Ville de Chirongui SOMMAIRE
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- Sabine Martel
- il y a 9 ans
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2 SOMMAIRE I. Cadre général Les enjeux du territoire de Mayotte La réforme de la politique de la ville La géographie prioritaire Méthodologie d élaboration du contrat de ville La mobilisation du droit commun...20 II. Synthèse du Projet de Territoire Aménagement / cadre de vie / environnement Développement économique / emploi et insertion Santé Education Culture, sport et loisirs Sécurité & Prévention de la délinquance...35 III. Villages prioritaires Village prioritaire de Poroani Village prioritaire de Miréréni Village prioritaire de Chirongui...58 IV. Enjeux et objectifs du contrat de ville Cadre de vie et renouvellement urbain Cohésion sociale Emploi & Développement économique...80 V. Les priorités d intervention de l Etat et des Institutions Publiques à Mayotte...84 VI. Gouvernance et pilotage Le comité de pilotage Comité technique et groupes de travail La participation citoyenne et l implication des habitants Ingénierie et ressources humaines VII. Evaluation et vie du contrat de ville VIII. Engagement des partenaires IX. Signataires X. ANNEXES... Erreur! Signet non défini. 2
3 Le mot de Monsieur le Préfet A U moment où le rapport de l'observatoire national des zones urbaines sensibles (ONZUS) 2014 montre que la situation n a jamais été aussi difficile dans les quartiers populaires, la loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine du 21 février 2014 développe une ambition forte pour les quartiers populaires et renouvelle durablement les outils d intervention de la politique de la ville à travers Une nouvelle génération de contrat de ville, à plusieurs titres :. une nouvelle géographie prioritaire simplifiée et mieux ciblée, un contrat unique intégrant les dimensions sociale, urbaine et économique, une action publique qui se déploie à l échelle communale et intercommunale et mobilise tous les partenaires concernés, la mobilisation prioritaire du droit commun de l État (dans le cadre des conventions ministérielles) et des collectivités territoriales, la participation des habitants à la co-construction des contrats et à leur pilotage. L État a un rôle déterminant à jouer dans les territoires fragiles de la République, pas pour agir seul ou faire à la place des acteurs locaux, mais pour incarner la solidarité nationale, être le garant de la cohésion sociale, mobiliser toutes les énergies, montrer que l action publique n est jamais plus efficace que dans la proximité. A Mayotte, la politique de la ville nouvelle génération se déploie sur les 17 communes de Mayotte à travers l identification des 36 territoires de la nouvelle géographie prioritaire. Elle repose sur la nécessité d une synergie pour le développement territorial des trois piliers social, urbain et économique, des trois transversalités (jeunesse, égalité femmes/hommes, prévention des discriminations) et pose la participation des habitants comme «une exigence incontournable». La préparation et la rédaction de ce contrat ont mobilisé toutes les forces vives de notre département, et je les en remercie. Ce travail a été co-construit avec les équipes des collectivités, les équipes interministérielles et les organismes associés, les associations, les jeunes et les habitants autour d un projet commun de développement territorial (quartiers, villages, communes, intercommunalités, département). Cette structuration de la politique de la ville s inscrit dans la dynamique d investissement de l Europe, de l État, du Conseil Départemental et des collectivités locales afin de mener à bien les objectifs du document cadre «Mayotte 2025» et du protocole d accord CPER signés récemment par le Premier Ministre. Ces contrats auront vocation à être pris en compte dans le cadre des intercommunalités 3
4 existantes et à venir, qui en assureront la coordination, lorsque les EPCI seront en mesure de jouer ce rôle. La mobilisation de tous les services publics et du droit commun, la mise en synergie des dispositifs et des ressources financières mobilisées et mobilisables, la mutualisation de l ingénierie et des ressources humaines, la montée en compétence et en qualification des équipes projet intercommunales nous permettront d assurer la mise en œuvre des projets entre État / EPCI / communes et l ensemble des partenaires signataires que vous trouverez détaillés dans ce document. La qualité des évaluations, des diagnostics et des projets de territoire, la priorisation des axes stratégiques, des objectifs opérationnels et des actions correspondantes mobilisant le droit commun au service des habitants nous permettront d atteindre nos objectifs. La déclinaison des programmations annuelles et des Contrats Pluriannuels d Objectifs (CPO) assureront : le déploiement, la structuration et la formation de la ressource humaine mutualisée, la poursuite du travail engagé d infra-diagnostic des territoires et de participation des habitants des quartiers et villages de la nouvelle géographie prioritaire, l identification et la mise en œuvre des partenariats de droit commun immédiatement mobilisables au regard des objectifs opérationnels priorisés et les partenariats additionnels à mobiliser en complément sur les territoires de la nouvelle géographie prioritaire (NGP), l identification des projets qui nécessitent la poursuite de la réflexion pour une construction opérationnelle dans le cadre des comités techniques thématiques d ici la clause de revoyure de 2017, le suivi des programmations opérationnelles et financières et l évaluation collective des projets territoriaux de droit commun engagés, la mise en œuvre de la cellule locale d évaluation en partenariat avec l ONZUS. La mobilisation des citoyens (jeunes et adultes), au travers des conseils idoines, le déploiement des «maisons de projet» par les professionnels de terrain mis à disposition par l État (adultes relais en soutien aux associations, médiateurs pour la valorisation du lien social) et par les chargés de mission de développement urbain, social et économique des collectivités sont des éléments essentiels de ce contrat de ville nouvelle génération et de la participation des habitants. Les dispositifs associés de rénovation urbaine (NPNRU), de réseaux d éducation prioritaire (REP et REP +), d agence pour le développement des territoires (ADT) et de prévention de la délinquance (FIPD) nous permettront d enrichir chacun des piliers sur les territoires concernés. 4
5 Au moment de la signature de ce contrat, le travail partenarial de qualité engagé depuis plusieurs mois porte ses fruits, celui -ci ne devra pas s arrêter mais au contraire s amplifier. L équipe interministérielle des services de l État et des organismes associés continueront à travailler au sein d une gouvernance technique et politique réaffirmée avec l'ensemble des partenaires (Conseil Départemental, équipes municipales et intercommunales, conseils citoyens et associations communales et départementales). Cette organisation permettra de pérenniser l engagement pluriannuel de nos politiques publiques, des partenariats et des ressources de droit commun mobilisés. Avec ce contrat de ville nouvelle génération, la Politique de la ville impulse la dynamique nécessaire à notre département en matière de cohésion sociale et de rénovation urbaine. Elle accompagne aussi la dynamique engagée dans le cadre de la départementalisation, de la mise en place de la région ultra périphérique, de la signature des documents contractuels CPER et Mayotte 2025 qui mobilisent tous les acteurs du territoire pour construire ensemble le développement et l avenir de notre jeune département. L enjeu de ces contrats de ville n est rien de moins que faire vivre les valeurs de la république, de lutter contre les inégalités sociales au quotidien, de permettre un développement social, économique et urbain des quartiers prioritaires de notre département, la prise en compte des besoins de la population habitant ses quartiers et notamment de la jeunesse sur la base d un pacte renouvelé qui nous rassemble et nous oblige. Le Préfet de Mayotte Seymour MORSY 5
6 Le mot de Madame le Maire de Chirongui A l aune de la départementalisation à Mayotte, nos territoires prennent conscience de leurs potentialités mais également des enjeux et des défis qu ils ont à relever. Elaborer une stratégie de développement urbain, social et économique et la mettre en œuvre implique une appropriation forte des besoins de nos populations, impératif indispensable à la cohérence de nos politiques publiques et à leur adaptation à nos réalités urbaines, sociales et économiques. Pour la première fois en 2015, la Ville de Chirongui est éligible à la politique de la ville. Ce nouveau dispositif intervient à Chirongui, au démarrage d un nouveau mandat municipal, dans un contexte de structuration des services. Il s inscrit dans une démarche globale qui vise à mieux appréhender les dynamiques en cours afin de conduire une action publique efficace et adaptée aux besoins recensés. Ainsi, c est à l échelle de la commune que sera porté le contrat de ville de Chirongui. En effet, l émergence récente d une coopération intercommunale avec la création de l Intercommunalité du Sud a conduit les élus des quatre communes à faire le choix de conserver la compétence «politique de la ville» afin d assurer des conditions optimales de pilotage et de mise en œuvre du contrat tandis qu en parallèle, se poursuivra la structuration de l EPCI afin qu elle soit à même, dans l avenir, de se doter d une ingénierie à même de coordonner de tels dispositifs. A Chirongui, la démarche du contrat de ville a permis d éveiller une dynamique partenariale forte entre les acteurs du territoire ; aux premiers desquels les habitants dont la structuration en conseils citoyens est d ores et déjà engagée ; les associations locales dont l implication citoyenne est un levier précieux pour l épanouissement de nos sociétés ; et les services de la collectivité départementale, les institutions publiques et les services de l Etat, qui ont nourri de leur expérience et de leur vision départementale les réflexions locales. La méthodologie de ce travail elle-même est une partie de la réponse aux enjeux qui se posent à nous. En effet, la naissance d un partenariat au service d un projet de territoire permet d assurer une connaissance partagée de la situation de nos villages et favorisera la coconstruction de réponses adaptées aux problématiques identifiées. Au-delà des cultures professionnelles différentes et des projets de structures qui guident les forces vives d un territoire, l enjeu est de parvenir à construire un partenariat local qui permette à chacun d être partie prenante du contrat de ville. Ce partenariat est bénéfique, non seulement pour les publics, qui seront mieux orientés, mais aussi pour partager des constats et mettre en œuvre des actions cohérentes. 6
7 Née de cette réflexion collective, nous devrons être les garants de la poursuite de cette démarche partenariale qui constituera une des clés de la réussite de cette politique publique. Je rappellerai la pensée d un grand homme, Kofi Annan : «la seule voie qui offre quelque espoir d un avenir meilleur pour toute l humanité est celle de la coopération et du partenariat». Toutefois, le chemin pour permettre à nos villages prioritaires d accéder à l égalité territoriale sera long et périlleux. A l instar des autres villages et quartiers prioritaires de Mayotte, nos populations éprouvent au quotidien des difficultés prégnantes d accès à une vie saine et digne et cumulent des handicaps urbains, sociaux et économiques, renforcés par un écart de développement important entre notre département et le reste du territoire national. Chômage, échec scolaire, déficit d accès à l eau, à l électricité, au logement, aux équipements de première nécessité, sentiment d insécurité sont autant de freins à l émancipation d individus qui peinent à trouver leur place dans une société aux prises à de profondes mutations. Ainsi, outre la mobilisation des forces vives, des moyens tant en ingénierie qu en dispositifs et financements devront être déployés pour appuyer nos stratégies de développement territorial. Les partenaires de ce contrat de ville ont identifié et défini pour les cinq prochaines années des enjeux et objectifs stratégiques précis en y adjoignant des moyens nécessaires à leur mise en œuvre et au premier desquels, le droit commun. La politique de la ville se doit d être un levier, un aiguillon qui permette de mettre en exergue les priorités d intervention et de mobiliser aux côtés des crédits spécifiques, des moyens de droit commun qui soient à la hauteur des enjeux. Le droit commun de nos collectivités locales abondera celui mobilisé par des dispositifs départementaux des institutions publiques et des services de l Etat, et pourra être conforté, renforcé, voire démultiplié en s inscrivant dans une dimension européenne. Je tiens à remercier fortement les services de l Etat local qui n ont cessé de prôner l articulation pleine et entière des stratégies locales représentées par le contrat de ville et les leviers «supra» que constituent les ambitions portées par Mayotte 2025, le CPER et les déclinaisons opérationnelles des programmes européens. Pour la première fois, les habitants, les jeunes de nos villages, les artisans, agriculteurs, commerçants, membres ou responsables associatifs ont eu voix au chapitre dans l élaboration d une politique publique. Ils ont exprimé et illustré clairement les inégalités dont auxquelles ils étaient confrontés et ont contribué à la définition d objectifs pour y remédier. Nous avons l obligation de ne pas les décevoir et de solliciter leur engagement plein et entier dans la gouvernance de ce contrat. Le Maire de Chirongui Hanima IBRAHIMA 7
8 Le mot de Monsieur le Président du Conseil Départemental L es contrats de ville «nouvelle génération» sont issus de la loi de programmation pour la ville et la cohésion sociale urbaine du 21 février 2014 avec comme ambition, renouveler les outils d intervention de la politique de la ville. Par le passé, seules 10 communes sur les 17 que compte l île étaient concernées par la politique de la ville. Le nouveau dispositif vient donc combler une lacune en intégrant 36 territoires de tout le Département qui se voient ainsi érigés en quartiers prioritaires. C est une chance mais aussi un enjeu majeur pour une mener à bien une vraie politique alliant les éléments ayant trait aux éléments sociaux, économiques et urbains. Le Conseil Départemental, chef de file de l action sociale entend jouer pleinement son rôle au côté de l Etat, en étant partenaire pour accompagner les communes. Aussi, le Conseil Départemental fait sienne des déclinaisons du contrat de ville qui est le socle de développement d une politique renouvelée et partagée avec l Etat sur les champs d intervention qui s appuie sur 4 piliers et 3 axes transversaux pour: plus de cohésion sociale, le développement de l activité économique et de l emploi, un meilleur cadre de vie et renouvellement urbain, la mise en exergue des valeurs de la République et de la citoyenneté la prise en compte des transversalités : jeunesse, Egalite femmes / hommes, lutte contre les discriminations, Le protocole d accord CPER signé par le Premier Ministre engage le Département dans ce dispositif en matière d investissement, permettant de faire progresser le niveau d équipement et préparer l avenir de la population de Mayotte. Ce cofinancement Etat-Région couplé des fonds européens permet au Conseil Départemental de Mayotte et l État de bâtir une stratégie de développement commune et engage les deux acteurs à développer et aménager ensemble le territoire. Le CPER se décline en huit thématiques conformément au mandat de négociation : les infrastructures et les services collectifs de base, la vulnérabilité des territoires et des populations, l aménagement urbain et le soutien aux dynamiques territoriales, la gestion des ressources énergétiques et environnementales et les filières d excellence, le développement de la recherche et de l innovation, la cohésion sociale et l employabilité, le développement économique durable, le numérique, la mobilité. 8
9 Dans le cadre de la gouvernance partagée, la mobilisation du Conseil Départemental se fera aussi au titre de ses compétences intrinsèques. C est ainsi, que j ai encouragé le vice-président en charge de l action sociale d entamer une tournée des différentes communes avec à la clé, des propositions concrètes visant à rapprocher le Département, dont c est la principale mission, des administrés. De plus, chaque année, le Département aide les communes de l île au travers de subventions d investissement, ce qui leur permet de réaliser des projets sociaux culturels tels que les maisons de jeunes ou encore les accès à des quartiers jusque-là enclavés. Le document stratégique Mayotte 2025 signé par le Premier Ministre consiste lui aussi à préparer l avenir et je puis vous dire que le Département prépare activement sa déclinaison dans les domaines économiques, sociaux et urbains. L enjeu de ces contrats de ville «nouvelle génération» consiste à mettre de plain-pied, notre jeune Département dans le droit commun par la mobilisation de tous les acteurs publics locaux et le Département ne pouvait qu être présent. C est ainsi que je serai au côté du Préfet pour signer les contrats de ville de notre Département et je caresse l espoir que ce dispositif sera la meilleure réponse aux besoins des habitants des quartiers prioritaires. Le président du Conseil Départemental Soibahadine IBRAHIM RAMADANI 9
10 I. Cadre général 1. LES ENJEUX DU TERRITOIRE DE Mayotte Les contrats de ville sont le cadre d action des principes de la nouvelle politique de la ville fixés par la loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine. Ces contrats réunissent l ensemble des actions nécessaires pour transformer les quartiers en pôles de développement social, urbain et économique. Ces contrats doivent également tenir compte des enjeux propres à chaque territoire. C est à lumière de ces éléments qu il convient de dresser un bref panorama des enjeux propres à Mayotte Spécificités démographiques et sociologiques Durant les dernières décennies, Mayotte a connu une très forte croissance démographique. L'île compte habitants lors du dernier recensement en 2012, soit une augmentation de 2,7 % par an entre 2007 et 2012, contre 0,6 % en métropole. La population a pratiquement triplé depuis 1985, portée par une natalité très élevée et par un flux migratoire provenant des îles voisines. Plus de 40 % de la population est de nationalité étrangère. La densité de l île y est par conséquent très forte (566 habitants / km²). Cet accroissement de la population est corrélé avec certaines caractéristiques démographiques de l'île. D'une part, avec un âge médian de 17,5 ans, Mayotte est le territoire français dont la population est la plus jeune. Les moins de 20 ans représentent 55% de la population en D'autre part, la population est concentrée dans les zones urbaines du nord-est. Mamoudzou, la plus grande ville du département, compte ainsi environ habitants (27% de la population). Six mahorais sur dix ont moins de 25 ans. Les 60 ans ou plus ne représentent que 4 % de la population soit six fois moins qu en métropole (24%). Il est également constaté que les jeunes mahorais émigrent de plus en plus vers la métropole afin de poursuivre leurs études ou de s insérer professionnellement. L'organisation des structures familiales et la situation économique du territoire montrent que la société mahoraise reste encore fortement traditionnelle. Ciment de la société, l islam, pratiqué par 95% de la population, exerce un rôle de régulateur social. A la religion s associent un droit coutumier ainsi que des coutumes africaines et malgaches. Cependant, la rupture entre les modes de vie des générations, l urbanisation massive et l exode rural, sont autant d'éléments qui témoignent d'une mutation rapide de cette société traditionnelle Situation économique Le tissu économique de l île est composé à 90 % de Très Petites Entreprises qui ne sont pas 10
11 organisées entre elles et l économie informelle est prégnante sur le territoire. Les filières économiques implantées sont peu structurées et les filières émergeantes restent encore à construire. Il existe, par conséquent, un manque de visibilité sur les créations d emplois potentiels et sur les besoins en matière de formations initiale et continue, qualifiante et/ou de niveau supérieur, à mettre en place pour répondre aux besoins du marché du travail. En 2009, le taux d activité à Mayotte est particulièrement bas, autour de 44% de la population âgée de 15 à 64 ans, un niveau très inférieur à celui des autres DOM, ou de la métropole (71%). En 2014, l INSEE estime à plus de , le nombre d actifs à Mayotte (25% de la population). Même si le produit intérieur brut par habitant a très fortement augmenté et reste très supérieur à celui observé chez nos voisins régionaux, un quart de la population vit sous le seuil de pauvreté Aménagement du territoire L'aménagement du territoire constitue un enjeu fondamental puisqu'il s'agit de concilier le développement économique et les exigences de préservation de l'environnement. Pour garantir un développement compatible avec le respect de l environnement, des documents de planification ont été élaborés : schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE), plan d élimination des déchets ménagers et assimilés (PEDMA), schéma directeur de l'aménagement agricole et rural de Mayotte (SDAARM), schéma régional des infrastructures et des transports (SRIT), etc. Le Plan d Aménagement et de Développement Durable (PADD), approuvé par le décret du 22 juin 2009, planifie de manière indicative un développement socio-économique compatible avec le respect de l environnement et l aménagement du territoire pour les quinze prochaines années. Une procédure de révision est actuellement en cours Enjeux sociaux Travail, emploi et formation professionnelle Le taux de chômage évalué par l INSEE en 2014 se situe à 19,6%. Au sens du BIT, personnes sont au chômage. Une femme sur 3 est active à Mayotte contre 2 sur 3 en métropole. Le temps partiel concerne seulement 8 % des personnes en emploi contre 19 % en métropole. Le niveau de formation initiale des demandeurs d emploi est relativement faible, 80 % d entre eux ont un niveau inférieur ou égal au niveau V de l éducation nationale (CAP). Les priorités en matière de formation professionnelle concernent la lutte contre l illettrisme (taux de 70% selon Pôle Emploi, plan départemental de lutte contre l'analphabétisme et l'illettrisme), le développement de la mobilité formation et de la mobilité emploi hors de 11
12 Mayotte, le financement des contrats aidés (en 2014, 3573 contrats aidés et emplois d avenir). Système d'éducation En 2014, élèves ont effectué leur rentrée scolaire à Mayotte, soit + 26 % par rapport à la rentrée En 2014, le premier degré a accueilli élèves, soit une progression de 11 % par rapport à 2007 et le second degré élèves, soit une hausse de 52 % par rapport à 2007 Ces élèves représentent plus de 41 % de la population. 54 % de la population scolarisée n a aucun diplôme qualifiant (72 % en 2007). 7 personnes sur 10 (scolarisées ou non) n ont aucun diplôme qualifiant. Sur l ensemble de la population en âge de travailler, soit personnes âgées de 16 à 64 ans, 58 % ne maîtrisent pas les compétences de base à l écrit en langue française. Ces difficultés sont fortement liées aux étapes récentes du développement de la scolarisation à Mayotte. En 2012, trois mahorais sur 10 n avaient jamais été scolarisés. Parmi les personnes qui avaient été scolarisées, 42 % demeuraient en grande difficulté à l écrit. Mayotte est également marqué par une très forte disproportion entre le nombre de sorties du système scolaire (3500 à 4000 jeunes / an) et l offre d emploi disponible sur le territoire (1000 à 1500 créations de poste par an). En perspective, le développement socio-économique durable et équilibré de Mayotte requiert la réalisation de défis principaux et notamment : la réalisation d infrastructures (transports, développement urbain et NTIC), la protection de l environnement et la prévention de la biodiversité, l amélioration de la gouvernance économique, sociale et financière. Les caractéristiques géographiques, démographiques, économiques et sociologiques, de Mayotte sont source d'enjeux spécifiques pour le territoire et notamment pour les quartiers prioritaires retenus dans le cadre de la politique de la ville, qui nécessitent dès lors une attention particulière. 2. LA REFORME DE LA POLITIQUE DE LA VILLE Au regard de la loi n du 21 février 2014 de programmation pour la ville et la cohésion urbaine la politique de la ville est une politique de cohésion urbaine et de solidarité, nationale et locale, en faveur des quartiers défavorisés et de leurs habitants. Elle est conduite par l'etat, les collectivités territoriales et leurs groupements dans l'objectif 12
13 commun d'assurer l'égalité entre les territoires, de réduire les écarts de développement entre les quartiers défavorisés et leurs unités urbaines et d'améliorer les conditions de vie de leurs habitants. Elle mobilise et adapte, en premier lieu, les actions relevant des politiques publiques de droit commun et elle intègre les actions relevant des fonds européens structurels et d'investissement et s'articulent avec les contrats de plan conclus entre l'etat et la région. Elle s'inscrit dans une démarche de co-construction avec les habitants, les associations et les acteurs économiques, s'appuyant notamment sur la mise en place de conseils citoyens, selon des modalités définies dans les contrats de ville, et sur la co-formation. Elle vise, en tenant compte de la diversité des territoires et de leurs ressources, à : - Lutter contre les inégalités de tous ordres, les concentrations de pauvreté et les fractures économiques, sociales, numériques et territoriales - Garantir aux habitants des quartiers défavorisés l égalité réelle d accès aux droits, à l éducation, à la culture, aux services et aux équipements publics - Agir pour le développement économique, la création d entreprises et l accès à l emploi par les politiques de formation et d insertion professionnelles - Concourir à l égalité entre les hommes et les femmes, à la politique d intégration et à la lutte contre les discriminations dont sont victimes les habitants des quartiers défavorisés, notamment celles liées au lieu de résidence et à l origine réelle ou supposée - Favoriser la pleine intégration des quartiers dans leur unité urbaine, en accentuant notamment leur accessibilité en transports en commun, leur mixité fonctionnelle et urbaine et la mixité de leur composition sociale ; elle veille à ce titre à la revitalisation et la diversification de l offre commerciale dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville - Développer la prévention, promouvoir l éducation à la santé et favoriser l accès aux soins - Agir pour l amélioration de l habitat - Garantir la tranquillité des habitants par les politiques de sécurité et de prévention de la délinquance - Reconnaître et valoriser l histoire, le patrimoine et la mémoire des quartiers - Promouvoir le développement équilibré des territoires, la ville durable, le droit à un environnement sain et de qualité, la lutte contre la précarité énergétique Succédant aux contrats urbains de cohésion sociale (CUCS), les contrats de ville s inscrivent dans une démarche intégrée qui tient compte des enjeux de développement économique, de développement urbain et de cohésion sociale. Ils fixent le cadre des futurs projets de renouvellement urbain et prévoient l ensemble des actions à conduire pour favoriser la bonne articulation entre ces projets et le volet social de la politique de la ville. 13
14 L État et ses établissements publics, l intercommunalité, les communes, le département, ainsi que les autres acteurs institutionnels (organismes de protection sociale, acteurs du logement, acteurs économiques) et l ensemble de la société civile, en particulier les associations et les habitants des quartiers prioritaires, sont parties prenantes de la démarche contractuelle à chacune de ses étapes. Le contrat de ville constitue le cadre d action d une politique renouvelée sur ses champs d intervention et qui s appuie sur 4 piliers et 3 axes transversaux. La cohésion sociale La loi n du 21 février 2014 de programmation pour la ville et la cohésion urbaine traduit une ambition forte en termes de redéfinition de la politique de la ville et des instruments/moyens qui doivent être mobilisés. En effet, malgré les efforts engagés auprès des habitants des quartiers défavorisés, beaucoup d entre eux demeurent confrontés à des inégalités profondes et persistantes, notamment en termes d accès aux soins, à la culture ou encore d orientation scolaire. Le développement de l activité économique et de l emploi La loi n du 21 février 2014 de programmation pour la ville et la cohésion urbaine engage une nouvelle dynamique de la politique de la ville notamment en mettant l accent sur le développement économique au sein du quartier et pour les quartiers. L objectif du pilier développement économique et emploi est ainsi d identifier les partenariats adaptés, de capitaliser sur les expériences de ces acteurs divers, d élaborer des solutions innovantes, etc. dans le cadre du droit commun. En outre, la réforme de la politique de la ville attire l attention sur la nécessité d articuler la dimension économique aux dimensions urbaine et sociale. Il s agit ainsi, à travers l élaboration des Contrats de ville, de créer une culture commune du développement économique et de l inscrire dans l ensemble des réflexions et dynamiques territoriales. Le cadre de vie et le renouvellement urbain Ce nouveau programme ne vise pas que la transformation, primordiale, du cadre de vie. La nouvelle politique de la ville favorise en effet une approche transversale des enjeux liés à l emploi, à la cohésion sociale et à l environnement urbain dans les quartiers prioritaires. La question du cadre de vie et du renouvellement urbain est inséparable de celles du développement économique et de la cohésion sociale, qui sont traitées ensemble et collégialement dans les nouveaux contrats de ville. Les habitants seront les premiers acteurs du changement dont les moyens seront fournis par les pouvoirs publics. Les habitants seront les acteurs du renouvellement urbain dans leurs quartiers : le nouveau programme est aussi une leçon de démocratie. 14
15 Les Maisons du projet, qui seront progressivement installées, permettront à tous les habitants de construire avec les professionnels et les élus une ville au plus près de leurs attentes. Les valeurs de la République et la citoyenneté Ce pilier est apparu suite aux événements tragiques de janvier Il vise à assurer les enjeux liés à la laïcité, la citoyenneté, la lutte contre toutes les formes de racisme et de xénophobie, la prévention de la délinquance. Il englobe ainsi tous les aspects liés au «vivre ensemble». Des thématiques transversales : jeunesse, égalité femmes / hommes, lutte contre les discriminations La transversalité des actions se traduit par la promotion de thématiques transversales aux trois piliers qui constituent les fils rouges des Contrats de ville. Parmi ces thématiques transversales, on cite en premier lieu les trois thématiques définies par la circulaire n 5279/SG du 30 juillet 2014 : lutte contre les discriminations, égalité femmeshommes et jeunesse. La jeunesse La question de la jeunesse devra être traitée au travers de quatre principaux axes de travail, détaillés dans le cadre de référence : l'information des jeunes, la mobilité, l'engagement des jeunes, la co-construction avec les jeunes. L égalité entre les hommes et les femmes La démarche proposée se construit à partir de quatre étapes : encourager une approche intégrée de l'égalité femmes-hommes dans l élaboration du contrat de ville nouvelle génération, objectiver les inégalités par la production de données sexuées, développer un plan d actions, évaluer les actions mises en œuvre. La lutte contre les discriminations et la mise en œuvre du plan territorial de lutte contre les discriminations (PTLCD) les diagnostics territoriaux (renforcer l analyse des besoins et identifier les enjeux pour le territoire), la formation des acteurs locaux (développer la qualification des acteurs locaux), 15
16 les plans territoriaux de lutte contre les discriminations (définir au niveau local des programmes d actions), l accompagnement des acteurs à la mise en œuvre (favoriser la mise en œuvre des préconisations établies à la suite d un diagnostic). Par la mise en exergue de cette nécessaire transversalité, la loi du 21 février 2014 constitue donc une véritable inflexion de la politique de la ville en termes de pratiques et de gouvernance qu il est nécessaire de prendre en compte pour assurer la réussite des futurs Contrats de ville. Des habitants associés à la démarche contractuelle La loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine du 24 février 2014 crée les conseils citoyens. La mise en place de «conseils citoyens» dans l ensemble des quartiers prioritaires permettra de conforter les dynamiques citoyennes existantes et de garantir les conditions nécessaires aux mobilisations citoyennes, en favorisant l expertise partagée, en garantissant la place des habitants dans toutes les instances de pilotage, en créant un espace de propositions et d initiatives à partir des besoins des habitants. 3. LA GEOGRAPHIE PRIORITAIRE En France métropolitaine, deux indicateurs ont présidé à la détermination de la géographie prioritaire, à savoir le nombre d habitants et le revenu fiscal médian. Ce dernier n étant pas disponible sur le département de Mayotte une autre méthode a dû être appliquée sur notre département. Le recensement de 2012 de l INSEE (données sur le chômage, niveau de formation, accès à l eau, à l électricité, confort des ménages) a permis de compiler des indicateurs qui, conjugués au seuil de population (au moins 1000 habitants) ont pu permettre d identifier les villages prioritaires des communes de Mayotte. Dans la commune de Chirongui, le seuil de population n avait retenu que deux villages, à savoir Poroani et Chirongui. Toutefois, les caractéristiques socio-économiques et urbaines du village de Miréréni et sa population avoisinant des 1000 habitants, a permis son intégration par l Etat dans la géographie prioritaire. Le Décret n du 30 décembre 2014 fixant la liste des quartiers prioritaires de la politique de la ville dans les départements d outre-mer, à Saint-Martin et en Polynésie française 1 stipule que la Ville de Chirongui compte deux quartiers prioritaires : - Quartier Poroani Miréréni - Quartier du village de Chirongui 1 JO 31 décembre 2014 texte 184 sur
17 Afin de garantir la pertinence de l analyse et de refléter la réalité des dynamiques territoriales, le Quartier Poroani-Miréréni sera appréhendé de façon distincte à savoir : le village de Poroani d une part et celui de Miréréni d autre part. Commune Municipale Populations légales 2012 Comptée à part Totale Population totale 2007 MAYOTTE CHIRONGUI Population Population Politique de la Ville 2014 Population Politique de la Ville 2015* DEPARTEMENT Commune Non concerné Village prioritaire de Poroani Non concerné Village prioritaire de Miréréni 9 66 Non concerné 966 Village prioritaire de Chirongui Non concerné *Chiffres INSEE 2012 Légende : Villages de Poroani et de Miréréni 17
18 Légende : Village de Chirongui 4. METHODOLOGIE D ELABORATION DU CONTRAT DE VILLE La méthodologie déclinée ci-dessous a été présentée lors du comité de pilotage de la politique de la ville du 27 février 2015 à Chirongui en présence notamment de Mme le Maire et de M. le Secrétaire général adjoint de la Préfecture. Cette méthodologie s appuie sur le kit méthodologique proposé par le Commissariat général à l égalité des territoires (CGET) et a fait l objet d un accompagnement de la part du Centre de Ressources de Mayotte (CDR). Courant février et mars 2015, des réunions de présentation de la démarche des contrats de ville, des principes, de la méthode et du calendrier de mise en œuvre ont été organisés sur chacun des territoires concernés courant février et mars par la Préfecture (SGA et délégation politique de la ville). L accompagnement du Centre de Ressources de Mayotte Ne disposant ni de l antériorité du Contrat Urbain de Cohésion Sociale, ni d un professionnel dédié à la politique de la ville, la commune de Chirongui a fait le choix de solliciter le Centre de Ressources de Mayotte afin d obtenir un appui méthodologique jusqu à la signature du contrat de ville. Ainsi, le CDR et la Ville de Chirongui ont été liés par une convention de partenariat 2 qui a permis à la Ville de bénéficier d un accompagnement individuel spécifique à 2 Voir annexe n 2 Convention partenariale pour l accompagnement de la mise en place des contrats de ville signée par le Centre de Ressources de Mayotte et la Ville de Chirongui 18
19 côté de l accompagnement collectif déjà programmé par le CDR pour l ensemble des communes. En effet, l équipe du CDR et les experts extérieurs conviés par le CDR sont venus appuyer la commune sur les différentes étapes d élaboration du contrat de ville : Construction du diagnostic et du projet de territoire, définition des enjeux liés à la gouvernance, réflexion du système de suivi et d évaluation du contrat. Par ailleurs, l accompagnement a aussi porté sur la participation des habitants, avec une préfiguration des conseils citoyens. Du projet de territoire au contrat de ville La démarche d élaboration du contrat de ville a revêtit trois phases : - La phase de diagnostic territorial; - La phase de définition des enjeux; - L élaboration du contrat de ville. Les deux premières phases qui constituent le projet de territoire ont été nourries par des réunions thématiques, territoriales, des réunions / entretiens individuels avec les professionnels, les habitants ainsi que par la réappropriation de documents stratégiques 3. La dernière phase «l élaboration du contrat de ville» s est engagée à partir du projet de territoire et a permis une identification des problématiques thématiques rencontrées sur la commune et une mise en exergue des enjeux qui en découlent. Le passage du projet de territoire au contrat de ville a consisté en une relecture de ce projet de territoire au regard des spécificités des trois villages prioritaires. Ces spécificités ont pu être soulignées grâce à des entretiens ou des réunions organisées avec les habitants en partenariat avec le CDR. Trois réunions organisées au mois de mai ont permis aux habitants de valider les orientations du contrat de ville. La séance plénière du CLSPD organisée le 23 avril 2015, co-présidée par le SGA, le Procureur et Madame le Maire de Chirongui a également alimenté le pilier cohésion sociale du contrat de ville. Le volet gouvernance et pilotage du contrat a été travaillé dans le cadre d un cycle de qualification collectif avec le CDR au mois d avril A l échelle départementale, des réunions par «piliers» avec constitution de groupes de travail thématiques ont été organisés sous l égide du SGA, chargé de la cohésion sociale, avec les services déconcentrés de l Etat et les associations départementales, réunions qui ont été l occasion de présenter les conventions interministérielles d objectifs par le Ministère. Les services de l Etat, les institutions publiques et les associations départementales ont remis aux communes le 20 mai et le 10 juillet des documents présentant leur droit commun et leurs priorités d intervention à l échelle départementale 4. 3 Pour phase 1 et 2 voir méthodologie détaillée dans le document Projet de Territoire annexe n 1. 4 Annexe 3 : Les priorités d intervention des services de l Etat à Mayotte et et des institutions publiques 19
20 Trois réunions d ensemble périodiques à l initiative du SGA, chargé de la cohésion sociale et des délégués à la politique de la ville, avec les services déconcentrés de l Etat et chacune des communes (regroupées par zones géographiques) ont par ailleurs été organisées pour mesurer l avancée des travaux. Une première version du contrat local a été transmise le 22 mai aux partenaires du contrat de ville et plusieurs navettes entre la Ville et les différents acteurs (services de l Etat, Conseil départemental, institutions publiques, associations, habitants) ont permis de préciser la partie IV. Enjeux et objectifs du contrat de ville et V. Gouvernance et pilotage. La finalisation du contrat a pu être réalisée pour la fin du mois de juillet L étape de signature constitue le socle sur lequel va pouvoir se déployer la nouvelle dynamique d ores et déjà engagée. 5. LA MOBILISATION DU DROIT COMMUN La mobilisation du droit commun constitue un axe majeur de la réforme de la politique de la ville et de la mise en œuvre des contrats de ville nouvelle génération, comme le prévoient les articles 1 et 6 de la loi n du 21 février 2014 de programmation pour la ville et la cohésion urbain et le précise la circulaire ministérielle sur les modalités opérationnelles d élaboration des contrats de ville du 15 octobre Le calendrier de la nouvelle génération des contrats de ville s articule avec ceux du CPER et des fonds européens. Cette nouvelle programmation constitue une source d opportunités pour les communes d autant qu elle coïncide avec la déclinaison des politiques publiques nationales. Encadrées par la circulaire du 30 novembre 2012, les 12 conventions nationales d'objectifs interministérielles permettent de préciser les engagements pris au bénéfice des quartiers prioritaires par chaque pôle ministériel, en termes d'objectifs opérationnels, de moyens mobilisés, d'adaptation qualitative des actions conduites et de méthode. Elles ont vocation à coordonner le droit commun, définir des objectifs de mobilisation partagés et optimiser les crédits spécifiques de la politique de la ville. Par ailleurs, plusieurs instructions et circulaires de mise en œuvre sont venues préciser la mise en œuvre de la politique de la ville et l intégration de thématiques telles l emploi, le développement économique, le sport, la santé ou la culture dans les contrats de villes Les modalités de leur déclinaison territoriale et de leur suivi ont été précisées dans la circulaire du Premier ministre n 5706/SG du 26 mars 2014 qui s'est traduite par un important travail d'inventaire du droit commun sur les territoires Le droit commun des partenaires 20
21 Les priorités d intervention des services de l Etat et des institutions publiques à l échelle de Mayotte 5 Par pilier, les services de l Etat et institutions publiques ont réalisé des fiches objectives opérationnelles identifiant leurs priorités d intervention à l échelle du territoire départemental. Les fiches objectifs opérationnels élaborées sur les territoires comprenant un ou plusieurs quartiers prioritaires de la politique de la ville et fixeront : les objectifs, notamment chiffrés, que les signataires s'engagent à poursuivre dans le cadre des domaines mentionnés à l'article 1er de la présente loi, la nature des actions à conduire et, le cas échéant, les modalités opérationnelles de leur mise en œuvre, les moyens humains et financiers mobilisés au titre des politiques de droit commun, d'une part, et des instruments spécifiques de la politique de la ville, d'autre part, les moyens d'ingénierie pour l'élaboration, la conduite et l'évaluation du contrat de ville, les indicateurs permettant de mesurer les résultats obtenus. Les contrats de ville incluront pour chaque territoire de la nouvelle géographie prioritaire des indicateurs et éléments d'appréciation qualitative issus de l'observation locale. Les objectifs opérationnels seront chiffrés. Les signataires s engagent à les atteindre à échéance du contrat. Ils sont déclinés annuellement. Des conventions d application thématiques et/ou territoriales du contrat de ville (par pilier ou par commune) seront élaborées. Les actions à conduire et les modalités opérationnelles de leur mise en œuvre, qu elles relèvent du droit commun ou des dispositifs spécifiques de la politique de la ville, seront définies annuellement dans le cadre du plan d actions. Afin de donner corps aux grandes orientations de ce contrat, des objectifs opérationnels et champs d action, mobilisant le droit commun, sont déclinés dans les fiches ci-après pour chacune des thématiques et orientations fixées. Ces fiches serviront de référence aux programmations annuelles par actions. Le droit commun des associations départementales Dans le cadre des travaux d élaboration des contrats de villes à l échelle départementale, les associations départementales ont remis aux services de l Etat leur contribution en présentant leurs missions et dispositifs mobilisables dans le cadre de la politique de la ville. 5 Voir annexe 3 Les priorités d intervention des services de l Etat et des institutions publiques à Mayotte 21
22 5.2. La dimension européenne du contrat de ville L'accord de partenariat français - Commission Européenne, adopté le 8 août 2014, commun aux quatre fonds européens structurels et d investissement (FESI), prévoit que 10% de l enveloppe FEDER FSE gérée par les autorités de gestion régionales ont vocation à soutenir en priorité la politique de la ville, en particulier dans le cadre des stratégies urbaines intégrées. Onze objectifs thématiques (OT) dont trois sont essentiellement concernés par la politique de la ville : OT8 : promouvoir l emploi et soutenir la mobilité de la main d œuvre, OT 9 : promouvoir l'inclusion sociale et lutter contre la pauvreté, OT 10 : investir dans l'éducation, les compétences et la formation tout au long de la vie Trois conventions cadres entre le ministère délégué à la ville, les associations d'élus et des collectivités ont été signées : Association des Régions de France (ARF) : Association des Communautés de France (ADCF) : Association des Départements de France (ADF) : Afin de mobiliser ces différents fonds, les programmes ont été élaborés sur la base du diagnostic territorial stratégique (Novembre 2012) fixant les orientations pour articuler et coordonner l utilisation des quatre fonds FEDER, FSE, FEADER et FEAMP et des projets de règlements européens. Les nouvelles enveloppes des Fonds Européens pour Mayotte ont été arrêtées pour la période : 148,9 M pour le FEDER Fonds Européen pour le Développement Régional, 65,5 M de FSE (Fonds Social Européen) pour l'emploi, l'inclusion et la formation, 9.2 M dans le cadre de l Initiative pour l Emploi des Jeunes sur , 60 M pour l'agriculture et le développement rural (FEADER : Fonds Européen Agricole pour le Développement Rural), 12 M de FEDER / Coopération Territoriale Européenne (FEDER CTE), 42 M pour le POSEI. Soit un total de 337,6 millions d'euros pour la période Rappel des principaux fonds européens concourant à la politique de la ville La Préfecture de Mayotte, le Conseil Départemental ainsi que l ensemble des acteurs locaux ont établi des programmes opérationnels (PO) afin de mettre en œuvre ces fonds en tenant 22
23 compte des priorités de l UE et des besoins spécifiques du territoire. La Préfecture, autorité de gestion des programmes, accompagne les bénéficiaires depuis les premières démarches d obtention des subventions jusqu à la réalisation de leur projet. Initiative Emploi Jeunes (IEJ) Le programme opérationnel national relatif à l IEJ a été adopté le 3 juin Mayotte bénéficie également de 10 M au titre de l initiative pour l emploi des jeunes (IEJ- Programme national), dont 9,2M gérés par la Préfecture. Dans ce cadre, le programme français relatif à l Initiative pour l Emploi des Jeunes a été le premier programme européen approuvé par la Commission. Il bénéficie aux régions présentant un taux de chômage très élevé des jeunes (supérieur à 25 %), et participera ainsi à la stratégie du gouvernement pour faire reculer le chômage. Ce programme en faveur des jeunes de moins de 26 ans, qui ne sont ni en emploi, ni en formation et qui ne suivent pas d études, a pour objectif le co-financement d actions permettant : d améliorer le repérage des jeunes, et leur accompagnement personnalisé dans l élaboration d un projet professionnel et l accès à l emploi, d accroître la capacité d insertion professionnelle de ces jeunes, en renforçant les dispositifs existants de formation et d apprentissage, ainsi qu en développant de nouvelles possibilités d immersion en milieu professionnel et d entrepreneuriat. Pour accompagner les jeunes vers et dans l emploi, les objectifs prioritaires à Mayotte sont de: soutenir les dispositifs existants en augmentant leur capacité d'accueil, proposer de nouvelles offres d accompagnement individualisé, faciliter les immersions professionnelles grâce à l'augmentation de dispositifs innovants. Fonds social européen (FSE) Il s agit du Fonds dédié à l inclusion sociale et à l emploi. Il bénéficie ainsi aux groupes les plus exposés au chômage et à l exclusion, comme les demandeurs d emploi, les jeunes à la recherche d un premier emploi, les salariés peu qualifiés ou les femmes par des mesures actives en faveur de l égalité professionnelle. Le Fonds Social Européen à Mayotte soutient principalement l accompagnement et la formation des demandeurs d emploi, la formation des salariés, la structuration des filières, l accompagnement social et professionnel des personnes en situation précaire, la professionnalisation de l administration. Pour 2015, quatre périodes d ouverture d appels à projets ont été définies. Les premiers dossiers concernent : l accompagnement individualisé des demandeurs d emploi, 23
24 la création de places en licence professionnelle à Mayotte, 1. le soutien à la réussite des étudiants de 1 ère année, 2. les chantiers d insertion. Fonds européen de développement économique et régional (FEDER) Fonds dédié à l amélioration des infrastructures notamment d alimentation en eau et assainissement, de collecte des déchets ou encore d énergie ainsi qu à la modernisation de l économie, il finance des aides directes aux investissements réalisés dans les entreprises afin de créer des emplois durables. Enfin, le volet «santé» de ce fonds prévoit notamment la création d un hôpital à Dzaoudzi en Petite-Terre pour La maquette financière et les axes d intervention du PO FEDER-FSE se décomposent comme suit : Intitulé de l Axe Fonds Montants Axe 1 Axe 2 Axe3 Axe 4 1- Protéger et valoriser le patrimoine naturel et l environnement en mettant à niveau les infrastructures d alimentation en eau et d'assainissement et en améliorant la gestion des déchets 2- Développer l offre de services sanitaires et médicosociaux 3- Développer l engagement de Mayotte en faveur de la recherche, l innovation, l éducation à l entrepreneuriat et la compétitivité des entreprises 4- Accroitre la part des énergies renouvelables dans le «mix énergétique» pour une plus grande indépendance énergétique de l île et inciter à une consommation énergétique différente dans les entreprises et les administrations FEDER FEDER FEDER FEDER Axe5 5- Développer et optimiser la desserte portuaire FEDER Axe6 Axe7 Axe 8 Axe 9 6- Accompagner le développement du numérique, facteur de développement et de compétitivité 7- Améliorer l accompagnement vers l'emploi et soutenir la mobilité professionnelle des demandeurs d'emploi et des inactifs 8- Développer la formation des demandeurs d emploi et inactifs 9- Développer l'adaptation au changement des travailleurs, des entreprises et des entrepreneurs FEDER FSE FSE FSE
25 Axe Promouvoir l'inclusion sociale et combattre la pauvreté FSE Axe Renforcer les capacités institutionnelles et l'efficacité des administrations publiques FSE Axe Allocation de compensation des surcoûts FEDER RUP Axe Assistance technique FEDER FEDER Axe Assistance technique FSE FSE TOTAL FEDER TOTAL FSE
26 5.3. Le Contrat de Projet Etat Région Le CPER a pour objectif d être l outil privilégié de la relation contractuelle entre le Conseil Départemental et l État en traduisant des priorités partagées en matière d aménagement et de développement du territoire. Il s appuie sur les stratégies et schémas régionaux : plan d aménagement et de développement durable (PADD) et futur schéma d aménagement régional (SAR) valant schéma de mise en valeur de la mer (SMVM), schéma régional d infrastructures et de transport (SRIT), plan départemental d élimination des déchets ménagers et assimilés (PDEDMA), schéma directeur territorial sur l aménagement numérique (SDTAN). Le CPER a également été élaboré en articulation avec les programmes opérationnels européens : FEDER-FSE, FEADER et INTERREG. À ce titre, il est fondé sur le même diagnostic territorial stratégique qui a été validé par les deux partenaires en décembre Le CPER contribuera à la transition énergétique et écologique, et à cet effet, les critères d éco-conditionnalité seront mis en application. Dès lors, le Conseil Départemental de Mayotte et l État ont bâti une stratégie de développement commune et s engagent ensemble sur le financement pluriannuel d opérations visant à développer et aménager le territoire de Mayotte, 101 e département français. La nouvelle génération du contrat de plan État-Région (CPER) est moteur de l investissement, permettant de faire progresser le niveau d équipement et préparer l avenir de la population de Mayotte. Sur la base du mandat de négociation transmis au préfet en décembre 2014, l État dédiera 193M au CPER. Le Conseil Départemental y consacrera pour sa part 185,5 M. Le contrat se déclinera en huit volets thématiques conformément au mandat de négociation : les infrastructures et les services collectifs de base, la vulnérabilité des territoires et des populations, l aménagement urbain et le soutien aux dynamiques territoriales, la gestion des ressources énergétiques et environnementales et les filières d excellence, le développement de la recherche et de l innovation, la cohésion sociale et l employabilité, le développement économique durable, le numérique, la mobilité. La maquette et les axes d intervention du CPER se décomposent comme suit : Thématiques Etat Conseil départemental 26
