivée de la ligne de métro automatique pourrait constituer un atout supplémentaire. Cependant l éloignement relatif des pôles tertiaires de l Ile de France nord semble limiter les possibilités de programmes importants en ce domaine. 36
FICHE DE PROJET n 4 L ACCROISSEMENT DU TRAFIC PASSAGERS DE ROISSY CHARLES DE GAULLE 1/ DEVELOPPEURS ET ACTEURS Inauguré en 1974, l aéroport CDG est devenu aujourd hui un hub aéroportuaire de première importance au plan mondial (le second en Europe après Heathrow, 66 MPA et devançant par son trafic Francfort, 56 MPA, Madrid Barajas 48 MPA et Amsterdam Schiphol 44 MPA2). Plus de 40% des passagers sont en correspondance. ADP, propriétaire et aménageur de l emprise aéroportuaire, gère un territoire au total de 3257 ha qui s étend sur 3 départements (95, 93, 77) et 7 communes (Roissy, Tremblay en France, Le MesnilAmelot, Mauregard, EpiaislèsLouvre, MitryMory, Compans). Outre les installations aéroportuaires proprement dites et les trois terminaux, la plateforme a accueilli des hôtels, des immeubles de bureaux, des activités logistiques liées au fret aérien (et un projet commercial comme celui d AEROVILLE). Notons que les sociétés implantées sont liées à ADP par des baux de longue durée (baux à construction, baux de plus de 15 ans) et des baux commerciaux classiques 3.6.9. Plus d une centaine de compagnies aériennes y sont installées. AIR FRANCE vient largement en première position avec 51% des passagers (suivie par Easy Jet, Vueling et Lufthansa). Source : ADP 2 MPA : millions de passagers par an 37
2/ LE SITE ET SON ACCESSIBILITE : Un pôle d échange très complet et qui va se renforcer : Gare TGV : plus de 3.5 Mons passagers en 2010. RER B, plusieurs lignes de bus (gare routière) STIF/RATP, service Noctilien, CIF, Seine et Marne Express. Cars AIR France, navettes hôtelières, 6 compagnies de taxis A1, A3, A1O4 / Francilienne, assurant la connexion rapide vers A 16 (liaison améliorée par le contournement nordest de la plateforme reliant la N2 et la N 104). Des projets et réflexions en cours : Un enjeu de desserte crucial, aussi bien pour les voyageurs que pour les personnels travaillant à Roissy et alentours. Or les conditions d accès à la plateforme font l objet de critiques croissantes de la part des utilisateurs et de comparaisons défavorables avec d autres hubs mondiaux. Des améliorations importantes sont en vue : Le programme de modernisation de la ligne B (RER B nord +, 12 trains par heure et augmentation de la fiabilité, amélioration des gares), CDG Express (relance du projet), le barreau RER D/RER B, le métro automatique Grand Paris avec la création prévue de 2 gares dans l aéroport et une supplémentaire au MesnilAmelot. Le projet d une desserte TGV Roissy Picardie (Amiens). Réflexions du STIF sur l optimisation de la desserte de la plateforme par une liaison en site propre (Le Bourget CDG). Le CDT «Cœur économique Roissy Terres de France» met au premier plan l amélioration de l accessibilité aux pôles d emplois et grands équipements du territoire. 3/ L EVOLUTION DU TRAFIC AERIEN : Une croissance soutenue depuis 20 ans : de 23 MPA en 1990 à près de 60 MPA atteints en 2008. Le trafic de l année 2010 (ADP) : 58.2 MPA (Variation 2010/2009 : + 0.4%). Estimation pour 2011 (ADP) : 61 MPA ; la reprise amorcée en 2010 se confirme en 2011. Les mouvements évoluent à un rythme moindre : on compte en effet plus de passagers par mouvement. En 2010 : 491 933 mouvements ( 6 % par rapport à l année 2009). L emport moyen suit en effet une hausse régulière depuis plus de 20 ans avec l augmentation de capacité des appareils. Il est passé de 102 en 2000 à 123 passagers actuellement et pourrait atteindre 131 en 2015. A Heathrow, l emport moyen dépasse 140 passagers. 38
La croissance de l activité des compagnies «low cost» (20% du marché, forte présence d Easy Jet et de Vueling à Roissy CDG) contribue à augmenter les taux de remplissage. AIR France envisage également de se positionner sur ce marché en développement. Les prévisions d emplois sont fortement liées aux prévisions de trafic passagers Dans son Contrat de Régulation Economique (CRE) ADP envisage une croissance moyenne annuelle de 3.2% par an (suivant en cela un scénario de «prudence») pour la période 2010 2015. Ce taux marque une certaine reprise mais reste bien en deçà des tendances des 20 dernières années ; ADP prend en compte les incertitudes sur le rythme de reprise de la croissance, l évolution de la demande en transports aériens et la hausse du prix des carburants. Le rythme serait un peu plus soutenu après 2015, de 3.8% par an pour la période 2015 à 2020. ADP estime que la progression des longs courriers tirera plus fortement la demande et que Roissy CDG bénéficie sur ce segment de marché d un positionnement favorable. Par conséquent, la prévision de trafic s établirait en 2020, à 82.7 MPA Source : ADP, CRE 2011 2015 dossier de consultation publique. Notons que le texte du document indique 3.2 % (et non 3.5 % indiqués dans le tableau). 4/ LES EMPLOIS ACTUELS DE LA PLATEFORME ROISSY CDG L Observatoire des métiers, de l emploi et de la formation d ADP permet d obtenir une connaissance précise des emplois de la plateforme et de leur répartition par grande fonction ou secteur d activité. 2008 2009 Effectifs 89 794 85 600 emplois Evolution en % 4.9 % Sources : ADP (recensements et CRE) 2010 86 000 +0.5% 2011 88 450 (estimation) + 2.8% 39
La structure actuelle des emplois (voir brochure ADP 2010) Secteur d activités 2008 2009 2010 47.8 % 49.9% 48.4% Transports aériens 16.5 15.8 16.9 Services aéroportuaires 9.3 10.5 11.2 Commerces hôtellerie restauration 5.3 5.7 6 Sûreté sécurité 5.5 5.6 5.5 Services publics 12.6 10 9.5 Fret Messagerie Transports terrestres 3 2.5 2.5 Autres Source : ADP, l emploi à l aéroport Paris Charles de Gaulle, recensements de 2009 et 2010 Les principaux employeurs : une forte concentration, car sur les 700 entreprises présentes, on dénombre 9 établissements de plus de 1000 salariés représentant 57.5% des effectifs. Les principaux employeurs : AIR France : plus de 35 000 emplois, le siège, personnels navigants et au sol ; et la maintenance. De loin le premier employeur (environ 40% des effectifs). ADP : 3 500 salariés à Roissy sur 6 000 au total. La Direction des Douanes (environ 1 200) La Direction de la Police des Frontières, Les Armées (environ 1 500 pour les deux). SERVAIR (restauration aérienne), plus de 9 000 emplois dans le monde, 2 860 à Roissy CDG. ICTS : sureté aérienne et aéroportuaire, 2 875 salariés, avec un fort pourcentage de temps partiels. FEDEX (fret express) : 2 300 salariés. Société de distribution aéroportuaire : elle exploite les surfaces commerciales, 1 000 salariés environ. ACNA : filiale de SERVAIR, pour le nettoyage des avions (1 013 salariés). Source ADP et recherches ECODEV Et bien d autres : AELIA/ LS Travel Retail (gestion des commerces des magasins duty free), qui embauche pour les autres enseignes commerciales (sauf quelques unes comme Relais H) ; EASY JET (nouvelle base : 150 emplois, à actualiser) ; Europe Handling (Manutention fret, service de piste, services aux passagers) ; SECURITAS (inspection, filtrage, sureté), BRINKS (contrôle, sureté), ICTS (sureté, contrôle). 40
4/ LE PROJET DE DEVELOPPEMENT. ETAPES DE REALISATION Le 2ème contrat de régulation économique (2011/ 2015) constitue le document de référence. Les infrastructures aéroportuaires : les capacités de développement du trafic passagers Le projet à court terme : le satellite S4 se traduira par une capacité en passagers supplémentaires et permettra d atteindre le potentiel d accueil de 82 millions de passagers. Mais il va également entrainer de nouvelles surfaces commerciales (3300 m² de surfaces en commerces et barsrestaurants, l objectif étant d améliorer très significativement la qualité de service et l agrément des passagers). Ouverture prévue en juillet 2012. Autre intérêt, le terminal S4 va permettre de rénover le terminal 2B, d effectuer des changements dans l occupation du terminal 2E, le terminal 2F deviendra complètement dédié à la desserte de l espace Schengen. Toutes ces modifications vont s effectuer sans que la capacité transport voyageurs de l aéroport ne soit freinée. A terme, toute l activité d Air France va être regroupée à l est de la gare TGV. Satellite S4 : sa mise en service portera la capacité actuelle de 71.8 MPA à + 7.8 MPA (longs courriers), soit 79.6 MPA. Il inclut : 3 300 m2 de commerces et bars/restaurants ; un «espace musées», exposant des œuvres originales prêtées par les musées parisiens. 15 postes d inspection filtrage Un chantier important : 1 500 emplois équivalent temps plein sur 4 ans, 40 titulaires de lots, 300 soustraitants. Livraison du bâtiment : 2ème semestre 2012 A plus long terme, ADP envisagerait la réalisation d un quatrième terminal T4, qui prendrait place à l est de la plateforme. L échéancier n est pas arrêté. Vers 2025? Les projets commerciaux (hors Aéroville)3 L offre commerciale s enrichit : Ouverture en cours de 4 500 m² d un espace commercial de luxe entre les terminaux 2 A et 2 C, avec les enseignes les plus prestigieuses (PRADA, HEDIARD, GUCCI.), renforcement des boutiques duty free (AELIA / LS Travel Retail qui exploite déjà environ 200 commerces). «La galerie parisienne» est entrée en service en 2008 (S3). Et le S4 apportera une offre nouvelle. Le programme hôtelier est évidemment en lien très direct avec la progression du nombre de passagers aériens. Mais le développement des congrès et des salons et expositions exercent de son côté un impact très sensible. La plateforme de Roissy totalise actuellement 1 954 chambres, en incluant l extension de l IBIS. Le besoin est estimé en moyenne par ADP à une centaine de chambres 3 Ce projet est inclus dans le calcul du ratio ADP mais il fait aussi l objet d une fiche projet (page 81). 41
supplémentaires chaque année. Avec les opérations engagées, le parc hôtelier de Roissy CDG dépasserait 2 800 chambres d ici 2015. Ces éléments sont détaillés dans la fiche n 12 sur l extension de la zone hôtelière de Roissy. 5/ FOURCHETTES ET RATIOS D EMPLOI : Des prévisions de trafic aux prévisions d emplois Le ratio couramment utilisé par ADP est actuellement de 1450 emplois par Million de Passagers par an (confirmé par l étude récente du BIPE). Notons que ce ratio est en légère baisse depuis 10 ans environ. Ce même ratio est de 1100 emplois à Orly (ADP/BIPE), moins équipé en hôtels et bureaux sur sa propre emprise. Quelques comparaisons internationales : il est plus proche de 1000 emplois par Million de Passagers dans les références anglaises, et à Schiphol. Explication de cette différence : surtout l ampleur de l emprise foncière qui a permis l accueil de fonctions tertiaires et hôtelières dans une plus forte proportion sur le site même. Mais le mode de calcul diffère avec les aéroports londoniens (pour Heathrow, on ne retient que les emplois directement liés à l activité aérienne, en excluant hôtels, location de bureaux à des sociétés extérieures). Source : ADP, le ratio Emploi / trafic passagers est passé de 1700 emplois / MPA en 1990 à un peu moins de 1400 en 2000, puis après une nette remontée, se stabilise ces dernières années entre 1450 et 1500. 42
Prévision d emplois 20102020 par application du ratio ADP et des prévisions de croissance du trafic passagers Vocations TCAM Trafic 2010 Trafic passagers Emplois supplémentaires 58.2 MPA 2010 / 2015 + 16% (+ 3.2% sur 5 ans) 67.5 2016 / 2020 + 19% (+ 3.8% sur 5 ans) 81.4 + 13 485 + 18 850 (hausse n MPA x 1450) Emploi total 86 000 99 485 Source : calcul effectué d après les indications CRE/ ADP 118 335 Le gain total s établit ainsi pour cette période de 10 ans à + 32 335 emplois directs, avec un ratio constant. Cette hypothèse repose sur des prévisions de trafic favorables pour la seconde période. La politique de diversification (immobilier d entreprises, hôtels, nouveaux commerces ) dont les effets sont sensibles par paliers en fonction des investissements les plus lourds pourrait compenser l affaiblissement possible de la corrélation entre les millions de passagers supplémentaires et les créations d emplois. Une seconde simulation moins favorable en utilisant les mêmes prévisions de trafic mais avec un ratio décroissant pourrait donner le résultat suivant : Vocations Taux de croissance annuel moyen du Trafic Trafic passagers Emplois supplémentaires 2010 2010 / 2015 + 16% (+ 3.2% sur 5 ans) 2016 / 2020 + 19% (+ 3.8% sur 5 ans) 58.2 MPA 67.5 + 12 555 81.4 + 17 375 (ratio 1350) (ratio 1250) 98 555 115 930 (hausse n MPA x 1450) Emploi total sur la plateforme 86 000 Dans cette seconde hypothèse, le gain total pour la même période s établit à + 29 930 emplois et l effectif d ensemble passe à près de 116 000 emplois (une progression encore de près de 35%). Une modération des prévisions de trafic aurait bien entendu un impact plus significatif sur l évolution des emplois (par exemple : un taux de croissance moyen du trafic de 2.5% par an sur 10 ans combiné à un ratio de 1350 emplois par MPA + = un gain de 19 642 emplois). 43
6/ EVOLUTIONS PREVISIBLES PAR GRANDES CATEGORIES DE METIERS : Une approche plus qualitative : Le recensement annuel des emplois de l aéroport effectué par ADP souligne très clairement les grandes caractéristiques de la structure des emplois : Une majorité d emplois détenus par des hommes (62%). Un fonctionnement en horaires décalés à 75%. Des actifs relativement jeunes : 70 % ont moins de 45 ans (mais 6% seulement moins de 26 ans). Une proportion assez modeste de cadres (11%), présents surtout dans les services publics, les télécoms (ingénieurs), les assurances, la maintenance. 56% ont un statut d employé, 6% d ouvriers, 25 % d agents de maitrise. L essentiel des emplois : en CDI à 96%. Les métiers liés à la fonction accueil restent essentiels pour la qualité de services aux passagers ; soulignons le rôle clé de l agent d escale, titulaire au minimum d un BAC, plutôt d un BTS tourisme, ou DUT techniques de commercialisation, ou mieux encore cursus suivi à l ESMA, Ecoles des Métiers de l aérien, à Chessy (77) et à Mauguio Montpellier (34). Les services aéroportuaires sont en progression (services d appui et assistance aux compagnies aériennes, approvisionnement, dégivrage ). Ce sont des métiers techniques d une qualification «moyenne», voir plus renforcée (du BAC Pro au DUT et plus). Pour la maintenance aéronautique : du Bac Pro MSA au BTS aéronautique et à des licences spécialisées. Des écoles spécialisées délivrent des certificats reconnus en fonction des normes européennes et internationales (OACI).4 Sûreté : avec la mise en vigueur du nouveau dispositif de contrôle, il y aura moins de personnel pour les passagers en transit. IFU : inspection filtrage unique (l agent de sureté effectue les contrôles des passagers, des équipages, des personnels à l entrée des zones réservées sureté). Hôtesses au sol (enregistrement et embarquement) ; développement rapide des etickets et du «drop off» des bagages. Simplification de l enregistrement, donc beaucoup plus rapide et moins de personnel à très court terme. Hôtels : développement des 3 à 4 étoiles ; davantage d activités de séminaires + «banketing» (donc plus denses en emplois). Compte tenu de la clientèle d affaires et tourisme international : 3 langues en général (selon direction du groupe ACCOR).5 Commerces et restauration : en nette progression. Boutiques Duty free : on demande des conseillers de vente «ambassadeurs», niveau Bac à Bac + 2, ayant le plus souvent une expérience de la vente et des références dans la filière luxe (formation commerciale de type BTS ; anglais, allemand, espagnol ou une «langue rare» russe, japonais, chinois, ). 4 Indications des fiches de métier d AIREMPLOI. Ces métiers seront développés dans l analyse des grandes filières stratégiques. 5 Ces profils seront développés dans la fiche sur le Développement du pôle hôtelier de Roissy. 44
Les emplois indirects (soustraitance) ; étude BIPE + CRE. Selon l étude du BIPE, les emplois indirects s élèvent à 49 684 (soit 58 % des emplois directs pour l année 2010).6 Ces emplois correspondent à l activité des fournisseurs directs de toutes les activités présentes sur la plateforme. Ces fournisseurs sont majoritairement implantés en Ile de France ; il est cependant difficile de les localiser précisément, sauf pour les plus importants et réguliers dans leurs prestations. La gamme des métiers représentés est évidemment très large, de métiers très techniques et qualifiés à ceux qui ne requièrent que des qualifications modestes. Notons une exigence particulière pour les personnels toutes catégories amenant à travailler dans l enceinte sécurisée, celle de présenter un casier judiciaire vierge. Mieux les connaître permettra aux acteurs de l emploi et de la formation d élargir l éventail des opportunités et sans doute aussi de mettre en évidence des points communs avec les «emplois directs». CONCLUSIONS (Bilan et perspectives) Tendances d évolution de l activité aérienne à moyen terme : Rayonnement croissant du hub Roissy CDG, et une orientation de plus en plus tournée vers les longs courriers (vols intercontinentaux), mais aussi les vols «low cost». Potentiel de développement (capacité d accueil des vols : S4 / T4), mais des limites à long terme (réflexions récurrentes autour du 3 aéroport, contraintes environnementales renforcées). Autres facteurs plus exogènes : concurrence internationale, aéroports des émirats et des pays émergents, impact de la taxe CO². Tendances d évolution des emplois globaux du site : En 2015, selon les prévisions indiquées, les effectifs de la plateforme pourraient approcher les 100 000 emplois. A l horizon 2020, cet effectif passerait à près de 120 000, ce qui correspond à une «hypothèse haute». Différents facteurs peuvent venir tempérer ces résultats. Nous retenons à ce stade une fourchette de 20 à 30 000 emplois supplémentaires. Evolution des gains de productivité et ses étapes liées aux process d informatisation, de rationalisation. Avec parfois des innovations (comme le «lavage à sec» des appareils). Dans le domaine aérien (personnel au sol), on observe déjà un tassement des recrutements (Air France). C est sensible également dans le domaine du fret, avec l optimisation des processus opérationnels dans les entrepôts dédiés à la réception et expédition des marchandises (constat ADP). Recours massif à la soustraitance (externalisation de fonctions techniques, mais aussi administratives) entraînant une moindre visibilité, une certaine fragmentation du marché de 6 Ces emplois indirects sont estimés à partir des coefficients d échanges intersectoriels utilisés dans les Comptes de la Nation. 45
l emploi pour les salariés, mais les principaux employeurs coopèrent (par leurs filiales communes). Des préoccupations persistantes en matière de recrutement : La question des déplacements en transports en commun (dominante d horaires décalés). La question du logement dans un rayon proche pour les employés les plus modestes. 46
FICHE PROJET n 5 LES PROJETS IMMOBILIERS DE LA PLATEFORME CDG 1/ DEVELOPPEURS ET ACTEURS ADP, propriétaire et aménageur de l emprise aéroportuaire, gère un territoire au total de 3257 ha qui s étend sur 3 départements (95, 93, 77) et 7 communes (Roissy, Tremblay en France, Le Mesnil Amelot, Mauregard, MitryMory, Epiais lès Louvre). Outre les installations aéroportuaires proprement dites, la plateforme a accueilli des immeubles de bureaux, des activités logistiques liées au fret aérien, des hôtels, et un projet commercial comme celui d AEROVILLE. Selon une logique de diversification, ADP s appuie sur l intérêt porté par les entreprises fortement utilisatrices des lignes aériennes, à proximité immédiate des aérogares. Situation actuelle (le parc existant) Selon ADP, ROISSYPOLE totalise 216 000 m² bureaux (dont le Dôme : 36000 m², AERONEF : 5000 m², continental Square 1 et 2 : 47 000, Roissytech : 11 000 m²) et 68 000 m² d hôtels (ADP). 2/ SITE ET ACCESSIBILITE : Les zones d accueil de bureaux comportent plusieurs composantes : Roissytech : services (ADP, pôle emploi, agences d intérim, médecine du travail, RIE, quelques entreprises du transport aérien, transitaires). Roissypôle (GE Real Capital Real Estate France) : il faut distinguer deux secteurs Roissypôle ouest, avant tout une zone technique : navigation aérienne, central téléphonique, centrale thermo frigo électrique, pôle administratif (ADP, PAF, Douanes ) et la nouvelle Cité du Personnel Navigant. 47
Roissypôle est, qui est le quartier d affaires international (bureaux, hôtels). Siège du groupe AIR France KLM, immeuble de bureaux (dont le Dôme), pépinière d entreprises. La desserte actuelle du site : Un pôle d échange très complet et qui va se renforcer : le hub aéroportuaire (plusieurs centaines de destinations moyens et longs courriers) Gare TGV : plus de 3.5 Mons passagers en 2010, 60 trains par jour. RER B, lignes de bus STIF/RATP (30 lignes de bus au total), navettes des hôtels, taxis Métro automatique de la plateforme CDG Val. A1, A3, A1O4 / Francilienne, périphérique sud de la plateforme, «contournement nord» (Francilienne). Les améliorations prévues : Des projets et réflexions en cours : Un enjeu de desserte crucial, aussi bien pour les voyageurs que pour les personnels travaillant à Roissy et alentours. Or les conditions d accès à la plateforme font l objet de critiques croissantes de la part des utilisateurs. Des améliorations en vue : Le programme de modernisation de la ligne B («RER B nord +», 12 trains par heure et augmentation de la fiabilité, amélioration des gares), CDG Express (relance du projet), le barreau RER D/RER B, le métro automatique Grand Paris avec la création prévue de 2 gares dans l aéroport et une supplémentaire au MesnilAmelot. Le projet d une desserte TGV Roissy Picardie (Amiens). Réflexions du STIF sur l optimisation de la desserte de la plateforme par une liaison en site propre (Le Bourget CDG). 3/ ETAPES DE REALISATION Il s agit de la poursuite d un ensemble de programmes immobiliers engagés depuis plus de 20 ans. Le besoin estimé en moyenne à 5 000 m² de bureaux par an, les besoins d Air France inclus ; cela correspond selon ADP à une progression de 250 emplois nets par an. 7 Ce rythme se trouve plutôt en baisse (il était de 8 000 m² /an jusqu à ces dernières années) en raison de la conjoncture économique générale. 7 ADP utilise le ratio d un emploi pour 20 m² de bureaux. 48
4 / PROGRAMME DETAILLE : Les informations suivant ont été communiquées lors de nos entretiens avec ADP. Les programmes en cours et prévus : Les programmes en cours de réalisation : Continental Square 3 (en cours) : 12 600 m² ( immeuble ALTAI) ; 15 000 m² prévus pour 2015. Soit, schématiquement 15 000 m² tous les trois ans (indications ADP). Roissy Tech : un projet, dont la nature exacte n est pas encore précisée devrait voir le jour à proximité d Aéroville. Il s agirait d un ensemble commercial : un Retail Park, complémentaire d AEROVILLE, avec par exemple un magasin FNAC, des concessionnaires automobiles, un hôtel économique (c est une catégorie déficitaire). Roissypole restera la principale zone de développement des bureaux avec un potentiel de 150 000 m², soit une possibilité de progression de 70% du parc actuel. La nécessité d accompagner le développement des activités liées au transport (maintenance, catering, nettoyage, etc. ) va conduire à les regrouper progressivement ; ceci passe par un développement à l est de la plateforme, plutôt sous forme de locaux d activités, d entrepôts et locaux mixtes. Il existe encore des réserves foncières à l Est (Compans : implantation d un entrepôt sécurisé de AELIA pour approvisionner les commerces duty free). Audelà : l extension envisagée à moyen terme de la ZAE MitryMory semble intéresser également ADP. 5/ FOURCHETTES D EMPLOI PREVISIBLES : L utilisation du parc tertiaire n est pas connue dans le détail. On estimera que l emploi actuel dépasse les 10 000 personnes (avec le siège d AIR France KLM). D ici 2015, les programmes immobiliers engagés ou prévus (27 600 m²) se traduisent par un potentiel d accueil de 1380 emplois supplémentaires. A l horizon 2020/ 2022 : la poursuite d un rythme comparable de production de l offre tertiaire permet d atteindre 30 000 m² supplémentaires (soit 1500 emplois). Les programmes des zones techniques et zones de fret ne sont pas inclus (voir fiche séparée). 49
Perspectives d emploi pour l immobilier tertiaire Surface m² SHON 12 600 m² 15 000 m² Continental square 3 Autres programmes (2015) 30 000 m² Programmes futurs (2015 2022) TOTAL 57 600 m² Source : ADP, service Immobilier Emplois (ratio 1 emploi /20 m² SHON) 630 1 380 750 1500 2 880 6/ EVOLUTIONS PAR GRANDES CATEGORIES DE METIERS : Les utilisateurs de Roissypole : Ils sont en majorité très liés à l aéroportuaire : Air France, SERVAIR (transfert partiel depuis Montreuil des activités support), loue 5600 m². Egalement des sociétés d ingénierie des transports, de conseil, de travaux publics, des gestionnaires de platesformes pétrolières, qui effectuent des déplacements très fréquents à l international (avantage du gain de temps souvent dans des situations d urgence). Egalement le secteur informatique (sociétés de rayonnement international), la logistique des flux (spécialistes de la supply chain management). D autres se rattachent au secteur santé publique (service de vaccination d Air France) et humanitaire (gestion logistique des crises, catastrophes) On compte encore assez peu de sociétés de commerce international (plutôt à Paris Nord 2). D une manière générale, des emplois très qualifiés d ingénieurs, experts conseil, et de commerciaux et technico commerciaux. Des cadres jeunes, originaires de toute la France. Le cas du siège d AIR France diffère toutefois (poids des fonctions de gestion administratives, financière, ressources humaines.). Les profils des métiers seront affinés en phase 2 et 3. CONCLUSIONS (Bilan et perspectives) Un potentiel foncier encore très important. Le développement tertiaire : un marché assez ciblé vers des profils spécialisés d entreprises (en réalité c est un peu plus ouvert ). Progression des commerces : plutôt orientée vers le «haut de gamme», le luxe. Renouvellement et extension des zones de fret : la croissance des emplois est atténuée par des gains importants de productivité et des économies d échelle. Poursuite à long terme de la stratégie immobilière de diversification? Un pôle tertiaire à terme limité (plafonnerait vers 300 000 m² à 350 000 m² de bureaux) plus par le marché que l espace disponible? La pression forte de la demande hôtelière 50
pourrait exercer une concurrence pour les meilleurs emplacements, c est à dire les plus directement desservis. Pour le volet tertiaire : des compétences élevées, beaucoup de cadres, de techniciens spécialisés? Mais aussi c est le siège de sociétés de nettoyage, de sécurité et catering (SERVAIR) où sont comptabilisés les effectifs (qui interviennent sur différents «chantiers»). L essentiel de l emploi reste lié à l activité aérienne (50%), aux installations techniques aéroportuaire et au fret (10%) ; voir les fiches correspondantes. 51
FICHE DE PROJET n 6 L ACCROISSEMENT DU TRAFIC FRET DE ROISSY CDG 1/ DEVELOPPEURS ET ACTEURS Premier carrefour multimodal d Europe continentale, premier aéroport européen en termes de capacité aéroportuaire et deuxième en termes de trafic passagers, l aéroport ParisCharles de Gaulle s étend sur une surface de 3 257 ha. Situé à 25 km au NordEst de Paris et ouvert 24h/24, l aéroport ParisCharles de Gaulle est notamment doté de : 2 doublets de pistes permettant de traiter 115 atterrissages/décollages par heure ; 3 terminaux passagers ; 300 hectares dédiés au fret ; 75 km de voies de circulation avions ; 200 ha d aires de stationnement avions ; 1 gare ferroviaire TGV permettant des correspondances train/avion. 2/ SITE ET ACCESSIBILITE : Un pôle d échange très complet et qui va se renforcer : Gare TGV : plus de 3.5 Mons passagers en 2010. RER B, plusieurs lignes de bus STIF/RATP, navettes, taxis A1, A3, A1O4 / Francilienne Projets et réflexions en cours : Barreau RER D/RER B : Création d une nouvelle branche du RER D, reliant la gare RER D de VilliersleBel Gonesse Arnouville à la gare RER B du Parc des Expositions de Villepinte, avec ouverture d une nouvelle gare à Gonesse. Mise en service prévue en 2020. CDG Express : Liaison directe entre la gare de l est et Roissy CDG. Mise en service prévue pour 2016 dépend du projet «RER B Nord +». Le projet de RER B Nord + : restructuration de la ligne afin d en améliorer l exploitation (12 trains par heure et augmentation de la fiabilité). Le métro Grand Paris avec la création de 2 gares dans l aéroport et une supplémentaire au MesnilAmelot. Projet d une desserte TGV Roissy Picardie (Amiens) par la création d une ligne nouvelle de moins de 10 km reliant la LGV d interconnexion à la ligne classique Amiens Creil Paris. Mise en service horizon 2020. Mise en place de trains au départ de Creil pour atteindre Roissy CDG. Réflexion du STIF sur l optimisation de la desserte de la plateforme par une liaison en site propre (Le Bourget CDG). 52
