Conférence de l'ouest
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- Jacqueline Gauvin
- il y a 10 ans
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1 Actes du séminaire «Le tourisme : un enjeu commun aux territoires du pôle Ouest de la Loire-Atlantique» Conférence de l'ouest addrn
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3 Accueil et ouverture par les Présidents des intercommunalités de la Conférence de l Ouest...p. 6 Présentation des résultats de l étude Insee/ADDRN sur le tourisme...p.12 Regards croisés sur les composantes touristiques du pôle Ouest par Atout France...p. 18 Atelier des techniciens...p. 32 Atelier des Professionnels...p. 34 Atelier des élus...p. 35 Échanges avec les participants...p. 37 3sommaire
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5 Actes du séminaire «Le tourisme : un enjeu commun aux territoires du Pôle Ouest de la Loire-Atlantique» Vendredi 29 novembre 2013 Hippodrome de Pornichet Le séminaire était co-animé par ATOUT France et l addrn Les six Présidents des intercommunalités de l ouest du département de la Loire-Atlantique (les communautés d agglomération de la Carène et de Cap Atlantique ; les communautés de communes de Loire et Sillon ; de Pont-Château/Saint-Gildas-des-Bois ; de Pornic et de Sud Estuaire) se sont réunis sous la forme d une instance dénommée «Conférence de l Ouest» pour la première fois, le 7 décembre Ils ont exprimé la nécessité d approfondir le partage d enjeux communs de développement à l échelle de ce territoire sous différentes thématiques dont notamment le tourisme. L agence pour le développement durable de la région nazairienne (addrn) a été missionnée par les six intercommunalités précitées, auxquelles la communauté de communes Cœur Pays de Retz s est ajoutée, pour organiser un temps d échanges associant élus, techniciens et professionnels du tourisme, sous forme d un séminaire. Pour animer ce séminaire, l addrn était accompagnée par «ATOUT France», l agence de développement touristique de la France, dont les références sont en adéquation avec la problématique posée. contexte Les contributions proposées par Atout France ont été élaborées à partir des études et données existantes locales et plus globales accessibles, des expériences des intervenantes, mais aussi à partir de la production de réflexions et d avis des différents acteurs suivants : Une séance de travail a été réalisée au sein d ATOUT France auprès de techniciens experts dans leur domaines (hébergement, filières, croisière, marketing, numérique, classement, affaires, événementiel, marché étranger prédominant sur le territoire) afin de produire une vision croisée la plus riche possible concernant les enjeux spécifiques, les devenirs possibles, les questions incontournables d ingénierie, comme de suggérer les benchmark pertinents à réaliser pour ce territoire Des entretiens téléphoniques (personnalités internes au territoire) et des interviews (personnalités externes au territoire) ont été effectués auprès d un panel d une quinzaine d acteurs et professionnels du tourisme (élus de territoires similaires, professionnels, techniciens). 5
6 Accueil Ouverture Joël Batteux, maire de Saint-Nazaire, président de la CARENE Mesdames et Messieurs, bonjour, chers collègues élus, chers Présidents de nos agglomérations riveraines, je voudrais commencer, en accord avec M. le Maire de Pornichet et d autres collègues que j ai sollicités, par la sinistre nouvelle de la disparition de Jacques Lambert, maire de Pornichet de 1995 à Je n imagine pas que nous puissions commencer notre session sans respecter une minute de silence, si vous le voulez bien. Quelques mots d introduction Pourquoi, comment sommes arrivés jusqu à l hippodrome de Pornichet pour la Conférence de l Ouest? J en profite pour remercier M. le Maire de Pornichet de nous accueillir dans ces locaux, qui sont très confortables À un certain moment, notamment lorsqu il était question de l aéroport, il était évident que le côté nantais, le côté est, s organisait très bien du fait du poids de la métropole nantaise disposant d un même SCoT et de l axe majeur entre Nantes et Rennes. Tout ce monde était habitué à travailler ensemble. Nous avons bien senti, les uns et les autres, qu il nous fallait tout de même essayer de nous organiser un peu mieux que nous ne l étions jusqu à présent et de nous rapprocher mutuellement pour essayer de trouver des axes de coopération. Nous savions que l aéroport allait peser lourd dans l avenir de nos territoires parce qu il se rapprochait plutôt de notre secteur par rapport à la situation actuelle même si ce n est pas tout à fait le cas pour l agglomération de Pornic ; mais cela ne change pas énormément les choses. En revanche, pour la presqu île, pour la communauté de communes Loire et Sillon, pour celle de Pontchâteau Saint-Gildas, pour la CARENE, pour la communauté de Pornic, pour Cap Atlantique, pour la communauté de communes Cœur pays de Retz et celle de Sud estuaire, l enjeu était de taille. D entrée de jeu, tout le monde a admis que nous devions faire un effort de rapprochement, d échange, et le premier thème qui nous est venu à l esprit est celui du tourisme. Il est clair que lorsque l on met toutes ces communautés côte à côte, nous avons là un ensemble d atouts très divers, très riches, très accessibles et les touristes, qu ils viennent à La Baule, à Pornic, à Saint-Nazaire ou à Pornichet, rayonnent sur trente ou cinquante kilomètres tout autour. Ils vont même souvent jusqu au golfe du Morbihan ou jusqu aux Sables-d Olonne. Comment faire la promotion de tout ce grand territoire? Si les habitants de l ouest de la France connaissent le secteur, dès que l on s éloigne sensiblement de la région, en revanche, et vu de l étranger, du côté des Allemands ou des Anglais, on connaît La Baule, certes, mais on ne sait pas tout ce que l on peut voir dans le reste de ce grand territoire. Or nos collaborateurs professionnels du tourisme savent bien que les comportements et attentes des touristes évoluent. Nos atouts évoluent également. Comment faire en sorte que ces atouts et ces attentes finissent par se rencontrer? C est l objet de notre réunion d aujourd hui. Je vous souhaite bon courage pour cette journée de travail, dont je ne doute pas qu elle sera très positive, puisque certains ont déjà eu connaissance des premières investigations de nos collaborateurs et que l on découvre des éléments assez nouveaux, dont il va nous falloir tirer parti. Je vais laisser la parole à mon collègue maire de Pornichet, puisque c est lui qui accueille dans sa commune 6
