Basic Education for Change

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1 RAPPORT DE CONFÉRENCE Parlement fédéral, Bruxelles, 14 mai 2013 Basic Education for Change La Belgique doit-elle investir autrement dans le Sud?

2 Avant-propos Quel pourrait être le rôle de la Coopération belge au développement dans l enseignement de base des pays en développement? Telle était la question au centre de la conférence Basic Education for Change. A l initiative de Plan Belgique et en collaboration avec UNICEF Belgique, VVOB et HIVA-KU Leuven, plus de cent politiques, stratèges et experts de terrain se sont penchés ensemble sur ce sujet pour le moins important. Cela fait plusieurs années que Plan Belgique s engage à créer une assise sociale et politique plus large pour les investissements en faveur de l enseignement dans les pays en développement. A cet effet, nous mettons à profit l expertise acquise par le biais de nos programmes dans le Sud. Mais nous collaborons aussi avec des partenaires nationaux et internationaux. L an dernier, par exemple, Leymah Gbowee, lauréate du prix Nobel de la Paix, nous a fait l honneur de sa présence en Belgique pour soutenir notre campagne en faveur de l enseignement des filles. A travers cette conférence, Plan Belgique a voulu élargir et approfondir son lobbying sur ce thème. "Elargir", en coopérant avec d autres organisations et en stimulant le débat dans ce secteur. "Approfondir" en rendant possible une étude scientifique sérieuse sur le rôle de la Coopération belge dans l enseignement de base des pays en développement. Cette conférence a provisoirement attiré toute l attention sur l enseignement de base au sein de la Coopération belge. Cela dit, la voie vers des changements politiques concrets est encore longue. C est pourquoi Plan Belgique continuera à plaider pour une augmentation des moyens attribués à l éducation, plus particulièrement à l enseignement de base, pour plus de programmes scolaires dans la coopération bilatérale et pour une meilleure mise en œuvre des programmes de bourses d étude au bénéfice des systèmes éducatifs dans le Sud. Soyez convaincus que cette conférence n est pas la dernière occasion que nous saisirons de mettre ce thème au cœur des débats. Dirk Van Maele Directeur National de Plan Belgique Investir dans les enfants est le meilleur moyen de lutter contre la pauvreté et l inégalité. Sabine de Bethune, Présidente du Sénat Ce compte-rendu donne un aperçu du déroulement de la conférence Basic Education for Change, organisée le 14 mai 2013 au Parlement fédéral. Il ne s agit pas d un rapport complet ou littéral des présentations et discussions. Les éventuelles erreurs ou imprécisions sont à mettre au compte de Plan Belgique. Plan Belgique Basic Education for Change - La Belgique doit-elle investir autrement dans le Sud? Page 2 sur 8