3/ L ACTIVITE DU FRET A ROISSY CDG La surface des bâtiments liés au fret et ayant une proximité immédiate avec les aires aéronautiques est d'environ 500 000 m² et 76 postes avions sont dédiés à cette activité. La zone de fret se divise en deux grandes zones géographiques : La zone sudouest qui comprend les activités du groupe Air France KLM au sein de la gare G1XL, 3 gares de fret gérées par Aéroports de Paris, le hub postal qui regroupe le Centre d'exploitation de Chronopost, La Poste ainsi que le centre de traitement du courrier international, les installations des principales sociétés d'assistance Fret et les centres de logistiques de SOGAFRO et Roissy SOGARIS, abritant plus d'une centaine de sociétés spécialisées dans le traitement du fret. La zone NordOuest qui accueille le hub européen de Fedex, ainsi que la zone de maintenance avions d'air France. La composition de ces zones de fret (bâtiments et infrastructures) s'articule autour de trois fronts, et permet une répartition homogène des activités. Ceci provient du fait que, suivant la fonction des bâtiments, ils sont généralement implantés plus ou moins loin des aires de trafic. Le premier front physique comprend l'ensemble des bâtiments à cheval sur la frontière zone publique/zone réservée : Le premier front actif, se compose de l'ensemble des bâtiments possédant un accès en zone réservée, et traite du fret aérien en liaison directe avec les avions. Ce premier front regroupe l'ensemble des compagnies aériennes, expressistes et agents de Handling. Aéroports de Paris a réalisé et mis en service en 2007 sur l'aéroport de ParisCharles de Gaulle une gare de fret d'une superficie de 22 000 m². Elle permet de traiter environ 140 000 tonnes de fret par an. Le premier front passif se compose du reste des bâtiments du premier front physique, et l'ensemble de ces installations n'est pas en lien direct avec les avions. Le second front est l'ensemble des installations traitant du fret qui n'est pas chargé directement à bord des avions et situé intégralement en zone publique. Le fret traité dans ces bâtiments passera donc d'abord par une installation du premier front actif avant d'être chargé à bord d'un avion. Le troisième front est constitué de l'ensemble des bâtiments de service qui s'est développé en zone de fret. La stratégie du fret sur l aéroport de ParisCharles de Gaulle s articule autour de deux axes : l accompagnement de la croissance du trafic du fret express au travers notamment de la poursuite de l extension du hub de FedEx (4 postes avions supplémentaires); le renforcement du positionnement de la plateforme comme leader européen du fret grâce à la reconquête, en tant qu'investisseur sur de nouveaux projets. En 2010, le tonnage de fret et poste pour les aéroports ParisCharles de Gaulle et Paris Orly s élevait à 2 501 685 tonnes avec une capacité annuelle de traitement pour Charles de Gaulle de 3,5 millions de tonnes. En 2011, ce tonnage a diminué puisqu il passe à 2 405 622 tonnes (dont 2 300 064 tonnes pour Roissy et 105 558 tonnes pour Orly). La crise joue à plein dans ces résultats à la baisse. 53
Cependant, malgré cette légère baisse Roissy demeure la plateforme européenne la plus importante en volume de fret devant Francfort (2 251 618 tonnes), Stansted, au nord est de Londres (203 830 tonnes), Amsterdam Schiphol (1 549 586 tonnes), 4/ LE PROJET DE DEVELOPPEMENT. ETAPES DE REALISATION Le Contrat de Régulation Economique pour la période 20112015 est très explicite et déclare que la politique de développement immobilier d Aéroports de Paris en fret et logistique s articulera autour de 3 axes complémentaires : restructuration des espaces de la zone de fret existante : 17 ha peuvent muter à moyen terme pour la création d une offre de premier front actif, dont une nouvelle aérogare de fret banalisée et l extension des capacités existantes (pour un total de 23 000 m² ; en fonction de l état de la demande), et passif (pour une capacité potentielle de 34 000 m²) ; ces produits seront prioritairement affectés au redéploiement des activités de premier front des transitaires et handlers déjà basés ; aménagement et développement de la réserve immobilière de 12 ha en zone de fret 56 : les produits implantés (pour une capacité potentielle de 35 000m² d aérogares frontières) seront majoritairement situés en premier front passif et second front, pour répondre aux besoins des activités de transitaires, de stockage courte terme de pré et postacheminement des handlers basés ; études et investissements permettant le développement futur de l offre immobilière pour permettre le développement de FedEx et l accueil de nouveaux opérateurs en particulier dans le cadre du projet CAREX ; en effet, la reprise de la croissance organique des échanges sur le moyenlong terme, notamment du faisceau asiatique, mais aussi la dynamique propre à CAREX, devraient générer de nouveaux besoins (CRE). GB3 5/ AVANCEMENT ACTUEL DU PROJET Fin 2012, au cœur de la zone de fret est prévue la livraison d une nouvelle gare qui totalisera 13 500 m² d'entrepôts, 4 300 m² de bureaux et disposera d'un parc de stationnement sur quatre niveaux d'une capacité de 500 places. Elle sera certifiée HQE. En accès direct aux pistes et aux soutes avion, cette gare sera dédiée à deux opérateurs de dimension mondiale : le 54
logisticien Kuehne+Nagel et WFS. Elle générera environ 3008 emplois sur le site. Sa capacité de traitement de fret sera d environ 100 000 tonnes. 6/ FOURCHETTES ET RATIOS D EMPLOI Les perspectives relatives au fret aérien : On recense sur la plateforme aéroportuaire 86 000 emplois (données ADP), le Contrat de Régulation Economique avance que 10% de l ensemble de ces emplois sont affectés à l activité du fret et de la messagerie. Secteur d activité 2008 Fret messagerie 12.6 % Source : recensements annuels ADP 2009 10 % 2010 9.5% 2011 10% La part des emplois du fret a tendance à régresser depuis 2008 dans la répartition globale des emplois de la plateforme. Ce secteur totalise donc approximativement 8 600 salariés. Concernant les perspectives du fret, plusieurs données sont à retenir : 2 300 000 tonnes de fret traitées à Roissy en 2011 ; ratio de 1 emploi pour 350 tonnes (tendance observée à Roissy) ; le fret enregistre une croissance moyenne de 4% par an, donc 20% au bout de 5 ans. 20% du volume fret total (2 300 000 tonnes) équivaut à 460 000 tonnes. 460 000 divisé par 350 équivaut à 1 314 emplois fret supplémentaires (emplois directs) sur une période d environ 5 années. Ces résultats, fruits d une projection mécanique, peuvent être discutés. La baisse d activité de 8% de la plateforme de Roissy, pour les trois premiers mois de l année 2012, est à ce titre révélatrice d une certaine fragilité de l activité dans ce secteur. C est pourquoi, il est proposé d imaginer un scénario avec une croissance moyenne par an plus faible (1.5% par an au lieu de 4%) et donc de 7.5% au bout de 5 ans. Volume fret 2011 Ratio (observé Croissance du nb à Roissy) de salariés sur 5 ans 2 300 000 tonnes 1 emploi/350 Scénario 1 + 1 314 salariés tonnes 2 300 000 tonnes 1.5% 1 emploi/350 Scénario 2 + 492 salariés tonnes Sources : Contrat de Régulation Economique 20112015 ADP, Ecodev Conseil 8 Croissance moyenne/an 4% Sources : ADP, Kuehne + Nagel, Worldwide Flight Services. 55
Le différentiel d emplois entre les deux scénarios est de 822 salariés. La croissance reste positive car on peut espérer un effet de report du volume fret de l aéroport de Francfort vers la plateforme de Roissy, en raison de l interdiction des vols de nuit sur l aéroport allemand. De même, les pays émergents sont moins touchés que l Europe par la crise. Ils sont toujours demandeurs d échanges et à ce titre peuvent contribuer à soutenir l activité du fret aérien. 7/ EVOLUTIONS PREVISIBLES PAR GRANDES CATEGORIES DE METIERS : Les emplois du fret et de la messagerie sont parmi ceux où la surreprésentation masculine est la plus importante (76% sont des hommes). Beaucoup de ces emplois sont en horaires décalés ce qui cristallise plus encore les problématiques d accessibilité à la plateforme par les transports en commun. Le secteur du fret messagerie est celui qui comptabilise la plus forte proportion d ouvriers (plus de 4 fois supérieure à la moyenne). Les métiers du fret aérien : Bagagiste tractoriste, bagagiste tris correspondance, Chauffeur chargeur (sans condition de diplôme) ; Agent de piste assistant avion ; magasinier cariste fret, manutentionnaire trieur (CAPBEP général et industriel) ; Agent de sûreté poste inspection filtrage (BEP général ou industriel) ; Agent de fret, agent de trafic fret (BAC) ; Agent de transit (BAC pro, BAC +2) Le commis en douane (sans condition de diplôme, CAPBEP). CONCLUSIONS (Bilan et perspectives) Tendances d évolution de l activité aérienne à moyen terme : Les projets d ADP pour le fret marquent la volonté de confirmer la place de Roissy comme plateforme numéro 1 dans ce secteur. Cette montée en puissance facilitée par les gains de productivité (et le développement de nouvelles surfaces dédiées au fret), notamment par l optimisation des processus opérationnels dans les entrepôts dédiés à la réception et expédition des marchandises (constat ADP), provoque un tassement (déjà observé) des recrutements (chez Air France notamment). Le maintien des vols de nuit estil considéré comme acquis durable face aux nuisances que subissent les résidents limitrophes de l aéroport? L interdiction récente des vols de nuit sur l aéroport de Francfort décidée par la justice allemande pourraitelle influencer les tribunaux français? Enfin, il est urgent d intégrer la question des déplacements en transports en commun, mais aussi la question du logement dans un rayon proche, comme des éléments constituant des obstacles à l embauche. 56
FICHE DE PROJET n 79 DEVELOPPEMENT DU HUB DE FEDEX 1/ LES DEVELOPPEURS ET ACTEURS Implanté en France depuis 1993, Fedex prend la décision en 1996, de construire son centre de tri européen à RoissyCharles de Gaulle afin de pouvoir répondre au développement de son activité en Europe. Inauguré le 27 septembre 1999, le hub de RoissyCharles de Gaulle est aujourd'hui le plus grand hub de Fedex hors des EtatsUnis. Avec ce centre de tri et d'aiguillage, Fedex a pu renforcer son service de livraison porteàporte rapide dans les grandes villes européennes et répondre ainsi aux entreprises qui portent un intérêt croissant à ce type de service. Dans ce contexte, Fedex s'est fixé un objectif ambitieux : devenir le transporteur express préféré des européens pour les envois internationaux de colis sur les principaux marchés en EMEA (Europe, MoyenOrient et Afrique). Les 77 000 m2 d'installations permettent d'améliorer l'interconnexion pour les clients de Fedex, en assurant des livraisons à destination, en provenance et à l'intérieur de l'europe, du MoyenOrient, de l'afrique et de l'asie. Le hub de RoissyCharles de Gaulle centralise le transit et la redistribution des colis à travers l'europe et le monde entier, soit vers 215 pays. Il est la porte d'entrée en Europe des colis enlevés chez les clients du monde entier. C'est également la porte de sortie des expéditions européennes en partance pour le monde. Dans le cadre de cette implantation à Roissy, Fedex a scellé des partenariats efficaces avec le gouvernement français, ADP et les autorités douanières. Fedex a également établi d'importantes relations avec les communautés riveraines de Roissy par le biais d'un programme de création d'emplois. Le site de Roissy emploie 2 300 salariés dont 99% sont en CDI. 71.8% des salariés viennent des quatre départements voisins (Val d Oise, SeineSaintDenis, SeineetMarne, et Oise). 2/ LE SITE ET SON ACCESSIBILITE : Le site de Fedex est situé dans le périmètre d ADP à l extrémité ouest de la plateforme aéroportuaire de Roissy CDG. On accède au site (par la route) via la RD 902a (route de Goussainville) ou par la RD 184 (route de l Arpenteur) lorsque l on est dans le périmètre ADP. L accès à la Francilienne (A104) est très rapide et aisée via la RD 902a et la RD 317. 3/ L ETAT D AVANCEMENT ET ETAPES DE REALISATION : Grâce aux travaux d extension démarrés en 2007, la plateforme de l aéroport ParisCharles de Gaulle devient le hub le plus important de Fedex en dehors des EtatsUnis. Ils permettent à 9 En attente de rendezvous auprès de la direction du site, la fiche projet sera complétée ultérieurement. 57
Fedex de renforcer ses capacités de tri, de poursuivre sa croissance et de mettre en valeur sa large gamme de produits et services. La superficie totale du site est dorénavant de 77 000 m² et la superficie de la zone de tri est passée de 49 600 à 72 000 m². La capacité de tri a été portée à 61 500 colis par heure soit un volume quotidien de 1 200 tonnes. La zone de fret et de produits dangereux occupe une surface de 13 000 m² et on dénombre 300 vols par semaine. La flotte d avions de Fedex compte 41 appareils et on dénombre 215 véhicules pour effectuer la livraison finale par la route. 4/ PROGRAMME DETAILLE : en attente de précisions 5/ LES FOURCHETTES D EMPLOIS PREVISIBLES ET LES RATIOS : (idem) 6/ EVOLUTIONS PAR GRANDES CATEGORIES DE METIERS : Plusieurs métiers sont référencés sur le hub de Fedex : Manutentionnaire (entrepôt et rampe) : il assure l'expédition des colis des clients vers la bonne destination et à temps. Outre la vérification de l'exactitude des destinations sur les étiquettes, il identifie les colis sujet à un passage en douane et utilise une technologie avancée de scannage pour permettre aux clients d'effectuer le suivi de leurs colis ; Coursier : il organise et mène à bien l'enlèvement et la livraison des colis des clients ; Douanes (import export) : étape essentielle du processus de livraisons internationales, en étroite collaboration avec les agents des douanes, l agent assure l'exécution des vérifications et processus adéquats. À l'aide du système informatique interne, il prépare la documentation réglementaire en vue du dédouanement. Une expérience administrative antérieure est souhaitée ; Direction des opérations : responsable des équipes. CONCLUSIONS 58
FICHE PROJET n 8 CAREX (Commune de Goussainville, Val d Oise)10 1/ DEVELOPPEURS ET ACTEURS (objectifs, stratégies) L association Roissy Carex, créée en 2006, vise à promouvoir la création d un service de fret ferroviaire européen à grande vitesse connecté à l aéroport Paris Charles de Gaulle, conçu pour embarquer des conteneurs aériens et routiers et permettre ainsi le report modal vers le rail pour le préacheminement et le postacheminement du fret express et du fret cargo. Ce service s inscrit dans un réseau devant relier les grandes villes aéroportuaires européennes situées à quelques heures de Roissy CDG (Lyon, Liège, Amsterdam, Londres, et ultérieurement vers le sud : Marseille, Bordeaux, Barcelone).11 L association regroupe la Communauté de Communes RoissyPorte de France, la Commune de Goussainville, le Département du Val d Oise, Aéroports de Paris, ainsi que des opérateurs privés, nommés «intégrateurs» (Fedex, Air France cargo, La Poste, TNT, WFS, UPS). Partenariat EPA /ADP/ Euro Carex, ville de Goussainville (lettres d intention de décembre 2011) en vue de l aménagement du secteur de la Talmouse. Notons que la réalisation de CAREX se conçoit à l échelle européenne et que les villes mentionnées avancent sur ce projet dans des configurations souvent différentes (Londres : gestion privée par EUROTUNNEL, ce sera sans doute la plus forte destination). 2/ SITE ET ACCESSIBILITE : Un site de 100 hectares sur la commune de Goussainville (La Talmouse), immédiatement à l ouest de la plateforme de ParisCharles de Gaulle. Très proche du périmètre FEDEX (l interface sera ainsi très directe et rapide). Délimité à l est par la RD317, au sud par la RD47 et au nord par la ligne TGV nord Paris Bruxelles. Un second site avait été envisagé au sud du territoire géré par ADP (commune de Tremblay en France) ; l idée d une seconde gare paraît actuellement abandonnée. Le site comporte deux composantes : o Une emprise de 15 à 20 ha pour le projet ferroviaire proprement dit. o Un espace attenant de 80 ha pour un projet économique et urbain (EPA), incluant une ZAE destinée à accueillir des activités logistiques, de production et de services. 10 Fiche en attente de précisions de la part de FEDEX. Cologne pourrait adhérer à l association (permettant de raccrocher un tronçon très utilisé entre Francfort et Liège). 11 59
3/ ETAT D AVANCEMENT ET ETAPES DE REALISATION : Plusieurs études de faisabilité et de marché ont été réalisées (ELCIMAÎ, SIGMA Conseil). Etudes d impact et étude environnementale (sensibilité des riverains). Etude GEODIS et Europoort sur le potentiel de flux en report modal. Une étude d aménagement va être lancée très prochainement (EPA). Avril 2012 : un premier test de transport fret à grande vitesse de Lyon SaintExupéry à Londres SaintPancras (il s est déroulé dans de bonnes conditions). Une mise en service vers 2017? La montée en régime progressive de l activité sera fonction à la fois du contexte économique général, de l effectivité d un report modal en volume (et valeur) suffisants, de la compétitivité des tarifs proposés et de l extension du réseau européen. 4 / PROGRAMME DETAILLE : Le terminal intermodal («railport») devrait comporter 5 quais (4 voies) cf plaquette de présentation EURO CAREX. 3 types de service liés à la rapidité du délai de livraison seront offerts : Express (24 h) Rapide (48 h) Différé (plusieurs jours). La question clé : le prix des prestations et sa compétitivité par rapport aux modes concurrents et aux différents types de combinaisons entre transport routier, ferroviaire classique, aérien, maritime etc. que les logisticiens cherchent en permanence à optimiser à l échelle mondiale. Objectif pour équilibrer l activité du terminal : selon ADP, un minimum de 700 000 tonnes par an (soit 270 000 palettes / containers). Avoir des flux encore plus massifs serait souhaitable, selon ELCIMAI, afin de peser sur les coûts et l évolution de la fiscalité. Les cibles envisageables pour la ZAE : Le railport sera avant tout un lieu de transbordement entre l avion et le TGV ; son intérêt est d être le plus rapide possible. Le flux de transit peut bien sûr être amplifié par des apports extérieurs (routiers notamment), sous réserve que ceuxci soient compatibles, par leur nature et leur mode de conditionnement (type de conteneur intégrable dans un TGV). Les sites de transports combinés (par exemple Perpignan Luxembourg, ou les exemples suisses et autrichiens) ne paraissent pas entraîner la venue massive d autres activités, sinon très directement connexes. Ces exemples concernent le transport combiné avec le rail classique mais qui porte sur des volumes et des fréquences plus importantes (le chantier de Canet / Perpignan traite un million de tonnes par an et devrait doubler sa capacité). D autre part, les transporteurs intégrateurs sont déjà présents dans le secteur de Roissy avec leurs propres installations (FEDEX et partenaires du projet). 60
De nouvelles entreprises pourraient s adjoindre à CAREX, vraisemblablement pour des quantités moindres (mais peut être des produits spécialisées, de plus forte valeur) ; tout ceci reste exploratoire. Il a été fait référence en diverses études à des entreprises de répartition pharmaceutique (OCP, Phoenix), à la logistique hospitalière, à l entreposage frigorifique pour les marchandises périssables, au routage et différentes formes de messagerie, voire de conditionnement. Aujourd hui les conditions ne sont pas encore réunies, puisque le fait générateur, le «railport», ne fonctionne pas encore, et que la date de sa mise en service reste hypothétique. Enfin, c est bien aussi la fonction de la zone de fret de l aéroport CDG que de permettre la distribution et l acheminement des marchandises qui arrivent par voie aérienne. 5/ FOURCHETTES D EMPLOIS PREVISIBLES : Programme Terminal intermodal (20ha) Zone d activités dédiée (80 ha) / première tranche 20 ha Total Ratios retenus En fonction du tonnage transbordé 40/ha Nombre d emplois 120 à 150 800 920 à 950 Manutention dans le terminal air rail : C est une fonction centrale, mais relativement peu automatisée (voir le process de FEDEX, assez comparable), selon ADP. Un travail essentiellement de nuit. Des emplois faiblement qualifiés (manutentionnaires, grutiers, pontiers, avec CAP ou pas de diplôme, la formation étant assurée sur «le tas» en quelques semaines). Le volume de l emploi sera directement lié à la longueur des rames TGV, au nombre de quais actifs et surtout au nombre de containers à transborder d un mode à l autre (au maximum 42 par rame de 200 mètres). NB : Liège prévoit un équipement beaucoup plus fortement automatisé de transfert de l avion cargo à la rame TGV. S y ajoute un petit pourcentage d emplois plus qualifiés : chefs d équipe, techniciens, cadres pour la gestion et organisation du terminal et sa maintenance, spécialistes de la gestion des flux, employés qualifiés pour la facturation et le suivi commercial. Egalement des services administratifs (pour les Douanes). Le terminal routier complètera le dispositif (mais son gabarit n est pas connu). Et des bâtiments sous douane de stockage du fret en attente de transbordement.12 Au total pour le terminal, environ 120 à 150 emplois (au total) semblent techniquement nécessaires pour le gérer (en fonction des cadences, des volumes arrivées/départs, et des modes techniques de transbordement). Cette estimation, qui repose plus sur les volumes transbordés que sur des ratios de surface, a été testée auprès d ADP et du BET spécialisé en logistique ELCIMAI. L analyse de la masse salariale figurant au bilan d exploitation prévisionnel correspond également à cet ordre de grandeur). 12 Note Euro Carex de mars 2012 et intéressantes vidéos Euro Carex 61
Estimations pour le projet de ZAE (à terme 80 ha) : Elles portent à ce jour sur une première tranche de 20 ha par exemple (rappelons l échelle de GARONOR qui existe depuis plus de 30 ans : 70 ha). On retiendra un ratio de 40 emplois à l hectare (références à GARONOR, à SOGARIS pour des sites en première couronne), avec un mix de logistique spécialisée, d activités de transformation, de conditionnement et de services d appui. Soit environ 800 personnes pour cette première tranche. Quelques références de pôles logistiques intermodaux Air / Rail : Liège prévoit une zone d activités de plus de 100 ha au contact direct de la future gare fret TGV, ellemême contiguë à l aéroport. Mais il n existe pas à ce jour d indications précises sur les vocations du site, audelà du terminal luimême. A Schiphol : une connexion assez rapprochée est possible à court terme entre les deux modes de transport. Francfort (qui n a pas rejoint CAREX) : un hub fret aérien de FEDEX également, 400 000 tonnes /an ; densité des échanges aériens avec l Asie (imports) et vers les Etats Unis (exports). Les modalités de transfert entre le mode aérien et le mode ferroviaire classique ne sont pas connues. Memphis (Tennessee) est devenu un hub mondial du fret aérien. Une dimension multimodale grandissante, au cœur du continent nord américain : un transbordement vers le réseau ferroviaire croissant (c est en réalité un nœud ferroviaire très important, ceci de longue date), de même que vers la voie d eau, en l occurrence le Mississippi jusqu à La Nouvelle Orléans. Présence du pôle mondial de FEDEX et de Delta Airlines. Dans la chaîne globale, la part du fret aérien pourrait cependant progresser moins rapidement que par le passé (coûts croissants) ; voir sur ce point l étude de la Chambre de commerce de Memphis (mars 2010). Mais ce pôle a généré au fil des années de très nombreuses activités logistiques et de transformation dans des domaines aussi divers que l agro alimentaire (dans un environnement il est vrai très agricole, la cotton belt) et la santé (biotechnologies, instrumentation médicale, cancérologie), filière sans doute activée (car largement préexistante : grands hôpitaux, université, recherche), par le développement du hub aérien. Les sites de transport combiné (railroute) présentent des différences sensibles, par la nature de marchandises, les tonnages et les matériels lourds utilisés. Un site de transport combiné (railroute) comme celui de Canet /Perpignan n emploie sur place qu une quarantaine de personnes ; c est plus important à Marseille Arenc (mais d autres fonctions de messagerie plus urbaines se greffent sur ce site également proche des installations portuaires). 62
6/ EVOLUTIONS PAR GRANDES CATEGORIES DE METIERS : Thématiques emplois spécifiques ou sensibles : Le futur terminal aura un mode de fonctionnement très particulier, le distinguant de tout autre site logistique (bien que le transport combiné rail route existe déjà mais repose sur des volumes beaucoup plus élevés). Des informations recherchées, il se dégage : o Un travail de nuit majoritairement. o Une activité très «physique» (charges et postures). o Un accès en zone sécurisée et sous douane. o Pour les emplois plus qualifiés (hors manutention) : gestion informatisée, traitement des flux, anglais, maitrise des risques, sécurité. Quels métiers pour la zone d activités logistiques? Deux exemples : Les répartiteurs pharmaceutiques : des unités très informatisées et automatisées (rigueur absolue dans la préparation de commandes et délai d acheminement de 2 à 3 heures maximum). Métiers : contrôle pharmaceutique (par le pharmacien), commerciaux, manutentionnaires, préparateurs de commandes, chauffeurs livreurs. Les frigoristes font appel à des métiers techniques : sécurité, maintenance des installations, mais aussi les métiers classiques de l entreposage avec un «plus» : les techniques de la chaîne du froid. CONCLUSIONS (Bilan et perspectives) Plusieurs questions restant à apprécier : Méthodes communes entre les différents hubs («railports») européens? La gestion des sillons ferroviaires (car il existe une restriction à la circulation des TGV la nuit en France et en Belgique). Surtout les coûts très élevés d investissement (quel avancement du business plan?). Ces enjeux financiers très forts risquent de décaler la réalisation d un projet très innovant, performant au plan environnemental et de dimension européenne. L impact de CAREX en emplois directs, in situ, peut paraître modeste. Mais c est bien la dynamique de ce report modal qui sera porteuse d innovations à terme, tant dans les pratiques des entreprises clientes en aval du processus, que dans les choix stratégiques des opérateurs logistiques. 63
FICHE DE PROJET n 9 A PARK (Commune du Thillay, Val d Oise) 1/ LES DEVELOPPEURS ET ACTEURS (objectifs, stratégies) Réalisation d une vitrine professionnelle autour des échanges commerciaux entre la Chine et l Europe. L objectif est d offrir une capacité d exposition, et promouvoir le «B2B» entre entreprises françaises et chinoises, avec une large ouverture aux PME. Thème initial : les énergies nouvelles. Le choix de la thématique est en train d évoluer (en raison du contexte conjoncturel actuel peu favorable pour la filière solaire photovoltaïque en Europe). Il pourrait s élargir à d autres domaines (principalement dans le champ large du développement durable et des écotechnologies). Promoteurs du projet : SODEARIF (Groupe Bouygues) M. Rochemont (PORTICA) SEMAVO Partenaires chinois : Ville de Shenzhen (10 Mons hab.) et Province de Guangdong, très proche de Hong Kong ; et d autres partenaires asiatiques. Le APark (image tirées d une brochure éditée par la SODEARIF) 64
2/ LE SITE ET SON ACCESSIBILITE : Commune du Thillay, ZA des Grands Champs (superficie de 28 ha). Jouxte CAREX, le site FEDEX et le golf ainsi que Parc Mail Façade sur la RN 17 (D 917) RN 17, Francilienne (A104) et accès rapide à l A 16 A1 proche. 3/ L ETAT D AVANCEMENT ET ETAPES DE REALISATION : Permis de construire déposé fin 2012 Des précisions seront communiquées sur le fonctionnement du site, les modes d échanges, les thématiques couvertes et les partenaires industriels courant juin 2012. 4/ LE PROGRAMME DETAILLE : Programme d ensemble : les grandes enveloppes (total 28, 5 ha bruts = 24, 5 cessibles) Programme bâti : 195 000 m² Centre commercial et show room professionnel : 11 ha Parc tertiaire et hautes technologies : environ 6 ha Activités logistiques : environ 4 ha Hôtel *** 2.5 ha (150 à 200 chambres) Autre secteur de showroom: 1 ha 5/ LES FOURCHETTES D EMPLOIS PREVISIBLES ET LES RATIOS : La programmation détaillée n est pas communiquée à ce jour. Il a semblé pertinent d élaborer une hypothèse pour une première tranche d environ 10 ha incluant un hôtel, des halls d exposition, une zone d accueil d entreprises tertiaires. On retiendra comme hypothèse : Réalisation de l hôtel 200 chambres *** (2.5 ha) Réalisation partielle du programme tertiaire (3ha) Réalisation première phase centre commercial et show room (4.5 ha) Hôtel *** Programme tertiaire Centre commercial show room TOTAL Surface SHON ratio Potentiel emplois pour une 1ère tranche 4 50 200 chambres 15 000 m² 1 emploi pour chambres 1 emploi pour 20 m² 15 000 m² 1 emploi pour 100 m² 750 150 950 Sources : estimation ECODEV et brochure SODEARIF 65