27 Infrastructures et services collectifs de base Aménagement urbain durable Gestion des ressources énergétiques et environnementales Développement de la recherche et de l innovation Cohésion sociale et employabilité Développement économique et durable Numérique Mobilité Assistante technique Mayotte 2025 Le processus «Mayotte 2025», voulu par le Président de la République et le Gouvernement, encouragé par les élus, les acteurs économiques et associatifs et les forces vives du département porte l ambition de définir des axes de développement stratégiques du territoire et leur priorisation. Cette démarche concerne bien évidemment les quartiers prioritaires de la politique de la ville, territoires qui ont vocation à s inscrire dans cette nouvelle dynamique pour la période Mayotte 2025, ce sont 6 objectifs co-élaborés par l Etat et les élus de Mayotte avec des actions dont la mise en œuvre fera l objet d un suivi et d une évaluation régulière. La Politique de la ville et Mayotte 2025 : une ambition pour la République Le processus «Mayotte 2025», voulu par le Président de la République et le Gouvernement, encouragé par les élus, les acteurs économiques et associatifs et les forces vives du département porte l ambition de définir des axes de développement stratégiques du territoire et leur priorisation. Cette démarche concerne bien évidemment les quartiers prioritaires de la politique de la ville, territoires qui ont vocation à s inscrire dans cette nouvelle dynamique pour la période Mayotte 2025, ce sont 6 objectifs co-élaborés par l Etat et les élus de Mayotte avec des actions dont la mise en œuvre fera l objet d un suivi et d une évaluation régulière : 1. Un cadre institutionnel performant 1.1. Objectif 2025 : parachever la départementalisation, renforcer les collectivités territoriales et conforter la réorganisation de l administration territoriale de l Etat Achever la départementalisation de manière adaptée et progressive, Rendre les collectivités plus efficaces et mieux les accompagner, Achever la décentralisation et réorganiser l administration territoriale de l État, Organiser et favoriser le dialogue avec les cultes. 27
28 2. Une éducation de qualité, des formations et une politique d insertion au service de la jeunesse 2.1. Objectif 2025 : Assurer les conditions de réussite éducative de tous les jeunes mahorais Faire bénéficier les élèves mahorais de meilleures conditions d apprentissage et de vie dans le primaire et le secondaire : diminuer le taux d illettrisme et d analphabétisme et faire progresser la maîtrise de la langue française, cibler davantage la formation sur les besoins du territoire et les métiers en tension pour favoriser l emploi de tous, faciliter l insertion des jeunes et des demandeurs d emploi. 3. Un tissu économique développé 3.1. Objectif 2025 : Contribuer à résorber le déficit d équipements et accompagner le renforcement de filières économiques pérennes au soutien de l emploi et de la compétitivité doter Mayotte des infrastructures nécessaires à un développement équilibré du territoire et à son insertion régionale en confortant la mobilité des Mahorais, structurer les filières économiques les plus importantes pour produire de l emploi, rendre les entreprises plus compétitives grâce à un accompagnement de qualité et des conditions de travail plus attractives. 4. Un secteur sanitaire et une cohésion sociale exemplaires 4.1. Objectif 2025 : Contribuer à l amélioration de la santé des mahorais, protéger la jeunesse en danger et partager un agenda social ambitieux améliorer la santé des Mahoraises et des Mahorais grâce à une prise en charge plus efficace, établir un agenda social ambitieux, assurer la déclinaison locale du plan en faveur de la jeunesse en assurant la concertation locale nécessaire, élaborer un plan d action transversal sur l égalité femmes hommes. 6. RETOUR SUR L EVALUATION DES CUCS Le regard porté sur les différentes évaluations des Contrats Urbains de Cohésion Sociale produites à l issue des précédents contrats sur les autres communes permettent de faire émerger les points suivants : Les points de progression La dimension d animation globale et transversale du CUCS a parfois été délégitimée par la 28
29 démultiplication des dispositifs thématiques gérés par les services de droit commun ou encore les Programmes spécifiques de la politique de la ville (Rénovation Urbaine par exemple). L approche uniquement financière du CUCS qui a pu être développée a également été un frein au développement d une vision globale des projets sur les territoires. L absence de lisibilité en termes de gouvernance n a pas permis une mobilisation des services de droit commun au service de ces mêmes projets. Les apports de la démarche S il est extrêmement difficile d attribuer aux seuls CUCS des résultats (indicateurs d impact) qui sont à la conjonction des différentes politiques publiques, il convient de souligner que la plus-value des actions menées dans le cadre des CUCS est à chercher dans les méthodologies mises en œuvre. Elles permettent un accompagnement global des publics, dans une logique de participation, ou du moins de faire-avec les habitants. La souplesse du dispositif permet d approcher les publics les plus éloignés des dispositifs thématiques de droit commun. Le partenariat et la gouvernance partagée du contrat demeurent la clé de la réussite des futurs contrats de ville. 29
30 II. Synthèse du Projet de Territoire Le projet de territoire comprenant le diagnostic participatif et partenarial du territoire ainsi que la définition des enjeux stratégiques est annexé au présent contrat. 1. AMENAGEMENT / CADRE DE VIE / ENVIRONNEMENT Diagnostic Enjeux Objectifs Absence de réseau d assainissement, pollution environnementale, insalubrité Richesse des espaces naturels mais dégradation du patrimoine Collecte des déchets non satisfaisante, insalubrité et manque d hygiène dans les villages Voirie communale dégradée (Miréréni : 17% des ménages ont accès à leur logement par une voie carrossable). Voiries non aménagées ce qui crée une insécurité pour les piétons. Circulation trop rapide des véhicules sur les axes principaux Nombreux commerces, localisation géographique stratégique (carrefour du sud) mais manque d aménagement de la voirie, de places publiques, d espaces de convivialité et d une structure couverte pour accueillir le marché Freins à la mobilité pour les habitants souhaitant se rendre à Mamoudzou pour un emploi, une formation ou des démarches administratives. Faible taux d équipement en véhicule, taxi onéreux et peu fiables. Absence de transports collectifs publics La préservation de l environnement naturel L aménagement de la Ville Développer le réseau d assainissement Protéger et valoriser les espaces naturels et notamment la mangrove et le tanimalandi Améliorer la collecte des déchets sur la commune de Chirongui Rénover et aménager la voirie communale dans tous les villages (trottoirs, éclairage, stationnement, passages piétons, mobilier urbain) et sécuriser les traversées piétonnes, notamment le long de la RN3/CCD5 et aux abords des écoles Réaménager le centre ville du village de Chirongui afin de le rendre plus attractif Réfléchir à la mise en place de transports en commun publics 30
31 Croissance démographique soutenue, 920 logements à construire d ici 2027 Plusieurs quartiers d habitat précaires identifiés soit en Zone des 50 Pas Géométriques dans les différents villages et plusieurs «poches» de bangas en tôle sur des terrains non viabilisés identifiés Dans les villages, certains ménages n ont pas accès à l eau potable et à l électricité La construction de bangas en tôle sur la commune sans permis de construire se développe L habitat et le logement Poursuivre la construction de logements adaptés aux besoins de la population actuelle et à venir avec les opérations de lotissements programmées et la ZAC de Mramadoudou Nord Mener une réflexion stratégique de court, moyen et long terme sur les quartiers d habitat précaire Développer l accès à l eau potable et à l électricité dans les logements non pourvus Lutter contre le développement de l habitat spontané 2. DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE / EMPLOI ET INSERTION Diagnostic Enjeux Objectifs Tissu économique composé majoritairement de très petites entreprises qui éprouvent des difficultés dans la gestion administrative et comptable Il est difficile d identifier ce qui relève de l économie formelle et informelle dans le secteur agricole (culture vivrière importante) et le secteur artisanal. Sans cette lisibilité, il sera difficile de structurer les filières Fort taux de chômage qui ne prend en compte que les inscrits, peu d emploi dans la commune 24,4% du public inscrit à pôle emploi sont des jeunes, 57% de niveaux V et VI, pas d outils de remobilisation sur le territoire Besoins importants en modes de gardes. Nécessité croissante de prise en charge des personnes âgées La consolidation de l activité économique existante L insertion professionnelle Promouvoir la mutualisation de services aux entreprises existantes et à créer Améliorer la lisibilité du secteur agricole et artisanal à Chirongui Prévoir des clauses sociales d insertion dans tous les marchés des acheteurs publics locaux Créer une Structure d insertion par l activité économique à destination des jeunes disposant d un faible niveau de qualification Mettre en place, sur le territoire de la commune, des formations autour du service à la personne 31
32 Faible niveau de diplôme (33% de la population de plus de 15 ans n a pas suivi de scolarité), de nombreuses personnes en situation d illettrisme Potentiel touristique issu de ses richesses naturelles (Mangrove, talimalandi ) et de son patrimoine historique (usine sucrière de Miréréni, Mosquée d Antanabé) mais absence d aménagement, de valorisation et défaut d infrastructures d accueil (restauration / hébergement) Problématiques d accès au foncier, aux locaux commerciaux, présence de cambriolages, pas de lieux pour vendre les produits agricoles et artisanaux La formation professionnelle de proximité Le développement économique Développer des formations de proximité pour lutter contre l illettrisme et permettre aux personnes d acquérir les savoirs de base Construire une stratégie touristique pour le territoire communal Mettre en place les conditions favorables à la création et au développement d activités économiques 3. SANTE Diagnostic Enjeux Objectifs Peu de données territorialisées sur la santé des populations Démographie médicale peu dense par rapport aux besoins de santé, peu de spécialistes. Problématiques d accès aux locaux pour les professions libérales Absence de lieu d accueil ou de prise en charge collective et médicalisée des personnes âgées et handicapées. Situations d isolement Problématiques identifiées sur l équilibre alimentaire (diabète chez les adultes), sur l hygiène bucco-dentaire, les addictions... Manque de prévention générale Observation L offre de soin La prévention santé Réaliser un diagnostic santé à l échelle communale avec une vigilance particulière sur la santé infantile Envisager l implantation d un pôle santé à Mramadoudou Favoriser la création d une maison de vie pour les séniors Accompagner les personnes en situation de handicap Développer une politique d information et d éducation à la santé 32
33 4. EDUCATION Diagnostic Enjeux Objectifs Quatre écoles de la commune sont encore concernées par les rotations : forte densité du temps d apprentissage, conditions climatiques peu favorables à l apprentissage, rythme de l enfant non respecté Apports nutritionnels insuffisants, les élèves bénéficient d'une collation dans la journée, certains n'ont qu'un repas par jour. La faim des enfants à l'école est constatée. Les écoles du premier degré ne disposent pas d équipements éducatifs et culturels dans les écoles ou à proximité (hormis la bibliothèque à Poroani) : pas d accès au livre ou au numérique Pas de données pour le niveau scolaire dans le premier degré. Dans le second degré, niveau scolaire en deçà des moyennes nationales Difficulté de certains parents dans le suivi scolaire de leurs enfants Augmentation de phénomènes de violence, manque de respect, perte de valeurs chez certains jeunes Besoins importants en modes de garde, population jeune et augmentation de l activité chez les femmes Les conditions d accueil dans les écoles L accompagnemen t des enfants scolairement fragiles La petite enfance Améliorer les conditions d apprentissage dans le premier degré en supprimant la rotation Mettre en place une restauration scolaire respectueuse des apports nutritionnels nécessaires à la santé des jeunes. Doter les écoles d outils pédagogiques (salles informatiques, bibliothèques ) Développer le soutien scolaire pour les élèves en difficulté d apprentissage Soutenir les parents dans l exercice de leur fonction parentale Renforcer le partenariat avec les chionis et les madrass Créer des modes de garde pour la petite enfance 33
34 5. CULTURE, SPORT ET LOISIRS Diagnostic Enjeux Objectifs Des équipements culturels sont actuellement en travaux : MJC de Miréréni, Centre culturel de Poroani, Médiathèque de Chirongui et Pôle culturel de Chirongui Vétusté de la bibliothèque, dégradation du bâti, absence de climatisation, manque d équipements (pas d ordinateurs, fonds non renouvelé, pas de fonds propres), pas de programmation d activité annuelle, accessibilité difficile pour les autres villages Pas de partenariat entre la bibliothèque, les documentalistes du secondaire, la nouvelle librairie Nombre et variété importants d associations à Chirongui mais pas de lisibilité et de communication sur leurs actions Des artisans d art exerceraient à Chirongui mais absence d information sur leur activité Richesse du patrimoine culturel notamment danses, chants mais difficulté de sauvegarder ce patrimoine et de le transmettre sans le dénaturer Problématiques de gestion des équipements sportifs (créneaux, entretien, consommation d énergie ) Miréréni est le seul village qui ne dispose pas d équipement sportif La commune possède un patrimoine historique riche mais qui, faute de préservation et de valorisation, se dégrade et reste peu connu Le développement culturel et artistique La gestion des équipements sportifs La valorisation du patrimoine bâti Structurer et organiser l'animation des équipements culturels à venir Rénover la bibliothèque de Poroani et la rendre attractive Recréer un partenariat autour du livre et de la lecture Rendre lisible et valoriser les actions du secteur associatif Identifier et valoriser l artisanat d art local Favoriser la transmission du patrimoine local Améliorer l entretien des équipements sportifs et garantir une bonne gestion des mises à disposition de ces équipements Créer un équipement sportif à Miréréni Préserver, rénover puis valoriser le patrimoine local, notamment l usine sucrière de Miréréni et l ancienne mosquée d Antanabé 34
35 6. SECURITE & PREVENTION DE LA DELINQUANCE Diagnostic Enjeux Objectifs Création récente d une instance dédiée, le CLSPD, jusqu alors, pas de structuration du partenariat sur du diagnostic et de la mise en place d actions concertées Espace de parole, d action, de sensibilisation, pour les jeunes qui peine à s articuler avec avec les élus : pas d agent dédié, pas de stratégie, difficulté de mobilisation Décrochage scolaire chez certains jeunes Baisse de fréquentation de la mission locale, du PIJ, perte de confiance des jeunes en les institutions Absence de dispositifs permettant de prévenir la récidive Dispositifs d accompagnement existants mais public peu informés Difficulté d accompagner et d orienter des femmes victimes de violences notamment problématique de l anonymat Absence de services comme la Caisse de Sécurité Sociale Mayotte, EDM, SOGEA freins à la mobilité pour se rendre à Mamoudzou Peu de gens déposent plainte auprès de la gendarmerie, poids des représentations et du regard des autres Le grand public connaît mal le fonctionnement de la justice Le partenariat L encadrement de la jeunesse Les violences faites aux femmes L accès aux droits Renforcer et élargir le partenariat entre le CLSPD et les partenaires œuvrant pour la sécurité et la lutte contre la délinquance Structurer et renforcer le comité jeunes Créer des actions en partenariat avec les établissements du secondaire Recréer du lien entre les jeunes et les institutions Prévenir la récidive Améliorer l information sur les acteurs qui accompagnent les victimes. Former les agents sur l accueil des femmes victimes de violences Créer un pôle administratif sur la commune. Favoriser le dépôt de plainte Sensibiliser le grand public sur le fonctionnement de la justice 35
36 III. Villages prioritaires 1. VILLAGE PRIORITAIRE DE POROANI Poroani est le village le plus peuplé de la commune. Il compte en 2012, habitants. Implanté dans un site mixte, partagé entre la frange littorale (ancien village historique dont il ne subsiste que la mosquée), la plaine et le piémont des crêtes, il profite de sa proximité avec Sada au Nord-Ouest qui est l entité urbaine la plus peuplée de la moitié méridionale de l île. La population de Poroani parle majoritairement le Shibushi, dialecte malgache Cadre de vie / urbanisme Habitat / logement Globalement, à Poroani le phénomène de «durcification» du bâti est engagé (uniquement 18,4% de maisons en tôle). Restent quelques quartiers bien déterminés qui souffrent notamment d insalubrité. VILLAGES % DE MAISONS EN TOLE % DE MAISONS EN DUR CHIRONGUI 22,5% 76,9% TSIMKOURA 13,6% 85,7% MRAMADOUDOU 30% 66% MALAMANI 34,9% 64,2% POROANI 18,4% 80,9% MIRERENI 39,4% 53% 36
37 Poroani est divisé en plusieurs sous-quartiers : Minadzini Ce quartier est situé en contrebas du village côté mangrove, en Zone des 50 Pas Géométriques (ZPG). Le problème d inondation est une réalité quotidienne pour les habitants du quartier Minadzini. Proche de la zone marécageuse de la mangrove, ce secteur connaît des crues d eau à cause de la montée de la marée et de la stagnation des eaux pluviales. Cela pose des problèmes de sécurité sanitaire et d hygiène pour les habitants. Les problématiques d assainissement et l inscription de ce périmètre en zone inondable rendent ce quartier insalubre, malgré le nombre important de maisons en dur. Entre le quartier de Minadzini et la Mangrove, l ancienne Mosquée est le seul vestige du quartier d Antanabé (ou Dzaoudzi). Magnassini 37
38 A cheval sur la route départementale, ce quartier est situé à la sortie du village en direction de Sada. Il comprend l école maternelle du village qui est située en hauteur. Une population précaire est installée dans des habitats de fortune le long de la rivière. La partie basse du quartier est composée de maisons en dur mais classées en ZPG. 100 villas Ce quartier situé à l arrière du village sur les hauteurs comprend l école élémentaire de Poroani 2. Centre de Poroani Le centre de Poroani est situé au niveau de l école Poroani 1 et au niveau de la route départementale. 16 villas ou Hajangoua Situé sur les hauteurs du village de Poroani, ce quartier s appelle également Hajangoua en raison de la couleur rouge du sable, en référence au village de Dembéni. Le nouveau lotissement Une opération d aménagement sous maîtrise d ouvrage ville est en cours de livraison : un lotissement de 68 logements avec 44 logements individuels en accession sociale, 24 logements collectifs dont 12 en accession sociale et 12 en locatif social. La SIM est le promoteur chargé de la construction des logements. Espaces publics et communs Le manque d espace de rencontre abrités a été plusieurs fois mentionné par les habitants «les gens se retrouvent sur le bord de la route, il n y a pas de place publique aménagée, pas de faré», «Les jeunes se retrouvent sur des parkings sombres, sans lumière.», «Il n y a rien qui nous donne envie de rester ici» 6 De plus, la rivière a été identifiée comme polluée à cause des lessives: «la rivière est sale à cause des gens qui font leur lessive dedans. Et après les enfants qui se baignent dedans» 7 Aussi, alors que la ravine Mroua Makoulassa traverse le village par l entrée Nord-Ouest (en provenance de Sada), une deuxième ravine Mroni Bé passe par le cœur de village pour se jeter dans la mer. Cette deuxième ravine cause des soucis en matière de sécurité avec des 6 Issu des entretiens réalisés par le CDR 7 Ces informations sont tirées d un travail de terrain avec les habitants de Poroani par le Centre de Ressources de Mayotte. 38
39 risques de débordement à chaque saison des pluies, et d inondations adjacentes pour les habitations. Propositions des habitants dans le cadre de la concertation 8 Aménager le front de mer avec un accès éclairé, un ponton Construire un faré près du bord de la route Accès à l eau, électricité Selon le recensement de l INSEE réalisé en 2012, les ménages du village de Poroani bénéficient en moyenne d un bon accès à l eau potable et à l électricité. Villages % d accès à l eau potable Chirongui 80,4% Tsimkoura 74,2% Mramadoudou 94,1% Malamani 78,1% Poroani 73,9% Miréréni 44,8% Villages % d accès à l électricité Chirongui 89,7% Tsimkoura 97% Mramadoudou 95% Malamani 90,2% Poroani 91% Miréréni 88% Aussi, globalement, les données de l INSEE révèlent que les ménages de Poroani ont des taux d équipement supérieurs à la moyenne communale concernant les attributs du «confort». Villages Cuisine Réfrigérateu r Douche ou baignoire WC à l intérieur Télévision Ordinateur Chirongui 26,6% 71,1% 45% 39,2% 75,7% 25,6% Tsimkoura 49,1% 72,9% 46,3% 51,6% 82,3% 39% Mramadoudo 18,5% 71% 28,6% 29,8% 74,4% 25,2% u Malamani 25,5% 61,3% 19% 23,2% 67,8% 17,2% Poroani 37,1% 68,9% 42,9% 43,5% 75,3% 29,2% Miréréni 15,4% 46,5% 25,3% 23,6% 57,5% 12,3% Commune 31,14% 67% 38% 38% 73% 26% 8 Issu des entretiens réalisés par le CDR et de la réunion publique du 31 mars
40 Proposition des habitants dans le cadre de la concertation 9 Installer un lavoir comme à Chiconi Voirie Une grande partie du village de Poroani, surtout le centre, est érigé en forme de «doigt de gant» de part et d autre de la voirie principale, le CCD5. Cette situation engendre de réels problèmes de sécurité entre le flux de véhicules et la circulation des habitants. Le mauvais état des routes dans certains quartiers sur les pentes et à Mounadzini a été signalé par les habitants. Ils évoquent une difficile desserte des camions poubelles pendant la saison de pluies. De plus le manque de lumière le soir, pose des problèmes de sécurité. Enfin le manque d un abri bus pour les écoliersa plusieurs fois été évoqué 10 Les données relatives à l accès au logement par voie carrossable sont dans la moyenne communale pour les ménages de Poroani 11. Villages % d accès par voie carrossable au logement Chirongui 78,6% Tsimkoura 94,9% Mramadoudou 61,3% Malamani 100% Poroani 71,9% Miréréni 17,8% Propositions des habitants dans le cadre de la concertation 12 Commencer par remplacer les lampadaires en panne et installer de nouveaux lampadaires Construire un abri bus Gestion des déchets Comme dans les autres villages, la collecte des déchets est une problématique majeure. Des efforts sont encore à fournir concernant l équipement des ménages en bac à ordures. 9 Issu des entretiens réalisés par le CDR et de la réunion publique du 31 mars Issu des entretiens réalisés par le CDR et de la réunion publique du 31 mars INSEE Issu des entretiens réalisés par le CDR et de la réunion publique du 31 mars
41 Villages % ménages qui disposent d un bac à ordures Chirongui 62,2% Tsimkoura 67,6% Mramadoudou 68,9% Malamani 27,4% Poroani 59,3% Miréréni 19,8% Patrimoine environnemental et culturel Situé aux pieds du Mont Bénara et bordé par la mangrove, le village de Poroani dispose d un riche patrimoine naturel qu il s agit de préserver et de valoriser. C est le seul village de la commune qui dispose d une plage de sable. Aux côtés de ce patrimoine naturel, le quartier de Minadzini abrite les vestiges d une ancienne mosquée du village. Cette mosquée en ruines fait partie intégrante du patrimoine culturel de Mayotte, sa rénovation doit être réalisée Cohésion sociale Identité locale L attachement à la langue (le shibushi) semble très fort. Les habitants de Poroani descendraient de pirates malgaches. Certains habitants revendiquent le fait de ne pas avoir perdu cette langue contrairement à d autres villages de Mayotte. «Ici on parle le vrai Kiboushi» ; «il ne faudrait pas perdre cette richesse» 13. L attachement au village ou au quartier a été évoqué par de nombreux habitants. «on est» de tel quartier» «cela se manifeste par l existence des deux clubs de foot qui sont en rivalités» 14. Certains habitants ont même identifié ces rivalités comme la présence de deux clans dans le village qui seraient l héritage de la politique dans les années 70 et du référendum sur l indépendance de Mayotte en Il y aurait les héritiers des indépendantistes et de ceux qui voulaient rester français. Propositions des habitants dans le cadre de la concertation 15 Valoriser la culture traditionnelle Existence d un espace de participation et de mobilisation Les habitants nous ont fait le récit d un règlement de conflit qui a eu lieu en 2014 et qui témoigne de l existence d une capacité de mobilisation collective assez forte. Un conflit entre 13 Issu des entretiens réalisés par le CDR 14 Issu des entretiens réalisés par le CDR 15 Issu des entretiens réalisés par le CDR et de la réunion publique du 31 mars
42 jeunes de Chirongui et jeunes de Poroani a pris des proportions assez importantes. Les bagarres se multipliaient dans les villages. Les habitants de Poroani (environ 300 personnes) ont décidé de se retrouver sur la place de la mosquée pour régler collectivement le problème en donnant des conseils aux parents des jeunes 16. Education Un projet de micro-crèches est en cours à Poroani dans les locaux de l ancienne mairie annexe. Le village dispose d une école maternelle et de deux écoles élémentaires. L école maternelle accueille 207 enfants, il y a sept divisions pour six salles, l école est en rotation. Dans cette école, les parents d élèves ne souhaitent pas la mise en place de la réforme des rythmes scolaires sans que la question de la restauration scolaire ne soit réglée. Cette école ne dispose pas non plus de réfectoire. Divisions Effectif Petite Section A 31 Petite Section B 32 Moyenne Section A 29 Moyenne Section B 27 Moyenne Section / Grande section 26 Grande Section A 31 Grande Section B 31 Total 207 L école Poroani 1 accueille 195 enfants. L école a mis en place les rythmes scolaires malgré le fait qu une salle soit manquante. En effet, l école compte 7 divisions pour 6 salles. Les cours démarrent à 7h30 jusqu à 10h30. Une équipe d animateurs se déploie de 10h30 à 12h pour encadrer les enfants inscrits sur des ateliers. De 12h à 13h30 les enfants doivent être récupérés par leurs parents car la restauration scolaire n est pas assurée par la Ville. Le temps scolaire reprend de 13h30 à 15h45. L école a été rénovée il y a peu (remise en peinture, mur d enceinte ). Toutefois, une salle a été condamnée car elle ne peut être réhabilitée. En effet, elle aurait été construite sur un «vide», la classe risquant ainsi de s effondrer. La mise en sécurité de cette salle est très difficile à mettre en place compte tenu de sa proximité avec les autres bâtiments. L école ne dispose pas de locaux ou de foncier susceptible d accueillir un réfectoire. Divisions Effectif Cours Préparatoire A 26 Cours Préparatoire B / Cours Elémentaire 1 A 25 Cours Elémentaire 1 B Issu des entretiens réalisés par le CDR 42
43 Cours Elémentaire 2 28 Cours Moyen 1 23 Cours Moyen 1 / Cours Moyen 2 26 Cours Moyen 2 32 CLIS 17 7 Total 195 L école de Poroani 2 accueille 152 enfants. Avec 6 classes pour 6 divisions, l école a adopté les nouveaux rythmes scolaires fin 2014 selon la même organisation décrite pour Poroani 1. L école de Poroani 2 bénéficie de lourds travaux de rénovation (rénovation complète des salles, installation de climatisation, création d un pôle sanitaire, création d un réfectoire, réalisation d un nouveau bureau pour la directrice ). Ces travaux devraient s achever pour la rentrée scolaire 2015/2016. C est la première école de la commune qui disposera d un réfectoire. DIVISIONS EFFECTIF Cours Préparatoire 21 Cours Préparatoire / Cours Elémentaire 1 21 Cours Elémentaire 1 25 Cours Elémentaire 2 29 Cours Moyen 1 27 Cours Moyen 2 29 Total 152 A Poroani, cinq chionis sont recensés : Fundis / lieux Bodjo Quartier 100 villas Smetti Quartier 100 villas Said Mogné Ancien dispensaire Néné Massaki Route nationale Djo Quartier Maganssini Effectif Deux associations de soutien scolaire sont présentes sur le village : - Poroani Mtsanga; - Bénara : une convention a été signée pour la mise à disposition de l école de Poroani Classe pour L Inclusion Scolaire 43
44 Aussi, un groupe de lycéens a sollicité la Ville pour occuper l école Poroani 2 pour leurs révisions. Equipements sportifs et culturels Le village dispose d un terrain de football et d un plateau polyvalent. Toutefois plusieurs problématiques sont relevées : la vétusté des équipements et notamment l absence de vestiaires et de points d eau mais également un manque de lisibilité dans les créneaux d occupation des différentes associations. Le village accueille également la seule bibliothèque municipale. Néanmoins, cet équipement est vieillissant. Cette bibliothèque a fortement perdu en attractivité pour plusieurs raisons : - La bibliothèque souffre de la vétusté de son bâtiment et de ses équipements : il n y a plus de clôture d enceinte, la peinture est écaillée, le mobilier est vieillissant, le système de climatisation ne fonctionne pas, le lieu n est pas sécurisé et le matériel numérique nécessaire au fonctionnement et à la gestion de l équipement n est plus opérant (scan des ouvrages, accès à une base de données pour l inscription des publics, le retrait/retour des ouvrages ). - Les ordinateurs autrefois présents sont tombés en panne et n ont jamais été remplacés. Cela a contribué à diminuer la fréquentation du lieu car les habitants venaient à la bibliothèque pour accéder à un ordinateur et pouvaient par la suite prolonger leur visite dans les rayons de la bibliothèque. Cela contribuait à faire tomber certaines représentations : pour de nombreux habitants et notamment les non lecteurs, une bibliothèque n est pas un lieu pour eux. - Le lieu manque également d une programmation d animation annuelle dans les murs et hors les murs qui permettrait de redynamiser l équipement et de le rendre plus attractif. - Aussi, le partenariat s est délité avec les acteurs locaux et notamment les autres services de la ville comme le service animation qui pourrait être un support intéressant pour développer des ateliers de promotion du livre et de la lecture auprès du public jeune. Le Point d information jeunesse de la commune est également implanté dans le village de Poroani. C est un lieu ressource qui permet un accompagnement des habitants sur l insertion professionnelle (aide à la rédaction de lettres de motivations, CV ) mais aussi sur de la formation. Toutefois, le Point d information jeunesse nécessiterait également d être rénové et son équipement renouvellé (1 ordinateur sur 10 fonctionne). 44
45 Un nouvel équipement est également en construction à Poroani, il s agit du centre culturel. Dédié à la culture traditionnelle, ce centre culturel accueillera des ouvrages et des animations sur la culture mahoraise (tradition, histoire, religion) et sur les langues locales (shiboushi, shimaore). La livraison de cet équipement est prévue pour Vie associative Un certain nombre d associations existent à Poroani et nombre d entre elles sont dynamiques et génèrent de l animation et du lien social dans le village. Les associations du village font part de leur volonté d avoir un local pour mener à bien leurs activités. Association Activité Active? Tsivaha? Inactive FAP? Inactive Tsara manambadi Danse traditionnelle Active Poroani Mtsanga Activités socio-culturelles, Active soutien scolaire Flera Mzouri Danse traditionnelle Active Antanabé Maeva?? Association Solidarité Activité socio-culturelles Active Poroani Minadzini protection et valorisation de l environnement Association Bénara Activités socio-culturelles Active soutien scolaire AMVEL Activités socio-culturelles Active Mabanati Antouria 1 Déba Active Mabanati Antouria 2 Déba Inactive RCM Football Football Active USCP Football Active Basket Club Basket Active Handball Club Handball Active Propositions des habitants dans le cadre de la concertation 18 Création d un panneau d affichage des informations de la mairie : évènements, activités, emploi (CUI créés à la mairie par ex), formation qui se situeront dans le local des associations. Création d une maison des associations 1.3. Développement économique et emploi Situation de l emploi à Poroani Le taux de chômage est important à Poroani (45,4%) et le taux d emploi reste faible (26,4%). Villages Taux de chômage Taux d emploi 18 Issu des entretiens réalisés par le CDR et de la réunion publique du 31 mars
46 Chirongui 41,2% 32,7% Tsimkoura 34,7% 34,5% Mramadoudou 25,5% 27,2% Malamani 68,5% 23% Poroani 45,4% 26,4% Miréréni 58,6% 17,9% Agriculture et marché La question de l agriculture est un sujet récurent et sensible. La culture est le plus souvent destinée à la consommation personnelle. Il arrive que quelques bouénis vendent leur production sur le bord de la route : «ça part très vite» 19. La question des vols sur les champs est également abordée. Les produits volés seraient alors revendus aux vendeuses de Mamoudzou. «Il faut arrêter d envoyer nos produits agricoles à Mamoudzou» 20. Les discours sur l origine de ces vols varient selon les personnes interrogées. Selon certains adultes ce sont indéniablement «les anjouanais», alors que des jeunes «mahorais» habitants de Poroani n ont pas hésité à nous dire «c est nous parfois qui volons dans les champs, on n a rien à faire et puis c est pour payer nos cigarettes» 21. C est un sujet complexe qui se retrouve sur tout le territoire mahorais. Propositions des habitants dans le cadre de la concertation 22 Il a été évoqué l idée de créer un marché où les agriculteurs mais aussi les pécheurs pourraient venir vendre leurs produits. L idée est aussi d accompagner les agriculteurs sur un plan administratif pour se mettre en règle. Insertion des jeunes Les jeunes témoignent de leurs difficultés à chercher du travail. Il leur faut aller à la mission locale qui est à Chirongui, «ce n est pas facile de se déplacer sans voiture» 23 Propositions des habitants dans le cadre de la concertation 24 Conventionner le PIJ avec la mission locale et/ou pôle emploi afin que ce soit un espace de recherche d emploi 19 Issu des entretiens réalisés par le CDR 20 Issu des entretiens réalisés par le CDR 21 Issu des entretiens réalisés par le CDR 22 Issu des entretiens réalisés par le CDR et de la réunion publique du 31 mars Issu des entretiens réalisés par le CDR 24 Issu des entretiens réalisés par le CDR et de la réunion publique du 31 mars
47 2. VILLAGE PRIORITAIRE DE MIRERENI Miréréni est composé de deux petits villages : Miréréni Kéli (entrée du village en provenance de Poroani) et Miréréni Bé (entrée du village en provenance de Malamani) pour une population en 2012 de 837 habitants Cadre de vie / urbanisme Les deux villages sont implantés sur un site légèrement en pente, limités au sud par le CCD 5 et au nord par les premières pentes des collines. L entrée est de Miréréni Bé est marqué par une importante ravine «Mroni Bé» avec à proximité un réservoir d eau appartenant à la SOGEA. Habitat Miréréni est le village qui compte le plus fort taux de maisons en tôles et par conséquent le plus faible taux de maisons en dur 25. Villages % de maisons en tôle % de maisons en dur Chirongui 22,5% 76,9% Tsimkoura 13,6% 85,7% Mramadoudou 30% 66% Malamani 34,9% 64,2% Poroani 18,4% 80,9% Miréréni 39,4% 53% De nombreuses poches d habitats précaires sont identifiées à Miréréni : - Le lotissement en cours de construction dans le quartier du golf permettra de résorber une partie de l habitat insalubre. Toutefois, une vingtaine de bangas en tôle sont encore présents sur un terrain non viabilisé. De même, à l entrée du lotissement où une dizaine de bangas sont installés de part et d autre du chemin. - A Miréréni Bé côté bas, à proximité du terrain sont installés près d une cinquantaine de bangas en tôle sur un terrain non viabilisé. 25 INSEE
48 - Le quartier Bonovo à Miréréni Kéli compte plus d une dizaine de bangas en tôle construits le long du chemin menant à la réserve d eau de la SOGEA. Ces bangas sont équipés du réseau électrique. - A côté de la future MJC à Miréréni Kéli, une vingtaine de bangas en tôle encerclent le terrain. Espaces publics et communs L absence d espace ombragé pour se retrouver semble être un constat partagé par une grande partie des habitants rencontrés à Miréréni Bé. Il existait auparavant, sur la place au bord de la route, à l entrée du village, un jacquier qui faisait de l ombre et qui accueillait de nombreuses activités : jeux de cartes, vente de légumes Issu des entretiens menés par le CDR 48
49 Il est intéressant de remarquer que les habitants se réunissent toujours à cet endroit, ils attendent que le soleil baisse le soir pour jouer aux cartes sur des chaises et tables de fortune en rondins et parpaings. Un faré a été construit à un autre endroit dans le village mais «personne ne s y retrouve, seulement quelques jeunes filles pour répéter leur danse traditionnelle» explique un habitant 27. Propositions des habitants dans le cadre de la concertation 28 Aménager un faré sur cette place de «l ancien jacquier». Cette place semble en effet particulièrement appropriée par les habitants. «Et cela pourra permettre aux enfants de se mettre à l abri en cas de pluie». Créer un cimetière dans le village Accès à l eau, l électricité, à l assainissement Comme la majorité des statistiques le révèlent, Miréréni est le village qui est le moins bien doté en équipements et infrastructures de base. La majorité des habitants du village n ont pas accès à l eau potable. En effet, il apparaîtrait qu un grand nombre de ménages seraient raccordés directement à la rivière. Cela leur permettrait d avoir accès à de l eau gratuite mais non potable. Pour de nombreuses familles, l installation d un compteur d eau est trop onéreuse (entre 1500 et 2000 euros). Villages % d accès à l eau potable Chirongui 80,4% Tsimkoura 74,2% Mramadoudou 94,1% Malamani 78,1% Poroani 73,9% Miréréni 44,8% L équipement en électricité est légèrement meilleur que les autres types d équipement à Miréréni. A l échelle communale, 92% des ménages ont accès à l électricité, 88% à Miréréni. Toutefois, si certains quartiers du village disposent de mâts d éclairage, cet équipement est 27 Issu des entretiens menés par le CDR 28 Issu des entretiens menés par le CDR et de la réunion publique du 14 avril
50 encore rare à Miréréni. De plus, les mâts existants sont vétustes, pas entretenus et éclairent très mal les espaces publics. VILLAGES % D ACCES A L ELECTRICITE CHIRONGUI 89,7% TSIMKOURA 97% MRAMADOUDOU 95% MALAMANI 90,2% POROANI 91% MIRERENI 88% Des problèmes majeurs d assainissement sont signalés par les habitants. Trois quartiers ont notamment été ciblés : le lotissement récemment construit à Miréréni Bé, le quartier du golf et le quartier Bonovo. Les caniveaux sont constamment bouchés à cause des tuyaux de raccordement à l eau «on a des tuyaux qui passent partout, cela bouche le réseau d assainissement» 29. De plus, les lessives faites à domicile dans les lavabos bouchent aussi le réseau d assainissement. Propositions des habitants dans le cadre de la concertation 30 Installer un lavoir Créer un réseau d assainissement et améliorer l existant Voirie Le village de Miréréni connait aussi des problèmes au niveau de l accès (les routes sont impraticables) et il y a beaucoup de boue dès qu il pleut. Les statistiques sont catastrophiques quant à l accès par voie carrossable au logement. 72% des ménages disposent d un accès par voie carrossable à leur logement 31 sur la commune pour seulement 17,8% à Miréréni. VILLAGES % D ACCES PAR VOIE CARROSSABLE AU LOGEMENT 29 Issu de la réunion publique du 14 avril 2015 avec la Ville et le CDR 30 Issu des entretiens menés par le CDR et de la réunion publique du 14 avril INSEE
51 CHIRONGUI 78,6% TSIMKOURA 94,9% MRAMADOUDOU 61,3% MALAMANI 100% POROANI 71,9% MIRERENI 17,8% La gestion des déchets La gestion des déchets est également problématique à Miréréni. Compte tenu de l état des voiries, les camions n accèdent pas aux habitations : «Les camions ne passent pas, on ne sait pas où mettre nos ordures alors on jette où on peut». Les habitants ont été assez agacés de la mise en place du règlement de voirie car ils voudraient bien le respecter mais les équipements et infrastructures de base sont inexistants. Entendre parler d amendes alors que les camions ne viennent pas ramasser leurs déchets ou bien qu ils n ont pas de système d assainissement, provoque des réactions de colère. 54% des ménages disposaient d un bac à ordures en à l échelle de la commune pour seulement 19,8% à Miréréni. VILLAGES % MENAGES QUI DISPOSENT D UN BAC A ORDURES CHIRONGUI 62,2% TSIMKOURA 67,6% MRAMADOUDOU 68,9% MALAMANI 27,4% POROANI 59,3% MIRERENI 19,8% Confort des habitants 32 INSEE
52 C est dans le village de Miréréni que l on retrouve les taux les plus bas en équipement des ménages en terme de «confort». Miréréni reste largement en dessous des moyennes communales. Villages Cuisine Réfrigérateu r Douche ou baignoire WC à l intérieur Télévision Ordinateur Chirongui 26,6% 71,1% 45% 39,2% 75,7% 25,6% Tsimkoura 49,1% 72,9% 46,3% 51,6% 82,3% 39% Mramadoudo 18,5% 71% 28,6% 29,8% 74,4% 25,2% u Malamani 25,5% 61,3% 19% 23,2% 67,8% 17,2% Poroani 37,1% 68,9% 42,9% 43,5% 75,3% 29,2% Miréréni 15,4% 46,5% 25,3% 23,6% 57,5% 12,3% Commune 31,14% 67% 38% 38% 73% 26% 2.2. Cohésion sociale Jeunesse Le sport semble être la priorité des jeunes garçons pour lutter contre la délinquance «on a rien à faire ici, on s ennuie alors on pense à faire de mauvaises choses» 33. Miréréni est le village le moins doté en équipements publics. Seule une école primaire est implantée dans le village de Miréréni Bé. Une Maison des Jeunes et de la Culture, dont les travaux seront terminés en 2015, est implantée à Miréréni Kéli. Propositions dans le cadre de la concertation 34 Aménager le terrain qui sert de terrain de foot afin qu il soit praticable et éclairé pour que les équipes de Miréréni puissent accueillir d autres équipes et que les jeunes puissent s entrainer le soir. Certains appellent le terrain «le terrain de taureaux». Accueillir des structures de formation Ouvrir la possibilité de faire d autres sports que le football avec la création d un plateau par exemple Education Miréréni dispose d une école primaire qui accueille 207 enfants. Le nombre insuffisant de salles implique la mise en place de la rotation. Une partie des enfants ont classe le matin et 33 Issu des entretiens menés par le CDR 34 Issu des entretiens menés par le CDR et de la réunion publique du 14 avril
53 les autres l après-midi jusqu à 17h45. Malgré une réfection récente de l école, elle est très dégradée (crépis sur les murs en mauvais état, fuites dans la toiture, une petite salle à l abandon au milieu de l école, un mur de l enceinte s est effondré pendant la dernière saison des pluies et n est toujours pas réparé). L école ne dispose pas de préau, ni de salle susceptible d accueillir un réfectoire. Les équipements sportifs étant inexistants à Miréréni, les enfants n ont pas la possibilité d aller faire de l EPS à l extérieur. Dans ces conditions, la mise en place des rythmes scolaires est impossible. Divisions Effectif Petite section 22 Moyenne section 28 Grande section 35 Cours Préparatoire 27 Cours Elémentaire 1 18 Cours Elémentaire 2 21 Cours Moyen 1 25 Cours Moyen 2 31 Total 207 Une habitante nous a affirmé envoyer ses enfants à Poroani car l école de Miréréni est «trop petite, elle manque de sécurité. Les serrures des portes sont souvent bouchées par des jeunes. A cause de ça certains jours, il n y a pas école.» 35 En effet, l école cristallise les mécontentements des parents, elle est régulièrement fermée. Le budget «petits travaux des écoles» de la Ville est régulièrement mobilisé sur cette école pour changer les serrures ou les cadenas. Les habitants demandent qu il y ait des actions de soutien scolaire qui puissent être mises en place. Ils ont d ores et déjà sollicité l association de football «Miréréni Sporting Club». La Ville leur a mis à disposition l école dans le cadre d une convention mais cela n a pas encore démarré. Les jeunes lycéennes souhaiteraient également pouvoir bénéficier d un lieu pour faire leurs devoirs ou réviser leurs examens. En 2015, 29 jeunes de Miréréni fréquentent le lycée général de Chirongui. Trois chionis sont présents dont deux à Miréréni Bé et un à Miréréni Kéli, 65 enfants sont concernés. Village Fundi / village Effectif Miréréni Ma Aza 30 Miréréni Bé Miréréni Ma Mada Miréréni Bé Issu des entretiens menés par le CDR 53
54 Miréréni Ma Dani Miréréni Kéli 15 Propositions des habitants dans le cadre de la concertation 36 Besoin d un four à micro-ondes dans l école pour réchauffer la nourriture des enfants Il faudrait une bibliothèque ou des associations / structures pour accueillir des activités à destination des jeunes enfants. Mettre en place du soutien scolaire Conflits entre les deux villages La question du conflit entre Miréréni Bé et Miréréni kéli est un point majeur, évoqué constamment par les habitants et revenant dans de nombreuses conversations. Il est difficile de déterminer les origines de ce conflit «il ne faut pas chercher à creuser», «il y aurait eu une bagarre qui aurait dégénéré causant un mort, mais il y a longtemps», «on est différents, c est tout on ne peut pas s entendre» 37. Les deux quartiers seraient issus de deux familles, les Soufali à Miréré Bé (parlant Shimaoré) et les Kolembay à Miréréni Kéli (parlant Shiboushi). Il est intéressant de constater que pour les jeunes, ce conflit est entretenu par les adultes «ne pas trainer avec les jeunes de l autre village» me disait ma mère, diit un jeune de Miréréni. Selon eux, les deux quartiers ne sont pas si segmentés «par exemple si les jeunes de Kéli organisent une soirée, ceux de Bé peuvent venir». Les jeunes de Bé envisagent sans problème de se rendre à la MJC de Miréréni Kéli. Au contraire, des parents de Miréréni Bé imaginent que ce sera compliqué pour leurs enfants de s y rendre : «il risque d y avoir des bagarres, les autres jeunes ne voudront pas qu ils viennent» Issu des entretiens menés par le CDR et de la réunion publique du 14 avril Issu des entretiens menés par le CDR 38 Issu des entretiens menés par le CDR 54
55 Propositions des habitants dans le cadre de la concertation 39 Club de football en commun sur les deux quartiers Associations des deux quartiers qui travailleront ensemble dans la MJC Réunir les deux quartiers pour évoquer l histoire de la commune Impliquer les parents et les associations dans le règlement du conflit : se réunir pour discuter Associations A Miréréni, les associations semblent concentrées à Miréréni Bé et s articuleraient autour de deux champs d intervention : la danse et le football. Association Activités Active? Village AJCM Mawa d Or Danse traditionnelle Active Miréréni Sanadia Déba Active Miréréni Soihirani Déba Active Miréréni AS Tour Eiffel football Football Active Miréréni Miréréni Sporting Club Football Active Miréréni Les associations des deux villages regrettent le manque d informations sur la gestion de la future MJC. Proposition des habitants dans le cadre de la concertation 40 Faire une réunion des différentes associations de Miréréni pour les informer de ce qu il va se faire dans la MJC A noter : les habitants de Miréréni Bé semblent particulièrement intéressés par la démarche de participation du conseil citoyen. Il faudra néanmoins porter attention à mobiliser aussi les habitants de Miréréni Kéli car la présence des deux quartiers dans le conseil citoyen semble être une condition nécessaire au règlement du conflit et à la réussite des futurs projets du village Développement économique et emploi Situation de l emploi VILLAGES TAUX DE CHOMAGE TAUX D EMPLOI PART DES DIPLOMES 39 Issu des entretiens menés par le CDR et de la réunion publique du 14 avril Issu des entretiens menés par le CDR 55
56 CHIRONGUI 41,2% 32,7% 25,4% TSIMKOURA 34,7% 34,5% 39,8% MRAMADOUDOU 25,5% 27,2% 20,9% MALAMANI 68,5% 23% 24,9% POROANI 45,4% 26,4% 24,7% MIRERENI 58,6% 17,9% 26,5% Le taux de chômage à Malamani est très élevé, peu d habitants occupent un emploi. Toutefois, la part des diplômes, même si elle est peu élevée, est légèrement supérieure aux autres villages (excepté Tsimkoura). Valorisation du patrimoine du village La richesse du patrimoine a été évoquée par les habitants et les partenaires pour rendre le village attractif : - La présence de la mangrove sur le littoral; - Les vestiges de l ancienne usine sucrière : l'intérêt du site de Miréréni tient à un parc de machines souvent uniques à Mayotte et dans un assez bon état de conservation : imposante chaudière à deux bouilleurs, moulin à canne avec son moteur vertical, ensemble d'hydroextracteurs en place, moteur horizontal avec régulateur à boules, grandes cuves d'une batterie Adrienne, cheminée et maison de maître. 41 Proposition des habitants dans le cadre de la concertation 42 Valoriser la mangrove en créant un accès et un chemin de randonnée Mise en valeur de l ancienne usine sucrière : créer un chemin balisé pour accéder au site, occasion pour parler de l histoire de Mayotte. Structuration de l activité agricole Comme sur l ensemble du territoire communal, le village de Miréréni compte un certain nombre d agriculteurs qui cultivent et vendent leur production. Toutefois, ils vendent au bord de la route et n ont pas de lieu où vendre leurs fruits et légumes. Aussi, ils sont fréquemment victimes de vol. Les habitants racontent que certains enfants sont payés par des adultes pour qu ils aillent voler dans les champs Issu des entretiens menés par le CDR 56
57 Proposition des habitants dans le cadre de la concertation 43 Installer un marché où les habitants pourraient vendre des fruits, légumes mais aussi de l artisanat L artisanat A Miréréni, quelques doukas proposent un commerce alimentaire. Un garagiste est installé à Miréréni Kéli au bord de la route principale. Il y aurait également un atelier de menuiserie. 43 Issu de la réunion publique du 14 avril
58 3. VILLAGE PRIORITAIRE DE CHIRONGUI 3.1. Cadre de vie / urbanisme Chirongui est implanté sur un site mixte partagé entre la plaine et le début du piémont des crêtes. Il s agit du chef-lieu de la commune et regroupe habitants. Sa zone agglomérée est drainée par la RN3 dont le tronçon est limite l urbanisation du village. Les autres limites actuelles de l urbanisation sont constituées de limites naturelles : - La mangrove et le littoral au nord-ouest; - Les premières pentes des piémonts au sud. Logement / habitat Dans la partie la plus ancienne du village (partie comprise entre le côté est de la RN3 et l ancien terrain de football (quartier ancien stade ou encore surnommé «Marseille» en opposition au quartier de la Mairie dit «Paris» 44 ), il existe une majorité de logements en brique sèches compressées qui témoignent d anciens programmes de logements sociaux de la SIM. Ce quartier souffre d une dégradation des espaces publics avec une voirie très dégradée et de l accumulation de déchets et d épaves de véhicules. Les habitants se considèrent délaissés. Aussi, une trentaine de bangas en tôle sont installés dans le quartier 44 Issu de la réunion publique du 7 avril
59 de l ancien stade. Ce quartier fait l objet d une attention particulière de la ville car c est sur cet espace que sera construit le prochain lotissement du village. A Chirongui, le «quartier dallage» situé derrière le centre de tri de la Poste compte une trentaine de bangas en tôle installés depuis 5 ans. Situé en arrière mangrove, ce quartier ne pourra être viabilisé car est situé en zone non constructible et en ZPG. terrain appartient à trois propriétaires qui ont laissé des habitations illégales se construire. Mis à part ces «poches» d habitat précaires, le taux de maisons en tôles est relativement bas dans le village de Chirongui par rapport à la moyenne communale 45. Villages % de maisons en tôle % de maisons en dur Chirongui 22,5% 76,9% Tsimkoura 13,6% 85,7% Mramadoudou 30% 66% Malamani 34,9% 64,2% Poroani 18,4% 80,9% Miréréni 39,4% 53% Accès à l eau, électricité, assainissement Dans le village de Chirongui, 80,4% de la population dispose d un accès à l eau potable. Villages % d accès à l eau potable Chirongui 80,4% Tsimkoura 74,2% Mramadoudou 94,1% Malamani 78,1% Poroani 73,9% Miréréni 44,8% 92% des ménages de la commune disposent de l électricité dans le logement, les ménages de Chirongui ont un taux d équipement légèrement inférieur à la moyenne communale. Toutefois, les éclairages publics sont vétustes, plusieurs quartiers en sont dépourvus ce qui créé une forte insécurité la nuit notamment pour les piétons. Villages % d accès à l électricité Chirongui 89,7% Tsimkoura 97% Mramadoudou 95% Malamani 90,2% 45 INSEE
60 Poroani 91% Miréréni 88% Concernant le confort et l équipement des ménages, les chiffres de l INSEE révèlent que les ménages de Chirongui se situent dans la moyenne communale voir au-dessus 46. Villages Cuisine Réfrigérateu r Douche ou baignoire WC à l intérieur Télévision Ordinateur Chirongui 26,6% 71,1% 45% 39,2% 75,7% 25,6% Tsimkoura 49,1% 72,9% 46,3% 51,6% 82,3% 39% Mramadoudo 18,5% 71% 28,6% 29,8% 74,4% 25,2% u Malamani 25,5% 61,3% 19% 23,2% 67,8% 17,2% Poroani 37,1% 68,9% 42,9% 43,5% 75,3% 29,2% Miréréni 15,4% 46,5% 25,3% 23,6% 57,5% 12,3% Commune 31,14% 67% 38% 38% 73% 26% Axe routier dangereux Chirongui est traversé dans sa partie ouest par la RN3. L entrée nord étant marquée par le carrefour dit «Mme AZIZ» de la RN 3 avec le CCD 5 qui relie le reste de la commune. La concentration d équipements et de commerces entraîne un flux important de circulation des véhicules ce qui cause des problématiques majeures de sécurité. En effet, l emprise de la voirie étant restreinte et ne comprenant ni bas-côtés, ni trottoirs, ni places de stationnement, la circulation le long de cet axe routier est rendu très dangereuse pour les piétons. Ce point a été soulevé de nombreuses fois par les habitants lors de la concertation. 72% des ménages disposent d un accès par voie carrossable à leur logement 47 à l échelle communale, le village de Chirongui se trouve au-dessus de la moyenne avec une bonne couverture de la voirie. Toutefois, cette voirie se trouve en mauvais état surtout dans certains quartiers : ancien stade, route du lycée professionnel vers le lycée général Villages % d accès par voie carrossable au logement Chirongui 78,6% Tsimkoura 94,9% Mramadoudou 61,3% Malamani 100% Poroani 71,9% Miréréni 17,8% 46 INSEE INSEE
61 Propositions des habitants dans le cadre de la concertation 48 Installer des dos d âne ou des feux tricolores Réorganiser la route par une déviation Espaces publics manquants Les habitants ont souligné le manque d espaces publics. «Il n y a pas d endroits pour se retrouver» 49. Certains lieux sont privilégiés par les habitants. Les hommes jouent aux dominos au niveau du carrefour, s il pleut, il est impossible de s abriter. D autres se trouvent aussi en face de la poste. Les jeunes sont plutôt au niveau du stade. Enfin, certains jouent à la pétanque à côté du stade 50. Propositions des habitants dans le cadre de la concertation 51 Aménager des espaces publics abrités, éclairés Aménager des espaces verts avec des jeux pour les enfants Il faudrait donner des noms aux quartiers Danger des rivières La rivière Mronisircali est signalée comme très dangereuse. Les eaux montent très vite. Elle gagne progressivement du terrain sur les maisons 52. Les habitants se sont montrés particulièrement inquiets sur cette question. Gestion des déchets Comme partout ailleurs, le village de Chirongui souffre d un mauvais système de ramassage des déchets surtout dans certains quartiers non accessibles (ancien stade). 54% des ménages disposaient d un bac à ordures en , le village de Chirongui était mieux doté que les autres. VILLAGES % MENAGES QUI DISPOSENT D UN BAC A ORDURES CHIRONGUI 62,2% TSIMKOURA 67,6% MRAMADOUDOU 68,9% MALAMANI 27,4% POROANI 59,3% MIRERENI 19,8% 48 Issu des entretiens menés par le CDR et de la réunion publique du 7 avril Issu des entretiens menés par le CDR 50 Issu des entretiens menés par le CDR et de la réunion publique du 7 avril Issu des entretiens menés par le CDR et de la réunion publique du 7 avril Issu des entretiens menés par le CDR 53 INSEE
