UNIVERSITE DU QUEBEC A CHICOUTIMI
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- Rémy Forget
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1 UNIVERSITE DU QUEBEC A CHICOUTIMI MEMOIRE PRESENTE À L'UNIVERSITÉ LAVAL COMME EXIGENCE PARTIELLE DE LA MAÎTRISE EN LINGUISTIQUE OFFERTE À L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À CHICOUTIMI EN VERTU D'UN PROTOCOLE D'ENTENTE AVEC L'UNIVERSITÉ LAVAL PAR LAMPHAY SISAVATH PROBLEMES DANS L'EMPLOI DE L'ARTICLE PAR DES ETUDIANTS LAOTIENS AVRIL 200 Lamphay Sisavath, 200
2 bibliothèque Paul-Emi-Boutj UIUQAC Mise en garde/advice Afin de rendre accessib au plus grand nombre résultat travaux de recherche menés par ses étudiants gradués et dans l'esprit règs qui régissent dépôt et diffusion mémoires et thèses produits dans cette Institution, l'université du Québec à Chicoutimi (UQAC) est fière de rendre accessib version complète et gratuite de cette œuvre. Motivated by a ire to make the results of its graduate students' research accessib to all, and in accordance with the rus governing the acceptation and diffusion of dissertations and theses in this Institution, the Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) is proud to make a compte version of this work avaib at no cost to the reader. L'auteur conserve néanmoins propriété du droit d'auteur qui protège ce mémoire ou cette thèse. Ni mémoire ou thèse ni extraits substantiels de ceux-ci ne peuvent être imprimés ou autrement reproduits sans son autorisation. The author retains ownership of the copyright of this dissertation or thesis. Neither the dissertation or thesis, nor substantial extracts from it, may be printed or otherwise reproduced without the author's permission.
3 Ce mémoire a été réalisé à l'université du Québec à Chicoutimi dans cadre du programme de maîtrise en linguistique de l'université Laval extensionné à l'université du Québec à Chicoutimi
4 Ill RESUME La présente étude cherche à cerner s principas difficultés rencontrées par s étudiants otiens de français ngue étrangère dans l'emploi de l'artic dans productions écrites. Les fondements théoriques sur squels se base cette recherche sont principament l'essai théorique de Corblin (987) et synthèse de Riegel, Pelt et Rioul (994). À partir de ces criptions nous présentons synthèse du fonctionnement de ce déterminant en français. Nous nous limitons dans ce travail à l'emploi du défini, de l'indéfini et du partitif. Pour s fins de cette étude, nous avons préparé épreuve écrite qui comprenait exercices de choix, de choix avec justification et de production de phrases à partir de mots donnés. Cette épreuve a été administrée à 8 étudiants inscrits au Département de français de l'université Nationa du Laos lors de notre colcte données effectuée entre mois de janvier et mois de mars 999. L'échantillon retenu pour recherche comprend 95 copies de l'épreuve écrite ainsi que 5 rédactions. Nous avons d'abord procédé à analyse globa réponses afin de déterminer nature erreurs et ur fréquence pour chac exercices et en fonction du niveau apprenants. Par suite, nous avons examiné plus en détails s erreurs de choix afin de voir si els impliquaient certaines vaurs d'emploi en particulier. L'examen rédactions a permis de compléter l'analyse. Les résultats indiquent que principal problème apprenants concerne choix de l'artic (défini ou indéfini, partitif) et qu'il n'y a pas d'amélioration systématique d' niveau à l'autre, puisqu'on observe peu de progrès entre groupe avancé et groupe intermédiaire. Il ressort égament que certaines vaurs d'emploi sont mieux reconnues par s apprenants alors que d'autres sont davantage source d'erreurs. Ces résultats nous amènent à formur certaines recommandations retivement à l'enseignement de l'emploi de l'artic auprès d'apprenants otiens.
5 IV REMERCIEMENTS Je tiens d'abord à exprimer mes remerciements et ma reconnaissance à ma directrice de recherche, Madame Caro Fisher. Sans ses précieux conseils et sa très grande disponibilité, je n'aurais jamais pu mener ce travail à terme. Mes remerciements vont égament aux professeurs Jean Dolbec, Khadiyatouh Fall, Yves Saint Geis et Françoise Label, dont s remarques et commentaires se sont avérés d' grande utilité. Je ne voudrais pas oublier direction et s professeurs du Département de français de l'université Nationa du Laos, qui m'ont grandement facilité tâche lors de ma colcte données. Merci aussi à tous s étudiants de 3 eme, 4 eme et 5 eme année (année scoire ) pour ur contribution à cette recherche. Ma reconnaissance va égament au Programme canadien de bourses de francophonie qui m'a permis de réaliser tel étude au Canada. Finament, je remercie infiniment ma famil pour son soutien et son encouragement. Je dédie cette recherche à mon père.
6 TABLE DES MATIERES RÉSUMÉ REMERCIEMENTS TABLE DES MATIÈRES LISTE DES FIGURES LISTE DES TABLEAUX iii iv v viii viii INTRODUCTION CHAPITRE I : PROBLÉMATIQUE ET OBJECTIFS 5. L'enseignement du français au Laos 6.2 Problématique 9.3 Objectifs 2 CHAPITRE II : CADRE THÉORIQUE 4 2. Fonctionnement déterminants L'artic en français Morphologie de l'artic Le sens de l'artic Sens et emplois de l'artic défini L'artic défini dans s interprétations spécifiques L'artic défini dans s interprétations génériques Sens et emplois de l'artic indéfini L'artic indéfini et s interprétations génériques L'artic indéfini dans s interprétations spécifiques L'artic indéfini et dénombrement Sens et emplois de l'artic partitif L'absence d'artic (artic «zéro») Résumé de cription du fonctionnement de l'artic 44
7 VI CHAPITRE III : MÉTHODOLOGIE Colcte données Constitution de l'échantillon Le test La passation du test L'épreuve de rédaction La passation de l'épreuve de rédaction Analyse données Établissement du corpus Compition et cssement erreurs Analyse erreurs de choix 54 CHAPITRE IV : ANALYSE DES RÉSULTATS Analyse généra réponses à l'épreuve écrite Aperçu d'ensemb pour s exercices de choix Résultats détaillés pour s exercices de type «choix» Exercice Exercice Exercice Exercice Exercice Bin exercices de type «choix» Résultats pour l'exercice 2 de type «production» Résultats pour l'exercice 3 de type «justification de choix» Bin de l'analyse généra réponses Analyse choix en fonction de vaur d'emploi de l'artic Aperçu d'ensemb Les résultats détaillés pour chaque vaur Emploi D Emploi Dl 98
8 Vil Emploi PI Emploi ID Emploi D Emploi D Emploi D Emploi ID Emploi D Emploi D Emploi D Emploi D Bin de l'analyse choix Les résultats rédactions Bin de l'analyse et pistes didactiques 4 CONCLUSION 22 BIBLIOGRAPHIE 27 ANNEXE I : Extrait de Detour Y., Léon-Dufour, M., Mattlé, A. et al, Grammaire du français: cours de civilisationfrançaisede Sorbonne, Paris, Hachette, ANNEXE II : L'épreuve écrite 39 ANNEXE III : Exemp de tabau pour compition réponses obtenues dans s exercices 42 ANNEXE IV : Résultats détaillés erreurs de l'exercice selon s positions de l'artic dans phrase 46 ANNEXE V : Détail réponses pour l'exercice 3 : choix avec justification 49
9 vin LISTES DES FIGURES Figure Figure 2 Figure 3 Figure 4 Figure 5 Figure 6 Les différentes vaurs d'emploi de l'artic défini 3 Les différents emplois de l'artic indéfini 38 Les différents emplois de l'artic partitif 4 Les cas principaux de l'absence d'artic 44 Les différentes vaurs d'emploi artics en français 46 Cssement différentes vaurs d'emploi artics 95 LISTE DES TABLEAUX Tabau : Taux d'erreurs pour chaque exercice et pour l'ensemb en fonction du niveau apprenants 58 Tabau 2 : Taux d'erreurs pour l'ensemb exercices en fonction catégories. 59 Tabau 3 : Taux d'erreurs pour l'ensemb exercices en fonction catégories (toutes s erreurs) 60 Tabau 4 : Taux d'erreurs dans l'exercice selon s catégories et en fonction du niveau apprenants 6 Tabau 5 : Taux d'erreurs dans s phrases s mieux réussies de l'exercice en fonction du niveau apprenants 63 Tabau 6 : Taux d'erreurs de choix dans l'exercice pour l'artic défini et l'indéfini selon sa position dans phrase 64 Tabau 7 : Taux d'erreurs dans l'exercice 4 selon s catégories et en fonction du niveau apprenants 65 Tabau 8 : Taux d'erreurs pour phrase 6 de l'exercice 4 66
10 IX Tabau 9 : Taux d'erreurs retives à l'artic partitif dans l'exercice 4 pour chac groupes et réponses typiques 67 Tabau 0 : Taux d'erreurs dans l'exercice 5 selon s catégories et en fonction du niveau apprenants 69 Tabau : Taux d'erreurs dans deux phrases de l'exercice 5 70 Tabau 2 : Taux d'erreurs dans l'exercice 6 selon s catégories et en fonction du niveau apprenants 72 Tabau 3 : Taux d'erreurs dans cinq cas d'emploi de l'exercice 6 73 Tabau 4 : Taux d'erreurs dans l'exercice 7 selon s catégories et en fonction du niveau apprenants 74 Tabau 5 : Taux d'erreurs dans cinq cas d'emploi de l'exercice 7 76 Tabau 6 : Répartition constructions produites par s étudiants trois groupes dans l'exercice 2 8 Tabau 7 : Répartition constructions pour première phrase de l'exercice Répartition constructions pour seconde phrase de l'exercice i 2 ere Tabau 20 : Occurrence réponses consistant à employer l'artic défini en 83 Tabau 9 : Répartition position selon constructions niveau apprenants pour troisième phrase de l'exercice Tabau 2 : Pourcentage de choix de l'artic défini et indéfini dans l'exercice 3 86 Tabau 22 : Répartition justifications pour première phrase de l'exercice 3, en fonction du choix de l'artic et du niveau apprenants 88 Tabau 23 : Répartition justifications pour seconde phrase de l'exercice 3, en fonction du choix de l'artic et du niveau apprenants 90 Tabau 24 : Vaurs de l'artic évoquées dans s justifications fournies à l'exercice 3 9 Tabau 25 : Taux d'erreurs de choix pour chaque vaur d'emploi et pour l'ensemb en fonction du niveau apprenants 96
11 X Tabau 26 : Résultats détaillés erreurs de choix pour vaur d'emploi D6 97 Tabau 27 : Résultats détaillés erreurs de choix pour vaur d'emploi Dl 98 Tabau 28 : Résultats détaillés erreurs de choix pour vaur d'emploi PI 99 Tabau 29 : Résultats détaillés erreurs de choix pour vaur d'emploi ID3 00 Tabau 30 : Résultats détaillés erreurs de choix pour vaur d'emploi D5 0 Tabau 3 : Résultats détaillés erreurs de choix pour vaur d'emploi D4 02 Tabau 32 : Résultats détaillés erreurs de choix pour vaur d'emploi D0 03 Tabau 3 3 : Résultats erreurs de choix pour vaur d'emploi ID 04 Tabau 34 : Résultats détaillés erreurs de choix pour vaur d'emploi D9 06 Tabau 3 5 : Résultats détaillés erreurs de choix pour vaur d'emplois D3 07 Tabau 36 : Résultats détaillés erreurs de choix pour vaur d'emploi D2 08 Tabau 37 : Résultats détaillés erreurs de choix pour vaur d'emploi D8 09 Tabau 38 : Répartition erreurs dans s rédactions selon s différents types et en fonction du niveau apprenants Tabau 39 : Occurrence d'erreurs dans s rédactions pour s différentes vaurs de l'artic selon niveau apprenants 2
12 INTRODUCTION
13 INTRODUCTION Le maniement de l'artic en français constitue l' plus gran embûches que rencontrent s étudiants otiens dans l'apprentissage du français ngue étrangère. La ngue o ne comporte pas de déterminant qui soit, sinon équivant, du moins susceptib d'autoriser rapprochements avec ngue cib. Poutant, il n'existe pas, du moins à notre connaissance, de recherche portant spécifiquement sur ce problème. C'est donc dans but de cerner plus précisément s difficultés persistantes que représentent pour apprenant otien l'artic français que nous menons cette étude. Les observations que nous ferons devraient aussi permettre de dégager certaines pistes susceptibs d'améliorer l'enseignement de l'artic français à étudiants de ngue maternel o. Ce travail, qui se veut avant tout exploratoire, poursuit s objectifs suivants : décrire nature difficultés que pose l'artic en français, voir dans quel mesure progrès sont observabs quand on compare groupes d'apprenants de niveaux différents et, à lumière résultats obtenus, proposer pistes didactiques pouvant faciliter l'apprentissage de cet aspect du français par apprenants otiens. Dans premier chapitre de ce mémoire, intitulé Problématique et objectifs, nous contextualisons notre étude par présentation de situation de ngue française au Laos. Suivra aperçu général de l'enseignement du français, plus particulièrement au Département de français de l'université Nationa du Laos. Nous décrivons ensuite brièvement système de détermination nomina de ngue o, montrant par fait Le masculin est employé à titre d'épicène dans seul but d'alléger texte.
14 même sa très grande différence avec celui de ngue cib et faisant déjà apparaître nature difficultés étudiants otiens. Cette partie se termine par présentation objectifs de notre étude. Le deuxième chapitre, qui constitue notre Cadre théorique, présente synthèse du fonctionnement de l'artic en français. Bien que nous nous référions à plusieurs travaux, notre recherche s'appuie principament sur l'essai théorique de Corblin (987). Cet ouvrage se révè être étude approfondie vaurs rattachées à l'emploi artics défini et indéfini en français, et il nous servira de gril et de guide pour l'analyse et l'interprétation erreurs revées dans corpus. Le troisième chapitre, portant sur Méthodologie, présente démarche suivie pour recueillir données auprès étudiants otiens du Département de Français de l'université Nationa du Laos et sur s mesures prises pour compition et pour l'analyse données. La constitution de l'échantillon et confection de l'épreuve écrite ainsi que cel de rédaction sont décrites dans cette partie. L'Analyse résultats fait l'objet du quatrième chapitre, quel se subdivise en trois parties. D'abord, s erreurs commises par s apprenants sont examinées dans ur ensemb, selon ur fréquence et ur répartition dans s différentes catégories considérées et ce, en fonction du niveau apprenants. Ensuite, nous nous penchons de plus près sur s erreurs de choix de l'artic et nous examinons s réponses apprenants à lumière du cadre explicatif retenu au chapitre II concernant s vaurs de l'artic afin de déterminer si certaines vaurs d'emploi représentent difficultés particulières pour s apprenants otiens. De plus, s tendances dégagées par l'épreuve écrite sont comparées à ce que l'on peut observer dans s rédactions. Enfin, nous terminons par bin de l'analyse résultats qui débouche sur voie de propositions didactiques concernant l'enseignement de l'emploi de l'artic.
15 Finament, Conclusion résume s tendances observées pour ce qui est difficultés apprenants otiens dans l'emploi de l'artic ainsi que s retombées didactiques qu'il nous paraît possib d'en tirer.
16 CHAPITRE I PROBLÉMATIQUE ET OBJECTIFS
17 CHAPITRE I PROBLEMATIQUE ET OBJECTIFS L'objectif de ce mémoire est de décrire et d'analyser s difficultés que apprenants otiens rencontrent dans l'utilisation de l'artic en français et de dégager de cette étude certaines pistes didactiques qui pourraient faciliter l'apprentissage de cet aspect de ngue française. Après avoir présenté contexte dans quel se fait actuelment l'enseignement du français au Laos, nous nous arrêterons à problématique du maniement de l'artic pour locuteurs o et nous exposerons plus en détail s objectifs de notre travail.. L'ENSEIGNEMENT DU FRANÇAIS AU LAOS Après avoir été ngue officiel de l'administration pendant près de 50 ans ( ), puis ngue de scorisation et, finament, simp ngue étrangère, français reprend aujourd'hui, au Laos, de l'importance en tant que ngue de technologie et commications avec l'extérieur. Cette importance rend nécessaire l'usage de ngue française dans presque tous s domaines du développement du pays. Le français est donc introduit dans programme éducatif o dès première année du secondaire comme matière obligatoire au choix avec l'angis. Ayant comme objectif principal de former enseignants de français pour ce programme éducatif, Département de français de l'université Nationa du Laos, créé en
18 976, est jusqu'à ce jour seul centre de formation de professeurs de français pour s établissements secondaires du Laos ( er et 2 eme cyc). Pour remplir cette tâche importante et pour obtenir meilur résultat dans l'enseignement du français, série de mesures ont été prises qui mettent l'accent sur l'objectif de l'enseignement, programme d'enseignement, recrutement étudiants et choix de méthode d'enseignement. a) L'objectif d'enseignement Conçu par Ministère de l'éducation, l'objectif de l'enseignement du français est de former enseignants de français pour s établissements secondaires du pays et aussi de fournir ressources humaines pour différents secteurs d'activité : échanges culturels, économiques et politiques. Après ses étu, l'étudiant doit avoir acquis bonne compétence de commication en français. b) Le programme d'enseignement La formation comprend cinq années. Le cours de français est plus important de tous s cours. Il s'effectue en deux pério : s deux premières années constituent période de base, s trois dernières années, période de développement. Pendant première période, l'enseignement s'appuie sur grammaire de base et commication. Les étudiants doivent avoir capacité de s'exprimer en français dans vie quotidienne. Pendant deuxième période, l'essentiel de l'enseignement est de hausser niveau de français étudiants. Un programme a été éboré qui comprend : français écrit, civilisation et culture française, s thèmes - versions, etc. Ces cours sont donnés en français pour que s étudiants puissent développer ur compétence en français. c) Le recrutement étudiants Après avoir terminé urs étu secondaires, s étudiants qui vet poursuivre
19 8 étu iversitaires doivent passer concours national. Ils ont quatre épreuves à passer : s mathématiques, physique, géographie et ngue o. Les étudiants recrutés qui sont inscrits aux cours de français doivent passer test de cssement. Ils auront six heures de français par semaine pendant s deux premières années. Ces étudiants sont âgés de 8 ans, en général. Il faut signar qu'en plus de ces jes, fonctionnaires de différents ministères et anciens enseignants de collège suivent aussi formation. d) Le choix de méthode Selon programme d'enseignement, s étudiants doivent développer s quatre compétences : compréhension ora et écrite, expression ora et écrite de manière à s'exprimer et à se débrouilr en français dans vie quotidienne. Pour atteindre ces objectifs d'enseignement, nous utilisons méthode complète de français ngue étrangère venant de France et intitulée Le Nouveau Sans Frontières. C'est méthode qui met l'accent sur problèmes d'actualité dans monde moderne et qui concerne surtout France. Cette méthode assure l'apprentissage de ngue, de commication et de civilisation française. Mais comme culture et civilisation du Laos sont différentes de cels de France, nous n'utilisons pas cette méthode tel quel. Souvent, éléments qui ne favorisent pas l'apprentissage apprenants otiens sont modifiés ou rempcés. Le recours à documents d'autres métho, afin de permettre aux étudiants de commiquer en français dans vie quotidienne est alors inévitab. e) La méthodologie Dès début de l'enseignement, nous essayons d'avoir recours moins possib à ngue maternel. Le professeur fait comprendre aux étudiants de nouvels structures à l'aide d'images et de gestes. Une çon commence par scène audio-visuel. Le DOMINIQUE, P. et al. (988), Le Nouveau Sans Frontières : méthode de français, Paris, Clé international.
20 professeur montre aux étudiants images ou diapositives en ur demandant d'imaginer l'histoire afin qu'ils puissent se sensibiliser au dialogue en situation. Puis, ils écoutent l'enregistrement. Après avoir imité dialogue, ils racontent s images en employant mots et expressions appris. Ensuite, ils créent dialogues ou jeux de rô à partir de situation donnée. La grammaire se fait de manière implicite à l'aide d'exercices à trous, d'exercices de reconstruction, etc..2 PROBLÉMATIQUE Malgré s efforts que nous faisons, résultat de l'enseignement du Département de français n'est pas encore à hauteur puisque s étudiants ont encore beaucoup de difficultés tant à l'écrit qu'à l'oral. Nous avons donc grand souci d'améliorer s conditions d'enseignement et de trouver solutions adéquates aux difficultés que rencontrent s étudiants otiens de français ngue étrangère. Le maniement de l'artic constitue de ces difficultés importantes. En effet, dans ngue o l'artic n'existe pas. Ainsi pour dire : «Le livre est objet uti», on aurait en o, soit «livre est objet uti», soit «livre est objet uti-», si on insiste sur nombre. S'il n'y a pas d'artic en o, par contre, cette ngue possède système de détermination du groupe nominal. Tout comme français, o a déterminants possessifs, démonstratifs, cardinaux et indéfinis. À différence du français, ces déterminants se pcent après déterminé. Ainsi pour dire en o : «Les gens de ce vilge...», on dirait : «gens vilge ce...», ou bien «Mon ami a deux enfants» se dit en o : «ami mon a enfants deuxpersonne». D'ailurs, il est à noter que dans notre ngue nombre est marqué iquement à l'aide de déterminants cardinaux et indéfinis auxquels s'ajoutent particus linguistiques
21 0 précisant s catégories du nom désigné et dont l'emploi est obligatoire. Ainsi, «J'ai amis» se dit en o : «J'ai ami beaucoup personne», où ((personne» est particu obligatoire lorsque l'emploi d' nom désignant animé humain s'accompagne d' idée de quantité. La particu varie selon s différentes catégories de nom : être humain, animal et objet. Pour ce qui est de distinction de genre, el n'existe en o que pour s êtres vivants. El prend forme d' élément facultatif qui fonctionne comme suffixe qui se pce toujours après nom qu'il désigne. Ce que l'on peut illustrer comme suit : «Le chanteur et chanteuse...», (en français) (( chanteur homme et chanteur femme...» (en o) Ce système de détermination de ngue source influence s apprenants otiens dans l'utilisation de l'artic en français tant à l'écrit qu'à l'oral. C'est ainsi que l'on trouve très souvent dans s productions écrites Laotiens erreurs comme l'absence de l'artic ou bien mauvais choix d'artic : «J'aime France» «II y a maison très ancienne dans ma vilge» «J'ai problème de l'argent.» «Un moto a heurté camion hier...» Dans cadre d' texte, problème est encore plus grand. Les apprenants ont du mal à bien utiliser l'artic dans contexte plus rge. Très souvent, ils ont tendance à surutiliser l'artic défini et à confondre l'artic défini et l'artic indéfini. Par exemp : «Un coup vivait dans vil. Ils habitaient beau quartier et dans l'appartement moderne de quatre pièces. Dans ur chambre, il y avait lit,
22 télévision...» «Hier, c'était ma première promenade au centre vil de Vientiane. Je suis passée devant boutique et j'ai vu s robes dans vitrine. Je suis entrée dans boutique. J'ai essayé 5 modès différents. J'ai finament choisi robe rouge». Le fonctionnement de l'artic en français, et plus particulièrement l'opposition de l'indéfini du défini, repose sur ensemb de règs sémantico-pragmatiques compxes et hautement subtis dont on ne possède sans doute pas encore cription complète. Néanmoins, linguistique moderne met à notre disposition ensembs explicatifs beaucoup plus développés et précis que ce que l'on trouve habituelment dans s grammaires traditionnels. L'enseignement que s apprenants otiens reçoivent à propos de l'artic s'appuie souvent sur oppositions plus ou moins operatives. Ainsi, si on se réfère à grammaire de base utilisée dans l'enseignement, Grammaire du français : cours de civilisation française de Sorbonne de Detour (99), on y trouve s indications suivantes : L'artic défini s'emploie lorsque «nom désigne personne ou chose ique», «lorsque nom a vaur généra» et «lorsque nom est déterminé par proposition subordonnée retive, complément de nom, ou contexte.» L'artic indéfini s'emploie lorsque «nom désigne personne ou chose non identifiée» et «lorsque nom est particurisé par adjectif, complément de nom ou subordonnée retive». La présentation de l'emploi artics fait donc principament appel aux oppositions connu / non identifié et général / particulier. La vaur générique n'est pas expliquée comme tel et vaur anaphorique se trouve abordée à travers exemps seument. La différence entre s trois artics est illustrée par exemps de ce type :
23 2 L'eau est indispensab à vie. (= en général) Cette source donne eau très pure, (^caractère particulier donné par l'adjectif) - Je voudrais de Veau, s'il vous pît, (^quantité indéterminée) Nous pensons qu' théorie plus adéquate du fonctionnement de l'artic en français devait permettre à fois de mieux comprendre s difficultés apprenants o et d'orienter plus efficacement l'enseignement de cet aspect fondamental du français..3 OBJECTIFS Le présent travail consiste à rever et à analyser erreurs concernant l'emploi de l'artic dans productions écrites d'étudiants otiens de français ngue étrangère et, suite à cette analyse, à proposer certaines pistes didactiques pour améliorer compétence apprenants en regard de cet aspect de ngue française. Compte tenu de l'absence d'étu sur sujet, du moins à notre connaissance, ce mémoire se veut avant tout travail exploratoire visant s trois objectifs suivants :. décrire de manière plus précise possib nature difficultés que apprenants o rencontrent dans l'emploi de l'artic en français; 2. voir dans quel mesure progrès sont observabs quand on compare groupes d'apprenants de niveaux différents; 3. à lumière résultats obtenus, identifier pistes didactiques susceptibs de faciliter l'apprentissage de cet aspect du français par apprenants o.
24 3 Pour atteindre ces objectifs, nous devons d'abord nous appuyer sur cription satisfaisante du fonctionnement de l'artic en français. Le second chapitre du travail servira à établir notre cadre d'analyse. En nous fondant principament sur travail de Corblin (987), nous présenterons synthèse du fonctionnement de l'artic en français en passant en revue s différentes vaurs rattachées à l'emploi du défini, de l'indéfini, du partitif et de l'artic zéro. L'étude erreurs apprenants sera faite à partir données recueillies auprès de trois groupes d'étudiants de français fréquentant l'université Nationa du Laos. Les données consistent essentielment en réponses fournies à ensemb d'exercices que nous aurons spéciament préparés. La méthodologie de notre recherche fera l'objet du troisième chapitre du mémoire. L'analyse erreurs apprenants sera faite en considérant nature erreurs commises (ex : choix de l'artic, genre, nombre) ainsi que vaur d'emploi de l'artic attendu. Le quatrième chapitre du travail présente l'analyse résultats en deux gran parties. La première permet de considérer taux d'erreurs, s types observés, s progrès réalisés et de mieux cerner s principas difficultés rencontrées par s apprenants. La seconde poursuit dans cette voie en considérant s erreurs à lumière du cadre théorique retenu dans ce travail. Les résultats de cette analyse devraient nous permettre de mieux comprendre s difficultés apprenants dans maniement de l'artic et d'en tirer certaines indications susceptibs d'améliorer l'enseignement - apprentissage de cette dimension du français.