Cette simulation suggère, avec toutes les réserves nécessaires, que cette première phase pourrait correspondre à l accueil de près de 950 emplois directs (sur les 2 500 à 3 000 annoncés pour l ensemble du projet). 6/ QUELLES GRANDES CATEGORIES DE METIERS? Programme tertiaire : des activités liées au commerce international (cf. l ITC, on retrouverait ici des qualifications assez comparables). Très vraisemblable : la nécessité d une bonne maîtrise anglais et, pour certains postes, utilité, à notre avis, de l apprentissage du chinois Centre commercial professionnel et showrooms : profils technico commerciaux, acheteurs, personnels d accueil et de service. Hôtellerie et restauration : profils mentionnés pour l hôtellerie internationale (Cf. Parc hôtelier de Roissy, International Trade Center). CONCLUSIONS Terra Lorraine : Le projet lorrain (Terra Lorraine), porté par le Conseil général de Moselle et COMEX Holdings, assez similaire mais plus industriel, est davantage avancé. Situé au nord de Metz, il est proche de l Allemagne / Land de Sarre et du Luxembourg (aéroport international et d affaires). Engagement des travaux fin 2012. Les acteurs locaux mobilisent les PME régionales autour de ce projet qui annonce 3 000 empois pour la première phase. Les lycées réfléchissent au lancement de l apprentissage du chinois. 66
FICHE DE PROJET n 10 ROISSY PARC INTERNATIONAL (Commune de RoissyenFrance, Val d Oise) Avant d être l une des plus importantes platesformes d échanges au monde, RoissyenFrance était un prospère village agricole. Rendu célèbre en 1974 lors de l implantation de l Aéroport Roissy CharlesdeGaulle, la commune a conservé son aspect authentique tout en bénéficiant d un environnement d affaires porteur. RoissyenFrance se situe au cœur de la Plaine de France, à 25 kilomètres au Nordest de Paris. 2 / LE SITE ET SON ACCESSIBILITE A / Le site Localisé aux portes de l aéroport Roissy CharlesdeGaulle et de la commune de RoissyenFrance, face à l entreprise Fedex, Roissy Parc International accueille des établissements désireux de bénéficier de la proximité des équipements aéroportuaires. 67
Roissy parc International a été sélectionné par l Agence Régionale de Développement pour être labellisé Eco Parc. Ce label récompense les efforts réalisés en termes de respect de l environnement et d offres de services aux entreprises et salariés. Roissy Parc International est composée de deux opérations d aménagement distinctes : Le Parc d Activités du Moulin qui s étend sur une superficie de presque 28 ha. Le parc d Activités de la Demilune plus connu sous l appellation Parc Mail. Ce dernier occupe une surface de 16 ha pour une SHON de 65 000m². Il s agit d un parc d affaires qui se présente sous la forme d immeubles indépendants en location ou à la vente. L aménageur de Roissy Parc International est l AFTRP. Parc Mail est développé par la société Sogelym/Dixence. B/ L état d avancement de Roissy Parc International. La commercialisation des deux sites a débuté et des entreprises (près de 40) sont déjà implantées. Cependant le niveau d avancement des projets n est pas identique. L AFTRP a commercialisé la quasitotalité des terrains du Parc du Moulin. Une parcelle de 18 835 m² est actuellement sous promesse de vente. La réalisation de cette promesse entrainerait l arrivée d une trentaine d emplois sur le Parc du Moulin. Par ailleurs, l opérateur immobilier «GA Construction» qui s était porté acquéreur de parcelles doit encore commercialiser un programme. La volonté de GA étant de proposer 10 000 m² de locaux mixtes et 5 000 m² de bureaux sur ces emprises. Concernant Parc Mail, il reste à commercialiser un bâtiment de bureau de 3000 m² ainsi que 30000 à 40000 m² de foncier résiduelle pour du «clé en main». C / La desserte du site Roissy Parc international se distingue particulièrement par sa proximité avec l aéroport Roissy Charles de Gaulle. Avion : Le parc est à moins de 5 minutes de l Aéroport Roissy Charles de Gaulle. Le train : La gare TGV de Roissy est très proche et favorise une liaison rapide avec le Nord de l Europe. Les transports en commun : Les gares les plus proches sont celles de Roissy (RER B) et de Louvres (RER D). Trois lignes de bus desservent Roissy Parc International et ses abords. Le réseau routier et autoroutier : Les autoroutes A1, A104, A3 et la RD317 sont voisines du site. Quant à la RD 902, elle longe Roissy parc International. 3 / LES ENTREPRISES PRESENTES ET LA VOCATION DE ROISSY PARC INTERNATIONAL Roissy parc International est un site à vocation essentiellement tertiaire. De très nombreuses entreprises ont fait le choix d y implanter leur siège social (Gourmet, Partnair & Sea, UUDS, Volkswagen ). La proximité de l Aéroport Roissy Charles de Gaulle (5 minutes) et celle de Paris (20 kilomètres) sont des éléments qui justifient cette option. La quasitotalité des établissements installés sur le site a un rayonnement national et international. 68
Les différences de vocation entre le Parc du Moulin et Parc Mail s expliquent par la volonté de jouer la carte de la complémentarité entre les deux parcs. A / Le Parc d Activités du Moulin La programmation de ce parc d activités s établit comme suit : 70% pour des locaux d activités. 30 % de bureaux. Le transport et le commerce de gros sont les deux secteurs d activités dominants. D après l aménageur, 95% des établissements présents sur le Parc d Activités du Moulin ont une activité liée à l aéroport Roissy CharlesdeGaulle. B / Parc Mail La programmation du Parc Mail (70 % de bureaux pour 30% de locaux d activités) est l exact inverse du Parc d Activités du Moulin. Parc Mail hébergera essentiellement des sièges sociaux. 4 / LES EMPLOIS ET LA PROJECTIONS DES EMPLOIS ATTENDUS SUR ROISSY PARC INTERNATIONAL A / Le Parc d Activités du Moulin Un document de Roissy Développement mentionne le chiffre de 1500 emplois attendus sur le site. Ce dernier est confirmé par l aménageur. Ces mêmes sources évoquent le nombre de 1100 emplois déjà recensés sur le Parc d Activités du Moulin. L objectif de 1500 emplois semble réaliste compte tenu du «programme GA» qu il reste à réaliser pour achever la commercialisation du Parc d Activités et de la transaction en cours de réalisation. En effet, le potentiel d emplois relatif à ce projet immobilier est de 400 à 450 emplois. Restent à Ratios retenus Explications Nombre d emplois commercialiser 1 emploi pour 60 m² Ratio observé par 10 000/60=167 Programme GA : ECODEV. 10000 m² de locaux mixtes 1 emploi pour 20m² Ratio observé par 5 000/20=250 Programme GA : ECODEV. 5000 m² de bureaux Estimation Roissy Promesse en attente 30 développement d authentification devant le notaire (18 000 m² de terrain) TOTAL 447 Source : simulation ECODEV à partir des grandes enveloppes de programme fournies par Roissy Développement et l AFTRP. 69
B / Parc Mail Selon nos interlocuteurs (Roissy Développement et Aftrp), le potentiel d emplois sur Parc mail varie de 2 500 à 3 000 emplois à horizon 20152016. Si le chiffre de 3 000 emplois parait très ambitieux, la fourchette mentionnée semble réaliste. Un calcul réalisé à partir de la programmation permet de valider cette dernière. Programmation Parc Ratios retenus Explications Nombre d emplois Mail 65 000 m² 1 emploi pour 20 m² Ratio observé par 45 500/20=2275 Soit 45 500 m² de ECODEV. bureaux (65000x70%) 1 emploi pour 60m² Ratio observé par 19 500/60=325 Soit 19 500 m² de ECODEV. locaux d activités (65000x30%) TOTAL 2 600 emplois Source : simulation ECODEV à partir des grandes enveloppes de programme fournies par Roissy Développement et l AFTRP. Actuellement, 30 emplois sont recensés sur le périmètre de Parc Mail. Ils correspondent à l implantation de SIM Aerotraining (enseignement divers, simulation de vols). Cependant, à cour terme, l arrivée d autres firmes est prévue sur Parc Mail. Ainsi, en juin 2012, DSV (transport routier, aérien et maritime) installera son siège social et accueillera 100 salariés sur le Parc Mail. De même, Volkswagen France, dont le siège est situé à VillersCotterêts (02), restructure ses équipes et ses localisations. Cette annonce laisse entrevoir, en 2013, la venue de 550 à 600 emplois sur le périmètre de Parc Mail. 5/ EVOLUTIONS PAR GRANDES CATEGORIES DE METIERS Les informations détaillées cidessous ont été obtenus auprès de l aménageur du site. Elles feront l objet d un approfondissement dans le cadre de la phase 2 de l étude. La densité des sièges sociaux et des activités tertiaires sur Roissy Parc International explique la forte représentation des métiers liés à la gestion administrative, financière et comptable. Très logiquement, les cadres, les cadres supérieurs et les techniciens hautement qualifiés sont très nombreux au sein des établissements inventoriés sur l opération Roissy Parc International. Les compétences et les aptitudes exigées pour occuper les postes évoqués sont variées et diverses. En revanche, le rayonnement international des entreprises implantées sur Roissy Parc International suppose la maîtrise d une ou plusieurs langues étrangères. 70
6/ CONCLUSION La situation stratégique de Roissy Parc International à proximité immédiate de l aéroport et à moins de 30 minutes de Paris est un avantage important pour le développement de l opération. L autre atout de Roissy Parc International est sa jeunesse. De ce fait, le caractère soigné des espaces extérieurs, de la signalétique, des voiries adaptées aux flux routiers sont autant d éléments qui attirent les établissements à la recherche de sites de qualité. Cependant, même si des transports en commun ont été développés, Roissy Parc Mail apparaît comme coupé de la ville et éloigné des infrastructures telles que les gares RER. Ces derniers éléments peuvent constituer des freins au développement de sites tertiaires et notamment de bureaux. 71
FICHE DE PROJET n 11 INTERNATIONAL TRADE CENTER ROISSY (Commune de Roissy en France, Val d Oise) 1/ DEVELOPPEURS ET ACTEURS Porté par la société Roissy Eurocentre SARL à capitaux brésiliens et européens (João Barbosa / Bousquet Bomeny/ Servlease), le projet «International Trade Center Roissy CDG» consiste à développer sur la commune de RoissyenFrance un véritable complexe intégré de congrès, d expositions et d affaires.13 Il s inscrit plus largement dans une stratégie de cluster des échanges internationaux permettant de renforcer la position internationale de Paris, notamment en tant que destination privilégiée du tourisme d affaires dans le monde. 2/ SITE ET ACCESSIBILITE : Proximité immédiate de la zone hôtelière de Roissy et du centre ville. Un site de 13 ha, divisé en Nord/Sud par l Avenue de la Râperie (anciens terrains Cosson). Roissy CDG à quelques kilomètres. A1 (bretelle proche), A 1O4, N 17, plusieurs lignes de bus CIF, navettes La création d une nouvelle gare sur la ligne B du RER (Aérofret) serait un élément favorable pour améliorer la desserte du site. 3/ ETAPES DE REALISATION ET AVANCEMENT ACTUEL DU PROJET Permis de Construire déposé en 2010. Le début des travaux est prévu pour 2013, avec une ouverture prévue fin 2015. Le coût de l investissement est estimé à plus de 600 M. L incertitude demeure sur le «bouclage» du tour de table financier ce qui pourrait retarder la mise en œuvre du projet. 13 Les mêmes promoteurs sont à l origine de la création du World Trade Center de São Paulo (qui constitue la référence pour l ITC). 72
Néanmoins, une première tranche de réalisation est prévue pour la moitié sud du projet (au sud de la rue de la Raperie) : Réalisation du centre de congrès (ouverture début 2016) Réalisation des premiers hôtels : le Grand Hôtel (5 étoiles), Hôtel Ville (4 étoiles, hôtel Plaza (4 étoiles), hôtel Sud (3 étoiles). Le reste du programme (dont le volet show rooms et les halls d exposition) interviendrait ultérieurement (pas de date précisée). 4/ PROGRAMME DETAILLE : Ce complexe comprendra, selon notre entretien avec Roissy EUROCENTRE, pour un total de 108 000 m² SHON (avec l immeuble de bureaux) : Un centre de congrès (34 700 m²) pouvant accueillir 5.000 participants sur 2 niveaux, 75 salles de réunions, 1 espace de showroom permanent (15 700 m²), 2 halls d exposition (32 992 m²), un immeuble de bureaux de 24 000 m², L ITC Club (un club d affaires). S y ajouteront 7 hôtels pour une capacité de 1 748 chambres (dont 1 hôtel 5 étoiles de 322 chambres, avec spa, deux hôtels 4 étoiles, de 131 et 185 chambres, trois hôtels 3 étoiles, de 473 chambres ; ainsi qu une résidence hôtelière)14 ; ces enseignes hôtelières ne sont pas encore connues. Un food court de 4 000 m² (avec l espace central) s y intègre, ainsi que des boutiques (mais pas de centre commercial à proprement parler). 3 340 places de stationnement souterraines ont été prévues. Locaux destinés à la gestion et aux équipements pour le fonctionnement quotidien du complexe : 10 000 m². Notons que l ITC fonctionnera selon une gestion centralisée (pour le volet technique) et coordonnée (pour le calendrier des événements), ceci pour l ensemble de ses composantes ; une équipe d environ 70 personnes, en première estimation, sera chargée de cette gestion. A terme, cet équipement devrait accueillir 1,2 millions de visiteurs par an, et générer 2 600 emplois directs, toujours selon Roissy Eurocentre (NB : un chiffre sans doute un peu surestimé, avec un risque de doubles emplois surtout avec cette gestion centralisée du site qui permet de mutualiser toutes les fonctions techniques). Ce dernier chiffre de 2 600 emplois ne comprend pas les emplois liés aux sociétés qui occuperont les 24 000 m² de bureaux. Potentiel théorique : environ 1 200 emplois (avec un ratio de 20 m² pour un emploi retenu dans cette étude). 14 Selon document ITC de présentation du programme. 73
Le centre de congrès ne génèrera directement qu un nombre limité d emplois permanents sur le site (de même pour les halls d exposition). Pour ce projet, il s agira avant tout d emplois liés à l hôtellerie et à la restauration. Des emplois indirects élevés : soustraitance, prestataires divers, services traiteur, organisation d événements, médias, nettoyage (y compris hôtels et restaurants), maintenance, sécurité, énergie. Cela peut paraître contradictoire avec la notion de gestion centralisée (car elle devrait impliquer une moindre soustraitance, mais la gestion événementielle et la couverture médiatique requièrent en tout état de cause des prestations externes). 5/ FOURCHETTES ET RATIOS D EMPLOI : Répartition des emplois par hôtels (cette simulation fait référence aux ratios observés du secteur hôtelier de Roissy). Catégorie Nombre chambres 322 de Emplois théoriques 161 5 étoiles (ratio 2 chambres/emploi) 50 4 étoiles (ratio : 2.6) 131 71 4 étoiles (ratio : 2.6) 185 35 3 étoiles (ratio : 4) 139 473 118 3 étoiles (ratio : 4) 332 83 3 étoiles (ratio : 4) 166 studios et 47 Résidence hôtelière appartements (ratio : 3.5) TOTAL 1 748 565 Source : ITC, et données hôtelières (OT Roissy, groupe ACCOR, quelques hôtels 5 étoiles). 74
Tableau estimatif des emplois (globalité du programme) : Fonctions Domaine hôtelier Surface affectées Emplois théoriques (m²) (1748 chambres) 565 Restaurants 4000 m² 150 Expositions 32 992 m² 40 Activités à caractère commercial (showrooms) Centre de congrès 15 700 m² 50 à 80 34 700 m² 40 (10 000 m²) 70 24 000 m² 1200 Gestion du site et divers Activités de services et commerce international TOTAL Source: estimations ECODEV Spécificités «Moyen et Haut de gamme» Spécialités, très bon niveau Peu d emplois permanents sur place De type Trade mart (shopping center pour professionnels) Petite équipe de permanents sur place Gestion centralisée sauf pour les bureaux Bureaux de type WTC (sociétés de commerce international) 2 115 à 2145 NB : les emplois du futur chantier ne sont pas estimés à ce stade. La première tranche correspondrait à environ 530 emplois fin 2015 Fonctions Surface affectées Emplois théoriques Spécificités (m²) (777 chambres) «Haut de gamme» Domaine hôtelier 317 4000 m² 150 Spécialités, très bon Restaurants niveau 34 700 m² 40 Petite équipe de Centre de congrès permanents sur place NC 30 (estim.) Gestion centralisée Gestion du site et divers (partie) TOTAL 537 Source : estimations ECODEV (d après indications ITC) 6/ EVOLUTIONS PREVISIBLES PAR GRANDES CATEGORIES DE METIERS : Une approche plus qualitative : Caractère relativement «haut de gamme» du projet hôtelier (et sans doute aussi de l offre en restauration). Répercussions sur le personnel d accueil (réception, conciergerie). Les hôtels 4 et 5 étoiles seront les premiers à ouvrir. 75
Organisation de congrès internationaux (formule de convention center avec nombreux services). Professionnels spécialisés dans l organisation et la logistique des congrès et séminaires. Implantation de sociétés de commerce (import export) et finance internationales, conseil juridiques, fiscaux, traducteurs. Métiers très qualifiés du commerce international, de la gestion des flux (supply chain), de la gestion financière également. Excellence dans les équipements de communication et de traitement de l information. Les références : Le World Trade center de São Paulo : le projet de Roissy s en inspire très fortement. Promoteur identique : Servlease group (dont la Cia Vale do Rio Doce est actionnaire). Au total : 200 000 m² SHON Centre de congrès Hôtel (le Sheraton) Centre d exposition et show room permanent (décoration et design, qui semble très actif, avec 122 magasins) Tour de bureaux de 25 000 m² (des services orientés commerce international, un club d entreprises etc. ). Restaurants. Un effet d entrainement très sensible sur ce quartier anciennement résidentiel de Brooklin Novo (au sud est du centre de l agglomération pauliste) qui est devenu en quelques années un des principaux quartiers d affaires de la métropole (20 millions d habitants). Le WTC de Séoul : le plus important et le plus ancien 65 0000 m² SHON Convention center Deux hôtels Centre commercial Centre de loisirs Terminal aérien proche du centre ville. Les World Trade Centers en France «Un World Trade Centre est un forum pour les entreprises, les services, les organisations et les personnes qui sont impliqués dans le commerce international. Son but est de faciliter le commerce international afin d'offrir aux importateurs et aux fournisseurs de services une ressource et une base commerciale. A travers son association représentative, la World Trade Centre Association (WTCA), les membres du WTC auront un accès immédiat à plus d'un million de sociétés». WTCA. Il existe à ce jour 12 World Trade Centers en France : Lyon, Le Havre, Marseille, Grenoble, Lille, Metz, Nantes, Nice SophiaAntipolis, Paris, Poitiers, Rennes, Strasbourg. Les World Trade Centers Français développent ensemble leurs projets sur le territoire français et s enrichissent mutuellement des liens qu ils créent avec l ensemble des World Trade Centers à l étranger. Ils sont tous impliqués dans le réseau de la WTCA 76
CONCLUSIONS (Bilan et perspectives) Le projet d International Trade Center apporte des éléments innovants à l échelle du pôle de Roissy par sa capacité d accueil en congrès internationaux et ses espaces de show rooms et d exposition très importants. Il semble d ailleurs essentiel qu il puisse se démarquer de l offre du parc de Villepinte, tournée vers les salons professionnels, et attirer de nouveaux types de rencontres, d exposants, de publics. Le volet show room permanent semble en attente d une vocation (ou de vocations). Quelle seront ses thématiques privilégiées? Il sera réservé aux professionnels. Le label «WTC» sera réellement acquis lorsque l offre en bureaux aura permis d attirer toute la gamme d expertises et de connexions internationales qui sont l apanage de ces hubs de l économie des flux commerciaux, financiers et technologiques. Cette reconnaissance exercera à son tour et à moyen terme, un effet d activation sur la fréquentation et l animation du site, car l Ile de France ne dispose pas véritablement à ce jour d un tel équipement. 77
FICHE PROJET n 12 EXTENSION DE LA ZONE HOTELIERE DE ROISSY 1/ DEVELOPPEURS ET ACTEURS Depuis une quinzaine d année le territoire du pôle de Roissy a vu se multiplier le nombre d hôtels au point de devenir en 2012 un des premiers sites hôteliers d Ile de France (après Paris et les communes limitrophes de Paris) et devançant légèrement la capacité d accueil de Disneyland. Cette ascension remarquable tient à trois activateurs essentiels, la fonction de hub aéroportuaire, le développement de l activité du Parc des Expositions et la diversification d un tissu d entreprises fortement tournées vers l international. La nature des clientèles hôtelières le reflète bien : A 65 %, il s agit d une clientèle d affaires : en tête, les salons de Villepinte, les réunions, conventions, séminaires, les rendez vous d affaires (vie des entreprises), les équipages des compagnies aériennes. Les 35 % restant : le «tourisme d escale» (pré ou post acheminement), les incidents (retards, annulations, c est fréquent), le tourisme de groupes étrangers (surtout en provenance de pays émergents, car des prix moins élevés que dans Paris à standing comparable), une petite part de tourisme individuel et familial. Source : Office de tourisme de Roissy. Cette ventilation est très différente de la structure des passagers aériens puisque les touristes, de toutes origines y sont largement dominants. Un taux d occupation satisfaisant, de 75% en moyenne (Paris : 80%, Disney : 90%) Le pôle hôtelier de Roissy dans sa globalité représente une offre de près de 9 200 chambres (plus d 1.6 millions de nuitées). Il représente près de 2000 emplois (Données UNISTATIS et CCRPF) A titre de comparaison : Ile de France : 150 000 chambres (65 millions de nuitées). Paris : 76 000 chambres toutes catégories, plus de 50% du parc (28 millions de nuitées). Disneyland : 8 200 chambres (près de 3 millions de nuitées en raison d un fort taux d occupation et d une fréquentation familiale). 2/ SITE ET ACCESSIBILITE : La desserte actuelle du site : Roissy CDG : la majorité de la clientèle hôtelière arrive par vol aérien. Gare TGV : plus de 3.5 Mons passagers en 2010 ; les 2/3 en transfert vers le (ou du) mode aérien. RER B, plusieurs lignes de bus STIF/RATP, navettes, taxis, FILEO (transports à la demande) 78
A1, A3, A1O4 / Francilienne Navettes hôtelières 7 jour sur 7, sur 24 h (informellement il n est pas rare que les employés des hôtels les empruntent). Néanmoins les difficultés rencontrées par ces employés des hôtels (horaires), des restaurants et des sociétés de nettoyage perdurent. Les améliorations prévues : Un enjeu de desserte crucial, aussi bien pour les voyageurs que pour les personnels travaillant à Roissy et alentours. Des améliorations en vue : Le programme de modernisation de la ligne B (RER B nord +, 12 trains par heure et augmentation de la fiabilité, amélioration des gares), CDG Express (relance du projet), le barreau RER D/RER B, le métro automatique du Grand Paris avec la création prévue de 2 gares dans l aéroport et une supplémentaire au Mesnil Amelot. Réflexions du STIF sur l optimisation de la desserte de la plateforme par une liaison en site propre (Le Bourget CDG). 3/ ETAPES DE REALISATION Le programme hôtelier de la plateforme CDG est en lien très direct avec la progression du nombre de passagers aériens. Mais le développement des congrès et des salons et expositions exerce un impact très sensible. La plateforme de Roissy CDG totalise actuellement 1954 chambres (en incluant l extension de l IBIS). Le besoin est estimé en moyenne à une centaine de chambres supplémentaires chaque année, selon ADP. Les 3 et 4 étoiles dominent ; l Ibis (2 étoiles) fonctionne pourtant très bien et s étend ; on notera l absence d hôtel économique. Extension de l hôtel Ibis (+ 8600 m², passe de 556 à 772 chambres (en cours). Citizen M (230 chambres) doit ouvrir en 2014. Construction d un hôtel *** de 660 chambres, en deux bâtiments (deux enseignes de la chaîne ACCOR). Hôtel de 80 chambres à l intérieur du satellite 4. La zone hôtelière de Roissy ville (hors plateforme) totalise actuellement 3300 chambres pour 22 hôtels. Le développement semble maintenant limité du moins dans ce périmètre : 2 projets : extension du relais SPA + un autre projet non précisé. Parc d activités de Paris Nord 2 : 1763 chambres ; pas de projet à court terme connu mais un potentiel d accueil dans le contexte futur de densification (pôle d échanges) et avec l extension importante prévue pour le PIEX. Localisations plus périphériques ou diffuses (Goussainville, Survilliers) : l essaimage d unités hôtelières se poursuit. 79
4 / PROGRAMME DETAILLE : Les programmes en cours et prévus : L emploi des hôtels est directement lié au nombre de chambres, à l existence de restaurants et d activités connexes (accueil de séminaires, conventions). La catégorie de l hôtel (nombre d étoiles) impacte le niveau de service et celui des effectifs employés. Ainsi un hôtel quatre étoiles comptera un emploi pour 3 à 4 chambres ; dans le cas d un deux étoiles, ce rapport tombe à un emploi pour 5 à 6 chambres voire plus, selon les prestations.15 Ces ratios (emplois / nombre de chambres) communément admis par la profession évoluent en raison d une soustraitance de plus en plus générale du service en chambres (nettoyage) et de l entretien des locaux communs (salles, restaurants). Certains des hôtels de la zone hôtelière de Roissy font appel au même prestataire, mais ce n est pas systématique (selon nos contacts avec des chaînes hôtelières). 1 / Plateforme CDG : pour les cinq prochaines années, réalisation de 1186 chambres. Au total, le périmètre ADP va accroître sensiblement sa part de marché dans l offre hôtelière du pôle de Roissy (passant de 25% à plus de 40%). 2 / Zone hôtelière de Roissy : Le périmètre de la zone actuelle va peu évoluer, mais le lancement de l International Trade Center à quelques centaines de mètres apporterait au total 7 hôtels nouveaux, 1748 chambres. 3 / Autres secteurs du pôle hôtelier : Paris Nord 2 (quels projets au delà de l offre actuelle, de 1323 chambres?) A Park (vitrine sino européennes): un hôtel en projet (150 chambres, 3 étoiles) Autres sites d activités : Le MesnilAmelot, un projet, et le secteur de VilleneuvesousDammartin Au total, selon l Office de tourisme de Roissy, près de 4000 chambres supplémentaires à 5 ans sont prévues. La dominante se situerait dans la gamme des trois et quatre étoiles. En référence aux projets connus et aux ratios récents observés (CCRPF, OT, ACCOR) l emploi global direct généré atteindrait environ 1000 à 1100 emplois. 15 Voir la note méthodologique 80
5/ FOURCHETTES D EMPLOI PREVISIBLES : Prévision à 5 ans : Programme hôtelier Nombre de chambres supplémentaires 1186 250 1748 150 250 350 Roissy CDG (plateforme) Roissy ville («zone hôtelière») International Trade Center A Park Paris Nord 2 Franges du pôle de Roissy (Goussainville, Villepinte, MesnilAmelot) TOTAL 3934 chambres Sources : Office de Tourisme, CCRPF, Etude EPA Horwath Emplois théoriques 300 65 565 35 50 60 1075 6/ EVOLUTIONS PAR GRANDES CATEGORIES DE METIERS : Les dominantes de l offre actuelle : Le profil des emplois est dans l ensemble bien défini. Pour les postes d employés de hall (accueil), des niveaux de formation assez ouverts. Employés d étage : CAP Services hôteliers /CQP Employé d étages. Gouvernante : gestion du service d étages : BP Gouvernant(e), CQP Gouvernant d étages BAC PRO Hôtelier et de plus en plus en restauration (cuisinier). BTS Hôtellerie et restauration (Ecole supérieure d hôtellerie de Paris). Ecoles hôtelières, Ecoles supérieurs de commerce : «revenue manager» (stratégie commercial et tarifaire), «yield manager» (rentabilisation des capacités), des postes très qualifiés, fortement recherchés (conséquence du développement des réservations sur Internet). Des actifs plutôt jeunes ; une profession assez ouverte pour des jeunes de faible qualification (motivation) mais une tendance au renforcement des exigences (spécialement dans le bassin de Roissy où les hôtels tirent vers le haut de gamme). Une structure contrastée ; avec une part de cadres comprise entre 10 et 15% et une part élevée d emplois relativement accessibles (mais la sélection s opère sur le comportement, la polyvalence, l autonomie ). Le groupe ACCOR dispose d un centre de formation (à Evry) qui forme chaque année 14000 de ses salariés. 81