62 Le village de Chirongui subit la présence à l entrée du centre bourg d une ancienne décharge située à droite de la RN3 en provenance de Bandrélé. Elle est fermée mais semble être encore utilisée illégalement. En effet un site de transfert des déchets situé à Malamani est censé permettre le transport des déchets vers la zone de valorisation de Dzoumogné au Nord. Toutefois, le site n est pas suffisamment sécurisé et certains camions se permettent d aller y entreposer déchets et autres gravats. Cette décharge située à l entrée du village pose des problèmes en termes d esthétisme et d hygiène (émanations nauséabondes, multiplication des moustiques). Propositions des habitants dans le cadre de la concertation 54 Refaire des journées de ramassage des déchets Améliorer la collecte des déchets Patrimoine naturel Tanimalandi à Chirongui Le village de Chirongui est bordé par un padza où la couleur rouge se mélange au tanimalandi, la terre blanche. Utilisée en cuisine, en cosmétique mais également pour faire de la poterie ou des rites traditionnels, la terre blanche est prélevée dans le padza dans lequel un trou est creusé. Cette zone a été au centre du développement des céramiques à Mayotte en raison de la présence de collines blanches, riches en argile kaolinique. Orientées nord-sud, ces collines couvrent des surfaces de 5 à 6 hectares mais souffrent d un manque de préservation, la déforestation accélérant le phénomène d érosion. La Mangrove Comme tous les villages de la commune, celui de Chirongui dispose de la présence de la mangrove. L accès n est pas facile, il n y a pas de chemin défini. Propositions des habitants dans le cadre de la concertation 55 Rendre la mangrove attractive : parcours de santé Tsimkoura / Poroani Permettre un accès à la mangrove aménagé 3.2. Cohésion sociale La population du village de Chirongui parle majoritairement le Shibushi, dialecte malgache. Dynamique culturelle et associative 54 Issu des entretiens menés par le CDR et de la réunion publique du 7 avril Issu des entretiens menés par le CDR et de la réunion publique du 7 avril
63 De nombreuses associations concourent à l animation du village de Chirongui, toutefois, certaines d entre elles sont inactives, d autres non déclarées en préfecture et il est très difficile de d obtenir leur programmation d activités. Association Activité Active? Fouraha Tsara Déba? Chiromani Mbiwi Active Mroni-mami Danse traditionnelle, Active gastronomie locale, activités socio-culturelles Groupe Gaboussi Musique Inactive Chouman Club? Inactive Tani Razana? Inactive Zaza Matchatchari? Inactive CCLEJ? Inactive ADDC? Inactive Tanafou Tsika? Inactive Fandzava? Inactive Tanimalandi Danses traditionnelles, Active couture, soutien scolaire et activités socio-culturelles Maison des Lycéens Activités socio-culturelles Active Hayria Déba Active Mardhuia Déba Active Handball Club Chirongui Handball Active Mahravou Sport Football Active Chirongui Football Club Football Active Le village dispose d un stade de football et d un plateau polyvalent. L état de ces équipements est vétuste et ils sont dépourvus de vestiaires au grand dam des associations sportives. L ancien foyer de jeunes du village a été détruit en faveur de la construction d un nouvel équipement : le Pôle culturel de Chirongui. Ce pôle culturel abritera une grande salle de spectacles de 200 places en gradins qui permettra d y réaliser des projections cinéma, des prestations théâtrales, de la danse mais également des conférences. Les travaux sont d ores et déjà en cours et cette salle devrait être opérationnelle au plus tard fin Une médiathèque est également en construction en face de l Hôtel de Ville. Cette médiathèque dont la livraison est prévue en 2015 vise à articuler aux côtés des rayons livres, une section multimédia (CD, DVD, TIC ). 63
64 Propositions des habitants dans le cadre de la concertation 56 Besoin d un local associatif et besoin d animateur formé Faire un programme d animation pour savoir qui fait quoi, les activités de la mairie, celles des associations Panneau d affichage dans le village pour informer les habitants. Ces informations pourraient être reprises sur les réseaux sociaux et sur le site internet de la mairie Créer un espace de parole pour les jeunes Education Le village de Chirongui comprend trois écoles dont une école maternelle et deux écoles élémentaires. Les écoles de Chirongui 1 et Chirongui maternelle sont situées l une à côté de l autre mais ne constituent pas un groupe scolaire. Ces deux écoles accueillent les enfants du village de Chirongui et de Mramadoudou (ce dernier village n ayant pas d école). Ces deux écoles feront l objet d un projet de rénovation en En effet, les établissements sont vétustes, les espaces extérieurs ne sont pas sécurisés (barrière vieillissante trop basse et sur laquelle il manque des barreaux), l école de Chirongui 1 a été mal conçue (salles réparties de part et d autre d un couloir fermé) ce qui a pour conséquence une absence de circulation d air Ces écoles ne disposent pas non plus de locaux pouvant accueillir un réfectoire. L école maternelle de Chirongui accueille 269 enfants répartis en 9 divisions. Trois salles étant manquantes, cette école est en rotation (une partie des classes ont cours le matin et les autres l après-midi). Cette situation ne rend pas applicable la mise en place de la réforme des rythmes scolaires. Divisions Effectif Petite Section 1 31 Petite Section 2 32 Petite Section 3 28 Petite Section / Moyenne Section 30 Moyenne Section 1 33 Moyenne Section 2 32 Grande Section 1 28 Grande Section 2 26 Grande Section 3 29 Total 269 L école élémentaire Chirongui 1 accueille 268 enfants. Il manque une classe pour accueillir dans de bonnes conditions tous les enfants (9 divisions pour seulement 8 salles) mais l école 56 Issu des entretiens menés par le CDR et de la réunion publique du 7 avril
65 a adopté fin 2014 les nouveaux rythmes scolaires. La classe qui ne dispose pas de salle met en place des activités sous le préau. Ainsi, de 10h30 à 12h, une équipe d animateurs propose des animations aux enfants inscrits. La restauration scolaire n existant pas pendant la pause méridienne, les parents doivent venir récupérer leurs enfants pour les ramener à 13h30. Divisions Effectif Cours Préparatoire A 26 Cours Préparatoire B 25 Cours Préparatoire / Cours Elémentaire 1 30 Cours Elémentaire 1 32 Cours Elémentaire 1 et Cours Elémentaire 2 29 Cours Elémentaire 2 / Cours Moyen 1 30 Cours Moyen 1 32 Cours Moyen 1 / Cours Moyen 2 32 Cours Moyen 2 32 Total 268 L école de Chirongui 2 accueille 138 enfants. Il y a assez de salles de classes pour le nombre de divisions, l école a donc adopté la réforme des rythmes scolaires dont l organisation est la même que Chirongui 1. L école a bénéficié de travaux de rénovation il y a peu, toutefois des dysfonctionnements demeurent : une salle au milieu de l école est condamnée et menace de s effondrer (vue sa localisation, il est difficile de sécuriser ses abords), l école est peu sécurisée (ouvertures dans le grillage au niveau du chantier de la médiathèque. Aussi, l école ne dispose ni préau, ni de réfectoire. Divisions Effectif Cours Préparatoire 22 Cours Elémentaire 1 26 Cours Elémentaire 2 27 Cours Moyen 1 31 Cours Moyen 2 32 Total 138 Est également installé sur le village le Lycée Polyvalent de Chirongui qui est répartis sur deux établissements : - Un Lycée Général et Technologique qui accueille 912 jeunes issus principalement de Bandrélé, Chirongui et Boueni - Une Section d Enseignement professionnel qui accueille près de 500 élèves venus de tout Mayotte L implantation de ces établissements créé un dynamisme notamment pour les commerces situés aux alentours, mais les partenaires socio-éducatifs sont vigilants quant aux conflits qui peuvent s importer aux abords et à l intérieur des établissements. En effet, le parking du lycée 65
66 général notamment est un lieu qui occasionne de nombreux regroupements (rotations des bus de Matis). C est pendant ces périodes de flottement que des bagarres peuvent subvenir. Il est également rapporté que des ventes de bangué s opèrent aux alentours du lycée et qu un lieu de vente illégal d alcool se situerait non loin de la SEP. Concernant les écoles coraniques, Chirongui compte trois chionis et une madrassa. Ecoles coraniques Fundi / lieu Effectif Public concerné Salimati Abdallah 30 Fréquenté par des élèves de Rue de la Mairie primaire et des collégiens Chionis Moinecha Mtsounga 25 Fréquenté par des élèves de Ancien stade primaire Nomani Dhoimrati 30 Foyer des jeunes Soiadi 100 Fréquenté par des élèves de Madrassa Rue de la Mosquée primaire, des collégiens, et des lycéens Une association «Tanimalandi» propose du soutien scolaire dans les locaux de l école élementaire Chirongui 2, via une convention de mise à disposition Développement économique et emploi Les acteurs locaux Les habitants du village de Chirongui ont un avantage sur les autres villages quant à l accès à l accompagnement vers l insertion professionnelle. En effet, c est dans le centre bourg que se sont installés les différents services d accompagnement : - Antenne du Pôle emploi - Antenne de la Mission locale - Antenne de l ADIE - Mission RSA Toutefois, les problématiques de mobilité pour accéder à l emploi et à la formation sont aussi prégnantes que pour les autres villages. En effet, la majeure partie de l activité économique pourvoyeuse d emploi ainsi que les centres de formation sont situés à Mamoudzou, en absence de transports publics, le coût et le manque de fiabilité du taxi peuvent constituer des freins d accès à l emploi et à la formation. Situation de l emploi à Chirongui Villages Taux de chômage Taux d emploi Part des diplômés Chirongui 41,2% 32,7% 25,4% Tsimkoura 34,7% 34,5% 39,8% Mramadoudou 25,5% 27,2% 20,9% Malamani 68,5% 23% 24,9% Poroani 45,4% 26,4% 24,7% 66
67 Miréréni 58,6% 17,9% 26,5% Activité économique Le long de la RN3, de part et d autre, se trouvent de nombreux commerces (des brochetteries, deux boulangeries, une librairie, un studio-photo, une quincaillerie / alimentation générale, un somaco, un coiffeur, plusieurs doukas, 3 snacks, artisans de la terre, vannerie, construction d instruments de musique Il n y a pas de valorisation de ces artisans 57. Aussi, il devient difficile pour des habitants souhaitant créer leur activité de trouver des locaux disponibles et accessibles financièrement dans le centre bourg. En effet, l attractivité du centre ville a eu pour conséquence un accroissement des tarifs des loyers. Propositions des habitants dans le cadre de la concertation 58 Travail de valorisation de l artisanat, on pourrait leur donner un espace et une visibilité au marché couvert Développer la formation, avoir un centre de formation à Chirongui 57 Issu des entretiens menés par le CDR et de la réunion publique du 7 avril Issu des entretiens menés par le CDR et de la réunion publique du 7 avril
68 IV. Enjeux et objectifs du contrat de ville Les orientations prioritaires du contrat de ville sont articulées autour des trois grands piliers et trois thématiques transversales que sont respectivement : - Cadre de vie et renouvellement urbain; - Cohésion sociale; - Développement économique et emploi; - Égalité entre les femmes et les hommes; - Jeunesse; - Lutte contre les discriminations. 1. CADRE DE VIE ET RENOUVELLEMENT URBAIN ENJEU 1 : FAVORISER DES CONDITIONS DE VIE SAINES ET DIGNES OBJECTIFS OPERATIONNELS 1. Développer le réseau d assainissement 2. Améliorer la collecte des déchets ACTIONS Action 1 : Favoriser l équipement en bacs à ordures pour tous les foyers Action 2 : Garantir un passage de la collecte des déchets au moins trois fois par semaine Action 3 : Mettre en place un dispositif de veille sur les déchets Action 4 : Mener des actions d éducation LEVIERS ET DISPOSITIFS MOBILISABLES Synergie avec les fonds européens : PI 6b «Objectif spécifique 3 : accroître les capacités de collecte et de traitement des eaux usées» CPER / FEDER - Synergie avec les fonds européens : PI 6a «Objectif spécifique 1 : accroître les capacités de collecte et déstockage des déchets ménagers et assimilés suivant les normes en vigueur» - Financements pour l éducation au tri et à la gestion des déchets - Caisse de ACTEURS MOBILISABLES SIEAM, Conseil départemental, DEAL, Pôle technique de la Mairie, Préfecture, Conseil citoyen, Comité de jeunes SIDEVAM, DEAL, ARS Ecoemballages, Conseil Départemental, Pôle technique de la Mairie, Pôle social de la Mairie, Préfecture, Les Naturalistes, la FMAE, ADEME, les associations locales, Enzo Recyclage, Conseil citoyen, Comité de jeunes 68
69 3. Lutter contre l habitat précaire 4. Favoriser l accès à l électricité et à l eau potable au tri et à la gestion des déchets auprès des enfants Action 1 : Se doter d un Plan Communal de Lutte contre l'habitat Indigne (PCLHI) Action 2 : Contenir le développement de l habitat spontané Action 3 : Décaser les quartiers de Minadzini et Magnassini à Poroani Action 4 : Décaser le quartier dallage à Chirongui et créer le lotissement de l ancien stade Action 5 : Décaser les deux zones d habitat précaires aux abords des deux terrains de Miréréni et créer une RHI quartier du Golf Action 1 : Identifier les quartiers non viabilisés Action 2 : Articuler les besoins en réseau avec les opérations de RHI Action 3 : Favoriser l équipement ménages compteurs des en Sécurité Sociale Mayotte et DJSCS dans le cadre des ACM (périscolaire et vacances) -CPER / FEDER -Convention avec les Naturalistes pour l entretien de sentiers et formation pour les animateurs - Contrat Local de Santé - PEDMA - PCLHI - FRAFU - LBU - PDALPD - ANAH - PACTE - CPER - Synergie avec les fonds européens : PI 6b «Objectif spécifique 2 : accroître les capacités de production, déstockage et de distribution d eau potable» DEAL, Pôle technique de la Mairie, SIM, Conseil départemental, Conseil citoyen, Comité de jeunes EDM, SMAE, DEAL, Pôle technique & Pôle social de la Mairie, Conseil citoyen, Comité de jeunes 69
70 - Aides facultatives CCAS - CPER ENJEU 2 : AMENAGER ET SECURISER LA VILLE OBJECTIFS OPERATIONNELS 1. Rendre attractif le centre ville de Chirongui 2. Rénover et aménager la voirie 3. Faire de l espace public un lieu de vie et de partage ACTIONS Action 1 : Aménager et sécuriser la voirie (trottoirs, éclairage, stationnement, mobilier urbain) Action 2 : Harmoniser la signalétique des commerces Action 3 : Créer un espace public convivial Action 4 : Réaliser un marché couvert Action 1 : Rénover les voiries communales, départementales et nationales Action 2 : Implanter un éclairage public ou réhabiliter l existant Action 3 : Aménager des trottoirs sur les voiries principales Action 4 : Mettre en place des abri-bus dans les villages Action 1 : Créer un espace de convivialité dans le centre de Poroani Action 2 : Formaliser l espace de convivialité à Miréréni Bé à la LEVIERS ET DISPOSITIFS MOBILISABLES -Enveloppe régionale de l ANRU -FEADER PDR - CPER - Enveloppe régionale de l ANRU - CPER - DETR - Enveloppe régionale de l ANRU - CPER ACTEURS MOBILISABLES DEAL, DAAF, Pôle technique de la Mairie, ANRU, Conseil départemental, Conseil citoyen, Comité de jeunes DEAL, Pôle technique de la Mairie, ANRU, Conseil départemental, Conseil citoyen, Comité de jeunes DEAL, Pôle technique de la Mairie, ANRU, Conseil citoyen, Comité de jeunes 70
71 place de l ancien Jacquier Action 3 : Créer un espace public convivial vers le lycée / stade de Chirongui ENJEU 3 : PRESERVER ET VALORISER LE PATRIMOINE NATUREL OBJECTIFS OPERATIONNELS 1. Améliorer la connaissance de l environnement 2. Protéger et valoriser les ressources du territoire ACTIONS Action 1 : Former les animateurs du périscolaire au montage de projet d éducation à l environnement Action 2 : Proposer des actions d éducation à l environnement dans le cadre des accueils collectifs de mineurs Action 1 : Aménager un parcours de santé le long de la Mangrove Action 2 : Aménager la plage de Poroani Action 3 : Protéger le Tanimalandi et le valoriser Action 4 : Protéger et valoriser l ancien village de Chirongui et la Mroni Mami Action 5 : Protéger et valoriser l usine sucrière de Miréréni Action 6 : Protéger et valoriser l ancienne Mosquée d Antanabé LEVIERS ET DISPOSITIFS MOBILISABLES - Accueils collectifs de Mineurs périscolaire et centres de loisirs municipal - Appel à projet CSSM Synergie avec les fonds européens : PI 6c «Objectif spécifique 4 : connaître, valoriser et protéger le patrimoine naturel marin» - Convention avec les Naturalistes sur trois axes : la valorisation du patrimoine historique, la valorisation du patrimoine naturel et la santé ACTEURS MOBILISABLES DJSCS, Caisse de Sécurité Sociale Mayotte, Les naturalistes, le Pôle social de la Mairie, la FMAE, les associations locales, Conseil citoyen, Comité de jeunes Conservatoire du Littoral, DAAF, Pôle technique de la Mairie, Les Naturalistes, la FMAE, les associations locales, Conseil citoyen, Comité de jeunes 71
72 2. COHESION SOCIALE ENJEU 1 : MIEUX CONNAITRE LES PROBLEMATIQUES DE SANTE POUR MIEUX PREVENIR OBJECTIFS OPERATIONNELS 1. Favoriser le partenariat entre les acteurs de santé 2. Réaliser un diagnostic santé sur le territoire 3. Favoriser l information à la santé et l accès au soin pour les publics vulnérables ACTIONS Action : Mettre en place un groupe de travail partenarial sur la santé Action 1 : Mener des bilans de santé chez tous les CP Action 2 : Recruter un service civique / stagiaire chargé de réaliser le diagnostic santé communal Action 1 : Organiser un planning annuel d ateliers de prévention santé dans les villages en lien avec les partenaires de la santé Action 2 : Créer un espace info santé avec l IREPS Action 3 : Identifier et accompagner vers le soin les personnes âgées et les porteuses de handicap Action 5 : Formation des animateurs périscolaires / ACM aux projets d éducation à la santé par l IREPS LEVIERS ET DISPOSITIFS MOBILISABLES - Le CLS pourra constituer le volet santé du contrat de ville. Dans ce cas, les Ateliers santé ville (ASV) pourront contribuer à l animation des CLS - Appel à projets ARS «Soutien pour des projets de prévention et d éducation à la santé» - Fonds d Intervention Régional de l ARS- OI - Plan santé Jeunes - PEDT - Accueils collectifs de Mineurs périscolaire et centres de loisirs municipal - Convention avec les Naturalistes sur trois axes : la valorisation du patrimoine historique, la valorisation du patrimoine naturel et la santé - CPER / FEDER ACTEURS MOBILISABLES Pôle social de la Mairie, CCAS, Conseil départemental (PMI, UTAS, MPHM), ARS grâce à la participation d un correspondant au sein de l ARS pour participer au suivi du contrat de ville, CHM, IREPS, infirmières scolaires, CEMEA (Paej), TAMA (MDA),Médecin du Monde, La Croix- Rouge, REPEMA, REDDECA, RéDiabYlang976, Toioussi, ADSM, professionnels de la santé libéraux, Caisse de Sécurité Sociale Mayotte, acteurs de la prévention, Conseil citoyen, Comité de jeunes 72
73 ENJEU 2 : AMELIORER LE NIVEAU SCOLAIRE DES ELEVES OBJECTIFS OPERATIONNELS 1. Améliorer les conditions d apprentissage des élèves 2. Accompagner les enfants fragiles scolairement ACTIONS Action 1 : Supprimer la rotation à l école de Miréréni Action 2 : Rénover les écoles de Chirongui 1 et Chirongui maternelle Action 3 : Mettre en place la restauration scolaire Action 4 : Créer du lien entre les équipements / structures socioéducatives / associations / madrass & chionis et le temps périscolaire de mineurs Action 1 : Mettre en place un accompagnement individuel et global de l enfant via une équipe de suivi pluridisciplinaire Action 2 : Donner de bonnes conditions de travail aux associations de soutien scolaire et aux Chionis / Madrasses Action 3 : Accompagner et soutenir l exercice de la fonction parentale LEVIERS ET DISPOSITIFS MOBILISABLES - Convention PARS de la Caisse de Sécurité Sociale Mayotte - DSCEES - PEDT - Programme de Réussite Educative - PEDT - REP + - dispositif départemental de lutte contre l illettrisme L.I.R.E. - dispositif départemental d accompagnement scolaire - dispositif départementaux d accompagnement aux loisirs, aux sports, à la culture - dispositifs départementaux de formation des éducateurs et des animateurs ACTEURS MOBILISABLES Vice-rectorat, Préfecture, Pôle technique et Pôle social de la Mairie, Service Alimentation de la DAAF, Caisse de Sécurité Sociale Mayotte, Conseil départemental (Service partenariat éducatif), Chionis et Madrasses, associations de soutien scolaire, Conseil citoyen, Comité de jeunes Vice-rectorat, Préfecture, Pôle social de la Mairie,, Caisse de Sécurité Sociale Mayotte, Conseil départemental (Service partenariat éducatif et UTAS), Chionis et Madrasses, associations de soutien scolaire, CEMEA (PAEJ), TAMA, Conseil citoyen, Comité de jeunes, Familles rurales / Mroni Mami 73
74 - dispositif départemental Lecture Ecriture - dispositifs départementaux des contrats aidés et services civiques - Caisse de Sécurité Sociale Mayotte : fonds social (ACM, soutien scolaire) - Vacataires et animateurs socioéducatifs du Conseil départemental - Conventions de mise à disposition des écoles par la Ville aux associations de soutien scolaire - Subvention annuelle de la Ville aux associations - Accueils collectifs de Mineurs périscolaire et centres de loisirs municipal - Mission de Lutte contre le Décrochage Scolaire - REAAP - Ecole de la deuxième chance ENJEU 3 : DEVELOPPER LES MODES DE GARDE POUR LA PETITE ENFANCE OBJECTIFS OPERATIONNELS 1. Créer un mode de garder collectif pour la petite enfance ACTIONS Action 1 : Implanter une micro-crèche à Poroani Action 2 : Implanter une micro-crèche à Chirongui LEVIERS ET DISPOSITIFS MOBILISABLES Financement de la Caisse de Sécurité Sociale Mayotte dans le cadre du Plan crèches ACTEURS MOBILISABLES Caisse de Sécurité Sociale Mayotte, PMI, Pôle social de la Mairie, Conseil citoyen, Comité de 74
75 2. Favoriser les modes de gardes individuels Action 1 : Mener une réflexion départementale avec la Caisse de Sécurité Sociale Mayotte et le Conseil départemental pour mettre en place les dispositifs nécessaires Action 2 : Proposer des formations locales sur le métier d assistante maternelle Action 3 : Créer un lieu d échange pour les professionnels de la petite enfance Financement de la Caisse de Sécurité Sociale Mayotte dans le cadre du Plan crèches Formations DIECCTE / CD jeunes, Familles rurales / Mroni mami Caisse de Sécurité Sociale Mayotte, PMI & Service formation du Conseil départemental, DIECCTE, Pôle social de la Mairie, Conseil citoyen, Comité de jeunes ENJEU 4 : FAVORISER L ACCES A LA CULTURE, AUX SPORTS ET AUX LOISIRS OBJECTIFS OPERATIONNELS 1. Valoriser le patrimoine local ACTIONS Action 1 : Mettre en place un inventaire du patrimoine visant à valoriser et protéger les sites historiques de la commune Action 2 : Elaborer des visites patrimoniales, concevoir des outils pédagogiques et former des médiateurs communaux Action 3 : Mener une réflexion autour de la transmission et de la préservation des LEVIERS ET DISPOSITIFS MOBILISABLES - PEDT - Définition sur les 5 intercommunalités d une politique concertée entre la DAC, le CD, en partenariat avec le CDR dans le domaine des arts vivants qui prennent en compte les pratiques culturelles (traditionnelles ou modernes) - Accueils collectifs de Mineurs périscolaire et centres de loisirs municipal ACTEURS MOBILISABLES Conseils citoyens, associations locales, DAC, Conseil départemental (service culture), Pôle social de la Mairie, Les Naturalistes, la FMAE, CDR, Conseil citoyen, Comité de jeunes 75
76 2. Développer l offre culturelle dans les villages 3. Rendre lisible et valoriser les actions du secteur associatif cultures traditionnelles avec notamment comme lieu ressources, la création du centre culturel de Poroani (ex : valoriser le shibushi, identité du village de Poroani) Action 1 : Rénover la bibliothèque de Poroani, la rendre attractive et articuler ce projet avec la future médiathèque de Chirongui Action 2 : Créer un Centre culturel à Poroani dédié à la culture traditionnelle Action 3 : Ouvrir un Centre social et culturel à Miréréni Action 4 : Créer un Pôle culturel à Chirongui dédié au cinéma et au spectacle vivant Action 5 : Mise en place de projets partenariaux avec les associations / artistes culturels locaux (Ciné Musafiri, Ariart, Studio à Papa ) Action 1 : Créer des locaux pour les associations dans les villages Action 2 : Organiser une manifestation qui valorise leurs actions Action 3 : Créer une instance qui réunisse les associations et qui permette l échange, la - Convention avec les Naturalistes sur trois axes : la valorisation du patrimoine historique, la valorisation du patrimoine naturel et la santé - Dotation générale de décentralisation - Définition sur les 5 intercommunalités d une politique concertée entre la DAC, le CD, en partenariat avec le CDR sur la mise en place d une politique évènementielle portée par les acteurs privés locaux en lien avec les communes et intercommunalités - Intervention de l ARLL sur la question de la lecture publique - Accueils collectifs de Mineurs périscolaire et centres de loisirs municipal -Appels à projets DJSCS - Appel à projets Conseil départemental - FONGEP - FEBECS - FDVA - Centre de Ressources et d Information des Bénévoles DAC, ARLL, Conseil départemental (service culture et BDP), DJSCS, Pôle technique et Pôle social de la Mairie, TAMA, Ciné Musafiri, associations locales, Chionis et Madrasses, Studio à Papa, Ariart, Conseil citoyen, Comité de jeunes Conseil départemental, DJSCS, Pôle social de la Mairie, associations locales, Conseil citoyen, Comité de jeunes 76
77 formation l entraide et 4. Favoriser la pratique sportive Action 1 : Créer un équipement sportif à Miréréni Action 2 : Améliorer la gestion des équipements existants (créneaux, éclairage, entretien) Action 3 : Installer des points d eau à proximité de chaque équipement sportif et si possible des vestiaires avec des toilettes Action 4 : Favoriser la pratique sportive dans les lieux d accueil de mineurs et notamment dans le périscolaire ou les centres de loisirs Action 5 : Mener des ateliers de sensibilisations sur la pratique sportive (ateliers dans les villages et information lors du forum des associations) - CNDS - PEDT - Accueils collectifs de Mineurs périscolaire et centres de loisirs municipal - FEBECS - FDVA DJSCS, Conseil départemental, Pôle social et Pôle technique de la Mairie, SMAE, Conseil citoyen, Comité de jeunes ENJEU 5 : FAVORISER L ACCES AU DROIT, A LA JUSTICE ET A LA SECURITE OBJECTIFS OPERATIONNELS 1. Lutter contre les discriminations liées à l accès au droit ACTIONS Action 1 : Implanter des services administratifs en proximité Action 2 : Accompagner les personnes en difficulté dans leurs LEVIERS ET DISPOSITIFS MOBILISABLES - CCAS - Synergie avec les fonds européens : PI 9.4 «Objectif Spécifique 28 : Accroître les compétences et la professionnalisation ACTEURS MOBILISABLES Pôle social de la Mairie, UTAS, CDAD, Délégué Régionale aux Droits des Femmes, Caisse de Sécurité Sociale Mayotte, EDM, SOGEA, Préfecture, 77
78 2. Garantir la tranquillité publique démarches administratives Action 3 : Organiser des journées de formation à destination des personnels des services publics en ce qui concerne la prise en charge des groupes marginalisés Action 1 : Renforcer et élargir le partenariat Action 2 : Mettre en place une campagne de communication sur le dépôt de plainte Action 3 : Coordonner l intervention de la Police municipale et de la gendarmerie aux abords des des équipes au contact des besoins sociaux de la population» - Permanence locale de l ACFAV tous les mardis de 8h à 15h au dispensaire de Mramadoudou - Service d aide à la personne de TAMA au commissariat de Mzouazia - Point d Accueil et Ecoute Jeunes des CEMEA - Espaces de vie sociale - Aide exceptionnelle de démarrage de la DJSCS pour la domiciliation (CCAS) - Réflexion sur la mise en place de Maison de la Justice et du Droit - Plan régional stratégique pour l égalité entre les femmes et les hommes à Mayotte - Protocole départemental de lutte contre les violences faites aux femmes CLSPD FIPD Ville Vie Vacances Accueils collectifs de Mineurs périscolaire et centres de loisirs municipal Point d Accueil et Ecoute Jeunes des CEMEA ERASMUS + FEBECS TGI, Services de protection judiciaire de la jeunesse (PJJ, SPIP), association d accès aux droits (ACFAV etc.), services de l ordre (police, gendarmerie), CEMEA (PAEJ), TAMA, Conseil citoyen, Comité de jeunes, Familles rurales / Mroni mami Gendarmerie, Procureur, Police municipale, coordonnateur CLSPD, Conseil citoyen, Comité de jeunes 78
79 3. Favoriser l encadrement de la jeunesse et favoriser leur implication dans la vie citoyenne 4. Prévenir la récidive établissements scolaires Action 1 : Structurer et renforcer le comité jeunes Action 2 : Créer des actions en partenariat avec les établissements scolaires Action 3 : Recréer du lien entre les jeunes et les institutions Action 4 : Intervention du centre social de Miréréni Action 1 : Mettre en place la procédure de rappel à l ordre Action 2 : Renouveler la convention TIG Action 3 : Mettre en place des mesures alternatives à l exclusion Ligue de l enseignement, établissements scolaires du secondaire, Mairie, Mission locale, UTAS, PAEJ (CEMEA), TAMA, Comité jeunes, Conseil citoyen PJJ, SPIP, Etablissements scolaires du secondaire, Mairie, Procureur de la République, Conseil citoyen, Comité de jeunes 79
80 3. EMPLOI & DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ENJEU 1 : CONSOLIDER L ACTIVITE ECONOMIQUE EXISTANTE OBJECTIFS OPERATIONNELS 1. Promouvoir la mutualisation de services aux entreprises ACTIONS Action 1 : Proposer des permanences pour l aide à la gestion comptable et administrative Action 2 : Réflexion sur le recrutement d un professionnel qui soit en capacité d être un relais entre les porteurs de projets et les acteurs de l emploi / insertion Action 3 : Actions d accompagnement et de formation des professionnels (ex : garantie décennale pour les artisans) LEVIERS ET DISPOSITIFS MOBILISABLES Emploi aidés CPER Accompagnement des acteurs économiques ACTEURS MOBILISABLES Conseil départemental, DIECCTE, Pôle social de la Mairie, CCI, CMA, CAPAM, ADIE, BGE, Centre de gestion agréé, Organismes de formation, commerçants, agriculteurs et artisans locaux, Conseil citoyen, Comité de jeunes OBJECTIFS OPERATIONNELS 1. Construire une stratégie touristique ENJEU 2 : FAVORISER LE DEVELOPPEMENT DU TOURISME ACTIONS LEVIERS ET DISPOSITIFS MOBILISABLES - CPER - Convention avec les Naturalistes sur trois axes : la valorisation du patrimoine historique, la valorisation du patrimoine naturel et la santé - ACTEURS MOBILISABLES CDTM, Conseil départemental, Mairie, DEAL, DIECCTE, Conseil citoyen, Comité de jeunes 80
81 ENJEU 3 : FAVORISER LE DEVELOPPEMENT DE LA FILIERE AGRICOLE ET ARTISANALE OBJECTIFS OPERATIONNELS 1. Rendre lisible et structurer les filières 2. Favoriser le développement de lieux de vente dédiés à l activité agricole et artisanale ACTIONS Action 1 : Recenser les acteurs des filières (économie formelle et informelle) et identifier leurs besoins Action 2 : Développer un plan d action qui permette de travailler sur la réponse aux besoins des acteurs économiques pour structurer leur activité Action 1 : Créer un marché couvert dans le village de Chirongui Action 2 : Créer des petits marchés dédiés à la vente à Miréréni et Poroani Action 3 : Mener une réflexion sur l installation d activité (locaux, foncier) et sur la lutte contre le vol / les cambriolages LEVIERS ET DISPOSITIFS MOBILISABLES -Permanences, ateliers collectifs et accompagnement individuel acteurs économiques -CPER des -Synergie avec les fonds européens : PI 3a «Objectif spécifique 8 : créer et structurer les réseaux d innovation, en particulier dans les domaines de la Stratégie Régionale d Innovation et de Spécialisation Intelligente» - FEADER - PDR Services de base et équipements de proximité pour la population rurale - CPER ACTEURS MOBILISABLES DIECCTE, Pôle social de la Mairie, CMA, CAPAM, CDC, BGE, DAAF, Conseil départemental, agriculteurs et artisans locaux, Conseil citoyen, Comité de jeunes DIECCTE, DAAF, Pôle technique et Pôle social de la Mairie, Conseil départemental, agriculteurs et artisans locaux, CMA, CAPAM, CDC, Conseil citoyen, Comité de jeunes 81
82 ENJEU 4 : AMELIORER L INSERTION PROFESSIONNELLE DES PERSONNES LES PLUS ELOIGNEES DE L EMPLOI 59 OBJECTIFS OPERATIONNELS 1. Favoriser l insertion professionnelle des jeunes éloignés de l emploi 2. Favoriser la création d activité chez les femmes 3. Développer des formations de proximité ACTIONS Action 1 : Créer des Structures d Insertion par l Activité Economique réflexion sur la création d un ACI et d une régie de quartier Action 2 : Proposer des accueils décentralisées de la Mission locale en faveur des jeunes ans sortis du système scolaire à Miréréni et Poroani Action 3 : Organiser un mini-forum de l emploi à destination du public jeune Action 1 : Proposer une action spécifiquement dédiée au public féminin éloigné de l emploi Action 1 : Proposer des formations pour lutter contre l illettrisme et sur la LEVIERS ET DISPOSITIFS MOBILISABLES -Synergie avec les fonds européens : PI 8.2 «Objectif Spécifique 17 : accroître l insertion professionnelle des jeunes par l immersion en entreprise, les stages longs et les formations en alternance» - CPER - Ecole de la deuxième chance - Clauses sociales dans la commande publique et privée - Délivrance de l offre de service de Pôle emploi dans son antenne de Chirongui - FIPJ Permanences, ateliers collectifs et accompagnement individuel des acteurs économiques CPER Plan régional pour l entreprenariat au féminin -Synergie avec les fonds européens : PI 8.5 «Objectif Spécifique 25 : Accroître la ACTEURS MOBILISABLES DIECCTE, Mission locale, Pôle emploi, Organismes de formation, Pôle social de la Mairie, Conseil départemental, PAEJ (CEMEA), Conseil citoyen, Comité de jeunes BGE, ADIE, Délégation aux Droits des Femmes, CCAS, Conseil départemental, Conseil citoyen, Comité de jeunes, Couveuse d entreprise DIECCTE, Mission locale, Pôle emploi, Organismes de formation, CMA, CAPAM, Pôle social 59 Jeunes, femmes 82
83 4. Lutter contre les freins à la mobilité maîtrise des savoirs de base Action 2 : Proposer des formations sur les services à la personne (petite enfance et séniors / handicap) et sur les services aux familles Action 3 : Proposer des formations sur les métiers de l artisanat et de l agriculture Action 1 : Mener une réflexion départementale sur la création d un transport collectif public Action 2 : Court terme : mettre en place des conventions avec les taxis collectifs et Action 3 : Mener une étude sur les déplacements Chirongui à maitrise des savoirs de base par les actifs occupés» - Synergie avec les fonds européens : PI 10.3 «Objectif Spécifique 21 : Accroitre l accès des demandeurs d emploi à des formations préqualifiantes et qualifiantes en lien avec la demande des entreprises et le marché du travail» - Plateforme Illétrisme CPER -Synergie avec les fonds européens : PI 4 e «Objectif spécifique 14 : mettre en place une offre urbaine et interurbaine de transport collectif couplant une offre multimodale terre/mer» CPER de la Mairie, Conseil départemental, Conseil citoyen, Comité de jeunes Conseil départemental, Mission locale, Pôle emploi, Pôle social de la Mairie, taxis collectifs, Etat, Conseil citoyen, Comité de jeunes 83
84 V. Les priorités d intervention de l Etat et des Institutions Publiques à Mayotte D é f i n i t i o n d e s p r i o r i t é s d i n t e r v e n t i o n s La circulaire du premier ministre du 30 juillet 2014 relative à l élaboration des contrats de ville 2015/2020 et la circulaire du 15 octobre 2014 relative aux modalités opérationnelles d élaboration des contrats de ville en rappellent les principes structurants : un contrat unique intégrant les dimensions sociale, urbaine et économique, un contrat mobilisant l ensemble des partenaires concernés sur le territoire de l intercommunalité, un contrat mobilisant prioritairement le droit commun de l Etat et des collectivités, un contrat s inscrivant dans un processus de co-construction avec les habitants. Ce Contrat de Ville s appuie sur le bilan du Contrat Urbain de Cohésion Sociale (CUCS), qui met en lumière l importance du travail engagé : développement des services publics, soutien aux associations, amélioration du cadre de vie, mise en œuvre de la réussite éducative, soutien à l accès à l éducation, à la santé, à la culture et à l emploi. Il faut aujourd'hui aller plus loin, approfondir les actions, maintenir l'effort pour donner aux quartiers Politique de la Ville les mêmes chances qu'aux autres quartiers. L Etat et l ensemble de ses partenaires réaffirment leur conviction que la Politique de la Ville constitue un levier d action pertinent pour répondre aux défis posés. Ce Contrat de Ville se fonde sur une action globale en faveur des habitants. Il s agit d'œuvrer pour et avec les habitants, en favorisant la concertation, la participation populaire, la coconstruction des actions et l appropriation collective de notre ville. Car seul l engagement de tous et l appropriation par chacun des valeurs d égalité et de solidarité qui fondent ce Contrat de Ville seront un levier suffisamment puissant pour réaliser les objectifs qu il porte. 84
85 Ce Contrat de Ville repose sur trois piliers indissociables : la cohésion sociale, le développement de l activité économique et de l emploi, l amélioration du cadre de vie et du renouvellement urbain. Cette opportunité nouvelle s est concrétisée par une méthode partenariale d élaboration du contrat, respectant pleinement les compétences de chacun, et reconnaissant le besoin d une intervention de tous pour transformer durablement les quartiers Politique de la Ville. La volonté des partenaires est de construire un contrat volontairement ciblé sur des priorités permettant de synergies fortes et optimisation des moyens. L association des habitants, des acteurs associatifs, s appuiera sur la richesse de la démocratie locale et participative. Elle sera amplifiée par le lancement des conseils citoyens, qui offriront un nouveau lieu de débat, de proposition, d expertise et de co-construction des politiques menées. Les conseils citoyens doivent être préparés dans une démarche de repérage de tous les espaces de participation d habitants et de personnes susceptibles d être désignées comme membres. Ces trois piliers peuvent également prendre en compte trois axes transversaux que sont l émancipation de la jeunesse, la lutte contre toute forme de discrimination et l action forte en faveur de l égalité femme-homme, dont l analyse spécifique et l évaluation ne peuvent s envisager sans un nécessaire travail de recueil de données sexuées. Cet ensemble repose sur un socle, à la fois point de départ de l action collective et d objectifs portés ensemble : les valeurs de la République, dans leur acception la plus large, englobante, bienveillante. Ce Contrat de Ville permet, pour la première fois, d élargir le nombre de signataires s engageant en faveur des quartiers Politique de la Ville. Justice, Vice Rectorat, Pôle Emploi, Mission Locale, Caisse de Sécurité Sociale, Agence Régionale de Santé, Chambres Consulaires, la Caisse des Dépôts et Consignations. 85
86 D e s o r i e n t a t i o n s a u x o b j e c t i f s o p e r a t i o n n e l s d u C o n t r a t d e V i l l e 1. DECLINAISONS DES OBJECTIFS OPERATIONNELS Les fiches objectifs opérationnels élaborées sur les territoires comprenant un ou plusieurs quartiers prioritaires de la politique de la ville et fixeront : les objectifs, notamment chiffrés, que les signataires s'engagent à poursuivre dans le cadre des domaines mentionnés à l'article 1er de la présente loi, la nature des actions à conduire et, le cas échéant, les modalités opérationnelles de leur mise en œuvre, les moyens humains et financiers mobilisés au titre des politiques de droit commun, d'une part, et des instruments spécifiques de la politique de la ville, d'autre part, les moyens d'ingénierie pour l'élaboration, la conduite et l'évaluation du contrat de ville, les indicateurs permettant de mesurer les résultats obtenus. Les contrats de ville incluront pour chaque territoire de la nouvelle géographie prioritaire des indicateurs et éléments d'appréciation qualitative issus de l'observation locale. Les objectifs opérationnels seront chiffrés. Les signataires s engagent à les atteindre à échéance du contrat. Ils sont déclinés annuellement. Des conventions d application thématiques et/ou territoriales du contrat de ville (par pilier ou par commune) seront élaborées. Les actions à conduire et les modalités opérationnelles de leur mise en œuvre, qu elles relèvent du droit commun ou des dispositifs spécifiques de la politique de la ville, seront définies annuellement dans le cadre du plan d actions. 2. PRINCIPE DE DECLINAISON TERRITORIALE Afin de donner corps aux grandes orientations de ce contrat, des objectifs opérationnels et champs d action, mobilisant le droit commun, sont déclinés dans les fiches ci-après pour chacune des thématiques et orientations fixées. Ces fiches serviront de référence aux programmations annuelles par actions. 86
87 PILIER COHESION SOCIALE Thématique Education Jeunesse Sports Vie Associative 87
88 PILIER COHESION SOCIALE THEMATIQUE EDUCATION POLITIQUE DE LA VILLE - ETAT Constat / Intention du projet de territoire : Cette fiche présente la nécessaire articulation de l ensemble des stratégies et objectifs qui doivent être menés par les différents acteurs du champ de l éducation, public et associatif, en faveur de la réussite éducative des élèves des quartiers. Les écarts de réussite scolaire entre les élèves résidant dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville et le reste du pays constituent un défi majeur pour Mayotte et la cohésion sociale. Une attention particulière sera apportée au PEDT et au REP/REP+ OBJECTIF OPERATIONNEL REUSSITE EDUCATIVE Les objectifs prioritaires du contrat de ville concernant la réussite éducative et scolaire des enfants et des jeunes sont : assurer la mixité sociale des écoles et des collèges dans les territoires concernés compte tenu de son impact avéré sur la réussite scolaire et le climat scolaire, réduire les écarts de réussite scolaire au regard des résultats actuellement observés, réduire le nombre de décrocheurs, améliorer le bien-être des enfants et des jeunes du quartier, assurer la participation des parents. Publics cible enfants jeunes adultes parents Acteurs mobilisés Vice rectorat Conseil Départemental CSSM DJSCS DAC Ligue d enseignement CEMEA Agence régional de livre Champ d actions projet Educatif de Territoire (PEDT), projet Réseau d Education Prioritaire (REP / REP+), projets de lutte contre l illettrisme (L.I.R.E), projets d accompagnement scolaire, projets départementaux Lecture Ecriture. Mobilisation des dispositifs de droit commun développer l éducation à la lecture pour tous, lutter contre l illettrisme, dispositif Educatif de Territoire (PEDT), dispositif Réseau d Education Prioritaire (REP / REP+), dispositif départemental de lutte contre l illettrisme (L.I.R.E), dispositifs départementaux d accompagnement scolaire, dispositif départementaux d accompagnement aux loisirs, aux sports et à la culture, dispositif départementaux de formation des animateurs et des éducateurs, dispositif départemental Lecture Ecriture, dispositif départementaux des contrats aidés et des Services Civique. Intercommunalité Moyens humains Commune les écoles, collèges et les programmes de réussite éducative contribueront à Autres partenaires l analyse des difficultés rencontrées par les plus jeunes, associatifs les Centres d Information et d Orientation (CIO) et les missions locales départementaux contribueront à établir le diagnostic pour les plus âgés, Partenaires les services sociaux et de santé ainsi que les associations concernées pourront être associatifs locaux sollicités pour mieux comprendre certaines problématiques, les parents eux même devront pouvoir faire entendre leurs besoins en matière scolaire et éducative. Moyens financiers mobilisables fonds de développement PEDT, fonds de la réforme REP, contrats aidés, fonds d action Sociale de la CSSM (ACM). 88
89 Résultats attendus Le pacte pour la réussite éducative insiste pour la prise en compte globale des difficultés des enfants et des jeunes. Les projets éducatifs territoriaux PEDT) visent également à la complémentarité des actions conduites sur le temps scolaire et le temps périscolaire sur un territoire. Leur élaboration est accompagnée par les services de l Etat. Items d évaluation prévention significative du décrochage scolaire par le développement d actions qui permettront de réduire les sorties sans qualification et de ramener vers la formation initiale les jeunes ayant quitté prématurément le système éducatif, diversification du mode d implication des parents, structuration du partenariat institutionnel et associatif au niveau local, mutualisation des modes de gouvernance et de partenariat (PEDT, REP, Politique de la Ville). Échéances de réalisation et d évaluation la loi de programmation pour la refondation de l école de la République s est donnée pour objectif de réduire à moins de 10% les écarts de réussite scolaire entre les écoles et établissements prioritaires et les autres, résultats du diplôme national du brevet, devenir des élèves de collège après la classe de 3 e, évolution du nombre de décrocheurs. Références et annexes REFERENTIEL THEMATIQUE : Pilier COHÉSION SOCIALE Projet Educatif De Territoire signé COMMUNE -VR PREFECTURE Projet Réseau d Education Prioritaire (REP+) Le guide pratique pour des activités périscolaires de qualités - Nouvelle édition Instruction relative à l intégration des enjeux d éducation au sein des Contrats de Ville (28/11/2014) Circulaire n DS/B1/2015/93 du 25 mars 2015 relative à l intégration des enjeux et de la place du sport au sein des contrats de ville Convention d objectifs entre le ministère de l Education nationale, le ministère délégué à la Réussite éducative et le ministère délégué à la Ville - 7 octobre 2013 Convention triennale d objectifs avec le ministère des Sports, de la Jeunesse, de l Education populaire et de la Vie associative 4 avril 2013 Orientations du programme Ville Vie Vacances (.pdf) OBJECTIFS PARTAGES : Les partenaires du contrat de ville devront préciser leur contribution à la réussite éducative au travers des dispositifs dont ils sont porteurs : rappeler les orientations du projet de réseau d éducation prioritaire, ainsi que des projets d école et d établissement, préciser le pilotage, le rôle, les partenariats développés et le fonctionnement des projets de réussite éducative et scolaire, les modalités d association du vice-recteur, des inspecteurs Education Nationale, des directeurs d école, des chefs d établissement et plus largement de la communauté éducative seront explicitées, indiquer les contributions aux actions périscolaires, de nature éducative, sportive, culturelle, numérique et de loisirs. Les associations et les collectivités territoriales préciseront notamment comment elles contribuent au parcours d éducation artistique et culturel des enfants et des jeunes du territoire, 89
90 préciser les actions conduites dans le cadre des projets locaux d accompagnement à la scolarité, financés essentiellement par la CSSM, dans l esprit de la charte d accompagnement à la scolarité de mai 2001, indiquer les actions conduites dans le cadre des Réseau d Ecoute, d Appui et d Accompagnement des Parents et le cas échéant, d autres actions de soutien à la parentalité avec une attention particulière portée aux familles mono parentales, préciser les actions conduites favorisant l implication de tous les parents au sein de l Ecole (dans l esprit de la circulaire n du 15 octobre 2013 Renforcer la coopération entre les parents et l école dans les territoires) et dans les dispositifs de la politique de la ville dont les contrats de ville visent à favoriser une participation accrue des habitants, préciser les apports de l Ecole Ouverte, des actions Ville Vie Vacances dans un souci de complémentarité, définir la manière dont le dispositif «ouvrir l école aux parents pour la réussite des enfants» pourra être mobilisé, préciser l apport des dispositifs d accompagnement pédagogique des élèves. Piloter conjointement l élaboration, la mise en œuvre et le suivi du volet éducatif du contrat de ville : Un comité de pilotage du volet éducatif du contrat de ville devra être constitué. Il s appuiera sur les autres dispositifs existants dans le souci de ne pas multiplier les instances d organisation et de décision sur la même thématique. Il veillera à la meilleure manière d associer, au-delà des conseils citoyens, les parents d élèves à la définition des orientations. Le contrat de ville devra préciser les rôles et objectifs des différentes instances (le comité de pilotage du réseau d éducation prioritaire, le comité d éducation à la santé et à la citoyenneté inter-degré et des collèges, le comité de pilotage de la réussite éducative ) ainsi que la manière dont les acteurs et notamment les directeurs d école et chefs d établissement s associent à ces instances. Suivi de l évaluation et de l action conduite : Le vice-recteur et le directeur académique des services de l éducation nationale sont associés à l animation, au suivi et à l évaluation du contrat de ville et particulièrement de son volet éducatif. Un tableau de bord partagé des actions conduites est élaboré afin d assurer la transparence entre les professionnels et les partenaires dans la mise en œuvre des actions prévues et réalisées dans le cadre du contrat. Les moyens consacrés à l action éducative dans les quartiers prioritaires de la ville seront également précisés dans ce tableau de bord. Les résultats obtenus sur la base des objectifs, des actions et des organisations retenues dans le contrat de ville doivent pouvoir être suivis et évalués. La réduction des écarts de résultats (connaissances, compétences et culture) doit demeurer l objectif principal de toute notre action. Les indicateurs suivant devront en rendre compte : résultats du diplôme national du brevet, devenir des élèves de collège après la classe de 3e, évolution du nombre de décrocheurs. 90
91 D autres indicateurs pourront être retenus (orientation de fin de 2 nde, résultat au baccalauréat ). Concernant particulièrement les élèves en primaire, des études externes sur la politique conduite et ses effets pourront être entreprises. PILIER COHESION SOCIALE THEMATIQUE JEUNESSE / VIE ASSOCIATIVE DJSCS OBJECTIF OPERATIONNEL : RENFORCER L ENGAGEMENT DES JEUNES ET LA PLACE DES ACTEURS ASSOCIATIFS DE PROXIMITE Publics cible Tout public (selon les dispositifs) Acteurs mobilisés Commune Intercommunalité Commune Etat et organismes associés CD 976 Partenaires associatifs départementaux Partenaires associatifs locaux Champ d actions Il s agit : de renforcer les capacités des jeunes à être acteurs de leurs parcours d autonomie à travers des activités de loisirs éducatifs, la formation, la mobilité, l engagement, l information, d aider les acteurs associatifs de proximité contribuant au lien social, à la citoyenneté et renforçant la participation des habitants, à développer leur activité. Mobilisation des dispositifs de droit commun Service Civique et FONJEP, Programme Erasmus + et FEBECS, Comité de jeunes, CRIJ, PIJ, formations qualifiantes BAFA/BAFD, Accueils Collectifs de Mineurs, formation des bénévoles, appels à projets (jeunesse/éducation populaire). Moyens humains accompagnement technique et pédagogique (DJSCS et partenaires), moyens humains des associations, des communes, du Conseil départemental. Moyens financiers Accompagnement financier DJSCS (BOP 163, Outre-mer 123), Interventions Erasmus +, FEBECS, FDVA. Items d évaluation part des jeunes des quartiers (QPV) parmi les volontaires du service civique, nombre de jeunes des QPV effectuant une mobilité, nombre de comité de jeunes en activité, nombre de bénévoles formés. Échéances de réalisation et d évaluation A réfléchir ou à mettre en œuvre d ici la clause de revoyure, A mettre en œuvre d ici la fin du contrat. Références et annexes Conventions nationales interministérielles signées avec le Ministère de la ville, plans et schémas spécifiques, document stratégique régional DJSCS. 91
92 Publics cible PILIER COHESION SOCIALE THEMATIQUE SPORTS DJSCS OBJECTIF OPERATIONNEL : ACCEDER AU SPORT ET A SES METIERS Jeunes, adultes, selon les dispositifs. Acteurs mobilisés Commune Intercommunalité Commune Etat et organismes associés CD 976 Partenaires associatifs départementaux Partenaires associatifs locaux Champ d actions réduire les inégalités d accès à la pratique sportive : développer la pratique sportive pour tous notamment pour les publics qui en sont les plus éloignés. Cet axe s articule autour des points suivants : soutenir les équipements sportifs, favoriser la pratique d activités sportives dans le temps périscolaire, promouvoir le sport pour le plus grand nombre, développer le sport de haut niveau, promouvoir le programme Citoyen du sport. développer l emploi et la formation dans les métiers du sport et de l animation : favoriser l emploi comme levier de développement et de structuration du sport, à travers notamment, l optimisation de l utilisation de l ensemble des dispositifs d emplois aidés. La promotion des métiers du sport est une composante de cette démarche. promouvoir le sport comme facteur de santé : les activités physiques et sportives constituent un facteur de prévention de l obésité, de l hypertension et du diabète. Il s agit de renforcer et d adapter les partenariats locaux sur les initiatives de prévention par le sport et de développer la protection des sportifs. Mobilisation des dispositifs de droit commun Interventions du Centre national pour le développement du sport (CNDS), Service Civique, FEBECS Moyens humains accompagnement technique et pédagogique (DJSCS, CRIJ ), moyens des associations, clubs, emplois aidés. Moyens financiers accompagnement financier (CNDS, BOP DJSCS, Erasmus+, FEBECS, Conseil Départemental, communes/intercommunalités). Items d évaluation nombre de licenciés dans les quartiers prioritaires (QPV), part des crédits CNDS affectés dans les QPV, part des jeunes des QPV formés aux métiers du sport et de l animation, nombre d initiatives favorisant le lien entre le sport et la santé. Échéances de réalisation et d évaluation à réfléchir ou à mettre en œuvre d ici la clause de revoyure, à mettre en œuvre d ici la fin du contrat. Références et annexes : Conventions nationales interministérielles signées avec le Ministère de la ville, plans et schémas spécifiques, document stratégique régional DJSCS. 92
