AGREGATION EXTERNE 2014/2015
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- Christophe Pierre
- il y a 9 ans
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1 UFR d Etudes Anglophones Bâtiment Olympe de Gouges Case courrier , rue Thomas Mann Paris Cedex 13 DOSSIER DE PREPARATION AGREGATION EXTERNE 2014/2015 Responsable de la formation Monsieur Jean-Marie Fournier Bureau [email protected] Secrétariat Madame Sophie Rouquette Bureau [email protected] Informations sur le site de l UFR
2 Conditions d'inscription au concours externe de l'agrégation session Conditions générales Aucune limite d'âge n'est imposée. Néanmoins, vous ne serez pas admis à concourir s'il apparaît que vous dépasserez la limite d'âge à la date à laquelle devra intervenir votre titularisation, après accomplissement de votre stage d'un an. Pour vous inscrire vous devez au plus tard le jour de la première épreuve d'admissibilité : posséder la nationalité française ou être ressortissant d'un autre État membre de l'union européenne ou partie à l'accord sur l'espace économique européen, ou d'andorre ou de Suisse, jouir de vos droits civiques, ne pas avoir subi une condamnation incompatible avec l'exercice des fonctions, être en position régulière au regard des obligations du service national, justifier des conditions d'aptitude physique requises. Conditions spécifiques Condition de titres ou diplômes Vous devez justifier à la date de publication des résultats d'admissibilité: d'un master, ou d'un titre ou diplôme sanctionnant un cycle d'études postsecondaires d'au moins cinq années, acquis en France ou dans un autre État, et attesté par l'autorité compétente de l'état considéré, ou d'un diplôme conférant le grade de master, conformément aux dispositions de l'article 2 du décret du 30 aout 1999 (exemples : DESS, DEA, diplôme d'ingénieur...), ou d'un titre ou diplôme classé au niveau I du répertoire national des certifications professionnelles. Vous êtes reconnu justifier de la condition de titre ou de diplôme pour vous inscrire au concours, si vous avez ou avez eu la qualité : de fonctionnaire titulaire dans un corps de personnels enseignants ou d'éducation classé dans la catégorie A, ou de maître contractuel des établissements d'enseignement privés sous contrat admis définitivement à l'échelle de rémunération des professeurs certifiés, des professeurs d'éducation physique et sportive, des professeurs de lycée professionnel et des professeurs des écoles. Vous êtes dispensé de diplôme, si vous êtes mère ou père d'au moins trois enfants, ou sportif de haut niveau. Ces dispositions s'apprécient à la date de publication des résultats d'admissibilité.
3 Les inscriptions aux concours de la session 2015 auront lieu par internet du jeudi 11 septembre 2014, à partir de 12h00, au mardi 21 octobre 2014, 17 heures, heure de Paris JOURNEE DE PREPARATION A L AGREGATION EXTERNE & D INSCRIPTION PEDAGOGIQUE Le mercredi 3 septembre 2014 Amphi 1 bâtiment Olympe de Gouges Pour ce qui est de la présentation des exercices, cette journée s adresse plus particulièrement aux agrégatifs qui préparent l agrégation pour la première fois. Néanmoins, les candidats redoublants sont aussi convoqués pour la première partie (10-12h). LA PRÉSENCE Y EST OBLIGATOIRE Mercredi 3 septembre 2014 (salle à préciser) 10h : Accueil des agrégatifs, inscriptions auprès de Sophie Rouquette, présentation de la formation par Jean-Marie Fournier 13h : Présentation des épreuves de civilisation : François de Chantal 14h30 : Présentation des épreuves de littérature : Jean-Marie Fournier M. Jean-Marie Fournier recevra tous les agrégatifs individuellement pour établir un diagnostique de leur anglais parlé, le jeudi 4 ou vendredi 5 septembre salle 137 bâtiment Olympe de Gouges. Je vous propose, de vous recevoir individuellement pour faire le point sur vos attentes, sur vos questions et projets, mais aussi pour vous proposer une rapide et informelle évaluation de votre anglais oral, à titre purement indicatif et de manière à vous conseiller le plus tôt possible sur la façon de le travailler. A cette fin, je souhaiterais vous recevoir individuellement (dans une salle qui sera précisée ultérieurement) pendant une vingtaine de minutes, dont 5 seront consacrées à vous écouter lire un texte et décrire un document iconographique que j'aurai préparés, le reste consistant en une discussion, en partie en anglais, en partie en français. Ce moment ne doit pas vous rebuter ou vous effrayer : il s'agit de faire avec vous un bilan bienveillant et de vous aider au mieux à réussir le concours. Je vous prie à cette fin de bien vouloir vous inscrire sur les créneaux qui figurent dans le "Doodle" suivant :
4 LES COURS ONT LIEU LE MARDI, LE MERCREDI ET LE JEUDI Début des cours la semaine du 9 septembre 2014 Calendrier Enseignement Agrégation externe Mercredi 3 septembre 2014 : Journée d'accueil des agrégatifs, Amphi 1, bâtiment Olympe de Gouges Jeudi 4 et vendredi 5 septembre salle 137 bâtiment Olympe de Gouges : Entretiens individuels Semestre 1, 10 semaines Du lundi 8 septembre au vendredi 14 novembre : Semaines 1-10 Semaine du lundi 17 au vendredi 21 novembre : Semaine de révisions Semaine du lundi 24 au jeudi 27 novembre : Concours blanc du premier semestre Semestre 2, 10 semaines Du lundi 1 décembre au vendredi 19 décembre : Semaines 1-3 Du lundi 5 janvier au vendredi 30 janvier : Semaines 4-7 Du lundi 2 au jeudi 5 février : Concours blanc du second semestre Du lundi 9 février au vendredi 20 : Semaines 8-9 (Du lundi 24 au 28 février : vacances d'hiver) Du lundi 2 mars au vendredi 6 mars : Semaine 10 Du lundi 9 au vendredi 13 mars : ultimes corrections de devoir, rattrapage de cours, etc. Epreuves d'admissibilité : Dates malheureusement inconnues à ce jour. Contraintes sur les TD/Colles pour les enseignants des œuvres littéraires, des sujets de civilisation, de la phonétique et de la grammaire du TC Les TD/colles seront organisés sur un créneau au S1, le mardi de 14h à 16h et sur deux créneaux au S2, le mardi de 11 à 13 et de 14 à 16. (Attention, il s'agit bien des S1 et S2 concours, comme définis ci-dessus.) Le planning sera envoyé ultérieurement. Prière d'informer le plus rapidement possible S. Rouquette et JM Fournier en cas de problèmes et de modifications d'horaires.
5 TABLE DES MATIERES ADMINISTRATION STRUCTURE DU CONCOURS INSCRIPTION A L AGREGATION EXTERNE D ANGLAIS FICHES METHODOLOGIQUES POUR LES EPREUVES LA DISSERTATION / LA LEÇON Littérature Civilisation TRONC COMMUN LINGUISTIQUE TRONC COMMUN PHONOLOGIE LE COMMENTAIRE DE TEXTE / L EXPLICATION Littérature : Prose Littérature : Théâtre Littérature : Poésie Civilisation OPTION C : COMMENTAIRE ET LEÇON LA TRADUCTION Version écrite Thème écrit Restitution/ Version orale L EPREUVE DE SYNTHESE L ANGLAIS ORAL PREPARER UN ORAL (TIMING, NOTES, ENTRETIEN) BIBLIOGRAPHIE GENERALE BIBLIOTHEQUES DES GRANDS MOULINS DE L UNIVERSITE PARIS 7 DIVERS PROGRAMME DE L AGREGATION 2015 CONSEILS DE TRAVAIL DES PREPARATEURS
6 Texte du Journal officiel définissant les épreuves JORF n 0004 du 6 janvier 2010 A. Epreuves écrites d'admissibilité 1 Dissertation en français sur un sujet de littérature ou de civilisation dans le cadre d'un programme (durée : sept heures ; coefficient 1). 2 Commentaire de texte en anglais sur un sujet de civilisation ou de littérature dans le cadre d'un programme (durée : six heures ; coefficient 1). Lorsque la dissertation en français porte sur le programme de littérature, le commentaire de texte en anglais porte sur le programme de civilisation. Lorsque la dissertation en français porte sur le programme de civilisation, le commentaire de texte en anglais porte sur le programme de littérature. 3 Composition de linguistique. Cette épreuve prend appui sur un support textuel unique en langue anglaise. Elle est destinée à apprécier les connaissances des candidats dans les deux domaines ci-après : a) Phonologie : le candidat doit répondre, en anglais, à une série de questions et, notamment, expliciter, en anglais, certaines règles fondamentales ; b) Grammaire : le candidat doit expliciter, en français, trois points de grammaire soulignés dans le texte et répondre, en français, à une question de portée générale. Cette épreuve s'appuie sur une courte bibliographie et peut porter sur un programme (durée : six heures ; coefficient 1). 4 Epreuve de traduction : Cette épreuve comporte un thème et une version. Les textes à traduire sont distribués simultanément aux candidats, au début de l'épreuve. Ceux-ci consacrent à chacune des deux traductions le temps qui leur convient, dans les limites de l'horaire imparti à l'ensemble de l'épreuve. Les candidats rendent deux copies séparées et chaque traduction entre pour moitié dans la notation (durée totale de l'épreuve : six heures ; coefficient 2). B. Epreuves orales d'admission 1 Epreuve à option en anglais suivie d'un entretien en anglais : Option A (littérature) : explication littéraire d'un texte en anglais dans le cadre d'un programme (durée de la préparation : deux heures ; durée de l'épreuve : quarante-cinq minutes maximum [explication : trente minutes maximum ; entretien : quinze minutes maximum] ; coefficient 2) ; Option B (civilisation) : commentaire d'un texte de civilisation en anglais dans le cadre d'un programme (durée de la préparation : deux heures ; durée de l'épreuve : quarante-cinq minutes maximum [commentaire : trente minutes maximum ; entretien : quinze minutes maximum] ; coefficient 2) ; Option C (linguistique) : commentaire linguistique d'un texte en anglais, hors programme (durée de la préparation : deux heures ; durée de l'épreuve : quarante-cinq minutes maximum [commentaire : trente minutes maximum ; entretien : quinze minutes maximum] ; coefficient 2). Le choix de l'option s'effectue au moment de l'inscription. Le programme des options A et B est constitué par le programme des épreuves d'admissibilité auquel s'ajoute, pour chaque candidat, le programme correspondant à l'option A ou B qu'il a choisie.
7 2 Leçon en anglais portant sur l'option A, B ou C choisie par le candidat suivie d'un entretien en français avec le jury (durée de la préparation : cinq heures ; durée de l'épreuve : quarante-cinq minutes maximum [leçon : trente minutes maximum ; entretien : quinze minutes maximum] ; coefficient 2). Le programme des options A et B est constitué par le programme des épreuves d'admissibilité auquel s'ajoute, pour chaque candidat, le programme correspondant à l'option A ou B qu'il a choisie. L'option C porte sur un programme spécifique. 3 L'épreuve se déroule en deux parties. La première partie est notée sur 15 points, la seconde sur 5 points ; coefficient 3 (préparation de la seconde partie de l'épreuve : quinze minutes ; durée totale des deux prestations orales : cinquante minutes). Première partie : épreuve sans préparation de compréhension et restitution. Le candidat écoute un document authentique en langue anglaise d'une durée de trois minutes maximum. Après une seconde écoute fragmentée, il propose la restitution orale de ce contenu en français. Cet exercice est suivi d'un entretien en français avec le jury (durée de la première partie de l'épreuve : trente minutes maximum). Seconde partie : interrogation en français portant sur la compétence «Agir en fonctionnaire de l'etat et de façon éthique et responsable». (présentation : dix minutes ; entretien avec le jury : dix minutes). Le candidat répond pendant dix minutes à une question, à partir d'un document qui lui a été remis au début de l'épreuve, question pour laquelle il a préparé les éléments de réponse durant le temps de préparation de l'épreuve. La question et le document portent sur les thématiques regroupées autour des connaissances, des capacités et des attitudes définies, pour la compétence désignée ci-dessus, dans le point 3 «les compétences professionnelles des maîtres» de l'annexe de l'arrêté du 19 décembre L'exposé se poursuit par un entretien avec le jury pendant dix minutes. 4 Epreuve hors programme en anglais : Cette épreuve est constituée d'un exposé oral en anglais à partir de documents, suivi d'un entretien en anglais avec le jury. Le candidat reçoit au moins trois documents qui peuvent être de natures diverses (tels que textes en anglais, documents iconographiques ou audiovisuels en anglais) et permettent de dégager une problématique commune (notamment d'ordre thématique et/ou historique et/ou formel). Il dispose, pendant le temps qui lui est imparti pour la préparation, d'un certain nombre d'ouvrages de natures diverses (notamment dictionnaires et encyclopédies), dont la liste est rendue publique à l'avance. Dans son exposé en anglais, le candidat propose une lecture et une interprétation des documents qui lui ont été remis, mettant en évidence ce qui les relie et les éclaire mutuellement. L'exposé ainsi que l'entretien en anglais qui lui fait suite permettent d'évaluer les qualités d'analyse, de synthèse, d'argumentation et d'expression du candidat ainsi que sa maîtrise d'outils méthodologiques adaptés à la nature de chaque document (durée de la préparation : cinq heures ; durée de l'épreuve : quarante-cinq minutes maximum [exposé : vingt minutes maximum ; entretien : vingt-cinq minutes maximum] ; coefficient 2). 5 Une note globale d'expression orale en anglais est attribuée pour les première, deuxième et quatrième épreuves orales (coefficient 2).
8 Les programmes des épreuves ainsi que les indications bibliographiques sont publiés au Bulletin officiel du ministère de l'éducation nationale. INSCRIPTION A L AGREGATION EXTERNE D ANGLAIS A PARIS 7 Les étudiants sont inscrits sur le principe du "first come, first served" (65 places) ATTENTION : L INSCRIPTION SE FAIT EN TROIS ETAPES, TOUTES OBLIGATOIRES - INSCRIPTION ADMINISTRATIVE - INSCRIPTION AU CONCOURS - INSCRIPTION PEDAGOGIQUE 1) INSCRIPTION ADMINISTRATIVE A PARIS 7 : sur Internet : - rubrique inscription, réinscription - préparation aux concours - constitution d un dossier sur e-candidat 2) INSCRIPTION AU CONCOURS - IL NE FAUT PAS CONFONDRE UNE INSCRIPTION A PARIS 7 AVEC UNE INSCRIPTION AUX CONCOURS.. Si vous ne vous inscrivez pas dans les règles vous pouvez (et cela s'est produit pour deux étudiants) perdre votre année de travail. Pour obtenir des renseignements plus détaillés sur les conditions et les modalités d'inscription prenez contact avec le SIEC (Service Inter Académique des Examens et Concours), 7, rue Ernest Renan, ARCUEIL, tél.: Station Laplace - ligne B du RER ou autobus ligne 57. SIEC - MAISON DES EXAMENS: Contact: [email protected] Par l'internet: inscription et infos PHASE 1 Les inscriptions sont prises par INTERNET Pour éviter les risques d'encombrement, il vous est vivement recommandé de procéder à l'inscription sur Internet sans attendre les derniers jours. Vous aurez un numéro d inscription: notez-le. PHASE 2: Renvoi de la confirmation d inscription en recommandé. Il vaut mieux la renvoyer tout de suite... il y a eu des oublis toujours d'application? AUCUN RATTRAPAGE N EST POSSIBLE SI VOUS ETES HORS DELAIS POUR L INSCRIPTION AU CONCOURS
9 3) INSCRIPTION PEDAGOGIQUE A l UFR Une réunion d information sur l agrégation externe est organisée le MERCREDI 03 SEPTEMBRE 2014, QUI PRECEDE LA RENTREE DES COURS QUI AURA LIEU LE MARDI 9 SEPTEMBRE. C est au cours de cette réunion que se fait l inscription pédagogique (obligatoire) L inscription pédagogique conditionne l accès à la correction des copies, au tutorat, aux allocations & aux concours blancs organisés par l ufr. Tout étudiant qui aura omis de compléter les formalités d inscription pédagogique ne pourra à terme assister aux cours. Il vous sera plus facile de régler ces formalités le jour prévu car la remise à jour des listes (et donc votre accès au tutorat par exemple) se fait à intervalles plus ou moins réguliers d au moins un mois. FICHES METHODOLOGIQUES POUR LES EPREUVES LA DISSERTATION / LEÇON : LA DISSERTATION LITTERAIRE La dissertation est un argument développé à partir d un questionnement ou d une problématique qui se posent face à un sujet et en rapport avec une œuvre. Le but de cet exercice est d évaluer la culture générale du candidat, sa maîtrise des outils critiques et rhétoriques clefs, mais aussi et surtout sa capacité à poser les problèmes clairement, à analyser les données objectivement, et à argumenter de manière convaincante. Il ne s agit donc nullement d appliquer des recettes ou de plaquer un plan type, ni de réciter scolairement un cours appris par cœur. C est pourquoi nous déconseillons vivement l usage aveugle et intensif de manuels de méthodologie. Pour réussir cette épreuve, la première nécessité est de bien connaître les œuvres du programme, étant entendu que l impasse manifeste est sanctionnée par la note éliminatoire de zéro au concours. Il convient donc de lire et de relire plusieurs fois chaque œuvre pendant l année, de se familiariser avec la structure d ensemble et les détails, de se faire au besoin des fiches pour les citations et les éléments à mobiliser face à des sujets possibles. Les sujets proposés peuvent être notionnels (une ou deux notions le plus souvent) ou citationnels (citation courte, tirée de l œuvre ou à son propos). Dans les deux cas, une étape analytique de plusieurs minutes est indispensable pour dégager du sens et faire parler l intitulé du sujet, au lieu d une fuite en avant à partir du premier sens qui vient à l esprit, et qui est le plus souvent uniquement thématique ou psychologisante. C est cette étape analytique (les différents sens des notions proposées, leur caractère proprement littéraire, le contexte de la citation, etc) qui permet de transformer le sujet en problème et en dynamique. Une problématisation réussie permet à son tour d éviter un plan qui ne sera qu une coquille vide et scolaire (du type personnage-intrigue-écriture), un catalogue paraphrastique des diverses manifestations du sujet dans l œuvre, ou encore un hors-sujet partiel ou complet. On ne saurait trop insister sur l importance d un entraînement régulier à l exercice pendant l année, réalisé autant que faire se peut dans les conditions de l épreuve, c est-à-dire en temps limité. Ce n est que par ce moyen qu on prendra l habitude de trier les données et d adapter le savoir acquis au sujet proposé. Le cours et les citations sont autant d outils à mobiliser avec discernement pour servir l argumentation et illustrer le propos. Il peut donc également être utile de s entraîner pendant l année à faire des plans détaillés afin de maîtriser ce travail de sélection de données et leur intégration à une réflexion personnelle.