Les évolutions qualitatives du parc futur : Soustraitance croissante (des emplois peu ou moins qualifiés : nettoyage), de 15 à 20 % de l effectif permanent actuellement (estimation ECODEV). Maitrise des langues (pour ACCOR : bilinguisme obligatoire et souvent deux langues étrangères courantes) et une bonne culture internationale ; maitrise des outils informatiques de la gestion hôtelière. Mobilité générale (au sein d un groupe) et un turnover toujours important. Recrutement des cadres : toute la France (et transferts au sein des grands groupes hôteliers à l échelle internationale). Développement des activités de restauration (au sein des hôtels et des projets commerciaux) et d accueil de séminaires. CONCLUSIONS (Bilan et perspectives) Risque de saturation du marché du travail vu l ampleur des projets. Les difficultés de recrutement risquent de s accentuer sensiblement. Difficultés persistantes de recrutement dues à la question des transports et de l offre en logements. Exigences croissantes (expérience, disponibilité, culture d entreprise). Des enjeux forts pour la formation (avoir une école hôtelière). Renforcement de la part de marché des groupes hôteliers internationaux et de procédures de recrutement spécifique à chaque groupe (vivier de candidats + progressions en interne). En conclusion : A 5 ans : 4000 chambres supplémentaires (environ) et près de 1100 emplois directs. A 10 ans : poursuite du développement en fonction de la progression du trafic aérien, de nouveaux projets (Parcs d affaires, Dôme Colisée, Europa City ). Ce document n aborde que les effets directs sur l emploi ; les emplois indirects ne sont pas négligeables, avec la montée en régime de la soustraitance (plus marquée pour les 1 et 2 étoiles), de la fonction séminaires (personnels d accueil, traiteurs pour la restauration des groupes, fournitures diverses). La fréquentation hôtelière d affaires se manifeste en outre par des dépenses en achats commerciaux, en services, transports et loisirs (qui solliciteront des centres commerciaux comme AEROVILLE par exemple). 82
FICHE DE PROJET n 13 AEROVILLE 1/ LES DEVELOPPEURS ET ACTEURS (objectifs, stratégies) UNIBAIL RODAMCO (promoteur, investisseur centres commerciaux). ADP (aménageur). Appel d offre d ADP remporté en 2005 par Unibail Rodamco. Le projet a fait l objet d un passage en CDEC et CNEC recevant un avis favorable en 2008. Le projet initial imaginé par l architecte Portzamparc a été revu en 2010 et c est l architecte Chiambarreta qui a pris la suite. Aéroville est un complexe commercial intégré à l emprise de l aéroport ParisCharles de Gaulle, sans pour autant être comparable aux galeries existant dans les terminaux (comme la Galerie Parisienne) ni aux duty free shops. Destiné aux 86 000 salariés de la plateforme de l'aéroport, aux voyageurs en transit occupant les hôtels à proximité (rappelons que la clientèle des hôtels du parc hôtelier totalise 2 millions de nuitées dans le périmètre proche), il vise aussi une zone de chalandise plus large. Aéroville rassemblera sur 83 000 m², une surface alimentaire de 12 500 m² SHON, plus un ensemble de 200 boutiques, de nombreux services, 25 restaurants et un cinéma multiplexe de 12 salles (technologie numérique Luc Besson). Le coût du projet est estimé à 270 millions pour la réalisation des bâtiments labellisés BBC et des parkings, et à 10,5 millions pour l aménagement du site. 83
Un concept renouvelé de centre commercial : Selon l investisseur, il s agit d offrir un lieu accueillant, exceptionnel et accessible, avec des enseignes nouvelles et un haut niveau de services, le distinguant des centres commerciaux classiques, y compris les plus récents. Il devrait proposer une grande surface Auchan, des enseignes moyen et haut de gamme, des restaurants, ainsi qu une offre en services : une antenne Pôle emploi, une salle de sports, une garderie, centre médical, des points bancaires et un restaurant interentreprises. Il s organise autour de rues intérieures, conçues pour l achat plaisir (le «fun shopping») avec des «pop up stores», c est à dire des magasins temporaires, afin de maximiser l impact du flux de clientèle et soutenir son intérêt. L ensemble est centré, par son design, sa décoration et son animation, sur le thème du voyage. 2/ LE SITE ET SON ACCESSIBILITE (RAPPEL) : A cheval sur les communes de TremblayenFrance et de RoissyenFrance, il s étend sur une emprise de 12 ha. Inclus dans le périmètre d ADP au sudouest, il jouxte la zone de fret et le secteur hôtelier de la pointe nord du Parc d activités de Paris Nord 2. Voisinage immédiat des pôles d emplois (bureaux, emplois aéroportuaires, hôtels). Proximité d un pôle d échange très complet et qui va se renforcer : Gare TGV : plus de 3.5 Mons passagers en 2010. RER B, plusieurs lignes de bus STIF/RATP, navettes, A1 (un accès très direct), A1O4 / Francilienne Projets et réflexions en cours : Le projet de RER B Nord + : restructuration de la ligne afin d en améliorer l exploitation (12 trains par heure et augmentation de la fiabilité). Le métro automatique Grand Paris avec la création de 2 gares dans l aéroport. Projet de nouvelle station à proximité du site (Aérofret) sur la ligne B du RER. Ce serait un élément favorable pour améliorer la desserte du site. Barreau RER D/RER B CDG Express : Liaison directe entre la gare de l est et Roissy CDG. Mise en service prévue pour 2016 (dépend du projet «RER B Nord +»). Réflexions du STIF sur l optimisation de la desserte de la plateforme par une liaison en site propre (Le Bourget CDG). La zone de chalandise élargie (secondaire et tertiaire) couvre 1.8 Mons habitants dans un rayon de 30 minutes de voiture environ, principalement vers le nord le l Ile de France et le sud de la Picardie, moins bien équipés en grands centres commerciaux, jusqu à Beauvais, Senlis, voire Compiègne (bassins d habitat à revenus relativement élevés). L investisseur table sur une fréquentation en première phase de 12 Mons à 15 Mons de visiteurs / an. 84
3/ L ETAT D AVANCEMENT ET ETAPES DE REALISATION : Le permis de construire a été obtenu fin 2010. L ouverture est prévue fin 2013. AEROVILLE est en cours de construction. Le lot 1 du chantier (clos et couvert) a été réalisé et le lot 2 (électricité, plomberie) est en cours. Des contacts préparatoires s engagent avec les principales enseignes pressenties (dont Auchan, Marks & Spencer.)16 en vue des futurs recrutements. 4/ LE PROGRAMME DETAILLE : Le programme totalise 83 000 m² GLA17, dont 65 000 m² en surfaces de vente (soit 111 000 m² SHON). Selon UNIBAIL RODAMCO : Moyennes surfaces : 36 (26 240 m² SV). Boutiques : 143 (18 961 m² SV), + 25 restaurants (5 640 m²). Surfaces de services (10) : 1530 m² Le programme commercial associe des enseignes de différents pays européennes, parfois des enseignes exceptionnelles, et des commerces de «moyenne gamme». La disposition, l agencement doivent en faire des «magasins d expérience».18 La grande surface commerciale, Auchan, offre également un service Drive (enlèvement des commandes via Internet). Le programme comporte 200 boutiques et «flagships» (enseignes internationales leader dans leur domaine), dont 20 moyennes unités de 300 à 1500 m² de surface de vente19. L ensemble est très orienté vers l équipement de la personne, l habillement et le prêt à porter, l optique, la joaillerie, et les loisirs. Marks and Spencer est en négociation pour un magasin de 4 500 m² (cette unité offrira toute la gamme du grand magasin, y compris au plan de ses rayons alimentaires) ; marquant son retour en France, l enseigne britannique annonce aussi des projets à Beaugrenelle et à Levallois. G Star («shops in shop») et peutêtre Zara, Suite Blanco, UNIQLO, pour le prêt à porter, pourraient s implanter, ainsi qu Apple Store dans un autre domaine (non confirmé) Les restaurants seront organisés en «food court», autour d un patio intérieur (avec piano bar) ; une large plage horaire d ouverture (plus de 12 heures) élargira le potentiel de 16 ECODEV en sera tenu informé (Maison de l Emploi de l Est du Val d Oise) GLA : gross leasing area, ou surface commerciale utile (un peu supérieure à la surface de vente). 18 Concept marketing : associant utilité et plaisir, l achat devient une expérience de vie (par conséquent le magasin est censé stimuler d emblée l émotion (et l intensité de la vente.). 19 Le plan détaillé fourni permet de répartir les surfaces commerciales par grandes catégories. 17 85
fréquentation et opèrera la transition entre les cinémas et les restaurants ; en conséquence, l équipement nécessitera plus de personnel qu en moyenne. Cinéma (le multiplex numérique dont c est la première application) : 12 salles. L équipement, unique à ce jour dans sa catégorie, proposera un service sur mesure (choix de la place, loges, différentes qualités de confort). Des services: Centre médical, Médecine du Travail. Guichets bancaires. Crèches. Mais pas La Poste (du moins à ce jour). Bureaux pour l administration du site. 5/ LES FOURCHETTES D EMPLOIS PREVISIBLES ET LES RATIOS (Rappel des ratios de référence à appliquer aux composantes du projet) 1 / La locomotive : un hypermarché Auchan, 10 000 m² de surface de vente (avec le service Drive) ; un ratio de 30 m² / emploi (soit 333 emplois). Le service Drive pourrait correspondre en environ 50 emplois ETP (préparateurs de commandes).20 2 / 180 boutiques (dont 36 GMS, grandes et moyennes surfaces) ; ratios : 30 à 40 m²/emploi, selon la taille, le débit et le type de commerce (à nuancer selon le domaine, plus dense pour les magasins de beauté parfumerie, parapharmacie, cadeaux décoration, prêt à porter qu en articles de sports). Marks & Spencer : 4 500 m² SV. Une unité assez dense : en Angleterre on considère 35 m² /emploi pour les ouvertures récentes ; soit ici une estimation de 130 salariés. 3 / 12 salles de cinéma (8 500 m²) : 40 à 50 emplois pour l exploitation (selon UNIBAIL RODAMCO). 4 / 25 restaurants (soit : 5 640 m², des tailles très diverses) ; environ 350 emplois (une première estimation en l absence de précision sur la nature de ces restaurants), une quinzaine d emplois par unité en moyenne (quelques uns dépasseront 25 à 30 emplois). Prévision UNIBAIL RODAMCO : environ 2 600 emplois directs à terme au total (donc une moyenne de près de 32 m² GLA pour un emploi, et c est assez normal, vu le caractère essentiellement commercial. A l ouverture, UNIBAILRODAMCO prévoit 1 800 emplois. 20 Source : Auchan et références récentes de cette enseigne (comme à Sarcelles). 86
Tableau de répartition des emplois : Activité Hypermarché Surface m² SV 10 000 Ratio 30 m²/emploi Boutiques (petite dimension), soit 143 Moyennes surfaces spécialisées (36) Restaurants 18 961 30 Emplois 333 + 50 pour le service DRIVE 632 26 240 35 750 5 640 Variable selon type de service estimation 20 m² /emploi Estimation globale 350 45 Cinémas 1530 76 Services NC 50 Divers (gestion du site) TOTAL 2286 Estimations ECODEV CONSEIL (et références aux magasins Auchan, Marks and Spencer et à diverses enseignes spécialisées). Références de centres commerciaux: Le Carré Sénart représente une génération récente de centre commercial, la plus proche dans son concept d Aéroville. Il a accueilli des enseignes comme Hollister, Apple store (ce sont de forts attracteurs de clientèle) et s étend (atteignant plus de 90 000 m²). Carré Sénart emploie plus de 1500 personnes (pour 65 000 m² SV, avec 110 boutiques et un hyper carrefour de 14 000 m²). La densité y est donc plus faible. Val d Europe (140 boutiques, aquarium géant, cinémas, village des marques), Parly 2 au Chesnay (250 commerces, 90 000 m², récemment modernisé par UNIBAIL RODAMCO, plutôt orienté haut de gamme) ; le Carrousel du Louvre à Paris (pour son food court), So West à Levallois (qui va ouvrir). L ODYSSEUM à Montpellier est mentionné pour la forte imbrication des fonctions commerciales et de loisirs (cinémas, aquarium, commerces, offre de restauration diversifiée). La réalisation récente de Westfield à Londres la place parmi les «pôles mondiaux», (selon l expression de notre confrère PIVADIS). Cf. fiche EUROPA City. Point sur les emplois du chantier 1 500 personnes étaient prévues en pointe, soit 800 en moyenne ; les équipes sont assez mobiles d un chantier à l autre. En réalité, on ne compte actuellement que 600 salariés. Les périodes d intervention sont plus longues que prévues (les équipes restant longtemps sur ce chantier, il y a donc moins d ouverture pour des recrutements locaux). Dans le cadre de la convention entre collectivités territoriales et les promoteurs du projet (un objectif de 75% de recrutements locaux), un travail est en cours pour les optimiser ; une des difficultés majeure : les transports. Les recrutements du chantier mobilisent les clauses d insertion (5% du volume horaire). La Maison de l emploi de Est du Val d Oise fait part de résultats à ce jour un peu décevants (28 87
recrutements pour le lot 1 et 5 pour le lot 2 en cours). L absence de relation directe avec les soustraitants constitue également un obstacle. A actualiser selon les informations prochainement communiquées courant juin. Les emplois indirects (soustraitance, approvisionnement, logistique, gestion et maintenance des bâtiments, sécurité ). En général : 15% des emplois directs pour un centre commercial classique (selon INSEE). Pour Aéroville, une fourchette de 400 à 450 emplois indirects paraît plausible en première approche (sécurité, maintenance, logistique d approvisionnement, animation, sonorisation etc. ). 6/ EVOLUTIONS PAR GRANDES CATEGORIES DE METIERS : La structure générale des emplois par catégorie socioprofessionnelle demeure assez proche de celle des grands complexes de commerce de détail : Une petite minorité de cadres (10 à 12%), commerciaux, direction, ressources humaines, responsable marketing, responsable de point de vente, directeur de magasin. Environ 25 % d emplois «intermédiaires» (chefs de rayon, chef de produit, maitre d hôtel, sommeliers, chefs de cuisine, techniciens). Une dominante d employés (employé libre service, vendeur(se), conseiller de vente, conseiller de mode, étalagistedécorateur, serveur de restaurant, cuisinier etc. ). Dans le projet AEROVILLE, la part de vendeurs spécialisées et de conseillers de vente sera vraisemblablement plus élevée. Une proportion non négligeable d ouvriers, un peu plus de 20% (manutentionnaires, chauffeurslivreurs, préparateurs de commandes, agents d entrepôts, personnel d entretien et de sécurité, mais surtout ici, vu la place de la restauration : cuisiniers et aides de cuisine). Les caractéristiques principales observées demeurent valables pour les prochaines années : Des emplois souvent accessibles aux qualifications modestes (CAP/BEP et BAC PRO). Une forte proportion de moins de trente ans. Une proportion élevée de femmes. Une part d emplois à temps partiel élevée (45% pour les grandes surfaces en libre service). Des pointes saisonnières. Une mobilité importante (turnover) et de difficultés chroniques de recrutement (surtout pour la restauration). 88
Une approche plus qualitative : D une manière générale : le niveau élevé de service visé devrait se traduire par une densité d emploi légèrement plus forte que dans un centre commercial «classique» (ce qui n est envisageable qu avec un fort rendement de chiffre d affaires au m², donc une fréquentation très soutenue). Le caractère très diversifié des enseignes commerciales et de l offre en restauration se répercutera sur les profils de poste (fonctions vente, service en salle, accueil, information). Ainsi, une très bonne présentation et le sens de l accueil et du conseil, ce qui est moins fréquent, figureront au nombre des requis. Anglais nécessaire (parfois une autre langue), dans les métiers de contact. A moyen terme, la question de l évolution des dispositifs de caisses pourrait se poser au niveau de la grande surface : moins de caissières avec le développement de caisses automatiques, mais en revanche plus de service. Une amplitude horaire d ouverture assez large (surtout pour la restauration, liée aussi aux cinémas). La dimension «promotion» des enseignes et produits (ou recettes) de différents pays européens (des «ambassadeurs» des gastronomies européennes, des œnologues) nécessitera une préparation adaptée des pratiques de vente. De même, il est raisonnable de penser que l arrangement des vitrines et l aménagement intérieur des magasins sera fréquemment renouvelé, d où un appel fréquent à prévoir aux designers, décorateurs, étalagistes décorateurs. CONCLUSIONS Les 2 600 emplois directs annoncés paraissent quelque peu surestimés par comparaison avec les autres centres commerciaux de taille similaire, mais si celuici est d une conception nouvelle. D ailleurs le nombre d emplois prévus à l ouverture est de 1 900. Cet effectif (2 600 salariés) pourrait être atteint «à plein régime», lorsque le centre aura solidement conforté et même étendu sa zone de chalandise, fidélisé les clients locaux (salariés des pôles d emplois, clients des hôtels) et bénéficié d une fréquentation accrue (que permettra l amélioration de la desserte par les TC et l ouverture d une gare supplémentaire sur la ligne B). Un centre commercial est nécessairement évolutif ; celuici par ses ambitions et son esprit novateur, verra certainement l apport de nouvelles enseignes, de nouveaux services et certainement d animations (commerciales avant tout, mais peutêtre aussi plus culturelles, en particulier si les cinémas Luc Besson connaissent le succès attendu). L échéance de mise en service d AEROVILLE se situant dans le court terme, la préparation aux premières vagues de recrutements aura valeur de test. La nouveauté de l équipement et les caractéristiques décrites devraient se traduire par une part élevée de «véritables créations» et dans une moindre mesure de transferts d un site (ou d un groupe) à l autre. 89
FICHE DE PROJET n 14 AEROLIANS PARIS (Commune de TremblayenFrance, Seine Saint Denis) A la jonction des tissus économiques et urbains du Nord et de l Est Parisien, TremblayenFrance se développe dans un environnement dynamique à 15 kilomètres de la capitale. Au carrefour d un vaste nœud de communication autoroutier, ferroviaire et aérienne desservant Paris et les grandes capitales, son rayonnement et sa notoriété sont conséquents. La commune est située sur un secteur géographique en pleine croissance. On recense une vingtaine de zone d activités localisées le long de l A1 et de l A104 et de nombreux autres projets pouvant accueillir des entreprises. 1 / LE SITE ET SON ACCESSIBILITE A / Le site Aérolians Paris se développera sur 200 hectares. 850 000 m² de bâtiments sont prévus sur l ensemble de la ZAC. Le projet distingue deux espaces d aménagement : L extension du Parc des Expositions de Villepinte (70 ha au total dont 50 ha sur le périmètre du site Aérolians Paris). Dans le cadre de cette extension, sont projetées 350 000 m² de nouvelles surfaces d expositions ainsi qu une Cité des Expositions. Un parc multifonctionnel d activités internationales. Ce parc s étendra sur 150 hectares pour une surface cessible de 115 hectares. Il aura pour objet l accueil d établissements internationaux à haute valeur ajoutée. 90
Aérolians Paris jouxtera le Parc International d activités de Paris Nord II ainsi que le Parc des Expositions de Villepinte. Les emprises du parc s étendront du Sud de l Aéroport Roissy Charles de Gaulle au Nord de l autoroute A104. Il s inscrit dans un environnement riche en matière de projets économiques (densification du Parc International d Activités de Paris Nord II, extension du Parc des Expositions de Villepinte, la réalisation du Centre Commercial et de loisirs Aéroville ainsi que le projet de salle de spectacle Colisée). L aménageur retenu est l AFTRP. B / La desserte du site Aérolians Paris se situe : A moins de cinq minutes de l Aéroport Roissy Charles de Gaulle et à dix minutes de l Aéroport d Affaires ParisLe Bourget. A Dix minutes de la gare TGV CDG2. A proximité immédiate de la gare RER B Parc des Expositions de Villepinte et du projet de gare du futur métro automatique. Aux abords des infrastructures autoroutières A104, A1 et A3. 2/ L AVANCEMENT DU PROJET Les études préalables à la réalisation de l opération (notamment sur la programmation) se poursuivent. Néanmoins, l échéancier retenu par l aménageur est connu (les dates mentionnées ne tiennent pas compte des aléas toujours possibles en matière d aménagement d un site de cette envergure) : Automne 2012 : Début des fouilles archéologiques. 2013 : Début prévisionnel des travaux d infrastructures. Fin 2013 : Début des travaux bâtiments. 2015 : Livraison des premiers bâtiments. 3/ LA PROGRAMMATION GLOBALE DU PROJET Aréolians Paris sera un parc international d échanges et d innovations. Cinq champs d activités ont été identifiés et arrêtés : L accueil de directions commerciales liées aux échanges internationaux. La logistique à haute valeur ajoutée. Les activités liées à l innovation. L événementiel à finalité économique. Les services aux entreprises et à la personne. 4/ LA PROGRAMMATION DU PARC MULTIFONCTIONNEL D ACTIVITES INTERNATIONALES L aménagement du Parc devrait laisser apparaître trois secteurs bien distincts. Au nord du site, les terrains seront dévolus à l accueil d activités logistiques à haute valeur ajoutée. 91
Un secteur central sera dédié aux PME/PMI liées à l international et à la connaissance. Une partie Sud sera vouée à la réalisation d un quartier d affaires. La programmation détaillée de l opération n est pas arrêtée définitivement. L aménageur étudie les scénarios envisageables et ne communique pas, pour le moment, sur cet aspect du projet. 5/ LES FOURCHETTES D EMPLOIS PREVISIBLES Les emplois attendus sur le parc multifonctionnel d activités internationales s élèvent à 12000 salariés soit un ratio de 105 emplois à l hectare. Compte tenu des activités pressenties sur le parc et des discussions avec l aménageur, cette évaluation est crédible. Programmation Estimation sans le PIEX (Ville de Tremblay en France) Surface cessible 105 ha Ratios retenus 105 emplois/ha Nombre d emplois 12 000 6/ EVOLUTIONS PAR GRANDES CATEGORIES DE METIERS En l absence d une programmation détaillée de l opération sur le parc multifonctionnel d activités internationales, il est difficile de faire ressortir de grandes catégories de métiers. Néanmoins, la présence d un secteur logistique à haute valeur ajoutée devrait favoriser le déploiement des emplois liés à ce secteur. Le voisinage de l aéroport laisse penser que ces emplois seront en rapport avec des activités connexes au fret aérien. Des emplois PME/PMI et tertiaires seront également développés sur le site. Les informations obtenues n étant que des données globales, nous ne pouvons pas estimer la quantité, ni qualifier précisément ces derniers. Cependant, une offre de métiers qualifiés voire très qualifiés est prévisible. Par analogie avec le Parc d Activités Paris Nord II qui est voisin et qui cible le même type d entreprises, les postes attendus seront très certainement des emplois directionnels, commerciaux, internationaux très pointus avec une proportion importante de cadres, d ingénieurs et de techniciens. CONCLUSION L opération bénéficie d atouts indéniables tels que la contiguïté de l aéroport et l articulation possible avec les autres pôles économiques (plateforme aéroportuaire, le Parc d Activités International de Paris Nord II). L amélioration de la desserte du secteur par la ligne de métro automatique sera un autre point fort du projet notamment pour les activités tertiaires. En revanche, l existence de nombreux projets économiques (densification de Paris Nord II, lancement du quartier d affaires du Triangle de Gonesse pour ne citer que ceuxci) ne sera pas sans incidence sur le développement futur du site notamment pour les activités tertiaires. 92
FICHE DE PROJET n 15 L EXTENSION DU PARC INTERNATIONAL DES EXPOSITIONS DE PARISNORD VILLEPINTE (PIEX) (Commune de Villepinte, Seine Saint Denis) 1/ LES DEVELOPPEURS ET ACTEURS (objectifs, stratégies) Paris est aujourd hui la première place européenne pour l activité de salons et congrès professionnels. Il est largement reconnu que les salons professionnels apportent une contribution très sensible au développement des entreprises, à leur notoriété et leur rayonnement international. L Ile de France dispose d un large éventail de sites (Porte de Versailles, Porte Maillot, La Défense/CNIT, Le Bourget ). Le parc des expositions de Villepinte remporte un succès croissant et dispose d une capacité foncière pour son expansion, alors que le site de la Porte de Versailles est maintenant beaucoup plus contraint. Le parc de Villepinte accueillait traditionnellement de salons pour un public de professionnels (POLLUTEC, SIAL, SITL, MIDEST ) ; le salon BATIMAT vient de s y transférer et d autres salons grands publics souhaitent également déménager vers ce lieu plus spacieux. Pour l extension du PIEX, Viparis, gestionnaire du parc d exposition, envisage un déploiement des nouvelles surfaces d exposition (130 à 150 000 m²) par l agrandissement des halls existants et la construction par étapes de nouveaux bâtiments, portant ainsi la capacité d exposition à un total de 350 000 m². Pour faire face à la concurrence internationale, l objectif est de permettre à Paris de «garder son rang» face d'autres villes européennes comme Hanovre, Francfort, Stuttgart, Milan ou Barcelone, dont les surfaces d exposition ont fortement progressé.. Par ailleurs, sur ce même terrain, la SIPAC prévoit la création d une Cité de l Exposition et de la Communication sur une surface de 80 000 à 100 000 m². Cette Cité se situerait au sein du parc d activités AREOLIANS (qui offrira 110 hectares dédiés à des activités de haute valeur ajoutée, à la formation et à la recherchedéveloppement) et vise l offre de capacité d accueil pour des PME, des artisans, des prestataires du bassin d activités, qui souhaiteraient s y implanter, mutualiser ces capacités d exposition et de démonstration, et disposer sur place d une nouvelle offre de formation adaptée à leurs métiers. Les deux acteurs clés : VIPARIS : Viparis (UNIBAIL RODAMCO et CCIP) est le gestionnaire de la plupart des grands espaces de salons et congrès en Ile de France (Porte de Versailles, Palais des Congrès, Le Bourget ). SIPAC SA (filiale de la CCIP), investisseur, qui porte le projet de Cité de l Exposition 93
2/ LE SITE ET SON ACCESSIBILITE : Le PIEX de Villepinte se situe : A moins de cinq minutes de l Aéroport Roissy Charles de Gaulle et à 15 minutes de l Aéroport d Affaires ParisLe Bourget. A dix minutes de la gare TGV CDG2. A proximité immédiate de la gare RER B Parc des Expositions de Villepinte et du projet de gare du futur métro automatique (qui sera dans l emprise du Parc). Aux abords des infrastructures autoroutières A104, A1 et A3, RD 40 Plusieurs lignes de bus desservent le secteur. 94
3/ L ETAT D AVANCEMENT ET ETAPES DE REALISATION : Le PIEX a fait l objet d une série d extensions depuis 15 ans. Premier du genre à être labellisé haute qualité environnementale (HQE), le nouveau hall de 36000 m², long de 350 m et large de 120 m, conçu par le cabinet d'architecte Chaix (le Zénith de Paris), porte à 242 000 m² la surface du parc des Expositions, ce qui en fait le plus vaste de France. Il s'agit là de la sixième extension du parc depuis son ouverture en 1984. 4/ LE PROGRAMME DETAILLE : Le PIEX actuel avec ses 242 000 m² de surface d'expositions, ses 9 halls de plainpied d'une capacité de 7 200 à 48 000m², son Centre de Conventions avec ses 2 amphithéâtres pouvant accueillir 168 et 628 personnes, ses 39 salles de réunion de 15 à 700 personnes, offrant la possibilité d'organiser simultanément réunions plénières et souscommissions, ParisNord Villepinte offre aux agences d'évènements et aux entreprises la possibilité de personnaliser et de privatiser différents espaces, d'imaginer et de réaliser des événements de toute taille. Le parc d'expositions de ParisNord Villepinte, plus grand parc français et l'une des plus grandes capacités d'accueil en Europe permet d'exploiter en complémentarité, 110 000 m² de surfaces extérieures. Le parc offre la possibilité de créer des événements et mises en scène des plus insolites. Source : VIPARIS. Le projet d extension du parc porte sur une emprise foncière de 70 hectares. Le projet de Cité de l exposition, porté par la Société immobilière du Palais des Congrès, consiste à créer, dans le prolongement du Parc des Exposition de Paris Nord Villepinte et de son extension, une zone d activité dédiée aux métiers et entreprises de la filière salons, congrès et évènementiels. Selon la SIPAC, il pourrait prendre la forme «d un espace de bureaux et de logistique pour les entreprises et les artisans et PME spécialisés dans ces domaines d activités, mais également d espaces de présentation des savoirs faire, de rencontres voire d enseignement sur ces métiers». Cette Cité cible plus particulièrement les activités qui sont liées à la filière des salons et expositions et elles sont effectivement nombreuses dans un rayon de moins de 20 km autour du site (montage/démontage, logistique des salons, sonorisation et audiovisuel, décors, conception des stands, sécurité, réseaux électriques, sanitaires, bref des corps de métiers extrêmement diversifiés) ; il s agirait en réalité de favoriser un processus de «cluster» assez unique (car aucun n est labellisé en ce domaine). La Cité de l Exposition pourrait accueillir 30 à 60 PME. A une autre échelle, GL Events serait également intéressé par le projet. Les premières enquêtes réalisées par SIPAC ont montré un fort intérêt des entreprises de la filière pour ce projet (70 % d entreprises interrogées sont intéressées, 21 % sont prêtes à venir s y installer et 49 % potentiellement intéressées). 95
