DELACROIX d après son JOURNAL

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1 DELACROIX d après son JOURNAL ZEINAB ABDELAZZIZ Avril

2 Avant-Propos «Tout n est pas dit encore et l on ne vient jamais trop tard» E. Delacroix Parler de Delacroix, de ce Delacroix écrivain, ami de Baudelaire, semble être aujourd hui (en 1967) un projet audacieux sinon voué d avance à un échec certain. Pourtant, rien n empêche de repenser une œuvre maintes fois commentée, expliquée, analysée ou synthétisée. En fait, chacun a sa manière d interpréter une phrase, une page ou un journal en vue d ajouter, de développer ou peut-être aussi de contredire, en le prouvant, ce qui était considéré définitivement reconnu dans la tradition. En ce qui concerne le Journal d Eugène Delacroix, on n a pas encore entrepris aucune étude de valeur qui puisse mettre en lumière les idées de ce peintrepoète qui fut aussi un critique et surtout un esthéticien. Il est à remarquer, à cet égard, que les esthétiques diverses ne peuvent en aucune sorte omettre le nom de l auteur de la Liberté guidant le peuple, de la Mort de Sardanapale, de la Lutte de Jacob, qui, en pratiquant la peinture, ne pouvait s empêcher d énoncer des idées systématiquement pensées et rédigées qui, dans leur ensemble, obligent à l examiner sous cet angle particulier de l esthétique. C est le Journal, mieux que tout autre ouvrage, qui permet de déceler les caractéristiques d une âme artiste et d un esprit raisonné, donc d un critique d art, d un critique littéraire tel Delacroix. Puisse une telle étude permettre une meilleure et plus juste interprétation de ces idées et aider à une compréhension plus profonde de celui qui fut pratiquement un chaînon dans le patrimoine de la pensée humaine. 2

3 Introduction Le XIXe siècle se caractérise par sa complexité. C est un siècle en mouvement, «un rond-point» où se rencontrent et se dégagent les courants du passé et ceux à venir. Au rythme saccadé des événements politiques, des bouleversements sociaux, des découvertes scientifiques, correspond un même essor enchevêtré de courants artistiques et littéraires. C est un siècle où des transformations et des réformes s imposent en ébranlant les assises du convenu et du conventionnel. C est un «siècle-charnière». Pris en bloc, ce siècle a connu sept régimes politiques (Le Consulat, L Empire, la Restauration, la Monarchie de Juillet, la Seconde République, le Second Empire et la Troisième République) ; trois classes distinctes (L Aristocratie ou la classe gouvernante, le prolétariat et surtout la bourgeoisie ascendante) ; de grandes découvertes scientifiques et technologiques (Mathématique, Relations entre les phénomènes électriques et les phénomènes lumineux, la Relativité, l Astronomie, les Vibrations lumineuses, ondes électriques, l Industrie du froid, des Explosifs, etc.) ; ainsi que trois courants artistiques et littéraires (Le Romantisme, le Réalisme et le Symbolisme). Malgré une telle complexité et aussi grâce à elle, ce siècle est traversé par deux courants diamétralement opposées : l un pessimiste, estimant que l humanité s éloigne de plus en plus de l âge d or, et par là il est plus mythique que métaphysique, ce qui explique l atmosphère idyllique dans laquelle le Romantisme a sublimé le passé et les pays lointains ; l autre optimiste, fondé sur le rationalisme et la science, trouvant que l humanité progresse grâce à la raison, à la science et à ses applications techniques. Le Romantisme couvre, on le sait, à peu près la première moitié du siècle. Il est la tendance artistique et littéraire à travers laquelle s étend la présente étude, mais il est aussi celui qui a connu le sommet de la lutte et de la confrontation de tous ces événements. Il est marqué du point de vue social, par l avènement de la Bourgeoisie qui essaye de surpasser l ancienne noblesse en dignité et en sérieux ; du point de vue politique, par la présence de tendances libérales et socialistes ; et dans le domaine artistique, par la recherche d autres ressources que les classiques et les écoles académiques. Dans cette atmosphère de changements fondamentaux surgit le mal du siècle : le passé grandiose n est plus, et les promesses à venir ne sont pas encore. 3

