Notes du mont Royal. SOURCE DES IMAGES Google Livres
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- Lionel Leblanc
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1 Notes du mont Royal 쐰 Ceci est une œuvre tombée dans le domaine public, et hébergée sur «Notes du mont Royal» dans le cadre d un exposé gratuit sur la littérature. SOURCE DES IMAGES Google Livres
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3 Cet ouvrage a été tiré à trois cents exemplaires numérotés. r.i'tit'vi*. Imprimerie <\c V. IVASHMZ **i c
4 ÉTUDES CRITIQUES SUR LE TRAITÉ DU SUBLIME ET SUR LES ÉCRITS DE LONGIN, COMPRENANT: I. Des Recherches sur le véritable auteur du Traité du Sublime; II. Une Traduction nouvelle de ce Traité avec le texte en regard, des variantes et des notes critiques ; III. Les Fragments aullientiques de Longin recueillis, mis en ordre, con'igés et traduits la plupart en français pour la première fois ; IV. Les Documents et Témoignages des anciens sur la vie et les écrits de Longin ; V. Une Table comparative du Vocabulaire des deux auteurs ; " LOUIS VAUCHER, PROI'ïSSEUR HONORAIRE IIB LITTKRATERK CLASSIOU»; A L'ACAIIëHIE IIE OENKAK. ANCIEN PRINCIPAL KT BlDLIOTIlÉl.MRP ]_} O'Yi C c >i u' S 4 / j GENÈVE, JOËL CHEKIillLIEZ, LIBRAIKE-ÉDI'I Elit y^-l /-, z. PARIS,.MEME MAISON., RUE DE LA MONNAIE, n».? *' C.. '. '<D'
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6 AYANT-PROPOS. J'ai exposé, dans les introductions mises en tête de chacune des parties de cet ouvrage, le but que je me suis proposé, la marche que j'ai suivie et les secours que j'ai eus a ma disposition ; il me reste à rappeler quelques circonstances qui en ont précédé ou accompagné la publication. Avant de mettre sous presse, j'ai communiqué à l'académie des Inscriptions et Belles Lettres le résultat de mes recherches, et la note que j'avais rédigée dans ce but a été insérée dans la Bibliothèque Universelle de Genève, dans le Journal de l'instruction publique et dans celui de l'institut (Mars 1852). Il ne m'a été adressé aucune objection, aucune observation, ni sur les détails, ni sur l'ensemble de son contenu, et je ne sache pas que mes assertions aient été l'objet d'aucune critique ni même d'aucune mention dans les journaux littéraires étrangers. Cependant mes honorables correspondants, entre autres le savant M. Jos.-Victor Le Clerc, qui a bien voulu se charger de présenter ma note ii l'académie, m'ont fait connaître que les juges compétents, sans repousser mes idées et mes conjectures, attendaient pour les admettre ou les déclarer non fondées, que j'en eusse publié les motifs et les preuves. Mais si la publication de ma note n a pas appelé, comme je l'espérais, l'attention des experts sur la solution que j'ai proposée, elle m'a du moins procuré le précieux avantage de conuaitre à temps des écrits spéciaux qui m'étaient restés inconnus. M. le professeur Bailer, de Zurich, m'a communiqué, avec autant d'empressement que d'obligeance, la dissertation de M. Buchcnau, De scriptore libri r.îù ty/j;, Marhoiirg, 18i9, la note de M. Spengel sur le passage de la Genèse.
7 el le premier volume des Rhelores grœci que ce savant critique a publié récemment. C'est aussi à M. Baiter que je dois d'avoir pu consulter les Opéra Plotini de Creuzer, le Commentaire de Proclus. sur le Timée de Platon, édition de M. C.-E.-Chr. Schneider, Breslau, 1847, et plusieurs autres livres qui me manquaient. MM. les professeurs Roget, Adert, de Sinner, Rickly, Hisely, m'ont rendu des services analogues. M. Ain. Roget fils a relevé pour moi les variantes de quelques chapitres du manuscrit de Florence, et M. Adert, qui a bien voulu prendre la peine de relire les épreuves, m'a éclairé de ses précieux avis. Je les prie de recevoir ici l'expression de ma reconnaissance. La forme que j'ai adoptée pour cette édition m'a paru propre à faire mieux saisir les comparaisons et les rapprochements sur lesquels j'appelle l'attention des lecteurs; mais elle en a rendu l'impression longue et difficile. J'ai profité de ce délai pour corriger et revoir avec soin mon travail, et j'ai cherché à compenser ainsi les avantages que mon éloignement des grandes bibliothèques et des principaux centres d'instruction ne me permettait pas de lui assurer. Au reste, je ne présente au public lettré que de simples études, pour lesquelles je réclame toute son indulgence.
8 TABLE DES MATIÈRES. Payes. RECHERCHES sur le véritable auteur du Traité du Sublime. Plan de ces recherches 1 PREMIÈRE PARTIE. Etudes sur la vie et les écrits de Longin. Chap. \". g i. Vie de Longin 4 g 2. Carrière philosophique de Longin G Chap. H. Carrière littéraire de Longin. g 1. État des Lettres au troisième siècle 13 g 2. Carrière littéraire de Longin 24 DEUXIÈME PARTIE. Examen de l'authenticité du Traité du Sublime. Chap. I CT. Opinions des Critiques à cet égard 43 Chap. II. Discussion des preuves et des témoignages allégués en faveur de Longin GO Chap. III. Étude comparative du Traité du Sublime et des Fragments de Longin 08 TROISIÈME PARTIE. Recherche de l'auteur du Traité du Sublime. Chap. I er. Examen des données que fournit le Traité du Sublime pour déterminer l'époque de sa composition 80 Chap. IL Revue des rhéteurs qui ont vécu à l'époque où le Traité du Sublime a dû être composé 90 Chap. III. Étude comparative du Traité du Sublime et des écrits de Plutarque 9G TRAITÉ DU SUBLIME. Traduction nouvelle, avec le texte en regard et des notes critiques 121 Introduction 125 Chap. l«140 FRAGMENTS DE LONGIN, traduits en français, avec le texte en regard et des notes critiques 253 Introduction >: Fragments philosophiques 2G0
9 VIII l'jif.-. Fragments littéraires "l'ai Manuel île Rhétorique de Longin 312 Essai d'un anonyme sur la Mémoire 342 Fragment d'un Traité de Rhétorique, sur les lieux communs relatifs à la fin qu'on se propose 354 Abrégé du Manuel de Rhétorique de Longin 35C Notes et règles extraites de diverses rhétoriques, entre autres de celle de Longin 304 DOCUMENTS et témoignages sur la vie et les écrits de Longin TABLE COMPARATIVE des mots contenus dans le Traité du Sublime et de ceux qui se trouvent dans les Fragments de Longin Avertissement sur cette table 381 Additions et corrections 443
10 RECHERCHES VÉRITABLE AUTEUR DU TRAITÉ DU SUBLIME. PLAN DE CES RECHERCHES. Quand on considère les témoignages que Porphyre, Eunape, Suidas, Photius, rendent au mérite et à la célébrité de Longin, le rang qu'il a occupé comme philosophe et comme critique parmi ses contemporains, la fin glorieuse par laquelle il a terminé une vie consacrée a la culture des lettres et de la philosophie, on est surpris de ne pas trouver sa biographie au nombre de celles que Philostrate et Eunape ont consacrées à quelques-uns des sophistes et des philosophes qui vécurent de son temps. Des critiques modernes ont cherché à combler cette lacune, en recueillant et en combinant les divers passages des auteurs anciens relatifs à Longin('); le savant Ruhnken, en particulier, a reconstruit pour ainsi dire cette biographie, en rassemblant avec une profonde érudition et en rapprochant avec une sagacité peu commune, les plus légers vestiges d'une carrière si bien remplie^). Cependant le peu de faveur dont jouissaient alors les philosophes néo-platoniciens, l'opinion généralement admise de l'authenticité du Traité du Sublime, (') Fabricius, llarles, etc. (*) Dissertatio de vita et scriptis Longini, qtiam, prteside Davide Ruhnkenio a. d. xxill octobria MDCCLXXVI in academia Lugduuo Batava defendet PetrusJohannes Schardam. Ou «ait par le témoignage de Wyttembach (Vit. Ruhnken. p. 177) que cette Dissertation est bien l'œuvre du grand critique hollandais.
11 2 PLAN DE CES KECIIEKCIIES. enfin la nature de ce Traité et sa supériorité sur toutes les productions qu'on peut avec quelque certitude attribuer à Longin, ont introduit dans l'exposé des doctrines et dans l'appréciation du mérite de cet auteur, des erreurs assez graves qu'il importe de relever et de détruire, parce qu'elles altèrent sensiblement le caractère de l'histoire littéraire de cette époque, et qu'elles supposent l'existence d'un phénomène dont il n'est guère possible d'admettre la réalité ni d'assigner la cause, pour peu qu'on se soit fait une idée juste de la littérature grecque du troisième siècle. Il ne semblera donc ni superflu, ni présomptueux d'étudier de nouveau la vie et les écrits de Longin, de chercher à fixer l'opinion qu'on doit se faire de l'influence qu'il exerça sur ses contemporains, et de rappeler ses vrais titres à l'estime de la postérité. Je me propose de recueillir tout ce que nous savons sur ce personnage, soit par ses propres ouvrages ou par les fragments qui nous en sont parvenus, soit par les témoignages des auteurs anciens grecs et latins. J'essaierai de fixer exactement, ou du moins dans des limites probables, la durée de son existence, et de constater les principales circonstances de sa vie. Je m'occuperai ensuite de sa double carrière comme philosophe et comme critique ; je chercherai a assigner sa place parmi ses plus illustres contemporains sous ce double point de vue, et, pour cet effet, j'exposerai d'abord la vie philosophique du troisième siècle, les sectes qui partageaient les philosophes, les sujets dont ils s'occupaient, les discussions auxquelles Longin a pris part, et j'appuierai ces recherches des jugements portés sur lui par ses adversaires ou ses partisans; enfin, au moyen des fragments philosophiques qui nous ont été conservés, je chercherai à établir quelle fut sa doctrine et en quoi elle différait de celles de ses contemporains. Je suivrai une marche analogue pour ce qui concerne la carrière littéraire de Longin; j'indiquerai quels furent les rhéteurs, les sophistes, les grammairiens qui vécurent de son temps ; je rapporterai les témoignages que nous ont transmis les anciens sur sa renommée littéraire ; enfin je recueillerai les fragments authentiques qui nous sont parvenus de ses ouvrages de rhétorique, de métrique, de critique, de lexicographie, etc., et j'en déduirai le jugement que l'on doit porter
12 PLAN DE CES RECHERCHES. 6 sur la nature de son talent, sur la direction qu'il imprima à ses études et a son enseignement, sur son style et sur son savoir. J'examinerai ensuite sur quoi sont fondés les titres de Longin à être considéré comme l'auteur du Traité irepi 'tyouç, et après en avoir montré la faiblesse ou la nullité, je chercherai à déterminer, au moyen des faits littéraires que contient cet écrit, et des preuves négatives, c'est-à-dire des caractères qui ne sauraient convenir à une époque différente, à quelle époque il a été composé, et à qui on pourrait l'attribuer. Ces recherches seront appuyées sur la traduction des fragments authentiques de Longin et sur celle du Traité du Sublime.
13 PREMIÈRE PARTIE. ÉTUDES SUR LA VIE ET LES ÉCRITS DE LONGIN. CHAPITRE PREMIER. VIE DE LONGIN. CARRIÈRE PHILOSOPHIQUE. I er. Vie de Long in. Nous ne possédons aucun témoignage direct qui nous apprenne l'année et le lieu de la naissance de Longin; nous ignorons aussi qui était son père et quelles furent les causes qui influèrent sur les principales circonstances de sa vie. Voici les faits que l'on peut admettre comme certains, d'après son propre témoignage et celui de Porphyre, son disciple et son ami. Longin nous apprend lui-même qu'il fit avec ses parents plusieurs voyages dans sa première jeunesse, et qu'il en profita pour entendre un grand nombre de philosophes et se lier avec quelques-uns d'entre eux( 4 ). Plus tard, établi à Tyr, il écrit à Porphyre, alors en Sicile, de venir le joindre et de lui apporter ou de lui envoyer quelques traités de Plotin, dont il recueillait et étudiait alors les ouvrages ('). Porphyre, qui nous a conservé dans sa Vie de Plotin les documents que nous venons de citer, nous fournil dans le même ouvrage des données d'où nous pouvons déduire approximativement les principales époques de la vie de Longin. Porphyre avait trente ans lorsqu'il se rendit d'athènes à Rome, quittant Longin pour s'attacher à Plotin qui ( ) Préface du traité itipi rft.tu;, $ 4. Fragm. phil. n I. (*) Lettre de Longin a Porphyre. Fragm. ph., n" 2.
14 VIE DE LONGIN. O avait alors cinquante-neuf ans, et qui, trente ans plus tôt, suivait avec Longin les leçons d'âmmonius à Alexandrie. Comme Plotin avait alors vingt-huit k vingt-neuf ans, et que Longin était encore très-jeune (jxetpxxi'wv OVTCOV -fj^côv) on peut supposer k celui-ci dix ans de moins, et mettre sa naissance vers l'an 213, celle de Plotin étant fixée k l'an 203, et celle de Porphyre k l'an 232. Les voyages de Longin auront eu lieu de 228 k 235 ; son séjour k Athènes de 235 k 265; il était k Tyr vers l'an 269, tandis que Porphyre était en Sicile, peu de temps avant ou après la mort de Plotin. Enfin, il fut appelé auprès de Zénobie k peu près k la même époque, et mourut en 273 k la suite de la prise de Palmyre. Suidas nous apprend que Longin eut pour mère Phrontonide, sœur du rhéteur Phronton; que celui-ci, originaire d'emèse en Syrie, se trouvait k Rome sous le règne de Septime-Sévère, qu'il enseigna plus tard la rhétorique k Athènes, en concurrence avec Philostrate l'ancien et Apsinès, et qu'étant mort dans cette ville k l'âge de soixante ans, il laissa ses biens et sa place k son neveu Longin le critique. Les liens de parenté qui unissaient Longin k des personnes originaires de Syrie, les voyages qu'il fit en Orient avant de s'établir k Athènes auprès de son oncle maternel, ses séjours k Tyr (car il parait d'après sa lettre k Porphyre qu'il y alla plus d'une fois), enfin la connaissance qu'il avait, diton, de la langue syriaque, donnent beaucoup de poids k l'opinion de ceux qui pensent qu'il était né en Syrie. Vopiscus et Zosime rapportent que Longin, appelé auprès de Zénobie, sans doute k cause de la célébrité dont il jouissait comme littérateur et comme philosophe, gagna la confiance de cette princesse, devint, après la mort d'odénat, son principal conseiller, l'engagea k résister aux menaces d'aurélien, et paya de sa tête ses courageux conseils. Vopiscus nous a conservé la lettre écrite par Zénobie k Aurélien, et que celui-ci attribua k Longin f). Zosime ajoute qu'il subit son sort avec tant de fermeté, qu'il consolait lui-même ceux qui s'affligeaient de son malheur( a ). (*) Hist. Aug. Il, p éd. Bip. V. les Documents, n» 5. (*) Zosim. I, 50. V. les Documents, n 4.
15 b CARRIERE PHILOSOPHIQUE Tels sont les faits reconnus généralement comme certains, qui se rapportent à la vie de notre auteur. Passons à ceux qui concernent sa carrière philosophique. II. Carrière philosophique de Longin. Après avoir subi les rudes attaques du scepticisme, les écoles philosophiques, au commencement du troisième siècle, n'avaient plus cet esprit de vie qui tire des conséquences heureuses d'un système bien conçu, et porte la lumière dans certaines branches jusqu'alors négligées du vaste domaine de la philosophie. Les philosophes représentant les principales sectes étant obligés, pour obtenir les appointements impériaux, de rester hdèles au système de chaque école, s'attachaient à l'exposer en termes différents, ou se bornaient à commenter les ouvrages de leurs prédécesseurs. C'est ce qui avait lieu principalement à Athènes, où l'activité philosophique se réduisait, comme dans les siècles précédents, à des luttes entre les sectateurs de Platon, d'aristote et de Zenon. A Alexandrie, il régnait plus de liberté ; les traditions y étaient moins présentes et moins respectées, et les efforts des docteurs chrétiens y avaient obtenu plus de succès. Ce fut là qu'on vit surgir un nouveau développement, le seul dont fût encore susceptible la philosophie ancienne, ou plutôt le dernier pas qui restât "à faire aux disciples de Platon ; je veux parler de la conception spéculative de Y Un et de Y Etre dans la pensée, de la réunion de la religion et de la philosophie par l'extase, seule forme de philosophie qui parût capable de tenir tète au christianisme, en satisfaisant le besoin de l'homme de se sentir uni à Dieu. Celte philosophie, appelée néo-platonicienne, qui combinait les principes des académiciens avec la vie contemplative des pythagoriciens, ne fut point cultivée à Athènes, ni dans le troisième ni dans le quatrième siècle. Née à Alexandrie sous Ammonius, comme une sorte de doctrine secrète, répandue à Rome par Plotin, elle se maintint en Italie sous Amelius et Porphyre, et passa avec lamblique en Syrie. Dans l'intervalle, les autres écoles avaient disparu; au bout d'un demi-siècle, les philosophes, encore nombreux en 220, étaient
16 DE LONG IN. devenus fort rares. Si les troubles de l'empire et le désordre des finances, qui ne permettaient plus de favoriser les études, contribuèrent à cette décadence, les succès du néo-platonisme et ceux du christianisme n'y furent pas non plus étrangers. Le témoin le plus impartial et le plus éclairé de cette grande révolution serait, sans contredit, le célèbre Longin; car, malgré l'éclipsé presque totale qui nous dérobe ses œuvres philosophiques, le peu qui nous en reste jette sur cette période intéressante un rayon assez lumineux pour en éclairer une des faces, et nous permettre d'en concevoir l'ensemble. La préface de son traité irc-pî TAO-Jç, citée par Porphyre, nous fournit les seuls renseignements que nous possédions, soit sur les sectes philosophiques qui subsistaient encore au commencement du troisième siècle, soit sur les philosophes qui en soutenaient les doctrines, de bouche ou par écrit, soit enfin sur les études de Longin et sur les maîtres auxquels il s'attacha. On doit lui supposer une aptitude bien précoce pour ces études sérieuses, puisque dès sa première jeunesse, pendant les voyages qu'il fit avec ses parents, il recherchait, dans les diverses contrées qu'il visitait, les philosophes distingués de chaque secte, et formait même avec quelques-uns d'entre eux des relations suivies. Le philosophe dont les doctrines paraissent l'avoir le plus captivé, et auprès duquel il étudia le plus longtemps, fut le célèbre Âmmonius d'alexandrie, surnommé Saccas, parce qu'il avait exercé l'état de portefaix. Ammonius, après avoir abandonné le christianisme, fonda une école destinée à concilier Platon et Aristote sur les questions les plus importantes; Longin se joignit à ses autres disciples, et s'attacha particulièrement à Origène le platonicien, qu'il ne faut pas confondre avec le célèbre commentateur chrétien du même nom ; il fit aussi connaissance avec Plotin, dont il ne partageait pas les opinions et qu'il combattit plus tard. Au reste, leur liaison dut être de courte durée; car Plotin, après avoir voyagé en Perse et dans l'inde, vint à Rome à l'âge de quarante ans, s'y fixa et resta en Italie jusqu'à sa mort; tandis que Longin passa la plus grande partie de ses jours à Athènes, d'où il se rendit en Orient. Mais ils ne se perdirent pas de vue, grâce à l'entremise
17 » CARRIERE PHILOSOPHIQUE de Porphyre, qui, successivement disciple de l'un et de l'autre, ne cessa de correspondre avec Longin son premier maitre, dont il sut conserver l'estime et l'amitié. Longin cite, au nombre des platoniciens qu'il a connus, Euclide, Démocrite et Proclinus; mais leurs ouvrages n'étaient que des recueils et des explications de ce qui avait été publié par des philosophes plus anciens. Démocrite, par exemple, avait écrit des commentaires sur l'alcibiade et le Phédon de Platon. On peut porter le même jugement sur Diodote et Eubulus, qui dirigèrent l'école d'athènes et avec lesquels Longin eut sans doute des rapports durables ; ils ne publièrent aucun ouvrage original ; on devait seulement à Eubulus des commentaires sur le Philèbe et le Gorgias, et une réponse aux objections qu'aristoté oppose à la République de Platon ; mais il ne nous en est rien parvenu. C'est aussi a Longin que nous devons la connaissance de quelques philosophes qui soutenaient, au commencement du troisième siècle, les principes du Portique, et qui ne sont mentionnés nulle autre part, savoir Athénée et Musonius, qui ont vécu à Athènes, Herminus, Lysimaque, Thémistocle, Phoebion, Annius et Médius. Ces trois derniers se bornaient à traiter des points de peu d'importance, et les livres qu'ils composaient sur ces sujets se recommandaient plutôt par l'élégance du style que par la valeur et l'arrangement des pensées. Proclus nous apprend que Longin et Médius eurent entre eux une discussion au sujet des parties de l'âme, que le philosophe stoïcien portait à huit, tandis que Longin soutenait que l'âme est une et sans parties ('). Enfin Héliodore d'alexandrie, par ses ouvrages, Ptolémée et Ammonius par leurs leçons orales, soutenaient l'houneur du Lycée, et comptèrent aussi Longin au nombre de leurs disciples; il se plaît à rendre hommage à leurs vastes connaissances, et il assure que personne n'était comparable en savoir à Ammonius le péripatélicien, jugement qui est confirmé par Philostrate(*). Après avoir consacré plusieurs années à enseigner la critique et la (') Procl. in Plat. Remp. Comm. lil>. IV, p. 115, ctl. Ras. Voy Kragm. phil., n 6. (*) Philostr. Vie d'hippodromus.
18 DE LOXGIN. 9 littérature a Athènes, sans perdre de vue cependant ses études philosophiques, Longin, vers la fin de sa carrière, revint à celles-ci avec une nouvelle ardeur, soit que son goût l'y portât de préférence, soit qu'il désirât prémunir Porphyre, son illustre disciple, contre des doctrines qu'il estimait fausses et dangereuses. Voici à quelle occasion la discussion s'engagea entre les deux anciens auditeurs d'ammonius Saccas. Porphyre rapporte que, dans les premières leçons qu'il entendit de Plotin, il remarqua que celui-ci évitait de s'expliquer, réservait ses forces et se montrait peu disposé à étaler devant tout le monde la puissance de sa dialectique. Porphyre, pour le forcer à exposer sa manière de voir, écrivit contre lui une dissertation, où il s'efforçait de prouver que les intelligibles sont en dehors de l'intelligence. Plotin se fit rendre compte de l'ouvrage par Amelius, son principal disciple, et lorsqu'il en connut la substance, il lui dit en souriant : «C'est à toi, Amelius, qu'il appartient de résoudre des objections qui ne proviennent que de l'ignorance où est Porphyre de nos doctrines.» Amelius composa, en effet, un long traité contre les objections de Porphyre; celui-ci lui répondit, fut réfuté de nouveau, et parvint enfin à comprendre la pensée de Plotin; alors il se rétracta, et lut, en présence des autres disciples, un écrit où il avoua son erreur. Longin, instruit de cette défection, prit à son tour la plume pour réfuter son ancien disciple, maintenir sa propre doctrine, et lui montrer qu'il n'avait pas bien justifié son changement d'opinion ( 3 ). Cela doit nous faire supposer que Porphyre, dans son premier écrit, avait opposé la doctrine de Longin à celle de Plotin, et que, par conséquent, avant de quitter Athènes, il avait déjà cultivé la philosophie sous la direction de son premier maître. Non-seulement Plotin ne partageait pas les opinions de sou ancien condisciple, mais il ne faisait pas grand cas de son talent comme philosophe; car, après avoir lu son livre sur les principes, ivip\ àp%snf), '< Longin, dit-il, est un philologue et non un philosophe.» Longin, de son côté, prévenu par des personnes qui elles-mêmes ne connaissaient pas Plotin, ne pouvant bien comprendre les doctrines de ce philosophe en (») Préf. du livre r.i' ( \ ri>.vj;. Fragin ph. n" I, $ 8. («) Porph. Vil» Plot., c. XIV, p. 116, Tom. IV de la Bibl. gr. de Fabricius, I" edit. Fragm. phil., n 16.
19 10 CARRIÈRE PHILOSOPHIQUE les étudiant dans les écrits diffus et obscurs d'âmelius, montra aussi pour lui peu d'estime et persista longtemps dans cette opinion. Cédant enfin aux sollicitations pressantes de Porphyre, qui attachait le plus grand prix à rectifier le jugement de celui qu'il appelle l'homme le plus instruit et le plus judicieux de son siècle, Longin triompha de sa répugnance, étudia de nouveau les doctrines de Plotin dans les écrits de ce philosophe rédigés par Porphyre, et finit par rendre justice au génie de ce profond penseur, à la puissance de ses conceptions et à l'originalité de ses idées ; mais il ne se laissa point convaincre. Il ne pouvait pas plus admettre cette décomposition subtile et hardie de la substance divine, qu'il n'avait admis la division de l'âme humaine ; il se prononça donc franchement contre cette nouvelle doctrine et la combattit avec fermeté. Il soumit, comme il le dit lui-même (*), à une critique attentive l'ouvrage de Plotin sur les idées ; il réfuta l'opinion d'amelius sur la justice suivant Platon, et dans une longue lettre au même, il répondit à quelques-unes des assertions de son écrit intitulé : De ta marche suivie par Plotin en philosophie. Il cherchait aussi à faire prévaloir ses idées dans le Traité irspt àppie, de l'effort ou de l'instinct, qu'il dédia à son ami Porphyre, et dans le Traité irept xixouç, où sont discutées les opinions de Plotin et d'amelius. Ce Traité rripi TACJç, dont la préface, conservée en partie par Porphyre, est un document si précieux, était sans doute consacré, comme les autres écrits intitulés de même, â l'examen de l'importante question du souverain bien, question sur laquelle Cicéron, dans son beau traité De finibus, nous a fait connaître les opinions qui prévalaient de son temps chez les philosophes grecs, et sur laquelle il appartenait à Longin, en qualité de philosophe éclectique, de faire un travail analogue. Le soin qu'il prend de classer les philosophes ses contemporains, semble annoncer de sa part l'intention d'exposer et d'apprécier leurs diverses opinions sur ce sujet intéressant. Eusèbe, dans sa Préparation évangélique ( 6 ), nous a conservé le pas- (*) Préf. du livre wipî TI'XGU;. Fragm. ph., n I, V 8. Longin avait donc composé deux écrits îrepî TûV t'jsëiv, l'un contre Porphyre, l'autre contre Plotin. ( ) Euseb. Prœp. Evnug. lib. XV, p. 822, éd. Paris
20 DE LONGIN. 11 sage le plus étendu que nous possédions, après la préface du -mp: rt/ouç, des traités philosophiques de Longin. Notre auteur combat dans ce fragment l'opinion des Stoïciens et en général de tous ceux qui prétendent que l'âme est un corps. On reconnaît, dans la manière dont il attaque les raisonnements de ses adversaires et dont il en montre la faiblesse, d'une part, le philosophe qui s'est formé de la spiritualité de l'âme des idées justes et saines, qui a su la dégager de tout alliage avec la matière ; d'autre part, l'écrivain qui sait donner à l'examen de ces hautes questions une forme animée et qui ne dédaigne ni les ressources de l'imagination, ni celles d'un style élégant. C'est sans doute pour cela que les philosophes ses contemporains le classaient parmi les littérateurs, tandis que ceux-ci lui donnaient le titre de philosophe. Nous lisons dans Proclus (") que Longin plaçait les idées après le Ar/puoupydi;, c'est-à-dire qu'il soutenait la postériorité des idées contre l'opinion de Plotin. Deux autres citations du même auteur nous apprennent : 1 que Longin avait exposé l'opinion de Platon sur l'union des âmes aux germes primitifs, mais sans se prononcer lui-même sur ce point (*) ; 2 que Longin admettait l'influence du climat sur les facultés naturelles de l'homme ( ). Enfin, Syrianus, dans son Commentaire sur la Métaphysique d'aristote, s'exprime ainsi : «Les idées n'existent pas dans l'esprit à la façon des simples notions générales, comme Longin, dit-on, l'aurait avancé» ( 10 ). Cette opinion de Longin s'accorderait parfaitement avec la doctrine que lui attribue Proclus sur l'antériorité du Démiurge par rapport aux idées ("). Si les idées n'existent que dans l'intelligence du Démiurge, il faut bien qu'elles lui soient postérieures. Quant aux Commentaires de Longin sur le Phédon (") et sur l'in- (') Procl. Comm. in Tim., p. 08, éd. Bas. Fragm. ph. n» 2t. ( ) Procl. Comm. in Tim., p. 16, éd. Bas. Fragm. P Q -> r> 10. ( ) Procl. Comm. in Tim., p. fio, éd. Bas. Fragm. phil., n 19. V. Ilumboldt, Cosmos. I, p (,0 ) Syr. Comm. in Arist. Metaph., fol. 50, recto. Fragm. phil., n» 23. liuhnken (Diss. de Vita et scr. Long. $ XIV) pense que cette opinion de Longin est tirée de son livre r;ist T«V tôici». (' ) V. pins haut. Fragm. ph., n 21. ('») M. Vacherot (Ecole d'alexandrie, tome I, p. 336) semble croire que le fragment
21 12 CARRIÈRE PHILOSOPHIQUE DE LO.NG1N. traduction du Timée ("), il semble, d'après les citations qu'en ont faites Proclus et Olympiodore, qu'ils se rapportaient plutôt au style de Platon qu'à ses idées, bien que celles-ci ne fussent pas négligées. «Ces rares fragments, dit M. Vacherot ( H ), ne nous font point connaître la philosophie de Longin ; mais ils nous fournissent des indications précieuses sur l'esprit général et la tendance de ses doctrines. Sur la question du Démiurge, il ne suit point l'école d'ammonius dans ses hautes et abstraites spéculations, et parait se rattacher à la pensée de Platou, lequel n'avait jamais songé à séparer le Démiurge, ni des idées, ni de l'un, comme l'ont fait les Alexandrins. Sur la question de la nature de l'âme, il défend, avec Numenius, Ammonius et Plotin, la doctrine de Platon contre Aristote et les Stoïciens-, mais son goût pour la philosophie simple, claire et facile, sa répugnance pour la métaphysique transcendante se révèlent encore dans le caractère tout psychologique de sa démonstration. Sur tous les autres points où il commente la doctrine de Platon, il s'arrête toujours au sens le plus simple et à l'explication la plus naturelle, bien différent eu cela des Alexandrins, qui cherchent constamment les explications les plus subtiles et les plus abstraites. Ainsi, autant qu'on en peut juger par les faibles données qui nous restent, Longin était un esprit plein de sens et de mesure, plus judicieux que profond, disciple de Platon encore plus que d'ammonius, et qui refusait de suivre l'enthousiasme alexandrin au delà des limites du Platonisme.» conservé par Eusèbe appartenait au Comm. de Longin sur le Phédon. V. Fragm phil. n 22. Ruhnken. Diss., Ç, VI. (<») V. les Fragm. phil. n««7 à 21. ('«) Ecole d'alexandrie, I, p. 359.
22 ÉTAT DBS LETTRES AU TROISIÈME SIECLE. 13 DEUXIÈME CHAPITRE. CARRIERE LITTERAIRE DE LONf.lV. I er. Etal des Lettres au troisième siècle. Si Longin sut conserver son indépendance au milieu des débats philosophiques de son temps, et résister à toutes les influences qui semblaient devoir l'entraîner dans le néo-platonisme, il ne montra pas moins de fermeté dans sa carrière littéraire; car il sut se préserver du fâcheux exemple des sophistes ses contemporains, qui jouissaient d'un si grand crédit, soit auprès du pouvoir, soit auprès du vulgaire ; et, au lieu de se borner, comme tant d'autres, à l'étude de la rhétorique, il embrassa tout le champ de la littérature, et ne se distingua pas moins par l'étendue de son érudition que par la sûreté et la délicatesse de son goût. Avant de passer en revue les travaux littéraires de cet illustre écrivain, il nous semble convenable d'exposer quel était, au troisième siècle, l'état des lettres grecques ; cette étude préliminaire aura le double avantage de nous permettre d'apprécier plus justement le mérite de notre auteur, et déjuger si le Traité du Sublime peut appartenir a cette époque. La sécurité dont on jouit durant le deuxième siècle dans toute l'étendue de l'empire, la protection accordée par les empereurs aux philosophes et aux littérateurs, les écoles qu'ils fondèrent ou qu'ils soutinrent, les chaires qu'ils dotèrent, ne pouvaient manquer de provoquer des efforts louables de la part des hommes doués de quelque talent, et d'entretenir une grande activité intellectuelle dans les villes où ils se donnaient rendez-vous. Mais tout cela ne pouvait rallumer chez les Grecs ni la poésie, ni l'éloquence, parce que l'une et l'autre exigent certaines conditions qui sont indépendantes de la faveur des princes et des efforts de l'enseignement. Ainsi les meilleurs esprits s'a-
23 14- ÉTAT DES LETTRES donnèrent k la culture des sciences, de l'histoire, de la philosophie, et le deuxième siècle s'honore des noms de Ptolémée, de Théon l'ancien, de Galien, de Pausanias, de Plutarque, d'arrien, d'appien, de Marc-Aurèle, de Sextus Empiricus, de Maxime de Tyr, de Numenius. L'art de parler, quand il n'a plus pour objet la persuasion ou une instruction solide, dégénère en une vaine recherche de formes et en discussions sur des sujets imaginaires ou frivoles; aussi vit-on renaître les sophistes dont Socrate et Platon avaient stigmatisé les prétentions, et quoique la rhétorique fût généralement cultivée, elle excita plutôt une admiration éclairée pour les chefs-d'œuvre des anciens orateurs qu'elle ne parvint k leur dérober leur secret. On peut bien trouver de l'esprit, de l'élégance, du savoir, du goût, chez les sophistes de cette époque, tels que Dion Chrysostôme, ^Elius Aristide, Hérode Atticus, chez l'habile rhéteur Hermogène et chez le satirique Lucien, mais on n'y trouve point d'éloquence. L'impulsion donnée se soutint pendant la première moitié du troisième siècle. Longin nous a fait connaître les noms d'un bon nombre de philosophes qui appartiennent k cette époque ; Dion Cassius, Hérodien cultivent l'histoire ; Agathémère, Elien, les sciences ; les écoles de rhétorique et de grammaire continuent k attirer de nombreux élèves k Rome, k Alexandrie, k Athènes, etc. ; les chaires des sophistes sont encore l'objet d'une active rivalité ; on voit les uns se porter des défis en présence des empereurs et chercher k se supplanter auprès d'eux; d'autres parcourent les provinces et se montrent inopinément au milieu de l'auditoire de ceux qui jouissent de quelque réputation, leur adressent des questions difficiles ou leur proposent des sujets bizarres. Philostrate, dans ses Vies des Sophistes, nous donne sur leurs ouvrages, leurs talents, leurs succès, leurs rivalités et leur vanité, des détails curieux, bien propres k nous faire connaître cette classe d'orateurs, ainsi que le genre et le degré de culture de la société au milieu de laquelle ils trouvaient des disciples et des admirateurs. Nous lui emprunterons les faits qui se rapportent k ceux des sophistes du troisième siècle qui ont pu connaître Longin, ou qui ont vécu avec lui k Athènes, comme Proclus de Naucratis, Hippodromus, Philiscus.
24 AU TROISIÈME SIÈCLE. 15 Proclus appartenait à une famille illustre de Naucratis en Egypte, ville qui a vu naître aussi Athénée, le sophiste Apollonius, etc. Voyant sa patrie déchirée par des séditions, Proclus vint s'établir à Athènes, avec une fortune considérable, pour y cultiver les lettres en pleine liberté, et gagna l'estime des Athéniens par son caractère solide et généreux non moins que par ses talents et ses connaissances. Malgré l'aisance dont il jouissait, il se voua à l'enseignement, et veillait à la moralité de ses élèves, aussi bien qu'au bon emploi de leur temps et à leur instruction. Pour le prix de cent drachmes, on obtenait le droit d'assister à ses leçons aussi longtemps qu'on le voulait; il communiquait volontiers à ses disciples les livres de sa riche bibliothèque ; afin de prévenir les désordres et les disputes auxquels on ne se livrait que trop souvent dans les écoles des sophistes, il faisait entrer dans la sienne tous ses élèves à la fois ; leurs pédagogues, assis au milieu d'eux, les contenaient dans les bornes de la bienséance, et les plus jeunes écoliers occupaient des places a part. Proclus déclamait rarement ; il imitait de préférence les anciens sophistes Gorgias et Hippias, et il avait coutume de faire circuler parmi ses auditeurs la déclamation de la veille mise au net. Il était doué d'une mémoire prodigieuse qu'il conserva jusqu'à son dernier jour, quoiqu'il ait atteint l'âge de quatre-vingt-dix ans. Sa diction était simple, et par la vivacité de ses pensées, il rappelait son maître Adrien, sophiste célèbre du deuxième siècle. Hippodromus, originaire de Larisse en Thessalie, jouissait aussi d'un brillant patrimoine et en faisait un noble usage. Appelé deux fois à l'honneur de présider les jeux pythiques, il surpassa tous ses prédécesseurs autant par la magnificence qu'il y déploya, que par l'ordre qu'il y fit régner. Il fit aussi admirer sa justice et son courage en décernant le prix à un acteur byzantin, que les juges n'osaient pas proclamer vainqueur, parce que alors Byzance, qui tenait le parti de Niger, était assiégée par Sévère. Bien loin d'imiter l'orgueil et l'amour-propre des autres sophistes, Hippodromus se distinguait par sa modestie, et repoussait toute louange exagérée. Un jour que ses auditeurs, se récriant sur la beauté d'un
25 16 ÉTAT DES LETTRES de ses discours, le comparaient à l'illustre Polémon, il leur adressa cet hémistiche d'homère : Ti u. i8*vïtci(jiv ïtoxii; ; Proclus de Naucralis, dont nous venons de parler, ayant composé contre tous les gens de lettres qui vivaient à Athènes, une diatribe où il n'épargnait pas Hippodromus, celui-ci répondit par un Eloge de l'urbanité, où il débute par la description du paon qui étale sa queue lorsqu'on semble l'admirer ('). Hippodromus se plaisait aussi à faire valoir le mérite des sophistes ses contemporains, il encourageait les jeunes gens qui montraient quelque talent, et jouissait sans jalousie de leurs succès; c'est le témoignage que lui rend Philostrate, qui, ayant obtenu de grands applaudissements aux jeux olympiques, où il avait déclamé d'abondance, quoique a peine âgé de vingt-deux ans, fut aussi comblé d'éloges par son maitre. Celui-ci, invité à monter à la tribune, s'y refusa en disant qu'il ne lutterait pas contre ses entrailles, et ne se fil entendre qu'à la fm des jeux. Hippodromus occupa la chaire d'athènes pendant quatre ans; mais son désintéressement et son zèle lui faisant négliger son patrimoine, il dut renoncer à l'enseignement, et se retira à la campagne. Cependant il ne cessa point de fréquenter les assemblées publiques, et, comme il déclamait souvent et qu'il se livrait à l'étude avec assiduité, son talent pour la parole devint encore plus remarquable; il surpassa même par sa mémoire et par sa vaste érudition tous les sophistes de son temps. Le seul de ses contemporains qui l'emportât sur lui fut Ammonius le péripatéticien, dont Longin vante l'étonnant savoir (*). Comme la plupart des sophistes, Hippodromus parcourut la Grèce et les villes de l'asie-mineure, soit pour trouver des occasions d'exercer son éloquence, soit pour jouir de celle des orateurs dont la renommée était parvenue jusqu'à lui. Il se rendit à Smyrne pour entendre (') Q S' lù&'ri eiîtmv <^>.a - jpiv, titaiv'.v t'j»r.;«a; Siiçi./.hii, iz\iu.ii'^; àreo rso rotù TCû ôjv.te;, w; ivaïtttjcjvto; aùrov TCJ tiriivou : le mot eùur.imz pourrait aussi signifier bonne renommée; le traducteur latin rend ainsi toute la phrase: AI ille nihil inhoneiti fatus modestiœ laudationem habuit, exortus a pavone qua avis laudata pennas erigeret. (") Voir la préface du Traité Tripl TîACJ;, $ t.
26 AIT TROISIÈME SIÈCLE. 17 Héraclide. A peine débarqué, il va se promener sur la place publique, afin de prendre les informations qui lui sont nécessaires ; il voit, auprès d'un temple, des pédagogues assis avec des enfants qui portaient des livres dans des sacs, et reconnaissant par là qu'il y avait une école dans le voisinage, il entre dans celle de Mégistias, le salue et s'assied. Mégistias, le prenant pour le père ou le tuteur de l'un de ses élèves, lui demande quel est l'objet de sa visite. «Je vous le dirai quand nous serons seuls,» répond Hippodromus. Après avoir interrogé ses disciples, Mégistias les congédie, et s'adressanl de nouveau à l'étranger lui demande ce qu'il désire. «Changeons ensemble de vêtement,» lui dit Hippodromus; car il avait unechlamyde ou habit de voyage, tandis que Mégistias était revêtu du pallium, costume ordinaire des sophistes. «Pour quelle raison?» dit celui-ci. «Je veux vous faire entendre une déclamation,» répond l'inconnu. Mégistias croit d'abord qu'il a affaire à un homme dont la raison est égarée, mais en examinant son regard il reconnaît que l'étranger jouit de son bon sens, et lui prête son manteau. Puis, Hippodromus lui ayant demandé un sujet, il lui proposa celui-ci : Un mage veut mourir, désespéré de n'avoir pu tuer un autre mage qu'il a surpris en adultère. Après quelques instants de méditation, le sophiste inconnu, assis dans la chaire, se lève, et Mégistias prend pour de l'extravagance l'enthousiasme dont il le voit saisi ; mais quand Hippodromus s'écriant : «Enfin, je suis maitre de moi-même!» se mit à traiter son sujet, son auditeur transporté d'admiration courut à lui et le conjura de se faire connaître : «Je suis Hippodromus de Thessalie, répondit l'orateur, et je viens ici pour m'exercer et pour apprendre d'un homme aussi instruit que vous la manière dont on déclame en lonie. Mais permettez-moi d'achever mon discours.» Il n'avait pas fini de parler que déjà la porte de l'école était assiégée par une foule de personnes enchantées de l'entendre; car le bruit de son arrivée s'était promptement répandu dans la ville. Désireux de répondre à leur attente, Hippodromus reprit aussitôt le même sujet, et le traita d'une manière toute différente. Invité à parler en public, il excita une admiration générale, et fut jugé digne d'être mis au nombre des sophistes les plus illustres.
27 18 ÉTAT OES LETTRES Hippodromus, dit Philostrate, déployait dans la discussion la grâce qui distingue les dialogues de Platon et le style de Dion ; mais, dans la déclamation, il se montrait aussi véhément que Polémon, sans cesser d'être élégant et harmonieux. A l'entendre improviser, on aurait dit qu'il lisait un ouvrage qui lui était très-familier. Il étudiait beaucoup Archiloque, comme un modèle de force; il appelait Homère la voix, et Archiloque, le souffle du sophiste, rectifiant ainsi l'opinion de Nicagoras, qui regardait la tragédie comme la mère de l'art du sophiste. Hippodromus avait laissé environ trente déclamations, dont les plus estimées, au jugement de Philostrate, étaient celles-ci : les habitants de Catane, les Scytlies, Démode s'opposant à ce que les Grecs secouent le joug d'alexandre pendant qu'il est dans les Indes. On chantait dans les fêtes plusieurs hymnes de sa composition, car il savait aussi manier la lyre. Il termina sa carrière dans sa patrie, vers la soixantedixième année de son âge. Philiscus de Thessalie était uni à Hippodromus par des liens de parenté; il occupa pendant sept ans la chaire d'éloquence à Athènes ('), qu'il devait à la faveur de la savante Julia Domna, impératrice, mère de Caracalla ; mais ce prince, indisposé, on ne sait pourquoi, contre Philiscus, le priva des immunités attachées à sa place. Ayant appris que ce sophiste avait un procès à soutenir devant son tribunal, l'empereur lui fit dire par le magistrat chargé d'introduire les causes, qu'il songeât à défendre sa cause en personne. Le jour de l'audience, Philiscus eut le malheur de déplaire à son redoutable juge, qui raillait ou critiquait sa démarche, son maintien, son costume, trouvait sa voix efféminée, sa diction négligée, ses expressions impropres, l'interrompait a chaque instant et l'accablait de questions. Le sophiste troublé fut réduit au silence; là-dessus l'empereur lui dit: «La chevelure indique l'homme et la voix l'orateur,» et il donna gain de cause à la partie adverse. Philiscus, néanmoins, osa faire quelques représentations, et rappela qu'en lui donnant la chaire d'athènes, on lui avait accordé l'exemption de toute charge publique; mais l'empereur, se récriant, repar- ( 3 ) Les émoluments auxquels cette chaire donnait droit s'élevaient, dit-on, à 10,000 drachmes, environ 8,700 francs.
28 AU TROISIÈME SIÈCLE. 19 til : «Personne n'en doit être exempt, ni vous, ni aucun de ceux qui enseignent. Je ne veux pas que, pour de misérables harangues, les villes soient privées des contribuables qui doivent, comme les autres, supporter leurs charges.» Cependant Philostrate nous apprend que, peu de temps après, cette exemption lui fut accordée à lui-même, pour avoir prononcé, a l'âge de vingt-quatre ans, un discours en présence de l'empereur. Si Philiscus prétait aux railleries de Caracalla par quelque défaut dans le débit, il n'en était pas moins un sophiste de mérite ; son style, qui était plutôt vif et animé que pompeux et périodique, se distinguait aussi par sa pureté et par le choix des termes, et le son de sa voix avait de la fraîcheur et de l'agrément. Il possédait une campagne trèsagréable dans les environs d'athènes, et mourut à l'âge de soixantesept ans. Philostrate termine sa revue des sophistes par ces mots: «A l'égard de Philostrate de Lemnos, il ne me convient pas de dire à quel point il brilla dans le barreau, à la tribune, par la déclamation, par la composition écrite et par le talent d'improviser. Je ne dirai rien non plus de Nicagoras, Athénien et héraut du temple d'eleusis, ni d'apsinès de Phénicie, de sa mémoire et de ses succès; les liaisons d'amitié qui m'ont uni a ces hommes pourraient rendre suspect mon témoignage.» Nous savons par Suidas que Plibjostrate et Apsinès de Gadara se trouvaient a Athènes en même temps que Phronton d'emèse, oncle maternel de Longin, et qu'ils étaient ses rivaux dans l'enseignement. Cependant Philostrate parait avoir vécu à Rome plutôt qu'à Athènes, et s'être distingué par la facilité de son élocution, non moins que par ses écrits. H n'a pas fait preuve de jugement, ni d'amour de la vérité, dans sa biographie du thaumaturge Apollonius de Tyane. Les Héroïques et les Images sont de purs exercices de style, qui ne se recommandent pas même par leur élégance ; enfin, les Vies des Sophistes, le plus utile, à notre avis, de tous ses ouvrages, aurait pu l'être bien davantage, si l'auteur eût pris la peine de recueillir un plus grand nombre de faits, de les choisir avec plus de critique, et de mentionner plus exactement les écrits des sophistes. Quoique son style n'ait ni naturel
29 20 ÉTAT DES LETTRES ni simplicité, et qu'il soit aussi loin de l'élégante sobriété de Lucien que de la substantielle abondance de Plutarque, il ne manque pas, comme on a pu le voir, d'une certaine grâce dans les récits et d'un certain art dans l'exposition des circonstances. Apsinès, de Gadara en Pbénicie, eut pour mai très, selon Suidas, Héraclide de Lycie, qu'il entendit à Smyrne, et Basilicus qui enseignait à Nicomédie ; il occupait à Athènes une chaire de sophiste, en 235, sous l'empereur Maximin, qui lui accorda les insignes consulaires; il parait néanmoins qu'il s'appliqua plutôt à enseigner l'art de parler qu'à le mettre en pratique; du moins ne nous est-il parvenu de lui que des ouvrages de rhétorique, où il semble suivre les traces d'hermogène. Des deux traités qui portent son nom, celui qui est intitulé TS'^VT) prrropixr, et dont le vrai titre est Trepc TWV fxspwv TO-3 TTO/(T!XO\> Xoyou Te'^w), est non-seulement incomplet, mais tellement défiguré par des transpositions, des lacunes et par des additions étrangères, qu'il ne serait pas équitable de le juger sévèrement; cependant on y reconnaît un rhéteur à qui la lecture des orateurs, des philosophes et des poètes est familière, et qui sait justifier ses observations et ses préceptes par des exemples bien choisis("). Dans l'autre traité, qui a pour titre: mp\ TôîV T^r)p.aT(Tfi-vajv npoô/rjua-rcov ( 5 ), Apsinès se borne à expliquer ce genre de composition par un petit nombre d'exemples empruntés à Démoslhène et à Thucydide, sans les accompagner des développements ou des commentaires propres à les faire valoir. Du reste, c'est peut-être une partie de quelque ouvrage plus étendu ou même un extrait, et le texte en est aussi bien corrompu ("). Minucianus, fils de Nicagoras, Athénien, vivait sous Gallien, vers (*) La plupart des altérations qui rendaient le texte d'apsinès si défectueux ont été corrigées an moyen de l'excellent manuscrit 1874, signalé par M. Séguier de St-Brisson, et mis A contribution par M. Bake. (') C'est-à-dire «des discours où l'on dissimule sa véritable pensée, en disant le contraire,» suivant la traduction de M. Séguier. ( 6 ) V. M. Bake, Prolegom. p. Ml. Ce savant éditenr d'apsinès et de Longin pense qu'apsinès avait aussi composé un traité -spi <rjvor>.r,;, dont on trouve quelques passages dans les scoliastes d'hermogène. Il mentionne encore des Commentaires sur Démosthène, cités par Ulpien ou plutôt Zosime d'ascalon et par Maxime Planude ; mais il rejette l'opinion qui attribue à Apsinès un commentaire sur le livre d'hermogène irspi U.Sôî'àVJ AiivrrriTo;.
30 AU TROISIÈME SIÈCLE. 21 l'an 259, et fut aussi contemporain de Longin. Il nous est resté de lui un traité sur les arguments, ir-ot èwtyttpyjtxxtoov, où l'on reconnaît la méthode d'hermogène et d'apsinès. Suidas lui attribue en outre des wpoyjfxvot'jjxactac ou exercices oratoires, et divers discours. Eusèbe nous a conservé, dans le livre X de la Préparation évangélique, un fragment de Porphyre, qui faisait partie d'un recueil intitulé TY/ç <pt\o\oy'xç àxpoxo-cç ('), et dans lequel est rapportée une curieuse discussion relative aux plagiats que se sont permis Ephore, Théopompe, Ménandre, Hypéride, Simonide, Théodecte, Ântimaque et Platon ( 8 ). Cette discussion est censée avoir eu lieu à Athènes, le jour de la fête de Platon, dans un banquet auquel Longin avait invité plusieurs personnages distingués, savoir les sophistes Nicagoras et Major, le grammairien Apollonius, le géomètre Démétrius, le péripatéticien Prosenès, le stoïcien Calietès, les rhéteurs Caystrius et Maximus, enfiu le jeune Porphyre. Les principaux interlocuteurs du dialogue sont Nicagoras et Apollonius le grammairien, que Porphyre appelle son maître dans ses Questions homériques, 25, mais sur lequel nous n'avons pas d'autres renseignements, à moins qu'il ne soit le même que le rhéteur Apollonius d'athènes, dont parle Philostrate et d'après lui Eudocie. Cet Apollonius, ayant été disciple d'adrien le sophiste, qui enseigna jusqu'en 188, et ayant vécu soixante et quinze ans, peut fort bien s'être trouvé à Athènes en même temps que Longin et Porphyre. Il fut chargé de plusieurs ambassades importantes, et remplit quelquesunes des premières places de la ville. Ayant eu à soutenir, en présence de l'empereur Alexandre-Sévère, un assaut d'éloquence contre le sophiste Héraclide, il sortit victorieux de la lutte et fit perdre à son rival ses immunités. Celui-ci, pour se venger, fit courir le bruit qu'apollonius allait passer en Afrique pour se rendre auprès de Leptine, nom par lequel on désignait Septime-Sévère, originaire de Leptis, et lui dit que ce serait une bonne occasion pour lire son discours à Leptine. (') V. les Documents, n-' IS. (») Clément d'alexandrie, dans le sixième livre des Stromates, traite au long le même sujet des plagiats, et M. Ch. Muller. (llist. gr. Fragm., tom. III, p. t)8h) pense qu'il a puise, comme Porphyre, dans les «rt/.'/'/sy. iu.ù.i%i de Longin. V. plus bas.
31 22 ÉTAT DES LETTRES «Je n'ai pas, comme vous, lui répliqua Apollonius, à parler au sujet de l'immunité,» faisant allusion au fameux discours de Démosthène relatif à la loi des immunités proposée par Leptine. Philostrate nous apprend de plus que si Apollonius était inférieur aux sophistes de son temps, tels qu'héraclide, Logimus, Glaucus, sous le rapport de l'harmonie ou de la force du débit (rjcpar/a), il l'emportait sur eux par la bienséance, la noblesse et la gravité. Les sophistes Nicagoras et Major sont aussi mentionnés par Suidas, qui nous apprend, du premier, qu'il était Athénien, fils du rhéteur Mnesseus, et vivait sous l'empereur Philippe ; qu'il avait écrit des vies des hommes illustres, un livre sur Gléopâtre de Troade, et un discours d'ambassade adressé à l'empereur Philippe ( 9 ); et du second, qu'il était originaire d'arabie, contemporain d'apsinès et de Nicagoras, qu'h vécut de même sous l'empereur Philippe ( ), et qu'il composa treize livres sur les questions oratoires irept o-rdco-ecov. Quant aux autres personnages qui assistèrent à la fête de Platon, ils ne nous sont connus que par la mention qu'en a faite Porphyre, qui est, après Longin, le plus illustre de ceux qui y prirent part. Les détails dans lesquels nous venons d'entrer sur les sophistes et les rhéteurs du troisième siècle, attestent clairement une certaine activité littéraire, en même temps qu'une faveur assez prononcée chez les magistrats et chez les populations des villes grecques pour ces orateurs ambulants et pour ces professeurs de l'art de bien dire. Mais, tout en faisant profession d'admirer et d'étudier leurs devanciers, ces sophistes et ces rhéteurs mettent presque sur le même rang Démosthène et Aristide, Lysias et Polémon; ils n'ont pas l'air de se douter qu'ils soient dans une fausse voie et dans une ère de décadence. Nous verrons qu'il n'en était pas de même au commencement du deuxième siècle. Nous avons dit que les liens qui unissaient Porphyre et Longin ne furent point affaiblis lors même que celui-ci était devenu disciple de Plotinr Porphyre conserva pour son premier maître une haute estime et une sincère affection, et si, comme philosophe, il doit sa principale ( 9 ) llimerius (Eclog. VII, p. 166, éd. Wcrnsdorf) fait aussi mention de ce sophiste.
32 AIT TROISIÈME SIÈCLE. 23 gloire à Plotin, il semble également juste d'attribuer à Longin les connaissances et le talent que déploya son élève dans la culture des lettres. C'est du moins ce qui résulte du témoignage d'eunape ( i0 ), qui rapporte que Porphyre acheva auprès de Longin son éducation ; qu'à l'exemple de son maître, il s'instruisit à fond dans la grammaire et la rhétorique, bien que son goût ne le portât pas vers cette élude ; qu'il se voua ensuite à la philosophie dont il cultiva toutes les branches. On ne doit pas inférer de là que Porphyre n'eut point d'autre maître que Longin, puisqu'il nous apprend lui-même, comme nous l'avons dit plus haut, qu'apollonius lui enseigna la grammaire ; mais on en peut conclure que Longin dirigea et mit comme la dernière main à l'éducation littéraire de Porphyre, auquel il inspira sans doute aussi le goût qu'il avait lui-même pour les recherches philosophiques. Outre les scolies de Porphyre sur Homère, les Questions homériques bu.r)?ixx Ç/irr'jjtacTa, au nombre de trente-deux, le Commentaire sur le passage du XIII e chant de l'odyssée, où le poète décrit la grotte des nymphes, le Traité mp\ irpo;axs:aç, et le fragment conservé par Eusèbè, dont nous venons de parler, ouvrages qui sont parvenus jusqu'à nous, Suidas attribue encore à Porphyre d'autres écrits relatifs à la grammaire, à la littérature, à la rhétorique, qui donnent une haute idée de l'étendue de ses connaissances et de sa fécondité, surtout si l'on tient compte de ses travaux philosophiques ; tels sont les cinq livres de Philologie, qui sont probablement le même ouvrage que l'àx^oxitç T/J; «pij.oaov/aç, cité par Eusèbe, un Recueil de problèmes en sept livres, un commentaire sur la préface de Thucydide, sept livres à Aristide, un commentaire sur la rhétorique de Minucianus, des doutes sur la grammaire ou difficultés grammaticales, une histoire de la philosophie, ou les vies des philosophes ("). Porphyre mérite donc, à plus d'un titre, d'être mis au nombre des littérateurs dont s'honore le troisième siècle. («) Vie de Porphyre, Document n 8. (<«) V. sur Porphyre, la Dissertation de Lucas Holstein que Ruhnken a prise pour modèle de celle qu'il a composée sur Lougin, et les travaux récents de MM. Jules Simon, Vacherot, Barthélémy, sur l'ecole d'alexandrie.
33 2i CARRIÈRE LITTERAIRE %5 II. Carrière littéraire de Ijjnyin. On voit par la manière dont Porphyre parle de Longin, dans la Vie de Plotin, qu'il avait la plus haute opinion du jugement de son maître : tantôt il lui assigne la première place parmi les critiques, et assure qu'il a soumis à son examen et discuté presque tous les travaux de ses contemporains-, tantôt il tient a faire connaître, au sujet de Plotin, d'amelius et des philosophes de la même époque, l'opinion qu'en avait conçue un homme à la fois si savant et d'un jugement si délicat, si profond. Bien que ces témoignages de Porphyre se rapportent plus particulièrement à l'autorité de Longin en philosophie, ils sont néanmoins conçus en termes assez généraux pour qu'il soit permis de les appliquer à l'ensemhle des facultés et des talents de Longin, et ils nous expliquent la renommée dont il jouissait de son vivant et la haute opinion que l'on conserva durant plusieurs siècles de son savoir et de son jugement. En effet, Eunape, qui vivait vers 350, appelle Longin une bibliothèque vivante, un musée ambulant, et il ajoute que si quelqu'un critiquait un auteur ancien, son jugement n'était considéré comme valable que lorsqu'il avait été confirmé par Longin ('). Saint Jérôme, se moquant d'un sophiste, dit qu'à ses prétentions, on le prendrait pour le critique Longin, pour un juge compétent de l'éloquence romaine, qui a le droit de condamner et d'exclure de la classe des savants qui il lui plaît (*). Tliéophylacte, évéque de Bulgarie, écrivain du sixième siècle, cite un proverbe qui représente l'autorité de Longin comme généralement admise en fait de critique ( s ). Suidas donne aussi à Longin les titres de savant et de critique : iroj.-jpvjtôïiç Xoi'. XjSITtXOÇ ViVOfASVOÇ (*). ( ) Kunap. Vit. l'orphyr., p. 13, éd. Jun. p. 7 éd. Iloisson. Document, n" 8 (*) llieronym. Kpist. XCV. Document, n" 10. ( v i Theophyl. Kpist. XVII. Document, n 12. {*) Document, n" I.
34 DE LOIS'GI.N. 25 Jean de Sicile, l'un des commentateurs d'hermogène, qui vivait suivant les uns au treizième, suivant les autres au quatorzième siècle ( 5 ), parait avoir eu sur Longin des renseignements particuliers ; il nous apprend qu'il consacrait presque tout son temps à enseigner, et qu'il ne lui restait pas de loisir pour écrire des traités achevés, en sorte qu'il se trouvait dans le cas de cet oiseau dont parle Homère, qui sourire de la faim en nourrissant ses petits. Longin, dit-il, était très-habile à analyser et à distinguer les diverses formes des discours ( 6 ), à indiquer les sources de l'invention, à révéler les secrets de l'éloquence, mais nullement capable de composer lui-même des harangues, tandis que l'on porte le jugement inverse sur Denys d'halicarnasse et Aristide de Smyrne. Ailleurs, en parlant de l'emploi des figures ( 7 ), le même scoliaste cite une opinion particulière de Longin, et il ajoute qu'on doit l'adopter avec confiance, lors même que tous les autres rhéteurs seraient d'un avis contraire. On ne peut méconnaître un accord frappant entre tous ces jugements portés par des auteurs si différents, et séparés par de si longs intervalles, sur la nature et le degré du mérite de Longin. Ces jugements, de plus, nous semblent pleinement confirmés soit par les titres des ouvrages que Suidas attribue à Longin, soit par les fragments authentiques qui nous restent de ses écrits. Passons en revue ces titres et ces fragments, en commençant par les moins importants : Longin a écrit, selon Suidas, 1 Sur le discours contre Midias ("), en adoptant la correction de Langbein, approuvée par Ruhnken, ou contre Médius, en adoptant l'idée de Toup, qui rappelle la controverse qui s'éleva entre Longin et le philosophe stoïcien, au sujet des parties de l'âme ; 2 des Doutes sur Homère {àitop/,yjxxx ôpjptxa); 3 de la philo- ;») V. Walz. Rh. gr. VI, pp. X et 95. Document, u 13. (') H. Bake (Prolegom. p. xxxiv) explique autrement ces mots ifiar'.; ÏB-eASféixi >.',-r<.>y fax;, il pense qu'ils signifient commenter un écrit en signalant les diverses figures, les tournures, les endroits où il convient de placer tel ornement, tel développement, etc. (') Walz. Rh. gr. VI, p V, la note critique sur le $ 30 du Manuel de Rhétorique. ( 8 j Les manuscrits de Suidas portent TTIJ! T-.J XXTXtf-sftio'j. On lit dans F.udocie, qui a transcrit l'article de Suidas, y.xtiyeifa-.j. Le n 18 des Excerpta c rhetoricis semble confirmer la correction de Langbein. V. les Documents, n 1.
35 26 CARRIÈRE LITTÉRAIRE sophie d'homère («epj/owpo; Op/joo;); 4 des Questions sur Homère, avec les solutions, en deux livres (repos/éu-ara Oaripo-j xxi /ôveîç VJ fit- (Ihotç (3') ; 5 des faits historiques contraires au témoignage de l'histoire rapportés par les grammairiens (-av* irxpx TOCç tvroptaç o? y ) oafx 1 uxttxo! cô; (dtoptxà eçr/yoovrat) ; 6 des mots qui ont plusieurs significations dans Homère, en quatre livres (ir pt rtôv irxp' Oaripo) tro/àà artaxi- VOUCTCùV hl-e'jtv S'); 7 Explications des locutions attiques, en deux livres, rangées par ordre alphabétique (xmxw ^'ÇECOV E'XOO'TECç ^', «Vt <5è xarà CTTOIXEIOV), qui sont au nombre des ouvrages que Suidas a mis à contribution pour son Lexique ; 8 Locutions d'antimaque et d'héracléon (/é^etç ÀvTtpâyp-j x3 " Hpxx/stovo;)( 9 ), et beaucoup d'autres ouvrages (xatt cxxxtx TCOIIX). De tous ces écrits mentionnés par Suidas, et qui ne se rapportent guère qu'à la grammaire et à la philologie, il ne nous est parvenu que de courts fragments empruntés soit aux Doutes sur Homère et cités par Eustathe sur les vers 140 et 295 du premier chant de l'iliade, soit aux Locutions attiques, ou aux mots d'homère qui ont plusieurs significations, et qui sont cités par Eustathe, Photius, Suidas, Tzetzes et l'auteur des Ôpjpoo ÈiripEptitto!' (,0 ). Nous savons, par le témoignage de Libanius ("), que Longin avait composé un éloge d'odenat, et par celui d'un ancien grammairien, cité par Montfaucon ("), qu'il s'était mis au nombre des Géographes par un traité nzp'. èo-jtxw. Tollius et Hudson affirment que l'on conservait dans la bibliothèque du Vatican un lexique grec inédit, extrait en partie de Longin; et Bekker, dans ses Anecdota Grœca, page 1091, nous apprend que ce lexique fait partie du manuscrit 2130 fond d'urbin 157, composé de 312 feuillets, et qui, au fol. 225, offre le titre suivant : Acftxov TôJV ÈVCKXQEVCOV ypxtpsn ixrzqh Ttxpx Z-rccpavo-j xat Btoè(apr,ro'j KacratavcrJ Aoyytvou «piitoaotpo'j xx\ érêpcov /sçiypacpwv. Eusèbe, après les noms des divers auteurs dont il a extrait le pre- (') On ignore qui était Uéracléon, si toutefois la leçon de Suidas est correcte. (">) Voir les Fragments li.téraires, n<" 1, 2, 3, 4, 3, 6. (") Epist V. les Documents, n» 0. ("y' Bibl. Coislin. p V. les Documents, n" M.
36 DE LONG IN. 27 tnier livre de ses Chroniques, ajoute ce qui suit : E Cassii Longini octodecim libris quibus Olympiades CCXXVI1I complexus esl e Porphyrio denique noslrœ œtatis philosopha ab Ilio caplo usque ad Claudii dominalionem (,3 ). Niebuhr ('*) pense que ce Cassius Longinus n'est autre que celui dont parlent Suidas, Eunape, etc., bien que ces auteurs ne mentionnent pas une chronique parmi les ouvrages qu'ils lui attribuent ; mais comme ce n'est pas le seul qu'ils aient omis, leur silence ne doit pas former une difficulté. Cependant Niebuhr ne s'explique pas pourquoi ce chroniqueur s'est arrêté a la 228 me olympiade, c'est-à-dire au temps d'adrien. Frappé de cette remarque, M. Charles Muller (,s ) attribuerait plutôt cette chronique à un certain Cassius, dont Aulu-Gelle rapporte l'opinion sur l'époque d'homère ( 16 ) et qu'il croit contemporain de ce littérateur. Mais il nous semble que ce Cassius est plutôt Titus Cassius Severus, célèbre orateur du temps d'auguste, dont le nom se rencontre souvent, comme dans cet endroit d'aulu-gelle, avec celui de Cornélius Nepos, en particulier dans la lettre 28 me du IV e livre de Pline le Jeune (") et qui, d'après Suétone (*"), avait composé des livres historiques. Au reste, n'est-il pas plus naturel d'admettre que, pour une cause ou pour une autre, Longin n'a pas achevé sa chronique commencée, que de supposer, sans données suffisantes, l'existence d'un nouveau Cassius Longinus, chroniqueur du deuxième siècle? Porphyre, dans la Vie de Plotin, mentionne aussi un ouvrage de Longin intitulé ô $àxp%xïoc.. Ce mol a été considéré par Fabricius et par Ruhnken comme une épithète honorifique de Longin et ils ont corrigé le texte de Porphyre en conséquence ('*) ; mais aucun des ma- («1 Chron. p. 195, éd. Maio. ('«) Kleine Schriften, I, p (<») Fragm. Hist.gr. III, p ('«) N. AU. XVII, 21, 3. (") Voir la note d'ernesti. V. aussi sur Cassius Severus, Quint. X, I, 22, 118. Tac. An. I, 72, IV, 21. Dial. 19 et 26. Senec. Contr. III. ('») Vitellius, C. 2. M. C. Muller cite à la page 517 du troisième volume des Fragm. Ilist. gr., à l'article relatif & Thallus, trois passages de Tertullien, de Lactauce et de Minutius Félix, où Cassius Severus est associé à Cornélius Nepos, et déclare ne pas savoir qui est ce Cassius Severus. Is. Voss. le met au nombre des historiens latins, Lib. I, c. 21. < 19 ) V. le document n 14, le Fragm. philosophique n 16 et la note.
37 28 CARRIÈRE LITTÉRAIRE nuscrits ne justifie leur conjecture, et un examen plus attentif du passage a conduit le savant Creuzer à s'en tenir à l'opinion de Valois et de Toup, qui prennent ce terme pour le titre d'un ouvrage de Longin relatif à l'étude des lettres anciennes, dont Plotin oppose le mérite au peu de valeur qu'avait k ses yeux le livre philosophique des principes, mpi àpycirj( i0 ). Maxime Planude, dans son commentaire sur Hermogène (*'), un autre commentateur anonyme du même rhéteur (**), un scoliaste du Manuel d'héphestion sur la métrique (") et un auteur anonyme encore inédit, qui a écrit sur la métrique, cité par M. Egger (**), s'appuient de l'autorité de Longin sur divers points de prosodie et de métrique, sans indiquer pourtant l'ouvrage où ils ont puisé leurs citations (* 5 ). On voit néanmoins par leurs témoignages, que notre critique avait embrassé le sujet dans toute son étendue, était remonté aux principes de l'art, avait assigné des noms aux diverses sortes de vers et de pieds, et indiqué les poètes qui en avaient fait usage. La phrase citée par Planude, dans son commentaire sur Hermogène, s'étant retrouvée dans un passage de quelque étendue attribué au philosophe Longin par le copiste du manuscrit 2881 (**) de la bibliothèque impériale de Paris, et faisant partie des prolégomènes d'un commentaire sur le Manuel d'héphestion ("), on en a conclu que ce commentaire est l'ouvrage de Longin, et que c'est de lk que les autres scoliastes, indiqués ci-dessus, ont tiré leurs citations. Deux autres fragments trouvés, l'un dans le même manuscrit ( 2 ") k '(» ) Creuzer, Annot. in Plotini vitam, auctore Porphyrio, p. cxi. Une note manuscrite de Wyttenbach sur ce passage est ainsi conçue : «4>t).asy,atcu, f. liber Longini sic inscriptus.. (»i) Walz, Rh. gr. V. p (") Walz, Rh. gr. Vil, p. 982 et 984. («) Caisford, VIII. I, p. 50 éd. Lips. (**) P. 143 de son édit. de Longin,d'après lems. 2881, fol. 141 verso, de la Bibl. imp. de Paris. M. Egger pense qu'on pourrait y trouver encore d'autres citations de Longin. (") V. les Fragm. litt. n«7, 8, 9, 10, H. l") Fol. 25 recto. (*') V. Fragm. litt. n 12. Dans les édit. de Weiskc et d'egger c'est le n" m. («) X- 2881, fol. 27 verso.
38 DE L0NGI1V. 29 la suite du précédent, l'autre dans le manuscrit n 2677, autrefois 2765 (**), paraissant appartenir au même commentaire, ont été attribués à Longin par ses divers éditeurs, sur l'autorité de notes marginales écrites en latin d'une main moderne; et, en effet, ces deux courts fragments semblent faire partie de la même composition ( 50 ). Ce qui distingue ce commentaire sur le Manuel d'héphestion, c'est sa parfaite clarté, le soin avec lequel l'auteur marche pas à pas et justifie toutes ses assertions, soit par des raisonnements simples et justes, soit par des exemples bien choisis. On voit aussi que les principes de la philosophie et que la méthode suivie dans les ouvrages des philosophes lui sont familiers, et qu'il connait également les ouvrages des orateurs et des poètes, en sorte que les citations se présentent comme d'elles-mêmes sous sa plume. Son style ne manque ni de précision, ni même d'élégance ; mais il est plutôt simple, égal et coulant, qu'animé et pittoresque; l'auteur semble se plaire dans les remarques grammaticales et étymologiques et dans les distinctions lexicographiques. Toutes ces qualités nous paraissent bien répondre à l'idée que nous pouvons nous faire du style de Longin, d'après ce que nous connaissons jusqu'à présent de ses travaux et de ses écrits, et nous pensons que ces divers fragments relatifs à la métrique, qui portent son nom, peuvent être considérés comme authentiques. C'est aussi aux scoliastes que nous devons la connaissance d'un ouvrage assez considérable de Longin. Jean de Sicile, dans son commentaire sur Hermogène, en cite le vingt et unième livre, et lui donne pour titre or yào).oyot ; un scoliaste d'aristide et l'auteur de la vie d'apollonius de Rhodes lui donnent le même titre ; mais une scolie anonyme, trouvée par Bast dans le manuscrit 1983 de la bibliothèque impériale de Paris, porte ces mots : «v Tô> XX' TôW yi^oxoywv out^tûiv, d'où Bast, Weiske, M. Egger tirent le titre xl yàokoyoi buàcxt, c'està-dire Entretiens sur divers sujets de littérature ou d'érudition, tandis que d'autres savants, comme F. Osann, préfèrent celui de yàokoyoïv () Fol. 83 verso. (») V. les Fragm. l'ut. n» 13, i t. Ce sont les n «IV, II, des éditions de Toup, Weiske, Egger.
39 30 CARRIÈRE LITTÉRAIRE ôpîxt'a!, c'est-à-dire Entretiens des philologues ( 31 ). C'était sans doute un recueil analogue aux Nuits Attiques d'âulu-gelie et à tant d'autres qui sont cités par les anciens, mais que nous ne possédons plus, tels que les Aixrptfîat de Bion ; les Loghistorici de Varron ; les Studiosi de Pline l'ancien; les 4?î/!OTOO ç d'hiéroclès; le YloixCkr, wraocia&ya de Télèphe; les ~Xpr l <jtopd$tt'xt de Philon et d'helladius; le 4>tÀo/oyo; îvtopfa ou le «bcao/oyiaç àxpoacrtç de Porphyre; les Erpcc^a-retç de Plutarque et de Clément d'alexandrie, etc. ("). Autant qu'on peut en juger par le petit nombre de citations empruntées à cet ouvrage, Longin y discutait le mérite des poètes, des orateurs, des historiens ; il y examinait la valeur, la convenance, l'autorité de certains mots ou de certaines locutions ; il y traitait divers points de critique, de rhétorique et même de géographie ("). C'était donc comme un recueil de ses observations, de ses jugements, de ses doutes, de ses recherches littéraires, qui n'avaient pas trouvé place dans ses autres traités, ou qu'il avait eu occasion d'exposer dans le cours de son enseignement. S'il en est ainsi, on peut mettre au nombre des citations empruntées à ce recueil le jugement que Longin porte sur Aristide, et que nous a conservé Sopater dans ses prolégomènes sur ce sophiste ; celui que rapporte Jean de Sicile sur le poète Ménélas, à qui Longin attribue le mérite d'avoir surmonté par ses efforts les obstacles que lui opposait la nature; enfin le fragment communiqué à Hudson par L.-A. Zacagni et copié sur un manuscrit des Evangiles, appartenant à la bibliothèque du Vatican, fond d'urbino, portant le n 2 ('"). Ce fragment, qui contient une énumération des grands orateurs attribuée à Longin, a donné lieu à beaucoup de corrections proposées par Ruhnken, Toup (><) V. Grœfenban, Gesch. der Pbilog. 111, p. 334, not. 53. M. Bake ne pense pas que le terme iutxuxt convienne à ce genre d'ouvrage, ni à l'époque de Longin, et propose de lire plutôt BiBxiuv. V. Prolegom. pp. xxxm-xxxiv, Apsinis et Longini Rhetor. (s«) S'il nous était parvenu un certain nombre de ces ouvrages, ou un plus grand nombre de leurs fragments, on pourrait établir entre eux des distinctions plus ou moins tranchées, mais ils n'en appartiennent pas moins à ce que nous appelons des Mélanges. («) V. les Fragm. litt.n<>«15, 16, 17, 18, 19. (") V. les Fragm. litt. n M 20, 21, 22. Ce dernier est le fragment I des éditions de Toup, Weiske, Egger.
40 DE LONGIN. 31 et d'autres critiques, qui ne pouvaient concilier cette liste avec les jugements portés par l'auteur du traité -irepc C J-}O-J; ; mais il faut se garder, en bonne critique, d'altérer de la sorte des documents qui peuvent fournir à la discussion des données précieuses. Il nous reste à parler de celui des fragments de Longin, qui, étant le plus long et se rapportant à la rhétorique, est aussi le plus propre à nous faire connaître ses idées sur cette matière, sa méthode pour l'enseigner, ses jugements sur les orateurs, les philosophes et les poètes, son style enfin, considéré sous le double point de vue de son siècle et de son cachet personnel. La découverte de ce précieux débris est due au savant Ruhnken, qui l'annonça au public lettré en 1765, dans un journal de La Haye, intitulé : Bibliothèque des Sciences et des Beaux-Arts ("); voici en quels termes : «Il y a 'quelques mois que lisant Apsinès, rhéteur grec, qui se a trouve dans la collection qu'aide Manuce a donnée de plusieurs «autres ouvrages de cette espèce, je fus surpris de voir le style chan- «ger tout d'un coup au milieu du livre. J'y reconnus non-seulement «la marche de Longin, mais plusieurs expressions qui lui sont par- «ticulières. Continuant ma lecture, je tombai sur un assez long pas- «sage que je me souvins d'avoir lu dans le scoliaste d'hermogène, «et dans le commentaire, non encore publié, que Jean Siciliote a fait a sur ce même Hermogène. Ce passage y est cité, non sous le nom «d'apsinès, mais sous celui de Longin, et tiré du livre qui a pour «titre : Aoyysvo-j rr/yn ç>r,rop:xr,. Voilà donc un ouvrage de Longin «que nous venons de recouvrer, et que tout le monde croyait perdu. «Il existe en entier, à l'exception du premier chapitre De l'invention, «où il parait manquer quelque chose. L'ouvrage est digne de Longin, «et n'est point inférieur à son admirable Traité sur le Sublime. J'i- «gnore par quel hasard ce livre a été inséré au milieu d'un ouvrage «d'apsinès. 11 y a apparence qu'ils se sont trouvés réunis dans un «même volume, et que le relieur, qui devait le placer avant ou après c le livre d'apsinès, l'a placé au milieu. Celle erreur a passé dans les «autres manuscrits et dans l'édition d'aide. Malheureusement cet ou- (") P. 273 et suiv.
41 32 CARRIÈRE LITTÉRAIRE «vrage a été fort corrompu par les copistes; il y a même par-ci parce là des lacunes indiquées par Aide; mais je me flatte que les manuce scrits d'italie et de France, que je fais consulter, y suppléeront. J'en ai «déjà rempli quelques-unes au moyen de variantes que j'ai tirées de la «bibliothèque de Wolfenbuttel. Je me propose de publier cet ouvrage ce au plus tôt, collationné avec plusieurs manuscrits, corrigé, et avec «mes remarques et une traduction latine.» Ruhnken n'ayant indiqué, d'une manière précise, ni dans cet avis publié en 1765, ni dans sa Dissertation sur la vie et les écrits de Longin, qui parut en 1776 sous le nom de P.-J. Schardam, et où il semble renouveler son engagement de publier la rhétorique de Longin ( J *), ni enfin dans l'édition de Toup, qui est enrichie de ses notes et qui parut en 1777, où commençait et où finissait ce nouveau fragment de Longin ; Wyltenbach lui-même qui, dans la biographie de son maître et de son ami, rappela au monde savant celte découverte, approuvée par Hemsterhuis peu de temps avant sa mort, et qui assure que le travail de Ruhnken était presque achevé, n'ayant pas donné à ce sujet de plus amples éclaircissements, ni fait connaître même dans quel journal Ruhnken avait publié son annonce, les éditeurs de Longin et des rhéteurs grecs, qui voulurent insérer ce fragment dans leurs recueils, furent réduits à leurs propres conjectures, et n'avaient pour les guider que le passage de Longin sur les figures, cité par Maxime Planude et par Jean de Sicile. Porson et Kidd ( 5r ) firent à ce sujet, dès l'année 1800, des recherches qui n'aboutirent à aucun résultat ( M ). Weiske, qui n'avait pu obtenir à temps de Wvtlenbach une réponse satisfai- ('«) J XIV. TI/.VTI pr.tcptxi; de que alias. (s" 1 ) Kidd, dans la préface qu'il a mise en tête de l'édition des Opusr. Ruhnkeniana, qui a paru à Londres, en 1807, p. xxvu, s'exprime ainsi: CuinamOiario I'.ruditorum Ruhrikenins indicinm suum impertiverit, me, licet anxia diligeutia qmcritanteni prorsus effugit : in illis autem Aldinis paginis rudera quœdam et fragmenta laterc ex Longini opère de arte rhetorica, et rhetoris hujus germa nos foetus esse produnt direndi format, disputandi ratio, habitua denique et color orationis per omnia Longino siraillimus; atque testimonio suo conbrmat amieeque conspirât scholiastes unicus in Uermogenem typis descriptus.quem haudita pridem in Censore Britannico indicaviet iterum aequi lectorisjudicio sistam.» 11 insère ici la phrase qui forme le $ 30 du Manuel de Rhétorique, sur les Bgurei de pensée. (»») Bake, Prolcgom. p. xvi-xvu.
42 DE LONGIN. 33 santé, n'attribua à Longiu que neuf pages de son édition (1809) ou deux pages et demie du Recueil d'aide ; il ne fait commencer le fragment qu'au chapitre qui traite de l'élocution et ne le prolonge pas au delà de la citation de Planude et de Jean de Sicile. Mais il a inséré dans sa préface ( 30 ) le passage d'une lettre de Wyttenbach à Rast, où le savant hollandais déclare que le fragment de Longin commence, suivant l'opinion de Ruhnken, à la page 709 du Recueil d'aide, au chapitre -mpi AîVJç (sic), et se termine à la page 720 aux mots o : r/. eu* nuîv, à la Gn du chapitre irtoi «vr^ç. Lorsque M. Boissonade eut retrouvé l'annonce de Ruhnken dans le journal de La Haye ( M ), il en donna avis à F.-A. Wolf, qui consacra à cette question un article des Literarische Analeklen ('"). Il y exprime quelque surprise que Ruhnken n'ait pas tenu un engagement pris plus de trente ans avant sa mort, et il montre que l'étendue et la valeur réelles du fragment ne pourront être fixées d'une manière certaine que parle secours des manuscrits. Il invite donc les philologues qui vivent à portée des grandes bibliothèques, à faire des recherches pour résoudre cette difficulté. Ce conseil resta longtemps sans être suivi; on tâtonna encore pour trouver les limites de ce qui appartenait à Longin. M. Spengel ("), pensant que Ruhnken les avait fixées trop étroites, les porta depuis la page d'aide 707 à la page 726, c'est-à-dire depuis le chapitre irrp! n-poçwirotroi'jc; jusqu'à la fin du chapitre Ttept tnioo-jç. Cette opinion fut suivie par M. Walz, dans son édition des Rhéteurs grecs ( M ) et par M. Egger dans son édition de Longin (**). Cependant M. Finckh, qui a enrichi d'excellentes notes la collection de M. Walz, est revenu à peu près à 1 opinion de Ruhnken, si ce n'est qu'il laisse à Apsinès le chapitre mp: è'aso-j jusqu'à la lacune qui précède les mots (") Pag. Mll-MM. (»o) V. Schœll, Litt. grecq. IV, p. 33!. (» ) Tom. II, p- SIS- Berlin, 1819, De Dav. Ruhnkenii eehbri quodam reperto lilerario. (* ) X'jva-jM-T. rsyvwv, p (») Vol. IX, pp (»«J Paris, 1837, pp Toutefois M. Egger déclare, dans sa préface, qu'iladopte l'avis de M. Finckh. 3
43 34 CARRIÈRE LITTÉRAIRE /.%. x a!a XXi '? wpxyuxrwv 'jnosoyx;, par lesquels, suivant lui, commence le fragment de Longin. Enfin, comme l'avait prévu F.-A. Wolf, c'est par le secours d'un nouveau manuscrit que la question a été, je ne dis pas résolue, mais resserrée entre de plus étroites limites. «En étudiant les monuments de la philosophie péripatéticienne, je trouvai, dit M. Séguier de St-Brisson, dans le manuscrit 1874 (de la Bibliothèque impériale de Paris), outre le commentaire d'alexandre sur les Topiques, quelques rhéteurs grecs, savoir les deux ouvrages d'apsinès, Minucianus, Ménandre, puis un traité anonyme sur la rhétorique, rr/m TO~J iro/enseo^ /o'yov, qui nefigurepas dans la vaste collection de M. Walz. M'étant convaincu que M. Walz n'avait pas consulté ce manuscrit, j'en ai entrepris la collation pour le traité d'apsinès, afin de vérifier s'il confirmerait la conjecture de Buhnkeu. J'ai d'abord été récompensé de ce travail par beaucoup de bonnes leçons qui améliorent considérablement le texte d'apsinès. Arrivé à la page 552, ligne 2, du tome IX des Rhéteurs grecs de Walz, le texte du manuscrit me fit passer sans interruption, ni lacune réelle ou apparente, à la page 579, ligne 18, et loin que le sens en fût altéré, la suite des idées me parut bien mieux observée que dans les textes imprimés. En effet, après avoir indiqué divers moyens d'exciter la pitié, comme TO ir-wqxi TO-Jç e'v TTJIOUTOJ -/ yovotxç, r}> cpriynv d/juxycoyo-jç, TO àriiju'x iripitrîtrtcox/vxî TTpxrrryo'Ji, l'auteur continue ainsi : O-JVî),O'VT! S\ ùikt-j h àwo TWV ^EXTIOVOV e'-rri rx yiipta p.srxfiol?) xxra TOV T'ÎTTOV (leg. rovov) QetapiTvou TOV Tzxpx. TTJV àd-éxv xx)o-5p vov. Et tout ce qui suit, jusqu'à la page 594, se rapporte évidemment au chapitre de la compassion, ttipt ih'ov, de même que ce qui précède ; tandis que le texte intermédiaire s'en éloigne entièrement. Apsinès, à l'occasion de l'épilogue, parle de l'àvx»- <px\x(ayi'.c, (récapitulation) et de ràvxavr,otç (remémoration) des choses précédemment dites. Ces deux lieux identiques se placent, dit Apsinès, en trois endroits : à la fin, puis au milieu, après les démonstrations essentielles, enfin après chaque chapitre de démonstration... Reprenant ensuite la division qu'il s'est tracée, en expliquant ce qu'est la péroraison, après avoir traité de Y xjxp-w.ç, il passe à I'DîOç, dont il
44 DE I.OXGIN. 35 énumère les conditions ; quant à la èuvwjiî, il renvoie son examen à rx5çryrtç amplification (voir le Traité du Sublime, ch. XI). Nous voilii donc bien naturellement amenés au chapitre de la Compassion, qui commence à la page 550 de Walz (709 d'aide), qui se poursuit jusqu'à la première ligne de la page 552 (710 d'aide), puis saute à la page 579, ligne 18 (720 d'aide), pour se terminer à la page 594 (726 d'aide). Voilà des parties qu'on ne doit certainement pas enlever à Apsinès pour en gratifier Longin. 11 en reste donc deux à examiner : l'une qui n'est évidemment pas d'apsinès commence à la page 552, ligne 2, et va jusqu'à la page 579, ligne 18; et l'autre, intitulée irspi TraQooç, qui termine le livre d'apsinès, tel qu'aide l'a publié, et que M. Walz attribue également à Longin (* -i ).» Quant au chapitre it-cpi iraflouç, la conjecture de M. Walz, dont au reste il n'a pas donné de motifs bien plausibles, et qui lui a été probablement suggérée parce que l'auteur du Traité itip\ \>-\>O-Jç avait composé un ouvrage iripi iraoâ», tombe par l'observation que ce chapitre se trouve dans le manuscrit 1874, qui ne contient rien de Longin, et qui attribue à Apsinès, non-seulement ce chapitre Trept TraÔooç, mais les deux qui suivent nzepi ipoyrfotux; et irêpc omoxpîvsaiç, que M. Séguier a publiés pour la première fois. Au reste, ce chapitre mpi ira- GOJ; diffère sensiblement et par le style et par la méthode d'exposition de tout ce que l'on peut considérer comme écrit par Longin ( w ). J'ai dit que la question ne me paraissait pas résolue pour le premier fragment, mais seulement resserrée entre de plus étroites limites; en effet, de ce que les 27 pages du texte de Walz, qui séparent les deux parties du chapitre d'apsinès mp\ èk'o-j, ne sont pas de ce rhéteur, et de ce qu'une partie de ces pages peuvent à bon droit être revendiquées pour Longin, puisqu'il s'y trouve un passage qui lui est attribué par deux autorités, il n'en résulte pas qu'elles soient toutes de ce célèbre auteur. (**) Séguier de St-Brisson. Diss. sur le Fragm. de Longin contenu dans la Rhét. d'apsinès, p Paris, I8J8, 8. Notices et Extr. des Mss. XIV, 2' part., p. lui, s. (**) M. Bake ne croit pas que ce chapitre TTEV. -XO-J; soit d'apsinès (l'roleg. p. X), ni de Longin (p. XLU-l.).
45 36 CARRIÈRE LITTÉRAIRE Une première lecture y fait découvrir trois parties traitées d'une manière très-différente : 1 un manuel abrégé de rhétorique; 2 un petit traité sur la mémoire, déjà publié par Fr. Morel, en 1618, sous le nom d'apsinès (*') ; 3 le commencement d'un chapitre intitulé izspi TS)-J -ù.:xù>j, que ni Rulinken, ni M. Finckh ne veulent attribuer à Longin. D'autre part, une étude attentive des pages qui sont d'un commun accord attribuées à Longin, y fait découvrir, ainsi que l'avait annoncé Rulinken, des altérations graves, telles que des omissions, des transpositions, peut-être même des interpolations plus ou moins étendues, qui rendent difficile une juste appréciation du mérite de l'auteur, soit sous le rapport du fond, soit sous celui de la forme. C'est ce que le lecteur pourra apercevoir, jusqu'à un certain point, par l'analyse que nous allons lui présenter du contenu de ces pages. Cette partie du fragment que l'auteur appelle un Manuel abrégé de rhétorique (jtro(jivr/;jia xr,c, T/^V/J;) est tronquée au commencement ; ce qui nous en reste peut se subdiviser en quatre chapitres, qui traitent de l'invention, de la disposition, de l'élocution et de l'action. Dans le premier chapitre, l'auteur énumère les catégories ou lieux communs desquels on tire les preuves ou les divers moyens de conviction, comme la qualité, le lieu, le temps, le bagage, l'équipage, les armes de l'accusé; l'attitude, les motifs de l'action, les degrés d'offense. Il passe ensuite à une autre classe de preuves qui résultent du témoignage des sens, des circonstances des personnes et des choses, de l'accord de l'intention avec les faits. Dans le second chapitre, il s'occupe des conclusions, de l'appui mutuel que se prêtent les diverses preuves, de l'effet de l'amplification dans la péroraison, de la manière dont la conclusion doit varier suivant la nature de la cause, de l'avantage de multiplier les exordes et d'en faire usage à mesure que l'on passe à une autre partie du discours. Il donne ensuite quelques conseils sur la narration et sur l'ordre des (*') W'alz, Prof, tomi IX Rhet. gr. (p. xxui, sq.) Egger. p. loi de son c-dit. de Longin, note 13.
46 l)fi LONfilN. 37 preuves; enfin, il établit un parallèle entre l'exorde et la péroraison. Le troisième chapitre traite de l'élocution. Après en avoir fait sentir l'importance, et avoir indiqué quelques modèles à imiter, l'auteur montre le danger que l'on court a négliger son style, et recommande de rechercher à la fois la pureté et l'harmonie de la diction ; il indique par quelques exemples comment on doit éviter les termes communs, les tournures vulgaires, remplacer les mots habituels par des expressions neuves, de quelle manière le changement des nombres et des temps, la transposition des mots, contribuent à l'élégance du style. Il se borne, dit-il, à un petit nombre d'exemples, parce qu'il s'est proposé d'écrire un simple manuel. Il énumère ensuite les parties de la période, donne la définition de celle-ci, et refuse le nom de figure (v-tfpi) à la prolepse, à la réticence, à la prétention, à l'ironie, qu'il considère comme des pensées (ivvoizc), des arguments, et qui sont de puissants moyens de persuasion. Le chapitre quatrième est consacré à l'action ou au débit, dont l'auteur relève l'importance en rappelant la réponse de Démosthène ; il conseille aux jeunes orateurs d'étudier surtout la manière dont s'expriment ceux qui éprouvent quelque vif sentiment, plutôt que de se conformer aux règles des rhéteurs, et les avertit qu'il faut modifier son ton, sa voix, ses gestes, suivant les choses que l'on dit et les personnes à qui l'on parle. Il termine ce chapitre en invitant ses jeunes lecteurs à joindre l'exercice et la pratique à l'étude de l'art. Si l'on fait abstraction du désordre ou du défaut de suite que l'on ne peut méconnaître dans ce petit traité de rhétorique, et qui doit sans doute être attribué à l'inattention des copistes, ou a l'étourderie de quelque relieur, on y retrouve les mêmes qualités que nous avons signalées dans les fragments précédents : un style facile, clair, quelquefois élégant et figuré, des conseils sages et pratiques, une érudition solide et assez variée, un jugement sain et indépendant; mais on n'y remarque rien qui dépasse le ton d'un style purement didactique, aucun mouvement d'éloquence, aucun signe d'une admiration un peu vive. L'auteur nous semble moins méthodique et moins complet qu'hermogène, mais plus simple et plus libre dans sa marche ; il a moins
47 38 CAKItlKKE LITTÉRAIRE foi aux secrets de l'art, et recommande avec sagesse l'étude de la nature, comme on devait l'attendre d'un critique philosophe. Avant de nous occuper des autres parties du fragment intercalé dans les pages d'apsinès, nous devons examiner deux pièces intéressantes qui jetteront quelque lumière sur la Rhétorique de Longin. L'une est un extrait ou un abrégé de ce Manuel, découvert par Chr.-Fr. Matthsei, dans un manuscrit de la Bibliothèque de Moscou, et envoyé par celui-ci à Ruhnken, vers l'année 1782, mais publié seulement, pour la première fois, par M. J. Bake, en 1849, à Oxford, dans le volume 8 intitulé : Apsinis et fjxigini Rhelorica e codd. mss. adhibitâ supelleclili Ruhnkeniatià. L'auteur anonyme de cet abrégé attribue sans hésitation ce Manuel de rhétorique a Longin, qu'il qualifie par l'épithète de xottîxasrxro;, et le préfère à la Rhétorique d'hermogène, parce qu'il est plus facile à comprendre. Il nous apprend que Longin traitait d'abord de l'exorde et de la narration, et passait ensuite à la confirmation, ce qui prouve qu'il nous manque une partie assez considérable du Manuel. On retrouve dans les pages suivantes les principales divisions de l'ouvrage, quelquefois les mêmes expressions, d'antres fois des phrases qui portent bien le cachet de Longin, mais qui ont été omises par le copiste ou l'abréviateur du Manuel que nous connaissons déjà. La fin du nouvel extrait montre aussi que nous ne possédions pas la dernière partie de l'ouvrage de Longin, bien qu'il semble prendre congé de son lecteur dans les lignes qui terminent ce qui nous en est resté. En effet, la dernière page de l'abrégé de Moscou contient, non-seulement des directions sur la manière de conformer le style au sujet et à la nature du discours, mais encore l'énumération des sept écrivains que Longin recommande à l'étude et à l'imitation du futur orateur, avec les motifs qui l'ont décidé à cette préférence. Ces sept écrivains sont : les philosophes Eschine et Platon, les historiens Hérodote et Thucydide, et les orateurs Isocrate, Lysias et Démosthène. Il reproche néanmoins à Tlmcydide sa concision et ses tournures recherchées, et à Platon l'abus des figures et la pompe trop poétique de sa prose; quant aux autres, il les déclare irréprochables àvxux(jt/yro-.)-.
48 DE LONGIN. 39 L'autre pièce se compose d'une suite de vingt-cinq articles relatifs à la rhétorique, qui étaient indiqués dans le catalogue de la Bibliothèque Laurentienne, sous ce titre : VA TCO; \oyy'wj p/!topixo5v, et dont Harles avait fait mention, tome VI, p. 81, de la Bibliothèque grecque de Fabricius. M. Egger les a publiés pour la première fois en 1837, sous le titre de Excerpla e Longini Rhetoricis, comme appendice de son édition de Longin, d'après une copie que lui avait envoyée M. Micali, et M. Bake les donne à son tour d'après une copie de la main de Bandini, trouvée dans les papiers de Ruhnken, en avertissant que le titre» TCôV AoyyrWj prjtopixwv, est d'une main différente et plus récente que le texte même des extraits. La comparaison de ces articles avec les deux échantillons de la Rhétorique de Longin dont nous venons de nous occuper, montre qu'ils ont été puisés, du moins en partie, b la même source; en effet, on y trouve des conseils à peu près semblables sur la disposition des arguments C 8 ), sur la cause et le but de l'action comme moyen d'amplification (* 9 ), sur la place des maximes dans la démonstration ( 50 ), sur l'emploi des récapitulations dans l'argumentation f), sur la convenance d'observer la nature pour bien exprimer les sentiments ( M ), enfin sur le style et en particulier sur le changement de nombre entre le verbe et le sujet ("). Cependant une partie au moins égale de ces articles se rapportent à des points soit généraux, soit spéciaux, dont on ne trouve pas trace dans le Manuel de rhétorique tel que nous le possédons, ni dans l'abrégé de Moscou ; ce qui doit faire supposer ou que ce Manuel était bien plus étendu et bien plus complet, ou que ces articles ont été empruntés b d'autres traités de rhétorique qui ne sont pas de Longin ("). Ainsi, d'après (**) Voir Rhétorique, Ç, l.'i. ( ) Rh., >il. (» ) Abrégé, $5. ;» } Rh.,S «I. (») Rh., S 33. (") Rh., $23. ("; Cette dernière conjecture est confirmée par ce passage du rhéteur Cxcilius, cite par Photius (n 253, p. 4H5 b. éd. de ltekker) : O «o:«s/.»/.iwt7.; KKK«I; \i.r. /.r/.jf,- rtx: ' r r.o'. -.': < ftirsî» Jsc. \v71ym77a) roi; XXTX oax/v.av I/T/W.I, XA'/.X /.XT:'JO ; J XôTW /.%:
49 40 CARRIÈRE LITTÉRAIRE les Excei-pla de Florence, l'auteur blâme l'usage trop fréquent des ligures ; il invoque à ce sujet l'autorité d'aristote et recommande d'imiter à cet égard la sobriété de Lysias; il propose comme modèles Démosthène et Aristide pour la vigueur des objections, Démostliène et Platon pour l'harmonie de la période ; il dit que Platon est le premier qui ait su transporter dans la prose la sublimité d'homère; que Théophraste distinguait six espèces d'amplification ; qu'aristide avait adopté l'abondance des Asiatiques, ce qui rendait son style facile et entraînant; que la harangue contre Midias est une invective ; il fait observer que la peinlure des caractères exige un jugement sain et des principes honorables; que les hommes savants échouent souvent parce qu'ils manquent de talents naturels ; que les meilleurs écrits se recommandent par la variété plutôt que par un style uniforme; il indique les quatre questions sur lesquelles roule l'éloquence politique, savoir, la justice, l'utilité, la possibilité, la gloire ; il rappelle que, dans les discours politiques, l'exorde se tire des principes, dans les plaidoyers des opinions sur les personnes, dans les panégyriques de l'intention générale du discours; il trace la marche à suivre quand on a à se défendre d'une action déshonorante et honteuse, et montre qu'il ne convient pas de s'en justifier directement, mais qu'il faut prouver qu'on en est incapable par des exemples ou des raisons sans réplique ; il définit l'hypostase et la rhétorique, etc. Au reste, comme on ne saurait découvrir aucune liaison, ni même aucun ordre dans ces articles successifs, et qu'ils sont conçus d'une manière peu propre à faire connaître le style des auteurs dont ils sont i-}.«<rr«u; TX; vcriaxt; ix'jistaftzi, Tpsirr.v cti, i/. TCô irxvoûprg'j xxi svx/.xxo/v GVJTS 7,77:0x1 TGV xvîpa GôTE yptoxerôx!, xx'/.x oy zvitwv Si, TMV vor;j.x7wy xxi rr; OUOIXT; XOTCOV ixoxo'j- 6îx; XTEIV rîv àxpoxttv irpô; Tî fii'jxrv'.x. Ot -pip TOXàXI pt7ops; ixxvov aùrtov èvo'gu GV tépstv 78 TX tv6'ju.x;xx7x XX! 77) «ppxoxt (0; X-XyYïî'.XI, eait0'jo'x ov "yip 7G ÔXoV TTEp'l 77.V Xt't/.V XX! TGV 7X'JTT,; X1aU.GV, T7pt"o7GV GG8V G77(o; 617, <77,IXXy7lX7, XXI 8ÙTCp8T77,;, 817X Sk XX! 8VXpuo'- VIG; 7, TGVITMV aiivoext;. Ces lignes sont évidemment la source du ^ 3 des Excerpla e Eongini Rhctoricit, qui est ainsi conçu : 'On , Èx TGû -avoùp-fou xxi èçâu.açi; oùîejatz 7v tv 7GÎ; xpyxig'.;, xxxx xxi 7X TGû voù cytpizta Gys 17G7B it; 7GÙ; otxxvixgù; XG-VGU; 17XptîlOxi ' 7, 77Xî!(lv TXp XÙ7GÎ; ij-vjsi, 17Sp! 77,' XcG/.V XXI TGV 7XVI77,; XIT'J.GV TV, XXt 77.V OJVOTXTV xxi xpugvixv. Ce rapprochement est dû à M. Ch. Walz, qui l'a indiqué comme addition à son article sur le Longiu de M. Kgger, p. CIO du IfciSelberger Jahrb'icher, 1840.
50 DE LONGIN. 4-1 extraits, on ne doit leur attribuer d'autorité que celle qui résulte de leurs rapports avec d'autres pièces authentiques. Y a-t-il quelque rapport entre les Excerpta e Longini Rhetoricis, et les Enarrationes Ilermogenis excerptœ ex Longino, Iamblicho, Syriano, Simplicio et aliis, mentionnés dans le catalogue de la Bibliothèque de Vienne, rédigé par Nessel, P. 4, p. 14? Ou bien ce dernier recueil n'est-il autre chose que la préface des scolies d'hermogène, intitulée : Itfxycuvy))rr/oluo-j e'x dixcpopcov re^voypatpojv v.ç, TX npokiyà'- p vx Tri; EpuoysWjç pr/toptxriç, empruntée aux mêmes rhéteurs ( 5S )? Le chapitre iripi pupi;, qui fait suite au Manuel de rhétorique intercalé dans le texte d'apsinès, est attribué à Longin par Ruhnken et par MM. Finckh, Spengel, Walz, Egger; mais M. Bake pense qu'il n'est ni d'apsinès, ni de Longin ( M ). 11 fait remarquer que Longin, ayant suivi dans sa Rhétorique la distribution d'aristote, n'avait pas dû s'occuper de la mémoire ; d'ailleurs il ne reconnaît dans ce petit traité, ni le style, ni la méthode de Longin; il n'y trouve ni la sobriété, ni la brièveté qui distinguent ses autres écrits, et l'auteur lui parait manquer de jugement et de mesure dans la manière dont il imite Platon. Sans porter un jugement aussi sévère sur ce petit ouvrage, qui nous semble être l'analyse de quelque autre plus étendu, ou un exercice rédigé d'après la leçon de quelque sophiste, et sans le trouver, comme M. Bake, tout h fait étranger à la rhétorique, nous ne pouvons pas non plus l'attribuer à l'auteur qui a écrit le Manuel ; car, sauf un court passage relatif à la péroraison, a la fin du 8, qui s'accorde assez bien avec le contenu du 11 du Manuel, tout le reste du Traité roule sur des idées très-diverses, présentées d'une manière toute différente, et dont on ne trouve aucune trace ni dans l'epilome, ni dans les Excerpta e rhetoricis. Néanmoins l'imitation de Platon et même celle de Plutarque ont introduit, dans le style de ce morceau, un certain nombre de locutions qui se retrouvent dans le Traité du Sublime, et c'est («) Ruhnken. Diss. de Vita et Scr. Long., J XIV. Spengel, S. T., p. 5. Walz, Rh. gr. Tom. VI, p. xv-xvi. (**) Cependant il dit (pp. xxxvm-xxxix de ses Prolegom.) que ce chapitre se trouve dans les Excerpta ex Apsine qui suivent le texte d'apsinès daus le Codex Cudianus, et qu'il n'y manque que la dernière page depuis les mois ri /.ûj'.; ri.; i-:irr.<j.r.; /.xt rv/vr,;.
51 \2 CARRIÈRE LITTÉRAIRE LIE LONGIN. peut-être ce motif qui avait engagé Ruhnkcn à l'attribuer a Longiu. Cependant, ainsi que l'observe M. Bake, il y a une bien grande distance entre ces deux imitateurs : autant l'un est stérile et dépourvu d'originalité, autant l'autre, c'est-à-dire l'auteur du Traité du Sublime, est libre dans sa marche et riche de son propre fonds. Enfin, la partie du fragment intitulée mpi TôT; TEXCXôW appartenait à quelque traité de l'invention, dont l'auteur appuie ses préceptes de l'exemple de Démosthène, et suppose une discussion entre cet orateur et ceux qui combattent sa proposition de couper l'isthme de la Chersonèse. L'orateur indique les objections que l'on peut faire à ce projet, puis la manière de les lever; malheureusement la marche du raisonnement est interrompue par deux lacunes. Ce fragment donne une idée peu favorable du talent de l'auteur, et l'on ne peut que souscrire à l'opinion de M. Bake qui n'y reconnaît ni Longin ni Apsinès. Ici se termine la revue des fragments qui nous restent des écrits littéraires de Longin. Si l'étude que nous en avons faite ne nous permet pas de considérer l'auteur comme un écrivain hors de ligne, qui avait sur l'éloquence et la poésie des idées fort supérieures à celles de ses contemporains, nous devons reconnaître néanmoins qu'il méritait par son érudition, ses travaux, son jugement, par le soin avec lequel il s'était soustrait à la fâcheuse influence de son temps, la renommée dont il a joui pendant sa vie et bien des siècles encore après sa mort.
52 DEUXIÈME PARTIE. EXAMEN DE L'AUTHENTICITÉ DU TRAITÉ DU SUBLIME. CHAPITRE PREMIER. OPINIONS DES CRITIQUES A CET ÉGARD. Dans nos études sur la vie, les travaux et les écrits de Longin, nous nous sommes astreint à ne puiser nos faits et nos assertions que dans ses propres récits et chez les auteurs dont le témoignage s'appuyait sur une connaissance certaine de sa personne ou de ses ouvrages. Nous devons maintenant aborder l'examen du livre auquel Longin a dû, depuis la renaissance des lettres, la haute renommée dont il jouit comme grandi écrivain, habile critique et arbitre du bon goût. En effet, le Traité du Sublime, publié pour la première fois en 1554, à Bàle par Robortello, l'année suivante à Venise par Paul Manuce, tant de fois réimprimé, commenté par des savants du premier ordre, et traduit a plusieurs reprises en latin et dans toutes les langues de l'europe('); ce Traité, au mérite duquel Fénelon, Boileau, Rollin, Laharpe, Pope, Addison, Gibbon, Blair et les plus habiles critiques de nos jours ont rendu un si éclatant hommage, était généralement considéré comme authentique, quoique cette opinion ne s'appuyât que sur le titre des manuscrits, et bien que cet ouvrage parût une production bien remarquable pour le siècle où vivait l'auteur qui était censé l'avoir composé. Eh phénomène si rare dans l'histoire des lettres, qui n'avait qu'une si,'; V. pour les détails des éditions et des traductions, l'introduction mise à la tète du Traité du Sublime.
53 ii EXAMEN DE I.'AITIIENTICITÉ légère garantie, n'éveilla pas les soupçons de la critique, à une époque où l'authenticité de tant d'autres ouvrages, d'une origine bien moins douteuse, fut mise en question et fortement ébranlée. Ce ne fut qu'en 1808, lorsque Amati annonça que l'un des manuscrits du Vatican, n 285, portait au titre les mots Aiovjïtovi ri Aoy/vo-j, que les savants commencèrent à s'occuper de cette question, et que quelques-uns d'entre eux conçurent des doutes sur l'authenticité du Traité rr-pi V-JVJç. Weiske, dans son édition de Longin, qui parut en 1809, fit connaître au public l'observation d'amati, en avouant qu'il n'avait pas attaché lui-même une telle importance à la présence de cette particule, qui se trouve aussi sur le titre du manuscrit de Paris, et qui avait été déjà signalée, par un savant inconnu, dans une note manuscrite de l'exemplaire du Longin de Tollius qui appartient à la Bibliothèque de Leipzig. Dans sa courte dissertation insérée en tète du commentaire de Weiske, le savant italien expose les conséquences que l'on doit tirer de ce nouveau titre. Il en déduit d'abord le véritable nom de Longin, qui ne s'appelait pas tantôt Dionysius, tantôt Lonoinus, ce qui s'exprimerait en grec AIOV-JïIO; ô xx\ Aoyyîvo;, ni Dionysius Longinus, comme le portaient toutes les éditions, ni Dionysius Cassius Longinus, comme le pensait Rubuken, mais Cassius longinus, comme l'indiquent Phctius, Suidas, le Scoliaste publié par M. Cramer (*). II montre ensuite que les droits de Longin à être considéré comme l'auteur du Traité itîp! ÇvfiGMç devenaient par là bien douteux. Si le copiste, dans son incertitude, attribuait le Traité n-ip:tyo-jçà Denys ou à Longin, c'était sans doute parce qu'il le jugeait digne des deux plus célèbres rbéteurs dont la renommée était parvenue jusqu'à lui. En présence de cette alternative, Amati se prononça pour Denys d'halicarnasse, et appuya son opinion des considérations suivantes. Le style du Traité mp\ 'ôvlo-jç, par sa noblesse, son énergie, sa correction, diffère beaucoup de la manière sophistique et sans force qui caractérise les auteurs du siècle d'aurélien, et convient bien mieux à ceux du siècle d'auguste. Longin, écrivain du troisième siècle, aurait-il pris ('*) V. los Documents, n" I, et les Fragm. litt. n * 3 et 4.
54 DU TRAITÉ DU SUBLIME. 45 la peine de réfuter et de compléter un traité sur le style sublime composé deux siècles auparavant par Caecilius, rhéteur sicilien? L'auteur ne semble-t-il pas indiquer que l'ouvrage de Caecilius était encore récent, puisqu'il se sert du mot àvxizo«oj^vo!ç qui se dit d'un livre exposé en vente, que l'on examine en passant? Quintilien et Plutarque citent ensemble Denys et Caecilius, et même le premier semble reproduire les termes mêmes du Traité ircà V\LO-J; ( s ). Comment attribuer au règne d'aurélien la paix universelle dont il est parlé dans le dernier chapitre du Traité? Comment admettre qu'au troisième siècle on regrettât encore si vivement la liberté? que l'on déplorât alors avec tant de noblesse la décadence de l'art oratoire? Comment expliquer que Longin, ce littérateur si érudit, s'il est l'auteur du traité qu'on lui attribue, n'ait cité aucun écrivain postérieur à Auguste? Pourquoi Suidas, qui énumère les écrits de Longin, ne fait-il aucune mention du Traité irept VUVJç? Enfin l'auteur déclare qu'il a composé deux livres irtp\ a-rjqîasooç ovoptxrcov, et l'on sait que nous avons un traité de Denys sur le même sujet. De ces diverses circonstances, Amati conclut que le Traité irep; tyoy; est du siècle d'auguste, et qu'il a pour auteur Denys d'halicar - nasse ; et si l'on n'admet pas cette manière de voir, il pense qu'on pourrait concilier les difficultés en supposant que Longin fit un abrégé de l'ouvrage de Denys, et que c'est pour cela que le copiste attribue cet ouvrage à l'un ou à l'autre, de même que l'on trouve dans les manuscrits, pour titres de quelques abrégés : par un anonyme ou par Zosime, par Dion ou par Xiphilin, par Cornélius Nepos ou par Probus. Weiske, en adhérant pleinement à l'opinion d'amati sur l'époque où le Traité mçi: -tyo-j; a dû être composé; en faisant remarquer de plus que le style des fragments authentiques de Longin ne rappelle point la puissante éloquence et la vive admiration pour les chefs-d'œuvre de l'antiquité qui distinguent l'auteur du Traité ; en déclarant qu'il ne saurait comprendre comment un tel écrivain aurait composé des scolies ( >) II. Ci. Sect. XV, ^ 8- K*i «***' r.u.%; 'T«mt prrws; 'fii.i-r.'.wi 'K.-.iwCaç. Quint. Imu. Or. IX, 2. % 42. Novi vero et prœcipue declamatores audacius nec mehercule iine motu quodam imaginantur. n. 5. Sect. XVII,% 2, Quint. Mil,.'!, 20 II. 5. XXVI, % q, Quint. IX, 3, 27.
55 46 EXAMEN DE I.'AUTHEXTICITÉ sur Hépheslion, des recueils de géographie, et d'autres ouvrages aussi peu importants; comment il aurait goûté le style de Plotin si éloigné de l'élégance de Platon, et vanté sa force de conception, ne peut souscrire à l'idée de faire honneur à Denys d'halicarnasse de la composition d'un traité si supérieur à tout ce qu'il a produit, et pencherait plutôt pour Denys de Pergame, dont Strabon a loué le talent comme rhéteur et comme écrivain (*). Malgré son importance, ce nouveau problème de critique n'attira pas l'attention des premiers philologues de l'allemagne, ou du moins n'éveilla pas leurs scrupules. En rendant compte, dans les Acta Socielatis pliilologicœ Liprien$is(\ol. I, p. 336, sq.), de l'édition de Longin publiée par Weiske, Ch.-D. Beck y inséra dans son entier la Dissertation d'amati et les remarques de l'éditeur. 11 indique en note la plupart des objections auxquelles donne lieu la nouvelle hypothèse, et pense que, si les droits de Longin ne sont plus aussi solides, on ne peut pourtant pas déclarer avec certitude qu'il n'est pas l'auteur du Traité du Sublime. G. Hermann, dans sa Métrique et dans ses Opuscules, cite et corrige quelques passages du Traité vrip\ : 'y\io-j^ sous le nom de Longin, sans énoncer le moindre doute f 1 ). G.-H. Schaefer n'énonce nulle part, dans ses nombreuses publications, des doutes sur l'authenticité du Traité moi "J-^O-JZ, bien qu'il cite quelquefois les travaux auxquels il a donné lieu. J.-G. d'orelli rapporte, en regard de certains vers de l'art poétique d'horace, des conseils analogues du même traité, dont il nomme l'auteur Dionysius Longinus( 6 ). Cependant Niebuhr, dans le mémoire où il cherche à établir qu'eusèbe a désigné Longin parmi les auteurs dont il a extrait le premier livre de ses Chroniques, n'indique pas le Traité ireo; rtyooç parmi les ouvrages de Longin que Suidas a omis( 7 ). L'auteur du compte rendu inséré dans le numéro 70 de la Ga- (*) Geogr. XIII, t. 3 ( 5 ) Meir. lib. III, c. 10. p. 678 s. Opnsc. 1, pp 123, s. 330, s. IV, p. 29t. («) Arspoet. v. 31. II.O.S. 33 v S. 8 v S. 4 v. 347et sa..s. 33et 30. (') Niebuhr, Klcine Schriften, I, p. 188.
56 DU TRAITÉ DU SUBLIME. 47 zelle littéraire d'iéna, en 1810, émit l'idée que le Traité «épi OUVJç pouvait faire partie du vaste recueil intitulé : xl ytïôïoyot 'ouatai. En 1819, le savant et judicieux M. Boissonade ( 8 ), après avoir exposé les opinions et les conjectures d'amati et de Weiske, reconnaît qu'il est désormais impossible d'affirmer que le Traité du Sublime soit de Longin ; mais il ne pense pas qu'il soit naturel de l'attribuer à Denys d'halicarnasse ou à Denys de Pergame, ou à tout autre écrivain du siècle d'auguste; il demande si les livres des Juifs étaient alors assez connus, assez répandus, pour qu'un rhéteur grec y allât puiser des exemples, et eût l'idée de citer, comme échantillon du sublime, ce beau passage de la Genèse : Dieu dit que la lumière soit, et la lumière fut. On comprend fort bien, au contraire, que Longin, au troisième siècle, élève d'ammonius Saccas, ait pu citer Moïse, et l'on ne doit pas admettre que ce passage ait été interpolé par un chrétien ; car un chrétien ne se serait pas borné a dire que Moïse n'était pas un homme ordinaire, o->y o r'j/ln àvr'p. Néanmoins, ajoute le savant critique, cette réponse ne satisfait pas à toutes les difficultés, ne résout pas toutes les objections ; il en est une qui parait de la plus grande force, c'est qu'on ne trouve dans le Traité le nom d'aucun écrivain postérieur â Auguste. En effet, en admettant que Longin n'ait pu trouver un seul exemple de véritable sublime hors des pages classiques de la haute littérature, ne pouvait-il pas trouver des modèles frappants d'enflure, de recherche et d'affectation dansries sophistes et les rhéteurs du deuxième et du troisième siècle? M. Boissonade regarde donc la solution du problème comme suspendue, et il estime que tant que d'autres manuscrits ou quelques témoignages ne viendront pas éclairer et fixer la question, on pourra disputer pour Denys ou pour Longin, sans jamais arriver à un résultat positif. A la suite de ses remarques sur la découverte de Buhnken, F.-A. Wolf dit quelques mots de celle d'amati et de la faveur avec laquelle elle fut d'abord accueillie: mais sans vouloir s'engager dans l'examen de ce nouveau problème, il fait comprendre par deux exemples, tirés du mot Tj./.rr/op&x et du nom d'ammonius, que la question doit être mieux (») Biogr. Univ., t. XXIV", p. 067 et suiv.
57 48 EXAMEN DE L'AUTHENTICITÉ approfondie. Il ne partage pas l'admiration de la plupart des savants pour le Traité du Sublime, et trouve dans la diction, le style et la méthode de cet ouvrage, plus de traces du siècle de Longin que de celui d'auguste ( 9 ). Ailleurs ( l0 ) F.-A. Wolf s'occupe de la citation de Moïse (sect. IX du Traité -K. \>.) et croit très-vraisemblable que c'est une interpolation ajoutée par quelque chrétien. Ce n'est point, dit-il, à cause de la mention de Moïse, car Moïse est déjà cité par Strabon ; mais c'est que cette citation est étrangère à la marche des idées dans ce chapitre, et semble comme tombée du ciel entre deux passages d'homère; d'ailleurs il il n'y a rien de sublime dans l'expression. Il ne pense pas néanmoins que l'on doive, pour ces raisons, retrancher le passage, parce que le Traité du Sublime ne nous est pas parvenu dans son entier, et qu'il n'est, à son avis, qu'une réunion de fragments. M. Knox publia à Londres, en 1827, sous le voile de l'anonyme, un écrit intitulé : Remarks on the supposed Dionysius Ijonginus, with an altempt lo restore the Trealise on Sublimity lo ils original state, dans lequel il expose et soutient l'opinion d'amati et de Weiske relativement à la nécessité d'enlever à Longin la composition du Traité it-epi ud'o-j;; il insiste sur les considérations tirées du dernier chapitre; il trouve que le mépris des richesses qu'affecte l'auteur ne saurait convenir au secrétaire de l'impératrice Zénobie; il rappelle que Jean de Sicile refusait à Longin le talent de la composition, à cause du peu de loisir que lui laissaient les devoirs de l'enseignement ; enfin il fait valoir la circonstance que les titres de Longin à ce bel ouvrage ne reposent que sur la faible et équivoque autorité d'un copiste. Dans la seconde partie de son livre, M. Knox, partant de l'hypothèse que le Traité nzo) U^O-Jç n'était pas destiné à la publication, ou n'était destiné qu'à une circulation restreinte, explique par là comment il n'est cité nulle part, et pour le rendre à la fois moins étendu et, selon lui, plus digne de son habile et modeste auteur, il supprime, outre plu- ( 8 ) Anal, litt., Il, p. 523, s ( I0 ) Vorlesungen ûber die Alterthums-Wissensehaft, herausg von J. D. Giirtler. Leip zig, Erster 11. S. 330.
58 DU TRAITÉ Df SUBLIME. 49 sieurs autres passages, les sections 19, 20, 21, 22, 23, 24, 27, 28, 39 et 40, qui traitent de l'emploi des figures, et propose de hardies transpositions pour mettre ce qui reste dans un ordre qui lui parait plus convenable. L'ouvrage dont nous venons de parler fut l'objet d'une critique assez sévère, insérée en 1831 dans la Revue d'edimbourg. Après une exposition remarquable des travaux des Grecs sur les principes philosophiques du goût, dans laquelle il montre les rapports nombreux qui unissent à cet égard les vues de Platon et d'aristote, sans négliger les différences qui les distinguent ("), l'auteur passe en revue et apprécie les critiques subséquents, tels que Théophraste, Demetrius, Denvs d'halicarnasse, Plutarque, qui est fort maltraité, enfin Longin, pour lequel il revendique vivement l'honneur d'avoir produit le Traité ir-s; Tout en pavant un juste tribut d'admiration aux profondes recherches de son illustre compatriote Richard Bentley, l'auteur n'accorde pas la même sagacité ni le même jugement aux savants allemands et français, et passant sous silence les questions si hardiment soulevées par Markland, il regrette qu'on n'ait pas repoussé, avec assez de vigueur et de dédain, les hypothèses de F.-A. Wolf, de Beck, de Schùtz, etc. sur Homère, Platon, Cicéron, etc. Puis, sans réfléchir qu'autre chose est d'attaquer l'authenticité d'ouvrages étudiés et admirés par toute l'antiquité et entourés d'une foule de témoignages qui méritent pleine confiance, autre chose est de soumettre à un examen impartial et raisonné les titres d'un écrivain à la composition d'un traité qui ne lui est attribué directement par aucun auteur ancien, et qui porte bien des signes d'une époque antérieure, il met sur la même ligne les conjectures d'amati et deweiske, bien qu'elles aient obtenu, dit-il, l'approbation du savant docteur Parr ("), et il les fait passer par un creuset dont elles ne soutiennent pas toutes également l'épreuve. (") Voir dans la Bibliothèque Universelle de Genève, année 1850, mois de novembre, pages , la traduction de cette exposition, dans l'article relatif à l'essai sur l'histoire de la critique chez les Grecs, par M. Egger. ( *, En effet, dans l'cdit. anglaise du Thésaurus de H. Estienne, à propos du mot a\xipnv, cet habile critique nomme Pseudo-ÏAynginut l'auteur du r.i-à âyou;. Les savants frani
59 50 EXAMEN l»e L'ACTHENTH'.ITÉ Si le critique anglais échoue dans ses tentatives pour détruire ou pour atténuer la valeur de la particule r, dans le titre du manuscrit, pour écarter ou dissimuler les conséquences qui résultent du défaut de tout témoignage ancien au sujet du Traité TT-O: ^O-Jç, ainsi que celles qu'on a droit de tirer de ce qu'aucun des auteurs cités dans cet ouvrage n'est postérieur au règne d'auguste (,3 ); s'il ne parvient pas à affaiblir les objections déduites de la paix générale qui régnait lors de la composition du Traité, ni celles que font naître les regrets exprimés par l'auteur sur la perte de la liberté, sur la décadence de l'art oratoire; s'il n'explique pas d'une manière satisfaisante la différence sensible que l'on remarque entre le style simple et égal des fragments de Longin, et le style animé, véhément, figuré du Traité IKOI \tyo-.»?, dont le sujet, quoi qu'il en dise, ne prêtait pas plus à l'éloquence que ceux des Fragments ; d'autre part, il a raison de trouver dans ce traité des expressions qui ne sauraient convenir au siècle d'auguste, et nonseulement des expressions, mais encore des idées et des circonstances ; de faire sentir la faiblesse des déductions tirées de l'intervalle qui sépare Caecilius de Longin, de rappeler que Denys d'halicarnasse n'a écrit qu'un seul livre sur la composition des mots ; de faire remarquer l'inexactitude du sens attribué au mot àvxmo-iro-jp'vot ; de montrer combien l'on est peu fondé à soutenir que l'auteur du Traité irtci rtyouç n'aurait pas écrit des scolies sur Hépbestion, des livres de grammaire, de lexicographie, et d'autres recueils, puisqu'une bonne partie de ce traité se compose de notes grammaticales, et que tant de graves écrivains n'ont pas dédaigné de s'occuper de semblables sujets, etc., etc. Par cette dernière observation, il réfute les retranchements proposés par M. Knox ; mais son admiration pour le Traité i«oî û\lou; ne l'empêche pas d'y trouver des parties faibles et des remarques trop minutieuses. M. Em. detipaldo, qui a publié à Venise, en 1834, une traduction italienne du Traité du Sublime, s'efforce aussi de combattre les raiçai> et allemands qui président à l'édition du Thésaurus publiée par Didot, u'expriment aucun doute semblable. (' s V. plus bas, p. 53.
60 1>U TRAITÉ 1)1 SIBLIME. 51 sons alléguées par Amati en faveur de son opinion. Il parvient facilement h montrer que le Traité du Sublime ne peut être de Denys d'halicarnasse ; mais il ne réussit pas également à écarter les conséquences qui résultent de la particule f,\ en particulier, a qui fera-t-il croire qu'un rhéteur ne doit chercher les exemples des défauts contraires aux qualités des grands écrivains, que dans les écrits de leurs contemporains? M. Antoine Westermann, dans sa précieuse Histoire de l'éloquence chez les Grecs ('\ pense que les doutes élevés sur l'authenticité du Traité irtù "J\>OJC, ne sont pas suffisamment fondés, mais qu'ils s'expliquent par l'excellence de ce Traité et sa supériorité sur tous les ouvrages analogues de la même époque, et quoiqu'il mentionne la plupart des discussions auxquelles cette question avait donné lieu jusqu'alors, il estime qu'elle doit être examinée d'une manière plus approfondie. K. M. Graefenhan ( iy ) se borne à exposer quelques-unes des raisons énoncées de part et d'autre, sans se prononcer en faveur d'aucune opinion. M. C. Mùller (,6 ), dans l'article qu'il consacre à Csecilius, n'exprime aucun doute sur l'authenticité du Traité -rrept OUVO-Jç, qu'il attribue à Longin. Il en est de même de F. Ast et de M. J. Spongberg, auteur d'une dissertation sur ce traité (,7 ). M. Egger, adoptant les conclusions de M. Boissonade, prit soin de fournir à ses lecteurs, dans l'estimable édition du Traité -rrcoî OUVJç qu'il publia en 1837, tous les éléments du problème, tels qu'on les possédait alors, et recueillit plusieurs documents intéressants propres à éclairer la question, entre autres des recherches sur Denys d'halicarnasse le jeune, quelques citations de scoliastes encore inédits, les Excerpta e imiigini rhetoricis, etc. H nous apprend que le titre Avcoriao-j du manuscrit de Florence, cité par Bandini ('"), ne se trouve ('«) Geschichte der Beredtsamkeit in Griechenland. Leipzig, 1833, p. 232, not. 0. (> 5 j Geschichtc der klassisehen Philologie. III R. p (<«) Fragmenta Ilistor. Grscc. III, p i") Plat. Leg. Il, 670 I). à propos des mots JMI; fjou.cj qui se lisent S. XXXIX, ^ 2, du T. j. Joh. Spongberg, De Commentario Dionysii Cossii l.ongini r.i-à v>.\>; expositio. I psalœ, i". I 1 *) Cat. Bibl. Med. Laur. Tome II, p. 5i.
61 52 EXAMEX DE I.'AITIIENTICITÉ que sur la couverture, et que, dans l'intérieur, en tête du texte, on lit ces mots : Aoyyt'voy mpi tyov»; /oyo-j, écrits par Holstenius, qui d'ailleurs n'a fait que renouveler l'ancien titre placé au haut de la même page, qui avait été tranché en partie par le relieur, et où cependant le mot Aoyyîvo'j est encore bien lisible. Enfin, le savant éditeur indique un bon nombre de rapprochements qui peuvent être saisis entre les idées et les termes du Traité ir-p: \tyouç et les fragments que l'on attribue généralement à Longin, matériaux précieux dont nous ferons usage dans la suite de nos recherches. M. Naudet, dans l'article si plein de savoir et de goût qu'il a consacré à l'édition de M. Egger( 19 ), s'étonne que l'on persiste à mettre le Traité Treot rfyo-jç sous le nom de Longin. «Pour peu qu'on ait ré- «fléchi, dit-il, "sur les expressions du dernier chapitre et sur quelques «autres encore, Longin mis à mort par Aurélien, ni aucun auteur de «cet âge n'a pu composer le Traité du Sublime. On objecte la mente tion de Moïse dans un des chapitres, mais fallait-il attendre le milieu «du troisième siècle de l'ère chrétienne, pour qu'un Grec, sujet de «l'empire romain, eût une connaissance confuse de Moïse et de la «Bible?» «Le ton, le langage de l'auteur grec ne font-ils pas re- «monter la date de la composition vers les temps des premiers Cé- «sars, contre l'opinion de ceux qui l'abaissent de deux siècles?» D'autre part, M. Chr. Walz, le savant éditeur des Rhéteurs grecs, en rendant compte (,0 ) de cette même édition de Longin, revient à l'idée déjà énoncée par Wacblcr et par la Gazette littéraire d'iéna, que le Traité mpi O^O-J; faisait probablement partie des yàoloyoi ôtitj/at, et il appuie cette conjecture de citations empruntées à deux scoliastes d'hermogène, qui font l'un et l'autre allusion aux vers d'eschyle rapportés au commencement de la section troisième du Traité Triy. rtyo-jç (*'). M. Jules Simon (") se montre plus disposé à croire que «sous le siècle d'auguste ou dans les premières années du siècle suivant, du (") Journal des Savants Mars (,0 ) Heidelberger Jahrbucher fiir Literatur. 1840, p 322. (") Joh. Sic. Comm. in Hermog. Walz. Kb. gr. VI, p. 223, Anonym. in llerm îlh. gr. VU, p. 003, Voir les Fragm. litt. de Longin, n"> 16 et 17. :» 5 ) Hist. de l'ecole d'alexandrie, tome II, p , 1843.
62 Ut' THAITÉ DU SUBLIME. 53 temps de Philon et de Josèphe, un érudit ait cité les Livres juifs, qu'à donner à Longin, dans le silence de toute l'antiquité, sur la foi d'uu simple doute exprimé par un copiste, un ouvrage dans lequel n'est cité aucun des maîtres de Longin, aucun de ses amis, aucun de ses prédécesseurs, depuis plus de deux cents ans, dans les écoles d'athènes.» Telle est aussi la manière de voir de M. Gottl. Rœper, de Dantzig( 43 ), qui fait observer que la citation de Moïse, telle qu'elle est dans la section neuvième du Traité -trip! otlooç, n'est pas assez fidèle pour permettre de supposer que l'auteur ait eu sous les yeux le texte grec de la Genèse ; il n'en avait donc qu'une connaissance indirecte, analogue à ces notions vagues et superficielles qui s'étaient répandues chez les Grecs et les Romains, sous le règne d'auguste, au sujet des Juifs, de leur croyance et de leur origine. Tel n'était pas le cas de Longin, critique et philosophe du troisième siècle, disciple d'ammonius Saccas, qui avait séjourné à Alexandrie. D'un autre côté, si comme le pense Krùger (**) le rhéteur Caecilius était juif, ainsi que l'indique Suidas, on comprend facilement où l'auteur du Traité a puisé la citation qu'il a faite du beau passage de la Genèse. M. Rœper résout très-heureusement l'objection tirée de la section treizième, où il est question d'un Ammonius qui a recueilli les emprunts faits par Platon à Homère. On attribuait, sans motif valable, ce recueil au philosophe Ammonius Saccas, maître de Longin ( 45 ); mais M. Rœper a signalé le premier la mention que font les scolies de Venise du Recueil intitulé : mp: TôJV ôtto Dlarcovo; p-rw/sypî'vwv e O/xrjpo-j, dont l'auteur est un disciple d'arislarque nommé Ammonius, qui, suivant Suidas, ne vécut pas jusqu'au règne d'auguste, et qui est bien évidemment celui dont il est question dans le Traité trtp\ ûd'oyç. M. George Buchenau, de Hesse-Cassel, dans sa Dissertation intitu- («) Philologus, herauag. von F.-W. Schneidevrin, 1846, p. 630 sq. (**) Ueber das Leben des Thucyd. c. 34. (»») F.-A. Wolf avait aussi présenté l'incertitude où l'on était sur celui des Amntoiiiiu, que désigne l'auteur du T.. "t. connue un obstacle sérieux à la solution du problème (V. Anal. lit. il, p. 320).
63 *)i KXAMEX' DE I.'AITTIIENTICITÉ léc : De scriptore libri -n-c-p: Ovl-o-jç, Marbourg 1849 ( ÎC ), se prononce contre Longin. Il discute d'abord la valeur du titre AîOVJTIO'J YI Aoyyu VOM, et pense que l'on peut expliquer de deux manières l'existence de ce titre équivoque : ou bien le copiste n'avait trouve sur son manuscrit que l'un des deux noms, et des doutes s'étant élevés dans son esprit sur la justesse de cette indication, il y aura ajouté l'autre nom ; ou bien l'ouvrage se trouvant sans titre, il l'aura attribué à l'un ou à l'autre des deux plus célèbres rhéteurs qu'il connût. Dans les deux cas, cette suscription ne peut inspirer aucune confiance. On pourrait aussi expliquer, dit-il, la présence du nom de Longin par une erreur dans la manière de lire le litre TZSO\ ovj/ouç /oyo<j, en sorte qu'au lieu de /o'yo'j, on aurait lu Aoyyivo"-»; mais à ce compte-là nous devrions avoir bien des traités attribués à Longin. Enfin l'inscription du manuscrit de Florence : AVOVJUOJ it. "J. vient confirmer l'ignorance où l'on était du véritable auteur du Traité du Sublime. M. Buchenau se sert des deux observations que nous venons de rapporter de M. Rœper, pour combattre l'opinion des critiques qui attribuent cet ouvrage à Longin; il rappelle ensuite la remarque de F.-A. Wolf, au sujet du mot à/àr/yopa, qui se trouvant déjà dans Gicéron, ne peut fournir un argument à ceux qui n'admettent pas que le Traité du Sublime ait été composé sous le règne d'auguste. Néanmoins M. Buchenau repousse également l'opinion d'âmati en faveur de Denys d'halicarnassc, soit à cause de la différence du style des deux rhéteurs, soit parce que l'un avait composé un livre -rapt ôvojjuctojv T-jv9-'<7sa>;, tandis que l'autre parle de deux livres nepi Xdytuv (7JV9 <T COç ; parce qu'enfin, si Denys était l'auteur du irept o^o-j;, ce traité serait cité quelque part sous son nom. D'ailleurs Denys aurait-il pu se plaindre de la décadence de l'art oratoire, de la perte de la liberté, etc., lui qui était contemporain des Hortensius, des Cicéron, etc.? Enfin, le Traité du Sublime offre, comme on le verra plus bas, des traces évidentes d'une époque postérieure au règne d'auguste. D'un autre côté, M. Buchenau ne trouve rien dans ce que nous savons des goûts, des travaux, des écrits de Longin, qui puisse le faire " ; Dont je n'ai eu connaissance i iie le 2i mars \H'ii.
64 DU TRAITE DU SUBLIME. OO considérer comme l'auteur d'un ouvrage aussi remarquable que le Traité du Sublime ; en particulier, la sécheresse du style, la faiblesse des idées, le vide, la fausseté, la mysticité superstitieuse de la philosophie néo-platonicienne qui déparent les écrits de Longin(!!), ne permettent pas d'hésiter un instant à lui refuser l'honneur de l'avoir composé. Là-dessus, M. Buchenau montre qu'en effet personne chez les anciens ne le lui attribue; puis il réfute, en l'attribuant par erreur à Ruhnken, l'opinion des critiques qui supposent que le Traité irce-t \r\>o'jç faisait partie des ytào/oyot ôctt/tat. Il s'attache ensuite à fixer l'époque où cet ouvrage a été composé, et s'efforce d'établir qu'il n'est pas antérieur à l'avènement de Vespasien, l'an 69 après J.-C, ni postérieur à sa mort, qui eut lieu l'an 79. Voici quels sont ses arguments, qui n'entraînent pas, à notre avis, une détermination aussi restreinte, ni aussi rigoureuse: 1 s'il était postérieur à Vespasien, l'auteur aurait sûrement cité Hermogène; 2 l'auteur parait avoir été l'un des disciples de Théodore de Gadara, maître de l'empereur Tibère, puisqu'il se sert de l'imparfait èxxku en parlant du nom icxphbuçccx; que ce rhéteur donnait au style boursoufflé (S. III, 5); 3 l'auteur semble faire allusion au colosse de Néron, qui fut relevé et réparé sous Vespasien; en effet, l'épithèle r^xpr^urvoç convient mieux à ce colosse qu'à celui de Rhodes (*'); 4 si l'auteur eût vécu au troisième siècle, aurait-il pris la peine de réfuter de point en point un rhéteur aussi ancien que Caecilius, dont l'autorité était nulle en comparaison de celle d'hermogène( s8 )? 5 M. Buchenau rappelle le goût que l'on avait sous les premiers Césars pour les nains ou pyg- (*') Il DOUS semble qu'il ne peut guère être admis que l'on ait comparé le colosse de Néron au Doryphore de Polyclète. L'épithète r,u.aptr.u.tv.; doit se rapporter plutôt à un défaut dans les proportions, qu'à un accident survenu lors de la fonte, comme le pense M. Buchenau. V. la note sur la sect. XXXVI, 5 3 du -ip; vp'.u;. (**) M. Buchenau entre dans de grands détails au sujet de Caecilius ; il admet qu'il était juif, et il cherche à établir que c'est le même contre qui Cicéron prononça son discours intitulé Divinatio, dans le procès de Verres. S'il en était ainsi, on pourrait considérer comme un acte de vengeance le parallèle entre Cicéron et Démosthène que Plutarque et Suidas attribuent à ce rhéteur; mais alors, sans doute, ce curieux rapprochement n'aurait pas échappé à tous les auteurs qui parlent de Caecilius ; Plutarque, en particulier, l'aurait signalé dans sa vie de Cicéron, c. 9. Cette considération n'a pas empêché Coray de confondre ces deux personnages. V. ses notes sur les vies de Démosthène (c..1) et de Cicéron 'c. 7).
65 50" EXAMEN l>e L'AUTUËNTICITÉ mées, que l'on renfermait dans des cages (loculi, y/wttoxou*) pour les empêcher de grandir; 6 la distinction entre les ligures de diction et celles de pensée était récente, lors de la composition du Traité du Sublime, ce que l'auteur indique par la particule TTOJ {dnix Se TTO-J Tx>ra x. T. 1.) Pourtant M. Buchenau convient que Cicéron l'indique déjà, et que Gorgias, maître du jeune Cicéron, avait composé quatre livres sur ce sujet. 7 Si l'auteur eût vécu après la seconde moitié du deuxième siècle, il aurait sûrement cité Télèphe de Pergame, qui avait écrit xaipi Opioo-j xv. n).xra>voç aj^cptovt'xç ; 8 la Pythie a cessé de rendre ses oracles sous Domitien, elle a retrouvé la parole sous Adrien, et s'est lue définitivement sous Caracalla ; 9 M. Buchenau fait ressortir les rapports qui se trouvent entre le dialogue de Oratoribus de Tacite et le dernier chapitre du Traité du Sublime, et pense que les deux ouvrages ont été écrits à la même époque, c'est-à-dire sous Vespasien, quoique le Dialogue n'ait été publié qu'après la mort de Domitien. Après avoir ainsi fixé l'époque où dut être, suivant lui, composé le Traité irspt O OJ;, M. Buchenau cherche si quelque rhéteur du nom de Longin ou de Denvs vivait alors et pourrait en être l'auteur, et se prononce pour la négative. Il examine ensuite si, parmi ceux à qui sont attribués des ouvrages sur Xénophon, sur la Composition, etc., il en est quelques-uns qui vécussent à l'époque déterminée et qui jouissent de quelque réputation, et il exclut successivement, comme ne remplissant pas les conditions voulues, Harpocration, Zenon, Métrophane, Tibère le rhéteur, Héron d'athènes, Théon d'alexandrie, auxquels Suidas attribue quelques écrits analogues, mais qui ont vécu trop tard. Il pense donc que nous n'avons pas d'éléments suffisants pour découvrir l'auteur du Traité du Sublime, et il l'intitulerait en conséquence AvMVJfWJ TTip: -jj/o'jç. Il recueille le peu que nous savons de cet auteur, d'après ce qu'il dit de lui-même dans son ouvrage, et montre que nous sommes dans une ignorance aussi complète sur Posthumius Terentianus, à qui le livre est adressé. Après avoir longtemps partagé avec MM. Boissonade et Naudet, les
66 m; TRAITé nu SUBLIME. 57 doutes relatifs à l'authenticité du Traité du Sublime, M. Egger annonce dans son Essai sur l'histoire de la critique chez les Grecs, qui a paru en 1849, qu'il est revenu à l'opinion vulgaire sur ce sujet, à cause d'un témoignage qui en offre, selon lui, une solution précise, sinon certaine. '< Dans son Commentaire sur le sixième chapitre du premier livre d'hermogène ircot ùîeojv, Jean le Siciliote, à propos de la citation d'un discours d'hypéride par Hermogène, cite lui-même quelques lignes de Grégoire de Nazianze, où la grandeur de Dieu est majestueusement exprimée, puis il ajoute : KJù ô TvIa> : Ja7iç EÏ-KVJ ô Ô=oç ysmon ~dst, xxi éy-vsto rdsz, ov O-J povov XOCTTOCVCOV e'xostaço-jo'tv, à).).à xxi TWV ÈXXïJVCOV of aptazot Aoyyîvoç, xxi o c'x «Exè/joc'cu; (sic) Arjpfrpcoç. Il est impossible, dit M. Egger, de méconnaître là une allusion à la neuvième section du Traité du Sublime, où est relevée la même phrase de Moïse.» M. Egger nous apprend, de plus, que le manuscrit n 985 de la Bibliothèque impériale de Paris, qui est ou la copie ou l'original du manuscrit n 285 du Vatican, s'ils ne proviennent pas l'un et l'autre d'un troisième, porte, aussi bien que le manuscrit n 2036 qui en diffère essentiellement, les mots : Aiovvw'oo *n Aoyyt'vo-j, rapt v-hooç, d'où il semble résulter que l'incertitude sur le véritable auteur du Traité du Sublime remonte encore plus haut que le dixième siècle. On devait s'attendre que M. Bake, qui a eu entre les mains les papiers de Ruhnken, et qui a fidèlement et loyalement fait part au public de tous les matériaux que l'illustre professeur de Leyde avait recueillis sur Longin, en aurait fait usage pour éclairer ou résoudre le problème dont nous nous occupons; mais, s'appuyant sur l'imposante autorité de cet excellent critique, qui déclare avoir reconnu le style du Traité du Sublime dans le fragment de la Rhétorique de Longin, intercalé au milieu du texte d'âpsinès, il se borne à ces ligues que nous lisons page L de ses Prolégomènes : Non ignoro quidem de ipso libelli ir. u. auctore dubitatum esse : nec tamen mihi lam graves dubilandi rationes videntur, quibus jure concedatur : et si fraus facla sit in inscriplione, velustam esse debere apparel ex Jo. Siceliota, eodem quiparticulas Artis
67 58 EXAMEN DE L'ACTHENTICITÉ Rhetoricœ apposuerat, qui Schol. là. vol. VI, p. 211, diclum illud Moysis, ul a Longino usurpalum (rr. \5. IX, 9) commémorai. M. K.-Fr. Hermann, qui a fait connaître aux philologues de l'allemagne les travaux de M. Bake sur Àpsinès et sur Longin ( I9 ), se soumet aussi à l'autorité de Ruhnken, en appelle au témoignage de Jean de Sicile, et met en parallèle les passages suivants, dont quelques-uns sont déjà indiqués dans les notes de Ruhnken et de M. Bake: TOC crj-rnrocp- XovT*, Rhetor. Long. 9, comparé à ir. \>. X, 1. à-rroxpcovrcoç, 11, comp. à ir. y. XXXIX, 1. ipfio'xoà TôJV -rrpootfxî'cov, 13, comp. à ir. "i. XX, 3. v/i<p't)v o*<xxot7iç, 15, comp. à -K. y. XVI, 4. auvtetvîtv roc vor,ctoctoc, 17, COUip. à w. 3. XVIII, 1. x/)àstv TOV àxpoacrr^v, 18, comp. à ir. \>. XXXIX, 3. Surtout la phrase entière, 17, cptôç yocp to^itfp TÙJV E'wOTJJJUtTCOV TE X3C! È-Trt^EtOr/J.XTOJV ô TOIOOTOç Àdyoî, comp. à tr. y. XXX, 1. <pôj; yocp TW OVTI îthov Toy voy T«XXXOC ôvdfxara. Puis il ajoute : «Si cette concordance parait l'effet du hasard, du moins on remarquera dans la Rhétorique de Longin cette hardiesse dans l'emploi du langage figuré, cette accumulation des synonymes, soit dans les phrases coupées, soit dans les périodes à plusieurs membres, cette vie, cette rapidité dans le style qui résulte de la pleine possession du sujet, qualités qui, aux yeux de Ruhnken, mettaient ce nouvel ouvrage de Longin si fort au-dessus de la sécheresse des traités au milieu desquels il était confondu, et qui se retrouvent dans le Traité du Sublime.» M. Léonard Spengel, de Munich, le savant auteur du l-jvzyjjyn TEyvcôv, dans un écrit académique publié au mois de mars de cette année 1852 (!0 ). examine, entre autres questions de critique, celle qui est relative à la citation de Moïse dans le Traité rctp\ yjvouç. Après avoir mentionné les soupçons d'interpolation, énoncés déjà à ce sujet par Fr. Portas, qui n'admettait pas que Longin connût les livres de Moïse ou qu'il eût voulu se servir d'exemples tirés de cette source, et avoir rappelé que Ruhnken, dans sa note sur ce passage, tout en (*>) (iottiug. gelchrte Anzeig. 100 st. den 23 Juni pp (*") Viro cl. Fr. Thierschio octo lustra in dirigcndo seminario philol. Monacensi gratulatur L. Spengel. (lnest spécimen emendationum in Tacitum), Jlonachii, 1852.
68 nu TRAITé nu SUBLIME. 59 montrant la faiblesse de ces motifs, ajoute qu'un habile critique, que l'on suppose être Valckenaer ( 31 ), trouvait cette citation amenée d'une manière trop brusque pour qu'elle parût venir de l'auteur lui-même, M. Spengel fait voir qu'en effet, dans la section IX du Traité du Sublime, depuis la grande lacune qui coupe le 4, l'auteur ne s'occupe que d'homère, et qu'il veut montrer, par cinq passages tirés de l'iliade, que, dans ce poème, Homère déploie une vigueur de génie très-supérieure à celle de l'odyssée ; d'où il résulte que cette citation de Moïse est tout à fait étrangère au sujet, et interrompt sans utilité la marche des idées. M. Spengel fait remarquer de plus, qu'au paragraphe suivant, l'auteur cite le beau passage où Ajax demande à Jupiter de dissiper les ténèbres et de ramener la lumière, afin de pouvoir combattre et mourir à la clarté du jour; c'est évidemment, dit-il, ce qui a donné l'idée a quelque lecteur juif ou chrétien de mettre en marge, comme terme de comparaison, la phrase de la Genèse qui a passé ensuite dans le texte. Ainsi, l'interpolation devrait plutôt suivre que précéder la prière d'ajax, comme l'indique le mot 'Vœ'jrr, par où elle commence. Ces remarques complètent heureusement, et confirment pleinement, à notre avis, la manière de voir de F.-A. Wolf sur le même sujet, que nous avons rapportée ci-dessus. La revue que nous venons de terminer des diverses opinions qui ont été émises, depuis plus de quarante ans, par les savants italiens, français, allemands, anglais, hollandais, relativement à l'authenticité du Traité du Sublime, montre que cette question intéressante a subi bien des phases, tantôt contraires, tantôt favorables à Longin, et que les avis les plus récents se sont presque tous prononcés en sa faveur. D'autre part, on a pu remarquer que, dès l'origine, la question a été traitée d'une manière superficielle ou incomplète; qu'amati, en voulant donner à son observation une trop grande portée, et en mettant en avant des hypothèses qui étaient loin d'être toutes également fondées, a prêté le flanc à de justes critiques, et a compromis de la '.") Wyttenbach (Bib. cr. III, p. 35), nomme sans hésiter C.-L. Valckenaer, et ajoute tue ce passage du Traité du Sublime lui a toujours paru étranger au texte, pour la mime raison. - Aug. Matthite (F.ncyel. uud Method. der Phil. p. 147) attribue cette interpolation à un chrétien.
69 60 EXAMEN DE L'AUTHENTICITÉ sorte le succès d'une découverte qui méritait une attention plus sérieuse de la part des savants. Dès lors le sujet n'a jamais été envisagé dans son ensemble, et comme les documents nécessaires étaient incomplets, mal déterminés et peu connus, il n'a guère été traité qu'incidemment ; les critiques qui s'en sont occupés l'ont considéré tantôt sous un point de vue, tantôt sous un autre, sans tenir compte de tous les éléments du problème. Il nous semble pourtant digne d'une étude plus approfondie, et après avoir exposé, aussifidèlementque cela nous a été possible, l'origine, les phases successives et l'état actuel de la question, il nous reste à mettre en œuvre les nouveaux documents qui ont été publiés et les divers secours que nous offrira une critique saine et prudente, mais dégagée de toute prévention. Examinons d'abord les arguments d'autorité ou de témoignage. DEUXIÈME CHAPITRE. DISCUSSION DES PREUVES ET DES TÉMOIGNAGES ALLÉGUÉS EN FAVEUR DE LONGIN. Nous avons vu qu'aucun des contemporains de Longin, ni aucun des auteurs qui ont fait mention de lui ou de ses ouvrages, jusqu'au XVI e siècle, ne lui attribue directement la composition du Traité irip; UV^O-JC. L'unique témoignage en vertu duquel on lui a fait honneur, dès la renaissance des lettres, de ce beau traité, qui fut même pendant longtemps son seul titre à l'estime des littérateurs et des érudits, est donc l'inscription qui se lisait en tête de quelques manuscrits : Arov-ji(o'j r\ AoyyiWj, ir Q! 'J\ /0 - Jç. Comme aucun auteur ne donne à Longin ce prénom de Denys, et qu'il n'est désigné nulle part par ce seul nom, on aurait dû déjà concevoir quelques doutes sur l'exactitude d'un pareil titre; néanmoins Rubnken, en signalant cette particularité, n'en tira aucune conséquence
70 DU TItAITÉ DU SUBLIME. 61 relative à l'authenticié du livre, et se borna à supposer que Longin portait dans son enfance le nom grec de Denys, et prit plus tard celui de Cassius Longinus, soit qu'il eût été introduit comme client dans la famille de ce personnage romain, soit que ses ancêtres eussent obtenu le droit de cité par le crédit de celte illustre maison. Lorsque Amati eut fait connaître l'existence de la particule «qui, sur le manuscrit A, n 285 du Vatican, séparait ces deux noms jusqu'alors assignés à Longin, et que cette importante variante eut été retrouvée sur le manuscrit 2036 de Paris, qui passait pour l'archétype des autres, on chercha à éluder la grave conséquence qui en résultait, en admettant que l'auteur du Traité TT-O! -tyo-jç portait indifféremment les deux noms, supposition également contraire aux faits connus et à l'usage constant des Grecs. Amati lui-même émit l'idée que Denys avait composé le Traité rapt o\po-j;, opinion qui ne supporte pas un sérieux examen, ou que Longin était l'abréviateur de Denys, sans prendre garde que rien ne ressemble moins à un abrégé que le Traité du Sublime tel que nous le possédons. M. Boissonade, reconnaissant l'importance de cette particule, estime que la critique doit suspendre toute solution et rester indécise entre Denys et Longin, tant qu'on n'aura pas trouvé quelque témoignage ancien et authentique qui fasse pencher la balance en faveur de l'un ou de l'autre, et telle est l'opinion qui semble prévaloir parmi les critiques les moins prévenus. Mais nous demandons quel degré de confiance mérite un copiste du neuvième ou du dixième siècle, qui hésite entre Denys et Longin ('), c'est-à-dire entre des écrivains qui ont vécu à plus de deux siècles de distance l'un de l'autre, et qui semble indiquer par là qu'il ne les connaît guère que de réputation, et qu'il les considère comme les seuls capables d'avoir produit une telle œuvre, sans tenir compte de tous les habiles rhéteurs qui ont vécu dans l'intervalle? N'est-il pas permis, en bonne critique, de compléter le titre donné par ce copiste, en y ajoutant les mots ri otxxo-j TIVO;? et (<) Nous verrons plus bas que les recherches relatives aux autres personnages qui ont porté le nom de Denys ou celui de Longin et qui auraient pu avoir composé le Traité du sublime, n'ont amené à aucun résultat.
71 62 EXAMEN DE I.'ACTIIENTICITÉ après avoir reconnu que le Traité -rr-p: 'J O-J; n'appartient ni à Denys ni à Longin, de rechercher à quelle époque il a dit être composé et qui peut en être l'auteur? Aucun témoignage direct et affirmatif ne pouvant être invoqué en faveur de Longin comme auteur de ce Traité, il aurait fallu, pour maintenir la légitimité de ses titres à la composition de ce bel ouvrage, pouvoir alléguer au moins des preuves indirectes, telles que des citations, des opinions, des jugements attribués à Longin, et qui se retrouveraient dans le Traité mç>\ : fyo-jç. Quelques habiles critiques, MM. Bake, K.-Fr. Hermann, Egger, ont cru trouver une preuve de ce genre dans le commentaire de Jean de Sicile sur le sixième chapitre du premier livre d'hermogène (*), où Longin est mentionné, avec Démétrius de Phalère, comme ayant admiré le fameux passage de la Genèse : Ef-n-rv ô Oro; yrv/j&ri TO3- xxt t'y/vero TO&, et en rapprochant ce passage de la section IX, 9 du Traité TT-ç; ^O'J;, ils en ont conclu que Jean de Sicile attribuait à Longin la composition de ce traité. S'il s'agissait de confirmer, au moyen d'une autorité, d'une citation, d'une allusion même, une hypothèse qui s'appuierait sur un bon nombre de preuves internes, on pourrait accepter, faute de mieux, une indication aussi vague, aussi incomplète, et portant néanmoins sur un fait critique aussi remarquable qu'une mention de la Genèse due à un rhéteur païen, fait qui a besoin lui-même de fortes garanties, pour être à l'abri de tout soupçon. Mais la question se présente d'une manière bien différente, et quoique la mention du témoignage d'admiration accordé par Longin au passage de la Genèse, qui se trouve dans le commentaire de Jean de Sicile, nous paraisse bien insuffisante pour balancer tant d'autres présomptions contraires, nous en discuterons attentivement la valeur. Sans nous prévaloir ici des soupçons d'interpolation auxquels le passage du Traité irep\ ôiloo; a donné et doit réellement donner lieu, parce que cette interpolation nous parait avoir été introduite bien avant l'époque où vivait Jean de Sicile ; sans décliner même l'autorité de ce («) Walz, lth.gr. VI, p. 2M.
72 DU TRAITÉ DU SUBLIME. 63 scoliaste, qui vivait, selon M. Walz, au plus tôt vers le commencement du treizième siècle, nous ferons remarquer que le savant Longin, l'élève d'ammonius Saccas, le maître du célèbre Porphyre, qui vécut à une époque où la lutte entre le paganisme et le christianisme était déjà assez vive, qui parle dans un de ses fragments de Paul de Tarse, a fort bien pu citer Moïse dans un de ses nombreux écrits, dans les yùoxoyot opàicx.'., par exemple, ce vaste répertoire de jugements, de remarques critiques, de citations, si souvent mentionné par ce même Jean de Sicile. D'ailleurs, si ce scoliaste avait eu réellement en vue le Traité Trcpà vl-o-jç, ne retrouverait-on pas dans sa citation, à défaut d'une indication plus précise, au moins quelque trace de la manière dont le passage de Moïse est rendu dans ce traité ; par exemple, les mots <pô>ç ou y/), au lieu de ces termes si secs et si vulgaires : y:vn9r, TO& /3t; iy-'vîto To'dr, où toute apparence de sublime a disparu? On voit que cette citation n'ajoute pas grande valeur aux titres bien légers de Longin, comme auteur du Traité du Sublime. Mais ce petit avantage s'affaiblit encore par une étude plus attentive du passage de Jean de Sicile; on y reconnaît facilement tous les caractères d'une interpolation : il coupe la marche du raisonnement et même de la construction ; la citation de Moïse n'est ni préparée, ni discutée, et la remarque qui l'accompagne n'est pas conçue dans le même esprit que les lignes qui précèdent, où l'auteur n'exprime point la même estime pour les auteurs païens (*). Si donc cette citation avait une valeur quelconque venant de Jean de Sicile, qui connaissait les écrits authentiques de Longin, quel cas peut-on faire d'une observation dont l'auteur encore plus récent ne connaissait probablement de Longin que le Traité Ttp! V^O-Jç, qu'il lui attribuait sans doute en vertu du titre équivoque des manuscrits? M. Walz a rapproché aussi le commencement de la section III du Traité irspi rtyo-jç, où sont rapportés quelques vers d'eschyle, d'une citation des y.lokoyot êpàt'iu relative à ces mêmes vers(*), et il a émis la conjecture que le Traité vrepc VJWJç faisait peut-être partie de ce ( 5 ; V. Fragm. tilt, n» 23. («) V. les Fragm. Hit. n»' 10 et 17.
73 6i EXAMEN ne L'AUTHENTICITé grand recueil ( 5 ). Mais rien n'appuie une pareille hypothèse : les fragments qui nous restent des '-pt/oq.oyot ôut/tat n'ont aucun rapport de style ni de pensée avec le Traité ITSçI : JUVJç; de plus, la forme, l'étendue et le mérite de ce traité ne permettent guère de supposer qu'il appartienne k une compilation de ce genre; enfin, les scoliastes nous donnent la substance et la plupart des expressions de ce passage de Longin, et l'on ne saurait y retrouver aucune trace de la section III e du Traité tzipi <JUVJ;. A défaut de témoignages anciens ou soi-disant tels, ne doit-on pas tenir quelque compte de cette longue suite d'érudits, de littérateurs, de critiques, qui, depuis près de trois siècles, ont publié, étudié, traduit, commenté, apprécié le Traité irspi OUVJç, et n'ont pas hésité k en faire honneur k Longin? Sans doute, si nous n'avions pas, pour former notre opinion, des éléments nouveaux; si nous ne possédions pas des termes de comparaison plus étendus et d'une nature plus analogue ; si une étude plus complète des diverses phases de la philosophie, de la littérature et de la rhétorique durant les premiers siècles de l'ère chrétienne, n'avait pas fait paraître toujours plus extraordinaire au troisième siècle, l'apparition d'un traité tel que celui qui est attribué k Longin. Et si ces nouveaux éléments, ces nouveaux termes de comparaison, ces nouvelles données n'ont pas encore amené un résultat satisfaisant, c'est que la question n'a pas été examinée dans son ensemble, et que l'on n'en a pas suffisamment pesé tous les éléments. Celui de tous les critiques dont l'avis devrait avoir le plus de poids dans la question qui nous occupe, et dont l'autorité a entraîné, tout récemment encore, l'opinion de MM. Rake, Hermann, Spengel, etc., est le célèbre Rubnken, k qui l'on doit la découverte de la Rhétorique de Longin, et qui assure avoir remarqué des rapports entre le style de cet auteur et celui du Traité ir-o- ^OM;. Avant donc d'exposer les motifs d'après lesquels je me suis formé une opinion contraire, il me semble nécessaire de discuter la valeur de cet important témoignage. En annonçant, dans la Bibliothèque des Sciences et des Beaux-Arts, (') V. plus haut. Ileidelb. Jahrb. 1810, p. Sîl.
74 111" TRAITÉ 1)1" SUtl.l.MT.. 65 la découverte qu'il venait de faire de la Rhétorique de Longin, Ruhnken s'exprime ainsi : «11 y a quelques mois que lisant Apsinès je «fus surpris de voir le style changer tout d'un coup au milieu du «livre. J'y reconnus non-seulement la marche de Longin, mais plu- «sieurs expressions qui lui sont particulières. Continuant ma lecture, a je tombai sur un assez long passage que je me souvins d'avoir lu «dans le scoliaste d'hermogène et dans le commentaire non encore «publié que Jean Siceliote a fait sur ce même Hermogène. Ce passage «y est cité, non sous le nom d'apsinès, mais sous celui de Longin, «et tiré du livre qui a pour titre : Aoyyi'voy TE'YVYI pyjtopt»)... L'ou- «vrage est digne de Longin et n'est point inférieur à son admirable «Traité du Sublime Je me propose de publier cet ouvrage au plus «tôt, collationné avec plusieurs manuscrits, corrigé, avec mes remar- «ques et une traduction latine.» La première observation à laquelle donne lieu cette annonce, c'est que Ruhnken n'a pas tenu l'engagement qu'il venait de prendre, quoiqu'il ait vécu depuis lors encore trente-trois ans, et que, tout en rappelant sa promesse au public, dans sa Dissertation sur la vie et les écrits de Longin, publiée en 1776, XIV, par ces mots de quâ alias, qui accompagnent le titre de rîyyri pr,top(xr cité au nombre des écrits de Longin, il n'a laissé que des matériaux fort incomplets. En effet, suivant le rapport de M. Bake, il s'en fallait beaucoup que le fragment fût prêt à être mis au jour, comme l'avait annoncé Wyltenbach ( ). Outre quelques lettres et quelques pièces relatives à ce fragment, le volume ne présente que la copie du texte de Longin, d'après l'édition d'aide, avec les variantes des trois manuscrits de Wolfenbultel, de Paris, n 1741, et de Florence, écrites en marge. Au bas de la page se trouvent diverses remarques, des conjectures pour la restitution du texte, ainsi que les rapprochements, au nombre de quatre seulement, que Ruhnken avait établis entre la Rhétorique de Longin et le Traité mp\ Z^O-Jç, remarques, conjectures et rapprochements que M. Bake a religieusement publiés, mais qui ne sont que de simples matériaux, des notes rapides, destinées à être mises en œuvre, examinées à loisir, I»; Vila Ruhnken. p. 128.
75 G6 EXAMEN DE 1.'AUTHENTICITÉ vérifiées, modifiées, supprimées, et dont quelques-unes ont trouvé place dans la Dissertation sur la vie et les écrits de Longin É 7 ). En second lieu, bien que Ruhnken ait remarqué, avec sa sagacité ordinaire, que le style changeait, cependant il n'a pas indiqué d'une manière précise l'endroit où commençait le fragment. A en juger par sa copie, il l'avait d'abord fixé au chapitre é-repà Stzu'pscnç à<popp<5v; ce ne fut que plus tard, sans doute d'après l'avis de Gapperonnier, qui lui signala le fait retrouvé longtemps après par M. Séguier, que le manuscrit 1874 donne le texte d'apsinès sans aucune interruption, et passe immédiatement de la page 710 d'aide à la page 720, ligne 31, qu'il ajouta a sa copie deux feuillets qui comprenaient le chapitre premier depuis les mots : xoù ri TCJV TnOavâJv îsi'a; et pourtant, ce n'était pas seulement le style qui changeait, c'était aussi le sujet, comme l'a fait remarquer M. Séguier. De plus, Ruhnken attribue aussi à Longin le chapitre ikpt pvrvpjç, que M. Rake lui-même reconnaît être d'un autre auteur. On ne peut donc pas admettre sans restriction sa clairvoyance en fait de style. En troisième lieu, le passage assez long du scoliaste d'hermogène se réduit à 10 lignes, et doit avoir, quoi qu'en dise M. Rake, comme Weiske l'avait remarqué, contribué pour une bonne part à faire reconnaître le style de Longin dans le passage interpolé. Wyttenbach lui-même n'indique-t-il pas que ce fut la citation de Jean de Sicile qui convainquit Hemsterhuis de la réalité de la découverte? Hic item ut audiil et locum itispexit, ila raliones Ruhnkenii probavit. M. Rake s'efforce d'expliquer et de justifier les retards que Ruhnken apporta a l'accomplissement de sa promesse, retards qui en ont amené l'inexécution, par l'absence de toute ambition et de toute vanité littéraires, par l'amour de l'étude pour l'élude même. Quelle que soit la haute estime que nous professons pour le caractère de Ruhnken, cette explication ne nous satisfait pas, et nous emprunterons à M. Rake lui-même les motifs de nos doutes. Quand la découverte de la Rhétorique de Longin eut été pleinei'i Bake, Prolegom. p. xxxil-xxxm.
76 I>U TRAITÉ DU SUBLIME. 07 nient confirmée par le scoliaste de Moscou, qui en donne un extrait si conforme à ce qui se lisait au milieu du texte d'apsinès, et qui même fait connaître le contenu du commencement et de la fin, pourquoi Ruhnken n'a-t-il annoncé nulle part ce fait intéressant, qui aurait dissipé toute incertitude? D'un autre côté, la comparaison de la nouvelle Rhétorique avec le Traité ir*p\ ^O-Jç faisait naître bien des doutes et des scrupules. M. Bake nous apprend que Valckenaer, consulté par Ruhnken sur quelques passages du nouveau fragment, ne put y reconnaître le style de l'auteur du TT. \>. ( 8 ), et que Capperonnier, Lebeau et Barthélémy, qui lurent les pages que Ruhnken voulait restituer a Longin, ne trouvèrent aucun rapport entre ce nouvel ouvrage et celui qu'ils connaissaient sous le nom de Longin f). Ces doutes durent piquer la curiosité de Ruhnken ; il se livra sûrement alors à un examen plus scrupuleux, à une comparaison plus attentive des deux traités ; les rapports qu'il avait reconnus s'effacèrent, le nombre des rapprochements possibles lui parut bien restreint, celui des différences bien plus considérable, et il se convainquit que le nouveau fragment était bien loin de mériter la même admiration que le Traité du Sublime. Partagé entre ces deux résultats si contradictoires, et n'en trouvant pas la solution, il préféra s'abstenir et abandonner au temps le soin de résoudre le problème. Autrement aurait-il laissé s'écouler plus de trente années, sans publier un reste si précieux de l'antiquité? On doit donc vivement regretter que Ruhnken n'ait pas eu connaissance de l'importante variante observée par Amati ; cela aurait été pour lui comme un trait de lumière. (*j Proleg. pp. xxxiv et xxxvn. Au milieu de ses notes, Valckenaer insère cette remarque: Cerlo confido me in reliquis aliquando leclurum Longino digniora: hacsane miror abhoc ingenioprofecla. Il ajoute à la fin : Cerlus sum omnia reliqua hujus Arlis Longino este mullo digniora... ( 9 ) Prolegom. pages xxix-xxx. A la fin de sa lettre du 13 février 1766, Capperonnier s'exprime ainsi : Mais dites-moi donc, mon cher ami, sur quelles raisons vous vous fon- dez pour croire que c'est là le Traité de Longin. J'ai fait part de votre découverte à nos amis Lebeau et Barthélémy, qui vous assurent de leur amitié. Nous avons lu ensemble l'ouvrage prétendu d'apsinès, et il nous semble que nous n'y retrouvons pas l'auteur du Traité du Sublime.
77 68 EXAMEN DE L'AUTHENTICITÉ TROISIÈME CHAPITRE. ÉTUDE COMPARATIVE DU TRAITÉ DU SUBLIME ET DES FRAGMENTS DE LONGIN. Comme ce sont les rapports que Ruhnken a signalés entre les expressions, les locutions et le style des deux ouvrages qui ont fait persister MM. Bake, K.-Fr. Hermann et d'autres savants dans l'opinion qui attribue k Longin le Traité rapl uuvou;, et que c'est au fond la seule raison que l'on puisse alléguer, k défaut de tout témoignage direct ou indirect, il importe de comparer de plus près, sous le point de vue de la diction, les fragments authentiques de Longin avec le traité dont on veut lui faire honneur. Pour cet effet, nous avons dressé la table des mots et des locutions qui se trouvent dans l'un et l'autre ouvrage, et nous allons exposer les résultats auxquels nous sommes parvenu en comparant les deux vocabulaires ('). L'Index que nous avons tiré des fragments de Longin se compose de 1335 mots et celui du Traité rapt ud/ouç de 2220, non compris les noms propres. Des 522 termes qui sont communs aux deux auteurs, il n'y en a guère que la moitié qui expriment dans tous les cas la même idée, et parmi cette moitié se trouvent les mots qui' sont du domaine commun, c'est-k-dire qui appartiennent k tous les âges et k tous les genres de composition, tels que : àyocqd'ç, àvoryxaîb;, pwratv, ÇTJTEîV, ÎViroç, v/oç, ôddç, rauç, «jxoirû'ç, TIUV/), 'jdcop, yjpovoç, d/jy^' e ' c * ewî. Ceux d'un emploi moins général et qui paraissent identiques pour le sens, de part et d'autre, sont : OCCT/OE, àxorf, àxoxouofa, àvcom Xrîç-XâSç, àira(t ~(j9a(, àiroditxttxô'ç, àcrrd'tseeçiç, àraj-rextiv, àiroyjsrivai, âpitdsfoç, CttrdvôWa, à«x»jç, daxttaixoç, chacpopa, âttlftevai, ètrr/n<7tç, éoyp.a, èptttuç, ÈyxcSfjuov, tpa>v ta, t!ç<p p fv, Ëx^EtraiV, ixkoyo, p.cpo*e(v-<p'j er9ae, u/p'jtoç, ËrayEtpfiv, ÉirAoyoç, rratrvfiwi, èmtp/pcty, viptviq, xaôrdov, xxttryopeîv, xr)h7v, xokxatt;, xpaiiç, tieyaxo-rrperak, tu-racpopa, p/çtç, p.\>qo\oyi~v, vrjcp'tv, olxovopia, tyoïrofx, ratp3u3o>7), irxpa&oçoç, irapa- (') Voyez, pour lez détails, les tables des mots de Longin et du Traité du Sublime, mises en regard à la fin du volume.
78 nu THA1TÉ DU SUBLIME. 69 Xcimtv, irapioraaôai, TrtOavefç, TrXvfrrEtv, Tropefac, irpoc/iiiov, TCTtoenc;, mippfyfoç, IIu&Ya, <rjx\<x(bti, awappéçuv, cruvowitdç, ertmwcxp^ftv, <rjctrp «p tv-<p o6a(, TEtaoTacîbç, OTcditvjjiJta, cpâcfyyoç. Plus de 120 termes ont, dans certains cas, une signification à peu près semblable, mais différente dans d'autres passages; nous signalerons les suivants : àxoo*«v, à-jroovxvuaâat, à-rrooy^ecrdou, âpfiovia, àcpicfravai-acrôai, yvcopittoç, ydvftioç, detvctç, OTAO'JV, diatp?v-p KJÔat, itaxc- TtaOou, dtaa> p tv, Î3o;, ÊxiriTrTEtv, Èv&fxvvcrâaK, ÈvdieVvat, i^tpyajçtadai, f'-rrivoia, xatpcfç, x(v?v, XCK7(A?V, Xatip\xv tv, Lt/yrSoç, uipoç, /MTOCÔCAT), oyxoç, èvptç, TTdtôoç, TrafÇttV, TrapaT(19 o9a[, irapté'vai, -rrpoxrfittvov, irpcfçoyrrov, cr»jtiatv (v, (Tup^afAXrcrôat, crjvtotavaj, auvretaîv, oyriptx, TE'- >.OÇ, TpOTCn, TpCjTTOÇ, \Af), tpovtoujlot, <p5(7[ç, «pcovtj, Parmi les autres mots, les uns offrent des différences notables, et servent à désigner des idées très-distinctes, tels sont : où.<r j-mv-zaq<xi, cwx^oiusavetv, àva<p p tv, àir<x6mç, atroxerrocrôat, à<piévai-ecr9cm, EwôcAyf, U'ntpe j(c»p va (?), ETrfxpxrtîv, xaxtac, i'jcriç, fxexoç, tietacpepftv, iioîpa, oij'jç, épt^ crqai, ôppj, irapaax u»f, Trapcffrccvat, irxtîpoûv-pooooat, lar',- attiçttv, TTOtfcrrrîç, irpaytiarniectôai, irpax-nxcfç-xâiç, irpoçôrjxa*', cruy- «ùrdac, erj^ait^avaiôat, outuarpoç, TTÎvTacJtç, erùvrae/tç, xcfvoç, Oir p- 8xév (v, <puxatt iv-t <r9xt. D'autres termes présentent des diversités de signification qui semblent appartenir à des époques différentes, nous indiquerons en particulier : àytov, àycovkmxdç, à/anyopia, àpeo-xetv, àpyyruiroç-tuirov, p\a<jtç, ydvoç, ÈXfyxTtxdç,ETTOç, vr/oç, 6YaTpov, dêcop'a, ceva, idtcuttjç, t'otopca, xox^oç, piooooç, vo'ooç, ctpyavov, iraor/ttxo'ç, irapatyy /fta, TTIOTIç, irveûpa, TrcAcTtxdç, puopdç, ffocpitmfc, atot^eîbv, 'jttoxrdpavov, cppxttc, «putio^oyéx, cpamfctç, ^/ryua. Dans d'autres, enfin, on peut saisir des nuances de signification qui servent quelquefois a caractériser le style d'un auteur, comme celles que l'on remarquera dans les mots : àyafyia, àyyjvotot, àxrjôivdç, àpjopd'ç, àvd^oyov, avôoç, àiratyriv, àtkoixevac, a'jçrxrtç, dtausdûxeiv-xrcrqai, StaptxpT&vttv, diairo- VEïWVECTÔOK, StSovau, àyxaioç, dtxaotrjpcov, E'X^UEIV, tïtyyoç, Èvvciifiua, Tru3ouXrJ, cwirvota, Trwx / TrTEer9ar, Çrftoç, rjpcoixdc, Oappriv, ôauita- 7TO'ç, xoivcovéjt, xxoxpdç-ptoç, xxtat<x77 iv, Àdyo;, fxavqdvîtv, U/AXEIV, U-STC/CO;, jxîtpov, f wiarj, pdpsov, vdnux, ôvop.âçf!v, irapoèj'îvetv, THpiou-
79 70 EXAMEN DE LAITHENTIC1TÉ <7ia, TT/dactx, irotxi'aoç, KOpCQt'jQon,ffporjyoOpxvoç-vtoç, irpoçayoprjetv, irpoçaittsiv, nrauapvx, <7 pvdç, a pvotr/ç, ffirouârj, ouvapiraçeiv, ax»vr/0 (a, crûvptx, TotÇîî, T iv!v, Têxpripiov, TT/p ~v, 'jirepopœj, TOITOç, \iytrfe. Sans doute, quelques-unes de ces nuances ou de ces différences sont sujettes à discussion, d'autres paraitront trop subtiles ou trop légères ; mais la plupart sont assez tranchées et nous semblent caractéristiques. Au reste, leur nombre ne saurait manquer de frapper les esprits non prévenus, et de faire naitre des doutes chez ceux même qui se sont prononcés en faveur de Longin. D'autre part, on trouve dans le Traité irept UUVJ; une certaine quantité de termes qui sont familiers à l'auteur, et dont l'usage était rare ou même abandonné vers le milieu du 3 me siècle. Nous signalerons d'abord le mot o\po; et ses composés que Longin n'emploie pas dans sa Rhétorique ('), non plus que les synonymes àsjiwux, diato-mpa, f*-yx- Aocputa, peyxaoypoo-jvr), 'j-tzipoyri, ûir pii ye0ri;, p yxadypa)v, peyxaotp'jr/ç, dxîfxovsoç, y vvx?bç, àxpoç, àxpov/}ç, àxpâïç. Les termes contraires, tels que ày wy)ç, àjx y Ôr (?, aastivo;, àtfyrîpojv, àayj/pov/co, rairc!- vdç, <p/o!toc$yjç, yœrjo:, -^xr/pôç, lui sont également étrangers. Longin ne se sert pas non plus des mots suivants, qui se rencontrent plus ou moins souvent dans le Traité du Sublime : oddsv, àtixp- TXV!V, âaapryitix, atietpoç, apoutoç, àmosisovou, (3;oç, yewxîbç, âarftovroç, tjvézrxvxt, sàv, Etxq, EXXTTOTE, XTrArrrT (v, èutrxorjç, fuirpaxtoç, Èvxycovioç-vtcrfç, EirdyEtv, ÈirdÀAvAoç, iitîytiv, è'ni-rjy/iç, EôyEvr/ç, -J6M;, cpaé'jrt '70x!, cpyx) ; JV!v, fiuudç, xi'vcîuvoç, xdptoç, /^ppx, vor^r;, trav-nr), Trxpxx?70X!, irxpxààxtr!v, irxpx<p p T0x!, irapopî'çftv, ir?pa, ir ptîyz'.v, izip'.ribhx'., TTîTTO'ç, ir/rjv, TTOVEÎV, irpoçiri'irtefv, irpociqê- TQXî, irpa>t Îbv, Q-'jyypayEdç, trjvdtcoxetv, TOirr/yopix, \>7T p/3o/7), ÛTrsp- T tv (v, ytaortitt'a, yopa, ypxxrtxbc;, «pytttxo'ç, y^îv, ni du mot xccrdp- 0c»p.x, qui était condamné par les grammairiens de son temps, et qu'il justifie dans ses ytadaoyo: ôiuaiar ; ni de l'adjectif o-jrepyj/ç, qu'il représente comme plus élégant que OÉTOTTOV. Il ne fait guère usage du (*) Le seul passage où se trouvent les mots ûyo;, ùyow, è-abo, «u.vottps;, utyaxstîfi- nitny.-, est celui qui a été récemment mis au jour par M. A.-J.-II. Vincent, et qui forme le fragment philosophique Vil, tiré du Commentaire de Proclus sur le Timée de Platon. V, page HG.
80 DU TRAITÉ DU SUBLIME. 71 verbe cpavraçojxxt qui se lit dix fois dans le -rr-pc o\lo'j;, non plus que de tpyjfit, ipotvat, cprxj!, tpr/j (, <p-p (v, <pcp, ytpeaotxt, oïpzxi, ôucjttaçco, ybdnxa, yxtptcj, ^liytioou que l'on y rencontre souvent. Parmi les conjonctions, particules, adverbes, locutions qu'affectionne l'auteur du -rapt ^-J/O-Jç, et qu on ne voit que de loin en loin ou qui ne se lisent pas dans Longin, nous citerons : àft', OCJTOÔïV, éyxrjv, Tf, Tf 8k, T( y, acvrb TCIOTO, TO OCJTO TOUTO, flovovov, fjwvovoô'x, flcvovouy/t, O/CDç, o(/ v, oiovn, œiireoc!, a>crxv r, 0'JO V o\>ta>; a>;, O'J^ o Tir/cov, ir^riv, TXJTT,, TW ôvtj, TI; enclitique précédé d'un adjectif ou d'un substantif, surtout?v Tî, O-J suivi d'un adjectif ou d'un verbe le plus souvent négatif. D'un autre côté, Longin semble faire assez volontiers usage des termes suivants que l'on ne trouve pas dans le Traité IKO'C îtyouî : àcrip.ttftpo;, dfx-nxoç, iyyiopû, Èvôôprjpia, trctyt'pritxx, r'jpvop/a, poç, pcoç, x cpa).a?a, xopuôri, pnptvp.6:, Ttxpx u im:, irapatt «i9a(, irewatr,- fu'voc, irpoupyou, irpo'jpyfaévcpa, prjtopixwttxtoç, T j(vixoç, XXTOCU.CJVJC;, xarap^âç, \J/o^aycoy?v, vpu^aycoyt'a. Il se sert fréquemment du verbe \>wapxt», des conjonctions J>;a<j- TOO;, 5T XXî, des formules cw cî>; Évt paierra, xxt a\i irxxiv, OTOCV yàp... e.ura> ou ap.x; il affectionne la particule yosv; il supprime la préposition 8tx devant TOùTO OU TX3T<X ; il remplace par les exclamations vrj TO\»; Szvïu u> -nphi 3 côv, celle de vrj A s'a, qui se rencontre onze fois dans le Traité -rccpî vvpoo;. On signale comme rapport entre le style du Traité -ntpk vvfoy; et celui de la Rhétorique de Longin, l'usage fréquent des synonymes. La comparaison que nous avons faite des deux ouvrages nous a montré, en effet, dans la Rhétorique une attention à rapprocher des synonymes qui nous a paru souvent affectée, et qui contribue plutôt à rendre l'idée confuse, qu'à la compléter ou à l'expliquer. Ainsi, 11, ôpxe/trjpjo; xaà x2t3tirpaxttxo'ç 20, yâpti; xxt trîowj 23, TOC xoivx xx; ri Tj-/rf)rt- Dans le 21 les synonymes sont accumulés avec profusion, Aè/voiç TE xx'; viovxi; xxo-jxr'x! xx\ ô-^otroùxf ixvtxiixi xx\ irpoayaryx' imiirsaox'. xxt npo^xyt'joxi OfpxTTE-JTtxx xxt xo/xx jr(xx. Ce qui ne convient guère, pour le dire en passant, à la concision d'un
81 72 EXAMEN l>e LAITHEXTICITË manuel. $ 31, rpc3opuvo< xx! otxt tvdjx vo: àvt 'a vo: xx! irpx'jvopevo! 34, TroirjTfxbç xx! e'çtp'yattfxdç. En outre, les synonymes sont quelquefois si équivalents, pourraient si bien être mis l'un pour l'autre, qu'on est tenté d'y voir plutôt une explication qui a passé de la marge dans le texte, comme dans le 18, UVJGIXOV TE xa: èvxptv'vtov xa: pi»9- pittxbv ÇopaÉTOi'v Té xa': tjupa-). ç. 20, 7Va>p:'aa>; Té XX': yvtootcoç. 22, TTJOTJTéOV xx! U-JXXXT/CIV. 23, irftrxr/iuévov xx: TTé rrxuptevov xx! u'jpto/sxtov. 31, àfrjdpbç xx! àerrjévr); xx: àyyxpkrro;, XTcpWç Té xx! ày).éoxr'ç, etc. Quoique l'auteur du Traité «-p! yuvc-yç ait aussi volontiers recours aux synonymes, cependant il n'en fait pas abus; sauf un petit nombre de cas, on peut facilement se rendre compte du motif qui l'a engagé à ajouter un synonyme, et l'on reconnaît souvent que l'idée y a gagné en clarté ou en énergie. Ainsi, év-vocx XX! airoyèm, I, 2. àxpo'rr/; xx! è ox'/), I, 4. TX tî xx: ot'xivop:a, I, 4 (tandis que Longin associe, 13, oèxovm.'x xx! cwxtîcre;, dont la différence n'est guère saisissable). tcrx'jpà xx! duçeça/éwtoç, VII, 3. îay^jpx xx! àvxpcpt/yxto:, VII, 4. xxqzpoç xx! àvtyxxnto; 'Yy/tÉÇ *3" xdixttttotov, XXXIII, 1. yùotoç xx! àcrretbç, XXXIV, 3. Sptpsîxi xx! E'VTPéV^Îç, XLIV, 1. Longin, dans sa Rhétorique, 30, estime que les figures de pensée, telles que la prolepse, la réticence, la prétention, l'ironie, etc., ne devraient pas être considérées comme des figures, et qu'il faudrait les nommer plutôt pensées, arguments, raisonnements (é'vvo:x:, èvoupipxtx, Xoytapo:'). L'auteur du Traité ir. y. au contraire, établit clairement la distinction entre les figures de pensée et celles de diction : S'.nix ÔY iroy TX O*; 75UXTX, TOS p!v vor/tecoç, ÔxTEpa ^é'çéojç, VIII, 1, et nulle part il n'énonce de doute sur la convenance de celte distinction. Une discordance si notable n'avait point échappé à M. Egger, qui l'a signalée ('), mais sans paraître y attacher une grande importance. M. Bake en fait aussi mention (*.) ; mais il remarque que, dans les chapitres du Traité irep! yuvjç, où l'auteur traite de l'emploi des figures, il ne s'occupe que de celles de diction, et reproche à M. Egger de n'y (" ) Voir note 11 sur le fragment VIII, p. 150 de ledit, de Longin. (*) Apsiniset l.ongini Rhet. p. 211.
82 DU TRAITÉ DU SUBLIME. 73 avoir pas pris garde. Lors même que cette observation serait fondée, elle ne suffirait pas, à notre avis, pour résoudre la difficulté ; mais il nous semble, au contraire, que l'auteur ne laisse point de côté les figures de pensée; car, dans la section XVIII, il parle des questions, des interrogations ( TKôVîIç XX\ èpayr/petç,) et même de la icposiop- 6Wiç, et probablement il s'étendait encore davantage sur ce sujet dans les pages suivantes qui sont perdues ; en effet, une lacune de cent lignes sépare la fin de la section XVffl du commencement de la section XIX, ce qui a échappé à l'attention de M. Balte. On remarque, en général, une diversité assez prononcée entre les deux rhéteurs dans l'emploi des termes techniques. J.-Chr.-Th. Ernesli avait déjà signalé, dans la préface de son Ixxicon Technologies Grcecorum rhetoricœ ( s ), le Traité -n-ep) OTLO-J; comme une mine trèsabondante en termes relatifs à la rhétorique, bien qu'il fallût y puiser avec prudence à cause du style si métaphorique de l'auteur. Sur les quinze cents termes dont Ernesti donne l'explication, il y en a deux cent soixante-cinq, près d'un sixième, qui se trouvent dans le Traité iztpi o}o-j;, et pour soixante d'entre eux, il ne cite que des exemples empruntés il ce traité. Ernesti pensait que si les ouvrages de Longin sur la rhétorique n'eussent pas été perdus, il aurait pu enrichir son Lexique d'uue foule de locutions techniques qui sont restées inconnues. Une étude attentive des fragments de Longin montre, au contraire, qu'il employait ordinairement la terminologie usitée de son temps et consacrée depuis Hermogène. Ernesti mentionne, comme empruntées à Apsinès, quelques expressions qui appartiennent au Manuel de rhétorique, mais il ne signale pas ce rhéteur comme ayant fait usage de termes techniques particuliers. Parmi les termes qui ont un sens bien différent chez Tes deux auteurs, nous indiquerons, 1 le mot oàl-oyopéx, qui, dans la Rhétorique de Longin, 23, et dans YEpilome, 11, signifie la substitution d'un terme à un autre, le changement du nom d'un objet, la désignation de la même idée par une autre expression plus nouvelle ; tandis que dans - I»p. IÏJ. XVII-XMII.
83 74 EXAMEN DE L'ALTHENTICITÉ le Traité mp\ 5Jo-j;, S. IX, 7, il signifie proprement une allégorie, l'application d'une fable ou d'un fait à une vérité, à une règle morale ; c'est ainsi que l'auteur pense que dans plusieurs des tableaux d'homère, les passions, les combats, les blessures des dieux doivent être considérés comme de simples images, sans quoi ils donneraient de fausses idées de la divinité. 2 Le mot a^rritç qui, dans Longin, Rhétorique U, répond au développement que l'on donne aux idées mêmes, à la multiplicité des détails, des circonstances d'un événement, à l'accumulation des arguments ; en un mot, est considéré comme faisant partie de la confirmation, tandis que dans le Traité -n-epc -tyouç, S. XI, 1, où ce terme est pris dans son sens le plus étendu, il est envisagé plus particulièrement sous le point de vue de ïéloculion, et se rapporte à la gradation, à l'amplification dans le style, qui consiste à peindre avec force une seule circonstance, h exprimer avec énergie une seule idée ( 6 ). Les deux auteurs ne sont pas d'accord au sujet de l'hyperbate : Longin, Rhétorique, 20, recommande de s'abstenir de cette figure, et en fait sentir le danger ; l'auteur du TT. )., S. XXII, la représente comme un puissant moyen d'agir sur l'esprit des auditeurs, et admire surtout le parti qu'en tirait Démoslhène. M. Bake (') met en regard la section XXXIX du Traité tnp\ u^ouç et le 18 de la Rhétorique de Longin, où il est question de l'harmonie et de l'heureux effet qu'elle produit dans le style ( 8 ). Sans doute les deux auteurs sont d'accord sur ce point, et quel rhéteur n'est pas du même avis? Mais, si l'on compare et la marche des idées, et la nature des développements, et la richesse des images, et le choix des exemples, on aura peine à croire que les deux passages soient sortis de la même plume. Le savant critique rapproche aussi le 24 de la Rhétorique de la section XXIII, 1, du Traité -a. Z., où les deux auteurs recomman- («) V. Quint. I. 0. VIII, 4, "j 12 et 15. i") Annot. in Long. p i*; M. Bake va même jusqu'à supposer que le Manuel de Rhétorique pourrait bien être l'ouvrage sur la Composition dont parle, dans la section XXXIX, l'auteur du Traité du Sublime.
84 Or THA1TE OU SHII.I.ME. lit dent l'emploi des formes exceptionnelles, des figures grammaticales, des tournures choisies et peu communes, pour piquer l'attention des auditeurs. Cependant Longin, si la leçon admise exprime son idée, prescrit à cet égard beaucoup de prudence, et veut que les termes employés soient adoptés par l'usage le plus récent. L'auteur du -ir. ">. ne fait pas celte distinction ; il étend sa remarque aux accumulations, aux gradations, aux àvr(u rau3ow, et y voit de plus un moyen de donner au style de l'élévation et du pathétique-, enfîn les termes et les exemples employés de part et d'autre n'ont rien de commun. Si nous comparons entre eux les deux auteurs dans les jugements qu'ils portent sur les écrivains antérieurs et sur les motifs de ces jugements, nous serons conduits à des différences non moins caractéristiques. Longin, dans le 19 de la Rhétorique, recommande à ses élèves d'étudier les poètes, les orateurs, les philosophes, les sophistes, uniquement comme des modèles d'élégance, de correction, d'harmonie; il n'indique nulle part qu'ils y trouveront de grandes et belles pensées, de hautes vérités, des traits de sentiment et de pathétique; en un mot, il se préoccupe beaucoup plus de la forme que du fond. Dans le 21 de YEpitotne, nous voyons qu'il indique sept écrivains excellents, qui réunissent toutes les qualités propres à orner la diction et que l'on peut prendre pour modèles. Il considère cinq d'entre eux comme exempts de défauts dans toutes les parties du style, savoir : Eschine le philosophe, Hérodote, Isocrate, Lysias, Démosthène. Est-il besoin de rappeler que, sur ces deux points, l'auteur du Traité du Suhlime diffère grandement de celui de la Rhétorique? qu'il voit dans les écrivains classiques bien plutôt des maitres dans l'art de ienser, de sentir cl d'oh>erver que des hommes exercés dans l'art d'écrire? Et s'il occupe, comme critique, une place si éminente, n'estce pas parce qu'il préfère de beaucoup un ouvrage riche en beautés et en traits sublimes, mais qui n'est pas à l'abri de quelques reproches, à un écrit correct de tout point, exempt de défauts dans toutes les parties du style (*')?». IL ;. vit. xxxiii.
85 76 EXAMEN DE ^AUTHENTICITÉ Quant au choix des auteurs considérés de part et d'autre comme dignes d'imitation et d'étude, il donne lieu à plusieurs remarques: Longin met les sophistes au nombre des écrivains dont le style est bien travaillé, tandis que daus le Traité -rr. o\ ce terme de sophiste et ses dérivés sont toujours pris en mauvaise part. Longin cite comme des auteurs élégants et corrects les philosophes Eschine ( 10 ) et Antisthène ("), et dans les Fragments littéraires 20 et 21, il parait faire grand cas du poète Ménélas et du sophiste Aristide; il n'est fait mention d'aucun d'eux dans le Traité mpi îtyoue. Si Longin présente Isocrate comme un écrivain sans défauts, il n'en est pas de même de l'auteur du Traité du Sublime, qui le critique à deux reprises d'une manière assez railleuse ("). On trouve aussi une grande différence dans les jugements portés sur Hérodote et sur Thucydide : aux yeux de celui à qui nous devons le irspt uvlouç, Hérodote n'est pas toujours correct ("), et Thucydide ne pèche pas par excès de concision, ni par un style trop travaillé ("). Quiconque relira ce que dit de Lysias l'auteur du Traité -rr. o. ( 45 ), aura peine à croire qu'il eût pu, dans un autre ouvrage, mettre cet orateur au nombre des écrivains modèles, sur la même ligne que Platon, et même au-dessus. Malgré son admiration pour Démosthène, l'auteur du -rr. \>. ne le considère point comme à l'abri de tout reproche, au contraire ( ig ). Les deux auteurs semblent mieux d'accord dans le jugement qu'ils portent sur le style de Platon. Longin, dans l'epilome ("), relève le peu d'art avec lequel Platon entremêle les figures, et la pompe trop poétique de sa prose ; tandis que l'auteur du Traité du Sublime ('»; Rhet 19. Epit. 21. (,««) Rhet. 19. ('*) II. û. S. IV, 2. S. XXXVIII, 1. ( s) n. û. S. IV, 7. S. XLIII, 1. ('*) F.pitome, 21, rb y.xt6<jt5iftxau.ï7'.v /.xi -ïft i:-pxa;./.=v'.v C») ri. û. s. xxxii, s. s. xxxv, i.,'0) II. y. S. XXXIV, Epitome, 21.
86 DU TRAITÉ DU SUBLIME. 77 lui reproche de courir quelquefois après de frivoles ornements ('"), d'abuser des périphrases ("), de se permettre trop souvent des métaphores outrées, des allégories forcées ( s0 ). Mais si Longin n'était point insensible aux grandes qualités qui distinguent le style de Platon ; si, dans les fragments qui nous restent de son commentaire sur le Timée, entre autres dans ceux qui portent les numéros 7 et 11, cet habile critique montre avec quel soin le grand philosophe écrivait ses ouvrages, l'attention qu'il donnait au choix des mots, à la composition, à l'harmonie, tout en avouant aussi qu'il abusait des métaphores; toutefois, l'on ne trouve pas chez lui cette espèce de culte que l'auteur du Traité du Sublime a voué à Platon, et si l'on compare ses Fragments philosophiques, numéros 7, 11, 14, 16, 19, avec les sections XIII, XXVIII, XXXII, XXXVI, du Traité itspt o\ >ouç, on reconnaîtra sans peine que ces passages ne sauraient appartenir au même auteur. En admettant comme authentique le fragment littéraire n 22 ("), les différences entre Longin et l'auteur du rc. \>. relativement aux écrivains à étudier, ne paraîtront pas moins graves. En effet, on y trouve mentionnés plusieurs des auteurs cités dans la Rhétorique ou dans les Fragments, et quelques autres dont il n'est pas question dans le TT. \>. Aussi Ruhnken avait-il substitué aux noms d'aristide, de Timarque, de Xénophon, que donne le Fragment, ceux d'hypéride, de Dinarque, d'antiphon, et il avait rejeté la phrase qui concerne Paul de Tarse. Nous n'avons pas les mêmes motifs pour adopter ces corrections qui ne nous paraissent pas conformes aux règles d'une saine critique, et, sans affirmer qu'il soit a l'abri de tout soupçon d'addition et de changement, nous pensons que ce fragment, tel qu'il se lit dans le manuscrit du Vatican, doit faire partie des pièces à examiner pour juger la question (**). ('») n. 3. S. IV, ss 4, 6. («; Ibid. S. XXIX. (* ) Ibid. S. XXXII, 7. *', Qui correspond an I er de Toup, Weiske, Eggcr. "'; y. M. Bake, pp
87 78 EXAMEN DE I.'ALTIIENTICITÉ Enfin, si l'on compare dans leur ensemble les deux traités, et si l'on cherche à déduire de cette comparaison le caractère des deux écrivains, on ne pourra s'empêcher de remarquer que l'un, s'étant proposé d'étudier les moyens de donner au style de la noblesse et de la vigueur, c'est-à-dire de traiter une des branches de l'éloculion, a su y rattacher les principes les plus sûrs et les plus féconds de l'art d'écrire, aborder occasionnellement plusieurs questions littéraires intéressantes, apprécier avec impartialité et louer avec enthousiasme les plus beaux génies de la Grèce, citer et discuter une foule d'exemples empruntés aux auteurs les plus divers, et se montrer fréquemment digne de servir lui-même de modèle. L'autre, au contraire, ayant entrepris de rédiger un Manuel abrégé de Rhétorique, s'est borné à une revue claire et rapide des différentes branches de cet art, sans énoncer nulle part quelque règle tant soit peu générale, sans s'élever à aucune considération supérieure. En particulier, en traitant de l'clocution, il ne fait aucune mention du style sublime, il ne cite et ne discute aucun passage ; il se contente d'indiquer un certain nombre de locutions plus ou moins recherchées dont il recommande l'emploi, et ne songe pas à tracer les caractères d'une bonne diction. Enfin, il ne traite que de l'éloquence judiciaire, et semble considérer la rhétorique, plutôt comme un recueil de préceptes que comme un des arts libéraux. Si le style du Traité Ttp\ ttyo-j; est remarquable par sa vigueur, son mouvement, son éloquence, et surtout par l'abondance, la variété et la hardiesse de ses figures; si l'on y reconnaît une imitation constante mais judicieuse de Platon et de Démosthène; si l'on y admire une noble ambition pour se soutenir à la hauteur du sujet; Longin, au contraire, nous paraît avoir ordinairement les qualités du style simple; il est clair, égal, facile; il est plutôt sobre de figures( sï ), emploie rarement les comparaisons, et n'admet que de loin en loin des expressions rares et des tournures animées ; il imite beaucoup moins Platon et se borne à lui emprunter des termes isolés, sans faire grand usage {**) Cette réserve dans l'emploi des métaphores est rappelée 2 des Exrerpla. Ruhnken (Diss. 12) avait déjà remarqué que te style du Traité du Sublime né répondait guère à cette observation.
88 nu TRAITÉ UU SUBLIME. 79 de ses locutions et de ses idiotismes. C'est un bon écrivain didactique, plus naturel que ses contemporains ; mais ce n'est pas un auteur éloquent, et l'on a quelque peine à comprendre qu'on ait pu retrouver dans ses fragments les hautes qualités qui distinguent le Traité du Sublime (*). De tout ce qui précède, nous nous croyons fondé à conclure que ce beau traité n'est pas et ne saurait être l'œuvre de Cassius Eonginus, philosophe et critique du troisième siècle. Lors même qu'on alléguerait des témoignages bien plus certains et bien plus favorables que ceux que l'on a fait valoir jusqu'à présent, les différences nombreuses et saillantes que nous avons relevées entre les écrils qui font réellement partie de ses œuvres et le traité qu'on lui attribue, ne permettent pas de leur assigner le même auteur. '»; V. la note de Kidd, page 32, et l'opinion de M. K.-Fr. Hermann, page 58.
89 TROISIÈME PARTIE. RECHERCHE DE L'AUTEUR DU TRAITÉ" DU SUBLIME. CHAPITRE PREMIER. EXAMEN DES DONNÉES QUE FOURNIT LE TRAITÉ DU SUBLIME POUR DÉTERMINER L'ÉPOQUE DE SA COMPOSITION. Si, pour parvenir au résultat qui vient d'être énoncé, nous n'avons fait aucun usage des arguments employés par les critiques qui se sont déjà occupés de cette question, c'est que, quoiqu'ils fussent suffisants pour faire naître des doutes, ils n'avaient pas assez de force pour commander la conviction, et qu'à la rigueur, on pouvait concevoir que ce beau traité fût l'œuvre de quelque génie du troisième siècle. Maintenant qu'il s'agit de rechercher, en l'absence de toute indication directe, à quelle époque il a dû être composé, nous aurons recours à quelquesuns de ces arguments, et, en y joignant des considérations nouvelles, nous espérons en déduire, avec quelque précision, l'époque cherchée. Il est généralement admis qu'on ne trouve dans le Traité irspi ïtyouç, le nom d'aucun écrivain postérieur au règne d'auguste. Les doutes sur Ammonius ont été éclaircis d'une manière tout à fait satisfaisante ('). Le rhéteur Théodore, dont il est parlé au chapitre troisième, ne peut être que Théodore de Gadara ou de Rhodes, le maitre d'éloquence de l'empereur Tibère, le rival d'antipater et de Potamon, souvent cité par Quinlilien (*). On a tiré de cette observation, comme M " V. plus haut, p. 53. '*; Inst. or. II, 11,2. III, I, 18; 3, 8; 0, 2; 11, 3 et 26; IV, 2, 32. Voir sur ce rhéteur
90 »C TIIA1TË I)U SUBLIME. 81 nous l'avons vu plus haut ('), une objection assez grave contre les droits de Longin au Traité Trept rfyouç. II convient donc de chercher l'auteur de ce traité parmi les écrivains à peu près contemporains du plus récent de ceux qui y sont mentionnés. Néanmoins, il ne suffit pas qu'un auteur soit antérieur ou contemporain pour que son nom trouve place dans des écrits postérieurs ou contemporains; bien des causes, bien des motifs peuvent déterminer ou empêcher cette mention; la présence ou l'absence de tel nom dans un ouvrage donne souvent lieu à des présomptions plus ou moins fondées, dont la critique peut tirer de précieuses conséquences. Le fameux passage de la Genèse se trouve dans ce cas; il a fourni des arguments pour et contre Longin ("). Cet élément de la question perd, il est vrai, beaucoup de son importance par les observations récentes de M. Spengel, qui confirment pleinement les doutes que ce passage avait fait naître. Cependant, comme cette citation se rapporte au sujet du Sublime; comme elle est introduite d'une manière assez habile et conçue en des termes qui ne manquent point de noblesse, et que, si elle n'est pas à sa vraie place, elle peut avoir été extraite de quelque autre partie du Traité qui est perdue, il n'est pas hors de propos de rechercher jusqu'à quel point elle peut servir à déterminer l'époque où ce livre a dû être composé. Suivant les uns, Longin, disciple d'âmmonius Saccas, vivant à une époque où les philosophes païens, fréquemment aux prises avec les docteurs du christianisme, étaient forcés de lire et d'étudier les livres de cette religion, a fort bien pu citer Moïse ("). Les autres estimer t qu'il n'était pas besoin d'attendre le troisième siècle pour qu'un Grec, sajet de l'empire romain, eût une connaissance confuse de Moïse et de la Bible; ils rappellent que la conquête de la Judée par Pompée, l'envoi des procurateurs à Jérusalem, la rencontre des Grecs et des Romains avec les Juifs à Alexandrie, la présence de ceux-ci à Rome et la Dissertation du docteur C. W. rident : De Apollodoro Pergameno et Theodoro Gadarensi rhetoribus. Marburgi, 1842, 4. Il ne cite pourtant pas à sou sujet le Traite rr. ûii- (') Pages 45 et 47. ( ) V. plus haut, pages 47, 48, 58. (*) V. Biogr. Univ. Vie de Longin, par M. Boissonade. Û
91 82 RECHERCHE DE L'AUTEUR dans diverses parties de l'empire, avaient dû, dès le temps d'auguste, faire connaître aux gens instruits l'existence de Moïse, et les principaux traits de sa législation ( ). C'est ce que prouvent évidemment les passages où Diodore de Sicile (I, 94) et Strabon (16, p. 760) parlent de Moïse et des notions spirituelles des Juifs sur la divinité. Cependant, pour peu que l'on réfléchisse aux événements dont la Judée fut le théâtre vers l'an 70, lorsqu'on pense aux nombreux renseignements qu'ont dû répandre, au sujet des Juifs, les ouvrages de Philon, de Justus de Tibériade ( 7 ), de Josèphe, on comprendra encore mieux qu'un auteur de la fin du premier siècle ou du commencement du deuxième ait pu emprunter au législateur des Juifs une pensée ou une expression remarquable. Cette conjecture nous paraît confirmée par le nombre assez considérable de termes qui sont communs à notre auteur et à Philon ( 8 ), et par les traces non équivoques des pensées et du style de Philon qui ont été reconnues dans le Traité du Sublime ( 9 ). Le nom de Cicéron se rencontre très-rarement dans les rhéteurs grecs; il n'est cité qu'une seule fois ( l0 ) dans la table des neuf volumes du recueil de M. Walz. Plutarque nous apprend que Gecilius avait composé un parallèle de Cicéron et de Démoslhène ; mais il taxe cette tentative de présomption, soit que Cœcilius ne fût pas en état de comprendre Cicéron, soit qu'il eût cédé aux préventions auxquelles cet orateur était alors en butte( u ). En effet, sous le règne d'auguste, il n'était pas facile a un rhéteur grec d'apprécier avec une pleine connaissance de cause, ni même avec impartialité, l'éloquence de Cicéron ; les ( 6 ) Journal des Savants, mars 1838, article de M. Naudet sur l'édition de Longin, publiée par H. Egger. C) V. Miiller. Frag. hist. gr. III, p Vita Joseph, c. IX, vol. I, p. 796, 1, 47, éd. de Westermann, daus la collection de Didot. ( 8 ) Tels sont «f SXYISO'S, eto'oiteua, eîxaïoç, ùxoigypaçeïv, «pu-ô;, IirâXXnXoc, imn-pscss'u, np«mïv, xatoutxexctiûot, fia-reiptîov, «OTTOireieToéai, r;apâar»iu.a, irpoxo'ou.yipwt, «poeuirofpaçtîv, x. T. X. V. les autres dans l'index du r..\>. ( ) Sect. XXn, S I ; S XL1V, 4. V. les notes de Toup et de Ruhnken, et Wytt. liibl. crit. III, p. SI. (,0 ) T. V. p. 8. in Sopatri scholiis ad Hermogenis Status. (") Plut. Vie de Démosth. c. III.