93 PILIER COHESION SOCIALE - THEMATIQUE EDUCATION CONTRIBUTION DEPARTEMENTALE DU VICE RECTORAT 1. INTRODUCTION : Dans le cadre de référence : Loi n du 21 février 2014 de programmation pour la ville et la cohésion urbaine, le Vice Rectorat agit pour : garantir aux enfants des quartiers défavorisés l égalité réelle d accès aux droits à l éducation, à la culture, faciliter l accès à l emploi par les politiques de formation et d insertion professionnelles, développer la prévention, promouvoir l éducation à la santé et favoriser l accès aux soins, vivre ensemble dans la République. 2. PRESENTATION GENERALE : 2.1. L EDUCATION NATIONALE A MAYOTTE - AVRIL ELEMENTS DE CONTEXTE Mayotte est un département où le français n est pas la langue vernaculaire et où le temps d imprégnation à la langue de scolarisation est inférieur au temps de l école puisque, dans les interclasses comme dans la vie personnelle, le shimaoré et le kibushi sont préférés. Par ailleurs, plusieurs caractéristiques peuvent définir la population scolaire : augmentation exponentielle due à un taux de natalité très important, une baisse de la mortalité infantile et des flux migratoires multiples, grande hétérogénéité de la population liée à une immigration d enfants, dont un certain nombre n a pas été scolarisé antérieurement, la nécessité pour les élèves d agir dans le temps proche et une incapacité à se projeter dans l avenir, 71% de taux de préscolarisation dans les écoles publiques des enfants de trois ans (très éloigné du taux national), 60% des élèves entrent en 6 ème avec des acquis insuffisants en français, 30 % des élèves, environ, sont non lecteurs et non scripteurs à l entrée en 6 ième, 79 % des jeunes présentent des acquis faibles et très faibles à l évaluation de la JDC, une sous qualification des maîtres : dans le premier degré, si le recrutement est effectué aujourd hui au niveau bac + 2, un nombre significatif d enseignants a été recruté au niveau bac. On compte par ailleurs 30% de contractuels, 350 écoles soumises au système des rotations et des établissements du second degré à 175% de remplissage presque tous à plus de 1500 élèves. Les 10 plus gros collèges publics de France sont mahorais. des collectivités locales qui ne collaborent pas, soit faute de volonté, soit faute de compétences techniques ou de prérogatives mal définies. 93
94 Au-delà, une singularité du département, tous les établissements sont en réseau d éducation prioritaire dont 8 en REP+. Malgré les dissonances entre les indicateurs nationaux et la réalité du territoire : les Catégories Socio-Professionnelles renseignées par les familles, notamment celles en situation irrégulières ne traduisent pas toujours les conditions réelles de vie. D où la difficulté à renseigner les catégories dans lesquelles entrent les populations, créant des écarts entre établissements à population majoritairement française, les taux d élèves boursiers, les familles ne sont pas toujours en mesure de constituer les dossiers à cause de leur statut juridique, la proportion d élèves en retard d un an ou plus à l entrée en 6 ème est masquée par la difficulté de retracer de nombreux parcours chaotiques d élèves : pas de scolarité en amont, discontinuité scolaire, migrations multiples, l âge réel de certains élèves est parfois difficile à vérifier. La répartition des 8 REP+ se fait sur l ensemble du territoire afin de ne pas stigmatiser une zone et prend en compte les communes véritablement engagées autour de l école et de l accueil périscolaire, en inscrivant les PEDT existants dans le projet de réseau LES CHIFFRES premier degré : élèves dont en maternelle classes dans 189 écoles enseignants du premier degré dont 1460 IERM, 1002 PE et 402 contractuels, second degré : collégiens, lycéens. 20 collèges, 10 lycées enseignants du second degré dont 530 contractuels, administration et encadrement : 698 agents, budget : 400 millions d Euros en 2014 dont 300 de rémunérations, 50 de fonctionnement et 50 de constructions ANALYSE Les particularismes du système éducatif mahorais demeurent : la démographie scolaire n est pas stabilisée et d importants besoins d accueil dans le premier degré mais aussi dans les collèges et les lycées maintenus à la charge de l Etat sont à assumer. La partition des moyens entre l Etat et le Département est à achever, chacun devant assumer les charges correspondant à ses compétences. Les compétences professionnelles des maîtres du premier degré et plus généralement des personnels issus de la fonction publique de la collectivité sont à développer. Les moyens nécessaires sont à attribuer afin de permettre à Mayotte de commencer à rattraper ses retards. Il est également essentiel de renforcer l attractivité du territoire, 650 postes de déficit dans le second degré après le mouvement. 3. LA REFORME DES RYTHMES SCOLAIRES, LES PROJETS EDUCATIFS TERRITORIAUX 3.1. ELEMENTS DE CONTEXTE l augmentation significative de la population scolaire dans le 1er degré et le manque de salles de classe contraignent certaines écoles à subir une double rotation. jusqu alors l organisation du temps scolaire était de 5h de cours quotidien à la suite 94
95 (exemple de 7h à 12h ou de 12h30 à 17h30). A ce jour, 33% des écoles restent sur cette organisation, un nombre important d élèves entre en 6ème avec des acquis scolaires insuffisants (près de 60%), les communes expriment leurs difficultés : manque d expérience de l accueil périscolaire ou de la restauration, manque de structures dédiées, manque de personnels formés, une opposition syndicale encore forte résiste à l application de la réforme dans les conditions actuelles, certains parents d élèves s inquiètent de la mise en place de nouveaux rythmes qui implique une réorganisation importante de la vie familiale et culturelle LES CHIFFRES Premier degré : classes dans 189 écoles, près de 41% des écoles manquent de salles de classe et sont contraintes aux rotations, rentrée de janvier 2015 : 124 écoles ont adopté une nouvelle organisation du temps scolaire (67%), 2 communes sont engagées dans la réforme des rythmes scolaires depuis la rentrée 2013, 11 PEDT ont été signés au total (5 pour une partie des écoles seulement), 10 communes proposent un encadrement sur le temps de pause méridienne, dont seulement 5 sur l ensemble des écoles, l ensemble des communes a reçu le fonds d amorçage ANALYSE La fondation des rythmes scolaires est une des priorités de la politique éducative à Mayotte afin : d évoluer vers une normalisation de l organisation du temps scolaire qui aujourd hui pénalise fortement les élèves et génère un niveau d acquis scolaire trop bas à l entrée en 6ème, d assurer un plus grand respect des rythmes naturels d apprentissage de l enfant grâce à une meilleure répartition des heures d enseignement par jour, matin et après-midi, permettre une meilleure articulation des temps scolaires et périscolaires. La mise en œuvre des rythmes a d ores et déjà permis de réinstaller dans les apprentissages des matières peu ou pas abordées par le passé dans certaines écoles. Elle a également imposé une réflexion salutaire sur la place du repas dans la journée d un enfant et sur la question de la restauration scolaire. Pour accompagner cette réforme, il est important de : pouvoir rapidement développer les constructions scolaires et périscolaires dans le 1er degré, aider les communes à réunir l ensemble de leurs partenaires, à travers la réalisation de PEDT, notamment, afin de trouver collectivement des solutions permettant de créer les conditions optimales pour la réussite des élèves. 95
96 4. LES CONSTRUCTIONS SCOLAIRES DU SECOND DEGRE 4.1. ELEMENTS DE CONTEXTE démographie en forte augmentation, obligation de scolarisation de tous les élèves de moins de 16 ans, taux d'occupation des établissements de 175% en moyenne à ce jour, A la rentrée scolaire 2015, élèves seront accueillis dans les 30 établissements de l île (10 lycées et 20 collèges dont 1 nouveau), soit une moyenne théorique de 1292 élèves par établissement, mais avec un lycée à plus de 2600 élèves et 7 collèges à plus de 1500 élèves dont le plus grand collège de France, qui lui comptera plus de 1900 élèves. Pour rappel, les constructions scolaires, la maintenance et les dotations en équipement et le fonctionnement des établissements du second degré relèvent encore et seulement de la compétence de l Etat à Mayotte ANALYSE Tous les chiffres disponibles démontrent la nécessité de construire dans l urgence. Tous les établissements existants ont largement dépassé leur capacité d accueil. Au-delà de cette situation, il nous faut préparer l avenir avec la construction de 4 lycées. C est chose faite dans la feuille de route arrêtée en 2013, horizon 2020, mais il faut maintenant s assurer de la pérennisation des financements LES CONSTRUCTIONS EN COURS Rentrée 2015 : Collège de Majicavo : 1200 places, 31 millions d euros, Ouverture totale du collège de Kwalé 1200 places, 26 millions d euros. Plus globalement, un programme est en cours Collège Ouangani : 24 millions d euros ouverture août 2016, Lycée Mamoudzou Nord : 35 millions d euros ouverture août 2016, Collège de Boueni : 17 millions d euros ouverture août 2017, Lycée du bâtiment Dzoumogné 30 millions d euros ouverture août 2017, Lycée Mamoudzou sud 30 millions d euros ouverture août 2018, Lycée M TSAMBORO 37 millions d euros ouverture août EVALUER, PREVENIR LE DECROCHAGE SCOLAIRE ET LUTTER CONTRE L ILLETTRISME 5.1. CONSTAT Le nombre de décrocheurs est en baisse. En effet à ce jour, nous avons 1596 élèves décrocheurs, contre 1931 lors de l appariement de novembre 2013, soit une diminution de 465 décrocheurs. 96
97 Ce constat peut-être expliqué en partie par une baisse significative des sorties après la 3 e, 10% cette année contre 14 % l an dernier. Mais aussi par une augmentation des réussites aux examens en voie professionnelle et en voie technologique DISPOSITIFS Des dispositifs passerelles ont été mis en place, une 1 ère Bac pro Vente et Commerce au lycée de Sada (32 places) et une 1 ère Bac pro Accueil Relation Clients Usagers au lycée de Petite Terre (30 places), permettent d accueillir des élèves issus de 2 de GT en difficulté, limitant ainsi le décrochage. Des SIO (Session d Information et d Orientation) maintiennent le contact avec des jeunes sans solution afin d élaborer un projet professionnel (15 inscrits) Collège de M Gombani Un CIPPA (Cycle d'insertion Professionnelle par l'alternance) accueille 90 jeunes âgés de plus 16 ans, sans solution d affectation Collège Doujani. Deux MOREA (Module de Représentation à l'examen par Alternance) dans l esprit des micro-lycées Lycée de la Cité du Nord (15 inscrits), et Lycée Younoussa Bamana (25 inscrits) PERSPECTIVES Nous allons poursuivre le déploiement des dispositifs MLDS (Mission Lutte contre le Décrochage Scolaire) sur le territoire en tentant de mobiliser des financements européens et en premier lieu l Initiative pour l emploi des jeunes (IEJ). Les SIO (Session d Information et d Orientation) pourraient être généralisées dans les REP+. L organisation de la semaine de la persévérance scolaire renforcera la plate-forme de suivi et d appui aux décrocheurs (PSAD) par la consolidation du partenariat entre vice-rectorat (établissements scolaires, CIO) et le Conseil Général, l apprentissage (UFA), le lycée agricole, la Mission locale, le BSMA, le Pôle emploi, la Préfecture (PRE- cohésion sociale) et les associations. Les pratiques favorisant l implication des parents seront expérimentées. Le GRETA propose des formations d aide à la parentalité. En lien avec la plateforme partenariale de lutte contre l illettrisme et l analphabétisme et la DIECTTE, la MLDS du vice-rectorat de Mayotte organisera le repérage des jeunes décrocheurs susceptibles d être illettrés, ceci dès la rentrée AMELIORER LES POLITIQUES EDUCATIVES ET LE NIVEAU DE FORMATION DES ELEVES Les priorités nationales préconisent : la réussite de tous les élèves et la prise en charge particulière des élèves issus des CSP les plus défavorisées, la prise en compte des contextes spécifiques, l amélioration de la formation des personnels, l entrée de l école dans l ère du numérique, la pratique d une langue étrangère depuis le CP (obligation pour la rentrée 2016). 97
98 Aussi, il semble assez évident que la problématique majeure en terme de scolarisation soit la maitrise de la langue. Le projet académique actuel inscrit dans son axe 1 l objectif suivant : «s approprier la langue et la culture nationale». Pour ce faire, de nombreux projets et expérimentations ont été menés. Nous nous proposons de retravailler ce dossier en évaluant ce qui a été fait mais également en diversifiant les démarches à mettre en œuvre. Quatre axes de travail sont proposés : l entrée dans les apprentissages, dès la petite section, par les langues maternelles régionales et la langue nationale. Cette proposition sera également traitée pour les EANA dans un dispositif inclusif un peu différent, le développement au collège des langues vivantes étrangères et des parcours linguistiques, la reconnaissance de la langue régionale, la coopération transfrontalière ou transnationale. Tous les publics seront pris en compte, qu ils soient en difficulté ou en appétence scolaire Egalité et citoyenneté : Vivre ensemble dans la république Pilotage Vice rectorat : Lettre de rentrée aux enseignants du 20 août 2014, axe 3 : accompagnement citoyen : «valorisation de l engagement, rôle du délégué de classe et des CAVL dans la construction du futur citoyen lucide, autonome et responsable» Intervention le 12 novembre 2014 de l IGEN d Histoire-Géographie : «Etat des lieux de l éducation civique et ses perspectives, enjeu de la laïcité et rôle des programmes disciplinaires», en direction des cadres et formateurs du Vice-Rectorat et du CUFR, Groupe de travail académique : «La laïcité, un mot qui a plus de valeur que de sens?», Le groupe interne à l éducation nationale, créé en 2013, suite à des questionnements autour des tenues vestimentaires de certaines jeunes filles a évolué vers une extension des problématiques posées et des partenaires sollicités : parents, collectivités, société civile, parlementaires. La loi de 2004 ainsi que la charte de la laïcité sont les deux documents à partir desquels une réflexion partagée est conduite afin d aider à l intégration de Mayotte, département de la République, fort d une tradition et d une culture reconnues. Une synthèse des travaux à destination de l ensemble des usagers de l école assortie de la mise en œuvre de diverses actions réalisées par les établissements aura lieu lors de la journée nationale de la laïcité le 9 décembre 2015, Désignation d un référent laïcité, Mise en place d une cellule d appui aux chefs d établissement et directeurs d école en cas de situations difficiles à gérer, pilotée par le Directeur de cabinet, associant l IA- IPR coordonnateur 2nd degré, l IEN-A, le Référent laïcité, le responsable des EMS, Réunion exceptionnelle du CAVL : réflexion débats avec les jeunes élus autour d un jeu construit sur la base de la charte de la laïcité. L ensemble des jeunes deviennent les ambassadeurs d une chaine faite avec les personnels de direction pour accompagner la présentation de ce jeu auprès de tous les lycées de Mayotte, Préparation d actions de formations pour le PAF 2015/2016, Inscription dans les contrats de travail des contractuels du respect des valeurs républicaines, 98
99 Mise en œuvre du service civique et de la réserve citoyenne, Assises de la mobilisation de l Ecole et de ses partenaires pour les valeurs de la République à Combani le 21 avril 2015, Formation des cadres le 20 mars 2015 et des personnels : 800 personnels formés avant juin 2015, Campagne de dénomination des établissements Dans les établissements : Réflexion conduite au sein de chaque conseil pédagogique sur l apport des programmes disciplinaires à la construction de la citoyenneté active. Ce temps de communication entre pairs scellera une culture commune favorisant le vivre ensemble et définira les savoirs ou savoirs être ciment de ce lieu d éducation, Réactivation des instances existantes (CESC, délégués, CA ) pour engager des actions ou temps de débats sur les valeurs de la République. Les partenaires habituels sont sollicités et notamment les trinômes référents mis en place dès septembre dans tous les établissements : police gendarmerie/justice/ personnels de direction, Mise en œuvre de la consultation nationale sur le projet de programmes d enseignement moral et civique dans les collèges et lycées, Participation à la semaine de la presse fortement suscitée, Module de formation dans le cadre de la formation des directeurs d écoles, Animation pédagogique sur le vivre ensemble et les valeurs de la république Communication : Réunion extraordinaire des personnels d encadrement le 15 janvier 2015 (rentrée scolaire le 13 janvier), Interventions écrites et télévisuelles du Vice-Recteur auprès des différents médias du territoire, Réunion extraordinaire du CAVL le 20 janvier 2015, Rencontre avec l ensemble des associations partenaires de l école, Rendez-vous du Vice-recteur avec les cadis, Rendez-vous avec les représentants religieux de l île, Participation à l émission Face à la rue du référent laïcité, Assises de la mobilisation de l Ecole et de ses partenaires pour les valeurs de la République à Combani du 21 avril Ecole ouverte L objectif de l école ouverte est de permettre une évolution des relations pédagogiques, redonner aux élèves, par une pédagogie du détour, le sens de l école et l envie d apprendre. Ce dispositif favorise également la continuité école/collège en accueillant des élèves de CM2 au collège et la continuité collège/lycée en accueillant des élèves de 3 ème au lycée. Dans le contexte de Mayotte où les offres hors temps scolaire sont structurellement inexistantes, ce dispositif contribue également à impliquer les élèves dans un contexte valorisant. Les actions ciblées sont, le soutien scolaire, les activités de loisirs, les activités culturelles, les activités sportives et les activités citoyennes. En , 9 établissements engagés, 4300 élèves bénéficiaires pour un budget de
100 euros. En , ce sont 5 établissements engagés. Les problématiques liées à l école ouverte sont essentiellement dues à des difficultés administratives notamment d un point de vue juridique, les EPLE ne peuvent pas employer Coopérations En lien avec le service de la Préfecture des projets de coopérations transfrontalière avec les Comores et transnationale avec les pays de l Océan Indien sont en cours de réalisation. Ces projets sont organisés selon le principe du «donnant / donnant» Projet : Echanges d enseignants du premier degré autour de l enseignement des langues étrangères. Des interventions auprès d élèves d âge primaire seraient faites dans la langue de scolarisation du maître qui aurait la possibilité de se former et se perfectionner dans la langue du pays d accueil. Ainsi les enseignants stagiaires IERM de Mayotte ou les enseignants titulaires en formation continue pourraient se rendre dans un pays anglophone pour dispenser des enseignements en français et recevoir une formation en anglais. Les enseignants des pays d accueil viendraient à Mayotte pour enseigner l anglais aux élèves du cycle 2 ou 3 et recevoir une formation en français pour parfaire la maîtrise de notre langue. Ce principe peut également être mis en place avec le second degré Effets attendus : Approfondir ou construire des connaissances en langues vivantes étrangères Améliorer pour les élèves l enseignement des langues vivantes et multiplier le nombre de lieux de pratique créer de la mobilité chez nos enseignants et s ouvrir au monde Variante : Cette proposition pourrait s envisager également dans le cadre de la mobilité transfrontalière avec les Comores. 100
101 PILIER COHESION SOCIALE - THEMATIQUE EDUCATION CONTRIBUTION DEPARTEMENTALE DE LA DJSCS THEMATIQUES JEUNESSE / SPORTS / VIE ASSOCIATIVE L ensemble des politiques, des dispositifs et des crédits de droit commun de la DJSCS est mobilisable pour les quartiers et villages de la politique de la ville. 1. LES PRIORITES DE L ETAT EN MATIERE DE JEUNESSE, DE SPORT ET DE COHESION SOCIALE DANS LES CONTRATS DE VILLE. L action de l Etat pour les politiques de jeunesse, du sport et de la cohésion sociale s inscrit dans des partenariats et de la coordination entre les services de l Etat, la collectivité départementale, les communes, les partenaires associatifs, sur des objectifs clairement identifiés et formalisés. A travers une approche «publics», elle poursuit des objectifs de réduction des inégalités et de cohésion sociale. Son caractère territorial, de «droit commun», entre en cohérence avec les objectifs déclinés dans le cadre des conventions interministérielles pluriannuelles d objectifs et de moyens pour les quartiers prioritaires et la stratégie régionale de la DJSCS Mayotte LES ENGAGEMENTS MINISTERIELS ET UNE STRATEGIE REGIONALE EN APPUI Le cadre de l action des services «jeunesse, sports, cohésion sociale» dans le volet social 60 des contrats de ville repose sur : Des engagements contractuels des ministères chargés des affaires sociales, de la jeunesse et des sports (conventions interministérielles d objectifs des 4 et 19 avril 2013) 61. Deux conventions interministérielles d objectifs déterminent les engagements des ministères chargés des affaires sociales, de la jeunesse et des sports, en faveur des quartiers prioritaires de la politique de la ville : ces conventions définissent les actions et les moyens que ces ministères s engagent à mobiliser, dans le cadre de leurs compétences, au bénéfice des quartiers prioritaires. Une stratégie régionale qui transpose ces priorités au plan départemental à Mayotte Dans le champ de la Vie Associative : développer la vie associative, soutenir et encourager l engagement et la participation citoyenne des jeunes, conforter l engagement bénévole et volontaire à travers le service civique, développer et encourager la mobilité internationale des jeunes, 60 Ce «volet social» du contrat de ville vise plusieurs objectifs : la réduction de la pauvreté, la mise en lien et le renforcement de la solidarité entre les générations. Les familles monoparentales, les jeunes et les personnes âgées sont énoncées comme population cible du contrat de ville, selon deux axes d actions : l exercice de la citoyenneté et l égalité réelle d accès aux droits. 61 La politique de la ville est d abord interministérielle : les actions du contrat de ville sont financées par les fonds courants de différents ministères, dont ceux chargés des affaires sociales, de la jeunesse et des sports. Les crédits de l Acsé CGET ne sont engagés qu au second rang. 101
102 conforter la qualification des acteurs, le développement de l emploi associatif aidé dans les structures socio-éducatives et la formation des élus et des bénévoles associatifs. Dans le champ de la Jeunesse et de l Education Populaire : développer et valoriser la qualité éducative dans les accueils collectifs de mineurs, promouvoir les activités de loisirs éducatifs dans le cadre des activités périscolaires notamment tout en garantissant la sécurité morale et physique des mineurs dans le cadre des accueils collectifs. Dans le champ des activités sportives et de nature : développer la pratique sportive pour tous notamment pour les publics qui en sont les plus éloignés, promouvoir le dispositif Jeunes Talents Mahorais, développer l emploi sportif et la formation aux métiers du sport et de l animation socio-sportive, promouvoir la santé par le sport. Sur le volet des politiques de cohésion sociale : garantir aux publics fragilisés la mise en œuvre des interventions publiques retenues au sein du plan pluriannuel contre la pauvreté et l inclusion sociale : lutte contre le non-recours (accès aux droits), schéma consacré à la domiciliation, dispositif de maraudes sociales, faciliter l insertion des publics les plus fragiles : politique en faveur des familles vulnérables, pilotage de l accompagnement à la parentalité UN CADRE DE REFERENCE POUR REPONDRE AUX BESOINS DES QUARTIERS-VILLAGES PRIORITAIRES DE MAYOTTE. Les nouveaux contrats de ville constituent une opportunité pour les communes de Mayotte de disposer d un cadre de référence pour leurs projets communaux en matière : d action sociale (avec pour levier le Centre communal d action sociale (CCAS), d actions en direction de la jeunesse, du sport, de la vie associative. Le tout reposant sur des objectifs ciblés pour les quartiers /village prioritaires. Aussi, la DJSCS propose deux axes de travail avec les collectivités S agissant des politiques de la jeunesse, du sport et de la vie associative : Développer et mettre en œuvre avec les communes : les politiques de jeunesse : l objectif pour les communes étant d élaborer leur politique locale de jeunesse, prenant en compte les particularités communales. Pourront être mobilisés, notamment, des dispositifs encourageant l engagement, la mobilité des jeunes (Service civique, Comité communaux de jeunes, programmes Erasmus+ et 102
103 FEBECS), la formation et l emploi dans les métiers du sport et de l animation, l information des jeunes (points information Jeunesse), les politiques du sport : accompagnement des communes et des intercommunalités sur les métiers du sport, sur les priorités en matière d'équipement (aménagement, rénovation etc ) et sur les orientations d une politique communale du sport au bénéfice, en particulier, des publics les plus éloignés de la pratique sportive (handicapés, public féminin...), les politiques relatives à la vie associative : l enjeu porte sur la structuration et la professionnalisation des acteurs associatif des communes en vue de favoriser l émergence de véritables projets associatifs, de soutenir le développement de l emploi associatif, de conforter la qualification des dirigeants, des animateurs et des bénévoles associatifs. A cette occasion pourra être recherché un rapprochement des associations locales avec des structures nationales (fédération, union etc ). Sur le long terme, cet appui pourrait reposer sur la réalisation d une «boîte à outils politique locale de jeunesse» à mettre à la disposition des élus définissant une méthode de travail (diagnostic préalable, écriture du projet, sa mise en place, sa régulation et évaluation), le mode de portage (municipal ou associatif), des partenariats (via un groupe de pilotage communal), des moyens opérationnels d animation. Les orientations prioritaires découlant de ces deux axes sont présentées ci-après, s agissant du volet communal du pilier cohésion sociale. Présentés dans le tableau ci-après, les objectifs intègrent les priorités transversales que sont la jeunesse, l égalité hommes-femmes, la lutte contre les discriminations DECLINAISON DES PRINCIPAUX OBJECTIFS PAR THEMATIQUE THEMATIQUES OBJECTIFS ET PUBLICS CIBLES DISPOSITIFS MOBILISABLES Développer, valoriser la qualité éducative Accueils Collectifs Mineurs. dans les ACM. Activités périscolaires/réforme des Education Promouvoir les activités de loisirs rythmes scolaires éducatifs. Opération Ville Vie Vacances Soutenir l accès à des activités de loisirs et à une prise en charge éducative Développer le sport comme facteur de Soutien aux activités/projets Santé santé. associatifs ( ) Promouvoir la santé par le sport. Formation animateurs Atelier santé-ville/cls Soutenir, promouvoir le développement de Centre de Ressources et Vie associative la vie associative d Information des Bénévoles Conforter l engagement bénévole (CRIB), agrément JEP, et volontaire Service Civique Réduire les inégalités d accès à la pratique Soutiens CNDS sportive ( ) APSL 976, emplois aidés ( ), Développer l emploi et la formation. habilitations BPJEPS, BAFA, Sport et jeunesse Améliorer l insertion sociale et BAFD (bourses) professionnelle des jeunes Fonds d Expérimentation de la Développer, encourager la mobilité Jeunesse. nationale et internationale des jeunes. Erasmus+, Febecs, Comité régional mobilité (COREMOB) 103
104 Soutenir, encourager l engagement, la participation citoyenne des jeunes et la co -construction avec eux. Favoriser l accès à l information des jeunes. Comités communaux jeunes, Assemblée départementale jeunes. Point information jeunesse (PIJ). 104
105 PILIER COHESION SOCIALE Thématique CULTURE 105
106 PILIER COHESION SOCIALE - THEMATIQUE CULTURE CONTRIBUTION DEPARTEMENTALE DE LA DIRECTION DES AFFAIRES CULTURELLES 1. LA DIRECTION DES AFFAIRES CULTURELLES DE MAYOTTE INTERVIENT DANS UNE TRIPLE LOGIQUE : soutien à la structuration des acteurs culturels, installation en résidence des opérateurs au sein des MJC (soutien possible du Ministère de la culture et de la communication en investissement pour le matériel), intervention des opérateurs dans le cadre de l'éducation artistique et culturelle et de la politique de la ville afin d'ancrer leur action sur le territoire, de sensibiliser les publics et de créer les spectateurs de demain. La structuration des opérateurs passe notamment par un partenariat étroit avec le Vice-rectorat dans le cadre des interventions en milieu scolaire mais également avec la Direction de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion Sociale pour l'attribution de postes FONJEP pour l'action en milieu extrascolaire, en co-financement avec la Délégation politique de la ville. La résidence au sein des MJC permet aux équipes artistiques de disposer d'un lieu de création et de diffusion qui contribue à leur rayonnement local et à leur professionnalisation mais également d'ouvrir le public à des projets extérieurs au territoire. Par ailleurs, cette implantation permet d'activer l'ensemble des dispositifs de l'éducation artistique et culturelle (école du spectateur, ateliers de pratiques artistiques) pour tous les publics avec une attention particulière pour les publics scolaires. Cette synergie du droit commun autour d'acteurs culturels professionnels accompagnés sur la partie animation/médiation, permet de mettre en place des dispositifs spécifiques à l'égard des publics identifiés dans le cadre de la politique de la ville à l'échelon communal ou départemental. Ce dispositif est en cours de construction et nécessite d'être consolidé et conforté dans les années à venir autour des associations repérées en mobilisant les communes qui doivent s'emparer de cette présence artistique sur leur territoire: 2. LA DIRECTION DES AFFAIRES CULTURELLES INTERVIENT EGALEMENT DIRECTEMENT DANS LE DOMAINE DES PATRIMOINES EN VEILLANT A : valoriser les patrimoines et sensibiliser les publics notamment lors des événements nationaux (Nuit des Musées, Journées de l'archéologie, Journées Européennes du Patrimoine), soutenir et financer les études préalables à l'inscription des édifices remarquables au titre des Monuments historiques. Dans ce cadre, la DAC accompagne plusieurs associations partenaires mais également des collectivités autour de projets patrimoniaux (Conseil général autour du projet de Musée de Mayotte, 106
107 commune de TSINGONI pour la restauration de la mosquée...). Afin de diversifier l'offre culturelle sur le territoire, la DAC dispose désormais d'un service éducatif plus spécialement tourné vers la valorisation des patrimoines. Ce service élabore des outils pédagogiques, intervient dans les établissements scolaires notamment et accompagne la formation de médiateurs. La DAC collabore étroitement avec le Conseil Départemental de Mayotte avec lequel elle a signé une convention de développement culturel en 2014 Les agents de la Dac assurent conseil et expertise auprès des porteurs de projet et des collectivités. Opérateurs soutenus par la Direction des affaires culturelles, le Conseil départemental, la Direction de la jeunesse et des sports et de la cohésion sociale, la Délégation à la politique de la ville : L'Agence régionale pour le livre et la lecture en lien avec la Bibliothèque départementale de prêt et les acteurs communaux pilotera une réflexion autour du réseau inter-communal des bibliothèques (bibliothèque principale, périphériques, points livre et lecture, bibliobus etc.) afin de permettre une définition des besoins en terme d'équipements des structures et de formation des acteurs communaux et associatifs, une meilleure articulation des actions à l'échelle inter-communale et la mobilisation des financements de droit commun. L'Association Cine Musafiri proposera des séances de cinéma au sein de la MJC de Mirereni qui s'inscriront à compter de 2015 dans le cadre de la mise en place d'un circuit itinérant de cinéma soutenu également par le Centre national de la cinématographie (CNC). Un partenariat avec «Le studio à papa» est en cours pour mettre en place un atelier scénario et des projections à l'ancienne. A terme, le pôle culturel de Chirongui permettra à l'association de disposer d'un espace dédié pour le cinéma mais qui permettra également la mise en place de projets théâtraux en lien avec l'association Ari'Art théâtre. L'Association Tama, forte de son expérience à la MJC de Mirereni (Tsingoni) sera accompagnée pour la mise en place d'un programme d'animations culturelles animées par des professionnels. Accompagnement de la Direction des affaires culturelles et du Conseil départemental : La Direction des affaires culturelles et le Conseil départemental accompagneront les animateurs communaux dans la mise en place d'un inventaire du patrimoine visant à valoriser et protéger les sites historiques de la commune. Ce travail doit permettre ensuite l'élaboration de visites patrimoniales, la conception d'outils pédagogiques afférents et la formation des médiateurs communaux. Projets communaux : Ce projet sera porté par l'association Les naturalistes de Mayotte. 107
108 Une réflexion autour de la transmission et de la préservation des cultures traditionnelles sera accompagnée en lien avec les associations de la commune et plus largement à l'échelle de l'intercommunalité. Le centre culturel de Poroani pourra être qualifié comme centre de ressources autour des pratiques traditionnelles notamment. Ce sera l'objet de l'étude-action proposée par la Dac et le Conseil départemental sur les 5 intercommunalités à Mayotte qui doit permettre d'accompagner la définition d'une politique concertée dans le domaine des arts vivants qui prenne en compte à la fois les pratiques culturelles (traditionnelles ou modernes), l'existence de lieux (MJC), et les besoins émergents des jeunes notamment. Elle doit également dans un second volet définir les conditions de la mise en place d'une politique événementielle portée par des opérateurs privés locaux en lien avec les communes et inter-communalités de l'île. Ces projets d'études doivent in fine permettre de répondre au besoin d'observation du territoire et seront menés en concertation avec le Centre de ressources pour la politique de la ville. 108
109 PILIER COHESION SOCIALE Thématique SOCIALE 109
110 PILIER COHESION SOCIALE - THEMATIQUE SOCIALE CONTRIBUTION ETAT PILIER COHESION SOCIALE THEMATIQUE SOCIALE DJSCS Publics cible OBJECTIF OPERATIONNEL : AGIR CONTRE LA PAUVRETE ET POUR L INCLUSION SOCIALE Tout public (selon les dispositifs) Champ d actions Renforcer la solidarité au profit des populations les plus fragiles ou confrontées à des risques spécifiques et garantir à ces publics la mise en œuvre des interventions publiques retenues au sein du plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l inclusion social, soit : favoriser l accès aux droits des personnes en situation de précarité, lutter contre le non recours aux droits sociaux, développer des actions visant à favoriser l accompagnement à la parentalité, favoriser l accompagnement des jeunes en difficulté, venir en aide aux familles en situation de précarité. Le Centre Communal d Action Sociale (CCAS) constitue un levier pour répondre à ces besoins sociaux en complément du rôle de «chef de file» de l action sociale du Conseil Départemental. Acteurs mobilisés Mobilisation des dispositifs de droit commun Commune activité de domiciliation, permanences d accès aux droits (CDAD, point info famille, rendez-vous des droits), Intercommunalité espaces d échanges dédiés aux familles (REAAP, médiation familiale, CLAS, Commune CLSPD), dispositif d accompagnement des parents les plus en difficulté, Items d évaluation permanence d accueil et d écoute de jeunes (PAEJ), Nombre de médiateurs recrutés Maison des Adolescents (MDA), Nombre de quartiers éligibles aux dispositifs voisin vigilant aide d urgence (CCAS, aide alimentaire). Nombre de jeunes participants au comité des jeunes Moyens Nombre humains de jeunes exclus ayant trouvé une formation moyens Nombre humains de rapport des réalisés acteurs de en dispositif charge des de dispositifs, rappel à l ordre dont communes, associations habilitées. Nombre de plaintes déposées par les personnes cambriolées Moyens Nombre financiers des jeunes participants à l exposition ans moyens Nombre financiers des jeunes des orientés acteurs par en la charge mission des locale dispositifs, au sein de dont la communes, CSSM, Conseil départemental, Échéances aide exceptionnelle de réalisation de démarrage et d évaluation pour la domiciliation (DJSCS ). à réfléchir ou à mettre en œuvre d ici la clause de revoyure Résultats attendus à mettre en œuvre d ici la fin du contrat Items d évaluation Références et annexes nombre de personnes domiciliées, nombre de personnes accompagnées, Etat et organismes associés nombre de permanences effectives, CD 976 nombre de jeunes suivis. Partenaires Échéances de réalisation et d évaluation associatifs à réfléchir ou à mettre en œuvre d ici la clause de revoyure, départementaux à mettre en œuvre d ici la fin du contrat. Partenaires associatifs locaux 110
111 Références et annexes : Conventions nationales interministérielles signées avec le Ministère de la ville, plans et schémas spécifiques, document stratégique régional DJSCS. PILIER COHESION SOCIALE - THEMATIQUE SOCIALE CONTRIBUTION DEPARTEMENTALE DE LA DJSCS 1. LE PILIER COHESION SOCIALE Les actions de ce pilier visent à réduire la pauvreté, à tisser le lien social, à renforcer la solidarité entre les générations, à répondre aux besoins des familles monoparentales et des jeunes. Elles visent également l exercice de la citoyenneté et l égalité réelle d accès aux droits. S agissant des communes de Mayotte, les orientations prioritaires retenues par la DJSCS portent sur : l appui et le soutien aux communes/intercommunalités dans leur politique d action sociale, le développement et la mise en œuvre, avec les communes, d actions en direction de la jeunesse, du sport et de la vie associative. Ces orientations reposent sur la structuration des Centres Communaux d Action Sociale et des acteurs associatifs ainsi que sur l élaboration d une politique communale de la jeunesse et du sport LES OBJECTIFS PRINCIPAUX : prévenir l exclusion notamment par l accès aux droits sociaux pour les plus défavorisés, le soutien à l accompagnement des familles vulnérables, l accueil et l écoute des jeunes, développer la pratique sportive pour tous, la vie associative et l engagement des jeunes, notamment, en adaptant les équipements sportifs aux besoins, en favorisant la pratique sportive régulière en club, en contribuant par le sport à remettre la santé dans les priorités des habitants des quartiers, en soutenant les associations sportives et de jeunesse qui assurent le lien social dans la commune, en favorisant l engagement citoyen et la mobilité des jeunes, en contribuant à lutter contre la délinquance par l accès aux loisirs. Présentés dans le tableau ci-après, les objectifs intègrent les priorités transversales que sont la jeunesse, l égalité hommes-femmes, la lutte contre les discriminations S AGISSANT DES POLITIQUES DE COHESION SOCIALE : APPUYER ET SOUTENIR LES COMMUNES ET LES INTERCOMMUNALITES. L'action portera sur l'accompagnement à la création des CCAS et, pour les CCAS existants, à la montée en charge afin que les missions au bénéfice des plus défavorisés (aide alimentaire, domiciliation, accès aux droits sociaux, accueil et écoute des jeunes...) puissent se structurer. Depuis près de deux ans, la DJSCS est engagée auprès des communes pour dynamiser leur démarche. 111
112 L ensemble des communes a pu être rencontré, avec l appui du représentant à la Réunion de l Union Nationale des Centres Communaux d Action Sociale (UNCCAS) et d un représentant de l Association des Travailleurs Sociaux de Mayotte (ATSM). Afin de consolider le travail entamé, une mallette pédagogique a été conçue en vue d aider les élus dans leur prise de décision relative au CCAS. A ce jour, quatre communes disposent d un CCAS qui est opérationnel : PAMANDZI, TSINGONI, SADA et CHIRONGUI. Dans les autres communes, si le conseil municipal a délibéré en faveur de la création d un CCAS, la mise en place effective n est pas réalisée. Cette structure réglementaire revêt de l importance dans le cadre de la politique de la ville : les centres communaux d action sociale (CCAS) sont les relais de proximité à même de décliner les dispositifs spécifiques et de droit commun dans les quartiers prioritaires. C est ainsi que, par exemple, des contractualisations sur la domiciliation et l aide alimentaire sont à envisager. Les CCAS constituant un support central pour la mise en œuvre de ces dispositifs. Pour la domiciliation, une contractualisation qui s inscrirait dans le cadre de la nouvelle politique de la ville permettrait de décoller cette politique au demeurant prioritaire pour le département, la question de l accès aux droits étant cruciale. Pour l aide alimentaire, une contractualisation avec les collectivités dans le cadre des CCAS pourrait favoriser le développement d un accompagnement social des bénéficiaires pour favoriser leur insertion sociale. Des projets d épicerie sociale pourraient également être envisagés DECLINAISON DES PRINCIPAUX OBJECTIFS PAR THEMATIQUE THEMATIQUES OBJECTIFS ET PUBLICS CIBLES DISPOSITIFS MOBILISABLES Prévention de l exclusion, aides aux familles vulnérables favoriser l accès aux droits sociaux (mise en place d actions coordonnées), améliorer l accès aux droits des plus défavorisés, faciliter l insertion des publics les plus fragiles (familles vulnérables). domiciliation (Schéma domiciliation), aide alimentaire, Maraudes sociales, accompagnement à la parentalité (REAAP), point accueil écoute jeunes (prévention et médiation). 112
113 PILIER COHESION SOCIALE - THEMATIQUE SOCIALE CONTRIBUTION DEPARTEMENTALE DE LA CAISSE DE SECURITE SOCIALE DE MAYOTTE (CSSM) 1. DEVELOPPER ET ACCOMPAGNER LES STRUCTURES ET LES ASSOCIATIONS FAVORISANT LES LIENS SOCIAUX ET FAMILIAUX 1.1. OBJECTIFS OPERATIONNELS : contribuer au développement social et local et à la cohésion sociale, accompagner la fonction de la parentalité et favoriser l épanouissement de l enfance, prévenir la perte d autonomie des personnes âgées CHAMP D ACTIONS Il est à noter que depuis le 1 er janvier 2015, la gestion des prestations familiales a effectivement été transférée de la CAF de la Réunion à la CSS Mayotte. De ce fait, dans le cadre de la géographie prioritaire, la CSSM contribue aux différents piliers de la Cohésion sociale à travers son action sociale (3 branches : SANTE, VIELLESSE, FAMILLE). A travers son action sociale, la CSSM se donne les moyens de développer et d accompagner les structures et les associations favorisant les liens sociaux et familiaux. De ce fait la CSSM s avère un acteur économique et social incontournable dans l accompagnement des actions relatives à l enfance, la jeunesse la parentalité et les actions intergénérationnelle au sein de communes ORIENTATION DES ACTIONS DU SERVICE SOCIAL : l accès aux droits, le cadre de vie, la prévention de la perte d autonomie, la lutte contre l exclusion sociale et sanitaire, favoriser l insertion sociale LES CHAMPS D INTERVENTION DE L ACTION SOCIALE DE LA CAISSE DE SECURITE SOCIALE : intervention dans le cadre du logement et du cadre de vie en faveur du public cible: famille et personnes âgées, soutenir financièrement les associations et les structures œuvrant dans le champ de la jeunesse, l enfance, le handicap, la maladie et la vieillesse, développer et favoriser l accès aux droits à travers les accueils de proximité et le réseau de partenaires afin de lutter contre le non recours aux droits et aux aides. 113
114 1.5. MOYENS HUMAINS Dans le cadre de la gouvernance du contrat de Ville, la CSSM sera intégrée dans le comité de pilotage au vu des différents piliers de la cohésion sociale. La CSSM sera représentée par son «Directeur ou son représentant». 2. CONTRIBUTION DU SERVICE ACTION SOCIALE BRANCHE FAMILLE SUR LE TERRITOIRE ANNEE OBJECTIFS OPERATIONNELS le plan crèche, la nouvelle géographie prioritaire, actions collectives au niveau du territoire CHAMP D ACTIONS L activité du service action sociale est fortement impactée par son ancrage social, économique et environnemental. L activité est de plus en plus dense tant au niveau des demandes des allocataires que des partenaires. Les deux axes d entrée de l institution sont les subventions de fonctionnement et d investissement ainsi que sa compétence en expertise (gestion des dispositifs et connaissance du territoire) : la branche famille est associée à l ensemble des dispositifs instaurés sur le territoire (jeunesse, logement, santé ) le réseau partenarial s élargit, de nouvelles perspectives de travail se concrétisent, chartes, conventions, procédures partagées, de nouveaux dispositifs : géographie prioritaire, les rythmes scolaires, la mise en place du FSL, l installation de l UDAF, la mise en place des CCAS Le plan crèche le plan crèche a été initié par la branche famille, suite aux besoins repérés, au manque d infrastructures et aux demandes des communes et associations pour la construction de crèches. Une dotation spécifique a été défendue par notre direction au niveau des instances de décision. la création de nouvelles structures sur le territoire génère de l activité pour les entreprises et de l emploi (personnels embauchés au sein des structures et emploi dans le bâtiment), le plan crèche permet aux allocataires de concilier vie professionnelle et vie familiale La nouvelle géographie prioritaire le service AS participe au cofinancement des projets issus des contrats de ville (ACM, VVV, accompagnement scolaire, soutien à la fonction parentale ), 114
115 participation aux réflexions menées dans le cadre des CLSPD, bon nombre d interventions au niveau du logement, accompagnement des familles (femmes isolées avec enfant(s)) dans le cadre de l insertion professionnelle Actions collectives au niveau du territoire Dans le cadre du RSA, mise en œuvre des actions collectives à destination des bénéficiaires de cette prestation, dans le domaine du logement, et de la gestion du budget : participation aux réflexions sur le logement (PCLHI, le PDALPD, l ANRU et l intervention de l ANAH), accompagnement des familles allocataires dans leurs démarches d accès au LATS (intervention de la branche famille pour aider les familles à compléter leur apport personnel), participation au comité de pilotage SIAO, financement du dispositif d hébergement d urgence et temporaire, mise en œuvre d actions collectives sur les droits et devoirs des locataires, médiation locative, prise en charge de la caution et du 1er mois de loyer, participation aux réunions thématiques sur l alimentation et l accès aux droits pour la population de KOUNGOU, participation aux actions collectives initiées par les UTAS, soutien financier à la Croix Rouge pour l équipe mobile sociale et l aide alimentaire, médiation familiale. 3. POUR L'ENSEMBLE DU TERRITOIRE : financement de formation BAFA / BAFD, insertion de familles et hébergement d'urgence, la réussite éducative continue à faire l'objet de réflexion pour sa mise en œuvre (formation du personnel encadrant), la Branche famille intervient dans la prise en charge de l'allocation logement, de la caution et du 1er mois de loyer si nécessaire, le service Action sociale contribue aux réflexions menées sur le territoire sur cette thématique (PDLPD, ANRU, PLOM, diagnostic 360 ). Communes Thématiques Actions Chirongui Education mettre en place une restauration scolaires respectueuse des apports nutritionnels nécessaires à la santé des jeunes développer les modes de garde pour la petite enfance 115
116 Prévention Cohésion sociale Favoriser l'accès aux droits Améliorer les conditions d'apprentissage des élèves Vieillesse (soutiens aux associations de personnes agées) Atelier Bien-être Sorties Découvertes Seniors en Vacances Atelier Cuisine Economique 116
117 PILIER COHESION SOCIALE Thématique SANTE 117
118 PILIER COHESION SOCIALE - THEMATIQUE SANTE PILIER COHESION SOCIALE THEMATIQUE SANTE ARS Constat : Une offre de soins libérale très limitée OBJECTIF OPERATIONNEL : DEVELOPPER L OFFRE DE SOINS DE PREMIER RECOURS ET RENFORCER L ACCES AUX DROITS A LA SANTE L objectif de garantir sur l ensemble du territoire, aujourd hui comme à l avenir, l accessibilité et la continuité des soins nécessaires à la préservation de la santé constitue un objectif primordial. Publics cible Publics jeunes Non-affiliés sociaux Populations vulnérables Tous publics Acteurs mobilisés Champ d actions Il s agit de pouvoir faciliter d une part les démarches d affiliation en mobilisant les différents acteurs concernés (CCAS, CSSM ) et d autre part favoriser l accès à la santé. Plusieurs orientations pourront être accompagnées : promouvoir Mayotte comme destination d exercice des professionnels de santé, mettre en place une cellule d accompagnement des professionnels de santé arrivant et développer des aides ciblées à leur installation (locaux, équipements, démarches de logement, de scolarisation, d emploi du conjoint ), identifier l exercice pluridisciplinaire au travers de cabinets de groupes, de maisons de santé pluridisciplinaires associant des professionnels de premier recours, favoriser le développement des maisons ou pôles de santé pluridisciplinaires, favoriser un nouveau partenariat avec les dispensaires, en ouvrant les dispensaires hospitaliers à l exercice médical libéral et en y intégrant la dimension préventive. Il s agit d accompagner les dispensaires dans un objectif d ouverture sur des actions de prévention menés avec des opérateurs (associations, réseaux, etc.) œuvrant dans le domaine de la prévention, Mettre en réseau et faire intervenir de façon territorialisée les associations et les opérateurs œuvrant pour la lutte contre les exclusions. Mobilisation des dispositifs de droit commun Contrat local de Santé. ARS-OI Moyens humains Intercommunalités Communes, syndicats des communes et associations, CHM. Communes (CCAS) Moyens financiers CD 976 (PMI) Fonds d Intervention Régional de l ARS-OI. Etat CHM Résultats attendus CSSM IREPS Médecins du Items d évaluation Monde Associations pour l insertion sociale Échéances de réalisation et d évaluation (TAMA, Solidarité à réfléchir ou à mettre en œuvre d ici la clause de revoyure, Mayotte) à mettre en œuvre d ici la fin du contrat. Implication active des maires et des communes à l hygiène publique sur le fondement de leurs compétences en matière de police municipale. Maison de santé créée, nombre de libéraux en exercice sur le territoire, % d affiliés sociaux. REFERENCES ET ANNEXES PLAN ATTRACTIVITE MEDICALE A MAYOTTE (ARS-OI) LA SANTE AU CŒUR DU CONTRAT DE VILLE (ARS-OI) 118
119 PILIER COHESION SOCIALE THEMATIQUE SANTE ARS Constat : Les facteurs environnementaux : des déterminants majeurs de santé à Mayotte Intention du projet de territoire - Accompagner les communes dans leurs nouvelles compétences en matière d hygiène et de salubrité OBJECTIF OPERATIONNEL : PERMETTRE AUX COMMUNES, PAR UNE ORGANISATION ADAPTEE ET PAR LA FORMATION DES AGENTS COMMUNAUX, LA MISE EN ŒUVRE DE LEURS PREROGATIVES EN MATIERE D HYGIENE ET DE SALUBRITE. Publics cible Petite enfance Scolaires Personnes en situation de handicap Populations vulnérables Tous publics Champ d actions appuyer la création d un pôle communal Environnement/Hygiène/Santé et ses outils d intervention pour qu il devienne un acteur de la veille et de la sécurité sanitaires, assister techniquement les communes en mettant à leur disposition des cadres méthodologiques, accompagner le développement de la compétence des personnels municipaux en organisant des modules de formation à leur intention, développer des valeurs communes pour une implication optimale des acteurs territoriaux et favoriser leur coordination en cas d alerte sanitaire, favoriser la création d un service public d assainissement non collectif (SPANC) sur les zones concernées, accompagner les services communaux dans le développement d actions de communication grand public pour sensibiliser sur les risques sanitaires, environnementaux ou climatiques, contribuer au déploiement des politiques départementales en matière d habitat indigne et favoriser l accès des populations les plus démunies à l habitat social. Acteurs mobilisés Mobilisation des dispositifs de droit commun Intercommunalité Contrat Local de Santé, ARS-OI PEDMA (Plan Départemental d'elimination des Déchets Ménagers et Intercommunalités Assimilés) Communes Règlement sanitaire départemental. CD 976 Etat (Préfecture, Moyens humains Education Nationale, DJSCS, Communes, groupements des communes, syndicats des communes et associations. CSSM Moyens financiers IREPS Fonds d Intervention Régional de l ARS-OI, CHM CPER /FEDER. Associations spécialisées dans le Résultats attendus domaine de la Implication active des maires et des communes à l hygiène publique sur le prévention-santé fondement de leurs compétences en matière de police municipale. Réseaux (Rediab Ylang, Items d évaluation REPEMA, REDECA) Nombre de formations, nombre de personnes formées, CCHS et SPANC créés, Partenaires nombre d actions de communication. associatifs locaux Échéances de réalisation et d évaluation à réfléchir ou à mettre en œuvre d ici la clause de revoyure, à mettre en œuvre d ici la fin du contrat. Références et annexes 119