5/ LES FOURCHETTES D EMPLOIS PREVISIBLES ET LES RATIOS : Des emplois directs et indirects associés 1 / Rappel situation actuelle de l emploi au PIEX : Le parc des expositions actuel fonctionne avec une équipe présente toute l année assez restreinte au regard du nombre de salons (31 par an) et des flux de visiteurs (1.5 millions). Cette équipe compte une soixantaine de personnes employées directement par VIPARIS, ce sont essentiellement des emplois administratifs (exploitation, gestion, supervision des conditions techniques de fonctionnement) ; cette équipe est renforcée par des prestataires et soustraitants extérieurs qui interviennent régulièrement, en dehors de périodes d exposition. Ces équipes permanentes, prennent en charge la gestion technique générale du site, la maintenance, la sécurité des bâtiments, les fluides et réseaux, et la logistique courante, très importante pour la préparation des salons. Ils sont au total une centaine de personnes, avec des prestataires sous contrat. L ensemble du personnel affecté à la gestion du PIEX s élève donc à 100 salariés environ, dont 60 permanents. Pendant les 15 jours qui précèdent chaque salon, l effectif présent sur le site atteint selon les cas de 1 000 à 2 000 personnes. Le démontage et opérations connexes s effectuent ensuite en quelques jours. Les périodes de salons proprement dites (ouverture au public) couvrent au total 100 à 120 jours par an. Beaucoup de soustraitants, intérimaires etc. interviennent donc pour le montage et le démontage des salons ; la restauration, fonction essentielle, est le plus souvent gérée par les grands organisateurs de salons (régime de la concession). Au total, les entreprises se situent en général dans un rayon de 60 km. Indications SPIC / Ressources humaines VIPARIS. 2 / Les emplois créés par l extension : Un renforcement modéré de l équipe de «permanents» (salariés VIPARIS et prestataires réguliers) : environ 120 personnes soit une augmentation de 20 salariés (car on fera appel aux personnels des autres sites). L augmentation des équipes temporaires (périodes précédant les salons, pendant et après) serait plus directement proportionnelle au volume d activité : de 200 à 400 personnes supplémentaires mobilisées (à nouveau, il ne s agit pas d emplois locaux, mais rattachés à des entreprises régionales spécialisées dans cette activité). 3 / L impact de la Cité de l exposition : Le programme détaillé n est pas connu. Les hypothèses formulées cidessous ont été élaborées à partir des tendances et contours du projet sur lesquels le SIPAC a bien voulu communiquer. Apport d entreprises existantes (un certain regroupement). Accueil de créateurs dans cette filière (vers une «pépinière»). Offre nouvelle de formations (à préciser dans le cadre de ce projet). Services connexes à la Cité (restauration, accueil). 96
Hypothèse basse d emplois générés (ECODEV) : 300 (dans les PME, par exemple 20 PME de 15 salariés) 50 (pôle formation) 50 (services connexes) = 400 emplois Hypothèse plus favorable : 500 (dans les PME, 30 à 35 entreprises) 100 (pôle formation) 100 (services connexes) = 700 emplois Au delà de ces chiffres, l intérêt premier du projet tient à sa capacité à mobiliser les acteurs d une filière, réunir la masse critique d entreprises et certainement renforcer la compétitivité de l offre salons /expositions. PIEX 2012 PIEX 2015 Surfaces Estimations emplois fixes 240 000 m² de surfaces d exposition 350 000 m² 100 personnes dont 60 permanents 120 personnes Estimations emplois variables 1 000 à 2 000 prestataires selon les salons 200 à 400 intervenants supplémentaires 400 à 700 emplois dans les Cité de PME qui vont s y installer l Exposition Sources : VIPARIS, SIPAC, estimations ECODEV 6/ QUELLES GRANDES CATEGORIES DE METIERS? Les trois grands types d acteurs du secteur : les gestionnaires de sites d exposition, les organisateurs de manifestations commerciales (foires, salons, congrès) les prestataires de services. Pour ces trois acteurs le principal objectif est de créer, faire vivre et faire évoluer des manifestations qui requièrent à la fois des compétences administratives, techniques et commerciales. Le rythme très rapide sur lequel fonctionnent ces professionnels leur impose donc une grande polyvalence, voire une double (ou triple) compétence (souligné par l Association des foires salons et Congrès de France). L éventail des niveaux de formation va de l autodidacte au diplômé d une école de commerce. Bien que le secteur se professionnalise et recherche des profils de plus en plus qualifiés, certains métiers sont encore accessibles avec peu de qualification, en débutant par exemple comme hôte (ses). Pour les postes de direction ou les fonctions commerciales, les diplômés d écoles de commerce sont désormais prisés, tout comme les titulaires d un master de gestion. 97
Pour les fonctions techniques et logistiques, un BTS ou un DUT logistique, voire un BTS tourisme peuvent être un bon point d entrée. Une licence professionnelle dans l évènementiel permet souvent une progression plus rapide vers des postes à responsabilité. NB : on retrouvera des profils de ce type pour les grands équipements sportifs et événementiels (cf. le Dôme / Colisée, EUROPA CITY, International Trade Center). CONCLUSIONS 1 / Les effets en emplois directs sont modestes quantitativement. 2 / Il sera utile de suivre l évolution des prestataires réguliers et occasionnels et de se rapprocher des grands organisateurs (comme Reed Expos). 3 / Le projet de Cité de l Exposition permettrait de fédérer quelque peu une filière d acteurs professionnels dispersés et de promouvoir ces métiers souvent peu connus. 4 / L impact économique induits par cette activité intense et reconnue au plan international est sans commune mesure avec cette approche d emplois directs. Le rayonnement de la filière salons et expositions et son fort impact économique (indirect, induit, catalytique) est régulièrement souligné voir le récente rapport Pélisson. L interaction est particulièrement forte avec la fréquentation hôtelière, la restauration, les loisirs, le tourisme. "Selon le ministère délégué au Tourisme, l activité des foires, salons et congrès représente 7,8 milliards d euros de retombées économiques en France" (Rapport d information sur le développement en France des foires, salons et congrès). 98
FICHE DE PROJET n 16 LA DENSIFICATION DE PARIS NORD 2 (Communes de Tremblay en France et Villepinte en Seine Saint Denis, Gonesse et Roissy en France dans le Val d Oise) 1/ LES DEVELOPPEURS ET ACTEURS La création de la ZAC de Paris Nord 2 date de 1973, avec l AFTRP comme aménageur, les premières implantations d entreprises se situent en 1980/1981. Paris Nord se rattachait à un ensemble plus vaste, articulé autour de l autoroute A1 et englobant, au sud de l actuelle A 104, l implantation de l usine Citroën à Aulnay, et le centre commercial PARINOR. Cette ZAC n est pas encore clôturée, bien que la commercialisation des terrains soit achevée depuis plusieurs années. Le perspective d une densification se précisant, il a semblé pertinent de conserver cet outil opérationnel. La ZAC de Paris Nord 2 est une copropriété et les copropriétaires en sont nombreux (plus de 200 au total) L un des principaux, la SILIC, gère un patrimoine de 155 000 m² bâtis. De nombreux propriétaires utilisateurs (les entreprises qui ont investi pour leur propre compte) côtoient des investisseurs institutionnels qui ont développé une offre locative. Paris Nord 2 en quelques chiffres : 330 ha aménagés 500 entreprises 1 million m² SHON 99
Plus de 18 000 emplois (54.5 emplois/ha brut aménagé, près de 80 ramené à la surface cessible).21 La commercialisation s est étalée sur près de trente ans (soit un rythme moyen de 11 ha par an, alternant des périodes très favorables et quelques années plus difficiles ). C est aujourd hui un des parcs d activités les plus attractifs en Ile de France par la qualité de son aménagement et sa situation (grandes infrastructures, voisinage quasiimmédiat de Roissy CDG). On le comparera à d autres grands qualitatifs, comme Courtaboeuf aux Ulis (plus de 450 ha, 25 000 emplois, 3 500 000 m² locaux), un cycle de vie plus de 40 ans, ou à certains parcs d activités des villes nouvelles (Marne la Vallée et Cergy Pontoise ou encore SaintQuentin en Yvelines). Mais au total, la densité d occupation reste modérée au regard du potentiel constructible ; ainsi, selon le GIE Paris Nord 2, on obtient ici l équivalent d un COS de 0.3 sur l ensemble de la ZAC. Le GIE et l AFTRP soulignent également la fidélité observée d un noyau dur d entreprises présent depuis au moins 20 ans (WABCO, RAJA, OTIS, Institut Français de soudure, MITUTOYO, DELSEY, GUERBET, XEROX, IKEA ). Dans le flux plus récent d arrivées : LG Electronics (téléphonie, Hi fi, électroménager), Boston Scientific International (institut de formation instrumentation médicale et thérapies de pointes dans le domaine cardiovasculaire) 2/ LE SITE ET SON ACCESSIBILITE : S étendant principalement sur la commune de Tremblay en France ainsi que Gonesse (secteur des commerces), Roissy (façade ouest pointe nord) et Villepinte (sud est), ce parc d activités conçu en référence aux «business parks» américains, est très paysager (23.5% d espaces verts) et doté d un bon niveau d équipements et de services si on le compare à la majorité des zones d activités franciliennes. L effet de façade sur l A1 est important pour la vocation commerciale et les antennes de distribution d entreprises internationales. La situation en vis à vis du PIEX (cf. fiche en cours) constitue un atout auquel certains entreprises sont sensibles. Un pôle de services assez complet : GIE (outil de gestion de la copropriété), association d entreprises, quelques restaurantsbrasseries, antenne pôle emploi, agences d intérim, guichets bancaires, médecine du travail, plusieurs RIE, plusieurs hôtels (un parc de 1800 chambres) Le circuit Carole (5 à 6 ha) installé dans le cadre de la ZAC apporte d importantes nuisances de bruit : le transfert de cette activité devenue peu compatible avec les vocations du parc d activités (et son extension future AEROLIANS) est envisagé à relativement court terme. 21 On retrouvera un ratio du même ordre pour le projet AEROLIANS avec une répartition spatiale plus différenciée entre activités tertiaires (au sud) et activités mixtes (au nord). 100
Accessibilité : RER B (Parc des Expositions), TGV Roissy CDG, Proximité Roissy CDG Plusieurs lignes de bus (réseau CIF, ATR, RATP : ligne 350). Projet de nouvelle station (au nord du site : Roissy Fret) sur la ligne B du RER : Roissy fret. Projet de bus BHNS (avec 2 arrêts prévus). Métro automatique : il desservira le site (station parc des Expositions). A1 (accès très direct pour le nord du site), A 1O4 (accès sud), RD 40, RN 2. 3/ L ETAT D AVANCEMENT ET ETAPES DE REALISATION : Densifier Paris Nord 2 : un projet à moyen et long terme C est une dynamique qui pourra s engager par étapes à la faveur de l amélioration de la desserte par les transports en commun (BHNS, métro automatique, gare supplémentaire de la ligne B du RER). Selon l AFTRP, ce processus s étalerait sur 20 à 25 ans, tout en maintenant la trame verte et une partie de l activité commerciale à la pointe ouest. Les entreprises qui garderaient leur gabarit et leurs fonctions actuelles (souvent moins tertiaires que ce qu implique ce projet) auront la possibilité de se transférer vers AEROLIANS (notamment vers son secteur nord). 4/ LE PROGRAMME DETAILLE : Le potentiel théorique de densification (par renouvellement urbain) se trouve en cours d étude (atelier Puzzler Dubus). Des «poches» de densification potentielles ont d ores et déjà été repérées : Le Secteur de la gare, le plus «tertiaire», mais les abords de la ligne du RER pourraient être restructurés autour d un pôle d échanges. La pointe nord de la ZAC, sousoccupée. Le secteur commercial ; IKEA resterait sur ce site, le plus performant de France, qu il optimise et densifie progressivement. A terme, il est vraisemblable que les autres commerces évolueront ou partiront. Une «poche centrale», aujourd hui très lâche, avec des espaces de liaison très amples. D autres secteurs plus anciens et parfois vieillissants pourraient évoluer : voir SILIC / SOCOMIE. Or la SILIC mise aujourd hui sur la Plaine Saint Denis, Nanterre Préfecture, le secteur d Orly Rungis. A quel rythme souhaiteratelle faire évoluer son patrimoine de Paris Nord 2. Une première étape, à quel horizon? Aucun phasage précis n est connu. Différentes hypothèses ont été évoquées. On peut considérer, suite à nos différents contacts et à l analyse rapide du site, qu un premier objectif pourrait viser la réalisation de 175 000 m² SHON à dominante d immobilier de bureaux sur une dizaine d années, quartier de la gare. Une augmentation de 17 % du volume bâti, à partir de plusieurs sites. 101
Avec un ratio actuel moyen de 20 m² par emploi, cette perspective se traduirait par un potentiel d accueil théorique de 7500 emplois. A plus long terme? D autres «poches de densification» pourront être exploitées et de nouvelles vagues de mutation de certains ilots s engageront (y compris pour le secteur commercial). Audelà des 175 000 m² envisagés, un tel processus pourrait se traduire par 350 000 à 400 000 m² supplémentaires (soit une progression totale de 500 à 600 000 m²). cf. Plaine SaintDenis : 1.5 Millions m² de bureaux livrés en 20 ans (aux portes de Paris et avant la crise actuelle). Il reste bien difficile aujourd hui d affirmer que le marché sera en mesure d absorber cette offre et à quel rythme. Rappelons qu à l échelle de l Ile de France, la demande placée annuelle se situe à environ deux millions de m² et que Paris et la première couronne restent largement majoritaires. 5/ LES FOURCHETTES D EMPLOIS PREVISIBLES ET LES RATIOS : Les estimations développées cidessous sont réalisés à partir d échanges avec l AFTRP, le GIE Paris Nord II et des commercialisateurs. TABLEAUX évolution globale A un horizon de 5 ans (2017), le processus de densification s engage et permettrait de réaliser 60000 m² supplémentaires en immeubles de bureaux. Il se traduit à ce stade par l accueil d environ 3000 emplois. A l horizon 2022 : la progression cumulée de 8750 emplois porterait l effectif total à 26 750 emplois (estimation ECODEV). Pour l AFTRP, une progression à long terme de 15 à 20 000 emplois constituerait un maximum (à 25 / 30 ans). 2012 Surfaces construites m² SHON Parc total 1 000 000 m² (initial) / 2017 (à 5 ans) processus engagé + 60 000 m² 2022 (à 10 ans) 1 060 000 m² 1 175 000 m² flux = 1 emploi /20 m² Ratio d emploi (sur bâti densifié) 1 emploi /55 m² 1 emploi / 50 m² Ratios d emplois (moyenne obtenue) 18 000 (2011) 21 000 (2017) Evolution de ( +3000) l emploi total Sources : AFTRP (situation 2012) et estimations ECODEV + 115 000 m² flux = 1 emploi /20 /m² 1 emploi / 45 m² 26 750 (2022) ( + 8750) 102
NB : Le gain en emplois résulte ici de la capacité de renouvellement ; on ne tient pas compte de suppressions et départs éventuels (liés aux démolitions), supposant qu ils seront compensés par une légère évolution «naturelle» des emplois dans le reste du parc. Les évolutions par grandes fonctions d entreprise Parc actuel : une ventilation difficile à établir car mixité des fonctions au sein de la plupart des entreprises (le GIE n effectue plus de recensement des emplois par activité). Parc complémentaire : essentiellement des fonctions tertiaires directionnelles (états majors, directions commerciales, marketing, administratives et financières.) ; part accrue des unités de formation (pour l entreprise, son groupe) et de recherche développement. «La R&D s ouvre à son écosystème au sein de l entreprise et confirme sa collaboration avec des partenaires externes. En interne, la R&D se rapproche des fonctions proches du marché (marketing, vente et stratégie). Cette nouvelle place de la R&D au sein de l entreprise est néanmoins freinée par la difficulté à mutualiser les ressources, la complexité des processus de décision ou encore des enjeux de capitalisation et de partage des connaissances». Enquête PwC sur l innovation et la performance dans l innovation (2010). 6/ EVOLUTIONS PAR GRANDES CATEGORIES DE METIERS : Rappelonsle, les profils actuels d entreprises se caractérisent par ce mix de fonctions décisionnelles (sièges), commerciales, logistiques, show room, parfois de formation, R&D, et la grande diversité de filières économiques (il n existe pas véritablement de dominante à Paris Nord 2) ; seule la production proprement dite est peu présente. L éventail très ouvert des familles de métiers le reflète. Quelques exemples : Activités Commerciales grand public (IKEA, Usine center, CASTORAMA, Pier Import.) : le niveau d emploi y progressera peu (pas d implantation nouvelle en vue). Fonctions logistiques : c était une des vocations initiales de la zone d activités ; elles resteront associés au sein de certaines entreprises à la présence d équipes commerciales, du siège, de la maintenance. Tout au plus leur poids relatif devrait se stabiliser. Les centres de formation (Institut Français de Soudure, AIR France, XEROX, Boston Scientific ) se sont développés. Ce volet va vraisemblablement se renforcer. L implantation de sièges sociaux d entreprises internationales et de leurs filiales (Delsey, Embraer, Miroglio, Brother ), qui constitue «la marque» de ce site d affaires, devrait se poursuivre et se diversifier au plan de l origine géographique des groupes qui souhaitent effectuer ce choix. L AFTRP et les commercialisateurs partagent ce point de vue. Paris Nord 2 restera un vivier de nombreuses PME, TPE tournées vers les services à forte valeur ajoutée, le conseil, les prestations informatiques (en raison des opportunités d implantation et de l offre de certains programmes locatifs en petites surfaces, de la proximité des marchés, et des facilités d accès). Par conséquent des emplois très qualifiés 103
(développeurs informatiques, web développeur, infographistes, consultants, ingénieurs conseil...). La R&D : cette fonction n a jamais réellement trouvé ici un «terreau» favorable, sans doute par éloignement des principaux pôles de recherche franciliens ; elle reste minoritaire mais un mouvement s esquisse en ce sens. GUERBET (spécialités pharmaceutiques pour la radiologie) étaient présent dès les premières vagues. Plus récemment, l unité de LG Electronics est centrée sur la R& D.(développement de produits innovants). Une approche plus qualitative : Une enquête large serait nécessaire à une telle échelle de site ; l analyse du profil des entreprises et la consultation de leurs d emplois sur leurs propres sites apportent quelques indications de tendances : Maintien des métiers liés au négoce (commerce de gros) et au commerce international. Conseillers commerciaux, ecommerce et web marketing, chefs de produits, marketing produits, acheteurs, gestion financière, gestion des données (progiciels spécialisés) : des profils recherchés.22 Import export, acheteurs, approvisionneurs (fonction négoce international), des profils pointus (écoles de commerce, Master Pro etc. ), des «métiers d experts» (DARES). Le besoin d une forte culture internationale est évident et souligné par les milieux professionnels. Renforcement de nouvelles fonctions plus technologiques, sans doute à moyen terme (et donc de métiers ingénieurs d études, ). Logisticien, ingénieur logistique export (procédures de gestion des flux) Une quasi certitude : la proportion croissante de cadres et techniciens supérieurs. Quelle place pour les emplois moins qualifiés? Toute grande entreprise du tertiaire requiert des postes «support» : accueil, secrétariat, sécurité, matériel, gestion administrative et comptable. Par ailleurs, bon nombre de groupes pratiquent une politique de formation de leurs personnels et favorisent les promotions internes.23 Un «micro marché de l emploi» interne au site s est développé de façon informelle ; l effet d échelle facilite les mutations d une entreprise à l autre. 22 On se référera pour la phase 2 au récente Contrat d études prospectives (CEP) du commerce inter entreprises (INTERGROS) et aux différentes enquêtes sur les métiers de l import export. 23 Voir analyse DARES «Les métiers en 2015». 104
CONCLUSIONS La densification de Paris Nord ne peut être qu un processus de long terme. Il n est pas sans difficultés opérationnelles pour la mise en œuvre de cette stratégie (nombreuses copropriétés, AFU : gestion des voiries, lourdeur des investissements en nouveaux VRD). Aujourd hui, l accès automobile reste majoritaire (au moins 80%). Même avec un report conséquent au bénéfice des transports en commun, les risques de saturation pour les accès routiers sont bien réels. Les limites de l offre de logements dans un périmètre raisonnable constituent un obstacle ressenti par les entreprises pour les recrutements, (selon le GIE). Le développement de Paris Nord 2 doit s examiner globalement à une échelle plus large : quelles complémentarités avec AEROLIANS, puis le Triangle de Gonesse. Des risques d effets d aspiration entre sites? Le niveau d équilibre au regard de l évolution des demandes et de leur nature reste un enjeu aujourd hui peu appréhendé. Les tendances du marché des bureaux en périphérie ne sont pas si favorables. Paris Nord 2 présente un niveau de vacance assez élevé dans le tertiaire de bureau ; CBRE rappelle que la seconde couronne ne représente que 20% du marché régional (répartis entre une dizaine de sites ou pôles majeurs). Phasage envisageable : rappel pour conclure 2017 : engagement du processus de densification encore ponctuellement (cf. SILIC) 2017 : c est aussi les premières commercialisations d AEROLIANS 2022 : Et audelà? Un second élan avec le BHNS, le métro automatique, l extension du PIEX, etc. Notons que le Triangle de Gonesse sera vraisemblablement bien engagé dans une première phase d opération. L hypothèse d un gain de près de 9000 emplois sur une dizaine d année représente une perspective très positive. Au plan qualitatif : Paris Nord 2 reflète bien les changements d organisation des grandes entreprises et en corolaire, l adaptation des métiers. Le site s inscrit pleinement dans la dynamique d évolution des qualifications du tertiaire supérieur et du commerce international ; voisin, le futur Parc d activités AEROLIANS devrait obtenir des profils assez comparables pour son secteur sud. 105
FICHE DE PROJET n 17 LE QUARTIER D AFFAIRES DU TRIANGLE DE GONESSE (Communes de Gonesse et de Roissy en France, Val d Oise) 1/ LES DEVELOPPEURS ET ACTEURS : Depuis plus de 20 ans, le Triangle de Gonesse est identifié par l Etat et la Région IledeFrance comme un enjeu majeur du territoire du Grand Roissy. Cependant, cette emprise foncière d environ 1000 ha, située à proximité de deux aéroports (Roissy CDG et Le Bourget) sur les communes de Gonesse et de Roissy en France, doit faire face à une pression foncière qu il est temps de maîtriser, afin de privilégier l installation d activités à forte valeur ajoutée et ainsi renforcer la vocation internationale des deux plateformes aéroportuaires. Pour ce faire, il a été décidé de doter le Triangle de Gonesse d un Plan de référence pour son développement et son aménagement. Ce travail a été mené par l équipe Güller Güller qui définit un plan d action pour le développement du Triangle tout en proposant un phasage opérationnel et orientant la prospective. Ce plan a été élaboré en concertation étroite avec les collectivités et les acteurs économiques regroupant l Etat représenté par la DREIA, les DDT et la DATAR, la Région Ile de France et les collectivités locales. 2/ LE SITE ET SON ACCESSIBILITE : Le périmètre du Triangle de Gonesse est ceinturé par l autoroute A1, la RD 317 et la RD 902a et il jouit d un positionnement à proximité des aéroports de Roissy CDG et du Bourget au sein de ce que Güller Güller nomme le «corridor aéroportuaire». Ce site va profiter de la réalisation d infrastructures nouvelles : Création d une nouvelle branche du RER D reliant la gare RER D de Villiers le Bel Gonesse Arnouville à la gare RER B du Parc des Expositions de Villepinte. Le projet consiste à prolonger les actuelles missions du RER D ayant pour terminus la gare de Villiers le Bel à la gare du RER du Parc des Expositions de Villepinte. Le STIF annonce une mise en service en 2020. Le site profitera aussi de la présence d une gare (Cœur de Triangle) du futur métro automatique à horizon 2023. Des transports en commun en site propre (tramways et bus à haut niveau de services) devraient emprunter l avenue du Parisis et la 902a (estouest) mais aussi l axe Le Bourget Roissy CDG. Le site profitera de la réalisation de l avenue du Parisis et de la mise en place de liaisons entre «le Cœur du Triangle» et Paris Nord II. 106
3/ L ETAT D AVANCEMENT ET ETAPES DE REALISATION : Une phase d études réalisées : L étude «Nord Est Francilien Corridor aéroportuaire RoissyLe Bourget Plan de référence Triangle de Gonesse» novembre 2010 (Güller Güller DVH EBP Paul van Beek). Approche économique (enquêtes auprès d entreprises internationales et d investisseurs). Etudes de préprogrammation en cours. Evolution de la maîtrise foncière : les acquisitions ont commencé. La ZAC serait créée d ici 2 ans. EUROPA City s inscrit dans cette programmation ; une composante clé par son offre de commerces, services, loisirs (voir la fiche de projet n 20) La réalisation de la gare marquera le véritable décollage du site vers 2023. 4/ PROGRAMME DETAILLE : Rappel des principales composantes présentées par l EPA PDF (et librement traduites par ECODEV) : Outre Europa City (580 000 m² de SHON sur 80 ha), déjà analysé, couvrant le quart sudest Un secteur sudouest (au nord de la ZAE des Tulipes), orienté principalement vers l accueil de PMEPMI (l offre en locaux de qualité pour les activités est assez rare en ce secteur, au nord de l A86). Un secteur nordouest, essentiellement tertiaire et recherchedéveloppement (intercalé entre le projet de pôle gare et la RD 317), pour l accueil d entreprises internationales, de sièges sociaux de groupes français et européens, de sociétés d ingénierie, d entreprises liées au secteur Télécoms et à l édition numérique, de laboratoires de recherche (dans des domaines qui restent toutefois à identifier). Pour le secteur nordest (avec une façade sur l A1 et longé par le Boulevard du Parisis au sud), les vocations économiques seraient relativement similaires. On pourrait y imaginer une dominante d activités tertiaires internationales (sièges, «business units» du type de celles que l on rencontre à Paris Nord 2) et d activités plus de showrooms, de lieux dédiés aux expositions (effet vitrine). Une bande estouest, de part et d autre du boulevard du Parisis, plus dense, très urbaine, mais s ouvrant sur le secteur stratégique du pôle gare, conviendra aux activités tertiaires (sièges), à l accueil d hôtels (en lien avec le programme EUROPA City), d organismes de formation. L espace pôle gare, le cœur du Triangle, lieu de convergence pour tous les profils d activités de flux d information et à l image de cette diversité de fonctions (seraitce le Times Square du Triangle?) Services, commerces, restauration 107