3 Les orateurs Oley Dibba-Wadda Directeur Forum for African Woman Educationalists (FAWE) Les défis de la réalisation d un enseignement de base de qualité pour tous en Afrique. "En tant qu organisations de développement dans le secteur de l enseignement, nous perdons parfois de vue le contexte général. Nous nous appliquons à faire passer nos propres priorités et à rivaliser plutôt qu à collaborer pour contribuer positivement à l enseignement dans les pays en développement. Quelles que soient les priorités identifiées, elles demanderont sans nul doute d énormes investissements. Indépendamment de cela, il faudra continuer à consacrer des fonds à l entretien de l infrastructure, du matériel scolaire et, plus important encore, aux enseignants. Ceux qui sont déjà en fonction, mais aussi les millions d enseignants que nous devons engager et former pour que chaque enfant puisse aller à l école." Paul Atherton Education Policy Team, DfID Que peuvent faire les bailleurs de fonds pour contribuer à l amélioration de l enseignement dans les pays en développement? "Quel niveau d enseignement doit recevoir la priorité des bailleurs de fonds? Il existe quantité de preuves de l efficacité des investissements dans l enseignement préscolaire et les programmes pour jeunes enfants. Un enseignement primaire de qualité est aussi nécessaire, mais insuffisant, pour préparer les enfants à une vie meilleure. Le secondaire a également des effets très positifs, surtout pour les adolescentes. Quant à l enseignement supérieur, il peut former de bons dirigeants et agir en faveur des progrès technologiques. Cette analyse ne nous aide pas beaucoup. J ai donc pris un peu de recul pour observer quelques faits incontournables. Dans le monde, beaucoup d enfants font partie de la première génération de leur famille à fréquenter l école. Nombre d entre eux décrocheront après l enseignement de base. Souvent, leurs résultats scolaires sont terriblement bas. En d autres termes, il y a encore du pain sur la planche pour l éducation de base. Lui tourner le dos aujourd hui, c est faire notre travail à moitié. L enseignement de base doit rester une priorité des bailleurs de fonds. Nous devons aussi être flexibles et poser nos choix en fonction des besoins de chaque pays." En Kiswahili, "Tuseme" signifie s exprimer ouvertement sur ses propres choix en tant que jeune adulte'. C est l approche que promeut le FAWE avec succès, pour motiver de jeunes filles à suivre des formations professionnelles visant des métiers traditionnellement réservés aux hommes. Cette approche exige d adapter les manuels, méthodes et programmes scolaires, qui nient trop souvent la réalité des filles. Le plaidoyer politique est donc crucial pour créer un environnement scolaire à l écoute des problématiques de genre." Extrait de l étude de cas: "Improving equity: girls education", présentée par Oley Dibba-Wadda, directrice du FAWE (Forum of African Women Educationalists). Plan Belgique Basic Education for Change - La Belgique doit-elle investir autrement dans le Sud? Page 3 sur 8

4 Sarah Beardmore Replenishment Strategy coordinator, Global Partnership for Education Les engagements des bailleurs de fonds bilatéraux en faveur de l enseignement: constats du Partenariat mondial pour l éducation (PME). "Les bailleurs de fonds du PME attribuent en général moins de 10% de leur APD (Aide publique au développement) à l éducation de base. Entre 2010 et 2011, l assistance bilatérale à l enseignement de base a diminué en Belgique, au Canada, en France, au Japon, aux Pays-Bas, en Espagne, aux Etats-Unis et dans l Union Européenne, d un total de 650 millions de dollars. C est inquiétant car tous sont traditionnellement des bailleurs de fonds majeurs de l enseignement de base. Heureusement, cette baisse a été compensée par 525 millions de dollars d investissements supplémentaires consentis par l Allemagne, la Suède, l Australie, le Danemark, la Norvège et la Grande-Bretagne. C est positif, mais tous ces pays poursuivront-ils dans cette voie? Pas sûr. A nous de veiller à ce qu ils le fassent et d inverser la tendance des autres bailleurs de fonds, qui réduisent leurs dépenses." "Les bailleurs de fonds traditionnels doivent absolument fournir un effort financier plus important. Toutefois, il faut rester réaliste. Le gouffre financier est profond et les bailleurs traditionnels ne répondront pas seuls à tous les besoins. Il faut chercher de nouvelles sources de financement, entre autres auprès des bailleurs de fonds émergents et des partenaires de développement qui, jusqu ici, ne focalisent pas sur l enseignement. Il serait aussi indiqué de se tourner vers des mécanismes innovants, comme la taxe sur les transactions financières. Par ailleurs, les pays en développement doivent réformer leur politique financière. Nous devons agir pour que les ministères des Finances cessent de considérer l enseignement de base comme un trou noir qui aspire tout leur argent, et voient ces sommes comme un investissement dans l avenir de leur pays." Gordon Brown Ancien Premier ministre britannique et Envoyé spécial des Nations Unies pour l éducation mondiale: D ici à 2015, l éducation de base doit devenir une priorité absolue de la coopération au développement. Pour donner une éducation à un enfant en Afrique, 100 dollars suffisent. En d autres mots: même avec un budget restreint, nous pouvons scolariser des millions d enfants. "Les modèles de coopération comme celui du VVOB en Zambie, fondés sur le partage d expertise et l assistance technique, sont une niche potentielle pour le soutien belge à l enseignement de base. La coopération belge au développement peut ne pas être en mesure de construire des milliers d écoles ou des centaines d instituts pour la formation des enseignants, elle est parfaitement capable de soutenir l expertise des partenaires du Sud." Extrait de l étude de cas: Enhancing éducation quality: supporting teacher training in Zambia. Plan Belgique Basic Education for Change - La Belgique doit-elle investir autrement dans le Sud? Page 4 sur 8

