RAPPORT DEFINITIF Mars 2008
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- Paul Leblanc
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1 ETAT DES LIIEUX DE L EMPLOII ET DE LA FORMATIION DANS LES SECTEURS SANIITAIIRES ET MEDIICO--SOCIIAL RAPPORT DEFINITIF Mars 2008
2 SOMMAIRE SOMMAIRE AVANT PROPOS... 3 INTRODUCTION... 4 CHAPITRE I : SYNTHESE DE L ETAT DES LIEUX LES DETERMINANTS DES POLITIQUES D EMPLOI LES EQUIPEMENTS LES PROFESSIONNELS POLITIQUES DE FORMATION SECTEUR SANITAIRE SECTEUR MEDICO-SOCIAL LA VALIDATION DES ACQUIS DE L EXPERIENCE (VAE) FORMATION EN ALTERNANCE CHAPITRE II : EVOLUTION PREVISIBLE DES BESOINS LES BESOINS EN PERSONNEL DANS LE DOMAINE SANITAIRE DANS LE DOMAINE MEDICO-SOCIAL LES BESOINS EN FORMATION EVOLUTION DES SYSTEMES DE FORMATION PROFESSIONNELLE CHAPITRE III - ELEMENTS DE DIAGNOSTIC : QUELLES STRATEGIES POUR LA FORMATION DANS LES SECTEURS SANITAIRE ET MEDICO-SOCIAL LES PROJECTIONS LES BESOINS EN PERSONNEL CAPACITES DE FORMATION ACTUELLES CONCLUSION CHAPITRE IV - ANNEXES ANNEXE 1 : LISTE DES PERSONNES RENCONTREES ANNEXE 2 : REUNIONS ORGANISEES ANNEXE 3 : HEBERGEMENTS PERSONNES AGEES PUBLICS ET PRIVES ANNEXE 4 : LISTE DES FORMATIONS AU NIVEAU NATIONAL SECEUR SANTE ANNEXE 5 : FORMATION AU NIVEAU NATIONAL SECTEUR MEDICO-SOCIAL ANNEXE 6 : OBJECTIFS QUANTIFIES ANNEXE 7 : ORIENTATIONS STRATEGIQUES ANNEXE 8 : QUESTIONNAIRE ANONYME ANNEXE 9 : SIGLES Diagnostic sectoriel Rapport définitif 2
3 AVANT PROPOS AVANT PROPOS Cette étude se déroule dans un contexte fortement marqué par l accent mis sur la pénurie annoncée de personnel soignant, dans les hôpitaux notamment. A cause des départs à la retraire prévisibles d ici une dizaine d année, mais aussi et surtout à cause d une gestion imprévoyante des besoins en personnels et d une politique de formation inadaptée. La campagne nationale d information et de promotion des métiers hospitaliers, lancée par le Ministère de la Santé en février 2008, se fonde sur la prévision dans les cinq ans à venir, d un nombre de recrutements concernant le personnel non médical estimé à environ agents dans la fonction publique hospitalière et pour les établissements privés. D ici à 2015, pour les infirmiers les départs à la retraite devraient concerner 50% d entre eux et pour la même échéance les aides-soignants seront près de 57 % à être partis à la retraite. En Martinique, l INSEE estime que d ici à 2010, près de emplois devraient se libérer dans la fonction publique dont 27 % dans le secteur de la santé et de l action sociale. Pour le personnel soignant martiniquais cela se traduira dans les hôpitaux par le départ de 10% des infirmiers et aides soignants à la retraite sur cette période. Diagnostic sectoriel Rapport définitif 3
4 INTRODUCTION INTRODUCTION 1. La démarche La démarche suivie consiste à sérier l ensemble des facteurs influant la politique d emploi dans ces deux secteurs et à analyser les effets prévisibles de leurs évolutions en termes de recrutements, de remplacements ou de créations de postes. Ces besoins en personnel, évalués et quantifiés chaque fois que possible ou estimés sur la base de projections pour les cinq ans à venir, dépendent pour leur satisfaction dans une large mesure à l appareil de formation existant. Les éléments tirés de ce rapprochement entre besoins en personnel et capacité de formation doivent permettre de dégager les stratégies les plus adéquates pour adapter l offre de formation en tenant compte de tous les éléments externes qui régulent le marché du travail dans les secteurs sanitaire et médico-social. Les paramètres considérés sont essentiellement : L impact des politiques publiques nationales et régionales dont la principale finalité est de prendre en compte les évolutions de l environnement sanitaire et social avec notamment le problème du vieillissement de la population ; les évolutions des besoins de la société ; l exigence accrue de qualité et de sécurité. La situation critique de la démographie professionnelle avec un nombre important de départ à la retraite annoncé pour ces prochaines années. En matière de formation, la question de l adéquation des besoins en personnel et des besoins en formation devra tenir compte des paramètres suivants, que sont : - la mobilité professionnelle observée entre la Martinique et la Métropole - Les capacités réelles de l appareil de formation à offrir des conditions matérielles satisfaisantes aux différents étudiants (locaux, terrain de stage,..) - Des difficultés de recrutement que connaissent les établissements 2. Limites et difficultés Cette démarche soumet quelques difficultés et un certain nombre de limites : il n existe pas à ce jour d étude sectorielle de référence sur les questions abordées ; Diagnostic sectoriel Rapport définitif 4
5 INTRODUCTION le souci d illustrer de façon précise les propositions faites à partir des situations réelles se heurte aux difficultés des établissements sollicités à fournir des renseignements exploitables, faute souvent d outils de prévision, tel que la GPEC 1 ; il a été souvent nécessaire de focaliser les analyses sur quelques établissements, notamment les plus importants, pour lesquels nous avions la certitude des renseignements fournis. Enfin, le constat de l absence de projections fiables a conduit à limiter les prévisions à la période des cinq années 2007/ Justification Le parti pris adopté est cependant justifié, par le souci constant de fournir des éléments, les plus proches de la réalité et les plus pertinents pour permettre de sortir des généralités. Par ailleurs cette étude met l accent sur le besoin urgent dans ce secteur d étude collaborative impliquant les différents organismes régionaux (DSDS, ARH, CGSS, ORS, consultants ) De telles collaborations seraient bénéfiques pour une meilleure exploitation des connaissances et des compétences disponibles sur l ensemble des professions de santé et sur le fonctionnement et les régulations de l offre de formation et de soins. 4. La méthode En terme de méthodologie, pour compenser les handicaps soulignés dans la démarche, nous avons tentés de recueillir toutes les informations disponibles, en faisant une revue complète de la littérature grise disponible (notes, études statistiques, rapports, etc.) De même, nous avons sollicités les organismes de tutelles des deux secteurs pour qu ils nous fournissent les fichiers disponibles et les renseignements complémentaires souhaités. Tous ont accédé à nos demandes et doivent en cela être remerciés. Cette étude a soulevé par ailleurs, un intérêt bien réel de mesurer précisément dans un secteur à fort taux d emploi les perspectives de création et de renouvellement. Gageons que chacun aura le souci de réaliser le travail de recueil et d analyse nécessaire qui permettra dans un futur rapproché de disposer d une information plus pertinente permettant de réviser et d adapter les politiques en cours. Nous avons également mené un certain nombre d entretiens auprès d informateurs clés, notamment les directeurs et responsables des ressources humaines dans les différentes structures. Egalement auprès des responsables syndicaux. 1 Voir liste des sigles - annexe 9 Diagnostic sectoriel Rapport définitif 5
6 INTRODUCTION Il a été nécessaire pour étayer l analyse de partager les vues avec ces mêmes informateurs dans le cadre de réunions techniques afin de dégager un consensus sur des aspects controversés des politiques d emploi ou de formation. Enfin, deux enquêtes ont été menées. L une, par la DSDS auprès de l ensemble des établissements de santé et médico-sociaux de manière à compléter l information disponible sur les prévisions d emploi et de départ à la retraite. L autre, avec moins de succès auprès d une promotion d infirmiers et d aides soignants, pour analyser les parcours professionnels depuis l obtention de leur diplôme. Sur ce denier point, nous avions retenu de conduire une enquête postale dont le retour obtenu n aura pas permis de tirer des enseignements significatifs, sauf à encourager à la mise en place d une véritable étude de cohorte pour étudier le taux de «fuite» des diplômés. Diagnostic sectoriel Rapport définitif 6
7 CHAPITRE I CHAPITRE I : SYNTHESE DE L ETAT DES LIEUX Diagnostic sectoriel Rapport définitif 7
8 CHAPITRE I 1.1. LES DETERMINANTS DES POLITIQUES D EMPLOI Ces déterminants sont principalement, les équipements existants qui sont arrêtés dans le cadre d une planification sanitaire (Schéma régional d organisation sanitaire) ou médicosociale (Schéma d organisation Médico-social) ; les professionnels qui interviennent aussi bien au niveau du secteur libéral que dans le cadre de la fonction publique hospitalière ou territoriale et enfin les établissements qu ils soient financés par l Etat ou le Conseil Général Les équipements LE SECTEUR SANITAIRE Tableau 1 : Lits et places établissements public de santé de Martinique (au ) Etablissements Soins de courte durée Soins de suite et de réadaptation Unités de soins de longue durée Lits Places CHU de Fort-de-France Médecine Chirurgie 270. Obstétrique 75 TOTAL 30 lits réadaptation 1019 CH. du Lamentin Médecine Chirurgie lits soins de suite 319. Chirurgie ambulatoire 8. Obstétrique 40 4 CH. de Trinité Médecine 127. Chirurgie Obstétrique 45 CH. du Marin 20. Médecine lits soins de suite 50 CH. du Carbet lits réadaptation. Médecine 27 6 places SSR 121 CH. du Saint-Esprit 55. Médecine lits soins de suite 74 CH. du Trois-Ilets. Médecine 50 lits soins de suite 50 CH. de Lorrain/Basse Pointe. Médecine 85 lits soins de suite 85 CH. de St Joseph 45. Médecine CH. de Saint-Pierre. Médecine 30 lits soins de suite 30 CH. du François 15. Médecine Diagnostic sectoriel Rapport définitif 8
9 CHAPITRE I Tableau 2 : Lits et places dans les établissements psychiatriques (Au ) Unités de soins Soins de courte durée Soins de suite et Etablissements de longue durée En nombre de lits de réadaptation CH COLSON 339 Psychiatrie générale 187. Hospitalisation complète Psychiatrie infanto juvénile Total 339 CLINIQUE SAINT-PAUL Psychiatrie adulte. Hospitalisation complète Psychiatrie enfants. Hospitalisation complète Tableau 3 : Lits et places dans les établissements privés de santé (Au ) Etablissements Soins de courte Soins de suite et de durée réadaptation TOTAL Lits Places Clinique Sainte-Marie lits réadaptation. Médecine. Chirurgie places SSR 200. Chirurgie ambulatoire 20. Obstétrique 44 Clinique Saint-Paul lits soins de suite. Médecine 5. Chirurgie lits réadaptation 148. Chirurgie ambulatoire 18. Obstétrique 8 La Valériane 79 lits soins de suite. SSR 10 places SSR 89 HAD les 3 S Diagnostic sectoriel Rapport définitif 9
