Caritas.mag. Vivre cash plutôt qu à crédit. «de dettes + de vie»: un programme cantonal vaudois contre le surendettement. Vaud. Nous sommes solidaires

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Caritas.mag. Vivre cash plutôt qu à crédit. «de dettes + de vie»: un programme cantonal vaudois contre le surendettement. Vaud. Nous sommes solidaires"

Transcription

1 N 4 / Octobre 2011 Caritas.mag Vivre cash plutôt qu à crédit «de dettes + de vie»: un programme cantonal vaudois contre le surendettement Nous sommes solidaires Vaud

2 Sommaire Editorial Pierre-Alain Praz, directeur Caritas Vaud Vivre cash plutôt qu à crédit.4 S investir contre les dettes. Le surendettement n est pas une fatalité. Enquête et reportage. Se libérer du surendettement 4 En Suisse, une personne sur cinq a un crédit. Caritas se bat avec les personnes endettées. Caritas Suisse se bat contre les dettes 8 Carlo Knoepfel met en garde contre le cercle vicieux de la pauvreté, alors que Jürg Gschwend évoque les nouvelles offres en matière de gestion des dettes. Josiane Aubert, témoignage 9 La conseillère nationale vaudoise lutte contre l endettement en militant contre la publicité pour le petit crédit. Caritas Vaud..10 «de dettes + de vie» Antonello Spagnolo, chef de la section aide et insertion sociale au Département de la santé et de l action sociale, tire un premier bilan du programme cantonal de lutte contre le surendettement. «de dettes + de vie»: un programme cantonal de prévention du surendettement Interview. Antonello Spagnolo, chef de la section aide et insertion sociale du canton de Vaud. Gérer son budget 12 Présentation des mesures Info Budget et Gestion de budget spécialisée AGIR 13 Une aide à la gestion individuelle des ressources avec un cours basé sur l autoapprentissage. Aide à la gestion individuelle des ressources Tout compte Fait 14 Témoignage d une bénévole et d une bénéficiaire.13 Appels à votre soutien 15 Caritas Vaud compte sur votre générosité pour donner un coup de pouce à des personnes ou des familles en difficulté. Quatre partenaires contre les dettes Gestion de budget spécialisée et AGIR sont les mesures contre l endettement assurées par Caritas Vaud. 2 Caritas.mag 4/11 Photo couverture Sedrik Nemeth

3 Editorial La prévention: un atout contre l endettement Pierre-Alain Praz Directeur Caritas Vaud Alors qu elle nous vend la consommation comme le remède à tous nos maux et nous incite, à cor et à cri, à nous y livrer à corps perdu et à crédit en 4 heures, notre société est paradoxalement intransigeante avec celles et ceux qui s y adonnent imprudemment! En effet, la pratique montre qu il suffit d une séparation ou d un divorce, d une diminution de revenu, quand ce n est pas le chômage, d une difficulté de gestion, d une maladie ou d un accident pour que le hérosconsommateur bascule du côté des mauvais payeurs à saisir. Sauf s il est encore temps de leur vendre un petit crédit miraculeux (à taux exorbitant). L étau se resserre alors rapidement, et les factures auxquelles ces femmes et ces hommes ne peuvent plus faire face s amoncellent sur la table de la cuisine, quand elles ne passent pas à la corbeille sans être ouvertes. Le processus s accélère lorsque le débiteur constate que, dans le minimum vital laissé à sa disposition après saisie, les impôts courants ne sont pas pris en compte. Il lui sera donc impossible de les payer, et ceux-ci partiront aux poursuites! Ainsi, la spirale du surendettement est activée. Inexorablement? Pas forcément. Avec l appui de spécialistes en gestion de dettes, comme ceux de Caritas Vaud, des pistes sont explorées en fonction de chaque situation. Des conseils sont donnés, notamment par le biais de notre ligne téléphonique Info Budget, des négociations avec les créanciers sont mises sur pied, et parfois des plans de désendettement crédibles peuvent être élaborés et réalisés. Mais, comme vous aurez l occasion de le lire dans ce magazine, le chemin est long, et les efforts à consentir sont conséquents. De notre point de vue, les efforts doivent être prioritairement mis en amont, dans ce qui relève de la prévention. L enjeu est en effet de taille. Notamment par rapport aux jeunes qui, bombardés d offres et d actions ciblées, sont très réceptifs au credo «Je consomme, donc je suis» qui se cache derrière les campagnes de promotion qui leurs sont destinées. Or, le surendettement des jeunes est un facteur important de leur précarisation. En ce sens, le problème de l endettement est une bombe à retardement sociale et économique dont le législateur devra s occuper même si ce thème n est pas porteur politiquement. Le 13 décembre 2010, une initiative parlementaire a été déposée devant le Conseil national. Elle demande l application du principe de causalité (pollueur-payeur), afin que les sociétés de crédit à la consommation assument leur part de responsabilité, en finançant la sensibilisation des jeunes aux dangers de la consommation à crédit. Il est certainement plus facile de changer de paradoxe que de changer de société Impressum Caritas.mag Le magazine des Caritas romandes (Vaud, Neuchâtel, Jura, Fribourg) paraît deux fois par an. Tirage global: ex./tirage Caritas Vaud: ex. Responsable d édition: Pierre-Alain Praz, directeur Caritas Vaud Rédactrice en cheffe: Corinne Jaquiéry/Rédaction: Françoise Crausaz Maquette: Christoph Bigler/Impression: Stämpfli Publications SA Caritas Vaud César-Roux 8/1005 Lausanne/Tél (dés le 28 octobre: ) Fax /www.caritas-vaud.ch Photo ARC J.-B. Sieber 4/11 Caritas.mag 3

4 Vivre cash plutôt qu à crédit En ces temps de crise où des Etats sont au bord de la faillite, le surendettement touche aussi les individus. En Suisse, une personne sur cinq a un crédit, et la tendance est à la hausse. Caritas se bat avec les personnes endettées pour les aider à sortir du marasme. Témoignage et analyse avec des spécialistes. Textes: Corinne Jaquiéry, photos: Sedrik Nemeth «Ce qui m insupporte, ce sont toutes ces publicités pour le crédit facile que l on voit partout», s insurge Christelle, 30 ans. Submergée par les dettes suite à une séparation, la jeune mère de famille neuchâteloise commence seulement à relever la tête après plusieurs années de galère. «Je témoigne de mes difficultés financières car c est quelque chose qui m a détruite à petit feu. Je veux mettre en garde contre le microcrédit qui s invite partout, surtout auprès des jeunes. C est tellement simple d obtenir tout ce qu on veut, mais quand on ne peut plus rembourser, on se sent tout petit face aux créanciers» Le cas de Christelle n est pas rare. Selon l OFS (Office fédéral de la statistique), qui a mené l enquête sur le revenu et les conditions de vie des Suisses, personnes avaient des arriérés bancaires et/ ou des paiements critiques en 2008, alors que avaient des arriérés d impôts. Les plus pauvres et les familles monoparentales étant particulièrement affectés par l endettement. Christelle en a fait la triste expérience. «Les choses ont commencé à aller mal financièrement quand je me suis séparée de mon mari. Je suis partie avec ma fille Luna car il passait plus de temps à jouer à des jeux vidéo sur notre grande télévision achetée à crédit qu à s occuper de sa famille. Bizarrement, je me suis sentie nettement moins seule en redevenant mère célibataire. Mais en partant, j ai dû reprendre la moitié de nos dettes, francs, et racheter 4 Caritas.mag 4/11 Photos Sedrik Nemeth

5 Christelle a toujours privilégié son rôle de mère malgré ses soucis d argent. Faccus exceatu reperibusa qui dolum faces iscipid quaes dellor. des meubles à crédit car je lui ai pratiquement tout laissé» Etre inclus et avoir des dettes Si les situations de surendettement se multiplient, ce n est pas seulement pour s offrir le luxe d une gigantesque télévision à écran plat LCD ou d un Ipod dernière génération. Grâce à la carte de crédit proposée au moment même de votre achat par le magasin acheter maintenant et payer plus tard en plusieurs mensualités à un taux préférentiel de 14,5 %! les dettes s accumulent sans bruit. Et si la création de biens superfétatoires ne cesse d alimenter des besoins artificiels, l économiste et philosophe tessinois Christian Marazzi met en cause la baisse des revenus. «Le crédit à la consommation est Il n est de pire pauvreté que les dettes. (Proverbe indien) trop souvent considéré comme un moyen d acquérir des biens superflus. En réalité, l augmentation du petit crédit est due à une forte stagnation des salaires pendant ces vingt dernières années.» Ce professeur à la Scuola universitaria professionale della Svizzera italiana fustige une économie à visée capitaliste qui a fait naître les «working poor», obligés d emprunter pour survivre. Ces derniers s inscrivent dans une nouvelle forme de pauvreté qui ne crée pas des exclus, mais au contraire des «trop inclus». «Aujourd hui, certaines familles sont forcées d emprunter pour boucler leurs fins de mois. L augmentation du crédit est donc due à des raisons structurelles et non pas comportementales!» Pour Christian Marazzi, l augmentation de la dette privée a participé à l augmentation vertigineuse de la dette publique: «La faillite des Etats est, selon moi, une conséquence de la faillite politique de redistribution de la richesse. Il y a eu une augmentation impressionnante des inégalités avec une polarisation de la richesse sans précédent dans le monde capitaliste. Cela a poussé les ménages à manger leurs économies ou à s endetter.» L économiste donnait l impression de crier au loup dans les années 80, lorsqu il dénonçait un système qu il jugeait trop libéral. Récemment, son point de vue est devenu crédible et inté- 4/11 Caritas.mag 5