10 Outre ce travail indispensable sur les œuvres, la préparation gagne à être enrichie par la révision ou l acquisition de quelques repères en histoire des idées, en histoire littéraire, en rhétorique et en termes d outils critiques. A cet effet, il ne faut pas hésiter pendant l année à ouvrir un dictionnaire spécialisé (ex : le Penguin Dictionary of Literary Terms and Literary Theory) chaque fois qu on rencontre une notion ou un concept qu on n est pas sûr de pouvoir définir clairement ou utiliser à bon escient. Enfin, le travail de préparation ne doit pas négliger la langue, le style et la présentation. Là encore, un entraînement régulier permettra d acquérir ou de vérifier la correction de la langue, ainsi que la clarté et l élégance du style et de la présentation. La meilleure source pour jauger le contenu et le niveau de l épreuve et comprendre les attentes du jury reste les rapports du jury des années antérieures. Nous vous conseillons vivement de les consulter à la bibliothèque, à la fois pour les recommandations fournies par le jury et pour les exemples de corrigés qu ils incluent. LA DISSERTATION EN CIVILISATION Eléments de méthodologie sur la dissertation de civilisation. Le sujet qui vous sera proposé en dissertation de civilisation, à l instar de celui de la leçon à l oral pourra prendre la forme d un sujet notionnel ou celle d une citation. Le jury privilégie les sujets citationnels et accorde de l importance à la dimension historiographique des questions. Le sujet d écrit de l agrégation externe en 2010 était une citation avec une forte dimension historiographique: «Analysez et discutez : «Rather than simply emphasizing conservatism and continuity, a coherent portrait of Reconstruction must take into account the subtle dialectic of continuity and change in economic, social, and political relations as the nation adjusted to emancipation.» Eric FONER, Reconstruction Revisited, Reviews in American History, Vol. 10, December 1982, p. 87. Le sujet d écrit de l agrégation interne en 2090 était un sujet notionnel sur la question qui n est plus au programme: «British abolitionism and the politics of sentiment ( )» Dans un cas comme dans l autre, il est essentiel de trouver la problématique qui sous-tend le sujet, car c est cette problématique qui structurera votre devoir. Pour cela, votre travail préparatoire passera par plusieurs étapes essentielles. 1. Festina lente. Lisez le sujet plusieurs fois, sans écrire. L erreur serait de vous précipiter et de construire un plan à la va vite. Le hors sujet résulte souvent de la précipitation. Méfiez-vous si le sujet qui vous est proposé est très proche d un sujet déjà traité : il y a probablement quelques différences importantes. 2. Définissez le thème général du sujet essayez de le rattacher à une partie du programme (il est toujours bon avant l épreuve de relire le cadrage du BO). 3. Analysez les termes du sujet, crayon à la main. Commentez et discutez tous les termes du sujet un à un et essayez de développer cette analyse sur une feuille en arborescence afin de mieux voir les rapports entre les termes du sujet. Pensez aux similitudes, aux oppositions
11 4. Faites une liste des faits historiques et notions relevant du sujet. Trop souvent, les dissertations ont un caractère «flottant», évanescent. On ne peut traiter des questions d histoire ou de civilisation en général sans utiliser des faits et des dates. N oubliez pas de différencier les notions employées par les acteurs de l histoire (révolution par exemple) des notions employées par les historiens dans leurs travaux (révolution industrielle par exemple). 5. Elaborez une problématique. Ne proposez qu une problématique, d une part parce que l on ne peut en traiter plusieurs en quelques heures, et d autre part parce qu une succession de questions à la fin d une introduction ne témoigne guère d une capacité à définir un sujet. S il vous semble que plusieurs problématiques sont possibles, choisissez celle sur laquelle vous avez le plus de connaissances et d exemples concrets. Si le sujet donné vous semble avoir fait l objet de débats ou de controverses historiographiques, cela doit apparaître dès l introduction. 6. Construisez votre plan. Encore une fois, il est impossible de construire un plan sans problématique. On doit retrouver les termes du sujet dans votre plan (n hésitez pas à donner des titres à vos parties), et ce dernier doit vous conduite à résoudre la problématique. Quant au nombre de parties, il n y a pas de règle, mais garder à l esprit que le chiffre trois est synonyme d équilibre. Le plan chronologique n est pas à proscrire, mais il implique que vous soyez capable, dans une perspective analytique de dégager les spécificités de chaque période (spécificité au regard des termes du sujet s entend). TRONC COMMUN LINGUISTIQUE. L épreuve de linguistique consiste en un commentaire sur un texte d anglais contemporain (le plus souvent littéraire, un extrait de roman avec du dialogue par exemple). Le sujet comporte deux sous-parties. La première est constituée d un ensemble de questions de phonologie (voir le descriptif et la bibliographie plus loin) ; la seconde, le «commentaire linguistique», se subdivise en deux, avec d'une part trois questions dites «étroites», portant sur des segments identifiées par un soulignage, et ensuite une question dite «large», qui ne fait pas l'objet d'un soulignage mais porte sur un phénomène représenté dans l ensemble du texte. Le candidat dispose de six heures ; le rapport du jury 2009 indique que en matière de notation, l on attribue généralement 6 points à la phonologie et 14 à la linguistique, en réservant 7 ou 8 points à la question large et 2 ou 3 points à chaque segment, selon leur difficulté. Le niveau exigé des candidats est manifestement plus approfondi que celui du commentaire oral du Capes. L approche est celle de la linguistique avec une véritable problématisation et non simplement celle de la grammaire descriptive. Le candidat doit pouvoir identifier et décrire clairement les formes à analyser, dégager une problématique et expliquer leur fonctionnement notamment en tenant compte du contexte discursif. Pour se faire une idée des attentes du jury, il faut prendre connaissance des rapports établis sur les sessions récentes du concours, rapports qu il convient de lire attentivement. Aucun cadre théorique particulier n'est recommandé et il n'est pas nécessaire que les réponses données
12 s'inscrivent dans un cadre spécifique (on peut rester relativement athéorique). Cependant l'explication des formes nécessite une maîtrise des outils conceptuels de base de la linguistique, thématisation, focalisation, fonctions grammaticales (sujet, objet, attribut,...), rôles sémantiques (agent, patient, expérient,...), catégories grammaticales (nom, groupe nominal,...), anaphore, aspect, état, processus, modalité, etc. Le cours sera présenté de façon relativement athéorique en insistant sur la maîtrise de ces concepts et sur leur application à des exemples spécifiques en contexte. Une préparation sérieuse se fondera à la fois sur une maîtrise des concepts de base et une connaissance des formes de la langue. Les candidats auront intérêt à ne pas trop se disperser et à se concentrer sur quelques ouvrages centraux en approfondissant le ou les cadres théoriques qu'ils maîtrisent le mieux. L autre volet de la préparation s intéresse à la technique des exercices du concours, c est-à-dire, le commentaire des questions «étroites» et de la question «large». On apprendra à développer un plan clair et simple comportant une délimitation du problème posé, une description, une problématisation de la question, suivie d une analyse des formes, faisant crucialement intervenir des manipulations pertinentes et indiquant le rôle du contexte ou de la situation spécifique, et une conclusion. CONSEILS POUR COMMENCER À SE PRÉPARER DÈS LE MOIS DE JUILLET (commentaire linguistique TRONC COMMUN) L essentiel de la préparation de l été consistera en la mise en place de bonnes bases en grammaire et en linguistique. On peut commencer par réviser l'ouvrage de C. Rivière Syntaxe simple à l'usage des anglicistes qui permet de faire le point sur l'analyse syntaxique de base. De même, on peut réviser la Grammaire explicative de l'anglais de Larreya et Rivière. On peut commencer à acquérir une méthode de commentaire en se reportant aux ouvrages tels que Bouscaren J., et al, Analyse grammaticale dans les textes. Celui de Dufaye, L. et Khalifa, J.-C. L épreuve de grammaire à l agrégation d anglais, propose des modèles de sujet à traiter avec corrigés. Une bonne connaissance des deux premiers ouvrages cités, combinée à une capacité à l'application à des exemples spécifiques en contexte, notamment par des manipulations éclairantes et une analyse du contexte pragmatico-énonciatif, permet de franchir la barre d'admissibilité pour la partie grammaticale de cette épreuve. Les candidats ayant déjà une certaine maîtrise des concepts de base (et en particulier ceux de l'option C) auront intérêt à approfondir leurs connaissances par une étude de certains des autres ouvrages mentionnés. Commentaire linguistique : bibliographie de pré-préparation (juillet à septembre). (les ouvrages avec un astérisque sont plus accessibles ou plus centraux) Ouvrages de base Boucher Paul et Frédéric Ogée Grammaire appliquée de l'anglais, SEDES. *Khalifa, Jean-Charles La syntaxe anglaise aux concours. Paris: Armand Colin. *Larreya, Paul et Claude Rivière Grammaire explicative de l'anglais. Paris: Pearson (3e éd.). *Rivière, Claude Pour une syntaxe simple à l'usage des anglicistes. Gap: Ophrys. Yaguello, M Grammaire exploratoire de l anglais, Exercices de syntaxe commentés, Paris,
13 Approches adamczewskiennes Adamczewski, Henri et Claude Delmas Grammaire linguistique de l'anglais. Paris: Armand Colin. *Delmas, Claude, et al Faits de langue. Faits de discours. Paris: Dunod. Lapaire, J.-R. et W. Rotgé Linguistique et grammaire de l'anglais. Toulouse: Preeses Universitaires du Mirail. Approches culioliennes *Bouscaren Janine Linguistique anglaise: Initiation à une grammaire de l'énonciation. Gap: Ophrys. (édition révisée) Bouscaren Janine et Chuquet Jean (1987) Linguistique anglaise : Grammaire et textes anglais: guide pour l'analyse linguistique. Gap: Ophrys. *Bouscaren, J., S. Persec et al Analyse grammaticale dans les textes. Gap: Ophrys. Bouscaren, J. et al. Cahiers de recherche en linguistique anglaise. (7 volumes) Gap: Ophrys. Culioli, A Pour une linguistique de l'énonciation: opérations et représentations. Tome 1. Gap: Ophrys. Guillemin-Fleisher, J. Syntaxe comparée du français et de l'anglais. Gap: Ophrys. Approches guillaumiennes *Cotte, Pierre L'explication grammaticale de textes anglais. Paris: PUF. *Cotte, Pierre Grammaire linguistique. Paris: Didier-Erudition, CNED. Garnier, Georges et Claude Guimier L'épreuve de linguistique au CAPES et à l'agrégation d'anglais. Paris: Nathan. Joly, A. et D. O'Kelly Grammaire systématique de l'anglais. Paris: Nathan. Joly, A. et D. O'Kelly L'analyse linguistique des textes anglais. Paris: Nathan. Travaux en anglais *Bauer, Laurie English Word-formation. Cambridge: Cambridge University Press. Biber, Douglas, Stig Johansson, Geoffrey Leech, Susan Conrad and Edward Finegan Longman Grammar of Spoken and Written English. Harlow: Longman.Bolinger, Dwight Meaning and Form. London: Longman. Fowler, H.W Modern English Usage. Oxford: Oxford University Press. (Revised by Sir Ernest Gowers). *Haegeman, Liliane Thinking Syntactically. A Guide to Argumentation and Analysis. Oxford: Blackwell. *Huddleston, Rodney Introduction to the Grammar of English. Cambridge: Cambridge University Press. *Huddleston, Rodney and Geoffrey K. Pullum The Cambridge Grammar of the English Language. Cambridge: CUP. Huddleston, Rodney and Geoffrey K. Pullum A Student's Introduction to English Grammar. Cambridge: CUP. *Levinson, Stephen Pragmatics. Cambridge: Cambridge University Press. Palmer, F. R Modality and the English Modals. Harlow: Longman. Palmer. F.R The English Verb. Harlow: Longman. Quirk, R., S. Greenbaum, G. Leech and J. Svartvik. A Comprehensive Grammar of the English Language. London: Longman.
14 Wierzbicka, Anna The Semantics of Grammar. Amsterdam: Benjamins. Approches transformationnelles *Dubois-Charlier, Françoise et Béatrice Vautherin Syntaxe anglaise: Examens et concours de l'enseignement supérieur. Paris: Vuibert. *Haegeman, Liliane et Jacqueline Gueron English Grammar: A Generative Perspective. Oxford: Blackwell. *McCawley, James D The Syntactic Phenomena of English, 2 volumes. Chicago: Chicago University Press. Radford, Andrew Transformational Grammar: A First Course. Cambridge: Cambridge University Press. Soames, Scott and David M. Perlmutter Syntactic Argumentation and the Structure of English. Berkeley: University of California Press. Dictionnaires de linguistique Chalker, S. (1990) Word by Word., Longman, London.. Chalker, S. & Weiner E. (1994) The Oxford Dictionary of English Grammar. Dubois, Jean et al.,( 2002 [1994]) Dictionnaire de linguistique, Larousse. Groussier, M-L. et C. Rivière Les mots de la linguistique: lexique de linguistique énonciative. Gap: Ophrys. Matthews, P. (1997) The concise Oxford Dictionary of Linguistics, OUP. Swann, Michael, (1995) Practical English Usage, O U P, 2è édition. Trask, R.L. (1993) A Dictionary of Grammatical Terms in Linguistics. London: Routledge. Dictionnaires généraux The Collins Cobuild English Dictionary Longman Dictionary of Contemporary English The Oxford English Dictionary. La toile : Rapports du jury : Site de la Société des Anglicistes de l Enseignement Supérieur : (annales des concours etc.)
15 TRONC COMMUN. PHONOLOGIE Nature du concours. L épreuve (en anglais) repose sur une série de questions séparées (en général six ou sept) portant sur des items ou sur des phrases à commenter, qui illustrent différents problèmes de phonétique et de phonologie. On trouve à chaque fois un exercice de transcription phonologique d un court passage du texte. Les autres questions possibles portent en général sur: - Les schémas accentuels de certains mots (réguliers ou irréguliers) en explicitant les règles qui s appliquent. - La valeur de la même voyelle graphématique dans différents contextes (par exemple <o> ou <a>) ou de voyelles différentes dans le même contexte. La valeur phonétique de certains digraphes (par exemple <ou> ou <ea>) selon les contextes. - La valeur phonétique de certaines consonnes selon les contextes (<ch>, <th> ou <s>...). - Des règles phonologiques relatives notamment à des modifications contextuelles de la valeur des consonnes ou des voyelles (assimilation, palatalisation...). - Les valeurs possibles des voyelles inaccentuées. - La morphologie et le rôle des suffixes et des préfixes. - Les schémas intonatifs possibles pour certaines phrases du texte et les accents nucléaires. Les questions demandent parfois que les candidats justifient leurs réponses, ce qui suppose que le commentaire parte d une explicitation du problème soulevé par le traitement des items choisis. Le temps consacré à la phonologie doit tenir compte du barème (6 points sur 20), il est donc souhaitable de prévoir moins de 2 heures et une copie double pour cette partie de l épreuve de linguistique. Cadrage du cours Le cours reprendra tout à zéro et ciblera les attentes du concours. On insistera sur les conventions notationnelles qu impose une épreuve où les connaissances sur la prononciation de la langue sont évaluées à l écrit. Les différents niveaux de transcription («phonemic» / «phonetic») seront présentés, ainsi que les différents niveaux d analyse auxquels ils correspondent. L épreuve s apparente en partie à de la vérification de connaissances, mais la réflexion peut intervenir pour trouver la manière de répondre la plus synthétique possible. Il s agira de faire la part entre la prudence que la rigueur scientifique exigerait et la nécessité pratique de répondre aux questions du concours. Les notions utiles pour la compréhension du domaine, mais ne faisant pas vraiment l objet de questions au concours (phonétique articulatoire, traits, syllabes, hiérarchie accentuelle et prosodique, etc.), seront exposées a minima. Sans être exhaustive, une connaissance minimale de la variation est attendue et fera l objet de développements restreints. Plusieurs types de réponses possibles (et plusieurs formalismes) seront sommairement exposés et les candidats seront incités à s approprier ce qui leur paraît le plus adapté. Le cours introduira les concepts de base de la phonétique et de la phonologie, présentera à titre d exemple des applications à certains domaines de la phonétique de l anglais (par exemple l assimilation, la palatalisation) et suggèrera un classement opératoire des phonèmes de l anglais. Il s agira ensuite de proposer un traitement extensif des problèmes liés au placement phonologique ou graphique de l accent de mot et aux relations entre la graphie et la phonie (graphématique). Un traitement des autres problèmes de l analyse suprasegmentale viendra compléter ce programme. Bibliographie
16 Au choix, un des deux dictionnaires de prononciation suivants (la transcription exigée doit impérativement être conforme à celle qu ils utilisent). Il existe une édition avec CDROM (PC) pour les deux éditions. J.C.Wells: Longman Pronunciation Dictionary, 3rd edition, Longman, 2008 D. Jones (Peter Roach, Jane Setter, John Esling, eds.). Cambridge English Pronouncing Dictionary. Cambridge University Press, 2011, 18th edition. CONSEILS DES PREPARATEURS Du plus simple au plus détaillé, on peut suivre ces différentes étapes : 1. choix de la transcription de référence. Les candidats ont le choix uniquement entre les transcriptions de référence du concours («britannique», «SBE»/»RP», ou «américaine», «GA»), telles qu elles sont consignées dans l un des deux dictionnaires faisant autorité pour le concours. 2. connaissance des symboles. Les candidats devront vérifier qu ils utilisent bien le bon jeu de symboles de l API (alphabet phonétique international), en particulier s ils ont suivi un cursus d anglicistes avant Il sera déconseillé de travailler avec certains dictionnaires unilingues ou certains sites web, notamment américains. Il pourra être utile de s entraîner au début à tracer certains symboles comme du dessin ou de la calligraphie, sous peine de confusion entre lettres et symbole phonétique, entre symboles entre eux ou avec certains diacritiques. Tout manque de rigueur dans les tracés ou toute confusion avec les lettres (en particulier, le recours à des majuscules ou à des signes de ponctuation) sera impitoyablement sanctionné au concours. 3. entraînement critique à la transcription. Essayer de transcrire une phrase d une œuvre au programme et se confronter à la transcription du dictionnaire est un exercice ingrat mais formateur. Ceci permet de faire le point sur les symboles mal maîtrisés et sur les représentations erronées de la prononciation d une forme de mot. La fréquentation assidue du dictionnaire de prononciation permet de se rendre compte du statut hybride de la transcription de référence (entre phonétique et phonologie) et de comprendre les différentes conventions adoptées par les dictionnaires (variantes, mais aussi formes réduites, compression, et autres phénomènes de discours suivi). 4. immersion dans l un des dictionnaires de prononciation de référence. Les plus courageux feront le geste inhabituel mais formateur de lire la préface du dictionnaire. On y trouvera des éléments de réflexion sur le rapport entre les réalisations (prononciations) et les symboles retenus pour en rendre compte (en particulier des systèmes d indice ou d exposant aidant à caractériser les propriétés articulatoires appelés signes diacritiques). Les deux dernières éditions comprennent des CD-ROM qui permettent non seulement d entendre des enregistrements de prononciation de formes de mots, mais aussi de faire quelques exercices, dont certains, sur le placement de l accent, sont proches des questions-types du concours. Attention, le son est plus fluide avec un ordinateur (PC) de moins de trois ans pour l édition CD- ROM de LPD. 5. constitution de fiches sur les questions récurrentes. Les deux dictionnaires dans leurs dernières éditions comprennent l essentiel sous forme d encadrés synthétiques
17 1. les récapitulatifs des principales correspondances graphie-phonie 2. les entrées encyclopédiques (compression, compounds and phrases, etc.), qui constituent un bréviaire du savoir exigible au concours, à compléter néanmoins pour les règles accentuelles et l intonation. Les candidats motivés pourront aborder pendant l été divers manuels de référence pour la préparation du concours : Ouvrages abordables pour des débutants : DUCHET, J-L : Code de l'anglais oral. Paris, Ophrys. Accentuation et valeur des voyelles principalement. ROACH, P. [1983], English Phonetics and Phonology. Cambridge University Press. Les chapitres 15 et 19 sont l une des meilleures introductions aux questions-types du concours. L ensemble du manuel est abordable seul par les grands débutants. Ouvrages plus complexes : CRUTTENDEN, A., 2014 Gimson s pronunciation of English. (8th ed.), London: Arnold. Excellent manuel, très complet, complexe parfois, SBE principalement; voir «Connected speech» et «Words in connected speech» en particulier. DESCHAMPS, A. ; DUCHET, J.-L.; FOURNIER, J.-M.; O'NEIL, M., 2004, English Phonology and Graphophonemics. Paris : Ophrys. (ordre recommandé: chapitre 1, 3, 4, 5 et 2) VIEL, M., 2003, Manuel de phonologie anglaise. A Colin / CNED. Le manuel est un peu déroutant en ce qu il donne aussi un arrière-plan théorique et diachronique. Comme il conserve une certaine méfiance salutaire envers les symboles retenus pour la transcription, il est utile pour ne pas sombrer dans le dogmatisme et le fétichisme du symbole, mais il peut du même coup se révéler déconcertant. Il contient une «phraséologie» de l épreuve et trois exemples de sujets corrigés. WELLS, J English Intonation. An introduction, Cambridge University Press. (en particulier sa synthèse p ). Pour l explicitation des notions, on consultera avec profit: CRYSTAL, D., 1985, A Dictionary of Linguistics and Phonetics, Oxford: Blackwell. (plusieurs éditions disponibles) et l excellent TRASK R. L., 1996, A Dictionary of Phonetics and Phonology, Londres, Routledge. On trouvera sur la Toile un certain nombre de tutoriels et des didacticiels en ligne. Tous ne suivent pas les conventions transcriptionnelles du concours, loin s en faut. Premières sélections accessibles via
18 CONSEILS DES PREPARATEURS Du plus simple au plus détaillé, on peut suivre ces différentes étapes 1. choix de la transcription de référence. Les candidats devront s assurer qu ils font bien le lien entre ce qu ils prononcent et ce qu ils transcrivent. Cela passe par le choix d une des transcriptions de référence du concours («britannique», SBE, ou «américaine», Gen Am), telle qu elle est actuellement consignée dans l un des deux dictionnaires faisant autorité pour le concours. 2. connaissance des symboles. Les candidats devront vérifier qu ils utilisent bien le bon jeu de symboles de l API (alphabet phonétique international), en particulier s ils ont suivi un cursus d anglicistes avant Il sera déconseillé de travailler avec certains dictionnaires unilingues ou certains sites web, notamment américains. Il pourra être utile de s entraîner au début à tracer certains symboles comme du dessin ou de la calligraphie, sous peine de confusion entre lettres et symbole phonétique, entre symboles entre eux ou avec certains diacritiques. Tout manque de rigueur dans les tracés ou toute confusion avec les lettres (en particulier, le recours à des majuscules ou à des signes de ponctuation) sera impitoyablement sanctionné en cours. 3. entraînement critique à la transcription. Essayer de transcrire une phrase d une œuvre au programme et se confronter à la transcription du dictionnaire est un exercice ingrat mais formateur. Ceci permet de faire le point sur les symboles mal maîtrisés et sur les représentations erronées de la prononciation d une forme de mot. La fréquentation assidue du dictionnaire de prononciation permet de se rendre compte du statut hybride de la transcription de référence (entre phonétique et phonologie) et de comprendre les différentes conventions adoptées par les dictionnaires (variantes, mais aussi formes réduites, compression, et autres phénomènes de discours suivi). 4. immersion dans l un des dictionnaires de prononciation de référence. Les plus courageux feront le geste inhabituel mais formateur de lire la préface du dictionnaire. On y trouvera des éléments de réflexion sur le rapport entre les réalisations (prononciations) et les symboles retenus pour en rendre compte (en particulier des systèmes d indice ou d exposant aidant à caractériser les propriétés articulatoires appelés signes diacritiques). Les deux dernières éditions comprennent des CD-ROMs qui permettent non seulement d entendre des enregistrements de prononciation de formes de mots, mais aussi de faire quelques exercices, dont certains, sur le placement de l accent, sont proches des questions-types du concours. Attention, le son est plus fluide avec un ordinateur (PC) de moins de trois ans pour l édition CD-ROM de LPD. 5. constitution de fiches sur les questions récurrentes. Les deux dictionnaires dans leurs dernières éditions comprennent l essentiel sous forme d encadrés synthétiques 1. les récapitulatifs des principales correspondances graphie-phonie 2. les entrées encyclopédiques (compression, compounds and phrases, etc.), qui constituent un bréviaire du savoir exigible au concours, à compléter néanmoins pour les règles accentuelles et l intonation. Les candidats motivés pourront aborder pendant l été l un des manuels de référence pour la préparation du concours, par exemple DESCHAMPS, A. ; DUCHET, J.-L.; FOURNIER, J.-M.; O'NEIL, M., 2004, English Phonology and Graphophonemics. Paris : Ophrys. (ordre recommandé : chapitre 1, 3, 4, 5 et 2) VIEL, M., 2003, Manuel de phonologie anglaise. A Colin / CNED.
