LES ÉCOSYSTÈMES ET LE BIEN-ÊTRE HUMAIN : LA CONDUITE ET L UTILISATION DES ÉVALUATIONS INTÉGRÉES

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1 LES ÉCOSYSTÈMES ET LE BIEN-ÊTRE HUMAIN : LA CONDUITE ET L UTILISATION DES ÉVALUATIONS INTÉGRÉES MANUEL DE FORMATION

2 TABLE DES MATIÈRES Remerciements Comment utiliser ce manuel de formation Introduction Sous-module 1: Histoire, contexte et définitions de l évaluation des écosystèmes...8 Sous-module 2: Importance de l évaluation des écosystèmes pour l'allégement de la pauvreté et le bien-être humain Sous-module 3: Cadre Conceptuel de l évaluation des écosystèmes pour le Millénaire.35 Sous-module 4: Introduction aux démarches pour l évaluation des conditions et tendances, scénarios et réponses Sous-module 5 : Notes sur la conception d un stage de formation...82 REMERCIEMENTS

3 Les matériaux de formation présentés dans ce manuel sont fondés sur les travaux faits dans le cadre de l'évaluation des Écosystèmes en Afrique Australe pour le Millénaire (SAfMA) et l Évaluation des Écosystèmes pour le Millénaire (EM). Le soutien financier pour élaborer et examiner ces matériaux a été apporté par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (UNEP) et l'institut des Études Avancées (IAS) de l'université des Nations Unies (UNU).

4 COMMENT UTILISER CE MANUEL DE FORMATION Ce manuel fait partie d'un ensemble de matériaux de formation que comprend (en plus du manuel) un DVD, des rapports de la SAfMA et de l EM et d'autres matériaux de lecture. Le manuel devrait être utilisé conjointement avec d'autres composants de cet ensemble puisqu ils se complètent. Les références complètes pour les différents rapports et les matériaux de lecture sont indiqués dans la section des références qui se trouve à la fin de chaque sous-module. Ces matériaux de formation ont été examinés lors d un stage pour Former le Formateur qui a eu lieu à l'université de Rhodes en Afrique du sud en septembre de l an Le stage a été suivi par des gens provenant du Kenya, du Mali, de la Mauritanie, du Mozambique, du Rwanda, de la Tanzanie et de l Ouganda. Le DVD contient le stage entier tel que présenté à l'université de Rhodes, y compris les exposés oraux et présentations de Powerpoint pour chaque sous-module. Certaines sections du manuel pourraient sembler plutôt insuffisantes, mais en les lisant conjointement avec les autres composants de l ensemble, on parviendra à un traitement en profondeur des matériaux.

5 INTRODUCTION Tous les humains, partout dans le monde, dépendent complètement des écosystèmes, de la terre et des services par eux fournis, notamment la nourriture, l'eau, la régulation du climat, la plénitude spirituel et le plaisir esthétique. L humanité influe sur et est influencée par les écosystèmes par des voies multiples et complexes qui interagissent les unes avec les autres. Le bien-être et l allègement de la pauvreté dépendent de l'amélioration de la gestion des écosystèmes terrestres en vue d assurer leur conservation et leur exploitation durable. Au fur et à mesure que s accroîtrent la demande des services d origine écosystémique comme la nourriture et l'eau potable, les activités humaines diminuent la capacité de nombreux écosystèmes de répondre à ces demandes. De solides interventions politiques et de gestion pourraient renverser la dégradation des écosystèmes et augmenter la contribution des écosystèmes au bienêtre humain. Il faudrait que de telles politiques et interventions soient étayées par des évaluations intégrées des écosystèmes, qui impliquent l'identification, l'évaluation et la mise en place des mesures pratiques susceptibles d améliorer le bien-être sans miner les écosystèmes. Les mesures prises devraient tenir compte de l'accessibilité et la durabilité des ressources et des systèmes naturels et de leurs produits à l intérêt des communautés humaines et de l'entretien de ces systèmes en soi. Ils devraient également examiner comment la capacité des écosystèmes est compromise ou améliorée, et les mécanismes qui pourraient être mise en place pour améliorer l'accès et la livraison des services en vue du bien-être humain. Ces mesures doivent également examiner toutes les ressources de façon simultanée et intégrée, en évaluant les compromis du passé et de l avenir et les répercussions de ceux-ci. Étant donné la complexe corrélation entre les écosystèmes et le bien-être humain, une condition préalable pour l'analyse et l'action est qu il y ait un consensus sur un cadre conceptuel de base. Un tel cadre, bien conçu pour l'évaluation ou l'action, permettrait une structure logique pour l évaluation du système. Il assurerait que tous les composants du système et les relations entre ces composants seraient accordées un poids adéquat, et que l accent soit mis sur les suppositions et les lacunes dans le champ de compréhension (EM, 2003). Sans une telle approche compréhensive, une évaluation ne pourrait pas réaliser les objectifs de comprendre les complexes et multiples forces motrices sociales et naturelles qui influent sur les écosystèmes et sur la capacité de la société de répondre de façon positive pour assurer l entretien des services d origine écosystémique qui sont essentiels au bien-être humain. L Évaluation des Écosystèmes pour le Millénaire (EM) est un des mesures mis en place en vue de fournir aux décideurs de l'information scientifique sur les répercussions des changements aux écosystèmes sur le bien-être humain. L EM est une évaluation entreprise sur l échelle mondiale entre 2001 et 2005 pour évaluer les répercussions des changements aux écosystèmes pour le bien-être humain. L objectif primordial de l EM était de fournir l information scientifique qui stimulerait et orienterait les décisions et les actions en matière de politiques visées à la conservation des écosystèmes, l amélioration du bien-être humain et la réduction de la pauvreté. L EM cherchait également à édifier la capacité d'entreprendre et d utiliser l'information obtenue des évaluations intégrées des écosystèmes. L EM a conçu un cadre (le Cadre Conceptuel de l EM) pour aider les analystes et les décideurs à faire

6 face aux défis d intégrer les questions concernant les écosystèmes et leurs services en matière de planification et de gestion. L'Évaluation des Ecosystèmes en Afrique Australe pour le Millénaire (SAfMA) était l'une des principales évaluations sous-globales du processus de l EM. La SAfMA consistait en une série intégrée d évaluations aux niveaux régional, du bassin et local en Afrique austral. L EM était uniquement bien-placée pour contribuer à l édification de la capacité d entreprendre les évaluations intégrées des écosystèmes, se reposant en particulier sur l expérience et l expertise de la SAMA. L EM a également bénéficié d'une vaste base d'expériences dérivées de plus de trente évaluations sous-globales provenant de diverses localités autour du monde. Cet ensemble représentait une riche source de méthodes, instruments et démarches pertinents aux évaluations. Ce manuel, qui aborde "Les écosystèmes et le bien-être humain: La réalisation et l utilisation des évaluations intégrées", est fondé sur le Cadre Conceptuel de l EM, se réfère de façon extensive aux expériences tirées de la SAfMA. Le Cadre Conceptuel de l EM établit une relation étroite entre les services d origine écosystémique, le bienêtre humain et la réduction de la pauvreté. Les matériaux utilisés dans ce module sont conçus pour l'usage dans des stages de formation visés à renforcer la capacité d entreprendre et utiliser les évaluations intégrées des écosystèmes dans les pays africains. On fait donc une référence explicite aux apprenants en diverses sections du module. Le module contribue ainsi au projet du programme des Nations Unies pour l Environnement (UNEP) qui vise à renforcer la politique environnementale et la capacité de gestion aux niveaux national et local en vue de contribuer à l'allégement de la pauvreté et le développement durable en Afrique Le module sert d introduction aux concepts et aux démarches pour l évaluation en examinant les liens et les feedbacks entre le bien-être humain et les services fournis par les écosystèmes. Le module se sert du Cadre Conceptuel de l'évaluation des écosystèmes pour le Millénaire (l EM) pour déterminer l importance des écosystèmes pour l'allégement de pauvreté et le bien-être humain. Le module est divisé en 5 sous-modules à savoir: Sous-module 1 : Histoire, contexte et définitions des évaluations d'écosystème Sous-module 2 : Importance de l évaluation des écosystèmes pour l'allégement de la pauvreté et le bien-être humain Sous-module 3 : Cadre Conceptuel de l'évaluation des Écosystèmes pour le Millénaire Sous-module 4 : Introduction aux démarches pour l évaluation des conditions, tendances, scénarios et réponses Sous-module 5 : Notes sur la conception d un stage de formation Dans le module, on met l accent sur les thèmes suivants: les caractéristique uniques du cadre conceptuel de l EM et comment il diffère d'autres cadres utilisés pour évaluer des écosystèmes;

7 l importance des évaluations des écosystèmes pour l'allégement de la pauvreté et le bien-être humain; les démarches pour évaluer les conditions et les tendances en matière des services fournis par les écosystèmes, du bien-être humain et de la réduction de la pauvreté; la conception et la communication des scénarios des changements plausibles aux forces motrices des écosystèmes et leurs services et le bien-être humain; l'évaluation des réponses en vue d identifier les actions notamment les politiques, les changements technologiques, les instruments économiques, ou bien les changements en terme de comportement qui pourraient être effectués en vue d améliorer le bien-être humain et conserver les écosystèmes, et l organisation des stages de formation sur la conduite des évaluations intégrées sur les écosystèmes et le bien-être humain. Les matériaux présentés dans le module ne sont pas exhaustifs, mais ils sont censés fournir une structure autour de laquelle on peut concevoir des stages de formation individuels. Le module devrait être complété avec des exemples sur terrain, des informations obtenues des divers rapports sur l Évaluation des Écosystèmes pour le Millénaire et d'autres sources. Les références et les indications pour les lectures supplémentaires sont indiquées à la fin de chaque sous-module.

8 SOUS-MODULE 1 HISTOIRE, CONTEXTE ET DÉFINITIONS DE L ÉVALUATION DES ÉCOSYSTÈMES Christo Fabricius, Université de Rhodes, Grahamstown, Afrique du sud INTRODUCTION Objectif du Sous-Module L objectif de ce sous-module est donner aux apprenants une introduction aux réalités sur terrain en matière d évaluation multidimensionnelle. Résultats Spécifiques À la fin de ce sous-module, les apprenants devraient être capables de: 1. Définir les concepts importants en matière d écosystèmes; 2. Faire preuve d une connaissance des approches clés à l évaluation des écosystèmes; 3. Faire preuve d une compréhension des progrès scientifiques dans la conceptualisation de l évaluation des systèmes complexes intégrés; 4. Faire preuve d une connaissance de l importance de la culture et de la vision du monde dans la définition de la compréhension de l écologie; Contenu du sous-module Le sous-module abordera les thèmes suivants: 1. Le besoin d évaluations intégrées; 2. Les questions abordées au cours des évaluations intégrées; 3. Les genres d évaluations; 4. Les caractéristiques des évaluations intégrées; 5. Les liens entre les écosystèmes et le bien-être humain; 6. Quelques définitions et concepts; 1. Pourquoi a-t-on besoin d évaluations intégrées des écosystèmes? Utilisation des évaluations intégrées des écosystèmes Les évaluations intégrées des écosystèmes servent à: identifier les priorités pour l action; servir de point de référence pour des évaluations futures; fournir un cadre et des instruments pour l évaluation, la planification, et la gestion; permettre la prévoyance en ce qui concerne les conséquences des décisions qui affectent les écosystèmes; identifier les options plausibles en vue de la réalisation des objectifs du développement humain et de la durabilité; renforcer les capacités individuelles et institutionnelles pour entreprendre des évaluations intégrées et prendre des actions en se basant sur les résultats; et orienter la recherche dans l avenir.

9 2. Les questions abordées au cours des évaluations intégrées Les questions qui suivent exemplifient le genre de problèmes que les évaluations intégrées des écosystèmes abordent: Quelles sont les conditions et tendances actuelles des écosystèmes, des services fournis par les écosystèmes et du bien-être humain? Quelles sont les changements futurs plausibles dans les écosystèmes et dans les services d origine écosystémique et leur impact sur le bien-être humain? Que pourrait-on faire pour améliorer le bien-être et conserver les écosystèmes? Quelles sont les points forts et les points faibles des options de réponse disponibles qui pourraient être considérées pour réaliser ou éviter des futures spécifiques? Quelles sont les incertitudes clés qui entravent l efficacité de la prise de décisions en matière d écosystèmes? Quels sont les instruments et les méthodologies développés et utilisés dans l Évaluation des Écosystèmes pour le Millénaire (EM) qui pourraient renforcer les capacités d évaluer les écosystèmes, les services pour eux fournis, leur impact sur le bien-être humain, les points forts et les points faibles des options de réponse disponibles en matière d action? Questions de gestion Les gestionnaires pourraient poser une série de questions différentes, notamment: Quels les composants des écosystèmes ayant une importance cruciale pour le bien-être humain? Quels sont les composants qui ont une importance décisive pour l intégrité des écosystèmes? Quels sont les processus essentiels? Comment fonctionnent ces processus? Quelles sont les entrées et les sorties clés? Où se trouvent les fuites majeures dans le système, leurs causes et comment les arrêter? Quelles sont les limites supérieures et inférieures au-delà desquelles les processus critiques cesseront de fonctionner ou fonctionneront autrement? Quels autres processus sont liés à ces limites et comment? 3. Exemples d autres types d évaluation On se sert d une multitude d autres techniques pour évaluer les relations entre les gens et les écosystèmes, par exemple: Les Évaluations de l Impact sur l Environnement (EIA): évaluation de l impact que les activités liées à des projets déterminés pourraient avoir sur l environnement et la société; Les Évaluations Stratégiques de l Environnement (SEA): à un niveau plus stratégique en vue d élaborer des politiques, des plans et des programmes en matière de la gestion des ressources naturelles au niveau national et quelquefois au niveau régional. Celles-ci intègrent souvent les objectifs de développement durable.

10 Rapports sur l État de l Environnement (SOE) Ces rapports sont traditionnellement utilisés pour mettre l accent sur l état de l environnement biophysique; Typiquement, ces rapports se servent du cadre SPIR, c est-à-dire état, pression, impact et réponse L état: conditions et tendances Pression: forces motrices de changement Impact: mais ce ne sont pas effectivement des scénarios Réponse: Quelles sont les actions déjà en place; quels en sont les effets; quelles sont les autres options plausibles? Trois caractéristiques fondamentales de bons rapports sur l état de l environnement : - ils analysent et présentent des informations relatives à l environnement en vue de la planification et la gestion; - ils montrent les changements dans les conditions environmentales au cours du temps et de l espace; - ils décrivent les liens entre les facteurs biophysiques et socioéconomiques dans le cadre du développement durable; Différences entre les EM et les rapports sur l état de l environnement Il existe des similarités, à savoir : le processus d évaluation met les résultats scientifiques à la disposition des décideurs; les forces motrices, les conditions, les tendances et les réponses sont des éléments critiques du cadre conceptuel de l EM, alors qu ils n apparaissent pas nécessairement dans les rapports sur l état de l environnement; L EM fournit un paradigme et des instruments bien différents: Les services d origine écosystémique: les bénéfices que les gens dérivent des écosystèmes; Le bien-être humain: les dimensions du bien-être, et comment celles-ci dépendent des écosystèmes; L usage des scénarios comme un moyen clé d évaluation; Une approche intégrée et multisectorielle qui combine les sciences naturelles et les sciences sociaux; Une conception et une approche multidimensionnelles; L évaluation vs la révision 4. Caractéristiques des évaluations intégrées Transparence Légitimité Le caractère saillant (ou utilisabilité), et Crédibilité Les évaluations des sorties (telles que les rapports) devraient être pertinentes aux politiques sans imposer des politiques spécifiques; Une évaluation pertinente aux politiques est un processus social visant assurer que les résultats obtenus de la science répondent aux besoins des décideurs.

11 Saisir la Signification de la montagne de l information Un des défis clés de l évaluation intégrée est celui de rassembler des sources variées de données formelles, informelles, qualitatives et quantitatives en vue de permettre la prise de décisions informées. Le Schéma 1 illustre la transformation des données par l ajout de valeur. Schéma 1.1 La Montagne de la Connaissance Manières d intégrer l information Collation Évaluation Résumé Synthèse Analyse Les évaluations intégrées sont mieux aptes à examiner les compromis impliqués dans les décisions concernant la gestion des ressources Des compromis existent souvent entre les interventions qui promeuvent le bien-être humain et celles qui visent la conservation des écosystèmes (Schéma 1.2). Les divers écosystèmes se disputent souvent pour la même ressource. Les évaluations intégrées permettent aux décideurs de baser ces compromis sur les meilleures informations disponibles, et de se rendre compte des coûts et bénéfices y impliqués.