6 Sommaire Préserver une vie de famille équilibrée aide à garder l espoir de s en sortir. resse nombre de politiques et de décideurs. «Quand il y a eu la crise en 2008, certains Etats se sont endettés pour sauver leur système bancaire qui avait lui-même induit un fort endettement privé. Ces mesures de sauvetage ont contribué à augmenter la dette publique, mais avant, il y avait eu des politiques de réduction d impôts et de défiscalisation des grosses fortunes, et Les dettes en Suisse 1 Suisse sur 5 a un crédit aussi une augmentation des dépenses publiques sociales, pour le chômage notamment. Les trois éléments conjugués ont contribué à augmenter la dette des Etats.» La crise touche aussi les établissements de crédit Même si les prix chutent sur le marché du petit crédit qui ressent comme tout le monde 25 % de personnes vivant en Suisse romande et italienne recourent au crédit. 24 % des couples ou des ménages monoparentaux avec enfants ont un crédit. 18,2 % de la population suisse ( personnes) ont au moins 1 crédit d hypothèque sur une résidence secondaire ou pour devenir indépendant. 15,4 % de personnes vivant en Suisse alémanique recourent au crédit. 14,1 % de la population suisse a au moins un crédit de consommation. 10 % de la population a un leasing en cours. 8 % de la population a des arriérés de paiements critiques. 7,5 % de la population suisse a 1 crédit de consommation de plus de Fr ,5 % de la population ont des crédits sur des appareils ménagers, électroniques ou des meubles. passer le vent de la crise, les banques suisses spécialisées dans le crédit à la consommation proposent des taux d intérêts qui dépassent de plus de 3 % la moyenne occidentale européenne. Actuellement, la Loi fédérale sur le crédit à la consommation fixe à 15% le taux maximal d intérêt. Leader national GE (General Electric) Ener gy Financial Services (GEFS) contrôle environ la moitié d un marché évalué à quelque 8 milliards, fin 2008, malgré des taux d emprunt qui oscillent entre 9,95 % et 14,5 %. Georg Müller de GE rappelle que la crise pèse sur le crédit et augmente la prudence des emprunteurs potentiels. «Ils réfléchissent à deux fois avant d opter pour un crédit lorsque l économie se porte mal. En 2010, selon la ZEK (Centrale d information sur les crédits), le nombre de crédits à diminué de plus de 8 % par rapport à 2009.» La nécessité peut prendre le pas sur la prudence. Après s être retrouvée au chômage, Christelle a dû se résoudre à emprunter à nouveau. «J avais le couteau sous la gorge. Je n arrivais plus à tout payer. J ai décidé de rassembler mes dettes et d augmenter mon crédit.» Alors que la Banque cantonale de Neuchâtel refuse le prêt, l estimant incapable de rembourser après évaluation 6 Caritas.mag 4/11

7 de son revenu, un coup de téléphone auprès d une banque genevoise porte ses fruits. En quelques jours, Christelle obtient son argent, mais le seul paiement des intérêts l empêchera de commencer à rembourser sa dette. Pourtant, selon sa chargée de communication, la banque genevoise est très attentive au profil de ses débiteurs. «Notre banque suit rigoureusement la Loi sur le crédit à la consommation (LCC), de même que la législation cantonale. Nous appliquons même des critères plus sévères que ceux de la LCC», souligne-t-elle. «Ainsi, l octroi d un crédit personnel repose sur des critères comme la stabilité professionnelle du demandeur, son salaire et ses engagements financiers, sa solvabilité et la régularité des paiements antérieurs avec une vérification auprès de l Office des poursuites. Nous incluons une assurance perte de gains en cas de chômage et n accordons des crédits personnels qu à nos clients détenant un compte privé auprès de notre banque» Comme dans d autres cas plus graves, le système de contrôle interne à la banque n a apparemment pas bien fonctionné. Christelle va désormais vivoter avec Fr par mois. «Il m était insupportable de ne pas payer toutes mes factures. D ailleurs, je n ai jamais été aux poursuites.» La prévention par la formation D autres n ont pas cette chance. En Suisse, les commandements de payer sont passés de en 2000 à en 2010, soit une augmentation d environ 25 %. Quant aux actes de poursuites, ils ont progressé de à Selon Eric Pichard, délégué aux affaires des poursuites et des faillites du canton de Vaud, l accès au crédit est trop facile. «Nous ne sommes pas les seuls à penser que la LCC n est pas assez contraignante. Auprès de certains organismes, il est possible de conclure un contrat de leasing alors que le preneur est sous le coup de poursuites.» Il préconise la prévention, notamment sous la forme d information dans les écoles. Malgré tout, il se montre pessimiste pour l avenir. «Nous sommes dans une société de consommation où de plus en plus de personnes vivent à crédit. Dès l instant où elles doivent faire face à une dépense imprévue relativement importante, les premières dettes apparaissent. Un débiteur sous le coup de saisies glisse très souvent dans le surendettement, et il est très difficile d en sortir.» S en sortir avec Caritas Christelle, elle, a trouvé le moyen de s en sortir lorsque qu une amie lui a conseillé de s adresser à Caritas. C est là qu elle a commencé à retrouver l équilibre. Hélène Silberstein, assistante sociale à Caritas Neuchâtel, y a participé. Spécialisée dans le conseil au désendettement, elle ne juge pas, elle agit. Chaleureuse et bienveillante pour les personnes endettées, elle stimule leur envie d en finir avec les dettes en établissant un plan de désendettement atteignable. «Ce que l on désire, c est leur redonner espoir. Ensemble, on essaie de trouver la clé qui va ouvrir des portes qui semblaient condamnées.» Hélène négocie avec les créanciers, notamment les banques pour obtenir des arrangements tout en insistant auprès des personnes endettées pour que leur avoir disponible soit réservé aux créanciers. Christelle a épousé Yann en août dernier. «Il est comptable et m aide à mieux gérer mon budget. De plus, il a payé ma dette à la Banque genevoise, et c est à lui que je rembourse peu à peu. J ai eu de la chance! D autres en ont beaucoup moins. J ai envie de les aider. Avec Solidettes, un groupe de parole que nous avons fondé avec d autres personnes endettées, nous soutenons ceux qui traversent cette épreuve.» Et si Hélène n a pas pu obtenir de la Banque genevoise qu elle renonce aux intérêts, elle poursuit avec d autres endettés son travail de fourmi, prenant soin de l espoir des débiteurs et amadouant les créanciers malgré de constants obstacles. Avec la satisfaction d avoir été aux côtés de Christelle jusqu au happy end de son mariage, et pour une fois, ce n était pas du cinéma! Témoignage Monsieur Prix, indigné institutionnel Depuis son entrée en fonction à la tête de la surveillance des prix en octobre 2008, Stefan Meierhans, Monsieur Prix, n a cessé de lutter contre la vie chère, une manière de se battre aussi contre le surendettement des ménages suisses. «J ai des possibilités d intervention sur des domaines qui touchent 50 % du revenu.» Nourriture, santé, eau, électricité, transports, Stefan Meierhans est sur tous ces fronts. «Les transports sont aussi une part importante d un budget familial. J essaie de faire baisser le prix des voitures à l importation et de modérer la hausse des tarifs des transports publics, comme j ai pu le faire cet été avec les abonnements généraux.» Monsieur Prix se définit comme plutôt impatient, mais il a appris à rester zen malgré sa mèche rebelle et sa colère contre les abus. «Mes recommandations n ont pas force de loi, mais je peux faire une recommandation accentuée. L entreprise qui ne la suit pas doit s en expliquer publiquement. C est une arme très efficace dans notre société hypermédiatisée.» Sa cible principale? Le domaine de la santé et du social. Il a réussi à faire économiser quelque 550 millions de francs sur le prix des médicaments en «Cette année, nous avons des démarches pendantes qui pourraient faire économiser environ 860 millions de francs dans les domaines des prothèses, des taxes hospitalitalières, des prix des médicaments ou des tarifs des médecins.» En veillant à ce que les grandes entreprises ne profitent pas de leur position dominante pour imposer ou maintenir des prix abusifs comme cela a souvent été le cas dans la grande distribution ou dans l industrie pharmaceutique, Stephan Meierhans agit en amont du problème du surendettement. «Je suis particulièrement sensible à l endettement des jeunes, notamment à cause de leurs factures de téléphone portable. J insiste pour qu il y ait une révision de la Loi sur les télécommunications pour mieux les protéger.» Photo Caritas Suisse 4/11 Caritas.mag 7

8 Point fort Lutter contre le sur - endettement avec Caritas Quand on est endetté, il est difficile de demander de l aide. Des offres nouvelles et complémentaires permettent de mieux atteindre les personnes concernées. A Caritas Suisse, Jürg Gschwend a coordonné leur mise en œuvre. Les personnes endettées ont souvent beaucoup de réticences à consulter des spécialistes. Elles sont menacées par le surendettement. Avec ses nouvelles offres qui comprennent notamment le site la permanence téléphonique SOS infodettes, ainsi que des cours sur le thème de l argent et de la consommation, Caritas veut rendre cet obstacle moins insurmontable. Une aide via internet La toile est un média important pour la transmission de premières informations aux personnes concernées. Avec sa plateforme internet, Caritas a réalisé une offre qui s adresse précisément au public cible. Outre des informations en dix langues, elle propose des tests interactifs sur les questions de budget, de dettes, de faillite privée et sur le minimum vital prévu par le droit des poursuites, ainsi qu une consultation en ligne. Jürg Gschwend Consultation gratuite et anonyme Pour que la consultation puisse aboutir à un désendettement, il est important que les personnes concernées prennent contact suffisamment tôt avec des spécialistes. Depuis le 3 janvier 2011, notre permanence gratuite et anonyme SOS infodettes les y aide. Elle est ouverte du lundi au jeudi de 10h à 13h au En Suisse romande, c est Caritas Fribourg qui répond aux appels. Quand il apparaît qu une consultation téléphonique ne suffit pas, l appelant est orienté vers un service de consultation de son canton de domicile. Dans le canton de Vaud, il y a également l offre de consultation de la «ligne Info Budget» (numéro , du lundi au jeudi de 8h30 à 13h). Des cours pour les migrant-e-s Les cours «Argent et consommation comment éviter les dettes» s adressent à des animatrices et animateurs de la population migrante. Au terme de cette formation, ceux-ci sont à même de transmettre à leur tour leurs connaissances et d organiser de façon autonome des séances d informations dans les différentes langues de la population migrante. Caritas Suisse a en outre permis d étendre les capacités de consultations, en particulier dans les cantons les moins bien équipés en matière d offres de conseils en désendettement. Elle a par ailleurs créé un service de consultations juridiques pour les spécialistes des services d aide au désendettement des Caritas régionales et d autres titulaires. Toutes ces offres s inscrivent dans le cadre du projet «Plan B» que Caritas Suisse a mis sur pied en 2009 avec le Groupe Aduno et Pro Juventute. Commentaire Les dettes, cercle vicieux de la pauvreté A notre époque, avoir des dettes est tout à fait normal. Or, s endetter est plus facile qu on ne le croit. Des impôts encore impayés, des factures de téléphone portable non réglées Et cette carte de paiement d un magasin de vêtements, ou encore la voiture achetée avec un contrat de leasing Ou bien le petit crédit qui permet de payer les vacances, les primes d assurance qui n ont toujours pas été prélevées La date d échéance de toutes ces dettes est de plus en plus éloignée. Or, tellement de choses peuvent se produire dans l intervalle. Un emploi que l on perd brutalement, et on se retrouve au chômage. La maladie qui s abat sur vous, et vous ne pouvez plus travailler à temps plein. La séparation et le divorce, et voilà qu il faut financer deux foyers au lieu d un. Soudain, des obligations de remboursement tout à fait supportables se transforment en surendettement. Une fois que les factures ont été payées, il ne reste plus assez pour vivre. Le poids des dettes conduit à la pauvreté et aux services sociaux, mais les services sociaux ne s occupent pas des dettes et ils ne font pas grand-chose pour soulager quelqu un de ce fardeau. A première vue, cela peut sembler compréhensible. Mais, si l on y regarde de plus près, il en va tout autrement: rien n incite vraiment les pauvres endettés à se passer de l aide sociale. Et pourquoi donc? Parce que tout ce qu ils gagnent, en plus des prestations d aide sociale, leur est immédiatement confisqué par les offices de poursuites. L endettement est synonyme de cercle vicieux de la pauvreté. Les services sociaux feraient mieux de revoir leur copie. Ils devraient davantage réfléchir à la façon d aider les personnes endettées à s affranchir de leur dépendance vis-à-vis de l aide sociale. Une collaboration plus étroite entre les services sociaux et les centres de consultations en matière d endettement est donc incontournable. Carlo Knöpfel, Caritas Suisse, responsable Secteur suisse et réseau 8 Caritas.mag 4/11 Photos Caritas Suisse