92 DU TRAITE DU SUBLIME. 83 Romains eux-mêmes, nous dit Quintilien ("), ne rendaient pas encore justice a leur glorieux orateur. Si nous nous transportons au milieu du troisième siècle, nous trouvons que les rapports entre les littérateurs des deux peuples sont devenus plus rares encore, et surtout que les littérateurs grecs ne cultivent guère les lettres latines, qui ne produisent plus aucun chef-d'œuvre, et dont le domaine tend de plus en plus à se resserrer ("). Une appréciation du génie de Cicéron aussi juste, aussi favorable, aussi sincère que celle dont la douzième section du Traité du Sublime nous offre un exemple, sans être absolument inadmissible, nous paraît donc très-invraisemblable de la part d'un rhéteur grec du troisième siècle. Mais si nous nous reportons un siècle et demi en arrière, les mêmes difficultés ne se présentent plus; les titres de Cicéron a la palme de l'éloquence chez les Romains ne sont plus contestés ; Quintilien, Pline le jeune, Tacite le proposent à l'envi comme un modèle à étudier, et Plutarque, dans ses Vies parallèles, le met au même rang que Démosthène. N'est-il pas naturel de supposer qu'un des habiles rhéteurs grecs qui vivaient alors, tels que Lesboclès, Potamon, Nicetès, Herennius Philon de Byblos, Phavorinus d'arles, etc., aura voulu faire connaître h ses compatriotes les hautes qualités qui distinguaient Cicéron comme orateur, et leur faire sentir en quoi il différait de Démosthène? C'est aussi vers la fin du premier siècle et au commencement du second, que les philosophes et les littérateurs ont signalé le déclin de l'éloquence, et ont recherché les causes auxquelles on devait l'attribuer. Sénèque (") y voit la conséquence de la mollesse et de la corruption des mœurs; Pline l'ancien (") en accuse l'amour des richesses; Pétrone ( l6 ) et Tacite (") s'en prennent aux rhéteurs et aux déclamateurs qui exercent leurs élèves a plaider des causes extravagantes ou ('*) I. O. XII, 10, 13. Postes vero quam triumvirali proscriptioue conscriptus est, passim qui oderant, qui iimdebant, qui œmulabantur, adulatores etiam prsrsentis potentie, non responsurom invaaerunt. ( >) V. Gnefenhan, Gesch. der kl. Phi). III, p. 89. ('«) Epiât. CXIV. («*) H. N. 1. xiv, Prœf. («) Satyr. cap. I, 2.,«') Dial. de orat. e. 29.
93 84 HECIIERCIIË DE l.altlilk imaginaires ; Pline le jeune (") en trouve la raison dans l'oubli des anciennes coutumes, dans l'absence des bons exemples, dans le défaut de motifs honorables pour se livrer à de fortes études, et Tacite partage aussi cette manière de voir ( l9 ) ; Quinlilien, qui avait composé sur ce sujet important un ouvrage qui est perdu (- ), nous apprend ailleurs qu'il assignait pour causes à la décadence de l'art oratoire, la fausse direction donnée à l'élude de la rhétorique et le désaccord qui régnait entre les maîtres et les élèves : ceux-ci aspirant à des succès prompts et faciles; ceux-là ne parvenant pas à faire prévaloir une méthode plus sage et plus lente ( 2I ). Si l'on compare à ces divers jugements émis par des auteurs latins, la section XLIV et dernière du Traité du Sublime, elle semblera inspirée par les mêmes regrets et dictée par la même expérience. En effet, le philosophe que l'auteur y fait parler, attribue à la perte de la liberté et de l'indépendance, au défaut d'émulation, à l'absence des distinctions qui sont dans une république le partage des grands orateurs, enfin à la compression morale exercée par le despotisme même le plus tolérant, la stérilité générale qui afflige les esprits de son temps (* 2 ). Puis l'auteur lui-même, après avoir déploré l'amour effréné des richesses et des plaisirs qui possède toutes les âmes, déclare celles-ci incapables de toute grande pensée, de tout sentiment élevé, et par conséquent plus faites pour obéir que pour être libres. En vain chercherait-on dans les auteurs grecs ou latins du troisième siècle de tels regrets et de pareilles leçons. On ne trouve rien d'analogue ni chez Lucien, ni chez Maxime de Tyr, ni chez Aristide, ni chez Philostrate; au contraire, il semble que ces sophistes, ainsi que ceux dont ce dernier nous fait connaître les noms et les succès, n'ont rien à envier aux grands maîtres de la parole, et, quoique l'on ne puisse pas reprocher à Longin une pareille présomption, il ne se plaint nullement ('«) Epist. vin, 14. (19) Dialog. de orat. c. 36, 37. (* ) I. 0. VI, 3, De causis corruptee eloquentiœ. (*<} I. O. Il, 10, 3. V. 13, 23. ( n ) On suivant une conjecture nouvelle : l'absence totale d'hommes véritablement éloquents.
94 DU TRAITÉ DU SUBLIME. 85 de l'infériorité de son siècle, et conseille même d'imiter l'élégance des sophistes ( îs ). Tous ceux qui ont lu le Traité du Sublime ont remarqué sans doute ce beau chapitre où l'auteur se demande s'il faut préférer, dans les poèmes et les discours, la grandeur accompagnée de quelques défauts, ou bien une certaine mesure dans les beautés, constamment pure et à l'abri de tout reproche (**). La même question est discutée par Pline le jeune dans une de ses lettres les plus intéressantes ( ss ), et Quintilien laisse voir dans plusieurs passages (* c ) que son opinion ne différait pas de celle de ces deux habiles écrivains. Ne peut-on pas tirer aussi de celte coïncidence quelque induction sur l'époque où fut composé notre traité? Trouverait-on dans les rhéteurs du troisième siècle quelque trace d'une discussion sur ce sujet? Les critiques ont signalé quelques passages de Quintilien qui rappellent les idées et même les expressions du Traité du Sublime ; comparez, par exemple, la section XV, 8, du Traité avec Quint. IX, 2, 42; la section XVTI, 2, avec Quint. VTil, 5, 29 ; la section XXVI, 3, avec Quint. IX, 3, 27, il sera bien difficile de ne pas admettre que l'un des deux auteurs avait sous les yeux ou dans son souvenir les expressions de l'autre, et je ne sache pas que l'on puisse retrouver une pareille coïncidence entre le rhéteur latin et les rhéteurs grecs du troisième siècle. La paix générale qui régnait dans l'empire au moment où écrivait l'auteur du Traité iz. o\, et les précautions dont il a l'air de s'entourer en mettant dans la bouche d'un philosophe le regret de la liberté, tandis qu'il semble approuver ou regarder comme nécessaire l'autorité d'un seul maître, nous paraissent convenir aux premières années du règne de Domitien ; ou bien, en considérant le discours du philosophe comme un simple ornement de rhétorique, ce qui nous parait plus naturel, cette situation de l'empire s'appliquerait encore mieux <«) Rhet. S 19. i") S. XXXIII. I«j Ep. IX, 26. (* ) ,11,3; VIII, 6, 11; X, 1, 24et scq.
95 86 RECHERCHE DE I.AITEUR au règne de Trajan, de ce prince éclairé et généreux, sous le patronage duquel furent publiées les Annales de Tacite et les Vies de Plutarque. On ne saurait retrouver cette paix générale sous aucun des règnes du troisième siècle, et sous les premiers Césars, il aurait été dangereux, quelque artifice qu'on employât, d'exprimer des regrets sur la perle de la liberté. Nous sommes donc encore ramenés par cette considération à placer vers la fin du premier siècle ou au commencement du deuxième la composition du Traité du Sublime. Nous avons fait remarquer (") que le mot oifo;, ainsi que ses dérivés et ses composés, la plupart de ses synonymes et de ses contraires, ne se rencontrait pas dans la Rhétorique de Longin ("). Nous pouvons étendre celte observation à tous les rhéteurs grecs qui, depuis Hermogène, ont traité de l'élocution. Ils se servent, pour exprimer la majesté, la noblesse du style, des mots uiyrooç ou fisytori, àçccopoc, oyxoç, et les qualités du style qui lui donnent ce caractère sont, chez Hermogène, désignés par les termes : «pd-rriç, tkpiçkîkr,, TpaqrjTr,ç, XafxirpOTyjç, àxfjwj, ffcpodpotyiç ("). Nous ne possédons aucun des rhéteurs grecs de la fin du premier siècle, mais à en juger par Quintilien, qui affirme les avoir mis à contribution, ils semblent s'être servis, comme Caecilius et Denys d'halicarnasse du mot u\lo; et de ses dérivés, que le rhéteur latin traduit par sublimis, terme qui, sous le règne d'auguste, n'était guère employé métaphoriquement que par les poètes ( so ), et qui, ainsi que le substantif sublimitas, se rencontre assez fréquemment chez Quintilien (") et Pline le jeune ( 3S ). t«) Page 70. f*s) Ce mot 'Jiyo;, avec quelques synonymes, se trouve dans le fragm. phil. 7, emprunté au Comm. de Longin sur le Timée de Platon et dans une discussion d'origène rapportée p. 20 D.-E. du Comm. de Proclus, éd. de Bàle, où l'on emploie fréquemment les termes ûej/s-, ù'yr>.cxoqoou,*i et leurs synonymes à&pbv, jasq-oxoirptirtî, oq-xo; ; mais ces commentateurs font alors usage des mots employés par l'auteur qu'ils expliquent. (») Hermog. irspi îo"«ûv, I, c. 5. Walz. Rh. gr. III, p (> ) Horat. Ep. Il, 1, 165. Ep. I, 12, 16. Ovid. Ars Am. 1, 15, 23. Sublimis Lueretius. Pont. III, 3, 103. Am. I, 3, 30, Sublimia earmina. Juven Sat. VIII, 28. (»«) I. O. I, 3, 4. X, 5, 4. VI, 2, 19. XI, 1,3. Sublimegmus dicendi, VIII, 3, 18^ VIII, 3, 60. VIII, 3, 75. IX, 4, 130. Sublimitas, X, 1, 27. VIII, 3, 3. XII, 10, 2. VIII, II, 11. ( M ) Plin. juu. Ep. I, 16, 4. I. 10, 5. IX, 26,5.
96 Di: TRAITÉ DIT SCULIME. 87 De plus, les critiques ont remarqué ( 33 ) que le mot xaxo'çrj/ov, qui se trouve dans le Traité ir s - 4 o! \tyo\>ç, S. III, 4, ne se rencontre pas encore chez Denys d'halicarnasse, tandis qu'il est d'un usage assez fréquent chez les écrivains de la fin du premier siècle ou du commencement du deuxième. Quintilieu (**) en donne l'explication ; Suétone ( 33 ), Sénèque le père ( 56 ), Pline le jeune ("), en fournissent des exemples-, mais il a déjà reçu une valeur moins précise chez Lucien ( 3S ), chez Démélrius ( S9 ) et chez Hermogèue (* ). L'adjectif or^o/ao-ttxôç, qui désigna primitivement ceux qui jouissaient de leur loisir, soit pour se livrer aux plaisirs et aux fêtes, soit pour s'adonner à l'étude, était très-usité à la même époque, et s'appliquait tantôt aux exercices des sophistes et des rhéteurs, tantôt aux rhéteurs eux-mêmes. La défaveur qui se répandit bientôt sur les uns et sur les autres, modifia le sens de ce terme qui devint synonyme ou de fjxopoç, ou de yoctwç, pîtpaxrcoév/ç, qvj^poç, etc. ("'). Les écrivains latins contemporains font souvent aussi usage du mot sclwlaslicus : («) Schneider ap Demetr. CLXXXVI. Walz, Rh. gr. IX. p. 83. Ernesti, Les- Tech. Rh. p '«; I. O. VIII, 3, 56 et 38. " ; Oct. 86. <*') Suaa. 6 Controv. 24, 25. («) Epiât. VII. 12. (**} De Saltatione, 4 npo; TûVTCOXXûVXs-youxvri xoxoçr.xix. Suidas cite un traité Tttpl TT; ' xxxoïr.xix; pr,topixvi; du sophiste Callinicns qui virait vers 250. (s») Demetrins (Pseudo-Phalerens) Alexandrinns, de quo Diog. Laert. (V. 3, 11), qui circa H. Antonini tempera floruit, irtpi ipur.v. CLXXXVI CLXXXIX. (*o) n«pi «Op. IV, c. 12. (Walz, Rh.gr. III, ) TO Si xaxo^nxcv -fivttxi -ïi XXTX TO X^ùVXTGV, ri xarà Tô ivxxo'xouoov, o xxi tvxvtîujxx COTIV, r, XXTX TO ato'y.pov, r) XXTX ri iotfji;, ri XXTX TO àoutcv, f, XXTX TO T»î çûat'. Z-OXS'OV.OV. (*') Plutarqne (p. 46, A. de audiendo, c. 15) oppose aux discussions des philosophes les déclamations des sophistes et des rhéteurs, et compare celles-ci aux entretiens des courtisanes : TX; TûV TTXIIJOVTMV tv TXï; syoxastixxî; utxsrxi; opuvx; im TCù; oixoao T ou; M- TXXGOUDOVTIç, xxi Xo'yu aucppovoûvti x-poctptfovtt; fzaivov ttatptxov, <ô;mp àuxtirri xpivcov 2 'pism OTS'OXVOV, où Sitpmi où$t XOTîVOU irtptti8évtic(v.wytt. ad h. 1.) Plutarque avait aussi composé un écrit intitulé Tcù; îtî TOï; O-Y.GXXOTIXOï; quuvxo-uxot ysret», n C1V du catalogue de Lamprias. L'auteur du Traité du Sublime applique cet adjectif aux figures forcées ou aux pensées frivoles: ri Z-OT' OUV TO utipxx'.ûott; ioriv; f, îv.ov û; OY,OXXOTIXT, VOT/T.; ùz-o z-ipitp-rix; Xiivousa ti; o)o>y,pôtr,tx (Sect. III, $ 4). Arrien 'Epict. I, 11, 39) Opx; ouv OTI ayoxxo-tixov ot îtî vtvioéxi, TOôTO TO ÇûOV ou z-xvrt; xxtxf txûorv. Le même, 'IV, 1, 138). "Apov ixtïvx TX TûV OV.OXXOTIXûV xxi TûV uuapûv. Marc-Anton. (1,16). Mr.Jt ov Ttvx tîjottv, ut.tt îti IOOWITT,;, («.TTt on ay^oxxotixo;.
97 88 RECHERCHE DE L'AUTEUR Quinlilien et Pline le jeune le prennent plutôt en bonne part; mais Pétrone, Tacite, Suétone s'en servent habituellement pour tourner en ridicule les vaines déclamations de l'école et les déclamateurs eux-mêmes (**). Plus tard, ce mot sous sa forme grecque et sous sa forme latine, ne s'emploie que pour désigner des personnes, et c'est le plus ordinairement un terme de mépris. Enfin, Plutarque nous apprend que de son temps on commençait à substituer le mot àixr/yopfa au mot OTTOVC/OC par lequel on désignait l'explication physique ou morale de quelque fable, et c'est la signification qu'il a dans le mp\ "XUVJç, S. IX, 17 (",. («J Quint. I. 0. IV, 2, VII, 1, U, 57. XI, 1, 8?. Pline le jeune (Epist. Il, 3) fait l'éloge d'isœus, 6on maître d'éloquence, et oppose sa douceur à la malveillance des orateurs du barreau : Isœus annum sexagesimum excessit, et adhuc scholasticus tantum est : quo génère hominum nihil aut sincerius aut melius. Nos enim, qui in foro verisque litibus terimur, multum malitiœ addiscimus. Dans la lettre deuxième du neuvième livre, il emploie le mot scholasticus comme synonyme à'umbraticus, pour désigner une composition faite à loisir, dans le calme de l'école ou de la solitude. Pétrone (Sat. 6) : Ingens scbolasticorum turba in porticum venit, ut apparebat, et extemporali declamntione nescio cujus... dura ergo juvenes sententias rident... Tacite (Dial. de Orat. c. 15) : Si quis alius Ephesum aut Mitylenas concentu scholasticorum et clamoribus qnatit.(c. 26.) Quotus enim quisque scholasticorum non bac sua persuasione fruitur, ut se ante Ciceronem numeret, sed plane post Uabinianum. V. aussi c. 14, 35. Suétone (De Rhet. c. 6.) Declamabat jebutius splendide atque adornate, tum, ne usquequaque scholasticus existimaretur, circumcise. i*s) Plut, de Aud. poet. p. 19, E. Où; (JMJB&U;) TCû; TJXXXI U,èV ûirovcîxi;, àxxr/yopixte Si vûv Xiycuivai; irapx8iaïou.ev«xx'i AIXOTPE'OGVTS; éviot. A propos de ce passage, Ruhnken (Lex. Timœi, sub voce eux e'v ûirovoia) s'exprime ainsi : «Ex quo loco recte argumentum duxit H. Valesius, de Critic. I, 9, p. 157, quo probaret Allegorias Uomericas, quœ sub Ileraclidis Domine circumferuntur, non veteri illi Pontico, sed alteri recentiori, Heraclidi esse tribuendas.» F.-A. Wolf, en examinant l'opinion d'amati sur l'époque où fut composé le Traité du Sublime (Anal. lit. H, p. 526), fait l'observation suivante : Ac facile quidem foret, doctissimi viri opinionem de Augustei œvi scriptore refutare, si verum esset de voce i>.xr,fopli, non ante Plutarchi œtatem usurpata, Ruhnkenii judicium in Timœi Lex. prolatum, a pluribusque deinde repetitum, firmatumque, ut a Fischero in Prœf. ad Demetr. «. ipu.. p. VIII ; sed illa in re erravit Criticus alias consideratissimus Ciceronis immemor sui apud quem idem vocabulum bis legitur, quod semel ab illo scriptore Longino positum est. Quocirca tibi alia indicia erunt quœrenda, etc. En examinant les deux passages où Cicéron s'est servi du mot àxxr.vopîx, et qui se lisent dans l'orator, 27, 94 : Jam cum fluxerunt plures continuai translationes, alia plane fit oratio. Itaque genus hoc Grœci appellant àxxr.-jopixv, nomine recte, génère melius ille, qui istaomnia translationes vocat» et dans les lettres à Atticus, II, 20, 3 : «Posthac, si eruut mihi plura ad te scribenda, xxxr,- Yopiai; obscurabo; passages auxquels il faut joindre celui-ci de Denys d'halicarnasse : ixxr.-joptx; TE rspisxxxftai p.xxpx; xxl x-oxxs;, CôTE p.étpov i"/.g'j«x; CôTE xxtpo'v (Ep. ad Cn. Pomp. de Platone, c. 2); on reconnaît facilement que ce mot xxxr.y.pix est pris dans
98 DU TRAITÉ DU SUBLIME. 89 Nous avons vu ci-dessus {"") que le savant auteur du Lexicon technologiœ Grœcorum rhetoricœ avait signale le Traité mpi 34/ouç comme une source abondante de termes techniques qui ne se retrouvent pas dans les rhéteurs antérieurs et postérieurs. Quant au vocabulaire habituel de l'auteur de ce traité, il se rapproche beaucoup plus de celui des écrivains du premier et du deuxième siècle, tels que Strabon, Diodore, Philon, Plutarque, Marc Âurèle, Lucien, Athénée, que du vocabulaire des auteurs contemporains de Longin (* 3 ). Ces remarques sur la diction de notre auteur nous semblent confirmer d'une manière satisfaisante le résultat auquel nous avons été amené, par des considérations d'un autre ordre, relativement à l'époque de la composition du Traité du Sublime. un tout antre sens que dans Plutarque et dans le Traité ir. û. Chez Cicéron et Denys, il signifie une suite de métaphores, comme celles que présente l'ode d'horace ad Rempublicam, O navis, etc., ou des termes à double sens; chez Plutarque, l'allégorie est une explication imaginée après coup de certains mythes, de certains faits mythologiques, et c'est seulement la substitution du terme àxxr.-yopia au terme ùwovcia qu'il a signalée comme récente, ce qui confirme fort bien l'observation du savant Valois. La remarque de Ruhnken subsiste donc et peut servir à fixer pour le Traité ir. û. une époque postérieure au règne d'auguste. (V. sur Héraclide ou plutôt Heraclite, les éditions de ses Allégories homericas, publiées à Rome par Matranga, dans ses Anecd. gr. t. I, 1830, et à Leyde par E. Mehler, 1831 \ *») V. plus haut, page , Voir l'iudex général à la fin du volume.
99 90 RECHERCHE DE L'AUTEUR DEUXIÈME CHAPITRE. REVUE DES RHÉTEURS QUI ONT VÉCU A L'ÉPOQUE OU LE TRAITÉ DU SUBLIME A DU ÊTRE COMPOSÉ. On peut signaler un bon nombre de termes et de locutions qui sont communes à notre auteur et à Denys d'halicarnasse, et c'est une conséquence nécessaire de la similitude des sujets qu'ils ont traités; mais lors même que leur style aurait quelque rapport, les observations que nous venons de présenter ne permettent pas d'attribuer à cet habile rhéteur le Traité du Sublime. De plus, les jugements énoncés dans cet ouvrage ne s'accordent guère avec ceux de Denys sur les mêmes écrivains. Tout le monde sait que Denys préférait hautement Hérodote à Thucydide, et qu'il a fait de ce dernier une critique sévère, qu'on ne pourrait pas concilier avec la haute estime que professe pour l'historien athénien l'auteur du Traité mpi ïtyouç. Denys partage aussi la manière de voir de Caecilius sur Lysias et le préfère à Platon ( 4 ), opinion qui échauffe presque la bile de notre critique (*). Il porte sur Isocrate un jugement fort différent de celui que contient le Traité du Sublime. Enfin, les deux rhéteurs du siècle d'auguste paraissent avoir eu l'un pour l'autre des sentiments d'amitié (') que n'éprouvait pas l'auteur de ce Traité. Ces motifs ont fait généralement rejeter l'opinion d'amati, qui voyait dans ce traité l'œuvre de Denys d'halicarnasse ou du moins l'abrégé d'un ouvrage composé par ce rhéteur. Weiske indiqua (*), comme donnant lieu à moins d'objections, Dionysius Atlicus, de Pergame, disciple d'apollodore, dont le goût et le savoir sont vantés par Slrabon ( 5 ); mais celte conjecture ne s'appuie sur aucun témoignage, sur aucune (') De Lysiâ, 15, (-15). Deadm. vi Dem. C («; «. û. S XXXII, 8. ' Dion. liai. Ep. ad Pomp. c. 111, p R. ty.oi xx't :» <J>I>.TXTW Kxixi'.i». (» Longini op. p , éd. de W. f 5 ) Strab. Geogr. XIII, 4-3.
100 DU TRAITÉ DU SUBLIME. 91 autre dounée que l'identité du nom, et nous avons vu que le Traité IZîçX OUVJç dut être composé à une époque moins reculée. Schœll ( 6 ) préférait Denys de Milet, disciple d'issus, qui vivait sous Adrien, et dont on estimait la grâce et l'élégance ( 7 ) ; mais bien que ce personnage se rapproche de l'époque que nous avons fixée, on ne connaît de lui rien qui permette de comparer son style avec celui de notre traité, et l'on ne saurait comment faire valoir ses titres à l'honneur de l'avoir composé. Il en est de même de Denys le jeune d'halicarnasse, qui vivait aussi sous Adrien, et qui fut surnommé le musicien ; nous possédons sur ce dernier des renseignements plus étendus que sur les deux précédents, qui ont été recueillis par M. Egger( 8 ); mais on n'y trouve rien qui puisse se rapporter à l'objet de nos recherches. Au reste, le mot Atovujioi» n'étant accompagné, sur le titre de notre traité, d'aucune désignation, on ne saurait guère douter que le copiste ou l'homme de lettres à qui il est dû n'ait voulu indiquer le plus illustre des rhéteurs qui ont porté ce nom; comme aussi, lorsqu'il a cherché un autre écrivain capable d'avoir composé un tel chef-d'œuvre, il n'a pensé qu'au célèbre Longin, ministre de Zénobie; car aucun autre personnage de même nom n'avait acquis dans les lettres une semblable renommée ('). S'il avait ajouté a son titre incertain les mots?j aïko-j rtvoç, il aurait prévenu bien des fausses appréciations et une foule d'erreurs. Il nous reste à chercher si, parmi les rhéteurs grecs qui ont fleuri de l'an 50 a l'an 150 environ après J.-C., nous en connaissons quel- *) Hist. de la litt. gr. IV, [, Westermann, Gesch. der griech. Beredts. 94, not. 6. Cf. Kudocia, p. 130-I3I, éd. YilloU. (», Edit. de Longin, pp. LVI-LXl. ( ) Les antres personnages qni ont porte le nom de Cassius Longinus sont tous romains; aucun n'est cité pour avoir cultivé la littérature ou publié quelque ouvrage ; l'un d'eux est mentionné par Juvéoal (Sat. X, 6); il était jurisconsulte et fut mis 2 mort par Néron, parce qu'il possédait un portrait de Cassius, le meurtrier de César. l'lutarque (Syrup. Q. IX, 1} parle aussi d'un Cassius Longinus. On lit dans l'anthologie grecque quelques épigrammes sous le nom de Corn. Longinus (éd. de Wechel, p ). Enfin le nom de Longinus se rencontre fréquemment dans les Recueils d'inscriptions latines de Gruter, d'orelli,etc ; dans les Indices nominum de César, Cicéron, Tacite, Suétone; mais il ne se rapporte qu'à des citoyens qui ont rempli des charges civiles ou militaires.
101 92 RECHERCHE DE E'AUTECR qu'un d'une manière assez précise, soit par des témoignages directs, soit par le contenu de ses écrits, pour pouvoir lui attribuer avec quelque apparence de fondement, en vertu d'inductions plausibles ou à cause de rapports assez frappants dans le style et dans les idées, la composition de cet admirable Traité du Sublime. Les rhéteurs grecs qui jouirent de quelque célébrité, depuis le règne de Néron jusqu'à celui d'adrien, ne nous sont guère connus que par les mentions qu'en ont faites les écrivains latins contemporains, par les citations des rhéteurs grecs postérieurs, ou par les témoignages de Photius, de Suidas, d'eudocie. Les principaux sont : Hermagoras le jeune, qui, déjà célèbre sous Auguste, parvint, dit-on, à un âge trèsavancé ( 10 ); Potamon, fils de Lesbonax; Lesboclès, élève de Lesbonax; Nicetès, maitre de Pline le jeune; Herennius Pbilon de Byblos; Epaphroditus de Cbéronée, Phavorinus d'arles, Arisloclèsde Pergame, Telephus, de la même ville, maître de l'empereur Verus ; Celer Caninius, Hérode -Atticus, Héphestion, Harpocration et Apollonius, honorés de la même charge ( u ). De tous ces habiles rhéteurs, dont quelques-uns ont beaucoup écrit, il ne nous est parvenu que les titres de leurs ouvrages, quelques lambeaux de phrases ou l'indication de quelque opinion particulière relative à des points de rhétorique, ce qui ne nous fournit aucun moyen de déterminer lequel d'entre eux peut être l'auteur du Traité TT. o. Non-seulement on n'en nomme aucun qui ail écrit un traité sous ce titre ou sous quelque autre analogue; mais les autres compositions avouées par l'auteur de ce traité, si toutefois ce sont des ouvrages distincts, telles que les remarques sur Xénopbon, les deux livres rapt <T'JV0 7JOJ;, le traité irspi TTJC9ûW, ne se trouvent pas au nombre des livres dont les titres nous ont été conservés ('*). Mais, à la même époque, vivait un homme dont la renommée comme historien et comme moraliste a éclipsé les titres qu'il avait aussi à l'estime de la postérité comme rhéteur et comme critique ; je ( l0 ) V. la Dissertation de M. C.-G. Piderit, Hersfeldœ, 1839, de Uermagorà rhetore. (' ) V. Julius Capitolinns, Vie de Verus, c. 2. Voir sur ces rhéteurs Westermann, Gesch. der griecli. Reredts., et sur Harpocration, M. Séguier, Not. et Kxtr. des mss. tome X\V, II'p., p (,a ) V. l'introduction au Traite du Sublime.
102 DU TRAITÉ DU SUBLIME. 93 veux parler de Plutarque de Chéronée, qui doit être pour nous le vrai représentant de la rhétorique et de la critique grecques de cette période, puisque c'est le seul dont les ouvrages nous soient parvenus, et dont nous puissions comparer le style, les opinions, les jugements avec ceux de l'auteur du mp\ o\louç. On sait, en effet, que Plutarque cultiva et enseigna la rhétorique, et qu'il était aussi versé dans l'histoire littéraire que dans l'histoire civile et politique. Dans le catalogue de ses œuvres, dressé, dit-on, par son fils Lamprias, on compte plusieurs traités ou opuscules relatifs à la rhétorique et à la poétique, qui ne nous sont pas parvenus; tels sont les suivants : XLI, Opyjptxcôv pslstûrj $I$\{OL è', XLÏÏI, mp\ T/Ïî?ç éxxrrpov sm/stp-ôasco^, de more in utramque partem disputandi; XLV, ir-pi pqtopix/is, LXXXV, si àptro o poropixô; an Rhetorica, seu oratorio facilitas sit virlus? CIV, ircs; Ssî vo~; o-yo).o:o-ttxoîç, yupvaktftacj! yprrjoou ; Quomodo exercitationibus scholasticis utendum sit? CLI, si rtàot «rjvrryopîotîov ; An omnium causarum ad nos delatarum patrocinium suscipiendum sit? CLXXXIII, Ttcpè Trpo 3Xr, i aatcov, de quœslionibus ; CLXXXIV, iripi yapxxrnpun, de formis dicendi ; CLXXXVII, rrsp\ TôJV Tjvrjyopo'jvrcov, de causarum patronis ; CCVII, irpbç TOO; dià rb pyjtop ij tv «ri «p^otfocpcrjvrotç, adversus eos qui propter oratorio' artis sludium non philosophantur. Lamprias mentionne encore des 2rpcopxT tç (Wopixc/, -jroojttxo!', un traité ircpè -rrotrjrixrlç. Plutarque avait aussi travaillé pour la biographie littéraire ; il avait composé les vies d'homère, d'hésiode, de Pindare, de Cratès, du poète Àratus ; il avait écrit des Commentaires sur Hésiode, Nicandre, Aratus, sur le Gorgias de Platon (,s ), etc. Parmi les ouvrages qui nous ont été conservés de ce fécond écrivain, quelques-uns peuvent nous faire juger avec quel esprit il envisageait et de quelle manière il traitait les sujets littéraires ; tels sont les écrits rzsp'i fjwjenxriç, TTCOç èbrtbv v/ov irotrjparwv àxcrjftv; telle est la comparaison d'aristophane et de Ménandre, dont il ne nous reste malheureusement qu'un mauvais extrait, sans parler des Vies des dix (,s ) Spengel, ïjv. rr/.v. p. 3S, not. 56.
103 94 RECHERCHE DE L'ACTEUR orateurs, qui, si elles sont de Plutarque, ont été grandement altérées; enfin, on trouve épars, dans ses nombreux ouvrages, un certain nombre de discussions critiques, littéraires et grammaticales, et beaucoup de jugements, de citations, de faits littéraires, qui permettent d'établir une comparaison entre les deux auteurs. Déjà deux des plus habiles d'entre les nombreux philologues qui ont étudié le style du Traité mc-\tyo-jç.,toup et Ruhnken, ont signalé des rapports multipliés et assez remarquables entre les expressions, les figures, les locutions employées par l'auteur de notre traité et celles qui se retrouvent dans Plutarque. Ruhnken avait une trèshaute opinion de notre critique comme écrivain : Quanta, dit-il, quam incredibilis vis dicendi ex libelle- de sublimi elucet? Profeclo nullus umquam Rhetorum et Sophistarum aut scripsit, aul scribere potuit aliquid disertius. Unus Longinus ex omnibus Grœcis magistris, id quod Ciceronem in libris rhetoricis fecisse constat, quod aliis prœcipit, ipse tn sertbendo prceslat, nec minus eloquentiœ prœceptis quam exemplo suo facit éloquentes. In docendo quomodo ad id quod in oratione magnificum est perveniatur, grandis est ac pœne tragicus. In translationibus ut féliciter audax, et maxime similis PLCTARCHO; SIC fortasse nimius in illis cumulandis nec satis consentiens prœceptis suis. Ex antiquis illisprœter cœteros, Platonem et Demosthenem imilatur. In quibus legendis, si venustatem ejus sentire velis, te mullum temporis contrivisse oportet. (Diss. de Longin. 12.) Il dit ailleurs : Longinus Platonem, Demosthenem et similes imilatur, non Dionysium Ilalicarnassensem (" ) ; a propos d'une phrase où Lucien exprime une idée qui se retrouve dans la S. XLTV, 4, il pense que les deux auteurs ont puisé à la même source, et ajoute : Sic statuere magis consentaneum est, quam credere Longinum Luciani rivulis hortos suos irrigasse( 1 ' 1 ); enfin, dans ses notes, il montre que l'auteur du irepi îfyouç imite souvent Plutarque ( 4C ). Toup revient à plusieurs reprises sur celte imitation; tantôt il dit: Plutarchus quem sœpius imilatur Longinus ("); tantôt : Respexit autem (i*) Long. éd. Weiske, p t") lbid. p («>; lbid. pp. 220, 247, 205, 300, 330, 370, 415. '") Long. éd. Weiske, p. 407.
104 DU TRAITÉ DU SUBLIME. 95 Longinus, ut solet, ad Plutarchum suum ( 18 ), tantôt : Sed Plutarchum in ore et oculis semper habuit noster rhetor( 19 ), tantôt : Quomodo non semel loquitur Plularchus ( îfl ). De son côté, Wyttenbach, qui a fait une étude si approfondie et si minutieuse du style de Plutarque, partage aussi celte opinion, et lui donne tout le poids de son autorité. Voici comment il s'exprime à ce sujet dans son beau latin cicéronien : Longinus quidem non solos antiquos, velut Platonem, Demosthenem, similesque imitatus est, sed, quod primum nostri duumviri (Toup et Ruhnken) viderunt, quosdam eliam exrecentioribus, veluli Dionysium Halicarnassensem et inprimis Plutarchum. Neque veto hœc ejus imilalio est puerilis Ma etjejuna, quœ ex mentis angustiâ proficiscitur, sed qualem ipse commendavit, sect. XIII, conformatio ad verœ pulchritudinis exempta, quœ orilur ex prœstanlis doctrinœ copia. Nam cum, legendis continua optimis auctoribus, ingenium aluisset atque ad magnitudinem extulisset, necesse erat, ut eorum dicta animum scriploris sponte subirent, et ipse ex se pareret senlentias ac formas quorum semina veterum lectione concepisset. Atque propter ipsum quod in eo erat doctrinœ sludium, dubilandum non est, quin ex recentioribus, ut quisque proxime ad antiquos accesseril, ila quemque studiose legerit, quales sunt Dionysius Halicarnassensis, Dio Chrysostomus, Arislides, et prœ reliquis omnibus PLUTARCHUS, cum quo non lantum verbis, dictionibus,figuris,sed loto orationis habitu, doctrine etiam, ingenio, volunlate, eam habet similitudinem quœ sine assiduâ lectione existere non potuisse videatur ("). Puis il indique encore un bon nombre de rapprochements qui avaient échappé à l'attention de Toup et de Ruhnken. «) Ibid. p ( ) Ibid. p ).u.u. y. ~... l«o) Ibid. p p {*') Bibl. Crit. pars III*,
105 96 RECHERCHE DE LACTEUR TROISIÈME CHAPITRE. ÉTUDE COMPARATIVE DC TRAITÉ DU SUBLIME ET DES ÉCRITS DE PLETARQUE. Appuyé de si imposantes autorités, je n'ai pas craint, en marchant sur leurs traces, de m'engager dans une fausse voie. Après avoir soigneusement recueilli les rapprochements déjà indiqués, j'ai poursuivi la comparaison entre les deux écrivains sous les divers points de vue de la diction, ' du style, des idées, des faits historiques, littéraires et autres, des jugements relatifs aux auteurs, des opinions morales ou politiques, etc., et je vais soumettre au lecteur les éléments du résultat auquel je suis parvenu. Parmi les termes, au nombre de sept cents environ, qui sont communs aux deux auteurs, sans tenir compte des mots qui appartiennent à tout ouvrage grec, voici ceux qui se trouvent le plus souvent chez Plutarque : àyswri; (') à6y)cok7toç aâoçoç aç*)aoç a!t Îbr6'at àxo&iv (comprendre) axparo; àxpoejcpaayiç àxpotr,; àasçitpa&uaxoç àaïjôtvoç àaao'cpuaoç àaoywç àp/pw/voi; àuuôpoç auo'jejoç; à.vx<pipetv àvappr/yvuvaf àiraao'ç àirapprxtfopjtoi; àirotpaiveaqx! à<7t?oç àetyjnptovtîv fatoo; (', V. pour l'explication de ces termes et pour les passages où ils sont employés, 17ndex verborum à la fin du volume.
106 OU TRAITE OU SUBLIME. 97 paxy_fu iv et ses dérivés yxîpoç yrwacbç (dans le sens ironique) 'yàacpupo'; dcxjcçctv dfxaopo'ç cîkxp\xaa«v 0*«XXA TCr tv SiaocôirTE<jB<xi onxxptpvrôv cîtapeaaetv OYXTTOVEJV dîairupov (rh) èyappa AocVraraîç 6\a<pop Îv d(opt'çe:v itootipifa iptpijç Èyxcoptov ÈAeyxTtxo'ç p/3tpaç îv ÈpjîoAri ÈppptoVj; pi«p«^op VOÇ fptpattç f'vatpavj'çftôae ÈÇapaupoûv ÉiraAArjAoÇ Tr!çaty c/9af ÈirtpV>A*î ire7rpoç0 tv iir{<rr3aiç è<ptxt0ç nàu^pa?0oç v)p p ÎV 3pUAAfîv t'rapcjç TtaraiT/yvEti) xaraawj^ xr)a cv X(V (V XOAOUEtV XOpxpOTTJÇ AappavHV iriartv, etc. AEtOTT/Ç Aupa(v <j0a( avec l'ace. ptpe«r9ott pépvipa pdptov w/pow vdôoç cryxoç OA( / (J0TJ<JtÇ opyavov oip jç (les yeux) vratcîapccooyiç irocvrr/uptç irapdt 3oÀoç TrapdyyEApa 7racpaTp / <pe(t0a( irapevqyfxrj rroepopapa 7T (pa irtpt/^ov (TÎ>) it p(7ra0-a'; irfpiff-rrâ'v
107 98 ir(0avo'ç jzohjréhiac. irpaxtixcfç irpoôsatç irpoçtfftoprîîrqaf irpoçirêrrtetv pûmttxov ijoftxpoç oo&ttv eruyxtveîv oiyxpujtç <Jvp.fBéyyt<jQau en>ppan/<z ouvaipsn» ow«mr<ir«tv RECHERCHE DE h AUTEUR CTUVîvQo'JTtÔtV 1 ffuv ir(air5<r9a! <TJV0 <7(Ç TOMKîVo'ç TUTTOç vypo'ç ûirfprippoç ivrrepoytff vrrepcpurfç \>ir<f0 <T[Ç 'jtro/cxpj3av tv cptaoaoyetv <p(aov (XOÇ cpopa YJX/JVOç Les termes suivants, d'un emploi moins fréquent ou même assez rare, se trouvent pourtant chez Plutarque comme dans le Traité du Sublime. (XyElKTTOÇ àchairtuyro; àxovàv ààoy{<tt tv apouaoç àpxp(aa<p>{ç àp*«httîtoç àvdcywyoç àv ppxttatoç àir p i3 cr0a( àirotopoç àirpoçérojç âppodioç acpyetvtrov a\>0(y vrfc ônpckpïjr/ yàa>ttoxopov «Jatpovt'coç (egregie) AopaA^EJv dciraçeiv cwçavjirtoç yxata0(o-îv ÈyxaTaAEiiTEiv yx A U (iglat!<îcoà07r0t!v Et'xaîbç ff'pxty)
108 »L' TRAITE DU SUBLIME. 99 fcpfiôç EXÔECCXÇECV ncpu/oc; éftirpaxtoç rvayoovttdç-vîoç rwnpatvriv cirrutroriv içtifyaiajuvqç ijyjfipcc,uv «wiyewdtta rirtaoyfçeaôat ir(crjvay cr9a«ûrr/cpopoç 7rt<pti>veîv fpxvoç ùpxmveiv xatox ppattçr iv xarattcxpaivrcrôac xatam»xvoû<j0au xataaxe/rredttv (de Educatione) xatapyjxipeotdtçetv-çeo-qat xatcwocpt'çtooai xataatfjcîetv XXTOpâo'JV-QtDCTtÇ-ôwpa xo'icpo/oy'cx xpooenç /EfvJ/ava Ltcyaiau^iac ftîyxarjyopca ux/xcyjuc petwtixoç pux-rrip (sens figuré) ôpyrjcftixoç Trattovtoç OU TractovEcoç TrapaTpaycocîoç (de Educat. TCEpc/auTro/AEvoç pdgcov TUveÇopocoriv a'jvetpexxetrôat auyxactdôecfiç T A ocoupy ccr9oc! 'JTrevavTtcoo'iç 'JTTEpTê'vElV 'J izop.ynfi.'xvfçtaoou VCÎT po<p7}cl!a \><poç «pxoicocîvjç yaûvoç Si nous comparons les conjonctions, les particules, les adverbes, les locutions qui reviennent le plus souvent chez Plutarque, avec celles qu'affectionne L'auteur du ir. u., nous serons également frappés de leur concordance, surtout dans certains opuscules, comme ceux qui ont pour titres : TTCOç eu TôV VEOV woerjpxttov àxooetv ; TTCOç av TCç aiïaôoivo ÉauTOÛ irpoxdirtovtoç Tr'àp Tvi; wxpafau0ï)tcxcjç ECç ATTOA- Iwvtov, vrept poucrixôc. Les deux auteurs font l'un et l'autre volontiers usage de l'enclitique TCç après les adjectifs et les substantifs, de la né-
109 100 RECUEI1CHE DE L'AUTEUR galion o!) avant un adjectif ou un adverbe négatif ou privatif, des formes adverbiales OOEV, OCJT-OQEV, de tn seul ou avec oy, ys, ôy VJV, de à.u, àtu/et, à/7)0ôjç, 5/ïAov, c5io, énoîtep, C;?Jç, \>05ç, oyx/)v, povovov, TTATJV, rauty), TOJ OVT-(, rhçtrejse!', tbçavs', OîOVE', OC'JTO TO\>C-O, prvrrote précédé ou non de opx, xxqatrrep ou COçTTEO... OOTCUç, E?YE... E?TS, XXC pfv, o\> piv ààaat, o-jj( rjxtcrrx, TO irpoç. x d 'r'' v, ^e C r, -P a,v construit avec un verbe. L'exclamation v)) A:a reparaît à tout instant, ainsi que les verbes o!p.ac, yî'ps, ^aupaçco, <p)p/, WoAxpôxvco. On remarque aussi, chez l'un et chez l'autre, les mêmes particularités dans l'emploi de quelques prépositions, comme EW avec le datif, izapi avec l'accusatif, etc., et surtout une préférence pour les verbes composés de deux ou.trois prépositions (*). L'usage habituel des synonymes remarqué chez l'auteur du Traité -rapt o\pouç se retrouve aussi chez Plutarque ; ni chez l'un, ni chez l'autre ce n'est une juxta-posilion de termes d'une valeur à peu près semblable; il est rare que leurs synonymes n'ajoutent pas quelque chose à l'idée, ou ne la déterminent pas de manière à la rendre plus claire, plus précise, plus frappante. Nous avons démontré le fait pour notre auteur, en comparant son style à celui de Longin ; il suffit d'ouvrir Plutarque pour se convaincre de la justesse de cette observation. Voici les synonymes que présente le chapitre IV du Traité trept àxoôytv. àvî'ytjra! xx't TrEptcisVij Eyxparcôç xxt ps-r' aîcîoôç SttîSe xxî XXTEcptopxTE 0'!) cpîxoveîxo? O'jSk Trpo7T Tr,ç xxi <Su;Epfç rb ofripx xx: TOV -rutpov oyxou xxi ep-jerr'pxtoç. L'un et l'autre écrivain aiment les comparaisons et les empruntent volontiers à la peinture, à l'architecture, à la musique, aux phénomènes naturels-, ils font un usage fréquent des métaphores, qui donnent à leur style cette vivacité, cette vérité, cette couleur qui reveillent l'attention et soutiennent l'intérêt; elles sont quelquefois forcées, manquent même parfois de justesse, mais c'est un reproche qu'on faisait à leur commun modèle, le divin Platon, comme ils l'ap- ;*) En particulier les verbes qui commencent par Sitl ou o\ax, s-jxara, èireiç, tmo-jv, xxrtç ou XXTIX, wapsc; ou wapex, irposx, npoeu, ups;xva, irpoctnîi;, trpceim, irporn-spt, Trpc'Jno, a'jvxvx, ouvano, auvcîix, cuvex, ovvem, CTJVEU. ou CJVEV.
110 HL" TRAITÉ DU SUBLIME. 101 pellent, reproche dont l'un des deux convient, et qui ne l'empêche pas de professer la plus haute admiration pour ce grand génie. En effet, c'est là l'école où ils se sont formés : c'est là qu'ils puisent non-seulement leur beau style, mais surtout l'élévation de leurs pensées, leur vif amour du sublime et du beau, leur aspiration vers tout ce qui est pur, noble et bon. Si leur imitation est constante, elle est aussi intelligente, nullement servile, également fidèle à l'esprit et à la forme. On reconnaît aussi chez l'un et l'autre les traces d'une élude approfondie de Thucydide et de Démosthène, et l'on ne saurait douter qu'ils n'aient lu avec attention les œuvres de Philon d'alexandrie ( 3 ). Enfin, quaud on passe de l'un à l'autre, il semble, malgré la différence des sujets qu'ils traitent, qu'on lit le même auteur : on n'est point surpris par un changement de ton et de manière; c'est le même genre d'écrire, la même vie, la même allure, la même façon d'introduire les objections, de présenter les exemples, d'ouvrir et de clore les digressions; c'est le même goût des citations poétiques, la même fréquence d'interrogations, d'interpellations, d'interjections; c'est surtout le même savoir, la même abondance concentrée dans des périodes d'un tissu ferme et serré, la même bonne foi dans le style, c'est-à-dire une aversion décidée pour les petites ressources et les surprises ménagées auxquelles se plaisaient les disciples d'isocrate et les sophistes du troisième siècle. Or, ce n'est pas ainsi que l'on imite : une attention aussi continue, aussi générale à suivre un modèle, quelque parfait qu'il soit, ne saurait manquer d'étouffer tout naturel, toute originalité, toute spontanéité, qualités que l'on ne peut refuser à l'auteur du Traité du Sublime. On comprend alors pourquoi cet auteur, qui cite tant de philosophes, tant d'orateurs, tant d'historiens, ne mentionne nulle part Piutarque, qui certainement ne lui était pas inconnu. Poursuivons notre parallèle ; voyons si le même accord règne entre Piutarque et son émule au sujet des auteurs qu'ils citent et des jugements qu'ils en portent. (*) V. plus haut, p. 82, et les rapprochements assez fréquents indiqués par Wyttcnbach dans son Commentaire sur Piutarque.
111 102 RECHERCHE DE I.'AUTEUR A l'exception d'apollonius de Rhodes, de Théocrite, de Zoïle, de l'historien Matris, du rhéteur Théodore et d'ammonius, auteur du Recueil des passages d'homère imités par Platon (*), antérieurs h l'an 50 après J.-C, les écrivains cités dans le Traité Trept uu/ouç, au nombre de quarante, sont tous mentionnés par Plutarque, qui partage sur la plupart d'entre eux l'opinion de notre critique, et ne la contredit jamais sur les autres. Leurs jugements sur les historiens donnent lieu aux observations suivantes : Prévenu contre Hérodote, Plutarque semble presque regretter la clarté, la beauté de son style, la vérité de ses descriptions, le charme qu'il a répandu dans ses récits : rpatptxb; ô àvhp, dit-il ( B ), xat rishç ô Xoyo;, xat X*P'Ç îrrsffri, xat chtvotrjç xat topa TOîç 8trrfr,p.<xai, p.ûdov 8' û; or' àais'oç, Iiri(TTap.éviDî p v o'j, Xiyjptôç 81 xat yxatpuptôç r ( yop ux v. Ne remarque-t-on pas la même disposition à mettre des réserves aux éloges chez l'auteur du 1T pi yd'ouç? Plutarque professe partout la plus grande estime pour le caractère de Thucydide et la plus haute admiration pour son talent ; au commencement de la vie de Nicias, il le déclare inimitable ( 6 ). De même, l'auteur du ir. y. le place, avec Homère, Platon et Démosthène, au rang des plus grands génies ('), et ne se permet a son égard aucune critique. L'un et l'autre célèbrent à l'envi la vigueur et la vérité des traits avec lesquels il a peint les désastres des Athéniens en Sicile. Ce double jugement sur Hérodote et sur Thucydide est précisément l'inverse de celui qu'en portent Denys et Longin. Quant à Xénophon, Plutarque et notre rhéteur l'associent à Platon (") ; ils aiment à le citer, et vantent la vivacité, la naïveté attique (*) Si le témoignage relatif à cet Ammonius n'était pas aussi précis, on aurait pu attribuer ce recueil à Ammonius, maître de Plutarque, qu'il prend souvent comme interlocuteur de ses dialogues et dont il avait écrit la vie. (») Plut. De Herod. Mal. c. 43. n. 0. S. IV, 7; S. XLI1I, S t. ( 6 ) fds'jxuîtsri; àmpoira); IÇivr.voy.t. t') n. O.S. xtv, % t. 8 ) II. 0. S. IV,5 4. Plut, de l'rof. in virtute. ch. 8.
112 nu TRAITÉ DU SUBLIME. 103 de son style, ainsi que la sagesse de ses maximes et la justesse de ses observations. Plutarque prend la défense de Philistus contre Timée qui le trouvait pesant et trivial ( J ) ; il paraît en faire cas comme d'un historien prudent ( <0 ) et bien informé, quoiqu'il n'approuve pas sa conduite politique. L'auteur du TT. O\, de son côté, trouve que Philistus s'élève quelquefois jusqu'au sublime ("). Leur opinion se trouve aussi conforme sur le style de Théopompe. Plutarque ne goûte pas ses harangues militaires ('*); il lui reproche une malignité encore moins polie que celle d'hérodote ; enfin, comme l'auteur du ir. u. ( 1S ), il trouve son langage trop pompeux ( 4 *). Hégésias et Àmphicrate encourent les critiques de notre auteur, à cause de leur enflure et de leur puérilité (,5 ). Plutarque se moque d'hégésias (") et de sa remarque ridicule sur l'incendie du temple d'ephèse, que Diane ne, put empêcher parce qu'elle était occupée aux couchés d'olympias ; mais il faut avouer qu'à son tour le bon Plutarque tombe dans le même défaut, en s'écriant que cette froide réflexion aurait suffi pour éteindre l'incendie ("). Dans la vie de Lucullus ( <s ), Àmphicrate est représenté comme un sophiste plein de vanité et de présomption. Mais c'est sur l'historien Timée que les deux auteurs s'accordent de la manière la plus frappante : il serait bien difficile, ce nous semble, de trouver une similitude aussi parfaite dans le jugement porté par deux auteurs anciens sur le même personnage ; et néanmoins ils s'exi 9 ) V. plus bas. ( o) Plut, de Herod. Mal. c. 4. («) Sect XL, 2. {'«) Prsec. reip. ger. c. 6. (") S. XLIII, 2. ('») Plut. Vit. Demosth. c. 21, i; - -pâcp«xat vpafwîiï e6rrou.ito;. ii») s. m, *; s. iv, s 4. ( «) Vit. Alex. c. 3. Cicéron, de Nat. Deor. II, 27, attribue ce trait d'esprit à Timée et paraît le goûter. V. sur Hégésias, Denys d'halic. de C. V. 18. C 7 ) Cette réflexion de Plutarque, rapprochée de celles que fait notre auteur, au sujet de deux passages de Timée, dont il relève la puérilité, Sect. IV, 33 2 et 3, ne trahit-elle pas la même tournure d'esprit? (, Ch. 22.
113 104 RECHERCHE DE L'ACTECR priment de telle manière qu'on ne saurait découvrir ni chez l'un ni chez l'autre aucune trace d'emprunt ni même d'imitation ; le lecteur en jugera. Voici ce que nous lisons, au chap. I er de la vie de Nicias : Oç (1Ypaio;) ËAToëraç rbv piv QO-JXOOYCÎ/JV yirtpp*aae7ér9a{ 8UV6TTITI, rbv 81 4>!AIOTOV àiroov sev TravrotTraaf ipoprixbv xa! îdtajtrjv, oyà ps'orov cubtîrou TT, JoTopfa Ttôv paatura xarcopocopivcov ÈxEt'votç àywvcov xa x ( vaupaytsrv xa; ovjuvjyopicôv, o\> pa Ata rapà Aûîtcv appui «eïo; cî^vcûuv, csç iprxit H/vbapo; ' ààa' o Aa>î TIç b\ «pa9bç. xx! p!pax:asb\}<; <patvop voç f'v TO'JTOI; xaï xarà rbv At'cpiÀov na.y\ii, à>v6uxt'ju.s'vc; atsatt ZixeXixû. L'auteur du iwpt rfyouç (") énonce en ces termes le même jugement : arepou 6*s COV Efiropsv, AEyco 81 VO~J \i\jypo~j, iràrxprjç ô Tipatoç, àvbp rot psv aaax ixavbç, xa» Trpb; Aoycov EVî'OTE prysqoç oùx âipopoç, iroauiorwp, iirfvorjtixbî, iràriv aaaorpicov pèv E'AEyxTtxoSraTOç âpap-rr/pottcov, àvetraiffâritoç 8\ t'oycov, ûirb 81 fpioroç TOO tjevaç, VO'ïXTEîç ût ( XIVEîV ITOA- Aaxtç ËxîTirrTiov i'ç TO irardapicocîecftatov. Ce jugement général sur le goût, le caractère et le style de Timée, à qui l'on reproche de part et d'autre de la présomption, de la jalousie, une sévérité outrée, beaucoup d'amour-propre, de l'affectation, de l'enflure et des puérilités, est appuyé chez nos deux auteurs par le même exemple, auquel chacun d'eux en ajoute un autre. Plutarque continue en ces termes : ITOA- Aay^oô â'ûtroppitov?<; rbv E/vap^ov to;ir p OTXV Ae'yvj TO?ç Aârjvacotç; oîcovbv rtyfooujqou yêyovevai, rbv àirb rrfi vixrx; eyo'jnx To^vopa o-rpa- Turybv, àvttttrôvra irpbç rr/v arpatiijyiav * xaï T?) ntpixoirn TWV Èppôôv TrpoanpatvEiv OMTOIç TO darpdviov, cbç ôwb ÈppoxpaTO'jç TO\> Eppcovo; iràetôta TfEtoovra! irapà rbv iroaepov. ÉTI 8' Et'xbç Etva! rbv HpaxÀç'a TOÎç piv ZopaxouoYotç (3orj9f~v chà r/)v Kdpr,v Trap' 7 t ç ï).<xbt rbv Kip&tpm' opytxtaqou 81 TO("ç AQrjva'oiç, ort roi»; Aîy OT a<; àtroyo'voo; ovraç Tpoxov «raxçov, aôrbç ô" ôirb AxopYoûvroç à8ixr,bùi;, àvaoratov iimfae Triv TCOAîV. AAAa TOUTOJ UEV Xiux; àiro Trjç avit/jç EppEAEtaç l,b ) S. IV, ^ 1.
114 rxîra TE ypdftiv DE TRAITÉ DE SEBLIME. 105 lirr/li, xx\ TYIV 4>iÀc'(7Toy dix^txrov \>6uv tv, xxi TOIç ntp\ nxxrcovx xx'i ApcjT0T /rj ^otdop ÎcT.3xi. Epoî d* o^co; pèv rt rcioi Ae?tv SpitA/a xoù ÇïjXoT'jtrtx irpo; ftipooç pixpotrpstrèî cf>xiv Txi xxi To<p(OT(xov" xv dcorpèç TX xutp)tx yiyjrjzxt, xxi TEASOJ; àvai'crqr/tov. L'auteur du «tpï uvpouç, après avoir relevé l'opposition ridicule établie par Timée entre Isocrate et Alexandre le Grand, qui mit moins de temps, dit-il, à conquérir l'asie que l'orateur athénien n'en mit à composer son Panégyrique, s'écrie : Toîç & XOïjvotibiç OC/OôTI i«pi SIXEÎU'XV TIVX rporrov èmyioiitt; OTI?ç TôV Èpftvîv à'je^rf'javttç xxt ireptxovpxv- T ç a\vro\» TX xydéàpxrx, dix zoïïz' ïdcoxxv d'xyjv. 0\>j( fîxicttx de d(' Êvx xvdpx, oç x-rro TO\> 7rxpxvopr)0 VT-o; dix Trxr/paiv rc>, EptoxpxT/jv fbv EjSfXOJVOÇ. ClÇTE ^XUpxÇftV f E, T p VT(XV /$!«, vtwçg"!» XXI?Ç AtOvuxiov ypayst TOV rupxvvov tnù yap t'ç rbv Aî'X xx'i rbv Hpxx/î'a doçatfihç iyivtza, dix TO\>T' XVITOV Ai'cov xx<. HpxxA (3y)i; Trjv TupxwéSx à<p f/ovro. Vers la fin du même chapitre, il reproche encore à Timée d'avoir emprunté à Xénophon un trait de mauvais goût, en jouant sur le double sens du mot grec xdpxt, qui signifie à la fois jeunes filles et prunelles. Plutarque fait allusion au même jeu de mots dans son Traité de la fausse honte f ), mais en désignant l'auteur qui se l'est permis par les mots ô pdv prjtoop, qu'amyol traduit l'orateur Démosthène, que Ruhnken applique à Hegesias, et qui se rapportent sans doute à Timée, dont le nom ne s'est pas présenté au souvenir de Plutarque lorsqu'il écrivait ce traité. Clitarque et Callisthène sont également cités par le biographe de Chéronée; mais nous n'avons trouvé dans ses ouvrages aucun jugement énoncé sur leur mérite comme écrivains. Les critiques attribuent h Hécatée de Milet le passage cité dans le -rrcpt vj/ooç (*'), et pensent que Plutarque, dans son livre sur Isis et Osiris, ch. 6, mentionne plutôt Hécatée d'abdère ( Sï ). On pourrait soulever quelques doutes à ce sujet; mais quelle que soit l'opinion qui '«<>) IIipî cïoi;aiwia;, C. 1, p 'DSsv ô u.ii pritmp TOV ivxiay.uvtov oùx sur, r.opà; tv TOï; ô;uisatv f/.eiv, àxxà Tiopva;. «V s. XXVH. ", Sliiller, Frag. Ilist. gr. I, pp. 20 et 28.
115 106 RECHERCHE DE L'AUTEUR prévaudrait, elle n'influerait pas sensiblement sur la question qui nous occupe. Ainsi l'auteur du Traité du Sublime nous fait connaître son jugement sur onze historiens, dont quatre seulement sont pour l'ordinaire présentés comme objet d'étude par les rhéteurs. Cette circonstance n'est-elle pas digne de remarque, et ne s'explique-t-elle pas tout naturellement si ce traité est de Plutarque? On reconnaîtra le même accord entre les deux auteurs dans la manière dont ils jugent et goûtent les poètes, et quelques analogies plus particulières dans l'opinion qu'ils expriment sur quelques-uns d'entre eux. Pour Plutarque, comme pour l'auteur du Traité du Sublime, Homère est le poète par excellence; c'est la source féconde où ils puisent, comme à pleines mains, les exemples dont ils ont besoin pour appuyer ou justifier leurs leçons de morale et de goût. Tcov SI irepi TOô iroorroo Aeyop. vo>v, dit Plutarque ( î5 ), àirjtycfrxro'v COTIV, on uovoç o Opipoç TÎjç TCOV àvqpco'rrtov caj/ixoc/aç Trspry/yovEV, àei XCXIVOç WV xxc irpèç Xtxptv àxpxçwv x. T. h L'auteur du ir. o., sans fermer les yeux sur les imperfections d'homère, voit en lui le puissant génie dont se sont inspirés tous les grands poètes, Hérodote et le divin Platon ; il sait trouver, pour exprimer son enthousiasme, des images aussi frappantes que justes ; enfin il lui emprunte une riche moisson de traits sublimes. On sait que Plutarque avait composé un commentaire sur Hésiode, dont Aulu-Gelle (**) mentionne le quatrième livre, et dont Proclus et Tzetzès nous ont conservé plusieurs passages, dans lesquels le commentateur exerce sa critique sur certains vers dont il propose la suppression. De même, l'auteur du ir. o., eu rapportant un vers tiré du Bouclier d'hercule, exprime des doutes sur l'authenticité de ce poème (*') que Plutarque ne cite jamais. Il nous reste aussi quelques passages du Commentaire de celui-ci sur Aralus, et dans ses œuvres il cite quelquefois ce poète, sans énoncer toutefois d'opinion sur leur valeur poétique. ',"'; De Garrulitate, c. 0, p. 504 I). (") N. A.-H. XX, 8. (") S. IX, S 3.
116 DU TRAITÉ DU SUBLIME. 107 Si Plutarque ne parle pas du poème des Arimaspiens, cité dans le Traité TT. u. (**), il en connaissait du moins l'auteur, Àristeas de Proconnèse, au sujet duquel il raconte une anecdote dans la vie de Romulus ("), et s'il ne dit rien de l'erigone d'eratosthène, il cite cependant quelques vers de ce poète, sans indiquer toutefois à quel poème ils appartiennent (* 8 ). Les deux auteurs admirent également les trois grands tragiques d'athènes, mais ils mettent à leur admiration certaines réserves, et quoique les jugements qu'ils en portent laissent voir entre eux quelques différences, ils ne sont point en opposition. Plutarque nous apprend que Sophocle rappelait lui-même que «après s'être amusé d'abord en jeune homme à reproduire l'emphase d'eschyle, après s'être appliqué à l'art difficile de la composition, il s'était étudié en dernier lieu à donner à son style ce qui en fait le premier mérite, c'est-à-dire la vérité des sentiments et la moralité de la peinture» (* 9 ). L'auteur du -rrept \r\ia-ji; C ) signale aussi la pompe démesurée d'eschyle, et montre que Sophocle atteint à la même élévation, sans forcer la nature, ni faire violence à l'imagination; toutefois il ne le considère pas comme toujours exempt de chute, et à l'abri de toute critique ("), et à cet égard il s'accorde aussi avec Plutarque qui reproche à Sophocle de l'inégalité ('*). Euripide réussit admirablement, dit l'un ( 3S ), à peindre les effets de la folie et de l'amour; mais pour les autres passions les traits qu'il emploie semblent téméraires et dépassent souvent le but. Ce poète est donc du nombre des écrivains dont les efforts pour atteindre au sublime sont quelquefois couronnés de succès, mais qui n'y parviennent pas (* ) s. x, s * («') Ch. 28. (»») Plut, de Sol. anim. c. 32, p. 981 F. (»») De Sent. prof, in virt. c. 7, p. 79 B. Tïçirtp fàp b SoçoxXric Ikt^i TôV AtaxûXou é\as«it«x* > ' éfxov, tira TO irixpôv xaî xarâri^vov T»){ aûfcû xxtaoxcuîic, rptrov vtsn rb râ{ Xiiuaf uxtasctxxtiv «Joe, ôirip lartv nbtxûratcv xat BIXTIïTOV, X. T. X. V. M. Patin, Etudes sur les Tragiques grecs, I, p. 50. [*>) Sect. XV, 7. Sect. III, 1. (»«) S. XXXIII, 5. ('*/ De audiendo, c. 13. p. 43 B. Miui/auro S'il ri;... EùptmJ'ou Si rh-i XaXiiv, So'poiXivn Si TT.V àvwjxaxtav. ;«) n. 3. S. XV, 3.
117 108 RECHERCHE DE L'AUTEUR naturellement et tombent alors dans le puéril OH le trivial ("'). On pourrait, dit l'autre, reprocher a Euripide de la prolixité ( 3S ) ; ses maximes ne sont pas toujours justes et morales; cependant c'est un des plus grands poêles qu'aient eu les Athéniens ; des passages de ses tragédies, récités en Sicile par des prisonniers ou des fuyards, leur ont valu la liberté ou un généreux abri ( 3â ), et l'on trouve dans ses poésies une riche moisson d'observations profondes et délicates sur le cœur humain f"). Plutarque cite deux passages de la tragédie de Phaéthon ( 38 ), dont le ir. y. nous a conservé un fragment intéressant ( 39 ). Ion de Chio paraît jouir de l'estime de Plutarque (* ), comme de celle de l'auteur du Traité tr. y. ; mais celui-ci, en reconnaissant qu'on ne peut reprendre en lui aucun défaut grave, donnerait toutes ses tragédies pour le seul Œdipe de Sophocle ("'); et le premier lui reproche de tout juger d'après les règles de son art. Le jugement porté dans le Traité ir. y. au sujet d'aristophane, qui est mis au nombre des auteurs qui s'élèvent parfois au sublime (**), s'accorde avec celui de Plutarque sur ce poëte spirituel et satirique, dont il trouve la composition tantôt tragique, tantôt comique, tantôt grave, tantôt simple, obscure, commune, pompeuse, élevée, bavarde, quelquefois badine et frivole au point de donner des nausées (* 3 ). Nos deux auteurs citent l'un et l'autre Eupolis, et rappellent que Phrynichus fut soumis à une amende à cause de sa tragédie sur la prise de Milet {""). (") n. û. S. XL, $$2, 3. (") De Aud. c. 13, p. 45 B. V. plus haut, note 32. (5«) Vie de Nicias, c. 29. ( S1 ) De Glor. Ath. c. 5 : -h EùpiiriSou ooopia, /.ai i5 2o<poxXto'j; XvpérK xai Tô AtV/.ûXcu aro'pla. ('*) Sympos. Q IV. 2, p. 663 C. Consol. ad ux. p. 608 DE. ('») n. û. s. xv, $ 4. (* ) Cône, ad Apoll. c. 21, c. 28. De Tranq. anim. c. 3. De Prof, in virt. c. 8. Vie de Périclès, c. 6. (*<) S. XXXIII, 5. («) S. XL, 5 2. ^ (* 5 ) "Evecn p.tv oùv it rfi xarxaxrjf; TûI ovoplxttiiv aùtm(ttj> Apio-rcpa/si) TO Tpaqixbv.TO 7Mti.ix.h-i, Tô aobxpov, ri ireliv, àaâona, xotvo'rr,;, ôfxoç xai o'ixpu.x, axipi*oxoftx xai -px'japia VX-JTIWOV.C. Comp. Arist. et Men. c. 1, p '*») Plut. Prac. pol. c. 17, p II. 0. S. XXIV, J I.
118 1)1 TRAITÉ Ui: SUBLIME. 109 Stésichore, Arcbiloque, Ànacréon, Simonide, Bacchylide et Pindare ne nous ont pas paru donner lieu à des rapprochements bien saillants entre nos deux auteurs, qui s'accordent, du reste, dans leur admiration pour le génie des uns, et dans leur estime pour le talent des autres. Mais nous croyons devoir appeler l'attention de nos lecteurs sur la circonstance que Plutarque est, avec Lucien (,!i ), le seul des auteurs anciens qui fasse allusion ou qui cite des vers empruntés à la magnifique ode de Sappho, dont l'auteur du w. y. nous a conservé un si beau passage ( S6 ). Il fallait que cette ode fût bien présente à l'esprit de Plutarque pour qu'il y revint jusqu'à trois fois dans des ouvrages si différents; son admiration pour un tel chef-d'œuvre était bien vive pour qu'il s'efforçât, comme il le fait, d'en exprimer les beautés. Platon est pour chacun de nos deux auteurs le divin Platon C 7 ) ; non-seulement ils le citent fréquemment, et lui empruntent même de longs passages, comme les citations de la République et du Timée que fait l'auteur du ir. y. (*"), celles du Phédon dans la Consolation à Apollonius ( M ), du Timée et d'autres dialogues dans le traité de la Création de l'âme par Plutarque ( so ); mais encore leur style, ainsi que nous l'avons déjà dit, est comme imprégné de la substance de Platon ; ses idées, ses images, ses expressions, ses tournures se retrouvent à toutes les lignes, et c'est ce qui distingue notre rhéteur de tous les autres rhéteurs grecs, qui sont loin d'offrir les mêmes rapports. Bien qu'aristote et Théophraste aient écrit sur la rhétorique, l'auteur du ir. y. n'en appelle qu'une fois à leur autorité; ce n'est pas non plus à leur école que Plutarque s'est formé, quoiqu'il les cite assez souvent. Gorgias le Léontin n'est recommandé par aucun de nos deux rhéteurs comme un modèle à imiter. («. Amor. c. 46. (*s y II. 0. S. X, 32. Plut, de Sent. prof, in virt. c.10, p. 81. Amatorius, c. 18, p. 761 Vita Demetrii, c. 38. Peut-être aussi De Aud. c. 16, p. 46 D. {") Plut. Consol. ad Apoll. c. 36. n. S. S. IV, 6. {*») II. 0. S. XIII, S1- S. XXXII, % 5. ) Ch. 36, Cons. ad Apoll. ( 5 ". Ch. I, De procr. animée.
119 110 RECHERCHE DE L'AUTEUR Les grâces et le talent oratoire de Lysias sont franchement reconnus par Plutarque, qui s'exprime ainsi à son sujet : IXOTTEI T>/V AUOTOO TTEiâto xat ydpw, XXXéTVOV yàp 'Ef<i tpxpti ts7txgxx iu.ci» Motsâv tu Xaxetv.( si ) et par notre critique qui lui attribue les mêmes qualités : Aoo-taxàç àpe-nxç TE xx> tapirai; ( ss ). Mais celui-ci se moque de Caecilius qui préfère Lysias à Platon ("), et Plutarque compare le style de cet orateur à un manteau mince et léger qui ne préserve pas du froid (**) ; il rapporte aussi une anecdote de laquelle il résulte que les discours de Lysias se recommandaient plutôt par la forme que par le fond, et que plus on les lisait, moins on en était satisfait ("). Les deux auteurs plaisantent sur le temps qu'isocrate mit, dit-on, à composer son Panégyrique ( s6 ); l'un et l'autre trouvent que l'usage continuel des conjonctions que cet orateur recommandait dans son enseignement et par son exemple, énerve le style, et lui ôte tout naturel et toute liberté ("). Nous n'avons trouvé dans Plutarque, sur l'orateur Hypéride, aucun jugement qui rappelle celui du Traité ir. O. ( S8 ); nous lisons seulement dans les Vies des dix orateurs, ouvrage supposé ou considérablement altéré, le même trait cité au 10, S. XV du Trep! ûtlouç, à l'occasion du décret d'affranchissement porté après la bataille de Chéronée( 59 ). Le biographe nous apprend aussi que quelques personnes préféraient Hypéride a Démosthène, ce qui peut avoir engagé notre critique à établir entre eux ce parallèle d'abord favorable à Hypéride, mais qui se termine par une appréciation si juste-, si admirable de la puissance de Démosthène et des effets irrésistibles de son génie oratoire. {*") Plut. De Garrul. c. 3 (»«) n. 5. S. XXXIV, 2. («) lbid. S. XXXII, 8; XXXV, I. (»*) Plut. De Aud. c. 9, 42 D. (") Plut, de Garrul. c. 3. (» ) n. û. S. IV, 2. Plut, de Glor. Ath. c. 8, p. 330 F et 351 A. (*') n. 5. S. XXI, 1. Plut. Platon, quœst. X, c. 4. Aie xai oço'îpa Tô ieùvottov axfijmt, irapà T«{ T!X V *? "YfâçouoiD eùâ"gxtpitî ; TGù? S' àxpxv vojuufiuc GXEIYGU; xal [ir, St'vx ouvîtaugv 1* -rfl; oim.btîaî àtpuvta; i>; àp-priv xal àirabn xxi xoiniisritoàu-ttafixtitu TTV opa'atv ITGIOùV- TX; ainrâvtxi. V. aussi de Glor. Athen. p. 350 F. (»») n. 3. S. XXXIV. V. cependant Plut. Vie de Dcmosth. c. 13..") Vie d'hyp. 8 et 9.
120 DU TRAITÉ DU SUBLIME. 111 Ce grand nom de Démosthène reparait souvent dans les œuvres morales de Plutarque, qui rapporte une foule de ses pensées, de ses traits d'éloquence, de ses triomphes de tribune, tantôt les mêmes que signale l'auteur du Trept ô\louç ( 60 ), tantôt différents. Quoique, dans la vie de Démosthène, Plutarque montre peu d'indulgence pour la conduite politique de l'orateur athénien, et paraisse avoir ajouté trop facilement foi ou donné trop d'importance à quelques récits envenimés par l'envie, il n'en rend pas moins un constant hommage à cette sublime éloquence qui s'appuyait sur ce principe, que le beau moral mérite seul par lui-même notre préférence ( 6) ). En particulier, nos deux auteurs s'accordent à refuser à Démosthène le don de la plaisanterie et le goût de l'élégance ('*). De tous les rhéteurs grecs qui nous sont parvenus, Plutarque et l'auteur du ircpt vtlouç sont les seuls qui aient mis Démosthène et Cicéron sur la même ligne, et qui aient énoucé une opinion comparative sur leur talent oratoire. Il est vrai que Plutarque se déclare incompétent pour établir entre eux un parallèle à cet égard, à cause du peu d'habitude qu'il a délire les auteurs latins-, mais, dans la comparaison qu'il fait des deux orateurs, il laisse bien voir qu'il comprend et admire l'éloquence, le savoir, l'abondance de Cicéron ( 5 ). Notre auteur, de son côté, montre la même réserve, et, comme Grec, décline le droit de juger l'orateur romain ; néanmoins il essaie de faire sentir, au moyen d'une belle image, la majesté plus calme et non moins irrésistible du génie de Cicéron, et il indique dans quelles circonstances et sous quelles formes son éloquence se déploie le plus avantageusement (**) ; mais il se garde bien d'entreprendre un parallèle détaillé, tel que celui qu'il consacre à Hypéride et h Démosthène, et de s'exposer ainsi au reproche que Plutarque adresse à Caecilius, qui a fait preuve d'une sotte («o) n. 5. S. XXXH, 1, Plut. V. Arat. c. 14. S. XVI, Plnt. de Glor. Athen. c. 8, p S. XX, 1, Plnt. Plat, qutest. X, c. 4, p F. ( ') V. Plut. Vie de Démosthène, c ajoute ces mots : où» iv TM xxrà MoipoxXsa xax n&xûiuxtov xat 'Tirepiîinv àpi8jjwj> TûV pyitopwv, àxx' âvw aerà Kipuovoç, xxi eouxujiîov, xat ntptxxétu;. V. aussi le eh. 18. (**) n. û. S. XXXIV, 3. Plut. ParaJl. de Cicéron et de Démosthène, c. 1. '«*i Vie de Dém. c. 3. Parall. de Dem. et de Cic. e. 1,2. «\ n. 0. S. XII, SS 4 et 3.
121 112 RECHERCHE DE I.'AUTEUR présomption en composant un traité où il compare les deux orateurs ( M ). Nos deux critiques sont aussi pleinement d'accord sur le compte de Csecilius; ils lui reconnaissent du savoir, de l'habileté, une réputation assez bien établie ; mais ils lui refusent un coup d'oeil juste, un jugement sain et un goût sûr; nous ne sachions pas que d'autres écrivains en aient porté le même jugement f 86 ). Les caractères évidents d'interpolation qui ont été reconnus par Valckenaer, Wyttenbach, F.-A. Wolf et tout récemment par M. Spengel, dans le 9, S. IX, du Traité du Sublime, où se trouve la citation de Moïse ( 67 ), et subsidiairement l'hypothèse de M. Rœper, qui pense que cette citation a été empruntée par l'auteur à Csecilius, Juif de nation, dont il avait l'ouvrage sous les yeux ; enfin les rapports que nous avons indiqués entre le style de Philon, celui de Plutarque et celui du Traité mpi ttyouç, devraient nous dispenser, ce semble, de faire des recherches pour expliquer comment le législateur des Juifs pourrait être cité dans un ouvrage du philosophe de Chéronée. Cependant voiciune observation et un témoignage que nous présentons aux lecteurs qui conserveraient à ce sujet quelques scrupules. Il est vrai que Plutarque, lorsqu'il parle des Juifs, en particulier dans le livre sur Isis et Osiris et dans ses Quœstiones Conviviales ( 68 ), trahit de grandes préventions et des notions tout à fait erronées ; mais d'un côté, nous voyons par l'exemple de Tacite (Hist. V, c. 3-5) que les auteurs les plus graves accueillaient sur ce malheureux peuple les fables les plus absurdes, les bruits les plus injurieux, en même temps («') Plut. Vie de Démosth. c. 3. («s) Plut. V. Dem. c. 3, ô ircptoo-o; èv âircwi KaixiAioç. n. u y. S. I, 1 ; S. VIII, 1-4 ; S. XXXI, 1 ; S. XXXII, 8. (6t) Nous ferons remarquer de plus que le passage relatif à Moïse se trouve dans une partie du Traité du Sublime qui n'a été conservée que par les manuscrits les pins récents, et qu'ainsi il n'a pas pour lui l'autorité du manuscrit de Paris n» 2036, le plus ancien et le plus correct de tous. La disparition même du feuillet où devait se trouver ce passage ne peut-elle pas faire concevoir des doutes sur son authenticité? (88) Plut, de Iside et Osiride, c. 31. Qwest. Conv. S, 6, où l'on discute les deux points suivants : nbrepov ci '1003*101 rebo'puvoi TT,K UV, fl Suçvtpaîvovrtç àr;s'y,ovt»u TWV xptôiv; Tic i -ap* Tcu3*ioi( fito; ; V. sur les passages des anciens relatifs aux Juifs, VExeurstu inséré pages 323 et suiv. du tome H de l'édition de Tacite, publiée par J.-G. Orelli et S. C. Baiter. Zurich, ".
122 DU TRAITÉ DU SUBLIME. 113 que des opinions assez saines sur sa croyance en un Dieu unique et spirituel, et de l'autre, nous savons par Théodoret ( 0 ' J ) que Plutarque a parlé des Juifs d'une manière plus sérieuse, dans quelqu'un des livres qui ne nous sont pas parvenus : «bao-t SE aoxobç (les philosophes grecs) î'v Aîyuirrq) O'J udvoy irap' Atyoïrxiorv, àx/à xxt irap' È/3pat'oov xà irêpt XO-J èvxwç ëtsayqrivau $EO~J, xa: xa-îxa AoxTxet LÙV IlAoyxapy^oç ô Borcoxto?. Après cette revue des jugements des deux auteurs sur les mêmes écrivains, revue assez longue bien qu'incomplète, et dans laquelle nous n'avons dissimulé sciemment aucune différence, nous demanderons de nouveau s'il serait possible de trouver entre deux auteurs qui ont écrit dans des genres différents, des rapports aussi multipliés, aussi variés, aussi spéciaux, et dans certains cas aussi frappants, que ceux que nous venons d'exposer entre Plutarque et l'auteur du vrepl yvpoyç, et nous croyons pouvoir tirer de cet examen une conclusion aussi favorable à notre thèse, que celle qui nous a été fournie par l'étude de leur style. A ces rapprochements relatifs aux écrivains, nous pouvons en ajouter quelques autres qui annoncent aussi une communauté remarquable d'idées, d'opinions, de travaux, de goûts, entre nos auteurs ; telle est la condamnation qu'ils portent l'un et l'autre contre les railleries sans mesure des poètes de l'ancienne comédie ( 70 ) ; telle est leur aptitude à traiter les questions grammaticales, aptitude dont Plutarque fait preuve en divers endroits (") : telle est la mention qu'ils font l'un et l'autre du Doryphore de Polyclète ( 7a ), qui leur parait devoir sa renommée au fini du travail plutôt qu'au génie du sculpteur ; telle est la comparaison entre les effets de l'inspiration ou de la musique et ceux qu'éprouve la Pythie, sujet familier à Plutarque ( ); telle est leur opinion sur les sophistes, etc. Ç"). **', Grœc. affect. Carat. I, p. 468 D, cité par Wyttenb. Prtef. ad Plut. Mor. p. 50. (">; Plat, de Glor. Ath. c. 5. Symp. Q VU, 8, 3. de llcrod. Malign. r. 6. Pcricl. c. 13. Them. c. 19. ntsltysu;, XXXIV, 2. i<) En particulier au Chap. X des Questions Platoniciennes. ('«) Plut. Prsec. ger. reip. c. 27 De Prof, in virt. c. 17. II. S. ch. XXXVI, 3. (,s j Plut. Amat. c. 18. Ti -OOGûT&V ri nueia niisvari wjmu.evti TOû -rpirrcsc;; riva TMV it4ix ouj'vmv SûT»; i «i).o; xai rà u.r,tpwa xat TO -by-i-ni tçiatt.otv ; n. G. S. XIII,, 2. (") Plut, de And. c. 12, p. 43 F. Vie d'alex, c. 6. II. 5. S. IV, 5 4. S. XXIII, 3 1 8
123 114 RECHERCHE DE L'AUTECR On a déjà plus d'une fois rapproché de la section XTV du Traité ir. u., où l'auteur indique comme moyen d'atteindre au sublime l'imitation des grands écrivains et mieux encore la noble émulation de mériter leur suffrage et celui de la postérité, le beau passage où Plutarque invite ceux qui veulent faire des progrès dans la vertu (") à se proposer pour modèles les grands hommes de l'antiquité, Platon, Epaminondas, Lycurgue ou Agésilas. Nous devons surtout signaler, chez les deux auteurs, une haute idée de la dignité de l'homme, un sentiment confus, mais fidèle de cette lumière intérieure qui inspire le goût de tout ce qui est vraiment grand et beau, de tout ce qui est noble et supérieur, en un mot de tout ce qui peut nous rapprocher de la divinité. C'est à cette source sacrée et féconde qu'ils puisent l'un et l'autre tant de traits remarquables, qui révèlent chez eux une tendance morale aussi pure que généreuse, et une préférence décidée pour les mouvements sublimes de l'éloquence et de la poésie ( 70 ). Plutarque, dans ses Préceptes sur la politique, vante la paix générale qui régnait de son temps dans le monde grec et barbare ( 77 ); il pense que les empereurs accordent autant de liberté qu'on en peut raisonnablement désirer et doute qu'il fût bon d'en accorder davantage. De même, l'auteur du irept U^O-Jç ( 78 ) estime que la paix qui règne dans le monde habitable doit avoir pour effet de corrompre les esprits à cause des passions qu'elle favorise, et demande s'il ne vaut pas mieux, pour des gens tels qu'il représente ses contemporains, obéir que d'être libres. Malgré la perte presque complète des écrits de Plutarque sur la rhétorique, on peut néanmoins indiquer un certain nombre de termes techniques particuliers à cet art, employés dans le même sens par nos deux auteurs. V. dans les notes sur le Traité du Sublime d'autres rapprochements, en particulier S. IX, 7; S. XV, 2, 8; S. XVII, 1 ; S. XXXII, 7; S. XXXV, $ i; S. XXXVI, 3. (") De Prof, in Virt. c. 13. [i^l V. entre autres passages n. ûs}. S. IX, XXXV. Plut. Vie de Mareellus, c. 17. Vie de Périclès, c. 1, 2, 8. ' ) Pnec. pol. ch. 32, % 7-9. '»; S. XLIV, 52 6 et suivants.
124 DU TRAITÉ DU SUBLIME. 115 Nous avons fait remarquer précédemment ( 79 ) que le mot àwriyopia avait, dans la Rhétorique de Longin, un sens très-différent de celui que lui donne l'auteur du Traité -rrept o\lau; ( 80 ). Plutarque, au contraire, s'accorde parfaitement avec ce dernier pour le sens de ce même mot ( 81 ). L'un et l'autre l'entendent d'une manière d'expliquer certains faits mythologiques propre à en dissimuler l'absurdité ou l'impiété- Si Plutarque en blâme l'abus dans son Traité sur la manière de lire les poètes avec les jeunes gens, cela vient, sans doute, du but qu'il se proposait, et parce qu'il aimait mieux tirer du poète même sa leçon de morale-, car au chapitre suivant, comme le remarque Wyttenbach ("), il a recours lui-même à ce genre d'explication. L'auteur du ir. U. pense que, dans certains cas, c'est le seul moyen de concilier les tableaux du poète avec la dignité divine. Nous avons vu, à propos d'isocrate, que nos deux auteurs recommandent l'un et l'autre l'emploi des dwôv&ta ( 8î ). On rencontre dans Plutarque plusieurs des termes par lesquels l'auteur du ir. Z. désigne la noblesse, l'élévation du style, tels que oyxoç, oyoppa, epcpa^iç, ftzyoikixvyfoi, urya^uyop'a, ûrrepcpu/fo, et les termes contraires à-yrwifo -rairctvo'ç, àayyjuwv, «p^otco&fc, ^aôvoç, etc. Les mots ô^o;, vtuv/atfv ne sont pas rares non plus dans Plutarque ; il leur donne tantôt leur sens propre, tantôt un sens figuré moral, tantôt enfin, mais plus rarement, il s'en sert pour exprimer la sublimité, la noblesse de l'expression ou de la pensée ( 8 *). Nous citerons encore les termes techniques àxpoo-cpxiri;, xo\kpoio-yt'a, pa>irtxov, oôyxpertç, auyxxta&txtç, 'jirsvavtkddt;, dont l'emploi est assez restreint et qui sont pourtant communs à nos deux auteurs ( 8S ). Si, parmi les personnages que Plutarque désigne comme interlocuteurs de ses dialogues ou auxquels il adresse plusieurs de ses écrits, (' ) V. plus haut, p. 73. (") S. IX, S 7- (»«) De Aud. poet. c. 4. V. plus haut, page 88. ;;»») Animadv. ad p. 22 C. p. 224 éd. Oxon. (»») II. 5. S. XIX, 2, Plut. Plat. Qutost. X. c. 4. (»*) Vie de Périclcs, c. S. s Voir la table comparative des mots.
125 I 1 6 RECllEUCIIE DE l/auteur on n'en trouve aucun qui se nomme Posthumius Terentianus, comme le jeune ami de l'auteur du Traité du Sublime, on en peut signaler un bon nombre dont le nom se termine en ianus, comme Chaeremonianus, Diogenianus, Flavianus, Lollianus, auxquels on peut joindre Herculanus, Fundanus ; ce qui montre du moins que cette terminaison des noms propres était commune à cette époque. Nous ne dissimulerons pas qu'on lit dans ce Traité un certain nombre d'expressions que nous n'avons pas retrouvées dans Plutarque, les unes étant des a-n-aç /syoufva, les autres Jse rencontrant dans des écrivains postérieurs, comme àf&eu/ç, àopeir/) 3oAoç, {JcoXoyî'co, e'vaxrr- &V/Ç, ebicnua, xxivoffiro'joov, xxratfvipavttxdç, xxtîçavadtaoïç, irpotjxtpaviçecr&at, itpoy;jm<;, dropcpoç, etc. Mais ces mots ne portent point le cachet d'une époque nécessairement postérieure ; ils ont même, pour la plupart, leurs analogues de composition dans Plutarque ou ses contemporains ; d'ailleurs, il ne faut pas oublier que nous n'avons pas tous les ouvrages de Plutarque, qu'il nous manque surtout ses traités de rhétorique, et que l'on compte dans les écrits que nous possédons de lui bon nombre d'aira Xcyopeva. D'autre part, on pourra trouver dans le vaste recueil des œuvres du philosophe de Chéronée, des opinions, des jugements, des faits même qui sembleront en opposition avec ceux que fournit le Traité mot OILO-J;, quoique nous n'en avons point rencontré qui nous aient paru réellement contradictoires. Mais on a déjà signalé plus d'une contradiction dans les écrits authentiques de Plutarque, et la différence du sujet ou du point de vue suffit souvent pour s'en rendre raison. Au reste, nous croyons pouvoir affirmer qu'en comparant entre eux divers traités qui sont généralement reconnus pour être de Plutarque, on y trouvera autant, si ce n'est plus de différences, qu'entre l'un de ces traités et celui du Sublime. On demandera sans doute comment ces traités de Plutarque sur la rhétorique, comment surtout un ouvrage aussi remarquable que le Traité du Sublime, ont-ils laissé si peu de traces dans la littérature grecque, et en particulier dans le vaste recueil des rhéteurs ( 8S )? Ce 8S, Ce silence n'est pourtant pas absolu : Démétrius repi ipu. 83, semble critiquer
126 DU TRAITÉ DU SUBLIME. 117 silence peut s'expliquer par deux causes. En premier lieu, la renommée de Plutarque comme historien et comme philosophe a dû affaiblir, sinon éclipser sa renommée comme rhéteur f"), d'autant plus que celle-ci fut acquise surtout dans sa jeunesse et pendant son séjour à Rome, tandis qu'il écrivit ses Vies à Chéronée, comme il le dit luimême ( 88 ). En second lieu, peu de temps après Plutarque, sous Adrien, fleurirent les écoles d'hérode-atticus et d'hermogène, qui suivirent une marche très-opposée à celle qu'il recommandait; l'une imitant les anciens sophistes, l'autre réduisant la rhétorique à la connaissance et à la pratique des règles, à l'emploi exclusif de certaines méthodes et des lieux communs, à l'élégance de la diction. Il n'est donc pas surprenant qu'ils n'en appellent pas volontiers à l'autorité de ce maître habile. Au reste, l'objection porte aussi bien sur tous ses ouvrages relatifs à la rhétorique, que sur le Traité du Sublime, et le silence gardé sur ceux-là n'est pas plus facile à expliquer que l'absence de citations relatives à celui-ci; il nous semble même qu'il l'explique jusqu'à un certain point. Pierson observe ( M ) que les anciens grammairiens, ceux qui recommandent un atticisme strict, ne citent jamais Plutarque. Quoique notre opinion sur l'auteur du Traité du Sublime soit le résultat de l'étude comparative que nous avons faite de ce traité avec les écrits de Plutarque, elle n'est pourtant pas dépourvue de toute autorité, de tout témoignage propre à la confirmer, du moins en partie. Dans la liste que nous avons donnée ci-dessus des œuvres rhétoriques de Plutarque, liste empruntée au savant Wyttenbach ( 90 ) et au catalogue de Lamprias, on trouve sous le n CLXXXP7, le titre vrepl yaparrrjpwv, que Wyttenbach traduit de fortnis dicendi, c'est-à-dire des différentes sortes de style. Or, on sait que les rhéteurs grecs et lal'admiration de l'auteur du ir. S. et de Plut, sur le passage d'homère, cité S. IX, 0- Hennogène, iztfi isiâi, c. 6, semble faire allusion à ce qui est dit sur les orateurs qui imitent les tragiques, S. XV, 8 du Traité ir. û. <" *) Les Rhéteurs grecs citent quelquefois les Vies parallèles de Plutarque. ss) Vie de Démosthène. ", Mœris Attic. p. 17. ; 9n ) Anim. in Plut. Mor. p. 63. éd. Oxon.
127 118 RECHERCHE DE L'AUTEUR tins distinguaient généralement trois sortes de style, le sublime, le simple et le tempéré, et qu'ils en ont traité soit dans des ouvrages distincts, soit dans leurs livres de rhétorique (")- Nous sommes d'autant plus porté à admettre que le rczp\ o\ /ovç faisait partie de l'ouvrage plus général mpi ^xpxxr/,pu)'j, que ce traité suppose des livres antérieurs où l'auteur parlait sans doute des autres sortes de style. Il semble l'annoncer lui-même, S. VIII, 1, lorsqu'il mentionne ce qu'il a dit de Xénophon («v TOîç ^«p,! Ervocpôw-roç); S. IX, 2, y{ypx<pi iroo xx\ rreconôt, S. XXIII, 3, o xx\ értpujstt trxpxttqzfpxox, S. XL, 2, où il dit qu'il a suffisamment démontré (lxxvu>ç TIIMV Stètfaorau) dans quels cas Philistus, Aristophane, Euripide atteignent le sublime. Il promet aussi, dans son dernier chapitre, un traité irspl ira- 0ô>v, qui se rattache à la question du style sublime ; enfin les deux livres iap\ «rjvqérewç, n'étant pas étrangers à l'étude du style, pouvaient aussi rentrer dans le même recueil, comme la distinction des styles fait partie du traité de Denys d'halicarnasse sur l'arrangement des mots ; car il ne résulte pas du texte que ces deux livres formassent un ouvrage distinct, ni même qu'ils portassent un titre commun. Non-seulement on se fait ainsi une idée plus juste de la nature et du but de ce traité, mais on comprend bien mieux alors comment il est arrivé que, détaché par quelque heureux hasard de l'ouvrage complet, il se soit conservé jusqu'à nous, qu'il n'eût point de nom d'auteur, et qu'un copiste ignorant l'ait attribué à Denys ou à Longin. Quelle que soit la valeur de ce témoignage et de ces observations, il faut du moins reconnaître qu'on ne saurait, dans l'état actuel de nos connaissances, indiquer aucun autre auteur à qui l'on pût attribuer avec autant de vraisemblance le Traité du Sublime, et qu'en particulier, les motifs pour le mettre au nombre des œuvres de Plutarque dépassent de beaucoup en importance et en quantité ceux que l'on a fait valoir jusqu'à ce jour en faveur de Longin. Ce qui nous semble donner quelque prix et même un certain degré ;» ) V. Cicoron Orator, c. 6. Quint. XII, 10, 57 et seq. Aul. Cell. N. A. VII, lt. Dcmutrius, " 3ti, etc. V. notre Introduction au Traite du Sublime.
128 UU TRAITÉ DU SUBLIME. 119 de probabilité à notre conjecture, c'est qu'elle répand quelque jour sur deux époques intéressantes de l'histoire littéraire. D'un côté, elle fait disparaître de l'histoire de la rhétorique grecque au troisième siècle, une anomalie singulière, signalée pendant longtemps comme un phénomène remarquable sur lequel on n'énonçait aucun doute, et qui néanmoins, pour être accepté, devrait être entouré des plus fortes garanties, tandis qu'il ne repose, comme nous l'avons démontré, que sur un malentendu ou sur un titre fautif. De l'autre, elle réduit une lacune assez grave dans l'histoire de cette rhétorique, qui ne présentait aucun monument important entre Denys d'halicarnasse et Hermogène, quoiqu'elle eût été cultivée durant cet intervalle par un bon nombre d'hommes distingués. Elle indique les rapports qui existaient alors dans les sujets dont s'occupaient de préférence les rhéteurs grecs et romains, et par conséquent, l'influence réciproque des deux littératures; elle montre que ce sentiment d'affaiblissement et de décadence qu'éprouvaient les écrivains romains du deuxième siècle, et qui est, a notre avis, un heureux symptôme de vie littéraire et intellectuelle, était partagé par les bons auteurs grecs, et les ramenait ainsi h une étude plus sérieuse des grands modèles. Si, par suite de nos recherches, Longin, envisagé comme écrivain, perd le plus beau fleuron de sa couronne, il revêt du moins un caractère plus conforme à ce que nous savons de ses études, de ses goûts, de la nature de son enseignement, de sa qualité de juge compétent et impartial de ses contemporains. Par compensation, elles nous ont fait connaître, sous un point de vue intéressant et nouveau, un des écrivains grecs les plus populaires et les plus dignes de l'être, cet excellent Plutarque, que Montaigne estime le plus judicieux auteur du monde, et dont la lecture a tant de charmes. Son nom augmentera, nous l'espérons, le nombre des lecteurs de ce beau Traité du Sublime que l'on admirait un peu trop sur la foi d'autrui, qui n'était plus guère étudié que par les adeptes, et qui serait si propre cependant à initier les jeunes littérateurs à l'étude des grands écrivains de la Grèce et à les leur faire apprécier dignement.
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130 TRAITÉ DU SUBLIME. TRADUCTION NOUVELLE, AVEC LE TEXTE EN REGARD ET DES NOTES CRITIQUES.
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132 naoytapxoy TOT 1ÏEPI XAPARTHPiQN BIBAIOY SYNTATMA TO 1TEPI YTOY2, AÏONYÏin. H AOrriNQi MEXPI TOTAE AAOrûX nposteoen, NTN AE TOi rnhikli 2ïiTPA*EI nieanos AnOAOOEN KAI AKPIBE2TEPON EKAOSEN. TRAITE DU SUBLIME, ATTRIBUÉ MAL A PROPOS JUSQU'A CE JOUR A DENYS OU A LONG1N, ET QUI FAISAIT VRAISEUBLABLEMENT PARTIE DE L'OUVRAGE DE PLUTARQUE DIFFÉRENTES SORTES DE STYLE. ÉDITION NOUVELLE, REVUE ET CORRIGÉE D'APRÈS LES «ANUSCRITS.
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134 INTRODUCTION. Les anciens rhéteurs distinguaient différentes sortes ou divers degrés de style. Denys d'halicarnasse, dans son traité de la Composition des mots ('), et dans celui qui a pour titre rrept TYJç; hxztxriç, Ariftoo-Gevouç oetvotifjtoç, distribue les grands écrivains de la Grèce en trois classes, suivant que leur style est simple et sévère (xvrrjpoç), soigné et fleuri (yx»pupbç ri àvôrjpoç), ou bien qu'il participe dans une certaine mesure aux qualités des deux autres classes; il est alors appelé commun (xotvoç). A la première classe appartiennent Antimaque de Colophon, Empédocle, Pindare, Eschyle, Thucydide, Antiphon ; à la deuxième, Hésiode, Sappho, Anacréon, Simonide, Euripide, Ephore, Théopompe, Isocrate; à la troisième, Homère, Stésichore, Alcée, Sophocle, Hérodote, Démosthène, Démocrite, Platon et Aristote. Cette classification, qui associe des auteurs dont le caractère nous semble si différent, n'était pas généralement adoptée, même du temps de Denys; elle fut abandonnée pour celle qu'indique déjà Cicéron (*), et qui est admise par Quinlilien ( 5 ), Aulu-Gelle ('), Demetrius ( 3 ), etc. Ces rhéteurs distinguent le style noble et véhément, âdpbv rj detvov, le style simple et sobre ioyyov r) XeroV, le style moyen ou élégant, uicrov îi àv6ripov. A chacune de ces qualités correspond un défaut contraire qui rend le style enflé et recherché, sec et froid, sans couleur et obscur ( 6 ). (') Section XXI et sniv. (*) Orator, c. 6, (grandiloqui, tenues et acuti, temperati). (») I. O. XII, 10, (grande et robuslum, subtile, médium). (*) N. A. Vil, 14 (uberes, graciles, médiocres). m ntpi ip(x. 36. (') Hermogène ne suivit pas cette division : il distingua trois qualités dans le style, la clarté, la noblesse, l'élégance, oaç/imia, àçîufia, xâxxoç. Syrianns, dans son Commentaire sur le livre d'hermogène irtpt iîsûv, publié par M. Spengel, à la suite du Xuvavurrn Tt-/_- «ûv, p , expose pourquoi le rhéteur de Tarse n'avait pas accepté la division -irtot Xxpuxrrîauv, qu'il trouvait arbitraire et confuse. Jean de Sicile, dans ses scolies sur le même ouvrage (T. VI, p des Rh. gr. de Walz) traite la même question. Ce scoliaste fp ) mentionne un Denys qui distingue les trois caractères îey.vo'v, u.s'osv, ijpo'v,
135 126 INTRODUCTION L'examen de ces diverses sortes de styles, des conditions à remplir et des défauts à éviter pour atteindre le genre de perfection propre à chacune d'elles, formait une partie importante de cette branche de la rhétorique qui traite de l'élocution. Gicéron y consacre sept chapitres de YOralor; Quintilien s'en occupe dans le douzième livre de ses Institutions oratoires. Les. rhéteurs composaient aussi des traités distincts sur l'élocution, comme Denys rapt OUVQEO-ECO; ovopxrtov, comme Demetrius rapt ÉptirivEiaç; ou bien ils envisageaient successivement les différentes espèces de style, comme le faisait probablement Plutarque dans son livre rapt yolpxxtôptai), ou enfin, ils se bornaient à une seule sorte de style, et, dans ce cas, ils choisissaient de préférence celle qui convient principalement à l'éloquence, c'est-à-dire le style sublime, dont l'étude fournissait l'occasion de recueillir les plus beaux traits et de citer les exemples les plus brillants. C'est ce que fit sans doute Caecilius dans son traité rapt 0\Louç, et ce qui résulterait également du Traité du Sublime attribué à Longin, si cet écrit était, comme ou l'a cru jusqu'ici, un ouvrage distinct et formant un tout. Mais l'auteur nous avertit lui-même, en plusieurs endroits ( 7 ), qu'il a traité ailleurs d'autres points qui se rattachent plus ou moins directement à son sujet, et, bien que quelques-uns de ces renvois se rapportent sans doute aux parties de son écrit qui ont été perdues, il en est d'autres qui, concernant des écrivains tels que Philistus, Aristophane, ou des exemples qui ne sont pas essentiellement sublimes, semblent annoncer des parties précédentes. Les mots E'V TOîç rapt SEvotpôiv- TO; (VIII, 1) rappellent probablement un jugement spécial porté sur cet auteur dans quelque autre division de l'ouvrage. Les deux livres rapt OWOYTECOç >oycov, ne formaient pas nécessairement un ouvrage à part et pouvaient ainsi rentrer dans le plan général, de la même manière que l'examen des divers caractères du style se trouve compris dans le traité de Denys rapi awqhemç. Enfin l'auteur a réservé l'exposé des cas où le pathétique donne naissance au sublime pour une division subséquente. Ainsi on se fera une idée plus juste du Traité rapl ttyovç, en le considérant comme faisant partie d'un ouvrage plus considérable, dans lequel l'auteur passait en revue tout ce qui se rapporte à l'élocution, et en particulier les diverses sortes de style. Tel nous paraît uu Ilipparque, qui en ajoute deux, le vaaoïx.o'v ou descriptif, et le fleuri âver.pov, un Demetrius qui rejette le jpasixo'v. V. Spengel 2. T. p. "6. Walz, Prajf. T. IX, p. vm-ix. Suidas reconnaît les trois principales sortes de style ; le Psendo-Plutarque, c. 72 de la rie d'homère, transcrit par Pnavorinus Camers, cite des exemples de ce poète qui s'appliquent à chacune des trois espèces de style. C) Sect. VIII, I ; IX, 2 ; XXIII, 3 ; XL, 2 ; XLIV, 12. F.-A. Wolf. dans ses VorUrungen tiber die Getcnichte der gr. Litt. 11, S. 382, considère le Traité du Sublime comme un supplément, uu appendice à un autre ouvrage (Anhang an einem andem Werke).
136 AU TRAITÉ DU SUBLIME. 127 avoir dû être le livre de Plutarque rrepl Yjxpax-nrîpwv. C'est en effet la manière dont il a coutume de traiter les sujets soit philosophiques, soit moraux, dont il s'occupe; c'est ainsi qu'il aborde successivement diverses questions qu'il examine à part, tantôt sous forme de dialogue, tantôt sous forme d'écrit adressé à quelque ami. Ses divers traités sur l'élocution auront été ensuite rassemblés et réunis sous un titre commun. Cependant, comme dans le Traité du Sublime l'auteur s'est proposé de réfuter et de compléter l'ouvrage de Csecilius sur le même sujet, cette circonstance a donné à cette partie de l'ouvrage une certaine unité, et a permis de la détacher des autres. Non-seulement le Traité irepi îfyouç nous est parvenu ainsi séparé de l'ensemble auquel il appartenait, mais encore il se présente a nous mutilé en six endroits par des lacunes assez considérables, qui nous privent de développements intéressants, d'exemples précieux et surtout d'explications nécessaires h l'intelligence complète des leçons de l'auteur. Le total des lacunes a été évalué h un tiers de l'ouvrage ( 8 ). Il serait injuste de juger strictement un livre qui ne nous est pas parvenu dans son entier, et qui ne formait qu'une partie d'un ouvrage encore plus considérable. On ne saurait reprocher h l'auteur ni des omissions, ni des assertions vagues ou incomplètes, ni des démonstrations imparfaites, sans supposer gratuitement qu'il avait omis ou traité avec négligence ces divers points dans les parties qui nous manquent. Nous pouvons néanmoins, au moyen du précieux débris qui nous reste, apprécier suffisamment la marche de l'auteur, la manière supérieure dont il a conçu son sujet, ses tendances élevées et généreuses, l'idéal qu'il s'était formé et par lequel il se rattache si fortement à l'école de (*) An moyen du manuscrit de Paris, n 2036, dont les cahiers ont été numérotés lorsqu'il était encore complet, et qui se composaient chacun de huit feuillets, chaque page contenant vingt-cinq lignes de quarante à quarante-trois lettres, M. Egger (Essai sur l'eut, de lacritiq. note E, p ) a évalué de la manière suivante les six lacunes du Traité iripi 5diouç : 1" lacune, section II 2 feuillets = 100 lignes. 2«.. VIII «XII * XVIII XXX < XXXVII feuillets 1000 lignes. Le Traité iripi û< /ou; complet remplissait cinq cahiers entiers, de huit feuillets chacun, soit 40 feuillets. Le premier cahier contenait 6 Le dernier 4 30 feuillets. U manquerait donc les deux cinquièmes de l'ouvrage, si la seconde lacune ne se trouvait réduite à six feuillets, le contenu du premier et du dernier des huit feuillets ayant été conservé dans d'autres manuscrits. Sur cinquante feuillets, dix-huit sont perdus.
137 128 INTRODUCTION Platon. Si, lorsqu'il traite des dernières conditions du style sublime, il parait descendre des hauteurs de l'esthétique pour rentrer dans le domaine de la rhétorique ( 9 ), il ne faut pas oublier, d'une part, qu'il s'est proposé d'étudier le style noble, élevé, soutenu, véhément, des écrivains de génie, qui ne négligent aucune des ressources par lesquelles ils peuvent produire l'effet qu'ils cherchent, et non pas le sublime proprement dit, tel que l'entendent les philosophes et les critiques modernes; d'autre part, on doit reconnaître que, au milieu des détails techniques dans lesquels il entre, il ne perd jamais de vue l'action morale que l'écrivain doit exercer sur ses lecteurs, et qu'il recommande sans cesse de subordonner l'art a la nature ou de le dissimuler, pour ainsi dire, sous la sincérité des sentiments et des émotions. L'analyse suivante fera connaître le plan, les principales divisions et la suite des idées du Traité du Sublime. CHAP. I. Caecilius, qui a composé un traité sur le sublime, n'a pas embrassé son sujet dans toute son étendue ; il multiplie les explications pour faire comprendre en quoi consiste le sublime, et néglige d'indiquer les moyens d'y parvenir. Cependant on doit lui savoir gré d'avoir étudié cette question et du soin qu'il a mis à cette recherche. Notre auteur, pour répondre au désir de son jeune ami, Posthumius Terentianus, cherchera à réparer l'oubli de Caecilius, en mettant par écrit les réflexions qu'il a faites sur le même sujet, et il espère se rendre utile ainsi aux hommes appelés à parler en public. Il profitera des notions que possède déjà Terentianus, pour se dispenser de plus longs préliminaires. CHAP. IL Le sublime ne tend pas à persuader ; il agit sur les auditeurs par des traits rapides et frappants. Y a-t-il un art du sublime? Les grandes pensées ne naissent-elles pas en nous? Sans doute; mais c'est l'art qui en détermine le degré, le choix, qui en règle l'exercice et l'usage. Il en est du style comme de la vie : l'homme favorisé par la fortune doit savoir user de ses biens ; l'écrivain doué de génie doit profiter des secours de l'art. Au reste, l'art seul nous apprend que certaines qualités ne sont dues qu'à la nature. Après cette introduction, se trouve malheureusement une première lacune de quatre pages où l'auteur abordait son sujet et commençait l'ènumération des défauts opposés au sublime. CHAP. III. Le texte reprend au milieu d'une citation de l'orithye d'eschyle, où sont signalées des expressions exagérées et peu nobles. Gorgias, Callisthène, Clitarque, Amphicrate, Hegesias, Matris, pèchent aussi par leur prétention au style pompeux. Il est difficile de se préserver de l'enflure, quand on aspire à s'exprimer noblement. De la puérilité du langage passionné, irafcvôupuo; exemples de puérilité puises danstimée, dans Xénophon, Platon, Hérodote. CHAP. IV. Ces expressions, contraires au vrai sublime, viennent d'un goût excessif pour les pensées neuves. Le plus sûr moyen d'éviter ces défauts est de se faire une idée claire du sublime. Le sublime se reconnaît par l'effet constant et durable qu'il produit sur l'âme des personnes intelligentes et éclairées, lorsqu'il y fait naître des pensées supérieures à l'expression. ; 9 ; V. Blair, leçon IV.
138 AU TRAITÉ DU SUBL1MK. 129 Il est aussi à lepreuve des changements d'usage, de mœurs, de pays, de langage. CHAP. V. Le style sublime résulte de cinq conditions : 1 aptitude à concevoir de giandes choses; 2 émotion extraordinaire et violente ^"invention et emploi» des figures ; 4 noblesse de la diction ; 5 élévation générale de la composition. L'auteur montre que Crecilius a eu tort d'omettre le sentiment ou l'émotion comme source de sublime. 11 faut nourrir sou âme d'idées sublimes et la rendre capable d'enfanter de nobles pensées. Le texte est ici interrompu de nouveau par une grande lacune de douze pages qui nous prive des développements et des exemples par lesquels l'auteur appuyait sans doute son premier précepte ; il recommence au milieu d'une étude sur les passages sublimes d'homère. CHAP. VI. Ce poète est admirable par la manière dont il sait peindre la grandeur et la puissance de Dieu. Cependant, si l'on n'a pas recours à l'allégorie, quelques-uns des traits qu'il emploie paraîtront indignes de la majesté divine. [Passagede la Genèse.] Prière d'ajax pour obtenir de combattre au grand jour. Comparaison de l'iliade et de l'odyssée. CHAP. VU. Le sublime résulte aussi du choix des circonstances les plus saillantes que l'on fait concourir à un même but. Ode de Sappho Exemples d'homère mis en regard de passages tirés du poème des Arimaspiens et d'aratus, afin de montrer avec quel art ce grand poêle choisit les circonstances de ses descriptions. Archiloque et Démosthène ont déployé à cet égard la même habileté. CHAP. VIII. De l'amplification ; comment elle contribue à la noblesse du style ; critique de la définition qu'en donnent les rhéteurs. Troisième lacune équivalant à quatre pages du manuscrit de Paris. Après quelques exemples d'amplification, l'auteur abordait la deuxième source du sublime, c'est-à-dire le pathétique. CHAP. IX. Nous lisons dans les premières lignes du texte lafind'un parallèle entre un philosophe et un orateur, probablement Platon et Démosthène. L'auteur montre en quoi la grandeur de Cicéron diffère de celle de Démosthène. Quoique Platon ne soit pas véhément et passionné, il n'en est pas moins sublime. CHAP. X. L'imitation et l'émulation des grands poètes, des grands écrivains, est aussi une voie qui conduit au sublime, et c'est en imitant Homère que quelques poètes et d'autres auteurs, surtout Platon, sont parvenus au sublime. Il faut donc, quand on compose, chercher comment Homère, Platon, Démosthène et Thucydide se seraient exprimés, se demander ce qu'ils penseraient de notre œuvre, ou mieux encore avoir constamment en vue le jugement de la postérité. CHAP. XI. L'imagination joue un rôle différent dans l'éloquence et dans la poésie ; exemples tirés d'euripide ; critique de ce poêle, qui se laisse quelquefois égarer en voulant imiter Eschyle. Sophocle est sublime dans le tableau d'œdipe mourant et dans l'apparition d'achille; mais Simonidc surpasse tous ceux qui ont décrit cette apparition. Les orateurs ne doivent pas, comme les poètes, s'abandonner à leur imagination. Ils doivent choisir les traits qui excitent les passions, se représenter les faits tels qu'ils ont dû se passer ; exemples tirés de Démosthène et d'hypéride. CHAP. XII. Emploi des figures. Apostrophe ; serment de Marathon appui mutuel que se prêtent le sublime et les figures la passion sert à rarher l'emploi de celles-ci. 10
139 130 I.NTRODCC TIOX CHAP. XI11. Des interrogations, exemples empruntés à Démosthène, à Hérodote. Quatrième lacune de la mime étendue que la précédente. L'auteur parlait des autres figures dépensées; il terminait ce sujet par des conseils sur les moyens de donner au récit de la vivacité, du mouvement. CHAP. XIV. Avantage de supprimer les conjonctions. Le concours de deux ou trois figures ajoute de la force au discours et lui donne de l'élégance, exemple tiré de Démosthène. L'emploi trop fréquent des conjonctions énerve le style ; critique d'isocrate sur ce point. CHAP. XV. Emploi de l'hyperbale ; exemple tiré d'hérodote. Thucydide et Démosthène manient cette figure avec beaucoup de hardiesse et d'habileté. CHAP. XVI. Figures de mots Substitution du pluriel au singulier, exemples tirés de divers auteurs, en particulier de Sophocle. Substitution du singulier au pluriel, cause de l'effet produit par ces deux figures. Substitution du présent au passé, changement de personnes, exemples tirés d'aratus, d'homère, d'hérodote, d'hécatée, de Démosthène. CHAP. XVII. De la périphrase, comme ornement de style ; exemples empruntés à Platon, a Xénophon ; dangers de l'abus de cette figure, critique de Platon à ce sujet. CHAP. XVIII. De l'élocution, choix de mots propres et d'expressions nobles, quatrième source de sublime ; danger de la recherche à cet égard. Cinquième lacune double de la précédente; l'auteur traitait de l'élocution; il ne se bornait pas à indiquer des beautés, mais il signalait aussi des défauts. CHAP. XIX. L'emploi des termes populaires, lorsqu'ils sont énergiques, n'est pas contraire a la noblesse du style. CHAP. XX. La passion a coutume de multiplier les métaphores; il est donc permis, et même il convient, quand on doit exprimer un mouvement passionné, d'employer plusieurs figures ; elles semblent alors amenées naturellement par l'agitation de l'âme. CHAP. XXL Les métaphores contribuent aussi à la clarté des descriptions ; exemple tiré du Timée de Platon. Le goût des métaphores a entraîné plus d'une fois ce grand philosophe à des allégories forcées. Critique de Cœcilius qui préfère Lysias à Platon. CHAP. XXII. Doit-on préférer l'absence de fautes et une certaine mesure dans les beautés à un style noble et sublime où se trouvent quelques imperfections? Non, ce serait placer Apollonius etthéocrite avant Homère, Eratosthène avant Archiloque, Bacchylide avant Pindare, Ion de Chio avant Sophocle. CHAP. XXIII. Parallèle d'hypéride et de Démosthène. Jugement sur Lysias comparé à Platon. CHAP. XXIV. C'est dans la contemplation de la nature que les grands génies puisent leurs pensées sublimes. Le sublime rachète toutes les imperfections ; d'ailleurs, celles des grands écrivains se réduisent à un petit nombre de passages. Réponse à l'objection tirée de la comparaison du Colosse et du Doryphore. La sixième et dernière lacune nous prive de quatre pages dans lesquelles l'auteur, qui venait de rentrer dans son sujet, parlait des comparaisons. CHAP. XXV. Il s'occupe ensuite des hyperboles, et recommande de
140 AU TRAITÉ UC SUUUME. 131 meure de la prudence dans l'emploi de cette figure. Critique d'isocrate au sujet de sa définition de l'éloquence. L'hyperbole, comme les autres figures, ne doit pas être reconnue au premier moment; exemples empruntés à Thucydide, à Hérodote. L'hyperbole consiste aussi à affaiblir, à atténuer l'idée qu'on se fait ou qu'on doit se faire des choses. CHAP. XXVI. La cinquième source du style sublime se trouve dans l'arrangement des mots, dans l'harmonie de la période ; effets naturels de l'harmonie, l'harmonie du langage est encore bien supérieure à celle de la musique, exempte de Démosthène. CHAP. XXVII. L'arrangement des mots contribue a donner de la grandeur au style. Quelques écrivains ne doivent qu'à l'emploi de ce moyen la supériorité à laquelle ils sont parvenus ; tels sont Philistus, Aristophane, Euripide ; exemples empruntés à ce dernier. CHAP. XXVIII. D'autre part, un style trop harmonieux, trop constamment cadencé, n'a point de force et ne réveille pas les auditeurs. L'extrême concision et la prolixité sont l'une et l'autre opposées à la noblesse du style. CHAP. XXIX. Enfin, les expressions communes, triviales, familières, quand elles ne sont pas commandées par la circonstance, nuisent essentiellement à la gravité de la diction ; exemples tirés d'hérodote et de Théopompe. CHAP. XXX. Recherche des causes de la décadence de l'art oratoire et de la rareté des hommes vraiment éloquents. Faut-il les voir dans le défaut de liberté, dans l'absence des encouragements, des distinctions, des discussions qui furent, pour les orateurs des Etats libres, un si puissant aiguillon? Est-il vrai que la servitude comprime les âmes et les empêche de prendre leur essor? N'est-ce pas plutôt le goût des plaisirs, la soif insatiable des richesses qui dégradent l'homme et qui l'avilissent? la corruption des mœurs n'amène-t-elle pas nécessairement la dépendance, la vénalité, l'indifférence, la vanité? Ne vaut-il pas mieux, dans ce cas, obéir que d'être libres? L'auteur annonce qu'il va s'occuper, comme il l'a promis, du rôle des passions dans le sublime. Pour achever de faire connaître et apprécier le Traité du Sublime, nous citerons le jugement remarquable qu'en a porté un excellent critique, M. Naudet ( 40 ) : «Il n'y a guère, dit-il, de rhéteurs grecs dont la lecture me paraisse préférable pour la jeunesse studieuse h celle du Traité du Sublime. L'auteur, quel qu'il hit, ne s'amusait pas, comme la plupart des héros de l'école, à faire une minutieuse dissection des parties du discours, et ne convertissait point les préceptes sur l'éloquence en une technologie pédantesque et fastidieuse. Sa manière d'enseigner est esthétique beaucoup plus que dogmatique. Il se passionne dans la contemplation des chefs-d'œuvre littéraires, et c'est même h ses féconds souvenirs, à l'heureux choix des passages traités dans son discours, que nous avons dû la conservation de plusieurs fragments précieux de poésie. Critique ingénieux et vraiment instructif, il s'applique à mettre en lumière le mérite des talents supérieurs plus < > Journal des.savants, mars 1838, p. U7-I48.
141 132 INTRODUCTION qu'à noter les fautes des mauvais écrivains. Il sait expliquer les exemples par l'analyse ; il réussit mieux encore à les faire goûter par l'émotion qui passe de son âme dans l'esprit du lecteur. On peut reprocher à son style quelque roideur et quelque affectation ; mais on ne saurait disconvenir que ses leçons ne soient animées très-souvent par deux grandes inspirations, le sentiment du beau et l'amour du bien. 11 prend un langage et des idées dignes d'homère et d'euripide, quand il loue les traits remarquables de leurs ouvrages. Chez lui encore la parole du maître emprunte son énergie et sa gravité du caractère de l'honnête homme. Dans notre temps, plus qu'en aucun autre, il est utile de consulter de pareils livres qui se consacrent à défendre, à maintenir la noblesse et la pureté de l'art d'écrire, en commençant par donner à l'écrivain la conscience des devoirs de sa profession et le respect de sa dignité personnelle ; car il ne s'agit pas seulement, dans ce traité, de réduire en théorie soit les élans de la pensée dans les moments d'exaltation et d'enthousiasme, soit les qualités de l'expression oratoire dans ses développements les plus majestueux et les mieux soutenus, mais de démontrer de quelle élévation sont susceptibles tous les genres littéraires, même les plus simples et les plus naïfs; quelle bienséance, quelle mesure, quelle élégance de diction, et, pour ainsi dire, quelle honnête pudeur ils doivent toujours garder avec le naturel et le vrai, de manière à s'abstenir de la rudesse et de la bizarrerie qu'on donne quelquefois pour de la force, et d'un certain cynisme de trivialité qui voudrait passer pour une généreuse hardiesse. «Mais l'auteur n'est nulle part plus éloquent que lorsqu'il exhorte son disciple à se préparer au métier d'homme de lettres par le culte de la vertu. Qui ne sympathiserait avec lui en lisant ces paroles qui ont aujourd'hui un singulier mérite d'à-propos : «Je ne saurais assez «m'étonner... d'où vient que dans notre siècle il se trouve assez d'o- «râleurs qui savent manier un raisonnement, qui ont de la vivacité, «de la netteté et surtout de l'agrément dans leurs discours; mais «qu'il s'en rencontre si peu qui puissent s'élever fort haut dans le K sublime, tant la stérilité maintenant est grande dans les esprits «C'est le désir des richesses dont nous sommes tous malades par «excès, c'est l'amour des plaisirs qui, à bien parler, nous jette dans la «servitude, et pour mieux dire, nous entraine dans le précipice où «tous nos talents sont comme engloutis. Il y a peu de passion plus «basse que l'avarice ; il n'y a pas de vice plus infâme que la volupté. «Je ne vois donc pas comment ceux qui font si grand cas des riches- «ses, et qui s'en font comme une espèce de divinité, pourraient être «atteints de cette maladie, sans recevoir en même temps avec elle tous «les maux dont elle est naturellement accompagnée... Sitôt donc «qu'un homme oubliant le soin de la vertu n'a plus d'admiration que
142 AU TRAITÉ DU SUBLIME. 133 «pour les choses frivoles et périssables,... il ne saurait plus lever les «yeux au-dessus de soi, ni rien dire qui passe le commun ; il se fait «en peu de temps une corruption générale dans toute son âme ; tout «ce qu'il avait de noble et de grand se flétrit et se sèche de soi-même «et n attire plus que le mépris (").» Cet auteur n'était pas seulement un homme de talent, c'était aussi un homme de cœur.» On ne doit point trop s'étonner qu'un livre aussi court et qui contient néanmoins tant d'excellentes directions, tant de jugements si vrais et dictés par une admiration si éclairée et si sincère, en un mot un manuel si propre à inspirer le désir d'étudier les chefs-d'œuvre qui honorent la littérature grecque, ait surnagé au milieu du grand naufrage, et qu'il s'en soit conservé quelques exemplaires dans les bibliothèques des hommes de goût. C'est ainsi que sont parvenus jusqu'à nous, malheureusement tous incomplets et la plupart très-incorrects, une dizaine de manuscrits, qui ont été collationnés ou consultés plus ou moins fidèlement par quelques-uns des éditeurs du Traité du Sublime. Le premier par son antiquité et par sa correction est le manuscrit de Paris, n 2036, qui est mentionné par Richard Simon (Lettres choisies, II, 27), et dont Lévesque donne la description dans les Notices et Extraits des manuscrits de la Bibliothèque nationale, tome MI, page 101. Il parait être du dixième siècle; il contient les Problèmes d'aristote et le Traité du Sublime, intitulé : Atovuat'ou ri Aoyytvou -rapt û\}»ouç. Quelques critiques pensent qu'il a été suivi ou du moins consulté par Roborlello. Pearce en avait fait connaître quelques leçons intéressantes. Toup avait eu sous les yeux les variantes relevées sur ce manuscrit par Larcher. Weiske en a publié une collation plus exacte et plus complète, exécutée par l'habile paléographe Bast. On soupçonne que le manuscrit de Venise est celui du cardinal Bessarion, dont Manuce s'est servi. Cependant, comme Manuce annonce, dans la lettre grecque qui sert de préface à son édition, que le manuscrit dont il a fait usage était fort endommagé par les teignes, tandis que M. Em. de Tipaldo (p ) assure que celui qui se trouve à la Bibliothèque de Si-Marc est fort bien conservé et qu'il est assez récent, on doit avoir des doutes sur leur identité. Il est à regretter que le savant traducteur n'ait pas donné sur ce manuscrit des renseignements plus précis, qu'il n'ait pas indiqué du moins avec lequel de ceux qui ont été collationnés il a le plus de rapports. Le manuscrit de Cambridge, appelé Etiemis par Pearce, n'a pas été entièrement colialionné; il a fourni quelques bonnes leçons et porte à la marge des corrections qui viennent d'une main assez habile. "' Trad. de lioileau, Sect. XLIV.
143 13V INTRODUCTION Des trois manuscrits du Vatican, qui ont été collalionnés par Àmati pour l'édition de Weiske, le premier n 285 est, suivant M. Ègger ("), conforme au manuscrit 985 de la Bibliothèque impériale de Paris; ils s'écartent l'un et l'autre assez sensiblement du n 2036 pour appartenir a une source différente. Us sont aussi intitulés AIOVJWO-J *n Aoyyfvoo iript : J^.O-Jç. mais ils ne contiennent malheureusement que les deux premiers chapitres, jusqu'au mot Ô a>p:av. Gomme ils se trouvent compris, de même que le n 2036, dans un même volume avec les Problèmes d'aristote, il serait possible, observe M. Egger, que l'on découvrit, dans d'autres manuscrits de ces Problèmes, quelques feuillets du Traité du Sublime mal placés par les relieurs, et qui fourniraient de nouvelles variantes ou combleraient en tout ou en partie quelque lacune. Les deux autres manuscrits du Vatican, n * 194 et 1417, sont à peu près complets, sauf les lacunes communes à tous; ils offrent de bonnes variantes, mais ils paraissent avoir été écrits sous dictée par des scribes qui ne comprenaient pas le texte. Ils diffèrent souvent entre eux. Le manuscrit de la Bibliothèque Ambroisienne avait été collationné, au dix-septième siècle, par M. Gudius, qui en avait transcrit les variantes sur un exemplaire de l'édition de Manucc, qui se trouve a Dresde, et par G.-S. Schurzfleisch, dont les notes furent publiées en Weiske a inséré dans ses Variœ Lecliones les résultats de ces deux collations. Ce manuscrit est écrit sur papier de soie, et ne parait pas ancien; on n'en indique pas l'époque; il s'accorde assez souvent avec celui de Paris et avec l'édition de Robortello. Il conviendrait de l'examiner plus soigneusement. De Furia a fourni à Weiske une collation du manuscrit de la Bibliothèque Laurentienne, qui paraît être du quinzième siècle, et qui présente quelques bonnes leçons, mais il s'y trouve plusieurs corrections hasardées. Le titre Avcové^ou root u^oo; ne se lit que sur la couverture ; on voit encore, au haut de la première page les traces de l'ancien titre Aoyy:vou iwpt ^tyojç /oyou, qui avait été tranché par le relieur, et qui a été rétabli par Holslenius. Langbaine parle d'un manuscrit qu'il appelle Junianus, et qui avait appartenu à Dudilh ; mais on ignore où il se trouve et quelle en est la valeur. Dès que le Traité du Sublime eut attiré l'attention des érudits, il ne tarda pas à être publié, traduit, commenté et soumis à une critique approfondie. On en compte trois éditions dans le seizième siècle, savoir : celle de Fr. Robortello d'udine, Baie, 1554,4, chez Oporinus; elle est assez correcte et accompagnée de notes marginales ; celle de lt, Kssai sur l'iiistoirc de la «"ritique, p. 3d6.
144 AL' TRAITÉ DU SUBLIME. 135 Paul Manuce, Venise, 1555, 4, dont l'éditeur a introduit dans le texte plusieurs conjectures, et a remplacé les citations que fait l'auteur par les passages correspondants tels que les donnent les éditions publiées alors; et celle de Fr. Porlus, Genève, 1570, 8, à la suite d'aphthonius et d'hermogène. Cette édition, qui diffère fort peu de celle de Manuce, a servi de base à toutes les suivantes jusqu'à Tollius. Le dix-septième siècle a vu paraître sept éditions ou réimpressions du Traité du Sublime : Celle de Gabriel de Petra, Genève, 1612, 8, accompgnée de la première traduction latine, de quelques notes critiques estimables, de l'indication des passages, de rapprochements, d'un conspecius synoptique du Traité et d'un parallèle entre les préceptes de l'auteur et ceux d'hermogène. Celle de Gérard Langbaine, Oxford, 1636, 12 ; quoique peu estimée, elle fut réimprimée en 1638 et Celle de Car. Manolesius, Bologne, 1644, 4, avec les trois versions latines de Petra, de Pizzimenti et de Pagani. Celle de Tanneguy Le Fèvre, Saumur, 1633, 12, accompagnée de la version latine de Petra, et de notes savantes où l'éditeur propose plusieurs corrections qui ont été admises dès lors dans le texte. Le Fèvre annonce un travail plus complet sur le même traité, mais qui n'a pas paru. Celle de Jaques Tollius, Utrecht, 1694, 4, dont le texte est corrigé sur cinq manuscrits, et amélioré par quelques heureuses conjectures ; il est accompagné d'une paraphrase latine peu estimée, des notes des éditions antérieures et de quelques fragments. Le Traité du Sublime fut très-apprécié et fréquemment lu durant le dix-huitième siècle, car on en compte plus de vingt éditions ou réimpressions de 1700 à Ce sont d'abord les quatre de J. Hudson, qui offrent un excellent extrait de celle de Tollius, et qui parurent à Oxford, en 1710, 8, en 1718 et 1730, avec des notes de Boivin et de Schurzfleisch, et à Edimbourg, 1733, 12. Puis les sept éditions de Zacbarie Pearce, dont la première, Londres 1724, améliora beaucoup le texte par le secours des manuscrits et surtout de celui de Paris ; mais la traduction latine de Pearce n'a pas grand mérite. La deuxième édition de Pearce, Londres 1732, 8, contient plusieurs changements avantageux; elle a été reproduite en 1733, 1743, 1752, 1763 et 1773, avec ou sans notes. L'édition de Vérone, 1733, 4, d'après celle d'hudson, contient en outre la traduction italienne de Gori, la traduction française de Boileau et des notes. Celle d'amsterdam, 1733, 8, a été exécutée d'après les deux éditions de Pearce; on y a joint le commentaire jusqu'alors inédit de Fr. Portus ; elle a été reproduite à Glascow, en 1751 et 1763, 8 et 4, et à Francfort, 1756, 4. L'édition de Ch. Heinecken est accompagnée d'une traduction allemande et de notes littéraires; elle a paru à Dresde, en 1737 et On doit à S.-Fr.-Nath. Morus une bonne édition critique du
145 136 INTRODUCTION Traité du Sublime, accompagnée d'une excellente traduction latine et de notes, Leipzig, 1769, 8. Ces notes ont été complétées en 1773 par le Libellus animadversionum in Longinum. Robinson donna à Oxford, en 1772, une édition accompagnée d'une traduction latine, 8. En 1775, parut à Ralisbonne, format petit 8, une édition intitulée : Aiovuaioy Aoyytvo'j irept mlooç, Edilio emendatior adjecta duplici nova versione gallica el germanica, cum prœfatione vice commentarii ad usum collegiorum. Cura R. P. Lancelol, etc. Literie Joannis Mich. Ênglerlh, aulici et episcopal. Typographi. Toup avait à sa disposition les deux éditions princeps, le manuscrit de Cambridge, une collation de ce même manuscrit par Is. Vossius, et une collation du manuscrit de Paris par Larcher; cependant le texte a bien plus gagné par les ingénieuses conjectures de l'éditeur et de Ruhnken que par la confrontation de ces manuscrits. Il est accompagné de la traduction de Pearce. Cette édition parut pour la première fois à Oxford, en 1778, 4 et 8, puis en 1789 el en 1806, 8. Elle est peu correcte. Enfin Rodoni a publié deux éditions de luxe de notre auteur, à Parme, en 1793, folio et 4, en grec el en latin, et une édition 8 contenant le texte seul. Nous ne connaissons que six éditions ou réimpressions du dix-neuvième siècle: 1 Celle de Spyridon Rlanti, Venise, 1802, 8, qui n'est qu'une simple réimpression, sans préface ni notes, de l'édition de Vérone, 1733; elle avait été insérée, l'année précédente, format infolio, à la suite du Lexicon de Favorinus, publié à Venise par Nicolas Glyky. 2 La réimpression de Toup, en 1806, mentionnée ci-dessus. 3 L'édition de R. Weiske, Leipzig, 1809, 8, accompagnée de la traduction latine de Morus, de toutes les notes de Toup et de Ruhnken, d'un choix de celles de Pearce, de Morus, de celles de l'éditeur, du recueil des variantes des manuscrits de Paris, de Rome, de Florence, de Milan, de Cambridge et des éditions princeps ; malheureusement la plupart de ces collations ne sont parvenues à l'éditeur qu'après l'impression du texte. Aux fragments de Longin, publiés par les éditeurs précédents, Weiske a joint une partie de la Rhétorique découverte par Ruhnken, accompagnée d'une traduction latine et de notes. Le volume renferme aussi la préface de Toup, la dissertation de Ruhnken, un mémoire de Rôttiger sur un anaglyphe, etc. ; il se termine par un bon Index rerum el verborum. 4 et 5. Celte édition a été reproduite à Oxford, en 1820, et à Londres la même année; mais on a négligé dans cette dernière de mettre à leur place les notes et corrections indiquées dans les Addenda, et l'on a supprimé tout ce qui se rapporte à la question soulevée par Amati et Weiske, sur le véritable auteur du Traité. 6 Invité a préparer une édition nouvelle de Longin, M. A.-E. Egger prit pour base celle de Weiske ; il en donna le texte corrigé en quelques
146 AU TRAITÉ DU SUBLIME. 137 endroits, sans la traduction latine; il ajouta aux fragments la Rhétorique, mais précédée et suivie de bien des pages qui ont été reconnues plus tard pour être d'apsinès et d'autres rhéteurs ("); les Excerpla e Longini rhetoricis y sont publiés pour la première fois. Le texte est précédé de la Dissertation de Ruhnken, a laquelle l'éditeur a joint des notes précieuses, d'un extrait de l'article consacré à Longin par M. Boissonade dans la Biographie Universelle, de documents littéraires concernant Denys d'halicarnasse le jeune, Caecilius, le fragment découvert par Ruhnken"; viennent ensuite les notes de l'éditeur offrant un bon nombre de rapprochements intéressants, des citations, quelques observations critiques, littéraires et bibliographiques sur le irepi îtyouç, les fragments et les Excerpla ; enfin, un Index rerum et verborum un peu plus étendu que celui de Weiske. Celte édition nous a été très-utile dans nos recherches, et nous a mis plus d'une fois sur la voie de faits curieux et importants. Il est fâcheux que le savant éditeur ait été trop pressé dans son travail et trop gêné dans son plan; mais on doit lui savoir gré d'avoir donné beaucoup plus qu'il n'avait promis. Nous avons déjà indiqué quelques-unes des traductions du Traité du Sublime, savoir les six latines, de Petra, Pizzimenti, Pagani, Tollius, Pearce, Morus; la traduction italienne de Gori, qui a été réimprimée à Vérone en 1733, en 1737 à Florence, en 1748 à Bologne, en 1782 à Venise, en 1801 à Milan, en 1816 à Florence, en 1821 à Bologne, en 1827 à Milan ; la traduction allemande de Heinecken, réimprimée à Bàle en 1784, et la traduction française de Boileau, tant de fois reproduite, et qui a été l'objet de si riches commentaires. Nous devons mentionner encore la traduction française de Cb. Lancelot, Ratisbonne, 1775, 8, que nous n'avons pas eu l'occasion d'examiner et qui est peu connue; les traductions italiennes de Pinelli, Padoue, 1639, 4 ; de l'abbé Fr. Fiocchi, 1812 ; de T. Accio, Milan, 1830, et de Em. Tipaldo, Venise, 1834, 8 ; les traductions allemandes de Henke, 1774, 8, dans le Scbirach's Magazin der deutschen Kritik, Halle; de J.-G. Schlosser, Leipzig, 1781 ; les traductions hollandaises de P. Leclercq, Amsterdam, 1719; de Siegenbeck, Leyde, 1819, dont la première est rédigée plutôt d'après le français de Boileau que d'après le texte grec; les traductions anglaises de John Hall, Londres, 1652; de J.-P.-G.-S., Londres, 1681; d'un anonyme, Oxford, 1698; de Welsted, Londres, 1712, 1724, 1780, ces trois dernières sont faites, dit-on, d'après celle de Boileau; enfin celle de W. Smith, Londres, 1739, reproduite en 1742, 1752, 1757,1770,1800,1806,1819; la traduction portugaise de C.J. deoliveira, Lisbonne, 1771; la tra- '»*} V. les Recherches, p. 35 et suiv. H
147 138 INTRODCCTION duction espagnole de M. Perez Valderrabano, Madrid, 1770 ; la traduction polonaise de Jos. Kowalewski, Vilna, 1823, 8 ; la traduction en grec moderne de Nie. Glyky, Venise, 1805, 8 ; on indique enfin une traduction russe. J'ai voulu aussi coopérer à cette œuvre et contribuer pour ma part a rendre plus accessible et plus correct ce précieux produit de la critique grecque. Je m'étais proposé d'abord de traduire en français le Traité du Sublime, en profitant de tous les secours que fournit la science moderne pour éclairer les passages encore obscurs à l'époque où Boileau entreprit sa traduction. Quoique de savants commentateurs, tels que Dacier, Boivin, Capperonnier, Saint-Marc, en eussent signalé et corrigé la plupart des erreurs, on n'avait pourtant pas introduit ces corrections dans la traduction même, et le lecteur français était obligé de consulter constamment les notes pour s'assurer du vrai sens de l'auteur. De plus, si les vers de Boileau sont toujours admirables, dans ses imitations comme dans ses œuvres, il n'en est pas de même de sa prose, qui n'a pas un cachet d'originalité assez distingué pour que l'on s'attache à en reproduire le caractère, en redressant les imperfections de son travail. J'ai donc essayé de traduire le Traité du Sublime, comme s'il n'avait pas encore été mis en français, en m'efforçant d'exprimer la vigueur, le mouvement, les figures du texte grec, et surtout d'en rendre fidèlement le sens et l'esprit. Ce travail m'a conduit à rechercher si Longin était bien réellement l'auteur de cet ouvrage, et j'ai fait connaître ailleurs le résultat de mes recherches. Pour résoudre cette question importante, j'ai dû me livrer a une étude comparative du style de Longin, tel qu'il se présente dans ses fragments authentiques, et de celui du Traité du Sublime. J'ai fini par reconnaître que celui-ci n'était pas exempt de toute interpolation, et, après en avoir constaté quelques-unes, indiquées déjà par Buhnken, Toup, Weiske, j'ai relu avec soin, sous ce point de vue, le texte grec, en le confrontant sans cesse avec les leçons extraites des manuscrits et des éditions princeps. Il est résulté de cette lecture un certain nombre de corrections qui éclaircissent des passages restés jusqu'ici obscurs, qui simplifient des phrases surchargées, font disparaître des tautologies évidentes et rendent ainsi le style plus vif et plus régulier. C'est ce qui m'a amené à joindre au texte de cette édition des notes critiques offrant le choix des variantes qui m'ont paru les plus importantes, et celui des conjectures les plus ingénieuses, les plus savantes ou les plus heureuses. Les autres notes ont surtout pour but de mettre en regard du Traité du Sublime les passages des rhéteurs ou des autres écrivains qui ont
148 AU TRAITÉ DU SUBLIME. 139 émis des idées analogues, principalement ceux que fournit Quintilien, à défaut de rhéteurs grecs de la même époque, et ceux qui ont été recueillis dans les œuvres de Plutarque. Enfin, la division par sections et paragraphes ayant été faite sans tenir compte des lacunes, se trouve nécessairement fautive; elle sépare quelquefois ce qui devait rester uni, et rapproche ce qui devait être distingué; j'en ai établi une autre plus rationnelle, tout en conservant l'ancienne pour la commodité des recherches. J'espère que l'on me saura gré des efforts que j'ai faits pour offrir au public, sous une forme plusfidèleet plus moderne, un ouvrage aussi digne de son attention.
149 lyntatma IIEPI Yr'OYL KE*AAAION A I. Tô fxêv TOV KcwxiXt'ov orir/ypxllpuxtiov, o Ttept ùuj/oue; oweta%xto, «vaerxcdtwpivotî rjuiv, wç oîer9«, xoivrj, IIooToifus Tspsvriavs <ptxt«t, TxneivÔTepov èq>xvrj zfjç o).inç ùroséereeoç;, xaî wtcrra TWV xatpt'wv Ètponrrô- LIEVCIV, où nod^v Te axpéxetav, fo uuxkatx 5sf crcoyxlleadxt rôv ypxfovrx, itepntotovv rotç evzvyyjxvovaiv. E7r «ri ttxarn zeyyokoylxq Suefv côratrou- 5 Lurvtov, uporépov pièv TOû Sefi-eu rt rô ùroxeipevov, Ssuripov 5s rjj Toèjst, TY) SuvocLtst ôs xvpioorépov, 7rcôç; av rjpuv aùrô roûro xat 5t wv Ttvwv tts- 6ô5ci)v xrrjtôv yévotto " ôp.u>ç; 6 KatxÎAto; rtoïov pufv rt xmxpyet rô ûuj/rj/ôv, 5t«pvpitov oawv ojç styvooûcrt Ttetpxzxi Setxvivat, rô ôs 5t orou rpctou TXç éxvrûv tpicrstç npoxyeiv irjyyoïpev xv sic rtoarjw psyéoo'jq «riôoo'tv, oùx 10 oîô Ôraoç; wç oùx xvxyr.xîov TtxpùxTtev. 2. TÛ.riv tcrwç rourovt [/xèv] fôv âhàpx ov% OÙTWî «ttiâo"6at rwx èxj^tpoisvwv, w; xvrrji Tfjç, «rtvotas xsti enrovsrj; dfi-tov èrcxivéîv. Erat 5 èvsxexsio'oo xsw rjotâç rt Trepi UUJ/OUî 7raô/rci)? si; er«v imopynptxriax'ïv'xi yâpw, epépe, s'7 rt 5rj Soxoûpsv àv5pao-j 7roXmxofç TeSewpyjxsvat 15 AVERTISSEMENT. Le manuscrit de Paris, n 2036, est désigne par la lettre P. Les trois ms. du Vatican par les signes V 1, V 2, V 3 ; celui de Venise, Yen. ; de Cambridge, E ; de Florence, L ; de Milan, A. L'édition de Robortello, R ; celle de Manuce, M. L'accord des ms. est indiqué par la lettre C ; celui des manuscrits et des éditions, par CE. La lettre m ajoutée à l'une des majuscules, annonce que la variante est en marge du manuscrit. çais sublime répondrait plutôt au superlatif injoixotarov, et de l'autre, le style ne sau- rait être constamment sublime, ce qui serait un défaut; mais, dans certains genres de composition, il doit être soutenu. C'est faute d'avoir bien saisi cette distinction, que l'on a fait à notre auteur tant de critiques peu fondées (V. Laharpe, Blair, Sylvain, etc.). Nous avons néanmoins conservé le titre de Traité du Sublime ; car c'est comme une expression consacrée. Au reste, il n'est pas sûr que nous connaissions le véritable titre du Traité, ( ) Nous avons montré (p. 86 ) et dans l'introduction de ce traité (p. 123), que le mot ttyoç correspond aux mots grecs âîpdv, 0-tu.vo'v, p.if*xoirps7»';, ôçiwp-*, ôtxoç, etc., et aux mots latins grandis, grandiloquut, ainsi qu'aux termes sublimis, sublimitas, dans le sens que leur donnent Quintilien, Pline le jeune, etc. Il désignait une des sortes de style que distinguaient les rhéteurs anciens, et répond ainsi à ce que nous entendons par un style noble, élevé, soutenu. En le traduisant par le mot sublime, on lui donne une signification inexacte et trop restreinte; car, d'un côté le mot fran-
150 TRAITÉ DU SUBLIME («) CHAPITRE PREMIER, En examinant ensemble le traité que Cœcilius (*) a composé sur le sublime, il nous a paru, mon cher Posthumius Terentianus ( 5 ), que ce petit ouvrage était au-dessous d'un tel sujet, et que l'auteur, en négligeant trop les applications, avait manqué le principal but qu'on doit se proposer en écrivant, je veux dire l'utilité de ses lecteurs. De plus, on exige de tout traité qu'il remplisse deux conditions : la première, c'est de nous éclairer sur la nature du sujet ; la seconde, qui n'est pas la moins importante, c'est de nous indiquer la marche à suivre et les moyens à employer pour acquérir l'art que nous étudions. Cependant Cœcilius, comme s'il s'adressait à des ignorants, multiplie les explications pour faire comprendre en quoi consiste le sublime; tandis qu'il passe, je ne sais pourquoi, sous silence, comme n'étant pas nécessaire, l'indication des moyens par lesquels nous pouvons élever et agrandir notre esprit. Néanmoins cet auteur mérite moins de reproches pour ce qu'il a omis, que d'éloges pour avoir eu l'idée de traiter un pareil sujet et pour le soin qu'il a mis à cette œuvre. Puis donc que vous m'avez demandé d'écrire aussi quelque chose sur le sublime, je vais, pour satisfaire à votre désir, chercher si mes réflexions m'ont suggéré sur ce sujet des idées dont les magistrats appelés à parler VAR. Ligne 1, CE. KtxiXîcu. L 3, RC. noato6p.ii 4>).upevTiavi, le ms. de Paris marque d'an point les deux lettres *X. comme fautives. 1. 5, C. Sueïv. CONJ. 1. 3, PEAHCE, riiç ixr,i uito6ioto>;, cette conjecture est rejetée par RUHSKEN. 1. 4, TOCP, ou iroa).t v oxfiasiav. 1. 5, TOUP, itepiircuîv. 1. il, TOUP, TOUTOV! TOV âva'pa. (»; Cœcilius, rhéteur sicilien, originaire juif, opinion qui est admise par d'habiles de Ka).7i XXTT OU Calacta, florissait sous critiques. Il est plusieurs fois question de César et sous Auguste et jouissait d'uue Cœcilius et de ses jugements dans le Traité assez grande réputation de savoir et de du Sublime, et nous en avons parlé à plu - goût. Il était lié d'amitié avec Denys d'ha- sieurs reprises dans nos Recherches. licamasse qui en parle honorablement ; il (») Nous ne savons rien sur Posthumius est souvent mentionné par Qnintilien et par Terentianus, si ce n'est, comme nous l'ap- Plutarque. Ammonius, Photius, Suidas nous prend l'auteur lui-même, qu'il était romain, font connaître les titres de ses nombreux qu'il cultivait avec zèle et succès les bellesouvrages, dont il ne nous est resté que de lettres, et qu'il était encore jeune lorsque courts fragments. Suidas assure qu'il était le traité lui fut adressé.
151 142 nepi TTOïï. [S. I, g 2 S. II, g 2.] yjmaipov, zrwn<.e\><î>pjzbx. AùTOî 8 lôuii/, zrx'pz, rx ZTïI pipovz, ù>z iréorjxe /.ai xasir/st,ffyveth/.jotitéfçxky)bz<7rxrx ' su yxp 3ù 5 scrrotprjva'usvoî,?t GEOîç ô/xotov byopzv, zvzpyzcrlxv, zlrtz, VJXI à7x) r Jzixv. 3. rpa'tpwv 3E 7TiSÔ5 aï, fixrxrz, TOV rîxàzixz zruarrjpxivx, ayzbàv {XTrfiïïjxypMi xxi TOû 5tà TTXSISVWV 7rpo'Ù7;oTt5EO'Sai, w? àxpstrs X» S^X'' *> nç Wywv Èori rx ûuvri, )cai 7rot)7Twv rz oi pjytaroi xai avyypx(bzu>v oùx a X- XOSEV 17 èv8e'v8e TTOSÈV ènpûrevaxv, xai rxïz zxvrôiv mpizëxlov EÙxXst'ats rôv xiûvx. KE*AAAION B 4. Où yxp zig TCiSw Toù; oôcpowfxsvouç, x))' ziç èxotoot./ xyzi rx imzpcpvx ' izxvm 8é yz [aùv zy.tùr zi] TOû mbxvoït /.ai TOû 7rpôç; yxpiv xzï 10 x.pxtzî Tô Bx-juxaiov ' zïyz Tô psv mbxvov W; rà KO/Jà ètp 171x0/, Taûra 5È SuvaoTEt'av /.ai /3tav xuxypv Tzpozyzpovrx, 7ravTÔç èrrai/a) TOû axpow- /xévou xastotarat. Rai T>7V fxiv zptzztpixv rr)z zvpzazotz, x«i TWV T W,J 7rpayfxarwv ra'çtv xai oixovofuav, où/ e!j Èvèç, où3 Èx SVEïV, Èx 3s roû ôtov TWV Xoywv t/cpou; tiéxtç nttpatvofxivrjv bpûpjzv ' ùuj/oç 3E 7rou xxipioiz sijeve^ssv 1 o ra' TE Ttpxypxrx 3t'x>7V trx)j7rroû TravTa àizybpvctzv, /.ai T«V TOû pr,ropoz EÙ8ùç xbpbxv zvzozi^xro 5'jvautv. Taûra yàp, onxat, y.ai Ta Ttxpxrûi)aix, Tzpzvrixvz rfîtarz, xâv aùrôç Èx Kzîpxç vyrr/taxio. U. Hntfv 5' x ô/o àixttopnrzov èv xpyri zi èxttiv ûcbovç Ttç. y) /3a'5ouj TE'T/IOI, ètei Ttvsç; oxoxj oïbvrat 3t)7TraTy;cf9at TOûç Ta TotaÛTa xyovrxç ziz 20 reyvtxà i:xpxyyd.u.xrx. Tzwxrxi yxp, tpacri, ri peyaxotpuij xai où 81-8axrà rtxpxyivzrxi, /.ai plx rzyyn r,pbz xùrx Tô 7TEcpuxsvai ' yjipo» rz rx tpixttxa zpyx, wç otb/rat, xai Tô} rravri àzilbrzpx y.xbiirxrxi Xoyt'at? xaratxexvetet/ôtieva. rxîz rzyyo- 2. Eyoj 3' zlsyyb-ficzrjbxi TOû&' ztzpmz zyov tfrjtxt, Et E7rta/.E''}atT9 25 TIç OTt lô tpvatç, oaçrcep Ta iro/lx Èv TOù; rra9)7ttxor; xai h)tppuhoiz xvrbvo- VAlt. I. 3 A. tyciasv. C. lira;. Vm si-ùv ERM. (fiàtarov -atîtia; C. 3u Îv. RM. Sucez. CONJ. 1. 2, RonxKEN, uuvîsixpivjî; ot/.oçfcvsotata xai a).r, , MORl'S, îy,ctu(v LE FEVRE, oixtatt, nais. tir. ou mieux irpo; oi (çiàra-rcv rt xai irats. tir. 1. 7, LANGBAINE et RUHNKEN, ùirtft'^axcv. TOEP, irsptsxaficv , WEISKE transposerait oùv (*) On entendait, au second siècle, par Plutarque, Qu'il faut philosopher avec les âvîpt; noxirixci des hommes appelés à s'oc- grands, c. 1. Préeept. sur la polit, c. 6, 7, cuper des affaires publiques et qui avaient 8). Le Xc'rc; ircxirixc; était quelquefois opquelqne culture, quelque instruction. (Voy. posé aux déclamations des sophistes. (V. la
152 [CH. II.] TRAITÉ DU SUBLIME. 143 en public puissent retirer quelque fruit (*). Je compte, mon ami, que vous les examinerez en détail avec moi, en apportant, comme il convient, à cette appréciation votre franchise accoutumée ; car, suivant la belle pensée d'un philosophe ( 5 ), c'est par la bienfaisance et l'amour de la vérité que nous ressemblons aux dieux. Et puisqu'en m'adressant à vous, j'écris à un homme dont l'instruction n'est pas en défaut, je me vois dispensé d'établir par de longs préliminaires que le sublime est la qualité la plus élevée du style, et que les plus grands des poètes et des écrivains ne doivent à aucune autre cause leur supériorité et une renommée à l'épreuve du temps. CHAPITRE II. Le sublime ne tend pas à persuader, il transporte; ses effets merveilleux dépassent de beaucoup tout ce que peut produire l'art de plaire et de persuader. En effet, la persuasion dépend le plus souvent de nousmêmes, tandis que le sublime, en exerçant sur les esprits un ascendant et une force irrésistibles, triomphe toujours des auditeurs. Le talent de l'invention, l'art de disposer les diverses parties d'un sujet, ne peut se reconnaître par un ou deux passages ; on ne l'aperçoit guère qu'en considérant l'ensemble d'une composition; mais le sublime, brillant tout à coup comme un éclair, disperse tout ce qu'il rencontre, et révèle aussitôt le génie de l'orateur ('). Mais, mon cher Terentianus, à quoi bon ces observations et d'autres semblables? elles vous sont si familières, que vous pourriez sans doute les donner vous-même. Il faut examiner avant tout s'il existe un art du sublime ou du grand ; car quelques personnes prétendent que c'est une erreur que de donner là-dessus des préceptes. Les grandes pensées, dit-on, naissent en nous, et ne sont pas le fruit de l'enseignement ; cet art, si c'en est un, est un don de la nature, et les œuvres qu'il produit n'ont qu'à perdre à être soumises à des règles qui les gâtent ou les affaiblissent. Pour moi, j'affirme que l'on sera convaincu du contraire, si l'on considère, d'un côté, que si la nature est habituellement libre dans les tx«).t,ç«i entre Tô et Saupidaiov, et retrancherait xai TOû itpô; x*p <v - Les mots oùv ixir).t,ç«t s'appliquent à la fin de la phrase précédente, comme glose marginale destinée à expliquer li; ixorsmv , LE FÈVRE, wâvro»; , LE FèVRE, àveo'tiçato... Taûra Si , P.-L. COURRIER, irabouç pour Baosuç. V. S. XVI, 5 2. I. 26, LE FèVRE, 3TI, «;irip T, f'yjxi rà iroàxà. note de T. Le Fèvre.) de même de la vérité : El Si étîov in àxésna ( 5 ) Élien (V. Hist. XII, 59) et Stobce xai «X»TUV u.iv àyaoûv 8tsî;, irâvtuv Si dv- 'Serm. XX) attribuent cette sentence a Py- tpenrct; àpx'i **và m.xrava. thagore. Plutarque ^de la Flatterie,c. I) dit (t) Comp. Quint. I. 0. VIII, 3, J$ 4-6.
153 144 nepi YU-OTS. [S. II, g 2. S. III, g 1.] j»v, OUTCOç où/ etxaîov Tt xax Kxvrbç xplqw^ov ehxi ptxef ' xxi on «urn peu Ttpûxiv Tt xat xpyjrxmov yevéoeux; crrot^erov erft Tra'vrwv vperyryrxsv, TXç ôè noaivntxç YXI TôV èp Èxa'arou yixipov, tzi 5è TàV àtraavetttâtr;v XOY.YI- OT'V re xaî yjpwiv, îxavrj Ttxpopbxi xat oruveveyxetv 17 ftisoôoç ' xat toc èmxtvt5uvôt Oa aura ép twrwv, txij/tx tttto'to'ltrjç: xarhpiy.zx xaî xvtppxztazx 5 èasévra, OUTW Ta psyx)<x, errt uôvr; nô pofâ xai xpabëï T0AL07 "kcmbpsvx. Aef yxp xi/totç, w? xévrpou 7roAAotxtç, OUTW IÎ17 xat yxhvov. 3. Orrep [yàp] ô br,pjyjbhms ènl TOû xotvou TWV àv6pw7rwv avcopaivstat /3t'ou, psyiarov pèv élvxi TWV ayaswv vô eùtuvefw, dvùrepov 5è xai où/ exarrov, Tô eu (3ou)ieuea0at, ÔVtep otç puô 7ra 7j, awxvxxpzi rravtwç 10 xai Sofrejoov, TOUT âv xai erci TWV Aôj/wv emototev, wç 17 wiv piorç, TTJV Trjç eùtu^t'aç Ta'i-iv erre'^et, 17 ziyyy) 5è Trjv Trj; evsovllxç. Tô 5è xupiwtarôv Te, xai aùrô Tô sivat Ttva TWV ev Àsyotj èrri Liôvrj rn puoret, oùx a/\ao0 y fipâç r) nxpx Trjç TÉy_vr;ç hpaùeat 5sf. Et TOû0, wç ep>7v, èr;txoyto"atto xas e'autôv ô TOTç yjwaroplxbovaiv ethttpwv, oùx âv rrt, poi 5oxe~, Tre/strnjv xai âyjpriatw Trjv èvtî TWV 7rpoxetp.èvwv YiyhsxiTo Qswpt'av. 15 RE*AAAION r' III. **** >xal xauivou 0Y,ûat PLXXIOTGV at'xac. Et fâp TIV' isttgûxov cooptai pto'rov, Miav rtaptîpa; TcXexTavr.r y_eiaâppo&v, STITTIV TTupuorû, xat xatavspaxùaouat ' Tiûv S" où xtxpayx tru Tô -jewaîoy ptixce." 20 Où rpxyux èort TaÛTa, à/àà Tixpxzpxyoàx, xl TÙ^YTXYXI, xattô WjOÔç oùpavôv è\zp ïv, xat TÔ TôV Bopixv aùxrjtrjv TOtetv, xat Ta àx)jt VAR. 1. 4, PmVr iroptaat , CR. sa6évta Ta p.67. M. ajoute OûTU. 1. 7, P. OUTU Si xai V1 Tô> IvxuxEtv V t Tô tu îta8t'a8ai. Ces deux leçons du ms. V1 sont des conjectures de copiste, car les mots qu'elles remplacent sont en blanc dans le ms. de Paris n» 983, qui s'accorde généralement avec le Vi. I Ces deux ms. sont les seuls qui donnent la fin de cette section depuis le mot tpùorc, elle manque aussi dans les deux éd. princ Vi Scxû Vi xoptioatto M. xtxparj' tiitu R. xat itpb; oùp. CONJ. 1. 4, LEFèVRE, npocoptaat. icapâet TJO'ç se confondent souvent dans les mss. V. Bast. Palœogr. p , MORUS retranche ri (jttfotxa, et Xturojjttva comme ( ) Cette image est empruntée à Platon - p. 638 R.) s'exprime ainsi : ôiioîv àfxooïv râ;77ip rà àvepptâttata itxoîa (144, A.) On évtotv irâgiv àyopiiitot;, TOû [tiv TrYouptivou lit aussi dans Plutarque (301 D,) àxusépvn- xat ptefiatou TtâvTtuv TGû eùruxti», TGû Si TOç xai âvepptatto-tg;. IXaTTOvoc ptiv TCûTCU TMT S'iO.tvt pte-fiatou, (*) Plut. Vie de Lycurg. c. 21, dit aussi : TGû xaxû; BouXtutoéat, GûX àpta r, x-râot; «a- Ta ptîxin xîvtpgt eïy_i «T«pTixôv9upiGÙ. payi-rvetai TGï; ànipûiboic. A propos de ce ( 4 ) Démosthène Har. contre Aristocrate, passage, Schrefer (App. cr. ad Dem. IV, p.
154 [CH. III.] TRAITÉ DU SUBLIME. l-tô sentiments et les transports, elle n'est pourtant pas tout à fait sans guide et sans frein (*) ; de l'autre, qu'elle est, il est vrai, en toutes choses, le principe et le modèle de la création, mais que c'est l'art qui détermine le degré, le choix ; c'est à lui que nous devons l'exercice et l'usage, moyens les plus sûrs d'échapper aux fautes. Enfin, les génies transcendants, livrés à eux-mêmes, sans l'appui ou le lest de la théorie, risquent bien plus de s'égarer eu cédant à leur élan ou à une hardiesse présomptueuse. Le naturel a aussi souvent besoin du frein que de l'aiguillon (*). Ce que Démosthène dit de la vie, que le plus grand avantage est d'être favorisé par la fortune, et le second, non moins précieux, d'agir avec prudence ; car, à défaut de celui-ci, on perd souvent l'autre (*) ; je crois qu'on peut le dire du style, où le génie joue le rôle de la fortune et l'art celui de la prudence. Mais la raison la plus forte en faveur de mon opinion, c'est que l'art seul nous apprend que certaines qualités du style ne sont dues qu'à la nature. Ces considérations, pesées avec soin, me semblent devoir prouver à ceux qui blâment l'étude des conditions du sublime, que nos recherches sur ce sujet ne sont pas inutiles ni superflues. (Lacune de 4 pages du manuscrit de Paris, soit 80 lign. de cette èdit.) CHAPITRE III.... i Lors même qu'ils auraient éteint le feu ardent qui jaillit de la fournaise, t pour peu que j'aperçoive une seule étincelle au foyer, t j'aurai bientôt produit des tourbillons de flammes ; t j'embraserai la toiture et je la réduirai en cendres. < Je n'ai pas encore fait entendre mes sifflements accoutumés ( ).» Des expressions telles que des tourbillons, vomir vers le ciel, Borée musicien (*), et d'autres pareilles, n'ont rien de tragique et ne conviennent explication de 1X8JVTX. TOUP voulait compléter ainsi la phrase xxi w; in», rx nxoïx... CûTU xxi srnx. TX uiy. Je crois qu'il faut la disposer comme suit : xxi û; im«. XùTX i r ' îxutûv îxsiyrx TX UCYXXX, d'ty.a fata-niur,; XOT. xxi xvipu. fal UO'VTI -rf, cpopx xxi x-txétï TSXUT, A«uro'u.evx Je supprimerais fàj après "Ctirip , TOUP, oùx xxxottiv xcfliv , Weiske, xxtv éxxotgv OU îxxotx; il faut xxft' {IUTOI suivant Vi , Boivm, T<-p;o»ivo. Toi'P, r;po;x«uevei>v , Toup, xxi un xxuivou, RUHNKEN, tt xxi XXU. L 17, TOUP, il VXp TOV SOT10ÙY0V Ô<jlOU.Xl UOVOV, MUSGRAVE, Si fxp TOV SOTIGÙXGV ôpouxi (J/G'XGV , RUHNKEN, Six 7rx'ptîpx« , LE FÉVBE, xexpx-fii Jolis fort au lieu de tri. 93) ajoute : Demosthenem Longinus ita ci- menta, p. 230 et suiv. Bibl. des Classiq. tavit ut aimul, philosopbus oratorem, cor- grecs de F. Didot. Comp. les Fragm. Iitt de rigeret. Longin, n " 16 et 17. J'ai suivi dans la tra- (s) Ces vers sont tirés d'une tragédie duction les conjectures de Ruhnken et de d'eschyle, intitulée Orithye ; ils sont dans Musgrave. la bouche de Borée. V. Ovid. (Metam, VI, («) On voit que la citation n'est pas com- 677 s.) qui avait sous les yeux la tragédie plcte. d'eschyle. V. aussi Ahrens,,-Eschyli frag- 12
155 110 ni-pi ïtoïi. [S. III, g 1-4.] i\f,ç Te6oXwTat yxp r»j «ppofcret, YXï resopiêritat rat; tpavracjtai; fiàx- Xov» SeSeîvwTat, xav êxaorov aùrbjv irpôç «rùyàç «vaorxotrpç, èx TOV tpoëepoû xar OAC/QV ûrrovocrref Ttjoôç rô eùxataaxooi/rçrov. Orrov 3 ev rpaya>3ta, npxypxri byxr;pû> tpvcjet xai èmàeyophto orofi<pov, CMXû; TO Tt«p«ptiXoç, otsefv àffuyyvojotov, ayo7fj 7 «v» eî/xai, Xoyot; àxr;9ivofç xpplxmev Tairr) xaî ri Toi AeoiTtvov Topyiw yexârat ypa'apovroç, «Sép- >;; ô TCôV IleptJwv Zeû;,» YXI «rûre; ifpd/vyoi Ta'ayot,» YXI nvcx TWV KaXXto-Ôevou; ôvra ovy utptjxà, biïïki purréoipa xat rrt pxïojav rà K/etzxpyov cpxotoj3>îç yàp ô àv)?o, xat (fya&îv, xarà rôv 2ocpox?ia spuxpsî; u,tv aùxtaxciat, çopct'.àç S" XTtp - 10 Ta' ye pàjv Apitptxpàrov$ rotavra, xat Hywat'oy, xat Marpt3oî 7roW.ayoû yàp èvsoucjtâv eaurof; Soxovvre;, oi fî'xyyevovoiv, a)à.à TiaiÇovortv. 3. OXaxj 3 éotxev et'vat 70 oîseîv ev rofç paktarx SuçtpyXaxTÔraTov. d>icj t yàp arrayreç, ot peyiqovç ètptéptevoi, apeiyovre; aaôeveîa; xat ^npôtrjtoç xarayvwojtv, oùx o75 OîTWç em TO06 ûroxpe'joovr at, 7rei6épt vot TW, «Me- 15 ya'xcov àrroxto'satvetv opwç evyevè; xpxprripx.» 4. Raxot 3è oyxot, xaî ffwpuzvwv xat Xoywv, [oî yjxvvoi xaî «vaxrjsetç,] xat pàjtote Trepti'crraVres xptâç et; TOVVOVTîOV oùsev yàp, tpacrî, ijrjporepov uspwmxoo. ÀXXà rô pèv oî3oûv urrepat'petv /3ov)i Tat rà vqvx?, rè 3è ptetpaxtwse; àvrtxpv; vtovavrt'ov TOI"; pteye'secrt Tarretvôy yàp e oxou xat puxpéiyu^oy, YOù 20 -fp ovrt xaxôv aycwéotorov. Tt TïOT OW Tô petpaxtwsé; èortv; H 3rj?nv, w; o-^oxaottxr) vérjca;, ûrtô nepiepylxs ")r,yovox et; uyyyjsôt»ta. OXtcfSatvouoît 5 et; TQûTO Tô yévo; ôpeysptevot piv TOV TreptrroO xat mkwripsvo-j, YXI pjxksrzx TOû rjseo;, èrroxe'xx.ovte; 3 et; p'a>7rtxôv xat xaxoçrixov. VAR Vi.xaÎTtva TÔivIIepoîivK M. supprime iu»c P. u,nii«ts... ïaravtt;. M. Sr.iroTt PR. i\i\<.\>. I. 22 PV i a 3 ncpicpq-aata;, mais le manuscrit P. porte la correction irtpiepfia; au-dessus de la ligne CR. ti; Tô ^srnxôv. M. «i«tpoirixôv. CONJ. 1. 7, TOOP, TWV ntpstxûv KaXX , TOUP, où ou.txpoîc , TotJP, utraxcav xiroxiooaîveiv iy.i-,-rr,u.' lù^tvt; , LE FÉVRE et RUBNKEN, dvotxttîc. Les mots ( 5 ) Plutarq. (Préc. polit, c. 15, p. 811, Xs'-ycjaiv, wvrrep tîoi u.â).tetx dçioi, xxl ixxx E) dit à peu près de même : eî; x).tuxou.ôv TOIXôTX ^uxpsùovrxi irxjiiroxxx. Cette image 'j-ovs<jttï xxl qs'xeitx. Sur le caractère de n'est pas si blâmable en poésie, elle n'a pas la tragédie, v. Mut. Sympos. VII, 8, 3. été dédaignée par Lucrèce (V. 291}: (*) Hermogène (rrtpl ié'twv I, c. VI. XVals, Viva vidensvivo sepeliri viscera busto. Rh. gr. t. III, p. 226) semble faire allusion à Lucien, Dial. D. VI, appelle un vieillard, cette critique de notre auteur : irxpx îi T&û; ipup'jxsr, TXçO;. ûtccçûxci; TîUToie! aoçtotxî; irxawoxxx t3- ( 5 ) Sur cette expression, v. Ahrens, Sopoi; xy TXçCU; rt f xp èu/j/ut.» TCU «7 u1t *î phocl. fragm. p Orelli, Lexicon Cicer.
156 [CH. 111.] TRAITÉ DU SUBLIME. 147 qua une parodie ridicule ; car elles troublent, pour ainsi dire, le style, et bien loin de lui donner de la vigueur, elles rembarrassent par ces vaines images, qui, considérées au grand jour, vous font passer peu à peu de la terreur au mépris ( s ). Et si, dans la tragédie, sorte de poëme naturellement pompeux et qui admet une certaine emphase, on ne saurait cependant supporter l'enflure, comment pourrait-elle convenir à un genre d'écrit qui rejette toute fiction? C'est pour cela que Gorgias le Léontin s'est rendu ridicule en appelant Xerxès, le Jupiter des Perses, en donnant aux vautours l'épithète de sépulcres vivants (*). Quelques expressions de Callisthène, au lieu d'être sublimes, se perdent dans les nues. Cela est encore plus vrai de Clitarque, homme frivole, qui, pour me servir d'une image employée par Sophocle, «souffle de toute la force de ses poumons dans une petite flûte» ( 5 ). On en peut dire autant d'amphicrate, d'hégésias et de Matris( s ); car souvent, au milieu de leur enthousiasme imaginaire, ils se croient inspirés et tombent dans le puéril. En général, l'enflure est un des défauts dont il est le plus difficile de se préserver ; car tous ceux qui aspirent à un style élevé, voulant échapper au reproche de faiblesse et de sécheresse, se laissent, je ne sais comment, tomber dans ce défaut, et semblent ee dire : «Il est du moins glorieux d'échouer dans une noble tentative» ( 7 ). L'enflure n'est pas moins fâcheuse pour le style que pour le corps ; elle [cache ( 8 ) le vide et le manque de vérité, et] nous trompe [ainsi] par une apparence contraire ; car, selon le proverbe, il n'est rien de plus sec qu'un hydropique. Si l'enflure veut dépasser le sublime, la puérilité, d'autre part, est l'opposé de la grandeur ; elle annonce un esprit tout à fait étroit et frivole, et c'est vraiment un triste défaut. En quoi consiste donc la puérilité? C'est sans doute une pensée niaise ou futile, qui, par l'affectation, dégénère en platitude. On donne sur cet écueil, lorsqu'en courant après des expressions nobles, choisies et surtout élégantes, on rencontre le clinquant et la recherche (*). M TOûVM xxl âvxai$<te me semblent le développement de xxxci ; la place qu'ils occupent et l'emploi de l'article montrent qu'ils ne viennent pas de l'auteur , LE FèVRE, àvrixîû; iazn èyxvrtcv , Is. VOSS, pcoirtxo'v. s. v. ç-uaà. Plut. Mor. 56 E. parlant de Phacthon : (0) V. sur ces divers historiens les lie- Quem si non tenait, maguis tamen excidit cherches (p- t03 et s.). Matris est le seul qui ausis. ne soit pas mentionné par Plntarque, mais Scnèque (Nat. Quœst. VI, 2) Si cadenil est cité par Athénée, 1. Il et X, et par Dio- dum est mihi, coelo cecidisse velim. dore de Sicile, I, 24. ( 8 ) Les phrases ou parties de phrases mi- (?) Plutarque (Cdmp.de Nicias et de Cras- ses ainsi entre [ ] répondent à des interposas; fait allusion à ce proverbe : "HaxjTiv, lations reconnues ou présumées. ifé/firi ii u.tfx).wv. Ovide (Met. Il, 238} en ( ) V. sur l'emploi du mot xxxi'riî.'.v les
157 U8 riepi riors. [S. UI, g 5. S. IV, 3.] 5. Toirw Ttxpxmtaa rptrov ri xx/lxç. st5o; èv Tof; TraÔrjTtxorç, 5/Tsp ô QsiScopo; TtxpévBvpaov ixx) i. Eort 5s TT«6Oç xxxipov yixl xsvôv, sv9a fjtrj 5sf raisoy; r) xpsrpov BiQx perpîov ôsf. IloXXà yà/o, w^rsp sx plqr,ç, TIVS; t? rà fuîxéri TOû Ttpxypxroç,, fàix saiircûv xai eryoxtxà Ttxpxyipovrxi TCXQW «ta trpô; où5sv TrsrovÔÔTa; axpoarà; àijyjbpxivoûcttv, «XÔTO*ç, 5 s sejt>jxits; itpô; oùx È^ecrrrjxÔTaç. nxiôv Ttspi piv TGôV TtaQriTixwv âfxxo; ripii/ àrrixsttat TOTO;. IV. Qarspov 5s an/ «Ttoury, Xsyw 5s roû i /t>yjooû, TÙ.r,priç 6 Tt'pato;, Xuforoup, smyor;tixbç, 7r)à)v dûxorpîu>v piv ÈXsyxTtxoiraro; àpaptxîparwv, 10 avstraiasritoç 5È iôtwv, urrô 5 ÈpooTo; TOû sva; vowast; àsi xtvsiv iroxxàxr; sxtittrroay si; Tô Ttatôapt«SSOTOTOV. 2. ïlxpxfjriaopxi 5s Tavôpô; sv rj 5ùo, srrstsrj Ta TrXst'o) TrpoûXacîsv 6 KatxrXio;. É7:atvwv ÂXsçavSpov TOV piyav, «O; rr)v Aoïav oxxv,» opr;o-tv, «sv èxottoot irapsxacsv srsatv, r) oo-ot; TÔv ûrcp TOû rrpô; HiptTa; 7roXspov 13 Travrjyvptxôv Xiyov Ir/oxpârr); sypa^sv.» QxupjxTrr) yt TOû Maxsôivo; r) Trpô; TôV crotptotrjv aiyxptcrt; 5rjXov «pàp, w Ti'pais, ox; oi AaxsSatpivtoi 5tà TOûTO TtoÀù TOû IaoxpâYou; xar dvsptav ÈXs/rra/ro, svrstsr; oi ph àvr,p rà piv â'xxa t'xavè;, xai Tipô; Xoycoy Èvt'oTs psysso; oùx aaropoç, rro- rpixxovta STScrt MsoerÂvriv TrapsXaoov, 6 5s TôV Tîavwyi/ptxôv sv pivot; ôsxa crvvsta'çaro Tof; 5 A6r;vat'ot; âxoûor nepi ZtxsXt'av Tt'va Tpirrov stttopwvsf; Ort «si; TôV Epprjv àcrsc5rjcjavt ; xai Trsptxiqyavrs; aùroû ri ayaùlpara, 5tà TOUT S5OJXOV Stxrjv oùy_ rixiora 5s ôt eux avspa, ô; àrrô TOû TCapavoprjSsvro; 5tà 7raTspo>v rjv, EppoxpaVrjv TôV Eppcovo;.» ûcrs BxvpdÇeiv pe, Tspsvrtavs rlstots, TTô»; où xai si; Atovùortov ypa'cpst TôV Tupawov 23 «srrsi yàp si; TOV At'a xai TôV HpaxXs'a ôu;o*seo;; sysvsro, 5tà TOUT OÙTOV AI'OJV xai HpaxXsi'5>;; Trj; Tupawt'So; àûpsixovro.» VAR P. uiftoo;. oùx ào Va TTï; Xoiot ÙXTIY CR. omettent frieiv ajouté par M C. xaf àvjptav PL Va 3 R. «ate'pwv àv 'Epu M. TIT.V T'jpavviù > a, Recherches (p. 87); ^«iiirixov et XOXOT/DXOV se (") Ceci rappelle la remarque de Cicélisent plus d'une fois dans Plutarque. ron : Si is, non prseparatis auribus, inflam- ( l0 ) Il est question ici de Théodore de mare cœpit, furere apud sanos, et quasi Gadara, précepteur de l'empereur Tibère, inter sobrios bacchari vinoleutus videtur. souvent cité par Quintilien au nombre des Orat. c. 27. plus habiles rhéteurs grecs du 1" siècle. ('») V. Sect. XLIV, 12.
158 [CH. III.] TRAITÉ DU SUBLIME. 149 Un troisième défaut, voisin de celui-ci, se trouve dans le langage passionné; c'est celui que Théodore ( l0 ) appelait iraot'ïgupeoç, c'est-à-dire faux enthousiasme. Il consiste à s'animer mal à propos, sans motif, lorsque rien n'appelle de semblables transports, ou d'une manière outrée, lorsqu'il faudrait y mettre de la mesure. Ainsi plusieurs se laissent emporter par leurs propres sentiments, comme à une sorte d'ivresse, à des expressions déclamatoires qui ne conviennent point au sujet, et leurs grands mouvements paraissent avec raison ridicules à des auditeurs calmes, qui ne les partagent pas ("). Au reste, nous parlerons ailleurs du langage passionné(,f ). On trouve de fréquents exemples du second défaut dont nous avons parlé, c'est-à-dire de la puérilité, dans l'histoire de Timée ("), écrivain habile du reste, savant, ingénieux, et dont le style est parfois assez élevé. Quoiqu'il soit très-sévère pour les fautes des autres, il ne s'aperçoit pas des siennes, et le désir qu'il a de mettre en avant des pensées neuves le fait souvent tomber dans les plus grandes puérilités. Je n'en citerai qu'un ou deux exemples, car Cœcilius en a déjà signalé plusieurs. Voulant louer Alexandre le Grand, il dit qu'il a conquis l'asie entière en moins d'années qu'isocrate n'en a mis à composer son Panégyrique, où il excite les Grecs à faire la guerre aux Perses. Le beau parallèle que celui du héros macédonien avec le sophiste d'athènes! Sans doute, Timée, les Lacédémoniens le cédaient beaucoup en valeur à Isocrate, puisqu'il leur a fallu trente années pour soumettre Messène, tandis que le Panégyrique n'a coûté à son auteur que dix ans de travail ('*). Quant aux Athéniens faits prisonniers en Sicile, quels reproches leur adresse-t-il? «Ce fut, dit-il, pour les punir de leur impiété envers Hermès < dont ils avaient mutilé les statues; et pour comble, cette peine leur fut < infligée par un homme qui tirait son origine du dieu offensé, Hermo- crate, fils d'hermon.» Aussi m'ctonné-je, mon cher Terentianus, qu'à propos du tyran Denys, il ne remarque pas qu'il fut renversé du trône par Héraclide et Dion, à cause de son impiété envers Hercule et Jupiter ("). CONJ. L 3, LE FéVRE, lit uirpoo à cause de 7rx6ouc. 1. 6, WEISKE, i>; t5«omxôti;. 1. 9, PEABCE, *rj 160;, oùx «cpopoç , LE FEVRE, rmisovo; au lieu de Mouciîo'voc à cause de ooewniv , LE FéVRE, cùy. WUTI Si Si lia ôvsa*. ('*) V. sur Timée les Recherches, pages bien loin d'être concluants. Plutarq. (Sur la Gloire des Ath. c. 8) raille aussi Isocrate ('*) V. sur cette remarque de notre au- à cause du temps qu'il a mis A composer teur, l'article de Bayle sur Timée, où elle son Panégyrique, est combattue par des exemples qui sont ( 15 ) V. Plutarque, Vie de Nicias, c. I, 4.
159 150 nepi won. [S. IV, gj 4-43.] 4. Tî ôef TOpt Ttptat'ov Xèyetv, OîTOU yi xoî ot ifpwï; èxetvot, SsvooprôvTot Xèyw xaî IlXarrwva, xattot y èx rriç Swxporov; OVTE; Ttxlaiarpas, O/JUJIS 8tà ri ovrw; pixpoyjzpr) èaurwv TTOTÈ è7rtxav9«vovtat ; O p.èv vz èv T»j AaxeSatpovtwv ypxyti TroXiTet'a «rlxztvwv yoûv #rrov ptèv av tpwvôv àxovctatç r) TWV Xt9t'vwv, I?TTOV 8 âv fytuara orpèijiatç «TWV yjaxxwv, 5 aisijftovsotépouî y «v OÙTOV; rr/firrouo xaù aùtwv TOJV èv TOI; ôa^axptqt; 7rap9èvwv.» A/jKpixpafrzt, xaî où Srvoa>cî>vTt, ënpskt ziç èv Tof; èvp9axprot; 79UWV xspa; Xèywv ;rap9èvov; aisiîpova;. Otov 8è, HpâxXet;, Tô Tô; ottav- TWV èi;»i; xipxç xiayyvrrikiç etvat 7re7rercr0«t, ÔTOV <pao"tv oùsevt OUTW; èvcojpat'vêo'ôfln rr)v Ttvwv àvat'setav, w; èv TOT; è<p0ax/jtoc; ; 5. lrapôv, 10 «Oivoëapèç, xwô; optfiar è'jgwv,» a^c/îv. O fxèv Tôt Tt'pato;, ôaç cpwptou Ttvàç ètpar/rrépurvoç, oùsè TOùTO Ssvotpwvrt Tô i a»^pôv xarèxttrev. q^ai yoûv êrrt TOû Aya9oxXèou; xaî Tô, «TT?V àvetyiiv èrèpw 8E8opivy;v ex TWV àvaxaxvtmjpîwv ipnxaxvrx onzù.bùv O Tt'ç «v ènoîri<jtv, èv èopsaxptot; xipxt, pxi nipvxç é'^wv;» Tî 8è, ô T«XXa 6«fo; ldvofrwv ; Ta; SEXTOU; SiXwv eîtrefv, «Tpa'- (Jiflevreç,» tpjcrtv, «èv Tofç; tepoô; 6r)vovo~i xtwapittt'va;.» Rat iraxty «Tlepi 3è TEtytâv, w MèytWz, èyw iypxoepotpr,v «v rrj itzâprr,, xa0eùg tv èâv èv rrj yn xarraxeipteva ri rdyn, xaî ptiô è7ravt'otacr9ai. 7. Raî Tô HpoîÔTEtov où ropp'w, Tô opavat Tel; xaxâç yuvafxa; «àxy>;8e<vas ô<p9ax- 20 itwv.» KatTot / Zyjt rivi nxpxuv&txv, oî yip rtxp «ùrw TavTt XèyovTE; Etaiv ot /3apê«pot, xai èv pi9»j «XX oùo èx Totoùrwv 7rpoe>wT;wv 8tâ pttxpovj/v^t'av xaxôv «cr^povefv 7rpôç TOV atwva. VAR M. xxîrot ri Siî H. iittaorpèyaic. VilmL yaxiviiv E. TWV èv TOî; 4«)8. iiuâv irxpb. Em, èv TOî; BaXâuoi; conformément au texte ordinaire de Xénonhon, de Rep. Lac. C. 3, 3. 'Exiivwv qcûv {TTOV piv av cpwvr.v àxoûaxi; ri TWV >.I8îVWV, XTTCV S' âv ouluxta jj. TaoTpt9ai; x TWV XOXXMV, ato'riu.c>vt<7ttpguc S' âv aùtoù; vvrrieats xoù aùtwv TWV èv TOïç SaXâuci; itapbèvwv M. îtottip "Ou.xpo; TGV iraiiôv CR. Tô xasiùôiiv A.?rôp^w, (pavai. ( ) C. 5, S 3. (19) Plutarq. (Vie de Péricl. c. 8. Consol. (17) Le mot grec xôpm désigne à la fois à Apollonius, etc.,) dit aussi : i Si Seïoç; ltxsiune jeune fille et la prunelle, la pupille de TWV. l'œil. PI utarque (De la fausse honte, c. 1) («o) LoisV, 741 C. VI, 778 D. Il s'agit fait allusion & ce jeu de mots. V. les lie- des murailles d'athènes et de celles du Picnercnei, p rce, abattues par Lysandre. () lliad. I, 223.
160 [CH. III.] TRAITÉ DU SUBLIME. loi Mais pourquoi parler de Timée, quand de grands génies, tels que Xénophon et Platon, formés à l'école de Socrate, s'oublient quelquefois euxmêmes jusqu'à courir après de si frivoles agréments? Le premier s'exprime ainsi dans sa République des Lacédémoniens ( <s ) : < Leur voix ne se fait pas < plus entendre que s'ils étaient de pierre; leurs yeux sont immobiles «comme ceux des statues d'airain ; leur modestie semble l'emporter sur «celle de nos pupilles. > Il était digne d'un Âmphicrate et non pas d'un Xénophon, d'appeler vierges modestes les pupilles de nos yeux ("). Comment s'imaginer que tout le monde a les pupilles modestes, puisqu'on dit que nulle part l'impudence ne se laisse mieux voir que dans le regard? Le poète ne dit-il pas en parlant d'un impudent : < Ivrogne, qui as le regard d'un chien» ( ls )?Eh bien! Timée n'a pas voulu laisser à Xénophon cette expression de si mauvais goût ; il s'en est emparé comme d'une chose de bonne prise. Il raconte qu'âgathocle, après avoir donné sa cousine en mariage, s'enfuit en l'enlevant le troisième jour après les noces, et il ajoute : c Pour agir ainsi, ne faut-il pas avoir dans les yeux des courtisanes et non «des pupilles?» Et le divin Platon ( l9 ) ne va-t-il pas jusqu'à dire, à propos de tablettes : «On déposera dans les temples ces souvenirs de cyprès»? Et ailleurs : < A l'égard des murailles de la ville, Mégille, je serais assez de «l'avis de Sparte, de les laisser dormir couchées en terre, et de ne point «les relever (* ). Hérodote n'est pas non plus à l'abri de toute critique, lorsqu'il dit en parlant des belles femmes, qu'elles sont le tourment des yeux ("). Ce qui pourrait l'excuser, c'est qu'il met cette expression dans la bouche des barbares, et même de barbares plongés dans l'ivresse; mais une telle excuse ne justifie pas la recherche de puérilités semblables, qui nous expose à déplaire jusqu'à la dernière postérité. CON'J. 1. I, ToUP.xat nsii , TOUP, i>;twiv TC-ïC iœéaxf"'? Èvaiui , LE FEVRE, à; çropiod xûuv IçmtT , TOUP, MoRUS, Vi SI; i vàxxa 9EïO; IIX , LE FEVRE préférerait icpocpstaitov à icpo;ùncov. I. 25, STEINHELIUS et TOLLU'S eu'âv* âiravra en lisant au comm. du chap. suivant, Taûra IM'VTC-I. (»i) Uérod. V. 18. Plutarque (Vie d'a- car nous lisons daus Térence : lexandre, c. 21) met dans la bouche de Vin' primum hodie facere quod ego gauson héros la même expression ; il est vrai deam, Nausistrata, qu'il la présente comme nne plaisanterie. Et quod tuo viro oculi gaudeant? Elle avait passé dans les comiques grecs, Phorm. V. 9, 64.
161 152 IIEPI TTOYï. [SS. V, -VI, VII, 12.] KE*AAAION A' V. Anx/rx pivroi Ta OÙTW; xasuvx 5ià p'av èuxovstxt Tof; Xôyot» aitîav, 5tà Tô Tzepl Ta; vwiveiç xxivio~r:ovàov, TTE/xi S 3rj paùiarx xoeivéat*- Ttweiiy ot vùv àcp wv yàp itplv TxyxQx, CT^ESôV àrr aùrdiv TOUTCOV xai Ta xaxà yswxibxi cpiaei". OSev httyopov si; ctuvtayfxatwv xxripbtomv TX re xoddcn Tfjç, épprivtlxç,, xai Ta wj»}, xai rcjoàç TOUTOI; ai rjsovai >cai aura 5 Tavra, xasàrcejo Tô; èrritu^i'a;, O'JTM; à/sv^aî xai ûrrose'ctïi; xai TWV evav- Ti'cov xasiaravrat. Toiovrôv Ta); xai où ttrraêoaai xai où WTîpËoïvù xai Ta 7rXx6vvnxa' 5ei'Çoaa/ 5 èv TO"; SKSITX TôV XI'VSUVOV OV êjretv eoixao-t. AioTOp àva-/xaîbv Ô5V? StaTtopiv xai yr:oti9 0"5ai, Si OTOU rpirtov Ta; xvxmipxphxç xaxt'a; Toi"; ùtj/yaof; sxyevyetv av 5uvaiu 9a. 10 VI. Ecrrt 5è, S) cptao;, si Tiva nspnzoï-no'xluxb su rc/o&jtot; xasajoàv TOû xar à/\r,6etav v{/oi>; bito~tïiuxiu xai èitupiaiv. RaiVoi Tô Ttpxypux 3ù;9>j- Trrov r; yàci TOïV ).ôy&>y xioi'ot; TtoAAxj; ion Tîeioa; TE). iirafov èmyâvrjpx où fjuôv àv\à, w; eirrerv EV Tzxpxyyû.uxzi, surevbsv TTOSEV îcroctç TT;V SiayvaxTiv aùrôiv oùx àsuvarov TtopiÇeaQoa. 15 VII. Ei8Évai yjor;, cpi9,tat, Sien, yjxbocnsp xàv TtS xotvû (3t'a) où$èv {mdpysi plyx, ov Tô xaraaxpov tv ion p-syx, oiov 7T).OûTO(, Ti/xai, ôé^at, TU/OOWîSE;, xai ocra ôrj â'ààa E/EI itoxù Tô I^WSEV Tipoçxpxyoy^ovpsvov, oùx av TW y tpjoovi'fiw ooëerev xyxôx vr:epsod},ovtx, wv OÙTô Tô 7T joitpjoov rv où pirpiov BxvpxXovai yoùv TOJV èyj>v7'j>v aura fiâaaov roù; SvvafxÉvov; 20 Êyjtv, xai Sià fi ya).0'^vv;iav vxspopûvrxç, T«8é Trou xai èrrt TCôV SIHJStiÉvwv Èv TTochpxo'i xai ).oyot; EmcrxETrTEov, firj Tiva psysbovç, (pavraaiav EYOI Toia'JT7;v, >? raxù npoçxsitxi Tô Etxrj 7ri3o;ava7t)^tTTop: vov, àvatrrvejo"ôtteva 5È xâkoiç svpio~/.oito yjxvvx [wv TOù BxvpxXsvu Tô Kspiypowïv svysvsarepov.] d>ùo" [ j/ap Trw; ûrrô ToiÀ/jSoû; Ùî /O'J; ir.xlpsrxi TE «fxoîv )ô ^X?'' xai yxvpiv Tt avacjtyjrxa '/.auaxvovnx TÙr,povTxt yxpxç, xai p.syoc)jxvyjxç, VAR M. "Aaxyrx TXûTX JAS'VTOI P. ^evvxcbxi Va 3 ALR. ftvéabxi M. *fi- yvectoxi AR. TOioû-iv «w; xxi xi p.btx(joxxt. M. T. truc xxt xi ÙTrep(5oXxi PV 1 3 AR. IxtpEÙf ttv 5uvxu. 0a. 1. H M. s'orxt Va place les mots XXI'TM Tô itfxf utx Sû;XniaTov entre xptctc et ITOXXT;. l. 23 P. Êy^otTC-xOrr.v tpnoxù.p. corrigé lx«totxirr.v. L. I^oi TxârriV Va lyot Txûrr.y V3 ëxot TE TaÛTr.v M. ë/.cvrx ij iroxù PL. xvxirtutt<s'p.ivx PLVa 3 xvxor.ux A. XVXOTTJAX M. irxpxcrtxu.a. CONJ xxtvôairoosov étant un ânxç XE^., ne vaudrait-il pas mieux lire xtvcon-o'j&ov employé par Plutarque et par Marc Antonin? 1.6, LE FèVRE retranche xxt
162 [CH. IV.] TRAITÉ DU SUBLIME. Ii>3 CHAPITRE IV. Toutes ces expressions, si contraires à la noblesse du style, doivent être attribuées ù une seule cause, à ce goût excessif des pensées neuves ('), dont semblent possédés les écrivains de notre temps ; car les défauts et les qualités ont pour l'ordinaire la même origine. En effet, si les beautés, les traits hardis et même les fleurs du style, contribuent à la perfection d'un ouvrage, la recherche de ces qualités, qui assurent le succès, peut aussi être le principe et la base des défauts contraires. C'est ce qui a lieu, par exemple, lorsqu'on se sert de métaphores, d'hyperboles, lorsqu'on remplace le singulier par le pluriel, figures dont nous montrerons plus bas le danger. U est donc nécessaire de nous occuper maintenant ù chercher et à indiquer le moyen d'éviter les défauts qui peuvent se confondre avec la noblesse du style. Nous y parviendrons, mon ami, en nous formant, dès l'abord, une idée claire et distincte de ce qui mérite le nom de sublime. Il est vrai que la chose est difficile, car le talent de juger le style est le dernier fruit d'une longue expérience ; cependant, il ne seia peut-être pas impossible d'acquérir ce discernement par la voie que je vais exposer, autant du moins que des préceptes y suffisent. Vous devez le savoir, mon cher Terentianus, dans les affaires de la vie, on ne considère comme grand aucun des avantages qu'il est beau de mépriser, comme les richesses, les honneurs, la gloire, le pouvoir et toutes les autres choses qui, n'ayant que de l'éclat, ne sauraient paraître des biens excellents aux yeux du sage, puisque c'est un précieux mérite que de savoir les dédaigner. Aussi admire-t-on plus ceux qui, pouvant les posséder, les méprisent par grandeur d'âme, que ceux qui les ont reçus en partage. Il en est à peu près de même des traits brillants qui se trouvent dans les poèmes ou dans les discours : il faut s'assurer s'ils n'ont pas une certaine apparence de grandeur, qui dépend souvent de quelque fausse association d'idées, dont l'analyse dévoile bientôt le vide ; [dans ce cas, il y a plus de mérite à les mépriser qu'à les admirer]. Notre âme, en effet, est comme naturellement transportée par ce qui est vraiment sublime, et prenant, pour ainsi dire, un vol audacieux, elle se IneMau; La phrase tiîru Tô irpxyjia Jû;Xr,itTOv est peut-être interpolée; les manuscrits ne s'accordent pas sur la place qu'elle doit occuper La phrase 4» SKup-âCiiv Tô tripitppcvtîv evftvttttpgv a passé de la marge dans le texte, où elle est plus qu'inutile , RUBNKEN et VALCKENAER (adamm. p. 141) approuvent la leçon de MANUCE irapàotn ia. V. Sect. IX,. 1 (<T Ou bien en lisant Kitiaitcuiii, «A cette manie de courir après l'esprit.» 13
163 im n-epi rcorc. [S. VII, g 3. S. VIII, 1.] wç, avttt yzwhxxvsx omp rjvjovazv. 3. Orav oui/ ûrr àv3pàs èpoppovoç, xaî Éi/TTEi'oou Xôywv, TroXXaxiç xy-ovipuaiv TI Trpàç pàyxhxppoctvwiv rrjv UJ/UYTTV pw ouv5t«rt6iô, p;5 ÈyxaTaXEi7T>j rrj 5iavoi'a TTXEFOV TOû ïsyophoiu rà àva9 wpovp vov, 7ri7rry; cf [àv rà ow x«sotiotcoroîç]eîç ànxxj^riao) oùx àv ET oèxïjqès uu ^oç eïr;, pêyjoi fwi/rjç tris àxwjs awçôpevov. Toûro yàp 5 rw ovri péyx, ou 7roXXi7 piv»? xvxbeûpriatç, SuçjcoXoç 5è, pôxxov 3è àsuvoroç; 77 >tarrsi-avaotao"iç;, ioryypx SE T? pv/ipvn y-où Suç^aAEiïrroc;. 4. OXwç Ss y.axà vàpuçs tyy xxl àxrj9tvà rà îtotrovràç xpk.tn.wvx yjxl Tvxtjiv. Orav yàp rois «rro ôiacpôpwv ETrmjSEupàrwv, /3iwv, ÇrjXwv, rjxiwwv, Xôywv, év n xxi raùràv àita nepl rwv aùrwv ohcxat ôoieô, rê9 ir 40 se] ào^pavwvwv wç *pienç *«' eruyzara'9sotç rriv ETTî rw 9aupa opivw rrt- OTIV ioryypxv ïapêoâm xaî àwfkpi'xsxrov. KE<I>AAAION E' VIII. ÈTTEî 5è TrÉVrE, wç Soi êîttoi rtç, TOjyaî nvêç EIOTIV xi nos ûij/jjyopi«s yovipwrarai, Trpo'v7roœiu v>js, wrntp Êooraxovç rivèç xoivou, rafç TCEVTE rairaiç iîéais nos êv TW XéyEiv SuvàpEwç, >Ts oxws yjuph où5sv, Trpwrov 45 ph ïlxt xpàriotov, rà 7rep>i ràç vorjo-eiç àôpsir>7 3oXov, ws xov rofs ivepl SEVOCXWVTOç ùpiaxpsbx <5e\/vepov ÔÈ ràffipoôpàv xai êv9oue/taotixàv 7ra'9oç. AXX xi ph) 5.0 aurai roû uif/ouç xarà rà TTXE'OV aù9iy VErs csvarxxetç xi Xomai ô 7îô>7 y-oà ôià rêyvrjç, w TE nota rwv ayripahuiv TrXa'cjiç, Siar/à 5s Trou raura, rà ph VOI70"EWç, Bohzpx 5è XEIJEWç, erri 3è roûroiç fi yewxix 20 cppàffiç, >Ts pjvpri TràXiv àvouarwv TE ÈxXoyir, xai rj rpo7rty.ri xaî rienoirjpévr; Xê iç TOu.7rrrj 5E peyébauç ain'a, xai cruyiùhovctx rà rrpà E'aurrjs àîtavra, iô êv àçiwaari *aî Siàpr/Ei auv9 orç. VAB M. xatiç*vâfft»ioiî. 1. H M. àoujjwppûvuv. E ùtitep tî xpt?iç P. àîpimboxov, corr. àspcinîbcxov. L. à^pttmxcv. Etn. âsf'oi xxi imipoxo. Après ce mot, commence dans le manuscrit de Paris une grande lacune de huit feuillets, soit seize pages, qui est moindre dans les autres manuscrits, parce que ceux-ci nous ont conservé le contenu du premier et du dernier feuillet, ce qui équivaut à cent lignes du ms. de Paris, qui a vingt-cinq lignes par page. CONJ. 1.», WAKEFIELD, iv aùro COTE^M; tnioxciriic. LE FéVRE, àvaaxoxpe, TOOP, (*) Quintil. VIII, 2,21. Auditoribus etiam me, s'écria-t-il, voilà son véritable caracnonnullis grata sunt hsec, quse quum intel- tère! Comparez, pour les expressions, lexerunt, acumine suo delectantur, et gau- mais non pour l'idée, ce avec le cb. 5, dent, non quasi audiverint, sed quasi inve- p. 341 B du Traité de Plutarque : De se ipnerint. Le grand Condé, dit Brossette, sum citra invid. laud. entendant lire cet endroit : Voilà le subli- (<j Les mots Iv TCî«itepi Hivosxsvro; ne
164 [CH. V.] TRAITÉ DU SUBLIME. loo remplit de joie et d'orgueil, comme si elle avait produit elle-même ce qu'elle vient d'entendre (*). Lors-donc qu'une pensée énoncée plus d'une fois en présence d'un homme intelligent et habile dans l'art de la parole, ne dispose pas son âme à des sentiments élevés, et qu'au lieu de laisser dans son esprit une idée supérieure à l'expression, elle s'affaiblit au contraire à mesure qu'il la médite ; une telle pensée ne peut être véritablement sublime, puisqu'elle ne produit d'effet qu'au moment où on l'énonce. Mais ce qui est vraiment grand s'efface difficilement, ou plutôt ne saurait s'effacer de l'esprit après une longue contemplation : le souvenir en est profond et durable. En général on doit regarder comme beaux et vrais, les passages qui plaisent à tous et en tout temps. Lorsque, malgré la différence des professions, des mœurs, des goûts, des âges, des langues, tout le monde s'accorde à porter sur une chose le même jugement, cet accord, qui résulte d'éléments si disparates, donne à notre admiration une base solide et inébranlable. CHAPITRE V. Le style sublime résulte de cinq conditions, qui sont comme les sources fécondes d'où il découle ; mais il suppose le talent de la parole, qui doit servir de base commune à ces diverses formes de langage, et sans lequel on ne saurait rien produire. La première et la plus efficace de ces conditions est l'aptitude à concevoir de grandes choses, ainsi que nous l'avons démontré dans nos remarques sur Xénophon ('); la seconde est une émotion profonde et véhémente. Ces deux premières conditions sont les sources les plus naturelles du sublime ; les suivantes ont besoin du secours de l'art, comme l'invention et la disposition des figures, dont on distingue deux sortes, les figures de pensées et celles de mots (*) ; ou comme la noblesse de la diction, qui résulte du choix des termes et des tours, ainsi que de l'élégance de l'expression. La cinquième source de sublime, qui comprend toutes les précédentes, se trouve dans un style à la fois élevé et soutenu. imaxoirr,. Cette phrase ctv TO o-jvr/.t; imaxonf.; me semble se rapporter aux mots rô avxttupeûu.i'vc'v, et être destinée à les faire mieux comprendre ; elle a passé ensuite de la marge dans le texte. 1. Il, TOLLIUS, HUDSON, àeuu.epjovoiv. 1.16, HENRI Es- TIEHKE lisait, selon LE FèVRE, isa'ov xoù lmn3oxov. RUHNKEN propose Tô irtpl ri; vciiati; iiahi iirri&oxov, conjecture que SCH.EFER (Melet. crit. p. 120) estime minime Ruhnkeniana. désignent pas nécessairement un traite sur rique, 30, ne considère pas comme des Xénophon. V. les Recherches, pp.92 et 118. figures, celles qne notre auteur appelle ici i*) Longin, dans son Manuel de Rhéto- figures de pensées.