120 Schéma Régional de la Prévention (ARS) La Santé au cœur du Contrat de Ville (ARS-OI) PILIER COHESION SOCIALE THEMATIQUE SANTE ARS Constat : seulement 37% des résidences principales disposent d un accès intérieur à l eau. Intention du projet de territoire : évaluer les risques sanitaires et maitriser les insalubrités liées aux usages de l eau et aux déchets OBJECTIF OPERATIONNEL : REDUIRE LES INSALUBRITES LIEES AUX USAGES DE L EAU Publics cible Petite enfance Scolaires Personnes en situation de handicap Populations vulnérables Tous publics Champ d actions contribuer à l amélioration de l accès à l eau potable de certains quartiers par l installation de bornes fontaines monétiques, maîtriser les rejets d eaux usées (exercice du pouvoir de police du maire en matière d hygiène, compétence en matière d instruction de permis de construire, développement des actions de sensibilisation et d éducation à la santé), sécuriser les eaux de baignade : aménagement des sites (installations sanitaires, poubelles ), organisation de la collecte des déchets solides, maîtrise des rejets susceptibles d influencer la qualité des eaux de baignade, mise en œuvre des procédures d affichage des résultats d analyse des prélèvements effectués par l ARS. Amélioration de la gestion des déchets : organiser le maintien en état de propreté des caniveaux dédiés aux eaux pluviales et non aux eaux usées et aux déchets solides, organiser le maintien en état de propreté des voiries, des trottoirs, et des plages, réaliser régulièrement des actions de dératisation, sensibiliser la population à la gestion des déchets et mettre en œuvre des sanctions. Lutte contre les maladies vectorielles mener des actions conjointes de lutte intégrée avec le service de lutte anti vectorielle de l ARS afin de réduire et de contrôler les gîtes larvaires, relayer au plus près des populations les campagnes d information et les programmes de lutte. Acteurs mobilisés Mobilisation des dispositifs de droit commun ARS-OI Contrat local de Santé, Intercommunalités PEDMA (Plan Départemental d'elimination des Déchets Ménagers et Assimilés), Communes Règlement sanitaire départemental. CD 976 Etat (Préfecture, Moyens humains Education Nationale, Communes, groupements des communes, syndicats des communes et associations DJSCS, Moyens financiers CSSM Fonds d Intervention Régional de l ARS-OI, IREPS CPER /FEDER. CHM Associations Résultats attendus spécialisées dans le amélioration de la desserte en eau potable, réappropriation des sites de baignades, domaine de la réduction des risques d exposition aux eaux usées. prévention-santé Réseaux Items d évaluation (Rediab Ylang, taux de couverture en eau potable et en assainissement du territoire, nombre de REPEMA, REDECA) cas de maladies vectorielles, nombre d actions de communication. 120
121 Partenaires associatifs locaux Échéances de réalisation et d évaluation à réfléchir ou à mettre en œuvre d ici la clause de revoyure, à mettre en œuvre d ici la fin du contrat. Références et annexes Schéma Régional de la Prévention (ARS) La Santé au cœur du Contrat de Ville (ARS-OI) PILIER COHESION SOCIALE THEMATIQUE SANTE ARS Constat : Une évolution rapide des modes de consommation et des «habitudes de vie défavorisantes» Intention du projet de territoire : Prévenir les risques et développer des actions de promotion de la santé OBJECTIF OPERATIONNEL : PREVENIR LES RISQUES ET DEVELOPPER DES ACTIONS DE PROMOTION DE LA SANTE Publics cible Acteurs mobilisés Intercommunalité Commune État et organismes associés Conseil Départemental 976 Partenaires associatifs départementaux Partenaires associatifs locaux Champ d actions Santé de la mère et de l enfant Lutte contre les grossesses précoces, contraception choisie, connaissance de l impact de mauvaises habitudes nutritionnelles, développement des crèches Lutte contre les maladies infectieuses Actions de sensibilisation/information/conscientisation des populations, dépistage des IST, santé sexuelle. Lutte contre les maladies chroniques Education et promotion de la santé dès le plus jeune âge, qualité de l alimentation, nutrition, accès à une activité physique suffisante, lutte contre la prise de poids, contre l alcoolisme, dépistage des cancers Promotion de la santé mentale Prévention des conduites à risques, dépistage précoce des souffrances psychiques et des troubles du comportement, formation des professionnels de l accueil. Accompagnement du handicap et de la dépendance Accompagnement du public en perte d autonomie, aménagements spécifiques (accès aux locaux, transports, information et accueil adaptés ), dispositifs de soutien au domicile. Mobilisation des dispositifs de droit commun Contrat Local de Santé Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance Plan Santé Jeune, PRAANS Moyens humains Collectivités, associations, EN (Infirmières scolaires) Moyens financiers Fonds d Intervention Régional de l ARS-OI Co-financement avec la politique de la ville sur des projets prioritaires répondant aux critères d éligibilité du Fond d intervention régional de l ARS CPER, FEDER Développement/mise aux normes des PMI Résultats attendus renforcement des dépistages et augmentation de la couverture vaccinale, conception d outils de sensibilisation et de promotion de la santé, installation de dispositifs de production ou de services (restauration scolaire de qualité ), 121
122 mise en place d aménagements spécifiques pour le public en perte d autonomie. Items d évaluation nombre d actions collectives de proximité (sensibilisation), nombre d intervention territorialisées des associations, nombre d actions d information «de masse», nombre de personnes dépistées. Échéances de réalisation et d évaluation à réfléchir ou à mettre en œuvre d ici la clause de revoyure, à mettre en œuvre d ici la fin du contrat. PILIER COHESION SOCIALE - THEMATIQUE SANTE CONTRIBUTION DEPARTEMENTALE DE L AGENCE REGIONALE DE SANTE (ARS) 1. PRIORITES ET PROGRAMMATION AU NIVEAU DEPARTEMENTAL L Agence de Santé Océan Indien (ARSOI) a pour mission de définir et mettre en œuvre la politique de santé publique dans un champ qui s étend de la prévention à l offre de soins et l accompagnement social. Les grandes orientations ainsi que les objectifs prioritaires de Santé à Mayotte et à La Réunion sont fixés par le Projet Régional de Santé (PRS) , clé de voute du projet de Santé pour 5 ans. 5 grandes priorités se dégagent du PRS, partagées par les deux îles : périnatalité et petite enfance, maladies chroniques, handicap et vieillissement, santé mentale y compris les addictions et la santé des jeunes, santé environnement dont risques sanitaires. Ces priorités sont mises en œuvre à travers trois schémas : prévention, organisation des soins ambulatoires et hospitaliers, organisation médico-sociale. A partir de ces schémas sont élaborés des programmes, comme le PRAPS (PRogramme d Accès à la Prévention et aux Soins des personnes les plus démunies), le PRAANS (PRogramme Alimentation Activités Nutrition Santé) ou le futur Plan Régional Santé Environnement (PRSE). De manière plus spécifique à l île de Mayotte, un diagnostic de la santé sur le territoire a été réalisé, ayant fait ressortir les points suivants : 1.1. SUR LA POPULATION Mayotte présente une population jeune (les moins de 20 ans représentaient 54,5% en 2012), dense (511 hab /km2), et dont une partie non négligeable est étrangère (40% de la population de l île était étrangère en 2012). Selon l INSEE, un habitant sur 5 de Mayotte gagne moins de 100 par mois. L accès à toutes les prestations sociales et familiales n est pas encore effectif. L habitat est encore très souvent insalubre et 25% de la population n a pas accès à l eau potable. 122
123 L espérance de vie à la naissance est faible, et la surmortalité autour de la grossesse importante (le taux de mortalité infantile estimé à Mayotte est 3,7 fois plus important qu en métropole). On note enfin une évolution rapide des modes de consommation et des habitudes de vie défavorables à la santé (mondialisation, importation massive de produits transformés etc.) SUR LE SYSTEME DE SANTE Les principaux «offreurs» de santé à Mayotte sont pour le secteur public le Centre hospitalier de Mayotte (avec 4 centres de référence, et 13 dispensaires), et les centres PMI du Conseil Départemental, et pour le secteur privé les professionnels libéraux, très déficitaires sur l Ile. Les autres acteurs sollicités sont la médecine préventive et la santé scolaire, parfois au-delà de leurs missions habituelles (notamment les infirmières scolaires, au détriment des activités de dépistage et de prévention) SUR LE DISPOSITIF MEDICO-SOCIAL Ce dispositif porté actuellement par 4 associations, reste très déficitaire même si un plan de rattrapage est en cours depuis 2012, permettant une intégration des établissements et services existants dans le droit commun et faisant passer la dotation initiale d un million d euros accordée en 2011 à 4 millions à l horizon Malgré ces progrès, l accompagnement et la prise en charge des personnes handicapées restent très insuffisants. Elle est presque exclusivement dédiée aux enfants (6 places de MAS seulement). Enfin, il n existe aucune offre médico-sociale pour les personnes âgées dépendantes et seulement quelques structures sociales, essentiellement fondées sur le bénévolat. Le développement de dispositifs de prise en charge à domicile (SSIAD ) est un des objectifs qui peut être soutenu par des politiques synergiques locales (aide à domicile, portage de repas, etc.). A noter que le Conseil Départemental est à la phase d élaboration de son schéma médico-social depuis novembre A partir de ce diagnostic, les thématiques suivantes sont ressorties comme étant prioritaires à développer à Mayotte en lien avec les partenaires, et en particulier dans le cadre de la Politique de la Ville : amélioration de l environnement (conditions de vie), lutte contre les maladies infectieuses, lutte contre les maladies chroniques, renforcement de l accès aux droits et à la santé, santé de la mère et de l enfant, santé mentale, bien-être social, accompagnement du handicap et de la dépendance CES PRIORITES SONT MISES EN ŒUVRE PAR L ARSOI AU NIVEAU DEPARTEMENTAL : A l aide de ses propres équipes Dans le domaine de la santé environnementale notamment, l ARSOI dispose des services Santé Environnement et lutte anti vectorielle chargés de la prévention et de la gestion des risques liés à l environnement, ainsi que de la surveillance sanitaire de l environnement grâce à des 123
124 programmes de suivis analytiques, de contrôles, d enquêtes, de prospections et de traitements. 80 agents de l ARSOI interviennent sur ce secteur. Concernant la lutte contre les maladies infectieuses, le service de Veille et Sécurité Sanitaire de l ARS travaille en étroite collaboration avec les professionnels de santé de Mayotte (CHM, libéraux sentinelles), pour une vigilance des signaux recueillis et des actions en retour lorsque nécessaire En s appuyant sur les partenaires suivants, notamment pour certains à travers des conventions de financement la Préfecture et les services de l Etat concernés (Direction de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion Sociale (convention cadre de partenariat en cours de signature), Direction de l Alimentation, de l Agriculture et de la Forêt, Direction de l Environnement, de l Aménagement et du Logement, Direction des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l Emploi, notamment, le Conseil Départemental, pour lequel des conventions de financement spécifiques sont signées chaque année pour le soutien aux actions de prévention des PMI (contraception, suivi des grossesses physiologiques, vaccination et suivi des enfants jusqu à l âge de 6 ans, aide alimentaire directe pour les enfants en dénutrition sévère, compléments vitaminiques, etc.), le Vice Rectorat, avec lequel a été signée une convention cadre en avril 2014 qui précise les modalités de partenariat avec l ARS pour les 3 ans à venir, la Caisse de Sécurité Sociale de Mayotte (établissement des allocations familiales), le Centre Hospitalier de Mayotte, directement financé par une dotation globale annuelle de financement, à laquelle s ajoutent des conventions financières spécifiques du Fonds d Intervention Régional (FIR) (voir ci-après), les réseaux REPEMA (péri-natalité), REDECA (dépistage du cancer du col de l utérus), DIABYLANG (diabète) à travers des conventions FIR, la Maison Départementale des Personnes Handicapées, l Instance Régionale d Education et de Promotion de la Santé (IREPS) également coordinatrice du pôle régional de compétence (pôle ressource) et chargée des diagnostics et de l animation des CLS, ainsi que du Plan Santé Jeunes et des ASV, en lien avec la Cohésion sociale, et à travers une convention FIR pluri-annuelle, les professionnels de santé libéraux, pour lesquels un plan attractivité est mis en œuvre, ainsi qu un soutien au montage de maisons ou pôles pluridisciplinaires de santé, les associations œuvrant dans le champ de la prévention «santé» : SUA pour la promotion de l activité physique et d une alimentation saine, l UFSBD pour la prévention et sensibilisation à la santé bucco-dentaire notamment au collège, Nariké m sada, Fahamou Maecha, le planning familial pour des actions complémentaires de prévention en santé sexuelle., des organismes et entreprises intervenant dans le domaine de l environnement et/ou de la recherche : SMAE, Institut pour la Recherche et le Développement (IRD) Et toujours dans le cadre de conventions FIR, un soutien et partenariat actif avec un certain nombre d opérateurs de terrain : 124
125 Médecins du Monde pour favoriser l accès aux soins de premier recours des populations les plus à l écart, les associations de soutien aux publics en situation de précarité, CRF, soutien aux familles précaires par une aide alimentaire directe notamment, Solidarité Mayotte qui bénéficie de 2 conventions FIR avec l ARS, concernant une aide alimentaire auprès des populations atteintes de maladies chroniques, et un soutien médico-social, sanitaire et psychologique aux demandeurs d asile, TAMA soutenu pour un projet sanitaire et social des publics adolescents vulnérables, à travers trois dispositifs, de réinsertion sociale au sein du CHRS de Songoro, de permanence d accueil à la Maison des Adolescents, de prévention globale à partir du bus itinérant. Une dizaine de personnes de l ARSOI sont chargées du financement, du pilotage, de la coordination, du suivi et de l évaluation des actions engagées par les partenaires. Le financement des actions développées par l Agence de Santé à Mayotte est assuré par le Fonds d Intervention Régional alimenté par des crédits provenant de l Etat et de l Assurance Maladie. 2. ACTIONS EN FAVEUR DES COLLECTIVITES («CHAPEAU COMMUNAL») 2.1. CONTRATS LOCAUX DE SANTE (CLS) / VOLET «SANTE» DES CONTRATS DE VILLE L ARS souhaitait créer rapidement quatre CLS sur des communes qui avaient été sélectionnées pour leur engagement et le diagnostic qui avait été fait. Au final, trois CLS uniquement ont été signés à ce jour : MAMOUDZOU, PAMANDZI et M TSAMBORO. Nous entrons en 2015 dans une nouvelle phase de suivi et d accompagnement des premiers CLS qui ont d ores et déjà montré leur capacité à mettre en œuvre des projets territoriaux (actions en faveur de la lutte contre la dengue en 2014, dépistage des enfants de grande section maternelle à Pamandzi ). A l appui initialement mis en place avec l IREPS doit se substituer en 2015 une reprise en main par l ARS pour le suivi et l accompagnement de ces premiers CLS. Par ailleurs, la signature des contrats de Ville avec les 17 communes de l île doit permettre la mise en place de deux types de dispositif : un CLS lorsque la commande en est faite par la municipalité et qu elle peut présenter les garanties suffisantes de pilotage (un référent, un comité de pilotage ), en articulation avec le Contrat de Ville, un volet«santé» inclus dans le pilier «cohésion sociale» du Contrat de Ville. 125
126 Par ailleurs, Au regard des actuelles difficultés à valider des données fiables en santé, le diagnostic initial demandé aux communes doit se comprendre comme un processus dynamique qui accompagne le projet «santé» sur plusieurs années. Les actions «santé» mises en œuvre dans ces deux cadres seront financées de façon prioritaire par le FIR, dès lors qu elles correspondent aux critères de recevabilité et de qualité requises. Une équipe projet au sein de l ARS sera chargée de valider et de suivre les projets. Les différentes thématiques prioritaires de l ARS sont détaillées dans le guide d aide à l élaboration du volet «santé» des Contrats de Ville AUTRES OPERATIONS Les partenariats entre l ARS et les collectivités concernent également des actions en faveur de l amélioration de l environnement et du cadre de vie. Elles sont souvent limitées dans le temps et sont rarement contractualisées. Le partenariat prend la forme d un appui et/ou d un accompagnement des équipes communales dans la réalisation du projet, soit par la mise à disposition de personnel de l ARS pour des actions de sensibilisation, soit sous forme de don de matériel ou d équipement Operations de nettoyage Chaque année, l ARS fournit du matériel (sacs poubelles, gants, combinaisons ) aux collectivités qui organisent des journées de nettoyage lorsqu elles en font la demande. 4 à 5 communes sont concernées tous les ans Mise en place de bornes fontaines monétiques (BFM) Les communes souhaitant installer des BFM dans les quartiers dépourvus de réseau public d adduction d eau potable en font la demande à L ARS. Celle-ci s assure que les conditions requises sont réunies (nombre et motivation des familles bénéficiaires, maitrise du foncier ), puis fait procéder à l installation de la borne fontaine et à la réalisation de séances de sensibilisation pour en optimiser l utilisation par les bénéficiaires. 4 à 6 BFM sont financées tous les ans par l ARS après contractualisation avec la SMAE pour l achat, l installation et l entretien du matériel. 53 BFM sont actuellement en fonctionnement, et il est donc prévu d en installer 20 à 30 d ici 2020, en privilégiant les demandes émanant des Contrats de Ville ou des CLS. 126
127 PILIER COHESION SOCIALE Thématique JUSTICE JUSTICE PREVENTION de la DELINQUANCE 127
128 Publics cible PILIER COHESION SOCIALE - THEMATIQUE JUSTICE COHESION SOCIALE THEMATIQUE PREVENTION DE LA DELINQUANCE POLITIQUE de la VILLE - ETAT OBJECTIF OPERATIONNEL - PREVENTION DE LA DELINQUANCE Jeunes les plus exposés à la délinquance Les femmes victimes de violence intrafamiliales Champ d actions Priorités nationales (circulaire FIPD 2015 du 30/12/2014) actions à l intention des jeunes exposés à la délinquance, prévention des violences faites aux femmes et violences intra-familiales, actions concourant au maintien de la tranquillité publique, accent mis sur la prévention de la récidive, prévention de la radicalisation, l équipement des policiers municipaux et la vidéo protection (enveloppes nationales). Une méthode de gouvernance locale renouvelée : le département : premier niveau de déclinaison de la stratégie nationale de prévention de la délinquance, le niveau d implication des partenaires concernés: la commune et, prochainement, l intercommunalité. Les orientations départementales : poursuite et extension du dispositif départemental des médiateurs de proximité, repérages et accompagnements partenariaux des jeunes les plus éloignés des dispositifs de droit commun (scolarisation, santé, insertion), mise en place de dispositifs de responsabilisation des habitants (voisins vigilants) en lien avec les forces de l ordre, déploiement des dispositifs mis en place en partenariat avec monsieur le Procureur de la République (conventions de rappel à l ordre, conventions de transaction) et la systématisation d actions de sensibilisation au dépôt de plainte, extension des points d accès aux droits (PAD) en partenariat avec monsieur le Président du Tribunal de Grande Instance (TGI) Président du CDAD, développement d actions visant à réduire les violences faites aux femmes en partenariat avec la Déléguée Régionale aux Droits des Femmes et à l Egalité (DRDFE), poursuite du dispositif d intervenants sociaux en police/gendarmerie et des dispositifs d aide aux victimes, nécessaire articulation entre le volet Justice du Pilier Cohésion Sociale le diagnostic de sécurité et la programmation du CLSPD. Acteurs mobilisés Intercommunalité Commune État et organismes associés Conseil Départemental 976 Partenaires associatifs départementaux Mobilisation des dispositifs de droit commun FIPD GIP CDAD Échéances de réalisation et d évaluation à réfléchir ou à mettre en œuvre d ici la clause de revoyure, à mettre en œuvre d ici la fin du contrat. Annexes et références Intégration des enjeux de justice au sein des Contrats de Ville 128
129 Partenaires associatifs locaux Convention d objectifs entre le ministère de l Intérieur et le ministère délégué à la Ville - 27 septembre 2013 Convention triennale d objectifs avec le ministère de la Justice - 11 juillet 2013 (Référentiel thématique) Défense, justice, tranquillité et sécurité publiques, prévention de la délinquance (.pdf) Orientations pour l emploi des crédits du Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) pour 2015 Guides pratiques et outil du maire PILIER COHESION SOCIALE - THEMATIQUE JUSTICE CONTRIBUTION DEPARTEMENTALE DU CONSEIL DEPARTEMENTAL D ACCES AUX DROITS (CDAD) L accès au droit est une priorité pour ce jeune département dans la mesure où plus de la moitié de la population ne parle ni écrit la langue française et donc ignore ses droits et obligations. Ainsi notre politique se définit à travers trois types d actions : des actions dites permanentes, des actions ponctuelles et enfin des actions dites de communication. 1. LES ACTIONS PERMANENTES 1.1. PERMANENCES D ACCES AU DROIT Au tribunal de grande instance de MAMOUDZOU Les permanences d accès au droit au Tribunal de Grande Instance de Mamoudzou sont très régulières. Un créneau hebdomadaire a été instauré afin d organiser au mieux l accueil des personnes en fonction des problématiques évoquées, mais aussi de les accompagner dans l ensemble de leurs démarches juridiques ou administratives Dans les points d accès au droit Des points d accès au droit (PAD) ont été progressivement mis en place sur le territoire. L'objectif est de se rapprocher de la population en lui évitant des déplacements coûteux. Ces points d accès au droit représentent donc un lieu d accueil destiné à apporter une information juridique et une aide de proximité dans le cadre d un service public permettant une égalité et une gratuité des services offerts. Les bons de consultations juridiques permettent de proposer au justiciable, sur critères de ressources et d opportunité, l intervention gratuite d un avocat lorsque la situation dépasse le cadre l information juridique de premier niveau et nécessite une expertise. 2. LES ACTIONS PONCTUELLES Participation aux réunions et actions du comité de lutte contre les violences faites aux femmes En 2013 tout comme en 2014, le CDAD s est fortement engagé dans les actions de lutte contre les violences faites aux femmes mise en place par la Délégation aux Droits de Femmes et à l Egalité. 129
130 Réunions d échanges d informations avec les partenaires institutionnels Ces réunions viennent répondre aux besoins exprimés par les associations lors des différentes réunions de coordination pilotées par le CDAD Les actions de communications, d informations Les plaquettes d informations L ensemble des partenaires et professionnels du secteur se trouve souvent perplexe et démuni devant des nombreuses questions soulevées par les justiciables, qu il s agisse de questions relatives à la nationalité française, au tribunal du travail, à la protection des majeurs vulnérables, etc. Il est apparu nécessaire de clarifier du mieux possible la situation dans le cadre d une plaquette simple et pratique (la question de la nationalité, le tribunal de Mayotte, la protection des majeurs vulnérables, sur la délégation d autorité parentale, sur le tribunal du juge des affaires familiales, sur le contentieux familial (hors divorce)) Information auprès des associations Le CDAD a dispensé des informations juridiques sur les thèmes du séjour des étrangers et de la nationalité française, de l état-civil, etc. aux travailleurs sociaux et bénévoles des partenaires associatifs Réunion de coordination et réunion avec d autres partenaires L animation et la coordination de la politique d accès au droit sont l une des missions du CDAD de Mayotte. Le CDAD a participé à des réunions avec différents partenaires, acteurs de l accès au droit en vue de développer et maintenir le travail de partenariat (participation au Conseil Local de Sécurité de Prévention et de la Délinquance (CLSPD), participation à des réunions de travail avec l Unité Territoriale d Action Sociale (UTAS) du Conseil Départemental de Mayotte). 130
131 PILIER COHESION SOCIALE - THEMATIQUE JUSTICE CONTRIBUTION DEPARTEMENTALE DE LA PROTECTION JUDICIAIRE DE LA JEUNESSE A Mayotte, les missions de la PJJ s exercent sur un territoire et une population qui présentent les caractéristiques suivantes : population très jeune, éducation scolaire récente avec une maîtrise du français et des savoirs de base très limités, très faible niveau de vie, développement économique limité, population en majorité rurale, cadre de vie insalubre et conditions d habitat précaires. Le spectaculaire effondrement de l autorité parentale, lié à la mutation du modèle familial, reste au centre des préoccupations. La direction de la Protection Judiciaire de la Jeunesse dispose de réponses diversifiées et complémentaires permettant un accompagnement adapté au profil et au besoin de chaque mineur confié. Le milieu ouvert Les professionnels de milieu ouvert exercent dans le milieu de vie habituel des jeunes et des familles. Ils mettent en œuvre les mesures éducatives et d investigation et assurent le suivi des mineurs détenus. le Service Territorial Educatif de Milieu Ouvert et d Insertion (STEMOI) assure l accueil et l information des mineurs et des familles et mettent en œuvre les prescriptions de l autorité judiciaire. L unité Educative de Milieu Ouvert (UEMO) met en œuvre les décisions ordonnées par les magistrats. la Permanence Educative Auprès du Tribunal (PEAT) : 5 éducateurs de l UEMO assurent cette mission de présence au sein du TGI. l accompagnement éducatif des mineurs détenus : Depuis le 2 janvier 2013, deux éducateurs de la PJJ exercent leurs fonctions à la maison d arrêt de Majicavo. l unité Educative d Activités de Jour (UEAJ) organise des activités scolaires, professionnelles, culturelles et sportives adaptées aux mineurs qui font l objet d une décision judiciaire. Le placement judiciaire (établissements de placement judiciaire) La PJJ met en œuvre les mesures de placement permettant au jeune de vivre momentanément hors de son environnement familial et social. l établissement de Placement Educatif : l EPE assure l accueil de mineurs sous mandat judiciaire, y compris en urgence. Elle a une capacité d accueil de 12 jeunes âgés de 13 à 18 ans. L EPE Dago est ouvert 24h/24 sur l ensemble de l année et accueille les mineurs sur deux unités de vie dans leurs nouveaux locaux situés à Tsoundzou 2 (Villa Dago : accueil d urgence et les Makazis : accompagnement vers l autonomie). la mission hébergement diversifiée (MHD), ce dispositif permet aux adolescents de 131
132 trouver un compromis entre besoin d accompagnement et acquisition d une nécessaire autonomie, le Centre Educatif Fermé et le Centre Educatif Renforcé, unités d hébergement gérées par le secteur associatif habilité (Groupe SOS) de la Réunion, complètent le dispositif de prise en charge des mineurs confiés à la PJJ. Contribution de la PJJ à la Politique de la Ville participation de la PJJ aux CLSPD, participation aux groupes de travail résultant des CLSPD par la nomination de référents locaux (éducateurs PJJ intervenant sur le secteur géographique concerné), animation de l exposition «13/18 Questions de Justice» dans les établissements scolaires et à la demande des communes, dans le cadre de la politique de la ville (Prévention de la délinquance). 132
133 PILIER COHESION SOCIALE - THEMATIQUE JUSTICE CONTRIBUTION DEPARTEMENTALE DE LA DIRECTION DU SERVICE PENITENCIAIRE D INSERTION ET DE PROBATION (SPIP) Les différentes actions accompagnent la recherche constante d un renforcement de la qualité de la mise en œuvre d une politique de suivi des Personnes Placées Sous Main De Justice (PPSMJ), en milieu fermé et en milieu ouvert et de coordination vers les acteurs locaux tel que le SPIP développe, notamment par sa présence sur le terrain (permanences délocalisées) et sa participation aux instances de prévention de la délinquance, Ce programme est l aboutissement d une réflexion menée en partenariat sur les axes à privilégier dans le domaine de la prévention de la récidive. Elle s inscrit dans les orientations de la dernière réforme pénale ayant pour objectif de renforcer la préparation à la sortie et les aménagements de peine, ainsi que dans l extension prochaine de l établissement pénitentiaire. Accompagnement des Personnes Placées Sous Main de Justice (PPSMJ) pendant leur incarcération (programmation culturelle et bibliothèque) Accompagnement des Personnes Placées Sous Main de Justice (PPSMJ) condamnées à une peine d emprisonnement : développement des aménagements de peines (placement à l extérieur, placement encadré sous «écrou» en structure d accueil), développement du «PSE recherche d emploi et de formation, démarches administratives, accès aux soins et autres» selon les orientations de la réforme pénale (libération sous contrainte). Accompagnement des personnes en milieu libre (composition pénale, obligation dans le cadre de condamnations alternatives ou de substitution à l emprisonnement ou d aménagement de peines) : Civisme citoyenneté (en coordination avec le TGI Présidence, Procureur et Juge de l application des Peines) mise en place, avec le partenariat local et forces de sécurité d un stage de citoyenneté. Travail d Intérêt Général (TIG) formation des tuteurs : L objectif de cette formation est de permettre aux tuteurs d accueillir des TIGistes et de faire de ces structures d accueil des partenaires solides et des acteurs de la prévention de la récidive (collectivités territoriales, associations, établissements publics). 133
134 PILIER COHESION SOCIALE - THEMATIQUE PREVENTION DE LA DELINQUANCE - CONTRIBUTION DEPARTEMENTALE DU COMMANDEMENT DE GENDARMERIE (COMGEND) 1. OBJECTIF OPERATIONNEL - ACCENTUATION DU ROLE DU CONSEIL LOCAL DE SECURITE ET DE PREVENTION (C.L.S.P.D) AU NIVEAU DES COMMUNES Le CLSPD constitue un cadre de concertation en matière de lutte contre l insécurité et de prévention de la délinquance sur le territoire communal. C est une instance qui permet l échange d information entre les responsables des institutions publiques et privées concernées ainsi qu un lieu d animation et de suivi du Contrat Local de Sécurité. Sur ce sujet, il est nécessaire d'obtenir une plus grande implication des municipalités possédant un CLSPD. 2. OBJECTIF OPERATIONNEL - ACTIONS VERS LES JEUNES EXPOSES A LA DELINQUANCE 2.1. CONSTAT / INTENTION DU PROJET DE TERRITOIRE Les statistiques de délinquance sur le département montrent que le taux de délinquance global est constamment en progression. Le sentiment d insécurité est de plus en plus répandu au sein de la population CHAMP D ACTIONS Prévenir le premier passage à l acte délinquant : éducation à la citoyenneté, médiation dans le champ scolaire, amélioration des relations entre jeunes et les forces de gendarmerie et de police, sensibilisation aux conséquences judiciaires des actes de délinquance, chantiers d insertion, prise en charge professionnelle au niveau des agences de la mission locale ou de pôle emploi, parcours individualisés Pour prévenir la récidive : apprentissage de la citoyenneté, gestion du rapport à l autorité, réalisation de travaux de réparation ou des actions ciblées sur l insertion professionnelle notamment dans le cadre de travail d intérêt général ou d actions de type chantier d insertion menées dans le cadre d aménagements de peine, accompagner et orienter les mineurs et jeunes majeurs sous protection judiciaire vers les dispositifs d'emplois d avenir dédiés, mobiliser l action pénale en luttant contre : les outrages et violences envers les forces de l'ordre, 134
135 la délinquance dans les transports scolaires ainsi qu aux abords et à l intérieur des établissements scolaires les plus exposés, le trafic de stupéfiants. 3. OBJECTIF OPERATIONNEL - PREVENTION DES VIOLENCES INTRAFAMILIALES, DES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES ET AIDE AUX VICTIMES 3.1. CONSTAT / INTENTION DU PROJET DE TERRITOIRE Ce programme s inscrit dans le prolongement des dispositifs déjà en œuvre mais une accentuation des permanences d aide aux victimes, des intervenants sociaux dans les brigades de gendarmerie et des référents-violences faites aux femmes est à prévoir CHAMP D ACTIONS il serait souhaitable de conforter l accès au droit dans les communes les plus excentrées en y installant des maisons de justice et du droit, il serait utile d'inciter la population mahoraise à se conformer aux lois afin que les citoyens ne se fassent pas justice eux- mêmes tout en les encourageant à témoigner et à déposer plainte. A ce titre, il conviendrait d'élaborer un flyer sur le fonctionnement des institutions et en particulier de la justice qui sera distribué dans les brigades de gendarmerie, dans les mairies, les polices municipales et autres administrations publiques. Ce document devra également préciser la conduite à tenir pour le citoyen victime d'une infraction pénale (violences, agressions sexuelles, vols etc.) Des outils souhaitables : création au CH MAMOUDZOU d un point central de prise en charge des femmes et mineurs victimes de violences ou d'agressions sexuelles afin de leur éviter de raconter à plusieurs reprises les sévices subis, réalisation d'une salle «Mélanie» au CH MAMOUDZOU qui permettrait de recueillir dans des conditions optimales, le témoignage des mineurs victimes, La loi du 17 juin 1998 relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles et à la protection des mineurs victimes d'infractions à caractère sexuel a inséré les articles et suivants dans le code de procédure pénale prévoient l'enregistrement audiovisuel ou sonore des mineurs victimes énoncés à l'article du même code. «Au cours de l'enquête et de l'information, l'audition d'un mineur victime de l'une des infractions mentionnées doit faire l'objet d'un enregistrement audiovisuel...». Cette loi modifiée en 2007 s'applique, sous réserve des infractions visées à l'article du Code de Procédure Pénale, à tous les mineurs victimes, de sa première audition comme aux auditions ultérieures. Cette loi introduit la volonté du législateur à prendre en considération la parole du mineur victime, mais aussi à lui éviter un traumatisme supplémentaire, en venant répéter sa souffrance au cours du procès pénal. un film sur le rôle des parents, les relations frères sœurs, en faisant participer comme acteurs, le guide d'information sur les violences faites aux femmes réalisé par la Délégation aux Droits des Femmes et à l'egalité. 4. OBJECTIF OPERATIONNEL - AMELIORATION DE LA TRANQUILLITE PUBLIQUE 135
136 4.1. CONSTAT / INTENTION DU PROJET DE TERRITOIRE Les troubles à la tranquillité publique générés par les incivilités, les nuisances diverses, les dégradations et les risques d agressions constituent une source de préoccupation importante au sein de la population. Ces difficultés sont principalement constatées dans les lieux publics tels que les réseaux de transports scolaires, les abords des bâtiments publics, des établissements scolaires et sportifs CHAMP D ACTIONS Les programmes d actions doivent privilégier : la mise en place d équipements en vidéo protection, intégrés dans une approche situationnelle globale et cohérente associant la présence humaine afin de favoriser la sécurisation des espaces publics, la mise en place prochaine d actions de médiation à vocation de tranquillité publique, sous l'impulsion de la Préfecture, dans les espaces publics et à proximité des établissements scolaires au sein de différentes communes du département, le développement de programmes éducatifs dans les clubs sportifs (Direction de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion Sociale) Le délitement du lien social et l exclusion sont des terreaux propices au développement de la délinquance. A cet effet, il est nécessaire de renforcer la cohésion sociale : en organisant ou en soutenant des activités culturelles, sportives ou artistiques en lien avec le respect des droits et les principes de citoyenneté au bénéfice des jeunes pendant leurs vacances scolaires, en organisant des manifestations communes, en relation avec les associations culturelles et sportives, avec les élus, dans le but de rapprocher les villageois en pensant essentiellement à l'intérêt communal et non uniquement du village natal. Ces initiatives permettront d'éviter les conflits inter-villages qui débouchent souvent sur des troubles à l'ordre public, en luttant contre les addictions : la consommation d'alcool et de drogue est en très forte progression surtout chez les jeunes, cette situation est génératrice de violences et de troubles à la tranquillité publique, des actions sont à engager par l'agence Régionale de la Santé Les solutions probables pour éviter la violence chez les jeunes : améliorer les règlements scolaires et la partie sécurité des règlements intérieurs, développer des activités extrascolaires, faire en sorte qu'il soit plus difficile de se procurer de l'alcool, par des actions ciblées en interministérielles sous la direction de la DIECCTE, par intermédiaire du CODAF. De manière plus pragmatique, la Préfecture devra limiter au niveau des communes le nombre des débits de boissons, réaliser des campagnes d'information du public par le biais des médias ou autres supports, 136
137 former au rôle de parent par le biais des associations (cf. remarque sur la production d'un film), maintenir un lien aussi proche que possible avec les maires et les polices municipales afin de les impliquer dans l'échange d'information. Il faut par ailleurs que le service des polices municipales soit calé sur les événements prévus dans les communes, y compris le soir, créer au sein de la population mahoraise des dispositifs de lutte contre la violence : «halte à la violence chez les jeunes», «grande-sœur et grand-frère» etc..., renforcer le rôle du référent scolaire de la gendarmerie au niveau local, améliorer la visibilité de notre action dans les secteurs sensibles et mener des actions de prévention (addiction à la drogue, l'alcool, la violence, etc...). Les maires devront être en mesure d'apporter leur soutien à l'action des responsables locaux de gendarmerie et d'autres partenaires engagés notamment dans la mise à disposition de créneaux d'informations dans le cadre des réunions organisées à la mairie ou par village. 137
138 PILIER DEVELOPPEMENT DE L ACTIVITE ECONOMIQUE ET DE L EMPLOI 138
139 PILIER EMPLOI ET DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE CONTRIBUTION ETAT PILIER EMPLOI ET DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE EMPLOI POLITIQUE de la VILLE / ETAT OBJECTIF OPERATIONNEL - MISE EN ŒUVRE DES MESURES EN FAVEUR DES QUARTIERS PRIORITAIRES DE LA POLITIQUE DE LA VILLE DANS LE CHAMP DU DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET DE L EMPLOI. Publics cible Acteurs mobilisés Intercommunalité Commune État et organismes associés Conseil Départemental 976 Partenaires associatifs départementaux Partenaires associatifs locaux Champ d actions Texte de référence : Circulaire interministérielle du 25 mars 2015 et comité interministériel à l égalité et à la citoyenneté du 6 mars 2015 Les priorités du volet emploi et développement économique des contrats de ville sont les suivantes : territorialisation et mobilisation de l offre de service des opérateurs du service public de l emploi et les dispositifs de droit commun des politiques de l emploi et de développement économique, renforcement de la mobilisation des dispositifs de droit commun de la politique de l emploi en faveur des résidents des territoires de la nouvelle géographie prioritaire de la politique de la ville (NGP) : contrats de formation en alternance, contrats uniques d insertion (CUI), emplois d avenir, privilégier l accès au secteur marchand. Les dispositifs induisant une mise en emploi dans le secteur marchand doivent être spécialement mobilisés en direction des résidents de la NGP, et en particulier les jeunes, compte tenu de leur impact avéré sur l insertion professionnelle, compenser les obstacles spécifiques à l insertion professionnelle par un accompagnement renforcé notamment pour les jeunes, permettre l élévation des niveaux de qualification dans les quartiers prioritaires, en visant particulièrement l accès des jeunes à un premier niveau de qualification (école de la deuxième chance). Mobilisation des dispositifs de droit commun - Adaptation du service public de l emploi aux besoins des quartiers prioritaires Mission Locale : renforcement de la présence des missions locales dans les quartiers prioritaires, accompagnement renforcé des jeunes filles, Pôle Emploi : implantation des services de Pôle Emploi dans les quartiers prioritaires ou à proximité en s appuyant sur des partenariats locaux et adaptation des interventions au regard des demandeurs d emploi de ces quartiers. Échéances de réalisation et d évaluation à réfléchir ou à mettre en œuvre d ici la clause de revoyure, à mettre en œuvre d ici la fin du contrat. 139
140 PILIER EMPLOI ET DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ECONOMIE POLITIQUE de la VILLE / ETAT OBJECTIF OPERATIONNEL - L INSERTION PAR L ACTIVITE ECONOMIQUE, UNE REPONSE ADAPTEE AUX BESOINS DES PUBLICS LES PLUS ELOIGNES DU MARCHE DU TRAVAIL Acteurs mobilisés Intercommunalité L ADIE (chapeau communal) La BGE (chapeau départemental à territorialise) La Couveuse d entreprises Caisse des dépôts et consignations (CDC) Commune Champ d actions mise en œuvre des clauses d insertion dans les marchés publics et plus spécifiquement, le recours aux clauses des marchés du renouvellement urbain favorise l accès des publics de la NGP à l IAE : définir localement des objectifs de qualité des démarches d insertion, en cohérence avec les priorités des contrats de ville, en particulier le développement de l activité économique et de l emploi, mieux insérer les clauses sociales dans les politiques globales d accès à l emploi et à la formation, poursuivre l effort d insertion dans les marchés liés aux projets de renouvellement urbain, accroitre la généralisation des clauses d insertion dans la commande publique et privée, renforcer le partenariat avec les entreprises en vue de favoriser le retour à l emploi et la création d emploi, mettre en synergie les acteurs de l accompagnement économique (DIECCTE, CD, AOFM, CCI, Pôle emploi et Mission Locale, Boutique de Gestion, Couveuse d Entreprise et ADIE), faciliter l accès à l emploi et l autoentreprenariat, faire émerger les secteurs porteurs. conforter l action des Associations Intermédiaires (AI) déjà intégrées dans le dispositif DLA, promouvoir, en lien direct avec la DIECCTE, des projets de régies de quartier, à échéances échelonnées dans le temps, promouvoir, en lien direct avec la DIECCTE, des projets de chantier d insertion favoriser et accompagner les créations d entreprises et le développement d activités économiques dans les quartiers prioritaires. Au niveau départemental Les contrats de ville doivent prévoir la définition d une stratégie de développement de l activité économique et de mixité des activités au sein des territoires de la NGP qui s intègre à la stratégie définie à l échelle communale ou intercommunale et qui s articule avec l action du SPE Mise en place d une offre de services cohérente et accessible à l intention des entrepreneurs des quartiers, en particulier en matière de sensibilisation et d accompagnement à la création et au développement d entreprises, d accès aux financements et d offre immobilière. Échéances de réalisation et d évaluation à réfléchir ou à mettre en œuvre d ici la clause de revoyure, à mettre en œuvre d ici la fin du contrat. 140
141 CIRCULAIRE INTERMINISTERIELLE N CAB/2015/94 du 25 mars 2015 relative à la mise en oeuvre des mesures en faveur des quartiers prioritaires de la politique de la ville dans le champ du développement de l activité économique et de l emploi (Suites du comité interministériel à l égalité et à la citoyenneté du 6 mars 2015 et préparation des contrats de ville) Référentiel thématique emploi et développements économique Mise en œuvre des mesures en faveur des Quartiers Prioritaires de la Politique de la Ville dans le champ du Développement Economique et de l Emploi : Convention d objectifs pour les quartiers prioritaires entre le ministre du Travail, de l Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social et le ministre délégué à la Ville - 25 avril 2013 Convention d objectifs entre le ministère délégué chargé de l Economie sociale et solidaire et de la Consommation et le ministère délégué à la Ville - 27 septembre 2013 Convention d objectifs entre le ministère de l Artisanat, du Commerce et du Tourisme et le ministère délégué à la Ville - Janvier 2014 PILIER EMPLOI ET DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE EMPLOI - POLE EMPLOI OBJECTIF OPERATIONNEL : AMELIORER L ACCESSIBILITE DE NOS SERVICES Publics cible Demandeurs d emploi Employeurs Acteurs mobilisés Intercommunalité Commune Etat et organismes associés CD 976 Partenaires associatifs départementaux Partenaires associatifs locaux Champ d actions Délivrance de l offre de services complète de Pôle Emploi sur ses sites délocalisés (PAMANDZI, CHIRONGUI) Réception des demandeurs d emploi et des employeurs pour : inscription, entretien-conseil, réunion d information, prestations délocalisées. Mise en place de permanences dans les communes dépourvues d antennes réalisation d actions innovantes en direction des publics cibles, information et sélection pour les actions IEJ, opération de recrutement. Mobilisation des dispositifs de droit commun proposition de prestations, formations, offres et conseils. Moyens humains, conseillers Pôle Emploi, Emplois d Avenir et Volontaires Service Civique. Moyens matériels : droit commun. Résultats attendus dans chaque commune, réalisation d une action bimestrielle. Items d évaluation nombre de demandeurs d emploi reçus, nombre et nature des prescriptions réalisées. Échéances de réalisation et d évaluation à mettre en œuvre d ici la clause de revoyure. 141
142 PILIER EMPLOI ET DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE EMPLOI - POLE EMPLOI OBJECTIF OPERATIONNEL : RENFORCER ET ADAPTER LES MOYENS ET SERVICES DE POLE EMPLOI AUX BESOINS DES QUARTIERS DE LA POLITIQUE DE LA VILLE Publics cible Demandeurs d emploi résidant en QPV Acteurs mobilisés Intercommunalité Commune Etat et organismes associés CD 976 Partenaires associatifs départementaux Partenaires associatifs locaux Champ d actions Prescription ciblée en direction des publics des quartiers prioritaires lors de l ouverture des formations CD ou PE, vigilance particulière sur le repérage des publics des quartiers prioritaires Sensibilisation des conseillers Pôle emploi : réunion de services orientée quartier prioritaire, regard particulier des conseillers sur ses publics lors des entretiens de suivi personnalisé. Dans le cadre du partenariat avec le CD, orientation privilégiée des demandeurs d emploi des territoires NGP vers l accompagnement global. Dans le cadre de l IEJ, orientation privilégiée des demandeurs d emploi des territoires NGP vers l accompagnement des jeunes. Mobilisation des dispositifs de droit commun dans le cadre du suivi personnalisé des demandeurs d emploi, privilégier l accompagnement renforcé pour les demandeurs d emploi des territoires NGP dans la mesure du nombre de places disponibles. Moyens humains, conseillers Pôle emploi Moyens matériels : évolution du système de «requêtage» permettant d identifier les demandeurs d emploi résidant dans les territoires NGP. Résultats attendus réalisation des prescriptions pour le public des territoires NGP. Items d évaluation nombre de demandeurs d emploi accompagnés des territoires NGP, nombre de prescriptions réalisées pour les demandeurs d emploi identifiés. Échéances de réalisation et d évaluation à mettre en œuvre d ici la clause de revoyure 142
143 PILIER EMPLOI ET DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE EMPLOI - POLE EMPLOI OBJECTIF OPERATIONNEL : MOBILISER LA POLITIQUE DE L EMPLOI EN FAVEUR DES QUARTIERS PRIORITAIRES Publics cible Demandeurs d emploi résidant dans les territoires NGP Employeurs Champ d actions Champ de la création d activité dans le cadre du partenariat avec l ADIE, ciblage du public des territoires NGP lors des réunions d information micro-crédit, réalisation de réunions d information partenariale sur la création d entreprise en direction des publics des territoires NGP. Champ des emplois aidés et de l IAE proposition des candidats des territoires NGP aux employeurs. Acteurs mobilisés Intercommunalité Commune Etat et organismes associés CD 976 Partenaires associatifs départementaux Partenaires associatifs locaux Moyens humains, conseillers Pôle emploi. Résultats attendus création d entreprise et placement. Items d évaluation nombres de demandeurs d emploi des territoires NGP, informés sur la création d entreprise, nombre de demandeurs d emploi orientés vers la création d entreprise. Échéances de réalisation et d évaluation à mettre en œuvre d ici la clause de revoyure. 143
144 PILIER EMPLOI ET DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE EMPLOI MISSION LOCALE OBJECTIF OPERATIONNEL : DEVELOPPER DES ACCUEILS DECENTRALISES DE LA MISSION LOCALE EN FAVEUR DES JEUNES ANS SORTIS DU SYSTEME SCOLAIRE Publics cible Jeunes âgés entre 16 et 25 ans sortis du système scolaire et accompagnés dans une démarche d insertion à la fois sociale et professionnelle Acteurs mobilisés Communes DIECCTE Établissements scolaires Partenaires associatifs locaux Champ d actions poursuite des accueils décentralisés dans les communes et villages suivants : ACOUA, M TSANGAMOUJI, OUANGANI, CHICONI et MIRERENI MROALE. Des projets de mise en place d un accueil décentralisé sont menés notamment à SADA, mise en place d un accueil décentralisé dans les villages éligibles aux contrats de ville à savoir : KANI KELI, BOUENI, POROANI, BANDRELE, DEMBENI, KAWENI, M TSAMBORO, TSINGONI, BANDRABOUA, l accueil décentralisé sera assuré par un conseiller référent de la mission locale dans un bureau mis à disposition par la commune. Le conseiller référent effectuera le travail d accompagnement avec l aide du chargé de repérage de la mission locale qui travaillera en collaboration avec les médiateurs communaux, l équipe de la politique de la ville, CLSPD, service à l emploi, CCAS, policiers municipaux, les associations de quartier, Permanence une fois par semaine. Mobilisation des dispositifs de droit commun Mission Locale. Moyens humains un CIP et un chargé de repérage de la mission locale. Moyens matériels : mise à disposition d un local par la commune : une pièce dédiée aux entretiens mais aussi une salle pour mettre en place des infirmations collectives (présentation des services d accompagnement de la mission locale, présentation des actions de formation, accès aux droits), téléphone et internet fournis par la commune. Résultats attendus 80 jeunes premiers accueillis par an et par village éligible aux contrats de ville, 200 jeunes suivis par la mission locale par village éligible aux contrats de ville, 60% accèdent à une formation professionnelle, 20 % accèdent à un stage d immersion, 15 % trouvent un emploi, 5 % partent en mobilité. Items d évaluation un questionnaire de satisfaction sera distribué en fin d année aux jeunes accompagnés par ces accueils décentralisés, des témoignages écrits seront proposés sous la forme d atelier d expression. Échéances de réalisation et d évaluation à mettre en œuvre d ici la clause de revoyure. 144
145 PILIER EMPLOI ET DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE EMPLOI MISSION LOCALE OBJECTIF OPERATIONNEL : RENDRE ACTEUR LE JEUNE ACCOMPAGNE PAR LA MISSION LOCALE ET FAIRE LE LIEN AVEC LA VIE LOCALE Publics cible Jeunes âgés entre 16 et 25 ans sortis du système scolaire et accompagnés dans une démarche d insertion à la fois sociale et professionnelle Acteurs mobilisés Communes DJSCS Conseil Départemental 976 Partenaires associatifs départementaux : CDR, Ligue de l Enseignement Partenaires associatifs locaux Champ d actions création d une équipe d animation et de repérage de jeunes désireux de constituer un comité de jeunes par zone intercommunale préalablement définie par les conseillers d insertion professionnels, prise de contact avec les jeunes susceptibles d être intéressés, programmation d informations collectives sur plusieurs sites avec la proposition d ateliers d expression libre, confirmation de l engagement des jeunes après l obtention d une carte d adhésion du comité jeunes. Création du comité : rédaction de la charte d engagement, formalisation d un plan d actions, présentation aux communes par le Comité du plan d action. Mobilisation des dispositifs de droit commun Mission Locale. Moyens humains, financiers et matériels un conseiller en insertion professionnelle référent chargé d animer le groupe de jeune dans les échanges et la restitution par intercommunalité, carte d adhésion comité de jeunes, page «FACEBOOK» comité de jeunes. Résultats attendus 2 comités de jeunes, 10 jeunes par comité, 40 % de femmes. Items d évaluation Questionnaire d évaluation pour les membres des comités jeune. Échéances de réalisation et d évaluation à mettre en œuvre d ici la clause de revoyure. 145
146 PILIER EMPLOI ET DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE - CONTRIBUTION DEPARTEMENTALE DE LA DIECCTE La direction des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l emploi (DIECCTE) et l ensemble des participants au service public de l emploi (SPE) se mobilisent dans le cadre de la nouvelle politique de la ville afin de permettre aux habitants des quartiers prioritaires de bénéficier de l ensemble des dispositifs de soutien à l emploi et aux entreprises. Certains partenaires du SPE disposent d une présence déconcentrée dans différentes communes du département : Pôle Emploi est présent en PETITE-TERRE, à CHIRONGUI, à KAWENI et à DZOUMOGNE, la Mission locale est installée à Cavani (son siège). Elle a implanté cinq antennes et a mis en place sept permanences dans différentes communes, la Chambre des métiers et de l artisanat de Mayotte est également présente dans différentes communes. Les politiques publiques d emploi doivent s adosser sur le développement économique durable. Leur mise en œuvre se fait à travers la mobilisation convergente de financements européens et nationaux, des instruments en faveur des plus éloignés de l emploi, des outils et partenariats du développement notamment de la qualification des actifs par la formation, la validation des acquis. Le pôle «entreprises, économie emploi» de la DIECCTE (Pôle 3E) a en charge, pour le Préfet, le pilotage et le suivi du déploiement de ces politiques. Les dispositifs évoluent en fonction des priorités et orientations fixées au niveau national et local pour répondre aux besoins des demandeurs d emploi et du tissu économique. 1. ACCOMPAGNEMENT VERS L EMPLOI 1.1. LES EMPLOIS AIDES Le contrat unique d insertion (CUI) est un contrat de travail destiné à faciliter l insertion professionnelle de personnes à la recherche d un emploi, ouvrant droit à une aide de l Etat Le Préfet fixe en début d année, par arrêté, les conditions de recours aux CUI, le taux de participation de l Etat et les publics éligibles. Des objectifs annuels en termes de pourcentage de l enveloppe attribuée peuvent être fixés pour les publics ressortissant des territoires de la politique de la ville CUI-CAE Le contrat d'accompagnement dans l'emploi est un contrat unique d insertion auquel peuvent avoir recours les associations, collectivités (le secteur dit non marchand) pour employer en CDD ou CDI des personnes éloignées de l'emploi. L Etat intervient, en 2015, à hauteur de 95% du SMIG dans la limite d une durée hebdomadaire de 20h CUI-CIE 146