9 Josiane aubert «Les dettes gangrènent notre société» Révoltée tranquille, la conseillère nationale vaudoise se bat depuis l adolescence pour plus de justice sociale. Sa victoire contre la publicité du petit crédit lui donne des ailes. Je suis d un milieu modeste, mais nous n avons jamais eu de dettes. A l époque, on n accordait pas aussi facilement de prêts aux personnes démunies, même si certains achetaient à crédit. Mon grand-père était venu du Landeron à la Vallée de Joux car il était au chômage. Mon père était horloger, ma mère vendeuse en boulangerie. Mon père avait un sens poussé de la justice sociale. Il invitait souvent à la maison des collègues qui souffraient de difficultés sociales sous une forme ou une autre. Ma mère mettait volontiers une assiette de plus. Il y avait des couples à la dérive, des familles endettées, des chômeurs, etc. Cela m a profondément marquée et donné envie d aider les autres. J avais de la facilité à l école, et bizarrement pour une fille, c était plutôt dans les maths et les sciences. Mes parents m ont soutenue pour faire des études comme mes deux frères alors qu on leur disait: «C est Petite bio DE Josiane aubert 1949 Naît le 7 avril au Sentier, à la Vallée de Joux Entre à l Université de Lausanne et y obtient une licence ès sciences naturelles Réside à Berlin Ouest jusqu en Naissance de sa première fille Entre à Amnesty International où elle coordonne les activités des sections romandes Naissance de sa deuxième fille Création d une garderie autogérée Se bat contre la pollution et la sauvegarde du lac de Joux, et donne une fille voyons! Si elle aime les chiffres, envoyez-la faire un apprentissage dans une banque» C était donc un privilège. Je me sentais une énorme responsabilité de réussir mes études! J ai pu bénéficier d une bourse pour pouvoir vivre à Lausanne où se trouvaient le gymnase et l université. A ce mo ment-là, j ai pris conscience de l importance de l Etat dans une organisation sociale. Et alors qu on étudiait l industrialisation au gymnase, mon grand-père a dû changer de machine, une grosse presse avec laquelle il travaillait depuis plus de quarante ans. C est une des rares fois où je l ai vu pleurer. Il faisait tellement corps avec son instrument de travail, l incarnation du mythe de l homme et la machine que j étais en train d étudier. J ai profondément ressenti la petitesse de l être humain face à un système ou au sein d une entreprise. Je me souviens naissance à sa troisième fille Entre au Conseil communal du Chenit à la Vallée de Joux. Entre au Parti socialiste Participe à la Constituante vaudoise jusqu en Est élue députée au Grand Conseil vaudois Présidente du Parti socialiste vaudois Est élue conseillère nationale Vice-présidente de Travail-Suisse Fin septembre, le Conseil national a accepté son initiative contre la publicité pour le petit crédit. aussi de l assassinat de Martin Luther King. Je suivais les manifestations des noirs pour obtenir leurs droits politiques, et cela me révoltait de penser qu ils n en avaient aucun. Plus tard, ma conscience politique s est développée en lien avec les droits humains et la justice sociale. J ai rencontré mon mari à l université. Avec lui, j ai eu trois magnifiques filles. Dans les années septante, peu après la naissance de la première, nous avons séjourné à Berlin Ouest. Je suis entrée à Amnesty International. Grâce à mon passeport suisse, j ai pu traverser le mur et jouer au facteur entre des familles des deux côtés J ai gardé de cette époque et de celle qui a précédé la volonté de m engager et de restituer ce que j avais reçu. J effectue mon mandat politique dans le même esprit. Je suis là avant tout pour représenter ceux qui ont eu confiance en moi en m élisant. Je n ai jamais fait de plan de carrière. Ce sont les hasards de la vie si je suis devenue présidente du Parti socialiste vaudois ou viceprésidente de Travail Suisse. J ai un plaisir énorme à me battre pour mes convictions, mais j ai une nature qui essaie d intégrer les uns et les autres, et d écouter. Ce sont des traits de caractère très forts chez moi. Ils m aident à faire passer des messages, comme récemment mon initiative contre la publicité pour le petit crédit. 4/11 Caritas.mag 9

10 Caritas Vaud «de dettes + de vie»: un programme surendettement Antonello Spagnolo, chef de la section Aide et insertion sociale Le programme «de dettes + de vie» repose sur deux piliers: d une part la prévention par la formation, le conseil et l accompagnement, d autre part la correction par une aide concrète à l assainissement des dettes. Six institutions sont associées à ce programme: le Service social de Lausanne, le Centre social protestant, la Fédération romande des consommateurs, CORREF, les communes vaudoises et Caritas Vaud. Mesures mises en place pour la prévention: cours de gestion de budget (AGIR de Caritas et Mieux compter pour moins dépenser de CORREF), accompagnements individuels (Tout compte fait de Caritas ou Conseil de la FRC), stands d information dans le cadre de consultations parents-enfants, actions en milieu scolaire et autres séances d information et de sensibilisation. Mesures pour l assainissement: Gestion de budget spécialisée (GBS) et Gestion de budget standard (GBST), mesures assurées par le Service social de Lausanne (UNAFIN), le CSP et Caritas, et par les Centres sociaux régionaux. En 2009, le canton a mis en place un vaste programme de prévention du surendettement. Un numéro unique, facile à mémoriser: Son but: offrir une aide aux particuliers domiciliés dans le canton de Vaud pour la gestion de leur budget et de leurs dettes, et les orienter si nécessaire vers des services spécialisés. Propos recueillis et textes: Françoise Crausaz Depuis un peu plus de deux ans, des cours, des accompagnements ou des aides concrètes sont proposés, en fonction de la problématique rencontrée, par des institutions mandatées par le canton de Vaud pour prévenir le surendettement. Monsieur Antonello Spagnolo, chef de la section aide et insertion sociales au Département de la santé et de l action sociale, a accepté de tirer un premier bilan. Quels objectifs concrets étaient attendus au lancement de ce programme? Le surendettement des ménages privés est un phénomène largement répandu en Suisse. Consommer est devenu une action d intégration, ne pas consommer entraîne souvent un sentiment d exclusion sociale. La surconsommation de produits souvent superflus peut amener un ménage à emprunter de l argent de manière non maîtrisée et à se retrouver dans un cercle vicieux dont il est quasi impossible de sortir sans une aide extérieure. Pour lutter contre l aggravation de cette situation, l Etat de Vaud, avec l appui des 10 Caritas.mag 4/11 Photo Arc J.-B. Sieber

11 cantonal de prévention du communes vaudoises, a déployé en 2007 déjà un large programme portant sur trois objectifs prioritaires: 1. Prévenir le surendettement En agissant auprès de publics cibles particulièrement sensibles comme les jeunes avec des actions en milieu scolaire et des séances d information et de sensibilisation, ou comme les nouvelles familles pour qui l arrivée d un enfant s accompagne souvent d une diminution du revenu disponible. En menant des actions «tout public»: campagne d information, cours de gestion de budget, appui pour la gestion du budget (Tout compte fait et FRC). Parmi l offre de prestations, on trouve notamment une brochure qui donne des conseils pratiques pour faire face à certaines situations d endettement et une page web sur le site consacrée aux questions d argent. 2. Renseigner la population vaudoise En ouvrant une permanence téléphonique gratuite depuis le réseau fixe, accessible à tout Vaudois préoccupé par des questions financières de dettes ou simplement de gestion de son budget. Le répond du lundi au jeudi de 8h30 à 13h, en toute confidentialité et de manière professionnelle, puisque ce sont les spécialistes du domaine qui assurent la réponse. 3. Aider les personnes endettées En coordonnant et en développant l offre d assainissement financier des services spécialisés Caritas, CSP et UNAFIN sur tout le territoire vaudois. Quel bilan pouvez-vous tirer aujourd hui, après ces quelque 30 mois écoulés? Sur quels indicateurs vous basez-vous? Ce programme novateur a fait chaque année l objet d ajustements afin de cibler au mieux les prestations offertes et la clientèle visée. L envergure du programme, le nombre d acteurs impliqués et les enjeux politiques visés méritaient mieux qu un simple bilan; c est donc une véritable évaluation scientifique qui a été lancée début 2011 avec comme objectif un rapport final proposant des mesures correctives, cas échéant, courant Mais il est clair que ce programme a déjà pris une certaine vitesse de croisière en répondant à un vrai besoin de la population. A titre indicatif, en 2010, plus de 1300 personnes endettées se sont adressées à la plateforme vaudoise de gestion de budget spécialisée. Cas échéant, que manque-t-il pour être plus performant? On peut toujours être plus performant. Le monde de la prévention sociale est vaste et encore peu développé, que ce soit en termes d actions ou de moyens financiers. L évaluation susmentionnée nous le dira! Question plus personnelle: vous avez été nommé récemment à la tête de la section aide et insertion sociales qui se retrouve en charge du pilotage de ce programme. Quelles nouvelles orientations souhaitezvous donner à ce dernier? C est un programme qui roule, il y aura certainement des aménagements à faire mais pas de véritables nouvelles orientations à court terme. Par contre, au plan organisationnel, je souhaite simplifier les instances de pilotage du programme afin de les rendre plus opérationnelles et ainsi plus efficaces. Je profite de la parole qui m est donnée pour remercier chaleureusement tous les partenaires, dont Caritas, qui œuvrent avec nous pour mettre en place une vraie politique sociale de lutte contre le surendettement des ménages. Photo Caritas Suisse 4/11 Caritas.mag 11