25 CHAPITRE II CADRE THÉORIQUE
26 5 CHAPITRE II CADRE THEORIQUE Le système de détermination nomina de ngue française est à fois précis et compxe, en particulier en ce qui concerne l'artic. Cependant, dans plupart manuels de grammaire, surtout ceux de français ngue étrangère, cription du fonctionnement de l'artic ne porte que sur ses vaurs d'emploi fondamentas et généras. Certaines autres vaurs d'emploi décot de variabs sémantiques et pragmatiques sont passées sous since alors qu'els sont aussi fréquentes. Pour s besoins de notre recherche, nous tenterons, dans présent chapitre, de présenter tabau d'ensemb du fonctionnement de l'artic. Pour ce faire, nous allons nous appuyer principament sur l'essai théorique de Corblin (987), sur synthèse de Riegel, Pelt et Rioul (994) ainsi que sur divers travaux de grammaire (Gar-Tamine, 988; Perret, 994; Vargas, 995; Wilmet, 998). Nous ferons d'abord survol déterminants du français pour ensuite décrire dans détail fonctionnement de l'artic. 2. FONCTIONNEMENT DES DÉTERMINANTS Les déterminants sont mots qui s'utilisent devant s noms. Ils indiquent genre et nombre noms et ils permettent aux noms de s'actualiser dans phrase. La grammaire traditionnel partage s déterminants entre plusieurs csses de mots : d' part l'artic, d'autre part s adjectifs démonstratifs, possessifs, indéfinis, numéraux, interrogatifs, excmatifs et retifs. Cette répartition a l'inconvénient de rapprocher csses de mots qui n'ont pas s mêmes propriétés syntaxiques (par exemp : adjectif
27 6 démonstratif/ adjectif qualificatif) et, de manière généra, de masquer l'ité fonctionnel de ces différentes catégories. C'est ce qui amène s grammaires modernes à regrouper s catégories que nous venons d'énumérer et à considérer qu'els forment seul paradigme : celui déterminants. Le déterminant peut être défini «comme mot qui doit nécessairement précéder nom comm pour constituer groupe nominal bien formé dans phrase de base.» (Riegel et al. 994, p. 5). Le déterminant apparaît devant nom ou devant l'adjectif qui se trouve antéposé au nom. csses : À l'intérieur du groupe déterminants, on distingue cependant deux gran s déterminants «identifiants» qui correspondent aux séries / ce / mon et qui «permettent de savoir, à propos d' groupe nominal, de quel(s) être(s) ou de quel(s) chose(s) il s'agit en particulier.» (Genevay, 994, p. 73). s déterminants «quantifiants» qui englobent s autres sous-catégories, c'est-àdire,, s numéraux {deux, trois, cent,...), s indéfinis {plusieurs, certains, auc, peu de, beaucoup de, etc.). Ces déterminants ne permettent pas d'identifier ce qu'ils désignent, mais ils véhict idée de quantité. La première csse est aussi désignée par s appeltions de «referents» (Chevalier, 966), «référants ou désignateurs» (Perret, 994), «déterminants retionnels» (Vargas, 995) ou tout simpment «déterminants définis» (Riegel et al., 994). Du point de vue syntaxique, ces déterminants : ne se combinent jamais entre eux :
28 7 * Ces mes livres sont intéressants. * Je connais cette femme. sont aptes à figurer dans groupes nominaux détachés, annoncés ou repris par pronom personnel sujet ou complément (il, el,,, lui, s, ur,...); ainsi dans s exemps suivants : Où est-el passée, disquette? Mes disquettes, tu s trouveras sur bureau. Cette disquette, je te l'enverrai demain. Par ailurs, comme signant Riegel et al. (994, p. 52) : «s déterminants définis sont générament exclus dans certaines positions syntaxiques (suite d' verbe impersonnel, attribut d' phrase à sujet spécifique non-défini, etc.,)». Ils donnent comme exemp : *Ilpasse sa voiture /IIpasse voiture. *Un manuel est livre / Un manuel est livre. De ur côté, s déterminants quantifiants, qui sont aussi appelés «quantificateurs» par certains auteurs ou simpment «déterminants indéfinis» (Riegel et al., 994), constituent csse plus hétérogène que précédente. Du point de vue syntaxique, ces déterminants présentent certaines possibilités de combinaison. Les numéraux se combinent avec s déterminants identifiants : Mes deux frères Les deux cents marches de cet escalier Certains indéfinis se combinent égament avec identifiants, comme pré- ou
29 8 post-déterminants : Toute sal Beaucoup de mes amis Les quelques passants Les indéfinis «tout», «même», «autre» et «plupart de» ne fonctionnent pas seuls. Par exemp : Tous mes élèves La même qualité La plupart consommateurs On notera cependant que «même» et «autre» se rapprochent de l'adjectif et sont considérés comme «pseudo-déterminants» par certains auteurs (Vargas, 994). On peut égament considérer que lorsque précédés d' déterminant, «certains», «divers» et «différents» ont rô qui s rapproche de l'adjectif : Une certaine allure Vos diverses occupations Ces différentes catégories compxe : On constate donc que nom peut être actualisé par déterminant simp ou Le président Tous s candidats Mes deux autres manteaux
30 9 Les déterminants quantifiants ont aussi comme propriété généra de pouvoir figurer dans tournure avec pronom personnel en (Genevay, 994, p. 75) : - Combien de sucre veux-tu? - J'en veux kilo. Des légumes, j en mange. Il en veut deux, pommes. Enfin, s déterminants quantifiants apparaissent difficiment dans certaines positions syntaxiques (sujet au début de l'énoncé) qu'acceptent naturelment s déterminants identifiants. (Riegel et al., 994) : «?De l'eau est sur tab /L'eau est sur tab» «?Des enfants sont gentils / Vos enfants sont gentils». La cription qui précède fait ressortir partie difficultés qu' apprenant peut rencontrer dans l'apprentissage de ngue française, surtout lorsque sa ngue première ne possède pas système de détermination comparab. De plus, nécessité d'utiliser déterminant est impliquée constamment, dans tout énoncé, dès s premières étapes de l'apprentissage de ngue. Dans ce travail, on s'intéressera iquement à l'emploi de l'artic (défini, indéfini et partitif) qui, à lui seul, pose plusieurs problèmes aux apprenants otiens. Nous serons donc amenés à considérer fonctionnement aussi bien déterminants identifiants que quantifiants et il sera nécessaire à l'occasion de considérer d'autres déterminants, comme démonstratif. 2.2 L'ARTICLE EN FRANÇAIS Dans grammaire scoire traditionnel, l'artic est présenté comme «
31 20 déterminant minimal, ie mot qui permet à nom de se réaliser dans phrase, si sens ne rend pas nécessaire autre déterminant.» (Grevisse et Goosse, 982). La distinction entre l'artic défini et l'artic indéfini est ramenée à l'idée de connu et de non encore connu. Cette cription ne peut pas vraiment expliquer choix de l'artic défini ou indéfini parce qu'el s'arrête au niveau de phrase. Pourtant, c'est contexte dans quel s'insère phrase qui conditionne l'emploi de ou de. Ce contexte implique ce que linguistique moderne appel problème de référence, (Riegel et al., 994; Corblin, 987). La compréhension du fonctionnement de l'artic repose sur considérations sémantiques, syntaxiques et pragmatiques, avec prise en compte de renonciation. L'artic peut ainsi se définir comme mot qui permet au nom de référer à ou entités du monde. Pour tenter de comprendre fonctionnement de l'artic, nous allons dans ce qui suit dégager l'essentiel emplois de chaque artic. Mais auparavant, il convient de s'arrêter à forme artics Morphologie de l'artic L'artic est mot qui s'emploie nécessairement devant nom comm. Il sert à exprimer genre (masculin, féminin) et nombre (singulier, pluriel) de ce nom : livre - tab - s élèves forêt - arbres du gâteau - de sade On distingue, en français, trois sortes d'artics : l'artic défini (,, V, s), l'artic indéfini (,, ) et l'artic partitif (du, de, de V). La figure suivante présente s différentes formes artics.
32 2 Singulier Pluriel masculin féminin masculin et féminin Défini (V) (V) s Indéfini Partitif du (de V) de (de V) 0 - Les formes et se transforment en /' devant nom commençant par voyel ou h muet pour éviter l'hiatus. C'est forme élidée de l'artic. V V l'arbre, l'homme, l'hôtel l'éco, l'usine, l'horloge - Les artics et s se contractent toujours avec s prépositions à et de qui s précèdent. Cette contraction se produit dans s groupes prépositionnels, complément du verbe ou complément du nom : à + - à + s * de + - de + s > au aux du «Nous allons au marché» au lieu de «...à marché» «II par aux enfants» au lieu de «...à s enfants» «La maison du maire» au lieu de «... de maire» «Les feuils arbres» au lieu de «...de s arbres» Au féminin et avec l'artic élidé (/'), contraction ne se fait pas : «Je travail à poste» «II va à l'aéroport» Ces contractions apparaissaient dans cription traditionnel sous nom de «artics contractés». Sur pn du sens, contraction n'apporte auc changement de
33 22 vaur à l'artic défini. La forme contractée de l'artic défini ressemb à cel de l'artic partitif qui, lui aussi, est formé de deux éléments : de + l'artic défini {de + = du /de + = de /de + /' = de '). Mais sémantiquement et syntaxiquement, il s'agit de deux cas différents Le sens de l'artic La grammaire traditionnel définit l'artic comme «mot que l'on pce devant nom pour marquer que ce nom est pris dans sens complètement ou incomplètement déterminé.» (Grevisse,957). Toujours selon Grevisse, l'artic défini est utilisé «devant nom dont sens est complètement déterminé : Le livre de Paul. - La race noire Donnez-moi clé ( clé que l'on sait).» (Ibid. n 36) tandis que l'artic indéfini : «indique que l'être ou l'objet nommé est présenté comme non précisé, non déterminé, non encore connu : Un agneau se désaltérait Dans courant d' onde pure. (La Font.) Je vois venir homme. Donnez-moi plume, crayons.» (Ibid. n 42) Cette analyse ne précise cependant pas par quels mécanismes sémantiques ou pragmatiques nom apparaît comme «déterminé». Car ainsi que note Gar-Tamine, «porte assez mal son nom d'artic défini, puisqu'il ne sert pas lui-même à définir, mais s'associe à élément connu et défini par ailurs.» (988, p. 5).
34 23 L'opposition «déterminé / indéterminé» ne permet pas non plus de comprendre l'emploi respectif artics dans contextes comme s suivants : Le/ soldat français ne craint pas fatigue Pierre a acheté voiture usagée ; moteur est en bon état. Le soil écirait cour. / Un pâ soil écirait cour. On peut ajouter comme note aussi Gar-Tamine que ce qu'on appel artic indéfini sert en fait à «présenter, à nommer, [...] à définir ce qui ne l'a pas déjà été». À formu de Grevisse qui précède, on peut donc opposer l'idée que l'indéfini sert «à poser l'existence d' réfèrent que l'on mentionne pour première fois». (Gar-Tamine, 988, p. 5). Ces éléments suffisent à évoquer s difficultés que pose compréhension du fonctionnement de l'artic en français. Dépassant grammaire traditionnel, cependant, vue beaucoup plus cire vaurs de l'artic ressort aujourd'hui d'étu linguistiques qui ont abordé question dans cadre plus général du problème de référence. C'est donc à partir de ces travaux qui s'appuient sur considérations à fois sémantiques, pragmatiques et syntaxiques que nous tenterons d'établir, dans ce qui suit, portrait différentes vaurs d'emploi artics, que l'on peut sommairement résumer ainsi : l'artic défini comme l'indéfini peuvent avoir tous deux vaurs spécifiques, c'est-à-dire concerner ou individus particuliers, et vaurs génériques, c'est-à-dire concerner l'ensemb d' csse ou d' sous-csse d'individus. en emploi spécifique, défini réfère à individus que récepteur peut identifier à partir de csse représentée par nom et ses expansions et compte tenu connaissances que lui prête l'émetteur.
35 24 Ex : Le facteur est passé plus tôt. As-tu nourri chat? l'indéfini, de son côté, désigne individus quelconques de cette csse, sans permettre identification ivoque. Ex : II y a chat dans jardin. Un homme est passé hier. par ailurs, défini singulier ou pluriel et l'indéfini singulier sont aptes à emplois génériques par squels l'ensemb de csse est évoqué. Ex : L'homme est mortel. Les hommes sont mortels. Un homme est mortel. Nous allons dans ce qui suit examiner plus précisément sens et s possibilités d'emploi artics défini et indéfini. On considérera, par suite, cas du partitif et de l'artic dit «zéro» Sens et emplois de l'artic défini Selon Gar-Tamines (988), l'utilisation de l'artic, ainsi d'ailurs que cel autres déterminants, sert à faire passer nom d' référence virtuel, purement xica, à référence actuel, objet du monde. L'emploi de l'artic permet, en somme, de référer à objet du monde : «Si je dis livre, je ne renvoie qu'au contenu xical du mot, général et rge. Si je dis mon livre, je renvoie cette fois à réfèrent objet du monde, particulier et restreint, et en même temps j'indique quantité d'objets du monde, dans
36 25 cas présent, auxquels substantif est appliqué.» (p. 4). De ur côté, Riegel et al. (994) donnent définition, qui prend égament en considération processus référentiel : «l'artic défini sert à référer à entité identifiab à partir du seul contenu criptif du reste du GN.» (p. 54). Le trait spécifique de l'artic défini tient dans fait qu'il «présuppose l'existence et l'icité : il n'y a pas d'autre(s) référent(s) accessib(s) qui vérifie(nt) cription de réalité désignée par GN» (Riegel et al., p. 54). Vargas (995) note, dans même sens, que l'artic défini s'oppose à l'indéfini «en ce qu'il actualise nom sur base d' présomption d'identification par l'interlocuteur.» (p. 26). La référence qui se trouve ainsi établie peut être spécifique ( ou individus particuliers), ou générique (l'ensemb de csse d'individus). Nous examinerons dans ce qui suit ces deux grands cas d'emploi L'artic défini dans s interprétations spécifiques L'aptitude de l'artic défini à actualiser nom sur base d' présomption d'identification par tinataire peut s'exercer dans différentes conditions plus ou moins liées à situation d'énonciation ou au contexte linguistique. En s'inspirant de Vargas (995, p ), on peut distinguer trois cas selon que l'interprétation est : - possib indépendamment de situation d'énonciation et du contexte; - liée à situation d'énonciation; - liée au contexte linguistique.
37 26 Indépendamment de situation d'énonciation et du contexte L'artic défini peut être utilisé indépendamment de situation d'énonciation et du contexte dans s cas suivants : a) Lorsqu'il s'agit d'actualiser nom désignant réalité ique ou sailnte dans l'ivers d'expérience ou de connaissance partagé par locuteur et tinataire. Cette réalité peut correspondre à : - entités iques : () Le soil se couche tard en été. (2) La terre tourne. Dans ce genre d'emploi, locuteur suppose que tinataire n'a auc difficulté à identifier s «objets du monde» dont il s'agit parce qu'il n'existe qu' seul soil et qu' seu terre dans monde où ils se trouvent. - entités notoires pour groupe plus ou moins rge d'individus. Par exemp, dans l'énoncé (3), produit à d' journal otien, président a son réfèrent bien déterminé pour groupe de cteurs otiens, sans que plus de précision ne soit nécessaire. Il en va de même pour professeur en (4) qui est bien identifié par groupe d'étudiants qui l'attend. (3) Le président se rendra en Chine. (4) Le professeur va être peu en retard aujourd 'hui. b) Le défini s'emploie égament pour actualiser noms désignant entités abstraites non comptabs, tels que : courage, patience, faim, liberté, peur,
38 27 bonté, etc. La propriété d'icité décot du caractère non comptab paraît s'allier ici à sorte de présupposé existentiel concernant ces réalités. (5) «La faim fait sortir loup du bois» (6) «La vengeance est pt qui se mange froid» c) On peut inclure égament cas où GN introduit par défini est identifiab par connaissance d' autre entité à quel il est associé. Cette retion relève schémas pragmatiques partagés par s interlocuteurs : (7) Ta maison est magnifique, mais jardin est petit. (8) Une personne qui a s yeux bus Dans (7), l'emploi du défini ne crée auc difficulté de référence pour nom «jardin», car celui-ci est associé à entité «maison» bel et bien identifiée par s deux interlocuteurs. Il en va de même pour «s yeux» en (8) qui implique aussi retion de partie au tout. Wilmet (998, p. 24) par de «reprise associative» à propos de ce type d'emploi. d) De même, l'artic défini sera requis lorsque réfèrent du nom est rendu identifiab par présence d' détermination ou expansion : (9) Le voisin d'à côté m'a téléphoné. (0) Le livre dont je t'ai parlé est arrivé. De par situation d'énonciation nom est : La situation d'énonciation peut imposer l'utilisation de l'artic défini lorsque
39 28 a) identifiab en raison du contexte physique ou psychologique (connaissance partagée) dans quel se trouvent locuteur et tinataire : () Ferme porte. (2) Donne-moi clé! b) identifiab parce que locuteur impose présomption d'identification. Cet emploi peut être équivant à celui de démonstratif. (3) T'as vu bagno! De par contexte linguistique L'artic défini peut être employé lorsque s éléments permettant l'identification sont fournis dans texte. Il s'agit avant tout ici de vaur anaphorique de l'artic défini qui permet de reprendre ou plusieurs entités déjà évoquées dans contexte textuel qui précède : (4) Une voiture a renversé cycliste devant poste. Le cycliste a été bssé. (5) El a consulté médecin et médecin lui a recommandé repos. Certains auteurs (Denis et Sancier-Chateau, 994, p. 55; Vargas, 995, p. 28) considèrent comme vaur cataphorique l'emploi de l'artic défini devant nom suivi d' détermination ou d' expansion : (6) J'ai lu livre dont tu m'as parlé.
40 29 Qu'il s'agisse d'anaphore ou d'expansion, tinataire peut établir référence à partir informations contenues dans texte même et, de plus, défini peut commuter avec déterminant démonstratif (ce, cette, ces). On notera cependant que dans second cas, l'information est non seument interne à phrase, mais el constitue intrinsèquement syntagme nominal auquel s'applique l'artic. C'est pourquoi nous préférons limiter présente catégorie à Panaphore L'artic défini dans s interprétations génériques Tout nom, comptab ou massif, peut prendre interprétation générique à l'aide du défini, c'est-à-dire désigner csse d'individus plutôt que ou individus spécifiques. Cette interprétation générique se produit indépendamment de situation d'énonciation et du contexte linguistique. (7) L'homme cend du singe, (8) J'aime roman. L'interprétation générique est possib tant au singulier qu'au pluriel, mais manière dont s deux artics permettent d'atteindre généricité est différente. À ce propos, Riegel et al. (994) notent que «contrairement au singulier qui renvoie à l'objet typique désigné par reste du GN [...], pluriel générique de l'artic défini invite à rechercher l'ensemb maximal objets désignabs par tel expression.» (p. 55). Autrement dit, pluriel implique opération de généralisation plus hétérogène et de ce fait généricité est moins complète qu'avec singulier. Cette distinction peut être illustrée par l'observation de Riegel et al. qui notent : «il est en effet plus faci d'exclure élément d' csse construite inductivement (J'aime s romans, mais pas celui-ci.) que de soustraire individu particulier au type dont il est l'occurrence (? J'aime roman, mais pas celui-ci).» (p. 55).
41 30 La différence se manifeste aussi par fait que sens générique du défini pluriel peut être mis en évidence par test de dislocation ou de détachement avec reprise pronomina «ça»; ainsi dans phrase : (9) Les chiens aboient. GN s chiens peut s'interpréter comme spécifique, c'est-à-dire chiens en particuliers identifiabs par locuteur et son tinataire, ou comme générique, c'est-à-dire s animaux de csse «chien». Cependant, possibilité d'avoir : (20) Les chiens, ça aboie. n'est compatib qu'avec l'interprétation générique. La reprise par «ça» paraît plus diffici avec défini singulier, contrairement à ce que suggèrent Riegel et al. (994, p. 55). Gar-Tamine (988) explique cette différence ainsi : «Ça, démonstratif, qui implique référence à élément particurisé, est bien compatib avec pluriel de qui fait référence à toutes s mouches du genre, avec, qui renvoie plus particulièrement à l' d'els choisie comme représentative du genre, mais non à qui ne renvoie guère qu'à référence xica.» (p. 6), l'exemp étant : (2) Les mouches, ça ne s'attrape pas avec du vinaigre. (22) Une mouche, ça ne s'attrape pas avec du vinaigre. (23)? La mouche, ça ne s'attrape pas avec du vinaigre. Par ailurs, l'interprétation générique du défini peut égament être mise en rapport avec cel de l'artic indéfini singulier. Mais, els se distinguent l' de l'autre quant à manière dont chac atteint généralité. Nous examinerons cette distinction dans partie portant sur s interprétations génériques de l'indéfini.
42 3 En somme, l'artic défini a pour particurité d'actualiser s noms en présupposant l'existence et l'icité. La référence qu'il permet peut être spécifique ou générique. Dans s interprétations spécifiques, l'identification du GN peut dépendre du contexte linguistique ou de situation d'énonciation, ou être possib indépendamment d'eux. On peut résumer s différentes interprétations de l'artic défini de façon suivante : Figure Les différentes vaurs d'emploi de l'artic défini Types d'emploi Exemps EMPLOIS SPÉCIFIQUES non liés à situation d'énonciation ou au contexte linguistique liés à situation d'énonciation Dl. entités iques D2. entités notoires pour groupe d'individus D3. entités abstraites non comptabs D4. entités identifiabs par connaissance d' autre entité déjà identifiée D5. entités identifiabs par urs expansions. D6. entités identifiabs par contexte physique ou psychologique interlocuteurs D7. entités identifiabs car locuteur impose présomption d'identification () Le soil se couche tard en été. (3) Le président se rendra en Chine. (5) La faim fait sortir loup du bois (7) Ta maison est magnifique mais jardin est petit (9) Le voisin d'à côté m'a téléphoné. (0) Le livre dont tu m'as parlé est arrivé () Ferme porte. (3) T'as vu bagno! liés au contexte linguistique D8. entités identifiabs parce que déjà mentionnées (emploi anaphorique) (5) El a consulté médecin et médecin lui a recommandé repos. EMPLOIS GÉNÉRIQUES Le défini désigne l'ensemb de csse : D9. Singulier (ensemb global) D0. Pluriel (dénombrement maximal objets de csse) (7) L'homme cend du singe. (9) Les chiens sont fidès à ur maître Sens et emplois de l'artic indéfini L'artic indéfini fait partie de csse déterminants quantifiants et sert naturelment à exprimer quantité du nom qu'il actualise. Comme note Perret (994) :
43 32 «l'indéfini singulier est, avant toute chose, numéral et il conserve bien particurités numéraux.» (p. 37). C'est bien l'analyse que Corblin (987) propose : l'indéfini sert à dénombrer s «discernabs», ou sous-espèces, ou individus exempires. L'indéfini présuppose ainsi l'existence d' csse (donnée par nom) sur quel s'opère «extraction» : Fondamentament, l'expression indéfinie en el-même s'interprète seument comme dénombrement de vaurs. (...). Chaque dénombrement s'interprète comme dénombrement de vaurs vérifiant l'énoncé considéré, (p. 42). Deux notions essentiels s'attachent donc à l'artic indéfini : dénombrement et l'extraction. Néanmoins, il peut donner lieu à interprétations spécifiques ou génériques, mais dans ce dernier cas au singulier seument. Nous allons tenter, dans ce qui suit, de dégager ces différents emplois de l'indéfini. Pour faciliter mise en rapport de ces vaurs avec cels du défini que l'on vient de voir, nous présenterons d'abord s interprétations génériques. Puis, nous enchaînerons avec s emplois donnant lieu à interprétation spécifique, et enfin, dégagerons s cas où l'indéfini marque dénombrement L'artic indéfini et s interprétations génériques Selon Riegel et al. (994), l'interprétation générique de l'artic indéfini signifie que «l'élément quelconque auquel renvoie GN introduit par est alors considéré comme exempire représentatif («typique») de toute sa csse» (p. 60) : (24) Un enfant a besoin d'amour. (25) Un soldat français ne craint pas fatigue.
44 33 Par ailurs, lorsque GN se trouve en position de sujet, c'est nature du prédicat qui entraîne son sens générique. Ce prédicat doit être «prédicat de genre», vab pour csse entière (p. 60). Ainsi, dans : (26) Un soldat français est bssé. l'indéfini soldat français ne peut pas être interprété comme générique (représentatif de toute csse soldats français.). Là encore, test d'extraction et de reprise par «ça» permet de vérifier : (27) Un enfant, ça a besoin d'amour. Comme l'indique Corblin (987, p. 84), l'artic indéfini n'est pas en lui-même spécifique ou générique. C'est contexte propositionnel qui détermine l'interprétation. En fait, il n'y a interprétation générique que si l'énoncé est vérifié pour toutes s extractions possibs. L'indéfini s'interprète selon Corblin comme «extraction» sur csse de n vaurs individuels pour squels l'énoncé se vérifie. Il donne comme exemp : (28) Une société repose sur principes. dont généricité peut être mise en évidence par multiplicateur du contexte propositionnel, comme souvent, en général, toujours, etc. (29) Une société repose toujours sur principes. On constate ainsi que distinction entre défini générique et l'indéfini générique s'explique par fait que défini atteint généricité sans passer par l'individu, tandis que l'indéfini s'en sert pour référer à l'ensemb maximal de cette csse. À cet égard, Denis et Sancier-Chateau (994) font observer que «l'artic défini donne de csse vision
45 34 globa et colctive, tandis que l'indéfini présenterait l'élément comme exempire type différents constituants de l'ensemb.» (p. 56). Ce explique que dans : (30) Un homme reste toujours homme. «homme» demeure susceptib d' interprétation générique sexuelment déterminée (s'opposant au genre «femme»), ce qui n'est pas cas de : (3) L'homme est mortel L'artic indéfini dans s interprétations spécifiques L'artic indéfini est en emploi spécifique lorsqu'il s'utilise devant nom pour désigner ou individus particuliers. À différence de l'artic défini qui actualise nom sur base d' présomption d'identification par tinataire, l'indéfini, comme notent Riegel et al. (994) «extrait de csse dénotée par nom et son expansion élément particulier qui est iquement identifié par cette appartenance et qui n'a fait l'objet d'auc repérage référentiel préab» (p. 59). En d'autres termes, l'artic indéfini actualise nom en impliquant opération d'extraction, et de ce fait, il présuppose ensemb pré-construit de plusieurs éléments. Cette extraction peut être illustrée par s exemps suivants : (32) Au vilge de Cquebue naquit jour jument verte. (33) Des enfants jouaient dans cour. Dans (32), GN jument verte présuppose l'existence de l'ensemb d'espèce appelée jument verte. De cet ensemb est extraite jument verte particulière, mais qui n'est pas encore identifiée dans discours. Il en est de même pour deuxième ensemb «enfant» duquel sont prévés cette fois-ci individus (enfants) spécifiques dont
46 35 l'identité n'est pas précisée par locuteur, soit parce qu'il trouve inuti de s identifier, soit parce qu'il n'est pas en mesure de faire. Nous constatons donc que l'indéfini, qui est pluriel de, est égament susceptib d' interprétation spécifique. Mais accepte difficiment s noms abstraits non comptabs, comme courage, intelligence, vengeance, patience, etc. À suite de Riegel et al. (994), on peut distinguer deux sortes de références spécifiques que permet l'artic indéfini aussi bien au singulier qu'au pluriel selon que l'existence du réfèrent est actuel ou virtuel. a) Réfèrent à l'existence actuel : II s'agit du cas où «l'indéfini renvoie à particulier non autrement identifié mais identifiab» (Riegel et al, 994, p. 59) : (34) Un enfant blond jouait [...]- Qui était-ce? (35) J'ai acheté disque. Dans ces exemps, l'énoncé implique opération d'extraction qui ne suffit pas à l'identification d' «objet» (enfant / disque), mais qui prélève de l'ensemb ( enfants et disques) auquel il appartient. Autrement dit, chaque objet apparaît comme parmi d'autres, comme élément extrait sur ensemb. Par ailurs, on peut trouver, à l'intérieur referents à l'existence actuel, cas peu particulier de l'identité variab. Ainsi dans cet exemp donné par Riegel et al. (994, p. 60): (36) Chaque soir, cigogne survo maison.