12 Schéma 1.2 Les évaluations intégrées sont mieux aptes à examiner les compromis dans les décisions concernant la gestion des ressources Une évaluation intégrée examine la multitude de forces motrices qui provoquent les changements dans les écosystèmes Les évaluations intégrées reconnaissent qu il y a plusieurs forces motrices qui provoquent des changements. Comme le montre le schéma 1.3., ces forces motrices opèrent souvent en synergie et ont des effets à différents niveaux spatiaux. Schéma 1.3 Une évaluation intégrée examine la multitude de forces motrices qui provoquent des changements dans les écosystèmes

13 Le caractère multidimensionnel des évaluations intégrées. Les évaluations intégrées doivent être conçues de manière à permettre le rassemblement des informations à plusieurs dimensions spatiales. Au cours de l Évaluation des Écosystèmes pour le Millénaire en Afrique australe (SAfMA), par exemple, on a évalué les écosystèmes et le bien-être humain selon trois dimensions spatiales (régionale, bassin, et locale) comme le montre le schéma 1.4. Schéma 1.4 L évaluation multidimensionnelle des écosystèmes pour le millénaire en Afrique australe et sa conception nichée. L EM est une évaluation multidimensionnelle à plusieurs niveaux d intégration les processus et les usagers pertinents varient selon le niveau (Schéma 1.5) Quelques questions relatives aux échelles dont il faudrait tenir en considération en entreprenant une évaluation multidimensionnelle L échelle est spatio-temporelle - les grands processus sont souvent lents alors que les petits processus sont rapides. Certains variables dépendent de l échelle - le besoin de traduire les mesures à une échelle commune pour des fins comparatives; - on ne peut pas assumer que les résultats à une échelle soient automatiquement valides pour une autre échelle. Les processus écologiques et humains affichent des échelles caractéristiques

14 - l étendue et la durée moyennes pour lesquelles le processus a un impact; - intuitivement: l étendue et la profondeur d une trace écologique. Il importe de sélectionner une échelle appropriée pour une évaluation - la sélection pourrait être subjective mais ne devrait pas être arbitraire; Le Processus Global de l EM Usagers Régional Banques Sub-régional Gouvernement national Local Exemple: Région de l Afrique australe Communauté locale Schéma 1.5 L EM est une évaluation multidimensionnelle à plusieurs niveaux de niches - Un écosystème bien défini connaît des interactions et des feedbacks dans le système et des interactions plus faibles à travers les frontières. Bois de chauffage: synthèse inter dimensionnelle Quand il s agit de l abondance ou la pénurie du bois de chauffage, par exemple, montre des distributions géographiques pareilles sur les trois dimensions spatiales comme le montre le schéma 1.6. La disponibilité de l eau par ailleurs est distribuée de manière inégale à travers toutes les trois dimensions.

15 Schéma 1.6 Bois de chauffage: synthèse inter-dimensionnelle 1. Les services d origine écosystémique, les bénéfices que les populations en dérivent Régulation Culturels Approvisionnement Bénéfices dérivés des Les bénéfices immatériels Biens produits ou fournis processus de régulation provenant des par les écosystèmes des écosystèmes écosystèmes Nourriture Régulation du Spirituels Eau potable climat Récréatifs Bois de chauffage Régulation des Esthétiques Ressources maladies Sources génétiques Régulation des d inspiration inondations éducatifs De soutien Services nécessaires à la production d autres services d origine écosystémique formation du sol le cycle des nutriments production primaire

16 Source: Evaluation pour le millénaire 2003 Schéma 1.7 Une vue générique du concept du bien-être L objectif des interventions et des réponses de politique est de promouvoir les tendances qui nous éloignent du malêtre (par exemple, impuissance, privation matérielle, vulnérabilité) nous dirigent vers le bien-être (liberté, sécurité, biens matériels nécessaires à la jouissance d une bonne vie). (Figure 1.7) Les dimensions du bien-être et sa contrepartie, le mal-être se renforcent mutuellement que ce soit de façon positive ou négative. Un changement dans un aspect provoque inévitablement des changements dans les autres aspects. L EM tient compte des conséquences du changement des écosystèmes sur le bien-être humain et surtout les relations et les feedbacks entre le bien-être humain et l intégrité des écosystèmes (Schéma 1.8) Les écosystèmes sont liés au bien-être humain en raison des services d approvisionnement, de régulation, services culturels ou de soutien qu ils fournissent. Ils contribuent ainsi de façon indispensable au bien-être humain (Schéma 1.9). Les écosystèmes ont également des valeurs économiques directes au-delà de la seule production agricole. Ces valeurs sont dans la plupart des cas plus élevées que la valeur agricole.

17 Schéma 1.8 L Évaluation des Ecosystèmes pour le Millénaire tient compte des conséquences du changement des écosystèmes sur le bien-être humain. Schéma 1.9 Les liens entre le bien-être humain et les écosystèmes 2. Définitions et Concepts

18 Force motrices tout phénomène naturel ou humain qui provoque de manière directe ou indirecte des changements subis par les écosystèmes. Direct: influence les processus des écosystèmes d une manière sans équivoque et qui par conséquent peut être identifié et mesuré avec des niveaux variables d exactitude. Endogène: dont l ampleur peut être influencée par le décideur. La nature endogène ou exogène des forces motrices dépend de l échelle organisationelle. Exogène: qui ne peut pas être changé par le décideur. (Voir aussi force motrice endogène) Indirect: qui opère en modifiant le niveau et le taux de changement dans l une ou l autre force motrice directe. Écosystème Une complexe dynamique de communautés de plantes, animaux et leur environnement non-vivant qui interagit comme une unité fonctionnelle. Évaluation: un processus social par lequel les résultats scientifiques sur les forces motrices des changements des écosystèmes, leur conséquences pour le bien-être, la gestion et les options politiques sont rassemblées en vue de répondre aux besoins des décideurs. Santé: une mesure de la stabilité et la durabilité du fonctionnement et des services d origine écosystémique. Elle dépend de l activité des écosystèmes e du t maintien de leur organisation, leur autonomie, et leur capacité de récuperation au cours du temps. La santé des écosystèmes contribue au bienêtre humain en fournissant des services d origine écosystémique durables et en créant des conditions favorables à la santé humaine. Nous pouvons définir un écosystèmes comme étant (de) n importe quelle dimension pourvu que les organismes, l environnement physique, et les interactions puissent y exister [Il peut] être aussi petit qu une parcelle de terre qui soutient des plantes et des microbes; ou aussi grand que tout la biosphère de la terre. Cette définition souligne l importance du milieu et de le dessin d une hierarchie d échelle de la biosphère. De plus, elle facilite l étude des écosystèmes au niveau régional et mondial. Les écosystèmes sont des systèmes complexes, composés des différentes parties qui interagissent en parallèle. (Abel and Stepp 2003) Les écosystèmes ne sont pas en équilibre. Ils s adaptent, changent, s organisent et se réorganisent constamment en réponse à de différentes forces motrices. Quelques écosystèmes s adaptent et s organisent spontanement alors que les autres sont fragiles et manquent de capacité adaptive. La Capacité d adaptation La capacité d adaptation est la faculté qu un système a d absorber les pertubations et de se réorganiser en cours du changment, maintenant pour l essentiel la même fonction, la même structure, la même identité et les mêmes réponses. Comme on explique ci-dessous, l attention est concentrée plus sur les dynamiques du système quand il est dérangé. La notion de la vitesse de retour à l équilibre (Pimm 1991)

19 conduit à ce que l on a désignée comme la capacité d adaptation à l ingénierie (Holling 1996). Bien que celle-ci soit liée à la capacité d adaptation écologique, cette notion elle ne peut pas être considérée comme une mesure de la capacité d adaptation. Étant donné la possibilité d une multitude d état de équilibrité possibles quand on mesure jusqu à quel degré un système peut être changé, la durée de retour à l équilibre ne mesure pas toutes les moyens par lesquels un système pourrait perdre d une manière permanente ou temporaire ses fonctions essentielles. Il importe de garder à l esprit que les systèmes consistent en des dynamiques intégrées qui fonctionnent à différent niveaux d organisation disons, des sous-systèmes, des ménages aux villages aux nations, aux arbres, aux buissons et aux paysages. Résistance: La difficulté ou la facilité avec laquelle on change le système; le niveau de résistance au changement. Précarité: A quel dégré l état actuel du système est-il près d une limite? Panarchie: Les interactions interdimensionnelles qui affectent la capacité d adaptation des écosystèmes. Par exemple, des politiques extérieures oppressives, des envahisons, changements dans les marchés, et les changements climatiques au niveau global peuvent provoquer des changements au niveau local. (Walker et al. 2004). Adaptabilité: c est l abilité humaine de gérer la capicité de recupération. Services d origine écosystémique Les bénéfices que les gens dérivent des écosystèmes. Le concept des biens et des services d origine écosystémique est synonyme de services d origine écosystémique. Approvisionnement des services: les produits obtenus des écosystèmes sont par exemple les ressources génétiques, la nourriture, les fibres et l eau potable. Les services de régulation: les bénéfices que l on dérive de la régulation des processus des écosystèmes, y compris par exemple, la régulation du climat, de l eau et le contrôle de certaines maladies, Les services culturels: Les bénéfices immatériels que l on dérive des écosystèmes sont la croissance spirituelle, la réflexion, les activités récréatives et l expérience esthétique. Par exemple, les systèmes des connaissances, les relations sociales et les valeurs esthétiques. Les services de soutien: nécessaires à la production de tous les autres services d origine écosystémique. Exemple: - production de la biomasse, - formation et retention du sol, - recyclage des éléments nutritifs, - recyclage de l eau, - approvisionnement de l habitat.

20 Institutions Les règles qui régissent le façon dont les gens vivent, travaillent et interagissent au sein de la société. Les institutions formelles representent les règles écrites ou codifiées. Des exemples des institutions formelles seraient par exemple la constitution, les lois judiciaires, le marché organisé, les lois relative aux droits de propriété. Les institutions informelles sont gouvernées par les normes sociaux et comportementaux de la société, la famille ou la communauté. L usage de la terre L utilisation d une parcelle de terre par une personne pour un objectif spécifique (comme l agriculture irrigée ou la recréation). L usage est souvent mais pas nécessairement synonyme de la couverture terrestre. Paysage Une partie de la terre composée d une mosaïque d écosystèmes y compris les écosystèmes à prédominence humaine. Le terme paysage culturel se refere aux paysages qui soutinnet un nombre significatif de populations humaines. Capacité d adaptation La capacité d un système de tolérer l impact des différentes forces motrices sans souffrir des changements irreversibles que ce soit dans ses rendements ou sa structure. La capacité d un système socio-écologique de s en sortir en cas de changement et de surprise. Reponses Les activités humaines y compris les politiques, les stratégies, et les interventions en vue d addresser des besoins, des opportunités, des problèmes spécifiques. Elles peuvent être legales, techniques, économiques, et comportementales. Elles peuvent opérer aux niveaux local ou micro, regional, national ou international et à de différents moments. Échelle Les dimensions physiques, qu elles soient spatiales ou temporelles, des phenomènes et observations. Scenario Une description plausible mais souvent simple de la manière dont l avenir pourrait se présenter il se base sur une série de présuppositions concernant les forces motrices clés (par exemple le rythme du changement technologique, les prix) et leurs relations mutuelles. Il peut être dérivé des projections mais est souvent basé sur des informations supplémentaires provenant d autres sources; Quelquefois se base sur des scénarios narratifs. Bien-être Un état qui dépende de la situation et du contexte et qui comprend les biens matériels de base dont on a besoin pour jouir d une bonne vie, la liberté et le choix, la santé, de bonnes relations sociales, et la sécurité. Les éléments du bien être: les aspects expérientielles du bien-être comme la santé, la joie, et la liberté d être et d agir, et d une manière générale, les libertés fondamentales.

21 SOUS-MODULE 2 L IMPORTANCE DE L ÉVALUATION DES ÉCOSYSTÈMES POUR L ALLÈGEMENT DE LA PAUVRETÉ ET LE BIEN-ÊTRE HUMAIN L Expérience de l Évaluation des Écosystèmes pour le Millénaire en Afrique australe (SAfMA) Constancia Musvoto L Institut des Études Environnementales, Université du Zimbabwe INTRODUCTION Objectif du sous-module L objectif de ce sous-module est d examiner l importance de l évaluation des écosystèmes pour l allègement de la pauvreté et le bien-être humain. Le sous-module se penche sur les liens entre la pauvreté et les services d origine écosystémique, la relation entre les derniers et le bien-être humain, la dégradation des écosystèmes, la perte de la biodiversité et son impact sur les limites humaines. Les coûts, les bénéfices et les compromis associés avec les changements des écosystèmes seront aussi considérés. Le sous-module met l accent sur le role des évaluations des écosystèmes dans l allègement de la pauvreté. Résultats Spéciaux A la fin du sous-module, les apprenants devraient être capables de: 1. articuler les liens entre la pauvreté et les services d origine écosystémique 2. identifier l impact des services des écosystèmes sur le bien-être humain et élucider les liens entre les services d origine écosystémique et le bien-être humain. 3. discuter la dégradation, la perte de la biodiversité, l impact sur le bien-être humain. 4. reconnaître et discuter les feedbacks entre le bien-être humain et les services d origine écosystémique. 5. identifier les coûts et les bénéfices associés avec les changements des écosystèmes. 6. comprendre les compromis en matière de temps et d espace qui résultent dans la modification des systèmes pour l approvisionnement des services. 7. reconnaître le rôle des écosystèmes dans l allègement de la pauvreté. Contenu du Sous-Module Le sous-module abordera les thèmes suivants: 1. Liens entre le bien-être humain et les services d origine écosystémique. Les composants du bien-être et leur relation avec les services d origine écosystémique.