7 Robert Belliot, maire de Pornichet, vice-président de la CARENE Il était normal que Joël Batteux commence, puisqu il est président de l intercommunalité. Il était également important de parler de Jacques Lambert. Je remercie Joël Batteux et toutes ses équipes, et notamment l ADDRN, d avoir choisi Pornichet. Je vous en félicite parce que je crois que c est un bon choix, comme vous allez pouvoir le découvrir. Merci aussi aux présidents des intercommunalités, nos amis de La Baule, de Pornic, de Sud-Estuaire, de Cœur Pays de Retz, de Loire et Sillon et de Pontchâteau. Nous sommes aujourd hui tous rassemblés et je pense que c est une bonne chose pour la région, cette région touristique. Je souhaiterais mettre à l honneur deux personnes de Pornichet grâce auxquelles cette réalisation et cette continuité fonctionnent. Il s agit d abord de mon directeur général des services, Stéphane Belz, qui n a pu venir, et de Roxane Taraud-Baumal, la directrice de la SEM de l hippodrome. Stéphane a permis de construire l hippodrome en un an : il importait de ne pas manquer une année de courses. Une année avait déjà été supprimée et le Fonds commun des courses, à Paris, exigeait que cette suspension ne dure pas plus d un an. Grâce à Stéphane Belz, nous avons réussi à faire ce tour de force. De son côté, Roxane a été formée par nos amis de Saint-Nazaire, à Escal Atlantic. La première année a été déficitaire, mais pour une société d économie mixte, c est un peu normal : nous avions prévu un développement sur quatre ans. Cette année, elle serait bénéficiaire. Pour l instant, nous avons une marge de euros, avec un chiffre d affaires de près de euros, ce qui n est pas négligeable pour une telle structure. Nous voulons en faire un complexe d affaires et à cet égard, nous sommes complémentaires avec les autres villes, notamment nos amis de La Baule, mais aussi avec Saint-Nazaire, qui prend de l importance sur le plan touristique. Merci à vous tous. J espère que ce bon choix continuera : vous pourrez découvrir le salon «du comité des courses», là-haut, les loges et tout ce que permet cet ensemble. Avec les hôtels, les accords entre les offices de tourisme de Saint-Nazaire, de la CARENE ou de Cap Atlantique, il y a de bonnes choses à faire, et du côté du Pays de Retz également. En attendant, bonne journée à tous et revenez-nous très nombreux bientôt! 7
8 Philippe Boënnec, maire de Pornic, président de la communauté de communes de Pornic Il y a les nordistes et les sudistes, mais l essentiel est que nous réussissions à faire quelque chose en commun puisque c est la démarche que nous avons engagée. Je voudrais d abord vous remercier de nous accueillir en ces locaux que pour ma part, je découvre. J ajouterai que pour nous, élus, la démarche est dans nos têtes depuis quelques années et qu elle commence à se concrétiser. C est une démarche importante en termes d aménagement du territoire. Nous avons en effet la chance d habiter dans un département très dynamique, tous les chiffres en attestent, avec ce que je considère comme une sérieuse chance, celle d avoir une grande métropole comme Nantes ; c est certes un atout. Mais il faut aussi que nous parvenions à exister avec Nantes ; pas contre Nantes, mais avec Nantes. Nous avons également, sur les 130 kilomètres de littoral atlantique, des atouts vraiment forts pour essayer, avec la grande métropole de Nantes, de potentialiser tous ceux-ci pour faire que notre territoire soit bien aménagé et encore plus dynamique pour créer de l économie, de l emploi et les équipements permettant à notre population de mieux vivre. C est notre ambition. Beaucoup d entre nous savent qu ils vont quitter la vie politique je regarde Joël Batteux et j en fais partie, mais cette démarche est intéressante parce que nous avons essayé, en dehors de nos convictions politiques, qui sont parfois différentes, mais respectables, de faire un travail en commun. C est un mouvement fort et qu il faut impérativement poursuivre. La première thématique qui a été retenue est la plus facile, d une certaine façon, bien qu il faille faire reconnaître le tourisme comme une véritable activité économique non dé-localisable. Nous avons des atouts importants tels que la région nazairienne, le rétro-littoral, dans une certaine mesure, ou des secteurs, comme chez Yves Métaireau, à La Baule, ou à Pornichet, qui sont des secteurs remarquables. De même que chez nous, un peu plus au sud, dans le pays de Retz, avec la région de Saint-Brevin, de Paimbœuf, de Cœur pays de Retz, avec Sainte-Pazanne et toutes les zones à découvrir dans le sud de l estuaire de la Loire, qui sont très intéressantes pour les activités touristiques. Un grand travail est à faire. Il faudra avoir un projet en commun ou des projets en commun et cibler ceux que nous pouvons mettre en place. Avec l esprit caustique que vous me connaissez, je dirai que cela commence mal, parce que Pornic ne figure pas sur la carte qui est projetée, pas plus que le Pays de Retz, ni même la baie de Bourgneuf Descendre un peu plus au sud, sur cette carte, serait plus fédérateur. Certes, il n y a pas non plus Savenay, mais quand on parle de tourisme Bien que les choses progressent de façon assez importante, même si le sud du département est aujourd hui un peu plus reconnu, il reste encore des efforts à faire. Si vous remontiez un peu la carte, cela nous plairait bien, surtout qu il y a des atouts : il faut inclure la baie de Bourgneuf, qui est un lieu magnifique sur le plan touristique. Quoiqu il en soit, cette démarche est importante et en tout état de cause, j y souscris à 100 %, voire à 200 %. Il convient maintenant de définir, après les réflexions, une certaine forme de projet, de programmation à mettre en place. De notre côté, nous sommes partants de manière très volontariste, à condition de descendre un peu sur la carte 8