147 Le contrat d insertion dans l'emploi a pour objectif de faciliter l embauche des personnes éloignées de l'emploi par les entreprises du secteur marchand. L Etat intervient, en 2015, à hauteur de 30 ou 40% du SMIG, selon les publics, dans la limite d une durée hebdomadaire de 20h CUI-CIE STARTER Le contrat CIE-Starter est un contrat aidé dans le secteur marchand à destination des jeunes de moins de 30 ans, sans emploi, rencontrant des difficultés d insertion professionnelle. Il a pour but, grâce à une aide financière à l employeur, de faciliter l accès durable à l emploi des jeunes. Le montant de l'aide est fixé au niveau régional à hauteur de 45 % du SMIC horaire brut. Peuvent bénéficier d un tel contrat, les jeunes qui résident dans un territoire prioritaire de la politique de la ville, qui bénéficient du revenu de solidarité active, qui sont demandeurs d emploi de longue durée, reconnus travailleurs handicapés, dans le cadre d un dispositif deuxième chance ou qui ont bénéficié d un emploi d avenir dans le secteur non-marchand CUI-EMPLOI D'AVENIR L objectif des emplois d avenir est de proposer des solutions d emploi et d ouvrir l accès à une qualification aux jeunes peu ou pas qualifiés qui ne parviennent pas à trouver le chemin de l insertion professionnelle. Le contrat de travail prévoit obligatoirement un parcours de formation. L aide financière de l Etat s élève à 75% de la rémunération brute mensuelle (sur la base du SMIG et de 35h par semaine). Des crédits dédiés aux missions locales visent à aider le financement de l'accompagnement des bénéficiaires d emploi d'avenir. 2. L INSERTION PAR L'ACTIVITE ECONOMIQUE 2.1. ASSOCIATIONS INTERMEDIAIRES Les associations intermédiaires (AI) accueillent et mettent à disposition d entreprises, de collectivités ou de particuliers, des salariés en insertion. Trois AI sont présentes à Mayotte : Tifaki Hazi (pour les communes de MAMOUDZOU, DZAOUDZI-LABATTOIR et PAMANDZI), Outsaha Maecha (pour MTSANGAMOUJI, ACOUA, M TSAMBORO, BANDRABOUA ET KOUNGOU) et M'sikano (pour TSINGONI, CHICONI, SADA, OUANGANI, CHIRONGUI, BOUENI, KANI-KELI, BRANDRELE et DEMBENI). Elles accompagnent les salariés en insertion dans la résolution de difficultés sociales et professionnelles spécifiques. Elles bénéficient de subvention de l Etat pour permettre l accompagnement des publics en insertion ACI Les ateliers et chantiers d'insertion (ACI) sont des dispositifs conventionnés ayant pour objet l'accueil, l'embauche et la mise au travail, par des actions collectives, de personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles particulières, recrutées en CUI-CAE. Les associations TAMA et PEPS portent à ce jour des chantiers d insertion. Elles organisent le 147
148 suivi, l'accompagnement, l'encadrement technique et la formation des salariés en CUI-CAE en vue de faciliter leur insertion sociale et de rechercher les conditions d'une insertion professionnelle durable EI Les entreprises d insertion (EI) embauchent des personnes en difficulté bénéficiant d un agrément de Pôle emploi et leur offrent la possibilité de bénéficier, pour une période limitée à deux ans, d'une adaptation ou d'une réadaptation à l'activité professionnelle dans un milieu productif, avant d'accéder dans les meilleures conditions possibles au marché de l'emploi. Ces entreprises bénéficient d une aide financière pour permettre l accompagnement social et professionnel des personnes très éloignées de l emploi REGIES DE QUARTIER OU DE TERRITOIRE Les régies de quartier sont des associations dont l'objet social est le développement économique, social et culturel du quartier ou du territoire pour lequel elles agissent. Les régies élaborent leur projet économique et social grâce à la volonté partagée des habitants, des élus des collectivités, des représentants des bailleurs sociaux et des acteurs socio-économiques. Les régies de quartier respectent une charte nationale Elles embauchent en priorité des habitants du quartier, elles peuvent être subventionnées par l Etat en tant que structure d insertion par l activité économique. Les régies de quartier sont des associations d'un secteur mixte intégrant une production et une vente de biens et de services et des activités d utilité sociale. Chaque régie de quartier passe des contrats aux conditions du marché avec les bailleurs sociaux et les collectivités locales. Les activités supports qu elles développent le sont dans le but de rendre un service aux habitants et de développer des actions d'insertion dans l'emploi. La production de services la plus fréquente est liée à la gestion urbaine de proximité : réhabilitation de logement, entretien de l habitat, des espaces verts ou des parties communes d immeubles, maintenance ou réparations diverses. Le développement économique d'une régie de quartier ou de territoire permet de créer des activités d'utilité sociale par les habitants et en lien avec les besoins des habitants du quartier (auto-école, garage auto et cyclo, jardins familiaux, cafés associatifs, laveries,...). Des projets de régie de quartier existent à Mayotte. 3. LES DISPOSITIFS EN FAVEUR DES TRAVAILLEURS HANDICAPES 3.1. LES ENTREPRISES ADAPTEES Les entreprises adaptées (EA) sont des entreprises à part entière dont la spécificité est d employer majoritairement des travailleurs handicapés. Ces derniers, rémunérés au minimum du SMIG, ont le statut de salarié. Elles peuvent bénéficier d'aides aux postes qui constituent une compensation salariale liée à l emploi des personnes handicapées, destinée à aider la structure à rémunérer son salarié handicapé à un niveau au moins égal au SMIG. Actuellement, il n existe pas d entreprise adaptée à Mayotte mais des projets sont en cours de préparation. En complément de l aide au poste, une subvention spécifique permet de compenser le surcoût lié à l emploi de personnes handicapées dans ces entreprises. 148
149 4. LES DISPOSITIFS EN FAVEUR DE L INSERTION DES JEUNES 4.1. MISSIONS LOCALES Les missions locales (ML) se sont développées depuis 1982 par la volonté conjointe des collectivités locales et de l Etat de coordonner localement leurs interventions pour aider les jeunes de 16 à 25 ans à surmonter les difficultés qui font obstacle à leur insertion sociale et professionnelle. La Mission locale de Mayotte couvre la totalité du département. Elle est subventionnée par l Etat pour mettre en place un accompagnement social et professionnel pour l insertion des jeunes. Elle mobilise l ensemble des dispositifs existant sur le territoire pour la construction du parcours du jeune FONDS D'INSERTION PROFESSIONNELLE DES JEUNES (FIPJ) Le FIPJ, créé par la loi de finances de 2005, dans le cadre de la loi de programmation pour la cohésion sociale, est un dispositif d appui aux autres dispositifs qui permet de favoriser l accès, le maintien à l emploi ou la qualification des jeunes de 16 à 25 ans et contribue à éviter des ruptures des parcours d insertion professionnelle. Les actions éligibles doivent respecter trois grands axes et sont fonction d un diagnostic du SPE sur les besoins non couverts dans un territoire particulier : la sécurisation des parcours des jeunes : logement, transport, achat de vêtements de travail, alimentation, garde d enfants, le financement d actions collectives de prise en charge des jeunes : forums emploi, prospection d entreprises, prêt de mobylette, aide au permis, préparation concours, le soutien à l innovation, l expérimentation, l évaluation des bonnes pratiques, Il peut prendre la forme d'aides directes ou indirectes L ECOLE DE LA DEUXIEME CHANCE (E2C) Fondée sur une pédagogie innovante et différente des schémas scolaires classiques par leur offre de formation individualisée, l E2C a pour objectif l insertion sociale et professionnelle des jeunes qu elle accueille sans autre critère que leur motivation, en leur permettant de développer des compétences, de construire leur projet personnel et professionnel et ainsi gagner en autonomie. Associations de la loi du 1er juillet 1901 créées sur les territoires à l initiative des collectivités territoriales et des acteurs de l insertion professionnelle, leur financeur principal est la région, sur l ensemble du territoire national. Dotées de locaux et de personnel dédiés, les E2C proposent un parcours de formation personnalisé, d un maximum de 48 mois, à durée variable (entre 800 et heures) avec des périodes d alternance, sur la base d un projet professionnel construit avec le jeune. Celui-ci bénéficie du statut de stagiaire de la formation professionnelle et de la rémunération afférente. Une E2C a été créée à Mayotte début DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET COMPETITIVITE 149
150 La DIECCTE apporte son soutien à toutes les entreprises dans les différentes phases qu elles rencontrent (création, croissance, transmission). Elle mobilise l ensemble des acteurs afin d apporter des réponses aux entreprises. Les actions d appui et de soutien au développement du tourisme, de l économie de proximité, et des principaux secteurs de l économie mahoraise font l objet, en partenariat avec le Conseil départemental, de contrats d étude (secteur social et médico-social, tourisme, BTP, artisanat, ). Ils apportent à ces secteurs les actions de formation et de développement des compétences nécessaires à l accompagnement des mutations (économiques, technologique, sociétales). L expertise du Pôle 3E est dédiée à la veille, au soutien et à l accompagnement de l économie mahoraise ainsi qu au développement du territoire, en privilégiant le recours à des instruments collectifs (structuration des filières, EDEC, ). Un programme en continu de visites d entreprises dans différents secteurs d activité a pour finalité de mieux connaître les entreprises et leurs besoins précis de développement, de repérer celles qui recèlent un potentiel de croissance, d innovation ou de perspective de développement. Cet accompagnement du territoire trouvera naturellement sa déclinaison au niveau des quartiers prioritaires de la nouvelle politique de la ville. De plus, dans le cadre de son partenariat avec ses différents partenaires, la DIECCTE met en place des dispositifs d accompagnement des acteurs économiques. C est ainsi qu elle accompagne activement les groupements d entreprises mahoraises dans les différents secteurs (technologie de l information et de la communication, entreprises exportatrices, tourisme, transport,..) qui peuvent être mobilisés pour accompagner les entreprises des quartiers prioritaires de la politique de la ville. Des accompagnements plus ciblés sont aussi mis en place (cofinancement de la prestation réalisée par le Centre de Gestion agréé de Mayotte, aide à la constitution du dossier d assurance décennale pour les TPE du bâtiment, ) peuvent aussi bénéficier aux entreprises de ces quartiers. Enfin, la DIECCTE peut apporter, dans le cadre d actions d information réalisables dans toutes les communes, les informations relatives aux différentes actions d accompagnement et de soutien mises en œuvre sur le territoire. De telles actions d informations peuvent être organisées périodiquement à l initiative des communes. 6. DEVELOPPEMENT DE L EMPLOI ET DES COMPETENCES 6.1. CONVENTION POUR LA PROMOTION DE L'EMPLOI Les conventions pour la promotion de l emploi (CPE) visent à soutenir des actions en faveur du développement de l emploi. Ces conventions peuvent être mobilisées pour financer, sous forme d aides au démarrage : les formes atypiques ou novatrices d emplois, d activités ou d organisation du travail, les services à la personne (maillage territorial, certification, professionnalisation, ). 150
151 6.2. GESTION PREVISIONNELLE DES EMPLOIS ET DES COMPETENCES (GPEC) / ENGAGEMENT DE DEVELOPPEMENT DE L EMPLOI ET DES COMPETENCES (EDEC) Les conventions de GPEC/EDEC financées par l Etat peuvent concerner : des branches professionnelles, il s agit de conclure et de gérer un soutien financier de l Etat à des accords de partenariats avec les branches pour conforter l emploi de salariés fragilisés par les mutations économiques ou au contraire soutenir des possibilités d emploi dans des branches en développement et peu structurées. Plusieurs secteurs d activité ont déjà bénéficié d EDEC à Mayotte (le transport, le bâtiment, ), Des secteurs géographiques pour lesquels sont conclus, avec un soutien financier de l Etat, des accords de partenariat (avec l interprofessionnel ou des regroupements d entreprises, les collectivités territoriales, le service public de l emploi ) visant le développement de pratiques de GPEC territoriale (emploi et formation). Un EDEC est en cours concernant la zone portuaire de LONGONI MAITRISE DES SAVOIRS DE BASE La dernière enquête INSEE IVQ, réalisée en 2012 à Mayotte, révélait que 58% des personnes en âge de travailler ne maitrisaient pas les compétences de base à l écrit, en langue française. Lutter contre l illettrisme et l analphabétisme est un enjeu fondamental pour le développement économique et social de Mayotte. Le programme opérationnel FSE prévoit la mise en place d une plateforme partenariale de lutte contre l illettrisme et l analphabétisme permettant d accroître l offre et la participation aux actions de renforcement de la maîtrise des savoirs de base. Dans la continuité du Plan départemental «Mayotte, j écris ton nom», lors de la réunion plénière du comité mahorais de coordination emploi et formation professionnelle (CMCEFP) du 13 janvier 2015, au travers de la signature de la charte d engagement, les membres du comité ont réaffirmé leurs engagements dans la lutte contre l illettrisme et l analphabétisme et ont acté : la mise en place d une commission dédiée (CLIA) au sein du CMCEFP, la mise en place d un comité de pilotage restreint composé de L Etat, représenté par la DIECCTE, le Conseil Général, les partenaires sociaux représentés par OPCALIA, et le Pôle Emploi. Ce Copil restreint est chargé de mener tous les travaux nécessaires à la mise en place de la plateforme pour tous les publics sortis du système scolaire. L échéance de mise en place est fixée au 1er semestre VALIDATION DES ACQUIS DE L EXPERIENCE (VAE) La validation des acquis de l expérience (VAE) permet de faire reconnaître les acquis de l expérience professionnelle (ou bénévole, par exemple liés à l exercice de responsabilités syndicales) par l obtention d un diplôme, titre ou certificat de qualification professionnelle. La VAE constitue une quatrième voie d accès aux certifications, au même titre que la formation initiale, la formation continue et l alternance. Les personnes sont accompagnées dans la constitution de leur dossier pour faire reconnaître leur expérience. Un minimum de 3 ans d exercice dans le domaine de compétences est requis. 151
152 6.5. PRIMES A LA CREATION D'EMPLOI Ces primes sont versées aux employeurs dans les départements d outre-mer, à Saint-Pierre et Miquelon et à Mayotte, après agrément préfectoral, pour chaque emploi créé par les entreprises remplissant les conditions d entrée dans le dispositif. Le montant total de l aide est de avec des versements dégressifs sur dix ans. 7. APPUI A LA CREATION D ENTREPRISES 7.1. AIDE AU CHOMEUR CREATEUR OU REPRENEUR D ENTREPRISE (ACCRE) L'ACCRE est un dispositif d'encouragement à la création d'entreprise, qui consiste principalement en une exonération partielle de charges sociales et en un accompagnement pendant les premières années d'activité (aide au montage, à la structuration financière et au démarrage de l activité). Il permet aussi à certaines catégories de bénéficiaires de prétendre à d'autres formes d'aides NOUVEL ACCOMPAGNEMENT A LA CREATION OU LA REPRISE D ENTREPRISE (NACRE) NACRE consiste pour l État à financer un parcours d accompagnement renforcé et individualisé des créateurs / repreneurs d entreprise sans emploi et rencontrant des difficultés d insertion durable pour l accès, le maintien ou le retour à l emploi, avant la création ou la reprise et pendant une durée de 3 ans après le début d activité de l entreprise PROJET INITIATIVE JEUNE POUR LA CREATION D ENTREPRISE (PIJ) Le PIJ est une aide financière à la création ou à la reprise d'entreprise accordée aux jeunes de 18 à 30 ans. Ces accompagnements du territoire trouveront naturellement leurs déclinaisons au niveau des quartiers prioritaires de la nouvelle politique de la ville. 8. AMELIORER L ACCESSIBILITE DE NOS SERVICES ET VEILLER A UNE PRESENCE DES SERVICES DE POLE EMPLOI DANS LES QUARTIERS DE LA POLITIQUE DE LA VILLE par la tenue de permanences à défaut d implantation de sites, s appuyant sur le réseau partenarial, facilitant les contacts physiques ou en veillant autant que possible à ce que les lieux de réalisation des prestations puissent être délocalisés, par la réalisation de services innovants dans ces quartiers, services identifiés via des lieux d implantation et délivrés par des conseillers Pôle Emploi ou par des partenaires et prestataires mandatés par Pôle Emploi, et l appui de tous les lieux partenaires où un premier niveau d information sur l offre de service de Pôle Emploi est délivré : Espaces mutualisés de Service public, PIMMS, Maisons de service public, etc. 152
153 9. RENFORCER ET ADAPTER LES MOYENS ET SERVICES DE POLE EMPLOI AUX BESOINS DES QUARTIERS DE LA POLITIQUE DE LA VILLE Pôle Emploi s engage à améliorer l employabilité des demandeurs d emploi des quartiers prioritaires par une mobilisation et une adaptation des aides et des prestations au regard des besoins des territoires, notamment par la mobilisation de nouvelles prestations le cas échéant ou l accès à des dispositifs innovants d accompagnement des demandeurs d emploi et enfin par la mise en œuvre d actions partenariales (avec le Conseil Départemental permettant un accompagnement global). 10. MOBILISER LA POLITIQUE DE L EMPLOI EN FAVEUR DES QUARTIERS PRIORITAIRES, ET METTRE EN ŒUVRE DES DISPOSITIFS SPECIFIQUES faciliter les créations d emplois par la création d activités pour dynamiser les territoires et ouvrir des opportunités à leurs résidents. En complémentarité avec l ADIE notamment, Pole-emploi ciblera les spécifiquement les quartiers prioritaires dans le cadre d action de promotion et de valorisation du micro-crédit accompagné. renforcer la mobilisation des leviers adaptés de la politique de l emploi afin de mieux répondre aux problématiques liées aux caractéristiques de la population constituant des facteurs de risque de chômage : les emplois aidés, l insertion par l activité économique, la mobilisation de ses aides et mesures en faveur du développement des compétences des publics Demandeurs d emploi issu de ces quartiers. lutter contre les discriminations et le déficit de réseau professionnel. PILIER EMPLOI ET DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE - CONTRIBUTION DEPARTEMENTALE DE POLE EMPLOI Le déploiement de la nouvelle politique de la ville en faveur des quartiers prioritaires, doit permettre d intensifier la complémentarité des dispositifs opérationnels en faveur des publics résidents, et notamment des jeunes et des femmes. L offre de service de Pôle-Emploi sera pleinement mobilisée sur le Pilier «Développement de l activité économique et de l emploi», afin de contribuer à la réduction des écarts constatés sur ces territoires en matière d emploi. A ce titre, le réseau de Pôle-Emploi veillera à faire plus pour ceux qui en ont le plus besoin. Une attention particulière sera portée à l accès des demandeurs d emploi issus des quartiers prioritaires à l accompagnement renforcé, ainsi que l ouverture des portefeuilles dédiés à l accompagnement intensif des jeunes, tout comme le suivi en accompagnement global réalisé par un binôme conseiller dédié et travailleur social déployé sur le territoire depuis le 1 er trimestre. 153
154 Les services de Pôle-Emploi, seront sensibles à l amélioration des réponses aux besoins des demandeurs d emploi. Les engagements de Pôle-Emploi sur ce pilier, s inscrivent dans la continuité des précédents engagements (convention interministérielle du 30 avril 2013). Ils se structurent autour de 3 axes : Améliorer l accessibilité de nos services et veiller à une présence des services de Pôle emploi dans les quartiers de la politique de la Ville Par la tenue de permanences à défaut d implantation de sites, s appuyant sur le réseau partenarial, facilitant les contacts physiques ou en veillant autant que possible à ce que les lieux de réalisation des prestations puissent etre délocalisées. Par la réalisation de services innovants dans ces quartiers, services identifiés via des lieux d implantation et délivrés par des conseillers Pôle emploi ou par des partenaires et prestataires mandatés par Pôle emploi, et l appui de tous les lieux partenaires où un premier niveau d information sur l offre de service de Pôle emploi est délivré : Espaces mutualisés de Service public, PIMMS, Maisons de service public, etc. Renforcer et adapter les moyens et services de Pôle emploi aux besoins des quartiers de la politique de la ville Pôle emploi s engage à améliorer l employabilité des demandeurs d emploi des quartiers prioritaires par une mobilisation et une adaptation des aides et des prestations au regard des besoins des territoires, notamment par la mobilisation de nouvelles prestations le cas échéant ou l accès à des dispositifs innovants d accompagnement des demandeurs d emploi et enfin par la mise en œuvre d actions partenariales (avec le conseil Départemental permettant un accompagnement global. Mobiliser la politique de l emploi en faveur des quartiers prioritaires, et mettre en œuvre des dispositifs spécifiques Faciliter les créations d emplois par la création d activités pour dynamiser les territoires et ouvrir des opportunités à leurs résidents. En complémentarité avec l ADIE notamment, Pole-emploi ciblera les spécifiquement les quartiers prioritaires dans le cadre d action de promotion et de valorisation du micro-crédit accompagné. Renforcer la mobilisation des leviers adaptés de la politique de l emploi afin de mieux répondre aux problématiques liées aux caractéristiques de la population constituant des facteurs de risque de chômage : les emplois aidés, l insertion par l activité économique, la mobilisation de ses aides et mesures en faveur du développement des compétences des publics Demandeurs d emploi issu de ces quartiers. Lutter contre les discriminations et le déficit de réseau professionnel. 154
155 PILIER CADRE DE VIE ET RENOUVELLEMENT URBAIN 155
156 PILIER CADRE DE VIE ET RENOUVELLEMENT URBAIN CONTRIBUTION DE L ETAT PILIER COHESION SOCIALE CADRE DE VIE DEAL Constat / intention du projet de territoire : aménagement du territoire et résorption de l'habitat insalubre, optimiser la ressource foncière et préservation de l environnement OBJECTIF OPERATIONNEL : LUTTER CONTRE L'HABITAT INSALUBRE Publics cible l'ensemble de la commune Acteurs mobilisés Intercommunalité Commune de Chirongui État et organismes associés Conseil Départemental 976 Partenaires associatifs départementaux Partenaires associatifs locaux Champ d actions dans le cadre du plan département (PDHI), mise en œuvre territorialisée du Plan Communal de Lutte contre l'habitat Insalubre (PCLHI). Mobilisation des dispositifs de droit commun LBU. Résultats attendus : relogement des ménages dans l'habitat social et / ou éradication de l'habitat insalubre. Items d évaluation qualité de vie. Échéances de réalisation et d évaluation : en fonction du PCLHI. Références et annexes Pour les territoires concernés, les conventions de renouvellement urbain devront répondre aux objectifs fixés dans le contrat de ville. A ce titre, les futures conventions de renouvellement urbain constitueront des conventions d application de ce contrat. Elles seront élaborées à l issue d un protocole de préfiguration et s appuieront sur les enjeux identifiés en matière de cadre de vie et de renouvellement urbain, mais également de cohésion sociale et de développement économique, La déclinaison d une charte d engagements réciproques entre l État, les communes et leur groupement et les bailleurs sociaux permettra d assurer un socle d engagements de qualité de service (conditions collectives d habitat, gestion urbaine de proximité, ), La rédaction de la convention intercommunale visée à l article 8 de la loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine visant à articuler la politique en matière d'attributions de logements sociaux avec les objectifs du contrat de ville, L élaboration d un pacte financier et fiscal de solidarité portant sur l ensemble des leviers d action favorisant la solidarité intercommunale : mutualisation des recettes et des charges, mécanismes de révision des attributions de compensation, fonds de concours, dotations de solidarité, critères du FPIC, etc. 156
157 1. CHAMP D ACTIONS PILIER CADRE DE VIE ET RENOUVELLEMENT URBAIN CONTRIBUTION DEPARTEMENTALE DE LA DEAL La direction de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DEAL) intervient notamment dans le champ de la planification, de l'aménagement et du logement. À ce titre, elle relaye et diffuse les politiques publiques correspondantes auprès des collectivités et des acteurs concernés. La mise en œuvre opérationnelle de ces politiques relève pour l essentiel des collectivités, mais la DEAL dans le contexte particulier de Mayotte reste très présente avec des interventions d'accompagnement de différentes natures auprès des communes, des intercommunalités et de leurs établissements publics : assistance à maîtrise d'ouvrage pour faire émerger des projets et les réaliser, appui administratif comme par exemple dans l'élaboration des plans locaux d'urbanisme (PLU), l'instruction des permis de construire, la lutte contre les constructions illégales, la gestion de syndicats (SIDEVAM, ), appui financier à travers les aides de l État consacrées à l'aménagement et au logement. Le directeur de la DEAL est par ailleurs délégué territorial adjoint de l'agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU). A ce titre il porte localement les dispositifs déployés par l'anru et appuie les collectivités dans leurs projets. Il est également délégué adjoint de l'agence NAtionale de l'habitat (ANAH). Les priorités d'action de la DEAL en matière d'aménagement et de logement sont construites sur le base d'un constat sur la situation du logement à Mayotte mais également des contraintes structurelles auxquelles se heurtent les politiques mises (ou à mettre) en place. 2. LE CONSTAT : le parc actuel de résidences principales est de l'ordre de logements, il croît moins vite que la population, il est majoritairement inconfortable (2/3 n'ont pas tous les éléments de confort) et il comporte près de logements de fortune. Par ailleurs, un grand nombre relèvent de l'habitat indigne et/ou sont situés dans des zones exposées aux risques naturels, Les besoins de construction de logements nouveaux à l'horizon 2025 sont estimés entre et , les besoins en réhabilitation/amélioration sont également très importants. 3. LES CONTRAINTES : 157
158 La situation du foncier est un frein majeur au développement de zones constructibles pour accueillir du logement : les projets se heurtent à une absence d'identification précise des propriétaires, à des revendications d'occupation coutumières ingérables, à de nombreuses occupations illégales, le territoire est très accidenté, ce qui limite encore plus les possibilités d'extension urbaine, la présence de risques naturels est également une contrainte extrêmement forte qui limite les projets d aménagement et de construction. Elle va être traduite au plan réglementaire par la prochaine approbation des Plan de Prévention des Risques Naturels qui auront valeur de servitudes d utilité publique traduites dans les documents d urbanisme, le coût du foncier rend impossibles ou complexifie fortement beaucoup de projets. L exiguïté du territoire rend difficiles les arbitrages à faire entre les différentes activités qui cherchent à occuper l'espace : activités agricoles, développement urbain (logement, industrie, commerce, tourisme ), zone de protection environnementale. L'absence d équipements primaires reste encore une préoccupation forte, tout comme le coût élevé des constructions. 4. LES PRIORITES D'ACTION DE LA DEAL REPOSENT SUR DES OUTILS DE DEVELOPPEMENT ET DE PRODUCTION ET SUR DES DISPOSITIFS D'ACCOMPAGNEMENT ET D'APPUI LIBERER ET AMENAGER DU FONCIER : Il s'agit là d'un préalable indispensable à la production de logements. Plusieurs outils sont en place ou à venir pour développer la production : les documents de planification le plan local d'urbanisme (PLU) de la commune, le plan d'aménagement et de développement durable de Mayotte qui sera bientôt schéma d'aménagement régional (SAR) avec ses deux composantes : le schéma régional de cohérence écologique (SRCE) et le schéma de mise en valeur de la mer (SMVM), la mise en place en 2015 du Fonds Régional d'aménagement Foncier et Urbain (FRAFU). C'est un dispositif de concertation et de coordination entre l État et le Département en vue d assurer le financement des actions permettant la réalisation d équipements nécessaires à l aménagement d espaces déjà urbanisés ou qui ont vocation à l être. Outil au service des politiques locales de l habitat et d aménagement, le FRAFU coordonne l'intervention des contributions financières nationales (Etat, Conseil Départemental) et communautaires (Union européenne) pour la réalisation d'opérations d'aménagement, La création d'un établissement public foncier et d'aménagement (EPFA) en cours. L'expérimentation d'opérations d'aménagement simplifié afin de réduire les coûts et les délais DEVELOPPER UNE OFFRE DE LOGEMENTS NOUVEAUX : 158
159 L'action de l État porte prioritairement sur le développement d'une offre à destination des familles les plus démunies. À ce titre, les communes et intercommunalités les plus peuplées ont une obligation réglementaire issue de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU), qui impose 20 % de logement sociaux, en cas de manquement elles sont redevables d'une contribution LA DEAL S'APPUIE SUR DIFFERENTS DISPOSITIFS EN PLACE OU QU'ELLE FAIT EMERGER : le financement de logements en accession sociale et très sociale à la propriété : crédits ligne budgétaire unique (LBU), le financement de logements locatifs sociaux et très sociaux : crédits ligne budgétaire unique (LBU) et aide au titre de la défiscalisation, le prêt à taux zéro qui est distribuable par les banques depuis le 1er janvier 2014, le plan d actions pour le logement des personnes défavorisées (PDALPD) mis en place fin 2014 et qui rentrera dans sa phase opérationnelle en 2015 avec des actions multiples et notamment la mise en œuvre effective du Fonds de Solidarité Logement (FSL) géré par le Conseil Départemental et aidé par l État, la mise en place de la collecte 1 % logement qui permettra des retours en termes d'aide dans le montage financier des opérations de logements, l'expérimentation d'opérations en auto-construction afin de limiter les coûts de production et permettre l accès au logement à des familles qui sont exclues des dispositifs classiques AMELIORER L'HABITAT EXISTANT : Le parc de logement existant constitue un vivier de solutions pour diversifier et développer l'offre mais son niveau de confort doit être augmenté. La Deal développe une nouvelle politique de l'amélioration de l'habitat qui repose sur les outils suivants : l'installation de la délégation ANAH à Mayotte a débuté fin 2014, elle se poursuivra en Le DEAL en est le délégué. Il s'agit d'aider financièrement, sous certaines conditions, les propriétaires bailleurs à améliorer les logements qu'ils proposent à la location, un dispositif d'aide à l'amélioration des logements des propriétaires occupants sera également mis en place comme dans les autres DOM. Il est financé par la ligne budgétaire unique (LBU), un opérateur d'appui aux particuliers pour le montage de leurs dossiers d'amélioration de l'habitat est en cours de mise en place. Il s'agira d'une structure PACT affiliée à la fédération nationale des PACT LUTTER CONTRE L'HABITAT INDIGNE : 159
160 L'habitat indigne est une problématique majeure. Son éradication est longue et nécessite une forte mobilisation de l'ensemble des acteurs. Des mesures coercitives existent en parallèle des actions de prévention et de traitement. De nombreuses opérations de résorption de l'habitat insalubre (RHI) ont été menées sur le territoire de Mayotte, elles portaient essentiellement sur des travaux de desserte en voirie, en eau potable et en électricité. Une réorientation des opérations RHI vers des projets qui traitent également l'habitat a été opérée en s'appuyant notamment sur : une circulaire du 31 mars 2014 relative au traitement de l habitat indigne en Outre-mer qui introduit de nouvelles formes de RHI (RHS, OGRAL...), la loi «LETCHIMY» du 23 juin 2011 et sa circulaire du 20 juin 2013 qui traite notamment des questions d'indemnisation, Ainsi : un fort financement au titre de la LBU, la lutte contre l'habitat indigne passe également par un repérage des situations et par une coordination et une priorisation des actions. dès 2014, toutes les communes ont été sensibilisées sur l intérêt à engager l'élaboration d'un plan de lutte contre l habitat indigne (PC(I)LHI). Ces plans ont pour objectifs de repérer, qualifier et dégager des priorités d'actions à l'échelle communale, une aide financière significative de l'etat au titre de la LBU est possible. Cinq communes se sont engagées en 2014, cinq autres début 2015 et les autres le feront vraisemblablement en 2015 ou 2016, un pôle départemental de lutte contre l'habitat indigne (PDLHI) sera mis en place. Il a pour objectif de réunir et mettre en synergie toutes les compétences pour organiser les actions au plan départemental et accompagner les acteurs locaux LE RENOUVELLEMENT URBAIN : Il repose essentiellement sur l'agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU). Le Préfet est délégué territorial de l'anru et c'est le DEAL en tant que délégué territorial adjoint qui porte localement les dispositifs déployés par l'anru et appuie les collectivités dans leurs projets. Ces projets doivent intégrer toutes les composantes qui contribuent à la réussite d'une telle opération et notamment celles qui toutes les habitants. C'est pourquoi le lien entre la politique de la ville et le nouveau programme national (NPNRU) a été renforcé en intégrant le piller «cadre de vie renouvellement urbain» dans les contrats de ville. D'autres formes d'interventions concourent au renouvellement urbain, c'est le cas notamment de certaines RHI, des opérations groupées d'amélioration de l'habitat et globalement de tous les dispositifs cités précédemment. 160
161 5. LES POLITIQUES PUBLIQUES PRIORITAIRES DE L ÉTAT DOIVENT REPONDRE A L ENJEU PRINCIPAL DE LA LUTTE CONTRE L HABITAT INDIGNE ET D EQUIPEMENTS DU TERRITOIRE POUR REPONDRE A LA PRESSION DEMOGRAPHIQUE 5.1. OBJECTIF OPERATIONNEL les politiques de soutien financier en matière d aménagement et de résorption de l habitat insalubre, les politiques d aide à la pierre, destinées à produire et/ou réhabiliter des logements sociaux ou à vocation sociale, les politiques de planification, qui encadrent l usage des sols pour optimiser la ressource foncière à destination des logements, des équipements publics et des activités économiques, dans un contexte de risques naturels importants, de biodiversité remarquable et d occupations illégales LUTTE CONTRE L HABITAT INDIGNE Conformément à l instruction interministérielle du 31 mars 2014, la lutte contre l habitat indigne est en cours de structuration au niveau communal et chaque commune devrait être dotée fin 2015 d un plan communal de lutte contre l habitat indigne (plan intercommunal pour Petite- Terre). Ce plan est construit et mis en œuvre dans le cadre d un comité de pilotage dédié à la lutte contre l habitat indigne, qui associe a minima l État (DEAL, ARS, DJSCS), le Département et la Commune concernée. L ensemble de ces plans est en cours d élaboration sur la base d engagements financiers de l État (Ligne Budgétaire Unique LBU BOP 123) datés de 2014 et Afin de ne pas multiplier les instances de gouvernance de niveau communal, il est proposé de faire du COPIL-PCLHI, le comité de suivi du pilier «cadre de vie et aménagement urbain» en y associant systématiquement les délégués du Préfet LE PLAN COMMUNAL DE LUTTE CONTRE L HABITAT INDIGNE (PCLHI) Ce plan a vocation à prioriser les interventions nécessaires sur la commune. Le PCLHI priorise les interventions à venir en fonction du niveau d urgence, des capacités réelles de la commune à porter financièrement et techniquement et des capacités annuelles de la LBU. Pour mémoire, la programmation des aides nouvelles en matière d opérations de résorption de l habitat insalubre est actée en Comité Technique Départemental des RHI, présidé par le Préfet, et ne peut donc pas être inscrite a priori dans les contrats de ville BESOINS EN LOGEMENT 161
162 La question des besoins en logements par commune pourra être reprise, analysée et travaillée par les intercommunalités en cours de construction. Le diagnostic du contrat de ville ne permet pas en effet d identifier de manière suffisante les besoins en logements, qui nécessitent une analyse complète des marchés de l habitat. L échelle de la commune n est pas pertinente techniquement pour traiter la question du logement et la compétence «logement-habitat» est habituellement dévolue aux intercommunalités. Un objectif générique de production de logements pourra être prévu. Il devra être conforme aux futurs Plans Locaux de l Habitat, dont l élaboration doit être programmée à l échelle intercommunale dès REVISION DES PLANS LOCAUX D URBANISME (PLU) Enfin, les projets de territoire qui constituent un pan important des contrats de ville pourront être mobilisés par les communes pour engager à moyen terme la révision générale de leurs Plans Locaux d Urbanisme (PLU), ce que la DEAL accompagnera au niveau technique. Dans la plupart des cas, l analyse de la commune est partagée quand elle signale dans le contrat de ville que son PLU est obsolète. Tous ont en effet vocation à être révisés de façon importante dans les prochaines années, mais dans un souci d économie de moyens humains et financiers, les communes devraient se garder d engager cette révision avant de disposer : des cartes d aléas (les Plans de Prévention des Risques Naturels sont une servitude qui s impose aux PLU), d une bonne visibilité sur l évolution du Schéma d Aménagement Régional (en maîtrise d ouvrage du Conseil Départemental) qui lui aussi s imposera aux PLU. 162
163 INGENIERIE, RESSOURCES HUMAINES, FORMATION 163
164 INGENIERIE, RESSOURCES HUMAINES, FORMATION CONTRIBUTION DE POLITIQUE DE LA VILLE / ETAT MISSION PROJET INGENIERIE, RESSOURCES HUMAINES, FORMATION Constat / Intention du projet de territoire Au cœur de la démarche du Contrat de Ville les moyens mobilisables en termes d ingénierie et de ressources humaines sont les garants de la réussite. OBJECTIF OPERATIONNEL - RENFORCER L EQUIPE PROJET : INGENIERIE, RESSOURCES HUMAINES, FORMATION Champ d actions L équipe d ingénierie «EQUIPE PROJET» est responsable de la mise en œuvre opérationnelle du contrat de ville sous la responsabilité d un élu désigné pour la mandature et de l équipe interministérielle. Au service d un contrat commun à l ensemble des signataires, elle occupe la fonction de chef d orchestre : l équipe projet co-construit les projets partenariaux en accord avec les orientations validées en Comité de Pilotage, l équipe projet doit être en appui des porteurs projets et des instances de participation citoyenne, l équipe projet s assure de la mobilisation effective du droit commun, l équipe projet assure la gestion et le respect des échéances contractuelles (proposition de priorisation et mise en œuvre de la programmation, saisie des dossiers et des bilans, suivi des engagements financiers, réalisation des protocoles d évaluation, gestion des archivages papier et électroniques des données du Contrat de Ville). Mobilisation des dispositifs de droit commun : chef de projet politique de la ville adulte(s) relais, médiateurs. animateur, coordonnateur CLS, animateur, coordonnateur CLSPD, animateur, coordinateur de champs thématique, emplois aidés. Moyens humains élus, équipe de la collectivité, équipe interministérielle. Moyens financiers co-financement Collectivité / Etat, partenariat privé. Résultats attendus voir fiche de poste actualisées annexées au Contrat de Ville. Items d évaluation voir fiche de poste actualisées, annexées au Contrat de Ville. 164
165 THEMATIQUES TRANSVERSALES JEUNESSE EGALITE FEMME/HOMME LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS 165
166 THEMATIQUES TRANSVERSALES EGALITE FEMME / HOMME - DRDFE Constat / Intention du projet de territoire : Egalité réelle entre les femmes et les hommes OBJECTIF OPERATIONNEL : ŒUVRER POUR L EGALITE ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES Publics cible Le plan régional stratégique pour l égalité entre les femmes et les hommes défini pour le territoire un certains nombres d action en prenant en compte les réalités du territoire (phénomènes, culturels, religieux et sociaux). Le plan agit au travers de 4 axes d interventions : l accès des femmes aux postes à responsabilité à travers des formations à la prise de poste, des actions de sensibilisation dans les villages au sein des associations de femmes, l égalité professionnelle avec la mise en place des dispositifs non encore applicable sur le territoire, des actions pour diversifier les choix d orientation des jeunes filles et pour promouvoir la mixité des métiers. Soutien à l entrepreneuriat féminin dans un territoire ou le chômage des femmes est très important, l égalité en droits et dignité : accès aux droits, accès à la santé, lutte contre les violences intrafamiliales avec la réalisation de scénettes s inspirant de situations locales, la mise en place d actions collectives, la lutte contre la prostitution, la conciliation des temps de vie : promotion de la pratique sportive, accueil des jeunes enfants. Ces actions s appuient sur des acteurs et structures de proximité du territoire Acteurs mobilisés Mobilisation des dispositifs de droit commun : plan régional stratégique pour l égalité entre les femmes et les hommes à Mayotte, État et organismes le protocole départemental de lutte contre les violences faites aux femmes, associés le plan d action régional pour l entrepreneuriat au féminin, (délégation régionale aux droits la convention régionale pour l éducation et le respect entre les filles et les garçons à l école. des femmes, DIECCTE, Vicerectorat) Moyens humains : Déléguée Régionale aux Droits Des Femmes. Moyens financiers Commune BOP 137, Conseil Départemental 976 Cofinancement public et privé. Partenaires associatifs départementaux Résultats attendus L égalité entre les hommes et les femmes, la démarche proposée se construit à partir de quatre étapes : Partenaires associatifs locaux encourager une approche intégrée de l'égalité femmes-hommes dans l élaboration du contrat de ville nouvelle génération, objectiver les inégalités par la production de données sexuées, développer un plan d actions, évaluer les actions mises en œuvre. Items d évaluation Amélioration de la condition des femmes à Mayotte : nombre de plaintes déposées, nombre de filles dans les filières dites masculines, nombre de femmes dans les postes à responsabilité, 166
167 nombre d entreprises créées par des femmes. Échéances de réalisation et d évaluation à réfléchir ou à mettre en œuvre d ici la clause de revoyure, à mettre en œuvre d ici la fin du contrat. Références et annexes Cadre de référence «Egalité femmes-hommes dans les Contrats de Ville Nouvelle Génération» Convention triennale d objectifs pour les quartiers populaires entre le ministère du Droit des femmes et le ministère délégué à la Ville - mai 2013 Egalité et citoyenneté, la République en acte (réunion interministérielle du 6 mars 2015) thematiques transversales lutte Contre les discriminations defenseur des droits Constat / Intention du projet de territoire : existence de comportements discriminatoires sur le territoire de Mayotte, notamment sur la problématique égalité H/F, Emploi et Handicap, manque de connaissance du cadre légal des discriminations à Mayotte, comment les reconnaitre, s en protéger en tant que victime, connaitre le risque juridique en tant qu employeur public ou privé. OBJECTIF OPERATIONNEL : MEILLEURE CONNAISSANCE DES PROBLEMATIQUES LIEES AUX DISCRIMINATIONS, MEILLEUR ACCES AU DROIT Publics cible Les élus, les relais associatifs, les agents publics, le grand public, les jeunes. Collégiens, lycéens, jeunes, parents Champ d actions 1 er projet : Mise en place d actions de sensibilisations en groupes de personnes : 5 à 6 sessions en une semaine, Sujets abordés : rappel du cadre légal des discriminations, en particulier sur les champs suivants : égalité H/F, handicap et emploi public et privé, des exemples, des cas pratiques, Durée : variable selon les publics : élus : 2H, une demi-journée, une journée si besoin pour les cadres privés et agents publics. 2 ème projet : mise en place des JADE Egalité : Jeunes Ambassadeurs de Droits auprès des Enfants sur le thème de l égalité Recrutement et formation de deux jeunes en service civique sur une durée de 12 mois pour sensibiliser les jeunes (collégiens et lycéens) (et parents) à la question des discriminations, et notamment la question égalité H/F. Acteurs mobilisés Mobilisation des dispositifs de droit commun 1er projet : Le défenseur des droits (services de la justice, DRDFE), Intercommunalité 2ème projet : CEMEA, DJSCS, SPCSJ, Vice Rectorat. Commune Moyens humains État et organismes associés 1 er projet : Une personne minimum (Conseiller technique du DDD), possibilité de Conseil mobiliser un autre agent du DDD sur des questions spécifiques (exemple sur le Départemental 976 handicap), Partenaires 2 ème projet : (4 personnes) formation des JADE par le Défenseur des droits (2 associatifs personnes, suivi par le délégué du Défenseur des droits et un tuteur des CEMEA). départementaux Résultat attendus 167
168 Partenaires associatifs locaux Références et annexes La lutte contre les discriminations et la mise en œuvre du plan territorial de lutte contre les discriminations (PTLCD) : les diagnostics territoriaux (renforcer l analyse des besoins et identifier les enjeux pour le territoire), la formation des acteurs locaux (développer la qualification des acteurs locaux), les plans territoriaux de lutte contre les discriminations (définir au niveau local des programmes d actions), l accompagnement des acteurs à la mise en œuvre (favoriser la mise en œuvre des préconisations établies à la suite d un diagnostic). Moyens financiers 1er projet : formateur pris en charge par le Défenseur des droits (reste à trouver et éventuellement financer les lieux de formation), 2ème projet : à définir avec les CEMEA. Cadre de référence «Lutte contre les discriminations au sein de la politique de la ville» Egalité et citoyenneté, la République en acte (réunion interministérielle du 6 mars 2015) Mettre la laïcité et la transmission des valeurs républicaines au cœur de la mobilisation de l École Thematiques transversales jeunesse politique de la ville / etat Constat / Intention du projet de territoire : comité interministériel de la jeunesse - 47 mesures pour une politique de jeunesse nouvelle génération (déclinaison de ces 47 mesures pour le département de Mayotte DJSCS) OBJECTIFS OPERATIONNELS : privilégier le droit commun pour tout ce qui concerne l accès aux droits communs des jeunes aux droits sociaux, pour en finir avec l empilement de mesures dérogatoires et illisibles, favoriser l autonomie des jeunes et la sécurisation de leurs parcours dans leur globalité, lutter contre les inégalités et les discriminations, encourager la participation des jeunes dans le débat public et rendre effective la coconstruction des politiques publiques. Publics cible Aide à la résolution des constats suivants créer un service public d information, d accompagnement et d orientation qui réponde à la diversité des besoins des jeunes, promouvoir la réussite de tous les jeunes en luttant contre le décrochage, améliorer la santé des jeunes et favoriser l accès à la prévention et aux soins, faciliter l accès des jeunes au logement, favoriser l accès à l emploi des jeunes, sécuriser les parcours d insertion sociale et professionnelle des jeunes, favoriser le parcours de réinsertion des jeunes détenus ou faisant l objet d une mesure judiciaire, favoriser l accès des jeunes aux sports, à l art, à la culture et à une offre audiovisuelle et numérique de qualité, 168
169 Acteurs mobilisés État et organismes associés (délégation régionale aux droits des femmes, DIECCTE, Vicerectorat) Commune Conseil Départemental 976 développer la culture numérique et l accès des jeunes aux nouveaux métiers de l Internet, accroître et diversifier la mobilité européenne et internationale des jeunes, promouvoir et valoriser l engagement des jeunes, renforcer la représentation des jeunes dans l espace public, conforter le lien entre les institutions et les jeunes et lutter contre les discriminations. Mobilisation des dispositifs de droit commun La question de la jeunesse devra être traitée au travers de quatre principaux axes de travail, détaillés dans le cadre de référence : l'information des jeunes, la mobilité, l'engagement des jeunes, la co-construction avec les jeunes (dynamique des Comité de Jeunes initiée à Mayotte depuis 2013). Enfin, le dispositif Ville Vie Vacances (VVV), cofinancé par le programme 147, doit être également mobilisé. Partenaires associatifs départementaux Partenaires associatifs Annexes et références : locaux Cadre de référence «La Jeunesse, une priorité transversale» Comité interministériel de la jeunesse - 47 mesures pour une politique de jeunesse nouvelle génération (déclinaison de ces 47 mesures pour le département de Mayotte DJSCS) 169
170 VI. Gouvernance et pilotage La politique de la ville est dans son essence même partenariale. Le contrat de ville traduira encore plus fortement cette ambition, en convoquant l ensemble des acteurs concernés à se mobiliser autour d un projet de territoire partagé. Le dispositif mis en place est conçu pour : construire une politique forte, qui assure la cohérence du projet d ensemble et qui garantit son accomplissement dans le temps, organiser le pilotage aux différentes échelles de territoires, mettre en cohérence les programmes d actions publiques, avec la volonté d associer les politiques sectorielles dans des démarches de projet, de mobiliser les dispositifs et les crédits de droit commun au bénéfice des territoires prioritaires, coordonner les acteurs et animer l ingénierie de projet, favoriser les échanges d expériences et développer l innovation, organiser l évaluation des actions conduites au regard des objectifs du contrat de ville. L ensemble des communes composant l Intercommunalité du sud de Mayotte n ayant pas souhaité déléguer la compétence «politique de la ville», le contrat de ville sera alors piloté à Chirongui par la Ville. En fonction des projets de territoires des communes constituant l Intercommunalité du Sud, des réflexions et/ou projets sur des thématiques spécifiques pourront être menées à l échelle des quatre communes après accord des assemblées délibérantes communales et intercommunale. 1. LE COMITE DE PILOTAGE Conformément à la loi n du 21 février 2014 de Programmation pour la Ville et la Cohésion Urbaine, et notamment son Titre III Ch. II - Art. 6 : «Une instance de pilotage est instituée en vue de l élaboration, de la mise en œuvre et de l évaluation du contrat de ville. Son organisation et son fonctionnement sont précisés par les signataires du contrat de ville». Il s agit de mettre en place un pilotage conjoint État commune et une gouvernance partenariale adaptée assurant une mobilisation large des acteurs Missions le comité de pilotage pilote et valide les enjeux territoriaux et les orientations stratégiques, le comité de pilotage définit la programmation des actions du Contrat de Ville en lien avec la mobilisation du droit commun, 170
171 le comité de pilotage précise les modalités de suivi et d évaluation des objectifs opérationnels, des engagements de droit commun et des actions du Contrat de Ville, le comité de pilotage mobilise les moyens techniques, humains et financiers nécessaires et suffisants à la bonne réalisation du contrat, le comité de pilotage garantit la bonne diffusion de l information sur le fonctionnement et les résultats du contrat de ville Composition Le comité de pilotage, co-présidé par le Préfet (ou son représentant) et par le Maire (ou son représentant), est composé comme suit : Commune - Le Maire ou son représentant élu Intercommunalité - Le Président de l Intercommunalité ou son représentant élu Collectivité départementale - Le Président du Conseil Départemental ou son représentant élu et les Conseillers Départementaux élus du canton Etat - Le Préfet ou son représentant et ses services (Délégation à la Politique de la Ville et la Délégation aux Droits des Femmes et à l Egalité), - Le Vice-Recteur ou son représentant, - Les chefs de services déconcentrés de l État ou leurs représentants (référents Politique de la Ville). Habitants - Deux habitants par Conseil Citoyens - Une représentation du Comité de Jeunes JUSTICE - Le Président du TGI, président du CDAD ou son représentant, - Le Procureur ou son représentant. Organismes Associés - Le Directeur de l Agence Régionale de Santé ou son représentant, - Le Directeur du Pôle Emploi ou son représentant, - Le Président de la Mission Locale ou son représentant, - Le Directeur de la Caisse de Sécurité Sociale de Mayotte ou son représentant, - Les présidents des chambres consulaires (CCI, CMA, CAPAM) ou leurs représentants, - Le Président de la Caisse des Dépôts et Consignations ou son représentant, - Le Président du Conseil Economique et Social ou son représentant, - Le Président du Conseil de la Culture, de l Education et de l Environnement (CCEE) ou son représentant, 171
172 - Les Présidents des syndicats intercommunaux ou leurs représentants. Bailleurs Sociaux - Le Président de la SIM ou son représentant Associations - Le Centre de Ressources de Mayotte - TAMA - Les CEMEA - Les Naturalistes - L ACFAV Les membres de la structure locale d'évaluation chargée de mesurer et d'évaluer les résultats du Contrat de Ville seront présents au Comité de Pilotage. Sur invitation, d autres acteurs, contribuant au contrat de ville, pourront être associés en cas de besoin Modalités de fonctionnement La délibération n 48/2015 du 23 mai 2015 autorise le Maire à signer le contrat de ville et tous les documents afférents au contrat 62. Le siège du comité de pilotage est la Ville de Chirongui, un autre lieu peut être proposé sous réserve de l accord des co-présidents. Le comité de pilotage se réunit au moins une fois par semestre pour : - définir les orientations, objectifs et programmations, - valider les différents plans d actions, après un travail de synthèse effectué par le comité technique défini ci-dessous, - suivre l état d avancement des actions partenariales inscrites au Contrat de Ville Invitation La date et l ordre du jour du comité de pilotage sont décidés conjointement par le Maire et le Préfet sur un créneau qui favorise la participation des habitants. L invitation est envoyée par courrier électronique au moins 15 jours avant la date de la séance (en s assurant de la disponibilité des co-présidents en amont) Déroulement de la séance Le Maire et le Préfet ou leurs représentants président le comité de pilotage. Ils ouvrent et clôturent la séance. 62 Annexe 6 délibération n 48/2015 Signature du Contrat de Ville 172