5 Aide belge à l'enseignement de base Etude de Huib Huyse (HIVA) sur le rôle de la coopération belge au développement dans l enseignement de base dans le Sud Constats 1. En tant que bailleur de fonds pour l éducation, la Belgique se concentre clairement sur l enseignement supérieur: environ deux tiers des moyens pour l éducation y sont investis. 2. Concernant la politique belge à l égard de l éducation de base, il y a assurément des évolutions positives, comme la concentration thématique et géographique, le recours à de nouvelles modalités d aide et la création de la plate-forme Educaid. 3. D autre part, il y a un fossé très marqué entre le discours politique belge et la pratique. Plusieurs documents officiels soulignent l importance des investissements dans l éducation de base. En même temps, la part qui lui est dévolue dans le soutien total au secteur de l enseignement reste très réduite. 4. Une grande part des moyens ne sont pas affectés au renforcement des systèmes d enseignement du Sud, mais à des bourses pour l enseignement supérieur. Ces dernières ont leurs points forts et défis, mais ne contribuent pas pour autant aux systèmes d enseignement du Sud. Recommandations 1. Actuellement, le soutien belge à l enseignement de base se situe à la croisée des chemins. On constate une nette baisse des moyens affectés à l enseignement (de base). De plus, la capacité interne du ministère est plus limitée que celle d autres domaines politiques, comme l agriculture ou la santé. Il faut donc absolument redoubler d efforts, tant en termes de moyens que d acquisition d une expertise politique. Concernant le focus politique, j appelle le ministère à faire des choix tranchés et à ne pas se concentrer simultanément sur l accès à l enseignement, la qualité et l équité. 2. Nous suggérons une approche plus intégrée de l appui au secteur de l enseignement. Les investissements dans l enseignement supérieur, par exemple, peuvent contribuer davantage à l enseignement de base si on oriente plus les bourses d études vers le soutien aux systèmes éducatifs dans le Sud. 3. Une question technique cruciale est celle de l attribution des dépenses en faveur de l enseignement. Nous ne contestons pas la valeur des projets de bourses et de la collaboration universitaire, mais grand nombre d entre eux ne contribuent pas aux systèmes d enseignement dans le Sud. En cessant de les attribuer en tant qu appui à l enseignement dans le Sud, nous pouvons obtenir une meilleure vision du soutien réel que la Belgique apporte aux systèmes d enseignement dans le Sud. 4. En conclusion, le rapport propose trois scénarios pour l avenir de l aide belge à l enseignement de base. Il s agit de pistes stratégiques larges qui identifient les défis pour entamer la discussion sur la manière dont un bailleur de fonds modeste comme la Belgique peut faire la différence. 1 er scénario: l intégration complète dans le futur cadre post e scénario: la spécialisation, afin de remplir les chaînons manquants du futur cadre post e scénario: la spécialisation approfondie, indépendamment de l agenda post Plan Belgique Basic Education for Change - La Belgique doit-elle investir autrement dans le Sud? Page 5 sur 8