9 Yves Métaireau, maire de La Baule, président de Cap Atlantique Mesdames et Messieurs, chers collègues, bonjour. Aujourd hui, nous sommes aussi là pour avancer, c est-àdire reconnaître que le tourisme est une véritable économie et que l économie touristique, depuis plus de trente ans, n a jamais été reconnue à sa réelle valeur dans notre pays. Nous sommes pourtant l une des destinations les plus importantes du monde, où les gens passent mais souvent, ne s arrêtent pas pour aller un peu plus vers le sud, vers les pays du soleil. Je voudrais vous livrer quelques réflexions, qui, je pense, vous permettront d introduire les débats. La première est qu il faut avoir des sites attrayants, des sites remarquables. Nous avons la chance, sur ce territoire de Loire-Atlantique, sur cet ouest de la Loire-Atlantique, de les avoir. J en citerai un, bien sûr : c est l une des plus belles baies du monde, que nous partageons avec mon collègue Robert Belliot et avec mon collègue Yves Lainé, du Pouliguen, puisque nous sommes entrés dans ce club, mais aussi le Parc naturel de Brière, les marais salants, la côte sauvage, le pays de Retz, également, qui a beaucoup d atouts. Il faut des équipements touristiques qui soient complémentaires de ces sites naturels. On ne peut pas faire de tourisme si d avance, on n a pas un site naturel exceptionnel ou des sites qui présentent, par l œuvre des hommes, un aspect remarquable, comme le Mont-Saint-Michel ou la cathédrale de Chartres, qui ne se délocalisent pas ; que l on copie, que l on revoit peut-être quelquefois, mais que l on ne délocalisera pas. C est aussi une chance pour notre économie touristique. Le tourisme, c est aussi une interconnexion public privé. C est peut-être l une des plus grandes caractéristiques de cette activité. Sans le public, le tourisme ne fonctionne pas. Sans le privé, cela ne fonctionne pas non plus. Il faut qu il y ait vraiment une interconnexion, un travail en commun : les collectivités investissent, réalisent des structures, font de la promotion ; les professionnels accueillent, fidélisent, permettent aux touristes de revenir dans un territoire c est aussi grâce à eux. Et les associations animent. C est un bon triptyque pour la réussite des activités touristiques sur un secteur. Léonce Deprez, peut-être le seul député qui, à l Assemblée nationale, s est occupé activement du tourisme, disait une chose très intéressante. C était le député-maire du Touquet et il avait une véritable passion, sur laquelle il a écrit plusieurs ouvrages. Je l ai bien connu, à une époque où tu étais beaucoup plus jeune, Philippe Il a écrit une chose à laquelle je crois qu il faut réfléchir : «le temps de repos des uns est un temps de travail pour les autres». Cela signifie qu il faut accepter cette contrainte de travailler alors que les autres sont en vacances, accepter le fait qu il n y ait pas tout à fait les mêmes horaires, accepter la contrainte du weekend, qui ne peut pas être respecté par ceux qui veulent travailler dans l activité touristique Quand dans un restaurant, il arrive, à 22 heures ou 23 heures, une tablée de dix personnes, il faut qu il les accueille. Et en général, il les accueille. À ce moment-là, on doit avoir une véritable flexibilité, une souplesse du travail dans ce domaine. C est l un des handicaps que nous connaissons en France ; il faut le dire. Le tourisme, enfin, est l un des secteurs économiques les plus concurrencés aujourd hui. On voit fleurir à peu près partout dans le monde j étais assez récemment en Asie du Sud-Est, au Vietnam et dans d autres pays de ce secteur énormément d attractivité touristiques : des hôtels, des resorts, des golfs, des terrains de sport, des plages aménagées Et là aussi, alors que nous avons eu, pendant près de cinq ans, à nous battre contre les pays du Maghreb ou les pays à bas coûts salariaux, nous aurons dorénavant d autres concurrents dans le monde. C est un secteur où la concurrence ne s arrête jamais, où nous étions tranquilles il y a vingt, trente ou quarante ans mais où aujourd hui, la concurrence sera plus aiguë que jamais, ce qui nous amènera heureusement, je l espère, à réfléchir, à modifier un certain nombre d éléments qui nous permettront d être plus compétitifs je vous laisse le soin de les trouver ou de les chercher : dans certains domaines, il faudra assouplir le code du travail Je pense que cette économie touristique à laquelle vous allez réfléchir tout au long de cette journée apportera à notre région, à notre pays, un véritable atout supplémentaire dans la nécessaire compétitivité internationale qui s annonce aujourd hui. 9