19 (Le manuel est un peu déroutant en ce qu il donne aussi un arrière-plan théorique et diachronique. Comme il conserve une certaine méfiance salutaire envers les symboles retenus pour la transcription, il est utile pour ne pas sombrer dans le dogmatisme et le fétichisme du symbole, mais il peut du même coup se révéler déconcertant. Il contient une «phraséologie» de l épreuve et trois exemples de sujets corrigés.) Pour chaque domaine pouvant faire l objet de questions, les agrégatifs peuvent approfondir leurs connaissances. On trouvera sous DIDEL des recommandations complémentaires. graphie/phonie DESCHAMPS, A., 1994, De l'écrit à l'oral et de l'oral à l'écrit. Paris, Ophrys. accentuation DUCHET, J-L : Code de l'anglais oral. Paris, Ophrys. intonation ROACH, P. [1983], English Phonetics and Phonology. Cambridge University Press. Les chapitres 15 et 19 sont l une des meilleures introductions aux questions-types du concours. L ensemble du manuel est abordable seul par les grands débutants mais cette lecture devra être complétée pour la graphématique et l accentuation lexicale, par exemple par DUCHET, J- L., Code de l anglais oral, Paris : Ophrys, 1991, WELLS, J English Intonation. An introduction, Cambridge University Press. (en particulier sa synthèse p ) Pour l explicitation des notions, on consultera avec profit : CRYSTAL, D., 1985, A Dictionary of Linguistics and Phonetics, Oxford : Blackwell. (plusieurs éditions disponibles) et l excellent TRASK R. L., 1996, A Dictionary of Phonetics and Phonology, Londres, Routledge. 8. On trouvera sur la Toile un certain nombre de tutoriels et des didacticiels en ligne. Tous ne suivent pas les conventions transcriptionnelles du concours, loin s en faut. Premières sélections accessibles via LE COMMENTAIRE DE TEXTE / EXPLICATION EN LITTERATURE L'EXPLICATION / LE COMMENTAIRE D'UN TEXTE EN PROSE Un commentaire de texte doit proposer une lecture interprétative d un passage qui vise à passer du sens explicite (ce que le texte dit) au sens implicite (ce qui s y dit de manière plus voilée, voire son non dit), faire surgir les différents niveaux de sens imbriqués, ce qui forme véritablement l objet de votre interprétation. Même si le passage que vous avez à expliquer (en règle générale 400 à 500 mots/40 à 50 lignes, mais peut varier en fonction de la densité du texte) présente une cohérence interne, il a été artificiellement extrait d un continuum narratif. Au cours de votre commentaire, il vous faudra donc procéder à une analyse de détail qui fasse ressortir la manière dont le sens se construit dans le texte, ses propres lois de composition, en même temps que rétablir les liens (narratifs et thématiques) par lequel le texte s insère dans l ensemble plus vaste que constitue le récit, c est-àdire montrer sa fonction à l intérieur de l œuvre (le passage ne doit cependant pas devenir prétexte à la simple récitation de connaissances générales sur l œuvre). Il s agit pour vous de faire un certain nombre de repérages, identifier les stratégies discursives, et ensuite de rassembler les
20 éléments du texte qui vous paraissent signifiants pour les regrouper selon une hiérarchie qui formera la trame de votre interprétation. La déconstruction analytique: Au-delà des contenus thématiques que vous aurez repérés à la première lecture, il vous faut identifier tout ce qui permet de relier le texte à son contexte, à la fois historique (la vision sociale, politique, philosophique, culturelle et idéologique au sens large qui informent le texte) et esthétique (notamment la tradition littéraire dans laquelle il s inscrit ou à l égard de laquelle il marque ses distances; le genre auquel il appartient). Plus largement, tâchez de repérer les références plus ou moins explicites à d autres textes avec lesquels le texte entre en résonance (les questions d intertextualité), les normes et codes esthétiques qu il fait jouer. Analysez la fonction de chacun de ces éléments à l intérieur du passage (ex : une allusion à un épisode biblique a une signification variable selon le contexte dans lequel elle se trouve employée). Les techniques narratives indiquant le positionnement de l instance narrative par rapport au récit, c est-à-dire les questions de voix (qui parle?) en commençant par le statut du narrateur : extra/intra diégétique, etc. et de focalisation (qui voit/perçoit?). Ainsi, vous analyserez les différents marqueurs d énonciation qui signalent l emprise de la voix narrative sur l énoncé (stratégies d effacement ou au contraire marqueurs d emphase. Ex : rôle de la modalisation, l emploi du passif, énoncés hypothétiques ou assertifs, ). Au moyen de la focalisation, le récit peut faire varier les points de vue sur l histoire (la focalisation interne qui privilégie le point de vue d un personnage, externe où la scène est vue sans que l on ait accès aux pensées des personnages, et le récit non-focalisé, c est-à-dire le point de vue d un narrateur omniscient qui englobe la totalité du récit). L impression produite sur le lecteur varie nécessairement en fonction de la manière dont la perception d un personnage est représentée (plus ou moins filtrée par l instance narrative ; pour cela il convient d analyser le type de discours employé : direct, indirect, indirect libre ). Les rapports complexes entre voix et focalisation, le décalage entre instance narrative et point de vue (degrés de distance, ironisation éventuelle), doivent faire l objet d une attention particulière. Les questions de temporalité, à l intérieur du récit aussi bien qu au niveau de la narration. Le narrateur dispose d une large gamme de procédés lui permettant de manipuler la temporalité de son récit et dont il convient d étudier la fonction: ordre dans lequel les événements sont racontés (chronologique ou non ; effet que produisent les ruptures analepses et prolepses dans la chronologie) ; le rythme du récit, c est-à-dire les questions de durée (effets d accélération ou de décélération du temps, depuis l ellipse jusqu à la pause descriptive, en passant par le sommaire et la scène) ; les questions de fréquence (le nombre de fois où un événement se produit au regard du nombre de fois où il est raconté : aspect singulatif, itératif). Il est important d envisager la stratégie temporelle employée dans l extrait au regard de l ensemble de l œuvre. Pour les questions de narratologie, je vous renvoie à l ouvrage de Gérard Genette, Figures III (Seuil). L analyse de la langue elle-même, c est-à-dire aussi bien les niveaux de langue que l agencement syntaxique des phrases, tous les éléments de la rhétorique employée, mais particulièrement tout ce qui relève de l usage figuratif du langage (à commencer par les tropes par ressemblance et contiguïté : comparaison, métaphore, métonymie, synecdoche, symbole, etc) et permet véritablement de faire jouer les différents niveaux de sens (dénoté et connoté), les glissements sémantiques, et passer ainsi du sens littéral à une interprétation figurée du texte et de ses enjeux. Pour tous ces aspects, vous pourrez vous référer utilement à l ouvrage de Françoise Grellet, A Handbook of Literary Terms (Hachette) La reconstruction critique :
21 Dans l introduction il vous faut : 1) Indiquer de quelle partie de l ouvrage est tiré l extrait et fournir un bref résumé (2/3 lignes max.) ; 2) Replacer l extrait dans l économie générale de l œuvre (importance pour l «intrigue» si c est le cas ; liens thématiques ; parallélismes/contrastes avec d autres passages ) ; 3) Indiquer votre problématique (=ce qui vous semble être fondamentalement en jeu dans l extrait, au-delà de ce qui se dit en surface) ; 4) Enoncer votre plan, c est-à-dire l essentiel des étapes de votre argumentation et la logique, les raisons de leur succession. A la fin de votre introduction, vous devez avoir créé un horizon d attente pour votre lecteur qui doit savoir où vous aller le mener (c est pourquoi vous devez éviter les formulations sous forme de questionnement du type : «nous pouvons nous demander pourquoi»). Le commentaire proprement dit doit réarticuler ensemble les différents éléments que vous avez dégagés lors de votre analyse, après les avoir hiérarchisés selon les différents niveaux de sens mis au jour, c est-à-dire, encore une fois, en allant du plus au moins explicite. Si le commentaire linéaire n est pas proscrit, il se révèle fréquemment dangereux car il fait courir le risque de redites voire de paraphrase, mais votre plan peut éventuellement suivre le mouvement général de l extrait, si sa structure et sa logique discursive vous permettent de faire jouer les aspects plus thématiques et d aller vers un approfondissement du sens. Votre conclusion doit faire le point sur votre argumentation, la progression suivie, et si possible ouvrir la perspective, en suggérant par exemple un prolongement possible de la réflexion vers un aspect moins exploré, mais néanmoins pertinent, du passage, ou en le réinscrivant à l intérieur du mouvement narratif et des enjeux (esthétiques, idéologiques, etc) plus larges de l œuvre. L'EXPLICATION/ LE COMMENTAIRE D'UN TEXTE DE THEATRE Tout travail d analyse d un texte vise à le faire percevoir autrement qu il ne se laisse appréhender à la surface et dans sa formulation explicite. S il n existe pas d autre dimension signifiante que l explicite, l interprétation n a pas d objet, et on se trouve réduit à paraphraser, c est-à-dire à redire ce que le texte dit d une manière moins efficace que lui. Le commentaire de texte nécessite donc une prise de distance critique par rapport au texte, et une certaine prise de risque interprétative. Il ne s agit bien entendu pas de faire subjectivement dire tout et n importe quoi à un texte, mais d argumenter une lecture à partir d un champ de significations possibles parce qu elles s appuient sur des éléments présents dans le texte. S agissant d un commentaire de théâtre, et a fortiori de théâtre des siècles passés, ce champ des significations s enrichit des possibilités de jeu et de mise en scène, mais aussi des ressorts poétiques (ex : les mètres et les rimes, les césures, les enjambements, etc) et génériques (ex : tragédie ou comédie, avec leurs règles respectives de fonctionnement) de la pièce, qu il convient de prendre absolument en compte. A l inverse, toute une batterie d outils importés de la méthodologie d analyse de la prose narrative (ex : narrateur, diégèse, discours indirect libre, jeux sur le temps de la narration, etc) sont totalement inadaptés à l analyse théâtral et leur usage est à bannir. En amont de la préparation, il convient donc de se doter d un bagage culturel indispensable sur le théâtre en général, et le théâtre anglophone en particulier, afin d éviter contre-sens et anachronismes (ex : les tragédies de Shakespeare et de ses contemporains anglais n obéissent pas aux trois unités et aux règles de bienséance de la tragédie classique française qui leur est postérieure). A cet effet, on peut consulter un manuel d histoire théâtrale (ex : Le Théâtre anglais d E. Angel-Pérez) et un précis de concepts et de terminologie adapté au théâtre (ex : Termes clés pour l analyse du théâtre d A. Ubersfeld). Pour le théâtre en vers de la Renaissance anglaise, il peut également s avérer utile de (ré)viser les règles de base de la métrique et de la prosodie, en
22 regardant par exemple les pages correspondantes dans A Handbook of Literary Terms de F. Grellet. Aucun travail de lecture autour d une œuvre au programme ne remplaçant jamais la lecture de l œuvre proprement dite, il convient de lire et de relire celle-ci aussi souvent que possible pendant l année, et de ne pas hésiter à repérer, souligner, annoter, faire des renvois, bref à prendre l habitude d une lecture informée, critique et analytique du fond, comme de la forme. Si on a la chance d assister à une mise en scène de l œuvre pendant la préparation ou de voir une version filmée, on peut également s en inspirer et les suggérer comme des possibilités interprétatives (des possibilités parmi d autres, bien sûr) pour telle ou telle scène dans un commentaire. Enfin, on ne saurait trop insister sur la nécessité d un entraînement régulier, et dans la mesure du possible en temps limité, aux exercices proposés pendant l année. C est cet entraînement qui familiarise et dédramatise l épreuve tout en développant les savoir-faire requis. COMMENTAIRE or EXPLICATION DE TEXTE IN POETRY NATURE OF THE EXERCISE : Princeton Encyclopedia of Poetry and Poetics defines explication de texte or commentaire (for the purposes of the exam the two exercises will be deemed indistinguishable) as follows: " Poetry as seen by explication is characterized by three major qualities. Self-sufficiency, the first of these, affirms the poem as impersonal and autonomous. Biographical considerations are ignored or at most given slight regard, poetry is detached from its historical context, and the poem is judged for itself rather than for its effect upon a reader... A second major characteristic, that of unity, is traditional. But explication has insisted upon a comprehensive organicism, has studied the relation of structure and materials. A final characteristic is complexity, which stands in antithesis to a simplicity of plainness but not to a simplicity of articulated function." It is to be remembered that most poems given at the exam are indeed autonomous texts (ie not extracts). This distinguishes them, often, from commentaries on prose works and plays. Structure of YOUR final text It is worth recalling the traditional, canonical structure of a commentaire or explication de texte, includes the following elements: 1) An introduction: 2) (for the optionnaires A during the oral): Reading The: 1992 report) insists on the importance of the reading that precedes the actual explication and how it reveals whether or not the texture phonique, les figures de rhétorique et le mouvement rythmique ont été perçus. La diction doit alors tenir le plus grand compte des élisions, des césures, de l'étalon métrique et de ses modulations, des assonances et des allitérations. 3) A plan 4) The commentary or explication 5) A conclusion: 6) (for the optionnaires A during the oral): Questions (15 MINUTES) For the plan there is a fundamental problem raised by the strategic choice between the running commentary (ligne à ligne) or the synthetic commentary. It is important to practice both formats systematically during the year. Relying exclusively on one or other of them can be a very
23 dangerous strategy. Many of the reports seem to prefer the running commentary for poetry but each method has its advantages and above all disadvantages. RUNNING COMMENTARY / LIGNE A LIGNE Danger of the running commentary = paraphrase "Expliquer un passage, ce n'est jamais redire le quoi du texte, mais son pourquoi et son comment." (1986) SYNTHETIC: Danger of the synthetic commentary= transforming the commentary into a dissertation or the explication into a leçon: "tel poème de Hughes qui devient leçon sur les oiseaux dans la poésie de Hughes" (1986); la confusion "explication de texte et leçon <est> sanctionnée avec sévérité" (1987); "il est désastreux de réduire et de "normaliser" immédiatement le passage en y retrouvant une thématique passe-partout: ainsi la beauté d'un poème de Yeats comme "To a Shade" ne dépend pas des grandes polarités symboliques yeatsiennes sous lesquelles il était maladroit de l'écraser... la présentation du texte représenterait l'integritas: <le moment où on le distingue de tout ce qui n'est pas lui.>. Toute la difficulté est alors de montrer un moment unique pris en coupe dans le continuum qu'est l' œuvre." (1990) TECHNICAL DIMENSIONS SPECIFIC TO POETRY : It is advisable to begin during the summer compiling a series of fiches. One of the simplest ways to do this is to look at the index of a certain number of critics on the poet you have to study and take the ten most frequent formal entries. A random search in a book on Shelley gives: Hymn, Lyric, Ode, Sonnet, Symbol, etc. PREPARING A COMMENTARY When working towards a commentary, and to avoid paraphrase, it is often wisest to begin with more formal aspects of work you are being asked to study as generally you will have a good grasp of the thematic issues : Candidates are often advised to work in a two tier system Read through once, rather impressionistically, and note your first reactions about tone watching for literary devices that a poem can share with other literary texts (irony, humour, pathos, etc..) tempo and carefully ascertaining who exactly is speaking "persona"/character (=? male female uncertain.)... and who is the addressee (being careful, for example about for example ambiguities of gender in love poems) II) Read through a second time more analytically looking at each of the following main standard entries: PHONETIC ANALYSIS - Assonance and Alliteration; Rhyme: Full rhyme, masculine rhyme; feminine rhyme; consonantal rhyme; eye-rhyme etc. It is important not to attribute too fixed a meaning to particular sound constellations (s = serpents etc) SYNTACTIC ANALYSIS You should examine systematically: sentence stops, caesura, enjambment, (run-on lines etc), asking yourself whether the stanza treated as a unit (a poet can play stanza or line against syntax or make them coincide, which has an important closural dimension) noting significant grammatical choices (imperatives, modals etc). You should then look carefully at the vocabulary, not only at the denotations and connotations of the words but also seeing if they are monosyllabic/ polysyllabic//concrete/abstract. It is often easy to articulate a commentary around exceptional phenomena (the sudden appearance of a five syllable word for example which will be de facto highlighted). METRE You must check an introduction to English language prosody if you are not used to doing metrical analyses (cf general bibliography). You need to master the basic terminology before classes begin, once again concentrating on the metrical devices used by the poet you are to study
24 (free verse for example for many twentieth century poets; blank verse for Milton etc ). Cf below for an example of an analysis expected of an agregation student FIGURES OF SPEECH It is important to have a sophisticated working definition of the following basic categories: metaphor; simile; symbol and for particular periods you must be able to recognize other figures like for the seventeenth century the conceit. As you read critical works on your poet you should keep a list of the forms most frequently referred to. POETIC FORM - Always ask what sort of poem it is, whether the form is closed or open. Each form has a history and particular possibilities (the voltà in the sonnet for example). One should know how to distinguish the basic closed forms like the epigram, the ode, the sonnet / the ballad Here again as you read the critics check that you have a working definition of each of the major forms used by the particular poet do not spend your time on forms that your poet does not us. For example the ballad was popular in the later 18 th Century revival of antiquarianism and folk poetry and is a dominant form in Romanticism and late-romanticism. It is unlikely that a seventeenth century poet will have used the form though there are always exceptions. THEMATIC ANALYSIS It is essential always to work from poem to theme and NEVER work backwards from what you have learnt in class towards the text (ie never impose a thematic opposition that you have seen in class). This is extremely tempting but always catastrophic (see above the dangers of the synthetic plan) A (RARE) EXAMPLE OF AN ACTUAL ANALYSIS IN A REPORT 1988) La nostalgie du poème de MacNiece "Carrickfergus" la sensation d'éloignement et de perte apparaît plus, dans le dernier quatrain, grâce à l'effet obtenu par la réduction progressive du nombre des accent dans les vers rimés que par la charge sémantique des mots employés: I went to school in Dorset, the world of parents Contracted into a puppet world of sons Far from the mill girls, the smell of porter, the salt-mines And the soldiers with their guns. Le dernier vers ne comporte que deux accents naturels, l'un sur la première syllabe de "soldiers" et l'autre sur "guns" avec une possibilité prosodique d'accentuer "And" ou "with", voire les deux. Une quadruple accentuation tend à aligner le quatrième vers cité sur le second (avec un rythme initial différent). Quatre possibilité existent et ce n'est que si l'on sait qu'elles existent qu'une préférence personnelle autorisée, c'est-à-dire une lecture, pourra se manifester. Dans tous les cas, c'est l'évaluation du rythme qui révèle la surdétermination émotionnelle de la sémantique pure." It is clear that the jury (here for specialists but nevertheless) expects agrégés to be able to do sophisticated formal analyses of texts. It is important not to rely on thematic structures of the sort child/adult when dealing with texts of this sort. Skill in structuring your material can only come with assiduous practice in the tutorials over the year.
25 EN CIVILISATION Methodology for text commentaries Objective of the commentary In a text commentary, your role is to determine the historical significance of the text. In order to do so, you must discuss the perspective given by the author on the historical issues presented in the text. You must determine what his objectives are and how / to what extent he achieves them. This implies that there needs to be 2 levels to your analysis: - Level 1: define, explain, highlight the events, evolutions etc mentioned in the text, using your knowledge of the period; demonstrate that you know your history, understand what the author refers to, and are able to make the text comprehensible to people who do not know the period or have not read the text. - Level 2: comment on the intentions of the author, on how he presents the issues at sake, and why. This means that you here cast a constructive critical glance on the text to determine the degree of subjectivity of the author. You are thus able to perceive what the author s interpretation of events is. Preliminary work on the text 1. Look at the margins of the text: title, source, date (situate it within your period), author (see whether it s anonymous / anybody famous; if the author is known to you, gather in your mind the elements you know about him/her ) 2. Read the text carefully, at least 3 times. When you read the text for the first time, do not make any notes or write on the text; do not make assumptions and keep a clear and open mind until you have read the last word of the text: texts can be deceptive and the key to the interpretation may be at the end of the passage it s always difficult to get rid of wrong assumptions. 3. Once you have perceived the general idea of the text, look closely at the following elements: a. nature of the text (official report / letter / petition / speech ). The specificity of the text will have to be taken into account in your analysis. b. period analysed in the text + date when the text was written. They may be the same or they may be different, in the case of memoirs for instance - the retrospective aspect of a document should never be ignored. Place the date(s) within your period + is it immediately before/after a major historical event, reform etc. Before you start your analysis, you must be clear on the context in which the text was written or the speech delivered. c. author (or multiple authors); if you know who they are, determine whether they are likely to have a particular bias / events they describe and why. d. readership / audience: this is essential to help you analyse the objectives of the author, who he intends to convince and what means he will use to do so. e. tone/ literary qualities because they are markers of subjectivity and will help you determine the intentions, means and possible bias of the author. f. structure of the text: uncover the internal logic of the text, the argumentative dynamic of the author s demonstration, looking closely at repetitions/progression
26 Detailed analysis of the text One of the main challenges here is to distinguish the main arguments from the more minor points. This does not mean of course that details are to be overlooked: but they shouldn t obscure the central dynamic of the text, which should be at the heart of your commentary. A linear analysis of the text will first enable you to choose the terms, dates, concepts, events, etc that need to be defined, explained and commented on. Select the quotes that you will include in your commentary. But the objective of your analysis should be to go towards the most problematic elements, towards what is implicit, what is left unsaid, what is hidden (consciously or unconsciously) by the author. You should uncover whether the author is being influenced (and by whom or what), to what extent he is biased, and to what extent he himself tries to influence his readership/audience. It is on these points that your commentary should provide a critical (which of course means constructive assessment) perspective on the text. Compare the way the author presents events to what you know of these same historical events, to ultimately determine why the author writes as he does, what his motives are and what, therefore, is the historical interest of the text. Once you have completed this detailed analysis, you will be able to organise the main themes of the text into a logical, detailed outline and determine a problématique. Remember that this is not an essay and that the problématique should be based on the historical interest of the text and the intentions of the author, not on the subject matter in general. How to write: a few essential tips on the visual form of your commentary This may seem a little marginal but is in fact highly important: a commentary which is pleasant to look at means it will be easier to read for the examiner. - do not include titles and subtitles in your paper: skip lines so that the introduction / development / conclusion can be clearly distinguished; your transitions should suffice to let the reader know that you re moving from one argument to the next. - do not write quotes in a different colour: it s pointless. - do not write on every line spare the examiner s eyesight (and general mood )! Introduction 1. Begin with the context: select relevant historical developments that will lead to the issues at stake in the text. Please, never begin with The document under study / This document / In this text. / The author of this text. : it s superficial, mechanical and generally gives the examiner the impression that it will be a fairly average (at best) commentary. Select the context critically: the historical long-term perspective is only interesting if relevant: avoid equally superficial and naïve comments, such as England has always been / For centuries. The introduction should remain dense, concise, to the point: it is not the place to cram in knowledge, so do not give a vast panorama of events on the subject at stake in the text.
27 2. Present the main idea/theme of the text (brief but to the point), the objective of the author, the date, the readership; show that you have understood the context in which the text was written or the speech delivered and that you will reflect on its significance. 3. Introduce a clear problématique, focused on the text (not simply on the general topic of the text) and on its interpretation. Once again, the essential elements in a commentary are the interpretation that the author gives of the period concerned, and your own informed interpretation of the author s perspective. You need to reflect on how the text should be read in order to be properly understood, in its explicit and implicit elements. 4. Announce a clear outline. Make sure that the distinction is clear between the problématique and the outline (i.e. if you use direct questions for both, it must be crystal clear for the reader that you are moving from the problématique to the outline; similarly, if you use questions to announce each part, use the same number of questions for each part: there should be no doubt in your reader s mind as to the number of main parts that you will develop). 5. It goes without saying that at this level, there should be no grammatical mistake and that the structure of direct and indirect questions (generally used at the end of introductions) should be fully mastered. Development : outline 1. outline: traditionally three main parts are appreciated, mostly because it often provides the most dynamic impulse to your analysis. Two or four parts are generally more difficult to operate in any case, anything under 2 and over 4 is to be completely ruled out. 2. each subpart should progress from the most simple and immediate level of analysis (definition, explanation ) to the most complex and critical demonstration (intentions, bias, implicit, historical significance ). The same progression should also be followed for your main parts. Development : quotes 1. quotes should be the focus of your analysis. Your commentary follows from the text, as it demonstrates the author s view of events. This means that you cannot provide an analysis and then quote the text: it would give the impression that you merely use the text to support your own view of events. On the contrary, you must use your own knowledge and critical distance to highlight the text. In your commentary, there should never be an analysis that is not supported by a quote from the text (or by a comment that shows that such element is not found in the text, cf implicit and unsaid); and there should never be a quote with no analysis to follow. 2. quotes should also be kept short: there will be very few instances when several lines need quoting at length. Be very specific and carefully select the words to be quoted. 3. should be used when quoting; give the specific line reference immediately afterwards (l.10) avoid long sentences that will add nothing to the value of your commentary but only use up time, i.e. as the author says line 10:. You can cut out parts of a quote by using [ ], and alter some of the terms or letters to better include them in your commentary, using [] around the transformed elements.