47 36 GN cigogne peut être interprété comme identité variab, puisque ce n'est pas nécessairement toujours même cigogne, même individu qui est en cause, mais il y en a toujours, parmi l'ensemb de l'espèce appelée cigogne. Corblin (987) considère ce cas comme revant interprétations non spécifiques de l'artic indéfini, mais sans qu'il s'agisse d'interprétation générique. Mais nous préférons ici considérer cet emploi comme cas particulier d'interprétation spécifique. On peut d'ailurs noter que cette possibilité existe égament avec s numéraux et qu'el nécessite contexte qui implique d' façon ou d' autre répétition (c'est-à-dire multiplication de l'opération de prélèvement), par exemp : (37) A chaque tour, je pige deux cartes. b) Réfèrent à l'existence virtuel : L'artic indéfini permet ici de référer à entité dont l'existence demeure virtuel et qui n'est donc pas identifiab : (38) Je cherche enfant blond pour tenir rô de Cupidon. (39) Le directeur aimerait que élèves participent au projet L'artic indéfini et dénombrement Dans tous ses emplois, l'indéfini dénombre. Peu importe qu'il renvoie nom à l'ensemb de sa csse ou à ou membres quelconques de cette csse, il indique en lui-même nombre. (40) Un enfant a besoin d'amour.
48 37 (4) Un garçon jouait dans cour. (42) Pierre veut pnter arbre dans son jardin. Dans ces exemps, s GN enfant, garçon, arbre, qui n'ont pas même vaur référentiel, partagent cependant point comm : nombre. À ce propos, Corblin (987) indique que «dans l'énoncé comprenant indéfini de type n N, l'indéfini n dénombre n individus de cse iv pour squels l'énoncé est vérifié» (p. 77). Par ailurs, dénombrement est manifeste avec l'artic indéfini pluriel. Ainsi, dans (43), enfants évoque certain nombre, supérieur à, d'éléments de csse appelée enfant. (43) Des enfants jouaient dans cour. variab : L'artic indéfini accepte égament l'actualisation entités à l'identité (44) Chaque soir, cigognes survont maison. En effet,, qui est pluriel de, accepte toutes s vaurs spécifiques noms comptabs (référence à l'existence actuel et virtuel), mais ne prend cependant pas vaur générique que peut accepter grâce au contexte propositionnel favorab. Ainsi, dans l'exemp suivant parallè à (25) : (45) Des soldats français ne craignent pas fatigue. l'indéfini soldats français n'accepte que l'interprétation spécifique, c'est-à-dire concerne certain nombre de soldats français, mais non toute csse soldats français.
49 38 En conclusion, à différence du défini qui a fonction de désignation, l'indéfini indique simpment pour combien de vaurs, prévées sur csse du N, l'énoncé est verifiab. C'est ce que explique, si on suit Corblin (987, p. 42), que s vaurs d'emploi de l'indéfini sont indépendantes du contexte. Par ailurs, l'indéfini est apte à ouvrir s chaînes référentiels du fait que chaque emploi implique nouvel opération de dénombrement (c'est-à-dire csse sur quel on peut compter éléments). L'indéfini sert donc à poser à l'existence élément de csse désignée par nom. Sa vaur fondamenta implique à fois l'idée de quantité () et l'idée de prélèvement sur ensemb. On peut résumer s emplois de l'artic indéfini dans figure suivante : Figure 2 Les différents emplois de l'artic indéfini Types d'emploi Exemps Emplois spécifiques ID. référence à l'existence actuel ID2. référence à l'identité variab ID3. référence à l'existence virtuel (35) J'ai acheté disque, (/ disques) (36) Chaque soir, cigogne survo maison, (/ cigognes) (38) Je cherche enfant blond pour tenir rô de Cupidon. (/Je cherche exemps.) Emplois génériques ID4. individu typique représentatif de toute sa csse (24) Un enfant a besoin d'amour. (28) Une société repose sur principes Sens et emplois de l'artic partitif L'artic partitif est déterminant quantifiant qui s'emploie naturelment devant singulier noms non comptabs ou massifs {de farine, du sucre, de l'eau, du sel, du gâteau) et noms abstraits qui ne renvoient pas à entités comptabs {du tant, du courage, de lâcheté) (Riegel et al., 994, p. 6).
50 39 On constate que l'artic partitif actualise s noms de même manière que l'artic indéfini. Il présuppose l'existence d' ensemb avec opération d'extraction et, en même temps, implique quantité. Mais différence porte sur nature noms que chac actualise : partitif extrait d' ensemb non comptab (farine, eau, gâteau) partie plus ou moins grande {de farine, d'eau, de gâteau), alors que l'indéfini extrait d' ensemb comptab donné (livre, orange) élément quelconque ( livre, oranges). Certains grammairiens, comme Grevisse (957), ont pu considérer partitif comme forme de l'artic indéfini. Vargas (995) note que «l'artic partitif est employé lorsqu'il s'agit d'exprimer partie d' tout non nombrab» (p. 3). En d'autres termes, l'artic partitif sert à présenter quantité de ces noms d' manière imprécise sous forme d' partie plus ou moins grande d' tout ou d' ensemb non comptab. À l'instar de Riegel et al. (994), on peut distinguer dans l'emploi de l'artic partitif deux cas principaux selon qu'il se trouve : a) devant singulier noms non comptabs : (46) Je vais manger du gâteau (47) Vous prenez de soupe, n 'est-ce pas? s GN du gâteau et de soupe ne peuvent s'interpréter que comme partie du gâteau ou de soupe alors que «Je vais manger gâteau» s'interpréterait comme «tout gâteau» ou «partie qui en reste.» b) devant s noms «abstraits» qui ne désignent pas réalités comptabs. Ainsi, dans (48) et (49) qui suivent :
51 40 (48) Ce garçon a du courage et de patience (49) Ce je chanteur a du tant s partitifs présentent prélèvement d' partie de courage, de patience et de tant de l'ensemb auquel ils appartiennent. Cependant, aussi bien s noms non comptabs que s abstraits peuvent passer du partitif au défini pour prendre vaur qui évoque toute matière ou notion en général : (50) J'aime gâteau (5) Le courage est qualité rare II peut arriver égament à l'indéfini de rempcer partitif lorsque nom est suivi d' expression qui qualifie et qui, de ce fait, transforme en objet ique, donc potentielment comptab. (52) J'ai mangé du gâteau (53) J'ai mangé gâteau délicieux (54) Ce garçon a du courage (55) Ce garçon a courage incroyab Par ailurs, partitif n'existe pas en forme pluriel. En fait, pour certains grammairiens (Gar-Tamine, 988 ; Vargas, 995), pluriel du partitif est comm avec l'indéfini. En conclusion, l'artic partitif actualise naturelment singulier du nom non comptab et du nom abstrait. Il présuppose l'existence d' ensemb non comptab avec extraction et, en même temps, implique quantité. Les différents emplois de l'artic
52 4 partitif peuvent se résumer dans figure suivante : Figure 3 Les différents emplois de l'artic partitif Types d'emploi PI. devant singulier noms non comptabs P2. devant singulier noms abstraits non comptabs Exemps (46) Je vais manger du gâteau (47) Vous prenez de soupe, n'est-ce pas? (48) Ce garçon a du courage et de patience (49) Ce je chanteur a du tant L'absence d'artic (artic «zéro») Dans bien cas, l'artic peut disparaître devant nom, mais l'actualisation est toujours assurée. L'emploi de l'artic, tout comme celui d'autres déterminants devient inuti lorsque s données de situation d'énonciation permettent référence immédiate à l'entité considérée. On peut considérer l'absence d'artic : a) devant nom précédé d' expression de quantité. Cette expression peut correspondre à trois sortes de déterminants quantifiants compxes qui sont formés avec préposition «de», tels que : i) adverbe + de : beaucoup de, trop de, autant de, peu de, plus de, assez de, moins de, combien de, pas mal de, etc. (56) J'ai beaucoup d'ouvrages à lire. (5 7) II y a pas mal de travail à faire. ii) nom + de : tas de, kilo de, fou de, panier de, verre de,
53 42 douzaine de, bouquet de, heure de, goutte de, etc. (58) Je voudrais verre d'eau. (59) II y a panier de fruits. iii) adjectif + de : couvert de, pin de, etc. (60) La boîte est pine de bonbons. (6) L'homme était rouge de colère. b) dans s fonctions attribut et apposition : (62) On l'a élu député. Riegel et al. indiquent, à ce propos, que «lorsque l'attribut (...) désigne profession, rô ou statut social, nationalité, l'absence de déterminant est de règ si cette attribution n'a pour rô que d'opérer cssement; dès que s'y ajoute caractérisation ou détermination supplémentaire, déterminant réapparaît» (p. 65) : (63) Jean est médecin / bon médecin / médecin de Pierre. (64) Je suis otien /Je suis Laotien fier de son pays. Il en va de même avec l'apposition qui permet faciment l'absence d'artic : (65) Robert, excelnt musicien, donnera concert. (66) Ottawa, capita du Canada. c) dans s enumerations :
54 43 (67) Tout est en solde dans ce magasin : jupes, pantalons, chemisiers, vestes, manteaux. (68) Hommes, femmes, enfants, tous vouient voir. d) dans s apostrophes. Il s'agit de l'interpeltion du tinataire qui peut être considéré comme bien déterminé par situation d'énonciation el-même : (69) Garçon, l'addition, s'il vous pît! (70) Bonjour capitaine. e) devant complément du nom introduit par «à» ou «de» on n'emploie pas d'artic lorsque complément de nom sert à préciser sens de ce nom : (7) notre sal de cture (72) boratoire de français (73) corbeil à papiers. (74) brosse à dents f) dans s annonces, s adresses, s titres de journaux et de livres : (75) Chambre à louer (76) 34, rue Lorenzo-Genest (77) Vionts orages dans nord (78) Cahier de grammaire g) «dans grand nombre d'expressions figées, surtout syntagmes verbaux et syntagmes prépositionnels» (Grevisse, 986, p. 99) : (79) avoir peur
55 44 (80) demander pardon (8) travailr avec ardeur (82) alr à cheval (83) sans honte (84) sous pression En conclusion, l'absence d'artic en français se retrouve dans six cas principaux impliquant différentes fonctions syntaxiques noms. On peut résumer ces différents cas ainsi : Figure 4 Les cas principaux de l'absence d'artic Cas d'absence d'artic Al. après expression de quantité, comme beaucoup de, tas de, couvert de, etc. A2. dans s fonctions attribut et apposition A3. dans s enumerations A4. dans s apostrophes A5. devant s compléments du nom A6. dans s annonces, s adresse, s titres A7. dans expressions figées, surtout dans s syntagmes verbaux et prépositionnels Exemps (56) J'ai beaucoup d'ouvrages à lire (62) On l'a élu président (68) Hommes, femmes, enfants, tous vouient voir. (69) Garçon, l'addition, s'il vous pît! (7) notre sal de cture (75) Chambre à louer (78) Cahier de grammaire (80) demander pardon (8) travailr avec ardeur Résumé de cription du fonctionnement de l'artic L'artic est déterminant qui joue rô important dans processus d'actualisation du nom dans ngue française. Il apparaît sous plusieurs formes différentes : artic défini, indéfini, partitif et artic «zéro».
56 45 Les emplois que permettent l'artic défini et l'artic indéfini peuvent être spécifiques (concernant ou individus particuliers) ou génériques (concernant l'ensemb de csse). Cependant, l'artic indéfini pluriel ne peut pas avoir d'emplois génériques. En emploi spécifique, l'artic défini réfère à ou à individus que récepteur peut identifier à partir du contenu du nom et de ses expansions et compte tenu connaissances que lui prête l'émetteur. L'indéfini, de son côté, renvoie à ou à individus quelconques de csse évoquée par nom, sans permettre identification ivoque. Il ne remplit pas fonction d'identification mais sert simpment à dénombrer. Dans ur emploi générique, défini singulier ou pluriel et l'indéfini singulier permettent d'évoquer l'ensemb de csse, mais de manière différente. Par ailurs, partitif sert naturelment à indiquer quantité plus ou moins grande pour s noms non-comptabs et s noms abstraits. L'artic «zéro» se rencontre dans cas où référence immédiate à l'entité considérée est possib. On peut résumer s différentes vaurs d'emploi de l'artic défini, indéfini, partitif et de l'artic «zéro» par tabau suivant :
57 46 Figure 5 Les différentes vaurs d'emploi artics en français. ARTICLE DÉFINI ARTICLE INDÉFINI ARTICLE PARTITIF ARTICLE «ZÉRO» DÉFINITION Emplois spécifiques Emplois génériques Réfère à ou entités identifiabs par tinataire avec l'appui, ou non, de situation d'énonciation et du contexte linguistique. Présuppose l'existence et l'icité. Dl. entité ique Ex. () Le soil se couche tard en été. D2. entité notoire pour groupe d'individus Ex. (3) Le président se rendra en Chine D3. entité abstraite non comptab Ex. (5) La faim fait sortir loup du bois. D4. entité identifiab par connaissance d' autre entité déjà identifiée Ex. (?) Ta maison est magnifique, mais jardin est petit. D5. entité identifiab par urs expansions Ex. (9) Le voisin d'à côté m'a téléphoné D6. entité identifiab par contexte physique ou psychologique interlocuteurs Ex. () Ferme porte. D7. entité identifiab car locuteur impose présomption d'identification Ex. (3) T'as vu bagno! D8. entité identifiab par reprise informations mentionnées (anaphore) Ex. (5) El a consulté médecin et médecin lui a recommandé repos. Le défini désigne l'ensemb de csse : D9. Singulier (ensemb global) Ex. (7) L'homme cend du singe. D0. Pluriel (dénombrement maximal objets de csse) Ex. (8) Les chiens sont fidès à ur maître. Réfère, par extraction sur ensemb, à ou entités quelconques non identifiées. Implique dénombrement et extraction. ID. entité ou référence à l'existence actuel Ex. (35) J'ai acheté disque. ID2. référence à l'identité variab Ex. (36) Chaque soir, cigogne survo maison. ID3. référence à l'existence virtuel Ex. (38) je cherche enfant blond pour tenir rô de Cupidon. ID4. individu typique représentatif de toute sa csse Ex. (24) Un enfant a besoin d'amour. Réfère à partie d' entité non-comptab ou abstraite (opération de prélèvement avec «de») PI. singulier noms non comptabs Ex. (46) Je vais manger du gâteau. P2. singulier noms abstraits non comptabs Ex. (48) Ce garçon a du courage et de patience. Référence immédiate à l'entité considérée. Al. après expression de quantité, comme beaucoup de, tas de, couvert de, etc. Ex (56) J'ai beaucoup d'ouvrages à lire. A2. dans s fonctions attribut et apposition Ex. (62) On l'a élu président A3. dans s enumerations Ex. (68) Hommes, femmes, enfants, tous vouient me voir. A4. dans s apostrophes Ex. (69) Garçon, l'addition. A5. devant s compléments du nom Ex. (7) notre sal de cture A6. dans s annonces, adresses, titres : Ex. (75) Chambre à louer (78) Cahier de grammaire A7. dans expressions figées, surtout dans s syntagmes verbaux et prépositionnels Ex. (80) demander pardon (8) travailr avec ardeur
58 CHAPITRE III MÉTHODOLOGIE
59 48 CHAPITRE III METHODOLOGIE L'objectif de cette recherche est d'étudier certains problèmes que l'emploi de l'artic pose à apprenants de français ayant o pour ngue première et d'en dégager indications pour l'enseignement. À partir d' corpus écrit, travail consiste à rever et analyser s erreurs produites par s étudiants appartenant à trois niveaux différents. Nous présenterons dans ce qui suit démarche suivie pour recueillir s données. Nous nous arrêterons ensuite à compition et à l'analyse résultats. 3. COLLECTE DES DONNÉES La colcte de données a été effectuée entre mois de janvier et mois de mars 999 au Département de Français de l'université Nationa du Laos, situé à Vientiane. Pour s besoins de cette étude nous avons obtenu colboration de sept professeurs qui ont accepté de faire passer s épreuves dans ur csse. 3.. Constitution de l'échantillon L'échantillon est composé de 8 étudiants dont l'âge peut varier entre 20 et 35 ans. La formation actuel comprend cinq années. En première et deuxième année, on compte 4 et 6 heures de français par semaine et 2 heures à partir de troisième année. Nous avons retenu trois niveaux pour notre échantillon : niveau débutant qui correspond à troisième année d'apprentissage du français et qui compte 5 sujets, niveau intermédiaire
60 49 (4 eme année) avec 53 sujets et niveau avancé (5 eme année) avec 50 sujets. Le nombre plus faib de sujets dans groupe débutants est dû à réorganisation récente programmes de l'iversité. Les sujets ont été soumis à deux types de prises de données : d' part test iforme pour tous, d'autre part production écrite qui a pris formes différentes selon s groupes Le test Pour pouvoir recueillir s informations nécessaires à notre recherche, nous avons éboré épreuve qui avait forme généra exercices que s apprenants de ngue étrangère connaissent bien. Le test comprenait sept exercices différents et était entièrement rédigé en français. Il visait à vérifier l'emploi de l'artic selon ses différentes vaurs dans divers contextes. Il était cependant conçu de manière à n'inclure que emplois courants, d' niveau de difficulté faib ou moyen. La confection exercices s'est inspirée d'exemps trouvés dans manuel Grammaire progressive du français, niveau avancé de Bourès et Frérot (997). Dans deux exercices (, 4), l'étudiant devait écrire l'artic qui convenait à partir d' consigne qui présentait s choix possibs (ex : «Complétez s phrases avec,, s ou,,»). Il s'agissait alors de phrases détachées. Le même travail devait être fait dans cas d' dialogue (exercice 5) et de deux courts textes (exercice 6 et 7). Le tabau suivant donne profil de ces exercices : Exercice Forme Longueur N. de dét. Choix offert Phrases détachées 9 phrases 2 Déf. / Ind. 4 Phrases détachées 6 phrases 4 Déf./Ind./Partitif 5 Dialogue lignes 7 Déf. / Ind. 6 Texte suivi 5 lignes 7 Déf. / Ind. 7 Texte suivi lignes Déf. / Ind.
61 50 À l'exercice 2, l'étudiant devait ajouter artics (défini ou indéfini) à mots pour former phrase à trois reprises. Enfin, l'exercice 3 demandait de choisir à deux reprises entre «,» ou «,» pour compléter phrase et d'expliquer son choix. On trouvera copie du test à l'annexe II La passation du test Afin de conserver à situation caractère plus normal possib, nous avons demandé à nos collègues professeurs de se charger de passation de l'épreuve, à manière d' contrô mensuel de grammaire. Ce s'est d'abord fait avec s trois csses d'étudiants intermédiaires, ce qui nous a permis de vérifier niveau de difficulté de l'épreuve. Une semaine plus tard, nous avons continué avec s groupes avancés et s débutants L'épreuve de rédaction La rédaction a été faite avec s trois niveaux représentés au test et cette épreuve a pris deux formes distinctes. La première qui s'adresse aux étudiants débutants, a pris forme d' récit sur sujet libre. Cette formu nous a paru préférab à d'autres parce que l'on peut constater que s étudiants débutants, qui ne disposent pas encore d' vocabuire étendu, ont beaucoup de difficultés à produire texte à partir d' sujet imposé, qui favorise trop particulièrement champ xical. Le sujet de l'épreuve se lisait ainsi : «Racontez quelque chose que vous avez vu, que vous avez vécu ou que vous avez entendu.» La seconde forme de l'épreuve consistait à écrire récit à partir d' sujet bien déterminé. El s'adressait aux étudiants intermédiaires et avancés, squels possèdent
62 5 vocabuire plus étendu que s débutants. Le sujet donné était : «Vous êtes (e) écrivain français et vous avez visité Laos il y a 5 ans. Là-bas, vous avez vécu votre première rencontre amoureuse. La rencontre s'est passée pendant saison pluies, avec (e) je homme/femme o. Écrivez récit de votre rencontre amoureuse en précisant : o moment de rencontre (quand?) o lieu de rencontre et décor (où?) o portrait physique et moral, ainsi que statut social du/de je homme/femme (qui?) o comment s'est passée rencontre?» Nous avons éboré ce sujet de rédaction, tout comme celui s'adressant aux étudiants débutants, sur pce et en colboration avec direction du Département de français et s professeurs de français trois niveaux représentés. Nos collègues ayant de meilures connaissances sur s habités linguistiques apprenants, ainsi que sur s conditions dans squels s apprentissages devaient être testés, il nous est apparu important de suivre urs conseils. L'épreuve se trouve ainsi en rapport étroit avec contenus linguistiques ayant fait l'objet d'apprentissage : emploi du passé composé et de l'imparfait pour s intermédiaires et emplois discours direct et indirect pour s avancés. Dans tous s cas, nous avons demandé aux étudiants d'écrire individuelment texte d' longueur de 50 mots environ et dans temps limité de deux heures. Ce genre d'exercice ne constituait pas nouveauté pour s apprenants, mais au contraire, il ur était bien habituel La passation de l'épreuve de rédaction La passation de l'épreuve de rédaction s'est faite de même manière que cel du test, c'est-à-dire qu'el a pris forme d' contrô de français écrit et s'est déroulée sous supervision mêmes professeurs que test. Nous avons commencé par premier sujet (récit à partir d' sujet libre) avec s 5 étudiants débutants. Ce choix de procédure dépendait seument de disponibilité dans l'emploi du temps de chaque groupe
63 52 d'étudiants. Ensuite, nous avons continué avec s étudiants intermédiaires en s regroupant ensemb dans même sal. Ils ont alors eu deux heures pour écrire récit à partir du sujet mentionné (rencontre amoureuse). La même démarche a été suivie avec s étudiants de niveau avancé. 3.2 L'ANALYSE DES DONNÉES L'analyse consiste à rever et étudier s erreurs commises par s apprenants dans l'emploi de l'artic. El se fera avant tout à partir du test qui offre matériel iforme et présente beaucoup moins de problèmes d'interprétation que s rédactions. Cels-ci pourront servir à vérifier s principas tendances dégagées à travers l'analyse réponses données au test. De manière généra, l'analyse données doit permettre : ) de voir si taux d'erreurs retif à l'emploi de l'artic varie en fonction du niveau d'apprentissage; 2) d'examiner nature erreurs commises (par exemp : erreur portant sur choix du déterminant, erreur portant sur genre, absence d'artic) et voir si distribution types d'erreurs varie en fonction du niveau d'apprentissage; 3) d'étudier de manière plus approfondie s erreurs portant sur choix de l'artic (défini, indéfini, partitif) afin de voir si certaines vaurs d'emploi de l'artic sont plus spéciament concernées. Les résultats de l'ensemb de l'analyse devrait permettre de formur certaines suggestions d'ordre didactique visant à maîtrise de l'emploi de l'artic par apprenants otiens.
64 Établissement du corpus Afin d'obtenir répartition plus équilibrée sujets entre s trois groupes ( groupe débutants ne comptant que 5 sujets), nous limiterons à 95 tail de l'échantillon, en conservant 40 copies dans chac groupes intermédiaire et avancé. Le choix copies sera fait au hasard : après s avoir numérotées, nous générerons tirage aléatoire à l'aide de l'ordinateur Compition et cssement erreurs La compition erreurs se fera séparément pour chaque exercice et pour chaque groupe (débutant, intermédiaire, avancé). Dans tabau croisé, s réponses individuels seront transcrites en regard différents déterminants attendus. Une compition manuel (facilitée par l'utilisation de couurs et certains symbos) permettra ensuite d'établir fréquence erreurs pour chac catégories retenues. Toutes s statistiques criptives subséquentes seront calculées à l'aide du logiciel Excel. Les catégories d'erreurs distinguées sont s suivantes : - erreur de choix : lorsque l'artic utilisé (défini, indéfini, partitif) ne correspond pas à catégorie attendue. Cette erreur peut se combiner avec autre portant sur genre et/ou nombre. On distingue ici deux cas : i) choix impliquant coup défini / indéfini; ii) choix impliquant l'opposition comptab / non comptab, c'est-à-dire impliquant partitif. - erreur de genre : lorsque l'erreur porte iquement sur genre de l'artic (ex : à
65 54 pce de ). - erreur sur nombre : lorsque l'erreur porte iquement sur nombre de l'artic (ex : s à pce de ) - l'absence d'artic : bien que ce choix n'ait pas été proposé dans s exercices, il est nécessaire de prévoir cas où l'étudiant n'aurait utilisé auc artic Analyse erreurs de choix Les erreurs impliquant choix de l'artic (défini vs indéfini, partitif vs défini ou indéfini) seront examinées à lumière du cadre explicatif de l'emploi de l'artic qui apparaît au chapitre IL Nous tenterons alors de voir si certaines vaurs d'emploi de l'artic donnent plus souvent lieu à erreurs que d'autres.
66 CHAPITRE IV ANALYSE DES RESULTATS
67 56 CHAPITRE IV ANALYSE DES RESULTATS Le présent chapitre est consacré à présentation et à l'interprétation erreurs commises dans l'emploi de l'artic par apprenants otiens. Les données soumises à l'analyse proviennent essentielment du test administré, tandis que l'examen de rédaction apportera écirage complémentaire à cette analyse. Ce chapitre se divise en trois gran parties. La première correspond à l'analyse de l'ensemb erreurs commises par s apprenants. El nous permettra d'établir profil difficultés que pose l'emploi de l'artic en examinant fréquence erreurs et ur répartition selon s différentes catégories considérées et en fonction du niveau apprenants. La seconde partie vise de manière plus particulière à analyser s erreurs portant sur choix de l'artic et à interpréter s réponses apprenants à lumière du cadre explicatif vaurs de l'artic que nous avons retenu dans ce travail (voir chapitre II). Nous pourrons ainsi déterminer dans quel mesure certains contextes ou certaines vaurs d'emploi représentent difficultés spécifiques pour s apprenants otiens. Les tendances dégagées pourront être vérifiées par examen séctif rédactions. Dans troisième partie, enfin, on trouvera synthèse résultats et s conséquences didactiques qu'il nous semb possib d'en tirer.
68 57 4. ANALYSE GÉNÉRALE DES RÉPONSES À L'ÉPREUVE ÉCRITE Les résultats obtenus au test ont été compilés pour chaque exercice et s réponses individuels étudiants ont été enregistrées. Nous avons par suite établi nombre d'erreurs commises en distinguant s cas suivants : erreurs de choix (soit entre défini / indéfini ou entre partitif / défini ou indéfini), erreurs de genre, erreurs de nombre, absence d'artic. Une seu erreur est comptée par déterminant; s erreurs de genre et/ou de nombre ne sont donc considérées que si els ne s'accompagnent pas d' erreur de choix. La première partie de présentation résultats portera sur s exercices qui demandaient à l'étudiant de choisir l'artic approprié, à savoir s exercices, 4, 5, 6 et 7. Par suite, nous examinerons à part l'exercice 2 qui demandait à l'élève de former phrase et l'exercice 3 qui demandait choix accompagné d' justification. 4.. Aperçu d'ensemb pour s exercices de choix Pour s exercices considérés, taux d'erreurs pour l'ensemb de l'échantillon s'établit à 35% par rapport au nombre d'emplois. Si on distingue s trois niveaux d'apprentissage, s résultats pour chaque exercice et pour l'ensemb apparaissent dans tabau suivant.