4 C est avec le début de ce «mal» que grandit Eugène Delacroix, dont la vie s étend à peu près sur les deux premiers tiers du siècle : de 1798 à La première singularité de cette vie est qu elle s ouvre sur un mystère. Mystère qui «intrigua ses contemporains, nous saute aux yeux, mais à propos duquel le principal intéressé semble bien ne s être jamais posé de question, ou en tout cas n avoir jamais laissé paraître qu il pouvait se poser de question» (P. Daix : Delacroix le libérateur, p.3). En outre, la vie du peintre est influencée par tous les bouleversements de son siècle. Par sa naissance et par ses études, Delacroix appartient à la grandeur rationnelle du XVIIIe siècle. Car, s il appartenait par sa famille officielle à la grande bourgeoisie parisienne, le peintre tenait par son vrai père, Talleyrand, à la plus ancienne aristocratie. Et c est en aristocrate qu il se conduisit dans le monde. Ayant perdu son père à six ans, sa mère à seize, Eugène entre dans la vie avec le culte d un conventionnel, certes, mais surtout avec le mal du siècle doublement ressenti : en famille et en société. Voulant prendre part aux événements politiques et pensant peut-être pouvoir ramener le passé, Delacroix s affilie à une organisation de Carbonari, qui aboutit à un échec radical. Voyant que les changements s opèrent et s établissent malgré lui, il restera toujours un conservateur. «Je suis plus conservateur qu un Senat», note-t-il (J.I. p.55). Profondément enraciné dans le passé et voulant intensément vivre dans le présent, Eugène restera toujours un homme divisé. En effet, la dualité sera sa grande singularité. Il respectera les anciens, l ordre et les hiérarchies, et aura la manie des couleurs, des bouleversements et de la liberté. Ne pouvant donc participer aux événements sociaux et politiques, dont la Bourgeoisie est le premier bénéficiaire, Delacroix se limite strictement à la peinture, - contrairement à Hugo, Balzac, Berlioz, Wagner ou même à son disciple Baudelaire. Partant de son propre échec politique et social, Delacroix refusera ce rôle à tout artiste et s appliquera à se faire Dandy, mais à sa façon. La blessure de cet échec qu il gardera dans ses tréfonds, quoique artistement cachée, sera la cause de son aversion contre tous ceux qui daigneront prendre part aux événements du siècle, tels Daumier, Courbet, George Sand et autres. Subtilement aidé par Talleyrand, par le gouvernement, et sûr de ne plus rester oisif, car les commandes officielles étaient nombreuses, dès le début de sa carrière, Delacroix, les années ainsi assurés, reste Révolutionnaire dans son atelier mais Conservateur dans les Salons! Il se réserve pour travailler avec acharnement. Cet Acharnement, cette Habilité, exaspéraient ses ennemis. On peut lire en 1844, dans le 4

5 Journal des Artistes : «Cet homme est l équivalent d un charlatan par l importance qu il se donne et l activité qu il déploie. Jamais il ne paraît, il est toujours partout. Jamais il ne demande mais il obtient toujours tout». (Cité par Ph. Jullian in Delacroix, p. 190). Si par enthousiasme, ou par intérêt, Delacroix a peint la Liberté guidant le peuple en Il refusera de peindre «l Egalité» en Dorénavant il est contre tout ce qui se passe, contre tous les changements qui s opèrent, contre les révolutions et les émeutes, surtout à cause de leur vandalisme et parce qu ils se reflètent comme le Progrès, sur la bourgeoisie, sur la matière, et non sur l Idéal qui n est plus! En s éloignant de la mêlée, après avoir subi nombre de déceptions et de désillusions quant à la société ou au gens, Delacroix se replie sur lui-même. C est à son Journal qu il confiera les aventures et les mouvements de son cœur et de son esprit. C est ce qui fait l intérêt de ces mémoires, qui contiennent en plus, sa doctrine humaine et artistiques. L histoire du Journal n a jamais été écrite, dit Joubin (J.I, p.1) : «Elle est intéressante, assez compliquée, tourmentée et presque dramatique, comme tout ce qui touche à ce grand homme». Entrepris à deux reprises, du 22 Septembre 1822 jusqu au 5 Octobre 1824, et du Janvier 1847 jusqu au 22 Juin 1863, le Journal représente en réalité deux parties profondément distinctes : un Journal de jeunesse, et un Journal de l homme dans la maturité et la vieillesse. Ces deux parties ne se placent pas cote à cote mais il faut les mettre face à face l une de l autre, en plein contraste. La première, c est le confident intime, partagé entre un profond mal du siècle et un enthousiasme sans borne ; la seconde, écrite avec l intention d être publiée, reflète l évolution de sa pensée ainsi que son ascendance, de plus en plus marquée, vers la solitude et le détachement. Le silence qui les sépare permet de saisir d un coup d œil leur opposition, de constater l acheminement de son génie et son passage du romantisme au classicisme, ou plutôt de son Romantisme à son Classicisme. Car Delacroix diffère des classiques aussi bien qu il diffère des romantiques. Entre ces deux dates, 1824 et 1847, et durant ces vingt-trois années, Delacroix n a pas tenu de Journal faute de temps : «Le temps est si rempli par mon travail, que je me mets à écrire trop long ici, je n ai plus le même entrain pour travailler» (J. II, p. 100). Mais cela ne veut point dire qu entre ces deux dates il n a pas écrit. Le 5