10 CHAPITRE I Tableau 4 : Taux d équipement en lits et place en court séjour hospitalier (Pour 1000 habitants) Services Martinique Métropole Médecine (y.c. HAD) Chirurgie Gynécologie Obstétrique 2,24 1,37 0,53 2,10 1,65 0,38 Source : DRASS-SAE- DSDS Tableau 5 : Taux d équipement en soins de suite Et de réadaptation (moyen séjour) (au ) EQUIPEMENT Métropole Martinique Lits et places Taux au 01/01/2005 Taux d équipement pour 1000 habitants Réadaptation fonctionnelle 0,46 0,54 Equipement global 1,17 1,58 Tableau 6 : Taux d équipement en psychiatrie infanto juvénile et en psychiatrie générale (au ) Discipline psychiatrie Martinique Métropole Taux d équipement en Psychiatrie infanto juvénile pour 1000 enfants de 0 à 16 ans inclus Lits d hospitalisation complète Equipement global (lits et places) Taux d équipement en Psychiatrie générale pour 1000 habitants de plus de 16 ans Lits d hospitalisation complète Equipement global (lits et places) 0,00 0,30 0,98 1,24 0,17 0,92 1,21 1,65 Diagnostic sectoriel Rapport définitif 10
11 CHAPITRE I Le secteur public est prépondérant dans toutes les activités, qu il s agisse du court séjour, de la psychiatrie, du moyen et du long séjour. Les lits de court séjour sont bien représentés en Martinique : un taux supérieur à la Métropole pour ce qui concerne la médecine et la gynécologie obstétrique, légèrement inférieur pour la chirurgie. La psychiatrie accuse un retard important, tant au niveau de l hospitalisation des enfants que des adultes. Le taux d équipement en soins de suite, notamment la réadaptation fonctionnelle se rapproche de la Métropole mais globalement la situation n est pas encore satisfaisante. LE SECTEUR MEDICO-SOCIAL Accueil des personnes âgées Tableau 7 : Lits ou places installés au publics ou privés ETABLISSEMENTS Maison de retraite. nombre d établissements. nombre de lits dont section de cure médicale Logement foyer. nombre d établissements. nombre de logements dont section de cure médicale Dont EHPAD (en maison de retraite et foyer logement). nombre d établissements. nombre de lits Hébergement temporaire. nombre de lits Accueil de jour. nombre de places Services de soins à domicile. nombre de services. nombre de places Lits ou places installés Soins de longue durée. nombre de lits 170 TOTAL LITS/PLACES 2260 TOTAL ETABLISSEMENTS 62 Source : DSDS/ STATISS 2007 Diagnostic sectoriel Rapport définitif 11
12 CHAPITRE I Tableau 8 : Taux d équipement pour l accueil des personnes âgées (Au pour 1000 habitants de 75 ans et plus) Equipement Taux d équipement en structures d hébergement complet pour personnes âgées MARTINIQUE METROPOLE Taux au ,53 121,19 (lits maison de retraite, logements de logements foyers, et lits hébergement temporaire) Taux d équipement en places de services de soins à domicile 7,79 16,62 Taux d équipement en lits médicalisés 59,75 95,29 (lits de section de cure médicale en maison de retraite et logements foyers, lits d EHPAD, lits de soins de longue durée) Source : DRASS Enquête EHPA-FINESS-SAE- DSDS Service Statistique STATISS Antilles Guyane 2007 Diagnostic sectoriel Rapport définitif 12
13 CHAPITRE I Accueil des adultes handicapés Tableau 9 : Lits ou places installées par catégorie d établissement au ETABLISSEMENTS Etablissements d hébergement Foyer d hébergement nombre établissement nombre lits Lits ou places installés 1 56 Maison accueil spécialisée Foyer de vie Foyer d accueil médicalisé nombre établissement nombre lits nombre établissement nombre lits nombre établissement nombre lits Etablissements de travail protégé Etablissement et Service d Aide par le Travail (ex CAT) nombre établissement nombre places Entreprise adaptée (ex-atelier protégé) nombre établissement nombre places TOTAL LITS/PLACES 507 TOTAL ETABLISSEMENTS 14 Source : DSDS/ STATISS 2007 Tableau 10 : Taux d équipement au par catégorie d établissement (lits ou places pour 1000 adultes de 20 à 59 ans) ETABLISSEMENTS TAUX D EQUIPEMENT MARTINIQUE TAUX D EQUIPEMENT METROPOLE Maison d Accueil Spécialisée (M.A.S) 0,19 0,53 Foyer de vie 0,12 1,23 Foyer d accueil médicalisé 0,00 0,37 Etablissement et Service d Aide par le Travail (ex-c.a.t) Entreprise Adaptée (ex - atelier protéger) Source : STATISS 2007 Outre-mer 1,15 3,12 0,69 0,55 Diagnostic sectoriel Rapport définitif 13
14 CHAPITRE I Accueil enfance et jeunesse handicapées Tableau 11 : Nombre d établissements et places par catégorie d établissement (Au ) ETABLISSEMENTS Instituts médico éducatifs nombre d établissements nombre de places Lits et places installés Etablissements enfants ados polyhandicapés nombre d établissements nombre de places Etablissements pour déficients sensoriels nombre d établissements nombre de places SESSAD* nombre de services nombre de places Source : DSDS STATISS/2007 Outre-mer TOTAL LITS/PLACES 530 TOTAL ETABLISSEMENTS 11 DEFICIENCES Martinique Métropole Nombre de Places, lits Nombre de Places, lits Déficients intellectuels Polyhandicapés Déficients psychiques Déficients moteurs Déficients sensoriels Autres déficiences Taux d équipement global en lits- places d enfants handicapés/1000 jeunes de 20 ans Source : DRASS Enquête EHPA-FINESS-SAE DSDS Service Statistique STATISS Antilles Guyane 2007 Diagnostic sectoriel Rapport définitif 14
15 CHAPITRE I Protection de l enfance Tableau 12 : Lits et places installés par catégorie d établissements au Taux d équipement ETABLISSEMENTS Etablissements aide sociale à l enfance Foyer de l enfance Maison d enfants à caractère social Taux d équipement Lits établissements de l aide sociale à l enfance / 1000 jeunes de de 20 ans Source : DSDS STATISS/2007 Outre-mer LITS/ PLACES TAUX D EQUIPEMENT ,11 contre 4,40 en métropole Hébergement et réadaptation sociale Tableau 13 : Lits, places installés par catégorie d établissement au Taux d équipement ETABLISSEMENTS NOMBRE LITS/PLACES METROPOLE Etablissements pour adultes et familles en difficultés Centre hébergement réadaptation sociale, CHRS Centre accueil demandeur d asile, CADA Autre centre d accueil Centre provisoire d hébergement Taux d équipement en lits de CHRS pour 1000 adultes de 20 à 59 ans 0,17 0,95 Source : DSDS /STATISS 2007 Outre-mer Diagnostic sectoriel Rapport définitif 15
16 CHAPITRE I Accueil des enfants d âge préscolaire Tableau 14 : Places installées par catégorie d établissement au Taux d équipement ETABLISSEMENTS PLACES INSTALLEES Crèches collectives Crèches parentales Haltes garderies 58 Haltes garderies parentales Accueil polyvalent 95 Taux d équipement en accueil collectif pour 1000 enfants nés au cours des 3 dernières années 123 contre 108 en métropole Garderies et jardins d enfants 480 Crèches familiales places enfants inscrits Source : DSDS/STATISS 2007 Outre-mer L offre médico-sociale est largement déficitaire ; l accueil des personnes âgées se situe à 53 places pour 1000 habitants ce qui représente moins de la moitié de la moyenne nationale. Pour ce qui est de l accueil des handicapés, on constate un déficit important en structures concernant : les ESAT, les Maisons d accueil spécialisés et également les structures accueillant des enfants. Diagnostic sectoriel Rapport définitif 16
17 CHAPITRE I Les professionnels a) Les problèmes de recrutement Les établissements connaissent des difficultés en matière de recrutement particulièrement en ce qui concerne les infirmiers et les masseurs-kinésithérapeutes. Chaque établissement emploie des stratégies propres pour attirer et fidéliser les personnels : - Promotion professionnelle - Bourses d étude avec l obligation de revenir travailler sur place - Politique active de communication et de présence lors des salons et manifestations professionnels Cela aboutit parfois à un certain «nomadisme» d agents qui ne souhaitent s engager ni pour des termes trop longs ni pour des situations de travail trop contraignantes. b) La mobilité D après les données publiées par l Observatoire national des professions de santé, Rapport annuel 2005) il semble que la moitié des promotions sorties à l école d infirmiers dans les Départements d Outre mer n exerçait pas dans ces départements, cinq ans après avoir obtenus leur diplôme sur place. c) Les contraintes liées à la tarification Tarification liée à l activité et nouvelle gouvernance : Les modalités de financement des établissements publics de santé ont été profondément modifiées depuis 2004 avec l adoption de la tarification à l activité. Avant cette date, les ressources allouées aux établissements étaient reconduites par rapport au budget de l année précédente dans le cadre d une dotation globale. Les recettes étaient donc assurées quelle que soit l activité de l établissement. Avec la T2A, les ressources sont désormais calculées à partir d une estimation d activités et de recettes. C est désormais le niveau de l activité qui génère les recettes, lesquelles autorisent l engagement des dépenses. Les conséquences en matière d organisation interne et de management : Les établissements hospitaliers sont confrontés à la recherche de façon continue de l efficience et de l optimisation des moyens. Ils doivent désormais s attacher à mieux connaître leurs activités et leur coût tout en gardant en perspective les exigences de la qualité et de la sécurité des soins. La Tarification à l activité renforce l autonomie financière des établissements puisque le budget n est plus limitatif. Cependant, les ressources doivent être conformes aux missions et aux objectifs fixés ; cette grande marge de manœuvre laissée aux établissements fait intervenir dans leur gestion les notions de gouvernance, de stratégie et la mise en place d outils de pilotage. Il s agit de prendre les bonnes décisions en répartissant le pouvoir au sein de l hôpital, mais aussi de définir les orientations et de privilégier les axes qui méritent d être développés ou renforcés et d y affecter les ressources nécessaires. Diagnostic sectoriel Rapport définitif 17