165 i56 nkw TTOïï. [S. VIII, g I. S. IX, g 2.] 4> /OE 3rj, ri ÈpTtEpuyJpjEvx xxb éxokrzr,v tàéxv zoizuw ETiiQwzSfôipj&x, TOCJOùTOV 7rf)oetTOVT ç, SVt TWV TTÉVTE ftoplcùv ô Kar/i/Uos ecrrtv à: tî)ç xfià Tô 7ta9os dpd^i. nxpomzv, 2. AW. ei jxà/ cî)ç èv TI TOUT fitfxtpo), TO TE wj/oç xfitt Tô 7ra(6)7Tixôv, xoù 3o? v flfùrcô Troc/rr; awvrcdpyziv TE dftdilotç xsw crutt7t (p«x vat, iïixpixpzdvei xatt yàp Tta'Sr; nvat 3I OTWT«t,<j/ouç xacî 5 rsoteivat evpîcrxetm, xxqdrtep otxtot, Xiront, epôëot xsri ëpaioùjv TToXXà iujoj St'^ot Tra'6ouç, tî>s rr/sôç pvpîoiç axxotç xi» Ta TOpt Toùç AXtuaudc? reî> TfotriTfi Ttxpxzezd)ipar,p vx, «"Oeeav cv OùXûuuru tu'u,aaxv 6susv aùràp tv 'Oeevi ltrixiov EtvcatooXXov, îv' oùpxvo; àu.êxto; EÏr,» i«xai Tô Tovrotç èh pstçov stayzpépsuov, Kai va xav iejts'xeaexv.» 3. Ilapa' ye pd)v TOFç pr)zopai zà Eyxtwiua, xott TCè notttrxà xstt errt- OaxTtxà, TOI/ fxèv oj/xe» xfiù Tô ûuvrj/ôv èl XTCXVZOç TtEpdyet, TtxQovç 5è yj;- JSEÎEI xarrà Tô TiXEfcfTov Ô9 v rmazx TWV pnzôpwj ot 7rE/»t7Ta9 fç èytuùjux- 15 ernxot, r) r x7rst?.tv «evratvrrixoî TOjStrcaeSsiç. 4. Et 5 xl TCSê/JV [èè] ÔXOU] là) Evèpicrev é Kaixi/ioç Tô ÈutTiorS&s TûT vjoj TTOTè crwrexav, xai Star TOUT où^ rr/ficrxzo pvhpxis stt-tov, TràVu Sirrrrat- TrjTati. Qxp'pàv yxp d<popt<jxip.riv Sa ùiç oùîèv ovrooç, d>s Tô y waâov TTstÔos [zvqx ypri] psyx)d>yopiv [èem], &çrtep [yrcô pxvîxç zivbç xai 7tveû- 20 //arro;] esrsoucftfitcrrixwç E^TCVéOV xai otwi tpotêct'çov TOUS Xsyouç. IX. Où pd)v ei/\x' èroi zr)v x.pxzi(jtyiv Ltmpxv ÈKÉyei Ttâv à*ùsav Tô. TrpwTov, X. yw SE Tô tur/aù/xpuèç, yjwô xon/raû9a, xai Eî Saxorrôv Tô Ttpxyptac fxst/lxov ^ XT/JTôI/, Oftci)?, xa9 ocrov otov TE, Tstç tyvyxç xvxzpétpeiv Ttpbç zx pryiqw, xajtoç/tejb ejotù^ovaç dû noua yewxîov nxpxazripuxzoç. '2. TtW, 25 cpr/ttet, Tpôrcov ; yéypxyx trou xat T pta9t, Tô Totoûrov wuj/oç psyxktxfpoalwii VAR. -l.ïvalr. eotiv attxptx. 1. H Va L fori U-E^OV R. xxi C.Ar,).iv. }. 17 V a IÇo'Xou V a omet la ligne itâooç fv9x xpvî... ttich jxxvîaç. CE. jjifratxiwfipov, weirtp. 1. 2l CE. ÈvRouoixotixti; t'ieimcv V a 3 LR. xxi tï o"wpt,tôv Va 3 LR. TîVX, çtiobiç, rpoitov. Rtn. forte 5BT,OEI. M.* «piiiaet TIç. CONJ. 1.2, WKISKE corrige mal à propos la leçon «o-riv â des mss. et des éd. U n'a pas pris garde que Êv TI se trouve à la ligne suivante , Tours arx8ou; xxi yr,- peùei 1. 17, il faut retrancher i\ô\c\> qui est inutile, et qui servait à expliquer ont?; XTTXVTOç ou irâvu , LE FÈVRE, TO Eu.ira6tç EÎ{ ûyn OUVTEXEÎV. Tot'P, tuvrass; si; TX û^r, Le verbe x<pcptî;o(xxt ne se rencontrant pas ailleurs dans le sens i'affirnur, il vaudrait peut-être mieux lire xirotpr.vxiu.viv, ou otiey.upiauxu.riv , LE FèVRE, TOLLll'S, HuusON, HOKUS, BvôoueixoTix'.D. MORUS, ÈuitvB'ov ou itttirve'ev. L'omission d'une ligne par V a et la leçon éfêcvaixatixêi; des manuscrits me font soupçon-
166 [CH. V.] TRAITÉ DU SUBLIME. 157 Examinons maintenant ce qui concerne chacune de ces formes de style, et bornons-nous à dire en passant que Cœcilius n'indique pas toutes ces conditions ; il a omis, par exemple, celle qui est relative au sentiment. S'il a confondu le sublime et le pathétique, et s'il pense qu'ils sont toujours réunis et naturellement inséparables, il est dans l'erreur ; car on trouve des sentiments qui n'ont rien de sublime, qui même sont contraires à toute grandeur, comme la pitié, la tristesse, la crainte, et réciproquement plusieurs traits sublimes sont dépourvus de pathétique ; telle est, entre mille exemples, l'image hardie qu'emploie Homère au sujet des Aloïdes : «Us formèrent le projet d'entasser l'ossa sur l'olympe, et sur l'ossa c le Pélion couvert de forêts, afin d'escalader le ciel.» et dans les termes encore plus énergiques qui suivent : f Ils l'eussent fait, sans doute. > (*) Les éloges, les discours d'apparat, ceux du genre démonstratif offrent partout un style noble et grave ; mais le plus souvent on y chercherait en vain le sentiment; aussi les orateurs pathétiques sont-ils peu propres à l'éloquence démonstrative, tandis que ceux qui réussissent dans ce genre d'éloquence sont, à leur tour, rarement pathétiques. Si, au contraire, Cœcilius n'a pas pensé que le sentiment pût, [en aucune façon,] produire le sublime, et que par cette raison, il n'ait pas cru devoir le mentionner, il s'est grandement trompé. Pour moi, j'affirmerais avec assurance que rien ne fait proférer d'aussi nobles paroles qu'un sentiment généreux [exprimé à propos] ; elles semblent alors dictées par un véritable enthousiasme qui les fait paraître inspirées. Quoi qu'il en soit, puisque cette aptitude à concevoir de grandes choses est, de toutes les conditions du style sublime, la principale et la plus féconde, il faut donc, avant tout, lors même que cette faculté est plutôt un don de la nature qu'un effet de l'étude, nourrir l'âme, autant qu'il est possible, de ces idées sublimes, et la rendre capable d'enfanter sans cesse de nobles pensées. Par quel moyen, direz-vous 1 Je l'ai déjà indiqué ailleurs : le style sublime est comme l'écho d'une grande âme (*) ; en sorte qu'une ner une interpolation dan» ce passage : je retrancherais Ma xp"*i comme observation superflue, puis tari qui manque dans les ms. et les éd. pr., enfin les mots duo u.avta; rua; xaù irv«ûu.«to; qui ont tout l'air d'une glose." J'ai rétabli la leçon des ms. «si li iuf. V. Kûhner, Ausf. Gramm. der Grieoh. Spr. $ 824, , Tour, on T4 TMOûTOV. (') Odyss. XI, 315. Comp. Virg. Georg. (*) Un poète moderne a dit : I, $81, s..en. VI, 582, s. -Le sublime est le son que rend une grande
167 158 IIEPI va cm. [S. IX, g 2-5.] «mj-yyipm. OÔev xaà <pwv>5ç diyjx ôaatfxaçerat rrore u«xrj jcaco' èatvrhv h èvvota 5t aùrô rô jxsyaaôcppov, wç, rj roû Ar«vroe Èv Nexut'a ateotrrj prya Jtat Travrôs ù^xôrepov Xôyou. 3. IlpwTov oùv rô, è où y/verat, Trpoïr/rort'Seo-Sat 7roô/rwe; moc/koâov, wj é^eiv Sef rôv àxrjsrj prwptx puô. ronreivôv œpôtojpa xac aryfvvéç;. Oùôe 5 yàp otév rs, puxpà jwa àouxoirpetrij mcwowraî xatottryisevovrastrac-' a/\ov rôv jstov Bautucariv rt jtat roû Travrôç; aiwvoç. ê ev yxefv dfljiov pi ys&ot 3è o«xsyot roôrwv, xarra rô Eocôç wv av èpspiqeïç wffiv a» évvototi. 4. Taùrr) x«t is roùç pafàtotac œpovrjptarrtaç èpttcîtrrct rà ùrcpcpvâ O yàp rw Ilap/jtEvtwvt (prjffavrt, Èyw pèv âv rjpxicfsrjv KE*AAAION 2T'...TôÈ7T oùporvèv ahrô yrjs Stâcrryjpa x«à rovr âv «rot rte où pâxxov Trj{ Epiooe, rj Oarjpou phpov. 5. Qt avôpjtôv y rô Hcftôôstov errci rwç. AjfXùoç, er/ Hatôôou xvat rrjv Ao7rt3«SETEOV Tri; fx aèv ôtvûv ixoçai Jtov. 15 où yâp 3«vôv ôrooicrc ro etswxov, âxxâ pum?rôv. O ôs JTWç peytbùuei rà icupivux ; "Oooov o" litpotiji; àvùp?a»v ôedaxfuîarv, "flputvc; iv oxonrifi, Xtûosuv fa» oîvcrra ITôVTOV To'oeov «mépuoxouot 8«S>v ua/r,x"î ttriroi. VAR. 1.1 En» ors xal «poiirn; IViJL. <v rf v«xia. -l.bvi 3 LM. omettent osî , V i 3 L. ffù riv âv Tpxi'ofinv. Après le mot ùpxs'osviv commence la grande lacune de six feuillets, soit douze pages du manuscrit de Paris, qui manquent dans tous les manuscrits V a 3 L. tîtctîv H. TTïî A" «* pùv P- ' 15 * {nrcpu,t-rt8'jv»i H. ûpauxmc. CONJ. 1.10, GABRIEL DE PETRA a cherché à combler la lacune dont il ue connaissait pas l'étendue. La fin de la déclaration de Parménion et la réponse d'alexandre étant connues, pourraient bien à la rigueur entrer dans le texte, mais rien de plus. Il ajoutait après YÎpaiothiv : tt XXéijavd'pec «UTIV, xà-rù, vri Aia, tîtrùv, tt Ilapjitviojv r,lir;v, Tô aùtcû (Ai-vaXôf pov tùixvuatv. "fie xai TO 'Ouvipou irapopiçu A»TIXXOO)UIî iv T» Oùpavû iarnpi^i xâpn xxl ira x A v * Baîvtt. (Iliad. ch. IV, T. 443.) ( 5 ) Odyss. XI, 361. xaxà irpxtrovta; (itxpôv xai TaiMtvôv oppovjïv («) Plutarq. (de l'education, c. 14) ooopôv ôiroî' âtra ^àp âv Tù ittitvio, iû > u.ata TMV âvfàp tûxaipoeatyè.xalnavtôîxô'you xptîoauv. Spûiruv if, TOIOûTOV àva-yxti xxt Tô «ppôvnu' (') Cette belle pensée est empruntée à «x'"- v - «assi» 3 m «Olynth. p. 37 R. 32 Démosthène (ttipt ïuau. p. 173, R. 23 B. et Gicéron, de l'amitié, c. 9. Sénèque, Bekker) "EOTI O" oùîttrot', oîuai, JuvaTÔv de la Tranq. de l'àme, c. 1. Quint. I. O. I. puxpà xai opaûxa irpattovra; p-tva xai vtavt- 2, 30. xôv œpo'vvipia Xaptîv,»{iv«p oùji Xaairpà xai (*'; V. Plutarq. Vie d'alexandre, c. 29.
168 fch. VI.] TRAITÉ BU SUBLIME. 159 simple pensée, sans qu'il soit besoin de l'exprimer, suffit pour exciter notre admiration, à cause de sa uoblesse même ; le silence d'ajax, par exemple, dans l'évocation des ombres ( 5 ), est noble par lui-même et plus sublime que toute réponse ("). D faut donc considérer cette élévation de pensée comme la source première et la condition essentielle du sublime. Le véritable orateur ne saurait avoir une âme étroite et basse, puisque, s'il était constamment occupé de pensées bornées et serviles, il ne pourrait rien produire d'admirable, rien qui fût digne de l'attention de tous les siècles ( 7 ) ; au contraire, la noblesse du langage appartient naturellement à ceux dont les idées sont à la fois graves et profondes. De là vient que les hommes qui ont des sentiments héroïques disent souvent des choses sublimes. Ne reconnaît-on pas la grandeur d'âme d'alexandre dans sa réponse à Parménion ( s )? Celui-ci lui disait : «J'accepterais, [si j'étais Alexandre.» «Et moi, répliqua-t-il, si j'étais Parménion.» ( 9 )...] (Lacune de 12 pages du manuscrit de Paris.) CHAPITRE VI. [Et quand Homère nous peint la Discorde < la tête dans les deux elles pieds sur la terre, (')»] l'intervalle qui sépare le ciel de la terre ne nous semble-l-il pas comme la mesure de la sublimité du poète, et cette belle image n'exprime-t-elle pas encore mieux la grandeur d'homère que celle de la Déesse? Combien Hésiode est loin de l'égaler, lorsqu'il dit, en parlant de la Tristesse, si toutefois le Bouclier d'hercule est l'œuvre de ce poète :» De ses narines tombaient des gouttes» (*)! Au lieu de paraître hardie, une telle image n'inspire que du dégoût. Voyez, au contraire, comment Homère sait donner une haute idée de la grandeur des Dieux : «Autant un homme assis sur un promontoire et contemplant lesflotsagites, t embrasse par son regard d'espace dans l'horizon nébuleux, < autant en franchissent les coursiers hennissant des déesses.» [*) Les anciens éditeurs indiquent une lacune ; mais Tour n'en marque point, et ajoute TGû- TCI; après r,sxio<hnv, comme si Tô qui est le premier mot qui suit la lacune était le commencement de ToÛTotç. ( ) La fin de l'apostrophe de Parménion non plus à notre auteur; mais elles se lient et la réplique d'alexandre étant connues, très-naturellement i ce qui suit. V. la note nous avons complété la phrase. V. la note critique, critique. (*) Hésiode, Bouclier d'hercule, v («) Ces deux lignes n'appartiennent pas (*) Iliad. ch. V. c. 770.
169 160 IIEPI rvoïs. [S. IX, $5,6,7, 8.] TVjv ôjopîv aùnôv xocnjuxû StacnTjfxan xotratperpsî. Tt'ç ow oùx «v eèxsrwç ôtà TT/V imepëoïriv TOù psyéqovç ètotp9sy atro on, àv ètig éçiôs hpoppdiaoxriv oî TWV 9eô>v tinrot, oùxe'9 euprio~ovo~tv èv map.u> TOTOV; 6. i^sptpuà xaè rà nri rnç Qeopayjtxs tfaondapixta, 'Auçî a" loocx7ctvçev [leva; cùpavôç, oûxuputôc TE. 3 "ESîeteev a" ûnévepoev aval; èvépuv, XîèViveùc;, Aitoa; S' ix 8po'«u ôxto, xai taxe, fd ot irretta raïav avappriçete IlGaEio'âov èvcaixsuv, Otxîa Si âvritoîdi xai àsavàrgiat çaveîrt ïuepsaae", eùptâevra, Tare atuve'cucu 8eo! rcep. 10 ÉTrjéTiiras, èraîpe, tus dvecppriywpâwiç phi ex /3a'9jowv yijç, otùroù 3è yvpyovpévov Taprdpov, dvoa~panriv Se oxov xaè SiàcrracTtv TOO xiapjov "kxp- 6<xvovToç, Tràv9 a/** oùpavôç, astjç, rà 9v>jrà, rà à9àwnx, n5 TOTS t7utx- 7ro7 fi f xoù ovyxtvsuveiet pdyri \ 7*. AJXXà roûra tpoêtrpà ftév TrXrjv et toî xar oxfoiyopiccv Xapêà- 15 votro Ttavrocnacnv âoea, xai oùctoiçovra rô icpénov. Opanpoç ydp pm Soxer 7rapa3tSoùç. Tptx'jpjxrtz 9ewv, OTa'cras, niuooias, Sàxpva, Setrixà, Tra'9r; Tràpcpvpra, roùç ttèv érrî rwv ixtaxûy av9pw7rowç, oo"ov èrri ryj Suvàpn, 9eoùç TrerrooTxèvai, roùç, 9eoùç 3è dvqpomovç. ÂXX rjpuv ttèv SuçSaipovoûcrtv dizixeirca Xttoèv xontwv, o 9àvaros TCôV 9e6>v 5 où nîv tpiatv, à/àxà rr,v 20 acrvyjav movnazv aiûtviov. 8. HoXù 5è Toîv i:zp\ TTJV Qeopayjxu dpzivoi [rà], ocra dypxvrm n xai tuf/a rè Satttôvtov wç dh)qû>ç xai àxparov Ttapicmnaiv, ota (mx/oiç 5è Jtpô TJJLKôV ô réotoç; èçet'pyaotat) rà èrri roû notreescôvoe, *** Tpépu è" oûpea ptaxpà xai ûxri, 25 Kat xopuepal, Tpùuv Tl TTOXIC xxl vf,e; Xxatûv VAR. 1. * V J 3 LR. omettent yi Ce vers est le 388 du XXl chant de l'iliade où il se termine par les mots due Si Zeûe, au lieu de O5XUU,TCO'; TE ; il se trouve dans tous les mss. tel que le porte notre texte Lesédit. d'homère lisent uni ci ûirepôev V a 3 LAR. «Xnv «XXu; et U.TI. M. TCXTIV ÙXX' et ttt) Em. ùxtspatov M. ô Tu-troc Le vers qui commence par xai xoputpai est le 60 du XX chant de l'iliade ; il précède immédiatement dans Homère celui qui commence par issuati, cité au 6 ; il parait avoir été inséré ici par l'auteur lui-même, car il se trouve dans tous les mss. («) Iliad. XXI, 388, XX, Comp. iutpt A" doatxm-rçev u.e'va; oùpxvoe. Virg. /En. VIII, 243, s. Ovid., Met. V. 356, Hardion prend sa défense dans les Mena, de Plutarque fait allusion àce passage d'ho- l'ac. des I. et B. L. t.iii, p. 102 et suiv. mère dans le traité De audiendis poetis, ( s ) V. sur le mot àxxnp'pta les Recherc. 2. Demetrius, icept ipur.v, 83, semble chu, pp. 73, 88, 113. Ce mot est employé critiquer l'admiration de notre auteur pour par Plutarque, dans le même sens. (De aud. ce vers, poet. c. 4, p. 19 E.)
170 [CH. VI.] TRAITÉ DU SUBLIME. 161 L'étendue de l'horizon est la mesure de leur saut : une telle hyperbole ne doit-elle pas nous faire écrier que, si ces coursiers divins prennent un nouvel élan, l'espace leur manquera? Telles sont aussi les images sublimes du Combat des dieux : c Autour d'eux retentissent le vaste ciel et l'olympe, f La frayeur pénètre même chez Pluton, le roi des enfers ; «il s'élance de son trône, il s'écrie, de peur «que Neptune, ébranlant la terre, ne l'entr'ouvre, s et ne fasse paraître, aux yeux des mortels et des immortels, «ces demeures horribles, ténébreuses, que haïssent les dieux mêmes.» (*) Ne voyez-vous pas, mon ami, comment la terre déchirée jusque dans ses fondements, le Tartare même mis au jour, le monde entier bouleversé et entr'ouvert, le ciel, l'enfer, les êtres mortels et les immortels, tout s'associe à ce combat, et en partage les dangers? De semblables traits inspirent de l'effroi ; cependant, si on ne les prend pas pour de simples images ( s ), ils paraîtront tout à fait impies et contraires à la majesté divine. Il semble, en effet, qu'homère, en décrivant les blessures des dieux, leurs divisions, leurs vengeances, leurs larmes, leurs chaînes, en un mot, les maux de toutes sortes auxquels ils sont sujets, a représenté, autant qu'il l'a pu, les hommes qui ont fait la guerre de Troie comme des dieux, et les dieux comme des hommes ( c ). Dans notre misère, il nous reste un port où nous trouvons le terme de nos maux, la mort (') ; tandis que le poète assigne aux dieux, bien moins une existence immortelle qu'un malheur sans fin. Je préfère beaucoup à ses vers sur le Combat des dieux, ceux où il nous offre une image pure, grande et vraie de la Divinité, comme dans ce passage sur Neptune, qui a déjà été bien souvent commenté : «Les montagnes élevées et les forêts, «les sommités, la ville de Troie, les vaisseaux des Grecs, CONJ , RlJHNKEN, StoXcu Sur l'autorité du même critique, j'ai supprimé ifta. devant rj" TO'TI , WEISKE pense que la phrase et pui xa-r' àxxny. XoueS. a passé de la marge dans le texte, et que de là vient l'insertion du mot dxxoiç. 11 me semble qu'il faut lire p-sx? ; Taùra <p osipà fi.it, IVXTIV àxxà, eî uri XST' axx. XajApâyciTO, a. â9sa, en sorte que «Xàv «XXà réponde à uiv qui précède. (V. Viger. Idiot, p. 337, 1" col. g.) éd ) L 22. Je retrancherais ri après àuttivu. I. 23, PORTUS, àxxparov. («) Cicéron (De Nat. Deor. I, 26, 63) Xturv fàp îvro; àidaç àvtâv. dit de même : Fingebat hœc Homerus, human. ad Deos transferebat ; divina mallem * dernier ver8 n e8t Clte Dar Mntt^ue. Cot». a ad nos. V. aussi Pline, Hist. nat, II, 3, 7. P ollon ; c ; 10 ' ** 8Ur, c f e ^asce ' " Gneroult, Extr. de Pline, I, p Bo.ssonade (Anecd. I, p 70), qui cita une..,.,.»» n î maxime analogue tirée de Stonce (Sotad. (') L'auteur fait allusion à ces passages "~~"~ a "~ v B u '! < d'anciens poètes : ' ' ' & ôâvan Ttxiàv t'arpô; ptoxci; nivtwv o Xiu.xv TWV uipsatiiv ô 0«V»TOC. M
171 162 nepi WOïï. [S. IX, 8-H.] noooiv éic' ôôxvgîtciat IIcotto'auAvsc iim(. Bfi S" ixâav iitî xûu.at', àraxxc Si xiîtt' iit' aùtoû nâvrsdtv ex xcutfiûv, cùî' wprtinaev âvaxra. rr.oooûvt Si SxXaooxo'ifoTaTO, roi $1 IU'TOVTO. [ 9. Taùnj TUù ô rwv Iovoat'wv 9eo'f«>9sr>îs, ov% ô TV%ùV camp, 5 ETTEtOTJ Tî?V roû 0EIOV ÔuVOftlV X«T«TïiV ifyobt iyûpnat Xa éq»!vev, êù9ùç èv r>5 Eiçéo),»j ypotyas TWV vôpwv «Etrav ô sôç,» (pncrt rt ; «TE- V IT9W optas, xaî ÈyÉveTO' yevéoqto yfi, vuxï eyévero.»] 10. Oùx by/\riphç, «v îb-ci)?, ÉroKOE, 5ô?atpt, è/ évt roy 7TOI»ITOû xaù rtôv «vsp&nrîvwv i:ap«9éusvoç, roû pa0etv x a P lv i «S «S *«Âpcoucà 40 usyéqrj aweugxlvetv cst'çst. AjfXwç tfcpv&j x«i vu? ôropoç aùrw r«v rtôv ÈXXr/VtoV ETTE^EI uxyy>v èvqx Sri ô Aras xuyyjxvûv, ZiO nàrtp, (onaiv) àxxà au pùdsu un' rîcpo; uiaç Avaic», IlaiT.aov S'aûBpnv, o"b; a" 0<p6aXu,etaiv ùaïaflxt. "Ev Si cpàei xaî ôxiaaov. 10 Eortv à»s âàm0u>s ro Tta'9os Aifavros' où yip Çrjv EÛyrrat, («v yàp rô eârripa roû tîpwog ra7retvôrspov) cùx 7t t5>j EV ahrpaôttci) oxôra nôv av- 8p t'av Ets OVOêV yewxtov etye 8ta0Éo-9at, [ôtà raûr àyavax,ro5v ort 7rpôeT TTJV uâyjov dpyeî] aptôs ort raprtora aïtetrat, duc Ttavreus rrïç apetrjs EÛpj?- a&jv Èvra'tptov a?tov, xâv aùrw ZEÙS àvrtrarrrrjtat ÂW.à yip Ounpoç pèv Èv0a3 oûptoç crweptrvtf rofç aydvjtv, xxi oùx a)ù\ô n aùrôs 7îÉ/TOV9EV, r) Maîvtrai, ûç ôt' "Apuî ivys'atcaxec, ri sxcsv irûp Oûptat u.9uvatat PaBt'nî tvl TOp<ptaiv 5Xr,(. AçXoiOfj.ô; 31 acipi OTO'UA VIVITII - 2.) Sft'xvuew ô" opeiis 3tà TâS OSucfc/Etas [xxt yip taûxa. TTOXACôV Évexa Trpoç- Em0Êwpr)T ov) ort pteyaojjs «pùcrews ùr:o<p poaévr/s >58n i'îtôv Èortv EV ywpat rô a>txôpu0ov. VAR iopioo'bTT,«. 1.6 E. txùpios. Em M. ivvûptoe V s îv in xoù *. 1. H EM. vùç âtc«tpo« V 2 omet TTîî Le ms. de Paris reprend au U. (*) Ces vers ne forment pas dans l'iliade tion, v. les Recherche*, pp. 47, 48, 52, 53, un passage suivi ; ils se lisent cb. XIII, v. 18 ; 57, 58, 62, 81, 112 et surtout la note 67. ch. XX, v. 60; cb. XIII, v. 27. On peut lire la discussion à laquelle il a ( 9 ) Sur ce passage relatif à Moïse, qui donné lieu entre Huet, Le Clerc et Boileau, porte tous les caractères d'une interpola- dans la X me des Réfl. critiq. snr quelques
172 [CH. VI.] TRAITÉ DU SUBLIME. 163 t tremblent sous les pieds immortels du dieu des mers qui s'avance. < Il poursuit sa marche sur lesflots ; les monstres marins bondissent partout t du fond de leurs abîmes, en reconnaissant leur roi. < La mer s'ouvre avec joie devant lui, et ses coursiers volent sur la surface des eaux.j( s ) [De même, le législateur des Juifs, qui n'était point un homme ordinaire, ayant conçu une haute idée de la puissance de Dieu, l'exprime en ces termes dès l'entrée de ses lois : < Dieu dit :» Quoi? «Que la lumière soit, et la lumière fut; que la terre soit, et la terre fut.»] ( 9 ) J'espère, mon ami, ne pas vous fatiguer en citant encore un passage où le poète parle des hommes, et qui vous fera connaître comment il a coutume de s'associer aux exploits de ses héros. Une obscurité soudaine et une nuit profonde suspend le combat ; alors Âjax désespéré s'écrie : c 0 Jupiter! délivre de ces ténèbres les enfants des Grecs, «ramène la sérénité, rends à nos yeux la lumière ; < si tu nous fais périr, que ce soit à la clarté du jour!» ( >) C'est bien là ce que devait éprouver Ajax : il n'implore pas le dieu pour sa vie ; une telle prière serait indigne d'un héros ; mais, comme dans l'inaction forcée où le plaçaient les ténèbres, sa valeur ne pouvait se signaler par aucun exploit, [irrité de se voir dans l'impossibilité de combattre,] (") il demande au plus tôt la lumière du jour; car il est certain de trouver l'occasion de mourir glorieusement, lors même que Jupiter se déclarerait contre lui. Dans ce poème, Homère semble respirer l'ardeur des combats, < Il est comme furieux, pareil au dieu Mars brandissant sa lance, ou tel qu'un in t cendie dévorant < qui exerce sa fureur sur les montagnes, jusque dans l'épaisseur des sombres forêts. «Sa bouche se couvre d'écume.» (<*) Dans l'odyssée, au contraire, et c'est une remarque qu'il convient de faire pour plusieurs motifs, il montre qu'un grand génie sur son déclin s'abandonne comme un vieillard au plaisir de conter. CONJ. 1.6, Tour, ixûfiiaiv, iytùpai xxi»5«<p , RuUNKEN voulait supprimer les mots ôti wpoç TTSV pur/v:* âp-jit qui lui paraissaient une glose de ceux-ci : tv «irpoî- XTU OXSTII. Il me semble qu'il faut retrancher aussi Jià vaûr dryavaxtûv. passages de Longin. Voyez aussi Huet, perflue et insérée par un copiste; elle a Comm. de rébus ad eum pertin. p passé sans doute de la marge dans le texte V. la note critique. (">) lliad. XVII, 643. ('*) Iliad. XV, 605. (") La phrase entre _ " nous parait su-
173 104 HEPI ri'oïs. [S. IX, jg ] 12. ArjXos yàp ex Tro)Xû>v te axxaiv r/wte9etxô)s zx'uzrtu Seurepav TTJV Û7rô9e(Ttv, «ràp 3r; xâx TOû Xet'iLava TOJV ixtaxtôv 7ra9r;paTwv 3ià nos OSucro-ei'as, côç è7retço3tûé Ttva TOû Tpojixoû TtoXeuov, TrposeTîeistpe'peiv, xaî loi Ai èx TOû Tas èxocpôpcjeis xaî TOUS O'I'XTOVS, ojs rcaxou trou Ttpoeyvooorpevovç Tofs xpaxtiv, évraû9a TtposaTroSiSôvai. Où yàp àtxx r) -nos lxtà3os 5 àto/ryôç eernv r) OSicjffeta "Ev6a uiv Aïa; XSïTXI àpr'.ïoç, ïvflx o" *.y_ixxeù;, "Enfla Sï nârpouxo;,flso'cuvusiarup àrâxavro; "Evfla S'tue; <pt).o; ulo';. 13. ATO Se nos aùnôs «irt'aç, otpat, nos pev lxta'3os, ypacpoptéviîç 10 èv àxprj Tn/evparos, oxov rô ereoparnov 3papartxôv vneazrioxzo xaî ëvaywvtov nos 5 OSucjaeioc; rô rtxëov SwyiopaTtxôv, orrep t3iov yxpeos. 09ev èv nî OSycro-ei'a Tcapetxaejai TIS àv xarrasuofxévw TôV Opipov wxt'w, où Siyo: nos cropospsmtos nxpxphti zb piye9os. Où yàp èrt rofs ixtaxofs ëxet'vois ronôpaejtv taov èvraû9a croiçei TôV TCVOV, oùd ëiûapaùwpiéw zx û\»j xaî 15 içrjpara p>j3apoû Xapëàvovra, oùsè nôv npôyyaiv bpoixu rwv èrraxxiôxwv 7r«9wv, oùsè Tô ayj t'otpo<pov xaî TTOXITIXôV, xaî Tafs ex nos àxn9et'as <?xuzxaixtç xaratietaixvedpevov àxx, oîov ttfttn/wpoûvtos eîs ëavrôv GÔxeavoû xaî rrepi zx i'sta perpa ëpiopovpévov, rô XOITTôV opaîvovrai roû p yë9ous aptrwtises xàv Tofs pu9w3et7t xaî àiriejtoc; TiXavots Aéywv 3è TOUT oùx ëtrixëxrjo-pat zûtv èv zrj OSuoro-eta ^etpwvwv, xaî Teiiv Trepî TôV KÙxXwTia, xaî TIVWV àxxojv âxxà yôpas 3i>;yoûpat, y»5pas o opo>s Opxpou. IlXiôv èv cnraeri TOÙTOIS écris TOû TTpaxTtxoû xparef zb pu9txôv 7rape?ëo7;v 3 eîs TOû9, «s é'tprjv, î'va Seîç'aipt, ws eîs Xrjpov èvi'ote p'àorrov xarrà T^V xnxxpjiv zx peyaù.otpyr; T:xpxzpénezxi, olx zx nepi 25 TôV aîctxôv, xaî TOUS S* Kîpxrjs cruoapopêovpévousi oùs ô Zoit'Xos e<p>! yptpi- 5ia xxatovra, xaî TôV ùrô TWV TreXeia'Saiy ws veooro'ôv nxpxzpofbpsuou VAR PLR. SriXa V i. irpsaroo -. M. où fàp âxxo S Vi L. ïoti TOî« L. où Tô à"ry.tctp. M. iro>.inxov TOû; TTî; ixr,8. çavr EmM. TipaxTot Ipnp..^ CE. TtXa'vo; PV3 3 LER. xoirà TT.V àxpitiv. Em. «oipaxanv. M. iiroucpiàv. V 3 R. TW (AivaXo^oiï. CONJ. 1.19, PR1CE, r,u.epou,u.t'voo. TOUP, ncpt TX ïîia u.étpx n7rtipo'ju.evou. RUHNKEII, ortpi TX ftta Tt'pu.xTX raip. Un savant inconnu, cité par Is. Voss, avait écrit à la marge d'un (") V. au sujet d'homère et des dise us- ne parait pas favorable, le savant article de sions auxquelles ont donne lieu l'authenti- M. Guigniaut, dans l'encyclopédie des gens cite de ses poèmes et en particulier l'opi- du monde, tome XIV, p V. anssidans nion des chorizontes, à laquelle notre auteur le même recueil l'article qui concerne F.-A.
174 [CH. VI.] TRAITé DU SUBLIME. 165 On reconnaît évidemment à divers signes que ce poëme a été composé après l'autre ("). En effet, on trouve dans l'odyssée la suite des événements de l'iliade, et comme des épisodes de la guerre de Troie ; on dirait vraiment que le poète veut s'y acquitter envers ses héros d'un tribut de pitié et de lamentations qu'il leur avait dès longtemps destiné. L'Odyssée n'est donc pas autre chose que le complément de l'iliade. «C'est là que reposent le vaillant Ajax, Achille, < Patrocle aussi sage qu'un dieu ; «Cestlà que.repose mon fus chéri.» ( u ) Par la même raison, sans doute, l'iliade, écrite dans toute la force du génie, ne se compose que de situations dramatiques, de combats ; tandis que l'odyssée est plutôt dans le genre narratif, qui convient à la vieillesse. Aussi serait-on disposé à comparer le génie d'homère dans ce dernier poëme au soleil couchant, qui, sans avoir tout son éclat, conserve encore sa grandeur : en effet, on n'y trouve plus le même nerf que dans l'iliade, cette hauteur qui ne s'abaisse jamais, cette succession rapide de mouvements passionnés, ni ces péripéties soudaines, ni cette éloquence, ni cette abondance d'images frappantes de vérité ; mais, tel que l'océan qui, au moment du reflux, rentre dans ses limites, le génie du poète fait encore paraître sa grandeur dans les récits merveilleux au milieu desquels il semble s'égarer. Je n'oublie pourtant point les tempêtes décrites dans l'odyssée, les aventures d'ulysse chez le Cyclope et quelques autres passages brillants ("), et si je parle de vieillesse, c'est de celle d'homère. Néanmoins on y voit partout dominer le talent de raconter plutôt que celui de mettre les faits en action. Cette discussion a pour but, comme je l'ai dit, de montrer comment un génie qui s'affaiblit se laisse facilement entraîner à des détails frivoles et puérils, comme ces contes sur l'outre des vents, sur les compagnons d'ulysse métamorphosés en porcs par Circé, que Zoïle appelait «des pourceaux larmoyants»] 16 ); sur Jupiter nourri par des colombes comme un exemplaire de la Bibliothèque de Leyde, ««pi T'àïJ'ià rîxpurra. 1.20, LE FêVRE soupçonne une lacune après iu.«<itist; qu'il remplit par les mots CûTU ««p' Upuipu o tv TIïç fio». x. à«. «XetvoçvToUP propose ijiriitiîe; oùreo xai 'Oiiiipou ç««vir«tô jiépéo; xiv Vei; ii. x*i im<rzoi( 'osuaoewî «Xâvaiç. RuHNKEN, «Xâvoi;. MORUS, «Xxvo; , LE FèYB'E Tondrait iv Ktpxr,;. V. Plut Mor. 52 D. Wolf,t. XXII, p On trouvera un ( *) Ce sont les speciosa miracula dont examen approfondi des opinions énoncées parle Horace. A. P. v sur Homère dans le récent ouvrage du co- («) V. sur Zoïle, Elien (V. Hist. H, 10), lonel Murr, Litteratur of ancient Greecc. Dion. liai, (de Isa», c. 10), Vitruve (Prœf. («) Odyss. III, v VU, libr.)
175 166 IIEPI wors. [S. IX, $ S. X, $ 1-2.] A/a, xaî rôv èni roû vxvxylov 5i^' riplpxq dctrirov, ra' TS nepl r»v (xvxxrr»- potfovlxv dniïxvx. 17 yàjo av «XAXO <pxwatfiev raûra, â rw ôvrt roû Aiô; èvôtryta; 15. Aewrépou 5è e/vexa T:poçiaxopûa9(ù xi xaxi xriv Oivaoetxv, OTT&xç ^ aoi yva>pip>v, we, ig xizxraài roû 7ra'9ous ev rots tieyaxots truyypx- 5 (peûfft xai Jrotrjrafç eiç )?9oç exxierai. Toiaûra ya'p TOU xi r:epl xr,v roû OcWae&x; îîstxwç aùrcô (iioloyoùpsvx oix/av, oîovei xwjxws/a r/ç eariv x9o- KE*AAAION Z' X. 4>e'pe vûv, ei ri xai érepov e^otixei/, vfynkovç notsîv roùç Xôyouç 8vvafxevov, èmaxe^cif^a. Oùxoûv èraisiô trâcn roîs npxypxm cpvaet trove- 10 ixoeiet riva fxôpia raiç ûxaiç avwnxpypvxx, i% xvxymi yivotx iv fiplv mj/ouç aîriov, rô rwv èpyepopàvwv hùéyeiv dû xi xatpitorara, xai raûra rj5 trpôç âaàraa em<jui/0é<7ei xa0arrep ev ri r/wpa TOxeèv 8ûvacf0ai [rô /viv yàp r>5 èxxoyjj rôv ôxpooràv rwv Xtîpptarwv, rô 8è rjj 7ruxvw<T t rwv exxexeypévwv Trposayerai.] Ofov îg 2a7T<pw rà avpêxivovxx xxîç èpwrtxafs 15 pav/ai; TxxQripjXXx h. rwv xixpsnophw) xaî ex TTJS àx*)0e/as aùrijç éxa'- orore Ixpêoivu. Iloû 8e rôv apernv à7ro8etxvurat ; ore rà àxpa aùrwv xaî irnepxsxxpjvx àavf) xaî êxxe ai xaî eîç âwjjxa truvsrjffai. 2. «i v i T a i p o t X T ) V O ( ï a o ç S t o î a t v "E(l ltv À>YT,Q, ÔJTIÇ ivavtîoî TOI 20 'içotvet, xai «XTIOîOV asù oouvâaat a' ûitaxoûu Kai x»x«ï; ifiipoiv. To'(ioi' iàv Kapjiav iv OTTJ6I<IIV ir/toaity. 'fl( -fàp eîtôîw, ppoxéoi; (i* çuvâ; 25 OOJiv ît' txei VAR Vi 3. âditov. AER. è(iipat«. L * PVaLR. lîvixa. V î irpe««jt00ti<rtw H. f/.oiitv M. ixçtpojiivuv CR. 6 [itv fip... ô $i. 1." 17 V»L. d»ojiîxvuvtat RM. xoîvo? P. iuiitvuv T,pc;-ri{ èvxvtto; TOtÇâvit, les antres manuscrits à peu près de même. R. i xirpijrti>v r.pu;, S; ivavrio; sot. M. fjiiiiv' -f, (if,v ovri; PLA.reXr ( o-iov âj'içuv. o-aîç u^axoûn PL. xaî f sxoîît ijiipo'tv. TO JIîI ijiàv. AER. xai "jtxà; îi. M. xai f txûaa«îji. -o' (ici ràv P. xapfîiav iv a-niotesiv ititoaa«v. ViLm. iréoirto'aoïv P. «;xotp o' ij«i Ppo'xe<iî «.e œ. V» J. û{ fàp a iï&<». AE.»; vàp ctiôi ftpo'viw; pu çiovâç oùîiv h iixit. L.»t fàp o'i*m ppoxi»; (jit «poivat où^iv «S' âxci.) R. à; xàp îou ai pp. M. ûç îsov o' ù; ppo'xx«iv-i Tf*f *ùîà; oiîiv H' iixtt.
176 [CH. VIL] TRAITÉ DU SUBLIME. 167 de leurs petits, sur Ulysse resté pendant dix jours à jeun après son naufrage, ainsi que les circonstances incroyables du massacre des prétendants. Quel autre nom donner à de telles fables, que celui de songes de Jupiter? L'étude de l'odyssée nous apprend aussi que les grands écrivains, comme les grands poètes, à mesure que leurs sentiments s'émoussent, substituent au langage des passions la peinture du caractère et des mœurs : ainsi, par exemple, les détails familiers que nous donne Homère sur ce qui se passe dans le palais d'ulysse, ressemblent assez à une comédie de mœurs. CHAPITRE VIL Recherchons maintenant si nous aurions quelque autre moyen de rendre notre style sublime. Tout fait est naturellement accompagné de certaines circonstances qui en constituent le caractère ; pour en donner a l'esprit la plus haute idée, il faut donc, parmi ces accidents, choisir les plus propres à produire cet effet et en composer un assemblage qui offre l'apparence d'un seul tout, [en sorte que l'auditeur soit charmé à la fois par le choix des idées et par leur rapprochement.] C'est ainsi que Sappho, pour peindre ce qu'éprouvent ceux qui sont en proie aux transports de l'amour, emprunte ses traits aux conséquences de la passion et à la réalité même. Et où son génie se révèle-t-il? dans l'art avec lequel elle saisit et assemble les traits les plus saillants et du plus puissant effet. < Il me semble égal aux dieux, le mortel assis en face de toi, qui entend de près «les doux sons de ta voix, c et jouit de ton charmant sourire. Ta présence fait palpiter mon cœur ; dès que tu «parais, & l'instant ma voix s'éteint, CONJ. 1. 4, TOLLIDS ajoute 'Oîuaat'tx après âaitov. 1. 4, WEISKE, préfère irpo;taropriofk» , WEISKE, -à àtlxatp , POBTDS propose iirtauv} t'ait à cause de ouvotjeat qui suit. 1.14, LE FÉVRE, TMV ôxpuv Xr.^ptxTuy. TOOP regarde avec raison toute la phrase TO JAI*... irpoeot-yitat comme une explication qui a passé de la marge dans le texte. WEISKE retrancherait seulement TôV àxpo«tdv, en effet, il ue se trouve pas à la même place dans tous les manuscrits. M. SPENGEL (Rhetores grœci, Lipsise, 1853) S aiv... S 4e , LE FÊVRE, roi Si Taûrnv TIIV àperr.v , Toop, àvrp , Toop, îasoivit. Bstmcx, wxaoîov , Tour, çomûaac. HEHSTERBUis et RUHNKEN, asù epwvoûaac ixaucoûtt. GUXS, fawîaaf fatuc , SCBKEIDEWIN, -[ixaioaç. BBITtCK, TO' JAGI 'aàv. HEMSAHH (Doctr. metr. p. 679) TO' [AGI âjatiav , HERMANN, Gu.ES, ataëtaiv. L 25, BRtmCK,6>G fàp tfteu at, fipsyjtûç [il tpuvâc. HERMAKH, OI; -fàp eiîisw PfG7.1" û; [il. epwvi(. Gn.ES, iti Tl fàp fisâ, ppoxi'eo; [il ipiatîf , TOOP, ïxti. BHL'NCK, HERIIAIW, GlLES, txit.
177 168 D.EP1 woïi-. [S. X, gg 2-1.] 'AXXi xày. ytv "rxwaoa la.ys XEITTCV J" AÛTt'xa xpû wûp ÔTrco'Ed'pcy.axEv 'OîcttoÉTEOiJi 5" cùo'tvcpxy.', tmppotapeûat S' àxcuat KoS" 5" ispài; yuxpô; x tttai! Tpo'u-oç Si ' t> nâaav àypeî, xxwpcte'pa Si iroia; 'EpLjaî TEBVOXXV S" dxérw 'nro'suïic hacvcuat... XXXà cày TcXuarcv, ETTEÏ xai TTÉvXTa 3. Où 9aujxaÇetç wç ùrr atùrô Trjv tyvyjiv, rô t7wfx«, ràç: abtoàç, 10 rhv yxaictttav, ràç; 5\j/«ç, rhv xpixv, TXXI/B, wj àx/orpia, Stoi^ôpisv«' 7Tt- ÇrîTef; xat x«6 imevoamôi'jeiç &px t < userai, xaterat, otaoycotef, axpovsf, r) yàp (poêt-frat, r; ixxp ô/t'yov TÉQvriKSV Éva px) ai zi Tfeot aùtrjv 7Ta5oç cpaîvrjrat, TTaScùv 8è trivosoç;. navra ptiv roiaûra ylvezai mpï roù; èpûyzaç' r> Xrïij/iç; S 0, w? écpr;v, Tojv àxjswv, owà ri dç Toùrô awxipsatz 15 dœapyxaxzo rrjv ê o;ftpv* ovrap, oluat, xat ÈTTè TWV ^api&jvwv zpinovô i:oir,zyi<; àûapfiocuu Z'iw Traj3axoXou9oivrû>v zà ^a?.strojtara. 4. O uèv yàp rà Aptuao-rreia notriuxç èxstva outrai Ztivx VAR P. xàv (AèV f Xwoo-a. V a L. xâv y.c f Xwoo-av EXYs. Rob. a omis tout le vers. M. àxxà xay.fi.ev -p.â<sa' fax' iv Si XEITTôV. 1.2 P. ûiras'eo'pcy.axiv Plutarch. de Prof, in virt. c. 10, xara yèv YXrâo'a' îa-y' âv Si Xt7trbv aùrixa xp w wûp ûircctéo'pcy.t. tû iu _ Xpbî x 6,T "'- 1-6 PVo3. irào' avafpeî. M. aîpsî... xauporîm P. 7cto, Euor,v (gang accent). V î Tcn)tôttv. V 3 L. TMOEUXXV. R. * TEUVXXXV O"Oà!YW oiw, xàv * cpaivoy.ai. H. Ttflvâvat a"oxi"ycu oectaa <paivoy.ai âsvou; omvcu; ne se trouve que dans Manuce P. àxxà wavtoxfiatov, èttei xai iri'wita ci.ftauuàçot;- w; ùtt' aùro. R. ioret «Évzra ôauyâ'ei;. H. ETEE! TrÉvxTa. ci Bauua7(ct(. 1, 12 PV3R. xasrat àx.oviari çpcvst. Em. àxo- ytotst. V s L. çcpxtat. M. xaerai àxcfiateî. Nous compléterons ces documents critiques sur l'ode de Sappho par deux citations de Plutarque et une de Lucien, qui en rappellent quelques expressions. Plut. 'Epurixo;, c. 18, 6, 'H xxxri ïar:tpù XcfEi TX; ipbiys'vx; incfaviioxc, TTîV TE CJMVT.V tax Es^zl XZ1 pixt-j-idoxi TO oôiya xai xataxafabâvciv ùxpoviita xat rcxâvov airriv xai txtvvcv. Comp. de Aud. c. 16, p. 46 D. Vie de Demetrius, c. 38. 'fi; civ TWV yàv âxxwv EîîIO'VTWV ouotw; EIXE, r»i«ctè 2TpaTcvtxr,{, xai xai'éauttiv xai yttà TOû EEXcixcu epctttiexc TtcXXâxt;, IfÉvETO Ta TX; EatTcscû; Èxtîva irtpi aixôv TtâvTa, œwvxî ittîcrxtat;, ipioxyta TcupwcTEC, CC)EWV ûtcco'eîçeiî, tctpwté; i^ii;, àraçia xai 8o'pu(Jo«EVTCTC acpuxy.cîî, TE"XC{ Si, TX; yuxxîxaxà xpâxc; XTTWIXE'VX;, àtcopia,xai OâyPc;, (>) Cette ode admirable a été imitée, chez la substance de ces deux beaux vers : les Grecs par Théoerite, Id. Il, v. 77, 82- }e gentis tout mon corps et transir et 86, ; et par Apollonius de Rhodes brûler. Argon. III, ; chez les Latins, par Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais Catulle, XLIX, par Lucrèce, III, 153; par P arler - Ovide, Her. Ep. XV. Boileau en a donné une Delille a essayé de rendre le mètre sapphifort belle imitation plutôt qu'une traduc- que dans une traduction de cette ode, intion. Racine (Phèdre, acte I, se. 1 ) en a tiré sérée ch. III du voyage d'anacharsis.
178 [CH. VIL] TRAITÉ DU SUBLIME. 109 c ma langue se refuse à parler, un feu subtil se glisse rapidement dans mes veines, < mes yeux ne voient plus, un bruit sourd remplit mes oreilles ; < de mes membres découle une sueur froide ; le frisson s'empare de moi ; je suis < plus pâle que l'herbe sèche; il me semble que je vais mourir. Mais je braverai tout, puisque dans ma misère... (') N'admirez-vous pas comment elle présente à la fois l'âme, le corps, les oreilles, la langue, les yeux, le teint, comme des choses étrangères l'une à l'autre et qui vont tomber en dissolution? puis, comme elle rapproche les sensations contraires : elle frissonne, elle brûle, elle déraisonne, elle est sensée ; elle tremble de peur, elle va mourir? en sorte qu'elle parait être le jouet, non d'une seule passion, mais de toutes les passions réunies (*). Les amants éprouvent toutes ces choses ; mais le sublime résulte, comme je le disais, du choix des circonstances les plus saillantes que l'on fait concourir à un but unique. Homère, dans ses descriptions de tempête, choisit de même les détails les plus effrayants, tandis que l'auteur du poème des Arimaspiens (*), croit offrir dans ces vers une image terrible : xxi ùyoixai;. Lucien, Amor. c. 46. XXX' iy.oi ulv, A\xiu.ove; oùpxvioi, fiioç lui Sintiy.ii; curec, axxvtucsù TOû çixcu xastteofau, xxl nxnaiov ms'u XOXOûVTO; àxoûnv. L 14 PV i î LR. ITSVTS p.iv TOixûra PV 2 3L. ôrcip oîxxi xx! im TôV TMV ytiia. TpOÏCOV. CONJ. 1. 1, LE FÉVRE, yxûoo' «'xy' xvîi XJB-T. TOUP, txyi!, xv Si X. BRDNCK, xxu.u.sv yx. Gn.ES, xxuuiv yx. F«xye,X. 1. 3, BRUNCK, ôir7txtt<iaiv S'cùSiv 5pr,u.t, BOU.8Jû. GlLES, de même, ci ce n'est qu'il metd-irn-stiooi. 1. 4, LE FÉVRE, 8o[t8«ù aiv a" àxoxî u.01. TOUP, iv S' xxcai ULOI. 1. S, BRUNCK, XX55" tjprâç Ouxpo; ytrrai, rpo'ao; Si. GlLES, y.-xss' îâ'pù; rotijrob; 7_«'tTXi vp. Si. SCHNEIDEWIN, ix Si Fitfpw; xxxytttxt. 1. 6, GlLES, iroiàç. VOSSIUS, ssux«. 1. 7, TOUP, BRUNCK, 'ictîiùax. SCHNEIDEWIN, nis'ttnîc, 1. 8, BRUNCK, GILèS, 9x1- vouxi îcwi;, 1.9, BRDNCK, GlLES, iml irs'vutx. HERMANN, XXAX TTXV TOXUXTôV, fati -/'XixivTi s-so' S tovuxcst; av îaoi; OV XùTW. Dans sa dissertation sur le pronom xùvô; (Opusc. I, p. 336) le ' même savant dit qu'il reconnaît des restes du texte de Sappho dans les mots èirit x< et 6xuu,x?oio-x. BERGK. pense an coutrairc que les derniers mots de l'ode sont extvou.xt dxxx, et que l'auteur, qu'il appelle Longin, continuait eu ces termes : nïv TO xcaxriov IX-éHSCV, tfrx où èxuuaîii; x. T. X , SPENGEL, uiro TO XùTO, V. Hermann, Opusc. 1,336, 1. H, SPENGEL, navro; âxxo'rpia 3ioiy,o'u.tvx ImÇnTtï , TODP, ds-i- J»iT«î; , RUHNKEN, sxoyiovtî, 9povet, ittciîtat m x-xp' dxtyov TUTVT.XEV. WEISKK retrancherait la phrase TI yxp OOBSITXI... Tt'8vr,x«v qui lui semble interpolée. Geoffroy l'a traduite en prose dans son tes critiques. M. Neue a publié les frag- Conun. de Racine, (Phèdre, Act. I, se. IIIJ ments de Sappho, Berlin, M. Schneiet H. Emile Deschanel s'est rapproché da- dewin les a insérés dans son Delectus poet. vantage du texte dans ses Études sur l'an- iamb. et melic. gr. et M. Bergk dans ses tiquité, Sappho et les Lesbiennes. (Revue Poet» lyrici. des Deux Mondes, juillet 1847, p. 347.) J'ai ( s ) C'était Aristeas de Proconèse, dont cherché à être encore plus littéral. Plutarque parle dans la vie de Romulus, (*) Plutarque cite trois fois cette ode ou c. 28 et Hérodote, IV. 13. V. sur les Ariniasdes expressions qui en sont empruntées, piens, Strabon, 1. I. Aulu-Gelle, N. A. IX, Lucien y fait une légère allusion. V. les no- c. 4, et sur le poète, 1s. Vossius et Bayle. 15
179 170 HEPI rroïx. [S. X, g 4-7.] rîaûji' rlu.ïv xoù TOûTO (xîqa oppeaiv «(«Ttpiioiv. "Avopic: ûo'utp vaioueiv àoiô x^ovôc iv orixaqiost ' Aùerrivct Ttvi; lïaiv, e/ouot qàp fpt*. Trompa, "OccccaT' iv âarpciot, ipu^tiv S' h Tro'vTo» fy.ouotv, "HTTOU iroaxà âtcîai opuaç «va yiip»! «xcvttc Eûxovrai 07r).«qx, 'ei<7t xaxûc àvasaxxcclsvctot. O Ttavri f/yjv, otltat, 3rjXov, wç TrXéov crvfios éj^et TCX rsyipevx r) 5éos- 5. O 3è Ouripoç TKLVç ; èv yàp oôrô TCOXXCôV /tyéaqw 'Ev 3' tirée', w; ère xùu-a 8cfi ëv vr.i Trierei Aaëpov 07T*i vicpéwv ivetictpeçèe, T 3t Te irâea 10 "Axvti ÛTtexpii<pflin, àvéuete Si Stivo; mzrt 'lattco su.epsu.stai, Tfcçiicvoi Si tt cppe'va vxûtat AstSidreç- TUTBOV -ràp iiitèx 8*v«Teic cpipevteu. 6. ETO^e/prjoTS xai ô Aparoç ri «ùri roûro pevevetxetv, 'OXiqcv Si 4\à oxev «ê5" ëpuxei 1 3 7rXr/v uuxpôv aùri rxl ylxtyvpbv ànirinat «Vrt (poêspoû èrt Se izxpâpiae riv wvsuvov, EtTroiv, SûXov âft's éplnai. [Oùxoûv «7T6(pv«.] O Se TOOVTTJç oust eis «rrali nxpopi&t ri Setvôv, axxà TOUS àfi xai povwouyx xerrà 7ràv yjjpx 7To)>)ri«s <*TroXXuuivouç eixovoypacper. Rai prjv rxç npobéaeiç, xmv- Ohovç outras, owxvxyxxaxs -Kxpx «pûtrrv, xai eis àxxrjxas trupëtarau^vos, 20 «ûrrnc Savaroto,» rai phi aweuk'nrrovri KxQei ri CTOS ôpoîoos èfixaxviae» 7jj Se TOû nrous ttuvsxtijtët ri jra'9os ewpws crrretrxactato xxi u.ovovow èvt- Tuir&xre TT? Xs,e( roû xivsûvou ri istcoua, «ûiràt SavaVow tfépovrxi.» 7. Oùx dîxxwç 6 ApyïXoyos èiti TOû vxvxyîov, xai ércè TA TrposayyeXi'a ô tuipjwjqévnt; ' «Efnrépa uiv yàp x?v,» aoiartv axxà Tàç eço^às. 23 i>s xv ëfooi ns, xpiarivàriv bouxôripx-jtsç émawiqrjymv, ovsèv (pxajtcôsêç, *j VAR. 1.4 PL. ivi ito'vtiji CM. omettent u.i*. PVa 3 R. r^suç. L. iîiuç. M. xat hsioi L. ept'povtt; R. âï3* «Triipqti PV o 3 L. otëê" àntipqet eux cuv àititpqti, ou bien cùxcûv in. CONJ. 1.1, LE FÊVRE, WEISKE, 8XûU.' i U.TIV 1. 6, Moitus, eûxevr' io-it).»tx«'n- 1. 7, TOUP, itavtî aiv , Tour supprime oùxoûv àirêipqn. RUBMKEN corrigerait («) lliad. XV, 624. ( 6 ) Je supprime, avec Ruhnken, les mots ( ) Aratus, Pha>n. T tr. de Germa- cùxcûv àmtpqei ; autrement il faudrait tranicus. duire :.car si la planche éloigne le trépas,
180 [CH. VII.] TRAITÉ DU SUBLIME. 171 «Ce fut pour nous le sujet d'un grand étonnement, < que ces hommes habitant loin des terres, au milieu des flots, c vivant dans la misère, soumise de pénibles travaux, «les yeux tournés vers les astres, le cœur du côté de l'onde, < tendant des mains suppliantes vers les dieux < qu'ils implorent dans leurs cruelles angoisses.» Chacun voit, je pense, qu'il y a trop de recherche dans ce tableau pour qu'il fasse naître quelque sentiment de crainte. Voyons comment s'exprime Homère ; un seul exemple suffira : c Hector tombe sur les Grecs ; tel qu'une vague furieuse, c grossie par les vents et les nuées, vient fondre sur un vaisseau rapide ; c le navire entier est couvert de l'onde écumeuse ; un violent coup de vent < fait gémir le mât : les matelots tremblent de frayeur; t car ils se voient à deux doigts de la mort.» {*) Aratus a essayé de transporter cette idée dans son poème : «Une mince planche, (dit-il,) les sépare du trépas. (") Mais à une image terrible il en substitue une autre faible et recherchée ; il diminue même le danger, puisque la planche arrête le trépas ( ). Homère, au contraire, né délivre pas ses matelots une fois pour toutes, il les représente exposés à périr à tous les instants, presque à chaque coup de mer ; et même, en associant de force des prépositions qui ne sauraient se construire naturellement ensemble, et les obligeant à agir l'une sur l'autre (v-nix Gavi-roio), il fait violence à l'expression pour peindre la catastrophe menaçante, et par ce conflit des termes qui rappelle d'une manière énergique le funeste événement, il imprime, pour ainsi dire, à la phrase le cachet du danger (ôjtix Bavâmi yipmtat). Archiloque, dans la description de son naufrage ('), et Démosthène, lorsqu'il dit, à la nouvelle de la prise d'elatée (*) : < C'était vers le soir»... n'ont pas déployé moins d'habileté.; mais en supprimant tout détail inutile, ils réunissent avec le plus grand art les principales circonstances, sans introduire dans leur tableau aucun trait puéril, bas ou recherché. Car de pareils ïtov» djnîpqu et le retrancherait comme glose du verbe ifûxit , DE PETBA, cjufkjkujifuwc , TOUP, M; «V twr«tiî. RUHNKEN, de même, puis ijuotîvjr,» iiuxftvavttç. elle doit donc l'écarter > observation asses du naufrage décrit par Archiloque, et (de niaise. Superst. c. 8) il en cite quelques beaux vers. C) Plutarq. (de Aud. poet. c. 12) parle (*)V. la harangue pour la Couronne, c. 53.
181 172 IIEPI ïï-oyz. [S. X, 7. S. XII, 1.] xaepvov fi <7-/oh-/lv èyxxrxrxrrovreç 8tà juir/ou. Avpxivrrxi yip rxûrx Tô oxov, w;avei tjiiîypzta rj 'xpxtâuxrx, [eprotoûvra psyéqr, eruvotxosootoûtxeva] TT rrpôç xïùnlxffy_e'o-et (ruvreret^iefuéva. KE<PAAAION II XI. XweS/ssç etrn raig TcpoexxeipÂvxtç xpech xsà r)v xotxoûo'tv av^ortv, OTatv, 8s^0fiiva)v TWV npxypàrvm xai «yoivwv xarà TrepôSouç xpyxg re 5 TtoXkiç xoù XVXTCXVJMç, ére/îa érépotç ènuçkwjovpxvx psyéorj owzyùç èrteiçocyntou xxr ènîëxmv. 2. Tovro Se erre Stà rotmyopixv, e't're Set'- voj(7(v, [r; Ttpxypjxrw r) xaraoxeuwv éntjo^uertv,] err ènoixovoplxv epyutv f) rtxqmv (pvptxi yip iséat TWV aù^rjaewv) yi'votro yjsrj ytvwcrxetv ôpoç, TôV prrropx, ôjç oùsèv av TOÛTWV xaô aûrô ovarxirs ytopiç tatous TéTetov, 10 7T)T7V ei pô ev OJXTOIç âfpa, Wî At'a, fi èv eiirùiapoîç TG5V 8 âtxxcov orùlr;- Ttxwv OTOV TOJO av Tô ûuj/raôi/ aîtpéxrjç, &>ç To7X'', ' è%xipf3<jei<; atâpxro; eù9ùç, yip ottover xaf xevovrat Tô Zp.npax.rou aùrwv, pô Tofç wj/esw eruve- Tiîpputnùpsvw. 3. Ht pfarot Statpipet TOV xprîoiç dpr,pévov ri uvu T.xpxyyô^ipjEVx, (neptypxfri yxp rtçf/v exefva rôtv oatpwv "hrippxroiu, xai 15 eiç evôrejta ejûvra^tç) xai TIVT xxoilov rûv otùçrjo" o)v nxpaxkdrret ri wj/r/, rfjç axtpnvdxç xvrr)ç Zuexx erovrôpoç, Stoperréov. XII. O peu wv TOJV reyvoypaqxov opoç èpjaly oùx xptariç. Aû >îo-tç eort, <pa<jt, Xôyos pf/e9oç TteptTi9eiç TOîç ÛTroxetpfi/otç, Svvarat yip xpûsi xoù. vd/ovç, xai Tca'9oue. xai rpôtrwv eïvat xotvôç OVTOS ô opoç, erretsr) xà- 20 VAR PV 3 otauiagu. -~ PV J 3 LR. ùfxvit ùvqu.ara. M. ovvotxojouxôuiv» Tç irpô; «XX. 1.3 P. rp irpoc. l. A A. TOï; Trpotxx«t(«'ïGic ap. ** xal xaxcuoiv. l. S V 3 R. 3T«V 3' îy.gfi. 1.9 M. TûV aùç. yivotvro. l. 14 M. TWV àpr. itpnixe'voiv M. omet aùrû;. I. 20 PR. euros époç. L. oûrus ôpo(... rûv Xoqwi. CONJ. 1. 1, LE FÈVRE, <rr,ox«ottxôv , TODP, Xujiaivtrat -pàp raûra rô SXos û;««ei ilaifjiata x «pauoptara, ri iarroioûvra p-jéftn euvoixoo'opûjuva. RUBNKEN, X. f. r. rè SX. w; ipri-yii. â eî; àpauôa. ifisûerat, rà (*.e-j-. auvotxoj. WE1SEE, X. q. r. r. SX. w;. d/. râ otxoa"ou.tipvart ip. tu-woicùvra, xai oùy_ apuottovra irpo; rà rû pqtset xxxûç ouvcixovojxoûpva rp rt irpo;... LE FèVRE, àpapivutiara. Un savant mentionné par Tour, rà «v «oioûvra («qtsx. DOBREE, rà ttinoioûvr' «v. Il me semble qn'il faut supprimer les mots tuiroicûvra (irjî'bx qui sont sans doute une explication marginale des mots tact;xuxxoûu.tvx u,rrt'6r, qui se lisent quatre lignes plus bas ; car le mot juqésx ne se rencontre guère pour signifier de ( 9 ) V. les notes critiques. Si l'on n'admet liées entre elles.» V. une comparaison pas la correction que je propose, il faut semblable dans Quint. I. 0. VIII, 6-63, et traduire: "dans les édifices, lesquels ne pa- dans Plut, de prof, in virt. c. 17. laissent dans toute leur grandeur que ('J lisse estilla qnae Jeivoxric vocatur, rc- lorsque toutes les parties sont étroitement bus indignis, asperis, invidiosis addens vira
182 [CH. VIII.] TRAITÉ RU SUBLIME. 173 traits altèrent la beauté de l'ensemble, et font un effet analogue à celui des replâtrages et des Tentes, qui coupent l'aspect général d'un édifice et en détruisent l'harmonie ( 9 ). CHAPITRE VH1. Aux moyens d'ennoblir le style dont nous venons de parler, on peut ajouter l'amplification, qui trouve sa place dans le discours lorsque la nature des faits et la lutte des intérêts admettent tour à tour des reprises et des moments de repos ; on accumule alors successivement, et comme par degrés, les circonstances propres à augmenter l'effet que l'on veut produire. L'amplification a lieu soit par le moyen des lieux communs, soit en représentant l'idée d'une manière frappante ('), [soit en exagérant l'importance des choses ou des preuves], soit en développant les faits ou les sentiments ; car il y a une foule de manières d'amplifier (*). Cependant l'orateur ne doit pas ignorer qu'aucune ne peut, sans le secours du sublime, produire l'effet désiré, si ce n'est toutefois lorsqu'il serait question d'exciter la pitié ou le mépris ; mais dans tous les autres cas, retrancher ce qui donne de la grandeur au style, c'est enlever l'âme au corps ; car si l'amplification n'est pas soutenue par de nobles idées, elle perd aussitôt tout ce qu'elle peut avoir de force et de consistance. Mais afin de donner à cette observation toute la clarté nécessaire, nous devons indiquer brièvement en quoi elle diffère de ce que nous avons établi précédemment (je veux parler du choix des circonstances principales et de l'art de les coordonner), et ce qui dislingue en général le sublime des différentes sortes d'amplification. Je n'approuve pas la définition qu'en donnent les rhéteurs. C'est, disentils, une manière de parler qui ajoute de la grandeur au sujet que l'on traite. En effet, cette définition peut fort bien s'appliquer au sublime, au pathétique, aux tropes, puisque ces fonnes de style ajoutent de même grands édifices. On pourrait lire aussi SIMTGSùV ôvra r«u.e-fîoit. Le sens de la phrase est clair, en sous-entendant /.ujxaivîtat dans le second membre ; ouvotxco'ge.cûjatva est la glose de <juvtet ixtc[x:'vx, suy6txovgu.guu.tvx, que donnent les manuscrits, celle de euvtx<>>c. 1.8, RUHlfKEN, r, Trpx-ju.xTixrâv XXTXSX. tmpp. d'après Longin (Itlict 18). WEISKE fils ifrs îetvwstv npa-jp.. T, XXTXSX èiripp. SPENGEL, EîTS ôeîvmsiv m «p. r, XXT. SïT' împp. ter' GîXOvcutxv. Les mots û Trpx-ro.sTti>v r, xxtasxtuûv i?r{pp<osiv ne sont-ils pas la glose du terme Jitvwmv? WEISKE, ixctxco'&i/.i'av ipv. % irxôwv -JEVOITO , RllHNKEN lit spiwutxi au lieu de XEVOûTXI. oratio : qua virtute prœter alios plurimum paratione, congerie. Incrementum est potis- valuit Demos thenes. Quint. I. O. VI, 2, 24. simum cum magna videntur ctiam quœ infe- (») Quint il. I. O. VIII, Quatuortumen riora sunt. Idaut uno gradu fit nut pluribus. pracipne generibus video constare amplifi- Per id venitur non modo ad summum, sed entionem, incremento, ratiocinatione, com- intérim quodam modo supra summum.
183 174 nepl Y*0Y2. [S. XII, 1-0.] xtïva TW "kiytù mpnlqyai TTOWV n /AEVESOç. Euoi SE tpaîvetat Tavra àxxjr- Xtov 7rae-aXXarTEtv, TTXEttae rô j*èv ùu/oç, Èv Siapttan, y tf oa^ymi xaî Èv nkfifei SIÔTTEJO ÈXEîVO turv xôv vcjypjxri EVî roxxaxiç, rj 8s rcavrw; furà 7ro<T5T»/Toç xaî nepwvaîxi Ttvôç ùœ/otarat. 2. Rai EOTIV iô aii >jo"tç, wç. nnrw TTEe-tXaosfv, rruptùxipuyjii ehnb 7ravru)v T<âv èptpepopjvwv TOï«Trpa'- 5 ytiatrc pjapiiàv xaî TÔraov, foyypotzoïovact zy cmtwi»; rô xarsaxeuaffitivov Taurvî r»îç marecoç StEcrrôicra, on tièv Tô ÇJJTOÙIIEVOV OTOSE! [xvve/iv]...,... RE*AAAION e'...trxouatwtara, xaqartee- ri TréXavoç, EïJ xvxneirraaévov Aa/jî fiéyesoç. 3. OSsv, oiuai, xarà Xoyov ô tièv pyxup, xsyvtat TTOA- «Te Tta9rjT(- XWTECOç, TTOXù Tô Siarrupov ÈyEt xaî Bvpiruâç Èx<pX 7S X vov ô SE, xaqeotoôc, 10 Èv oyx&> xaî psyoltjmtptktï aepybzyzi, E7rÉoTjooc7rrai. oùx ÉuJ/uxTai ttèv, àxx' oùy. OUTCIK; A. Où xar axxa 5É nva ;*/ Totûra, Êfwî SOXEî -, CPIXTOTE TE/OEV- TtavÈ, (XÈvw SE, EI xaî yplv wç. EWjgaiv ècpetrctt TI yivwo-xetv,) xaî ô RixÉjOcov TOV AwtMXTÔEVouç Èv TOîç iaej/i9etti TTaioaAAaTTEi. O tièv yip Èv tâj/ei TÔ TTAEOV OTOTO/JUM, Ô 8È RlXE/OWV EV ^iffei. Rai Ô fxev MIAÉTê/SOÇ 8tà 15 Tô it T«3(«; Èxacrra, éti SE xxyove, /swiorc, SEIVOTTîTOç, olov XOTIEIV TE oïpx xaî 8ia/J7ra'ÇE(v, crx.yrzû> TIVI TTajOEixa'ÇotT âv TJ xejoauviû ô SE Rixipwv <î)ç àtaûpixaqxrjç; TIS èpnpyapài, olpxt, zixvzy vétistat xaî àv tx. ftai, 7roXù Èy/wv xaî Èrrîfwvov «îeî Tô xafov, xaî bioooypovoaovpsvov âxxot âxxot'ux; Èv aùtoj xaî xarà SiaSo^à? xvxzpeefbpsmv. 5. ÀXXà Taùra ttiv ûusfs 20 âv aixeivov ÈrriXjOi'votTE. Rateô? SE TOù ArjjAocrôsvtxov oiv vuj/ouç; xaî imepzezxphov SEIVCOCTEOT xaî TOI"; aopos/oofç; Tra'ÔEcet, xaî Êv9a SEI" TôV cbt.poxzyv Èv TE Ta's TÔ aovoxov VAR PV3 L. 4Y î xùvo. 1. S Va L. ixtptpoiuvuv. Va 3LERM. wpa-rjjuxot» ôsîwv xi! TùireiM. ~ 1. 6 M. xatxaxt'jxçou.svw'» VaLR. SieaTÛT*. H. ôti T, v-iv... aicoduxvuatv. Le manuscrit de Paris porte âarod'ct ; après ce mot commence une lacune de deux feuillets, soit quatre pages V a L. f^uxtai ixx' où/ PV a 3 LR. Si xat r.uîv R. «x/.ûo-et V a ERM. om. rt; M. TO xaîov SiaxXotAXor' âxxtii;. CONJ , PORTl'S, irpoifiiaoi ucpttov xai To'îroiv. 1. 7, SPENGEL, Sri r, [ttv. (') 11 parle probablement de Platon; voy. ( 5 ) J'ai suivi la traduction de Morus: laiinduchap. section XIII. non aque celer ac mobilit videlur. V. la (*) Ce mot n'est pas dons le texte ; mais note critique et l'index verb. il résulte du sens de la phrase. (») V. Plutarque, vie de Dcmosthènc, c. 2,
184 [CH. IX.] TRAITÉ DU SUBLIME. 175 au discours une certaine grandeur ; mais elles me semblent différer de l'amplification, en ce que celle-ci produit la grandeur, surtout par la richesse des détails, tandis que le sublime résulte de l'élévation des idées; ce dernier se révèle souvent dans une seule pensée, mais l'amplification suppose une certaine quantité, une abondance d'idées ; en général elle consiste à envisager le sujet dans toutes ses parties et sous toutes ses formes, et fortifie l'effet déjà produit en obligeant l'esprit à s'y arrêter. Elle diffère, à cet égard, de la confirmation qui cherche à démontrer le sujet dont il s'agit. (Lacune de quatre pages du manuscrit de Paris.) CHAPITRE IX. semblable (') à l'océan, il se déploie de toutes parts dans une vaste étendue. Il est donc naturel que l'orateur, qui est plus passionné, ait beaucoup de feu et se montre animé d'une grande ardeur, tandis que le philosophe (*), s'enveloppant dans sa gravité et sa dignité majestueuse, sans être froid, ne se laisse pas aussi facilement entraîner ( s ). Je ne crois pas, mon cher Terentianus, si toutefois il nous est permis, à nous autres Grecs, d'être juges sur ce point, qu'on puisse assigner d'autres causes de la différence qui existe entre Cicéron et Démosthène, par rapport au sublime. Le sublime de Démosthène se manifeste par des traits le plus souvent soudains et rapides, celui de Cicéron par une merveilleuse abondance. Notre orateur, à cause de la force, de la promptitude, de la puissance, de l'énergie avec lesquelles il semble tout dévorer et enlever à la fois, pourrait être comparé au tourbillon ou à la foudre ; tandis que Cicéron me fait l'effet d'un vaste incendie qui éclate de toutes parts, consumant tout ce qu'il rencontre, nourrissant une flamme intense et opiniâtre, dont les ravages s'exercent de divers côtés en même temps et qui s'accroît par intervalles. Mais, vous autres Romains, vous l'apprécieriez bien mieux que je ne saurais le faire ('). La sublimité de Démosthène, sa puissance se déploient dans les passages véhéments ( s ), dans les mouvements passionnés, lorsqu'il faut étonner et frapper l'auditeur ; l'abondance de Cicéron brille lorsqu'il a besoin d'écraser et de confondre son adversaire ; car une semblable éloquence admet , BEHTLEY, OùX OûTWî àttaerpôimi. On pourrait lire imoxt,irr«, à cause de mcun-rû TIVI n>ptixà7,eit' âvrjxtpauvû , RURNKEN, exwrû Ttvi f, ytifiàppa). 1-19, HER- MAltN (Opusc. I. 337) met la virgule après àxxoîue et construit «v aùrw avec xaù xori îia- **7.àî. et dans les Recherches, p. 111, l'examen dessus, sect. XI, 3, Le mot Âiimiat; est comparatif des deux passages. employé par Platon, Phtcdr A, et par (s) V. le passage de Quintilien cité ci- Plut, vie d'antoine, c. 14.
185 176 HEM WOTS. [S. Xlf, g 5. S. XIII, $ 1-2.] ÈxirXriËat rfiç 3E yltjt'jiç, îmv yj/r, xxxxvxt.mxi xonr,yopîxtg TE yxp KXI È7rtXéyotç xorà Tô rc?iov xxl nxpxêxai'ji, xat Tôt; oxpaotixof; ar:ao*t xxi ETTtSEixTtxor?, totoptai; TE KM (pyoroxoytat;, xxl ovx ôxt'yot; âxxot; plpeaiv ippiàioç. XIII. On iiévrot ô nxarwv, ènxveipjt yàp, Totovrw Ttvt ye'.pxrt 3 «uj«xp»tt p'éwv, OV3SV rfrrov fxej/esôvetac, àveyvwxw; Ta Èv rr? IIoXtTEta, [TôV TOTTOV] ovx àyvoeî;. «Ot xpx œpovxo-ew;,» mrjat', «xxl xpçrriç xksipot Evwy_t'at; 5È xxl TOI; TOIO-TOI; àst cjvvoyte;, XOTW, w; èoixe, cps'povrat, xxl TX'JTY) TrXavwvrat 5tà 3tov. IIpô; 3s Tô àxrjsè; âvw OVT xvès)&fyxv m>xtote, OVT' àvrîvs^srjr/av, ov3s (ieëxiov T xaî xasapà; r)3ovrj; ÈvEio-avro' 10 àxxà jsottxrjtiarvwv St'xrjv, XOTW «Et (3XETCOVTE; KXI XEXVOXôTSç Et; yr)v y.xi Eîç TjOanrÉÇaç, 3ôcrxovTat yopxxçipsvoi KM ô/euovtec, xai êvex«t>5; TOVTWV 7rXE0VE ta; XoxTt'ÇovTE; xat xvptttoyte; àxxr;xov; 6Tt3r;poi; xipx'ji KXI ôtùjxîç attoxttwiovat 3t atrxrcxtîav.» REdrAAAION i' 2. EV3E<XWT<X( 3 îôiuv OUTOç ô otvojp, êî /3ovXottt 9a tcô xaroxtyw- 15 pent, ou; xxl âfxxrj Ttç 7tapà Ta eipr,pjvx ésôç ÈTTI Ta vuyrjxà TEI'VEI. Ilota 5È KXI TI'S xizri ; II TWV êptzpotjqev psyaxwv avyypxyé'm KM irotrjtwv plttrjctt's TE xat ÇrjXvwert;. R a t ye TOVTOV, tpt/vrare, àtrpî èyjûpsqx TTOû. IloXXot yàp àxxotpt'w ÔEotpopovvTat meûpœzt TOV erxo- TôV OVTôV TOOTTOV, ôv xaî Tnv IIvoYav Xôyo; êyei TptTroSt TrXrjota^ovaav, Èv9a pr)yud Èort yni 20 àvattvetv, w; tpaertv, àrpôv èv9eov, OUTÔ9EV èyxvpjovx Trj; Satpovtov xa9tcrraitévrjv 3vvàp wc, nxpxvrixx yjo>70-uw5 tv xxr htmvoixv. Ovrw; àvcô TOC TWV xpyxloiv fisj/axomyta; eïç Ta; TWV ÇIîXOVVTWV èxeivov; yj/v^à;, w; aitè tepwv crrouiwv, xttbppotxi xtveç (pépovrat, ucp wv ETTtTTVEÔtiEvot, xat ot toô tixv cpotëaerrtxot, TW étejowv tryvevsoyottôo't fur/s'ôet. 23 VAR EmM. àirox^foi; M. omet TCICûT» et Ht y«ùu.atî nvt PM. TôV TûTTGV PV > ï RM. oùvovttç PV» 3 LR. àxxéxotî. 1.15PV i 3 LR. CUTG; àvr.f. M. xatoxi-fwpêaat PV» 3R. ri; aûm; M. xai TOUTOU ^t. P. iyiixidx A. ô àvattvtïv çowiv. M. âvairvt'o»... xxt ifxùu.ova. ( 6 ) Rapprochez de cette comparaison, Cousin, t. IX, p Notre auteur cite de celle non moins juste, non moins bien sen- mémoire. tie, que Fcnclon trace en peu de mots dans (<) Voyez ce que dit Plutarque sur l'insa Lettre sur l'éloquence. spiration de la Pythie, 'Ep»Ttxo';, C. 18. (') Liv. IX, p dans la trad. de M. M. Séguier de St-Brisson traduit ainsi ce
186 [Cit. X.] TRAITÉ DU SUBLIME. 177 volontiers les lieux communs, les péroraisons, les digressions, toutes ces formes du discours où l'on recherche l'élégance, savoir : les narrations, les descriptions et une foule d'autres du même genre ( 6 ). Pour revenir à mon sujet, Platon n'est pas moins sublime, bien que son style s'écoule sans bruit comme un cours d'eau tranquille ; c'est ce dont vous conviendrez quand vous aurez lu ce passage de la République ( 7 ) : < Ceux qui sont dépourvus de sagesse et de vertu, dit-il, occupés sans < cesse de bonne chère et d'autres plaisirs semblables, paraissent se laisser t entraîner vers la terre et marcher au hasard durant toute leur vie. Ja- mais ils ne portent leurs regards en haut vers la vérité ; jamais ils ne se «relèvent, ni ne jouissent d'aucun plaisir pur et durable ; mais, pareils «aux bêtes, regardant toujours en bas, penchés vers la terre et vers leur i pâture, ils se rassasient des plus viles jouissances, et emportés par leurs < désirs insatiables, ils s'immolent les uns les autres avec des armes de for, < imitant ces animaux qui se disputent leur proie à coups de cornes ou t en lançant des ruades.» CHAPITRE X. Ce grand homme nous montre par là, si nous voulons y prendre garde, qu'il est encore une voie, dont nous n'avons pas parlé, qui conduit au sublime. Laquelle? L'imitation et l'émulation des grands écrivains et des grands poètes qui nous ont précédés. Voilà, mon cher ami, le but auquel nous devons tendre avec persévérance. En effet, bien des gens sont inspirés par le génie d autrui, de la même manière que la Pythie lorsqu'elle s'approche du trépied ('). De la terre entr'ouverte il s'exhale, dit-on, une vapeur divine dont elle se sent pénétrée comme d'une puissance céleste, et qui lui dicte aussitôt ses oracles. C'est ainsi que de la sublimité des anciens, il s'échappe, comme d'un antre sacré, certaines influences qui pénètrent les âmes de leurs imitateurs, et ceux-là même qui sont le moins sujets à de tels transports, s'en trouvant inspirés, participent de la sorte à cette grandeur étrangère. CONJ , LE FèVRB supprime TOV TOITCV altération de rbv TO'ITOV, explication des mots Ta sv rç «oxtttia. I. 20, PEARCE voyait les traces d'un vers dans cette phrase, et voulait lire jirru.' '»«T*iîpassage dans une note sur la Prépar. Evang. d'eusèbe, tome H, p. 597 : «Il est une au- tre voie qui mène au sublime ; l'imita- tion et l'émulation des grands historiens qui nous ont précédés et des grands poc-» tes. Beaucoup d'auteurs ne sont inspirés que par l'esprit d'autrui, de la même manière qu'on rapporte que la Pythie l'est en s'approchant du trépied.» 1 G
187 178 IIEPI ïh-oïs. [S. XIII,g3-4. S.XIV,ggi-3.] 3. Môvo; HpôSoroç Opo?ptxujr«ros eyevero; lrr t crîyopoi ézi itpôxtpoy, o TE Apyfkoypç, 7r«'vTo>v 5e Toùrorv pjz)dcrrx 6 nxarojv, oèrrô TOû Opuptxoû exet'vou vaptaro; et; xvxôv pivpt'a; ocra; nxpxrpottxç cœoyjzeuejxuzvoç,. Rat laosç i?puv «7roSeirjecov e3et, ei pu? ta ërr et'sov; x«t.ot rapt Aupoéviov exxe'!;«vte; «véypaipav Eort 3 où xxom? Tô Tfpaj/pta, «XX to; «irè xaxtûv r,sw, r) 7rX«- (TtiaVwv,»7 ^YiuiovpynpuhdiV xnotunxaxjiç. Rat où5 av hcxxuxcrxi 3oxeî TijXtxaÛTa' Ttv«rots tris <ptxocrotpt'«s Sôyptacrt, x«t ei; 7roti?Ttx«s vxa; roxtaypo eruvetiërjvat xxl tppa'cret;, et pu? 7repî Trpwretojv, 107 At'«, 7r«vrt fiuptoj TT/BÔS Opo?pov, cl; «VTaywvtcrrrjs veo; tr/oôs x3i? Te9«upiao7xevov, taco; 10 ptèv optxovetxôtepov x«t otoveî 5t«5op«TiÇôpievo;, oùx «vwtpex&j; 3 ptot ôptw; StyjpioTeiero «Aya&r)» yip x«r«tôv Ho-io3ov, «ept; x3e p3potoîbt.» R«î râ ôvrt x«xô; OUTO; xxl àçtovtxotaroç eùxxeta; xytuv re xaè erretpavo;, ev w xaî Tô >7TTàtT6«t T(3v Ttpoyeyeejréptùv oùx «Soç'ov. XrV. Oùxoùv xat wâ;, wx «v 5t«r;ovwpiev ùtpicvoptas TI xat piej/axo- 15 oppoftuwjs Sesptevov, xaxôv «v«7rx«tteo"9«t xxïç, upuy/af;, TrcTis «v, et Tu^ot, T«ÙTô TOû9 Opojpo; et-rav, rfôi; 5 xv nxarwv r) AijpioerôeV)?; ùipwcrav., 17 ev iaropix 0otrxu3t'8>i; itpoçirttrrovta yxp rjofv xarà Çi?Xov exefva rx una, xxt oîov 5i«7rp TrovT«, T«S tyvyjiç, «vot'cret 7ro>; 7rpô; Ta «vetscoxoratoùpieva phpx. 2. Ett 5è ptaxxov, eî xaxeû/o TTJ 3t«voia 7rpo;vro 20 ypa'cpotpiev,toû; «v tô5e Tt Û7t epwù )o?}/ôpt vov nxpùtv Opojpo; Jcxouorev, r) vtcrpia, TotoÛTov Û7roTt9e(j9«t TWV t5teov Xoyaiv Stxacrnjptov xat déxrpov, xxl ev TyjXtxoùrot; TÎpojfft xpttaf; Te xxl pxprvcjtv, imiystv Toëv ypatpopvivwv eù9uv«s Trer:«r^9«t. 3. Il)iov 3è TOVTCOV T!xpopuxniwv, et 7tpoçrt9 t'>;s, 23 7r&>s «v èptoû T«ûT«ypefyxvxos, ô ptet epè jrâs «xoucreiev «toiv ; Ei 5é Tt; aùrô9ev cpoêofro, pu? TOû t3t'ov p3tou xat ypivov où cp9éj/t;etttô Tt Ar,pjoabsvr,ç, r) rai; «v era TOVTU 5i 7e9»jcr«v. Tw yxp ôvrt pjyx Tô arj/o»- vntpkpz- VAR M. è-re'vets PV 3 L. ô -p 'Apx- R- xat Xfy.. V a L. om. iiti. 1.4 CR. ri èir' tvsoù;. M.. IvSoii; V 3. ivfavj/av V 2 L. oùxoxxoxri. 1. 7Em. Ètiptpstoai u.ot. M. xai tùi" âv iuptpaoat tact îoxti V 3 RM. enmicfjtivai L. xa>.wç PV 2 L. xpowiirtota. 1. 2S A. iroaty.oai. E m M. xat tir. a-aïçat. R. omet le mot et ajoute un astérisque CE. y.povcu çosf Çarrc. (*) Comp. le jugement de Quintilien sur (*) Voir sur les plagiats des anciens l'en- Platon, X, 1, 81. tretieu qui eut lieu, suivant Porpliyre, ches ( s ) V. sur Ammonius les Recherches, Longin, le jour de la fête de Platon. Rep. 53. cherches, p. 21. Documents, n» 15. M. Se-
188 [CH. X.] TRAITÉ DU SUBLIME. 179 Hérodote est-il le seul qui ait imité Homère? Stésichore, Archiloque l'ont imité avant lui ; mais plus que tous les autres, Platon a fait dériver de son côté une multitude de filets de cette source abondante (*). Peut-être aurions-nous eu besoin d'en donner des preuves, si Ammonius n'avait fait de ces emprunts un recueil où ils sont classés sous divers chefs ( 5 ). Ce n'est pas ce qu'on appelle un plagiat (*) ; c'est plutôt une imitation du beau moral, semblable à celle qui consiste à reproduire de belles formes ou de beaux monuments, et je ne pense pas que Platon eût orné de telles fleurs les principes de la philosophie, et qu'il se fût engagé si souvent dans des fictions et des expressions poétiques, s'il n'eût voulu disputer de tout son pouvoir la première place à Homère ; tel qu'un jeune athlète, qui lutte peut-être avec trop d'insistance, et comme à main armée, contre un adversaire déjà renommé, et qui parvient à obtenir sur lui quelque avantage. < Une telle lutte, dit Hésiode, est favorable aux mortels! (")» Au fond, n'y a-t-il pas du mérite et de l'honneur à disputer ainsi la gloire et la couronne, puisqu'il ne saurait être honteux de rester au-dessous de ses devanciers? Toutes les fois donc que nous travaillerons à quelque œuvre qui réclame de hautes pensées et un style élevé, il sera bien de nous représenter comment Homère aurait exprimé la même chose, comment Platon ou Démosthène ou l'historien Thucydide l'auraient rendue avec grandeur ; car si notre ardeur est excitée par de tels personnages, par des rivaux si supérieurs, notre âme s'élèvera en quelque sorte à l'idéal qu'elle s'était formé. L'effet serait bien plus sûr, si nous pouvions imaginer de quelle manière Homère ou Démosthène auraient écouté telle de nos paroles, ou comment ils en auraient été affectés. C'est réellement un puissant aiguillon que de soumettre ses propres discours à un tel tribunal, à une telle assemblée, et de sefigurerqu'on est appelé à rendre compte de ses écrits en présence de ces grands hommes que l'on prend pour juges et pour témoins. Mais ce qui vous animerait encore davantage, ce serait de vous demander aussi : Comment les hommes qui vivront après moi écouteront-ils la CONJ. 1. 1, LE FÈVRE, 'O p.jv 'Hpo'o\ TOIAIUS, Où -jipim'vo; 'H?. TOUP, Ti; [io'vo; 'Hp. 'Op.. t-ji'vtto; MORDS, *H U.O'VG; 'Hp. 'Op.. iv. 1. 4, LE FEVRE a corrige la leçon fautive des mss. en lisant ti p.à va «V tt$oo; à mpi 'Auu. 1. 6, TOLLIUS propose de lire tiîwv an lien deii&ûv; c'est aussi l'avis de MORDS. 1. 7, Toup, xxi cùs. av i-yxxtau.tt.xt pet JWi TT.X. riva , MORUS, To'St Tô Oit' iaoû Xry. L 23, LANGBAINE, approuvé par WïTTEHBACH (Bibl. Oit. III, p. 47), xxi pri ivrxï<jxt. WEISKE fils tire de la leçon du ms. Ambr. irpsçîixoai. Ne pourrait-on pas lire TtTâyBxi? guier (1. 1.) traduit ainsi cette phrase : Ce «lage des monuments d'art plastique on n'est point un larcin, c'est un moulage de «architectonique. -. beaux caractères a la manière du mou- ( s ) Les Œuvres et les jours, v. 24.
189 18O DEPI ïrorx. [S. XIV, g 3. S. XV, g 2. pov, àvxyy.r, v.cù ri av/lauêavipsva ûrrô rriç, roinov 'i^yja àrûài x«t Ta»cp),à WçTTE/S à-xc^.oûo-sak, rroôç, TôV TTJç vtrepc/^npiaç oxwç, cirj Te^ç/popotfAEVa yjpôvov. KEôpAAAION IA XV. Ojowu y.ai psya)*iyopiaç xaù ay&jvoç érri Tovrotç, w vsavîa, y.al ai (favraaiai 7r«SaoTt vaornxcot«rat ovrw yoûv t5wxotrot2'aç onkàç, Éwot o ).éyoxxsi. KaÀEfrat ftèv yàp xotytûç, yavraaia TTôV TO ôrojçoûv iwinpa yewritirùiv liyov uapiurâpevov ist'ojç, 5 érri. Toirwv xexpafrxîxe roûvotta, c/rav a XÉ/rjs vn èvoowita'jpjav xai TtaéSou; j3xsrr tv So»5ç, x*t «R 8^tv T(9>îç roiç obcotouorv. 2. Qc 5 T /55v n n pytopim yavravia j3oû/\ rat, xal ikepov fi napà 10 TrotriTsag, oùx au Xa'Sot o", où3 or< rrjç tièv» Trot/jOEt TAO? ÈOTJV Èx7r)j3- èjiç, rrjç, 5 èv liyotç èvapysia, àu(pizepat 3 ououç roûr ÈmÇijToûo't rô cruyy.fxtvrjtiévov. Kai Il axttp, ixereûw as, ur, 'niasse (AGI Ta; etiu-x-tonoù; xxi o'paxgvtcjoet; xopx; 10 Aurai "ràp, auras TrXr.asGV AssâaxGuai (AGU. Oï (AGI, XTavEÎ (AS ' TCGÎ CpUTlil S VAR M. ôxr,; U. y.po'vgv * SEYXGU PV a. GûTW 7' oûv. M. omet GûTIO 7GÛV M. omet ôtcgjçoûv. L 7 R 7SVVTITIXOV X07GY M. 67[<O;GUV napiarâu.. CR. non à" iicininai. EmH. À3to>e V J omet ITESO'V TS. PV 1 î xai InpGv n napà TCOSBT. I L. ejab-xt.iji;. V3 E. TOî; JS X07. dvâp-y P. GJAW; TO TS «Tni,nT. TG xai snrrx. V 3 L. xai Tô au^x. Est. èaricj. rô cnryx. R. TO'T' iitiï. TO xai asrrx. ( 6 ) Plutarque, dans son Traité sur les propres termes, «aux yeux des grands moyens de faire des progrès dans la vertu, «hommes qu'il avait choisis pour modèles.- rh. 15, recommande aussi d'avoir devant Dans ses Etudes littéraires, 1.1, p. 181, le les yeux des modèles, tels que Platon, Epa- même critique disait en parlant de luiminondas, Lycnrgue, Agcsilas. V. aussi Se- même : Pour moi, ce me semble, il n'est nèque, Ep. XI, vers la fin. Ch. Labitte, qu'une manière un peu précise de songer à dans un article intitulé, de l'etude de la la postérité quand on est homme de lettres, poésie latine sous Louis XIV, s'exprime c'est de se reporter en idée aux anciens ilninsi : Racine, dans sa pensée, se propo- lustres, à ceux qu'on préfère, qu'on admire sait volontiers les anciens comme specta- avec prédilection, et de se demander : -Que teurs; c'était, selon lui, une sorte de public 1 diraient-ils de moi? à quel degré daigneidéal, et il n'avait d'autre but que «de ne «raient-ils m'admettre? s'ils me connais - - pas trop paraître indigne,» ce sont ses «saient m'ouvriraient-ils leur cercle? me
190 [CH. XI.] TRAITÉ DU SUBLIME. 181 lecture de mes écrits ( )? Celui que dominerait la crainte de ne pouvoir rien dire qui soit digne de lui survivre, ne saurait produire que des œuvres imparfaites et obscures, qui doivent échouer et qui n'obtiendront point les suffrages de l'avenir f). CHAPITRE XI. Les images que quelques auteurs désignent sous le nom de figures, contribuent aussi puissamment, mon jeune ami, à donner au style de la gravité, de la majesté et de l'énergie. On appelle ordinairement image toute idée qui s'offre à l'esprit de manière à pouvoir être représentée par le langage ; mais ce terme a prévalu pour désigner les choses que l'enthousiasme ou la passion vous mettent sous les yeux, et que vous exprimez de manière à les faire voir à ceux qui vous écoutent. Vous n'ignorez pas que, chez les poètes, l'image joue un autre rôle que chez les orateurs; que chez ceux-ci elle a pour but une vive représentation des objets ('), chez ceux-là elle tend à frapper les esprits ; mais les uns et les autres s'efforcent de nous émouvoir. Et ailleurs : «0 ma mère, je t'en supplie, n'excite pas contre moi o ces filles sanglantes, hérissées de serpents! «Les voici, les voici, qui s'approchent!» (*). «Ah!elle me tuera, où fujrai-je?» (») CONJ. I. 4, STEINEXL, à yevvali au lieu de w vcavta. 1. 5, DoBREE, TU; tisax , SPEKGEL, tworifutri , WEISKE dispose ainsi cette phrase : ç. n. twonaa, Xovou ytw., in. irap J'ai rétabli la place des mots SXITXTIÇIC et ivâp-jtia d'après les manuscrits, contre l'avis de WEISKE , TOUP, vaùrà» éitiçritoûot. WEISKE, TXùTO ou TO oùïà TOUT' SUIÇ reconnaîtraient-ils comme un des leurs, tiou majestueuse, le rapport qui unit le comme le dernier des leurs, le plus hum- tribunal de la postérité à celui des grands ble? Voilà ma vue rétrospective de pos- prédécesseurs. Ne pas s'en tenir à la téritc, et celle-là en vaut bien une autre.» traduction de Boileau.» Revue des Deux- A ce sujet, M. Sainte-Beuve fait la remar- Mondes, mai 1816, p Notice sur Charque suivante : Il faut voir la même idée les Labitte. rendue comme les anciens savaient faire, (') Quint. I. 0. VIII, 5, 32. Dum timent c'est-à-dire en des termes magnifiques, au ne aliquando cadant, semper jacent. XII» chap. (sect. XIV) du Traité du Su- («) Quint. I. 0. VI, 2, explique les blime, qui a pour titre : «Suppose-toi en mots çavracia, ivâpytta. Comp. Plut. Mor. présence des plus éminents écrivains., p. 16 C. 406 E. Longin (ou l'auteur quel qu'il soit) y fait (*) Eurip. Orestc, v admirablement sentir, et par une grada- ( 5 ) Eurip. Iphig. Taur. 408.
191 182 nepi won. [S. XV, 3-4.] Evraùù ô KotYiTYis aùrôç et'sev eptvviaç o 3 èmavtaa0>5 puxpoù 8sfv 0ea'- «Ja(T0at xati Toùç axovovraç rivxyv.xcfev. 3. Etrrt ptèv ouv <P«XOTTOVU>T«TO; 6 EùptîrtSrjî 3io ravrt KxQr,, IIXVIXÇ TE Kxî EptûTXÇ, exrpatj'opsricjat, X«V Toùrotç, wj oùx 0l3 EÏ TlOtV èrépots, èizitv)fécnxtoi où pxiv X)2à xat rafç, tisuats mrt'0 o-9at (pavra- 5 o7«'as oùx dtcolpc*;. lhwttx ~/é rot f«yaxoa?wôs wv, opiax; r»v aùrô? aùroù awffiv èv TCOXAOTS yevévrf/at rpaj/ixrjv npoçnvxykx'je, xat Trap èxaota 7;! TWV jxeyeùoôv, wç ô TOWIT^S, Oùpîi Si TtXtupâ; rt xai îay/ov àpf-ott'pustv MaaritTKi, ti 5" aùritv tirorpùvtt payt'aaaoai Tw yoùv <Paé0ovTt 7tapa3t3oùç, ras r,vî'xs 6 HXtoç, "EXot Si, prin Aiëuxùv aiôa'p' eî;6axùv - Kpâaiv fàp uvpàv eux tycov, àivïo'a aùv Kxrci) d'iriatt yymv. Et9' éçrlç,» "lei o" tç' titta IlXttxo'iov fyuv îpoacv. ToaaÛT' axaûax; tir' {papijitv rjviae ' Kpoùaa; Si irxtupà TtTtpociopuv JY-iutxTttv MiWixtv ai 5" firtavr' in' aioipo; irtoyâ;. IlaTT.p S" ôinatti varia, atipxicu fitëù; "Iirirtut, iraîo"a VCUSITûV 'Extîa' ÉX», Tf)St OTpt'ç' âppa, rfsi. 20 Àp où-/, xv Einoiç, on ri tyuyji TOù ypa'axovroç o-uvemoatvft TOV xpitxxoç, xai eru-pxtvsweùouaa rotç tjnrotî awîtrréptxvrat ; Où yxp âv, et puô rots owpxvîoig exet'votç ïpyoïç to-ospopwja èoxepeto, rotaût ôv TOTE è<pavta'o-9>î. 23 Optota xai rà èm nô; Wxrsxxx^pxç, aùrcô, VAR M. oùx e'stv 'Epiv S Si iipavtaaoïi. P. 6 Si l<?. Em. àxx' Içavr. 1. 4R. iv Tiatv. 1.5 A. ÎTtpot M. warâ ft TI. P. aùri; aùtcû. I. 10 P. is' aùtôv PV J 3 L. â+ioa; iiv ou T,V CM. XXTM Jittoi V. i i L. corr. iva S' i<f CR. àxoùaa; TI;. Em. àx. irai; CE. Sttpiou P. Ixtia' ixariipa torpty' âppa -rfsi. R. VCUBCTûV ixaxrpa, txtîat axpt'p' âp(xa TT^I. M. rti p' farpt^p'. CONJ. 1.1, LXNGBAINE, ô Si l'f STANLEI (ad jesch. p. 706) tï Tt; fttpo; Moni'S supprimerait liti. WEISKE, u«p' éxioxa TA tir! p-t-j. Je lirais tari TûV ptf. (V. («) Plutarque (De Placitia phil. XII, 1, Xt'ftt ptr aùri û; puuxvà»;, opâ. S'oùîtv, ixxà 000 F.) cite le même passage d'euripide : Scxti po'vcv. 'O foov Tpo/rixô; 'Opt'aTu;ôrav Xt'fç ( 5 ) «Nul poëte, dit M. Pat'ui, au sujet îlpiittp, îxtttùo) at, pu 'irtatit'poi d'euripide, ne produisit sur la scène, avec T»; «patmircùe xai SpaxovTMjti; xipa; des traits plus vifs et plus pénétrants, la dé - aurai -jàp, aùtat, irxitai'.v Spiosx'.uai peu plorahlc et effrayante imago de la raison
192 [CH. XI.] TRAITÉ DU SUBLIME. 183 Le poète lui-même a vu les furies, et ce que son imagination lui a représenté, il oblige en quelque sorte les spectateurs à le voir (*). Euripide, en effet, s'applique de tout son pouvoir à peindre avec vigueur ces deux faiblesses, la folie et l'amour, et je ne sais si ce n'est pas en cela qu'il réussit le mieux, bien qu'il ne manque pas de hardiesse dans la peinture des autres passions ( 5 ). Quoiqu'il ne soit pas naturellement sublime, il force souvent son génie à s'élever jusqu'au tragique, et toutes les fois qu'il veut donner à son style de la grandeur, il ressemble au coursier d'homère, f qui bat de sa queue ses jambes et sesflancs,pour s'exciter au combat.) ( ) Ainsi, lorsque le Soleil, en remettant à Phaéthon les rênes de son char, lui adresse ces mots : < Eh bien! pars, mais garde-toi du ciel de Libye, c car tes roues n'y rencontrant aucune vapeur, s'enfonceraient bientôt...» Et plus bas : «Dirige ta course vers les sept Pléiades. «A ces mots, le jeune homme s'empare des rênes, «et touchant lesflancsde ses coursiers ailés, < les fait partir. Ceux-ci volent dans les plaines du ciel. «Le père cependant, monté sur un cheval de volée, «suivait son fils, en lui criant : Va de ce côté, «dirige ton char par ici, passe par là.» (') Ne diriez-vous pas que l'âme du poète s'élance aussi sur le char, et qu'elle vole avec les chevaux, dont elle partage les dangers ( 8 )? Jamais elle n'aurait conçu un tableau si vivant, si elle ne se fût laissé emporter par les coursiers célestes, produit de son imagination. Nous en dirons autant de ces paroles de Cassandre : Bast. Pal. gr. 809 et 931.) 1. 13, LE FÈVB.E, ai-i'ou <rr,i , LEFèVRE, SWH , RUTCEBS, «tipaiou , PORTOS, T9,SI arp«'<p' âpiix TfSs. MATTHIiE (Eurîp. Fragm. tome IX, p. 271) lit ainsi ce passage, qui n'a été conservé que par notre auteur : "Eia Si [Mi AiBuxôv ai'wp' iafiaxtàv xpàatv -ràp ûypàv oùx!yj»i, àtyîs* ar,v xâru «niait... "lit S'i<f iurà IlXtiaSwv lyvv o"poi/.ov. TcoaûV àxcûaa; IIT' fu.apipe» r,»ia;, xpoûax; Si trxtupà WTipoçopwv iyr,ii.âzav pis&r.xev ai S" firravr' in' aifis'poç irrùy.aç. riaràp o"oirioôt vwra oupatou fiiflù; îtnrfui, itttïsx VGUOETûV lutta* fxa, -rf pa orpstp' âpaa, rf.si abattue, détruite par le malheur.» Etudes Goethe, Kuust und Alterthum, IV et VI. sur les Tragiques grecs, I, p. 47. C'est là Plutarque cite cette tragédie en deux cnnne éloquente paraphrase des paroles de droits de ses œuvres. Symp. Qwest. IV, 2, notre autenr. p. 603 C. Cons. ad uxorem, p. 608 DE. (6) lliad. XX, 170. Peut-être aussi p. 666 C. «oxxcùs yàp Bp«- (') V. sur le Phaéthon d'euripide, Mat- rê; imùu' âvaip-ov l'ixsaev. thiœ, F.urip. tragœdiœ, IX, p. 230 et suiv. ( s ) Comp. Ovid. Met. II, 129 s.
193 184 IIEPI iwn. [S. XV, g 5-8.] 'AXX', i> qiixtrrrfct Tprâiç 5. Toû 3' Mayylov (fxwacytmç èmzotyûvtos rjpwtxwtorratç, (ôçnsp xai Errrà èirt 9rjê«ç jrap aàirû, 'AvJpEÎ (ç»imv) iitrà, Ooùpioi Xcxavt'rai, Taupc-eçavoûsTe; tî; p.exâvjstov aâxo;, Kai difr'é'ovtî; X'P î raupiiou cpo'iou, "Apnv r' *EVUù xal çixaiuxtov «>o'ëov 'npxmu.o'r»l<ixv, ' > rôv tstov aùrwv Ttoôç axkfjhivç 3t'y_a OIXTOU crvvopvlipevoi ÛàVarov, Èvtor LiÉvrot «xorrepyaotouç xat olovà TroxostSefç ràç êvvotaç xat àuaxaxrouç 10 fflépovtoç,, OJXOôî Éaurôv 6 EvptTc/ô">7ç; xàxetvot; ùrrô ftlottpiaç TOîç xtvsûvotç, npocjoifiâçet. 6. Rat îtapà LIèV Aîa^i/w TcapaSôÇoLK; Ta TOû Awxoûpyou (3ao-//\ ta xarà T»v Emtpai/Etav TOû Atovûtrou ÔEotpo/SEirat, 'EvOcuaiâ JT, S'ûp.a, Bxxxtûti arith * ô 3è Eùptm'Srîs TÔ aùrô Toûô érepwç <pr)3ûvaç ^eoxcovrcte, 15 lias Je ÇuviÇâxytu' ôpoc. 7. Axpoxç Se xat o ZocpoxArjç. eirt TOû Sxrjorxovroç; OtSt'rrou, xat E'OUTOV liera StooTjiieîas Ttvôç ûanrovros TTEtpavraorat, xat xarà TÔv aôrstiàouv rû>v EXXrjvwv, erri T À^tWiox;, rrpoopatvoptsvou Tofî avayouévotç, ùrrèp TOû Ta'axw, f)v oùx ottf ei TIç ô\ /tv àapyiotepov eiàtalonoinge Ztuuvîîou 20 navra 5' àpâiyocvov napattqeaqai. 8. Où fjtxjv àxxà rà psv napi TOû; 7roti7Tai"ç. puotxoirépav iya. vhi vnepéxnroyjtv, oie, Ibprjv, xat 7raVr>j TÔ mcrrôv imepalpovaav rrjç, 3E JMJTOptxrjç tpavracttas xatxtorov as! Tô ep.npax.tov xal èvahiseç. Aetval xat VAR C. wîirtp xai tirrà lui xbou;. M. w;uep ù éirri ïiri ef.baiç. 1.3 Vi jitxsvst TOû xùxo;. V 3 pls'xâvai Tô axxo;. corr. selon Weiske xxxoç, selon Blomfield raxo;. 1.6 P. Biffivov TI; X l t > corr. OtYYxvuv. V s *rfr ri x e P ï. V J ôu-jr^âvov TI x e P i PLR. àpx T' Iwù 1.10 PR. àvxxxâxtouî «'pivtxç. V i «XXâxTou;. V 1 âvaxxlixtou;. A. àxatxxxdx- TOU{ PV i 3 LR. ouvcbxxxeotv opo;. h. crjvs8xxy,iuatii. M. ÇimBxxx«u<"v M. "EITUT' Ax- ( ) Matthias pense que ce vers appartient tarque rapporte que Gorgias disait de cette à la tragédie d'alexandre, et le place dans tragédie, qu'elle est toute pleine du dieu la bouche depriam qui vient de reconnaître Mars. Symp. Q. VII, 10. Paris (Eurip. fragm. p. 39); mais ce sont (") M. Ahrens (.Esch. Fragm. Didot. Paie des conjectures qui reposent sur de bien ris, 1842, p. 178), d'accord avec G. Herfaibles fondements. Plutarque cite trois vers mann et W'elcker, place ce vers dans les de cette tragédie, dans les Prasc. reip. ge- Edoni, première pièce de la tétralogie Lyrend. c. 28. etirgia, qui comprend aussi les Banarides, (,n ) Eschyle, les Sept chefs, v. 42. Plu- les Aeani'jci, I.ycurgus.
194 fch. XI.] TRAITÉ DU SUBLIME. 18o «0 belliqueux Troyens!...» ( 9 ) Eschyle, qui conçoit avec tant de hardiesse des images si dignes de ses héros ; par exemple, dans la tragédie des Sept chefs devant Thèbes : < Sept guerriers (dit-il), sept chefs pleins d'ardeur «immolent un taureau dont le sang est reçu dans un bouclier noir; «ils y trempent leurs mains, «en invoquant Mars, Bellone et la Peur sanguinaire, «qu'ils prennent à témoin de leurs serments;* (,0 ) ils s'engagent ainsi de concert, sans pitié pour eux-mêmes, à combattre jusqu'à la mort ; Eschyle, dis-je, se permet pourtant quelquefois des idées encore imparfaites, qui ne sont ni élaborées, ni débrouillées, ni suffisamment adoucies. Emporté par le désir de s'élever aussi haut, Euripide s'expose aux mêmes dangers. Ainsi Eschyle, ayant représenté, d'une manière assez étrange, l'agitation du palais de Lycurgue au moment de l'apparition de Bacchus, en disant : «L'habitation est saisie d'enthousiasme, le palais est agité par des transports,»(") Euripide a voulu exprimer la même idée en l'adoucissant : t Toute la montagne (dit-il) partage leurs transports.» (") Sophocle se montre également sublime lorsqu'il nous peint Œdipe mourant et s'ensevelissant lui-même au milieu des éclairs et des tonnerres (,s ), ou bien, lorsque, au moment du départ des Grecs, il fait apparaître Achille au-dessus de son tombeau('*), apparition que personne, à mon avis, n'a décrite mieux que Simonide ( IS ). Mais on ne saurait citer tous ces exemples (,a ). Cependant, comme je l'ai dit, l'imagination des poètes donne souvent naissance aux fictions et produit partout le merveilleux (") ; chez les orateurs, au contraire, le principal mérite des images consiste dans leur vérité et leur effet sur l'esprit des auditeurs. Aussi trouvé-je pénibles et étranges ces sortes de digressions, où le discours, se rapprochant du style ('«) Eurip. Bacch ron. Hist. delà Litt. grecq. p (<*) Œdipe à Colorie, v s s. Sur l'apparition d'achille, comp. Ovide, (") Dana la tragédie de Polyxène, dont Met. XIII, 441. Senec. Troad. v Stobée (Ed. ph. I, p. 129) a conservé les ('«) Comp. avec cette phrase Plnt. Cons. premiers vers : ad Apoll. c. 27, fin. Mupîa o" iiri u.uptoi; ï«xxtof shraiuvaç TC xai ujxa i.8a0iï; TI; é^oi TOiaSva naparisiioat. Xtircôcra Xipvtic ixodv, û/iwni yocut ( ') Plutarq. (de Aud. poet. c. 2.) Oûrt Aï_ipovro; dçuirx7rf oç ipuiva; %o<it. qip «.t'rpov, OûTI rpoiroc, CUTI Xt'Çeuc é'-jxo;, V. Ahrens, Fragm. Soph. 187, p On CûT' «ùxaipî* (leraocpâ?, CUTI ôpucvia xai croit que Plutarque cite la même pièce de oûvfltoiç éy.ei TCOCûTCV aiixuxia; xai y^aptreç, Sophocle, p. 834 F, Mor. 983 C. coev eu irencinuivr, SuitHoi; u.y6oxcria<. ('») V. sur Simonide de Céos, Al. l'ier- 17
195 180 HEPI ÏTOY2. [S. XV, 8-12.] éx<pu),oi ai nxpxfixo'as, rjvôc «v y Trotr/Tocôv TOû ).ôyou xcù pu6cô$es Tô itkxvpx, iwtt ris 7rôv 7rpoçcxm7TTov Tô ot3 UVOTOV w; r;3)j, 107 Ata, xai ot x«s rjjtàs ôavot prixopsç, KxOxKBp oi Tpxyo&oi, (ilhmvaiv où3 exrivo pxqeîv oi yewxîoi Sivavrat, on i Xéywv Opiornç,, (paw«ç T«t TaûS on pouvez xi. Éotvûas, x«t MtAtc, jat' oùox TMV IJASH 'Epivûuv - >> Mi'aov IA' o/ttacd;, à; RxXx; si; TxpTxpcv, 9. Tt oùv ri pnropiiài (pavran'a Sûvarai ; Ilo/v\à piu «xw^ seat x)}& rotç Xôyots èvxyimx xxi èpitxdrj npoz.etç.<fépsiv xxraoupvxpévn pjvroi rxîç Tzpor/pxrtYMç hziyjiprio'saiv, où iczfflei rbv xxpoxxrtv pbvov, àxxà xai Sou- 10 Xoûrat. «Kat puôv ri' ns,» apnoiv, «orùrixa 3i7 uaxa v.pxvyf l ç l ohuyjaeie 7:pb TCâVV 5txaoTî>5 Oici)v, rir rirrot nç, ms ahionaou. Tô b'evpo)tf)piov, oi 3è 5eau.ojTat jpsiyouoriv, oùsris oûrws, oùre yspcov OUTâ véo;, o)lyi>pàç somv, ô; ovyi j3o>j5)70"«, >ca9 ôorov Suvotrai si 5s Sn nç etîrot 7rapEX5à>v, <x>s 0 TOUTOUS appris oùrôs «mv, où3s Xôyou Tuyùv TtxpxvTÎx. xv xnilotro.» Ùs, vr) At'at, Y.xl ô r7tcpt3>5s Y.otxr)"/opoLp JOi, ÈmtSrj TOUS 5OV- Xous fiera rriv j^rrarv è/^uôéjoous ri «;q)i'o"a:to, «TOûTO Tô < /)7<pi07pjr, e7r: v, oùvj ô jo'yjtwjo éyparj/ev, oèx).» ht Xaipwvria pxyri.» Apx yxp TW TtpayponiMÔ evkj/npeï!/ ô prjxoip iziyxvzxtzxi 3iô jtaî TÔv TOû rcdoeiv opov imtp&lowiy&xà'ijippxxi <Puo7 l 3É 7TWS > To's TOIOUTOIS OXTZXIIV xsl TOU xpetttovos OOtOVOftev Ô9ev oorô TOû aflroàecxnxoû TrepteXy.ôfAeSa sis Tô xotto: cpavrao'iav àt7r)j7- ttnxôv, w Tô Tzpxypariw>v hytpvnxtxxi Ttepilxpmpsvov. K«i TOUT oùx. onreowroxs Ttxoryopm 3uav yxp crwxxxxousvoiv vy Iv, «ri Tô xperrtov ris éaurô rhv Qxrépov 5uv«wuv nepiomx TOO*«ûT«TOpi TWV K«T«T«S vo>50"as ù-j/rjxôiv, xaî ûrrô pr/xlo- <PJ0OOTÛV»7S, i? atpujotîws, A] cp«vt«o"i'«s àttoyew&jiasvwv dpxéau. VAR. 1,1 H. wovrittxm Tô TOû Xô-J. L 2 CE. 7rps;î')ciriirTCv. CR. Tô Jùva«v R. (CTI; OûTU çxoiv PV2H. cùost; Le texte de Démostbèue porte : cùa"i Xô-j«u TUï.àii tùftù; iv ijca.y^i 85"*TW ïr.uiuoeîri PVa î LE. Sutïv PV»Î H. omettent f, avant u.iu.xotw;. CONJ. 1. 1, LE FÉVRE, jirepp«'oei;. 1. 2, MORUS, irpotxiriir«y. L 18-10, PORTOS, f 18 ) Quint. I. O. IX, 2, 42. Novi vero et T«TpafuJiai, «ox).à TCûTOU «xouoai wapxprtecipue declamatores audacius nec me- JeifjAaTa, xxi JTOI TûV TCCIXTûV Tpa-fix»T«- hercule sine motu quodam imaginantur. pôv iru; TrpoxtpcûvTxt, ûcictp i nivsapo^ ix).' Ilermogènc (mpi îîiftiy A. c. VI. YV'alz, Rh. iitctp JA«V TCûTUV OîTO /oufatvuv T» Xo'f», gr.ih, p.220)s'élève contre le même abus: TôIV Tpa-jwîcrotô>y XéfM xxi riivîxpc'j, TXï.' '*rpaï.ax(îoaei & «ùtoù; (TCù; o^çteti;) xt iv î/oijasv TI Xt-Ytiv ' eu TCû itxpôvre; Si ê*
196 [CH. XI.] TRAITÉ DU SUBLIME. 187 poétique et de la fiction, suppose des circonstances impossibles, comme lorsque les illustres orateurs de notre âge, imitant les tragiques, évoquent les Furies C 8 ). Ces habiles gens ne comprennent pas qu'oreste, quand il s'écrie : < Laisse-moi, furie impitoyable, < qui me saisis par le milieu du corps, pour me précipiter dans le Tartare!» ( 19 ) ne parie de la sorte que parce que sa folie lui fait voir ces terribles images. Quel est donc dans l'éloquence le rôle de l'imagination? Elle introduit dans le discours une foule de traits qui animent la lutte et qui excitent les passions ; en se mêlant à l'argumentation, elle parvient non-seulement à persuader, mais encore à subjuguer l'auditeur. < Si, à cet instant même, > dit l'orateur athénien, < vous entendiez des cris devant le tribunal, et qu'on vous annonçât que la prison est ouverte, que les prisonniers sont» en fuite, il ne se trouverait sans doute aucun citoyen, jeune ou vieux, qui fut assez indifférent pour ne pas prêter de tout son pouvoir main-» forte à la loi. Si, de plus, on venait à apprendre que c'est cet hommc- là qui les a fait échapper, il serait aussitôt mis à mort, sans autre forme» de procès.» (* ) De même Hypéride, accusé d'avoir, après une défaite, affranchi les esclaves par un décret, s'écrie : «Ce décret, ce n'est pas l'orateur qui «l'a dicté, c'est la bataille de Chéronée!» ("). Au milieu de son raisonnement, l'orateur est frappé d'une image, et par ce trait hardi, il fait plus que se justifier. Dans tous les cas semblables, nous cédons naturellement au plus fort, en sorte que nous nous laissons détourner de la raison par les traits brillants qui frappent notre imagination, et dont l'éclat offusque notre jugement. II n'y a rien d'étrange à cela : lorsque deux forces agissent sur le même point, la plus grande absorbe toujours la puissance de l'autre. En voilà assez sur le sublime des pensées, qui est produit soit par l'élévation des sentiments, soit par l'imitation, soit par l'imagination ("). xpat[urrixâ«. WEISKE, âu.«-ràp Tû Tû irpifu.xttx.w «rte/,. WEISKE fils, S.u.3. -jàp Tû up. isiyitpûv , PEABCK croyait qu'il manquait ici quelques mots dans le texte, et y suppléait ainsi dans sa traduction : et quai vel ab animi magnitudine, Tel prsecipuarom circumst antiarum delectu et congerie, Tel incremento, vel imitatione, vel visione nateunlur. WEISKE compléterait la phrase comme suit : TI UUU. itforrvv. xai iript TûV «X TGû n-xbcu; KM rfi; çxvrxaix; àpxtatt, ou simplement xxi ircpl TûV ex TGû TCXDCU; àpxsait. Mais l'auteur n'a pas l'intention de faire une récapitulation complète. xxipoû, «te. Tô Siot àvabe8).t,o8o>. ûuèp uivttt ses harangues contre Verres. Act. II. 1. IV, TûV «v TCSXITIXû Xo'-yu TGtaÔTcu; y f pwu.s'vmv c. 43. De Signis. TpxïÛTT,oiv GÙi'iu.iav àitoxo-fixv tûpiaxw. (*') V. la Tie d'hypéridc, 5 3, dans les (' ) Eurip. Oreste, 266. V. la note 4. Œuvres de l'lutarque. f»o) Demosth.in Timocrat. ad fin. p. 761 (") V. les notes critiques. R. Ciccron a imite ce passage dans l'une de
197 188 IIEPI ïmoix [S.XVI,$ 1-3.] KE«I>AAAION IB' XVI. AùrôSt fxévroi x«i ô Tte.pl ayjipxru^ Ècp^riç TÈravtTac TÔTTOS /.ai yxp Taûr, âv ov 5st oy. ua'ç>jtat rpôtrov, ws Ècprjv, où* av «Tup/oûera fisyéôouç»? ftïjst'ç. Où ptrjv aà/\à, Èroc Tô Ttocvxx Staxptêoûv Ttokvepyov Èv TCô Ttxpivri, txàx),ov 5 xrtepiipietrov, oïiyx TCôV, ocra psyxknyopiaç xm- T A (7TO«i, TOÛ TtUJTÔXJXaBxi TO TtpOYSÎfXSVOV ÈVÔXa, xaî Sri 5tÈ tft V ÀTOSEIÇIV 6 touixjçtivnç vnèp TCôV Tr Tro).iT U x veov ùgyipa rîg 5 /jv rj tcarà <pûo"tv yprjetiç aùnôç ; «Oupg fiaxprere, eu TôV ûrrèp T»Jç TCôV EWJSVCOV e)suqep(xi xyàvx xpxpjevoi éyeze 3 ocjtefa TOUTOU Ttxpxàeîypxxx où5è yàp oc Èv Mapa9tôvt rîfxaptov, où3 oc Èv XaXauivc, où3 oc Èv naaracafç.» Â?ù\ errecsy;, xxqocnep èpmevabàz È at'cpv)»jç ûrtô 0 oû YLX\ 10 ocovst cpottsoxrjtrroç y vôft voî, TôV TCôV àptorètov TàS E)ù\à3os opxov È? cpcovrjcrsv, «Oùx ÈoTiv, ôvfwç ripâpreze, ccà TOUç Èv Mapa9côvc TcpoxtvSuvevoxvTxç,» cpatvrrai 5c Èvôs TOû èccottxoô CT^tcaroç, OTOO ÈvQa'Sfi xrtoarpwfriv Èvcô xaxcô, Toùç CXèV rcpoyôvouç à7ro0 côctas, on 3«TOUS OVTWS a7ro6avôvras côç 0 oùs ôcovôvat jrapcora'vwv, Tofs 3è xpivoucjt Tô TCôV Èxa 15 7rpoxtv5uv uo-avtcov èvtc0 CS cpoôvxcxa, rr)v 3È Tiôs à7ro3 t'^ OJS cpucrtv CUîGE- OTOXOJS ts intep sdlov ùuvoç xac 3a'0os, xac ËÈycov xac ûropcputôv ô'pxcov à^cortccrnav, xac aua Ttxioivetiv Tcva xac à^ ccpap xaxov ds Taç tyvyàq TCôV àxouôvrcdv xa0cscs Xôyov, wç xoutpcçocxèvous UTTô TCôV E7v.ww.cc0v pjsèv Ètarrrov rçj u-a'xp Tp fjoôs «I>cXc7nrov, r) èttc Tofs xarà Macsa9côva xxl 2a- 20 IJXUIVX vauqtripioiç, TtxpîarxaQxt tppovnv ocç Trâerc TOUS àxpoarà; 5cà TOû ayripjxxiapxâi awxpitxaxç &yjxo. 3. KacVoc 7rapà TW EÙTO^SC TOû opxou Tô ortèpu-a cpacrcv eùp«cr0ac, Où fàp, p.à TT,V MapaSâvi TT,V iu.ni u.iyni, Xatpuv TIî au TWV TCÙ XBV ixfuvii xcap. VAR. 1.1 M. IfUfiçnç pour IjcÇiit M. «0XI1 fp^ov M. ùxi-ya TCûTWV V» 3 L. TO «tpi «pox Vi T't«S' w xacrà ç. L. Tî«5" oùv. R. Tî S ni. EM. oùx v)u.âptstt, w âvjpt; X M. exeoùipiao. xai owtt.pia; xivo"uvov àpàu.tvot CE (') Demosth. pro Coronâ, 297 R. 208, W. p. A2S. Par Aristide, TC'XV. T,T. A. p. 265, Bekker. Ce beau passage est cité Walz, Rh. gr. IX, p Par Tibepar Quintil. IX, 2, 62. XI, 3, 168. rius,«. «xif-- vers la un. Walz. Rh.gr. VIII, XII, 10,24. Par Plutarq. de la gloire des p Ath. c. 8, p. 350 P.. Par Hermogène, «epi ( 4 ) V. Marmontel, Ëlcm. de Litt. à l'art. iscôiv A ', c. 0. Walz, Rh. gr. III, p. 216, «. Apostrophe. o* B' ch. 3, W. p. 310, «. u.e«. Sui. 20, (*) Ces vers appartiennent à la pièce
198 [CH. XII.j TRAITÉ DU SUBLIME. 189 CHAPITRE XII. C'est ici le lieu de nous occuper des figures ; car, comme je l'ai dit, si on les emploie à propos, elles contribueront pour une bonne part à la noblesse du style. Mais, comme la revue complète en serait pour le moment fastidieuse ou plutôt interminable ; je me bornerai a indiquer quelques-unes de celles qui produisent le sublime, afin de confirmer ce que je viens d'avancer. Démosthène présente la justification de sa conduite politique ('). De quel argument devait-il naturellement se servir? De celui-ci : «Vous n'avez pas «failli, ô vous qui avez combattu pour la liberté des Grecs ; et vous n'avez c fait qu'imiter vos ancêtres, car ils n'ont pas failli ceux qui ont combattu à Marathon, à Salamine, a Platée. > Mais l'orateur, comme saisi tout à coup d'un divin transport, et, pour ainsi dire, possédé d'apollon, s'écrie, en invoquant les héros de la Grèce : «Non, vous n'avez pas failli, j'en jure t par ceux qui ont combattu à Marathon!» Par cette forme de serment, que j'appellerai une apostrophe (*) ; il semble mettre les ancêtres au rang des dieux, puisqu'il prétend qu'il faut jurer par ceux qui sont morts si glorieusement ; il réveille dans l'esprit des juges le souvenir de ceux qui exposèrent alors leur vie ; il transforme de la sorte sa justification en un élan sublime, en un sentiment profond ; il enlève, par ces serments d'un genre si nouveau et si noble, la persuasion de ses auditeurs, et fait pénétrer en même temps dans leurs esprits comme un baume consolateur ; de façon que, ranimés par ces éloges, ils ne se sentent pas moins fiers de la bataille livrée a Philippe, que des triomphes de Marathon et de Salamine. Fort de tous ces moyens, l'orateur, par cette seule figure, se rend maître de ses auditeurs et les entraîne avec lui. Cependant on assure qu'il a trouvé la première idée de ce serment dans ces vers d'eupolis : «Non, j'en jure par le combat que j'ai livré à Marathon, < aucun d'eux ne m'affligera impunément, m (*) TOV T«V àptffrtmv. E. TôV xerri TWV ip M. &û put TCI»{ M puoiarà; M. xat natte. CONJ , Toop, xarà TWV âp. V. Bast, Lettre critique à M. Boissonade, p. 67. I. 17, RUHNKEH préfère px9c«. WEISKE, pctpoç. 1.18, Tour, MORUS, iraitàvwv , IlDDSOil, xouotçopwvoi;. Diatribe, p Meineke, Fragm. Com. Grœc. Il, 1. M. Runkel, Phcrecratis et Eu- polidis fragm. G. C. II. Raspe. De Eupolidis Ariputç ae no'atotv, Lips Plutar- que, vie de Péricl. c. 24, cite aussi cette pièce d'eupolis. d'eupolis, intitulée Aiipui; le poète les met dans la bouche de Miltiade qui paraît sur la scène avec Solon, Aristide et Périclés, et qui déclare qu'il ne se laissera point ebagriner par les Athéniens efféminés de la nouvelle génération. V. H. Bode, Gesch. derhcllen. Dichtkunst, t. V, p Valkeu.
199 190 nepi ritjïï. [S. XVI, g 3. S. XVII, g 1.] Eort 5s où TÔ ôrrwsoûv nvà ôptocrai /xsya, rô 5s TTOû xai TTW; xat Èop wv xatpwv xat TI'VOS svsxa. AÀÙ\ sxsf tisv où5sv SOT st pà opxos, xai TTpôs sivru^oùvraç en /ai où Ssouivou; Ttxpnyopixç, TOUS A9>jvatovs en 5 ovyl TOUS àvàpxç xrzxbxvxzîaxç ô notnrfiî witooev, ïva T»5S sxet'vwv «psrôs tofs axoùoucttv èvtéxy; Xôyov âçtov, ata ohrô TWV TCpoxtvSuveuaavrwv errt rô 5 cfyuyov att 7r)tav>90)7, vhv puxyjiv. Jlxpx 5s TW Arjt*o<79sV t îzenpxyplxzèuzxt Trpôs îôrnjpisvous ô opxos, ws pur TLxipwsixv ér A6V;vatots xzvyjiy.x (fxlveabxt. Rai TaùnYv, WS s<p»îv, ohréôs^t's sort TOû pjsèv flttaptxxsvat, Trapa5stvu.a, opxwv m'otts, ej/xwfitov, nporporcri. 4. RonretSrjTrsp vrrrrvzx TW prjtopi, «AÉvSfÇ >yrtav 7TO^T UO"«'ttSVOS, StT«Vl'xaS ÔptVUStS, 5tà TaûS 10 éçrôs xavovt'çet, )taî 5i xuyxteixç àtya xaî èvéptara, 5tôar/xwv on xocv (ixx.yevpxai vfiyetv xvxyx.xtov «Tous rrpoxivsuveuttavtas,» <P>îO;/, «MapxBràvt TWV Trpoyôvwv, xat TOUS SV XaAaptfvt xal roùs STT ÂpTSiuotw vxvpxyjiaxvzxç, xai roùs sv IïAaratafs TraparaôûatxÉvous.» OùSaaoù «vtxirctavtas» SÎTTSV, à/ù\à 7tavT>! rô roû TSAOUS 5taxéx).o<pev ovopta, èrret- 13 5nmp rjv sùruy/ès, xat Tofs xarà Xatpwvetav ÙTrsvavnov. Atorrep xat TôV àxpoarriv opsavwv eùf/us imoyépet «Ous àvfavras s5a>ùs Syjuoo-t'a,» aojfft'v, «)9 TO). S, hiaylvri, ovyj. roùs xaropowcravras uivous.» XVII. Oùx ârjtov 5' erri TOÙTOU 7rapaAt7retv sv n TWV wofv TsQswpnpvs'- vwv,!d(xrat, (Ibrai ôè Travu crùvrotiov), on cpûo-st 7rws <rvu.pxyù re TW 20 uuvst rà o^ftata, xat TraAtv tzvnottpyj^yeirat QaupLaoTws VîT aùroû. n>5 5s xat Trois, éyw cppacrw. ÏTroirrôv sonv îsîws r 5 ôtà cyyyiitatwv nxvovpyeïv, xat TcposëaT/ov ùrovotav èvsôpas, èrttoovarjs, TrapaXoyiow.oû xat TaOS, OTav >7 Trpôs xpttyjv xvptov ô Xôyos, tta9.tota 5s Tîpôs TupawouSi (3atTtXsas, fiyspivxç sv vr.zpoyoùc, xyxvxxzà yxp sù6ùs, sî ws rrafs âtppwv 23 ÙTO ztyyizw prizopoz, ayrjaxzioiç xaraoocptçstat, xat st; xaracppovrio'tv s'aoroû Xatjtêavwv TôV TTapoXoytovjtôv, svt'ots ftsv onrostjptoùrat TO OTWOXOV, xav STTtxpaTTjoTî ôs TOû Ôuttoû, Trpôs TVJV TTSIOW TWV /oywv rravtws ob/n- 5taTt9srat. AtÔTrsp xat TOTS aptorov 5oxsf TO ayjjux, ozxv xvzô TOûTO VAR. 1.2 PAR. oùîèv IT* st tu) M. x*l x«tà TauTÔv M. xat Ttapat5*!tTfu« PVa JAR. 9x01 Mapoteûvt AR. om. t it^ovars. M. ra>; A'àv 2«X. vaua. xat TWC Stt' XpT PL. où-/,i TOù;, les autres mss. ou TOù; C. omu.jiay.sttai. L. auu.jjta//ï Tû Û911. R. Iptua^ttrat H. rà TOû OUULOû. CONJ.-1.9, LE FÊVRE, ûmivta TI; Tù px , TOUP, Stà raûxa ri ssx; , LE FéVRE, xai svaùôa îtîâexwv. I.i7, RunNKEN, iirttpt'pet. 1.25, LE FÈYRE et Run.v KEN, ifttsu.ovaç ii {irapy.îat;.
200 [CH. X1L] TRAITÉ DU SUBLIME. 191 Mais le sublime ne consiste pas dans un serment quelconque ; il dépend du lieu, de la forme, des circonstances et des motifs de cet acte. Dans ce passage d'eupolis, nous ne trouvons qu'un simple serment ; encore fut-il prononcé au milieu de la prospérité des Athéniens, et non lorsqu'ils avaient besoin de consolations ; de plus, le poëte n'a pas immortalisé les combattants en les prenant à témoin, afin de célébrer dignement leur valeur en présence de ceux qui l'écoutaient ; mais, au lieu d'invoquer le souvenir des guerriers qui avaient exposé leur vie, il n'en appelle qu'à un être inanimé, au combat même. Chez Démosthène, au contraire, le serment est prêté devant les Athéniens vaincus, afin que la bataille de Chéronée ne leur paraisse plus un malheur ; et en même temps qu'il sert à prouver, comme je l'ai dit, qu'ils n'ont pas failli, il leur présente un modèle à suivre, un serment à respecter, un éloge, un encouragement. Et comme l'orateur s'attend à ce qu'on lui fasse cette objection : «Tu as «à te justifier d'une défaite, et tu invoques le souvenir de nos victoires,» il trace la règle pour l'avenir, il apporte la plus sévère attention à l'emploi des mots, et nous enseigne ainsi qu'au milieu même de nos transports, il faut nous tenir sur nos gardes. < Ceux de vos ancêtres, dit-il, qui ont < bravé la mort à Marathon, ceux qui ont combattu sur mer à Salamine «et à Artemisium, et ceux qui se sont rangés en bataille à Platée.» Nulle part il ne dit < ceux qui ont vaincu ;» partout il évite d'indiquer le résultat, parce qu'alors il avait été heureux, tandis qu'il fut contraire à Chéronée. C'est pourquoi, allant au-devant de la pensée de l'auditeur, il ajoute aussitôt : «Us furent tous honorablement ensevelis par la patrie, ô Eschine, «et non pas seulement ceux qui avaient triomphé.» Je ne dois pas omettre ici une de mes observations, mon cher Terentianus ; je l'exposerai en peu de mots. II me semble que, si les figures secondent naturellement le sublime, elles en reçoivent aussi un merveilleux secours. Dans quel cas et comment? C'est ce que je vais expliquer. On ne saurait chercher à charmer par desfigures,sans faire naître quelque soupçon, sans exciter quelque crainte de ruse, de surprise, de subtilité, surtout lorsqu'on parle à un maître qui nous juge, en particulier à des tyrans, à des rois, à des généraux, en un mot à des personnes en dignité (*). Le juge s'indigne aussitôt, s'il s'aperçoit qu'un plaideur disert cherche à le séduire ainsi qu'un enfant, par de vaines images, et considérant comme une marque de mépris l'emploi de semblables détours, il s'abandonne quelquefois entièrement à sa colère, et s'il domine son mécontentement, il résiste tout à fait à la persuasion. Aussi, dans ce cas, la (*) Tacite, de Orat. c. 19. Apudeosjudi- c. 3) associe les mots r,-]f!u.ci'vaç, pxoixtîç, ces qui vi aut potestate, non jure et legibus Tupxvvcv;. coguoscunt. Plutarq. (Cum princ. philos.
201 192 IIEPI ïioti. [S. XV», 2-3. S. XVIII, g 1.] 3ia).av9av»j, on ffyjôpoc sort. 2. TaTOIVUVùuj/oç xai 7ra'9oç. Trjç èrri rw cry^pariçeiv vnovolxç xkkl\rip.x xai Qxvpxarh TIç errixoupia xxqlarxrxt xat' 7ia)s 7rapa?j7<p9 ro'a w TOû 7ravoupyefv TÉ^vrj rot"? 7ra'9eo"t xai peye9e<7t Tô?.ot7rov 3é5uxe, xai nxaxv ÙTro'juav èx7r '<pevyev. Ixavôv 3s Texprjptov TO TtpoeiprifjjÉvov, «Ma Toùg ev Mapa9eôvt.» Ttw yàp èvra09 o pmtap daté- o xpixjtetoayfipj* ', SiôXov on rû apoori aurai. ZparSôv yàp, osçrcep xai ràpu3pà opeyy» évatpawçsrat Tû yfttw TOptauyoypeva, ovrco rà Trjç prjtopixrj; CToapto"paTa èi;apai>pof Tttpiyyfyht itxvzabsvtopéysboç. 3. Où rrôppw 3" tuwg roirow xai erci nîg Çwypaapt'aç. n crypf3ai'vei erci yàp roû OÙTOù xetpevwv ètritresou KxpxTkrii^M ev ypcôpaat Trjç. axiâç. 10 Te xai roû apwtog, opojç Ttpdimxvrx Te TO ope!)? Taiç ouiear, xai où pôvov eçoyw, à),).à xai eyyirrepw Tcaparro/ù (pat'verat. Ouxoùv xai TCôV Xèywv Toi 7ra'9>j xai Ta ùdpr), Tafg ujiw^arg rjpotjv èyyurépw yzipsvx 3ta' Te apuoixrjv nva cruyyévetav xai 5tà XapTrpÔTrjTa, oiei Twv cr-^poenov TcpoepapaviÇerat, xai TTJV Téyj/rjv aùttôv ornrocrxià'çet, xai oîov ev xaraxaxùupet Trjpef. 1 "i KE<I>AAAION ir' XVIII. Tt 3' éwva «pûptev, Ta? reùr/etç. Te y.xi epwnîcretg ; Apa oùx aùtaig rxîç TûV cryt7pata)v eisotroiîaig rcxpxnolv ep7rpaxt0t pa xai erocjapa>tepa cruuteivet Ta Xeyôpeva ; «H (3oi) Cf9e, eitré pot, Tceptiévreg ei/xrj- Xa>v 7Tuv9onvecf9at Xeyeraî Tt xatvôv ; Tt yàp àv yevotto TOÙTW xatvôrepov W MaxeSwv oivwp xararroxepâiv Tr)v EXXaSa ; Te'9vr;x <Pt9,t7nroç; ; Où pà 20 At, àxx xvqeveî. Tt 3 ùpfv Staapépet ; xai yàp, âv oùrêç. ri 7ra'9p, Tajçewç. ùpefg êrepov «PÎXtTrrtov noi-haere.» RaiTOtXtv, «nxéupev èrti Maxe- Sovtav,» <px(7t'. «Ilor 3»; 7rpogopptoùpe9a, ripetô ng. Eùp/jcrei ni <ja9pà VAR. 1.3PV 3 AVen. R. 7rapxATi<p8tÎ8xv roû. Em. xxt ivpoîirxpaar.çojïiia.m. xxi-n-u; Jtxea>.r,«f8et<ix TOû irxvcupftîv Tr vn, TGï; xxaxtst. 1. i M. iiros'tjuxt. 1. S M. où u.x TOù;^ 1. 0 M. ri TOtoÛTO ou(i.fiaiv«t. 1. Il CE. xatoiaevov pour xat où («.o'vov V> L. oî ii xxxùùptt rr.ptî. V 3 oiov ii XXTXâT.IIîI. R. ofov tt xatx>.ùi)iti. I. 20 M. XSr.vottou; XXTXICO).!- (jâ)i xxi TX TWV 'EX/.riiMv 3iotxûv, comme dans le texte de Uémosthène. CONJ. 1. 3, TOUP, itapx).6t<p8ûoa du verbe wxpxxttçttv. WAKEFIELD, «apixxeiçotîo-x. ( r >) Quintil. I. 0. IX, IX, 2, sciutillis inter fumum emicantibus similis 67-72, parle de l'effet des figures sur les dixeris ; qua; ne apparent quidem,ubi tota juges. lucet oratio, ut in sole sidéra ipsa desinunt (0) Quint. I. O. VIII, 5, 20. Quare, licet cerni. hœc enitere et aliquatenus exstare videan- ( 7 ) Plntarq. (de adul. etamico. c. 14) fait tur, tamen lumina illa non fiammie, sed la même comparaison : "Erepct roivjv, w;ic:p
202 [Cfl. XIJ1.] TRAITÉ DU SUBLIME. 493 meilleure figure estf) celle qui semble n'en pas être une. Par lu le sublime et le pathétique éloignent le soupçon que fait naître le langage figuré, et lui prêtent un merveilleux appui ; les figures, voilées, pour ainsi dire, par la noblesse de l'expression et par la vivacité des sentiments, disparaissent et n'excitent plus aucune défiance. L'exemple cité ci-dessus : «J'en jure s par les guerriers de Marathon,! en est une preuve suffisante. Car comment l'orateur a-t-il caché la figure? il est évident que c'est par son éclat même. De même à peu près que les lumières plus faibles s'effacent devant le soleil ; ainsi le sublime, en se déployant de toutes parts, fait pâlir les petites ressources de la rhétorique ( 6 ). Ce qui a lieu dans la peinture peut donner quelque idée de la chose. En effet, bien que les objets représentés, les uns dans l'ombre, les autres à la lumière, se trouvent sur une même surface, la lumière cependant frappe la première nos yeux, et paraît, non-seulement en dehors de la surface, mais encore beaucoup plus près de nous ( 7 ). Ainsi, dans le discours, les traits sublimes ou pathétiques, agissant plus immédiatement sur notre esprit, par une sorte d'affinité naturelle et à cause de leur éclat, se montrent toujours avant les figures ; ils rejettent dans l'ombre l'art qui a dû recourir à celles-ci, et le couvrent de cette obscurité ( 8 ). CHAPITRE XIII. Que dirons-nous des interrogations et des questions (')? Au moyen de semblables figures, l'orateur ne donne-t-il pas à ses paroles bien plus de poids et d'énergie? c Voulez-vous toujours, dites-moi, vous demander les < uns aux autres en vous promenant : Dit-on quelque chose de nouveau? < Que saurait-il y avoir de plus nouveau qu'un Macédonien qui soumet la «Grèce? Philippe est-il mort? dit l'un ; non, dit l'autre, mais il est malade. «Que vous importe? car, s'il lui arrive quelque accident, vous saurez bieni tôt vous susciter un autre Philippe.! Ailleurs, il dit : ifaisons voile vers < la Macédoine. Mais, a-t-on demandé, où aborderons-nous? La guerre RUHKKES, «ap axaxikjxuîaa. V/TTTENBACH (Bibl. cri t. III, 48) défend irapaxr.çwîaa à cause de iraprixjmttou, Sect. XXXI, et de irapaxau.b«v«e8xi, Secf. XXXVIII, 4. Peut-être faut-il lire xa-«xaxuç8eî<r* à cause de xxtaxxxéyet de la ligne , TOLLIUS a montré qu'il fallait lire isafltoi pour xstxxem , BOIVIN a corrigé xai eu (islvov pour xxispevsv , VALCKEHAER lit xâxuçt au lieu de xatoxaxùê/tt ; il est approuvé par les savants éditeurs du Thésaurus de II. Estienne, publié par Didot. si ï«rrpsûpst ri çureini xoù Xauirpà TOï; oxie- ( 8 ) V. la note critique sur ce passage. psî; xai <JXOT«îVO({ iicittlvoueiv IYVù; irapart- (') V. Quint. I. 0. IX, 2, (1 et s. V. aussi «uuv.i;. Le même auteur (de Aud. poet. les deux chap. sur l'interrogation et la réc 3. de glorià Ath. c. 3. de Pyth. orac. c. ponte, publiés par M. Seguier de St-Brisson, 21 ) tire aussi ses comparaisons de la pein- à la suite de sa Dissertation sur le Fragment tare ou des effets de la lumière. de Longin. Paris,
203 loi IIEPI rrori. [S. X\.H,gjl-2. S.XlX,$l-2.] rwv q>t?i7rrrou i:por/fiohoiv aùrèç ô TOXEJJIOç.» HV 5è a7txwç; pyjsèv rô Tzpacypa. rw iravri xaraôfiotepov vuvi 5è rô èvsouv xat ô uppotcov r TTEÛaEooç xaî obtoy.plaeoiç, tuù rô Tfjoôç Éorurôv wç 7tjsôç érepov àv9u/tavrâv, où fxsvov t/jojxôrepoi/ ènoiinae rw ayripaxujpiù rô prjôèv, àxxà xat TKOTOrejooy Ayet yàp rà tra9)jrtxà rôre fjlâxxov, ôrav aura tpatiojrai tuô trnryjfîeuetv arùrèç ô Xéj/wv, àxxà yswocu ô xotpé; f) 5 ipwtriaiç, )5 sic Éaurôv xai acnôxptaiç, ptushaa roû Tra'Souç rô ènitioapov. 2^E5OV yàp, ris ot ûq> Érépwv èpwrwptevoi itapoclw&évtsç, ex roù nxpxyjpfipjx Ttpôc, rô X-e/J/Èv èyor/oovt'wç xaî àrc «ùnôç; nô? xh-fiùaç, olvqvnacvtûxjiv, oûrw; rô oyfiwx 10 r>5s TTEÛCTEWç xaî oèttoxptcreoj; EîJ rô ÔOXEîV Éxaîrrov rwv èçtxeuixevwv èç tmoyùou xextvirjasat re xaî XÉyscrSat rôv àxpoar>îv aazohyw, xaî nxpaùjoyl- Çerat. Ert rot'vuv, (èv ya'p rt rwv vjrçxorafrcin' rô HpoSôretov TreTctcrrewrat,) si ovrwç s'... KJEtpAAAION IA' XIX TrXoxa éxttitfret, xai ot'ovsi ispoysîzou rà XeyôfAeva, èxt- 15 yo-i àeïv cpsàvovra xai aùrôv rôv Xéyovra. «Rat crutac'axsvreç., <ar,iiv ô SevotpàJv, ràc àcnrisaç, Èw9oûvro, èujxyovro, obténreivov, àrrs6v>;o>.ov.» 2. Rat rà roû EùpuXi^ov, "HX8ou.iv, i){ txi'xtut;, àvi S puu.à, ozista' 'OSixTatû. Eupou.iv lv (Woenioi vtru-jasv* $côu,ovro: xxxx. 20 Ta yàp ààxàxwv 3tax xopp va, xat oùîèv rjrrov tucvscnssuapjsvx (fspst VAR CE. oxteîtiv-yàp 3OM. I. 9 M. irapoi-ûvovtat PV» 3 ûitsyûou RM. ànâret V > tf OûTU; fnxox* ixtrtittti sans indiquer aucune lacune. Il manque ici deux feuillets soit quatre pages du manuscrit de Paris P. nxoxx ix irinrei. Va met le signe dune lacune après Ixirinru. V ) fu.ttxc.xx. R. "tjrxoxa* txx. M.** «7tXoxa IxaîjtTit C. f.xsouiv...fôojxcv.pm lupousv. M. S»U.XTO. Kipxr,; PV a rooov. A. xxticmaauiva. R. xitiaxiuaatuva. (*) Dcmosth. 1" Phil. p. 43. p. 52. ivewriutïxijjuv qui se lisent au ch. 12,1. VI, (') T. Le Fèvre pensait que le passage et qui, en effet, commencent un discours d'hérodote qui manque ici est le discours plein d'interrogations et d'apostrophes, du Phocéen Denys, 1. VI, cil; mais notre ( l ) Xénophon retrace deux fois le même auteur le cite à la section XXII. Langbaine tableau,hellcn.iv,c. 3, 15. Agésilas, cil, rapporte que 11. Estienne avait écrit à la 12, et avec quelques différences, Cyrop. marge de son exemplaire manuscrit du TI.û- Vil, 1, 38. les mots : riva o'aïu.ow» 7vapa8xvTe;, risi (»i Odyss. X, v. 251, s.
204 [CH. XIV.] TRAITÉ DU SUBLIME. 195 < même nous découvrira les côtés faibles de la puissance de Philippe.» (') La même chose dite sans figure ne produirait presque aucun effet ; tandis que la succession rapide de la question et de la réplique, et cette manière de se réfuter soi-même, comme si l'on répondait à un autre, non-seulement donnent au discours plus d'élévation, mais le rendent aussi plus persuasif. Les mouvements oratoires agissent bien plus sûrement sur nous, lorsque, au lieu de paraître préparés par l'orateur, ils semblent amenés par la circonstance. En s'interrogeant ainsi et en se répondant à soi-même, on offre l'image d'un esprit agité. Et de même que ceux qui sont surpris par une question, répondent sur-le-champ, avec vivacité et franchise, à ce qu'on leur a dit ; ainsi ces questions et ces réponses font croire à l'auditeur que chacune des pensées se présente à l'esprit au moment où elle est exprimée, et lui causent une véritable illusion. De plus, et c'est un des passages d'hérodote reconnus pour les plus sublimes (*), si... (Lacune de A pages du manuscrit de Paris.) CHAPITRE XIV.... Les mots se succédant sans liaison, et comme s'ils s'échappaient, peu s'en faut qu'ils ne devancent la pensée de celui qui parle. «Dès qu'ils < en sont venus aux mains, dit Xénophon, les uns cèdent, les autres ré- «sistent ; ceux-ci donnent la mort, ceux-là succombent.» (') Tel est aussi le récit d'euryloque : (*) t Par tes ordres, noble Ulysse, nous pénétrons dans le bois ; «nous découvrons, au fond d'une vallée, un superbe palais;» ( s ) Ces membres de phrase ainsi coupés et qui se succèdent néanmoins rapidement, donnent l'idée d'une force qui arrête et pousse en même CONJ. 1. 8, LE FéVRE a corrigé ù; ci pour 5aov, il lisait ensuite irapoçùvovr»;. RUHN- KEK, ir«poçuvat'vt«{ V. sur ce passage de Xénophon, Schsefer in Ind. lat ad Porson. Enrip. Hec. p. 130, éd. tert. Hermann in Diss. de Emend. per trausp. verb. p. 13 (Opusc. III, p. 108 s.) Bornemann, ad Xen. Cyrop. VU, 1, 38. (*) L'auteur suppose sans doute que le gnons l'appellent. La porte s'ouvre ; la déeslecteur connaît le reste du récit ; le voici en se vient ; sa voix flatteuse nous offre un entier, tel que l'a traduit Bitaubé : Selon asyle. Imprudents, ils la suivent tous ; seul, tes ordres, noble Ulysse, nous traversons la je prévois quelque embûche, je reste hors forêt, nous trouvons au fond d'une grande du palais. Leur troupe entière a péri, auvallée un beau palais de marbre; formant une cun n'a reparu; eu vain l'œil fixé sur la broderie, une mortelle ou plutôt une déesse, porte, suis-je demeuré longtemps à les atfait éclater des chants célestes. Mes compa- tendre.
205 I 00 IIEPI YB'Oïï. [S. XX, g 1-3. S. XXI, g 1.] rfii xyuniiaç è'pyxaiv, àpta /ai ÈpTroStÇovoTjs TI xai owsiomtoiffriç. TotaûG 6 TOOJîYJS ètyiveyxe Stà TWV àawsérwv. XX. Axpws Se xat èm TOUTô trivosos ayr,pjxz<ùv Eî'WSE XIVEîV, OTOV 3So rj Tpt'a, olov xarrà eruupoptav àvaxtpvàixeva, àwjjxots ipxviçri zrrv ivyyv, zr,v 3Tet&ei>, rô xatxos ôrcofa xai T«eis rôv MEISI'OV, xoùç Avaya- 5 pais ôpoû xai T>5 Siannrwo'Et avvavxnenkeypéva [zx] àtfûvseta. «IToXXà yàp Av notr)oeioi ô TÔ7rrwv, wv ô TraSwv Èvia oùs' àv àrravysîxat SivatTo ÉTEpw, zû> ayyipuxzi, TOJ 3XspuxaTt, rà tpwvp.» 2. EîG, îva pà) ènï TWV aùrwv 5 Xôvos iwv orn, (Èv azxiet yàp n ripepviîiv, èv xzx\ix Se Tô 7ra'5os, ÉTTSt ipopà iyvyfiî xaè <jvyxxvr,alç EOTIV,) EVGÙS èrr àxxa pegrçxato àaiv- 10 Sera xaî èïïxvxyopxç, «Zzxv eî>s ûëpt'çwv, ozxv ws iyspàç, ozxv xovsôxoiç, erav èrtt xôp'pvjs.» OùSsv àxxo Stà TOVTWV ô p'ârwp, w ôrrsp ô TU7rrwv, spya'çrrat TWV Stàvotav TWV Stxacrrwv ri? ETTOXXWXW TTXWTTSI cpopâ. ^ 3. Etr EVTEOOEV 7raXtv, ws ai xaratyîses, àxxwv Troiojpevo; ÈpàxxXijv, «OTOV xovsvxots, OTOV TO xopp/j;,» (pyjtt- «Taûra xtvsf, TaÛTa èhy- 15 errwenv xvopoùnovç, OWSEIS ovras TOû TrpoTrwXaxiÇEa-Gat OûSEJS av Taûra àtrayyexxwv SûvatTo Tô Sstvôv r.xpx?xr)aai.n> Oùxoûv TWV pàv tpjcjiv TWV ETrava<popwv xai àcrt/vsstwv TCàvrw cpxàrtet rjj cruve/ef LiEraëoXw oûrws avrw xai w Ta'çts àraxtov, xai spttaxtv w Axx%ia irotàv mpi)jxu xv t xx%w. 20 XXI. êpépe ouv, TtpôçSes TOUS caivséupovs, «GéNOIS, WS rrotoûertv oc Iffoxparetot «Kai pwv oùsè TOûTO yjsw 7rapa)jTOtv, ws TroXXà àv TTOOî- CTEIEV ô Tiirrwv, 7rp«ÔTOV pèv TW xyripxzt, ehx SE TW (3Xéppwrn, stra' ys piîv OÙTTô T>5 tpwjoj,» xai eïir/i xarà Tô é?»js ovrcos tixpxrypxav'mv^ ws TOû Tra'Soys Tô oxivscsiwypivov xai atrotpayyvôpurvov, Èàv TOîS cruvséo'ptots èço 25 VAR. 1.1 CE. ouvo'toixgûanç V 3 <nniu.opia{ L. om. (XTI CR. <Trâoei. M. TÔÇti CR. STXV XGVJ. ôrav «ç SoûXov, le texte de Démosthène, contre Midias, c. 21, porte d'après Bekker : Jrav ôftpiçuv, ôrav i>; îx 8 P î i"l«px M, ', 3rav xovî. Jr»v 67tt xoppnc M. litaxxiixcov M. omet les mots Srav x. Srav liri xo'ppn; le texte de Démosthène porte èçiotyioiv à84p. av-rûv, àr,8. évxa; TOû itpoit. CM. où>si; Taûra V. a L. itaïiaç iroià;. L 21 V > L. h: 61Xotç. V 3 ci OtXttc. CONJ. 1. 1, LE FÈVRE a corrigé <rjvo, imxoi<mç. 1. 3, TOCP, xai i liù TaÙTÔ. (*) Quint il. I. O. IX, 3, 49. Quœ qnia til. ne se sert qu'une fois du mot SiaTÛiromç, conjunctionibus caret, dissolutio rocatur. IX, 2, 41, il emploie dans le même sens, ( s ) La figure que les rhéteurs grecs nom- ûxotûituoic, IV, 2, 3, IX, 2 40, 58. ment àvatpopx, Inavatpopot, est appelée par (s) Dem. c. Midias, c. 21, p. 537 R. l'auteur de la Rhétoriquead Herennium, IV, (') J'ai supprimé les mots oyau-art, r» 13, repelitio; par Ciccron, de Or. III, 54, et 8Xéu.uiaTi, rii opuvf, dont la répétition est par Quintil. IX, 3, 20, gtminatio. Quin- contraire à l'intention de l'auteur. V. les
206 ICH. XIV.] TRAITÉ DU SUBLIME. 197 temps. C'est en supprimant les conjonctions que le poète produit un tel effet ('). Le concours de deux ou trois figures est aussi un puissant moyen de frapper l'esprit, lorsque, associées pour ainsi dire l'une à l'autre, elles contribuent ensemble à donner au discours la force, la persuasion, l'élégance. Tel est ce passage de la harangue contre Midias, qui nous offre à la fois une succession de traits rapides et comme une action mise en scène:] 5 ) «Un homme qui en frappe un autre, «dit l'orateur,» le blesse de < mille manières, sans qu'il soit possible à l'offensé d'indiquer toutes les < blessures qu'il a reçues ; il le poursuit du geste, du regard, de la < voix.» (') Mais, comme en conservant la même forme, le discours se ralentirait ; car, si l'ordre annonce le calme, le désordre révèle la passion, qui est un élan, un ébranlement de l'âme, l'orateur passe tout à coup à d'autres traits, et redouble ses plaintes (') : < Tantôt c'est un affront, tan- «tôt c'est une blessure, puis des coups de poing, puis des soufflets. > Il se comporte de la même manière que l'assaillant, et frappe sans relâche l'esprit des juges. Il revient bientôt à la charge, comme un nouveau coup de vent : «Puis des coups de poing, puis des soufflets;» dit-il, «voilà ce qui irrite, voilà ce qui met hors d'eux-mêmes des hommes qui ne < sont pas habitués à de pareils outrages. Jamais un récit n'exprimera < tout ce qu'on a souffert.» En changeant ainsi continuellement sa marche, l'orateur ennoblit (") ses paroles courtes et rapides, ses assauts répétés; chez lui l'ordre prend l'apparenee du désordre, et le désordre même est soumis à une certaine règle ( ). Essayez d'ajouter des conjonctions à ces phrases coupées, comme font les disciples d'isocrale ; dites, par exemple : «D'ailleurs il ne faut pas né- «gliger de faire observer que celui qui frappe offense de plusieurs ma- «nières, d'abord par ses gestes, ensuite par son regard, puis par sa voix «même,» et paraphrasez ainsi tout le passage, vous reconnaîtrez que la 1. 4, LE FéVRE, «pxvtct,. TODP, eruvtpavtçri. 1. 6, WEISKE omet rot, «oppression appr. par les éd. du Trésor de H. Estienne, publié par Didot , LE FéVRE, MORDS retranchent avec raison rû oxiiu,. ri» BXcu.u.ari, zf, <pwvtj , LE FéVRE, ris InccXXriXu nxrn- TWV çcpâ. L 17, VYEISKE soupçonne nne lacune après cpûoiv, parce que le xsv qui précède n'a' point de correspondant, et il y supplée par une longue phrase ; il est plus facile de pourvoir à cette irrégularité, en remplaçant les mots TTSV u.èv eùo-iv par vfa luvaxcçuie» ou ri p.e-faxoç'jti qui donnent un sens conforme aux vues de l'auteur. V. S. XVIII, 1. notes critiques. TOV, iroxxaxtc iu.ira6ior«'fav xai xmstix&m- (*) Je lis riiv fu-jaxoajuiav, au lieu de ràv pot» Sx.' 1 ONJIKUUV * û{ i TOIOûTOç, (i eûatv. Voyez la note critique. AXXOV (ubv fyouox VIOûTOSTOV, SXXOV àwov, ( 9 ) Plutarq. (Plat. Quasst. X, ch. 4) ex- ixxov Ttèvtiwru xari putov fxx«irojoïïv, pose la même manière de voir au sujet des xal ri TOû AsoucoSt'vou; Taum, IloXXà "jàp &«i<rj-isitx et se sert du même exemple tiré ironiatuv, x. T. X. Quintil. rappelle lo de Démostbèoe : Ab-joç, O-UVO'IIIJAWV îçatptôi'v- même passage de Dém. I. 0. VI, 1, 17.
207 198 nepi ï*oti. [S. XXI, g 2. S. XXII, gg 1-2.J paùlariç et; XetsTrjra, axsmpbv te 7rpo#rt7rre<, xai eù&ù; taoeazxi. 2. Q^rep yàp, er ne, cawsrjffete rtûv Gesvrwv rà adipxrx, vhv tpopav aùrwv xfypxrxi, ourw; xai Tô 7ra'9o; ûnô rwv txuvseoùpxov xai rtôv ax- Xwv T:po;6>3xwv èprtostçspevov ayavaxref TTJV yàp èxevqepiov xitdtjjti roû 3pspou xai -6 w; àtt èpyavou rtvô; à(pte<x9at. 5 KE*AAAION ffi' XXII. Tri; 3è aùrrj; iotxç xxi rà vntpsxrx Btrsov tari Se )i ewv r) vorjo-ewv ex rov xar ddwtlovbixv xauvrjaévri rx%iç, xai oiovei yx.pxy.rhp èvayimtov izâbovç a)o;5ectraros. û; yàp rw ami opytçôuevot, f) tposoupevot, r) àyavaxrouvreç, r> tnrô Çr)XoTUTt/aç, h imh ôa/ou rtvôç (rco/xà yxp xai xvxpîbpxirx TtaîBr), xai oùo av et7ierv risottscra Sûvatro), éworore Ttxpx- 10 rarrrovre;, a?à.a npobtpxuoi 7roXXaxte, ôr axxa (xeratrnctcôo't, aéra nvà 7rapepêaXôvre; ed-sytoe, eîr austç nri rà itpûrx àvaxuxxoûvreç, xai TfofVrrj 7rpô; rrjç, àyuwta;, à»s ÛTT àcrrarou m/euparo;, rrjse xaxetcre àyyr<trp5<p«i>5 eèvrtenroipevot, rà; }>é,tiç, rà; vohatiç, rhv ex roû xarà ylaiv etppoû 7rovrot'a>; rrpô; pupt'a; rpanxg tvx)lxrzaoat rx\iit ovrcoç, rcapà rot; xpîaroiç 13 ' avyypxiftvai Stà rwv virepêarwv ri pipenaiç eyri rà rrjç tpiereto; épya <péperat. Tore yàp ri ziyyn réî^toç, rivt'x xv «puât; tivxi Soxw, ri 5 au tpucfts errtruyrris, orav IxvBxvovaxv ntpityjn rrjv ziyyyv werrep riyet ô d>b>xaeù; Aiovudtoç rcapà rw HpoSorw «Erci vpoû yxp àxorj; ëxera» rjufv rà rcpoypara, xvopzç Iwveç, etvat èxeu&epoi; r; SoiXotç, xai roûrotç wç Spa- 20 rcérrjcn. Nûv wv vuee; r}v phi fioîikriabt rahumapiaç èvsexecrgai, rè rfapayjmixx ph TOVO; ûpiv tarxi dm re 8è eaeaôe îmepsx)labxi roù; TîO)Xtu'ou;.» 2. Evraû5' rjv ro xarà ra'^tv «U xvopeç Iuve;, vûv xatpsç VAR M. ù{ fis G! Tû. I L. ir«oeu.px».ov...*àv«xur.).g5v PL. Xav- 8avGuoav, les autres mss. MR.Xavdâroaoa M. Tï.I oucu.â; i%. ûuîv. L 21 P } Ssaite-Drioiv vûr. wr T,U.Iï; Tir U. B. ToXatnuptat; «vîîy^eoflai, irapaxp. p.èv TTO'VG; ûjaîv GtGt T». V 3 L. rot!; H. u7rtp8axxou.e«i TGù; ivivriou; iivai tx«û*êpgi comme dans Hér. VI, L. Ivraufti ^v Tô xatà TGî5GV. (,0 ) Après avoir cité deux passages de la û; àp-jr,v xai àr;a6à xai xoacûo'ri TM autrabarangue contre Midias, pour montrer l'heu- PXûTUTùV «ppàaiv TCGIGûVTX; attiûvtai. V. le reuxeflèt des doûvèira, Plutarque ajoute jugementdepiutarquesnr Isocrate,deGlor. (Plat. Q. X, 4, 3): Aiô xai acpoo'pa Tô ào-ûv- Ath. c. 8. î«tgv «x^r 4 * ^xp* T4 'î ri'xvaç Ypxçcuai eu- 3Gxiu.fî - TGù; 3è âfav VGU.IJJ.OU; IxcivGu; xai pxîiva aùvsiapgv tx rû; o-jvr,8eia; àipit'vta;, (") Ce passage a été généralement mal compris. V. la note critique. ( ) V. surl'hyperbatc, Quintil. VIU,6,62.
208 [CH. XV.] TRAITÉ DU SUBLIME. 199 véhémence et la brusquerie de la passion, adoucies et comme aplanies par le moyen des conjonctions, tombent sans frapper l'esprit et s'éteignent aussitôt] 10 ). De même qu'ai liant les membres de ceux qui courent, on leur ôte tout élan, ainsi la passion, gênée par les conjonctions et par les autres particules, s'indigne de ces entraves ; lorsque l'on a recours à quelque mobile artificiel, la liberté de l'allure disparaît. (") CHAPITRE XV. L'hyperbate appartient à la même classe defigures] 1 );il consiste à intervertir l'ordre naturel des expressions et des pensées, et offre ainsi le caractère fidèle d'une âme agitée. Comme ceux qui sont réellement en proie à la colère, à la frayeur, à l'indignation, à la jalousie ou à telle autre de ces passions innombrables que l'on ne saurait toutes indiquer, divaguent sans cesse, commencent d'une façon, passent à une autre idée qu'ils introduisent sans raison apparente, pour revenir au point d'où ils sont partis, et emportés continuellement de côté et d'autre par leur inquiétude, comme par un vent variable (*), renversent l'ordre naturel de la phrase, et transposent de mille manières leurs paroles et leurs pensées ; de même, les bons écrivains imitent, au moyen des hyperbates, l'expression des sentiments naturels ; car c'est la perfection de l'art de rappeler la nature, et c'est pour celle-ci une bonne fortune, quand l'art lui prête secrètement son concours ('). Tel est le discours qu'hérodote met dans la bouche du Phocéen Denys : «La conjoncture est critique, Ioniens ; il faut t choisir d'être libres ou esclaves, et même esclaves fugitifs. Si donc < vous voulez vous exposer maintenant à quelques efforts pénibles, vous < aurez, il est vrai, des fatigues ù endurer, mais vous pourrez triompher i de vos ennemis.» (*) Suivant l'ordre logique, il devait dire : «Ioniens, CONJ. 1.1, LE FèVRE a mis dans son texte àxrvtpov TI, il propose dans ses notes et; AHO'TTITX àxevrpov. 1.4, RuHNKEN, à-cxwxtiii. WEISKE, itroxxuai ou iictàxiat ou àircxxjicjot. Ces conjectures viennent de ce qu'on n'a pas vu que le sujet du verbe àiroaûei est -ri»; die' ôpv. àoitosai, être mu par un moyen artificiel , TOLLIUS, TùV TÛV Xl^lUV X» VOT.OIMV «X TGÙ XXTÙ «ÛCIV eîpllgû. et s. Longin, Manuel de Rhét. 20, ne OIM;) fora; -JîVOIT' SLI TO TIXHGV. recommande pas l'emploi de cette figure. (*) Hérodote. VI, ch. 11. L'historien a (») Toup a mis en regard de ce passage, imité Homère, Iliad. X, 173: la phrase suivante de Philon, tirée de la vie vûv v«p or.irxvteaaivfart Çupoû îarxtxt àxtir;. de Moïse, 1. 3, iv6t/.xîu.avo; J"i xa't àvnoiceà- Voyez ce que dit Plutarque du style d'uéropuvo; rrpi; ixxttoo'j tu'pou; ucti xdbuïat ri dote, au commencement et à la fin de son Xpà ttoûv TÎrripti. écrit sur la malignité de cet historien ; nous (') L'auteur dit (Sect. XXXVI 4) : â -jàp avons cité ses paroles, Recherches, p ixaraouxix TC'JTMV (Të; riyrni xxt râ; «û-
209 200 nepi won. [S. XXII, g 2-3. S. XXUI g 1.] zcrztv yutvtovou;etrise^o-sat erri s-ypoy yxp xxufiç zyzzxt ripxv zx zzpxytxara.» O 8È rôitèv, «àtvdpzç IWVE;,» imzpzêîêxvzv izpoziçz^xisy ouv ew- 0y; oro roy opssov, w; wâ}8 xpyjiv, tpsx'vwv 7TjOÔ; Tô EOJEcrrw; Séo;, 7T0o;ayopzvaxt roy; srxovovra;. ËTOtra 8s zfiv rwv voyjuorwv XKzcrzpv\z ra'rjrv Tipb yxp roy a)rjtjat ôr< xùxovç Dzt TTOVEîV (rovro yxp ETTJV, O Tzxpxxe- 5 XEÛETSK), ëpœpovqzv crtrostswcn rr;v ainav, 8t >jv irovai/ 8a, «erri \vpov srxurj;,» (priera;, «zyjxxi rjuiv zx vipxypxzx» w; wài 8ox tv èmzupsvx lêyuv, a).). ïivxyxxupsvx. 3. En Se itàfàav ô oyxyst'sr;; xai rà tpva'et rravrw; r}vwy.éva xai àsiavs'ur;ra 0U.&JÇ rai; vnzpêxcjzaiv air «AAxjXwv avetv SEivsraro;. O 8È 10 ArjucxrSÉvr}; oy) oiirw; phi «y9a3rjç, [&Jç7X 'J ovroç,] rtsrvrwv 8 Èv rw ysvet rovrw xaraxooe'otaro;, xai zzokv rô aywvtcrnxôv ex rov vkepstsxlleiv y.xl Èh, v»j Aia, rô i% wtoyuov XÉyeiv <7yv *05aivwv, xai trpô; ro/rot; ei; rôv xiv- Syvov rwv ueaxjowv vnzpfixzûv roy; axovovra; eryv THO"rrwju! vo; 7roW.axt; yxp rôv vovv, ov &ppxi<tev EtTrefv, xvxxpzpxaxç, xai uurral;y, té; a'; la a)xé(pyxov xai attreoixyfocv ra' iv, â)jl ère àvl/ot; Stà tiéstoy xai EIîWSEV TTOÔEV nretcptyxxtôv, ei; œôêov èpexlrav rôv àxposrrrjv, w; èrrt TravreXer roy Xoyoy Starawr/EJ, xaictwarcoxtvsyveyavvrr àywvia; rw Xsyovn avvxvxyyjzaxç, élzx rraoaxoyw; Dix ftoxpoy rô rat/lat Ç^roiftevov eùxatow; érci rémet iroy rceioçarrosoy;, ayrw rw xarà rà; unepêxaeiç TrajOaooXw xai 20 àxjoofftpaxa TCOXV ttstxxov ExTrXyjrra. 0>etSw De rwv nxpxdziypxziav EOTW 8tà rô 7r)a70o;. REtpAAAION I2T' XXIII. Ta' yz prjv 7;o).v7rrwra X-Eyôtteva, xopoiapual y.xl pszxso- Xai xai x).i(xax ;, TraVy oiytovtartxà, w; otaga, xsauoy r xai îravrô; yt»oy; xai 7ra'5oy; awzpyx. Tt SE; ai rwv rawttewv, ypivrm, 7rpo;wr;wv, 2a VAR. 1. I V i L. 3>t'xnj«at P. irpoiici'paxtv suv àv tùflùç. V s L. àvtuftù;. A. 7tpo«t{t'PaX.tv suv. E itpoçîpaixtv suv âv lùsu;. Etn. itps;t'bax«-joûv -n -yàp PV 3 L. àpv.il «péâvuv. R. àpxiiv V i 3 xarà oùaii. L. xarà çùaiv PV l svei^ù; E. xai àapstapvsi M. àvttjattxboxat R. xai navra; ûijisu;. CONJ. L 2 PORTOS, itpo;s'8a>.tv -jàp iù6ù;. SPENGEL, irpoti;spaxt -jàp LE FèVRE ( s ) V. par ex. Thucyd. I. 51, si ii Kip- prolonge jusqu'au chapitre suivant, si TMV xûpaici, ^v fàp vùç, îçspiisnoav (iii iroxt'iuai spuvovrwv spixsi Mrjapiî;. watv, firtira Si «" vvtsaav xa't ùpuiaavts. IV, (') Pline le jeune (Ep. IX, 26) exprime 83, xai Suivspt; nsisûstevoi... uri tîs'^asoî. le même jugement et se sert da même mot IV, 73, si fàp Mt-vaptïs: l'hyperbate se irapâftoxa, qui, suivant Wyttenbach (Anira.
210 [CH. XVI.] TIUITÉ DU SUBLIME. 201 c'est le moment de vous soumettre à des travaux difficiles, car la conjoncture est décisive;» mais l'historien a transposé le mot «Ioniens» ; il débute aussitôt par le motif de crainte, en sorte que, préoccupé par ce sentiment, il ne s'adresse pas aussitôt à ceux qui l'écoutent. Outre cela, il intervertit l'ordre des pensées, car avant de dire qu'ils doivent s'exposer à des fatigues, ce qui est pourtant le but de son exhortation, il expose d'abord la raison pour laquelle il faut supporter ces fatigues, en disant : < la conjoncture est critique.» Ses paroles semblent ainsi non préparées, mais dictées par la nécessité. Thucydide est encore bien plus habile à couper par des hyperbates les membres de phrase dont la liaison est tout à fait naturelle, et qui semblent inséparables( s ). Démosthène n'est pas, il est vrai, aussi hardi ; mais de tous les orateurs, c'est celui qui use le plus fréquemment de cette figure : c'est pour lui un moyen de donner a son éloquence l'énergie nécessaire à la lutte et même l'apparence d'une improvisation. De plus, ses longues parenthèses causent à ses auditeurs une sorte d'anxiété ; en effet, il lui arrive souvent de laisser en suspens l'idée qu'il a d'abord émise, puis, par des idées intermédiaires qu'il emprunte à des circonstances étrangères, et qu'il introduit dans une place qui ne semble pas leur convenir, il fait craindre à ceux qui ('écoutent que tout l'édifice de sa période ne s'écroule ; mais, lorsqu'il les a forcés de s'associer à ses dangers, tout à coup, après une longue attente, il termine en exprimant d'une manière heureuse ce que leur esprit cherchait depuis longtemps, et les étonne par la hardiesse et la témérité de ses hyperbates ( 6 ). La foule des exemples me dispense de les indiquer ('). CHAPITRE XVI. Les figures qui consistent à répéter le même mot sous diverses formes, à comparer entre eux des mots de sens opposés, les accumulations, les gradations ('), donnent, comme vous le savez, du mouvement au style, et omet e&cvuv Je supprimerais les mots ô>;iï«p OUTOç , LE FÊVBE, xd- OJMU T> iravroc xai Sô/ouc. sd Plat. Mor. 67 E) se rencontre souvent outypaufiaroc, àitoxiîyu. V. aussi 115 E. dans Plntarqne.» Mupia x. T. X. (') En effet, il suffit d'ouvrir Démosthène (!) V. pour l'explication de ces diverses pour en trouver : V. de Cor. 513 R. où S'i figures, les Inst. Or. de Quintilien. itoxûoepwôç ivr,p... xai iùv aùroû TûXXV. rctpt «TOTa, IX, 3, 37. i9poiou.dc, IX, 3, 45. aapairp. 408 R. ri oîv io-ri Taûra... jusqu'à Congregantur, etc. àvti i.tta8oxri, IX, 3, àuro-peno*!. 400 R. Or. I. adv. Onet xxîixaç, IX, 3, 54-55, où il indique R. xaîtsitû TOùTO... oxowoûu.«v. Comp. la un exemple tiré de Demosth. pro Coronà, dernière phrase de ce avec Plut. Cons. ad 288 R. oùîèv oûx ttwo» x. t. X. ApoU. 108 E. Tii*d Aivc; Tû; aup.jietpio.c TOû 19
211 202 IIEPI ïi'oïï. [S. XXIII, $ 1-4.] ôpt0pwv, y vwv èvoiïxx&iç trwç TOTE xaratotxtxxovttt xa«ètteydpauot rà èppanveumui ; 2. dîjjmj 3è rwv x«rà TOUS àpi0poùç où pôva raûra xoo-pav, ôrocfa roîç rvrcots Évtxà èvra, rjj Suva'pa xarà rrçv âva5 wprjaiv îtx>79wrtxà EÛptcrxETai 5 Aùrîxa,» «pr.ai, «Xaô; àtttipuv Sûvvuv In' nïo'vtaai OWTÔJIIVOI XIXXSWJXV àxx êxava pàxxov itxpocmpweutç à%ix, on <70 OTTOU Trpoçjrnrra rà ir)jj- 0wrtxà p yaxop'ptfpovéotepa, xxl aùrw SorjoxoTOÛVTa TU S^Xw TOû xptbpoû. 3. Totaûra nxpx roi 2o<poxXEf rà ènl TOû Otôîr;ov 10 tl -fijaci, fxplol, 'EçûaaB' notât, xal çuttôoavtiç itâxiv "AVIîTI Taùriv airipfi.x, xaittoeiçxtt IlaTipaî, ào'iaçovç, icaôîa;, au*' IpuçéAiov, Nùuçac, f uvaîxac, uiuipaç, èi, TjiHtoaa 10 AÏOXKTT' iv in6f(iitoi(nv ff-pa -ji-jvttai. Ilavra yxp raûra êv ovopa' èotiv, Otîmous art 3È 9xzépov, Ioxaorrj àxx. opws xyqeiç ris rà T?X>]0vyrixà 6 àpt9pos ouv 7tXy)0uo" xai ràç àruyjxç xal ws exava TrerrXfiovaoTai, "ElJTiAoov "Exropi; TI xal Zxpm-.&o'vic 20 xai ro nxarwvtxôy, o xai ÉrÉpw9i 7rapar 9a'p 9a, àri rwv A9>jvatwv 4. «Où yxp néîvotoç, oùôè Karîpoi, oùo^ Ar/urrrot r xal Aavaoi, oùô^ àxxot 7roXX.o( opûotet 3apf5apo( cruvoixoûcftv»ptv, axx aùro! EXXJJVES, où pçoêàpêapot oixoûpev,» xaî rà Ée]>5;. «Êvcra yàp È^axoùrrat rà trpàypara xop7rw3éatepa, ay X>jôôv oûrwç. rwv ôvoparwv T«cruvri0 uivwv. Où 25 pivrot 5a trotav aùro crr' àxxwv, Et pr) «p wv SÉy^rrat rà Ù7rox Îp va aû- Çrjo-iv, r) 7r)jj9ùv, fj ûraprjoxrjv, rj 7ra'9oç, Êv rt roùrwv, r> rà TrXa'ova Erra' rot rô Ttavra^oû xw3wyas ^<p9at, Xt'av crotpto'rtxôv. VAR. 1.3PL.çnuî Si P.nïoWi CR. Taure oirt'pua RM. suvinxiiouii PL. it«3itt9it(xi6x PVaî L. Ta ûiripxiîjlita aotnar*. Em. 7rpoxti *. R. aûçino-tv V > in-ti TOI xal Tô iravt'. L. iwii xai TOI Tô rt. R. iicii TOI ir. CONJ. l. 6-7, WYTTBITB. (ad Plut de Sera nom. vind. p. 53) AÙTtxa Xab; àmisuv Oûvvuv ^io'vieai 3tÏTTâv-cvoi xtxà^r.aav. (*) On ignore i quel poète ces deux ver» (*) Vers attribué par conjecture A Easont empruntés. chyle. (») Œdipe roi, v («) Platon. Menez. 245 D. Cicéron em-
212 [CH. XVI.] TRAITÉ DU SUBLIME. 203 contribuent à la fois à l'élégance, à la noblesse et au pathétique. Bien plus, le changement des cas, des temps, des personnes, du nombre, du genre, donne souvent au style de la variété et de la vie. Non-seulement l'expression gagne quelque élégance par la substitution du pluriel au singulier, toutes les fois que l'objet présente à l'esprit l'idée de la pluralité, comme dans ce passage : c Dès qu'un banc serré de thons s'approche du rivage, c à l'instant la troupe des pêcheurs, se tenant à distance les uns des autres, font entendre de grands cris.»(») Mais ce qui est encore plus digne de remarque, c'est qu'il est des cas où le pluriel a plus de noblesse, et où la quantité même des pluriels augmente la dignité de l'expression, telles sont ces paroles que Sophocle met dans la bouche d'œdipe : «0 union, funeste union! «à qui j'ai dû le jour, que j'ai à montourcontractée, < et de laquelle sont sortis f des pères, des frères, des enfants, famille dont tous les liens sont confondus ; < des épouses, des femmes, des mères ; f abîme d'horreurs et de honte!> (') Tous ces noms ne désignent qu'œdipe d'une part, Jocaste de l'autre ; néanmoins, en accumulant ainsi les pluriels, il semble multiplier les malheurs qu'il déplore. On peut faire la même remarque sur l'emploi du pluriel dans ce vers : < On vit sortir des portes les Hector et les Sarpédon ;» (*) et dans ce passage de Platon que nous avons cité ailleurs : < Nous ne < comptons parmi nos habitants ni les Pelops, ni les Cadmus, ni les ^Bgyp- tus, ni les Danaùs, ni tant d'autres d'origine barbare ; mais nous sommes t de purs Grecs, sans mélange d'étrangers.» (') En groupant de la sorte les noms entre eux, on donne naturellement aux objets plus d'importance ; mais il ne faut pourtant appliquer cette figure qu'aux choses qui sont susceptibles de paraître ainsi plus grandes, plus nombreuses, qu'aux circonstances qui peuvent frapper l'esprit, ou toucher le cœur, soit que l'on doive produire un de ces effets ou plusieurs à la fois ; car c'est le propre d'un sophiste de vouloir toujours exciter ainsi l'attention ( ). LAACBAIAE, WVOV lit' -h. Toin», ftûviv tir. x\. S" larâtarvot. 1.8, TODP, txtïv' dtçtov. L9, TODP, WEISEE, îoçoxojairoûvta. 1.17, TODP, va u,iv «vomu-a. ;i. 19, TOLLIDS, TOUP, in xxt G. DE PETRA, va ôr:oxtiu.tvx, ÛTTt'p etotto se confondent souvent dans les manuscrits. V. Bast. Paheogr I. 27, LE FèVRE retranche Ta avant nxtioia., ou lirait r) xai xixtioia.. WEISKE regarde les mots ëv Tt TGûTWV ri xk itxeîova comme une glose. ploie la même figure, De Orat. H, c. 71. (') L'auteur emprunte à Démosthène (Or. c. Aristog. 1, p. 797) l'expression xwo"uva; iç-n'pftxt, attacher des sonnettes.
213 20i HEPI ru ois. [S. XXIV, g 1. S. XXVI, I.] XXIV. A)là u.r)v xxl roùvavrtov rà ex rûv 7r)a/6wfnxô>v dç rx èvtxà èniiwxyiuevx èvlore ûd^xotpavéorarra. «ErotS rj IleXoîrôvwjcros drtxax 5( totr;x (,» tpyjo-t. «Rai 3ô <&pwtyjp o~px.ua MtXrjrou âl.ayaiv StSaçavn, etç Stxxpua èrteo-î rô Qènrpov.» Tô èx rwv Strjpyjuivcov dç rx rjvwuhx (Tucrroét iai rôv xptbuàv, aoiuaroeio'éartpov.. 5 èm- 2. Arrtov 3 èrr àppofv TOO xccrpiy raùrôv ot/utat ôvrou re yotp èvtxà vrtxpyei rx bvbuarx, rô 7rcvUà TOtcfv aura Tta/îà 3s^av èutrasoûs OTTOV re TrXrjSvvrtxà, rô eiç èv rt evriyov oaryxoptkpoùv [rà 7rXf.tova] 3tà rr)v dç roùvavrtov uzrxuipqxtxjtv [rwv 7rpayyurrwv] èv rô> nxpxxiytù. XXV. Orav ye pr,v rx nxpsknhibôrx rùç ypbvotç dçocyriç ci)? ytvô- 10 psvx xaî nxpivrx, où Strjyrjo-tv éri rôv Xôyov, àw. èvaywvtov npxyua TrotJîcretç. «IleTrTwxfrJç 5s rtç, q»j(jiv é Hsvapwv, wrrô rcj> Rùpou t7nrw xaî 7raroiti voç 7rat'et rfj ua.yxi.px dç rrjv yxxrépx rôv Ï7nrov ô 5è <7cpa- Sa'Çwv xnoatitrxt rôv Kûpov, ô 3è TrtTrrst.» Totoùroç èv rofç rf)uu<rroiç, ô ouxvstsrje. 15 XXVI. Evayoivioç, 0 buoiosç x«i n rwv npoçûnw xvrtusrxbeatç, xaî TraW-axtc, èv picrotç rofç xtvsùvotç;totoùffarôv xxpoxrriv Soxsfv arpéqteobxi. «Pair,; x' àxioîtxç, xai âtctpt'gu; àxxrixotatv "AVTIOO' ivtcoxïjxw >; iaauju'vu; tu.àjrovto. VAR PV» 3 LR. iicu&rt n CE. tvtaov ou «TTtoav ci Sittuivei. PV 3 L. Tô ix TWV. M. Tô -ràp. 1.7 PV» 3 L. T«ircXXà. PV» 3 LRM. tùtrasoû;. A. i xmx8oùe PV 3 L. citcu Tt JitcT» icxms. R. ôttou Tt citott M. irouti u; TJIV TO-OT. TQ pay,. TôV ïtsm «ù- TCû suivant le texte de Xénophon PL. om. àxxiixciorv. L. «.Tiipeîac. (?) Dcm. de Cor. 231 R. 18. ils semblent attacher une haute importance. (») Plutarq. (Prsec. reip. ger. C. 1") rap- Aucun sujet ne leur parait trivial, lorsqu'on pelle aussi cette condamnation de Phry- peut en déduire quelque précepte ou quelnichus, mentionnée par Hérodote, VI, 21. que avertissement; ils souscriraient tous ( 9 ) A l'occasion de ces préceptes minu- à la réponse de Vespasien, lucri bonus est tieux sur l'emploi des nombres, nous cite- odor ex re qualibet. Ce que la plupart des rons les réflexions pleines de sens d'un cri- critiques modernes passeraient sons silence tique anglais, tirées de la Revue d'edim- comme trop commun, ou comme indigne bourg, Sept et traduites dans la Bi- d'attention, est soigneusement indiqué par bliothèque Universelle de Genève, novemb. les critiques grecs, afin de ne laisser au- 1850, p : C'est de cette préfé- cane excuse au disciple, aucune obscurité rence donnée à l'utile sur l'abstrait, plutôt sur le sujet. Us parlent de tout, parce que, que d'un goût excessif pour l'élégance, que en matière de goût, la moindre chose a de résulte un autre caractère commun aux l'importance, et il est bon de rappeler que critiques grecs. Nous voulons parler de ces c'est l'observation de ces préceptes minuremarques minutieuses qu'ils sèment dans tieux qui donne au style cette énergie et les chapitres les plus sérieux, et auxquelles cette beauté qui en assurent la perfection.
214 [CU. XVI.} TRAITÉ DU SUBLIME. 205 Une grande noblesse d'expression résulte quelquefois, au contraire, de la substitution du singulier au pluriel, comme dans ces passages : «En- < suite le Péloponèse entier fut en proie aux divisions.» (') t Phrynichus ayant fait représenter la prise de Milet, le théâtre entier fondit en lar- mes. > (*) En réunissant ainsi en un seul tout des parties séparées, il semble que l'on donne un corps à l'image. Je pense que l'ornement qui résulte de ces deux figures dérive de la même cause : en effet, offrir à l'esprit l'idée de la pluralité, lorsque les mots indiquent le singulier, et réciproquement lorsqu'ils indiquent le pluriel, embrasser les divers objets dans un seul terme qui flatte l'oreille, n'est-ce pas un changement imprévu, qui trahit quelque trouble de l'âme?( 9 ) Lorsque vous peignez les actions passées comme présentes et s'accomplissant au moment où vous parlez, vous mettez sous les yeux la réalité même.» Un soldat, dit Xénophon, tombe sous le cheval de Cyrus, il frappe t de son glaive l'animal qui le foule ; celui-ci se cabre et désarçonne Cyrus,» qui tombe à son tour.» ( 10 ) Telle est la forme que Thucydide donne le plus souvent à ses récits. Le changement de personne donne aussi de la vivacité au style, et transporte, pour ainsi dire, l'auditeur au milieu même du danger. Nous lisons dans Homère : «Vous diriez que le combat ne peut ni les lasser, ni les affaiblir, < tant leur lutte est acharnée;» (") CONJ. 1. 7, Tour, MORDS, iuiriôè;. WEISKE retrancherait èu.7r«so0ç en lisant wapôsoïfiv on corrigerait tairaoû; Les mots rà icxttova et TûV itpaf «ît»v sont inutiles et me paraissent devoir être supprimés , WEISKE propose de lire TOIUûTO. Nous pouvons bien nous railler des règles tumulte de la guerre civile, des inquiétudes classiques sur la place des mots ; nous pou- que lui causait un danger personnel et des vous bien sourire ou bâiller en voyant Scan- distractions d'une gestion domestique, eût der avec tant de soin une phrase de Démo- l'esprit assez libre pour traiter avec soin, sthène ou de Platon ; mais qui peut dire à dans sa correspondance, des questions de quel point l'aisance, la force et la franchise grammaire relatives à quelque préposition d'expression qui distinguent les anciens ou à l'emploi de l'accusatif. Mais ces soins philosophes et les orateurs, dépendent de si attentifs, si soutenus, ont pour salaire leur attention continuelle à respecter ces l'immortalité, immortalité qui ne résulte pas règles minutieuses de l'art de la composi- mieux de la solidité de l'édifice qui défie le tion? Nous avons peine à croire que les ta- choc du temps, que de cette surface si dure blettes de Platon fussent remplies des divers et si bien polie qui repousse toutes les attaarrangements à donner aux mots de cette ques delà décadence simple phrase : «Je descendis hier au Pirée (to) Cyrop. VII, 1, 37. Comp. Virg. JEa. avec Claucon, fils d'ariston,» et que Cicé- xi, 637. ron, à l'âge de soixante ans, au milieu du (n) Uiad. XV, 607.
215 206 HEPI WOï2. [S. XXVI, 1. S. XXVII, g 2.], r >r Rat o Apxxoç, Mit XEéVO» Èvi puivi irepixxûîic-to 0aXâaari. 2. QSETOU xai ô HpôSoroç «ATO Se EAsmayriio?; TOZêBXî ai/w 7rÂEut7e«i, xxl eterra atpîi;rj E; TTESI'OV Xsfov* SiE^eXQàii; SE TOûTO rô yjapiov, xvqiç eiç ÉrEjOov «TAofov Èfxêàs 5VW5EX«ripépxç TÙsûaExt, yuxï tneirx «i-eis 5 Èç TOXIV p&yxtjtv, 9i Ôvofta Mepôw.» Opxç, w ÉrafpE, i>ç nxpxlxsdxv ctou ràv uî'uyjôv ^'* ^^ fotruv ctyei, nôv àxoqy ouj/iv TOttâv; riai/ra SE rà roiaûra, /T/sôç aura xttepeiàipsvx rà itpôçvmx, en aùrwv ÏOTTJCTI rôv àxpoarr/v rwv èvtpyomphxùv. 3. Kai, orav wç. où TE/SOç a7ravraç, OèAA' WÇ /TfOÔç fxtjvov riva AaAjjî, 10 (TUcttÉOTiV, S" OUX Sv fvoîlf Ç, ICOTÉpOlOl (liteth,] ÈpnxBirtEpôv TE aùrôv a/xa, xai TcpoçexnyMTepov, xai àywvoç. éjxttzegih» CCJTOTEÎiCTEtS, TaTç, EÎÇ, EOUTÔV 7Ep0S<f<ùVri<JEaiV ErjsyEipÔllEVOV. XXVII. E n ye toôv èéts' OTE itspl TT/OOCXéOTOU SwjyowEvoç, é avyypxcpeùç, èrjaicpwjç, 7ta/3EVEy6 ÎE;, Eîç. rô aura npiçtintov dampteblotxrm, xai 15 EOTl rô rotoûrov EtSoç èxëoxw ris Tra'Souç. "Extup Si Tpûtaaiv EXEXXSTO, p.axpôv àéaat, Nnuaiv iitiaosûeasai, iàv S' Evapa PpotOEvra. *0v S' â> if ùv àitxveuo» vtûv EoÉXovTa voiiaco, AùTGû cî éâvatc-v u.r,-r!a(jou.ai. 20 Oùxoûv îtjv fjlèv 3wy)?o-iv [OTE «rplîtouffav] ô irooîrôç 7rpoçrjyV v Éaura}, r»v S xnizopxtv atoiaiôv rû> SUEACô TOû rjj/etxôvoç È a7tt'v>ïç, OûSEV npwsri- Xtûtras,TO/ste'ÔrjxEV Èijiûy/To yàp, ei nxpevezîqu EAEyE SE TOUX riva xai ro"a ô Exroxo wvt o ÈtpSaxEV à'cpvw rôv p Tx(Sxîvovzx r> roû Zôyou jxera'- ëaorç;. 2. Aie xai «npôçypnmç roû a^riputroç rire, «vixa ôctùç ô xaipôç 25 tov àixpdj&v rw ypa'tpovri pô SISOJ, à}ù> EÙSÙ? È7ravayxaÇ»j ixeraëaiveiv Èx 7rpoçei>7ro)v Eïç TcpiçtoTta, ô)ç xai Trac-a rtâ Exaraiw «Kwi; SE, raûra SEIVOI TOioûfAEvos, aùri'xa ExÉAeuffe roùç HpaxJvEi'Sas [Emyévoyç] b.y<ùpùv VAR M. «oxieç 7rX. dvw ïovti xai îw. àitiçeai CR. Sii" TU«P«C «TtttTa T.Ç«{. H. ïexai. 1. 8PV3R.èit' aùtôv. V3L.iaTaai PERM. içtf tipojxtvo;. V i 3 L. EÉ.tfiipo'puvov. 1. I6PV1 L. ÈxBoXii TI; H. ÉTÉptiôi pour iesxovra R. aùrixa ci 0. jir.tiaoaai PV 2 3 TpsTrouaav L. T»IV SI ait PR.itpo'xpwn. \. 26 M. o"iau.é«i{ Va 3 MR. xi;puç M. 'HpaxXtio's'iûv âitofivou;. CONJ. 1. 5, TOUP pensait que l'auteur avait écrit ijibàt ib' r.tiipa;, d'où est venue la leçon Si' liu,. 1. 9, WEISKE, xai ai» oûv 5tav o»; où ; il retranche le vers ïuj'eto'iiv x. T. X. ( *) Aratus, Ph que trouve l'auteur entre ce dernier cxem- (") Hcrod. II, 29. pie et les précédents; car en grec les ver- ('*) Iliad. V, 85. bes sont tous à la deuxième personne du O 5 ) Il est difficile de saisir la différence singulier. V. la note critique. Quint. I. O.
216 [CH. XVI.] TRAITÉ DU SUBLIME. 207 et dans Âratus : t Gardez-vous, en ce mois, de vous mettre en mer.»(") Hérodote dit de même : < Vous vous embarquerez à Eléphantine pour < remonter le fleuve, et vous arriverez bientôt dans une plaine que vous t traverserez ; vous passerez alors dans une autre barque, et après douze jours de navigation, vous vous trouverez dans une grande ville nommée f Méroé.» ( ls ) Voyez-vous, mon ami, comment l'historien s'empare de votre esprit et vous conduit dans ces divers lieux, en vous faisant voir ce qu'il raconte? Dans tous les passages de même nature, l'auteur, en s'adressant à ceux qui l'écoutent, les fait assister à l'action même. Et si, au lieu de parler à tous, vous ne parlez qu'à un seul, comme dans ce vers : «Tu ne saurais distinguer dans quels rangs se bat le fils de Tydée;» ('*) vous réveillez votre auditeur par ces apostrophes, vous l'intéressez à l'action, et vous le rendez à la fois plus attentif et plus disposé à s'émouvoir ('"). Quelquefois même l'écrivain, au milieu d'un récit, comme distrait tout à coup, fait parler la personne même dont il s'agit, et par un semblable tour, il imite les accès de la passion : «Hector élevant la voix exhortait les Troyens «à se jeter sur les vaisseaux, sans s'arrêter à dépouiller les morts : «Celui d'entre vous que j'apercevrai se tenant à l'écart loin du combat, c je l'immolerai sur la place. > (< 6 ) Ainsi le poète s'est chargé lui-même de la narration ("), mais il met tout à coup, sans en avertir, la menace sévère dans la bouche du chef irrité. En effet, il eût été bien froid d'ajouter : Hector dit telles et telles choses ; mais le changement de personne est si rapide, qu'il ne donne pas le temps d'indiquer la transition. Il conviendra donc d'employer cette figure, lorsque la prompte succession des événements ne permet pas à l'écrivain de s'arrêter, et le force de passer rapidement d'une personne à une autre ; comme dans ce récit d'hécatée : «Céyx, vivement inquiet de ces choses, < ordonne aussitôt aux Héraclides de s'éloigner : car, dit-il, je ne puis pas qui, en effet, serait mieux placé dans le 1, avant ou après les deux vers d'homère. 1.15, WEISKE, XùTô -h 7rpd;ei>TtGv avec raison , Tour, ipbsxq , WEISKE, irptirrov cûoavpour dxt itpîftcuaxv. &TS npinousav me semble une altération de àir&rptisavaxt mis en marge pour expliquer le mot Ô/!TGTGU.GV de la ligne suivante , LE FéVBE, Sib xoù foxai -h yjfimt. M. SPENGEL, irpo'xprun;, comme le ms. de Paris. Le même (Rhet. gr. Prœf. p. XV) signale comme irrégulier l'emploi de xvîxa avec le subj. sans <xv. I. 28, WEISKE, ix Tpav,ïvoc au lieu de tmyovou;. Il me semble qu'il faut lire ou 'HpaxXiiîx; seul ou 'HpaxXt'o; ijrqo'vou;. IX, 3, 27, exprime la même idée dans des tur, subinde aliqua notabili figura excitatermes qui semblent traduits de notre au- tum. leur : Ihec schemata et bis similia conver- (<<>) lliad. XV, 340. tant in se auditorem, nec languere patiuu- (") V. la note critique.