6 peintre adorait écrire... En fait, il a confié à ses «calepins», à ses albums, à ses carnets et à sa correspondance nombre de réflexion ou d observations. Du Journal, Delacroix ne faisait point mystère de son existence. Il envisageait même la publication posthume. Théophile Silvestre a copié en 1853 une grande partie avec l autorisation du peintre et sous sa direction. Aussi, à la mort du maître, Silvestre s est préoccupé du sort de ces précieux agendas. Il les demanda à Jenny le Guillou, servante et confidente de Delacroix.Mais elle lui répondit qu ils avaient été brulés par Delacroix lui-même. Silvestre le crut et l imprima dans ses Documents nouveaux sur Delacroix, en Jenny avait menti : Le Journal n avait point été détruit. Après la mort de Delacroix, le manuscrit du Journal fut remis par Jenny à Constant Dutilleux, le peintre, beau-père d Alfred Robaut ; Robaut entreprit de copier ce manuscrit ; il rendit en 1886 une partie seulement des originaux, celle qui avait été télécopiée, et garda l autre ; la partie rendue à Jenny fut donnée par celleci, avant sa mort, à la famille Verninac, beau-frère de Delacroix ; la partie gardée par Robaut fut cédée par lui à Pierre Andrieu, après qu il l eut fait copier. Ainsi, à partir de 1986, l ensemble des manuscrits de Delacroix semble avoir été scindé en deux, du fait de Robaut et ne fut plus, dans la suite, jamais reconstitué. R. Piot reçu la copie du Journal faite par Robaut et son rôle se tint à trouver un éditeur. Après la publication du Journal en 1893, nul n entendit plus parler du manuscrit original. Dix ans plus tard, les agendas commencent à paraître en vente chez les libraires. Quelques-uns furent mutilés, vendus à la page : cinq francs, si elle contenait un dessin! Acquis par David Weill, il les offrit à la Bibliothèque d Art de l université de Paris. Ensuite, la famille Verninac, ayant appris que les agendas avaient été recueillis à la Bibliothèque d Art, voulut bien joindre ceux qui lui restaient. Ainsi se retrouve constitué le lot de manuscrits que Jenny en 1866 avait déposés entre les mains des Verninac. Il manque toujours le lot Robaut, qui parait irrémédiablement perdu. Pour ces années disparues, la copie de Robaut reste la seule originale. Ainsi, sur 20 années du Journal, 14 sont conservées à la Bibliothèque d Art, 5 ne sont plus connues que par la copie Robaut, et une (1848) a été perdue l année même par Delacroix. (Joubin : Introduction du Journal, I, pp. III-XI.). 6

7 La copie de Robaut comporte plusieurs erreurs de lectures et surtout des suppressions arbitraires : soit des passages qu il jugeait inutiles, soit des extraits de lectures de Delacroix! L importance de ces extraits est qu ils constituent pour Delacroix, un moyen de se connaître. Ce sont les passages qui lui paraissent le mieux représenter ses propres pensées et lui faire faire des progrès dans la connaissances de soi-même. Mieux se connaître, se connaître à fond, pour arriver à mieux comprendre les autres et par là à mieux agir en faveur de l humanité. Tel est le point de départ de Delacroix, et telle est la valeur qui fait de son Journal un monument rare. Pour sa vie comme pour son art, Delacroix avait recours à ses propres expériences et à celles d autrui. Précisant son but, l auteur ne s envisageait pas comme un être unilatéral mais comme une personne complexe et bizarre, composée de dix personnes à la fois. Ce sont deux hommes différents, leur apparition séparée ou leur confrontement qu il a essayé d observer et noter les remarques. C est ce qui fait la singularité de ce Journal. Si, en écrivant, certains peintres font figure d artistes doublés d écrivains amateurs, Delacroix fut, à la différence de ceux-là, ce grand artiste, ce grand écrivain, bref, cet homme dont le génie se manifeste sous des formes bien variées. Reste cette question fondamentale : Qu est-ce-que le Journal d Eugène Delacroix et quelles sont les idées qu il contient? La réponse sera cette étude qui, dans son ensemble et dans ses détails, tâche d éclaircir tous les recoins du monument. 7

8 CHAPITRE PREMIER DELACROIX ET LA CITÉ La dualité, leitmotiv nécessaire. L éternel célibataire. L amitié, seul lien estimable. Maladie du siècle et dandysme delacrucien. La politique, slogan chimérique. Paris, l inévitable antipathie. Le progrès, fanal obscur. 8

9 Delacroix et la Cité La Dualité Leitmotiv nécessaire «Tous ces hommes à grande vie sont toujours un composé de deux natures, car ils les font capables d inspiration et d action : L une enfante le projet, l autre l accomplit» (J.III, p.246). En copiant cette citations de Chateaubriand, Delacroix trouvait une véritable définition à sa propre existence toute de contradictions : Il avait besoin du calme et du mouvement, en même temps, sinon simultanément. L un pour le recueillement, l autre pour la création. En effet, la dualité est le grand leitmotiv qui mena sa vie et son œuvre : peu d artistes sont aussi différemment reçus ou soulèvent autant d orages, de clameurs et de discussions. Delacroix, l homme et l œuvre, prêtèrent à une immense divergence d opinions. D après Th. Gautier : «Toute urbanité critique avait cessé pour lui, et l on empruntait, quand on était à court, des épithètes au catéchisme poissard. C était un sauvage, un barbare, un maniaque, un enragé, un fou qu il fallait renvoyer à son lieu de naissance, Charreton. Il avait le goût du laid, de l ignoble, du monstrueux, et puis il ne savait pas dessiner, il cassait plus de membres qu un rebouteur n en eut pu remettre. Il jetait des sceaux de couleurs contre la toile, il peignait avec un balai ivre» (In Histoire du Romantisme, p. 200). Par contre, d autres critiques seront distinctement opposés. «C était un curieux mélange de scepticisme, de politesse, de dandysme, de volonté ardente, de ruse, de despotisme et enfin d une espèce de bonté particulière et de tendresse», (Baudelaire : L œuvre et la vie de Delacroix, p. 1128). C était «L hôte le plus gai, dit A. Houssaye, le plus imprévu, le plus lumineux qu on put avoir, ( ) un esprit subtil au point qu il comprenait au premier mot» (cité par R. Huyghe, in Delacroix, p.10). Même sa physionomie prêta à nombre de description. Il était d une «beauté farouche, étrange, exotique, presque inquiétante : on eut dit un maharajah de l Inde, ayant reçu à Calcutta une parfaite éducation de gentleman et venant se promener en 9