Sans omettre un espace singulier, dont le concept séduisant mérite réflexion, celui d un «campus de l innovation». On pense peutêtre, en plus intense, à une Cité Descartes très contemporaine L accueil d un grand organisme d enseignement supérieur et de recherche (public ou privé) en serait un activateur essentiel. Dans tous les cas de figure, le vis à vis avec les espaces environnants doit retenir l attention. Face à face avec la pointe sud est de Paris Nord 2 (aujourd hui très commerciale), avec le site PSA (en devenir ), avec l extrémité de l aéroport du Bourget, la zone plus logistique des Tulipes. Au nord, se dessinerait un front assez tranché et certainement valorisant avec le Carré Vert. En raison de l ampleur et des ambitions du projet, un phasage par secteur s impose de toute évidence. Pour une première phase, il pourrait s agir du quart nordouest, bien greffé sur le pôle Gare. Et il sera stimulé par le projet de parc de l innovation. La faisabilité d une seconde tranche (le secteur des PME) paraît raisonnable. Le secteur nordest paraît fortement lié au lancement effectif d EUROPA CITY 5/ LES FOURCHETTES D EMPLOIS PREVISIBLES ET LES RATIOS : Une simulation limitée pour une première tranche «nordouest» : Hypothèse basse Elle repose sur une commercialisation de programmes diversifiés, dont les activités engendrant un ratio m²/emploi proche du ratio moyen de l ensemble de l opération. Environ 37.5 ha bruts ; COS moyen de 0.8 = 300 000 m² constructibles (soit 24 % du programme total, qui compte 1 270 000 m²). Hypothèse d une commercialisation sur 5 ans : 7.5 ha par an (un score très favorable). Un rythme plus modéré pourrait être envisagé (sur 7 à 8 ans). Tableau première tranche : Surfaces construites m² Ratio d emploi (un mix tertiaire et R&D) Prévision d emploi total 2017 (à 5 ans) / (phase chantiers) 2024 (à 12 ans) 2030 (à 18 / 20 ans) 300 000 m² / 35 m² /emploi Report possible d une partie sur cette période selon rythme commercialisation 35 m² /emploi / 8 570 emplois Evolution probable, nouvelles implantations, nouveaux modes d organisation des entreprises 108
Hypothèse haute Elle repose sur une commercialisation de programmes majoritairement tertiaires, dont les activités engendrant un ratio m²/emploi dense, de l ordre de 25 m²/emploi. Environ 40 ha bruts ; COS moyen de 1 = 400 000 m² constructibles (soit 24 % du programme total, qui compte 1 270 000 m²). Hypothèse d une commercialisation sur 5 ans : 7.5 ha par an (un score très favorable). Un rythme plus modéré pourrait être envisagé (sur 7 à 8 ans). Tableau première tranche : Surfaces construites m² 2017 (à 5 ans) / (phase chantiers) 2024 (à 12 ans) 2030 (à 18 / 20 ans) 400 000 m² / 25 m² /emploi Report possible d une partie sur cette période selon rythme commercialisation 25 m² /emploi / 16 000 emplois Ratio d emploi (un mix tertiaire et R&D) Prévision d emploi total Evolution probable, nouvelles implantations, nouveaux modes d organisation des entreprises Une simulation sommaire pour l ensemble du programme (en première approche) : Programme d aménagement d ensemble (grandes enveloppes) : Les programmes sont répartis sur un foncier de 242 hectares, dont 148 hectares au Cœur du Triangle (hors Europa City). La surface constructible totale est de 1 270 000 m², sans EUROPA City (environ 500 000 m², selon EPA). Elle se répartit comme suit : Fonction tertiaire (fonctions stratégiques et tertiaires métropolitaines) : 780 000 m² environ ; Activités technologiques industrielles et R&D : 280 000 m² environ ; Pôle d innovation : 60 000 m² ; Equipements de formation : 20 000 m² ; Services, hôtels, résidences étudiants : 70 000 m² environ ; Grand équipement d intérêt régional, université internationale, pôle culturel : 15 000 m² environ. 109
Commerces : 10 000 m² Équipements sportifs : 30 000 m² «Hub de pôle» : 20 000 m² Répartition théorique du potentiel d emploi par grandes composantes Composantes Programme m² Fonction tertiaire 780 000 Activités technologiques, R&D Pôle d innovation 280 000 Equipements de formation 20 000 Hôtels, services 60 000 70 000 Grand équipement d intérêt régional 15 000 Commerces 10 000 Equip. sportifs 30 000 «Hub de pôle» 20 000 TOTAL 1 270 000 m² Type de locaux Bureaux purs + une part de part de locaux mixtes Mixte bureaux, laboratoires, halls technologiques Plus orienté laboratoire recherche Salles, administration services mutualisés, selon nature de l équipement Selon nombre de chambres et catégories ; hypothèse : Expositions, grandes salles de conférences, peu défini 1 ou 2 GMS + boutiques Salles couvertes, régie technique Fonction transports, locaux de services, petits bureaux, vitrine, information Ratio 1 emploi / x m² 1 emploi /27 m² en moyenne (1/20 m² serait pour les bureaux purs) 1 emploi pour 40 m² 1 emploi pour 70 m² Potentiel d emplois 28 889 7 000 857 666 1 emploi pour 30 m² 1 750 1 emploi pour 40 m² 150 1 emploi pour 100 m² 1 emploi pour 30 m² 1 emploi pour 2000 m² 333 150 400 1 emploi pour 50 m² 1 emploi pour 35 m² (moyenne) Sources : données EPA Plaine de France ; simulation ECODEV 40 195 emplois 110
Quelques exemples à titre de référence : On peut comparer le projet du Triangle à d autres grands sites qualitatifs, comme Courtaboeuf aux Ulis (plus de 450 ha, 25 000 emplois, 3 500 000 m² locaux), un cycle de vie plus de 40 ans, un mix étonnant de fonctions à caractère technologique, de gestion d entreprises et commercial (fournisseurs) ; ou bien à certains parcs d activités des villes nouvelles (Marne la Vallée, Cergy Pontoise ou encore SaintQuentin en Yvelines). Marne la Vallée : La Cité Descartes (A4, RER 4, Francilienne) ; une échelle plus restreinte mais l ambition de devenir un cluster majeur du développement durable. Université de Paris Est Marne La Vallée (18 établissements), 57 laboratoires, 1300 chercheurs, 600 doctorants, 16 000 étudiante de Bac + 2 à BAC 8 ; une pépinière d entreprises innovantes, un incubateur en projet La cité Descartes accueille 350 entreprises et 6000 salariés. Evry Centre Essonne : Le «territoire Génopole». Une expérience originale, très riche dans son contenu scientifique et médical (génome et postgénomique, thérapies géniques), mais qui n a pas entrainé contrairement aux attentes locales, la venue massive de laboratoires pharmaceutiques. =66 entreprises, 20 labos, 17 plateformes, 2186 emplois directs. Malgré les déficits urbains, la ville d Evry garde des atouts importants : plusieurs grandes écoles, des centres de recherche, le siège d ACCOR, ARIANE ESPACE, la SNECMA Aix en Provence : L Europole de l Arbois, mélange de PME très pointues, de laboratoires, de centres de formation, de sièges sociaux, dans un cadre valorisant assez bien desservi par le TGV. 10 labos, 4 pôles de compétitivité, une pépinière ; plusieurs parcs d activités le jouxtent. En Grande Bretagne, en Allemagne, à Amsterdam : nous poursuivrons ce «benchmarking». 6/ EVOLUTIONS PAR GRANDES CATEGORIES DE METIERS : Parcs tertiaires : essentiellement des fonctions tertiaires directionnelles (étatsmajors, directions commerciales, marketing, administratives et financières.) ; part accrue des unités de formation interne et corporate (pour l entreprise, son groupe), et de recherche développement (souvent associée à la fonction marketing pour le renouvellement de la gamme de produits). Le volet plus technologique : les entreprises présenteront une part plus forte de profils d ingénieurs (études, produits, méthodes, qualité, environnement), techniciens spécialisés (sécurité, maintenance, gestion des fluides, dessinateurs projeteurs) et, selon l activité, des ouvriers très qualifiés (montage, réglage, contrôle, étalonnage), bien que dans des proportions limitées et qui tendent à se réduire. 111
Une approche plus qualitative : Quelques éléments de réflexion que l on peut avancer malgré les incertitudes du programme et l absence de préconnaissance des entreprises (ou de catégories plus fines d entreprises) qui s y implanteront à cette échéance : Faible proportion de personnels peu qualifiés (niveaux CAP/BEP) : environ 10% à 15% (accueil, entretien, sécurité, chauffeurs) ; Proportion élevée de cadres supérieurs (grandes écoles, écoles de commerce, forte expérience de management) ; Ingénieurs d affaires, chefs de projets, ingénieurs qualité, quels que soient les domaines d applications (Bac + 5/6) Part croissante des catégories techniciens qualifiés avec forte autonomie et responsabilité (DUT, licences Pro). Ces postes existent aujourd hui pour l essentiel, c est leur contenu qui se renouvelle en permanence, intégrant pleinement les innovations en matière de gestion, de transmission des données, de systèmes de gestion et de partage des informations (la révolution du cloud computing). Quelle place pour les emplois moins qualifiés? Toute grande entreprise du tertiaire supérieur requiert des postes «support» : accueil, secrétariat, sécurité, matériel, gestion administrative et comptable. Par ailleurs, bon nombre de groupes pratiquent une politique de formation de leurs personnels et favorisent les promotions internes.24 CONCLUSIONS Richesse et ambition du programme. Etalement sur le long terme, 25 à 30 ans et plus Réussir une première tranche, avec une desserte performante. Potentiel d emploi à 10 ou 15 ans : au delà on a moins de visibilité! Voir les continuités fonctionnelles et spatiales et les complémentarités (Paris Nord 2, AEROLIANS ). Interrogations sur le concept de campus de l innovation, sa concrétisation. Dominante privée (cf. EDF aux Mureaux, VEOLIA à Jouy le Moutier, DANONE à Palaiseau, ACCOR à Evry Courcouronnes ) ou avec un moteur universitaire ou des laboratoires de recherche publics? Intégration spatiale et articulation avec le programme d EUROPA CITY (des catégories d emplois très différentes). Les services, commerces, restaurants pourront certainement intéresser les personnels et utilisateurs du parc d affaires. 24 Voir analyse DARES «Les métiers en 2015». 112
FICHE DE PROJET n 18 EUROPA CITY (Commune de Gonesse, Val d Oise) 1/ DEVELOPPEURS ET ACTEURS (objectifs, stratégies) Promoteur : IMMOCHAN (filiale immobilière du groupe Auchan, promoteur, gestionnaire investisseur de centres commerciaux). Rapide historique de la genèse du projet. Europa city s intègre au projet urbain élaboré par Guller & Guller pour le Triangle de Gonesse. 4 cabinets d architectes ont présenté leur projet. Parmi eux, deux français (Manuelle Gautrand, qui a réalisé l étude de faisabilité et d implantation et le duo Valode &Pistre), un norvégien (Snohetta) et un danois (Bjarke Ingels Group). Le lauréat sera désigné à l automne 2012. Projet Valode Projet BIG (Norvège) Projet Snohetta (Danemark) Projet Manuelle Gautrand 113
L ouverture d Europa City est prévue vers 2022 sur 80 des 250 ha aménageables à terme du triangle de Gonesse, au cœur d un vaste espace aujourd hui agricole de la Plaine de France, à proximité de l aéroport RoissyCharlesdeGaulle. Il sera desservi par le futur métro automatique, programmé dans le cadre du Grand Paris (pôle gare multimodal). Ce complexe a l ambition de rayonner très largement, non seulement sur toute l IledeFrance mais bien audelà, attirant des millions de voyageurs et touristes arrivant à Roissy. 2/ SITE ET ACCESSIBILITE : Actuellement : A1, A 1O4, BIP (Boulevard du Parisis), RER D et B, bus Le projet de nouvelle station pôle gare (associant le barreau RER D et B, le BHNS, le métro automatique rapide Grand Paris Express), qui constitue un enjeu clé ; il va permettre une accessibilité très large pour les visiteurs franciliens (et les futurs employés du site). C est pour ses promoteurs la condition sine qua non de la réalisation du projet. Europa City devrait occuper le secteur sudest du périmètre d aménagement du Triangle de Gonesse, délimité à l est par l autoroute A 1 et au nord par le boulevard du Parisis. L équipement avoisinera la bande centrale traitée en parc paysager (Parc central), un grand équipement de formation et se trouvera à très courte distance du Cœur du Triangle et du pôle gare (voir la fiche sur le parc d affaires du Triangle de Gonesse). Une Zone de chalandise très élargie : le projet table sur une fréquentation de plus 35 Mons de visiteurs / an (voir les comparatifs avec Les Quatre Temps, Les Halles, Disney). Un public à la fois régional, national et international (Grande Bretagne, Belgique, PaysBas, Allemagne, et toutes origines, Chine, pays émergents, passagers de Roissy, congressistes, hommes d affaires, visiteurs des salons à Villepinte, etc. ). Mais ce public se différenciera de celui de Disney qu attire un produit de divertissement très ciblé et universellement connu. Immochan travaille sur ce plan avec le CRT Ile de France et Atout France, l Agence de développement touristique de la France. 3/ ETAPES DE REALISATION ET AVANCEMENT ACTUEL DU PROJET Consultation, présentation du projet au Comité de Pilotage à Gonesse en novembre dernier. Présentation au MIPIM 2012. PC (date ultérieure). Ouverture prévue vers 2020/ 2022 (en fonction de la nouvelle gare). 4/ PROGRAMME DETAILLE : selon les informations communiquées par Immochan et l étude SEMAPHORE En 2022, ce lieu proposera : A la fois un centre commercial de 500 boutiques avec des restaurants et une dizaine d hôtels, mais, également, sur plus de 50 000 m², un pôle culturel avec des salles de spectacle, un cirque et un musée dédié à l Europe. Les visiteurs pourront en effet s y détendre puisque Immochan a intégré au projet un parc d attractions, une piste de ski indoor ou encore un vaste espace aquatique. 114
«De quoi créer 11500 emplois directs, avec un recrutement local massif, et 6000 indirects, assure Christophe Dalstein, le directeur exécutif d Immochan. Sans compter les quelques 12 600 emplois générés par les quatre ans de chantier». Les 50 000 m2 affectés à la culture comportent un espace "dédié aux expositions d'envergure internationale", deux salles de spectacle, un chapiteau de cirque de 1 000 à 2 000 places et un centre culturel. Ventilation des surfaces par grandes fonctions (plaquette Immochan) : 130 000 m² dédiés aux loisirs (hors restaurants) 230 000 m² commerces + 20 000 m² de restaurants 50 000 m² culture (fondations, expositions européennes) 2 700 chambres d hôtels (allant du ** au ****). 5/ FOURCHETTES D EMPLOIS PREVISIBLES ET RATIOS A appliquer aux composantes du projet : A la différence d Aéroville le projet ne comporte pas de grande surface de type hypermarché. 500 boutiques et restaurants (avec de nombreuses enseignes internationales). Les enseignes qui pourraient se positionner sur ce projet ne sont pas connues à ce jour. Les restaurants : une très grande diversité de formules et de gammes de qualité. Les cinémas : pas d indication particulière communiquée à ce stade. Les loisirs : un parc aquatique, une piste de ski, un parc à thème, dont la thématique n est pas encore connue, un cirque (comme le Cirque du Soleil, canadien, qui serait pressenti?). La culture : des salles d exposition sur l Europe, son histoire, sa genèse, mais aussi d autres thématiques des arts contemporains. Bureaux (pour l administration du site) et fonctions supports (entrepôts, ateliers maintenance ). Prévision : environ 11 580 emplois directs selon l étude SEMAPHORE Analyse de la répartition par familles de métiers selon Immochan : Les commerces : 5 600 emplois (soit une densité de 41 m² pour un emploi, ce qui semble dans les normes d un grand centre commercial) ; ceci hors restauration ; cette fonction représente la moitié du potentiel d emplois. Loisirs : 1 300 emplois (principalement pour le parc à thème, le ski indoor et le centre aquatique).25 25 Selon ERA, spécialiste des parcs d attractions : compter 1 emploi ETP pour 4000 à 5000 visiteurs. Soit au moins 1000 emplois dans l hypothèse de 5 Mons de visiteurs pour le seul parc. 115
Hôtellerie et restauration : une donnée globale de 2 800 emplois (pour la seule hôtellerie : 700 emplois environ si on applique un ratio moyen de 4 chambres pour 1 emploi). Volet culturel : 500 emplois directs. Administration, prestations diverses : 1 380 (soit le solde, mais cela reste à préciser, car c est beaucoup si l on pense que bien des prestations sont généralement externalisées ; il y aura aussi des services, quelques bureaux). L offre commerciale : des grands magasins, de type Galeries Lafayette, Printemps, et autres enseignes européennes, y compris d Europe de l Est et de Scandinavie ; ce seront les vraies locomotives commerciales. Et des boutiques de tous types, de toutes tailles et configuration (y compris de marché). Les commerces et restaurants pourraient être regroupés par grandes références aux cultures européennes : Norden Platz, British Square, Slavia Boulevard, Avenue de France, Rambla de Méditerranéa. Pour Immochan, c est avant tout un pôle «loisirs» et une destination de tourisme et de divertissement, avec un parc aquatique de 30 000 m et un parc d attractions. Répartition des emplois par composantes principales Composante Grands magasins Surfaces m² 60 000 Ratio estimé 40 m²/emploi Emplois estimés 1 500 Boutiques et moyennes surfaces spécialisées Restaurants Hôtels 170 000 35 4 855 20 000 2700 chambres 20 1emploi pour 4 chambres en moyenne estimation 50 m² /emploi estimation 1 000 675 «Parc des neiges» Parc d attractions Centre aquatique et autres loisirs 30 000 50 000 20 000 (total loisirs : 160 000 m²) 50 000 80 1 000 350 550 Equipements culturels 20 000 m² 35 m² /emploi 570 Divers (administration gestion du site, services) TOTAL 10 580 Sources : Immochan, Estimations ECODEV CONSEIL (et références parcs d attraction, loisirs, culture et diverses enseignes spécialisées). 116
Références : Les 4 Temps à La Défense (principalement pour le volume de fréquentation), Parly 2 au Chesnay (rénové et tendant vers le haut de gamme). Le Carrousel du Louvre à Paris, plus modeste, intégré à un équipement culturel majeur (et classique ). So West à Levallois (échelle plus modeste, mais très qualitatif). Même si Europa City se distingue en associant au commerce une offre de loisirs et de culture. La réalisation récente de Westfield à Londres (classé parmi les «pôles mondiaux», selon l expression de PIVADIS) et celle d Oberhausen, également, à Düsseldorf illustrent à grande échelle cette grande diversité d offre commerciale. Mais on ne retrouve pas dans ces exemples la dimension culturelle affichée par EUROPA City (ou du moins estelle est moins représentée). Notons le Parc aquatique géant proche du site des JO de Londres, donc dans le secteur de Westfield / Stratford City. Selon Immochan, les références se situeraient davantage aux USA et au Canada : West Edmonton Mall, Alberta (Canada) : 800 commerces et services, parc aquatique, 500 000 m² au total, et ses hôtels (chambres à 250 ). 22 millions de visiteurs. 23 000 emplois. Aux USA : près de Minneapolis (Minnesota), the Mall of America (concept un peu plus ancien, de 1994) : 280 000 m² en surfaces commerciales, 522 boutiques, un parc d attractions (Snoopy), un parc aquatique, 40 millions de visiteurs. 11 000 emplois (et 13 000 aux périodes de pointe). Enseignes motrices : Macy s, Sears, Bloomingdale. On reste à une échelle assez comparable. 117
Comparatif des pôles commerciaux et loisirs : Centre Surface totale (SHON) Commerces Attractions, loisirs Europa City 450 000 m² 230 000 m² West Edmonton Mall Mall of America Westfield Stratford City (UK) 500 000 m² 800 commerces et services Piste de ski Parc aquatique Autres (expos) Parc aquatique 280 000 m² Bureaux, loisirs, logements Sera raccordé à Eurostar Proche site JO Dubaï Oberhausen (Centro) A vérifier Secteur de reconversion (Emscher Valley). Singapore Vivo City Site de 24 ha en front de port, immeubles de bureaux. Disneyland Paris + Walt Disney Studios (notons que le périmètre comprend 7 hôtels, un centre commercial dédié) Sur 2230 ha! Disney Paris 175 000 m² 300 commerces (dont un hyper Marks &Spencer ) et services 70 restaurants, un marché, 3 hôtels Plus de 1000 enseignes (Wafi city) 70 000 m² Hôtels, restaurants Parc d attraction Snoopy Oui. Cinéma 16 écrans numériques 30 à 40 Emplois 11 580 (prév.) 22 23 000 40 11 à 13 000 30 à 40 attendus Elément du projet Stratford city. Environ 10 000 (fin 2011), dont 2500 locaux 30 (?) 95 000 m² GLA pour le complexe commercial Un mix d activités, expos, events, artisanat art 40 10 000 (environ, souvent précaires) Des difficultés ont été soulignées par la presse locale. NC «Disney Village» 2 parcs d attractions + Village Nature Plus de 15.5 millions en 2011 (forte % visiteurs internationaux) 14 400 emplois directs (au total, 56 000 emplois directs + indirects + induits) 5 pôle hôtelier français (plus de 7000 chambres) Parc aquatique Visiteurs (millions) Sources : sites internet des pôles pris en compte, recherches ECODEV. On remarque que les réalisations mentionnées comme les références les plus proches indiquent des ordres de grandeurs proches en termes d emplois (Oberhausen, Westfield Stratford, Mall of America). La comparaison avec Disney est intéressante mais il s agit de 118
deux parcs à thèmes avec une composante hôtelière majeure certes, mais relativement peu de surfaces commerciales tous publics. Vivo City à Singapour est de toute évidence très séduisante (conception, localisation) mais nous n avons pas de précisions sur les emplois. 6/ LES GRANDES CATEGORIES DE METIERS : Une approche plus qualitative : L étude de SEMAPHORE fait référence à 80 métiers sollicités (répartis en 16 familles professionnelles) pour la phase d exploitation. Nous n avons pas connaissance de leur répartition détaillée à ce jour, mais cette diversité n est pas surprenante. Quelques spécificités : Métiers de la vente ; le projet se distingue des centres commerciaux «classiques» en raison de son orientation très européenne, avec une présentation plus «pédagogique» (pour les magasins et surtout pour les restaurants). Au plan de la restauration : dégustation, information sur les différentes gastronomies, œnologie «Théâtralisation» de l offre. Des «ambassadeurs» des cuisines nationales. Ce n est pas sans évoquer AEROVILLE (voir cette fiche pour précisions sur les métiers). Anglais incontournable (un bon niveau de pratique). Par conséquent, l offre de formation sur le plan linguistique sera à renforcer de façon très significative. Le Chinois? Pas en priorité ; on aura plutôt des étudiants, des interprètes. Métiers des loisirs et culture grand public. Accueil touristique et animation. Importance de la fonction accueil en toutes activités. Et d animation, tant commerciale que culturelle ou ludique. Métiers d animateur, démonstrateurs, moniteur mais aussi opérateur technique pour les machines, engins, manèges, divertissements proposés et agents d entretien et de maintenance. Des spécificités aussi pour le parc aquatique (maitres nageurs, sauveteurs, opérateurs techniques, agents hygiène et sécurité ). Les emplois du chantier (clauses d insertion.) : 12 600 emplois directs sur 4 ans (hors soustraitance) et 6500 emplois indirects (liés au chantier). La complexité du projet et la diversité de ses fonctions pourraient impliquer un grand nombre d intervenants, y compris de PME du bâtiment ou de grosses PME spécialisées pour la dimension «attractions» (ce fut bien le cas à Disneyland et Astérix lors de leur construction) ; Les emplois indirects : Soustraitance, approvisionnement, logistique, gestion et maintenance des bâtiments, fluides, sécurité des bâtiments et des personnes (fortes densités de fréquentation en périodes de pointe). SEMAPHORE prévoit environ 6 300 emplois indirects (soit 54 % du niveau des emplois directs). 119
CONCLUSIONS (Bilan et perspectives) Thématiques emplois spécifiques ou sensibles : Caractère très diversifié des enseignes commerciales, incluant la présence de grands magasins (et de l offre en restauration). Objectif de qualité de service. Anglais nécessaire dans métiers de la vente (caractère international de la clientèle). Dimension promotion des enseignes et produits (ou recettes et gastronomies) de différents pays européens (cf. Aéroville). Volet ludique, événementiel et culturel très important (c est l attracteur). Le Parc aquatique : des références existent, voir le Wave Waterpark en Autriche (Innsbruck/Tyrol). Quel phasage? Le projet suggère une réalisation d un seul bloc ; néanmoins une montée en régime semble vraisemblable, en fonction de la fréquentation, de la notoriété, des complémentarités avec les autres projets et de l évolution du maillage d infrastructures de transports. 120
FICHE DE PROJET n 19 DEVELOPPEMENTS AUX ABORDS DE L AVENUE DU PARISIS (Communes de GargeslèsGonesse et Sarcelles, Val d Oise) 1/ DEVELOPPEURS ET ACTEURS (objectifs, stratégies) La réalisation de l avenue du Parisis est un projet du Conseil Général du Val d Oise qui consiste à la mise en place d une liaison routière à 2 fois 2 voies de 11 km entre BonneuilenFrance et SoisysousMontmorency. La vocation première de cette avenue est de fluidifier les liaisons de banlieue à banlieue. Cet axe reliera de futurs pôles d activités, le Triangle de Gonesse, Europa City et le Dôme de Sarcelles, et fera l objet d une valorisation sur ses abords au niveau de GargeslèsGonesse avec la création d un programme à dominante d activités. 2/ SITE ET ACCESSIBILITE (RAPPEL) : La section concernée par la valorisation s étend sur 2.8 km entre le carrefour des Réfuzniks à Sarcelles et le carrefour de la Croix du Christ à GargeslèsGonesse. Ce site est situé à proximité d une double plateforme aéroportuaire (aéroport Roissy Charles de Gaulle et aéroport du Bourget) et du centre de Paris, et contribue à faire des abords de l avenue du Parisis un territoire de croisement de flux. L accès à l autoroute A1 ainsi qu à l A104 (Francilienne) est facilité. 3/ ETAT D AVANCEMENT ET ETAPES DE REALISATION Actuellement, le Conseil Général du Val d Oise conduit un travail de définition du tracé de l avenue et de sa configuration. Il est acquis que la voirie comportera 2 fois 2 axes et 2 voies complémentaires pour un TCSP et des circulations piétonnes et cyclables. D autres travaux sont menés en parallèles dont «L étude de faisabilité du programme et des accès autour de l avenue du Parisis» menée par Setec Partenaires Développement. Cette dernière aborde particulièrement l aspect programmatique des abords de l avenue. Elle est en cours 4/ PROGRAMME DETAILLE ET FOURCHETTES D EMPLOIS PREVISIBLES en attente L étude Setec Partenaires Développement est en cours de réalisation. Les programmes identifiés serviront de base pour établir une estimation quantitative et qualitative des emplois liés. Cette estimation sera établie une fois les conclusions de l étude Setec Partenaires Développement validée. CONCLUSIONS (Bilan et perspectives) en attente. 121
FICHE DE PROJET n 20 SALLE MULTIFONCTIONNELLE 20 000 PLACES (dôme arena) (Communes de Sarcelles, Val d Oise et de Tremblay en France Seine Saint Denis) 1/ DEVELOPPEURS ET ACTEURS (objectifs, stratégies) Rapide historique du projet : plusieurs rapports ont fait état du retard de la France en matière de grandes salles («Arenas 2015» présidé par Daniel Constantini, ou encore le rapport Douillet sur «L attractivité de la France pour l organisation des grands événements sportifs»). Le rapport «Arenas 2015» prône la construction de 7 grandes salles en France dont une de 20 000 places, une de 15 000 places et 5 de 10 000 places. Le territoire de la Plaine de France est un territoire à forte dimension internationale avec la présence de deux plateformes aéroportuaires, d une gare TGV et d autoroutes. On recense de nombreux équipements aptes à accueillir des manifestations de dimension internationale (PIEX, Stade de France). En revanche, il ne dispose d aucune salle à vocation multifonctionnelle. Suite à ce constat, la ville de Sarcelles (associée à la Communauté d Agglomération du Val de France) et la ville de Tremblay en France (Communauté d Agglomération Terres de France) se sont portées candidates pour accueillir un dôme multifonctionnel, qui aura pour vocation d accueillir des manifestations sportives, des événements culturels (concerts, spectacles, ) et des conventions. C est la société immobilière ICADE, filiale de la Caisse des Dépôts, qui développe le projet de Dôme à Sarcelles. Cette opération est financée à 100% par le secteur privé. Le Dôme a été déclaré opération d intérêt général et a été labellisé «Grand Paris». L ambition est la même pour le Colisée de Tremblay, un projet porté par la Communauté d Agglomération Terres de France. 2/ SITE ET ACCESSIBILITE Le Dôme s inscrit dans un espace stratégique, défini par le Contrat de Développement Territorial Val de France Gonesse Bonneuil en France, disposant d un potentiel foncier pour la réalisation de grands équipements. Le site d implantation du Dôme est constitué à 90% par des espaces non habités : terres agricoles et espaces boisés. Il se situe à 300 mètres de la gare du RER D GargesSarcelles sur les terrains dont les propriétaires sont principalement les collectivités, la SNCF et ICADE. Dans l optique de la réalisation de ce projet et afin d en optimiser la desserte, ICADE est en discussion avec la SNCF afin d envisager une légère augmentation de la fréquence du nombre de rames le jour où se tiendra un événement. D autres aménagements sont prévus dans le cadre du CDT : La ligne T5 de tramway reliant Saint Denis à la station de RER GargesSarcelles contribuera à améliorer la desserte en transports en commun du site. La mise en service est prévue courant 2012. Le barreau ferré de connexion du RER D au RER B dit barreau de Gonesse contribuera au désenclavement du territoire du barreau de Val de France. Préfiguré par un 122
