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3 Le message du président / The President s Message 4-7 Le suicide: pas une solution 8 Introduction 8 Le suicide chez les médecins... Quelques chiffres 8 Mon collègue va mal 11 Comment vont les médecins résidents? 12 Comme dirait Kundera 14 Un pas en avant 15 Témoignages Actions et solutions 21 Le suicide c est une mort évitable 22 Liste de ressources 24 Suicide: not a Solution 26 Introduction 26 Suicide among doctors... Some figures 26 My colleague s not doing so well 29 How are medical residents doing? 30 As Kundera would say 32 A step forward 33 Personal stories Action and solutions 39 Suicide is an avoidable death 41 List of resources 42 CONSEIL DE DIRECTION Joseph Dahine, président Julien du Tremblay, secrétaire Maxime Dussault-Laurendeau, trésorier PERSONNEL Jean Gouin, directeur général Patrick Labelle, directeur des services administratifs Patrice Savignac Dufour, directeur des affaires juridiques Johanne Carrier, conseillère, communications et affaires publiques Jocelyne Carrier, coordonnatrice aux affaires pédagogiques Geneviève Coiteux, coordonnatrice, médecine familiale Marilyn Gagnon-Huot, coordonnatrice aux effectifs médicaux Marie-Anik Laplante, coordonnatrice aux affaires syndicales Andréa Larivière, coordonnatrice, aide aux médecins résidents Liliane Francoeur, adjointe à la direction générale et aux affaires juridiques Anna Beaudry, technicienne à l'administration Élise St-Pierre, technicienne à l'administration Vicki Portelance, technicienne à l'administration Louise Francoeur, commis à l'administration Edyta Zaniewska, commis à l'administration RÉDACTRICE EN CHEF : Johanne Carrier CONCEPTION GRAPHIQUE, INFOGRAPHIE ET PUBLICITÉ : Diane Goulet Graphisme enr. ISBN / ISSN : Convention de la poste/publication : Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada à : FÉDÉRATION DES MÉDECINS RÉSIDENTS DU QUÉBEC rue Sherbrooke O, Montréal QC H3A 1E4 Téléphone : ou Télécopieur : Site Internet : Courriel : ABONNEMENT ANNUEL : 20 $ 61170A_Gestion.indd :36 PM

4 Réflexions sur le suicide en médecine «Oui, des actions collectives, fédératives et concertées peuvent aider à atténuer le problème du suicide.» La problématique du suicide en médecine a pris, ces derniers mois, une ampleur sans précédent et un caractère beaucoup plus personnel pour plusieurs d entre nous en raison de la médiatisation du suicide d une de nos collègues, la D re Émilie Marchand. Dans la tragédie, plusieurs résidents ont trouvé le courage de partager leurs expériences, le stress qu ils vivent, le poids des responsabilités traîné tous les jours pendant des années et la difficulté à trouver de l aide parmi nos collègues. Ces témoignages ont fait le tour du monde. Ils nous permettent de dresser un constat (que nous connaissions malheureusement) : la détresse en résidence, mais également plus tard en médecine, n est pas qu une suite de cas isolés. Face à cette problématique, beaucoup se sentent impuissants. Néanmoins, on ne le dira jamais assez, le suicide n est jamais une solution. Mais quelle est la solution au suicide? Cette édition du Bulletin se penche sur le problème et vous propose des lectures intéressantes. Encore une fois, l équipe de rédaction se distingue par des textes sensibles et pertinents sur un sujet complexe et délicat. En guise d avant-propos, je vous propose la réflexion suivante. Oui, des actions collectives, fédératives et concertées peuvent aider à atténuer le problème. Nous en proposons et continuerons toujours d en proposer. Mais acceptons également le constat que le problème ne sera éradiqué que lorsque chacun d entre nous fera preuve d une plus grande tolérance à l endroit de nos collègues qui présentent des difficultés et que nous éviterons la stigmatisation auprès de ceux qui doivent s absenter pour des problèmes de santé mentale lorsqu ils reviennent en résidence. Car il sévit une certaine culture d hypocrisie en médecine. D un côté, on offre d aider un collègue en difficulté, mais de l autre, on pose un jugement sur sa capacité à travailler comme les autres. Et pouf, on se fait coller une étiquette de médecin faible. Ce qui est ridicule? C est qu on collerait même cette étiquette à un résident qui a eu un bête accident de ski et qui ne peut pas courir faire les consultations aux quatre coins de l hôpital aussi rapidement que s il n avait pas de béquilles 4 LE BULLETIN 61170A_Gestion.indd :36 PM

5 Si tous les résidents, lorsqu ils deviennent patrons, s appliquent à continuer à épauler leurs collègues et à mettre en place des moyens de contrer l intimidation, il sera beaucoup plus facile pour ceux qui souffrent d aller chercher de l aider sans craindre d être jugés par leurs pairs. Entre-temps, continuons à parler ouvertement de la détresse chez les résidents afin que le sujet ne redevienne jamais tabou et que la mémoire des victimes, comme Émilie, ne soit jamais oubliée. Joseph Dahine, MDCM, FRCPC Président HIVER A_Gestion.indd :36 PM

6 Thoughts on suicide in medicine Yes, collective, Federation and joint action can help mitigate the problem. The issue of suicide in medicine has assumed an unprecedented scale over the past few months and a much more personal character for many of us owing to the media coverage of the suicide of one of our colleagues, Dr Émilie Marchand. In the tragedy, several residents found the courage to share their experiences, the stresses they are living through, the burden of responsibility borne every day for years, and the difficulty finding help from among our colleagues. These personal stories have gone viral. They allow us to acknowledge something we unfortunately already knew: distress in residency, but also later in medicine, is not just a series of isolated cases. In the face of this issue, many feel powerless. But it can never be emphasized enough: suicide is never a solution. If not, then what is the solution to suicide? This issue of the Bulletin looks at this question, and offers you some interesting reading. Once again, the editorial team has excelled itself with sensitive, timely texts on a complex, delicate topic. Before you start reading the articles, I offer you the following thought: Yes, collective, Federation and joint action can help mitigate the problem. We are already proposing, and will continue to propose, such steps. But let us also accept the observation that the problem will be eradicated only when each one of us shows greater tolerance toward his colleagues who present difficulties, and when we avoid stigmatizing when they return to residency those who have to take time off to deal with mental health problems. For there is a certain abiding culture of hypocrisy in medicine. On the one hand we offer to help a colleague in difficulty, while on the other we make a judgment on his ability to work like others. And there you are, the weak doctor label sticks. 6 LE BULLETIN 61170A_Gestion.indd :36 PM

7 And you know what s ridiculous? The same label would be stuck to a resident who has a dumb skiing accident and cannot run for consultations all over the hospital as quickly as if he did not have to use crutches. If all residents, when they become staff physicians, make a point of continuing to support their colleagues and implementing means of fighting intimidation, it will be much easier for those who are suffering to seek help without being afraid of being judged by their peers. In the meantime, let us continue to speak openly about distress among residents, so the topic is never again taboo and so the memory of victims, such as Émilie, never fades. Joseph Dahine, MDCM, FRCPC President HIVER A_Gestion.indd :36 PM