22 2. Dégradation, perte de la biodiversité. Impacts de la dégradation sur le bienêtre humain et sur les écosystèmes, y compris quelques exemples spécifiques, le rôle de biodiversité, les substituts pour les services d origine écosystémique. 3. Liens entre la pauvreté et les services d origine écosystémique. Moyens de subsistance et utilisation et dépendance des ressources naturelles. 4. Coûts, bénéfices et compromis. Quels sont les avantages et les désavantages qui résultent du changement subi par les écosystèmes? Les compromis en matière de temps et d espace, les compromis négatifs et les synergies positives. Le conflit et les compromis médiateurs. 5. Feedbacks entre le bien-être humain et les services d origine écosystémique. Interconnexions entre et au sein des écosystèmes et le lien humain. Feedbacks positifs et négatifs; Feedbacks et la gestion des écosystèmes. 6. Le role des évaluations des écosystèmes dans l allègement de la pauvreté. L importance de la gestion intégrée. Liens entre le bien-être humain et les services d origine écosystémique Les écosystèmes sont essentiels pour le bien-être humain en raison de leurs services d approvisionnement, de régulation, leurs services culturels et de soutien, qui les rendent indispensables au bien-être humain partout dans le monde. Les composants et les aspects du bien-être qui sont liés aux écosystèmes sont, notamment: 1. La capacité de se nourrir de manière adéquate; 2. La capacité de ne pas souffrir des maladies évitables; 3. La capacité de vivre dans un logement sain localisé dans un environnement propre; 4. La capacité d accéder à l eau adéquate et potable; 5. La capacité de respirer de l air propre; 6. La capacité de se chauffer et de faire la cuisine; 7. La capacité d utiliser la médecine traditionnelle; 8. La capacité d utiliser les éléments naturels provenant des écosystèmes pour des buts traditionnels, culturels et spirituels; 9. La capacité de faire face aux phénomènes naturels extrêmes comme les inondations, les orages tropicaux et les glissements du terrain; 10. La capacité de prendre des décisions de gestion durables qui respectent des ressources naturelles et favorisent la génération des revenues. (Duralappah, 2002) Les liens entre les écosystèmes et le bien-être ou entre la pauvreté et l environnement sont déterminés en examinant les relations entre le bien-être et les trois services que les écosystèmes fournissent, à savoir les services de régulation, d approvisionnement, et les services culturels. Par exemple: La capacité de se nourrir de manière adéquate: l approvisionnement des sources naturelles et sauvages de la nourriture est essentiel pour amélioration des régimes. Il sert de secours en temps de famine, des mauvaises récoltes ou des attaques par les insectes nuisibles. La capacité de ne pas souffrir des maladies évitables: beaucoup de maladies sont liées aux conditions écologiques, comme la malaria causée par les activités humaines comme les projets d irrigation, les eaux stagnantes et les

23 zones de mauvais drainage. Les conséquences de ces maladies sont beaucoup plus graves chez les pauvres que chez les affluents. La capacité de respirer de l air propre: avec le dégagement des produits toxiques vers l atmosphère et la conversion démesurée de l écosystème naturel en des systèmes dominés par les humains, les pauvres ont été surexposées à la pollution de l air. Pour assurer qu on respire de l air propre, il y a un besoin d améliorer la ventilation des maisons et se mettre à utiliser des combustibles propres. La capacité de se chauffer et de faire la cuisine: Les pauvres se servent du bois de chauffage parce qu il est moins cher et a été disponible gratuitement. La pénurie croissante du bois de chauffage a un impact plus prononcé sur les femmes et les enfants, qui doivent parcourir de longues distances pour chercher du bois de chauffage. (Veuillez voir le schéma 1.9 pour plus d information sur les liens entre le bien-être humain et les écosystèmes) L immédiacité du lien entre les services d origine écosystémique et le bien-être humain est beaucoup plus évident aux gens qui vivent tout près de la nature, notamment les fermiers et les habitants des milieux ruraux. Il est souvent négligé par les habitants des centres urbains qui n ont pas de contact direct avec les sources des produits alimentaires qu ils consomment ou l eau qu ils boivent. Cet apparent manque de contact crée de grands risques de l élaboration des politiques et de la mise en place des actions inadéquates. Ceci parce que les populations modernes en milieu urbain l emportent sur leurs contreparties en milieu rural en termes de pouvoir politique, économique et d habitudes de consommation. Chaque fois que les gens sont séparés par la distance, le temps ou la classe sociale des conséquences de leurs activités, il y a une tendance de refouler ses conséquences comme étant marginales ou la responsabilité des autres. Quels sont les effets de développer des substituts pour les écosystèmes? Bien que la demande totale des services des écosystèmes par les humains continue à croître, la demande pour des services particuliers dans certaines régions se diminue au fur et à mesure que l on développe des substituts. Par exemple, le pétrole, l électricité et d autres sources d énergie substituent de plus en plus le bois de chauffage (qui est toujours la principale source d énergie pour le chauffage et la cuisine pour quelques 2, 6 millions de gens ). Même si l usage des substituts peut réduire la pression sur des services des écosystèmes spécifiques, il n a pas toujours des bénéfices sur l environnement en général. Par exemple, la substitution du bois de chauffage par les combustibles fossiles peut réduire la pression sur les forêts et la pollution de l air de l intérieur, mais il peut bien accroître l émission totale des gaz contribuant à l effet de serre. La provision des substituts coûte souvent plus chers que celle des services d origine écosystémique originaux. Le développement du commerce a souvent aidé à répondre à la demande croissante des services des écosystèmes comme les céréales, le poisson et le bois de construction dans les régions où ils sont rares. Bien que ce phénomène diminue la pression sur les écosystèmes dans les régions importatrices, il augmente la même pression dans les régions exportatrices.

24 Dégradation, perte de la biodiversité, et leurs conséquences Dégradation Bien que la majorité des activités humaines sur les écosystèmes soient considérées comme bénéfiques au bien-être humain, il devient de plus en plus évident que les services d origine écosystémique sont en train de se dégrader. La dégradation des écosystèmes constitue un danger significatif pour le bien-être humain. Les effets défavorables des changements subis par les écosystèmes ne sont pas équitablement distribués parmi les populations humaines. Les plus vulnérables entre eux sont les pauvres, les indigents, ceux qui ne disposent pas des ressources adéquates et les communautés autrement désavantagées. Pour certains gens, surtout ceux qui sont protégés par le fait qu ils jouissent d une certaine affluence, le problème n est guère visible ou au moins ne fait pas partie des priorités. La plupart des gens dans les pays en voie de développement, surtout ceux qui habitent les zones rurales dépendent des ressources naturelles pour leur survie. Ces gens comptent souvent de manière démesurée sur l intégrité et le fonctionnement des écosystèmes locaux et n ont pas généralement les moyens d importer les services d origine écosystémique. La dégradation des écosystèmes est en train d amoindrir les moyens de subsistance actuels et potentiels d un grand nombre de pauvres. Par exemple, la dégradation de l eau et du sol constitue un obstacle majeur à l augmentation de la productivité agricole. Cette dernière est un élément critique pour la survie de la plupart des populations rurales et constitue la pierre angulaire des stratégies d allègement de la pauvreté de plusieurs pays. Les affluents ont recours au commerce international, qui sert de tampon en face des déficiences locales. Cependant, les pauvres n ont pas une telle option. Même parmi les pauvres, la dégradation des écosystèmes affecte certains groupes plus qu il n affecte des autres. En Afrique par exemple, la dégradation des régions boisées a un impact plus prononcé sur les femmes et les filles que sur les autres groupes étant donné que celles-ci doivent rechercher le bois de chauffage. Au fur et à mesure que la demande pour les services d origine écosystémique s accroît, ce sont souvent les pauvres qui perdent l accès à ces services. Par exemples, des quantités énormes de poissons sont capturées par des flottilles de pêche étrangères dans les eaux de l Afrique Occidentale sans intérêt significatif pour les populations locales. Cet usage disproportionné des ressources constitue un danger immédiat pour les pauvres: 15% de la population mondiale dépendent du poisson pour leurs besoins en protéines et pourtant 75% des pêcheries sont poussées à leur limite biologique. Les écosystèmes ont beaucoup de conséquences sur le bien-être humain en raison des services culturels qu ils fournissent. Par exemples, certaines espèces ont une valeur totémique, certaines végétations et formations géologiques comme les rivières et les lacs sont sacrées. Ces attributs et fonctions culturels des écosystèmes influencent les aspects esthétiques, récréatifs, éducatifs, culturels et spirituels de l expérience humaine. Beaucoup de changements aux écosystèmes par des processus de perturbation, contamination, diminution et extinction ont des effets négatifs sur la vie culturelle et l expérience humaine.

25 La perte de la biodiversité La biodiversité, le caractère variable des organismes vivants et les complexes écologiques dont ils font partie est fondamentale pour beaucoup d écosystèmes. L approvisionnement et la capacité de récupération des services des écosystèmes sont influencés par le changement de la biodiversité. La biodiversité permet la durabilité et la capacité de récupération qui sont indispensables pour assurer les moyens de subsistance et les stratégies de survie de beaucoup de gens, surtout les pauvres en milieu rural. Ceux-ci bénéficient souvent de ces services, réduisant leur vulnérabilité grâce à un mélange divers et complexe d activités saisonnières. Pour les habitants pauvres du milieu rural, la biodiversité a une fonction stabilisatrice et amortissante. Elle fournit un éventail de sources des services d origine écosystémique et d autres ressources auxquelles on peut avoir recours pour se nourrir et satisfaire d autres besoins quand les temps sont durs. La biodiversité est en train de changer beaucoup plus rapidement qu avant en raison des phénomènes naturels et des activités humaines. Le changement de la biodiversité apporte certains bénéfices. Cependant beaucoup de gens y sont perdants, surtout les pauvres qui n ont pas d autres alternatives que de rester directement dépendants des écosystèmes biologiquement divers pour la nourriture, les médicaments et le logement. Les changements subis par les écosystèmes et les services qu ils fournissent affectent le bien-être humain. Source: Rapport Synthétique sur l évaluation des écosystèmes pour le millénaire, La dégradation des écosystèmes a des effets négatifs sur les populations les plus pauvres du monde et est quelquefois la cause principale de la pauvreté. La baisse en

26 niveau de bien-être tend à accroître la dépendance immédiate à l égard des services des écosystèmes. Les pressions supplémentaires qui en résultent diminuent la capacité de ces écosystèmes de fournir des services. Ceci a pour conséquence une chute en spirale de la pauvreté qui va croissant ainsi que la dégradation accentuée des écosystèmes. La dégradation des services des écosystèmes constitue un obstacle important à la réalisation des Objectifs de Développement pour le Millénaire ainsi que leurs buts pour l an La plupart des régions qui font face aux plus grands défis concernant la réalisation de ces objectifs sont souvent celles où les problèmes de la provision durable des services d origine écosystémique sont les plus importants. En Afrique australe, au moins quatre des huit Objectifs de Développement pour le Millénaire (réduction de la faim et de la mortalité infantile, combat des maladies, garantie de la durabilité environnementale) ne seront pas atteints à moins qu une action décisive ne soit prise pour stabiliser les services d origine écosystémique. (Biggs et al. 2004) Le renversement des pertes en ressources environnementales a un impact plus direct sur l éradication de la pauvreté. L existence des ressources naturelles qui sont gérés de manières plus durable et productive desquelles les populations rurales peuvent assurer subsistance et la génération des revenues est un élément important dans la réduction de la pauvreté en milieu rural. Bien que la dégradation des écosystèmes aient un impact plus direct sur les pauvres que sur les affluents, même ces derniers ne peuvent pas se protéger complètement de ces conséquences. La dégradation du sol dans les pays pauvres, par exemple, à contribuer à la dégradation de l air dans les pays affluents ; La dégradation des services des écosystèmes dans les pays en voie de développement peut affecter les pays voisins industrialisés en ralentissant le développement économique régional et en provoquant des conflits et un flux de réfugiés. Les changements subis par les écosystèmes qui provoquent les émissions des gaz contribuant à l effet de serre peuvent aussi influencent le changement climatique au niveau global. Les populations affluentes sont protégées contre les effets nocifs de la dégradation des écosystèmes. Par exemple, des substituts ne sont pas toujours disponibles quand les services culturels sont perdus. La substitution ne peut pas continuer infiniment. En fin de compte, quand les moyens alternatifs se sont épuisés, les populations affluentes sont aussi dépendantes des écosystèmes que tout le monde. L information disponible pour évaluer les conséquences des changements dans les services d origine écosystémique sur le bien-être humain est très limitée. La plupart des décisions en matière de gestion des services des écosystèmes sont fortement influencées par les services d origine écosystémique qui sont acheminés vers les marchés. Par conséquent, les bénéfices qui n ont pas de valeur commerciale directe sont perdus ou dégradés.

27 La dépendance des pauvres sur les écosystèmes est rarement mesurée et ainsi elle est typiquement ignorée dans les statistiques nationales et dans les évaluations des niveaux de pauvreté. Ceci a pour conséquence des stratégies inadéquates qui ne tiennent pas compte du rôle de l environnement dans la réduction de la pauvreté. L analyse claire de ces conséquences indésirables a été difficile en raison d autres processus et d autres causes de changement des écosystèmes qui opèrent et interagissent à plusieurs niveaux sociaux, géographiques, et temporels. Comment la pauvreté est-elle liée aux services des écosystèmes? Pour les pauvres, beaucoup de composants et de facteurs déterminants du bien-être sont liés aux services des écosystèmes: Les écosystèmes produisent une gamme de biens comme la nourriture, l eau potable, et les combustibles. Ils fournissent également des services ayant un effet régulateur sur les processus des écosystèmes qui bénéficie le bien-être humain. Ces services incluent la purification de l air et de l eau et le renouvellement et la fertilité du sol. De plus, ils ont un effet enrichissant parce qu ils contribuent à l identité culturelle et spirituelle des communautés. Les perceptions des pauvres en matière de bien-être sont fortement liées à l environnement surtout en ce qui concerne leurs moyens de subsistance, leur vulnérabilité en matière de santé et leur sens de pouvoir et de capacité de se prendre en charge. Moyens de subsistance: Les pauvres tendent à être les plus dépendants de l environnement et de l usage direct des ressources naturelles. Ainsi, ils sont souvent les plus gravement affectés quand l environnement se dégrade ou quand l accès aux ressources naturelles leur est limité ou interdit. Une série croissante d études indiquent que les populations rurales dépendent largement des ressources naturelles pour leurs revenues. Santé: Les pauvres souffrent le plus lorsque l eau, la terre et l air sont pollués, et les facteurs de risque environnementaux sont parmi les principales causes des maladies dans les pays en voie de développement. Vulnerabilité: Les pauvres sont souvent exposés aux risques environnementaux et aux conflits liés à l environnement et ils sont les moins équipés à en faire face quand les ces risques et conflits se passent. Les pauvres souffrent plus que les affluents quand la dégradation de l environnement limite la capacité des écosystèmes de fournir des services en raison de leurs ressources faibles et leur dépendance sur les ressources immobilières communes pour leur survie. Par exemple, des fermiers affluents sont capables de remédier au déclin de la fertilité naturelle du sol en utilisant des engrais chimiques mais l usage des engrais chez les pauvres est minimal. Les liens entre la pauvreté et les écosystèmes sont dynamiques et dépendent des contextes. Ils reflètent la situation géographique et les caractéristiques économiques, sociales, culturelles des individus, des ménages et des groupes sociaux. Les différents groupes sociaux peuvent mettre en priorité les différents problèmes environnementaux. En milieu rural, les pauvres sont particulièrement préoccupés par l accès et la qualité des ressources naturelles, à savoir la terre arable, l eau, la diversité de culture et de bétail, les poissons,

28 les produits de la chasse, les produits du bois et la biomasse comme combustible. Pour les pauvres en milieu urbain, les préoccupations principales sont l eau, l énergie, les installations sanitaires et l évacuation des déchets, le drainage et la sécurité des droits de propriété. Les ressources naturelles peuvent constituer la source principale de moyens de subsistance ou pourraient compléter les besoins journaliers et les revenus de ménages. On soutient que du à la vision a court terme des horizons et des risques, la pauvreté encourage la surexploitation de l environnement physique, ce qui provoque une pauvreté encore plus accentuée. Les changements dans les écosystèmes comme, par exemple, l augmentation de la production alimentaire, ont tiré des millions de gens de la pauvreté. Cependant ces changements ont eu des conséquences néfastes pour beaucoup d autres communautés dont le sort a été généralement ignoré ou négligé. Des exemples de ces impacts incluent: La moitié des populations urbaines en Afrique, Asie et Amérique Latine et aux Caraïbes souffre de une ou plusieurs maladies liées au manque d eau potable et des installations sanitaires. À peu près 1.7 millions de gens meurent chaque année en raison du manque d eau et d hygiène. Le déclin dans l état des pêcheries est en train de réduire une source moins chère des protéines dans les pays en voie de développement. La consommation du poisson par personne a diminué entre 1985 et La désertification affecte les moyens de subsistance des millions de gens, surtout une grande partie de pauvres qui habitent les zones sèches. Coûts, Bénéfices et Compromis Coûts et Bénéfices Les changements dans les écosystèmes ont typiquement des bénéfices pour certaines communautés. En même temps, ils impliquent de coûts pour d autres communautés qui risquent l accès aux ressources ou à leurs moyens de subsistance. La question de qui gagne et qui perd n a pas été accordée une attention adéquate lors de la prise des décisions par les gestionnaires: Les gens qui dépendent d une source commune de ressources comme le bois ont perdu le droit d utiliser ces ressources à cause de la privatisation. Des communautés locales ont été déplacées pour céder la place à des projets nationaux comme les barrages hydro-éléctriques. Ils n y ne dérivent que des bénéfices maigres, s il y en a. Certains gens et localités ne sont pas suffisamment équipés pour faire face aux changements majeurs des écosystèmes. Des différences significatives qui se présentent entre les rôles et les droits des hommes et des femmes dans beaucoup de sociétés rendent les femmes plus vulnérables aux changements des écosystèmes que les hommes. Dans la plus grande partie de l Afrique, les femmes rurales sont les principales productrices des cultures de base, et s occupent souvent des activités ménagères de routine. Ainsi les changements aux écosystèmes peuvent augmenter les exigences sur les femmes en terme de travail, détournant le temps accordé aux autres activités comme la cuisine et le soin des enfants.