BHNS à l horizon 2013, ce projet doit permettre de connecter la gare de Villiers le Bel/Gonesse/Arnouville à celle du Parc des Expositions de Villepinte. L accès en voiture devrait s effectuer par l Avenue du Parisis dont le tracé est arrêté et qui doit contribuer à améliorer les liaisons estouest. Le boulevard du Parisis conditionne la réalisation du projet de Dôme à Sarcelles. Quant au projet de Colisée de Tremblay, il bénéficie de sa proximité avec l aéroport de Roissy, son appartenance à l un des huit territoires du projet du Grand Paris et son réseau de transport (RER B, prolongement prévu du RER D, futur métro automatique du Grand Paris, aéroport, TGV, autoroutes A1, A3, A104) sont des éléments déterminants. L infrastructure sera érigée sur le site de la nouvelle zone Aérolians, qui démarre au sud de l aéroport de Roissy et il sera directement adossé au Parc International des expositions de Villepinte (PIEX) notamment dans le cadre d une mutualisation des places de parking. 3/ ETAT D AVANCEMENT ET ETAPES DE REALISATION Fort de l appui des décideurs locaux ainsi que du Ministère des Sports, ICADE est train de finaliser le tour de table pour boucler le montage financier de l opération, l objectif étant la mise en service du Dôme fin 2016. Terres de France, qui regroupe les communes de Sevran, TremblayenFrance et Villepinte, s attelle cette année à l élaboration et à la validation des enjeux techniques (aménagement, accès, etc.) et économiques du dossier Colisée. Un appel d offre devrait être lancé pour trouver l investisseur, le constructeur ainsi que le gestionnaire du futur équipement. La date de 2017 est avancée pour l ouverture des portes. 4/ PROGRAMME DETAILLE Actuellement, il n existe pas de programme détaillé du Dôme de Sarcelles, néanmoins les grands principes d aménagement sont connus : une salle d une capacité de 20 000 places (une surface au sol d environ 30 000 m²) avec des espaces réceptifs pour les relations publiques ; une salle de gabarit moins important dont la capacité est de 3 000 places et qui accueillera un club sportif résidant à l année ; un auditorium de 1 500 places permettant l accueil de manifestations d envergure importante ; dans une seconde phase, il est prévu de développer de activités de restauration et de commerce à proximité du Dôme. Le parking visiteurs sera dimensionné pour accueillir 2 000 véhicules dans le but d encourager la pratique des transports en commun pour se rendre sur le site. ICADE table sur 18 à 24 mois de travaux pour réaliser le Dôme. Le Colisée ne semble pas plus avancé en termes de programmation. Néanmoins, il devrait abriter une grande salle pouvant recevoir autour de 15 000 personnes. Des concerts, des 123
spectacles, des compétitions sportives de haut niveau, des salons professionnels y seront programmés. La possibilité d accueillir les sports de glace est aussi en réflexion. En outre, une salle annexe, de quelque 3 000 places pourra héberger des équipes sportives en résidence, à commencer par l équipe de handball de Tremblay. Des commerces et des restaurants devraient également s y installer. 5/ FOURCHETTES D EMPLOIS PREVISIBLES L équipement devrait générer deux vagues de création d emplois. Les emplois liés au chantier (dans le cadre des clauses d insertion sociale) et les emplois liés à l exploitation de l infrastructure un fois qu elle est achevée. Comme rappelé plus haut, pour ce qui est du Dôme de Sarcelles ICADE est en train de boucler son tour de table pour achever le montage financier de l opération. L entreprise qui sera chargée de réaliser ce chantier n a donc pas encore été choisie mais ce sera, selon toute vraisemblance, un grand groupe (BOUYGUES, VINCI ou EIFFAGE). Ces groupes sont familiers des clauses d insertion sociale notamment VINCI qui a développé de nombreux partenariats avec l association V.I.E. (Vers l Insertion et l Emploi). Le gros œuvre constituera la phase des travaux qui va demander le plus de main d œuvre. ICADE table sur 150 000 heures de travail pour réaliser cette phase. 7 à 10% de ces heures pourraient être réservées à des salariés embauchés dans le cadre d une clause d insertion sociale, soit environ 15 000 heures. Il est difficile pour l instant de quantifier ces heures en équivalent temps plein puisque le marché n a pas été attribué. Quoiqu il en soit, ces emplois concerneront principalement des publics titulaires d une qualification de niveau CAP voire BEP. Concernant les emplois générés par le fonctionnement d une salle de 20 000 places, on ne peut s appuyer que sur le mode fonctionnement du POPB, seule salle à vocation multifonctionnelle de cette taille en France. Les exemples sont plus nombreux à l étranger : le O2 ou North Greenwich Arena (23 000 personnes), la Lanxess Arena de Cologne (18 000 à 20 000 personnes selon la configuration), Ainsi, on peut tabler sur une fourchette d emplois fixes de 90 à 100 salariés pour le Dôme et le Colisée. Ces emplois de base de l infrastructure se divisent en trois catégories : l animation commerciale et le marketing (billetterie) ; la recherche d artistes ; l exploitation technique qui mobilise le plus d effectifs (environ 50 salariés). A ces emplois fixes, s ajoute une fourchette d emplois variables : lors d un événement qualifié de «normal», la capacité des emplois peut passer à 250300 salariés ; lors d un événement à l impact international (qualifié comme tel en raison d une grosse affluence de la presse étrangère), la capacité peut alors atteindre 1 000 salariés. 124
Afin de pouvoir répondre à ce besoin de main d œuvre, il est fait appel à la soustraitance dans les domaines suivants : la sécurité ; les opérations traiteur (serveurs, cuisiniers) ; le renforcement du staff technique ; l équipe média ; l accueil VIP. 6/ EVOLUTIONS PAR GRANDES CATEGORIES DE METIERS On peut envisager un nombre d emplois légèrement plus élevé pour le Dôme (capacité de 20000 places) alors qu il sera peutêtre un peu plus faible pour le Colisée (capacité de 15 000 places). Les profils sont très divers (billetterie : agents d accueil, hôte de billetterie, opérateur téléphonique ; exploitation technique : techniciens lumière et son, agent de maintenance, ), mais une fois les recrutements effectués, la situation de l emploi risque de rester stable sur le site. Les phases 2 et 3 permettront d affiner sur les profils des métiers. CONCLUSIONS (Bilan et perspectives) L emploi estimé du Dôme de Sarcelles pourrait approcher les 100 personnes et 90 pour le Colisée. Mais un nombre plus important d emplois indirects (euxmêmes variables selon les événements programmés, de l ordre de 300 à 500) parait vraisemblable. La réalisation du projet du Dôme dépend de la réalisation de l Avenue du Parisis. Une desserte améliorée du site par le RER D devra être mise en place. Le projet de Colisée semble moins avancé aujourd hui. Les créations nets d emplois sont faibles au regard des projets, mais ici, l enjeu est surtout lié au développement d un projet urbain de grande ampleur. 125
FICHE DE PROJET n 21 RENOVATION DE GARONOR (Commune d AulnaysousBois, Seine Saint Denis) 1/ DEVELOPPEURS ET ACTEURS (objectifs, stratégies) Foncière Europe Logistique, détenue à 60% par Foncière des Régions, est une société d investissement immobilier cotée (SIIC) spécialisée dans la détention d actifs logistiques et de locaux d activités. Elle est depuis 2007 propriétaire de Garonor, un site logistique mature de 70 hectares créé il y a plus de 40 ans et qui est le plus grand parc de logistique urbaine d IledeFrance. Par La diversité de son offre, qu'il s'agisse de bureaux, de locaux d'activités, d'entrepôts ou de quais de messagerie, la gamme de services disponibles sur site et sa situation exceptionnelle aux portes de Paris en font un site attractif pour l'implantation des entreprises soucieuses de la qualité de leur desserte et de la proximité d'un bassin de consommation. On y recense environ 150 entreprises L aménageur a enclenché la rénovation de ce site par des opérations de destruction reconstruction qui consistent en un développement de clés en mains locatifs à dominante transport et logistique, la partie centrale de la zone étant obsolète. Ces constructions nouvelles devront intégrer les normes HQE / BBC, réseau de chaleur et cogénération, et les nouveaux occupants adopteront le tri sélectif des déchets et dans un futur proche l utilisation de véhicules utilitaires décarbonés. 2/ SITE ET ACCESSIBILITE : Situé à une douzaine de kilomètres de Paris à l entrée nord de l IledeFrance et à 8 kilomètres de l aéroport Roissy Charles de Gaulle, Garonor est en liaison directe avec des axes majeurs de circulation : A l intersection des deux principales artères du nord de Paris, les autoroutes A1 et A3 ; A proximité du périphérique francilien A86 ; A proximité de l A104 ; Un accès rapide au boulevard périphérique parisien via l A1 (Porte de la Chapelle) et l A3 (Porte de Bagnolet) ; Un accès rapide aux nationales 2 et 17 menant Porte de la Villette. Les liaisons par transport en commun s effectuent en bus (lignes 627, 45, 609, 148, 350) et permettent le rabattement vers différentes gares RER (AulnaysousBois, Le Bourget, Drancy), SNCF (gare de l Est), métro (ligne 5 et 7) ou tramway (T4). Cette accessibilité sera renforcée avec la mise en service de la tangentielle nord (gare du Bourget). 126
3/ ETAT D AVANCEMENT ET ETAPES DE REALISATION Les opérations de démolition reconstruction ont été engagées puisque deux bâtiments sont actuellement en cours de réalisation. Le premier en entrée de site (à proximité du pôle de services) d une surface d environ 1 800 m² est destiné à l AFTIFTIM (organisme spécialisé dans la formation à la conduite de bus et camion) et il accueillera des bureaux. Le second concerne la livraison d un bâtiment neuf de 9 190 m² à l entreprise Transports Vaquier (messagerie, fret express) qui emploie 120 personnes. Enfin, la dernière opération concerne la démolition reconstruction d un bâtiment de 16 000 m² pour l entreprise Agora (filiale d Eram) qui assure la logistique de discounters de l habillement. Un dernier projet est à l étude et il concerne la démolition reconstruction d un bâtiment de 50 000 m² qui serait proposé à la location de cellules de 5 à 6 000 m² (avec possibilité de louer deux cellules). A l heure actuelle, le site génère très peu de demandes extérieures (2 sont en cours d examen avec peu de chance d aboutir), ce sont donc des entreprises déjà installées qui profitent de cette rénovation. Toute la difficulté réside dans la possibilité à leur offrir une solution de repli sur un autre bâtiment pendant la période de travaux (d ou l expression aménagement à tiroir). L opération de 50 000 m² est pour l instant en stand by car une entreprise locataire ne souhaite pas bouger de ses locaux bloquant ainsi le lancement de l opération. 4/ PROGRAMME DETAILLE : 127
Le schéma page précédente illustre ce que sera le futur Garonor, les bâtiments en bleu clair étant ceux qui auront fait l objet d une intervention. La voirie centrale qui sépare les bâtiments fait partie intégrante du projet. Les premières livraisons pour les trois projets qui sont en cours de réalisation sont prévues pour le deuxième semestre 2012. La livraison du bâtiment N03 devrait s effectuer courant 2013. Il est aujourd hui vidé de tous ses anciens occupants. Quant au bâtiment N02, celui qui accueille un locataire «récalcitrant», l aménageur espère pouvoir finaliser le projet en 20152016. Ce sont quelques 120 000 m² de locaux qui vont être ainsi redéveloppés. Afin de garantir le succès de son opération, Foncière Europe Logistique souhaite faire de son site une référence en matière de logistique urbaine écoresponsable. Ainsi, une attention particulière est portée sur les progrès d autonomie des véhicules à énergie renouvelable décarbonés. Le site offre un réseau de chaleur commun à l ensemble des bâtiments complété par une centrale de cogénération gazélectricité dont le fonctionnement sécurise un tarif préférentiel de fourniture gaz. Un tri sélectif a été mis en place en 2010 avec le groupe Paprec, avec pour objectif la valorisation des déchets en faisant face aux effets de l évolution de la Taxe Générale des Activités Polluantes sur la mise en décharge. La mise en place de normes de construction élevées a pour but d obtenir pour le nouvel ensemble immobilier des performances de normes énergétiques répondant aux normes basses consommations. 5/ FOURCHETTES D EMPLOIS PREVISIBLES Il est difficile d envisager une croissance de l emploi, puisque l opération de rénovation n est pas accompagnée par une extension du site de Garonor. Avant le début des opérations de démolition, on évaluait le nombre de salariés sur la zone à 2 500. Il s avère que ce résultat a évolué à la baisse puisqu on recense, depuis le début des travaux, 2 300 salariés (données fournies par Foncière Europe Logistique) à Garonor. Il est impossible d estimer le total emploi qui sera généré par ces projets puisque nous n avons aucune information sur les entreprises susceptibles d intégrer ces nouveaux locaux. Quant au ratio d emploi, il varie selon les entreprises et se situe entre 40 et 60 salariés pour 10 000 m² d entrepôt (ou un emploi pour 150 à 160 m², ce qui est un peu plus «dense» qu en grande périphérie). Ces ratios ont été validés par Foncière Europe Logistique. 128
Estimation d emplois pour les trois opérations engagées Vocations Tertiaire Messagerie Surface (m²) 1 800 m² 9 190 m² Densité emplois 1 emploi/90 m² 1 emploi/76 m² AFTIFTIM Transports Vaquier Logistique 16 000 m² 1 emploi/150 m² Agora Sources : Foncière Europe Logistique, Ecodev Conseil Effectifs potentiels 20 120 107 Le tableau cidessous fournit les estimations emplois pour les trois premières opérations connues sur le site. Pour l AFTIFTIM, les bâtiments sont tertiaires puisqu ils vont accueillir un centre de formation continue et initiale pour conducteurs routiers de marchandises et de voyageurs, ambulanciers, responsables d'exploitation, responsables de parc, déménageurs, commerciaux transport, spécialistes du transport international, magasiniers, caristes, agents d'exploitation, responsables logistiques et directeurs logistiques. L activité (la formation) explique le faible ratio pour un bâtiment tertiaire. Les Transports Vaquier exerce principalement l activité messagerie sur le site qui est plus génératrice d emplois au m², le ratio d emploi est donc plus important que pour de la logistique classique. Le futur bâtiment de la société Agora accueillera la logistique de discounters de l habillement, on peut donc y appliquer le ratio de 1 emploi/150 m². Les profils d emplois sont ceux de la filière logistique et que l on trouve très classiquement dans ce type de site : Magasinier, gestionnaire de stock (CAP agent d entreposage et de messagerie ; BEP logistique et commercialisation ; BAC pro logistique) ; Responsable d entrepôt (DUT logistique et transport ; licence ou master professionnel ; diplômes de l AFTIFTIM et de Promotrans) ; Logisticien (licences professionnelles ; masters professionnels ; écoles de commerce ou d ingénieurs spécialisés ; certificats de formation professionnelle ou titres homologués). La spécificité du site de Garonor tient à sa proximité avec Paris, beaucoup des salariés du site travaillent sur la préparation de commande. C est également un métier répandu, d une qualification modeste, qui évolue lentement (informatisation des commandes et inventaire). Pour ce poste qui consiste à préparer les colis et palettes en fonction du bon de commande et de l inventaire, les requis vont du CAP / BEP (employé d entrepôt logistique) au BAC Pro logistique, voire au delà pour l encadrement des équipes ; rigueur et facilité de maniement des outils informatiques sont nécessaires. Les entretiens auprès des entreprises (phases 2 et 3) devraient permettre d affiner les informations sur les métiers. 129
6/ EVOLUTIONS PAR GRANDES CATEGORIES DE METIERS : Thématiques emplois spécifiques ou sensibles : Caractère peu diversifié des établissements qui implique des profils emplois très similaires. Amplitude horaire assez large entre les différents entrepôts logistiques Un recrutement de salarié limité (turnover minimal). CONCLUSIONS (Bilan et perspectives) Cette action de redynamisation du site logistique est positive en termes d image et d environnement. L accessibilité en transport en commun peut constituer un frein à l embauche. Une évaluation des fluctuations de l emploi à moyen terme reste difficile à réaliser dans le cadre d une opération de rénovation de zone d activités, d autant plus que cette opération va entraîner la perte de 10% de surface commercialisable. Le maintien du nombre de salariés autour de 2 500 emplois serait positif pour le site. A plus long terme, certaines de ces activités pourraient s enrichir de nouvelles fonctions (commerciales, après vente, plus de conditionnement, parfois un peu de fabrication mais cela reste rare, ou de la formation comme MANUTAN à Gonesse / Tulipes Sud). Garonor occupe une situation intercalaire entre les grandes bases logistiques qui se sont développées en grande périphérie et des bases de livraison plus avancées au cœur de l agglomération centrale. Le site pourrait par étapes évoluer vers une logistique très urbaine, intégrant davantage de services, pouvant se mixer avec d autres activités professionnelles et tertiaires. Le mouvement est à peine amorcé, avec quelques réalisations aux portes nord et est de Paris, voire intra muros. (nos échanges avec l opérateur SOGARIS et le groupe de travail la région sur la logistique urbaine). 130
FICHE DE PROJET n 22 DEVELOPPEMENT DE LA ZONE DES TULIPES (Commune de Gonesse, Val d Oise) Située entre l Aéroport d Affaires ParisLe Bourget et l Aéroport RoissyCharles de Gaulle, la commune de Gonesse est devenu, en 2011, un territoire stratégique du Grand Paris avec l officialisation de la création d une gare du métro automatique sur le site du Triangle de Gonesse. La ville de Gonesse est un territoire dévolu, depuis de nombreuses années, à l accueil des entreprises. Sur ses sept zones d activités, sont recensées pas moins de 500 entreprises regroupant 8 000 emplois. 131
2 / LE SITE ET SON ACCESSIBILITE A / Le site Localisé en face de l Aéroport d Affaires ParisLe Bourget, le site est délimité à l Ouest par la RN17, à l Est par des buttes qui longent l autoroute A1, au Sud par une zone logistique implantée sur le périmètre de la ville de BonneuilenFrance et au Nord par la RD370. De l autre coté de la RD 370, au Nord de cette dernière, se profile un des principaux projets d aménagement de la région IledeFrance avec 250 hectares à urbaniser sur le Triangle de Gonesse. Le secteur économique des Tulipes distingue, en réalité, deux espaces d aménagement : La ZAC des Tulipes Sud qui fut lancée en 1999. Elle s étend sur une superficie globale de 38 ha pour une surface cessible de 28 ha. La ZAC des Tulipes Nord dont l aménagement a débuté en 2006. Elle occupe 42 ha pour 30 ha cessibles aux entreprises. L aménageur des deux ZAC est l AFTRP. B/ L état d avancement du site Des entreprises sont déjà implantées sur le site. Deux parcelles sont encore vierges de toute construction sur la ZAC des Tulipes Nord. C est ainsi qu un terrain de 24 000 m² devrait accueillir des bâtiments réalisés par Panhard Développement (9 000 m² de construction). GL Events déjà présent sur le ZAC des Tulipes Nord serait le futur occupant des locaux dans le cadre de son extension. Quant à la parcelle de 88 000 m², un projet de centre commercial se dessine sur cette dernière. Cette intention est en cours d étude et fait l objet d une réflexion quant à sa faisabilité et son opportunité. C / La desserte du site Des projets de desserte de transports en commun conséquents devraient améliorer l accessibilité de cette opération à terme. Le secteur des Tulipes se trouve à moins de 10 minutes de l aéroport RoissyCDG. L aéroport d affaires du Bourget est à moins de 5 minutes du site. La gare TGV de RoissyCDG est située à moins de 10 minutes des Tulipes. Les Autoroutes A1, A3 et A104 sont à proximité immédiate. La RD317 ainsi que la RD 370 longent les emprises du secteur des Tulipes. La gare RER D de VilliersleBel Arnouville Gonesse permet d accéder à Paris en 15 minutes. En 2013, un Bus à Haut niveau de Services reliera la gare RER D et la gare RER B du Parc International des Expositions de Villepinte. Cette ligne bonifiera l accès au secteur des Tulipes. La mise en service du barreau ferroviaire entre la gare RER B et le RER D et le métro automatique du Grand Paris qui desserviraient une gare sur le Triangle de Gonesse sont des projets qui auraient un impact fort sur le développement de cette partie du territoire. 132
3 / LES ENTREPRISES PRESENTES ET LA VOCATION DU SECTEUR DES TULIPES Le secteur des Tulipes a pour vocation l accueil d entreprises liées à la logistique, à la messagerie ainsi que les PME/PMI. Sont implantées sur le site de grandes entreprises mais aussi des petites unités. Bien souvent, ces dernières ont un rayonnement local et régional lorsque les plus grands établissements visent un marché national voire international. A / Les Tulipes Sud Plus ancien, l aménagement du Parc des Tulipes Sud est quasiment achevé. Il accueille entre autres un centre de tri de la Poste, la société Movianto, Général Motors, Logistics Agility, Heppner. La CCI Versailles Val d Oise Yvelines a également développé des ateliers locatifs sur une surface de 1 800 m². Ces ateliers sont dédiés à des PME/PMI. Enfin, une crèche interentreprises «People and Baby» complète les activités sur cette partie du secteur des Tulipes. B / Les Tulipes Nord L aménagement du Parc des Tulipes Nord se poursuit. Sur les 4 parcelles proposées à la commercialisation, deux sont déjà occupées, lorsque deux autres font l objet de projets évoqués précédemment. GL Events, premier groupe international intégré de la filière événementielle a érigé une plateforme logistique sur un terrain de 23 200 m². L autre établissement installé sur les Tulipes Nord est la société Manutan. Implantée à Gonesse depuis de nombreuses années, la société a fait le choix de s établir sur une superficie de 135 000 m². Manutan y a édifié son entrepôt principal, son siège social France, des salles de formation, un RIE ainsi qu un complexe sportif. 4 / LES EMPLOIS ET LA PROJECTION DES EMPLOIS ATTENDUS SUR LE SECTEUR DES TULIPES A / Les emplois présents sur le site Actuellement, le secteur des Tulipes regroupe 1900 emplois. La ZAC des Tulipes Sud comptabilise 1100 emplois tandis que l on recense 800 emplois sur la ZAC des Tulipes Nord. 133
Entreprises / Parcelles Nombre d emplois Secteur des tulipes sud La Poste 630 Général Motors 150 Movianto 150 AMB 100 Ateliers Locatifs 30 (estimation) People and Baby 20 (estimation) Sous Total : Tulipe Sud 1 080 soit 1 100 emplois environ Secteur des Tulipes Nord Manutan 600 GL Events 200 Sous Total : Tulipes Nord 800 Total secteur des Tulipes 1 900 Source : Estimation établie à partir des informations fournies par la commune de Gonesse et des évaluations élaborées avec l aménageur. B / Les emplois attendus à terme sur le site Compte tenu des informations obtenues auprès de l aménageur et de la commune et avec toute la prudence requise en ce qui concerne les projets développés sur les deux parcelles sous promesse de vente, 840 emplois devraient s ajouter aux 1 900 emplois déjà comptabilisés sur le site. Le secteur des Tulipes représente donc un potentiel de 2 740 emplois dans les cinq ans à venir. Parcelles Ratios retenus Explications Nombre d emplois Parcelle de 88 000m² 1 emploi pour 40 m² 30 000/40=750 Parcelle de 24 000m² 1 emploi pour 100m² Projet de réalisation d un centre commercial sur une superficie de 30000 m². Ratio observé par ECODEV sur les programmes de logistique urbaine. L entrepôt sera bâti sur 9 000m². 9 000/100=90 Total 840 emplois. Source : simulation ECODEV à partir des informations fournies par la commune de Gonesse et l AFTRP. 5/ EVOLUTIONS PAR GRANDES CATEGORIES DE METIERS La grande majorité des emplois présents sur secteur des Tulipes est liée au secteur de la logistique de la messagerie. Du cariste, au magasinier, en passant par le gestionnaire du parc automobile, le logisticien ou le responsable d entrepôt, l éventail des métiers de la logistique est large et variée. Ils 134
impliquent souvent de connaissances techniques, des acquis (voire plus ou nettement plus) en matière informatique et la maitrise pour certains postes d une ou des langues étrangères. A la prépondérance des métiers de la logistique pourrait s ajouter une poussée des métiers de la grande distribution et du commerce (de détail) si le projet de centre commercial se confirme. Ce secteur économique regroupe plus de 150 métiers qui s exercent en magasin, dans les réserves ou des bureaux. Ils sont bien souvent accessibles à tous les niveaux de qualification. 5/ CONCLUSION Le secteur des Tulipes bénéficie de nombreux atouts. La qualité des aménagements de la zone est bonne. La requalification en cours de la RD317 et de ses environs renforce cette impression. La desserte routière, la proximité immédiate de l aéroport du Bourget, l accès rapide à l aéroport Roissy Charles de Gaulle sont des éléments positifs qui servent le développement des deux ZAC. De plus, le projet d aménagement du triangle de Gonesse et la réalisation du Bus à Haut niveau de Services sont des opportunités qui conforteront le dynamisme des deux opérations. Ils réduiront aussi l isolement du secteur des Tulipes visàvis du reste de la ville. Enfin, l implantation éventuelle d un centre commercial contribuerait au développement d un plus grand nombre d emplois. La logistique sur le secteur des Tulipes mobilise beaucoup de foncier pour générer un nombre restreint d emplois (actuellement 40 emplois à l hectare). 135
FICHE DE PROJET n 23 L ACCROISSEMENT DU TRAFIC AERIEN DU BOURGET ET ACTIVITES LIEES (Commune du Bourget, Seine Saint Denis) 1/ DEVELOPPEURS ET ACTEURS ADP, propriétaire de l emprise aéroportuaire du Bourget, gère un territoire de 553 ha qui s étend sur deux départements (93 et 95) et 4 communes (Le Bourget, Dugny, Bonneuil et Gonesse). C est le premier aéroport d affaires en Europe. Ancien aéroport international, il est bien équipé en infrastructures et dispose de trois pistes permettant de recevoir les avions d affaires classiques mais aussi les avions plus lourds tels que le Boeing 747 et, lors des salons, l Airbus A380. Historiquement, ce fut le premier aéroport parisien. Son activité est cependant limitée aux vols privés non réguliers depuis 1984. En 2011, le nombre de mouvements d avions et d hélicoptères s est élevé à plus de 60 000, en progression sensible (après il est vrai une période difficile entre 2008 et 2010). L aéroport de Paris Le Bourget accueille près de 150 000 passagers par an. Ces chiffres le placent en position de leader de l aviation d affaires en Europe, devant Genève ou Farnborough et Biggin Hill à Londres. ParisLe Bourget regroupe par ailleurs soixantedix entreprises et constitue un pôle d excellence dans les métiers de l aéronautique liés à l aviation d affaires. ADP mise sur un développement de l activité d aviation d affaires qui porterait les mouvements à 90 000 dans les quinze ou vingt prochaines années et souhaite rehausser l attractivité économique du site et ses qualités d aménagement et d intégration urbaine. Par ailleurs, les vols qui se développent au Bourget sont principalement des longcourriers d affaires à destination de l Europe de l Est et de plus en plus l Asie qui offre des marchés en plein essor, selon M. de Ronne. 2/ SITE ET ACCESSIBILITE : La desserte actuelle du site : A1, A 86, BIP RN2 et 17 (en voie de requalification) RER B (Le Bourget) Lignes de bus RATP (152, 148, 350) Taxis Les améliorations prévues : Grand Paris Express (plusieurs gares) Tangentielle Nord 136
Aéroport du Bourget 3/ ETAT D AVANCEMENT ET ETAPES DE REALISATION : ADP veut développer les infrastructures d accueil à ParisLe Bourget et attirer de nouvelles sociétés. L aéroport du Bourget prévoit en effet d ouvrir une nouvelle entrée centrale «Aviation d Affaires» à quelques centaines de mètres de l actuelle entrée. Elle débouchera sur une esplanade à proximité des terminaux privés, et d un nouvel hôtel Mariott (3 étoiles) avec 120 chambres. Le chantier démarre en 2012. Trois nouveaux opérateurs aériens (FBO / Fixed based operators) envisagent de s implanter à l aéroport d affaires parisien courant 2013. L opérateur français Comlux souhaite ouvrir un terminal sur une surface d environ 6000 m² et des aires aéronautiques associées pour le salon du Bourget 2013. Le hangar serait prévu pour accueillir essentiellement des gros porteurs. Le club américain XJET (avions privés) prévoit d établir une base européenne et a retenu le site du Bourget (zone Nord Est de l aéroport). Ce projet haut de gamme par sa qualité de prestations comprendra un ensemble immobilier qui abritera les avions, des salons d accueil, et un club pour ses clients VIP dans un bâtiment de 10 000 m². Rizon Jet (compagnie du Qatar) pourrait également implanter son premier terminal d aviation d affaires en Europe continentale après Doha et Londres (Biggin Hill). 4 / PROGRAMME DETAILLE : Plusieurs réflexions sont en cours : 26 L évolution de la partie sud de la plateforme (incluant le Parc des expositions, avec ses 5 grands halls, et le Musée de l Air) : elle devrait faire l objet d une requalification et peutêtre de l installation d un centre commercial (projet UNIBAIL RODAMCO)26. Nous ne disposons pas de précisions sur ce projet à l heure actuelle. 137