10 habit européen à travers la civilisation parisienne». (Th. Gautier, op.cit., p.203). D autres verront en lui un Fauve! Un fauve «moelleux, velouté, câlin comme un de ces tigres dont il excelle à rendre la grâce souple et formidable, ( ) des yeux à l expression féline», dira Gautier ; - avec «des énormes maxillaires qui font penser aux mufles des léopards», poursuivra Maxime du Camp ; - et une «peau brune, bistrée, mobile, se plissant comme celle du lion», ajoutera Dumas D une éducation générale, multiple et quasi-universelle, Delacroix était doué d une vitalité extraordinaire jointe à une inlassable curiosité. En effet, il n est presque pas de domaine où il n ait promené son imagination, qu il n ait «sinon approfondi, du moins embrassé d un regard compréhensif» (H. Gillot : Delacroix, p. 90). Littérature, traduction, poésie, musique, philosophie, sciences naturelles, équitation, chasse, pour ne pas citer son cheval de courses, la peinture, et tout ce qu elle exige de savoir Rien de tout ce qui constitue la connaissance humaine ne lui garda la porte fermée! Ayant acquis cette vaste culture, le peintre était aussi un brillant causeur. «Il est inutile, dit Baudelaire, de parler de la conversation d Eugène Delacroix, qui est un mélange admirable de solidité philosophique, de légèreté spirituelle et d enthousiasme brulant» (in : L Artiste Moderne, Salon de 1859, p. 1028). Les connaissances sociales du maître étaient d une envergure immense : elles allaient depuis l humble servante au grand cœur (Jenny le Guillou, qui le servit avec une ardeur quasi religieuse), jusqu au duc d Orléans. «Le duc d Orléans l adore : point de réception sans lui au Pavillon de marseau dit J. L. Bory, en passant par les membres de la mêlée romantique et la crème de la société» (in Delacroix, p. 104). Si telles étaient les esquisses extérieurs du peintre, les siennes seront bien plus modestes : Eugène se trouvait tel «un roseau isolé, jeté à la merci de toutes les tempêtes» (C.G., lettre du à Soulier, p.119). «Toujours troublé comme un faible enfant (J.I, p.118), «vulnérable et ouvert de tous les côtés à la surprise» (J.I p.27). Mais ce «faible enfant» pour reprendre ses propres termes, bien qu il ait été entouré «d un chaos, d un capharnaüm, d un tas de fumier, comme il le dit à Piron, il savait parfaitement ce qu il voulait : Être un grand homme! (Lettre Intimes, p.39). 10

11 C est pour cette raison qu il ne négligea rien de ce qui pouvait le faire un grand homme ou le plus irremplaçable des hommes Grand Homme? «Il l a été jusqu au bout et dans tous les sens» dit G. Sand. Irremplaçable? Il a fait de luimême, patiemment ou impatiemment, «le plus irremplaçable des êtres», comme dit A. Gide. En effet, Baudelaire trouva que sans lui la chaîne de l évolution humaine reste désespérément brisée. Timide, impatient, ennuyé et dégoûté du tourbillon qui l entourait et qui envahissait le siècle, avide de connaissances, d expressions, de gloire et de liberté, Delacroix ne tarda pas à se dresser un programme qu il suivra jusqu'à la fin de son séjour : «l ordre dans toute chose, une satisfaction intérieure et une mémoire ferme ; un sang-froid, une santé qui ne soit pas délabrée par la compagnie des autres, et, beaucoup de besogne». L ordre, pour faire face au tumulte des passions folles qui l entourent ; la satisfaction intérieure, parce qu il doit se respecter avant tout et être à la hauteur de son idéal ; une mémoire ferme, car il est des résolutions qu il ne devra jamais oublier (Surtout ses résolutions envers les femmes, que nous traiterons au point suivant) ; un sang-froid, pour se fortifier contre la première impression ; une bonne santé, parce qu elle est si nécessaire au travail et répand une couleur fraîche et riante sur tout, et enfin cette insatiable nécessité d avoir beaucoup de besogne, car le travail c est toute la philosophie et la bonne manières d arranger sa vie. Si à 26 ans il se demandait avec effroi quelle serait sa destinée (J.I, p.109) ou s il n entrevoyait pas encore l orientation de son chemin, ce ne sera qu une inquiétude, mais pas la plus forte. La grande charge pour Delacroix sera de s observer continuellement, d être honnête et ferme, simple et vrai, pour satisfaire son unique pensée qui le harcèle et le tourmente de mille manières, cette «maîtresse la plus exigeante» qu est la peinture (J.III, p.317). En effet, Delacroix n intriguera que pour être tout à elle, et rien au monde ne l empêchera de voir les choses à sa façon. Voyant que les plus beaux et les plus précieux instants de sa vie s écoulent dans des distractions qui ne lui apportent, au fond, que de l ennui, il ne tardera pas à avoir recours à cette «barrière» que la nature a mis entre son âme et celle de ses amis les plus intimes, à lutter et à chercher la solitude. 11