69 58 Tabau Taux d'erreurs pour chaque exercice et pour l'ensemb en fonction du niveau apprenants. Exercice Débutants Intermédiaires Avancés Total % (N) % (N) % (N) % (N) 43,2% (23) 27,5% (209) 24,3% (85) 28,6% (57) 4 49,5% (04) 25,2% (4) 32,9% (84) 32,3% (429) 5 25,7% (27) 9,6% (55) 27,9% (78) 24,% (60) 6 56,2% (59) 52,9% (48) 56,8% (60) 55,2% (367) 7 57,0% (94) 40,9% (80) 40,5% (78) 43,3% (452) Total 46,8% (407) 3,6% (733) 33,8% (785) 34,9% ( 925) On remarque d'abord que selon s exercices en cause, taux d'erreurs varie de manière importante. En effet, pourcentage moyen d'erreurs peut alr du simp au doub, comme dans l'exercice 5 et 6. Par ailurs, on constate qu'il n'y a pas nécessairement amélioration résultats chez s apprenants avancés. Ainsi, pour l'ensemb exercices, on note que performance étudiants s'améliore entre niveau débutant et niveau intermédiaire. Ce progrès s'observe dans tous s exercices, parfois de manière spectacuire (exercice 4), parfois de manière plus mote (exercice 6). Par contre, s résultats du groupe avancé n'indiquent pas tel progrès. Seul l'exercice fait voir de meilurs résultats chez s avancés. Ailurs, taux d'erreurs est comparab à celui intermédiaires ou lui est supérieur (exercices 4 et 5). Si on examine répartition erreurs en fonction différentes catégories, s résultats apparaissent au tabau suivant :
70 59 Tabau 2 Taux d'erreurs pour l'ensemb exercices en fonction catégories. Catégorie d'erreurs Débutants % (N) Intermédiaires % (N) Avancés % (N) % Total (N) Choix D/ID 3,0% (270) 23,3% (54) 23,7% (550) 24,7% ( 36) Choix Part./D ou ID 8,2% (7) 3,4% (80) 5,0% (5) 4,8% (266) Genre 5,9% (5) 3,8% (87) 3,8% (88) 4,% (226) Nombre 0,6% (5) 0,6% (5) 0,9% (22) 0,8% (42) Absence,% (0) 0,4% (0) 0,4% (0) 0,5% (30) Total 46,8% (407) 3,6% (723) 33,8% (785) 34,9% ( 925) Comme on peut constater s erreurs de choix représentent grande majorité erreurs quel que soit niveau d'apprentissage. Ainsi, on estime à 29,5% taux d'erreurs de choix par rapport au nombre d'emplois, ce qui représente 84% de l'ensemb erreurs. La catégorie erreurs de genre représente seument 2% du total d'erreurs. Par ailurs, s apprenants commettent très peu d'erreurs de type «nombre» ou «absence». Cependant, il faut se rapper que s catégories genre et nombre ne regroupent que s cas où l'erreur portait iquement sur genre ou sur nombre de l'artic, ce qui peut expliquer s résultats qui précèdent. Si on relève s erreurs de genre ou de nombre qui accompagnent s erreurs de choix, on obtient répartition suivante.
71 60 Tabau 3 Taux d'erreurs pour l'ensemb exercices en fonction catégories ( toutes s erreurs). Catégorie d'erreurs Débutants Intermédiaires Avancés Total % (N) % (N) % (N) % (N) Choix seument 33,2% (289) 24,4% (567) 26,4% (63) 26,7% ( 469) Choix + Genre / Nombre 6,0% (52) 2,3% (54) 2,2% (52) 2,9% (58) Genre seument 5,9% (5) 3,8% (87) 3,8% (88) 4,% (226) Genre et choix 5,3% (46),9% (45),7% (40) 2,4% (3) Nombre seument 0,6% (5) 0,6% (5) 0,9% (22) 0,8% (42) Nombre et choix 0,7% (6) 0,4% 0) 0,5% (2) 0,5% (27) Absence,% (0) 0,4% (0) 0,4% (0) 0,5% (30) Total 52,8% (459) 33,9% (787) 36,% (837) 37,8% (2 083) L'examen du tabau 3 nous permet de constater que s erreurs impliquant choix de l'artic sont nettement s plus fréquentes. Pour l'ensemb trois groupes, taux de ce type d'erreurs atteint 27% par rapport au nombre d'emplois. C'est surtout chez s débutants que l'on observe cumul d'erreurs impliquant choix et genre. On observe égament que s erreurs de genre sont beaucoup plus fréquentes que s erreurs de nombre, ce qui s'explique en bonne partie parce que s marques de nombre sont habituelment visibs sur nom alors que ce n'est pas cas marques de genre. On constate qu'il y a peu d'erreurs consistant à omettre l'artic. Ce tient sans doute à nature de l'exercice qui demandait à l'apprenant de «choisir» déterminant. Ce résultat n'est donc pas révéteur de ce que scripteur fait dans texte qu'il rédige lui-même. Les résultats qui précèdent concernent l'ensemb exercices que l'on considère
72 6 ici. Mais on peut se demander si s tendances que l'on vient d'observer se retrouvent dans chac exercices. C'est ce que nous allons examiner dans ce qui suit Résultats détaillés pour s exercices de type «choix» Exercice Cet exercice demandait à l'étudiant de choisir entre l'artic défini et l'artic indéfini. Il comportait 2 cas d'emploi répartis en neuf phrases. L'artic défini devait être utilisé à neuf reprises, l'indéfini dix fois, tandis que l' ou l'autre était acceptab dans s deux autres cas. Parmi s phrases de cet exercice, dernière présentait scène de fait divers et contenait cinq cas d'emploi. L'ensemb résultats apparaît au tabau suivant : Tabau 4 Taux d'erreurs dans l'exercice selon s catégories et en fonction du niveau apprenants. Catégorie d'erreurs Débutants % (N) Intermédiaires % (N) Avancés % (N) % Total (N) Choix D/ID 34,0% (97) 22,8% (73) 9,5% (48) 23,2% (48) Choix Part/D ou ID 0,7% (2) 0,0% -,6% (2) 0,8% (4) Genre ' 5,3% (5) 3,6% (27) 3,0% (23) 3,6% (65) Nombre,% (3) 0,7% (5) 0,% () 0,5% O) Absence 2,% (6) 0,5% (4) 0,% () 0,6% () Total 43,2% (23) 27,5% (209) 24,3% (85) 28,6% (57) Le tabau 4 nous indique que taux d'erreurs est peu plus faib que dans l'ensemb exercices, soit 29 % contre 35%. Parmi s différentes catégories, ce sont s erreurs de choix qui dominent puisqu'els représentent 84% de toutes s erreurs. On note
73 62 amélioration notab du taux de réussite dans s groupes intermédiaire et avancé. Examinons de plus près quels sont s phrases de cet exercice qui posent plus de difficultés aux apprenants et cels qui en posent moins. En nous référant aux compitions faites (voir l'annexe III), nous observons que deux numéros ont paru particulièrement difficis. Il s'agit d'abord du «fait divers» (n 9). «Fait divers. (Un) vol spectacuire a eu lieu hier à Vientiane. Selon (s/) témoins, (s) vours ont agi très vite. Ils se sont enfuis à bord de / d' () hélicoptère en emportant () forte somme d'argent.» Les erreurs se trouvent plus précisément dans s trois derniers emplois, c'est-à-dire devant vours, hélicoptère, forte somme d'argent qui occasionnent respectivement taux de 52, 83 et 67% d'erreurs chez s apprenants. Devant «vours» l'erreur consiste partout à employer l'artic indéfini, s sujets ne percevant pas, apparemment, que l'évocation d' scène de vol implique l'existence de «vours»; nom «vours» se trouve alors identifié par association implicite. À l'inverse, devant «somme» s sujets ont dans presque tous s cas utilisé l'artic défini ( ou ) alors que rien dans contexte n'a posé l'existence de cette somme. On peut noter que situation pourrait être différente si on avait «en emportant l'argent» dans mesure où l'argent est «matière» habituel d' vol. La seconde phrase dont niveau de difficulté apparaît évé puisque 80% apprenants y ont fait erreur est phrase 7 : «Sur () terrain vague près de Bagdad, (/s) enfants jouent au football sans se soucier du bombardement.» Devant «enfants» nous avons accepté s deux artics «s» ou. C'est donc premier nom qui occasionne fort taux d'erreurs et on constate que dans tous s
74 63 cas s apprenants ont utilisé l'artic défini / : à 9 reprises chez s débutants et 30 fois tant chez s intermédiaires que chez s avancés. C'est dire que taux d'erreurs chez s deux groupes atteint 75%. On peut se demander si c'est présence d' détermination, «près de Bagdad», ou l'adjectif «vague» qui oriente ici s sujets vers l'emploi de l'artic défini. réussies. Par contre, on peut souligner que s phrases, 2 et 8 ont été générament bien. «Je vais prendre () médicaments avec moi au cas où j'aurais mal à () tête. 2. Pierre a () bel maison, mais () jardin est petit. 8. J'ai fait rêve : () voiture me suivait. (La) voiture était noire et el était conduite par () homme grand et barbu. Les résultats pour ces phrases sont s suivants : Tabau 5 Taux d'erreurs dans s phrases s mieux réussies de l'exercice en fonction du niveau apprenants. Groupe Phrase m éd. tête Phrase 2 mais. jard. voit. Phrase 8 voit. hom. Moyenne Débutants 26,7% 0,0% 26,7% 3,3% 3,3% 26,7% 3,3% 7,% Intermédiaires 5,0% 0,0% 2,5% 0,0% 0,3% 0,7% 0,3% 4,% Avancés 0,0% 0,0% 0,0% 7,5% 5,0% 7,5% 5,0% 6,4% Total 4,7% 0,0% 5,3% 3,7% 5,3% 8,4% 5,3% 7,5% Comme on peut constater, taux d'erreurs est retivement bas, en particulier pour s intermédiaires et s avancés (en moyenne 4% et 6%). On peut même noter taux
75 64 de réussite parfait pour syntagme «mal à tête». Par ailurs, il peut être intéressant d'observer que dans ces trois phrases, l'ordre de succession artics est : Indéfini, Défini. Se pourrait-il que s réponses apprenants soient guidées par schéma liant l'alternance artics à position comme dans séquence typique : Indéfini + Défini anaphoriquel Ex. Le ndemain, homme vint voir. L'homme lui remit ttre. Le tabau suivant permet de comparer pourcentage d'erreurs pour l'artic défini et l'artic indéfini selon ur position dans phrase. Tabau 6 Taux d'erreurs de choix dans l'exercice pour l'artic défini et l'indéfini selon sa position dans phrase. Étudiant ère position Indéfini 2 éme position ère position Défini 2 ème position Débutants 32,5% 50,0% 62,2% 8,9% Intermédiaires 20,9% 50,0% 26,7% 4,2% Avancés 22,5% 38,8% 20,0% 3,8% Taux moyen 25,3% 46,3% 36,3% 5,6% On observe en effet que du côté de l'artic indéfini, taux d'erreurs est nettement plus évé lorsque ce déterminant occupe seconde position dans phrase. La différence est particulièrement accusée dans groupe intermédiaires. Du côté de l'artic défini, profil s'inverse et c'est fait d'apparaître en position qui s'accompagne d' plus grand nombre d'erreurs qu'en position 2 (jusqu'à 3 fois plus chez s débutants). Il est donc Le détail résultats apparaît à l'annexe IV.
76 65 permis de penser que lorsqu'ils ont à faire choix entre défini et l'indéfini, s apprenants ont tendance à se isser guider par schéma typique où l'on voit en succession l'indéfini et défini anaphorique Exercice 4 Cet exercice demandait à l'étudiant de choisir entre l'artic partitif et l'artic défini ou indéfini. Il comprenait 4 cas d'emploi répartis dans six phrases. L'artic défini devait être employé à neuf reprises et l'artic partitif, cinq fois. Nous pouvons voir s résultats pour cet exercice dans tabau suivant : Tabau 7 Taux d'erreurs dans l'exercice 4 selon s catégories et en fonction du niveau apprenants. Catégorie d'erreurs Débutants % (N) Intermédiaires % (N) Avancés % (N) % Total (N) Choix D/ID 2,9% (27) 9,8% (55) 4,3% (80) 2,2% (62) Choix Part./ D ou ID 3,0% (65),4% (64) 5,5% (87) 6,2% (26) Genre 5,2% () 3,2% (8) 2,5% (4) 3,2% (43) Nombre 0,0% - 0,4% (2) 0,2% () 0,2% (3) Absence 0,5% () 0,4% (2) 0,4% (2) 0,4% (5) Total 49,5% (04) 25,2% (4) 32,9% (84) 32,3% (429) On constate que taux d'erreurs pour l'exercice 4 est comparab à ce qui est observé dans l'ensemb exercices. Le taux d'erreurs de choix portant sur défini / indéfini est de 2,2%, ce qui est retivement faib. Par contre, lorsque choix concerne partitif (vs défini ou l'indéfini) taux d'erreurs grimpe à 6,2% et se révè particulièrement évé chez s débutants.
77 66 difficultés : Si on examine s erreurs de plus près, on observe que phrase 6 a été source de «Pierre se versa (du) vin, puis posa () bouteil sur () tab.» Les erreurs sont particulièrement nombreuses devant s deux premiers noms, comme on peut voir dans tabau qui suit. Tabau 8 Taux d'erreurs pour phrase 6 de l'exercice 4. Groupe du vin bouteil tab Débutants 86,7% 66,7% 20,0% Intermédiaires 30,0% 75,0% 22,5% Avancés 25,0% 75,0% 27,5% Total 36,8% 73,7% 24,2% En utilisant l'artic indéfini devant «bouteil», l'apprenant ne perçoit pas que ce nom est bien identifié puisqu'il se trouve associé à «vin». Et bien que s erreurs soient moins nombreuses devant «tab», apprenant sur cinq ne sent pas que cette tab préexiste à l'action : soit parce que sujet est «à tab», soit, plus générament, parce que bouteil est, en toute vraisembnce, (re)posée là où el était. En ce qui concerne mot «vin», l'erreur consiste à ignorer partitif et à utiliser à pce l'artic chez s débutants (8 cas sur 2 erreurs) et s avancés (7 cas sur 0), alors que s intermédiaires, au contraire, emploient l'artic (9 fois sur 2). Il est diffici d'interpréter cette répartition. Il pourrait s'agir d' effet provenant de contenus d'enseignements récents, peut-être par biais de structure verbe + complément. C'est
78 67 verbe «verser» qui amène ici partitif (à moins de vouloir signifier qu'on se verse tout vin) alors qu'on pourrait, par exemp, «choisir vin», «sortir» ou «servir vin» (celui qu'on a prévu), etc. Encore fois, on peut constater s difficultés que pose choix de l'artic et diversité facteurs qui peuvent influencer l'apprenant. Par ailurs, si on regarde l'ensemb de l'exercice, on peut constater que l'emploi de l'artic partitif occasionne taux important d'erreurs. Le tabau suivant présente l'ensemb cas concernés et nature erreurs s plus fréquentes. Tabau 9 Taux d'erreurs retives à l'artic partitif dans l'exercice 4 pour chac groupes et réponses typiques. Cas d'emplois Débutants Intermédiaires Avancés Réponses typiques (Je bois) du thé 53% 8% 5% / (je n'aime pas) café 47% 5% 43% du/de G'y ajoute) du citron 60% 40% 68% / (et) du sucre 67% 35% 53% / / (j'aime) s crevettes 47% 23% 30% (préfère) poisson 33% 35% 33% du/ / ( il a bu) de bière 47% 8% 8% //(du) (prendre) vont 47% 40% 48% du / de / (versa) du vin 87% 30% 25% / Moyenne 54% 26% 37% On observe taux d'erreurs particulièrement évés chez s débutants et s avancés. La performance s'améliore grandement chez s intermédiaires, mais taux d'erreurs remonte dans groupe avancés et se rapproche souvent de celui qu'affichent s débutants.
79 68 De manière généra, on constate que s apprenants ont du mal à reconnaître s contextes qui exigent l'emploi du partitif. C'est ainsi que devant «citron» on note taux d'erreurs surprenant même chez s avancés (68%) et c'est l'artic défini ou l'indéfini qui est utilisé comme si on évoquait citron «en entier». Une erreur du même genre apparaît devant mot «sucre» avec quel l'emploi de l'artic partitif est incontestab étant donné que sucre fait partie de catégorie noms non comptabs. Les apprenants emploient ici davantage l'artic défini ou que l'indéfini. Cependant l'indéfini serait peut-être plus acceptab dans mesure où l'on entend cube ou petit sachet de sucre. Par ailurs, on observe que dans «j'aime s crevettes» s apprenants n'aperçoivent pas vaur généralisante du verbe «aimer», ce qui s amène à utiliser l'indéfini ou partitif. Il en alit de même avec «je n'aime pas café» où tendance était d'employer «de» ou «du». Par contre, avec contexte verbal simiire, «je préfère poisson» a été mieux réussi par tous s groupes. Par ailurs, nécessité d'employer partitif dans «Je bois du thé» et «II a bu de bière» est égament mieux perçue puisque s erreurs fréquentes se limitent au groupe débutants. Enfin, dans cas de «prendre vont» on peut se demander si s apprenants ont réelment compris sens de l'expression. Pour terminer survol de cet exercice, on peut noter que s étudiants ont très bien réussi phrase (5) : «(Le) sport est bon pour () santé.» La vaur généralisante deux noms semb ici bien sentie.
80 Exercice 5 À l'exercice 5, l'étudiant devait à nouveau choisir entre l'artic défini et l'artic indéfini, mais à l'intérieur d' dialogue dont situation d'énonciation est précisée. Sept cas d'emplois de l'artic étaient attendus. L'artic défini devait être employé à deux reprises contre cinq pour l'artic indéfini. Les résultats apparaissent au tabau suivant : Tabau 0 Taux d'erreurs dans l'exercice 5 selon s catégories et en fonction du niveau apprenants. Catégorie d'erreurs Débutants % (N) Intermédiaires % (N) Avancés % (N) % Total (N) Choix D/ID 7,% (8),% (3) 5,4% (43) 3,8% (92) Choix Part./D ou ID 2,9% (3) 4,6% (3) 3,6% (0) 3,9% (26) Genre 5,7% (6) 3,6% (0) 6,8% (9) 5,3% (35) Nombre 0,0% - 0,4% () 2,% (6),% (7) Absence 0,0% - 0,0% - 0,0% - 0,0% - Total 25,7% (27) 9,6% (55) 27,9% (78) 24,% (60) Pour l'ensemb de cet exercice, taux d'erreurs est nettement plus bas que celui exercices réis (24,% contre 34,9%). Les erreurs de choix continuent de dominer puisqu'els représentent 73,7% de toutes s erreurs, mais on peut remarquer que taux d'erreurs de genre est plus important que précédemment. Par ailurs, on remarque que groupe avancés obtient de moins bons résultats que s deux autres groupes. Les intermédiaires, quant à eux, manifestent progrès notab comparativement aux débutants. Si nous examinons s réponses de manière plus détaillée, nous constatons que deux
81 70 phrases ont été source de difficultés particulières : «Jean-Cude: - J'ai pris ton courier. Tu as reçu () télégramme. Gils: -Jen 'aime pas beaucoup (s) télégrammes! Oh, mon Dieu!» Les résultats obtenus pour ces deux répliques sont s suivants : Tabau Taux d'erreurs dans deux phrases de l'exercice 5. Groupe Débutants Intermédiaires Avancés télégramme 46,7% 37,5% 60,0% s télégrammes 20,0% 47,5% 65,0% Total 48,4% 50,5% Dans premier cas, l'erreur provient plus souvent (deux fois sur trois pour l'ensemb groupes) d' confusion de genre et non de difficulté à choisir l'artic approprié. C'est bien l'artic indéfini qui est employé, mais sous forme. Dans second cas, par contre, l'erreur concerne essentielment choix et consiste, soit à utiliser l'artic partitif «de» (24 43 erreurs), soit l'indéfini (9 43 erreurs). On peut se demander si présence de négation («ne... pas») et cel de l'adverbe «beaucoup» ne seraient pas responsabs de l'emploi du «de». La réplique suivante : «Jean-Cude : - Qu 'est-ce qu 'ily a? (Une) mauvaise nouvel?»
82 7 a aussi donné lieu à taux d'erreurs assez évé chez s débutants (33%) et s avancés (30%). Chez ces derniers (de même que chez s intermédiaires où taux d'erreurs est de 5%), c'est l'artic défini qui a été employé dans presque tous s cas. Chez s débutants, par contre, trois erreurs sur cinq sont erreurs de genre (), ce qui est peu surprenant compte tenu de présence de l'adjectif et de terminaison du mot «nouvel». Par ailurs, dernière phrase a été très bien réussie puisqu'el n'occasionne auc erreur chez s intermédiaires et s avancés et seument deux chez s débutants : «Gils : - Oui, oui. C'est () bonne idée.» fréquente. La réussite peut avoir été favorisée ici par fait qu'il s'agit d' expression assez Exercice 6 L'exercice 6 prenait forme d' court texte tiré d' magazine dans quel étaient répartis sept cas d'emploi de l'artic. L'artic défini devait être utilisé à quatre reprises et l'indéfini à trois reprises. Le tabau suivant présente s résultats obtenus en fonction différentes catégories d'erreurs.
83 72 Tabau 2 Taux d'erreurs dans l'exercice 6 selon s catégories et en fonction du niveau apprenants. Catégorie d'erreurs Débutants % (N) Intermédiaires % (N) Avancés % (N) % Total (N) Choix D/ID 52,4% (55) 50,7% (42) 49,6% (39) 50,5% (336) Choix Part/D ou ID 0,0% - 0,7% (2),8% (5),% (7) Genre,0% () 0,7% (2) 0,7% (3) 0,9% (6) Nombre 0,0% - 0,0% - 2,9% (8),2% (8) Absence 2,9% (3) 0,7% (2),8% (5),5% (0) Total 56,2% (59) 52,9% (46) 56,8% (60) 55,2% (367) À l'examen résultats, on constate que taux d'erreurs de l'ensemb de l'exercice 6 est beaucoup plus évé que celui de tous s exercices réis, soit 55% contre 35%. Encore ici, s erreurs de choix prédominent nettement puisqu'els représentent 93% de toutes s erreurs. On observe aussi que taux moyen d'erreurs de chac groupes n'est pas très éloigné, ce qui suggère persistance difficultés. Presque tous s emplois font problème. Examinons s cas qui présentent plus de 50% d'erreurs pour l'ensemb trois groupes. Il s'agit de l'artic figurant dans titre : «Le rat dite sa rate» et artics qui apparaissent dans seconde phrase : «Selon () étude publiée dans New Scientist, (s) siffments aigus qu 'émettent ces petites bêtes lorsqu 'on s chatouil ne seraient pas () cris de détresse, contrairement à ce qu 'on croyait, mais () rires.» Les résultats pour ces cinq cas apparaissent au tabau suivant :
84 73 Tabau 3 Taux d'erreurs dans cinq cas d'emploi de l'exercice 6. Groupe /erat étude s siffments cris de détresse rires Débutants 40,0% 86,7% 66,7% 66,7% 66,7% Intermédiaires 57,5% 70,0% 40,0% 57,5% 80,0% Avancés 70,0% 67,5% 57,5% 60,0% 57,5% Total 55,8% 74,7% 54,7% 6,4% 68,% C'est avec «étude» qu'on trouve taux d'erreurs plus évé. Rien dans contexte ne suggère que nom «étude» constitue réfèrent déjà posé, notoire ou repris. Il n'est pas impossib que détermination qui suit ce nom («publiée dans New Scientist») amène s apprenants à utiliser l'artic défini. Les trois emplois qui suivent présentent inversion réponses attendues : s apprenants utilisent l'artic indéfini devant «siffments» et l'artic défini pour s deux syntagmes parallès «cris de détresses» et «rires». Encore fois ici, on ne peut s'empêcher de penser qu'il existe chez s apprenants tendance à utiliser dans l'ordre artic indéfini et artic défini. Dans dernier cas qui apparaît dans titre, on constate que taux d'erreurs augmente d' groupe à l'autre pour atteindre 70% chez s avancés. Il semb que vaur générique de l'artic dans ce contexte échappe de plus en plus aux apprenants qui choissent plutôt l'artic. On note égament ici quelques absences d'artic. Par ailurs, s deux emplois qui restent et qui ont occasionné moins d'erreurs figurent dans première phrase : «II n 'y a pas que (s) humains et (s) singes qui rient : s rats aussi!»
85 74 II s'agit, comme on peut voir, de choix parallès (s deux groupes nominaux sont coordonnés). Cependant, taux d'erreurs n'est pas simiire puisque s débutants et s avancés commettent moins d'erreurs sur deuxième («s singes») alors que c'est l'inverse qui se produit chez s intermédiaires, différence étant chaque fois d'au moins 0%. Sauf pour groupe avancés, où l'on rencontre 3 erreurs portant sur nombre (sur total de 9 erreurs), toutes s autres erreurs proviennent du fait que s sujets ont favorisé l'artic indéfini bien que contexte évoquait csse entière, à savoir «tous s humains / tous s singes» Exercice 7 L'exercice 7 répond à même consigne que l'exercice 6 mais est plus long puisqu'il consiste en texte de onze lignes dans squels sont répartis onze cas d'emploi de l'artic. L'artic défini revient à sept reprises et l'artic indéfini s'impose quatre fois. Le tabau suivant présente répartition erreurs commises en fonction groupes d'apprenants. Tabau 4 Taux d'erreurs dans l'exercice 7 selon s catégories et en fonction du niveau apprenants. Catégorie d'erreurs Débutants % (N) Intermédiaires % (N) Avancés % (N) % Total (N) Choix D/ID 44,2% (73) 3,8% (40) 3,8% (40) 33,8% (353) Choix Part./D ou ID 0,6% () 0,2% () 0,2% () 0,3% (3) Genre 0,9% (8) 6,8% (30) 6,6% (29) 7,4% (77) Nombre,2% (2),6% (7),4% (6),4% (5) Absence 0,0% - 0,5% (2) 0,5% (2) 0,4% (4) Total 57,0% (94) 40,9% (80) 40,5% (78) 43,3% (452)
86 75 Comme pour l'exercice précédent, niveau de difficulté semb important ici. Il atteint 43% comparativement à taux moyen de 35% pour l'ensemb exercices. Les erreurs de choix constituent plus du trois quart de toutes s erreurs, soit 78,7%. Mais on note que s erreurs de genre et de nombre sont davantage représentées dans cet exercice que dans s précédents. Ces résultats indiquent égament amélioration notab performances dans s groupes intermédiaire et avancé. De manière généra, on constate que cet exercice présente niveau de difficulté évé pour s débutants. En effet, dans huit cas sur onze taux d'erreurs observé est supérieur à 60%. C'est dans proportion simiire que l'on observe amélioration notab performances quand on compare s résultats deux autres groupes. Avant d'examiner s résultats de manière détaillée, rappelons texte de cet exercice pour quel l'étudiant devait choisir entre l'artic défini et l'artic indéfini. «Curitiba : () expérience intéressante A Curitiba, grande vil du Brésil, () maire a décidé d'affronter () problème de pollution en créant () réseau exempire de transports en comm. Aujourd'hui, () majorité habitants voyagent en bus et () qualité de l'air s'est beaucoup améliorée. Pour protéger santé de popution menacée par prolifération rats dans (s) ordures ménagères, () maire offre kilo de légumes, de fruits ou de riz contre cinq kilos de déchets. Voilà () programme original et intelligent de défense de l'environnement. Chac de nous doit chercher () solutions, sans attendre s décisions organismes internationaux. C 'est de nous finament que dépend () survie de pnète.» 50% et plus. Le tabau suivant présente cinq cas où l'on compte taux moyen d'erreurs de
87 76 Tabau 5 Taux d'erreurs dans cinq cas d'emplois de l'exercice 7. Groupe expérience problème réseau s ordures programme Débutants 80,0% 60,0% 66,7% 66,7% 86,7% Intermédiaires 40,0% 52,5% 52,5% 55,0% 65,0% Avancés 62,5% 40,0% 50,0% 52,5% 57,5% Total 60,8% 50,8% 56,4% 58,% 69,7% Le taux d'erreurs plus évé apparaît avec «programme». Pour tous s groupes d'étudiants, cette erreur consiste essentielment à choisir l'artic défini alors que phrase «Voilà programme original et intelligent,...» met l'accent sur s qualités de ce programme en l'opposant implicitement à d'autres («parmi d'autres»). Les trois emplois suivants présentent pourcentages d'erreurs assez sembbs : «problème», «réseau» et «s ordures». Ici encore, s sujets font mauvais choix d'artic : - avec «s ordures», c'est l'artic indéfini qui a été générament utilisé par s sujets. En employant cet artic, ils ne perçoivent pas que syntagme «ordures ménagères» est déterminé par contexte du «problème de pollution» et se trouve ainsi comme déjà posé par association. - avec «problème» on note que 00% erreurs chez s avancés, 89% chez s débutants et 90% chez s intermédiaires se font au profit de l'artic indéfini, s étudiants ne percevant pas caractère ique de «pollution» et du «problème» que ce constitue. - avec «réseau», c'est l'artic défini qui est employé, alors qu'il s'agit d' première apparition et d' dénombrement de «réseau».