8 Le suicide : pas une solution Le suicide chez les médecins Quelques chiffres Introduction Au cours des derniers mois, nous avons tous été soufflés par la nouvelle du suicide d une résidente qui a fait les manchettes des journaux. Malheureusement, elle n est pas la première qui décide de mettre fin à sa souffrance de cette manière, ni la dernière. Mais, si nous voulons gagner la bataille contre le suicide, nous devons nous en donner les moyens. Nous devons identifier les façons de reconnaître les symptômes de dépression et autres manifestations de détresse psychologique chez nos collègues, afin de pouvoir intervenir en temps opportun. Dans les lignes qui suivent, les membres du Comité du bien-être des médecins résidents de la Fédération des médecins résidents du Québec vous proposent une série d articles qui témoignent de ces signes, ainsi que des témoignages, des entrevues et quelques chiffres sur la dépression et le suicide répertoriés dans des articles scientifiques. Mais surtout, vous y trouverez des pistes de solution pour prévenir le suicide, des conseils pour intervenir auprès de collègues dont la situation vous inquiète et une liste de ressources auxquelles vous ou un collègue en détresse peut s adresser. Mais, juste avant d introduire quelques statistiques sur la question, nous aimerions partager avec vous la mission que s est donnée l Association québécoise de prévention du suicide et qui reflète notre souhait à tous, tant pour les médecins que pour toute la population : Bâtir un Québec sans suicide. 1 Bright, R.P., and L. Krahn. Depression and suicide among physicians. Current Psychiatry. April 2011, Fahrenkopf, A.M., et al. Rates of medication errors among depressed and burnt out residents: prospective cohort study. BMJ. 2008; 336: Le suicide chez les médecins, et plus particulièrement chez les médecins résidents, n a pas fait l objet de plusieurs études au fil du temps. Dossier souvent tabou, il commence toutefois, comme la santé et le bien-être des médecins, à susciter un plus grand intérêt chez les chercheurs et au sein de la profession médicale, et ce, non seulement pour établir des statistiques, mais surtout pour trouver des solutions qui nous permettront de sauver des vies, la vie de nos collègues. Une recension des écrits de Current Psychiatry Dans une recension des écrits publiée dans Current Psychiatry, en avril 2011, les auteurs 1, deux psychiatres travaillant au sein du département de psychiatrie et de psychologie de la Clinique Mayo à Scottsdale en Arizona, font le point sur la situation qui prévaut dans différents milieux. Bien que le taux de dépression chez les médecins soit équivalent à celui que l on retrouve dans la population en général, le taux de suicide chez les médecins est pour sa part beaucoup plus élevé. On croit que la dépression et les autres troubles de l humeur seraient sous-diagnostiqués et traités inadéquatement chez les médecins pour plusieurs raisons: le fait qu un médecin hésite à consulter, qu il tente de diagnostiquer et traiter lui-même ses symptômes dépressifs; ou qu il reçoive et recherche un «traitement VIP» de la part de collègues médecins. Les médecins ne sont pas immunisés contre la dépression Selon les études, le taux de dépression chez les étudiants et les résidents en médecine est de 15 % à 30 % plus élevé que dans la population en général. Une étude réalisée à l Université de Californie à San Francisco a démontré que le taux de dépression chez les étudiants en médecine avant d entrer en formation médicale est équivalent à celui de la population, mais que ce taux est d environ 25 % plus élevé dans la première et la deuxième année d études prédoctorales. Une étude américaine réalisée par Fahrenkopf et al. 2 rapporte pour sa part un taux de dépression de 20 % au sein d un groupe de résidents en pédiatrie dans trois hôpitaux pour enfants. 8 LE BULLETIN 61170A_Gestion.indd :36 PM

9 Tableau 2 Manifestation de la maladie mentale chez les médecins Il semble que le taux de dépression persiste après la résidence, mais la prévalence à ce moment atteint 13 % chez les hommes et 20 % chez les femmes, des taux similaires à ceux que l on retrouve dans la population. Les auteurs ont établi une liste de prédicteurs de la dépression chez les médecins (voir Tableau 1 ci-dessous). Un taux de suicide plus élevé Les auteurs notent que la revue de 14 études témoigne d un taux de suicide comparatif de 1,1 % pour les hommes dans la population générale versus 3,4 % chez les médecins; ce taux atteint 2,5 % chez les femmes dans la population générale versus 5,7 % chez les femmes médecins. Le taux relatif de suicide en fonction de la spécialité n a pas été établi dans les études consultées, bien que l on note que celles-ci rapportent un taux de suicide plus élevé chez les psychiatres et les anesthésiologistes. Toutefois, ces études présentent des failles sur le plan scientifique, selon Bright & Krahn, pour des raisons qui ne sont pas explicitées dans la recension des écrits. Les problèmes de santé mentale associés au suicide Les problèmes de santé mentale souvent associés au suicide se manifestent de différentes façons chez nos collègues médecins, étudiants et résidents en médecine (voir Tableau 2). Tableau 1 Prédicteurs de la dépression chez les médecins Relations interpersonnelles difficiles avec des médecins plus seniors, le personnel et/ou les patients Manque de sommeil Composer avec la mort Faire des erreurs L isolement La responsabilité des patients 24 h sur 24 L autocritique Tiré de Firth-Cozens J. Individual and organizational predictors of depression in general practitioners. Br J Gen Practice : 48: Irritabilité sévère et colère, entraînant des conflits interpersonnels Changements marqués dans l énergie, la créativité, l enthousiasme, la confiance en soi et la productivité Un comportement erratique au bureau ou à l hôpital (faire des consultations de nuit et ne pas se présenter au travail avant midi le lendemain) L établissement de barrières inappropriées avec les patients, le personnel et les collègues L isolation et le retrait L augmentation du nombre d erreurs ou un manque d attention/de suivi dans la mise à jour des dossiers et les retours d appels aux patients Un changement de personnalité et des sautes d humeur Impulsivité ou irrationalité dans la prise de décision et les actions Tenue vestimentaire inappropriée et hygiène négligée Commentaires et comportements sexuels inappropriés Diminution ou augmentation du besoin de sommeil Changements fréquents de poste/lieu de travail Manque de consistance dans la performance, absentéisme Tiré de Michalak EE, Yatham LN, Maxwell V, et al. The impact of bipolar disorder upon work functioning : a qualitative analysis. Bipolar Disord. 2007, 9: Les statistiques répertoriées dans cet article proviennent de deux articles : BRIGHT, RP et KRAHN, L. Current Psychiatry. Depression and suicide among physicians. April 2011 : GAGNÉ, P, MOAMAI, J, BOURGET, D. Clinical Study. Psychopathology and Suicide among Quebec Physicians : A Nested Case Control Study. Depression Research and Treatment. Volume Article ID , 6 pages. HIVER A_Gestion.indd :36 PM