217 208 IIEPI YTOïS. [S. XXVII, 2. S. XXVIII, 2.] où yàp vplv 8uv«rôç «ou àpriysiv. ûç ouï wv an/rot f ohrôxxiffsî, xafti TpûariTe, èç a9ù\ov riva Syjfxov arcoiyeabai.» 3. O ftsv yàjs ÊtnfMaBévnç xax axxoy riva xpimv èni roû Aptcrroj/Et'rovoç èuttxbkç rô 7roXv7rjOÔço)7rov x«j àyyjarpotfov Tcapiaxricjsv «Rat oùseiç ùfxojv ypioiv,» <pnaîv, «oùo ôjoyyjv l-çwv eùpssiïo-etat, «p otç ô 5 fioehjpbç, oùxoç xat àvatoaïç; (3ta'Çerai ; ôç, w utapcorars Grrcàvrwv, xex/etaiiévriç crot T>5s TCappnaiai où xiyxhoiv, où8è Bûpaiç, oc xat Ttapoomi%ua àv rtç.» Ev otteàsi rw vô> rayai StaWarjac;, xat ttovovoù piav?i tv 8tà TôV 9utxôv tç ôuo Zixmxaxç, npôs&wra, «âç, w Luapcârars,» axa Tcpbç rôv Aptoxoysîxova rôv Xiyov àroorpéijiaç;, xaî a7ro/\t7r tv Soxwv, ootox; 10 8tà TOÛ 7ta'9oUS 7toXÙ 7ty\ OV OT OTC< 0J V. 4. Oùx axxoxç y) n>?v Xoirr;, Kxpu?, TîTCTE Si ai itpdtoxv [Amtmiptc; àyauoî ; T H tîirspkvai Su.ai,a\t 'OSutroxoç 8sîoto, "Epyuv TraûtTaotïai, trtyîoi S' aùroî; Jalra TtÉvEtrOxt ; 13 Mai u.vnottûoavtt{, u.t,ct' dsxxo*' épuxaio-avtee, "t'orata xai arùu.atx vûv tvôâo'e axiatvaîo'etxv, Oî viu.' â-jtipdatvoi SIO'TOV xataxeîptte TEOXXOV, Krfioiv TnXiuaxoto Saiçpovos titsi TI Ttarpâv 'YpieT<p6iv TûV atpo'otjev àxoûttt, araîoec éovtge, 20 Oio; 'OôWO-Eùç faxt. KE*AAAION IZ XXVin. KaJ iiévrot y} Tcspicppaaiç, toç oùy_ ùuj/rjxoîroiôv, OÙSEîç âv, otovat, 8ierra'cr i V. ûç yàp èv tmwsixri Otà rwv Ttapxcpcûvw xalovaivcùv o xùpioç (fbiyyoç fioîcùv ànotsxsîrat, oi/rwç fi nspicppacnç 7ro?ù\axtç avutpb'eyysxxi raj xvptoaoyia, xai sic xiauov ottroâù cnivriyst, xai uouj.cn âv 23 LUI ïyri opuaûséç. rt xai âfxouctov, a)ù\ tôéicç xsxpauèvov. 2. Ixavôç Os roùto tfxpjptwctat xat Tllarcùv xaxà xr)v eiçsokriv roù EîTtratptoy «E/syci) phi riiùv oto iyovai rà Tcpoçnxovra oxfiaiv «ùror?, wv Tu^yTEç;TOXOEÔovratryjy eipcxpuévriv Tcopeiav, 7T 3o7r y.0)9 yt 5 xotyfj ftiv ÙTTO TyjcTOÏ^ooç,iSt'a 8È Éxacrroç ùirrô TWV TtpoçjixivTtùv.» Oùxoûv TOV Bà~ 30 VAR. 1.1 CE. rsaài. PV a 3 SuvaTÔ; tî « M. xiaè ÈlîtiaETi. R. atro'xwflt... Tp«- otitt PAR. TcapE'oTaxtv. V3 TfapEimnxEv P. xexxeiuévtic... xi-yxxiotv CR. TovirplîTÔv Ap.Xofov PR. om. T H P. oî Uu.' iy CR.om. XTT.OIV TYIX. îaiçp CR. xa! IXéVTGI itepiopp. H. xa! IIE'VTGI xat ai av. 1, 26 PV a 3 R. àxx' xova; V 3 R. arto TTïî IE... àito T»v wp.
218 [CH. XV11.] TRAITÉ DU SUBLIME. 201) «vous secourir ; de peur donc que vous ne périssiez vous-mêmes, et que < vous ne me causiez un grand dommage, retirez-vous chez quelque autre «peuple.» ( I8 ) Dans sa harangue contre Aristogiton, Démosthène marque d'une autre manière la passion dont il est animé, en passant rapidement d'une personne ù une autre : «Aucun de vous, dit-il, ne témoignera sa colère et < son indignation des violences de ce scélérat et de cet impudent, qui...» ô le plus infâme des hommes! tu t'es vu fermer la bouche, non par des «grilles ni par des portes, qu'on pourrait encore ouvrir...» ( 19 ). Sa pensée n'est pas achevée et soudain il prend un autre tour, et dans sa colère il rapporte le même pronom à deux personnes «qui... ô le plus infâme ;» puis s'adressant à Aristogiton, il semble perdre de vue son premier mouvement; mais, au contraire, il y revient d'une manière encore plus passionnée. Pénélope emploie la même tournure : «Médon, que viens-tu me dire de la part des nobles prétendants? c Faut-il que les servantes du divin Ulysse «cessent leurs travaux pour leur apprêter un repas? «Que ne renoncent-ils à leurs prétentions, que ne se réunissent-ils dans un autre lieu! Que n'est-ce le dernier repas qu'ils célèbrent ici! < Vos banquets si fréquents consomment d'abondantes provisions, «le patrimoine du jeune Télémaque. Vos pères «ne vous ont pas dit quel était Ulysse ; vous n'étiez encore que des enfants.» («") CHAPITRE XVII. Que la périphrase ne contribue à la noblesse du style, c'est ce dont personne, je pense, ne saurait douter ('). De même qu'en musique on rend un air plus agréable par les variations ; ainsi la périphrase relève souvent l'idée qu'on veut exprimer ; elle ajoute beaucoup à l'harmonie de la phrase, surtout si elle ne présente rien d'enllé ni de choquant, et si elle se fond heureusement avec tout le reste. C'est ce dont Platon nous fournit un bel exemple au commencement de l'oraison funèbre : t Maintenant qu'ils ont reçu les honneurs accoutu- «mes, ils vont prendre la route fatale, entourés tous ensemble des der- niers hommages de la patrie, et chacun en particulier de ceux de ses COKJ. 1. 1, MORDS, imixtoêi , SPENCEL, TI U.I'VTOI nspigpaai;. LE FÈVRE, û; ù'yuxoiroiov t. 26, RUHNKEN, gxctwsî; TI *«i â;j.ouaov. C») On pense que ce passage est tiré d'hc- ('») Dcm. Or. I. c. Aristog. p. 778, I. catée de Milet. V. les Recherches, p. 105, et (»») Odyss. IV, 681. U. Mûller, Fragm. hist. gr. I, p. 20 et 28. (i) V. Quint. I. O. VIII, 6,
219 210 nepi vu/ors. [S. XXVIII, l 2. S. XXIX, 2.] varov eèrrev elp.app.ivr)vtopet'av,rô Se TeTVYxxévat rtûv voeuçouev&jv, îrpo- TtOjxTryiv zivx SrjaoCTiav vro rr;ç TrarptSoç. Ap* Sx roirot; purrpttoç; wvxoxre TTJV vôrjo'iv, xv d>txxv A* WV [TX Xéçei] èpslottolyve, [x*9àn- àpumlxv riva] TXV ex TX;repiajpa'cfcwsTtcpiyjx'psvcç tvplhtxv ; 3. Rat Ssvapcôv «Ilôvov Se roû Çxv x^ a>ç riysuivx vop'çere xa7.- 5 XIOTOV Se TraVrwv xat Tro)spxx6)Tarov xrrjua eî; rà; uj/uvàç, ouvyxe/wutcrqe ÈTratvovpurvot yàp ttàw.ov, x roû; sôloiç chzxvi yxîpeze.» Avrt roû rrovetv OÉ/^rs, «TTSVOV xyeusva roû Çxv xséox; Troteforôe» stmiiv, xxl zàox ôpomç ÈTfExTEivar, puryàarjv rtvà èvvoixv rw htxtvip rtpoçrtepioùoîaxro. 4. Rat rô ùuiuyitqv èxefvo roû HpoSsrov «Twv SE 2XU9 OIV rotç cru- 10 Iriaxcsi rô îeoôv eveëaxev x 6eôs ÔriXtxv voûerov.» XXIX. Errixxpov UéVTOI rô Ttpxyax, x TOpt'tppaTt;, rwv àw.wv rrxéov, ei pr) crvp-pirpwî [rtvt] Xaaêavotro eû9ûç; yàp àj3x /sè; 7Tpoçrrt7rr t, xovax>).oyia; zs ô'çov, xat Tra^imro; ttëev xaî rôv IlXarwva, (Seivô; yàp àeî Tf pt ot^rjpta, xàv rttiv àxat'pco;,) ev roû; Nôptot; ).éyovra, w; oûr xpyv- 15 poûv Sef nvviûrov, oûr Yjouaoûv ev rrôjtet îspupévov eav otxet'v, 8iav9. va'- Çouortv wç, et Tcpsëara, opacrtv, exox/vue x xrrjo, 9at, 3x?.ov on irpoêantov àv xat j3ô tov TTXOûTOV ûsr/zv. 2. A/0.à yàp àxi;, ûrrèp rx; ei; rà tx{/xxà roûv etyjotxavwv yp-fiaetùç, ex 7rapev9xxx; roo-aûra 7T (ptaoxoyrjcr9at, TepevrtavÈ ojîxrare TOcvra yàp 20 raûra 7ra9xTtxojTépou; xaî cnr/xsy.tvriu.ivq.vç àtrorej^r roû; Aôyou; 7ra'9o; Se UOJOUç {xereyet rooroûrov, scrov x9o; xsovxç. VAR PA. "A? a Sr, PV 3 RM. r\ i)ixriv C. rfj TIY» tx. V 2 L. àus- Xeiav. 1.5 Em. iro'vou;... r,veu.dva; comme dans Xénophon (Cyrop. I, 5, 12). 1.6 Em. ïroxithcùratcv confl au texte ord. de Xén P. irâo-i EmM. tirutaipcv CR. rra/ôtarov. M. ir«7ûmt0{ Em. eîxxî riaiv. A. ei xiv neiv. R. Wp.ci; loius. M. àxaipw; d*cxtî. l. 17 PV2 i>ç ei jtfo'bat* <pr, èxiixot XIXT. M. x»i ei np. çaoiv CE. om. ô>; devant ix. P. xeaixoxoiiaflai. A. TretpiXoXo'jeîeaxi. Va L.retçiÀo-rnertlxi.M. TreçiXoXd-rr,T*! Va OTroocv. M. ôeov ûtj/oj;. (*) Platon. Menex Dcnys d'halicar- par H. Boissonade, porte expressément ces nasse cite deux fois ce passage de Platon; mots, ausujetdela périphrase (c. 33): Dans pour l'approuver, dans le traité nept ouvo. Hérodote, on lit : La déesse infligea le mal ôvou.. 18; pour le critiquer, dans le traité -des femmes (aux Scythes), au lieu de mpt Anu.. 3stvdrr,T0ç, % 21. Il admire l'har- > dire, elle Iesrendit androgynes et cassés.» monie de cette période, mais il trouve que (S) Plat. Lois, VU, 801 B. trad. de Cousin, l'auteur pèche dans le choix des termes. t. VIII, p. 31. Boileana traduit le mot grec (') V. la note critique. -XoÛTo;par desncacjsmd'oret d'argent,des (*) Xénophon. Cyrop. I, 5,12. richesses de brebis et de bœufs; ce qui fait (*) On lit dans la traduction d'hérodote presque disparaître le vice de la périphrase. par Miot, à propos de ce passage du livre 1", M. Cousin a conservé le mot Plutus, ce qui ch. 105, la note suivante : >Hn passage de la rend bien forcée; il nous semble que le Tibère le rhéteur, alors inédit, et publié mot trésor en fait sentir l'inexactitude sans
220 ICH. XVII.] TRAITÉ DU SUBLIME. 211 t proches» ("). En désignant la mort par ces mots» la route fatale, > et les funérailles publiques par ceux-ci < ils ont reçu les honneurs accoutumés,» n'a-t-il pas beaucoup ennobli sa pensée, et donné à l'expression une sorte de rhythme sans laquelle elle serait trop simple? Le rhythme de la périphrase a donc répandu sur la période entière une certaine harmonie ( 3 ). Xénophon nous en fournit un autre exemple : «Vous cherchez dans le «travail le secret de la jouissance. C'est le plus précieux des biens dont < vous puissiez enrichir vos âmes ; c'est le plus digne d'un guerrier ; ainsi l'estime des hommes a plus de prix à vos yeux que tous les autres avantages.» (*) II aurait pu dire simplement : < vous voulez travailler;» mais par cette périphrase : «vous cherchez dans le travail le secret de la jouissance, > et en développant le reste de la pensée, il donne à sa louange une bien plus haute valeur. Je citerai encore cette périphrase d'hérodote, qui me parait inimitable : «Quant aux Scythes, qui avaient pillé le temple, la déesse les affligea d'une maladie qui les rendait semblables aux femmes.» (*) Toutefois il y a plus de danger dans l'emploi de la périphrase que dans celui des autres figures, si l'on y recourt trop fréquemment : elle énerve bientôt le style, qui devient ainsi vide et traînant. C'est pourquoi Platon, qui fait un si habile usage de cette figure, bien qu'il en abuse en certains cas, s'est exposé au ridicule lorsqu'il dit, dans ses Lois, qu'il ne faut permettre à aucun trésor d'or ou d'argent de se former dans la ville ; car, observe-t-on, s'il eût voulu interdire la possession des troupeaux, il est clair qu'il aurait dû parler d'un trésor de brebis et de boeufs ( B ). Mais, mon cher Terentianus, il nous suffira d'avoir exposé, comme en passant, de quelle manière on s'élève au sublime par l'emploi desfigures ; en effet, toutes celles que nous avons indiquées rendent le discours plus vif et plus passionné; or, le sentiment ne contribue pas moins à la noblesse du style, que la peinture des caractères au charme de l'expression ('). CONJ. 1. 2, LE FéVRE. *Apa &i. I. 3. La correction de RUHNKEN, T,V ytxr.v, approuvée par TOUP et P.-L. COURIER a été admise dans le texte , P.-L. COURIER âpucviav riva aùrp rn» ix rni is. Les mots Tô xiçu et ceux-ci xn&iittp àpaoviav -riva me semblent superflus et venir de la marge , LE FèVRE, tirîxxipov Tôrepâ-ju.».r, itep , LE FEVRE, Iî [ATI icrjaattfu;. MORUS, aùv AIT pu rtvi. I. 14, WEISKE, «axôraro» ôv ou ir«x«tepov «v on vxyy TI ôv , TouP, oxaiv [xxt Boùî] , LE FÈVRE, IïSVTX 3i raûto. TOOP, irtçixoxc-piaact) ou plutôt irxfixoxs-ytiasu. V. Boissonade, Anecd. II, p , WEISKE croit que la phrase TTXôOC. ae... r.o'ovr; est nnescholie. qu'elle paraisse ridicule. nominant quo perturbantur animi et conci- (') Cicéron (Orat. 37, 128) exprime tantur, in quo uno régnât oratio. Illud suainsi la même opinion : Duo sunt quœ bene perius corne, jucundum, ad bencvolentiam tractata ab oratore admirabilem eloquen- concitandam paratum; hoc vehemens, intiam faciant; quorum alterum est quod censum, incitatum, quo causa) eripiuntur, Grœci iwtxov vocant, ad naturas et ad mores quod quum rapide fertur, sustineri nullo et ad omnem vitœ consuetudinem accom- pacto potest. nmoatum; alterum, quod iidem navritixov
221 2J2 n-epi wors. [S. XXX. S. XXXI, g I.] KE4>AAAION IH' XXX. Emiby psvzoï y xoxt ")àyov voyais, y TE ifoxaiç, zx TrXetiu hi Éy.xzipav b'iétxzvxxxt, Wt ày, xv rog œpacrnxog pépovç y Tiva Xomà en, KpoçeniQexaûpjEQx. On itèv zoivw y nôv xupîwv xai iteyaxtrjrperrwv bvopactùiv èxxoyy ôxupxazôis ccyst xai yuxzxxyhï zdbq xvjovovxxq, yioà ô>ç nxat Tofç pyzopat xai tru>7pacpego-i xar axpov Ê7rtT>;5evLta, tiéysgtxj acia, 5 xaxxoc, ewtvaacv, (ixpoq, iayyv, xpa'ros, tri 3è rà'xxa, «v CôCTI nva, rofç Xsyoïç, ûçrrep xyxxuaat xxklîazoïq, 5t aùrrjç; èrravôeiv èxxl nxpxaxsux- Çovax, xai oiovei «Jw^»;» nva roiç npxypjxai «pwvrnxw èvn6ef<ta, iirj xai rapirrôv p TTtxôç eisôra StecJtEvai. djcôç yxp zâ> ovn tôtov rog vog rà xaxà bvhpxcxx O ftévrot '/E 'ôyyjaq aùrwv où nxvzy ^eieôsriç; ritei rots tuxpofç npxypxzîotç mptziqévxt psyx)x xai aepyx bvbpjxzx zxuzbv xv tpaivotro, tô? et n? xpxyixbv Ttpo?w7refov itéya 7rat5i nepiveîy vrjm'w. IlXÀv èv tièv 7Toir5o" t xat t KE<I>AAAION 10 ' XXXI tmxwtarov xai ybvipjov zbo' AvaxoéovTo? 15 OùXS'TI pr.txir.ç ÈTriaTpeçvouat. ïaùr»? xai zb rog 0eo7rôpTroy [xai'roi ènxwexbv] îtà rô xvxï&yov ëpw/e aypjxvxnujùxaxx ïytiv Soxef, onep h KatxtXio?ovx oîs' OITW? xxzxpipavezxi. «Aetvo? wv,» nyyaiv, «o «PtAtTrrroç ava^xoma/ricfat npxypxxa.'» Etrov âp b iotiùztapbç èvioze roû xôtrp.oy TrapaTroXy èpifxvtazaubzepov èmytvwrxsxai 20 yxp xvxivev ex rog xotvog (3EOU Tô SE avvyveç xjs» merrôtepov. OùxoGv «ri VAR PV a L. tbi 4Ni âv TOù. AR. Ï6i Sr, àvri TOù. M. îgï AN) «tpl TOû. CE. tt Ttva Xourà V» 3 L. râ;7rtp w; sien. I. 6 V 11 m. EÙirpt'irttav. A. tùorîvotav. Em. aaot,viiav ri tùxpteetav. R. tùxptvetav. M. axopiivetav -n P»po;. PVE 3 LR. om. TôXXCE. I. 7 C. om. tott ERM, ei^ota;.^ Nouvelle lacune équivalant à quatre feuillets soit huit pages du ms. de Paris P. ITTIXMT«TOV XOù fo'vtjxcv Tô S' Av. à la marge on lit Ope écrit d'une main plus récente. l. 17 P. TOûTT xa! Tô &. L. Taûrvi xa! Tô TOû. M. xai TOù B. P. xat TOV imivetov Jtà... M. txtïvo Tô iwaivitôv P. irapà TtoXù. CONJ. 1. 2, MoRUS, aùtoû TOû opactttxoù. TOBP, a5 TOû œpaottxoû. M. SpERCEL, 4v TOû. (') On a rapproché de cette phrase celleri, qui se lit au 17 du Manuel de Rhétorique de Longin : <pû; fip û;uep TME èwor.u.otttov TE xat tirtxttpr.udtcov ô TCICùTOç XO'- voc àorccaçûv TOï; «"ixaaraîç TTIV irtoavômta -r,; T.\U-IUH. (*) Quint il. VI, 1, 36. In parvis quidem litibus bas tragoedias movere talc est quale
222 [CH. XIX.] TRAITÉ DU SUBLIME. 213 CHAPITRE XVIII. Puis donc que la pensée et la diction s'éclairent ordinairement l'une par l'autre, il est temps d'examiner ce qui nous reste à dire sur l'élocution même. Il serait superflu, je pense, d'exposer à un lecteur instruit comment le choix de mots propres et d'expressions nobles ravit et charme les auditeurs ; il n'est pas besoin non plus de lui rappeler que ce choix, auquel les orateurs et les écrivains apportent la plus sérieuse attention, donne tour à tour au style de la noblesse, de la beauté, une gracieuse simplicité, de la gravité, de la vigueur, de la puissance et tant d'autres qualités qui sont pour le discours comme ces fleurs dont on pare les plus belles statues ; enfin, que c'est le secret de faire pénétrer dans les faits ce qu'on peut appeler la vie du langage; car les termes bien choisis sont véritablement la lumière de la pensée ('). Cependant il ne faut pas rechercher toujours des expressions relevées ; en effet, appliquer à des choses de peu d'importance des termes nobles et pompeux, ce serait mettre un masque tragique sur la figure d'un enfant (*). Mais en poésie... (Lacune de huit pages du manuscrit de Paris.) CHAPITRE XIX..... On retrouve bien Ànacréon dans ce vers : «Je ne me soucie plus de mon amante de Thrace!» De même, je trouve très-significatif, à cause de l'idée qu'il exprime, ce mot de Théopompe, que Csecilius blâme je ne sais pourquoi : «Philippe savait dévorer toutes les difficultés.»(') En effet, un terme populaire est quelquefois beaucoup plus expressif qu'une locution élégante ; l'usage habituel en fait saisir promptemenl le sens, et l'on admet plus volontiers t. 5, ROHKKEN àffov xati7rtt>i$iuu.a. M. SPENCEL transposerait après ivriottoa, 1. 8, les mots xai ci;... trtnîjtuua. 1. 9] TOLLIUS, tisova cit , TOOP, irointtxûtatov , MoRUS, xaîtot f* àirtivè; cîv. La leçon fautive du ms. xai TôV fmivitov vient de la seholie xairot i«atvttov destinée à compléter le sens de xatau.tu.cptrac. 11 faut rétablir la leçon du ms. Taùnri xai Tô TOû BUT:, comme le voulait MoRUS. si personam Herculis ac cothurnos aptare devorandœ nobis sunt, non ferebat. Epist. infantibus velis. ad Att. IV, 5. Dudum circumrodo quod de- (<] On lit dans Cicéron, Brutus, 236: Is vorandum est.. IHso) hominum stultilias et ineptias, quœ
223 2*4 HEPI «-ors. [S.XXXI, 1. S.XXX1I 4.] roû ri xiaypx xxl pimxpx rxrjiaôvwç; xxl psb ITSOVTJç. évexa iù oueçtxç xxpxepovvzoç, rô xvxyxoyxyeïu xx xcpxypxzx buxpykaxxxx itxpzoxpxzxi. 2. Ù3é TîWç eyri xxl xx HpoSarEia' «O K^Eopsvrjç,» <p>j<ti, «pa.- VEîç xxç éxvxov axpxxç itpi3i'w xxzéxxpev eiç > 7rrà, «o? oxov xxxxyop- SEVWV Éourôv 3iÉ<p9Eipîv.» Rat «OniSrjç Éwç TOûSE êrrt rr;ç VEW; Èua'- 5 x-ero, éwç àiraç xxxexpiwpyriqr,.'» Taûra yxp èyyvç Kxpxçùu xhv isiwrrjv, à/\x oùx îsiwteuei rw crrjpavrixw. KE<PAAAION K'. XXXII. Il pt 3È 7r?.r;9ouç xxl peraopcxpwv ô piv KatxLxtoç Éoix avyxxzxxiqeubxt rofç 3uo, r) rô 7r).EfoTov rpefç, crri ravroû vopo9eroûo-i ràrr u9at. O yxp Arjpoo^évriç opoç xxl zùu roioûrwv. O rrjç ypelxç SE xxipoç, 10 Év9a rà 7ra'9>j yetpxppou St'xrjv ixaivrrat, xxl xr)u ftohm/meiocv aùrwv wç xuxyxxlxu Èvraû9a avueydxexxi. 2. «Av9pw:roi, tprjcrt, piapoî xaï xkxaxopzç xxl xokxxzç, rjxprùxypixxplvoi xxç e'aurwv éxaotoi 7tarpî3aç, rrjv tï ubzpixu TrporCTWxôreç npixtpov peu <PiXi7nrw, vwî 5 AXE àv3pw, rj5 yxaxpl psxpovvxeç xxl xoîç xicryjcrxoiç rrjv evsaipoviav, rrjv 3 ÈXm- 15 Beplxv xxl xh prjséva ïytiv SEcnrôrrjv, à rofç npizepov EWJJOTIV opot rwv xyxbùu rjo-av xxl xxuivsç, xuxzezpoyixeç.» Evr aû9a rw TcXyjSet rwv rpo- THXWV o xarà rwv TrpoSorwv èkiitpoçbeî roû p'rjropoç Qvpôç. 3. AIÔTOG ô pèv ApioTOT /\rjç xaî ô 0ES(ppaoToç psàiypxxx cpao-i riva rwy 9pac7Etwv «yat raûra jxrraojopwv, rà, «wçtteqei (pavai,» xat, 20 «OI'OVEî,» xxl, «i yjorj roûrov eimïu rôv xpinou,» xxl, «i 3cf nxpxxivsuvevrixwrepov XÉçai.» H yàp ÔTOriprjaiç, tpacfîv, iàrai rà xo/pmpx. 4. Eyw Si xxl raûra piv à7ro3é;ropai, cpwç 3È TÙMovç xai rô)prjç VAR. 1 1 V 3 MR. TOû aioxpà P. xxtérsttsv P. YEE'J; V i L. Kapaçùiiv... id'tmtsùeiv. 1.7 P. xw OT.U.*VTIKW; CM. ixspi JE HXT.SCU; xat LIET. R. tupi itxïieou; <ti xai. 1. 9PV î L. xoù; Sw Em. 6 Ji Ar.u CR. omettent xai àxâoxcps;. Le texte de Dém. d'après Bekker, porte xai xo'xaxs; xai àxiaxc-pt; P. npo'xef'.v <bix M. TOî; itpoxtpoi; CM. twiirpcaflt. R. tieiirpcotleî PLE. OpaoÉov Em. È7xtTt xr,ai; M. ixxr,8s; xai xo'xar.v. (*) Hérod. VI, 7b. riam et œnigmata exit. (s) Hérod. VII, 181. (*) Pline le jeune. Ep. IX, 26, 8. Sed (') Quintil. VIII, 6, 14. Ut modicus au- Demosthenes ipse, ille norma oratoriset retem atque opportunus translationis ususil- gula, num se cohibet et comprimit? La lustrât orationem ; ita frequeus et obscurat transposition de cette pbrase a été proposée et tssdio complet : continuus vero in allego- par quelques critiques, qui la placeraient
224 [CH. XX.] TRAITÉ DU SUBLIME. 215 ce qui est familier. Si donc il s'agit d'un homme qui, par ambition, supporte patiemment et même avec plaisir des affronts et des dégoûts, on le peindra avec vérité en disant qu'il dévore les difficultés. Il en est de même de ce passage d'hérodote : «Cléomène dans sa folie «se coupa les chairs en lanières avec un couteau, et finit phr se donner «la mort en se dépeçant le corps entier.» (*) Et ailleurs : «Pythéas se fit «hacher en combattant sur le navire.» ( 5 ) Ces expressions frisent, il est vrai, le langage populaire ; mais comme elles sont très-énergiques, elles ne paraissent pas triviales. CHAPITRE XX. Quant au nombre des métaphores, Ocilius paraît être d'accord avec ceux qui permettent d'en employer deux ou trois au plus pour exprimer la même chose('). A cet égard on doit prendre Démosthène pour modèle (*). Au reste, c'est le moment de se servir de cesfigures,lorsque la passion se précipite comme un torrent et entraîne irrésistiblement avec elle toutes celles qui se présentent à l'esprit. «Ces scélérats,» s'écrie l'orateur, «ces pestes publiques, cesflatteurs,ils ont mutilé leurs patries; ils ont, la coupe à la main, vendu la liberté, d'abord a Philippe, main- «tenant à Alexandre, mesurant la prospérité au plaisir de leur ventre et «à leurs infâmes jouissances ; ce bonheur d'être libre et de n'avoir aucun «maître, le premier et le plus sûr des biens aux yeux de nos pères, ils < l'ont foulé aux pieds!» ( s ) Dans ce passage, la multitude des métaphores est masquée par la colère qui anime l'orateur contre les traîtres (*). Pour modérer la hardiesse de certaines métaphores, Aristote et Théophraste conseillent d'employer quelques adoucissements, tels que ces formules : pour ainsi dire, comme, si l'on peut s'exprimer ainsi, s'il faut hasarder un tel terme. «Car,» disent-ils, «l'excuse corrige la hardiesse.»] 5 ) J'admets aussi l'usage de ces locutions ; cependant, comme je l'ai dit à CONJ. I. 8, LE FÊVRE, irtpl Si irxr.oou; TMV jt. TOLLIUS, Tpo'rwv y.ai u. I. 10, MORl's transposerait les mots o fàp Ar.u... TWVTOIOùTWV après ouvt'pixxttcu. M. SPENGEL de même, on bien après çnm. I. 14, TOUP retrancherait rr.v ixiutiptxv , TOLLIUS, TOUP, BEKKER dans Dém. àvantpaçori; , PORTUS, tiairporsû , LE FèVRE, 9pa- «ttiv. 21, SPEMGEL, Tô «treiptl , H. ESTIENNE, tirirtuyiot;. avant la citation. tenb. Anim. ad Plut Mor. p. 41 C. (s)dem. decoronà, 296, p. 324 R. Plu- (») Aristote, Rhét. III, 7. Plutarque tarqne, dans la vie d'aratns, c. 14, imite ce associe Aristote et Théophraste (de Plac. beau passage de Démosthène. V. aussi Pline Phil. in proœm.) Cicéron (de Orat. III, le jeune, Ep. IX, 26, 7. 41) donne le môme conseil, v. Quintil. I. (*' V. pour le sens de cette phrase, Wyt- O. VIII, 3, 37.
225 216 nepi rvors. [S. XXXtf, ^4-5.J pstxyopàv, (otrep èîpwv xotii TWV ayripâruiv), ri eûxatpa xai o-tpospà r;a'9w xai Tô yewaibv ûv /o; elvat epwpu îsta' nva xls^xppxxx on TW po9tw TWS <popôç Tavri 7re<pyx v àîravra Tâ'XXa nxpxiupstv xai 7rpow9efv, ptâxxov 3è xat w? x'jxyxxîx Tràvrwç eiçtrpattsorôat Ta 7iapore;oXa, xai oùx èâ TÔv axpoarwv GTyoXa'Çetv rtepi TÔv roû TTXW9OVS Osyyw, 3tà Tô 5 uwsvqovmxv TW Xéyovn. KE<PAAAION KA' 5. AXXà pwv ev ye Taij ronriyopixiz y.xi iïixypxyxïi, oùx axxo rt OUTW; xarracnofxavttxôv, wç ot ffuveyjf; xai ètoéxxwxoi rp&noi. At wv xai rtapà Sêvocpwvn «Tàv9pw7rivouCTXWVOU; àvaropw 7rop.7rixw?, xai rri ptaxxov oiva- ÇwypoKpdrat 9et'wç irapà TW nxàrwvt. Twv ttèv xetpaxwv oùroû yrioiv 10 axpo7rox[v, ioipàv 3è pufo*ov 3tcpxo3op5o"9a:t ft Ta ù roû <rrw9ovç rôv aùypac, otpovsvxovç te xrkeaxripïybxi <pwo"tv, oîov tjtpitpiyyxç- xai TWV ttèv wsovwv àv9pw7rotç etvat xaxwv àdéxp, yxwaaav Se yeùerewe, Soxttuov avapuxa 3è TWV <pxe 3wv TWV xapstonv, xai mojoôv TOû nepiyepoixévov arpo- 8pwç afywcroç, eiç TWV Sopwtpoptxwv oi'xr/cfiv xorrarerorytuvwv T«î 3è StaSpo- 15 tiàç TWV Trôpwv ôvofta'çet OTevwTOÛç, «TW 8è 7rwSwo- t TWS xapsta;, èv TW TWV Setvwv TTpoçSoxt'a xai TW TOû 9uftoû èneyépast, èrretsw 5tà7ropos wv, évctxoupiav pw^avoittevoi,» <pwo*t, «TWV TOû TcXeûtiovoî iséav èvecpi/teverav, ptaxaxwv xai àvatftov xai arjpxyyxç èvtôç éyovaxv, olov pwcxaypa, tv ô 9uttè; ôtot èv aùrw Çe'uw, 7rw3w<Ta eiç ûrofxov pw XvpatvwTai» xai TWV 20 purv TWV èr«9upwv oacwarv 7tposerrav ô>s yuvajxwvîriv, TWV TOû 9upoû 3è wcrcep ocvspwvfttv TôV ye toîv cmxwva TWV èvrôç èxpayetov, oosv trxwpoùpevoe. TWV à7roxa9atpottèvwv piyxç xai urouxo; aûçerat. «Merà 3è Taûra tjxpxi navra,» (pwci, w xareotu'ao-av, TrpoSo?wv TWV ètw9ev TWV cra'pxa, olov Ta 7rtXwttaTa, 7Tpo9ettevot» voftwv 3è orapxwv éipw Tô atfta TW; Se 30 VAR. 1.1 PV» 3 M. xiresii-à xiv oxifiitiruv. Em. x»l utrà TûV 0^. R. ë?»v mi T»V o/_. H. xaù rà atfosai. 1.2 P. xat Tô Tivvatov û<j/o;, les autres manuscrits RM. ûi^ouc L. «aoà Tô>8eiw I1X PVJ 3 A. xaxôv î«'xeap M. duuaat. Plat. Em. TT.V Si Sr xxpîiav votita Tô>V ç/.epwv. M. wtpiçep. X»Tù 7r6É»Ta Tù M-E'XT, '««). aîtt M. if ÉpsBi PV 3 RM. çao't. PV 3 R. iveifûtsuoe CR. ôjeoï«jtaxaf jta. M. olov jxâx. Em. ciov axua. Platon, a).u.a taxaxôv V 3LARM. om. mr.a'ixja. R. ÇE'OTJI. M. àxu,s! T PAERM. (tafevpeïov (uafsvfeîov suivant Spengel). V3m. uafetov. Em. (') Mcm. Socret. 1,1, 5, s. '*) Plat. Tim. p. 69, B. (s) Cette phrase se trouve dans le texte de Platon à un tout autre endroit, et pa-
226 [GH. XXI.] TRAITÉ DU SUBLIME. 217 propos des figures, j'estime que rien ne justifie mieux le nombre et la hardiesse des métaphores, qu'un sentiment naturel et passionné et une élévation d'esprit véritable; parce que l'impétuosité du mouvement entraîne et pousse en avant toutes ces images, oblige de recourir à ces expressions hasardées, et ne permet pas à l'auditeur, qui partage la passion de celui qui parle, de s'arrêter à les compter. CHAPITRE XXI. D'autre part, rien n'est plus noble et plus expressif, dans la tractation des lieux communs et dans les descriptions, qu'une suite continue de métaphores. C'est ainsi que Xenophon expose avec magnificence la structure du corps humain ('), et qu'elle est décrite d'une manière bien plus merveilleuse encore par le divin Platon (*): «La tête de l'homme,» dit-il, «est < comme une citadelle ; le cou a été placé comme un isthme entre la tête et la poitrine ; au-dessous ont été assujetties les vertèbres qui sont une «sorte de gonds. La volupté est pour les hommes l'appât du mal ( s ), la «langue est le siège du goût. Le cœur, qui est un faisceau de veines et la source d'où le sang circule avec impétuosité dans toutes les direc- tions, a été placé dans une demeure bien gardée. Les canaux qui tra- versent le corps en sont les déniés. Pour remédier aux battements du cœur, à l'approche du danger et dans les accès de colère, parce qu'il est alors comme en feu, les dieux ont mis auprès de cet organe, comme» pour lui servir de coussin, la substance dépourvue de sang, molle et poreuse des poumons, afin que, quand la passion le fera palpiter, il n'éprouve aucun dommage en rencontrant un corps mou. Le siège des «désirs répond au gynécée, celui de la colère à l'appartement des hom- mes. La rate est comme une éponge qui, en se remplissant de déjec- tions, s'enfle et grossit. Après cela, < ajoute-t-il,» les dieux ont tout re- «couvert de chair, s'en servant comme d'un feutre pour protéger les < parties extérieures. Il dit que le sang alimente les chairs, et qu'afin de «répandre la nourriture dans tout le corps, les dieux l'ont traversé «d'une multitude de vaisseaux semblables aux rigoles que l'on ouvrp ixuayitov PV3 L. ir«vt«çûoiv XXT. A. çuoi. M. comme le texte ordinaire de Platon, -B-ârra aura, or.oi, xar. âvutiv, rr.v Si «âpxa wpcboxt.v p.iv XXUU,XTUV, irpisatiuo Si XUUûVMY, fn Si XTuixâruv, oiov TX utanta latoflxi xniuxrx, tnoaaai uaxaxûç; xai Ttpâu; bn-tixcuo-av. L 30 PAER. rnisiiuata. Em. iriar.ta. CONJ. 1. i, Totip, xai svi. WEISKE, xàxi. LU, PEARCE et MORUS, juragù airr; xai TOû <mi8. I. 20 M. SPENGEL trouve irrégulière la construction de la phrase èvov h aorp X,Un\ , PORïUS, «XUX'YIïGY. rait déplacée an milieu de cette description anatomiqne. Au reste, notre rhétenr ne suit point exactement le philosophe, et semble le citer de mémoire. 21
227 218 IIEPI ïtoïs. [S. XXXII, $5-8.] Tpotprj; svsxa^ <p>jcrt, ôtwy^srsvctav Tô erwpa, Tspvovrsî wçtrsp év xrîjtoie; è^sroùç, w; ex nvo; vaparoç émivroç, xpxio'j ôvroç aùawvoc. roû owparoç, Ta TWV masj3wv p's'ot vapara xvixa 5s fi TE/SUT/J 7rapacrTp, IleaQxt fyii Ta TWîUV'J^ôç, oiovsi vswç, i:d<jpxxx, ps9sia9ai TS aùtvjv èaey9spav.» 6. TaÔTa xai Ta nxpxnkfimx pvpi ' orra èoriv é >jç dcni^pm ÔÈ 5 Ta ôsôr;).wptiva, [we; psya?.a«ttjv cpueny SïTJV ai' TpoTtai,] w; r>v{«7âo7roiôv aï pstacpopai, xai on oi 7ra9r;Tixoi xai mpaorixoi xata TÔ TrXsibTov aurai? /XipWJl T07TOI. 7. On psvm xai «yjpfiviz TWV TpÔ7rwv, coçrrsp TâAAa nxvrx xaaà sv Aoyoi;, Trpoayw/ôv oisi 7rpô? Tô apstpov, ôrjaov >;5»j, xâv èyw pr; Aiyw. 10 Em -/àp TOVTOI? xai TÔv naatwva QV% >5xtcrra ôiaaûpouoji, 7ioXXaxtç, wçrtsp ùro /3ax^sia; nvô? TWV Aôywv, si? àxpàroti; xai araovêi? pszxyopxç xai et? oiaa>j-/opixôv (jriwfov ôcœspo'psvov. «Où yàp p'a'5iov érovosiv,» tfvtatv, «en roaav slvai ôsf 5ix>jv xpar>5po; xsxpapéviqv où pxivipxvoç ptiv oîvo? éyxs- ^ypsvo? Çei, xoaaçôpsvo? 5s ÙTTô v^cpot/ro? srspoo 9soû, xaxrjv xocywviav 15 Aa6rÀ>v, àyasôv Trôpa xai pjzpiov ortrspya'çstai.» NiîOJovTa yap (Paca Ssôv Tô u5wp Asysiv, xôaacnv ôs Trjv xpâc/tv, r;oir;toù nvo? TW ôvti oùyj vrjipovtô? sort. 8. Toi? TOIOÙTOI? sxattwuaeftv èmysiptûv [ôpw?] aùtôqev ô KaixiAto?, sv Toi? V7rsp Aiwt'ou cjvyypa'ppvxorv, dzneqxppriae TW 7ravri Auor'av apsiva) 20 naarwvo? atcocmyvao'ùai, ôuui TZXQSTI Yjorîaàpsvo? axptrot? roixwv yàp TÔv Avoriav, w? où5 aùtô? OÙTôV, ôpw? pàaaov piati [TW rravri] IlXa'- Twva, 5 Avat'av cpiast. IlAiôv oùro? piv ùrrà cpiaovsixta?, où5è Ta fls'para ôpoaoyovpsva, xaseôrsp wx/9r) w? yàp àvapaptx>tov xai xxqxpov TôV p'x- Topa 7rpotps'psi TreXAayjrj 5irjpapTy;psvou TOû naarwvo? Tô ô j?v âfpa oùyi 25 TOIOûTOV, où5s ôxïyou ôsiv. VAR M. îuoxbtt'ioxyto T!I M. fè'uv PV i S tiif âxat -s çieiv. M. Tàô*eS. M;TB StTÇai. PVs i A. Tpo7ttxat. 1.7 L. om. xai epaattxoi. M. {««ppaetixol M. îvvotîv. 1. li PV» 3 A. om. SU. PA. xixpa<ju.s'vm.v C. ixxixuu,"'? E. xat Tû ÔYTI. M. VTOOVTO; èoti TPî; TPIOùTCI; P. 7Tiy_a?â>v ôu.to; aùrô xai xixie;. Va t^iy.tipwvôacot aurô xxt o K»x. V3 L. t. O;AO; OùTO xai K. R. êjtty.etptïvô(*«ï aùtp x. ê K. M. ïanjr/tptïv. "0 i*>; aùtooivik RM. 6ei(AaTa PVen. iliftu Sii. (*) V. dans Cicéron /de Nat. D. H, 54 et,r a m sangninei realo subpeclnre coroïs ' '..,. Protegil, imhuuim ftommis avidamiiiie noceadi 53) une description plus exacte et moins Pracipilemque soi. Rabie succiiicu inmrscit. _-. v».:.. A...«. n. >....«:., i ^ «>;. Conlrahilur tepefacla melu, ciimquc omnia sccum métaphorique du corps humain. Le pocte l) UW rel et rcqiiiemraembrisvirina negaret. Claudien (de IV Consul. Honorii, v. 239, s.) Inveail patoionis opéra, madidaniquc fjirenli ^ ' ' ' Pnebuil. ot tumida ruèrent m mollia flbr». a emprunté quelques traits a Platon :.,..,,,. ( s ) Comp. Longin, Fraern. phil. XII. v/ Outppe opifex, ventus confunderc sacra profanis, * Cisinlraii partes aniraœ. sedesque removit. Analyse de la Rnet. t, 21.
228 [CM. XXL] TRAITÉ DU SUBLIME. 21 il dans les jardins ; ensorte que les veines, partant du cœur leur source intarissable, parcourent le corps, comme s'il était un large canal qui se divise en plusieurs conduits. Enfin, lorsque la mort se présente, les liens de l'âme se détachent, comme la corde d'un navire, et la lais- «sent s'échapper en liberté» ( 4 ). Cesfigureset une foule d'autres semblables se succèdent dans Platon ; mais celles que j'ai citées suffisent pour prouver [que les tropes ont naturellement de la noblesse,] que les métaphores contribuent à la dignité du discours, et qu'elles trouvent volontiers leur place dans les passages où le style est animé et abondant. U est évident, sans qu'il soit nécessaire de le dire, que l'on est facilement entraîné à abuser des figures comme de tous les autres ornements du discours. A cet égard, on reproche vivement à Platon de se laisser souvent entraîner, par une sorte d'enthousiasme, à des métaphores exagérées et dures et â des allégories forcées ("). Par exemple, lorsqu'il dit :» 11 n'est pas facile de concevoir qu'il doit en être d'une ville comme» d'une coupe, dans laquelle le vin versé bouillonne en furie ; mais s'il» est corrigé par une autre divinité sobre, et forme avec celle-ci une heu- < reuse alliance, il devient alors une boisson saine et tempérée» ( s ). Appeler l'eau une divinité sobre, le mélange du vin correction, n'est-ce pas le cas, dit-on, d'un poète qui n'est pas trop sobre? C'est en se prévalant de semblables négligences que Cœcilius, dans son ouvrage sur Lysias, a osé soutenir que cet orateur l'emporte en tout sur Platon. Il s'est montré en ceci doublement inconsidéré ; en effet, tout en aimant Lysias plus que lui-même, il déteste encore plus Platon qu'il n'aime Lysias. Mais il ne fait là qu'une mauvaise chicane ; l'opinion sur laquelle il se fonde, n'est pas généralement admise, comme il le pense : il proclame Lysias un orateur exempt de défauts et dont le style est châtié, tandis qu'il reproche à Platon de commettre souvent des négligences ; il n'en est pas ainsi, il s'en faut de beaucoup. CONJ. 1. 3, TouP lit iiiax-a. pour vâixarx. M. SPENCEL (Prœf. p. xv) signale l'irrégularité de la phrase vivixa ai TI T. irxpaarç , RUHNKEN corrige ainsi le texte et la ponctuation : *ît0-/dify o"à TXOV AXAOV u.ii i>; luvâxai. La leçon rpoirixai des meilleurs mas. et la rareté du mot rponas, le changement de constrnction et la répétition des mêmes idées, me font considérer comme une glose les mots &>; fu-pxxai TT.V eùaiv tïoiv ai Tpciroù , 5rpo;»7o>To'v, qui se trouve dans Platon, vaudrait peut-être mieux. V. le Thés. II. St. éd. Didot , Monus, ùu.û; i Kaix. RUHNKEN, ùiaorava i Kaix. WEISKE, siuim; xai aùro; i Kaix. Je remplacerais itti/.tipwv parfaiy/mpuv,et je supprimerais ôaw; qui me paraît une altération de l'i.t»- explication de :w iravri. Je lis auto'bîi ô K. avec MANUCE, TOCP, MOBUS et WïTTENBACB , TW 7iavTi'n'est-il pas aussi de trop? Après oixcvttxîa; il faut sous-entendre fxptvs ou quelque autre verbe analogue. M. SPENUEL indique une lacune après <jni6r, , LE KÈVRE, OàI-JCI Siî. (, Platon, de Leg. VI, p. 773, trad. de sage en deux endroits, Deaud. poet. c. I, p. Cousin t. VII, p Plutarque cite ce pas- 15 E. An seni sit ger. resp. c. 13, p. 191 B.
229 220 IIKPI ï'ioïï. [S. XXXIII, jj i-4.] K *AAAION KB XXXIII. «pipe ô)ô, XaSouptev TW ôvrt ruz&xpiu rtvx ovy/pxyéx àveyxxrjrov. Ap oui à tov en ôtarapiôo"at rapi avrov rovrou xasoxtxûç, rarepôv rare xpetrrov èv noiripxai xxt Xôyotç psyeooç eu èv/otç ôtrjptapmptévotç, f) rô ovppterpov ptèv èv rofç xarop9wpmk7tv, îr/iiq ôè Tràvrr; xai àôtàrrrorrov ; xai en, uri A/a, rarepôv rare xi ràîeiovç àperai rô ripwretbv î> èv Xôyotç, ^ a«ptet'çovç ôtrai/wç âv ipepotvro ; EoTt yàp ravr oixefa roîç rapi vdôovç crxeptptara, *** èmxpto-ewç èi; àvravroç ôeôpteva. 2. Ejrà 5 oiôa ptèv, wç xi imepptyéqeiç tpvaeiç tfxtota xxqxpxi (rô yxp eu raevri àxptêèç xt'vôvvoç erptxpôraroç, èv 5è rotç ptevisechv, wçrap èv roîç àyav 7rXovrotç, etvat n YJOà xaîratpoxtywpovptevov ) poorore 5è 10 rovro xai àvayxafov >j, rô ràç piv raratvàç xai pter/aç cpôcretç, ôtà rô pooôapoj Trapaxivôweietv pujôè èopteo"9ai rwv àxpwv, àvaptapnôrouç côç èrrt rô raxv xai ào"<paxeatè, paç ôtaptivetv, rà ôè peyaxa èrricripaxyj ôi avrô yiveasat rô péyeôoç. 3. AXXà poôv oiiôè èxefvo àyvooô, rô ôevrepov, on «p-cret raévra rà àvspwrreta àrà rov yjtpovoç àei piàxxov eraytvoiaxerat, 15 xai rwv ptèv àptapr^pustrouv àve^àxeittroç w ptvnpuj nxpxpsuei, roîiv xaxôàv ôè raye'wç àrappef. 4. riapareseipevoç ô ovx èxt'ya xai avrôç xpxpvhpxrx xai Opo?- pov xai nûv àxxwv, «rot piéyicrroi, xai tïxiara roîç raat'optao-tv xpvruhpievoç, ôpiwç ôè oùy xpjxprhpxxx pwèxxov aura èravtrta xaxûv, w ratpopa'- 20 ptara ôi àpie/letav eixw rav xai oî>ç è'rvvev vrà pteyaxocpv/aç àveraota'- rwç 7raprv>jveypéva, ovôèv «rrov otptat ràç ptet'çovaç àperàç, et xai puô èv ratert ôtoptaxt'çotev, nôv rov Trpwretov tf/^tpov piâxxov aei <pipeo"6at, xàv, et puô ôt èvôç ère'pov, nôç pteyaxooppootvvoîç avrwç èvexa èrrei rotye xai VAR EmM. Sinfiap-muévov V3 ucvtiit;. RM. ai ûirspftoxai fitf t'8ou; çùati PAR. xîvjuvct PV 3 TOUTOU xai L. unîaaw, PV 3 «Si JXJ- joixi. L. a omis la ligne xai àjtp - t'v a6at P. oùsè ixtfvou à-jvow Tô S. V 3 avà, txeivoo à^v. TO S CE. aittaç CE. un Si' ivôç éripcu. CONJ. 1. 7, PORTDS, ttp' âirav-roç. 1. H, LE FÊVRE, raneivà; ii ue'aa;. 1.14, Mo- (>) Comp. avec notre auteur, Pline le ( s ) Exilis domus est ubi non et muita sujeune, Ep. IX, 2(1. Quintil. Il, 11, 6. VIII, (Hor. Ep. I, 0,40.) persuut. 3,21; VIII,6,I1.X,1,121.Sénoq.Ep.LIX. Serpit humi tutus nimium timidusque pro- *, V. Quintil. X. 1, 21. (Hor. A. P. 28.) cellœ. xxi
230 [Cil. XXII.] TRAITÉ DU SUBLIME. 221 CHAPITRE XXII. Eh bien! supposons un écrivain vraiment correct et à l'abri de tout reproche ; ne convient-il pas d'examiner, en général, s'il faut préférer, dans les poèmes et les discours, la noblesse du style avec quelques imperfections, ou bien une certaine mesure dans les beautés constamment pure et sans défauts (')? Ne faut-il pas demander aussi lequel mérite la première place, de l'ouvrage le plus riche en beautés ou de celui qui renferme des beautés d'un ordre supérieur? De telles questions appartiennent tout à fait à nos recherches sur le sublime et réclament notre examen. Pour moi, je sais bien que les grands génies ne sont rien moins que corrects (*) ; car l'exactitude en toute chose est la chance de la médiocrité ; un esprit transcendant, au contraire, comme une fortune immense, oblige de négliger quelque chose (*). Peut-être même existe-t-il une loi naturelle qui veut que ces talents faibles et médiocres, qui évitent toute tentative téméraire et n'aspirent jamais au sublime, échappent d'ordinaire aux fautes et restent a l'abri du danger, tandis que les grands talents sont sujets à tomber à cause de leur grandeur même. Au reste, je n'ignore pas que c'est par leur côté faible que l'on apprécie communément les œuvres humaines, et que, si le souvenir des fautes ne s'efface jamais, celui des beautés s'évanouit promptement. J'ai rappelé moi-même plusieurs négligences d'homère et d'autres excellents écrivains, et rien ne me plaît moins que ces taches ; cependant, comme ce ne sont pas, à mes yeux, des fautes volontaires, mais plutôt des faiblesses commises par inadvertance, ou échappées par hasard au génie (*), je n'en persiste pas moins à croire que les beautés supérieures, bien qu'elles ne soient pas répandues dans tout le cours d'un ouvrage, méritent nos suffrages pour la première place, par la seule raison qu'elles sont dues au génie. Ainsi, lors même qu'on ne saurait trouver de faute dans le poète Apollonius, auteur des Argonautiques ; lors même que, à RUS supprimerait Tô Jiûripov , WEISKE retrancherait, comme une scholie, les mots: JY àuîaiixv ùx.ii ircj xai ô; ITUVIV, contre l'avis de Schtefer (Ind. in Advers. Porsoni, p. 547.) l. 22, G. DE PETRA, àpirà;. WEISKE fils et BAST défendent la leçon ai-ria;. Cependant BAST fait observer que les mots aî-rîa; et àpuri; se confondent dans les mss. (V. Menandr. *Eirti\ éd. Heeren, p. 89.) 1. 24, SPENGEL, XXV li unseyôc irîpou. («) That there are some instances where sympathise with the workings of the poethe charge is just, will never be disputed tic mind : jrapopâpwitx S\ àftîxitxv tixfi nou aliquando bonus dormitat ; and the xxi ù; I7vx.11 ûwô [/.tvxxwputaç àvtiriotaïe»; trne defence will never be so well exprès- irxpivt,vt-ju.tvx. (Colonel Murr, Littérature sed as in that fine passage of Longinus, of ancient Greece, cité dans le Quarterly who of ail ancicut critics was most npt to Revicw. Sept. 1850, p N
231 222 HEPI rq'ovj. [S. XXXIII, g 5. S. XXXIV, g 2.] ânrcoto; ô ATïO)X.WV(O; é rwv A/syovavrtxôiv Trojyjr^;, xàv TOî; /3OUXO- Xtxof;, Tt/Àv ôxiywv rwv s^wsev, ô sôxjotto; èmru-/iotato;. Ap oûv Qychptrj eèxeuto; âv /xàxxov, w AraXXcôvto; èssxot; yevèasat ; 5. Tt ôè; Eparoo"Sèv>j; èv T>7 Hpi'/iwj (ôtâ TOcvrcov yâjo aaciprjrov rô TZOITIULXrtov) kpyààyw, TioXXâ x«i àvotxovô(«jta 7T«p«7ÛpovTOî, xàx tv>;; zrjç 5 èxoox/i; TOû Satovxviou Tcveiftarroç, «v ùrrô vôftov Ta'çat ôyçxoxev, âioa Sx) puttçbxv 7rot»?T)7;; Tt ôè; èv t/èxeo"! txaxxov âv elvat Bax^'jXtôjv; ÊXoto, iî Il/vôapo; xxi èv Tparywôi'a Iouv ô Xtb;, r) 107 Ai'a 2otpox)oô; ; EîTSIÔY) ot pèv âôiâtrrojtoi, xai èv TW j/x«<pupà) 7râvT7) xsxawjypaopïjps'vot ô ôè nivôafjo; xai 5 i/xpoxx/jç; ôrè pèv oîov mcvra èmipxijmt/av. T>5 (popà, troth/vuvrat 5* 10 àxôywç TtoXXorxtç, xai Tri7rrot>o"tv xruyiarxrx. H oùôet; âv su tppoveiv èvô; ôpâixatoç, TOû Otôtrroôo;, et; TOùTô eruvssi; Ta Iouvo; ài/rtttt/âo'aito è >;;. REGPAAAION RT XXXIV. Ei 5 sèptspeù, foî TOû otxrjôer, xpîvotro ri xatopôtâixata, OVTW; âv xat T7Teptô>;; TOû 7ravTt 7rpoéy_ot AïjpocfSèvou;. Éerrt yâp aùroû TroXtxpoovoTepo;, xat fiaftov; àptrrâ; ey,oov, xai ayjeôôv vnxxpoç èv Trâo'tv, 15 w; ô TrévraSXo;, ouçre TOûV piv TtpwTet'wv èv âttaori TOûV âxx,wv àyoovt- OTOûV Xe/TrecSat, TrpwTeistv ôè TOûV tôtwtoûv. 2. O pèv ye ï*topîô»îç, Trpô; TOû rrâvra êçw ye ryjç OXIVSSCTSOI); pipefo-sat t a ArjposrÔèveta y_atojo9oipara, xa! Ta; Aucrtaxà; èx Trsptrroû TreptstXxcpsv àpaàç re xai -/aptta;. Rat yàp paxaxtçerat, [àootiwa;] s'v9a yjoèj, xat où Trofvra et;»; xat povorê- 20 VAIl. I. 1 PB. ô Ai7oXXra»io{ Toîç ip-»c»xûtat; WOIT.TT,;. V o L. ô Aw. TCï; àpv- «ctstccî; PV 3 Xp/iXo/c». PV a L. irapaaupo»tx; xixtivr.; TB; sxpoxii:. R- irxpaaûpe»tx xxxttvn rrî; îxp. M. irapxaopg»ro; xxxtt»x rn; ixp. 1.6 PLAM. S. rmûuatc-;, T,» ùtîo «p.. R. ipu-r, i.» îiîîo M. G;qe Tû» ui» M. Xtinirat itputtùet. PV a L. pt'v Tt'Tr PVa 3 L. XxXt'jpxTX. AR. Xxxtûaxrx. M. pxxxxiîerxi. CONJ. 1.1, TOUP, 4 TCù; Xp-revaûra; itcniox; , TOUP supprimerait les mots: xi» TOîç Peux ttcitu/po-tato;. 1.2, PEAF.CE, *AB' eux P- Toup transpose les mots "Our.pe; et XoreXX. SPEXCEL, T Ap' eu/, en supprimant i AireXXti»te;. Je pense qu'il fant lire T Ap' eu» 'Ou.ripcu tdxpito; i» u.âxx.e» i Arc rivtaoxt ; Le rapprochement des deux noms propres (»} V. les notes critiques. Plutarque, de Sol. anira. c. 32, mais il n'iu- («) V. sur Eratosthène : De Eratosthenis dique pas & qusl poème appartient le vers. Erigona, carminé elegiaco, scripsit F. (') V. sur Apollonius, Théocrite, Archi- Osann, Gotting G. Bernhardy, Era- tosthenica. Berlin, Th. Gale, Op. My- thol. in Prsef. Eratosthène est cité par loque, Bacchylide, M. Al. Pierron, Ilist. de la Litt. Grecq. {») V. sur Ion de Chio, M. Patin, Etudes
232 [CH. XXIII.] TRAITÉ DU SUBLIME. 233 l'exception de quelques pièces d'un autre genre, Théocrite ait particulièrement réussi dans les poésies bucoliques, voudriez-vous être Théocrite ou Apollonius plutôt qu'homère (")? Eratosthène ( ), dont l'erigone passe pour un petit chef-d'œuvre achevé, est-il un plus grand poète qu'archiloque, qui roule tant d'idées dans son cours désordonné et dont la verve inspirée ne saurait se soumettre à aucune règle? Préféreriez-vous être un poète lyrique tel que Bacchylide, plutôt que Pindare (')? un poète tragique tel qu'ion de Chio, plutôt que Sophocle? Ceux-là sont irréprochables, leur élégance ne se dément jamais, tandis que Pindare et Sophocle, qui semblent quelquefois tout embraser comme un feu ardent, s'éteignent souvent mal à propos et tombent tristement. Néanmoins nul homme dans son bon sens n'oserait comparer toutes les pièces réunies d'ion ( 8 ) au seul Œdipe de Sophocle. CHAPITRE XXIII. Si l'on doit apprécier les beautés d'un écrivain par leur nombre plutôt que par leur valeur réelle ('), Hypéride l'emportera complètement sur Déraosthène. Son style est beaucoup plus varié, il a un plus grand nombre de qualités, il est presque parfait en chacune d'elles : de même que l'athlète qui dispute le prix du pentathle cède la palme de chacun des cinq combats à ceux qui s'y exercent exclusivement, mais l'emporte sur tout autre combattant (*). Non-seulement il imite toutes les beautés de Déinosthène, excepté celles qui résultent de l'arrangement des mots ; mais aussi il s'approprie à un degré supérieur les qualités et les grâces de Lysias. 11 prend, quand il convient, un langage simple et naturel (') ; il ne débite pas aura lait négliger le second. 1. S, SCHURZFLEISCH, xxtxxiviiati au lieu de xxxetvnç. WEISKE, xat TXùTO , TOLLIUS, i\ î<rr,;. SPENGEL, xà "luvo; irxvr' aytiu.ijxii«aito , PEABCE, MORUS, P.-L. COURIER, Tû p.t-rt6ei au lieu de à).«it<î.-<-l. 19,'MORUS, ir«plùxyti , TOLLIUS soupçonne que la leçon XaXEÙy.xTa rient de la phrase XOEXEè (uxa àçtxitxc par laquelle on aura roula expliquer le verbe p.axaxtïetai, et propose de retrancher du texte àotxiîxç. WEISKE attribue cette phrase à l'auteur ; cependant il couserre fixxxxî'itii comme offrant un Bens satisfaisant. M. SPENGEL a admis Xxktû-uiTx dans son texte en supprimant p.xxxxi'stat. Je ne crois pas que cette dernière leçon soit une simple conjecture de Manuce ; j'y rois plutôt la trace d'un verbe équivalent i la scbolie /.xj.cï purà scptxeîac, savoir ân-xcîçtrat, qui se lit dans Xénophon (Memor. IV, 2, 18), et qui conviendrait mieux ici que i.axaxi r ttai, car celui-ci ne s'emploie qu'en mauvaise part et dans un sens différent. V. la note de Toup, et Lobeck ad Pbrynich. p sur les Tragiques grecs, I, p. 87 et s. Ce 6Eî, il tant traduire par leur excellence. poète est mentionné plus d'une fois dans (>) V. sur Hypéride, les Recherchée, p. Plutarqne, de Prof, in virt. c. 8,79 E. Cous Plut, (de Adul. c. 26.) Quintil. X, 1,77. ad Apoll. e. 21, 28. de Tranq. an. c. 3. Vie Herm. re. io\, B\ c. 11. (Wals, Rh. Gr, III, de Péricl. c ) Ps. Plut. vit. X OraL (') Si on lit TU u.i-re»!i au lieu de Tô> OO.TI- ( S ) V. les notes critiques. J'ai traduit con-
233 224 impi YVOïS. [S. XXXIV, g vw; [à>ç ô AwocrÔéi/rjç] /iystai ri re >;8txôv êyet [j^erà y/wcùtrjto; Â3ù] JiiToôç èoprjsvvcasvov ânarot T rteusi aùrôv eiorv àvcèùjtuù., p.w.zrip rro/uttxàvraroç, evyéveix, Tô xarà Ta; eipravelxq Ù7ca9.atoTûov, tntaifutara oùx âuovrsx, où3 àvofycoya, itarà Tous ATTHCOÙS EWô/OU;,flôAÀ. eraxeicteva, 5taavppàç re èrnsé^ios, xai TTOXM Tô XOJLUXÔV xat para 7iat3iâ; eùcrrô^ov. xév- 5 rpov, àuu'tirjtov 3è, ettceîi/, Tô èv Trâort Toirotç erraaxpôsttov oàxrhxabai Te 7rpostpu TraTos, ért 3è pjsoxoyrjcrat xs^upivo;, xa! èv ùypcô StesJoSeOerat Tt eùxauroô; âxp&j; oorrrep xulket TfotrjTixGoTepa, TÔv 5 EraTa'ntov èyrtseixtix'àtç,, w; oùx oï3 vevpxn zx pèv Ttept rrjv ArjTt!» eï ri; âxxoç, SieSeTo O 5è AiîpocrSéwj; xvyiootcoînzoç, à3tay;vro;, rbucrtx vyphq  èm- SstxTtxôç, ârràvtwv ei-rjç. TGùV Tzpoeipriuévtùv xarà Tô TtXiov auotpoz. Ev8a pivrot yexofoc, eîvat (3ta'Çerat xaî àorefoe, où yé/wra vxveî pâxxov, r) xarayexârat ozxv 8è èy/içeiv 8é)j! TW hziyxpiq élvxi, rire nléov xyltrzxtxi. Tô yi TOI Ttspt fypvvriq fi kbrivoyévovç Xoyfôcoy 7rt^«p)90'as ypxyeiv, èzt 15 fxâxaov àv iftopt'sr/v cruvéotïîetgv. 4. AXX è7r«3wt: p, ottiat, Ta ptèv Sarépou xaxà, xat ei iroxxà, ôpwç xpleyêqr), v.x\ xapst'p wrjtpovro;, [àpyà] xaî TÔv àxpoarrjv ripepeiv eôjvra, (oùseiç yoûv TTtepîoViV àvaytvtoo"xu>v tpoëeftat ) ô 8è èv9gv ÉXàiv zxq tur/x- VAR. 1.1 PLAR. Xi-jerai TO'TS. M. xat ÉÇri; JXOVOT. 1.3 P. EÙirâXaiorov, corr. eùnâ- Xato-pov. En» oxicirâxaiotov âj àitàxatorov E. i>; Etiritv V 3 RM. oîxriaaosxi TOTE PV» 3 R. àxpô; P. iirixapr.ç sans accent, les autres manuscrits RM. iiri/apr.i;. ' M. omet les deux lignes TO -JS TOI OUVSOTWI. 1. ISlesmss. portent opuftnç, opu-viac ou op'jto; P. àpiivt'sri xad"tnvni'povto{. V3 3R. au, xapsin viitpovtoc R. XaBùv pour txtiv. M..Xa 3è>v TôV TOû usvaxcçueatàtou. CONJ La leçon XévE-at des mss. annonce encore ici une interpolation : les mots w; i \r Ê u. n'appartiennent pas à l'auteur. TOLLIUS voyait dans les mots XITû; t-pr- Suvo'tEEvov l'explication de ceux qui précèdent pterà fxuxitt.to; r.sù, c'est évidemment formément à la correction que je propose, ride; ce sont Athénée, 1. XIII, p. 591; Plu- Si l'on préfère uaxaxicetat, àtptxtta;?v6a tarque, dans sa vie d'hypéride, parmi cely.pf,, je traduirai : Il sait s'adoucir lorsqu'il les des orateurs; Longin, de Sublimitate, faut de la simplicité. c. XXXIV ; Sextus Empiricus, adv. Mathem. ( ) Stobée (Serm. 123) nous a conservé II, c. 4; Eustathe sur Homère, p. 1259; un fragment intéressant de cette oraison Quintil. L 0. II, 15, 9; enfin, Alciphron funèbre, dont on trouvera une traduction dans deux lettres supposées de Bacchis i élégante et fidèle dans les Discours et Mé- Hypéride (30) et de la même à Phryné (32). langes littéraires de M. Villemain. Essai sur Rien n'est plus connu que le trait attribué à l'oraison funèbre. V. aussi M. Roget, Eloges Hypéride par Plutarque, i Phryné elle-méfunèbresdes Athéniens, p me par les autres, d'avoir découvert son (S) Beaucoup d'écrivains ont parlé de sein : «Sic Phrynen non Hyperidis actions l'accusation d'impiété portée par Euthyas (je préfère oratione) quamquaxu admirabili, contre Phryné et de sa défense par Hypé- sed adspectu corporis putant periculo libe-
234 [CH. XXUI.] TRAITé DU SUBLIME. 22» tout d'une haleine et sur le même ton [comme le fait Démosthène]. Dans la peinture du caractère et des mœurs, il joint l'agrément des pensées à la douceur du langage ; ses traits d'esprit sont innombrables, ses railleries très-fines ; il s'exprime en homme de bonne naissance; il sait bien manier l'ironie, ses plaisanteries ne sont ni froides ni trop fortes, comme celles des anciens Attiques, mais mesurées ; il emploie adroitement la moquerie ; il a beaucoup de sel comique, et ses bons mots portent très-bien coup ; la grâce qu'il déploie dans toutes ces choses est à vrai dire inimitable. Habile à inspirer la pitié, il raconte avec une facile abondance, et l'on admire l'aisance avec laquelle il sait rentrer dans son sujet. Si, à la vérité, son éloge de Latone se rapproche trop du genre poétique, son oraison funèbre est écrite avec une élégance que personne n'a égalée (*). Démosthène, au contraire, ne s'attache pas à peindre les mœurs, h développer ses pensées ; il ne recherche point la douceur du style et s'abstient de faire parade de l'élégance ; en un mot, il est dépourvu de presque toutes les qualités dont nous venons de parler. Lorsqu'il veut se montrer plaisant et badin, au lieu de produire l'effet qu'il désire, il se rend lui-même ridicule, et toutes les fois qu'il cherche à plaire, il échoue. S'il eût entrepris la défense de Phryné ( s ) ou celle d'athénogène, il aurait encore relevé le mérite d'hypéride. Mais, comme les qualités de celui-ci, quelque nombreuses qu'elles soient, n'ont ni noblesse, ni chaleur, elles ne produisent point d'effet et laissent l'auditeur froid. Qui fut jamais ému en lisant Hypéride? Tandis que l'inverse. L 3, RUHIKEH préférait iujju'xua àtùfmix. 1. 4, RUHNKEN, oui" âvâ-jwja, ixxi xarà TGù; XTTIXGù; ixeîvcut, iicutxvi. WEISKE propose <irixtyap(top.(vx à la place d'imxituuvx. 1. 7, M. SEGUIER DE ST-BRISSON (Not. et Extr. des ms. t. XIV, p, 194) montre qu'il faut lire iv ûvpû vtûjaxtt. * , TODP, faîxabic , le mot âpjx, qui rompt la marche de la phrase, n'est-il pas la glose de ^oiutîv «UVTX? 1. 19, PEARCE, fv- Jiv ixùv TO p.i'yxxoouiata-ov xoù lit âxpov XOITX; OUVT. inj/rry. TO'VOV. BAST, (Ep. crit. p. 11) i Ji Mil ixùv rà; pt'yxxoeueotcttat xxibr âxpov àptrà; OUVT. WEISKE construit ainsi la phrase : ô &'t fvfliv ixùv TOVOV TOû'U. xxi (TO'VOV) {lùrrr. O-JVT. lit' âxpov aptrâ;. M. SPENGEL pense qu'il faut lire fvta u.iv... fvsao'i... ratsxa.» Les motifs de l'accusation étaient a reçu de Longin, au passage indiqué, cet restés jusqu'alors enveloppés de mystère, éloge que, «si Démosthène avait entrepris on n'en savait que ce qu'en dit le comique de l'écrire, il n'aurait fait que relever le mé- Posidippe : pxârmtv Soxoùoa TOù; pîouç u.«i- rite d'hypcride par l'impossibilité de l'éga- Çou; pxotpa;. Il était réservé à notre rhéteur 1er.» (Seguier de St-Brisson, Not. et Extr. (auteur anonyme du xi^wi noxttixoû Xo'-fcu, des ms. t. XIV, 3' partie, p. 37.) Le discours publié par M. Seguier) d'entrer dans quel- d'hypcride pour Phrync est cité plusieurs que* détails à ce sujet : il nous apprend que fois par les rhéteurs grecs, Sopater (Walz, Phryné était accusée d'impiété, d'avoir in- IV, 119,414.), Max. PlanudefV. 285.), Aie. troduit de nouvelles divinités et célébré des xander (VIII, 458.) Anonyme, (VII, 335, cérémonies avec des processions illicites 338.).Qnintilien I.O.X, 5,2, nous apprend (Oiâoouç) d'hommes et de femmes. Le dis- qu'il fut traduit en latin par Messala. On cours d'hypéride pour la défense de Phryné ne sait rien au sujet d'athénogène.
235 226 riepi r<ioï2. [S. XXXIV, g 4. S. XXXV, g 3.] XotpvEOTa'ra? xaî È7T ax/xov dperàç eruvretexeo-fasva?, vuvrryojoïa? rôvov, ëp'iyvyx Ttofày, Ttepiovaiocv, xyyivwxv, ray_o?, êvsev 5, S wpiw, rrjv XKX- OTV àr;pô?irov ueivôrrjra xai Svvapuv' èned)ri rovra, oprjpu, c!>? ÔEÔTrEpTrra nva 5topripu*Ta, (où yàp ettofv Sepurôv av9pa)7rtva,) xbpix È? êxvnv tmxat, 5ià rovro, ot? ëyet xaxof? [attavra? cxet vtxà] YUX\ imkp wv oùx 5 EVEI, ôiçkepel xaraspovrâ YJXI xxzxyhyei roù? xit aio7>vo? p'rjropa; xai Oxzrov xv ri? xspavvor? cpepophoiç xvtxvoî^xi?x oppxrx Swatro, r) avro-!p9a) i p.r5ctat rot? È/raÀXrjXot? Èxsivou nxbtaiv. XXXV. EvTt (xévtol TOU nxayùxvo? xai âx/\jj Tt'ç èotiv, w? siprjv, 5ta- <popof où yàp LtsvÈ9si rwv àprrwv, àw.à xai rw Tr?.r;9et 7to^ù /WiTOpurvo? 40 ô Aucria?, optas iù tw Irt roi*? xpxprhpxvi TrspirrsvEi, r) rat? otoerai??.e'vtetai. KE-PAAAION RA' 2. TÏ TTor ouv EIOOV oï ta''9eoi ÈxEfvot xai rôiv pur/tortov CTopE^aptEvoi rris caiyypaqwi?, n*? 5 Èv xrtaatv àxpioeéa? imep<ppovr)<jxvteç ; irpô? iroxxof? â/ù\ot? Èxsfvo, on n tpicnç où ratteivôv [rj/xàç] Çtôov oùî' oryevvè? Éxpivî 45 rôv àv9pa)?tov, à?ù\ oo? Et? psryxkrtv nvà Ttxvhyvpiv Eï? rôv êi'ov xai Et? rôv tjvp.tzxvtx XOCTLIOV «pà? ÈKxyovax, Bexzxs nva? rôiv oxwv aùrrj? Èaopivou? xai œtâotipora'rou? ah/wvtorrà?, Ù9ù? âpayov épura ÈvÉanxorEv rjpûv rai"? i{/uyaî; Travrô? àsi roû pur/ataou, xai w? Trpà? rjp.à? SaiiMvtcorÈpov. 3. Ai'rrsp rrj Bstùpix YJXI Siavota r>5? xvbpwmvng èntsolrjç oùo ô avu-tra? 20 xôapw? apxei", àx/va xai roù? roû TOpiEyovro? rroxxaxi? opou? Exêa'voucrty aï èn'tvoixi xai Eî' TI? 7TEpio7.s', iairo Èv xvx/o) rôv (3ïoy cy/w TT/ÉOV tyti [rô rfeptrrôv] Èv TOiat rô psyx roû xaxoû, ray/»? EictErat rcpo? a yeyivx- LIEV. VAR. 1. 1H. aèria; PV 3 L. évtla dri xûpiov. Em. fvôiv d'àxiistov ou 3 xûsiv». A. tvfla d' S xûpiov PV i 3 AR. 9îO-. deivà dtop. L. 6î07T:U.7TII dtivà Stop. M. vtva Siop PM. xai ù;-eptt xarasp. xai xataçxéf ii PV 3 ALR. ÙKOUiiia; o uiv. M. 4 Auota; xai 8 «Xilov. P.TCXEïOTOV Em. ijropiçiuevoi ouvfpaoei;. R. ùxopsçâjatvoi P. ôow UAI'OV. L. 3acv nxt'ov. ERM. 8; nrx P. xai xaxov. L. îrtpt rôv îv -àoiv xai u.«-fiv xai xaxov. ERM. om. xai xaxôv. CONJ Les mots ânavra; 4E'I vixâ gênent la marche de la période, et bien loin d'ajouter à l'idée de l'auteur, ils ne sont qu'un pâle reflet de la belle image du texte Les éditeurs du Trésor de II. Estienne rejettent xataçiyyct comme dépourvu de toute autorité. 1. 9, MORUS, xai Avaiou âxxir, TI; , M. SPENGEL, aûroû Avuia; dans son texte. TOOP, WEISKE, ôulmç itxeîov E'TI OU TOô EIEV IïX , PRARCE retranche r.aà;. WEISKE l'insère ou après Biov ou après xo'ou,ov , LE FEVRE, iravro; xax.oî xai' us-
236 [CH. XXIV.] TRAITÉ DU SUBLIME. 227 Démosthène, puisant dans son cœur les sentiments les plus élevés et les mobiles les plus généreux, y trouve des traits sublimes, des mouvements passionnés, l'abondance, la présence d'esprit, la rapidité et surtout cette véhémence, cette puissance qui lui est propre et à laquelle aucun autre orateur n'a jamais pu s'élever. C'est par la réunion de tous ces moyens, qui doivent être considérés comme un don du ciel, puisqu'ils ne sauraient être le partage de l'humanité, que Démosthène, triomphant de ses désavantages, foudroie et consume ses rivaux de tous les temps ; et il me semble plus facile de regarder fixement tomber la foudre, que de soutenir sans sourciller ses attaques impétueuses. Il y a, comme je l'ai dit, entre Platon et Lysias, une autre différence : celui-ci est très-inférieur, soit pour la grandeur, soit pour le nombre des qualités ; toutefois ses défauts sont encore plus saillants que ses qualités ne sont médiocres. CHAPITRE XXIV. Qu'est-ce donc qui inspire ces écrivains sublimes? Qu'est-ce qui leur fait négliger une correction soutenue, pour s'attacher à ce qu'il y a de plus élevé dans le style? C'est, entre beaucoup d'autres causes, la pensée que la nature, bien loin de vouloir que l'homme fût un être bas et ignoble, nous introduit, au contraire, dans la vie et au milieu de l'univers, comme dans un grand spectacle, pour que nous jouissions de la contemplation de toutes ses œuvres, et que nous aspirions à les imiter; et pour cet effet, elle a mis dans nos âmes un désir irrésistible de tout ce qui est grand et de ce qui peut nous rapprocher de la divinité ('). C'est pourquoi l'univers entier ne suffit pas même à la contemplation et à la méditation auxquelles l'homme se livre, et ses pensées franchissent souvent les bornes du monde qui l'entoure. Quiconque embrassera du regard la vie entière, et reconnaîtra combien en toutes choses la grandeur l'emporte sur la beauté (*), saura bientôt pour quoi nous sommes nés. f«xou. MORDS, WEISKE, o'xtu.evimttpov. I. 20, RUHNKEI», TTI Siupix xxi Jtxvoix; rxç ivopwxivn; itciftoaf , TOLLIDS, xal ri «tf «TOû XXXGû. Les mots irxt'ov f/.u me paraissent être l'équivalent de TO TttptvTOv, je lirais donc ou bien ôc» TTXîOV fï.ti tv rtioi TO pif X TOû xxxcû, ou plutôt à; Tô TTISITTOV tv TCXOI xxi pif x xxi xxxo'v. Xov xxi TîIOITTôV xptf è; TOû xvxfxxîou Ttpo'ç- tant. (s) Ou, suivant la leçon proposée : Comme l'immensité en toute chose donne l'idée du grand et du beau. ( ) PluUrque (Vie de Marcellus, c. 17) s'exprime ainsi en parlant d'archimède : ira- «xv éx»«tt'y.wv xp«'«-t tçxwtop.iviiv if evvïi xxi Bxvxuoov Tfrioxpuvo;, il; txeîvx XXTXOI- «oxi jasvx TTIV xiitcô ahxottuûxv, oi; TO xx-
237 228 IIEPI ïtoïz. [S. XXXV, g A. S. XXXVI, g 2.] ^ 4. EV9EV <pi»7tzoi)s nwg xyipzvoi, nui Ai, où rà puxpx-peïqpx QxvpxÇopsv, «xai 5(ao>y>7 xai ypritjtpx, àxxà rôv NnXov xai Iorpov, ri Prjvov, TCOAù 3 En pàa/ov rôv ISxfavôv oùsé ye T6 ùap /ipuâv TOUTî tpxoyûw àvaxaiépurvov, bxù xaqxpovctoiçet rô opéyyog, ôrtrarjrréu 9«râ>v oùpaviwv pàaaov, xairot TCo)ù\àxig erooaorouprùwv où8è rwv rrjg Atrv/jg xparr;p&>v 5 à;io9avtiaotôrspov vout'çopvrv, r)g ai àvayoxl Trérpoug re ht. (3v9oû xai OAOUç, o;/9oue. àwtpépoveri, xai 7rorauoùç: êvt'ote roù yévou; rësivov xai aùroù psvou Tipoyjovai TWpiç. 5. AAA bit râiv roioùrwv àrcawwv Èx iv xv eïmipev, wç hmipitrcov phi xvqp&ttotç rô yjaaoîseg r) xai dvxyx.xïov, SavfwtoTÔv 5 ôuoug an rô TTapa'Soçov. 10 XXXVI. OùxoùvCTttye rwv ev Xôyotç (xeyaxotpuwv, <p wv oùxér è?o) Tïîç yj>hxi xai oxpexei'aç m'irrei rô pbytqoç, npoçhret ovvqetàpsîv «ùrôsev, on roù xvxpjxpvfirm) TIOAÙ otcpsorwreç oî rrjxixoùroi otiwç Tràvrcç eîortv CTTOVGJ roù 9vrjroù x«t rà phi à9ù\a roùg yptùpévovç àv9pwrtovç, Dsyyet, rô 3è viloç hyyvç x'ipei psyxhitfpocrlwii; 9éoû * xai rô ph) xtctxttttov où 15 payerai, rô piya 5è xai QxvpxÇerxi. 2. Tt yjpri TTJOOç roùroiç, En léyeiv; Qg htzlwsv rwv àvspwv éxaorog xttxvrx rà atfo0.pxtx évl Ê^wvnrai TroWaxig ùtlei xai xarop9wuan, xai rô xvpiwrarov, wg, et ng hùh\xç rà Ourjpov, rà Arjuoa9»ovg, rà IlXarwvog, rà rwv à/\xwv, ôorot 5r) ntéytcrrot, KxpxnT&pazx Tràvra ôp.iae awx- 20 Bpoiaeiev, D-xytirov àv rt, fxàxxov 3 où3è 7roXXoaT)?tiôptov àv evpebeh) rwv àce/votg rofg rîpwcri 7ràvnj xarop9oup vwv. Atà raû9 ô nâg aùrofg aiwv xai (3i'oç, où Suvofftsvog ùrrô roù <p9ovou Trapotvot'a; àxcôvai, <pepo)v àttéswxtî rà vurirripix, xai à^pt vùv xvxtpxiperx opvxocrr i, xai otx XYipriaeiv, 25 "EST' âv ûô"wp ee pin, xai Sivapea uaxpà TiftriXn. VAR PVa 3E. n xai. LVen. ei xai. ERM. âuà NeîXov. 1. A R. ixnxnttoiiet}* Si T. cùp M. xai TûV TcoXXàxi;. Va L. irnoxottouaivoiv. 1. il V a 3 LR. irtei ri. P. oùx e"t' ie*> RM. éxaotov PVa3ÀR. û; eïre ixxiça; PR. om. Tù avant TûV âxxuv L. àvacptpstat. CON , MARKLAND propose rnrivou; approuvé par RUBNKEN qui remplacerait de plus aùtoo uo'vou par aùto'x ft Bvoî. WTTTENBACH (Bibl. cr. III, p. 38) lit aùt&vo' a.oii ; il cite cependant Plutarque, Mor. 300 D, où on lit irreiot xai aitgï9ove; Trrryat. TouP, dans une note ' ') Plutarque tire de ce phénomène une aavitôv ivsoeev ivoi^n; noixixcv TI xai TTOXUcomparaison morale qui, suivant Wytten- itajè; xaxûv rauniov eùpiioetç xai Snoaupiotia, bach, pourrait fournir quelque secours pour û; (pr.at AnusxptTOt, oùx iïm6iv iirippeo'vt»v, corriger le texte de notre auteur : '\v Se ixx' w;xip trreiou; xai XùTO'X*OVX; mira;
238 [CH. XXIV.] TRAITÉ DU SUBLIME. 229 C'est donc par un sentiment tout naturel que nous réservons notre admiration, non pour de petites rivières, toutes limpides et utiles qu'elles soient, mais pour le Nil, le Danube, le Rhin, et bien mieux encore pour l'océan. La flamme que nous allumons, lors même qu'elle conserve la pureté de son éclat, ne frappe pas autant notre esprit, que les feux célestes, bien que ceux-ci s'obscurcissent souvent; elle ne nous parait pas non plus aussi digne de notre admiration que ces cratères de l'etna, de la bouche duquel s'échappent des pierres et d'énormes rochers lancés du fond de l'abime, et d'où s'écoulent quelquefois des courants de même nature (*) et des torrents de flammes. Au reste, sur toutes les choses de ce genre, nous pourrions dire que ce qui est utile et nécessaire se rencontre facilement, tandis que ce qui est rare excite toujours notre surprise (*). Pour apprécier convenablement la noblesse du style, qui ne saurait admettre une grandeur stérile et vaine, il faut considérer d'abord que ces grands écrivains, bien qu'ils ne soient pas irréprochables, s'élèvent cependant tous au-dessus du simple mortel ; ensuite que, si les autres qualités sont du domaine de l'homme, le sublime se rapproche de la majesté divine ; enfin que, si l'on échappe à la critique par l'absence des défauts, on n'excite l'admiration que par la grandeur. Que dire de plus? que chacun de ces auteurs rachète facilement toutes ses fautes par un seul trait sublime, par une seule beauté; bien plus, si l'on rassemblait tous les endroits faibles d'homère, de Démosthène, de Platon et d'autres écrivains éminents, ils ne formeraient, dans les chefsd'œuvre de ces glorieux génies, qu'une portion minime et de nulle importance. Aussi toute la postérité, qui est inaccessible aux suggestions de l'envie, leur a décerné les palmes de la victoire, les leur conserve jusqu'à présent, et parait devoir les leur assurer, c aussi longtemps que couleront les eaux des fleuves, t que verniront les arbres des forêts.» (') sur le cinquième Fragment de Longin, 8, cite un bon nombre d'exemples qui prouvent l'emploi des mots axrn pw'vov dans le sens des adverbes uniquement, simplement; mais ces mots restant invariables, quelle que soit la construction de la phrase, il faut donc lire ici xùrô (M'VCV. LE FÉVRE proposait ititâu.o\j( Biiou IVîOTI xsù aûtoû (idvou «poxiouoi irupo'c. PaiCE, TOO i-rvivou; «x. 1.10, LE FÉVRE, 5X»; tort Tô itapxa' , TOLLIUS, irxvtu;, PEARCE, iravros, WEISKE, T» wavri ou oràvrte , LE FÉVRE a corrigé îxaoto;. l'xdvrav à;àvir,aivr> xaxix. (Animine an corp. Platon (264 C.) : affect. prasst. c. 2.) V. les notes critiques.., fc.«n ^ xai > M ^ WXr. («) Plutarque (De cup. divit. c. 8) exprime i peu près la même idée : TOôTOI; io,ui» Dans la vie d'homère attribuée à Hérodote, ijmïç tva'aîu.ovi; xai (loxaisici TOï; wiptttoî;, cil; dans Diogène - Laerte I, ch. 8 ; dans «XX' eux IXIîVM; -roi; dna-pcatot;. le combat d'hésiode et d'homère, dans Dion (>) Cet hexamètre, attribué à Homère ou Chrysost., dans Sextus Empiricus, il est à Cléobnle, se lit ainsi dans le Phèdre de conforme à notre texte.
239 230 riepi wors. [S. XXXVI, 3. S. XXXVH1 g 2.] 3. Jlpôç. pjvroi yt rôv ypâanvrx, côc ô KoAoffffôs ô fiplxpmpsvoç où xpeirrcov ri ô noxuxxeirou ùopvyipoç, izxpocxsirxi rrpôç TOXXOîç etitcfy, on erre tièv rs^vyjs BxvpLX%izxi rô àxpiêéffrarov, èttt 3s rwv cpucrtxwv epywv rô iiéyeqos (piern 3è Xoyixôv ô xvbp'jmoç, xàîîî itèv àv3ptàvro>v Çtjrefrai ro.ottotov xvbpdmw, èm 3è roû Xoyou rô vnepxîpov, wç. «prjv, rà àvspwmva npoçrjxn 3 ôpceç, (oh/axapwrret yàp errî rrjv xpyjiv fiplv roû ùrropyriuxroç r) Tcxpxiveatç,) TCi3rj ri tièv à3iànra>rov wç èrrî rô rroxù xtywiq èart xarôp9u>pa, rô o èv ûrrejoo^, TTXJôV où^ ôttorovov, (xsyaxo<piiïaç, /3o>5 Srjpta rrj yjset 7ra'vrrj TcopîÇsaQxt rrjv riyynv ' r) yàp à?xrjxotr/i'a roùrwv KTOJS yèvoir àv rô rèxeiov. 10 Toejaûra r,v àvxyruûov vktp rwv irporïsèvrwv èrttxpfvat ax ppuxrwv j/atpèrw o éxaoroç, oïç rfserai. XXXVII. Tafç 3è ixeraepopaîç yarviwctiv (ètraveréov yxp) où TtapacoXat xai etxôvec, èxa'vrj ptôvov TrapaX)vcrrrovo*ai... KECPAAAION RE' XXXVin.... otot xaî xi roiaûrai «El 107 rèv éyxéipaxov èv raïs 15 mépvxiç xaratrnrarrjpèvov ipopnre.» Aiôrtep «Sèvai jfjor; rô pi/jot nxpopictréov èxaorov rô yàp [èvîors] Ttepairèpw TipozmdmtvD àvaipef rrjv ùrapëoxrôv, TMù rà roiaûra vtreprnvôpurva jraxàrai, écrs ore 3è xat eîç ùrceyavri&kieiç àvritrepiferarai. 2. O yoùv Iiroxpàrrjî, oùx oî3' oyfwç, rraisôç npxypux ÈfaxBtv, 3ià rrjv 20 roû TraVra aù rjrixws e5exf.iv Xéyeiv apixortpiav. EOTI ttèv yàp imibeati aùrw roû IlavrjyuptxoG Xôyou, wç ri ASrjvaiwv TfôXtç rafç eiç, roùç EAArjvaj evepyeaixiç ùrcepëa'xxei rrjv AaxsSaipvjvîwv, ô 5 eùsùç. èv rrj eîsêoxrj raûra ri'srjcriv «ETOIS oî Xôyoi roaairrjv êypwjt Sivapuv, wç9 owv r élvxt xa! rà pur/àxa rarteivà Trouverai, xaî roîç pxpof; Tt e.i9efvai péyeboç, xaî 23 VAR. 1.8 P. «ni SITOû Xo'fw R. àvax. Ji M. umpox? noxxf. 1. OCE. ion iravri PA. ixeivri. R. ixiivr.v H. «xiivo II manque deux feuillets Su manuscrit de Paris. Le manuscrit Vatic. 2 intercale ici ce qui reste de la section XXXI jusqu'au 6 de la section XXXII M. «ïirip ua«ï; TOV «VX. iv TOT; xporoiçct; xat p.71 ii vaî;tttt'pvai; (pcpitri, comme dans le texte de Demosthène. (s) Le défaut reconnu dans le Colosse de versé, et qu'il resta si longtemps exposé à Rhodes ne serait-il pas un défaut de pro- la critique du public! Plutarque (Ad princ. portion nécessité par la perspective, qui inerud. c. 2) trouve aux colosses bien d'andisparaissait lorsqu'il était en place, et qui très défauts, frappa désagréablement lorsqu'il fut ren- C) Pour comprendre la réponse de l'au - no *
240 CH. XXV,] TRAITÉ DU SUBLIME. 231 Quant à l'auteur qui prétend que le Colosse ne saurait, à cause de ses défauts ( 8 ), être préféré au Doryphore de Polyclète, on peut lui répondre, entre autres choses, que, dans les ouvrages de l'art, on admire le fini, dans ceux de la nature, la grandeur. Et puisque l'homme est un être intelligent, de même que, dans les statues, on cherche à imiter le corps humain, dans le domaine de la raison on doit s'efforcer, comme je l'ai dit, de s'élever audessus de l'humanité ('). Néanmoins, pour répéter un avis donné au commencement de ce traité (*), puisque l'absence des défauts est le principal but de l'art, tandis que le génie aspire à la sublimité, quoiqu'il ne s'élève pas toujours également, il convient d'appeler sans cesse l'art au secours de la nature, car leur concours mutuel produirait peut-être la perfection. Il m'a paru nécessaire de discuter de la sorte les opinions que j'ai énoncées ci-dessus ; toutefois chacun est libre de suivre son goût. Pour revenir à notre sujet, les comparaisons et les images se rapprochent beaucoup des métaphores, elles n'en diffèrent que... (Lacune de 4 pages du manuscrit de Paris.) CHAPITRE XXV.... ou telles que celle-ci : «Si vous n'aviez pas la cervelle sous les talons.» (') C'est pourquoi il faut savoir jusqu'où l'on peut porter chaque trait; car, en s'avançant trop loin, on détruit l'hyperbole; en tendant la corde outre mesure, on la relâche, et l'on produit quelquefois de la sorte un effet contraire à celui que l'on cherche. Isocrate, par exemple, est tombé, je ne sais comment, dans le puéril, par son affectation d'amplifier tout ce qu'il dit. Il se propose, dans son Panégyrique, d'établir que la ville d'athènes l'emporte sur Lacédémone par les bienfaits qu'elle a répandus sur les Grecs, et dès son début, il s'exprime ainsi : D'ailleurs, telle est la vertu de l'éloquence, qu'elle peut faire pa- «raitre petites les grandes choses, donner de la grandeur aux petites, COTU. 1. 8, TODP, Tô o"*v ûjripox.f' «Uii, «Xàv cùv. ôuôtovov. 1. 9, TOLLIUS, iravrr, , TOUP complète le premier mot en lisant xâxtotci. WEISKE fils lit âme-roi. DOBR.EE xaravtxao-tci. 1.17, Mort est l'explication des mots ios' ôrt de la ligne snivante. WEISKE propose de le retrancher on de le porter ailleurs , MORDS supprimait tss'xttv. tenr à l'objection tirée de la comparaison du fois du Doryphore de Polyclète. (Priée, reip. Colosse au Doryphore de Polyclète, il faut ger. c. 27. De Prof, in virt. c. 17, etc.) supposer que cette comparaison a été mise (S) V. Sect. II, 3. Sect. XXII, 1. en avant pour justifier la préférence que plut, de Educ. c. 17, 'Avaxxp4<o A* «Tri TYIV certaines personnes accordent aux ouvra- i\ àpxvi; vcû Xô-vcu irpôotoiv. ges exempts de défauts sur ceux qui ont de (<) Phrase tirée du dise, sur l'halonèse, grandes beautés accompagnées de quelques p. 88, R. citée aussi par Hermogène, n-, \S. imperfections. Plutarque parle plusieurs a'c. 7.
241 232 riepl ru-ors. [S. XXXVHI, $2-6.] rà nxijxii xxivôy; etjra'v, xat rtept TWV V uktrt ytyevripsvw/ xpyxîta; OIEX- 0 tv.» Oùxoûv, (pr/ck rt;, Iffôxpxreç, oûrto; tiiwxtç xat rà rrepi Aax 8atpovtouv xai ÂSJîVXC'WV va?ù\a'rr tv ; X^îSôv yàp fô rwv Xôyoxv éyxmuiw àmarixç rij: xx9 aôroû rots àxoioycrt nxpxr/yzkpx xxi -rzpooîptov Sj&rixz. 3. MWTTOT oùv xputrxi rtôv xmepëokùm (in; xaî ail rtûv ayjipxrwj 5 Trposmopzv) at aùrô roûro 8taXav0àvoutTat, ôrt eècrtv vnzpëokxl Yivtrxt Se rô ToiôvSe, 7t t8àv ûrro x7ra0 ta; psyioei nvï o-uvextpwvcô'/raj rapterràaemç, orttp ô 0ouxu8t8>;; ôrt rwv à/ XcxeXia tpûapopivwv nota. «O? r yàp Xvpaxouertot, tpjttt, ôrtxaraoavr ; roù; èv rw îroraptô paxtcrra âxtpa- Çov xat rô v8cap eû9ù; 8t!p9apro àlx oùô» $OTO"OV evrtvrro ôpoû rw 10 roatj) YipartapLSuov, xxl rot; TroWof; Èrt r)v mptpaîyjirov.» Âtua xat trnxôv Rtv&peva. opta; etvat rsspipjxyrirx en, Trota iriaràv «roû Tca'Soyç vttepoyri xat TreptoTao"iç. 4. Rat Tô Hpoôsraov ôrt rtûv Ëv EpporriXat; ôpotov " «Ev roûrci),» tpriutv, «adopta/ou; pcxyjxipriaiv, ocrot; aùrwv rn èrvy%xvov TOpioûorat, 13 xat.xepck xat crrôpaert, xxriyjwjxv ot fixpëxpoi.» Evraû9 otov èrrt rô xat arôpam pâyjaqou rtpôç tôttaterpivouc, xaî Ô7roTôv Tt rô xxrxxeyjâabxt j3  c/tv, èpff;; HWv ôpot'toç )/ t Trt'oTtv où yip rô npxypx VExa r>5; ÛTOpêoXrJs TtxpxkxpSxveaQxt 8ox f, «vrcepfiokfi tf ÙXôyw; yewxvbxt rcpôç roû npxypxroç Eort yàp, tô; où 8faù\ec7Ri) AÉywv, Trovrô; roxouîporo;?. xrtxoo Àueriç xxl Tcxvacxax rt; rà èyyvç èxttxaean; ëpyx xaî Tta9>j C9EV xat rà xcoptxà, xxiroiy tv; dmorixv ÔOTt'jrrovra, 7rt9avà 8tà rô ysloîov xxi yip ô yéaw; 7ra'9o; v ^ 'A j'pôv t<r/_' IXOTTU yni «X C1,T ttrioroxi;; Aaxemxii;. 2.J 6. At 8 ÙTOpéoAat, xxqaintp érù rô pzïçov, oûrw; xaî Èrrt roû- Xarrov, èrtasô xotvèv aptporv )5 7rtrao"t; xat rrw; ô Staoruppô; rarretvsrxrô; EOTIV ouvert;. VAR. l. 3 H. àvaxxaîttttv PV 1 f ivtvai Si vô Tcto'vSt M. itiptu-âxiitm viv TMç 7toX).cî; H. iv TCûTU oot'ac TM X?<? «XtÇ. L 15 M u.*x- rf.avi aùviwv val ivû^x- ' Tl n CR. xstîexuesv ci BotpSapot. M. xatt'xtoottv et Boîp8. BotXXevr»; PV i. tùxofou; CE. iç«toiee»ç PV» î ERM. àp-jov ««x» ixirn* yf* i/ci -yetp otoxii;. xxî ^ip 6 -f. L. à peu près de même. f*) Isocr. Paneg. $ 8. Bekker, p. 45. V. l'hyperbole (Opusc. t IV, 994), n'approuve Fênelon, Lettre sur l'éloquence. pas cette observation de notre auteur. i' s ) 0. Hermann, dans sa dissertation sur ') Thucyd. VII, 54. PI ut arque dans la
242 [CH. XXV.] TRAITÉ DU SUBLIME. 233 < renouveler le souvenir des anciens événements, et répandre sur les nou- < veaux une teinte d'antiquité.» (*) Eh quoi! Isocrate, dira quelqu'un, est-ce ainsi que tu te disposes à transformer les actions des Spartiates et des Athéniens? En vantant de cette façon l'éloquence, il prévient ses auditeurs qu'ils doivent se défier de lui. Il en est des hyperboles comme des autres figures, les meilleures sont celles que l'on ne reconnaît pas d'abord ( 3 ). C'est ce qui a lieu lorsque, dictées par la vivacité du sentiment, elles s'accordent avec la grandeur des circonstances, comme le tableau que trace Thucydide du désastre des Athéniens en Sicile : (*) «Les Syracusains,» dit-il, «étant descendus dans < le fleuve, y massacraient ceux qui s'y trouvaient ; l'eau fut bientôt trou- < blée ; les malheureux néanmoins buvaient ce mélange de boue et de < sang, pour lequel même ils se battaient entre eux.» L'extrême intérêt du récit et la réunion des circonstances nous font admettre comme vraisemblable qu'on se soit battu pour boire cette eau bourbeuse et sanglante. On peut faire la même remarque sur ce que rapporte Hérodote, à propos du combat des Thermopyles : «Alors,» dit-il, «se défendant, les uns < avec les glaives qui leur restaient encore, les autres avec leurs mains «et leurs dents, ils furent enfin tous ensevelis sous les traits des bar- «bares. > (*) Que pensez-vous de ces guerriers qui se défendent avec leurs dents contre des ennemis armés? que dites-vous de ces traits qui ensevelissent les corps des combattants? Toutefois cela paraît croyable ; car une telle idée ne semble pas due à l'hyperbole ; mais l'hyperbole a été naturellement suggérée par le fait même. En effet, (je ne cesserai de le dire,) toute hardiesse de style s'explique et se justifie par des actions ou des sentiments qui frappent l'esprit. Par la même raison, les saillies comiques, bien qu'elles soient absurdes, sont accueillies à cause du rire qu'elles provoquent ; celle-ci, par exemple : «Le champ qu'il possédait n'était pas grand comme une lettre de Lacédémone.» ( D ) Le rire est un signe de satisfaction. Les hyperboles servent non-seulement à faire paraître les choses plus grandes qu'elles ne sont, mais aussi à les diminuer ; dans les deux cas, on exagère. Il y a une sorte d'ironie qui consiste à rabaisser encore ce qui est méprisable. CONJ. 1. 2, M. SPEHGEL, çiioti TIC, d'après Coray, not. sur tsocr. II, 329. V. 3, LE FÉVBE préférerait irfoet-rytapla à xap*ryexji.a , SCBURZFLEISCH, irxr.v 5 xa>« , LE FéVBE proposait ïa<nc pour Xuaiç. POHTUS, TOLLIUS, txarâijiut. 1. 2é, FR. POR TOS a rétabli le verset ajouté le mot Xaxomxf,;. LE FÉVRE, ir/t f àp IXOîTTW pw oxurâxr,; Xsutamxvk. SCHORZELEISCH, fx «' â?'. Toup et VALCEENAER (Theocr. Adon. p. 256) omettent dp', mais ce dernier transporte Xax«mx»i; au vers suivant. vie d'antoine, ch. il, imite évidemment ce passage de Thucydide. (») Hérodote, Vil, 223. (') On ignore de qni est ce vers. V. la note critique. 23
243 231 TIKPI ïm'ots. [S.XXXlX,$l-3.] RE*AAAION RIT XXXIX. H Trifiîrrr; potpa 'TWV cruvteaoyerwy Eiç zô tyoç, wv ye ev dpyjn KpovQÉLubac, E5 rjtuv XEt'rrETat, w xpartote, r, 3tà TWV Xôywv ocjzr, TTotà cj'uviecjiç. Xnèp f,ç èv Suatv xnoypoovzoiç à7ro5e5wx»t s CTWTaypaorv ocra ye zr)ç 0swptas rjv YILûV àptxta, TOOOOTOV E\ xvxyxr,ç TzpoçÔeiriLisv xv evç zr)v Ttxpovcrxv îmôitaiv, ws où pôvov EOTîTOtSoùsVM ràcmç r) apuovix 5 tpvcnxôv xvqpdmotç, aaàà v.xï psyx/xjyopixç xat izebovç Oauaacrrsy rt ôpyavov. 2. Où yxp xv/àç pkv èvzîinori riva Tta'Sr; rotç àxpowpivotç, xat otov éxtppovas xat xopuëavttaffpoù TÛdipeiç cacorexâ, xat /3ao"tv Èv3ovs rtva p'ugpoù npoç ZX'JZTV xvxyxxxet fixlveiv èv pustuô xa! awe^ouoiovo'sai TW 10 tukei TôV axpoarrjy xâv âitoucroç >? TravràVroat ; xat, vu Ata, œ9ô-/yot xtsapas, oùsèv ârtxojç emp\xivovzeç, zxîç TWV r)ywv petaêoxafs, xat T» irpôs à^àrjxovî xpouo" t xat fxt'ç i, ryjç o~vu.<fomxç Sautxaorov Errayouct TroXXaxt;, Eiç 7rt'crrao"tv, iekyrjzpov ; 3. RatVot Toûra rà EtSwXa xat pipr,u.xzx voix Èort TOI9OVS«oùy_t 13 TTJç xvôpomelxç œicrews, ws lîprjv, tjepyfipixzx yvriatx. Oùx otopursa 3 àjxa, TTJV alvitaw, Trj; ^X*'» «"'ftïs» "X' ^ âppovt'av ztvx ovaav Pvôywv] xvipoinoiç Èppurov, xat «xorjs pvswis EçaTrroutÉwjv, TrotxtXas xtvoùcrav i3éas ôvoparwv, voriaeoiv, Tcpxyixxzoïv, xa'xxous, EÙpuùWas, 7ràvrwv rjufv ÉVrpstpwv xai cruyyevoiv, xat àtta rp pt'ç t xat Tfo/ujxoptpt'a TWV Eavrrï; 20 œssyywv Tô Trapssrvws TW Xsyovrt Tra'9o; fis Tas u^x*» T ù>v TcÉXas Ttapasayour/av, xaî as pujtovfft'av OÙTOù Tous àxoiovras àa xastcrràaav, Tjj TE TWV XE^EWV 7rotxo3oprjcr t Ta psyiin cruvappsçoycjav, 3t aùrwv TOVTWV VAR PV» 3 w devant xaxttot» M. àvfipwuci; «vip-rr.jia. CE. tur' ixrjosptx; M. aù).ô; ao'vcv. CE. faitifaaî riva CR. àva-pcxan PVixàv ÔX- Xsu; ô<m «. LARM. âxxot; ôact. L 13 Em. xpioti CE. ù; ittioraoïv PVi A. xaîrot raûra ri. M. xatroi rà TCiaÛTa - I. 17 PV 3 LR.iu.cpùru;. I. 20 M. im- TGîC R. irapiott;': R. omet 4Y. CONJ , P.-L. COURIRR (Comm. de la Caval. de Xénophon, p. 81) propose de lire: xoù xpxttorr,, vît Ata, TWV ^VCUXTWV aùrwv it. a. MORDS retrancherait les mots r, îtà... oùvseatç. 1. 4, LE FêVRE, ôaa -je Six TX; , TOOP supprime tvtp-rr.o-x (<) Si l'on adopte la leçon de P.-L. Cou- arrangement des mots eux-mêmes.» rier (V. la note critique) il faut traduire : (*) V. les Rechercha, p. 118, et l'intro- Le plus efficace est sans doute un certain duction de ce Traité, p. 128.
244 [CH. XXVI.] TRAITÉ DU SUBLIME. 23» CHAPITRE XXVI. Des cinq moyens que nous avons indiqués ci-dessus comme propres à ennoblir le style, il nous reste, mon cher Terentianus, à examiner celui qui consiste dans un certain arrangement des mots ('). Quoique nous ayons exposé, d'une manière suffisante, dans deux livres (*), tout ce que nous avions à dire à cet égard, il nous paraît néanmoins nécessaire d'ajouter, pour le sujet qui nous occupe, que l'harmonie est non-seulement un moyen naturel de persuader et de charmer, mais encore un puissant instrument pour élever le style et toucher le cœur. Le son de laflûten'inspire-t-il pas certains sentiments à ceux qui l'entendent? ne les met-il pas comme hors d'eux-mêmes, ne les remplit-il pas d'une sorte de fureur (*)? et, en leur imprimant une certaine cadence, ne les force-t-il pas de marcher en mesure, et d'accompagner de leurs pas l'air que l'on joue, lors même qu'ils sont tout à fait étrangers à l'art de la musique? Et même les sons de la lyre, sans rappeler aucun chant, ne produisent-ils pas souvent, par la variété des tons, par leur rencontre et leur mélange, ces accords agréables qui raniment merveilleusement l'attention (*)? Toutefois de semblables effets ne sont que de vaines images de la persuasion; ce ne sont pas là, comme je l'ai dit, les véritables moyens que la nature nous a fournis. N'est-il pas évident que l'arrangement des mots, cette sorte d'harmonie du langage naturelle à l'homme, qui s'adresse à l'esprit lui-même et non pas seulement à l'oreille, fait naître en nous une foule d'idées, de pensées, d'images, le sentiment de la beauté, celui de la convenance, tous ceux en un mot qui se forment et se développent avec nous? N'est-il pas vrai que, grâce au mélange et à la variété des sons, il fait passer les passions de l'orateur dans l'âme de ceux qui l'entourent, établit entre ses auditeurs et lui une communication continuelle, et se sert des expressions même pour élever l'édifice du sublime? que par toutes ajouté par Manuce. TOLLUJS, AtYxXirYGpîx; admis par Moncs et P.-L. COURIER, Toup, (UfaX(MTpt7:tix;. 1. 8, LE FêVRE, ivrisiioi , MORUS retranche tv puoow. LU. La correction xâv âuo'joo; est due à BOIVIN , TOUP, xpxait , LE FÉVRE, râ; tmotxaxi. PORTUS, tï; ireiotaoïv.. L 17, Xo-rwv ne serait-il pas mieux placé après oûvotarv, s'il ne doit pas être supprimé! , M. BAKE (Apsinis et Longini Rhetorica, p. 201) montre qu'il faut lire fu/putov... <<8X«TG i.tv»iv. Mais il voudrait a tort supprimer l'interrogation après trxvtxtrxar, LU, après Ss'AvriTpov, 1.11, après tinxpxtoûaxv, 1. 3 de la page suivante. 1.23, LE FêVRE, xxi 4Y lirât. (») Plutarq. ( 'EpuTixo;, c. 18, p. 763, A.) («) Ou bien, en lisant ù^imarsaxt aulieu Tî*X TMV iv6«x!;ousvwv curai; i XùAO;, xxi TX de ti; tiricrx'jiv : Ces accords merveilleux uritpwx xxi Tï TûUTCXVOV i\[i~r.v.i ; V. aussi dont vous connaissez tout le charme. Symp. Qusest. I, 3, c. 2.
245 236 ntpi ïtoïï. [S. XXXIX, 3. S. XL, g J.] xrjxetv re ôpoû, KOù Tzpbç oymv Te, xai à^twa, xaî G\ /oç, J«H TCô», S ev aûrr) TCptXauoavet, rjpôs èwotote eryv5tarrt6éwat, Trovroto*; ripwv rrjç 3tavoi'aç èmxpatoûorav ; AXX éotxe paw'a rô irept TCôV OUTOO; ôpoxoyoupivwv îtatropetv àroyjoûëora yxp ri itzïpx Trternç. 4. YuVnXôv ye TOû Soxefv vorjpa, xai éori Tû> ôvti Goupao-iov, o rw 5 ^op/erpon é AripoorGeioîç érnopépei «TOûTO Tô upr}opto;pa TôV Tore T>5 TO- Xet nepiarxvtx xtvèjuvov trapexgeîv ènûycrev, &çnep ve<poç.» AXX' aùtris Tris Siavw'ae, oùx êxarrov T>5 âppovtato<pwv»r<m oxov re yàp èrri TûV ÎOXTU- Xtxôxy eiprjtai pvgp&jv eùyeveotarot o oùrot xai peyegortotot (îtô xai rô rjpoôov, wv «jfun; xa^xiarov, phpov CWVITTX'JIV ) TÔ re «wçtrep veapoî», érteî 10 Tot'ye èx TXJS tsi'aç aùrô yjôpaç, pera'qes, otrot 5/; eséxetc,, «Toûro rô (joî- (ptaaa, wçrop veopoç,, hzoinae rôv tore xtvswov TTapeXGav,» rj, vw At'a, pa» oirrôxouvov eruxxacr/v pôvov, «etotrie/ev TrapeXGetv dve vétpoç,» xai efarj, TOCTOI/ rj xpaovix TOJ ûtj/ei awriyeî. Aùrô y«p rô ««çttep vetpoç» erri pa- xpoû TOû TrpoîiTou p'ugpoû j3erjr;xe, rérpaen xaraperpoupéyou yjsôvotç e%ou~ 13 pegetoyjç 3è Trjç piâç cruxxaéviç;, «OJç véxpoç;» eùôùç àxpwtwpiaçei ry av/koirp Tô peyegoc. Qç. epratxty, eàv ettextetwjç, «TtapeXGefv érrot'rjcfev, wcrtepei veopoç,» Tô aùrô ayjpaivei, où Tô aùrô oe en TipoçKtirret, on rcj> prjxec TWV axpoxv yjoôvwv otuvexxverat xai Jeay^aXârai TOû ixj/ovc: Tô ôto- TOtlOV. 20 KEd>AAA10N Kz' XL. Ev Se Tofç luxkenx peyegotrotef Ta "kybpsux, xagocrrep Ta ctwfxata, w TWV pxwv errio'uvgeo'ts, wv év tièv oùsèv [TarjÔèv àip érépou] xas e'avrô arjtôxoyov e^et, 7ra'vra 3è per axxtfxojv èxtrxrjpof TeXetov c/iemjpa. Ourwç Ta peya7.a, axesaagévra pèv a7r àxxrjxwv àxxo axx»), apa éaw- VAR. 1.1 PL. xaaiïv. H. «(AOû itpo; ô-yx CE. KtptXanBà'vti x«i Tifii; PV3R. «XX ' tt x«î (Aivia. Va L. àxxà xai puxvia EmM. Tû^OXIîV. 1. (t PV'2 3 LA. TOV TôT' iv rp TtoXn CM. om. oictcto vtço?. LIA Ewi. or'uvtp-yiî. 1.15CE. X*T«- (AITpoÛjAtVOV CE. û;ictp VIÇOÇ CE. TÔ ÔljlOÎ TO àtto'touov Va 3mL. T«0TJ(j.Tt«vT« V a L. oùo't mv,6iv. A. oùo'evt Tar,6iv V a EmM. x«6' iouto TI àçiox V a L. [A«X«. P. de même, mais au-dessus de la ligne. V a L. ôxxo, ip.x. R. ôxxu; dxxn au.. in aare, relut quodam restibulo, statim of- fendit. Deinde, quod natura dacimur ad modos. Neque enim aliter eveniret, ut illi quoque organornm soni, quamquam rerba non ezprimunt, in alios tamen atqne alios (s) Qaintil. I. 0. IX, 4, 9, 10. Eraditissimo cuique persuasum est, ralere eam quam plurimum, non ad delectationem modo, sed ad motum quoque animorum. Primum quia nihil intrare potest in affectus, quod
246 [CH. XXVII.] TRAITÉ DU SUBLIME. 237 ces ressources, tantôt il nous charme, tantôt il nous dispose à tout ce qui est noble, majestueux, sublime, à toutes les impressions qu'il peut exciter, en s'emparanl complètement de nos âmes? Douter de choses sur lesquelles on est si bien d'accord, serait déraisonnable ; il suffit de faire l'épreuve de ce moyen pour en sentir la force ( ). La réflexion que Démosthène ajoute après avoir rappelé le décret qu'il proposa, est regardée comme sublime et mérite réellement toute notre admiration : < Par ce décret,» dit-il, < le danger qui planait sur notre ville, < disparut comme un nuage qu'emporte le vent. > (") Mais l'harmonie de la période contribue à cet effet autant que la pensée même ; la phrase se compose presque entièrement de dactyles, mesure qui a beaucoup de noblesse et de grandeur ; c'est pourquoi le vers héroïque, le plus beau des vers que nous connaissions, en est ordinairement formé. Quant à la conclusion de la période (Sçsrc p vc'uoej, mettez-la quelque part hors de sa place, ou bien retranchez-en une seule syllabe (ri^vcuxu;), et vous reconnaîtrez combien l'harmonie contribue à la dignité de l'expression. En effet, ces mots (ûcirip viyoç) commencent par une mesure longue de quatre temps ; supprimez une seule syllabe et dites <iç vïyoç, ce retranchement détruit la noblesse du tour. Au contraire, si vous allongez lé mot (ûrmpcî vôpoç), le sens est le même, mais le son est changé ; cette image sublime et hardie s'évanouit et se dissipe par le son traînant des dernières syllabes. CHAPITRE XXVII. Il en est du discours comme du corps, auquel l'arrangement des membres donne de la grandeur ; car aucun d'eux séparé des autres ne présente en lui-même rien de remarquable ; mais lorsqu'ils sont tous disposés dans un ordre convenable, ils forment un ensemble parfait. De même, les expressions qui ont de la noblesse, séparées les unes des autres et comme semées ici et là, emportent avec elles et font disparaître la dignité du style ; tandis que, si elles sont réunies de manière à former comme CONJ. 1. 1, LE FÊVRE, Ofiou xoù irpô{ fyxov. 1. 2, LE FÊVRE, «tpixap.(5âvtiv r,[iâ;. I. 3 TOUP, àxx' (*n xat p.avta ou p-aviaç. RoHRXEH approuve la leçon foixt u.avia de Mannce. M. SPEHGEL, un dv uavîa. 1. 3, TOUP, TU Soxtïv. I, 16, Toixius, ôxpumpisiati( ou ÂxpurnpixÇtTat. VVEISKE regarde les mots r>j ouf xoirp comme uue glose , Toixil'S, uçtttpii. LE FÊVRE, û;mp TI veut;. 1.19, LE FÊVRE, TO ûyou; ànorop.ov. TOLLIUS, TCû ûijiouî Je lirais iirioiivssmç comme Portas, Sect. X, 1. Les mots mr.oiv à<p' trépou ne sont-ils pas l'explication de xob' iaurôî M. SPERGEL, ixxo âxxoa'. motus dncerent auditorem. Comp. aussi sage est cité par Demetrius, ic. ip,u. 273, le 18 du Manuel de Rhétorique de Lon- par Hermogène, ir. IS. a.' c. 9, 12. (Wals gin, et v. sur ce rapprochement ce qui est Rh. gr. 111, ) V. G. Uermann, de dit dans les Recherches, p. 74. differ. prosœ et poeticte orat. Pars seconda, («) Dem. de Cor. 36, p. 291 R. Ce pas- Opusc. 1.1, p. 122,123, 124.
247 238 nepi rvoïï. [S. XL, g 1. S. XLI, g 1.] TOTç cruvstaapopsr z«t rô vt(io; erwuatoirotoûputva 8s nfj xoiyuivi'a, xaî m 8EO;/XW Tf,î âpuavlscç TfsptxXetôftsva, aùrôs rw xvxxw mwvrjsvra ylverxr y.ed ayèhov èv TXïç TrsptoSoiç; spxviç Êon îrxrjsous rà psyébri. 2. ÂXXà ir/jv on ys TO^ot xal ovyypxyéw usa rottjrwv, oùx 8vrs; ûuv»xoi «pierei, fo77t0t 8È xaî otpuryéqfiiç, ouws, xotvotç xa«où8sv ErcoyouÉ- 3 votç Treprrrôv wç Ta Tto^Xà eruyyjowitsvot, 8tà pavot; roû cruvônvai x««xp~ pàaxi zscjtx ouatç ôyxov xai dtoérrrjua, xac rô pô TaTrnvot îoxsfv Etvat, mpieëxtovro xasccïrsp awtoi T TcoXiot, xaî <PiXtoroç, ApiOTo<paV>jç Èv Ttenv, v Toiç TCAS/OTOIS EùpiTrîoVjs, ixavwç fipjtv SeîrjXwToa. Mera' yi TOI nàv îsxvoxroviav Hpaoc/rjç <p>ja:, 10 rtjua xaxûv JTI, XGùXSV ëafl' onct Ttéfi. Ztpôîpa SrjpKôSss rô ^Eyôpnw, «XXoè yéyovev ûdojxôv, T>5 lùàau àvaxoyoïiv Et y axx&is orôtô awxppiaai, <pavw<7 rai e/oi, 8tôn nos ffuvôicreoos TTOOJTTJç ô Evptra'8r;s pjta/\ôv Érov, w roû voû. 4. É7Tt 8s rrjs crupoprvrjs ûrrô roû rxupou At'pxtjî, 15 Et Si izov Tvy.ci, nipiç îxiçaç etxx' ôixgû Xaflùv Tuvalxa, itérpav, Spûv, ptttaxxaeouv àei, icm (xèv yewxîov vuà rô "kfjpust, ccspotspov Se yéyove TW TTJV xppavixv pô xeatcrnevaqsu, pjo otov èv onroxuxtcjuatt tps'pec/sat, eftxà emjptypwis TE 20 eyjtv n-pôç âaaraa rà hvipxrx xat èe/peto-para TWV ypôvwv, rrpôs ÉSpaTov SiaëetoVjxôra péyesoj. RE«PAAAION KH'. XLI. MtxpoTroioûv o oùsèv OUTWS èv rot"s îxjnjxofç, OJS putipoi, xex).a- VAR M. tri Tû> S'ecuû. 1. A CE. Sri TI R. Stà uo'vov roû <rjv8. 1. " PVi3T«ÛTa3'. 1. Il PR. xai'oùxsv Eau" îivoi. L. Sivci veep; M. eot îxxovëtt. I. 1AR. iiriijlrii;. 1. lopva xsù Tô Xn.aa VsL.jMid" otov utiv iroxûxiou.»: TI. M. ctov iiccxûxtagxx TI. R. uèv àncxuxîcutatt ftp M. puxponotbv. (t) Il n'est pas question de cette observa- parler de Philistus de Corcyre, un des sept tion dans ce qui nous reste du Traité du poètes tragiques du second ordre. Rien Sublime. V. l'/ntroduotton. n'empêche de croire qu'il s'agit ici de l'his- (*) Dacier voulait qu'on lût Philiscus, torien sicilien, sur lequel Plutarque porte nom d'un poète comique d'une époque in- un jugement analogue à celui de notre aucertaine. Tollius pcusait que l'auteur veut teur. V. les Recherches,]} V. aussi
248 [CH. XXVIII.] TRAITÉ DU SUBLIME. 239 un corps, si elles sont retenues par le lien de l'harmonie, elles charment l'oreille par le retour des sons, et la période, composée ainsi de plusieurs membres, produit l'effet de la grandeur. J'ai déjà montré assez clairement que, parmi les écrivains en prose et les poètes('), il y en a un certain nombre qui ne sont point naturellement sublimes, qui peut-être même sont dépourvus d'élévation, et qui, se servant ordinairement de termes simples, populaires et nullement recherchés, revêtent néanmoins, par l'art seul avec lequel ils les assemblent et les accordent, un air de noblesse et de dignité, et évitent toute apparence de bassesse; tels sont, entre autres, Philistusf), Aristophane quelquefois, Euripide le plus souvent. Ainsi, après avoir immolé ses enfants, Hercule s'écrie : c Mes malheurs sont au comble, on n'y peut rien ajouter.» (,') Cette exclamation tout ordinaire tire son sublime de la manière dont elle est construite ; ce qui se verrait clairement si l'on disposait les mots dans un autre ordre ; car la poésie d'euripide parait bien plus dans la composition que dans les pensées. Lorsqu'il peint Dircé traînée par le taureau : c Partout où passait cet animal furieux, dans sa course vagabonde, il entraînait «avec sa malheureuse victime, des arbres, des rochers;» (*) l'image est belle par elle-même, mais l'effet en est augmenté, parce que la mesure du vers, au lieu d'être rapide et précipitée, rencontre comme des obstacles dans les mots qui s'appuient les uns sur les autres, et dans le choix des pieds, qui, par leur longueur, donnent à l'expression une noblesse incontestable. CHAPITRE XXVIII. Rien, au contraire, n'affaiblit autant la dignité du style qu'un rhythme CONJ. 1. 7, LE FÉvas retranche Spiuc. PEARCE lit éqxcv xai Jiapaa , Runtt- KEE, rf irxavii àvaxc'-jw VALCKENAER, (Diatr. p. 66. ld. ad Phœn. v. 717.) Ei Si TTGU rôyct ir«'pi txiçac Taëpoç nay_... TODP, TûYGI «XiÇa; ToUP, ytvvaïov Tô Xviuu , WEISKE, lv àitoxuxiaaati. p. 108, l'opinion de Plutarque sur Aristo- («) Ces vers sont tirés de la tragédie d'anphane. tiope. Valckenaer les mettait dans la bou- (*) Euripide, Herc. fur. v ou che du chœur qui rappelle que Dircé fut Ce vers est cité deux fois par Plutarque, enfin punie par la divinité vengeresse. V. Mor. p F E. Matthias, Eurip. trag. IX, p. 70.
249 240 HEPI ïtoys. [S. XLI, g 1. - S. XLHI, I.] apéw; [Xôyei>] mal aeaoënpsvo;, otov 8)9 iwppiyioi, mai rpo/aîoi, mal 3tyôpeiot, rexeov eîç hpyj)<rtimov CTwemmmovre; eùôws yàp navra (paiverat rà marappvbua xo«[/à, mal Lumpoyjxpti, mat ànabiorara Stà rrï; ôpxxt- 8eîaç evrtiroxa'çovra. 2. Rat tri roùruv rô yeipterrov, orrwç, &çmp rà eî>8àpta roùç 5 àmpoarà; ànb roû npxypjxro; àcpéaxei, mm en aura /3ia'Çerat, O'JTGX; x«t rà mareppvbpiapiva rœv hr/ophav où rô roû Xôyov Tta'9os èvs/swcrt roû; àxoùouo't, rô 8è roû pvbp&v, ô>; èviore r:poet3ôra; ràç ètpetxopivaç xaralâ)c\ei; aùroùç vnompovetv rofs Xéyoum, mm ybâvovra;, wç ev ^optû irpoa7ro8i3évat rxjv ëàffiv Opo/to; 8è dpsyébri mm rà Xt'av avymeîpsva, mm eh; pxmpà mm fipxyyavïlaèa iruymsmnppêvx, mal àçavel yôpupotç rtalv màxmiloi; mxr èymonà; mm amhipôrrira; Ê7rtcruv8e8eaéva. XLII. Ert ye uà)v uujtoue; ttetwrtxôv mm r) àyav rrjç ypoîamç ovymoirri irnpoî yàp rô péyeboç, orav ecç, Xtav awxynrm fipxyjb. kmovicbiù 8è vûv 15 top rà 8ecvroxç tjwecrrjoattftsva, a?ù\ oaa àvrtmpv; pxmpà mxi maramemeppjxrtapkva ovymxmr) ttèv yàp xoxoiet rôv voûv, auvropua 8 evc eùtsù [àyet], ArjAov 8, ebç épnaltv rà exratxvîy àroij/uya, [rà yàp âmxipov primo; àvxmatkoîipsva.] uvl KE<PAAAION KG XLIll. Aetvô 3 aiuyyvat rà pjeyébri mat r) pxmpbm; roôv èvopyxrœv. 20 Ilapà yoûv roi Hpo8ôrw xarà ttèv rà Xipupara 3aiuovt'ti); ô yeipùv rté- (ppaarat, rtvà 8è, wj At'a, nepiéyet rfi; vfoi; àsoçôrepa xat roûro pèv ûffa); «Zeaàon; 3è r>5«0aaa'o-ay;ç >' ûç rô «Çee/a'ay;ç» rroaù rô uuj/o; nepionâ 3tà rô xaxéoropov. ÂXX, «O àveuo?,» cpx-fftv, «àcôtraffe» xaî, «Toùç rrepi VAR Etn. Xtfu. 1.2 V1 L. xtatiov. I. 5 V 2 L. faxt. M. Sxt pour 3ir»ç. 1.6 V a L. iœs'xti V1 L. evri Si CR. irxr.poî. EtnM. mipoî V» 3 L. xi où Jto'vxuî CE. xuxùti. M. auvxouix S' tir' * tùdù. CE. omettent â-jtt. L C rà-ràp âx. "- Etn. - ' ' àiro'ijiox* T«p.T«. M. tx-itîxy i-i* àiro'i);uxa i-" fàp -- TO * âxaipcv. ' 1. 22PV>3B. Tivà Si -p&ia CR. axx' i av. M. xat 0 av. Va 3 RM. txoirixot. PR. xoirtxsxi. CONJ. 1. 1, LE FÊVBE, Xo'fwv ou X070U. RUHNKEN, fuéaô; xtxxaau;évot ôxoi;. Il me semble que le mot XOVM doit être supprimé. 1. 2, TOUP, TIXIOV à; ôpxxctttxôv , Thés. H. Steph. cd. Didot ùinotistiat. 1. 6, LE FêVRE, ttp' taorà. TOUP, l<p' aura ,
250 CH. XXIX.] TRAITÉ DU SUBLIME. 41 coupé et rapide, comme les pyrrliiques, les trochées et les dichorées, qui dégénèrent en mesure propre à la danse ; car toutes les fois que l'on donne au style une harmonie trop soutenue, il parait aussitôt plein de recherche et d'affectation, il devient monotone et manque de vie. Et ce qu'il y a de plus fâcheux, c'est que, de même que les chants lyriques font perdre aux auditeurs le sujet de vue, en ne les occupant plus que de la musique, ainsi les discours trop harmonieux n'excitent aucun mouvement passionné chez ceux qui les entendent, et ne charment que leurs oreilles; aussi, comme on prévoit d'ordinaire quelle sera la chute de la période, on prévient l'orateur et l'on achève avant lui la mesure, comme on le ferait dans un chœur ('). La noblesse du style est également étrangère à tout ce qui est trop symétrique, à ces phrases coupées qui se composent de mots trop courts, et que l'on dirait liées ensemble comme des pièces de bois, par tenons et mortaises, et au moyen de clous. Une extrême concision est contraire aussi à la dignité du style ; la grandeur disparaît lorsqu'elle est resserrée dans un espace trop étroit. Je ne parle pas ici d'une brièveté assortie à la pensée qu'il faut exprimer, mais d'un style faible et haché ; car si la concision rend le sens obscur, la brièveté au contraire aide l'intelligence. D'autre part, il est évident que la prolixité et des développements prolongés outre mesure, ôlent au style sa chaleur et sa vie (*). CHAPITRE XXIX. Les expressions triviales rabaissent aussi beaucoup le style. Nous lisons, par exemple, dans Hérodote, une description de tempête dont les détails sont pour la plupart admirables, mais où l'on trouve, en vérité, des traits indignes du sujet ; tels sont peut-être ceux-ci : «La mer s'étant mise à bouillonner» ; car ce mot «bouillonner > affaiblit beaucoup par sa bassesse la force de l'expression. «Le vent cala» ; et ailleurs : «Ceux qui fu- «rent victimes du naufrage périrent d'une manière fâcheuse;» en effet, M. SPEKGEL, Où TX , LE FêVRE a corrigé XMXùEI en xoxcôsi , PETRA et LE FEVRE, irsimin. U. ESTIENNE, SéVEI , LE FéVRE, dûjrux* *f*? «h" p-** 8 ' "*«'- fff» on plutôt xrfeipov xvxxxxûptvx. Tout», àitoij/uya art itxpx prixo; xx. xvxy.xx. RUHKKEN, t»; f i.iraxtv TX èxtxîïiv àitcôûxirat, ei; xx. p.. iva-/ # «X. WEISKE, TX irap' âxxipov prxo; àvxxxxoûutyx, M. SPEMGEL, xiroijiuxx fxp TX xxxipov pûxoç xvxxxxivetoipevx. Ces derniers mots TX "jxp xx. fi.f,x. xyxx. ne sont que l'explication de ceux-ci : TX ixtxov.v, et doivent être retranchés. (') Ceci paraît emprunté à Aristote, Rhét. III, ch. 8, 3 I. (») V. la note critique. 24
251 212 nepi v<km. [S. XL1II, g 1-3.] rô vxuxyiov opxaaophiovi; e'çitsiyjsro rao; «jropt. M Aaepvov yàp Tô KO- Tra'ffai xai isiwrixov rô o A;rapi rtjxixoyrov 7ra'6oy; àwxnov. 2. Opoi'w; xai ô 0 Ô7ïop7ro;, vxeptpvw; axevciaxç rhv rov népaoy xaràc'ao'ivè7t Aryurrrov, èvoparioi; riai rà oxat 8i oa).ev. «Iloia yip ro- XIî, y 7Torôy Ê'Svo; rwv xarà nîv kaixv, ovx èrtpeaovjaxro Trpô; j3aaix a ; 5 Tt 5è rwv ex nos ytj; yevvwpivwv, y rwv xarrà riyyyv ènitù.ovpsvwv xa- Xwv y ripu'wv, ovx hwpxaby Swpov w; avrôv ; Ov 7roÀXai phi xai TtoXvre- Xef; orpwpvai xai ^Xarvi'Se;, rà fiiv àxoypysf;, *i 3È TroixiXraJ, rà SE Xeuxai, TroXXaî os o*x>7vai yjpvaxl, xxrsaxevxaphixi itxai roi"; ypyaipaiç, rîoxxai 3è xai i-votiss; xai xxivatotxvrexeï; ; En 8è xai xotx.o; xpyvpoç 10 xai yjovo"ô; xrssipyxaphioç, xai èxtrwttara, xai xpanôp ;, wv rov; piv Xi9oxoXWrov;, rov; 3 axxoy; àxpiéw; xai TroXyreXw; EISE; âv haztnovypivov;. IIpô; Se rovrot; àvapiqpjroi phi orrxwv pvpiàse;, rwv piv EXXtpytxwv, rwv 5è j3ap6apixwv vtrepoa'xxovra Se rô rrx.rjso; viroçvyia, xai rrpôç xaraxorrrjv izptlx Eï; ravra xai rroxxoi phi aprypuarwv pisipvoi, 13 rroxxoi 3 oi ÔuXxxot, xai r/a'xxot, xai yjizpxt /3ôX 3wv, xai rwv àxx.wv arravrwv ypyalpcùv roaavra SE xpéa rerapiyjvphix TravroSarrwv ispsiwj, ou; r/wpov; aùrwv yevéobxt rr)xixovrov;, wrre rov; 7:po;isvra; rrsppwsev vroxapêàveiv ôy^ov; eïvai xai Xo'ipov; àvrw9ovpivov;.» 3. Ex rwv vjojxorépwv erri rà rarrnvérepa arrosispa'r/xei, SÉov TO>I>7-20 axabxi rrjv aiïs\yani éurraxtv àxxà r>5 Ôaypao-nî rô; oxaj; rrapacrxeyrj; XKxyyùix rrapapiça; rov; 9vXarxov;, xai rà xpvipxzx, xai rà axxxix, pxyzipzio'j rtvà yxvrxaixv ènoiyasv. Ùçrsep yip, sï ri;, Ètr ayrwv èxeivwv rwv rrpoxoo'pripa'rwv, peraçv rwv yjsvo'iwv xai XaSoxoX^rjrwv xparrjpwv, xai xpyjpoi) xoîx.oy, axrjvwv re ôxo/jove/wv xai èxtrwuarwv, <pépwv 23 piaa 9r;x ôyx^axta xai axiaux, ovrw xai rô; ippyvtixç rà roiaora bvipxzx xast'orarai, rrapà xaipôv ejotarararrcpeva. xzpztûq Sa yv r>j Trpo;oij/ i rô Épyov xîayy xxl oiovà r/riypara VAR V13 à/apiu-rl. A. à/ifiatov. PR. xoriâeai. 1.2 PLAR. àx«fterov. 1. S RM. iirpiabtôito R. -jsvoat'vmv CR. il TIU.MV. M. natov. I. 8-9C. à).ouppi, TTOixiÂTa, Xfjxà. EmRM. axoup^iî;, ucixixtat, Xt'jxxi R. lî; * TXûTX CE. y.xjtxt BISMUV. 1.17PVa 3 TCIXJTX o"s xps'x. RM. om. isxvttov V 3 L. (<) Herod. VII, 188,190, 191. L'historien ses enfants par un meurtre involontaire, et n'emploie pas le terme ôxapi; * P ro os au P ailleurs, I, 107, aux chagrins de Crœsus; naufrage, mais il l'applique dans le même dans l'un et dans l'antre cas, l'expression chapitre au malheur d'un père qui a perdu semble trop faible. Plut arque, de Herod.
252 [CH. XXIX.] TRAITÉ DU SUBLIME. 243 le terme «caler» est bas et familier, et celui de «fâcheux» ne convient guère à un semblable désastre ('). Théopompe (*), de même, dans une magnifique description de la descente du roi de Perse en Egypte, a gâté tout son tableau par quelques mots déplacés : «Quelle ville,» dit-il, «quel peuple d'asie n'envoya pas des «députés au grand roi Y De tous les produits de la terre, de tous les ou- < vrages de l'art les plus rares et les plus précieux, en est-il un seul qui «ne lui ait été offert en don? Ne voyait-on pas une foule d'étoffes, soit «pour tapis, soit pour vêtements, les unes teintes en pourpre, les autres «brodées, les autres blanches, une foule de tentes brochées d'or, pour- «vues de tout ce qui est nécessaire, une quantité de robes et de lits «somptueux? On y admirait aussi de la vaisselle d'argent, de l'or tra- «vaille, des vases, des coupes, les unes garnies de pierreries, les autres < artistement et richement ciselées. Ajoutez à cela une quantité innom- «brable d'armes grecques et barbares, une multitude de bêtes de somme, «et autant d'animaux destinés aux sacrifices et aux banquets; puis un «grand nombre de vases remplis de mets tout préparés, des outres, «des sacs, des marmites d'oignons ( 5 ) et toutes les autres provisions dont «on peut avoir besoin ; enfin une telle masse de viandes salées de toute < espèce, que les monceaux qu'on en avait faits paraissaient de loin, à «ceux qui en approchaient, des éminences et des collines.» Il passe ainsi, des détails les plus nobles, aux plus vulgaires, tandis qu'il aurait dû suivre la marche inverse. En joignant à l'étonnante énumération de tous ces préparatifs, les outres, les ragoûts, les sacs, il fait naître dans l'esprit des idées de cuisine. En effet, si, au milieu de tout ce riche appareil, de tous ces cratères d'or, de ces coupes chargées de pierreries, de celte vaisselle d'or et d'argent, et de ces tentes resplendissantes de dorures, on venait placer des outres et des sacs, cela ne présenterait-il pas un aspect choquant? De même, de pareilles expressions, insérées mal à propos dans la phrase, la gâtent et la déparent. w;reott PER. àvriodouo. M. àvwôcwwj; PV î M. ti; rà TUT M. xxt Tï, CE. à'yfjxîa L. xcixcj; àavûv. t. 26 CR. àrrpiiri; f.i. CON.I. 1. 1, VALCKENAER (ad Amm. p ), xpxaaous'vou;. Je lirais plutôt, d'après Hérodote, Vil, 190, «xrpxoaouivou;, jetés sur le rivage. I. 13, DOBRéE, oyuv au lieu de STTXMY , CARTER, Upèîx OITIOTù. TOUP, iepiïx. Ei; Taira. M. SPENGEL, Upsïx «i; Taùrâ. 1.16, RPHNKEN, IïOXXC.1 Si SiXxxs;. TOUP, x UT? al RoxRw» uppr. par WïTTENBACH (Bibl. crit.) l. 19, TOBP, O'JY<O8OUUïVO'J;.LE FEVRE, xv&p8ouusvo'j; appr. par TOLLIUS. I. 21, PEARCE aux rf ] TOUP, àrxyjixix, d après le ms. de Cambridge , M. SPENGEL, /suaûv, ou plutôt putasù TûV XI8. xpxt. xzi x? ut» 'J **' àpyjpou. Mal. c. 30, cite ce même passage d'héro- Rxiuv, des ballots de papyrus pour des lidote, mais pour un autre motif. vres ; mais la mention en a paru déplacée ( ) V.s. Tbéopompe, les Recherches, 103. dans cet endroit; j'ai adopté la conjecture ( s ) Les manuscrits portent y.âptxi Ri- de Toup, xûrpxt ROXRWV.
253 244 riepi vu on. [S. XLIH, 4. S. XLIV, g 1.] 4. napéx iro S w; ôloayepùx; ènù.ùeïv xai où; ô^sov; Xéysi ovpëe AJ7(Tt5«J, xai rapt T>5; àxxy/; 7iapaox««5; ourco;, àpà%aç ànùv, xaprjxou; xai 7rXr}0o; ivrroçty/t'cùv, opopraytoyoùvrwv navra zà npôç rptxprjv xai an-s- XautTiv zpanèçùv yppr,yi)paza yj crwpoù; hvopâaxi navznîwv aneppârtov, xai rwv àmp SiacpèpEi Trpôç è'^ottoiia; xai r]8y7ra8 ia;, «, «Trcp navra, 5 oi>; ËëoâXsTo, xvrxpxn ôt{/o7roiô>v lôsic/para. OVTGJ; Sefvai, xai oua rparaçoxspwv ettreiv xai 5. Où yàp 8eî xoravràv èv rof; ùtj/ o"iv «; zà pvnapà xai k%v$ptupéva, àv pi acpsspa ÙTO rivo; àvàyxijç aw^uaxtâpsbx àxxà rcôv npaypazoiv npénot àv xai zàç tpcovà; tyziv d%iaç, xai pipxïaqoa rrjv Srjpovpynaaaav yiaiv zhv ovspeorov, r/rt; èv rtpîv zà pipi) zà anôp'pnza oùx 40 6?9r;x V èv Trpoîwîrw, oùsè rà roo 7iavrô; 8yxou nepvnbrtpxza ànexptyaro 3è, w; èvf,v, xai, xarà rôv Sevocpcôvra, roù; roùrwv on 7rop'pWâra) èyt> roù; otrrècrrpeuj/tv, oùsapàj xaraicryùvacra rô roù OXOU Çeiou xa/lxoç. 6. AXXà yàp oùx èjr e't'sov; èndyei zà ptxpmoià àixptopmv npoùno- SESôiypèvtuv yàp rû>v oax EÙyEVEf; xai ùuj/rjxoù; èpya'çerai roù; Xoyow;, 15 SrjXov w; zà èvavzia roùrcov raroivoù; 7ro«yjcr ( xarà rô rr)j;totov xai ào-y^pova;. KE<pAAAION A' XLIV. EXES/O pévroi XotTtôv évexa zr)ç crr); yjbyjotottastt'a; oùx oxi/rjcropev Tt(7Tpoç^ Tvai xai 3tao"acprjo*a«, TEpEvrtavÈ tpîxrare, ÔVtEp èçyjryjo'é ri; rcôv opixoo*ôa>ci)v 7rpo;Évay yp; 20 «aùpa' p! Ey/V* Xèycov, «cô; àpèxa xai Érèpov; TC0X.X0Ù;, rccô; r;or xarà rôv ripirspov atcôva msavai piv en àxpov xai rroxarixai, 8pipE"ai r xai èvrpe^â;, xai paxtora irpô; rjsovà; Xôywv EÛcpopoi, ùujnjxai 8è Xiav xai vnsppsyébetç, TtXrjv ei pi) zt anxviov, oùxèr» yivovrai cpùaa;. Tocravrr/ Xeycov xoapixr) ri; EWYEI rôv fji'ov àcpopta. 25 VAR L. iras. ANi foco*. 1.2 CE. i.)xi\aj M. uâuev >i rrâvra M; i8oi- 3.ET M. omet EIITEîV. 1. 8L. xiravràv,les mots Et; rà pu sont omis dans Vi 3LVen. Ils sont effacés dans Par. Après ûuwrv, R. indique une lacune de deux lignes. 1.9 R. Éy.etv àljtav CR.TCspi8iiu.aTa. EmM. irspitteàiiata PVi 3LR. TCù; Tû» R. xâxxo; * PV> L. oùx imo'où; S'IEEWEI. V3. OùX iitïcïoù; iit. E. oùx inîoù; ÈTti Ta u.. R. oùx irstîoù; ètseî TU U. H. oùx * ETSTîOU; im Ta V a L. oxinioatie» PV3LR. ÎTstirpo^yvai îtaaaç-iiaai PViR. iurpexii;. L. ivvpixtï;. AEV 3 è*- TpajEt;. M. lïapqiî;. («) J'ai admis la leçon àaat,a; an lieu de de N. D.II, 56, de Off. 1,35. Plut. Mor. 91 F. i-0.i;a;. V. la note critique. (<) Cette phrase semble trop absolue en {*) Xénoph. Mem I. 4,6. Comp. Cicéron, regard de ce qui précède : en adoptant la
254 [CH. XXX.] TRAITÉ DU SUBLIME. 245 Il aurait pu mentionner rapidement ces montagnes de vivres, et pour le reste, peindre les chariots ('), les chameaux et la foule des bétes de somme transportant toutes les choses destinées aux délices et aux jouissances de la table ; ou bien, rappeler ces monceaux de grains de diverses sortes, et ces amas de toutes les choses qui servent à l'assaisonnement et à la bonne chère;ou enfin, s'il ne voulait rien omettre,il aurait pu parler des friandises préparées par les esclaves qui servent à table et par ceux qui apprêtent les mets. A moins d'une extrême nécessité, il ne faut pas, dans les passages où le style s'élève, que l'on rencontre des termes bas et communs ; on doit employer des mots assortis aux choses que l'on exprime, et imiter la nature, qui, en créant l'homme, n'a placé sur sa face, ni les parties secrètes, ni celles qui servent aux déjections ; mais qui a caché, et, comme dit Xénophon, détourné le plus possible ces organes, de manière à n'altérer en aucune façon la beauté générale de sa créature ( s ). Mais à quoi bon énumérer les différentes causes qui rendent le style bas? Puisque nous avons indiqué toutes celles qui donnent au discours de la noblesse et de l'élévation, il est évident que les causes opposées lui donneront le plus souvent les défauts contraires, la bassesse et la trivialité. CHAPITRE XXX. Le goût que vous montrez pour l'instruction, m'engage, mon cher Terentianus, à vous faire part, avant de finir, d'une question soulevée récemment par un philosophe, et à vous éclairer sur ce sujet. «Je m'étonne, disait il, et bien d'autres personnes avec moi, qu'il se rencontre de notre temps des gens d'esprit très-capables d'instruire et de persuader, soit par leurs entretiens, soit par leurs discours, qui ne manquent ni de mordant ni de vivacité, ni surtout d'agrément dans leur langage, tandis que les génies élevés et vraiment sublimes ne se voient nulle part, ou sont du moins très-rares. Une stérilité générale semble régner dans le monde de nos jours ('). CONJ. 1. 1, M. SPENGEL, û; xptwv Syfiooi. 1. 2, Toup, n-a.fxox.vsf.i oûru;, â[xaiçx; appr. par WYTTERBACH. 1. 5, M. SPENGEL «avtoiwc ou «SîVTWC. I. H, PEAP.CE, ntfir,- fai-ucra , LE FÉVRE, cix tiravaqxs; ««riv. PEARCE, eux tv tto'&u; StX. Toup défend eux iv itseu; fieiîqtt. 1.10, M. SPENGEL, dans son texte, imirpeaèiïvat [Sixoaîpf.oai] La leçon XO'VMV semble contredire ce qui précède. Ne ponrrait-on pas lire Xoqtwv î Ce mot Xe'-rio:, synonyme de Sitvo; Xs'vstv, ûe/nxo;, [AS-jaXoirpsmn;, irex'jisrup (V. Tbom. Mag. Mépris Attic. Phrynichi Eclogœ, p. 198, éd. de Lobeck, Demetrins, n. ipu.. 58), se lit assez souvent dans Plutarque, qui lui donue tantôt le sens de savant, irudit,, ingénieux, tantôt de disert, éloquent, comme dans ces paroles d'auguste parlant de Ciceron : Xo-rtcc dvr.p,» TTOU, Xo'qioî xxi «uxo'n-xrpiç. Vie de Cic. c. 49. V. aussi la Vie de Pompée, c. 51 ; il emploie le terme Xo-yiorr,; pour exprimer l'éloquence, Mor. p. 406 D. leçon Xoqiwv pour Xoquv proposée dans la note critique, il faudrait traduire: -Tant notre siècle est pauvre en hommes dignes du nom d'orateur!
255 246 nepi vn-oix [S. XL1V, $2-6.] 2. «H, vfi Aï,»!cp>7, «mottoitsov ôtetvw TW 6pyX).oy/xèvw, wç pxkpazix rwv psyahav xyxori r<0>;vôç, >T fxôvy; r/y/sèv xai avshxpxaxv ot Ttêjsi Xcyoyç Sstvoi xai ovva7rè9avov ; Qptytzi re yxp y tprcrev, txacvr) rà tppovriaxzx xûv pr/xh>ypivw r) DsuVeptx xxi ETtêXmr/aM, xai «Taxa 8«u- Gsfv rô TipiOvpov rriç Trjoôç à^àpayç ïpàoç xxi tvjs 7rej0t rà 7:pa>r«a cpt- 5 loziulxç. % 3. En yê fxr/v 8tà rà npoxsipsmx èv rafç TOÎarnatç ÈTra5).a ewotote rà uj/yy^txà rcpozepriuxzx rwv pr/zipotv pû^zmpzvx àxwàrat, xxi oîov èxzptëexxi, xxi rofç npxyaxm xxzx rô eixôç êï^îioepx ovvexlxu.- TOt. Ot 3è vvv èoixxpcv, cfri, itxiàopxfieîç tivxi SoyXn'aç Stxaîaç, rot? orùzrjç ÊBscTt xai è7«t>;8eû/juzotv ï\ xzoô.ûv cri tppovnpxzw povovoiix cvttkxp- 10 yxvoiucvoi, xai àysycrrot xa^xtorou xai yovtfjtwrarou Xôywv vauaroç, nîv D-suIsplxv, ifyr),?.ryo> StoTrsp ovsèv on 107 xôxaxeç cxêxîvopsv psyx)&yjeîç. *. Atà rovro ràç pjcv àw.aç êc-nç xai si; otxèraç rarrrav ecpaottev, 8oûXov 8s pjsèva ytvîasat prizopx ey5vç yàp àvaça rô xr:xpprialx7zov, xxi oîov s/jup/sov/jov mh o-yvxsetaç asi xsxovsywtasvov. 5. H/xiay yxp z' 15 xpczfiç, xxzx rôv Oprjpov, dckoxîwzxi SoiXtov ^ttap. Ûçnep ovv, (et ys, cp/jcrt, rovro 7rtarôv àxoûw,) rà yxwrrôxotta, èv 0% ot nuy/xatbt, xaxoi/xsvot 8s va'wot, rpstpovrat, oy sisvov xwxyst rcûv cyxcxlettiucviiiv ràç ayçxastç, àxxà xai avvxtpeî 3tà rôv Txepixeiucvov roîç aôipxvt SM/JMV ovrwç arrar/av SoyXn'av, xâv ^ Sixaioraryj, tpyy^ç yxwrrôxov.ov xai xotvôv 8)7 rtç 20 àrroaprïvatro àcauaizfipiov.» 6. Eyw ttivroi ys vr:o)xpêxv(ï>v Pa'8tov, scpxy, OJ /3s).rtoTs, xai t'3tov àvspoirroy, rô xarau.sw.cpsc75ai rà àsi nxpivzx ôpa 3s, ttr} r:or àpa VAR L. xctvr, ou xxirr.. R. Opsibxt TE -yàp îxavù or.ol EmM. ioi)jiùoat... cîtiijflttv. CR. SIEXSEîV M. ti; CîXî'TT.V. 1. Iî CR. TCIOT&'V iortv àxojw PLA. xa>.où(ji.8vei ît vséct. V 3 EM. x*x. Si liioi Tp L. omet T«: aù^iictei;... 7râpixEt(*ivEv PAV 3 R. ouvâpci. M. ouvx-yti. CE. OT0(t*oi L. iîripiivtto CE. ùwoxauëivm. CE. fcpn. F.m. E'UT.V r' âpx xxt ne sont pas lisibles dans les manuscrits. Celui de Paris indique une lacune de six lettres. CONJ. 1.1, MORUS, *H pour "H. I. 3, TOUP, çxolv , PEARCE, 5I«X6EîV, mot sans autorité. MORDS, die-yeipsiv. J'ai rétabli dans le texte la leçon de Mannce , (*) Tacite (Dialogue des Orateurs, c. 36 taphysique d'aristote, et qu'il a reconnu et 37) trace'un éloquent tableau des avan- plus tard appartenir au traité de Pbilon tages que les orateurs trouvaient dans les ivspi u.:'or,; (V. Wyttenb. Bibl. crit. III, p. républiques anciennes. Voyez aussi sur cette 51): Où OaujxxaTov si n-epopn,u.evo; xai p-t'-yx; phrase les observations de M. Naudet (Jour- ô^xoc liât xai vo'pwos TMV ùttcdocùv eîfiryui'w»» nal des Savants, Mars 1838, p. 159). àxxsvis 5oûXoc, iw' aùrûv fct owap^àvwv ùwa- (*) Rubnken a rapproché de ce le pas- XOûEIV 6; Sv SEOWOTWV r, Tupâvvwv EXULOBOI» sage suivant qu'il avait lu d'abord dans le xxtaxsxovsuxiauév&ç rns ty\riyn xai [it'va xai commentaire inédit d'ilerennius, sur la Mé- veavixiv G-p5vx.ua Xafiiîv u.r, Suvauivo; ai-
256 [<JH. XXX.] TRAITÉ DU SUBLIME. 247 i On dirait, en vérité, qu'il faut admettre cette opinion si répandue, que la démocratie est une source féconde de grandes choses; qu'avec elle seule on voit fleurir et tomber les grands orateurs, que c'est elle qui nourrit dans les âmes les grandes pensées, qui entretient l'espérance, qui éveille cette noble émulation, cette ardeur à se disputer la première place ; que les distinctions auxquelles on peut aspirer dans les républiques, sont pour les orateurs un puissant aiguillon, les obligent à méditer, exercent leur esprit, et que, grâce à la liberté dont ils jouissent, leur génie s'allume naturellement auflambeaudes affaires (*). Pour nous, soumis dès notre enfance à la servitude, comme à une domination légitime, à peine commençons-nous à penser que nous nous trouvons emmaillottés dans ses usages et dans ses institutions, et ne trempant jamais nos lèvres dans cette belle source, si féconde en éloquence, je veux dire la liberté, nous ne pouvons devenir que de sublimes flatteurs. t Par la même raison, ajoutait-il, tous les autres talents sont le paitage des esclaves ; mais jamais un esclave ne fut orateur : le frein qui retient sa langue se fait aussitôt sentir ; les meurtrissures auxquelles il est habitué compriment sa pensée. «La perte de la liberté, dit Homère, enlève à l'homme la moitié de sa vertu.» (') «On dit que les Pygmées (*), si toutefois la chose est croyable, sont enfermés dans des cages qui les empêchent de grandir, en sorte que leurs corps, enveloppés de tous côtés, restent rabougris. De même, toute servitude, fût-elle rendue fort tolérable par la justice du maître, peut être considérée, avec raison, comme une sorte de cage ou de prison de l'âme.» ( 5 ) Pour moi, prenant la parole : «11 est facile, dis-je, et même naturel à l'homme de blâmer toujours le présent ; cependant, mon cher ami, considérez si la paix qui règne maintenant dans le monde n'a pas pour effet de WEISKE, «XïIîV , WAKEFIELD (Sylv. cr. p. V. 121) xxi clct iiloocvciit ou bien Tô àirxfpnoiaotgv XOAGôOV luapoopcûvo' ÛTTO. 1.17, TOCP, iriarô» àxouw. MORDS, TOûTO iti- GTGV toriv S XXCôM On ne saurait retrancher du texte les mots Si vâvvct que donnent d'une manière plus ou moins inexacte tons les manuscrits , TOUP, ouvàyiit. RDENKEM, iuà xxi «'jvaipiï. SCALIGER, LE FéVRE, <HôU.XOI , P.-L. COURIER, aiïxw; âv «âaxv Sùviutv , M. SPENGEL. âv TI; àirooiivaitc ou Aistoritxm. 1.22, LE FèVRE, btcg>.au.ftâvmv , M. SPEKGEL supplée ainsi la lacune : UT.XOTI oùy.i TI Sicuftiîcri. CTsûtt Tct; nxcascaixeit xn-xij, xxl TOV VOûV reurs, dans Suétone, Oct. 83. Tib. 61. Aululiaxi xfiu.vx/rrgv sufuotuvnrct; aovfotat ti Gelle, N. A. XtX, 13. Properce, IV, xxi iatr.aitn yjfirsu. Le passage d'homère Juvénal, VIII, 32. Lamprid. V. Alex. Sev. se Ut Odyss. XVII, Dion. Cassius, XLVIlt, 44. V. les Re- (*) V. sur les Pygmées, Hom. lliad. lit, cherches, p Aristot. H. Auim. VIII, 13. Plin. H. N. (») Nous avons suivi l'interprétation que VII,2,19. Aul.-Gell.N.A. IX, 4, 10. M.Bois- M. Naudet donne de cette phrase, sans adsonade ad Babrii fab. XXI, 10. On trouve mettre néanmoins les inductions qu'il en tire des détails sur la coutume d'élever des sur l'époque de la composition du Traité, nains, qui était commune du temps des erape- (J. des Savants, marsl838, pp )
257 248 IIEPI ïtoïi. [S. XLIV, $ 6-9.] zaà ri rfii otxovuivr,; eipr,vrj àtocyselpei Ta; peyso&ç mùcret;, TOXù 3E pôx- Xov 6 Yxriywi ripâv rxç èmbvplxç àtreptôptoto; ovrocri TKXEIXO;., zoi, vw Atà, 7rpô; roirot; rà cppoypoyvra TôV VùV /3I'OV, zaî ZOT xxpxç xr/ovrx YM tfépovrx 7XUTÏ nxbri. H yxp <fi/.oyj>r,pxrîx, 7rpô; rjv XTïXVTEç àrr)dîotw; XT3>! wiovuev, YM r) tpt)jj5ovta SoyXaywyoycn, poxxov 5s, 0*5 xv sftrw TI;, 5 jcarraouôtçoyr/tv aùravspoy; >J5>J TOù; (3touç yilxpyvplx phi vôcrnplx pi~ zpojrotôv, cjixr;5ovta 3 oryeweotatov. 7. Où 3xî ejfw XoytÇôpEvo; evpeïv, fi; otôv Tt, 7TXO0TOV àsptorov èxnpriaxvrxç, ri cf àùrfiiarspw etmfv ÈzÔEta'o-avTa;, Ta rjyu.«pi»î Toùrw xaxà i; rà; J/y-j-à; ''r"» 1 ' èneiziivrx pxi TcxpxBiytiBM. AxahvBeî yxp rw 10 xpérpfù 7rXovrw xa«àxoxaorw awrippjvri YM lux, <pacrî, /3atvoyo*a 7roXurs- Xeta, [zat àiia] àvot'yovro; éxetyou TWVTOXEWV xai ocxwv Ta; Ei;ô5oy;, ei; a; èpfixivei, YM cruvoadtlerxt. X.povhxvrx 3È Taùra èv TOI; j3tot;, veottojr«efrai, zarà Toù; otzpoy;, xai Ta-v-Éw; yaipeux nepl TExvoTroiiav, xkxçi- VEIOCV TE VEWWOI, xai Tucpoy, xai rpyqxvjv, où vibx éxvrtâv yewriplxrx, 13 axxà YM r«w yvriuix. Eàv 5È xai Toùrov; TI; TOù TrXoùroy TOV; Exyévoyç Eï; rfhyîxv èxseêv èxcrt), rxyjotç iecmirxç rxîç ij^x*'» ^«troyffiv «rapattxrrov;, yëptv YM Tzxpxvopxxv YXï xvxiayyvtîxv. 8. Toùra yxp oyrw; oèvaryxr; yi'veo-sai, xai IOJXSTI roù; àvspomroy; àvaêxévreiv, p.>;3è Trlpa 9x3107; Etvat riva Xoyov, axxà Totoûrwv Èv xvxxw 20 TEX o-ioypysîe/9ai xar ôxt'yov Trjv TWV /3/WV 3t<*p6opàv, cpsivstv 3È xai YxrxpxpxivscjBxi rx ({w^izà psyébn, xai açrjxa ylv&jqat, )9v/za rà SwjTa éaytwv péprj xavswjta z9aypaçot v, îrapévte; au^av rxbxvxrx. 9. Où yàp 7ri zptaei pév T«; SezaîfSEi; oùz âv èrri TCOV Sizai'wv YM za).wv ÈXEyÔEpo; zai ûytzjç âv xpitù;; yévo«to xvx/m yxp, Tût 3wpo3sxw Ta 23 oèzeia pôvx (pa«v trôai zaxà zat dt'zata. Orroy 3è i^awv Èxa'oToy Toù; o).oi»; VAR P. itpo; TOû. R. irpi; TCûTWV TX opovoùitx. Em. cppcwjvrx. M. xxt XXTX xxpx CR. xxt x).xx V3 EA. xvxxtçov fv Tt. P. xvxxiçov laxicn qtxniox. P. corrigé xvx>.i îv îv fvrt qevvâioi. L. xvxxt'îotev Iv ri qtvvwoxiit. R. xvxxt ov i»rt qivvûax. M. ïsxvoircfxa *** XVXXE^OV IV TI qtvvàm PVP 3 EM. «ôtoj n; M. xxixix; PV i 3 LE. ur.î' {Ttpx (piiur.;. M. uxsi irc'px <pt,u.t,;... Totxûrr.v PV î 3 LA. riiv TûV 8. S PL. ptipr, xxirxvzrx. R. (ii'px xx *** ICXYXTX. Em. XXVP'VTTX ( 6 ) On lit dans Plutarqne (Vie d'agis, c. rf Si xprixit xxt xiroxxûxit Tputpit xxt u.xxx- 3) : n-xpct;to'u npûrov ti; TT.V no'xtv xpqûppu xtx xxi XOXUTï'AUX. 11 emploie In mêmes xxt xpuxpû 1/riXc;, xxi avvxxcxpvftrixt TOV TTXOV- expressions qne notre antear dans ce pas- TOU ri; u.iv xniott «XeoviÇtx xxi u.txpoxo-fix, sage des Plat. Qwest. I, I, 999 F. rcùç ix-
258 [CH. XXX.] TRAITÉ DU SUBLIME. 249 corrompre les grands caractères, et si cette lutte incessante qui occupe tous nos désirs, et ces passions qui assiègent toute notre existence, et dont nous sommes entièrement la proie, ne contribuent pas encore davantage au même résultat. Cet amour insatiable des richesses, dont nous sommes tous possédés, et cette passion des plaisirs, ne peuvent qu'asservir ou plutôt plonger dans l'abîme nos corps et nos âmes. L'avarice dégrade l'homme, la volupté l'avilit. < Je ne saurais concevoir qu'il soit possible, à des gens qui estiment audessus de tout, ou pour mieux dire, qui adorent d'immenses richesses, de fermer leurs âmes aux vices qui en accompagnent naturellement la possession. Une opulence sans bornes ni mesure voit marcher, d'un pas égal, à ses côtés, la profusion, qui, pénétrant dans les villes et les demeures que l'opulence s'est ouvertes, s'y établit avec elle. Lorsque ces lléaux se sont introduits dans les mœurs, ils ne tardent pas, disent les sages, à multiplier, et donnent promptement naissance à l'orgueil, au faste, à la mollesse. Laissez avancer en âge ces rejetons véritables et non illégitimes de la richesse, ils produiront bientôt ces despotes impitoyables des âmes, l'insolence, l'effronterie et le mépris des lois ( 8 ). c II faut nécessairement qu'il en soit ainsi, que les hommes ne portent plus leurs regards en haut, qu'ils ne tiennent plus compte de la renommée qui les attend ; il faut que la corruption de telles mœurs s'accomplisse par une marche régulière et inévitable, et que les nobles facultés de notre âme s'allèrent, s'épuisent et perdent tout ressort, lorsque nous négligeons le développement de nos dons immortels, pour n'admirer que ce qu'il y a de mortel et de stérile en nous. Le juge qui s'est laissé corrompre ne saurait juger, sainement et avec indépendance, de ce qui est juste et bon ; car tout ce qui concerne ses intérêts doit lui paraître bon et juste ('). Si donc, chacun de nous consacre sa vie entière à la recherche ixbtia^e'ja'.v. PEL. aû iiv Ta; ava-a. Em. rà; àpita; ou risàiara. R. Ta; aùata. M. Ta; àptta; err. typ. pour àptta; PV i J LR. av.aasii;. CON'J. 1.3, LE FÉVRE, xàrw xàpa. MORUS, xar' âxpa;. 1. 6, M. SPENGEL, çixapfupta ij.ii -»t ou uiv -pàp, ou bien uixpeireibv Si , PEARCE, xai Sua. TOUP supprime xai àxaà et xai âu.a. xai aux est l'explication dexaiinx. t , P.-L. COURIER, ti; a; eùsii; tuftaivti WeiSIE fils, li; aura; tu.fi. 1.13, M. SPEKGEL, (rjveixicttat, xpoviaavta or Taira , LE FÉVRE, àvaxe-joiv îxotsî; -yivvûai. Is. Voss, appr. par BAST, àxaçovuciv TI. Rl'BHKEN, jr>.tovti;iav Ytwwm , TOLLUS, TOUTOU; TI; , RUHNKEN, u.r,s' ûotipcçruia;. TOUP, «.rît iripi oéur; , WEISKE, xxvovita èxsxuuxîcttv, TcapsvTi; aû itv Tù verra xxoxvata. PEARCE, ràbxvxta , LE FÈVRE, xai fàp tri xpiati. Is. Voss, où -j-àp ÎTCixpîvti. LE FÈVRE, six îiri TMV , LE FÉVRE, Sixxia un «paivioflxt. WYT- TERBACH (B. Cr. lit, p. 51) oïxiîx uo'va cpxivtoixi. >.ou; i;itâ'wvàii (ZwxpàTT,;) ruepou xai iù. vr,; xai àxaçoviia; xai TOû Sapeî; t'vai irpûtov uiv aùtoi; «Taxai TOI; «UVGûOTV, xxrx.xxtti. (') Plutarq. (De adul. c. 1) i<p'r ; (xxxia;) eux loriv XûTOù xpirr.y Jixxtov xai àîtxaiitov lîvai. 2.%
259 230 nepi r«/oys. [S.XLIV, gj 9-.2.] iîsa /3to«^ Srxaonwi /3/5«êeûouo-(, xai àxxot&t'wv %pxi &avayti>v, xai evs- 3pat 3ta9w(ùv, Tô 3 x roo 7îavrôç, x /»3aiv tv oùvoifi 9a r>5; ^"X*'»' ** a ~ OTO? 7T 5Ôç r/j; yùayjxr,[jlxtlxî îfcsjsatrosto'usvoi, xpx 5«èv rà roffavr); Xotuixiô row j3w«5tam9opà Soxoû^tev en ckev&ep&v 7ivx xjotràv TWV (xeyot- Xcov, â Swixovruw irpôç, rùv aià>va, xàséxaotov arox X,«<p9at, xai juàj xa- 3 zxpyoupzaix%s'jbxi npôç rfii TOû rxeovexrefy ènsvpixs ; 10. AXXa ft^trors Totç rotoûrotç;, otoirap èvpiv riuztç, xwzanv aoyjvqxt, f, ÉXoiSsootf eîvai èrci rot'yc [àa^ssterac rô avvoxov], ô>ç 'z\eïpxràa xfezoï, [xarà?a»v rxxatoi/] aï T:Xeov c;t'ai xav ÈmxaitTEtov rot; xaxot; TàV oiwjp.évr)v OXooç, 3s Saïîavov éxpav ctvat TGôV vûv yewwun'wv miffîtov rriv p'abvfriav, y, T?X»,V ôxtywv, TïOCVTZç syxaraowûwev, oùx O/XXû); TTOVOVVTEC n àvaxattêan/ovre^, à uà; ènxivov xai â8ovà«évêxa, àxxà pa Tâç, ÇJJXOU xaï Ttpriç à?ïaç 7T0TÈ ùop EXCCO:;. 12. KpaTierrov EIXJJ TOUT EOV, ori 3è rà cruvf/fj yjuptiv >jv 5è 13 taûra rà rotûr, mpi wv ev i3ïw nporr/oupàkaç vnetjyipsbx ypafyuv vmtuw/xan, TV)V te roû axxoti Xiyou xaï aùroû TOû û\ «>U» uoîpxv èneyjhmw, t»j; tfpfv Soxxi, oùx èlxyjcrcyiv. VAR. 1.1 ERM. àxxctpiat. 1.3 CE. omettent œixoxpt.u.attx;. M. apb; rà; sau-roù ViL. TWV uif ày/av ^ jxfjxàcov. V 1 T. luyikai n tu-j. 1.3 PL. à-pïvx xx8' «axo-rc». RM. a. T. ory. XXûÏXXOTCV àaoxtxiooai. Em. api; axira. TOV atûvx. 1. 7PV»L. tniaots TOtGÙTn;. 1.8 R. iairoi-je. L. â'ptot&tl 1. H CE. Saaxvow CR. ci ou ot axxv oxéf M. TOû t/iixo-j PV 3 3 L. xpxrto-tgv n'xâ. EM. xp. S'tixà Le ms. de Paris s'arrêtait aux mots aept wv, la suite jusqu'à à>; r.pv est d'une main plus récente PV 3 3 i -riii T». R. w; TXV. P. u.gïpo;. ViL. astpa; L. termine par les mots w; xu.îv : il ne porte pas o'gxtï, qui est dans Robortello. (») Plutarq. (De cohib. Ira. c. 9) tb S' «v itouat TCî; o'tîuoi; IUTSUTI, xai TO axîo» îom; W/fi o-rrgai xxrà Ouuoû Tpbaatov, ««x a '-*' ùx iaeivov. Comparez aussi le chapitre 3 nbt «Ivat o'txu.xx<a6ai, tprtovi 'HpxxXttTo;, ô TI du Traité Eî aptopurspei aoaittutt'c». jàp dv BsAxi "jcjx'is ùvtîrai. (,0 ) Plutarq. (De and. c. 1.) \»«px,îajùv ( B ) Plutarque (Prœc. ger. reip. c. 32, fàp, ^v i'vioi TûV vt'wv e'xe'jâipîav àaou3tua\a 7-9j exprime des idées analogues à celles vou.t^c'jo't, -/axtautipcj; ix.ivuv zâi it awsi des 5 6 et 10 de ce chapitre : "Opx fa? ôti Sio'aiixxXMv xaï aaisa-rarfiàv îioastoî l<pt- Tô>V (itf iotuv à-faoiiv rai; aoxtotv, sîpiivxç, ornoi, ri; iat6uu.t'a; û;atp ix JtTOjb» XuéiitXt'jfltpix;, tùttr.pixî, eùavîpia;, Gu.Oïoia;, «a;. Cette image est familière à Plutarque, api; u.iv iïpxvïis oùsiv ot Sàuci TWV aoxitt- qui l'emploie encore, De sanit.tuenda.c. 18. x»v fv^i Tû aapbvtt x.p 0 *'? O"îSVT«aéçttryt Aratus, C. 24. fàpiçr.urâv xai TtpâvtOTat aâç St (iàpsapo; (") V. Sect. 111, 5. ao).«u.o; ixeusepiac Si 5<JGV ci xparoûvrî; vi-
260 [CH. XXX.] TRAITÉ DU SUBLIME. 251 du gain, à tendre des pièges à l'existence des autres, à capter des héritages; si nous vendons notre âme pour faire quelque profit ("); si nous sommes tous esclaves de l'avarice, pouvons-nous croire qu'au milieu d'une telle contagion, il puisse se rencontrer quelque appréciateur indépendant et intègre de ce qui est grand et de ce qui est digne de passer à la postérité? quelque juge dont l'opinion ne soit pas dictée par l'appât du gain? Ne vaut-il pas mieux, pour des gens tels que nous sommes, obéir que d'être libres ("), puisque la passion des richesses, semblable à la béte féroce échappée de sa cage, se déchaînant sur tout ce qui l'entoure, embraserait le monde de ses feux destructeurs?» (,0 ) Je fis voir enfin que l'indifférence, à laquelle nous sommes tous livrés, à peu d'exceptions près, est l'écueil des génies qui naissent de nos jours ; parce que nos travaux et nos entreprises n'ont d'autre but que la vanité et le plaisir, et n'aspirent jamais à cette utilité qui éveille l'émulation et mérite l'honneur. Mais il vaut mieux laisser ce sujet, et passer à ce qui doit suivre ; je veux parler des passions, dont j'ai déjà dit que je traiterai dans un livre à part, et qui, à mon avis, constituent une partie importante, soit du style en général, soit du style sublime. COMJ. 1. 3, LE FÉVRE, exxoro; itfb; éautcù ùvo'p. P.-L. COURIER, éxutcû fjàuaxthix;. KUHNKEN transpose les mots irpô; rfi; TCû trxecvtxteïv tst<hu.ix; de la ligne G à la ligue 3 avant àvspxitcs. ce qui explique la lacune. TOLLIUS, (ptxc7.priu.xtix;. 1. 5, M. SPENGEL, soupçonne qu'il manque û xxxùv après JX6-J»XMV. TOLLIUS, XXO" XXCTOV. 1. 7, M. SPEN- GEL préférerait ptriitot» rot;, etei irtp. 1. 8, la phrase àcpsoaïnxt XXTX TWV rcxriaicv est une scholie de l'adj. cuptret. Tô oûvoxcv nous semble aussi une glose de rfiv oir.ciu.ivr,-, ; en effet, il est pour le moins inutile dans la place qu'il occupe. MARKLAHD proposait de retrancher icpttct. KUHNKEN lisait xvefltïaxt. 1. 0, SALUER, MARKLAND, eitixxùaeixv , TOLLIUS, Jaicavivou plutôt o'xrrxvcv. YV'EISKE, ôxw; o"è xxi A\ M. SPENGEL, Six rravro;. 1.13, TOIIP, appr. par WïTTEIIBACH, littcxcùtou pour titxirou , TOUP, xpxttctcv S' eîx. MORUS et RUHRIER ont reconnu le vers 379 de l'electre d'f.uripide xçxttatcv iir.fi TXûT' iii xiss;- ;».t'vx , TOLLIUS a ajoute les mots eux ixav/ornv. Le premier volume des Rhstoret grœci ex recognitione Léonard» SPENGEL, l.ipsiœ, 1833, ne nous étant parvenu que lorsque les neuf premières sections étaient déjà imprimées, nous donnons ici les corrections ou conjectures de cet habile critique, que nous n'avons pu indiquer à leur place. p p p I. p p xxt irw; tirixivô\ tu.ot. xvr.p. Tl Ht Sïï ITèpi TlUXtC'J. TWV ITXU.WV. iv eu TC ouve/.»; ertioxcruf. TX TTpC XÙTT,; OU TXJTT,;. M; xiiixei r.xt TÔ TJXOO; OU àxx' îi u.ev «;/.:'n w;»' TI...
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262 FRAGMENTS DE LONGIN, TRADUITS EN FRANÇAIS, AVEC LE TEXTE EN REGARD ET DES NOTES CRITIQUES.
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264 KA22I0Y AOrriNOY TA ZQZOMENA, 2YAAEX0ENTA, AIA2KEYAX0ENTA KM ARPIBErTEPON ERAOeENTA. FRAGMENTS AUTHENTIQUES DE CASSIUS LONGINUS, RECUEILLIS, MIS EN ORDRE ET CORRIGÉS D'APRÈS LES ÉDITIONS ORIGINALES ET LES MANUSCRITS.
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266 INTRODUCTION. Afin de réunir, autant que possible, tous les éléments nécessaires à l'étude comparative du Traité du Sublime et des ouvrages authentiques de Longin, j'ai recueilli et rapproché, non-seulement les fragments proprement dits, mais encore tous les passages où sont rappelés les jugements, les opinions, les principes de cet habile critique, et je les ai distribués en deux classes, les fragments philosophiques et les fragments littéraires. Quoique la plupart de ces passages soient déjà cités ou menlionnés dans la savante dissertation de Ruhnken et dans les notes de son dernier éditeur, M. Egger, ils gagneront en clarté et en importance à être ainsi classés d'après leur contenu, et une lecture suivie de ces divers morceaux contribuera sans doute à faire mieux connaître la manière, et mieux apprécier le mérite de leur auteur. Comme ces divers fragments et passages ont été passés en revue dans les Recherches('), où j'en ai indiqué les sources, énoncé le contenu, discuté l'authenticité, et où j'ai fait connaître le résultat de leur comparaison avec le Traité du Sublime, je n'y reviendrai pas ici. Le texte de ces fragments a été revu avec soin sur les éditions originales, et j'ai donné à chaque passage l'étendue nécessaire pour qu'il soit bien compris. Les fragments philosophiques empruntés à la vie de Plotin par Porphyre, ayant été soumis à une nouvelle révision par le savant Creuzer, dans sa belle édition des œuvres de Plotin, Oxford, 1835, 4, j'ai profité de cet important travail. Pour ceux qui sont tirés du Commentaire de Proclus sur le Timée de Platon, j'ai consulté avec fruit l'édition de ce commentaire publiée à Breslau, en 1847, par M. C.-E.- Chr. Schneider. (>'j Voyez les pages 7-12 et les pages (i
267 258 INTRODUCTION Les fragments relatifs à la Rhétorique ont été l'objet d'une attention particulière ; pour en fixer le texte, comme pour en déterminer le sens, j'ai trouvé de précieux secours dans les notes de Ruhnken (*), dans celles de MM. Walz ( 3 ), Finckh (*), Spengel ( 5 ) et surtout dans le commentaire critique de M. Bake( 6 ). Quelle que soit la difficulté que présente la traduction de textes encore incertains et fréquemment interrompus ; quel que soit le risque que l'on court de manquer le sens ou de le rendre d'une manière incomplète et inexacte, quand on est réduit à ses propres ressources, il importait tellement au but de mes recherches de faire bien connaître l'esprit de Longin, sa manière de concevoir, d'exposer, de traiter les divers sujets dont il s'occupe, connaissance qui ne peut guère s'obtenir que par une traduction claire et fidèle, que j'ai cru devoir entreprendre celte œuvre difficile et délicate, à laquelle j'ai apporté tous mes soins. J'espère qu'on accueillera mon travail avec indulgence, en considération du but qu'il s'agissait d'atteindre et des obstacles que j'ai rencontrés. Les fragments insérés dans les éditions de Tollius et de Pearce sont accompagnés d'une traduction latine ( 7 ). Heinecke les a traduits en allemand. Weiske a mis en latin une partie de la Rhétorique ("). M. Giovanni Veludo, de Venise, à qui l'on doit une traduction italienne de Photius, a publié pour la première fois en italien les fragments de Longin qui font partie de l'édition de Weiske ( 9 ). Les deux premiers fragments philosophiques se trouvent en français dans la Vie de Plotin par Porphyre, que M. Zévort a jointe au recueil de Diogène- (*) Ruhnken avait recueilli les variantes du manuscrit de Paris, n 1741, de celui de Wolfenbuttel et de celui de la Bibliothèque Laurentienne. (') M. Walz a fait usage, pour la Rhétorique de Longin, de variantes recueillies dans les mss. de Paris n» 1656, 1741, 3040 de la Bibliothèque impériale; 334 de la Bibl. Coisliu ; dans le ms. de Vienne, n 60; dans celui de Venise, D 430; dans celui de Florence mentionne ci-dessus, et dans une collation du ms. de Merula qui se trouve sur les marges d'un exemplaire d'aide, appartenant à la Bibl. Cassanata, du couvent de la Minerve, à Rome. (*) M. Christ.-Eberh. Finckh a soumis la Rhétorique de Longin à des révisions successives, dont il a publié les résultats à la fin du tome IX des llhet. gneci de Walz, 1836; dans les Annales de l'antiquité, 1837, p. 619; 1850, p. 433; dans le journal de Heidelberg, 1838, p. 1088, et dans un programme iutitulé : In Longini Rhetoricam et in Demetrii libellum de Elocutione, annotationes criticœ, Heilbronn, 1847, 4. (s) Voir la Préface (pp. xx-xxm) du 1" vol. des Rhetores gtseci ex recognitione Léon. Spengelii, Lipsiœ, Teubner, 1853, 13. ( 6 ) Outre les variantes et les notes préparées par Ruhnken, outre celles qui ont été recueillies par M. Walz, M. Bake a eu à sa disposition, pour son édition des Rhétoriques d'apsinès et de Longin, Oxford, 1849, 8, des collations faites par M. Cobet sur les mss. de Paris, n > 1741 et 1656 et sur deux manuscrits de Venise ; celles du ms. de la Bibl. Bodleienne, du ms. de Cambridge, du ms. de Vienne, n 60, et du ms. de Wolfenbuttel. ( 7 ) Ils correspondent aux fragments philosophiques 1, 3, 3 et aux fragments littéraires 13, 13,14, 33 de notre édition. ( 8 ) Correspondant aux SS 17-30, formant le chapitre de l'elocution. i 9 ) Cette traduction fait suite à celle du Traité du Sublime, par M. Em. de Tipaldo. Venise, 1834, 8".
268 AUX FRAGMENTS DE LONGIN. 259 Laerle (,0 ). M. Vacherot a inséré le troisième dans son Histoire de l'ecole d'alexandrie ("). Pour tous les autres fragments, je n'ai eu de secours que quelques explications données par les divers critiques qui se sont occupés des Fragments de Longin. J'ai traduit tous les fragments philosophiques, et, parmi les fragments littéraires, tous ceux qui fournissent quelque moyen d'étudier le style de Longin, qui font connaître les jugements qu'il porte sur les auteurs, qui permettent de se rendre compte de sa manière de commenter, d'expliquer, de critiquer les ouvrages de philosophie ou de littérature, en un mot, ceux qui ne se réduisent pas à des remarques purement lexicographiques ou grammaticales. Afin de rendre plus faciles et plus clairs les divers rapprochements que l'on peut indiquer entre le Traité du Sublime et le Manuel de Rhétorique, ainsi que les nombreux rapports qui doivent être signalés entre ce Manuel et YEpitome de Moscou ; pour faire mieux comprendre la convenance de quelques transpositions ; enfin, pour abréger les recherches et simplifier les renvois, j'ai distribué en paragraphes le Manuel de Rhétorique et YEpitome, en me conformant à l'ordre suivi par l'auteur dans l'exposition de ses principes. Si je ne me trompe, la lecture de ces fragments ne peut que donner une opinion favorable de Longin, comparé aux philosophes, aux rhéteurs et aux sophistes de son siècle ; elle montrera néanmoins, à tout lecteur non prévenu, qu'il ne saurait être l'auteur du Traité du Sublime. Ce résultat est le principal but de mon travail, et je pense que le parallèle que cette traduction permettra d'établir entre ce Traité et les Fragments de Longin, est le plus sûr moyen de faire cesser à cet égard toute incertitude. (") Paris, 1M7, 2 vol. 12, Bibliothèque Charpentier. ( «) Tome I, p
269 RAIIIOY AOrriNOY TA ZllZOMENA TA TOY *IAOIO*OY. AEPFANON A' npooimion TôT nepi TEAOïI. 1. no/acôv xas rjuàç, w MapxeXXe, y?/zvr,pàvoï\i (ptxocrsipwv, oùj/_ rîxtota 7rapà roùç îrpoitovç rrjç yjxixt'aç riptâiv yjsôvouç, (ô piv yàp vûv xaipôç, ou3 ei7refv èoriv, bo7?v cmocviv ziyrr,y.z roû izpstyaxzoç éri Se impcadun ovrcov ripwv, oùx oxt'yot TOJV ev <pi/o<to<pi'a: Xsywv 7rpoeoDjcjav oûç cryravraç; piv ÛTrijp^ev tsefv yjufv 5tà rrjv ex TtaîSwv èrrî 5 7roXXoùç; TOTOUç «pa rofç, yoveûcnv èritsrjpiav, ffvyyeveasat 3è «vrwv rofj 7ri6twcT«cj( xarrà Taorrà ovyyoïç kdvecji x«t TOXEOW ètrtp.i «vr«; ') oî phi AVERTISSEMENT. Le texte des deux premiers fragments, tirés de la Vie de Plotin par Porphyre, peut être corrigé au moyen : 1 des manuscrits mis à contribution par Fr. Creuzer dans son édition des Œuvres de Plotin, Oxford, 1835, 4, savoir : le Codex Cizensis, collationné en 1798, par J. Chr. Millier, et copié sur les mss. de Venise au XVI e siècle ; le Codex Leidensis, collationné par G.-H. Moser ; le Codex DarmsteuHnus olim Coloniensis, collationné par J.-L. Renner et F.-X. Werfer, du XVI e siècle ; le Codex Monacensis, (Mon. C.) n 449, olim Augustanus, l'un des meilleurs et des plus anciens; le CodexParisinus (Par. A.; n 1970 de la Bibl. imp. ; les Codices Marciani A. B. C. du XV e siècle, provenant de la bibliothèque du cardinal Bessarion ; le Codex Mediceus (A) plut 87, n 3, en parchemin, du XIII e siècle, c'est celui dont s'est servi Marsile Ficiu, et le Codex Medi- (') Après avoir cité la lettre que Longin lui a adressée au sujet des manuscrits de Plotin, et qui formera le deuxième fragment, Porphyre (Vie de Plotin, c. 19.) continue en ces termes : J'ai cité tout au long le jugement que le plus habile critique de notre temps, celui qui a soumis à son examen presque tous les écrits de ses contemporains, a porté sur Plotin, bien que, dans le principe et pendant longtemps, trompé par l'ignorance des autres, il ait eu pour ce philosophe peu d'estime. Comme il ne connaissait pas la manière habituelle dout Plo- tin s'exprimait, Longin supposait fautifs et altérés ses écrits qu'il avait reçus d'amelius; cependant, s'il existe des manuscrits corrects de Plotin, ce sont ceux que pos- sède Amelius, puisqu'ils ont été transcrits surles autographes. Mais il faut aussi que je cite ce que Longin a écrit, dans un ouvrage, au sujet de Plotin, d'amelius et des phi- losophes qui ont vécu de son temps, afin que l'on connaisse complètement l'opinion qu'en avait conçue un homme à la fois si savant et d'uu jugement si exercé. Cet on- vrage a pour titre, Traité de Longin sur les
270 FRAGMENTS DE LONGIN. FRAGMENTS PHILOSOPHIQUES. PREMIER FRAGMENT. PRÉFACE DC LIVRE SUR LES VRAIS BIENS ('). Notre âge, Marcellus (*), a vu un grand nombre de philosophes ; ils ont vécu surtout dans les premières années de ma vie ; car pour le moment on ne saurait dire combien peu de personnes se vouent à la philosophie ; dans ma première jeunesse, au contraire, plusieurs se distinguaient dans cette carrière. Les voyages que je fis alors en divers lieux, avec mes parents, m'ont fourni l'occasion de les voir tous, et notre séjour chez plusieurs peuples et dans plusieurs villes, m'a permis même de former des relations avec ceux d'entre eux qui vivaient à cette époque. ceus (B) plut. 85, n" 15, du XIV e siècle. 2» Au moyeu des variantes du manuscrit d'oxford (0), consulté par Tollius, collationné par Hudson, et de celles du ms. du Vatican (V), n" 1353, de la main de Constantin Lascaris, collationné par Bast, manuscrits dont Creuzer n'a pas fait usage. 3" D'après l'édition princeps des œuvres de Plotin, en tète desquelles se trouve la Vie de Plotin par Porphyre, Bàle, 1580, fol" (B). Les lettres CB marquent l'accord des mas. et de l'éd. de Bàle. VAR. 1.1 Ciz. iroxxwv vwv xx8' T,ji.â; Ciz. xxv' aùro. Ciz. om. xxi nsxsaiv. vrais biens, adressé à Plotin et à Gentilianus ve xxi XpttXtou xai vwv xxô" txttvbv jt-jovo-rav Amelius ; en voici la préface. > tptxoao'tpuv, àvxvxaïov n-xpasiïvat, îvx xxi Taûva iittnxt'ov TtapxréStixx v&ô xad' f,u.â; irxf,pr,{ qtvr.vxi r\ irtfi aùtwvxpiat;, oîa fivovi xpittxuvdvcu f tvcujwj, xat va vwv âxxuv voû «XXofi /.MTOÎT&u àvspo; xxi ixefxïtxsitctxyisiv irxvrx rêw xa6' aûvôv SiiXfYçavToç, TCU. 'EirtqpxtpsTXi Si vi BtBXtcv Acrvivou irpi; Sitxvv; cîx -jévovtv ri «epi nxuvtvcu xptat; IlXoivivov xxi r«v7ixixvii Xptt'Xtev, irtpi vtxaivoi va itpàtx ix Tû; vwv âxxuv àuixatx; Xsu;."Ev.ct Si TOîOVSJ Ttpooipuov. V. sur le xataopovmtixù; i%<ai wpo; aùvbv Sttvt'Xit. traité irepi vt'xou;, les Recherches, p. 10. ESs'xitSi, â ixviioato ix TûV XUUXIVJ XXSùV, (») Porphyre parle de ce Marcellus, c. 7 de la Vie de Plotin, et le met au nombre des sénateurs qui suivirent les leçons de ce phi- losophe. Toup pense que Porphyre épousa la fille de Marcellus, qui était aussi adonnée à la philosophie. ru,xprz<r3at, Six vb (if, voitv TOû àvspb; TT.V o'jvt.on ipur.vttxv et -yâp vtvx xxi xxxx, xxi vx nxp' XutXim SuàpooTo, w; âv ix TûV XùTOfpxouv u.itttxr.xu.ivx. "Evt Si roû Aofjivw, x ii :M Tjq'TpxWxTi vi^pxtpi rriji FlXtortv/j
271 262 TA AOriTNOT TOT «MAOiWOÏ. [Fit. I, g 1-5.] /.ai 3ià ypxffiz èneyjipriaav TX Soxoûvra orpior 7ipaypaT V 0-&ai, xa- TaXtTOVTE; TOI"; ôrtytyvopivot;, Trj; Tiap aùrwv ôxpûeixç pezxuyùv oi 5 oirroyjorjvat ayiotv r,yr)axvza, roù; ouvôvra; npostêxçeiv iç rrjv rwv àpeo-xôvtwv ÉauTof; xaraarj'jicv. 2. Qv roû pièv rrporépov yzyivxesi zpi- TTOU, nxarwvtxoi piv, EùxXEtSr;;, YM t\r,pà%pixos, xai ripox/fvo;, ô irspi 5 rrjv Tpwa'3a 3tarpAJ/a;, OîTE puf/jst vûv sv Trj Pwurj 3r;<jiooT vovte;, Tl/wrfvo; xai revriaiavôî ApufXto;, 6 TOUTOU yvcâpipoç Srwtxwv 3È EIUOTOx/rj; xai 4>o(êt'wv, OITE ptéxpt Trpwrjv CCXLLXOXVTEç, ÀWJG; TE xai Mr)3to;. neptrrarrjttxwv 3s 6 AXe^avSjoeùç HXis3wpo;. 3. Toû 3è SEVTE'POU IiXarwvtxoi piv Âupwvio; xai Qptysvr;;, oi; Âpuri; rô TTXEAOTOV TOû yjosvov 10 TtpoçKfoivricTxuEV àvspa'orv oùx ô).iyw rwv xa5 Èauroùç sic avvzzm StEVEyxoûorv, o? TE À5r;v)joT 5ia'3oy_ot, AtôSoro; xai EûëovXo;. Rai yxp et T«TOUTWV yéypxïïtxi riertv, WçTTE/î Ùpiyévei phi rô rapi Satuovwv, EùëoûXw 3È rô repi roû d)ixr)6ou xai roû Topyiov, xai rwv Àpto*roTS/,E( Trpôç rrjv H).xrwvo; 7ro?JT i'av àvretpriusvwv, oùx èyjyyvx 7rpô; rô psrà rwv ëc,upyxapi- 15 vwv rôv Xoyov aùroù; apspe.lv av yévotro, irapépyw rrj rotavn? yjprtuxpurvwv OKovàrj, xai pàj nporiyovpévnv mpl TOû ypxyav ôppx,v Aaëovrwv. 4. Twv 31 Srwixwv Epp-îvo; xai Avaiuavo;, dî TE EV OVJTEI xara/3iwc/avtes À9rjvafo; xai Mouawvto; xai IlEptTtaTrjTtxwv Âpvuwvio; xai IITO-?Euaib;, <ptxo).oywtaroi uivrot TWV xaô aùtoù; àpwpw yevôpurvot, xai px- 20 Xicrra ô Àpuwvto;, (où ya'p Ècrnv, oçri; EXEIVW yéyovfv ei; Tio/vpxzîzixv TïapaTt/JîCTioç,) où pr,v xai ypa\j/avte'; y TEYVOCÔV oùsèv, ocààà TrotrjpaTa xai Asyouç E7ri5 ixnxov; a7t p ouv xai erwsrjvat, TWV àv3pwv TOUTWV oùy_ Èxsvrwv, oîftai px) yxp âv aùroù; ii^aaqm 3«à TOIOVTWV 3t67.iwv ûotepov yevécsxi yvwpiuouç oiepévra; cnrousaiorépoi; cmyypxppx'jt TTIV Eaurwv àtro>- 25 Oriaxvpioxi 3(avoiav. 5. Twv 3 ouv ypajvavrwv oi pèv où3èv ît/e'ov I? ouvaywyiiv, xai UEraypaoprjv TWV rot; npecrsiftépoïc CTUVTEÔEVTWV 7ro(ricravTo, xasatrtep Eùx). i- 3rj;, xai Arjuoxpiroç, xai IlpoxXrvoç oi 5è, uixpà xoutsn npxyplxtx rr,: VAR. 1.1 Ciz. om. T«devant JOXCùVT» Ciï. TCù; ouvàirrovra;. Med. B. Par. A. irpo;ptfii?.uv. 1.0 Leid. turc iuy.pi Ciz. îéuio; au lieu de Mrîio; Ciz. ôxivciv. Marc. A. Mon. C. Med. B. o).i-jwv. Ciz. XXT' aùtoi; Leid. Marc. A. Mon. C. Ciz. ftiij'.uxc;, les autres BiiS'.To; au lieu de AIO'SCTS; Ciz. Marc. A Mon. C. iripi TWV JXIMW'VWV Ciz. u.iv ITJO; TTIV OB. oùx ty.tyvux. V. oùy; iyifjux. Parm. B. irpi? irxtf o;, un copiste ayant pris pour le signe de irarpi; celui do la préposition (*', M. Zumpt (Mém. de l'acad. de Berlin, ceux-ci : dffentlichtr Lthrer sein. 1842, p. 74.) traduit le ternie ffrçusuâw par (*' A. Maio, ayant découvert à la fin d'un
272 [FR. I.] FRAGMENTS PHILOSOPHIQUES DE LONGIN. 203 Les uns ont pris soin de mettre par écrit leurs opinions, et ont donné ainsi à la postérité le moyen d'en tirer parti ; les autres ont pensé qu'il suffisait de mettre leurs disciples en état de bien comprendre leurs principes. A la première de ces deux classes appartiennent, parmi les Platoniciens, Euclide, Démocrite, Proclinusqui a vécu en Troade, et ceux qui encore aujourd'hui enseignent publiquement à Rome ( ), Plotin et son disciple Gentilianus Amelius ; parmi les Stoïciens, Thémistocle, Phoebion et deux philosophes qui vivaient encore naguère, Annius et Médius ; parmi les Péripatéticiens, Héliodore d'alexandrie. A la seconde classe appartiennent les Platoniciens Ammonius et Origène, sous lesquels j'ai étudié le plus longtemps, et qui l'emportaient de beaucoup en intelligence sur leurs contemporains ; il faut y joindre Diodote et Eubulus qui ont dirigé l'école d'athènes. Si ces philosophes ont composé quelques ouvrages, comme Origène sur les Démons; Eubulus sur le Philèbe, sur le Gorgias et sur les objections qu'aristote oppose à la République de Platon (*), cela ne suffit pas pour qu'on puisse les compter parmi ceux qui ont rédigé leur système ; car ils ne se sont livrés à ces travaux qu'occasionnellement et ils n'avaient pas formé le dessein de se vouer à la composition. Ajoutons les Stoïciens Herminus et Lysimaque, et ceux qui ont vécu à Athènes, Athénée et Musonius ; puis les Péripatéticiens Ammonius et Ptolémée, les plus savants de tous leurs contemporains, surtout Ammonius, car il n'est personne qui lui soit comparable en savoir. Ces philosophes n'ont rien écrit qui se rapporte à l'objet de leurs études ; on ne leur doit que des poésies et des discours d'apparat, qui, je le pense, ont été conservés malgré leurs auteurs; car on ne saurait croire qu'ils aient voulu se faire connaître à la postérité par de semblables écrits, tandis qu'ils négligeaient de recueillir leurs méditations dans des ouvrages plus sérieux. Parmi les philosophes qui ont écrit, les uns, comme Euclide, Démocrite, Proclinus, n'ont composé que des recueils et de nouvelles rédactions de ce qui avait été publié par des auteurs plus anciens ; d'autres, choisissant upo; et un autre ayant réuni ces deux mots CB. nxpcpqov B. pùv TûV VB. Ss'ÇaaOxi. 0. peut-être îolxasai Tous les mss. ont TûV S'OOV sauf V. qui porte TûV S'OM. L 28 0 V.irtur.aav Ci*. V. jxaxpà xcjiijp. CONJ , Tour, WEISKE, EGGER lisent AIOIVGTO; au lieu de eiisoroc; comme on n'indique aucune variante du ras. d'oxford ni de celui du Vatican, c'est sans doute de là que vient cette leçon , TOLLIDS, xpr.axu.év<ov au TûV OU ypr.aajxfvouc, et XaBovra;. CREUZER conserve la leçon des mss., mais il pense que le passage est altéré , WEISKE, TU; ûortpov. manuscrit très-ancien, qui contient un commentaire inédit de Proclus sur le 10""> livre de la République de Platon, un fragment intitulé : 'EnTo-juia; TûV ùtt' 'ApioTOTeXcu; tv SvjTÎfM TûV HoXtTtxûv rpo; TT.V nxâruvt; rioxiteiav àvttipr.pu'vo», a cru y retrouver le livre d'eubulus dont il est ici question, et l'a inséré, avec une traduction latine, dans le Vol. H, p des Scriptorum Vett. nova Coll. vaticana.
273 201 TA AorriNor TôT *IAOïO*OV. [FR. I. g r»-8.1 TWV Tcx/.xiô>v iazoptxç àtrouvrjuoveicrotvte;, et; TOV; aùtov; T57rov; èxet'vot; hzeyelprjaxv o"vvtt5èvat (3tc?.t'«, xa&onrep Awtc; zs -/.xi Mpîto;, xat 4>otëîwv OVTO; uèv xm zr,: èv zr) lê^ei v,xzxiysmf,ç vvwpîçecr&at pxulov, rj TX; èv Tri otavot'affvv5eo-ew;à!;<wv ot; xat TôV HXtoèîwpov avyy.xzxveip ié n; xv, oùî èxervov 7rapà rà TOI; 7rpeo"ôvTepot; èv Taf; atxpoa'e/eatv et/or;- 3 aèva 7rAe'ov rt cruuj3a)ù.ôuevov et; rrjv TOû Xôyov 5tap5poiKTtv. 6. Ot op xat 7r/.p5et 7rpoc;).puaTwv â pszeysiphxvzo, zr,v oxouîrv TOû ypa'tpetv àèroo't'tl-a'uevot, xat rpcrrco Secopt'a; i5t'w yjrr,ixpsvoi, Ilù.wTfvô; etdt xat TevriXtavô; AuèÀto; ô uèv rà; rivoayopetov; xpyxç xat n/arwvtxà;, w; èôoxet, r;pô; e/atpetrrèpav TWV 7rpô aùroû xatac7tr;oxa'- 10 ptevo; è >77z;oTV, (où5e yxp oùùèv èvyv; rt Ta Nouurîvtov, xaî Kpovîov, xat MoSeparou, x.xi 0pa<jy/).ov, TOI; IIXWTîVOV r;epi TWV aùrwv avyypxatxxaiv et; x/.piçztxv ) ô Se AuèÀto; xar t'vjvrj uèv TOVTOV (3a5t'Çetv r.poxipoitpievo;, xat Ta TroÀÀà phi TWV aùrwv uoyuarwv èyéuevo;, Trj 5è è epyao"ta TTOÀù; wv, xat Trj Trj; èpurjvet'a; T7epiè*oÀrj Trpô; TOV èvavrtov èxei'vw ÇrjÀov 15 ùrtayéuevo;. 7. Ûv xat uévwv ruef; âotov etvat vop'çooev èrct^xonerersat ovyypxppjxzx. Toû; uèv yàp ÀotTroù; ré Tt; av xtvetv ototto ôefv, àtpet; èèùrra'çeiv èxet'vov;, rrap wv navra ÀaêovTe; otcot yeypa'cpafftv, oùîèv aùtoi 7rap autwv rrpo;5evte;, oùv_ on TWV xeopaàaiwv, a/à où$è TWV èrrtyetpr;- uarwv, ov5 ovv p orjvaywvrj; TWV r:apà TOî; TTÀeioarv, p xptvew; TOû 20 3eÀTtovo; èntueàr;5èvte;. 8. HSrj uèv oùv xaî 8e' a'ààwv TOVTî 7rerToir)xauev (hzntp TMù TW uèv TevTtÀtavw nepî Trj; xarà nàaywva Stxatoorùv»;; àvretrovre;, TOû 5è IIÀWTîVOV Tô îrept TWV t5ewv èrtcrxe'ia'tarvot. Tov uèv yàp xotvôv ruoiv Te xàxet'vwv èzxïpov ovta, Bactt/ia rôv Tûpov, où5 aù- TÔv ôxt'ya r.zkpx/pxzsvaévov v.xzx zr,v TOû IlAwTtvov piur,3iv, (ov àrrose- 23?a'uevo; uàà/ov TT; îrap r,urv xyo)yf,ç, zr.syzipr,3z Stà trvyypa'uptaro; a7ro5ef;ai, 3e).Ttw So^av nept TWV tsewv TP; ^UTV àpeoy.oio7!; è/ovra,) uerptw; Trj àvnypatprj Ste/f/çat Soxoûurv, oùx ev TTaXtvwSrTavra, xav TOùTO:; OùX o/t'ya; TWV otvspwv TOVTWV xextvpxôte; cjo a;, oxrep xaî èv Trj irpô; TÔv Aui7.tov etrtotoj.rj, ph/zvoç, phi iypjcrr, crjyypxpuxzoç, arroxpt- 30 vouévr; 5è npô; ottta TWV ÙT: aùtoû T:pôi fipxi otrrô Trj; Pwur; ottreotaè.- VAR. 1. 2Ciz. Marc. A. Mon. C. TiBtvai Ciz. Marc. A. Darm. Mon. C. Med. A. Par. A. V. <juvtà;io;. Med. A. àla marg. HUVBE'OEW; Marc. A.ri mpi TCS; Marc. A. Mon. C. ait jutir B. à«'.jtçiu.tvoi. Ciz. Marc. A. Mon. C. y«iaxu.i«i an lien de "/;r,axu.ivoi Ciz. xxiit( is'jxn B.ià^e'yàp iffù;. C. cj^i fip cùè"iv iyyj; ri. Ciz. om. xxi Kocvtc* Ciz. Marc. A. Mon. C. otn. «iv avant Ttârtv Leid.