88 77 Dans ces trois cas, bien que taux d'erreurs demeure assez évé chez s avancés, on observe tout de même amélioration résultats d' groupe à l'autre. Mais, il en va tout autrement avec dernier cas, «expérience», qui apparaît dans titre. La principa cause d'erreur consiste ici à utiliser l'artic défini et on remarque que c'est groupe intermédiaires qui réussit mieux. Le choix de l'indéfini suppose reconnaissance que contexte linguistique s'apparente ici à «il y a» par opposition à «voici / voilà». Le nom propre «Curitiba» pose endroit où a lieu expérience intéressante. On aurait de même manière : A Curitiba : expérience intéressante Une expérience intéressante à Curitiba et possibilité de l'artic zéro : Expérience intéressante à Curitiba Par contre, «expérience» deviendrait posé dans construction «L'expérience intéressante de Curitiba» et serait l'équivant de «voilà / voici l'expérience intéressante de Curitiba». Parmi s autres résultats de cet exercice, on peut souligner amélioration spectacuire performances au début de seconde phrase : «Aujourd'hui, () majorité habitants voyagent en bus [...]» On observe que difficulté est grande pour s débutants qui présentent taux d'erreurs de 73%, mais taux chute à 33% chez s intermédiaires et à 5% chez s avancés. Il faut cependant noter qu' partie erreurs porte sur genre (3/ chez s débutants, 5/3 chez s intermédiaires et 3/6 chez s avancés), ce qui réduit en fait à 47% taux d'erreurs de choix chez s débutants. De manière généra, on peut penser que l'amélioration réponses peut s'expliquer par familiarisation avec formu «majorité de».
89 78 À propos erreurs de genre, on observe que si on s rencontre peu plus souvent dans cet exercice, els concernent essentielment, outre nom «majorité» qui vient d'être évoqué, nom «qualité» dans même phrase ( qualité de l'air). L'emploi de l'artic devant «qualité» représente ainsi taux d'erreurs de 33% chez s débutants, de 22% chez s intermédiaires et de 20% chez s avancés. On peut alors se demander si s noms en «-é» n'auraient pas tendance à être sentis de genre masculin par s apprenants. Signalons égament certaine tendance chez s intermédiaires et s avancés (2,5% d'erreurs chaque fois) à traiter «programme» comme nom féminin. Le même phénomène a été observé à l'exercice 5 avec mot «télégramme» qui occasionnait taux d'erreurs croissant entre s deux premiers groupes (respectivement 20 et 22,5%) et groupe avancés (47,5%). Dans autre cas, c'est du côté débutants que taux d'erreurs est plus faib, soit 27% contre 60% chez s intermédiaires et 55% chez s avancés : «Chac de nous doit chercher () solutions, sans attendre s décisions organismes internationaux.» L'erreur consiste plus souvent ici à utiliser l'artic défini «s». C'est en tant que «réfèrent à l'existence virtuel» que nom «solutions» demande l'artic indéfini. Il n'est pas impossib que suite du texte «s décisions» ait pu influencer choix étudiants. C'est devant «maire» dans troisième phrase que s apprenants ont mieux réussi. La vaur anaphorique de l'artic défini est très bien reconnue, soit presque à 00%. Les quelques erreurs commises portent presque toutes sur genre, deux seument concernent choix.
90 Bin exercices de type «choix» Les exercices qui précèdent demandaient à l'apprenant de compléter phrases en choisissant l'artic approprié. Les résultats montrent que nos étudiants commettent plusieurs types d'erreurs dans l'emploi de l'artic : erreurs de choix, de genre, de nombre et d'absence. Cependant, c'est l'erreur de choix qui prédomine nettement sur s autres types d'erreurs. Selon s exercices, on observe taux d'erreurs assez différents. De façon généra, on constate que réussite est meilure dans s phrases détachées que dans s textes suivis. On observe aussi que l'emploi de l'artic partitif pose davantage de problèmes que celui du défini et de l'indéfini. Certaines vaurs d'emploi sembnt aussi représenter obstacs particuliers pour s apprenants. C'est cas, par exemp, du générique et de l'emploi du défini devant nom qui se trouve déterminé par contexte. Par ailurs, on a pu voir dans s réponses apprenants l'influence d' modè (séquence typique) dans quel on trouve en succession GN débutant par artic indéfini et GN débutant par artic défini. Finament, il est peu surprenant de constater qu'il n'y a pas nécessairement de progrès systématique entre groupe avancés et s autres groupes. Dans bien cas, ce sont s intermédiaires qui réussissent mieux. Il est possib que s performances moins bonnes étudiants avancés soient reliées au fait que ces étudiants se trouvent en stage dans s établissements d'enseignement secondaire. Ils sont donc en bonne partie sortis du cadre académique et ne suivent plus de cours de ngue durant cette période. Ce peut expliquer certaine régression dans urs performances linguistiques.
91 80 Nous allons maintenant examiner s résultats pour s deux exercices qui impliquaient consignes autres que choix d'artics, à savoir s exercices 2 et Résultats pour l'exercice 2 de type «production» Cet exercice demandait à l'étudiant d'ajouter artics (défini ou indéfini) à mots donnés dans désordre de manière à former phrase. Trois phrases devaient être formées. Il en est résulté grand nombre de constructions différentes. On dénombre, en effet, 30 constructions différentes pour première phrase, 8 pour seconde et 39 pour dernière. Une partie de ces constructions correspond à l'ordre mots attendu, par exemp :. Les orchidées sont furs rares (Début. 3) 2. Le cuivre est métal (Début. 4) 3. Le papillon est magnifique insecte (Inter. 42) Cependant, autre partie phrases produites ne témoigne pas d' compréhension exacte retions de sens à établir entre s mots ; c'est cas par exemp dans : 4. Des furs sont rares orchidées (A van. 28) 5. Le métal est cuivre (Inter. ) Le tabau suivant nous montre proportion de ces deux types de réponses en fonction phrases pour l'ensemb étudiants et proportion de constructions conformes à l'ordre attendu dans squels s artics sont correctement utilisés (constructions réussies).
92 8 Tabau 6 Répartition constructions produites par s étudiants trois groupes dans l'exercice 2. Phrase Constructions conformes à l'ordre réussies % (N) erronées % (N) Constructions non conformes à l'ordre % (N) % Total (N) 22,% (2) 8,9% (8) 58,9% (56) 00% (95) 2 34,7% (33) 20,0% (9) 45,3% (43) 00% (95) 3 36,8% (35) 37,9% (36) 25,3% (24) 00% (95) Total 3,2% (89) 25,6% (73) 43,2% (23) 00% (285) Dans l'ensemb, s constructions conformes à l'ordre sont plus nombreuses que l'inverse, soit 56,8% contre 43,2%. C'est pour première phrase qu'on observe plus grande proportion de constructions incorrectes. Notre intention n'est pas ici de procéder à analyse détaillée de toutes s constructions. Notre intérêt portant essentielment sur l'emploi de l'artic, nous considérerons s diverses possibilités de combinaisons entre défini, l'indéfini et l'artic zéro en faisant abstraction à fois de conformité de l'ordre termes et erreurs portant sur genre ou, ce qui est plus rare, sur nombre. C'est donc dire que nous considérerons, par exemp, comme choix analogues correspondant à «N est N» s trois constructions suivantes : La cuivre est métal Le métal est cuivre Le métal est cuivre Les constructions n'entrant pas dans ces divers patrons (cels qui font appel au présentatif «c'est», par exemp) sont regroupées dans catégorie «Autre». Le tabau
93 82 suivant présente s résultats pour première phrase où l'on proposait s mots : «orchidées -furs - sont rares». Tabau 7 Répartition constructions pour première phrase de l'exercice 2. Construction type Débutants Intermédiaires Avancés Total LesN Sont Adj LesN Sont N (2) LesN Sont 0N(2) DesN Sont 0N(2) DesN Sont s N (2) Des N Sont Adj LesN Sont s N (2) DesN Sont N (2) N Sont s N (2) 0 0 0N Sont Adj. 0 0 Autre On observe que s constructions où sujet est précédé par l'artic défini «s» dominent rgement cels qui sont précédées par l'artic indéfini, à savoir 68% contre 26%. Une fois sur trois, s apprenants forment phrase attributive (ex. : Les furs orchidées sont rares) mais utilisent plus souvent dans ce cas «s» en première position, ce qui isse supposer qu'ils comprennent vaur générique du défini pluriel. La fréquence de cette construction augmente quand on compare s groupes intermédiaire et avancé au groupe débutant. Avec au début de phrase, s apprenants ont tendance, soit à employer nom sans artic après «sont», soit à employer «s» comme deuxième artic ou à faire construction attributive (avec l'adjectif). On trouve beaucoup plus rarement reprise Les résultats sont présentés en suivant l'ordre de fréquence observée pour chaque construction type. 2. Cette construction peut contenir adjectif avant ou après nom.
94 83 du même artic, qu'il s'agisse de l'indéfini ou du défini. L'absence d'artic s'observe mais el est nettement plus fréquente en deuxième position qu'en première. On peut penser que présence du verbe «être», qui permet construction attributive avec l'adjectif et même, dans certains cas, avec nom sans artic (ex. : Pierre est médecin), favorise non emploi de l'artic après verbe. Examinons maintenant s constructions que s apprenants ont produites pour seconde question, avec s mots : «métal cuivre - est». Les résultats obtenus apparaissent dans tabau suivant. Tabau 8 Répartition constructions pour seconde phrase de l'exercice 2. Construction type Débutants Intermédiaires Avancés Total N est N N est 0N N est 0N N est N N est N N est N 0 0 Autre Comme on peut constater, s constructions où l'artic défini est employé en première position continuent à dominer très nettement cels où l'indéfini est à cette position, soit 84,2% contre 9,47%. La construction «N - est - N» est plus fréquente (47,36%). Les apprenants sembnt donc reconnaître construction courante qui fait appel à désignation d' csse (générique singulier) pour ensuite rapporter à csse supérieure inclusive : L'homme est animal / Le cuivre est métal.
95 84 L'absence d'artic en deuxième position représente 39% choix et apparaît surtout lorsque l'artic défini est employé en première position devant mot «métal». Il se peut que s apprenants aient interprété mot «cuivre» comme adj ectif qualificatif. Par ailurs, on peut signar que plusieurs erreurs de genre se produisent avec mot «cuivre» en faveur de et. Cette erreur est sans doute favorisée par terminaison «-e» du mot «cuivre». En effet, dans l'enseignement du français au Laos, on présente aux apprenants règ généra disant que «s mots qui se terminent par «-ion» ou «-e» sont générament noms féminins». Si dans bien cas ce peut aider l'apprenant à déterminer genre d' nom en français, il ne s'agit pas d' règ vab partout comme on peut voir ici. Examinons maintenant s résultats obtenus pour dernière phrase où l'on proposait s mots : «insecte - papillon magnifique est». Ils apparaissent au tabau suivant : Tabau 9 Répartition constructions pour troisième phrase de l'exercice 2. Construction type Débutants Intermédiaires Avancés Total LeN est N() UnN est Adj LeN est 0N() UnN est 0N() LeN est Adj LeN est N() 0 2 0N est 0N() 0 2 UnN est N() 0 2 UnN est N() 0 0 Autre () Cette construction peut contenir adjectif avant ou après nom.
96 85 On observe ici encore que s constructions dans squels l'artic défini est employé dans groupe nominal sujet sont nettement plus nombreuses que cels faisant appel à l'artic indéfini ou (60 contre 7). Le nombre de constructions de type «- est - ()» apparaît plus important que dans s deux phrases précédentes (48 constructions, soit plus de 50% réponses) et demeure stab d' groupe à l'autre. Les constructions attributives sans artic sont retivement fréquentes. Comme précédemment, on note que l'absence d'artic se produit majoritairement dans syntagme verbal et peut être favorisée par présence du verbe «être». Somme toute, dans l'ensemb de l'exercice, s apprenants choisissent plus souvent l'artic défini que l'indéfini pour syntagme nominal sujet. Si l'on peut voir dans ce choix capacité de repérer vaur générique de l'artic défini, on constate qu'il y aurait progrès selon niveau étudiants. En effet, proportion de choix de l'artic défini en première position avec second syntagme :«est N», «est Adj.» ou «est 0 N» s'établit ainsi : Tabau 20 Occurrence réponses consistant à employer l'artic défini en l ère position selon niveau apprenants. Phrase Débutants Intermédiaires Avancés Total ère phrase 7 (46,7%) 23 (57,5%) 32 (80,0%) 62 (65,3%) 2 ème phrase 8 (53,3%) 32 (80,0%) 34 (85,0%) 74 (77,9%) 3 ème phrase g (60,0%) 22 (55,0%) 27 (67,5%) 58 (6,%) Total 24 (53,3%) 77 (64,2%) 93 (77,5%) 94 (68,%)
97 Résultats pour l'exercice 3 de type «justification de choix» Cet exercice est constitué de deux phrases qui devaient être complétées en faisant appel à artic défini ou indéfini. En plus, on demandait à l'étudiant de justifier son choix. Les deux phrases étaient : «(Le/) dictionnaire est outil de travail.» «(La/) femme o porte jupe longue pour alr au travail.» L'emploi de l' ou l'autre artic était donc acceptab et nous voulions, par cette question, vérifier compréhension que s apprenants avaient de vaur générique deux artics. Observons tout d'abord choix fait par s étudiants entre l'artic défini et l'artic indéfini pour s deux phrases de l'exercice. Tabau 2 Pourcentage de choix de l'artic défini et indéfini dans l'exercice 3. Groupe / Choix / Débutants 80,0% 20,0% Intermédiaires 77,5% 22,5% Avancés 78,8% 2,3% Total 78,4% 2,6% Ce tabau nous montre que l'artic défini est nettement plus employé que l'artic indéfini puisque taux d'emploi du défini est de 78,4% contre seument 2,6% pour l'indéfini. Cette tendance de choix en faveur de l'artic défini est partagée par s trois groupes d'étudiants.
98 87 Examinons s résultats de plus près pour chac phrases ainsi que s justifications fournies par s apprenants. Cels-ci ont été regroupées en trois catégories, selon qu'els évoquent vaur «généra» de l'artic (justification à orientation générique), sa vaur «particulière» (justification à orientation spécifique) ou raison sans rapport avec s deux précédentes (justification «autre»). Voici quelques exemps formutions employées par s étudiants : Justification à orientation générique : «femme o renvoie à toutes s femmes o» (Début. 3) «femme o en général» (Inter. 3) «toutes s femmes o portent jupe» (A van. 46) Justification à orientation spécifique : «on par d' femme qui va au travail en jupe» (Inter. 5) «on utilise "" quand s autres savent déjà fois» (A van. 3) «on connaît femme» (A van. 42) Justification «autre» : «c'est tradition o» (Inter. 22) «est artic défini féminin» (Inter. 36) «= indéfini on met toujours devant nom comm» (Avan. 37, traduction) Pour première phrase, «(Le/) dictionnaire est outil de travail», pourcentage d'apprenants ayant choisi l'artic défini s'établit ainsi : On trouvera à l'annexe V détail réponses. 2 Les commentaires sont transcrits intégrament, sans correction orthographique.
99 Débutants : Intermédiaires : Avancés : 60,0% 77,6% 80,0% Dans l'ensemb, trois apprenants sur quatre choisissent l'artic défini, mais on peut observer que s débutants ont davantage tendance à employer (40% font ce choix). Comment s apprenants justifient-ils ur choix? Le tabau suivant présente s résultats en fonction trois catégories d'arguments. Tabau 22 Répartition justifications pour première phrase de l'exercice 3, en fonction du choix de l'artic et du niveau apprenants. Choix Justification Débutants Intermédiaires Avancés Ensemb Générique 46,7% 30,0% 40,0% 36,8% Le dictionnaire Spécifique 6,7% 5,0% 25,0% 7,9% (N = 72) Autre 6,7% 30,0% 2,5% 8,9% Sans réponse 0,0% 2,5% 2,5% 2,% Générique 20,0% 0,0% 5,0% 5,3% Un dictionnaire Spécifique 0,0% 7,5% 0,0% 7,4% (N = 23) Autre 20,0% 5,0% 5,0%,6% Sans réponse 0,0% 0,0% 0,0% 0,0% 00% 00% 00% 00% Ce tabau nous révè que l'emploi de l'artic défini s'accompagne plus souvent (dans près de 50% cas) d' justification générique. Pour reste, s justifications «spécifiques» et «autres» sont assez égament représentées. Il semb ainsi qu' bonne partie apprenants qui choisissent n'ont pas perçu portée généralisante de «est outil de travail». Seuls s débutants sembnt relier plus nettement l'emploi de l'artic à l'orientation généralisante du contexte. Chez s deux
100 89 autres groupes, fait que s trois types d'explications soient bien représentés suggère que s étudiants sont plus conscients diverses possibilités de l'artic mais, en même temps, confus à ce sujet. Les avancés déissent s interprétations «autre», mais ne distinguent pas bien vaur de dans ce contexte puisque taux de justifications à orientation spécifique atteint vaur plus évée avec ce groupe. De ur côté, s apprenants qui choisissent présentent avant tout interprétations «spécifiques», sauf pour s débutants qui fournissent iquement, et à part éga, interprétations «génériques» ou «autre». La part de ces dernières diminuent chez s intermédiaires et s avancés. Examinons si ces tendances se retrouvent avec seconde phrase : «(La/) femme o porte jupe longue pour alr au travail». Dans ce cas, choix de l'artic défini s'établit ainsi : Débutants : 00% Intermédiaires : 77,5% Avancés : 77,5% L'emploi de domine rgement ici puisqu'il représente 8% choix pour l'ensemb groupes. Assez curieusement, s débutants ne choisissent aucment l'indéfini pour cette phrase. La répartition justifications apparaît dans tabau suivant :
101 90 Tabau 23 Répartition justifications pour seconde phrase de l'exercice 3, en fonction du choix de l'artic et du niveau apprenants. Choix Justification Débutants Intermédiaires Avancés Ensemb Générique 80,0% 55,0% 62,5% 62,% La femme Spécifique 3,3% 7,5% 0,0% 9,5% (N = 78) Autre 0,0% 5,0% 5,0% 8,4% Sans réponse 6,7% 2,5% 0,0% 2,% Générique 0,0% 2,5% 0,0%,% Une femme Spécifique 0,0% 7,5% 7,5% 0,5% (N = 7) Autre 0,0% 7,5% 5,0% 5,3% Sans réponse 0,0% 2,5% 0,0%,% 00% 00% 00% 00% On observe que vaur générique de l'artic défini semb nettement mieux saisie comparativement à première phrase, différence étant presque du doub (62,% contre 36,8%). On peut penser que syntagme «femme o» constitue expression que s apprenants entendent fréquemment. L'artic indéfini, de son côté, est employé presque entièrement pour sa vaur spécifique, ce type de justification étant fourni 6 fois sur 0. Un seul apprenant a évoqué vaur générique dans ce contexte. Il est à remarquer que plusieurs justifications retives à l'indéfini font référence à l'idée de «première apparition». On trouvait de même avec première phrase, mention de position du nom en début de phrase. Par ailurs, il peut être intéressant de s'arrêter à formution justifications apprenants, dans mesure où ce permet de cerner ur perception vaurs de l'artic. Si on s'en tient aux justifications «génériques» et «spécifiques» s vaurs évoquées à l'occasion de cet exercice sont s suivantes :
102 9 Tabau 24 Vaurs de l'artic évoquées dans s justifications fournies à l'exercice 3. Artic Vaur Exemps de formution Générique «toutes s femmes» «s dictionnaire en général» «il y a beaucoup de dictionnaire» / entité ique entité identifiab «seul dictionnaire» «on connaît femme» «femme en particulier» identifiab par contexte «on voit» Générique «il y a beaucoup de dictionnaires» / Spécifique (icité) ( quelconque) (posé pour première fois) «On ne sait pas de quel dictionnaire il s'agit» «on par d' femme» «on ne sait pas quel» «pas défini encore» «première apparition» Comme on peut constater, formution sous quel s'exprime renvoi aux vaurs qu'il nous semb possib d'identifier est souvent plus ou moins juste. C'est cas par exemp lorsque s apprenants évoquent l'idée de «grand nombre», dans quel on peut voir confusion entre concept de généralité et celui de pluralité. Associée à, cette justification apparaît tout à fait contradictoire. Il est surprenant de constater que l'idée de «csse» ou d'ensemb n'est jamais évoquée par s apprenants à propos du générique. On peut ainsi signar que pour première phrase, c'est l'expression «en général» qui est plus souvent utilisée (7 fois pour 35 justifications génériques), alors
103 92 que pour seconde phrase, l'expression qui revient plus souvent (42 fois sur 59) est «toutes s femmes». Encore fois, il semb que l'orientation générique de cette seconde phrase soit mieux sentie. L'analyse réponses apprenants montre aussi qu'il ur arrive d'utiliser totament à tort formutions qui proviennent sans doute de l'enseignement reçu. Par exemp, apprenant évoque vaur anaphorique pour («dont nous avons parlé»). D'autres commentaires impliquent l'idée de «prélèvement aléatoire» qui s'attachent à, mais ils sont donnés pour l'artic défini : «on ne peut identifier quel», «n'importe quel femme», «quelconque». En somme, l'analyse réponses dans cet exercice vient confirmer que s apprenants ne distinguent pas cirement s vaurs générique et spécifique deux artics. Dans bien cas, choix d' artic ne s'accompagne pas d' justification appropriée. Si l'on peut penser que vaur générique de l'artic défini est connue apprenants, il en va tout autrement pour vaur générique de l'indéfini. Dans l'ensemb, s justifications fournies suggèrent aussi que s conceptions apprenants concernant l'emploi de l'artic sont peu précises. On peut noter, entre autres, l'association entre position initia du nom dans phrase et l'artic indéfini, ce qui vient confirmer certaines interprétations présentées précédemment Bin de l'analyse généra réponses L'analyse résultats qui précède fournit plusieurs informations intéressantes concernant l'utilisation de l'artic par étudiants otiens. De manière généra, el fait ressortir que cet aspect du français est source importante de difficultés. Les divers types d'erreurs (choix, genre, nombre, absence d'artic) sont observés dans s réponses aux questions qui demandaient d'employer l'artic approprié. Ce sont toutefois s erreurs de choix qui dominent puisqu'els représentent de 70 à 85% de toutes s erreurs, selon qu'on
104 93 s considère exclusivement ou associées à erreurs de genre et/ou de nombre. Els sont suivies par s erreurs de genre qui comptent pour 2% de l'ensemb erreurs. Le taux global d'erreurs pour l'ensemb exercices demandant choix est de 35%, ce qui peut sembr retivement faib. Cependant, s résultats sont très variabs d' exercice à l'autre et d' phrase à l'autre. Dans l'ensemb, réussite est plus évée dans s phrases détachées que dans s textes suivis qui demandent analyse plus fine éléments du contexte. Ainsi, on observe que s contextes où nom est déterminé par association et exige l'emploi de l'artic défini échappent souvent aux apprenants. Par ailurs, choix de l'artic semb influencé par schéma pçant en succession artic défini et artic indéfini (sur modè «Un N... N (anaphorique)...»). Les phrases qui présentent cet ordre sont générament mieux réussies que cels qui contiennent artic défini et, plus loin, artic indéfini. Enfin, parmi s trois artics, il ressort que c'est l'emploi du partitif qui cause plus d'erreurs, toute proportion gardée. Dans plupart cas, on ne note pas de progrès systématique entre groupe avancés et s autres groupes. Ce sont souvent s intermédiaires qui réussissent mieux. Il est possib, comme nous l'avons déjà dit, que s performances moins bonnes étudiants avancés soient reliées au fait qu'ils sont en stage et pratiquement sortis du cadre académique. Pour ce qui est réponses à l'exercice qui demandait de faire phrase avec mots fournis en ajoutant s artics appropriés, on constate que majorité phrases réalisées débutent par l'artic défini. Ce suggère que vaur générique du défini est comprise et ce de mieux en mieux à mesure que s apprenants progressent. On observe égament que l'absence d'artic se produit essentielment après verbe (donc en position 2) et que s apprenants évitent s constructions dans squels on trouverait répétition du même artic (du type : «s N sont s N» ou «N sont N»).