10 Le suicide Les freins à la recherche de traitement Les médecins hésitent à demander de l aide lorsqu ils croient souffrir d un problème de santé mentale. Ils craignent la stigmatisation et ont de la difficulté à trouver un professionnel de la santé auquel ils peuvent faire confiance et qui n est pas un collègue. La crainte d une faille dans la confidentialité ou de récriminations de la part des collègues, établissements et organismes régulateurs (collèges de médecins), sont parmi les principaux éléments relevés dans cet article. Une étude américaine 3 réalisée en 2002 montre même que seulement 22 % des étudiants en médecine qui ont été identifiés comme démontrant des signes de dépression ont demandé de l aide, et seulement 42 % de ce groupe d étudiants, qui avaient des idées suicidaires, ont consulté. Les contraintes de temps, la confidentialité, la stigmatisation, les coûts d une consultation et la crainte que leur diagnostic soit consigné à leur dossier académique sont parmi les principaux freins à solliciter de l aide. Une étude québécoise En 2011, les docteurs Pierre Gagné, Javad Moamai et Dominique Bourget 4 publiaient un article dans la revue Depression Research and Treatment sur la psychopathologie et le suicide chez les médecins québécois. Dans leur introduction, ils soulignent que le suicide est la 9 e cause de décès au pays selon Statistique Canada (2007). L article rapporte également qu entre 85 % et 90 % des personnes qui s enlèvent la vie souffraient d un problème psychiatrique 5. Les problèmes les plus souvent liés à un suicide sont les problèmes financiers, les difficultés dans les relations de couple et les relations interpersonnelles au travail, le statut marital, l abus de substances et l alcoolisme, et un problème de santé mentale préexistant. L étude réalisée au Québec a été faite en collaboration avec le Bureau du coroner du Québec. Entre 1992 et 2009, le coroner a répertorié suicides par année en moyenne au Québec. Trente-six cas de suicide chez des médecins (7 femmes et 29 hommes âgés de 50 ans en moyenne) ont été identifiés et comparés à autant de suicides par des non-médecins. Le tiers des médecins étaient des médecins de famille. La majorité d entre eux (77,8 %) vivaient en milieu urbain. On note que la dépression majeure comptait pour 61,1 % des problèmes identifiés et que 83,3 % des médecins s étant suicidés souffraient d un problème de santé mentale identifiable au moment de leur suicide : dépression majeure (61,1 %); trouble bipolaire (8,3 %), et schizophrénie (2,8 %). Les deux tiers d entre eux (66,7 %) avaient demandé de l aide psychiatrique avant leur tentative de suicide. Entre 85 % et 90 % des personnes qui s enlèvent la vie souffraient d un problème de santé mentale. Une autre étude 6 mentionnée dans l article rapporte que, dans 75 % des cas de suicide, les sujets ont pris moins d une heure pour décider de mettre fin à leurs jours. L étude québécoise conclut que les femmes médecins au Québec se sont suicidées à un plus jeune âge que leurs collègues masculins (41 ans versus 51 ans). L étude, basée sur l autopsie psychologique, montre un certain nombre de faiblesses, selon les auteurs, notamment en raison de l impossibilité d obtenir certaines informations. Les auteurs concluent que les problèmes psychiatriques qui mènent les individus au suicide, médecins et autres, sont similaires. 3 Givens JL, TJia J. Depressed medical students use of mental health services and barriers to use. Acad. Med. 2002; 77(9): P Gagné, J Moamai et D Bourget. Clinical Study : Psychopathology and Suicide among Quebec Physicians : A nested Case Control Study. Depression Research and Treatment. Volume Article ID , 6 pages. 5 M.F. Myers and G.O. Gabbard. The suicidal physician and aftermath of physician suicide. The Physician as Patient. Chapter 11, pp , American Psychiatric Publishing, Washington, DC, USA, S. Bridge. Suicide prevention targeting the patient at risk. Australian family physician. Vol. 35, no 5, pp , LE BULLETIN 61170A_Gestion.indd :36 PM

11 Mon collègue va mal Vous n êtes pas sans savoir qu une de nos collègues résidentes s est enlevé la vie le 17 novembre dernier. Émilie Marchand n est pas la première à passer à l acte et elle ne sera malheureusement pas la dernière, si rien ne change. Plusieurs facteurs doivent être considérés lorsque nous parlons du suicide chez les médecins résidents du Québec. Bien au-delà d une problématique individuelle, nous devons aussi remettre en question la façon d enseigner la médecine. En effet, des modifications à certains éléments du cursus pourraient nous permettre de diminuer la détresse psychologique chez nos résidents. À cet égard, la possibilité d un retour progressif après un congé prolongé est un élément fondamental à implanter dans notre pratique. Nous ne pourrons toutefois pointer du doigt les services de support aux médecins, car, au fil des ans, ces services ont été de fervents partisans de la santé globale physique et mentale des médecins et résidents du Québec. Le Programme d aide aux médecins du Québec (PAMQ) et la Fédération des médecins résidents du Québec (FMRQ) offrent des services pour les médecins à travers la Belle Province, sans compter qu au niveau local, il existe aussi une multitude de services. Par exemple, à la Faculté de médecine de l Université de Montréal, le Bureau d aide aux étudiants et résidents en médecine (BAER) offre des interventions ciblées aux difficultés et appels rapportés. Le BAER peut donc intervenir autant en matière de plaintes pour harcèlement que pour offrir des services au centre de santé ou des consultations psychologiques. Mais pourquoi, malgré tant de services, autant d individus font-ils encore face à une détresse palpable? Un des problèmes rarement énoncé n est pas l accessibilité aux ressources, mais le recours aux ressources. Souvent, les résidents en détresse résistent, voire même refusent de consulter de peur d avoir l air faible et d être jugés par leurs pairs. Ces personnes ont besoin que quelqu un les guide dans ce processus. C est 540 personnes qui ont consulté l an passé auprès du PAMQ. De ce nombre, 124 étaient des résidents dont 113 consultaient l organisme pour la première fois. Ces personnes ont su trouver de l aide. Mais qu advient-il des autres? Une panoplie de facteurs influence la détresse psychologique des médecins résidents. Le manque de temps, le nombre d heures de travail, la pression pour effectuer un projet de recherche, les conditions de travail, la situation financière ainsi que les erreurs médicales perçues sont fréquemment cités dans les études. Environ le tiers des résidents vivent un niveau de stress modéré à sévère. Le cinquième d entre eux pensera au suicide durant sa formation médicale et il s agit là d un taux avoué, faisant fi des biais de représentativité. Les trois quarts des résidents évolueront vers un épuisement professionnel suite au stress important de la profession. Le tableau n est pas rose et c est pour cette raison que nous nous devons d agir pour aider ceux qui souffrent à tort dans le silence. Mais comment peut-on reconnaître un collègue en détresse? Il faut être très vigilant. Parfois, les signes sont clairs et précis, parfois les signes sont très subtils. Un collègue qui s isole, qui performe moins bien qu auparavant ou bien qui accuse un retard sur le plan académique par rapport à ses collègues ne sont que quelques exemples parmi tant d autres. Annie Trépanier, MD R4 en psychiatrie, ARM Présidente du CBER, FMRQ Christopher Lemieux, MD R2 en médecine interne, AMRM Vice-président au bien-être, CBER, FMRQ Le cinquième des médecins résidents pensera au suicide durant sa formation médicale. Un autre se présentera avec un tout autre tableau, en multipliant les heures de travail tout en étant moins motivé. Il niera sa détresse ou bien il vous semblera cynique et détaché par rapport à son travail. La clé résidera dans le changement caractériel et surtout, sur votre 6 e sens vis-à-vis votre collègue. Parfois, une approche simple et honnête comme d aborder cette personne peut s avérer un bon départ, et même plus. Si, par chance, elle s ouvre à vous, écoutez-la et soyez présent pour elle. Être un ami implique d offrir du support en temps voulu, mais parfois ce collègue devra se tourner vers les différentes ressources disponibles au niveau local et provincial. Le déni étant parfois plus fort que tout, sachez que vous pouvez tout de même aider cette personne. Tout ce que vous devez faire c est de rapporter votre inquiétude au PAMQ qui pourra discuter avec vous des différentes possibilités qui s offrent à vous pour l aider ou l amener à communiquer avec le Programme d aide. Souvenez-vous, nous ne sommes jamais assez prévoyants. Vous ne serez jamais accusé d avoir tenté d aider quelqu un. Le bien-être est entre vos mains! HIVER A_Gestion.indd :36 PM