29 Compromis Quand les hommes modifient les écosystèmes pour améliorer un service qu ils fournissent, ceci généralement provoque des changements dans les autres services. Des compromis s opèrent quand l amélioration à un service quelconque a un effet négatif sur les autres services avec un résultat net inférieur à ce que l on s attendait initialement. Les relations entre le changement des écosystèmes et le bien-être humain a des dimensions aussi bien immédiates que futures. La surexploitation des écosystèmes pourrait temporairement améliorer le bien-être matériel de la population et alléger la pauvreté mais elle pourrait s avérer non durable. Les compromis entre les services d origine écosystémique sont communs mais rarement tenus en considération lors de la prise des décisions. Les compromis existent notamment entre,: Les différents services des écosystèmes (représentatifs des différents moyens de subsistance et de bénéfice économique); Les bénéfices actuels et futurs des services des écosystèmes; Les besoins de la société et des écosystèmes (lié au point précédent parce que la société est souvent préoccupée essentiellement de ses besoins immédiats, et accorde à ses besoins futurs une importance secondaire); La provision des services des écosystèmes et le bien-être humain est bénéfique à une certaine population à un temps et une localité déterminés au détriment d une autre population. Les compromis s opèrent souvent entre les services d approvisionnement individuels, et entre les services d approvisionnement et les services combinés de régulation, culturels et de soutien et la biodiversité. En tenant compte de ces compromis, on limite les bénéfices apparents de diverses interventions de gestion. Par exemple, les actions entreprises en vue d augmenter la production alimentaire impliquent un ou plusieurs des phénomènes suivants: augmentation de l usage de l eau, dégradation de la qualité de l eau, réduction de la biodiversité, réduction de la couverture de forêt, perte des produits du bois ou émissions des gaz contribuant à l effet de serre. Les difficultés de tenir en compte ces compromis sont partiellement attribuables au fait que ces compromis se réduisent à des conflits entre les valeurs et les désirs de différents groupes d acteurs. La plupart des compromis associés avec les services d origine écosystémique sont souvent exprimées loin des sites de dégradation. Par exemple, la conversion d une forêt en région agricole peut affecter la qualité de l eau et provoquer des inondations en aval, loin de là où l agriculture se pratique. Aussi, l usage croissant des engrais azotes peut affecter la qualité des eaux côtières. Ces compromis sont rarement tenus en pleine considération lors de la prise des décisions. Ceci s explique d un part par le fait que l élaboration des plans se fait souvent au niveau sectoriel, et d autre part par le fait que certains effets, comme le changement climatiques à long terme sont déplacés dans le temps. Pour résoudre les problèmes pressants d aujourd hui, la société est souvent tentée d épuiser la base écologique de demain. Ceci peut mettre en risque le bien-être et la survie futurs. On a besoin d un développement durable, c est à dire, un développement qui répond aux besoins d aujourd hui sans compromettre la capacité des générations futures de satisfaire à leurs propres besoins. Les compromis ne sont pas seulement négatifs. Des synergies positives peuvent se réaliser quand les actions visant la conservation ou la mise en valeur d un service d origine écosystémique résultent en l amélioration d autres services. Par exemple, l agroforesterie peut satisfaire aux besoins humains en

30 nourriture, combustibles, récupération du sol, et contribuer à la conservation de la biodiversité. En même temps, les parcs urbains et d autres espaces verts fournissent des services spirituels, esthétiques, éducatifs, récréatifs. De plus ils contribuent à la purification de l eau, aux habitats naturels et aident à la gestion des déchets et la séquestration du carbone. Des synergies positives existent souvent entre les services de régulation, culturels, et de soutien et avec la conservation de la biodiversité. Comment gérer ces compromis Dans la plupart de l Afrique, on doit faire des compromis en tenant compte des priorités socio-économiques et de la nécessité de maintenir les fonctions des écosystèmes. Les décisions les plus difficiles impliquent les compromis où l augmentation d un bénéfice conduit à la diminution d un autre. Étant donné que les divers acteurs ont des objectifs et des valeurs différents, la médiation de ces compromis peut être accablée par de conflits et contentieuse. Les décideurs assument une responsabilité particulière lorsque le fardeau des pertes en bénéfices est porté par les acteurs vulnérables ou ceux qui n ont pas de représentation comme les jeunes et les générations futures. De telles situations pourraient être gérées en clarifiant ces compromis et leurs conséquences (écologiques, sociales, et économiques) auprès des décideurs pour qu ils choisissent entre les diverses options et les conséquences probables de faire des choix alternatifs (Bohensky et al. 2004). Pour s assurer qu il y a une prise de décisions informée à propos de ces compromis, il faut des connaissances spécifiques en ce qui concerne les échelles spatio-temporelles des intérêts. On doit être capable de répondre aux questions suivantes: Est-ce que les conséquences futures des services des écosystèmes ont des implications sur la prise de décisions actuelle? Sur quel délai les conséquences se réaliseront-elles? Est-ce que les altérations en les écosystèmes affectent le bien-être de ceux humains qui sont éloignés de l endroit ou on s attend que le changement aura lieu (par exemple, à travers des effets en aval et le transport atmosphérique) Est-ce les conséquences dépassent les frontières administratives et les frontières des écosystèmes? Les décisions doivent tenir en considération les coûts et les bénéfices totaux des actions qu ils promeuvent et les politiques des prix devraient refléter le coût total de la ressource. Plusieurs perspectives doivent être considérées: L indemnisation des gens affectées de façon négative En quoi consiste une indemnisation honnête et qui en détermine le niveau? Quelles sont les priorités? Celles des gens ou des écosystèmes? Y a-t-il une option entre les bénéfices à court terme et la durabilité à long terme? Exemple de la gestion des compromis entre la production alimentaire et la conservation des écosystèmes en Afrique australe: SAfMA. En Afrique australe le besoin de survivre et le besoin de conserver la biodiversité sont souvent incompatibles. Dans la plupart des cas, le besoin de nourrir une population croissante, pauvre et mal nourrie est perçue comme étant plus urgent que la conservation de la biodiversité.

31 On a témoigne la privatisation de la conservation dans les pays comme la Namibie et l Afrique du sud où la législation a permis aux propriétaires privées de conserver et de gérer les animaux sauvages sur leurs terres. Ceci a conduit à un changement de l élevage des bovines et des ovins à l élevage des animaux sauvages. Ceci s est avère plus lucrative et a permis la conservation des espèces indigènes, avec la chasse de trophée et plus tard avec le développement de l écotourisme. En Namibie, cette initiative a été étendu pour inclure aussi les terres régies par la gestion commune (Barnes et al. 2001). Cette initiative est considérée une réussite et elle a permis simultanément la génération des bénéfices économiques et la conservation de la nature. La campagne de Campfire au Zimbabwe a été lancé dans les zones communautaires qui se trouvent à la périphérie des parcs nationaux ou des domaines de chasse récréative, où la culture commençait à entrer en conflit avec l élevage du bétail. Ici, l usage responsable de la nature géré par les communautés comme la chasse récréative, a permis la génération de plus de revenus que ceux que généraient les autres moyens de subsistance. Ces revenus ont été distribués entre les membres de la communauté. Les Feedbacks entre le Bien-être Humain et les Services des Ecosystèmes Les écosystèmes sont très connectés entre eux, mais aussi ils sont connectés aux systèmes humains environnants. Vu l interdépendance des différents composants des écosystèmes la récolte et l usage excessifs, les abus et la conversion excessive des écosystèmes en de systèmes humains ou artificiels provoquent des dégâts aux services de régulation. Ceci à son tour, réduit le flux des services d approvisionnement des écosystèmes. Les cycles de feedbacks Quand le changement des écosystèmes est lancé, il peut être amplifié ou réduit par les cycles de feedback qui dépendent du type et de la force du feedback. Dans les systèmes complexes, le feedback se réalise quand des processus multiples (humains ou naturels) se passent en même temps. Il y a deux types principaux de feedbacks. Les feedback positives (qui amplifient) et les feedback négatifs (qui réduisent). L effet d une réponse négative est de réduire l étendue de la cause originale des accidents. Les feedback négatifs ont un effet stabilisateur sur les écosystèmes. Par exemple, la récolte du bois de chauffage comme les ressources voisines se raréfient, le coût (argent ou temps) de la récolte augmente ainsi les gens récoltent moins de bois et les domaines forestiers se stabilisent à quelque distance du point de consommation. Un feedback positif s opère quand l effet du composant original et de le changer un peu plus dans le même sens de la perturbation originale. Ceci a pour effet la déstabilisation de tout le système. À titre d exemple, examinons la dégradation de la terre causée par le broutement des troupeaux. Les animaux domestiques, lorsqu ils sont plus nombreux que la végétation produite, diminuent la quantité de végétation disponible. Ce phénomène produit l érosion des sols qui, à son tour, diminue la productivité de la végétation. Si le nombre d animaux reste inchangé, les conséquences sur la végétation sont encore plus graves conduisant à une érosion et une perte de la productivité plus accentuées. En principe, la réduction du troupeau audessous de la productivité de la végétation a des effets contraires, conduisant à plus de végétation et moins d érosion. Ainsi, les feedbacks positifs peuvent avoir des effets

32 bénéfiques ou maléfiques selon la côté de la limite qu ils occupent. Ainsi, les feedbacks positif sont souvent divisés en deux groupes les cercles vicieux et les cercles vertueux. Les feedbacks sont souvent plutôt des cercles vicieux que des cercles vertueux en raison des retards et des asymétries dans les cycles de feedback. Un retard signifie que l effet du feedback n est pas perçu immédiatement, mais quelque temps plus tard. Les éleveurs pourraient ne pas réaliser les effets que leurs bêtes ont sur l environnement avant qu il ne soit trop tard. Les retards causes par le système d inertie a la tendance de dépasser les limites. Étant donné les asymétries dans les cycles de feedbacks il est souvent plus facile de causer des changements que de les arrêter (ce phénomène est désigné de "hystérésis"). À titre d exemple, la perte du sol peut se passer en quelques heures, mais il faut des centenaires pour le remplacer. La formation du sol est une variable lente alors que la perte du sol est une variable rapide. Quand l hystérésis est extrême, des changements irréversibles se passent. Très peu de phénomènes à l exception peut être de l extinction des espèces au niveau global sont irréversibles, mais certains d entre eux sont si lents que selon une perspective humaine ils sont effectivement coincés dans leur nouvel état. Une fois commencés, certains processus sont difficiles à ralentir ou à arrêter. Ce sont les incontrôlables cycles d effondrement institutionnel, l érosion accélérée, l invasion des plantes et des animaux étrangers, la fragmentation du sol, ou la désertification. Ces processus dits irréversibles sont tellement inertes qu il faut une grande force externe pour les ralentir ou les arrêter. Il est important que ces phénomènes considérés comme irréversible soit identifiés en avance. Ainsi on peut les contrôler avant qu ils ne deviennent incontrôlables. Les feedbacks positifs caractérisent le piège de la pauvreté, l inévitable cycle de la pauvreté, l exploitation des ressources et le bien-être. Les systèmes humains et écologiques liés peuvent s effondrer si les feedbacks qui devraient les réguler ne soient pas déstabilises ou déconnectés. Les déconnections dans le temps peuvent fonctionner lorsque le fardeau des conséquences négatives des services d origine écosystémique est porté par les générations futures. En d autres cas, les impacts négatifs sont sentis affectent de façon démesurée un secteur de la société qui ne bénéficie pas des actions qui ont provoqué ces impacts. Par exemple, les actionnaires en milieu urbain pourraient bénéficier de l exploitation minière alors que les pêcheurs vivant près de la mine seraient affectés par la pollution que l opération minière provoquent dans le système fluvial. Une autre situation commune est celle où les actions et les conséquences sont séparées les uns des autres dans l espace. Par exemple, l usage de la terre au niveau supérieur du bassin pourrait avoir des effets à la côte. La durabilité pourrait être accrue en maintenant des contrôles interactifs pour qu ils forment des feedbacks négatifs dans les écosystèmes. On peut également se servir des lois et des régulations pour de créer des feedbacks négatifs entre les écosystèmes et les activités humaines, comme par exemple entre les écosystèmes océaniques et les sociétés de pêche. Les écosystèmes dégradés peuvent être restitués pour renforcer les feedbacks positifs qui permettent d amener le système à un état où les contrôles interactifs sont proportionnels aux effets désirés en termes de caractéristiques des écosystèmes.

33 Rôle des Évaluations Intégrées des Écosystèmes dans l Allègement de la Pauvreté et le Bien-être humain Le Cadre Conceptuel de l Évaluation pour le Millénaire (EM) soutient que les etres humains font partie intégrante des écosystèmes et qu une interaction dynamique existe entre eux et les autres parties des écosystèmes. Ainsi, des changements dans la condition humaine provoquent d autres changements dans les écosystèmes, ce qui affecte inévitablement le bien-être humain. En même temps, les facteurs sociaux, économiques et culturels qui n ont rien à voir avec les écosystèmes modifient la condition humaine et beaucoup d autres forces naturelles influencent les écosystèmes. Lors de chaque prise de décision, les décideurs font face à la pleine complexité des systèmes socio-environnementaux. Ces choix difficiles impliquent des compromis entre de différents secteurs, objectifs et délais et influent sur le bien-être humain. Elles impliquent souvent des compromis entre les intérêts locaux et les intérêts nationaux. Elles demandent aussi des actions qui tiennent en compte les causes structurelles et non seulement les symptômes des problèmes comme la pauvreté. L EM indique qu un des modèles proposés pour gérer ces conflits et ces compromis serait un qui englobe les concepts de l équité, de la durabilité, de la capacité d accéder aux moyens de subsistance, et de l économe des écosystèmes La gestion intégrée est essentielle. Les problèmes relatifs aux systèmes complexes demandent des solutions complexes. Ainsi, les décideurs doivent mettre en place des feedbacks qui tiennent compte des diverses dimensions des systèmes en question. Pour cela on a besoin d une gestion intégrée ceci permet une réponse coordonnée pour satisfaire une multitude d objectifs et rendre possible l intégration de l environnement dans la réalisation de l allègement de la pauvreté. Les feedbacks isolés ont peu de chances de réussir, et la coordination entre ceux qui sélectionnent les solutions et ceux qui les mettent en pratique est nécessaire à travers les secteurs et les échelles (Biggs et al. 2004). L évaluation intégrée des écosystèmes sert d orienter les décideurs parce qu elle montre qu on ne doit pas se limiter à aborder les questions relatifs aux services des écosystèmes et le bien-être humain. Il faut également considérer les aspects de gestion et de bonne gouvernance qui contribuent à la capacité de récupération des services des écosystèmes et au bien-être humain. La contribution de l approche des écosystèmes au débat international réside en: L usage d un concept multidimensionnel de la pauvreté y incluse la privation des capacités; Le développement d un cadre intégré d instruments, d institutions et d organisations pour assurer le respect des libertés; La tendance de se concentrer sur les liens entre la pauvreté et l environnement. Processus efficaces de prise de décision L ÉM a observé que les décisions qui affectent les écosystèmes et leurs servies pourraient être améliorées en modifiant les processus utilisés pour arriver à ses décisions (Synthèse de l EM 2005). Bien que les processus de prise des décisions

34 varient selon les institutions, les juridictions et les cultures, l'em a identifié les éléments suivant comme pouvant faire partie d un processus de prise de décisions concernant les écosystèmes et les services d origine écosystémique pour améliorer les décisions prises et les résultats pour les écosystèmes et le bien-être humain. Utilisation de la meilleure information disponible y compris la considération de la valeur des services à valeur commerciale et ceux qui n ont pas de valeur commerciale Assurer la transparence et la participation effective de tous les acteurs principaux Reconnaître que toutes les valeurs en jeu ne peuvent pas être quantifiées et que la quantification peut donner une fausse objectivité dans les décisions qui ont des aspects subjectifs importants. Chercher être efficace mais pas au détriment de l effectivité; Considérer l équité et la vulnérabilité en terme de la distribution des coûts et des bénéfices. Assurer la responsabilité et des évaluations et des contrôles réguliers Considérer les effets cumulatifs et ceux qui traversent les échelles et en particulier évaluer les compromis à travers les différents écosystèmes. References Barnes, J., MacGregor, J. and Weaver, L Economic analysis of community wildlife use initiatives in Namibia. DEA Research Discussion Paper 42, 26 pp. Biggs, R., Bohensky, E., Desanker, P.V., Fabricius, C., Lynam, T. Misselhorn, A.A. Musvoto, C., Mutale, M., Reyers, B., Scholes, R.J., Shikongo, S. and van Jaarsveld, A.S Nature Supporting People: The Southern African Millennium Ecosystem Assessment Integrated Report. Council for Scientific and Industrial Research, South Africa. Bohensky, E., Reyers, B., van Jaarsveld, A.S. and Fabricius, C. (eds.) Ecosystem Services in the Gariep Basin: A Basin-Scale Component of the Southern African Millennium Ecosystem Assessment (SAfMA). African Sun Media, Stellenbosch, South Africa. Duraiappah, A.K Poverty and ecosystems: a conceptual framework. UNEP Division of Policy and Law Paper. UNEP Nairobi. 49pp. WRI, UNDP, UNEP and World Bank, World Resources : People and Ecosystems: The fraying web of life. World Resources Institute, Washington, DC, 389pp. MA, Ecosystems and Human Well-being: A framework for assessment. A report of the Conceptual Framework Working Group of the Millennium Ecosystem Assessment. Island Press, Washington D.C., USA. MA, Ecosystems and Human Well-being: Synthesis. A Report of the Millennium Ecosystem Assessment. Island Press, Washington D.C., USA.