La zone accueillant les bâtiments servant d ateliers situés en façade de la RN 2 devrait muter vers l accueil d activités et de tertiaire (locaux mixtes) et de hôtel 3 étoiles ; le nord de la plateforme (zone industrielle à dominante aéronautique) va être désenclavé par le BIP qui la tangente ; l activité de maintenance y sera développée (CESSNA en zone nordest). En bordure de l aéroport à l ouest, la Communauté d Agglomération du Bourget a racheté les 10 hectares de l ancienne base militaire aéronavale, elle compte y développer l accueil d activités liées à l aéronautique en synergie avec l installation d EUROCOPTER et Innovation Works (voir la fiche / Projet AIGLE). Infrastructures aéroportuaires : d équipement (télécoms etc. ). Halls de maintenance : des extensions sont prévues. Immobilier d entreprises : de nouvelles capacités d accueil en bureaux et locaux d activités (le potentiel n est cependant pas connu avec précision). ADP poursuit la modernisation du niveau 5/ FOURCHETTES D EMPLOIS PREVISIBLES : Les emplois actuels de la plateforme du Bourget Etude du BIPE : 2658 emplois directs (plateforme du Bourget) en 2010. 2327 emplois indirects ; ce ratio élevé entre emplois indirects et directs tient à la place de la soustraitance, de l intérim, des activités de restauration et traiteurs. Le parc des expositions étant inclus dans le périmètre ADP, là aussi la soustraitance représente une part élevée de l emploi. Structure des emplois : Il n existe pas pour le Bourget de suivi annuel comme dans le cas de Roissy CDG et d Orly ; les données de répartition des emplois par fonction sont en cours d actualisation (elles devraient nous être communiquées avant la fin de l étude). Une approche de cette répartition par grande catégorie d activité est cependant possible sur la base des données UNISTATIS (au 31 Décembre 2010) : Les transports aériens : 550 salariés Les services auxiliaires des transports aériens : 455 salariés Les activités industrielles et de maintenance aéronautique : 765 salariés, représentant 30% de l emploi total de cette plateforme. Parmi les principales entreprises de cette activité à caractère industriel : 138
Dassault Falcon Service : maintenance, rénovation et compagnie aérienne, emploie ici actuellement 450 (mais 600 en 2005) ; son centre de pièces détachées approvisionne tout l Europe. CESSNA, centre de maintenance (85 emplois) Air France industries KLM (14000 emplois en Ile de France). Embraer, 3 constructeur mondial, brésilien (centre de maintenance, le siège est à Paris Nord 2) Les évolutions prévisibles : Les ratios BIPE / ADP sont probablement moins mécaniquement évidents à cette échelle de trafic passagers (150 000 passagers environ) qu à celle de Roissy CDG ; le gain estimé est de 17 emplois directs pour 1000 passagers supplémentaires (et presqu autant en emplois indirects). Le nombre de passagers en vols d affaires est fortement corrélé avec l évolution du PIB des pays générateurs de flux. Pour simplifier, ADP se réfère au PIB mondial, en distinguant plusieurs grands ensembles géographiques (Europe, Asie, Amériques), et retient un taux de croissance deux fois supérieur à celui du PIB des pays générateurs de flux (une forte élasticité, à la hausse, comme à la baisse). Hypothèse d une croissance annuelle moyenne du nombre de passagers de 3% (calcul ECODEV) : Soit en 5 ans : 150 000 passagers. x 1.15 = 172 500 passagers. par conséquent un gain de 22 000 passagers; en appliquant le ratio de 17 emplois pour 1 000 passagers. On obtient un gain de 374 emplois directs, selon ces ratios. A ce rythme, l emploi de la plateforme dépasserait l effectif de 3 000 personnes. Il convient de remarquer que le poids des activités non directement liées au trafic est beaucoup plus élevé qu à Roissy CDG ou à Orly (Expositions, musée, activités industrielles). Seules l activité des compagnies aériennes et la maintenance aéronautique connaissent cet effet d entraînement «technique» très direct (d autant que la flotte européenne vieillit). Les autres activités sont en revanche plus sensibles à la grande notoriété internationale du site qu aux variations des passagers transportés. 6/ EVOLUTIONS PAR GRANDES CATEGORIES DE METIERS : L évolution des emplois s inscrit dans la lignée de ceux qui sont observables aujourd hui in situ. Compagnies aériennes : des effectifs d emplois sur place conséquents (500 environ) répartis entre un grand nombre de petites compagnies privées nationales et internationales ; et beaucoup de vols sont initiés par les propriétaires privés des appareils euxmêmes. A l accueil et pour l enregistrement, la qualité de service prime. Des clients très exigeants, donc l expérience est requise. 139
Hôtellerie restauration : un seul hôtel sur le site (Kyriad Prestige, 85 chambres) et un projet Mariott de 150 chambres ***. Les métiers classiques de l hôtellerie sont décrits dans d autres fiches. Peu de restaurants sur le site luimême (quelques uns à l extérieur) : les passagers ne restent guère sur place, mais il est fait appel à des traiteurs pour d éventuels repas d affaires entre deux vols. Services publics : représentés par les Douanes, la gendarmerie des transports aériens et les services de Police aux Frontières. Musée de l Air et de l Espace : le projet de restructuration du musée n est pas encore arrêté ; il y a pourtant là une opportunité remarquable pour valoriser ce patrimoine. Salon et parc des expositions : il génère peu d emplois permanents, mais des pointes très élevées lors des grands salons (SIAE, Mondial du modélisme) et manifestations diverses (meetings). Parmi les emplois directs : marketing des salons, gestion des bâtiments, approvisionnements en fluides, L employeur est VIPARIS, comme pour le PIEX de Villepinte. Activités de maintenance : Les qualifications sont très techniques ; avoir des certifications européennes ou américaines est non seulement un «plus» mais un objectif. Quelques écoles spécialisées permettent d y accéder (cf. la fiche AIGLE, car ce sont des métiers tout à fait comparables). Activités tertiaires : un potentiel de développement en façade, mais d ampleur limitée (cf. ADP). CONCLUSIONS (Bilan et perspectives) Le trafic d aviation d affaires est sujet à de fortes variations conjoncturelles, mais la clientèle internationale se renouvelle, en particulier en provenance de pays émergents comme la Chine et des Emirats ; ce flux génère le besoin régulier de maintenance des appareils, et l existence sur place d entreprises très performantes en attirent d autres (prestataires spécialisés, équipementiers). Ce pôle d emplois très spécialisés se conforte et s enrichit. Des synergies s établissent avec les entreprises de l électronique, des systèmes embarquées, des télécoms. Ce vivier de compétences techniques et industrielles se trouvera certainement renforcé par le concept de campus lié aux métiers de l aéronautique et à de nouvelles offres de formation aussi bien initiale que continue. Au total, avec le projet AIGLE, cet ensemble d activités et d entreprises assez largement complémentaires pourrait dépasser d ici 2020 les 4000 emplois directs et mobiliser quasiment autant d emplois indirects. De surcroît, l effet économique plus diffus sur le tissu économique francilien est particulièrement appréciable, par le caractère unique et visiblement très performant d un site dédié à l aviation d affaires. 140
FICHE PROJET n 24 LES DEVELOPPEMENTS LIES AU PROJET AIGLE (Commune de Dugny, Seine Saint Denis, Commune de BonneuilenFrance, Val d Oise) 1/ DEVELOPPEURS ET ACTEURS Le pôle de compétitivité ASTech Paris Region lance un projet, baptisé «Aigle», localisé aux franges ouest de l aéroport du Bourget, et qui ambitionne de développer des possibilités d accueil pour le secteur aérospatial et d y promouvoir des synergies entre industrie/ recherche et développement/ enseignement. Le projet «Aigle» comprend notamment la création d un centre aéronautique qui se développerait à partir des prochaines implantations d'un établissement d'eurocopter (actuellement situé à La Courneuve) et d une partie d Innovation Works, centre de recherche d EADS. La ville du Bourget occupe en IledeFrance une place singulière, avec le 1er aéroport d affaires d Europe, le 1er salon aéronautique et spatial mondial, le musée de l air et de l espace et ses activités industrielles et de maintenance ; ce complexe bénéficie aujourd hui d'une véritable «marque» internationale d excellence aéronautique. Labellisé en 2007, le pôle de compétitivité ASTech regroupe à l échelle de l Ile de France plus de 240 acteurs de l'aéronautique, de l'espace et des systèmes embarqués, dont 1/3 de PME, 1/3 de grands groupes et 1/3 d'organismes de formations et de recherche. Le projet «Aigle»27 est appuyé par la Communauté d Agglomération de l Aéroport du Bourget et les Conseils Généraux de la SeineSaintDenis et du Val d'oise, en lien avec les communes situées autour de l aéroport dans le cadre d un projet de territoire d ensemble et de son volet économique à dominante aéroportuaire et aéronautique. Il est pleinement intégré dans le CDT de l Agglomération du Bourget. Le pôle ASTech a reçu pour mission de le promouvoir et d en coordonner les actions. 2/ SITE ET ACCESSIBILITE : Le site d assise du projet (ancienne base aéronavale) couvre 27.5 ha, dont 17 seront occupés par EUROCOPTER et Innovation Works. La desserte actuelle du site : RER B (Le Bourget) Lignes de bus RATP (152, 148, 350) A1, A 86, BIP (au nord) RN2 et RN 17 (en voie de requalification) 27 En hommage à Caroline Aigle, pilote de chasse disparue à trente ans. 141
Les améliorations prévues : Grand Paris Express (plusieurs gares) Tangentielle Nord (station proche du site). Réaménagement du carrefour Lindbergh (échangeur A1, entrée de ville). 3/ ETAPES DE REALISATION Première étape : le transfert de l usine EUROCOPTER de La Courneuve (trop à l étroit, immeuble industriel devenu vétuste) à Dugny (sur l ancienne base militaire aéronavale) en 2014 ; 700 à 750 emplois, en gros le niveau actuel, et peutêtre un peu plus si de nouvelles fonctions se développent sur ce site plus rationnel ; l effectif pourrait alors atteindre les 800. Notons qu EUROCOPTER disposait déjà d un banc d essai pour les rotors sur le site de l aéroport du Bourget. En parallèle, EADS transfèrera sur ce même site en 2014 une partie de ses activités de recherche et développement, Innovation Works, centre de recherche et de technologies basé à Suresnes (HautsdeSeine), soit un transfert partiel d environ 50 à 60 emplois (essentiellement des ingénieurs de recherche).28 «Nous voulons regrouper nos activités franciliennes à Dugny, expliquent EADS et Eurocopter. Nous serons les pionniers du futur pôle d'excellence aéronautique du Grand Paris, et Dugny deviendra une vitrine technologique». La communauté d'agglomération Aéroport du Bourget souhaite d'ailleurs développer l'offre de formation sur ce territoire. On note déjà la présence d'un lycée professionnel au BlancMesnil qui prépare aux métiers techniques de l aéronautique (électromécanicien, maintenance, intervention sur avion) et d'un CFA des métiers de l'aérien à Bonneuil (Vald Oise). Cette offre est jugée largement insuffisante par les milieux professionnels et le pôle ASTech. Il s agit de l étoffer. Et si l'estaca (l'ecole supérieure des techniques aéronautiques et de construction automobile) va s'installer finalement à Saclay (Essonne), d'autres opportunités sont à l'étude. Elément facilitateur : la réorganisation des Armées. Seconde étape, constituer un véritable campus avec un pôle de formation professionnelle et à terme plus universitaire. Fondé sur la formation professionnelle (continue) dans les domaines aériens / aéronautiques ce projet de campus mobilise des acteurs de la filière comme l'afmae (Centre de formation en apprentissage des Métiers de l Aérien), l AFPA, le Lycée des Métiers de l'aérien au BlancMesnil, l association d insertion «Ailes de la Ville»... et des filières de formation connexes. Il s agit de promouvoir dans une première phase la mutualisation de plateaux techniques (souffleries, bancs d essais) entre les opérateurs et d organiser leur mise en réseau. Certaines écoles spécialisées ne peuvent en effet accéder seules à ces équipements indispensables. Au 28 Innovation Works possède en Europe deux centres principaux, l un à Suresnes et l autre en Allemagne à Munich ; IW emploie 600 personnes au total, des unités plus petites existent à Hambourg Toulouse, Londres et Singapour 142
delà, estil possible d atteindre une dimension d enseignement supérieur et de R&D? C est plus complexe : avec quelle université de rattachement? Quelles grandes écoles intéresser? Rappelons que L Institut Galilée de l Université de Paris 13 jouit d un rayonnement scientifique international. Sur ce plan, EADS fait implicitement référence au campus de Nantes Saint Nazaire (lui très fortement aidé dans une région qui a connu plusieurs phases de reconversion industrielle et appuyé par AIRBUS Industries). La constitution d un Cluster Aéronautique Selon le CDT, il s agit de faire émerger un cluster aéronautique en façade Ouest de l aéroport, en développant le potentiel d accueil de PME PMI et en constituant un réseau d'entreprises partenaires implantées dans les communes proches de la plateforme. C est bien là une fonction d animation économique, qui s étale nécessairement dans le temps, l essentiel étant d implique un «noyau dur initial». En résumé : Première étape significative : 2014/2015, avec le transfert d EUROCOPTER et celui d Innovation Works ; mise en place d actions de formation continue. AIR France Industries pourrait se transférer sur le site (ses installations sont proches au nord de la plateforme du Bourget). Quelques PME spécialisées pourraient rejoindre le site (des marques d intérêt exprimées), ceci progressivement, à partir de 2014 sur une dizaine d années, selon ASTech. Regroupement de formations et création d un lieu de vie. Par exemple, avec SUPMECA à SaintOuen, l AFMAE (Bonneuil / Le Bourget), ouvrir des sites de travaux pratiques (et pas nécessairement miser sur la venue d une structure complète d enseignement). On couvrirait ainsi un large éventail très qualifiant, de l ouvrier professionnel à l ingénieur. Réflexion en cours sur l immeuble Le Mermoz, aujourd hui à moitié vide, qui pourrait accueillir à court terme des sessions de formations continues (de niveau ingénieur). 143
4 / PROGRAMME DETAILLE : Le «technocampus» va rassembler les composantes suivantes. L évaluation des emplois potentiels est effectuée par ECODEV en fonction des informations communiquées par le pôle de compétitivité ASTech ; cette évaluation porte sur une dizaine d années. Activité Surfaces EUROCOPTER 50 000 m² (foncier : 17 ha) EADS / Innovation Works Environ 5000 m² Pôle formation Accueil PMEPMI du cluster Centre de vie et résidence étudiante (proposition ASTech) TOTAL (sur 2 à 2.5ha) 20 000 m² locaux 2000 m² (sur 1.5 ha) : services, restaurant, petite résidence Ratios/Références Selon effectifs actuels (et informations CE) Laboratoire recherche technologique EADS Première étape (équivalent ETP pour le centre de formation, labos, équipements mutualisés) 10 à 12 entreprises de 15 salariés Résidence : 800 m² + restauration 200 m² + services et divers (gestion) : 1000 m² (NB : en cours de vérification, le site couvre au total 27.5 ha) Effectifs (estimations Ecodev) 700 à 800 (légère croissance) 50 à 60 (transfert) Equipe de 30 à 40 (intervenants, ingénieurs, techniciens labo, administratifs) 180 à 200 (transferts avec développement) 30 à 35 (hors résidents) 945 à 1095 Emplois directs Sources : ASTech, ADP, ville du Bourget. Estimation emplois par ECODEV L estimation des surfaces mobilisées pour l accueil de PMEPMI de la filière porte sur première hypothèse de 20 000 m² de locaux industriels ; ces entreprises (situées dans le Val d Oise et en Seine SaintDenis sont généralement spécialisées et de petite taille (15 à 20 salariés en général). Ce sont ces PME, et éventuellement des créations, qui auront le plus d intérêt à se rapprocher. Attirer 10 à 12 d entre elles constitue déjà un objectif ambitieux (gabarit évoqué lors de notre entretien avec ASTech). Rappelons qu il existe d autres gisements d entreprises de la filière, dans l Essonne et les Yvelines. Une étude d aménagement est en cours sur l organisation interne du site (qui présente certaines contraintes de dépollution). Sur le total des 27 ha, les fonctions envisagées dans les tableaux cidessus laissent encore une «marge de manœuvre» pour l accueil à plus long terme d entreprises du cluster. 5/ FOURCHETTES D EMPLOI PREVISIBLES : Les trois grands volets du projet conjugués aboutiraient à regrouper un peu plus d un millier d emplois sur ce site dans le cadre du projet AIGLE. 144
Pour le volet industriel et technologique (EUROCOPTER, EADS, PME du techno campus) ce ne sont pas à proprement parler des emplois nouveaux mais des transferts depuis des localisations proches, avec de légers développements en fonction de l évolution des commandes. C est dans une seconde phase que le développement de la dynamique de cluster pourrait entraîner des créations nettes d emplois (certainement très qualifiés), par extension des entreprises présentes, par apport de créations (Start up) et implantation de quelques PME plus extérieures au territoire. 6/ EVOLUTIONS PAR GRANDES CATEGORIES DE METIERS : La mise en œuvre d AIGLE va faire appel à des compétences industrielles et technologiques d un très bon niveau de qualification pour toutes les catégories de métiers présentes. Précisons cependant qu il ne s agit pas que d ingénieurs! Mais pour les ouvriers qualifiés et professionnels, on tire vers le BAC PRO, et audelà les BTS/DUT. Nécessité de l anglais technique (les référentiels techniques sont tous en anglais). ASTech rappelle que ce sont des métiers aussi bien accessibles aux femmes (elles sont encore peu représentées en réalité) qu aux hommes. Les qualifications actuelles d EUROCOPTER sont très diverses : la fabrication des pales comporte une dimension presque «artisanale» faisant intervenir de ouvriers professionnels expérimentés. L entreprise compte une proportion élevée de cadres, ingénieurs, techniciens supérieurs, car l usine a toujours investi dans la R&D, le prototypage, les essais et le contrôle de qualité. Principaux profils pour la construction et la maintenance aéronautiques : Mécanicien aéronautique (CAP maintenance sur systèmes d aéronefs ; Bac Pro aéronautique systèmes cellule + mention complémentaire maintenance aéronautique ; Licence européenne). Mécanicien cellule (Bac pro aéronautique macrostructures, accessible à partir du CAP MCA, BEP structures métalliques ou composites) ; Electronicien électricien aéronautique (Bac Pro Aéronautique Option Systèmes Avioniques) ; Monteur câbleur aéronautique (CAP Electricien Systèmes Aéronefs ; Bac Pro aéronautique Systèmes avionique accessible notamment à partir d un CAP ESA, un BEP ou une Première STI électronique ou électrotechnique) ; Technicien en ingénierie de maintenance (BTS Maintenance et Exploitation des Matériels Aéronautiques ; Qualifications aéronautiques de l Armée Bac +2 ; BTS, DUT ou qualifications de l Armée Bac+2 notamment en productique mécanique, électronique, électrotechnique, structures métalliques, maintenance industrielle, mécanique et automatisme industriel ; Licences professionnelles aéronautiques accessibles à partir des formations industrielles cidessus). Pour les avions euxmêmes, on travaille beaucoup plus sur les composites à très hautes performances ; de ce fait, la maintenance, déjà bien représentée ici au Bourget, évolue et pourrait se faire davantage là où la technologie des alliages spéciaux est parfaitement bien maîtrisée. 145
«Nous recherchons en priorité des ingénieurs en analyse des structures mécaniques comme la conception, le développement, la résistance des matériaux, le calcul de structure» souligne le GIFAS.29 La filière fait également appel à des métiers de la finition des intérieurs d avion (une part importante du prix de vente d un avion) ou de leur réparation ; et ce ne sont pas non plus tous des métiers technologiquement très pointus, mais qui nécessitent avant tout un savoir faire solide (ajusteurs, peintre, ébénistes, couturiers). Thématiques spécifiques ou sensibles pour l appréciation des emplois: Niveaux de qualification, technicité, expérience, anglais technique : malgré l offre de formation, les recrutements s avèrent souvent difficiles. Fort pourcentage de cadres à l échelle du groupe EUROCOPTER (plus de 7000 emplois en France et environ 20 000 au total), mais il est moins marqué dans le site industriel francilien (Marignane étant le siège et la principale unité de production). Le potentiel de développement d Eurocopter est à confronter à celui de ses différents sites : Marignane, assez bloqué au plan foncier mais qui a recruté davantage que La Courneuve, Allemagne. A moyen terme, les perspectives de nouveaux recrutements restent fragiles même s il s agit d un leader mondial. Elément plus positif : tenir compte aussi du renouvellement d une pyramide des âges qui aura besoin de se rajeunir d ici quelques années. CONCLUSIONS (Bilan et perspectives) Les atouts conjugués de la présence de l aéroport, de l amélioration du maillage par les transports en commun et d un environnement urbain qui évolue de façon positive devraient permettre au site de démarrer dans de bonnes conditions, et ensuite de progresser, de s enrichir de nouvelles activités et emplois. L évolution de l ensemble dépend pour une bonne part de celle du groupe EADS qui représente à travers EUROCOPTER et IW, 80% des emplois du futur pôle et bien entendu de ses gains en part de marchés à l échelle mondiale. Pour le regroupement de PME de la filière l enjeu n est pas tant quantitatif que celui de la réussite d un processus difficile de constitution d un «cluster». Le rôle d animation économique d ASTech et des partenaires territoriaux sera déterminant pour mobiliser ces entreprises aujourd hui dispersées et pour lesquelles se regrouper n est pas toujours la priorité (le transfert représente un coût ). A l horizon de 2015, viendra de se réaliser le transfert de l unité EUROCOPTER et de l équipe Innovation Works. Il y aura peu de recrutements à proprement parler à ce stade. A l horizon 2020, le pôle de formation aura pris corps (il n est pas vraiment créateur d emplois locaux à proprement parler mais «préparateur» des emplois futurs et c est son rôle essentiel). 29 Groupement professionnel des industries de l aéronautique et de l aérospatiale. 146
Les premières implantations de PME seront effectives, se traduisant en partie par des transferts d équipes et par des recrutements. Ces perspectives peuvent paraître d ampleur limitée mais il convient de rappeler qu elles rejoignent celles des activités en maintenance aéronautique du périmètre ADP et qu au plan de l offre d emplois c est la progression de l ensemble qu il faut considérer (fiche 23) et la dynamique d innovations industrielles qu elle est susceptible d engendrer. 147
FICHE PROJET n 25 QUARTIER D AFFAIRES DU BOURGET (Commune du Bourget, Seine Saint Denis) 1/ DEVELOPPEURS ET ACTEURS Située à 7 km du nord de Paris, Le Bourget est une ville de SeineSaintDenis qui compte plus de 13 019 habitants au dernier recensement et qui appartient à la Communauté d Agglomération de l Aéroport du Bourget. Son histoire est fortement liée à celle de l aéronautique. Le Musée de l Air et de l Espace apporte encore aujourd hui un témoignage de ce passé riche qui permet à la ville du Bourget de rayonner sur la scène internationale. En termes de développement, 40% du territoire communal est consacré aux activités économiques. La commune possède un fort potentiel d implantations d entreprises, depuis une libération importante du foncier opérée après le départ d Alstom en 1995. La ville du Bourget dans le cadre du Grand Paris souhaite favoriser l émergence d un pôle tertiaire sur la ZAC du Commandant Rolland à proximité du futur pôle gare. Ce projet s inscrit dans la continuité de la réalisation de l immeuble Mermoz, premier projet d un écopôle tertiaire. Le Mermoz 2/ SITE ET ACCESSIBILITE : Le Bourget est facilement accessible par la route de par son implantation stratégique entre la RN2 (depuis ParisPorte de la Villette) et les autoroutes A1 et A86 (sortie Le Bourget). Il est donc aisé de rejoindre l ensemble des pôles tertiaires de l île de France, ainsi que les aéroports, notamment Roissy Charles de Gaulle en 12 minutes. La commune dispose d une desserte en transport en commun remarquable notamment grâce à la présence de la gare SNCF/RER B en plein centre ville et qui est directement connecté à un hub de dimension régionale. La ligne RER B bénéficie d une modernisation importante. Avec un investissement de 250 millions d euros, le programme "RER B+3 permet la réfection des gares, la fiabilisation des parcours, une augmentation de la fréquence des trains (un toutes les trois minutes en période de pointe), ainsi que la rénovation du matériel roulant. 148
Le Bourget bénéficie également d un important réseau de bus (133, 146, 146, 152, 607 AB, 609 AB, Noctilien N 42, autobus de Fort). La gare du Bourget accueillera la ligne tangentielle Nord dès 2014 qui reliera la ville à Epinay, ainsi qu aux lignes RER C et D. Le prolongement de la ligne de métro 7, qui offrirait des liaisons supplémentaires vers le centre de Paris, est à l étude. Enfin, la ligne du métro automatique du Grand Paris comprendra une gare sur le pôle du Bourget en 2025. 4/ PROGRAMME DETAILLE ET ETAPES DE REALISATION La Communauté d Agglomération souhaite profiter du départ d Alstom dont le site était à proximité de la gare et s étendait sur une surface de 17 hectares pour favoriser sur la ZAC Commandant Rolland l émergence d un pôle tertiaire regroupant près de 95 000 m² de bureaux et activités ainsi que la réalisation de logements individuels et collectifs (488 logements construits), de commerce et d équipements publics. Ce projet bénéficiera de la montée en puissance de la gare RER du Bourget. La première des réalisations a été le Parc de l Espace et ses 9 600 m² de locaux d activités à la location. Les réalisations suivantes concernent de locaux tertiaires dont le volume total devrait approcher les 70 000 m². Ainsi, en 2009 a été livré l immeuble de bureaux Le Mermoz d une surface de 20 800 m² certifié HQE, BREEAM et «five stars services» (services à la carte dédiés aux utilisateurs). Un second projet est annoncé avec un immeuble de 17 000 m² dont le maître d ouvrage sera BNP Paribas Immobilier. Ce bâtiment sera bordé à l ouest par la future école et à l est par un développement à venir de logements. 5/ FOURCHETTES D EMPLOI PREVISIBLES Les ratios d emploi employés dans le tableau cidessous sont ceux du marché de bureau en première couronne. Capacité théorique d accueil d emplois Programmation Vocation Le Mermoz Immeuble BNP PAribas Sources : Ecodev Tertiaire Tertiaire Surface (m²) 20 800 m² 17 000 m² Densité emplois TOTAL 1 emplois/20 m² 1 emploi/20 m² 1 040 850 On peut tabler sur 1 890 emplois supplémentaires. Néanmoins, si les objectifs de programmation tertiaire d une surface de 70 000 m² sont menés à terme, la part des emplois créée sera beaucoup plus importante. En effet, le solde de m² bureaux est de 32 200 m², si on applique le ratio de 1 emploi/20m², il faut ajouter 1 610 emplois. 149
Le développement du pôle tertiaire de la ZAC du Comandant Rolland entraînerait donc la création de 3 500 emplois. L immeuble Le Mermoz est vide, nous ne sommes pas en mesure de nous prononcer sur les métiers par grandes filières susceptibles de l intégrer. CONCLUSIONS (Bilan et perspectives) On peut s interroger sur le volume de m² de bureaux annoncés dans le programme de la ZAC du Commandant Rolland. Les difficultés à commercialiser l immeuble Le Mermoz et le retard pris par l opération Immeuble BNP Paribas amènent à s interroger sur la capacité du marché de bureaux dans ce secteur du Bourget, à ce jour. 150