12 Le suicide Gabrielle Larouche, MD R4 en psychiatrie, AMReQ Vice-présidente au bien-être, CBER, FMRQ Réflexion Comment vont les résidents? Dans le contexte des tristes évènements des derniers mois et des témoignages de détresse qui ont suivi, une question m est venue en tête : Comment vont les résidents? Pour m aider à y répondre, j ai rencontré la Dre Carole Ratté, psychiatre, professeure titulaire et responsable du programme de mieux-être auprès des étudiants à la Faculté de médecine de l Université Laval. Dans les vingt dernières années, Dre Ratté a rencontré un peu plus de 500 étudiants, externes et résidents en médecine, dans un contexte principalement de difficultés d ordre psychologique. Selon elle, la médecine est responsable de la détresse à 50%, l autre 50% provient de difficultés personnelles, financières et autres. De nombreux facteurs de la culture et de la pratique médicales entrent en ligne de compte. Notez bien qu il ne s agit pas d une liste exhaustive mais plutôt de facteurs qui m ont interpellée, tant pour moi-même que pour ce que j ai pu en observer chez mes collègues. Celui qui me semble le plus important, et le plus difficile à changer, est le tabou. Qu on le veuille ou non, nombreux sont les résidents avec un problème de santé mentale qui préfèrent taire leur condition (et leurs conséquences telles les difficultés de concentration et l augmentation du temps requis pour faire une tâche), plutôt que de passer pour «le résident faible», moins compétent, tant auprès de leurs patrons que de leurs collègues. La crainte du regard des autres, des préjugés, de l impact dans la pratique de tous les jours est une préoccupation de tous les instants pour eux. La culture du milieu médical est un autre facteur étroitement lié au premier. Comme si les médecins n avaient pas le droit d être malades. Comme si nous étions invincibles, «vaccinés» contre la maladie. Et bien non! D un autre côté, certains n acceptent pas d être malades, ne peuvent s identifier à l image de «patient» et n iront pas chercher de l aide, d une part, par crainte des préjugés, d autre part, parce qu ils sont convaincus qu ils peuvent s en sortir seuls. Ne pas montrer sa vulnérabilité. On peut les comprendre : les exemples de compréhension et d empathie sont plutôt rares comparativement aux quolibets (juste pour rire bien sûr), qui n ont pourtant pas leur place. Il y a aussi les exigences du milieu de travail qui ne s accordent pas avec les besoins des médecins résidents. Par exemple, lorsqu un résident prend un congé de maladie prolongé, disons de quelques mois, 2 options de retour s offrent à lui : retour à temps complet dans les conditions de travail habituelles ou stage non contributoire à temps complet dans les conditions presque habituelles de travail, exempt de gardes et d évaluations. Et, évidemment, on s attend à ce que le résident soit en forme, performe à 100 % de ses capacités, comme si de rien n était. Wow. Cette perception du système me choque; nous sommes indulgents avec nos patients (et avec raison), signons des formulaires de retour progressif, posons un regard empathique sur leurs conditions en leur expliquant que c est normal que ce soit difficile au début, que ça prend du temps pour se remettre sur les rails. Et pour nous? Pfff Cela ne s applique pas à nous. Nous sommes médecins. Nous sommes (et devons être) performants. Il y a un manque de souplesse de la part des facultés (et de certains programmes) quant à l adaptation du retour au travail des résidents en fonction de leur condition. Discuter de performance m amène à parler d un autre facteur, la différence intergénérationnelle. Les nouveaux médecins veulent une qualité de vie, profiter de leur famille, avoir une vie sociale bien remplie. Cela, malheureusement, n est pas valorisé par notre système de santé actuel, où le débit est tout ce qui compte (ce qui est d autant plus vrai avec les nouvelles mesures que veut implanter notre ministre de la Santé), où la pression est de plus en plus forte et donc le niveau de stress plus élevé. Nos valeurs ne sont pas facilement compatibles avec celles des générations qui nous ont précédés, où une majorité de médecins se sont dévoués corps et âme pour leur pratique, parfois au détriment de leur famille. Également, avec la charge de travail actuelle, il est impossible aux médecins nouvellement parents, par exemple, de travailler à temps partiel ou de prendre de longs congés sans que leurs collègues n en paient la note. Cela crée des tensions entre les générations de médecins que même nous, à titre de résidents en quête de «modèles», pouvons percevoir. Finalement, le dernier facteur notable en est un propre à chacun de nous : notre personnalité. Une forte proportion d entre nous avons un petit côté perfectionniste et tout ce que nous faisons doit être parfait. Nous ne nous accordons pas le droit à l erreur. Comme s il était inconcevable d être «assez bon» sans être parfait. Nous sommes très sévères envers nous-mêmes, et donc nous nous imposons un stress supplémentaire pour chaque décision que nous prenons. De plus, avouons-le, les résidents ont une incroyable capacité à se sentir coupables pour la moindre erreur, même la plus banale et sans impact sur le patient. 12 LE BULLETIN 61170A_Gestion.indd :36 PM

13 Comment vont les résidents? La meilleure façon de le savoir, c est encore de le demander à vos collègues, en vous réservant du temps pour en discuter. Bien que ma réflexion soit peu réjouissante, j en conviens, il y a des pistes de solutions envisageables. La première demandera un travail colossal mais s avère inévitable : changer le climat de travail dans nos milieux de formation, ainsi que la perception négative véhiculée des problématiques de santé mentale. Cela se fera sur le long terme, mais je crois qu il est déjà débuté et que les dernières générations de médecins sont davantage sensibilisées à ces aspects. Au plan académique, il pourrait être intéressant qu au sein des facultés, tous les programmes se dotent d une personne ressource, un patron ou un enseignant, vers qui un résident pourrait se tourner en cas de besoin et qui proposerait des solutions à son programme, pour accommoder les résidents qui en ont besoin, par exemple, pour un retour d un congé de maladie prolongé. Au quotidien, il est primordial que chacun de nous crée des liens sociaux dans son milieu de travail, avec des collègues, afin de briser l isolement et de permettre de verbaliser sur des situations difficiles vécues. Il serait intéressant que chacun fasse l exercice de réfléchir sur les améliorations possibles au sein de ses propres programmes et milieux de stage et en fasse part aux gens concernés. Qui sait, peut-être cela améliorerait-il la qualité de vie (et de formation) de l ensemble des résidents de son programme? Alors, comment vont les résidents? La réponse demeure floue, pour plusieurs raisons dont quelques-unes énumérées ci-haut. La meilleure façon de le savoir, c est encore de le demander à vos collègues, idéalement autour d un café, en vous réservant du temps pour en discuter. JE SUIS UNE RÉSIDENTE ASSURÉE PAR SOGEMEC Sogemec Assurances, filiale de la FMSQ, a été conçue par des médecins pour des médecins : voilà pourquoi depuis 35 ans déjà, nous offrons aux médecins et futurs médecins tous les outils pour votre tranquillité d esprit. PUB SOGEMEC (attention : nouvelle PUB) Pour vos besoins d assurance Assurance Vie Assurance Invalidité CONTACTEZ-NOUS : HIVER A_Gestion.indd :36 PM