10 Bernard Clouet, maire de Pontchâteau, président de la communauté de communes du pays de Pontchâteau / Saint-Gildas-des-Bois Les trois poids lourds du tourisme dans le secteur ont dit leur mot. Il y a également Saint-Brevin, de l autre côté. Je crois que l arrière-pays, avec mes collègues de Cœur d estuaire, n a pas le même poids. En revanche, nous avons un atout à jouer sur le territoire. Premièrement, il y a des espaces. Les communes de l est de la Brière vont très bientôt entrer dans le Parc, aussi bien Besné que Prinquiau, Pontchâteau et, également à l ouest, Mesquer, prochainement. Nous avons donc un certain nombre d atouts dans le tourisme vert. Certes, en termes économiques, le poids sera largement moindre, mais nous avons des offres complémentaires à trouver. J en profite pour faire un petit clin d œil. Nous essayons aussi d aménager nos secteurs pour qu ils soient aussi des lieux de promenade et la semaine prochaine, nous recevrons le prix national de l urbanisme pour la redécouverte du Brivet dans le centre-ville et les promenades. L objectif est de faire converger vers ce centreville et vers cette promenade le long du Brivet un certain nombre de chemins de randonnée qui sont déjà en place ou qui vont se construire. Ce sont des projets à une moindre échelle mais en revanche, nous sommes également là pour contribuer au développement touristique. Le premier sujet, le tourisme, était l un des plus faciles à aborder, dans un premier temps, mais nous y apporterons notre contribution, parce qu il y a d autres sujets qui nous intéresseront encore beaucoup plus. Alain Chauveau, adjoint au maire de Savenay, président de la communauté de communes Loire et Sillon Tout a été dit et fort bien dit mais en Loire et Sillon comme chez vous, le tourisme, c est du développement économique. Cela ne nous a pas échappé. Et ainsi que le disait mon collègue de Pontchâteau, nous sommes des zones de complémentarité. Nous avons également des atouts et chez nous, le tourisme s établit sur le végétal. Je ne réciterai pas le catalogue à la Prévert, mais nous avons le lac de Savenay, les marais de Lavau et de Bouée je salue d ailleurs mon ami Jean Blaise, qui est là Qui, avant l opération sur l estuaire, connaissait l Observatoire de Lavau? Qui connaissait la Villa-Cheminée? Personne. Il faut donc bien s inscrire dans cette logique de Nantes / Saint-Nazaire. Si l on reste seul, on est perdu. Nous jouerons donc la carte de la complémentarité. Nous avons du minéral : le couvent des Cordeliers, l abbaye de Blanche-Couronne un grand rêve!, le château de l Escuray, à Prinquiau parce que vous savez bien que l on a coupé la tête à Louis XVI, mais que la République rêve de châteaux et les achète C est cela, la France! Nous jouerons donc cette carte et au poète qui disait : «objets inanimés, avez-vous donc une âme?», je peux assurer qu en Loire et Sillon, il y a une âme qui vit, et qui vivra Bruno Delemar, adjoint au maire de Frossay, vice-président de la communauté de communes Sud Estuaire Philippe Boënnec a tout dit sur le tourisme en pays de Retz, ou presque. Sachant qu il est chef de file de la fédération, je l ai laissé bien parler, comme d habitude. Pour la communauté de communes Sud estuaire, je vous prie d excuser Yannick Haury, qui est retenu par d autres obligations. Nous aussi, nous avons l attrait de Saint-Brevin et le rétro-littoral a été un peu délaissé. La communauté de communes a décidé de réaliser un pôle écotouristique, le Quai Vert, que vous connaissez sans doute tous, désormais, parce qu une communication très forte a été effectuée par ses gestionnaires. Si vous voulez venir dans le rétro-littoral du Sud estuaire, notre site Quai vert peut vous accueillir. 10
11 Jean-Pierre Lucas, maire de Rouans, vice-président de la communauté de communes Cœur pays de Retz Je représente pour ma part Bernard Morilleau, qui m a délégué cette représentation ici. Nous aussi, nous travaillons forcément avec la communauté de communes de Pornic et la communauté de communes Sud estuaire au sein de la fédération Pays de Retz atlantique. Nos enjeux sont bien moindres que ceux de ces deux autres communautés, parce que nous sommes une intercommunalité rétro-littorale. Nous avons tout de même une grosse structure sur notre territoire Planète sauvage et surtout, un patrimoine naturel avec toutes les prairies, les îles, mais aussi la tour de Buzay. Nous essayons de développer des sentiers pédestres pour mettre ce patrimoine en valeur, ainsi que des sentiers à thème. Joël Batteux Je n ai pas parlé de Saint-Nazaire Personne n a évoqué le développement actuel du tourisme industriel. Aujourd hui, les professionnels savent que le soleil, la mer et la plage ne suffisent plus. En dehors de la plage et du soleil, les touristes ont envie d aller voir ce qui se passe autour. C est l espoir de ceux qui ne sont pas directement sur la baie de La Baule ou dans la baie de Bourgneuf. De notre côté, nous allons avoir plusieurs installations très attractives. Nous avons déjà Escal Atlantic, mais nous travaillons avec la Région des Pays-de-la-Loire sur l usine élévatoire de Saint-Nazaire, pour en faire un centre où l on découvrira une bonne partie du fonctionnement de l estuaire, aussi bien sur le plan naturel que sur le plan économique ou démographique, en remontant jusqu au-delà de Nantes. Cette installation sera publique, mais nous avons également un investissement privé qui sera très attractif. Aujourd hui, personne n imagine ce que ce sera : nous aurons, je crois, un des plus grands cirques du monde à Saint-Nazaire. Dès aujourd hui, le chantier pour monter le nouveau portique destiné à la production des éoliennes offshore est installé. C est déjà très impressionnant. Mais la hauteur des tours qui monteront le portique est à peu près équivalente à celle des futurs jackets, c est-à-dire les bases des éoliennes offshore. L activité va commencer en 2015, Ce sera une activité saisonnière, puisque l on ne pose pas les éoliennes en mer quand il fait mauvais temps : on les fabrique pendant l hiver et on les pose à la belle saison. Il faut donc les stocker. Les chantiers STX nous annoncent que si tout se déroule bien et qu ils conviennent pour ce marché, ils stockeront jusqu à trente de ces tours le long de la cale Joubert. On viendra les chercher avec des engins équipés de grues pouvant porter 700 tonnes, ce qui donnera lieu à des manipulations monstrueuses. Depuis le toit de l Espadon, on aura sans doute un spectacle inouï et rare. L industrie attire de plus en plus les touristes. D abord, parce qu il y en a de moins en moins et ensuite, parce que la plupart des grandes industries ont quitté les villes. À Saint-Nazaire, nous avons la chance d avoir des sites touristiques autour de la ville et au milieu, cette attractivité. En une demi-journée ou une journée passée chez nous, on peut voir des choses assez extraordinaires. Et nous sommes l interface entre le côté mer et le côté vert. 11