12 Visant d atteindre les sommets et l extrême plénitude de sa carrière, Delacroix sera l auteur du combat, et le combat ne sera que continu dans cette vie toute de contradictions. Le bien et le mal, la volonté et le désir, soi-même et les autres, seront les éléments principaux de cette lutte sourde et tenace. Mais le déchirement capital qui marqua profondément la vie du peintre : c est la Femme. L Éternel Célibataire * * * Ce n est point médisance que d aborder un problème aussi délicat qu est celui de la naissance Delacroix, mais pour éclaircir son attitude envers les femmes et le mariage, - attitude qui resta longtemps mystérieuse ou justifié par l absorption du maître par son travail. Partant des dernières données «Il est acquis toutefois que l état de Charles Delacroix, avant qu il ne fût traité, sept mois avant la naissance d Eugène, lui avait fait perdre tous les avantages de la virilité» (R. Huyghe : Delacroix, p 52). «Mme de Staël faisait allusion à l ablation d un sarcome, de 32 livres, qui depuis quinze ans rendaient le ministre impuissant. Elle ne fut pas la seule indiscrète, car cette opération délicate fut commentée dans la presse avec détails», (Ph. Jullian Delacroix, p.12). Ajoutons la note de Joubin à la page 8 du Journal I, où l on trouve que le récit de cette opération effroyable a été publié par l ordre du gouvernement, à Paris, par l imprimerie de la République, en Frimaire an VI. On notera que dans ce «Gouvernement», Talleyrand était ministre des Affaires étrangères : i.e. le chef direct de l opéré! Nous adoptons cette hypothèse, mise à jour récemment grâce à de nombreuses études basées sur des documents irréfutables : Un certificat médical qui devait accompagner un bocal dans lequel était conservée cette curiosité est passé à l Hôtel Drouot en Novembre 1962, disant que Delacroix était le fils de Talleyrand. Son fils unique puisqu il resta sans enfants légitimes (Tarlé : Talleyrand, p. 319). Ce qui justifie l attachement subtil du cynique politicien envers le peintre. Delacroix n ignorait rien de son origine : l exemplaire, relié par ses soins, du rapport officiel sur l opération de son père légal figurait dans sa bibliothèque, telle 12

13 que la reçut son légataire universel, Piron (R. Huyghe : Delacroix, pp. 52 et 182). Ne pouvant être le fils de celui qu il avait profondément admiré, Delacroix «devait admettre l inconduite d une mère tant aimée, et qui, après la mort de son époux, vivait à Marseille avec le Général Cervoni, dont elle élevait la fille, cependant qu elle laissait Eugène pensionnaire à Louis-le-Grand» (op. cit. p. 182). Doublement malheureux, par cette trahison maternelle et par toutes ces chimères qui l entouraient, comme le dit justement Eugène : «Quand les chimères font un homme malheureux, à quel degré de malheur ne peut-il pas descendre», cité par J. Pellotin, in Delacroix, p.6), Delacroix fut si profondément blessé que sa plaie resta toute béante la vie durant. S il connut le bruit qui courait de son temps, au témoignage de Th. Silvestre, de M. du camp, de Mme Joubert, amie de son cousin, et le célèbre avocat Berryer, Delacroix «savait faire respecter son origine avec une autorité nuancée d ironie (Ph. Jullian : Delacroix, p.81). En effet, il fit tout son possible pour maintenir les apparences et pour voiler ses blessures. De son père légitime, il n a fait mention qu une seule fois dans son Journal, en termes laconiques mais suffisants pour lui mémorer la conversation qui eut lieu : «Nous avons parlé ce soir de mon digne père. Me rappeler plus en détail les différents traits de sa vie», note-t-il chez son frère à Louroux, le 12 Septembre Un paragraphe plus loin, il marque au début de la ligne un seul mot mais qui renferme à lui seul tout le mystère, toute la blessure : «L Opération». Et Delacroix termine les notations de ce même jour par un conseil quasiimpératif, qui projette les lumières sur son comportement : «Pense à affermir tes principes. Pense à ton père et surmonte ta légèreté naturelle. Ne sois pas complaisant avec les gens à conscience souple». Dès lors se dresse une barrière infranchissable entre lui et la femme. La légèreté naturelle, qui le faisait palpiter ou lui donnait un chatouillement nerveux en présence de n importe quelle femme, quel qu en soit la nature, sera opprimée. Profondément blessé dans ce qu il avait de plus sacré, Delacroix décida de garder ces «consciences souples» à distance et ne se permettra jamais d être sous leur emprise. Il les fuira même s il a pour «elles» un sentiment quelconque. Socrate ne 13

14 dit-il pas qu il faut combattre l amour par la fuite? (noté par Delacroix, le 6 Mai 1823). Et Delacroix ajoute : «la fuite est le seul remède». Notons que c est en cette année, 1822, que le peintre immortalisa son drame en lui donnant une force picturale et se peignit en Hamlet. «Enigmatique et sombre, regard amer et perspicace, bouche ferme et point hagarde». Personnage dans lequel «il projetait son tourment» et y voyait une «transposition romanesque de son cas». (R. Huyghe : Delacroix, pp. 182 et 527). En fait, Delacroix ne revint jamais sur sa décision : point de mariage. De toutes ces grâces divines qui l entouraient, qui le remplissaient de chagrin et de plaisir à la fois, il dit qu il ne les «possèdera jamais». La raison? «plusieurs de ces dames-là, dit-il, ont un amant dans toutes les classes possibles afin de connaître tous les genres de mérites» (J. II, p. 334), et parce qu il ne veut pas qu on lui dise qu on l aime et qu on ait en même temps des procédés pour un autre! (J. I, p. 34). Mais si Delacroix refuse l idée du mariage en bloc, et pour cause, cela ne veut nullement dire qu il est contre l idée en elle-même : «Une épouse qui est de votre mesure est le plus grand des biens. Je la préférerai supérieure à moi de tous points, plutôt que le contraire» (J. I, p.34). Mais le comble à son avis était qu on ne peut jamais être connu et senti tout entier Telle sera donc la souveraine plaie de sa vie, plaie qui mène, inévitablement, à la solitude du cœur. Si Delacroix a été, théoriquement, jusqu'à préférer sa compagne «supérieure» à lui, cela ne l empêchera pas de dire que «Le mari doit protection à sa femme, la femme obéissance à son mari». Non pas à cause de sa nature conservatrice, mais surtout pour «ces femmes qui se croient en droit de faire ce qu elles veulent, qui ne s occupent que de plaisir et de toilette, qui ont trop d autorité, et pour qui l adultère, qui dans le code civil est un mot immense, n est par le fait qu une galanterie, une affaire de bal masqué». (Supplément du J. III, pp ). Ne voulant donc subir aucune contrainte : soit celle des «impérieuses lois d une femme acariâtre», soit celle des «caprices d une coquette» car «elles vous quittent ou meurent au moment où elles pourraient vous rendre le service de vous empêcher d être seul» (J.I, p.34), Delacroix semble opter pour l attitude de la fille 14