14 Le suicide Comme dirait Kundera À l aube de nos études médicales, un grand nombre d entre nous ne se doutait guère que les défis ne faisaient que commencer. Les réalités du métier nous happent par surprise pour nous laisser en plein désarroi. La médecine, souvent romancée dans les médias, reste une vocation vous me direz, mais une vocation qui se gagne à la sueur de nos fronts et trop souvent aux dépens de notre vie extra-médicale. Les exigences sont élevées et nous devons incontestablement exceller. Constamment évalués, dans un contexte où l erreur est notre ennemi juré, plusieurs auront maille à partir avec la pression constante. En matière de facteurs de stress, pour bon nombre de nos collègues, il est clair que les études médicales n en sont nullement dénuées. Certains s isoleront, d autres consommeront alcool et drogues de façon régulière, alors que certains iront jusqu à penser au suicide. Au sein de notre profession, le cynisme et le manque d empathie envers nos collègues en difficulté devraient être considérés comme les ennemis jurés de notre santé mentale. Annie Trépanier, MD R4 en psychiatrie, ARM Présidente du CBER Les coulisses des études médicales sont emplies de situations et de conversations diverses, liées de près ou de loin à la médecine. Des collègues en pleurs après de longues heures de travail ou encore suite à une situation pénible, bien que ne faisant pas partie du quotidien, ne sont pas pour autant rarissimes. Certains d entre nous ne semblent jamais s écrouler mais plutôt, traversent ces couloirs avec aise et une certaine légèreté. Il y a plusieurs années, une proche collègue vivant de très durs moments en stage, tant pour des raisons professionnelles que personnelles, n en pouvait plus de l incertitude, de l anxiété et du mal-être vécu au quotidien. Elle décida de choisir autre chose que la médecine. Plusieurs, surpris de son choix, se disaient qu elle le regretterait un jour. En fait, il est fort probable que ce fut le choix le plus sain pour elle, si son bonheur et son bien-être étaient affectés de la sorte. D autres parviendront à poursuivre leur trajectoire, non sans peine peut-être, et feront carrière. Mais qu advient-il de ceux qui ne peuvent poursuivre avec cette légèreté? La maladie mentale est présente chez plusieurs de nos collègues et nous ne pouvons être aveuglés par le fantasme «d être des superhumains», ignorant ainsi l importance de la problématique. Dans les faits, les multiples évènements stressants vécus au cours des études médicales et de la résidence sont suffisants pour déclencher une maladie mentale chez de nombreux individus. Le déficit chronique de sommeil, l insatisfaction au travail (ou dans la vie privée) et certains schémas cognitifs, sont tous des éléments pouvant contribuer à une instabilité psychologique. La médecine n a pas encore créé un vaccin nous immunisant au stress ou à la maladie mentale. Le processus de sélection en médecine permet notamment de sélectionner des candidats excellant tant au niveau personnel qu académique et ayant à cœur le soin des patients. Lorsque l adversité frappe, la chute peut être brutale et difficile pour certains, tandis que les autres seront en mesure d aborder la situation sans heurts et de poursuivre leur chemin. Au sein de notre profession, le cynisme et le manque d empathie envers nos collègues en difficulté devraient être considérés comme les ennemis jurés de notre santé mentale. Pour répondre à ces problématiques, le CBER, comité du bien-être des médecins résidents, chapeauté par la FMRQ, a développé au fil des années différents outils, afin d appliquer nos recommandations en matière de santé mentale et d équilibre de vie. La Tournée Santé et Bienêtre mise en place pour sensibiliser les différents programmes de formation, les réunions interuniversitaires sur la santé des résidents, les sondages sur le bien-être et la campagne de sensibilisation, font partie des actions entreprises par votre comité CBER pour répondre à vos besoins. Le CBER se fait aussi présent pour les résidents ayant des difficultés et qui ont besoin de support. D ailleurs, Kundera l exprime si bien dans l Insoutenable légèreté de l être : «Le vertige, c est autre chose que la peur de tomber», car l équilibre nécessite de se connaître, de trouver ses exutoires et parfois même, de savoir quand se tourner vers un ami, un proche ou une personne ayant les compétences pour éviter de chuter. 14 LE BULLETIN 61170A_Gestion.indd :36 PM

15 Entrevue Un pas en avant Nombreux sont ceux qui conviendront que les conditions de vie des étudiants en médecine et des résidents se sont améliorées au cours des vingt dernières années. Mais quand même, nous devons prendre en charge des patients de plus en plus complexes, atteints de maladies multisystémiques et vivant une grande détresse sociale. Nous sommes forcés de travailler dans un système qui est, parfois, dysfonctionnel. Aucun doute que pour les nouveaux stagiaires, la réalité de la médecine telle que pratiquée dans la vraie vie est choquante, parfois même terrifiante. Ces facteurs font en sorte que les médecins résidents et les patrons sont à risque d épuisement professionnel, voire de dépression. Alastair Dorreen, MD R3 en médecine interne, ARM Vice-président au bien-être, CBER, FMRQ Nous devons bien sûr axer nos efforts sur les personnes les plus à risque, mais il nous faut également prendre du recul et porter une attention particulière aux causes de la dépression en médecine. À McGill, la résidente en chef en pathologie a lancé un programme de mentorat pour favoriser l établissement de liens durables entre les résidents et les patrons de son département. Les objectifs de ce programme? Aider les résidents à trouver des modèles de rôle, améliorer la collégialité et prévenir l épuisement professionnel. On envisage de proposer l idée à la faculté de médecine. Entrevue avec D re Chelsea Maedler-Kron Pourquoi le mentorat est-il important pour les résidents? Il est important parce qu il leur permet de construire une relation avec quelqu un dont les connaissances et la sagesse sont basées sur des années d expérience, quelqu un qui peut les aider à trouver des repères dans des situations qui leur semblent difficiles à surmonter. Savoir que d autres ont vécu des situations semblables à celles qu ils vivent peut contribuer à réduire le stress des résidents durant la formation. Bien sûr, le mentorat est une relation complexe, qui exige de trouver le bon équilibre entre professionnalisme, empathie et encadrement, mais finalement, c est une relation enrichissante pour toutes les personnes impliquées. Chelsea Maedler-Kron, MD R2 en radiologie diagnostique Résidente en chef en pathologie, Université McGill Qu est-ce qui vous a incitée à lancer un programme de mentorat? Reconnu comme un outil précieux pour la formation médicale, le mentorat offre de nombreux avantages. Pourtant, bien des patrons et des résidents n ont jamais appris la manière d établir une relation de mentorat saine et enrichissante. Je voulais vraiment éliminer les obstacles au mentorat dans mon département et donner aux mentors et aux mentorés le goût de s engager dans une telle relation. Quels sont les avantages et les obstacles? Ces programmes présentent des avantages à bien des niveaux : les établissements en bénéficient, les mentors tirent satisfaction de la possibilité qui leur est offerte de guider de jeunes collègues et les résidents ont la possibilité de discuter de leurs préoccupations dès le début de leur formation. Quant aux obstacles, il y a le fait que beaucoup de mentors potentiels disent manquer de temps protégé en raison des diverses exigences du travail. Il y a aussi le manque de ressources et de formation. Finalement, une certaine culture institutionnelle, qui veut que, si une activité n est pas à caractère académique, elle n est pas officiellement appuyée ou n est pas considérée comme critère de promotion professorale. Pour conclure, D re Maedler-Kron conseille ce qui suit aux résidents qui souhaitent devenir mentorés : «Trouvez un mentor qui partage certaines de vos valeurs fondamentales et soyez proactifs quant au maintien de la relation de mentorat». Et à ceux que le rôle de mentor intéresse, elle donne le conseil suivant : «Ne laissez pas votre désir d être un parfait mentor vous empêcher de devenir un bon mentor». L introduction des programmes de mentorat à la grandeur de la faculté créera, espère-t-on, un cadre dans lequel les mentorés deviendront des mentors à mesure qu ils progressent dans leur formation. En fin de compte, nous devons, en tant que médecins, être proactifs et intervenir pour corriger les lacunes dans notre système. Faire changer les choses en médecine peut prendre du temps, mais il sera certainement gratifiant de voir de jeunes médecins qui, tout au long de leur formation, ont été sensibilisés à l importance du bien-être et ont bénéficié de conseils tout au long de leurs études. HIVER A_Gestion.indd :36 PM