12 Le tourisme, un enjeu commun aux territoires du pôle Ouest de la Loire-Atlantique (étude Insee ADDRN) Claude Maillère, directeur de l Agence de développement durable de la région nazairienne (ADDRN) Merci à tous pour ce témoignage de richesse et de diversité, qui montre bien que le tourisme est un enjeu majeur sur ce territoire. Pour donner quelques explications sur le principe d organisation de ce séminaire, l esprit «pôle Ouest», comme vous l avez vu dans ce tour de table des présidents, est celui d un lieu d échange et d un club de dialogue sur de grands enjeux partagés. La première conférence de l Ouest a eu lieu en décembre 2012 et une feuille de route a été fixée, dans laquelle le tourisme a été identifié comme un axe de travail essentiel. Nous sommes ici pour respecter cette feuille de route et la mettre en œuvre dans le cadre de ce séminaire. La vocation de l ADDRN est de créer du dialogue, de proposer une synergie sur les questions diverses et variées de l aménagement du territoire, dont le tourisme. Nous n avons pas de compétence particulière dans le domaine du tourisme, en tout cas moins que la plupart d entre vous, mais nous souhaitons modestement contribuer à créer du lien, de la synergie, à créer cet espace de dialogue et cet échange entre élus et techniciens. C est la raison d être de ce séminaire. Pour nous accompagner dans cette démarche de mise en synergie, nous nous sommes associés avec Atout France, organisme national de promotion de la marque «France» en France et à l étranger, qui nous a aidés à monter ce séminaire. Ce sont des professionnels et Anne Coutière, ici présente, avec ses collègues, seront les animatrices en chef de cette journée, aux côtés de l ADDRN. Nous leur avons demandé de nous proposer un regard sur les enjeux touristiques de cet territoire, une expertise «flash», de nous présenter des éléments de benchmark, des comparaisons avec des territoires susceptibles d avoir des problématiques similaires ainsi que des éléments de prospective pour voir plus loin. L idée de ce séminaire est bien d explorer collectivement toutes ces pistes, de co-construire une vision commune, pourquoi pas, avant de partager une ambition, ce qui serait une bonne chose, et de nous quitter ce soir avec des éléments de feuille de route pour continuer à nous voir et nous donner l envie de nous revoir pour poursuivre ensemble ce travail. Le séminaire est articulé en trois temps. L introduction des présidents sera complétée par des éléments de lecture du diagnostic du territoire avec la présentation par l ADDRN de l étude conduite avec l Insee et des expertises d Atout France. Nous nous répartirons ensuite en trois ateliers : l un regroupant les élus des collectivités, le deuxième, les professionnels du tourisme et le troisième, les techniciens territoriaux. Cet après-midi aura lieu la restitution de ces travaux, assortie d échanges. 12
13 Présentation des résultats de l étude Insee / ADDRN sur le tourisme Marc Morineau, chargé de mission «développement économique», ADDRN Je vais présenter les résultats de l étude réalisée cette année en partenariat par l Insee et l ADDRN sur le tourisme. Elle a été publiée au cours de l été sur les sites de l Insee et de l ADDRN. Je passerai assez rapidement sur les éléments de contexte, puisque les présidents ont déjà bien planté le décor de la problématique touristique dans le pôle Ouest. C est un territoire à la forte spécificité industrielle, puisque 22 % des postes hors intérim étaient concentrés dans ce secteur à la fin 2010, notamment autour de l agglomération nazairienne. Néanmoins, le tourisme, qui fait partie de l économie présentielle, est une composante importante de l économie locale. La carte qui vous est proposée représente le nombre et la part d emplois dans l économie présentielle par commune et montre que cette part est particulièrement soutenue sur le littoral. Le territoire a accueilli plus de clients pour 2,4 millions de nuitées dans les hôtels et campings du littoral atlantique entre mai et septembre 2012, soit 51 % des clients pour 70 % des nuitées du département. Sans surprise, le littoral constitue la principale source d attractivité touristique, avec plus de 130 kilomètres de côte, plus de 70 kilomètres de plages, une offre nautique conséquente, de nombreux équipements touristiques et de loisirs dont l hippodrome de Pornichet et d importants espaces naturels mis en valeur : l estuaire de la Loire et de la Vilaine, les marais de Brière, de Guérande et du Mès. Pour continuer sur ces éléments de contexte, je vous propose un petit zoom sur les principaux lieux de visite du pôle Ouest et de la métropole. À l échelle métropolitaine, ils sont principalement concentrés sur Nantes, notamment autour du château des Ducs de Bretagne et des Machines de l île. À l ouest du département, excepté Planète sauvage et Le Quai vert, à Frossay, qui a été évoqué précédemment, les principaux lieux de visite du pôle Ouest se trouvent sur le territoire de Cap Atlantique et de la CARENE. Ce sont notamment Escal Atlantic à Saint-Nazaire et l Océarium du Croisic. Patrimoine Musées Parcs à thèmes Nombre d'entrées Nombre d'entrées totales par lieux de visite en 2009 Océarium du Croisic Escal'Atlantic Château des Ducs de Bretagne Planète Sauvage Machines de l'île O N S E Km Source : Loire-Atlantique Tourisme Cartographie : ADDRN - Octobre