35 SOUS-MODULE 3 LE CADRE CONCEPTUEL DE L ÉVALUATION DES ÉCOSYSTÈMES POUR LE MILLÉNAIRE Erin Bohensky Centre pour les Études Environnementales, Université de Pretoria Groupe de Recherche sur la Bio complexité, Université de Stellenbosch INTRODUCTION L objectif du sous-module L objectif de ce sous-module est de présenter le cadre conceptuel de l Évaluation des Écosystèmes pour le Millénaire (EM), démontrer ses aspects uniques, et le différencier d autres cadres conceptuels d évaluation. Ce sous-module abordera aussi les critères d un bon cadre et inclura des exemples de la manière dont ce cadre a été utilisé ou modifié en certaines évaluations sous-globales. Bien que ce cadre conceptuel soit au centre de l évaluation des écosystèmes pour le millénaire, il faut reconnaître que ce n est pas le seul qui existe ou le seul dont on peut se servir pour entreprendre une évaluation. Ce sous-module explique également pourquoi on a besoin d un cadre conceptuel et les aspects de ce cadre qui le rend particulièrement utile. Résultats spécifiques A la fin de ce module, les apprenants devraient être capables de: 1) Comprendre et expliquer le cadre conceptuel de l évaluation des écosystèmes pour le millénaire (EM) et ses attributs uniques; 2) Différencier le cadre conceptuel de l EM d autres cadres conceptuels et comprendre les critères d un bon cadre; 3) Citer ou suggérer des exemples pour l usage ou la modification du cadre par les évaluations sous-globales 4) Indiquer comment on pourrait utiliser ou modifier le cadre pour évaluer les services d origine écosystémique dans leur pays ou leur contexte respectifs. Contenu du sous-module Ce sous-module aborde les thèmes suivants: 1. Le cadre conceptuel de l Évaluation des Écosystèmes pour le Millénaire (EM) et ses attributs uniques. Les éléments du cadre conceptuel (forces motrices directes ou indirectes, services d origine écosystémique, bien-être humain et réduction de la pauvreté, stratégies et interventions) sont détaillés. Les attributs uniques incluent l application du cadre à une multitude d étendues spatio-temporelles, l organisation des activités entre quatre groupes de travail, une approche intégrée pour gérer les compromis et l embarquement des usagers. 2. Différences entre l EM et les autres cadres conceptuels utilisés pour entreprendre des évaluations, particulièrement son approche multisectorielle et multidimensionnelle et les critères d un bon cadre notamment la mesurabilité, le caractère saillant, la pertinence, l accessibilité et la légitimité pour les usagers. 3. Exemples des usages et des modifications relatifs aux évaluations sousglobales. Ceux-ci incluent la représentation de deux scénarios par la SAFMA

36 (au niveau pilote/régional) dans les limites du cadre conceptuel et le cas du Pérou où l EM a été modifié pour le rendre plus accessible et crédible aux communautés locales qui étaient impliquées dans le processus d évaluation. 4. Activité: Concevez un cadre conceptuel pour évaluer les services d origine écosystémique et le bien-être humain ou montrez comment utiliser l EM dans votre pays. Le Cadre Conceptuel de l Évaluation pour le Millénaire (EM) Ce cadre conceptuel, qui était présenté dans le premier rapport de l évaluation des écosystèmes pour le millénaire (EM 2003), avait pour but d organiser des scientifiques qui entreprenaient l évaluation, de structurer l analyse, et de délimiter les problèmes pertinents qui devraient être adressés. En plus des scientifiques, plusieurs décideurs étaient impliqués dans l élaboration du cadre pour assurer sa relevance et sa crédibilité scientifique. Le cadre représente une approche qui peut être utilisée pour mieux comprendre les rapports entre les écosystèmes, les services fournis par eux, et le bien-être humain. Bien que le cadre se porte sur le bien-être humain, il reconnaît que les écosystèmes et la biodiversité ont une valeur intrinsèque et que les gens prennent les décisions concernant l utilisation et la conservation des écosystèmes en se basant sur ces deux attributs (EM 2003). L EM se concentre sur les services d origine écosystémique et sur les différentes manières dont les gens y tirent des bénéfices. Les services peuvent être classifiés en quatre groupes, à savoir services de prélèvement, de régulation, services culturels, et services d auto-entretien (Schéma 3.1) Schéma 3.1 Les services d origine écosystémique: les bénéfices que les gens dérivent des écosystèmes.

37 Schéma 3.2 L incidence du changement des écosystèmes sur le bien-être. L EM se concentre, en particulier, sur l incidence des changements dans les écosystèmes sur le bien-être humain. Le Schéma 3.2 représente les forces de rapport entre les catégories des services d origine écosystémique et les différents composants du bien-être humain et montre à quel point les facteurs socio-économiques peuvent intervenir comme médiateurs de ces rapports. A titre d exemple, s il est possible d acheter des substituts pour un service d écosystème dégradé, ainsi il y a un grand potentiel pour la médiation. La force de ces rapports et le potentiel pour la médiation varient selon les écosystèmes et les régions. En plus de l influence des services d origine écosystémique sur le bien-être humain représenté ici, d autres facteurs y compris les facteurs environnementaux eux-mêmes ainsi que les facteurs économiques, sociaux, technologiques, et culturels influent sur le bien-être humain. Les écosystèmes sont à leur tour affectés par les changements dans le bien-être humain. Le cadre conceptuel de l EM présuppose l existence d une interaction dynamique entre les gens et les écosystèmes. D une part, le changement de la condition humaine provoque des changements directs et indirects dans les écosystèmes. D autre part, les changements dans les écosystèmes provoquent des changements dans le bien-être humain. En même temps, beaucoup d autres facteurs indépendants liés à l environnement modifient la condition humaine et beaucoup de forces naturelles influent sur les écosystèmes. (EM 2003).

38 Schema 3.3 Le Cadre Conceptuel de l EM. Les composants-clé du cadre conceptuel de l EM sont les forces motrices indirectes, les forces motrices directes, les services d origine écosystémique, le bien-être humain, la réduction de la pauvreté ainsi que leurs relations mutuelles (Schéma 3.3). Les forces motrices indirectes comprennent des facteurs démographiques, l économie, les institutions, la technologie, la culture, et la religion qui influent sur le comportement humain. Ces facteurs peuvent influencer le bien-être humain à travers les forces motrices directes. Les force motrices directes incluent les processus environnementaux comme le changement climatique, le changement dans l usage de la terre et le changement hydrologique. Ces changements affectent, à leur tour, les services d origine écosystémique. Dans tous les cas, le bien-être humain répond aux forces motrices indirectes. Au sein de ce cadre, il y a des opportunités pour des stratégies et des interventions qui peuvent interrompre, renverser ou changer d autre manière un processus en vue d améliorer le bien-être humain et de conserver les écosystèmes. Ce cycle s opère à tous les niveaux, du niveau local au niveau global et à travers les niveaux. Par exemple (EM 2005), les changements dans les forces motrices qui affectent indirectement la biodiversité, comme la population, la technologie, et les modes de vie (dans le coin haut à droit), peuvent provoquer des changements dans les facteurs qui affectent directement la biodiversité, comme la pêche ou l usage des engrais chimiques (le coin bas à gauche). Ceci a pour résultat le changement dans les écosystèmes et les services par eux fournis (le coin bas à gauche), affectant ainsi le

39 bien-être humain. Par exemple, la croissance de la demande internationale du bois peut conduire à la perte des bois au niveau régional ce qui accroît l ampleur des inondations dans une partie d une rivière locale. Un cadre conceptuel nous permet d analyser et de comprendre de manière plus claire ces problèmes cruciaux en matière des services d origine écosystémique et leurs rapports avec le bien-être humain. Plus important encore, comme ce cadre conceptuel reproduit ces rapports, il permet une analyse explicite des compromis ou des choix que nous devons faire entre les différents besoins, désirs et aspirations. Le cadre conceptuel permet spécifiquement l investigation de trois types de compromis qui s opèrent entre les services d origine écosystémique et le bien-être humain; entre les différents services d origine écosystémique, et entre les divers aspects du bien-être humain. La théorie et l application du cadre conceptuel de l EM se trouvent détaillées dans le premier rapport de l EM publié en Ce rapport a orienté les évaluations qui ont suivi. Le manuel sert de guide en donnant des instructions pratiques aux gens qui voudraient utiliser ce cadre pour entreprendre une évaluation intégrée d un écosystème. On devrait garder à l esprit que ce cadre conceptuel a été conçu pour orienter les processus d évaluations en répondant aux questions partagées par tout le monde. En effet, les évaluations sous-globales ont découvert ou pourraient découvrir que certaines approches particulières comme l analyse des données devront être modifiées pour répondre à des questions et à des situations spécifiques. (Ceci pourrait être incorporé dans l introduction) Comme l indique le manuel du cadre conceptuel, l EM se distingue d autres évaluations globales sur plusieurs points: Il est orienté vers les usagers, basé sur les demandes d informations faites par les gouvernements, le secteur privé et le public en général. Le cadre conceptuel de l EM a analysé les besoins des usagers avant de commencer l évaluation proprement dite. Il se base sur la connaissance existante au lieu d entreprendre de nouvelles recherches. Il sert d autorité, distinguant les degrés de certitude associés avec l état actuel des connaissances. Dans le cas où il n y aurait pas de consensus sur une découverte, l EM le reconnaît. Il cherche à être pertinent, tout en se retenant de dicter les politiques. L EM ne recommande pas de politiques particulières mais présente des informations approfondies sur les coûts et les bénéfices d un éventail de politiques.

40 Schéma 3.4 L évaluation intégrée tient en compte des multiples intérêts et compromis au sein des secteurs. L EM est une évaluation intégrée. Il dépasse les limites des secteurs. Pour en fournir un exemple simple, considérons la multitude de services fournis par une source d eau. Une évaluation climatique pourrait considérer la séquestration du carbone dans une localité, une évaluation de la biodiversité pourrait considérer la richesse en espèces dans une autre localité alors qu une évaluation du prélèvement de l eau en milieu urbain pourrait se concentrer sur l eau dans une autre localité. (Schéma 3.4). Une évaluation intégrée est multidisciplinaire. Elle rassemble l expertise de plusieurs spécialistes comme les écologistes, les sociologues, et les économistes, en vue de comprendre les interactions entre les gens et les écosystèmes. Cette approche éclaircit les compromis inhérents à l exploitation des services d origine écosystémique, préservant l intégrité de l écosystème et assurant le bien-être humain. L EM se distingue également parce qu elle tient en considération plusieurs dimensions spatio-temporelles. Sa portée spatiale s étend de tout le globe au village, alors que la portée temporelle tient compte du passé, du présent et de l avenir. Cette approche est importante pour plusieurs raisons. Premièrement, les processus qui assurent la disponibilité des services d origine écosystémique s opèrent à plusieurs échelles. Deuxièmement, bien que des études générales englobent de grandes étendues, les études sur de petites étendues permettent une grande précision et ainsi fournissent beaucoup plus de détails. En entreprenant une évaluation aussi bien au niveau général qu au niveau particulier, les résultats obtenus à une échelle peuvent être validés indépendamment des résultats à d autres échelles. Finalement, et encore plus important, il arrive souvent que les solutions aux problèmes des écosystèmes ne soient pas conçues et appliqués à la dimension où le problème s est manifesté. Ceci pourrait aggraver le problème par inadvertance. Une analyse multidimensionnelle permet de mettre l accent sur les disparités au niveau des échelles entre les problèmes et les solutions. En fin de compte, l EM est un processus social, par lequel la science est amenée à répondre aux défis liés à la demande croissante pour les services d origine écosystémique et dans une situation où l offre de ces mêmes services diminue et se

41 dégrade. Le suivi et la recherche fournissent des informations relatives au processus d évaluation. L évaluation, à son tour, identifie les domaines prioritaires qui feront l objet de suivi et de recherche à l avenir. Schéma 3.5 Définir les attributs d une évaluation scientifique. Chacun des quatre groupes de travail de l EM a organisé son travail dans le cadre conceptuel selon les thèmes suivants: (i) la condition et les tendances des services d origine écosystémique et du bien-être humain, (ii) les options de réponse pour la gestion des écosystèmes, (iii) les scénarios possibles pour le changement des services d origine écosystémique dans l avenir, et (iv) une évaluation des premiers trois thèmes au niveau sous-global. Schéma 3.6 Définir les attributs de l EM: Quatre composants de l évaluation et les groupes de travail qui y correspondent.

42 Plus de trente équipes ont entrepris des évaluations sous-globales. Toutes ces équipes ont utilisé le cadre conceptuel de l EM et étaient liées au processus de l EM (Schéma 3.7). Ils ont abordé une grande variété de types et de services d écosystèmes. De plus, ils ont répondu à des besoins tout aussi variés des différents gens concernées en utilisant des approches très diverses. La sélection des sites d évaluation était un processus de bas en haut. Les évaluations ont eu lieu là où il y avait assez d intérêt, la capacité, et là où on avait réussi à mobiliser les gens et les ressources au site d évaluation. L Évaluation pour le Millénaire en Afrique australe (SAFMA) a été une des évaluations sous-globales les plus répandues. Elle a été entreprise à plusieurs niveaux par cinq équipes basées à de différentes institutions, mais qui travaillaient ensemble pour la conception et l évaluation proprement dite. Figure 3.7 Les évaluations sous-globales de l EM Beaucoup d entre vous pourraient bien connaître les cadres conceptuels des rapports sur l État de l Environnement (SOE), et l Agenda 21 et les DPSIRS (forces motrices, pressions, états, impact et réponses) déjà discutés dans le sous-module 1. Certaines parties de la SAfMA, surtout ceux qui travaillaient aux niveaux des pays et des villes ont utilisé des rapports SOE comme une source précieuse de données. Ces cadres conceptuels sont pareils et impliquent des processus d évaluation qui visent à influencer les politiques. Ils partagent plusieurs éléments. Cependant, il faut faire une distinction entre les cadres conceptuels de l EM et les SOE. Le plus important, c est que l EM se concentre essentiellement sur les services d origine écosystémique et non sur l environnement ou les ressources naturelles; Il se concentre aussi sur le bien-être humain; L EM est aussi unique en raison de son usage des scénarios pour étudier l avenir, son intégration des secteurs et son analyse multidimensionnelle.