16 Témoinages Deux randonneurs admirant le soleil couchant Reprise d une lettre d une résidente en psychiatrie à la Faculté de médecine de l Université McGill, D re Melissa Pickles. La lettre a été publiée dans le quotidien The Gazette le 10 juin 2014, en version originale anglaise. Dépression et stigmatisation Pendant mes études de médecine, j ai eu la chance d être jumelée à un oncologue qui avait lui-même déjà souffert d un cancer, chose qu il n avait cachée ni à ses collègues ni à ses patients. Les répercussions sur les relations avec ses patients étaient considérables car ces derniers appréciaient de toute évidence qu il leur ait dévoilé cette information. Le fait qu il ait, comme eux, vécu cette expérience qui change le cours de la vie, le rendait à leurs yeux plus fiable, plus empathique, plus sage. Je me remettais tout juste de graves blessures et savais qu il y a plus d une façon de connaître la souffrance. Il est réconfortant de savoir que les connaissances de la personne qui vous aide découlent de son expérience personnelle. J avais déjà abordé le sujet de façon informelle avec une superviseure qui, sans être contre le dévoilement de renseignements privés aux patients, estimait qu il faut le faire en temps et lieu appropriés. Son conseil : «Commencez par vous demander : Est-ce que ça aide le patient?» Depuis, j ai commencé ma formation en psychiatrie, une discipline dont la plus grande force, selon moi, est de mettre l accent sur l empathie humaine. Et pourtant, c est aussi le domaine de la médecine où les chances de vous retrouver en eaux troubles si vous dévoilez des renseignements privés sont les plus grandes. Devrait-on y voir des réminiscences de l époque psychanalytique, où le psychiatre devait être comme un «écran vide» face à ses patients? Ou peut-être cela tient-il de la nécessité de fixer des limites à des patients qui peuvent être parfois envahissants. Mais il m arrive aussi de penser que la crainte de la stigmatisation y est pour quelque chose. Je le dis en tant que psychiatre en formation et en tant que patiente psychiatrique. Il y a de cela presque six ans, durant mes études de médecine, j ai vécu un épisode de dépression majeure. J ai souvent dit, un peu à la blague, que c était comme avoir la grippe, sauf qu au lieu de me sentir nauséeuse, je me détestais. Je dis «un peu à la blague» parce que jusqu à un certain point, c était exactement ça. J ai souvenir d avoir passé des journées entières au lit, terrassée par la souffrance physique. J avais l impression d être totalement vidée d énergie. Tout me semblait trop difficile. 16 LE BULLETIN Malheureusement, ce n était que la pointe de l iceberg. Le plus difficile avec la dépression, c est de perdre ce qui permet à la plupart des gens de faire face à l adversité. La passion, l optimisme et le dynamisme qui me caractérisaient jusque-là avaient laissé place à l anhédonie et à une sorte de sombre pessimisme. L anhédonie (ou incapacité à ressentir du plaisir), c est comme manger sans rien goûter. Et rapidement, le sentiment que rien n était intéressant ou agréable s est transformé en un sentiment de vide existentiel plus rien n avait d importance. Aux prises avec un afflux constant d idées de plus en plus noires, je n arrivais plus à penser de façon rationnelle. Difficile pour moi de ne pas croire que j étais devenue une sorte de monstre inutile et incontrôlable. J étais terrifiée à l idée d avoir en quelque sorte perdu tout contrôle sur moi-même. Souvent, je me disais que j étais trop malade pour être aidée. «En tant que psychiatre en formation, je ne devrais pas avoir à cacher mes antécédents de dépression.» Bien des personnes souffrant de maladie mentale répugnent à demander de l aide parce que les obstacles sont trop nombreux, notamment parce que la dépression entraîne une énorme stigmatisation. Pour une stagiaire en médecine, les choses auraient dû être plus faciles, mais ce ne fut pas le cas. Une source majeure d anxiété : la peur de ce que mes collègues allaient penser. Ma vision faussée des choses était en partie le fruit de la dépression : j avais peur que les autres me voient comme le monstre que je croyais être devenue. Ma peur se nourrissait en partie d opinions et de ragots déjà entendus. J avais peur que mes collègues me trouvent faible, incapable de gérer le stress du travail, «déséquilibrée» ou devenue indigne de leur respect. Je dois leur rendre justice : très peu de ces craintes se sont avérées. Mais parmi les personnes ayant des problèmes de santé mentale, je n étais très certainement pas la seule à éprouver de tels sentiments. Dans une certaine mesure, nous sentions toutes qu il fallait garder le silence. J ai fait ma formation à Kingston, une petite ville où il était pratiquement impossible d obtenir des soins de santé mentale sans rencontrer un collègue actuel ou futur. Cela me terrifiait et ajoutait à ma très grande répugnance à demander de l aide. Ma santé, comme mes relations personnelles, en souffraient. Difficile d être témoin de la détérioration de l état d une personne qui refuse tout traitement. Je crois qu une partie de moi le comprenait à l époque, mais j avais trop peur d être étiquetée «patiente psychiatrique» et d avoir à reconnaître que c était le cas. Heureusement, j ai fini par recevoir les soins dont j avais besoin. Je me suis rétablie et j ai repris le contrôle de ma vie et de moi-même. Surmonter la dépression est ce que j ai fait de plus difficile dans ma vie. Aujourd hui, plusieurs années plus tard, je peux honnêtement dire que non seulement j ai vaincu la dépression mais aussi que je suis heureuse. Pourtant, je me suis faite plutôt discrète à propos de ce que j ai vécu. J estime que mon épisode de dépression a enrichi mes habiletés cliniques, mais je crains toujours que les autres doutent de ma compétence ou me respectent moins s ils l apprennent. PHOTO : JONATHAN HAYWARD/Montreal Gazette 61170A_Gestion.indd :36 PM