6 La discussion des experts Frank De Wispelaere Directeur de la direction thématique auprès de la DGD Sur le fossé entre le discours politique et la pratique: "En 2000, lors du Sommet du millénaire, la Belgique a promis de faire plus et mieux pour les OMD, en particulier pour l enseignement de base. Nous avons fourni des efforts. Pour exemple, la Belgique figure parmi les fondateurs de la Fast Track Initiative. La contribution à cette initiative (entre autres le Partenariat mondial pour l éducation) a depuis été augmenté de 6 à 9 millions d euros. Mais nous pouvons faire davantage. L étude menée par HIVA démontre clairement que le nombre de pays où la Belgique investit dans le secteur de l enseignement baisse. Dans les pays où nous sommes toujours actifs dans ce secteur, nous investissons davantage, mais la somme totale investie dans l enseignement diminue. En période de croissance économique, il est facile de promettre d en faire davantage à tous niveaux. En revanche, en période de crise, cela implique un choix politique: dépenser moins dans un autre domaine. L étude HIVA affirme aussi que nous pouvons faire mieux en termes d expertise. Et c est le cas. Celle que nous possédons sur l enseignement est relativement faible en comparaison avec l expertise médicale. Nous avons de nombreux médecins, mais peu d experts en éducation." Sven Rooms Coprésident du comité de pilotage d Educaid Sur la manière dont Educaid peut contribuer à des investissements accrus et à l enseignement de base: "Educaid accorde beaucoup d importance au dialogue entre les ministères et les autres acteurs de l enseignement. Tant la DGD que la CTB sont d ailleurs membres d Educaid. Dans le cadre de la conception d une nouvelle note stratégique pour le secteur de l enseignement, Educaid a fait, il y a peu, une proposition très concrète: L enseignement a beau être l un des quatre secteurs de concentration de la coopération belge au développement, il n est une priorité que dans quatre des dix-huit pays partenaires de la coopération bilatérale. Au moment de renégocier les Programmes de Coopération (PC) avec les pays partenaires, Educaid propose de prévoir une analyse de chacun des quatre secteurs de concentration. Actuellement, cela n est fait que pour les priorités du PIC en cours. On obtient ainsi une sorte de selffulfilling prophecy (prophétie autoréalisatrice), où les priorités du PIC en cours sont aussi celles des PIC suivants. Ce qui empêche l enseignement d être pris en compte dans un nombre plus important de pays partenaires. Un fonctionnement qui analyse tous les secteurs mène à un choix basé sur les besoins effectifs des pays partenaires. La chance est grande que cela mène à un investissement accru pour l enseignement. Paul Bossyns Coordinateur éducation et santé auprès de la CTB agence belge de développement Sur une approche intégrée au sein du secteur de l enseignement: "Naturellement, je dis oui à une meilleure collaboration entre les détenteurs d enjeux belges. Toutefois, je ne pense pas qu il soit de notre ressort de faire des choix, de proposer des scénarios. Il faut partir d analyses sectorielles. Ces dernières sont spécifiques à chaque pays et doivent se pencher sur les différents piliers qui, réunis, composent le secteur de l enseignement. Par ailleurs, la répartition des tâches est importante. Que font les autorités locales, les autres bailleurs de fonds? Et que pouvons-nous faire? Comment pouvons-nous être complémentaires? Ce n est pas en se spécialisant à l avance que l on peut fournir un travail efficace dans les pays partenaires. Les grands bailleurs de fonds misent surtout sur l accès à l enseignement. En effet, l accès est plus facile à mesurer. Seulement, cela ne fait pas avancer la qualité de l enseignement. Notre profil de donateur modeste peut être un avantage si nous optons pour la qualité plutôt que pour la quantité. Cela pourrait être notre niche." "La Belgique doit adopter une attitude ouverte et créative dans l identification de sources de financement alternatives, comme celle, par exemple, provenant du secteur privé, ou une taxe sur les transactions financières. Elle doit aussi identifier les mécanismes de soutien qui peuvent atteindre tous les bénéficiaires vite et facilement, tout en maintenant une gestion transparente." Extrait de l étude de cas: "Le besoin de continuité des investissements des bailleurs de fonds en éducation de base: une étude réalisée par ASO/EPT sur le cas du Niger." Plan Belgique Basic Education for Change - La Belgique doit-elle investir autrement dans le Sud? Page 6 sur 8