12 Caritas Vaud «Info Budget» et «Gestion de budget spécialisée» (GBS) de domicile, celles-ci se répartissant le territoire cantonal: CSP, pour les régions du Nord vaudois et de la ceinture lausannoise UNAFIN, pour la ville de Lausanne Caritas Vaud, pour les régions de la Côte, de la Riviera et du Chablais. Un appel au : une info garantie Quatre partenaires s unissent pour offrir un service de gestion de budget spécialisé dans le canton de Vaud. Info Budget Faisant désormais intégralement partie du Programme cantonal contre le désendettement, la ligne d information est assurée par quatre partenaires: Caritas Vaud, le Service social de la Ville de Lausanne, le Centre social protestant et la Fédération romande des consommateurs (uniquement la permanence téléphonique). Chacun d entre eux dispose de la compétence et de l expérience nécessaires pour entendre les problèmes d argent et pour orienter les personnes vers les mesures ou cours existants les plus appropriés. Lors de problématiques plus importantes, la personne est dirigée auprès d une des trois institutions suivantes, en fonction de son lieu GBS Ces institutions reçoivent les personnes qui ont besoin d un accompagnement de professionnels sociaux; elles sont reçues et accompagnées afin de trouver des solutions adaptées à leur situation. Rappelons que la Gestion de budget spécialisée est une mesure complémentaire à la Gestion de budget standard dispensée par les Centres sociaux régionaux (CSR) et les Centre sociaux intercommunaux (CSI). Des entretiens réguliers permettent de mettre en place des actions concrètes, comme l inventaire des dettes, l envoi de courriers aux créanciers, allant parfois jusqu à la mise en faillite personnelle. La priorité des assistants sociaux est d assurer à la personne son logement et de garantir les soins essentiels (assurance maladie). Il est important de préciser que les assistants sociaux ne font pas les démarches pour les personnes, ils trouvent les pistes (délais ou rabattements de factures), ils préparent les démarches avec la personne et la motivent; cette manière d agir se fait, comme toujours à Caritas, dans le but de maintenir (ou rétablir) l autonomie de la personne. Chaque assistant social de Caritas Vaud gère 30 à 40 dossiers par mois. Ils ont été formés par le SPAS (Service de prévoyance et d aide sociale). Une formation continue a lieu, réunissant régulièrement tous les assistants sociaux du canton. Un spécialiste en gestion budgétaire offre une formation «spécialisée» et accompagne les assistants sociaux sur demande, les problèmes à ce niveau étant souvent très complexes. Contact: M. Alain Duciel, tél.: ; courriel: 12 Caritas.mag 4/11 Photo Caritas Suisse

13 «AGIR»: aide à la gestion individuelle des ressources Agir est un cours basé sur l autoapprentissage, qui permet aux personnes en difficultés financières ou qui ont du mal à gérer leurs affaires privées de retrouver leur autonomie. Toutes les mesures mises en place par Caritas Vaud poursuivent deux objectifs: la prévention et la réparation. Il en est de même avec le cours AGIR: d un côté, un objectif de prévention, qui consiste à consolider l autonomie de personnes confrontées à une situation financière difficile et éviter l accumulation des dettes et/ou des situations non gérées; d un autre côté, un objectif de réparation, en aidant les personnes en difficulté à retrouver leur autonomie de gestion de leurs affaires. Le cours se dispense en six modules de trois heures pour couvrir l ensemble des problématiques liées à la gestion de la vie quotidienne, c est-à-dire l établissement d un budget ou de sa déclaration d impôts, la compréhension d un contrat de petit crédit, de sa caisse maladie ou de son contrat de bail. Il est basé sur l autoapprentissage, chaque participant étant appelé à mettre en pratique immédiatement les connaissances acquises durant le cours. Un accompagnement individualisé est assuré par un(e) assistant(e) social(e) de Caritas. Autre élément important, le partage d expérience vient soutenir les efforts de chacun, des liens d entraide se tissent, favorisant encore l apprentissage. Dans le cadre du Programme cantonal de prévention du surendettement, le Département de la santé et de l action sociale (DSAS) finance les cours AGIR; ils sont donc accessibles gratuitement. Peut s y inscrire toute personne qui le souhaite, qu elle soit au bénéfice d un Revenu d Insertion (RI) ou non. Le seul prérequis est de savoir lire et écrire en français sans grandes difficultés. Concernant les bénéficiaires du RI, possibilité leur est offerte de continuer en entretien individuel, c est-à-dire un suivi personnalisé appelé AGIR + qui est reconnu comme une mesure d insertion sociale (MIS) par nos autorités cantonales. Des cours ont lieu à Morges et Nyon en alternance, ainsi qu à Vevey, Orbe, Payerne et Yverdon en alternance également. Pour tout renseignement, s adresser à: Virginie Guibert, tél , caritas-vaud.ch Autre mesure, Tout compte fait: un accompagnement personnalisé et gratuit assumé par des bénévoles experimentés Ouverte à toute personne qui se trouve face à des difficultés de gestion de son budget, la mesure est gratuite. Caritas Vaud reçoit la demande et trouve la personne la mieux appropriée à l accompagnement. Les rencontres ont lieu dans les locaux de Caritas Vaud, autant de fois que nécessaire, à une fréquence définie par les paires «bénéficiaire-bénévole». Chaque trimestre, une rencontre est organisée entre la paire «bénéficiaire-bénévole» et la responsable de Caritas Vaud, afin de tirer un bilan et, au besoin, de réajuster les objectifs fixés. Pour tout renseignement: Rita Galvan, tél , Photo Silvia Voser 4/11 Caritas.mag 13

14 Caritas Vaud TémoignAGES Tout compte fait Apprendre à faire un budget à 70 ans, c est prendre conscience qu on ne peut pas dépenser plus que ce que l on gagne. Le début de vie de Bernadette* est assez atypique pour l époque, c est-à-dire il y a près de 70 ans. Son père quitte la famille et laisse une maman seule avec trois filles dont l aînée, Bernadette, a 10 ans et la plus petite 5 ans. L argent manque, la mère travaille en usine la journée et fait des ménages le soir. «Il arrivait parfois que nous restions au lit le dimanche quand il n y avait pas de quoi manger», raconte Bernadette, «comme dit le proverbe: qui dort dîne.» Très jeune, Bernadette, enceinte, doit se marier; un mari immature et dépensier, c est l engrenage avec des dettes qui commence malgré son emploi. A la fermeture de l usine, après 30 ans de service, elle se retrouve au chômage, la spirale continue: des cartes de crédit qui se multiplient, du retard dans les impôts, etc. Après deux ans, elle retrouve un travail, mais si mal payé que la descente aux enfers se poursuit Un jour, une lettre des impôts intitulée «Sommation avant poursuites» la fait réagir sérieusement. Elle décide de faire appel à Caritas Vaud dans le cadre de «Tout compte fait». «J ai un très bon contact avec la responsable et la dame bénévole qui m aide à gérer et rembourser mes factures, établir un budget et surtout ne plus utiliser les cartes de crédit. Je ne les détruis pas tout de suite au cas où mais lorsque le solde est à zéro, je découpe ma carte aux ciseaux, ce qui me procure une immense sensation de satisfaction, un soulagement, comme un bourgeon qui s ouvre, je respire C est difficile, mais j y arrive, je m accroche pour tenir bon. A aucun moment je n ai envie de refaire du crédit, car après avoir fait tous ces efforts pour m en sortir, ce serait reculer à nouveau. Et je m octroie des petits plaisir tels que des randonnées dans la nature, et surtout, je reste positive.» Et Bernadette de préciser «C est un cadeau de trouver ces anges gardiens bénévoles pour nous remettre sur les rails, en qui nous pouvons mettre notre entière confiance. Il ne faut pas avoir honte. Ces personnes sont sans jugement, elles ne désirent qu une chose: nous aider à nous en sortir. Cependant, nous devons aussi faire des efforts et avoir de la patience, le chemin peut être long, et il est essentiel de prendre conscience que l on ne peut pas dépenser plus que ce que l on gagne.» *prénom d emprunt Deborah Lockwood Deborah Lockwood a choisi de mettre à profit sa propre expérience pour aider les autres dans leur processus de désendettement. Enseignante en langues, Deborah Lockwood est au bénéfice d une expérience de vie peu commune: de père anglais, elle est née au Canada, a été élevée par des sœurs, a vécu à St-Domingue avant de divorcer et de revenir dans sa famille installée en Suisse. Pour elle, il en va du sens commun de ne pas s endetter. Son éducation, son statut de mère célibataire, le chômage lui ont appris qu il fallait compter et gérer avec rigueur et surtout oser demander de l aide quand la situation devient trop critique. «A St-Domingue, j ai côtoyé des personnes qui vivent vraiment au jour le jour, travaillant la journée pour nourrir la famille le soir; c est trop difficile! Avoir des dettes à rembourser, c est synonyme de vivre au jour le jour.» Lors d une période de chômage, Deborah Lockwood s engage comme bénévole à Caritas Vaud, souhaitant se rendre utile et trouver une occupation qui l aide à garder un certain équilibre relationnel et émotionnel. Parce qu elle ne connaissait rien aux finances, elle a dû apprendre à gérer un budget au plus près. Elle sait ce que veut dire se maintenir à flot et les sacrifices qu il faut faire. «Mon rôle pour Tout compte fait n est pas de résoudre les problèmes de la personne ou de prendre sur mes épaules l ensemble de sa situation, mon rôle est de lui rendre son autonomie, financière en l occurrence. Je fais en sorte que nous ayons une relation d égal à égal. Et quel cadeau lorsque la personne se sent assez forte pour se gérer seule!» Si Deborah Lockwood vit bien cet engagement, c est, dit-elle, grâce à l environnement propice mis en place par Caritas: des réunions à trois si nécessaire (le bénéficiaire, le bénévole et l assistante sociale de Caritas), des rencontres d échange entre les bénévoles de Tout compte fait de la région et le soutien de l assistante sociale. M me Lockwood a déjà accompagné quatre personnes. Quatre histoires de vie très différentes qui lui auront appris que n importe qui peut s endetter et ne plus arriver à gérer. Même lorsqu on a un bon salaire. «Il faut beaucoup de courage pour s imposer des limites et accepter le fardeau de l endettement. Et il faut du temps pour redresser ses finances, donc de la persévérance; et l émotionnel compte pour beaucoup.» 14 Caritas.mag 4/11 Photo Françoise Crausaz