18 CHAPITRE I Le manque de réactivité et d anticipation dans ces domaines peut être rapidement sanctionné, parce que la seule variable d ajustement risque de devenir les dépenses de personnel,ce qui se heurterait à la nécessité d être attractif et surtout de fidéliser les personnels. LE SECTEUR SANITAIRE Il s agit essentiellement : 1. des personnels travaillant dans le secteur hospitalier public et privé et dans les SSIAD 2 ; 2. des professionnels libéraux ; 3. des professionnels paramédicaux travaillant le secteur social et médico-social ; 4. et pour une faible proportion des professionnels travaillant dans la fonction publique de l Etat (ex : Education Nationale) ou dans certains organismes privés Le tableau ci-après résume l évolution des principales catégories professionnelles concernées par l étude de 1990 à Tableau 15 : Evolution des professionnels de santé exerçant à titre libéral ou salarié PROFESSIONS VARIATION Infirmiers diplômés d Etat % Infirmiers de secteur Psychiatrique % Sages femmes % Masseurs kinésithérapeutes % Orthophonistes 54 Pédicure podologue 36 Pharmaciens % Manipulateurs ERM 136 Source : DSDS/ STATISS Les professionnels des hôpitaux publics et privés Les hôpitaux interviennent de façon décisive dans la politique de l emploi dans ce secteur : - La fonction publique hospitalière, principal employeur représente près de 8000 agents non médicaux au total dont plus de 4000 soignants. - Le secteur privé 357 soignants Exemple : sur 2793 infirmiers inscrits à la Martinique salariés et libéraux, 1577 travaillent en établissements publics hospitaliers (hôpitaux : CHU, Colson, Lamentin et Trinité), et pour les sages-femmes sur 149 inscrites (CHU, Lamentin et Trinité) 102 travaillent en établissements publics. 2 Voir liste des sigles en Annexe 9 Diagnostic sectoriel Rapport définitif 18
19 CHAPITRE I Hôpital public I * Hôpital public II ** Hôpital privé Tableau 16 : Les personnels de santé des hôpitaux Hôpitaux* (Effectif) Nombre de poste depuis 5 ans Prévision départ à la retraite pour les 5 ans à venir Total personnel soignant 3109,19 464,50 282,00 Infirmiers 1577,92 265,50 155,00 Sages-femmes 102,91 4,50 12,00 Aides-soignants 1167,06 137,50 111,00 Masseurskinésithérapeutes 25,30 8,00 4,00 Manipulateur radio 112,00 Auxiliaire de puériculture 73,00 Puéricultrice 51,00 49,00 Total personnel soignant 737,22 27,00 180,00 Total personnel soignant 357,83 9,47 9,00 TOTAL 4204,24 500,97 471,00 * Hôpitaux : C.H.U. Lamentin Trinité Colson ** Hôpitaux : Carbet Saint-Esprit Marin Lorrain Saint-Joseph Saint-Pierre François Trois-Ilets Aux effectifs hospitaliers, il faudrait ajouter les personnels qui exercent dans les SSIAD (Service de soins infirmiers à domicile). On compte actuellement 20 infirmiers et 40 aidessoignants pour 80 places. Les professionnels libéraux Tableau 17 : Evolution des professionnels de santé exerçant à titre libéral de 1990 à 2006 PROFESSIONS VARIATION Infirmiers diplômés d Etat % Masseurs kinésithérapeutes % Pédicures podologues 32 Orthophonistes 47 Source : DSDS/ STATISS Densité infirmiers libéraux : 113 pour habitants, ce qui nous situe au 6 ème rang au niveau national. Densité infirmiers offrant des soins de proximité : 152 pour habitants, ce qui nous situe au 3 ème rang Diagnostic sectoriel Rapport définitif 19
20 CHAPITRE I Activité moyenne des infirmiers libéraux : nombre moyen de coefficient d actes , soit au 2 ème rang au niveau national. Diagnostic sectoriel Rapport définitif 20
21 CHAPITRE I Tableau 18 : Répartition géographique des professionnels de santé libéraux (2eme trimestre 2007) Commune Population Estim. au 31/12/05 Sages femmes Infirmières Kinés Pédicures Orthophoniste Orthoptistes Ambulance TOTAL GENERAL Bellefontaine Case-pilote Fort-de-France Saint-Joseph Schoelcher François Vauclin Ducos Lamentin Saint-Esprit Ajoupa Bouillon Basse Pointe Grand Rivière Lorrain Macouba Marigot Marin Rivière-Pilote Sainte-Anne Sainte-Luce Anses -d'arlet Diamant Rivière-Salée Trois-Ilets Carbet Fds Saint Denis Morne Rouge Morne Vert Prêcheur Saint-Pierre Gros-Morne Robert Sainte-Marie Trinité Total Général Source : Service statistiques CGSS Le protocole d accord entre l UNCAM 3 et les syndicats des infirmiers et infirmières libéraux du 19 avril 2007 aborde le problème des déséquilibres entre les départements s agissant de la densité des infirmiers libéraux et la mise en place d un dispositif de régulation démographique, notamment en ce qui concerne les installations nouvelles. Cette régulation devra être faite en fonction d un diagnostic qui sera établi par région après la mise en place des outils réglementaires et législatifs nécessaires. La Martinique faisant partie des territoires à forte densité, ne manquera pas d être concernée par ces perspectives nouvelles qui à terme aboutiront à la possibilité d ouverture de nouveaux cabinets uniquement en remplacement des infirmiers libéraux mettant fin à leurs activités. 3 Voir liste des sigles en annexe 9 Diagnostic sectoriel Rapport définitif 21
22 CHAPITRE I Personnels sanitaires du secteur médico-social Tableau 19 : Personnels de la fonction publique territoriale Psychologue Sage-femme Puéricultrice Infirmier Kinésithérapeute Auxiliaire de puériculture Auxiliaire de soins Aide soignant Psychomotricien Orthophoniste Ergothérapeute TOTAL 566 Tableau 20 : Personnel paramédical du Conseil général Psychologue 6 Sage-femme 19 3 Infirmier 42 4 Puéricultrice 24 3 TOTAL Tableau 21 : Personnel des établissements sous compétence du Conseil Général Aide soignant (AS) Aide Médico Psychologique (AMP) 86,90 0,00 41,00 127,90 Auxiliaire Puériculture (AP) (Psychologue, Psychomotricien, Puéricultrice) 4,30 0,17 11,67 16,14 Tableau 22 : Personnel des établissement sous compétence de l Etat PARAMEDICAL Psychologue 27,31 Psychomotricien 18,54 Orthophoniste 6,32 Ergothérapeute 4,58 Kinésithérapeute 5,96 Infirmière 16,97 Aide-soignant 34,04 Puéricultrice 2 TOTAL 115,75 Autres catégories Sont concernés les professionnels de l Education Nationale (62 postes d infirmières). Les professionnels attachés aux organismes privés notamment du secteur industriel et commercial. Sont également concernés les ambulanciers, dont 150 exercent dans les entreprises de transports sanitaires et 40 dans les établissements publics. Diagnostic sectoriel Rapport définitif 22
23 CHAPITRE I LE SECTEUR MEDICO-SOCIAL Regroupe : Les agents travaillant dans la fonction publique territoriale en particulier les effectifs du Conseil Général, principal employeur dans ce domaine ; les agents travaillant dans les établissements sociaux et médico-sociaux, sous compétence de l Etat ou sous compétence du département ; Les agents travaillant dans le secteur associatif ; les agents exerçant dans les services de l état, dans les hôpitaux et les organismes privés ; les agents du service social de l éducation nationale [32] et des hôpitaux [40]. L étude a concerné l ensemble des structures sociales qui ont été interrogées. L hétérogénéité des données recueillies ne permettait pas une exploitation rationnelle. Nous avons donc retenu de présenter les résultats concernant les trois plus importants organismes du secteur. L un qui relève de la catégorie des établissements : - l ADAPEI, qui gère plus de 16 structures ; et les deux autres du secteur associatif : - l ADARPA, spécialisé dans les services à la personne - l ADAFAE, spécialisé dans les intervenions sociales. La fonction publique territoriale Le secteur médico-social représente 707 agents pour la filière médico-sociale et 413 pour le paramédical et sages-femmes. Sur ces agents, le Conseil Général totalise 52% des agents de la filière médico-sociale, 92% des assistants socio-éducatifs. Tableau 23 : Effectif catégorie sociale CATEGORIE EFFECTIF Conseiller socio-éducatif 14 Assistant socio-éducatif 184 Educateur de jeunes enfants 21 Moniteur éducateur 27 Agent spécialisé des écoles maternelles 400 Agent social 61 TOTAL FILIERE SOCIALE 707 Diagnostic sectoriel Rapport définitif 23
24 CHAPITRE I Conseil Général Tableau 24 : Personnel socio- éducatif METIER EFFECTIF DEPART A LA RETRAITE DANS LES 5 ANS EDUCATIF Conseiller socio-éducatif 10 Assistant de service social 95 9 Educateur spécialisé 27 3 TOTAL Source : Conseil général Martinique (novembre 2007) Etablissements Sous compétence du département Tableau 25 : Effectif des établissements et services sociaux (Équivalent temps plein) METIERS Personnes Personnes TOTAL Enfance âgées handicapées GENERAL Animations service social (Animateur, assistants sociaux) 19,51 2,00 9,00 30,51 Personnels éducatifs (Educateur spécialisé, Moniteur éducateur) 0,00 2,00 170,49 172,49 TOTAL GENERAL Source : Conseil général Martinique (novembre 2007) Sous compétence de l Etat Tableau 26 : Effectif des établissements METIER EFFECTIF Moniteur éducateur 30 Moniteur Adjoint d animation 2 Chef éducateur 1 Animateur 1 Educateur technique 9 Educateur technique spécialisé 4 Educateur en langue des signes 2 Auxiliaire de vie sociale 18,51 Educateur technique qualifié 2 Educateur spécialisé 75,38 AMP 76,85 TOTAL 221,74 Source : DSDS Diagnostic sectoriel Rapport définitif 24
25 CHAPITRE I Analyse de quelques cas : a) Une association gestionnaire d établissements médico-sociaux : l ADAPEI A la lecture des informations transmises, il apparaît que cette structure connaîtra durant les cinq prochaines années un nombre restreint de départ à la retraite et il n est pas prévu de création de postes durant cette même période. Tableau 27 : Les personnels de l ADAPEI au 31 décembre 2007 DEPART A LA METIER EFFECTIF RETRAITE DANS LES 5 ANS A VENIR EDUCATIF Educateur spécialisé 51 6 Moniteur éducateur 30 1 Moniteur Adjoint d animation 3 Aide Médico psychologique 97 4 Animateur 8 Educateur technique 3 Educateur technique spécialisé 7 1 TOTAL PARAMEDICAL Psychologue 11 Psychomotricien 10 Orthophoniste 1 Ergothérapeute 4 Kinésithérapeute 4 1 Infirmière 8 2 Aide-soignant 15 TOTAL 53 3 Source : ADAPEI b) Deux associations de services à la personne : ADARPA et ADAFAE Aucune de ces deux structures n envisagent de création de poste durant les cinq prochaines années. Compte tenu de la pyramide des âges de leurs effectifs, elles auront à connaître des départs à la retraire durant les cinq prochaines années. Tableau 28 : Effectif ADARPA METIERS EFFECTIF Agent à domicile 234 Employé à domicile 58 Auxiliaire de vie sociale 105 TOTAL 397 Diagnostic sectoriel Rapport définitif 25
26 CHAPITRE I Pyramide des âges ADARPA (médico-social) Agent à domicile Auxiliraire de vie sociale Employé à domicile Source : ADARPA Pyramide des âges ADARPA (Sanitaire) Aide soignant Aide soignant Infirmier Source : ADARPA Diagnostic sectoriel Rapport définitif 26