17 Le suicide Toutefois, plus j essaie d aider les patients à faire face à la stigmatisation, plus je me sens hypocrite. J ai aussi commencé à m intéresser au mouvement de défense des droits des LGBT et j ai remarqué que certains de ses leaders les plus en vue, comme Harvey Milk, insistaient beaucoup sur le coming-out. Il estimait qu il est plus difficile de faire preuve de discrimination envers des gens que l on connaît et qui comptent pour nous. Même s il existe de nombreuses différences entre le défi posé par l élimination de la stigmatisation qui entoure la maladie mentale et la lutte pour les droits des LGBT, les deux groupes sont aux prises avec le silence forcé et les préjudices qui en résultent. Il est difficile de comprendre l inconnu, et le vide qui résulte de l ignorance peut être comblé par toutes sortes de préjugés et de craintes. J ai souvent eu peur que mon propre silence ait contribué à renforcer certains préjugés à propos de la maladie mentale que le rétablissement est impossible ou que la maladie mentale doit demeurer un secret. Je pense à cet oncologue qui était capable d utiliser son expérience du cancer pour enrichir les soins dispensés à ses patients et je me demande pourquoi on ne pourrait pas faire la même chose avec l expérience de la maladie mentale. De nombreuses organisations psychiatriques se sont attaquées au défi de mettre fin à la stigmatisation. Mais je me demande si nous pouvons vraiment rester dans nos placards respectifs tout en exerçant des pressions pour une société démontrant une plus grande ouverture envers la maladie mentale. Plus important, je ne peux m empêcher de repenser à la question posée par ma superviseure de l époque : Est-ce que ça aide le patient? Melissa Pickles est résidente en psychiatrie à Montréal. Les opinions exprimées ici sont celles de l auteure, et non pas celles du programme de formation. Étudiants en médecine: la permission d être au bout du rouleau Le mois de novembre a été fort en émotions pour plusieurs d entre nous. Le suicide d une résidente de l Université de Montréal a affecté tous les médecins résidents du Québec. Et c est ce qui nous a amenés, au Comité du bien-être des médecins résidents de la FMRQ à publier ce bulletin dédié au suicide. Mais nous ne sommes pas les seuls à avoir réagi à cette situation. Mme Elise Jetté, une jeune journaliste travaillant pour le magazine Coupe de pouce, a publié l article qui suit. Voici donc le point de vue d une non-résidente qui a vu de près l impact de la résidence sur ses amis. Lavigna Lavoie, MD Vice-présidente au bien-être, AMReS, CBER Élise Jetté, journaliste Coup de pouce 30 novembre 2014 Athlète dans l âme, Élise s accomplit chaque jour dans une piscine, sur son vélo ou dans ses souliers de course. Elle cache difficilement son amour passionnel pour la musique et les livres et se doit de confesser sa dépendance au shopping en ligne. Ce qui l inspire: le printemps, ses amis, la mer et le cinéma. La semaine dernière, dans La Presse : une lettre ouverte d un étudiant en médecine qui lançait un S.O.S. Une collègue résidente en médecine avait mis fin à ses jours, en dépression majeure, ensevelie par ses études. Aveuglée par la pression et le mal de vivre, elle n a jamais pu apercevoir des solutions. À la fin de mon cégep en 2008, j ai deux amis qui ont poursuivi leurs études en médecine. La première, Marie-Pier, a traversé cinq années d étude, d insomnie, d examens de par cœur, d examens pratiques, de livres très épais à connaître sur le bout des doigts, et ce, en faisant preuve de compassion, d humanité et patati et patata. HIVER A_Gestion.indd :36 PM

18 Le suicide Quand tu es dans les souliers de Marie-Pier, chaque année, c est certain que tu te remets en question. C est sûr que tu te demandes si tu es capable d affronter une autre année aussi difficile. Tu renouvelles chaque fois le choix de ne pas avoir le temps de faire du sport, de voir ta famille et de t inscrire à des cours de peinture. Chaque fois, elle a mesuré les sacrifices, mais elle se disait qu en donnant un peu plus d énergie encore, tout le reste en vaudrait bien la peine. À l automne 2013, au début de sa résidence, Marie-Pier pleurait toutes les larmes de son corps au bout du fil, tous les soirs. Je l écoutais. Ses parents l écoutaient. Le seul conseil que je pouvais lui donner, c était de partir. Partir malgré l opinion des autres, partir malgré le temps «perdu» en médecine (mais perd-on vraiment son temps dans la vie?), partir malgré la dette d étude astronomique, partir parce que c est trop lourd, qu il n y a plus de plaisir et que la pression finira par avoir raison de soi. Elle a quitté pour recommencer ailleurs. Dans deux ans et demi, elle sera pharmacienne. Elle a cessé de pleurer. L histoire finit bien pour Marie-Pier, mais qu en est-il de la majorité? Les statistiques parlent d elles-mêmes, un étudiant en médecine sur cinq a déjà songé au suicide. La Fédération des médecins résidents du Québec a soutenu la semaine dernière que plus d efforts de sensibilisation pourraient être faits. Les futurs médecins sentent que leur carrière (dans laquelle ils ont investi leur corps, leur âme et leur tête depuis maintes années) est en péril s ils osent démontrer un signe de faiblesse. C est inconcevable de savoir que ceux qui sauvent nos vies tous les jours sont plus nombreux à songer à mourir. Ceux qui réaniment les cœurs qui cessent de battre sont plus enclins à mettre leur vie à off. Réagissant au dossier de La Presse sur la détresse psychologique chez les médecins, le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a affirmé que les médecins résidents ne subissaient pas trop de pression et que la pression vécue aujourd hui était vraiment moindre que ce qu elle était il y a 15 ans. «C est beaucoup, beaucoup plus accommodant aujourd hui», à son avis. C est certain qu on doit évaluer les étudiants en médecine et tester leurs connaissances pour s assurer que ceux qui nous soigneront seront aptes à le faire. Toutefois, ces évaluations ne doivent pas se faire au détriment de l humain évalué. Ce n est pas vrai qu un être humain peut travailler 13 heures par jour, étudier durant 20 heures par semaine, manger et dormir de temps en temps et être sous évaluation perpétuelle pendant tout ce temps-là. Ce n est pas parce que tu étais premier de classe toute ta vie que tu peux passer à travers ça. Quand le ministre Barrette dit que la pression sur les aspirants médecins est moins grande aujourd hui qu il y a quinze ans, ça équivaut à dire aux jeunes «c est à votre tour de passer à travers le calvaire que j ai vécu». Mais le calvaire est-il nécessaire? En affirmant qu on en fait déjà assez pour aider les futurs médecins, c est aussi l équivalent de dire «vous voyez, il y a moins d accidents de la route aujourd hui qu il y a 15 ans, alors on va arrêter de prévenir la vitesse, la fatigue et l alcool au volant». Cette analyse de M. Barrette est le plus triste des sophismes. Et que dire de la suite? L étudiant en médecine deviendra un médecin. Un médecin probablement déjà épuisé. Avec le projet de loi 20 visant à augmenter le nombre de patients par médecin de famille, combien seront-ils à endurer l envie dévorante de quitter? Mon deuxième ami qui a entrepris des études en médecine, Antony, en est actuellement à sa deuxième année de résidence pour devenir médecin spécialiste. Il se porte bien, mais me parle constamment de la pression. Quand on se battait pour être premiers de classe au cégep, c était une chose. Ici, Antony se bat contre une marée humaine de premiers de classe. Pas seulement pour réussir tous les examens, mais également pour se démarquer parmi tous les autres EXCELLENTS résidents qui veulent tous être celui ou celle qui aura les bons mots des patrons, et plus sérieusement, l emploi désiré par la suite. Quand je lui dis «je n arrive pas à croire que vous soyez sains d esprits», il me répond «le sommes-nous vraiment?». Peut-on s entendre sur le fait qu il y a d abord un humain derrière chaque sarrau blanc? Je me demande parfois ce qui serait arrivé à mon amie Marie-Pier si elle n avait pas trouvé le courage de changer de parcours. Serait-elle encore en larmes au bout du fil? Serait-elle encore là? On ne peut pas mettre une montagne sur les épaules des médecins et des futurs médecins sous prétexte qu ils doivent donner un rendement à la hauteur de ce que l État réclame. Peut-on s entendre sur le fait qu il y a d abord un humain derrière chaque sarrau blanc? 18 LE BULLETIN 61170A_Gestion.indd :36 PM