14 La carte représentant le nombre total de nuitées dans l hôtellerie de plein air en 2010 illustre le fait que la majorité des touristes français provient d un grand quart nord-ouest de la France, y compris l Île-de-France et le nord, à commencer par la Loire-Atlantique et les départements limitrophes, mais aussi sur tout l axe de la Loire, depuis l estuaire jusqu aux sources. Les touristes étrangers proviennent majoritairement des pays limitrophes : Royaume-Uni, Benelux, Allemagne, Suisse, Italie et Espagne. Cependant, les nuitées des touristes étrangers ne représentaient que 12 % du total des nuitées. La majorité des touristes, sur le territoire de Loire- Atlantique, proviennent donc de France. Je vais m essayer à un petit exercice de définition pour poser le cadre. De quoi parle-t-on, quand on parle de tourisme? Selon l Organisation mondiale du tourisme, «un touriste est une personne qui se déplace hors de son lieu de résidence habituel pour plus de vingt-quatre heures mais moins de quatre mois, dans un but de loisirs, un but professionnel (tourisme d affaires) ou un but sanitaire (tourisme de santé).» Un tourisme effectue un déplacement qui génère une nuitée, ce qui représente un certain nombre de retombées économiques fortes, en tout cas davantage qu avec les personnes qui se déplacent pour moins de vingt-quatre heures, les «excursionnistes», qui ne génèrent pas de nuitées. En conséquence, le tourisme, sur le plan économique, peut se définir comme l ensemble des biens et services proposés à une personne qui se déplace hors de son lieu de résidence habituel pour plus ou moins de vingt-quatre heures, car les services mis en place pour les touristes servent aussi souvent pour les excursionnistes, excepté les activités d hébergement : cafés, restauration, loisirs, culture ou services de transport. Parmi les éléments de cadrage, il faut aussi rappeler que la Loire-Atlantique occupe le 10 e rang national en termes de pourcentage de nuitées françaises, avec une durée moyenne de 5,2 nuitées par voyageur. Elle est notamment devancée par les deux départements limitrophes du Morbihan, qui est 5 e, et de la Vendée, qui est 4 e. Néanmoins, le littoral n accueille qu un tiers des nuitées françaises, à égalité avec les espaces ruraux. Il y a donc un potentiel non négligeable dans tous les espaces ruraux. L hébergement marchand, quant à lui, ne concentre qu un tiers des nuitées touristiques en France métropolitaine. Les deux autres tiers sont constitués par l hébergement non marchand, notamment les résidences secondaires, l accueil dans la famille ou les amis. Nombre de nuitées en hôtellerie de plein air par département d'origine en Loire-Atlantique en 2010 N Nombre de nuitées totales en hôtellerie de plein air en 2010 : O E Nombre de clients : S Loire-Atlantique Nb de nuitées par département d'origine (hôtellerie de plein air) moins de à à à plus de Sources : Loire-Atlantique Tourisme - données Insee / Cyvelstat traitement addrn Cartographie : Addrn - Octobre
15 Le Pôle Ouest se caractérise par une forte présence du secteur de l industrie (22 % des postes hors interim fin estuaire de la Loire) lui permettant de se positionner aussi bien sur le tourisme de nature que sur celui d affaires. avec des spécificités au sein du territoire 2010), notamment dans l agglomération S agissant nazairienne, de l offre autour en des hébergement filières de à l échelle du pôle Ouest, celui-ci représente tiques 91 et % leurs des résidences atouts géographiques secon- Le développement des stations touris- Une offre en hébergement la daires construction de Loire-Atlantique, navale et aéronautique, 98 % des emplacements de camping et 35 % des respectifs chambres ont d hôtel. peu à peu Il convient généré des de néanmoins l énergie de et nuancer de la logistique. ces données Le : les tournée trois communes vers le résidentiel du Morbihan de Camoël, différences Férel dans et Pénestin, le positionnement qui font de tourisme partie de constitue Cap Atlantique, également sont une comprises En prenant dans l échelle en compte du pôle les résidences Ouest. Leur importance chaque territoire très vis-à-vis forte en de matière la clientèle. composante importante de l économie touristique augmente les chiffres du pôle secondaires Ouest. L offre ainsi que en hébergement l hôtellerie classique et de Des zones distinctes ont ainsi émergé : touristique se concentre majoritairement sur la bande littorale, avec les résidences du territoire, et plus encore du littoral, secondaires plein air, le représentées Pôle Ouest rives nord et sud de la Loire, littoral et avec clients pour 2,4 millions sur la carte par des aplats de couleur nuitées par commune enregistrées, mais dans également les les emplacements de camping représentés par des tentes vertes. Il est compte plus de lits touristiques, rétro-littoral, communes riveraines du de soit 89 % des lits de Loire-Atlantique. parc naturel régional de Brière, spécificité de l agglomération légères, notamment nazairienne. des hôtels utile de et campings préciser toutefois du littoral que de Loire- les campings L offre s équipent hébergement de plus du Pôle en plus Ouest d habitations Atlantique chalets et des entre mobil mai homes, et septembre pour accompagner se caractérise la par montée sa dominante en gamme. résidentielle, Pays-de-la-Loire, avec une offre qui conséquente s explique par en le fait positionne que les sur campings une offre de de Vendée standing, À ce sujet, Le territoire le pôle Ouest de Cap enregistre Atlantique un se 2012 léger (51 retard % des par clients rapport et à 70 la région % des des nuitées du département). Dans le Pôle sont mieux équipés. résidences secondaires (91 % du total avec une forte densité de résidences Ouest, l activité touristique impacte du département), complétée par un secondaires, une proportion importante également les secteurs de la restauration L hôtellerie, et des loisirs. pour La sa cohabitation part, est très spa- fortement concentrée sur Nantes, à hauteur et de une plus densité des deux élevée tiers, en raison chambres