27 CHAPITRE I Tableau 29 : Les personnels de l ADAFAE au 31 décembre 2006 METIER EFFECTIF EDUCATIF Technicien de l intervention sociale et familiale 81 Auxiliaire de la vie sociale 23 Equipe animation 11 Clubs et équipes de prévention 34 TOTAL 149 Source : Bilan social ADAFAE L analyse de la pyramide des âges des personnes employées par cette structure indique à priori qu une trentaine de personnes serait susceptible de partir à la retraite dans les 5 années à venir. Concernant le recrutement, les principaux responsables d établissement de ce secteur ne signalent pas de difficultés particulières de recrutement, lequel est effectué en majeure partie sur place. Diagnostic sectoriel Rapport définitif 27
28 CHAPITRE I 1.2. POLITIQUES DE FORMATION Secteur sanitaire les formations au niveau national (voir liste en annexe 4) Les formations locales Le nombre de place offert aux étudiants martiniquais n a pas connu d évolution sensible durant les 5 dernières années. Seule la capacité d accueil de l école des infirmiers de Fortde-France a été modifiée puisque qu elle été portée en 2003 de 42 à 84 places. La création de l école de kinésithérapeute en 2002 a fixée le nombre de place à 20, non modifié à ce jour de même que la formation d aides-soignants et de sages-femmes. Tableau 30 : Formation paramédicale et sage-femme FORMATION MINISTERE DE TUTELLE ETABLISSEMENTS DUREE QUOTAS EFFECTIFS 2007/2008 REELS Infirmiers Santé 3 ans IFSI 10 mois Aide-soignant Santé Lycée Frantz Fanon 10 mois 20 Sage-femme Santé CHU de Fort-de-France 4 ans Infirmier de bloc opératoire Santé Hôpital du Lamentin 10 mois Kinésithérapeute Santé Ecole Fort de France 4 ans Auxiliaire de puériculture Santé AFPA 41 semaines 20 Technicien en Analyses biomédicales Manipulateur ERM Educ. Nat. Ou santé Lycée Bellevue 3 ans 15 3 ans 15 Diplôme d état d ambulancier : Un dossier de création et d agrément pour un institut de formation d ambulancier est en cours d étude. Diagnostic sectoriel Rapport définitif 28
29 CHAPITRE I Secteur médico-social Les formations au niveau national (voir liste en annexe 5) Les formations locales : elles n ont pas connu de modification de leurs capacités au cours des cinq dernières années Tableau 31: Les formations aux métiers sociaux éducatifs FORMATIONS MINISTERE DE TUTELLE EFFECTIF ETABLISSEMENTS DUREE Quotas ou Effectif réel** Moyenne. Educateur spécialisé 3 ans Assistant de service social 3 ans Educateur de jeunes enfants 3 ans Santé IFMES. Moniteur Educateur 2ans Technicien de l intervention sociale et familiale 2 ans Aide médico psychologique. Auxiliaire de vie sociale (AVS) Santé CAP Petite enfance Santé 17 mois IFMES 1 an AFPA 1 an 14 Fédération des Associations et Clubs du 3 ème Age 1 an 15 MIC Formation 1 an 15 GRETA MIC Formation Quid Formation GRETA AMEP Raynal Sarcus. Mention complémentaire Aide à Domicile Educ. Nat.. Diplôme Aide à Domicile 1 division de Lycées de Pointe des Nègres. BTS Economie Vie familiale et sociale 1 division de ans Diagnostic sectoriel Rapport définitif 29
30 CHAPITRE I Les capacités de l appareil de formation doivent tenir compte de deux éléments importants que sont la VAE et les formations en alternance La Validation des Acquis de l Expérience (VAE) La VAE permet de faire reconnaître l expérience professionnelle afin d obtenir un diplôme, un titre ou un certificat de qualification professionnelle. C est un droit ouvert à tout salarié, non salarié, demandeur d emploi, agent public, à une seule condition : justifier de trois années d expérience professionnelle en continue ou en discontinue en rapport avec le contenu du diplôme de qualification envisagée. * Voir liste des diplômes concernés en annexe. S agissant de la Martinique, la situation à ce jour est la suivante, diplômes : Assistante sociale : 22 dossiers présentés : 2 admis partiellement et 2 admis en totalité. Aide-soignant : 17 dossiers présentés, 15 admis partiellement et 2 admis en totalité Auxiliaire de vie sociale : 72 dossiers présentés : 29 admis partiellement et 41 admis en totalité Médiateur : 26 dossiers présentés, 10 admis partiellement et 10 admis en totalité Educateur Spécialisé : Pour dossiers présentés : 10 admis partiellement et 12 admis en totalité Pour dossiers présentés : 14 admis partiellement et 7 admis en totalité Dans les années à venir, le nombre de personnes admises à se présenter à la VAE devrait augmenter de façon sensible, notamment dans le secteur social permettant certainement d intégrer nombre d aides éducateurs dans les carrières de vie sociale ou d éducateurs avec cependant un coût financier que doivent supporter les candidats dans leur préparation. Concernant le secteur sanitaire, la nécessité apparaît d un accompagnement au niveau des établissements de santé pour permettre au candidat au diplôme d aide-soignant et dans l avenir, d infirmier, d aborder dans de bonnes conditions le parcours nécessaire à l obtention de ces diplômes Formation en alternance PACTE 4 : en 2006 un nouveau mode de recrutement dans les corps et cadre d emploi de catégorie C des trois fonctions publiques a été mis en place. Il s agit du parcours d accès aux carrières de la fonction publique territoriale, hospitalière et d Etat, ouvert aux jeunes de 16 à 26 ans. C est un contrat de droit public alternant formation et stage et permettant 4 Voir liste des sigles en Annexe 9 Diagnostic sectoriel Rapport définitif 30
31 CHAPITRE I d intégrer la fonction publique en qualité de fonctionnaire titulaire après une vérification d aptitude. Ce dispositif intéressera plus particulièrement dans le secteur sanitaire : les aides-soignants et dans le secteur social : les auxiliaires de vie sociale. Une mention spéciale doit être faite concernant l institut de formation aux carrières administratives sanitaires et sociales associant en partenariat le Ministère de l Emploi, le Ministère de la Santé, le Ministère de l Outre-mer, l ANT, la Mairie et l hôpital de Dieppe Cet Institut situé dans la ville de Dieppe accueille essentiellement des jeunes originaires des départements d Outre-mer, résidants dans leur département et accessoirement quelques jeunes originaires de la région de Dieppe. L IFCASS assure la préparation au concours suivants : Dans le domaine sanitaire : - Concours d entrée dans les écoles d infirmières - Concours d entrée dans les écoles d aides-soignants Dans le secteur social : - Concours d entrée dans les écoles d assistantes service social - Moniteur éducateur - Educateur de jeunes enfants Les candidats subissent sur place (en général à la DSDS) les épreuves de sélection et ceux dont le dossier est retenu peuvent être pris en charge par l ANT. La durée de la scolarité à l IFCASS est actuellement de 9 mois. Chaque année, près d une trentaine de candidats sont admis à cet institut avec une priorité pour la préparation aux écoles d infirmières, de sages-femmes et d assistantes sociales. Diagnostic sectoriel Rapport définitif 31
32 CHAPITRE II CHAPITRE II : EVOLUTION PREVISIBLE DES BESOINS Diagnostic sectoriel Rapport définitif 32
33 CHAPITRE II 2.1. LES BESOINS EN PERSONNEL Plusieurs éléments rentrent ici en ligne de compte : L impact des politiques publiques mises en œuvre par le schéma d organisation sanitaire et médico-sociale, les départs à la retraite et l environnement général. Les prévisions de créations de postes liées aux activités nouvelles inscrites dans le cadre de schémas de planification, sont données par les établissements à titre indicatif et doivent tenir compte de leur capacité à se projeter dans l avenir avec des instruments de prévision suffisamment pertinents pour appréhender la production des activités liées aux thématiques des schémas qu ils ont choisis de traiter dans le cadre de leurs orientations stratégiques. Dans le domaine sanitaire, nous avons retenu les établissements les plus importants que sont : le CHU de Fort-de-France, les centres hospitaliers de Trinité, Lamentin et Colson. Dans le secteur Médico-social, les schémas d organisation sont en cours d élaboration. Pour estimer les besoins en personnel on peut s appuyer sur les prévisions de création de structures et les estimations de besoin en personnel. Celles-ci peuvent être précises dans certains cas, pour d autres elles découleront de négociations avec les différentes autorités de tutelle en fonction des enveloppes budgétaires nationales ou régionales. Diagnostic sectoriel Rapport définitif 33
34 CHAPITRE II Dans le domaine sanitaire EVOLUTION DU CONTEXTE Evolution de la demande de soins Le patient acteur de sa propre santé demande à être mieux informé et associé aux décisions le concernant. Il exprime des exigences de qualité de la prise en charge. Certaines populations vont demander des dispositifs d accompagnement spécifiques : les personnes âgées, les personnes handicapées, les malades mentaux et les populations précaires. Evolution de l offre de soins Le SROS 5 Les orientations du SROS ont pris en compte les plans nationaux arrêtés par le gouvernement et le parlement (plans : CANCER, maladie d Alzheimer, handicapés, etc.) mais aussi les recommandations figurant dans le PRSP 6 de la Martinique. Il comporte donc pour la période 2006/2011, les réponses les plus adaptées afin de répondre aux besoins de la population dans les domaines suivants : 1 ) la qualité et la continuité des soins dévolus aux personnes âgées Grâce à un maillage géographique de l offre de soins en cohérence avec l équipement médico-social, apparaît à côté de la coordination et de la meilleure utilisation des équipements existants, la nécessité de créer des structures nouvelles : o un service de géronto-psychiatrie au CHU de Fort-de-France o création de lits de gériatrie au centre hospitalier de Trinité o création de lits de soin de suite et de soin de longue durée o augmentation du nombre de place de SSIAD 7 o un EPHAD 8 2 ) Politiques de santé mentale et de toxicomanie : Il s agit de renforcer les moyens existants, d assurer une meilleure répartition des activités entre les différents établissements dans un souci de complémentarité et de répondre aux besoins particuliers de la prise en charge notamment, des urgences, des adolescents et de la toxicomanie. Concernant les créations de services nouveaux, on peut citer : o organisation des urgences psychiatriques au CHU de Fort-de-France o création de service de psychiatrie intersectorielle 5 Définition : voir liste des sigles en Annexe 9 6 Idem 7 Idem 8 Idem Diagnostic sectoriel Rapport définitif 34