105 94 Enfin, dernier type de question, choix avec justification, montre que doub vaur spécifique/générique artics défini et indéfini est mal connue apprenants, en particulier quand il s'agit de l'artic indéfini. Le fait que s apprenants choisissent tel ou tel artic ne signifie pas qu'ils perçoivent cirement sa vaur d'emploi dans contexte donné. Ainsi, plusieurs justifications sont inappropriées. L'analyse justifications fournies met égament en évidence que s apprenants connaissent diverses vaurs d'emploi artics, mais que urs connaissances sont souvent imprécises ou même carrément inexactes. La suite de notre analyse nous permettra d'examiner de plus près compréhension que s apprenants ont diverses vaurs de l'artic en français. 4.2 ANALYSE DES CHOIX EN FONCTION DE LA VALEUR D'EMPLOI DE L'ARTICLE. Cette partie de l'analyse tentera d'examiner s choix (réussis ou erronés) de l'artic faits par s étudiants otiens dans l'ensemb du test et de s interpréter en nous appuyant sur fonctionnement de l'artic (défini, indéfini et partitif) que nous avons exposé dans chapitre II. Nous limitons donc nos considérations ici aux erreurs dues au choix d' artic (indéfini / défini, indéfini ou défini / partitif) qui représentent, comme on l'a vu précédemment (cf. 4..) près de 85% de toutes s erreurs. Cette analyse devrait nous permettre de mieux comprendre nature et s causes erreurs. Afin de faciliter l'identification différentes vaurs d'emploi de l'artic, nous nous servirons du cssement proposé au chapitre II (figure 5) que nous résumons ici :
106 95 Figure 6 Cssement différentes vaurs d'emploi artics. DÉFINI INDÉFINI PARTITIF Emploi spécifique Emploi spécifique D. entité ique D2. entité notoire pour groupe d'individus D3. entité abstraite non comptab D4. entité identifiab par connaissance d' autre entité déjà identifiée D5. entité identifiab par ses expansions D6. entité identifiab par contexte physique ou psychologique interlocuteurs D7. entité identifiab car locuteur impose présomption d'identification D8. entité identifiab par reprise informations mentionnées (anaphore) ID. réfèrent ayant existence actuel ID2. réfèrent ayant identité variab ID3. réfèrent ayant existence virtuel Emploi générique ID4. l'indéfini singulier désigne individu typique représentatif de toute sa csse P. singulier noms non comptabs P2. singulier noms abstraits non comptabs Emploi générique D9. défini singulier désigne l'ensemb d' csse d'individus (ensemb global) D0. défini pluriel désigne csse (ensemb maximal d'individus) II faut cependant signar que test soumis aux étudiants ne pouvait pas inclure toutes ces vaurs d'emploi de l'artic mais que s cas essentiels ont été présentés. Ce parce que nous devions tenir compte compétences linguistiques de nos sujets qui étaient de trois niveaux différents (débutant, intermédiaire et avancé) et que certains cas d'emploi comme l'artic zéro ne convenaient pas au type de test Aperçu d'ensemb Pour l'ensemb du test, taux d'erreurs de choix est de 30% par rapport au nombre d'emplois. Si on distingue s trois niveaux d'apprentissage, s résultats pour chaque vaur d'emploi et pour l'ensemb apparaissent dans tabau suivant :
107 96 Tabau 25 Taux d'erreurs de choix pour chaque vaur d'emploi et pour l'ensemb en fonction du niveau apprenants. Vaur d'emploi Débutants Intermédiaires Avancés Moyenne globa D6 80,0% 35,0% 27,5% 47,5% D 53,3% 30,0% 30,0% 37,8% P 57,3% 20,5% 33,5% 37,% ID3 3,% 43,3% 36,7% 37,0% D5 48,3% 33,8% 27,9% 36,7% D4 38,3% 33,% 35,0% 35,5% D0 33,3% 34,4% 38,0% 35,2% ID 42,% 28,3% 30,8% 33,7% D9 29,3% 9,5% 25,6% 24,8% D3 20,0% 5,0% 3,3% 6,% D2 33,3% 0,0% 2,5% 5,3% D8 7,8% 5,8% 9,2% 0,9% Moyenne 40,4% 25,7% 25,8% 30,6%. Dans ce tabau, comme dans s suivants, s résultats sont présentés selon taux moyen d'erreurs en ordre décroissant. Ce tabau permet de constater que plus de moitié cas d'emploi occasionnent taux moyen d'erreurs de choix supérieur à 35%, soit 7 vaurs d'emploi sur 2, ce qui suggère degré de difficulté assez évé. D'ailurs, on peut observer que pour plusieurs vaurs d'emploi, il n'y a guère de progrès quand on compare groupe avancés à celui intermédiaires. Ce sont souvent s intermédiaires qui présentent s taux d'erreurs s moins évés. Cependant, il arrive même que ce soit chez s débutants que taux d'erreurs est plus faib (cf. ID3 et D0). Dans l'ensemb, il apparaît que c'est vaur D6 (entité identifiab par contexte physique ou psychologique) qui cause plus de difficultés aux apprenants. El est suivie, dans proportions simiires, par s vaurs de l'artic défini référant à entité ique (Dl), identifiab par association (D4) ou par expansion (D5), par cel de
108 97 l'indéfini marquant référence virtuel (ID3) et par cel du partitif noms non comptabs (PI). Par contre, s vaurs d'emploi s mieux réussies concernent toutes l'emploi de l'artic défini : vaur anaphorique (D8), entité notoire (D2) et entité abstraite non comptab (D3). Les résultats qui précèdent concernent l'ensemb vaurs d'emploi du test soumis aux étudiants. Mais on peut se demander si s différents contextes dans squels chac vaurs d'emploi se trouve peuvent expliquer s difficultés apprenants. C'est ce que nous tenterons de voir dans ce qui suit en examinant chaque vaur d'emploi. La présentation sera faite en considérant, comme dans tabau précédent, pourcentage moyen d'erreurs et en alnt vaurs s moins bien réussies à cels qui ont été mieux réussies Les résultats détaillés pour chaque vaur d'emploi Emploi D6 Avec cette vaur d'emploi, l'artic défini réfère à ou à entités spécifiques identifiées par contexte physique ou psychologique (connaissance partagée) dans quel se trouvent locuteur et tinataire. Cette vaur apparaît seu fois dans test mais occasionne beaucoup d'erreurs comme on voit dans tabau suivant : Tabau 26 Résultats détaillés erreurs de choix pour vaur d'emploi D6. Localisation Emploi attendu Débutants Intermédiaires Avancés Moyenne.6 Ne fais pas trop de bruit! (Les) enfants dorment. 80,0% 35,0% 27,5% 47,5% Un taux d'erreurs surprenant (80% emplois) est enregistré dans groupe
109 98 débutant alors qu'il n'est que de 35% et de 27,5% dans s groupes intermédiaire et avancé. En faisant cette erreur, l'apprenant ne discerne pas que s «enfants» sont ici présentés par locuteur comme bien identifiés (ou identifiabs) par tinataire. Cet énoncé se compose en effet d' injonction suivie d' justification explicative; portée argumentative de cette dernière serait sans effet si tinataire n'était pas en mesure d'identifier de quels enfants il s'agit. Le fait que l'artic apparaisse au début de phrase peut aussi avoir favorisé l'emploi de l'indéfini Emploi Dl II s'agit de l'emploi dans quel l'artic défini renvoie à entités iques indépendamment de situation d'énonciation et du contexte linguistique. Cet emploi est apparu à seu reprise dans notre test et a occasionné taux moyen d'erreurs de choix assez évé, soit 37,8%. Tabau 27 Résultats détaillés erreurs de choix pour vaur d'emploi Dl. Localisation Emploi attendu Débutants Intermédiaires avancés Moyenne.4. (La) pnète devient de plus en plus chaude ;... 53,3% 30,0% 30,0% 37,8% Comme on peut voir dans ce tabau, s trois groupes d'étudiants éprouvent difficultés dans choix de l'artic et c'est particulièrement évident pour s débutants puisque taux d'erreurs commises par ces derniers s'élève à 53,3%. En choisissant l'artic indéfini ou, s sujets s'inscrivent dans ivers peuplé de pnètes dont quelconque «devient de plus en plus chaude», alors qu'en réalité c'est notre pnète qui est en cause dans cet énoncé et qui en constitue l'ique réfèrent. Encore ici, position de l'artic peut expliquer, au moins en partie, réponse apprenants.
110 Emploi PI Cette vaur d'emploi concerne partitif désignant singulier d'entités non comptabs. El figure à cinq reprises dans test et occasionne taux d'erreurs moyen de 37,% emplois. Le tabau qui suit montre s détails de cette vaur : Tabau 28 Résultats détaillés erreurs de choix pour vaur d'emploi PI. Localisation Emploi attendu Débutants Intermédiaires Avancés Moyenne j'ajoute (du) citron et() sucre. Pierre se versa (du) vin puis posa ( ) bouteil j'ajoute ( ) citron et (du) sucre. Je bois (du) thé parce que je n'aime pas... Il a bu (de ) bière avant de prendre ( ) vont. Moyenne 60,0% 40,0% 67,5% 55,8% 80,0% 30,0% 25,0% 45,0% 53,3% 22,5% 47,5% 4,% 53,3% 7,5% 5,0% 25,3% 40,0% 2,5% 2,5% 8,3% 57,3% 20,5% 33,5% 37,% Nous observons que s débutants ont plus de difficultés que s deux autres groupes puisque ur taux d'erreurs moyen est très évé, soit 57,3%. Le cas mieux réussi dans ce groupe est GN «de bière», qui compte néanmoins 40% d'erreurs, alors qu'on atteint 80% d'erreurs avec «du vin». Même chez s deux autres groupes, trois cas sur cinq entraînent mauvais choix d'artic dans proportions assez évées. La confusion de choix se fait ici tant avec l'artic indéfini «/» qu'avec l'artic indéfini «/». Ce suggère que s apprenants méconnaissent vaur de l'artic partitif et ses conditions d'emploi.
111 Emploi ID3 C'est vaur d'emploi dans quel l'artic indéfini renvoie à ou à entités à l'existence virtuel. Notre test contient trois cas d'emploi de cette vaur qui présentent taux d'erreurs moyen de 37%. Tabau 29 Résultats détaillés erreurs de choix pour vaur d'emploi ID3. Localisation Emploi attendu Débutants Intermédiaires Avancés Moyenne 7, Chac de nous doit chercher () solutions,... Mon père aimerait avoir ( ) chien ou () perroquet. Mon père aimerait avoirj)_chien ou ( ) perroquet Moyenne 26,7% 50,0% 50,0% 42,2% 40,0% 35,0% 30,0% 35,0% 26,7% 45,0% 30,0% 33,9% 3,% 43,3% 36,7% 37,0% d'emploi. Ce tabau montre que ce sont s débutants qui ont mieux réussi pour cette vaur La vaur d'emploi ID3 ne semb donc pas suffisamment perçue par s apprenants o. Leur erreur consiste à choisir l'artic défini comme si s noms «solutions», «chien», «perroquet» étaient déjà posés dans l'existence. De plus, on note que s débutants et s intermédiaires peuvent utiliser artic différents pour deux GN coordonnés, ce qui suggère qu'ils n'ont pas vue globa de phrase Emploi D5 II s'agit ici de vaur d'emploi dans quel l'artic défini est requis du fait que nom est identifiab par voie de ses expansions. El apparaît à quatre reprises dans test et représente taux d'erreurs moyen de 36,7%. Voici détail résultats :
112 0 Tabau 30 Résultats détaillés erreurs de choix pour vaur d'emploi D5. Localisation Emploi attendu... (s) siffments aigus qu'émettent ces petites bêtes lorsqu'on s chatouil affronter () problème de pollution... Aujourd'hui, () majorité habitants () qualité de l'air est beaucoup améliorée. Moyenne Débutants Intermédiaires Avancés Moyenne 66,7% 57,5% 5,6% 58,6% 53,3% 47,5% 40,0% 46,9% 46,7% 20,0% 7,5% 24,7% 26,7% 0,0% 2,5% 6,4% 48,3% 33,8% 27,9% 36,7% Les résultats nous montrent que malgré taux d'erreurs moyen évé, cette vaur d'emploi D5 est marquée par diminution notab erreurs quand on compare s résultats intermédiaires et avancés à ceux débutants et que profil d'ensemb est ici plus cohérent. Mais il est cir que s étudiants o ne sembnt suffisamment attentifs au contexte qui justifie cette vaur d'emploi Emploi D4 Avec cette vaur, l'artic défini réfère à ou à entités identifiabs sur base d' association implicite avec autre entité déjà identifiée. Cette vaur d'emploi s'impose à huit reprises dans l'ensemb du test et représente taux d'erreurs de choix évé, soit 35,5%. Voici détail résultats :
113 02 Tabau 3 Résultats détaillés erreurs de choix pour vaur d'emploi D4. Localisation Emploi attendu Débutants Intermédiaires Avancés Moyenne Pierre se versa du vin puis posa () bouteil sur tab. 60,0% 72,5% 70,0% 67,5% prolifération rats dans (s) ordures ménagères,... 60,0% 50,0% 45,0% 5,7%.9.3 Selon s témoins, (s) vours ont agi très vite. 60,0% 42,5% 47,5% 50,0% Il a bu de bière avant de prendre () vont. 40,0% 37,5% 45,0% 40,8% 7.2. À Curitiba, F... () maire a décidé d'affronter... 53,3% 32,5% 27,5% 37,8% posa bouteil sur () tab. 20,0% 20,0% 27,5% 22,5%.2.2 Tu as bel maison, mais () jardin est petit. 3,3% 0,0% 7,5% 3,6%..2...au cas où j'aurais mal à () tête. 0,0% 0,0% 0,0% 0,0% Moyenne 38,3% 33,% 35,0% 35,5% Nous observons que cinq cas sur huit entraînent taux moyen d'erreurs supérieur à 38%. C'est GN «bouteil» qui est au sommet erreurs avec taux moyen d'erreurs de 67,5%, même si s débutants ont mieux réussi que s deux autres groupes dans ce cas. Dans l'ensemb, on peut constater que ces erreurs de choix décot de l'emploi de l'artic indéfini, et que nous avons eu l'occasion de commenter dans partie précédente (cf , ), témoignent de difficulté qu'ont s étudiants o à prendre en considération dans l'emploi de l'artic contexte situationnel rge. C'est cas, par exemp, lorsque l'évocation de situation «vol» entraîne syntagme «s vours» même s'il n'a pas été question d'eux auparavant. Les apprenants sembnt méconnaître cette vaur d'emploi de l'artic défini, à l'exception du cas où l'association se isse plus faciment voir dans phrase même (maison / jardin) ou apparaît dans expression courante («mal à tête»).
114 Emploi D0 Cette vaur d'emploi est cel dans quel l'artic défini pluriel «s» désigne csse d'individus. El est employée à quatre reprises dans test et affiche taux d'erreurs moyen de 35,2% emplois. Les divers cas de D0 sont présentés dans tabau suivant : Tabau 32 Résultats détaillés erreurs de choix pour vaur d'emploi D0. Localisation Emploi attendu Débutants Intermédiaires Avancés Moyenne Je n'aime pas beaucoup (s) télégrammes. Il n'y a pas que (s) singes et s humains qui rient : s rats aussi! Il n'y a pas que s singes et (s) humains qui rient : s rats aussi! Moi, j'aime (s) crevettes,... 20,0% 45,0% 55,0% 40,0% 40,0% 40,0% 34,7% 38,2% 26,7% 35,0% 34,7% 32,% 46,7% 7,5% 27,5% 30,6% Moyenne 33,3% 34,4% 38,0% 35,2% Nous pouvons remarquer que taux moyen d'erreurs de D0 augmente d' niveau à l'autre. C'est devant GN «s télégrammes» que taux d'erreurs grimpe de façon spectacuire pour atteindre 55% chez s avancés. Le mauvais choix se fait à fois en faveur de l'artic partitif «de» et de l'artic indéfini, choix qui pourrait avoir été influencé par l'emploi de «beaucoup» (cf ). Dans s trois autres cas, par contre, c'est l'artic indéfini qui est employé alors que contexte exige plutôt «s» afin de renvoyer à toute csse humains, singes ou crevettes. Nous avons pu voir précédemment (cf ) que capacité apprenants à reconnaître vaur générique de l'artic défini varie selon s contextes.
115 Emploi IDl Avec cette vaur d'emploi, l'artic indéfini (,, ) renvoie à ou à entités qui ont existence actuel ou dont on pose l'existence comme actuel. Cette vaur apparaît dans 9 cas différents et occasionne taux moyen d'erreurs de choix de 33,7%. Voici s résultats détaillés pour chaque cas : Tabau 33 Résultats erreurs de choix pour vaur d'emploi IDl. Localisation Emploi attendu Débutants Intermédiaires Avancés Moyenne 6.3. Selon () étude publiée dans New Scientist,... 86,7% 62,5% 68,4% 72,5%.7. Sur () terrain vague près de Bagdad,... 60,0% 75,0% 75,0% 70,0% Les siffments aigus [...] ne seraient pas cris de détresse, [...], mais () rires. 60,0% 57,5% 67,4% 6,6% en emportant () forte somme d'argent. 60,0% 65,0% 47,5% 57,5% 7,5... Voilà () programme original et intelligent... 73,3% 52,5% 45,0% 56,9% Les siffments aigus [...]ne cris de détresse... seraient pas () 60,0% 50,0% 53,7% 54,6% 7, Curitiba : () expérience intéressante. 66,7% 32,5% 52,5% 50,6% en créant () réseau exempire de transport... 66,7% 45,0% 40,0% 50,6%.9.4 Ils sont enfuis à bord d'() hélicoptère... 60,0% 22,5% 35,0% 39,2%.9. (Un) vol spectacuire a eu lieu hier à Vientiane. 33,3% 2,5% 22,5% 9,4% 5. Tu as reçu () télégramme. 26,7% 5,0% 2,5% 8,% 5.3 Qu'est-ce qu'il v a? (Une) mauvaise nouvel? 3,3% 5,0% 25,0% 7,8%.. Je vais prendre () médicaments avec moi... 26,7% 5,0% 0,0% 7,2% 5.5 Je vais prendre () taxi. 6,7% 5,0% 20,0% 3,9% 5.4 Ils ont eu () accident de voiture. 33,3% 5,0% 2,5% 3,6%.2. Pierre a () bel maison,... 26,7% 2,5% 0,0% 9,7%.8. (Une) voiture me suivait. 3,3% 2,5% 5,0% 6,9% el était conduite par () homme grand et barbu. 3,3% 2,5% 2,5% 6,% 5.7 C'est () très bonne idée. 3,3% 0,0% 0,0% 4,4% Moyenne 42,% 28,3% 30,8% 33,7%
116 05 À l'examen de ce tabau, on constate que presque moitié cas affichent taux d'erreurs moyen très évé, c'est-à-dire de 40% et plus. Les débutants font plus de 60% d'erreurs pour s cas d'emploi en question, ce qui suggère haut degré de difficulté. C'est choix en faveur de l'artic défini qui est cause erreurs touchant cette vaur d'emploi. Cependant, dans l'autre moitié cas, taux d'erreurs moyen oscil entre 4 et 20%. Il est à remarquer que ces taux qui marquent plus grande réussite se produisent davantage dans phrases détachées que dans textes. Le choix correct de l'artic indéfini pourrait égament être facilité dans ces phrases par fait que l'idée d'icité () est souvent plus évidente (cf. télégramme, taxi, accident, etc.) que dans s premiers exemps du tabau. Parmi ces derniers, on remarque à deux reprises présence d' contexte «résumant» dans quel l'indéfini impose surtout l'idée d'exemprité : «Voilà programme» et «Curitiba : expérience» ( parmi d'autres). On peut aussi rapprocher «Selon étude publiée» et «Sur terrain vague» où, à l'inverse de ce qui était observé avec vaur D5, présence d' expansion adjectiva a peut-être favorisé choix du défini, entraînant ainsi très forte proportion d'erreurs pour cet emploi. Il sembrait important de sensibiliser s apprenants à ce type de contextes et d'éviter s indications déroutantes que l'on a revées dans grammaire de base qu'ils utilisent (cf. Annexe I et plus haut,.2) Emploi D9 Cet emploi véhicu vaur générique de l'artic défini singulier, c'est-à-dire comme désignant csse d'individus. El s'impose à cinq reprises dans test et
117 06 présente taux d'erreurs moyen de 24,8%. Ce qui nous pce donc du côté vaurs assez bien réussies. Les résultats détaillés pour cette vaur se trouvent dans tabau suivant : Tabau 34 Résultats détaillés erreurs de choix pour vaur d'emploi D9. Localisation Emploi attendu Débutants Intermédiaires Avancés Moyenne 6, (Le) rat dite sa rate. 26,7% 57,5% 50,5% 44,9% je n'aime pas () café. 46,7% 5,0% 42,5% 34,7% 4.4 Au Moyen Âge () sel était rare. 60,0% 0,0% 5,0% 28,3% , mais mon mari préfère () poisson. 3,3% 5,0% 7,5% 5,3% 4.5. (Le) sport est bon pour santé. 0,0% 0,0% 2,5% 0,8% Moyenne 29,3% 9,5% 25,6% 24,8% Néanmoins, on observe taux d'erreurs évé devant GN «rat», soit 44,9%. Ce sont s intermédiaires et s avancés qui en sont responsabs puisqu'ils présentent respectivement taux d'erreurs de 57,5% et 50,5% contre seument 26,7% chez s débutants. Ce cas se trouve dans titre du texte de l'exercice 7 et l'erreur consiste à employer l'artic indéfini. En fait, c'est ici l'appréhension du type de texte et de son contenu qui permet de choisir vaur générique. L'emploi de serait en effet possib si titre annonçait anecdote (fait divers, récit) se rapportant à individu ique (ex : «rat savant»). Par contre, devant «sport» vaur générique de l'artic défini singulier semb bien sentie puisque seuls quelques apprenants du groupe «avancé» ont fait mauvais choix. Par ailurs, l'erreur de choix se produit égament en faveur de l'artic partitif «du» ou «de» devant GN «café», qui a été commenté plus haut (cf ).
118 Emploi D3 C'est vaur d'emploi dans quel l'artic défini désigne ou entités abstraites non comptabs. El est introduite à trois reprises dans test et occasionne taux moyen d'erreurs de 6,%, ce qu'on peut donc considérer comme faib. Les détails sont présentés dans tabau suivant : Tabau 35 Résultats détaillés erreurs de choix pour vaur d'emplois D3. Localisation Emploi attendu Débutants Intermédiaires Avancés Moyenne 7,7 C'est de nous finament que dépend () de pnète. survie 3,3% 2,5% 30,0% 8,6% Le sport est bon pour () santé. 40,0% 7,5% 2,5% 6,7%.4.2 La pnète devient [...] ; () pollution en est cause. Moyenne 6,7% 25,0% 7,5% 3,% 20,0% 5,0% 3,3% 6,% II est peu surprenant de constater que devant GN «survie» taux d'erreurs est beaucoup plus évé chez s étudiants avancés (30%) que chez s deux autres groupes (3,3% et 2,5%). De même taux d'erreurs atteint par groupe intermédiaires dans troisième cas ( pollution) contraste fortement avec s résultats autres groupes. Ce nous montre sans doute qu'il est très diffici de cerner toutes s variabs qui interviennent au moment où l'apprenant fait choix d'artic Emploi D2 Dans cette vaur d'emploi, l'artic défini réfère à ou à entités notoires pour groupe d'individus. El apparaissait à deux reprises dans test, dans même phrase de surcroît :
119 08 «Demain, () président s'adressera à () popution américaine». Voici s résultats détaillés de cette vaur d'emploi : Tabau 36 Résultats détaillés erreurs de choix pour vaur d'emploi D2. Localisation Emploi attendu Débutants Intermédiaires Avancés Moyenne.3. () président 53,3% 5,0% 2,5% 23,6%.3.2 () popution 3,3% 5,0% 2,5% 6,9% Moyenne 33,3% 0,0% 2,5% 5,3% Nous observons que taux d'erreurs de l'ensemb est retivement bas, soit 5,3%. En plus, c'est avant tout chez s débutants et devant GN «président» qui se trouve au début de phrase (position ) que s erreurs, dues au choix de l'indéfini, sont particulièrement notabs. Cependant, on peut penser que réponse apprenants est guidée par position de l'artic (position ), ce qui expliquerait différence de réussite dans second emploi. Les apprenants ayant tendance à utiliser l'artic suivant l'ordre indéfini - défini, vaur «notoire» attachée aux noms «président» et «popution» n'est pas nécessairement critère plus décisif pour orienter choix débutants et intermédiaires Emploi D8 C'est vaur d'emploi dans quel défini renvoie à entités identifiabs par reprise informations mentionnées préabment dans contexte linguistique. A trois reprises, cette vaur apparaît dans test et ne donne lieu qu'à taux moyen d'erreurs très bas par rapport aux autres vaurs d'emploi, soit 0,9%.