274 [PR. l.j FRAGMENTS PHILOSOPHIQUES DE LONGIN. 2(M des points de peu d'importance traités par des philosophes antérieurs, ont entrepris de composer des livres sur les mêmes sujets ; tels sont Annius, Médius et Phœbion ; ce dernier cherche plutôt à se faire remarquer par l'élégance de son style que par la marche logique de ses idées. On pourrait leur associer Héliodore, qui s'est borné à recueillir et ù rédiger ce que ses prédécesseurs ont exposé dans leurs leçons. Ceux qui, par le grand nombre des questions qu'ils ont traitées, ont bien prouvé leur intention d'être auteurs, et qui ont envisagé leur sujet d'une manière originale, sont Plotin et Gentilianus Amelius : le premier parait avoir exposé, avec plus de clarté que tous ses devanciers, les principes de Pythagore et de Platon ; car les traités de Numenius, de Cronius, de Moderatus, de Thrasyllus, sont bien loin d'être aussi exacts que ceux de Plotin sur le même sujet. Amelius s'efforce de marcher sur ses traces ; il soutient le plus souvent les mêmes opinions ; mais, manquant de mesure dans ses développements et prolixe dans son style, il suit une marche qui est tout l'opposé de celle de Plotin. Ce sont les seuls dont nous pensions qu'il vaille la peine d'étudier les écrits. Quelle nécessité de s'occuper des autres, puisque j'ai renoncé à examiner ceux même à qui ils ont emprunté le contenu de leurs livres? Bien loin d'avoir rien ajouté ù leur propre fonds, je ne dis pas en fait d'idées nouvelles, mais même en fait de preuves, ils n'ont pas seulement pris la peine de recueillir ce qui est dispersé dans un grand nombre d'ouvrages, ni de choisir ce qu'il y a de meilleur. Mais j'ai porté mon attention sur d'autres écrits ; ainsi j'ai combattu l'opinion de Gentilianus sur la Justice suivant Platon, et j'ai examiné l'ouvrage de Plotin sur les Idées. Je crois aussi avoir suffisamment réfuté l'ami commun de ces deux philosophes et le mien, Basilée de Tyr( 5 ), qui a composé de nombreux traités dans lesquels il s'est appliqué à imiter Plotin. Renonçant à notre doctrine pour adopter celle de Plotin, il avait essayé de montrer dans un écrit que l'opinion de celui-ci était préférable à celle que nous soutenions ; mais il n'avait pas bien justifié son changement de système. Dans mes ouvrages, j'ai attaqué la plupart de leurs assertions, ainsi que dans ma lettre à Amelius qui est devenue presque un ora. tvavttcv V. uv xxi ujiioi Med. B. om. ri , CB. Taûra Med. A. B. irap' aùrwv. l. 2-» Marc. A. xixtïv&v. V. a le nom ncptpûpiov écrit au-deseus de BasiXt'a. l. 28 Med. B. àvtivpaptî; B. irpi>; â a. OB. faiataxju'vmv. CONJ , PEARCE change de place les mois xatacxtur,; et ouvoyaiw;. 1.11, WEISKE aimerait mieux cèsi q-àp àtivi ri iq-jû; , WEISKE, rà aùrûv /.aftovre;. Il est bien plus conforme à l'idée de l'auteur de lire irivra '/.aftivrtç, puisqu'il dit à la ligne suivante : oùsiv aurai irap' aiirwv irpc;ûsvtt; , TOLLIUS, uirptu ivriypa'-f ou usrptm; r»i àvttvpx<pîi. '1.31, CREUZER préfère la leçon {ftiaraxu.ïv6)v. (s) Porphyre, qui se nommait d'abord puratus. V. dans les Recherche!, p. 0, l'cx- Malchui, c'est-à-dire roi, en langue syria- posé de la discussion entre Porphyre et que. Ce fut Longin, suivant Eunape, qui Longin. changea ce nom en celui de n-.p'pjpi'.;, Pur- 2~
275 -HH\ TA AorriNOï TôT *IAOïO'H>V. [FR.I,g8. FR.H,g2.] Avoiv r)v otù'ôç ukv hïkjrokhv moi TOû TJSOîTOU 1 Tfj; HXOITIVOV «ptxoffo^taç cypxfyev, ripetç 3t OûTô JAOVOV npoçkpy.hgr.us^, rf, xotvf, TOû oiryypxpux- TO; èmypxyfi rcpô; zôv AptiXtov èmiro'fyiy OûTô r*pozxyopvjaxv;zz. VAR Marc. B. Med. A. ont en marge auvri-juxto; Leid. jrpocx-foptùcvrec. ( c ; A la suite de cette citation, Porphyre tout l'opposé de celle de son maitre, il fait (ch. 21) continue en ces termes : «Dans ce ensuite mention de moi, qui avais été admis qui précède, Longin a reconnu que Plotin et récemment dans la société de Plotin ; il me Amelius l'emportent sur tous les philosophes désigne comme l'ami commun de ces deux de son temps par le nombre des questions philosophes et le sien ; il me nomme Basilée qu'ils étudient, et qu'ils ont suivi dans leur de Tyr, et ajoute que j'ai composé de nométude une méthode qui leur est particu- breux traités où je me suis appliqué à irailière. Bien loin de se conformer aux opi- ter Plotin; reconnaissant par là que j'ai su nions de Numenius et de les préférer à d'au- éviter la prolixité si peu philosophique d'atres, Plotin, dit-il, a suivi celles des Pytha- melius, et que je me suis conformé en écrigoriciens et de leur maitre, et les écrits de vont au genre de Plotin. Le témoignage Numenius, de Cronius, de Moderatus et de d'un homme si considéré, qui tient la pre- Thrasyllus n'approchent point de ceux de mière place parmi les critiques, et qui jus- Plot in, sous le rapport de l'exactitude avec qu'alors était prévenu contre Plotin, doit laquelle les principes de Pythagore sont suffire pour montrer que, si j'avais pu me exposés. Après avoir rappelé qu'amclius rendre auprès de lui lorsqu'il m'y invita, il suit les traces de Plotin, mais que, man- n'auraitpasécrit la réfutation qu'il m'adressa quant de mesure dans sa composition et se avant d'avoir approfondi la doctrine de Plomontrant diffus dans ses développements, il tin.» 'Ev Sr. TGûTCI; rirs MtioXévr,<jf uùv, TTXV s'est livré à une manière d'écrire qui est TMV TWV tv XùTCû V»->'CVî'TMV Xfsti TI ITCsfiXv.- AEITANON B 1. Rat cri txèv rxxrcx ri (3(j3Xt«7TÉu7r (v, orav <rw 5ox>j p.x)lov 3è xoiu'çeiv. Où yxp «v xmarxinv TOû ra/xarxi; àeïaoxî rjov, rr,v Trpô; ruà; ô5ôv rfi; hépoxje Trpoxpfvat, xâv, et p;5èv 5t x/lo, (ri yxp xv xxi trotrôv nxp r)p.ô>v Ttpo< o-m)v àtpt'xoto ;) Triv yt rraxatàv awr/jeixv, vuxl TôV xépx, psrpiûrxtov ovror, 7rpô; f,v /éyet; trajoarro; xa&îvuxv, xsôv Ù.o TI TV/J; *i otr;9et;. ï\xp èpjoû 5è ntrjoèv rcpo^oxâv xatvôteoov, ur;ô ovv râv TraXatcôv, oax cprj; o^o/.toxexévai ^ 2. TWV yxp ypx^xvrwv TocrapjTr; crrcorw; èvrorûôx AVERTISSEMENT. Le texte de ce fragment s'appuie sur les mêmes manuscrits et la même édition prince]» que le précédent. VAR CB. TXûTX TB 5rt i.ws:v. V. TXûTX TX B'.RXix Ciz. Marc. B. Mon. C. xxi ttpô; ocço'v V. rrpoîov.xv. Ciz. om. TB OU f avant TCXXXIX» V. TCû oii- U.XTCç. Marc. A. Mon. C. om. TI après xxxo Ciz. Marc. A. Mon. C. îtjsîo'oxmv. CONJ. 1. 8, WEISKE aimerait mieux Yjxot'w» ou xvti-pxç-v/; je lirais plutôt v:x- 'j'.vtlav.
276 [FR. II. FRAGMENTS PHILOSOPHIQUES l)e I.ONGIN. 2(5' traité, et dans laquelle je réponds à quelques-unes des observations qu'il m'avait adressées de Rome. Amelius avait donné pour titre à sa lettre : De la marche suivie par Plotin en philosophie. Pour moi, je me suis contenté d'un titre plus vague, et j'ai intitulé ma réponse : Lettre à Amelius ( ). CONJ. 1. 2, WïTTENBACH et WEISKE, èitt'-jpayev. 1. 3, CHEUZER préfère la leçon de l'édition de Bàle, TCCG; TT,V 'Aut/isu èt;ig'tgat,v. [AXTWV, tf'.evevxiiv nxwtïvgv TE xai 'AOIE'XIGV, TGG'TCW Se 6swsia: istro LtaXiora TGûTGD; VOT!- o-xof)ai rà KG'JJUJVîGU Si eu/, 5TI ÛTCGfsâXXio9ai xai TXXEîVC'J rpsabeùeiy So^aaTa, àxxà rà TWV n'jôafcfeiwv OùTOù re éxgu.svgv< U.E- TiÉvat Sé-fixara, xai oùs' èffù; eïvai rà NGUuvr.vtGu xai KGGVîG'J, xai McSepàrou xai 0pa- (JÙXXGVJ TGîC; nxutivou itepi TWV aùtwv ai/yvpauu.ao'iv ei; àxpîbetzv. Ei rov Si rcepi AJIE- Xisvj GTE xat* Ï7.VT1 ièv TGû IIXroTivGu èpâstce, T»i Si içtptxoi? ITGXù; WV xai TV; TTJç ip-vr,- vsia; TeptBcXv;, pôc TGV EvavTÎGv èxeivw E/RXGV jmryetc. "Oaro; u.vr,aoei; é\ag5 lîgpyvpigu E'TI àp/_à; «"/.GVTGç Tri; irpo; TGV nxrotîvgv O'JVGUoia;, yvjatv, GTI Si G XGIVG; f.uwv re xaxsivwv étaîpg; BaoïXev; G TépiG; GùS' aùtô; GXéja ire- Trpa"ru.XTauixëvG» xata ràv nxwtivgu fiiur.oiv auvtor.xe. TaSra GVTWç xattswv, GTI Tri; T' 'AULEXIGU «epibox^; TO àoixgogsigv TtavTtXrô; é9uxaçâu.r,v, xai a-po; l/rixgv TGû IIXWTîVGU -[pàcpwv, Éwpwv. 'Apxti TGîVJV h TGCGôTGç àvrjp xai Èv apioet GTpôjTGî wv, xai û etxr,tajiévgî ay.pi vûv, T&iaÔTa -[pxywv rrepl IIXWTIVG'J, W; eî xai xaxgûvti xe TGV rjopoùptgv cjvibx îsnôâvai (?) aoiiulî^ai aùtw, GûO" av àvté'ypayev â rrpiv xxpibwaxi TG S'rYu.a, "[payai titeyiipr.aîv. FRAGMENT 11. EXTRAIT D'UNE LETTRE DE LQNG1N A PORPHYRE. (') Envoie-moi ces livres quand tu le jugeras convenable, ou plutôt apporte-les moi. Car je ne me lasserai pas de t'inviter à te rendre auprès de moi plutôt qu'ailleurs ; non que j'aie à t'offrir quelque nouvelle conception philosophique, mais du moins à cause de notre ancienne amitié, et pour jouir du bon air que nous respirons ici en Phénicie, dont le climat, quoi que tu en dises, serait très-favorable à ta santé. Cependant je ne te promets aucun nouvel ouvrage, ni môme ceux des anciens que tu assures avoir perdus; car nous sommes ici dans une telle 1 *) Voici comment Porphyre (Vie de Plotin, c. 18) introduit cette citation : -Quant à l'opinion que Longin s'était formée sur Plotin, principalement d'après ce que je lui en avais écrit, on la verra clairement dans ce fragment d'une lettre qu'il m'adressa pour me rendre auprès de lui, de Sicile en Phénicie, et lui apporter les livres de Plotin. Il est conçu en ces termes. "Hv Si Éo-y.t xai AG-J-JîVG; «Epi TGû IIXWTÎVGJ O"GT,XV, i\ wv uva- Xiora «pà; aùtgv trw vpâywv ëaviuaivgv, dvi* Xwasi [x«30{ (TjioroXfï;, vpzyet<ri): «pi; U.S, «E'ï_GV TCÛTGV TGV TfGTJCV. AÇlWV -[à? " «a«g TT); IixîXta; xztuvai TTGG; aùtgv Eï; TT.V <I>G;- VîXT.V, xai XGu.i'fiv Ta BiBXia. TGû IIXMT!VGV, G)T,ai.
277 20X TA AoniNov loi -HAOïO'WJï. [Fn.II,g2. Fii.IU.gl.! xagô'otxxsv, WçTE, vr, Toù; OEOÙ;, na'vta TôV yjiivov TOûTOV Ta XEirrsjAEva TWV Il/wrivou xarracnurjaçwi/, Eioù.t; aùrwv èrcti'.pxrriiix, TôV imoypxtpia TWV piv EtwGorwv àriaywv epywv, TTJOOç Évi SE Toit'») Ta' a; yevéo-gat. Rai xiv.rr,pxi itiv ÔVja SOXEîV TraVra, xai Ta vûv ôrtô croû TîEu^OÉvTa xèxtrjjzat 0 XUITEâW;, où yàto uet/stwç. nv aivp.xprrip.svix. KatTot TôV ïrx'.pvv t\pd.iw.*> woujv ah/a).)7, ]' 0"Gai Ta TWV ypxyhav Trrxfopxzx- TW o ijv â/ù\a r.pwpytxirepx rvç rotx'scvç T.poi&piixz. Oûxovv é'^a), riva yjsrj rpiirov aùrofç ipù.r,axi, xxinep in:tpit.i%pû>v ra TE TTE^I ûvyfiç, xai Ta ~ pi TOû SVTO; Tricrx '^ao"5at TaÛTa yàjo ovv xai px).irsrx àwpxprvrxt xai Tra'vv /3ovloipvv xv i'/ben iiot rrapà croû Ta psr xx.pi dxç, yeypxppévx, TOû xcajs- 10 avayvwvat frivov, «Ta à7rorr ti']iai irad.n. $5 3. AuQtç Ss TôV aùrôv èpût ).oyov, on ph TTELITOIV, à/à' OVTôV r,vxn è'yovrx fiâààov àijtw, Taûrà TE, xai TWV ÀOITTWV si Tt StarrirpEir/E TôV hpx- Âiov a fjtiv yàc< xyayev, àyravra Stà cntoysijs' s/.rr,7xprjv. IIWî 5 oùx éiie/àov àv3f*k inropvvpxrx, T.xavq aisoû; àrjia xai ripr,z, xtr;o"eo"sat ; l.'i Toûro yàp ouv xai rrac'ôvti e/ot, xai pxnpsa àrrôvtt, xai TTSEîè vhv Tv/oov OtaTjot'covTt rvyyxim SX/TTOUOEV ETrEcrra5a(bç, on TWV fxèv Ù7ro5 'o"ewv où TTOV-J pi Taç TroÀÀàc. irporisorgai cruttoéêxxev TOV 3E TVTTOV TTô; ypatpx?, xai TWV Èwotwv TàvS/oôç, rr,v TryxvsTyjTa, xai Tô mtàéerotpov Trïç, TWV ÇXTXUOTWV 3ia5s'o" Wç, vïïipsx)0.ivro)ç Styxpxi xai <pt/w, xai turra TWV EÀÀoytpwTà- 20 TWV aryen rx TOVTOU (3të).i'a ooairjv âv 3EI"V TOVç, ÇxTrîTtxoùç. VAB. 1.1 Marc. A. fi* rcù; 6. Marc. A. rcù IU. 1. 2, Mon. C. nsposxraxçwv et /.araoxeûxcwv évi Si TCùTUV C. û o acû. B. àrto « V. ont. aàiiera. I Marc. A. Mon. C. V. irapa-rvâvai Marc. A. B. Mon. C. rouira fî. B. xxi Xoinùti. 1. 1S Darm. Med. A. TfOviiu.xTa. Marc. A. 'joroiivr.uiari. Leid. Marc. A. Mon. C. XTT'aaotJxt. Med. A. xrroeoxtai. AEITANON T *5 1. IwerÂvri 3 EtrrEiv, mpp>j> fxot 5oxoùo"tv oèayeoojxévat TOû Ta 3EOVTX /oyt'ç 0"9at TravTEç cyecsjç, ÔTtootot Trjv Syvyyv aûtpx xxeyfivxvro. IIWî; yàto O).'ùç èyywpeî i:xpxtù.r,<jim Etvat Ttvt TWV orrot^et'wv Tô xat aùtiôv GEù- VXI ; Iloû SE r:i Ta, xpaoret? xai jriçet; xvsvsyruh ; aî, xarà TroX).où; AVERTISSEMENT. Le texte de ce fragment peut s'établir par le manuscrit d'oxford T 1 ' et par l'cdit. de la Préparation F.vangélique d'eusèbe, publiée à Paris en 1028, p. 822 > P. VAB oi'.jvi^o/.vjt T.VJ -rip. 1. 4P. Evsvtfxsiv.
278 [Fil. III.] FRAGMENTS PHILOSOPHIQUES DE L0NG1N. 201) pénurie de copistes, que, voulant me procurer depuis longtemps ce qui me manquait de Plotin, je n'ai pu en vérité y parvenir, qu'en faisant quitter à mon secrétaire son travail ordinaire, et en lui prescrivant de ne s'occuper qu'à cela. Je possède maintenant, je crois, tous ses écrits, grâce à l'envoi que tu viens de me faire ; mais je ne les possède qu'à moitié, car ils sont pleins d'incorrections. Je comptais que notre ami Amelius corrigerait les fautes des copistes, mais il a eu sans doute d'autres travaux plus importants à faire que cette révision. Je ne sais donc pas comment je pourrai m'y prendre pour les lire et les étudier, quoique je sois très-curieux de connaître les traités sur l'ame et sur l'etre, et ce sont les plus fautifs. Je désire donc vivement que tu me procures un exemplaire correct de ces livres, seulement pour collationner les miens, après quoi je te le renverrai. Toutefois je te renouvelle ma prière de ne pas les envoyer, mais de les apporter plutôt toi-même, en y joignant ceux qu'aurait oubliés Amelius ; car je me suis empressé d'acquérir tout ce qu'il avait apporté. Comment aurais-je hésité de me procurer des ouvrages qui méritent tout mon respect et toute ma considération? Cependant, comme je te l'ai avoué et de près et de loin, et lorsque tu te trouvais à Tyr (*), je ne saurais admettre toutes ses hypothèses. Quant à son style, à la richesse de ses pensées, à la méthode avec laquelle il traite les questions, je les admire grandement et j'en suis charmé ; aussi suis-je prêt à déclarer que les amis des recherches philosophiques doivent mettre ses ouvrages au nombre des plus remarquables. CONJ WEISKE XOHTOl XSXTT,U,XI. («) V. sur les séjours de Porphyre à Tyr, M. Boissonade. (Journal des Savants, Dec. un article de M. V. Cousin sur l'eunape de 1826, p. 740.) FRAGMENT III. (') En résumé, tous ceux qui ont avancé que l'ùme est un corps me semblent s'être considérablement écartés de la droite raison. Comment est-il possible d'admettre que ce qui est propre à l'âme ait du rapport avec quelqu'un des éléments? Comment serait-elle susceptible d'alliage et de (') Ce fragment est emprunté à Euscbe, courte réfutation qu'en a faite Longin, phi qui, dans le livre XV de sa Préparation losophe de notre temps.» Totxûvot xai ri évangélique, traite des opinions des Stoï- rûî XTGHXT); çiavosçtxç àirô TMV X«T' IîTITGciens, et s'exprime ainsi, ch. 20 : «r.v Apeicu AIOMJAGU euvtiarypu'va. ripoçot -rr.v > Voilà ce que j'ai recueilli de l'abrégé de «epi A/JXT; «?GJ-OV TMV ivo"pwv JoÇav à:rxpxiî la philosophie stoïcienne composé par Anus ri -api Aîf^ivM TM xaô' r.pvx; «TJVTOUM; àvr- Hidymus. Quant à l'absurde opinion des Stoi- «ipr.usvx, 4ïà TSùTMV. V. la traduction de cicns an sujet de l'âme, il suffira de citer la M. Séguier, t. H, p
279 270 TA AorriNor TOï «MAOXWOI. [FR. 111, % 1-3.] yvyvôiwjm zpiîxovç, CC/ICùV pèv aipuirniùv tàixç ejwtiarwv xizoyewxv neto'.y.xaiv, év otç, ei y.aù pr) avveyô>ç, x)l ovv Txappmhev èssfv èvi TWV erroe/et'wv xizixv, xai t>;v npô; Ta tieiizepx y.acl zpizx TWV npwtwv aqpoppnéjv. Twv 3è TOpt i /uv>;v fyvoç oùsèv, o05è xey.pr)piov èv rot; awuatrtv Evpe'trxETat yjcv ei tdù.ozipjoïzi ziç, WJ Ernxoupo; xai XpîwtTnro;, «navra.7 Xt'Sov xtv«v, xa! TXXQTXV èpevvxv Svvaaev ampxzoç eiç yéveaiv TWV rapi ^UY>7ç Txpx%eo>v Te' yàp iç TOû izvevpxzoç r,/jttv ).E7rr5T>;; npovpyov -/ÉvoeT âv Et; cpavtaere'as xai loytapovç ; Te 3E TWV xzôpcùv ctyf,px TexTairrv rrapâ rà â/),a è^ee Sûvaptev xaè zpotxfiv, w?t cfpivr,aiv yewâv, oxxv eiç ézépo'j 10 TÛ.XOIV i/yzczapty&rj erwptatoç ; Oéptae piv, wç, où3 Et TWV HopaeVrov te; âv TVYOI TperaSwv xaè Ôspanaevwv, (wv cprçcrcv Opaipoç ZOÀJç piv TOUç tç TOV ccyiîjvx ywpeïv, zxç 5È tnn/ pya'ç CT5a( TW SEcmsTp, xai pràevôç, otwv ÇWVTS; ëyoucrt, TUzQvey.ZYiu.xzw da:o}zît:e^xi,) xvxopà- ur)zi ye 3^ TWV EX TaùrowaVou <^nypxzu>v, a xaè aùtoè; ôrè rcôv atyeaxwv Trpoejs'oexs Xe'vwç, 1,7 tç rà 3ûvacr6ae' Te TcepizzàzepQV rzoïelv npbç xïa^r/ojtv. 3. Zwwve piv yxp xai K.À av5 e vepertiaeié xiç âv Sexat'w;, ovrw ercpsspa ûëpecrrexwç 7T pi xirrf,ç àioùzyqetcii, xai Taùràv âp/pw, rov vxepeqv ampxzoç eivxi zr)v <\ruyr)v àvasvpe'aceev, tfriixii. Te' yxp, w r.phç SEWV, xoevàv oloiç àvxhvpixvei xai ' J'VYTI ; Flou 3È iyympiï, vopivxvzxç, TOVTW 20 rrpojeotxévae zr,v 0 ipzzepxv xai zr)v TWV ekolcav ÇWWV oùsre'av, TQûTO pèv cpxvzxatxç xai pvr,pxç oêouî T Etvae crw^eev SeapxEÙ;, TOûTO 3E àppàe; xai foylriaeiç TWV Ivzizelovvzùiv eiç d'jversiv npxypxzmv; Etr âpa xai roà.; Osov?, xai ràv 3eà navrcov napwxovra, Qpaioiç èntyeicov ze xai oùpave'tov, Eiç; xvxqvpixqtv xai xarrvôv xai ToeavTyjv zft.vxpixv yxzx%iqpzv ; xai où3è 2.7 "oùç noex/tàs xiayyvovpzox, oe, xxîîzep àxpe(3irj crvve'tev TWV t5 (ûv ovx EypvTEe;, ouewç r à pâv EX TTï^ xoev>5e; Ènevoe'aî rwv xvopmtcmv, zx 5 è è; Érre- 7rvoe'aç TWV Movtrwv r) y.iveïv xvzovç efrrè TaÛTa rrc'cpvxe, a-uvizepx eipr,- y.xm izepl aùrwv xai oùx xvxovaixcjeiç, où5 xïpxç, où3è Tzve'jpxzx xai '/r,povç ; 30 VAR. 1. î-3 P. TT.VTMV a OP. irfb «?f«j P. (TX,T.u.XTa TC9xirr.v. 1. 1* P. ctçtovte;. 1. 1!S P. xai ai ToiTsans à P. en marge, xuçcïv P. r.r" «:x. CONJ , MOBOS, Tibv rx; iv-afi; ou TWV retfi TT,V fyr/t.i Pourquoi ne pas lire 1^foûp-['. J, 1. 9, ToiT, T; <ti ; TWV XT , TIWP, j«;rct,v. MORTS avait indiqué es deux corrections. 1.13, WEISKR, axai a'jt'.i: T'.î;. MORIîS, xairv. T'.î: s i TWV MORIIS. «.ay-,îv , WF.ISKK, èr'iît , WEISKE. ivv.îx:.
280 [FR. 111.] FRAGMENTS PHILOSOPHIQUES DE LONGIN. "271 mélange? actes dans lesquels les éléments, se combinant de mille manières, produisent des corps de toute sorte de formes, où l'on peut, sinon immédiatement, du moins mediatement, reconnaître la force qui réside en eux, et le passage d'une première combinaison à une seconde et à une troisième. Mais l'on ne saurait trouver dans les éléments corporels aucune trace, aucun signe de ce qui appartient à l'unie, lors même que, comme Epicure et Chrysippe, on remuerait tout pour découvrir laquelle des forces du corps donne naissance aux actions de l'âme. A quoi la légèreté de notre souffle peut-elle servir, dans les choses d'imagination et de raisonnement? Quelle forme des atomes, entre toutes les autres, peut jouir de quelque pouvoir et de quelque influence pour produire la prudence, lorsqu'ils se combineraient pour former un autre corps? Vous auriez beau avoir à votre disposition les trépieds et les automates de Vulcain, dont les uns, suivant Homère, se rendaient d'eux-mêmes a l'assemblée des dieux, et dont les autres travaillaient avec leur maître, et n'étaient dépourvus d'aucune des facultés dont jouissent les êtres vivants, vous n'en viendriez pas à bout ; à plus forte raison, avec des molécules prises au hasard, semblables au sable qui couvre le rivage, vous ne sauriez rien produire qui soit doué de sentiment. C'est à bon droit qu'on s'indigne contre Zenon et Cléanthe qui se sont exprimés d'une manière si injurieuse au sujet de l'âme, et qui l'un et l'autre ont prétendu qu'elle était une émanation d'un corps solide (*). Au nom des dieux, que voyez-vous de commun entre l'âme et une émanation? Comment des hommes qui pensent que notre nature et celle des autres animaux ressemblent à une émanation, seraient-ils en état de maintenir la permanence, non-seulement de leurs idées et de leurs souvenirs, mais encore des désirs et des desseins relatifs aux choses qui sont du domaine de l'intelligence? Regarderons-nous donc aussi les dieux et cet esprit divin répandu dans toutes les parties de l'univers, tant terrestres que célestes, comme une émanation, une fumée, ou toute autre chose aussi vaine? Ne rougirons-nous pas devant les poètes, qui, sans avoir une idée aussi exacte des dieux, partagent néanmoins l'opinion du genre humain, et, inspirés par les Muses, parlent de la divinité d'une manière plus respectueuse, et ne la représentent pas comme une émanation, une vapeur, un souffle, un pur néant? (*) Cette phrase est aussi citée par Théo- Sixxiu;, COTU açoîpa 0(5pi»Tixw; i«pi TX; doret, (Grœc. Aff. p. 74.)Kxi h Ao-y^ïvo? Hi Y'J/.T; O'IXAIX 0 " 1 "''- *Au.o«"jàp TCO atipt'ou xùttàv àvrixpu; xarr.-jopn, itsi "jpxyxç Zri- <JWU.XT&; eîvxt rr,v y'j/.r.v ivathtu.txom fyxoxv. vwvt uiv ^fif x*i KXtsntu viusaiiaiuv 5v ri;
281 i'i TA AorriNor TOï <i>iu)it>rn. [KR. 1V-VI.J AE1TANON A NoypÂvto; 5è TXJV ffuyxarrasenxjj» Swaptv 7Tapa3exTix;ôv èvepyetûv cpxffaç etvat Aoyyfvo; 5è pajîè etvat oxw; o"yyxata5ettx>;v àwaptv virovoef. AEITANON E' Aoyyfvo; 5è oysè Tô Çcôov 7ro?.ypepè; etvat, dx). diiepé;, rroxvgvvapov oè Tô TOO IlXaTtovo; èv Tof; o-wpaor TToXypeprj çday.ovto; zrv ijrjyàv yt'yveo"9at v.oû e'avnôv ovaacv dpzpr). AEITANON 2T OtJa 5 éyw/e TÔv Iloptpvpiov èv Tof; Zyppt'xToi; taropovvta rcpoptàx;- puxai Mrôtou T.phq Aoyyfvov awo'jaiaa Ttvà Trepi TWV pwpt'wv T7j; (("'/C*'*' wv oùx àejiov îtapaspapefv. Toû yàp M>;5t'oy TàV <{JVYTôV bxretusprj TTotow- TOç xai ôtatpoyvro; ei; Tô xjyepovtxôv xai ei; Ta; irévre aio"9r;o"ei;, xai et; Tô titteppattxôv, xat errt TTàorv ei; Tô ipwvrjtixôv, TÔv Aoyyfvov cpàvat «Tt.% ow Tô piav TXJV tyvyjiv TTOIOW ei; ôxtw 3tppr;uev>;v;» TôV 3è M>j3tov àvrepu>tr,aaa «Tt 5è Tô piav irotoov TXJV tj/yyvjv xarà IlXaT(«>va rpitupr) oyaav ;» TOOTO 5XJ OW Âpef; àeaûrouev Xsyov Ttvô; ôrt piv yàp oyy r) txvrfi ÇXJTVJOT; Tof; Te àrrô îr; a/roâ; ôxtapeprl TrotoOorv aajtrjv xat nxarcovt Tptpep»;, 3>ôXov ot pèv yàp o-ouiarixà; àro5ta).r;^et; Trotowrai T«V pepwv nxarwy 5è doviparov Xeyet.
282 [Fil. IV.-VI.] FRAGMENTS PHILOSOPHIQUES 1)E LONGIN. 273 FRAGMENT IV. Numenius avant dit que la puissance qui unit ensemble les contraires(') admet le concours de diverses forces,.. Longin estime qu'une telle puissance n'existe en aucune façon (*). '} C'est ainsi que j'ai cru devoir rendre (* y Ce fragment est tiré de Stobée, Ecl. l'adjectif <rrrx*t«8»ti)m;. Phys. I, p. 103, 1. 7, Aurel. Allobr FRAGMENT V. Longin n'admettait pas même que l'animal fût composé de plusieurs parties ; il soutenait qu'il était simple, et il pensait que Platon, en disant que l'àme prenait dans les corps plusieurs parties, quoiqu'elle fût ellemême sans parties, voulait dire qu'elle était douée de plusieurs facultés ('). ( ) Ce fragment est aussi tiré de Stobée, même ouvrage, même page, ; il appartient sans doute au traité mat tyv/fi;, qui est encore cité par Porphyre (Stob. Ecl. phys. p. 109), comme l'a indiqué Ruhnkcn, Diss. g XIV. FRAGMENT VI. Je sais que Porphyre raconte, dans son Recueil des Problèmes, une discussion qui eut lieu entre Médius et Longin au sujet des parties de l'àme, et qui ne doit pas être passée sous silence. Médius donnait à l'âme huit parties, et y distinguait la partie qui commande, les cinq sens, la partie qui engendre et enfin la partie vocale. Là-dessus Longin disait : «Quelle est donc la force qui fait que l'àme est une, bien que divisée en huit parties?» Et Médius lui répondait : «Qu'est-ce qui rend une l'âme où Platon distingue trois parties?» Cette discussion nous parait digne de quelque attention ; car il est clair que les Stoïciens, qui donnent à l'âme huit parties, ne parient pas du même principe que Platon qui lui en assigne trois. Ceux-ci, en effet, admettent des distinctions corporelles de parties,., tandis que Platon dit que l'âme est sans corps. (') (<) Ce fragment, tiré du Commentaire de rapporter, comme les deux précédents, au Proclas sur la République de Platon (l. 4, Traité de Longiu sur l'àme ; il a été cité, à p. 415, à la suite du Comm. sur le Timéc, peu près dans son entier, par M. F.gger, éd. de Baie, 1334, fol.), nous parait se p. XLII.note. 28
283 274 TA AorriNOï TOY <MAOïO<M>Y. [Fit. VH-VIII. AEITANON Z Eiç, 5vo, rpsfç ô 5s 5rj rs'raproç r,ulv, S) <pi9.s Tt'uaris, TTOV, rôiv yfjzs SaiTvpsvtov, T«vûv 3s s'crrtarrôpwv ; Aoyyfvoç u.kv ô xpiztxbç scptoràç Tô p'âc/st Taûrr; <pt).o).syo>ç, ev. rptoïv OVTYJV xoyacoy oruyx f!j9at tpjeotv, aw rô 7rpdVrov sùrs/sç TTCOç ôv, xat xotvôv 5tà rrjv Xuorv zr,z épuïivzîxç, sx roû SsvTs'pov psyxlorcpznécrztpov OOTOTS- 5 A o"6r/vat 3tà Trjç s^ax/ayôç rov ôvcporroç xa! rôç aweyelxi rwv Xsçsoov, noxxtû 5s irxs'ov sx roû rpirov, X*/ 3 '" rs *** ^ î «pajorspotç TrpoçxsSiôvai Tô piv yàp «Etç, ôio, rpsfç,» sç" a7vv5srwv cryvrssèv vtrnov syrot'st rbv Xoyov. Tô 3s sgôç rô «ô 3s 5rj réraproç fipïv, a» tpixs Tt'puws, TOû ;» ôta TS roû «rfraproç» Ê^XXayttivov npôç roùç sîp>;psvouç aptspovç, xxl 10 3t ôvoparwv pvrya/ortpsmôç eruvappoo-sèv, aspyorépxv xr.kyrivz zriv s'ppjjv t<»/. Tô 3s «rwv yqèz piv SatTypsvwv, rà vûv 5s scrrtarspwv,» xux rjî yxptzi xxi rô &px rwv èvouafroov, xat 5tà rôç rporoôç sirops xxl vj/was Trjv otojv Trspt'oSov.. (') Ce fragment est tiré du Commentaire par M. C.-E.-Chr. Schneider, Breslau, de Proclus sur le Timée de Platon ; il a été M. Vincent avertit en note que l'on doit découvert par M. A.-J.-ll. Vincent dans les rapprocher de ce fragment le passage où mss et 1841 de la Bibl. imp. de Pa- Michel Pscllus (dans un Comm. inédit sur le ris, et inséré par lui (Revue de Philologie, même dialogue) fait allusion au jugement t. II, p. 331) dans sa Critique de la non- de Longin sur le début du Timée, passage velle édition de ce Commentaire, publiée cité par Toup, d'après Wettstein (ad Job. AEITANON II' Aoyyfvoç 5s xxl Qpiyèvr,ç xn x))r,x ipyrls xu-yicrfixtoïkiiv àx/ô/otç, nepl TOtaç TroXtrstaç sv roûrotç IXùxparxç iïixïjr/ezxi, itbzepov rô? Trpwrrç fi rôs ttstdjî issfv yxp TTiv TroXtTEtav sxsf ajwtxcïiç TS ÇûXJXV xxl nohzixoûç xxl vospwç ô ttsv ouv Aoyyfvoç irsot nôç ps'er/jç ofsrat yeyovevxi rov Xôyov svraûua, Stôrt roùç STrtxovpovç xx)sï cpvxaxaç xat roùç epvaaxa'ç tjwc/tv zïvxt roùç Tro/.spôo^xvTaç. O 5è Qptysvrjç rrspî rôç TrpwTrjç sv Taurr; yxp LixOriuxTx TrapaStooXTt rofç tpvxaçtv. AVERTISSEMENT. Pour les Fragments philosophiques VIII-XXII, nous avons indique les variantes les plus importantes relevées par M. Schneider dans le manuscrit de Munich (M) et dans l'édition de Bile (B). X
284 [FR. VII-VIIL] FU.VGME.NTS PHILOSOPHIQUES UE LO.NGIN. 27; FRAGMENT Vil. «Un, deux, trois. Mais, mon cher Timée, où est le quatrième de ces f conviés d'hier, qui ont voulu me traiter aujourd'hui?» Longin, le Critique, examinant ce passage sous le rapport de la diction, dit qu'il se compose de trois membres, dont le premier n'a rien que de simple et d'ordinaire, à cause du décousu de l'expression ; que cependant il reçoit du second, par suite du changement dans l'espèce du mot et dans la marche de la construction, un certain degré de noblesse, et que l'un et l'autre empruntent du troisième, un bien plus haut degré de grâce et de dignité. En effet, les mots tï;, o\io, TOEîç, n'étant liés par aucune conjonction, donnent au style un air de négligence ; le membre suivant : b Si Si) TtTaproç r,u7v, S <fiï.t Tiftoit, woû ; par l'emploi de l'adjectif ordinal qui succède à des adjectifs cardinaux et par l'ordre imposant dans lequel se suivent les mots, imprime à la phrase un caractère plus relevé; le dernier membre : -rùv ytii; fùv oatnugvo», Tàvûv Si ïut.atôpwv, par la grâce et l'élégance des termes et par le changement de la construction, élève et ennoblit toute la période { '). I, 18) dans ses notes sur le Fragment VIII oo\v, ii f, rpix Txùra xo xu.xta «t'oiv. C'est-à- (Weiske, p. 548), et transcrit par M. Egger, dire : Le critique Longin, expliquant le p. XVII, note, de son éd. de Longin. Voici ce Timée de Platon, et voulant montrer que ce que dit Psellus : A',-f-[ïvo; u-ii ouv 6 XSITIXO; philosophe n'était point dépourvu des gràrbv TCO nxxtuvo; tijti'ycéu.tvg; T'icxxiov xxt ces de la diction, commente assez subtile- BcuXy'utvo; u,tv (il faut lire «?,) TûV fr/ropi- ment la période du début, où il distingue xûv /xpi-rov djxetpev aùrôv xwootï!;xi, ooot- ces trois membres.» <mx»; TT,V roi xpootoiov }tipu,nviùn iripi- FRAGMENT Mil. Longin et Origène doutent, pour des motifs différents, de quelle sorte de république Socrate parle eu cet endroit ; si c'est de la première ou de la moyenne ('); en effet, on peut y voir ou la république vivant de la vie physique, ou celle qui vit de la vie politique et intellectuelle. Longin pense qu'il est question ici de la moyenne, parce que Socrate appelle les gardiens des auxiliaires, et qu'ainsi, dit-il, ce sont les gardiens qui font la guerre. Origène pense qu'il s'agit de la première, car on y donne des instructions aux gardiens (*). (') Le Commentaire se rapporte à ces mots dn Timée de Platon (p. 17, C.) : /8s; Ttcu TMï i»7r' tu.',u pt,8t'»tov Xîvwv xspi ir'.xi- Titx; f,v TO xs'p»xztv/,»;, T, x7.! j:.;,.,., iv- Spiiv xxti'pxîvst' xv v.'.i fî/itox'.. «Le sujet de nos discours d'hier était la République, quelle est la plus parfaite et de quels hommes elle me paraissait devoir être formée.- («; Comm. de Proclus, p. 10 E. éd. de B:'ile V. sur Origène, Rech. p "
285 276 TA Aornsor TôT *I\OïO<K>Y [FR. IX, X, XI.] AEITANON e' Eotxs 8è ô nxatrcqv àiyjj rr,v izihv rcuefy xaî ht uht béîvxi yévo; rô yewpvtzôv y.xï rs^vtxôv, o 8r; zaxîfrat àr,puovpyiyjov, ht 8è nponoîswînt zarà Trjv xvu> no/m ov% on vûv rr)v noxepuxàv avaxetpaxatoorat iroxtret'av, GO; eprjcrt Aoyvtvo;, x/1 on 3tà roù 7rpo7roX txoûvro;, zai roù; èrnzoupou; mptq.x(ie xaî "où; cpùxaxa; xat yxp 7rpo7toXeuoùcTiv oï uht raf;.*> /epaïv, ti 3è rat"; yvoioat; oirirsp xat?rap EÀ/ïêGTIV ènd)iu i ttèv xat ô Ala; Tô èpxo; Toiv A/at'wv, èroxéuteï 8s xai 6 ovpo; roôv Kyxiwt ô NeVroop, ovro; ^tèv w; cpi/.a rat; o*uptj3où).at; roù; èx^poù; a^vôturvo;, èxcfvo; 8è raf; X^7' xat ««w" yjxî>p voç si ur) apx xal ioioùç uéuvr,txt vint roôv 7Tpo7ro).EtAOWrtoV, 17 t3rj /3oÙ).E7ai 7To).EUtxà; (OTopriOTai TZQX% IÇ Tri; rotav- 10 r»j; 7roXtr tkç. VAR. I. 1 M. iwyttiîxv, à la marge r o'âiv. L Î M. otpottoxtu.oôo't M. duiooitivoç. AEIH'ANON i' Tavra (ttèv eipr)a l i)où rx; roôv ÔXoov èvsxa Seoopta;. Aovyfvo; 3s èv rovrot; xmpeî ur.no-t 6 IlXafrwv rot; cmipuxmv otsrat trs/y.xrxfiooj.evqxi ri; Lux*» ' tf* yào aptorot ytyvgovrai, rot"; ôitotot; ri; ôuot'a; ot^vyvvcti. AEITANON IA' «npociotxs 3è Sx rtvt rotoôsî rô raso; otov et rt; Çoôa za/à OEXUXUEvo;, être ùirô ypatprj; etpyacrptfva, xxt rà è x;.» Aoyyfvo; ptèv èv rovroi; ôjpafçe-rsai rôv nxaroova' tpxot, 3tà roôv 7rapa/3o).oôv zat nô; roôv ôvottaroov yxpiroi -Kx'/JMTxhxvrx rôv Xcyov, èvsetxviptrvoç et; rtva; nxaroovtzoù; aùroopioî rxv épuxsveixv raùrxv, àxâ oùz èz rèvvr;; Tzsnoptctu.Éixv roô 5 VAR. Le texte de Platon diffère en quelques points de la citation de Proclus ; voici le passage entier : Ilpo;Etixt Si Si TIVéULGI Totwî't TO TCXôO;, oton «ï TI; ÏWX xx/i irou $tzoxu.tvoç, tin ôxc. Ypaoj-rïï tip-j-aotiivi tëri xxi Çàe/TX i).r,6ivû;, r.eruyjav Si XfOVTa, tî; îictoufttxv X'pixotTO 6iX<ixa4xi xtvouutvx TI aùta xai Tt TMV TOI; eûtixat OOXOûVTUV Trporr.xeti XXTX TT.V Xf MVÎXV i8).gûvtx. 1. i, B. XXAXtOTCtXXVTO;. CONJ. J'ai transposé au commencement de ce passage la phrase de Platon au sujet de laquelle Proclus rappelle l'opinion de Lougin, et qui, dans l'édition de Bile, précède les mots TXOTX u.iv o Aof f ivo;. 1.4, lttn.nk.en avait déjà corrigé XXàXW-IXXVTX, correction que M. C.-F..-C.'SctntEtDER attribue à M. CF. llenmann, qui, en citant ce passage (Cesch. und Syst. der Plat. Phil. 1, p. 3*3). «met le mot iritros'.au.svr.v qui se lit une ligne plus bas.
286 [Fit. IX, X, XI.J FRAGMENTS PHILOSOPHIQUES DE LONGIN. 277 FRAGMENT IX. Platon (') semble faire deux parties de la cité, et constituer d'un côté la classe des laboureurs et des artisans qui est appelée classe des travailleurs ; de l'autre, la classe des défenseurs dans l'acropole ; non qu'il revienne a l'organisation militaire, comme le dit Longin, mais c'est qu'il comprend dans les défenseurs les auxiliaires et les gardiens ; en effet, les uns défendent la cité par leurs bras, les autres par leurs avis ; de même que chez les Grecs, Ajax le rempart des Achéens et Nestor leur gardien vigilant prenaient l'un et l'autre part à la guerre : celui-ci par ses avis les préservant comme un gardien des embûches des ennemis, celui-lù par son bras combattant contre les Troyens. A moins que Platon ne désigne ici proprement les défenseurs, parce qu'il veut rapporter les actions guerrières d'une république telle qu'il la conçoit (*). (>} Ce fragment se rapporte à ce passage dans la République, de la classe des dédu Timée : *Ap' où Tô TûV qeeopqà>v ôaeu T> fenseurs, celle des laboureurs et de tous les âxxat Tt'xyou, «pûtov it aùrp /.wpt; a teixo- autres artisans'» [«.iba àito TOù ft»ci{ TOû TùV irpoitoxtjir.eo'v- (*) Comm. de Procl. p. 11 E-F. TUV ; «N'aTons-nons pas toujours distingué, FRAGMENT X. En voilà assez sur la contemplation de l'ensemble des choses. Longiu pense que Platon pourrait bien supposer ici la rencontre des germes avec les âmes, puisque, pour donner naissance aux meilleurs, il associe les âmes semblables aux germes semblables ('). (<) Cela est dit à propos de cette phrase possibles, etc.» Proclus (Comm. p. 10. I) du Timée : "Oirw; Si S-h xarà 5uvxp.iv fù6ù; donne ensuite une explication de Porphyre v épetvo' &; apioroi ri; oùott;, x. T. X. Et qui n'est guère satisfaisante, et qui n'apafin de procurer les meilleures naissances prend rien de plus sur le doute de Longin. FRAGMENT XI. Platon fait dire à Socrate : Il me semble que j'éprouve la même chose qu'un homme qui, contemplant, soit dans un tableau, soit en réalité, de beaux animaux qui se reposent, concevrait le désir de les voir se mettre en mouvement pour se livrer à quelques-uns de leurs jeux naturels.» (') Longin trouve que, dans ce passage, Platon recherche l'élégance et cm- (') V. dans les notes critiques le texte du passage de Platon.
287 278 r.\ AorriNOi roi <MAOïO«POï. [FR. XI-X1U.] (ptxocrscpa) /éyovras. E?vai fxèv yàp rrjv è/j.oyriv rwv ôvottarwv 7r a>povrtupsv/iv rw IlXarwvi, xaî où xarà TÔ 7nrvy_ôv ««ara XauÊavEtv aùrôv. AXXà roûro pkv Ewroi av ns onrô TXJS xotvijs rrïs rore xaî ervvi^ovs éppr,- VEt'as XXEIV xaî Eîç aùrôv. IIOXXàV 5è aùrôv TrotEÛjQat xaî nos crvv9>5x>js npouriqetxv Gàrrov yà ( o av ras arôpuws ETtixovpov caiveagovcras TOtrJ07at 3 jtôctfaoy, f) ôvstiara ws Êrvx < r u 70t t 'r t v a xaî prjctara Xôyov xarwpgwfaevov. id.a'rcova 5è èv ctèv r»j yprmi rwv ôvocia'rwv rjria'o-avrs rtves ws praipopaôs yjxâpsvov nepï 3È nôv eruvgwyjv arravres 9aupt'Çouorv. AXX spiws où5è EX raùrrjs pvov av ris Xa' 3oi rrjv Trepi rrjv éppr,veixv aùroù cppovrîsa, àxxà EX rwv roioùrwv ErrtrioSEÔcTEWv, oïav êv roùrois ÈV«3 Îxvvrai. Où yxp 10 âxrxws Aéyet ô Zwxpàrrjs S TroGEÏyEVÉ'crGai aùrw Tta ( oà rwv àppi Tîpaiov, àxx wpaiçouivw TTWS EOIXE, xaî ujiy^aywyoùvrt rôv axpoarrjv. Taùra JXEV ô Acr/ylvoç. VAR Le ms.de Munich porte en marge : îri IUXTIOV tv TT ynieit TûV ôwi/lûtuv où* ourla; y.tjpi; «ipt Ht TTIV eimônxxv $xuua<jiw7ato{. CONJ J'ai adopte la correction de LEOPARDI (Sched. Crit. a viro doctiss. L. de Sinner éd. Rhein. Mus. 1831), qui lit uuvoiixn; au lieu de (TJVT.OOU;. M. SCHNEIDER ne parait pas la connaître, et conserve ownsou; qu'il rapporte à ipunvtia;, en renvoyant à sa note sur Plat. Civ. 428 C. qui est bien peu explicite. La suite du passage montre que rù; avvftiixr,; AEPFANON IB' Toùro rpt'rov Èari rwv i:poxvxysypxu.p.iv<i)v xecpa/aiov, èv w ckixvvsi pv oùsèv rrjv iroirjtixrjv èfiyjasxt Suvapvrçv aùnôv xa9 c'aunôv roù Érraîvou rwv rotoùrwv EéS TtoXEpxàs itpx%tiz xaraara9évrwv ùrrô rô; rijpjs ' xtxopeïxxi 8È ùrtè Aojyîvov xaî Ûpiysvous ô Xoyos pôïrore xaî rôv Oio;- pov rrcpteîxijcpev Èv rofs nouprafs, Eirrwv nôv aùnôv eï).ncfèvxi Ssi-av où TOpi 3 rwv ovrwv pvov (roûro yxp oùsèv xaivôv) àxxà xaî rrspï rwv rta'xai yeyovorwv îrodjrwv. VAR M. iro/itixt.v M. omet xx't devant TOV "OU.. AEITANON ir' Aoy/ïvoç 3È rmipu Ttjsôs raùrijv rrjv ExxEipv>?v psîorv, «si pv yxp 3ià roûro oî TTowiraî oùx a^toi EïOT ppjrai rwv rri rotavnj TCSXEI 7rposovrwv Êpywv, 5ià rô ixri èv rofs rfhn r>5s TTôXEWS rê9pa' T >9ai, où5 oî ittoî rôv VAR MB. Tirjji-yOxi corrigé par M. SCHNEIDER.
288 [FR. Xi-XIli.] FRAGMENTS PHILOSOPHIQUES DE LONGIN. 279 bellit son style de comparaisons et de termes agréables, réfutant ainsi quelques Platoniciens qui prétendent que celte manière de s'exprimer est naturelle au philosophe et non un produit de l'art. 11 pense, en effet, que Platon s'inquiétait du choix des mots et qu'il ne les employait pas au hasard. Quelqu'un dira peut être que cette élégance lui est venue de la manière de s'exprimer qui était alors générale et habituelle. Mais on voit clairement que Platon apportait un grand soin à sa composition ; car les atomes d'epicure produiraient plus aisément le monde par leur rencontre, que des noms et des verbes réunis au hasard ne formeraient un style correct. Quelques personnes, il est vrai, ont accusé Platon de faire un trop grand usage des métaphores dans l'emploi des mots ; mais tout le monde admire sa composition. Toutefois ce n'est pas sa composition seule qui prouve le soin qu'il apportait à son style ; on le reconnaît aussi à certaines attentions semblables à celles qu'il laisse voir dans ce passage ; en effet, Socrate ne réclame pas simplement l'attention de Timée, mais il a l'air d'un homme qui se pare et qui veut charmer son auditeur. Ainsi s'exprime Longin (*). est préférable. 1.8, RUHNKEN propose d'insérer avant vociutvov l'adverbe xaraxop»;, s'appuyant sur l'adjectif xataxopéatorcc qui se lit S. XXII, a du Traité ntpi û T G'J;, et sur le jugement de l'auteur de ce Traité au sujet de l'abus que fait Platon des métaphores, S. XXXII. M. SCHNEIDER ne parle pas de cette conjecture de Ruhnken. (*) Comm. de Proclus, p. 10 B. cité par Ruhnken, Diss. VI, p. xvil-xvm, éd. d'egger. FRAGMENT XII. Le troisième des points indiqués plus haut est celui où l'auteur montre que la faculté poétique n'est nullement capable par elle-même de louer ceux que la fortune a destinés aux exploits guerrière. Longin et Origène doutent que cela s'applique à Homère, et que l'auteur l'ait compris parmi les poètes, en disant qu'il a la même opinion, non-seulement sur ceux qui existaient de son temps (ce qui n'aurait rien d'étrange), mais aussi sur les poètes qui vivaient autrefois ('). (') Comm. de Proclus, p. 20 C. Le passage auquel se rapportent ce fragment et le suivant se Ht page 10 du Timée : Tr.v aùviv FRAGMENT XIII. o"o'ç*v iixr, T a x*i iripi TWV iraxai -JI-JOVOTUV x«i TWV VùV îvtw» ITOIT.TûV. Longin exprimait des doutes au sujet de la proposition énoncée. < Si, dit-il, les poètes ne sont pas dignes de célébrer les actions propres à une telle république, par la raison qu'ils n'ont pas été élevés dans les mœurs
289 480 TA AorriNOï TOï *IAOïO#Oï. [FR. XIII-XV.] Rptriav iv Sûvatvro TrotrjcTat rô Ttparrôpsvov, où5s yxp oûrot sv roùroj TroXtTSvôpsvot sçrjaait si 5s on sraotrlprjv oùx SYouatv, àx). siat ptprjrai pôvov, 5tà n roù; TÙTTOV; xxp rjpwv XoqSovrs;, où SyvVjowrat utus«r5a«, ôivaptv eypvreç ptpjgrtwv ;» ïl/oôg ôè Taira; p'rjrsov rà; cfliopc'a;, ort r) pip/jcn; rô; rotavrrj; 7roXtrsia; 5tà Ça»j; Txpistai crupmtovoycr/jç roi; izxpx- Ss/ypacrt roù; yàp 7rps7royra; roi"; crcrou5acoi; Xôyoy; O7ro5«ôévat où 5ivarat 6 prj Çojv xar xpezriv où/, apzsf ow rô àxoûaat pivov, Tfoîbv st5o; s/et Ço!»j; r/ nox/reta Ttpô; rô pupôcrao-qat aùr»v, W; ô roo Aoyyt'voy ôto- Kopâv sxsys Xôyo;. Si AEITANON IA' O Aoyyfvo; rôv Xi iv Sswpsîv oùx 6t7ra icov sxsfvo psv rô XCôXOV iv Z> tmjai «rô 5è rwv erotptotwv opo 3oypat prj ras; ors irxjtwjrôv ôv,» xpyipsvôv a>uor«v âvxi 5tà crspvôr>jros sapsorv nôv cppxatv s axù\arrsiv. Tô ôs s' ô; «ocra ôv ota' rs èv 7roXipw x.ai pa'va's Trpàrrovrs; xai rà syopsva,» Stacrrpsapovro; stvat ràv <ppa'crtv onrô roû xarà (pucnv. Tô 5È rpt'rov rô 5 «xaraxsxst7rrat ôô rô rô; lôpstspa; E SU); vivo;,» TtavrsXô); àxxcxorov szvat, pyjôsv yxp a7rsoixivat roû /3i>!iHpaxù\ i>j, xaî ipr) t; Tr//spa'Yoto, v.xï oax rotaûra. VAR B. cpr.aîv MB. irpâïtorroç M. SCHNEIDER a mis GuiTipaç sans avertir si cette leçon vient du manuscrit ou est une conjecture Le même, sans avertir, itfr, U. CONJ , RunNKEN lit ipx<>t«vou Le môme a corrigé ITP*TTOVT«ç. M. SCHNEI DER ne connaissait pas ces corrections. AE1TANON LE' Aoyyïvoç pkv ynipei rt rfors j3oyxsrat rw nxaycovt roirov roû ôiijyr;- paro; fi TtxpxQemç ours yxp w; 5tai/a7raioov roù; axpoarà;, ours &>; ôsôpsvo; aùroû TTSTOwirat nôv paoôprjy. Rat é/\vsv, w; oûsro, Xiy&jv ôrt 7rpô rô; cpvoroxoyia; 7rapiXa 3sv aùrô, <ijwyxy<ùyû>v rôv xxpoxrijv xxi rô rô; éppjiveixç Èxstvr;; aùyxuopôv npoqepxks-mv ôtà rô; roùrou nxpxqé- 3 o-sto;. Qptysv»; 5s TfsrrXa'o'Qai ph s/\sys rô ôtiôyijpa, xaî rooroûro'y ys VAR B. roû ir».p*6to'i(i>{. CONJ. 1. 3, RunNKEN (Diss. % VI) a omis XùTCO , RunNKEN avait déjà corrigé, avant M. Schneider, TCJTCU irapxoïo-fu;.
290 [Fh\ Xlll-XV.] FRAGMENTS PH1L0S0PHI01ES DE LONGIN. 281 de cette ville, Critias ne pourrait pas non plus imiter ces actions ; car il n'a pas vécu dans cette république. Si c'est parce qu'ils ne les connaissent pas et qu'ils ne sont qu'imitateurs, pourquoi, recevant de nous des modèles, ne pourraient-ils pas les imiter, puisqu'ils sont doués de la faculté d'imitation?» On doit répondre à ces doutes que l'imitation d'une telle république résulte d'une vie conforme aux exemples qu'on y reçoit ; car celui qui ne vit pas selon la vertu, ne peut faire entendre des discours qui plaisent aux hommes vertueux. H ne suffit donc pas d'apprendre par ouï-dire quel genre de vie on suit dans la République, pour pouvoir l'imiter, comme le suppose le doute énoncé par Longin ('). ( ' Connu, do Proclus, p. "il C. FRAGMENT XIV. Longin, ne dédaignant pas de s'occuper de la diction, dit que, dans ce membre de phrase : Tô Si TûV wxpiirrsn yo3o3u.ac ur, ««; art ir).<«vr,tgv ôv, l'auteur, entraîné par le désir de s'exprimer avec gravité, commence à changer la construction ; que, dans les paroles qui suivent : ôo-a 5» oïâ n h m- )iui?r.a\ uâx<xt; irpottottee, etc., il détourne la phrase de sa marche naturelle ; que le troisième membre : xatoxattirrai Sh Tô TR; iutripaç f&wç yt'vo;, présente une tournure tout à fait différente, et qu'on peut le comparer aux locutions Si» HponcXcin, ipî} ïî T-nituâyon et à toutes les autres semblables ('). (') Pour saisir l'observation de Longin, xai noxittxûv, ôo' âv «a T« îtoxi'çuu xai il tant avoir sous les yeux le passage entier ps/ai; irpattovre; ipiw xai Xoyu rrpoeopude Platon : ri Si TûV aocpiotûv yiiof au wox- Xsûvri; îxxototî irpcîttoiiv xxi Xévoiiv. Ka- Xô»v fût Xo-ruv xxi xxxûv xxxuv jxxxa éu.irti- TxXéXtHTTat Sr\ TÔ TR; RJxm'pa; (cjeto; ^t'vc; pov TrpTipLXt, tpopc.uu.at Si UR «W;, âri R-XXVR- aux àu,çottp*iv court xai Tpocpvi [UTtyov TOV ôv xavà Tto'Xei; GîXROII; Tï tota; cùo'xufj (p. 10 éd. H. St. p. 8, t. Ht, 2 e p. éd. Bekker). JiMxr.xo;, âito/ov âu.a vtxcroouv àvîpwv r, FRAGMENT XV. Longin ne comprenait pas bien dans quelle intention Platon avait inséré ce récit (') ; car il ne sert pas à délasser les auditeurs et il n'est pas nécessaire [pour éclairer le sujet]. Il croyait résoudre la difficulté en disant que l'auteur l'avait présenté, avant l'exposition de son système de la nature, pour se concilier l'esprit de son auditeur cl pour compenser, par ce récit intéressant, la sécheresse de son explication. Origcnc admettait que ce récit était imaginaire et s'accordait en cela avec Numenius ; mais il ne ' ) Il s'agit de l'entretien de Solon avec un prêtre égyptien et de la tradition sur l'atlantide, -'*
291 282 TA Aorrmor TôT *IAOIO<POï\ [FR. XV-XVHI.] ovvzyypzi TOîç aatpi TôV Novpcôvtov, où 3t tôovriv 3s 7rnrXaej9at pospu;- yx/nphrr,v xarà TôV Aoyyîvov. AEITANON I2T' Aoyyïvoq psv èv TOVTOIS STrtcoîuaivsTat naxtv CTC tppovtiçet x«t èvopta- TWV topas xai TOtxtXtas ô nxarcov xrzocyydltov à-xxas Ta aùta TÔ ptèv yàp spyov àpyxîov sza'xstte, TôV 3S Xiyov rraxatôv, rôv 5s avspa où vsov, xaitot Taùrôv 3tà rravrcov orjttatvwv xai Svva'purvos îravra wsaùrws TrpossiTTsîv. OÙTOç ttsv ow cpixîxoyoç, WçTTSJO nxcorrvov sirreiv repi aùroù Xsysrai, 5 xai où (ptxôaofpoç. (') L'observation de Longin se rapporte à (*) Porphyre, dans la vie de Plotin, cl*, cette phrase du Timée, p. 21. *Evù> çpîou confirme ce que dit ici Proclus, et rapporte oraxaiôv àxnxoto; XG'YGV où VéCU àvctpoc, et à la qu'après avoir lu les traités de Longin n-ioî ligne qui précède ; elle est tirée du Comm. àp>_ûv et 4nXâpy,euo;, Plotin s'écria : *ixo'xode Proclus, p. 27 B, et citée par Ruhnken, VG{ u.èv 4 Aof-ftvo;, oixo'ooço; Se CùSOUA»;. Diss. VI. Ruhnken (Diss. VI) pense qu'il tant lire AEITANON 12 ' «Etrrev oùv ns TWV œparôpwv.» llaxiv èv roùrotç ot pièv Tris Xi sws œi).o9sa'piov s stttorîltatvovtat rois erùttûv èpatttafs, on XsXtuvos srratvsr îtjv nolnmv ô nxatoov OTœaXûSi t3tojrri TôV srtatvov ava9sis xai sis X<*ptv axxcov, oixx où xarà voùv XsyovTt xai X.oyov. EÏTtsp yip Tts âxxos xai TtotyjTtôv e?pt5rtos xpttrjs ô Iiù\artuv, ws **' Aoyyîvoç TOVtcrrrjo'tv. HpaxXst- 5 Sus yoùv ô IlovTtxôs tpyjertv on TOJV XotptXXov TÔTS sùsoxtpwivttov llxartov Ta kvripdypv 7rpoÙTtpu70", xai OÙTôV srrsto's TôV HpaxX.sicxVjv sis KoXo- (ptôva sxùovra, Ta TOt^ptara ovxxi at TOù àvspôs- CONJ. 1. 2, M. SCHNEIDER, TGî; aûrtiv (GIO-TOùç. Je lirais TGIGùTUV èpaotaîç Le même corrige XGIOéXGU, d'après Schellenberg, Antimachi Reliq. p. 36. (<) La phrase de Platon se lit p. 21 B. de la critique chez les Grecs (p ), (*) H. F.gger, dans son lissai snr l'histoire cite cette dernière phrase comme étant de AEITANON IH «H nspi psylimiç xai èvopuxertota'trjs îraertêv StxaiôraT orv Trpa'i-ecos VAR B. JixxiG'TaTGv, que M. SCHNEIDER aurait dû corriger.
292 [FR. XV-XVIII.] FRAGMENTS PHILOSOPHIQUES DE LONGIN. 283 pensait pas, comme Longin, que cette fiction n'eût d'autre but que de plaire à l'auditeur (*).,'«) Comm. de Procl. p. 36 C. cité par Ruhnkeo (Diss. VI) jusqu'au mot rapxôsaiw;. FRAGMENT XVI. Longin montre encore ici que Platon recherche l'élégance et la variété des termes, en exprimant par des mots différents les mêmes idées (') En effet, il donne au mot fpyov l'épithète d'à^oûbv, au mot >ôy 0 v celle de ««- ).<xiàv, au mot âvopa celle de où viov -, quoique, par toutes ces épithètes différentes, il désigne la même chose, et qu'il eût pu employer pour chaque mot la même epithète. Longin est donc [ajoute Proclus] un philologue et non un philosophe, et tel est, dit-on, le jugement qu'en portait Plotin (*). àwrvwaofvtc; Je aùr» TOû irtpi dpx»'' Ao-rytvou TOû «pixapxaioj et non pas xai TOû 91- Xapx&tou, ce qu'avait déjà indiqué Fabricius (Bibl. Gr. IV, p. 116 et 456) ; mais tous les manuscrits portent TOû TI iript içyâi FRAGMENT XV11. AG-ryt'wu xai TOù <pixapx«'& u ; c'est pourquoi Wytteubach et Creuser regardent ce dernier mot comme le titre d'un livre de Lon- gin (V. les Recherches, p. 36). M. Zévort a omis tout ce passage dans sa traduction. Sur cette phrase : EÎIKV OSV TIç TûV «pparôpuv, etc. ('), Proclus s'exprime ainsi : A cette occasion, les personnes attentives à la diction font encore observer, aux amateurs de cette sorte de remarques, que Platon fait certainement l'éloge de la poésie de Solon, quoiqu'il mette cet éloge dans la bouche d'un ignorant qui parle ainsi pour faire plaisir à d'autres personnes, et non d'après son propre jugement, ni avec connaissance de cause. Car Platon était, comme Longin lui-même l'a fait voir, un excellent juge des poètes. Héraclide du Pont(*) rapporte que Platon préférait les poésies d'antimaque à celles de Chœrilus, qui avaient alors beaucoup d'admirateurs, et qu'il lui conseilla même, lorsqu'il se rendit à Colophon, d'y recueillir les poésies d'antimaque ( s ). Longin, bien que Ruhnken (Dise. VI) n'ait toute raison. pas prolongé la citation de Proclus au delà (*) Comm. de Proclus, p. 38 C. du mot TJvteTT.etv, et, ce me semble, avec FRAGMENT XVIII. Longin pense qu'il y a ellipse dans celte phrase ('), puisque les mots (') La phrase de Platon se lit p. 21 D. Elle est répétée dans le texte ci-contre.
293 28i TA Aomxoï TôT <WAO20*OT. [FU. W1I1-XIX. 1 ozarn w /,3E r, ro/a; 'ér.pxxz /xèv, 3tàSE yjpîvm -/.ai çiopàv TWV zpyxcjxuzvwi où SiTÔpxEaE 8eûpo 6 Xiyo;.» Év 3s rovrot; Aoyvîvo; èxxeittsiv oiérat r/ji* Aé^IV, roi yxp Stxatirar av TTpoçSetv rô vouisodar,:, Stort roûro sèrrat- TEÎtat Èv rw È<psi;)ô;, à/ù. où rô oûcr/j;. Où otinnîtor 3E, çzcriv 6 ilopoîupio;, on 5ià rô Eivai uàv usyiirr.v rr,v r.pxivj coôrao 3E ôvoiia^nôy, r.og~z r jr;/.z rô 3izatirar ai* ôvouacrroranov EÎvat. "> VAB 1. 1 B. tjf XT«.»'vMv. AEITANON 19. TÀv 3 Euzpacriav rt7w wpoji* nôv rwv cppov/ulov otcm/tôv Ilava/noi ciiv /ai à'x/ot rtvè; rcôv n/arojvtzcôi* ÉVri roh* (patvopévwv r/xovorav, w; nô; Arnxyjç 3tà rà; topa; roû Erou; EU z zpap:si*a; Erarrôsiw; È-youcrr;; ôpô; TTôV rcôv cppoviptov àravevi/zcrtv. Ao'/ytvo; 3è xt.tpzï uèi* ~pô; TOUTOU; oii; pars à/.rjoe-ovra; Tovvxvriov yxp ôpxzxi ra/îà} rt; zai orjyutoi* /ai.'> vnp/ôvwv àcruppsrpia itepi TSV3E TôV rirai* piirc Et rirai, TôV rotoûro;, SuvauÉvou; rn nôv xoxvxalxy atâjza roui* vj/uy-toi*, zir.zp ùrâ rr;; rwv wpwv EÙzpacrta; r, <ppvjr,aiz, aurai; zpfiizzxt v.pxaa yxp tira r, rs/nirzra xpa'cfew; roûro rrjv < *uy/7v araapaivooiévtoy aùro; 3è nôv rùzpacrtav raurrjv où npô; nôv roû àipo; zara'ctacu!* xvxyzpzalxi <pr,cn<j, x/j. zivxi 10 riva istirrjra roû zaracrniuaroç oèxatovipao*tov onnitsaoûorav Et; ypwr.znv i>ç vàp v3arà nva pavnzà Ècm, /ai rorat rtvè; vocroraioi /ai cooopol- SEIç, oûrw y.ai ci; tppivr;o"iv o-jpdix)ïzcjoxi rotaùss nva ywpa; t3tir>;7a Ûautiaorrôv OUSE'V. Ûor/Évr;; 5È moi eù/oacn'av raurzv Et; ràv oupavoû zuxaotpopt'av xvzr.ztxr.zv èzeigev - /àp Etvat rà; coopà; zai rà; atpopta; TOJV l.'> c^uywv, os; COZOTV Èv IIoAtrEia Sto/pàrx; ààâ oûro; u.èv uspaattzzpvy ECpa'Trrsrat ir; x)x, r jzix:. Aoyyîvo: 3è Xai/Oa'vst nôv iotinora aojujrnztîv ratôiv, zai rat; xr.oplxii àziyr;azvoç a; zai ô llopopûpto; aùroj -ooçcpip t ata yàp totirz; àspo; rrôi; rroô; Qix'yopx T.GIZï ÈrarzOEtou;; iraira nô; VAR B. ifwv B. «'/t.xï. TI B. istov non signalé par M. SCBSEIOER MB. iiiv/r,v.in;. CONJ. M. SCHNEIDER corrige r.-.'u.-t. r;; II faut lire y.wpx; au lieu de /.< >;'» conservé par M. SCHNEIDER. 1. Il M. SCHNEIDER lit TT.V ei/.-.xi : %* TNOTT-». I 18. Le même a cmrigé' ivet/r.e.ée,;.
294 [Fn. XV1I1-X1X.] FRAGMENTS PHILOSOPHIQUES DE LONGIN. 2e>.*> oixaiôrar' âv appelleraient vofitsoci'ar,;, car c'est ce participe qu'exige la suite de la phrase et non le participe oûanç. Mais Porphyre dit que Longin n'a pas bien compris le sens; parce que Platon, ayant voulu dire que l'action était réellement très-grande, mais non encore célèbre, a ajouté qu'elle mériterait d'être très-connue (*). (V Comm. de Proclus, p. 29. FRAGMENT XIX. Quant à l'heureux climat qui produit des hommes intelligents, Pana> tius et quelques autres Platoniciens, l'ont entendu dans le sens naturel, comme si l'aitique, a cause de son climat tempéré, était propre à la génération des hommes intelligents ('). Mais Longin ne partage pas leur avis, parce qu'il n'est pas conforme à la vérité ; en effet, on voit au contraire régner dans ce pays une grande variabilité de sécheresses et de froidures ; et lors même que le pays serait ce qu'ils supposent, ces philosophes ne pourraient maintenir l'immortalité des âmes, si l'intelligence résulte de la douceur du climat, puisqu'ils laissent voir par là que l'âme est un mélange ou un produit de mélange. Longin estime que cet heureux climat [dont parle Platon] ne doit pas être rapporté à l'état de l'atmosphère, mais qu'il faut entendre par là une certaine disposition de la contrée pour laquelle il n'existe pas de mot propre, et qui contribue à développer l'intelligence; car, de même que certaines eaux sont favorables à la divination, et que certains lieux sont malsains et infects, il n'y a rien d'étonnant que certaine propriété du pays développe l'intelligence. Pour Origène, il attribue cet heureux climat à la rotation du ciel ; car c'est de là que résultent la fécondité et la stérilité relativement aux âmes, comme le dit Socrate dans la République (*) ; mais ce commentateur n'atteint par là qu'une partie de la vérité. Longin, de son côté, ne prend pas garde qu'il rend par son explication la nature des âmes corporelle, et qu'il s'engage dans des difficultés que Porphyre déjà lui représente. En effet, comment la qualité de l'air, étant unique, peut-elle produire des hommes propres à différentes choses? Ensuite, la qualité restant la même, comment (')La phrase de Platon à laquelle se rap- oîeci. Elle se lit p. 21 C. tome XII, p. 111, porte cette discussion est ainsi conçue : de la traduction de M. Cousin. Ce dix-neu- Txévr.v cîv îïi TC'Tî ç-ju.trx'iav TT.V $ixxs'eu.r,- viorne fragment est tiré du Commentaire de T.V /.ai aûvraçiv r, Oto; 7rpcT.'ivj; ù;/.x; 3tx«- Proclus sur le Tintée, p. 50 B-C. jy.f.tx'ja xxrw/.'.atv, i>0.i\xu.iin riv zir.:-i («) Livre MU, p. 51(1 A. Trad. de Cousin, i-i M Ytft'vTiiOï, TY,V ri/.fxoixv T<"IV I'.IJIV) VI t. X, p X'ÎTf.i /.XT'.'V'./TT, i~'. 'j*'i"i.i'i~i~vj; xvîîx:
295 280 TA Aorrmoï ror <MAOïO«I>OV. [FR. XIX-XXII.] tôtstrjtoç Ért fxevoûayjç Trïe ôixot'aç, Trois oùxért ri ocùrr) eùyvta râv oixoyvtu>v ÈoTt'v ; «5è (psaprrj r, t5tôrr;ç, ri rô tpsapttxôv orùrris XEXTéOV ; (') Alexandre de Humboldt (Cosmos, t. H, tion française) s'exprime ainsi sur le conp. 512, note sur la page 194 de la traduc- tenu de ce fragment : La doctrine de l'in- AEITANON R Mé/jBt 5rj Toirwv ovpa:etùài parai rb TOû Tiftatou rxpooiuiov, orrep XE- (Zripoç ttèv ouïs È^rjyrjo-ews r)%ia<je TÔ napacnav, Aoyyfvos 3E où nâv ÈAsyE Tiepirrbv, à?ù\ baa TtapeiçKVKssîrai rapt râv ATXavTt'vwv, xoù TûV TOû AtyuTrrt'ou r)trr/ri<jeav, WçTE xat EicoSEt avvànreiv rô Xcoxpatrous 3CWEI TTJV Kayy}siav TOû Rpin'ov, XÉya) 5E râ «rcâpetpi TE OW xexnerpjtisvoç err 5 arùrà xat Ttavrcov ÉTotftsTaros 6iy Sé^EO-S»,» rô «erxôtrst 5tf Trjy T&jy Zeviav aot StaÔEcnv, w XooxpotTEs, p HiéQspev.» VAR. I, 5 H. B. TO, corrigé par M. SCHNEIDER en :». AEITANON KA ' ErrÉt yàp râv TtaXaioiv ot itsv aùt&iy rôv Anpuovpybv hairiiav ëyovra rà napafeiypara râv OXOJV ois n/ootfvos, ot SE oùx oùrôv ot)ù\»5roi Trpô ocvroû Tô TiapàZaypac, r) turr OùTOV 7tpô OMTOû psv ois ô l"lop<pipioç, purr aùrôv Ss ois ô Aoyyrvos, oç ripâra mnpov b Aripimipybç EÙSùS ttera: Tô év Èorty, r) xatt ati&i ra%uç etc/t vorjtoct ii T3: ù TOû TE Ayjiuoupyoû xat TOû ivôe. 5 VAR M. -jot? xùrwv B. ôv nfeira. CONJ. 1.1,M. SCHNEIDER pense que fàj devrait être supprimé, et lirait ensuite ci uiv aùtov TôV A J'ai corrigé ô; T'IJWTX qui me semble nécessaire. M. SCHNEIDER conserve ii. AE1TANON RB' Ilois 3tà T«yjmpotxa TravTEs ot TroXcaot yivovrai ; 7ToX/ot yàp xai ot a)lac airiaç èyèvovro. PTJTSOV ouv, oiç IXEV ApiroxpaTt'wv, ri Sri rù-ùarov ri ott r.a\ ri râv Xatpipojv ÈXiris èmrtivît TôV TtôXEotov ois 5s Aooyfvoç, CONJ Il me semble qu'il faut lire ô Si Aoyvïvoç.
296 [FR. XIX-XX1L] FRAGMENTS PHILOSOPHIQUES DE LONGIN. 287 les heureuses dispositions des habitants ne sont-elles plus les mêmes? et si la qualité de l'air s'est corrompue, quelle est la cause de cette altération (*)? propre à l'école alexandrine d'ammonius Saccas, et fut surtout représentée par Loti- gin.- flaence générale exercée par le sol et le climat sur les dispositions intellectuelles et sur la moralité des races humaines, resta FRAGMENT XX. Ici se termine le préambule du Timée, sur lequel Severus n'a pas jugé à propos de faire aucun commentaire. Longin ne le considérait pas tout à fait comme un hors d'œuvre ; mais il trouvait étrangers au sujet la digression sur l'atlantide et les récits de l'egyptien ; c'est pourquoi il avait coutume de rapprocher la promesse de Critias de la prière de Socrate : celuici avait dit : «Me voilà donc tout prêt et le mieux disposé du monde à i accepter ce que vous m'offrirez,» et Critias s'exprime ainsi plus loin : «Voici donc, Socrate, l'hospitalité que nous t'avons préparée.» (') :'«) Comm. de Procl. p. 63. Le 1" passage de Platon se lit p. 20 C. le 2' p. 27 A. FRAGMENT XXI. Parmi les anciens ('), les uns ont conçu le Démiurge comme possédant en lui-même les modèles de toutes choses ; telle fut l'opinion de Plotin ; les autres ont dit qu'il ne les renfermait pas en lui, qu'ils étaient ou antérieurs ou postérieurs ; antérieurs, suivant Porphyre ; postérieurs, suivant Longin, qui demandait si le Démiurge est immédiatement après l'un, ou si l'on peut concevoir d'autres degrés entre le Démiurge et l'un. (') Comm. de Procl. p. 08. si entre enx se trouvent d'autres ordres in- («) M.Vacherot (Ecole d'alex. 1.1, p. 238) telligibles.- rend ainsi cette dernière phrase : On bien FRAGMENT XXII. Comment (') toutes les guerres ont-elles pour cause les richesses, puisque plusieurs ont eu lieu pour d'autres motifs? Il faut donc dire, comme Harpocration, ou que c'est le cas le plus ordinaire, ou que l'espoir du pillage prolonge la guerre. Longin entend par richesse tous les biens extérieurs ; les commentateurs attiques pensent que Platon s'est exprimé ainsi (<) Ce fragment est tiré du Comm. inédit bach, Annot. in Plat. Phtcd. p La d'olympiodore sur lo Phédon de Platon, phrase de Platon se lit p. 60 C. cité par Ruhnken, Diss. VI, et par Wytten-
297 -2HH T\ AnrriNor TOV *i.\oso'i>ov. [FR. XXII-XXV.j rà EXTô; zixvzx yjpripxzx Y.xtû oî SE XZZIY.OI i\rr/r~m, tnuor, opyxvoiç yjpâvzax zoîz ypf<u.xai TCXVZEç ot ;ro). aoùv7 ç. 1 Olj mpiodoro dit ailleurs, à propos de IXXTWV I7G).EUG; ç\i -JIVETXI SEî Si /sr.axt'uv ee même passage : -ni; oxxiv GTI X'/SD vjsr- xxi xveu TCùTMY CùSE'V sxri "JEVEOOXI TWV SSOV AEITANON KT Ovre TOïç ÀETTTO'Tç Tofç T!o).v r Jp'j/.f l ZQiç xvzï.oyov ziî> vit Ttzpvyiazxzxt, 6)c r,o ÎTo Av/yîvoz Tti5 7 3sÙ iv oùsèv yào o/oeç nxpvfîttxtou rrô vu, EÏJTep àvoûtttîy ETTt 70 TfajO'JtptO'Ta'ttEVOV ' ~'hç 5 XV 70 OCÙTÔ Vjr,ZZV TE EH; y.a! Tzxpvyiazxizo ; Où fxrjv oùoè whixxzx eioi T.xp avtof» ai ioéat, OJç R)e;av!/r;î iazepw eipr,x V, où5 wç AVTWVïJ/O; fitys/ù; rrjv Acy/tvou xat > K).Eav5ou5 Soçav. (') Il faut sous-entendre uu sujet au verbe -xfjyiarxtxi, sujet qui a été omis par ceux qui ont transcrit ce fragment ; c'est sans doute VGTIUXTX OU bien irxfx'îiiqu.xtx, comme dans le vingt-unième fragment. L'opi- nion de Longin se trouvait consignée, soi- AEITANON RA' Tézxpzov or, zîç r, TOJV X/JMV cpùat; y.at ô*tà rt' zx xù.x pjzûjt^sv eii ezzpx ; Y.xl r.x).ai plv iipr,zxi y.at vùv ô"è / yia r Jo> on rà a/j.x où ur.pxivet zx ÉtE/oa, oùsè ùirôottaortv OO:).6J; «ç Aoyyïvoz, àx).à zpizzov imonzxoretoç ETTE! YJXI TO aùtoxaxov Tota'os 7où xaxoù irr.zazx'jiz y.xl otov xpyî- TUTCOç a)r,or,ç, rô âpx àûlo yx'/.ôv EïXOJV EXEIVOU ÉVrt'v..*> CONJ Il me semble qu'il faut lire Six ri TG dd.xx. Même ligne, M. F.GGER propose M.ETtfix).Ev, qui est indiqué par le sens. AEITANON RE O AoyytVo? -poçywjùv R/ Ô5auÉ TE Y.xl Mxl.ye zx rzepl ôpuùjç RXEoSauôi TE xàtxot HopopyjOtoi, T.pvsypxyzv. (<) Ce fragment est tiré de la Vie de Plotin par Porphyre, c. XVII, p. 120, Bibl. Crtrc. de l'abricius, vol. IV, 1" édition.
298 [FR. XXIU-XXV.) FRAGMENTS PHILOSOPHIQUES DE LONGIN. 389 parce que tous ceux qui fout la guerre ont besoin de richesses pour l'entreprendre et pour la soutenir (*). T»I. Ce qui explique le sens de la dernière le seul qui ait bien compris la pensée de phrase du fragment, qui n'est pas très- Platon. V. sur Olympiodore, M. Cousin, claire. Wyttenbach pense que Longin est Fragm. phil. 1.1, p. 439, 4«éd. in-12, FRAGMENT XXIII. [Les intelligibles] (') n'existent pas simultanément dans l'intelligence à la façon de ces simples notions générales communes à tous, opinion que Longin cherchait à faire prévaloir. En effet, rien absolument ne coexiste avec l'intelligence, puisque ce qui coexisterait avec elle serait dépourvu de substance ; comment la même chose serait-elle à la fois une simple conception de l'esprit et une réalité? Les idées ne sout pas non plus, aux yeux de ces philosophes, des produits de l'intelligence, comme Cléanthe l'a dit dans la suite, ni comme le soutenait Antoninus, qui combinait l'opinion de Longin avec celle de Cléanthe ('). vaut Ruhnken (Diss. XIV), dons ion livre taphysique d'aristote, XII, 2, fol. 39 recto mpt rûv tfiûv. de la version latine, Venise, Cité par (*) Tiré de Syrianus, Comm. sur la Mé- Ruhnken, Diss. XV. FRAGMENT XXIV. En quatrième lieu, quelle est la nature des autres, et pourquoi [l'auteur] a-t-il changé le terme SXka en celui de fripa? Je l'ai déjà dit et je le répète maintenant ; c'est que ces deux termes ne signifient pas la même chose, et qu'il n'entend pas simplement, comme Longin, la substance (ûiriotonrtf), mais un mode de la substance; puisque vè aîrréxaxov est comme la substance, le principe du beau, et pour ainsi dire son vrai type ; ainsi TO ôxxo xoxôv en exprime l'image('). (*) Ce fragment est tiré de Damascius, Diss. de Ruhnken, page xvi de son édit. de ouvr. inéd. «tpi «px»"- m9 - de ' a Bibl. Imp. Longin. Il pensequ'on pourrait trouver d'aude Paris, I989, fol. 261 recto, au bas de la très passages des livres de notre philosopage ictpl rài iy&itx (tirsei'oiuc. Il est cité phe, dans la partie du Comm. de Damascius par M. Egger dans une note sur le S VI de la qui est encore inédite. FRAGMENT XXV. Longin, en adressant son traité sur l'instinct à Cleodamus et à moi, Porphyre, s'exprime ainsi : «Cleodamus et toi, Malchus. > (') 30
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300 FRAGMENTS LITTÉRAIRES DE LONGIN. TA AOrriNOY TOY *IAOAOrOY. AEPFANON A Roù en otvwripo) TOUTOU ort'yo; etç xetrott Soxojy xari TôV Aayyîvov etvau 7r«pÉv6rroç «m 3è èxefvoç Tô «A w e?.wv» à/jxet T yxp (prjoriv etç xùjdxv ivvoixv Tô <&/w aùroû xetfievov êjtoç xat rô éipeçrjs Te TOû «A w é/oiv», «O 3è xeyolûaerau ov xev titube»,» et? oùsèv Seov ex Tïtpuxjw ré- SetToct n; yàp oùx otsev ô>ç Xti7rrje/ Tat ô àstx/iqetçc) ; 5 (>) Ce fragment est tiré d'enstathe, Comm. sur l'iliade, eh. I, v. 140, p. 67 ; éd. de Leipz. p. 57. L'opinion de Longin, relativement à ce vers, est partagée par le schol. de Ven. A, par Bentley, Heyne et F.-A. Wolf; ce dernier regrette cependant une idée qni ne manque pas de grâce (eine artige Idée). V. Vorl. iiber die vier ersten Gesânge von Uias, her. von L. Usteri, t. I, p. 93. AEPFANON B' Ttveç Se dpiavwvrxt, wç xat Aoyvfvo; Srj/of, voùov eïvact TôV Seûrepov ortyov, ou xarrapyet Tô Hriixxive «1r)u.xiv, où yip ëywy en aot ndasaoxi èfw,» oti'çovre; etç rô «pji yip etiotye» rexeiav xoti X*aj3*vovres ex xotvoû Tô ercttctxeo, ïvx Àevrj on X)JJOIç errtte/ùleo, UJô yip eu.otye erjtté/ùleo ('). (') Ce fragment est tiré d'eustathe, Comm. sur l'iliade, ch.i,v. 295,p. 106; éd. de Leipz. p. 89. Il est cité, comme le précédent, par Gnefenhan, Gesch. der klass. Philol. III, p , not. 30. Heyne le mentionne et approuve l'opinion de Longin, qui est aussi partagée par Bentley. F.-A. Wolf n'en dit rien. AEPFANON r' Avs7tac;a( ) ômô, ôron'ot ruù xvirtxix Y) Kxnvoiïiyr, OVTOK Apiarwfxvra Toùç yip xpyodovs oèxqu; ev TT? ôoocpvj xiç, xvxmoiç êyjtv r) r) xerprinévr, xtpxuis. RatVato? 3è Aoyyfvoî opviç 3 d>s xvinxix ïv r) ye).i8à)v «ro (' ) Seholic de l'auteur inconnu des '()u.t.f>v ïinu.istay.ii sur l'odyss. ch. I, v. 320 : \)jvt;
301 292 TA AorriNor TôT «MAOAOTOï. [FR. III-VII.] xf,ç, otoïç, fr/vw y <pw»înx>7 èmisà èv AùXt'St rrjç, «PtoxiSo^ T«7rapà Tripétoç, XeyôftEva pubcïtr/ùtcu. Rai rj IlavÔTDî 3è djumuxrj TOXIS. 3'OK; àwntata SuirraTO, v. Cramer. Anecd. e Codd. mss. Bibl. Oxon. 1833, 1.1, p. 83, et la note de M. Egger sur la Diss. de Ruhnken, XIV, p. XLIV. Ces trois premiers fragments appartiennent à l'un des ouvrages de Longin relatifs à Uomère ; il serait difficile de déterminer lequel. V. les Recherche*, p. 26. CONJ. On lit dans l'etymol. magn. p. 111, : Kpsnn; Si oxoiv àvoiraïav Tù» Tt-rpapivuiv x(papi{3a ràv iiri TX; ôpoori; û iraw'xaia rpâottai, xxl VGIîTXI ù X'AIJMV it S' A6Xi3i riiç 4>aixi3of, rà xtpt Ttipius Xtxousva xu8oxox«ttai xal llavoxiùç <PMXIXT, XO'XI; tort. Il faut donc lire K. d'à AVYY. Jpvir, S" «{ «avo'xaia, îv' f x,txi3ùv, ixo rhi riawxik, WY&'J» TI Owxtxii, x. T. X. AEIYANON A' léfxfqf Ot «TEjOCoTOt pûmjuowç, OVÇ r)[x ÎÇ NÛfT(p«î O'JToJS AtîuptOÎ. Ra'ao*ioç 3î Aoyytvoç "Zipyoç, imiviv rt pxnpov ruavomi èpuscph; nacra xh péyeqoç, ('). (') Ce fragment, qui appartient, suivant Ruhnken, Diss. % XIV, aux 'Amaùv XiÇts» ix3«me, est tiré du Lexique de Photius, p. 373, éd. de G. Hermann. AE1TANON E' TtpiÀv 3e rriv Ttoooiv Xeyet. r) 3è rotavnj xtpr, nazi rîfioi héyexaa xwluxoôrepov, (ÂH; Aoyyfvoç, îraot, ôuxu'cuç; TW yp)oî X AOç ' 6tfV) ' WVOî, xai rotç Totovrots ('). ( ) Ce fragment est tiré d'eustathe, Comm. sur l'odyssée, ch. X, p Ruhnken, 1. c. pense qu'il appartient aussi aux ÀTT. XIÇ. 1X3. AEIYANON rr' Atwvoaptoç O îoanvaiptoç py>v owrw Aoyyivoî avrôv ippyjvevaott (3iaÇsraj, tôçavel oùâvoç izxxtpct ('). (') Ce fragment est tiré de Suidas sous les mots : Atuvospioc et lavouxpio;. V. Eudoc. et Zonarœ. Lex. p. 71. Suidas s'accorde avec Txetzes, Posthom. 73. Tov p' Aïotvoùptov xixxiiaxct («àv Aoq-jtvo;, lavouspiov 3' àv«pi; mivtt; xaxi'oooi. V. Ruhnken, Diss. XII. La racine de Jcmus ne pourrait-elle pas se retrouver dans Alûvoc? Eschyle et Sophocle emploient afavâr,, atavo'c, aîaviiç, dans le sens d'éternel, perpétuel. AEIYANON Z Atô xoî péxpov mevpa TOV pvdpâv yriatv 6 Aayyîvoç, ( ). CONJ. D'après le 1 du Fragm. litt. n XII, où l'ou trouve ces mots : Mïrpou 3i r.x- Tàp puéu-oç xai 8eo';, RuuifXEN (Diss. XIV) pense qu'il faut lire ici iraripx. (') Ce fragment est tiré de Maxime Planude, Schol. sur llermogène (Wall, Rh. gr. t. V. p. 173). V. les lîecaercne», p. 28.
302 [FR. VIII-XI.1 * TA Aorrmoï TôT «WAOAoror. 293 AEITANON 11 O xpoyoùoi xpoyoùhu TroteT TOV Xôyov, otô TpoYuaoç xaùàxxt é xptyburwv pvbfxàç, &ç qpyjor Aoyytvoç 6 œixéxoyoç, O9EV ruà ïtxpfioç xoùxûxat dnà roû loui^içav, o èore XotodpeTv ('). (') Ce fragment est tiré d'un Commentaire anonyme sur Hermogène, cité par Bast, et qui se lit dans les Rhéteurs grecs de Walz, t VII, p V. la note de M. Egger, sur le Fragment IV (corr. au Fragm. litt. XIII), p. 144 de son édit. de Longin. AEH'ANON e' Icovixo! Se xotxocvroa (orfyot) ôretor) Iwvcov eialv âpypux, puxltxkov Tô fxéroov Kod xpwfepûxaxau, w TUù 2wr«5)7s èyj>ri<jxxo, w, oujut Aoyyfvoc, ('). (<) Tiré du même Commentaire, Walz, ibid, p V. Egger, 1. o. AEIYANON i' Avaotpewv rj* àtextâtuae xtiv irpwnjv ovçvyiw èx xpi^paîytoç xoà tau- /3ou irwrjuat oseufocosuxù yopiaufiiwv èxkhqri vuxxi Aoyyîvou, LUZXXOV yàp TpovMtpj3(xov ovrooç v&kdoqm ôkpsixtv olov ré, Avaurropat îù wpô; "OXupwev irrspû/yicoi xoûqwuç ('). (O Ce Fragment est tiré d'an ouvrage anonyme sur la Métrique, contenu dans le ms de la Bibl. Imp. fol. 141 verso, et cité par M. Egger, p. 143 de son édit. de Longin. Le vers se lit dans Aristophane, corn, des Oiseaux, v AE1YANON LA' ROXWîTOCVUô Avyytvoç ènobias xfo ecixixu oi Dv osytrat Tô phpov Toûro Zbe^uSov, xat <p>jo-tv oxt eu TW oaxtyxowô phptp ott'vuç psci xbu itpgy xov xpoyjxiou toatfioç cvpiaxsxou xaù ot olxxoc àvarratoroi, otbv TV» J'iitauiiSopuyoç «poêlon «o'îxe ùxùe Xx>XXiûe, Tpoyafoe; UM XOHTOç; ïapfioç ruà xuoaxouaxoi ( ). VAR. Le mot arixoc est fourni par le ms (')Ce Fragment est tiré d'une scholie sur Héphestion, VIII, 1. (Gaisford, éd. Lips. p. 50) s propos de ces mots : 'Expwazo Si (XpxiXoxoe) «pàvre» «oîi xai txppd»; il est cité par M. Egger, p. 143 de son édition. *.
303 294 TA AOrriNov TôT <MAOAoroi- [FR. XII, g 1 4.] AEITANON IB TV npoaetomenv EI2 TO TOV H4>AISTIiTNOS ErXEIPIAlOX.», )MXç, 1....A.ÀA fr vix TûV tisrpwv rj (fecopia:, erre Moior? eupiax T.X- éxâzepov e «xa5.6â; xpyxix ub> yxp outra:, Èx tri; 7ra)>«t5rrTo; êt/a tr/v (7 pvsrrjt«, véat 3s outtar, Koaivorépx x«6 Opxpov, Tr,v fie ioisriv wxvte; èmxxtîg'jo' ivopwtrgi, "H TU dbwuivtiaoi viutoim àpiyin't'xtitxi.» Mérpou 3È Trorrrjp pvqpàç xat & sç ôrrô pustwv yarp EtTypv Trjv dpyr)v, 6sàç 3è T6 Lufrpov ar/rapôsyciarro. 2. Toû 3È Trept phpw Xôyou TCOAÀOI 7ro?7.flt^oJ; fjpçavto ot ph etrcô aroiyelrav, toc d>(/ô? vos " ot 3è ôttô rov phpiùv opov, ox; H/tôStopoç fipsîi 3è Hoxatcm'aovi xarr«xo).ou9)î!70 ^ v, artrô cruw.arêrjî xpixpsroi Tcpoô- 10 rov 3è èxt'ya TrpoEtTrcfv Stxauov. 3. Tfixpvrjptov phpov datxm évtot yoûv ovrcoç oaptdarvro MÉrpov évrt Tro3wv rj fixaaav aûvrarjtç, a a5ria t Trj 3i àxoiôs tzxpxkxpëxvopsvr,. Ei SE TÔ xpîvov Èortv àxoyj, TÔ xocrpoûv OTt (pcovr) w; yàp rôv f,ypv rriî rjpu- 6pu'«? xr Îi/ouda - xat cruoté/j.oyaa: rpwvrj tjytjaarrt'çet rà; cryxjjtsàç, 13 oyrwç trr3 ^«pivr, xpt'v t ri abtor;. 4. Aià TOûTO noaaà roôv txérpcov avpjcéëwxs» xnoxpvnreaoxt aiwtra*- fa V«Èv T»! xarrà TTEÇôV priai xaù arv Tta5.iv TCoX/às Trrw<T (s tyei r.phz âfô&. psxpx. Evpot youv âv rt; Trarpà Av)uoff9iv t TOJ p'rjtopr urtypv r,p'mxôv xexpvptitivov, ô; qsiwrjsr; XarÎEiv, 3tà rô TCÇ/JV ovorarv rrjv Ttporpopàv 20 GwxpTtxaxi zù> /oyw rriv orxorjv. $r,à yoûv Tôv -rip <v XpwpioeT. TroXeiAsv, JY 5v si; 'EXXTIIXV "HX8i *i).nrtto;. XTÎjro; Èrrrlv rjpcôoç. ÂX?.a: puôv xart iojvtxôv, OT«V ) yrj noxxûv Si XôTMV xai ficpùëcu TITVO AS'VO'J rtap' Ciaïv 2a (') Ce fragment se trouve dans le ms. de Paris n 2881, dans un ms. du Vatican et dans nu ms. de la liibl. Ambroisienne. Ces trois mss. lui donnent pour titre : 'Ex TNV Aoyrivcu TOû (pixoeog/gu. Ta îtpgxsvgu.ivx si; TG TGJ 'HOUSTIUVO; <fy. tl?io\gv. Le ms. du VÉV tican ajoute : T.I-à u.itpuv atixwv. Pauw et Gaisford l'ont insère dans leurs éditions des Scholics d'héphestion. VAR. 1. S VA. «GvTieet V. s"/.". 1. ISSchol. II. «JJGT. T. TMVT Hepuis Ati TGJTG jusqu'à yr.si'rg'jvmanq. dans les schol. d'héph.
304 FR. XII.] FRAGMENTS LITTÉRAIRES DE LONGIN. 21)5 FRAGMENT Xll. Que la science de la Métrique soit nouvelle, où bien qu'elle soit l'invention d'une Muse ancienne, dans l'un ou l'autre cas il y aura avantage ; en effet, ou bien elle inspirera du respect pour son ancienneté ; ou bien sa nouveauté la rendra plus digne d'intérêt ; car, suivant Homère : t Tout le monde vante les chants qui frappent pour la première fois l'oreille des auditeurs.» (») Le mètre doit son origine au rhylhme et à Dieu ; car c'est le rhythme qui en est le principe, et c'est Dieu qui le rend sensible par la voix. Les nombreux écrivains qui ont traité de la Métrique abordent leur sujet de différentes manières : les uns, comme Philoxène, traitent d'abord des lettres ; d'autres, comme Héliodore ( 5 ), commencent par la définition des mètres ; pour nous, nous suivrons Héphestion, et nous nous occuperons en. premier lieu de la syllabe ; mais il convient d'exposer auparavant quelques-notions préliminaires. C'est l'ouïe qui juge du mètre ; aussi quelques auteurs en donnent-ils la définition suivante : le mètre est un assemblage de pieds ou de sons qui est perçu par le sens de l'ouïe. Mais, si c'est l'oreille qui juge, c'est la voix qui forme le son ; car, comme celle-ci en prolongeant ou en abrégeant l'émission des sons, détermine les syllabes ; l'oreille, à son tour, les distingue, lorsqu'elle est frappée par les sons. C'est pourquoi, dans la prose, non-seulement des vers entière sont souvent dissimulés par la prononciation, mais encore l'orateur passe fréquemment d'un mètre à l'autre. On trouve, par exemple, dans Démosthène, un vers héroïque qui a pu passer inaperçu, parce que le débit convenable à la prose a captivé l'oreille par le sens du discoure. Voici ses paroles : Tiv yàp ii 'AaçiouT. itgxtpev, èy ôv ti; 'EXxmxv *HX9i *i).iitito;(*). Elles forment un vers héroïque. On reconnaît aussi un vers ionique dans ce passage : IHXXûv Si XO-JMV y.*i Ocpûflî-j qi-yvous'vcu iï»p' ûaïv. CONJ , BOIVIN, ev/i. MORUS de même, mais WEISKE pense qu'on peut gousentendre ci âvdpiujtgi. Tour corrige ainsi la phrase entière : Mtrp&'j Si itarr.p puftuo; xxi 6ii; iîii puauoù qàp ît/i TT,V àpyjr.y, Oib; Si TO fiirpiv àviyoï-jïaro. V. le Fragm. htt. VU. (<) Voir sur ce fragment et les deux sui- ('} Philoxène et Héliodore sont, d'après vants, les Rcchercites, pp. 28 et 29. Suidas, des grammairiens d'alexandrie. f *) Odyss. 1, 331, où on lit uâxxos au lieu («) Dcm. de Cor. c. 47, p. 275 R. de TTXVTI;.
305 296 TA AOTTTNOr TOÏ «MAOAOITJÏ. [FR. XII, g} 4-6.] TOûTO yip àhmxpvç. Iwvtxôv èauv dmo pelçouoç, Spoiov zû> Eù(iop«poTt'pot Mvauijixa Ta; àwaxâ; ruptnu. Ta; 3è rwv paprau awepnzooaeiç eu rots è&çi; èm3et opev. 5. AtatpèpEt 3s papou pvbpoï). I)JI pèv yà/3 rofs itsrpot; iç erux/aêrj, xa«x W P? OT^tf^S ^ *" yzuoao papou ô yàp pubpbc. yluezou tiiv xaî 5 eu avtlotêoûç, y'vuaou 3è xaî X W P'S wxxasô; xaî y«p eu xpstw. Orxu peu yàp roùs ypikdoci tôcopsv ràs crepvpa; xaracpépovta;, «f** nvi xai pvbpbu obnovopsu, xai HTOTOV 5è nopeiot pvbpbç èuopiabri, xoù xi'vrjai; 3axToXa>v, xai p ).mv oyfipacza, ruù yop3&>v uiuripocza, xai TWV bpuiboïu rà împuyiapaczot papou 8è oûx av ysvocto X^P'S ^'S 60 *? ww«s xai 7rocrrj;. En 10 TOI'VUV Scatpspet pu9poû Tô papou, $ zb peu pizpou nennyôzxi syst TOI»; Xpôvous, paxpsv TE xai fipotyyu, xai zbu paà TOûTOV TOV xotvèv yjxlovpevov, os xai aùrô; rcavra»; pootpbç eau xai fipayyc, b 3è puopbç., cl>s /3oû- Xrrae, étxec Tous yjibuovç, 7roAAeôus yoûv xai TOV ftpa/yu yybuou nota, pocypiu. Ou 3è TOûTO ovrws èx«, xai TTJV Staqpopàv fcaejtv oi nourrat' 15 XxSoipeu napxo'siypxza, 7t«ÇouoT7s xa)pw8t'a; eu crrrousaçoûar; mtxocrotpta. O yoûv AptoTotpav»?; eu zoûç NstpÉXat; [<p»0"«zooxparr;;, «xai zotbo%ti Apiaro<forunç ] «LTOTE/JOV 7t pi papoyu, n Trept ETTWV, r) nepï pvbpûu ;» avnstsoteexe yàp àuzïuoç ànb pvbpôru r i papa. Eis éwrrepov yoûv Tô rrapdàeiypa oznpzuùztou, bu TE pubpbç pizpov Staepspst, xai on ïaocatu èv 20 8t3aoota)ia ot iraxatoi TTJV TWV pérpoyu Beoiplocu. 6. Tô 3è pkpou AÉyrrai notxxyiôç xai yip TTJV eùpapîocu papou npoçxyopevopeu, ô>s ô EèTTùV, «papou ipiorov,» erre oocpôv à7rô<p9 ytia, être 6«ov oh/àbripa. KnoïXom ptu yàp ipaosjwtarov, 7r«xoù papow evpsrfiç. Aéyacu 3è papou TMù Tô aerpoûv, xat «ÛTÔ rô papovpeuou, ô>ç bzxu 25 e(7io>pi v TôV péàipyou papou, xa! Tô EV orùrw papribku papou, àpyozepa VAR. 1.4 V.ÛAÀ -jàp. 1.8 Cod. et Sch. U. 4 Si pubu. 1.6 Sch. H. <rju«3f PA. obtoûaopliv PVA. ical a. xai axii(xata. Les mss. et les sch. irt«p!«[iata les sch. d'heph. omettent depuis on Si jusqu'à Btupt» «itoaxioi manquent dans le Vat les schol. d'il. cuixu.ttpiav. L 26 les mss. et les sch. djxç. Si. CONJ. I. 9, D'ORVILLE (Vann. Crit. p. 540) lit ittcpuuixara qui n'est pas grec. Il faudrait du moins wttpù'yu.ata suivant Tout" qui préfère wtipufiou.»ta , MORDS propose (xerà TGûTG'Jç ou («Ta TSUTUV ou (xtra^ù TOùTUV. WEISKE, U.IOOV TOûTU» , TOUP considère comme une glose les mots or.ai ïmaparn; il xat TWBSTAI Xpiorooàvr; On lit dans les Nuées, v. 638: nirfp» wipi ixirpmv, r. wept e'wwv, T, pubpxiv;
306 [FR. XII.J FRAGMENTS LITTéRAIRES DE L0NG1N. 2it7 En effet, c'est ubsolument ia même mesure que celle de ce vers ionique a majore. Eùu.GpqpGvtsx MvaaiAtxa va; iirxxâ; rujivim ('). Nous citerons plus bas des exemples du passage d'un mètre à un autre ( G ). Au reste, le mètre diffère du rhythme ; car le mètre a pour élément la syllabe, et sans syllabe il n'y aurait point de mètre ; mais le rhythme, qui accompagne les syllabes, peut se passer de syllabes, car il se trouve dans le battement ; ainsi, quand nous voyons les forgerons frapper (l'enclume) de leurs marteaux, nous entendons en même temps un certain rhythme, qui se reconnaît aussi dans l'allure des chevaux, le mouvement des doigts, le balancement des membres, le pincement des cordes et le vol des oiseaux ; mais il ne saurait y avoir de mètre sans des mots qui diffèrent et par le nombre des syllabe» et par leur quantité. Le mètre diffère encore du rhythme ('), parce que le premier a des temps fixes et déterminés, savoir, le long, le bref, et celui que l'on nomme commun, qui peut être long ou bref; tandis que le rhythme prolonge les temps à volonté, car il rend souvent long un intervalle bref. Pour montrer qu'il en est ainsi, et que les poètes n'ignorent point celte différence, nous prendrons nos exemples dans la comédie qui se raille de la philosophie sérieuse. Aristophane, dans les Nuées, fait dire à Socrate qu'il veut tourner en ridicule : c Est-il question de mètres, de vers héroïques ou de rhythmes?» ( ) Il distingue donc les mètres des rhythmes. Cet exemple montre, d'un côté, que le mètre diffère du rhythme, et que, de plus, les anciens connaissaient par principes la théorie de la Métrique. Le mot jxcrpov est employé dans plusieurs sens ; en effet, nous appelons ainsi la mesure convenable, comme dans cette maxime : Mt'vpov apio-vov. Rien de mieux que la mesure ; que ce soit la sentence d'un sage ou l'oracle d'un dieu, elle serait du moins bien digne d'apollon, puisqu'il est l'inventeur de la poésie. On désigne aussi par le mot pu/xpov, l'instrument dont on se sert pour mesurer, et la quantité mesurée ; c'est ainsi que nous disons un médimne, pour exprimer soit la mesure même, soit la marchandise mesurée, en sorte que l'on appelle l'une et l'autre un médimne (') ; il en sera de 1. 25, WEISKE a transporté xùvo devant vb utvpgouîvov , MORUS voulait retrancher àpupotip* Si xaxeîvat pu'otavo;. WEISKE lit au.ç. ftr, x. a. (») Vers de Sappho, cité par Héphestion, ( 9 ) Cette remarque parait être empruntée Enchirid. Ch. XI. à Plutarqne (De defectu orac. c. 12) : XXXà ( ) Cela ne se trouve pas dans ce qui uv.v xixiîvo JùXsv, vi itoxxâxi; vb u.evpg'jv nous reste du Connu, de Longin. xxi va p.itp&ûu.«va TOîï aùvù; jvopast x-ps;- (') V. Quint. IX, 4, 45 et s. aqoptùmoai, xorjxxv, xai -/.oivixa, xat iu.90- (») Arist. Nnb. v.638. ija xat aediuvov. / -
307 208 TA AorriNor TôT «MAOAoror. [FR. XH, jg 6-8.] SA xaxsttat psrstptvoî xxi xv TZX)XV ei z'teoiux yox rô trxsûo;, èv w pu-rpoô TtQairyTx riva xat au iraxtv aùrrjv nôv TrocrsTriTa yox îzpoçxzyopzvousv [xat xv KBDXV aùrô rô uxov, ô itàvov zyzi injyyv, môyuv Trposayopsuoptsv.] 7. Oural txsv ouv xat éirt ra/rrjs rrj; QzoipLxç notlxyiqev Xiyrrat phpm. MÉrpov TE yàp XOXOûUEV îtôv TO p>7 wçôv, Wç orav «rau Ta pèv 5 nxar&woç; raçà, Ta 3è Opripov itérpx. Mrrpov xaxeîrat xat t3o» éxa'ttou, ws otav etrcw, psrpov Iaivtxôv, xa! psrpov Iapctxôy, xaî uirpov Tpoyatxôv. MÉTpov xaxeîrat xat ottyo; Éxaora;, w; Ôrav ctitu, rj npoitrt Opr,- pov o'x /o>3ta pérpa e^et y TOûTO Se OSuc/orùs ô ptrrpexô; èoroouîiwo-ato. En Tot'vuv phpov xaxoopurv rr,v ovçvyîxv, TOUTÉOTI TT;V StrioStav, orav Tô 10 Iapëtxôv, TÔ OTTô t\ TTOSWV avyxzîuzvov, Tpt'psrpov xa/.riusv. Mrrpov xa- XoûpEV xat TÔv ypovov, ov nye; TWV puspuxwv o~r,u Îov TCpo;ayop Ùovorv. OTI SE TOûTO OûTWC. j^ct, nxpoizziyax TEÛ^cTETat, o nvt; forv OpipÉai;, TtvÈç Se Trjç Ilun'ai TcapaXaotëavouat rapt yàp TWV ÉraSv Xrywv, r; Xc'- youo-a, 15 "OpOiov, tijajjltpt;, Tcropoiv xai eïxoor uétpcov. Rat Taûra ouroos É/n, a>ç7rep zïpniux pérpov SE xat Tô purrpoûv xat Tô LLZTpoVLISVOV. OuTa) XOt ETCt TOÎV 7TpoEtp>jp VWV aùtô TÔ USTpoilttZVOV, TOU TÉOTI Tô TrotT/fia, iihpov TzpoîX'/opzûzTxi, xxl Éxacrrov TWV usrpovvroiv nôç ôptot'aç T TÛyrjx V ovouxq~ixç ypivoç yxp cruxxa&îv 7rot f, O^XXOCTJ SE 20 TtôSa, TTOÙç SE ouçvyi'av, auçuyt'a Se ortyov, crrtyoç; SE Ttohiux izxvrx ouv EIXSTWç; pirpa Tipoçayopeurrat. 8. réyov 5È àîtô TOû purt'po) p'y)paro;, ô Écrn putpt'ça) àtp ou rapà TW 7TOt)JT>7, *Io*ov tjcol Paii).e'j«, xxi T,U.IOU ustpco Tiur;. ûç Sè Tîapà Tô o" tw azîorpov yivzrxi, xat rrapà Tô S/poo SspTpov, xat 25 Trapà Tô tpépci) yzprpov, OUTOO xat irapà Tô ;A t'pti) ulzpov ovopa yoûv OTt, xat Èx Tr,ç ETViudxr/ixç, Toû ixzpio~u.ov. VAR VA. ci tï-nut les mots xai xô rtxxtv... icpccxtcpcôciuv manquent dans le ms. de Paris. Les scholies d'iicphest. p. 76, éd. de Tnrncbe, donnent ce passage d'une manière plus correcte : XéjtTxi iiitpov xxi aùro TO (xerpoûv xxi TO uctfoéatvov, ô>; OTav \vytap.vi TTIîX UV ' xi\ aùto Tô p.ctpov, iv w jjt.ttpouu.cv Tcooo'TT.Tâ Ttva - xai au TîoiXiv aùtô Tô jurpoûluvov ÇùXov S jxo'vov l-/i\ Tcâvuv, Trâ/^uv Xs'foucv. 1. S Sch. II. M; ôtxv ctitw. PAV. OTav ctrco) TOûTO Se... èot.u.ci<ioato manq. dans les Sch. H les mss. et les sch. ci Toivuv V. TMV (tctpixwv PAV. aùrô TôUCTOCV. Sch. H. TÔ SI blctpoûjjltvovc"<tt1 Û; TX VtOlT.U.XTX XXI CXXOTOV TtpoCXTOpeUCTXl mtultpient dans le Val. à cause de l'homceoteleuton.
308 FR. XII.] FRAGMENTS LITTÉRAIRES DE LONGIN. 299 même du mot congéfoutû;),qui signifie à la fois le vase et la quantité du liquide mesuré ; nous appelons aussi coudée un bâton d'une coudée de longueur. Dans la matière dont nous nous occupons, le mot pir-po» s'applique à plusieurs idées différentes. Nous appelons ainsi tout ce qui n'est pas en prose, comme lorsque nous disons les écrits de Platon, les poèmes (utvpa) d'homère. On appelle aussi mètre chaque espèce de vers ; ainsi l'on dit le mètre ionique, le mètre iambique, le mètre trochaïque. Ce mot désigne encore chaque vers pris à part ; ainsi l'on dit : le premier chant d'homère a 600 vers (furpa), comme l'a indiqué Ulysse le métrique (,0 ). De plus, le mot mètre s'entend de la réunion de deux pieds ; c'est pourquoi nous appelons trimètre iambique, le vers iambique, composé de six pieds. Nous désignons encore par le mot ptrpov l'intervalle ou le temps que quelques musiciens appellent «mptîbv ; c'est ce que nous prouverons par l'exemple d'un vers que les uns attribuent à Orphée, les autres à la Pythie ; en parlant du vers héroïque, l'un ou l'autre s'exprime ainsi : T)p8i&v, éçaptepi;, rito'puv xai eîxtm pisrpuv. < Ce vers soutient la voix, il a six pieds et compte vingt-quatre mesures.» Ainsi, comme je l'ai dit, on donne le nom de pu'rpov à la mesure et à la chose mesurée. Dans les exemples que nous venons de donner, la chose mesurée est le poème que l'on appelle pu'rpgv, et chacun des moyens de mesurer reçoit le même nom ; en effet, le temps donne naissance à la syllabe, la syllabe au pied, le pied à la dipodie ou syzygie, celle-ci au vers, le vers au poème, et toutes ces choses sont également désignées par le mot (u'rpov. Il tire son origine du verbe puc'pu qui signifie partager ; aussi lisons-nous dans le poète : *l«v xiilci BaoiXiue, xxi T.I/.IOU jteipic Ttj/.r;. (*') De même que «ToTpcv (sistre) vient de «tu (secouer), (Jtprpov (membrane) de ôvpw (écorcher), (pi'prpîv (cercueil, litière) de ytpw (porter) ; ainsi purpov vient de pci'po ; car, si l'on a égard à l'étymologie, ce mot indique la division, le partage. CONJ. 1.2, les mots au irxj.iv doivent être supprimés ou ici ou à la ligue 3, suivant WEISKE Monus et TOUP considèrent comme une glose les mots TGùTG <îc... inr.utiwoato , PEAB.CE, tri TMVJV. BOIVIN, ("ri vûv M0BUS irfoxf.u.s'v»v. WEISKE lirait in. TMV nposip. (<o) v. la note critique. II n'est pas ques- (") Hom. 11. IX, 01G. tion ailleurs de cet auteur.
309 .'ÎOO TA AOITINOÏ TOT «MAOAOI'OY. [FR. XII, g 9-l3.] 9. Hepi ôè îpw v.èrpov vûv ziftzîv oùx àvayxafov auras yip ô Hcpaioriwv ainàrat rôv HXtôSoxpov, on rois ekxpyopzvoti ypxyzi rois yxp dizzipoiç, xai rots OOîTTW rr;s uzzpottottxç vsyevuèvots, àsvvarov vof,xxi rôv ôpov. 10. ETrtyèypaTrrat Se «Evxeipi'Siov,» où^w; nves ùr)0r}<jxv Stà rô 5 t'<pos, xai 3tà rô èçvvêiv rwv fxertôvrwv ràs dvvx 1 *?^ «W-* 5tà rô èv x^paiv è'xetv rovs 3ovÀopèvovs zx xecpà/'.aia rwv urrpixwv nxpxyyz7pxczo)v. On 3è ravra oùrws Èx l i itf-'o'swpos roù Eyx«pi3ioy xpyiuzvo$ ovrco?.éy««toù j3ov/.op-'voi; èv yzpnh zyziv rà x ipa/.aio>3èo;repa nos P- r P' - v-fêç yîrypxkxxi rô 3icAiov roùro.» 10 ^11. Hprjaro SE aùroù ô Hcpatcrn'tov, oi>s <pr;v, àrat ov)}.a f,ç vxr; yxp rots pèrpots r) ovw«(3r), xai âvîu raùrrjs oùx âv ayo"ra(rj rô pèrpov. TôTOIOVVTrpô rov Trotnyr/ros, Ô5rv àpsaosat St'xatov. Oùx enrô rov yèvovs Se xp^aro, x)l dm roù Et'Sovs StafèpEt Se EÎSOS xai yèvos, p yèvos uèv èort rô 7rpwrcryrov, etç t'3r/ StatpEvrivai Svva'uEvov, EISOS Se rô ànô rov K> yèvovs Sippr/ptèvov oiov zï ris Àèyot Çriov yèvos, z'a)r, Se aùroù, àvspojrrov, irrrrov, xai rà /oirrà. Oùxovv yèvos pèv ècrriv ri 07v/ù\a/3r;, «S»? Se aùrris (ïpxyzïx xaï pxxpx, xai xotvr; xa/ovurvr;. Oùx èsos"» ovv aùrû àr;ô roù yèvovs rroirjo-aasai rr}v dpyf,v (rexvtxès yàp oùros ô /.ôyos, xai où Tra'w rot"s aèrpot; ervaga^ùvrat ) ovre epw rr;v otx)ù\a 3x;V rapitaociv, ovrc rôv 20 TOpi aùrris eitrefv /ôyov nos èrvpoaoytas. Rat'roi èv roi's r xvtxofs zvyp ô opos Eortv ri cniïlxcri... ûsyyjw 12. En r, ay/.).aêri rcapà rovro ojvôpaorai, rrapà rô rrocrôrxra i7zoryzlrj>v zi: raùrôv t7y)ù.apj3a'v iv, OJV EcjEcrnv vcp èva tfoiyyw ~xpx).xc iv, àv pr, zïmt nç ràs uovoypxpuxzov: x)).x ravra uèv Çxrctroxrav 2.*»' oi r xvixoi. ^ 13- Ev ô"è ro r s pzrpimïç «Sèvai ôfl, on Tfàora (ipxyzîx rràora pxv.px tar, xago/ov yxp xi pzv Z'VJI Si'xpovot, xi Se tcrr;, xai pvâyaoïm. EvrEvOîv rôv pèv C\XY-\Ï).VJ xa).oùu v zzrpxypovov, rôvoè Ilup'p'i'xiov 3('xpovov, où rcoxvrfpayuovovvres r>;s Trooonxxs Àècjeooç rj xv)lxcr,^ rà aroix^ià, 30 ovsè èv rcotônon y.xzxazzpovvzzç zovç ypivovz, X")J>à èv SyvàptEt nos ^ooôrriros. VAR. 1.2 V.ûirafy,iuuV.iç PAV. ixxà dix TO osûvur... xai ANi ri èv x,. 1. 8PA j/. oirw; V. îitiv r, asxx... en r, TjXX. A. eanv r, ctuxx... «TTI r CTJXX. TT. T. P :"»/.sv i -.-y. 7i r T. Ttaex T. en oruettaut les mots c'en» r TJ'/X P. MI *.ix tçe 771,. _ 1. i:\ ]'. i; eiv.i 7.;. _..') ( 1»,\. y.,--,,.l)u -, J v 7 7
310 [Fn. Xll.J FRAGMENTS LITTÉRAIRES DE LONGIN. 301 Il n'est pas nécessaire de parler maintenant de la définition du mètre. Héphestion lui-même blâme Heliodore de l'avoir fait, puisqu'il écrit pour les commençants ; car les ignorants et ceux qui n'ont aucune notion de la Métrique ne peuvent comprendre la définition du mètre. Le livre a pour titre 'EY^cipi-îiov, mot qui ne rappelle point, comme quelques-uns l'ont cru, l'idée d'un glaive, ni l'intention d'aiguiser les esprits des lecteurs ; mais l'auteur veut mettre entre les mains des commençants un Recueil des principales règles de la Métrique. Ce qui rend la chose évidente, c'est qu'héliodore commence son Manuel par ces mots : «Ce livre a été écrit pour ceux qui veulent avoir entre les mains les principes les plus importants de la Métrique.» Héphestion s'occupe, en premier lieu, comme je l'ai dit, de la syllabe ; car la syllabe est l'élément des mètres, et sans elle il ne saurait y avoir de mètre. Ce qui produit étant antérieur à ce qui est produit, il faut considérer la cause avant l'effet. Il n'a pas commencé par le genre, mais par l'espèce ; or l'espèce diffère du genre, en ce que le genre est la notion primitive qui peut être distinguée en espèces, et l'espèce est ce qui est distingué du genre. Si l'on prenait, par exemple, l'animal pour le genre, on aurait pour les espèces l'homme, le cheval et les autres animaux. La syllabe est donc le genre, et ses espèces sont la syllabe longue, la brève et celle qui s'appelle commune. Cependant notre auteur n'a pas jugé à propos de commencer par le genre, parce que ce sujet convient mieux à la grammaire, et n'est pas tout à fait du ressort de la Métrique ; il n'a pas non plus donné la définition de la syllabe ni recherché l'étymologie de ce terme. Toutefois on peut critiquer la définition que les grammairiens donnent de la syllabe : «La syllabe est En outre, le mot syllabe vient de ce qu'elle réunit, (ruw.auôâvci, diverses lettres qui peuvent être comprises en une seule émission de voix, excepté cependant les syllabes formées d'une seule lettre ; mais cela regarde les grammairiens. La Métrique enseigne que toutes les syllabes brèves sont égales entre elles, ainsi que toutes les longues ; celles-ci valent toutes deux temps, et celles-là un seul; c'est pourquoi nous disons que le dactyle a quatre temps, le pyrrhique deux, sans nous inquiéter des éléments de la syllabe ou du mot poétique, et, au lieu de mesurer les temps par le nombre des éléments, nous les mesurons par la valeur de la quantité. CONJ. 1. 3, BOIVIN, -f tuaafu'vciç. 1. 6, le même transpose àxxà et xat. PEARCE, Sik TG <»; ÇtyO{ oc/ivitv TWV p.(tiovtuv rà{ y"/.*-' ÀXXà Sià TO iv x«fiv. HoTCHKIS propose (J-TI itavruv, au lieu de U.ETIGVTII>V. l. 13, WEISKE rrpb TOU ittiyifle'vto; ri irsioûv, à cause do GQEV qui se rapporte a iroicov , BOIVIN, sous-entend 'Hyawx'wt après iayii et regarde ii ôft; comme le commencement de la phrase incomplète. MORDS, O.tfxiv sôx WEISKE voudrait!>.. -.Ox 4v ïov.iv. 1. soi, BOIVIN, îv U.T. SîIVCI ri;.
311 302 TA AorriNOï TOï 'MAOAOTOï. [FU. XIII, g 1-3.] AEITANON IT ApxTs'ov 3s enrô $pxyv.xç,. OUTW Tot'vuv HtpatoTt'wv avrxv ôpt'çsrat «Bpayjsfa' sort av)}jxër) r) syoucra /3payù «pwvxîev r) fipxyyvipsvov, pr, où. TS'?.OVç Jiiistoc, OUTW; wg Li ra ù aùnôs xxl TOû sv T>J S'4Xî cru/).ac>5 <pwvr;svtoç te/) imxpyiiv uvptfcùvx rrxsfbva évôç ebr/oy, oôxx r/tot sv, r) ttxjss sv.» 2. Ilavu ow srrat'vou âçtoç ô ôpog, wç rravra tywv, ocra: 5sf ûytâ 5 ôpov sjrstv. Opôg xat Tofç mtxooôtpotg sîvat, ô p;3èv sçw5ev TWV ôptçopivwv oupttrsptxaptëavwv, r) ô p;ssv TWV ôptçotxsvwv y^axtrrwv, âg àvrtorpécpst upôg Tô xscpoxatwssg ô phi ow WJJ otjpttsptxapëscvwv Ttxpxyys- /ixv TOIXITTIV où xa).wg syst otov sr Ttg TôV âvspwrrov ôpt'çoito pxixstt TôV SVXJTôV TW ôpw avpmpilxuëxvtov. Exôrspov 3s imxpzei, èiv ohrri- 10 crrpéopx) rtpôg rô xs<pa).atw5eg, TovrsoTtv, Èàv ddjrxwv vnxpyoi7iv ot ôpot T aùtôg TS ô opog xat rô ôptçôtxsvov, oûrwg ces rrrt TOIOûSS TiapaSstvtAaTog «AvôpoeTrôç sort Çwov Xoytxôv, ÔVXJTôV, voû xaî ErrioTtîpxig SsxTtxôv.» Etn ow sort Çwov Xoytxôv, SWJTôV, voû nxl èm<jrhpxjç SsxTtxôv, TOûTO sortv etv- Ôpwrrog iravrwç. Kat au TTO/W «d>wvn sortv onôp TrsTrAxryptsvoc.» Eï Tt 13 ow sortv àiôp TCS7t)j7yptsvoç, TOûTO opwviô 7rotvrwg. Ovrwg OUV xat svrt TOû rtpoxstpivou ôpou sfswptsv Tô oôyrtotpstpov st Tt sort fipxyy œwvxsv, puô ÉTÎt TsXoug XÉgswg xstpsvov, tisrà TXîî a/),»; g ouw.«o)9g oùx synv ejjuxpwva svèg TOSîOVX, TOûTO Tràvrwg sort ov)lxër) flpxyeîx. 3. IlpostpxiTat 3s Tô «puj srrî Tsû.ovg ).s'çswg xst'psvov,» 3tà TXJV 20 xotyxjv )^yop.svx;v. EorvTrsp stg pipog XKxprlÇri Xsyou, TW Txjg xotvxg ûro- TttTrrst Xôyw otov OTOV oy/ûvaëx? ^pxyàoi sortv STîI Ts7,oug Xsgswg xstuivy;, ÈvopioÔx) TîOTS pxv.px, wg x) Ta Trapà TW TrotxTp, «Ta TTEOI xa),à p'ssspa.» Kat au TraTiv iô IIpôî ouaaac^ $axyv.x sortv, à)ù. sv TÔTTW xsêrat ptaxpâç, OTOV Oaripoç srtrxf, «IIpô; olxov n>!?x!o;» oxovssfov yxp 3sf sïvat 23 VAR La phrase depuis i uùv ouv jusqu'à xeçaxaiû$c; manque dans tous les nu», sauf dans celui de Paris P. ûnà^y.axnv. les autres mss. ùnàfxguotv P. T, ntfi TU ucir.tt;. CONJ. 1.6, Boivra considère t'vai comme appartenant au grec moderne, pour isri». WEISKE, ù-ftr,; $oxti l'yat, ô ar,$iv... La suite paraissait inintelligible à TOIT, à cause de la lacune de quatre lignes après le premier xtoax«û$e;. Cette lacune, indiquée par Bast et comblée par Weiske, subsiste encore dans la réimpression de liléphestion de (jaisford. Leipzig, Monus, i%n TI'OV ip , BOIVIN, U.IT»VJ i*jt(,i xxi ri,; «xxr.; ouxx WEISKE pense qu'il suffit de lire u.!t7.;'i , WEISKE, H; T. 'Ki irxpx.
312 [FR. Xlll.] FRAGMENTS LITTÉRAIRES DE L0NGIN. 303 FRAGMENT XIII. (') Il faut commencer par la syllabe brève. Voici comment Iléphestion la définit : «La syllabe brève est celle qui a une voyelle brève ou rendue brève, pourvu qu'elle ne se trouve pas à la fin d'un mot, et qu'elle soit placée de manière que, entre elle et la première voyelle de la syllabe suivante, il n'y ait pas plus d'une consonne, mais une seulement, ou qu'il n'y en ait point. > Cette définition est excellente, car elle remplit toutes les conditions d'une définition exacte. Suivant les philosophes, une bonne définition est celle qui n'embrasse rien au delà de la chose définie, ou qui n'omet rien de ce qui lui est propre, et qui peut se substituer au mot principal ; en effet, la définition qui n'est pas conforme à ces préceptes n'est pas satisfaisante ; telle serait celle où l'on n'indiquerait pas que l'homme est mortel. L'une et l'autre condition sera remplie, si la définition peut remplacer le mot principal, c'est-à-dire si la définition et la chose définie s'expliquent l'une par l'autre, comme dans cet exemple : < L'homme est un animal raisonnable, mortel, doué d'intelligence et susceptible d'apprendre ;» car, s'il existe quelque animal raisonnable, mortel, doué d'intelligence et susceptible de s'instruire, c'est sans doute l'homme. Voici un autre exemple : < Le son est de l'air frappé;» (*) réciproquement : «Si l'air est frappé, il produit nécessairement un son.» Essayons de même la substitution de la définition proposée : «Si l'on trouve une voyelle brève, non placée à la fin d'un mot, et qui ne soit pas séparée de la syllabe suivante par plus d'une consonne, ce sera évidemment une syllabe brève. On indique qu'il ne faut pas qu'elle soit placée à la fin d'un mot, à cause de la syllabe dite commune ; car si elle marque une des divisions de la phrase, elle se trouve dans le cas d'une syllabe commune ; en sorte qu'une syllabe brève qui termine un mot est quelquefois comptée comme longue, comme dans cet hémistiche d'homère : Ti irtp'i xaxà pûspa ( s ). De même encore, la syllabe jrpôî, qui est brève, devient longue par position dans cet autre hémistiche d'homère, npo; c'xov Tliïkwi (*), (') Ce fragment ae trouve dans le ma. de >pau.u.attxol, àt'pa itejrxnïaevov aiathitôv Paris 2881, fol. 27 verso, à la suite du pré- àxoii. cèdent. ( s ) H. XXI, 352. (») On lit dans Plutarque (De Musica, c. (*) 11. IX, 147. ï) : "Eirii S' opiçovrai rf.v «pwriiv ot iptcrra
313 304 TA Aorraor TôT «WAOAoror. [FR. XIH-XIV.] TôV nô3a. 4. Ei 5s, <p»;o"t, tài ëyei aûu/fwnv f/ Ta ù év, Stà xriv ux/.ûxv ei yxp avpêxîn fipayeï r) fipxyywuhtù tpiwvjîsvrt 5-o ervfjuptova erteveysf,- vxi, uxypxv mâiiei rfiv ovd&êriv oïov fi uhi E av/),xcr] èort $pxyj.~x, à)l éav 5vo erufa'noova èrteveyjjf/, w; sv r<û EXT<UJ9, pjc/.pxv irowsrsc xr,t <rj)lxêriv. Aux TOûTO Trpo^iO/jxe, f«7 3sîv imipyetv vupjpwx 3vo, à/). S év arrxoûv 17 pjss év xai yà é o èàv SITTXOûV 7îOO;EVS;(6>5, iimpàv xxotr,7ei vhv ovw.ao'àv, w; sv T&> «Aè/o é).ô>v.» CONJ. 1. 1,MoRus,"E7t 5s 9r.cn- ci ïrii. WF.ISKE, eï Si çr.mv e/.tiv. Je crois qu'il faut lire Aeî 5s, ornai, U.TI ûsrxjiy,tiv OûIMMIIVX u, Ta;ù, 5ià TT.V jaoucpàv Boivw, f, jxiv E. auwi , WEISKE pense que les trois dernières lignes depuis Ai» TGOTO ne sont pas de l'auteur. AEIM'ANON IA' npor)7.0t 3é Tô pixpm h*. 0sov, p-éxp'p xi xe oùpovta xai hziyeix xsxoerpixôroç âpuovix yip xiç sort xai TOC* èkovpavioiç xai èrttyetoi;. H TTôK xv oû^tiiç owéaxri rsss rô 7tôv, ei ut) p\top.'î> xtvt xai fa'çst 5tsxrxîsrto;7o ; Kai xà v<p fiiuâv 5s xaratxsvaçôfjurva Zpyxvx phptù Traira yiwtxxt ei os rravra, TroXXôi ye tix/)-ov ô Xsyoç, ars xai Trspesxrtxô» aîravriwv wt.."> Ecrrt ph> yàp xai -ai TrsÇoj xppavix rtj xai ôr)).ov s a>v TOU uiv ô /.lyoz serriv evpvqtiixepoç, roû 3s ou LIXÛ.QV 5S Tzpiçeo~xt xrï> TCOOîTIXW, ita'qstrt Tr/st'crrotç ypoiftévfp xai )i sor, xai 5rj xai wuoot; xai Ttkivaxvi, 3t wv xpuovix xaraaxeva'çrrat. ^ 2. Taûr àpa xai oî 7ra).acoi sutisrpov; pxiï.vt xo-ji otxst'ou; srrot'ouv 10 Xôyou;, ir) rrsçoûç. Rai JASV TW (ASTC-CO TTJSS^SOTIV âftusvta, ri 3 ipun-âx (xoucxtxr) xvyyivet xf,z aovaixfii 3èOCTOV x/ioç, sariv, oùssi; iyvotl Ù^rs xai rô Liéxpov sv rwv àjstotwv, vrrô Trjv ftour/txiôv ôv, rj; «rôxxso;,» &«; Opx>poç ecpvj, «oiov oixouo/asv, où3s Tt fsusv.» (') Ce fragment est tiré du ms. de Paris M. Egger avertit (pp ) que le nom n 2677, autrefois 2763, fol. 83 verso ; le de Denys qui se lit encore dans le ms. 2677, nom de Longin ne se trouve qu'à la marge fol. RI recto, et dans le ms. 2881, en tète et il est en latin. Boivin le communiqua à d'un 'Eirrrcjui ireji n-coviv, a fait attribuer Hudson, qui l'a publié le premier. Cependant à Longin, soit cet Epi tome (v. Fabr. BibI.
314 [FR. XIH-XIV.] FRAGMENTS LITTÉRAIRES DE L0NGIN. 303 car il faut que le premier pied soit un spondée. L'auteur ajoute: «Pourvu qu'il n'y ait pas plus d'une consonne après cette syllabe,» ù cause de la longue ; car si après la voyelle brève ou rendue brève il se trouvait deux consonnes, elles rendraient la syllabe longue. Ainsi la syllabe E est brève, mais si on la fait suivre de deux consonnes, comme dans "EXTMG, la syllabe deviendra longue. C'est pourquoi l'auteur a ajouté qu'il faut qu'elle ne soit pas suivie de deux consonnes, mais qu'il y en ait une simple ou bien aucune ; car s'il y en avait une double, la syllabe se changerait aussi en longue, comme dans "ALM éx<iv (»). (».) II. 1,139. FRAGMENT XIV. (') La mesure vient de Dieu qui a disposé avec mesure toutes les choses célestes et terrestres ; en effet, il y a une certaine harmonie dans les choses du ciel et les choses de la terre. Comment cet univers pourrait-il se maintenir, s'il n'eût été disposé avec une certaine mesure et dans un certain ordre? De plus, nos œuvres elles-mêmes étant toujours soumises ù la mesure, à plus forte raison en est-il ainsi du langage qui les embrasse toutes. La prose même a son harmonie, et ce qui le prouve, c'est que le style des uns a plus de nombre que celui des autres; cependant l'harmonie se trouve plutôt dans la poésie, qui fait usage d'une foule de mouvements passionnés, de termes qui lui sont propres, de fables et d'inventions, d'où résulte l'harmonie. Telle est la raison pour laquelle les anciens donnaient ù leurs œuvres la forme poétique, plutôt que celle de la prose. En outre, l'harmonie accompagne naturellement la mesure ; de l'harmonie nait la musique, et personne n'ignore quelle est la noblesse de cet art; ensorte que la mesure est une des choses les plus excellentes, puisqu'elle est du domaine de la musique, tdont la gloire est parvenue jusqu'à nous, sans que nous la connaissions elle-même,» pour nous servir des paroles d'homère (*). gr. t. V, p. 776, éd. Harles), soit des pas- recto, seraient plutôt l'œuvre de Dcnys le sages sur la Métrique, qui, d'après une scho- grammairien, lie insérée à la marge du ms. 2677, fol. i (») II. 11,486..'!->
315 300 TA Aorrmor TôT «MAOAOror. [FR. XV-XVII.] AEITANON ÎE' Sr/UEtW» on tins xato o9oiuara cpatt 3È ttrj XsyEO-0ai Trjv Xs'tjtv. AÉyEt 5s 6 Aoyytvos EV Tpt'rr; tptxoxoyojv, on EvpyjTat roxù^yeiç TroXXap'oû ('). (<) Ce fragment, cité par Ruhnken, Diss. % X, a été emprunté au acholiaste manuscrit d'aristide, I, p. 333, publié depuis par Frommel. AEITANON IZT' Iroppa'Çstv 7Tt Tô xop7ra'çetv xaî dxaçoveveo-9at ne TOû erronioxop7r«- ÇEIV rj ototi.o 3a' siv ficttop.cpa'çeiv, rô oropapoise; xat crxxrjpôv /3a' etv xat cppa'çetv r) tô at'awstàv XsyETat ertoowpa'çetv, otovst errou.octxa'ç tv, xaè crrofttpaijay «TO TOû ô'fxtf/axos otto/xoopaxtcjetv xat crroti(pa'çav rpxyzlx Èortv rj XJèîts xat rr? axorj xat Tri yxwrr» evpriwx TOû ÂptorocpaVou» rî 5 A ]tç;, xoapoasoûvro; Aîor/yXov oiç; rpaj^ov œpovrtçoov yàp ô îiotr;tr)ç Ltçyi Sous xaî oùx étrirtry^avwv EîS Tpayt/rrra 7tEpt7rt'7rrEt, 5tô xat tprjorv ÂpttTTocpavxs Èv rofç Barpa'v'ot; «upsapov rxécov, dijverratov,» àvrt TOû àejvotov xat àxaxxc's" «ttrétttpaxa, xpr;pvo7rotôv,» oiç apavraottaç èyivroiv xprjuvtoôoiv xat œpayp«i>5oiv, oiç xàv Toi Âyattiitvovt 10 ruvstxb; àvsptpw.ov txirîïcv xt'ap, rj XE'J-Iç yào tncxrjpà, xat ô rjyoç 7rdvTcov TOJOûTOS tpaiwrai ÔÈ rj oèrotrt'a TOû TrotrjToû uâxxoy Èv Toi Trie. Ùpzfivixz œvaoiv é BopÉaç xvxâ Trjv 5a9.ao"0"av (où yxp ydp 5pdp.art, orrou Tafç Suert cttayôcrt tpijo&j Èrr! itvrjnuys Ta iau- 3ixà, 7tt).a5ôit vo;) ôtô xoà SoapoxXrjç ptustrat. AÉya 5s TTE/OI TOVTWV 13 Aoyytvoç àxpt 3so"rspov Èv Toi xa Toiv tptxoxôycov ('). COXJ Il faudrait lire ir TIî; Nt-pt'Axt; (v. 1367) Les meilleurs mss. donnent pour le vers 11 de l'agamcmnon, tx-iî/.v , RUBHKEN, (Diss. X) aimerait mieux lire p.ri (Atu-tirat. ( ' ) Ce fragment, cité par Ruhnken depuis les mots tpxivtrat Si r, àronta, 1 13, est tiré de Jean de Sicile, Sch. sur Hermogène, 'isiûr a.' (Walz, Rh. gr. t. VI, p. 223). AEITANON 1Z' IvToptapa'ijEtv eçjri Tô xopt7ra'ç tv xxi dxaçoi/ y a5at, xxi Tô fftoucpoiùsç rô ov.xxpov TÔ ovv otoutcpa'çnv Tpayù ov xorà Trjv oùvsstttv Toiv orotyetotv xat OÙTX TX "oofooà oioyxor Tô ariux. ETOfscpa'Çnv, Tô orsaa 5tavotyzvj y.x\ rrypv x-oro.eîv xr.i TE TOû O-TOUOTOç v.x\ TOù Ôuapaxoç. 4>r;o"t Si
316 [FR. XVII-XIX.] TA AorriNOï TOY «uoaoroy. 307 Aoyytvoi sv y.x TWV <pt).o).ôya>v ôp5awv nepl 5.s ewç CTTOU^OÔSOU; TGÔE. ïrostmst?, AfJtoTofpatvr;^ èv NeyQœuç cî>ç; OUVOS'TW ypïïzxi rfj lé^ei «rrô TOV OTOutarroj xoî TOû ôuopx/wç, ïva )iv>j ofxopaxa %wv Tô orôua, TOUTE'OTIV âyjsrjsjtov y.xi xvôitfs)^ etpr,zxt 5E èrrt klayjj/mt fc'yw irxiuv, àçùotxrov, OTS s T axa, xjnu.voirciiv, 5 ôk; TWV /Mjitarwv TOû kioyjiïœu œavracn'av ph> èyjsvtwv, pràepxxv ÔÈ aû- OT3K7W p;5è y-pstrjdtv XÉyet 5È Taûra ô rtp?/3irr;ç STpe.JuaSris w? roû itaiôôs aùtoo 4> t5ttr7rt'5ou crxw7rrovtoç klayuisx» ('). CONJ Nous avons suivi la ponctuation de M. EGGER, p. xxxi, note. (') Scholie tirée du ms de la lîibl. Imp. citée par Bast et publiée par Walz (Rh. gr. t. VII, p. 963) dans un Comm. anon. sur Ilermog. Il me parait évident que les deux scholiastes auxquels sont empruutés les fragments XVI et XVII, ont puisé, dans le recueil des txix. 'OuuX. de Longin, leurs diverses citatious et observations, et qu'il faut les combiner ensemble pour avoir, autant que possible, le contenu du passage original. Les scholiastes d'aristophane (V. l'édition publiée par Didot, p. 132) ont puisé à la même source, mais beaucoup plus sobrement. Ruhnken n'avait transcrit que la fin de la citation, comme le prouve le fragment XVII. V. les Reck. pp. 52, 63; 64. AEITANON IIl' Tâppx 5È Ttihç KeovTTjç, wç, <pr,ui Aoyyfvoç èv TOîç tpixoxs'/ot; ( ). (') Ce Fragment est tiré de la Vie d'apollonius de Rhodes, insérée t. IV, p. 444 de la Bibl. grecq. de Fabricius ; il est cité par Ruhnken, Diss. X. AEITANON 16'. 4>ao"t 5è TôV Ar,p.ocrf)évriv xéaaxpx yjxi Et'zocrt yeyovizx ëzri TôV nepl TWV ÔTEÀEtwv, r;tot TôV T.phi Aenzlvnv (fi).otzovr,<jx<j(jxi ).iyov ou rô Ttpooliuov Aoyyîvoç iièv ô xpiziynç orywviort/àv vou/çet... atwvà yxp ô pèv Aoyyîvoç Totavrrjv TTEpl roû npmtiuhom r.pooipiov zr,v tyriyov è ayet, tzepoi 5è où/. op e Jô>ç E<pao"*v rô npooîpiov rîôtxôv eivat, y.xi îrow.ofe, OUTO; ô lôyoç Tcxpé- 5 r/yev orvwva xpivec/qat itpoteôetç, wçirsp yaù. Âortao-tw TW prizopi, «TE p;5 iytypsvtù zfii TOû Asyou Qtuptxç sic xy.pîfieixv ('). (') Ce Fragment est tiré de la Bibl. de Fhotius, Cod. 263, p. 1470; il est cité un peu autrement par F.-A. Wolf (Ann. ad or. adv. Leptincm) qui ajoute ces mots : -Hoc ergo unum olim dubitarnnt, quam dicendi fbrmam Demosthenes h. 1. adhibuerit. Longinus autem, cujus illa sententia elibro, quem TCù; GIXGXVYOU; inscripsit, petita videtur Ruhnkenio de Vita Longini 10, proœmium vidcri débet inclusisse primis quatuor (() ".\-isoi; Hi/.x- 07ii usque ad Tt,u.c>3T,<jo'u. 8x, p. 438,16' caque prœcipue spectasse, quœ acrius contra Leptinis in ferendùlege consilium dicuntur. De Photii loco conf. Toup ad Longin. c. 30. i On vient de voir quelle était l'opinion de RUHNKEN au sujet du livre où Longin avait énoncé sa manière de voir sur l'exordc de la harangue contre Lcptine. M. SPENCKI. (ï-jvxy. TI-/,- vwv. p. 104, n. 48) penchait à la croire tirée de la Rhétorique. M. BAKE (Prolcg. p. xxtl) revient à l'idée de Ruhnken, parce que, dans ce qui nous reste de la Rhétorique, il n'y a rien qui se rapporte à cette question. Cependant, il ne faut pas oublier que nous ne possédons pas en entier le Manuel de Rhétorique de Longin.
317 3(18 TA AorriNOï'Tov»iAOAoror. ffr. XX-XX!!.] AEPFANON R' On phi rcapr.'svxeiv ot epixôrrovot ôivavrat Toùç, irspirroùç, rrjv opir/tv pxpzvptî ArjttoaSivrjç, Trsvotç, xai Tô uuptotrasèe. ii Taj3aXô)v Tô SOUTOû, xatrot pieroç zriv sùiia'qstav <Sv si yàp apntpiv, (pno'tv, eri opiy.pû xora- Ûsfo, xat flatta TOUT epsotç, Ta'j(a, <fr,sî, phyx xaî TOûTO yàir-zai, errrep 5s paviç ô'jvarat xotxaivsiv TrÉrpav, TW ffuve^sr Trjç, y.xzappof,:. On 5s 5 TOûTO où cnràvtov TrXripsiç; ai iaropiai xat oé pstot rjoajtcrrojv LIôXXOV 5" s<p' évo? MsveXa'ov TOû TroirjToû TOûTO x«n'5oe Ttç, âv, SuçxoXtav (picrscos œtxotrovt'a fjt Taj3aX5vros etc. TÔ dxpt 3és TS xat dpwitov, coç <p»o"t xat Aovytvos. CONJ Je crois qu'il faudrait puptoiraôtï La répétition du mot or.oi annonce quelque altération dans le texte Je lirais ûçtstp xaî pavi;. Ce proverbe est rapporté dans Arsen. Viol. p. 424, Boisson. Anecd, V. p RCHKKEN propose de lire TOûTO Où oiràvtov. (') Ce sont deux vers d'hésiode. Top-ja Ces vers sont fréquemment cités comme xat 'Hu proverbe. V. Vytt. Anim. ad Plut. M. 76 Et f xp xev xat autxpov tirt atiixpû xatxbtîo, C. Kat 8xu.à TOUT' fpo'otç, Tay.a xtv pif a xat TO (*) Ce fragment est tiré de Jean de Sicile JéVOITO. (Schol. sur Hermog. IS". a' Walz, Rh. gr. AEPFANON KA' Ilspt 5s TOû yxpxy.zr]poç xat rr,i èv Xivo) opucrsojç, TOûTO yàp z:xpr,y.xusv sv To r j oww SITTSîV, r$r, phi Aoyyïvoç xaî ndaiztz ot xptnxot TtoWà Trpostprjxatjtv d>; yivipnç (6 AptoTTSt'Srjç), wç èvsupjpoattxôi; zv/yjxvei xat /3t'atoç, YM xaûôxou TÔv AripjyjBévr,v pxpjo'jpsuoç. CONJ M. WESTEBHANN (Vit. Script, min. p. 326,1. 13) lit t* Xo-jot;. AEIYANON KB' Aovytvo;, 6 y.a\ prjroip, T/JV nâv psyxïon pvzip'm àriapi9ur,aiv axniê- Taôjsv OÛTOJç Kopcovtç 5 éorw Xoyou TTOVTÔ; xat ypovr)pjctoz EXXxvtxoû A/IIIOT&S'OTîç, AucTt'aç, Aia^t'vr;;, AptctTsiS*;;, Iaafoç, Tiputpxpç, laoy.pxrr,ç, 6 xai xpi- CONJ. RUHNKEN, dans son Commentaire sur Rutilius Lupus, p. 88, avait cru devoir remplacer les noms 'Apto-TttoV,;, Ttpapyo;, ïevooptov respectivement par ceux-ci : 'ïceptjxt. Aiivxpyo;, \vttywv, soit parce qu'il ne jugeait pas qu'il dût y avoir dans cette liste d'antres
318 [FR. XX-XXIL] FRAGMENTS LITTéRAIRES DE LONGIN. 3(10 FRAGMENT XX. Démosthène peut servir d'exemple pour montrer que la persévérance l'emporte sur les talents naturels ; car ce fut à force de travaux et d'épreuves difficiles qu'il parvint à changer ses dispositions naturelles, quoiqu'il ne fût point inférieur aux autres. < Ajoutez,» dit le poète('), «un petit gain à un autre également petit, et répétez fréquemment la même chose, bientôt vous aurez acquis un bien considérable.» De même, une goutte d'eau qui tombe continuellement peut aussi creuser un rocher. Les histoires et les vies des sophistes sont pleines de faits qui montrent que cela n'est pas rare ; mais le poète Ménélas suffirait pour le prouver : suivant ce que rapporte Longin, il réussit, à force de soins et malgré une nature ingrate, à composer des vers corrects et irréprochables (*). t. VI, p ). Ruhnken (Diss. X) en a pend. p. 241, n» 10) estime que l'opinion transcrit une partie, et il croit que c'est aux énoncée par Longin sur les auteurs qui OiXiX. 'OuiX. que le scholiaste a emprunté doivent leur succès à leur persévérance est l'opinion de Longin sur le poète Ménélas, rappelée au 10 des Excerpta e Longini an sujet duquel le savant critique rapporte Rhet. Au reste, il nous semble que ce le peu que l'on en sait. J'ajouterai à ses in- fragment diffère de la manière ordinaire dications que Jean de Sicile associe ailleurs de Jean de Sicile, qui pourrait bien avoir (Sch. sur Hermog. Ta", 8 ' YValz, Rh. gr. t.vi, tiré son observation et ses exemples de Lonp. 339) Ménélas a Simonide. M. Egger (Ap- gin, quoiqu'il ne le cite qu'à la fin. FRAGMENT XXL Quant au talent oratoire d'aristide et au caractère de son style, dont nous n'avons encore rien dit, Longin et tous les critiques en parlent souvent ; ils vantent la fécondité de cet orateur, la puissance de sa dialectique, la vigueur de son éloquence; en un mot, ils le considèrent comme un heureux imitateur de Démosthène ('). (<) Ce XXI e fragment est emprunté aux ce jugement sur Aristide est tiré des OiXO.. Prolegom. de Sopater sur Aristide, p. 3. 'Ou.iX. Ruhnken, qui le cite (Diss. X), pense que FRAGMENT XXII ('). Longin, que l'on compte aussi parmi les rhéteurs, a disposé dans cet ordre la liste des grands orateurs : On doit considérer, (dit-il), comme offrant le plus parfait modèle de l'éloquence et de l'esprit grec, Démo- des Evangiles, appartenant à la Bibliothè- que du Vatican, fonds d't'rbin. (') Ce fragment a été communiqué à Hudson, qui l'a publié le premier, par Zaccagni, qui le trouva à la marge du ms. n" 2
319 310 TA AOITINOï TOï «MAOAoror. [Fa. XXIl-XXIU.] 0tvos t\r,pxyj^hrrji, Ssvocpwv, np'oç TOJZOIç IlaûXos ô Taporùç, ovrtva xat Tipûrov nr/i/xi npoïarxpjevov ftiypxroç, àva7ro5trxtou. noms que ceux des orateurs, soit pour la mettre mieux en harmonie avec les jugements énoncés par l'auteur du itiji ûiou;. M. EGCF.R, en considération des 5 e, 5 et 12 des Excerpta e Rhetoricis, pense que Ruhnken aurait dû conserver le nom d'aristide. M. BAKE ne se range pas à cet avis, et néanmoins il reconnaît que, d'après le 19 de la Rhétorique, il n'aurait pas fallu substituer Antiphon à Xénopbon, et qu'antisthène devrait prendre la place d'aristide (Apsinis et Longini Rhet. p. 219). Il nous paraît plus prudent de conserver cette liste telle que la donne le ms., en rétablissant les noms changés, en les laissant dans le même ordre et en maintenant la phrase relative à Panl de Tarse. V. les Recherches, pp. 39, 77. AEIYANON KX' Où pcfiv Q ôedï-lyoç, ovroiç (ô); ifîreptcîyjç), hrel ptrjs xerbe, dis xavsapo.;, otxx et$ TôV corfirj Oebv ypa'tpow èy/mpiov, èçopiïs>yovphir,ç, xat xpicsov r)pc\xro vfii èwot'aç, xarà rr)v xnoàei/.tixriv ptsâosov cbix'i.v/o'jcrnç yéva sic,?.f/o)v, r>v phi xû v.x\ èbri xai èbrat, Y.Cù nxvrxyoî) rotaùratç èyvotatç bi rofç nspï Qeoloyixi KxTxTtlwreî thex de, ràç Ttpx%eiç ympriax; 5 itpûtw phi èwoa, «priai, rxç xyyùixxç, Suvaptetç xaî ri xxhovqx. Rat é Mwwcrns eîrav 6 0Eôç, yaiyori «SE y.xi EYEWO TSSE, 6V où tiévov Xptcmavwv ÈxSeta'Çouatv, àxxà xxl rwv EXX«vo>v ot âpiarot, Aoyyfvoç xat o sx ÇJaJjjpéws tïripyitpioç- 7rapa3î3ei>eTi 8è xat Taùra?, oùy_ i>ç ôhi Ttç SôÇets 107 cjwtexoùtras, crovrexoûcjt yàp aurai poddarx rof.; coxôyotg, x. T. X. ( ) C'est-à-dire Grégoire de Nazianze. Nous pensons que, si Longin a réellement (') Ce fragment est tiré de Jean de Si- cité Moïse, c'est probablement dans les *tcile(schol.surilermog. 75". a'walz, Rh. gr. XoX. 'OjuX. Mais cette mention du passage t. VI, p. 211). V. sur les conséquences qu'on de la Genèse nous parait interpolée : elle en peut tirer M. Egger, Essai sur l'hist. de n'est ni préparée ni discutée -, elle coupe un lacrit.p.53let s.,m.bake, Apsiniset Longi- raisonnement à la marche duquel elle est ni Rhet. p. L. et les Recherches, pp étrangère; en effet, le verbe itaazoï'o'uai qui
320 [FR. XXH-XXIII.] FRAGMENTS LITTÉRAIRES DE L0NG1N. 311 sthène, Lysias, Eschine, Aristide, Isée, Timarque, Isocrate, le petit Démosthène ('), Antiphon, et en outre Paul de Tarse, qui a le premier annoncé une doctrine qui ne peut être démontrée. (') Proprement le Démosthène d'orge on Dinarque, selon Hermogène (Walz, Rh. gr. de paille, surnom que l'on avait donné à t. III, p. 384). FRAGMENT XX111. Le Théologien (') ne s'y prend pas comme Hypéride, car le vol de l'aigle ne ressemble point à celui de l'escarbot ; mais lorsqu'il veut célébrer le vrai Dieu, il commence par une idée simple et généralement admise qu'il applique au sujet, d'après la méthode démonstrative.» Dieu,» dit-il, < a toujours existé, il est et il existera toujours;» et pour tout ce qui se rapporte ù la nature divine, il enrichit son discours de semblables pensées. Puis, passant aux actes de la puissance de Dieu, il ajoute : < Il conçoit d'abord les Intelligences célestes, les anges, ainsi que les autres œuvres de la Création.» Et Moïse,» Dieu dit : Que cela se fasse et cela fut fait,» parole qui est grandement admirée, non-seulement par les plus éclairés d'entre les Chrétiens, mais aussi par les meilleurs juges d'entre les Grecs, Longin et Démétrius de Phalère. Et il expose ces idées, que l'on pourrait croire étrangères au sujet, mais qui importent beaucoup aux théologiens (*). suit la citation a pour sujet ô 6soXo'*roî. Lon- cile aurait-il mis tx 4>xXr,pi6>;, au lieu de ix gin et Demetrius de Phalère y sont appelés 4>aXnpev, faute qui décèle une confusion difles premiers des Grecs on des Gentils ; tan- ficile à admettre chez un Grec? Nous troudis que quelques lignes plus haut Hypéride vons donc ici un nouvel exemple de ces est comparé à un escarbot et Grégoire de interpolations dues à un faux zèle, et dont Nazianze à un aigle. D'ailleurs Jean de Si- le critique doit se défier.
321 312 Aorrmor TEXNH PHTOPIKH. [CU. I, gg 1-2.] AEITANON KA' AOITINOY TEXNH PHTOPIKH. KE*AAAION A nepi EYPEXEOS. 1 Rat r) TWV 7tt5avwv i3ea xxi Kpoçxyor/ôç roû StxatTTovj ov yàp puxpiv èottv eirait/, asexapss etm, i:arr,p tlpi xxi viiç ei/ju, [raûra yxp nplç. TJ] xxi yeixwi xxi hyjipbç r/v, v.at ovy ouoto;, xaî xpzixxoyt rjv, [v.aî àsvvatwtepoç] xat veoutepoç xxi etwlarejoo; xat xxyyxzpoz, r; xaî T.pzrsfct- Tîpoç, [xxi rpoypt)io-t Oo;,] xat TrXovottoTervsç [n eittetv, xat xxxovpyize- 3 joo;,] xat Ta/'J.a ex TO-JTOJV ev8r;).a, 7roW.à 3 âv etx. 2. En Tot'yuv xarà yotpix xa! Tzpxyaxxotv vnoiïoyjxç- Tivovxxi Se xàv TOVTOIS ta 3txata, xat Tiaoà Ta y<>>piz Tô astxov oùx è^aqv evraû9a atoxtefvat, xxi érip'tiot Setvôv Tô zpxysht, xxi ht TO-JTOJ TOJ ^wpt'w yevsltevov otov ev éxxx>jata, èv TW iepû, xata TTJV èutrjv oixt'av 10 ecrn 5è OTE xxi zo ht ipr,plx SetvsTec-ov, xxi Tô ev ooet yzùjetzâztpvt, A9x- AVERTISSEXENT. Les lettres Pbcd. désignent respectivement les mss. de Paris 1741, 1636, 2040; V. celui de Vienne; Mab. les deux manuscrits de Venise; G. celui de Wolfenbuttel; L. celui de Florence; B. celui d'oxford ; C. celui de Cambridge; A. Aide. Cod. indique une leçon qui se trouve daus la plupart des mss. VAR BL. om. -x-nip IîIM Mb. om. xxi irpo;o)ij.t'o-t pe{ xxxoiipvottpc;. PbGV. TvXcuaniTtpo; vt. L. om. rt ou TU 1. 7 BMb. marquent une lacune entre ri et xxi y.. Pb. xxi yiapitôiv àr;oè\ G. "rivera:... ri Sixxiov. 1.0 Cod. érépuéi. A. irspusev. CONJ. 1.1, M. SPENCEL, xxi r, TWV -pi; ri «ni. io" , M. SCHNEIDEWIN, TaiTx -jàp a-poçâ-rii. Les mots TaÛTx^àp irpo; ri ont, sans doute, passé delà marge dans le texte; ils indiquent que l'énumération faite par l'auteur se rapporte à la catégorie ~po; n , M. SPENCEL, ci-/.ôuctev... xxi SavxTwTtpoç. 1.3, M. ScnNBlDEwiN lit axxcùo-ttpo; au lieu de iràcuaioirepo;. M. SPENCEL, ôuciov èo-iv ei»iv ou cvetvotepo; re eimïv. l Il me semble qu'il y a dans ces trois lignes bien des mots qui font double emploi ; je lirais, comme M. BAKE, TpiYÙTip'-; au lieu de TX/irep;;, et je supprimerais xxi xa'jvxtiottpo;, xxi orpoçoiat'otips;, xxi xxxoupvotepoç. Je crois aussi que ti-eïv est une explication des mots n-cux o" xv lie,. 1. 7, M. BAKE, in TOIVJV xxi TO nci XXTX '/.wpix. M. FlNCK, fri Toivjv xxi TO n'.'ï >.t"reiv, TOTTCJ; xai /Mpia. M. SPENCEL, dans son texte, e"n TCîVJV xxi TO xxi y.wpix. Il y avait ici, comme plus haut, et plus bas p. 314,1.3, à propos du temps, une glose mar ginalc se rapportant au lieu, TO -ci; je lirai donc ; en TOIVJV XXTX y.wpix xxi TtpxvxxTwv intoov/.à;. 1. 8, M. SPENGEL aimerait mieux TO Sixxiov xxi TO xstxcv, ou du moins il changerait rrxpx en rcepi , M. BAKE construirait JtivoTepov avec iv TOJTM TW /.'"?'':' "IIV0U.6V0V. 1.11, M. SPENCEL, èv ôic. y. y.xxtitwttpov n'est il pas superflu?
322 [Cil. I. MANUEL DE RHÉTORIQUE DE LONGIN. 313 FRAGMENT XXIV. MANUEL DE RHÉTORIQUE DE LONGIN. CHAPITRE PREMIER. DE L INVENTION. (') La manière dont on présente les motifs destinés à produire la persuasion contribue aussi à disposer favorablement le juge ; ce n'est pas peu de chose de dire : «Je suis frère, je suis père, je suis fils.» On produit aussi quelque effet en rappelant que les adversaires étaient voisins, ennemis ; qu'ils n'étaient pas de même force, que l'un d'eux était plus puissant, qu'il était plus jeune, d'un caractère plus bouillant ou plus irascible ; que l'autre était plus âgé, plus bienveillant, plus riche, et telle autre circonstance qu'il est facile d'imaginer ; car il serait trop long de les énumérer toutes ( J ). [On doit indiquer] les lieux qui ont été le théâtre des faits; car Injustice des actions dépend quelquefois du lieu où elles se sont passées, et la désignation du lieu fait mieux comprendre l'atrocité du forfait : t On ne devait pas choisir un tel lieu pour lui donner la mort ; le meurtre commis tout autre part est qn crime odieux, à plus forte raison quand on a osé le consommer en un tel lieu, comme dans l'assemblée, dans le temple, près de ma maison ; quelquefois, au contraire, l'action peut être plus affreuse dans la solitude, plus cruelle sur une montagne, à Athènes, à Lacédémonc, chez i') V. dans les Recherches, pages 32-33, tes que M. Finckh. les incertitudes qui ont régné longtemps sur ( 9 ) M. Egger (p. LXXV) a reconnu que l'aul'endroit précis où doit commencer ce frag- teur suivait, dans l'énumération de ses ment. Aux indications que nous avons don- moyens d'invention, l'ordre des catégories nées relativement aux limites qui lui ont été d'aristote. Dans la partie du premier chaassignées, nous ajouterons la notice insérée pitre qui nous manque, il était question de par M. Schneidewin, dans le Rheinisches ceux qui se rapportent aux catégories dési- Museum de Ritschl, 1847, p. 254, et l'ar- gnéespar les termes cùoioc;, «ceci et «oioû; ticle de M. Spengel, sur les Rhéteurs grecs viennent ensuite celles de TO TCOO; TI, TO de Walz, dans les Milnchner gel. Anzeig. «où, TO WO'TI, ri i/,eiv, TO xsîoéai, TO TTOUïV, 1837, n» 17, p. 139, où ce savant critique, TO «0: V. Quint. I.O. III, 6, 23 et s. renonçant à l'opinion qu'il avait énoncée, Comp. Ilermog. «lot OTOCO. Rh. gr. t. III, p. III du 2uv«7(*rf, T6ï.vô)v, fixe au frag- p. 2 et suiv., Cicéron, De l'invention,!, c. ment, à peu de chose prés, les mêmes limi- 24, 23 et suiv. 33
323 31 i Aorrisov TEXNH PHTOPIKH. [j$2-7.] vr,iiv, èv AozESatptovt, TTapà [3apcapoi;, Èv vr,(, xv Tvyr,, [en z/lov yoipiov.] Rai [XOITTôV] t5 i'rj; iv xnb TOJV TCTTOAV Evvota; rrajoart9 0'5ai 3tzat'a; ci; ri npw.iip.tvw v.xi tyvyzyor/oiigxi. 3. O yjoôvo; Si StatpoùpEvo; oùsi zpôuftfxi p'a'siov ocra f/ot crjvr )^i" Tô vàp [nireox v.z:x yjiivov] vùv oùz èypf,v, xù.x nipvai zai nponépimv, 5 ct é'swzrv S vcpvoç ypacpea&ai, zai tara TOùTO oùz éc; o"tt. Xpîvov Si ôpt'çw zai Tr;v ioprziv, Atovôcrta, \\xvx r Jr,vxix, ni)taov, eipr,vr,v, rp.iv.izv [VEûU- T pou zai TrpîTc'jripo'j,] avunimov, vv/.zx ejzotetvrjv, kniiùx,vov, yziaôrvz, éripzv o>pzv. Rai 6 zatpô; iv ypivov poipx, zai Tô npbrspov zai Tô VùV zai Tô pf/lov A/ù\à zai [Tô / tv] où atuzpsv iortv iv TOÔTOI;, OTI itpo; eîyev, ùnooripxrx [eiypu yjpwiiov, è'jof'x, àorrisa, Sspu, nzvrz cix azôvr; ziz/ztat. ^ 5. Tô Si z-èjoai syfipx tàv Sz/.of, p'astov Si zai àrrô TOVTO'J <TJ/Myc.iv àcpooaà; Ttôv Xsyaw Trj y api tnoir,'je, Tofv TtoSofv, TOù ôopsa/poù, Tri 15 z tpa/rl, Zifti, Sôpart, (SiÀEt Sruoi Tr;v ypiox, xù. oùsrjpi uerhveyxev, OVTOJ; rtaro, ovro); Èvôojpa UM, ôosô; fiv zai 77po; zrzôcp ( Trj "/p n).xr/ioi rfo*av zai Ta yutivà ÈOEtzyv'/av, ôù;t fix/jtnùxi îr/.ayt'ou; TOù; irrrrovi; ety», ôj;t p.r; àauvro'oat xnhrpxnro, oùz à'pa npozïiytv zarà VOÙTOU ta t^ V, ÙTTTIO; riz, 7TOJ; ovv iojpa ; Taùra ovv XovtÇôpvEvo; zai Ta euota 20 TOÙTOI; Sôiiet; TI liyziv nzol TOù npxyaxro?, zai -I'OTEI; nxpiyeaùxi Trj; à/rùeta;. ^ 6. Toù Si raafv aïrtîv ÈOTTIV avrv yip xirixç, oùsiv xv TTOTE V - VOITO Statpoùurv Si Ta; air/a; fzoùv, i; zvxyv.r,ç, 5t aio'yjoozipsciav, 3< aizstav, zazt'a, ârc).5tr;ti, TOù auroparo). 25 >, 7. Tô Si r.xiyziv, OJTO>; no/j.xyf, Siatpôriov TI TrizovGa; i; Tô VAR BLMb. om. Xcim'v. -1.4L. om. au. I. 6 GC. e-tri rcôro. PbMb. asr* Ton avec T au-dessus de u, les autres mss. avec A. p-trà TCOTCJ L. vicirticv L. iywpïpoioa. G. i/.wfii," &'??> 'es autres iv ywv'j u.cba V. r.esr.to. I. 19 G. xal àu.'jvie6. L. om. xarà vtjtoo p.a sï/.îv C. rb %i... ircitïv «TUV; ionv. L. in»; to-ttv. I. 2a Pb Mb. àn/.'-t avec r, au-dessus du T G. C. om. «r/ n-i'irtvsx; Mb. ô\at... ri -:TT. CONJ Je lirais: iv vr.t, l vi iv TJ/T: liir* *>.>.cv) /Mpico' «.ai «io"iir.; àv... Comme Xctnbv manque dans quelques mss. et qu'il est inutile, je pense qu'il vient de ô-cj omis devant iv TVV/T, et dont ir:' i/.x'.j /.wfivj n'est que la glose J'aimerais mieux xai li; Tô TTf. iy. I. 5, M. SPEMGEL, dans son texte, XXTX yco'vov notioa. Les mots TroTija xata r.pbvov coupent malheureusement la phrase, et appartiennent à une glose relative au temps, TO TTOTI, semblable à celles que nous avons signalées ci-dessus, JJ I et C. Je transposerais devant ôîmaev le soi qui précède O-'JVTIXIï (I. 4). Je lis, avec M.SPENCEL, U«T* TOûTO
324 [CH. I.] MAM'EL DE luiétorlyle DE LONGIN. 3."i les barbares, sur un vaisseau, ou dans tel autre endroit. Vous sauriez tirer de chaque lieu des images bien assorties au sujet et propres à captiver l'attention ( 5 ). Il n'est pas facile d'énumérer tous les avantages que vous pouvez retirer des distinctions du temps ( c'est-à-dire des circonstances dans lesquelles une chose a lieu), Bar exemple, il ne convenait pas d'intenter celte accusation maintenant ; il fallait le faire un an ou deux plus tôt, quand la loi vous le permettait ; dès lors la chose n'est plus possible. Je considère comme circonstances, les fêtes, celles de Bacchus, de Minerve, la guerre, la paix, la jeunesse, la vieillesse, les repas, une nuit sombre, une nuit éclairée par la lune, l'hiver ou toute autre saison ; l'occasion rentre aussi dans la division du temps, ainsi que le passé, le présent, l'avenir (*). L'équipage n'est pas, dans ce cas-là, une circonstance peu importante ; il faut dire si l'accusé avait une épée, une chaussure, des bijoux, des vêtements, un bouclier, une lance, tout ce qui s'appelle armes ou effets. 11 faut aussi tenir compte de l'attitude, car il est facile d'en tirer des moyens de conviction. 11 a agi avec la main, avec les pieds, parle regard, parla tête, il s'est servi d'un glaive, d'une lance, d'un trait( 5 ). 11 a porté la main de ce côté-ci ( ) et non de celui-là ; il était assis de cette façon ; il me regardait de cette manière ; il était debout et il s'est penché vers la terre ; ils étaient détournés et laissaient à découvert des parties sans défense, en sorte qu'on pouvait les blesser ; leurs chevaux étaient de côté, ils ne pouvaient s'en servir comme de rempart ; il était tourné, c'est pourquoi il n'y prit pas garde ; il me tournait le dos, il était renversé, comment l'aurait-il vu? En raisonnant ainsi, ou d'une manière analogue, vous paraîtrez dire des choses qui se rapportent à l'affaire, et donner des preuves de la vérité. Mais on a des motifs pour commettre une action, car sans cause rien n'aurait lieu. Or voici les causes que nous distinguons : on peut agir de son plein gré ou par nécessité, par intérêt, par mécontentement ('), avec méchanceté', par simplicité, de son propre mouvement. On doit distinguer de même diverses sortes de mauvais traitements : où* fçeott Les mots VEMTîJCJ /.ai Kçiv'fi-j-riçvj me paraissent superflus. 1. 9, ROEKKEN, Oeptvr.v râpai, /.ai i /.aipo; ii -/EIO.WVO: râpa. M. WALZ, tv /.fo'vou jx'-ipa, appr. par M. BAKE , ri t'y EU n'est pas nécessaire J'ai transporte après À-.fwv les mots rri yttf i IrECtr.oi... (IE'/.SI qui sont évidemment déplaces après ày àr.siav (1.25). 1.17, M. BAKE, T.OTC on xaoâaw Le même pense qu'il faut corriger : ri Si «MEîI TOT OùTIMV èot'.v. Je lirais simplement TOJ Si 7TUE:V , M. BAKE, au ou râ;ao ; TE. S. ci; ri rt-iir. M. WALZ, Siatpoëatv. M. SPENGEL explique le mot T'.OTO comme remplaçant n TKISîV. Il propose de lire XITIXTVV sari, TC-ùTC- a-. S. ôt; T/E'JECVOX:. Je remplace TCOTC, par cûru;. (sj Comp. Quiutil VI, 1. 15, ) L'auteur fait allusion au passage de la (*) Comp. Cicéron, de l'invention, I, 20 haranguepour la Couronne,p.305,5(Bake). et 27. Quint. I. O. III, 6, 26. C) Nous avons transporté au J 5 les mots ( s ) V. la note critique. que les autres éditions placent ici.
325 316 Aornxoï TEXNH PHTOPIKH. [$} 7-10.[ txwua, sis rr,v tyv/fiv, sis ri èxràs, sis 3s;av, [sic ypriaxrx] sic [r.xyrx] r.a.bsïv oùx ÈSivoro EOTIV otov îrasefv, EOTIV oîov LIT] TîXBSîV, xxi yip ànxbrj riva sari. AatiSave ouv [ri ÈvavTta] KM Tô r.xaysiv sic x'svppiï '/.iytov TMV r.phs Çrirraiv avvrsivivrutv. ^ 8. ETspa ^txipsatç ros Xsyoyç èvàtàoiatv ri xarà TOK; aio"5r;<tsiî ytvo- 5 psvri xat yip ara rolroyv fiéôoôo; evpsasa>s ylvsrxt, xxi T.pxypxrv.ari riç marsiç /xp xvsiv àva?.oytçcuevoç, wv slosç ôpoltov r) œmiunrav Tt5 Ç>î7oypvsvw, xat TzposeixxÇoiV riç Scijaç. xvxliyeos oiv rjxouera;. Ta yip r.xpxoslypxrx xxi ri htbvpr)pxrx s% wv rixolaxpsv spysrxt r) wv srixa- '/pitsv ri &v srcoiriaxlisv, xnripsvoi, yeuiuemt, rtxaxv xiabraiv xiabxvhpem. 10 <$ 9. Wphs TOTTOCç, srspov Etoo; oixipsas'us TBSE tzvjottxmtarov Et? svpsaiv, rà avlozs r,xsrx v.x\ ri awirrtxpypvrx TOIç Tzpoçômou; rs xxl rtpxypxai otac/.srjetv, Tuvaç, riyvxs, rjxtxt'a;, ytvri, rù.olroos, rpi-oos, r,br,, ostjaç, àô\<i;ta;, -pxk]siz, xpylxs, y.xi 'iax x/lx npôs retirais imxpysi éxxarto tri rtov npxyuxr'j» r/sirau;, xoivoovta;, spr,pixsi xxrxiiovis a'jv 15 srspoiç, rivt ipoix, rivt àvcitoia, rlvi ri aura, riva ovra, èv rîaiv cvra, nibsv xpyp'uevx, Ttxvipsvx, rivxs sypvrx ris xirîxs, rivets xvxyxxs, <fxvspis xxi xyxvsîs xirixs, xxi iax iv xîiros Evpot;. 10. ïlxvrx jltévroi Etç ravra àvevey^otîoetai wîxpysro) os xxi rovrois r, ys rwv rstixônv x Œa)at'wv Biais Èra tw ÇrjTrjfAaTt, xxi rô scoxp- 20 IIÔÇEIV rà TE?.txà xxi ysvixi xxi TWWOVJ Tofç; io^xwratotç, xat sarcsptsyopsvois [TOIç auoptçcïjtoyuevotç] npxypxai. Taûra yip npàs x))xi).x oixipoopsvx ri yivri xxi sïori TWV ty i rr l u.xraïv, xxi ri ht àpyxvto itiota xageotxxsra. Kat àpyxvtùv xi XX).OILLSVXI nlarsis xxi Tsrat T.iarsvsv xxi xtyoppxi T.àùiv xafiavlxv èyslpouai Hytov. 25 VAR G. rà ïxtx GBLMb où SùVXTO'V SO-TIV. s'ariv Jlb. porte en lettres rouges à la marge les mots ixepx anxtpsor; xsvoouwv L.om. xxi^xp... TCVTTII;. 1.0 Cotl. r:pxyu.xtsùsi GBLMb. tlst; L. àroixoiwv Cr.Tcju.svwv GBLMb. om. aùv STs'poi;...Tivx ôvtx. 1. SOCod.f, TS TWV Cotl.ftvtxwTXTCi;. Epil. iîi/.wtxtci; L. xu.o,tcxtouxsvoi;. CONJ Les mots si; y - pxu.xtx TTOSVTX sont la glose de si; TX ïxto';. V. le fragment phil. n XXII. M. BAKE lirait si; srxvtxâ irxosïv SùVXTXI, et retrancherait les mots ïstiv cicv... UT. T:X8SïV Le même changerait TX SVXVTIX en TOI TS aînx qui correspondent suivant lui à TO -oisiv. Le passage deviendrait suffisamment clair en transportant devant rtxstïv, 1. 2, au lieu de si; TCXVTX, les mots TX svxvtix qui sont mal placés après Xxu3xvi oùv. M. SI-ENOEL a mis dans son texte xxv TW Ttâoy.stv. 1.6, M. BAKE, -fxvuxtcùot. M. SPEAT.EI., npx-juxts'jou. V. Budmi Comm. iing. gr. p Morus ad r. ùr;. XV, M. BAKE supprime sf/srai saus en avertir , M. SPESGEL, WV saxùousv. 1. Il, Vt'l>itome donne XVJTI/.WTXT'.V , M. BAKE a omis, sans doute à cause de l'honnrot. h's mots rivx: ivxfx.. x' T xv:i: xirix; Il convient de remplacer le terme
326 [CM. I. MANUEL OE RHéTORIQUE DE LONGIN. 317 Qu'avez-vous eu à souffrir dans votre personne, au physique et au moral, dans vos biens, dans votre réputation? On ne peut souffrir des maux contraires ( 8 ) ; on peut être offensé d'une manière et non d'une autre;car certaines choses sont à l'abri de toute attaque. Servez-vous donc des diverses sortes d'offenses, dans cette partie du discours qui se rapporte à la recherche des faits. Les arguments fondés sur le témoignage des sens offrent aussi une mine assez riche de développements. On en tire une méthode d'invention, et l'on peut par le raisonnement en déduire des preuves, soit en saisissant des analogies ou des différences entre ce qui a été vu et ce que l'on cherche, soit en rapprochant les soupçons ou les conjectures de ce qui a réellement été entendu. En effet, les exemples et les raisonnements se tirent de ce que nous avons entendu, éprouvé ou effectué ; ainsi que nous le savons par le moyen du toucher, du goût, de toutes nos sensations. Il existe aussi une autre classe de moyens très-favorables à l'invention, qui consistent à considérer les circonstances fortuites ou habituelles qui accompagnent les personnes ou les choses, comme les faveurs du sort, les talents, l'âge, la naissance, les richesses, les manières, les mœurs, la bonne ou la mauvaise renommée, les occupations, le loisir, en un mot, tout ce qui concerne chaque individu ; et, quant aux choses, leur mode, leurs rapports, leur isolement, leur rapprochement une à une ou avec d'autres, la ressemblance, la différence, l'identité, la qualité, la place, l'origine, la fin, les causes nécessaires, évidentes, obscures, et toutes les conditions pareilles que vous pourrez trouver, car elles se rapportent toutes à celles-ci ( 9 ). Appuyez ces considérations de l'exposition des preuves tirées du but pour fixer la question, et accommodez tous les moyens que fournissent soit l'intention, soit la nature de la cause, soit la marche ordinaire des choses, aux faits les plus particuliers, aux affaires compliquées [ou douteuses]. C'est ainsi que se distinguent les unes des autres les diverses espèces et formes de questions, les diverses parties établies dans la rhétorique. Ce que les rhéteurs appellent preuves, les lieux et les sources des preuves, fournit abondamment matière aux discours (,0 ). -fîvixmtxtoi; par i^ixoitoîtoi; que donne VEpitotne. M. SPENGEL, tisuua-txtiii. 1. 2Ï. La place même des mots TOî; ip-^iafi. montre qu'ils sont une explication de tutc(?i<zcuîvoi;. 1.23, M. FINCKH, Èvopfivwv itcija, s'appuyant sur Valckenaer (llérod. III, 120). V. plus haut, p. 31 A, 1. 0, ii /.pisca uxipx , M. BAKE, irtortwy ICC'AXX; ù'yopui; xxi àipoo vtxv. TOTCi ututteoy xai ào&piai! me semble une tautologie. (*)V. la note critique. ( *) Correspond au 7 de VEpitotne. ( ) Correspond au 2 0 de VEpitotne.
327 318 AorriNov TEXNH PHTUIMKH. [^11. RE*AAA1GN B IlF.l'I OIKOSOMIAÏ EracSr/ SE ùpr,zxi xai Ttepl rowrwv xr.oyjpôwzoiç, TE xai p zpîwç, pwipovevziov iozi rwv ErriXoywv, wv ri UEV Svvauis xai ZO êpyov dvxpvrjoxt zx tipr,pivx zxîç ETtavoSois. Aw r/cr rai rô ôpo).oyr,5bv EïTE xpefrzov EïTE xai ydpov rois ps.pio~p.olo, xai zri ztxpx r tïou rwv ÔLMI'WV xai rwv Èvavriwv izxv yxp xttooeiyjjri zi npiypx, ovrw rô zzpxypx awçetai. 5 Xpriozéov 5è rots èîtiàiyoaç WçTTEJS xai rofs Kpooiploio. no/sxyr) " xai yxp Èv rofs xa5 Éxaarov àtrossixvwttsvois rô EîSOS awrcôv ypriotpov, xai 7T 0Ôs VVEI Sowvat <{/x<pov xv 3ojAsrai, ri rowvavriov ws ô opevywv T.xpxizùzxi. AW EI SE paiiozx r) airia xai rô TE/IOS, ion i%ezoioriç zx ovpoxivovzx lô, 10 Exaorou xai ràs àpyàç, rwv r.px/pxza>v aùrô yxp èxxozov xarà fiévas pir.pov, ÉTspov SE è sré'iooy SEIXVUWV, ws àtcooatveiv 77stpwx v, avsxcteis xai rà pr) yevipsvx, yevsaoxi 5È ôuws SwvauEva rw zipxypxzi rw TEAEI rov AOVOW opxozripiov xai xararrctaxrixôv, rov re Srxaornôv zixpo- npoçri- Gsi's. AXAOV SE on xai xasatjsêirai row T.pxypxzoq, rô tiéyesos xai ri x\ix rwv Èvavriwv orav Qsyyriç, nôv aw^xoriv row xarxyofowvro;, xai rowç Ai- 15 yows xai rà Tra/aioiuara nos re'vwxs * àtoaipwv LIEV awrôs rà pr, yzvcfjorva, w-ôva SE zr,p&v zx THrrpx/phx, xai rawra ÈXarrwv roi's pir-pozipotç àitsixaçs xai SEIXVWS ôrt oi/rws àv 7iâv Tcavri opoiov ysvotro xai rô apiy.pizxzov rw psyhz'o, si' ris rà ux awucàvra Sissioi [xaraaoyi'ijoiro] ws yeyovôra, xai rwv awrwv zipr,pxzo>y xai xoxào-ewv r.xszx oîr,oîzxi rowro 20 Se rwv àsixwra'rwv, fxiav zipotpixv ehxi T.XOI zoïo, xotrr.pxot. ïoiawra TT/oôs rxv xverioiv AEXTEOV, xai Stà roôrwv rô r.px/px opir.pizxzvj TToisfv èzuytipr-iov, i\ wv rrjv ôjoyjjv rwv SixaÇôvrwv zioxaoziopsv xai ho.ooopxv. VAR Cod. vi?r,u.iix. Epit. tbr,[i.iix Mb. Siixvjs xxl OôTU;. CBl.. oârws i» it*v rnvri. A. ti âv -avnt;. l. 19 Cod. xitaxo-p'otto G. om. TIIXT.IMîTMV Mb. TiOxotJctitv tr.x'jo'.aîv. GB. TiOxoai'icvTt;. CONJ. 1. 3, M. BAKE, xiilr.oxi TE ri ou., comme YEpitome. 1. 5, M. SPENGEI. retrancherait i:pâ-f, u 'X ou après à7tsî i/,6f, ou avant aû;itxi. 1.10, M. BAKE, i-irxït.; à cause de i). f-/.r; (1. 1S) , M. FiNCKn, TW ÈyxvTiw. M. SPENGEL, T'.ùvxvTioy , le même, aùrf,;, c. à d. Xù;àTEW;. 1.18, M. BAKE a suivi avec raison la leçon des mss. ôti OûTW; âv riv TTXVTI. I. 19, RUHNKE.N, xx\ XXTX).'.-V. M. V'INCKU, xai XîviÎEiTc. Je crois que xx-:xx'.yx,v-'. n'est qu'une glose de o\:;i'-i.! 20, Rl'BNKEN, TtuM3r,usT«iv ,M.
328 [CH. II. I MANUEL DE RHÉTORIQUE DE LONGIN. 31!) CHAPITRE II. DE LA DISPOSITION. Puisque nous avons traité ce sujet (') d'une manière suffisante et convenable, il faut passer aux conclusions qui ont pour objet et pour avantage de rappeler ce qui a été dit au moyen des récapitulations, et de relever ou d'affaiblir l'importance de ce qui a été avoué, au moyen des divisions et par la comparaison des faits semblables et des faits contraires ; car on donne du poids à une chose en la démontrant. U faut faire un fréquent usage des conclusions, de même que des expositions ; car elles sont utiles après chacune des démonstrations, et à la lin du discours la conclusion a beaucoup de force et de puissance pour exciter le juge à prononcer la sentence que l'on désire, ou au contraire pour le fléchir en faveur de l'accusé. La cause et l'intention ajoutent aussi beaucoup de poids au discours, quand on examine comment les faits ont résulté l'un de l'autre, et les principes de ces faits; car chacun d'eux pris à part est peu de chose ; mais en montrant comment l'un a été amené par l'autre, vous fortifierez vos arguments, surtout si vous chargez le délit des conséquences qui n'ont pas eu lieu, mais qui auraient pu avoir lieu. Il est clair que l'appréciation du caractère de la partie advei^se diminue aussi la gravité de l'accusation, si vous parvenez à convaincre l'accusateur d'exagération, si vous montrez l'habileté de ses discours, les artifices dont il a fait usage. Mettant de coté les faits supposés, retenant ceux-là seulement qui ont été accomplis et les atténuant, comparez-les à d'autres faits moins graves, et montrez que, si l'on suppose des faits qui n'ont pas eu lieu, et si l'on raisonne comme s'ils étaient arrivés, on rendra toutes les fautes égales, la plus légère à la plus grave ; qu'il faudra appliquer à tous les cas les mêmes amendes et les mêmes peines; or c'est le comble de l'injustice d'infliger la même punition pour tous les délits. Voilà ce qu'il y a à dire sur l'exagération ; il faut s'efforcer de cette manière d'affaiblir la gravité de la cause ; car c'est ainsi que l'on calme et que l'on dissipe la colère des juges (*). SpENGEL, <iu,ixpvri9ov , ROHNKEX, TiBaffo. xai Atiaijuv. M. W'AIX, TP9. xxt îxxûaojitv. M. BAKE, TIOOKHùOVTî; îxxûscjasv. M. SPENGEL, TiOaoucJovT»; Xïioou.tv. Je lirais iï, uv âv rr.v opv T. 3*. Ti6airatj(i>u.6v xxl ixxôae>u.sv. (*'j Les principales idées de ce se re- trouvent dans les % 8 et 19 de Y Epi tome. (') 11 me semble que ce j et le suivant seraicut mieux places après le 3 13-
329 320 AOTTINOÏ TEXNH PHTOPIK.H. [gjj ] ^12. Aé 8è à^>oppat xi rtôv mvreoxv rof; errtàôyot; ex rr,; aùrrç StaipstTswç, >Ts Stppxîxaitev. MéytoTov w puxpôv xa! <paû/'.ov rô r.pxr/px roûro xaratxevàçetv ev rof; èm/'.ôvoi; eiwsauev rô 5s [et yevivx/rat r) ux,] Serrât ère'pwv àito5et;ea)v, xat rr;; tzpobzrii u^rxry rô rotogrov xat rog Trpoirov Xô/ou. 13. Ilept Se rrï; otxovoptta; xai 5iotxxo* u>; zipooiuioùv xai Sixyxjerewv xai [rtôv] etrtxôyouv xvxyx.xïov Tzpoîtmîv zoiovzov, ôrt rof; phi Trpootpt'ot; TÙnonv ev rof; psyod.oiç Kpxyp.xn xat 5taceo).)îLtévotç-/jpr,rjziov èàv 5è Grrèp puxptôv xai tpag/vov ô /Vôvo; p, puxpôv évru) rô Tpooîuiov. Xpnoréov 5è rot? Trpootpuot; xai Trpi rtôv Ttapa3ô o>v extjreiprjuàrwv, xai 10 Trpô mr/rô; rog UDJAVZOç SôiJEtv arôme; eyetv, xàv raf; àpyjxîç, xàv rat"; re).evraf; rtôv xarar/euaçopfvwv cb; au àtpopiçx; xai Dixplpoïî zx eipraipsva. Rai rôv ).ôyov àvaaau\(3àvet; ptepi'soxv raf; rtôv Tîpoottuoxv êfjt/3o XaF; rà Çrjroipeva moovwrarov vàp rogro xai pxroptxtôrarov rô vivo; rtôv Àôvwv o x x).r;rai Ttpoototov, xi izxpxt/jzwi xai Separreta rtôv à/pou)- 13 psvoùv. Orw 3è àv /'.ôyo) pr; rrpoçô ragra, ècrrépxrai rx; tzi r Jxvizr,zoç àvataîxtt'av evctetxvûptevo; rog Xsvovro; xai no/jr» àpiastav, et irére wv TraayoucTtv ot àxovovre; ptr;re cov aùrô; Xeyet rrpay/xarcov xpirx; yi'vrjrai St wv at rtôv rrpootpuuv évvotat nxphzxvzxi, TrpaGvôvrcov, irporurroupte'- vwv rà pxdjwzx xxù Tzpoy.xOiazxuivoiv rrjv àxpôaorv è wv àv wxret- 20 TTMptev. 14. A/).à xai rrepi Stxyxicrea); Xexrébv, ôrt xai 5tà TrXeiôvwv xai èxaviercwv eiitot; àv rrjv SrjX&xrtv rtôv rpaypàrwv àv pèv x TroXXà tzpxyaxzx, 5tà mxxtôv, àv Se ôxt'va, 5t Dxtyjorzrav. ETrexStSa'çet; vàp et; Trporaaet; àvoxv, xai m>xxà; Stxyxtrei; rà; èrri ptepou;, xar t3o; èvouaçwv VAR C. om. at'fiotov... xataoxtux'tiv Pb. -ft-yovtv. GCMab. om. TT 1 '" vr.rai. C. om. jfjt'vr.tai r, u-x. Mer. TO J' eï «.T!. 1.0 Cod. tîx. OBLMa. tux^ov xxi TO irpootixiov iutbi. CMbA. om. la-ia. Pb. ii-ia ta rb npcctjjucv Cod. «prouva 'GBMa. àva).au.bâvr;. 1. lu Cod. r. ira'paox GBMa. urspir». CV. ort'pt.tai. A. tct.'prtai PuMa. Xt-rr- CONJ Je crois qu'il faut lire èv TOî; trix. 1. 2, M. BAKE, xzi on u.t'vz to-rtv r uixpbv x. T. X. corr. adopt. par M. SPENGEL, qui ajoute oùv après ôti L'observation de l'auteur me paraîtrait plus conforme à la marche ordinaire des discours, si ou lisait tv roi; rpoctouoi;, au lieu de v TOî; éxix. Les mots «ve-jfvrrai r ur, à cause de leur place et des diverses variantes auxquelles ils donnent lieu, me semblent être une explication marginale, probablement de ro TOICôTCV MM. BAKE et I'ISCKH ont inséré xzi rtuttcov après îir-jro. 1. 8, M. FINCKH, SiaSsScT.uf'vct;. I. 9, M. BAKE corrige r pour «r, Le même lit iroxio; pour oûrw itro; Le même, «prtnusvz ivzxzu.b*vt.; , RuRNKEN propose irpoctooioiv r irapacx. Mais alors, observe M. BAKE, il faut vb u.ipo;tovxbfwv. Il lit T. irap , Rl'HNKEN uttpst-zi. M. BAKE, an'pftzi avec ">
330 [CH. II.] MAM'EL DE RHÉT0R10LE DE LONG1.N. étèl Les sources des preuves dont on fait usage dans les conclusions se classent d'après la même division que nous avons adoptée. C'est dans les conclusions que nous avons coutume de représenter la cause comme importante, ou légère et sans gravité ; et pour cela il faut recourir à d'autres démonstrations. Il dépend [néanmoins] du premier prononcé et du premier discours que l'aftaire se présente ainsi ( 3 ). Quant à la distribution et à l'arrangement des exordes, des narrations, des preuves et des conclusions] 4 ), il est seulement nécessaire d'avertir que, dans les causes importantes et qui donnent lieu à beaucoup de débats, il convient de faire plusieurs expositions, mais dans les causes simples et ordinaires, l'exorde doit être court. Il faut aussi employer les exordes avant les arguments qui doivent exciter quelque surprise, et avant toutes les assertions qui doivent paraître hasardées ; soit au commencement, soit à lafinde la confirmation, afin de déterminer et d'expliquer le sens de vos paroles, et afin de ranimer l'intérêt en distinguant chacune des questions par un nouvel exorde. En effet, de toutes les parties du discours, l'exorde est celle qui contribue le plus à la persuasion et qui offre le plus de ressources à la rhétorique ; il prépare, il dispose favorablement les auditeurs. Le discours où manquent ces précautions oratoires est privé de tout moyen de persuasion, et révèle l'ineptie et l'extrême ignorance du plaideur qui ne sait juger ni de ce qu'éprouvent les auditeurs, ni des choses dont il parle, et qui n'en sait tirer aucune idée propre à un exorde, pour calmer les esprits, pour exposer l'objet de l'accusation, pour réclamer l'indulgence, présenter les conséquences du jugement et piquer la curiosité par d'adroites insinuations. Pour ce qui concerne la narration, l'on peut exposer l'état des choses, ou par de longs développements ou en très-peu de mots ; si les faits sont nombreux, il faut entrer dans beaucoup de détails ; s'ils sont en petit nombre, il convient d'être bref. Vous instruirez complètement vos auditeurs en leur exposant l'état antérieur des choses, puis en racontant successivement les faits en ayant soin de spécifier préalablement ce que le» mss , M. BAKE, vihtix.i-iu.ii'sj, à cause de l'emploi de ce verbe, iitjl Cy. S. XIII, Le même, iyf.i7.-rr/, pour /.jrrr',;. M. SPENGEI., -vivirai , M. BAKE retranche i.\im-i. M. SPEXGEL lit r,y.ïv aîtc'ju.iv»v Le même condamne -"/.ïiivwv qui ne s'accorde ni avec rro/.'/.wv ni avec ii.7/j.7uii , M. BAKE, t-jb'-j; irpcrswîi; ei;a-^r.,v T:V/.XX; x*i o*'.r,-rêiîi;. (! ) Si l'on met voï; n r <siu.ict; au lieu l'autre cas, il faut recourir à une déde tv v'.î; im/.iy'a;, correction qui rendrait monstration différente; il dépend du prela phrase plus claire, il faut traduire : > C'est mier prononcé et du premier discours que dans l'exorde que nous avons coutume de - l'affaire se présente ainsi.» représenter la cause comme importante (*', Suivant M. Spengel, le chap. de la ou légère et sans gravité ; suivant l'un ou Division ne commence qu'ici. :ii
331 i"22 AorriNov TEX.NH PHTOPIKH. [$ ] zv ro"; TTOootatot? o fzixâttç, àroostxvyetv xat StxyEfcrSat Et yip T.xvzx xwxxhprxùç, èpài, zxpxxziç zs y.xi zxpxypr.tr,. lov Ev 5È roi; xeqxaxatot; roi; roi:/ zdcrxswj y.xl roi; iizzzji roûrojv rtpthzx hr,nt\.i xat zùz-jzxlx rà «rayrcov ypxzicrzx, xat ÈleXÉyilE"; rà rûh/ àvriît'xoh/, rà vxopx xat àaseioi roi:/ eiprjpjwùv VIT EWVOJV TcporaVrouv, 5 xat txra past'cu; ÀOctat SyvrjcTr) 7rporr./ Î; 5 oyy/ itaoïoj; EXEtvot;, à// otsv T ux/.iazx Ey TriyjEt'pr)rov Etvat r/ot Et yàp àrri TCTJV irsyyprtzxzw) xpywo [rwv Ey/Spoiv] ovran/ ààyrojv, r; rà aaiypizxzx axvzoïi npozocrrot;, otacecxrjar; ;rpi; roi; àxoûovra;, î/tiopovro; roi oixatrw xarapy/à; y.xi pr/iazx [y.xi] aa'&oi; xxoï/axi ôi/.ovror H 0 cpscrt^ roiv èrctxéyruv àvriotpitpoj; rof; rpaotp'oi; tywix àpimezxt. Ta yxp aura xat TrpooitAtaÇoptÉi/ot; r:o/à.axtç xaî Troorjonrouc/t roi; Stxaorà; Tpznei y.xzx zh uyypx roiv ÉTtXsywv 3t V77voy_ 3s ouat; roi pirpa>. n). i'o> yàp oi; ri ro/i srà roiv Eôt/.iyojv èyyjupû rrpi; roi; Stxaarà; i/t rv rj 5tà nia <zpyfiï * *' TT;; "apatr/syii;. Kat xarapy'à; '3 w.èv ttzxryyùixv tyti y.xl [upujpàv roiv xsœaâaiotv ri T.pooîiuw xxi zr,v piv ènxyyôjxv ëyu ni; OY:O3EI<;EO>;, riv SE pzpujimv Eypuxη «Exa roi 5s ËTriÀiyo) rotoirov uiv ov3èv, aytriat; 3È xal xvxavricn: r&ôv rîsrj XEO/SÉVrow xat ni; VTTOSEXTSO); ni; Èx roiv -pootuto>v TJvzzzùz'Jixhmi. KE<PA\AION r' IIKPI AKHF.llï. 17. Ovx ùàyiizw os aipo; ni; U.S5î3OV ni; xarà niv pr,zopixriv 20 ziyyrtv ri ni; XE'çEOJ; ESTI rà yàp sx'&vtjuiiiara xat vravra rà tyipr; roi Xoyoy tpaîverat rotavra roi; àxovovo"tv, or.oïx rror àv etv; rà roi!/ XE'ÇEOH/ cpcôç yàjo oiçïtep roiv èwor,pxzw zz y.xi myztpyu.xzwv i rotoiro; Xôyo;, VAR G. xxi u.éyittx axyw; Pb.o\tvv<o-/tv B.om. «tra-pextiv... xai TT.V jatv MaA. eàu.aôii;. SlaL. tvtxtv VMb. om. ;«'?»;. 1. &3 KqBi- Eome, «oxuâtuv. CON'J , M. SPENGEL, 5'JVTOT, rtfortvit; côy... à>.>.' w; oiov rt, comme plus bas o>; tv. u.x>.iatx, et 27. M. GEEI., i/.'/. 1 «sv U.XXIIJTX. Il faut, en outre, ajouter ou sousentendre Sc-xtï. 1. 8, M. BAKE voudrait lire /.xi ti«ay_iicv X/.ôTWV ôvreuv. Je supprimerais rwv t'y_6pt!>v qui n'est pas nécessaire pour la clarté, puisqu'il y a plus bas ii'/rcv. I. 10. Je retrancherais xxi après us'qtxtx Le mot xxtapvi; et la répétition des mêmes termes dans cette courte période trahissent quelque altération ; je préfère la
332 Cll MAMEl. DE RHÉTORIQUE DE LOXGIX. MX vous voulez démontrer et raconter ; car si vous dites tout à la fois et en un seul récit, vous embarrasserez l'auditeur et vous vous embarrasserez vous-même. Dans la division des preuves et dans leur classification, vous placerez les plus fortes au commencement et à la fin, et vous réfuterez les arguments de vos adversaires en commençant par les plus faibles et les plus futiles et par ceux que vous pourrez facilement détruire ( 5 ). Vous n'insisterez pas sur chacun d'eux avec le même soin, mais vous appuierez particulièrement sur celui qui vous paraîtra le plus attaquable. Car si vous commenciez par les arguments les plus forts et que vous ne pussiez les réfuter, ou si vous mettiez en avant vos moyens les plus faibles, vous vous exposeriez au blâme des auditeurs, au moment où le juge est le plus sur ses gardes, et où il désire qu'on lui expose avec clarté les points les plus importants de la cause. La péroraison est naturellement comme le pendant de l'exorde ; en effet, il convient souvent de rappeler dans la péroraison les mêmes choses que l'on a dites dans l'exorde, et par lesquelles l'on cherchait à disposer les juges en sa faveur ; cependant leur étendue n'est pas la même. Dans la péroraison, on peut ordinairement insister auprès des juges plus qu'on ne l'a fait au commencement et dès le début. L'exorde doit contenir l'exposition du sujet et la division ; on y met la promesse de la démonstration et la division en vue de la clarté ; rien de pareil ne se trouve dans la péroraison; mais elle sert à fortifier, à rappeler ce qui a déjà été dit, et à montrer comment l'on a atteint le but énoncé dans l'exorde ( G ). CHAIMTKK III. DE I. EI.OCITIOX. La partie de la rhétorique i')qui traite de l'éloculiou n'est pas la moins importante ; car l'effet que font sur les auditeurs les arguments et toutes les divisions du discours dépend de la manière dont ils sont expiâmes; leçon du nu. B. ou plutôt la rédaction de VEpitome, % 9, xat ôrt TO ;tiv -xy.wmi uttpioiiov iyjli TûV xisx/aiwv, tffcer^txiav Si TTI; itcojti;ïi.); i Si tatxof o; aiçtiaî'.; xui àvauviiati; TMV rsu XeyOt'vrwv , M. SPENGEL, o-oïà ITOT' âv x. (*) C'est un précepte donné par la plu- ' ) Ce correspond au _" 9 de VEpitome. part des rhéteurs. V. p. exemple, Auctor ad (') Ici commence la partie de la Rhétori- Her. III, c. 9. Cic. de Orat. II, 77. Quint. I. que de Longin que Weiske a insérée dans 0. V. 12, 14; VI, 4,22; VII, 1, 10. Comp. son édition, p , avec une traduc- Exccrpta c Rhetoricis, 4. tion latine et un commentaire critique.