35 CHAPITRE II o création d un service de géronto-psychiatrie (déjà cité) o augmentation de la capacité du SMPR 9 o en matière de toxicomanie : création de lit de soin aigu pour les conduites additives o enfant adolescent : prise en charge des urgences par la création d un POSU 10, création d hôpitaux de jour au centre hospitalier de Trinité. 3 ) Soins de suite et de réadaptation, rééducation fonctionnelle L accent a été mis sur la nécessité de développer les soins de suite et de réadaptation, véritables enjeux de santé publique, de même que les lits de réadaptation et de réinsertion des patients nécessaires à leur environnement familial et social. D où une approche qualitative et quantitative des besoins, qui se traduisent par un nombre important de créations. A partir des orientations thématiques du SROS, la régulation et la répartition de l offre de soins au-delà des critères de lit doivent se faire en volume d activité à répartir sur les territoires de santé. Dès lors, la planification se fera non seulement sur la structure de production (les lits) mais essentiellement sur l activité produite laquelle donnera lieu à une rémunération directe, la T2A permettant des moyens de recettes et donc des créations de poste éventuelles. Les possibilités de contractualisation avec les ARH 11 sur les crédits MIGAC 12 ne représentent plus qu environ 10% des crédits nécessaires à la mise en œuvre des orientations retenues par les établissements. Les objectifs quantifiés Voir annexe 6. Le CPOM (Contrat Pluriannuel d Objectifs et de Moyens) Prévu par le décret du 2 novembre 2006, le CPOM porte sur l ensemble des activités des établissements de santé. Il détermine pour chaque structure ses orientations stratégiques, les missions correspondant au thème du SROS, le MIGAC qu elle assure, les modalités de participation au programme de santé publique et de prévention ainsi que les conditions d accès et de continuité des soins. Il fixe également les transformations d activité, les actions de coopération. En outre, le CPOM fixe l objectif à la sécurité des soins et à l amélioration de la qualité. 9 Voir définition en Annexe 9 10 Idem 11 Idem 12 Idem Diagnostic sectoriel Rapport définitif 35
36 CHAPITRE II Concernant la Martinique, l ensemble des établissements ont signé en 2007 leurs contrat d objectifs et de moyens pour une durée de cinq ans qui reprennent les préconisations du SROS qu ils ont intégrées dans le cadre de leur projet médical à partir d estimations d activités qui ne se traduisent pas cependant de façon systématique par des créations de lits supplémentaires, notamment en ce qui concerne les activités : de médecine, de chirurgie, de néonatologie. En matière de psychiatrie, afin d atteindre les objectifs opérationnels quantifiés, sont prévus la création de plus de 155 lits et places se répartissant entre le futur établissement de Mango Vulcin et Fort-de-France et plus de 25 lits en psychiatrie infanto juvénile. Pour les soins de suite et de réadaptation fonctionnelle, il est prévu une augmentation de capacité de 43 lits (soins de suite) et 69 lits (rééducation fonctionnelle). Les orientations stratégiques concernant le CHU, les hôpitaux du Lamentin et de Trinité sont décrites en annexe 7. IMPACT SUR LES BESOINS Les établissements interrogés dans le cadre de l enquête sur les postes à venir n ont pas fait état de nombre important de postes à créer sur la période de 2007/2012. Il faut tenir compte à cet égard, de la prudence affichée eu égard aux contraintes, à la tarification liée à l activité. Une partie, néanmoins, des postes nécessaires à la mise en œuvre des contrats d objectifs et de moyens devra être financée par l ARH dans le cadre de l enveloppe MIGAC 13, mais cette dotation risque d être relativement faible (entre 10 et 12%) étant entendu que selon le système en vigueur, se sont les tarifs qui ont vocation de financer les dépenses. Néanmoins l analyse détaillée des différents contrats permet de dégager les prévisions suivantes : 13 Voir liste des sigles en Annexe 9 Diagnostic sectoriel Rapport définitif 36
37 CHAPITRE II Tableau 32 : Prévision de création de poste dans le secteur sanitaire (SROS) ETABLISSEMENTS CREATIONS SECTEUR PUBLIC Hôpital de Colson 60 dont 30 infirmiers 30 aides soignants CH du Lamentin CH de Trinité CHU de Fort-de-France SECTEUR PRIVE TOTAL 84 dont 5 cadres infirmiers 37 infirmières 4 Masseurs-kinésithérapeutes 80 dont 38 infirmiers 30 aides-soignants 69 dont 38 infirmiers 13 Aides soignants 27 créations infirmiers 320 créations de poste, soit : infirmiers - 73 aides-soignants Les secteurs les plus concernés sont : la psychiatrie : 53 postes, les soins de suite et de réadaptation : 34 postes, les urgences : 27 postes, insuffisants rénaux (secteurs privés) : 27 postes, et la gériatrie : 10 postes. Diagnostic sectoriel Rapport définitif 37
38 CHAPITRE II LES DEPARTS A LA RETRAITE Pour le secteur libéral : Les estimations faites par les services statistiques de la DSDS considèrent qu à l horizon 2030 en fonction de l augmentation de la population et des densités des différentes professions, les évolutions des besoins supplémentaires des professionnels de santé par rapport à la situation actuelle vont enregistrer des créations uniquement au niveau : des kinésithérapeutes (+99), orthophonistes (+36), manipulateurs de radio (+96), tandis que pour les infirmiers il est attendu une réduction des effectifs de 333 et de 2 pour les sagesfemmes. Pour ce qui est de la situation actuelle et des projections qu elle permettrait, le seul élément à partir duquel une estimation peut être faite concerne l âge moyen des infirmiers exerçant en libéral qui est de 45 ans. Pour le secteur public et salarié : Ces mêmes estimations estiment pour le même horizon un besoin de 1511 infirmiers, 131 sages-femmes et 45 masseurs-kinésithérapeutes supplémentaires. Pour la période , les prévisions établies par les établissements publics et privés du secteur hospitalier interrogés donnent un chiffre pour le secteur soignant de 471, soit 11% du total des effectifs des agents hospitaliers concernés Dans le domaine médico-social EVOLUTION DU CONTEXTE En l absence de schémas d organisation sociale et médico-sociale en cours de révision, sont pris en compte, les autorisations accordées à ce jour et les éléments figurant au Programme d accompagnement des handicaps et de la perte d autonomie (PRIAC) arrêtés par la DSDS en De ces éléments, on peut déduire que le secteur médico-social devrait faire l objet d une plus grande attention dans les prochaines années en raison de la pression des besoins en terme de prise en charge dans de nombreux domaines. Cela devrait se traduire par la création de nouveaux établissements et par la modernisation des structures existantes qui induiront des besoins nouveaux de personnel et même de formation, quand bien même les effectifs ne réclameront pas la création de nouvelles filières, mais la mise au point de modules spécialisés dans la formation des éducateurs par exemple. Cela concernera également l amélioration des conditions d accueil des personnes handicapées et des personnes âgées. Plusieurs projets de création d EPAHD sont à l étude, qui devraient générer nécessairement des créations d emplois, notamment pour ce qui concerne les aides soignants et les auxiliaires de vie dans les cinq prochaines années. Diagnostic sectoriel Rapport définitif 38
39 CHAPITRE II Tableau 33 : Prévisions de création de lits et places dans le secteur médico-social SECTEUR ACTIVITE CREATIONS PERSONNES AGEES Année places d EHPAD soit 92 créations 28 extensions 82 transformations de Maisons en retraite Année 2009 HANDICAP Année 2007 MAS de Colson 315 places d HEPAD soit 60 pour Hôpital de Colson 80 pour CH du Lamentin 5 pour CH du Prêcheur 80 pour CHU de Fort-de-France 60 pour CH du Lorrain 30 pour CH du Gros-Morne Année 2008 Etablissement d éducation spéciale soit 10 places IMPRO 43 places d IME 10 places SESSAD 20 places d ITEP 10 places SAMSAH TRAVAIL PROTEGE Année places d ESSAT Hébergement médicalisé : 1 MAS pour polyhandicapés de 40 places 1 FAM de 60 places Impacts sur les besoins Dans ce domaine, les prévisions de création de poste liées aux autorisations prévues dans ce secteur ne sont pas quantifiées par les différents établissements, sauf le Centre hospitalier de Colson qui pour les différentes structures envisagées qui sont : o la création d un foyer d accueil médicalisé de 60 places, o la création d un EPHAD de 60 places, o la création d un MAS de 60 places o d un centre d hébergement de réinsertion sociale (CHRS) a prévu un effectif de 92 agents dont 30 infirmiers, 30 aides-soignants et 12 éducateurs. Diagnostic sectoriel Rapport définitif 39
40 CHAPITRE II Pour les autres EPHAD prévus qui totalisent 457 lits, on pourrait à partir du ratio agent/lit de 0,55 faire une projection globale de 251 agents. Les départs à la retraite Nous disposons des éléments suivants : S agissant des établissements retenus comme illustration, on peut enregistrer les départs à la retraite déclarés par l ADAPEI 15 agents, soit 4% du total, la pyramide des âges de l ADARPA et celle de l ADAFAE. S agissant de la fonction publique territoriale, les prévisions de départ à la retraite pour les agents du secteur médico-social qui représentent 767 personnes, font état de 22 % des agents à l horizon 2011, 27% à l horizon 2013 et 36% à l horizon Donc, des départs importants dans une fourchette de 200 et 280. Nous disposons également des prévisions de départ du Conseil Général 22 agents, soit 10% du total. Vieillissement de la population Le phénomène de vieillissement de la population est à prendre en compte en considération dans l analyse des besoins. Selon une étude de l INSEE, en 2010, un martiniquais sur cinq aura plus de 60 ans et la proportion des plus de 75 ans aura crue de 42% par rapport à En 2030, la Martinique sera le plus vieux département de France. Le corollaire à ce vieillissement est la croissance attendue du nombre des personnes atteintes de la maladie d Alzheimer et de troubles apparentés. De 4800 personnes concernées en 1999, les estimations pour 2010 font état de près de 7000 personnes. Cela entraîne un développement sans précédent des services à la personne, rendu possible notamment par la montée en charge régulière du nombre de personne percevant l allocation de l APA. Tableau 34 : Evolution de l APA (Allocation personnalisée d autonomie) ANNEE EVOLUTION ENTRE 2002 et 2007 BENEFICIAIRES % Source : Conseil Général Martinique Lecture : Le nombre des bénéficiaires de l APA a plus que triplé en cinq ans. En 2002 le nombre de ces bénéficiaires étaient de 1598 contre en 2007 soit une évolution de %. Information : Les établissements de service aux personnes agréés pour l accueil de moins de 25 places peuvent bénéficier directement de l Allocation Personnalisée d Autonomie. Aujourd hui, 50 associations de service à la personne sont bénéficiaires de l APA conformément à la liste des agréments simple et de qualité fixée par le législateur. Diagnostic sectoriel Rapport définitif 40