173 L animation de la séance est menée par l équipe projet qui : - Distribue la parole - Veille à une distribution équitable du temps de parole - Veille à ce que tous les points inscrits à l ordre du jour soient abordés Prise de décision - Les décisions sont prises à l issue de la présentation du point d ordre du jour et d un débat. - Suite aux différents échanges et débats, le président de séance demande à l assemblée la validation ou non de la proposition exposée Relevé de décision Un relevé de décision de chaque séance sera réalisé par l équipe d ingénierie et transmis par courrier électronique à l ensemble des membres du Comité de pilotage et du Comité technique après validation du Maire et du Préfet. Une vigilance particulière sera apportée à sa bonne diffusion auprès des Conseils citoyens et du Comité de Jeunes. Il sera disponible en Mairie. 2. COMITE TECHNIQUE ET GROUPES DE TRAVAIL La mise en œuvre concrète du contrat de ville s articule autour de plusieurs instances et structures à vocation opérationnelle : - le Comité technique, qui est chargé de mettre en œuvre le contrat de ville à partir des décisions prises en Comité de pilotage - les groupes de travail thématiques qui sont des émanations du Comité technique élargi aux acteurs concernés sur le territoire dans le cadre de leurs engagements 2.1. Le Comité technique Le Comité technique est mis en place conjointement au comité de pilotage. Il est co-animé par la collectivité et l Etat. Il regroupe les techniciens des différentes composantes du comité de pilotage 63 ainsi que les représentants des associations partenaires et des habitants. Les missions du Comité technique se concentrent autour de la bonne exécution des décisions prises en Comité de pilotage. Il se nourrit des propositions formulées en groupes de travail thématiques. 63 Cf. la composition du Comité de pilotage décrite ci-dessus, qui précise la liste des signataires. 173
174 - Il assure la mise en œuvre opérationnelle du contrat de ville sur les décisions du comité de pilotage - Il est chargé d émettre des propositions au comité de pilotage - Il rend compte de la bonne réalisation du contrat de ville auprès du comité de pilotage - Il organise les différents groupes de travail thématiques des trois piliers du contrat de ville - Il synthétise et met en cohérence les propositions d enjeux et d orientations des groupes de travail Le Comité technique se réunit chaque semestre en séance ordinaire en Mairie de Chirongui (ou un lieu peut être proposé sous réserve de l accord de l Etat et de la collectivité), et autant que de besoin en séance extraordinaire. La date et l ordre du jour du comité technique sont décidés conjointement par la Commune et l Etat sur un créneau qui favorise la participation des habitants. L invitation est envoyée par courrier électronique au moins 15 jours avant la date de la séance. Un relevé de décision de chaque séance sera réalisé par l équipe d ingénierie et transmis par courrier électronique à l ensemble des membres du Comité de pilotage et du Comité technique. Une vigilance particulière sera apportée à sa bonne diffusion auprès des Conseils citoyens et du Comité de Jeunes. Il sera disponible en Mairie Les groupes de travail thématiques 64 Des groupes de travail thématiques sont créés pour chacun des piliers du contrat : Cohésion sociale, Cadre de vie et renouvellement urbain, Développement économique-emploi en intégrant les axes transversaux du Contrat de Ville (jeunesse, égalité homme-femme, lutte contre les discriminations). Ils seront constitués en appui, auprès du comité technique, au plus près des territoires, pour toute la durée du contrat, afin d impliquer les acteurs concernés dans l élaboration, le suivi et l évaluation du contrat de ville. Il s agit d élaborer pour chaque thématique : un diagnostic, des objectifs à atteindre à l échéance du contrat qui se traduiront par un plan d actions actualisé chaque année. Les différents groupes thématiques définiront pour chaque orientation ou objectif stratégique un plan d actions actualisable annuellement et formaliseront les engagements de droit commun permettant d y répondre. Au-delà des membres du Comité technique, ces groupes de travail associeront les acteurs de droit commun concernés par la thématique 65. Chaque groupe thématique se réunira au 64 Après la signature du contrat de ville chaque signataire devra préciser les référents mobilisés dans les différents groupes de travail. 65 L identification des acteurs sera opérée après la signature du contrat, lorsque les enjeux auront été collectivement validés. 174
175 minimum 2 fois par an et autant de fois que nécessaire sur invitation envoyée par l équipe d ingénierie qui sera également chargée d animer les temps de travail. Un relevé de décision de chaque séance sera réalisé par l équipe d ingénierie et transmis par courrier électronique à l ensemble des membres du Comité de pilotage et du Comité technique. Une vigilance particulière sera apportée à sa bonne diffusion auprès des Conseils citoyens et du Comité de Jeunes. Il sera disponible en Mairie. 3. LA PARTICIPATION CITOYENNE ET L IMPLICATION DES HABITANTS 3.1. Les conseils citoyens La politique de la ville ne peut être pensée et déployée sans les habitants des territoires prioritaires auxquels elle est destinée. Le principe de co construction avec les habitants et plus largement les acteurs de proximité sera la condition de réussite du contrat de ville aux différentes étapes de celui-ci. Que ce soit à partir d instances constituées formellement, comme les conseils citoyens ou encore le comité de jeunes, c est une approche qui met l habitant du village prioritaire au cœur de son projet que le contrat de ville de Chirongui veut défendre, mais surtout permettre. La population des trois villages a été sollicitée à chaque étape de l élaboration du contrat de ville. Elle a été mobilisée au cours de plusieurs réunions territoriales réalisées dans chaque village. Cette démarche a, par ailleurs, permis de sensibiliser les habitants à la création d un conseil citoyen. Ainsi les habitants mobilisés au cours de ces rencontres ont pu constituer un embryon de participation, base du futur conseil citoyen Principes et missions du conseil citoyen Les principes généraux qui guident l action des conseils citoyens sont inscrits dans la loi n du 21 février 2014 de programmation pour la ville et la cohésion urbaine. La loi stipule qu un conseil citoyen est mis en place dans chaque quartier prioritaire de la politique de la ville sur la base d un diagnostic des pratiques et des initiatives participatives. Ces conseils citoyens sont associés à l élaboration, à la mise en œuvre et à l évaluation des contrats de ville. Des représentants du conseil citoyen participent à toutes les instances de pilotage du contrat de ville, y compris celles relatives aux projets de renouvellement urbain. Un conseil citoyen est un espace d initiatives partagées par des personnes présentes en tant que représentants d associations, acteurs du territoire (institutions, acteurs économiques) et habitants des villages prioritaires, un espace de dialogue et d interpellation des partenaires de la politique de la Ville, et un espace d élaboration et de construction de projets ; 175
176 Il est autonome (capacité d auto-animation, auto saisine et auto production d avis ou de projets) et libre de son fonctionnement tout en respectant le cadre de la loi et du contrat de Ville ; C est une instance ouverte et fluide qui se donne les moyens de son propre renouvellement et de la mobilisation d autres habitants selon les questions traitées ; Les conseils citoyens sont associés, en tant que tel ou dans une forme de préfiguration, à l élaboration, à la mise en œuvre, au suivi et à l évaluation du contrat de ville en cohérence avec le projet de territoire ; Il y a un conseil citoyen dans chaque village prioritaire, soit trois conseils citoyens pour la commune de Chirongui Mode d organisation de chaque conseil citoyen Le mode d organisation est inscrit dans une charte écrite et validée par les membres du conseil citoyen. Cette charte est signée par la commune. Par cette signature, la mairie reconnaît officiellement le conseil citoyen comme un interlocuteur à part entière de la mairie ; Le conseil citoyen désigne des représentants qui participent aux instances de pilotage du contrat de Ville ; Ces représentants peuvent être renouvelés tous les ans ; Le conseil citoyen peut travailler sur tout sujet de la politique de la Ville ou tout sujet d importance pour le village prioritaire ; Il peut être organisé des temps d échange et de travail commun entre les trois conseils citoyens de Chirongui ; Une fois par an au minimum (avant la rencontre du comité de pilotage), la commune de Chirongui présente aux conseils citoyens un bilan des actions engagées localement, au sein des villages prioritaires ; Le conseil citoyen est accompagné, s il en exprime le besoin, par l adulte relais de la commune. Il peut également faire appel à des formateurs et à des experts extérieurs afin de mieux s approprier certains enjeux ou dispositifs et ainsi mieux remplir son rôle. Ce mode d organisation est évolutif. Ces propositions constituent un point de départ et visent à garantir les principes du conseil citoyen évoqués précédemment. La charte du Conseil Citoyen sera, une fois élaborée et validée, annexée au présent Contrat de Ville. Elle fixera 176
177 précisément les modalités de fonctionnement et le rôle des Conseils citoyens des villages prioritaires de Chirongui. Chaque conseil citoyen qui annexera sa charte à ce présent contrat de ville recevra un soutien de la part des signataires. Les «fonds de participation des habitants» pourront être mobilisés par les conseils citoyens Le Comité jeunes En tant qu instance de participation citoyenne, le Comité Jeunes est, à l instar du conseil citoyen, associé dans toutes les instances du contrat de ville. Le Comité Jeunes est un espace de parole, de débats, de rencontre, de concertation, d interpellation et d apprentissage sur les sujets choisis par les jeunes, mais aussi des lieux d écriture et de réalisation de projets citoyens et collectifs. Le Comité Jeunes de la commune de Chirongui est animé et encadré par la commune et accompagné par la ligue de l enseignement mais les projets développés sont portés par les jeunes. Ce dispositif permet de regrouper de manière représentative les jeunes 14 ans à 25 ans de la commune, pour favoriser les échanges et être un levier à l apprentissage de la citoyenneté. Le comité jeunes est un lieu d expression de la citoyenneté, des actions de sensibilisation seront mises en place comme la présentation des rôles et mission des différentes institutions, sur leurs droits et devoirs Cela permettra de former des jeunes citoyens actifs et conscients des enjeux qui se posent sur une commune mais également de créer un lien privilégié avec les élus afin qu ils soient entendus sur leurs propositions. Aussi, le comité jeunes peut permettre d améliorer la communication à destination de ce public, ces jeunes peuvent être relais des autres jeunes de la commune pour faire passer des informations sur les actions développées par la mairie mais également d intervenir et d émettre des propositions pour l élaboration de projets sur la commune, qu ils concernent les jeunes ou pas. Les rencontres du comité jeunes se font en moyenne une fois tous les mois ou tous les mois/demi. Toutefois, cela n empêche pas le comité de se réunir en dehors de ce créneau Soutien au développement associatif Dans le cadre des orientations du CGET, pour 2015, sur la mise en œuvre des mesures de la réunion interministérielle relative à l égalité et à la citoyenneté du 6 mars 2015, trois priorités sont définies : le développement du fonds de participation des habitants, 177
178 le soutien aux actions de proximité portées par des associations locales, le renforcement des moyens consacrés aux associations les plus structurantes, notamment celles avec lesquelles sont signées des conventions pluriannuelles d objectifs (CPO). Le développement des Fonds de Participation des Habitants (FPH) Le FPH apporte un soutien, dans un cadre simple, rapide et adapté, aux besoins qui s expriment sur le terrain et aux initiatives portées par les habitants, organisés en association ou collectif. Les «fonds de participation des habitants» pourront être mobilisés par les conseils citoyens. Soutien aux associations locales Il s agit de renforcer la qualité des projets portés par les associations de proximité et de faire émerger de nouveaux projets visant à promouvoir la citoyenneté, à soutenir des actions qui valorisent les valeurs républicaines, l engagement citoyen, la prévention de la radicalisation, la tolérance, le débat entre les habitants des différents quartiers, la fraternité, la mixité et l égalité entre les femmes et les hommes. 178
179 4. INGENIERIE ET RESSOURCES HUMAINES Au cœur de cette démarche, les moyens mobilisables en termes d ingénierie et de ressources humaines sont les garants de la réussite Ingénierie communale L équipe d ingénierie «EQUIPE PROJET» est responsable de la mise en œuvre opérationnelle du contrat de ville sous la responsabilité du Maire de Chirongui. Au service d un contrat commun à l ensemble des signataires, elle occupe la fonction de chef d orchestre : l équipe projet anime les instances formelles du contrat de ville (Comité de pilotage, Comité technique, groupes de travail) l équipe projet co-construit les projets partenariaux en accord avec les orientations validées en Comité de Pilotage, l équipe projet doit être en appui des porteurs projets et des instances de participation citoyenne, l équipe projet s assure de la mobilisation effective du droit commun, l équipe projet assure la gestion et le respect des échéances contractuelles (proposition de priorisation et mise en œuvre de la programmation, saisie des dossiers et des bilans, suivi des engagements financiers, réalisation des protocoles d évaluation, gestion des archivages papier et électroniques des données du Contrat de Ville). Pour décliner cette ambition, une «Equipe Projet» sera composée : - D un chef de projet politique de la ville 66 : susceptible d'être cofinancé par l'état pendant 12 mois - D adulte-s Relais des territoires de la Nouvelle Géographie Prioritaire (NGP) assureront la présence de la Collectivité et de l État 67 : en déployant les dynamiques de médiation sociale, en animant la participation des Conseils Citoyens - D un coordonnateur du Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance 68. Les coordonnateurs de CLSPD peuvent être pris en charge par l Etat dans le cadre du dispositif des contrats aidés. - De médiateurs du Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance Voir annexe 7 fiche de poste du chef de projet politique de la ville 67 Voir annexe 8 fiche de poste de l adulte relais 68 Voir annexe 9 fiche de poste du coordonnateur CLSPD 69 Voir annexe 10 fiche de poste des médiateurs CLSPD 179
180 - D un animateur citoyenneté du Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance 70 Sur l'ensemble des postes financés ou cofinancés, la règle de co-gestion des moyens humains prévaudra et conditionnera l'inscription dans le dispositif. Cela s'appliquera : à la définition de la fiche de poste au moment du recrutement lors de la gestion RH pendant la vie du contrat lors de l évaluation de l agent. La qualification requise, la spécialisation et la formation des professionnels contribueront à une meilleure réussite des actions engagées. Les signataires s accordent pour faire de la supervision, de l évaluation et de la formation des acteurs professionnels un objectif fort de ce contrat Ingénierie des services de l Etat L Etat organise ses services autour de trois outils : des référents Politique de la Ville désignés par service déconcentré de l État et organismes associés, d une équipe restreinte de l État, placée sous l autorité du Préfet ou de son représentant, composée de la DJSCS, de la DEAL, de la DIECCTE, de la DAC, de la DRDFE et de la DPV, Une équipe interministérielle élargie comprenant les différents services déconcentrés de l État, le Président du TGI et le Procureur de la République, le Vice-Recteur, le DDSP, le COMGEND, le DPJJ, le SPIP, le SGAR, les délégués du préfet et les organismes associés (Pôle emploi, Mission Locale, l ARS, la CSSM). 70 Voir annexe 11 fiche de poste de l animateur citoyenneté du CLSPD 180
181 VII. Evaluation et vie du contrat de ville Le Contrat de Ville de la commune de Chirongui mobilise, plus que jamais, un grand nombre d organisations et d acteurs locaux au service d une ambition commune : la recherche de cohésion sociale, la réduction des inégalités socio-économiques dans une approche territorialisée (au bénéfice de quartiers, villages, déclarés prioritaires). Même s il apporte quelque assurance sur la pertinence de l intervention publique (coordination, mutualisation, complémentarité), ce cadre partenarial rend plus complexe l élaboration et la mise en œuvre du Contrat de Ville ; et invite donc à soigner l approche évaluative du dispositif. Il est admis que l évaluation du Contrat de Ville ne doit pas se réduire à une collecte d informations ou à un verdict rendu après-coup. Il est donc prévu de définir le processus qui permettra la production de connaissances sur ce qui est fait ; la formulation d avis critiques et la mise en débat de ces jugements ; les décisions qui en découleront pour, chemin faisant, améliorer l action publique. La multiplicité des méthodes d évaluation applicables au Contrat de Ville invite à en choisir une qui sera la plus adaptée au contexte local et aux moyens mobilisables pour que l évaluation ne se limite pas à une intention. La méthode retenue devra décrire les équilibres recherchés dans les diverses dimensions de l évaluation 71 : - La réalisation, les résultats obtenus (grâce au socle d indicateurs communs définis) ; les impacts ou effets produits (grâce aux indicateurs bâtis spécifiquement) pour les actions inscrites au Contrat de Ville, qu elles relèvent du droit commun comme des financements spécifiques - L observation (grâce aux indicateurs de contexte retenus) qui servira à mesurer les réalités sociales et leurs évolutions (conditions de vie des habitants à diverses échelles territoriales) En plus de la méthode, le dispositif d évaluation (ou référentiel), permettra aussi de préciser : - La finalité et les objectifs de l évaluation - Les instances politique / technique légitimes pour l évaluation du Contrat de Ville et la «structure 72» chargée de conduire les travaux évaluatifs 71 La méthodologie appliquée et le socle d indicateurs à renseigner s appuiera, autant que faire se peut, sur les attendus (non diffusés à ce jour) de l Observatoire National de la Politique de la ville créé fin janvier Suivant la formulation utilisée dans la Loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine du 21 février 2014 et des documents de références produits par le CGET. 181
182 - Les questionnements évaluatifs ou objets à évaluer : La spécificité de la Politique de la ville, depuis son origine, est de rechercher une autre manière de conduire l action publique. A cet égard et en parallèle à la mesure des évolutions contextuelles et des programmes d actions, les modalités de fonctionnement du Contrat de Ville pourront aussi être évaluées. A titre d exemple, le mode de gouvernance, la simplification des procédures, les dynamiques participatives voire la prise en compte de la parole des habitants dans les décisions liées au Contrat, pourraient également faire l objet d un suivi-évaluation. - La manière de rendre compte de ces diverses connaissances produites : Temporalité, modalités de partage des bilans-évaluations annuels (notamment avec les Conseils citoyens), diffusion locale et transmission à l Observatoire National de la Politique de la ville - Le dispositif servira également à préciser le «comment faire», c est-à-dire, les outils de suivi à bâtir pour concrétiser la démarche évaluative et les critères retenus pour les analyses (efficacité, efficience, cohérence ). Le système de suivi-évaluation servira, in fine, à montrer comment les inégalités territoriales ont évoluées et si (et dans quelle mesure) le Contrat de Ville a contribué à réduire ces inégalités. L ambition est de taille et mérite que le référentiel d évaluation fasse l objet d un soin particulier. Pour cette raison et compte tenu des contraintes de calendrier pour l élaboration des Contrats de Ville à Mayotte, la commune de Chirongui a décidé de produire le dispositif d évaluation complet courant du second semestre Il constituera, après validation en Comité de pilotage, une des annexes du Contrat de Ville. Toutefois, les premiers critères qui peuvent d ores et déjà être énoncés sont ceux du suivi de l évolution de l indicateur synthétique arrêté pour permettre le classement des villages prioritaires, à savoir : - Population du village prioritaire - Proportion de personnes sans emploi dans la population des ans - % des non diplômes dans la population de + de 15 ans - Proportion des logements à l'intérieur desquels il n'y a pas d'accès à l'eau courante dans l'ensemble des logements - Proportion des logements non équipés en électricité dans l ensemble des logements - Proportion des logements classés dans la catégorie des habitations de fortunes, lors du dernier recensement de la population dans l'ensemble des logements Village de Poroani Pop village Part village dans la commune 30,0% 73 INSEE RGP
183 Sans accès à l'électricité (Proportion des logements non équipés en électricité dans l ensemble des logements) 8,4% Sans accès à l'eau (Proportion des logements à l'intérieur desquels il n'y a pas d'accès à l'eau courante dans l'ensemble des logements) 26,1% Habitation fortune (Proportion des logements classés dans la catégorie des habitations de fortunes, lors du dernier recensement de la population dans l'ensemble des logements) 17,1% Sans diplôme (% des non diplômés dans la population de + de 15 ans) Sans emploi (Proportion de personne sans emploi dans la population des ans) 75,3% 73,6% Village de Miréréni Pop village 966 Part village dans la commune 12% Sans accès à l'électricité (Proportion des logements non équipés en électricité dans l ensemble des logements) 12% Sans accès à l'eau (Proportion des logements à l'intérieur desquels il n'y a pas d'accès à l'eau courante dans l'ensemble des logements) 55,2% Habitation fortune (Proportion des logements classés dans la catégorie des habitations de fortunes, lors du dernier recensement de la population dans l'ensemble des logements) 47% Sans diplôme (% des non diplômés dans la population de + de 15 ans) Sans emploi (Proportion de personne sans emploi dans la population des ans) 73,5% 82,1% 74 INSEE RGP
184 Village de Chirongui Pop village Part village dans la commune 20,0% Sans accès à l'électricité (Proportion des logements non équipés en électricité dans l ensemble des logements) 10,3% Sans accès à l'eau (Proportion des logements à l'intérieur desquels il n'y a pas d'accès à l'eau courante dans l'ensemble des logements) 19,6% Habitation fortune (Proportion des logements classés dans la catégorie des habitations de fortunes, lors du dernier recensement de la population dans l'ensemble des logements) 23,1% Sans diplôme (% des non diplômés dans la population de + de 15 ans) Sans emploi (Proportion de personne sans emploi dans la population des ans) 74,5% 67,3% Conformément à la Loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine (n ) du 21 février 2014 : Article 5 «Dans les départements et collectivités d'outre-mer, il est procédé, si la rapidité des évolutions observées le justifie, à cette actualisation tous les trois ans.» Article 6 «Ils sont actualisés tous les trois ans si la rapidité des évolutions observées le justifie» Le contrat de ville de Chirongui pourra faire l objet d une révision en Le comité de Pilotage valide la révision du Contrat de Ville tel que le prévoit les articles 5 et 6 de la loi du 21 Février INSEE RGP
185 VIII. Engagement des partenaires L État et ses établissements publics, la commune de Chirongui, le département, ainsi que les autres acteurs institutionnels (organismes de protection sociale, acteurs du logement, acteurs économiques) et l ensemble de la société civile, en particulier les associations et les habitants des quartiers prioritaires, sont parties prenantes de la démarche contractuelle à chacune de ses étapes. L ensemble des partenaires du contrat de ville s engage à : mobiliser les moyens humains, matériels et financiers pour la mise en œuvre des programmes annuels d actions du contrat de ville par un fléchage précis des interventions au bénéfice des habitants des villages classés prioritaires œuvrer pour un dialogue de gestion renforcé, mettre à disposition toute donnée ou évaluation communicable dès lors que ces informations sont susceptibles de favoriser le déploiement pertinent des politiques en faveur des villages prioritaires, accompagner la création d un fonds dédié au financement de micro-projets dans les quartiers, avec des procédures administratives simplifiées et des arbitrages communs, soutenir la vie associative, assurer la co-construction du contrat de ville avec les habitants des quartiers prioritaires, positionner, de manière stratégique, le Conseil Citoyen auprès des acteurs et instances institutionnels, pour que la parole des habitants, soit légitimée et prise en compte, assurer la représentation de sa structure aux différentes instances. Les financeurs s engagent : à assurer la mobilisation prioritaire du droit commun des collectivités territoriales (CD, EPCI et communes), et de l Etat et des organismes associés, à assurer la mobilisation des moyens et outils du droit commun des collectivités territoriales et de l'etat préalablement à toute mobilisation de crédits spécifiques de la politique de la ville (programme 147, ANRU, ), à assurer le déploiement et le co-financement Collectivité Etat de ressources humaines et d une ingénierie appelée «Equipe Projet». Le contrat de ville constitue le cadre de développement d une politique renouvelée et partagée sur ses champs d intervention qui s appuie sur 4 piliers et 3 axes transversaux : pour plus de cohésion sociale, pour le développement de l activité économique et de l emploi, pour un meilleur cadre de vie et renouvellement urbain, pour la mise en exergue des valeurs de la République et de la citoyenneté 185
186 pour la prise en compte des transversalités : jeunesse, Egalite femmes / hommes, lutte contre les discriminations, pour l association des habitants à la démarche contractuelle. Pour ce faire, les partenaires du Contrat de Ville s engagent à : lutter contre les inégalités de tous ordres, les concentrations de pauvreté et les fractures économiques, sociales, numériques et territoriales, garantir aux habitants des quartiers défavorisés l'égalité réelle d'accès aux droits, à l'éducation, à la culture, aux services et aux équipements publics, agir pour le développement économique, la création d'entreprises et l'accès à l'emploi par les politiques de formation et d'insertion professionnelles, agir pour l'amélioration de l'habitat, développer la prévention, promouvoir l'éducation à la santé et favoriser l'accès aux soins, garantir la tranquillité des habitants par les politiques de sécurité et de prévention de la délinquance, favoriser la pleine intégration des quartiers dans leur unité urbaine, en accentuant notamment leur accessibilité en transports en commun, leur mixité fonctionnelle et urbaine et la mixité de leur composition sociale, elle veille à ce titre à la revitalisation et la diversification de l'offre commerciale dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, promouvoir le développement équilibré des territoires, la ville durable, le droit à un environnement sain et de qualité et la lutte contre la précarité énergétique, reconnaître et à valoriser l'histoire, le patrimoine et la mémoire des quartiers, concourir à l'égalité entre les femmes et les hommes, à la politique d'intégration et à la lutte contre les discriminations dont sont victimes les habitants des quartiers défavorisés, notamment celles liées au lieu de résidence et à l'origine réelle ou supposée. Engagements de la Commune de Chirongui Les Maires de composant la future communauté de communes du Sud n ont pas souhaité délégué à l EPCI la compétence de la Politique de la Ville. La Ville de Chirongui exercera les compétences suivantes : élaboration du diagnostic du territoire et définition des orientations du contrat de ville, animation et coordination des dispositifs contractuels de développement urbain, de développement local et d'insertion économique et sociale ainsi que des dispositifs locaux de prévention de la délinquance, programmes d'actions définis dans le contrat de ville. 186
187 Engagements du Conseil Départemental Le Contrat De Plan Etat Région (CPER) a pour objectif d être l outil privilégié de la relation contractuelle entre le Conseil Départemental et l État en traduisant des priorités partagées en matière d aménagement et de développement du territoire. Il s appuie sur les stratégies et schémas régionaux : plan d aménagement et de développement durable (PADD) et futur schéma d aménagement régional (SAR) valant schéma de mise en valeur de la mer (SMVM), schéma régional d infrastructures et de transport (SRIT), plan départemental d élimination des déchets ménagers et assimilés (PDEDMA), schéma directeur territorial sur l aménagement numérique (SDTAN). La nouvelle génération du contrat de plan État-Région (CPER) est moteur de l investissement, permettant de faire progresser le niveau d équipement et préparer l avenir de la population de Mayotte. Dès lors, le Conseil Départemental de Mayotte et l État ont bâti une stratégie de développement commune et s engagent ensemble sur le financement pluriannuel d opérations visant à développer et aménager le territoire de Mayotte, 101 e département français. Le contrat se déclinera en huit volets thématiques conformément au mandat de négociation : les infrastructures et les services collectifs de base, la vulnérabilité des territoires et des populations, l aménagement urbain et le soutien aux dynamiques territoriales, la gestion des ressources énergétiques et environnementales et les filières d excellence, le développement de la recherche et de l innovation, la cohésion sociale et l employabilité, le développement économique durable, le numérique, la mobilité. Dans le cadre de la gouvernance partagée, au travers des élus et des différents services, la mobilisation du Conseil Départemental se fera aussi au titre de ses compétences d attribution et le cas échéant au titre d engagement volontaire sur le renouvellement urbain et la cohésion sociale : formation professionnelle, développement économique, transport, mobilisation spécifique des fonds européens (voir ci-dessous), action sociale et médico-sociale, insertion sociale et professionnelle, prévention spécialisée. Engagements de l Etat S agissant des politiques portées par l État, les conventions interministérielles d objectifs en faveur des territoires classés prioritaires constituent le levier principal de mobilisation des moyens de droit commun. Les interventions spécifiques de la Politique de la ville ne seront engagées qu après mobilisation de ces moyens de droit commun. MAYOTTE
188 La politique de la ville et Mayotte 2025 : une ambition pour la République. L engagement se fera au travers des 6 objectifs co-élaborés par l Etat et les élus de Mayotte avec des actions dont la mise en œuvre fera l objet d un suivi et d une évaluation régulière : un cadre institutionnel performant : parachever la départementalisation, renforcer les collectivités territoriales et conforter la réorganisation de l administration territoriale de l Etat, une éducation de qualité, des formations et une politique d insertion au service de la jeunesse : assurer les conditions de réussite éducative de tous les jeunes mahorais, un tissu économique développé : contribuer à résorber le déficit d équipements et accompagner le renforcement de filières économiques pérennes au soutien de l emploi et de la compétitivité, un secteur sanitaire et une cohésion sociale exemplaires : contribuer à l amélioration de la sante des mahorais, protéger la jeunesse en danger et partager un agenda social ambitieux, une politique de l habitat et de la ville adaptée aux enjeux du territoire et aux risques naturels : libérer le foncier pour faciliter la mise en place d une politique du logement ambitieuse, une gestion durable des richesses naturelles : valoriser les richesses naturelles et la biodiversité du territoire et accélérer la mise en place des équipements indispensables à la gestion des ressources et des déchets. CPER Le Conseil Départemental de Mayotte et l État ont bâti une stratégie de développement commune et s engagent ensemble sur le financement pluriannuel d opérations visant à développer et aménager le territoire de Mayotte, 101 e département français au travers de la nouvelle génération du contrat de plan État-Région (CPER) est moteur de l investissement, permettant de faire progresser le niveau d équipement et préparer l avenir de la population de Mayotte (voir ci-dessus). CREDITS EUROPEENS Mobilisation des principaux fonds européens concourant à la politique de la ville : Initiative Emploi Jeunes (IEJ) : ce programme en faveur des jeunes de moins de 26 ans, qui ne sont ni en emploi, ni en formation et qui ne suivent pas d études, a pour objectif le cofinancement d actions permettant : d améliorer le repérage des jeunes, et leur accompagnement personnalisé dans l élaboration d un projet professionnel et l accès à l emploi, d accroître la capacité d insertion professionnelle de ces jeunes, en renforçant les dispositifs existants de formation et d apprentissage, ainsi qu en développant de nouvelles possibilités d immersion en milieu professionnel et d entrepreneuriat. Fonds social européen (FSE) : l accompagnement individualisé des demandeurs d emploi, la création de places en licence professionnelle à Mayotte, le soutien à la réussite des étudiants de 1ère année, les chantiers d insertion. Fonds européen de développement économique et régional (FEDER) Engagements de l Etat et des organismes associés La mobilisation prioritaire du droit commun : la mobilisation du droit commun constitue un axe majeur de la réforme de la politique de la ville et de la mise en œuvre des contrats de ville nouvelle génération, comme le prévoient les articles 188
189 1 et 6 de la loi n du 21 février 2014 de programmation pour la ville et la cohésion urbain et le précise la circulaire ministérielle sur les modalités opérationnelles d élaboration des contrats de ville du 15 octobre 2014, encadrées par la circulaire du 30 novembre 2012, 12 conventions nationales d'objectifs interministérielles permettent de préciser les engagements pris au bénéfice des quartiers prioritaires par chaque pôle ministériel, en termes d'objectifs opérationnels, de moyens mobilisés, d'adaptation qualitative des actions conduites et de méthode. Engagements du Centre de Ressources et d observation de la Cohésion Sociale (CDR) Dans le cadre de sa fonction ressource et du travail mené localement le Centre de ressources de Mayotte (CDR de Mayotte) souhaite déployer dans le cadre de ses programmes d actions (2015 / 2018) avec et auprès des acteurs de la politique de la ville et plus largement des acteurs du droit commun, les missions suivantes (les actions seront territorialisées et développées en fonction des besoins identifiés avec les partenaires sur les quartiers) : la capitalisation et la valorisation des expériences menées à Mayotte dans le cadre de la Politique de la Ville et plus particulièrement dans le cadre de la réforme, la montée en compétences des professionnels concernés par la politique de la ville sur des méthodologies, le lancement de groupes de travail et de réunions d échange sur les thématiques qui touchent les quartiers prioritaires, la mission d information sur la politique de la ville au niveau national et local, la mise en réseau des professionnels et le partage d expériences. Ces missions s inscrivent dans la continuité du travail mené sur le terrain mais aussi du cadre de référence des Centre de Ressources de Mayotte (CDR de Mayotte). Les missions socles du Centre de Ressources et d Observation de la Cohésion Sociale (contractualisées avec l ETAT CGET / Préfecture) sont les suivantes : Objectif : qualifier et mettre en réseau (permettre aux professionnels d acquérir, dans une logique d échanges et de collaboration, la maîtrise des connaissances et outils nécessaires à leurs pratiques professionnelles). Missions : qualifier et/ou former les acteurs du développement social urbain, et en particulier les professionnels de la politique de la ville, favoriser les synergies entre acteurs et leur mise en réseau (par fonction, par thématique ou par territoire), susciter et organiser l échange et la mise en débat, soutenir les professionnels dans leurs pratiques en leur apportant les informations, documents et outils dont ils ont besoin, Objectif : capitaliser et diffuser (formaliser les connaissances produites par les professionnels lors des activités du Centre de Ressources, et d organiser leur accumulation sélective et leur diffusion). Missions : 189
190 développer de l expertise sur des thématiques, des territoires et/ou sur les modalités de conduite et de gestion des projets, notamment ceux cofinancés par des fonds européens, recueillir les expériences de terrain, notamment les plus innovantes, les analyser en terme de méthodes et faciliter leur essaimage sur d autres territoires, soutenir et accompagner la mise en œuvre de démarches locales d observation et d évaluation, produire des connaissances territorialisées et les situer dans une approche prospective, contribuer à la diffusion, tant à l échelle locale qu à l échelle nationale et européenne, des expériences repérées et des connaissances produites. Missions annexes du cadre de référence : Au-delà de ce socle et selon les besoins identifiés localement et des moyens disponibles, d autres missions, à caractère subsidiaire, peuvent être développées par le centre de ressources. développer en tant que telle une fonction d observatoire, mener des actions d appui individualisé et opérationnel au montage, au suivi et à l évaluation de projets et de dispositifs, répondre aux sollicitations de l État demandant, à titre facultatif, l expertise ou l accompagnement du centre de ressources concernant certains programmes spécifiques, accompagner la mise en œuvre et l évaluation des expérimentations en matière de politique de la ville. Missions annexes à Mayotte (en fonction des besoins le CDR de Mayotte, pourra construire des projets répondant aux spécificités des territoires) : accompagner la mise en place et la structuration des espaces de participation citoyenne notamment les conseils citoyens, accompagner à la mise en place de l évaluation, promouvoir l utilisation du numérique auprès des professionnels au profit des habitants des quartiers prioritaires. Engagements des Conseils Citoyens Le Conseil Citoyen s engage à : favoriser l expression des habitants aux côtés des acteurs institutionnels, favoriser la participation des habitants dans leur diversité et de tous les acteurs non institutionnels des quartiers prioritaires, résidents, associations, acteurs socio-économiques, usagers non-résidents des quartiers, chercher à associer ceux que l on entend le moins dans les exercices habituels de concertation publique, notamment les jeunes, veiller à l expression de tous les points de vue tout en recherchant la construction d une vision commune pour un projet territorial intégré décliné sur le quartier, en identifiant les enjeux et les priorités d action, favoriser la reconnaissance mutuelle et le dialogue entre les habitants et les acteurs institutionnels, notamment à travers des démarches de co-formation. LES ENGAGEMENTS DU PILIER COHESION SOCIALE Engagements de l Etat 190
191 VICE RECTORAT Dans le cadre de référence : Loi n du 21 février 2014 de programmation pour la ville et la cohésion urbaine, le Vice Rectorat agit pour : garantir aux enfants des quartiers défavorisés l égalité réelle d accès aux droits à l éducation, à la culture, faciliter l accès à l emploi par les politiques de formation et d insertion professionnelles, développer la prévention, promouvoir l éducation à la santé et favoriser l accès aux soins, vivre ensemble dans la République. La fondation des rythmes scolaires est une des priorités de la politique éducative à Mayotte afin : d évoluer vers une normalisation de l organisation du temps scolaire qui aujourd hui pénalise fortement les élèves et génère un niveau d acquis scolaire trop bas à l entrée en 6ème, d assurer un plus grand respect des rythmes naturels d apprentissage de l enfant grâce à une meilleure répartition des heures d enseignement par jour, matin et après-midi, permettre une meilleure articulation des temps scolaires et périscolaires. Il s engage aussi à : mobiliser le Fonds d amorçage (réforme des rythmes scolaires), poursuivre la mobilisation autour des constructions scolaires, maintenance et dotations en équipement, poursuivre le déploiement des dispositifs MLDS (Mission Lutte contre le Décrochage Scolaire) sur le territoire et en premier lieu l Initiative pour l emploi des jeunes (IEJ). Les SIO (Session d Information et d Orientation) pourraient être généralisées dans les REP+, désigner un référent laïcité, mettre en place d une cellule d appui aux chefs d établissement et directeurs d école en cas de situations difficiles à gérer, pilotée par le Directeur de cabinet du Vice-Rectorat, associant l IA-IPR coordonnateur 2nd degré, l IEN-A, le Référent laïcité, le responsable des EMS, participer au groupe de pilotage de la gouvernance du Contrat de Ville, renforcer la plate-forme de suivi et d appui aux décrocheurs (PSAD) par la consolidation du partenariat entre vice-rectorat (établissements scolaires, CIO) et le Conseil Général, l apprentissage (UFA), le lycée agricole, la Mission locale, le BSMA, le Pôle emploi, la Préfecture (PRE - cohésion sociale) et les associations, favoriser l implication des parents. Le GRETA propose des formations d aide à la parentalité, organiser le repérage des jeunes décrocheurs susceptibles d être illettrés, ceci dès la rentrée 2015, en lien avec la plateforme partenariale de lutte contre l illettrisme et l analphabétisme et la DIECTTE, la MLDS du vice-rectorat de Mayotte. DIRECTION de la JEUNESSE, des SPORTS et de la COHESION SOCIALE Les interventions de la DJSCS sont mises en œuvre sur l ensemble du territoire de Mayotte, 191
192 sur des dispositifs tous publics. Elles peuvent l être également sur des dispositifs spécifiquement destinés à des personnes habitants la géographie prioritaire du contrat de ville. S agissant des communes de Mayotte, les orientations prioritaires retenues par la DJSCS portent sur : l appui et le soutien aux communes/intercommunalités dans leur politique d action sociale, le développement et la mise en œuvre, avec les communes, d actions en direction de la jeunesse, du sport et de la vie associative permettant ainsi de répondre aux objectifs opérationnels suivant : promouvoir l épanouissement de la jeunesse, renforcer l engagement des jeunes et la place des acteurs associatifs de proximité, accéder au sport et à ses métiers, agir contre la pauvreté et pour l inclusion sociale. Une stratégie nationale qui transpose ces priorités au plan départemental à Mayotte Dans le champ de la Vie Associative : développer la vie associative, soutenir et encourager l engagement et la participation citoyenne des jeunes, conforter l engagement bénévole et volontaire à travers le service civique, développer et encourager la mobilité internationale des jeunes, conforter la qualification des acteurs, le développement de l emploi associatif aidé dans les structures socio-éducatives et la formation des élus et des bénévoles associatifs. Dans le champ de la Jeunesse et de l Education Populaire : développer et valoriser la qualité éducative dans les accueils collectifs de mineurs, promouvoir les activités de loisirs éducatifs dans le cadre des activités périscolaires notamment tout en garantissant la sécurité morale et physique des mineurs dans le cadre des accueils collectifs. Dans le champ des activités sportives et de nature : développer la pratique sportive pour tous notamment pour les publics qui en sont les plus éloignés, promouvoir le dispositif Jeunes Talents Mahorais, développer l emploi sportif et la formation aux métiers du sport et de l animation socio-sportive, promouvoir la santé par le sport. Sur le volet des politiques de cohésion sociale : garantir aux publics fragilisés la mise en œuvre des interventions publiques retenues au sein du plan pluriannuel contre la pauvreté et l inclusion sociale : lutte contre le non-recours (accès aux droits), schéma consacré à la domiciliation, dispositif de maraudes sociales, faciliter l insertion des publics les plus fragiles : politique en faveur des familles vulnérables pilotage de l accompagnement à la parentalité. Les actions de ce volet visent à réduire la pauvreté, à tisser le lien social, à renforcer la solidarité entre les générations, à répondre aux besoins des familles monoparentales et des jeunes. Elles visent également l exercice de la citoyenneté et l égalité réelle d accès aux droits. 192
193 Ces orientations reposent sur la structuration des Centres Communaux d Action Sociale et des acteurs associatifs ainsi que sur l élaboration d une politique communale de la jeunesse et du sport. DIRECTION des AFFAIRES CULTURELLES (DAC) La Direction des Affaires Culturelles de Mayotte intervient dans une triple logique : soutien à la structuration des acteurs culturels, installation en résidence des opérateurs au sein des Centres Sociaux et Maison des Jeunes et de la Culture (soutien possible du Ministère de la Culture et de la Communication en investissement pour le matériel), intervention des opérateurs dans le cadre de l'éducation artistique et culturelle et de la politique de la ville afin d'ancrer leur action sur le territoire, de sensibiliser les publics et de créer les spectateurs de demain. La direction des affaires culturelles intervient également directement dans le domaine des patrimoines en veillant à : valoriser les patrimoines et sensibiliser les publics notamment lors des évènements nationaux (nuit des musées, journées de l'archéologie, journées européennes du patrimoine), soutenir et financer les études préalables à l'inscription des édifices remarquables au titre des monuments historiques. AGENCE REGIONALE DE SANTE OI (ARS OI) Les thématiques suivantes sont ressorties comme étant prioritaires à développer à Mayotte en lien avec les partenaires, et en particulier dans le cadre de la Politique de la Ville : amélioration de l environnement (conditions de vie), lutte contre les maladies infectieuses, lutte contre les maladies chroniques, renforcement de l accès aux droits et à la santé, santé de la mère et de l enfant, santé mentale, bien-être social, accompagnement du handicap et de la dépendance. La signature des contrats de Ville avec les 17 communes de l île doit permettre la mise en place, à terme, de deux types de dispositif : un Contrat Local de Santé (CLS) lorsque la commande en est faite par la municipalité et qu elle peut présenter les garanties suffisantes de pilotage (un référent, un comité de pilotage ), en articulation avec le Contrat de Ville, un volet «santé» inclus dans le pilier «cohésion sociale» du Contrat de Ville permettant de répondre aux objectifs opérationnels suivant : développer l offre de soins de premier recours et renforcer l accès aux droits à la santé, accompagner les communes dans leurs nouvelles compétences en matière d hygiène et de salubrité, réduire les insalubrités liées aux usages de l eau, prévenir les risques et développer des actions de promotion de la santé. 193
194 A Mayotte, les acteurs associatifs et les réseaux sont mobilisés autour de projets partagé : REPEMA (péri-natalité), REDECA (dépistage du cancer du col de l utérus), DIABYLANG (diabète), SUA pour la promotion de l activité physique et d une alimentation saine, l UFSBD pour la prévention et sensibilisation à la santé bucco-dentaire notamment au collège, Nariké M Sada (prévention contre le VIH SIDA), Fahamou Maecha (santé sexuelle et lutte contre les addictions), le planning familial (prévention en santé sexuelle), TAMA (projet sanitaire et social des publics adolescents vulnérables). DEFENSEUR DES DROITS Le Défenseur des droits est une institution de l Etat indépendante, né de la réunion de quatre institutions : le Médiateur de la République, le Défenseur des enfants, la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l Egalité (HALDE) et la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité (CNDS). Créée en 2011 (inscrite dans la Constitution dès 2008), elle s est vu confier par le gouvernement deux missions : défendre les personnes dont les droits ne sont pas respectés ; permettre l égalité de tous et toutes dans l accès aux droits. Le Défenseur des droits est représenté à Mayotte par une déléguée et un coordonnateur régional, Conseiller technique territorial basé à la Réunion. Deux délégués supplémentaires seront installés en septembre réclamations ont été reçues en 2014 par la déléguée du Défenseur des droits à Mayotte. Le défenseur des Droits s'engage à: développer une connaissance partagée des problématiques de lutte contre les discriminations et encourager l'accès aux droits par la mise en place d'actions de sensibilisation et la mise en place des JADE (Jeunes Ambassadeurs des Droits sur le thème de l'egalité); tenir des permanences au sein du CDAD de Mamoudzou. Une convention a été signée entre le Défenseur des droits et le CDAD de Mayotte en octobre PREFECTURE / FONDS INTERMINISTERIEL DE PREVENTION DE LA DELINQUANCE (FIPD) Le CLSPD constitue un cadre de concertation en matière de lutte contre l insécurité et de prévention de la délinquance sur le territoire communal. C est une instance qui permet l échange d informations entre les responsables des institutions publiques et privées concernées, ainsi qu un lieu d animation et de suivi afin de mettre en œuvre les orientations nationales : actions à l intention des jeunes exposés à la délinquance, prévention des violences faites aux femmes et violences intrafamiliales, actions concourant au maintien de la tranquillité publique, accent mis sur la prévention de la récidive, prévention de la radicalisation, l équipement des policiers municipaux et la vidéo protection (enveloppes nationales). CONSEIL DEPARTEMENTAL D ACCES AUX DROITS (CDAD) La politique du CDAD se définit à travers de plusieurs engagements : 194
195 poursuite du travail engagé par le Conseil d Accès aux Droits de Mayotte (CDAD) et les partenaires associatifs pour l information des habitants, la formation des acteurs et le déploiement de permanences d Accès aux Droits (TGI, Maison d Arrêt, Point territoriaux, consultations juridiques), poursuite du travail engagé avec le SPIP pour labellisation des communes pour l accueil des TIG et la dynamique de formation des tuteurs, poursuite du travail engagé avec le Procureur de la République pour la signature par les Collectivités des conventions de rappel à la loi et la mise en place des conventions de transaction, poursuite du travail avec la PJJ pour la prévention de la récidive des mineurs (chantier école) et démarrage de «séjours de rupture», poursuite du travail engagé avec la Déléguée Régionale aux Droits des femmes et à l Egalité (DRDFE) dans le cadre de la lutte contre les violences intrafamiliales et des violences faites aux femmes (réactualisation du guide d'information sur les violences faites aux femmes), accompagnement éducatif de l exposition ans «Questions de justice» au profit de collégiens, réunion de coordination (ordre des avocats, défenseur des droits) et d information (partenaires communaux et associatifs, membre des CLSPD, professionnels des UTAS et des équipes «projet ville»). PROTECTION JUDICIAIRE DE LA JEUNESSE (PJJ) A Mayotte, les missions de la PJJ s exercent sur un territoire et une population qui présentent les caractéristiques suivantes : population très jeune, éducation scolaire récente avec une maîtrise du français et des savoirs de base très limités, très faible niveau de vie, développement économique limité, population en majorité rurale, cadre de vie insalubre et conditions d habitat précaires. Le spectaculaire effondrement de l autorité parentale, lié à la mutation du modèle familial, reste au centre des préoccupations. La direction de la Protection Judiciaire de la Jeunesse dispose de réponses diversifiées et complémentaires permettant un accompagnement adapté au profil et au besoin de chaque mineur confié (milieu ouvert, placement judiciaire). Contribution de la PJJ aux Contrats de Ville : participation de la PJJ aux CLSPD, participation aux groupes de travail découlant des CLSPD par la nomination de référents locaux (éducateurs PJJ intervenant sur le secteur géographique concerné), animation de l Exposition 13/18 Questions de Justice dans les établissements scolaires et dans les communes, dans le cadre de la politique de la ville (Prévention de la délinquance). SERVICE PENITENCIAIRE D INSERTION ET DE PROBATION (SPIP) Les différentes actions accompagnent la recherche constante d un renforcement de la qualité de la mise en œuvre d une politique de suivi des personnes placées sous mains de justice (PPDMJ), en milieu fermé et en milieu ouvert et de coordination vers les acteurs locaux tel que 195