333 521 AorriMOY TKXKH PHTOPIKH. [ ] x-'jixym roi; Ot/acrra?; r/v TTtGovir/ra rr,; rt'jrcco? où roivyv xaùr,- rlov avrwv, â)./. w; êvt \xxtxa-x tpvàaxréov r.xpxddyp.x'ji yp'jyubo'jç; rci'7; xp\xr:x rwv p'/ric/wv rovrw roi arpst yjyr^xaboiç, y.xl izîpixxjj.ûz: rr /ai Trotz.c9.oJ5 r/v éiocy/e/xxy r)mr,uhmts * rr/iov yàis oùo irioûv serre T/; xy/jvoixz y.xl TT,; O;JT>7TO; T/; Èr:i rf, zjot'rrri /ai 5taiûsVst /ai r.tpttyd^u 5 ry; yvwtxy; /ai rwv zag Éxacrrov /.oytctfxtâv, Et tt/ (juiceivat; ry (3-/- riôtry Àiijst rà voyetara, y.xl ct/guoê; '/jàir) roerrwsstrarot.; Ez/.iist TE /ai Gîaît rwv ivouarwv /ai ~/ygst jiyaarwv. S 18. IIoÀ/à /ào rà ///.ouvra rôv azooaryv aveu ryç Stavota; /ai ry; -oayuartzy; zaratr/evy; /ai ry; ygtzy; mgaviryro; ri yào uoit- 10 ottzôv /ai Eora/rov ry; E'puyvsio-sw; Éucpvrov àr:ao-i /ai rot? xr/ùjxiuz Çwot;, ovrc -/s -o/trtzw rs /.ai Iv/iwiy /ai ra'cjsw; aicrgxcny st/oorpirt. Ei roe'wv ri [j.vjviy.iv TE /ai Ëvaoo'.cvtov /ai C/'vGuyrtxiv, \ju.p.v.pb rs /ai çvc/us/i; ilepyxnxio y.xl ôtarrcvvycfat; Et; ri à/ptcic/rarov, rwv CAÈV àcpaiowv uicy, roi;ôè T:6o;srrrrwv, Èv y.xipû y.xl yjjtix y.xl za/j.ovy Staus- 15 roojv ri 5s'ov, Èrrat aot rrigavouraro; i /.iyo; /ai pyrooi/ovraro;. $ 19. Oi'a rs y rrao Ouyivw Trot'yert; u.y îraoà cpaj).ov yv/y»a<jurvw tt/oè iv rj7 /.sc'a, [szarspov yào aùrwv È';/st /.ôyov sv~sry ] rotovrov /ai -ao' Apyy.iy'p roi llaoc'w, /ai -vàp ouro; yo-xyrat En 5è /ai ri rwv zpx- /ojoottotwv tpoxov, /ai ri rwv zo>aw5o~otwv, fxeî.orrotwv rs y.xl rwv rotov- 20 rwv, ri rs rwv crocpiarwv, crrov ucyss roi"; tpt/ojotpoi/atv jt.eptdypx^xi /ai 7rap/ui/./rai rw ttèv yào II/.arwvi /ai rw Hr/otpwvri, Ahyivrî rs /ai Av7(o"0Év t Trsptrrw; 5ta7rs7rivyrac /ai izavw; yzpicwrat. Twv 5è p'yri- JOWV rw zopytpat'w ravryv stvat avucscy/s ryv apsryv, /ai Tracta, rovro xparsfv âv 5o/oi/ rwv Érs'pwv rwv sz ravroû yévov;. 25 ^ 20. Ti Ss É]oyov aôr/; (racpw; rs y.xl y.x'lxp'h^ 5IE/.0CCV [yvwcttaw; VAU Cod. A. à^i oiywv BLMa. iu.ixt,ts'ov ajt/; C. om. yst.xxttsv PbGMa -tpc/x'/./.w;. 1. i GV'UtCMab. om. ton. fc'pt't. -/c'en -fis ojjiv Pb. de la première main trjvttïvxi. Epit. ojvttivxi;; les autres mss. et A. CTJVOIïVXI Pb. t/.>.t;ti L. sor.xxttuv. l. 9 Cod. A. XXXOûVTX B. TO E'JTXXTCV Pb. IU.I.Z: avec -. sur l'o. MaB. uxr.yvn, les autres mss. tiv.r.o-.teov A. f JO;«TI/.'.V. 1.'14 A. o'cxn&vr.oxts GULMa. fsvriottxi oci. C.Slb. om. IXTXI en marquant une lacune Cod. «-JTtXtï. G. EJn-pETr/. PbLBMa TO TCIOûTOV Ma. nm. yi/ov. GULMa. xb>uu«crot:o:mv. A. xuiutl'ûv Pb Mb. 'jrrspmoxrxi GLMs. -XOX TOÔTOV. CONJ. 1.2, M. BAKE, XU.. X'JTT;. RlIlSKEN, O-OO.ÎXOTEOV. 1. 6,1e même, oonoiir.;. WKISKE, ouvoç; eu insérant après -i.i'.t (\. 4\ ooi éxtxc. M. BAKE, comme l'epit. OVVTICV»;. M. SPENREI., première corr. ;AT. EïXT. trjvôsivxi, deuxième corr. OUVSTOIIî. 1. 9, RiHS- KEN, X/.XO-JVTX I i. Il y a sans doute dans ces lignes quelques mots superflus. 1 17, lli'h.mtt.v. oex TE , KEHSKEN et M. IS'JISSOSAUK.Lit. An. II, p. 03) ont ren-
334 [Cil. III.1 MANUEL DE RHÉTORIQUE DE LONG1N. 325 le style est pour ainsi dire la lumière qui éclaire les pensées (*) et les raisonnements destinés à dévoiler aux juges la probabilité de la preuve. II ne faut donc pas négliger ce qui concerne l'élocution ; on doit au contraire l'étudier avec grand soin, en prenant pour modèles les orateurs qui ont excellé dans cette partie, et qui ont su donner à leur style de l'élégance et de la variété. En vain apporteriez-vous de la sagacité et de la finesse dans le jugement, dans la discussion et dans l'examen de l'intention et de chacun des raisonnements, si vous ne donnez à vos pensées la meilleure expression, et si, dans l'emploi, l'arrangement des noms et la quantité des termes, vous ne préférez pas le rhythme le plus convenable ( 3 ). En effet, l'auditeur se laisse charmer par beaucoup de choses étrangères à la pensée même, aux arguments et aux moyens de persuasion que l'on tire de la peinture des mœurs. Le sentiment de la musique et de l'harmonie est naturel à tout le monde, même aux animaux qui paissent ensemble; à plus forte raison à un être social doué d'intelligence et qui a le goût de l'ordre. Si donc vous êtes attentif à rendre votre parole musicale, harmonieuse, cadencée, à employer des mesures et des sons convenables, et que vous travailliez votre style sous ce rapport, retranchant ici, ajoutant là, distribuant, selon l'occasion et le besoin, des tournures élégantes et bien choisies, votre discours sera au plus haut point persuasif et oratoire. Telle est la poésie d'homère, aux yeux des juges impartiaux et éclairés (*) ; telle est celle d'archiloque de Paros, dont les œuvres sont trèstravaillées. J'en dis autant des poètes tragiques, comiques, lyriques et autres, ainsi que des sophistes ; les philosophes mêmes ne montrent à cet égard ni dédain, ni négligence; en effet, Platon et Xénophon, Eschine( 5 ) et Antislhène (") ont donné à leur style beaucoup de soin et une correction suffisante. Quant au prince des orateurs c'est son mérite propre, et, sous ce rapport, il semble l'emporter sur tous les écrivains du même genre. L'objet de l'élocution est d'exposer aux auditeurs ce qu'ils doivent convoyé à la marge les mots XVXVVMCITE'.VÈv éùtsaeî. Je crois, avec M. FISCKB, que ceux qui suivent : SXXTEJCV -jàp XùTWV fy.it Xo'ysv EùJISTT, appartiennent aussi au glossateur qui indique que l'on peut facilement confondre vj-o.il et èvte/.u; I/.EIV XO'VOV signifie instar esse , M. BAKE, xxi wap' Apy Je lirais 5 xxi tirot , M. BAKE, TWV TE pr.-r , M. SPENGEL, x'.p'joaù» xoputpxiav TX'JTKV Ne faudrait-il pas remplacer aù?ri; par TT; ZtÇiwç ou ri,; ipur.veùoew;? 1. 26, fvupiuu»; ou plutôt, comme lisait Rl'llNKEN, -rcviaw; TI xxi -[VI.XJTW; sont l'explication de crx',w: xxi xxôxpw;. (*) On a rapproché de ce passage le 1 ", ken.) sect. XXX du Traité x-. ùi. Yw;-jàp rw CVTI ( 6 ) Plutarque cite l'hercule d'autisthène, GÎtcv TCO voj TX xx/.x ivou.xta. c. 18 de son traité de la Fausse honte, ( 3 ) Ce corresp. au 3 13 de X'Epilome. (Ituhnken.) Denys d'halicarnasse met An- (*; V. les notes critiques. tisthène au nombre des meilleurs écrivains ( s i C'est le disciple de Socrate à qui l'on de l'école de Socrate. ^Bake.) a attribué mal à propos l'axioehus. (Ruhn-
335 32(j AOITENOT TKXNII l'hlopikh. [ j ze zai yvwtzûz] rof; àzoiovcri, zai ~xpx roiroj ur;c5sv ÈÀÀiTTzfv Tri; aeuyirrro;, àà).à ôoxefv UEV zarà ri avrà rof; 7ro/A.oû erwriôsvai zx uipix, xxl zx oriuxivqvzx [zi Tspxyaxzx] zrjç Otavoi'a; duttcoxa, cnryxexoàcr&ai 5è rw yvbyjz'îy xxi rô svov ïzi 5È ri xatvsv TE zai Trsotxa/'.Ai; rrj; àtpzyrjareco; SEC" yàz) 5ûo TOUTOU; Troirîcfao-Sai azoroù;, rr;v crrp.woiv roû Trcta- ç/uaro; xxl ri UES r;o\wri; SrjXoûv. Ou yxp tyvyxywyhasiç ux) yor,zel<av psrzx rivo; yxpizoz xxi rjcwrj;, u Taco)ii TE xxi rrotxtxta rcôv ivousrrwv 6ei; rrjv àxo/ouûiav, Ttoiç èoyrjv âi; c; zai rrc»; aty-srjô'iva, xar Et 5è uttepctat'voi; àxatjoct); KKxpzûv rôv /.syov ut«; /E'ÇECO;, zai tterart- xuflco- Xov rrjv Ascii/ zai our/âxa; ÈX/ r.{cei; tyyjrjxv, xav ûrr^o riv xaipôv rj TTE- 10 pio5o; Ttepiypxyrjzxi, xxi roû; cioou; ttei'çova; roû pszpvj Xauoavr;. 21. Il!pûXa?o 3s roû Àt'av xpyxioiç xxi Évoi; rcôv ôvotiarwv xxzxuxxivetv ri crouia rri; XSIJEWç, zai rrjv âcprjv ryjç r.xpxt/jvf,z. Oùz xypûov 5È où3è TCôV ICTOZOOTOU; Ttxpx-f/ekuxzoùV iyzptûszsxt, [ur;] roay_uvetv riv Âôyov rf; vxpx'jhv. xxi trjpttkoxrj rcôv zaxoutasvcov cpcovr;- 13 Évrwv, a rrjv xpâaiv oùz èvàéyezxi xxi riv /.ôyov où^ç iiaotcoç ert/vucpatv tv EotxEV, OUTE ). «'&>; TE zai ayrrat'crrw; Eï; rrjv azorjv Traoirjoiv, x'/j. èizùxu- Çxvezxi roû TTVEULIOVO; zai tiztuyei ri Trvsûfza rr;; mo/vr;;. Asf 3è EX rr;; àxori; riv 3txacrrr;v )j-y-yot; TE zai r;5eiat; dtçnep zaouzsi'at; xxi i'^orrotiatç, ozeuacrtat» zs. xxi xpoxyw/xïz è~itt:x'7 r Jxi xxi -oo;a-/ o*5ai. IlotsfcfSat 20 5E roûro ypr, roû ÛEtïaTCEuTtzof; TE zai xoàaxsurizoî; ovôuaot raûra yxp èazi rr;; 7T t5oû; cpa'ouaza, fypxzox yxpizwj TTEISEIV r,t/.r,aévr,:. xxi uoïkjixf,: zr,i Èrri ri 22. Tri; 5 EÙjOuSut'a; ri yvûptiux 5r;/.ov rcô cruvet5t7u. vci) VAR. 1. I B. Rxsà TOÙTO'j. OBMa txxitntiv. 1. S. Ma S'jo -yxj îti TVJTEV;. 1.8 Cod. iin-tssatvm;. A. OnipBxîvti; Cod. xxi dup Ma. rrr Xiçteo;. Cod. txoioxî VBLMa. ôpou;, les autres mss. iir.w;. GCA. Xxu.fyxvitv GBLMa. ùor.r Cod. om. ji.r, avant Tpx/'jvtiv Cod. TT.V xxpixatv cùy xvs'xtta'.. VCMb. uly. 8 r BGLMa. cdy, w;rt ovvj-p. «otxivxi C. vi TIXEICO; GC. TirtOuxTE;. CONJ. 1. 1, M. FlKCKH, irxpx TOûTC te mot i:pxfp.xva doit être supprimé ou remplacé par OVC'U.XTX OU ft,u.xtx. M. BA.KE lirait TX uip 1 * T * ur.u.xtvov7x TX rpxruxtx xxi rx; *. ou w;ntp rx; ativoix; sûy Ne faut-il pas lire fort Si rà xxtrov ou ajouter un verbe tel que iïrirxoviit*? 1. 9, M. BAKE, uiratiftitr,;. Je lirais â;ti; au lieu de v.;et;. WEISKE, XXT' iu.ç.. M. FINCKB, ày.8xo'tva, xubi^oxcv. M. BAKE lit xiv daç. et pense qu'il manque un verbe après fy.wjxy; il admet la leçon de RUBNKEK, XX;X^XVT,, que M. FIXCKB change en Xxuftxvuv , RUBBKEN, i/yjaxi Je lis ti or.xy.* zr,; Xi\nn (V. g 31). i. 14. WEISKE, t/.tfî-ix8xt ;>.T, Vf xy;jvttv. MM. SAIPPE et BAKE admettent u.r.. M. SPEKCEL (ïjy. T. p. 163) le néglige. ICinNKEX n'admettant pas UT'., lit rx» x-xf!»8t<nv xxi TT,V <jju.rxoxt,v. 1.16, M. BAKE lit, au lieu de x TT.Y xxpèxmv oùx xve'y,ttxt, i rr.v xpàsiy oùx iivô'ty.itxt. M. SPENGEL admet xpisiv et conserve xvry.erxt. Entre cjy.et X-JYUçX:- vtiv, les manuscr. indiquent une lacune ou insèrent le signe 8f que M. WALZ explique par sui'.iw;. ViciOBll'S, MM. BAKE et SPEXGEL, de même. MEIUILA, <">;TE. WEISKE propose ix>-.j- S
336 [CH. M.] MANUEL DE RHÉTORIQUE DE LONGIN. 327 naître, avec clarté et netteté, et de plus de ne rien négliger de ce qui contribue ù la noblesse du discours. Mais, tout en paraissant composer les phrases et disposer les termes qui expriment notre pensée de la même manière que le plus grand nombre, il faut savoir néanmoins associer les expressions choisies aux mots ordinaires, et même donner à la narration une forme élégante et nouvelle. En effet, on doit se proposer ce double but, d'éclairer la cause et de le faire d'une manière agréable. Vous ne viendrez pas à bout de persuader, d'entraîner les esprits, si vous ne les charmez par quelque grâce, par quelque agrément, par l'emploi des figures et par la variété des termes. Cependant, si vous vous servez de quelque hyperbate qui suspende mal à propos le sens par le renvoi d'un mot et qui dérange la suite des idées, vous irriterez et vous fatiguerez l'auditeur à cause de l'ambiguité de vos paroles et des fortes ellipses qu'elles présentent, lors même que votre période serait très-prolongée et qu'elle dépasserait les bornes ordinaires. Gardez-vous d'altérer le caractère de votre diction et de rompre la suite de la phrase par l'emploi de mots trop anciens ou étrangers. Il n'est pas inutile d'observer les préceptes d'isocrate,. qui recommande de ne pas rendre le style pénible par la rencontre et l'accumulation des voyelles ; car, n'admettant pas la crase, elles empêchent les mots de se succéder facilement et de se présenter à l'oreille d'une manière coulante et sans secousse C), fatiguant au contraire la poitrine et gênant l'émission de la voix. Il faut doue charmer et gagner le juge en flattant son oreille, comme on flatte un estomac malade par des assaisonnements et des ragoûts exquis et délicats, par des apprêts et des amorces. On y parvient en employant des expressions respectueuses et flatteuses. Ce sont là les secrets de l'art de persuader, les filets dans lesquels nous enlacent les grâces et l'harmonie du langage ("). Les conditions de l'harmonie sont familières à celui qui est accoutumé itéra;. M. SPEKGEL i-nxà- ou r.siu;. M. SAUPPE, où /xpiéivu; , M. SAUPPE, oùo"«xtiw;. WE1SKE et M. SPENGEL (l"jv. T. p. 164) où TsXîit»;, dans son éd. des Rh. gr. OûTI XII'U; , WEISKE, ir»tùu.ovo; avec quelques mss. M. BASE, piùu.x TT; f WVTï;, eu conservant XVIùUXTO;. Je lirais plutôt O>6 -TU.«ri;; ç. J'insère avant les mots rr; o"iùp\i9u.ix; les lignes qui commencent par S il Si ix rx; XXOT;;... jusqu'à r,<jxr,u.évr,;, qui se lisaient dans les éditions précédentes, 23, entre les mots xvtixm4.1v et où fis ôitotov (p. 562, de Walz). Elles coupent malheureusement le texte, tandis qu'elles s'adaptent facilement ici. De plus, les trois premières ligues, jusqu'à x-po;x-yia9xi, si elles appartiennent bien à notre auteur, ont été transposées en regard des mots xx9xrrip TWV O-ITIMV. Enfin, dans VEpitome, la phrase qui correspond aux trois dernières lignes, précède le paragraphe où se retrouvent les mots xx-otitopvi'jui'vov et avpo"rruacv. M. BAKE corrigerait ainsi le commencement de ce passage : Sil Si aix rr,; XXOT; TOV av.xxtt.v, ô;np Xi/voi; Macs- 9iixi; ri xxi xxpuxtixt;, x. T. X. (') Longin semble imiter ce passage de TO;, oîov txxiovi piûux xyoopr,7i piovto;, imité Platon (Theaet. p B.) OùTW Xtiu; TI xxi déjà par Denys d'halic. VI, p (Bake.) i-txiotw; xxi xvwiuu; tpy.trxi îjti TX; ux- (s) Ce passage, depuis les mots : Il faut Hiv.i TI xxi ï«ni<m; JAITX roxxf,; irpxotr,- donc charmer, se trouvait au % 23 avant les
337 328 AorriNOY TEXNH PHTOPIK.H. [gg ] rô TWV evpv6tum zai àtroreropveyus'v&ov zai VTpoyyj/.'jVj x-oàzyj'j'jxt. Acy&iv, zai rs-ptuahirp rx tira rroô^ zri'j o*vve7tv rûv rs azwttùv 7iywj, zai xpyxi'm, wv y.xzîu\x roi; z'jpzrxi zai -pùtovç rpr)vxv:xi rx r.xoxàzlyu.xrx rf,i za/./t/.oyia;. Iootç. S àv ayroy;, T.poziyjM vr,v vv&iurjv, Traioà otipr; 5tr;pr;alvoy; ràjv zarà rrjv Evfjyvizv èitiuqjixv r) yxp r.poç- S ibznxv rt aipiov rw zotvôi "/.ai ârt/tû; zai àpyôt: [AEyouf/o),] zai y.arà roy?toaâov.; zai istoira; [rw S>;uo?t vovtc Asyw zai 77aoà zx7i] Xr/optivo) rô yxp «r.xi%ui» 7ravrôç, EÏTTEfy, zai roy Trpofryy/svro, «rrai^etç» SE «S'YJOV» rtvà i'stov rvrav (pojvrjr, zai StaAÉzrov Kxpivrr,<ji. HoÀ/à SE io-rt rcôv TrpoETiSEtzÉvwy extoptovo"t'a», zai navra arvjssôv rà aio»; roo 40 Àôyov pîyjpt z.ai ypauuaro>v È7rtêaA/ovo"t 5È zai Syo uiprj 7ro/).àzt; zai TOSîOVX. Rai rsoi rovroov 7r,pr-zov é'oti sot zai «py/.azreov rf;ç «poivr; rôv TyTOy. ïaurôv yxp ou &z9"ei; oùsè et;ot7et istov vsuoy w Soi TTOCX;- VZUIVJ oy yxp Èq> àuïv ô vipaz rcôv Ar/ojv, x/j. r.tjjïz, evri roi ysu'it. H zar xyxlpzvvj Èv àpyàj rô Rai hztaùslx znizxùszxi [zai 7roizi/.ov rô l.» Rai rrepirrôi; È'yw apat'verat,] za5a7tep erav /sy&j «zai yoaxzocv ijjy Èarr;- aavro rsyss-» «zai cixr,nvj ESOO-OV» «zai rf,:yf,z rzuivcsz» «zai rà Trpô; r,p.xz ovroiç è'yowji» 7j.i-.zvy S à;toûo"t xpo'ji'jziz, trjyohavjz, ârravra rà ptc'pz, zai eryvsuo rwv pjpûv roy Xsy&y. 23. Tô SE ay zr,i x7xr,y<>plxz xoausî rôv Àôyov Èv r'j ueraoà/./.eiv 20.,, s >,,,,.,,,,, rovvopta zat ot zrzpov zatvorspov ro auro <7r,u.xtvziv ro yxp Tzznxzr.pzvov zai rstrxuaévov zai p.ypiô/.rzrov îtpdz zspov àyct, yxsx-zp rôiv airt'ojv,' zai cvx r.phz nôv 5' tv r) ryjv à/o.rjy awsr/rtv rà zotvà zai rà (rjvr/jn y.xrx'ripvjzî-xt, zai Tfji xirs'jxiz'ùz, zai roy zarà ràv aïo-0y,o"tv irjz'jaxroz VAR o-ivoior» VBMa. îstiv rivx. L. om. TIVZ. G. om. TrajéiTT.ot. Pb. irifi- ÇTr.ctv PcGCBLMa. pr.ti'ov GBLMa. OX-JTW. Pb. «X-JTO. PCGCVBL. «OMV ai Stî. Ma. &i. A. ai; Ma. om. sy/.iici Pb. cjvîûo. C. oùv^jî. Ma. oûvjvc Cod. om. y.xi avant TT; aioflr'.têm; et plus loin portent VIJU.XTO;. CONJ. 1. 2, WEISKE lit avvictv au lieu de oivoio'.v que donnent les mss Le même, w; xxt nfùtov;. 1. 4, M. BAKE, dans son texte, 7ipo;sy.«;v Ne faut-il pas lire TT: x. TT.V eùy. èmu.t/.ti«? , WEISKE regarde comme interpolé tout le passage xxi XXTX TCù;... jusqu'à /trcatuo. RLHSKEN retrancherait seulement T«xxi irxpx ^àoi, comme interprétation de o\u.c<mûcvti. MM. KINCKII et BAKE suppriment n i Sr.u... >. - I'.u.ivw. Je supprimerais le premier /.trecuvra et je conserverais le second J'aimeexemples; voyez dans les notes critiques nasse dit en parlant d'isocrate et de Platon : qo.'j""; **' vspiutoî; hix-jzx; ixstpsvvi; >.i- -pu;, vol. V, p. 208; VI, p (Bake.) les raisons de cette transposition. II correspond au 17 de VEpitome. ( ) Plat. Phsedr. p. 234 E ôrt oxoli xxi Comp. Hor. A. P Propert. 2, 31, 43. orpo-yvo'/.x xxi xxpiftû; ëxxarx TBI ÔVOUXTWV A. Gell. IX, 8. xirotitoyiï'jtxi (Finckh). Denys d"halicar- (' j I.e comm. de ce 7, correspond au j
338 [Cil. 111.] MANUEL DE RHÉTORIQUE DE LONGIN. 320 à entendre des discours formés de périodes nombreuses, arrondies ( ) et bien cadencées, et dont les oreilles sont exercées à un langage composé de termes nobles et consacrés par un long usage ( l0 ). J'ai énuméré les auteurs qui ont frayé la route et qui ont offert les premiers modèles d'une diction élégante. [Si vous les étudiez sous ce rapport], vous verrez comment ils donnent successivement leurs soins aux divers moyens de produire l'harmonie. Tantôt ils ajoutent quelque terme à une locution commune qui serait trop simple ou trop faible, c'est-à-dire à une tournure vulgaire employée par les personnes ignorantes ou par tout le monde ("); par exemple, chacun, le premier venu dira iraiçtt;; mais, en disant icaizc.; I'^UV, vous employez une locution qui a quelque chose de distingué, qui appartient à un dialecte particulier. On peut ainsi ajouter bien des mots qui paraissent superflus, des termes empruntés à toutes sortes d'idées et même de simples lettres. Tantôt on insère deux mots ou davantage ; mais il faut respecter dans ce cas les lois de l'usage, et vous ne sauriez décider par vous-même ce qu'il faut ajouter, ni introduire une nouvelle locution : l'usage en effet ne se règle pas sur nous, c'est nous qui devons nous y conformer. On ajoute quelquefois à dessein, au commencement d'une période, la conjonction xai ('*), comme si l'on supposait quelque suppression; par exemple dans ces phrases : xai ^«Xxoûv fùvforr.aav TOVOC, xai vîrqaiv tdoaav, xai TYïî yr t ; TIU.ÔïTCî, xai va irpô; r.u-â; SOTOIJ trouât, OÙ xai parait superflu. D'autre part, on omet des prépositions, des conjonctions, ou telle autre sorte de mots, et même deux mots à la fois. L'allégorie ('*) contribue aussi à orner la diction en changeant les noms des objets, et en désignant la même idée par une autre expression plus nouvelle. Car un terme rebattu, usé et d'un emploi continuel cause une sorte de dégoût ('*), comme il en serait.d'un mets, et de tout ce qui affecte la vue ou quelque autre sens : les choses communes et habituelles sont rais mieux ïstiv riva TùWOV , RUHNKEN et WEISKE, OXOTCô. M. RAKE a corrigé M dit , RURXKEN, ii àpxt T «*"' *"' rîaii. M. BAKE adopte cette correction, et lit ensuite ti orc&fisi/.zetai ri 7rctxi>.cv xxi rtp. ijfit. M. SPENCEL propose «ni TS'/.SI imu.t7.ttx. La phrase xai iroixixsv -h Kai mpit-rii; iyzi oaiiî-rat est une remarque qui a passé de la marge dans le texte où elle produit une sorte de contre-sens: ce qui a amené le changement inconsidéré d'ènqlâà/.itxi. Je lis donc Tô Kai imutxtia imjlxx/trai, xadâuip ôr. > , M. SPENGEL, XtYMu.iv. 1,17. M. BAKE, tarxaav Le morne, Xttmiv T' içiooat Le même remplacerait xaivsrep'.'j par xxivi.vptmvi;. I. 24, WEISKE, vtûuatc; pour irvt'juato;. Je préfère o6i-yu,xts;. 18 de l'epitome. ("} Ce mot est pris ici dans un sens bien (* 'J Ces deux phrases correspondent au ^ différent de celui qu'on lui donne habituelle, de l'epitome; mais la seconde est consi- lement ; l'auteur est revenu au sens primidérée par quelques critiques comme une tif, à celui qui résulte des éléments du mot, explication qui a passé de la marge dans le c'est-à dire changement de nom. texte. V. les notes critiques. ('*) Jusqu'ici ce S correspond au j 11 de ('*) V. la note critique. l'epitome. 3.%
339 330 AorriNOï TEXNH PHTOPIKH. [gg ] oùx èmaxpéyst rr)v xurdr/^tv. Où yip ottotov, «oùsè xorà ouxpôv àvsfxotov,» TÔ 3 àxsè; «àyaeuxs;» i7t tv, «xrepniç» T xai «oùx h) ydpiw» xat TÔ xaxôv «Tt jotxa)ùi;» [ ir: (v*] xat TÔ )dav «tta9ja avurtxw;-» cô; xai «xofttsrj» rô TEXE'W;, xat Tô àvri roù xaxuj; «wzépevye» TÔ T arotroy «ÙTTEptpus';,» xat rô SEIVôV «CT>TE'T)UW,» xai Tô o-ou «iva*» 5 xat rô w; StsêaiWiEV TTISÔç rô xf,ç Aypt'aç, «5taj3aiv5ft yov» T9 T 7rajSatT*)(7ao'6at «KapUaBxi,» TÔ âr;).u); «éuspxyy,» vixx «otvttj3oxr;o*ai» 5È TÔ b*en r jf,vxx *ixi xaî «àurjyrry;» TÔ uettot'u);. g 24. AtprxTÉov 5 Èc/Tt Ttôv xoou3rj ijévwv xat T/JV yvûatv EV aùtoi; oùx ^5VTCOV, où ttrjv X t'va)v y Ta>v rcept Ta; rr-ticret; xrxatyotouxovivouv, y) 10 Ta; ËyxXt'oTEi; TWV pvpdxoiv, w Ta; 3ta5sci i;, ri Ta; faeta)./a'i; t; Ta; TTEOt Toù; yjsovou;, r) Ta TrvEÙuara xat Toù; TSVOU;. TotyapTot XEXTE'OV «OçE/AETS tt,» xat «yjdpiv rr)v ariv-» xai «Qautia'Ça) c/ov,» xat «xara- (Pjîovw o*,» xat «ioxppet TOÙTOU;-» xat «oùsév OIE 3EI" TOù EiTiTxSEÙaa- TO;-» xaî «0Tt)î Tt» «xat xî/xr) xat i'; (c;e» xaî «EIEV ttaxa'/otot EXEîVOI'» 15 xai «à>; EISEIEV ot 6EOî» xai «âvic/a; ixavû;» xaî «àpùsvw; TOù TcvEotiaro; ÈvSovra;» r) xai «Èv35vra;, àx). où TOCTOÙTOU TCvEÙfiaTo;, otov rîxtota,» xai rx. TotaÙTa ocra xai EV XP eix i * x K TOÙTOV, xarajo^à;, Éaira/tv.» Oi 3E ypivoi xai OÙTOI 5ia«/ Cx)yo"t «EiatcrroxXsa xai ' iiiv9iov VAR. I. 1 Pb. tirtorpicpii. GBLMa. imstpt'ati. CA. rrcitpt'irti CVA. «vxuxt; 1. 6 Cod. w; Jupxivcuuv Cod. A. TtaptïoSxi Cod. A. iv Spax'i- 1-9 Cod. retertuv ou iristtwv. 1. H PbA. i-yxxt.ait;. VMa. èfxxiotiç BLMa. om. on G. ^n «il aùrfi Pb. tvjov avec T au-dessus du v. Pc. «.VJôVT*;. GBLMa. ivjc'vtc;. A. ivjôta;. C. tj/tùjovtx; et tjttùjovtat. L. A/iùJcvTt Ma. IU.U»TOXA»VJ;. CONJ. 1. 1, RUHîIKEN, itttotpiçoytoc. WEISKE, ÎTctTpi'mi RUHNKEN voulait effacer ivcuctov ; il retrouvait dans les mots cù$i XXTX (uxpôv l'cquivalent de la formule cùjt è-jf ù; n. M. BAKE préfère cette correction à celle de M. FINCKH, qui lit ôuotov. WKISKE insérait avant où -jàp ôu-oicv, xpv, cùv avri TOù, ou telle phrase analogue, et lisait où $71 xxrot JA. 11 manque en effet quelques mots avant les exemples ; mais l'auteur donne cette formule : où Je XXTù utxpôv àvciiciov, comme un équivalent plus expressif de celle-ci où -jip Su-ctcv. «Il n'est pas semblable, c'est-à-dire, il ne diffère pas de peu , M. SPES- CEL propose de lire àtty.và»; au lieu de àvunxû;. Je crois qu'il faut lire : xxi Tô Xixv, u.i>.x, TCXVJ TI, locution assez fréquente chez les Attiques. (V. Budœi Com. Ling. gr. p. 906.) Cette correction complète celle de RUHNKEM, W; xxt xop.tjf, Tô TIXJ'M;. 1. 4, RL-HXKEX, xxi Tô TCXVTT, ou uotvj xxxë»;. M. SPENGEL préfère unîpi'j employé par Démosthène et Platon, mais ùrrtpcj^t se lit dans Aristide ; Hesychius l'explique par ùrcepxxxw;. 1. 6, Itl BNXES (Timaei Lex. 22 a) retranche Jixpxivduavov et lit "A^px; ou XTpxix;. M. BAKE se rangea cet avis, et n'approuve ni M. W'ALZ qui pense que RUINKEN n'a pas compris l'auteur, ni M. FINCKH qui, adoptant la leçon de Ruhnken, tirée du Phèdre de Platon (220, C.}. y voit l'intention de montrer que l'on peut remplacerôttcoi non-seulement par ivx, mais encore par i,. M. G. VELUDO propose de lire : i Jtxflxtvcu.iv. M. SPEXGEI., ( w; T. fjttflxivcuiv" -pi; Tô TT,; Xypîx; Jtx^xivcutv. Je ne pense pas que Longin ait voulu recommander ici la phrase de Platon : r. rtpi; Tô TT; "ATpx; Jtxdxtvcutv ; il me semble que, sans changer le
340 [CH. 111.] MANUEL DE RHÉTORIQUE DE LONGIN. 331 rebutées, elles n'excitent point de sensation, et n'appellent pas l'attention sur la manière dont elles sont exprimées ("'). [Substituez donc des expressions choisies aux tournures communes : au lieu de] où yàp ôuoiov, [dites] oùèt xotrà fjcxp'ov àvôpioiov; [ail lieu de] àr t Siq [dites] dcyxcuxc;, OTJpirtç, oùx cv % pin; [au lieu de] xaxôv, [dites] iripexow.t'ç; remplacez de même ziav parpâxa, irôvv TC, comme fixt'a»; par xopuîr) j xotxôiç par ùirc'ptuyt ; âroirov par ÙTrtpojvt'ç ; Otivov par O-J^I'TXIOV ; ôtrou par fvo:, et pour ùtç o'ccsacvopttv irpôç Tô TTÏÇ Aypiaç, dites ia3ai"épuvov, etc.; pour iropaityoaaoat, dites irapi'touai ; remplacez Str,- Oxjvai paràvti^oxrio'at, âjrx&>; par tpâpouy, purpiwç par àu,r,yiim. Mais "(' ) il faut s'interdire les formes tout à fait étrangères et qui ne portent pas avec elles leur signification, à moins qu'elles n'aient été récemment introduites ; et ceci concerne les cas, les modes, ainsi que la disposition et le changement des temps, des esprits et des accents. On dira donc : àcp:txito pu, yfipn TTIV OSJV, OxupvxÇo) sou, xaratppov<5 sr, ioâppci roù TOUç, oùoc'v st 5C7TOû circrk.o'iùpiatoç, ÔTIT) xi, aùri'xa tlittai, ctcv fiaxâpioi IxtTvsi, o); «ioiîiv oî Otot, àvùsa;, ixavù;, àu>9ôvu; roù ir/tùfxato; tvjôvxaç, OU bien ivoovtaç, àxx' où TOO-OùTOU TrviùpvxTOï, otov Tjxco-Tot, et d'autres locutions dont le besoin se ferait sentir, comme raùrôv, xarop^àç, fuira).». On varie aussi la valeur des syllabes comme dans les mots etpuo-roxxcx, vliptûôiov, x<i iurj<x ("). Pourtexte, on peut y reconnaître plutôt l'intention de signaler l'emploi du participe neutre absolu, dont on trouve des exemples dans Thucydide (lipr.asvov -rxp o'ixx; x. T. X. IV, 123), dans Aristide (Or. I, p. 91), dans Libanius, Philostrate, etc. (V. Koen, ad Greg. Dial. p , éd. Schœfer). Il faut alors conserver l'imparfait que donnent les mss. ô>; 3ttfiaivou.tv. 1. 7, RUBNKEN (Timsei Lex. p. 207), lit 7tapîee8xi au lieu de itapiïova'.. M. SPEN- GEL, dans son texte, iraps'aflxi. 1. 8, RUBNKEN (Timœi Lex. p. 99), fp.8pxx u - ' 9, RUBNKEN et M. WALZ, or.srtov. M. VELU DO lit àotxtt'ov S' IOTI TCTWOSWV ôvouxtuv TûV X. Ç. M. BAKE obrerve que tpsiotsov veut dire pu)ce utendum, et qu'il faudrait àotxtiov, abstinendum; mais cette correction ne le satisfait pas et il conserve mort'uv. WEISKE corrigeait irrtiot'jiv et complétait la phrase ainsi : otuxtîov S' OVOU.XTX «TMOIUV iaxi TWV X. T. A. M. SPENCEL propose OVJàXXTJ'OV. I. 10, M. FlNCKfl, -rrepi TT.V TCTWOTV. M. BAKE, iripl Ta; Ttrwatt;. RUBNKEN rapportait ri; i-fxàictt; à sapa, M. BAKE le rapporte à ittpi, mais il comprend qu'il faudrait lire r, TMV U.STOAX.OU;IUV TûV n. T. X , WEISKE, 8XD[A*?,G> sou, comme VEpitome , M FINCKB, OTITI Tî. M. BAKE propose aùtixa tl;tiai L'Epilome donne àvùaaotv av qui n'est pas plus clair ; je lirais avùax;, d'après Mceris et le scholiaste cité par Pierson, pp. 62 et 179, et je considérerais ixxvû; comme synonyme de àpoùvei; dont il n'est peut-être que la glose A propos de ces lignes, M. Bake dit : Hferœ tenebrœ, in quibus discutiendis frustra opérant consumait Weiskius. Ego nihil reperi quod his succurrerel. M. SPENGEL: Uœc omnia quct sequuntur incerta, nisi quod irvtùisxto; pcrtinere videtur ad prœcedens nviùu.xtx. Je crois qu'il faut lire : TI xxi «vjovra;, xxx' où TOSOùTOO TrvaùuxTo;, o'ov T.XIOTX, cette formule servant à exprimer l'adverbe xopfto'vw; par une double négation, comme nous avons vu où -jip ôuotov remplacé par où$«xxtx u.ixpov ivou-oiov , RUBNKEN, ti Si y.p'-voi xxi OûTOI; îiaoipoum. M. SPEN GEL, xùtot etxo t'pouoi. ('*) Ici se trouvait le passage que nous (*') Sur e»u.iatoxx«x, v.phrynichi Eclog. avons transporté A lafindu 21. p. 136, éd. de Lobeck. Sur ijnu.ù8iov, v. Mœ- (' )Ce correspond en partie au 12 de risattio.p. 418, éd. de Pierson. Sur XW;AO8X, VEpUome. v. He«ychius et Suidas.
341 332 AOITIKOÏ TEXAH l'htopikh. [$ ] xat xoipaiga.» Tt 5 ovyl xai ot TCVOI ; xat toçaôrooî xai Àîav oïy.stav ÔEV- Ts'pav àrâ TOû Té/.OU;. ^ 25. Kat 7rapa).EiTro> aiiptx rt -/a" LIS 3sf TraVra /.r/etv SEI/ILOTO; CCTOV SECLIEVOV ; rco towr, àvayv.aîbv, t/'/.dsmrxi yxp, ri tixpxtmypjx ri 7Tîoi roùç àptsuoûç, otov «xai oiiîra) EI^OV 5tà ra'crtjç rà zataotcvwliata» 3 xat «et7t piot, raûra 5 âv isr/wsi-» xat «aï àpxc^xt, îv âvrî TÛyovi y» xat «TTJV $t).t7nrou pûp.r,v StE^iÉvat, crt ttot Soxeè TOCV5 caa âv EtTOtrtç vrtsp TOÛTWV» xat Ër:t tlocrzpx rà /vwpttzwrata «ûtisf; 5s é Srj- LIOç.» «IIoAiTEÛai 5È xat ët;o?.ît WV» xai np. Txrdp.T.tù v.xï 3trvcovv-» xai «Trotoûvrat xai ~porj>pû>pr,v» xai «irrrcâçoixat xai ôpôtpiar» rrapà rô 10 xotvôv eïpnrxi T.xGyhvrm) &çkip ovyl notoûvrwv. 26. En 5E xai Troi; TO-JTOI.; r, pz-.x'iziiz TaVv ).EVO'XÉVOOV, STOV TT; GwfiQovç yûpxz Èx7rÉovi, xai TT?.i~xzr,p.hrp xcotxov TTEpta'TTTEt, w; Ëàv Àsyuipzv «0'J5Èv5t â/o.cr» xai «TOVTOW ~é i» xai «Èv TOû Atô; TCô VEOV» xai «â/ào ri rr» xai «rxyx Pru);» xai «VTTs'pa roivjv 5r/.àrr;.» 13 Ilo/^.à 0È xai â).).a EVOTTEI, vzîyp.x7oç 5 Évsxa TOUT! nxpsoipxiv ' âxatoov yào Eî -avra /s/jéetat xai TTEO! "âvtorv Ë-Ëi-stut ux5iv r.xpizu. 27. H yào Ëxco/rj TOû /.r/ov REVOIT âv xiiiaazzpo:, rroàâojv ëttotv E:; TOûTO Tô aépo; xai aw/ypxppxtuiv rr/.siôvoov, Et ËSeXxoEtao, Soûrivat 5vvaiAÉvwv. AÀX Ëtwi 7rpoxct'ctEvcv sort xai OTOTTC; rt? OVTO; xai xavàiv, VTTC- 20 pvr,px TMr,7xi rrjç ziyyvç, w; Évt UXMTTX ËV 3pav/vTaTot;, Tôt; OV/VE- VE'OT xai row-àxt; xai avvsyyô.; îrspt aurtôv àxxxocot, xai roc; j3tô/.t'ot; oôx àvaoxxroj; où3 [âv] àiaeaettt&j; TTpsfv s'-/ vo"tv, a>v TTV uëooôov Ëv TV7:OIî xatsrâ;auev. Et 5i rt^ xai tuî ~X/!7ta7aj p.x3è TWV 7r).Etcvwv âxoô- VAR. 1. I C. om. oixtiav. G. cixiav. I. 3. On lit dans Thucydide, I, 14, xxi aârxi ta-» s'y.cv Six nier,; xxtxorpiiiixtx GBLMa. om. xxi t'st au G. om. xxi L. repixiïtti. Ma. om. M; G. ivc;, les autres mss. îv V. io.i TI r. CV âittpx Cod. XiÇiTxi. t'od. A. ur.tt'v LG. TtyctTO xoûuu. Ma.fi- V.IT' âo Pb. oxcnc.';, les autres mss. Tfix-o; Cod. au-yytviot. CONJ. 1. 1, W'EISKE, xxxixv c^eix ScjTt'px ans TCû TI'XSU;; mais on n'a pas d'exemple de xxxixv mis pour xxxixv. On pourrait lire OxXiav pour ôxxiixv (V. Etym. mapn. s. T.) 1.3, RUHNKEN, niv Xifnv , M. BAKE, fîû«.xts; ôosv SISJXîVM. 1. 4, Rl'BXKEN, 5 S' ïs«; eux xvxfxxîsv. W'EISKE, To'St S' ïowî ivafx. M. BAKE, o'is' ïsm; ivx-yx. Il fant lire et ponctuer TS'S' ÏXW; xvxfxaîcv, îxxs'xei-txi fàp, TS -xp , M. FINCKH, roi mpi T: j; xpiluisj: Il faut insérer aurxi pour marquer le passage du pluriel au sing. 1. rt, W'EISKE supprimerait les mots : xxi et s... Xi-ytooi (V. ir. â^. XVIII, 1) On lit dans Thucyd. Il, 3, ôux^a;... i; TX; OSSù; xxsiotxuxv, îv' XVT! riîy,cj; f Je compléterais aussi le passage de Démosth. Olynth. Il, 3, pour faire sentir le changement de nombre : TO TT,V <PIX. pwu. i\t\âtn:, xxi Six TS'JTWV Xs'fuv. 1. 8, M. BAKE, xxi tniotrx?tîsx f vup. Je crois qu'il s'agit simplement de l'exemple qui suit, et je lirais : ini dxrtptv TS pmpuuàrxtsv BAKE voit dans les verbes suivants des exemples d'atti
342 [f.h. III.] MA3TEL DE RIIÉTORIQL'E DE LONGIN'. 333 quoi n'en serait-il pas de même à l'égard de l'accent? c'est ainsi que l'on peut prononcer SaXtav, comme si l'accent était sur l'avant-dernière (,s ). Je passe sous silence une foule d'autres cas ; car à quoi bon les indiquer tous, quand un seul peut servir d'exemple? 11 est cependant peut-être nécessaire d'en ajouter encore pour ce qui regarde le changement de nombre, dont je n'ai rien dit. C'est ce qui a lieu dans ces phrases : [xae avivai] oûiro) ttj^ov Stb\ irâoviç xataotpcojtata (' ) tîirefior, TaÛTa o ov Xeyaiai ( t0 ) ai ôuaçac ï-t àvte Ttfyouç r,{*') TT,V srex['jrn-c.o p<iur/v ô'iiçuvai [xae 5ià Toû- TWV TôV Xâyn>v] ÔTI f»oi 0 > exc7irâv6 ocra âv titrci TIç ùtrtp TOOTUV, en y joignant cette expression que tout le monde connaît, ùm-tç S'brfrï/Ao; ("). Dans les exemples Suivants : TroXeTeÔM Si xae ttroxiteusv, pttatre'uitw xae tîetvôiuv, [on reconnaît un changement de temps], [dans ceux-ci] : rroeoûvrae, irpoupûpiv, étrffa^ouae, ipùpae, on a employé, contre l'usage, le passif pour l'actif. Nous mentionnerons aussi la transposition* des mots qui leur enlève leur place accoutumée, et qui donne une sorte d'élégance à des locutions d'un usage habituel ; comme lorsque nous disons : obsh ov âxxo TOUTOU Tftoi tv TOû Ai'o; TEô vt'w âxxo T! r, rây àv foxoç ûatt'pa TOI'VUV otxat»). On pouri-ait trouver bien d'autres exemples ; j'ai indiqué ceux-ci comme échantillons ; il serait hors de propos de les énumérer et de les passer tous en revue sans en omettre aucun. Cette exposition s'étendrait outre mesure ; car, si on le voulait, on pourrait dire sur ce sujet une foule de choses et en remplir bien des livres. Mais mon intention, mon but et ma règle ont été de rédiger un Manuel de l'art, composé de la manière la plus concise, à l'usage de mes élèves, de ceux qui m'ont souvent et habituellement entendu parler de ces préceptes, et qui veulent se conformer assidûment et sans négligence à la méthode que j'ai consignée en abrégé dans ces livres. Néanmoins si quelqu'un, sans avoir fréquenté mes leçons, ni entendu plusieurs fois explicismcs empruntés à Thucydide; il lirait èwcif.'jv pour 7ruo0vTai, d'après Tliucyd. V. 42. M. SPENGF.L, ac.cou.at. Je ne sais voir dans ces verbes que des changements de temps et de voix, comme l'auteur semble l'indiquer , WEISKE voulait ajouter après Xtfc- JAS'VUV : T:ç'*(tiaib}'i zxi d:ôpwv xai dl.xeov TTî; XE'ÇEM; y.csiwv Le même supprime xxi et lit TEesixjtTst. M. FINCKH conserve xal qu'il rend par etiam. I. 14, M. ISAKE, ciè'ivav ôuxc. Le même, xai TCùTCI a-epi tvs; Le même, axxc TI T,. WEISKE, CéAàCôI. M. FlNCKB, zi/j âv teco;. M. SPFSGF1.. OaTt'pa Toivuv cuxârir,. 1. tl), Rl'HNKEN, EÙpviaETX! ou tvpr.aou.t6a. M. BAKE, ittpt.aii , ItUHNKEN,XS'ÉJM TE. lit. liake, XtXt'giTaet. 1. Il), RUHN- KEN, ava>.g;0r;vai Le même, ôpc; TE; , Jl. SPE.VCEL, 7rc-itîa6at , RUHSKEN, tùyiin ou cuvtttot. MM. BAKE et FINCKII, ouf-jt-j-cviat , M. FINCKH, xai tv TCî; BiSXi'.t;. 1.23, W'EISKE, oùo" àutxitttuc TT.ptiv âtjt'.oat. M. BASE, MV tvtxa TTîV U.. t. 24. Le même, rwv TîAr.aixaâvTwv âxoûax;. (") V. la note critique. (*') Thucyd. Il, 3. (") Thucyd. I, 14. (»sj (es trois derniers exemples sont ti- '«")Plat. l'rot. 311 D. Dem. Phil. I, p. rés de I)émosthène:Olvnth. Il, 3; Olynth. 13. therson. p III, j 31.
343 334 AorriNOï TEXNH PHTOPIKH. [gg ] <xa; im SVTXAXZ Te xaî 0Tyvî'o- w;, 5ê;tÔTxTs; T TX; yvwpx; et; ETHO-XTJUV Xî t xata Ta 77po tpxp va TX; zkyyr,ï, 3ivatT âv a;p aîroû TÔ âz;/ov9ov mpat'vgtv, xxbicnsp Èpoâ; ïyyeii TKTI xat Ttw; ô3oû Aapcavoprvo;. ^ 28. Tô xippa 3è raptîsou txixios âv «x TÔ Dxiytetzov, oîov «IIoA- «XOXJ; è5x'jp.xijx, zint TTOTI Xo-yot; ASxvaiou; ëzzttixsi oc ypajyâpgvot Ew- 5 «xpârxv, w; a;to; tx Savàrou TX îtsxst.» TWV yâp xw/.wv Ta ttèv 3payiiztpx TOVTOU, Ta 3è p i'çw imxpyet ovra. Qçïrgp xp Ï i xat TWV TrEptiSwv «t prv p t'çov;, aï 3 ÈXârrov;, xat TWV 7T ptzor:wv w;avrw; TOû yxp /.iyo'j tt=yî5o; XapcâvovTo; xat Ta p\ipr, TOû X.syov rrvvrrrai^rrat. Eortv ovv Tô piv zôppa fx Syoïv Xiijéwv x Tpecôv, Tô 5è XWXOV 5t7rXa'aiov x xarà 10 TOûTO, xa5àyr p SITTWV âpspwv pszéypv wvspaarat yxp Èx perarpopà; TWV Èv Tof; Çwot; xwxwv. H 3i Ktpamrni Èx 3ûo xwxwv xat Tptwv ètti xarà Xs-yov TWV tpxprvwv p pwv xxl xitzh erjvztiipbsr) werrep yxp TWV TTOSWV ot pôv â-xor ny/a'vouatv 5VT ;, oï 3È 3t7:Xof <TWTt5 u voi x TOûTWV, OVTW xxi TWV xopparwv xat TWV XWXWV xaî TWV TrfptxoTrwv Ta LIÈV pxzo; 15 ëyji trivôrrov, Ta 5È r:tpizsxpr,pivc,v. Mtxpà; rxèv 7t pis3ou xwxa xaî raptxotcat ptxpai, usyx).r,ç 5È pxyaoxu. 29. II 5è 7r joïo3o; rv6ipxpa' 7rw; Ècrrtv àrrxvyexpn/ov, pyôpof; ev~ TàxTot; xwxot; T xat 7r ptzo7raf;, xat âxxxxa; etvaulzpetu. Rai aùtx 5î X rapioso; zrxxxtat EX uszxyopxz, xtot TWV àywvwv TX; 7T pt;5ov, oî rw 20 tvvovpivw yjtivrp ETTiTgXoixtgvoi Tô ïotov àd à^ crrâtiv âxxxxwv x «~ô TWV yopevivrcùv rapt TOû; 3copoù; xat TXV Keplpsrpov TOû 3wpoû xaî TôV xôzxov rgptxauëavsvtwv, àrrô crxttei'ou ÉYrî Tô avtô oxpeïov xa5t7tauivwv, w; âv TtXxpwo-avT ; Tjy'tyji TOû xûxx.ov TXV yppexxj. Twv 3È 7T ptô3wv xat Ta; ào*vp.a Tpoy; TO"; pspsii TTîpiîSou; ôp.oiw; xax^fv eiwoau V, TX; xata 25 TÔ èv r Jjur,ax Stavot'a; h.zt:ù.ip.hrr,q. ^ 30. Oaa 5ô dyfipxzx TWV Èwotwv wvspuao"tat, oïov 7rpo3tôp5wc;t;, T:t5i;p0w7i;, àroxttwrrxo-t;, Trapâ7^f /t;, ipwv t'a, x9o7totta, â-avra Taûra où pot Sozgf Stxat'w; ayfiuxzx v.xjs'.x'jxi, x/j. àvoixi xat v5ypxpata xat '/.oyitpol TOû rrtgavoû ^âptv xat 7rtaT 0)V t'3x " Ta piv yâp r:pooiptwv 30 V.VR Ma. IùO'JIS; rt xai àoxt,a8<i; TI XX! fv»ar.;. 1.2 G Ma. iç' IXOTOû TCùTO. 1.3 Cod. iao-j. 1. CGBl.Ma. TûN ^xp XO;XU.XTMV Excerp!a Gud. xwxwv xioux Si mpicsou as'po; âv ttr, TO exxy.iotcv, x Si «tpixoirr PbBLMa. tsititu.r.juv*. G. èirittttxt'yx. V. mtituxutvov. GC. jxiv f xp ntpio'so'j xrâxx jxtxpx xxi irtpixoitxi IM-JXXT,;. Pc. p-ixpi. BVLMa. xo>xx'u.txpx xxi ifxe. Gud. iim-ry«\ l «'«v - *9 * x *' ixxr.xxi;. PbcGLV. XXTX ixxxxxj. Ma XXXT./.X;. l. 20 Pb. oï TO. A. et les autres mss. ci Cod. orxpxxxu.pxvo'vtwv L. om. rjy.eox'.. 2i> PbMb. mptoseu;»f xxxiï».
344 CH. III.] MANUEL DE RHÉTORIQUE DE LONGIN. 335 quer ces règles, mais doué de talent, d'intelligence et de sagacité, entreprend d'étudier cet art d'après les règles que j'en ai données, il pourra par lui-même poursuivre cette étude, comme si, en marchant sur les traces d'un autre, il eût trouvé le bon chemin. On appelle comma, incise, la partie la plus courte d'une période ; comme dans Celle-ci : IloW.cot!; tsocôpao'x TI'O-I iro-rt Xôyoïç Aôijvaiou; ïirtiaav a't ypavkxfuvoi 2wxGotrr,v ù>; âïo; ûr, Gavôroy TA irô).ti (**). Les membres d'une période, en effet, sont tantôt plus courts, tantôt plus longs, comme les périodes elles-mêmes sont les unes longues, les autres courtes. Il en est de même des autres divisions ; car à mesure que le discours prend plus de développement, les parties dont il se compose se multiplient. Le comma ou l'incise se forme de deux ou trois mots ; le membre est d'une étendue double, en sorte qu'il a comme deux articulations, car il tire son nom par métaphore des membres des animaux; la phrase se compose à son tour, d'après la proportion des autres parties, de deux ou trois membres. De même que parmi les pieds les uns sont simples, les autres doubles formés de ceux-là ; ainsi les incises, les membres, les phrases sont d'une étendue tantôt double, tantôt simple. Si la période est courte, ses membres et ses phrases sont courts : ils sont longs, si elle est longue. La période est l'exposition d'une pensée au moyen de paroles soumises à une certaine mesure, et disposées en phrases formées de membres qui correspondent les uns aux autres. Elle lire son nom par métaphore ou bien des jeux publics, qui, célébrés à des époques fixes, reviennent toujours après un intervalle égal ; ou bien de ceux qui dansent autour des autels, qui, suivant le contour de l'autel ou bien un cercle tracé, parlent d'un point marqué et y reviennent après avoir accompli toute leur danse. Lors même que les périodes ne présentent pas de symétrie dans leurs membres, nous les nommons également périodes, pourvu que la pensée, base du raisonnement, soit complètement exprimée (**). Toutes les figures que l'on appelle figures de pensées, telles que la prolepse, la correction, la réticence, la prétérition, l'ironie, l'éthopée et toutes les autres semblables, ne me paraissent pas devoir être appelées figures ; il faudrait plutôt les nommer pensées, arguments, raisonnements, GBL. ora. GWM; sans lacuue. Ma. iristo'ovj; xxatîv sans lac AMa. ixtittxeayt'vgt;. I. 30 Plan, TGû «-t8. YMOîOU. CONJ. 1. 2, WEISKE, ào' aûtgû TOûTWV TG àxo) , RlBNKEN, GOVJGû. M. B.VKE, ircsr.-f'.'j Il, WEISKE, au lieu de uttî^ov, lit u.t'-f68o; «yo* On pourrait insérer après XûZMV la phrase que donnent les Excerpta Oudiana. V. aux variantes , M. ItAKE, lirait ovrxtmuvr. pour auvriôtaivr, Le même, d*après les mss. xxr' «ÂÂxÂa; , MM. BAKE et FINCKH, KiptXapâavGvTuv. WEISKE. xx6iotsiu.tvgi. («) Xénoph. Mem. Socr. au connu. (**) Correspond au 14 de VEpitome.
345 336 A01TIN0Ï TKXNH l'htopikh. [gg ] tyzi Sivatttv, KûwÏKp9rjyjiz rz y.xl zrririiip'j'jyjiz, r, 3è r.xpxuvlyiz, rh x\ii~ ~i7tov ÈySsiV-vuTai, xaù u-ipoi àv zir, rf,z ~z r jr-r/.r,i TE y.xl r, r Jiv.f,z x~z>hzlit'ùz 7/j rr,z, vr.oy.pfaî'jiz xpzry r.pir.vr.x o5=v r,hr t y.xl r.zpl rxiirr,; "ts/.rzvj, oliv ri hrt, y.xl riz r, hlvxtmz xvrrlz. KE*AAAION A IJEPI Ï1IOKPIÏ1.0S. ^31. Yr.iy.piriç, hn lûiaiiti TOJV xxr xïr/jzixv ir/arrip r.xpirsrxy.i- S VWJ tïstôv y.xl T.x'Siïrj y.xl ota'osti; awxxzzz, Te xxl nvov (pwvriî T.piçif'p^i rots imoxetaivoiç r.pcc/axni. Avvarai OÈ ar/iirm si; Tzfortv, y.xl rhy xxpoxrriy oiyeiv èzfozxrxi vtzci'/zzuëxvovcjx rxiz, zr.iwst.xlz, TE y.xl yor,rzixiz, r.xpxymyxu TE y.xl T.xpxy.poiiizcm. H ftèv yàp rattir, TE y.xl àr::3si:;i, y.xl uzz xvccyy.r,i a/et, Y; 3 xmhy.pi'jlz, à~xrp DÙ-ZX^OWJX y.xildxzi rr)v 10 yj'j)ur,v TOû xptro'j T.phz rô 3ox fv TCô /.éyovri 3tsrao zixirzoi h àr,aor l jivr,z xrjrr,'j évrtaov rj'/e, zai TOÀÀà xarà :r; 3uvapv d)ç rx-jzr,ç zïpr,xzv èyy.û>uix, rplç iièv rapt xvrrjz, Èptxvrr;5Ei, rpaù.x 3 xvrf, 3ovç, Ta* vtwrfipix, y.xl Ttorhvxz T.p<ivzr,Y re xatï Srjrspaw zat rplrriv. Ei yàp crzpr,- azrxi 'i'iyqi, rà x)i).x r.xyrx zyw TÙ.zvjz/.rhyxrx y.xl T.phz rh zzi r iza 13 iy.ee/uiz, crjyxsy.porr;u.ivaz rxîz. xt.rzziz.zri y.xl axy'hz, y.x'jxp'hz TE rf, lizzi otxxeiptevoç, Toû xxrx rriv uray.ot7iv ir/'.x'sy.xroz., ois/, zci z'yot T.pxY.riyJhz VAR. 12 Cod. uipe;. Plan, e-s'pr,.!.. om. TI xxi r.oixx;. Nous transcrivons ici les passages où Jean de Sicile, Maxime Planude et un anonyme rapportent l'opinion de Longin relativement aux figures de pensée. On lit dans iwxvvcu -'.O SIXIXMûTC'J 2-//Aix ei; 'Epcic-j. 'ISIMV X' (Walz, Rh. Gr. VI, p. 119, , : UT.u-XTa xxi 7Ti6xvoTr,Te; xxi iorti; j'ivcu.tvx, CûTùI uiocsiuou.evx xxi vaûra uiv CUTCI. WEISKE rapporte (Add. p. 651), d'après le ms. lv v 3 examiné par BAST, l'opinion du même scholiaste sur ce passage, exprimée d'une manière plus complète : xxi ci n-ipigxvtî; TûV Teyyixùv TCûTM Tû sc"]fw cuvxtvcjctv, aùrixx ACYYîVC; 6 oùcso-yc; èv TT. pr.tcstxû rty vx TT; >.i';e<i); u.c'vr,; l'.vxi Xéf 11 ri ox.r.;xxtx, xxi Su rrxpxoicacuedx xxi TT.V XS^'V aùrt.v, csn.; ur.sel; x7rtoniit, TCï; iipr,u.3vci;. "Oex, çr.ei, oy-iixxtx TWV ivvciûv... ëxirpiirovtx. Kxi TXOTX (xiv 0 Acvvîvo; i otxcxcf 0;, w Seî UXXIOTX irei6ia6xi, xxv ci )xtrcl itâvre; IVXVTIPJVTXI Tû Xo'-fM. Le ms porte distinctement TCù irtâxvvj -/.xptv au lieu de T. -. y.wpicu que donnent les autres. Maxime Planude dit simplement, dans son commentaire sur llermogene (Walz, Rh. Gr. IV, p. 431) : xxi Su Acfvïvo; i tpixc'/.cfc; tv -rf, fritcpix-f TI/VT; U-.VZ; TT.,- >.t; <o; livxi Xs-yii r i tr/-r.u,ata XùTXî; )i;îcn çxextav CûTM;. 'Oex ey-iiu.xtx Tô>V ivvctûv ùvé- IXXOTXI, etev irçcstcpômet;, iststc'pôuoi;, ijrootù7rr,oi; x. T. X. C'est d'après ce commentaire de Planude que ce passage de Longin a été inséré à la suite des autres fragments, sous le
346 [Cil. IV.] MANUEL DE RHÉTORIQUE DE LONGIN. 337 preuves ; car les unes ont la valeur des exordes, comme la prolepse et la correction ; la prétention montre que l'on peut compter sur la valeur de l'assertion ; elles font naturellement partie de la démonstration, lorsqu'elle est fondée sur les passions et sur les mœurs, et peuvent être mises convenablement au nombre des moyens dont dispose l'action. C'est donc maintenant le moment d'indiquer en quoi celle-ci consiste, et quels effets elle peut produire ("). CHAPITRE IV. DE L'ACTION OU DU DÉBIT. L'action est l'imitation des mouvements, des affections et des dispositions réelles éprouvées par chacun de nous, et qui se révèlent par des gestes et des intonations appropriées aux circonstances. L'action contribue puissamment à la persuasion ; elle sait gagner l'auditeur en le captivant par des artifices, des enchantements, des séductions et des suiprises. En effet, la confirmation et la démonstration produisent la persuasion par nécessité ; tandis que l'action, par ses charmes trompeurs, entraîne l'opinion du juge et l'amène à se confondre avec celle de l'orateur ('). C'est donc avec raison que Démosthène regardait l'action comme très-importante, et qu'il vantait si fort son influence : interrogé à trois reprises au sujet de l'action, il lui donna trois fois la préférence, et lui assigna successivement la première, la seconde et la troisième place (*). Donnez à un discours toutes les autres qualités, supposez-le muni de toutes les preuves propres à former la conviction, rédigé avec toute la clarté et la n" Vlll, dans l'édition de Hudson et dans celles qui l'ont suivie. Voyez aussi YEpitome, 13. I. 6 GBLMa. om. xxi TGWJ L. uirg>.xu.f}xvouox Cod. Soxtïv. Epit. dcx'/jv GLMa. xùrr.v i Arjx OTtpsÏTXt Cod. xxi 9x<pû; T«xxi xxftxpiu;. A. axipû; xxoxpû; TI. CONJ. 1. 1, MM. BAKE et FINCKR ajoutent, d'après Maxime Planude, èmiiopowi; après «pcswpems'.;. 1. 4, RUHNKEN, un. (sic). M. SPENGEL, OIOV TI OU cîx r«. 1. 6, M. FINCKH, OXT,U.XTG; TI xxi TO'VCU ruvn; d'après p. 338,1. 7. V. aussi p. 326, M. BAKE ne se range pas à cet avis. M. FINCKR a proposé depuis Sixueoi;rn.iu.XTG;...npsVpopG; RUHNKEN, p.xyvzvtciguax. M. BAKE, v>no>.xu.bxvgu(rx, comme le nu. de Florence Le même retranche xxi devant JUT' XNXY x, Le même, xùrji pour XOTG;. (*») Correspond au 5 13 de YEpitome. (') Le commencement dj ce $ correspond Weiske n'a pas prolongé au delà de ce $ la an 16 de YEpitome. partie de la Rhétorique de Longin, qu'il a (*) V. Cicéron, Orat. c. 17. Philoempruntée aux Rhéteurs grecs d'aide. Ce- dème, Papyrus d'hercul. Col. XVI, 1. 3 et pendant l'auteur indique lui-même qu'il va guiv. v. Revue de Philol. I, p. 313, art. de parler de Yaclion. V. les Recherches, p. 32- M. Duebner
347 338 AorriKOï TEXNH PHTOPIKH. [ ] r.xpà TWV StxaTrwv cpat'vetat yxp xa'jfipiç xz xaî obsevô; xaî xyxpieco;, [xxzpxxfiç xe xaî xy) vxr,ç], xaî TôV 3ixao"r>ôv èvo?.wv, è/aûvwv px).- Àov rj xaî TT;V < /j;<pov rcapoxai.wv. ATX-I 5è OVTô Ûewuevo; TOU; èv TO"; aè?jjfitvof; Ttpxypxmv ÔTtoûv XiyovTa; xat fiera TOû nafoy/iv Tpio\>uevov; xat Staretvouevov; èv TW 3ta).eve75at, r; ToùvovTtov àwuèvou; xaî npxinn- 5 (tivov;, xat Tcr>a';ew; fierai a; ft Ta).au.cavovTa;. Atarr^rret yàr> OùTOV; TCOV5W; yàe> OVTO; OVTô; aùtw xarà TT;V a/ajseiav, où TW xzyynv ovxoxxftrvw, xat (3ov7ioaévw TÔ 3eov fta5eîv, vrcoxptvetat. xat ff^rjaarsç TCW; e-çetv Tcotef xat TIVOV owv/i; avex r i ixpxyp.xxx. rie- 32. bsjvriti) Se xat îta^à TWV Tri; rpayorîta; ûrcoxctttwv xaî xwitw- 10 3îa; TWV àjot'orwv, 7tap txrov Trotet" rriv ewoiov n TTJV àxst'av éxxxepov aùewv, TO Te èv ûîzoxplcrzt xat aveu TaÛT/?; xxxxpxvbocvziv. Q; 5è èv TVTCOI; TcepXacetv, ÔvuoviAivw ftev zjxixpoypy TtotetcrSai TôV?.syov avpyzpzi xaî rroérret, xat TTJV <pwvè)v ô;efov êj^sev xat Tô tp5lyiia arr?.oûctt />ov xastorapivw 3è Ta; à/svà; rxpxov xb qpsryaa TCoixTèov xat èrrietxi; errî eôv ôyù.ov 15 3é TCM; xat SerjTtxôv xaî TotoÛTov oîov Tcaoxxa^.oûvTo; xat èv yjoet'a xa9e- CJTXXSTO; xat eùi.aé'eîa; rj ai3oû; uete'ywto;. At 3è TCt'oret; TOû Tcveûixaro; TôV fy'vùuôv urcoùùacttetojo'av, xaî Tô TWV èvùvpçtta'twv eiso; ZTTiaxpz<xiï) TcotetTO) TÔv Xsyov, xat rô ayfipx TOû awuaro; itéra T/j; yjipzç. Sûvrovov xaî 3/5tftù (Siirretv âctetvov, xat (3/ircovTa Tcpô; Toû; Sixa^rà;, xaî ouvorro- 20 x/tvôftevov oùtôv Tat"; T»j; Tcetùoû; ttetacoi.at";. Et 3è Tt arcoseîçai;, xat v.xipvj àywxx pxooiç TôV 3txao"rr)v TOî; zlzyyptç xat 7rxpa3 3eyitévoy TTV TCt9avsT>jTa Tri; àytosetcjew;, ayetàtx'seiv rj <pû7t; r:xpxxx) t, xaî xararcàrjtteiv TÔv avtt'stxov TW TC TC/a7u.fvo) TOÙTW y^iyilxxi, otxet'o) TWV et ( or;- XîTWV OVTI TTJV àârjsetav Erctxiaiieiv yo\>v cptàoûcrt xat 5i/you7t xaî at xûve; îrj Toiv tvuwv evptist xaî nzpiyxpzix 3x).oÛ7tv e/etv x-yyli: xb T.X)M Çxroûuevov. VAR. 1.3 Cod. àaxtîv Si aù-ro Otcàucvc;. 1.5 Pb. èv Tû StzA. Cod. A. om. èv BMa. TOvou xat owvr; Cod. A. CJTW Tiy^vr.v <rjvia7ap.tvciiv xai ^fjàcu-èvwv. 1. Il G. nap' ôouv. Cod. èvvtiav. l. 12 A. TO'TI. l. 13 B. -tpixahttv u.iv tvuvâ èttirp'.- y.ov. GMa. OupitS uiv èiritpty.cv. I. 1-lGLMa. à;:av. Mb c;iav. Pb. çoéfua, les autres mss. ttv ju.a de même. I. 16 Pb. Sir.Ttxv», les autres mss. Stxrix-.v. I. 18 PbiGVBMa. èmorpivr. A. èitiurpoipf Cod. jtapastsfjasvci; Pb. irapixxàiï, les autres mss. xaxtï Cod. A. tùpr.xitwv. CONJ. 1. 2, 'Arip-iï/,; Tt xat à-fxrjxr.; me semblent superflus, et venir d'un glossateur qui aura voulu appliquer les conseils donnés plus haut, (, , RTHMCEA, xxi txxjvwv uitacv x TT,V yxtpcv. 1. 3, M. BAKE ne trouve pas l'expression TT.V Çrçcv îrapoxxxiv d'une bonne grécité; il aimerait mieux C/r/psv airùv, comme dit Eschine, c. Ctes. 4, 198. Le même lit avec raisou "Auxti. M. FlNCKU, 0tû,ut8x. M. Si'EXGEL, aùràv Suiy.tvt;.
348 [CH. IV.] MANUEL DE RHÉTORIQUE DE LONGIN. 339 correction désirables; mais refusez à l'orateur le prestige de l'action, il ne réussira pas auprès des juges. Son plaidoyer paraîtra obscur, faible, ennuyeux, sans goût ni agrément; il fatiguera le juge et l'indisposera bien plus qu'il ne gagnera son suffrage. Formez-vous donc à cet art du débit, en observant tous ceux qui ont à dire quelque chose dans le commerce Crdinaire de la vie ou au milieu de leurs souuraiices ; vous verrez qu'ils donnent à leur langage une expression ou rapide et vive, ou au contraire calme et douce, et prennent quelquefois un ton intermédiaire ; car l'affaire même dont ils s'occupent leur suggère naturellement le geste et le ton convenables. Ainsi celui qui se repose sur la sincérité de ses sentiments, plutôt que sur l'étude de l'art, et qui désire apprendre comment il faut parler, parvient à débiter convenablement. Vous pourrez reconnaître, en entendant les meilleurs acteurs tragiques et comiques, combien l'emploi ou l'absence de l'action aide à l'intelligence du discours, ou rend pénible le débit. Voici sur ce point quelques directions : Si l'on est irrité, il convient de parler avec rapidité, d'élever la voix et de prendre un ton sec. Un magistrat, au contraire, donnera à sa parole de la douceur et de la bienveillance. En s'adressant à la multitude, on prendra le langage de la prière et de l'exhortation, ou bien celui qui convient lorsqu'on implore son appui, lorsqu'on veut lui témoigner de la crainte ou du respect. Mais quand on expose des preuves, il faut changer le rhythme du débit, et la discussion exige une autre manière de parler, une autre tenue et d'autres gestes. Il vaut mieux avoir le regard fier et assuré, attaché sur les juges, et l'adoucir à mesure que la persuasion fait des progrès. Si dans le cours de votre démonstration, vous apercevez que le juge est captivé par vos arguments et qu'il admet la vraisemblance de la démonstration, la nature elle-même vous invite à prendre le ton de l'indignation et à confondre votre adversaire en donnant à votre parole l'accent qui est propre à ceux qui disent la vérité. Les chiens ont coutume d'aboyer [et de caresser] lorsqu'ils ont découvert la trace, et ils marquent par leur joie qu'ils sont tout près de ce M. BAKE conserve le (UoWsvc; des mss. et rappelle l'exemple de Xénophon, OEcon. III, 6 fin. 8s<àu.tvo;... xxrxixxftiio-ri. D'ailleurs 8EMU.IYG; correspond à TCI-GV8W;, , M. SPENGEL, USTS'WC Le même, in»; jastîyiav , M. FINCKH, ci n> Tï'Y.VT.V ei>yiotau.îy<o xxi BGU>.CU.«'VM. M. SPENGEL, GîTOI Tû T«'-/VT,V o'jviitaasvu. Je lis : USîTCIôCO; rip cure; aùto; XUTM /.ara rr.v àx. cù Tû T. avmo-txuisvm, xxi flcuâs'uivcc TO Jt'ov (xx8ttv, oiï'oxfîvttai. 1. Il, M. RARE, lûvctav Le même, èïgxxv'v rt xxi StT.Ttxov Je crois qu'il faut lire : TCû <pgryu.xtg; TGV po8«.vi , M. RARE, suivant les mss. ttiatpiot, Le même a mis dans son texte (/.trà rx; vitps; OûVTGVGV xxi Sf.u.û. II propose de lire : u.e7av_tipiottgv XûVTCVGV xxi Hfiu.li fwncvtx irp. TGU; SIX. et il effacerait faxintiv âu.eivgy xxi.' Le même, xitgjei;xt; , M. SPENGEL, yaipgvtx pour xxipbv â-fcvra. MM. liakeetfinckh, irxpajtjefjatvgv , M. BAKE, iipr,xg7<ov , St'X-fG'jGu me semble superflu, et n'être qu'une explication de oixcûai mal compris , M. BAKE, TGû nxxxt ÇT,TGUU.I\GU.
349 340 AOITINOï TEXNH PHTOPIKH. []$ ] H~xlpsTxi 5è xaî [UYpôç TîXîç ou yidyjxxt TVYWV. Toûra Ss yr) jrapejsywç (3oû?.ou Seupsîv, X)3JX avïïjyttv 15 TôV EOUTOû Xôyov ïsiov EISOS 7rt'o"7Ewv, Si xnxrriq EÙaywyou REKQpivp.hw dot;)./.oviotw r.xfni roû TTJOÔç; Taûra TTEIC<W 1 UÉVOU. OtxnÇôfin/ov 3è Sef urra^ù Xsyou TE xaî wsris TôV r,; ov îiotifrao-sat, OUTE yxp àixkr/oyivov Èorîv xvxntwei yxp OIXTO; è^aseiv 5 G9EV «pyat pouarxxjç yxpyxtvr) TE xaî Ximo, TOû œ&éyuatoç, ËTcr/EtpouLSVov 7rpôç T)9V psracoàr;v T>5î XE'ÇEW; oûr aisrii éoixev, d)ù\à 7rÎ7tT t usrxq TOUTWV. bpôyttç, SE où Ttpsimn èv TW TOMÙTW U-E'CIEI, TTÙJîV ei Toùç; ÉVnXôyouç àeriaetsv où xar OZXTOV, à)ù\à xarà Tô SuctoEtSÈç SiartÔEOTÔai. 34. Taûra iv.avwç Èyérw T«0 âùlxa EX TOUTWV ô uaswv WiJ/ETai 10 xaî oùx «y 0 y EÙtpu^j xniptaç EYEI TWV TOÙTOIç. Èrropivtov, irooitcxs; TE wv xaî Ë^ÊjOyaoTixôç, xaî drcô fipxyjixç dtpopfxnç ECTTè 7TO).ù TEt'vwv TTCV Stàvotav, xaî Ecp eaov 7Tj30ç»7X t TW yqxovrt TEXE'W yevecrsat pr,topi. VAR. l 3 Ma. lira-jci-jou GMa. SiaXryoïtt'vou. A. SiaXtYou.iva. 1.7 Cod. oûrt ST Cod. fy". A. (yti. A. TOICûTOI; Cod. nxiwç. Ma. ymintopat. A.^iviaOn. CONJ. 1. 3, M. BAKE supprimerait rcù après Ttiôii et lirait irpô; raût» xputuvov. 1. 3, M. FINCKH,SiaArjouuvou. M.SPENGEL, SiaXe-jc'u.tvoc 1. 7, M. FINCKH, Té; >.*!«>; CûT' àif, totxei. M. SPENGEL, OûTS ST, tçoiscvrt foixtv. 1. 8, M. BAKE aimerait mieux ésapao; au lieu de Spou.cc. 1.13, M. FINCKH, TIXM» ^iwnoeouai piitopi.
350 [CH. IV.] MANUEL DE RHÉTORIQUE DE LONGIN. 341 qu'ils cherchaient depuis longtemps. Le petit enfant aussi tressaille de joie quand il a oblenu ce qu'il désirait. Observez ces démonstrations avec une attention sérieuse, et appliquez à vos propres paroles ces moyens de persuasion, empruntes par un artifice heureux à la passion irréfléchie d'un être affecté du même sentiment. Lorsqu'on veut exprimer la compassion, il faut donner à sa voix un accent qui tienne le milieu entre la parole et le chant ; ce qui n'a pas lieu dans le langage ordinaire ; tandis que la pitié vous engage à chanter. Aussi la musique doit-elle son origine si la joie et à la douleur qui ont poussé la voix à changer d'expression ; ce n'est pas l'intonation du chant, mais une intonation intermédiaire ( s ). La rapidité ne convient pas dans la péroraison, à moins que, au lieu de chercher à émouvoir, l'orateur ne veuille exciter la colère de ceux qui l'écoutent (*). Mais en voilà assez sur ce sujet. D'après ce que nous avons dit, l'élève pourra suppléer au reste, et pour peu qu'il ait de talent, il ne sera pas embarrassé à l'égard des choses qui devaient être ajoutées ; s'il est d'ailleurs disposé à travailler et à se former, il lui suffit d'une courte impulsion pour porter au loin ses pensées, autant qu'il convient à celui qui doit devenir un orateur accompli ( 5 ). (*) Rubnken rapproche de ce passage, l'opinion de Théophraste sur l'origine de la musique, rapportée par Plutarque, Quœst. Conv. I, 5, 2, p V. aussi les passages recueillis par Wyttenb. ad Plut. Mor. p. 161 C. (Bake.j (*) Plutarq. Vie de Nicias, c. 8 : Sfouuo (Lira TCû Xe'-rstv doux y_pr.oau.svo;. (Bake.) ( 5 ) Ici se termine ce qui appartient réellement au Manuel de Rhétorique de Longin. V. les Recherches, pp. 38 et 41.
351 342 ANfiNÏMOÏ AIATPIBH 11F.PI MNHMHI. [gj 1-2.] ANQNYMOY AIATPIBH nepl MN1IMHZ. 1. Mvf,pr,; 3è CTI CIOSEV èvri azoïibxibztpov xviipoir.oiz, w; èttoç, zatzïv, Tt{ âv ouzùl&tt vovv tywj\ Oî SE xat TTçV?.r;5xv E/Taivoûo-tv, ùtz, Evpcmtrr;; lj XO'TVIX ).x8r. TMV xxxûv, ôvotta'çwv Èyw 3è /xoxv tièv xat êeosov pvr,pr,z f, rt r; ovsèv ETrwœE/Etv 5 xpt'vw, Ta Oè lûryizrzx xaî xvptwtara (HXTZTZIV TOû /3/ou xai Tzxpxtpstctvxi v.xl vtztpzhi rr,i zvb'xw.ovlx:. Tô yàp svuu-txtstatov TWV xuxprr,aâroiv T xat àdixnuarwy, TXV xyxptttîxv, èr.tizmii'jxz TX, TOû avr,uovziieiv Svva'uEw^ cmuzxivowjxv tupr,zopzv b 3È ij u.vr,uz\di zr,v yxpiv OÛTE astxo; OûTE xyxpiiroç- VIUMV yz Ltf,v ZT.ù.x r Jousvov xat TOJV 70i(ppovi cvtwv xnvâç 10 SoyuaTwv, àvayxafsv Èo"Tt <paû/.ovs TE xat iwy/jr,poù; v.xl xvxàzù yevzzrtxi, ixxrsx TE avota xat 'ifuyfti xuxitix Stà ~)r,t)r,v èucrzîtzrzi. O 8s âxpw; pivr;- IIOVEVTIXî; TE xat lorfiuun StatpEfOÔvTw; aotp:; o5sv xai TOûTO ôp5w; ÈoTtv ccvr,pr,pzvov, oit LVvr,poveiio> UT, ~).îxv. % 2. H ph TOû aotpoû * * *, xai «avpô; ô ro/jà EîSW; (pûaei.» Twv 15 SE rf,i tyuyfiz àpetwv, EÙttaOsta;, xyyivoixc, OTVVECTEW;, yvôtioiç, [puyxy.oîzpenelaç, rjeiîet'a;], Tô ÇXJ).OûV 8ûvao-5ai xai [àxpt w; attoppêri/ai xai] àr.oux zi'ixi Toû; TôTO-J; TWV ).cywv, M; xv TI; ar;o8 i?ete xai bxviuiaetz, xai rô Tof; StSaTxa/ot; TxxpxrJT,imi TE xai CTI èyyjzxzot /EyEtv, TaÛTa 'ïiiu.t.xvzx pua; ïyy.xi <r/û7 o'j; TE xai SSIVSTXTO; xai TrXfovEçt'a; rr,ç 20 Èx TOû uvr,aoveiisiv sroiuw; tyi.iv. Il yàjo xpào*t; Tri; tyuyfii o*ûtzu Tf«; ovoa v.xl ôtxat'a xarà zr,v xpaovixv TWV Svva'pwv, xai otov xxjoô; zipyxttuivo; EÛTTao-To; uèv xai EÛa'ywyo; xai uxi o~/j.r,pbi, puos àvtttuxo; ttxsè xzzpxavoç, axsè au pia/.x/c; TE xai Siapp'iwv, w; a-jyyzîaoxi Toù; TÛâOU» AVERTISSEMENT. Nous avons eu pour ce petit Traité de la Mémoire, les momta secours que pour la Rhétorique de Lnugiii, et de plus les conjectures de Fréd. Morel, recueillies par M. V.alz, sur l'édition de Paris, VAH. 1.0 G. xxifiwtxvx. 1. UPh ivrjr.ii.svcv. R. ivtipr.u.!vcv. VA. àvt.fr.us'vr.v.!.. pvr.utvtuttra. 1. M-IS G. ).iavf Pb. r, u.iv avec uvriisn écrit au-dessus. PbMb. «ijr, ou «isv avec c au dessus de la dernière lettre. B. om. çùott C. om. eitctta;. GRLMa om. àxv.jlw; àircutuitîetxi. l. 18 Mb. àncffuçr.; avec t au-dessus du ;. A. iat- JtiViot, les autres inss. ar.ô^a-qstt Les mss. et ceux de Platon donnent «'?";*- opt'vc; MaA. ou-yx:îo8xt. les autres mss. ou-j/iiosai. CUNJ. 1. 7,.M. FlNCKH, TOV flàv et ottptiv au lieu de ioreptlv. 1. I i, M. BASE, lisr.utviv. Il voit dans les mots qui suivent une nllusiou à quelque maxime, comme celleci: TO javr.ulovsùstv M' T t'àtux TOû C090Ù.M. FlNCKH y voit un eersus lemiriu» : où uvr.y-.ovtv>, UT, >.!xv U'T.SOJ ooyo'v. 11 me Semble qu'il suffit, pour avoir un sens satisfaisant, de lire ov (') L'opuscule qui suit se trouve aussi K.-l'r. llcrmann. Spengel, etc. V. hs Réinséré dans le texte d'apsinùs et a été at- r/ierr/i/-», pp. il 42. tribué à Longin par Ituhtiken, MM. Finckh, ' *) Orcst. v. 207.
352 ESSAI SUR LA MÉMOIRE. 343 ESSAI D'UN ANONYME SUR LA MÉMOIRE. (') Quel homme sensé oserait prétendre qu'il y ait rien de plus digne de nos efforts que la mémoire? Néanmoins il y a des gens qui vantent l'oubli ; comme Euripide, lorsqu'il dit : t 0 divin oubli dus maux! > (*) Pour moi, j'estime que l'oubli et le défaut de mémoire (') n'ont qu'une faible ou plutôt n'ont aucune utilité ; qu'ils causent, au contraire, les maux, les plus grands et les plus essentiels, qu'ils éloignent et enlèvent le bonheur. En effet, de toutes les fautes, de toutes les injustices, la plus odieuse nous parait être l'ingratitude, laquelle vient du défaut de mémoire ; tandis que celui qui se souvient d'un bienfait ne saurait être ni injuste, ni ingrat. Ceux qui oublient les lois et les préceptes que nous tracent nos devoirs, deviennent nécessairement méprisables, pervers, impudents ; en un mot, l'oubli est la source de toute folie et de toute ignorance. Au contraire, l'homme doué d'une excellente mémoire et qui se montre reconnaissant, est parvenu au comble de la sagesse ; aussi a-t-on raison de dire : t Nous ne saurions avoir trop bonne mémoire.» La mémoire est le trait dislinclif du sage, car (selon Pindare), < Le sage c est celui qui sait naturellement une foule de choses.» (*) Pour nous, c'est grâce aux diverses facultés de notre âme, à la facilité d'apprendre, à la sagacité, à l'intelligence, au jugement, que nous pouvons imiter et représenter fidèlement les formes du langage, en un mot tout ce que l'on approuve et ce que l'on admire ; et si nous sommes capables de parler comme nos maîtres et de nous conformer presque entièrement à leur exemple, nous devons ces avantages à la seule nature, à la seule force, à la seule supériorité d'une mémoire prompte et facile. En effet, notre âme étant redevable de l'accord et de la justice qui y régnent à l'harmonie de ses facultés, elle ressemble ù une cire bien préparée ( 5 ) qui se laisse facilement façonner et conduire, qui n'offre aucune partie dure, résistante, rude, et qui pourtant n'est ni assez molle, ni assez humide pour que les p.vr.u.cvtûgutv ).{av Après esçiù, d'après l'indication des mss j'ajouterais : çûoi; (IVT.U.T1 «OTî. I , SI. SeENGEL, uvriimi, (itfaxox-f i'nttao"«ùsît«ia. Je remplacerais avr',- U.T.; par YVWU.T.î (V. les var. des 4 et 5), car il est question de la mémoire plus bas; et je supprimerais les mots ut-raxon-ptriiiat et eùtusia; qui n'appartiennent pas aux facultés de l'âme. 1.17, RUHNKKN regarde avec raison comme une glose les mots i/.p'.bâi; xncu.!utta6xi qui manquent dans quelques mss , SI. RARE, MV ii rt; àn'.si'i-xitg. M. FinCKH, ù; âvr:; ànco'îv/'.tii xxi èxue-iax. M.Sl'ENGEL, où; xv TI; iiz\sv.ini xxi Oxauxaeit. Ne faut-il pas lire 5a' dw ri;? , RCUNKEN, M-jxaxé/o;. V. sa note sur les mots ui- Tftw; <àp-raou.j%c;, dans le Lex. Tim. Cependant Hekker lit, dans Platon (Theœt. I94C.) d'après les mss. eîpvxaus'v&; , RUHNKEN, a'j-jxiîaoxi. (») Platon, Phileb. 33 E. tort vàp Xâoti c-uà. imt.ur.; ïï/.j'gc. Conv. 203 A. Arfin "ràp tm- (») Comparaison empruntée à Platon atr','u.r,; ftcs"'-;. (Theœtet C.) :'brav p.èvi xr.fel; ncu «v TJï (*) Pindare, Olymp. Il, v , on ^u/.f, Baflj; rt xai no>.ù; xai ).tî',; xxi purpiu; suivant Boeckh, v. 80 ïo Y o; i T.'M.ô. tijù; lipvaousvg; r.. (Finckh.)
353 344 ANflNÏMOT AIATPIBH 11EPI MNHMHS. [% 2-4.] xai izirrxvji yzv'zi'ixi [crju7rt7775'/7ci>v TCôV yxoxxzr,pwi xai TCôV ypx'xxxx- Trov], àvaàactcàvêt y.xoxzzzp b/mx/zhv, y.ai îearj-oora» &'a3t'co; [v~ô TCôV cpavtaoc/àrwv] zopvz-joyraz zz y.ai ypxyiasm-, bxxpyhtv uizr.zp xai xoiâot; ypxaaxii xai vzoyxpx/.z'az cnpuftcic; Tri; zr.iizr)ixr,z. Tlxvzx yxp nzwm «ixa^cov à àyytvov; xai Ta;/fco; Eôtca'ÂÀcov 3i/x Tri; %r,zt,'7z'az x~z, xvr,p.z- 5 V U7 xai eua5 v è;, jp t"v àrrooia; ry,y uxyxsrfj, xai CTôVOISJ TÔ ôiov. LXizT.zp pxii 5ox f y.ai 6 HÀaTtuv 7a; u.xji)izii yào à'âào ô ô>;77 C) xrxiuixvr l T/.zusvot àvaciv^cki; Àiy tv. Ojosv T.zpi cltv 3oxova v toi tifuaoxxsvat Mr,5s èyvwxiyat xa7a/.ay.cavoy^v TÔ CxTovurvov TT&J; 3 àv «COJÀET: Tt; ÇxTcfv, are cruvascô; avrcô avi uaocôv, i jaui 7rpo; 3;xa UVXUTJ Ttvi Tovra 10 à'/ vpy;7!v..h 51 djpzviz xpx Z'Âizh hzi, r.tipxz àvàutcrot;, xai àcp cov È'îravi ri; xai xcrvero eruààoytaaô; xai ôttoiou xai àvaâîyov r) tiet'çovo; 17 pxv.pozïpvj Trapa'5 7t;. A yàp ai aicrvrçoei; r.pcrj/.xcw xai r) <J rj Z y ' T^/ 5 * TCôV xïs'irtfzwj z/.xoz, zxxizx txzixvxizx y.dzxi xai rïpzuwszx xai rjyp'td- Çwzx zoîz vcuqpof; xai )rjo>;; yiixoïkji'j, GizT.îp èv Stcpvipat;, evpcôto; r) 13 7D7/0O y.iiux?u.zvxiz xai èr:xjx,'/.iau.zvx:z. Toi; 0 vpv 77 00i; xai yovtixrazzpoiz xai xa7 avrô TOVTO yv'tiu.oviy.'ozzp'xz, yx'jxt.zp hi yxizvàz. ypztu.- ixxzi'jiz nr,t,ddzvgz y.zy<ùpiiu.vjgiz xai 3tà yosvov yiyvoabsr,; ètzrpdxz, TÀ/V zs'ùzr/àxj Tcôv ZXIT.'M XIJXXJZX xai xyox/zx 5tà riàov; 7'ô^ETat. ^ 3. Mviii»; u. v ya'p e'771 cmzripix (pxxzxznw, xai aiovy/oecu; «rap-a- 20 OVJTTJZ T.xpvxo-ix, y.xi y.zftiiz ::pô; 70 T.pvyzipv» zr,z yyhivxvz. II ôè àva'uvxor; brzicdir) cpavtacn'a; TZxpùfidrrnz, cô; -xpgtyyj.zvr,z. et; E771 3E 7t xai ti 7a;v 7ov Ei3Évac 7 xai 107, S 3-fTat i/zow/r,7z'az. Rai éotiv v~iu.vr,7ii cô; ZUVJTTIZ. Tri; z-i'7zr,p.r,z àvovécott; xai àvoarrj»; clv r.p'idp.z'jx /.r)5r,z, y/a'oiv. Rai TCôV UÈV yvcô7t;, TCôV 3i àvaa>;']*t; ei; TÔ ÔAsxÀispov rô; ira- 23 (jzr)ari4. () 5è èraxaviaviarvo; 7'ôv vrxz'x'xvjwj ï3icô7y;; àc/or,77o; xai ~av7a y.à>;5 i; ôcy.at;t pov 17 pr)z'jip. ();:ov y xai Ar/AO-rGévr/./ TX; pvxtxx; éra/^tîtcijoy;; 7: À Àoi7T t y.ai 17 Sôvaut; TCôV Àoycov, xai rrxyzhtiz r) ziyyr, Tvi; yao uvr,u.r,z z~/.tj.xyzvrr,z. in:o Toû ôiou; Tcàoa 7 c/w; cppovoo;, cpxîiv ô Ooux'jotdy;; «cp;co; yào uvr,uzjy b/.tjxiiziy Àfyet TTOV, xai opocô; Àfyet. 30 t^ +. Tevoio 3 àv ixvr,wiiv StatTr;; zpirsii adivpvji xai cpv7 co; rvr-i- VAR Pb. cjiaytaotwy Cod. Stà ri;; Ç I. om. xxî t ATÎtty i;iy;i;.. CGMa. o-jyîïcîi. A. o-iy-iô"! VMaA. jitu.jr.xitx GIS. îixv»ipxï; A. et le» autre» mss. o\xç.ipxï; Ma.om. xxl t7tx>.r,>.tu.u.t'yxt; G. -r'-yt.iwtiio-j;. L.-rtyiji(')Ttp'.t;. A. YOyotwTtpct;. 1: 18 Cod. A. x vwpiau.gci; G. 'jxizxaix <Te»7T,piMr G.Ma. OMTr.ptx. Exe. Gud. irxjrjoix Pb. isifloiri Ma.om. xyxar.yt;. A. îtf'.f.>.-.'u.t8x Cod. TTxyrx xir.sti; Cod. A. om. ây devant unitiwv. CONJ Les mot» ej;irt-tivtoiy rûy y xpxxtrîpuv xxi T<iy -jpxuul. me paraissent venir de la marge, car ils sont superflus J'en dis autant des mots ùîto TIV» yxrti- GtixTMv. I. 3, M. SPKsr.EL, Tcpyt'jcutvr, Tt xxi ypx'_.i;x:vt,. Je crois qu'il faut lire tyxpr»;. [<, Platon, Thea?t. 191 C. Ht; Sr! jict M- ('*) Le texte porte trtipx; xyxu.yr,et;, c'est- ~'.j tyt/.x tr TXÏ; yjy.xï; r.jiwy t'yiv xripivov à-dire un ressouvenir de la tentative, tx'ix-ytï'.v. Comp. Plut, de Iside et Osir. c. t 9 j Plat. Phœtlr. p 2.'»l U. HtpjurÇiivT'.; 38, 374 E et c. 54, 373 A. (Ituhnken et Si trxxti TX stpi TXV txyaatv, a -XJ.XI ii-i Eiuekh.l axir.pirr.tc; e'jjjp.tujxirx t'prt UT. (lixerx:-!.') V. le Phédon, p. 72 F. et ailleurs. vttv. Egger.)
354 ESSAI SUR LA MÉMOIRE. 345 traits se fondent et disparaissent ; celte cire reçoit une empreinte ("), elle prend facilement les formes qu'on lui donne au moyen du tour ou du style, et nous représente fidèlement les lettres en creux et les signes nouveaux imaginés par la science. Celui donc qui est doué de quelque sagacité, comparant chaque signe à chaque objet, et appliquant promptement l'un à l'autre ceux qui se conviennent, rappelle par celte recherche ses souvenirs ; il parvient ainsi à découvrir le moyen de résoudre la difficulté et reconnaît enfin intérieurement qu'il a atteint le but. C'est, je pense, pour cette raison que Platon appelle les sciences des réminiscences (') ; car, ce n'est qu'en rappelant, pour ainsi dire, à notre mémoire les choses qu'il nous semble n'avoir jamais apprises ni connues, que nous saisissons l'objet de nos recherches. Qui est-ce qui voudrait chercher une chose qu'il n'a pas apprise, s'il n'espérait pas la découvrir par quelque travail de la mémoire? L'invention est donc une tentative de réminiscence ( 8 ), un raisonnement déduit de ce que l'on a éprouvé et senti, une comparaison du semblable et de l'analogue, ou du plus grand et du plus petit. Ce que les sens ont éprouvé et transmis à lame reste caché ( 9 ), immobile et oisif dans les esprits paresseux et sujets à l'oubli (,0 ), comme sur des peaux couvertes de poussière, de moisissure et de boue ; tandis que les esprits plus heureusement doués, plus féconds et par cela même plus intelligents, semblables à des types de bronze couverts de rouille, qui, malgré les injures du temps, représentent les lettres sans erreur ni altération, conservent ces impressions jusqu'à la fin. En effet, la mémoire est le gardien des images (") et la représentation d'une sensation passée ; c'est un trésor à notre portée, dont nous pouvons faire usage ; le ressouvenir est l'effet produit sur notre âme par une image ancienne, comme si elle passait devant nos yeux. Il y a de plus un état intermédiaire entre le savoir et l'ignorance, où l'on doit recourir à la remémoration, qui est comme un renouvellement du savoir qui s'échappe ('*), comme une reprise de ce que nous avons perdu par l'oubli ; puis la connaissance de certaines choses et le ressouvenir des autres nous amènent à la science complète. Quant à celui qui oublie les choses qui ont été l'objet de ses méditations, c'est un homme incapable et qui mérite tout autre nom que celui d'orateur. Otez à Démosthène lui-même la mémoire, vous lui ôtez aussi la puissance de ses discours, en un mot tout son talent ("). Quand la mémoire est bannie par la crainte, toute l'habileté disparait, selon Thucydide ; «car la peur chasse la mémoire,» dit-il quelque part ('*), et il a raison. On doit l'avantage de posséder une bonne mémoire, soit à une vie sobre , M. BAKE, SIX» TT; ÇT,T... x«t fa*8«x»i tijivpe. 1. 9, M. BAKE, libcizito ri; TI JUITIIV Le même, o-jvtiîw; aurai Le même, TOICûTO «crt. Le sens ne demanderait-il pas dvauvr.eiti); mîp»? 1. 15, MOREL, àp-çcpaî; an lieu de ipiecptùct. M. FtHCKH, Jiipfls'pai; , M. SPENGEL, aùtû rcjtw , MORF.L, xi^iruvu;. Je crois qa'il faut lire xiyaay.ivr,(. MOREL, Sti y.psvcu, leçon adoptée d'abord par M. BAKE et remplacée par cxtsk ïpivu'(proleg. p. LV) , M. FINCKH, «avr' à* x).r.6iî; Le même, imxmvjar.i , M. SPENGEI,,»; i Gux-jîîJr,; sans çroiv , M. BAKE, yîvctc J'âv umiuuv. (">) Plat. Theœtet. p 144 B, NwOpci m; Xiràt, M; ilr-àar.i «cri ri;; sitiorr,u.r,;. (Bake.) iwavtwci irpô; riç (Aafaîati; xoù Xrfirii fiaoi- (") L'auteur fait allusion à l'anecdote TI;. (Egger.) rapportée par Eschine. Disc, de la fausse (' ') Plat. Phileb. p. 34 A, 2wTr,pi*v TOîVUV Amb. $ 34. Plutarq. Progr. dans la vertu, «otr.'itu;rr,v uvr,u.r,v Xifwv 4p6<u;»v ri; Xi- c. 9. (Ruhnken.) vsi. (Bake.) ' ' u) II, 87. (» ) Plat. Conv. 108 A, "O rip /.axàrai ai- 37
355 3-iG ANfiKYMOÏ AIATPIBH nepi MNHMH2. fê «V5.] yjx xai Sewv èirrirvot'a xai apj.ouast'a liseta xai tptxovetx/a TOû pepvfjcrsat ODstv. KivSuveûei re 7râ; (ptxopasx;, xâv ùisarri rf,ç pvjip»;;, pexérp [3tà Te'^v>;ç] rasou Sijptovpyw xai <ppovr('3o; È; pya'çeo"sa( rô pwjpoveûetv TTSSOç pèv yàp do^)7 appovtt'so;. Mrptpva Se xai axpovri; ex3e apev>7 TOû TOSOV TT/V xaraso/tiv xai ni"; ernsupid; rr)'j yh/iict epp'wpévrjv O'JTOV, o Sr/ épw; 5 xéx/>5ta(, avwj'x ni; uyrjuxrj'svn; niv oûo-('av. Rai ato-savopivrî yàp ii if, u;(xj TOû xaxoû pastiparô; te xai Sedparo;, xj TOôVOVT/OV TOû yjipovoç Te xai y^x/sk'jizîpo'j, npo^hye TôV VOûV, xai Setvôv exaoev wsfva TOû irpayparo;, wçre xai ~xpauhsiv piyjji TTOVTô; esé/etv e; wv )i axpovri; ei;eyeiperat, e/opûcjovto; xai r/opasaçovro; xai TîX-SWVTO; èv aûrii TOû ni; <pavra- 10 cda; pepovç. O de p'a'svpo; àuxt/.tii Te xai vwspô; xai (3pa3û;, po).t; Te po-sero TOû yeyovsro;, xai perd rrjv at'o-5>;o"tv eyxatexcrev, et pxj Tt; aùrôv éyreyeipetev Sewv, y; éavrôv TOTOûTOV eûtpxexrov xai Ûaic/5x:Tov tifipyxaxizo xai Tpt'êot TOû;TÔ7:OLI; Ta"; ni; dvapv>io* w; xai pe^erx; xai peptpvx;; èrrtco- /af;. Tô yàp r:o/./dyt; ese^etv dxoûetv xai J.eyetv wv xxouoev ^ xare/\ace 3t 15 érepa; xjçrtvoçoûv aio"5xo-ew;, TOûTO xntpyxie~xi Tô pepvsir/sat, xtvoupev»;; dei xai ëa'so; ).apëavova7î; 3tà ni; xtvtio'ew; ni; vatropopjr5eto"x; <fxv- Tafft'a; et; niv ni; t{/u^>5ç ûroso^v. Q; yàp Ta Tpt'pfiara TWV dpa wv xotxai'verat xai j3a'5oç t'omet Taf; 7ro/Xat; v.xl cnnsyjm xai xarayevopevat; TWV Tpojjwv évrtëo/a'â;, oûrw xai xarà niv a/ux'' 1 ' Tt GrupSat'vet * T ^ J'» 20 dirai; xai rrpwtov [xai pe^pt Ttvô;] xai é*w; TOUTOU AI'OV éy:i7roxaioy; ratef Toû; TÛ7iov;. OVTW pèv oûv pvxjpx; -rzepiécrri, xai ei toi TÛ;rpt; (pûe/et peret- )j;(pwç. 5. HSx) 5è xai Itpwvt'Sx; xai Tr/et'ou? per' èxervov pvyjpu;; ôsoùç 7tpoû3('3a$av, etîwxwv Tfapa'Sejcv xai TÔT:WV eiçnyovpsuot îrpô; Tô u.vr t us>- 23 veûetv e^eiv ôvopatwv Te xai p'xparwv Tô 3e' eo-ttv ovsèv erepov, x) TWV ôpot'wv rcpôç Tô 3oxoûv xatvôv rrapasewprio'iç xai e/vçwyia Tipôç d/>).o. Tô yàp yvwptpov TOû yvworoû TÛro? Tt; xai tyvoç xai Xa 3)i xai àtpoppx;, xai TOûTOV TôV TpsTrov xai Ta; TWV 3apf dpwv <pwvà; crjïï&ëetv èrctv àvrt- TtSevra TW yvwpipw Tô dvr OÙTOû, xai TOû; TûTTOU; TWV Trpaypdrwv 30 xaraêxévrovra. O 3è TÔTTO; TXJ; pidjpxj; TXJV dapoppxjv èswxev ôrt px;3èv VAB CA. T,î«ia. G. tfî*. I. 2 G. iti>.ei« Cod. A. iro'vcu. L 5 L. t>ip.t'yy,v. 1. 6B. TX; UVX'U.T,;. ï Pb. it;t-jttpttai Cod. T&OCùTOX rjïxexrcv. 1. la-lsa.itn'icu/.at;. 1. I8CA. àaa;àv PbGA. x*t*ftvojjiiv«i; VMi. ImBcuXat; BLMa. èmitcxaicu;, les antres manuscrits et A. isi -isoxxcù; Cod. (XVT.U.T.; i-vùttt.ç G. âxxs Ma. TI«TJSG;. Cod. X*B«' ** à<(i(ujù GBL. rf,i u.vxu.r,;. A. rx; fv<iu.r.;. CMaA. tt; i- r cpu.t,v. CONJ. 1. 1, M. BAKE, iîi*. M. SPENCEL, VX Aia , M. FIKCKH, m'9'.u. M. Spia ; GEL, [usairr,] îià T«y.v-/i; îriocj Jxaicupf où. Je lis (ttxtnri [Jii TI/VT,;] TCïCU îriitcup-y» xii çpcvti3o;. 1. 3, M. BAKE, îôev èpu; Le taême, tjetpttai" M. SPENGEL, iicittipitai. 1.13, MoREL, tu^xcxtcv. M. BAKE, X TJVX TI; ain'ot SUçA, OU mieux, en supprimant âxiitov xxi TCOtÛTCv, et en lisant plus bas ïv» rpipci. M. SPEXGEL, X îxutov TCSOûTCV IûSAI- ("JPlutarch. De Sera num.vind. p. b66a, UîVM; paioflcïox in' aùrf.; rr,;p<oux{ is»- fait naître, au contraire, le dcsir et le re- vju.ixv Xapcùo-x tim? ixxxox. (Einckh.) gret de la mémoire. (Bake.) '("j Plat. Pbscdr. p. 231 C, nr.èv*ut, ««('«) Plat. Phsedr. 238C,r:ni9uaix tppii- ri uaù^vra. (Finckh.) Comp. Plutarch. De
356 ESSAI SUR LA MÉMOIRE. 347 et régulière, soit à une nature heureuse, soit à une inspiration des dieux, au goût de l'instruction, à une ferme volonté de se souvenir. Tout homme qui veut s'instruire, lors même que sa mémoire est faible, peut produire en lui le souvenir par la méditation qui fait naître dans son âme le désir et la crainte ; car le désir est la cause de la crainte. Le souci et la crainte ayant succédé à l'impulsion du regret et à la naissance déjà puissante du désir(,s ), que l'on a nommé amour, c'est ce qui donne naissance à la mémoire (,0 ). En effet, l'âme apercevant un beau spectacle ou une belle vérité, ou bien, au contraire, uu spectacle pénible ou une assertion dangereuse, y applique son attention, et comme elle éprouve de cet effort une fatigue douloureuse, elle veut en conserver toujours le souvenir. De là naît la crainte, l'organe de l'imagination s'agitant, s'enflant, palpitant en elle("). Mais un esprit naturellement lâche, languissant, paresseux et lent ("), auraità peine senti l'effet produit qu'il abandonnerait cette sensation, si quelque Dieu ne le réveillait, ou si quelque heureux hasard ne lui donnait de l'ardeur et ne le rendait susceptible de retenir les sensations ; si l'empreinte des images ne se fortifiait par les efforts de la remémoration, de la méditation et de la réflexion. Entendre la même chose à plusieurs reprises, et parler souvent de ce que l'on a entendu ou de ce que l'on a perçu par quelque autre sens, ne peut manquer d'en assurer le souvenir ; car de cette manière l'imagination est mise en un mouvement continuel, elle pénètre par ce mouvement même, et s'imprime dans le réceptacle de l'âme (,9 ). Les ornières se forment et prennent de la profondeur par le passage répété, continuel et prolongé des roues ; il se passe dans l'âme quelque chose d'analogue ; mais lorsque la sensation n'a lieu qu'une fois, ou qu'elle a eu lieu pour la première fois et jusqu'à un certain degré, il en résulte des impressions très-superficielles. C'est ainsi que vous vous rendrez maître de votre mémoire, lors même que la nature ne vous aurait pas favorisé à cet égard. Déjà Simonide (* ) et plusieurs autres après lui, ont enseigné les moyens d'aider la mémoire, employant les figures et les lieux pour assurer le souvenir des noms et des verbes. Or ce moyen n'est pas autre chose que la comparaison de ce qui semble nouveau avec d'autres choses semblables, et lerapprochementde celles qui paraissent différentes. En effet, ce qui est bien connu est comme une image, une trace, un moyen de saisir et d'atteindre ce qui peut être connu; c'est ainsi que nous parvenons à comprendre le langage des nations étrangères en rapprochant ce qui est connu de ce qui ne l'est pas, et en regardant lesfiguresqui représentent les objets. Le lieu est aussi un moyen d'aider la mémoire ; car toute chose a son lieu, et la partie de ce qui est incomplet fait retrouver la chose entière. De même que les chiens, après avoir découvert la trace et reconnu le terrain xrsv, comme les mss. M. FlNCKH, xèrb; oôrbv , M. B.AKE, âuaçitûv , RCRSKEN, xstattivcjm?»; Il me semble qu'il faut supprimer us'/.?'. Tivi;, glose de tu; TOUTOU II faut supprimer -fvwar,;, comme l'a vu RUH.NKE*. M. BAKE pro pose de lire u.vr,uovixi;î , M. FINCKH, «jb; XAATIàX. 11 me semblequ'il faut sous-entendre -rb AVxoûù, comme s'il y avait rtpb; TO SOXOûV i/.xo , M. BAKE lit TOTJO; TI; xxi îxso; xxl Xaftr, xxi ày-opur, , M.BAKE, XVXTîOîVTX , RUHNKEN, TùSCJ; TûV vpxrauat'ov. M. BAKE, Ti'itou; TWV -px-yu Le même, TT, uvr'.at,. M. SPESGEL, Të; avriitr.; [ti;] àopop-ir.v is. Sera num. vind. p. 530 F. 'Bake.) vip o-ppxrio'!; TOI; X^X'/.'.ï; «VX^OU.XTTîVTX!! '*) Plut. Vie de Caton lejauue, p. 739 F, xr.poî;- OûTM; xi u.if)r\ii:; TXï; T'OS ïz: zzxtassocie de même les motsvuasb; xxi JipxtJ;. Jiwv yj-/x7; ivxkorjîro'jvtai (Bake). (Bake.) ' («; V. Cie. de Orat. 11, c. 86, ; c. ;<») Plutarch.De Educ.lib. c. 5, K.xOxsi? 87, g 337.
357 3-18 ANJ1SÏMOÏ AIA'l'PIDH HKPI MMIMHÏ. [ 5-''-] , < "?s ' < - OVFJ 7s~ov, zat ro tupo; rou /Et7r«wro; zai e/.ov. SiîTreo yap o«to tyyoç txvsvpiv'ei XVVE; zai rzv yi>pau rwv t*/vûv zarà 7rô3a; dtojxo'j7i rô Ôzpt'ov, xxl uôvov oùz Ëyjiv ûnoïzpxxvo'jatv, ot/rco Sri zai rcô tnrowsa'- Çovn uvrjuovcisiv zaictaôçeiv rà uaszpara 6c%vri rà pipz rtôv uasyjaarwv En 0t(x>pr,7Éov xxl ri crjpxeczzora erjrofç, i'v ému rî/y/u rrpoçca- 5 Àô>v, èzîfs» aùnô rô uvr,u.wsii iv vr.zpir,. Totyapo-jv zai rà pirpx iix/.- t.vj ULEp.YTiUs'Jz rcôv àv v airpov "îrrotzjxivwv, on 3z rô roû pv9uoû xai rô rz; ura;t'a; xyzt.oyov uvriiuiviinvreç, xxl rà za5 fxxarx rcôv pzeta'rwv xyiyye-jopsv zarà r:ô5a; Çzroûvrf; rô Aefrov E '*«/ TrpoeiÀzçaii». ^ 6. Tô 3è p.éyiarov èv roûrotç, p. A 7âv àsi zai crmotnv w; etséri 10 zai (poêetoroai pi, àixppvév as rô p.xsr,ax olyfiasrxt. Tô yip rrotoûv èizt- /.zo*v.ova; vrrô/z^t; èo-rt roû 5oz t"v Ei3Évai rô avrarj wtfiht r) teyjfèv r) àzouorsèv, z xzi rô T;poç,3ozav on zai i; viwra zai orra yjoôi/ov orot ra- pxuevst, afri ys 3z rpîxr,v tarspay zuépav z ZErxpzv,v f) nép.nrr,v. Ey«OE où/ ocrco? a/à oïyerxt zai zarà utzpôv StaopSeiprrai zai Sarravàrat 15 u>7 p.ë/.e7(î>uevov. Anvz 3S T.p^xrn: t.ffitii zai rô yeypxyszi rroô crot rà p.a5zy.ara zai 7ri ayo/z; Ëyjiv évrvyivrx yvûtvxi, zai àva5.a? Ôy rô rzccc/jrptizoy. As: Si ovy oôro); ààà zy Îb"5ai pzssv ÈZEJVWV yc/pzyjxi, «zs 73 trot za5 0"rzzsvai Stavayvsvrt zai ETiÙ l i xp.h'>p pxaeîv oïou uz3s ioivai ypzuuzrx, rô / cr:l pvfyx,, y.xl oôrw; 7Z cppovrtorrz; 7r pi rà 20 Eyvtoaphx, zai ueàsrzcoraro; i; faa5z'jtara. $ 7. ÀuÉÀet n» àv 7rt/.a'5otro roo ôvôuaro; rz; p.r,rpiç f rov r.xrpli f, rr,i T.xrpwoz, f, ZVJ az/e7epvy ; 3z/.ov on 3i OÙ3ÈV à'à/.o, z on z usijzrr, ro'jrwv àivao; yiverxi zai za5za Oivz ro zai 3tà r //)yç. Tô; 3É ôortv ôçnç èp<i)uivr,i f) rcaistzojv È^fXàSrro, zai OJV ouroi '/.Éyovaiv z îrjoàrroxwi, zàv 23 /zooûvre; riyyyji ; Kai ô n àv f AuaooOyre; HTTOKTI, rovro oopovrist /3 t atwo"àu vo; t c.(0j jo [ zai US/.èZY} uxv.pz rw ~oô; Èzetvot; ivat rzv vvoi- M.ZV zai pjer ttzivw àizirxaozi. Atô zai o-oîfo'je, r zai rroiznzoyç, w; «zôç,, àrore^r z uxf,ttr, ûrror&eooouîvz àua r yàc» értratê' n rz; Èr:i6yp'a;, zai cyv/vr,ae rô pyr,u.we-jsn rroscôv [àr: pv_êu vov] rô (pavèv z y_oj- 30 piauéyov, y.xl croooair 0oc; aùroû y y VZ(A vo; zai Troieiv i; rà rratotxà bpi- /E7zi zai y/îyjzxt za/.oo, za5arr 0 rôw; p. )^rzpô; wv, yyvi 3ô 7rr pw5 i; izrô uizouoct'jyz;- Kai t riyot Çuyparotxô; wv z Tr/aTnxô;, riîw/ov ôpwiô- VAR GBMa. OVTW A"ii. Cm. JoAtî Cod. A. ïrt dewpr.tt'oy GL. «fo;- XaPciy. 1.6 Cod. A. OsaifîwTO A. ôti JIï. Ma. xxi, les autres mss. xxrà PbMa, om. T. avant TO irpo;o" Pb. oyc).z; ty.itv G. îiapivri. PbGMa. oioo. A. ciov A. ppovri; TI; Ma. om. T'OùTO. VA. -i TO GBMa cxeivcu;. I L. xcy.mptaui'vov. CON'J Peut-être faut-il lire TO ô>.ov à moins qu'on ne supplée ipoput.v (joua*. 1. 5, AI. FINCKH, è-t6twpr,ttov. M. SPENGEL, «OT'I Otwpr.Tt'ov. 1. 6, M. BAKE a corrigé d'abord ù-xp;xi, puisiiirapçti , M. FiNCKH, «îo'tx.m. BAKE, i>; oùx tté'otx. 1. Il, *'j Idée empruntée à Platon, Phsedr. ( } Aristot. Rhet. I. 11. (Bake). 275 A, TCôTO fxp TûV OIXOOVTMV ÀT,6r,vu.iv îv (') Ovid. Ep. XV, 43. Senec. Ep. 69 yo/_xî; irapî'îtt, uvrlux; àu.t>.stt,<ri«, etc. V. (Ruhnken.) aussi César, de Bell. Gall. VI, 14. (Ruhnken.) (",> Il fait allusion à un vers d'euripide,
358 ESSAI SUR LA MéMOIRE. 349 où elle est imprimée, poursuivent l'animal de toute la vitesse de leurs pieds et s'imaginent presque le tenir ; ainsi celui qui s'applique a exercer sa mémoire et qui désire conserver ce qu'il a appris, doit aussi porter son attention sur les diverses parties de la science, et sur les connaissances qui s'y rapportent, afin de tirer des secours pour sa mémoire de tout sujet qui se présentera à lui. Si nous nous souvenons mieux des vers que de la prose, cela vient de ce que, nous rappelant les règles du rhythme et de la métrique, nous retrouvons au moyen des pieds les mots les uns après les autres, déduisant ceux qui nous manquent encore de ceux que nous avons déjà retrouvés. Mais le plus sur moyen [de retenir ce que l'on apprend] est de s'exercer sans cesse, de ne pas se persuader que l'on sait, de craindre que ce que l'on a appris ne s'échappe. Ce qui cause les oublis, c'est de s'imaginer savoir ce que l'on a vu, dit, entendu une fois, ou de s'attendre que l'on conservera jusqu'à l'année suivante et après un certain temps, ce dont on ne se souvient pas même après trois, quatre ou cinq jours. Or il n'en est point ainsi ; mais ce qui ne fait pas l'objet de nos méditations s'éloigne, s'altère peu à peu et se dissipe. C'est aussi une cause fâcheuse d'oubli que de croire que vous trouverez écrit quelque part ce qui vous est enseigné (*') et que vous pourrez en prendre connaissance à loisir, lorsque l'occasion s'en présentera, et rapprendre ainsi ce que vous aurez laissé échapper. Vous ne devez point compter là-dessus ; au contraire, il faut bien vous persuader que rien de ce qui vous est expliqué n'est écrit, qu'il ne vous sera pas possible de l'apprendre par la lecture et par la répétition. Figurez-vous même que vous ne connaissez pas les lettres, du moins pour ce qui concerne l'exercice de la mémoire, et ainsi vous retiendrez fidèlement ce que vous aurez appris, et vous vous trouverez bien préparé à vous instruire. Assurément, personne n'oublie le nom de sa mère, de son père, de sa patrie, ou le sien propre, pourquoi? Sans doute parce que l'usage de ces noms nous est habituel, journalier, perpétuel ("). Qui a jamais oublié le nom de son amante ou des objets de son amour, leurs paroles ou leurs actions, bien qu'elles soient frivoles (")? Et de tout ce qu'ils ont dit en badinant, on porte partout avec soi le souvenir, que les inquiétudes et une longue préoccupation nous ont gravé dans l'esprit ; parce que la pensée est attachée à ces personnes et que l'on vit, pour ainsi dire, avec elles. Le souvenir ainsi entretenu fait naître chez les amants le savoir et le talent poétique (") ; car le désir est éveillé et engendra par le souvenir. Regrettant l'être qui lui avait apparu et connaissant mieux ce qu'il désire, l'amant s'efforce de plaire à la personne qu'il aime ; il aspire au beau, comme si jusqu'alors il eût élé en proie à une vaine agitation, et que maintenant M. BAKE, '.t/.t,77.t (Proleg. p. Lv) Je lis avec M. SPENGEL, on rapauevat, comme à la ligne 11 oa TO u.«0r.u.i «/_ , MOREL, Si pa> Je mets an colon après p.osaîv , MOREL et RUH'NKEN, c-po/nott;; , M. BAKE, T. Jf./.ov... Stà rt/.c-u;. M. SPEMGEL, [â] SfMi Le même, irtc-ov , M. BAKE, mptepips-. xat u.t\irn M-xxpi /.al 7iî> Tapi; ix. e'vxi 77J Yvetur,. I. 30. Le même, 6 «CôMV, qu'il considère comme le sujet des verbes taaraoa et È-ja'vvr.oe ; mais le sujet de ces verbes est ri y.yr,u.gvev.aiv, après lequel il faut un colon ; TIîOMV se rapporte à ja-javr.y.t'vo; ; à-ajy - o'u.ivcv est la glose de x«7_ujia[/.av.v qui doit remplacer xay,ap:auavcv, comme J'avait vu MOREL , MOREL lisait jrovaïv ai;. M.SpENGEL propose r;ctr,7ix«7apc; , M. l'isckh, /.ai Eè ri/ci. cilé plusieurs fois par Plutarque, et qui, MCUOIXT.V S'ipx d'après le scholiaste d'aristophane, faisait è"pw; Sicïxoxai, xdv âauucrs; i rô upiv. partie de la tragédie de Sthcnobée: V. Matthia?, Eur. t. IX, p. 330.
359 350 ANflNTMOÏ AIATPIBH UEPI MNHMH2. [{g 7-8.] rarov EX rfjç pyfiprii nô? mpi rcôv Tratdtxûv ovpiûâcretxi xxl 3iary7roio-Ei woraçeiv yxp aùrôv oùx èâ xai Txxpihxi rà ttépyj roû xajj.ouç ô rrôôoç eyzet'puîvo;, où3è âuexcôç, Beutpâv. OùSÈ tpt/\âpyupos xàv ipxyjpjûy Èrrt?J7- asrai roùroiv WV ènlbriysii Eï? rô rapiietov <pzp<i>v, Dix cppoyriôo? è^ojv â 3wjpi6pi>îO-E-xai awr)bpoi>je. q>povrt'çwv 5p xai où mpi raùra â pxvbx- 5 Vctç, ei j3oi/.et pxbeîv, xai pzh îôtispav, xai vùxra oùx errt)oî(7>? rô e/ùvo- Xov àw. EçEIç étîî rhv ype'ixv [Éroipia] ùrtsyuov aura xai T.ph oilyw re9epajreuxùj;, xai rrspi aùrôiv SiEiî.r/pËvo? Èàv 3è àvx», oiyjiasrxt. IiTEpcEvra yow oî Troix-rai rà Êrr»! xai rà pripxrx /Éyowrtv, on roi; oùx à7rpi e^oitévoiç avacrravratotetat.aivt'rrerai 3E ô Y.xxxzexprlcjBxi 3oxûv TTI'9Oç, xai 10 rô EV AiSou xiaxivov, on p;3èv crrsyeiv 3uvoÙL 9a rwv Et? rà/v (ùu^rjv Eiaôvrwv, «èaà dixoppvriv EOTIV OVOJÔEV, ôjçttep àrrop'p'îovrôî rivoç, àsi 3Eî rô èntiçpiov Eivai. 8. Avnaxâv TE EV rai? p'yjroptxaf? rs';xvai? rô phi rà rcxpîvzx Èip>7 xai imxpyovrx xai TrapaxeiwEva aio"5aveo"9ai xarà aoùortv Eivai xp/v, rrapà 15 ipùonv 3E rô <pu).a'rr iv aùrwv r/.7ro3cx>v yiyophusv hixpyr) rôv rirrov. (J9EV ÈTtEtSù Trapà tpûeriv Èari rô pvnpoveuiv, «tppovris xai x à'otojoi? xoanorrov. ÂxpooxuEvoç ouv roîv ye arrfoffropiariçôvrojv >îroi rà ècmpphia., xjrot roù? aùnxtvesi'ou; Xôj/ov? [rôiv àva^oxjfaàrwv], ir/oûrov phi rr,v ïssav roù y&yophiov 7r pt)aeiêave. Toùro 3E' ëotiv Y) Tcepioo)Ji rx? ènniaç xxt ô 20 xùx/oç xai rô à'p9pov rô rrepiypa'opov xai àipopi'çov rà pipx rwv pspùv. Otov Eï piv Trpooîpuov E'ôJ, ri? ô ).iyo? r xai p Ù7TÔ9ECN? nô? Trpootouaxx? ÈTri^Eippa-E&j;, roû a, roù 3, roù y, roîv àtjwv 0)?rï?. Rai rô 3ià ri' EÏArjîrrai Xa'ovSavE. Aso-pù? yxp Ècrn rrj? pyr)pr,i orot xai (pwxaxrxpiov xai rô rotoùrov EI3O; Xaôôvri. Tô yàp 3ià ri rô xùpoç nô?cticrrpto;; xai ré^vx;. 25 ' ûgaùrw? ye pr]v xai Ttipi rriç SIXTIÔEJEU)?, SXAWOTEOX; oùorxç, EïXE àvwùev fèçapjrxç], EÎ'rE xai 7T59EV,pz,xro, xai rt'vo? yâpw Y.X\ raùra hzly.pive. Orav 5è àrmitai roîv TriorEoiv, r]yvjphfwi r xai àvayxaiwv, Siàxotcriv rroioù. Kai ri rô x <paaatov rô i3ixoirarcv Èariv aùroùv, xai rrpô? ri(3)i- VAR Pb. vixtup Pb. iri. Cod. A. -Jivb l. 12 A. iirifpr.tcv Cod. A. tvxp-rr rbv ircisov Pb. TûV irxpà çùetv LBMa. X...TI Cod. A. irapx3o).ô PbGBLMa. Sesab; forxi. Cod. A. om. tari ou I'OTXI PbMa. iirixptvxi. C. t-ï/.pivj avec ai sur vj. CONJ. 1. 3, M. SPENGEL, cùjiô ipûàpf. 1. 5, MOREL, ir.i raùra. 1. 7, RUBREXS, ûub /.tîp», au lieu de iitî TT.V y,piiav. Le même regardait irpb oâi-jou comme une glose. M. BAKE n'adopte pas ces corrections. C'est STCIULX qui est la glose de inrrjutv. ' 12, HOREL, ànop'jtov. M. BAKE, tnapuartov âvuotv. Je lirais plutôt, si cette incise n'était pas. («) Plat. Phœdr. p. 219 C, Ato îé, Si- (»') Plat. Ion. 532 C, Araxw; vuotat» miwiu.'.vr, irtapcàrai r, roù ifixceoçc'j Siàvna. 553 A, N'ioTaïei TI xai àircpsî. (Finckh.) Plus bas : "Orav TCJ àxr,8iù; àva- («; Plat. Phœdr. 251 C, BXiîrvjoa -pi; ri [itu.vr,exoji. voc rripiitat. (Bake.) T'.Jiraiâ'bç xâxxo; «Î8iv iiipr, isiovra xai pi- ( «) Plutarch. Amator, 759 C, Ai Si TWV cvra,ào't;o'iàtaotai;xep4;xaxiîtai.(finckh.) tpwntviov tixive; ûir' aùrr; MI «V ifxaiu.aai (,9 ) Cic. Cato maj. c. 7 Plut, de Educ. j-paçiuivai Sik irupè; lïjmxa raie (ivr,u.ai; puer. 9 E. IRubnken.) tvairoxiîki'joi xivsûiuvx, xai poivra xai o8if- ( s0 ) Plat. Gorg- 193 B, Tr.v Si ^J/,T.V XOvo'[inx xxi jjxpxu,!vcvtx viv xxxov y.po'vov. OX'.VM àiritxxo'e TT.V TMV XV^TWV w; Ttrpr,- (Ruhnkcn. «.i»r,v, XTI ci î'ivx;xîvr,7 orif»iv Si xirisria»
360 ESSAI SUR LA MÉMOIRE. 331 il se sente soutenu par les ailes de la mémoire ("). S'il est doué de quelque talent pour la peinture ou pour la sculpture, il composera ou il moulera de souvenir une image très-ressemblante de l'objet de son amour (*"); car la passion dont il est épris ne lui permet pas d'être incertain ("), de laisser échapper aucune partie de la beauté, ni de la contempler négligemment ("). L'avare n'oubliera pas non plus les drachmes qu'il a déposées dans son coffre, préoccupé qu'il est de ce qu'il a calculé et amassé ( <9 ). De même, si vous voulez vous instruire, repassez dans votre esprit jour et nuit ce que vous apprenez, et vous n'oublierez rien du tout. Au contraire, les idées seront a votre disposition quand vous en aurez besoin, puisque vous vous en serez occupé tout récemment et que vous vous en serez entretenu ; mais si vous les négligez, elles s'échapperont. Les poètes donnent des ailes aux chants et aux paroles, parce qu'elles s'envolent lorsqu'on ne les fixe pas follement dans la mémoire. C'est aussi ce que signifient ce tonneau sans fond et ce crible des enfers : ces images mystérieuses nous apprennent que nous ne pouvons rien conserver de ce qui entre dans notre âme et qu'elle en est dépouillée comme par une force supérieure ( ï0 ) ; or, comme il s'en échappe sans cesse quelque chose, il faut y verser aussi continuellement ("). Antipbon ("), dans son Traité de Rhétorique, dit qu'il est conforme à la nature que nous sentions les choses présentes, qui existent, qui nous touchent, mais qu'il est contraire à la nature d'en conserver l'image claire lorsqu'elles se sont éloignées. Puis donc que la mémoire est contraire à la nature, l'application et l'exercice sont les meilleurs moyens de la fortifier. Toutes les fois que vous entendrez, soit des discours médités et préparés, soit des discours improvisés, cherchez d'abord à embrasser le plan du discours, c'est-à-dire à saisir la conception du sujet, son étendue ("), la division qui assigne le contenu de chaque partie et la distingue des autres. Par exemple, s'il s'agit d'un exorde, il faut indiquer quel est le genre du discours et sur quoi roule l'exorde, le premier, le second, le troisième point, et ainsi de suite. Saisissez le motif du choix que l'orateur a fait de ce point de vue ; car quand vous aurez trouvé cette idée, ce sera pour vous le lien et le garant de votre mémoire. En effet, le pourquoi est le principe de la science et de l'art. De même, à l'égard de la narration, qui est une démonstration (**), indiquez si elle a été reprise de plus haut, ou bien depuis quel fait elle commence, et cherchez aussi à vous rendre compte pourquoi il en est ainsi. Quand l'orateur en viendra aux preuves, distinguez les principales, celles qui sont nécessaires, et quel est l'argument le plus spécial, le mieux approprié, quel est le but, quelle est l'intention du interpolée, àxx' àraîpuotov tariv avwôtv. M. BAKE, xai ti;rtp... StX TI èî7tt;p. M. FlNCKH, M;TI air , M. BAKE, tvap-pi rà TôTCCV , M. SPENGEL, T&V TA àircortu, , M. FlNCKB, xat TWV av. Il me semble qu'il faudrait TûV iva-jtvwax'jvruv ; mais ce mot, qui est au moins inutile, n'est que la glose de àiroatcu,xtiçoiitii>v , M. FlNCKB a corrigé xtpt&oxr, , M. SPENGEL, Tù JAS'Jï) fn-tira TWV u,tpûv , M. WALZ, i>«- aût<»; -je u/ii* , i\*çyi,i est l'explication de âvo>8iv , M. SPENGEL, TûV r>youu. -i xat XT)9T,V. ï'jv. Tiy.v. p. 116, cite la mention qui est (si) plat. Leg. V. p. 752 B. T);mp -ja'p rt- faite ici du Traité de Rhétorique d'antiphon, «î iiroppt'ovtcî ait dit TCÙvavTtov intp'pttv. comme extraite de Longin. M. Bake (Scbol. (Balte.) Hypomn. III, p. 75 et 77) s'occupe aussi de (si) v. sur Antiphon, Fabricius Bibl. gr. la Rhétorique d'antiphon. t. Il, p. 751, éd. Harles. Ruhnken, Hist. (ss) Plutarq. V. de Lucullus, c. 21, Kucrit. or. gr. p. 807 R. P. Van Spaan, Lngd. xxcv TIVX xai xtptftoxiiv. (Finckb.) Bat. 1765, Diss. insérée dans le vol. VU des ('») V. le Manuel de Rhétorique, 14. orat. gr. de Reiske, p M. Spengel,
361 352 ANflNïMOÏ AUTP1BH I1EPI MNHMH2. [fg 8-9.] 7rwv Xéyet xai irpayuarevspvo;. Ta yxp xaù' éxaorov nôv èrzr/eipnuoctdiv èx roùrwv aoi Trapaarr/OTTat, pxpoù 5éw Xéyetv on xai aura ra piuara orav 5 iy oritri n xaxôv xai xat'pov xai reptrrôv xai ovvhsroç x\ixç èypllevov, Otort rotoùrcv èortv oùx xypeïov X-aëefv eiç àtropoipvevo'tv. O oè aùrô? Xôyoç xai rrepi rwv etîtxsyu» r, yxp xo\si rô r.pxr/ux r, p;, rat; 5 ètîovssofs cnnrpfyxç èv >pxysx SiSa'o-xetv otrrai Seiv rà 8tà 7roXXôiv TJVW- CTpva. 9. Maprùptov 8è Trpôç, roi"; sipriahotç oùx èxa'yittov em nos poip;s rô épyov riuhspov eïvxi xai «p îôpv, rô roùç îtaxuop'vovç, orav xai a7taxxarrojp5a XT: dùlri/mv izxpxnéu.ttovzeç r> TtponsLaxipsm, xexeùetv 10 àxxrjxuv LupjonuOxi xnslsivrxç roùro yàp arip.xivsi rô pfipx, on, et /3ouXyjSet>!p> pi oipxefv roù pspiuyxv, xai a7ro5ev oixx>îxo)v poipn/eùotpv otv. Toi 3è èyiûjilixtx xai rô érrtnpiiv rofç pô ppoipvots où OX'IMOç sic roùro tpépet rô 8e'ov erxip.ù ixv ëyeiv p.vnp.vjijvr,ç xai roù ano5» ovroç, ; éora yoùv oùx (p rjp'v, raùra oùx âv eivj ôïxaiov èvrtrttxôv, oùx àuootpt'av, où 15 Tnîpwo'iv, oùîèv râiv âxxwv ooxnsp oùx ë<p xpv. VAB GBMa 7rpxYu.xTeû«Txi. Cod. A. npx*riaxttusutvs; L. xvpicv. L5 Cod. A. n v-r, rat; tir PbA. tv B?x-/_ô. ' 6-7 L. r.jju.ivx. Cod. A. rvusuîvx GBLHa. -pb; TCûTCI; TCî;. 1.9 MaA. taîv G. uvr.ixcveicuiv Cod. A.TÔ St'ov. CONJ Il faut insérer après «yiu.t<e,v ou du moins sous-entendre quelque adjectif verbal, tel que vpairrîov, or.uuiwtt'cv. i. 5, M. BAKE, TI TXî; iwx'vciè'ot; , MoREL, nvwpn'va , M. FIKCKB, itp6nt'u.ivovtt; Le même, rô îitv.
362 ESSAI SLR LA MÉMOIRE. 353 discours. Par ce moyen, pour chacun des raisonnements, les mots même, ou peu s'en faut, s'offriront à votre souvenir. Si cependant l'orateur énonce quelque belle pensée, bien adaptée ù la circonstance, remarquable et digne d'une haute intelligence, (il faudra en prendre note], car il n'est pas inutile d'en conserver le souvenir. Nous en dirons autant de la péroraison ; car, ou bien l'orateur s'efforce dans cette partie d'augmenter l'effet qu'il a déjà produit, ou bien, par ses résumés, il pense devoir rappeler en peu de mots ce qu'il a établi par de longs développements. Une bonne preuve de ce que nous avons avancé, que l'œuvre de la mémoire se fait par nous et dépend de nous, c'est l'usage suivi par ceux qui partent. Dans cette circonstance, ceux qui accompagnent et ceux qui sont accompagnés se recommandent réciproquement de se souvenir les uns des autres ; ce qui prouve que, si nous ne voulons pas négliger d'y penser, nous nous souviendrons de part et d'autre des absents. Les plaintes et les reproches que l'on adresse à ceux qui oublient, ne montrent-ils pas clairement qu'il faut avoir soin de se souvenir de celui qui est absent? On ne saurait avec justice nous blâmer pour des choses qui ne dépendent pas de nous, telles que la laideur, la cécité et toutes les autres infirmités dont nous ne pouvons nous préserver ("). (") Ruhnken et M. Finckh pensaient que St-Brisson a montré, par le ms. 1874, que le Fragment de Longin inséré dans le texte le morceau suivant était encore étranger à d'apsinès s'étendait jusqu'ici; M. Séguierde Apsinès. V. les Recherches, pp. 35 et
363 Xil ANQNÏMOV nepi TÛN TEAIKÛN. I. On T«7E/.txà xaxoùpeva x <p«),ata, T.tpi wv r) avilie, aùp- Tracriv Èv rofç rptnv EtSErJt rwv Xôywv Çrjrsîb-9ai oùvarat. At pu» yâp ervptëouxai SITTW; Stavéptovrat xaî raùrr;; Tris nui;,- Tx/yxinrjat YJXI tpépe t7rwu v eruacouxtav.karorrpiyovto; TOG cptxttrrov cryv^cô; rfiv XEppovr;- crav, ypxyet &r,wovb vr,q Stopiljat TÔv iosuàv aùrris ÀsîJEtç. yàp ounw 5 «napàvopa Taûr Ëortv, co ArptscfÔcVEç, â ypxyetç xatvà yxp xaî àro-a, «xaî 7Tapà TôV rrjç <pio- wç vôpov xaî p/j 3ct;av7a rot"; Trpoyôvoiç. pxsè «rw ÔEOJ Até xaî yàp àv È5*r;xs vrjsov, «TOp xëoiàero.» «AXX «xaî «Trapàvopa, erjpopépoyta pivrot jrpaxréa rà yàp xatvà Ëàv ct&jçr; TT;V «Xsppivr,aov, ~w; oùx àvayxafa ; rà et xvxyxxïx, Trot?*** ÈV X p'pov);cr&), 10 «xaî rr;v ùrrép aùrwv Saràyrjv ÙTroorrivai où /3ox; 5srv ;» Ev o> rô irpèrrov xa7aerx ua'u ts. 2. «H xaî T po> rps/tw fiorfieïv otov ré éanv aurais ; en yaxnrôv «Ttopîo"ao-5at Sùvaptv, où8è àsùvarov rrjv ËXEîVOJ T.xpxzx\xphrr,v et «OVTE p'a'stov, OVTE rgrropov, ou7 Swarôv OAOUç 8topùçat rnv TLeppivricrw 15 «8er yxp àpusrjtcov yjsxuarwv, xaî Styrj Sartavâv 15 roùç Trpoaywvt- «Çopévott; xaî Etpyovras rrjv q>txttrr;ou èîùvaptv àtrô TuYv ËpyaÇopÉvcov xaî «TCôV StaTxarrrévrwv, xaî «5 aùroù; roùç ôpùrrovraç, xaî prra/âeùovraç, «70 yùipiov, oùx bltyovç oùcf rùaptvprirouç,. O SE ypsvo? ocroç; Et 8é «xaî irérpa Ë7Ttrù-/-oiEv SvçxarEpyào-roj xaî avrtrùro) ; Ei 8é yx)s!zriveiey 20 «xaî 70 Satpovtov, w; pvatsv n 7rotoùyrojv rjpbjv xaî à5épu7ov, xaî rrapà «roù; vspois; 7wv 6swv;» Ev u on TcavrayôSEv ào-ùuvitopov 3. «OÙ7E ô)>:x?j7pov où7 êpywieç TÔ èyyeipr,px a)lx xaî ô/iya «àpxiffei -/jorjpara, xàv H TroÀ/à eiçxkxh] àva/.wo-wp v. Tôv 3È àaixvzx «[vjoovov] Èv àeropa/'.ef ràç TC/EIç éîop v xaî ôyatpw, èv w on ev 6aXaT7)? 25 «Tràvrwv àv5poj7rojv «uet'vou? èvuèv, xaî oeta Èv rat"; vxo*ot; eypaev, «â).xtrra raû7a xaî xyeipuitx àûlotç, Kap7rwo":u 9a oùv xaî ILeppivr,- «c/ov, côs Axpvov, OJç îixûpov.» VÀR V. o"'jvao6ou. C. 3ûv«Tai Cod. A. -rotôrà tsrtv Cod. eiins. A. r.ittp Pb. da'ju.stscv, les autres mss. icju.^cpc;. CONJ Je lirais cja[îc'j>.iat, comme l'indique la ligne suivante Je crois qu'il faut lire : ti S' àva-yx7.ïa, TU; iv Xtj p'-vrou -{ >; où fict.ostv, xoù rr.v unip aùtôi» îsiravr.v ûrecotf.vai ; Le sens demande, ce me semble, cùyctiv TI. M. FIKCKB lit avec raison vùsi OTJY»TC.'V ; Je crois qu'il faut : à).*.' cûrt pâatcv , La leçon ot<>6u,cpcps; de la plupart des mss. et le sens des adjectifs qui suivent montrent, comme l'a
364 ..y v FRAGMENT D'UN TRAITÉ DE RHÉTORIQUE, SLR LES LIEL'X COMMUNS RELATIFS A LA FIN QU'ON SE PROPOSE. (') Cette sorte de lieux communs, dont nous devons nous occuper, peuvent être cherchés dans les trois formes du discours. Les délibérations sont de deux espèces et chacune d'elles mérite la même attention. Parlons donc de la délibération. Philippe faisant des courses continuelles dans la Chersonese, Démosthène propose d'en couper l'isthme. Voici comment vous le combattrez : «Ce que tu proposes, Démosthène, est contraire à la < loi, ce sont des idées nouvelles et absurdes, opposées aux lois de la < nature, et qui n'ont été approuvées ni de nos ancêtres ni même de «Jupiter; car ce Dieu aurait fait une île de la Chersonese, s'il l'avait «voulu.» < Mais (dis-tu), bien qu'elles soient contraires à la loi, ces me- «sures doivent être adoptées, si elles sont avantageuses ; car si ces «idées nouvelles sauvent la Chersonese, comment ne seraient-elles pas «nécessaires? et si elles sont nécessaires, comment ne pas secourir la «Chersonese, et supporter même pour cela des dépenses?» (*) C'est sur ce point que vous ferez reposer les arguments de convenance i (Dira-t-on) qu'il n'est pas possible de les secourir d'une autre ma- «nière, parce qu'il est difficile de se procurer une armée, impossible «de rappeler celle qui lui est opposée (à Philippe)? Mais il n'est ni ' facile, ni aisé, ni possible de couper par un fossé la Chersonese ; car < il faut pour cela des sommes incalculables ; il y a double dépense à faire «et pour ceux qui servent de défenseurs et qui éloignent les troupes de «Philippe des travailleurs et des terrassiers, et pour les ouvrière eux- «mêmes et ceux qui mineront le terrain, et dont le nombre n'est ni petit «ni facile à calculer. Et combien cela prendra-t-il de temps? Et s'ils vien- «nent à rencontrer un rocher dur et résistant? et si la divinité s'irrite de «ce que nous faisons une œuvre violente, coupable, impie?» Par là vous ferez sentir que celte entreprise est de toute manière fâcheuse ( 3 ) «L'entreprise (*) n'est ni difficile, ni pénible, et de faibles sommes t suffiront, bien qu'elle exige d'abord un sacrifice. A l'avenir nos villes «seront en pleine sûreté, puisque sur mer nous l'emportons sur tout le monde ; et tout ce que nous possédons dans les iles sera hors de la «portée des autres et à l'abri de toute atteinte. Nous retirerons de la < Chersonese les mêmes avantages que de Lemnos, de Scyros.» va M. FINCKB, qu'il y a une lacune après ioéu/ispo; Je mettrais i'o.' avant le premier oire. oxoxxr.psv ne s'accorde guère avec tp-fwîi;, je pense qu'il faut y substituer oy>.r,s9v. 1.23, M. FlNCKH insère y.pivov après âsxvt*. (') V. les Recherches, p. 42. (*) Ce dernier paragraphe présente de (*) V. la note critique. nouveaux arguments mis dans la bouche de f s J 11 y a ici une lacune. Démosthène.
365 356 Aornrsov TEXNHS PHTOPIKHS KIIITOMH. [g AJEITANON KE AorriNor TEXNHS PHTOPIKHS EniTOMH. 1. KaÂrj pht v TOû Taorân; Eouoyiyov; pr,toprsd). Ilw; yxp 0*5 ; ffvvr/.tt/cdtattrj yap écrrt T.XVTOJV TCôV ryjç 7Éyvr,ç LIEOCôV. A)l OUSEV ë).xz7u>y r«{itr;ç xat r; TOû xcuttxojtatoti Aoyyivov. Ovroç, yxp xai eùpjz^iazepiç èrri Tof; xvxyivojay.ov'jiv, eùgù; obrô 7Tj9ooi(juou ipyjpsvoç xat "à; àosràç Exa'oTx; TûV Tri; Tc'jrwîs puîsssojv 3/;AOV; àrrao"t xastorcôv. 5, 2. Ejsyov yoûv, eprjr/tv ÈXEIVOî, T.powpîoi) ETTtEtxEia, Evvota, Tzpiç *iç, rjua'ssta Six/xr/êw? SE 3x).ô>o*at Tô izpâyua, y.xi TTIVTEOOç REferat Otsrt TOOTO ETTIV rrrt/.îyo'j 3 aùçrjcrai xat xvxuynaxi ày.poxrriy TXVtyfjcpovb:iveyx Ïv r,v (2vAiue5x. xat T.porpQoa. rôv ^ 3. Rat etsoî uiv ynaiv à otvrïp «vat rà xîtpa'xaia, yxoxr.ep xyxj.- 10 i/arcdv r; rtviûy àvsptavr&jv TUTTOVî 7tpôç îrajsa'setyoa 3è rovj înrsp av- TWV Àôyow; opyxvx 3s Ta Eixsra Gts'prj 5è rcôv Eixsrwv erxtieîa, TExurjpta, (ixgxvot, uxpz-jpsç, vipoi, tyrtfhpxrx, cnivôrixat, y.r,p{/yu.x7x xat -à Totaûra, TraVra fxiv -/àp TW yivet sixsra, xor EîSOç 3s xat cttotjreroy, < ;- v.zp eïpr'ou. 15 ^ 4. Rai otçusra usv, cpy-aty, moux^hou) rà rojv nxpotyppsyojv sjaio- Sstxrixa' rà 3s rcôv pz)j.i's:u», Etxsra rà 3 xp^ù.iyuii è'ywrx, TîXu.r,pix. To 3È h/rlipriu.x av'û.v/ujuàv /.éyet roû pxtopoç, at /.rj UEVTot xat rcôv o'jp.zepxquxztav y.xl ~&Jv r.porxazmv ÈVIOTE ETUDE/J. VAR. 1.1 xai mûr, f ip ta; I. 9 ^ j4tuxout6k e-j/j.ovieu.'.; imsif, manque dans le ma. CON'J. 1. 0, M. SPENGEL supprime imiuv.*. 1. H, M. BASE propose de lire AVJ; ùssp aùtûv >.. I. 19, M. SPENGEL, TCû am-eji(i 4 u.xtc;. ; ' Cet Abrégé est tiré d'un manuscrit fois eu 1849, p. 147 et suiv. sous le titre appartenant à la liibliothèque du Saint de XVWVùJACU Trept putopiar;. Cet Abrégé Synode de Moscou, portant le n 290 et qui a été fait évidemment sur un exemplaire parait être du seizième siècle. 11 avait été complet du Manuel de Rhétorique de Lonsigualé dans le IS'otitia Codicum mss. gin, car il nous fait connaître les parties grœc. Bibliothecarum Irlosquensium, pu- qui se trouvaient au commencement et à la blié en 1776, par Chr.-Kr. Matthaû, et trans- fin de ce Manuel, et pour douze des ",**, que crit par celui-ci sur la demande de Ruhn- nous indiquerons à leur place, il présente ken. M. Itake l'a publié pour la première des idées ou analogues ou parfaitement sem-
366 ARRÉGÉ Dl' MANUEL DE RHÉTORIQUE DE LONGIN. 357 FRAGMENT XXV. ABRÉGÉ DU MANUEL DE RHÉTORIQUE DE LONGIN. (') La Rhétorique d'hermogène de Tarse est un bel ouvrage; comment n'eu serait-il pas ainsi, puisqu'elle traite complètement de toutes les parties de l'art? Mais celle de Longin, le plus habile des critiques, ne lui est inférieure en rien. En effet, cet auteur est plus facile à comprendre; il commence par l'exorde, et il expose, avec une clarté suffisante pour tous les lecteurs, les avantages de chacune des règles de l'art. L'objet de l'exorde, dit-il, est d'obtenir l'indulgence, la bienveillance, l'attention, la docilité; celui de la narration est d'exposer le fait, et celui de la confirmation de montrer pourquoi la chose est ainsi ; enfin, dans la péroraison, on relève l'importance du sujet, on rappelle ce qui a été dit, et l'on engage l'auditeur à porter le suffrage désiré. Longin considère la forme du discours comme la chose la plus essentielle, de même que pour les figures et certaines statues auxquelles il compare les discours (*). Les membres du discours sont les preuves, et les diverses sortes de preuves se déduisent ou des traces qu'ont laissées les voies de fait, ou des conjectures qu'on en peut légitimement tirer, ou des aveux arrachés par la torture, ou des témoins, des lois, des décrets, des traités, des proclamations ou d'autres choses semblables; elles appartiennent toutes au même genre, mais il faut en distinguer les espèces et les cas particuliers, comme on l'a dit. On appelle preuves matérielles, celles qui démontrent les choses passées ; probabilités, celles qui concernent l'avenir ; conjectures, celles qui concernent les choses douteuses. L'auteur appelle arguments, le raisonnement de l'orateur, et arguments incomplets, ceux qui sont dépourvus, comme cela arrive quelquefois, de leur conclusion, ou des propositions préliminaires. blables, exprimées dans les mêmes termes, qui a conservé celui du ms. ; voici comment Mais l'ordre dans lequel les 5 se succèdent nous disposerions les %", pour qu'ils offrisn'est pas toujours le même dans les deux sent la marebe des idées observée par l'aufragments; il a été certainement interverti teur, et qu'ils se succédassent comme dans dans l'un et dans l'autre. Nous avons indi- le Manuel : 1, 2, 3, 20, 4, 5, 6, 7, 19, 8, que les transpositions qui doivent être opé- 9, 13, 17, 18, 10.11, 12, 14,15, 16, 21. rées dans le Manuel de Rhétorique; celles V. les Recherches, p. 38. de l'abrégé sont plus nombreuses et plus (») La phrase du texte qui répond à celcompliquées. Nous avons laissé le texte et le-ci est altérée ou plutôt interpolée, la traduction dans l'ordre suivi par M. Rake,
367 358 AOIT1NOV TEXNHÏ PHTOl'IKHÏ EllliTJMH. [{g 5-12.) 5. Rat yt'verat 77 SEtxrtxiv r) èxjyxrtxàv r, yju>pxù>v r, 7rapa3stytzartxsv âv Ss Kpoç/âfiri ri T.xpx&tiypx, TÙ OV h:iydpr,ux ysyove» fort ysè ( o roûro tiyxpyxiphiw èv%ur,ux, ri TravrayéSêv forers/ 7uivov, xaî 8ûo rà xaôs/\ov ttip>7 TT5î xara^xanâç, ÈvÔûpLTjpa xaî r.xpx&zrypjx. Rat fort Tzxpxàziyux opotov ôpot'ou pipo;, yvwptpov xyvoovuaov ri 8 Èv5i- 5 p;ua Èrriroifo rwv TtapaSEtypa'rwv à yxp zv iroa/oiç forraprat T.xpxh'dyiLxvi, avtzpvfyxz i 5.syo; xsfyet 8t fo9yu77pa'rwv SISTTîO ÈijjiyTjtTi; fortv wçïrep rwv v5yp7;p.arwv77 p-vrilun rwv Trapa3êiyp.àrwv. 6. Avyrtxwrarov 3s, tptîtjiv, si; zt/pzcnv ri Sia/SXÉTiEiv rà trvvyna'pypvrx ~oîi 7T/3o;w7rotç xat izpxyilxii, rûyraç, zzyyxç, 77/txt'a;, yévri, TTâOU- 10 royç, rpôrroy?, xat ocra rotaûra. 7. T7Taoy ra> SE, tptjoi, rcpi ro&rwv 77 rwv r /ixwv xecpaxatwv Ss'crtç, foi rw Ç7jr77uart, xat ri zvxpuiçziv rà rsxtxà xat yrwxà xat ryirwsr; rofç isixwra'rota. 8. Twv 3è Errt/oywv, cptîort'y,77 Sûvapuç xvxuyf/cjxi rà zipr,lvzvx ra"; 15 foavôsotç, av&foat rs ri ôud).oyr, f jkv, être xpetrrov, Etre yzîpw roîç oeptcrp.otç xaî ryj 7rapa5fost rwv iuot'wv xat rwv Èvavrt'wv. 9. Rat crt 77 cpiat; rwv fot).ivwv àvrtcrrpocpws rofç -pooiviotî zypvax sypfoxerai rà yxp aura xaî -isootataçoixévwtoà/a'xtç, xat TTCTOroÉrrovri rovç Stxacrràc, izpzr.zi xarà ri ayfiux rwv foiàoywv. Rat art 20 ri txèv Tcpooiutov pzpinpw zyzi rwv xscpa/.atwv, itxxyyùixv SE r?!; àîro- SEI'çEWç i 3È Èm/V/oç, ayërfost; xat x\>xuvr,<3zii rwv A y-6ivrwv. 10. rioocgiâxat SE xat xyxiphziz pv'ju.îçwii TroW.axt; riv As'ycv. 11. H Si x/lr,yoplx xat vzx%zrj roûrov rotsr ri yxp rsrcarxtjtrvov xat TTcTtÀyaÉvov xat uvpto/sxrov rcpi; xapav or/et Rat at xatvorooiat SE rwv truvra; wv xaî rwv êvx).îo-ewv xaî rwv Staûfoswv, xaî aï rcspi roùc, yjsavou; psra/àà;st.; xaraastoycrt rà rov axpoarov wra. Totyapovv Àsxrs'ov, «àu7>i tyoû /.ryop. V,7> /ai «yxptv CD7V,» /ai «Gxjua'Çw croy,» xaî «xaracppovw CTE,» xaî «5appet roirouç,» xaî «w; EîSEïEV soi,» x.ai «àvfoattv àv>j, xaî rà rotaûra. 30 VAR. I. 12. Longin 10, a TCOTCI; au lieu de -fô TCùTUV SS-I-JU-SKCY Longin, douue comme exemple à(/ti>.sts u.i au lieu de xu.yi ao-j >.:'^cu.» qui, suivant M. SPENCEL, en est probablement une altération. Corresp. au ';' t 9 du Manuel. y) Corresp. au J) 16 du Manuel. (*\ Corresp. au 2 10 du Manuel.. 7 Corresp. en partie, au 2.22 du.manuel ( s ; Corresp. au 2 11 du Manuel..*) Corresp au 2-3 du Manuel. ' s 5
368 [FR. XXV.] ABRÉGÉ DU MANUEL DE RHÉTORIQUE DE LONGIN. 339 L'argument peut servir à la démonstration ou à la réfutation, il peut être fondé sur une maxime ou appuyé sur un exemple ; et si l'on fait l'application de l'exemple, la démonstration est achevée. Or le raisonnement est complet, lorsqu'il a épuisé tous les points du sujet, et les deux principaux moyens de confirmation sont l'argument et l'exemple. L'exemple s'applique à la partie semblable d'un fait semblable, et fait comprendre l'inconnu par le connu ; l'argument est le résumé des exemples ; car les rapports qui ont été découverts dans une foule d'exemples, sont recueillis au moyen des raisonnements ; c'est pourquoi l'exposition "est pour les arguments, ce que la mémoire est pour les exemples. Ce qui facilite le plus l'invention, dit l'auteur, c'est de démêler les circonstances qui accompagnent les personnes et les choses, les disgrâces ou les faveurs du sort, les talents, l'âge, la naissance, la richesse, les moeurs et toutes les autres choses semblables ( 5 ). Mais, dans cette recherche, il faut s'occuper d'abord des moyens tirés de l'intention, afin de fixer l'état de la question, et l'on doit faire concorder les arguments fournis par l'examen du but, de la nature de la cause et de la marche ordinaire des choses, avec ceux qui conviennent au cas particulier (*). L'avantage des conclusions, dit-il, consiste à rappeler ce qui a été exposé, au moyen des récapitulations, à relever ou à atténuer l'importance de ce qui a été avoué ou reconnu, par des distinctions et par la comparaison des choses semblables et des choses contraires ( s ). La péroraison est comme le pendant de l'exorde ; en effet, l'orateur dans son exorde emploie souvent les mêmes moyens auxquels il doit avoir recours dans sa péroraison, pour disposer favorablement les juges; et, de même que l'exorde renferme la division des principaux points et l'annonce de la démonstration, la péroraison contient ce qui tend à fortifier et à rappeler ce qui a été déjà dit ("). Les figures de grammaire qui consistent soit à ajouter, soit à retrancher quelque chose aux mots ou à la phrase, donnent souvent au discours plus d'harmonie ( T ). L'allégorie (ou la figure par laquelle on substitue des expressions à d'autres) donne au style une apparence de nouveauté ; car les termes rebattus, usés, vulgaires, excitent le dégoût ( 8 ). Des tournures nouvelles, des changements dans l'emploi ordinaire des modes, des temps et des régimes surprennent agréablement l'oreille de l'auditeur. On dira donc : àu^i arj Xc'youev, x*9''' 0Y ' V ' SauuâÇii) <"", xava^po»5 «, Oâs'pii Tour ;, i.y- tlsùe/ QcA, àmvaars âv, et d'autres locutions semblables ('). {' >) Correspond an % i\ du Manuel.
369 360 Aorraov TEXNHS I>UTOPIKHï Enrro.MH. [jgj ] 13. Oùx slâyieszov ôè «epo; rp; «esôôov rp; xorà rpv z'syyr,'/ ri rp; Xe'ijeoj;. «Êw; vàp M;îTCP TGùV vop«a'r&jv y.al roôv eyri^etppaa'twv r) xa/.- XtXovt'a. Il/e'ov yap où5èv rp; àyyyvoia; y.al rp; oiiiznzoç, rp; bel rp xpt'pet y.al Oiaipicrsi xai repto"xe''i/ t rp; yvoj«p; y.al rô» y.ah exayra /.oywawv, et «p dwrsi'/aîç rr, (isi.ziazp /.e;et. rà voppara H ôè P7epio5o; èv%u.r,uâ rau; 7riv atrpvye/aèvov p'ysuof; eùra'- xtote, xojè.ot; Te xai xreptxo7:arç TTOÔ; à/ù\p/a; crvu.u.srpoiç. 15. npoôtôpyouor; ôè xai àyroo"tôj7rpo"t; y.al zapx/.si-\uç xai etowvsla s\>ovp.r;u.arâ sien y.al /.ovtcruoi zov rrtsavoo yjxpiv y-où TTi'o-rew; et'ôp, y.al «e'pp av eîev rp"; T.aOr~uf,ç y.al riour,; àzoostisioç rfj 7p"; vr.oy.oi- 10 erew; àpsrfi rpszîovra. 16. Ecrt 5e r, vr.er.pienz r'o y.aaaiejzev?a>v èv rp re'yvp. Où yào fjter àvavxp; ôrysi, û>ç ri zhriç, /.al ri à-éôetït;, à/à arrarp ôe/ea'çet xai xaôe/vxet rpv vvwupv zov y.pizov r.poç, zo ôoxoùv :û Asyovzi. 17. Qspânsvs ôi, tpp7t, rôv Xsvov xai Sta'-Àexe Tatvt'at; wçrreo 13 xai avosoiv Ypot'at; y.al 3a!pp; 7Totxi/p; t'ôeo"t. ^18. Rai ri «èv àr.ozszopvsvpsvov y.al orpoyyvaov rat; èv rot"; ôtxaazxpioiç àr.èvspjs rierzsen zo") 5é ys cjvpfiovatjruô) aeuvore'pav ôèôo'j zr,v /e'çtv TîV ys p.r,v et; ta O'sazpa pavr,dèpsvov?.îyov y.al ysipiùesèpsvov roù; Searà;, où ysxpov 5t àxpt,3eia; 7yyxefo"5at xai y.x/jjsenv siprjdoat 20 aoj<ppoo"ùvp; Oe' pot xàvzavoa ôef xai rp; tptàoxa/.ov evre/eta; rô yào vzsp[oa/j.ov et; ôjrwv yxpw, xo'.axet'a, xai rô «e«vôv, et «ere'yot «erpt'a; pôovp;, axôperrcv èort. ^) 19. Aù'erat 5e', œppt'v, p Ù7Toxei«eyp ù^oveot; àr/xoov y.al xaxoù ôùo rpôûotç, uspidu.0) r) "apaco/.p Ilo).tTtxôj; 5é èprt /.éyeiv rô 7T 7TotxtÂ9ai rôv ASVOV èv6««p«aort TTiSavof;, xai w; paaierra attoôetxrixoi;. Ei; exarepa 5e', tppoïv, evrt^etpet'v 5vva«e5a, ort re ô:?a; evavrta; rcepi rtûv aùrwv èprpxauev, xai ozt Ttapsous zà ayaïà rof; xav-of;. Rai rà «èv suera Àoyot, tppot'v, etpiv èv5oè]ot "épi TOJV cô; èrritroàù yivouévor/, à'p wv ta èv5v«p«ara xai rà; 30 ottoôeteetc xai rà; rt'pret; xai roù; pv/ù.o/to"uoù; TrotoùueSa rwv Çprov- VAR On lit dans l.ongin, 3 do, -IOTîWV au lieu de riortra;. CONJ , M. SPENGEL, ïtc.xo.g'.;. ( I0^ Corresp. au j 17 du Manuel. " f ' P r Psp. au '] 29 du Manuel.
370 IFR. XXV.] ABRÉGÉ DU MANUEL DE RHÉTORIQUE DE LONG1N. 361 L'élocution.n'est pas la moins importante des branches de l'art oratoire ; car l'élégance du style fait briller les pensées et les arguments. Rien ne l'emporte sur la sagacité et la finesse, soit dans le jugement, soit dans la distinction et l'examen de la question et de chacun des arguments, si ce n'est le soin de revêtir les pensées de la forme la plus convenable ( l0 ). La période est un raisonnement énoncé au moyen de phrases bien ordonnées et bien cadencées, formées de membres et d'incises symétriques ("). La prolepse, la réticence, la prétention, l'ironie sont des arguments propres à produire la conviction et comme des formes persuasives ; elles peuvent être considérées comme faisant partie de la démonstration lorsque celle-ci est fondée sur les passions et les mœurs, et dans ce cas elles ajoutent à l'effet du débit ("). Quant au débit, c'est la plus belle des parties de l'art; il ne contraint pas l'auditeur, comme la preuve et la démonstration ; mais il le captive d'une manière détournée, et entraîne le juge à adopter une opinion au gré de l'orateur ( ls ). Ornez votre style, dit Longin, et entrelacez-le comme de bandelettes, de fleurs brillantes et de figures de teintes variées('*). Revêtez les preuves que vous exposez devant les tribunaux d'un langage élégant et soigné ; employez dans les délibérations une diction pleine de dignité. Quant au discours destiné à être prononcé au théâtre et a s'emparer de l'esprit des spectateurs, il n'exige pas moins de travail et d'ornements ; toutefois il faut aussi dans ce cas de la sobriété et une élégante simplicité. D'ailleurs rien ne charme plus les oreilles que la flatterie ; et la dignité assaisonnée d'une grâce modeste ne fatigue jamais ("). Le sujet qu'on se propose de traiter prendra de l'importance par les deux moyens qui servent ù amplifier le bien et le mal, savoir par la distinction ou par la comparaison ( l6 ). Pour parler convenablement en public, il faut semer son discours de raisonnements persuasifs et qui produisent surtout la conviction. Cependant, dit notre auteur, nous pouvons argumenter dans l'un et l'autre sens, soit que nous soutenions des opinions contraires sur le même point, soit que le bien ait l'apparence du mal. On appelle vraisemblables les opinions généralement admises sur les cas ordinaires ; c'est de là que nous tirons les arguments, les démonstrations, les preuves et les raisonnements ('*) Corresp. au 3 30 du Manuel. '<* Corresp. au 3 22 du Manuel. [**] Corresp. au 3 31 du Manuel. {> e Corresp., en partie, au 3 11 du Ma- ('*) Corresp. au 3 21 du Manuel. uuel. 39
371 362 AOITINOV TEXNHS PHTOPIKHX EnrroMH. fê ] pjbtwj x <paxatwv. Syjuribv oé iori Kpxyp.x w Tîa'Soç; eruu/3 j3>;xôc, à<p ov rà ÇxjToûuEvov Texp-zipsoeSa yer/ovhtxi r) px). 21. Em roûtotç ô p'yjrwp érrrà rt6»;c/iv av3pa; xparîtrou; 3tà Ttâanç dpsrfiç, ôtoctoj Té>V (ppaaiv xufv ovyxoapwûcfi 50o piv rwv Suxpartxwv (ptxottôipwv Aivyjvriv y.xi JlX^t'rwva, 3vo 3È rwv lerroptetv cruvssvrwv, 5 HpoSorov xsà 0ovxu5î3>jv, rp«s 3è TMV bvouxçouâvuv p'xrépwv, Icfoxpamjx xaî Avaixv y.x\ ArjpocrSéwjv xa! roù; piv TriVre xvxpjxprfiztatç ht r.xvi Tofç eiseai TOû Xiyov riseraj 0ovxy3/3oy 3c airiârsk Tô x.crr crro</3aapivov x»i nepisipyxaphtov, nxarwvos 5è àzeyyuai TX; roiv tsfûv y.px<je<aç xaù TW TOojnxwTEpoy ôyxov rfis TreÇxjs 3i«Xixrou roûro ptsvov où xarr èuvnv 10 yvtifojv Xivwv, «XX oui/ OUTù) rw prjropt eïpxzxi. VAR. 1. 4, M. BAKE, ôiro'o-xi. M. SPENGEL, imau.
372 [FR. XXV.] ABRÉGÉ DU MANUEL DE RHÉTORIQUE DE LONGIN. 363 relatifs aux points contestes. On appelle preuve matérielle toute chose ou tout effet d'après lequel nous conjecturons que le fait en discussion a eu lieu ou non. Après cela, le rhéteur indique les sept écrivains excellents qui réunissent toutes les qualités propres à orner le style, et que nous pouvons prendre pour modèles. Deux d'entre eux appartiennent à l'école de Socrate, ce sont les philosophes Eschine et Platon ; deux à la classe des historiens, ce sont Hérodote et Thucydide ; les trois autres sont les orateurs Isocrate, Lysias et Démoslhène. Il considère cinq d'entre eux comme exempts de défauts dans toutes les parties du style ; mais il reproche à Thucydide un excès de concision et des tournures trop recherchées, à Platon, le peu d'art avec lequel il accumule ou entremêle lesfigures,et la pompe trop poétique de sa prose( 17 ). Sur ce dernier point seulement, je ne partage pas son opinion ; mais c'est bien ainsi que notre rhéteur, s'est prononcé. (") V. sur les jugements énoncés dans ce, les Recherches, pp. 75, 76 et 77.
373 *Hvi Elt TON AOri'IîiOT. [g! 1-7.] AEPFANON R2T EK TON AorriNor On ypri -Eq>eto"uéyco; ypiiaqxi rat"; zpozzxîz,, xai fxrrà révvr;;, ixr) rxxpxisîtzeiv 5E ^X^TEXCô? oùne; 7rpô; o/./.à yjpr,<jiumi ov rô rotoùroy ctsos. Kai yào xai Ai/n'a; oùrco; rotot'nzev. g 2. On o AptaroTDr, ç TOUS raivra * Ta<peryoyra; xiviypjxzx ypxtpsu Dsyev. Atô îiyoucrt Aoryyîvw ci7ravt'co; Yzyjpr&bxi YX\ roùrco rcô etcîet On rpott/j sx roù Tzxvoiipyov, xai 'û,xù.x\iq où5sut'a r;y EV rot? àpyjzioiç, x/j.x xai zx roù voo ayr,p.xzx CApé TOTE et; roù; ôtxaytxoù; /.oyov; -xpstçr,).fjev r) TOJEîWI yà/o aùrof; aizcwiri zzepi zr,v /.Érjty xai rôv raùrr;; xoo"uoy xjv, xai rr;v coiv5/;xr;y xaî àpumixu. 4. On 5Eî crxeyrtea'sai rrjy ôùyauty TOôV x (paaat'a»y, xai rr;y rooy àv- 10 nsierecoy Statpopàv, xai ptr;te ara rojy àffsevûy xpyti'ixi, ur,ze zs/suzâtv et; raùra, X/J-X pjipàiabxi zr,v ht rot"; ra/'iftot; raxrtxr;y, Et; pltjw roù; yjîpovç, Xoyi'Çovo'ay. Toùro OÉ xai èrri cruvoucttatç àptcrroy, où otsvov Èv ajyypxyf,. Ilpô; yà/5 rà xnbv/fi paôt'co; àytt).syoyaïx, tojr:ep oc Et.; roù; qw.où; rcôy no/euttcov ÈptôaAovtE;, à/y. oux et; roù; hzùizxz On Axuoo'ÔÉyr;;, ÔEtyôraro; wy ey rat"; àyrtsio-eo-ty, oùx àêi r>j ziyyr, èuuêvet, x/j. aùrô; yt'verai ziyyr, ra//axi;. Q;aùra>; xai Apt- CTrEt'5/;;. g 6. On rô TzxpxypxfeaSxt hzl rojy IxpTzpw -ra^ôrary àroray (pr,ii xasaipenxôy yxp o*rty à;tojolaro;, xai imo^ixv ÈLirats" On ^rjsxj eu ra"; cruysrîxat; rcôy xcôxwy EÙTr^Eroô Etyat rr;y Àsà;cv, xai rr;y eruy5r;xr;y oùx àya'ootocrroy cô; xv ratior/a; Et'yat xai X/SOJO'J; roù; AVERTISSEMENT. Ce fragment, publié pour la première fois par M. Egger, d'après une copie que lui a procurée M Micali, était indiqué par Dandini, t. II, col. 51, de son Catalogue de la Hibl. Laurentienne. Dandini l'avait aussi transcrit pour Ruhnken, et M. Rake a publié, en 184!), cette copie, qui diffère en quelques endroits de celle de M. Egger. VAR Les deux copies portent /s'-ycuoi Acyyîv!.; Les deux copies portent na.' r i,q\>.vi Les deux copies, XS-JI'WJXV. CONJ , M. DAEE a omis t'îo;. M. SPENGEL retrancherait 5*. 1. 5, RIHNREN (Diss. é XII) lisait Xt'-fti. M. DAKE propose o-xviw; Si'.i '/,sr,a6xi, à cause de Aï-TOUTI.
374 EXTRAITS IJE LONGIN ET D'AUTRES RHÉTEURS. 3G5 FRAGMENT XXYT. NOTES ET RÈGLES EXTRAITES DE DIVERSES RHÉTORIQUES, ENTRE AUTRES DE CELLE DE LONG1N ('). 11 faut user sobrement des tropes, et avec un certain art; mais ne pas s'en abstenir tout à fait, car cette figure est utile en beaucoup de cas. C'est ce qu'a pratiqué Lysias. Aristote disait que ceux qui emploient à tout propos la métaphore parlent par énigmes ; c'est pourquoi Longin, dit-on, en faisait rarement usage (»). L'emploi des tropes est dû au désir de séduire : les anciens ne se permettaient aucun changement dans la valeur des termes ; mais les figures de pensées se sont introduites plus tard dans les plaidoyers ; car les anciens orateurs apportaient plus de soin à l'expression, à ses ornements, à la composition et à l'harmonie ( 5 ). Il faut peser avec soin la force des arguments et la valeur des répliques. Il ne faut ni commencer ni finir par les plus faibles; mais il convient d'imiter la disposition observée à la guerre, suivant laquelle on place au centre les troupes les plus faibles. C'est aussi la meilleure méthode à suivre, non-seulement dans les écrits, mais encore dans les entretiens ; car on réfute facilement les arguments faibles, de même que l'on attaque les troupes légères des ennemis plutôt que les hoplites. Démosthène, qui était très-fort dans les réfutations, n'observe pas toujours les préceples de l'art, mais il est souvent un modèle à imiter. Il en est de même d'aristide. Dans les questions de compétence, il est absurde de récuser d'illustres personnages ; cela oie toute dignité et fait naître le soupçon. Il faut, dans l'arrangement des membres de la période, veiller à ce que l'expression soit convenable et la composition harmonieuse, de façon qu'il y ait beaucoup de péons (*) et de dactyles, mesures qui rendent la M SEEMCF.L estime qu'il faut alors lire A'.yvlvcv, et reconnaît que cette leçon rend bien douteuse l'autorité de ce fragment. Je ne change que Ao-y-rîvsv. 1. 8, M. HASE, nasn;- r.'/mi, M. BAKE, s-xjtîjfizi , M. Er.GER, /.sv.i'oj<t*v,approuvé par M. RAKE , M. BAKE, dans son texte, io/'z'.ivti;, dans ses notes ti^x/ivre; Le même aimerait mieux T.'-lll./'/j, ") V. sur l'authenticité de ce fragment, note -H. les Recherches, p '*'. Le péon se compose de trois brèves (») V. les Recherches, p. 78, note 23. et d'une longue, qui se place tantôt au com- ( s ) Cette observation est empruntée au mencement, tantôt à la fin, tantôt après la rhéteur Caecilius ; v. les Recherches, p. 39, première brève : -JJ-J, JTJ, vi 'JJ.
375 366 EK TON AOniNOV. [Jg 7-16.] îrâsûrov;, è 5)V euovxo; x épuxveix yîverxi /.ai <jep.vr) 7rapà5stypara de TÛZXTWJ /.ai Axp<u5svx; ovrot yxp àourot vywpoye; rwy rotoôrwy. 8. On èv rot; x6ic,oiç xai cpepouitv xivyyvr,v Toi atroxoyouuivw xa9.).uro; 6 5t sixan'a; rpsro; oiov si ixopvzlxç xarxyopxsei;, px rrapà sxao-roy rstpw xvoloyetcrbxi /.ai Xvety eùrsxè; yàp /.ai xasatpsrtxôy roû 5 àijtwpato;, xàv Ta pux).ittx r.dilovç ëyr,ç èxf/vw; ToO ffvxotpayrxpato;. JIxpxôeiyu.x rx; pe5s5ou raurx; roû/ss ëye /3).a7:pxp>;9si; yxp n; uns rr/oç, ù>: tri rof; xfayicrzoïç unveyéveto 3a<7tÂst, ôt eiy.xiixç àrs/oyfiixro «Kàxsfyoy 7rpô; ta (3s/.rtw Trpourpsrrov ffuvwv, xai aùrô; oyy xrrojpxv Teîiv u.oyj)r,pû)v èrttxsevpàrwy.» E^uXa'çaro évraù&a rô àôoijoy 10 rx; xr:o).oyixç. 9. On o irpcôro; apura rpô; rx 1 / r:e xy /.s'ijty roy Opxptxôy ovxoy psrsyevxàty Fl/.a'rwv ET:t'y. 10. On 7ro/à.àxt; èyôst'a cpîueo); /.ai ot nrurxpoys; /arà T/jy èpyaaiav xzozvyyxvqvtjiv On sstppatjro; s; rpîtrou; ay^xasco; TiapaSs'ôwxsv rà psy yàp [èx] n»y rpayuarcoy Àf/st eyetv rxy auçrtny, rà 3s èx rôiy oirroêatvîyrojy, rà 5s s; àyrt7iapaco/.x; /.ai xpûswç, rà 5s ex TWV xatpwy xai roû rràsoy; (pat'yerat psyxlx. Ot 5s ys'ot pxrope; xai ex rx; airt'aç tpatxiy eyety rô psys5o; pr/à/.xy pomjy On rxy TÙ.eovxTxixv r.zp'i rxy An'ay éxàvouy àysxrrjcraro ô ApurstOx; CT-jyevXï yap son xat p-wy y.xt "tsavcç. gi 13. On xi àyaxs^a/atwcfst; roy 7rpayparcxov rirrou sut'y. 14. On x9txô; Â:yo; ytverat xarà 3tàyotay, orav ypxtrrxy ïyr, npoxîpe'ji'j xai ~pô; rà (3s/n'w p'srrovtay Ort àpurot /.syot xai ptpxasoj; à'ftot, ot px s'yo'/re; hôç yxpxy.rtpx, xù.x ôixyipw. ^j 16. Ort rà y.epà/.ata rx; ôxpxyopia; rs'rrapa /.syst styat, oixr.ep xai /.ayavra; SKoSsy èprrttrrsiy et; rà; avp Soy/à; rô 5txatoy, rô crup^pspoy, rô 3yyaroy, rô r/5oïoy ravra 5 àpto"ra rôv 0ov/.y5t'5xy ç>;n 30 cpy/.à;at. VAR l.a copie de Ruhnkcn rà n>.xtuvs; xxt Ar,u.co6ivoy; La copie de R. porte : xx6atf.jv TO à;iuu.a La copie de R. r.i/.tïvo;... wp'.utftrwv. celle de M. t. r.y.ï-iit.i;. I. 18. La copie de R. iitixapxjv.i.r;;. celle de M. Egger, ixt'.-sv.pl'.xf,;. C> Mil. Egger et Spetigel, vriv/j-i% Les mêmes ont omis le $ 13.
376 EXTRAITS DE LONGIN ET D'AUTRES RHÉTEURS. 367 diction noble et majestueuse. Prenons pour modèles Platon et Démoslhène, qui excellent en ce point. Lorsqu'on a à se défendre d'une accusation déshonorante et honteuse, la meilleure marche à suivre est celle qui s'appuie sur la présomption. Si, par exemple, vous étiez accusé d'impudicité, gardez-vous de vous justifier et de vous disculper en détail, cela serait humiliant, et vous ferait perdre toute dignité, lors même que vous auriez une foule de preuves pour établir la calomnie. Voici un exemple de la défense qu'il faut employer : Quelqu'un étant accusé faussement d'avoir eu avec le roi le commerce le plus honteux, se justifia par la présomption : «Je ne donnais au t prince que de bons conseils, et je m'abstenais moi-même de toute «habitude déshonnéte.» II éluda ainsi ce qu'il y aurait eu d'humiliant dans sa défense. Platon est le premier qui ait su transporter dans la prose la sublimité d'homère, et il l'a fait avec un art admirable. Les hommes savants échouent souvent dans l'application, parce qu'ils manquent de talents naturels. Théophraste a indiqué six espèces d'amplification : tantôt l'amplification, dit-il, emprunte ses éléments aux choses elles-mêmes, tantôt aux circonstances accidentelles, tantôt au contraste, tantôt à l'opinion ( 5 ), tantôt à l'à-propos, tantôt à la passion. Les rhéteurs de nos jours prétendent que la cause est aussi un puissant moyen d'amplification. Aristide avait adopté l'abondance des Asiatiques ; car son style est bien lié, coulant, entraînant. Les récapitulations appartiennent à l'argumentation. La peinture des caractères remplit son objet, lorsqu'elle s'appuie suides principes honorables et qu'elle porte à la vertu. Les meilleurs écrits, ceux qui sont dignes d'être imités, se font remarquer par la variété, plutôt que par un style uniforme. L'éloquence politique s'applique à l'examen des quatre points principaux, qui ont coutume de se présenter dans la plupart des délibérations, la justice, l'utilité, la possibilité, la gloire. L'auteur dit que Thucydide s'est fidèlement conformé à ce précepte. CONJ. 1. 2, M. BAKE a suivi la copie de R. va H'/., xai Ar.u. 1. S, M. ECGER corrige, d'après le 6, xadaipsttxàv TOû i\. 1. 9, M. ECGER, Kix2Îy(.v irfi; va SVAT-'O nfoirpt- vi CJVMV. M. BAKE, Ki/.iîvo; ir. T. S. eo-jtstirtv O-JVMM , M. EGGER, r,tt«iu.r,v. M. BAKE, ^B-iu.r.v , M. ÊGGER, ivî/.tr.aa7c AîITT Ne faut-il pas a-juftw).io«? (», V. Quintil. I. 0. V. tl, 36.
377 368 EK TON AorriNor. [gg ] 17. Or: xi yviùuoloyixi xpivzxi srrt nô xxrxcrxsvr,. Où 3sf3s xatraxôc-w; r aurai; xsyyjiôo"5at. 18. On rôv xarà MnSi'ov ).ô/ov sr:i<poptxôv <pr,<jn sivxt, eù^sxt 6s sx r/j; Troiôryjro; roû Trpo;w7rou. 19. On ~syyr,i èari LIX/XOV rô rota 5sû rporàrtsiv, xai rrofa Èrrt- 3 Çsu/uùstv. 20. On Imiarxiiv xa)ioûen rô sutpaorv s'ypv xai TràSou; nvô; svsstxrtxôv, xasàrtsp rô ty/îaoc/ûsvixôv «OS/no; tlapytior) /.xi Trapoj;ôv5>;.» Rai à/à/»); «Oaw lùsioaiv ovro; àvôyôxxxsv.» 21. On 5st rà "pootuta es/ psv rof; on/tacoyxsytixo:; ex rrôv xîia- 10 /.aiwv, sv 3s roù; SIXOVJXOû; Èx riôv ûrro).>5']/ wv, sv 5s roi"; rravxyuotxof; sx rrlç OAX; rsykvz'ùz roû /.ôyou "ixtpxxveiv. 22. On yjoiô "ôv rrapauvyoicisvov, px) psrx ejoopio"rixx; rpavôrrro;, x/j.x psrx ovpîrstrwsvîxç, Àsysiv xtù.irrzoz O*J yxp pxroptxâ); x)xx 5soar:syr(xw; Içeem Àlysiv On txpx"/pxriv.r) ctùvral;/; srrtv r) r.phi rô axuatvôfisvov zr,v àvatpooàv s'yovax, x/x où Ttpô; roù; yxpxx.tr/pxc rwv ôvouàrwv xrot rwv /s'isojv, ôj; rô «Aûsvs'ovro r) 7rX/j5ùi srri vàa; Ayxi'M.» 3 6 3/iii.o;.» Rat «Arcaja r) E)ù\à; hi6r,po<pipovv.» Rat rô «Ifusûç 24. On èrri Sstvcô ' S/'w v yjw T îî yu,<*vofç; yjpf,ibxi rrôv ôvouuxrwv, 20 à/.?.à roû; 3t sppa'o'sa); rô ^oixr,px (Tnpxivvj'jiv. 25. On prtopixrii spyov rà piv apxxpx psyxaoo; léysiv, rà 6s psyxxx c/atxooj;, xai rà psv xatyà 7ra).ato>;, rà 5s [rraxatà] xatvw;. VAR La copie de R. T.TGUV On lit dans Thucydide, I, 0, xin -jij T. 'EXXi; êoiîr.f'-oifti La copie de M. E. AG'-JG; La môme, As'-jn Les deux copies omettent ira/xià. («) Har. coutre Midias, au comm. ( ) Dém. Olynth. III, 32. V. LoDgin, Rhét. (') Iliad. XV, 303, 'H iriweù; i-\ n%; S 23 - X^ateiv àircvsgvtg. TEAOi TON TOT AOITIXOY.
378 EXTRAITS DE LONGIN ET D'AUTRES RHÉTEURS. 369 C'est dans la démonstration que les maximes trouvent le mieux leur place ; mais il ne faut pas en abuser. La harangue contre Midias est une invective ; elle doit ce titre à la peinture du caractère. C'est l'art qui détermine les choses qui doivent être dites en premier lieu et celles qui doivent être présentées ensuite. On appelle hypostase, un membre de phrase à la fois énergique et passionné, comme ces passages de Démosthène : «Le peuple fut si plein «de colère et d'indignation.» «Plus le nombre de ceux qu'il a insultés «est grand.» ( 6 ) Il faut, dans les discours du genre délibératif, tirer l'exorde des principes généralement admis ; dans les plaidoyers, des opinions sur les personnes ; dans les panégyriques, de l'intention générale du discours. Celui qui console ne doit pas s'exprimer avec la précision d'un sophiste ; il doit employer le langage familier de la sympathie : ce n'est pas la rhétorique, c'est l'affection qui doit dicter ses paroles. La construction usuelle doit se régler d'après la signification même des mots, plutôt que d'après leur forme ; c'est ainsi que le poète a dit : ÀTTC-VI'OVTO r, ir).u9ùç iir'i vria; hycutâi ('), et que l'on entend dire aux orateurs : Yfuiç S' o SUpoç (*); An-ctea y EXXàç iffiosripoipôpovv. Dans le style véhément, il ne convient pas de se servir de termes tout à fait familiers ; mais il faut choisir ceux qui expriment avec force notre volonté. L'art de la rhétorique consiste à ennoblir les choses simples, à adoucir les traits trop forts, à- faire paraître les idées nouvelles comme déjà connues, à donner aux anciennes une apparence de nouveauté ( 9 ). CONJ , M. ECCER, TÎTOI. M. BAKE, irrcav , M. ECCER a corrigé Xo'-fw, et 1.32, Xt'f tiv Le même a inséré avec raison nxxataé. (»; V. à ce sujet l'opinion de l'auteur du Traité du Sublime, S. XXXVIII, $ 2. FIN DES FRAGMENTS DE LONGIN. 40
379 DOCUMENTS ET TÉMOIGNAGES LA VIE ET LES ÉCRITS DE LONGIN. TEKMHP1A KAI MAPTÏPIA I1EPI TON TOT AOITINOV. Aovyfvoç ô Ka'crcrto; mt/ôo'otpcç, ôt5a'o"xa/oç IloptpvptVj rov <pt).o7:a>ov, W.vpa&àe. xai xptrtxi; ysvsusvo;. Hv ôs ETTî Avprilixvov roo Kat'cjxpo; xai àvpps&yj ÙTî' aùroo W? (jifitrvou; Zr,vo(iix 77J OSuva'uou (sic) vwatxt. Eypx{/E IÏEpi Toû xorà 4>ec5tov, ATtopr)u.xrx ôar,piy.x, Et eptàsffotpoç Oftxpoç, ncoj5)jjptara Op.r)pov xai Ivasiz,» j3ij3).toiç )3, Tiva Trapà rà? foropixz oî ypxaux- Ttxoi d»5 ioroptxà Éi^yoûvrat, Plspi rwv rrap Oux,pia T.o)j axuaivoutfcûv XECJEWV, EV (3t 3).toiç 5, Arrixcôv XéçEIUV ÈXOECTEI; 3, eicit os xxrà OTOIYEIOV, AE'çEIç Avziiixypv xai Hoax/iwvoç, xai à//a. Ce document est tiré de Suidas ; i) se trouve reproduit sans changements dans le Yiolarium d'eudocia, p. 283, éd. de Villoison. V. pour l'explication et la correction de quelques mots, les Recherches, p. 2a et s. H. <ppôvru>v EitEo-yjvôç p'xrwp yeyovùç, Erri 1zvr]pov roc POOT/S'Mç, EV Pwpus EV ôs hbrtvxiç, àvrexatoevcrs <Pi/ooTpaT&> rw Trotôrw, y.xl A'^ivri rû> Txàxozî. ETE- XEUTTJO-EÔÈ EV AvVivatç. repi c\ è'm ysyovôyç xai xb'eïoyfiç, cppovrwvt'ôoe. îrafôa évra Aoyyîvov rôv xptrtxôv y).r,povou.ov y.xx /.cr.ev. Evpx.j< 5E crvyvoiç, Àiyovî. Ce document est aussi emprunté à Suidas. V. RCBNKEN, Diss III. Hv 5È VMI (ô Iloptpiptos) Aoyyîvov roû xptrtxoû xy.poxçjxuevoç. (Suidas.) IV. T*jç 3è TTO?.E&)«(na).uûpa;) yzvsuevoç xvpioç (Avpn/.txvôç) y.xl rov xorà rairtjv 7T?.OVTOU xai rxç X)1YI<; àtroaxfyr;; xai àvasxplxrwv y.pxrr,ixç, ZT.XJ-
380 TEKMHP1A K.A1 MAPTÏP1A. 371 /.5wv sic Tri» Eascfav tiz v.p'iia rryxyt Zrivofiixv ~î v.xï TOVç zxiirri awxpx- [tswji STTEC 5è atrt'ati û>sysv éxvrrjv è^xtpoiiux, TroÀ/ou; re d&xovç r)ysv ti^ pscfov, w; nxpxyxyivrxç, oix yj-jxîy.x, èv ol^ x*i Aoyyfvo; y;v, ou avyypxluixxx ÈTZI psyx rofç 7rat5s('a; uurrattoiouu.svots «pcxos yipovzx, WTTîO «p oïç xar/jyopctro ù&yyppzvoî, nxpxypfjux 6 3a7iÂsùs SavaVoutyiiûxaCTr Ô»;x v,rçy ourw yewat'w; rjveyxsv 6 Aoyyfvoj, WçTE xai roùç ayet/ia^oi/ta; iîri îoï 7ia6ei 7Ta ( oaw.u5 rc;5ai, xat aà/cov ÔVJ, Zrjvoj3taî xarsinoûjrjç, m/xhsiiv i>7txybiyru>v. Ce document est tiré de Zosime, llist. I, 56. V. L'historien Flavius Vopiscus nous a conservé la teneur de la lettre adressée par Aurélien à Zénobie, et de la réponse de cette princesse ; il assure que Longin fut mis à mort parce que l'empereur lui imputa la fierté avec laquelle cette réponse était conçue, bien qu'elle eût été écrite en langue syriaque. Voici les passages de Vopiscus. Ex Vita Aureliani, c. 26. Denique fatigalus (Aurelianus) ac pro malis fessus lilteras ad Zenobiam misit, deditionem illius petens, vilain promittens, quarum exemplum indidi : «Aurelianus Imperator Ro- «mani orbis, et receplor Orienlis, Zenobiae ceterisque, quos societas «tenet bellica. Sponte facere debuistis id quod meis litteris nunc «jubelur : deditionem prœcipio impunitate vitaî proposita, ita ut illic «Zenobia cum tuis agas vitam, ubi te ex Senalus amplissimi senlentia «collocavero. Gemmas, argentum, aurum, sericuin, equos, camelos «in mrarium roinanum conféras. Palmyrenis jus suum servabitur.» C. 27. Hac epistola accepta, Zenobia superbius insolentiusque rescripsii, quam ejus fortuna poscebat, credo ad terroreni; nam ejus quoque epistolac exemplum indidi : «Zenobia regina Orienlis, Aureliauo «Augusto. Nemo adbuc, prseter te, quod poscis, litteris petiit. Virtute «faciendum est, quidquid in rébus bellicis est gerendum. Deditionem «meam petis : quasi nescias Cleopatram reginam perire maluisse quam «in qualibet vivere dignitate. Nobis Persarum auxilia non desunt, «quse jam speramus : pro nobis sunt Saraceni, pro nobis Armcnii. «Latrones Syri exercitum tuum, Aureliane, vicerunt ; quid igitur, si «illa venerit mnnus, quœ undique speratur? pones profecto super- «cilium, quo nunc mihi deditionem, quasi omnifariam victor, impe- «ras.» Hanc epistolam SNicomachus se transtulisse in grxcum ex lingua Syrorum dicit ab ipsa Zenobia dictatam; nam illa superior Aureliani, grecca missa est. C. 30 Grave inter eos qui caesi sunt de Longino philosopho perhibetur, quo illa magistro usa esse ad grœcas lilteras dicilur ; quem quidem Aurelianus idcirco dicitur occidisse quod superbior illa epistola ipsius dicerctur dictata consilio, quamvis syro esset sermone contexta...
381 372 TEKMHPIA KAI MAPTVPIA. VI. Erri R/.av5iou Se ovros (Aoyyfvo; ô xe-mxoç) rîxoiaçe xai 7a r;o/./\à TSSKyoWÇero Zxvofilx zf, TOJV OaporivôùV 3acTt)i5(, Txlv xpyr,v y.zzzyol'jr,, 60U 7oû àvs/oô; avtrjç 7 7eÀey77;xî7oç, rjv xai pjtzxfix/jùv àr:ô zrïç EXXXVEXTïç; ôetc/isaifaoviaç; TraAatôç; àvaypa'cpei Àôyos. OSïjva'- et? rà Iouîat'wv êsrj Ce document est emprunté à Photius. Bibl. p. 402, a, 30. RlHNKEn, Diss. 11, n'en a transcrit qu'une partie depuis xai rà scxxà à TtTEXrjTr.xsTo;. V. GRATENBAN, Gesch. dec kl. Phil. III, p. 332, n. 40. MI. Ecp où (Avpvhxvou) tpacri d>ix:a7 0a7ov -èv ÀSxvaibv iazopioypxyw xai Aoyyivov x-if.ax.axi. Tire de Georg. Syncell. Chron. p RUBKKEN, Diss. g 3. VIII. Tlopyvpîw TOpoç, phi ffj r.xzplz ri Tzpdizr, 7GJV àpyxîw tpotwxwv izihç, xai 77a7é 0 ç 51 oùx xcr/uoi. Tvydn 7OCTOÙ7OV xai èrjesoxxev OJ; AoyyiWj ph 51 zr,ç Trooc/îxoierrjç; TraiSsi'a; ava' 7e ès/saue r)v xy.poxzriç y.xl èy.iausi 7Ôv 3(ôao*- y.x).ov è/tô; ô/.t'yo'j yjssvov. Aoyyîvo; 51 xarà 7Ôv yjosvov exefvov j3tj3/xo5r;x7; Tic r;v eti'jar^oç; xai 77 o(;ra7oûv p>vo"eîov, xai xotveiv ye 7où; TraXaioôs T: 7-7ax7o, yxâxksp T.ph exeivov JTOXÀOI 7(ve; zzepoi, xai é ex JAxpixç, AIOVÛOTO; àpôr;/c7 poç. Ma7.yoç. 51 xa7a ràv 2ij5u>v ~ihv h Tlopyjpioi fxaxeito 7a T.pûtzx (zovzo 51 3-jva7at $x?ù.kx /.eyetv)- ilopawe/iov 51 av7ov wvsuaote Aoyytvo; et? 70 (3ao*i).txô> Tr;; ècrs^o? T.xpxTnwjj TTJV r.poçrrynpioa dbzozptyxz. Xlxp IWvw 31 7r;v axpav ÈrratSeùeTo ratsei'av ypxapxzkxç ZE sic âxpov atta'ay;;, ojçnep èxefvo? àcptxtttevo? xai pr,zopixf,ç zùdiv bcrov O'JX ITT exet'vrv évevcre, tp().o705>t'a; ye ràv et5o? ex i uat7ouevo?. Hv yàp é Aoyyfvo; otoxpcô 7tôv 7B7e av3pt«v 7a 77aVra aptcrro; xai 7OJV j3t/3/tcov 7 aù7ov ro/ù rr/rjgcç yipzzxi xai 76 tpeptfxrvov Gauxta'Çerai. Rai et" 7t? xa7eyva> Ttvo? 7wv raàatbjv, où 70 So^ac/Sev èy.pxzet zipizepov, d/à r) Aoyyivov -avrco? èxpavet xpitrtç. Tire de la Vie de Porphyre pareunape, d'après l'édition de M. Boissonade, Paris, Didot, 1840, p IX. O5aiva5ov rôv /.tyov, (Aoyyt'voy 51 ô /syo;,) eyw f*iv «rat7w, ff! 31 ôef 3oûvat xai yeveorgai ôt'xatov rreoi 7r,v vtrôo-yectiv. Tiré de Libauius, F.p. 098, V. Ri'O.NKEN, Diss. g 14.
382 TKK.MHPIA. KA1 MAPTÏPIA. 373 X Criticuni diceres esse Longinum censoremque romanœ fàcundia", notare quem vellet et e senatu doclorum excludere. Témoignage tiré de St-Jérôme, Ep. 93. V. KUHNKEX, Diss GRATOHAN, III, p. 334, n. 53. XI. Otrot rapt èçviv.ûiv, Qpt'oov Orfixïoç, MjcTpsôcopoç, 4>I/îçEVO;, Aoyyïvoç. Témoignage d'un ancien grammairien cité par Montfaueon, Bibl. Coislin. p V. RUHXKEX, Diss. 14. XII. Mr) p.ot ovv TXç Aoyyivov v.piçseiç r.epixn-e pr, -/.ai o*oir,ç rivlv xvriç ye où v.xrx Aoyyïvov v.piveiv. Tiré de Théophylacte, évoque de Bulgarie, Ep. 17. V. Rl'HKKEN, Diss. 9. Ttç r, TOù Soy.oùvro? xzinov Xffl. hjaiç ; r) r.o'oç rôv rsyyiv.ôv ût'ott; exipiavzzxi yxp Eiv.izoïç Aoyyïvoç., ôiç ot tpt/.oj.oyot ôw.vùovoav, xpiazoc èrciusplaxi Aoyoïv ior'aç, h)r,pioppyiii7xi 5s roioùrov; YY.IO~ZX, v.xl Aiovû'jioç h AMv.xpvxaevç lavpvxïoç ô AptTTEtôy;; ~spt icîeojv TE y.ai zéyyr,ç yphlixvzeç, ftxzx vxpxç r) r.xpoipix yr,eji àr.uiovpyol 5È ïiyw TTO)V.OJV vxl y.a).o>v, EizcTox; r) yxp r.poç SxzEpov crzo'jsr) TE y.at mpl/six yxp Aoyyïvoç 7T pt Tô SiSa'ov^tv pwvov èvxdyoi.oiipsvoç vxl rô EZEOOV ixpxipovuévrj 7:apsy5oy.tuEf ô phi v.xl r.ipl rô ypxijeiv ZE/sixç ÙTTOGE'CJEIç oùy. Ëyoïv vxtpôv, Tô zr,ç Opoôpou TZS-OVJ'EV opvôoç, Xtuojr- TOVCJOV zoiiç VEOZZOVç rp-'fpetv ot 5è rô xvxizxhv. Ce jugement sur Longin, Denys et Aristide se trouve dans les scholies de Jean de Sicile sur Ilermogène, r.v ( \ tjiâv a.', c. I, 13. (Walz, Rh.gr. VI, p ) V. Rl'HNKEM, Diss. 10 et les Recherches, p. 23. Le proverbe fisé-rx y.àpx; se dit de ceux qui ont peine à comprendre quelque chose de simple. V. Crcg. Cor. p. 123, éd. Schatfer. XIV. Avxyi'udvhizoç ôi ovro) (rw WMZLVO)) TOù TE rispi zp'/ùv Aoyyïvov, v.xl TOù Qùxpyxiov «<f>ù.'j.oyoç phi, ïyr,, ô Aovyfvoç, çt).c70tpo; ÔÈ oùoaaw;.» Tiré delà Vie de Plotin, par Porphyre, c. 14. V.lcs Recherches, pp. 9 et 2", et le Fragni. phil. n. 16. Les jugements de Porphyre sur Longin, qui se lisent dans la Vie de Plotin, ch. 19 et 21, ont été insérés dans les notes du Fragm. phil. n I, pages 261, 266 et 207.
383 374 TFKMHPIA KM UUMVPIV. XV. nop*ypiov IIEPI Tor KAEHTAS EINAI TOïX EAAHXAS, Ano TOï A' THE <WAOAOn\2 AKPOA2E02. («) Ta n/.orojvsta ETrtoûv îbuâç Aoyyfvoç S?rr,vr,ii, v.?/jr"ev à//ovç TE TToX/oôç, zaî Ntzxyôpav rôv 70Tpt7ràv, zaî Matojpa, A7ToX).ojviôv TE TôV ypaptuartxôv, zaî Apuàrptov rôv yetoptirpx/v, IIpoTiôvziv re rôv mpir.zrr,- rtxôv y.xl rôv 7roiizôv Ra).t r»jv ps5 OJV Êpoôvjpvjç aôrôç xaraxxtvveîç, roû SEITTVOV TrpozÔTrrovroç, zat' rtvoç Ç»;r>T7 o)ç ept Eopôpov Èv rofç à//.otç 5 yfvopévtîç «AZOÔ7OJUEV, etpicv, rtç 6 7T pi Ecpôpov OôpujSoç;» H7«v5 ot Çnroûvrsç Raûffrptoç rs zat Ma'î-taoç 6 uèv yàp aûrôv zaî Offlriu- TTOV Trpoûri'Sst ô 5s Rau7rptoç z). r:rzv à~ za9 t. «Rat ri yào Etpôpov i'5toy, é'ipz, Èz roôv Axtpa'-/ov 'zat Ra/.).i7Ûsvovç zaî Avaçip.svovç aûrafç Àsçsriv éttiv ers Tpizyùlccj; e/.ovç p.erartosvroç arîyo'jç ;» Iloôç ov ô y papa a- 10 rtzôç A-o/Xwvtoç é'tpy;- «Où yàp eyvojç ort zat rôv 0 :TTopTTov ov Tù Trportpàç zar i/jti> rovri rô rravoç, Èv pviv rp Èv5szxr>; roûv ~-p\ «PiÂtTr- Tiou, Èz roû Tpozpa'rovç ApsoTrayzrizoû pîraypa'yavra avrofç ôvepta7tv Èzîtva ort roûv àyavoûv zat roûv zazôûv ovôsv aûrô za5 aûrô TTaoayt'vsrat rofç àvûpo'jttotç, zat rà È;xç", Rat'rot ÛTTEpcppovsf rôv Iorozoar^v zat vrvi- 15 xrj75at vtp savroû ).syst zarà rôv STTî Ma'J7oj).oj ayoôva, rôv 5toa'o-/.a).ov. ripayp.arojv 5 ii-xlpecm TToiEfrai, p-sraosiç rà Èrr à'à/ojv à/o.otç, îva zaî fyrôotrxç à/.oj roûrov rôv roôtrov AVOOOJVOç yàp Èv roj roirroôt, "soi ITJ- 6ayôpov roû <pt/,ô70'.pov rà TTEOî ràç TTpopp>v7Stç t'propzzôroç ettrôvroç r- OJç 5ey>T7aç Trorè Èv Msrx7rovri>>) zaî Éz rtvoç oppsaroç àvtpz^aç, zaî 20 ïrtojv, TOOEîTEV OJç etç rptryjv r,'x~.pxj ÉÔTotro 7 t7poç zaî T px' rtva roûrotç ÈTTayayôjv, ÈTTt/.Èysi. Taûr oûv roû Avoootvoç 7Tsoi rivûayepov t'jropzzôroç TTa'vra v^staero 0sÔTTop.TToç t ULÈV TTEOî rivsayôpov Àsyojv ray àv zaî Érspot àttivravro TTEOî avroû, zaî èae'/ov ravrà zaî avrôç àv Eî'TTEV. Nôv è)è rzv Z/.OTTàV ô/î/./;v TTETTOITîZEV à roû ôvôparoç arra'ûeptç 25 rofç uiv yàp TToa'yaa7t y.ïyor-xi. rofç avrofç, Érspov 5 ôvopa perrvzvoy'e 4> przûoy;v yào rôv iîûotov TTETTTOISTZî raûra Trpo/.Éyovra ov usvovoè roûrop roû ôvcotart x~oy.rjiit.tei rpv Z/.OTTKV, à/."/.àzai rsîrojv rjjztxhiei rô rs yàp TTEpt rzç TTOopp/;7EO)ç rov 7EI7p.OV rv MEraTTOVTtOJVTT AvOpOJVOÇ pr.bvx, EV zïjpix sipfiivxi ~r,rjtv o OEÔTTOUTTOç rô rs TTEOî rô TTÀofov, ovz àrrô ME- 30 yaps'ojv rzç itze/.taç, àrô 3È ïàpov 0>>;7i ÛEotpzvzvat zaî ràv Sv^ap-'otç xl.'ùrjvj ÈTTî ràv ME77>;V>;ç uxtï'ir.y.vj ïvz oi rt ôozz "/.Éysiv TTEptrrôv, zaî roû ijévov TTOoriÛEtzE roûvopa, Il-pîv.aov avrôv za/.ef7vat /.Éyojv.» (') Ce dialogue est tiré d'eusèbe, Prœp. Fvang. 1. X, c. 3, p de l'édition de Vigier. Paris, 1628, fol». V. p. 62, tome II de la traduction de M. Séguicr de StBrisson, p. 383 à 397 des noies. V. aussi les Recherches, pages 21 et M. Séguier lit *>.ïa<i.a7'«r* au lieu de ~sx^u.x-reiv Le même lit àjv./.sv pour Hrj.r.i.