41 CHAPITRE II Le marché de l emploi L enquête 2006 sur les emplois salariés (ASSEDIC) précise que «après une année 2004 à la baisse, le secteur de l éducation, la santé et l action sociale confirme son avancé en 2006 avec un taux d évolution de 3,4% : les activités de santé intervenant à un taux de 13,3%». L enquête «Besoins de mains-d œuvre 2007» (ASSEDIC) révèle que parmi les profils les plus recherchés, 14% des projets de recrutement sont constitués par le secteur social et médico-social, parmi les 15 métiers rassemblant le plus grand nombre de projets de recrutement figurent notamment les services à la personne et en particulier les aides à domicile et les aides maternelles. L examen des données statistiques de l ANPE Martinique permet de retenir que sur la totalité des demandes d emploi (7885), les intervenants à domicile représentent 32,13% de la totalité et les agents des services aux collectivités 32,1%. Concernant les offres d emploi, les emplois proposés concernent : Les intervenants à domicile : 24,36%, avec le commentaire suivant : «la demande de ces métiers est forte compte tenu du vieillissement de la population : métier à surveiller». Vienne ensuite les agents des collectivités : 17,90% Les intervenants auprès des enfants : 16,93% Et les éducateurs : 13,27% Les phénomènes d exclusion En 2005 plus de personnes ont bénéficiées de prestations sociales et familiales, soit une progression de 2% par rapport à Les Allocataires du RMI passent de en 1995 à en Quelques indicateurs de précarité (source : Statiss en Antilles/Guyane 2007) Nombre d allocataires du RMI pour 1000 personnes de 20 à 59 ans en Martinique, il est de 155% contre 33,1% en Métropole, en Guadeloupe 147,2 % et en Guyane 131%. L allocation de parent isolé pour 1000 personnes : en Martinique 41,4% contre 12,2 % en Métropole, 46% en Guadeloupe et 68,1 % en Guyane. L allocation d adultes handicapés pour 1000 personnes : en Martinique 24,8% contre 16,8 en Métropole, 24,7% en Guadeloupe et 14,7 en Guyane. La couverture maladie universelle pourcentage de couverture de la population : en Martinique de 28% contre 6,7 en Métropole, en Guadeloupe 28% et 35,6 en Guyane. Diagnostic sectoriel Rapport définitif 41
42 CHAPITRE II 2.2. LES BESOINS EN FORMATION Evolution des systèmes de formation professionnelle Problématique : la réforme dans l enseignement supérieur sur la base du LMD aura un impact sur l enseignement professionnel du secteur santé, la régionalisation de la formation sanitaire et sociale pose le problème de l articulation entre les filières santé et sociale d une part et d autre part, celle de la cohérence entre les systèmes de formations universitaires et les systèmes de formations propre à la fonction publique hospitalière, le développement de la VAE, les évolutions en cours exigent de nouvelles compétences pour tous les métiers. PROBLEMES DE CAPACITE ET DE QUOTAS Dans le secteur sanitaire Le nombre de place des formations paramédicales est déterminé de la façon suivante : quotas soumis au niveau ministériel : infirmières, kinésithérapeutes, orthophoniste, psychomotriciens ; à charge pour les régions de répartir les capacités sur le territoire. Numerus clausus : les sages femmes Capacité d accueil : cadres de santé, infirmiers spécialisés, manipulateurs radio, ergothérapeutes, aides-soignants, auxiliaires de puériculture, ambulanciers ; autorisé par le président du Conseil Régional qui agrée les écoles. Dans le secteur social Les formations sociales : les régions ont la responsabilité de l ensemble des formations de façon générale. Elles recensent les besoins, agréent et financent les établissements étant entendu que l état conserve la délivrance des diplômes et le contrôle des organismes de formations. Capacité et quota en l état actuel des choses semblent être satisfaisants aux yeux des autorités de tutelles responsables de ces différents secteurs. Un certain nombre d éléments sont à prendre en considération pour apprécier la situation : Diagnostic sectoriel Rapport définitif 42
43 CHAPITRE II 1 ) la mobilité professionnelle : On observe en ce qui concerne notamment les infirmiers que 5 ans après l obtention de leur diplôme plus de la moitié de ces personnels n exercent plus dans le département. A l inverse, un nombre important de recrutement est constaté en provenance de la Métropole avec le risque déjà signalé de créer parfois un phénomène de nomadisme. Même si les établissements hospitalier connaissent des difficultés de recrutement, plus particulièrement les infirmiers et les masseurs kinésithérapeutes (ce qui est un problème national). 2 ) La flexibilité Les différentes observations liées à la mise en place de la T2A, aux difficultés de recrutement permettent de relever l installation progressive dans le secteur hospitalier d une certaine flexibilité qui ce traduit par des propositions de postes de contractuels, des retards à la titularisation, autant d éléments qui viennent alimenter en retour les départs des professionnels vers la Métropole ou vers les pays européens. 3 ) Bourses d études et aides financières en Métropole Le département de la Martinique, essentiellement en ce qui concerne les formations sociales, et la région dans les deux secteurs, financent un nombre important d aides aux jeunes martiniquais qui ne pouvant trouver sur place des places dans les différents instituts de formation sont obligés d effectuer leur scolarité et parfois leur stage dans les écoles de Métropole. Ces aides sont accordées sans obligation de revenir travailler à la Martinique au terme de leurs études nous avons relevé que dans certaines régions de France, ces aides étaient conditionnées par l obligation d exercer les différentes professions pendant une durée de 3 à 5 ans dans la région considérée et sans que soit précisé le mode d exercice, salarié ou non, secteur public ou privé-. Les établissements hospitaliers de la Martinique interrogés seraient prêts dans certaines conditions à s inscrire dans ces perspectives de contrat de retour qui leurs permettraient dans une certaine mesure de faciliter leur besoin en recrutement. Le problème qui se poserait alors est celui de la participation de ces établissements aux financements du dispositif. Diagnostic sectoriel Rapport définitif 43
44 CHAPITRE II Les aides aux étudiants en métropole. Tableau 35 : Aides financières versées par le Conseil régional ANNEE FILIERE ELEVES INFIRMIERS SAGE-FEMME MASSEUR KINESITHERAPEUTE TOTAL Source : Conseil régional Martinique Tableau 36 : Allocations mensuelles versées par l ANT METIERS 2006 INFIRMIERS AIDE-SOIGNANT AMBULANCIER 5 TOTAL 130 Source ANT Les aides aux étudiants Tableau 37 : Aide financière du département allouée aux étudiants en formation dans le secteur social entre 2002 et 2007 METIER MARTINIQUE METROPOLE TOTAL. Assistant de service social Educateur spécialisé Educateur de Jeunes Enfants Moniteur Educateur 5 5 TOTAL Source : Conseil Général Martinique Diagnostic sectoriel Rapport définitif 44
45 CHAPITRE II Tableau 38 : Aides financières versées par le Conseil Régional dans le secteur social Entre 2005 et 2008 FILIERE ANNEE ASSISTANT DE SERVICE SOCIAL AUXILIAIRE DE VIE EDUCATEUR JEUNES ENFANTS EDUCATEUR SPECIALISE MONITEUR EDUCATEUR TECHNICIEN DE L INTERVENTION SOCIALE ET FAMILIALE TOTAL Source : Conseil Régional Martinique Tableau 39 : Allocations mensuelles versées par l ANT secteur médico-social 2006/2007 METIERS Assistant de service social. DEAVS Source ANT 19 1 TOTAL 20 4 ) Limite de l appareil de formation La possibilité d augmenter les capacités se trouve confrontée, pour ce qui concerne les formations de santé, à l impossibilité d accueillir un nombre plus élevé d étudiants en stage de formation dans des conditions compatibles avec le bon déroulement de leur étude : actuellement les responsables de l école des infirmiers considèrent que l on ne peut dépasser les promotions des 84 étudiants, soit près de 220 sur trois ans. Diagnostic sectoriel Rapport définitif 45
46 CHAPITRE III CHAPITRE III - ELEMENTS DE DIAGNOSTIC : QUELLES STRATEGIES POUR LA FORMATION DANS LES SECTEURS SANITAIRE ET MEDICO-SOCIAL Diagnostic sectoriel Rapport définitif 46
47 CHAPITRE III 3.1. LES PROJECTIONS Les besoins en personnel Les besoins en personnel pour la période 2005/2012 se présentent soit à partir d éléments chiffrés, soit à partir de prévisions ou de tendances fortes. ELEMENTS CHIFFRES Secteur sanitaire Les estimations faites dans le domaine hospitalier public par les établissements les plus importants : CHU de Fort-de-France, Centres hospitaliers du Lamentin, Trinité, Colson, soit près 75% du total se résument ainsi : - Besoins liés aux activités nouvelles : Besoin liés aux départs à la retraite : 488 Soit au total 861(voir tableau ci-dessous) Secteur médico-social Créations liées aux activités nouvelles : 0 Départ à la retraite : 83 Diagnostic sectoriel Rapport définitif 47
48 CHAPITRE III Tableau 40 : Projection identifiée des créations à venir et des départs à la retraite Hôpital SECTEUR CREATION DE POSTE DEPART A LA RETRAITE SANITAIRE 313 postes dont 174 infirmiers 73 aides-soignants 4 kinésithérapeutes 471 départs dont 155 infirmières 12 sages-femmes 111 aides-soignants Médico-social (Colson) 30 infirmiers 30 aides-soignants Conseil Général ADARPA ADAPEI 10 départs dont 4 infirmières 3 sages-femmes 4 départs dont 3 aides-soignants 1 infirmier 3 départs dont 1 kinésithérapeute 2 infirmières TOTAL MEDICO-SOCIAL Conseil Général ADAFAE ADAPEI ADARPA 373 créations de poste à venir 488 départs à la retraite 12 départs dont 9 assistants de service social 3 éducateurs spécialisés 30 départs 12 départs dont 6 éducateurs spécialisés 1 moniteur éducateur 4 aides-médico psychologiques 1 éducateur technique spécialisé 29 départs dont 5 employés à domicile 24 auxiliaires de vie sociale TOTAL 83 départs à la retraite Diagnostic sectoriel Rapport définitif 48