15 de Danglar» (Dumas, Monte-Cristo, cité in J. III, P. 248) : «Je ne vois pas pourquoi j irai embarrasser ma vie d un éternel compagnon, dans le naufrage de la vie, car la vie est le naufrage éternel de nos espérances. Je jette à la mer mon bagage inutile, voilà tout, et je reste avec ma volonté, disposé à vivre parfaitement seul et par conséquent parfaitement libre». Telle fut l idée de Delacroix concernant le mariage, mais cela ne veut point dire qu il soit arrivé à extirper ses propres sentiments envers la femme, à l abolir moralement et physiquement de sa vie ou à réduire ses aventures à de simples liaisons ancillaires comme le pensa Lassalle-Bordes, son élève. Delacroix adorait la femme. La beauté de son corps, «ce poème admirable», disait-il, l enivrait et il gardait longtemps l impression de la netteté du teint, de la pureté des formes, de ce tendu de la peau qui n appartient qu à une vierge (J.I, p.44). Il tenait son cœur à deux mains en la présence d une femme, surtout si elle avait une grande toilette qui montre ses bras et ses épaules (J.II, p.297). Il a même été jusqu'à rêver d avoir près de lui un moulage de la main bien-aimée de Mme de Forget! Ce rêve devait devenir une gracieuse réalité, dit R. Escholier (In Delacroix et sa consolatrice, p. 138), car «Consuelo» fit mouler sa main et donna le moulage à Delacroix. Et enfin, Delacroix avoue, tout comme Casanova, qu il a «aimé les femmes à la folie, mais leur a toujours préféré la liberté» (J.III, p 73). Aussi avide de chaleur humaine, la lutte entre ses instincts et ses principes était «magnanime» car ses «résolutions s évanouissaient toujours en présence de l action» (J.I, p. 112). Ne pouvant donc assourdir sa sensualité ni continuer la fuite Socratienne, Delacroix s ajoute un nouveau principe : Jouir! Jouir de ce qui est dans ses mains sans se compromettre! En effet, dès lors, la femme mouvra librement dans sa vie, mais dans le cercle qu il lui a tracé et jusqu'à ses barrières infranchissables Admirant et agissant à la Casanova, le peindre ira jusqu'à la trahison : en pleine liaison avec Mme Dalton, il arrange une escapade jusqu'à Bruxelles avec Elisa Boulanger, tout en chargeant un de ses amis de lui porter des lettres, écrites à l avance, afin qu elle ne se rendre pas compte de son absence! Dans les bras de Mme de Forget, il pense à George Sand et lui envoie le billet suivant : «J ai la douleur de ne pas être libre ce soir. Je suis pris et même enlacé, ce qui ne dit 15

16 pourtant pas que je m amuserais plus qu avec vous car je vous préfère et vous préférerait à tout» (Ph. Jullian, in Delacroix, p. 164). Et les figures féminines seront comptées au nombre de cent et trois dans la carrière amoureuse du peintre-casanova : «Patriciennes et plébéienne, grande dames et petites femmes, bourgeoises et princesses, danseuses et baronnes, basbleus, artistes et notairesses, brûlantes vertus et froides, coquettes, grisettes, lorettes, filles des rues et filles cloitrées, parisiennes et provinciales, anglaise, russes, polonaises, grecques, mauresques et espagnoles, toutes les formes et les formats, les couleurs et les odeurs, les fraîches moelleuses et les consumées, les belles, les pires et même les laides mais qui ont ce quelque chose cosa di femmina! (Y. de Florenne : les plus belles pages de Delacroix, p. 16 de la préface). Aussi ample que puisse apparaitre cette orgie sardanapalesque, la femme garda toujours le second rang après «l unique maîtresse» : la Peinture. Si Delacroix a connu cent et trois femmes, il en a peint mille et trois (Y. de Florenne, idem. page 292 de la préface). Si le comportement de Delacroix avec la femme mène à quelque équivoque, on peut dire qu il ne manquait pas de scrupule ou de galanterie. Malgré «leur avachissement» dit-il, il avait «du respect pour les femmes» (J.I, p.12) et gardait en lui-même l image de l idéale compagne : Outre la régularité des traits ou le charme, mot qui dit tout, «elle doit être franche, comme font deux hommes ensemble, et pouvoir bien parler de tout sans sentir la pédante». C est à dire une parfaite harmonie entre le corps et l âme Contrairement à la compagnie des hommes, la société féminine a toujours eu un charme infini dans la vie du maitre : L œil de la femme, à son avis, pénètre mieux le génie de l artiste L Amitié, Seul lien Estimable * * * Pour Delacroix, les hommes sont distinctement divisés en deux catégories : «Une horde de créatures hideuses, des tigres et des loups animés les uns contre les autres pour s entredétruire, des masques et des griffes acérés prêtes à s enfoncer 16