15 Appel à votre soutien adresses Situations Appel n 339 Ils ne peuvent attendre une décision de rente pour payer des frais médicaux et dentaires M. P. est marié, 4 enfants (16, 13, 10 et 4 ans). Atteint dans sa santé, il doit bénéficier de soins médicaux régulièrement et a dû cesser son activité professionnelle (demande AI en cours). En attendant cette décision, la famille ne vit qu avec le salaire de M me P., et les factures s accumulent, dont celles des traitements dentaires des enfants. Fr seraient un sacré coup de pouce et feraient beaucoup de bien! Merci pour vos dons! Appel n 340 Il faut nourrir les enfants malgré la défection des pensions alimentaires! M me R., âgée de 44 ans, vit seule avec ses 3 enfants (22, 11 et 3 ans). Elle est à l AI à 100 % et touche une petite rente LPP. Son ex-mari ne verse pas régulièrement les pensions, ce qui a engendré des dettes à M me R.; pour que ses enfants ne manquent de rien au niveau de la nourriture, elle a mis de côté certains paiements et se retrouve maintenant avec des factures médicales arriérées. Une aide de Fr permettrait à M me R. de rééquilibrer le budget familial. Appel n 341 La maladie chamboule tout Depuis 2 ans, M me X. lutte contre un cancer; lorsqu elle l a appris, son mari l a quittée. M me X. est indépendante; son APG a baissé à 80 % dès fin mai. Monsieur paie les charges de la maison jusqu au divorce. Juste avant d être malade, M me X. avait pris un cabinet dans la région pour être plus près de chez elle; alors qu elle avait, dans une autre ville, un loyer moins cher, elle doit maintenant payer un loyer de Fr pour des revenus moindres. Elle retravaille à 30 % depuis juin et va retrouver peu à peu sa clientèle une aide de Fr pour 1 loyer lui permettrait de souffler! Appel n 343 Appel n 342 Evitons-leur de s endetter Ce jeune couple a 2 enfants de 3 et 7 ans. Seul Monsieur travaille. Il y a quelques semaines, il a été licencié à cause d une baisse de production de l entreprise. Madame est en recherche d emploi depuis de nombreux mois. La baisse de revenu engendrée par la perte de l emploi de Monsieur met cette famille en graves difficultés financières. Elle n arrive plus à assumer les 10 % des factures médicales non remboursés par l assurance maladie, ni le règlement de 2 factures de dentiste. Une aide de Fr éviterait à ce jeune couple de s endetter. Fuir avec son petit enfant pour sauver sa peau Cette jeune mère a dû s enfuir de toute urgence de son pays avec son enfant de 3 ans et demie, car sa vie y est menacée. Elle pense retourner chez elle dès qu elle ne risquera plus rien, l année prochaine probablement. Ici, elle pouvait dormir chez un compatriote, mais doit s en aller et risque de se retrouver à la rue avec son enfant D ici à ce que les services officiels puissent intervenir, nous aimerions l aider ponctuellement avec Fr pour lui éviter des conditions de vie catastrophiques. Les dons récoltés pour les Tranches de vie de notre dernier magazine ont atteint: Appel n 334: Fr Appel n 335: Fr Appel n 336: Fr Appel n 337: Fr Appel n 338: Fr. 75. Libre choix: Fr TOTAL: Fr Centres d appui social et d insertion (CASI) Lausanne et région Ch. de la Colline 6, Lausanne, tél Nyon, la Côte Point-Virgule, rte de l Etraz 20, Nyon, tél Vevey, Riviera Rue du Clos 8, Vevey, tél Le Hublot (accueil de nuit d urgence): tél Yverdon, Nord vaudois Curtil-Maillet 23, Yverdon, tél La Lucarne (accueil de nuit d urgence). Toutes les nuits, de 19h à 9h Service social et consultation Service social et assainissement de dettes sur rendez-vous: Lausanne, tél (service social seul.) Morges, tél et Nyon, tél (locaux CSR) Bex, lundi, jeudi, vendredi (assainiss. dettes seul.) tél (locaux CSR) Vevey, tél Permanence tél. Info-Budget: Consultation de couple/guidance parentale sur rendez-vous à Echallens, Grand-Rue 7, à Lausanne, César-Roux 8, et à Orbe, rue de la Poste 3, tél Ateliers d insertion et logistique (Ail) Centrale alimentaire de la région lausannoise (CARL), av. Sévelin 15, tél Epiceries Caritas Lausanne, Couvaloup 13 Morges, rue des Fossés 5 Renens, rue de l Avenir 9 Vevey, av. Reller 4 Yverdon, rue des Philosophes 13 Les Boutiques, tél Lausanne, rue de la Tour 10 et av. de Morges 33 Clarens, rue des Vergers 14 Nyon, rue de la Combe 9 Yverdon, rue de la Maison-Rouge 11 Secteur Bénévolat César-Roux 8, Lausanne, tél (dès le 28 octobre ) Accompagner la Vie, coord. des groupes (sur appel) DUO Cours d alphabétisation et de français: Nyon, tél Yverdon, tél Gland, tél Orbe, tél Tout compte fait, Arc lémanique, tél reste du canton, tél Administration César-Roux 8, Lausanne, tél , dès le 28 octobre: Services en partenariat SAJE aide juridique aux exilés Rue Enning 4, Lausanne, tél Fondation Pro Travail, tél /11 Caritas.mag 15

16 Caritas Vaud César-Roux 8, 1005 Lausanne, tél (dès le 28 octobre ) Vaud

Acte de la journée d automne du 25 novembre 2010 Quand les dettes enchaînent à l aide sociale

Acte de la journée d automne du 25 novembre 2010 Quand les dettes enchaînent à l aide sociale Acte de la journée d automne du 25 novembre 2010 Quand les dettes enchaînent à l aide sociale V. La prévention à l endettement, en particulier auprès des jeunes: quelques exemples romands Florence Bettschart,

Plus en détail

Caritas.mag. Vivre cash plutôt qu à crédit. Vêtements chics et public conquis par le premier défilé de mode de Caritas Jura. Jura

Caritas.mag. Vivre cash plutôt qu à crédit. Vêtements chics et public conquis par le premier défilé de mode de Caritas Jura. Jura N 4 / Octobre 2011 Caritas.mag Vivre cash plutôt qu à crédit Vêtements chics et public conquis par le premier défilé de mode de Caritas Jura Nous sommes solidaires Jura Sommaire Editorial Jean-Nöel Maillard,

Plus en détail

Actions de prévention en Suisse Romande

Actions de prévention en Suisse Romande Actions de prévention en Suisse Romande Interventions de prévention - Caritas Fribourg Partenaires: - Entreprises et écoles - Facturé à l établissement qui bénéficie de la prestation Public cible jeunes

Plus en détail

Service de presse 3 Le 23 février 2012

Service de presse 3 Le 23 février 2012 Service de presse 3 Le 23 février 2012 Toujours plus de personnes d un certain âge dépendent de l aide sociale A l aide sociale dès l âge de 50 ans Benjamin Diggelmann Les offres d information et de consultation

Plus en détail

Les principaux crédits et les pièges à éviter

Les principaux crédits et les pièges à éviter Chapitre 1 Les principaux crédits et les pièges à éviter 1. Le crédit revolving Le crédit revolving (ou crédit permanent) est souvent vendu comme une réserve d argent permettant de financer des envies

Plus en détail

«Gagner assez : Salaire minimum, salaire juste?»

«Gagner assez : Salaire minimum, salaire juste?» Forum œcuménique Monde du travail, Yverdon 27 octobre 2012 «Gagner assez : Salaire minimum, salaire juste?» Introduction Deux questions avaient été envoyées aux participants pour préparer la discussion

Plus en détail

sur les bourses et les prêts d études (RBPE)

sur les bourses et les prêts d études (RBPE) Règlement du 8 juillet 2008 Entrée en vigueur : 01.09.2008 sur les bourses et les prêts d études (RBPE) Le Conseil d Etat du canton de Fribourg Vu la loi du 14 février 2008 sur les bourses et les prêts

Plus en détail

Destinataires: Directions et responsables du personnel d entreprises-membres

Destinataires: Directions et responsables du personnel d entreprises-membres Destinataires: E-MAIL info@aza.ch ZURICH 15 septembre 2011 Directions et responsables du personnel d entreprises-membres dont le siège de l entreprise et/ou les succursales se trouvent dans le canton de

Plus en détail

Financer. Quels que soient vos projets et vos réalisations, votre banque vous offre une solution sur mesure

Financer. Quels que soient vos projets et vos réalisations, votre banque vous offre une solution sur mesure Quels que soient vos projets et vos réalisations, votre banque vous offre une solution sur mesure Financer Vous avez une dépense inattendue? Un achat important? Un projet qui vous tient à cœur? Vous voudriez

Plus en détail

Secrétariat du Grand Conseil. R Numéro d objet. Proposition de résolution Lutte contre le surendettement: il est temps d agir!

Secrétariat du Grand Conseil. R Numéro d objet. Proposition de résolution Lutte contre le surendettement: il est temps d agir! Secrétariat du Grand Conseil R Numéro d objet Projet présenté par les députés : Mme Prunella Carrard Date de dépôt : 07 juin 2011 Proposition de résolution Lutte contre le surendettement: il est temps

Plus en détail

Règlement des prestations du fonds de secours du personnel de la Confédération (règlement FSPers)

Règlement des prestations du fonds de secours du personnel de la Confédération (règlement FSPers) Règlement des prestations du fonds de secours du personnel de la Confédération (règlement FSPers) du 29 octobre 2008 Le conseil de gestion du fonds de secours du personnel de la Confédération, vu l art.

Plus en détail

La faillite personnelle

La faillite personnelle La faillite personnelle Selon l article 191 de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite (LP), Le-la débiteur-trice surendetté-e peut se déclarer lui-elle-même en faillite. Critères Si

Plus en détail

Proposition de motion Pour la mise en place d'une politique cantonale de lutte contre le surendettement

Proposition de motion Pour la mise en place d'une politique cantonale de lutte contre le surendettement Secrétariat du Grand Conseil M Numéro d objet Projet présenté par les députés : Mme Anne Emery-Torracinta Date de dépôt : 07 juin 2011 Proposition de motion Pour la mise en place d'une politique cantonale

Plus en détail

RAPPORT DE GESTION 2013 FONDS CANTONAL POUR LA FAMILLE

RAPPORT DE GESTION 2013 FONDS CANTONAL POUR LA FAMILLE RAPPORT DE GESTION 2013 FONDS CANTONAL POUR LA FAMILLE TABLE DES MATIÈRES 1. Préambule 2 2. Organisation 3 2.1 Conseil de Fondation 3 2.2 Financement 4 3. Examen des demandes 4 3.1 Provenance des demandes

Plus en détail

crédit privé Transparent et avantageux

crédit privé Transparent et avantageux crédit privé Transparent et avantageux La pièce d identité doit impérativement contenir les informations suivantes: nom et prénom date de naissance nationalité et lieu d origine photo nº de la pièce d

Plus en détail

Nous sommes solidaires. Un témoignage de votre générosité

Nous sommes solidaires. Un témoignage de votre générosité Nous sommes solidaires Un témoignage de votre générosité aux côtés des pauvres Message du Président Chacun de nous s efforce, tout au long de son existence, de réussir sa vie, de lui donner un sens, d

Plus en détail

Bernier Léa 3 1. Rapport de stage. Sallard immobilier. Photo de Sallard immobilier

Bernier Léa 3 1. Rapport de stage. Sallard immobilier. Photo de Sallard immobilier Bernier Léa 3 1 Rapport de stage Sallard immobilier Photo de Sallard immobilier 1 Sommaire 1 e partie : Enquête sur l entreprise 1) Présentation de l entreprise... p.3 2) Situation de l entreprise... p3-4

Plus en détail

Conseil supérieur du logement

Conseil supérieur du logement Conseil supérieur du logement Avis n 010 du 16 janvier 2008 du Conseil supérieur du logement sur le concept du crédit logement inversé. Préambule Le crédit logement inversé («reverse mortgage») est une

Plus en détail

Le développement du micro crédit personnel (MCP) : une contribution à l insertion sociale

Le développement du micro crédit personnel (MCP) : une contribution à l insertion sociale Le développement du micro crédit personnel (MCP) : une contribution à l insertion sociale Résumé de l étude France Bénévolat pour la Caisse des dépôts (FCS) Auteur : Jean Beaujouan Décembre 2007 1 Présentation

Plus en détail

Des groupes à risque semblables, mais des évolutions dans le temps différentes

Des groupes à risque semblables, mais des évolutions dans le temps différentes Département fédéral de l'intérieur DFI Office fédéral de la statistique OFS Communiqué de presse Embargo: 07.04.2009, 9:15 20 Situation économique et sociale de la population N 0351-0903-60 Pauvreté et

Plus en détail

Cotisations des personnes sans activité lucrative à l AVS, à l AI et aux APG

Cotisations des personnes sans activité lucrative à l AVS, à l AI et aux APG 2.03 Cotisations Cotisations des personnes sans activité lucrative à l AVS, à l AI et aux APG Etat au 1 er janvier 2015 1 En bref L assurance-vieillesse et survivants (AVS), l assurance-invalidité (AI)

Plus en détail

DÉCLARATION DE SURENDETTEMENT

DÉCLARATION DE SURENDETTEMENT COMMISSION DE SURENDETTEMENT DES PARTICULIERS Code de la consommation - Livre III - Titre III DÉCLARATION DE SURENDETTEMENT Cachet du secrétariat de la commission compétente AVEZ-VOUS DÉJÀ DÉPOSÉ UN DOSSIER?