120 09 Tabau 37 Résultats détaillés erreurs de choix pour vaur d'emploi D8. Localisation Emploi attendu Débutants Intermédiaires Avancés Moyenne 5.6 Veux-tu que j'appel () taxi tout de suite? 26,7% 5,0% 7,5% 9,7%.8.2 Une voiture me suivait. (La) voiture était noire... 20,0% 2,5% 7,5% 0,0% , () maire offre kilo de légumes,... 6,7% 0,0% 2,5%. 3,% Moyenne 7,8% 5,8% 9,2% 0,9% Ce tabau nous permet de constater que s apprenants se débrouilnt sans trop de difficultés avec cette vaur d'emploi. Ils sembnt bien saisir fonctionnement de l'anaphore en repérant reprise d' entité déjà mentionnée surtout lorsque ce se fait à l'intérieur d' texte suivi comme dans troisième phrase ( maire) Bin de l'analyse choix L'analyse choix en fonction de vaur d'emploi de l'artic nous montre que taux de réussite varie considérabment selon vaur impliquée. Selon s contextes, même vaur d'emploi peut égament donner lieu à résultats très différents. Les vaurs d'emploi s mieux réussies par s apprenants se rattachent toutes à l'artic défini. Il s'agit de vaur anaphorique (D8), de référence à entité notoire (D2) et à entité abstraite non comptab (D3). Les vaurs d'emploi qui sont source de difficultés concernent s autres vaurs de l'artic défini ainsi que l'indéfini et partitif. Pour ce qui est de l'artic défini, s vaurs problématiques impliquent référence à entité identifiab par contexte physique ou psychologique (D6), à entité ique (Dl) et à entité identifiab par association (D4) ou par ses expansions (D5). Il convient toutefois de rapper que l'épreuve n'offrait
121 0 qu' seul exemp pour s vaurs D6 et Dl. Il serait donc imprudent d'en conclure que s apprenants éprouvent de réels difficultés avec ces vaurs d'emploi. Quant à l'artic indéfini, c'est vaur de référence à l'existence virtuel (ID3) qui fait problème, mais vaur plus courante de l'indéfini (IDl) représente égament difficultés pour s apprenants dans partie contextes proposés. Finament, dans cas de l'artic partitif, vaur renvoyant à noms non comptabs (PI) paraît plus diffici. Le choix de l' ou l'autre artic par s apprenants est sans doute résultat de nombreux facteurs et de multips interactions intervenant entre ces facteurs. Néanmoins, s résultats qui précèdent suggèrent que certaines vaurs d'emploi sont mieux reconnues que d'autres par s apprenants. Nous allons maintenant observer si, dans s rédactions scripteurs, ce sont s mêmes vaurs d'emploi qui sont source de difficultés ou si on observe d'autres genres de problèmes que ceux rencontrés dans s exercices. 4.3 Les résultats rédactions En plus du test, nous avons égament demandé aux étudiants de rédiger court texte. Cette épreuve se présentait sous deux formes distinctes (cf. 3..4). La première, qui s'adressait aux étudiants débutants, consistait en récit sur sujet libre, alors que seconde, qui s'adressait aux étudiants intermédiaires et avancés, demandait d'écrire récit à partir d' scénario proposé (rencontre amoureuse). Nous avons revé s erreurs portant sur l'artic et s avons codées à partir de notre gril vaurs d'emploi. Nous n'avons cependant pas considéré s erreurs qui dépassaient s limites de l'artic, comme cels reliées à l'emploi d' autre déterminant ou impliquant préposition. Pour l'ensemb quinze textes retenus, qui avaient longueur d' page et
122 Ill demie à deux pages, nous avons revé total de 98 erreurs. Globament, on peut observer maîtrise assez bonne de l'emploi artics, particulièrement de vaur anaphorique (D8). Dans certaines copies, on remarque toutefois recours fréquent à pronoms anaphoriques, ce qui réduit nombre de groupes nominaux et, par conséquent, nécessité d'employer l'artic. Il est diffici de savoir s'il s'agit là d' stratégie d'évitement. En ce qui concerne s catégories d'erreurs, on retrouve, comme dans s exercices, erreurs portant sur choix, genre et nombre de l'artic. Les erreurs d'omission sont, comme on pouvait s'y attendre, plus fréquentes que dans s exercices. Finament, on rencontre aussi autre type d'erreurs qui consiste à utiliser l'artic là où il n'est pas requis («Ajout»). La répartition de ces différents types d'erreurs est présentée au tabau suivant. Tabau 38 Répartition erreurs dans s rédactions selon s différents types et en fonction du niveau apprenants. Catégorie d'erreurs Choix D/ID Débutants N % 2 (37,5%) Intermédiaires N % 4 (46,7%) Avancés N % 4 (38,9%) N 40 Total % (40,8%) Choix D ou ID/Part. 6 (8,8%) (3,3%) 6 (6,7%) 3 (3,3%) Genre 3 (9,4%) 0 (0,0%) 7 (9,4%) 0 (0,2%) Nombre 2 (6,3%) (3,3%) 2 (5,6%) 5 (5,%) Absence 6 (8,8%) 0 (33,3%) 2 (5,6%) 8 (8,4%) Ajout 3 (9,4%) 4 (3,3%) 5 (3,9%) 2 (2,2%) Total 32 (00%) 30 (00%) 36 (00%) 98 (00%) À l'examen de ce tabau nous observons que s erreurs de choix sont encore type d'erreurs plus fréquent (comme dans s exercices). Els représentent plus de 50% erreurs revées dans notre échantillon de rédaction. Cependant, ce qui est différent exercices est apparition assez fréquente
123 2 erreurs consistant à omettre l'artic ou à l'employer dans expressions qui ne l'exigent pas, comme on peut voir dans s exemps suivants : - «Depuis jour-là crocodi mange loup» (Début., copie 3) - «parce que deux oiseaux n'étaient pas même famil» (Début., copie 5) - «... il était lieu magnifique» (Inter., copie 5) Les erreurs de genre se trouvent alors au cinquième rang différentes catégories. Par ailurs, on note que même pour s textes qu'ils rédigent, s apprenants font peu d'erreurs sur nombre. Il semb ainsi que genre, en français, pose plus de difficultés que nombre. On peut d'ailurs noter que certaines erreurs de nombre concernent mot qui se termine par «-s» : - «el pense tous s temps à Paul» (Début., copie 2) - «je pensais tous s temps à lui» (Inter., copie 2) - «Un garçon me donne s menus» (Avan., copie 5) II peut être intéressant d'examiner dans quel mesure s erreurs de choix qu'on rencontre dans s rédactions se rapprochent de cels revées dans s exercices. Les résultats apparaissent au tabau suivant : Tabau 39 Occurrence d'erreurs dans s rédactions pour s différentes vaurs de l'artic selon niveau apprenants. Vaur d'emploi Débutants Intermédiaires Avancés Total N (%) ID (50,9%) P (24,5%) D (,3%) D4 3 5 (9,4%) D 0 2 (3,8%) Total (00%)
124 3 La vaur plus fréquemment impliquée concerne l'artic indéfini à réfèrent ayant existence actuel (ID), soit plus de moitié de toutes s erreurs. Le choix est entièrement fait ici en faveur de l'artic défini alors que contexte ne favorise pas. Voici quelques exemps de ce type d'erreurs : - «Tout à coup gros nuage est venu...» (Inter., Copie ) - «2 mois après, el a fait fête...» (Début., copie 4) - «El était mince et portait jupe pas très courte» (Avancé, copie 4) - «...il y avait beaucoup de pagode et il y avait beau paysage» (Inter., copie 4) On peut se rapper que cette vaur d'emploi faisait aussi problème dans s exercices, du moins pour partie contextes (cf ). En deuxième position, on retrouve partitif qui faisait égament problème dans s exercices. Ici, toutefois, s apprenants ont tendance à rempcer par l'artic défini (neuf fois sur treize) ou à employer seument «de». L'indéfini n'est pas utilisé. Voici quelques exemps de cette erreur : - «el aimait alr à pagode pour donner s nourritures aux bronzes (-bonzes)» (Début., Copie 4) - «II m'a donné thé tiède,...» (Avan., Copie ) - «il y avait quelque fois vent qui passait...» (A van., Copie 4) Finament, bien que moins nombreuses, s autres erreurs concernent s vaurs D5 (entité identifiab par ses expansions) et D4 (entité identifiab par connaissance d' autre entité déjà identifiée), ainsi que Dl (entité ique). En voici quelques exemps:
125 4 - «j'ai reçu nouvel mariage du Bomi» (Inter., copie 3) - «il a tourné sa tête vers moi» (Inter., copie 5) - «il y a 5 ans je suis allé visiter au Laos.» (Inter., copie 2) En somme, répartition catégories d'erreurs de choix dans s rédactions ressemb à ce que nous avons pu observer dans s exercices. On ne retrouve pas d'erreurs pour vaur D6 (entité identifiab par contexte physique ou psychologique interlocuteurs) qui figurait au premier rang dans cas exercices (cf. 4.2.), mais on peut penser que contenu textes produits ne favorisait guère ce genre d'emploi. La même explication vaut probabment pour s vaurs D0 et D9 (emploi générique). Il convient aussi de souligner qu'on n'a rencontré dans cet échantillon auc erreur dans l'emploi de l'artic défini à vaur anaphorique. En somme, s données que l'on obtient à partir rédactions ne remettent pas en cause portrait que nous avons tracé quant aux difficultés que l'emploi de l'artic pose aux apprenants otiens, si ce n'est que s erreurs de choix ou d'ajout se produisent davantage quand s étudiants produisent texte. 4.4 Bin de l'analyse et pistes didactiques Nous avons dans ce qui précède analysé s réponses que s apprenants ont fournies dans divers types d'exercices mettant enjeu l'emploi de l'artic en français. Cette analyse s'est faite en considérant d'abord l'ensemb erreurs pour chaque exercice, puis lien entre s vaurs d'emploi et s erreurs portant sur choix de l'artic. À ce se sont ajoutées observations sur textes écrits par s apprenants. L'ensemb de ces données nous permet d'apporter réponse aux questions que nous souhaitions écirer par ce travail : Observe-t-on amélioration performances en fonction du niveau apprenants? De quel nature sont s erreurs commises dans l'emploi de l'artic? Y a-t-il vaurs d'emploi de l'artic plus réussies ou plus problématiques que d'autres?
126 5 L'amélioration performances Dans cas exercices de choix, c'est chez s débutants que l'on trouve taux moyen d'erreurs plus évé par exercice tout comme par catégorie d'erreurs de même que pour pourcentage d'erreurs cumulées. Il y a diminution du taux d'erreurs chez s intermédiaires mais peu de progrès entre s intermédiaires et s avancés. Le taux moyen d'erreurs passe de 47% chez s débutants à 32% chez s intermédiaires et à 34% chez s avancés. Dans certains cas, il arrive que s intermédiaires réussissent mieux que s avancés. On peut égament noter que dans s deux derniers exercices qui sont constitués de textes, taux d'erreurs est partout évé et qu'il y a peu de différences entre s trois groupes. Pour ce qui est de l'exercice de type «production» (exercice 2), l'analyse réponses montre qu'il y a plus de constructions conformes à l'ordre attendu chez s intermédiaires et s avancés que chez s débutants. On remarque dans ce cas progrès constant d' groupe à l'autre. Mais pour ce qui est de l'exercice de type «justification de choix» (exercice 3), ce sont, assez curieusement, s débutants qui fournissent plus d'explications cohérentes. Finament dans s rédactions, on perçoit globament plus de maîtrise chez s étudiants avancés, même si ce ne se traduit pas nécessairement par taux moins évé d'erreurs. Mais nous n'avons pas ici considéré taux d'erreurs par rapport au nombre d'emplois ni compxité emplois. En somme, on ne peut pas parr de progrès systématiques pour l'ensemb mesures prises, mais l'amélioration est tout de même perceptib. Diverses raisons peuvent expliquer ce résultat. La supériorité dans certain nombre de cas du groupe intermédiaire peut dépendre du fait que s avancés, ainsi qu'on l'a déjà mentionné, se trouvent à toutes fins pratiques en dehors du cadre académique. Ils ne bénéficient donc pas comme s
127 6 intermédiaires d' enseignement continu susceptib d'entretenir ur compétence linguistique. De manière plus généra, choix de l'artic dépend de plusieurs facteurs et on ne peut exclure possibilité d'interactions diverses (aussi bien positives que négatives) entre contenus d'enseignement reçus et s tâches proposées. Par ailurs, il est possib que certaines erreurs soient à considérer comme erreurs «d'experts» (els ne surviennent que pour apprenants plus sensibs à diverses nuances de ngue) alors que d'autres demeurent erreurs de «novices». Nature difficultés Les résultats montrent que nos étudiants ont commis plusieurs types d'erreurs dans l'emploi de l'artic : erreurs de choix, de genre, de nombre et d'absence. Toutefois, ce sont s erreurs de choix qui dominent aussi bien dans s exercices que dans s rédactions puisqu'els représentent plus de 80% erreurs dans premier cas et plus de 50% dans second. La plupart exercices mettaient enjeu l'opposition défini / indéfini. Il ressort cependant que s erreurs de choix impliquent égament partitif. Les apprenants ont du mal à distinguer s différents emplois de ces artics, notamment lorsque c'est recours au contexte qui permet de décer vaur attendue. On a ainsi vu que taux moyen d'erreurs est en général plus évé lorsque s apprenants avaient affaire à texte que lorsqu'ils avaient à traiter phrases détachées. En dehors erreurs de choix, genre de l'artic est égament source fréquente d'erreurs. Les marques de pluriel, par contre, sembnt plus facis à maîtriser aussi bien en rédaction que dans s exercices. Comme on pouvait s'y attendre l'omission de l'artic se produit plus fréquemment dans s rédactions que dans s exercices, en particulier dans groupe intermédiaires où el représente tiers erreurs revées. L'erreur inverse qui consiste à utiliser l'artic dans syntagmes où il n'est pas requis apparaît égament dans s rédactions
128 7 (cf. 4.3). Dans ce cas, s groupes se distinguent peu si ce n'est que cette erreur est plus faibment représentée chez s débutants. On peut penser que s expressions et s contextes syntaxiques dans squels apparaît l'artic zéro sont plus susceptibs d'être utilisés à mesure que s capacités d'expression apprenants se développent. Il faut du temps pour maîtriser s divers cas d'emploi et de non-emploi de l'artic en français. Les erreurs observées chez s apprenants sembnt donc principament liées à compxité du fonctionnement de l'artic en français et à subtilité de ses vaurs d'emploi. Mais en outre, on peut penser que s apprenants ont intégré ou surgénéralisé certains schemes de constructions dans l'emploi artics. Ainsi, dans s exercices où ils doivent former phrase, ils emploient majoritairement l'artic défini dans groupe nominal sujet et l'indéfini (ou rien) dans groupe attribut, comme dans : «Le cuivre est () métal». De même, s apprenants évitent s structures de type «Le (N) est (N)» tout comme «Un (N) est (N)». Par contre, dans d'autres constructions (phrases d'exercice ou texte), ils sembnt influencés par schéma typique où l'on trouve en succession l'artic indéfini + l'artic défini anaphorique {Un homme entra (...). L'homme se dirigea vers guichet.). En somme, on peut faire l'hypothèse qu'au moment d'employer artic, s apprenants otiens sont influencés non seument par ur connaissance (plus ou moins implicite) vaurs d'emploi artics et ur capacité à traiter l'information fournie par contexte linguistique ou situationnel, mais égament par s constructions syntaxiques dans squels figure l'artic. Il s'agit là d' résultat intéressant dégagé par notre recherche. Difficulté retive vaurs d'emploi En dépit limites de notre épreuve, en particulier du fait que s vaurs d'emploi ne sont pas toutes représentées plusieurs fois, il ressort de nos données que s diverses vaurs de
129 8 l'artic ne présentent pas toutes même degré de difficulté pour s apprenants. Du côté de l'artic défini, on constate que s vaurs qui font problème concernent s cas où réfèrent du nom est identifiab soit en raison du contexte physique ou psychologique (D6), soit par s expansions du nom (D5), soit par association (D4) ou, encore, du fait qu'il représente entité ique (Dl). Ces difficultés sont souvent plus marquées chez s débutants (cf. D6 et D5), mais els peuvent aussi apparaître persistantes, pour partie cas du moins. C'est sur ces mêmes vaurs que se produisent s erreurs dans s rédactions. En revanche, vaur anaphorique de l'artic défini (D8) est mieux réussie aussi bien dans s exercices que dans s rédactions, et, à moindre degré vaur de défini «notoire» (D2) et son emploi devant noms abstraits non comptabs (D3). Alors qu'on s'y attendait moins, l'artic indéfini pose égament nombre de difficultés aux apprenants. Son emploi avec nom à référence virtuel a entraîné haut taux d'erreurs en particulier chez s intermédiaires. Même dans ses emplois s plus courants, s apprenants lui ont souvent préféré l'artic défini ou même l'artic partitif, du moins dans partie contextes où il apparaissait. Chez s débutants, s erreurs concernant l'indéfini sont plus généralisées. Nos résultats suggèrent par ailurs que vaur générique de l'artic indéfini est peu reconnue par s apprenants et que ur connaissance conditions d'emploi de cet artic manque de précision. Ainsi cet artic est souvent associé à l'idée de «non connu» (plutôt que de non identifiab par tinataire) ou à position première dans phrase comme montre revé justifications données dans l'exercice 3. Finament, l'emploi du partitif apparaît comme source de difficultés majeures pour s apprenants, et ce aussi bien dans s exercices que dans s rédactions. Les apprenants utilisent souvent l'artic défini ou l'indéfini à sa pce, mais dans s exercices il est apparu que son maniement s'améliorait chez s intermédiaires et s avancés.
130 9 De l'ensemb de ces données, il nous paraît maintenant possib de dégager certaines pistes pour l'enseignement qui pourraient aider à améliorer maîtrise artics chez s étudiants otiens. Pistes didactiques II est avant tout nécessaire de se fonder, comme nous l'avons nous-même fait pour notre étude, sur cription rigoureuse règs qui gouvernent l'emploi de l'artic en français. Ainsi, il convient de dépasser opposition trop simpliste comme cel de connu I non connu pour contraster l'emploi artics défini / indéfini. Une analyse plus précise de l'artic doit tenir compte du cadre de renonciation et permettre aux apprenants de comprendre que ce dont il s'agit, c'est de possibilité pour tinataire d'identifier réfèrent auquel renvoie nom. Il importe ensuite de s amener à reconnaître s différentes conditions où cette identification est possib. De même, dans cas de l'artic indéfini, il est important de faire connaître aux apprenants s diverses conditions d'emploi de ce déterminant, comme sa vaur de référence virtuel et sa vaur générique. Bien entendu, cette compréhension du fonctionnement de l'artic doit d'abord être bien intégrée par s professeurs si l'on veut qu'ils puissent proposer aux étudiants activités appropriées. Sur pn démarches, nous pensons d'abord qu'il convient de faire plus de pce à enseignement systématique de grammaire en csse de ngue, compte tenu limites aujourd'hui reconnues d' approche commicative stricte (Germain et Séguin, 995). Dans cette optique, s enseignants auraient intérêt à s'inspirer d'approches qui favorisent l'apprentissage de grammaire dans contextes riches et authentiques (Celce-Murcia, 995) et qui font appel à l'intuition linguistique apprenants et encouragent ur réfxion sur ngue (Besse et Porquier, 984).
131 20 Ainsi, il importe d'amener s apprenants à observer fonctionnement de l'artic dans textes authentiques en ur donnant l'occasion de commenter s différents emplois, plutôt que de s'en remettre à exercices répétitifs sur phrases décontextualisées. Parallèment, il s'agit de faire découvrir progressivement aux étudiants s notions sémantiques impliquées dans système de l'artic en français, en partant oppositions s plus fondamentas pour aboutir à cels qui sont plus subtis. L'enseignement devrait ainsi amener s apprenants à saisir lien entre choix de l'artic (défini / indéfini) et mécanisme référentiel en observant s différentes conditions où tinataire est en mesure ou non d'identifier réfèrent auquel renvoie nom. De même, s apprenants devraient avoir l'occasion d'observer et d'employer l'artic en contrastant vaurs comme «entité notoire / parmi d'autres» (ex. : président / président), «générique / spécifique» (ex. : / 'éléphant est pachyderme / éléphant a été acheté par zoo...), «nom + expansion / nom», et ainsi de suite pour s différentes vaurs. Dans cas du partitif, il s'agirait de sensibiliser s étudiants à l'opposition comptab / non comptab (prendre café /je bois du café) et à possibilité de l'emploi générique (j'aime café /je bois du café). On pourrait ici s'inspirer avec profit suggestions que Celce-Murcia et Larsen-Freeman (983, chap. 4) présentent pour l'apprentissage de l'artic en angis (en veilnt, bien entendu, à s adapter au système du français), avec activités qui peuvent se réaliser à l'oral ou à l'écrit. À suite de productions écrites, d'exercices d'emploi ou de traduction, on devrait égament favoriser activités qui demandent aux apprenants de justifier ou d'expliquer s choix qu'ils ont faits. S'il faut viser à enseigner s vaurs et l'utilisation de l'artic dans contextes riches qui permettent de saisir s variabs sémantiques et pragmatiques enjeu, il convient égament de porter attention à dimension syntaxique. Il faut éviter d'exposer s apprenants à contextes phrastiques stéréotypés, mêmes dans s premières phases de l'enseignement. En particulier, il est important de faire voir aux apprenants s différentes possibilités de séquences artics défini et indéfini. L'enseignement donné actuelment semb encourager l'association entre l'emploi de l'indéfini et position du nom en début
132 2 de phrase, comme suggèrent s justifications données par s étudiants dans notre test (voir l'annexe V). Il faut aussi attirer l'attention apprenants sur certaines constructions comme coordination de deux SN, où l'on trouve normament même type de déterminant (ex. : J'aimerais avoir chat ou chien). De façon plus généra, nous devons amener l'étudiant à aborder phrase dans sa totalité, plutôt que de traiter comme succession de syntagmes. Finament, il nous semb essentiel de permettre aux apprenants de verbaliser ur compréhension vaurs de l'artic et de ses conditions d'emploi. Cet aspect du français représentant comme on sait source notab de difficultés pour apprenants o, dont ngue est si différente du français, il est d'autant plus important de travailr à développer ur intuition linguistique à l'égard du système déterminants. Il faut donc veilr à ce que climat de csse encourage s étudiants à exprimer urs conceptions et que l'enseignant s aide, éventuelment, à s confronter aux faits. C'est ce qui peut ur permettre de préciser ur compréhension du fonctionnement de l'artic et de faire progresser. En somme, compxité de l'artic en français commande présentation rigoureuse, dans contextes significatifs compts et qui tient compte indices aussi bien syntaxiques que sémantiques qui peuvent orienter compréhension apprenants. Un enseignement efficace de grammaire exige égament qu'on soit attentif au processus de construction progressive connaissances que réalise l'apprenant.
133 CONCLUSION
134 23 CONCLUSION Le présent travail consistait à rever et à analyser s erreurs touchant l'emploi de l'artic dans productions écrites d'étudiants otiens de français ngue étrangère. Cette étude avait pour objectifs pricipaux de mieux comprendre nature difficultés recontrées par s apprenants dans maniement de l'artic, de voir dans quel mesure progrès sont observabs quand on compare groupes d'apprenants de niveaux différents et, à lumière résultats obtenus, d'identifier pistes didactiques susceptibs de faciliter l'apprentissage de cet aspect du français par apprenants otiens. En nous appuyant sur criptions linguistiques du fonctionnement de l'artic, notamment l'ouvrage de Corblin (987) et synthèse de Riegel, Pelt et Rioul (994), nous avons proposé portrait d'ensemb différentes vaurs rattachées à l'emploi du défini, de l'indéfini, et du partitif. Cette cription nous a servi de gril pour analyser notre corpus, quel était constitué de 95 copies d' épreuve écrite et de 5 rédactions provenant de trois groupes d'étudiants du Département de Français de l'université Nationa du Laos. L'analyse de ces données montre que s apprenants commettent plusieurs types d'erreurs dans l'emploi de l'artic : erreurs de choix, de genre, de nombre, absence de l'artic ou ajout là où il n'est pas requis. Cependant, dans l'épreuve comme dans s rédactions, ce sont s erreurs de choix qui prédominent nettement. Par ailurs, l'amélioration performance est visib entre s débutants et s deux autres groupes, mais el est générament faib ou inexistante entre groupe intermédiaires et celui
135 24 avancés. De manière généra, s difficultés que s apprenants éprouvent quant au choix de l'artic apparaissent persistantes d' niveau à l'autre en particulier lorsqu'ils font face à textes comparativement à phrases détachées. Une analyse de ces erreurs de choix, à lumière de synthèse du fonctionnement de l'artic que nous avons faite, nous a permis de repérer s vaurs d'emploi s mieux réussies par s apprenants otiens et cels qui sont moins. Les premières se rattachent toutes à l'artic défini : vaur anaphorique, référence à entité notoire et référence à entité abstraite non comptab. Cependant, s vaurs d'emploi sur squels s étudiants trébuchent plus souvent sont cels qui concernent s autres vaurs de l'artic défini ainsi que cels de l'indéfini et du partitif. Pour ce qui est du défini, il s'agit vaurs impliquant référence à entité identifiab par contexte physique ou psychologique (D6), à entité ique (Dl) et à entité identifiab par association (D4) ou par expansion (D5). Quant à l'artic indéfini, c'est surtout vaur de référence à l'existence virtuel (ID3) qui fait problème. Finament, dans cas de l'artic partitif, vaur renvoyant à noms non comptabs (PI) paraît plus diffici. Le degré de difficultés de certaines de ces vaurs a été confirmé par s textes que s étudiants ont euxmêmes rédigés. Enfin, il ressort de nos données que s apprenants sont influencés dans choix de l'artic par construction typique dans quel artic indéfini apparaît en début de phrase suivi, plus loin, par défini anaphorique. La surgénéralisation de ce schéma amène s apprenants à associer étroitement l'emploi de à position dans phrase et à éviter l'emploi du défini sauf lorsque vaur générique de ce dernier est en cause. Compte tenu de l'absence d'étu sur sujet, ce travail se vouit avant tout exploratoire et il comporte nécessairement plusieurs limites. En premier lieu, l'instrument de mesure utilisé, l'épreuve écrite, demeure retivement grossier. D' part, il ne permettait pas de sonder totalité vaurs d'emploi de l'artic ni d'obtenir
136 25 représentation équivante de chaque vaur. C'est pourquoi s résultats obtenus doivent avant tout être considérés en termes de tendances. D'autre part, il y aurait sans doute pce pour l'amélioration, du point de vue syntaxique ou sémantique, de certaines questions adressées aux apprenants. Néanmoins, nous pensons que l'épreuve écrite a permis de sonder et de comparer plus faciment s performances apprenants que ne fait rédaction. Dans ce dernier cas, possibilité d'évitement de certaines structures et présence d'autres problèmes associés au maniement déterminants (comme l'emploi prépositions) rend l'analyse beaucoup plus délicate. Ce nous amène à signar seconde limite de notre étude qui tient dans fait que nous n'avons pas considéré exhaustivement toutes s particurités de l'emploi de l'artic en français. Ainsi l'effet de négation et de l'emploi prépositions n'a pas été retenu. Or il est probab, comme suggère s rédactions analysées, qu'il s'agit là d' zone de difficultés importantes. Une étude plus complète devrait donc s'attacher égament à l'emploi de l'artic dans ces contextes syntaxiques particuliers. En troisième lieu, finament, nous pensons qu' analyse plus approfondie du maniement de l'artic par apprenants otiens aurait avantage à considérer portrait global réponses fournies dans séquence donnée (phrase ou texte). Dans bien cas, en effet, il nous est apparu que choix d' artic pouvait conditionner choix subséquent et ainsi de suite. Cet aspect a été abordé à travers l'examen du taux d'erreurs en fonction de position artics défini et indéfini, mais il pourrait constituer piste d'investigation plus importante et permettre, éventuelment, de dégager profils individuels. En dépit de ces limites que présente notre étude, nous pensons qu'el est de nature à écirer s difficultés que s apprenants otiens éprouvent dans maniement de l'artic en français. Les données qui ressortent de notre analyse constituent à nos yeux informations utis pour s enseignants soucieux de favoriser l'apprentissage de urs
137 26 élèves. Ces résultats pourront dans certains cas venir confirmer impressions ou observations de l'enseignant; dans d'autres cas, ils pourront lui servir de gril pour comprendre autrement s difficultés ou s erreurs apprenants et trouver moyens d'y remédier. Nous pensons égament que s pistes didactiques auxquels notre analyse nous a conduit peuvent améliorer l'efficacité de l'enseignement actuel, qu'il s'agisse de fonder l'enseignement de ngue sur criptions linguistiques plus rigoureuses, de faire rge pce au travail sur s textes plutôt que de s'en remettre aux exercices mécaniques sur phrases détachées, ou d'encourager s apprenants à verbaliser urs conceptions afin de s confronter aux faits et de s faire évoluer.
138 BIBLIOGRAPHIE
139 28 BIBLIOGRAPHIE BESSE, H. et PORQUIER, R. (984), Grammaires et didactique ngues, Hatier, Credif. BOULARÈS, M. et FRÉROT, J.-L. (997), Grammaire progressive du français : avec 400 exercices : niveau avancé, Paris, Clé international. CELCE-MURCIA, M. (995), Learning and teaching LI and L2 grammar : many differences but also some simirities, Revue de l'acla, vol. 7, 2, p CELCE-MURCIA, M. et LARSEN-FREEMAN, D. (983), The grammar book, An ESL/EFL teacher's course, Rowy, Mass., Newbury House Publishers. CHEVALIER, J.-C. (966), «Éléments pour cription du groupe nominal. Les prédéterminants du substantif», Le Français moderne n 4, p CORBLIN, F. (987), Indéfini, défini et démonstratif : constructions linguistiques de référence, Genève, Droz. DELATOUR, Y., LÉON-DUFOUR, M., MATTLÉ, A. et al. (99), Grammaire du français : cours de civilisation française de Sorbonne, Paris, Hachette. DENIS, D. et SANCIER-CHATEAU, A. (994), Grammaire du français, Paris, Livre de Poche. DOMINIQUE, P., GIRARDET, J., et VERDELHEN, M. (988), Le Nouveau Sans Frontières : méthode de français, Paris, Clé international. DUBOIS, J. (994), Dictionnaire de linguistique et sciences du ngage, Paris, Larousse. GARDES-TAMINE, J. (988), La grammaire / 2, Syntaxe, Paris, Armand Colin. GENEVA Y, E. (994), Ouvrir grammaire : interlocuteur, énoncé, commication, phrase, Lausanne, Loisirs et Pédagogie.
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141 ANNEXE I Extrait de DELATOUR, Y., LÉON-DUFOUR, M., MATTLÉ, A. et al., Grammaire du français : cours de civilisation française de Sorbonne, Paris, Hachette, 99.