28 Development : argumentation Do not hesitate to draw comparisons between the document you are asked to study and other documents you have read that would highlight the interest of the text and help you build a critical analysis. Interpretations are central in history and the quality of your analysis will be improved if you can use briefly and selectively other documents that may be relevant to fully understand the significance of the text you are to study. Similarly, do not hesitate to use the historiography on the period to support your analysis. Referring to books and/or articles by historians of the period will give weight to your own analysis and demonstrate that you have a broad and informed perspective on events. Conclusion It should not be a summary (neither of your development nor of the text itself). You must reflect on what you have demonstrated and pull together the threads from your main arguments, conclude on the historical interest/significance of the text, the objectives of the author and his/her degree of subjectivity. Needless to say, you must provide an answer to the problématique given in the introduction. Include your reflection in a broader historical context (without giving the impression that it s a mere what happened next : it should always be problématisé). Remember to conclude on the period as it is presented by the author in the text, not just on the period or the events. To be avoided at all costs 1. Paraphrase and reformulation: this will be avoided if you remember the 2 levels that your commentary must include (cf above). 2. Essay rather than commentary: (cf above: never provide an analysis that is not closely linked to the text and its specificity; this should also enable you to avoid any placage de cours). 3. Literary commentary: style, rhetorical devices etc are only useful if they support your analysis of history; if not, they are irrelevant. 4. Judgment on the author, pseudo-psychology on his/her feelings and intentions. Bold statements (particularly if unfounded ): valuable comments generally come from the confrontation between several interpretations of the same event/process. Several textbooks have been produced in history and civilisation on the subject. In the library, you can look at Bernas C., Gaudin E., Poirier F., The Document in British Civilisation Studies: Understanding, Analysis, Commentary. Paris: Editions Ophrys, 1992.
29 OPTION C : LINGUISTIQUE COMMENTAIRE ET LECON Se présenter à cette option suppose un peu plus qu une bonne connaissance de la grammaire anglaise ; il faut également se familiariser avec au moins une approche théorique linguistique. Les candidats qui n ont pas fait leur maîtrise dans ce domaine ont tout intérêt à étudier activement au début de l été la bibliographie générale conseillée pour le tronc commun avant d aborder les ouvrages et articles plus spécialisés portant sur les questions au programme. Comme les autres options, l option C comporte deux épreuves spécifiques à l oral : la leçon et le commentaire de texte. Si les deux exigent des connaissances théoriques solides et une bonne maîtrise de la langue anglaise, il ne faut pas confondre les deux exercices, qui ont chacun une logique propre mobilisant des savoir-faire différents. Pour la leçon, on part d une réflexion théorique et on construit une argumentation, exemples à l appui. Pour le commentaire, on part d un texte qui a une cohérence intrinsèque, et on dégage des valeurs en relation avec des formes linguistiques. La préparation doit donc inclure, en plus des lectures approfondies indispensables, un entraînement systématique aux deux types d exercice. Il est également recommandé de lire en détail les rapports de jury des trois dernières sessions. La leçon : Modalités : Préparation 5 heures, exposé en anglais 30 minutes maximum, entretien 15 minutes maximum en français (le passage d'une langue à l'autre pose parfois problème aux candidats et doit être travaillé). Le candidat a le choix entre deux sujets. Les sujets sont de types variés : le plus souvent il s'agit de discuter d une citation de linguiste ou d une idée reçue sur le fonctionnement de telle ou telle forme. Chaque sujet est accompagné d un corpus d une vingtaine d exemples présentés en contexte (deux à trois pages d extraits) dans lequel le candidat doit puiser pour illustrer son propos. Contenu de la leçon : Pendant la préparation, il faut d abord lire attentivement les deux sujets ET les deux corpus pour bien comprendre les enjeux avant de faire son choix. Cependant, il ne faut pas trop tarder avant de se mettre à préparer sérieusement un seul des sujets, ce qui implique : dégager une problématique, construire une argumentation, classer les exemples du corpus selon les arguments qu ils permettent d illustrer, analyser les exemples les plus pertinents, se former une opinion sur la question et être prêt à la défendre, bâtir un plan avec introduction, conclusion et parties équilibrées. Lors de la présentation, il y a lieu, dans l introduction, de définir les termes de la question et la problématique traitée et d annoncer son plan. Ensuite, il faut passer assez rapidement à l exploitation du corpus, selon les groupements qu on aura faits en fonction des arguments avancés. Le jury s attend à ce que le candidat prenne position et qu il suive une progression qui mène de la question à une proposition de réponse, même si celle-ci ne peut jamais être définitive. Il s agit donc de démontrer, en analysant, comparant, manipulant des exemples, que la position théorique adoptée est bien fondée. Ceci suppose la connaissance d au moins une approche théorique et la capacité d en utiliser les concepts (en dépassant le simple plaquage d étiquettes). La référence à d autres cadres théoriques, notamment si le sujet comporte une citation de linguiste, est appréciée, mais le candidat est libre de choisir son approche. La gestion du temps est importante. Il faut tâcher de le répartir de manière intelligente entre les différentes parties (plus ou moins de temps selon leur importance et leur complexité), signaler au jury le passage d une partie à l autre, ne pas répéter la même analyse à propos de plusieurs exemples, veiller à ce que le degré de détail de chaque analyse soit proportionnel au poids de l argument qu elle est censée appuyer. Ne pas oublier, par souci d efficacité et de courtoisie, d identifier l extrait et la ligne où se trouve chaque occurrence analysée.
30 Pendant l entretien, le jury demande des précisions, encourage le candidat à clarifier sa position, dans le but d instaurer un dialogue. Un candidat qui ne se laisse pas déstabiliser, qui répond posément en montrant qu il maîtrise son sujet même si certaines questions subsistent, se verra certainement attribuer des points supplémentaires. Le candidat est jugé, non seulement sur ses connaissances en linguistique, mais tout autant sur son esprit d analyse et de synthèse, et sur ses capacités à communiquer, à démontrer, à convaincre. Voici une liste des principaux défauts à éviter reprise des observations formulées par le jury en 2003 : Oublier d organiser son exposé selon un plan explicite, et dans le pire des cas, suivre l ordre des exemples du corpus. Ne pas analyser suffisamment les termes du sujet. Oublier de traiter une partie du sujet ou le détourner vers une question mieux connue. S attarder trop longuement sur des considérations générales en introduction. Ne pas définir avec précision les concepts utilisés dans l analyse, ce qui témoigne d une méconnaissance de la métalangue. Analyser beaucoup d exemples semblables, ce qui conduit à des redites. Ne pas prendre position alors qu un sujet demande de discuter ou pose une question. Ceci montre une difficulté à prendre en charge un discours théorique et aussi, à prendre un peu de recul par rapport aux théories linguistiques, voire à avoir un regard un peu critique. Dans le même esprit, citer beaucoup de linguistes sans dire ce qu on pense personnellement. Le commentaire : Modalités : Le candidat dispose de deux heures de préparation, pendant lesquelles il a à sa disposition deux dictionnaires unilingues et un dictionnaire de prononciation. Le commentaire porte sur un texte d environ une page (format A4), normalement en anglais contemporain. Une question figure sur la page, qui invite le candidat à centrer son commentaire sur un aspect particulier de la langue, choisi parce qu il occupe une place importante dans le texte. Après les deux heures de préparation, le candidat présente son commentaire en anglais en trente minutes maximum. Avant de commencer, ou juste après l introduction, il lit un passage du texte à haute voix. Cette lecture, habituellement d une dizaine de lignes, s arrête sur indication du jury. Lorsque la présentation dure plus de 25 minutes, le jury signale au candidat qu il dispose de cinq minutes pour conclure. Il n est pas obligé de remplir ces cinq minutes, mais il ne doit en aucun cas les dépasser, sous peine d être interrompu avant la fin. Le commentaire est suivi d un entretien de quinze minutes maximum, toujours en anglais, au cours duquel le jury peut demander des éclaircissements ou des approfondissements. Son objectif n est pas de déstabiliser le candidat, mais beaucoup de candidats se sentent agressés pendant cette phase de l épreuve : il est important de garder son sang froid, de rester courtois, attentif et motivé. Contenu du commentaire : La question proposée est toujours choisie afin qu'il y ait suffisamment d occurrences pour permettre au candidat bien préparé de trouver une problématique et de construire un plan en deux parties au moins. Il faut annoncer son plan au jury, et signaler le passage d une partie à l autre. Il est admis que l introduction et la conclusion soient rédigées, mais pas le corps de l exposé (le jury vérifie ce point à la fin).
31 L essentiel de l exposé doit porter sur le sujet imposé, qu il importe de bien analyser. On commence par chercher dans le texte l ensemble des occurrences du phénomène à traiter (surligner). Selon le sujet, il peut y avoir beaucoup d'occurrences (dans le cas, p. ex., d'un sujet comme le déterminant the ) ou relativement peu (dans le cas, p. ex. d'un sujet comme les clivées ). Dans tous les cas, il faudra proposer un classement selon des critères de son choix. Bien entendu, il faut pouvoir justifier ces classements et structurer son plan de manière à faire valoir leur pertinence. Ceci implique des analyses en contexte et des manipulations destinées à montrer qu on a bien compris le fonctionnement des formes linguistiques et les conditions qui influent sur l interprétation ou l acceptabilité de formes voisines. Pour ce faire, il est essentiel de lire très attentivement l ensemble de l extrait et d identifier le registre, la situation, les voix, car le commentaire doit porter exclusivement sur les valeurs construites dans le texte étudié. Il n y a pas lieu de réciter un cours de grammaire, ni d utiliser des étiquettes (visée, bilan, fléchage ) en guise d explication. Tout terme technique doit être défini ; mieux vaut une démonstration convaincante en langage courant qu un charabia scientifique mal maîtrisé. Il ne faut pas non plus essayer de tout analyser (sauf dans le cas d'un sujet où il n'y a que peu d'occurrences). Si plusieurs exemples se ressemblent, on peut les citer en mentionnant les lignes, sans répéter l explication. Il est également permis de reconnaître que certaines occurrences ne correspondent pas aux analyses traditionnelles, en montrant en quoi elles paraissent problématiques. Si le candidat épuise le sujet imposé en moins de vingt minutes (minimum pour un traitement correct), il peut proposer un autre phénomène représenté dans le texte, de préférence apparenté au premier, mais pas obligatoirement. Cependant, il faut choisir et réfléchir à ce second thème pendant le temps de préparation pour éviter d improviser une présentation bâclée à propos d un détail qui n éclaire nullement le texte dans son ensemble. Entretien : Le jury rappelle systématiquement (voir rapports) qu il ne cherche pas à piéger le candidat, mais plutôt à lui donner l occasion de prouver qu il est capable de communiquer, de réagir à l imprévu, de penser en anglais. Il faut résister à la tentation de se relâcher au bout des trente minutes de l exposé. L anglais : Bien que la qualité de la langue soit évaluée indépendamment du contenu, il est évidemment impossible d en faire abstraction en écoutant un exposé de 30 minutes. Outre la préparation à l oral qui consiste à s enregistrer, se faire corriger, séjourner en pays anglophone, prendre la parole à toute occasion, il faut acquérir un certain nombre de termes techniques en linguistique et s exercer à les prononcer jusqu à leur totale intégration : clause, adjective, predicative, interrogative, relative, anaphora, modal, participle Si on n a pas acquis des automatismes, on risque fort de se tromper dans le feu de l action.
32 LA TRADUCTION VERSION ECRITE Les textes proposés à l épreuve de version de l agrégation externe sont toujours des textes littéraires, stylistiquement très marqués, et tirés le plus souvent d œuvres du 19 ème ou du 20 ème siècle. Ils offrent souvent une certaine résistance à la première lecture, et, le jour de l épreuve, nécessitent, de la part des candidats, un certain sang-froid : il faudrait idéalement pouvoir faire deux lectures «détachées» c est-à-dire sans d abord avoir en tête la traduction à venir afin d être en mesure de réellement s imprégner du texte-source, d en appréhender les spécificités stylistiques et les difficultés syntaxiques, au-delà des inévitables ignorances lexicales, qui, si elles sont ponctuelles, ne constituent pas un obstacle à une traduction réussie. Ce n est que dans un deuxième temps qu il faudrait procéder au travail de traduction proprement dit, en s attachant, cette fois-ci, à la mise en français, quitte à revenir dans un troisième temps au texte source pour vérifier que la traduction proposée est suffisamment fidèle. Il est clair qu une connaissance approfondie et fine des deux langues, anglais/français, est nécessaire à la réussite de cette épreuve ; mais cela est sans doute encore plus vrai en ce qui concerne le français. On ne saurait trop conseiller aux futurs candidats de continuer à lire en français tout au long de l année en particulier des textes littéraires, de grands auteurs, de toutes les époques et de tous les genres. Seul le commerce permanent avec la langue française écrite et soutenue permettra d acquérir la maîtrise et l aisance nécessaires au travail de traduction. (Ce dernier conseil s adresse encore davantage aux candidats de langue maternelle anglaise). En effet, les textes proposés visent souvent à mettre à l épreuve, entre autres, les capacités des étudiants à manier la syntaxe du français sans risquer les ruptures de construction (phrases longues, avec nombreuses incises, subordonnées etc. qu il ne s agit pas de tronquer). En outre, il va de soi qu une connaissance parfaite du système des temps français est exigée (en particulier conjugaisons des verbes au passé simple, subjonctifs présent et imparfait). Par ailleurs, on ne peut traduire un texte littéraire de langue anglaise sans une connaissance assez vaste et approfondie de la civilisation des pays anglophones notamment, mais pas exclusivement, même si la plupart du temps les références culturelles restent en nombre assez limité dans les versions proposées. Nous avons signalé que le lexique n était pas l obstacle majeur à la réussite de l épreuve, néanmoins il y a un minimum exigible ; la lecture crayon en main et dictionnaires unilingues et bilingues à proximité des œuvres du programme constitue déjà une source d enrichissement et d approfondissement appréciable de son vocabulaire. Nous finirons en rappelant qu il est très important de lire attentivement les rapports des années passées concernant la version et de s arrêter sur les corrigés proposés afin de les analyser, texte anglais en regard ; afin de voir comment certaines difficultés ont été résolues ; et afin de discerner les «attentes du jury». Il va de soi que seul un entraînement régulier tout au long de l année permettra aux candidat(e)s d acquérir le savoir-faire et la technique nécessaires et suffisants. Une bibliographie détaillée d ouvrages sur la traduction sera fournie en début d année ; la plupart des ouvrages suggérés pour le thème trouvent évidemment leur utilité propre pour la version. GRELLET, F., Apprendre à traduire, Nancy : Presses Universitaires de Nancy, 1991.
33 THÈME Dans son format actuel, l'épreuve de traduction du concours de l'agrégation externe se compose d'une version et d'un thème, l'ensemble ayant une durée de 6 heures ; le candidat dispose donc de trois heures environ pour un thème d'à peu près 400 mots, extrait d'un texte littéraire, le plus souvent d'un auteur contemporain. Pour atteindre le niveau exigeant du concours, il convient, par une pratique régulière analysée et commentée, d'acquérir des méthodes de lecture d'un document français pour en dégager les spécificités stylistiques et linguistiques afin de les rendre en anglais. Cela requiert évidemment une maîtrise du lexique, de la syntaxe et de la stylistique du français et de l'anglais. La préparation s'inscrit dans le prolongement des cours de thème de niveau licence (ou CAPES et/ou maîtrise pour les étudiants qui en auraient bénéficié). Ainsi les candidats peuvent dès l'été commencer à se remettre à niveau en faisant un diagnostic de leurs difficultés et points forts antérieurs. Il leur faut ensuite combler leurs lacunes dans des domaines spécifiques en suivant les conseils que nous proposerons. Pour ceux qui n'ont pas fait de traduction de ce type depuis un certain temps, on aura pour premier objectif de retrouver les acquis. Dans le domaine grammatical, on s'assurera que les connaissances de base sont bien en place et ne risquent pas de fléchir dans les conditions difficiles de l'épreuve. Ces révisions concerneront la morphologie des verbes, les noms à pluriel irrégulier surtout celui des mots rares, peu usités ou savants, la syntaxe et tout particulièrement la complémentation verbale et adjectivale, enfin les "règles" ou contraintes d'emploi des différents temps et aspects verbaux. Pour ce qui est de ce dernier domaine, on reviendra sur les cas plus complexes, notamment là où ce ne sont pas des contraintes grammaticales mais des différences référentielles liées à la nature du prédicat qui préside au choix de telle ou telle forme. On travaillera avec des livres d'exercices destinés aux étudiants de licence (ou même de DEUG si on estime qu'on en a besoin) ; l'objectif, au niveau de l'agrégation doit être d'arriver à faire ces exercices sans aucune faute. Nous conseillons entre autres Hoarau L., C. Mazodier et Cl. Rivière (1999) Thèmes commentés de grammaire anglaise, Ophrys, ou les exercices de Ogée F. et Boucher P. Grammaire appliquée de l'anglais, SEDES, ou encore La Grammaire raisonnée, volume 2, de Sylvie Persec et de J-Cl. Burgué chez Ophrys. Pour l'enrichissement du lexique, on se reportera à Bouscaren C. et Lab F (1998) Les Mots entre eux : words and their collocations, Ophrys, ou au Vocabulaire anglais et américain, Robert et Collins, (1994). Ballard, M. (1999) Les faux amis, Ellipses, constitue un bon livre récent sur un problème classique, et Hayakawa S.I. et Fletcher (1987) Penguin Modern Guide to Synonyms and related words, explique de façon détaillée les nuances de sens de semi-synonymes. Les bons dictionnaires bilingues sont trop connus pour être commentés ici (notre préférence ira au Collins Super Senior), et nous signalerons The New Oxford Dictionary of English (1999), un dictionnaire unilingue particulièrement clair et riche, notamment en locutions contemporaines britanniques et américaines.une bibliographie plus complète sera donnée en cours. Une partie essentielle du travail personnel consistera à relire, avant la rentrée d'octobre, les rapports des sessions récentes du concours. Les conseils, bibliographies, relevés d'erreurs ainsi que les sujets et leurs corrigés seront un guide précieux en début de préparation. On pourra refaire certains textes en guise d'exercice d'entraînement, en se référant au modèle proposé par le jury. Il existe en outre des recueils de textes traduits et commentés, dont celui d'hélène Chuquet (1990), Pratique de la traduction, Ophrys. Parallèlement à la pratique, les candidats, et particulièrement ceux de l'option linguistique, pourront développer leur réflexion sur la traduction et se forger de meilleurs outils conceptuels en lisant J.Guillemin-Flescher (1981) Syntaxe comparée du français et de l'anglais, Ophrys ou H. Chuquet et M. Paillard (1987), Approche linguistique des problèmes de traduction, Ophrys.
34 Un dernier conseil : une bonne traduction littéraire comporte une part de travail d'explicitation du style de l'auteur. Il sera donc utile de lire les œuvres littéraires au programme en analysant les méthodes des auteurs et s'approprier, le cas échéant, certains de leurs effets. CHUQUET, H., Pratique de la traduction, Ophrys (1990). Recueil de thèmes et de versions traduits et commentés (lire attentivement les "analyses préliminaires"). DUBOS, U., L'explication grammaticale du thème anglais, Paris : Nathan, B o o k s t o r e a d o v e r t h e h o l i d a y s The Rapports de jury (download as many of these as you can from education.gouv.fr) Stylistique comparée de l anglais et du français, Vinay & Darbelnet, Didier, [Just the beginning of the book.] Méthode et pratique du thème anglais, Michel Durand & Macolm Harvey, Dunod, [The most ergonomic of the undergraduate manuals.] Approche linguistique des problèmes de traduction, Chuquet & Paillard, Ophrys, [Linguistics.] Syntaxe comparée du français et de l anglais, Jacqueline Guillemin-Flescher, Ophrys, [Linguistics.] R e v i s i o n La Grammaire anglaise de l étudiant, S. Berland-Delépine, Ophrys. [Via the index.] Grammaire Explicative de l anglais, Longman Université. [Ergonomical.] English Grammar in Use, Raymond Murphy, Cambridge University Press. [Oversimplified, but great when in a state of panic.] Fowler s Modern English Usage, 2 nd edition, revised by E. Gowers, OUP, 1926, 1968 [Bedtime reading. The English Bon Usage. Eccentric, old-fashioned, lovable.] T o o l s t o u s e w h e n t r a n s l a t i n g Oxford Collocations Dictionary, Oxford University Press, [Just buy it.] Roget s International Thesaurus, Collins/Harper & Row, n th edition. [Still the best, but getting hard to find.] NTC s Dictionary of Phrasal Verbs, Richard A. Spears, National Textbook Company, [The biggest. USA, but contains GB too. Another must buy.] English Prepositional Idioms, by Frederick T. Wood, Macmillan, [Out of print therefore dirt cheap.] Dictionnaire des faux amis français-anglais/anglais-français, Duculot, [Revised since.]