Plus en détail

DEMANDE DE LOGEMENT. Nom... Prénom... Nom de jeune fille... N AVS 13... Date de naissance... Nationalité (canton)... Date d arrivée à Genève...

DEMANDE DE LOGEMENT. Nom... Prénom... Nom de jeune fille... N AVS 13... Date de naissance... Nationalité (canton)... Date d arrivée à Genève... DEMANDE DE LOGEMENT 1. DEMANDEUR DEMANDERESSE Nom de jeune fille... Nationalité (canton)... Date d arrivée à Genève... Etat civil célibataire marié(e) séparé(e) divorcé(e) veuf(ve) partenaire enregistré(e)

Plus en détail

Réponse du Conseil communal à l interpellation no 11-609 du groupe PopVertsSol intitulée «De l argent immédiat pour une dette éternelle»

Réponse du Conseil communal à l interpellation no 11-609 du groupe PopVertsSol intitulée «De l argent immédiat pour une dette éternelle» Réponse du Conseil communal à l interpellation no 11-609 du groupe PopVertsSol intitulée «De l argent immédiat pour une dette éternelle» (Du 5 mars 2012) Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, Le

Plus en détail

TABLE DES MATIèRES. Notre banque 4. Crédits 7. Gestion de patrimoine 9. Comptes courants 12. Comptes épargne 14. Comptes prévoyance 16

TABLE DES MATIèRES. Notre banque 4. Crédits 7. Gestion de patrimoine 9. Comptes courants 12. Comptes épargne 14. Comptes prévoyance 16 PRESTATIONS TABLE DES MATIèRES Notre banque 4 Crédits 7 Gestion de patrimoine 9 Comptes courants 12 Comptes épargne 14 Comptes prévoyance 16 Autres comptes 17 Une histoire de vie en un clin d œil 18 Numéros

Plus en détail

Les instruments d une bonne gestion financière: budget et prévisions

Les instruments d une bonne gestion financière: budget et prévisions Chapitre 9 Les instruments d une bonne gestion financière: budget et prévisions Savoir utiliser son argent est un art et un art qui paie. Comme toutes les ressources, l argent peut être utilisé à bon ou

Plus en détail

1996-2011 AIMER ACCUEILLIR AIDER. futures mamans Riviera-Veveyse. www.sosmaman.ch

1996-2011 AIMER ACCUEILLIR AIDER. futures mamans Riviera-Veveyse. www.sosmaman.ch 1996-2011 futures mamans Riviera-Veveyse AIMER ACCUEILLIR AIDER www.sosmaman.ch 2 / 7 Présentation SOS futures mamans est une association d entraide bénévole, sans but lucratif, apolitique et sans distinction

Plus en détail

Comment lutter contre l insécurité sociale?

Comment lutter contre l insécurité sociale? Comment lutter contre l insécurité sociale? Regard historique sur l émergence des droits du citoyen Les grandes avancées sociales en Suisse Les avancées de la politique familiale à Genève Les aides auxquelles

Plus en détail

COLLOQUE SUR LE SURENDETTEMENT

COLLOQUE SUR LE SURENDETTEMENT COLLOQUE SUR LE SURENDETTEMENT Vaux-Le-Pénil 14 novembre 2015 Document Public L état de la fragilité financière Une prise de conscience Aujourd hui en France : Environ 9 millions de personnes vivent en

Plus en détail

Proposition de motion pour la mise en place d'une politique cantonale de lutte contre le surendettement

Proposition de motion pour la mise en place d'une politique cantonale de lutte contre le surendettement Secrétariat du Grand Conseil M 2018 Proposition présentée par les députés : M mes et MM. Anne Emery-Torracinta, Prunella Carrard, Irène Buche, Loly Bolay, Christian Dandrès, Jean-Louis Fazio, Lydia Schneider

Plus en détail

La solidarité. au quotidien. Centre communal d action sociale

La solidarité. au quotidien. Centre communal d action sociale L e d o s s i e r La solidarité Centre communal d action sociale au quotidien Chômage, contrats précaires, ruptures familiales comment faire pour vivre quand on n a pas assez d argent? Quand on ne sait

Plus en détail

UN REVENU QUOI QU IL ARRIVE

UN REVENU QUOI QU IL ARRIVE UN REVENU QUOI QU IL ARRIVE Bienvenue chez P&V En vous confiant à P&V, vous choisissez un assureur qui recherche avant tout l intérêt de ses assurés. Depuis son origine, en 1907, P&V s appuie sur des valeurs

Plus en détail

des droits! Tous les enfants ont Convention des droits de l enfant Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.unicef.fr

des droits! Tous les enfants ont Convention des droits de l enfant Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.unicef.fr Tous les enfants ont des droits! Tous les enfants du monde ont les mêmes droits, quels que soient le pays où ils vivent, la couleur de leur peau, leur religion, leur sexe Le droit d avoir un nom, une famille,

Plus en détail

OUI NON OUI NON. Célibataire Séparé-e de fait Célibataire Séparé-e de fait. Marié-e Séparé-e judiciairement Marié-e Séparé-e judiciairement

OUI NON OUI NON. Célibataire Séparé-e de fait Célibataire Séparé-e de fait. Marié-e Séparé-e judiciairement Marié-e Séparé-e judiciairement Date de réception (timbre) SERVICE SOCIAL LAUSANNE DEMANDE DU REVENU D INSERTION (RI) V11 N de dossier 1. INFORMATIONS GÉNÉRALES Requérant-e Conjoint-e / Concubin-e / Partenaire Nom-s Prénom-s Sexe (M/F)

Plus en détail

Extrait de l étude Aide sociale, impôts et revenus en Suisse 1, Chapitre 1 Enjeux et méthodologie, pp. 15-22

Extrait de l étude Aide sociale, impôts et revenus en Suisse 1, Chapitre 1 Enjeux et méthodologie, pp. 15-22 Extrait de l étude Aide sociale, impôts et revenus en Suisse 1, Chapitre 1 Enjeux et méthodologie, pp. 15-22 Définition des cas types étudiés Afin de pouvoir analyser et comparer entre elles les particularités

Plus en détail

Suite aux travaux d une sous-commission de la CER-N, un avant-projet a été élaboré en deux volets :

Suite aux travaux d une sous-commission de la CER-N, un avant-projet a été élaboré en deux volets : Office fédéral de la justice Mme Emanuella Gramegna Bundesrain 20 3003 Berne Lausanne, le 27 septembre 2013 Prise de position concernant la consultation relative à l initiative parlementaire 10.467 Prévention

Plus en détail

France 2010 - DIVJEUSEIN10. Arguments. pour convaincre. TOUTES LES BONNES RAISONS de participer au dépistage organisé du cancer du sein

France 2010 - DIVJEUSEIN10. Arguments. pour convaincre. TOUTES LES BONNES RAISONS de participer au dépistage organisé du cancer du sein France 2010 - DIVJEUSEIN10 Arguments pour convaincre TOUTES LES BONNES RAISONS de participer au dépistage organisé du cancer du sein Arguments pour convaincre Le cancer du sein touche autour de 50 000

Plus en détail

Gérer son budget, les bons réflexes

Gérer son budget, les bons réflexes GUIDE PRATIQUE Gérer son budget, les bons réflexes PRÉVOIR VOTRE BUDGET MAÎTRISER VOTRE BUDGET GÉRER VOTRE ARGENT ET VOS PROJETS ON A TOUS BESOIN DE CONSEILS POUR SON BUDGET L argent participe au bonheur

Plus en détail

N 1 / AVRIL 2010. Caritas.mag. S engager contre la pauvreté Working poor en Suisse romande Caritas Vaud sur le terrain. Vaud. Nous sommes solidaires

N 1 / AVRIL 2010. Caritas.mag. S engager contre la pauvreté Working poor en Suisse romande Caritas Vaud sur le terrain. Vaud. Nous sommes solidaires N 1 / AVRIL 2010 Caritas.mag S engager contre la pauvreté Working poor en Suisse romande Caritas Vaud sur le terrain Nous sommes solidaires Vaud Sommaire.4 Editorial. Pierre-Alain Praz, directeur de Caritas

Plus en détail

Je vous souhaite la bienvenue à cette rencontre. Je suis heureuse d être ici avec vous aujourd hui.

Je vous souhaite la bienvenue à cette rencontre. Je suis heureuse d être ici avec vous aujourd hui. Mesdames et Messieurs, 1 Je vous souhaite la bienvenue à cette rencontre. Je suis heureuse d être ici avec vous aujourd hui. Le but de ce moment d échange est de mieux faire connaissance. Il est aussi

Plus en détail

Le portrait budgétaire

Le portrait budgétaire ACEF du Haut-Saint-Laurent 340 boul. du Havre, bur. 203 Salaberry-de-Valleyfield, Québec J6S 1S6 Téléphone : 450-371-3470 Courriel : acefhsl@hotmail.com Page web : www.acefhsl.org Les bureaux de l ACEF

Plus en détail

Berne, mai 2007. Questions fréquentes au sujet de l aide sociale

Berne, mai 2007. Questions fréquentes au sujet de l aide sociale 1 Berne, mai 2007 Questions fréquentes au sujet de l aide sociale 2 Pourquoi la CSIAS en tant qu association privée peut-elle établir des normes en matière d aide sociale? La CSIAS est l association professionnelle

Plus en détail

QUESTIONS AUX PARTIS POLITIQUES FÉDÉRAUX. Que nous réserve-t-on pour les aînés du Canada?