384 TEKMHP1A KAI MAl'TÏPIA. 373 «Kàyoa, <pr;criv ô Ntxayôpa^, Toi; EX/r;vizor; vjzvyyxvtav aûtoû rs y.xl TOû SsvomwvTo;, zao/lx TOû SrvoçoâvTo; aûtôv pszxzisévzx xxzeoxiyx, y.xl Tô Sstvèv s?t srrî Tô yjîpov zx yoûv mol Tô; <Papvaj3a' oy npôç Ayr,ol- Aaov cruvcsou, St ArroW.oçavou; TOû RvÇtzrjvoû, xai rà; àufoîy r:pô; x).- Âyp.ou; swrrivso'j; Sta/içsi;, a; sv Tô zszxpzr) EsvoTpôûv avsypx. > rravû 3 yxpiêvzoiç y.xl irpstrôvroa; àutpofv, si; TôV svsrza7r;v Toëv E/)j;vfxb>v psta- Setç ô 0î57rou7ro; àpya TE xat àxtvrra rrsîrotvzs y.xl ar.pxy.zx /cyov yxp Ovvaatv, y.xl Stà 777V y).or.r)v ïty.pyxo'iav Èu r 3aA/'. tv, y.xl S7:i3st'xvjcj5ai orroysa'çoav, 3pa5ô; xai pîû.'m y.xl àva(3a}û.opsvoa sotzoa; epatvstat, y.xl rô iu'^jyov xat svspyov?oû EsvocpoâvTo; StatpSstpoav.» Taû- stîrsvto; TOû 10 Ntxayôpov, 6 ATTOX/GUVIO; «Rat Tt SayuaÇopurv, s'çrj, «SOTTSUTTOV xat Ecpôpou TÔ Tôç x/orrô; Tta'So; ôtparo àpyots'poav OVTOJ; àvspoâv; ôvroy ys xaî Msvav8po; [Tô] Tô; xpptaozixi zxi>zr,ç, bù-f/ion, Sv ôps'pa psv r?/s-/%e, otà TÔ oyav aûtôv opt/sfv, AptOTo<pavr;; ô ypappartzô; év Taf; Trapa/Aô- /ot; aûtoû TE xat à<p ôav sx/s^sy Èz/oyaf; Aarfvo; Os si; j3t/3àtotç â 15 xtiéypxyz T.tpl 70ÛV oùx ist'oav Msva'vSpov, TÔ 77/ô5o» avtoû TôûV zâotroày Sii'pjvs xaoorrsp ô AAs;ayopsû; «Êt/îo-TpaTo; Trspt Tô? TOû SoTpoz/sou; XÀOîTô; r.pxyu.xzdxv zarsjsaû.sto. Ratzî/to; Ss, ou; Tt piya -sepoupazoa;, e/.ov Spâua s; àpyyz t; TS/O; AyTt'pa'voy; TôV Oi'uvtorôv pstaypa'jiat qvvîcrt TÔv MfvavOpov sic TôV Astot3atp.ova,... Eirst y.xl Toû; x/.-'îtta; s'ooi-sv oûx 20 oto 57:00; ûpfv, op/jc/tv, si; Tô ps'ctov xyx/eîv pzvvou xavrô; Y7rspt'ôy;v TÔv za/ôv, TîO'Û.X Tixpx ArjotoaûÉvoy; xsxao'sîta, s'y TS TOû rrpô; AtouvSav Asyoa, xàv TW rspi TOùV Eû(3ov/oy Scopsoûv. Kat ott psv ô ivspo; r:apà TOû ETSpov psrs'5/jxs rpîô7//ov o-jyyj>ovo-mzu>v ô avtoôy, xpoûv psy âv six s'pyoy, cp>!0"t'y, w ÂTto/û.ojyts, sz Toûy ypôywv otvt j/psûtjat TÔy zà 7rT>;y syoû 3s 25 yrrotrtsyw usv Toy v / i>r,pr l p.!vov ehxi zhv Y~spt'5r;y à3>ixoy SE ovro; ozcizepoç, âyxpxi psu AxpoTÛsyxy, si Àa{3ojy rrapà YTTîpt'ôou Trpôç; Ss'oy StoôpOwcrs, pipvziotlxi Os TôV YTrspi'Sxv si?.aj3ojv rrapà Axuooûî'you; Trpô; Tô x si j 50V 5'^" arpê^s.» Rat psrà j3pays'a, cpxo"t «Rat Tt ûpîv ).f/w, wç Ta j3ap(3aptzà vcptpa E/.Àavt'xou, sx TOûV HpoSsTov xat Aaaa'oo'J cryvxxtat ; «OJç 30 HptSoTo; sv rp SrjTs'pa -o/./.à EzaTat'ov TOû MtÂx;7to'j xata?içtv pst/;- vsyzsv sx TTô; TrspiXyTÔosoj; fipxyîx T.xpxr.oir^xz zx TOû fbot'ytxo; ôpys'oo, xat TTspî TOû TroTaptou l7t7ro'j xat rô; Ofjpxz ZWJ RpoxoSst/.wy ; ô ôa; Ta Trspt /3ao~aWv sipxusva rrap Toat'w sv TOô Trspt TOû Rû/.wvo; x/.ôpou, xat îrapa Iffoxparst sv TOJ TpaTrsiJtTtzoTj xeèrat xat napà Axpooûs'vst Èv TW 33 xar OvÔTopo; s;oyxx;, cryssôv Stà TWV autoûv s't'pxtat ; ô w; Ashxpyoç sv Toû T.pûiZ'jp y.xzx R).sops3ovTo; aixt'a;, T.oû.x pszcsr,voyp) aûtof; ôvsuao*tv sx TOû A»;poc;5s'voy; zarà Rôvwvo; aixt'a; ô ôa; HcrtiSou, Où jttv q-ois TI f-avaixè; àvr.j XT.ITJT' âuitivîv TT;; i-jxèr;; " zf,i S'air» xaxn; cù pif IST ttxxs N'y a-t-il pas ici une lacune? M. Séguier a fait la même remarque. Qui est-ce qui répond à Apollonius?
385 376 TEKMHPIA KAI MAPTÏPIA. zxûznv SiaVotav Stawvi'dy;^ ht ro7> svssxaro) (xsrsvrjvsyxsv, Xa/5ô>y ovrwi ruvaixi; eùîèvj^p-rjhl àvr.p Xr.iCerai Apieivov i(a't.f,i, o'tiïi pîyiov xaxrj;. EùpiTriSr/ç ok ht zy ti\ù.xtbztzr, 5sopojri3t Tx; f-tv xxxx; xxxtsv c'jo'sv -riverai 3 l'yvaixe-'; èabxx; S'cùoev eîç ûrrepsoxxv né'pvtx' âu.eivev Sixos'pojm d" ai çûset;. Toû 5 EÙpiîTlSo'J SiTKVTOp; ryvaîxe; èou-èv àoximrarcv fpvrov, QSOSSXTT/; ht A/zuxîuivi yr,zi 10 2xçx; uiv e'v ppcrsïaiv ûaveïrai Xi-ro;, tu cùssv ioriv abxiùrepgv çuro'v I'uvaixc;. Ovro; où pvivov ZTCJ èr.i(io)j)v sxspssv ei/lïjrpsv, dttxà xz'i zxtg "kéçcaiv <rjrafç <rir/y.typrizxi y.xl rfyùtwt aùrô nx'toitpyutz Ttapotpaxôv ULX)J\OV 13 sèvat, xaî toc vrrô TTOW.OJV 7.syouhtu> avyy yof,i^xi, r) Soxsfv et).y;!psvat Trapà roû ysyswrixôro; 6 3 Avzîpxyos zx Ourjpou X}.SVTTWV 7iapa5iop5of Otoîpou yàp eïtrevros 'Ioety 8* 5; xâpriare; ex-iybcviwv "rêver* àvcvpûv, Avzipxypt; Xs-/si 20 'Ideû 8' 5; xàprtarc; trrixseviuv xv àvo'pûv. x«i Auxstppwv Èrraivsf zrrt astasstiiv, 6>i 3i xùzrjç hmpiyuhtwj roû ozlyov, Tô yxp Tiv S' àtrauei^euevc; x-pejecpr, xpeiuv Aiou.xrJ'x;, 2(-/û, Oprjpov xwpwsx/ôsvroç ÛTTô Kpxzâov 5i«Tô zîuvjxrsxi ht zût Tôv 23 3 «rrapsijssfasvo; ottsp oùrw Trsnarxrpivov oùx ojxvnctsv Avztu.xyo; ps- TaSsfvai. Toû 3s Axûv oioiv âvanoe Trarxp rs" û; xirter; xev, Opv>jpixoû ovro; xaî TraXiv a/ù^jypû Trou Jsyouhtov 0\ ri" èrcei àaçcr'puôev exaprivavro rpâxa-ryaç, 30 ô Avzîuayoç usraseiç; r,uir:iyiz, vtszoîyixs Aacoy oir/tv avaaaov exaprovxvro oaaa-rta;. AÀÀ i'va UT) y.x\ X-JZ'Jç YMTZ/ïç aà/ou; xizi'ltuvto; vàh:zr,i xhl, zoù; r:pxyp.zzevaxu.htovi zx ~spî TOUTCOV p.xvûo-oj. Aus(p.a'-/ou uht èvzi 5ûo, r.tpi zr)ç Eepôpou X).OTT>7ç- Atzxhi 3s ô roov /otsspcov iaujsojv xai sra- 33 ycxuluxzort zoir,zy)ç rrapojsyjxs rsèç Eapipou x/.o~àç ÈHs/.ry-^wv. rio?i&jvo; os vr.tizri/.r) rroôç: Sojrxoi'vSav rrsoi rrr;» KT^OTI'OV x/.otrrç TOû 3 orùroû
386 TEK.MHPIA KAI MAPTTPIA. 377 xai rapt Tris HpoJoTou xxoîrôs fort /3iëXi'ov xai év èmypxfoltévto IYVEUzai jrowii rrepi EOTfspwtou XÉyerai Ap»;Ta5ou ré EOTI rrspi aweptfrwo'eojç Tzpxypxreix, èç i?s TOI aura TroXXa' èoti yveàvai. «Kai pi & èrepa, xai éripoorwvris' «Tous purv âxxous, e'awj, x/érrraç scpwpàaate, on 3E xai aù- Tôç ouros 6 Upbç ilaafrojv ou Trjv ETTojvypwv ioprhv crhuzpw TzxvnyvpiXouEv, 5 TCOX/'.Oô; xaraxe/joiôtai TGJV rrpô aùroû, aisoûptai yotp Tô> rôs xxotnis ôvé- UOTI èrrt TOUTOU ypr^xi, oùxéri xarsi/'.riajats.» «Ti AÉVEIS ;» t!cpyj ô R«- ÀIîDJç. «Où «Éyw ptovov, eprjo-iv, àx/à xai Trjv mcrriv TW Xsyo) nxpiyjù onravia 3è rà roïy 7rpô TOû riaatojvos ysyovottov p3i 3Xta, etreî îejoaç TtXsious xv TIî «pojpacte TOû <pixoctô<pou xxortas eyw 5. ouv Ticri xorà Tuyjrjy kpizi- 10 îrrojxa. ITpwTor/Bpou yxp TôV rrepî TOû OVTOS xvxyivôxnuùv liyov rrpôs TOUS ÉV Tô ov Eisayoscas Toiaûrais aùrôv EÙpicrxoj yjsoipuryov àrravt7;eteoriv èottoûîao'a yàp aùrafs XiçES! Ta prfthnx pv^ptoveûeiv.» Kai TOUT EITCWV 3ià TT/Eiovooy Ti5r,on Taç à7ro5ei'? iç. XVI. Zuvrjv yxp Qptyévr/ç oisi TOû nxa'ttovi, TOîS TE Noupo;vi'ou, xai Kpoviou, Ara/Xoçàvous TE xai Aoyyt'vou, xai MoSEparou, Nixopta'yw TE xai TWV Èv Tots IluSayopEiois ÈXXoyipitoV av5pcôy wpuxei c/uyypapujtaaiv. Ce document, tiré d'eusèbe (Hist. Eccl. VI, 19), est attribué par lui à Porphyre; il se retrouve sans différence dans Suidas s. v. 'Opivivn;. Valois a fait remarquer que le nom de Longin s'y trouve associé à des philosophes plus anciens, et Ruhnken a montré qu'origène, le commentateur chrétien, n'a pu lire les livres de Lougin qui n'était pas encore né; il propose donc de lire AxBivou au lieu de Aoyfivo'j. (Diss. VII.) il
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388 TABLE COMPARATIVE DES MOTS CONTENUS DANS LE TRAITÉ DU SUBLIME ET DE CEUX QUI SE TROUVENT DANS LES FRAGMENTS DE LONGIN.
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390 AVERTISSEMENT. Mes études sur le Traité du Sublime m'ont amené à reconnaître, d'une part, que cet ouvrage ne pouvait être l'œuvre de Longin; d'autre part, qu'il avait dû être composé près de deux siècles avant cet auteur, et qu'il devait être attribué à Plutarque de Chéronée. Ces assertions reposent en grande partie sur la comparaison que j'ai établie, d'abord entre le style de Longin, tel que nous le connaissons d'après ses fragments authentiques, et celui du Traité du Sublime, puis sur celle du vocabulaire de ce Traité avec celui de Plutarque et des auteurs contemporains. J'ai donné dans les Recherches, les résultats sommaires de cette double comparaison, en renvoyant pour les détails à la Table des mots, et je pense qu'un examen attentif de celle-ci ajoutera quelque poids aux autres considérations que j'ai présentées. J'ai dressé une table distincte de chacun des auteurs, et j'ai mis ces deux tables en regard l'une de l'autre sur la même page, afin de faciliter les rapprochements. J'ai admis, dans celle des Fragments de Longin, tous les termes qui se trouvent dans ce qui nous reste des ouvrages qui lui sont attribués d'après quelque témoignage ancien, ainsi que ceux qui font partie des passages où son opinion est citée ; mais je n'ai pas cru devoir y insérer les mots du petit traité rxpl pvripxi, ni ceux du fragment intituléto/oî TWV T?.JX<ôV, et des Excerpta ex Longini rheloricis, parce que l'opinion qui lui attribue ces trois fragments, ne me parait fondée ni sur des témoignages positifs, ni sur des motifs plausibles. On trouve dans les éditions de Weiske et de M. Egger, un Index verborum du Traité rep ityou; ; mais les éditeurs y ont introduit un certain nombre de ternies qui n'appartiennent qu'aux fragments de Lon-
391 382 AVERTISSEMENT. gin, et ils en ont omis plusieurs qui se lisent daus le Traité. Après en avoir retranché les termes étrangers et l'avoir complété par de fréquentes lectures, j'ai comparé cet Index soit avec le Thésaurus //. Slephani, publié par M. Didot, soit avec le Lexicon Plalonicum de M. Ast, le Lexicon Plutarcheum et les Animadversiones de Wyttenbach, et j'ai indiqué tous les mots communs à Platon, à Plutarque et au Traité du Sublime. Pour les autres, qui sont comparativement en bien petit nombre (260 sur 2000), j'ai mentionné, autant que je l'ai pu, les ouvrages où ils se trouvent. Le texte grec étant presque partout accompagné d'une traduction, je n'ai pas cru devoir donner dans la Table le sens de chacun des termes ; mais pour ceux qui sont communs aux deux auteurs, et dont le sens diffère en certains cas, j'ai eu soin de signaler ces différences. J'ai distingué les àr.xi )syi{jsux, et les mots qui se trouvent dans les citations, en les rapportant à leur auteur. Les noms propres, qui fournissent tant de points de comparaison importants, font aussi partie des deux tables. PI. désigne Platon. Plut. Plutarque. P. les Fragments philosophiques de Longin. L. les Fragments littéraires. R. le Manuel de Rhétorique. F.. l'f.pitome.
392 TABLE DES MOTS CONTENUS DANS LE TRAITÉ DU SUBLIME. 'ASXepic, XXIX, 1, mot rare qui se trouve dans Nicander, A, 82. Athénée, 36 E, se sert de l'adverbe àsxeuitue. Eustathe, 892,3, indique comme synonyme d'à- SXeurjc, àopyqtoc, âvopp.oc, ou iteitoi&ùjç, ôtoxu-oc, àaoevqç. 'AYU&OXXBC, IV, 3. ÙYaOoc, XLIV, 2. ivanâ. V. 1, qualités du style. ôyaxuo, XXX, 1, statue. PI. Plut. âyav, XXXIII, 2, oi ÔYav irxoùtot. XLII, 1, n Serai auyxoicn, constr. poét. V. Eur. Aie! 7 A 7. Plilt. ayavaxttïv, [IX, 10.] XVII, 1. XXII, 1. métaph. XXI, 2. Plut. Symp. Q. VIII, 10, c. 1, l'applique aux choses inanimées. etrrcxta, XLIII, 3, leçon incertaine. ÔYEIV, XXVI, 2, [XLII, 1], XLIV, 6. Met. XVIII, 2. XXX, 1, 8aup.aoTû>c ûysi. XXXV, 4, âyeodat epuaixût. XXII, 3, ÔYetv ÙTCO. I. 4, II, 1, âyetv etc. XVI, 4, ôyeiv lia. ÔYEXTIOÔV, XXIII, 4. Polyb. Diod. Sic. Phi- Ion. Plut. M. 980 B. àyevvqc, III, 4. IX, 3. XXXV, 2. XLIV, 6, fréq. chez Plut. ôyeustoc, XLIV, 3, v. Wytt. Adn. ad Plut. M. 13, B. ÔYVOEïV, XIII, 1. XXXIII, 3. àyvâvat, X, 2, êays, cit. de Sappho. iyptîv, X, 2, -itâaav àypeï, cit. de Sappho. ÙYX'vota,XXXlV, 4, présence d'esprit. Plut. àyvvarpoçpot, IX, 13. XXVII, 3. àfx 1 " orpôsxuj, XXII, 1. Hérod. Thuc. Dion. II. de Comp.verb. Schtefer,p Hermog. ôyiov, XI, 1, procès. XIII, 4, lutte. XVI, 2. guerre. XV, 1, énergie du style. XXVI, 3, ÔYèjvoc êutcxeoiî, qui s'intéresse à l'action. PI. Plut! ÔYuma, XIX, 2, force intérieure. XXII, 4, anxiété. PI. Plut, oyiùviapa, XIV, 2, motif d'émulation. Plut. ÙYiovujtTjç, XXXIV, 1. XXXV, 2, Plut. M. 16. C. àyuivtotijï àxij&îia;. àyioviartxoç, XXII, 3. XXIII, 1, véhément, syn. de ua&tjttxoç. Plut. Syll. c. 16, àyaivia-txùc. iîsxasto;, XLIV,9.Plut.M.48F,etc. Philon. etèîrje, IX, 6. Plut. àeiavéurjto;, XXII, 3. v. Suidas, art. xotvà rà TIûV œixuiv. àotâittiotot, XXXIII, 1,3. XXXVI, 4. Plut. M. 1124, B. àsiàyuto;, XXXIV, 3, met. âloîiç, XIII, 4. XLIII, 1, comp. Plut. fréq. ÔopEitïj'oXoç, VIII, 1. âitaî Xey. équivalent de pleyav.stîrjjoxo;. ô?pot, XL, 4, comp. PI. Plut. àojva-oc, VII, 3. XV, 8. Plut, àsiou aiei, IX, 1. X, 1, XII, Setpassim. Il parait, d'après les mss. que la seconde forme est préférable. ûcnxo;, XLIV, 8. Plut. Lyc. 24. M. 33 E, etc. aitàvatot, IX, 6. XLIV, 8. Plut. ô&eoç, IX, 7, en parlant des choses. PI. Plut. W&nvaîoi, XVI, 3. XXXVIII, 2. 'Aorjvoyévr).-, XXXIV, 3. à9poi3p.d;, XXIII, 1, met. à&pdot, I, 4. XXXIV, 4, concentré. Plut. TABLE DES MOTS CONTENUS DANS LES FRAGMENTS DE LONG1N. 'AYU&Oî, E. 19, 20. ÔYaXpa, E. 3, dyixp.ata xai àvbpidvteç,figares et statues. âïatj&ai, P. II, 3. ôyeiv, R. 31, dxpoatriv ÔYetv. R. 31, tvtijiov ijye, P. 11,3. R. 31. ôyeiv pexd, gén. R. 14, àyeiv eit. R. 20, ôyeiv npàt èpyrjv. R. 22, E. 11, ôyeiv itpoc xopov. àyéàatot, R. 18. àyxeuxfjî, R. 23, 31. Quelques mss. donnent ôyx'jxeç. ôyvoeïv, L. XIV, 2. E.5. 'Aypîa, R. 23, npoç. TO TTJî 'Aypiaî. v. les notes cri t. ôvyîvoia, R. 17. E. 13, ôyyivoia xai ôîùrrjc, sagacité et finesse. àycoytj, p> '' " ôyiiv, P. III, 2, assemblée. R. 29, èx p.e- Tayopâc TTJî Tteptoîo-j TûYV ôyiiveuv, par métaphore des jeux publics, qui sont célébrés à des intervalles réguliers. ôyioviotixoç, L. XIX, Tcpooiptov TOù npoc AeTCTivijv Xoyoo ôyiovnjttxov, syn. de èpt- OTIXOV. ôsextpoc, R. 1. ôourjpa, R. H. ôoixoï, R. 2, H, superl. ôôo ia, R- 9, plur. ôoùvatoc, E. XII, 9. R. 1 comp. ctijqijç. R- 23, neut. ànlia, R. 6, 31, 32. ôr,p, P. II, 1, climat. P. III, 3. àîoa;, vapeur. P. XIX, climat ou atmosphère. L. XIII, 2, ôûp TceitXijyptvoc, çuivq. ôoavaoia, P. XIX. 'Aftrjvaîoc, P. L 4, Athénée, philosophe stoïcien. 'AorJYijOi, R.2. àdpouiç, R. 14, confusément.
393 384 TABLE DU TRAITÉ DU SUBLIME. Mai, IX, 2, 10. AÏYUTCTOC, XL1H, 2. aiua,xxxvlii, 3. aîtiatoùv, XXXVIII, 3, cit. de Thucydide. a'petv, XXXIV, 4, èxtiv. XXXIll, 5, EXoio. aipetv, XXXVI, 1. XVI, 2,a*pîo&at àvùiva, Dion. liai. A. R. 4, 31. alayoc,xliii, 3, tache, s. 6g. PI. Plut. Phoc. c. 7. M. 82 B. aîoyooç, XXXI, I. Aiay_ùXo{,XV, 5. aiovôveiv, XLUI, I. rabaisser. Plut. aîr/'jvttixic, IV, 4, PI. Plut. atttia&ai, [IX, 10] Plut. M. 778 F F. attriua, IX, 10. PI. Plut. Luc. aitia, V. VIII, 1. XXII, 2, cause, motif, origine. PL Plut. M. 433, F. amda&at, I, 2. PI. Plut. aécto;, X, 1. XXIV, 2, atttov syn. de atxta PI. Plut. A?Tva,XXXV,4. aitiv, XIV, 3. XXXIV, 4. XXXVI, 2. XLIV, 1, 9, Plut. aîœvioç, IX, 7, Plut. âxatpoc, III, 3, xâ9o; âxatpov xal xévov [XLlI, 2, âxatpov pfjxotj. Plut. àxatpto;, XXIX, 1. âxatépraaxoç, XV, 5. Aristote, Galien. âxsvrpoc, XXI, I, Plut. M. 994, B. Philon. ùxuin, XXII, 1. àxtif, jpoô, cit.. d'hcrod. fout. M. 966 C. àxor;, VII, 3. X, 3. XXVI, 2. XXXIX, 3. Plut. àxoxaaxo», XLIV, 7. Plut. fréq. âxoxov&sîv,xliv, 7. Plut. àxoxoo&ia, XXII, 1. Plut. âxovda&ai, XLIV, 3. Plut. Comp. Syll.et Lys. c. 4, cit. d'un poëte. âxouaî, X, 2, cit. de Sappho. àxojetv, XIV, 2, 3. XLIV, b. Vil, 3, XV, 11, XXII, 2, 3. - XV, 1, prêter attention, Plut. M A. XLlI, I, comprendre, v. Wyttenb. Anim. ad Plut. M. p oï àxojovtec, les auditeurs, XV, 1, 2. XVI, 2, 3. XXII, 2, 3. XXX, 1. XXXVIII, 2. XXXIX, 3, 4. XL1. 2. dxpa, XLIV, 6, xax âxpaç. PL Plut. âxpatoî, IX, 8. XXXII, 7, âxpaxot (teraoopai, nimis multce m. Plut. Aie. 18. V. M. Baehr.p dxptfsto, XXXV, 2. dxpt3tjç, XXXIll, 2. XXXVI, 3, ri àxptàxju3ûj;, XLIII, 2. ûxptto;, XXXII, 8. Plut. àxpoda&at, XXXIX, 2, ot àxpotûuevot. âxpoaïr lt, XII, 5. XV, 9. XVI, 2. XVIII, 2. XXII, 4. XXVI, I, 2. XXXII, 4. XXXIV, 4. XXXIX, 2. XLI, 2. âxpo?, X, 1,3. XI, 3. XXXIll, 2. XXX, I, xax' âxpov. - XXXIV, 4. XLIV, 1, «t' âxpov. Cette locutiou est plus rare que ci; âxpov, suivant Schsefer, Dion. Hal. de Comp. p. 372; elle se lit cher Plutarque, M. 979 F, in âxpov rjxetv vivo; E, in âxpov èxajvstv F, r) in âxpov eâeâîa, 682 E E E. âxpootsa%, XXII, 4. PL Plut. M. 08 D. 620'E. 682 D. 713 A. Philop. c. 3. âxpottiî, I, 3. Plut. s. 6g. fr. âxptut, XV, 7. XX, 1. XXXIV, 2. PI. Plut. âxpurcrjpiâcsiv, XXXIX, 4. XXXII, 2. Cit. de Demosthène. Plut. àxacoveta, XLIV, 7, leçon conj. Plut. âxftjoùjv, IV, 7. osdaxutiiv, cit. d'hérod. v. Plut, vie d'alex, cil. 'AX ;avopoç, IV, 2. IX, 4. âxs;viu.a, XVII, 2. Philon. àxs;t=âppaxoç, XVI, 2. Plut. M. 663 C. ixsîiçâppaxov, XXXII, 4. PL Plut. M. 660 F. Pomp.' 29, Dion, 49, Comp. Dion, et Brut. c. 4. àx^osia, I, 2. VI. IX, 3. X, 1, opp. à U 6ction. XVIII, 2. sincérité, franchise. Plut. TABLE DES FRAGMENTS DE LONGIN. aiïiaxoç, P. 111, 2. aiotùç, P. II, 3. R. 32. ato&ivee&ai, R. b. vadrito. R- 8. aia ft T)aiç, P. III, 2. L. XII, 3. R. 8,18, 23, etc. Aioxivî);, L. 22, orateur. R. 19. E, 21, philosophe. aiayooxéposta. R. 6. AiovoXoç, L- XVII. aieyjvsa&ai, P. III, 3, to-j; itotivrâ;, rougir devant les poètes. a'.vstaoai, R. 13. aixia, P. 111, 1. L. XI, R. 9, U. cause, motif. ai-ridabat, P. XI, vjttâaavto. L. XII, 9, E 21, attiâvat, aîtioç, R. 6, a'xiov, motif. Aituvoâptor, L. VI, pour Tavojâpto;. âxatpoç, R. 26, âxatpov vàp e! itâvra XsXt- s?at, hors de propos, hors de place. âxatptu;, R. 20. àxatovôpaaxoç, P. XIX. âxuâcetv, P. I, 2. àxofj, L.X1I.3. R. 21. àxoxou&ia, R. 20. âxoxoj9ov (TO), R. 27. àxopsaxo;, E. 18. àxojeiv, R. 13,27, àxtjxooat ot âxojovxs;, les auditeurs. R. 13, 17, 20. âxpi.atta, P. 1,6. P. 11,2. E. 18. àxpt^ç, P. III, 3. L. XX. R. 18, superl. àxpt3o'jv, R. 19, ^xpiswtat. àxpodatlat, R. 13, ot âxpoùjuevot. àxpoaat;, R. 13,21. Au plur. P. I, 5, leçons des philosophes. âxpoa-rf,;, P. XI. P. XV. R. 18, 31. E. 2,11 axi^ia, R. 31,32.
394 dxnorjc, VU, 2, 3. IX, 3, àxijftn; p'r.tuip. XXXIV, 1, TO dxn&éç. XXH, 1, sup. XLIV, 7. comp. ÙXn&ivoc, III, 1. VII, 4. Plut. fréq. dxnihuc, IX, 8. Sur dxrj&ù; suivi de otov, v. Wyttenb. Anim. ad Plut. II. 46 B. IX, 10. précédé de O>î. êxtj, XXIX, 2, ûxxà Yap âxtc ÙTtsp. Plut. àx.:sx!iv,iv,3,àxojî, PI.-XXXVI, 2, àxùvai rcapavoiaç. Plut. Sol.17, Luc. 1, Nie. 28. dxxi, XXXII, 5, dxxà pqv. XXXIII, 3, dxxà [ixv o'jôs. XL, 2, àxxà prjv ôrt yt. XXIv, 1, àxxà UTJV xal ToùvavTiov. XXIX, 2, dxxà Y-ôp axic ÛBÎp. XXXIX, 4, ÙXX' ÈTCïISVJ itep. XLIV, 10, dxxà urjtcote, sans verbe. ùxxatteiv, XLIII, 4, leçon inc. dxxâ;ac, v. ûua;a. dxxqyopia, IX, 7, v. Ruhnken, Timoei Lex. s. v. où* èv inovota. Ernesti technol. s. v. uicivoia, p. 367,\Vytt. ad Plut. M. 19E. Boisson. Philostr. Her. p Les Recherches, pp. 88, US. ixxrjyopixi; aropyo;, XXXII, 7, allégories forcées chez Platon. axxuxojvta, XXXVI, 4, Aristot. ap. Stob. Ecl. I. Dion. liai. ùxxqxcov, XII, 1. XL, 1 et ailleurs. âxxoc, ûxxri âxxo, XL, 1. âxxa txaviç, IV, 1. TâXXa «eioç. IV, 5. - Tû.V dx- Xaiv TCXéOV, XXIX, 1. BXXOTE, XII, 4, ôxxot' àxxoiioç. àxxorptoc, IV, l.x,3.xiii,2. XL, l.xliv, 9, Plut. fr. BXXôBUXOC, XII, 4. PI. Plut. Cam. 23. M. 688, C. dxxeic, X, 7. - VII, 1, non nui. PI. Plut. BXOYIOTEîV, X, 3. Plut. M. 636 D. Ce sont les deux seuls passages où se trouve ce verbe. Suivant le The». H. Steph. dxoyiorîa se rencontre aussi chez Plutarque. TABLE DU TRAITÉ DU SUBLIME. 385 dxèyojç, XXII, 1. XXXIII, 3. PI. Plut, le construit avec aùtoudéraiç, M. 724 C, avec duèrpuiç, 10I6C. àxo'jpyrc, XLIII, 2, cit. de Théopompe. 'AXcuaSai, VIII, 2. 3.ii.a, IX, 6. XLIV, 2, 7. XV, 10, ipa -.'< npayparixm. àua»t-î, II, i. PI. Plut. auaxaxtoc, XV, 5. s. met. Plut. M. 953 E. s. pr. âpaja, XLIII, 4. leç. conj. auaptaveiv, XVI, 3. XXXVI, 2, TjuapTTjuèvot. V. Wytt. ad Plut. M. 139 K. àuâptt,ua,lii,3 IV,1. XXXIII, 3, 4. XXXV, 1. PL Plut. ûpaxoç, 1, 4. XXXV, 2. PI. Plut. dusaoùo&at, XIV, 3, met. àusyé&v, XXXIV, 4. XL, 2. XLI, 3. Dion. Haï. de Comp. V. IX. duéfloooç. Il, 2, mot très-rare. du.siv<ov, IX, 8. XII, 4. XLIV, 10. àuéxei, VIII, 1 - XLIV, 1, à la vérité, en effet, sans doute. XII, 1. XXXIV, 2, par cette raison. PI. Plut. dpîtpoç, III, 5. XXIII, 7. XLIV, 7. PI. Plut. durivaysiv, IX, 10. PI. Plut, dur,yavoç, XV, 7. PI. Plut. a>.:u,t)toî, XXIII, 4. XXXIV, 2. Plut. 'AupdYvioç, XIII, 9. V. les Recherches, p. 53. duoipoc, XXXIV, 3. PI. Plut, duooaoc, XXVIII, t. XXXIV, 2. XXXIX, 2. s.abs. PI. Plut. M. 504 F. 802E. Alex. c. 39. duituitioec, IX, 13. Plut. V. Lobeck, ad Phryn duvipèc, XVII, 2. PI. Plut. M. 565, E. etc. 'AutpizpÛTTjc, III, 2. IV, 4. ducpixaoçç, XII, 4. PI. Plut. dubôrepot, XV, 2. dpçw, XXIV, 2. XXXVIII, 6. àuumrjtoc, XXXIII, 5. Plut. De frat. am. c. TABLE DES FRAGMENTS DE LONGIN. àxjjssjtiv, P. XIX. axrj&tvoç, R. 31, èv à).i)9ivotç TcpaYU-aa'., dans le commerce ordinaire de la vie. dxxijyopta, B- 23, E. 11. Substitution d'un terme à un autre, changement du nom d'un objet, désignation de la même idée par une expression plus nouvelle. V. les Recherches, p. 73. dxxfjxuiv, R. 10, Bpoc dxxrjxa. BXXOXOTUIç, P. XIV. âxxoç, R. 26, dxxo TI fj. âxutoc, R- 15 ôua, P. I, 1. ûpa YovtùJiv. àuadia, R. 13. àuèxet, R. 28, (ûçtcep dp-èxti, sans doute, profecto, nimirum, ou bien, par la même raison. V. Coray sur Plut. V. de Pomp. c. 31, Séguier, Eusèbe, Prép. év. VIII, note 25. dp«xtîv, R. 17. iusxs-^toiç, R. 27. 'AuèXioc I evtixiavoç, P. I, 2, 6, 8. P. Il, 2. dusprjc, P. V. àprjyeicij, R. 23, forme plus élégante que UETpflOC. 'Aùptuvioc, P. I, 3, philosophe platonicien. P. I, 4, philosophe péripatéticien. apuopoc, R. 31, ùuoîpoc TE (ô Xoyoç) «ai da&evrjc, xa!. à^àpicrcoç, dttpirrjc TE xa ;. ày^eoxrj{. àpùotjtoç, P. III, 1. àu'ivsaoat, R. 5. dp.<pt, E. 12, du»! aoo XSYOUSV, leç. dout. duçisoxoç, R- 20. dp.çtxiyioç, E. 4. dpqnasijtoûuéva, R. 10, leçon inc. ôuixd, P. III, 3. du.iupoç, L. XX, dxptsè; xai du.<i>p.ov, l'exactitude et la correction (du poète Ménélas.j 42
395 386 TABLE DU TRAITÉ DU SUBLIME. dva?dxxea9ai, X, 4, cit. du poëme des Arimaspiens. dvasxsiteiv, XIII, 1,cit. de Platon. XLIV, 8. Plut. àvâxeosat, XV, 7. Plut. dva-jiyviooxeiv, XXXIV, 4. XIII, 1, dve- YVOJXWî. Plut. ivayxàcsiv, XV, 2. XXII, 2. XXXIX, 2. dvayxaîo;, V. IX, 3. XVI, 4. XXIV, 4. XXXII, 4. XXXIII, 2. XXXVI,4. àvayxtj, XIV, 3. XLIII,3. XLIV, 8, 9. eç dvayxtjc, X, I. XXXIX, I- àvayxosaytîv, XXXI, 1, cit. de Thédpomp. àvaypùytiv, XUI, 3. PI. Plut. àvà^wjai, XXXIV, 2, âviyojy a oxajppata. Plut. M. 46 li. etc. dvaceiv, XLIV, 4. Plut. àvacaiypa&cîv, XXXII, 5. Strab. AIT. dvaôeuipevv, VII, 3. Plut. àvaueuipticiç, Vil, 3. XXUI, 2. Plut. Lyc. 49, etc. dvaioeta, IV, 4. PI. Plut. dvaipeîv, XXXVIII, 1. Plut. dvatayuvria, XLIV, 7. Plut. dvaxat6p. vov, XXXV, 4. dvaxaxeîo&at, [XLII, 2.] Plut. dvaxax'jnrr.pta, IV, 3, cit.de Timée. ùvaxàuntsiv, XXXVI, 4. Plut. M. 12. F. dvaxepavvjvai, V. àvaxexpauivot, s. met. PI. Plut. dvaxîpvaa&ai, XX, 1. PI. Plut. dvaxpepavvjvai, XXII, 4. dvaxptudaa;. Plut. s. pr. Avaxpjuiv, XXXI, I. dvaxuxxeîv, XXII, I. Plut. àvaxausàvîtv, XLIV, 11, étudier. Plut. Agés. 20. V. Baehr, Alcib. 10. Diod. S. I, 4. dvaxé&tjt, [111, 4] Plut. Cor E. àvax»rjî, ['H, «,1 leçon conj. dvaxoyîiv, XL, 3, dvaxoyoùv njuxdoti.plut. M. 725 B. Athén. dvdxoyoç, XXXI, 1 oià ri dvdxoyqv, à cause du rapport. Plut. dvapdpnrrot, XXXII,8. XXXIII, 2. XXXVI, I. PI. Plut. âvaiiun, XXXII, 5, ne se lit pas dans Platon. Plut. dvap.spîxtxtoc, VII, 4. dvduaoxa, XI, I. PL Plut. dvaitetavvùvai, XII, 3, dvaiuxrauivov [U- YeOoc PL Plut. dvaicxattîs&ai, XIV, 1. PL act. Plut. De adul. c. 17. pass. ibid. c. 24. dva- itxaau.6ç. èxttiîiov, M. 113 D. v. not. Wytt. dvttitveîv, XIII, 2. PI. Plut. dvaircdoativ, VU, 1. Plut. dvapiountoc, XXII, 1. Plut. dvapptjyvùvat, IX, 6. Plut. fréq. dvaaxoneîv, III, 1. PL Plut, dvaaxoaeîaoat, 1, 1. Plut, de aud. poet. dvdattjua, VU, 2, Diod. Voy. uapdanjfia. Hesycbius explique le mot dvàarnua par iltlnoua. dvatouij, XXXII, 3. Plut. M. 968 A. dissection, àvarpéxtiv, XXXII, 2. dvaretpotpottç ou TSTpasirst, cit. de Démosthcne. Plut. Dion. 43. àvarpéçtiv, IX, 1. tpta&ai, XII, 4. Plut. dvarpoitfi, IX, 6. PL Plut. dvay>afpsroc, XXXVI, 2. Dion. Hal. Plut dvaa>épetv,xiii, 1, relever, porter en haut, cit. de Platon, 386 A. XIV, 1, élever, s. fig. Plut. Cat. Min. 49. Aie. 28, v. M. Baehr, p XXXV, 4, s. pr. dvacpopd, XX, 1, répétition. Plut, avec diverses significations. dvayaxàv, [XLII, 2,1 leç. conj. Plut dvayoai, XXXV, 4. dvopauooices&ai, XLIV, 9, met PL Plut. dvopeia, IX, 10. PL Plut dvopia, IV, 2. PI. Plut. àvopiaç, XXXVI, 3. PL Plut. àvopumtiç, XXXII, 5. Plut, ne se lit pas dans Platon. dvéy*xt)to;, XXXIII, 1. PL Plut dvttioixonoitiv, XIV, 1. Plut. M. 904 F A. TABLE DES FRAGMENTS DE LONG1N. dvayxaïo;, L. XXII, 9. R. 25. àvuyxrj, R. 6, èî dvayxfjç. R. 9, plur. L. 31, put dvayxijç âvei. dvàorjua, L. XII, 6, otîov dvdihnua, oracle d'un Dieu. dvaouuîaai;, P. III, 3. àvaiaorjijta, R. 13. dvaxe;paxaioù3&nt, P- IX. dvaxap.3dvetv, P. Il, 2, ntaisuata, corriger les erreurs d'un copiste. R. 13, résumer. dvaxoyiceaftai, R. 8, dvaxoyicop.svot, en raisonnant. dvàxoyov, P. XXIV, à la manière de, conformément à. dvaxoy<j);, R. 8. dvaxoy"'; (ùv ijxojaa;, d'après ce que tu as entendu. dvapdpttj-roc, E. 21, exempt de fautes dvau.vijaai, R- 11, E. 2, 8. dvdpvtjaic, E. 9. dvditatatot, L. XL dvaitsîdttv, R. 33. dvanossixto;, L. XXII, Séyp-a dvaitiotixrov, doctrine qui ne peut être démontrée. dvaaxtjtuiç, R- 27. dvaçépsiv, R- 9, dvtvey a Tj3itai eiç taira (les conditions pareilles) se rapporteront à celles-ci. P. III, 1. dvevtyxtiv. P. XIX.. dvaœiptaftat. dvîpiaî. E. 3.
396 dvitxtiaoai, XII, 4. Plut. M C. dv«;dxttittot, XXXIII, 3. Plut. M. I. A. dvsitatabrjto;, IV, 1, act Plut. M BE. dveitiatâît»;, XXXIII, 4. Polyb. dvepp-drioto;, II, 2. PI. Philon. Plut dvei/id, IV, 5, cit. de Timée. dvooouotntoc, XXXIV, 3. Dion. liai. Cic. ad Attic. X, 10. dvrp, IV, I. XIII, 2. XVI, 3. XXXVI, 2. dvooc, X, 4, met ornements poétiques. Plut se sert des mots dvfhipo; Xovo;. dv&pdnteto;, XXXIII, 8. XXXIX", 3. PI. Plut. dveptitcivo;, IX, 10. XXXII, 5. XXXIV, 4. XXXV, 3. XXXVI, 4. PI. Plut fréq. Bv&pantoc, XXXV, 2, 5. XXXVI, 3. XXXIX, 1,3. XLIII.5. XLIV, 6, 8. ùvooitavràv, XVIII, 1, 2, mot rare, dvoqttv, XLIV, 7. PI. Plut, dvoîxeto;, XLIII, 1. Plut dvoixovduiito;, XXXHI, S. Quint. VIII, 3, 59. Plut. M. 517 E. dvcpoto;, IX, 5. Plut. dviviu-o;, XLIV, 8, leç. inc. PI. Plut, ovrafttwiaïqç, XIII, 4. PI. Plut dvravoîyttv, XXXIV, 4, mot rare. ùvtî, X, 6. dvri ço3îpoù. XXVIII, 3. dvr't toi itoveîv OéXtts. àvnoiari&esooi, XVII, l,mot rare. dvrtxpsk, III, 4. XLII, 1. PI. Plut. ovtiptotataooai, XXVII, 1. Aristide. àvtipeta^oxn, XXIII, 1, leçon de Manuce. ovriperioesic, XXVI, I, mot rare. àvmtepiïatao&at, XXXVIII, 1. s. fig. Aristot act Plut SI. 915 B. pass. dvttsuaa&a!, XXII, I. Philon. Plut, act dvttaup.fia-/eïa&ai, XVII, I, mot rare. TABLE DU THA1TE DU SUBLIME. 387 dvrttdma&at, IX, 10. Plut. dvttttuaaôai, XXXIII, 5. dvtotp&axpeîv, XXXIV, 4. Polyb. àvrtooetv, XLIII, 2, cit. de Théop. leç. inc. dvtotpextùc, XIII, 4. Plut. d;îa, [IX, 9]xara tjjv à;ia;. PI. Plut. dvooaôpaatoc, XXXV, 4. Plut. M. 983 D. dîioxoyoc, XL, 1. Plut. iîiovixoc, XIII, 4. Xén. Cyr. I, 5, 10. àjiotttarîa, XVI, 2. Strab. Diod. S. Plut. emploie àî-.o-mo;. âé>c, VIII, 4. IX, 3. XVI, 3. XVII, I. XXIII, 2. XXXIII, 1. XLIII, 5. XLIV, 9, 11. Plut, dçiiuua, VIII, I. XXXIX, 3. Syn d'udoc. Plut. fréq. en divers sens, doptato;. XLIV, 7. Plut. fréq. àicayyexia, XLIII, 3, leç. inc. Plut. àitàyeiv, XVIII, 2. et; to îoxetv, entraîner. PI. Plut. àitaouvatueiv, XVI, 3. PI. Luc. àitaoq;, XLI, 1, sans vie, s. fig. dttafharata. Plut. dttaittïa&at, I, 1, réclamer, exiger. Plut. BTcaxuû, IX, 14, 15, mot rare. duaxàattsaoai, I, 3. PI. Plut. araxi;, XLIV, 3. PI Plut, âitaî, X, 6. dtcapaénvro;, XIV, 7. PI. Plut. dnappwaoto,-, XLIV, 4. Plut. H. 51 C. 68 D. dira;. Mil, 3. XXXHI, 1, è; âttavro;. ditaûîtjjt;, VII, 3. dittixotto;, XV, 11. Plut. diteat), XXVII, I. Plut. dueipyttv, [X, 6[ Plut, dneiptuv, XXIII, 2, cit. d'un poète. TABLE DES FRAGMENTS DE LONGIN. dvéysooat, R. 21. dvrip, P. Il, 3, -dvèpo;. dvoo;, E. 17, dv9é(ev ypoîat,mét. àvftptotto;, P. IH, 3. L. XII, 11. L. XIII, 2. dvîeo&at, R. 31,dvtiptvoj;. "Awtoc, P. I, 2, 5, philosophe stoïcien. dvopoto;, R. 8. R.24, oùôè xarà ptxpiv dvouotov, il ne diffère pas de peu. dvojsto;, P. XXIII. dvtetiteîv, P. I, 8. ovretrcivr:;. dvtttptjxévat, P. I, 3, dvtttpijpevo'j;. dvttsoàfjaat, R. 23, expression plus élégante que oetj&rjvat. dvrtrpaof, P. I, 8. dvttota3te/.xttv, L. XII, 5, distinguer une chose d'une autre en les rapprochant ou en les opposant, dvriotxo;, R. 15, 32. dvcixrpju;, R. 23. 'AvTtaftévTj;, R. 19. dvttarpétpïiv, L. XIII, 2, bit, ro dvttstpttpov, la substitution. dvîtarpôiatu;, R. 16. E. 9. lytov. dviau;, R E. 12. àvjjditv 5v. V. les notes crit. dvoottxtétato;, R. 9. àvatixtiratov, E. 6. dvutixtïi;, R. 23, leçon douteuse. Voir les notes critiques, dvti), L. 1, àvoj aoxoo xeiuîvov. dvtooexrj;, L. XVII. dîia, R. 11. dîigtcttrro;, R. 30. àï'.o;, P. I, 7, d;tov rivât. P. II, 3. L. XIII, 2 dîtoùv. P. 1,5. P. 11,3. R. 22. duajysxxttv. P. XVI, dr.tjypxuivo;. R. 29, E. 14. ditdjttv, P. II, 2, détourner. dnatjtj;, R. 7, à l'abri d'attaque, de douleur. duaittîîoai, P. XVIII, réclamer, appeler, ditapràv, K. 2i). duaptî;ttv. L. XIII, 3. ditdrt).r. 31,33. E. 16. dittixdcstv, R. H. diteîvat, P. II, 3. duivtt aot. âitîtpo;, L. XII, 9.
397 388 TABLE DU TRAITÉ DU SUBLIME. diteotxtvas XXII, 4. àittotxuîa TBSIî, place qui ne convient pas. BTiepYoCea&ai, X, 3. XLIII, 2, cit. de Théop. Plut. ai»pti 0 ï3l>ai, XXVI, 2. Plut. 705B. V. Wytt. Bibl. crit. III, p àiespioputoc, XVI, 1. XLIV, 6. àicnvijî, XXXII, 7. PI. v. Wytt. An. ad Plut. M. 19 B. àuûyriua, IX, 2. PI. M. Ant. dici&avoc, IX, 14. PI. Plut. dutaria, XXXVIII, 2,5. PI. Plut. ûieibtoç, IX, 13. PI. Plut. dicxavinç, H. 2. PI. Plut. ditxavù>;, s. fig. ditxïjodcuî, XLIV. 6. PI. Plut. àitxotcea&txi, XXXIV, 2. leç. conj. pour remplacer le verbe uaxaxtcsauat. v. Xén. Mem. IV, 2, 18. âitxoxa, XIX, 1. leç. conj. ÙIEXûC, XVIU, 1. p'tjoév. XXXIX, 2. arjpaîvovtet. duo, IV, 3, àitb TIVOJ etvai 8ià itaripuiv. VII, 4. ol dicb îianopcov êicitrjoe'judtuiv, Stutv, x. T. X. IX, 13, dicb 5î rfjt avitij; uiviat. X, 5, èv dicb 'icoxxtùv XEYéB&CU. XII, 2, oouicxrjpuiaïc dicb icdvruiv. XIII, 2, dicb Tijc ii.eyaxoi5u?ac... eî; ràt iuyâç. XIII, 2, dicb iepàvv STOUÎUIV. XIII, 3, dicb 'OuiipixoO vôuaroj. ' XIII, 4, duo xaxûjv rjsùiy duorjuuioiç. XV, 11, ditb roi upa-jaatixoj itepiexxopeoa eiî ri xatà spavxaaîav èxicxyjxtixgv. XVI, 3, ditb Tû>V itpoxivo'jve'jodvtcuv Èicl TO à'}jyov diceicxavijoi). XVIII, 2, dit' abxij; rî)t dxijosiaç;. XXI, 1, du' oprivo-j dcbicaftai. XXII, 2, dicbxoi çb3o'j oodvoiv icpbe xb éscaràiç oéoç. XXII, 3, du' dxxfjxuiv BYECV. XXXIII, 3, duo xoù vsipovot iutytyvdioxsxai. XL, 1, axcoaa&évxa die' dxxrjxiuv. XLI, 2, duo xoi updfpaxoî dtpéxxei. duoyevvojv, XV, 12, xà ûicb usvaxocppoajvrj; duoysvvdpeva, s. 6g. dnoiîixvji&ai, X, 1, s. act XII, 2, leç. inc. Plut. duoostxxixov (xb), XV, démonstration, raisonnement. Plut M. 242 F. dubssiîi;, XVI, 2, justi&cation. XVI, 3, preuve. Plut. Démosth. c. 9, M. 782 D. dicooeyeaaat, XXXII, 4, admettre. PI. Plut, dicooiîovai, XXII,2.XXXVI,2. XXXIX, I. PI. Plut. dicooiîpdaxstv, XLIII, 3. Plut. duo&app'sïv, XXXII, 8. dicothoiv, XVI, 2, Diod. Sic. Plut. duo&tjpioùa&ai, XVII, 1. Polyb. Plut. M. 995 D. dicoovjjaxsiv, XVI, 2. dicoi-ycaoai, XVII, 2. cit. d'hecatée. dicbxstauat, III, 5 PI. Plut. dicoxbicxeiv, XXXIX, 4. Plut, dicbxpiait, XVIII, 1, 2. PI. Plut. dicoxpùicxsiv, XVII, 2, dissimuler, s. ffg. XLIII, 5, aumoy. cacher. PI. Plut. duoxjxtaua, XL, 4. dicoxauatç, XLIII, 4. PI. Plut. duoxeiuttv, XXVII, 3, suspendre, omettre. PI. Plut. Xsiuîa9at, rester, se trouver. XLIV,9. PL Plut. duoxiasaîvstv, III, 3. Plut. dnbxx'ja&ai, X, 0, périr. XXVII, 2, i; ub dubxqo&î, cit. d'uécatée. 'AuoXXdivto;, XXXIII, 3, auteur des Argo nautiques. duoxustv, XXI, 2. PI. Plut. duouxavâasat, XVI, 3. PL Plut. dicoicxdaaeaua!, X, 6. Plut. Vit. 270 B. diciicxouc, XV, 7. Plut. âicopoc, IX 10. vùî aicopoç. PL Plut. fr. dicop'psîv, XXXIII, 3. PI. Plut. dicopp'rjto;, XLIII, 5. Plut. TABLE DES FRAGMENTS DE LONGIN. dicsoixévat, P. XIV, différer, s'éloigner de la ressemblance. âitxotyjc, R. 6, leç. inc. Ou propose de lire àicxûc. aicxoùç, L. XIII, 4. R. 32', compar. àicxûiç, P. XI. R. 22, ûtexujç xai dpyco; Xtrbpsvov, locution qui serait trop simple ou trop faible, ditôj P. XIV, dicb roi xatà œdatv. R. 27, àf autoi, par lui-même, par ses propres moyens. dicojlaiveiv, R. 11. ditoyevvàv, P. III, 1, produire, s. pr. dicooetxvjetv, P. I, 6, moy. P. I, 8 act. R. 11, dnobcty&rj. R. 14. dicoosixvjety. R. 32, àizi&v.-aiç. dicoosixtixb;. E. 4, démonstratif. E. 20, qui produit la conviction. duioetsiç, R. 12, 16, 30, 31, 32. E. 9, 15, 16, 20, démonstration, preuve. dicooéyeooat, P. I, 8. dicooe d isvo;, admettre. R. 22, entendre. duocrjoaupicciv, P. I, 4, eondere et reponere. v. Lennep. ad Phalar. Ep. XXII, p dicoxpivea&ai, P. I, 8. dicoxpûicxeb&ai, pass. L. XII, 4, être dissimulé, s. fig. dicoxxeiveiv, R. 2. dicoxciicsaili', P. III, 2, avec le gén. être dépourvu. d-oxxjvat, P. IL I.dzoX(uXExÉva\ être perdu. 'AicbXXcuv, L. XII, 6. dicollvijuoveôslv, P. I, 5. dicovcuciv, E. 18. dicoicéuiceiv, P. Il, 2, du. icdxcv.
398 Buoppota-, XIII,2, met. PI. Plut. s.pr. et fig. ùitosxtâcsiv, XVII, 3. PL Plut, emploie ÙTEOaxtasuéc. iitoarpépeiv, XXII.2. XXVII, 3. XLIII, 5, détourner, s. pr. et fig. PI. Plut, àitoarpoor), XVI, 2, fig. de rhét. Quint. I. 0. IX, 2, 38. aitorexsîv, XXVI, 3. XXIX, 2. XXXIX, 2. XXXVIII, I, pass. rendre, faire. PI. Plut. riitotexeanxoç. XVI, 1. PI. Plut. M. 632 A. àitotopoc, XII, 4. XXXIX, 4. XXVII, l.mét. PI. Plut. s. pr. et mor. ànotpax'imdpsvov (to), XXI, 1. disorpetteiv, XXVII, I. ànotpstto'jaav, leç. conj. Plut. àuotùt[a>oic, XIII, 4, sens fig. imitation; au sens pr. moulage, oitooaivso&ai, I, 2, ô àiioyi)vdu.evoï. II, 3, ànopaivexai. XXXII, 8, àuopijvaoftai. XLIV, 3, àttoï>o,vaito. VIII, 4, ÙTtoiirivaîunv. leç. conj. PI. Plut. fréq. ÙTto X etsjeaoai,xiii, 3. PI. Plut. M. 483 F. s. mor. àr.0ypf,vat, XXXII, 6, suffire. PI. Plut. M. dieoypûiv, XXXIX, 3, àuoyouiaa. Plut. M. 636 D. dnoypuvvtu);, XXXIX, 1. PI. Plut. àtto$uyo;, XLII, 2, âitaî Xey. âitpaxto;, IX, 10, à-npaxtov axe/roc. PI. Plut. àttptttf.ç, XLIII, 3. PI. Plut. BTcplî, XIII, 2. PI. àtipoçitoc, XXXIV, 4. Plut. Aie. 4, ânpocttoç. TEap'priata. De aud. c. 15, dtcpoçétaiç. àirrauroc, XXXVI, l.sans défaut. Plut. âutio-roc, XXXllI, 4. âpa, XXXllI, 2. XV, 4, àp' oùx. XXXIII, 4, àp' ojv. TABLE DU TBAITË DU SUBLIME. 389 àpaiéc, XXXII,5, àpaièç aùxiûv, de corpore, ne se lit pas dans Platon avec cette acception. Plut. àpauiuata, X, 7. Plut. M. 903 E. 980 C. "Aparoç, X, 6. XXVI, 1. àpysîv, 4X, 10.] Plut. àpyoc, ;XXXIV, 4.] PI. Plut. âpvupoc, XLIII, 3. ùpeoxsiv, VII, 4, Tù àpéaxovta, les paroles qui plaisent, qui sont goûtées. XXXllI, 4, àpeazopevoc, satisfait. PI. Plut. àpsaroç, XII, 1. PI. Plut. àpetfj, XVI, 3, valeur. X, 1. XI, 1. plur. XXXIV, 1, 2, 4. XXXV, 1, qualités du style, supériorité de l'art. àptopoc, XXIII, 2, XXIV, 1,nombre,gramm. XXXIV, 1, quantité. 'ApiuàauEia.X, 4. v. les Recherchée, p àpia're jç, XVI, 2. Plut. àptauvoinv, X, 7. PI. Plut. M. 134 C. àpu-oî, XVII. 1. XXII, 1. XXXVIII, 3. ;Api3T0TÉXi),-, XXXII, 3. 'ApiCTopàvinç. XL, 2. àpxeîy, XV, 12. XXXV, 3. àpxeta»ai, IX, 4, èyiù pèv ^pxéo&iny àv. Plut. àpua, XV, 4. àpposioç, XII, 5, qui s'accommode, s'applique bien à. Plut. Quœst. Rom. c. 2. àpuorr Sùo;, Vit. 333 D. àpp.6f,eiv, XL, 2. appovia, [XXVIII, 2,] XXXIX, 1, 3. XL, 1, 4, harmonie du style, du langage. PI. Plut. àptlaiç, XI, 3. PI. Plut. ùprjpa, XLIII, 3. Plut. s. fig. àpyaîoi, XIII, 2. âpyea&ai, XLIV, 10, obéir. àpyétuitov, II, 2, modèle idéal. Plut. De frat. am. c. 18. TABLE DES FRAGMENTS DE LONGIN. duopole, R. 34, ditôpoit êyeiv. àtcooatpeîv, R. 17. duoaiiittjatc, R. 30. E. 15. àitoatéxxeiv, P. I, 8, àtteoraxpévuiv. ditoatpé<peiv, R. 5, ànéstpaitto, s. pr. ditorexsïv, P. VIII, peyaxotipe'néatepov àitovtxea&rivai, devenir plus élevé, plus noble. àitotstopveuuévov (to), R- 22. E. 8. duoçaïveiv, P. VII. CEuvorÉpav dieéptyve rijv épunvstav. P. III, 1, ôitosot TTJV dpuynv corna àiecçi^vavto. P. XIX, moy. dxoœ&éyteaffai, L. XII, 1. àitoip&eypa, L. XII, 6. dxoyphvai, P. I, 1, suffire. ànoypumoiç, R. 11. àirratatuiç, R. 21, sans secousse. PL àitteodai, R. 8, s. prop. àpyîat, R- 9, opp de upâîeic. àpyûic, R. 22, dpyoi; Xeyopsvov, expression trop faible. dpécxttv, P. I, 8, àpeazcôotjî ooéijç. P. I, 1, va àpécxovta, opinions, placita, sententios. L. II, TIVè{ dpccxovtai, quelques-uns sont d'accord. àperç, R. 19, supériorité, R.30. E. 15,puissance du débit. àpôpov, R. 28. dpi&ueîv, P. I, 3. R. 3, àptfturjaat. àptouoe, P. VII, adj. card. R. 25, nombre gramm. 'ApiaTEionc, L. XXI, XXII, Aristide, le sophiste. 'ApiaTOTÉXr;?, P. I, 3. 'ApiCTopàvTjc, L. XII, 5. L. XVII. àpxsîv, L. 1. àpxtéov, L. XIII, 1, il faut commencer. àpuosio;, L. XII, 6, àpuootùvratov 'AnoX- Xtuvt du6<p8eyua. opuovia, L. XIV, 1, l'harmonie dans les choses du ciel et dans celles de la terre. dpyaîoe, L. XII, 1. R. 21, 22. àpyétuitoc, P. XXIV, apycrutcoî dxn∈, le vrai type. 43
399 390 TABLE DU TRAITÉ DU SUBLIME. apytj, XXII, 2. XXXVI, 4 XXXIX. I. au plur. V, principe. XI, 1, reprises. \\pvixoyoc,x, 7. XIII, 3. XXXIII, 3. aîî-leîv, IV, 3. PI. Plut. â3îu.voç, V.X, 7. XLIII, 1. Plut. iasévtia, III, 3, eu parlant du style. âattoç, IX, 14. Plut. àaxrpiç, II, 2. Plut. àjxoç, IX, 14, ta ittpi'cov àaxov. Plut. àuttt;, IX, S, le Bouclier d'hercule attribue à Hésiode. âstatoî, XXII, I. Plut. isttîoç, XXXIV, 3. PI. Plut. àjtîiapdc, XXXIV, 2. Plut, emploie aitst- Jouat. atttjpixto;, II, 2. àrjyïvuritoç, H'. I. àîûucpuivo;, VII, 4. PI. dc/juoeivo;. à3jv85ta, XIX, 2. XX, 1, 3 l'lut. dsjvfteto;, X, G. Plut. djïâxeia, XVI, 4, Si' àasaxtia;. PI. Plut. aoçaxïjç, XXXIII, 2. PL Plut. àîyïjuoveîv, III, 3. IV, 7. PI. Plut. fréq. àr/siuorv, XLIII, 6. PI. Plut. dtuxtoç, XX, 3. PI. Plut. ata«ta,xx,2,3.pl.plut. drap, IX, 12, drap Sri xai. ÙTï, XII, 3, [XXVII, {.] PI. Plut. ÙTtXriT, XIV, 3. s. pr. XXVII, 3. met. PI. Plut. druic, XIII, 2, dtp.6; ËV&EO;. Plut. ùtoxuoc, XV, 3. Plut, drovriv, XI, 2. ÙTOvri xai x:voùtat. Plut. «TTU, XXXII, 6, ujpi' ârra. 'ATTixoi, XXXIV, 2. d-j-yinua. XVI, 3. Plut. ÙT-jyijc, XXXIII, 5, àrj^éstuta. PI. Plut. àr-j/ia, IX, 7. XXIII, 3. PI. Plut. aù^rj, 111,1, npoç. aùyiî dvaaxoxeïv. PL Plut. ao»ac%,xxii, 3. Pi. Plut. aù&tttvrjî, VIII, 1, met. Plut, Jêiop aùdertvs; xai axpatov. aù9iî,xxh. I. auxrjtqc, 111,1. PI. Plut. ajxij, XXXIX, 1. PI. Plut. nùxàiv, XXXII. 5, cit. de Platon. Plut. asïttv, XL1V, 8. ojsfloie, XI, 1, 2. XII, I, 2. XXXVIII, 8. XLIII, 3, amplification, gradation dans le style. XXIII, 4. XL1V, 5, accroissement, augmentation. PI. Plut. s. pr. aùîrjttxoç, XI, 2, cà aùjutixi, sorte d'amplification. aù T]îixûK, XXXVIII,2, XéTEIV, amplifier. ajtavspo;, XL1V, 6, ajtavîpo; {Jio;. Plut. s. pr. en parlant d'un vaisseau. aùtupxr.c, XLIII, 4. PI. Plut. UUTOOEV, XIII, 2. XIV, 3. XXXI, I. XXXVI, 1, v. Wytt. Bibl. crit. I, 3«partie, p. 49, Plut. De Sanit. c. 18. de Adul. c. 13. Aie. 14. aùto&i, XVI, I. Plut. M. 366 E. 367 C. aùtovouoc, II, 2. Plut. BùTO?, X, 3, ûit' aùté. X, 6. XIV, 1. XV, 6. XVII, 1. XXXVIII, 3, aùto TOûTO. XXXIII, 1, Tispi avvroù TOJTOJ. XXXV, 4, aùto uovov,leç. conj. dsatpsîv, XI, 2. dïaiptî39a'., IV, 3, moy, 'XXI, 2, enlever. Pi. Plut. ôbatoç, XXXIV, 2, âsatot djteinoi. Plut. dssxsia, txxxlv, 2] Plut. diixxtiv, XL1, 2. Plut. âysto;, XLIV, 10." PI. Plut. TABLE DES FRAGMENTS DE LONGIN. apyr;, B. 10, 22. au pi. P. 1,0. R. 11. R. 32, magistrature. R. 33, principes. 'ApyjXovo; o Ilàpioc, R. 19. àedéveta, P. II, I, faiblesse de santé. as&îvf.î, R. 13,31. àîzeîa&a!, R. 17, 21, ïjaxrjuivo;. R. 19, Tj3xr)Tai. R. 31,' dsxtiv. à;a'.î, R. 4. âarj, P. I, 4, èv aatsr, à Athènes. èa-jxxoyiïtoc, R. 23. dsuupetpia, P. XIX. asjpuiïtpoî, R. 27, 29. djjvosra, P. VU. ÔTî, L. XIV, 1, âr: xai. àtîxrj;, E. 4, incomplet. ÙTtpitrjC, R. 23, 31. der/via, E. 21, atsyvia Tîj; TùviîsùVv xpdosurç. àropor, R- III. 2. P. XI, ai ÛTOuot. orra, P. I, 8, dttoxpivautvr) ispoç ârra TûV drttataxuév<nv.. uo;dvtiv, R. 11. E. 2, 8, aùîdvtivai, E. 19, aj^ttai rj ûitoxetu.sv7] ïutdôsciî. aj;ri3iî, R. 11, exagération dans les faits. E. 9, aj'rijtiç, développements, v. Quint VI1I,4,S3 12, la. aùtîxa, R. 24, leç. conj. nùtoxuaov (TO), P. XXIV. aùtouatoî, P. III, 2. R. C, Éx TaÙTopÙTO\i. avitéç, P. I, 8, BÙTO pivov icpo;rjpx a&tjptv. UOTéç (ô), R. 24, tavitov. E. 9, Ta aura, avec le datif. aùtoyuqç, P. XL aù'/urnpoç, P. XV. aùypoc, P. XIX. dœaipsîv, R. H, 18, retrancher, supprimer. R. 24, ùoïixetô U.E, locution élégante. a<patp 3i;, R. 22. E. 10. dçavi);, R.9. ôrprj, R.21. à^ptjytjatî, R. 20. àçoovîa, R. 10, àtp&ovia Xôyaiv. ds&ovioc, R. 24.
400 niiisoot, XXII, 2. v. le mot èofavov. XLIV, 10, pass. PI. Plut. àpiarôvai, XXXVI, I, ocpsarûttî. XXXIV, 3, otpiatassai, échouer. Plut. âsvo), IX, 10. XXVII, I. Plut. dïopia, XLIV, 2. PI. Plut. àf opîcîiuat, VIII, 4, leç. dout. affirmer, déclarer. PI. Plut, définir. ûcbopoî, IV, 1, met. Plut. àjpuiv, XVII, 1. PI Plut. âyapiç, XLIII, 1, cit. d'hérodote. Les mss. du rc. û. portent àvadiutoc. PL Plut. 'AytXXe J;, XV, 7. ayxûc, IX, 3. tristesse, cit. d'hésiode. IX, 10, obscurité. PI. Plut. àypavro;, IX, 8. Plut. M. 820 A. àypustot, II, 3. PI. Plut. àypt, XXXVI, 2, àypi vùv. PI. Plut. iîotpriti, XXIII, 1. PI. Plut. M. 57 B. Fab. M!C. 19. â'kiyoç, XVI, 3. PI. Plut. B. Ba&oç, II, I. et éartv ûtfio'j; TIC jj Sâ&oa; riyvi]. Wyttenb. (apud Eunap. p. 72) pense que pà9oc n'est pas ici synonyme de Cd-oç. Qu'est-ce donc que SàÔo'j; TéY_- vi)? PI. Plut. s. moral. pa»pov, IX, 6, èx pa&ptuv. PL Plut. paîvstv, XXXIX, 2, 4. ETCî avec le gén. insister. XLIV, 7, îaa paiveiv. paxytia, XXXII, 7, p. T<ûV XOYWV. PI Plut. M. 563 F. 671 E. s. pr. paxyejetv, III, 2, met. Plut. Tib. Gr. c. I. M. 580 C. XV, 6, s. pr. citation d'eschyle. pàxyeuua, XVI, 4.Plnt.Tib.Gr.I0.M.609A. BaxyoKÎTic, XXXIII, 5. 8dp?apoï, IV, 6. TABLE DU TRAITÉ DU SUBLIME. 391 papoç, XXX, I, met. PI. Plut. PaaavîCetv, X, 6, zi ëteoc. PL Plut. Dion. H. PaaiXetov, XV, 6, plur. Plut. PaotXeuc, XVII, i. Pd*;, XXXIX, 2. XLI, 2, pdatc p'uduoo. PI. Civ. III. 339 E. 400 A. Leg. II. 670 D. Ast rapproche de ces passages celui de notre auteur. PÉXoc, XXXVIII, 4. péxtisroç, XLIV, 6. pîa, I, 4. XII, 4. ptacjeesat, XXXIV, 3. XLI, 2, p. èei. Plut. Fab. c. 14, ira tàvavtîa Pta op.evoç. PIOXOYEîV, IX, 15, est l'équivalent de r)&o- XOYEîV. On ne connaît pas d'autre exemple de ce terme que celui du it. û. p;oc,vll,i,s; 0 çxoivot. XIV, 3, faio; Sio«. XXXVI, 2, i nâç pioc. - XLIV, 6, 6 vùv Pîoe. XXXV, 3. XLIV, I. au plur. VII, 4. XIV, 7, 8, 9. XLIV, 9. - XLIV, 6, ajtavspoipîoi. pxénetv, XV, 1,8. posioc,xxix, 1, pieioc TIXOùTO;, expression tirée de Platon, Leg. Vil, 801 B. pour faire sentir que la métaphore est forcée. Plut. PoTj&Tjua, XXXVI, 3 Plut. popénc, III, 1, à propos d'une citation d'eschyle. PouxoXtxd, XXXIII, 4. PoiXsa9at, XIII, 2. XV, 2. XLIII, 4, se proposer. pojxsùea&at, II, 3, cit. de Démosth. ppapeueiv, XLIV, 9. Plut. Ppayûç, XLII, 1, Ppayû, concis. ppayuç, AMI, i, ppayu,concis. PpayuaùXXapa, XLI, 3. Ppoyioïc, X, 2, vers 7 de l'ode de dial. éol. pour Ppayéuic. PuOoc, XXXV, 4, ex PJ9Où, Plut. TABLE DES FRAGMENTS DE L0NG1N. àstévat, P. 1, 4, 7, act. négliger, omettre. àstxveîî&ai, P. H, 1, dau'xoto. OfiaTavat, P. Il, 1, ÙTtOTraîrjv. P. III, 1, ù^eatrjxévai. H. 29, àçearâaiv àxxqxoiv. àfoptîbtv, B. 13, déterminer, fixer. apopu.t), P. III, I. R. 34, Ppaveîa àyopprj. au plur. R. 5, àpoppal TOIV Xovtuv, et ailleurs. dydpiotoç, R. 31. axovjoiôv, R. 20. àypeîoç, R. 21, oùx ùypeîov. âypi)3t0{, L. XVII. B. BaoiCetv, P. I, 6, p. xav ÎYvri. j3ixxeo»ai, R. 5. pippapoç, R. 2, au plur. piiiva;, E. 3, au plur. Sappho, BaotXe jç ô Tuptoc, P. I, 8. Basilée de Tyr ou Porphyre. Pdatç, L. XII, 3, pdetiov ativraîic, assemblage de sons. Paœé, E. 17, teinte, s. fig. PÉXoç, R. 5. PéXTIOTOC, E. 13. piatoc, L. XXI. PtPXîov, P-1, 4, 5. P. II, 1. R. 27, dans tous ces passages au plur. Pin, P. XIV, pîi) 'HpaxXeiï). pxeitbtv, R. 32. PoûXeaeai, R. 33, poùxou. E. 2. POûXTJO.C, P. III, 3. PpavovEtv, L. XIII, I, ppavuvôp.evov. ppayùç, L. XII, 5, bref dans les syllabes. R. 27, èv ppayurdrotc;. R. 28, compar. R. 34, Ppayeîa àf opp-q- Poiuôî, R. 29.
401 392 TABLE DU TRAITÉ DU SUBLIME. r. laùpoc, VII,2. Plut, de Sup. c. 3, Fab. c. 19, M. 541 D. v. Wytt. An. ad Plut. M. p. 128 E. YtiTviâv, XXXVII, 1. Plut. fr. ytxdïî, X, 2, cit. de Sappho, éol pour ye- Xôv. yexdî&at, III, 2. yexoiot, XXXIV, 3. XXXVIII, 5. PI. Plut. yéxuiî, XXXIV, 3. XXXVIII, 5, définition du rire, yiusiv, XL, 3. cit. d'euripide, ytvvaîoç, VIII, 1, 4. IX, 1. XXXII, 4. XL, 4. au plur. XV, 8, oî Ytvvaïot, iron. Plut. M yevvàvjvii, 2, met. XVIII, 2, XLIV, 7, 11. ytvvdooai, II, 1. V. XXXVIII, 4. XLIII, 2. PI. Plut. y6vy.i)pa, XLIV, 7. PL yevvi)iixdc, XV, 1. Plut. ytvoç, XXII, 3, espèce, sorte. XXIII, 1, genre gramm. XXXV, 4. leç. inc. yè, IX, 4. XIII, 2. yqysvxç, XXXV, 4, leç. inc. PI. Plut. ytjpac, IX, II, 14. yivtaoou, IX, 3. X, 1, 3. XI, 2. XVI, 2. XXV, XXXHI, 2. XXXVIII, 3. XL, 1. XLIV, 1,4,8. ysvéaoat, XXXIII, 4. ytvoit' àv, XXXVI, 4. yévoito, XL1X, 9. ysyovev, XL, 3,4. yeyovauev, XXXV, 3. yivcioxttv, XI, 2. XII, 4. yxayupoç, X, 6. XXXIII, 5. Plat. M. 874 C, etc. yxuxûttjç, [XXXIV, 2.] PI. Plut. yxûiaaa, X, 3. yxa>trôxou.ov, XLIV, 5, se trouve dans Plut. Galba, c. 16. Josèphe, Arrien, Hérodien, Socrate, H. E. l'emploient aussi, v. Lobeck ad Phryn. p. 93. yvûaio?, XXXIX, 3. XLIV, 7. PL Plut. yytipifioç, IX, 15. PL Plut. Youtroç, XLI, 2. PL yàviùoc, VIII, 1. XXXI, 1. XLIV, 3, capable de produire, pur, naturel. PL Plut. Cum princ. philos, c. 3. lopyiaç, III, 2. yoùv, XXII, 2. XXXVIII, 2. XLIII, 1. ypdçtiv, IX, 1. XIV, 3. XXXIV, 3. XLIV, o ypâsuiv, XV. 4. XXXVI, 3. ypatpop.eva (ta), XIV, 2. yjuvoùv, IX, 6. yauvo'jp.evo; tàptupoî. PL Plut, yjvaixum-riç, XXXII, 5, ne se lit pas dans Platon. Plut, y ji, III, 2, yjiteç; èuloyoi tâyoi, citation de Gorgias. Aaïuovio,-, IX, 5, 8. XIII, 2. XXXIII, 5. XXXV, 2. PL Plut. fréq. îatpovîujç, XLIII, 1. PL Plut. M. 108 D. Sàxpoov, IX, 7. oàxpya. PL Plut. oaxï'atxoç, XXXIX, 4, 8. p'uftuoç. 8ditavoç, XLIV, 11, leç. conj.' Plut. M. 624 D, s. phys. épuisant, absorbant ; d'autres lisent Seraavûiv avec les mss. 8É, II, 2, O'JTU) 8É. XL, 2, UTj-OTt 8t. SeixvJvat, IX, 14, îva Seiçutut. 8c.Xot,II, 1. PI. Plut. TABLE DES FRAGMENTS DE L0NG1N. r. rettuiv, R. 1. yévtatç, P. 111, 1. yevtxoç, R. 10. E. 4, ytvixù, ytoixtutava, Icç. inc. yevvàv, P. III, 2. yévoc, L. XII, 11, opp. i ei8oj, espèce. R. 19. au plur. R. 9. E. 6. yeûeooat, L. XII, 9, ysytopivotc. R. 8. yîvtîftat, P. 1,2. L. XII, 7.R. 11, 34. E. 5. yxivto&ai, R. 32. yvu)p.i],r. 17, 31. E. 13, 16. yviuptxéî, E. 5. yviopicea&di, P. I, 5. yvùiptuo;, P. I, 2, 4, disciple. R. 25, sup. E. 5. yvtoptjnu;, R. 20. Rubnken lit voviuroç. yvmpiaua, R. 22. yvûiatç, R. 24. yvuiotoc, R. 20, TO yvojarov. yvoiotûiç, R. 20. yotjttta, R. 31. yoijtcjtiv, R. 20. yovttc, P. I, 1, âpa yovrùatv. yovtuoc, L. XXI, toi yovipo; ô ApurtiSqç, fertile, fécond. Topytaç, P. I, 3, le Gorgias de Platon. yoùv, L. XII, 5 et ailleurs. ypâpua, R. 22. plur. ypûyeiv, P. I, 5. P. II, 2. P. 1,6, ot ypiovx»- rt{. R. 3, ypâyto&at. ypayeùt, P. 11, 2. yjpvoç, R. 5. Aatuuiv, P. I 3. Il est question de l'écrit du philosophe Origène, aicpl 8ouuôvuiv. 8axrjXixoç, L. XL 8àxrjXo;, L. XII, 4, le doigt. L. XII, 14, dactyle. Stqaiç, P- XX. 8eïyu.a, R. 25, 26. 8ttxvjew, R. 5, R. Il, 8e».xvi<ov-8î'xv'j:. 8eixT'.xoc, E. 5.
402 ôttv, IX,3. XIII,2. XVI, 1,2. XXII, 2. XXIII, 4. XXXII, 3. OMYOU Ôstou ô*iv, XIX, I. XXXII, 8. tiixpoj Ssî, XXV, 2. ôiov, XL11I, 3. PI. tout, ôstvoç, IX, 5. X, 4, 6. horrible. X, I. XXII. 3, habile. ôïtvo; T.spi, XXIX, I. XLIV, 2 XV, 8, ôttvà ttoiotipsvo;, cit. d'hécatée. XLUI, 1, puissant, efficace. ôî'.vott);, XII, 4. XXXIV, 4, véhémence, énergie, ôitvoiv, III, I, ôjôîivtoxai. Plut. Péricl. 28, Ôstviùîat. ôtivaiotç, XI, 2. XII, 3, mot rare. PI. Plut. ôsiasut, XIV, 1. XVI, 3. XXXIII, I, ôiou.-- vov -ôsopivouc, - ôsopsva. ôixa. IV, 2. IX, 14, ÔÉ/ ijuipa;. ôsxàcstv, XLIV, 9. Plut. frèq. v. Wytt. Anim. ad Plut. M. 92 D. ôexaapoc, XLIV, 9. Plut. fréq. ôixxoç, IV, 6, cit. de Platon. Plut, ôivôpo;, XXXVI, 2, poet. ôsovxmc, XLII, 1. PI. Plut. M. 220 F. ôéoï, X, 4. XXII, 2. PL Plut, ôtspôç, XL, I, ôîjptù xij; àppovia; rtîitxxsicpsvu. XLIV, 3, osapo; Ttïptxîtpsvo;. au plur. IX, 7, oraux. ôrauidxf.ptov, XLIV, 5. o. 'iuydj;. PL s. fig. tout. ôrauox/jç, XLIV, 7, s. fig. ôî-jtîpoc, XXXIII, 3. xo ôsirspov, moins important. PL PluL I, 1, s. pr. II, 3, uiyujtgv piv... ôîitîpov ôi. VIII, 1, npùtxov piv... ôsjripov Ôi. IX, 13, ôtjxipo'j ôs èvîxa. ôéyra8at, XI, 1. XXIII, 4, admettre. ôi), XVI, 1, xai ôi) ôié ip«v. XLIV, 3, xa't xotvov ô^ xij. ôijxoc, IX, 12, ôô).oç... o-jvtîoîtxiô;. 111, 4, TJÔijXov. IV, 2. ôàxov yàp. XXXII, 7, ôtjxov ijôi). XLII, 2, ôrjxov ôi. XLUI, 6, ôbxov i;. PL Plut. ôtjxoùv, XL, 2, ôtôqxwxat. XXXII, 6, xà TABLE DU TRAITÉ DU SUBLIME. 393 ôtôijxuipéva. PI. Plut. ÔTjpio'jpyïtv, XLUI, 3. Plut. ôqpiojpxtipa, XIII, 4. Plut. Plut. De S. N. V. c. 16.' Diod. Sic. Dion. liai. ôtiuoxoatta, XLIV, I. PL Plut. ôijpo;, XXVII, 2. PL Plut. Arjpoï&ivîioç, XXXIV, t. Ariuos&ïvtxGÇ, XII, 5. ATjpoaOivtj:, XII, 4. XXII, 3.XXXII, l.ii, XXXIV, 2, 3, 4. Exemples tirés de Dém. 3. X, 7. XV, 9. XVI, 2, 4. XVII, 2. XVIII, 1. XX, I, 3. XXIV, I. XXVII, 3. XXXII, 2. XXXVIII, 1. XXXIX, 4. ônuôstoç, XXVIII. 2. PL Plut, ôqptiôrjï, XL, 2, 3. PL Plut. ôtà, avec le gén. marquant le moyen. I. l,ôt' tuv xtvtuv psocôuiv, ôtà p'jpiuiv G31UV, Ôl OTOU tpoitoj. I, 3, ôtà nxeioviuv. VIII, l.ôtà xiyvrj;. XVI, 2, ôi' ivôî xoù ôpoxtxoo cy^paxot, ôià xoù cryi]uaxrapo'j. XVII, 1, ôtà a"/7)pàru»v. XIX, 2, Ôtà xûiv àïuvôixtuv. XX, 2, ôtà xotixtuv. XXII, 1, Ôtà xtûv ÙTtepSaTàtv. XXVII, 3, ôtà xoù ità8oj;. XXVIII, 1, ôtà TûIV ttapaçtivtuv. XXX, I, ôt' Èxaxipo'j, ôi' aôxfj;. XXXII, 5, ôt' tûv. XXXIII, 4, si pi) ôt' évo; éxipovi. [XXXIX, 1, ôtàxwv Xo-jiuv.l XXXIX, 3, ôt' aùxtùv XOJXIDV xioxeîv. XL, 2, ôtà pivou roi auv- Oeïvxt. XLI, 1, ôtà xijc opoetôeîaç. marquant la place, le passage. IX, 11, 12, Ôtàxrjc'OÔ'jMsiaç. X, 7, XXII, 4, Ôtà piaou. XXII, 4, ôtà paxpoù. XVI, 4, Ôt' àatpaxeia;. XXVI, 2, ôtàxtùv TGTCUIV ôysi. XXXIII, 3, ôtàrcàvxtuvàptûprjtov xo itotnp àxtov. Avec l'ace, marquant la cause: IV, 2, 3. VIII, 4. XXXIV, 3. XLIV, 4, Ôtà xoùxo. IV, 4, ôtà xà oûxtu; ptxpoyapfi. IV, 7, ôtà ptxpo'ljyfav. V, ôtà ptav aixtav, ôtà xô xatvôateojôov ou xevoanoviôov. VII, 1, ôtà p yaxoov.>y_iav. IX, 2, ôt' aùxo peyax&opov. TABLE DES FRAGMENTS DE LONGIN. ôsiv, P. U, 3. P. III, 1, xà ôiovxa. R. 33, ôerjostev. R. 24, oùôiv as ôsî ir;ixr)ôîjpa- XOî. R. 26, oiiôiv ôsî âxxo. E. 18, ôet. ôetvôc, R. 2, 23. ôeto&at, P. Il, 1. P- XV, ôsôpsvoç, par besoin. R. ll.ôsrjosxat. R. 23, ôstypaxaç ôaov ôsôuevov. ôexxixéî, L'. XIII, 2. R. 32. ôexsàcstv, R. 31. E. 16. ô»;igxt);, R- 27, ô xi); pviipt);. ôéo;, L. I, si; oùôiv ôto;. ôépstv, L. XW, 8. ôipxpov, L. XII, 8. ôsanoxô,;, P. III, 2, maître de forge, Vulcain. ôeupt, R. 3. ii-ttzbai, P. I, 4, préférer, consentir. L. XL êrjxo;, L. XIV, 1. R. 11,22. ôtjxoùv, R. 3, 33, indiquer. R. 20. E. 2, exposer. ôijxigatc, R. 14, 20. ôtjptoopyoç, P. XXI, le Démiurge, le Créateur. Atjpôxptxo;, P. I, 2, 3, philosophe platonicien. ôôtioï, R. 23, ipeî; ôi ô êf.poc. At)po3&ivt);, cité, L. XXII. R 31. E. 21. L. XII, 4, indiqué, R. 39. ô xpt8tvoç, L. XXII, surnom donné à Dinarquc. ônpootstitiv, P. I, 2. ônpoatsjtuv XOYO;, R. 22. ôinitou&ev, P. II, 3. ôtà, avec le gén. P. I, 1, ôtà Ypicd);. P. Il, 3, Ôtà airouôrj;. P. VII, ôtà xij; xpoxci,;. E. 21, ôtà TtàïT)? àpexrjç. Il
403 :i«4 IX, 5, Sià tïjv iitepsoxriv. [IX, 10, 8tà TaùT àyavaxtuiv.] XI, 2, otà TOTtnYOptav. XVI, 4. XXXVI, 2, 8tà taùta. XVII, 3, ôtà a-jyyévsiav xai Xap.itpOTTjTa. XXII, 2, ii ijv attiav itovîîv 8sî. XXII, 1, 8>.à TO -XîIÔOç. XXIV, 2, 8ià TTJV pstauopîpiucîiv. XXVII, 3, 8tà TOV thiuov. XXXIII, 2, 8i' UJTO TO u.sye&oç. XXXÏII, 4, 8i' àp-éxetav. XXXVIII, 2, ôtà TTJV cpixottuiav. XXXVIII, >, ôtà TO YEXOïOV. XLIII, 1, 8ià TO xaxi- OTopov. XLIV, 3, 8tà Tù Ttpoxîiueva ëna- OXa. XIV, 5, 8tà TOV TCEpixEÎusvov Sssuov. avec l'inf. XII, 4, 8ià TO xaûiv. XXXII, 4, 8ià TO avvtv&ojaiàv. XXXIII, 2, Sià TO uqsaufj apaxtv8'jv Ûîiv. TABLE DU TRAITÉ DU SUBLIME. ô'.apaivtiv, XL, 4, 6'étendre, se prolonger, Plut. 8'.a3àXX tv, XLIII, 2, rendre suspect, gâter, altérer. Plut. Thés. c. 34. M. 798 E. ëtàyvuioiç, VI, syn. de xpîstç. Plut. Démosth. c. 1. ô'.uypabrj, XXXII, 5, au plur. descriptions. Plut! 8ia8opaTÎ s3»ai, XIII, 4. Polyb. V, 84, 2. M. Ant. IV, 3. 8ia8oy_r, XII, 4, xata StaSoyâç. Plut. ôtaôpourj, XXXII, 5, ne se lit pas dans Platon. Plut. ôia»tjxï, XLIV, 9, testament. PL Plut. otaipetv, II, 2. VII, 1, Tù StijppÉva syn. de JtprjXov. TO Stijpu.Èvov, animi elatio. Plut. M. 165 C. ô'.aipsîaeiai, XXIV, 1, Ta 8rQpr)p. va. oraxxsitteiv, XVI, 4, 8iax xxo:ptv ôvopa, il a dissimulé le terme. Plut. Ant. c '.axXTjpovouEt38at, XII, 4, ait. XEY. SiaxoitTsaout, XIX, 2, 8iaxsxou.u.éva. Plut, fréq. 8axpi3oùv,XVI, 1.P1. Plut. 8taXav8avsiv, XVII, 1, XXXVIII, 3. PI. Plut. M. 961 A, Xoyoi itpoçicttctovteç TJ àxoij 8taXavftâvo'ja!v >jp.à; xai 8ta5 jyo'jii. aiaxsiiteiv, XXXVIII, 5. Plut.'M. 228 D. const. avec le part. 8iaXXÙTT iv, XXVII, 3, sans régime. Plut. 8!auapTÛv iv,viii,2, 8<a;iapTàv t. XXXII, 8, 6 8ti)uapTiju Yo; nxàt<uv. XXXÏII, I, Tù Siripaptriuiva. v. Wytt. An. ad Plut. M. 2 C. PI. SiausXXttv, XXVil, 2. Plut. 8tajjL v iv. XXXÏII, 2. PI. Plut. Stàvota, VII, 3. XIV, 2. XX, 2. XXXV, 3,méditation, pensée XXXIX, 4, sens d'une phrase. PI. Plut. SiaitavToç, Vil, 4. Plut. 8taitaTâo3ai,ll, 1. VIII, 4. PI. act. Plut. act. et pass. SianovEïv, XIV, 1. s. act. travailler à quelque ouvrage. Plut. fréq. 8'.aitopeïv, 11,1. V. XXI11, 1,act. XXXIX, 3, neut. douter. PI. Plut. 8iaitp it iv, XIV, 1. PL Plut. 8iaitTJTisiv, XXX, I.mét. PI. Philon Plut. 8iditTiuoiç, XXII, 4, écroulement, chute, met. Plut. M. 800 A C. Siàit-jpo;, XII, 3, TO Ssdmpov, a rdeur, véhémence. PL Plut. M. 62 C. 565 C. Aie. 18. v. M. Baehr, p iapi»usïv, XLIII, 6. PL Plut. 8iapi3T JEo3ai, XIII, 4, rivaliser, an. /.ET. 8iapua, XII, 1. XL, 2, le?, conj. Plut M. 653 C v. Wytt. An. ad Plut. M. 165 C. SiapnàCEiv, XII, 4. PI. Plut. fréq. Siapotî, VIII, 1, syn. de Siapiia. 8ta3a? Îv, XLIV, I. PL Plut. ôiaoïcàv, XXV1I,3. PI. Plut. Demosth. 6. 8idoTaoiç, IX, 6. PL Plut. fréq. Staarrma, IX, 4, 5, intervalle, distance. PL Plut. XL, 2, ÔYXO; * ù 8ia3TYjua. leç. dout. ôtaojpeiv, XXXII, 7, obtrectare. Polyb. Plut. M. 803 C, etc. TABLE DES FRAGMENTS DE LONGIN. 8ta 3aTvop. vov, R ta[iâXXto8ai, R. 13. itpâypata 8ta3 3Xij[i va, affaires décriées, débattues. On propose de lire : Sia^Epoquéva. R. 15, 8ia,3E[3XTj3i), tu seras mal jugé, condamné. ôiasxénetv, R. 9. E. 6. 8tâ8ovoî, P. I, 3. 8iâ&E3ie, P. 11,3. auplur. R.24, 31. E tatpsîv, R. 6, 8iatpoûu.ev. R. 11, Strjpîjxauev. ë'.atptîs&at, P. VI. L. XII, 11, 8tTjpi)u.évoç, 8taips&ijvat. R. 3, 8iatpoJusvoî ypovo;, distinction de temps, circonstances. R. 22, xarà jiépi) 8trjpnpÉvoi. Sixîptotç, R. 8, 9, 12, 17. E. 13, division, classification. Staxstooai, R. 31, Staxsiusvoç. 8iaxo3u.et3&ai, L. XIV, 1, 8'. xtxo3uqro. 8taXtY»3^ P. III, 3. R. 31, 33. SiiXexTOç, R iapapTÙveiv, P. II, 2, 8ii);iâpTi)Tat-8ii)uap- TijuÉva, écrits altérés par les copistes. 8tau.sTpsïv, R tavo ïv, R tdvota, P. I, 4, 5, méditations, doctrines. R. 18, 29, pensée exprimée par l'orateur, sens de la phrase. 8iaitXetTTEiv, R. 31, met. à propos de l'action, du débit de l'orateur. 8ianXéxsiv, E. 17, entrelacer. Sianoveïoeai, R. 18, èîepydaato xat 8ianovijoaio tiç TO ctxptséstatov. E. 19, 8tïitETtôvrjTai. Stapttpoùv, R. 13, expliquer. 8iàpt>pu>3iç, P. I, 5, explication, oastbttpa Èîrjyrjaiï. 8tapx^;, P. III, 3, Stetpxtic»» P'"" - - StasrpéçEtv, P. XIV, 8. TTJV opisiv.
404 TABLE DU TRAITÉ DU SUBLIME. 39» 8ia(rjpp.oç, XX\IV, 2. XXXVIII, 6, taitîi- VGTTITOç a-j inatç. Diod. Sic. ctatiftscda.!, IX, 10, appliquer à. XIV, 2, être disposé. PI. XXXIV, 2, arranger. PL Plut. ôtarxieioatç, XX, 1, action mise en scène, v. Quint. I. O. IX, 2, 41. Plut. s. pr. M. 347, C. oiauyqç, XXXV, 4. Plut. Ant. 47. ôiaspéptiv, XI, 3, différer. XLIII, 4,prodesse. Hesychius, ovqxei, aupçépsi. Plut. Cas. Go. «lao&ôipîiv, XLIV, 6. PI. Plut, siaç&opà, XLIV, 8, 9. PI. Plut. è-tax-opâ, XXXV, 1, PL Plut. oiaàopetv, I, 4, disperser, en parlant de la foudre. Plut. M. 434 C.. Wytt. Anim. ad Plut. M. p. 127 F. àtâepopo;, VU, 4. PI. Plut. otayaaàv, XXXIX, 4. Xén. oiayàsuâcsiv, XXIX, 1. PI. îioaoxetv, XVI, 4. XXIV, pa\ua, cit. d'hérodote. 8i8axroç, Il, 1. 8t8ovai, XXVII, 2, permettre. 8ISX&EïV, XLIV, 2, leç. doul Pearce proposait 8iaX9stv, mot qui n'est pas grec. T. îtcuoeîv. aitqitvai, XVI, 1. XXX, 1, exposer, raconter. PI. Plut. 8<.s«o8eùeiv, XXXIV, 2. Sext. Emp. Simpl. Plut, se sert du mot SietoSixoc, Fab. 16, et de otéîoîoc. îiirjeîobai, IX, 14. XXVII, 1. PL Plut. ôtqjtmattxgc, IX, 13, au sujet de l'odyssée. Plut. M. 631 A, à propos de Nestor. «(«p)o-iï, XXV. XXVII, 1. PI î-qxeiv, XLIV, 9. PL Plut. èiïtvat, XV, 4, cit. d'euripide. Plut. oitarâvat, VIII, 2, îiearùvra û-ipoç. XII, 2, SiEGTùjja Tïjï Tcirceioc, différant de la confirmation. XXIV, 1, oisiornxei. XXIII, 2, otïsrâuevai, cit. d'un poète. PI Plut. oîxatoç, XLIV, 3, oixaîa 8ouXtîa. XLIV, 5, îixaiotûri) SOUXEIU. XLIV, 9, n. plur. otxaîujc, XXXIII, 1. oixaarijpiox, XIV, 2, met. Plut. M. 46 A. 826 A. met. otxaarrjç, XX, 2. oixqv, I, 4. XXXII, 4. Plut. Al. 903 E, etc. oio, XV, 10. Plut, oiûé/taont, X, 3. PI. otou.àxt eiv, XXXIII, 4, mot rare. Plut. Cat. maj. 4, StotiaXiCovra pivot tôt TeXe'jrfjï. T. Wytt. Anim. ad Plut. M. 13(J D. Atovjoioç, IV, 3, o rjpavvoc. XXII, 1, ô 4>U)xasûc. Atovuoo;, XV, 6. oigtesp, V. XII, I. XVI, 4. XVII, 1. XXXV, 3. XXXVIII. I. XLIV, 3. PI. Plut. oiopt'ceiv, XI, 3. PL Plut. M. 70 B. 8io3Tj[iEia, XV, 7. Plut. Galb. 23 M. 664 C. au plur. ÎIÔTI, VII, 1. SioveTfJttv, XXII, 5, cit. de Platon. Atpxq, XL, 4. Siosot, VIII, 1. îtiîâceiv, XXVIII, 1. PL Plut. M. 62 A. Siya, VIII, 1, 8tya itâ&ooç. IX, 2, tpuivij; 8. IX, 13, S. TTJ; cpoîpotrjtoc. XV, S, 8. OÎXTOU. Plut. fr. 8r/cjpEl0t, XLI, 1. SuoOEtv, XLIV, 2, leçon de Manuce, au lieu desisxostv, pousser, exciter, dans le sens moral. PI. Plut. s. pr. A o>v, IV, 3. TABLE DES FRAGMENTS DE L0NGIN. 8iare ve3&ai. R. 31. SiaTi&ta&a!, R. 33, xar' oixtov... xara TO 9J- UOEISéC, disposer à la pitié, exciter la colère. SiarpipEiv, P. I, 2. P. II, 3. 8iaçspEiv. P. I, 3, 8. eit aùvsstv, l'emporter en intelligence. L. XII, 3, 11. R. 16, 24, différer. 8'aoejjetv, P. II, 3, 8ians:ps'.>YE. 8tas>opà, L. XII, 3. 8i8aaxaXia, L. XII, 5. 8i8ovai, R. 3,11, Soùvai iitztyt, R. 27, 8o9r,- vat. E. 18. ' bitxsyvetv, P. 1,8. SiEîiÉvai, R. H, 8ts;îot ta pi] 3vp3:àvTa, syn. de xaraxo-ricoixo. 8iépYea&at, R. 20, 8isX9sîv, exposer, raconter. Sinyeïafla!, R tr]YTjpa, P. XV. StrrYrjai;, R.14, E.2. auplur.p.20,r.13. 8ixâCtiv, R. 11. Sixatot, L. XII, 2. R. 2. 8ixatoaovn, P. I, 8. Stxaiwç, P. III, 3. R. 30. S'.xarrnoiov, E. 18, au plur. SixaaTTjç, R. 1, H, 13, 16, 17, 21, 31, 32. E. 9. AIG8OTOC, P. I, 3, philosophe platonicien. D'autres lisent QEOSOTOç ou QBOAOVXOî. 8io!xTjOtç, R. 13. Aiovjoia, R. 3. 8ioi:Ep, R IOTI, E. 2. 8iitXàaio;, R. 28. StnXoùç, L. XIII, 4. 8tito8îa, L. XII, 7. 8iTTbç, R. 28. au plur. 8ivoovoc, L. XII, 14.
405 396 TABIJÎ DU TRAITÉ DU SUBLIME. îoypa, XIII, 4, pi. rà Ttjî tpixosotpiac tifa.. PI. Plut. îoxeîv, VII, l,î6.etev ÔYaooL. XXXIX, 4, TOù îoxeîv, s. eut. êvexa. D'autres lisent TUî îoxeîv. Ce verbe se rencontre fréquemment dans le -n. SI. îoxijiioc, XXXII, 5, TO îoxîtiiov, cit. de Platon. Plut. îo a, XXIV, 2, itapà îo'av. auplur. VII, i, distinctions. îo*oxoiteiv, XXIII, 2; d'antres lisent îojoxoutteîv. Plut. Pericl. 5, M. 791 B. îopuiiopixoc, XXXII, 5, cit. de Platon. Aop\i3>6po?, XXXVI, 3, statue de Polyclcte. Plut. M. 820 B. ooaxay«>yeïv, XLIV, 6. Diod. Sic. XII, 24, s. pr. Chariton. II, 7, s. met. v. D'Orville. îouàefo, XLIV, 3, 3. PI. Plut. îo'aoïtpeitqc, IX, 3. PI. Plut. îoùxoç, XV, 10. XLIV, 4. PI. Plut. ôooxooatvat,xv, 9. PI. Plut. îpapa, XXXIII, 5. PI. Plut. SpapaTtxoj, IX, 13, opp. à 8iY]Y>)paTtxo{. Plut. M. 711 C, en parlant des dialogues de Platon. îpâaoeesoat, XLIII, t,leç. inc. D'autres lisent àpaaaofiévoj;. Hérodote emploie dans l'endroit cité (VII, 190,) le part. èx3paoaouivouc. 6pip.Sc, XLIV, 1, Spipetai xai èvtpeyeîcçv.- asic. PI. Plut Num.c. 16, M. 379, E. opp. les adj. àaoevetc et âxaxot aux comp. SpipSTEpot et OpaaSTcpoi. opopoc, XXI, 2. PI. Plut. îueîv, forme attique p. îooîv.i, 1, 4. XV, H. oivapic, VIII, 1. XXXIV, 2, de l'éloquence. - XV, 11, force physique. XIII, 2, influence, puissance divine. XXIII, 2, sens, valeur. ojvaa9ai,x, 1. XII, 1. XV, 8, 9. XXXIV, 4. XXXVI, 2. îovaoteta, I, 4. PI. Plut. îûveiv, XVII, 2. îéî-jxe, se cacher. PI. Plut. ÎJo, XXXII, 8. XXXIX, 1, ojai ou Î- J3iv. îocîaipoveîv, IX, 7, ou. «Y- L'auteur fait sans doute allusion au passage de quelque poète. î-jc«;àxeiirtoc, VII, 3. Polyb. Diod. Sic. îicxoxo;, VIII, 3. XXXIII, 3. PI. Plut. îucxqtttoç, VI, 1. Plut. M. 426 F. ÎJCae^qc, IV, 3. 8j;?S).axT0c, HI, 3, superl.plut. de Adul. 2. Stipripa, XXXIV, 4. îuipqtoç, IX, 1. Plut. îaipoîoxoc, XLIV, 9. PI. v. Ruhnk. adtim. Les. s. v. Plut. M. 819 F. E. Eàv, XXXII, 4.XXX1V, 4. XLIV, 7, SYYiCeiv, XXXIV, 3. Polyb. Plut. V. 930 F. type, XXXI, 2. XXXVI, 1. XXXVIII, 5, -à syy'jî exoràoewc. iyy'-rcipio, XVII, 3. PI. Plut. ÈYxataSioOv, XLIV, 11. Plut. Agis. 17. M. 7»3 D. CYr.aTaXEiicï'.v, VII, 3. PI. Plut. fréq. ÈYxaTariTTEiv, X, 7. XLIII, 3. Synes. Clem. Alex. Le ms. de Paris et celui de Colbert portent èyxatatstayjiévojç, comme variante de EYxaTausuiYUÉvojc dans Dion. Hal. dec. V. c. 23.' ' èyxexesso&si', I, 2. PI. Dion. liai. Plut. M. 802 B. ÈYxétpaXov, XXXVIII, 1. cit. de la har. sur l'ilalouèse. ÈYxXEÎEa&a., XLIV, 3. PI. Plut. M. 426 B. ÈYxoun, XLI, 3, mortaise. ÈYxpSuTîtv, XV, 11, Plut. M E. ÈYxSu.iuv, IX, 1. XIII, 2. PI. Plut. -fxu)u.iaat!x6c, VIII, 3. Plut. M. 743 D, 744 D. ÈYXiofiiov, VIII, 3, panégyrique. XVI, 2, éloge. XXXVIII, 2, ri TIïIV XOY<»V èyxomiov. eu vantant ainsi l'éloquence. PI. Plut. ÉàaToc, VIII, 1. met. PI. s. pr. Plut. met. M. 798 C. éîpaîoc, XL, 4, êîpaîov UéYS&O;. PI. Plut. TABLE DES FRAGMENTS DE LONG1N. «OYp-a, ^- XXII, îoyp-a àvattoîeixtov. P. I, H, au plur. îoxeîv, P. I, 1. Tù îoxoùvta. E. 16, TÔ îoxoiv. R. 5, îoç.eic. R. 19, îoxoiq. î6 a,p. I, 8, opinion. R. 7, réputation. au plur. R. 9, distinctions, E. 20, opinions, îopo, R. 4. îpaotjjoioc, R. 11. Plut. M. 163 C. etc. îpiuûc, R. 32, aôvtovov xai îptpj 3Xé~î'.v, un regard fier et assuré, îpotioc, îivauic, P. III, 1, influence L. XII, 14,îjvani; Tjc itooottjtoc. R. 11, 30. E. 8, utilité des exordes et des péroraisons. îivaoftai, P. 111, 2, qîjvnoq. L. XII, 4. R. 31, SâvaTaiiicitiaTiv. R. 32. E. 20. ÎJo, R. 28, îooîv, èx ÎJo. E. 19, îio pour Î'JOÎV. î'jcxoxta, L. XX, Î'JCXOà'X -p JiEiuc- nature ingrate. E. 'EYY'J,-, P. L 6, TYJ; "> iyeîpeiv, R. 10. ÈyxaTau.iYvjvat, P. III, 12. ËYx/.toi;, R. 24. E. 2. ÉYX<ip.iov, R. 31, itoxxà xatù Tî.C îjvà'itio; TaJTTjc eîpqxsv èyxwp-ta, Démosthène vantait beaucoup la puissance du débit. èy/eipiîiov. L. XII, 10. iyymptiv. P. III, 1,3. R. 16.
406 TABLE DU TRAITÉ DU SUBLIME. 397 éosàsiv ou oixetv, IV, 6. XXI, I. XXVIII, 3. XXXIII, 4. XXXIV, 3. XXXVIII, 2. XXXIX, 4. èoiceiv, IX, 10, v. n avoir coutume. Plut. M. 29 D. ê»oç, XLIV, 3, au plur. PI. Plut. M. 238 D. ti, 1, 2, et Tt or) ooxoùuev. XXXIII, 4, et prj, eixaî ir). XLIV, 2, et pi]... àxxa ni). XLIV, 5, eî je, frjot, TOùTO TIIOTOV àxo-jto. efje, I, 4, puisque, quippe, quia. eiiévai, VII, 1. XXXVIII, 1, eioevat. XXXV, 2, etoov au plur. XXI, 1, etari. XXX, 3, etiîtat. XXXIII, 2, oioa. XXIII, 1, oîaoa. III, 3, oùx' otî' oittoç. XV, 3, 7, oùx oto' eî. XXXIX, 4, iopev. XXX, 1, eîooxtz. eîîotcoiîa, XVIII, 1, Strab. Philon. Plut. empl. eisotcotéur. eîooç, III, 3. XXVII, 1. XIII, 3, ri èit' e"- îouç. XLUI, 6, èrt' eîoojç, leç. conj. PI. Plut. v. le mot i èa. eîstoxov, IX, 1. XXXIX, 3, etourxa xa't pturjpara rtetooù;. Plut Mor. 428 I), 436 U, associe de même etotuxov etpiurjua. eiouixoitoteiv, XV, 7. PI. Plut. ÏL 437 A. eiîtuxottotia, XV, I. PI. tixatoç, II, 2. Plut. M. 80 B. eixri, Vil, 1. XXXIII, 4. XLIV, 12. leç. dout. PI. Philon. Plut. tixovoypas-eïv, X, 6. eixôç, IX, 3. XLIV, 3, xatà to eixoç. eixdttirç, III, 5. PL Plut, eixtôv, XXXVII, 1, au plur. image. PI. Plut. eipappévtj, XXXVIII, 2. PL Plut, etvat, X, 2, êpptv - èppt, cit. de Sappho. ëoo-' Sitoj, XXIII, 2. ëo&' ôte, XXVII, 1, XXXVIII, 1. eiitetv, XXII, 4. XXXIV, 2. X, 7, «ç eîitot tic. X, 6, einurv et passim. eiprixévai, XXXVIII, 4, èpeîç. au passif, XXXIX, 4, etpqtai. XI, 2, eipripévov. XVIII, 1, p'q&ev. etp^vrj, XLIV, 6. etpxtt], XLIV, 10. PI. Plut Arat. 24, icuep èî e'tpxtfjç XtXupévr] TTJ îuvàpet tarv 'Ax a ~ imv è<p' ô, tt (SoùXotTO ypiàpevoç. v. Wytt Aniai. ad Plut. M. 37 C. e'ipuoç, XXII, 1. Plut. M. 883 B. C. Philon. eipioveia, XXXIV, 2. PL Plut. eîc, but physique ou moral, I, 1, eic TIOJTJV peyébojç èitiooatv TtpoaYti. I, 4, eiç TtettW.. eic ëxstuatv arti. IX, 10, eîc ta rjpurïxà ue^éor] auvepisaivet. ibid. etc oùoèv jevvatov oiaoéaftai. IX, 13, ÙTcoyaipoùvtoç etc écmov 'QxeavoO. IX, 14, Ttapecé3r)v eîctotùta. XIII, 2, ono trjc peyaxotputaç... eîc toc a/uyic- XIII, 3, àr.0 'Oprjpixoù vipavoç sic aùtov. XIII, 4, eîc TtotTjTixàc CXaç ouvep3f,vat. XV, 11, duo toù àuoîetxvtxoù nepteaxope&a eiç to èxttxqxttxov. XVI, 2, ps&iarrjpt eîc ùuep3àxxov C< ioc. ibid.xa&!r)ptxojov àxe;t<pàppaxov eîc tjrjvàç. XVIII, 2, etctoooxeîv ànayov.ibid. ^ etc éautov èpujtrjatç. XXI, 1, ètouaxicetv eîç Xetotqta. XXIII, 3, yu&vtç eic ti TCX-TJ 8-jvttxà. XXVI, 3, talc etçéautov TcpoçtpuivéjBeatv. XXVII, I, eic TO UÙTO àvttpelkstatai. XXVII, 2, psta3aivstv èx Tcpioçtù- Tcurv eic Tipôçorita. XXVII, 3, eic oùo îtaottâoaç Tcpoçoma. XXVIII, 1, eic xoapov a-jvtjveî. XXXII, 7, eic petatpopàç èxtfepopevoç. XXXV, 2, eiç Teavripptv, etc (liov etcàyouaa. XXXIX, 1, avvtïxùrv eiçto ôd>oç. ibid. eiç TIJV napoiaav ûno&eatvtipoçttftévat. XXXIX, 2, eiç èuiotaoïv (?) èicayouot. XXXIX, 3, eiç Taç r" J X a» ' rta: P El i < *T <11 - Hrid. eiç petovaiav xa&ianjpt. XLl, 1, eiç opyijottxov auvextcintovreç. XLIV, 7, eiç rixixiav èxoeîv. ibid. eiç Tùç Y'UT.ùç itapaoéyea&at. ibid. eiç âç èpsaivet. tendance heureuse ou fâcheuse, V, èuirpopoveiç xatop&tooiv. XII, 2, eiç peyeôoç xéyutai. IX, 4, eic Toùc tppovrjpatiaç èpitiittet Tù ûiteptpuâ. XVII, 1, etç xatatppovrjatv Xap^àvtov. XLIV, 4, eiç oixèruç niittttv. III, 4, eiç TOÙVUVT!OV iiepiiattjpt. ibid. èrtoxéxxet eiç p'tuutxôv. III, 3, uapatpépopat eiç TiâbS). IV, 1, èxittittetv eiç TO TABLE DES FRAGMENTS DE LONGIN. ïoyoç, P. I, 1, ëbsreat. eiîévat, L. XII, 13. L. XII, 3, "aaatv. R. 2, tiieiriç. R. 24, E. 12, tnç eiîetev Oeoi. ttîoc, L. XII, 7, 11, opp. à YîVOç. R. 9,14, xat' etsoc ôvopctctuv, indiquant, spécifiant chaque espèce. R. 33, e!8oç etiotetov, moyen de persuasion. au plur. R. 30. E. 15, ittotetoç eîor). E. 17, 3as)7jc itotxixinc etïtat, (ornez votre style) de figures de teintes variées. E. 21, èv ndat TOïç etîeat TOù Xtryou, dans toutes les parties du discours. eixôç, E. 3, itctvta ttp Yévet eixota, les preuves appartiennent toutes au même genre. E. 4, ta TIûV pexxdvttov tixota, les preuves qui concernent l'avenir, se nomment probabilités. E. 20, Tù tixora, les choses vraisemblables. tixottuç, L. XII, 7. U eixtiv, P. XXIV, image. etvat, R. 24, eiev paxâptot txelvot. etvtxa, R. 26. eiitetv, L. XII, 6. eiprjxévat, P. III, 3, eipqxaat. L. XII, 7, eîpijxa. P. I, 3. P. VII. E. 8, cipijuévoç. R. 11, 13,23. E. 18. eipijvi), R. 3. eiptuveia, R. 30. E. 13. eiç, L. 1. eiç oùolv osoç. E. 18. eiç yaptv. 43
407 398 TABLE DU TRAITÉ DU SUBLIME. naiàapiojoëotatov.vii,3,niut ive!çdiiaùçtjoiv. IX, 14, eiç Xfjpov Tù [isyaxoçufj uapa-pëv.stai IX, 15, eiçrj&oç èxxùea&ai. XV, 8, eiç ItOV TO àîjvatov IcpOEXTciltTOV. XXXVIII, 1, eîç; ûitevavtiiûoetç dvtiiteniîatatai. XXXVIII, 5, eîç ateiariav èxitinxovta. XLI1I, 5, xatavràv eîç Ta p'uuapd. réunion, concentration, X, 1, eîç àxxrjxa aovotjaai. X, 3, eîç taùto ouvaipeoiç. X, 6, eiç anaç. ibid. eîç dxxrjxaç aup.3raadp.evoç. XI, 3, eiç èvotnra aùvtaçiç. XV, 11, eiç ÉauTo Tcepiaicàv. XXIV, 2, eîç ëv Tt. Il, 1, eiç Teyytxà TiapaiY^XpaTa àriiv. XXII, 4, eîç dxxospuxov ràçiv. XXXIII, 3, eiç xauto ouviieiç. XXXIV, 4, dopoa eiç èautov êanaae. XL1I, 1, eîç jîpayù ouvdyrjtai. XLI, 3, eiç pixpd ouyxexoppéva. faceur, I, 2, eiç aijv ydpiv. XXXVIII, 1, eiç TO Jç "EXXTJVOç euepyeaîai. opposition, attaque, IV, 3, eiç Aiovjoiov YP^f 51 - una - "* *<>'' Aîa ouças^èjç. XX, 1, Tù eiç TOV Meioiav. eiç, X, 5, ëv duo TCOXXûV. ëv tt, VIT, 4. VIII, 1,2. X, 1.3. XVII, 1. XVIII, 2. XXII, 4. XXIV, 2 eiçàyuv, XXV. Plut. ei;3oxf,, IX.9.;XXV1II, 2. XXXVIII, 2. Plut. 804 C. eîçoôoç, XLIV, 7. PI. Plut. Brut. 36. siçitpd~ea8ai, XXXII, 4. pass. Plut. act. M. 536 D. eiç*>ëpeiv, XVI, 2, ditooeiçiv eiçepipeiv. v. Wytt. Anim. ad Plut. M. 40 E. tira, 1,1. III, o,itaque. XVI, 4. XX, 3,deinde. XV, 4, eî&' EçTJç. XXII, 1, eït aùbhç. E"T, XI, 2, eîte... eîte. ette...f). eiiooèvau. XXI, 1. èxouèç, origine, III, 1, èx TOù epo3epoù itpoç TO eùxataippovtjtov. IV, 4, èx Tfjç Xinxpd- TOUç, TcaXaiatpaç. IX, 3, èé; où YÎveTat. IX, 6, èx gd&piov. IX, 14, èx Kipxïjç. XXII, 1, èx toù xat dxoxooskav xextvrjpevtj Tdèjiç. ibid. èxtoù xatà çùatv eippoù. XXIV, 1, rà èx Tû>V TtXTj&uvTixâVv eiç Ta évtxd. ibid. èx toiv SirjpTjpëvaiv EIçTù rjviupèva. XXVII, 2, p Taj3aivetv èx upoçtôitiov eiçupoçuma. XXXV, 4, èx guftou. XXXIX, 4, èx TTJç ioiaç 7«>paçu Ta8eç. XLIII, 3, èx TOùV ûirixotè- ' i 4 puiv eiç Ta Tarceivotepa aisooiopaoxei. XLIV, 3, èî ùtcoxcôv çpovrjpdtiuv. XLIV, 10, èç eîpxttjç â<f Toi. cause, 1,4, èx TOù ôxouxcyiuv GSOJç. ibid. èx iteipaç. III, 5, èx u.ëor ç. IV, 7, èx TOIOû- Tuiv Tcpoçdntuiv. VII, 4, èç daup^cùvcov. IX, 12, oîjxoç èx noxxàw Te âxxtuv... xdx toù Tcpoçercetçipepeiv... ex TOù Tïpoçavtoîioovai. IX, 15, ai èx ttjç dx-qoeiaç tpavraaiat. X, 1, XXXIX, 1, èç dvdyxtiç. X, 1, èx TùùV Tcapeitopéviuv... èx TTJç axrjotiaç- XXII, 3, èx TOù Ù7tEp3i3dCeiv. XXVIU, 2, èx Ttjç itepispàoeaiç. XXXI, 1, èx TOù xotvoù piou. XLIV, 9, èx TOù Ttavroç xepoaiveiv. manière, I, 4, èç cvôç... èx îosïv. IL, 2, èx navtoç. VIII, 3. XXXIII, 1, èî ditavroç. III, 4, èî ôxou ou èçoxou. XVIII, 2, èx TOù TtapdypYjpa. XVIII, 2. XXII, 3, è; ûtco- YÙou. XXIX, 2, èx TcapEvdrjxrjç. XXXIV, 2, ex Tcepirroù. ëxaatoç, XV, 3. XXXVI XXXVIII, 1. ëxdatote, X, 1. XXII, 1. XXXIX, 3. XLIV, 3. PL Plut 'ExaTaïoç, XXVII, 2. èxpaiveiv, XXXV, 3, franchise. XLIV, 3, devenir enfin. Eurip. Med PL Plut. èxjioxtj, XXXIII, 5, verve, suiv. lesmss. PL Plut. s. pr.. LXYOVOI, XLIV, 7 PL Plut. èxei, XVI, 2, 3. èxeîvoç, XXIII, 2, absol. XXXVII, èxeivr. XLIV, 1, èxeîvo pévtoi XOITCOV. èxeiae, XXII, I, TTï? xdxeîae. èxfiauudceiv, LIV, 8, mot rare. Dion, liai Thùc. Jud. c. 34. èx&eidcetv, XLIV, 7. Plut. fréq. Luc. Tox. 2. èxxa&aipeiv, X, 7. Plut. M. 64 F. l'emploie dans un sens particulier, v. Wytt. Anim. ad h. 1. èxàappdveiv, X, 3, choisir. Plut. M. 520 A. èxxeyeiv, X, 1, Tù èxxexeyuiva. XIII, 3. XXXVI, 2. PI. Plut. M. 520 A. èxxeineiv, I, 2, Tù èxxexeippèva. PL Plut. èxxoyt), VIII, 1. XXX, I, èxxort) ovop.dtoiv. X, 1, èxxoy»] Xquudtinv. PL Plut. èxxùeo&at, IX, 13, dégénérer, s'affaiblir. Plut. èxpdyttov, XXXII, 5, mot employé par Platon, introduit dans le texte du T.. û. à la place de jiayetov. èxuavadveiv, H, 3, èxua8eiv. PL Plut. M. 379 A. TABLE DES FRAGMENTS DE L0NG1N. Eiçôè/eaSai, L. Xll, 3. eiçiëvai, B. 24, eïçeiai. eiççèpeiv, R. 22, aautov où 8r ( a iç oùîè eiçoiaeiç îiiov vônov. eiiubèvai, P. II, 2. P. XIX. n. 12, 29. è/.dtepoç, E. 20, eiç ixârepa. èx^o'/.tj. IL 27, èxjioxi] TOù XOYOU, développement, exposition. èxxxrjaia, R- 2. èxxeiiteiv, R- 25, ixxtxeiittai. èxxoytj, P- XI, èxxoytj t«ûv ôvopatœv, choii des mots. èxxùsiv, R. II.TVJV ôpy»]v TûIV SixaCovTiov, dissiper, apaiser la colère des juges.
408 îxojaioc, XXXIII, 4, ëxoôaia àaaptûuata. PI. Plut. ' ixuâôeia, XXXVIII, 3, ÔTC. XST. SUIT. le Thés. II. St. Plut, emploie quelquefois èxitaosnç. txtottteiv, IV, I. XIX, 1. XXXVIII, S,delabi, s. fig. se laisser tomber dans une faute. PI. Plut. «XIîXIJXTIXÔî, XV, 11. Diod. Sic. Polyb. Plut. bis. ëxitxr)îic, r Li,4.]XV,2.Pl. Plut. èxitxiqpoov, XL, 1. PI. Plut. èxttxqxrsiv, XII, 3. XXII, 4. èxt:xiôttea9at. XXXV, 4. PI. Plut. ixnvsîv, VIII, 4, leç. inc. èxitovsîv, XLIII, 2, cit. de Théopompe, ëxitoma, XLIII, 3. PI. Plut. ëxaraiiç, I. 4. XXXVIII, 3. Plut. ëxrâîtjv, XLII,2. Eurip. Luc. T. Thom. Mag. ëxndévai, XXXVIII, 2, présenter, énoncer. Plut. ixtipsn,xliv, 7. PI. Philon Plut. M. 880 C. txtpat-uiîïîv, XV, 3. Polyb. Luc. Plut, emploie Tfiaroio'etv, ètcitpayuio'eïv dans le même sens : exprimer d'une manière pompeuse. ëxtpistiv, XLIV, 3, met. les exemples en sont rares, v. Wytt. Anim. ad Plut. M. 13 A. ixmaiveiv, [IX, 9,] exprimer. PI. Plut. M. 214, F. On trouve plus souvent dans ce sens èuoaiveiv. v. Wytt. An. ad Plat. M. 104 B: éxœatvîioai, I, 4, éclater, briller. PI. Plut. ëxçépeiv, XIX, 2, è;ijv6yxev, expressit. IX, 3, è eveyxsîv, gtgnere. I, 4, SïSVE- jfth, quod erupit. XXXII, 7, ëxtpepéuevoc, prolapsus. PI. Plut. èxçsuytiv, V, XVII, 2. PI. Plut. LraXÉYsaftai, XII, 3 met. Plut. M. 760 A. ëx-piuv, XXXIX, 2. PI. Plut. êxyuxo;, XV, 8, étrange, hors de propos. Plut. Brut. 36, etc. TABLE DU TRAITÉ DU SUBLIME. 399 éxotuvtîv, XV, 6. XVI, 2. Plut. ëxarrov, II. 3. XVI, 2. - tojxarrov. XXXVIII, 6. XXXIX, 4. èxâttwua, XXXII, 8. Plut. txajve'j&at, XXXII, 1, zà itâirn èxaûvstat. PI. Plut. ëxâyiffroç, XXXVI, 2. XLIV, 12, leç. conj. èxeyxtixoî, IV, 1. èxeyxttxuvratoc, sévère- PI. Plut. Per. 4, M. 152 C, 999 F. txéyxeiv, XXXVI, 1, arguere. II, 2, èxey- Y&ijacaflai. PI. Plut. ëxey^o;, XXXII, 4, recherche, examen. PI. Plut. éxtu&epia, XXI, 2. XLIV, 2. PI. Plut. ëxeu&epoc, XV, 10. XLIV, 3, 9. PI. Plut. 'EXXd;, XVI, 2. "EXXqv, XII, 4. XV, 7. XXXVIII, 2. tu^aiveiv, XLIV, 7. sens pr. tic. PL Plut. ëp^dxxeiv, XXII, 4. PI. Plut èp.3i?d%s'v, XIII, 4, ëpjîisdsai, leç. conj. pour ÉTiaxuâaai. PI. Plut. èp,3oxq, XX, 3, assaut. XXXIII, 5, inspiration. XXVII, 1, leç. conj. accès. Plut. s. pr. et met. tp3pi&^c, IX, 3, su,3ptftetç ëvvoiai, idées graves et profondes. Plut. Alex. 4, opôvima èu3pi9èç xal ptyaxo< ioxov, et ailleurs. ëpitaorjç, VIII, 4. TO tunaotc) équival. à TO itiftoc- XV, 9. XXIV, 2, leç. inc. XXVII, 3. comp. XXVI, 3. Plut. fréq. ëuicaxtv,viii, 2, 3. XX, 3. XXXIX, 4. XLII, 2. XLIII, 3. PI. Plut. tutctipto, 1, 4. PI. Plut. tjnteipoc, VII, 3. PI. Plut. épvuepiéyhv, VIII, 1, Tù ë[mtepttyo Mva. Plut. Galb. 25, M. 731 E. 742 F. étittiitteiv, IX, 4, efç xivo, se présenter à l'esprit. PI. Plut. ëpuxtuic, XXVI, 3. PI. Plut. M. 113 A. èuitvtïv, XV, 2, èu,ttveuaottc. VIII, 4, tu.- Ttvsov, leç. conj. PI. Plut. TABLE DES FRAGMENTS DE LONGIN. ëxittuttiv, R. 26, èxit. rijç cjvrjoooc ^oipaç. éxtttvtiv, L. XII, 3. èxttxtîaoat, R. 29, E. 5, èxtetexeupivov ëv- OûpTjpa. èxtôc, P- XXIL R. 7, Tù ëxtoc, synonyme de ypjjpata. êxuiv, P. I, 4. R. 6. txarroov, R. 11, atténuer les faits. èxaûvetv, R. 31, ëx. TOV îtxaarnv. éxâxt<rroc, B.14, 28. E. 13. txtyxttxôc, E. 5, argument de réfutation. ïki-ntis, R. 11, convaincre. êxtyyoc, L. XII, 12, blâme, critique. R. 32, preuves. txxeiv, L. XII, 5. ëxxtiicttv, P. XVIII, èxxtiuetv ouvrai rijv Xëctv, pense qu'il y a une ellipse dans la phrase. R. 20, uqoèv èxxtiitetv rijc otuvon)toc, ne rien négliger de ce qui contribue à la noblesse du style. ëxxtvjuç, R. 20. 'EXXTJVIXOC, L. XXII, apovtjua 'EXXqvixov. èxxoyipoc, P- Il, 3, «XXoYipaYcaToe. ëu3aiveiv, 'L 27, ëujîàç *X ve<il èp^ox^, R. 13, ai Tûiv itpooiuûov ëusoxai, l'insertion des exordes. ëp3paj('j, R. 23. ëppetpoc, L. XIV, 2. ëpitaxtv, R- 24. ëuitepiëyeiv, R- 10, ta ép.utp«y_<> «v «l 8 y n - ou glose de dpftoj3»)todueva. Cependant ce sens n'est pas indiqué dans le Thés. H. Steph. éd. Didot.
409 400 TABLE DU TRAITÉ DU SUBLIME. èuttoïioiv, XIX, 2. XXI, 2. PI. Plut. act. ' M. 48B. pass. M E. êuxepaxxo;, XI, 2. XV, 8, xb suntpaxtov, effet. XVIII, 1, comp. Plut. Sertor. 4, emploie èurcpàxtcu;. èpupnauoî, XII, 4, Plut èutcpotoev, XIII, 2. XXII, 2. PI. Plut. èu.<paviaxixi;, XXXI, 1. Plut, emploie èu-pavicsiv. ëu.saat;, XIX, 2. Plut. Alex. 1. M. 19 A. etc. èjiepéptiv, X, 1. XII, 2, Ta spçepbpeva, détails, circonstances, mot rare. Erotian. Uierocl. de Provid. ëp.œpo'jpo{,xliv, 4, xb iuopoupov. met Plut. V. 295 A. 374 C. ïpçgcov, Vil, 3. PI. Plut. fréq. èpoueiv, XXXV, 2, faire naître. V. èpçûrcai Stà p-iav aixiav. PI. Plut. De adul. 2. èjitputoc, XXXIX, 3, éptp. àvopiûuoic XOYO;. PI. Plut. èplu-yo;, III, 2, Y'JUîî ëu.'}ux ot tàtpot, cit. de Gorgias. XXXIV, 4, suiuva itafti). PI. Plut. èv, marquant le lieu. IX, 5, èv xiapcp. XII, 1, èv vorjttaxt évi. XIV, 2, èv xrjxixoùxoi; 'puiit. XVI, 2, 4, èv Mapaftûm. XXXVIII, 3, èv XïxeXia. XXXVIII, 4, èv QsppOTcù- Xai;. XL1II, 5, èv rjiuv. ibid. èv uposaiitu). XL1V, 3, èv xaï; itôxixeiaic En parlant des écrits : IV, 4, èv xg Aaxeoatpoviatv xcoxixsia. VIII, I, èv xoï; xtepl EevoçûIVTOî. IX, 4, èv Nexutq. IX, 13, èv xn Obuaaeia.. XIII, 1, èvxg noxix2tq(iixdxu>vo;). XXIX, 1, èv xoï; Nouoic. XXXII, 8, èv xoï; ûitsp Auaio'j cuyypâppaoï. XXXIII, 4, èv xoîc SovxoXtxot;. XXXIII, 3, èv pèxeai Baxyu- Xionc ibid. èv xpay«pîîq "Itov. XXXIX, I, èv Suai mvxâyp-asi. Marquant l'état, la condition, IV, 7. èv pèorj. VII, 1, èvxuï xoivd> 8iq>. IX, 11, èv YÎpa. IX, 13, èv àxpij TcvEÛpaxo;. XIII, 4,ev m [àfsiii.) XXVI, I, èv uiaoïc xoï; xiviùvoi;. VIII, 1, èv dîuiuaxi xai oiâpxsi aùvôsat;. XI, 2, èv otxxoïc, - èv eùxtxiauoïc. XII, 1, xb ût ioc èv 8iâp xaxi.- f) aùïtjai; èv TtXi]6et. XII, 3, èv vrxtp xal asuvbxtixt.xvi, 4, èv Saxyeûp.asi. XVII, 1, fjsuive; èv ûuepoyaï;. XVII, 3, èvxaxaxa- XX, 2, èv xa ;et, - èv àxa ia. XXIV, Îiijtu 2, èv xo> TcapaXoY«p. ATIVII, 3, èv àxexeï Tu» vqî. XXXIII, 2, èv TOI; ÔYav TtXoùxoi;. XXXIII, 3, èv xuî YXasrjpuî. XXXVI, 4, xbèv ûxcîpoyrj. XXXVIII, S, YîXI»; naoo; èv rjîovrj. XHV, 9, èv xrj oiatpoopà. L'espèce, II, 2.III, 3, èv xoï; uaotjxixoî;. III, 1, èv xpuyqiîîa. VII, 1, èv xcotèpaît. IX. 13, èv xoîc p.jfttiîeai TcXdvoi;. IX, 15, èv xotç auyypa3>e0ai * a ' uotrjxaît. XII, 4, èv xoï; peyè&est, - èv ô'iet, - èv yuan. XII, 5, èv xaï; Jstvihaeat. XIV, 1, èv iaxopta BouxuïioTjc XV. 2, èv xcoitjaei, - èv Xipt;. XVII, 3,uapâXXnXaèvypAuaot XXII, 3, èv xa> Yëvei xoûxtp. XXVIII, 1, èv uouaixn. XXXII, 5, èv xottrjyopiai;. XXXIII, 1, sv «oirjuaai xal Xè^oic. XLI, 1, èv xoï; ûdvtjxotç. XUI!, 5, èv xoïî ûtjienv. XXXIII, I, ev èvioi; iinpapxrjuèvot;. - èv xoîc *axop9<iu.aat. XLI, 2, èv yopqi xivt. Le mode, VI, ii; eiiteïv èv TtapaYTèXuaru XXXIV, 2, èv ÛYpui veùu.axi. XXXIX, 2, Saiveiv èv p'oouuï. XL, 4, èv àuoxoxiajurri çiëpesoau XL1V, 8, èv xbxxa>. Le temps, les circonstances. II, 1. XXXIX, 1, èv àpvrj. IV, 2, èv pivot; îèxa ë/reat XVI, I, tv xu) uapivxi. XXV, XL,2, èv xoîc itxeiaxoic. V. èv xoï; èuetxa. Locutions particulières, II, 3, xà èv Xi- Yotç, syn. de Aoyoï. èv Kipxr); s. e. oopotc, IX, 14, èv xoï; nixtaxa, III, 3. XL, 1. èvaytuvtoï, IX, 13. XXV,XXVI, 1, ce dont il s'agit. XV, 9. XXII, 1, véhément. Plut. Dion. H al. Luc. èvay<uviu)c, XVIII, 2. Plut. M. 771 A. èvaxn&yi;, XV, 8, êuttpaxxov xai èvâx-not;. âuai Xsy- suivant le Thés. H. St On lit dans Lucien, Ver. hist. I, 2, lu&avo); xt xal èvaxrj&a>ç. èvâxxaît;, XXIII, 1. èvaxxâxxeiv, XXII, 1. XXXVIII, 2. Philon. Plut, èvavxîoc, XXIV, 1,2. xoùvavxiov, III, 4. xà èvavxîa, V, XLIII, 6, PI. Plut èvipytia, XV, 2. PI. Plut M. 347 A. etc. èvap-pic, XV, 7, èvapyèoxtpoc. XXXI, 1, èvapytoraxa. PI. Plut èvaaavtcea&at, XVII, 1. Plut. M. 489 A. 968 B D. sans rég. EmiL 36. Arist. etcat Maj.l. èvoetxvusftat, XIII, 2, montrer en parlant d'un orateur. PI. Plut. Aie. 15. fr. TABLE DES FRAGMENTS DE LONGIN. tu.ï.tpïjî, L. IV,semblable, approchant. èpsùtooai, P. XIX, provenir, résulter, si uni xrj; xtûv ûipûv eùxpasia; rj tppivrjat; tjitpjexai. Si l'intelligence résulte de la douceur du climat. tppuxoc, 8. 18, xb uouatxiv xai tjxaxxov xt); èppt vtûaett>î tppvxov âr.aat xai xoïî oytxaioïc Ctûotç. èv, R. 26, èv xoù A toc xu> vetù. èvavxtocj P. 1, 6. R. 7, xa èvavxia. E. 8, èvavxiuiv, E- 20, èvavxia;. R- 11,31, xoùvavxiov. èvappivioc, R. 18. Plut. èvieixvûaoat, P. XI, èvitixvûuevo; «"; xtvac nxaxuivixoûc, réfuter. R. 13, révéler, montrer, en parlant du discours. R. 30, montrer.
410 ëvîtiôvat, XXXIX, 2, ëvsoi; pâatv p'u&poo. XLI, 2, imprimer, exciter. PI. Gorg. 499 B. Plut. ëvëspat, XVII, 1. XLIV, 9, ëvëspat oiaôrixùv. PI. Plut. ëvsîvai, XII, 1, êvi. XLIII, S, in; èvrjv. PI. Plut. M. 771 D. 861 A. 968 D. ëvcxa, IX, II, itoxxiûv ëvcxa. XI, 3, xq; oayrjvsta; aùxi); ëvcxa. XVI, 3,T!VO; ëvcxa. XXXI, 1, ëvsxa itxeovs (a;. XLIV, 1, ëvcxa xi}; aij; ypinatopa&cia;. XLIV, 11, wsovij; ëvsxa. XVI, 1, xoà Tîiaxiiaaiîlai evexa. svîpyrjua, XXXIX, 4. Diod. S. Plut. M D. èvîpyeïv, XXVI, 2, xà ëvspyo'jueva, l'action, le moment de l'action. Plut. ëv&a, III, 5. ëv&aôeî, XII, 5. ÊvOcv, XXIV, 4. ëv&ev... ëv&cv. XXXIV,4. ëvftëvoe, I, 3. ëv&co;, XIII, 2. xà ëv&ouv, XVIII, 1. PI. Plut. ëv&ooaiàv, III, 2. Pi. Plut. év&ojcjiàauoî, XV, 1. Plut. M. «23 D. etc. ëv&ojoixaxixo;, VIII, 1. PI. Plut. ëv»o-j3ta3ttx«iç, VIII, 4. Plut. M. 433 B. ëvixo;, XXIII, 2. XXIV, 1, 2, ta ëvixd, les singuliers opp. aux pluriels. ëvioi,xv, 1, XXXIII, 1. ëviote, IV, 1. IX, 14. XV, 5. XVII, 1. XXXI, 1. XXXV, 4. XXXVIII, I. XLI, 2. PI. Plut. ëvvottv XXXII, 7, cit. de Plat. Plut. ëvvotjpa, XV, I, idée, conception, xaxeixai xoivûic çavxaaia itdv xà ôituiçoùv ëvvotjpa. XôYOV ycvvrjxixàv Ttaptaxàpevov. Plut. M. 882 D. ëvvoia, IX, 2, t uxrj ëwoia, simple pensée, ou pensée non exprimée. IX, 3, ëp3pi- Dttï ëvvoiai. XV, 5, idée. XXVIII, 3, pcyâxrj ëvvoia, grande valeur, hante signification. PL Plut. TABLE DU TRAITÉ DU SUBLIME. 401 ivôtnc, XI, 3, concentration. Aristot. Plut' êvoôv, XXII, 3, réunir. Plut. M. 142 E. F- en parlant des corps, du mariage. XXIV, l,tà rjvojpëva équivalent de ëvixâ, singuliers. ëvarjpaivcaslai, IV, 4, PI. Plut. M. 129 E. 589 C. évjisapyavojv, XLIV, 3. met. Ileracl. Alleg. Hora. ëvxai&o, XV, 2. XVII, 2. XXII, 2. XXXII, I, 2. XXXVIII, 4. ëvrâipiov, IX, 10. Plut. M. 161 C. èvtîj&sv, XX, 3. ëvxixxciv, XVI, 3. XLIV, 7. PI. Plut. ëvxtoëva., XVI, 2. XXX, 1. XXXIX, 2. Pi. Plut. èvtpeyqt, XLIV, 1. PI. d'autres lisent ëvxpayûc. ëvxpopàç, XXXIX, 3, ivxpotpa xaï aoyyevîj. ëvrjyyâvstv, I. 1, lire. PI. Lys. 214 A. B. Conv. 177 B. Plut. M. 673 B. etc. ëvxonoov, X, 6, Plut. Per. c. 31. M. 672 B. ëvùxviov, IX, 14, ëvixvia Aiàç. PI. Plut. M. 553 D, ô'pst; ëvvmvîtov. ë;aipsîv, XI, 2. XXXIX, 4, ëîatpc&cîa»];. PI. Plut. ëîaîtfvr,;, XVI, 2. XXVII, 1. Pi. Plut. ë;ax<miv, XXIII, 4. Plut. ë;apaupoôv, XVII, 2. Plut. fréq. é;cttuvrj;, XXVII, 1. PI. Plut. Dans le même, on lit ë.uî;pvr);, ëçaxivtjî et ôtpvu». ë;atcteiv, XXIII, 4, xiioiuva; èçvjcp&at, exprès, de Démosthène. ëîeyeipeab'ai, XXV Y< 3 - pl - plut.- ëîcpeiv, III, 1, itpàç oùpavàv ëé.epctv, cit. d'eschyle. ëîtpyicesoai, IX, 8, ëîtîpyaoxai, expliquer. Plut. Alex. 1. ëé.tipyaopëv<i>ç, d'une manière développée. ëîëpeiapa, XL, 4, ë6>peiopaxa xùiv ypivtov, ait. Xsy. suiv. le Thés. H. Steph. TABLE DES FRAGMENTS DE L0NG1N. ëvotîovat, R- 8, ëvîioovai XôYO'JC, donner matière à des discours. R. 24, àsoëvui; xoù icvcôpaxo; ëvîovxa;, accorder, gratifier. ëvooëjoç, E. 20, XOYOI ëvooëjoi, opinions généralement admises. ëvcîvai, P. III, 1, ëvi. ëv&ipqpa, R. 8, 17, 29,30. E. 4, 5, 14, 20. ëvo-jptjpaxtxo;, L. XXI. ëwàrjpa, R- 17, sententia. ëvvoia, L. 1, ùpxeï ci; xexetav ëvvoiav, suffit pour compléter le sens. R. 2, ëvvota îixaia àito xùv xoniov, image, idée juste tirée du lieu où une action a été commise. R. 13, ai Tûjv Ttpootptuiv ëvvota', idées propres & un exorde. R. 30, ayfjpaxa TûIV ëvvouov, figures de pensées. ivopâv, R. 5, ëvïiipa. ëvoyxtïv, R. 31. ëvxaùoa, R. 2. xàvxaùoa, E. 18. ëvxexij;, R. 19, leç. inc. ëvxcù&ev, L. XII, 14. ëvtipoc, R. 31. ëvxpëiteooai, R. 21. ë;ayytxia, R. 17. ë;oioeiv, R. 33. ë;axxaytj, P- VII, en parlant du style. ëtaxxdxxeiv, P. VU, XIV, ë;. xrjv fpâw. ëëjapepéç, L. XII. 7. estival, R. 3, ëôeori. ë;cxëyyetv, R. 15. ëïepyactauai, R. 18, ëçepyâaato xai Siaxcovqjato. E. 5, ëîeipyaopévov ëvoiipinpa. P. I, 3, oi ë$etpyoapëvoi xàv Xoyov, ceux qui ont rédigé leur système. 46
411 402 TABLE DU TRAITÉ DU SUBLIME. s;rj;, IX, 1*. XXXIII, 5. XXXIV, 2, 3. xaxà 70 é;>jç. XXI, 1. PI. Plut. v. Wytt. Anim. ad Plut H. p. 66 E. ë'iï, XLIV, 4. PI. Plut. M. 443 D, distingue êôjtc de Sôvapiç. éîtoxâvai, XX, 3, sens actif, cit. de Démostbcne. III, 5, s;eotinxg7 î itpoç oùx tîeaxrjxôxa;. Plut. M. 943 B. à ouaxictiv, IX, 13, èîtopaxupéva. XXI, 1. Strabon, Diod. Sic. èïoyrj, I, 3, t;oyi) Xoytuv. X. 7, èsoyaî se. xi àxpa. Ë;oyoç, XVII, 3. s. pr. Plut. éî'jjlpiceiv, XLIII, 5, ta ë;.>3piop va, vitia, sordida. PI. Plut. ë;o), XXXVI, 1. ;J> T s, XXXIV, 2. Ëîw»sv, VII, I. XXXIII, 4, 7Ù Ëçiueev. ËçCuOÉV TtoStV, XXII, 4. PI. Plut. ëïoivsts&di. XXXVI, 2. Plut. sotxsvat, III, 3. V. XXXII, 1. XXXVI, 2. XXXIX, 3. XLIV, 3. inàrtn, XXXV, 2, admettre XXXVII, 2. XXXIX, 2, présenter à l'esprit. XL, 2, moy. ajouter. PL Plut. Ëxa&Xov, XLIV, 3. Plut. ixatvsiv, I 2. IV, 2, PL Plut. iitatvexixoç, VIII, 3. Aristot. Luc. ëitaivexoç, XXXI, 1.: PL Plut. Ëxatvo;, XXVIII, 3. XLIV, H. PL Plut. titaiptasiat, Vil, 2, pass. tpùstt uito xixiofroù; C'io'jv èxatoetat r.uiûv ri diiné. M- Plut./ ' " ' Y A ' ëxaxpàcsiv, XIII, 4. sxaxptbat, orner de fleurs, s. fig. leç. inc. Ce verbe est assez usité au sens neutre. Dion. liai. Plut. Elien, Lucien. ënâxxr)xo{, IX, 13.XX.2. XXXII, 5, XXXIV, 4. XLI, 3. Plut, de Fort. Alex. I, 1, etc. ËnavapedCtiv, XXVII, 1. PL ëxavatpopâ, XX, 2, 3. fig. rhet. repetilio, geminatio. Pseudo-Plut. vit. Hom. 33. ÉxavoViv, XXX, 1. PL Leg. 710 A. Plut. M. 646 B. ÈrcaviÉvat, XIII, 1. XXXVII, ÉitaviTËov. PL Plut. Èitavîaxasoat, IV, 6, cit. de Platon. Plut. CTtôvuj, I, 4, ëxdvw xtvo; xaotaxaoôat. XXXVI, 1, ÈTcdvttl 70ÔttvTJXOO.PL Plut. STtapyîa, XVII, 1, leç. conj. Plut. tjtaspoîito;, XXXIV, 2. Plut. Syll. App. Diod. Sic. cntytipeiv, XXIII, 1, donner de la vie, s. fig. PL Plut. ënsrtpotç, XXXII, 5, ne se lit pas dans Platon. Plut, se sert de l'adjectif ÈitE-rspTtxoj. ixeî, II, 1. Èitsi rot, XXUI, 4. t-ast TOÎY, XXXIII, 4. XXXIX, 4. XLIV, 10. it Îyeiv, XLIII, 10, leç. inc. v. la note de Toup. èiteistj, IX, 9, èit i8rj... tùb\i{. XXX, 1, ÈlîtlÎT) pévtol. EXEIOTjXEp, XVI, 4. ènsiîarsa&ai, XI, 1. PL Plut. M. 717 C. 733 A etc. èasiçtévat, XLIV, 7. PI. Plut. èitstcxoxxetv, XI, 1, pass. XXII,4, ëaetîxvxxrôv. Verbe que quelques critiques attribuent à Lucien, Philops. c. 29, au lieu de ttteiîxanotjvai. Greg. Naz. Basil. ënetçôotov, IX, 12. Aristot. Plut. ËltEtTO, XXII, 2. ii x7 (v tv, XXVIII, 3. XXXIX, 4. Plut. M A. èxextcîceiv, XLIV, 2, leç. inc. ëitspyeo&at, XLIII, 4. ère. XOTUI. PL Plut. fr. ètcsyeiv, II, 3. IX, 1, 10. XLIV, 1, 12. PL Plut. fréq. éict, avec le gén. marquant le lieu, l'octasion, au sens propre et au sens fig. I, 1, èx't itiant TsvvoÀoriat. II, 3, èrtt toi xotvoù Siou. III, 4. ôyxoi xaxoi Èni otuparcuv xal X07U1V. IX, 6, ta int xrj; Oeopayta; çavxâspaxa. XVI,*3, if tùv xatpûv. XVII, 3, cal xoù aùxoi éaiaé&ou. XXIII, 4, aot- TABLE DES FRAGMENTS DE LONGIN. É; pyaoia, P. 1,6, développement, explication. ;epy«37txo;, R. 34, disposé à se former, à s exercer. â;sxâceiv, P. 1,7. R. 11. ë rjyt]oic, P. I, 6, oa»eo- pa tîrjyrjsic. E - 8- éîtjc, L. XII, 4, Èv TOîî é;r.;. sê<i8«v, L. XIII, 2. èoixivat, R. 21, oùy ôpottuç ëotxev. B- 23, O'JTE 8Xj EOIXEV. toprrj, R. 3. ÉiEaYYtXta, P. XX. R. 16. E.9. ÈxaYYÉXXEo&at, R. 13. ÈrcaYu'Y'ji R-13. Ari8tot.Rhet. I, l.cic. Top. 10. Inductio. ir.atvo;, L. XIII, 2. Ëxatptiv, P. VII, ennoblir, relever, en parlant du style, syn. de ù'}oôv. ëarpe xat ôavuioexrjv OXTJV aepîoîov. R- 33, caaioexat îèxa'i ptxpo; aat; où yxi/erat rjy/ojv. ènivoooc, R. 11. E. 8, résumé, récapitulation. Ex7.py_op.ev0;, L. XII, 9, commençant, novice. ÉittYtipetv, R. 33, caeyeipopëvoti too fdu- Ypaxoc. èaexîtîdsxetv, R. 14. Èiteîiévat, R. 26. tntsoai, R. 34, xà xoùrotç êaopeva. èitî, ace. P. I, 1. R. 3, siti OaxEpa. R- 32, titi xov ôyxov. R. 34, if' ôaov. ibid. cal aoxj. dat. R. 22, int toi vopoi. - stp çp ; v. E. 21, eut xojxotç.
412 TABLE DU TBA1TÉ DU SUBLIME. 403 tîv tt en' âxxcuv if' ùiv. XXIV, 2, en' ippoîv, dans les deux cas. XXVI, 2, îatjiat en' aùrtùv Tùiv èvepyoupèvuiv. XXXIX, 4, ènl paxpoù p'uftpoù 3é3rjxe. XLIV, 9, ènl TùJV oixaiaiv xptr/jç. I, 2, Tù in: uepouc. II, 2. XIII, 3, xà in eîîouç. XLIfl, 6, in eîoooc oiapi9p.sïv. Il, 2, èa- Oévxa aura if? èautûiv. Touchant, au sujet de, II, 3, ènl TùJV XÔYCOV, in: TùJV npoxeipèvcov. IV, 3, èni TOù 'Aya&oxXéou;. VII, 1, in: x&i oiinpu.èvu>v èniaxenteov. IX, 3, ènl TîJî 'AyXuoî. IX, 7, ènl Tùiv IXtaxùiv. IX, 8, xà in: TOù IloiîiSûivo;. IX, 14. X, 7, èni TOù vaoayiou. X, 3, èni Tùiv ysipâivcuv. XV, 1, ènl TOûTOIV xexpâ- Tïjxe tojvoua. XV, 4, Ta ènl TTJC Kaaaâv- Spac. XV, 7. èni TOù ÔYTJJXOVTOî OiSinou, «ni 'AyiXXeuiç. XVII, 1, en! TOUTOU TOù Tonou. XVII, 3, STCI Tfjî CcorpasHac XX, 2, ènl Tù>V autùiv. XXIll, 3, Tù énl 'Oioinou. ibid. énl OaTepou. - «ni TùJV 'AOrjvaiuiv. XXVII, 3, èm TOù 'Apioro'reÎTOvot. XXXI, I, in: TOù xaptcpoùvroe. XXXII, 4. XXXVIII, 3, ènl TùJV oytjpatoiv. XXXV, 1, «ni TOù IIXaTiovo;. XXXVI, I, «ni TùIV èv XOYOIç peyaxopuùùv auvft«a>peîv. XXXVI, 3, èm téyvtjï OaupaCsTat, - «ni Tùjv <soaixùjv ëpyuiv èni àvopiavtiov CïjTeÎTai, - èni Xojoo. XXXVIII, 3, èni TùJV èv Xtxe- Xia çoeipouëvaiv. XXXVIII, 4, ènl TùJV èv Sepp-onuXatt. XXXIX, 4, èni TùJV îaxïuxixùjv «"ptitai p'uftpùiv. XL, 4, èni T*j{ oupopèvyjî Aipxrjî. XLIII,3, en' aùtùvv TùIV npoxooptjpatojv. AVEC LE DATIF, dépendance. I, 4, èç/ rjp.iv. IX, 7, èni T^ ouvdpei. II, 2, èni povtj TIJ çopà xai àpafttt TOXUTJ Xemoueva. Il, 3, cnt povrj Trj œûoci. XIV, 2, ènlroû- T» SteTtdTjaav. occasion, VII, 4, mort; èni Toi Oaupa- Copèva». XVII, 2, f. ènl Ta» cryrjpatîcsiv ùnôvoia- XXII, 4, en! navtexet otanrujaei TOù XOYOU. X, 7, èni TTJ npojayyexici. XVI, 2, èni TOîî vixrjttjptoiî. XLIV, 9, ènlxpiaei oexaaeeic. addition. VIII, I. XV, I, èni TOûTOIî. XXII, 4, âxx' en' âxxotç. proximité. XVI, 4, en' 'ApTepioiep vaupayfjoavtsç. XXII, 4, èni TeXei. AVEC L'ACC. tendance, direction. III, 3, TABLE DES FRAGMENTS DE LONGIN. èm^âàxetv, H. 22, ajouter, insérer. èmjiioùv, P. 1, t. èm^oux^, R. 31, èmsouxai Te xai YOTjTîiai, artifices et enchantements. èniyetoc, P- 1H, 3. L. XIV, 1. èntytyveafta!, P. I, 1. TOîî èmyiyvopévotï. èniypàîpeiv, L. XII, 10, èmyeypantat. èmypayij, P. I, 8. in:iti t ;, E. 4. èni TOù&' inopèpovtat. IX, 4, TO en oùpavov àno vfjî iiâotrjpa. XVI, 3, èni TO à' <uyov. XIII, 2, ôooî en! Ta ûavrixà Teîvei. XX, I, èni TaÙTÔ. XX, 2, en' àxxajie- OaXXeaftat. XXII, 1, en' âxxa petanrjflàv. xàp/ntei. XXXVIII, 6. ènl TO peîcov... èni TouXarcov. XLIV, 1, en' âxpov mftavat. XLI,, en' aura SiâCeTal. XLII, 1, en' eùoù âyet. XLIV, 12, èni Ta auveyfj ya»- peiv. XXXIII, 2. XXXVI, 4, Ait èm TO noxû. ëm3aorî, XI, I, gradatio, sens particulier à ce passage. Plut M. 578 A, accroissement. ëm3xéneiv, IX, 6. PL Plut. èm3oxfj, XXXV, 3. Plut. Per. 12. M. 901 E, 961 C. em3ouxfj, XVII, I, surprise, èvèopa, e'msou- Xij, napaxoriapoî. PL Plut. e'myévvrjpa, VI, I. Plut. M. 637 C. 910 E. s. pr. «myiyvcisxeiv, XXXI, 1. XXXIII, 3, pass. PI. Plut. 'EmYOvot, XXVII, 2, cit. d'hécatée. e'moeixtixô;, VIII, 3, Tù nopmxà xai Tù èmoetxmxâ, les discours d'apparat et du genre démonstratif. XII, 3, xà «mîeixrixà xai Tù opaanxâ, les ornements du style. XXXIV, 2, ATjpoa&évTjî rjxiata e'moetxrixoc, D. s'abstient de faire parade. PL Plut. emïéîioî, XXXIV, 2, aptus, teitus. Plut. èmoèxeo&ai, III, I. XXII, 2, admettre. Plut. e'moeui^c ou èmîeojtjv, leç. inc. X, 2, cit. de Sappho. enisoaiî, I, I. PL Plut. e'mcrjtsîv, XV, 2, réclamer. X, 3, e'm inteï îtoiyopeva pour Xèrsi otoiyeo&at. e'moujiîa, XLIV, 6, 9. PL Plut. e'mxaietv, XLIV, 10, leç. inc. D'autres lisent èmxxôceiv. PL Plut. ènîxaipoc, XVIII, 2, TO ènixaipov TOù nà-»o«. Plut èmxeipevoc, XXXI, 2, Tù èmxeipeva, leç. inc. Ruhnken propose e'metxfj. èntxripo:, XIX, I, d'un emploi dangereux. PL Plut. D'autres lisent e'nixaipoc. èmsttxvjvai, L. XII, 4, èmoeièjopev. P. XI, èmoeîxvua8ai. èmoeixtixoc, P. I, 4. t. Xoyot, discours d'apparat. Suivant M. Zévort, dissertation. èmïrjpia, P. I, 1. èmotop&iuat;, R. 30. èmeixeia, E. 2. ènteixi^î, R. 32, npâov xai émetxè; îséypa.
413 40-i TABLE DU TRAITE DU SUBLIME. ettixtvo'jvoc, U, 2, exposé aux dangers. PI. Plut. ÈTttxoupta, XVII, 2, syn. d axéîrj[ia. PI. Plut. étctxparetv, XVII, I. XXXIX, 3, dominer sa passion, s'emparer des esprits. PI. Plut. Émxpivstv, XII, 4. XXXVI, 4. PI. Plut. e'itixpiaic, VI, 1, faculté de juger. XXXIII, i, examen. Plut. M. 43 C. ÈiuXav&âvs39at, IX, 14, ÉmXsXina'iut. PI. Plut. ëtttxoytctooat, II, 3. PI. v. Wytt. Anim. ad Plut. M. 113 A. ÈICÏXOYOç, IX, 12, tijç 'IXtàîot r) 'Oousceta. XII, 3, s. pr. ÈmuLovin, XII, 2, met. permansio. PI. Plut. M. 22 C. èitiu.ovoç, XII, 4. Polyb. Plut. M. 799 D. ëltlvotltlxoç, IV, I. sxîvoia, I, 2, idée, projet. PI. XXXV, 3, la pensée de l'homme. Plut. éiuiteoo*.. XVII, 3. PI. Plut. smxvsîa&ai, XIII, 2. PI. à l'actif. Plut. sxîxvoia, XIII, 2, inspiration de la Pythie par Apollon, s. subjectif. PI. Plut. sxraoxaçeiv, XLI, 1, tpatvsrai e'itncoxacovtn, se montrer à la rue, à la surface, met. PI. Axiochus, 369 D. Plut. M. 134 C. ÈitixoXJ, XXVIII, 1. ètcmpotoeîv, XXXII, 2, masquer, dissimuler. Plut. fréq. v. Wytt. Anim ad Plut. M. 41, C. et la note de Toup sur ce pass. èittitpocriftévat, XLIV, 1. éiuppou.p'eïv, X, 2, cit. de Sappho. t'itippioat;, [XI. 2, met.] Elien, H. A. VI, I, s. pr. mot rare. titwxtictts&ai, II, 2, considérer. Vil, 1, s'm- OXEXTéOV. PI. Plut. èiu3xrjitt iv,xh, 3. leç. conj. Plut. Them. 9. sxioxoitsîv, VII, 3, considérer, examiner. PI. Plut. ëxi3xoteï3&ai, XXXV, 4. PI. act. Plut. Eitisrasic, XXXIX, 2, leç. inc. T. Wytt. Anim. ad Plut. M. 48 A. ëitiotw VI, 1. PI. Plut. ttcta-çuinv, I, 3. PI. Plut. èitisroxq, XXXVIII, 3, cit. d'un poète comique. èmstpéipsiv, XXVII, 3, revenir à, ramener à, se tourner contre. XII, 3, oùy oô- T(u; ÈxÉsrpaxTai, leç. inc. Morus traduit : non aque celer ac mobilis videtur. Weiske : non vaille tlireclus tendit adtcopum. Le Thés. H. St. éd. Didot, torquetur, vexatur. v. plus haut tisioxijieteiv. XXXI, 1, ëiti3tpé<pou.œt, je me soucie, cit. d'anacréou. PI. Plut, avec div. sign. ètci3-jvayto8ai,xxiv, 1. Plut.M. 894A. s.pr. ètcitjvôeîv, XLI, 3, va Èma'jvosîiu.sva. Théophrast. Ilierocl. ap. Stob Èiti3Ôv&eaiç, XI, 1. XL, I. Sext. Emp. Clem. Alex. Iambl. D'autres lisent aux deux passages, sitiouvosaiç, empl. par PluL M. 883 B. èxiawrioévai, X, 7. XXIII, 4. ÉTEia'J3TpÉ3)ElV, XXIV, 1. ÈTci3?a).q;, XXXIII, 2. PI. Plut. ETCÉTUOIC, XXXVIII, 5. met. PI. s. pr. Plut. M. 99 C. s. pr. XXXIX, 2, leç. conj. 'Eimioiiov, XXVIII, 1, or. fun. de Platon. XXXIV, 2, or. fun. d'hypéride. ÈitiTsîiEÏslîat, XLI1I, 2, cit. de Théopompe. ÈitiTnSEÙsiv, IX, 3. XVIII, 2. PI. Plut. ëitit^ejua, VII, 4. XXX, 1. XLIV, 3. PI. Plut. ÉmvioÉvai, XXXIX, 2. leç. inc. v. ëvriôévai. XV, 3, iititi&ta&at, aggredi. PI. Plut. ÈIUTIUOJV, II, 3. PI. Plut. ÈitiTOAJiàv, XV, 3, avec le dat. audacter suscipere. Plut. TABLE DES FRAGMENTS DE L0NG1N. ETtixXdCeiv, R. 33, aboyer. 'Emxoùpoc, P. III, 1. P. XI. èiuxpattîv, P. II, 2, venir à bout, parvenir. ÈitiXau.fiâvt38ai, R. 21. tttîxo Toî, R. 11, 12, 13,16, 33. E. 2, 8, 9. ÈitipiXtia, R. 22. ÈlttpEX Î30Bl, P. I, 7. titip.itvôvat, P. I, 1. ÈTcîvoia, P. III, 3, opinion. Ètténvoia, P. III, 3, inspiration des Muses, sens objectif. èrtiitoxâ, E. 20, tl>î EIEITCOX'J. Èm3qu.aîvE38ai, P- XVI, terme employé par Proclus. ÈitisxÉiETeaSat, P. I, 8. P. II, 2, examiner, discuter. ètcîsxeijiiç, R 27. éi«3xoitti39ai, P. I, 7, examiner, étudier. 1113x83831, R. 21, ëtctattas&at xa'i xpo;- ây a8ai. Plut. De aud. c. 3. ETtiaÉXqvo;, R. 3. e'xîsras&ai, R- 31, è-nis-atat. E'TCISTéXXEIV, P. 11,3, Èxt3ta).xiu;. STtiOïrjprj, P. XIII. L. XIII, 2. s'ittotoxi], P. 1,8. ÈitiorpÉipEtv, R- 23, exciter, réveiller, appeler l'attention. Weiske lit ëxitptxet. èxicrptipût, R. 32. èitiatpsip^ TCOttïttll TOV XOYOV. éxijtpoipn, R. 32, leç. dout. v. le mot précédent. Èitiaytiv, R. 21, irj.oyti vh ç&éyjia TT (; çn>v 'ir STCITEXEîV, R. 29, ÈxiTsXoJusvoi. STClTIlGE'JâlY, L. X. ÉxiT»iÎ uu.a, R- 24. ÈTtlTTl8t03tî, P- XI. STCITOU1], L..>.
414 «Tttrjïijî, XV, 3. XXII, 1. XXXIH, 4. PI. Plut. enitu^iu;. tit'.rjxia, V, succès. Dion. II. èitttpdveta, XV, 6, apparition. Plut. èititpepeiv, VIII, 2, èniçjepop.evov. XXXIX, 4, TU (Jnj^îapaTi éitttpépet. PI. Plut. «itiç&syyea&ai, IX, 3. PI. Plut. Luc. èuiipxsysiv, XXXIII, 3. met. Plut. pr. et met. sititpopoc, V. si;. Plut. M. 623 D. éfciïxjuvîïv, IV, 3. Y. Wytt. Anim. ad Plut. M. 26 B. v. Alex. c. 3. èittyatpeiv, XXXII, 8, leç. conj. v. Èrtr/eipèîv. Plut, iinyapiç, XXXIV, 3. PI. Plut. cittveipeïv, X, e, tenter. XXXII, 8, leç. inc. se fonder sur. XXXIV, 3, leç. inc. entreprendre. XV, 10, oser, hasarder, èittyeîpijijiç:, XV, 9, TcpaYpnnxat èitiveipr]- oetc, argumentations. Plut. M. 698 A. èicoixoodu.ij3i;, XXXIX, 3, gradatio. Aristot. èitoixooopîa, XI, 2, conj. de Portus, appr. par Horus, YVeiske, au lieu du mot suivant. Syn. de xxtpa;. ÈTCOixovouia, XI, 2, leç. inc. aie. Xey. suivant le Thés. H. St. èitoxéxxetv, III, 4, met. èiropéy«&at,xxxv, 2. Pi. Plut. Sol. 18, cit. de Solon. ëno;, X, 6, un mot. Plut, spàv, X, 3, isept tous spôivta;. èpavtceiv, XX, 1, met. PI. s. pr. Plut. M D, au moy. mendier, ëpavoç, XL, 1, met. PI. Plut. v. Wytt. ad Plut. M. 41 E. èpyâceaftat, XX, 2. XL1II, 6, syn. de itotetv. PI. Plut. IpYov, XLIII, 3, opp. à ippvjvtia. au plur. XV, 4. XXII, 1, êpya Tijc «<uisu)c. XXXVI, 3, ipya «puarxû. XI, 2. XXXVIII, 3, epya. ij itsifti). TABLE DU TRAITÉ DU SUBLIME. -41Iλ èpi)u.03a&3i, IX. 13, leç. inc. decrescere. PI. Plut. Philon. D'autres lisent rjuepouusvo'j. 'Eptvûec, XV, 8. tpic, XLIV, 2. PI. Plut. IX, 4, la Discorde. éppijvtia, V, XLIII, 3, style, expression. Plut M. 6 F. etc. épptjvjutixdç, XXIII, 1, ta éppijvî'jt'.xà, l'expression, le style. Plut. M. 416 E. od- OTÇ ÉppTJVEUTlX^. 'Epp-oxpânf];, IV, 3, chef des Syracusains. Epuu)v, IV, 3, père d'iiermocrate. ëpxeooat, XLIV, 7, tîç. Plut. ëpc»c, IV, 1. XXXV, 2. au plur. XV, 3. PI. Plut. èpcutâv, XVIII, 2. PI. Plot. èpuit^aïf, XVIII, 1, fig. de rhét. XVIII, 2, ^ eic, éaotov spujnjaic. PI. Plut. èpcunxôj, X, 1. PI. Plut. éonoùyo;, III, 1, cit. d'eschyle. étalpoc, IX, 6, XXVI, 2. PL Plut. è«poï pouràuoç, XLIV, 1. XI, 1, Inox... ÉTtpoic. VIII, 1, ôarepa. IV, 1, «atëpou. XV, 11. XXII, 3. XXXIV, 4. Il, 3, Oàrepov. X, I, et xi xal itepov. étépto&t, IX, 2. XXIII, 3. Plut. ÉTiptoî, 11,2, éteptoç ëyov. PI. Plut. Ut, II, 2. III, 1. XXXIX, 4. XL, 1, XLIV, 9. en Te péjv, XXVII, 1. XLII, 1. XLIV, 3. ëtt Se, X, 6. XIV, 1. XVI, 3. en Se TÛXXa, XXX, I. ëtt 8è uaxxov, XXII, 3. xal ëtt paxxov, XXXII, 3. en vfj HOL, XIII, 1. en Toîvuv, XVIII, 2. eùsojxîa, II, 3. PL Plut. eùyéveia,xxxiv,2. PI. Plut. Y. Démosth. 13. eërfev^c, III, 3, eùyevèç âu.âpttjpa. XLIII, 6, eèrreviic; XôYOç, opp. à aayijptuv. VII, 1, eùyevearepov. XXXIX, 4, e«yevéoratot. PL TABLE DES FRAGMENTS DE LONG1N. èi«tpoy_0î, B- 32, èitîtpovov itotetaftat tov XOYOV, parler avec rapidité. ëititoyxiveiv, P. XI, xatù TO èttituyov. èitttpépetv, E. 2, èueveyxîîv rîjv <Jiijs>ov. L. XIII, 4, éàv ènevevlrn, èasveyôyjvat, jouter. éittxsipetv, P. I, 1, 3, 8. a 11. E. 20, essayer. èitiveîpinua, P. 1, 7, démonstration, preuve. R. 13, 16, E. 3, 13. éaoc, L. I. L. XII, 7, vers, poëme. R. 27, paroles. éietû, E. 21. ëpyov, P. II, 2, travail. R. Il, effet. R. 20, E. 2, ëpyov upootpiou. èpeiv, P. 11,3. R. 14, 31. èptuvâv, P. III, 1. ëpijpta, R. 2, 9, plur. épuijveîa, P. 1,6, rj Tfjç éppr)veîac itept^oxfj, développement diffus. P. VII, Sti TTJV Xôstv TT]C épuriveîaç, à cause du décousn de l'expression. P. XI, manière de s'exprimer. P. XV, TO Tij«ëppTjveîaç aùy_jm]p6v, sécheresse de l'explication. épufjveuœiç, R. 19, élocution, langage. 'Epmvoc, P. I, 4. Herminus, philosophe stoïcien. ëpxsaftat, R- 8. èptotàv, R. 31. èoorw, R. 4. étatpoj, P. I, 8. P. II, 2. ÉTîptu&ev, R. 2. étéptoae, P. II, 1. en, P. 1,1, ënsé. ttup.oxoyta, L. XII, 8, 11. eùayu>y0{, R. 33. Ejj3ooXo«, P. I, 3, philosophe platonicien. eôsijxocj R-1. cùeittyetprjtoï, R
415 Mi eùtpvtaio, I. 2. XXXVI 11, 2. PI. Plut, ejjnyoc, XXIV, 2. Athén. Dion. II. Luc. eùbovai, XIV, 2, met. PI. s. pr. Plut. M. 711 E, eù&jvaç ùitéyciv. tmç, I, 4. XI, 2. XXII, 2. XXIX, I, XXXVIII, 2 XXXIX, 4. XLI, 1, exempli causa. V. Ruhnken, Tim. Lex. s. v. aùrixa. Wytt. Anim. ad Plut. M. 20 E. èx'eù&û s. e. ÔTtt, XLII, 1. EÛxatpoç, XXXII,4, naturel, à propos. Plut, eùxaipioc, XXII, 4. PL Plut. eùxauittjç, XXXIV, 2, met. Plut. EÙxaraçpovrjToç, «I, 1. Plut. fréq. EYxXtta, XIII, 4. PI. Plut. M. 240 B. EÙX6YO)Ç, XXXVIII, 4. Isocr. PI. Plut. CÙUSXEIU, XXVIII, 2. XXIX, 3. Plut. M. 436 B. EouaXaiorpov, XXXIV, 2. ait. Xcy. suivant le Thés. H. St. éd. Didot. EÙitivEia XXX, 1. ait. Xsv. v. Ernesti, Clav. Cic. Index gneco-latin. EûitoXtî, XVI, 3. eùitoptoto;, XXXV, 3. Plut. ïûoesi;, I, 4. PI. Plut EipiiHÎijç, XV, 2 et s. XL, 2 et s. EÛptaxEiv, VU, 1. IX, 3. tipeîv, XLIV, 7. eûpîsxsrai, XXIII, 2. EuptosÎT), XXXVI, 2. EÛpf.aOai, XVI, 3. tjarovoç, XXXIV, 2. PI. Dion. «al. Plut. M. 709 B. EùTEXIOJIOC, XI, 2. Plut, emploie le verbe EôTSMCEIV, mépriser. M. 1073, D. eùrjysîv, XVI, 3. II, 3. cit. de Démosth. EUT-JX^;, XVI, I. PI. Plut. EÙrûyia, II, 3. PL Plut, tiçopoç, XLIV, 1. Plut. TABLE DU TRAITÉ DU SUBLIME. È<j>craTtj9ai, I, 1, rjxurot éip«ittip:vo;, négligeant. IV, 3, cherchant à saisir. XXXIX, 3, qui se fait sentir à. s. pr. et fig. PI. Plut. è?e *{, XVI, 1, iftifiixitaxcau PI. Plut. èyijojvtiv, XV, (i. XXXIV, 2. Plut M. 314 F. 608 D. 973 F. etc. ÈipUij&ai, III, 3. XII, 4. XXXIII, 2. PL Plut. ÈïHXTûC, XXXIX,!. PI. Plut. ifimiiat, XXII, 2, èçeiriot. PI. Plut. ctpopuàv, IX, 3. Plut. Ëytiv, I, 2. IV, 7. V. Vil, 1. IX, 3, 10. X, I. XII, 3. XV, 8. XXVIII, 1, 4. XXXI, 1. XXXIV, 1,2, 4. XL, 1, 4. XLI1I, 5. II, 2, ÉTÉp(i)«êyov. XIII, 2 Xôvot êytt. XLIV, 1, évti peoaùna. XLIV, 7, lys» eûpeîv. PL Plut. Ëyta&ai, XIII, 2, Ëvta&ai axoitoù. XXII, I, éyetai rà itpâvp.ata, cit. d'hér. Z. Zeîv, XLIII, 1. JtaâaTj; xf,; OaXisaijc, cit. d'hérod. Zt-jç, IX, 14, toù AIOî Ëvjitvia. «I, 2, HÉpïqî ô TûYv IIspsûiv Zeôc, cit. de Gorgias. vii Atâ, passim. CîjXoi, XIV, 1, xaxaif.xov. XLIV, 11. Vil. 4, Cr,Xot, studia. PI. Plut. CnXox-jaia, XXII, 1. Plut. fr. Luc. CrjXoàv, XIII, 2. PI. Plut. v. Fart. suiv. CrjXttisiç, XIII, 2, C^X. xai û iija(;. On lit TABLE DES FRAGMENTS DE LONGLN. dans Plut. Hor. 84 C. oùx ticaivôiv povov ouïs OaupâCuiv, àxxà xai CqXûv xai ut- [IOJUEVO;. EùxXEtïqc, P. I, 2, 3, philos, platonicien. EÙxpaaïa, P. XIX, è. xfiiv tupûv, heureux climat expression de Platon. EÙXâ^eia, R. 32. eùpàoeia, R. 16. E. 2. eùu. Tpia, L. XII, 6. EùVOIÔ, E. 2. R. 32, cûvota TJ àrjoia. tjvoo;, R. 1. SÙICET^; ; R. 19, leç. dout. eùiipettijc, R. 19, leç. conj. cûpsua, L. XII, 1. cûptotç, R.8,9,33. E. 6. tipevijî, L. XII, O.R. 22. tôpqtia, L. IX. R. 20. EÙpîsxEiv, P. III, I, pass. L. XI, pass. L. XII, 4, sôpoi- R. 32, EÛpqxoTinv, leç. dout. R. 9, 16. E. 9, pass. sùpu&uia, R. 22. L. XII, 3. Ejpu8>ioç, R. 22. L. XIV, 1, EJoj0p.oTEpoc- EiraxToc, R. 18, 29. E. 13. ' t'jtéxtia, R. 19. E. 18. sùtexf.;, P. VII. H. 19, leç. dout. EVfJÇ,-, U. 34 E'jçafa? R. 27, un' EÙiota;. ÈtpappcCEiv, R. 10. E. 7. ÈçE=ijc, P. III, 1. P. XVIII, èv r» iftii};. L. 1, to i<ptçfj{. if tait, P. XIV. syérruoî, P ÉXEiv, R. 4, catég. rhét L. XII, 1. E. 20. R. 22, itaiçstî Êyo». avec un adv. L. XII, 1, 5, XIII, 2. R.3I. ËytafcW, P. I» 6, itoxxà tavv 007 jia-a>v Èyotuvo;. ÈyOpot, R-1. ZflXoc, P- 11 6, èvavtioç CtjXoç. Kv, P. III, 2. Zqvojv, P. III, 3. CTî-EîV, L. XII, 14. ï'j CTJTOJUîVOV. R. S, 33. E. 20, au plur. CçtTjua, R. 10. E. 7. CtjTi)îi;, R. 7.
416 Cijteïv, XXXVI, 3. XLIV, I. PI. XII, 2, XXII, 4, TO C»]TO'jp.evov, le sujet de la question. Plut Mor. 561 C. Compacta, XVII, 3. PI. Plut. ZioïXoc, IX, 14. Ciôov, XXXV, 2. XLI1I, 5. PI. Plut. H. 'H, III, 4, rj 8i]Xov. PI. Plut M. 54 E. g, XI, 2, -Q [lévroi Jiaipêpei. rjytlioa!, II, 3, rjyrjaatto, Ieç. conj. pour xopiaatro. VIII, 4. rjyspùvv, XVII, 1, ûy. èv ÙTcepoyatc- XXVII, I. Plut H. 778 C, associe, comme notre auteur, les mots rjyep-ovaî, SaarXeîc, rupàvvouc. 'HYYjOrac, III, 2. ijîsu&ai, XXXVI, 3. PI. Plut.»8tu>î,XXVHI, 1. PI. Plut iôovij, XXXI, 1. XXXVIII, 6. XXXIX, 1. XLIV, 11. s. fig. V. XXIX, 2. XLIV, I, qualité du style, fjîur.d&sia, XLIII, 4. Plut. M. 132 C. II emploie aussi ijouicaoéu), rjo'jr.aorjc. rjoûï, III, 4, TO rjîù. [XXXIV, 2, perà yxuxù- TTITO; r)8ù.] ûoiaiv, XXVIII, 1. ijai- OTOî, 1,4. IV, 3. r,ou3u.a, XLIII, 4. PI. Plut, de Adul. c. 2, Lyc. c. 25. r ( &txoc, XXXIV, 2, TO rj&ixov, peinture des mœurs. Plut. n&ixioc, IX, 15. V. la note de Coray sur le chap. 51 de la vie de Brutus, citée par Schœfer. r ( &oxoyoûulsvo;, IX, 15, r]&. xiopoiîîa. Ce mot assez rare se lit dans Joscphe, Maccb. 15. Plut. (Mor. 673 B.) emploie le terme riftoxoyo;, syu. de pùpoç. Cic. deorat II, TABLE DU TBAITÉ DU SUBLIME , associe de même les mots ethologus et mimus. rj&oc, IX, 15, peinture de mœurs. XXIX, 2, leç. dont PL Plut rjxiora, XV, 3. XXXIII, 2, 4. oùy ùxurra, XXXII, 7. XXXIV, 3. Pi. Plut. nxtxîo, VII, 4. XLIV, 7. fjxioc, XVII, 2. uvio, XV, 4. PI. Plut. Aûxo, XXVII, 2. XXXII, 5. ûvix' dv, XIV, I. XV, 8. XXII, 1. rmxi avec l'opt. XLIV, 8. PI. omis dans le Lex. Plut. IHpaxXeïoai, XXVII, 2. 'HpaxXeîoTj;, IV, 3. 'HpaxXYjc, IV, 3. XL, 3. ^psueïv, XX, 2. XXXIV, 4. s. fig. PI. Philon, Plut 'HpiYÔvu, XXXIII, 5, poème d'eratosthène. 'HpoSÔTîtoc, IV, 7. XVIII, 2. XXXI, 2. XXXVIII, 4. HpoooTO,, XIII, 3. Cité IV, 7. XXII, 1. XXVI, 2. XXVIII, 4. XXX!, 2. XXXVIII, 4. XLIII, 1. rjpunxoc, IX, 10, rjpoiïxà ueyétrn. XV, 5, riouhxavcxtat çavtaatai. PI. Plut, rîpwç, IV, 4. XIV, 2. XXXVI, 2. s. met. 'Haiooîio:, IX, 5. 'Haioooc, IX, 5. Cité XII 1.4. ntra, XV, 10. PL Plut «Traçât, XIII, 4. XVI, 3. PI. Plut. YJTTOV, XIII, 1. XIX, 2. XXXIII, 4. TT/Oç, XXXIX, 2 au plur. tons. Plut. e. 9dXXeiv, XXXVI, 2, îsvîpea paxpà TSOçX^, cit. d'un poète. OàvaTOç, IX, 7. XV, 5. XXVIII, 3. XLIV, 9. TABLE DES FRAGMENTS DE L0NG1N. (tjttittxoç, P. Il, 3, ol Civiirtxoi. Cûov, P. III, 3, L. XII, 11. XIII, 3. K. 18, au plur. H. 'HyeîoOai, R. 19, itapà çaûxov rjytjoàp.evoc, juge partial. P. I, 1, rjy^aavro. rioovq, R. 20, élégance. faut, R.2I. rjoixoç, R. 18, Tj&txij m9av6t7)î, secours que l'on tire de la peinture des mœurs pour produire la persuasion. R. 30, ri&v xjj àrcôottîtï, démonstration foudée sur le caractère, les mœurs. E. 15, même sens. Psendo-Plut. dans la vie d'homère, qoixij ùitôxptatc, débit qui laisse voir les sentiments, les dispositions de l'orateur, v. Ernesti, Lcx. Rhet. s. v. ijeonoiia, R. 30. çroc, It. 9, 31, au plur. jjxetv, P. Il, 3. P. XL R. 27. rjxiata, R. 24, où TOSOùTOU nvsùp.atoc ivoov - Tac, oiov TJxiara. P. I, 1, oùy nxiata. IjXtxia, P. I, i. R. 3, 9. E. 6. 'HXtootopoc, P- L 2, 5, philosophe péripatéticien. L. XII, 2, 9, 10, auteur d'un Manuel de Métrique. npitsxûi;, P. Il, 2. 'HpoSoTOc, E. 21. npuiïxoc, L. XII, 4, np. oriyoc. tjpipoç, L. XII, 4, oriyoc nptpoc. 'HaataTÎotv, L. XII, 2, 9, 11. XIII, 1, auteur d'un Manuel de Métrique. "HaataToc, P. HL 2, 'HtpatoTOj Tpinoîî;. rjyo.-, L. XII, 5. R. 33, son. SaXiav pour OaXtiav, R. 24, leç. eonj.
417 i08 TABLE DU TRAITÉ DU SUBLIME. 8àitceiv, XV, 6. eap'p'eïv, VIII, 4, au part. PI. Plut. tfârrov, XXXIV, 4. PI. Plut. 8aôua, X, 4. XLIV, l. 8a5ui p-'ëx 51 - PL Plut. ftaupûceiv, VII, 1. Plut. (Mor. 78 C.) dit de même : iv Si 8aupàCouoiv âv8pu>ntu -icpa- JJKZTIDV, oùx êctiv âtvi çpovçparo; àxr)- ftivo'j xai Se^aioj xaxappovrjaai. XXXV, 4.XXXVI, 1,3. XIII, 4, xe&oupaspévo;. 8auuddio;, XXXIX, 4. PI. Plut. 8aup.a<jTOt, XVII, 2. XXXV, S. XXXIX, 1, 2. XLIII, 3, iron. IV, 2. PI. Plut. frwaara;, XVII, 1. XXX, 1. PI. Plut. 8eâ<j8ai, XV, 2. PI. Plut. eea-rik, XXXV, 2. PI. Plut. 8saxpov, XIV, 2. s. fig. Plut. M. 178 A. 182, D. 8eîv, XXI, 2, TùivfteovTtuv.PI. Plut. Rsïoc, IV, 8, ô 8sïoç nxâxiuv. IX, 9, ci 8tïov. PI. Plut. 8eîwc, XXXII, 5. PI. Plut. o&-p]tpov, XXXIX, 2. Plut. Mor. 93 E. 8éXetv, v. èosxetv. 8sp.a, XXXII, 8. principe, base d'un jugement, sens omis dans le Thés. H. St. Dans Plut, «sua signifie dépôt. 8epaov, XXXIV, 4. PI. Plut. BeoSopo;, III, 5. Théodore de Gadara, rhéteur célèbre, qui vivait sous Auguste. Bsôxpitoç, XXXIII, 4. fteopajûa, IX, 6, 8, combat des dieux dans l'iliade. oaditeuittoç, XXXIV, top^paTa,s. fig. Aristot. Beoitopitoc, cité XXXI, 1. XLIII, 2. 8soç, XVI, 2. XXXII, 7. XXXVI, 1. eeojoptïa&at, XIII, 2. XV, 6. Dion Chrys. Hun. Plutarque emploie l'adj. 8eo<popTicoç, I'adv. 8eo<pop^T«o{, le subst. Oeoipopqatc. BsoçpaoTOî, XXXII, 3. BeppdirjXat, XXXVIII, 4. 8eapo9rrnç, [IX, 9] ô TôJV Toaoaîuiv. Plut. «STSOC, IX, 3. XXII, 1. Plut. M. 718 C. osuipstv, I, 2. XVII, 1. PI. Plut. 8eu>pîa, II, 3, recherches. XXXIX, 1, sujet, étude du sujet. XXXV, 3, 8ea>pîa xai îiâvoia Tfjî àv&pcuitivin; ÈisiSoXi]:, la contemplation et la méditation auxquelles l'homme se livre. PI. Plut. 8l.Xu{, XXVIII, 4, ftnxsta voao;, cit. d'hérod. PI. Plat. 81)00, XLIV, 9, s. met. (Hjpai àxxotpîu»v davâtcov. PI. Plutarque emploie souvent 8r)paa&ai au fig. v. Wytt. Anim. ad Mor. 48 A. 8vr)axeiv, X, 2, 3. XV, 7. «VUTOC, IX.6. XLIV, 8. -o ovutov, XXXVI, t. Plut. ooxosv, III, 1, 8oXoûv rç (ppctïtt, s. fig. lambl. 8opo3sîv, III, 1. s. met. PL Plut. eo'jxu?;or)î, XIV, 1. XXII, 3. XXV, cité XXXVIII, 3. 8pa<jjç, XXXII, 3, fipaseïat pstapopaî. Plut, s. met. dpeutixôç, XXXI, I, leç. inc. PI. Plut. «ooxxeïv, XLIV, 2, ci fipuxxo'juîvov. PL Plut. M. 17 F. 36 B, etc. ftuxaxiov, XLIII, 3. «ÛXaxoî, XLIII, 3. PI. Plut. b\iutxûjç, XII, 3. PI. Plut, emploient ooutxi;. «ijuoc, XIII, 4, ardeur, zèle. XVII, 1. XXVII, 1, 3. XXXII, 2, colère, mouvement passionné de l'orateur. PI. Plut. O'ivvo;, XXIII, 2, cit. d'un poète inc. Plut. Tdsfiat, XXXII, 3, iacai ci ToXainpi. s. met. PI. Plut. TABLE DES FRAGMENTS DE LONGIN. Oappeîv, H. 24, è&àp'p'ei TO-JTOIC. E. 12, 8âppet TOÛTOUî. 8drrov, P. XL odeepov, R. 23, èiti Oaxepa. 8a-jpaCsiv, P. XI. R. 24. E. 11, 8. «où ou ai. 8*jpaorô{, P. XIX. 8eaa&at, R. 31, 8eû>pevo;, leç. dout. Seatrjî, E éaTpov, E. 18, XÔYOç çavtjaopevoj sic xà 8caxpa. deîo;, L. XII, G. SéX-jeiv, R. 33, leç. dout. 8éXetv, R. 15, 8SXOVTOî. R. 27, s8sxqosta;. BSUIOTOXX^,-, P. I, 2, philosophe stoïcien. R. 24, BspiaroxXsa, remarque sur l'accent de ce mot. 8ti«, L. XII, 1. P. III, 3. Ospôiiaiva, P. III, 2, automate de Vulcain. 8epaiteta, R. 13. Repattsùeiv, E spaitsuTixoc, R é«ç, R. 10, 17. E. 7. 8eu>petv, R. 33. Oeuipta, L. XII, 1, 5, ^ tûv pétpaiv Ôstopia. XII, 7, matière, sujet. P. ', C, tpino; îoios 8euipiac, manière originale d envisager le sujet, syn. de uiôoooc. 8tjparpov, R. 21. Boux-jîîSiif, E. 21. epdaaxxo;, P. L O, philos, pythagoricien. S-jpeïa&ai, R- 32, 8-jp.oipsvo;. Ouposiofjî, R. 33. 'lappiceiv, L. VIII, syu. de XotSoptiv. I.
418 tôia, VIII, I, tséai rijctv x<ù XéYEIV ouvâueoic, formes, conditions d'e l'art de parler. XI, 2, iséai xùjv aùîquecuv, espèces d'amplincatious. XXII, 1, classe, espèce de figure. XXXII, 5, ioéa xoù ICXEôUOvoç, substance du poumon. XXXIX, 3, iûiai ovouixtuv, voqasiov, npayp-àxutv, idées, pensées, images, ibid. îôsai xnx- J.O'Jï, eùucxsîa;, sentiment de la beauté, de la convenance. PI. Plut. isetv, XV, 2. EÎSEV. XXXV, 2, etsov. tîiot, IV, 1. XLIV, I2,s.abs. aveclegén. III. 5, IX, 11. XIV, 2,3. XV, 5. XXX, 1,2. XXXII, 4. XXXIX, 4. XLIV, 6. PI. Plut. isiioua, X, 6, caractère propre. toiinc, XV, t. XVII, 1. PI. Plut. ioiuiteûïiv, XXXI, 2, paraître trivial. PI. Plut. s. diff. iïiuvnot, XXXI, 2, opp. à iteuaioeouëvot- Plut. XXXIV, I, qui n'a pas été formé aux luttes des athlètes. PI. Plut. îôirox'.xot, XI.III, 1, iounxixov p'ùua, terme vulgaire. PI. Plut. iotoitioudc, XXXI, I, terme populaire opp. à xoapo;, terme élégant. ispouévov, XXIX, 1, cit. de Platon. iopwc, X, 2. PI. Plut. iivai, XX, 2. e'tti XùJV oùxùiv isvai, suivre la même marche, s. met. XXX, 1, îoi oq. UpEîa, XLIII, 2, cit. de Théopompe. upoc, XIII, 2. tjavsiv, X, 2, d'autres lisent iaîavet, cit. de Sappho. ïcnua, IX, 13, abaissement, affaissement. Plut. M. 434 B. ixavoc, IV, 1. XVII, 2. XXVIII, 1. XLIV, 2. txavûic, XL, 2. Plut. txetv, X, 2, cit. de Sappho. D'autres lisent TABLE DU THA1TÉ DU SUBLIME. 40» 'IXiaxd, IX, 7, 12, 13. 'IXiâç, IX, 12. tpepàeic, X, 2, cit. de Sappho. ïtritoî, XV, 4. îsoopopetv, XV, 4. Aristot. PI. Plut. empl. iaoopouot. iaoosot, XXXV, 2. PI. Plut. Iaoxpaxstoi, XXI, 1. Taoxpàxqc, IV, 2. XXXVIII, 2. ïaot, XLIV, 7, îaa (laiveiv. laxàvai, XX, 2, ïva pt] èitlxovv aùxûv b Xo- YOç i(ov axù. isxopia, XIV, 1. au plur. XII, 3, récits, narrations. Plut. M. 803 A. "laxpot, XXXV, 4, le Danube. iayutiv,!,1. PL Plut. ioxjpoitoieîv, XII, 2. Plut. M. 890 D. isv^pdç, VU, 3, îa^'jpàpvnuin. VII, 4, iavupà xtiaxit. PL Plut! iov/jt, XX, 1. XXX, 1, s. fig. en parlant du style. Plut. s. raor. î<j<»{, XIII. 3. XV, 9. XVII, 2. XXXVI, 4. XLIII, 1. impôt, IV, 4. Plut. fr. Galba, 23. Fab. 19. Popl. 17. M. 46 C. 89 A. 767 B. etc. 'Iuiv, XXXIII, 3, Ion de Chio, poète trag. K. xcts, X, 2, cit. de Sappho. xa&àitsp, V. xao... oîtoc, XXXVIII, 3. VII, 1, xa&âttep... x^osicou. xa&apoc, VI, I, xao. èittaxqp.1] xai èittxpiat;. XXXV, 4, xafl (péryo;. PI. exempt de défauts, XXXII, 8. XXXIII, 1, 2. v. Wvtt. Anim. ad Plut. M. 41 F. TABLE DES FRAGMENTS DE LONGIN. tausixôc, L. XII, 7. îapp'oc, D- VIII, X, XI. 'Iavooâpiot, L. VI, aiùvvot itaxqp, quati Aiuivoâpio;. ioéa, R. 1, forme, tournure. P. I, 8, ouvrage de Plotin sur les idées. P. III, I, formes des corps. E. 21, figures de rhétorique. îîeïv, P. III, I. R. 8. ioixiûxaxot, E. 7, xà isixuixaxa, cas particuliers. «toc, R. 22. toioxqtj P- XIX, ioioxtjc toô xaxaoxqpaxot, qualité de l'air, disposition de la contrée, ypipac isioxrj;, propriété du pays. iîtiôxtjç, R. 22, leç. inc. iepov, R. 2. txavt&t, R , 34. xaoxa ixavûiç e'^éxui, E. 12. Peut-être aussi R. 24, syn. de àcp&ovioç. ixvoùpevoç, R- 29. ixv. ypovot, temps convenable, temps fixé. iimàcessat, R. 23. înitoc, L. XII, 3, H. R. 5. ît, P. XIV.!p>] îç TrjXepâyoto, cit. d'homère. 'Iaaîoç, L. XXII. Taoxpâxrjc, R. 21. E. 21. L. XXII. tsoc, L. XII, 14. R. 29, xo îoov. toxopeîv, P. IX, laxopfjaai. iaxopia, P. 1,3, tradita ab aliis doclrina. E. 21,iaxopiav auvoivxec. iayupéc, " 13, superl. en parlant d'arguments. îyvoc, P. I, 6, xax' î^vq. P. III, 1, tvvot xcûv Ttepl i/oyjnv. R. 27, èjtsàt îvvsai. R. 33. tomxoc, L. IX XII, 4, 7, fuivuioi axiyot, K. xaoatpsîaoai, R. 11, retrancher, diminuer. xaoàtttp, R. 22. xaoapût, R. 20, 31, syn. de oacpûc. 48
419 410 TABLE DU TRAITÉ DU SUBLIME. xa&cùàeiv, IV, 6, s. met. cit. de Platon. xa&iévai, XVI, 2, x. tic xàç. <j*u-^o;. Plut. xa&iaxaa8at, dans le sens de yî^veadoi, I, 4. II, l.v. XIII, 2. XVII, 2. XLIII, 3. Isocr. Xén. Plut. Comp. Pelop. et Marc. 1, 2. v. Budsei Corn. ling. gr XXXIX, 3, eî{ p.exov>aiav tout àxoûovxaî àel xa8ioxâaa, s. act. XU, 3, xa&eaxiiî. xa8oxix<ûç, XXXIII, 1, Plut. M. 908 A. emploie le sup. xaôoxixuvra-ov, maxime, tmiversaliter. xa&oxou, XI, 3. Plut. fr. xai, XVI, 1, xai Sir,. XXXIV, 4, xai ci. XXXII, 5. XLI, 2, xai êxi. X, 6, xai UïJV. XVII, 1, xai xaùxx, et surtout. XVI, 3, xai xaùx&v âua. XXXV, 4,xaixo'.. IV, 4, 7. [XXXI, 1, leç. conj.] XXXVIII,3, xaixoiyc. XVII, 2. XXXVIII, 6, xai ttwt. Il, 2, xai ù>ç. Ka«iX«>;,I,I.IV,2. VIII, 1.XXXI, 1.XXXII, 1, 8. Les mss. donnent KcxiXto;. xaieiv, XII, 4, de la foudre et d'un incendie. X, 3, xaica&at, de l'amour. Plut. xaivoaito'jo'ov, V. ait. XCY. suivaut le Thés. H. St. éd. Didot, le goût des nouveautés. Plutarque se sert plusieurs fois de xevo- OTCOUOOî, M. 234 D, 360 B, etc. xaiptoç, I, l,xà xaipia. X, 1, xà xatptiùxaxa, les applications. PI. Plut. xatpiiu;, I, 4. Plut. xaipoj, H, 2, mesure. XVIII, 2, occasion. XII, 5. XXXII, 1, lieu favorable, dans le sens fig. XLIII, 3, uaoà xatpov, mal à propos. au plur. XVI, 3. xaxia, III, 3, défaut du style. V. défauts opp. au sublime, à l'élévation du style. PL Plut, sens moral. xaxôcqxov, III, 4. v. les Rechercltes, p. 87. Plut. M. 142 A. 706 D. xaxoç.xliv, 7, 10. xaxôatouoç, XLIII, I.Eur. Iph. A. 1001, s mor. xaxctv, XVI, 2. XXXIII, 4. xaxeïa&at. XV. I. XXVIII, 1. XLIV, 3. xaxxiypa?cta&ai, XXXIII, S. Joseph, c. Apion. Il, 31, èv xoî YXatp'jpa» uâvnj xcxaxxiypaçinpivot. Anaximenes, (xivv. p7)t. p. 172, Rhet. gr. ed.spengel.) xoî; xrj; âpcxijc uxoivciot; xaxxiypa- «poûp-cvoi. Plut, emploie xaxxiypa T ia (v. NVytt. An. ad M. 143 F.) dans le sens de pulchritudo styli et orationis. KaAXiaBévrjç, III, 2. xaxxo;, XXX, 1, dignité, noblesse de l'expression. XXXIX, 3, beauté. V, xà xdxxq xij; éputjvciac,les beautés du style. Plut. M. 30 C, xàxxo; xai xaxaoxrjîj ovopàxeuv. xaaoç, XIII, 4. VII, 4, xaxà ûdm, veresublimia. XXX, 1, xaxà ovipaxa. s. abs. xaxov, XIV, 1, xà xa).à. XXXlll 3. XXXIV, 4. XLIV, 9. xàxxtaxo;, XV, 8. XXX, 1, XXXIX, 4, XLIV, 3. xàp, X, 2, xàp. pcv YXûîoia ëave, cit. de Sappho. xâurjxo;, XLIII, 4. xôv, XXXII, 7, xàv p.fj. avec l'opt. après oîpat, I, 4. avec le subj. après ùtcovoaxsî, III, 1. xavovi civ, XVI, 4. Aristot. Luc. PluL emploie xavovixoc, M. 637 B. xavtuv, XXXII. 2, ôpoi xai xavove;, cit. de Démosth. PL Plut. xapîia, X, 2. cit. de Sappho. XXXIV, 4, xapoirj vrjcnuv, allusion à quelque passage poétique. PL Plut. xapxepciv, XXXI, 1, PL Plut. Kaooavspa, XV, 4, pièce d'euripide perdue. xaxà, aiec le gén. XVI, 2, ô xaxà xdiv àpt- TABLE DES FRAGMENTS DE L0NGIN. xa&éxxetv, E. 16.R. 31, xa&. xijv Yvciprjv xoù xpixoù. xa&iaxàvai, P. Il, 2, xi»v Ypa^ivxuiv xooaùxr) auàvi; xaoéaxrjxev. R. 32, cv y^peiqt xa8e- OTTJXW;. R. 10, xa&ecxtjxoxa. P. I, 6, xaxaaxqaâpevot. R- 29, xa8iaxauivcuv. R. 32, xaotoxâpevoc xà; àp^âs. xa&oàou, L. XII, 16. L. XXI, tout à fait. E. 5, Sûo xà xaftoiou pipi), les deux parties principales. xaivé;, P. Il, 1, xaivoxepov. R. 20, 22. xatvoxoueiv, R. 24, introduire une innovation. xatvoxouia, E. 12, nouveauté dans le style. Ces deux formes se lisent dans Platon et Plutarque. xaipoc, P. I, 1. R. 3, 18. xaxia, R. 3, méchanceté. xaxic, E. 18, 20. xaxoupygî, R. I, au comp. xaxeîv, L. XII, 7. L. XII, 3. xaxojtuvo;. R. 4, 13, 29, xéxxqxat. R. 30, xaxeîï8a-.. xaxiâv, R. 24, leç. conj. xaxxtxovia, R- 22. E. 13. xaxxovrj, R. 18, élégance. PL xaxxo;, E. 18, xixxeaiv eîptja&ai. M. Bake propose de lire xoxxrrpaxcïa8ai, comme dans le u. û. XXXIII, 3. xaxxtutticctv, P. XI, Plut. Agis, c. 2. xaxo;, E. 16, xàxxtaxo;. xaxtû;, L. XI, xaxtû; xtàvj. xavûv, R. 27, BXOTCO; xai xavùv. Ruhnken indique à tort ce mot comme un de ceux qu'affectionne l'auteur du x. Ctfi. ôpo; et xaviiv, dit-il, Demosthenis exemplo sepè junguntur a Longino.* xattvoc, P. III, 3. xapjxcia, R. 21. Plat. Gorg. 397 A. Plut. Mor. 35 A. xaxx, arec le gén- R. 31, en faveur de. A ter
420 TABLE DL TRAITE DU SUBLIME. oxéwv OOXOï- XXXII, 2, xatà xûiv itpoooxûv. XXXVIII, 2, xa»' aùxoù. XLIV, 10, xaxà T(ôv Xrjaîov. Avec l'ace, marquant le mode, le rapport, la manière. IV, 2, xax' àvopîav. VI, xax' àxrjfteiav. IX, 7, xax' àxxtiyoptav. [IX, 9, xaxà xijv àïiav.j X, 3, xacv uxcjvavtuioetç. XI, I, xax' tt:i3aoiv. XIII, 2, xax' èiuttvoiav. XIV, I, xaxà CrjXov. XV, H, xaxà (savxaaîav. XXII, 4, xaxà xà; ùxtep- [Jàasi;. XXIII, 2 xaxà xàjv àvaikiùpinaiv. XXVII, 3, xax' âx.xov xtvà xpoxiov. XXX, I, xax' âxpov TC'.xrjo uu.a. XXXIV, 2, xaxà xà; eipuiveta;. XLt, 3, xax' èyxoxcâ;- XLIII, I, xaxàxà Xrjpitaxa. XLIV, 6, xax' àxpac âyovxa. (V. la note de Morns.) conformité, IX, 3, xaxàxo EÎXO;. XII, 3, xaxà Xoyov. XVI, 2, rj xaxà çùoiv XpïjiJt;. XXII, I, jx xoù xaxà cpùoiv stppoû. lit, 2, xaxà xov ZoxoxXéa. XIII, 4; xaxà xov 'Hoîooov. XXXIV, 2, xaxà xoù; 'Axxixoù; èxeîvou;. XLIII, 5, xaxà xov EjvoipàWxa. XLIV, 5, xaxà xov"op.rjpov. XLIV, 7, xaxà xoù; aoy-ou'c distribution, VIII, I, xao' éxàoxrjv ioéav. X, 6, xaxàxtâv xùua. XI, I, xaxà xcepioy Sou;. XII, 4, xaxà iiaoovâ;. Ill, 1, xax' oî.iyov, en peu de temps. XLIV, 8, peu à peu. VIII. 3. XXXII, 6. XLIII, «, xaxà xo TCXJîïXOV. XXXIV, 3, xaxà xo TCXéOV. XXI, I, xaxà xo sjric. XX, I, xaxà auu;j.opiav. IA, 1, xao ooov oiov xs. époque, moment, IX, 14, xaxàxijv àttaxpvr,v. XV, 6, xaxà xfjv èxcipàvciav. XV, 7, xaxà xov àxioxcxouv. XXVIII, 2, xaxà xfiv ei;3ox^v. XV, 8, oî xa8' îjpd;. XLIV, 1, xaxà xov npixspov atuùva. lieu, XVI, 4, xot; xaxà Xatptûvetav. IX, 13, xà xaxà xrjv 'OSuaoxtav. XXIII, 2, xaxà xoù; àpio\uo'j;. XV, 12, Tcspi x<ûv xaxà xà; VOIJOSI; ùârjxiùv. Il, 3, xaô' jauxov èutxoyîaaixo. XI, 2, xaft' aùxo auoxaîtj. XL, I, xad' éauxo- XII, 4, où xax' àxxa Se xiva r) xaùxa. ill xaxàpwc, XLIII, 2. PL Plut, xaxa^povxâv, XXXIV, 4, s. met. xaxa3u»ice'iv, XLIV, 6, s. met. xuxayexao&ai, XXXIV, 3. PI. Plut, xaxàyviuoic, III, 3. Xén. xaxaîsfjf, XVIII, I. PL Dém. Luc. xaxaoùjaoat, IX, 13, xaxasuonsvo; ûxio;. PL Plut. ' xaxaiy!;, XX, 3, coup de vent. Plut. Vit. 181 C, xaxatoyùvstv, XLIII, S, xo xàxxo;. PL Plut. v. Wytt. Auim. ad Mor. 85 F. xaxaxâxuojiiç, XVII, 3, leç. inc. xaxaxspuaxîceiv, XLH, 1. PL Dion. H. Plut. xaxaxtjxeîv, XXX, 1. PL Plut. xaxaxipvao&at, XV, 9, s. met. impropre, suiv. les éd. du Thés. H. St., mot rare qui se lit dans Alex. Aphrod. Anthol. Pal. Cassii Probl. 35. xaxaxopfj;, XXII, 3, xaxaxopéoxaxoç. PL xaxaxopij;. Plut. Alex. 2, xaxâxopo;. xaxaxpsoupyaîv, XXXI, 2, cit. d'iiérod. xaxâxrjîi;, XLI, 2. Dion. H. xaxanapaiveaoat, XLIV, 8. Théophr. Plut. SI. 804 F. etc. xaxapép(peo»ai, XXXI, I. XLIV, 6. PL Plut. xaxap-expeîv, IX, 5, prendre pour mesure. XXXIX, 4, xaxau.jxpouu.evo; p'u&uoî xjxpaxt ypovoi;. Plut. xaxavopaxoùouai, III, I, cit. d'eschyle. xaxavxâv, XLIII, 5, Polyb. fréq. Diod. Sic. xaxavxxeîv, XII, 5, s. met. Athénée. xaxaitaxeîv, XXXVIII, I, cit. de la har. sur l'ilalonèse. Plut. xaxaxioixixxeiv, XXXIII, 1. PL xaxaituxvoùo&ai, IX, 13. Plut. xaxapp'ubyiceiv, XLI, 2, Athénée. xaxàp'p'uopo;, XLI, 1. ait. Xey. suiv. le Thés. II. St. éd. Didot. xaxapj(atpe3iâc"v, XLIV, 9. Plut C. Gracch. xaxaonjjiavxtxo;, XXXII, 5, âxt. Xey. suiv. le Thés. H. St. éd, Didot. xaxaoxexexeùeiv, II, 1. Philon. Plut. M. 7 D. De educ. v. Wyttenb. TABLE DES FRAGMENTS DE LONGIN. l'ace. P. 1, 1, xaxà xaùxo. P. I, 0, xaxà "xvio. P. XIV, xaxà çùoiv. L. XII, 4, xaxà TtsCov. R. 20, xax' àu.ï.i[3oxov xijv Xs;iv, à cause de 1'ambiguité de l'expression (lec. conj.) R. 27, xaxà xà Tcpoetptjpjva. R. 28, xaxà Xoyov. R. 29, xax àxxrjxa;- R- 31, xaxà XJJV àxrjoetav. E. 13, xaxà xqv xéy_- vqv. xa» êxaora. xaxa3ioùv, P. I, 4, xaxa3uù3avxec. xaxaxoxouceîv, L. XII, 2. xaxaxéyeiv, R. 22, xaxéxeôa. xaxaxtitkiv, P. I, 1. L. XIII, 2. xaxâxij^if, P. I, 1, intelligence, compréhension. xaxàxxrjxo;, L. XX, oxcouoi] xaxàxxnxoc, un zèle proportionné. xaxaxoyi4"eo&ai, R. 11, leç. inc. xaxapav&âveiv, R. 32. xaxau.expeîv, L. XII, 14, xaxap.expoùvxb; xoù; ypovou;, mesurant les temps du rhythme. xaxapiaîvetv, R. 21, s. fig. xaxaxcxfjxxeiv, R. 32, xov àvxiotxov. xaxattpaxxtxô;, R. Il, ïpaoxqpto; xai xaxa- Ttpaxxixo;. xaxapyà;, R- 'S, 16, ou xax' àpy.à;, R. 24. xaxàpyetv, L. 11. xaxaaiuuv, E. 12.