196 le SPIP développe, notamment par sa présence sur le terrain (permanences délocalisées) et sa participation aux instances de prévention de la délinquance. Contribution du SPIP aux Contrats de Ville : accompagnement des personnes placées sous-main de justice (PPSMJ) pendant leur incarcération (programmation culturelle et bibliothèque) accompagnement des personnes placées sous main de justice (PPSMJ) condamnées à une peine d emprisonnement accompagnement des personnes en milieu libre (composition pénale, obligation dans le cadre de condamnations alternatives ou de substitution à l emprisonnement ou aménagement de peines), Travail d Intérêt Général (TIG) formation des tuteurs. COMMANDEMENT DE GENDARMERIE (COMGEND) Contribution du COMGEND aux Contrats de Ville : participation de la gendarmerie et accentuation du rôle du conseil local de sécurité et de prévention (CLSPD) au niveau des communes, inciter à la réalisation d actions envers les jeunes exposés à la délinquance, inciter à la réalisation d actions afin de prévenir le premier passage à l acte délinquant, inciter à la prévention des violences intrafamiliales, des violences faites aux femmes et aide aux victimes, participer à l amélioration de la tranquillité publique. Engagements des organismes associés CAISSE DE SECURITE SOCIALE DE MAYOTTE (CSSM) La CSSM contribue aux différents piliers de la Cohésion sociale à travers son action sociale (3 branches : SANTE, VIELLESSE, FAMILLE). A travers son action sociale, la CSSM se donne les moyens de développer et d accompagner les structures et les associations favorisant les liens sociaux et familiaux. De ce fait la CSSM s avère un acteur économique et social incontournable dans l accompagnement des actions relatives à l enfance, la jeunesse la parentalité et les actions intergénérationnelle au sein de communes (l accès aux droits, le cadre de vie, la prévention de la perte d autonomie, la lutte contre l exclusion sociale et sanitaire, favoriser l insertion sociale). Les deux axes d entrée de notre institution sont les subventions de fonctionnement et d investissement ainsi que notre compétence en expertise (gestion des dispositifs et connaissance du territoire). La branche famille est associée à l ensemble des dispositifs instauré sur le territoire (jeunesse, logement, santé ) Le réseau partenarial s élargit, de nouvelles perspectives de travail se concrétisent, chartes, conventions, procédures partagées au travers des nouveaux dispositifs : géographie 196
197 prioritaire, les rythmes scolaires, la mise en place du FSL, l installation de l UDAF, la mise en place des CCAS La nouvelle géographie prioritaire le service AS participe au cofinancement des projets issus des contrats de ville (ACM, VVV, accompagnement scolaire, soutien à la fonction parentale ), participation aux réflexions menées dans le cadre des CLSPD, bon nombre d interventions au niveau du logement, accompagnement des familles (femmes isolées avec enfant(s)) dans le cadre de l insertion professionnelle. Le plan crèche le plan crèche a été initié par la branche famille, suite aux besoins repérés, au manque d infrastructures et aux demandes des communes et associations pour la construction de crèches. une dotation spécifique a été défendue par notre direction au niveau des instances de décision. Actions collectives au niveau du territoire dans le cadre du RSA mise en œuvre des actions collectives à destination des bénéficiaires de cette prestation, dans le domaine du logement, et la gestion du budget, participation aux réflexions sur le logement (PCLHI, le PDALPD, l ANRU et l intervention de l ANAH), accompagnement des familles allocataires dans leurs démarches d accès au LATS (intervention de la branche famille pour aider les familles à compléter leur apport personnel), participation au comité de pilotage SIAO, financement du dispositif d hébergement d urgence et temporaire, mise en œuvre d actions collectives sur les droits et devoirs des locataires, médiation locative, prise en charge de la caution et du 1er mois de loyer, participation aux réunions thématiques sur l alimentation et l accès aux droits pour la population de KOUNGOU, participation aux actions collectives initiées par les UTAS, soutien financier à la Croix Rouge pour l équipe mobile sociale et l aide alimentaire, médiation familiale. Engagements des associations départementales PREFECTURE / ASSOCIATIONS / COLLECTIVITES Ville Vie Vacances (VVV) Le programme Ville Vie Vacances (VVV) s adresse prioritairement aux enfants et aux jeunes en difficultés dans les territoires de la Politique de la Ville, âgés de 11 à 18 ans et éloignés de l accès aux loisirs et aux vacances. Désormais, le programme VVV est rattaché à la priorité transversale des nouveaux contrats de ville. Les actions soutenues dans ce nouveau cadre devront répondre d avantage à une logique éducative, culturelle et sportive qu à une logique de prévention de la délinquance. 197
198 Il conviendra de poursuivre le développement des activités organisées en dehors du quartier qui permettent une plus grande ouverture de jeunes au monde extérieur et de renforcer la mixité des activités proposées. Les associations suivantes sont engagées aux côtés de l Etat et de la CSSM dans la conduite des opérations Ville Vie Vacances : TAMA, LIGUE DE L ENSEIGNEMENT, CEMEA, LES NATURALISTES, LES SCOUTS DE FRANCE, ADSM, CGC-TILD, ADSS, HIP HOP EVOLUTION, ARIART afin : de mettre en œuvre des séjours de vacances VVV, d assurer des animations de quartier, de mettre en vie des structures de loisirs (centre sociaux et maison des jeunes et de la culture, base de loisirs de plein air), d assurer la formation des animateurs VVV. Thématiques EDUCATION JEUNESSE SPORT LIGUE DE L'ENSEIGNEMENT Dans le cadre de son projet associatif et fédéral, la LIGUE de l ENSEIGNEMENT s engage à : Axe 1: Développer la structure fédérale de la Ligue développer l affiliation des associations, renforcer le réseau des associations adhérentes. Axe 2: Faire vivre et partager la laïcité, Favoriser la compréhension de la laïcité par le plus grand public, La laïcité garantit la liberté des cultes. Axe 3: Lutter contre l illettrisme identifier les différents acteurs de la Réussite éducative et lutter contre l illettrisme sur le territoire, accompagner les associations qui interviennent dans la réussite éducative et l accompagnement scolaire, développer des actions d incitation à la lecture. Axe 4: Développer une citoyenneté engagée, responsable et solidaire accompagner l engagement citoyen des jeunes, et faire de nos actions vers la jeunesse une priorité (accompagnement des comités de jeunes), développer un partenariat avec les municipalités, être plus présents dans l éducation à la citoyenneté et favoriser par nos actions notre reconnaissance par la collectivité, promouvoir et valoriser le bénévolat comme acte d engagement dans la société mahoraise, accompagner et redynamiser les associations, accueillir et accompagner des services civiques: agrément national. Axe 5 : Promouvoir le droit à l'éducation tout au long de la vie développer, pour une scolarité réussie, notre implication dans la réussite éducative, et favoriser l accompagnement à la parentalité, développer l éducation à la lecture pour tous, tout en privilégiant la méthode syllabique, favoriser le départ en classe découverte, et les voyages éducatifs dans l ile de Mayotte et dans la région, 198
199 proposer des formations continues pour les animateurs, bénévoles et dirigeants associatifs. Axe 6: Promouvoir le développement durable et le respect de l environnement mettre en œuvre des actions d éducation à l environnement et au développement durable, faire vivre les apprentissages scolaires au travers d activités de pleine nature lors de séjours classes découvertes, se rapprocher du collectif français pour l éducation à l environnement vers un développement durable (assises de l EEDD à Mayotte). Axe 7: Sport pour tous UFOLEP (voir ci-dessous). CEMEA Dans le cadre de son projet associatif et fédéral, les CEMEA s engage à : PARENTALITE animations parentalité, créations d évènements sur la place publique ou dans des espaces publics, création de films, formation des acteurs. JEUNESSE SOCIAL - DROITS foyer des Jeunes en Insertion Sociale et Professionnelle, JADE Jeunes Ambassadeurs des Droits, formation BAFA et BAFD, mettre en place des séjours et des centres de loisirs, Point d Accueil et d Ecoute Jeunes (PAEJ) ACTIONS EDUCATIVES DE TERRITOIRE agir dans les territoires : parentalité, Projet Educatif de Territoire (PEDT), éducation à l image et Festival du Film d Education (FFE), jeux et contes, ateliers partenariaux (PEDT, Illettrisme, ARLL, REAPP ). FORMATIONS formations vie associative et continues, formations professionnelles, mobilité Erasmus FEBECS FEJ. UFOLEP L UFOLEP a la volonté de proposer à la population des activités multisports et de démontrer la dimension pédagogique de l éducation par le sport, pour permettre à chacune et chacun de devenir acteur de «tous les sports autrement». L UFOLEP de Mayotte a aussi pour vocation de fédérer des associations locales ayant la volonté d agir pour le développement et l accessibilité de pratiques physiques et sportives adaptées aux besoins de tous les publics : 199
200 TOUSPORT favoriser l accès à l éducation et l engagement civique par la pratique sportive, favoriser le développement d actions sportives : structurer le réseau UFOLEP, développer les écoles de sport, développer l offre sportive à destination des femmes, développer des courses de pneus territoriales, développer les olympiades à destination des jeunes issus des ACM et/ou des structures de jeunesse, mettre en place des formations continues, proposer des activités sportives à destination des jeunes fragilisés, accompagnés par des structures partenaires, développer des activités territoriales en lien avec le CROS et la DJSCS. L association TOUSPORT, née en 1993, porte chaque année différents projets tels que le triathlon (1ère édition en 1996), le Festival des Images Sous-Marines (1ère édition en 1995) et bien sûr la Course de Pneus, dont l organisation a été confiée à l agence ANGALIA. ANGALIA L agence de communication ANGALIA présente depuis plus de 15 ans à MAYOTTE et forte d une expérience de plusieurs années sur cet évènement, a en charge la coordination et la gestion de la globalité de la course de pneus en partenariat avec la commune de Mamoudzou. Pour les courses de pneus communales, ANGALIA supervise le travail des différents acteurs en veillant notamment à ce que le cahier des charges de la Course de Pneus soit parfaitement respecté. Thématique SOCIALE TAMA médiation familiale TAMA, espoir en shimaoré, est une association mahoraise qui lutte contre toutes les formes d exclusion. Le service de médiation familiale de TAMA, avec le soutien de la Direction de la Jeunesse et des Sports et de la Cohésion Sociale (DJSCS), offre un espace de parole à toutes personnes en situation de conflit, qui, en présence d un médiateur pourront s exprimer dans un cadre confidentiel pour : trouver, créer et restaurer ensemble un espace de communication, préserver et reconstruire les liens entre les membres de la famille, favoriser l'élaboration d'accords adaptés aux besoins de chacun, dans le respect de leurs droits et obligations respectives, développer une collaboration parentale pour l'avenir. Ce dispositif s'adresse à tous types de familles : couples mariés, en concubinage, pacsés, séparés, divorcés ou en instance de divorce, familles recomposées, monoparentales, multiculturelles, parents adoptifs. Thématique SANTE 200
201 IREPS L association IREPS Mayotte (ex-cotes) a été créée au début des années L IREPS a pour objet le développement de la promotion de la santé à Mayotte et dans la région, ainsi que toutes actions nécessaires à la réalisation de son objet. Au vu des conditions de vie de la population mahoraise, du nombre et de l importance des problématiques de santé publique, les enjeux liés à l éducation et la promotion de la santé sont considérables à MAYOTTE. L IREPS a pour missions, pour l ensemble du département, de : Accueillir et documenter le public : permettre à tous les professionnels, bénévoles et étudiants du champ éducatif, social et sanitaire de la région, de bénéficier de supports d information pour leurs publics (affiches, brochures, dépliants), d utiliser les outils pédagogiques validés en éducation pour la santé et de consulter des ouvrages et des revues sur les thèmes de la santé, Relayer les campagnes nationales : amplifier les campagnes nationales en diffusant les documents produits dans le cadre de celles-ci. Créer des campagnes de communication et d information locales. Développer localement des programmes prioritaires : Concevoir, planifier, mettre en œuvre et évaluer des programmes en réponse aux priorités de santé régionales, Assurer la formation initiale et continue : Permettre à tous les professionnels et acteurs relais de la santé, de l éducation et du social d acquérir les notions de bases de l éducation pour la santé, de développer une culture de promotion de la santé dans les pratiques professionnelles et d être des relais des programmes de santé, Contribuer à la concertation, à la coordination et à la communication : Offrir un cadre facilitant la communication et la coordination entre les professionnels concernés par la santé. Communiquer et valoriser les actions menées, ainsi que les méthodes et les outils utilisés, Fournir un conseil méthodologique et participer à la définition des politiques de santé : Offrir aux professionnels et acteurs relais, aux institutions et aux décideurs, les informations et l expertise en éducation pour la santé nécessaires à la mise en place d une politique de santé adaptée aux besoins de la population. Accompagner les promoteurs d actions d EPS de la région dans le montage, le suivi et l évaluation de leurs projets. Etre une ressource pour les décideurs et les institutions en matière d éducation et de promotion de la santé. Au titre de la lutte contre l exclusion et dans le cadre de la thématique Santé, l'enjeu des Ateliers Santé Ville et des Contrats Locaux de Santé développés par l'ireps est de réduire les inégalités sociales et territoriales de santé, en favorisant l'accès à la prévention et aux soins des populations les plus fragiles. Pour ce faire, sont mises en place des actions permettant : d améliorer la connaissance du territoire en matière de santé en identifiant les besoins spécifiques de la population et les déterminants de santé liés aux conditions de vie : Diagnostics territoriaux de santé de développer les partenariats, la coordination et le travail en réseau des différents acteurs du territoire (professionnels de la santé du secteur social et éducatif); mettre en synergie et mutualiser les différents moyens techniques et humains mobilisés ; de favoriser l'accès à la santé de la population (droits sociaux, prévention, soins) ; Actions d information, de mobilisation, de prévention et de promotion de la santé la 201
202 "MAYANA SANTE"; de renforcer les compétences des acteurs locaux (formation, information autour de la santé) ; de développer la participation active des habitants dans la réalisation d'actions de santé. de soutenir les initiatives visant au développement d une offre de l éducation pour la santé, de soins de premiers secours et du médico social. L IREPS MAYOTTE est l animateur du Pôle régional de Compétences en éducation et Promotion de la Santé, et animateur également du Plan Départemental Santé Jeunes. Ces dispositifs renforcent la mise à disposition d informations, de documents et outils pédagogiques, l offre de formations et temps d échanges de pratiques, ainsi qu une meilleure communication et coordination des actions de santé du territoire. Enfin, l IREPS développe des pôles d expertise thématiques, dans les domaines de santé environnementale, santé sexuelle, santé nutritionnelle et prévention des addictions. Elle peut être sollicitée pour accompagner des projets dans ces champs d intervention (ex : restauration scolaire). L IREPS MAYOTTE travaille en étroite collaboration avec les acteurs locaux et en interrelation avec les services institutionnels (ARS, DJSCS, DAAF, DEAL, PJJ ) et les collectivités territoriales (Conseil Départemental, communes). De nombreuses conventions de partenariat sont engagées. Partenariats communaux: Plan départemental santé jeunes, fin 2014, 13 communes sont engagées dans le PDSJ : DEMBENI, M TZAMBORO, MAMOUDZOU, PAMANDZI, CHIRONGUI, CHICONI, OUANGANI, KANI KELI, TSINGONI, KOUNGOU, BOUENI, BANDRELE, SADA. Ce plan est développé dans une approche communale avec du multi partenariat départemental. Contrats locaux de santé (CLS) incluant la création de 4 Ateliers Santé Ville (ASV) : les 4 communes concernées sont MAMOUDZOU pour le village de PASSAMAINTY, M TSAMBORO, PAMANDZI et KOUNGOU. L instance régionale d éducation et de promotion de la santé (IREPS) bénéficie d une convention FIR pluriannuelle avec l Agence de Santé Océan Indien. L IREPS répond à des appels à projets nationaux et locaux, et bénéficient ainsi du soutien financier de : l INPES (Institut National de Prévention et d Education pour la Santé), la MILDECA, la DGS, le Ministère des Outres Mers, la DAAF, l ACSE, la Préfecture de Mayotte et le Conseil Départemental. L'IREPS met à disposition sur les Contrats Locaux de Santé/ Ateliers Santé Ville : des animatrices ASV CLS ayant donc comme référent direct les chefs de projets Une coordinatrice départementale des ASV/CLS pour accompagner la mise en œuvre de ces deux dispositifs. Perspectives En sus du maintien de ses missions socles, du développement de ses programmes et pôles thématiques, l IREPS propose d assurer la coordination technique, l accompagnement 202
203 méthodologique et l animation des futurs volets santé contrats de ville, quelques soit les dispositifs pouvant être activés : Contrats Locaux de Santé, Ateliers Santé Ville, Plan départemental santé jeunes. Les besoins en moyens humains sont estimés à 1 ETP Chargé de projet de l IREPS comme coordonnateur par bassin (SUD, NORD, MAMOUDZOU- KOUNGOU, CENTRE, PETITE TERRE), soit 5 ETP. TAMA, Maison Des Adolescents (MDA / Maison Mobile des Adolescents - MMDA) TAMA, espoir en shimaoré, est une association mahoraise qui lutte contre toutes les formes d exclusion. Ce service propose un portail d aides spécifiques aux adolescents, à travers une approche globale de la santé considérée autant dans sa dimension somatique et psychique, mais aussi sous ses aspects sociaux, éducatifs et relationnels. Elle accueille de manière libre, gratuite et confidentielle tous les jeunes garçons et filles, âgés de 13 à 21 ans ainsi que leurs parents ou tuteurs. La MDA répond aux problématiques les plus diverses des adolescents (mal-être, conflits familiaux, maltraitance, violence, addictions ) à travers cinq objectifs d intervention : accueillir, informer et soutenir les adolescents et leurs parents, être un lieu d écoute et d évaluation des situations individuelles en vue d une orientation vers les structures de soin partenaires, développer des ateliers collectifs de prévention et d éducation à la santé auprès du plus grand nombre, créer des espaces individuels et collectifs d accompagnement à la parentalité, constituer et animer un réseau de partenaires concernés par la problématique adolescente. Signature d une convention avec l IREPS : dans un premier temps, accompagner les référents municipaux (si nécessité) en proposant l animation de groupes d expression ou les associant aux actions de la MDA mobile pour faire émerger chez les adolescents de leurs communes, les problématiques et difficultés qu ils rencontraient, dans un second temps, pouvoir mettre en place des actions de prévention adaptées à chacune des communes et les planifier à l année. Thématique CULTURE ARIART Originaire de Mayotte, les membres fondateurs de la compagnie de théâtre Ari'Art ont choisi de revenir sur leurs terres à l'issue d'une formation professionnelle à l'art dramatique en métropole. Ce partenariat avec la Dac et la commune s'inscrit dans le cadre d'une résidence d'implantation qui permet à la compagnie de développer les principaux axes de son projet artistique et culturel : une activité de création, l équipe bénéficiant d un espace de travail adapté, 203
204 une activité de diffusion, qui s inscrit dans un projet de développement local. La diffusion concerne les créations de la compagnie mais peut également consister en la reprise d œuvres de son répertoire. La compagnie est également engagée dans un projet d'accueils de compagnies extérieures (La Réunion, métropole) qui viennent présenter leurs spectacles ou travailler sur de prochaines créations. Ces accueils permettent de faire vivre le lieu comme un espace de programmation mais également de développer des rencontres en direction de publics de l'île (notamment les scolaires) ou servant à nourrir le travail de création de la compagnie, une activité d action culturelle, qui décline le projet artistique auprès des publics. Le cas échéant, cette activité peut être construite en amont de l'organisation de séances de diffusion, une activité de formation dans le cadre des options ou ateliers théâtre en collèges, lycées et à l'université dans le cadre d'une concertation avec les services du Vicerectorat de Mayotte. La formation est également engagée en direction des comédiens amateurs de l Île qui participent à des stages proposés par la compagnie Ari'Art. Contenu des propositions sur des territoires à confirmer : ateliers de pratique théâtrale devant aboutir à la création de courts spectacles, diffusion de spectacles et actions culturelles. YA UTRUNGA, école de musique Engagée dans un projet de promotion musicale d'un répertoire traditionnel et «classique», l'école de musique est aujourd'hui reconnue pour une activité principalement orientée en direction des plus jeunes notamment dans le cadre scolaire. L association concentrera ses interventions à partir de septembre 2015 sur les interventions territoriales notamment avec le soutien de la Dac pour des interventions en milieu scolaire. Elle se concentrera donc désormais sur deux principales activités : interventions en milieu scolaire, créations musicales et diffusion de ses projets sur le territoire de Mayotte (spectacles jeunes publics et ciné-concerts). Contenu des propositions sur le territoire : actions de sensibilisation aux musiques traditionnelles : ces projets devront pouvoir être construits en lien avec les équipes d'animation ou de médiation des communes, ateliers de pratiques vocales et instrumentales avec des représentations dans le cadre du festival Milatsika ou en lien avec des événements initiés par la commune de Chiconi, travail autour de la programmation du festival pour découvrir les artistes programmés en amont de leurs spectacles sur scène dans le but d'une meilleure reconnaissance et d'une appropriation des artistes et musiques de la zone Océan Indien. CINE MUSAFIRI Installée sur le territoire il y a près de 3 ans, l'association a développé une offre de cinéma itinérante. Soutenu par la Dac et la politique de la ville, l'association est aujourd'hui bien reconnue sur l'ensemble du territoire. L'association intervient selon plusieurs axes : 204
205 éducation à l'image et développement d'une culture cinématographique notamment en lien avec l'association des CEMEA, création d événements festifs et conviviaux autour de projections de cinéma en plein air, coordination des dispositifs scolaires au cinéma (1er et second degré), programmation de films et de conférences autour de thématiques de société notamment en direction des plus jeunes sur des territoires en politique de la ville, développement d'ateliers de pratique audiovisuelle en lien avec les équipes d'animation des communes. Contenu des propositions sur des territoires à définir : ateliers de pratique audiovisuelle devant aboutir à la création de courts métrages. L'engagement de ce dispositif repose sur une mobilisation importante des animateurs ou médiateurs des communes qui devront assurer la mobilisation des jeunes sur la durée (plusieurs séances nécessaires pour aboutir à chaque création). Cette action s'inscrit dans le cadre du projet d'éducation à l'image porté par l'association et soutenu par la Direction des Affaires Culturelles et la Direction de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion Sociale, projections sur grand écran en plein air de films tous publics dans le cadre de séances gratuites. Les films programmés permettront l'organisation d'échanges et de débats avec les spectateurs sur des thématiques d'éducation citoyenne ou de société. La dimension linguistique sera prise en compte pour l'animation des temps d'échanges afin de les rendre accessibles au plus grand nombre. L'organisation des séances est soumise à une implication forte des communes qui devront assurer la mobilisation de personnels pour assurer la communication, l'installation des espaces de projections et l'accueil des publics. L'enjeu d'un tel projet repose sur la nécessité de former les spectateurs et de diffuser des œuvres cinématographiques du patrimoine ou de création récente. Les choix de de programmation s'appuient sur l'expérience acquise par l'association dans la diffusion à Mayotte. MUSIQUE A MAYOTTE Engagée dans un projet d'enseignement instrumental «classique», l'école de musique est le principal opérateur repéré pour l'enseignement artistique sur l'île. Depuis 1998, l'association œuvre pour le développement des pratiques musicales par l'enseignement instrumental mais aussi en développant des programmes de diffusion musicale traditionnels ou classiques. La mise en place de la nouvelle contractualisation relative à la politique de la ville devrait permettre un meilleur partenariat entre l'association et les communes. L'association intervient en direction de publics variés : élèves des écoles élémentaires, familles, publics empêchés dans le cadre des dispositifs Culture/Justice ou culture/santé, tout public dans le cadre des concerts organisés à Mamoudzou ou dans des espaces dédiés. L'école développe depuis sa création des partenariats variés avec le secteur associatif éducatif, culturel et patrimonial local et a ainsi initié en 2014 un projet intitulé «Défi chansons» ouvert aux jeunes artistes. Ce dispositif propose un accompagnement à l'écriture et à la composition musicale. Il permet à de jeunes artistes de renforcer leurs compétences et de 205
206 développer des projets artistiques personnels dans le cadre d'une opération soutenue par un réseau associatif d'éducation et de prévention. HIP HOP EVOLUTION Créée en 2005 en métropole, l association Hip Hop Evolution est implantée sur le territoire de Mayotte depuis Elle a pour objet de soutenir et d accompagner la pratique de la danse hip hop ainsi que de promouvoir le mouvement hip hop dans son ensemble. Soutenu par la Politique de la Ville, la DAC, la DJSCS de la Préfecture de Mayotte ainsi que le Conseil Départemental de Mayotte, l association est implantée et reconnue sur le territoire. L association Hip Hop Evolution s est donnée pour mission de : promouvoir et soutenir différentes formes artistiques autour de la culture hip-hop, notamment la danse, fédérer et développer le réseau associatif autour de la danse hip hop à Mayotte, accompagner la mise en place de dispositifs de formations structurants en danse hip hop, développer des activités de proximité via la mise en place d ateliers socioculturels et de pratiques artistiques, contribuer à l essor d une réelle identité artistique propre à la culture hip-hop mahoraise, détecter et accompagner la professionnalisation de danseurs. Par des actions de formation, Hip Hop Evolution est engagée dans la structuration du mouvement sur le territoire. Des formations des leaders de «crew» ainsi que de formateurs en danse hip-hop permettent de consolider les compétences de transmission et d encadrement de la pratique sur l île. Des sessions de formation à la fois techniques et artistiques sont également mises en place auprès des danseurs. L association cherche également à détecter et accompagner des danseurs dans leur projet de professionnalisation en les engageant dans des dispositifs de création et de formation sur lesquels interviennent des chorégraphes professionnels. Hip Hop Evolution est également engagée dans un travail de diffusion de la danse sur le territoire et de sensibilisation des publics aux spectacles vivants par une programmation de proximité et de qualité, mais également par l événement phare de l association : les qualifications Battle Of The Year Mayotte. Cet événement populaire et apprécié permet également de mettre en lumière dans des conditions professionnelles les danseurs du territoire. L association développe depuis 2014, en collaboration avec la Politique de la Ville, le dispositif Street Dancers Show. La première phase de ce dispositif est une tournée de scènes ouvertes de danses de rue dans les villages qui a pour objectif de détecter les jeunes danseurs isolés sur le territoire, et d animer le territoire. La seconde phase permet à certains danseurs repérés de présenter leur show durant les événements de l association et/ou de participer à des sessions de formation et de projets de création. Enfin, Hip Hop Evolution intervient également auprès des publics non-initiés, particulièrement en milieu scolaire et en Accueil Collectif des Mineurs. Contenu des propositions sur des territoires à confirmer : repérage de jeunes des communes engagés dans une pratique informelle. La mobilisation des jeunes, autour des adultes référents des communes, permettra de 206
207 structurer leur pratique de la danse et de la faire évoluer dans un but de prévention et de renforcement des techniques, mobilisation de jeunes ayant développé une pratique sur la durée autour de projets de création pouvant bénéficier d'interventions de chorégraphes ou danseurs professionnels notamment dans le cadre des actions de soutien à la création portées par la Dac, mise en place d'événements participant à l'animation des communes dans une logique de rencontres inter-villageoises dans le souci de créer du lien social, ateliers d'initiation à la pratique en milieu scolaire dans le cadre de projets soutenus par des enseignants mais pouvant s'inscrire hors du temps scolaire. AGENCE REGIONALE DU LIVRE ET DE LA LECTURE La DAC collabore étroitement avec le Conseil départemental de Mayotte avec lequel elle a signé une convention de développement culturel en Sur la base de cette convention, la DAC et le Conseil Départemental sont à l'initiative de la création de l'agence régionale pour le livre et la lecture (ARLL). L association se donne comme priorité de garantir à tous un accès équitable au livre, à la lecture et à la diversité des langues. C est une structure fédératrice, s inscrivant dans un réseau national qui se définit à la fois comme un centre de ressources et une plate-forme d'échanges entre professionnels concernés par les missions de l association. Elle a notamment pour mission d'assurer en lien avec les professionnels, le suivi de la lecture publique sur le territoire mahorais, de coordonner les actions et les partenaires, de dynamiser les échanges, d'amener le recul et l énergie nécessaires au développement de projets structurants. Les agents de la DAC assurent conseil et expertise auprès des porteurs de projets et des collectivités. Thématiques JUSTICE / PREVENTION DE LA DELINQUANCE ACFAV, Service Aide aux Victimes Le service aide aux victimes a été inauguré en 2006 afin de répondre aux attentes des victimes en leur offrant un lieu d accueil, d écoute, d accompagnement : développer l accès au droit au profit des victimes, faciliter les victimes à dévoiler un fait ou un acte de violence, limiter le traumatisme psychologique consécutif à l acte de violence, aider la victime à recouvrer son intégrité personnelle pour que l acte reste dans les souvenirs et non dans la mémoire immédiate. Il a pour mission d accueillir, d informer, d accompagner toute victime d infractions pénales dans des démarches visant à la reconnaissance de ses droits. ACFAV, Point Info Famille Le service Point Info Famille, mis en place en 2004 au sein de l Association pour la Condition Féminine et l Aide Aux Victimes (ACFAV), accueille, informe et oriente les familles pour toute question relative à leur vie quotidienne. 207
208 Le dispositif, gratuit et ouvert à tout public, a pour objectif de favoriser l accès à l information et aux droits en vue de simplifier les démarches de la vie courante au sein des administrations présentes sur le département. Sans se substituer aux autres structures institutionnelles et associatives, le Point Info Famille est un lieu ressource, qui fait le lien entre les familles et les services à même de répondre à leurs attentes. Les objectifs du Point Info Famille et ses antennes favoriser l accès à l information et aux droits à toutes les familles, apporter une information précise, complète et actualisée, simplifier les démarches de la vie quotidienne, accompagner les familles dans la résolution des difficultés qu elles rencontrent. TAMA, prévention de la récidive en milieu carcéral (PRMC) Service historique de TAMA, le dispositif PRMC intervient depuis 2003 au sein de la maison d arrêt de MAJICAVO de Mayotte. En favorisant l accès aux savoirs de base, aux activités éducatives, socio-culturelles et sportives en milieu pénitentiaire, le dispositif PRMC contribue à la prévention de la récidive et à la réinsertion post-carcérale. L enseignement du français (alphabétisation / FLE) vise en priorité l acquisition d une compétence de communication orale à l intérieur de la prison mais également en vue de leur future réinsertion. Des actions à dimension sociale et culturelle sont également mises en place: arts plastiques, musique, ateliers d écriture, théâtre, sport. Le dispositif organise également des sessions d apprentissage du code de la route avec des examens se déroulant au sein même de la maison d arrêt. Ces activités, proposées sur la base du volontariat, permettent notamment aux détenus de renouer avec la culture de l écrit et de se reconstruire une image de soi jusqu alors très dévalorisée. Dans le cadre de la nouvelle prison, l activité doit augmenter afin de proposer aux détenus des formations toujours adaptées mais diversifiées dans leurs contenus. TAMA, Aide à la Personne (ALP) Les permanences sociales au sein du Commissariat de Mamoudzou et dans les gendarmeries, constituent des lieux d accueil généralistes pour un public en difficulté et/ou fragilisé. Ces lieux d accueil ont pour objectif d assurer une amélioration de la prise en charge des victimes, une prévention en faveur des personnes se trouvant dans une situation de détresse sociale ainsi qu un accompagnement social ponctuel élaboré pour l accès à l autonomie. Les missions du service se déclinent en 3 actions centrales : l évaluation des besoins de la personne accueillie. l apport de conseil, de soutien et l accompagnement individualisé dans les besoins quotidiens et les démarches à faire. 208
209 l orientation construite sur la prise en compte des besoins de la personne, vers les services compétents et de droit commun. Le service offre un accueil pour un public en difficulté et/ou fragilisé. Il assure au sein de ses lieux de permanence la prise en charge de toute personne majeure ou mineure, qu elle soit victime ou mise en cause, ou encore concernée par une affaire présentant un volet social (au pénal comme au civil). Pour assurer ses missions, le service dispose d une équipe de quatre travailleurs sociaux répartis sur 6 sites : une assistante de service social mise à disposition au commissariat de Mamoudzou, une éducatrice spécialisée mise à disposition à la gendarmerie et au CCAS de PAMANDZI, Une intervenante sociale mise à disposition dans les gendarmeries de SADA et MZOUAZIA et à l Association MSIKANO de SADA. Une assistante de service sociale sur la Gendarmerie de MTSAMBORO et la maison des services de M TSAHARA Les missions du service Aide à la personne ne peuvent se réaliser qu à travers un réseau de partenaires institutionnels et associatifs. Ce travail partenarial a pour objectif d optimiser la prise en charge des personnes en demande d aide, et de proposer des actions complémentaires en fonction des compétences et possibilités de chacun. PEPS (Association pour la Professionnalisation par l Emploi et pour la Promotion Sociale) Depuis fin 2014, l association PEPS est employeur des CUI, des encadrants techniques d insertion et gère la mise en œuvre des chantiers. L association a pour objet l insertion sociale et professionnelle de personnes éloignées de l emploi. Les objectifs de l association sont de concevoir, de réaliser et de proposer des actions permettant la construction de parcours professionnel pour les personnes en difficulté d insertion tout en contribuant au développement économique et social du territoire. A ce titre, elle participe au développement de l Insertion par l Activité Economique et à celui de l économie sociale et solidaire et à la lutte contre les exclusions sociales et professionnelles. Les actions prioritaires de P.E.P.S Mayotte sont : de mettre en œuvre le dispositif des Ateliers et Chantiers d Insertion. Ceux-ci ont pour support d activité l entretien des espaces naturels, l environnement, la rénovation de petit bâtiment et d autres secteurs, de déployer le dispositif départemental expérimental de Tranquillité Publique qui fait le choix de la médiation de proximité comme mode de régulation des problèmes quotidiens. En effet, afin de rendre homogène les pratiques et de professionnaliser les salariés, il est important de proposer un cadre commun concernant le recrutement, les profils de poste (jour et scolaire, soirée), les territoires d intervention, la supervision communale/peps, l évaluation des missions et les modes de gouvernance : communale, intercommunale, départementale. 209
210 LES ENGAGEMENTS DU PILIER EMPLOI ET DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE Engagements de l Etat - DIECCTE DIECCTE La Direction des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l Emploi (DIECCTE) et l ensemble des participants au service public de l emploi (SPE) se mobilisent dans le cadre de la nouvelle politique de la ville afin de permettre aux habitants des quartiers prioritaires de bénéficier de l ensemble des dispositifs de soutien à l emploi et aux entreprises. Les supports de la contribution de la DIECCTE aux Contrats de Ville : l accompagnement vers l emploi, les emplois aidés. l insertion par l'activité économique, associations intermédiaires. les dispositifs en faveur des travailleurs handicapés, les entreprises adaptées. les dispositifs en faveur de l insertion des jeunes, Missions Locales, Fonds d'insertion Professionnelle des Jeunes (FIPJ), Ecole de la Deuxième Chance (E2C). le développement économique et compétitivité, le développement de l emploi et des compétences. convention pour la promotion de l'emploi gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) / engagement de développement de l emploi et des compétences (EDEC) maîtrise des savoirs de base validation des acquis de l expérience (VAE) primes à la création d'emploi appui à la création d entreprises aide au chômeur créateur ou repreneur d entreprise (ACCRE), nouvel accompagnement à la création ou la reprise d entreprise (NACRE), projet initiative jeune pour la création d entreprise (PIJ). Le déploiement de la nouvelle politique de la ville en faveur des quartiers prioritaires, doit permettre d intensifier la complémentarité des dispositifs opérationnels en faveur des publics résidents, et notamment des jeunes et des femmes. Engagements des organismes associés POLE EMPLOI L offre de service de Pôle Emploi sera pleinement mobilisée sur le Pilier «Développement de l activité économique et de l emploi», afin de contribuer à la réduction des écarts constatés sur ces territoires en matière d emploi. 210
211 A ce titre, le réseau de Pôle Emploi veillera à faire plus pour ceux qui en ont le plus besoin. Une attention particulière sera portée à l accès des demandeurs d emploi issus des quartiers prioritaires à l accompagnement renforcé, ainsi que l ouverture des portefeuilles dédiés à l accompagnement intensif des jeunes, tout comme le suivi en accompagnement global réalisé par un binôme conseiller dédié et travailleur social déployé sur le territoire depuis le 1 er trimestre. Les services de Pôle emploi, seront sensibles à l amélioration des réponses aux besoins des demandeurs d emploi. Les engagements de Pôle emploi sur ce pilier, s inscrivent dans la continuité des précédents engagements (convention interministérielle du 30 avril 2013). améliorer l accessibilité de nos services et veiller à une présence des services de Pôle Emploi dans les quartiers de la politique de la ville, renforcer et adapter les moyens et services de Pôle Emploi aux besoins des quartiers de la politique de la ville, mobiliser la politique de l emploi en faveur des quartiers prioritaires, et mettre en œuvre des dispositifs spécifiques. MISSION LOCALE Les missions locales (ML) se sont développées depuis 1982 par la volonté conjointe des collectivités locales et de l Etat de coordonner localement leurs interventions pour aider les jeunes de 16 à 25 ans à surmonter les difficultés qui font obstacle à leur insertion sociale et professionnelle. La Mission locale de Mayotte couvre la totalité du département. Elle est subventionnée par l Etat pour mettre en place un accompagnement social et professionnel pour l insertion des jeunes. Elle mobilise l ensemble des dispositifs existant sur le territoire pour la construction du parcours du jeune. Les engagements de la Mission Locale sont le développement des accueils décentralisés de la Mission Locale en faveur des jeunes ans sortis du système scolaire, de rendre acteur le jeune accompagné par la Mission Locale et faire le lien avec la vie locale. CAISSE DES DEPOTS ET CONSIGNATIONS La Caisse des Dépôts, acteur historique du renouvellement urbain et des politiques publiques en faveur des quartiers prioritaires, apporte son appui technique et financier à la mise en œuvre des programmes engagés par l Etat et les collectivités locales. Elle intervient au titre de ses missions d intérêt général pour le logement social, la cohésion sociale et la solidarité, pour le développement et la compétitivité des territoires et pour la transition écologique et l environnement. La Caisse des Dépôts contribue sur ses fonds propres et au moyen des prêts du Fonds d Epargne aux nouvelles orientations définies par l Etat pour la politique de la Ville et le nouveau programme de renouvellement urbain. développement économique et cohésion sociale, 211
212 accompagnement du développement économique des quartiers prioritaires, soutien au retour à l emploi, investissements immobiliers, développement économique et transition écologique, désenclavement des quartiers et développement des transports et de la mobilité, développement numérique des quartiers, rénovation énergétique. CF. Convention d objectifs pour les quartiers prioritaires entre l ETAT et la Caisse des Dépôts 2014 / Engagements des associations départementales ADIE L ADIE finance et accompagne les micro-entrepreneurs exclus du système bancaire classique depuis bientôt 25 ans en France Métropolitaine et 19 ans à Mayotte. Elle dispose d une habilitation de l ACPR (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution) qui lui permet d emprunter aux banques pour prêter aux personnes exclus des crédits bancaires classiques (jeunes entreprises, chômeurs, allocataires de revenus sociaux, travailleurs pauvres ). Notre engagement a pour but de favoriser l insertion durable du plus grand nombre de personnes (plus particulièrement les jeunes, les femmes, les séniors, la population résidant dans les quartiers prioritaires ) n ayant pas accès au crédit bancaire pour créer ou développer leur entreprise à l aide du microcrédit accompagné de l ADIE. Celle-ci s articule autour de 2 axes : le Microcrédit Professionnel : un financement jusqu à , pour la création d entreprise ou les entreprises en activité, ayant des difficultés à obtenir un prêt bancaire, chaque personne accompagnée par l ADIE a accès à l ensemble des services d accompagnement de l association délivrés par les salariés et les bénévoles de l association (accompagnement individuel ou ateliers de formations collectives). Depuis ses débuts, les missions de l ADIE sont restées inchangées : financer les micro-entrepreneurs qui n ont pas accès au crédit bancaire, et plus particulièrement les chômeurs, les allocataires des minima sociaux, les travailleurs pauvres et les personnes en situation d exclusion notamment les femmes, accompagner les micro-entrepreneurs avant, pendant et après la création de leur entreprise pour assurer la pérennité de leur activité, contribuer à l amélioration de l environnement institutionnel du microcrédit et de la création d entreprise. Grâce au soutien de la première heure de l Etat, de partenaires privés comme le BRED, mais aussi du fonds de dotation ADIE, des antennes ont été ouvertes sur les communes de CHIRONGUI et DZOUMOGNE en plus de celle de Mamoudzou, permettant ainsi aux habitants du Nord et du Sud de l île d avoir accès plus facilement aux services de l association. 212
213 Nous avons également une permanence en Petite Terre ce qui nous permet d y assurer des rendez-vous de manière hebdomadaire, évitant ainsi aux Petits-Terriens de barger pour recevoir les services de l ADIE. Grâce à ces agences, l action de l ADIE touche plus facilement les zones prioritaires de la politique de la ville et les personnes ayant des difficultés à se déplacer sur Mamoudzou. BOUTIQUE DE GESTION (BGE) Créée en 1999, BGE Mayotte assure sous forme individuelle ou collective l'accompagnement des créateurs d'entreprise, la formation des porteurs de projets en création d'activité et des chefs d'entreprise, et le suivi des jeunes entreprises. BGE Mayotte est un acteur du développement économique du territoire dans lequel elle inscrit son action au service des créateurs/repreneurs et des TPE en relation avec toutes les parties prenantes de ce territoire. La double vocation économique et sociale de BGE en fait un interlocuteur privilégié des collectivités territoriales, des services de l état, des entreprises et du secteur associatif et de l ensemble des parties prenantes pour faciliter les initiatives, favoriser la création d activités et d emplois et contribuer au développement économique durable tant régional que local des territoires. BGE propose un accompagnement des porteurs de projet dans leurs démarches préparatoires de la création de leur activité. BGE Sensibilisation/Émergence L objectif de BGE Mayotte est d intervenir de plus en plus sur l'émergence de projets : en stimulant l envie d entreprendre, en aidant la personne à se rendre autonome dans la construction de son parcours professionnel, en faisant émerger des envies, des idées. BGE Accueil La mission principale de l accueil pour BGE Mayotte est de proposer une présentation des principales étapes de la création ou de la reprise d'une entreprise en réunion collective ou en entretien individuel et de vérifier la cohérence personne/projet. BGE Mayotte Accompagnement La phase d'accompagnement comporte une succession d'étapes qui, outre le traitement des aspects purement techniques, intègrent également le souci pédagogique de former au métier de chef d'entreprise avec pour objectif l'acquisition de l'autonomie par le porteur de projet. BGE Mayotte Mobilisation de financement Missions principales : instruction de dossiers de demande de subventions ou de prêts, mise en relation avec les réseaux bancaires et organismes financiers. BGE Mayotte Appui au développement Le suivi post-création : 213
214 soutien et conseils auprès des chefs d entreprise dans leur démarche de démarrage et de développement d activités dans l objectif d assurer la pérennité de l entreprise et la professionnalisation du chef d entreprise, professionnaliser le porteur de projet ou le créateur en développant ses compétences entrepreneuriales durant trois années consécutives. BGE Mayotte Concours Talents valoriser les projets porteurs de sens. Les jurys du concours «Talents» apportent une attention particulière à la dimension humaine des projets et priment des entrepreneurs, valoriser l entrepreneuriat dans sa diversité géographique, sociale, économique et humaine. COUVEUSE D ENTREPRISE OUDJEREBOU La couveuse d entreprises de Mayotte a pour mission principale d accompagner des entrepreneurs à l essai pendant un an (ou plus) dans leur projet, de les former au métier de «chef d entreprise». L accompagnement des porteurs de projet se caractérise de la manière suivante : coaching individuel, appui comptable et administratif, hébergement juridique, formations, mise à disposition d un espace de travail. L hébergement juridique proposé par la Couveuse d entreprises permet à chaque «couvé» d exercer leur activité en toute légalité d une part, et en toute sécurité d autre part, grâce notamment à l assurance professionnelle à leur disposition. Cette phase amont à la création permet alors aux porteurs de projet : de tester la viabilité de leur projet en grandeur réelle, de valider leurs capacités entrepreneuriales et leur motivation dans la gestion de leur projet, d étayer le projet en le concrétisant par la création de l entreprise La couveuse d entreprises de Mayotte est généraliste, elle ne cible pas un secteur d activité en particulier. Les activités règlementées sont soumises à la validation de l assureur. Le dispositif s adresse à un large public mais tend plus particulièrement à s adresser: aux personnes éloignées de la culture entrepreneuriale, aux personnes souhaitant tester leur capacité à diriger une entreprise, aux projets innovants. La couveuse d entreprises de Mayotte, en partenariat avec le réseau d accompagnement des TPE/PME et associations, a pour mission secondaire l accompagnement et la formation de managers sur des domaines de gestion spécifiques. Chaque demande doit faire l objet d une étude au cas par cas pour définir le périmètre d accompagnement. PEPS (Association pour la Professionnalisation par l Emploi et pour la Promotion Sociale) 214
215 Concevoir, réaliser et proposer des actions permettant la construction de parcours professionnel pour les personnels en difficulté d insertion tout en contribuant au développement économique et social du territoire (voir ci-dessus). L association propose : un parcours d insertion socioprofessionnelle aux salariés fondé sur une expérience en situation réelle de travail, une formation en situation de production, un accompagnement individualisé, adapté à la situation de la personne. Pour ce faire, l association propose : d accompagner l individu dans la construction et la mise en œuvre de son parcours d insertion, de former le salarié sur des savoirs être et des savoirs faire, de favoriser l intégration du bénéficiaire sur le marché du travail et sa stabilité sociale et professionnelle, de salarier les bénéficiaires pour réaliser une activité contribuant à l amélioration du cadre de vie. LES ENGAGEMENTS DU PILIER CADRE DE VIE ET RENOVATION URBAINE Engagements de l Etat DEAL Lutter contre l'habitat insalubre. Les priorités d'action de la DEAL reposent sur des outils de développement et de production et sur des dispositifs d'accompagnement et d'appui : libérer et aménager du foncier, développer une offre de logements nouveaux, améliorer l'habitat existant, lutter contre l'habitat indigne, le renouvellement urbain. Les politiques publiques prioritaires de l état doivent répondre à l enjeu principal de la lutte contre l habitat indigne et d équipements du territoire pour répondre à la pression démographique : lutte contre l habitat indigne, le plan communal de lutte contre l habitat indigne (PCLHI), révision des plans locaux d urbanisme (PLU). La DEAL s engage à mettre en œuvre : une assistance à maîtrise d ouvrage pour faire émerger des projets et les réaliser, un appui administratif comme par exemple dans l élaboration des plans locaux d urbanisme (PLU), l instruction des permis de construire, la lutte contre les constructions illégales, la gestion de syndicats (SIDEVAM), un appui financier à travers les aides de l État consacrées à l aménagement et au logement, dans le cadre de la lutte contre l habitat indigne, possibilité d une aide financière significative de l Etat au titre de la LBU. 215
216 Un pôle départemental de lutte contre l habitat indigne (PDLHI) sera mis en place avec pour objectif de réunir et mettre en synergie toutes les compétences pour organiser les actions au plan départemental et accompagner les acteurs locaux. Le directeur de la DEAL est par ailleurs délégué territorial adjoint de l'agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU). A ce titre il porte localement les dispositifs déployés par l ANRU et appuie les collectivités dans leurs projets. Il est également délégué adjoint de l agence national de l habitat (ANAH). Engagements des organismes associés LA CAISSE DES DEPOTS La Caisse des Dépôts, acteur historique du renouvellement urbain et des politiques publiques en faveur des quartiers prioritaires, apporte son appui technique et financier à la mise en œuvre des programmes engagés par l Etat et les collectivités locales. Elle intervient au titre de ses missions d intérêt général pour le logement social, la cohésion sociale et la solidarité, pour le développement et la compétitivité des territoires et pour la transition écologique et l environnement. La Caisse des Dépôts contribue sur ses fonds propres et au moyen des prêts du Fonds d Epargne aux nouvelles orientations définies par l Etat pour la politique de la Ville et le nouveau programme de renouvellement urbain. Accompagnement des projets de renouvellement urbain poursuite de la mise en œuvre du Programme national de Rénovation Urbaine (PNRU), lancement du Nouveau Programme de Renouvellement Urbain (NPNRU), soutien aux politiques publiques en faveur de l habitat privé. CF. Convention d objectifs pour les quartiers prioritaires entre l ETAT et la Caisse des Dépôts 2014 / AFD Agence Française de développement La stratégie d'intervention de l'afd à Mayotte : l agence de Mamoudzou déploie son action dans quatre domaines prioritaires nécessaires au développement durable de Mayotte. Il s agit de l accompagnement du secteur privé, du soutien aux politiques publiques, de l appui au logement, notamment social, et de l insertion de Mayotte dans son espace régional. 216
217 IX. Signataires LE MAIRE DE CHIRONGUI LE PREFET DE MAYOTTE LE PRESIDENT du CONSEIL DEPARTEMENTAL Hanima IBRAHIMA Le PRESIDENT DU TGI, PRESIDENT DU CDAD Seymour MORSY Le PROCUREUR de la REPUBLIQUE Soibahadine IBRAHIM RAMADANI LE DIRECTEUR de la CSSM Laurent SABATIER La DIRECTRICE de L ARS Joël GARRIGUE LE DIRECTEUR DE PÔLE EMPLOI Jean VERON La DIRECTRICE DE LA MISSION LOCALE Juliette CORRE LE REPRESENTANT DU CONSEIL CITOYEN du village de Miréréni Dany RAMAYE LE REPRESENTANT DU CONSEIL CITOYEN du village de Chirongui Zakia C. DOHOUNZO LE REPRESENTANT DU CONSEIL CITOYEN du village de Poroani Abdou AHAMADI Anfiati BACAR 217
218 LE REPRESENTANT du COMITE DE JEUNES LE PRESIDENT DU CDR LE PRESIDENT DE LA CMA Thourine DJANFAR LE PRESIDENT DE LA CCI Moussa MOUHAMADI LE PRESIDENT DE LA CAPAM Djoundiy OMAR LE PRESIDENT DU SIDEVAM Mohamed ALI HAMID LE PRESIDENT DU SIEAM Mouslim PAYET LA DIRECTRICE DE LA CDC Assani Saindou BAMCOLO LA PRESIDENTE DE L ACFAV Moussa Mouhamadi BAVI Nathalie INFANTE Faouzia CORDJI LE PRESIDENT DES NATURALISTES LE PRESIDENT DE TAMA LE PRESIDENT DES CEMEA Michel CHARPENTIER Thani MOHAMED SOILIHI Marthadi ALI 218
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