QUESTIONS AUX PARTIS POLITIQUES FÉDÉRAUX. Que nous réserve-t-on pour les aînés du Canada? QUESTIONS AUX PARTIS POLITIQUES FÉDÉRAUX Que nous réserve-t-on pour les aînés du Canada? 31 mars 2011 0 À l annonce du déclenchement des élections fédérales 2011, le Réseau FADOQ se fait la voix des aînés

Plus en détail

Expériences du Service de gestion de dettes et désendettement de Caritas Fribourg

Expériences du Service de gestion de dettes et désendettement de Caritas Fribourg Table ronde L endettement des jeunes en pratiques : sensibilisation et intervention Expériences du Service de gestion de dettes et désendettement de Caritas Fribourg Nicolas von Muhlenen Carrel Assistant

Plus en détail

Convention internationale sur les Droits des personnes handicapées

Convention internationale sur les Droits des personnes handicapées Convention internationale sur les Droits des personnes handicapées Version Facile à lire Réalisé avec le soutien de l AWIPH 1 Ce texte est une explication en Facile à lire de la Convention. Ce n est pas

Plus en détail

Propension moyenne et marginale

Propension moyenne et marginale Propension moyenne et marginale Les ménages utilisent leur revenu soit pour consommer (tout de suite), soit pour épargner (et consommer plus tard). On appelle propension moyenne à consommer (PMC) la part

Plus en détail

à savoir pour mieux gérer votre argent et le faire fructifier

à savoir pour mieux gérer votre argent et le faire fructifier 30 trucs et astuces à savoir pour mieux gérer votre argent et le faire fructifier Par Olivier Seban, auteur de : TOUT LE MONDE MERITE D ETRE RICHE Ou tout ce que vous n avez jamais appris à l école à propos

Plus en détail

Égalité des chances pour toutes et tous

Égalité des chances pour toutes et tous Égalité des chances pour toutes et tous L égalité des chances pour toutes les personnes vivant en Suisse et un des piliers centraux d une société juste et solidaire. L égalité des chances signifie d abord

Plus en détail

SE LIBERER DU SURENDETTEMENT

SE LIBERER DU SURENDETTEMENT SE LIBERER DU SURENDETTEMENT L endettement et le surendettement sont des problèmes de plus en plus présents et importants dans nos sociétés industrialisées. Le dangereux, bien qu attrayant cocktail composé

Plus en détail

Les dettes et leurs causes Informations aux enseignants

Les dettes et leurs causes Informations aux enseignants Informations aux enseignants 1/9 Tâche Objectif Matériel Forme sociale Les élèves s informent sur le thème de l endettement des jeunes. Répartis en groupes, ils prennent connaissance de différents exemples

Plus en détail

Découvrir le regroupement de crédit Des pistes pour comprendre et agir

Découvrir le regroupement de crédit Des pistes pour comprendre et agir Découvrir le regroupement de crédit 1/10 AVERTISSEMENTS A LIRE ATTENTIVEMENT Les informations figurant dans le présent document sont fournies à titre gracieux et sans garantie de leur caractère complet,

Plus en détail

ASPECTS FINANCIERS TOTAL DE L'ACTIF 2'740'103.37 2'397'223.15. Excédent de dépenses - -

ASPECTS FINANCIERS TOTAL DE L'ACTIF 2'740'103.37 2'397'223.15. Excédent de dépenses - - Les Martinets RESIDENCE MEDICALISEE POUR PERSONNES AGEES ASPECTS FINANCIERS Bilan au 31.12.2014 ACTIF 2014 2013 Caisses et CCP 53'219.05 7'032.95 Banques 612'579.25 221'813.45 Débiteurs pensionnaires-cm-sps

Plus en détail

Sortir du surendettement

Sortir du surendettement Analyses 2013 13 PRÉCARITÉ 1 Sortir du surendettement Le surendettement n est plus seulement l affaire de consommateurs trop dépensiers. Pour aider les personnes à se sortir de situations apparemment sans

Plus en détail

je connais mon banquier je connais mon banquier Vous financez vos 4 ou 2 roues en toute flexibilité Financer

je connais mon banquier je connais mon banquier Vous financez vos 4 ou 2 roues en toute flexibilité Financer Vous financez vos 4 ou 2 roues en toute flexibilité Financer Vous souhaitez acquérir le véhicule de vos rêves sans entamer vos économies? Vous désirez financer vos quatre ou deux roues tout en préservant

Plus en détail

Débat participatif. La vie chère. «Les Français n ont pas seulement le sentiment, mais la démonstration, que leur pouvoir d achat baisse»

Débat participatif. La vie chère. «Les Français n ont pas seulement le sentiment, mais la démonstration, que leur pouvoir d achat baisse» Débat participatif La vie chère «Les Français n ont pas seulement le sentiment, mais la démonstration, que leur pouvoir d achat baisse» Ségolène ROYAL Les enjeux de notre débat : Réconcilier les Français

Plus en détail

Les durées d emprunts s allongent pour les plus jeunes

Les durées d emprunts s allongent pour les plus jeunes Revenus Les durées d emprunts s allongent pour les plus jeunes Marie-Émilie Clerc, Pierre Lamarche* Entre 2005 et 2011, l endettement des ménages a fortement augmenté, essentiellement du fait de la hausse

Plus en détail

Notre fils qui a commencé à manquer d assiduité dans son travail à partir de la fin de la 4ème (jusque-là, nous n avions que des compliments).

Notre fils qui a commencé à manquer d assiduité dans son travail à partir de la fin de la 4ème (jusque-là, nous n avions que des compliments). Notre fils qui a commencé à manquer d assiduité dans son travail à partir de la fin de la 4ème (jusque-là, nous n avions que des compliments). Bien que la seconde ait été chaotique, il est passé en première

Plus en détail

Promotions économiques régionales

Promotions économiques régionales Le fil rouge pour la création d entreprise Lausanne Région Association de la Région Cossonay - Aubonne - Morges Association de la Région du Gros-de-Vaud INTRODUCTION Ce livret, édité par les trois associations

Plus en détail

La campagne Generation Squeeze

La campagne Generation Squeeze La campagne La campagne est menée par un vaste réseau de partenaires déterminés à faire en sorte que les jeunes générations aient la possibilité de faire face à divers enjeux, comme les salaires plus bas,

Plus en détail

INFORMATIONS 2016. 1.1 Pour les indépendants - Facturation et perception des cotisations personnelles au 1 er janvier 2016

INFORMATIONS 2016. 1.1 Pour les indépendants - Facturation et perception des cotisations personnelles au 1 er janvier 2016 Genève, décembre 2015 INFORMATIONS 2016 Madame, Monsieur, Comme chaque année, nous avons le plaisir de vous faire parvenir notre lettre d informations dans laquelle vous trouverez les principaux renseignements

Plus en détail

Prévoir sur mesure et profiter outre mesure

Prévoir sur mesure et profiter outre mesure ÉPARGNE 3 PORTFOLIO 3 Prévoir sur mesure et profiter outre mesure Avec des solutions de prévoyance 3 e pilier. Des réponses concrètes à vos interrogations Un 3 e pilier à votre mesure Pour un présent serein

Plus en détail

Communiqué aux médias. Pour que l'endettement ne soit plus une fatalité!

Communiqué aux médias. Pour que l'endettement ne soit plus une fatalité! Communiqué aux médias Genève, le 9 juin 2011 Pour que l'endettement ne soit plus une fatalité! Les Socialistes ont déposé mardi 7 juin trois textes proposant des solutions pour aider les ménages à se sortir

Plus en détail

Les Canadiens continuent de négliger des moyens simples de régler leurs dettes personnelles plus rapidement

Les Canadiens continuent de négliger des moyens simples de régler leurs dettes personnelles plus rapidement POUR PUBLICATION IMMÉDIATE Le 6 décembre 2011 #dettes #hypothèque Les Canadiens continuent de négliger des moyens simples de régler leurs dettes personnelles plus rapidement Waterloo Les résultats du plus

Plus en détail

PROTECTION INVISIBLE.

PROTECTION INVISIBLE. PROTECTION INVISIBLE. Partenaire de votre réussite aujourd hui et demain! BGA GROUPE FINANCIER 1 À PROPOS Depuis maintenant 25 ans, BGA Groupe Financier offre des produits adaptés aux besoins de sa clientèle.

Plus en détail

Adolescence et jeunesse (de 12 ans à 18 ans)

Adolescence et jeunesse (de 12 ans à 18 ans) Adolescence et jeunesse (de 12 ans à 18 ans) Voici un ensemble de questions, qui pourraient vous préoccuper en tant que parent ou en tant que détenteur ou détentrice de l autorité parentale : Est-ce que

Plus en détail

Notice 5 Paiement de l impôt

Notice 5 Paiement de l impôt Notice 5 Paiement de l impôt Valable pour la période fiscale 2014 Cette notice a pour but d expliquer en détail comment fonctionne le système fiscal appliqué par le canton de Neuchâtel en matière de perception

Plus en détail

LE FINANCEMENT DE VOS PROJETS IMMOBILIERS AU LUXEMBOURG ET À L ÉTRANGER. Nos services de banque privée

LE FINANCEMENT DE VOS PROJETS IMMOBILIERS AU LUXEMBOURG ET À L ÉTRANGER. Nos services de banque privée fr LE FINANCEMENT DE VOS PROJETS IMMOBILIERS AU LUXEMBOURG ET À L ÉTRANGER Nos services de banque privée Résidence principale ou secondaire, ou immeuble de rapport, l immobilier est une composante majeure

Plus en détail

Comment emprunter. L essentiel à connaître avant de souscrire un prêt

Comment emprunter. L essentiel à connaître avant de souscrire un prêt emprunter L essentiel à connaître avant de souscrire un prêt emprunter? A savoir avant à la adapter les 2 A SAVOIR AVANT D EMPRUNTER 3 S endetter de manière raisonnable Pour éviter l excès de crédit, avant

Plus en détail

Motion pour «L interdiction des affiches publicitaires pour le petit crédit»

Motion pour «L interdiction des affiches publicitaires pour le petit crédit» Motion pour «L interdiction des affiches publicitaires pour le petit crédit» De par mon métier d assistante sociale, je peux constater les ravages de l endettement sur la vie des familles et des jeunes

Plus en détail

Les prêts hypothécaires. Habiter chez soi. www.bcn.ch

Les prêts hypothécaires. Habiter chez soi. www.bcn.ch Les prêts hypothécaires Habiter chez soi www.bcn.ch Les financements hypothécaires Vu la valeur généralement élevée des biens immobiliers, il est usuel de faire appel à une banque, afin de participer au

Plus en détail

Lorsqu un couple se sépare : D R O I T S E T R E S P O N S A B I L I T É S

Lorsqu un couple se sépare : D R O I T S E T R E S P O N S A B I L I T É S Lorsqu un couple se sépare : D R O I T S E T R E S P O N S A B I L I T É S Service public d éducation et d information juridiques du Nouveau-Brunswick Le Service public d éducation et d information juridiques

Plus en détail

LE SECOURS CATHOLIQUE EN CORREZE C EST D ABORD DE L ACCUEIL POUR ROMPRE LA SOLITUDE ET L ISOLEMENT.