35 LA TRADUCTION ORALE EPREUVE DE RESTITUTION/VERSION ORALE. L épreuve de version/restitution dure 30 minutes et porte sur un document radiophonique authentique, d une durée moyenne de 2mn40 (3mn maximum). Une première écoute continue est suivie d une pause d une minute, puis d une seconde écoute, fragmentée en 4 segments d environ 40 secondes. Le candidat peut prendre des notes sommaires pendant les deux écoutes (mots clés, dates, noms propres, articulations logiques, etc..) et compléter ses notes lors de la minute de pause. Lors de la seconde écoute, et après chaque segment, le candidat propose sa restitution en français. Il ne s agit pas d une épreuve de traduction simultanée, le candidat ne se substitue pas au locuteur (pas de première personne, ni de discours direct), mais opère une reformulation. Il peut commencer par introduire brièvement le document (sujet de l interview, du reportage, etc.), puis en restitue le contenu avec précision, mais sans coller au texte mot à mot. La prestation sera évaluée en fonction du degré de restitution du contenu, de l exactitude des données objectives, de la clarté et correction dans la langue d arrivée. Le jury admet les caractéristiques habituelles du discours spontané (ruptures de construction, redondances, hésitations, auto-corrections), mais sanctionne les impropriétés, les fautes de langue, ou erreurs de registre. Pour vous préparer à cette épreuve, écoutez la radio le plus souvent possible (BBC Radio 4, sur 198LW par exemple, ou sur bbc.co.uk/radio4. Il est possible de capter diverses radios anglophones sur le Web ou sur les chaînes satellites). Enregistrez ou podcastez certaines émissions. Entraînez-vous à prendre des notes sommaires et à restituer le contenu de fragments minutés selon le format de l épreuve. La prise de notes est l une des principales difficultés de cet exercice. Il est souvent plus efficace de prendre des notes en anglais, puis de traduire «spontanément» à l oral. N essayez pas de prendre des notes exhaustives, mais appuyez-vous sur des mots-clés. Il peut aussi être utile de faire des fiches de vocabulaire par thème sur différents sujets d actualité, questions de société, etc. Pour la partie «entretien» les questions (en français) portent essentiellement soit sur des problèmes de lexique, soit sur des problèmes de choix grammaticaux (voir plus haut les conseils pour le commentaire en linguistique), soit sur des problèmes de «choix stylistiques» ou de «traductologie». De nombreuses questions portent sur des règles de grammaire qu'il est bon, non seulement de connaître mais aussi de pouvoir expliquer. On pourra consulter à cet égard des ouvrages comme la Grammaire appliquée de l'anglais de P.Boucher et F.Ogée (1997; SEDES, 2003) Il est aussi utile de maîtriser et de savoir manier les catégories utilisées par Hélène Chuquet & Michel Paillard dans leur Approche linguistique des problèmes de traduction (Ophrys). Si on est optionnaire "C" on peut utilement (re)lire l ouvrage de Jacqueline Guillemin-Flescher: Syntaxe Comparée du français et de l'anglais (Ophrys). Il est rappelé que le succès au concours exige un entraînement systématique et par conséquent la présence régulière en cours. Certains candidats pensent pouvoir attendre la fin de l'écrit
36 pour commencer à préparer sérieusement les épreuves de l'oral. Un tel choix stratégique s'avère toujours une grave erreur, notamment dans la mesure où l'ufr dispose de trop peu d'heures entre l'écrit et l'oral pour garantir le passage en "colles" de tous les candidats. L EPREUVE HORS PROGRAMME A : L esprit de l épreuve : la culture anglophone sous ses différents aspects Il s agit de confronter plusieurs documents et de les interpréter ensemble. Un dossier de trois documents est proposé au candidat : une image (une reproduction de tableau ou de sculpture, une image de film, une photographie, une affiche publicitaire, une couverture de magasine, une caricature, ), un texte «littéraire» (roman, nouvelle, théâtre ou poésie), un document de civilisation (discours, traité, essai). L exposé du candidat ne doit pas dépasser 20 min et l entretien avec le jury dure de 20 à 25 min : c est dire que la seconde partie de l épreuve est essentielle et ne doit pas être négligée dans la préparation. Si certains dossiers concernent une période ou un épisode historique précis, la plupart d entre eux offre une perspective diachronique, mais tous mettent en jeu un ou plusieurs aspects de la culture anglophone prise au sens large : il peut s agir de mouvements littéraires ou artistiques comme d événements historiques ou de phénomènes socioculturels, de culture dominante comme de culture «underground», de l Angleterre ou des États-Unis comme de l Australie, l Inde ou l Afrique du Sud, de l époque élisabéthaine comme de mouvements «rap». B : Une dimension méthodologique C est d autre part, et peut-être surtout, une épreuve technique, qui impose d en maîtriser la méthode pour évaluer la spécificité de chaque document et comprendre son fonctionnement interne afin de procéder non seulement à leur analyse à chacun, mais aussi à leur confrontation. Seul l entraînement régulier permet de développer cette technique, mais il convient d insister sur un point : il ne s agit pas de trois explications de documents juxtaposées, mais d une lecture croisée. La lecture croisée, ou simultanée, des trois documents doit conduire à dégager des concepts qui permettent de circuler entre eux pour faire porter l analyse sur le point vers lequel les documents convergent ou au contraire à partir duquel ils divergent. En outre, si les candidats à l agrégation ont acquis au cours de leurs études une longue expérience de l étude de textes littéraires ou de civilisation, ils sont probablement moins familiers avec les analyses d images, et la mise en relation de plusieurs documents. Ce sont en particulier ces deux aspects de la méthode qu il faut développer. Se familiariser avec l épreuve, ses exigences et ses contraintes, requiert de se frotter régulièrement à l exercice. C est donc une épreuve qui nécessite, comme les autres, de s y préparer tout au long de l année. C : La question des connaissances Ce n est pas une épreuve où il s agit d avoir des connaissances encyclopédiques : des réflexes méthodologiques acquis à force de pratique doivent permettre de traiter n importe quel sujet, même ceux qui paraissent les plus étrangers. Cela étant, il est important de montrer une certaine familiarité avec les grands aspects de la culture anglophone, c est-à-dire de faire la preuve de votre culture générale d angliciste. Si les candidats ne sont pas censés connaître en détails l histoire de la peinture américaine, de la musique anglaise, de la littérature antillaise, de l histoire coloniale, ils doivent en revanche posséder quelques grands repères et acquérir une perception à
37 la fois historique et esthétique de la culture anglophone. La préparation personnelle, quotidienne, doit ainsi se porter sur l acquisition de cette familiarité. Il convient d avoir une vue générale des différents mouvements littéraires, artistiques, historiques du monde anglophone. Pour cela, des histoires de la littérature, des catalogues d exposition, des lectures régulières et variées sont d indispensables moyens de développer cette familiarité. Une précision : lors de la préparation de l épreuve, l Encycoplaedia Britannica est à la disposition des candidats, ce qui permet de prendre connaissance de la chronologie de tel événement historique ou de la biographie de tel auteur moins connu. Si le recours à la Britannica peut s avérer extrêmement précieux et fécond, encore faut-il savoir quel terme y chercher pour ne pas s y perdre. C est là un autre aspect de la «technique» de l épreuve que les candidats devront acquérir durant l année. D : Bibliographie d été Pour l été, des poches qui permettent de se remettre dans le bain si nécessaire : 7. Histoire des Etats-Unis, sous la direction de B. Vincent (Flammarion, 1999) 8. Histoire de la Grande-Bretagne, de Roland Marx, et Philippe Chassaigne (Perrin 2004) (mais il existe d autres ouvrages, voir bibliographie générale) Comme la culture anglophone s intègre au vaste ensemble de la culture occidentale, il est parfois nécessaire de rafraîchir sa culture générale au sens large pour être plus à l aise lors de l année de préparation, lorsqu il s agira d aborder les penseurs anglophones. On pourra tenter : Francis Collet, Histoire des idées de l Antiquité à nos jours. Précis de culture générale (Ellipses, 2008). Enfin, la Bibliothèque et le Centre de Ressources de Charles V disposent d un fonds important d ouvrages utiles, notamment dans les domaines de la peinture et de la photographie : n hésitez pas à les consulter régulièrement, non pas tant pour accumuler des connaissances sur tel ou tel artiste ou mouvement (même si c est toujours utile), que pour vous exercer à la technique du commentaire de document iconographique. Conclusion : Se préparer à cette épreuve peut être une occasion agréable de (re)découvrir certains aspects de la culture anglophone, sachez en profiter pour faire feu de tout bois : lectures, musées, voyages, films, tout peut vous être utile. La culture générale relève davantage d un comportement, d une attitude intellectuelle que du bachotage ; c est faire preuve de curiosité et d ouverture d esprit et non pas chercher à accumuler mécaniquement des connaissances. Mais une fois encore, pour cette épreuve comme pour les autres, rien ne remplace l entraînement et la pratique : n hésitez pas à multiplier les mises en situation tout au long de l année, de manière à ne pas être pris au dépourvu le jour de l oral.
38 L ANGLAIS ORAL TOUS les préparateurs recommandent absolument de consacrer des efforts réguliers, sur toute l année, au travail de l oral. Il va de soi que les acquisitions en amont et des séjours en pays anglophones sont des prérequis. L année de préparation au concours est une ultime mise à niveau, indispensable pour être muni de réflexes sûrs et confiant en soi les jours J. Dans l évaluation, la qualité de l anglais oral occupe un quart de l ensemble de l oral : le candidat reçoit une note d oral à chacune des deux épreuves en anglais et la moyenne de ces notes est pourvue d un coefficient 2 (sur 8). N.B. Une note éliminatoire est possible, cela s est vu. Pour se préparer : 1-Peaufiner sa prononciation Un livre d exercices (ex. Ginesy, cf. la bibliographie) permet de remettre au point systématiquement son système vocalique, consonantique et accentuel. Ne faire qu un ou deux exercices à la fois à voix haute. Le(s) refaire pour faire travailler la bouche et surtout l oreille. 2-Lire presque chaque jour un petit passage à voix haute Excellente pratique, sécurisante et rentable à condition de la PRÉPARER : - marquer au crayon les pauses et suspensions (l anglais étant plutôt avare de ponctuation) - vérifier la prononciation (accentuation comprise) des mots vaguement ou mal connus (utile aussi pour l épreuve dite de phonologie ) - dix lignes plusieurs fois valent fois mieux que deux pages d affilée - travailler à obtenir une mélodie descendante là où le français favoriserait une montée et varier les hauteurs de voix (écouter de l anglais, radio ou autre) 3-Rafraîchir sa grammaire Reprenez vos livres d exercices grammaticaux: à haute voix (à terme c est l oreille qui sera votre correcteur), faites quelques exercices à la fois. Le but est d entendre ses impairs grammaticaux, et donc de les corriger. 4-Enrichir et diversifier son lexique Bavardez et discutez avec tous les anglophones qui vous tombent sous la main. Consultez les ouvrages critiques (cf. bibliographie) ou des livrets de vocabulaire, pour pister les items utiles et incluez ces termes dans de très brèves phrases (toujours à voix haute) : ces expressions deviendront votre propriété et seront disponibles sans tâtonnements.
39 5-Argumenter On peut se préparer des formulations à soi pour exprimer les relations logiques (addition d arguments, opposition, cause, but, etc.), pour introduire des citations ou des gloses ( It is said in the text à éviter à tout prix), pour décrire un document iconographique ou la forme d un texte ( we have à dose homéopathique seulement), entre autres suggestions. Mettre en scène ces formulations en faisant presque chaque jour quelques phrases de description ou de discussion qui s enchaînent en un petit tout. PREPARER UN ORAL (TIMING, NOTES, ENTRETIEN) Quelque soit l'option choisie, les épreuves d'oral sont suivi d'un entretien avec le jury, dont l'importance ne doit pas être négligée par le candidat. Les textes officiels précisent la durée de cet entretien : Epreuve à option : Commentaire : 30 minutes d'exposé maximum, 15 minutes d'entretien maximum (en anglais) Leçon : 30 minutes d'exposé maximum, 15 minutes d'entretien maximum (en français) Epreuve de traduction : la traduction dictée est suivie d'un entretien avec le jury. Longueur non précisée. Epreuve de synthèse : 20 minutes d'exposé maximum, 25 minutes d'entretien maximum (en anglais) L'entretien est un moment important de l'épreuve. Il doit permettre au candidat de préciser certains points de son exposé, de considérer des aspects du texte où du sujet qui n'ont pas été abordés dans l'exposé, de corriger d'éventuelles erreurs de lecture ou d'interprétation, et à partir de là, de corriger le cours de son exposé ou d'élargir son propos. Le jury attend de l'entretien qu'il aide le candidat à éclaircir, corriger et enrichir son propos. Un entretien abordé avec ouverture, concentration, et dans un esprit de communication, offre au candidat la possibilité d'améliorer sa performance durant l'exposé. En revanche, un candidat qui tend à camper sur ses positions, qui répète son propos sans chercher à comprendre les questions du jury, où qui au contraire modifie sans discernement son propos par souci de plaire au jury, risque de se pénaliser pour la notation finale. Les questions du jury sont en général de trois types : questions de clarification ou de correction portant sur le détail du/des documents commentés questions de reprise portant sur des parties de l'exposé questions de reprise et d'amplification portant sur l'exposé en général Un bon entretien permet au jury de passer d'un type de question à l'autre et au candidat de corriger ou d'enrichir l'ensemble de sa performance. Un entretien plus laborieux, s'il met à jour des problèmes de compréhension des documents ou confirme les erreurs commises par le candidat, en restera à un ou deux types de questionnement. Attention cependant : les questions posées par le jury ne précisent pas la nature de la question et ne vous orientera pas vers la correction ou la précision. Le jury se doit de rester neutre, de ne pas influer sur l'interprétation du candidat. Il vous demandera d'expliquer votre propos, de reprendre un argument développé, il pourra éventuellement mettre en lumière des incohérences ou des
40 contradictions dans votre exposé. C'est au candidat de considérer, en prenant le temps de la réflexion, si son propos semble corroboré par le document sur lequel il a travaillé, si son propos repris par le jury semble clair. La question posée indique simplement qu'il y a quelque chose à reprendre, sans en préciser la nature. Les qualités d'un bon entretien Présentation : - une langue bien tenue, dans la continuité de l'exposé. Que l'entretien se fasse en français ou en anglais, la qualité de la langue doit faire l'objet de toutes les attentions : pas de chute de registre, syntaxe claire et correcte, vocabulaire riche et varié un débit clair, continu, une voix posée, audible une volonté de communication : regarder le jury, prendre le temps d'écouter les questions, de réfléchir, chercher à convaincre sans agressivité Contenu : - écouter les questions, qui ne sont pas faites pour vous piéger mais pour vous permettre de reprendre, corriger, préciser, votre propos. Ne pas camper sur ses positions, ne pas arguer que vous avez déjà traité le point sur lequel on vous interroge, ne pas mettre en cause les capacités d'écoute et de compréhension du jury. Si on vous demande des précisions, c'est en général qu'elles sont nécessaires. Ne pas non plus vous contredire à tout bout de champ, modifier et reprendre tout ce que vous avez dit, sous prétexte qu'on attire votre attention sur tel ou tel point, ce qui indique un manque d'assurance dans votre interprétation. Prendre le temps de réfléchir aux questions, afin de jauger le type de clarification nécessaire qui vous est demandé. - savoir dépasser l'erreur : s'être trompé sur un point de détail ou sur une portion du/des document(s) proposés est ennuyeux, mais ne doit pas paralyser le candidat qui prend conscience de son erreur. L'entretien doit lui permettre de faire les corrections nécessaires, à condition de prendre le temps nécessaire pour modifier votre lecture et reprendre certains points de votre présentation initiale. Il faut alors développer votre propos, ne pas s'en tenir à une réponse sèche. En tout état de cause, l'entretien se prépare durant l'année. Il faut absolument participer à des mini-jurys afin de se former à l'entretien, dont l'influence sur la note finale est loin d'être négligeable. Il s'agit d'un moment crucial, souvent appréhendé par les candidats fatigués par la longueur et le stress de la préparation. Sans une bonne habitude de l'exercice, il peut s'avérer pénalisant. Le stress, la fatigue, l'appréhension, seront d'autant mieux surmontés par un candidat qu'il en aura pris l'habitude durant l'année.
41 UNE BIBLIOGRAPHIE GENERALE I. QUESTIONS DE LITTERATURE * de la Grande-Bretagne : GRELLET, F. et VALENTIN, M.-H., An Introduction to English Literature, Paris : Hachette, LAROQUE F., MORVAN A., REGARD F. Histoire de la littérature anglaise PUF, Regard, Frédéric, Histoire de la littérature anglaise, Paris : PUF, * des Etats-Unis : HART, James D. (ed.), The Concise Oxford Companion to American Literature, Oxford/Oxford Univ. Press, RULAND, Richard and BRADBURY, Malcolm, From Puritanism to Postmodernism, Penguin, *du monde anglophone : COUSSY, Denise et Evelyne Labbé, Les Littératures de langue anglaise depuis 1945: Grande- Bretagne, Etats-Unis, Commonwealth, Paris : Nathan, GRELLET, Françoise, Anthologie des littératures du monde anglophone, Paris : Hachette, POUVELLE, Jean et Jean-Pierre Demarche (ed.), Guide des littératures d'irlande & du Commonwealth des origines à nos jours, Paris : Ellipses, Analyse de genres * Roman Niveau élémentaire : HAWTHORN, Jeremy, Studying the Novel, Londres : Hodder Arnold, Niveau 2 : RIMON-KENAN S.Narrative fiction, Contemporary Poetics, London: Methuen, 'New Accents', GENETTE G. Figures III, Paris: Seuil, coll Points * Poésie Niveau 1 : FURNISS T. & BATH Michael Reading Poetry An Introduction London : Prentice HALL & HARVESTER Wheatsheaf 1996 LENNARD John The Poetry Handbook Oxford:OUP 1996 Dictionnaires spécialisés : MYERS J. & M. SIMMS. (eds) The Longman Dictionary of Poetic Terms 1989 PREMINGER A. & BROGAN T.V.F. (eds) The New Princeton Encyclopaedia of Poetry and Poetics, Princeton: Princeton University Press, 1993.
42 Théâtre (Shakespeare) Niveau 1 : LAROQUE, F., Shakespeare, comme il vous plaira, Paris : Gallimard, (Coll. Découvertes ), Niveau 2: WELLS, S., ed., Cambridge Companion to Shakespeare Studies, new ed., Cambridge : Cambridge University Press, Critique générale : Niveau 1: RYNGAERT, J-P., Introduction à l analyse du théâtre, Paris : Bordas, Niveau 2: ELANI K. The Semiotics of Theatre and Drama London & New York: Routledge, 'New Accents', Terminologie et méthode critique : GRELLET, Françoise, A Handbook of Literary Terms, Paris: Hachette, HUGUES, T. & PATIN, C. L'analyse textuelle en anglais, Paris: Dunod, TAANE Eric : L Explication de texte : méthodes et pratique Paris : Hachette U, II. QUESTIONS DE CIVILISATION Histoire de la Grande-Bretagne BLACK, J. A History of the British Isles. London: Palgrave Macmillan, 2002 (2nd revised ed.) MORGAN, K. ed. The Oxford Illustrated History of Britain. Oxford: OUP, 2009 (new ed.) Histoire des Etats-Unis Eric FONER, The History of American Freedom, New York, Norton, 2000 Denis LACORNE (dir.), Les Etats-Unis, Paris, Fayard-Ceri, 2006 Thème III. EXERCICES DE TRADUCTION (VERSION / THÈME) CHUQUET, H., Pratique de la traduction, Ophrys (1990). Recueil de thèmes et de versions traduits et commentés (lire attentivement les analyses préliminaires ). DUBOS, U., L explication grammaticale du thème anglais, Paris : Nathan, 1990.
43 Dictionnaires *bilingue : Robert-Collins Senior *unilingue : Collins COBUILD English Language Dictionary (1987). BIBLIOTHEQUES, LIBRAIRIES, MEDIATHEQUES... *B.P.I. Beaubourg. Centre Pompidou. 1, rue Beaubourg Lundi au vendredi de 12h00 à 22h00 ; Samedi et dimanche de 11h00 à 22h00. Fermé le mardi. *Bibliothèque Sainte Geneviève. 10 place du Panthéon Paris Lundi au vendredi de 9h00à 19h00 sauf jeudi de 11h00 à 19h00. Samedi de 9h00 à 18h00 (1er juillet - 15 septembre : LU-SA, 13-19). *Bibliothèque Interuniversitaire de la Sorbonne 13, rue de la Sorbonne Paris samedi de 9h00 à 19h00 sauf jeudi 11h à 19h et samedi 9h à 18h Lundi au *Bibliothèque Nationale de France 11, quai François Mauriac, Paris (M Quai de la gare) et lundi au samedi 10h00 à 19h00 dimanche 12h00 à 18h00 (sauf jours fériés) *American Library in Paris. 10, rue du Général Camou Paris (M Ecole militaire ou Alma Marceau) mardi au samedi 10h00 à 19h00 consultation payante Bibliothèque des Grands Moulins 59, quai Panhard et Levassor Adresse postale : Bibliothèque des Grands Moulins Université Paris Diderot Paris 7 Bâtiments Grands Moulins Case courrier Paris Cedex 13
44 PROGRAMME 2015 Écrit : tronc commun I - Littérature 1. William Shakespeare. Love s Labour s Lost [1598]. William Carroll, ed. Cambridge : Cambridge University Press (The New Cambridge Shakespeare), Frances Burney. Evelina or the History of a Young Lady s Entrance into the World [1778]. Edward A. Bloom, ed. ; with an introduction and notes by Vivien Jones. Oxford : Oxford University Press (Oxford World s Classics), 2008 (2002). 3. Oscar Wilde. The Importance of Being Earnest [1895]. Michael Patrick Gillespie, ed. New York : W.W. Norton Critical Edition, Edith Wharton. The House of Mirth [1905]. Elizabeth Ammons, ed. New York : W.W. Norton Critical Edition, 1990, et le film de Terence Davies. The House of Mirth, H.D. (Hilda Doolittle). Trilogy [ , O.U.P.]. Aliki Barnstone, ed. New York : New Directions, 1998 (1973). N.B. Mêmes éditions pour l écrit et l oral. II - Civilisation 1- La Grande Famine en Irlande ( ) L événement qui retient sans doute le plus l attention dans l histoire irlandaise est la Grande Famine, qui commence en 1845, s étend à toute l île l année suivante, et s installe jusqu en 1849, réduisant à quelque six millions en 1851 une population estimée à plus de huit millions en 1845, en raison de la mortalité et de l émigration. Il conviendra d aborder cette question en ayant conscience des enjeux interprétatifs et historiographiques. L ampleur du phénomène le rend impossible à quantifier précisément, ce qui a longtemps suscité et entretenu une querelle de chiffres : l historiographie nationaliste de la Famine a opté pour une estimation haute, tandis que des lectures qualifiées de révisionnistes ont longtemps tendu à minorer la mortalité de la Famine. Au moment des faits, les contemporains ont divergé dans leurs interprétations. Certains ont pu y voir la conséquence logique de l incurie d un peuple paresseux ou rebelle, voire une sanction divine à l encontre d une population majoritairement catholique. Inversement, d autres y ont lu l échec manifeste de l Union de 1801 entre la Grande-Bretagne et l Irlande, allant parfois jusqu à y voir un dessein caché de la part du gouvernement britannique, qui aurait délibérément laissé mourir la population irlandaise, afin de laisser s effectuer d elle-même une réforme agraire de grande ampleur et pour se débarrasser des tensions économiques et politiques qui caractérisaient alors l Irlande. Cette dimension de la question ne doit cependant pas se substituer à la question elle-même. Elle doit toutefois être envisagée et posée de prime abord, afin de permettre une meilleure approche des sources et documents et de permettre la compréhension de la signification de cet épisode dans l histoire du Royaume-Uni, dans l histoire irlandaise, et dans l histoire des relations entre l Irlande et la Grande-Bretagne.