nombre important d emplacements de d emplacements de campings équipés tiale de ces deux domaines d activité, camping loués à l année, dont l usage notamment du tourisme d affaires. Elle a un impact localement important sur d hôtels, le pôle notamment Ouest, en de particulier luxe. à aux logiques économiques différenciées, Pornic fait et du dans Pôle l ensemble Ouest un territoire constitué par résidences la baie secondaires. de La Baule et l agglomération Toujours nazairienne. sur le littoral, Si l on la prend communauté en est en grande partie similaire à celui de touristique compte les atypique. résidences secondaires ainsi Les que campings l hôtellerie se répartissent classique majoritairement sur l ensemble de la bande littorale, et de plein de air, communes le pôle Ouest de Pornic compte est orientée plus de lits touristiques, soit 89 % des lits touristiques de Loire-Atlantique, vers dont un tourisme une part plus importante familial, avec de une Le littoral est la principale source d attractivité touristique du Pôle Ouest, avec tandis qu un poids localement important 56 résidences secondaires. Si les campings sont relativement bien répartis entre forte le nord présence et le sud de résidences la Loire, secondaires, une d emplacements véritable spécificité loués à l année % des résidences secondaires sont concentrées sur Cap Atlantique, qui présente 133 km côte, dont 68 km de plage, de l hôtellerie est relevé. Si les campings en et équipés. L offre en hébergement de et la matière. une offre Plus nautique de cinq conséquente. sixièmes des chambres s équipent d habitations d hôtel sont légères concentrées de type au nord de la Loire, mais si l on sait la communauté de communes de Sud Composé que Pornic de a 56 des communes, projets pour il dispose renforcer chalet son offre. ou mobil-home Un autre élément pour accompagner la montée en gamme, le Pôle significatif Estuaire est le poids est positionnée des emplacements essentiellement également de camping de loués nombreux à l année, équipements à savoir 32 %. Leur usage se rapproche de celui des sur résidences les campings, secondaires dont de nombreux et est touristiques et de loisirs (casinos, centres Ouest accuse un léger retard par rapport plus important sur le pôle Ouest qu à l échelle à la région, des avec Pays-de-la-Loire, 31 % d emplacements où il n est emplacements que de 28 %. sont Cette équipés part atteint et loués à de thalassothérapie, Océarium, etc.), même 45 % au sud de la Loire, à Pornic et sur le territoire de communauté l année. d un palais des congrès et d importants équipés parmi les emplacements de passage en 2013, différent soit deux des points touristes de moins entre le La nord Carene et le se sud positionne de la Loire. pour sa part de communes Sud Estuaire. On espaces peut donc naturels peut-être (parc naturel parler régional d un comportement de Brière, marais salants de Guérande, qu en moyenne régionale. principalement sur l hôtellerie, avec des Une offre en hébergement conséquente sur le littoral Offre en hébergement dans les hôtels et campings en 2013 et part des résidences secondaires dans les logements en 2009 (en %) Part des résidences secondaires dans l'ensemble des logements en 2009 (en %) de 35 à moins de 80 de 15 à moins de 35 de 6 à moins de 15 moins de 6 Nombre de chambres d'hôtel en 2013 Nombre d'emplacements de camping en Pôle Ouest IGN - Insee 2013 Champ des emplacements de campings : emplacements de passage et loués à l'année. Sources : Insee, Recensement de la population 2009 exploitation principale ; Insee, DGCIS, enquêtes de fréquentations dans l'hôtellerie et dans l'hôtellerie de plein air (parc au 01/01/2013). Insee Pays de la Loire - Étude n 120 «Le tourisme, un enjeu commun aux territoires du Pôle Ouest de la Loire-Atlantique» 3 15
16 Pour ce qui concerne les emplois touristiques, les informations que je vous livre sont inédites. Combien le tourisme pèse-t-il en matière d emploi sur notre territoire? Localement, sur le pôle Ouest, il pèse emplois en moyenne annuelle, soit 7,1 % de l emploi total. Le pôle Ouest représente 39 % des emplois salariés dus au tourisme du département. Ceci s explique par le fait que le poids de la restauration joue en faveur de Nantes. Néanmoins, la part relative de l emploi salarié dû au tourisme sur l emploi salarié total est beaucoup plus élevée sur le pôle Ouest qu en Loire-Atlantique, avec 9,4 % sur le littoral, voire même 14,8 % en cœur de saison, contre seulement 4,8 % pour le département. Il existe donc un très fort différentiel entre haute et basse saison en matière d emplois touristiques. Cette variation est fortement liée à la restauration et au camping, puisque l hôtellerie propose des activités beaucoup plus constantes, moins dépendantes de la météo et donc, des contrats beaucoup plus pérennes pour les salariés. Même si elle peut apparaître comme faible en volume d emplois et si l on remarque probablement qu une bonne partie des emplois se situent dans des communes qui sont directement derrière celles qui ont l accès sur la bande littorale Trignac ou Saint-André-des-Eaux, par exemple, au nord de la Loire, le rétro-littoral se distingue du reste du département dans la structure des emplois et témoigne donc de l impact du tourisme sur ces territoires. Les principales différences sont notamment liées au fait que la façade atlantique est fortement dédiée aux activités exclusivement consacrées au tourisme telles que l hébergement et la restaurant, que le poids des campings en matière d emplois est plus fort sur le littoral que sur le rétro-littoral et également, à la présence des parcs d attraction et des casinos sur la côte. La restauration, quant à elle, constitue le premier secteur employeur du rétro-littoral. En termes de densité de population et d équipements, il convient d abord de rappeler que le bassin de vie est le plus petit territoire sur lequel les habitants ont accès aux équipements et services les plus courants ; ce découpage est effectué par l Insee. Localement, nous avons deux bassins de vie qui sont un peu spécifiques : le bassin de vie de Saint-Nazaire, qui influe la plupart des grandes stations balnéaires de Cap Atlantique, tandis que le bassin de vie de La Turballe est beaucoup plus restreint, la frontière entre les deux étant constituée par les marais de Guérande. Localement, la densité de population croît en été sur le littoral pour atteindre au plus 3,5 fois la population présente minimale annuelle sur le bassin de La Turballe, qui connaît la plus forte amplitude entre été et hiver. Toutefois, la variation de population sur les bassins de vie littoraux est très inférieure à celle enregistrée en Vendée en période estivale. Sur La Turballe, elle atteint 550 habitants/km² en 16