17 dans votre cœur» et des «natures nobles et généreuses», de «rares mortels qui ne semblent laissés à la terre que pour témoigner du fableaux âge d or» (J.II, p.10). Le grand homme sera le «Prophète» qui voit, le «Phare» qui éclaire ce que le vulgaire ne voit pas. Ce sera cet heureux mortel qui unit le génie, l esprit, la finesse et la simplicité à la raison et au sens (J.I, p. 22). Mais l homme «exceptionnel» sera celui qui pourra réunir ces deux facultés maitresses : l imagination et la raison. Car, adoptant pieusement le critère du grand siècle, le peintre trouvait que c est l esprit qui fait l homme. Mais cette grandeur de l être humain n empêchait pas Delacroix de mettre le doigt sur l énigme éternelle de l homme et son promoteur principal : La Contradiction. «Nous sommes nous-même plein de contradictions, de fluctuations, de mouvements en sens divers» (J.II, p.213). En saisissant cette réalité qui semble si simple, Delacroix pointe le nœud du mécanisme humain. Si l on avait déjà dit que l homme est un petit monde, le peintre va jusqu'à trouver que «non seulement il est dans son unité un tout complet», mais que chaque partie en lui est «une espèce d unité complète» (J.II, p.227), telle une branche détachée d un arbre et qui représente les conditions de l arbre tout entier. Mais cette «unité complète» qu est l homme n est pas détachée du monde qui l entoure. Delacroix prend soin de noter la dialectique qu il découvre entre l homme et la nature : «l homme domine la nature et en est dominé. Il est le seul qui non seulement lui résiste mais en surmonte les lois, et qui étanche son empire par sa volonté et son activité» (J.II, p.273). Même son éducation sera le fruit de cette réciprocité, ce sera une «Culture de l âme et de l esprit par l effet de soins et par celui des circonstances extérieures» (J. II, p.38). L homme n est donc pas une créature ballottée par les vagues du hasard, contrainte à subir les lois du destin ou jetée à sa merci, mais une force d égale valeur, une force qui jouit d une volonté formidable, surtout si elle est munie de concentration : «J ai toujours cru que lorsqu un homme se met dans la tête de venir à bout de quelque chose et qu il ne s occupe que de son dessein, il doit y parvenir malgré toutes les difficultés» (J.III, p. 80). Mais hélas, tel n est pas le sort de tous les mortels : la plupart des hommes meurent sans avoir pensé, et encore, ce qui est pire pour Delacroix, se contentent de la surface des choses, errent dans la vie sans éprouver «cet appétit de la nature, 17

18 cette fraîcheur d impressions» (J.II, p. 474 ), ne sont pas pénétrés par cette poésie en action Quand à ces «coquins», à ces «âmes de valets sous des enveloppes brodées» (J.II, p. 145 ), à tous ces «imbéciles» qui n ont qu un «sentiment commun qui les animes, celui de se pousser et de passer sur le corps de son voisin» (J.II, p. 367), qui ne causent que de «choses insipides» ou «baillent solitairement au milieu de la cohue quand ils ne trouvent personne à ennuyer» (J.II, p. 313), ce n étaient qu un troupeau à quatre pattes, un troupeau fallacieux qui causait un sentiment d amertume et de mépris de soi-même si jamais le peintre s y «confondait» avec lui! Tous ces gens n étaient pas sans porter un masque, et surtout, un masque hilare de contentement et de satisfaction de soi. Intrigué, mais jamais dupe de ces natures, que de fois Delacroix n a-t-il pas «désiré lire dans les cœurs, uniquement pour savoir ce que contenaient de bonheur ces visages satisfaits» (J.II, p. 231). Plongeant dans leur gouffre infini, Delacroix trouve non seulement qu ils n étaient pas aussi heureux qu ils le paraissaient, mais s accorde avec Senancour (In Oberman, lettre 87) pour dire qu «ils voilent tous leurs peines, ils élèvent leurs fausses joies, ils s agitent pour les faire briller à ces yeux jaloux toujours ouverts sur autrui, ils se placent dans le point de vue favorable afin que cette larme qui reste dans leur œil lui donne un éclat apparent et soit enviée de loin comme l expression du plaisir. La vanité sociale est de paraître heureux». Bien qu il fut profondément instruit sur la nature humaine, toutes ces anomalies n empêchèrent pas Delacroix d être humainement pionnier de voir le fond des choses, de porter secours à autrui et, surtout, d être «la trompette de ceux qui feront de grandes choses» (J.I, p.17). L homme, ce beau poème dont «nul n a sondé le fond de ses abimes», comme disait Baudelaire, ne reste-t-il pas quand même ce qu il y a de plus précieux sur terre? Ainsi évalué, l homme sera attaché à Delacroix par un seul lien, par le sentiment le plus précieux entre tous : l Amitié. En effet, Delacroix «pratiqua l amitié comme un culte passionné» (H. Gillot : Delacroix, p. 3). Elle occupa dans sa vie «une place peut-être plus importante que l amour» (Ph. Jullian : Delacroix, p.17). Les Sages de l Antiquité ne mettaient-ils pas au premier rang des biens l inestimable trésor d une amitié pure? «Sans amitié, dit un jour Delacroix à Mme 18