45 On s interrogera sur les conditions de la survenue de cet événement : une forte croissance démographique, un faible développement industriel qui maintient la population sur la terre, un mode d exploitation des terres et un système de sous-location ayant abouti à ce qu au moins un tiers de la population soit exclusivement dépendant de sa récolte de pommes de terre de l année. On observera aussi le dispositif existant pour tenter de pallier la pauvreté endémique, et la vulnérabilité de la population : la loi sur les Pauvres de 1838, qui, s inspirant de la loi anglaise sur les Pauvres de 1834, appliqua à l Irlande le système des workhouses, et s avéra remarquablement inefficace lors de la Famine. L étude des réactions officielles britanniques mettra en évidence des changements politiques, ainsi que des changements ou continuités de paradigme. La transition vers le libre-échange économique est en cours ; les préoccupations humanitaires et sanitaires vont parfois à l encontre du laissez faire dominant l approche des questions sociales ; enfin, dans l approche des questions irlandaises, la classe politique continue d osciller entre l adoption de mesures spécifiques, et la certitude que les diverses crises seraient résolues in fine par la poursuite de l assimilation législative. Peel, le Premier ministre au début des événements, connaissait bien l Irlande ; il fit rapidement adopter un programme de travaux publics financés par le Trésor, un contrôle des prix des céréales, et la vente à bas coût ou la distribution de farine de maïs. En pleine abrogation des lois sur le Blé à Westminster, il n était pas envisageable d aller plus loin ; et si le gouvernement whig qui suivit la chute politique de Peel renforça ces dispositifs, cela fut insuffisant pour enrayer la famine, et surtout son cortège de pathologies associées, qui tuèrent davantage que la faim elle-même. Les soupes populaires, mises en place en février 1847, furent abandonnées à l automne, tandis que le principe de l aide au sein des workhouses était réaffirmé. Il ne fut pas davantage envisagé de prendre des mesures qui auraient interféré avec les lois du marché ou avec les droits des propriétaires, et la vente de bovins irlandais en Angleterre, ainsi que les expulsions de paysans incapables de s acquitter de leur fermage, continuèrent d attiser le ressentiment populaire, contre l Angleterre et contre les propriétaires anglo-irlandais. Sur le terrain, les aides les plus efficaces provinrent de sources caritatives ou philanthropiques, dont on abordera le dynamisme et la contribution. Si l aide apportée par les Quakers fut unanimement saluée, il y eut aussi des initiatives ouvertement prosélytes, qui contribuèrent à renforcer des animosités socio-religieuses déjà vivaces. La population britannique, informée, contribua de manière significative, via des dons à des sociétés caritatives ou philanthropiques. Néanmoins, cet élan initial fut freiné par la persistance du phénomène, ainsi que par des événements qui purent être interprétés comme des manifestations d ingratitude : l élection de trente-six députés (sur les cent membres de la représentation irlandaise à la Chambre des Communes) en faveur de l abrogation de l Union lors des élections de 1847, et le soulèvement manqué, mené par William Smith O Brien à l été Ces deux événements fourniront un éclairage sur ce qui, à cette période, subsiste du cadre antérieur de la contestation politique en Irlande : le nationalisme constitutionnel d une part, et le nationalisme culturel d inspiration révolutionnaire et romantique d autre part. Il faudra enfin envisager les conséquences de la Famine. Si les années furent des années de retour à la normale pour la production de la pomme de terre, et de consolidation de l état de santé de la population restante, elles font apparaître un pays profondément transformé. En premier lieu, une restructuration des terres agricoles a été opérée de facto, par l élimination des paysans les plus vulnérables ; beaucoup de propriétaires fonciers en ressortent toutefois économiquement affaiblis. L impact est également très net sur la démographie : la surmortalité et la sous-natalité liées à la famine, les
46 nouveaux comportements induits par le caractère traumatique de l événement, ainsi que l émigration, ont cassé et inversé très durablement la courbe démographique en Irlande. Il existait un flux migratoire antérieur ; celui-ci s est intensifié fortement pendant la Famine, tout en changeant de nature, évoluant très vite vers une émigration massive et paupérisée, transportée à bord de coffin ships, devenus tristement célèbres. Ce nouveau schéma allait perdurer durant des décennies. Il ne s agira pas ici d étudier la diaspora irlandaise, mais de regarder succinctement les flux migratoires dans la durée, en volume et en zones principales de destination. Dans les décennies suivantes, chez la population qui demeure, on observe un recul de l âge du mariage accompagné logiquement d une baisse de la natalité, ainsi que, au sein de la majorité catholique, d une hausse perceptible de l entrée dans les ordres séculiers ou réguliers. Ici encore, il ne s agira pas de s engager dans une étude approfondie des comportements démographiques, mais de pouvoir cerner les contours de la nouvelle société irlandaise qui se met en place après la Famine, en réponse à celle-ci, et durablement. 2 Les années Roosevelt aux Etats-Unis ( ) La période qui a le plus façonné les Etats-Unis contemporains est sans aucun doute la présidence de Franklin Delano Roosevelt. Les changements considérables qui affectèrent alors le pays s articulent autour de deux grands axes chronologiques et problématiques : le New Deal pendant les années trente et le Home Front pendant la Seconde Guerre mondiale. Il conviendra d abord d analyser la nature et la signification historique du New Deal. On verra comment Roosevelt, dès 1932 et sa promesse d utiliser l Etat fédéral pour construire un nouvel «ordre économique constitutionnel», posa les premiers jalons d une ambitieuse reconstruction idéologique qui aboutit à la création du libéralisme américain moderne et à la redéfinition historique du contrat social aux Etats-Unis. Cette mutation idéologique sous-tendra l étude des nouveaux instruments politiques, économiques, sociaux et bureaucratiques que Roosevelt mit en place afin de garantir aux Américains un niveau minimal de sécurité par rapport aux risques inhérents à l économie de marché, comme l illustrent les deux grands moments d intense activité législative des années Roosevelt : les Cent Jours de 1933 et le Second New Deal de La transformation de l Etat en contre-pouvoir par rapport à la puissance économique privée étant alors inédite dans l histoire des Etats-Unis, il faudra examiner avec attention comment Roosevelt sut développer un argumentaire précis pour prouver la compatibilité de ses innovations idéologiques avec la tradition constitutionnelle américaine argumentaire qui conduisit à une complète redéfinition des concepts de «liberté» et de «droits» aux Etats-Unis, avec des conséquences sociales et politiques à très long terme dans l histoire du pays. A cette évolution idéologique correspondent logiquement des transformations politiques et institutionnelles profondes. Les élections de 1932 et de 1936 sont considérées comme des élections de réalignement qui aboutirent à un nouveau système de partis et donnèrent naissance à une nouvelle coalition électorale démocrate. En ce sens, les années Roosevelt doivent être comprises comme l arrivée marquée et durable de l Amérique urbaine, immigrée, industrielle et syndicale dans le jeu politique national, mais aussi comme un tournant historique de restructuration du pouvoir local (avec notamment le remplacement progressif des machines urbaines tenues par les partis politiques par les agences fédérales en charge de l Etat-providence naissant). On verra également que les valeurs libérales de Roosevelt impliquaient une reconfiguration institutionnelle profonde, les responsabilités sociales et économiques de l Etat nécessitant en effet un renforcement du gouvernement fédéral, et plus exactement de sa branche
47 exécutive. Ce sujet s intéressera donc aux dimensions autant administratives (Executive Reorganization Act, réforme de la fonction publique) que rhétoriques (nouvelles stratégies de communication, utilisation stratégique de la radio) de ce processus de concentration du pouvoir dans les mains de l Etat fédéral et de naissance de la présidence moderne. La réflexion devra également prendre en compte les divers mouvements de résistance déclenchés par ces réformes de grande envergure. Roosevelt rencontra ainsi l hostilité d une partie de l opinion (venue aussi bien de la gauche que de la droite), ainsi que celle de la Cour Suprême (d où son célèbre Court- Packing Plan) et du Congrès. L analyse des relations très tendues entre Roosevelt et les barons sudistes du Sénat permettra de mettre en lumière le rapport de force complexe entre l exécutif, le législatif et le Parti démocrate, qui perdura tout au long des années Roosevelt. On élargira ces perspectives par un examen approfondi de l impact concret de la présidence Roosevelt sur la population américaine. On pourra par exemple aborder la question raciale : comment Roosevelt a-t-il géré les problèmes socio-économiques très spécifiques du Sud et la question de la ségrégation? Si Roosevelt n a pu impulser aucune avancée significative sur la question des droits civiques, les programmes du New Deal ont néanmoins énormément apporté à la communauté africaine-américaine sur le plan social, d où le basculement historique de l électorat noir vers le Parti démocrate à partir de Il faudra aussi prêter une attention particulière au fait que les années Roosevelt furent celles d une visibilité sans précédent des femmes américaines dans la vie politique et intellectuelle du pays, et d une respectabilité nouvelle accordée par le pouvoir politique au monde artistique alors en pleine effervescence. En se penchant sur la nouvelle relation qui se développa alors entre les citoyens et l Etat, on pourra montrer comment les années Roosevelt ont transformé la vie quotidienne de millions d Américains, en particulier ceux qui vivaient jusque-là à la marge sociale, raciale ou politique du système. Un débat historiographique vivace existe sur le bilan du New Deal, qu il sera également nécessaire de prendre en considération : quel était le degré de cohérence idéologique des réformes rooseveltiennes? Pourquoi certains des programmes phares du New Deal ont-ils échoué? Le New Deal était-il au bout du compte trop timide ou trop excessif sur le plan idéologique? Le second pan thématique porté par ce sujet, l étude du Home Front pendant la Seconde Guerre mondiale, apportera des réponses précieuses à ces questionnements (N.B. : l éclairage sur la politique intérieure exclut les dimensions internationales, diplomatiques, militaires ou stratégiques des années de guerre). On verra ainsi : comment, loin de mettre un terme à la dynamique rooseveltienne, les années de guerre ont au contraire permis la poursuite, voire l amplification, des bouleversements apparus aux Etats-Unis dans les années trente. La guerre ne fit que renforcer la détermination de Roosevelt d utiliser l Etat fédéral pour garantir la sécurité socio-économique des Américains (défense des Quatre Libertés, promesse de donner au pays un Economic Bill of Rights, GI Bill, etc.) ; comment le partenariat entre les agences fédérales et le secteur privé pour adapter la machine industrielle américaine à une économie de guerre permit à l Etat administratif né pendant le New Deal de s affirmer définitivement comme un modèle institutionnel sur lequel l on n allait plus revenir ; comment le souci constant de Roosevelt de voir l effort de guerre piloté par l Etat fédéral, ainsi que les grandes réformes fiscales nécessaires pour financer la guerre, confirmèrent le rôle désormais central de Washington dans la vie économique du pays ; comment les tensions politiques qui avaient marqué le New Deal s aggravèrent pendant la guerre, essentiellement à cause de la persistance des luttes intestines au sein du Parti démocrate.
48 Enfin, il sera capital de prendre en compte les répercussions de la mobilisation militaire sur la société civile américaine, tant sur les plans économique (retour à la prospérité et à la consommation de masse), que politique et culturel (participation massive des femmes à l effort de guerre, poids de l expérience militaire dans la formation de l identité de millions de soldats de la Greatest Generation, influence dans la culture populaire de la propagande gouvernementale sur la justification de la guerre), mais aussi démographique (début du baby boom, poursuite de l exode rural et des grands mouvements de migrations intérieures vers l Ouest et les grandes villes du Nord) et ethnique (internement des Japonais-Américains, recrudescence de l activisme noir pour dénoncer la ségrégation dans l armée, etc.). III - Linguistique A - Phonologie Bibliographie : D. Jones (P. Roach, J. Setter & J. Hartman, eds.). English Pronouncing Dictionary. Cambridge : Cambridge University Press, 2006, 27e édition. J.C. Wells. Longman Pronunciation Dictionary. Londres : Longman, 2008, 3e édition. B - Grammaire Les questions ne s appuient pas sur un programme. Oral I - Épreuves à option Le programme des options A et B est constitué par le programme des épreuves d admissibilité auquel s ajoute, pour chaque candidat, le programme ci-dessous correspondant à l option A ou B, qu il a choisie au moment de l inscription : A Littérature 1. Alice Munro. Dance of the Happy Shades [1968]. London : Vintage, Textes médiévaux : 1. The Middle English Breton Lays. Ed. Anne Laskaya and Eve Salisbury. TEAMS Middle English Texts. Kalamazoo (Mich.) : Western Michigan University, Lais qui seront pris dans ce recueil et étudiés : Sir Orfeo ; Lay Le Freine ; Sir Degaré ; Sir Launfal. 2. The Franklin s Prologue and Tale. Geoffrey Chaucer. A.C. Spearing, ed. Cambridge : Cambridge University Press, 1994 (2e édition). B Civilisation Frederick Law Olmsted ( ) et le park movement américain Frederick Law Olmsted est surtout connu aujourd hui comme l architecte de Central Park et, à ce titre, comme le père du paysagisme américain. Il s agira d aller au-delà de cette approche nécessairement réductrice de son œuvre et d analyser les dimensions sociale, politique,
49 économique et esthétique du park movement qui s est développé sous son impulsion dans la seconde moitié du XIXe siècle. Paysagiste, Olmsted était aussi journaliste, penseur politique, réformateur social et gestionnaire de domaine. C est la complexité et l extrême richesse de cette pensée, sa profonde cohérence interne, et les modalités de sa mise en œuvre dans le cadre de réalisations concrètes qui seront étudiées. Olmsted fut notamment l ingénieur en chef de Central Park, apportant ainsi une contribution majeure à la diffusion des parcs publics dans les principales villes américaines. Il fut quelques années plus tard le premier commissaire du Parc public de Yosemite (Californie) et formula les principes de base de la préservation des espaces naturels, qui devaient aboutir à la création du système des parcs nationaux. Il travailla à la réhabilitation du site des Chutes du Niagara, étendant ainsi ces principes au premier parc international, cogéré par deux Etats. Sa participation avec Gifford Pinchot à la création du domaine de Biltmore (Caroline du Nord) servit de prélude à la fondation des forêts nationales et à l adoption de la philosophie de la conservation. A Berkeley (Californie), il mit en évidence l importance d un environnement paysager pour suivre une formation universitaire dans le cadre d un campus arboré ; à Riverside (Illinois) il posa les principes, encore observés de nos jours, de l organisation spatiale et sociale d une communauté de banlieue et à Chicago en 1893, il conçut l environnement dans lequel devait être célébré le triomphe de l Amérique industrielle à l occasion de l Exposition universelle (World s Columbian Exposition). On s attachera à faire émerger et à analyser les fils conducteurs qui donnent toute sa cohérence à cette carrière très variée, en se référant notamment aux nombreux textes (articles, ouvrages publiés ou non, rapports) dont Olmsted fut l auteur et dans lesquels la dimension politique et sociale de sa pensée se déploie avec force. On peut citer, entre autres, Walks and Talks of an American Farmer in England (1852), sorte de bilan intellectuel de son voyage au Royaume-Uni et plaidoyer pour la philosophie sociale britannique inspirée de Jeremy Bentham et Stuart Mill, The Cotton Kingdom (1853), compilation d articles dans lesquels il expose l idée très moderne d une interaction entre l homme en tant que citoyen et son milieu naturel, justifiant la mise en œuvre d une politique de l habitat au sens large, ou encore son Preliminary Report (1865) sur la gestion du nouveau parc public de Yosemite et le respect des équilibres naturels locaux dans la mise en œuvre d une esthétique originale. Le patriotisme qui porta Olmsted à vouer sa carrière à l intérêt de la nation fournit un autre fil conducteur permettant de relier toutes ses réalisations. Olmsted, homme du nationalisme culturel, apporta sa contribution à l élaboration d une culture nationale unique capable de rassembler les différents groupes sociaux d un pays en forte expansion démographique. C est à cette lumière que l on pourra analyser le sens de son attachement à l agrarianisme jeffersonien dans un contexte marqué par l urbanisation et l industrialisation. Son œuvre s interprète aussi comme une tentative de réconciliation de l agriculture et du progrès : la réalisation de sa ferme modèle sur Staten Island, au large de Manhattan, répondait à la volonté d inventer une forme d agronomie scientifique compatible avec les exigences nouvelles de son époque, et susceptible de remettre le farmer au centre de la société américaine. Cette question invite à replacer l intérêt d Olmsted pour les parcs publics dans la continuité de ses travaux et réflexions. Bien que très sensible à la préservation de l idéal d une société agraire, Olmsted était soucieux d accompagner les Etats-Unis sur la voie inévitable, selon lui, de l urbanisation, et ce pragmatisme, qui est au cœur du park movement, n en demeure pas moins l une de ses plus grandes ambiguïtés : sa vision parfois presque monstrueuse de la cité doit être
50 nuancée par le sentiment de fierté qui allait accompagner la réalisation du parc. Négation de la ville, le parc en était aussi la vitrine, le lieu où tout ce qu elle avait de talent allait se rassembler pour créer une œuvre durable et monumentale. Le park movement allait ainsi permettre d investir un nouvel espace, mental celui-ci, entre rejet et orgueil, désir de fuite et fascination, regret du monde agraire et résignation au monde urbain ; l antidote à la ville en était donc aussi son plus beau produit. C - Linguistique 1. Commentaire de texte : épreuve hors programme Dans son commentaire, le candidat devra traiter un sujet choisi par le jury et il pourra aussi, s il le souhaite, consacrer une partie de son exposé à tout phénomène linguistique représenté dans le texte. 2. Leçon Dans le cadre du programme ci-dessous, il est demandé au candidat de répondre à une question d ordre théorique ou de discuter une ou plusieurs affirmations de linguistes tout en illustrant son argumentation à l aide d exemples tirés d un corpus d anglais contemporain qui lui sera fourni lors de la remise du sujet. Des connaissances théoriques sont attendues. L expression du degré.
51 I Littérature Shakespeare s Love s Labour s Lost Laetitia Coussement Bureau 832 Ladan Niayesh Bureau 847 [email protected] [email protected] L édition de la pièce recommandée pour le concours est celle de William C. Carroll, Love s Labour s Lost, The New Cambridge Shakespeare, Cambridge University Press, Love s Labour s Lost est une comédie de jeunesse de Shakespeare, publiée en 1598 mais probablement écrite plus tôt. Ainsi que le souligne William C. Carroll, les cinq impressions de la pièce entre 1598 et 1632 et les emprunts à Love s Labour s Lost que l on retrouve dans divers textes de la fin du 16 e siècle (ouvrages de lieux communs, recueils de poèmes), témoignent de son succès dans les cercles littéraires de l époque. Le style peut aujourd hui apparaître obscur, démodé, ampoulé, mais il ne faut pas s arrêter à ces difficultés. En effet, la pièce est un feu d artifice verbal pour qui s attache à élucider les jeux de mots (souvent grivois), les parodies de divers styles en vogue à l époque de Shakespeare : pétrarquisme, euphuisme, «inkhornism» ou affectation. C est à une entreprise de déstabilisation du language que se livre le dramaturge. Il faudra donc s entraîner à une étude très précise de la langue, sans hésiter à avoir recours à une traduction (comme celle de Jean-Michel Déprats pour la Pléiade), si certains passages semblent trop hermétiques. Comme à son habitude, Shakespeare joue avec les conventions littéraires et dramatiques qu il utilise et subvertit tout à la fois. Ainsi il conviendra de s interroger sur la structure et le genre de cette comédie qui ne se conclut pas comme elle devrait : «Our wooing doth not end like an old play : / Jack hath not Jill.» (V ) Dans cette comédie de jeunesse est déjà présente la réflexion sur la métathéâtralité (en particulier dans la scène 3 de l acte IV, durant le Masque et la performance des Neufs Preux), que l on retrouvera dans les pièces ultérieures. Il est recommandé aux étudiants de lire plusieurs fois la pièce avant la rentrée de septembre, crayon en main, afin d effectuer un travail de repérage sur la structure, les images, les motifs récurrents. Il est utile de s attarder sur l introduction extrêmement dense de William C. Carroll.
52 Voici une sélection d ouvrages et d articles : A-Sur le contexte élisabéthain et l œuvre de Shakespeare -Angel-Perez Elisabeth, Le Théâtre anglais, éditions Hachette, collection «les fondamentaux», Bryson Bill, Shakespeare, Londres, Harper, Laroque François, Shakespeare, comme il vous plaira, Paris, Gallimard, B-Sur Love s Labour s Lost en particulier -Breitenberg Mark, «The Anatomy of Masculine Desire in Love's Labor's Lost», Shakespeare Quarterly, vol. 43, Winter Calderwood James L, «Love's Labour's Lost: A Wantoning with Words» Studies in English Literature, , vol. 5, Elizabethan and Jacobean Drama, Spring, Carroll William C, The Great Feast of Language in Love s Labour s Lost, Princeton, Princeton UP, Evans Malcolm, «Mercury Versus Apollo : A Reading of Love s Labor s Lost», Shakespeare Quarterly, vol. 26, Spring Goldstien Neal L, «Love's Labour's Lost and the Renaissance Vision of Love» Shakespeare Quarterly, vol. 25, Summer Parker Patricia, «Preposterous Events», Shakespeare Quarterly, vol. 43, Summer 1992.
53 Frances (Fanny) Burney, Evelina (publié anonymement en 1778) Jean-Marie Fournier Bureau 838 Frances (Fanny) Burney, Evelina (publié anonymement en 1778) L'édition au programme est celle d'edward A. Bloom, avec une introduction de Vivien Jones, publiée par Oxford World's Classics, Oxford, On pourra la compléter par l'éditon Bedford, éditée par Kristina Straub ainsi que par l'édition Norton sous la direction de Stuart J. Cooke. Evelina est un roman épistolaire, dans la tradition des romans de Samuel Richardson, en particulier de Pamela publié en 1740 à Londres, de La Nouvelle Héloïse de Rousseau (1761) et des Liaisons Dangereuses de Laclos (publié peu après Evelina, en 1782). Il se situe dans la tradition plus large de la littérature de la sensibilité, et de la "Comedy of Manners" qui s'attache avec esprit et un certain sens de la dérision à illustrer le comportement des classes moyennes et supérieures de la société de la Restauration. On pourra se reporter à Love's Labour's Lost et Much Ado About Nothing de Shakespeare, aux Précieuses ridicules de Molière ou, plus proches de Fanny Burney et écrites par un auteur qu'elle connaissait, à The School for Scandal (1777) de Sheridan. Il y a dans ce roman un mélange de théâtralité sophistiquée et de farce, de sentimentalisme et de dérision, de satire (et l'on peut songer aux gravures et tableaux de William Hogarth, en particulier à son cycle intitulé The Rake's Progress), de cruauté parfois (avec de saisissantes scènes de rare violence), de convention et d'audace qui le rendent tout à fait passionnant. Jane Austen, dont on lira avec profit un roman au moins (Pride and Prejudice) devait s'en inspirer. Comme elle, Fanny Burney s'attache à déconstruire les conventions sociales, celles surtout auxquelles sont soumises les femmes en ce dernier tiers du 18ème siècle. On pourra se reporter pour les premières lectures critiques au dossier de l'édition Norton, ainsi qu'au Cambridge Companion to Fanny Burney sous la direction de Peter Sabor, qui se trouve déjà à la Bibliothèque centrale de Paris Diderot. Bonnes lectures et bon été.