142 Les artics. La poste ferme à 9 heures. 2. J'ai bonne idée. 3. Vouz-vous do pain? L'artic est déterminant gui s'accorde en genre et en nombre avec nom qu'il précède; il y a trois sortes d'artics : l'artic défini () l'artic indéfini (2) l'artic partitif (3) M M A I R E L'artic défini p. 08 L'artic indéfini p, L'artic partitif p. 2 Vaurs comparées trois artics p. 3 Les artics indéfinis et partitifs dans phrase négative p. 5 Omission artics indéfinis et partitifs p. 7 Omission trois artics p. 9 Les artics 07
143 VARTICLE DÉFINI 3. Lorsque nom est déterminé fx proposition subordonnée retive (), complément de nom (2), ou contexte (3) : - Le voyage que e devais faire a été annulé. () - Le prochain voyage du pape aura lieu au printemps. (2) - Nous sommes allés en Italie en voiture ; voyage a été peu long. (3) Renvoi Voir dans ce chapitre p. 3- M. On emploie donc l'artic défini devant :. Formes livre tab Masculin singulier s livres * s tabs Féminin singulier Masculin et féminin pluriel s s noms géographiques > l'europe, Suède. l'ouest, l'océan Atntique, Nil, s Alpes, Normandie, etc. s peups et s ngues s Italiens, s Grecs, etc. chinois, l'hébreu, etc. Remarque On ne met pas d'artic devant certains noms de pays : Cuba, Israël, Madagascar, Chypre, etc.. Devant voyel ou * muet : -» I' l'arbre, l'homme - I' l'iversité, l'heure 2. L'artic se contracte avec s prépositions à et de : à + au Nous allons au cinéma, à + s aux II par aux enfants, de + - du La tab du salon, de + s Les feuils arbres. 2. Emploi On emploie l'artic défini. Lorsque nom désigne personne ou chose connue ou ique : - Le Soil écire Terre. - La tour Eiffel a été construite en Lorsque nom a vaur généra : - L'argent ne fait pas bonheur. - J'aime beaucoup jazz. - Ils habitent à campagne. Attention! Bp'y s pas d'éfcion devait h sspw: héros, hauteur. s saisons. date et s fêtes l'hiver, printemps, l'été, l'automne 5 mars, ldi 5 mai Toussaint, jour de l'an, etc. (mais Noël et Pâques) s titres Président, reine, Premier ministre, général Dupont, professeur Dubois, etc. s noms de famil s Martin (Attention! nom ne se met pas au pluriel) s couurs vert, bnc, etc. supertif plus connu, plus petite, etc. pour exprimer mesure 0 francs kilo, 20 francs mètre. 5 francs litre, 90 km à l'heure, etc.» Remarques. On ne met pas d'artic devant s noms mois : - Sspremtveestmoisde rentrée csses. 2. Devant nom de temps. l'artic défini exprime l'habitude : - Je joue au tennis ldi. (= tous s ldis)» Remarque - Acheter Van Gogh (= acheter tabau de Van Gogh) - Jouer du Debussy (= jouer de musique de Debussy) 08 LE G R O U P E D U N O M ET L E S P R O N O M S Les artics 09
144 CAS PARTICULIER L'artic défini s'emploie devant s noms parties du corps à pce de l'adjectif possessif lorsque retion entre partie du corps et possesseur est évidente : - Cei enfant a s cheveux blonds et s yeux bus. - El a souvent mal à tête. - Il écrit de main gauche. - Il marchait dos courbé, s mains derrière dos. L'ARTICLEINDEFINI C'est cas égament : lorsque retion de possession est indiquée par uu verbe pronominal - Lave-?o/s mains! - Il s est coupé doigt. lorsque possesseur est indiqué par pronom indirect - On lui a marché sur pied. - lima pris main.. Formes livre tab Masculin singulier -* livres tabs Féminin singulier Masculin et féminin pluriel 2. Emploi On emploie l'artic indéfini :. Lorsque nom désigne personne ou chose non identifiée. - Nous avons invité amis à dîner. - Ils ont vil sur Côte d'azur. 2. Lorsque nom est particurisé par adjectif ( ), complément de nom (2) ou subordonnée retive (3). - C'est paysage magnifique. () - C'est paysage d'hiver. (2) - C'est paysage qui fait rêver. (3) Renvoi Voir dans ce chapitre p CAS PARTICULIER Lorsque nom pluriel est précédé d' adjectif, est rempcé parie. - J'ai acheté roses rouges. - J'ai acheté de jolies roses rouges. Mais l'artic est conservé lorsque groupe adjectif + nom est considéré comme nom composé: petits pois, jes gens, petites annonces, grands magasins, petites fils, petits fours, etc. Remarque Dans ngue parlée, on a tendance à conserver l'artic : - Il 3 eu bonnes notes à l'examen. 0 LE CROIPE DU NOM ET LES PRONOMS Les anks
145 L L'ARTICLE PARTITIF VALEURS COMPARÉES DES TROIS ARTICLES. Formes Masculin singulier du Féminin singulier delà du pain, de monnaie Devant voyel ou h muet : du del' de l'argent de -* del' de l'eau, de l'hui DIFFÉRENCE ENTRE L'ARTICLE DÉFINI ET L'ARTICLE INDÉFINI Comparez :. II y a musée près d'ici ; c'est musée d'orsay. (non identifié) (identifié) 2. - Le bruit est problèmes de vie moderne. (= bruit en général) - J'ai entendu bruit dans couloir. (= bruit en particulier) 2. Emploi On emploie l'artic partitif devant nom concret ou abstrait pour indiquer quantité indéterminée, partie d' tout qu'on ne peut pas compter. - Je prends toujours du thé au petit déje' - Il a gagné au loto. Il a eu de chance. - Je vais chercher de l'argen; à bancue. Remarques. J'ai mangé épinards. Ici, est considéré comme ur. artic partitif. 2. Avec verbe faire, on emploie fréquemment l'artic partitif : faire du sport, du yoga faire du violon, de guitare... faire étu, du droit... faire du Théâtre de politique C'est voiture qui tient bien route. (- parmi d'autres) - C'est voiture que je viens d'acheter. (= ma voiture) - De nos jours, on prend beaucoup l'avion. (= en général) - Je prends touiours avion de cette compagnie. (= parmi d"autres) - Il est arrivé dimanche. (= en particulier) - Le dimanche, il joue au golf. (- tous s dimanches) - Le vert es; ma couur préférée. (= en général! - La mer était d' vert éctant. (= en particulier) '"Remarque Devant s noms de parties du corps, l'artic indéfini apporte nuance d'appréciation : - Cette petite fil a s cheveux frisés (constatation) - Cette petite fil a cheveux superbes et de jolis yeux. (appréciation) 2 LE G R O U P E D l N O M E T L E S P R O N O M S Les artics 3
146 DIFFÉRENCE ENTRE L'ARTICLE DÉFINI, INDÉFINI ET PARTITIF Un même nom peut être précédé de chac trois artics s'il appartient à catégorie noms non comptabs, comme : soil, neige, pluie, vent, etc. viande, it, vin, etc. patience, courage, force, énergie, etc. argent, or, fer, etc. - L'eau est indispensab à vie. (= en général) - Cette source donne eau très pure. (= caractère particulier donné par l'adjectif) - Je voudrais de l'eau, s'il vous pît. (= quantité indéterminée) - Le courage est qualité mora. - Il a montré grand courage dans cette situation. - Il faut du courage pour se ver à 5 heures tous s matins! - Le russe est ngue diffici à apprendre. - Quel fist cette ngue? C'est du russe. - El par russe excelnt. I Attention! Ne confondez QBS : f artic défini contracté (de+) - J'ai mangé dufromagede hèrâjjàhs) - «n'aime pas l'odeur du fromage, (dette) 2.rfm.-articWé6n>et. artk* défini contracté (o> +») : - Je vois prendre vacances p - Je me souviens merveiluses vacances qua nous avons passées «n Dotriogne. (de fies) LESARTICLES INDÉFINIS ET PARTITIFS DANS LA PHRASE NÉGATIVE. Après verbe à forme négative, l'artic indéfini et l'artic partitif sont rempcés par de : du delà del' ne... pas ne... plus ne... jamais + DE J'ai fait gâteau. -* Je n'ai pas fait de gâteau. Je fais encore fautes. Je ne fais plus de fautes. Je fais souvent de gymnastique. -* Je ne fais jamais de gymnastique. Mais on ne modifie pas l'artic quand on veut opposer deux noms : - N'achetez pas de margarine, achetez donc du beurre! - Je ne prendrai pas gce à vanil mais sorbet au cassis. Remarque Sans a vaur négative. Il y a donc modification de l'artic : - Il est sorti en faisant du bruit. II est sorti sans faire de bruit. > quand a sens de seul : El était intimidée; el n'a pas dit mot. après verbe être : C'est voiture japonaise. -» Ce n'est pas voiture japonaise. Ce sont remarques intéressantes. -* Ce ne sont pas remarques intéressantes. Quand j'étais au lycée, je n'étais pas bonne élève. H4 LE GROUPE DU NOM ET LES PRONOMS Les artics 5
147 2. Après ni... ni, l'artic est omis : - Il boit quelquefois de l'alcool : du vin, de bière, apéritifs. -» II ne boit jamais d'alcool : ni vin. ni bière, ni apéritifs. - El avait frères et sœurs. - El n'avait ni frères ni sœurs. - Nous avons reçu coup de téléphone e; nre de Jean. Nous n'avons reçu ni coup de téléphone ni ttre de Jean. Mais on peut dire égament : pas de... ni de... : - Il ne boit pas de vin ni de bière. - El n'a pas de frères ni de sœurs. - Nous n'avons pas reçu de coup de téléphone ni de ttre de Jean. Attention! On maintient f artic défini : - Il n'aime nitevin ni bière. OMISSION DES ARTICLES INDÉFINIS ET PARTITIFS m DEVANT UN NOM PRÉCÉDÉ D'UNE EXPRESSION DE QUANTITÉ L'artic indéfini et l'artic partitif sont omis. beaucoup ae trop de autant de peu de plus de assez de moins de etc. - Il y a beaucoup d arbres fruitiers dans ce jardin. - J'ai plus de travail que l'année dernière. kilo de heure de morceau de bouteil de tranche de paquet de goutte de etc. "Attention! On peut dire beaucoup (de + tes) s jenom est déterminé : - Beaucoup dés artns fruitiers que j'ai pntés ont sabbert du froid. - Je voudrais quatre tranches de jambon, s'il vous pît. - J'ai acheté dix mètres de tissu pour faire rideaux. APRÈS LA PRÉPOSITION «DE» L'artic indéfini pluriel et l'artic partitif sont omis. de + du de + delà de + del' de + - Le ciel est couvert de nuages. - Cette bouteil est pine d'eau. - Faute de temps, je ne suis pas allé à poste. - Ce magasin est fermé en raison de difficultés financières. Mais l'artic indéfini singulier est conservé : - J'ai besoin d' dictionnaire. - Leur maison se trouve près d' bel église romane. 6 LE GROUPE Dl NOM ET LES PRONOMS Les artics 7
148 T APRÈS LA PRÉPOSITION «SANS» L'artic indéfini et l'artic partitif sont omis devant nom. - El est sans travail actuelment. - Je prends toujours mon café sans sucre. Remarque Lorsque a sens de seul, on maintient l'artic : - Il est parti sans mot de remerciement. OMISSION DES TROIS ARTICLES m DEVANT UN NOM ATTRIBUT DÉSIGNANT UNE PROFESSION L'artic indéfini est omis. - Madame Lévy est professeurd'angis. - Il est devenu directeurûe banque où il travail depuis dix Renvoi Pour maintien de l'artic devant nom de profession, voir chapitre 6 sur s démonstratifs, p. 28. m DEVANT LE COMPLÉMENT DE NOM INTRODUIT PAR «A» OU «DE» On n'emploie pas d'artic lorsque complément de nom sert à préciser sens de ce nom. PRÉPOSITION DE carte de géographie, de visite, d'étudiant, d'identité... sal de csse, de cinéma, d'attente, de bains... ticket de métro, idée de génie, ami d'enfance, agence de voyages, race de chiens, pommes de terre, etc. Comparez : arrêt d'autobus (n'importe quel autobus) l'arrêt de l'autobus 9 ( 9) clés de voiture (n'importe quel voiture) tes clés de voiture de Sophie récit de voyage récit du voyage de M. Martin au Tibet PRÉPOSITION À - couteau à pain ( couteau pour couper pain) corbeil à papiers brosse à dents panier à provisions Remarque On conserve l'artic défini lorsque à a sens de avec : gce à vanil ; tarte au citron; pain au chocot; de peinture à l'hui; etc. AUTRES CAS D'OMISSION DE L'ARTICLE. Dans s enumerations : - Tout est en solde dans ce magasin : jupes, pantalons, chemisiers, vestes, manteaux. - Le musée Picasso présente de nombreuses œuvres de l'artiste : peintures, sculptures, sins, colges. 8 LE G R O U P E D l N O M ET L E S P R O N O M S Les artics 9
149 2. Dans s annonces, s titres de journaux et de lines... : «Maison à vendre», «Vionts orages dans Midi», Livre de grammaire, Cahier d'exercices, etc. 3. Dans certaines locutions verbas : avoir envie, avoir besoin, faire attention, rendre service, etc. 4. Après certains verbes : changer d'avis, se tromper de direction, etc. \ Après certaines prépositions : en été, par terre, à pied, en or, sans issue, avec pisir, etc. DITES \e livre de professeur. / Je\yais à s États-Unis. / Je rvai pas amis. / Je n'ai pas de l'argent./ Il n'a pas du travail. / Je n'aimkpas de care. Voilà bels pkotos. Voilà autres/livres. Il y a beaucouy étudiants. Je t'appelrai Nldi prochain. / \ Je voudrais verrfe de l'eau. El porté manteairbu. El a fermé ses yeux. \ Je sois étudiante. \ II est sorti sans parapluie. /ai besoin du temps pour..\ Le livre du professeur. Je vais aux États-Unis. Je n'ai pas d'amis. Je n'ai pas d'argent. Il n'a pas de travail. Je n'aime pas café. Voilà de bels photos. Voilà d'autres livres. Il y a beaucoup d'étudiants. Je t'appelrai ldi prochain. Je voudrais verre d'eau. El porte manteau bu. El a fermé s yeux. Je suis étudiante. Il est sorti sans parapluie. J'ai besoin de temps pour L E G R O U P E D U N O M ET L E S P R O N O M S
150 ANNEXE II L'épreuve écrite.
151 40 Nom et prénom : Csse : Date : I. Complétez s phrases suivantes avec,, s ou,,.. Je vais prendre médicaments avec moi au cas où j'aurais mal à tête. 2. Pierre a bel maison, mais jardin est petit. 3. Demain, président s'adressera à popution américaine. 4. pnète devient de plus en plus chaude; pollution en est cause. 5. Mon père aimerait avoir chien ou perroquet. 6. Ne fais pas trop de bruit! enfants dorment. 7. Sur terrain vague près de Bagdad, enfants jouent au football sans se soucier du bombardement. 8. J'ai fait rêve : voiture me suivait. voiture était noire et el était conduite par homme grand et barbu. 9. Fait divers. vol spectacuire a eu lieu hier à Vientiane. Selon témoins, vours ont agi très vite. Ils se sont enfuis à bord de/d' hélicoptère en emportant forte somme d'argent. II. Faites phrase avec s mots donnés en ajoutant s artics,, s ou,,, selon cas.. orchidées - furs - sont - rares 2. métal - cuivre - est 3. insecte - papillon - magnifique-est III. Complétez avec, ou, et expliquez votre choix. dictionnaire est outil de travail. 2. femme o doit porter jupe longue pour alr au travail.
152 4 IV. Complétez s phrases avec,, s,, ou du, de,. Je bois thé parce que je n'aime pas café; j'y ajoute citron et sucre. 2. Moi, j'aime crevettes, mais mon mari préfère poisson. 3. Il a bu bière avant de prendre vont. 4. Au Moyen Âge, sel était rare. 5. sport est bon pour santé. 6. Pierre se versa vin puis posa bouteil sur tab. V. Complétez dialogue suivant en utilisant,, s ou,, selon cas. Un départ précipité La scène se passe dans chambre d'étudiant à cité iversitaire à Toulouse. Jean-Cude : - Gils? Tu es là? Gils : - Oui. Jean-Cude : - J'ai pris ton courrier. Tu as reçu télégramme. Gils : - Je n'aime pas beaucoup télégrammes! Oh, mon Dieu! Jean-Cude : - Qu'est-ce qu'il y a? mauvaise nouvel? Gils : - Mes parents sont à l'hôpital. Ils ont eu accident de voiture. Je dois alr s voir tout de suite. Jean-Cude : - Comment y vas-tu? Gils : - Je vais prendre taxi. Jean-Cude : - Veux - tu que j'appel taxi tout de suite? Gils : - Oui, oui. C'est bonne idée. VI. Complétez s deux textes suivant avec,, s, V ou,, rat dite sa rate II n'y a pas que humains et singes qui rient : s rats aussi! Selon étude publiée dans New Scientist, siffments aigus qu'émettent ces petites bêtes lorsqu'on s chatouil ne seraient pas cris de détresse, contrairement à ce que l'on croyait, mais rires. VII. Complétez s deux textes suivant avec,, s, V ou,, Curitiba : expérience intéressante A Curitiba, grande vil du Brésil, maire a décidé d'affronter problème de pollution en créant réseau exempire de transports en comm. Aujourd'hui, majorité habitants voyagent en bus et qualité de l'air s'est beaucoup améliorée. Pour protéger santé de popution menacée par prolifération rats dans ordures ménagères, maire offre kilo de légumes, de fruits ou de riz contre cinq kilos de déchets. Voilà programme original et intelligent de défense de l'environnement. Chac de nous doit chercher solutions, sans attendre s décisions organismes internationaux. C'est de nous finament que dépend survie de pnète.
153 ANNEXE III Exemp de tabau pour compition réponses obtenues dans s exercices.
154 Exercice 43 /. Groupe débutant Choix D / Comptab Genre Mombre Absence Total P. a médi. s s s s 4 4 b âte 0 P.2 a mais. 4 4 b ardi. 2 2 P.3 a prési. 8 8 b popu. te P.4 a pné. 8 8 b polu P.5 a chie. 0 te te b perr. fe P.6 a s enfa. 2 3 P.7 a err b /s enfa. 0 P.8 a voit. 2 2 b voit. 3 4 c lomm. 2 2 P.9 a vol 5 6 b s/ émoi. 0 0 s vo. 9 9 d héli. del' 0 d' r rr e somm Total % 34,0% 0,7% 5,3%,% 2,% 43.2% 26,7% 0,0% 26,7% 3,3% 53,3% 26,7% 53,3% 53,3% 46,7% 46,7% 86,7% 66,7% 0,0% 3,3% 26,7% 3,3% 40,0% 0,0% 60,0% 00,0% 66,7%
155 44 2. Groupe intermédiaire Choix D / Comptab Genre Nombre Absence Total P. a médi. /es tes tes tes tes tes 6 6 b ête 0 0 P.2 a mais. b ardi. 4 4 P.3 a prési b popu P.4 a pné b polu. 0 0 P.5 a chie. 8 8 b perr. te P.6 a s enfa. 4 4 P.7 a err b /s enfa. 0 P.8 a voit. b voit. c îomm. /' P.9 a TOI b s/ émoi. 3 3 c s TO d héli. /' /' /' f 0 r ' 0 r r r e somm. s Total % 73 22,8% 0 0,0% 27 3,6% 5 0,7% 4 0,5% ,5% 5,0% 0,0% 2,5% 0,0% 7,5% 7,5% 37,5% 25,0% 45,0% 40,0% 35,0% 85,0% 0,0% 2,5% 2,5% 2,5% 2,5% 7,5% 47,5% 70,0% 67,5%
156 45 3. Groupe avancé Choix D / Comptab Genre Nombre Absence Total P. a médi. s s s s 4 4 b ête 0 P.2 a mais. 0 b ardi. 7 7 P.3 a prési. b popu. tes 2 P.4 a pné. te b polu. 3 3 P.5 a chie. te te te,'e te te 2 2 b perr P.6 a s enfa. P.7 a err. te /a fa b /s enfa. 0 P.8 a voit. 2 2 b voit. 3 3 c homm. r 2 P.9 a vol 9 9 b s/ émoi. 0 c s vo. 9 9 d héli. r d' /' r 0 d' d' d' d' d' d" d' d' de d' e somm. delà 8 9 Total % 9,5%,6% 3,0% 0,% 0,% 24,3% 0,0% 0,0% 0,0% 7,5% 2,5% 5,0% 35,0% 7,5% 30,0% 35,0% 27,5% 80,0% 0,0% 5,0% 7,5% 5,0% 22,5% 0,0% 47,5% 77,5% 47,5%
157 ANNEXE IV Résultats détaillés erreurs de l'exercice selon s positions de l'artic dans phrase.
158 47. Groupe débutant Artics attendus Erreurs Phrase Position Défini Indéfini ère position 2 ème position ère position 2 ème position ere position 2 ème position s /s 2 g g s/ s g 9 g Total % 62,2% 8,9% 32,5% 50,0% 2. Groupe intermédiaire Artics attendus Erreurs Phrase Position ère position 2 ème position Défini ère position 2 ème position Indéfini ère position 2 ème position s /s 30 g s/ s 7 g 26 Total % 32 26,7% 34 4,2% 67 20,9% 40 50,0%
159 48 3. Groupe avancé Artics attendus Erreurs Phrase Position Défini Indéfini ère position 2 ème position ère position 2 ème position ère position 2 ème position s /s g s/ s Total % 24 20,0% 33 3,8% 72 22,5% 3 38,8%
160 ANNEXE V Détail réponses pour l'exercice 3 : choix avec justification.
161 50 Phrase. Groupe débutant / Justification de choix de l'artic G S A 0 Copie Le dictionnaire en général dictionnaire qu'on connaît dictionnaires en général "dictionnaire" est au début de phrase on ne sait pas de quel dictionnaire il s'agit on par de dictionnaire en général on par de dictionnaire en général parce que tous s dictionnaires sont outil de travail parce que tous s dictionnaires sont outil de travail "dictionnaire" est au début de phrase c'est nom masculin et est au début de phrase on ne sait pas à qui appartient dictionnaire on ne sait pas de quel dictionnaire il s'agit parce que c'est objet on ne sait pas de quel dictionnaire il s'agit
162 5 2. Groupe intermédiaire / Justification de choix de l'artic G S A 0 Copie Le c'est dictionnaire en général dictionnaire = nm sing. dictionnaire = nm sing. Et c'est dictionnaire en général dictionnaire=nm et il y a beaucoup de dictionnaires dictionnaire=nm sing. hors sujet hors sujet hors sujet (Incompréhensib) je montre ce dictionnaire et tout monde connaît bien dictionnaire en généra LE = D masculi singulier détermine dictionnaire c'est artic défini dictionnaire n'est pas encore défini dictionnaire représente tous Is dictionnaires sens de cette phrase est en état général (pas de réponse) on ne peut pas déterminer nombre de dictionnaire on ne précise pas quel dictionnaire on par de dictionnaire en général on par de dictionnaire quelconque on par de tous s dictionnaires on sait à qui est nom parce que c'est artic défini parce qu'il y a beaucoup de dictionnaires première apparition si on met UN c'est première apparition tous s dictionnaires tous s dictionnaires dont outil de travail tout monde connaît dictionnaire tout monde connaît dictionnaire comme l c'est première phrase et dictionnaire est au début de phrase c'est première phrase qui n'est pas encore défini dictionnaire n'est pas encore défini mot au début de phrase on ne sait pas encore quel dictionnaire = outil de travail première apparition première apparition première apparition hors sujet
163 52 3. Groupe avancé / Justification de choix de l'artic G S A 0 Copie La La La Le Le Le Le Le Le Le Le Le Le Le Le Le Le Le Le Le Le Le Le Le Le Le Le Le Un Un Un Un Un Un Un dictionnaire = nf je sais dictionnaire (pas de réponse) "" est en cas général, ça peut rempcer tous s dictionnaires artic indéfini... renvoie à tous s dictionnaires beucoup de personne connaissent dictionnaire c'est dictionnaire en général il est outil que tout monde a connu il n'y a pas seul dictionnaire II y a beaucoup de dictionnaires il y a seul dictionnaire je par de dictionnaire en général L'artic défini LE = D ui présente quelque choxe en général ditionnaire que tout monde connaît bien LE est artic défini, on met toujours devant nom popre LE parce que D tout monde a connu nous connaissons On connaît dictionnaire on connaît dictionnaire, il y a beaucoup de dictionnaires on par de dictionnaire en général on par de dictionnaire en général on par de dictionnaire en général on par du dictionnaire en général on voit dictionnaire parce que c'est LE = l'artic défini parce qu'on par fois renvoie à tous s dictionnaires renvoie à tous s dictionnaires renvoie à tous s dictionnaires tous s dictionnaires tous s dictionnaires sont outils de travail dictionnaire = nm sing En première phrase on peut mettre l'artic indéfini il y a beaucoup de diactionnaires que nous ne savons pas il y a beaucoup de dictionnaires on ne sait pas de quel dictionnaire il s'agit on ne sait pas encore quel dictionnaire on ne sait pas quel dictionnaire Parce qu'on ne sait pas quel dictionnaire
164 53 Phrase 2. Groupe débutant / Justification de choix de l'artic G S A 0 Copie La La La La La La "femme o" revoie à toutes s femmes o c'est nom fémini et on par femmes o en particulier on par d' femme o quiconque on par de toutes s femmes o on par de toutes s femmes o on par de toutes s femmes o on par de toutes s femmes o on sait pas quel femme parce qu'il y a beaucoup de femmes renvoie à toutes s femmes o renvoie à toutes s femmes o renvoie à toutes s femmes o renvoie à toutes s femmes o toutes s femmes o portent jupe (pas de réponse)
165 54 2. Groupe intermédiaire / Justification de choix de l'artic G S A 0 Copie La La La Le Les Une Une Une Une Une Une et femme o en général toutes s femmes portent jupe "femme o" représente toutes s femmes otiennes c'est général c'est général c'est général c'est tradition o c'est tradition o femme = nf sing. Et on par de toutes s femmes o hors sujet LA = D fémini singulier et détermine "femme" LA détermine femme est artic défini féminin femme en général femme représente toute s femmes o (pas de réponse) on ne peut pas identifier quel on par de femme o en général on par d' femme qui va au travail en jupe toutes femmes o porte jupe toutes s femmes toutes s femmes toutes s femmes du pays toutes s femmes o toutes s femmes o toutes s femmes o toutes s femmes o portent jupe toutes s femmes os toutes s femmes os, en général = femme ique, veut dire n'importe quel femme tout monde sait que s femme o porte jupe On par de toutes s femmes o hors sujet non indentifié et première apparition on ne sait pas à qui est nom on par de femme o en général parce que femme o porte jupe et non toutes s femmes première apparition (pas de réponse) LA = tradition, UNE = quand on fait discours
166 55 3. Groupe avancé / Justification de choix de l'artic G S A 0 Copie La La La La La La La La La La La La La La La La La La La La La La La La Le Une Une Une Une Une Une Une "femme " renvoie à toutes s femmes o " femme o" tout monde a connu " femme" c'est toutes s femmes o... il y a beaucoup de femmes o Ce n'est pas chaque femme, c'est toutes s femmes o distinguer femme o femmes d'autre nationnalité il y a beaucoup de femme o? il y a beaucoup de femmes au Laos il y a que femme o qui porte jupe je sais que c'est femme o, pas feme de l'autre pays LA = ID qui présente quelqu' en général, c'est-à-dire toutes s femmes o on connaît femme on met défini devant nom que nous avons connu on ne sait pas nombre de femme... on ne connaît pas par avance On par générament On par générament on uilise "" quand s autres savent déjà fois pour adresser à toutes s femmes o (UNE = seul qui porte jupe) renvoie à toutes s femmes o renvoie à toutes s femmes o renvoie à toutes s femmes o renvoie à toutes s femmes o renvoie à toutes s femmes o ( = seu femme qui porte iupe) toutes s femmes o portent jupe toutes s femmes o portent jupe toutes s femmes o portent jupe toutes s femmes o portent jupe toutes s femmes o portent jupe toutes s femmes o portent jupe toutes s femmes o portent jupe je par de toutes s femmes o artic défini... on par d' femme o c'est femme dont nous avons parlée femme = nf sing. femme est en première phrase et on ne sait pas quel femme on ne connaît pas par avant quel femme, première apparition on ne connaît pas par avant quel femme, première apparition parce qu'on ne sait pas nom de femme UNE = ID on met toujours devant nom comm femme quelconque?
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