19 Babut, son élève, la vie la plus heureuse en apparence doit être fort dure à supporter» (C.G. p.160). Insupportable. Tel serait le monde, sans amitié, pour un être comme Delacroix qui doit épancher et communiquer tout ce qu il éprouve à un ami Bien qu elle soit rare, la «grande amitié est comme le grand génie». C est un «dépôt fragile que peu de chose peut ternir ce miroir où deux têtes se réfléchissent ensemble» (C.G., p. 111). Joubin le dit justement dans la préface de la Correspondance générale, que «jamais le génie de Delacroix n intervint pour arquer les distances, et la plus éclatante carrière ne le sépara point de ses chers compagnons». N avouait-il pas à Pierret : «je ne suis tout à fait heureux que lorsque je suis avec un ami»? Les heures qu il doit passer avec lui sont les seules qui demeurent dans sa mémoire Et le peintre murmure évasivement : «L amitié c est la seule chose qu on regrette toujours, quelque part qu on la laisse» (C.G., p.35). C est surtout à ses vieilles amitiés que Delacroix restait attaché, attendri et sentant leur nécessité, car les nouvelles étaient, à son avis, «des arbres mal plantés que le premier souffle déracine» (C.G., p. 294). Mais le Temps ne manqua pas de passer son souffle sur les amitiés delacruciennes! Désormais, Delacroix vieillissant, rentre de ses réunions d amis avec cette triste impression qu il est «isolé» «Il y a une infinité de chose qu ils ne me pardonnent point, et en première ligne les avantages que le hasard me donne sur eux», note-t-il le 2 Mai 1853 (J.II, p. 34). Que de glace! Quelques exceptions à part, il ne lui restait dans cette société qu un cortège de mort * * * Maladie du Siècle et Dandysme Delacrucien Si les contemporains de Delacroix le qualifiaient de «Fauve», cela ne veut point dire qu il vivait à l écart. Bien au contraire, c était une des élites de la société, et c est en dandy qu il se pavanait dans le monde. Le dandysme qui était «une des maladies de l époque, un autre mal du siècle, comme dit Cassou (in Delacroix, p.2), n était pas une attitude extérieure seulement 19

20 comme l explique Ferrand (in l Esthétique de Baudelaire, p. 50) : «En morale, ditil, il s apparente au stoïcisme. Socialement, il forme une caste aristocratique qui répugne aux vulgarités du commun. Dans la vie esthétique, le dandy est un artiste jaloux de perfection». Mais Baudelaire précise que le dandy doit aspirer à être sublime sans interruption ; il doit vivre et dormir devant un miroir». (Mon cœur mis à nu, Œ. C. p. 1273). Et Delacroix n aspirait au sublime qu à travers un seul «miroir» : la peinture. Si jamais elle lui causait des difficultés ou des peines, de n importe quel ordre, c était stoïquement qu il supportait ses douleurs. Disciple typique de Talleyrand, il n était pas assez simple pour descendre à l arène avec les gens qui l attaquent. Par contre, avide de perfection, il savait que «tout le bien est dans la concentration, tout le mal dans la dispersion». Il appliquait saintement cet axiome En réalité, rien au monde n arrive à le faire dévier de sa route. De là, Ph. Jullian peut justement dire que «le dandysme de Delacroix est en effet moins un entrainement de la mode qu une décision» (in Delacroix, p. 91). N avait-il pas décidé une «parfaite maîtrise de soi-même»? (R. Huyghe : L Esthétique de L Individualisme, p.18), une maîtrise conçue sous sa plus haute forme humaine, sociale et artistique? Décision qui nécessite une parfaite culture, et celle de Delacroix fut quasi-universelle ; une parfaite apparence, et Delacroix s en rapportait à Félix Feuillet de Couches, chef du bureau du protocole au ministère des Affaires étrangères, en matière de mode vestimentaire (Cf. lettre du in C.G., p. 436 et autres) ; un parfait comportement, et Delacroix était reçu dans tous les Salons : «il a fréquenté, dit Joubin dans l introduction de la C. G., p.7, «tout ce que Paris comptait de personnalités. Gens de monde, artistes, écrivains, critiques d art et journalistes, personnages officiels à la cour, dans les ministères et les bureaux», dans le but d un parfait dévouement à son art, domaine qui n atteint jamais la perfection, comme il l a souvent répété Né dans un milieu conservateur, d une éducation purement classique, Delacroix penchait naturellement vers tout ce qui est raffiné, vers tout ce qui a de la tenue. S il avait une inclinaison quelconque pour un certain clan, cela ne l empêchait pas de répartir la société et de voir les revers de chaque classe. Penchant vers l aristocratie, le peintre n accusait pas moins son faste artificiel, ses «pompes de 20 domestiques» et «toute cette multitude de ressorts qui compliquent l existence au lieu de la servir».tout cela l exaspérait. Mais c est surtout contre cette nouvelle classe ascendante que Delacroix adressait sa critique la plus acérée. En effet, cette 20

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