49 CHAPITRE III Prévisions Les prévisions liées aux activités nouvelles dans le secteur sanitaire ne peuvent être chiffrées à ce jour de façon précise, deux considérations interviennent à ce niveau : La réalisation effective des activités, dans les différentes disciplines annoncées par les établissements publics de santé, doivent être à l origine des recettes permettant la création de moyens nouveaux en personnel essentiellement. La détermination par les agences régionales de l hospitalisation des enveloppes destinées à financer les missions d intérêt général et les aides à la contractualisation qui en règle générale ne dépasse pas 10% des crédits sollicités et sont négociés chaque année. S agissant du secteur médico-social, l estimation faite à partir des prévisions de création de lits d EPHAD permet d avancer le chiffre de 251 créations. Pour le secteur des handicapés, le schéma médico-social actuellement en cours de réflexion devra servir de base aux engagements que pourraient prendre l Etat et les départements pour assurer le financement des moyens nouveaux nécessaires à sa réalisation et qui font l objet de programmations annuelles. Les tendances Ont été retenues à ce titre : Les prévisions de départ à la retraite dans la fonction publique territoriale, faisant état entre 2011 et 2015 d environ 280 à 300 agents sans précisions sur la répartition. Le vieillissement du professionnel de santé : l âge moyen actuel doit être pris en considération pour : Les infirmiers salariés et libéraux : 45 ans, Les sages-femmes : 46 ans, Les kinésithérapeutes : 37 ans, Les Manipulateurs radio : 49 ans Les besoins en personnel liés à l augmentation du nombre de bénéficiaires de l APA dans le secteur des services à la personne. Diagnostic sectoriel Rapport définitif 49
50 CHAPITRE III Capacités de formation actuelles L appareil de formation est satisfaisant pour répondre sur les 5 années à venir dans le domaine sanitaire aux prévisions de création de poste liées aux activités nouvelles, notamment pour celles qui ont pu être identifiées et aux départs à la retraite. S agissant du secteur social, l évolution du contexte permet d avoir des prévisions relatives aux créations de structures nouvelles pour les secteurs où le département enregistre des taux d équipements insuffisants mais aussi, grâce aux tendances qui se dégagent concernant les services liés à la personne, exemple : les auxiliaires de vie. S agissant des autres paramètres qui rentrent en ligne de compte, une fois intégrées les données que nous avons rappelées concernant : la mobilité professionnelle ; la flexibilité du monde du travail dans le secteur hospitalier avec ses incidences de recrutement ; les limites de l appareil de formation, il convient de se poser la question de l adéquation nécessaire entre besoin de formation et besoin en personnel. La réponse à cette question permettant d adapter les capacités de formation avec l introduction ou non des possibilités qui devront être offertes aux étudiants martiniquais d obtenir sur place des diplômes professionnels dans les secteurs qu ils ont choisis, ce qui éviterait leur départ en Métropole avec les conséquences financières signalées pour les collectivités. L éventuelle augmentation des quotas devra tenir compte des contraintes financières de la région, des contraintes physiques (des locaux) et des contraintes pédagogiques que sont les terrains de stage. En l état actuel des choses et dans cette perspective, l augmentation de capacité peut paraître possible pour les formations sociales et médico-sociales tout en tenant compte ainsi que cela a été signalé de l impact sur les politiques de formation, de la validation des acquis et des formations en alternance. Diagnostic sectoriel Rapport définitif 50
51 CHAPITRE III CONCLUSION Les constats suivants ont été faits : Des perspectives intéressantes de création d emploi dans le secteur sanitaire et social avec les réserves signalées, même si elles ne sont pas de la même importance que celles annoncées au niveau national notamment en ce qui concerne les départs à la retraite dans le secteur hospitalier. Les incertitudes liées à l incidence de la T2A et à l absence de planifications actuelles sociale et médico-sociale invitent à la prudence. L appareil de formation semble pouvoir satisfaire au besoin actuel avec les contraintes signalées et en l absence d adéquations automatiques révélées entre formation et emploi. Il apparaît nécessaire de faire les recommandations suivantes : 1 ) approfondir les enquêtes concernant les départs à la retraite et les modes de recrutement dans les secteurs considérés ; 2 ) approfondir avec les établissements hospitaliers, les conditions de contrat de retour pour les étudiants qui continueraient à bénéficier d aides financières des collectivités ; 3 ) dans la perspective de l adoption du plan régional de formation sanitaire et social il parait nettement souhaitable d associer étroitement les collectivités territoriales : Région, Département, les représentants de l Etat et les partenaires sociaux pour coordonner les dispositifs de formation et mieux cerner les besoins à venir. Diagnostic sectoriel Rapport définitif 51
52 CHAPITRE IV CHAPITRE IV - ANNEXES Diagnostic sectoriel Rapport définitif 52
53 CHAPITRE IV ANNEXE 1 : LISTE DES PERSONNES RENCONTREES Institutions Nom et Prénom Fonction SERVICES PUBLICS ET COLLECTIVITES DSDS Mr Robert RILOS Inspecteur des affaires sanitaires et sociales CONSEIL GENERAL Mr Joseph PEDRON Directeur des services sanitaires et sociaux CONSEIL REGIONAL Mme Francine CARIUS Présidente de la Commission Formation Professionnelle DTEFP Mme DUBERNARD Inspecteur INSEE Mr Jérôme HARMOIS Directeur ANPE Mme Magali ETIENNE Directrice ASSEDIC Mme Martine CHONG-WA-NUMERIC Directrice ARH Mme Jeanne-Marie GERCE Chargée de mission ANT Mme Viviane NAQUIN Déléguée régionale CHU de Fort-de-France Centre Hospitalier de Trinité Centre Hospitalier du Lamentin LES HOSPITALIERS PUBLICS Mr Jacques LAHELY Mr MOUCH Mme Juliette NAPOL Directeur des Ressources Humaines Directeur des Ressources Humaines Responsable du Service Ressources Humaines Centre Hospitalier du Marin Mr Daniel JOSEPH Directeur HAD Mme Marie-Claude BABIN Directrice CENTRES MEDICO-SOCIAUX & ASSOCIATIONS ADAPEI MR Daniel BONHEUR Directeur ADAFAE Mme Monique MARTIAL Directrice ADARPA Mr APANON Directeur Fédération des Associations et clubs du 3 ème âge Mr BARCLAY Président Diagnostic sectoriel Rapport définitif 53
54 CHAPITRE IV ANNEXE 2 : REUNIONS ORGANISEES 1. Groupe de travail Sanitaire GROUPE DE TRAVAIL "SANITAIRE" REUNION DU 17 JANVIER 2008 Organismes Nom Prénom Présent Absent excusé Absent non excusé Lycée Pointe des Nègres HIERSO Alain X DSDS FLOCAN Francette X DSDS RAPON Paulette X Syndicat Interhospitalier DIJON Thierry X CHU de Fort-de-France ABRAMOVICI Valérie X Ecole de Sages-Femmes FRANCOIS-EUGENE Sonia X Cosinus Conseil Clodion Marcel X Cosinus Conseil Jaccoulet Emmanuel X Cosinus Conseil Villeronce Claude X 2. Groupe de travail Médico-social GROUPE DE TRAVAIL "MEDICO-SOCIAL" REUNION DU 16 JANVIER 2008 Organismes Nom Prénom Présent Absent excusé Absent non excusé Conseil Général ROBINEL Raymond X AMDOR KNEUR Paulette X DSDS BARREGE Pierre X Cosinus Conseil Clodion Marcel X Cosinus Conseil Jaccoulet Emmanuel X Cosinus Conseil Villeronce Claude X 3. Réunion avec les établissements sanitaires Réunion du 24 JANVIER 2008 Organismes Nom Prénom Présent Absent excusé Absent non excusé Ctre Hospitalier du François GRANVILLE X Ctre Hospitalier de Trinité EGOUY Jacques X Ctre Hospitalier du St Esprit SERVILLO Pascale X Ctre Hospitalier du Marin BASTOL Marlène X Ctre Hospitalier du Lamentin LOUEMBA X Ctre Hospitalier de Colson MONTOUT Yolaine X Cosinus Conseil JACCOULET Emmanuel X Cosinus Conseil VILLERONCE Claude X Diagnostic sectoriel Rapport définitif 54
55 CHAPITRE IV 4. Réunion avec les établissements médico-sociaux Réunion du 23 JANVIER 2008 Organismes Nom Prénom Présent Absent excusé Absent non excusé ADAFAE MARTIAL Monique X ADAPEI ELOISE X ADARPA APANON Jacques X OMASS LARCHER COSINUS CONSEIL JACCOULET Emmanuel X COSINUS CONSEIL VILLERONCE Claude X 5. Réunion avec les CCAS Réunion du 1ER FEVRIER 2008 Organismes Nom Prénom Présent Absent excusé Absent non excusé CCAS Ducos TEROSIER Corine X CCAS Fort-de-France HIERON Serge X X CCAS Lamentin DALU Laurent X CCAS Marin HENRIOL Laure X CCAS Sainte-Marie CHARPENTIER Hélène X CCAS Schoelcher CHALONS Claude X CCAS Trinité RAMASSAMY Alice X CCAS Vauclin LAGANO-VALLEE Maryse X COSINUS CONSEIL JACCOULET Emmanuel X COSINUS CONSEIL VILLERONCE Claude X Diagnostic sectoriel Rapport définitif 55
56 CHAPITRE IV ANNEXE 3 : HEBERGEMENTS PERSONNES AGEES PUBLICS ET PRIVES Hébergements pour personnes âgées STATUT PUBLIC ETABLISSEMENTS CAPACITE AUTORISE. CHU de Fort-de-France 150 USLD. Lamentin 30. Trinité 30. CH du Saint-Esprit 0 Hospice. Lorrain/Basse-Pointe 12. Emma Ventura 256. Marin 88. Saint-Esprit 33 Maison de retraite. Trois Ilets 24. François 20. Saint-Joseph 16. CH Lorrain/Basse-Pointe 0 Foyer Logement (CCAS de FDF. La Yole Gran Moun 52. Anses d'arlets (Les Madrépores 42 Maison de retraite Autonome. Robert (Les Filaos) 42. Prêcheur 30 TOTAL 825 STATUT PRIVE ASSOCIATIF ETABLISSEMENTS CAPACITE AUTORISE. OMASS ( Lamentin) 80. Gliricidias 80. Logis Saint Jean 40. Bethleem 39. Le Beau Séjour 60. Terrevillage 84. Maison de retraite "Les orchidées" 0. EHPAD Ducos 0. Maison de retraite pour prêtres âgés Foyer Logement. Fleurs des pitons Carbet 42 TOTAL 425 Diagnostic sectoriel Rapport définitif 56
57 CHAPITRE IV STATUT PRIVE LUCRATIF ETABLISSEMENTS CAPACITE AUTORISE. Foyer Tahitha 15. Foyer Maman Créole 12. La joie de vivre 13. Le bel âge 5. Family Home 8. Le Flamboyant 8. Maninou 7. Le village 20. EPHAD L'Oasis 39. Le temps de vivre (résidence caraïbe) 40. Résidence l'age d'or 24 TOTAL 191 Diagnostic sectoriel Rapport définitif 57
58 CHAPITRE IV ANNEXE 4 : LISTE DES FORMATIONS AU NIVEAU NATIONAL SECEUR SANTE Profession de santé Ministère de tutelle Mode d entr ée Institution assurant la formation Institution délivrant le diplôme Niveau de concours, de recrutement % de bacheliers scientifiques Durée des études Diplôme Sage-femme S,EN Q Ecole Université PCEMI 99 5 Etat - Infirmier S Q Masseur - Kinésithérapeute S Q Ergothérapeute S Ca Psychomotricien S, EN Q Institut (pu, pr) Université Institut (pu,pr) Université Institut (pu,pr) Université Institut (pu,pr) Homologatio n DRASS Ep. niv. Bac Etat III DRASS DRASS DRASS PCEMI ou Ep. niv. Bac PCEMI ou Ep. niv. Bac PCEMI ou Ep. niv. Bac Orthophoniste EN Q Université Université Ep. Niv. Bac ¾ Orthoptiste EN CA Université Université Ep. Niv Bac? 3 Pédicurepodologue Manipulateur en électroradiologie S CA S, EN CA Institut (pu, pr) Institut Lycée 93,5(*) 3 Etat III 98 3 Etat III Expérience Plus de 15 universités Bordeaux, Lyon, Nancy, Créteil (IUP) 56(*) 3 Etat III Bordeaux Certificat de Capacité Certificat de Capacité DRASS 1 Ep. niv. Bac? 3 Etat III DRASS Lycée Audioprothésiste EN CA Université Université Opticien lunetier Diététicien (*) EN CA Technicien en analyses biomédicales (*) 2 Ep.niv. Bac Bac (dossier) 2 Ep.niv. Bac Oral 92 (*) 55 (*) 3 3 Etat DTS 50 3 Etat - EN CA Lycée Lycée Bac (dossier) 50 2 BTS - S, EN CA Université (IUT) Lycée Université (IUT) Lycée Institut Université Lycée Université Lycée DRASS Bac (dossier) 70 2 Bac (dossier Bac (dossier) Ep. Niv. Bac?? DUT BTS DUT BTS Etat - Lille - III III III Grenoble (en 2003) Diagnostic sectoriel Rapport définitif 58 58