7 La place des bourses d études est-elle bien dans le secteur de enseignement? Ne pourrait-on pas plutôt les axer vers le soutien au secteur de l enseignement? Frank De Wispelaere: "Je répondrai brièvement à cette dernière question: Bien-sûr que oui. C est l une des premières choses auxquelles je pense quand j évoque la cohérence interne de la politique dans le secteur de l enseignement. Par ailleurs, nous devons respecter la spécificité et le droit à l initiative des acteurs." Paul Bossyns: "Les bourses d études octroyées dans d autres domaines ne peuvent pas être comptabilisées comme contributions à l enseignement. Il n y a aucun lien direct, ni même indirect, entre une bourse attribuée à un étudiant en médecine et le développement du système éducatif du pays d origine. La méthodologie actuelle d attribution est erronée et les bourses n appartiennent pas à la catégorie des dépenses pour l éducation. Bien-sûr, le renforcement des capacités individuelles est important pour le développement des pays. Une expérience d étude à l étranger peut être très riche. Il ne faut pas abolir les bourses, mais créer un lien plus clair avec l enseignement." Sven Rooms: "En adaptant la méthodologie, on constatera une énorme baisse des chiffres du soutien belge à l enseignement dans le Sud. Cela favorisera la transparence et augmentera aussi le sentiment d urgence face au financement de l enseignement." Jean-Pascal Labille Ministre de la Coopération au Développement, formule des engagements qui font écho au plaidoyer de Plan Belgique et de ses partenaires: "La Coopération belge au développement concentrera son travail sur l éducation de base et l enseignement technique et professionnel et ciblera l équité, la qualité et la pertinence des apprentissages dans ses actions et ses financements en matière d éducation." Yves Willemot Bart Dewaele Directeur-General, VVOB, exprime ses préoccupations sur la baisse d intérêt pour l éducation des bailleurs internationaux et la manière dont ils investissent: "Les bailleurs de fonds qui accordent encore de l attention à l enseignement ont tendance à l aborder de manière étroite, à ne s intéresser qu aux résultats." Directeur, UNICEF Belgique, souligne l importance de continuer à investir dans le Sud: "Ce que nous avons atteint en matière d accès à l enseignement est impressionnant. Le nombre d enfants qui suivent l enseignement de base n a jamais été aussi élevé. Mais nous ne pouvons en aucun cas accepter l idée qu aujourd hui, certains enfants ne fréquentent toujours pas l enseignement de base." Le rapport HIVA et les présentations de tous les intervenants sont téléchargeables sur "Les enfants en situations d urgence considèrent l enseignement comme une priorité, mais la communauté humanitaire voit les choses autrement. L enseignement est une première manière de protéger les enfants en situation d urgence. Et c est un véritable investissement dans la construction d un avenir." Extrait de l étude de cas: "Education in Emergencies: a case from Mauritania." Plan Belgique Basic Education for Change - La Belgique doit-elle investir autrement dans le Sud? Page 7 sur 8

8 Conclusions Dirk Van Maele Directeur National de Plan Belgique 1. Cette conférence n est pas une conclusion mais doit être le début de davantage de réflexion et d actions autour du soutien belge à l enseignement de base dans le Sud. 2. Les acteurs belges du développement présents dans le secteur de l enseignement peuvent et doivent collaborer étroitement. Pas sur base de directives imposées mais d une vision commune du soutien belge à l enseignement. 3. Cette collaboration ne peut pas se limiter aux acteurs belges. La collaboration avec les partenaires dans le Sud et d autres bailleurs de fonds est cruciale. 4. Si les moyens sont limités, il faut faire des choix. Pour le soutien belge à l éducation dans le Sud, cela signifie un focus sur la qualité, l équité et les transitions d un niveau à l autre de l enseignement. 5. La méthodologie d attribution budgétaire de l APD belge doit être revue. Une grande partie du budget pour l éducation de l APD belge comprend des dépenses qui ne contribuent pas aux systèmes éducatifs du Sud. "Le renforcement des capacités des autorités locales est crucial pour le succès des programmes de développement et protection de la petite enfance (EPPE). Les programmes grass-roots, comme celui de Plan Cambodge, peuvent aider à démontrer l importance de l EPPE et à tirer les leçons relatives aux modalités des interventions." Extrait de l étude de cas: "The importance of investing early: the impact of an integrated Early Childhood Care and Development approach in Cambodia". Plan Belgique asbl Galerie Ravenstein 3 B Bruxelles Contact: Hans De Greve Research and Advocacy officer T +32 (0) M +32 (0) Avec et pour les enfants. Plan Belgique Basic Education for Change - La Belgique doit-elle investir autrement dans le Sud? Page 8 sur 8

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