19 Le suicide J ai 24 ans, je suis résidente en médecine de famille et ce soir, j ai besoin de parler... Vous trouverez ci-après un texte qui nous a été transmis par une résidente qui préfère demeurer anonyme, un texte qui en dit long sur la souffrance qui nous entoure et qui est souvent, et malheureusement, trop bien cachée. Bonsoir, J ai 24 ans, je suis résidente en médecine de famille, et ce soir j ai besoin de parler. J ai besoin de m ouvrir la trappe. J ai 24 ans. Cela veut donc dire que je suis entrée en médecine à l université tout de suite après avoir complété mon CÉGEP. En fait, à 14 ans, j ai décidé que j allais me diriger vers la médecine parce que j étais passionnée par le corps humain et son fonctionnement. J ai donc, depuis une dizaine d années, consacré de plus en plus d énergie et de temps à l atteinte de mon but. Au courant de chacune de ces années, j ai progressivement délaissé les choses qui me faisaient plaisir, ce qui me gardait en santé et bien dans ma tête et mon corps, afin de me permettre de consacrer un maximum de temps à l étude. J ai réussi ma médecine, j ai reçu le diplôme, je peux maintenant ajouter les lettres MDCM à la suite de mon nom. J ai aussi passé le LMCC avec brio, cet examen qui nous permet, en tant que résident en médecine, de prescrire des médicaments, et j ai eu ma place en résidence à l endroit de mon choix. Les gens me félicitent, me disent Tu dois être fière! Tu dois être heureuse! Oui, je suis fière et heureuse de ce que j ai accompli, d où je suis rendue. Mais tout ça à quel prix? J ai commencé la résidence, comme tous mes collègues, le premier juillet. Toute heureuse, toute excitée, mais surtout très anxieuse. J avais maintenant une lourde responsabilité, soit le bien-être, la santé, voire même la vie des gens entre mes mains. Oui j ai la formation, oui je savais dans quoi je m embarquais à l avance, mais ce n est pas avant d avoir les deux mains dedans que j ai réalisé l ampleur que cela signifiait. En résidence, on est supposé étudier, lire autour de nos cas, approfondir nos connaissances sur tout ce qu on pourrait avoir à traiter un jour. Facile à dire... Comment est-ce que je suis supposée étudier après une journée de 12 heures à l hôpital? Et si j étudie, comment est-ce que je peux possiblement avoir, en même temps, une vie équilibrée contenant sport, activités sociales et culturelles, famille et relation amoureuse? Tout ça avait déjà pris le bord au courant des dernières années, mais le peu qui restait a complètement disparu avec le début de la résidence. Les gens me félicitent, me disent Tu dois être fière! Tu dois être heureuse! Oui, je suis fière et heureuse de ce que j ai accompli, d où je suis rendue. Mais tout ça à quel prix? J ai rapidement réalisé que quelque chose n allait pas, que mon anxiété augmentait de façon exponentielle. J ai commencé à parler à la psychologue de mon UMF, qui m a orientée vers une autre psychologue qui pourrait me suivre à l externe. Mais ces démarches prennent du temps. Et du temps, je n en avais pas. Comment est-ce que j étais supposée aller voir une psychologue une fois par semaine alors que je travaillais tous les jours avec un horaire très rempli? Manquer le travail? C est une chose plutôt complexe et on ne voudrait surtout pas briser la continuité des soins pour nos patients. Alors j ai pris mon trou et j ai attendu. J ai attendu que ça se passe, que ça aille mieux, que le stage finisse. J ai fini par réussir à voir la psychologue, j avais trouvé la solution idéale: comme je travaillais de nuit, je pouvais utiliser mes journées à bon escient pour aller voir mon propre médecin de famille et ma psychologue. Parce que dormir... C est optionnel! HIVER A_Gestion.indd :36 PM

20 Le suicide À ce rythme-là, il n a fallu que quelques semaines pour que je m épuise assez pour ne plus être capable de dormir en raison de l anxiété qui me rongeait de plus en plus à chaque soir. Tranquillement, ça a commencé. Les idées n étaient pas claires au début, puis de plus en plus claires: Je ne suis pas bien, j ai mal, je veux faire cesser le mal... De n importe quelle manière. Après une nuit particulièrement mouvementée, j ai pris peur, j ai annulé ma clinique ce matin-là et je suis partie voir un psychiatre. Un premier diagnostic est tombé: Dépression majeure. Traitement? Arrêt de travail, antidépresseurs et suivi en psychiatrie toutes les semaines en plus du suivi en psychologie. Je suis donc en congé forcé, cela devrait m aider. Mais le contraire arrive, je me sens de plus en plus mal, je ne tiens plus en place, je saute partout, je grimpe aux rideaux, même ma famille ne me reconnaît plus. Je me rends donc à l urgence, où je dois me battre pour me faire entendre et me faire hospitaliser en raison du danger que je crois représenter pour moi-même. Petit séjour des plus agréables à l hôpital, après quoi on me renvoie à la maison, avec un suivi 2 mois plus tard et un retour au travail dans 10 jours à temps plein. «Vous n êtes pas seuls! Il y a toujours quelqu un, et s il n y a personne, il y a les lignes d écoutes, les urgences. Soyez au courant de votre filet de sécurité et n hésitez pas à l utiliser!» Retour au travail agréable, petite semaine de 60 heures pour se remettre dans le bain, puis une semaine de congé prévue depuis longtemps et une deuxième semaine de travail qui se termine... À l urgence... Deuxième hospitalisation durant laquelle, cette fois, les gens me prennent plus au sérieux. Comme quoi se passer la corde autour du cou, ça peut faire réagir les gens. Voilà où j en suis. Je suis sortie de l hôpital, j ai un suivi serré en psychiatrie et je commence à aller mieux, même si chaque journée qui passe contient son lot de difficultés sur le plan émotionnel. Je réalise tranquillement tout ce que j ai laissé derrière et tout ce que j ai à retrouver avant de pouvoir rééquilibrer ma vie. Je prends les obstacles un par un, avec l aide de ma famille et de mes amis, sans qui je ne serais plus là. Je réapprends à vivre une vie sensée, dans laquelle j existe, non pas seulement pour les autres, mais pour moi aussi. J apprends à me faire plaisir, à profiter de la vie et de ses secrets. Plusieurs me demandent quels sont mes plans par rapport au travail. Ma réponse est simple: Je vais retourner à l hôpital, reprendre ma résidence où je l ai laissée et devenir un médecin de famille comme je l ai décidé il y a plusieurs années. Ce qui a changé dans ma démarche, c est l intention de non seulement devenir médecin de famille, mais aussi de prendre soin de moi, parce que sans ma santé, je ne pourrai pas prendre soin de celle de mes patients. Ce qui m inquiète dans toute cette histoire ce n est pas moi, ce sont les autres. Une de nos collègues s est suicidée cette année au même moment où j étais hospitalisée en proie à des idées suicidaires. Nous ne sommes malheureusement pas deux cas isolés. Au contraire, je connais plusieurs personnes, venant de différentes facultés de médecine, dans diverses régions du Canada, qui éprouvent des difficultés similaires. Pour mes collègues: Vous n êtes pas seuls! Il y a toujours quelqu un, et s il n y a personne, il y a les lignes d écoutes, les urgences. Soyez au courant de votre filet de sécurité et n hésitez pas à l utiliser! Pour mes amis et ma famille: merci d être là, merci de me supporter au travers de toutes les épreuves. Pour les lecteurs: Merci d avoir pris le temps de me lire. Si vous connaissez un résident en médecine, prenez le temps de lui dire qu il compte pour vous de temps en temps et rappelez-lui qu il n est pas seul. Si vous n en connaissez pas mais que vous en voyez à l hôpital, sachez qu un sourire et un remerciement peuvent changer une journée du tout au tout. Merci à tous! Le Comité du bien-être des médecins résidents de la FMRQ D re Annie Trépanier, R4 en psychiatrie, ARM Présidente D r Christopher Lemieux, R 3 en médecine interne, AMRM Vice-président au bien-être D r Alastair Dorreen, R 3 en médecine interne, ARM Vice-président au bien-être D re Gabrielle Larouche, R4 en psychiatrie, AMReQ Vice-présidente au bien-être D re Lavigna Lavoie, R2 en radiologie diagnostique, AMReS Vice-présidente au bien-être 20 LE BULLETIN 61170A_Gestion.indd :36 PM

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