LE SECOURS CATHOLIQUE EN CORREZE C EST D ABORD DE L ACCUEIL POUR ROMPRE LA SOLITUDE ET L ISOLEMENT. LE SECOURS CATHOLIQUE EN CORREZE C EST D ABORD DE L ACCUEIL POUR ROMPRE LA SOLITUDE ET L ISOLEMENT. I Des permanences d accueil et des visites à domicile Toutes les équipes de Corrèze assurent des permanences

Plus en détail

ÉPARGNER POUR UN PROJET FUTUR

ÉPARGNER POUR UN PROJET FUTUR Activités éducatives pour les 8 à 9 ans ÉPARGNER POUR UN PROJET FUTUR HABILETÉS FINANCIÈRES ÉPARGNER UTILISER UN COMPTE DANS UNE INSTITUTION FINANCIÈRE FAIRE UN BUDGET SOMMAIRE DE L ACTIVITÉ Apprendre

Plus en détail

Connaître vos revenus et vos dépenses

Connaître vos revenus et vos dépenses Connaître vos revenus et vos dépenses NIVEAU 9-12 La présente leçon donnera l occasion aux élèves d examiner leurs revenus et leurs dépenses, et d apprendre à établir un budget. Cours Initiation aux affaires

Plus en détail

DEMANDE DE BOURSE (étudiants domiciliés hors canton et Suisses de l'étranger)

DEMANDE DE BOURSE (étudiants domiciliés hors canton et Suisses de l'étranger) DEPARTEMENT DE l'économie ET DE L'ACTION SOCIALE SERVICE DE L ACTION SOCIALE OFFICE DES BOURSES DEMANDE DE BOURSE (étudiants domiciliés hors canton et Suisses de l'étranger) (Ne pas remplir) N Année de

Plus en détail

Un autre regard sur. Michel R. WALTHER. Directeur général de la Clinique de La Source 52 INSIDE

Un autre regard sur. Michel R. WALTHER. Directeur général de la Clinique de La Source 52 INSIDE 52 INSIDE Un autre regard sur Michel R. WALTHER Directeur général de la Clinique de La Source Directeur général de la Clinique de La Source, Michel R. Walther est né en 1949 au Maroc de parents suisses.

Plus en détail

DEMANDE DU REVENU D INSERTION (RI)

DEMANDE DU REVENU D INSERTION (RI) Date de réception (timbre + visa) DEANDE DU REVENU D INSERTION (RI) N de dossier 1. INORATIONS GÉNÉRALES Requérant-e Conjoint-e, Concubin-e, Partenaire enregistré Identité Nom Prénom (/) Date et lieu de

Plus en détail

PETIT GUIDE DES FÊTES COMMERCIALES PETIT GUIDE DES FÊTES COMMERCIALES. Charité ou solidarité? Charité ou solidarité?

PETIT GUIDE DES FÊTES COMMERCIALES PETIT GUIDE DES FÊTES COMMERCIALES. Charité ou solidarité? Charité ou solidarité? Un outil produit par le www.100detours.org www.mepacq.qc.ca Diffusez, partagez ou... recyclez-moi. PETIT GUIDE DES FÊTES COMMERCIALES ou survivre à toutes les fêtes en restant près de ses valeurs Charité

Plus en détail

Particuliers, la Banque de France vous informe LE SURENDETTEMENT. Vos droits, vos obligations Les solutions possibles La vie de votre dossier

Particuliers, la Banque de France vous informe LE SURENDETTEMENT. Vos droits, vos obligations Les solutions possibles La vie de votre dossier Particuliers, la Banque de France vous informe LE SURENDETTEMENT SURENDETTEMENT Vos droits, vos obligations Les solutions possibles La vie de votre dossier Sommaire 1. Être surendetté : qu est-ce que c

Plus en détail

Sans formation à l aide sociale que faire?

Sans formation à l aide sociale que faire? Sans formation à l aide sociale que faire? CSIAS, mai 2010 Françoise Jaques cheffe du Service de prévoyance et d aide sociales du canton de Vaud Constats 2009 canton de Vaud 33 000 personnes ont recouru

Plus en détail

Rapport de fin de séjour Mobilité en formation :

Rapport de fin de séjour Mobilité en formation : Rapport de fin de séjour Mobilité en formation : A. Vie pratique : J ai effectué mon Master 1 de droit public en Erasmus à Copenhague d août 2009 à fin mai 2010. Logement : Accès au logement : J ai pu

Plus en détail

Pension alimentaire pour enfants

Pension alimentaire pour enfants Pension alimentaire pour enfants Le Service public d éducation et d information juridiques du Nouveau Brunswick (SPEIJ NB) est un organisme de bienfaisance enregistré dont l objectif est de fournir aux

Plus en détail

Ma banque. Prévoyance et planification financière de la retraite

Ma banque. Prévoyance et planification financière de la retraite Ma banque Prévoyance et planification financière de la retraite Table des matières 1. Le service prévoyance de la BCJ...4 2. Préparer votre retraite en toute sérénité...4 3. La planification de la retraite

Plus en détail

Nous pouvons donc prétendre par expérience que les vacances peuvent être utilisées comme outil social au service de l insertion.

Nous pouvons donc prétendre par expérience que les vacances peuvent être utilisées comme outil social au service de l insertion. Le projet «partir en vacances» est né en janvier 2010 suite à un appel à projet lancé par l association Vacances Ouvertes. Cette réponse nous a permis d accompagner des familles en grande difficulté sociale

Plus en détail

Préparation d une maturité avec mention bilingue français-allemand ou français-anglais

Préparation d une maturité avec mention bilingue français-allemand ou français-anglais Préparation d une maturité avec mention bilingue français-allemand ou français-anglais Dans les écoles de maturité des gymnases du canton de Vaud Edition 2014 Département de la formation, de la jeunesse

Plus en détail

Caisse de pension et propriété du logement/

Caisse de pension et propriété du logement/ Encouragement à la propriété du logement (EPL) Caisse de pension et propriété du logement/ Versement anticipé et mise en gage des avoirs issus du 2 e pilier Table des matières Mobilisation des capitaux

Plus en détail

CONSOMMATION ETAT DE LA BRANCHE 2005

CONSOMMATION ETAT DE LA BRANCHE 2005 CONSOMMATION ETAT DE LA BRANCHE 2005 I. La consommation en Suisse en 2005 1) Contribution accrue de la consommation privée des ménages à la croissance économique La consommation privée en Suisse en 2005

Plus en détail

Procès-verbal De l assemblée générale ordinaire De l association des Cartons du Cœur Riviera

Procès-verbal De l assemblée générale ordinaire De l association des Cartons du Cœur Riviera Procès-verbal De l assemblée générale ordinaire De l association des Cartons du Cœur Riviera Du mercredi 29 mai 2013 à 20 heures à la salle de paroisse de l Eglise Evangélique Réformée de Clarens. 1. Ouverture

Plus en détail

Intervention générale

Intervention générale PROPOSITION DE LOI N 909 PORTANT DEBLOCAGE EXCEPTIONNEL DE LA PARTICIPATION ET DE L INTERESSEMENT Intervention générale Monsieur le Président, Monsieur le rapporteur, Chers collègues, Nous sommes appelés

Plus en détail

Programme cantonal de lutte contre le surendettement

Programme cantonal de lutte contre le surendettement Programme cantonal de lutte contre le surendettement du lundi 29 août 2011 26.08.2011 - Page 1 Qu'est-ce que le surendettement? Endettement Fait de contracter une dette, phénomène typique de la société

Plus en détail

Pro Infirmis Jura-Neuchâtel

Pro Infirmis Jura-Neuchâtel Pro Infirmis Jura-Neuchâtel La Relève est une aide momentanée relayant l action ordinaire des proches qui vivent à domicile avec un enfant ou un adulte handicapé. Elle permet donc à ces personnes de Elle

Plus en détail

L A T O U R D E P E I L Z Municipalité

L A T O U R D E P E I L Z Municipalité V I L L E D E L A T O U R D E P E I L Z Municipalité PRÉAVIS MUNICIPAL N 10/2014 le 25 juin 2014 Concerne : Réponse au postulat de M. Raphaël Onrubia (PS) «Un geste concret pour les familles ayant des

Plus en détail

camarada, Genève L Espace-Enfant (EE) a été ouvert exclusivement pour les enfants des participantes du projet, le mercredi matin.

camarada, Genève L Espace-Enfant (EE) a été ouvert exclusivement pour les enfants des participantes du projet, le mercredi matin. camarada, Genève «Organisation et réalisation du cours de langue basé sur des scénarios ayant trait à la grossesse, à la naissance et aux premières années de vie de l enfant» camarada est un centre pour

Plus en détail

SEPTEMBRE 2014 184 RAPPORT DU CONSEIL D'ETAT AU GRAND CONSEIL

SEPTEMBRE 2014 184 RAPPORT DU CONSEIL D'ETAT AU GRAND CONSEIL SEPTEMBRE 2014 184 RAPPORT DU CONSEIL D'ETAT AU GRAND CONSEIL sur le postulat Jacques Chollet demandant de renforcer dans notre canton les moyens de lutte contre le surendettement de la personne et des

Plus en détail

Petit guide pratique du taux d endettement

Petit guide pratique du taux d endettement Petit guide pratique du taux d endettement Sommaire 1. Le taux d endettement, c est quoi? 2. Comment calculer votre taux d endettement? 3. Pourquoi évaluer votre taux d endettement? 4. L intérêt du calcul

Plus en détail

Organisation / Gestion du temps

Organisation / Gestion du temps Organisation / Gestion du temps Séquence 3 : La gestion des tâches dans le temps La transition entre le collège et le lycée pose de nombreuses questions. Au collège 1, le premier élément expliquant l échec

Plus en détail

En avril 2006, un citoyen produit sa déclaration de revenus 2005. En septembre de la même année, il constate une erreur dans sa déclaration initiale et produit une déclaration amendée à laquelle il joint

Plus en détail

RAPPORT D ACTIVITÉ 2014-2015

RAPPORT D ACTIVITÉ 2014-2015 Rue de la Vigie 3 1003 Lausanne 021 320 06 82 vaud@insertionsuisse.ch www.insertion-vaud.ch RAPPORT D ACTIVITÉ 2014-2015 Depuis bientôt quatre ans, Insertion Vaud s est dotée d un secrétariat professionnel.

Plus en détail

Endettement des jeunes adultes

Endettement des jeunes adultes Département fédéral de l'intérieur DFI Office fédéral de la statistique OFS 20 Situation économique et sociale de la population Neuchâtel, Août 2012 Endettement des jeunes adultes Analyses complémentaires

Plus en détail

Vaincre la pauvreté par la formation La position de Caritas sur le rôle de la politique de formation dans la prévention de la pauvreté

Vaincre la pauvreté par la formation La position de Caritas sur le rôle de la politique de formation dans la prévention de la pauvreté Vaincre la pauvreté par la formation La position de Caritas sur le rôle de la politique de formation dans la prévention de la pauvreté Prise de position de Caritas_ juillet 2011 Risques de pauvreté élevés

Plus en détail