43 Les auteurs du cadre conceptuel de l EM avaient plusieurs objectifs à l esprit quand ils l ont conçu, en se basant sur l expérience acquise et la recherche faite sur les évaluations précédentes. Premièrement, le cadre devrait être saillant ou pertinent à la compréhension des rapports entre services d origine écosystémique et le bien-être humain. Deuxièmement, il devrait être crédible reconnue par la communauté scientifique (et les communautés non-scientifiques qui elles également détiennent des informations importantes sur les services d origine écosystémique) Troisièmement, il devrait être légitime aux yeux des usagers (les décideurs) Quatrièmement, il devrait être accessible aux SAMA décideurs et au public en général. Dernièrement, il devait se prêter à la représentation à l échelle, c est à dire être utilisable aux niveaux global, régional et local. Le cadre visait à servir de guide pour l évaluation des processus. Certaines évaluations ont trouvé le cadre utile dans son état actuel. Cependant, certaines évaluations sous-globales ont trouvé qu il fallait des modifications pour répondre à leurs questions et satisfaire leurs besoins. L équipe de la SAfMA a utilisé les cadres conceptuels existants pour développer deux scénarios, ou visions plausibles de l avenir. De plus, ils ont identifié les implications de ces scénarios pour les services d origine écosystémique et le bien-être humain. Deux visions contraires de l avenir de l Afrique australe ont été représentées dans les boîtes du cadre conceptuel de l EM et les interventions possibles ont été identifiées à différents points. Des éléments étaient identifiés dans les cas où les objectifs politiques pourraient être compromis par la dégradation des services d origine écosystémique. (Biggs et al. 2004) Certaines évaluations sous-globales ont indiqué qu il convenait d adapter le cadre. Au Pérou par exemple, beaucoup de membres de la communauté locale du Quechua étaient impliqués dans le processus de l évaluation. L équipe a adapté le cadre pour intégrer les concepts d écosystème de l EM et le bien-être humain dans la vision du monde des gens de Quechua. Le cadre conceptuel qui en a résulté incluait des éléments de la vision cosmologique des Inca et des éléments de l EM qui étaient réinterprétés par les communautés des Quechua. Le cadre qui en a résulté a plusieurs similarités avec l EM (EM 2005).

44 Source: Evaluation des Ecosystèmes pour le millénaire, Evaluation sous-globale du Vilcanota Schéma 3.8 Adaptation du Cadre: Vilcanota, Évaluation du Pérou. Ce cadre adapté montre mieux l intégration des cosmologies locales et la relation de l homme à la nature. Activité: Comment utiliser ce cadre? L activité pour ce sous-module est de travailler individuellement ou en équipe pour montrer comment vous feriez une évaluation des services d origine écosystémique et du bien-être humain dans votre pays. Ou, si vous préférez, vous pouvez concevoir un autre cadre conceptuel, pourvu que vous soyez capables de le défendre. Par souci de simplicité, concentrez votre attention sur un seul ou un nombre limité des services. De plus, choisissez un seul écosystème ou un seul type d écosystème. REFERENCE Biggs, R., E. Bohensky, C. Fabricius, T. Lynam, A. Misselhorn, C. Musvoto, M. Mutale, B. Reyers, R. J. Scholes, S. Shikongo, and A.S. van Jaarsveld Nature supporting people: The Southern African Millennium Ecosystem Assessment. CSIR, Pretoria, South Africa. Available at Bohensky, E., B. Reyers, A. S. van Jaarsveld, and C. Fabricius (eds) Ecosystem Services in the Gariep Basin: A component of the Southern African Millennium Ecosystem Assessment (SAfMA). African Sun Media, Stellenbosch, South Africa. Available at and Duraiappah, A.K Poverty and ecosystems: a conceptual framework. UNEP Division of Policy and Law paper. Nairobi: UNEP. 49p. Millennium Ecosystem Assessment (MA) Ecosystems and human well-being: Synthesis. Island Press, Washington, D.C. Millennium Ecosystem Assessment (MA) Ecosystems and human well-being: a framework for assessment. Island Press, Washington, D.C. Pretorius, R. E. Muller & A. Balance The South African Guide to Producing a State of the Environment Report. Online at:

45 SOUS-MODULE 4 INTRODUCTION AUX APPROCHES RÉLATIVES À L EVALUATION DES CONDITIONS ET DES TENDANCES, DES SCÉNARIOS ET DES RÉPONSES PREMIÈRE PARTIE Erin Bohensky Centre pour les Études Environnementales, Université de Prétoria Groupe de Recherche sur la Biocomplexité, Université de Stellenbosch Objectif de ce sous-module L objectif de ce sous-module est d introduire les différentes approches disponibles pour évaluer la condition et les tendances relative aux services d origine écosystémique et au bien-être humain et à la réduction de la pauvreté; pour développer et communiquer des scénarios; et pour évaluer des réponses, au niveau sous-global (local au régional). L évaluation de la condition et des tendances des écosystèmes et de leurs services cherche à détailler la condition actuelle et les tendances historiques des écosystèmes et leurs services. Elle cherche également à détailler les conséquences des changements subis par les écosystèmes sur le bien-être humain. Le composant relatif aux scénarios examine les conséquences que les changements plausibles des forces motrices pourraient avoir sur les écosystèmes, leurs services, et le bien-être humain dans l avenir. L évaluation des réponses vise à identifier les actions que ce soit les politiques, les changements technologiques, les instruments économiques, et les changements de comportements qui pourraient être entreprises en vue de l amélioration du bien-être humain et de la conservation des écosystèmes. Étant ceci un cours introductif, on donnera une vue d ensemble des approches relatives à chaque composant d évaluation plutôt qu une approche exhaustive. On s attend qui ceci sera l objet des stages futurs. Néanmoins, les apprenants seront prier à se référer aux matériaux pertinents s ils veulent approfondir ses connaissances de l un ou l autre des thèmes abordés. À la fin du sous-module, les apprenants devraient être capables de: 1. Décrire l organigramme qui illustre les processus d évaluation et leurs composants 2. Expliquer les approches relatives à l évaluation des conditions et des tendances; 3. Expliquer les approches relatives au développement et à la communication des scénarios; 4. Décrire les approches relatives à l évaluation des réponses; 5. Identifier les liens entre les services d origine écosystémique, le bien-être humain et la réduction de la pauvreté ; 6. Synthétiser les résultats des évaluations, expliquer comment identifier les points chauds, et les principales domaines de ressources, les domaines ou services de priorité.

46 Contenu du sous-module Les thèmes suivants seront abordés par ce sous-module: 1. Organigramme du processus d évaluation. Les composants de l organigramme seront détaillés (sélection des services d origine écosystémique, identification des liens entre ces services et le bien-être humain, identification des forces motrices, sélection des indicateurs, évaluation des tendances historiques, évaluation de leur impact sur le bien-être humain, développement des scénarios, évaluation des options de réponse, analyse et communication des incertitudes). 2. Apports à l évaluation. Discussion des types des données, y compris des formes alternatives de connaissance (par ex. indigène, expert), acquisition, développement des indicateurs. 3. Approches relatives à l évaluation des conditions et des tendances y compris les méthodes utilisées pour évaluer les données de base (les tendances récentes), la collation et l analyse des compromis. On donnera des exemples obtenus de la SAfMA. 4. Approches relatives au développement et à la communication des scénarios. Ceci sert d introduction au concept de la planification des scénarios, à la sélection des incertitudes essentielles, et au développement des histoires. Les méthodes relatives au développement des scénarios sont discutées en utilisant des exemples obtenus de la SAfMA (i.e. la représentation théâtrale). 5. Approches relatives à l évaluation des réponses. On présentera de différentes méthodes analytiques utilisées pour évaluer les réponses, avec des exemples tirés des évaluations sous-globales et globales. 6. Comprendre les liens entre les services d origine écosystémique, le bien-être humain et la réduction de la pauvreté. Un résumé des méthodes et des approches ainsi que la discussion des faiblesses des indicateurs étalons. 7. Synthétiser les résultats des évaluations. Une de discussion de la façon dont on distille les messages clé des informations issues de l évaluation; dont on identifie les points chauds, les domaines de ressources clé, et dont on met en priorité les domaines et les services. Une activité en groupe permettra aux apprenants de travailler en équipe pour montrer comment ils organiseront ces domaines en ordre de priorité. Cinq questions essentielles Avant de détailler l évaluation s est fait, on réexaminera la question de son objectif. Cinq questions essentielles, ainsi que des listes détaillées des besoins des usagers obtenues des secrétariats de la convention et du secteur privé, ont orienté les aspects faisant l objet de l évaluation, notamment: 1. Quelles sont les conditions et tendances actuelles des écosystèmes et leurs implications pour le bien-être humain? 2. Quels sont les changements plausibles subis par les écosystèmes et en l offre et la demande des services d origine écosystémique et les changements résultants en matière de santé, de moyens de subsistance, de sécurité, et d autres aspects du bien-être? 3. Que peut-on faire pour améliorer le bien-être et conserver les écosystèmes? Quelles sont les points forts et les points faibles des options de réponse, des actions, et des processus que l on peut considérer comme contribuant et empêchant des futures specifiques? Quels sont les résultats les plus solides et les incertitudes clé qui influent sur les services d origine écosystémique (y

47 compris les changements en matière de santé, de moyens de subsistance, et de sécurité) la prise de décisions relatives à la gestion et la formulation des politiques? Quels instruments et les méthodologies développés et utilisés dans les limites de l EM est susceptible de renforcer la capacité en matière d évaluation des écosystèmes, de leurs services, et de l impact sur le bien-être humain ainsi que les implications des options de réponse. Composants de l EM Comme l on a déjà expliqué dans le module sur le cadre conceptuel, chacun des quatre groupes de travail de l EM a organisé son travail au sein du cadre conceptuel selon des thèmes suivants: La condition et les tendances des services d origine écosystémique et le bienêtre humain; Les options des réponses relatives à la gestion des écosystèmes; les scénarios des manières dont les écosystèmes pourraient évoluer dans l avenir; une évaluation des trois premiers thèmes au niveau sous-global. Des groupes de travail spécifiques ont été chargé de s occuper des trois premières questions essentielles, à savoir: la condition et les tendances, les scénarios, et les réponses. Les deux autres questions ont été examinées par tous les groupes. L aspect sous-global adressait toutes les questions, à l échelle sous-globale. La préoccupation principale de ce sous module concerne les évaluations sous-globales en général et celle de l Afrique australe (SAfMA) en particulier. Schéma 4.1 Composants de l EM La SAfMA était l une des évaluations sous-globales liées à l EM. Elle avait pour objectif d évaluer les services clés des écosystèmes en Afrique australe, et leur impact sur la vie des gens de la région. La carte de la région qui a fait l objet de l évaluation de la SAfMA est représentée par le Schéma 1.4. La structure multidimensionnelle de

48 la SAfMA est une caractéristique importante (La SAfMA était une des deux seules évaluations sous-globales et multidimensionnelles pour les évaluations sous-globales). Cinq évaluations communautaires entreprises au niveau local ont été intégrée entre deux évaluations au niveau du bassin (Zambèze et Gariep). Ceux-ci, à leur tour, étaient incorporés dans une évaluation régionale de l Afrique sud de l équateur. La SAfMA s est achevée entre 2001 et 2004, étant la première évaluation sousglobale dans les limites de l EM à l être. L équipe de la SAfMA était composée d un coordinateur, et de cinq équipes d évaluation chargé de s occuper chacune d un composant de l évaluation: régional, bassin du Gariep, bassin du Zambèze, moyens de subsistance locaux au Gariep et Gorongosa-Marromeu. Organigramme des Activités d Évaluation L EM (2003) définit 9 activités principales dans l évaluation. Alors qu une évaluation commencera normalement par les activités qui sont indiqués à gauche (1-4) (Schéma 4.2) et continuera vers le centre (5-6) et à droite (7-9), plusieurs activités seront entreprises simultanément. Elles seront soumises à un perfectionnement et une revue continues au fur et à mesure que les résultats se modifient avec l introduction de nouvelles informations. 1) Identification et classification des écosystèmes et de leurs services. Bien que les écosystèmes soient complexes, il serait utile de commencer par les classifier selon les services qu ils fournissent. À titre d exemple, un lac peut soutenir des services de pêche tout en offrant des possibilités de tourisme et de récréation. Les services d origine écosystémique sont identifiés et groupés selon leurs catégories fonctionnelles, notamment: d approvisionnement, de régulation, culturels, et de soutien.

49 2) Identification des liens entre les services et les sociétés humaines. Ici on définit les liens entre les sociétés humaines et les services d origine écosystémique particuliers qu ils utilisent ou dont ils sont bénéficiaires. Ceci englobe la définition des composants du bien-être humain qui sont affectés par ces services (la santé, les moyens de subsistance, la culture et l équité), aussi bien que les activités humaines qui, à leur tour, affectent les écosystèmes et l approvisionnement des services (la croissance démographique, la consommation, et la gouvernance). 3) Identification des forces motrices Dans cette activité on recense les forces motrices directes et indirectes provoquant des changements dans les écosystèmes et leurs services, en déterminant les manières directes et indirectes dont les forces motrices agissent en interaction. À titre d exemple, le changement démographique (une force motrice indirecte) peut affecter l écosystème en provoquant un changement de l usage du sol (une force motrice directe) mais aussi peut-il influencer les autres forces motrices indirectes comme les valeurs et les institutions sociales. 4) Sélection des indicateurs relatifs aux conditions et aux services d origine écosystémique, au bien-être humain, et aux forces motrices. Les indicateurs sélectionnés devraient fournir des indications sur l état des changements subis par les écosystèmes, les services d origine écosystémique, le bien-être humain, et les forces motrices. A titre d exemple, si le service d origine écosystémique est la production alimentaire, alors un des indicateurs serait la superficie de terre cultivée. Quand il s agit du service, ce serait la quantité de la nourriture produite, pour le bien-être humain, ce serait le niveau de la malnutrition, et pour la cause, ce serait la croissance démographique.

50 5) Évaluation des tendances historiques et de l état actuel des écosystèmes et leurs services et des forces motrices des changements. L état actuel des écosystèmes et leurs services est évalué en rassemblant et en analysant les données sur les indicateurs sélectionnés. La signification des conditions actuelles mérite quelque discussion. Quelquefois, celles-ci se réfèrent aux données les plus récentes, mais la plupart du temps, elles tiennent compte des variations annuelles et les variations par décennie. (À titre d exemple, il ne vaut pas la peine se référer à la disponibilité de l eau douce dans une année déterminé, vu que c est un facteur qui varie beaucoup d année en année). 6) Évaluation de l impact sur le bien-être humain. Dans cette activité, les informations relatives aux écosystèmes et à leurs services (telles que la disponibilité de l eau douce, le sol, et les bois) se traduit en des variables d intérêt à la société (santé, moyens de subsistance, et sécurité, par exemple). Un des contraintes qui se présente est le fait qu un service déterminé puisse affecter plusieurs composants du bien-être humain. Un autre défi est celui de différencier les divers compromis qui s opèrent entre les services. Finalement, la distribution des bénéfices provenant des services parmi les différents groupes sociaux mérite une attention soigneuse. 7) Développement des scénarios. Un des objectifs principaux de l EM était d identifier les tendances futures à moyen et à long terme et de pouvoir anticiper les changements cruciaux dans les écosystèmes et de développer des stratégies de réponse. L objectif de cette activité est d identifier un éventail de scénarios plausibles relatifs aux écosystèmes, à leur services et aux forces motrices. 8) Évaluation des réponses possibles. Dans cette activité, il s agit d identifier les différentes réponses possibles en vue d éviter la détérioration des services d origine écosystémique ou pour retrouver les services perdues. Ceci englobe l évaluation de la réussite des réponses passées et l élaboration des principes directeurs pour la conception des politiques nécessaires. 9) Analyse et communication des incertitudes. Une multitude de résultats concernant les écosystèmes, surtout leurs liens avec le bien-être humain, sont incertains. Une des tâches essentielles de l EM est d évaluer et communiquer le niveau d incertitude de manière claire et consistante Il faut noter que ce processus implique une de possibles variations: une évaluation pourrait commencer en développant des scénarios et travailler à l envers, par exemple. La sélection des services d origine écosystémique par la SAfMA La sélection des services d origine écosystémique par la SAfMA dépendait des échelles. Ainsi chaque échelles particulières correspondent à de différents service d intérêt. Cependant, toutes les équipes se sont mis d accord sur l évaluation de trois services de base à savoir: l eau, la nourriture et la biodiversité. Au moins trois équipes ont analysé l énergie et le bétail. La plupart de ces services sont en fait des groupes de services. À titre d exemple: L eau douce englobe l eau de surface, l eau souterraine, et la qualité de l eau;

51 La nourriture englobe les cultures carbohydratés, la viande, la pêche, et les nourritures sauvages. L énergie englobe le bois de chauffage, l électricité (charbon, nucléaire, et hydro), le gaz et le pétrole lampant. Pour évaluer la biodiversité, nous avons analysé la couverture du sol, l abondance des espèces, les points chauds parmi d autres techniques. Les services culturels englobent l écotourisme et les sites sacrés. Table 1 Les services d origine écosystémique évalués par la SAfMA RÉGIONAL BASSIN LOCAL Eau X X X Nourriture X X X Biodiversité X X X Culturel X X Bétail X X X Qualité de l air X X Mines X Plantes médicinales X Matériaux de construction X L arbre de l information L information provient de plusieurs sources qui forment chacune une branche unique de l arbre de l information. Étant donné que l EM est basée sur l état actuel des connaissances, le point de départ logique serait la littérature existante, aussi bien celle qui est examinée par des pairs et celle qui est grise ou pseudo-scientifique. Les bases de données détenues par les institutions gouvernemental et les centres de recherche sont des précieuses mines d informations non-publiées. Étant donné les lacunes dans les informations relatives aux services d origine écosystémique et à leurs liens avec le bien-être humain, il pourrait être nécessaire de rassembler de nouvelles données et d utiliser de nouveaux modèles pour rassembler des connaissances locales. Finalement, des débats multidisciplinaires pourraient stimuler une analyse intégrée des problèmes et des processus écologiques et sociaux et pourraient aussi contribuer à des changements significatifs de paradigmes.