59 CHAPITRE IV Quelques caractéristiques décrivant 11 formations de santé et deux professions rattachées Symboles : EN = Education Nationale, S = Santé, NC Numerus clausus, Q= quota, CA= capacité d accueil, Instituts pu (= publics), pr (= privés), Ep. Niv. Bac= épreuves d admission de niveau au plus égal au baccalauréat, DTS Diplôme de Technicien Supérieur Le pourcentage de bacheliers scientifiques est calculé sur les entrants (et non pas sur les candidats) Durée des études : 3+ =37,5 mois, ¾= 3 années d études étalées sur 4 années Seules les estimations de % de bacheliers scientifiques, marquées d un astérisque, correspond à une valeur nationale. Sinon, ce sont des ordres de grandeur provenant de certains établissements Diagnostic sectoriel Rapport définitif 59
60 CHAPITRE IV CHAPITRE IV ANNEXE 5 : FORMATION AU NIVEAU NATIONAL SECTEUR MEDICO-SOCIAL SANS LE BAC AVEC LE BAC AVEC UN DIPLOME SUPERIEUR AU BAC PANORAMA DES FORMATIONS Formation Accès à la formation Durée de la formation Particularités Diplôme d Etat d auxiliaire de vie sociale (DEAVS) Examen permettant d évaluer les pré-requis 500 h de formation théorique et pratique + 4 mois de stage sur une amplitude de 9 à 36 Formation modulaire Accessible par la voie de la VAE mois Certificat d aptitude aux fonctions d aide médico-psychologique (CAFAMP) Epreuves d admission 350 h de formation théorique + 4 semaines de stages sur une amplitude de 2 ans Formation uniquement accessible aux personnes en situation d emploi Diplôme d Etat relatif aux fonctions Justifier d une expérience professionnelle 1000 h de formation théorique + 4 mois de Formation qui peut s effectuer en cycle d animateur (DEFA) Certificat d aptitude aux fonctions de moniteur éducateur (CAFME) Diplôme de technicien de l intervention sociale et familiale (DTISF) Certificat d aptitude aux fonctions d éducateur technique spécialisé (CAFETS) Diplôme d Etat d éducateur de jeunes enfants (DEEJE) Diplôme d Etat d éducateur spécialisé (DEES) Diplôme d Etat d assistant de service social (DEASS) Diplôme de conseiller en économie sociale et familiale (DCESF) Diplôme d Etat de médiateur familial (DEMF) Certificat d aptitude aux fonctions d encadrement et de responsable d unité d intervention sociale (CAFERUIS) Diplôme supérieur en travail social (DSTS) Certificat d aptitude aux fonctions de directeur d établissement ou de service d intervention sociale (CAFDES) dans l animation + épreuves de sélection Epreuves de sélection Epreuves de sélection Posséder au minimum un CAP ou un BEP et justifier de 5 ans d expérience professionnelle + épreuves de sélection Epreuves de sélection Epreuves de sélection Epreuves de sélection BTS économie sociale familiale Sélection organisé par les établissements de formation Sélection organisé par les établissements de formation Sélection organisée par les établissements de formation Epreuves de sélection stage + 12 mois en situation d animation. 950 h de formation théorique + 7 mois de stage sur une amplitude de 2 ans 950 h de formation théorique +8 mois de stage sur une amplitude de 18 à 24 mois 1030 h de formation théorique + 3 semaines de stage sur une amplitude de 3 ans 1200 h de formation théorique + 9 mois de stage sur une amplitude de 27 mois 1450 h de formation théorique + 15 mois de stage sur amplitude de 3 ans 1740 h de formation théorique + 12 mois de stage sur une amplitude de 3 ans 480 h de formation théorique h de stage sur une amplitude d un an 490 h d enseignement théorique + 70 h de formation pratique 400 h d enseignement théorique h de formation pratique 700 h de formation théorique 690 h de formation théorique h de stage continu (sur 3 ans) ou en cycle discontinu Formation également accessible par la voie de l apprentissage Formation uniquement accessible aux personnes en situation d emploi Formation également accessible par la voie de l apprentissage Accessible par la voie de la VAE Accessible par la voie de la VAE Accessible par la voie de la VAE Accessible par la voie de la VAE Diagnostic sectoriel Rapport définitif 60
61 CHAPITRE IV ANNEXE 6 : OBJECTIFS QUANTIFIES OQOS DECLINES PAR ETABLISSEMENT CPOM 2007 CPOM 2010 Mini Maxi Mini Maxi CHU FORT DE France médecine (séjours) chirurgie (séjours) SSR (journées) CH LAMENTIN médecine (séjours) chirurgie (séjours) CH TRINITE médecine (séjours) chirurgie (séjours) CH CARBET médecine (séjours) SSR (journées) HÔPITAL SAINT-ESPRIT médecine (séjours) SSR (journées) HÔPITAL MARIN médecine (séjours) SSR (journées) HÔPITAL TROIS-ILETS SSR (journées) CHI LORRAIN/BASSE-POINTE SSR (journées) HÔPITAL SAINT-JOSEPH SSR (journées) HÔPITAL SAINT-PIERRE SSR (journées) HÔPITAL FRANCOIS médecine (séjours) SSR (journées) CLINIQUE SAINTE-MARIE médecine (séjours) chirurgie (séjours) SSR (journées) CLINIQUE SAINT-PAUL Diagnostic sectoriel Rapport définitif 61
62 CHAPITRE IV médecine (séjours) chirurgie (séjours) SSR (journées) LA VALERIANE SSR (journées) HAD LES 3 S places CH COLSON Journées et venues à échéance du SROS Psychiatrie générale Hospitalisation complète Alternative à l'hospitalisation Hospitalisation à domicile Psychiatrie infanto-juvénile Hospitalisation complète Alternative à l'hospitalisation Hospitalisation à domicile HEMODIALYSE STEER Nombre de patients ETEER Nombre de patients ATIR Autodialyse Dialyse péritonéale IRM (nombre d'implantations) CHU FORT DE France 1 IRMA 1 SCANNER (nombre d'implantations) CHU FORT DE France 1 CH LAMENTIN 1 CH TRINITE 1 SOCIETE MONTGERALD 1 GAMMA CAMERA (nombre d'implantations) CHU FORT DE France 1 PMA (nombre d'implantations) CLINIQUE SAINTE-MARIE 1 Diagnostic sectoriel Rapport définitif 62
63 CHAPITRE IV ANNEXE 7 : ORIENTATIONS STRATEGIQUES CONTRAT PLURIANNUEL D OJECTIFS ET DE MOYENS 2007/2011 Liste des orientations stratégiques : CHU de Fort-de-France 1. Orientation stratégique n 1 : déployer une offre de soins de proximité de qualité 2. Orientation stratégique n 2 : améliorer la prise en charge en hospitalisation programmée 3. Orientation stratégique n 3 : conforter les activités médicales de référence et pointe 4. Orientation stratégique n 4 : participer à l offre de psychiatrie 5. Orientation stratégique n 5 : intensifier les coopérations 6. Orientation stratégique n 6 : développer les missions d enseignements et de recherche Il en résulte une adaptation des structures et des effectifs aux nouvelles organisations en fonction des activités. Liste des orientations stratégiques : CH du Lamentin 1. Orientation stratégique n 1 : création d une filière gériatrique complète au CH du Lamentin 2. Orientation stratégique n 2 : rentabiliser les investissements par une véritable complémentarité au sein du pole MCO 3. Orientation stratégique n 3 : réussir la nouvelle organisation résultant du rapprochement du CHL et du CHS dans la Cité hospitalière de Mango Vulcin 4. Orientation stratégique n 4 : garantir l équilibre d exploitation du CHL en créant de nouvelles activités, conformes au SROS, au service de la santé publique. Liste des orientations stratégiques : CHU Louis DORMERGUE Trinité 1. Orientation stratégique n 1 : L HDJ en médecine complétant l activité du pôle de spécialités médicales. 2. Orientation stratégique n 2 : l ACA en chirurgie complétant l activité du pôle chirurgical 3. Orientation stratégique n 3 : le pôle femme-mère 4. Orientation stratégique n 4 : le SSR polyvalent 5. Orientation stratégique n 5 : les soins palliatifs et d accompagnement Diagnostic sectoriel Rapport définitif 63
64 6. Orientation stratégique n 6 : la filière gériatrique 7. Orientation stratégique n 7 : la filière spécialisée de neuro-vasculaire CHAPITRE IV 8. Orientation stratégique n 8 : l IRM en coopération avec le CH du Lamentin et le secteur privé 9. Orientation stratégique n 9 : le pôle urgence 10. Orientation stratégique n 10 : les consultations externes dont la consultation spécialisée du pied diabétique 11. Orientation stratégique n 11 : le SMUR Nord Atlantique 12. Orientation stratégique n 12 : le SSR spécialisé en alcoologie 13. Orientation stratégique n 13 : l HDS en médecine complétant l activité du pôle des spécialités médicales Diagnostic sectoriel Rapport définitif 64
65 CHAPITRE IV ANNEXE 8 : QUESTIONNAIRE ANONYME QUESTIONNAIRE ANONYME (À retourner d urgence avant le 04 février 2008) Infirmier (e) Aide-soignant (e) 1. Situation antérieure à l entrée à l IFSI Etudiant (e) Promotion professionnelle Promotion sociale Autres - Précisez Activité professionnelle depuis l obtention du diplôme : Salarié (e) Public Privé Libérale Autres - Précisez Depuis : moins de 6 mois moins d un an moins de 3 ans Autres - Précisez 3. Position actuelle: Lieu d exercice : Martinique Autres - Précisez Statut : Centre Hospitalier Public Centre Hospitalier privé Autres - Précisez.. Remplaçant (e) Titulaire Contractuel (elle) Autres - Précisez.... Diagnostic sectoriel Rapport définitif 65
66 CHAPITRE IV ANNEXE 9 : SIGLES LISTE DES SIGLES Sigles APA ARH CHRS DEAVS GPEC EPHAD LMD MAS MIGAC SMPR PACTE POSU PRSP SROS SSIAD SMPR T2A UNCAM Définitions Allocation de perte d autonomie Agence Régional de l Hospitalisation Centre d hébergement de réinsertion sociale Diplôme d auxiliaire de vie sociale Gestion professionnel des emplois et des compétences Etablissement pour l hébergement des personnes âgées dépendantes Licence, Master, Doctorat Maison d accueil spécialisé Mission d intérêt générales et aide à la contractualisation Service médico-psychologique régional Parcours d accès aux carrières de la fonction publique territoriale, hospitalière et d Etat Pôle spécialisé d accueil et de traitement des urgences Plan Régional de Santé Publique de la Martinique Schéma Régional d Organisation des Soins Service de soin infirmier à domicile Service médico-psychologique régional Tarification à l activité Union Nationale des Caisses d Assurance Maladie Diagnostic sectoriel Rapport définitif 66
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