421 412 TABLE DU TKAITÉ DU SUBLIME. xataaxeoiceiv, XII, 2. TO xatsaxeuasuévov, l'effet produit. PI. Plut. xa-raaxt'jé, XI, 2. Plut. fréq. v. Wytt. Anim. ad Mor. 30 D et 79 B. xataaosicssoai, XVII, 1. Plut. M. 80 C. 'ApiariTtito;, xatasopiaost; sv rm Xo^uixaTaansûoeiftat, XIX, 2. XL, 4. Plut. M. 522 D. Ages. p. 610 A. v. Wytt. Anim. ad Mor. 63 F. xaratcbasiv, XXXII, 5. pass. PI. Plut. xataçiïytiv, XXXIV, 4, leç. inc. xairayxéysiv, XXXIV, 4. PI. ex Hom. Plut. xaratppôvtjait, XVII, 1. PI. Plut^ xatavopoeùeiv, XXXI, 2, cit. d'hérod. xatavuwûvai, XXXVIII, 4. xatéy_<oaav, cit. d'hérod. ibid. xataxev&a&ai. PL Plut. xats avâircaaie, VII, 3, oubli, action d'efiacer. Iambl. vie de Pyth M. Ant. VIII, 39, empl. xate avajratix6{. xaréyeiv, XL1V, 6, ta; èm8ou.ta{. Pi- Plnt. xartjyopeia9ai, XV, 10. PI. Plut. xatoxiyuipîîv, XIII, 2. xatopsoûv, XVI, 4, cit. de Démosth. XXXVI, 2, ta xaropoojusva. PI. Plut. v. Wytt. Anim. ad M. 40 B. xatôptwo, XXXIII, 1. XXXIV, 1,2, XXXVI, 2, 4. Dion. H. Diod. Polyb. Plut. fr. Luc. v. Phryn. Ecl. p. 250 et la note de Lobeck. xatopoiuai;, V. Eschine, Pol. Plut. xetaoai, XII, 1, ëv TIVI, dépendre de q. ch. consister en. XVII, 3, xsiusva, reposer sur. PI. Plut. xevoc, III, 5, àxaipo; xai xevoj. PI. Plut, xevoùaoai, XI, 2, àtovet xa't xevoùtat, s. met. Plut. xëvrpov, II, 2. XXXIV, 2, s. met. Plut. Lyc. 21. xspavvjvai, XXVIII, 1, ^GEIDî xexpausvov. Plut. Numa, c. 3, s. met. xeoauvoc,xh, 4. XXXIV, 4. PI. Plut. xepîaîveiv, XLIV, 9. PI. Plut. Kfjj;, XXVII, 2, cit. d'uécatée. xr,xetv, XXXIX, 3, charmer. PI. Plat. Cor. 18. Mor. 874 B, 961 E. v. Wytt. Anim. ad M. 131 D. xrjvo;, X, 2, cit. de Sappho. xi&ipa, XXXIX, 2. PL Plut. Kixëpuiv, XII, 4. xivo-jve-î, V. X. 6. XV, 5. XXII, 3. XXVI, 1. XXXIII, 2. PI. Plut XIVEîV, XX, 1, s. abs. frapper l'esprit. IV, 1, mettre en avant des choses nouvelles. XXXIV, 3, exciter le rire. XXII, 1, xsxivrjuévi] xâtij, ordre interverti. XVIII, 2, è; ùitoy'io-j xexivrjs&ai, se présenter subitement à l'esprit. XXXIX, 3, XIVEîV noixl- Xa{ ioëa;. PL Plut. fréq. v. Wytt. Anim. ad Plut. Mor D. Kipxrj, IX, 14. xxàv, XLI, I, p'-j&po; xsxxaaptvoî, rhythme coupé. Plut. s. pr. et fig. KXeiTapyoî, III, 2. xxtpa;, XXIII, 1, exprimé par èitotxoiopijeiç, XXXIX, 3, et probablement par èxotxooopia, XI, 2. Plut, sens div. xxoicrj, XIII, 4, au sujet des emprunts faits à Homère. Plut. s. pr. xoîxoç, XLIII, 3, XOîXOî ûpppoî. Plut xoivrj, I, 1. PL Plut. xotvoç, II, 3, xoivo; Sîo;. VU, 1. XII, I. TABLE DES FRAGMENTS DE LONGIN. xarasxeuâceiv, P. Il, 2, rassembler. R. 12, 13, Tù xata3xeuaf.gp.eva, la confirmation. L. XIV, 1, au pass. xataoxeaé, P. I, 5, -q èvtyj Xé;ei xataaxsuii). R. 18, ^ TtpaYpatixt] xataaxeui^. E. 5, pépt] ti); xataaxeuîjî. xatàatasi;, P. XIX, àépot x. état de l'atmosphère. xatiatijua, P. XIX, établissement, habitation, contrée. xatatôoaetv, R. 27, T>JV péftooov év tùitotç. xatattoévai, P. 111,3. xataipépeiv, L. XII, 5. xatabpoveîv, R. 23. xatacppovùj as, R. 24. E. 12. xartatoijiaapévov (ti). E. 21. 'ExtaTOifiafsiv se lit chez les rhéteurs grecs, v. Walz, t. III, 527, 539, 581, accumuler. xattjyopeiv, R. 11. xatopcoùv, P. XI, xatujpikupsvo; XOYOC, un style correct. xxtopthupa, L. XV, arjpeîtaaai Sri eîiis xa- "op&ujpata ' a>aai os prj XÉYsaSai TJJV '.seiv. XéYE! îs AOYYîVG;, év tp-tij cpixo- XGY«UV, ôtt e-jprjtai itoxxay_dï; TîOXXOY;Où. xeîaôai, R. 5, catég. rhet L. I, ôvu> xeipevoc, vers précédent. xeoaxaîov, P. I, 7. L. XII, 10. R. 10, 15, 16. E. 3, 7, 9, 20. xsipaxauûèi];, L. XIII, 2. xeœaxrj, R. 5. xrj/.eïv, R. 18, itoxxà ta xt)xoùvta tov oxpoatéjv. xf ( puypa, E. 3. XIVEîV, P. I, 7, s'occuper, étudier. Ce verbe devant exprimer une attention moindre que celle qui est indiquée par le verbe èïetifttv, ne peut signifier ici, comme le veulent Fabricius, Morus, Creuzer, attaquer, critiquer. P. 1, 8, xtvsîv Soëa;. ébranler, attaquer. P. III, I, ûnavra Xidov xtvsîv. P. III, 3, xtvsîv eut, ace. xivrjpa, L. XII, 5. xîytjaiî, L. XII, b. K).eav&rjc, P. III, 3. KXEoSapoî, P. XXV. xxéo;, L. XIV, 2. zotvoç, P- I, 8. P. III, 3, commun. L. II. ii
422 XXXI, 1. XXXVIII, 6. XLIV, S. XL, 2, xotvà xal ÏB'jidiîn ôviuata. PI. Plut. M. 436 D. ' xotvcuvia, XL, 1. PI. Plut. xotvù>;, XV, I, dans le langage ordinaire. Plut. xôxa;, XL1V, 3. PI. Plut. xoxaaic, XXXII, 7. PI. Plut. zoxoaaoç, XXXVI, 3. Plut. M. 770 F. oî ûtîyvot àvopiavroitoioi vouîcooat pstaxoj; xal ctîpojc çaivsa6ai rojc xo/.oaaoj; âv otasîsqxora; aïoooa xal GtaTîTauivoj; xal xsyrjvota; TtXâaïuat. xoxodstv, XLII, 1. Plut. fr. v. VVytt. Anim. ad M. 69 F.. xopbuiov, XXIII, 4. Plut. fr. xoujo;, XL1,1, s. déf. Plut. M. 802 B.932 A, etc. Il emploie fréq. xop'j/oti); dans un sens défavorable. V. la note de Coray, ch. 11 de la vie de Galba, et Ruhnken, Tim. Lex. xovî'jxicsiv, XLIV, 4. Philon. v. la note de Rubnken sur ce passage. Aristid. xo-ttàcttv, XLIII, I, cit. d'uérod. Quelques mss. portent èxottlaaî. xopat, IV, 4, pupilles, prunelles et jeunes filles, v. Plut. Mor. 328 E et les Rech. p xopj t 3avTiàv, V.P1. Plut. M D. xopusavttàauo;, XXXIX, 2. Dion. IL xoaujîv, XXIII, 2, orner, embellir. PI. Plut, xoautxd;, IX, 3, xoapnxov oiuarqua, intervalle qui embrasse l'univers. XLIV, 1, xoapixn àpopia, stérilité générale. Plut. Mor. 119 F. xoauo;, IX, 3. XXXV, 2, 3, le monde. XXIII, 1. XXIV, 2. XXVIII, 1. XXXI, 1, élégance du style, ornement. xoutpijeaoat, XVI, 2, être ranimé, relevé. PI. Plut. s. fig. xoutpicojv Aoyo;, Vit. 836 A. TABLE DU TBAITÉ DU SUBLIME. 4I.'( xousoxoyia, XXIX, 1. Plut. Mor. 883 II. xpà^eiv, III, 1. xixpaya, cit. d'eschyle. xpâat;, XXXII, 7, mélange. PL Plut. XXXIX, 2, leç. conj. pour xpoûat;. xpatsïv, 1,4, l'emporter sur. IX, 14, dominer. XV, 1, être en usage. PI. Plut. xparijpeî, XXXV, 4, les cratères de l'etna. XLIII, 3, coupes, cit. de Tbéopompe. xpât.arot, VIII, 1. XLIV, 12. IX. I. xpatlaxt) ptnpa. XXXIX, 1, xpàxtars, leç. inc. PI. Plut. xpàro;, XXX, 1, sens fig. appl. au style. xpstttiuv, XV, 11, le plus véhément, le plus pathétique. XXXIII, 1. XXXVI, 3. xpivetv, XVI, 2, oi XOIVOVTî;, les juges. XXXIV, 1, au pass. XXXV, 2, regarder, traiter comme. PI. Plut. xpiat;, VI, 1, faculté déjuger. XLIV, 9, acte de juger. PI. Plut. v. VVytt. Anim. ad Mor. 79 A. xp'.tç;, XIV, 2, xptral xal uapvjp:;, XVII, 1. PI. Plut. xpoûat;, XXXIX, 2, xpoûaït xal ut;si, d'autres lisent xoàa:t. Plut. M A. xtàa&at, XXIX, 1, xextfi3cat. xtqrdç, I, I. IX, 1. PI. xjxxoc, XXXV, 3, ensemble. XLIV, 8, période. XL, 1, retour des sons. PL Plut. xjxxui'i, IX, 14, épisode de l'odyssée, v. Plut'. M. 181 F. xùua, X, 6, xarù irâv xôua. PL Plut. xatiapirrivoc, IV, 6, xjitaptrrtvai p.vfju.ai, cit. de Platon. xjptoxoyia, XXVIII, 1, opp. à itspiopaot;, mot rare. Agatharch. ap. Phot. p. 446, 11. Greg. Cor. Walz, VIII, 763. xûpto;, XVII, l.xjpto; xpirqç. XXX, 1, xjpia ovouara. XXVIII, 1, xûpto; cpoôyo;. s.abs. 1,1.Il,3. XXXIV, 4. XXXVI, adj. ch. Platon, adj. et subst. ch. Plut. TABLE DES FBAGMENTS DE LONGIN. xotvoù Xapt3âvstv. L. XII, 3, 11, xotvo; ypivo;. L. XIII, 3, otàtijv xotvqv, à cause de la syllabe commune. R. 22, 23, commun, ordinaire. xotviuvta, R- 9, au plur. xoxaxeta, E. 18. xoxaxeorixo;, R. 21. xoxaat;, R. 11, au plur. xoutoij, P. I, 3. R. 23. xoplceiv, P. II, 1. xopua, R. 28, neptoooj pipo;. xipo;, R- 23. E. 11, itpo; xopov âfv. xopoçaîo;, R. 19. xopum;, L. XXII. xoapeîv, L. XII, 3, former, et oè TO xpivov èarlv àxo»j, TO xoapoùv tact tptovrj. L. XIV, 1, XSXOBUTIXOTO ;, disposer, arranger. R. 23, orner le style. xoauoç, P. XI, le monde. R. 26, ornement, I élégance, xpaat;, P. III, 1. P. XIX, mélange, s pr. E. 21, àrr/vla ri); TûV iîttûv xpaaîtu;. xpatîîv, R. 19, l'emporter sur. xpânato;, R. 13, pi. n. XpStTTtnV, R. 1. xpeïttov, E. 8. xpifjtvoç, L. XXII, Aqp.o30Év7 ; ô xpichvo;. xpivstv, L. XII, 3. v. xoapsîv. xolat;, P. I, 7, choix. R. 17, jugement. ' E. 13, de même. xpitjj;, R.13. E. 16 et ailleurs. Kpov.o;, P. I, 6, philosophe pythagoricien. xpottjet;, L. XVII, applaudissement, xpoto;, L. XII, 3, èv api, dans le battement. xpjieteiv, L. XII, 4, xïxpjupivov. xtâasrat, P. Il, 2, xsxtrjuat. n - IL 8» «TTJaiarjv. xûx/.o;, H. 29, circonférence, tour. 10
423 4M xuptuitatov, II, 3. PI. Plut, xupirttiv, XIII, I, cit. de Plat. xùuiv, IV, 5, xuvoc ôjijiar ê-/u>v, cit. d'homère. xtustnv, XXIII, 4, xiûstovac ècijç&ai, expr. empr. à Démosth. I, c. Aristogit. 797, 13 R xtuxi'civ, XXIX, 2. XLIV, 3. PI. Plut. xuiuixoc, XXXIV, 2. XXXVIII, 3. Plut. xtuiiipoia, IX, 13. x. r^ftoxotoup-cvi], appl. aux détails que donue Uomère sur ce qui se passe dans le palais d'ulysse. A. TABLE DU TRAITÉ DU SUBLIME. Aaxsianiévtoi, IV, 2. XXXVIII, 2. Xaxtovtxoç, XXXVIII, 3, STCIîTOXY) XaxumxTJ. XaXeîv, XXVI, 3. [XXXIV, 2, XaXtî patù àiftxcîac.] Xapjidvslv, VII, 2, X. ôidanjua. VII, 4, X. itiottv. IX, 6, X. otattactv. IX, 13, X. ic»jpata. X, 1, X. S'juiatvovra. Plut. Dion, c. 24, t3[iov Xa;j.,3àvoi3ai. Arat. c. 21, ôxia&rjuata Xa;i3àvoj3iv. v. la note de Schœfer. XVII, 1, X. tic xatatppovijatv. IX, 7, Xaujîdvssoai xat' àxxrjyopiav. XXIX, 1, ei jijj 3-ju.'.iiTpu)crivl XotuSàvotTO. XXVIII, 2, (juxrjv XaSiiv xijv voriatv. Xap.itpin)c, XVII, 3. Plut. XavOavf.v, XV, 2, oùx àv Xd&cu 3t. XXII, 1, au part. Xav&dvovaa Ttjjvq. Xa&c, XXIII. 2, cit. d'un poète inconnu. Xtytiv, IV, 4. VIII, 1. XXXII, 7. XXXVI, 2. XXXVIII, 2. XLIV, 3. XXXII, 7 ).é ïlu, suhj. IX, 1. '/.i-fm îi, je veux dire. Xé T ei, XLIII, 4. \i n - XV, I. XI- Y(uv, IX, 14. XLIV, 1. aùroc ô \iyuiv, XVIII, 2. XIX, l.acc TÙXÉYovTt. XXII, 4. XXXII, 4. XXXIX, 3. '- xoic XéYouot, XLI, 2. Xé$at,XXVll, 1. XXXII, 3. Xé-rtouat, XVIII, 2. - Xrrtsftoi, X. 3. Xey6p.svov, XIV, 2. XL, 3. Tù XeY&ptva, X, 4. XVIII, 1. XIX, 1. XL.l. XLI, 2. Xtx»tv, XVIII, 2. XetoTiic, XXI, 1. PI. Dion. H. Plut. Xcreco&ai, IV, 2. XXXIV, I. XXXV, 1, «uperari. XXXIX, \,svperesse. PL Plut. Xséiavov, IX, 12, Xci' ava xtiv IXtixûiv ita- OT)u.dT(uv. PL Plut. Luc. Xtxttxôç, XXXVIII, 3, qui concerne l'clocution. Xtçic, VIII, 1, est employé deux fois dans ce avec un sens différent, a) il est opposé à VOT)3IC ; b) il sign. [ispoç sjpdstui;. XXVII, 3, un mot, le pronom ôc [XXVIII, 2.j XXXIX, 3, au plur. PIuL Xeitxoc, X, 2, Xsittiv aùp. cit de Sappho. Xirreiv, III, 4, eictt. PL Plut. Xîjppa, X, 1.] XL, 4. XLIII, 1, idée. - XV, 10, trait hardi, image. Plut. M. 014 D. XI, 3, Tù âxpa X^ppara, les circonstances principales. Ai)T<ù, XXXIV, 2. XfrJ/ic, X, 3, choix, emploi. PL P)ut. Xiav, XXIII, 4. XLI, 2. XLII, 1. XLIV, 1. XiooxiXXqToc, XLIII, 3. Plut. Alex. 32. Xipqv, IX, 7, Xipijv xaxûivô odvato;. Plut. M. 'l06 CD. T. îa note de Wytt. et M. Boissonade, Anccd. t. I, p. 70. XiTOj;, XXXIV, 2. X. èpqojvopîvov. Plut. emploie fréq. les mots Xrric, XiTirnc, v. Mor. 403 E. Xtmoiov, XXXIV, 3. PL XOYIC"»*!, XLIV, 7. PL Plut. XOYIXOC, XXXVI, 3, XoYtxiv codait 0 âv&pu>uo;. PL Plut. XOYIOC, XLIV, 1, leç. conj. v. la note crit. TABLE DES FRAGMENTS DE LONGIN. xdtuv, R. 33, ai xdvec. xtûxov, P. VII. R. 28. E. 14, membre de la période. R. 28, xûxov èv TOîC (titotc. xiupuc, R. 24, xiûpjoa. xuipuioia, L. XII, 3. R. 32. xiupipsioicutoc, R. 19. ou-aortoto;. xiùvou'ji, L. IV. Aaxcoaîptuv, R. 2. Xapfidvsiv, P. I, 3, X. ôppf ( v. L. II, Xau3d- V!IV ÉX XOtVOÙ. R. 8, X. TîtSTttC. L. XII, 5. R. 18, 31, 34. R. 27, XapSavôptvoc ôsoù. XavOdvetv, L. XII, 4, XaOeîv. i.i-<tiv, R. 31. E. 16, ô Xé^uiv, l'orateur. L. XII, 6, XéYtTai. R. 20, âxatpov si itdvta X: estât, suiv. les mss. M. liake corrige XtXsêtxai. R. 26, ta Xsyoptva. L. XIII, 3, XeYOpévTjv. E. 9, Xt^cévraiv. R. 11, 24. E. Il, Xsxttov. Xeiiteiv, R. 22. Xtiitsadat, P. II, 2, xà Xeiitopeva. Xeitu;, R. 21. Xextoç, P. XXIII, ta Xtxta. Xs tc, R. 17, 31. E. 13, élocution. P. 1, 3. P. Vil. E. 18, diction. L. XIV, 1, termes rares, poétiques. L. XII, 5. R. 28, mot XeittoTTic, P. III» 2. Xijpoi, P. III, 3. Xiav, R. 21, 23, expression à remplacer par d'autres, telles que pdxa, xoutjij, etc. Xiftoc, P. III, 1, XiOov xtvsiv, prov. P. 111, 2, Xi&otc. Xrçvoc, R- 21. XoYiCeaoat, P. III, 1. R. 3. XOYIXO;, R. 18, doué de raison. L. XIII, 2, raisonnable. XOYHUOC, P- III, 2- R- i ', 30. E. 13, 15.
424 XOYOC, au ting. parole, raison, langue, sens de la période, passim. au plur. discours, style, passim. Xot[«xo;,XLlV, 9. Plut. M. 419 F. Xontoç, VIII, 1. XLIV. 1. TO XOIIEOV, IX, 13. XVII, 2, inposlerum. Plut. M. 193, E. Xoiitct, XXX, I. A'jxoûpYoc, XV, 6, roi de Thrace. Xup-aivsa&at, X, 7. 'Avujvupoç Ttepi Ygappa- Turjc, in Boissonad. Anecd. II, p. 360, T. 380, ô Xaipuivsit 2e navrayoù Xup-aivopat os Xè-rei. v. la note de M. Boissonade, et les Addend. p Aoata;, XXXII, 8. XXXV, 1. XXXIV, 2, Auaiaxis àpsrdt te xal vâpitaç. Xùoit, XXXVIII, 3, medicina, correction. PI. Plut. M. Ma Ata, XXXV, 4. PI. Plut. uareîov, XXXII, 5, leç. inc. ne se lit pas dans Platon, Y. èxuàyetov. uaytipeïov, XLIII, 3. Philon. uatvesoat, XV, 8. Maxs2<iv (i), IV, 2. uaxpot, XXII, 3. XXXIX, 4, èiti paxpoù p'uopoù. 2ià uaxpos, XXII, 4. [îâxarua, XXXII, 5, cit. de Plat. D'autres lisent axp-a paxaxiv, Tira. 70 D. uaxaxictaôat, XXXIV, 2, leç. conj.y. la note critique. Comp. la note de Coray, Plut. Vie d'artaxercès, c. 22. pâxiata, XL, 1, èv Se toïc uâxiota, Plut. uaxxov, XVI, 1. XVIII, 2. XXIII, 2. XXXII, 4. XXXVI, 2. XLIV, 6. uavôuvstv, XV, 8, comprendre. PI. Plut, uavia, VIII, 4. X, 1. XXXIX, 3. au plur. XV, 3. PI. Plut. MapuOoJv, XVI, 2. popr.»;, XIV, 2, xpttal; te xai piptuoiv. MârpK, III, 2, historien cité par Diodore et Athénée. pôveaoai, XXXVIII, 4. TABLE DU TRAITÉ DU SUBLIME. 415 uoiyn, 1*. 6 - xv, < utyaxauvta, VII, 2, PI. Plut. ueyaxtjyopia, XV, 1. XVI, 1. XXXIX, 1, leç. conj. Plut. ptraxi^yopoc, VIII, 4. p.eyaxoupeitt)ç, XII, 3. XXX, 1. PI. Plut. ptyaxopp'inpaiv, XXIII, 2. peyaxoi.po3v.vi], VII, 3. IX, 2. XIV, 1. XXXVI, peyax6 T pu.v, IX, 2. XLIV, 2. PI. Plut. peyoxo<pv.tj{, II, 1. IX, 1,14. XV, 3. XXXVI, 1. XLIV, 3, se dit des choses et des personnes. XXXIV, 4, peyaxoçoéoxatov. uîyaxofma, XIII, 2. XXXVI, 4, sublimité. XXXIII, 4, syn. de peraxod/oxta. XX, 3, leç. conj. peyaxoitoyîa, VII, 1. PI. Plut. Luc. péya,-,xiil, 2. XXXII, 6. XXXV, 2. XLIV, 6. au neutre, VII, 1. IX, 2. XIV, 2. XVI, 3. XXXV, 3. au neuf. plur. III, 3. perâxcuv àttoxiaoaîvstv, XXX, 2. peyûxa xai aepvà ôvdpara, XXXIII, 2. XL, 1. XLIV, 2. XLIV, 9. - peictuv, VIII, 2. XXXIII, 1, 4. XXXVIII, 6. péyioroc, II, 3. XXXV, 2. pere&oitoteîv, XL, 1. Sext. Empir. peyeootcoiot, XXXIX, 4, en parlant du vers héroïque, ûtc. Xty. PÉYCOOî, au sing. se prend tantôt dans le sens propre, IX, 13. XII, 2. XXXVI, 3. tantôt dans le sens fig. mor. I, 1. XIII, 2. XXXV, 1. XXXVI, 1. XXXVIII, 3. tantôt comme syn. de û'io;, IV, 1. VIII, 1. XXXIX, 4. XL, 4. XL». au plur. il se prend le plus souvent pour traits sublimes, XI, 1. XVII, 2. XXXIII, 2. XXXIX, 3. XL, 1. XLIII, I. Quelquefois dans le sens moral, XLIV, 8. Peut-être dans le sens physique, pour grandeur des édifices, X, 7, si la leçon n'est pas fautive. utreftjvîiv, IX, 3. aumoy. XIII, 1 Alex. ' Aph. TABLE DES FRAGMENTS DE LONGIN. XOYOç, au sing. discours, style, rapport,passim. au plur. discours. P. 1,1, XOYOI èv çiaoaoïna. P. I, 4, XOYOI étctîeixtixoi. R. 22. E. 3, XôYOI û-ttsp aùrûiv. Xpiicôt, P. I, 7. L. XII, 1, xai ta Xoiitd. Xùeiv, R. 15. XÔTEY], R. 33. Auoia;, L. XXII. E. 21. Auatuayoc, P. I, 4, philosophe stoïcien. Xôstç, P. VII, décousu, défaut de liaison. XosiTsXeïv, P. III, 3. M. Maxâpioc, R. 24. paxpôç, P. II, 3, paxpàv, adv. L. XII, 3, 11, long dans les syllabes. uixa, R- 23. paxaxôc, L. IX. MàXyoc, P. XXV, premier nom de Porphyre, mot syriaque signifiant rot. pavoaveiv, R. 31, 34, apprendre. jiavrtxoî, P- XIX, pavrixà ûoara. MâpxeXXoc, P. 1, 1, personnage à qui Lougin adresse la prérace du Traité mplré- Xou;. pàptuc, E. 3. ptyaxoitpeitiîc i«fl{, P. VII. péyecot, P. I, 8, longueur d'une lettre. L. IV. dimension d'an animal. R. Il, importance. R. 28, développement, étendue.
425 416 TABLE DU THA1TÉ DU SUBLIME. peodxxesoat, XX, 2, (ieftqxa-0. Appien. JIEOTJ, III, 3, sx psojjç. IV, 7, Èv pcosn. s. pr. PI. Plut. uemarûvat, XVI, 2. PI. Plut. uiooooc, II, 2, l'art en général, l'art mis en règles. PI. Plut. M. 638 D. Mstoiaç, XX, 1, Midias, citoyen d'athènes, contre lequel Démostbène a composé une harangue. peixiypa, XXXII, 3. Plut. petpaxiujoqc, III, 4, syn. de itatoapuiîqç. PI. Plut. ieia>tix6î, XLII, 1, plstuitixo'v ûd/ouc. Sext. Emp. p-exeracoaq XLIV, 3. PI. Plut. 802 B. UéXXEIV, XXXVIII, 2, se disposer à. pexoicoieïv, XXVIII, 2. Plut. M A, B. pixoç, XL, 1, s. pr. XXXIII, 3, carmen lyricum. PI. icapi péxoç.hi, 1- Plut. M. 807 B, itapà pixot àsetv. toi U-ÉXEI, XXXIX, 2. PI. Plut. UEVTOl, IV, 5. XIII, 1. pépie, XVI, 1. PI. Plut. uépo;, XII, S. plur. XXX, 1. XLIII, 3. XLIV, 8, membres. uèaoî, XXII, I, 2. XXVI, 1. XLIII, 3, intermédiaire. XXXIII, 2, pioq tpàstc, médiocre. 8ta péaoj, XXII, 4. PI. Plut. Mesjqv»), IV, 2. U.ETÛ, auecleoén. XII, 1, pstà Ttoaôrijto;. XII, 4, UETù Jiiaç. XV, 7, petà iioaripeiac. XXXI, I, pstt' éjoovqç. XXXIV, 2, UETù ~atîioc XL, I, ps:' àxxqxtov. avec l'ace XIV, 3, o pet' Èp-è aio». XV, 10, pexàrirv qrxav. XL, 3, perivé TOI rijv Tsxvoxtovîav. psta3aivstv, XXVII, I, 2, s. fig. PI. Plut. peta3aaic,xxvi, 1. PI. Plut. ueta^oxq, XX, 3, XXXIX, 2, changement. PI.Plut. XXIII, I,syn.deàvripETO^oXi;. V. métaphore. pexatioopiuatc, XXIV, 2, appl. au style. petov, XXII, 4. XXXII, 5. XLIII, 3. (letaitqoàv, XXII, 1. Plut, se sert de p-sra- nrjotiatt, Symp. Q. IX, 4, p petatioévat, XXXIX, 4, transposer, en parlant des mots ou des syllabes. PI. Plut. uietaçépsiv, X, 6, imiter. PI. Plut. M. 34 C. pstaçopû, XXXII, I, 6. XXXVII. Plut. ustéyeiv, XXIX, 2, participer. PI. Plut. petétopoç, III, 2, petéttipa, in oralione. PI. Plut. s. pr. et fig. (UTooaia, XXXIX, 3. Plut. psxpto;, III, 3, opp. à âpetpoî. PI. Plut. pexpiiu;, XXVIII, 2, ialis, modiee. Plut. Arist. ch. 23. pirpov, IX, 4, 'Opqpou péxpov, mesure de la grandeur d'homère. IX, 13, îôta pétpa 'Sxsavoù, les limites de l'océan. XIV, 1, àvsioiuxouoioùpeva péxpa, l'idéal quel'àme s'est formé. XXXIX, 4, rpuïov pttpov, le vers héroïque. péypi, VII, 3, péypi dxoïj:. XXXVIII, I, pi- Vpi TEO'J. TABLE DES FRAGMENTS DE LONGIN. uéoipvoç, L. XII, 6. pé&oooç, R. 7,17,27. E. Il, la rhétorique en particulier. pctcov, R. 28. petpâxiov, P. I, 1, pe>.paxiuiv ôvtiov qpuyv. psipeiv, L. XII, 8, itapà xo peîpu) psxpov. péxxsiv, P. 11,3. R. 13, 34. E. 4. pexoitotôj, R. 19. IAÉXOC, L.. XII, 3, membre du corps. MEVéXUOî. L. XX, poète. pepicsiv, R. 13. pepiopo;, L.X1I, 8. R. Il, 16. E. 8, 9, 19. pépot, L. XIII, 3. R. 14, èiti pipov{. R. 17, pépsi. R. 27. E. 13. R. 22, itapà pépn. R.28, s. et pi. E. 3, 13, plur. psta, avec le gin. R. 3, 31. E. 16. R. 31, pet àvàyxqc fivsi. petasàxxsiv, L. XX. R. 23. pe-a3oxq, R. 20, 32, 33, changement. pexaypaxtj, P. I, 3, nouvelle rédaction, manière différente d'exposer les mêmes idées. psxâoesi;, R. 26, transposition de mots. pexaxap^dvetv, R. 31. petàxxaîtç, E. 12. R. 24, changement des temps, des esprits, des accents. asxasu, R. 33, peta;j TO'JTiuv. pexaitépits'.v, R. 23. petati&évat, R. 20, xijv axo/.ouoiav. ptxasiépeiv, R 5, psxqveyxev, transporter, porter. pexatcopà, P. XL R. 28, 29. pexaxstpicsaoat, P. 16. PI. Plut. pstéveiv, P. 1,1, (ù^sxsîa; pexasyciv. R. 28, 32, EÙXa.oEÎa; naisoù;. E. 18. ptxiévai, L.XII, 10, oî pîttovteç, les lecteurs. pexpeïv, L. XII, 6, 7. petpixoç, L. XII, 10, petpixà TEapaYTÉXpaxa. L. XII, 13, ik pexpixà, les traites sur la Métrique. L. XII, 10, ^ psxpixq, la Métrique, cit. d'iiéliodore. péxpioj, R. 31. Tipâîic pexpîa, action, débit mesuré. E. 18, psxpia qoovq. P. H, 1, àijp psxpiu)taxoç, air très-salubre. UETOîOJç. P. 1, 8, suffisamment, v. la note de Toup, p. 523, éd. de Weiske. P. Il, 2. où psxpitu; oiqpaprqpéva. R. 11, a~oypiùvxux; xa't psipio);. péxpov, L. XI. L. XII, 1, 3, 6, 7, 8, définition du mot péxpov et ses diverses acceptions. L. XIV, 1, pris dans le sens général. R. 16, longueur de la péroraison. R. 20, mesure convenable. petponoévx, L. XII, 9. piypi, P- I, 2, pivot vôv - pivot itpuyqv.
426 p^, XXX, I, pi) xai itsptxxov ^. pi] itoxs, a. e. <po3i)xiov ou opa, III, 4. XXXIII, 2. XL, 2. pàj itox' OJV, XXXVIII, 3. p^ nox' âpa, XLI V, 6. prjoap^, XXXIII, 2. pr)8é, XLIV, 8. XL, 4, pi]... pi)8è. [iïjîetî. XXXIII, 4, et pi) 8i évoç éxèpo'j, per tmesin. pijxrn, III, 5, ei; xà prjxsxi xoù npôrpaxo;. pijxoç, XXXIX, 4, longueur des syllabes. LXLII, 2.] prolixité. PI. Plut. pixpoitotsàv, XLI, I, ait. Xey. ptxpoitotôc, XLIII, 6. XLIV, 6, terme particulier à notre auteur. ptxpoç, X, 6. ptxpov xa't yxatpupôv. XV, 2, ptxpoù îetv. IX, 3, ptxpà xai SooXoitpeitS. XXX, 2. XXXV, 4. XLI, 3, XLII, 1. utxp6r»]ç, XLIII, 1, s. fig. p. Tdiv ôvopàxxuv. Plut. s. pr. et fig. pixpoyapéc, IV, 4. XLI, 1, Pbilod. Antipat. ap. Stobœum. pixpofjyto, IV - " plut - M D. pir-po-pjyoç, III, 4. Plut. M. 437 A. MtXijtoî, XXIV, I. MtX^xov âxtnat?, pièce de Phrynichus. cit. d'hérod. ptpsia&at, XV, 7. XVIII, 2. XXXIV, 2. XLIII, 5. ptpijpa, XXXIX, 3. Plut. M. 428 D, 436 B. associe de même ptu.qu.a-a xat etîtuxa. Pbilon. " pipijan, XIII, 2. XXII, 1. v. le mot ijx<»eiî. PI. Plut, ptêiç, XXXIX, 2, xpojaet xai pî et. XXXIX, 3, pljet xai itoxuuoptpîa. PI. Plut. s. pr. etfig. ptasîv, XXXII, 8. PI. Plut. piaijxoe, IX, 3, repoussant, fœdus. PI. pv^pi], VIII, 4, pvi^prjç. â toç, XXXIII, 3. TABLE DU THAITÉ DU SUBLIME. 417 au plur. IV, 6, cit. de Platon. pvtjaxinpotpovfx, IX, 14, massacre des prétendants dans l'odyssée. Plut. M. 294 C. potpa, IX, 1. XXXIX, I. XLIV, 12, source. PI. Plut. poxtç, I, 4. PI. Plut. povovou, XXVII, 3. Plut. fr. povovoùxj XLIV, 3. Plut. povovovyt, X, 6. Plut. fr. uovo;, XIII. 2. XXIII,2. XXVI, 3. XXXIX, 3. poptov, VIII, 1, parties essentielles, conditions. X, I, parties accessoires. XII, 2, pépia xai xôitot, les parties et les faces du sujet. PI. Plut. pouatxf], XXVIII, 1. pvôtxoç, IX, 4, opp. à itpaxttxôc. XV, 8, au comp. PI. PInt. emploie pyotxôç, en parlant d'un personnage de la fable, Comp. de Dem. et d'ant. c. 3. puooxoysîv, XXXIV, 2. PI. Plut. Luc. puoihsrjc, IX, 13. XV, 8. PI. Plut. Sol. c. 32, etc. puxxqp, XXXIV, 2, p. icoxtxixoç. Plut. Mor. 57 B. v. Wytt. Anim. ad h. loc. 860 E. pj;o, IX, 3, cit. d'hésiode. popioi, VIII.2. XI, 2. XXII, 1. XXXII, 6. v. Plut. M. 115, E. Sitz pvpitov ôatov, I, 1. pupiai ôaat, XIII, 3. N. Nâ-pa, XIII, 3. XLIV, 3. s. met. PI. Plut, vauàriov, IX, 14. X, 7, naufrage d'archiloque. Plut, veaviaç, XV, 1. NeîXo;, XXXV, 4. Nexyia, IX, 3, Rbapsodia XI Odyssese. v. Ernesti, Clav. Cic. véptabai, XII, 4, en pari, d'an incendie, T. TABLE DES FRAGMENTS DE L0NG1N. pn, P. I, 4. avec l'inf. P. III, 2, pi] ri ys 8rj. Mi]8io;, P. 1,2,5, philosophe stoïcien, pijxot, IL 28, longueur des phrases. ptxpo;, R. 1, H, ptxpoxèpotç, pipîîaoat, L. XXI. ptprjatc, P. I, 8. R. 31, ûuoxpiaic èaxt piprjatî. piprjrrjc, P. XIII. ptpijxixoc, P. XIII. pijtç, P. III, 1, itoù 8è èiti ta; xpâattt xa't ptîett àveveyxeïv. uvûpi], P. XV, mention. au plur. P. III, 3, souvenirs. pvtjpove'jeiv, R. II. Afooépato;, P. 1, 6, philos, pythagoricien. potpa, R. 3, èv ypovov potpa, leç. dout. poxtç, P. II, 2. povac (xaxà), R. 11, ou xaxapova;. povoypàppaxo;, L. XII, 13. povoypovot, L. XII, 14. poptov, R. 20, ta popta, les termes, les membres de la phrase. R. 10, xà èv opytxvt» popta, les parties établies dans la rhétorique. Moùaa, L. XII, 1. au pi. P. III, 3. pouaixq, L. XIV, 2. R.21,33. po-jaixoç, R. 18. L. XIV, 2. Mouoihvio?, P. I, 4, philosophe stoïcien. poooxoyeïv, L. III, puboxoytîxat. pùftoc, L. XIV, 1, fables poétiques. pvpfot, R. 23. pvptoxexxov, R. 23. E. 10. N. Naûç, R- 2. èv vint. veàcttv, E. 11, jj àxxiqyopia vtàcetvxovxoyov itottt..m)
427 il8 Plut. Alex c. 18. Mor. 776 P., uiviu.sjdai xupoe ôixqv. vio;, XIII, 4, vèo; àvtayumittj;. veoaao;, IX, 14. Plut. viottottouiadat, XHV, 7. Phile, de anim. propr. Esope, vtùpot, XXXIV, 2. leç. conj èv ùypq» veùu.att. v. Ttvsûp.a. vstpo;, XXXIX, 4, à propos d'un passage de Démosth. v»j, v>j Aia, po«im, v. les Recherches. Il se lit très-fréq. chez Plutarque, v. Wytt. Anim. p. 66. M. Baehr sur le ch. 28 de la vie d'alcib. p vr ( ittoc,xxx,2. Pl.Plut. vtjç-eiv, XVI, 4. XXXII, 7. XXXIV, 4. PI. Plut. fréq. vixùv, [XXXIV, 4.] vixtjtnpio, XVI, 2. victoire. XXXVI, 2, fruit de la victoire, summa laus, PI. Plut, vdquo, XII, l.xxii, 2. XXXIX,4,sentenlta. PI. Plut. M. 404 C. vinoi;, III, 4.XXVUI,2. XXX, 1. XXXIX, 3. VIII, l.xv, 12. PI. Plut, vido;, XXXIX, 3, vida u.iu.tju.ata iietdoù;, vaines images de la persuasion. XLIV, 7, où vida yevvïjp.ata. PI. Plut. Mor. 36 E. vidov œâ)c. vop-îctiv, XXXV, 4. ta vouiçiaeva, les derniers devoirs, XXVIII, 2! Pl.'Plut. vouotîdsïv, XXXII, 1, donner des préceptes de rhétorique. PI. Plut. s. pr. viuoç, XXXIII, 5. ùtto vduov tà;at, soumettre à la règle. VOCJîïV, XLIV, 6. PI. Plut. voorjua, XLIV, 6. PL Plut. vioo;, XXVIII, 4, dqxsta viao;, cit. d'iiérod. VOJî, XXII, 4. XXVII, 3. XXX, 1, œ<î,; toô voû. XL, 3. XLII, 1. vov, V. XLIV, 3, ot vôv. TABLE DU TllAITÉ DU SUBLIME. vjvi. XVIII, 1, wvi Si. TABLE DES FRAGMENTS DE LONGIN. veutoiv, P. III, 3. vio;, L. XII, 1. aucomp. K. 1,3. vecipa, R. 23, leç. conj. v. itveùpa. NitpeXat. L. XII, 5, pièce d'aristophane. L. XVII, de même. vrjtpetv, R. 15. vtxtjtqpia, R. 31, tptitxa auto; Soi; ta vixrynjpta. vosïv, L. XII, 9, voijoai. voinpa, R. 17. E. 13, syn. d'iwinpa. vonti;, P. XXI. XXIII. vido;, L. II, stîyo; vido;, vers interpolé. vopîjtiv, P. I, 7,"voptCoptv. P. III, 3, vopioavta;. L. XII, 5, ivoptodtj. L. XIII, 3, de même. vipoe, R. 3, la loi. R. 22, la règle. E 3, au plur. vosonoii;, P. XIX, vooo-otot tirco'.. IXoviiTjVïo;, P. I, 8, philos, pythagoricien. Eivo;, IV, 1. XVI, 2, nouveau, étrange. Eevoyûv, IV, 4. XIX, 1. XXVIII, 3. XXXII, 5. XLUI, 3. iv tôt; tteot Eevostûvto;. VIII, I. Eip;Tj;, III, 2, o tûiv Iltpjûiv Zsj;, selon Gorgias. $ïjpi;, III, 4, oùoèv Jijpitcpov ùspoitttxoo. ÇTjport);, III, 3, $7]poTijc Xiyoj. PL Plut, s. pr. SupoÉpsodai, IV, 6, cit. de Platon. upov, XXII, 2. èitt îupoù, cit. d'uérod. locution empr. à Homère. Plut. M. 870 E. Juati;, XLIII, 2, robe, cit. de Théopompe. PL Plut. 'O, TJ, ti. ta ôoa, IX, 8. XVI, 1. XLIII, 6. ta àîcsp, XLIII, 4. TJ Ss correspondant à ;x!tvo p.sv, XII, 1. to S' TV ôpa oovy totoitov, XXXI 1,8. ti, avec l'inf. III, 1. VII, 1, etc. avec le part. VII, 3. etc. to aùti, XV, 6, etc. iyxijpi;, III, 1, dyxïjpov çùati -npaypa tpaycnsîa. Aristot. ôyxo;, III, 4, xaxo'i ôyxoi, enflure. VIII,3, d ôyxo; xaitô ù<j>tjaôv. XII, 3, ôyxo; zai peyaxoitpentj; asp-vit»);. XXX, 2, ôyxo; TIôV OVOU.GCTU)V. - XXXIX, 3, ôyxo; xai àsîuipa. XL, 2, ôyxo;xai StâaTTjtia, d'autres lisent, avec Plut. M. 853 C, ôyxo; xa: Stoppa, v. Wytt. Anim. ad Plut. M. 16 C, 30 D, 79 B. XLIII, 5, ô ira; ôyxo;. le corps humain, v. Plut. M. 641 A, 655 B. etc. iyxoûv, XXVII, 2. Plut. M. 616 E. voù;, L. XIII, 2, voû; xaî imo-riur,. vùî, R. 3. ' r ' vùjtov, R. 5. Eivo;, R. 20, nouveau, inusité. K. 21, 21, étranger. Etvoçujv, L. XXII. R. 19. î«o;, L. XII, 10. R. 4, 5. SÙXov, L. XII, 6. ÇuppeXig;, R. 18. ùppetpo;, R. 18. O. v ()y/.o;, E. 21, pompe de la prose de Platon. oôtjydç. R. 27, leç. conj.
428 OôOî, XIII, 2, s. fig. OSJootia, IX, 11. ôceïv, XIX, 1, zojyo/.oy'a» ôcov. Plut.s. met. S»sv, V. VIII, 3. IX, 2. XV, 11. XXIX, 1. XXVIII, 3. PI. Plut. oistîv, III, 1, 3, 4. s. met. PI. Plut. Orëinouc, XV, 7. XXXII, 3. oîeooat, III, 1. IX, 13. X, 3, 4, etc. oiuai. XXXIX, 3, oioutoa. XXXII, 8, ipijïb]. oixctoc, XXXIII, 1, qui est du ressort de. XLIV, 9, qui est conforme aux intérêts. XVI, 2, oîxtîa itapaosîygxti, exemples domestiques. PI. Plut. oixsnjt, XLIV, 4, PI. Plut. oîxia, IX, 13. oixovouia, 1, 4, râîn xai oixovopia. Diou. H. Cicéron, Athénée. Plut. M. 142 A. oîxot, XLIV, 7. oixoutuvt), XLIV, 6, 10, la terre habitée. PI. Plut. oixtîcsoftat, XXXIV, 2. Xéuoph. Plut. oixtoï, VIII, 2. XV, 3. XI, 2, fig. de rhét. oïxrot. IX, 12, tribut de pitié. PI. Plut. oivo^bpéc,iv,3,cit. d'homère. Plut. M. 19 B. olovti. Mil, 4. IX, 13. XIII, 4. XV, 3. XVI, 2. XIX, 1.XXII, 1.XXX.1. XLIII, 3. Plut. M. 294 A, etc. otoî, IX, 8, oîaprécédé de dxinoûie, v. Wytt. ad Plut. M. 46 B. IV, 2, oîov 8t. X, l.oiov, comme. XXXIII, 3, oîov, çuaît. XXXVIII, 4, oîov tari... xai ôttotov ri. oîyta&ai, XVI, 2, constr. avec le part. PL Plut, oxvtîv, XLIV, I. PI. Plut. OXîYO;, XIX, I, ôxiyooseïv. III, 1. XLIV, 8, xat ôxîyov. Plut. oxia&aivsiv, III, 4. PI. Plut. M. 403 F. ôxot, I, 1. XLIII, 3. X, 7, rô ôxov. XXXV, 2, rà ôxa. - III, 4. [VIII, 4.] è ôxou. oxoayepùic, XLIII, 4. Isocr. Polyb. Philon. Plut. M B. empl. ôxooyepijç. TABLE DU THAITE DU SUBLIME. il!) oxopupatic, IX, 12. Plut. M. 83 1), 609 B. ôxoypuaot, XLIII, 3. Plut. M.832 B. X orat. ôxtuc,», 1.111,3. VII, 4. VIII, I. XIV.3. PI. Plut. 'Optipixoc, XIII, 3. 'Opqpoî, VIII, 2. IX, 3 et s. XIX, 2. XXVI, 1, 3. XXVII, 1, 4. XXXIII, 4. XLIV, 4. ôuua, XXXIX, 4, au pi. PL Plut. opvûvat, XVI, 2. XVI, 3, ouôoat. PL Plut. ôuvoticsta, XLI, l.strab. La forme ôpoeisia est condamuée par les éd. du Th. H. St. publ. par DidoL ôpotoc, XXXVI, 3. XXXVIII, 4. ôuoiioç, X, 6. ôuoxoyeîv, XXXII, 8. XXXIX, 3. PI. Plut. ôjioat, XXXVI, 2. PI. Plut. ôporixoc, XVI, 1. Les grammairiens se servent des mots ôuorixàv oyrjua, ôp-orixà èrtip'p'iguata. ouirovoc, XXXVI, 4. PI. Siuoî, III, 1. IV, 4. IX, 14. PL Plut. ov. roi ôvti, III, 4. VU, 3. IX, 14. XIII, 4 XIV, 1. XXII, 1. XXX, 1. XXXII. 7. XXXIII, 1. XXXIX, 4. PL Plut. ôvoua XV, 1. XVI, 4. XXIII, 3. XXIV, 2. XXX, 1,2. XXXIX, 3. XL, 2,4. XLIII, 1, 3. PI. Plut. ôvop.â eiv, XLIII, 4, indiquer. PI. Plut. ôvouâriov, XLIII, 2, dit. XeY- selon le Th. IL St. ô;up'p'otcoç, XVIII, I, ôvjppottov rfjç ittùatioç xai àitoxpîaeioc. PL Plut. M. 103 E. ô»uc, XXVII, 2, o;ù«xatpoî. Plut. v. Cor. 17, Pelop. 8 Mor. 804 A. Xén. Cyrop. VIII, 3, 7. OTtXÎCsa&ai, XXXVIII, 4. PL Plut. ôitoîoç, XXXVIII, 4, ôrcoïôv ri. v. le mot ri;. auplur. n. XX, 1. ÔTtôaoi, XXII, 1. XXIII, 2. STCO-J, XXIV, 2. ôtiou 8s. III, 1. XLIV, 9. oitou YS, IV, 4. êititara, X, 2, oititàteaat, cit. de Sappho. TABLE DES FRAGMENTS DE LONGIN. ô8ot, H. 27, s. fig. leç. inc. Oôoaasûç, L. XII, 7, o u.s-pix6«, auteur inc. ô&sv, L. XII, II. R. 30,33. oîtadai, P. II, 1, TÛYijt oirj&siç. P. II, 2, pïuijv. L. XII, 10, (pnftvjaav. oixeto;, L. XIV',2, oixeîoi XOYOI, syn. deïsioi, leurs œuvres, leurs compositions. R. 24, otxsia, leç. inc. remplacée par o;eia. oixia, R. 2. oixovopid, R. 13, oixovopia xai 8ioixijaiî, en parlant de la disposition, du plan d'un discours. oixriceaoai, R. 33. oîxro», R. 33. ôxœc, P. III, I. Ouinaoc, P- III, 2. L. XII, 7, '(W.pov usrpa. L. XIV, 2. R. 19. ' opuxeiv, P. II, 2, épixetv jîifîxûu. ôuotoc, R. 1, oùy ôp-otot. R. 23, où ~(ào ôp-otov. E. 8, ôpottov. ôpoxoytïv, R. H. E. 8, ro ôpoxoyqdtv. ôp-fa;, L. XVII. ôv (ro) P. H, 2, roù ôvroç, de l'être. ôvopa, P. VIL XL au plur. mots. R. 17, 21, de même. ôvouâceiv, L. XII, 13. R. 14, 28, 30. E. 4. ôvopaaîo, L. XII, 7. ô;ùvsiv, L. XII, 10. oô'j;, R. 24, ô;tia, leç. coqj. pour oixsîa. oôtia 8sorspa àito roi rsxou;, l'ace, aigu. R. 32, cpiuvtj o;eïa. o;jtt);, IL 1". E. 13, s. fig. syn. d'àyyivo'.a. ÔTtè. L. III.
429 420 TABLE DU TRAITÉ DU SUBLIME. êituiç, IX, 13, avec le subj. ÔTCU>;OVV, XV, 1. XVI, 3. ôpqv, XXVI, 2. XLIV, 0, ôpa oè prjvcot' àpa, leç. inc. X, 2, opqpt, cit. de Sappho. ôpyavov, XXI, 2, ou' ôpyavov vivo; àytt- ' acau, s'échapper comme par un ressort. A propos de cette locution, Ernesti,Lex. rhet. cite Plut. Cat. Min. ch. 4, roxsi os xal xov ôpyavixiv ci; TcXfjor) Xoyov. XXXIX, I, utyaxtjyopia; xai Tcâcou; Oaupaarôv vi ôpyavov. PI. Plut. Fab. M. c. 1, ôpyavov îteioov;. Mor. 404 C. ôpyiçes&at, XXII, 1. PI. Plut. opeysooat, III, 4. PI. Plut. M. 914 E, etc. 'Op'crn;, XV, 8, cit. d'eurip. ôpiceasut, VIII, I, établir, montrer. PI. Plut. ôpxo;, XVI, 2, ô xovo vù>v àptovéttiv ôpxo;. v. Bast. Lettre cri t. à M. Boissonade, p. 67. XVI, 3. PI. Plut. oppôiv, XXII, 4. PI. Plut. ôpu-tj, IX, 3, élan. PI. Plut. ôpo;, XII, 1. XV, 10, TOV voû usi&eiv ôpov ùuspsaîvtiv. XXXII, 2, ôpoi xai xavôvsç, cit. de Démosth. XXXV, 3, ôpoi voû TceoiévovTo;. PI. Plut. ôp/ncmxo;, XLI, 1. PI. Plut. M. 27 B. 67 F. ôaot, VII, 1, ôoa îh ôxxa. XXIX, 2, votjoùxov, ôsov. IX,7, ôaov èni xfjovvâu.ei. XXXIX, 1, osa ye vrj; ftetupiaç rjv àjuiv èyixvà. IX, 8. XVI, 1. etc. va ôaa. ôcvic, XLIII, 5. XI, 2, ôvou Ttep ôv. V. èy ôvou vpôuou. ôvav, XXV, 1, ôvav yt U.TJV. XXX1V, 3, ôvav... TOT!. _ * Sri, XLIV, 3, oùôèv ôvt p,jj. où, oùx, où/. X, 3, où bvup.dcei;; XV, 4, où yop... si av). 1, 4. IX, 13, où yàp... àxxa. XLIV, 7, où on if ta. XII, 4, ou XTS' àxxa orj v.va n vavva. VI, IX,!. XV, 3, 8. XVI, 1, où jj-tjv àxxa. XVII, 3, où uop'p'o). I, 3. M, 3, oùx âxxosvv rj. XXXII, 3, oùx ôxxo vi. IX, 12, où yàp ÔXXo. XV, 11, oùx OUSIXOTUJ;. X, 6, oùx sic ârca;. XIII, 1, oùx àyvosî;. I, ,3. XXXI, 1. XXXVIII, 2, oùx oiô' OTEIU;. XV, 7, oux oiô' s* vie. (IX, 9.] XVI, 1, [où-/ d ru/tiv,] oùy ij TU- /ovaa. XXXII, 7, oùy rjxtiva. oùoé. IX, 3, oùôs yàp oîov ve. XXII, 1, oùo' àv eiucîv v'.î ôuooa Svvatvo. oùôti;- XX, 3, oùôti; àv. XLIV, 3, oùôtv ôvt prj. IV, 4. VIII, 4. XLI, 1, oùôiv oûva»;.. Û)C. XIII, 1, O'ÙÔtV TjTVOV. oùxsvt, XLIV, I. oùxoùv, XVII, 3. XX, 3. XXXVIII, 2. OÙ XOÙV ÔTCtlôrj, X, 1. oùpàvioç. XXXV, 4, 7a oùpâvia, les astres. Plut. M D. oùpavôc, IX, 4, 6. PI. Plut. ovoio;, IX, 11, ovpio; o-jvîpuvsî voie ùytûotv. Plut. M. 467 E. OùTOC, XXXV, 4, TOUT!. XLIV, 6, oùxooi, vaut!. III, 2. IX, 4. X, 6 et passim, taùvô vov-o. oùtoc, devant une cons. IV, 4. XXI, 1, 2. XXII, 1, 3. XXIII, 4. XXXII, 3. XXXVIII, 2, 6. XL, I. XLI, 2. XLIII, 4. OVTW, XV, 1. XVII,2. XVIII,2.XLIII, 3. v. Schœfer, Anim. ad Plut. Vit V Buttm. Gramm. gr. maj. II, 2, p oùvî, XVII, 3. XXXII, 7. ôysixtiv, XLI, 2, ai ey.tix6p.ivai xava/.tjîst;. ' chute de la période attendue, prévue. PI. Plut. ôyflaxuôc, IV, 4. TABLE DES FRAGMENTS DE LONGIN. ÔTcôaou, P. III, I. êitoo, R. 19. opàv, R. 3, édipa. R. 23, ôpiûpat. ôpyavov, E. 3, ôpyava, membres du discours. R. 10, opyavov, manuel de Rhétorique. opyàvtov TtloTsic, ce qu'on appelle, dans les traités, preuves. L. XIV, 1, les œuvres des hommes. ôpyfur. 11,20. ôpoioî, L. XII, 7. ôpooc, R- S. ôpicstv, R.3. au moy. L. XII, 3. XIII, I, définir. ôpurj, P I, 3, dessein, projet. P. III, 3, ôppai xai SouXrjasi;, désirs. P. XXV, ntpi ôpptj;, titre d'un traité de Longin, sur l'instinct ou sur l'effort. ôpvtc, L. III. L. XII, 5. opo,-, R. 2, jv ôpst. ôpo;, R. 20, borne. L. XII, 2, ôpoç ptvpuiv. L. XIII, 2, ôpo; TOI; ytxoaoyoïc, définition. 'Opyeù;, L. XII, 7. ôcrtc, R. 13, ôtoi. 6-rtJ] Tt, R. 24. où, P. 1,4, où urjv. L. XII, 11, où itàvu. P. 1,1, ouy^xiava. P. I, 7, où-/ ôv. je ne dis pas. ôùôeic, P- I, 3, oùôîv lùéov fj. ouxouv, P. II, 2, oùxouv î/u>, je ne sais. oùoâvto;, L. XIV, 1, syn. de èitoupàv.o;. va ôùpàvta, les choses célestes. P. 111,5, de même. où;, R. 22. E. 12, ta ûùva. oùaia, P.111, 3. oùvtu, R- 13, oùvtti vtiu; ë/ttv. ôtpôaxuôc, R- 3. ôvî.o;, R- 32, la foule.
430 Ô-/STÔ;, XLIII, 5, cit. de Xénoph. v. Plut. M. 91 F. oy/ju-axa, XV, 5, coursiers, cit. d'eurip. v. Wytt. Anim. ad Plut. H. 16 C. dy&oî, XXXV, 4. XLIII, 2, 4, cit. de Théop. êyxïjpdt, IX, 10. PI. Plut. M. 42 B. ôyxoc, XXIII, 2, ôyxo; TOù dpi&poû, la quantité des pluriels. Plut. M. 28 F. style,xv, 1. XXVI,2,vue. XV, 7, vision, apparition. PI. au plur. X, 3. XVII, 3, les yeux. Plut. fr. Othon, c. 3 M. 341 B, 613 D, etc. èyoïtouo, XLIII, 4. PI. Plut. otyoïtotôî, XLIII, 4. PI. Plut, vie d'alex. n. uà&ïjpa, IX, 12, irafrçpata 'IXiaxô. PL Plut. itaoqtwoî, II, 2, ta ica&tjtixà, sentiments. III, 5, langage passionne. VIII, 2, to itaoïjtixiv, le pathétique. XVIII, 2, tàua&tjtixdl, les mouvements oratoires. XII, 3, Tta&tjtixiitspoî p'qtuip, orateur plus passionné. XXIX, 2, icaoqtixiitepoi XOYOI xai cjyxîxivjjusvot, discours qui ont plus de pathétique et de mouvement. XXXII, li, itaobtixo't xal cppaatixol touot, passages où le style est animé et abondant. Plut. fréq. uâooî, IX, 7. X, 6. XLIII, 1, malheur, désastre, catastrophe. PI. X, 3. XV, 1. XVII, 2. XXXII, 8. XLIV.6, passion, penchant, disposition du cœur. III, 3. VIII, 1. XII, 1. XVII, 2. XXIII, 1. XXIX, 2. XXXVIII, 3, 3. XXXIX, 1,3. XLI, 2, au ring, émotion, sentiment, mouvement passionné, pathétique. III, 3. VIII, 2. XVII, 3. XXXII, 1, 4. XXXIV, 4. XXXVIII, 5. XXXIX, 2, au plur. même signification. Plut. icatsapitùonî, IV, 1. PL Plut. Agés. Cat. Min. M. 128 A. ôtyic, R. 23, la vue (le sens de), ôtyoïtoiia, R. 21. TABLE DU TRAITÉ DU SUBLIME. 421 itaiîtia, I, 3, naioeiaç ènierrfiuuiv. PL Plut. itaiotâ, XXXIV, 2. PL Plut. itaioou.a&çî, XLIV, 3. Athén. naictiv, III, 2, opp. à j3axyejttv. PL Plut. XIV, 2, itsuatyoai, leç. inc. v. le verbe xâaasiv. itaîî, XXX, 2. XXXVIII, 2, itatooî upaypa, puérilité, itatiûvsioî, XVI, 2. v. Wytt. Anim. ad Plut. M. 118 C. Bibl. crit. I, 3, p. 48. itâxat, XXII, 4. itaxatarpa, IV, 4, itaxaiarpa StnxpâToJî. PL TABLE DES FRAGMENTS DE LONGIN. ita8i)tixôç, R. 30. E. 15, àitôo«t iî itaftrjti- XTJ, démonstration fondée sur les passions. itôooî, L. XIV, 1, se construit avec xaîî Xé scti, et exprime les mouvements passionnés qui donnent à la poésie ce langage animé qui lui est propre. R. 31, uitcixpioiî pipijaiî Tjfjôjv xai ita&<ûv. R. 33, àaoxxoyi- OTOV icâiioc. E. 20, itâdo; ajpsesrjxdî. naiceiv, L. XII, 5, railler. R. 22, itaiceiç tyaiv. itaîî, P. 1,1, sx Tcaiîûiv. R. 33. naxaiôî, P- 1, 5, x<lv itaxaiûv. P. II, 1, itaxatà a-jvqfteia. L. XII, 1, MoOoa ita- Plut. icaxiv.iv, 6. VIII, 1,3. XVII, 1. itâpupuptoc, IX, 7, itâpœupta itâon. Philon. itavâxeta, XXXVIII, 5, Xûatî xai itavàxtia. Suidas, itavâxeta, espaueia, xai avoua oeâî. v. Lobeck, Paralip. gramm. gr. p itavtjppixdc, IV, 2. XXXVIII, 2, XdfOç 'Iaaxpaxouç. Plut. V. 254 A. itavfjy'jpiç, XXXV, 2, itavqyupn pî^ùxq d gioc, parole de Pythagore. Comp. Diog. L. I, 8, 8. Menand. cité par Stob. Flor. 121, 7. Cic. Tusc. V. 3. Plut, emploie ce mot itavrjyuptç an sens pr. et au fig. r. Eum.c. 16. itavojpyeïv, XVII, 1, 2. Plut. M. 237 C. itavrâuacu, XXXIX, 2. PI. Plut. itavtayoù, XXIII, 4. PL Plut. itavtsxqî, XXII, 4. PL Plut. itâvtt), 1,4. XV, 8. XVI, 4. XXX, 2. XXXIII, 1,5. XXXVI, 2, 4. PL Plut. itavto&ev, XVII, 2. PL Plut. itavcoïoî, XLIII, 4. PL Plut, itavroiioç, XXII, 1. XXXIX, 3. PL Plut. uâvcoiî, I, 2. II, 3. XII, 1. PL Plut. icâvu, VIII, 4. XVII. 1. XXIII, 1. XLIV, 7. PL Plut. itapà, avee le géri. II, 3, itapà tîjç téyvtj; sxpabxîv. auec Je dat. IV, 6, uap' aùtei, chez cet Xaiâ. L. XII, 5, oi itaxaioi. L. XIV, 2, de même. itaxatottjî, L. XII, I. itâxaispà, R. 11. itaxivtposîv, P. 1,8. Ilavaoqvata, R. 3. II avoir r), L. III, tpuixixq itdxiî. Ou dit aussi navoitfjç. Ttavditata, L. III, épithète de l'hirondelle, leç. conj. itavtayôoev, E. 5. itavtexûî, P. XIV. itâvîidî, L. XIII, 2. uâvu, L. XIII, 2. R. 23, uàvo TI, leç. conj. pour àvutixiûî. itâvu ti se lit dan splaton, 57 A, 330 A, 419 A; dans Plut. Vit 410 D, 805 A, 1033 B, 1045 C. itapâ, avec le dat. R. 30, itapà TOUTIU, de 51 r r
431 422 TABLE DU TRAITÉ DU SUBLIME. auteur (Hérodote). XV, S (Eschyle). VIII, 3, icapà TOïC p'fjtopat. XV, 2, 8, icapà icoiqraîç. XV, 6, icap AîoypSXui. XVI, 3, icapà toi EoicoXtoi, icapà roi AupootrévEi. XXÎI, 1, icapà TOîî àpîotoiç auyypaçtooc. XXII, 1. XLIII, 1, napà T<B 'HpoooTiu. XXIII, 3, icapà roi XocçoxXeï. XXVH, 2, icapà tin 'ExuTatio. XXXII, 5, icapà EevocpûvTi, icapà TiûIIXàTaivi. avec l'ace. III, I, itapà péxot oioeïv, outre la mesure, au delà de. X, 6, itapà cpioiv uvavayxàaaç. XXIV, 2, itapà?6 av. XLIII, 3, itapà xaipàv. IX, 3, itap' ôxov TOV 8iov. XV, 3, itap' êxactra. X, 3, itap' oxtvov, peu s'en faut. XIII, 2, itapà ta tioijpéva, outre ce qui a été dit. XVII, 3. XVIII, 1. XXXI, 1, napà itoxô, avec un comp. Plut. M. 214 D, 223 F. v. napaitoxû. icapàsaocç, XII, 5. XV, 8, digression. Strab. Plut. napa^oxij, XXXVII, 1, comparaison. PI. Plut. M. 40 D. icapd3oxo;, XXII, 4, icapà3oxov xai àxpoacpaxéç. XXXII, 4, -rà icapd3oxa. v. Wytt. Anim. ad Plut. M. 07 E. Pliu. jun. Ep. IX, 26. itapayysxxtiv, XI, 3, enseigner. PI. Plut. itapàyytxua, H, I. VI, I, précepte. XXVIII, 2, avis, (omis dans le Lex. Plut. v. cependant le mot itapàostypa). itapariyveo&ai,!!, I, contingere. PI. Plut. icapaypdcç'etv, XXI, 1, paraphraser, napâoermo, XXII, 4. PI. Plut. icapaosyeooai, XLIV, 7. PI. Plut. icapaoicôvac, IX, 7, raconter, décrire. XV, 4, s. pr. PI. Plut. itapdiosoî, XXXV, 3, rare, inattendu. PI. Plut. icapaooïc»;, XV, 6, d'une manière étrange. itapaivtsiî, XXXVI, 4, avis. PI. Plut. M. lit, 119 C. napaxeïa&at, III, 3, être voisin. XXXVI, 3. XLIII, 4, être sous la main. PI. Plut s. pr. et flg. itapaxtxsûeo&aq XXII, 2. PL Plut. itapaxivo'jvsùeiv, XXXIII, 2, risquer, hasarder. PL Plut. itapaxivouve'jtixot, XXXI1, 3, au comp. cit. d'aristote ou de Théophraste. PL napaxoxou&îtv, X, 3, ta icapaxoxoo&oùvta, circonstances. PI. Plut. icapaxau.3âveiv, IV, 2, soumettre, subjuguer, cit. de l'historien Timée. XVI, 2, icapaxascôv SO-J TTJV 4'JYTJV. XVII, 2, icapa- Xnçosïaa, leç. dout. XXXI, 1, itapîiaijirrat. XXXVIII, 4, icapaxapjiâvscioat, psss. être choisi, employé. Plat. itapaxsticetv, I, l.viir, 1.XVI1, 1, omettre. PL Plut. irapaxxârtstv, XI, 3. XII, 1,4. XXXVII, 6yn. deoia?épsiv. PL Plut. H. 732 C. itapâxxrixoc, XVII, 3. Plut itapaxoyiceacai, XVIII, 2. Plut. itapaxoyio io;, XVII, 1. Plut. M. 483 F. TtapdXoyoc, XXIV, 2, év T<ù icapaxoy«>. Plut. itapaxoyioç, XXII, 4. Plut) M. 799 A, etc. icapapévccv, XXXIII, 3. PL Plut. icapapiyvjvac, XLIII, 3. PL Plut. icapaputka, IV, 7, s. fig. excusatio dicli frigidioris. PL Plut, avec div. signif. icapâvoia, XXXVI, 2. PL Plut. icapavopeiaoai, IV, 3. Plut. v. Tim. c. 13. icapavopia, XLIV, 7. ThucPlut. M. 28 A. itapaî'isiv, XXXI, 2, friser le trivial, mot rare. itapaitîicteiv, XXII, 1, se détourner, divaguer. PL Plnt. itapaitatijtoî,i,4.xxii,6.xxxi!,6.plplut icapaicoxu, XVII, 3. XVIll, 1. XXXI, l.plut. icapâimopa, XXXVI, 2, faute commise par un écrivain. Diod. Sic. TABLE DES FRAGMENTS DE LONGIN. plus. D'autres lisent icapà TOùTOV, d'autres, icapà TOùTO. avec l'ace. L. XII, 13. R. 29, icapà TOù TO. R. 22,icapà pipi). IL 23, icapà TO XOIvov. R. 32, icap' ôoov. napasoxf,, P. XI. E. 19, comparaison. icapayytxia, L. XIII, 2. icapâyys'-pa, L. XII, 10, règle de métrique. R. 21, préceptes d'isocrate. icapayu'y'li R - 3'» déception. icapiottypa, L. XII, 3, 7. L. XIII, 2. R. 8, 17, 22, 23. E. 3,3. icapaôctypaiixo;, E. 3. icapaîiuvjvai, R. 32, cà icapaôcôcyi- 11 ''' 51 ' icapiôo;o;. R. 13, qui doit exciter de la surprise. icapàftïoiî, P. XV. R. H, 21. E. 8, apposition, rapprochement. icapatttîooai, R. 11 R. 23, icapaitqaaofta'. syn. de Tcapéocat ou icapieaoai. icapaxaxeîv, R. 31, 32. irapdxpouatî, R- 31. icapaxapsâvetv, P. XV, icaptxastv. L. XII, 7, 13, emprunter. L. XII, 3, icapaxap- Sdveaoac, être perçu par l'ouïe. icapaxeîicecv, R. 23, icapaxccicai pupia. icapàxtupiç, R. 30. E. 13. icapapexeîv, IL 19. TcapavaYvoùvai, P. II, 3. icapaicxqiioç, P. L 4. P. III, t.
432 ttapaaxsuàc'iv, XXX, I. PI. Plut. Tiapaaxsuaarixoc, XV, 1. irapaaxeoij, XLI1I, 3, 4. s. pr. PI. Plut. TEapàanjpa, IX, 1, Ysvvatov itapâarqua, noble pensée. VII, 2, raùpov napàarqpa, leç. conj. Dion. liai. Philon, M. Ant. uapaa-ipriv, XXXII, 4. XXXIII, 5, sens fig. Eschine. itapartiprjaif, XXIII, 2, remarque. Plut. M. 363 B. rappr. par Wytt. du nepl ûit. T.aparî8e8»ai, IV, 2. IX, 10. XV, 7. XXIII, 3. XXXIII, 4, citer. PI. Plut. fr. naparoxpav, VIII, 2, rà icapareroxunjujva, TABLE DU THA1TÉ DU SUBLIME. 433 napîv&qxij, XXIX, 2, à,; «TcapsvOnxq;. Plut. M. 855 D, itapîv&nxn XOTOJ. v. Wytt. Anim. ad Plut. M. 151 E. irapsvoupaot, III, 5, expression employée par le rhéteur Théodore, napevri&svat, XXVII, 1. Plut. M. 618 F. itapsueaftai, X, I, ri itapeitôueva. PI. Plut. Tt3psp-/sa8ai, XXV, ta napsxi]x'j9ora, PI. Plut. ' irapiiyopia, XVI, 3. Plut. M. 599 B, diffère de a-jvrjyopia. nap&évo;, IV, 4, cit. de Xénophon. itapiévai, _.i XLIV, VI lir 8, o négliger, _x_i:!.. PI. Plut "~ ' irapiarâvai, IX, 8, décrire. XXVII, 3, mar- Tcaparpâyioîot, III, 1. Plut. M. deeduc. 7A. quer. XXXII, 5, f.vixaxj rexeurij itapaar. XXXIX, 3, rô itaptarioc nàftoc. iraparpéicea8ai, IX, 14, ei; Xijpov. Pi. Plut. Ttaparpéotaftai, IX, 4, ireiparpsipopevov Aia. Tcapiaràv:iv,XVI, 2, napiaraviuv. Plut. Thés. v. Wytt. Anim. ad Plut M. 13 C. très-fr. 35 M. 236 C. chez Plut itapîaraa8at, XVI, 2, se présenter, s'offrir. itaparponq, XIII, 3, sens pr. détournement, XV, I, èvvoqua uapiarâuevov, pensée qui dérivation. Plut. s. fig. se présente à l'esprit Plut. Dém. c. 10. irapaurixa, XIII, 2. PI. Plut. Ilappeviiev, IX, 4, général d'alexandre. napapépsaoai, III, 5. XXVII, 1, rcapeve X&sic, v. Wytt. Anim. ad Plut. M. 41 D. itapoxiyiupsîv, XXXIII, 2. PI. Epin. 991 D. itapoî'jvetv, XVIII, 2, éveiller. PI. Epist. IV XXXIII, 4, icapsvrjveyuéva. v. Buttm. 231 A. Plut. fr. Gr. gr. maj. II, 1, p itapôpauo, XXXIlf, 4. Plut. v. P. m. 3. M. T.apà<p<evoc, XXVIII, l.it. a>8oyyot. 515 D, 1123 C. irapa-/_pî ua, XVIII, 2. PI. Plut. icapopicsiv, II, 2. X, 0. XXXVIII, 1. Plut. rcapeixaceiv, IX, 13. XII, 4. PI. Plut M. M. 353 D. 787 c - napopfinnxôc, XIV, 3. Plut. M. 238 B. napeîvai. irapuiv, XIV, 2. v ri» itapovrt, ^^ H, 2, j x navrât, tout à fait. XXXV, 2, X\I, 1. XXV, napovra. XXXIX, I, navrât de!. 11,1. XVIII, 1. XXXII, 8, roi r) TîapoOaa^unoosait. XLIV, 6, rà àe't navri, avec un comp. XXXIV, I, ru> navri irapovra. ~ ~ PI. Plut. * itposyoï. XV, 8, nsv rà àî'jvarov. XV, 1, napeipeiv, III, 1, napsipa;, cit. d'eschyle. nâv ro ôniotoov. IX, 6, nâv8' âp.a. irapeituysiv, XXXIX, 3, n. nâftoç sic ràt nâo-/etv, III, 5. IX, 11. XV, 11, éprouver. ij/j-xât. Polyb. Plut. SI. 98 E, etc. XXXVIII, 2, itaiîoc npàq-pa ëttaotv, en irapsxiîaivsiv, IX, 14, digredior. s. fig. Plut. parlant d'isocrate. PI. Plut, M. 662 A, etc. natpi;, XXVIII, 2. PI. Plut. napsp^âxxîiv, XXII, I. PI. Plut. M. 855 B. TABLE DES FRAGMENTS DE LONGIN. r itapaaxeotj, H. 13,16,21, s. fig. préparation oratoire. iraparfftea&a', R. 2, attacher à, appliquer, accommoder. R. 26, rcapssspqv, ajouter, citer de plus. irapsïvai, P. H, 3, napovu aoi. irapeifxuxxsîa&ai, P. XX, ôaa irap!t;xvxxeîrai nepl rùv 'ÀrXavrivuiv. napëv9erot, L. 1. napsotxévat, E. 20. irâpepyoc, I». I, S. napspyi»;, R- do. itapsyeaoai, R. 5, iriarei;. napfpxtiv, P. III, 3, naprjxidv oia nàvriuv, (cet esprit) répandu dans toutes les parties de l'univers, irapttvai, R. 21, si; rqv àzoqv irapirjaiv, se présente à l'oreille. R. 26. pqîsv irapiei;. R. 23, napiea9ai ou, suivant d'autres, rtapëa8ai,syn. de napairr)aaa8ai. napiaràvai, R. 22, Tcapiorijai riva îoiov rjrcov çiuvi);, présente une locution qui a quelque chose de distingué. irapiaraasai, R. 13, ëvvoiat napiaravrai, les idées se présentent, résultent. R. 31, rà irapiaràueva fj8i), nâ8rj, les sentiments, les passions que l'on éprouve. Tiapotùveiv, R. 11, exciter, engager. icapupiaraa&ai, P. XXIII. Tcdayeiv, R. 7, catég. rhét. R. 13, 25, être passif. R. 31, nsnov9ioc, leç. inc. nareîa9ai, R. 26, r) irîirattjusvq. R. 23. E. 11, rà nsuarquivov, expression vulgaire, nnrrjp, L. VU, irarqp p'\)8p.où, leç. conj. L. XII, I. M. I.
433 424 TABLE DU TRAITÉ DU SUBLIME. itaxûtt)?, XXIX, 1. PI. Dion. liai. Plut. leç. inc. les mss. portent Ttay_ûxaxov. iteifteiv, XV, 9,10. IV, 4, Tteittïo&at. PI. Plut. ntiftd., I, 4. XVII, 1. XX, 1. XXXIX, 1, 2. PI. Plut. iteïpo, I, 4. VI. XXXIX, 3. PI. Plut. v. Wytt. Anim. ad Plut. 49 D. uixayoc, XII, 2. PI. Plut. itéxaç, XXXIX, 3, oi itéxa;, les auditeurs. PI. Plut. empl. ôuéxa;. uexetdosç, IX, 14. comp. Plut VII Sap. Conv. c F. IUX<mdvv7)30ç, XXIV, 1. népxcxo;, VIII, 1. XXXIX, I. TCéVIK, X, 2, cit. de Sappho. nsvtaftxoc, XXXIV, I. Pi. Plut. IEéVTE,VHI, I. itépa, XLIV, 8, icspa çijpia;, leç. inc. PI. Plut. itspatxépu), XXXVIII, 1. utpî, avec tegén. 1,1,2. XXXIII, I, itepi ûd/ouc. III, 3, nepi xwv uaotjxtxuvv. IV, 4, Tctpi Ttpaiou. VIII, 1, èvxotçitepi HEVOTSùIVTO;. XIII, 4, Tcept icpatxeîcov. XV, 12, nepi xcùv ûd/t)xû>v. XVI, 1, ô nepi oynpàxwv xôno{. XXVII, 1, Ttep'i npoctûnou, de quelqu'un. XXXII, 1, nepi nxn8ou{. XXXIII, 1, nepi aoxoû xoùxoo. XXXIV, 3, nepi d>pjvn;. XXXVIII, 2, xà nepi Aaxedatpovicov xa't AoTjvaîttiv. XXXIX, 3, nepi xcôv dpoxo- YOup.Év(ov dnopetv. XLHI, 4, nepi rqç àx- XIJ; Tîapaaxeuijc. XLIV, 12, tupi ùiv ûneavôpeoa Ypdçetv. avec Vacc. Désignant le lieu. IV, 3, àxoùot Ttspl XtxeXiav. IX, 13, itepi xà ïoia péxpa. s. fig. X, 3, nepi aùxrjv nd&oc. ibid. itepi xoùç. èpcovxa;. XXXIV, 2, itepi aùxov eiotv àaxe'tapoi. XIII, 3, oi itepi'au- Utiviov. Désignant l'objet, le but V. V1I1, 1, nepi xàjvotjoetc. V, itepi ô. VIII, 2, ta itepi xoùî 'AXcudSa;. IX, 8, itepi xijv Oeopavjav. IX, 14, xà itepi xov KûxXcona. ibid. xà nepi xov àsxov. ibid. xà itepi xiiv pvtjcrxyjpotpoviav. IX, 13, xà nepixtjv xoi OSuasétoç. oixiav. XXIX, 1, Seivo; itepi SYîjpa. XXXII, 4, ovoxdçetv itepi xov xoj TtXqOojs ëxe^^ov. XXXIV, 2, xà itepi xf,v Aqxib. XLIV, 2, oi itepi XOYOJ; oeivoi. XLIV, 7, Ytvopeva nepi xexvoitotîav. nepiavyeta&ai, XVII, 2, Strabon. Plut se sert de ittptauytjç, M. 404, C. neptjidxxetv, I, 3, nepté3axov xat; éauxtûv eùxxetat; xov aiuyva. XL, 2, neptftdxxeo&ai, revêtir, v. Wytt. Anim. ad Plut. M. 99 E. neptjixénss&ai, XXXV, 3, au moy. Elien, Arrien, Plut. Vit. 777 D. ittptypaipij, XI, 3, choix, délimitation, s. fig. Plut. s. pr. nepiéxxesoat, XV, H, duo xtvo;... etç xt, se laisser détourner, distraire. PI. Plut à l'actif et au sens fig. Valckenaer blâme l'emploi de ce verbe, v. Tbes. H. St. éd. Didot. itepiep-ria, IH, 4, affectation. PI. Plut. XL 693 B, C. 802 E. Les mss. portent itcptep- Yaoia corrigé en nepiepyta. itepiéyeiv, VIII, 3. XXII, 1. XLHI, I. PI. Plut. XXXV, 3, xo neptévov, l'espace, l'éther. Plut fr. v. Wytt. De Sera Nom. Vind. p nepitjorjpaxa, XLHI, 3, leç. conj. Les mss. portent nepiofjpaxa. Manuce a lu neptxxdjpaxa, empl. par Plut. nept'tsxdvai, III, 4, neptïaxdvxe; «pd; Et; xoùvavxiov. PI. Pol. I, 343 A. Plut. Vit 170 A. neptxetaoat, XLIV, 3, o neptxcipevo; TôT; otôpaoi OEopot. Plut. neptxxeieiv, XL, 1. itepixdicxsiv, IV, 3, cit. de Timée. ieepixau3àvstv, XII, 2, ô>; xjntp nepixa[3eïv, définir. XX, 3, observer, suivre. XXXIV, 2, embrasser, s. fig. XXXIX, 3, contenir. PI. pour les deux derniers sens. Plut. TABLE DES FRAGMENTS DE LONGIN. najeo&ai, R. 9. naùxo;, L. XXII, H. ô Tapoed;. ittco;, L. XII, 4, TCSCTJ npopopd. L. XII, 7, xô itecov. L. XIV, l,xoî TCECCù. L. XIV, 2, ne- Col XÔYOt. E. 21, rj ittcq otdxexxoc. neiftetv, H. 21. E. 2,TjEiiai. R. 31, nenoiotic, leç. conj. net»u>, R. 21, 32. neipdasat, R. 33, npo; xajxà netpcopevoî, affecté de la même manière. TtÉpitElV, P. II, 1, 2. nepaiveiv, R. 27. nepi, aveclegén. P. I, 3. R. 26. iteptdnxetv, R, 26. n. xdctpov, s. fig. neptjlaxij, P., 6. neptypdipetv, R. 20, xâv inep xov xaipov r ( nepioooc TCEpiYpâcpTjxat. Tteptexxtxo;, L. XIV, 1. TeeptspYaCea&ai, E. 21, xo nepttipyaipévov, tournures recherchées. neptxaxxfjt, R- 20,_ xo xatvov xt xai nepixaxxè;xij; davqyqaeuiç. " 23, expression plus élégante que xo xaxôv. neptxaxw;, R. 1". Quelques mss. porteut neptxaxxùi;. neptxonij, R.28,29. E. 14. neptxapjjdvetv, P. IX, nepttxajie, comprendre, embrasser. L. XII, 11, ôpw xijv ajxxa3i)v i«ptxa3sïv. R. 32, «io; jv xdnoi; TctoiXa3iTv. R- 29, xov xdxxov Tczo'.Xa'iJd-
434 itspixàuitso&ai, XV, 11. Plut. Pericl. c. 39. Philon, de Mundo. itsptpaxrjto;, XXXVIII, 3. PI. Plut. icspio8oc, XI, I, xorà Ttspioîooç, tour à tour. XL, I, SVTIî; Tcspioooic.Pl. Plut. itepioucio, XXXIV, 4, abondance daus le style. XII, 1, abondance d'idées. PI. Plut. TtspiTcaOqc, VIII, 3. T. Wytt. Anim. ad Plut. H. 130 C. icepitcoisïv, I, I. Plut. M. 24 C. au moy. VI. Plut. M. 12 C. Ttepiaîcâv,XV, 11, si;. XLIII, I, enlever, détruire. Xén. Plut. icspiataai;, XXXVIII, 3, circonstance crititique. Plut. M. 103 B, 137 B, 886 C. v. Wytt Anim. ad 169 D. TtspiTiOsvai, XII, 1,TU>XOY<P péye&oc.xxvii, I.CXSIXTJVTIVI. XXX, 2. PI. Plut. icspitceûsiv, XXXV, 1, redundare. PI. Plut. Tcepirroc, adj. II, 3. III, 4. XXX, 1. XL, 2. XXXV, 3, TO Ttspirrov, la grandeur. XXXIV, 2, sx Tcspirroù, amplement. Ttepicppaaic, XXVIII, 1, 2. XXIX, I. Plut. itspicppovsîv, VII, 1. PI. Plut. TtepiYsîv, XVII. 2. XXVIII, 2, aspiysàu.s- TABLE DU THA1TE DU SUBLIME r voc- PI- Plut. nspaqc, III, 2. XLIII, 2. Tcstpoc, XXXV, 4. PI. Plut. asiate, XVIII, 1.fig. rhét. Plut. M. 614 D. irj, XVII, 1, Ttij 8s xat atô;. arj-fij, VIII, 1, TtTjyalTT); ôu/riyopia;. PI. Plut. TCTùOC, XXXVIII, 3. PI. Plut, arjpoùv, XLII, 1. PL Plut. itioavôc, XXXVIII, 3, atoovà Sià TO YSXOîOV. XLIV, 1, Tctftavai çùaeiç. v. Wytt. Anim. ad Plut. M. 26 A. aixtjua, XXXII, 5, ne se lit pas dans Platon. Plut. M. 494 B. IIiv2apo;, XXXIII, 5. itivsiv, XXXVIII, 3, mvopsva. Tciitreiv, VII, 3, si; àaaù;n)atv. XLIV, 4, sîc riva. XXXIII, 5, s. abs.xxxvi, I, è;to Trj; utpsxciae. PI. Plut. TtiSTSÛtiv, XVIII, 2, nsaiatï'jrai. PL Plut. aia-sjréoc, XLIV, 2. PI. scierie, XII, 2, confirmation, preuve. PI. Plut. M. 398 F. XVI, 3, icicti; ôpxiov, un serment à respecter. XXXIX, 3, àico- YDtiaa yàp 15 astpa icion;, il suffit d'eu faire l'épreuve pour en être convaincu. Plut. M. 699 D, etc. TCICTOC, XV, 8, cà TC.OTOV. XXXVIII, 3. XLIV, b, croyable. XVIII, 1. XXXI, I, atarotspov, plus croyable. PI. Plut. atarooa&at, XVI, 1, confirmer. Plut. M. 628 F. TcXàvoc, IX, 13, TcXàvot '08'jaasutc. PL Plut. axttaiç, VIII, 1, axdatc TWV av^t]u.ûtttiv, invention desfigures. XL, 3, arrangement des termes. Plut. s. moral. ttxâcipa, XIII, 4, s. pr. XV, 8, syn. de ipav- caaia. PL Plut. Démosth. c. 10. IlXataiai, XVI, 2, bataille de Platée. HXd-tt.v,IV,4,6.XUI,l,3.XXIII,4.XXVllI, 2. XXXII, b, 8. XXXV, I. axeïavo;, VIII, 3. XXXII, 6. XLIII, 6, xatà TO axeîorov. XXV, év TOï; TtXeiaroic. axsittiv, XXIII, 4, îtxeiova. XXXIV, I, itxsio'jc. XXX, 1, ta itxeia). XIV, 2, BXSOV îi... si. XXXV, 1, TEXSîOV STI... f). VIII, 1. XII, 5. XXXIV, 3. xoxà to TcXéov. axsxtâvi), III, 1, cit. d'eschyle. nxeovâcesdat, XXIII, 3, pass. mettre au pluriel. TABLE DES FRAGMENTS DE LONGLN. VOVTS;. iiepipttpoc, R. 29, r) icepipecpo; toù Siiuoo. ctspio8oç, P. VII. R. 20, 28, 29. E. 14. icspiooaia, R. 22, sx Tcsptooaiaç. TcspiîcaTTjTixoc, P. I, 2, 4. «epiaxsijuç, R. 17. E. 13, examen. TsspiTspveiv, R. 28, TtspiTSTprjpsvov. aepiaaoc, L. 1, èx aspiaaoù. aeptttoî, P- XX, aspirrov, superflu. P. III, 2, jtspittétepov. itcpittùjç, R. 19, 22, aspittd>ç SY_OV. aspi^cipsio, R. 33. aep'jat, R. 3. TcrrYvôvcu,L.XII, 5, TcsTcrjYiu; YOOVOC temps, mesure fixe, déterminée, eu parlant du mètre. ai)x'jc,l. XII, 6. ictoavoç, R. 1,13. E. 13, 20. sup. R. 30. aioavotqc, R. 13,17,18, 32. TCITCTSIV, R. 33, aiacc.v USTC;-. COJCOJV, en parlant de la voix. niati;, R. 5, aiarsi; TJ)C àxrjftsia;, preuves, de la vérité. R. 8, niarsi; Xap.3a.vsiv. R. 30, iciotsaiv S"8TJ, espèces de preuves, formes d'arguments. R. 31, Sôvarat ptyt- OTOV si; Ttiativ, contribue beaucoup à la persuasion. R. 32, iciatsiç, preuves. E. 2, spv/ov niarsii);. E. 13, iciarsiov etôr) (comme R. 30). E. 16, TticTi;, confirmation. E. 18, 20, TtisTsic, preuves. TtXâyioc, R. 5. nxd^eiv, R. 32, TtSTcXaapsvo;. TcXàcic, P. III, 2, icxâci; oiûpato;. icxâapa, R. 31, prestige, si XOYOC stspijas- Tat toi xarà rf.v ôicoxpiaiv TcXàcpaToç. L. XIV, 1, TO TCOirjTixov Ypiopevov pjboi; xai TiXâauaci, la poésie faisant usage de fables et de fictions. nxdtiov, P. I, 3. L. XII, 7, nxitoivo; TCîM. R. 19. E. 21. nxaciovixoc, P. I, 6, nxatwv'.xai jp/ai. P. L 2, 3, IP.CTOJV'.Zoi.
435 426 TABLE DU TRAITÉ DU SUBLIME. ttxcovexttiv, XLIV,!>, acquérir, posséder davantage. PI. Plut. itxtoveîiu, XXXI, 1. XLIV, 10. PI. Plut. itxeép.o)v, XXXII, 5. PI. Plut. TtXsupov, XV, A, cit. d'euripide. uxi)»oc, XII, 1. XXII, 4. XXXII, 1, 2,4. XXXV, 1. XL, 1. XLIII, 4. PI. Plut. itxin&uvtixoc, XXIII, 2, 3. XXIV, 1, 2. tliftii, XXIII, 4. PL Plut. TîXBV, I, 2. III, 3. IV, 1. IX, 7, 14. X, 0. XXX, 2, 8. XXXVI, 4. XLIV, 1, 2. HXTJV ei ur], XI, 2. XXXVIII, 4, itxqv ôuoiiuc XXXHI, 4. XLIV, 11, vtxxv oxmov.pl. Plut. ' ' nxqpqt, IV, I. XXXIX, 2. PL Plut. nxqpoùooui, VII, 2, remplir. PI. Plut. M. 81 B, C, s. fig. itx-qoieicsiv, XIII, 2, rpîitoot itxtioiâiouea. PL Plut. itxïjaiov, XLIV, 10. itxqyteiv.xx, 2, s. fig. PI. Plut. nxoùato;, XII, 3, iixouaicotata. TIXOùTOç, XXIX, 1, cit. de Platon, trésor. XLIV, 7. auplur. Vil, 1. XXXHI, 2. itvsùuet, XXII, 1, âarutov iivriu.a, vent variable. IX, 13, vigueur, force d'esprit. XUI, 2, inspiration. XXXHI, 5, Satpovcov itvîùpa. XXXIV, 2, leç. inc. v. veùu-a. ito&ev, VI, èvteùfiév Tcofttv. I, 3, oùx âx- Xodtv y tv&év&e itodsv. PI. Plut. itoid, X, 2, cit. de Sappho. noutv, à l'aet. X, 1, eùiua itoieïv. X, 4, 6. XVIII, 1. XXI, 1. XXIII, 4. XXV. XXVI, 1, 2. XXXVIII, 3. XLIII, 3, 6. aupass. III, 4, TO -rce-rcomuivov. VIII, 1, neuoit)-: uivij XSJIî. v. Dion. liai, de t. V. III. Wytt. ad Plut. M. 16 B. au motj. XX, 3 XLIII 3 Ttoénua, Vlï, 1. XXXHI, 1. PL Plut. itottjïic, XV, 2. XXX, 2. PI. Plut. TtoiTjTTjc, au sing. dans un sens général, XXXII,7. XXXHI, 4, 5.XL,3. auplur. XIII, 2. XV, 2. XL, 2. ô itoii)ttjc, pour Homère, IX, 10. X, 3.6. XV, 3. XIX, 2. pour Euripide, XV, 2. pour Eupolis, XVI, 3. V:OIT]TIX6î, XIII, 4. XV, 8. au comp. XXXIV, 2. PL Plut. TtoixO.o;, XXXIX, 3. PL Plut. TtotxiX-oç, XLIII, 2. cit. de Théopompe. itoïoç, Ttoîov TI, XII, 1. XIII, 2, Ttoîa Si xai Tiç UÛTTJ. itoiôc, VIII, 1. XX, 3. XXXIX, 1, aùri] noii o-jv&eaiç. noxoeis^c, XV, 5, TtoxotiSeîj êvvotai Aîiyj- XO-J. itoxtiioî, XLIV, 6, s. fig. itoxiï, XXXV1H.2. XLIV, 7. iioxitsîa, IV, 4, Rép. des Lacédémoniens, ouvrage de Xénophon. XVIII, 1, Rép. de Platon. XLIV, 3. noxittutooai, XVI, 2, 4. PL Plut. itoxittxoç. I, 2, itoxitixoc ùvijp, homme appelé à parler en public. IX, 3, TO ito- XITIXOV, l'éloquence. XXXIV, 2, itoxt- Ttxoç iuxtiijp, fine raillerie, v. le mot uoxvqp. XLIV, 1, itoxitixai <pùasic, talents propres à l'éloquence. Plutarque se sert de l'expression TCOXITIXOî p'qt(up, Pnec. reip. ger. c. 6, 7, 8. itoxxdxie, II, 2. IV, 1. VII, 3. X, 6, etc. TABLE DES FRAGMENTS DE LONG1N. itxeovéxtima, P. III, 2. R. 31. itxijftoî, P. I, 6. R. 17. nxqpoùv, R. 29, accomplir, icxqpinoavrec ré^aioi. nxinctâceiv, R. 27, fréquenter un maitre. itxnrretv, L. XIII, 2, çxovyj àîjp TtenXqYuivoc. TcXo'jaioc, R. 1, au comp. leç. inc. TiXoùTOî, R. 0. E. 6, au plur. itxùvctvj R. 23. E. 11, TO «titxuutvov, expression triviale. nxomvoc, P. 1, 2, 6, 8. P. H, 2. icvtùpa, P. III, 1, esprit, mens. P. III, 3, au plur. souffle. R. 23, au sing. souffle. R. 24, esprit grammatical, ibid. génie. R. 21, leç. dout. v. p'cùpa et tpoéyucu R. 32, leç. dout. v. ç6tyu.a. Tvtjuiuv, R. 21, leç. dont. tntxapsâvctai to6 icvejuovoc. TJO&TIYOC, R. 27, leç. conj. nôotv, R. 0. itooeîv, P. XL nooeiviî, L. XII, 1, no&eivottpa. noiïw, P. I, 5. au mog. P.XV, ntitoi»)tai TJjv pvypijv. L. XII, 11,TO Tioioùv itpo TOO itottjoévto;. R. 6, catég. rhét. R. 25, être actif. R. 20, 33, au mou. noiîjpa, P. I. 4. L. XII, 7. ttonjttjî, L. XII, 8. L. XIII, 5, h itoiqrijj, Homère. au plur. P. III, 3. L. XII, 3. uoitjtixôî, L. XII, 14, nottjttxn Xé uj. L. XIV, 1, T» itohitixip. R. 34, disposé à travailler. E. 21, nxdraivoc, «ouj- Tixtûtepo; 07x0;. rcoixixia, P. XVI, noixixia ovouârtuv. R. 20, de même. icoixixxttv, E. 20, itenoixtxoat. itoixîxoc, [R. 22,] E. 17, icotxixr] (Jaonj. itoixixoiç, R. 17. itotoç, L. XII, 5, icoioc xai itoooç. itôxtuoc, R. 3. oioxtttta, P. 1,3, République de Platon. itoxtttûeiv, R. 25. itoxitixoc, R. 18, itoxcrtxôc xai XOYIXOî, opp. à toi; ctytxaiotc (àiotç. KOXITIXOK;, E. 20, ICOXITIXû^ Si tort XtYtiv TO neitoixixftai TOV XOYOV tv&uuijuaoi iti- Oavoîc xai â»; uaxtora àitossixtixoîç. uoxxaxte, R. I C,22,27. E. 10.
436 noxxctxi), XII, 2. XXXII, 8. TtoXXocyoù, III, 2. icoxxosttjpôpiov, XXXVI, 2. Plut. Them. c. 16. M A. itoxùîpyoç, XVI, 1, itoxdtpyov sv T<p itapovtt. itoautariup, IV, 1. Strab. Dion. Hal. IIoXdxXeiTo;, XXXVI, 3, célèbre sculpteur. noxu^opçia, XXXIX, 3. Plut. M. 389 B, emploie leoxûuopcpoc. uoxuuxnfteia, XXXII, 1. Aristot.) aoxonpocaiirov, XXVII, 3, changement des personnes auxquelles on s'adresse. Plut. M.973B. icoxûittuitov, XXIII, 1, changement de cas. itox-ic, VII, 1. XII, 4, aoxû. XXII, 4, itoxo pdxxov. XXVII, 3, itoxù itxéov. XXXVI, 4, ô){ èici to itoxû. 1,4, Aie ri itoxxct. XV, 9, aoxxapèv îoint xalâxxa. XXIV, 2, itoxxà icoieïv. XXXV, 2, upot ttoxxoî; âxxotc. TtoXoréXna, XLIV, 7. Plut. fr. itoxj?uivo{, XXXIV, 1. Plut. Dion. Hal. TîO MIIXÔ{, VIII, 3, ta itopnixd. Plut, aopiuxûic, XXXII, S, TiopitixOie xai ïtt p.dx- Xov...8efa>(. aovsiv, XXII, 2. XXVIII, 3. XLIV, 11. itovijttxôç, XV, 8, leç. conj. itoptîa, XXVIII, 2, tiaapiiévti itoptîa. PL Mut. M. 119 F. ' itopictoftat, VI. XXXVI, 4, au moy. PI. Plut. itôpvtj, IV, 3, cit. de l'hist. Timée. itôpoç, XXXII, 5, cit. de Platon, nop'pui, IV, 7. XVII, 3. XLIII, 5, nop'p'cu- Tirroi. PI. Plut. Iloaciaûiv, IX, 8. itôoov, XXXIX, 4. HOCOTT);. II, 2, aooôtt)tt;, le degré, combiné TABLE DU TRAITÉ DU SUBLIME. 427 r r avec xatpée, le choix. XII, 1, ut-à itoaotrjxoî xa't ittpiouaîac, quantité et abondance. Plut. M. 636 E. etc. IIoOTOÛptOC, I, 1. aotap-oç, XXXV, 4, itotapoi itjpoînou, I, 4. IX, 2, 12, 13. npsypa, III, IjitpSYpa ÔYxqpôv, en parlant de la tragédie. I, 4. XI, 1. XL, 1, sujet à traiter. IX, 1, avantage, talent. X, 1. XIII, 4. XVIII, 1. XXV, 1. XXXVIII, 2, 4, fait, événement au plur. XXIII, 4, objets. [XXIV, 2.] XXX, 1. XXXI, 1, difficultés, cit. de Théopompe. XLIII, 3, choses. XLIV, 3, les affaires publiques. npaypatîtiesoai, XVI, 3, ô ôpxoc neitpaypâxe-jrai, le serment est prêté dans le but de. PI. Plut. upayp-utixoç, XV, 9, itpaypatixal titiytipnotte, la marche de l'argumentation. XV, 10, to itpaypatixov, le raisonnement, syn. de to àitostixtixév. Plut M. 715 B. itpaypâttov, XXX, 2. icpaxttxot, IX, 4, ta itpaxttxôv, opp. à to P'jdtxôv, l'action opposée au récit. PI. Plut. fr. itpéitiiv, IV, 4, Jitptitt. XLIII, 5, itptitoi âv. IX, 7, to itpéitov. [XXVII, I, âte itpcuouoav.] v. àitotpéiieiv. apô, VIII, 1. IX, 8. XVIII, 8. XXII, 2, apo TOù tptjoai. upoayttv, I, 1, npoây etv rr i v <?djiv ttc T». PI. Plut. itpoayi»yôc, XXXII, 7, qui entraîne à, s. fig. Plut. M. 760 B. Peut-être apo;ayiuy c serait préférable. itpoattooioovat, XLI, 2, ait. XtY- V - Ernesti, Technol. rhet. gr. TABLE DES FRAGMENTS DE LONGIN. aoxxer/h, R- 7, 11. itoxxaxooev, L. XII, 7. aoxxayciù, L. XV. aoxxavùie, h. XII, 6. itoxxoi uoxxaytôc. L. XII, 1. aoxxayûk aoxxayoo, L. XV. itoxuoôvauoî, P- V. itoxu»pùxt TOî, P. XXIII. aoxujiâ&tta, P. I, 4. aoxupcptjc, P- V. TtoXuitpaYpovcTv, L. XII, 14. aopsia, L. XII, 5, aopeîa îautov. TcopiCea&at, P. XI, ex Téyvnc iteitopiottévr], opp. à aïnofwqt. R. 33, mitoptopivov (îîtov «îîot nîotttov). Ttoppio, P. III, I. TtÔp'p'lBOtV, P. III, I. itoootijc, L. XII, 6, 14, iv ouvâuet TîJî ao- J6TT)TOç, par la valeur de la quantité prosodique. aoàç, L. XII, 3, 7, pied de vers. R. 5, aoootv. apayu.a, P. I, 1, œcxoïowov. P. I, 5. R. 9, 11. E. 2,6. itpaypareutoôat, P. I, 1, traiter, exposer. P. I, 8, neitpaypateuu.évoî, qui a travaillé, qui s'est efforcé de, qui a composé. R. 8, apayu-atsûarj, e/jîcïe», attequerit. apaypatixoç, R. 18, itpaypatixtj xataixtuig, moyens de la cause. apaxttx&ic, R. 31. apaxnxtô; êyeiv itapà TôIV oixaorùv, réussir auprès des juges. itpajic, P. III, 1. P. IX. au plur. R. 9. R. 31. apiov, R. 32. apârttiv, R. 2, TO apayltôv. R. H. apauvtiv, R. 13, 31. aptativ, R. 16,30,32, 33. E. 9, lo. apeauioqç, R. 17, au tup. apia3«ùstv, P. XXIII. ap«o3jt«po;, P. I, 5. R. 1, 3. 7tpoaYU>YT), R. 21.
437 428 TABLE DU TRAITÉ DU SUBLIME. itposûteioci XXIX, 1, upojdttioc IEXOùTO;. Ttpo>TOV, XXIX, 1. PI. Mut. itpoysvétitepoi, XIII, 4. Plut. M. 433 D. npcmvujsxeiv, IX, 12, destiner d'avance, réserver. PI. Plut, npovovoi, XVI, 2. PI. Plut. itposrixoùv, XXVII, 1. Plut. M. 431, E, etc. TEPOGGTTK, XXXII, 2. PI. Plut. upoeioiva-, XLI, 2. PI. Plut, npost-stv,xxxviii, 3. PI. Plut, itpoeipiixévai,au pass. XVII, 2. XXXIV, 3. PI. itpoeicisàxxeiv, XXII, 2, commencer par. itpotxxsip-evoc, XI, 1. iepoexitîittsiv,xv,8. XXXVIII, l,ii paitép(d. Ath. Plut. Galba, c. 3. itposuoavueaoa'., XVII, 3, au. XEY. upoéyeiv, XXXIV, 1. PI. Plut. iepoï)yo'.>p viu;, XLIV, 12, précédemment, ci-dessus, v. Wytt. Anim. ad Plut. M. 117, D. itpoôeciî, X, 6, préposition. Plut. M C, F A, B C. itpi»uu.ov, XLIV, 2. PI. Plut. TtpoxBÎpsvov, H, 2, Tù itpoxsîusva, le sujet. XVI, 1, TO Tipoxeipevov. XLIV, 3, Tù Ttpoxsîusva ÈTta&Xa. PL Plut. npoxivojvedsiv, XVI, 3, 4. PI. Dem. Plut. Ttpoxosp.ï)ua, XLIII, 3. Philon, Leg. ad Caium. Diog. Laert. proœm. upoxap3àveiv, IV, 2. Dém. Plut. fr. Ttpooiu.iov, XXXVIIi, 2, TtapàYYEXua xai Ttpooiptov èîéôtjxe. Plut. M. 644 A. ttpoittjxaxtctiv, XX, 3, cit. de Dém. PI. Plut. itpottop.itrj, XXVIII, 2, itpoitop-iti) îtjposia. Plut, itpoc, avec le gén. XXIl, 1, Ttpo; Tij; àytnvia; àvtiarciùpevot. XXXVIII, 4,Ysvvâa9atTipo; TOù TtptÉYLtaTo;. XLIV, 9, ijvopaitooiap. voi Ttpo; tîjç çixo^ptjuatîat. ibid. xatapyatpestàcecoat upo; T^;TO0 UXSOVEXTEîV èittirvutia;. avec le datif. V. XXII, 3. XXXVI, 2. XLIV, 6, upo; TOUTOI;, en outre. VIII, 2, Ttpo; pupioi; âxxot;. XXXIV, 2, Ttpo; Ttù p-ipstaout. XXXV, 2, Ttpo; TîOXXOï; àxxoi;. avec race, direction, tendance. I, 3, vpdïorvtcpocar.. I, 4, TO Ttpo; yiptv. Il, 1, pia TÉyvrj Ttpo; aùtoi. 111, 1, Ttpo; aura; àvaaxotcetv. IV, 1, upo; XOYOJV p.ét &o;. VII, 3, upo; psyaxoo>po3jvi)v ajvotatiôévat. IX, 1, ivatpéiftiv upo; vi ptréoij. XIV, I, àvatpspsiv upo; pérpa. XIV, 3, pjj TsXeatpopodueva upo; TOV ypôvov. XVI, 3, upo; sùrjyoùvta;. ibid. ô ôpxo; ttpo; TJT- TTJUEVO'J; tipa^parejetat. XVII, 1, upo; xpetijv xjptov o XÔYO». XXVI, 2, upà; aura àteepstoousva Ta upoernua. XXX, 1, upo; eîoota. XXXII, 7, upoayoïyov Ttpo; TO âus- Tpov. XXVI, 3, Ttpo; ÛTtavTa;... Ttpo; p.ovov XaXsîv. XXXVI, 3, Ttpo; TOV Ypdpovra. XXXV, 3, Ttpo; à Yeyovapsv. XXXIX, 3, Ttpo; ÔYXOV ijvstat'.&évai. XL, 4, Ttpo; ouxrjxa... Ttpo; ÉJpaîov 8ia3s3TjxoTa ps- YE&O;. XLIII, 4, Tù Ttpo; TpjTTjv xoprjff,- uata. ibid. Ttpo;dioTtoua;. XLIV, 1, Ttpo; ijîovà; XOYUIV e jtpopot. XLIV, 6, Ttpo; f ( v VOOO'jpEV. opposition. III, 5, Ttpô;àxpoaTÙ; àî-/t)- povetv, rougir en face des auditeurs. IV, 7, àoyrjpovetv Ttpo; TOV atâva. IV, 2, Ttpo; tov ootpiotijv o-jyxptot;. [IX, 10, Ttpo; TÎ)V pâyrjv àpjet.t X, 1, TTJ Ttpo; àxxr,xa ÈTttxjv&Éati. XIII, 4, àvtaytuvtattj; Ttpo; Opvopov... uoo;tj5rj Ts&ajpaapsvov. XVI, 2, TT] UOVYTJ TTJ Ttpo; «PD.iTtrtov. XVIII, I,TO Ttpo; ÉaoTov to; Ttpo; ÊTspov àv&ouavtôv. XVIII, 2, Ttpo; TO XSY&éV. XV, 3, Ttpo; ox- XrjXoO;. XXXVIII, 4, pâysooat Ttpo; ojrtxiopévoj;. XLIV, 2, TTJ; Ttpo; 'àxxrpxoo; Èpiîo;. upo;ayysxio, X, 7. Plut. M". 118 F. upo;ayeo8at, [X, 1,] au moyen, alticere. charmer. PL Plut. TABLE DES FRAGMENTS DE LONGIN. upoaipstaoai, P. I, 6. Ttpo3t3àCetv, P. I, 1. npd3xtjua, P. I, 6. upootdp&uiai;, K- 30. E. 15. itpoerusîv, R. 13. L. XII, 2. itpotiprjxsvat, aupass. L. XII, 7. L. XIII 3. itpoipysaffai, L. XlV,I, upotjxoe. uporrro'jpsvo;, P. I, 3, ôpui] -porjyo'jpsvt], dessein prémédité. UpO&EpaUÊOE'.V, P. XV. Ttpoïts-3'.;, R. 22, au plur. prépositions. Ttpotorivai, P. I, 1, TtpoÉJTTjaav. upoiota-flau, L. XXIl,Ttpo!TTo:u vo; odyua- TO; àvattoosixtou. Ttpoxa&ioTaa&ai, R. 13. uooxstpsvov, R. 2, e!; TO TOOXS-UEVOV, pour le sujet, le but que l'on se propose. R. 27, àxx èpo'i itpoxsîuevdv èïti xai oxoito;. flpoxxîvo;, P. I, 2, 5, philos, platonicien. itpoxpivttv, P. II, 1. TpOptfjOEtO, P. XL TtpootpiâCeoftai, R. 16. E. 9. Ttpooipiov, R. 13, 16, 30. E. 2, 9. Ttpoopav, R. 25, TcpotoptiuTjv. Ttpottspji!, R. 3. TtpOlEoXsptStV, P. IX. zpo;, P. II, 2, T.OO; Évi YtvÈa&at. R. 11, TOOC TUî TÉXst. E. 14, ittptxotal itpo; à/aqxa; 0"Ju.p.ETpOt. T-potàyEsSa'.. R. 21, ÈtttaTâoBat xai TOO;- ayssila'. au pass. être gagné et charmé.
438 itpo{ayopejstv,xxii, 2, s'adresser. PI. Plut. fréq. itpoçavayxàcttv, XV, 3. PI. npotavauxàrreaca:, VII, l,sext. Emp Clem. Alex Plutarque emploie fréquemment àvaicxàrreoftai. «potaicoo'ioovai. IX, 12. XXII, 4, accomplir, satisfaire. Strab. Dion. liai. Plut. M. 20 B E. upoçâitteiv, XXVII, 1, se charger de, s'imposer, syn. de iteprriosvai. PI. Plut. itpoc3axxsiv,xvii, 1. PI. Plut. Luc. c. 16,etc. npoçsigâctiv, XV, S. PI. Plut, itpocîoxia, XXXII, 5, cit. de Platon. itpoîtisçépttv, XV, 9. Ath. Plut. Arat. c. 15. itpotexitiittetv, XV, 8. Plut. D'autres lisent upoexuiuveiv, qui se lit aussi dans Plut. itpocexttxôs, XXVI, 3, au comp. npoçivayyoç, XLIV, 1. ait. Xey. Plut. empl. quelquefois évayyoc. itpoceitet{<pépeiv, IX, 12, syn. de npoçauooiîovat. v. Poil. Onom V, 140. Ttpoîsiti&sdc&at, XXX, 1. ait. Xsy. itpo:iitt8:<upcîv, IX, 11. Ilippoc. Galien. «pocijxsiv, XXXVI, 1, 4. PI. Plut upotorjx^, XXI, 2, oï ouvîeauoî xai aï âxxat itpocoqxat, les conjonctions et les autres particules. itpoctaropeiadat, IX, 15. Plut. Them. c. 27 M. 301 C. itpoïxeïs&ai, VII, 1. PI. Plut. itpocojitc, XLIII, 3. Diod. Sic. Plut. npoçiteptoojcea&ai, XXVIII, 3, ait. Xey. upoçnïuteiv, XIV, 1. XXI, 1. xxin, 2. XXIX, 1. XXXIX, 4. PI. Plut fr. itpoîtioévat, XXI, 1. XXXIX, 1, itpoîoeïi]u.ev. r,r PI. Plut. upoçrpayqiootipevoï, VII, I. Strab. Joseph. TABLE DU TRAITE DU SUBLLME. 429 itpotuitoypâtpetv, XIV, 2. Philon. irpoîtpépeiv, I, 4, apporter, appliquer. PI. Plut. upocçuik, XXXIV, 2. PI. Hérod. Plut. M. 636 A. itp0î5mvi)ai«, XXVI, 3, au plur. apostrophés. Cic. Ep. ad Att. XIII, 12, 3, nuncupatio, dédicace. Plut. empl. itpocyxoveïv. itpofydijaiî, XXVII, 2. Marc. Ant. itpoctuitetov, XXX, 2. itp. vpaytxov. Luc. itpotuiuov, IV, 7. XIV, 1, personnage. Plut. Os. c. 17. XXIII, 1. XXVI, 1, 2. XXVII, 1, 2, personne dans les conjug. XLIII, 5, face. itpotépi)u.a, XLIV, 3. Diod. Sic. Plut. itpotièsaoat, XXII, 1, dire au commencement XXXVI, 4. XXXIX, 1, proposer, indiquer d'avance. PI. Plut. itpotpoitn, XVI, 3, encouragement. PI. Plut. M. 826 B. itpo'jitavxàv, XVII, 3, it. taîc ôdpîat, mot rare, employé parjos. Ant. Jud. VIII, I, 2, dans le sens propre. upoouoîetxvûvai, XLIII, 6. Aristot. itpotiitoxsîaftai, VIII, 1. Plut. Philon. itpouwfteaoat, 1,3. IX, 3. Plut M B. itpotpaivea&ai, XV, 7. PI. Plut. v. Wytt. Anim. ad M. 149 D. npo'pépetv, XXXII, 8, vanter, proclamer. PI. Plut. M. 700 E, omis dans le Lez. Plut. itpoyeîv, XXXV, 4, en parlant de l'etna. XIX, I, au pass. s. fig. en parlant des mots qui se succèdent sans conjonctions, itpoyjjatc, IX, 13, upôvuaiî tc&v èuaxxigxcuv na&ûiv, succession rapide de mouvements passionnés, itpotu&eiv, XXXII, 4. PI. Plut. TABLE DES FRAGMENTS DE LONGIN. upocayopeûetv, P. I, 8, intituler. L. XII, 6, désigner, upocaycnyoç, R. I, (v. le mot itpoayaiyoî dans le vocab. du itept û^ou».) itpoîânveiv, R. 18, ajouter, itpoçupxeïv, P.I, 8, itpoçi)pxsa&i]u.ev. upotoeïv, P. XVIII. itpocooxàv, P. II, 1. icpoîtîpîa, P. II, 2. itpoctxâcstv, R. 8. itpoteîvat, L. XIV, 1,2, icpoçeariv. R. 13, pi) upoçg. itpoîtiiteîv, P. XVI. upoçeçcç, G. 2, attention, itpoctoixivai, P. III, 2. upociyttv, R. 5. itpoîtoyev, R. 22. Ttpoçijxtiv, R. 34. itpotoijx^, E. 10, upoct}i)xai opp. à àyatpéoetç. upotîea&ai, P. H, 3. itpoçxùuwtv, R. 5, upoîexexjipei TIJ yij. itpotxap3âv iv, E. 5, icpo;xâ3xj. upocvépeiv, R. 22. upotrioévai, P. I, 7. L. XIII, 4. R. Il, 22. iipoîtuyydveiv, R. 22, itpocruyôv. itpocçépsiv, L. XIII, 4, èàv oticxoùv npoçevevtrf, si l'on ajoutait une lettre donble, itpoçœixtjc, R. 1, au comp. icpocçotràv, P. I, 3. itpôcipopo;, R. 31. npoçuiitov, R 9, au plur. personnes du verbe. - E. 6. itpétaaic, R. 14. E. 4, état antérieur, proposition préliminaire. itpotdvrsiv, R. 15. upotiivtiv, R. 15. npotpéittiv, R. 10. E. 2, 9. itpotonoùa&ai, R. 13. itpovipyiaivtpa, P. II, 2. :>3
439 430 TABLE DU TRAITÉ DU SUBLIME. Ttpu/reîov, XIll, 4. XXX, 1,4. XXXIII, 1, 4. XXXIV, 1. XLIV, 3, au sing. et ouplur. première place, premier rang. PI. au plur. Plut fréq. TtpiDTsûctv, I, 3. XXXIV, 1. Plut. fréq. jtpùtoç, VI, èv npuvroi;. VIII, I, TtpuVrov pèv xal xpâtistov... oeûtepov îé. IX, I, 3. XXII, 1. XXXIX, 4. ittutapa, XXXIII, 4. Plut. irrépvai, XXXVIII, 1, cit. de la harangue sur l'halonèse. Plut, y fait allusion de Def. Orac. c. 27. ntspôçopoî, XV, 4, cit. d'euripide. Plut. irroeïv, X, 2, cit. de Sappho. utffiaic,xxiil,l.pluts.gramm. M. 1009C. I0HC. nu9îa,xiu, 2. Plut. itixvuiotç, [X, 1], rapprochement. Plut. iîop, XXXV, 4, notapol icupoç. itjp'ptyiot, XLI, 1. itœç, après TOIOùTOC, V. IX, 13. VII, 2. XIV, I.XV, 11. XVII,2.XXXV,4. XXXVIII, s. itôjî, XXIII, I. Tîôic note. XVII, 1, UTJ îs xai TCÛÇ. 'Puoioç, XLIV, 6. IX, 14. p'àotov. PI. Plut. paowa, XLIV, II. PI. Plut' peîopov, XXXV, 4. Plut. fréq. p'eiv, XIll, I. XXXVI, 2, péij, poet. IX, 5, cit. d'hésiode. pr it pa, XIII, 2. Plut. s. diff. 'l'ijvoc, XXXV, 4. p'vjxopixtj, XVII, 2, aoipiapaxa Ttjç p'tjtoptxijc. PI. Plut. p'tjtopixéc, XV, 2, 8, p'ntopixt) spavrasîa. PL Plut pijtujp, IX, 3, àixj&tjc p'igttop. XI, 2. XII, 3. XV, 8. XVI, 4. XVII, 2. XX, 2. XXX, 1. XXXII, 2,8. XXXIV, 4. XLIV, 3, 4. PI. Plut, p'îv, IX, 5, p'îvec, cit. d'hésiode. p'oorov, XXXII, 4, poôiov tfjc «popaç. Plut. s. çr. et fig. pu&poç, XXXIX, 4, pudpo; îaxruxixô;. ibid. p'uopoç xérpaai xutau.erpoup.evoc ypovoiç, une mesure longue de quatre pieds. XLI, 1, 2. PI. Plut p'unapoc, XXXI, 1. XLIII, 5. Ath. Plut. M. 168 D. 171 B, etc. p'uipij, XII, 4, s. fig. force, vigueur de l'éloquence. Plut. s. pr. et fig. p'otitixoç, III, 4. Polyb. Plut v. Lyc. c. 9, M. 493 C. Sûxxiov, XLIII, 3. Plut. M. 10 B. 168 D. aaopôç, XVIII, 1, cit. de Dém. Plut. empl. souvent ce terme, v. Wytt. Anim. ad M. 64 D. 137 C. SuXupîv, XVI, 2. ïauaxô, X, 1. aaçqveia, XI, 3. PI. Plut epevvuaoai, XXI, 1. XXXIII, 5. PI. Plut aeipatoc, XV, 4, cit. d'eurip. Les mss. portent Xetpiou. aéxac, III, 1, paxiotov aéxac,cit. d'eschyle. oepvôc, XXX, 2, aepvà dvépura, termes pompeux, expr. ironiq. Plut. M. 711 E. TABLE DES FRAGMENTS DE LONGIN. TtpoùpYOu, R. III, 2. D'autres lisent itpo êp- jou. itpoipopi, L. XII, 4. TCpuiTÛTOItOV, L. XII, 11. ittutupa, P. H, 2, faute de copiste. ittepûyiopa, L- XII, 5, leç. dout. itttjviv, L. IV. IlToXepatoc, P-1, 4, philos, péripateticien. ittûotc, L. XII, 4. R. 24. lluoavopetoc, p - L 6, IIu&aYopeîai àpyaî. Huôia, L. XII, 7. Ttuxv6rr)C, P- II, 3, ituxvotyjç TûIV èvvotûiv. nop'p'iyioç, L. XII, 14. Tâôioc, R. 3. padxpoia, L. XII, 7. peop'a, R. 21, leç. conj. pour uveûpa. pi)pa, P. XI. L. XII, 8. L. XVII. R. 17, 24. pijuiç, L. XII, 4, p'ïjut;tj xavà uecdv. pl)toplx0ç, R. 13, 18, OTjTOplXUlTUTOC. R. 17, pqropixn xéyyi]. pijttop, L. XII, 4. R. 17,19. E. 4. puopntixoc, R. 18. (iu»pîceiv,e.10. puftptxôc, L. XII, 7. pu9poc,h. VU. VIII. L.XII, 1,5. L. XIV, 1. R. 17,29, 32. K. 14. Ce que l'auteur du it. û'ji. appelle p'odpoc, Longin, dans le frag. litt XII, l'appelle pétpov. 2. Xaopoc, R. 13, aaopà xa't àadsvq. aatpnc, P- I, 6, eatpeerépa. oaç&ç, R. 13, 20, 31. asîatpov, L. XII, 8, vcupà xo a«io» aciaxpov YÎvexau aepvoç, P- H!» 3, aepvôtepa sipqxaau P. VII, aepvotépuv ùité<pt)ve T>JV tppqvciuv. R. 22, aspvoi xai àpyjaioi XOYOI. E. 18. to uspvov ibid. oipvoxépa X-éÇiç-
440 Bîpvotrjî, XII, 3, 3«p.votrj{ peiaxotcpetcrk, majestueuse dignité, avec une teiute d i- ronie. v. Plut. Péricl. c. 3. at)p.aîv2iv, XXXIX, 2, oùîsv ôtcxù»? arjuai- VOVTS;, sans rappeler aucun chant, en parlant des sons de la lyre. XXXIX, 4, TO auto arjuaivei, le sens est le même. PI. Plut. BTjuavrixoc, XXXI, 1. XXXI, 2, arjuav- TtxuitaTa évetv. Aristot. Plut. M. 733 C A. V(xsXio, IV, 3. XXXVIII, 3. SiaumoTiç, XV, 7. oturarj, IX, 2. Plut. axtsavvuaoai, XL, 1, oxeoaaoévra ta utvâxa. PI. Plut. axéulua, XXXIII, 1. XXXVI, 4. PI. axéitteaoat, XVIII, 2. XXII, 2, Tù Èaxtuusva. PI. Plut axeoâcetv, XVI, 1. XL1II, 2, s. fig. appl. au style. PI. Plut. axrjvij, XLIII, 3. PI. Plut. axijvoçj, XXXII, 5, axijvoî àvopœittvov. PI. OXTJTCTOJ, I, 4. XII, 4, coup de vent. Plut. H. 338 C. axiô, XVII, 3. PI. Plut. axxrjpotnc, XLI, 3, tenon, opp. à mortaise, èyxottr). PI. Plut. s. mor. axoitôc, XIII, 2. PI. Plut, axûpjia, XXXIV, 2. PI. Plut. o[uxpoti)ç, XXXIII, 2. PI. Plut. empl. pixpotriî. ao?apô t, XVIII, 1. Plut. fréq. BOSEîV, XLI, 1, pu&tio; asaosquévoc. Plut. Sol. c. 27. Pomp. c. 29. sé(juau.a,xvii, 2,aô r 't3ua T»){ p'ntopixijç, les petites ressources de la rhct. PI. Plut. TABLE DU TRAITÉ DU SUBLIME. 431 aoçiar^c, IV, 2, en parlant d'isocrate comp. à Alexandre. Plut. M. 43 F, etc. aotpibtixdî, XXIII, 4, Xîav aosnatixôv. PI. Plut. 2o 7 oxxrsc, III, 2. XV, 7. XXIII, 3. XXXIII, 3. oopoc, XLlV, 7, xatà TO-Jî aoçoâî. PI. Plut. aitàv, XXXIV,. 4, eî{ éautov, s. fig. Plut. M. 681 E. auavioç, XLIV, I. PI. Plut. aicéppa, XVI, 3, s. met. XLIII, 4, s. pr. PI. Plut. aito'jîrj, I, 2, soin. arâsic, IX, 7, au plur divisions. XX, 2, au sing. ordre, règle. PI. Plut. aréoavo:, XIII, 4, s. fig. honneur. PI. Plut. cttjooî, X, 2, cit. de Sappho. 3TJ)piYp.oc, XL, 4, obstacle, appui, s. fig. Plut. H. 76 E, en parlant des obstacles qui arrêtent les progrès dans la philosophie. Wyttenbach l'entend à tort des planètes qui semblent rester stationnantes. SrijatYOpoc, XIII, 3. atiyps, XLIII, 3, ariypata tîj«ipp.i)vîîa;, les taches, les défauts de la diction. Plut. H. 867 A. arotysiov, II, 2, itpmtôv ti xai àpvétvmov ftvhsioi aroiveiov, le principe et le modèle de la création. PI. Plut. OTôUO, XXXVIII, 4, au plur. BTOUIOV, XIII, 2, aropia ispà, l'antre de Delphes. PI. OToptpoti '"' ' emphase. XXXII, 7, àxxr)- f o a i x b t B T O U T I O ï. 3TOY.aCso&at, L * pl - Pniton. Plut. arpécpeaflai, XXVI, I, expiftavai ev péaot; TABLE DES FRAGMENTS DE LONGIN. atpvotik, P. XIV, 8tà oepvott)toï <S<peaiv, entraîné par le désir de s'exprimer avec gravité. L. XII, I, respect. R. 20, noblesse du discours. XÉpço;, L. IV. cquaiveiv, P. XVI, TaÙTov îià itdvtiuv BT)- uatvaiv, indiquant la même idée par tous ces synonymes. R. 20, Ta aqpaîvovtaaûpjioxa Tqç otavoiac. R. 23. Br ( utîov, L. XII, 7, intervalle. R. 29, marque. E. 3,4, 20, trace, preuve matérielle. at)pstoùv, L. XII, 7, caqpekûaato. L. XII, 5, arjpîkotiov. attta, R. 23. aiaitcàv, L. XII. 4. axeua'aia, R. 21. Plutarque, Flamin. c. 17, construit ce mot avec r>îùap.aai. axeùoc, L. XII, 6, vase. R. 4, axeûrj, effets, armes. axouoe, R. 27, oxouoc xai xavwv. R. 20, au plur. axotttvoç. R. 3. BXCôTCTîIV, L. XVII. apixpoc, R. 4, 11, au superl. ou au comp. aoopisrijî, R. 19, au plur. aotpôç, L. XII, 6, Boaùv àitotpdsyua. aitayicp. I, l.f.ii, 2. aiteipetv, E. 3, laitaptat. aitovîeîoc, L. XIII, 3. BTtouîaCetv, L. XII, 5. aitoaîaîoc, P. I, 4, au comp. ououo'fj, P. 1,3, 6, travail. P. II, 3, îià onojïjjç, avec empressement. atepeiaftai, R- 13, èareptjtat. R. 31, arêprjottat. OTspeoc, P. III, 3, oteptov aûtia. oriceiv, L. II. BTtYoç, L. II. L. XII, 4. STOiYtîov, P. III, 1, éléments de l'univers. L. XII, 2. L. XVII, 1, lettre, syllabe. E. 3, le cas particulier. OTOuannOinç, L. XVI, TO OTOpçdioe; xai axxrjpov Sijtiv. L. XVII, to BTopaiaieî TO axxqpov. AoYYè'o; év xa' T<MV tpixox. ôp'.x.
441 432 TABLE BU TRAITÉ BU SUBLIME. xivoûvotc, s.fig.en parlant des auditeurs. PI. s.fig.plut. div. sens. auyïéveta, XVII, 3. PI. Plut. a-jyyeviqc, XXXIX, 3, èvrpoooç xai auryevn.c, qui nait et se développe avec nous. PI. Plut. ovyypauuàriov, I, 1. cu T YP a? ta «i X,,L XXI1 ' XXVII > ' XXX, 1. XXXIll, l.xxxv, 2. XL, 2. écrivain en prose, auteur. PI. Plut ovrypasqi XXXV, 2, leç. inc. auyxati»eoiç, Vil, 4, accord. Plut. M F. uoiav Si oùx âvu> xai xârai itoiti <riyxatâoeaivxalxpiaiv; M F.Cic.c.40. o-^xatatinesout XXXII, 1. PI. Plut. M. 1037,1123,1124. ouyxsîaoai, XLI, 3, Xiav ouyxeiusva, trop symétriques. PI. Plut. ouyxivouvrjeiv, IX, 6. XV, 4. s.fig.pi. Plut. ooyxiveïv, XV, 2, TO ouyxexivtjpévov, syn. de to uiooî. XXIX, 2, X6YOI 0-jYxexivnu.svot. Plut. M. 713 D, s.fig.moral. ooyxîxtjaic, XX, 2, s. dv'-iy/lî xai çopà. On lit dans Plut. M. 373 D, TTJV vorjaiv xai TTJV «spovnaiv ùjç voû œopàv xai xivnotv oùaav. o-jyxxeieiv, VIII, 1, s. f. PI. Plut. s. pr. auyxoiiq, XLII, 1. XXXIX, 4, s. gramm. Plut. H D, s. gramm. ouyxotitctv, XLI, 3, en parlant du style. Plut, s. pr. <TJYxopucpoùv,XXlV, 2,embrasser. Dion. Hal. oùyxpioiç, IV, 2, comparaison. Plut. fr. v. Phryn. Eclog. p. 278, éd. Lobeck. oûyxptjaoat, XL, 2, syn. de yorja&ai. Polyb. ouxxasq, XXXIX, 4. PI. Plut. a'.>xxaufldvta&ai,xlv, 3, rà cixxauçjavoimva Otto tijî tyr/lfi, ' es conceptions. PI. cj i3aîveiv, XVII, 3. X, 1, ta o-jusaivovta wabyjuata. PL Plut. a-jusax^eseai, XLIII, 4. cuu^xijafla!, accumuler. PL Plut. ouu. 3iâCea8at, X, 6, s. fig. en parlant des prép. irno et èx réunies, ûtmx. ayu.u.ayeiv, XVII, I, s. fig. en parlant des figures, o\)u.uayei TU> u'}si va ayquara. PI. Plut. s. fig. oûjiustpoc, XXXIll, l,xo aéuuetpov, la médiocrité du talent, une certaine mesure. PI. Plut. aunuérptuç, XXIX, I.avec mesure. PI. Plut. oupuopia, XX, 1, xavà aupuopiav àvaxtpvàptva OYjniMtTa, figures associées, accouplées. auuttaç, XXXV, 2, 3. PI. Plut a-jpitxqoûeiv, XXIII, 3, multiplier. Hérod. aupitx^puiatî, XII, 2. Xén. Plut, emploie a-juitxnpuitixôc. auunoxepeîv, IX, 6, s.fig.pi. Plut. s. pr. a-jutctepoùaftai, XV, 4, en parlant de l'imagination du poète. auptpépeiv, H, 2, auvevsyxeîv, procurer. PL Plut. ouu.o&éyt"* 11 '-' XXV1II «E Plu E A,c ' 2 ' M 33 D. aous-ûsiv, VIII, 2, cjptcsçuxtvau PL Plut. au'uouriç, XLIV, 7. PL Plut. Lyc. 23. a-j^oivia, XXXIX, 2. PL Plut. M. 389 D. oûv, [I, 4, aiv èxi:x^;ei.l B'jvÔYetv, XLII, 1, auvâyeiy eîc Ppa-p- XLIV, 3, leç. dont. v. a-jvaipeîv. PL Plut. TABLE BES FRAGMENTS BE LONGIN. itepi Xé;eu>{ aropipuiso'j;. arpoyyûxos, H. 22. E. 18. StWxoî, P. I,_2, 4. auyy'ytjç, R. 27, TOîç cuyy v t 01 - ou YY'T vto oax ) P. 1,1. ou TT v<n P, l' "" E3. a-jyïp<w<»! P- I. 4 6, 7, 8. R. 27. auy 5ca ' ca PôXXeacat, P. X. euy xataftt '«*oç, P. IV, parût signifier qui unit les contraires. Plut. M B, l'emploie dans le sens de assentiens. ouysataviiieiv, P. I, 3. ouywta&ai, P- VIL XL L. XII, 7. E. 18, CUY/ûCOC.' Si' ôxpipetat. avfxspavvûvai, R. 20, a-jy x x paa&ai. ajyxoapeïv, E. 20. auyxpotsïv, R. 31, a, JY x5x p " T ptvo;. a-jctoy vuva! i P" X# a-^-rla, L. X. XII, 7.»XXa3q, L. XII, 2, 13, ctym. du mot. o\ixxa[j.j3âvitv, L. XII, 13, s. pr. réunir. aaxxtyt», R. 5, 33. ajxxoyiopoç, E. 4, 20. ouplpaivsiv, P. II, 3. L. XII, 4. L. XIII, 4. auupain. R. 9, aupît^qxota. R. H, ai a-ju^aîvovra. ibid. Tù aup.j3âvra. E. 20, ouppesrjxûî. a\)p3(ixxta&ai, P- L 3. rassembler, recueillir. P. XIX, contribuer. L. XII, 11, appartenir, être du ressort. eép.{3oxov, R. 20. aup^ojxsuttxoî, E. 18. aûui[istpoî, R. 18, BJp-petpov xai 8-juutXt;, style pourvu des mesures et des sons convenables. E. 13, symétrique. R. 29, plur. auutcepaauo, E. 4. O'jpittpiXauSâveiv, L. XIII, 2. ajpitxoxtj, R. 21, itapiosai; xai ajp.i:xoxij xdiv xaxo-jpivttiv çtuvqévrcuv. aauitcaiov, R. 3. a'ju:pip«iv, R- 32, aupi^spsi xai nptitst. aùpyatvov, L. XIII, 1. ring, et plur. consonne. ojvay<i>yii, P- L 3, ~.
442 auva&potcstv, XXXVI, 2. PL Plut. Vit. 000 D. auvaipitv, XLIV, 3, concentrer, condenser. PL Plut. tr. ouvaiptai;, X, 3. Plut H. 924 F. oovaxuâcstv, XLIV, 2, Polyb. Plut. V. 39 E, etc. aovava-yxâceiv, X, 6. XXII, 4. Isocr. auvavaipsîv, H, 3. Plut. H E, etc. auvavaitxtxta8ai,xx, 1, auvavaittitxrrpéva, expr. impropre suivant le Tbes. H. St. édit. Didot. avvaitoftvûaxsiv, XLIV, 2. PL Plut. covaieoxiviuveijtiv, XXII, 4. ouvà/rcruv, XLIV, 7, ouvtipptvii itoxutcxtia.,r PL Plut. ' euvappôceiv, XXXIX, 3. XL, 3, construire la phrase, l'arranger. PL auvapuôttetv. r Plut. M. 802 C. etc. auvapitâcttv, XVI, 2, euvapuâaaç OIYETO, enlever, transporter, entraîner. Plut. aovotîv, XXI, 2, s. pr. PL Plut. civotapoç, XXI, 1,2, conjonction. Plut. aivîtaxioévat, VII, 3. XXXIX, 3, itpô«. Plat. auvsiaasopsiv, XL, 1, syn. de auvavaiptîv. âx. XEY. e-jvoiûxeiv, XL, I. XLIII, 5. XXI, 1, to auvotakuyptvov, véhémence. Plut. act. Vit 456 E. oovtoptûtiv, X, 1, appartenir, s'attacher. Plut M. 886 A. aûvtopo;, XI, 1, semblable, s. impr. Plut. auvtxxàuutiv, XLIV, 3. Plut. V. 627 C. 922 D. auvexxusa&at, XXXIX, 4. Plut. M. 396 A. auvextctitteiv, XLI, 1. PL Plut. fr. aovextpinvtîacai, XXXVIII, 3. euveujlimveiv, X, 10, ci;, revêtir, s. fig. XIII, 4, admettre, employer. Plut. V. 947 A. s. pr. neutre. euvtpittitttiv, X, 6. Plut. M. 399 E, 904 D, 1003 C. Tivtpitvtîv, IX, 11, auvtpitvtîv oùpiov toî; TABLE DU TRAITÉ DU SUBLIME. 433 TABLE DES FRAGMENTS DE LONGIN. ajvatpsïv, P. III, 1, ouvtxovti. euvaitoxxivtabai, R. 32. auvdittttv, P. XX, rapprocher. auvappoctiv, P. Vil, petaxoicptitû; auvappoaftsv. cjvapitàceiv, L. XII, 4, auvapitdoai tq> Xoyip rijv âxony, dérober, dissimuler. auv8tapô;,r. 22, conjonction, au plur. auv8ûo, R. 22. auvteicso&ai, R. 22, auveiotapsvo;. auvsîvai, P. I, 1, auvovta;. auvipittœoi;, L. XII, 4. oi>veitau âvtallat, R. 28. auvepydctaoat, P. III, 2. auvspycaoat, P. XI, auvsxooûoa;. cjvtaïc, R. 22, 27. P. 1,3. P. III, 3.^ auvtytia, P. 7, jj TJvÉ^Eia t&v XÉ;su>v, la àrûoi, respirer l'ardeur des combats, en parlant d'homère. 3-Jveu.jatveiv, XXII, 3. Ath. Plut. M. 512 A. ouvtvoouaiàv, XIII, 2. XXXII, 4. Plat. T. Gracch. 'c I. v. Wytt Anim. ad M. 26 A. Bibl. crit I, p. 3, 49. evvtsouoiooa&ai, XXXIX, 2. Plut. 807 E. auveittp'aîvtiv, XV, 4, toù appâta; Plut. V. 826 A. auveiuxpîyeiv, XI, 2. PL Plut M. 53 A. auvtuipp'mvv'jo&ai, XI, 2. Plut. Alex. c. 33. Brut. c. 49, etc. auveuiaitdaeai, XXII, 3, entraîner avec soi. PL Plut. ouvtptôï, XXIII, 1,ouvspvô; xoap.au. PL Plut. ouvec-éxxtaftui, XXXII, 1. Plut. M. 529 C. 733 A. OUVERT);, XX, 3. XXXII, 5, continuel, successif. XLIV, 12, Tù ouveyij, ce qui doit suivre. VII, 3, ta ouvtyé;, syn. de euvsyfiï. PL Plut. auv^ôtio, XLIV, 4, habitude. PL Plut. ouvijoqc, XXXI, 1, to OJVTJOEC, l'habitude. PL Plut. ouvqysîv, XXVIII, 1, eî;. XXXIX, 4, av. le dat. contribuer, en parlant de l'harmonie. Plut. oùv&taïc, VIII, 1, o. ôvouâttuv. XXXIV, 2. XXXIX, 1. XL, 3. PL Plut. M. 747 D. nox- Xà; 8i xal ouvftéoti; àvopoitiuv xatà péxq pipqtixia; ayqpatîcouaiv. ouvotiupcîv, XXXVI, 1. aûvoxtdù;, X, 6, s. fig. en parlant des prépositions ûito et tx. Plut, emploie le verbe auvoxf^m. ouvtatâvat, XXXIV, 3, faire valoir, recommander. PL Plut. XXXIX, 4, constituer, former, pitpov auviordotv. PI. ouotaîq, synon. de rî-rvotto. v. Plut H A. oûvo8o;, X, 3, oûvo8o; icaofiv. XX, 1, aûvo- 8o; ayqpàtuiv, concours. PL Plut. succession des mots. auvsx&c, P. III, I, immédiatement, sans intermédiaire. R. 27, continuellement. ouvtjotta, P. II, 1, amitié, liaison. OUVTJOT);, P- XI, xoivo; xal auvqbsj;, ordinaire, habituel. R. 26. oôvftsetç, P. 1,5. R. 22, les mss. donnent oûvotai; au lieu de ouvrai;. aûv&sto;, L. XVII. R. 28. auvoqxi), P. XI, leç. conj. construction de la phrase. E. 3, au plur. traités. auvtotâvat, L. XIV, 1, auviatq, se maintenir. L. XII, II, ouotaîq, syn. de vjrvoito, e*t). R- 31, auviotdptvo;, commençant. Thom. Mag. auvlotatai àvtl toù àpvijv Xapjlâvti. 54
443 134 TABLE DU TRAITÉ DU SUBLIME. ajvoixiceiôat, XLIV, 7. PI. Plut, à l'actif. aovotxooopeîa&ai, X, 7, zà auvotxooopodpeva ; les mss. portent aovotxovopoupeva. Plut. V. 38 C, emploie avivotxooopéto. sivoxoe,xii,5.xvii, 1. XUV, 10. PI. Plut. H E, omis dans le Lex. Plut. S'jvopvuaoai, XV, S. Plut. eivtavpa,v.écrit. Diod. Sic. Plut.M.1036C A. aûvraçiç, XI, 3, ouvrante, eîs évottjro, art de coordonner les circonstances. PI. Plut. oyvtdrtîaoai, I, 1, IV, 2, composer un ouvrage. Plut. Cat ; maj. 25. XV, 11, auvtdrreaoat ÛB' êv, converger au même point. PI. Plut. auvteivetv, XVIII, 1, rendre, faire. PI. Xén. Plut. a-jvteiyiîe'.v, X, 7, auvtetetyiapévat. Xén. aovtexetv, VIII, 4, avvtsxeîv ta Ù'}Y), produire le sublime. c\mîxo0oai poipat ei{ to û< io;, moyens propres à ennoblir le style. Plut. XXXV, 4, apex») auvtete- Xeapévï), vertu parfaite, accomplie. ajvtioévui, IX, 12, composer un poème. XXXIII, 5, auv&eiî. XL, 2, auv&eïvai. PI. Plut. M. 121, D. euvtopîa, XLU, 1, s. fig. PI. Plut. s. pr. eûvtopoc, XVII, 1. Plut. M. 408 C. Quint. I.O. IV, 2, 183. aûvroptac, XI, 3. PI. Plut. 408 E. auvutcdpytiv, VIII, 2, awaitâpytiv xai avp- Ttstpuxévai, être toujours uni et naturellement inséparable. X, I, zà o\>v.mdpxovta TOCïç CXatç, circonstances qui constituent le caractère d'un fait. Plut. M. 472 B. Philon. O'jocpopptta&ai, IX, 14, o't èx Ktpxin; ouopoppotipevot. un. Xey. aapea&ai, XL, 4. aùotaoïf, VIII, 1, au&tytvstc. auatdaetc, sources naturelles. Plut. M. 130 B. 731 D. oûatrjpa, XL,1. PI. Plut.Numa,c. 17. ajsrpétpetv, XLU, 1, zà auveatpappéva, la concision, la brièveté, prise en bonne part. Platon l'emploie comme synonyme de contortus. V. Clav. Cic. et Ast, Lexicon Platonicum. Plut div. sens. c<paodceiv, XXV, cit. de Xénophon. v. Wytt. Anim. ad Plut. M. 10 C. aœdxpa, XXXVI, 2. PI. Plut. Alex. c. 17. OBoSpa, XL,3.XLII1,5. PI. Plut. oçoopéc, VIII, 1, açoîpov ird&oç. XXXII, 4, eûxatpa xai aoospà itàbs). PI. Plut. oœoopôtiic, IX, 13, OBOODOTTIC nxîou. PI. Plût. ayeoov, I, 3. V. XVII, 2. XXXVIII, 2. XL, 1. XLIV, 2. PI. Plut. evéatç, X, 7, y npoç âxxnxa avéaiç, liaison des parties entre elles. PI. Plut. H. 444 E, ayspo, VIII, 1. XVI, 1. XXVII, 2. XXIX, 1, 2. XXXII, 4. XXXVIII, 3, au ring, et au plur. figure de rhétorique. Plut, l'emploie dans ses divers sens. oympdttov, XVII, 1, diminutif, pris dans un sens défavorable. ayjrjpattapo;, XVI, 2. XVIII, I, emploi des figures. PI. Plut, habitat, ornatus, cyoxdceiv, XXXII, 4, être en repos, oisif. PI. Plut. oyoxastixoc, III, 4, avoxairixij vorjatc, pensée niaise ou frivole, v. les Rechercha, p. 87. avox;q, III, 1, ovoxfj YI, i peine, nullement. PI. Plut. M. 6 B. ayox^v' av. avoxixot, III, 5, ayoxixà ità&rj. X, 7, dé- TABLE DES FRAGMENTS DE LONG1N. ouvrante, L. XII, 3, ojvta;ic TCOOûIV fj Sdaetuv, assemblage de pieds ou de sons, d'accents. E. 12, ai xatvotopiat ttnv auvtdîeuiv. ajvteiveiv, R. 7, zà itpoç CrjTr)atv a-jvteivovta, les choses qui se rapportent à la recherche des preuves. R. 17. E. 13, ei pjj ouvteivaiç. t SeXtioTT) Xéçet ta VOTJpata, mettre ses soins, appliquer ses pensées. Les mss. de la Rhét. portent auvoetvat. a-wexeïv, P. XIX, a-jvtixoùaa, contribuant. R. 16, ûnoosaiç TJVteteXeBptvr), le sujet traité. a-jvti&tvat, P. 1, 5, composer des livres. P. Vil. R. 20, 28. R. 17, ouv&eîvai, leç. dout. v. auvteivsiv. aûvtovot, R. 32, aivrovov xai ipipù (ixéiteiv. Philostr. aivtovov SXénti. s'jvyitdpviiv, R. 9. E. 0, ajp3e3t)xota xai a-jvjttdpvovïa, circonstances fortuites ou habituelles. o-jvjcpaivstv, R. 21. Plut. Dion. H al. a-iataaic, L. XVII, accord, rapport. o'jorixxeiv, L. XII, 3. ouatpéipeiv, E. 5, aoatpiifiatô XÔYOt, résumé, abrégé. aipôopa, P. III, 3. acpopd, L. XII, 5, ta; apopàç xatavépeiv. ayeoôv, R. 22. oyetxtdcttv, R. 32. oyétxtoç, R. 28. oxfjpa, P. Hl, 2, ox^patta tâvv dtoptuv. L. XII, 5, oyrjpata pexâiv, balancement des membres. R. 16. E. 9, xatà to oyfipa tdw ètctxoyoïv, suivant la règle, la formule des péroraisons. R. 30, oyt r pata tù>v tvvotûyv... où pot ooxst ûixaîai; ayrjpata xaxeîaoat- R. 31, geste, habitue. avnpaticttv, L. XII. 3, tpuivi] ayspatiçtt zà; ajxxa3d;.
444 clamatoire, synon. de ovoxaatixoç, si ce dernier mot n'est pas préférable. Dion. Il.de Comp. 22. otuceiv, VII, 3, acucouevov, dont le souvenir, l'impression reste. IX, 7, où oicovta tè Ttpéxov. XXXV, 4. PI. Plut, ïiuxpàrrjc, IV, 4. 3ù>t±Gt, X, I, s. fig. X, 3, s. pr. XI, 2, au plur. XXI, 2. XL, 1. XLIV, 5. scopâtiov, IX, 13, ôxov tîjç TXiâooç ao> *.âtiov. Plut. s. pr. otopatouîtjc, XXIV, I. PI. Plut. M. 366, B. Auct. Rhet. ad Alex. c. 32. ampatozoteiadat, XL, 1, auipatonoto'jtieva, membra orationit in unum corpus redaeta. Aris tôt. Polyb. Diod. Sic. auipoc, XLIII, 4. PI. Plut. Tàîic, I, 4, T. xal oixovom'a XOYOIV. II, 3. XX, 2, 3. XXII, 1, 2,ordre, arrangement, place. PI. Plut. Torestvo;, III, 4. IX, 10. XXXV, 2. XL, 2. XLIII, 3,6. XXXIII, 2, en parlant des facultés. PL Plut. fr. raiteivorrjç, XXXVIII, 6. PL ràtteiv, XIV, 2, leç. conj. voy. ttaîc<o. XVI, 1. XXXII, 1. XXXIII, 3, uitô véuov tdt- TIIV. PI. Plut. taùpoç, XL, 4. PL Plut, taûtr,, III, 2. IX, 4. [9]. XII, 3. XXXI, I. PI. Plut. xâyot, III, 2. Yûtte; êjicjio^oi tâtpot, cit. de Gorgias. tayéuit, XXXIII, 3. XXXV, 2, taverne, YîYvouai Tcepî ace. PI. Plut. ziyoz, XII, 4. XXXIV, 4, s. fig. appl. à l'é TABLE DU TRAITÉ DU SUBLIME. 433 loquence. Dion. liai. Plut. Vit. 846 F. taxôc, XXV11,3. te. XXVI, 3... te âpa... xa't. tsiveiv, XIII, 2, s. neutre, ôooç teîvei èrci ta ù'jitjxâ. PL Plut. V. 838 C. texp^piov, XVII, 2, preuve. PI. Plut. Ttxptiptoûv, XXVKI, 2. Thuc. Dion. Hal. Phhon. texvoxtovîo, XL, 3. Plut M. 18 A. 998 E. texvoitotia, XLIV, 7. Plut. M. 966 D. téxeioç, XI, 2. XXII, 1. XXXVI, 4. XL, 1. PI. Plut. téxeoç, XLI, 1, téxeov, promu. Plut. Dion. Hal. App. Luc. TeXsatoupYeîaOat, XLIV, 8. Diod. Sic. Plut. M.907 A. ttxeoipopeîooai, XIV, 3. Diod. Sic. Jos. Phi- Ion. texeutaîoç, VI. PI. Plut. M. 134 E. etc. téxoc, XV, 2. XVI, 4. XLIII, 1, exitus rei. XXII, 4, tut ttxet. PL Plut. Ttpvsiv, [XL, 1, tp-rjoèv àz> étépoo]. Ttpevtiavot, 1, 1. IV, 3. XII, 4. XLIV, 1. téooapet, XXXIX, 4, tétpast. téxvt), II. 1, ûejo'jç, t4x vl ') 10ia - P' a T^X V 1 to aeiwvai. XVII, 2, 3. XXII, 1. XXXII, 4. XXXVI, 3, 4. opp. à çûoit. ts^vinr)?,xvii, l.ttyyîn); pwruip. PL Plut. De Adul. c. 14, TSYVÎTI]î xôxaf;. TeYyoYpnçoç, XII, I. Anazim. Rhet. prœf. Spengel, Rhet. gr. I, p. 174, T«xvoÀovia, I, 1. II, 1. Plut. M. 314 A, en parlant des grammairiens. Cic. ad Att. IV, 16, 3. ngoe, VII, 1, rgii itou. XXII, 1, xr^it xdxsïst. TT)XIXOùTOC, XXXVI, 1. XLIII, 1. TABLE DES FRAGMENTS DE L0NG1N. oûtcstv, P. 1, 4. P. III, 3. P. XIX, maintenir une opinion. Xwxpdrijç, L. XII, b. Xiuxpanxoi, E. 21. swiia, P. 11, I. s. pr. R. 7, 21, to 3<ï>pa tijc Xéçewj. Smtàîi);, L. IX. tjmtppoa'jvt], E. 18. Taivta, E. 17, s. fig. à propos des ornements du style. tâ;t{, L. XIV, I. P. XXI, tà;siç, degrés, ordres des intelligibles. R. 18, td;su>; a's&ijsi;, le goût de l'ordre. tapùttsiv, R. 14. Tàpp'a, L. XVIII, noxt; Kp^tq;. TapJEJ;, L. XXII, ITaiXo; 0 Tapcsjç. tâijsiv, P. II, 2, prescrire, tâ/a, II. 20, ta/' àv "30,;. leç conj. tavjç, R- I, comp. leç. dout. tstveiv, R. 34, ètet itoxù tsivtiv tijv êtavotav, sens actif. tsx'j.aîpe3&at, E. 20. texurjpiov, P. III, 1. L. XII, 3, texp^piov Liitpoo axoi). E. 3, 4. au plur. téxeto;, L. I, II, texsta, un point. R. 34, ts- Xetoj ptjtwp, leç. conj. tjxeiotqc, P. XIX, texctottjî xpdaeui;. téxsot, E. 3. texejtaïoî, R. 13, plur. neutre. texeutiq, R. 13, au plur. tf,xéw{, R. 34, leç. dout. ttxtxo;, R. 10. É. 7, ta texixà xeyaxaia, argumenta sumpta ex utili et œnuo. tixo;, P. I, Tcsp't tsxooç, titre du livre sur le souverain bien. R. 11, intention. L. XIII, 2, ÈTti ttxo'jç, à la fin. R. 11, tcpoç tui téxet. tetpiypovoç, I' "" ' * tévvr), R. 9, 17,27, 31. E. 6, 16. revyixo;,p. I, 4. L. XII, II, 12, 13.
445 436 TABLE DU TRAITÉ DU SUBLIME. TTjprîv, XVII, 3, garder, protéger. XXXVI, 2, assurer. PI. Plut. fr. Ttosvat, IX, 5. XV, 1. XXII, 1, attribuer, assigner. XXXVIII, 2, taùra ri(hjoiv, il emploie ces expressions. XLIII, 3, îfbjxs. XLIII, 4, O.ivat. omoc, XXII, 1. TIOTJVOç, XLIV, 2, àvaoii tt&ijvoç. Plut. Vit. 660 C. Tiuaioç, IV, 1,2, 3, S, l'historien. TIUTJ, VII, I, au plur. XLIV, il. Tiutupta, IX, 7, au plur. vengeance. PI. Plut. TIç, enclil, précédé d'un adj. VII, 2, vaopôv TU IX, 3, Oauptaorôv TU XVII, 2, 6a\>pa- OTT) TIC- XV, 2, êtepâv TU VII, 3, dxo'joptvov TU IX, 8, àypavtov TU XVII, 3, çuoixâ Tt;. XII, I, aotov TU XXII, 1, usoa Tivâ. XXVIII,2, c-uatoséç TU XXVI1I,'3. XXXV, 2, («YaXt)v Ttvâ. XXXII, 4, fîtâ Tiva. XXXIII, 1, xa&apov Tiva. XXXIV, 4,»so- Tceuirtâ Ttva. XLIV, 9, èxeucspdv uva. XXXVI, 2, ëxivisrov TU XIII, 4, TijXtxaùtâ nva. XIV, 2, Tcios TU VII, 4, êv TU v. plus haut, le mot etc. précédé d'un subst. XXVIII, 2. XXXIX,3, appovtav Ttva. XXVIII, 2, upoitou.iiry Tiva. XXX, 1, il'jy^v tiva. XXXV, 2, OeaTac Ttvac. XXXVIII, 5, Xùot; xat itavâxeta Ttc. Ttç, t'nterr. IV, 4, ri îtî. XXXIII, 5, riîi. III, 4, ri TtOT oov. XXXVI, 2. Tt yprj itpoc TOÛTOIç tri XsYetv. Sur ri osî Ttepi Ttuatoj XéTitv ôtto'j y«, v - VVytt. Anim. ad 'Plut. M. 2 F. TtTptusxitv, XXVII, 2, cit. d'hécatée. TXTJU&VO)C, XXXI, I. TOîOC, XXVII, 1, SXeyt îè TOîâ Ttva xat TOîa ô'exttup. PL Plut. TotoùTOC, XXV. XXXII, 8. ToXp-a, XXXII, 4, TdXua pttatpopdiv. PI. Plut. ToXuaToc, X, 2, cit. de Sappho. TÔXprjpa, XXXVIII, S, TÔXpqpa Xîxttxôv. Plut. s. pr. ToXuTipôc, XXXll, 3, ta ToXjHjpd, en parlant de l'usage des figures. PI. 267 D. xàv ij ToXprjpÔTepov etpijaoau Plut. H. 187 C, en parlant d'une personne. TOVOC, IX, 13. XXXIV, 4, vigueur, énergie, appl. à la poésie ou à l'éloquence. Plut. s. pr. et fig. ToitnYopîo, XI, 2. XII, 5. XXXII, S, lieux communs. Toitoç, III, 3, âxxoc TÔito;. IX, 8. XXXII, 6, passage, citation. XII, 2, Toitot xat uopto, parties et faces d'un sujet. XXVI, 2, otù Ttâv TOIttDV ôyet. PL Plut. TOOOùTOC, XV, 12. XXXVI, 4. XLIV, I, 9. TpaYtxoc, XV, 3. XXX, 2. PI. Plut. TpaYttioto, III, 1- PI- Plut. TpaYotoûç, XV, 8. PI. Plut. TpdûiCu, XLI'L * PL Pl"t. Tpautjoxôpo;. XLIII, 4. Plut. Tpaùpa, IX, 7. PL Plut. Tpéoîiv, XLIV, 2, 3, s.pr. et fig. PL Plut. Tpiaxowa, IV, 2. TpîttOJÇ, XIII, 2. PI. Plut. tpttoc, III, 3. Tpépoc, X, 2, cit. de Sappho. TpOTtin, XXII, 1, ttpôc pvpîaç Tpoitdc- XXXII, 6, trope. Plut. SI. 52 F. Tpoittxoc, XXXII,2, Tù Tpontxa, syn. detpoitou XXXII, 6, leç. inc. tpoaoc, IV, 3. IX, 1. X, 3. XIII, 2. XVI, 1. XXVII, 3. XXXII, 3, 3. figures, troues, XII, I. XXXII, 5, 7. PI. Plut, dans le sens de modus. TpoYatoi, XL1,1, Plut. tpu?û, XLIII, 4. XLIV, 7. PI. Plut. rjyx avtiv t XlV ' '» *' tûyot. XXXVIII, 2. XXXIII, l.[ix, 9, oùyôrjvàiv avtjp.l XVI, TABLE DES FRAGMENTS DE LONG1N. Ttiptîv, R. 11, 22, 27, garder, observer. Ttoauitùttv, R. 11. Tt&évat, P. III, 1, Otîvat. L. 1. Tcccttai. L. XII, 7, TtOrjotTat- R. 13, 22, Orjott;. Ti iaio;,p. VII, XXI, dialogue de Platon. Tîuapvoc, L. XXII. Tipi, L. V. P. II, 3. ripijpa, R. 11, au plur. ripoç, L. V. Ttpaipîa, R. 11. TotYapoùv, E. 12. TorpâpTOi, R. 2i. TOVOC, R. 24, sens gremm. R. 31, sens ord. riitoç, P. 1, 1. P. XIX. R. 2, s. pr. P. 1,3, sujet. R. 10, Tottot itierttdv /.ai ÙYoppaî, lieux communs des preuves. TpaYtpîiâ, R. 32. TpaYtosouotoç ou ToaY«>ctott(iidc. R- 19. Tpayjvîtv, R. 21. Tpav-Jç, R. 1, camp. leç. conj. v. Taydç. Tpstc, R. 28. Tpétpttv, P. XIII, Teopdo&at. Tptyetv, L. VIII. Tpi^tïftat, R. 22, TtTptpuivoç Ta è»ta. R. 31. TplSpayu;, L. X. TpîptTpOV, L. XII, 7. TpticXà, R,31. Tptc, R. 31. TpoitTj, P. III, 2, Tponij xai 8'Jvautç, puissance et influence. P. VII, changement. Tooitoç, P. I, 2, 6. classe. P. Il, 2, manié 're. R. 9, plur. E. 6, 19. Tpoyatxôc, L. XII, 7. Tpoyatoc, L. VIII, XI. TpoyaXôc, L. VIII. Tp'JtptpOC, L. IX, Tp'JTltptÛTaTOC. rjy"/.»vttv, P. Il, 1, xav àxxo Tt TJ-/TJC oîq- Ottç. P. XI, tu; ËTjys. L. XII, 7, TtT-jyvjxtv.
446 1, oixâv rj Toyoùoa p-sptc etrj. v. M.Baehr. Plut. Aie. c. 14. p. 137 s. T'juoç, XII, 7, rjnq» uspixassïv, définir. Plut. Vit. 766 B. TJitoiXotfïïv, M. 855 A. XIII, 1, exemple, modèle, leç dout. XXIII, 2, toî«rinoïc svixô, singuliers par la forme, opp. à T ouvàuti «XqcWctxâ, pluriels par le sens. TûUTJIV, XX, 2, PI. Plut. tupavvtç, IV, 1, auplur. VII, 1. PI. Plut. rjpavvoç, XVII, I. PJçXOî, XIV, 3, s. fig. àtexfj xai TjçXâ. PL Plut. fréq. Tôçot, XLIV, 7. Plut, quelquefois. V. r^oïc, XLIV, 7. PI. Plut. ûrinc, XXXIII, 1, ifùt xai àoiâutavrov. XLIV, 9, ôrtijc xpirijc PI. Plut. ij-rpoc, XXXIV, 2, 3, en parlant du style. Plut. Pér. c. 5, et fréq. dans diverses acceptions. iopiomxôc, III, 4 oiïèv îtjpotîpov iopuiutxoo. ûooip, XXXII, 7. ùxrj, X, 1, raïs ûxaic ouvjuâpyovta pépia. XIII, 4, JXai uonjtixaî. XLIII, 1, sujet d'un récit. PI. Aristot. Plut. ùuaxo'ieiv, X, 2, cit de Sappho. ôuaxpoî, XXXIV, 1. PI. ne se retrouve que dans notre auteur, suivant le Thés. H. St. éd. Didot inavrôv, XVI, 4, se présenter a l'esprit. Plut". Vit B. s. pr. Eurip. Suppl. 398, s. fig. iudpytiv, VII, 1. XXIV, 2. PL Plut. iutx, X, 6, cit. d'homère. iutvavrîov, III, 4. XVI, 4. PI. Plut ûitevavcfiuaic, X, 3, xaft inevavtitnask. TABLE DU THAITE DU SUBLIME. 437 XXXVIII, 1, eîc iuivavruùoji;. Démosth. Aristot Plut. M. 20 C. 661 C E C. Galen. Sezt. Emp. inép, atiec le gén. IV, 2, ô Xôyoc uttôp to3 itpoc Ilipaai uoxtpoo. XXIX, 2, inip -râc Tùtv aytjuatidv yjatjajioç. XXXVI, 4, ûitip Tùlv axjppàtiov. XXXIX, 1, ôicso T]C. XVI, 1, ûitèp Ttùv utuoxttfjpjvinv. ibid. 2, iutp rjjç ttùv 'EXXrjviov txtootpîaç. XV, 7, inip TOù tâcpou. iuepaiptiv, III, 4, ta û'jnj. XV, 8, TO UIOTôV. XXXVI, 3, Tù àvcpiiniva, surpasser. PI. Plut. Lyc. c. 31. iuepfîaîveiv, XV, 10, in. Spov, dépasser la limite, dans un sens favorable. PI. Plut. intp3àxxeiv, VU, 1, iutpsâxxovta àyacô, biens excellents. XVI, 2, sic iuép3axxov ûd/oc xaî Bâ&oc, en un élan sublime, en un sentiment profond. XXXVIII, 2, surpasser. PI. Plut. inép3aorc, XXII, 3, 4, hyperbate, sens omis dans le Thés. H. St. éd. Didot. iuspsatôv, XXII, 1, 2, 3, 4. Ps.-Plut Vit. Hom. iitip?isâctiv, XXII, 2, 3, employer une hyperbate. Apoll. de Synt. Ps.-Plut. Vit. Hom. 9. insp{3oxtj, XV, 5, in. TOû ptytcouc. XXIII, 4, grandeur. XXXVIII, 1 et s. hyperbole. PI. au ph. et au mor. Plut s. pr. et fig. s. gramm. M. 104 B. insptxnruiatc, XV, 8, licence. Iamb. Clem. Al. Plut. empl. injpsxniutf.lv, M. 876 F. inepfjpspoî, XIV, 3, survivant, durant au delà. Plut. M. 548 D. 519 D. s. pr. et fig. 'lcuspîo»)ç, XV, 10. XXXIV, 1 et s. intpp.tté»tj;, XXXIII, 2. XLIV, 1. Xén. Plut. iutpopqv, VII, 1, mépriser par grandeur d'une. PI. Xén. Plut. TABLE DES FRAGMENTS DE LONG1N. R. 33, note où YXtyeTai toyiiv. Tunos, P. II, 3, TUUOC rfjç ypatptjç, caractère de la diction. P. XIII, modèle. R. 22, TûUOC îoioç. tpiuvsc, expression particulière. R. 27, tv TÛnotc, d'une manière sommaire et générale. R. 32, èv T-Jnotc utptxa3eîv, faire comprendre par des exemples. E. 3, modèles des figures et des statues. tuuinonç, R. 10. E. 7. Tûpoe,P. 11,2, 3. TiaOâCtiv, L. XII, 3. 'rflpumxi&c, P. 111,3. èyinc, L. XIII, 2, iyiijç opoc, définition exacte, iotup, P. XIX, îoatx. uîoe, R. 1 ôai), L. XII, 5, 11, ùxrj TOîC psrpoiç. r) <TJX- Xa8fj, élément. inôyscooi, P. I, 6, se laisser entraîner. iuaxxàttstv, R. 32, i. TOV p'uftuov. iuâpyeiv, R- 10. E. 7, inapystut. R. 28. L. XIII, 2, iuâpîei. ineinjîv, R. 13, intîuaiptv. inép, aeec l'ace- R. 20, inep tov xaipiv. iuepbaîvttv, R. 20, employer des hyperbates. iuspsâxxetv, E. 18, TO iutpsôxxov eîcuvraiv yàpiv, ce qui flatte le plus les oreilles. inipfîaxxivtiuc, P. II, 3, grandement. intpeuioopsiv, P. II, 2. Xen. Luc. iutpeoye, R. 23, au lieu de xaxtûc, intpopav, R. 19, ineptiupatai xat napr ps- XrjTai.
447 \m TAULE DU TRAITÉ DU SUBLIME. ÙTtepo/fj, XVII, 1, magistrature, leç. dout. Strab. 23 C. XXXVI, 4, xo èv inepovri petaxotpuiaf. XXXVIII, 3, inepovjij xoû nàdouc. PI. Plut. inepteîveiv, XXXVIII, 1, xà ÛTcepx«ivô[Uva. X, 1, ta insptetapéva. XII, 5, ineprexapivov ôtjioç. Plut. V. de Public, c. 12. iuepippoveïv, XXXV, 2, aveclegén. PI. Plut, ouec U «en. et face. inepouik, I, 4. IX, 4. XVI, 2. PI. Plut. fréq. unepçorâc, XLIII, 2. PI. Plut. fréq. inéyeiv, XIV, 2, inéveiv ei&ùvaç, PL Plut. M. 711 E. iniovvetaôat, XL1V, 12. PI. Plut. ino, avec legén. compl. du verbe pass. VII, 2, ûxxô t' àxn9oû«û'jiouc ènaîpexai. VII, 3, ÙTCO àvopo; epopovo; àxojouevov. IX, 14, ino xùv nexeiàoujvnapatpe<pô j. vov. XIII, 2, ûcp' ùiv èitiitveopevoi. XIV, 2, in' èpoù XeYÔpevov.XIV, 3,xà ouxxap3avôpevaino Tfjî <f' u "X*l c- "'' '^» U1t0 peyaaoa>poaûvt { ÙTcOYEvviuutva. XVI, 2, ino oeoû ep.nveu~ BOEIç. ibid. xoutpîcouat ino T&V ÈYxuipïoiv. XVII, 1, àvticup j.ayeîtai in' aùtoo. ibid. ino p'ijtopoî xataoostcrrat. XVIII, 2, i<p' ÉxÉpaiv èpuvcwuevoi. XXI, 2, uni Tûv ouv- 5:aacôv EU.no8iCop.svoc;. XXXII, 7, uni paxveiaîxivèc XOYWV èxiptpopsvoc. XXXV, 4, ux>' rjpwv àvaxaiopsvov. cause, moyen. 111,4, uni nsptepyîac. IV, 1, ino Ëpuixoç. VIII, 4, [ino paviaçl èxnvsov. XV, 1, oit' èv&oobiabpoû. XV, 5. iito çi- Xoxtpîac- XXII, 1, uni CqXoxunîa;... uni TIVOç nàôo'j; napanîntovxes. ibid. in' àotatou nveypatoç. XXII, 4, in' ÙY<imaç. XXXII,8, ini çixoveixîaç. XXXIU.4, uni psyaxo<3oîaç. XXXVI, 2, ini TOù tsftôvou. XXXVIII, 3, ini èxnaoeîa;. XLIII, 5, ini TIVOç àvây x1 )î. XL1V, 4, ini auvr)- deîaç. avec. tacc. X, 3, in' aùro, en un seul point. XV, 1, in' ôi>tv TtOnut. XV, 11, ouvtâtreaoai ia/ èv. XXXIII, 3, inovopov TÙîat. inopoç, XVIII, 2. XXII, 3, s* inoy'jou. PL Plut. M. 737 A. inoiûetv, XVII, 2, leç. inc. ûnocùyiov, XLIII, 4, PL Plut. inotkor;, V, 1, cause. 1,1. IX, 12. XXXVIII, 2. XXXIX, 1, sujet. PL Plut. inox:îptvov, 1,1. XII, 1, syn. d'ino&eaiç. v.wytt. Anim.ad Plut. M.235 E. XXIII, 4, leç. dout. les mss. portent inspxcipeva. Plut. De def. orac. c. 48. inoxpoueiv. XLI, 2, interrompre. PL Plut. V. Dem. c. 15. Apophth. 177 B. iitoxapjiâvciv, XLIV, 6, inoxapsâvtov Jsr.v. Plut. fr. inôpvqpa, XXXVI, 4. XLIV, 12, livre, traité. PL Plut inopvtjpaticsaftai, I, 2. Plut. M. 120 E. v. Wytt. inovoia, XVII,1, 2. XIX, 1,2. syn.de àx- XriYopia, v. Wytt. Anim. ad Plut. M. 19 E. Demetr. n. épp inovoorsïv, III, 1, npiç ti eixataçpovijtov. Plut. M. 811 E. un. eî; yxeoabpiv. inonto:, XVII, I. v. Wytt. Anim. ad Plut. M. 60 F. inoanjptjsiv, XXXII, 5, ne se trouve pas dans Platon. inottotcftai, V. XIV, 2. PL Plut. v. Wytt. Anim. ad M. H6E. inotippiais, XXXII, 3. Plut. Cam. c. 40. inotpéjçetv, X, 2, inossipopaxe, cit. de Sappho. inopépeiv, XVI, 4, ajouter à ce qu'on a dit. 111, 3, inoxépaaôat ènt Tt, se laisser entraîner à. IX, 11, inofspôpevoç, qui dégénère, qui s'abaisse. Plut. iuoy;ujpeîv, jy^ (3 t en parlant de l'océan. PL Plut. inofia, XVII, 2. PI. Plut. iareposiipta, XIV, 3, et suivant Rubnken, XLIV, 8. v. Wytt. Anim. ad Plut. M. 85 C. i? ïjyeta&a'., '< * pl - plut - ipiaràvat, II, 2, ipéatt xs syn. de tari. Plut. M. 432 A, etc. XII, 1, issaraoeat para TIVOç, supposer, avoir pour caractère. içoç, I, 4. Plut. M. 396 B, s. pr. i-jinyopio, VIII, l.xiv, 1. XXXIV,4. TABLE DES FRAGMENTS DE LONG1N. insp<pur)ç, R. 23, TO TE ûtonov, inepçuéî, c'est-à-dire remplacez ûionov par inep- ÇUEÇ. inoypaï-eùç,!' 'L 2. inoîrjpa, R. 4. inoîo^tj, R. 2. inoosaiç, R. '16, inôoeoic auvtetexsbpévi). E. 19, sujet. P. II, 3, opinion, hypothèse. anoxetaoa', R. 31, toi; inoxsipëvotç npûy' paat. E. 19, inoxetpévrj inooeb'.ç. inoxnîvsaoai, R. 31. inoxpiaiç, R. 30, 31. E. la, 16, débit, action. inoxpixrjç, R- 32. inopvrjpa, P. H, 3, traité. R.27, manuel. inovoeîv, P. IV. inoninreiv, L. XIII, 3. inoaraaiç, P. XXIV. Gnrioç, R. 3, «upinus. P. VII, ûntio; XOYOJ, style noble, relevé. GaTEpoç, R. 26, iotépaîexati), le vingt-unième jour du mois. C-loç, P. VII, yâpiç xai y}.o;, grâce et di-
448 TABLE 1)1 TRAITE DU SUBLIME. 43!) ^y.oiroio;, XXVIII, 1. XXXII, 6. û}t)xô;, I, 1, et ailleurs. XL, 2, ùd/nxo; T:OIijTq;. XLIV, I, ûi'ijxaî 900:1;. XLIII, 3, ùd/qxdtepo;. PI. au s. pr. Plut. s. pr. s. fig. mor. a. littéraire, v. Pericl. c. 5, ou iôvov to çp&viiua oo^apov xaî TOV Xoyov ù'arjxov eîy: (o DeptxX^î). ù'{iï]xoï>av^c, XXIV, 1. iio;, I, 1. II, I. VIII, 1. IX, I, 3, etc. au sing. III, 4. VII, 4. XI, 2,3. XLIII, 3, au plur. sublime, traits sublimes, paroles sublimes. XII, 4, ôéo; oitotopov, sublime exprimé par des traits soudains et rapides. PL Plut. s. pr. s. fig. moral. jifioùv, XIV, 1, exprimer d'une manière sublime. Plut. M. 103 E, eu parlant de la fortune. *. «Paivto&ai, X, 3. XII, 1. XVI, XVII, 3. XVIII, 2. XXX, 2. [XL, 3.] XLI, 1. XLIV, 9. cpàvai, II, I, sijat ou 91)0:1 TIC, IX, 2. [IX, 9.[ X, 3. XVL 3. XXII, 2, 9X00; et <pf) 8 ai. XVIII, 1. XXXIV, 4. IX, 14. X, 3, u>; Ippijv. IX, 14, TI yap àv âxxo œ^aaiptv; XVIII, I, T( oèxciva cpùjucv ', ç«vtàcsa3ai, XV, 2, 4, 7, 10, etc. PL Plut. <pavtaaia, VII, I, apparence. XV, 12, imagination. XLIII, 3, spectacle, vue. au plur. III, I, images vaines. XV, 1, 5, images, figures. XV, 3, peinture des passions. PI. Plut. (fûvtaapa, IX, 6. PI. Plut. çàaxeiv, XLIV, 4. PL Plut. «tyyo;, XVII, 2. XXXV, 4. PI. Plut. çeioii, XXII, 4, 9:1001 S: TàVv Ttapaoeiypù- Tinv èotio oià TO iixneoï. comp. Plut. M. 47 C. tpépeiv, I, 2, ipsps. VIII, 1, tptpi Sy X, 1, cpépe vùv. XXI, I, fips oùv. PL Plut. - XIX, 2, çipeiv ïpœaatv. XXXVI, 2, «ipiuv àn:- ooixe. XLIII, 3, ifipiuv ëotjx:. v. Wytt. Anim. ad Plut. M. 4 B. au part. XV, 3. XLIV, 6. - au past. XIII, 2. XV, 4. XXII, 1. XXXIV, 4, çepdjievoi x:pauvot. au moy. XXXIII, 1, tpépcaoai itpintsîov. çijui), XLIV, 8, leç. dout. PI. Plut. œodveiv, XVI, 4. XIX, 1. XXII, 2. XXVII, I. XLI, 2. PL Plut. çftîyyeaftat, XIV, 3, de scriptore. PL Plut, çeeipea&ai, XXXVIII, 3. PI. Plut. çôtveiv, XLIV, 8. PL Plut çedryoc, XXXVIII, 1. XXXIX, 3. PL Plut ;, XXXVI, 2. PL Plut. suxapyjpîa, XLIV, 6. Plut. çjixeïv, XXXII, 8, opp. à piasîv. II, 2. V. XXI, 1, avoir coutume. PL Plut.?iXi)00vîa,XLlV, 6. Plut. M. 12 C. etc. «PiXiitito;, XXXI, 1, roi de Macédoine. «PiXtoTO;, XL, 2, historien sicilien. 91X0X07:10001, XXIX, 2. Plut. fr. v. Wytt. Anim. ad M. p. 22. C. auxou.')oo;, IX, 11, TO auxouuoov. Plut. M. 30 D. 9iXov:ixîa, XXXII, 8. PL Plut. 91X07:1x0;, XIII, 4, auxoveixotepoc. PL Plut. çtxduovoc, XV, 3, <ptxoitovû»tato{ ô Eùprui- OTJ;... èxtpayq>of)aai. PL Plut. oîxoç, VI, to oîxoç. au tuperl. I, 1. XII, 4. XIII, 2. XVII, 1. XXIX, 2. XLIV, 1. PL Plut. 91X000910, XIII, 4. PL Plut. 91X00090;, XLIV, 1. plur. PL Plut. «.ixottuia, XV, S. XXXVIII, 2. XLIV, 2. PL Plut. <ptx.oti[»o«, XXXV,2, œ-iàotiporatoc. PL Plut. au pot. <ptloypi)p.atta, XLIV, 6. PL Plut. ipxoyiov, XXXV, 4. a>xoui>ot)ç, III, 2, 9. àvnp. X, 7, TO 9X016)0:;. v. Wytt Anim. ad Plut. M. 81 B. TABLE DES FRAGMENTS DE LONG1N. gnité dans le style. jd/oùv, P. VII, iaaïptiv xai ùifû'ïv TI)7 ôxijv itepioîov, élever et ennoblir toute la période. P. «Patvetv, R. 22, or^avra;. 9aiv:a9at, R. 31. E. 18, oavijadu.îvo''. oâvat, P. Il, 3, 9011)7 àv. 9avspdc, R. 9. 9avTuoia, P. III, 2, «aitoota xai Xoyiop.6;, imagination et raisonnement. L. XVII, image. 9àpp-axov, R. 21. oaoxoï, R. 12, 13, 19. 9:0:17, L. XII, 8, uapà TO ''inu>, «ipïpoy. Viprpov, L. XII, 8. çetiyeiv, R. 11, 0 çeoyiov, l'accusé. 9»:YUO, R. 31, 32; 33. v. Tcvrùua ;, L. XII, 13. ttoopoiorjc, P. XIX. çixeïv, P. 2, 3, aimer. R. 33, avoir coutume. IPIXTJSOC, P. 1,3, dialogue de Platon 91X0x0X0;, E. 18, TJ 91X6x0X0; (ÙTéXIIO. <t>tx6$:vo;, L XII, 2, grammairien qui a écrit sur la Métrique. 91X6X070;, P. I, 4, OIXOXOYUITOTO;. çixotiovta, L. XX. 91X0009:17, R X000910, P. I, 1. L. XII, 5. «1X00090;, P. Il, 3, TO «ixoaotov. an plur P. 1,1. L. XIII, 2. VtXoTiucîaBoi, P. III, L
449 440 TABLE DU TRAITÉ DU SUBLIMÉ. -o^eîo&ui, XIV, 3. «XII, 1. XXXIV, 4. PI. Plut. çojlspoî, III, 1. IX, 7. X,6. PI. Plut. ioflo?, XXII, 2, 4, au ting. VIII, 2, au plur. PI. Plut. coi^dcetv, VIII, 4, 9. TOùî XôYOO?. œoisoorixô?, XIII, 2. Plut. Rom. c. 20. ttoisoxtmtoc, XVI, 2. nérod. IV, 13. Plut. ' Vit. 644 F. Gopd, II, 2, çopà xai àp.afrrj? TÔXpa. XXI, 2,». Tô>V OîOVTUIV. XXXII, 4, to p'ôttiov TîJ? 90po?. XX, 2.». «p-jjfîjç. v. Wytt. Anira. ad Plut M. 132 D, et plus haut le mot ooyxivqoi?. GSpSstô, III, 2, cit de Sophocle, v. le mot 9ooôv, et Wytt. Anim. ad Plut. M. 56 E. ooptîv, XXXVIII, 1, cit. delà harangue sur rhalonese. çoptorjorretv, XLI11,4. çpôctiv, XVII, 1. XLIII, 1, uéypaoroi o yetpùv. PI. Plut. 9pâor?, III, 1. XLII, 1, style, diction. VIII, 1, ri vevvaia 9p. noblesse de la diction. XIII, 4, expressions poétiques. XXX, 1, expression. Dion. H. Quint. VIII, 1,1.Plut. Vit. 343 B. opcumxoc, XXX, 1, 9paaTtxov ri ptpo?, la partie qui concerne l'élocution. XXXII, 6. 9paarixoî rôito?. XII, 5, ta «paorixâ, sujet qui prête aux développements. PI. Plut. M. 909 A. Vpovttv, X, 6, opp. à dxo-riortïv. IX, 3,9poveîv uixpâ. XVI, 2, 9poveîv exartov èuî xtvi. XXXIH^S, eu tppovûv. PI. Plut. opovt)p.a, IX, 3, taimvov 9povrjpa xa't àjevvé{, une étroite et basse. XLIV, z, TO œpov. TûV p.rraxo9p6vtuv, les grandes pensées. XLIV, 3, èî ouaxôiv opovquâraiv. On lit dans Plut. H. 762 D, dnjytjv oè (uxpôv xo't taitetvijv xa't ÔYewfj ôpiïme? igaiovt]? oitoitipitxapévqv 9povûparo?, txtootpîa?, ÇiXonptoc, ^opitoç. PI. Philon. «povquotîaç, IX, 4, Aristot. Pol. V. 9, 2. v. la note de Coray, p povip.oc, VII, 1. PI. Plut. Vpoupeïv, XLIV, 6. PI. Plut. d>p jvrj, XXXIV, 3. «frpûvtvo?, XXIV, 1, auteur tragique. oyxôtreiv, XX, 3, observer,soutenir.xxxvi, TABLE DES FRAGMENTS DE LONGIN. 2. PI. Plut. 9ûvai, XXXII, 4, itéouxe. PI. Plut. oosùv, III, 2, 9000V aptxpot; aùxîsxoio!, oop^eidî ârep, cit. de Sophocle, v. Orelli et Baiter, Lex. Cic. Ind. grœco-lat. 9001x0?, XVII, 3. XXXVI, 3. XXXIX, 1. PI. Plut. 9ooix<û?, XXXV, 4. Plut X0110, XII, 5, description, au plur. Plutarque emploie le verbe GoatoXortîv dans le sens d'expliquer. 9Û3i?, IX, 7. XV, 3. XVI, 2. XXII, 1. XXXV, 2. XXXVI, 4. XXXIX, 3. XLIII, 5, nature, force, forme naturelle. XXII, 1, èxtoô XOTô 9Ù31V tlppoù, hors de la marche naturelle de la phrase. III, 1,3. XV, 11. XVII, 1. XXIII, 4. XXXVI, 3. XL, 2, çdast, naturellement. au plur. XXXIII, 2. XLIV, 1,6, 11. PI. Plut. ooawori;, XXVIII, 1, s. fig. enflé, ampoulé. PI. Plut. M. 734 E. s. pr. 4><oxatô?, XXII, 1. OOIVT), IX, 2. XLIII, 5,90100» des mots. Plut. ' M E. 9u>viïv, XXXIX, 4, ueyôivijtat, exprimer. 9<ovûn?, XL, 1, sonore, retentissant. PI. Plut. 9<nviraxô?, XXX, I, 9<uvTiTtxr < toyjrj, la vie du langage. Plut. H. 898 E. Suivant les Stoïciens, ce serait la partie de l'àme qui préside au langage. 91Ù01OV, IV, 5. Dion. Chrys. Alciphron. 9»?, [IX, 9. XVU, 2, 3. XXXI, 1, 90?YÔp TOî ôvrt îoiov?o3 voô Tù xoxù OVôUOTO. PI. Plut. 9X00010, P. III, 3. 4>oi3ia>v, D -1,2, 5, philosophe stoïcien. opâst?, E. 21, TT]V_9pÔ3lV OOYXOOUJÏV. P. XIV, TT)V ypâatv è axxdtttiv, changer la construction. 9pôvi)u.a, L. XXII, 9pôvt]p.a ëxxï vtxôv, le génie grec. 9pov^oiç, P. III, 2. P. XIX. 9povrtC«iv,P. XVI. P. XI, ue9povtiop.évoç. 9povrî;, P. XI. 9oXÔ33tiv, R. 17. R. 22, ooxaxttov. R. 21, nt9tixaço. 93X0V, R ÔVO1, P. III, 1, mydxoaiv. P. 111, 3. R X0710, P. "XV, système de la nature, dans le Timée de Platon. 9Ôst?, P. XIV, oia3tpt9«iv TîJV 9pôstv ouo TOô XOTO 9Ô3tv. R. 16, 32. E x1x0?, L. III, corr. pour Giovqrixo;. 9u>vn, L. XII, 3. XIII, 2, oàp uiicxwypivoî. R. 22, 31,32, voix. çiovtjti?, L. XIII, 1, Tô 9<i)vïjsv, voyelle. R. 21, au plur. GaivTjTtxo?, L. III, 7j 9iuv7)Ttx7) ytxtsùiv, leç. fautive, qui doit être remplacée par TJ 9U1XIXTJ.»û)î, R. 17. E. 13, 9ô>? jôp ûcctp Tûiv VOTJpaTuiv ô TOIOOTOî XOYO; (R), fj xoxxixo- YÎol'E).
450 X. Xatpeiv, XXXII, 6, yaipeiv tivi, en parlant du style. XXXVI, 4, yaipérai èxaatoî oit TJotrai. PI. Plut. Xaiptoveia, XVI, 3. XaXâv, XXXVIII, 1, Tù iuept«ivdp.eva ya- Xatat, an s. fig. PI. Plut. yaxsitdç, X, 3, ta yaxeitûxata TûV icapaxoxoufto'jvreiv, les circonstances les plus saillantes et les plus fâcheuses. PI. Plut yoxtvdt, II, 2, s. fig. PI. Plut de Alex. fort. I, c. 3, 802 D.. yapâ, VII, 2. PI. Plut yapaxttjp, XXII, 1, yap. itâftouç. àtoftéata- TOC, en parlant de l'hyperbate. PI. s. pr. Plut. s. fig. Dion. Hal. vûptc, I, 2, eîî XTJV lijv X<ipiv. XXXIV, 2, dperal xai yâpitst Auaiaxai. I, 4, ro npoî :poç yâpiv, syn. de yanic.dp.evov, v. M. Baehr. îh; Plut Aie. 4, p IX, 10, yâpu ' empl. comme prép. TOO p.afteîv y. yâptat, XLIII, 2, yâptai SijIXîiuv, leç. inc. a laquelle Toup a substitué yùrpat 3oX- 8ûv. cit. de Théopompe. yaùvoc, [III, 4.] VII, 1. PI. Plut M. 39 C. yeîv, X, 2, véerat, cit. desappho. XII, 3, xsyurat sic u.éyt8oç,s. fig.en parlantd'un écrivain. XXIII, 3, yufteis sir, ta TCXTJftuvTtxà o aptftu.de. XXXIV, 2, puftoxa- Ytjaai xeyupivoç, en parlant d'hypéride. ysip^ppoc, XXXII, 1. PI. Plut ysipûv, IX, 14. X, 3, plur. XLIII, 1, orage. PI. Plut. yetpaiv, II, 1, ysipiu te ta çuenxà spya. TABLE DU TRAITÉ DU SUBLIME. 444 XXXIII, 3, yelpovoç. XLI, 2, ysipurov. PI. Plut. veùpa, XIII, 3, s. fig. abondance du style. Plut s. pr. yopeûsiv, VIII, 3, manquer, être dépourvu. Plut, quelquefois. yxiopdc, X, 2, yxoipotcpa, cit de Sappho. yotpiaiov, IX, 14, yotpiaia xxatovra, cit de Zoïle. PI. Plut. Xopwijpa, XLIII, 4, yopqyrjp>ata Ttpoctpu- <r-f)v, Plut. Oth. c. 9. yopdï, XLI, 2. PI. Plut. ypcuftai, XXXII, 8. XXXVI, 1. PI. Plut. ypsia, XXXII, 1. XXXVI, 1. PI. Plut ypsiûonc, XXX, 2. XXXV, 3, utile. Plut. qqf. ypîjvat, VII, 1. IX, 1. XII, 3. XXXII, 2, 3. XXXVI, 1. XXXVIII, 1. PI. Plut. Xpnciuoc, I, 2. XXXV, 4. PI. Plut. yorjîtc, H, 2. XVI, 2. XXIX, 2. XXXII, 7. PI. Plut. Xpncpttiosîv, XIII, 2. PI. Plut. Xpnaropâftsia, XLIV, 1, désir de s'instruire. yprjotopaftsîv, II, 3. ypda, X, 3. PI. Plut. ypovicsiv, XLIV, 7. PI. ypdvoç,xlv, 3. XXV, temps,durée. XXIII, 1, ai TûV irrioseiuv, ypdviuv, npoeàmaiv, àpiftuûv, jsvûv svaxxa sic, temps de verbe. XXXIX, 4, xatap.etpoup.svoc, îâxroxoc, Tsrpaar ypdvotc, mesure longue de quatre temps. XL, 4, è spsiopata TûV ypdvtov. ypooc, X, 2. ypû iitoosîpdpaxsv, cit. de Sappho. ypuatov, XLIII, 3, Tù ypocia. PI. Plut. TABLE DES FRAGMENTS DE LONGIN. X. XaXsTtdç, R. 2, eamp. yaxxsûç, L. XII, 5. yâptc, P. VII, yâptc, xai C^oc, grâce et dignité dans le style. P. XI, yâptç, tûv dvopâtiuv, termes agréables. R. 21, ftfjparpa vapéraiv, filets où nous prennent les grâces du langage. R.23, oùxèvyâpitt, syn. de ànoéc, àyxeuxéc, ârspuée. B. 20, UCTô TIVOC, yâpitoç, xai ijîovrjc. R. 24, yâptv rijv OTJV. E. 12, yâpiv orjv. R. 30. E. 13, yâpiv, prép. yappovrj, R. 33. ystpûv, P. XIX, au plur. R. 3, au ting. hiver. ysîp, L. XII, 10, sv yspaiv èysiv. R. 3. yetpoooftat, E. 18, AOYOC ysipûadpevoc. TOù; fteardç. ystpwv, R. 11. E. 8, 18, ytïpov. ysxioàjv, L. III, ôpvic, iiavdicata, Procné de Panope, ville de Phocide. yoxrj, L. V. ydxoç, L. V. yopoai, L. XII, yopjûv xtvijpatx. yopsta, R. 29. yopsûsiv, R. 29. yoptapp'ixdç, L. X. yoùç, L. XII, 6. XpâîftaqP. I, 6.L. XIV, I.R. 17. ypsia, R. 18, 24, 32, ev ypsia xaftsarqxû;. ypqorpoc, R. H. yprjaiï, P. XI. Xprjoréov, R. 11, 13. yppia, E. 17. yodvoç, P. I, l.r. 3, temps,durée. L. XII, 14, povdypovoc, îiypovoç, TSTpâypovoc, valeur d'une brève ; la longue vaut deux brèves, le dactyle vaut quatre brèves R. 24, al pstaxxâîsiç, ai wspi TOùC ypd- VO'JÇ. ypoaiov, R. 4. Xpuatitrcoc, P. III, l, philosophe stoïcien. 5G
451 444 TABLE DU TRAITÉ DE SUBLIME. Xpmpa, XVII, 3. PI. Plut. Xuai;, XII, 4, 3, abondance, s. fig. appl. à l'éloquence de Cicéron. yorpa, XL111, 2, yôxpai (ioxfi&y,, leç. conj. pour yaprai fiijixûnv, cit. de Théopompe. X<opa, XXXIX, 4. PI. Plut, yiopeiv, [IX, 9), concevoir. XLIV, 12, èrtî rà 3uvty_â yiopeïv. '*'" * >wt ' yojptç, XI, 4. PI. Plut. W. VtYetv, XXXVI, 1. PI. Plut. <LïjYP-a, X, 7, raclure. PI. Plut. qvrppices&ok, XV, 10. PI. Plut. itjiptspa, XXXIX, 4. PI. Plut. Afppoc, XXXUI, 4. PI. Plut. AiXoç, IX, 2, <{um) tvvoia, selon M. A.-J.-H. Vincent (Rev. de Philol. Il, 39), pensée non exprimée. XXXVIII,2,ijitXri venait, pensée simple, sans ornement. PI. Plut. uviveaftai, X, 3, au s. pr. XII, 3. XXVII, 1. ans. fig. en parlant de style. d)uyn, passim, ou ring, et au pîur. àvavwoc, XLIV, 3, 8. Plut. qqf. d>jyoôc, III, 3. V, TO 4/ J Ï.P& v, s - a S- *' - lapcùc t <uypo;, cit. de Sappho. 4)uxpôxT]{, III, 4, s. fig. PI. s. pr. Plut. s. pr. et s. raor. 'Qioipiov, XLI, 2. lâoî, XXVI, 2, lioé non xoi. XXXI, 2. o>oé ttcoç VftU 'Qxeavof, IX, 13. XXXV, 4. Plut, «ivsujôai, XLIV, 9, ùmîa&ai XTJç 4)UYî)ç, Plut. M. 437 E. OK, 1, 4, û>t ta itoxxâ. IX, 8, éiç àxt)8û»c- XXXUI, 2. XXXVI, 4, ut èit't tô itoxù. X, 7, àt eênoi vit. VIII, I. IX, 5, it àv eîrtot rit. XXXVIII, 5, oie où oiaxenti» Xé- Y<uv. XV, 3. XXXIV, 2, û>î oùx oîo' eî. XXXII, 8, ù; oùo' aùtoç aùxov. XXXV, 2, oit upos iff.d.t. XXVIII, l et aill ô>ç... oùruiç. VII, 4, û)t. quasi. ôtçavsî, XLI, 3. Plut wtitîp, 11,2, ûicttsp... OÙTOJ;. XVH, 2. XXI, 2. XLI, l. XL1II, 3, etc. VIII, 1, quasi. <n;itspel, XXXIV, 4. Plut. (ùyéxeia, XXXVI, 1. XLIV, 11. PI. Plut. TABLE DES FRAGMENTS DE LONGIN. ywpa, R. 26, place. vujpeïv, P. 111, 2, vwpetv ri{ xov ÙYûiva. yuipiov, R. 2, ausing. et au plur. V. VrjYpa, P. III, 2, molécule, atome. 4>TJçiau.a, E. 3. <Lf)? oç,r. 12,31. E. 2. Aipùôiov, R. 24. T-jX«ï u >ïtî'' 5 P- XI, 15 R. 2, 26. i/jyr), P. lt. 2, Q. '2IOT), R. 33. ài-q, L. V. ùivoî, L. V. râpa, P. XIX, tûpai, saisons. R. 3, au ring. saison. P. VU. XVI, &pa ôvou,à-ru>v. ipafcea&eu, P. XI. ' 'QprrJvint, P. 1,3, philosophe platonicien. o>;, R. 17, 27, ait tvi iiàxiora. E. 20, ioç ui- Xia.a. ù) txttu. P. I, 1. FIN DK LA TAllLK.
452 ADDITIONS ET CORRECTIONS. Page 40 ligue dernière, lisez : des Heidelberger Jahrbucher Il vaut mieux, ici et ailleurs, lire Postumius M. Spengel, dans la Préface du premier volume des Bhetores grceei, publié en avril 1853, rappelle l'observation de M. Rœper au sujet d'ammonius, et approuve M. Buchenau d'avoir rapproché le Traité du Sublime du Dialogue de Tacite sur les orateurs, pour en déduire l'époque de l'auteur de ce traité, qui était un Grec versé dans la littérature latine. De plus, H. Spengel n'attribne pas au témoignagede Jean de Sicile la même valeur que MU. Bake et Egger, et fait remarquer que ce rhéteur est postérieur au ms. de Paris, n 2036, dont le copiste hésitait entre Deny s et Longin. Cependant il estime que les rapports, soit d'idées soit de termes, qui se trouvent entre le Traité du Sublime et la Rhétorique de Longin, expliquent jusqu'à un certain point l'opinion de Ruhnken et d'autres savants snr l'identité des deux auteurs; il propose même de supprimer, dans la section VIII, 1, du Traité iript ûijicu;, la phrase relative à la distinction des figures de mots et de pensées, parce que Longin n'admet que des figures de mots: 4Wà Si... Xsçew; auctoris verba esse nonvidentur, qui sola XéÇeoi; ov,r,u.ata agnoscit. (v. les Recherches, p ) 96 12, lisez: au nombre de dix-sept cents environ , sur son mérite poétique Aux éditions du Traité du Sublime qui ont paru dans notre siècle, nous devons ajouter celle que M. Léonard Spengel a insérée dans le tome I" des Bhetores grceei, Lipsiœ, MDCCCLIII, volume qui fait partie de la Bibliotheca scriptorum greecorum et romanorum Teubneriana. M. Spengel a revu avec soin le texte du Traité du Sublime, qu'il intitule AIGVUOïOU r, At/jvivcu irtpi ûijicu;. Il donne les variantes du ms. de Paris, n 2036, d'après une collation faite à Florence par Petr. Victorius (Vettori), et partout où le texte lui parait douteux, il a rétabli la leçon de cet excellent manuscrit. Il indique dans sa Préface, pages xv-xx, les meilleures leçons des antres manuscrits et des deux éditions prinreps ; il cite les conjectures les plus sûres des principaux: critiques qui se sout occupés du texte du w. S. ; il en propose lui-même de nouvelles et signale quelques passages qui lui paraissent réclamer un examen ultérieur. Nous avons profité de cette excellente édition dès que nous l'avons eue entre les mains, c'est-àdire depuis la page 100 de notre volume, et indiqué, soit à la page 251, soit dans cet erriila, les corrections et les conjectures qui n'ont pas trouvé place dans notre travail.
453 144 ADDITIONS ET CORRECTIONS. Page 144 ligne 2. H. Spengel lit Tcpûrov TE. 10. Le même corrige ôzep ol; âv p.v) Ttapfi. 12. Le même lit Tô Si xupiiitatov ôti. 21, lisez : zaparpâ-frasa , omisèzl avant aup&tuv , lisez : par une sorte d'ivresse , transportez 5 après orno-iv, à la ligne 11. «17, omis p.vtîp.a; après xoirapitriva; , omis à-ja8ôv après TctpttppovEÎv , lisez : le ms. de Paris reprend à la ligne 15, èv Si tpàet xai oxtciov , omis TOû TO'ZOU avant zapaxtzetv. > 27, lisez : zapaxo'yto-p.o'v , omis 4 avant TroXXoixt;, , lisez : xoptoxo-ria , M. Spengel lit otjoixov TOùTO Soxtï , omis xai SnatôSevi roi; avouait après xotvot;. «9, omis 3 avant Meri fi TOI , M. Spengel lit axxo, «âveuo;,. cpniiiv, èxoittais , lisez : BoXBûv. De même page 243, ligne dernière , omis va devant ou-rypapuata. 21, lisez : èirtutxt.ôévtt; ; , lisez : iira-rvsxîav. «3, avant la fin, omis iiri devant irxtïorov , avant la fin, lisez , lisez : pépia , omis Ta; avant izopioç "" col. ligne 20, lisez : XLIV au lieu de XIV " col. lignes 29 et 56, lisez : Seo-zoTY.ç. 405 l rc col. ligne 23, lisez : xxîpoç, de même page If» col. ligne 34, lisez : î?,t,u.«.
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