52 Schéma 4.3 L arbre de l information Intégration de la connaissance tacite L EM insiste sur l incorporation des connaissances indigènes et traditionnelles, qui constituent un élément important de l étude des complexes systèmes adaptatifs. Les connaissances indigènes ne sont pas nécessairement quantitatives. Cependant, on fait de plus en plus d efforts pour développer des méthode visant à rendre les donnés qualitatives rassemblées plus quantitatives et plus compatibles avec les données quantitatives. Étant donné que les données tacites, non publiées ou informelles pourraient s avérer une vaste source d informations sur les services d origine écosystémique, il faut des approches visant à éliciter et incorporer ces connaissances. Ces approches incluent des interviews semi-structurés, des exercices d évaluation rapide et participative (ERP) y compris le dessin à l échelle et le classement des écosystèmes.

53 Schéma 4.4 Intégration des connaissances tacites: Interviews et participation dans le dessin des cartes au cours de l évaluation par la SAfMA des moyens de subsistance dans la vallée du Gariep. Indicateurs Les indicateurs sont des mesures sélectionnées qui permettent l observation des conditions, des tendances et des changements en intérêt. Les indicateurs sélectionnés devraient fournir des indications sur l état des changements subis par les écosystèmes, les services d origine écosystémique, le bien-être humain, et les forces motrices. A titre d exemple, si le service d origine écosystémique est la production alimentaire, alors un des indicateurs serait la superficie de terre cultivée. Quand il s agit du service, ce serait la quantité de la nourriture produite, pour le bien-être humain, ce serait le niveau de la malnutrition, et pour la cause, ce serait la croissance démographique (EM 2003). Étant donné que la SAfMA était une évaluation multidimensionnelle, nous avons sélectionné des indicateurs qui étaient: Mesurables à l échelle: pour permettre l intégration de ces résultats dans les évaluations locales et régionales; Dessinable à la carte : pour assurer l explicité spatiale de l analyse; Capables de comparer les résultats avec ceux obtenus d autres évaluations; Capables de répondre à certains dangers spécifiques comme la désertification. Dans le cas où les rapports sur l État de l Environnement seraient disponibles, ils servent de bon point de départ pour la revue des indicateurs. Cependant, comme on l a déjà remarqué, c est souvent le cas qu ils ne montrent pas tous les composants comme le fait le cadre conceptuel de l EM. L Expérience du SAfMA: Les Contraintes Une évaluation n est pas seulement un processus scientifique. C est un processus social géré par des humains et influencé par des caractéristiques et des perceptions humaines. Ceci a beaucoup de bénéfices mais aussi présente-t-il plusieurs obstacles, comme l a observé la SAfMA. À titre d exemple, les scientifiques et les autres professionnels sont souvent instruits dans une seule discipline ; qui soutient un paradigme unique. Le caractère multidisciplinaire de l évaluation intégrée exigent que les barrières disciplinaires soient dépassées, ce qui peut s avérer difficile. De plus, la manière dont quelqu un envisage le monde, influence de façon distincte l approche qu il/qu elle adopte en face des problèmes scientifiques et sociétaux. Même au sein

54 d une seule discipline comme l écologie, les visions du monde peuvent se différer considérablement, constituant ainsi un obstacle d intégration. Une grande partie des zones de l Afrique australe a bénéficié des bases de données excellentes. Cependant, en d autres cas, on témoigne un manque lamentable de données de qualité relatives aux écosystèmes. Cette situation est normalement aggravée par une compréhension faible et des preuves empiriques limitées en ce qui concerne les liens entre les écosystèmes et le bien-être humain. Le défi d entreprendre une évaluation sans de telles données peut être adressé en se recourant aux modèles et en accedant des sources d informations alternatives telles que les connaissances des experts et des communautés locales. Mais ceci a ses limitations. Étant donné que la SAfMA embrasse une multitudes d échelles et de services, il s est avéré impossible de se mettre d accord sur l adoption d une méthodologie commune pour l évaluation de tous les composants. De plus, certaines méthodes étaient en fait mesurable à l échelle. Dans le cas où les méthodologies se différeraient, une attention soigneuse devrait être accordée à ces différences et à leurs implications pour l interprétation et la communication des résultats. L Expérience de la SAfMA: Surmonter les contraintes La majorité des obstacles étaient surmontables, grâce à la communication régulière, l interaction face à face, les remue-méninges et la réflexion en dehors de la boite. Les membres des équipes ont appris à respecter des modes de penser qui différents de ceux auxquels ils s étaient habitués et avec lesquels ils se sentaient à l aise. Les Composants d évaluation La plupart des équipes ont commence par examiner le composant relatif à la condition et aux tendances, l estimant nécessaire d avoir une base de données sur l état actuel et les tendances récentes (Schéma 4.1). Certaines des approches utilisées pour évaluer la condition et les tendances ainsi que leurs implications feront objet de discussion. Analyse Multidimensionnelle L avantage d entreprendre une évaluation multidimensionnelle peut être compris en étudiant l exemple de la disponibilité de l eau. La carte qui représente la demande et l offre de l eau au sein de la région, a été obtenue des modèles régionaux et globaux relatives aux eaux qui coulent. Elle révèle que la pénurie de l eau constitue un problème sérieux au sud de la Zambèze. Nous utilisons les données nationales relatives à l hydrologie, mais nous trouvons que la demande et l offre de l eau se présente comme le montre le schéma 4.5. Lorsqu on regarde de près, la carte relative à la disponibilité de l eau diffère de façon dramatique selon la lentille régionale ou locale qu on utilise. Aucune de ces approches n est ni vraie ni fausse mais le choix de l échelle dépend essentiellement des intérêts.

55 Schéma 4.5 Analyse Multidimensionnelle Connaissances locales Nous pouvons nous examiner ceci plus profondément en observant de près une site locale où les communautés de la vallée de la Great Fish River ont gardé des records sur la qualitie d eau au cours d au moins quatre décennies. On rapporte que la qualité de l eau s est dégradée dans les terres communales, alors qu elle est restée inchangée dans une forêt voisine qui sert de point de repère. Les leçons que nous pouvons tirer de cet exemple sont: ce genre d information important est disponible en dehors de bases de données formelles; Il est susceptible de jouer un rôle important dans les politiques futures avec la décentralisation du secteur aquatique en Afrique du sud ;s Nous avons besoin des évaluations au niveau local pour compléter la vue globale présentés par des évaluations au niveau régional, du bassin, et national. Synthèse de l information Le rôle d une évaluation est de synthétiser l information existante. Le Schéma 4.6 montre les résultats de ce genre de synthèse relative à 49 études de cas en matière de sécurité alimentaire en Afrique australe (Biggs et al. 2004)

56 Schéma 4.6 Les processus qui provoquent l insécurité alimentaire en Afrique australe, identifies à partir d une synthèse de 49 études de cas. L insécurité alimentaire est l un des composants majeurs dans un cycle bien établi et qui s intensifie. Ce cycle de faiblesse et de vulnérabilité socio-économique, associé principalement avec des composants continus et chroniques qui font partie de la vie communautaire dont les crises à court terme exacerbent la vulnérabilité. L incapacité d acheter la nourriture était beaucoup plus prononcé que l insécurité alimentaire résultant des déficience dans la production alimentaire. Beaucoup sont les facteurs qui agissent pour miner la capacité d adaptation de la communauté, y compris la diminution des dépenses pour les biens et les services de base (éducation, aliments de base, services de santé, agriculture et intrants pour le bétail) l émigration et l immigration (retour à la communauté après la retraite ou recherche du travail ailleurs), la vente des biens (tels que le bétail à des prix réduits), et le déclin du nombre et de la variété des repas. Le climat, les pressions environnementales et la pauvreté figurent de manière frappant parmi les diverses forces motrices de l insécurité alimentaire. La pauvreté, les changements climatiques et environnementaux ainsi que l instabilité politique et sociale et la guerre expliquent, eux la moitié de l impact des forces motrices indirectes. Évaluation de la biodiversité La question de l évaluation de la biodiversité et de son rôle de base dans l amélioration des services d origine écosystémique était beaucoup plus difficile

57 d adresser en raison de l insuffisance de données existantes sur la structure de la biodiversité. On voit ci-dessous les indicateurs les plus fréquemment associés avec la biodiversité. Comment est-ce qu on entreprend une évaluation de la biodiversité? Indicateur Nombre d espèces éteintes Nombre d espèces en voie de disparition Nombre d espèces ou espèces endémiques Couverture des domaines protégés Changement dans la couverture du sol Biggs et al Limitation L information est venue trop tard pour prendre une décision. Quelques groupes sont beaucoup mieux étudiés que les autres. Quelques experts sont plus inclines à désigner une certaine espèce de menacée qu une autre. Il n est pas en soi un indicateur de condition mais plutôt insensible au changement. Certains parcs existent seulement sur papier. Cet indicateur ignore les 90% de la terre qui reste. Il est peu probable que la superficie des parcs s étend beaucoup à l avenir dans cette région. Échelles de temps requises; plusieurs usages du sol sont souvent mis dans la même catégorie parce qu ils ont de mêmes conséquences sur la biodiversité. La SAfMA a examiné de nouvelles méthodes pour évaluer la biodiversité. Une de ces méthodes, L Index relatif au caractère intacte de la Biodiversité (IBI) (Scholes & Biggs 2005) fournit une estimation des impacts des activités liées à l usage de la terre sur les populations des espèces ayant de traits écologiquement similaires (les types fonctionnels). Cette estimation est basée sur l opinion des experts. Le schéma qui suit (Biggs et al. 2004) montre que l impact des activités humaines sur la biodiversité est exprimée de manière sélective. Le nombre faible de mammifères, d oiseaux et de reptiles à corps grands - qui les rend sont faciles à chasser ou à capturer - sont les plus affectés. La grande majorité d espèces sont affectées par la perte d habitat en raison de l agriculture ou de l urbanisation, qui représente des fractions relativement minimes des paysages en Afrique australe.

58 Schéma 4.7 Estimation de la biodiversité en Afrique australe avec L Indexe relatif au caractère intacte de la Biodiversité. Les résultats de l IBI suggèrent que l action politique ayant le plus grand potentiel de prévenir une plus grande perte de la biodiversité en Afrique australe consiste à prévenir la dégradation des terres qui sont actuellement exploitées de façon lucrative. De telles terres (y compris les terres broutées dans les limites des normes de stockage, ou celles soutenant l abat sélectif du bois par des méthodes ayant un impact bas) qui constitue 80% de la superficie terrestre de l Afrique australe. Elles témoignent un niveau de biodiversité presque égal à celui des domaines protégés. La dégradation, sous forme du broutement ou de l abat des arbres a pour conséquence la réduction des populations des espèces de 40 à 60%. Vu le caractère incertain et cher de la réhabilitation est incertaine et chère, la meilleure solution, c est la prévention. Compromis L évaluation intégrée consiste essentiellement à comprendre les compromis en vue d identifier les priorités. En accordant une priorité à certaines choses ne coure-t-on le risque de marginaliser les autres? Le plus grand compromis en Afrique australe est celui de concilier la protection de l environnement et les objectifs de développement. Comment peut-on réaliser les deux? Les compromis peuvent se présentent sous plusieurs formes. Quelques-uns uns des plus communs sont les compromis entre: Différents services d origine écosystémique: - production alimentaire vs biodiversité Usages d un service déterminé : - conservation de l eau et irrigation Services d origine écosystémique et être humain - production d énergie vs air de bonne qualité Locations dans l espace: - amont vs aval Périodes dans le temps - saison sèche contre saison pluvieuse, présent vs futur

59 Comment la SAfMA a évalué les compromis? La SAfMA a exploré de nouvelles méthodes pour examiner les compromis. Une des approches était l analyse de l irremplaçabilité ou l unicité d un aspect particulier en vue de réaliser un objectif spécifique (Ferrier et al. 2000). Bien que ce concept ait été utilisé dans la planification de la conservation pendant un certain temps, il a eu des applications limitées dans le domaines des services d origine écosystémique. Le compromis le plus fréquent s'opèrent entre le service de production alimentaire et la biodiversité. Cependant, il n y a pas eu d efforts considérables pour quantifier ces compromis ou pour les dessiner à l échelle. Schéma 4.8 Cartes représentatives de l irremplaçabilité dans le bassin de la Gariep sur base des cibles relatifs aux protéines et aux calories et à la biodiversité. Sur les cartes du schéma 4.8, les valeurs de l irremplaçabilité (ou l unicité) varient entre 0, ce qui signifie que la cellule a une faible importance pour la réalisation des objectifs spécifiques et que des options alternatives existent pour réaliser les mêmes objectifs, et 1, ce qui signifie que la cellule est totalement irremplaçable. En d autres termes, si cette cellule n était pas incluse dans la provision des services, les objectifs pour ces services ne seraient pas atteints. Cette approche a plusieurs bénéfices qui le rende instrument efficace dans la communication avec les décideurs. Premièrement, elle est flexible. Les cibles peuvent être fixées selon des objectifs spécifiques en matière de la biodiversité ou d autres services. Deuxièmement, elle est dynamique les options sont actualisées au fur et à mesure que les décisions seraient prises. Finalement, elle est visuelle et transparente ce qui permet de visualiser et de comprendre les différentes options.

60 Ces cartes individuelles peuvent être combinées ensuite pour fournir une seule représentation de l unicité des écosystèmes. Dans le schéma 4.9, les cellules rouges indiquent les domaines où la biodiversité (espèces ou végétation) et un ou plusieurs services d origine écosystémique se chevauchent. Les cellules bleues représentent les domaines où l eau et un ou plusieurs services de production alimentaire se chevauchent; et les cellules vertes illustrent les domaines où les différents services de production alimentaire (calories et protéines) se chevauchent. Dans ces domaines, il se pourrait qu il y ait de compromis parce que ces domaines soutiennent une multitude de services d origine écosystémique. Schéma 4.9 Les Domaines d irremplaçabilité se chevauchent dans le bassin de la Gariep. Les niveaux limites Un autre problème connexe à tenir en considération est celui des niveaux limites. Bien qu il soit utile de savoir où les différents services d origine écosystémique se chevauchent, l analyse relative à l irremplaçabilité de nous indique `quel point cette complémentarité est acceptable. A quel point dépasse-t-on un niveau limite où deux services d origine écosystémique ne peut plus coïncider? À titre d exemple, considérons une étude entreprise dans le nord ouest du Zimbabwe (Hoare et du Toit 1999) sur la coexistence des populations des hommes et des éléphants, un problème commun à plusieurs parties de l Afrique. Leur étude indique que la densité maximale de la population des éléphants (voir ligne solide du schéma 4.10) reste inchangée quand la densité humaine augmente mais à un niveau limite de 16 gens par km 2, les éléphants disparaissent subitement.