54 Oscar Wilde. The Importance of Being Earnest [1895]. Michael Patrick Gillespie, ed. New York : W.W. Norton Critical Edition, Carole Cambray [email protected] Bureau 844 Daniel Jean [email protected] Bureau 832 The Importance of being Earnest est peut-être le point d aboutissement de ce qu on appelle en anglais la «comedy of manners» : genre théâtral satirique animé par le fameux «esprit» anglais (l intraduisible «wit»). La pièce de Wilde est clairement ancrée dans cette tradition et il conviendra de l aborder dans un premier temps comme tel ; en insistant sur l efficacité de la mécanique théâtrale, en identifiant les topoi du genre (situations et personnages) et en apprenant à commenter le texte comme destiné à la scène, dans sa pleine dimension théâtrale. Mais, et ce serait presque une définition du génie, Wilde dépasse et subvertit ce modèle en amenant la comédie vers ce que le poète W.H. Auden a appellé un «opéra verbal», c est-à-dire un dispositif langagier qui met en scène par le biais d un trop-plein de parole, une forme d absence ou de béance ontologique d où surgit prémonitoirement - l absurde. Nous conseillons de visionner une ou plusieurs des nombreuses adaptations de la pièce (BBC ou film de 2002 avec Colin Firth par exemple), et de lire et/ou visionner d autres pièces de Wilde (plus particulièrement ses 3 autres comédies Lady Windermere's Fan, A Woman of No Importance, An Ideal Husband). On pourra aussi lire Le Théâtre anglais d Elisabeth Angel-Perez (Hachette, 1997) et éventuellement une biographie de Wilde (éditions Folio ou Aden, celle de Richard Ellmann est sans doute la meilleure mais est un peu longue pour un été d avant concours).
55 Edith WHARTON, The House of Mirth (1905) New York, Norton, 1990 Emmanuelle Delanoë-Brun Bureau 826 Michel Imbert Bureau 832 Le roman d Edith Wharton et son adaptation filmée par Terence Davies, au programme de l agrégation, doivent être traités conjointement pour l épreuve de la dissertation des deux concours ou pour la leçon orale d agrégation externe. Par conséquent, les cours assurés en alternance par Emmanuelle Delanoe-Brun et Michel Imbert ne traiteront pas séparément l œuvre romanesque d Edith Wharton et le film de Terence Davies mais les confronteront systématiquement, quel que soit le thème abordé, en entrecroisant l écriture romanesque et sa transposition filmée. Nous vous invitons dès maintenant à réfléchir méthodiquement sur un certain nombre de sujets énumérés ci-dessous (voir la rubrique «Pistes de réflexion») en fonction de ce double objectif. Il est utile de préciser toutefois que l épreuve orale de commentaire de texte porte exclusivement sur l œuvre de Whaton et n implique pas de comparaison approfondie du film de Terence Davies avec le texte original, ce qui n exclut pas des allusions ponctuelles si elles apportent un éclairage significatif. Bibliographie sommaire Nous vous recommandons avant tout de lire très attentivement le roman ainsi que les extraits d essais contemporains (de Thorstein Veblen et de Charlotte Perkins Gilman) inclus en annexe dans l édition Norton. Vous aurez tout intérêt à lire en priorité les trois ouvrages précédés d une astérisque qui proposent un parcours complet de l œuvre et de son adaptation filmée. Vous disposez ainsi de trois essais exhaustifs qui sont autant de perspectives précieuses sur les deux œuvres au programme. Les actes des journées d études qui ont eu lieu à l université de Lille et de Paris X ne figurent pas encore dans la bibliographie devraient être publiés à la rentrée. Nous vous recommandons également de vous familiariser avec d autres œuvres de Wharton comme The Age of Innocence ( ce roman a été adapté par Martin Scorcese) ainsi qu avec la trilogie de Terence Davies (Distant Voices, Still Lives ; The Long Day Closes ; The Neon Bible). Des extraits de ces œuvres sont accessibles sur internet. *Amfreville, Marc, Carol Singley et Zachary Baqué. Maison de deuil, maison de liesse. The House of Mirth d Edith Wharton. Editions Fahrenheit, 2013 Amfreville, Marc (ed.). Lectures d Edith Wharton, Presses Universitaires de Rennes, Hildenbrand, Karine et Sophie Mantrant. The House of Mirth. Chez les heureux du monde. Une esthétique de la diversion. L harmattan/cycnos, 2014.
56 *Perrin-Chenour, Marie-Claude et Gilles Chamerois. The House of Mirth. Edith Wharton. Terence Davies. Atlande, Singley, Carol (ed.) Edith Wharton s The House of Mirth : A Casebook. Oxford University Press, 2003 *Ullmo, Anne et Emmanuelle Delanoë-Brun. Anatomie d une illusion : The House of Mirth. Wharton, Davies. Lectures complémentaires Sur l ensemble de l œuvre de Wharton: Ullmo-Michel, Anne. Edith Wharton. Belin, 2001 Waid, Candace. Edith Wharton s Letters from the Underworld. Chapel Hill, University of North Carolina Press ( sur l ensemble de l oeuvre. Un chapitre est consacré à The House of Mirth) Sur le film de Terence Davies. Everett, Wendy. Terence Davies. Manchester University Press, Rousselet, Francis. Terence Davies, cinéaste de l intime. Aléas Sur la «technique» du cinéma : Jennifer VAN SIJLL, Les techniques narratives du cinéma, Eyrolles, (titre original : Cinematic Storytelling, Michael Wiese Productions, 2005) Un glossaire bilingue des termes-clés sera fourni à la rentrée. Pistes de réflexion Vous pouvez d ores et déjà réfléchir aux sujets suivants qui seront abordés par les deux enseignants. Les sujets de dissertation donnés à l écrit comportent soit un terme, soit deux. Le sujet peut également être une courte citation. L approche thématique et l analyse des caractéristiques formelles ne doivent pas être dissociées. Vous pouvez ainsi par avance vous exercer aux trois types de sujet et participer activement aux cours qui ne se veulent pas seulement magistraux mais interactifs. Portraits of a Lady : the image of the New Woman; novel pictures, from painting (tableaux vivants) to motion picture. Voicing/editing viewpoints. Shifts in perspective ; la question du regard et du point de vue. Interior voices and irony ; la question des voix narratives. Conspicuousness and interior life. The drama of life : Tragedy, Melodrama, and the play of chance. Frivolity and Necessity. Frames and the flow ; framing the plot and the process of transformation; cinematic frames in a fluid universe. Subjects, objects and the abject. Agents and props, reification, fetishism and the residuum ( the refuse heap ). Loss, Mourning and Negativity. Letters on screen : from blackmail to novel writing and its corresponding translation on screen.
57 H.D. (Hilda Doolittle). Trilogy [ , O.U.P.]. Aliki Barnstone, ed. New York : New Directions, 1998 (1973). Antoine Caze Bureau 826 [email protected] H.D. (Hilda Doolittle), Trilogy: The Walls Do Not Fall, Tribute to the Angels, The Flowering of the Rod. Introduction and Readers Notes by Aliki Barnstone. New York : New Directions, Il existe une édition antérieure du recueil, chez le même éditeur. Les poèmes sont exactement les mêmes et présentés de la même façon (même pagination). Il n y a pas de notes explicatives dans cette édition raison pour laquelle elle n a pas été choisie pour le programme d agrégation, et la préface diffère : elle est due à Norman Holmes Pearson, ami et exécuteur testamentaire de l auteur. Ce texte important sera distribué en cours. Ces trois recueils de poèmes, d abord publiés séparément par l auteur avant d être réunis sous le titre Trilogy, sont l une des œuvres phares de la poésie américaine moderniste, et doivent être abordés comme tels. Bien que relativement brève, cette œuvre ésotérique et ardue requiert une lecture approfondie en amont : la poésie nécessite de la lenteur, il faut s y reprendre à plusieurs fois, laisser le temps aux poèmes de «décanter» avant d en saisir tout le sens. C est d autant plus vrai ici que la richesse de l arrière-plan culturel est extrême : même si les notes de l éditeur placées en fin de volume aident à élucider un certain nombre de références plus ou moins cachées (notamment aux grandes religions, à l alchimie, au contexte historique ), il reste un long travail de déchiffrement à accomplir. Il est donc vivement conseillé de commencer la lecture de l œuvre très tôt dans l été, afin de ne pas être complètement perdu à la rentrée. Voici quelques axes de réflexions pour organiser votre lecture 1) Le contexte historique : écrits pendant la Seconde Guerre mondiale et explicitement liés au blitz londonien auquel à survécu l auteur, les poèmes sont un témoignage original sur la guerre, ses destructions et ses traumatismes. 2) La spiritualité et la religion : tout au long du recueil, H.D. tente de suggérer, sur un mode apocalyptique, l advenue d une rédemption religieuse. Celle-ci s appuie sur un syncrétisme spirituel et culturel très riche et original, incluant de nombreuses références aux religions antiques préchrétiennes (Grèce, Égypte en particulier). 3) La psychanalyse : H.D. fut l une des patientes de Freud à Vienne avant-guerre, et un large pan de son œuvre (et de sa vie) consiste à explorer les rouages de la psyché. Plus largement, elle s est intéressé à l occultisme et à l alchimie comme moyens d accès à la connaissance de soi : les poèmes en sont fortement marqués. 4) Le rôle de la poésie : les caractéristiques formelles des poèmes, très marquées, doivent être observées et étudiées avec attention. Tâchez de scander les vers, de repérer les architectures formelles, les procédés rhétoriques. H.D. fut l une des principales représentantes de l imagisme : documentez-vous sur ce mouvement littéraire ; attachezvous à l analyse des images et aux techniques de figuration dans le recueil.
58 Bibliographie critique succincte (une bibliographie plus complète est disponible ici H.D. Tribute to Freud. Introduction by Adam Phillips, Afterword by Norman Holmes Pearson. New York: New Directions, FRIEDMAN, Susan Stanford. Psyche Reborn : The Emergence of H.D. Bloomington : Indiana UP, 1981., and Rachel Blau DuPlessis, eds. Signets: Reading H.D. Madison: University of Wisconsin Press, GUEST, Barbara. Herself Defined : H.D. and Her World. Tucson : Schaffner Press, 2003 (reissue). First edition Doubleday, (Il s agit d une excellente biographie). MORRIS, Adalaide. How To Live/What To Do : H.D. s Cultural Poetics. Urbana & Chicago : U of Illinois P, NICHOLLS, Peter. Modernisms: A Literary Guide London: Palgrave Macmillan, 2009, second expanded edition. II Civilisation La grande Famine en Irlande ( ) Stéphanie Prévost Bureau 837 [email protected] Le cadrage de la question au programme, «La Grande Famine en Irlande» (en gaélique «An Gorta Mór»), met l accent sur l événement en lui-même, les réponses qu il a pu générer, ses conséquences, ainsi que les analyses qui ont pu en être données. L objectif est non seulement de mieux comprendre cet épisode, qui est aujourd hui reconnu comme l un des plus marquants sinon le plus marquant de l histoire irlandaise moderne et contemporaine, mais surtout de mieux appréhender son importance, par-delà l histoire irlandaise, dans l histoire britannique et pour les relations entre Irlande et Grande-Bretagne. En d autres termes, la question au programme nous invite à réfléchir sur ce qui fait de la Grande Famine un épisode durablement important historiquement, au-delà de son lien étroit avec l histoire de la diaspora irlandaise. Très tôt, l historiographie du phénomène se veut particulièrement clivée. En effet, l historiographie nationaliste a longtemps insisté sur le rôle de l Etat britannique, actif ou passif, dans l ampleur de la Grande Famine et cette potentielle requalification de la Grande Famine comme génocide s est donnée à voir au travers d au moins deux peintures murales belfastoises datant probablement de 1995 et intitulées «An Gorta Mór». A l inverse, l historiographie révisionniste a longtemps eu tendance à minorer l importance de cet événement. Plus
59 récemment, Christine Kinealy, directrice-fondatrice de l Ireland s Great Hunger Institute, a argué dans The Great Irish Famine: Impact, Ideology and Rebellion (2002, p. 4) que le processus de paix engagé dès 1994 dans le conflit nord-irlandais avait permis un réexamen de la Grande Famine et ce de manière un peu paradoxale, alors que le 150 ième anniversaire voyait se développer de très nombreuses commémorations, y compris dans la veine des peintures murales précitées. Les enjeux interprétatifs et mémoriels demeurent cruciaux, y compris dans la représentation artistique (au sens large) du phénomène, même s ils ne doivent pas en faire oublier sa réalité, centrale dans la question au programme. Au-delà de l enjeu des chiffres, il nous faudra analyser les différents moments de cette Grande Famine, entre le mois de septembre 1845, qui marque l arrivée d une nouvelle souche de mildiou de la pomme de terre (phytophthora infestans) en Irlande, et l année 1851, retenue ici comme bornage de fin, car année de recensement permettant de dresser un bilan comptable supposé des effets de la famine et des maladies qui ont prospéré à la suite de la malnutrition (choléra, typhus, etc.). La question de ce bornage sera également posée, puisque les dates de 1847, 1849, 1850 et 1852 sont également fréquemment évoquées, selon l angle de lecture du phénomène (fin du mildiou, bilan comptable, pic d émigration, etc.), mais aussi parce que la Grande Famine a irrémédiablement modifié la société irlandaise, jusqu à aujourd hui. La présentation du phénomène, de ses causes et possibles conséquences dans la presse (irlandaise, britannique, voire au-delà) dès 1845, tout comme de la plus large question irlandaise, devra également être abordée pour comprendre la réponse étatique britannique à la Grande Famine (notamment l abrogation des lois sur le Blé en 1846), ainsi que les élans caritatifs qu elle génère. S interroger sur la rhétorique de la compassion sera utile pour comprendre le positionnement des Eglises, mais aussi, par exemple, le don de la nation Choctaw pour venir en aide, en 1847, aux victimes de la Famine. Etudier la distribution de l aide (étatique ou non) et l efficacité de ces tentatives nous permettra également de voir que le phénomène a affecté différemment l Irlande et les Irlandais, selon les régions et les classes sociales entre autres. La tentative de documenter les réalités locales de la Grande Famine fait d ailleurs partie intégrante du renouveau historiographique, comme en attestent deux récents ouvrages : L.A. Clarkson, Paul S. Ell & Liam Kennedy, Mapping the Great Irish Famine : An Atlas of Famine Years (Dublin : Four Courts Press, 1999) et John Crowley & William J. Smyth (eds.), The Atlas of the Great Irish Famine, (Cork : Cork University Press, 2011). Pour bien saisir la signification de la Grande Famine, il sera, par ailleurs, nécessaire de rappeler les raisons de la centralité de la culture de la pomme de terre dans l économie irlandaise, ainsi que de replacer la Grande Famine dans une histoire plus large de la famine en Irlande, comme nous y invite Margaret E. Crawford dans Famine: the Irish Experience, (Edimbourg, 1989), voire d établir des comparatifs (par exemple, sur la suggestion de l ouvrage de Thomas Keneally, Three Famines, 2010). Il nous faudra, bien sûr, resituer l épisode de la Grande Famine dans le contexte des relations irlando-britanniques pour mieux appréhender les réactions contemporaines, s exprimant à Westminster, dans la presse, dans les récits, au travers des dons, mais aussi dans les urnes (élections de 1847) et au travers d actions (cf. la rébellion de 1848 et le phénomène d émigration). Ces dernières sont en effet informées par la montée des revendications nationalistes en Irlande en réponse à l Acte d Union de 1800, mais aussi par les débats sur le bien-fondé de l interventionnisme étatique dans le cadre de la lutte contre la pauvreté notamment en Irlande, avec la Loi sur les Pauvres de 1838, par les débats sur le libéralisme au sein des partis politiques britanniques et par les mutations sociales et économiques en Irlande induites par sa place dans le Royaume-Uni, l abrogation des lois pénales, la révolution industrielle et l interdépendance des marchés, etc.
60 Afin de préparer notre travail de l an prochain sur la Grande Famine en Irlande, je vous invite à vous tourner vers les ouvrages suivants, selon les connaissances que vous possédez déjà. Etant donné la dimension irlando-britannique de la question, une bonne connaissance de l histoire irlandaise et britannique, notamment politique, de cette période, est nécessaire. Si vous ne les maîtrisez, vous pourriez lire : * Boyce, George D. Nineteenth-Century Ireland: The Search For Stability. Dublin: Gill & Macmillan, * Wood, Anthony, Ninetenth Century Britain, Longman, [1960] Sur la Grande Famine à proprement parler, commencez par : * Christine Kinealy, The Great Irish Famine: Impact, Ideology and Rebellion, Basingstoke: Palgrave, (essentiel; reprend les thématiques-clés dans une perspective irlando-britannique) * Kerby A. Miller Famine, Land and Politics: British Government and Irish Society, by Peter Gray Review, Albion: A Quarterly Journal Concerned with British Studies, Vol. 32, No. 1 (Spring, 2000), pp (Disponible en ligne de par le portail de la BU des Grands Moulins; recension qui permet de mieux saisir l évolution historiographique de la question, complémentaire à l introduction de l ouvrage de C. Kinealy cité au-dessus). Enfin, pour ceux d entre vous qui auraient beaucoup plus de temps ou qui connaîtraient déjà les références précédentes : * Cormac Ó Gráda, Black 47 and Beyond: The Great Irish Famine in History, Economy and Memory, Princeton: Princeton University Press, (prise en compte de la diaspora irlandaise et le cas spécifique de Dublin) * Peter Gray, Famine, Land and Politics: British Government and Irish Society, , Dublin: Irish Academic Press, (tentative de réévaluer le rôle de l Etat britannique dans le contexte du renouveau historiographique) * Le site web Multitext Project in Irish History, qui émane d un collectif d historiens de l'université de Cork, inclut aussi un dossier sur la Grande Famine ( où la plupart des aspects évoqués ci-dessus sont abordés, avec de très nombreuses citations de sources primaires variées et quelques mises en image contemporaines. Ces dernières, sur lesquelles nous reviendrons plus particulièrement ensemble, éclaireront votre compréhension de cette question passionnante, vous verrez. Bonnes premières lectures en attendant septembre et passez un bon été!
61 Les années Roosevelt aux Etats-Unis ( ) François de Chantal Bureau 840 Le New Deal est non seulement un tournant majeur de l histoire américaine, mais aussi une redéfinition en profondeur de la société et de la politique aux Etats-Unis. Comme l écrit Ira Katznelson, les années sont «a defining time like the Revolution and the establishment of the new nation that set ( ) the terms of American politics and government for generations to come». Une redéfinition qui a des conséquences encore bien visibles de nos jours : si les Républicans tentent encore et toujours de revenir sur les conquêtes du New Deal, l action d Obama est fréquemment présentée comme l aboutissement des réformes entamées par Franklin Roosevelt. Autrement dit, la vie politique actuelle est encore dominée par le souvenir du seul président élu quatre fois de suite par les Américains. Comme l a écrit William Leuchtenburg dans son ouvrage classique, In the Shadow of FDR, l ombre rooseveltienne plane : tous les présidents venus à sa suite lui sont comparés, notamment lors des fameux «100 jours» du début de mandat. Comme tous les sujets de concours, celui-ci est donc volontairement vaste. J aimerais ici simplement donner quelques pistes pour permettre aux candidats de travailler dès l été. Le New Deal est d abord une évolution fondamentale des catégories politiques nationales. C est en effet l acte de naissance d une tradition de type sociale-démocrate ou progressiste que l on dénomme outre-atlantique «liberal» et qui repose sur l idée que l Etat fédéral (le «government») a un rôle décisif à jouer dans la définition d un nouvel ordre économique et social où le marché est régulé. La rupture est d importance : jusqu alors, l Etat fédéral, né dans la suspicion et le rejet à la fin du 18 ème siècle, était un acteur relativement peu visible. Avec le New Deal, l Etat fédéral est considéré comme un partenaire nécessaire et reconnu pour gérer le pays. Ce glissement des catégories va de pair avec une profonde mutation des institutions. Non seulement la présidence se renforce considérablement accroissement exponentiel de la fonction publique (bureaucracy) présidentielle, nouvelles pratiques administratives, communication systématique auprès de l opinion publique mais la dynamique institutionnelle elle-même est altérée. Le Président est dorénavant le leader national vers lequel convergent tous les regards. Les initiatives politiques et programmatiques sont présidentielles et le Congrès devient ce partenaire largement réactif qu il est encore aujourd hui. C est dans cette perspective qu il faut comprendre les dénonciations de la droite conservatrice lors du projet de réforme de la Cour Suprême définitivement enterré dans l hiver 1937 le «Court-Packing Plan». Pour les opposants de FDR, cet épisode était la confirmation de leurs pires craintes et une preuve que les Etats-Unis n étaient pas à l abri des évolutions européennes. Comme sur le Vieux Continent en effet, les conservateurs voyaient dans Roosevelt un leader populiste, populaire, et autoritaire, qui jouait d une situation de crise afin d accroître son pouvoir et de menacer ni plus ni moins que l Etat de Droit lui-même. Il conviendra de se pencher sur les diverses formes d opposition suscitées par le New Deal, non seulement à droite mais à gauche car le bilan des années Roosevelt sur la question de l émancipation raciale des Noirs est extrêmement limité.