61 Schéma 4.10 Relation entre les densités des populations humaines et d éléphants. Le schéma montre le caractère non-linéaire de la relation entre la densité des populations d éléphants et la densité humaine dans le domaine d étude (du Toit et al. 2003). Le message important est que la capacité de ce domaine de soutenir les population d éléphants diminue de manière très rapide et irréversible quand un certain niveau limite d habitation humaine est dépassé. L implication pour la gestion est qu il est possible pour les humains et les éléphants de cohabiter pourvu que la limite soit reconnue et que la planification soit préventive. En d autres termes, les décideurs devrait planifier la conservation dans les domaines qui soutiennent des densités faibles de populations humaines. Réponses Une des caractéristiques uniques de l EM est la manière dont il aborde les réponses. Que voulons-nous dire par réponses? Le EM définit les réponses comme des actions humaines visant résoudre des problèmes spécifiques. Elles peuvent se présenter sous plusieurs formes, y compris : celles qui changent les écosystèmes et celles qui changent les visions du monde et les manières de penser en matière d écosystèmes. L évaluation des réponses est importante parce qu elles font partie des complexes processus socio-écologiques intégrant les écosystèmes et les gens qui les utilisent. Nous avons besoin d améliorer notre compréhension en matière des écosystèmes et leurs conséquences. La SAfMA s est servi d un éventail d approches relatives à l évaluation des réponses y compris: l examen des réponses du passé ou celles qui ont été mise en place récemment ; l exploration des réponses futures possibles selon les différents scénarios ; la comparaison des stratégies utilisées par les populations locales. Nous avons aussi conçu un nouveau cadre basé sur l impact, la conscience, et le pouvoir que, nous l espérons, permettrait une évaluation plus systématique des réponses (Bohensky & Lynam 2005). Avec ce cadre, nous avons créé des lentilles qui permettent l examen et l évaluation des réponses. Un simple métaphore: premièrement il y a un impact disons le changement du climat crée des modifications aux taux de croissance de la végétation du désert de Kalahari. Nous désignons ceci l étendue de l impact. Il se réfère à l effet de cet impact dans le temps et dans l espace ainsi que les autres acteurs affectés. Il y a également la l étendue de conscience. Une communauté de San qui habite le désert de Kalahari pourraient être inconscients des changements qui sont en train de se passer. Ils pourraient être conscients des changements dans la végétation sans en savoir les forces motrices. L étendue de conscience est donc incompatible avec l étendue de l impact.

62 Finalement, il y a l étendue du pouvoir. Le capacité de répondre à l impact du changement de climat appartient {a de tels acteurs que le gouvernement et d autres institutions localisés à l autre coin du monde. Dans cet exemple, vu que la communauté San ne détient pas de pouvoir, l étendue du pouvoir est aussi incompatible avec l étendue de l impact. (Schéma 4.11). Schéma 4.11 Incongruité Au contraire, dans une situation optimale, les étendues de l impact, de la conscience, et du pouvoir pourraient être congruentes peut être pas complètement, mais dans la plupart des cas comme le montre le schéma Des réponses récentes relatives à la gestion de l eau en Afrique australe visent à réaliser cet objectif. On peut déléguer la gestion jusqu au niveau de la source, ou bien l évoluer jusqu au niveau du bassin en établissant des organisations internationales pour s occuper des bassins hydrologiques. des basins. Nous avons ensuite appliqué ce cadre à l exemple de la gestion de l eau dans les bassins du Gariep et de la Zambèze. Les réponses du passée tendaient être incongrues, alors que les réponses actuelles plus en plus congrues. Mais ceci constitue encore un grand défi dans la région entière. Schéma 4.12 Congruence L évaluation régionale de la SAfMA a observé que l Afrique australe a développé une multitude de réponses innovatrices relatives aux politiques de l eau. Elle est au premier rang dans le monde en ce qui concerne divers aspects concernant la gestion de l eau. La gestion de l eau dans la région est étroitement liée à l économie de la région (qui dépendent généralement de l Afrique du Sud, qui fait face aux pressions émanant de la pénurie d eau) et aux questions de la sécurité alimentaire (l irrigation représente 75% des eaux). Des politiques de réponse clé, telles que la Loi Sud Africaine sur l Eau visaient à assurer les besoins minimum des gens et des écosystèmes riverains, à rendre l allocation des aux plus compatibles avec les lois du marché et à créer des autorités nationales et transfrontalières pour s occuper des

63 basins. Vu que les politiques du passé ne reconnaissaient pas les stratégies de récupération locales, des nouveaux dispositions promeuvent le flux des informations à travers les échelles. Selon notre cadre conceptuel, la congruence entre les étendues d impact, de conscience, et de pouvoir a augmenté. La photo suivante montre la nouvelle ère dans la gestion de l eau en Afrique australe et montre une équipe Travailler pour l Eau, qui fait partie d un programme conjoint de conservation de l eau et de réduction de la pauvreté qui implique une multitude d agences.. Une approche sectorielle en matière de la gestion des ressources naturelles se substitue graduellement par une approche plus intégrée aussi durable et équitable basée sur le concept d écosystème. La gestion intégrée permet une seule réponse coordonnée en vue d atteindre plusieurs objectifs. Le programme Travailler pour l Eau en Afrique du Sud, À titre d exemple, crée une synergie entre le développement social, en permettant la création des emplois, la réduction de la pauvreté, et la réhabilitation des écosystèmes. On est en train d étendre ce modèle au domaine de la gestion des marées, des incendies et des écosystèmes. Qu est ce que nous avons appris? Les réponses présentent des opportunités d apprentissage, surtout quand nous les évaluons au long d une longue période. Dans une situation idéale, nous devrions combiner les approches d évaluation utilisées dans les différentes études de la SAfMA en vue d intégrer les réponses passées, les réponses actuelles et les réponses futures possibles. Faire des compromis implique le choix de certaines réponses et pas d autres; ainsi la reconnaissance des limites est clé. Il est très important de maintenir les option. Les évaluations locales nos a révèle que les ressources sont souvent gérées selon des norme culturelles pour préserver les moyens de subsistance. Certains domaines sont considérés comme sacrés, étant

64 interdits à tous, à l exception de quelques privilégiés qui peuvent y accéder pour des fins culturelles et spirituelles. Cependant, en cas de crise, ces domaines peuvent servir de secours temporaire. Un aspect connexe est le concept de la gestion adaptative, à savoir, de apprendre en faisant. Il est basé sur la reconnaissance du fait que notre connaissance des écosystèmes est limitée et qu il restent beaucoup d incertitudes. Ainsi, si nous gérons les écosystèmes de manière qu ils restent robustes en face d un éventail de situations différentes, nous avons plus de chance de continuer à en tirer des bénéfices. De cette manière nous nous protégeons des incertitudes futures. Ceci a été une pratique commune pendant au moins des millénaires et elle est en train d être incorporée dans les programmes de gestion des agences qui s occupent de la conservation et des ressources naturelles en Afrique australe. Suggestions pratiques de la SafMA concernant à l évaluation des réponses Evaluer les réponses est l un des plus difficiles parties de l évaluation. La SAfMA a reconnu que nos objectifs devraient être clarifiés. En évaluant les réponses, nous devons décider si nous voulons évaluer comment les gens répondent actuellement, ou comment ils devraient répondre ou répondraient sous certaines conditions. Deuxièmement, des critères claires constituent une conditions préalable de l efficacité d une réponse. Cherchons-nous assurer un usage durable des services d origine écosystémique, la capacité de récupération des écosystèmes, et l équité sociale? Ou est-ce qu il s agit non seulement des résultats obtenus mais du caractère inclusif du processus qui importe?. Nous avons aussi observé qu une approche itérative aurait pu s avérer plus bénéfique dans le processus d évaluation des scénarios et réponses. Dans ce processus, comme le montre le schéma 4.13 (Biggs et al. 2004), les forces motrices de changement sont identifiées, les incertitudes majeures sont élucidées et une série des scénarios qui représentent des possibilités futures est développée. Dans chaque scénario, les réponses possibles sont identifiées et évaluées. L évaluation des réponses est utilisée en vue de perfectionner les scénarios au niveau de l application et pour adresser ou altérer les forces motrices identifiées.

65 Schéma 4.13 Le processus itératif de l évaluation des scénarios et des réponses. Explorer l avenir à travers les scénario Les scénarios sont des visions de l avenir non pas les situations que nous pensons pourrait arriver, ou que nous voudrions arriver, mais ce qui arriverait en raison de la modifications de certaines forces motrices. Les scénarios permettent de stimuler la réflexion, l imagination et même le débat. L approche de la planification des scénarios a une histoire glorieuse dans les domaines des affaires et de la politique où les scénarios ont influé l orientation des décisions stratégiques. Les scénarios cependant, n ont pas été généralement utilisés pour comprendre le changement dans les écosystèmes. Les scénarios peuvent être quantitatifs, impliquant l usage des données et des modèles. Aussi peuvent-ils être qualitatifs décrivant et illustrant de différentes futures possibles. Cependant, la planification des scénarios tend à être plus efficace quand elle est structurée et se concentre sur un ou deux incertitudes clé, et n impliquent que 2 à 4 scénarios. (Peterson et al. 2003). Les équipes de la SAfMA ont divergé sur le genre d approche des scénarios `adopter en raison des différences liées à l échelle d analyse et aux groupes d usagers. Cependant, les scénarios étaient développés indépendamment, ils tendaient à se concentrer le thème commun de l incertitude liée à la gouvernance. L approche des scénarios Les scénarios constituent un moyen d évaluer l information mais aussi de communiquer les résultats et d impliquer les acteurs à plusieurs niveaux. Le développement des scénarios est efficace se fait par moyen de formats innovateurs

66 comme la représentation théâtrale utilisée au cours d une l évaluation entreprise dans le bassin du Gariep. Une troupe théâtrale a dramatisé les scénarios particuliers. D autre manière, une planification des scénarios peut s effectuer lors d un atelier informel qui permet des remue-méninge créatifs parmi les participants. Les scénarios du bassin du Gariep Les scénarios relatifs à l évaluation du bassin du Gariep étaient développés selon deux axes d incertitudes qui étaient pareils aux archétypes globaux utilisés dans l Évaluation des Écosystèmes pour le Millénaire (EM) : la force de la gouvernance nationale et de la société civile dans la gestion des forces motrices des changements subis par les écosystèmes et ses conséquences. Ceci a défini quatre scénarios qui pourraient être encadré dans chacun de quatre quadrants. Ensuite, dans un processus orienté par les usagers, quatre scénarios relatifs au bassin du Gariep ont été développées. Les acteurs ont été présenté avec quatre futures possibles: un où les forces du marché prédominent, un où les politiques sociales et environnementales s enracinent, un où les communautés locales et la société civile deviennent autosuffisantes et organisées, et un qui était pareil à celui du passé, marqué par un retour à une mode de gestion des écosystèmes de contrôle et commande et par une inégalité sociale accentuée. Les quatre futures possibles sont: Les forces du marché - une économie forte facilitée par le cadre nationale de la gouvernance; - une inégale distribution de la richesse; - une faible gouvernance locale; - des politiques sociales et environnementales faibles. Réforme des Politiques - Une gouvernance démocratique efficace; - Une économie forte globalement connectée dans un régime commercial équilibré; - Une réduction significative de la pauvreté; - Des investissements substantiels dans les domaines de la santé, l éducation et la technologie. Un monde fermé - Une gouvernance faible et inefficace; - L effondrement de l économie; - Une société civile faible; - Des écarts croissants entre les affluents et les pauvres, qui vivent respectivement dans et en dehors du monde fermé. Les Ressources locales - Une gouvernance nationale faible; - Une économie faible; - Une forte société civile; - Une gestion des ressources orientée par la communauté; - Une forte dépendance sur le secteur informel.

67 Nous devons faire une observation d avertissement: quand nous interprétons des scénarios: à première vue, il semble facile d attacher les préférences, et les probabilités rélatives à ces scénarios, mais il y a eu des surprises. À titre d exemple, dans un scénario idéal orienté vers la politique, une tension pourrait se présenter entre les partisans des politiques orientées vers les questions sociales et ceux qui soutiennent des politiques orientée vers les questions touchants à l environnement. Et dans un avenir où les initiatives locales se présentent les communautés locales qui s avèrent capables de communiquer, coordonner peuvent partager leurs expériences elles deviennent une des expériences dans la gestion adaptative si elles peuvent apprendre les uns des autres. Le processus de développer des scénarios était souvent beaucoup plus important que les résultats de ces scénarios. Ceci parce qu il donnait aux participants l occasion de prévoir et d influencer l avenir. La représentation des futures possibles est un moyen puissant de communiquer l importance des services d origine écosystémique et de leur rapports avec le bien-être humain. Nous avons remarqué qu il faut accorder une attention soigneuse à la communication des scénarios et leurs implications. À titre d exemple, dans la vallée du Gariep les usagers ont rejeté les approches de modélisation des systèmes que nous leur avons présentées en faveur des histoires qualitatives, qu ils estimaient beaucoup plus accessibles. En fait, ils ont montré une préférence pour les descriptions en forme narrative plutôt que des représentations graphiques des scénarios. Les scénarios constituent un moyen excellent d éliciter des réponses auprès des usagers, et quelques-unes unes, pas toutes, des équipes de la SAfMA ont utilisé des scénarios de cette manière. Évaluation du bien-être humain Nous avons remarqué que l échelle est importante en évaluant le bien-être humain. Aux niveaux local, national ou régional, les indicateurs ne reflètent pas le bien-être de manière adéquate parce que celui-ci dépend des définitions et des contextes. Les compromis entre les services d origine écosystémique que nous avons identifié ont des ramifications sur les groupes des populations qui utilisent ces services. Ceci devient évident quand nous entreprenons des évaluations multidimensionnelles. En particulier, il y a des grands écarts entre les populations. Les communautés affluentes et urbaines n ont pas de contact direct avec des services d origine écosystémique, et ont des modes de vie qui les protégent des changements négatifs à court terme. Évaluation des liens Comment peut-on évaluer les liens entre les services d origine écosystémique et le bien-être humain? Il est évident que les services d origine écosystémique apportent des bénéfices au bien-être humain à tous les niveaux. Au cours de l évaluation entreprise dans le bassin du Gariep, nous cherchions à examiner comment la détérioration des services d origine écosystémique pourrait être liée à la détérioration du être humain. Dans cette évaluation nous avons identifié quatre causes principales (mais elles sont loin être les seules) qui expliqueraient l incapacité des écosystèmes de contribuer au bien-être humain. (Bohensky et al. 2004) 1. En certains cas, c est en fait la diminution du service qui limite son capacité de satisfaire aux besoins humains de base. À titre d exemple, quand la demande

68 en bois de chauffage (due essentiellement à la croissance démographique) la capacité des ressources disponibles; 2. En d autres cas, un service n est pas fourni en raison de l inefficacité et l absence des canaux de distribution; 3. Et en d autres cas encore, les bénéfices des services pourraient se réaliser au détriment du bien-être humain. À titre d exemple, l exploitation des minéraux est un service d origine écosystémique ayant une grande valeur pour certains membres de la communauté mais elle a des effets négatifs sur la santé humaine, qui au moins pour les uns, dépassent les bénéfices. Les insecticides utilisées pour améliorer l efficacité de la production alimentaire pourraient s avérer nuisibles aux humains et au bétail. De la même façon, les installations hydrologiques pourraient affecter les écosystèmes naturels. 4. Dernièrement, l usage non-durable des services d origine écosystémique peut entraver la capacité de l écosystème de continuer à fournir ces services, mettant en risque les générations futures. Identification des priorités Les équipes d évaluation à tous les niveaux ont indépendamment identifié les domaines : ceux qui ont une forte importance pour un seul service, ceux qui produisent une multitude de services d origine écosystémique ou ceux qui font face è des problèmes liés aux écosystèmes et au bien-être humain. À l échelle régionale les diffèrent formes de dégradation touchant les services d écosystèmes se chevauchent (À titre d exemple le déboisement, l excès de bétail). Au niveau du bassin (Schéma 4.14) les points chauds représentent des zones où on témoigne de hauts niveaux de provision et des caractéristiques uniques. Schéma 4.14 Carte synthétique représentant les zones principales des services d écosystèmes dans la vallée du Gariep pour l eau de surface (bleue), la production des céréales (orange), la production des protéines (brun) et les caractéristiques de la biodiversité ayant des taux élevés

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