62 Enfin, la période qui va de 1932 à 1945 est aussi marquée par de profondes évolutions socio-économiques. Il s agit en particulier de l intégration finale des immigrés européens arrivés entre 1890 et La «coalition rooseveltienne» qui émerge dès 1932 et se confirme en 1936 fait du Parti démocrate celui des minorités par excellence. L ordre WASP, dont bénéficiait le GOP (Grand Old Party) depuis la fin de la Guerre de Sécession est définitivement balayé. Ces trois dimensions idéologiques, institutionnelles et sociales sont les thèmes saillants du programme de civilisation américaine. La toute première chose à faire pour les candidats est de maîtriser les repères chronologiques et sociaux de la période Il existe plusieurs manuels qui seront directement utiles. Les plus complets sont Daniel Leab, dir., The Great Depression and the New Deal. A Thematic Encyclopedia, Santa Barbara, ABC-CLIO, 2009; et aussi David M. Kennedy, Freedom from Fear. The American People in Depression and War, , New York, Oxford University Press, Le manuel d histoire générale de John M. Blum, et al., The National Experience, vol. 2, Wadsworth Pub., 1993, a aussi des chapitres intéressants sur le New Deal. Mais pour cet été, je conseillerais de lire Alan Brinkley, The End of Reform. New Deal Liberalism in Recession and War, New York, Vintage Books, Un autre livre dont je recommande très vivement la lecture, car il couvre l ensemble de la période d une façon problématisée est celui d Ira Katznelson, Fear Itself. The New deal and the Origins of Our Time, New York, W.W. Norton, Ceux qui auront encore du temps libre peuvent lire les travaux de Sidney Milkis, notamment The New Deal and the Triumph of Liberalism, Amherst, University of Massachusetts Press, Un autre ouvrage à connaître est celui d Alan Brinkley, qui porte sur les différentes oppositions au New Deal: Voices of Protest: Huey Long, Father Coughlin & the Gret Depression, New York, First Vintrage Books, Enfin, la confrontation entre la Cour Suprême et Roosevelt étant au centre de la dynamique institutionnelle de l époque, les candidats peuvent aussi compléter leurs lectures avec Jeff Shesol, Supreme Power : Franklin Roosevelt vs. The Supreme Court, New York, W.W. Norton & Company, Voilà de quoi passer un été agréable et productif.
63 AGREGATION EXTERNE /OPTIONS Le programme des options A et B est constitué par le programme des épreuves d admissibilité auquel s ajoute, pour chaque candidat, le programme ci-dessous correspondant à l option A ou B qu il a choisi au moment de l inscription : Option A Littérature Alice Munro. Dance of the Happy Shades [1968]. London : Vintage, 2000 Mathieu Duplay [email protected] Auteur de quatorze recueils de nouvelles dont le premier, Dance of the Happy Shades, est paru en 1968 et le plus récent, Dear Life, date de 2012, Alice Munro (née en 1931) a puissamment contribué au renouveau de la littérature canadienne-anglaise dans les décennies qui ont suivi le centenaire de la Confédération (1967). A ce titre, son œuvre illustre particulièrement bien quelques-unes des problématiques récurrentes dans la littérature canadienne : la soif de survie, le besoin d affirmation de soi et l angoisse de l échec dans un contexte à la fois post- et néo-colonial (en raison de la proximité des Etats-Unis) ; la méditation sur le lieu, à interpréter moins comme l expression d un attachement régionaliste au terroir de l Ontario du sud que comme l écho de la question «Where is here?», déjà considérée par Northrop Frye comme l une des clefs de l entreprise littéraire canadienne ; l incertitude persistante quant à la possibilité et aux enjeux du libre-arbitre, d autant plus vivement ressentie que Munro revendique sa place dans une lignée de presbytériens écossais dont elle partage l éthique d inspiration calviniste bien qu elle ait rejeté leurs croyances religieuses au profit d un athéisme clairement affirmé. Cette réflexion sur l urgence et les limites de l émancipation individuelle et collective va de pair avec une interrogation très aiguë sur la place des femmes dans la vie sociale et littéraire problématique internationale dont la déclinaison canadienne présente un intérêt spécifique pour la critique, tant il est difficile d imaginer à quoi ressemblerait aujourd hui la littérature du Canada anglophone sans l apport de femmes écrivains telles qu Alice Munro, mais aussi Mavis Gallant ( ), Jane Urqhart (née en 1949), Carol Shields ( ) ou encore Margaret Atwood (née en 1939). A l évidence très attentive au féminisme de la «deuxième vague», dont l essor est contemporain de Dance of the Happy Shades, Munro lie ainsi la problématique de l émancipation féminine à celle, post-coloniale, de l autonomie culturelle, dans un esprit de questionnement critique (en témoigne notamment une nouvelle telle que «The Office», à la conclusion délibérément ambiguë). En définitive, le Canada d Alice Munro est moins l objet d une affirmation ou d une quête identitaires qu un principe d instabilité et de retournement en vertu duquel la catastrophe et la survie, le même et l autre, l intime et l étranger, l ici et l ailleurs, la liberté et la servitude, l indignité de l humain et la grâce inexplicable qui s abat, au risque de l absurde, sur la jeune pianiste
64 handicapée de «Dance of the Happy Shades» ne cessent de renvoyer l un à l autre au fil d une série d inversions qui confèrent au récit sa dynamique imprévisible. Autant dire qu il est vain de prétendre enfermer dans les limites d une tradition littéraire nationale une œuvre dont l importance se mesure à l échelle de l espace culturel nord-américain bien plus qu à celle de frontières dont elle ne cesse de questionner le tracé. Alice Munro doit en grande partie son rayonnement international à sa maîtrise de l art de la nouvelle, genre dont elle est aujourd hui l une des plus grandes praticiennes, comme le sont ou l ont été les Canadien.ne.s Margaret Atwood, Mavis Gallant, Alistair MacLeod ou Margaret Laurence, et surtout les Américaines Flannery O Connor et Eudora Welty dont elle est une lectrice assidue. Caractérisée, selon le critique Pierre Tibi, par une alliance singulière de la narration et du lyrisme, la nouvelle est une forme à la fois souple et codifiée dont Munro ne cesse de mettre à l épreuve les capacités de renouvellement, au fil d une longue série de variations tout sauf répétitives tant l accent porte sur les surprises qu elles réservent au lecteur. Il est vrai que la nouvelle, chez Munro, s apparente par certains côtés à une pratique du ressassement, car certaines thématiques y font retour ce manière obsessionnelle notamment tout ce qui a trait au paysage d une enfance vécue à la campagne dans une pauvreté aggravée par la Grande Dépression, ou encore aux puissantes émotions mêlées d amour et de haine que suscite la figure de la mère, très tôt atteinte de la maladie de Parkinson. Il n en reste pas moins que cette œuvre nourrie par des souvenirs personnels et souvent proche de l autobiographie se caractérise par le refus de l ego et par la méfiance à l égard de toute démarche confessionnelle : le moi n est pas un enjeu, mais un point de départ, et il ne s agit pas de dévoiler les secrets d une âme, mais au contraire de renoncer à toute psychologie pour mettre en évidence l absurdité d un monde où rien, pas même l introspection la plus lucide, ne garantit l accès au sens. La nouveauté, l imprévu, l insoupçonné, l irruption perturbatrice de ce qui ne relève d aucune logique discernable figurent parmi les motifs récurrents qui caractérisent une écriture de la disjonction et de l asyndète, dont l apparent réalisme dissimule à peine un profond scepticisme quant à l aptitude du langage à rendre compte du réel. Très présent chez Munro, le lyrisme est donc moins tourné vers les profondeurs de la subjectivité qu il n est une réaction à l étrangeté et aux ambiguïtés du monde. Lointaine parente de James Hogg ( ), le «berger d Ettrick» dont le roman The Private Memoirs and Confessions of a Justified Sinner (1824), nourri au sources du folklore paysan, est un des classiques du fantastique écossais, Alice Munro se donne pour l héritière d une littérature de tradition orale avant tout attentive à la fascinante et dangereuse magie des choses, ainsi qu elle l indique dans The View from Castle Rock (2006). Quoiqu elle en garde le souvenir, cette tradition est aujourd hui perdue, souligne-t-elle aussi : s il facilite la tâche de la mémoire collective, le passage à l écriture a pour corollaire un désenchantement du monde, une perte d aura qui met fin à l imaginaire épique et à l esthétique du surnaturel. Demeure intacte la fascination ressentie devant l inexplicable résistance du réel à la pensée et à la symbolisation. CONSEILS DE LECTURE 1 NOUVELLES D ALICE MUNRO Il est très vivement conseillé de ne pas s en tenir à la lecture des seules nouvelles inscrites au programme. Dans la liste suivante, l astérisque (*) simple identifie les recueils qu il est recommandé d aborder en priorité (le double astérisque signale les textes indispensables) : ** Dance of the Happy Shades (1968) * Lives of Girls and Women (1972) Something I ve Been Meaning to Tell You (1974)
65 Who Do You Think You Are? (1978 ; l édition britannique s intitule The Beggar Maid) * The Moons of Jupiter (1982) The Progress of Love (1986) * Friend of My Youth (1990 ; particulièrement la magnifique nouvelle intitulée «Meneseteung», **) Open Secrets (1994) The Love of a Good Woman (1998) Hateship, Friendship, Loveship, Courtship, Marriage (2001) Runaway (2004) ** The View from Castle Rock (2006). Ce volume jette un éclairage essentiel sur les rapports qu entretient l univers fictionnel de Munro avec la tradition culturelle écossaise ainsi qu avec l histoire de l immigration britannique au Canada. * Too Much Happiness (2009) ** Dear Life (2012). Publié l année des quatre-vingt-un ans d Alice Munro, ce recueil en forme de testament est un excellent exemple de son «style tardif» et donne une idée du chemin parcouru depuis Dance of the Happy Shades. 2 OUVRAGES CRITIQUES SUR LA LITTERATURE CANADIENNE ATWOOD, Margaret. Survival. A Thematic Guide to Canadian Literature. Toronto : McClelland & Stewart, 2004 (1972). FRYE, Northrop. The Bush Garden. Essays on the Canadian Imagination. Toronto : Anansi, 1995 (1971). Je recommande particulièrement le dernier chapitre, «Conclusion to A Literary History of Canada». 3 OUVRAGE CRITIQUE SUR LA NOUVELLE LOUVEL, Liliane, & Claudine VERLEY. Introduction à l étude de la nouvelle. Toulouse : Presses Universitaires du Mirail, OUVRAGES CRITIQUES SUR ALICE MUNRO BLOOM, Harold (ed.). Alice Munro. Londres : Chelsea House Publishers, CARRINGTON, Ildiko de Papp. Controlling the Uncontrollable : The Fiction of Alice Munro. Dekalb : Northern Illinois University Press, COX, Ailsa. Alice Munro. Tavistock : Northcote House Publishers, DUNCAN, Isla. Alice Munro s Narrative Art. Londres : Palgrave Macmillan, HOWELLS, Coral Ann. Alice Munro. Manchester : Manchester University Press, McCAIG, JoAnn. Reading in Alice Munro s Archives. Waterloo, ON : Wilfred Laurier University Press, 2002.
66 The Middle English Breton Lays and the Franklin s Prologue and Tale Claire Vial [email protected] [email protected] Travaux préparatoires - La première tâche consistera à apprivoiser les textes, de façon à dissiper les craintes relatives à la compréhension de la langue : plus on lit les lais, en particulier à haute voix même maladroitement - plus on se rend compte que les tournures ou les termes qui semblaient inconnus sont identifiables. Par ailleurs, la polysémie, les effets de métaphorisation sont infiniment plus limités que dans une pièce élisabéthaine, par exemple. On se fondera tout simplement pour cette première approche sur l ouvrage de Laskaya et Salibury, édition au programme qui comporte introduction générale, introductions spécifiques (sauf le Franklin s Tale, en édition séparée), glose en regard des textes, notes et glossaire final : LASKAYA Anne, SALISBURY Eve (eds), The Middle English Breton Lays, Kalamazoo, MI, Medieval Institute Publications for TEAMS, Middle English Texts, Les éditions ultérieures sont des réimpressions à l identique, donc parfaitement utilisables. Le contenu de l ouvrage est intégralement disponible en ligne : L édition en ligne est rigoureusement identique à l édition papier, et permet de consulter en parallèle sur écran le texte et les notes. NB : les quatre lais au programme tirés de cet ouvrage sont : Sir Orfeo, Lay Le Freine, Sir Dégaré, Sir Launfal. - Un ouvrage susceptible de rassurer : STEVANOVITCH Colette, MATHIEU Anne (dir.), Les lais bretons moyen-anglais, Turnhout, Brepols, «Textes vernaculaires du Moyen Âge» volume 9, Edition bilingue annotée moyen-anglais / français effectuée à partir du texte de Laskaya et Salisbury. On répète que le jury n exige plus depuis longtemps une prononciation restituée, pas plus que pour les pièces de Shakespeare ; des entraînements auront lieu lors des TD pour arriver à une pratique de la lecture aussi fluide que possible de ces textes qui étaient faits pour être lus à haute voix. On trouvera facilement en ligne des lectures du Franklin s Tale ; la marque à la pomme propose également des lectures de certains lais en langue originale. - Pour le Franklin s Tale, l édition au programme est déjà très riche : SPEARING A. C., Chaucer: The Franklin s Prologue and Tale (1966), Cambridge, CUP, On pourra la compléter par l édition suivante, moins facile à trouver : MORGAN Gerald, The Franklin's Tale: from The Canterbury Tales, Dublin, Irish Academic Press, La bible sur Chaucer : BENSON Larry D., The Riverside Chaucer: based on the works of Geoffrey Chaucer (1987), Oxford, OUP, 2008.
67 Pour se rassurer, mais qui ne pourra en rien se substituer à une assimilation personnelle et véritable de l œuvre : CREPIN André, Les Contes de Canterbury, présentation et traduction nouvelle, Paris, Gallimard, «Folio classique», Une excellente introduction générale, même si les lais y sont peu abordés : RADULESCU Raluca L., CORY James Rushton, A Companion To Medieval Popular Romance, Woodbridge, Brewer, Un ouvrage daté, mais pratique, à lire en parallèle avec la référence précédente : DONOVAN Mortimer J., The Breton Lay: A Guide to Varieties, Notre Dame, University of Notre Dame Press, Claire Vial, université de Paris 3 Sorbonne Nouvelle
68 Option B Civilisation Frederick Law Olmsted ( ) et le park movement américain Mark Meigs Bureau 841 [email protected] Frederick Law Olmsted est connu aujourd hui comme l architecte de Central Park et, à ce titre, comme le père du paysagisme américain. Son œuvre comme paysagiste est toujours présente dans les parcs urbains de plusieurs grandes villes américaines en plein essor économique entre la Guerre Civile américaine et le début du 20 e siècle. New York, Chicago et Boston sont aujourd hui des villes prospères et des destinations touristiques où ces chef d œuvres de la culture pastorale «embellis» cà-et-là par des structures fantaisistes et hétéroclites s insèrent dans un environnement moderne tout aussi hétéroclite un spectacle de plus, dans le mélange de populations, de styles et d activités qui caractérise la ville post-industrielle. D autres parcs d Olmsted se trouvent dans des villes Buffalo et Rochester dans l état de New York, Detroit, Michigan, Springfield, Massachusetts où le lien compensatoire entre l idéal vert et bucolique d Olmsted et les industries lourdes et sales du 19 ème siècle est toujours important. Le déclin des industries lourdes au profit des industries de service à la fin du 20 e siècle peut être accompagné ou pas par l abandon des parcs, comme dans le cas de la ville de Detroit, qui envisage actuellement de vendre son Belle Isle Park, de la taille de Central Park. Notre étude va reconstruire le paradigme changeant du paysage pendant la vie de Olmsted et pendant l industrialisation des Etats-Unis. La notion jeffersonienne d une nation d agriculteurs modestes, indépendants et propriétaires, le cède à la notion émersonnienne d une nation de citadins capables d apprécier un paysage ou un parc, même s ils ne le visitent que pendant les heures de loisir. Ce changement correspond aux premiers grands projets d Olmsted : Central Park et Yosemite. Par la suite, ses projets se conforment aux ambitions culturelles et réformatrices quand le mouvement progressiste émerge pour canaliser et raffiner les énergies du Gilded Age. Les projets universitaires, Berkeley (public) et Stanford (privé) ainsi que le paysage culturellement chargé de «White City» à Chicago en 1893, témoignent des inquiétudes de l époque : comment créer un environnement capable de préserver et transmettre l esprit américain, proche de la nature, quand cette Amérique de Jefferson, et même de Emerson, n est qu une distante fantaisie inconnue des flots d immigrants qui ne ressemblent plus guère aux fermiers de la Virginie ou aux habitants de Concord, Massachusetts? La carrière d Olmsted reflète ces tensions : admiration pour le rural, mais dépendance à l égard de l économie industrielle ; ambition d instruire un large public mais élitisme ; passion pour la nature mais un désir de l améliorer en le mettant en valeur, etc. Elles sont visibles dans ses écrits. Dans Walks and Talks of An American Farmer in England (première ed.1852, Amherst : U. of Massachusetts P, 2002), Olmsted admire et critique le paysage anglais : riche en beauté et artifice avec l apparence naturelle, mais appauvri par les privilèges excessifs des nobles et autres grandes
69 propriétaires. In The Cotton Kingdome : a Traveller s Observations on Cotton and Slavery in the American Slave States (première ed. 1853, New York : Da Capo P, 1996), il critique le paysage produit par l agriculture intensive soutenue par l esclavage, héritage perverti de Jefferson. The Papers of Frederick Law Olmsted (Baltimore : Johns Hopkins U P, ?) touchent des moments importants : formation, critique du Sud, Central Park, son travail avec la Sanitary Commission pendant la Guerre Civile, la création de sa société d architectes paysagistes pour les municipalités et ses clients richissimes, etc. Ces ouvrages serviront de point de départ du cours d agrégation qui sera donné pendant le deuxième semestre. Option C Linguistique a) Commentaire de texte: épreuve hors programme. Dans son commentaire, le candidat devra traiter un sujet choisi par le jury et il pourra aussi, s'il le souhaite, consacrer une partie de son exposé à tout phénomène linguistique représenté dans le texte. b) Leçon : dans le cadre du programme ci-dessous, il est demandé au candidat de répondre à une question d ordre théorique ou de discuter une ou plusieurs affirmations de linguistes tout en illustrant son argumentation à l aide d exemples tirés d un corpus d anglais contemporain qui lui sera fourni lors de la remise du sujet. Des connaissances théoriques sont attendues. Agnès Celle Bureau 753 [email protected] Le sujet au programme est l expression du degré. Un texte de cadrage et une bibliographie ont été préparés par Catherine Moreau et sont accessibles sur le site de la SAES, rubrique Bibliographies - Programme de l Agrégation de la session La question du degré en linguistique est abordée par Sapir (1944) dans un article fondateur (voir biblio) où il trace les contours de cette notion. Le degré implique une gradation, c est-à-dire, selon lui, un «processus psychologique qui précède la mesure et le dénombrement». On compare avant de quantifier, et la quantification suppose la gradation. Il s agit donc d un processus central sur le plan cognitif, dont l expression linguistique passe par des moyens syntaxiques variés (comparaison, répétition). Les catégories principalement concernées par l expression du degré sont l adjectif et l adverbe. L article de Sapir sera notre point de départ. Il permettra de poser le degré dans sa relation à la gradation et la scalarité. Cet article sera mis à disposition des étudiants à la rentrée. En attendant, il est conseillé de se reporter à Huddleston & Pullum (2002) et Quirk & al. (1985), et plus particulièrement aux chapitres qui traitent des points suivants : - Adjectifs et adverbes (Huddleston & Pullum chap. 6 ; Quirk & al. chap. 7 et 8) - Comparaison (Huddleston & Pullum chap. 13 ; Quirk & al. chap. 15, Négation (Huddleston & Pullum chap. 9) - Exclamation (Huddleston & Pullum chap. 10 8)
70 La liste des communications sur l'expression du degré, au programme de la linguistique option C de l'agrégation externe, est disponible à l'adresse suivante: - La bibliographie est disponible à l'adresse suivante: - Adresse postale : Bibliothèque des Grands Moulins 59, quai Panhard et Levassor Bibliothèque des Grands Moulins Université Paris Diderot Paris 7 Bâtiments Grands Moulins Case courrier Paris Cedex 13 Contacts téléphoniques : Informations générales : Services aux publics : Secrétariat (pour les fournisseurs) : Fax : Bibliothèque François Mitterrand (ligne 14) Bibliothèque François Mitterrand (ligne C) 62, 64, 89, 132, 325 Avenue de France (ligne T3a) 1 rue Pau Casals ; 9 rue Primo Levi ; 18 rue Marie-Andrée Lagroua-Weill-Hallé
71 SERVICE SOCIAL DES ETUDIANTS UNIVERSITE PARIS VII Vous rencontrez des difficultés temporaires familiales, financières et sociales? Les assistantes sociales du CROUS sont présentes pour vous aider à surmonter ces moments difficiles. Elles sont là pour vous écouter, vous informer sur les dispositifs qui vous sont destinés, analyser votre situation et envisager avec vous les meilleures solutions. PERMANENCES TELEPHONIQUES ET SANS RENDEZ-VOUS TOUS LES MATINS SAUF MARDI DE 9H30 à 12H VOUS POUVEZ EGALEMENT ETRE RECU SUR RENDEZ-VOUS Université Paris-Diderot Relais handicap Boîte , rue Thomas-Mann Paris Cedex 13 Nous rencontrer : Université Paris-Diderot Bâtiment Halle aux Farines, rez-de-chaussée 10, rue Françoise-Dolto Paris Métro Bibliothèque (ligne 14) RER C Bibliothèque bus 62, 64, 89 et 325 Place de stationnement : face au 10, rue Françoise Dolto et devant les bâtiments Condorcet, Buffon, Lamarck et Lavoisier (voir plan) Téléphone : Fax :
72 Calendrier Enseignement Agrégation externe Mercredi 3 septembre 2014 Journée d'accueil des agrégatifs, amphi 1 bâtiment OdG (Olympe de Gouges) Calendrier Enseignement Agrégation externe Mercredi 3 septembre 2014 : Journée d'accueil des agrégatifs, amphi 1, bâtiment OdG Jeudi 4 et vendredi 5 septembre salle 137 OdG : Entretiens individuels Semestre 1, 10 semaines Du lundi 8 septembre au vendredi 14 novembre : Semaines 1-10 Semaine du lundi 17 au vendredi 21 novembre: Semaine de révisions Semaine du lundi 24 au jeudi 27 novembre: Concours blanc du premier semestre Semestre 2, 10 semaines Du lundi 1 décembre au vendredi 19 décembre : Semaines 1-3 Du lundi 5 janvier au vendredi 30 janvier : Semaines 4-7 Du lundi 2 au jeudi 5 février : Concours blanc du second semestre Du lundi 9 février au vendredi 20 : Semaines 8-9 (Du lundi 24 au 28 février : vacances d'hiver) Du lundi 2 mars au vendredi 6 mars : Semaine 10 Du lundi 9 au vendredi 13 mars : ultimes corrections de devoir, rattrapage de cours, etc. Epreuves d'admissibilité : Dates malheureusement inconnues à ce jour. Contraintes sur les TD/Colles pour les enseignants des œuvres littéraires, des sujets de civilisation, de la phonétique et de la grammaire du TC Les TD/colles seront organisés sur un créneau au S1, le mardi de 14h à 16h et sur deux créneaux au S2, le mardi de 11 à 13 et de 14 à 16. (Attention, il s'agit bien des S1 et S2 concours, comme définis ci-dessus.) Le planning sera envoyé ultérieurement. Prière d'informer le plus rapidement possible S. Rouquette et JM Fournier en cas de problèmes et de modifications d'horaires.
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