17 été alors qu à L Aiguillon-sur-Mer, en Vendée, elle atteint 990 habitants/km². Il y a donc un très gros gap entre Vendée et Loire-Atlantique en la matière. La fréquentation des bassins de vie rétro-littoraux est stable, voire légèrement en baisse, ce qui correspond plutôt au comportement de bassins de vie non touristiques. Enfin, et c est une très forte spécificité, contrairement aux autres agglomérations régionales, le bassin de vie de Saint-Nazaire enregistre une progression de la densité de population, qui passe de 360 à 480 habitants/km². Ce phénomène s explique par la présence des grandes stations balnéaires : Le Pouliguen, La Baule, Pornichet, Le Croisic, Batz-sur-Mer et j en oublie. Pour répondre à cet afflux de population en période estivale, le territoire s est doté d une offre en équipements conséquente. Saint-Nazaire et Pornic, notamment, se détachent en matière de densité d équipements : Saint-Nazaire au nord et Pornic, au sud, tandis que des pôles d appui complètent l armature du territoire, à savoir Pontchâteau et dans une moindre mesure, Savenay, au nord sachant que Savenay renforce actuellement son offre d équipements, et au sud, Saint-Brevin, qui complète l offre de Pornic. S ils sont relativement bien équipés à l année, des tensions peuvent se faire jour en été sur les bassins de vie de La Turballe, La Roche-Bernard et, de façon moins prononcée, de Saint-Brevin et Pornic sur les équipements de proximité, notamment de santé. En conséquence, en tant que principal pôle urbain du littoral de Loire-Atlantique, Saint- Nazaire s affirme progressivement comme cœur du pôle ressources du littoral de Loire-Atlantique, en proposant notamment des services et équipements différenciatifs, en particulier dans le domaine de la santé. J en ai terminé pour ces premiers éléments de cadrage. Le document présenté peut être téléchargé sur les sites respectifs de l Insee et de l ADDRN. Un certain nombre d exemplaires circulent également dans la salle. Claude Maillère Un temps sera consacré à l échange après les présentations techniques. Je vais passer la parole à Marie-Laure Desmet, qui va présenter les expertises d Atout France. 17
18 Regards croisés sur les composantes touristiques du pôle Ouest par Atout France Marie Laure DESMET Sous-directeur Territoires et Destinations, Atout France Atout France est l agence de développement touristique de la France, créée par la loi de modernisation du tourisme, en Elle réunit environ 400 personnes, réparties entre l international avec une équipe de 200 personnes, dans 35 bureaux, chargée de faire la promotion des destinations françaises à l internationale et Paris, où près de 200 personnes ont des missions complémentaires : renforcer la compétitivité de l offre française, réfléchir à l avenir et accompagner les projets des territoires. L ADDRN et les élus du pôle Ouest nous ont demandé de les accompagner dans leur réflexion pour mettre sur la table un diagnostic «flash», c est-à-dire qui n est pas complètement détaillé ni exhaustif : il existe déjà beaucoup de matière. Son but est de permettre à tous d avoir les mêmes données objectives pour pouvoir échanger autour de l avenir du tourisme sur ce territoire. Nous allons présenter rapidement des éléments sur l offre et la demande, quelques éléments de benchmark et des perspectives. Nous ne répéterons pas ce qui a déjà été présenté par Marc Morineau et nous ne nous attarderons pas sur notre présentation pour laisser beaucoup de place au débat. Le document sera diffusé ultérieurement. Nous soulignerons un certain nombre de points qui nous paraissent importants pour définir les enjeux d avenir. La forte concentration des lits sur le littoral a déjà été évoquée, mais il convient de relever que 14 % des lits touristiques se situent sur les communes littorales, avec des différences très fortes selon les territoires et une prédominance de Cap Atlantique et de la communauté de communes de Pornic. La densité de lits au kilomètre carré est plus faible que celle des communes littorales françaises : 208 lits/km² sur l intégralité du pôle, contre 233 lits en Bretagne, 698 en Pays-de-la-Loire et 362 à l échelle de la France. Les différences sont donc très marquées selon les territoires. Les enjeux qui se présentent dans l avenir sont les suivants : quelle capacité de charge. Jusqu où peut-on aller? Comment poursuivre le développement sur certains territoires du pôle? Comment mieux gérer l équilibre des flux? On peut en effet se demander si une telle densité ne nuit pas à l attractivité de certains sites. Comment atteindre ce nécessaire équilibre entre le bord de mer et l arrière-pays? 18
19 On observe une surconcentration des lits en espace urbain. La répartition entre les lits en espace urbain, en espace périurbain et en espace rural, au regard des définitions de l Insee, indique une proportion de 78 % des lits en espace urbain. C est une proportion importante, plus importante qu à l échelle des communes littorales françaises, où l on observe plutôt un équilibre de l ordre de 60 %, 20 % et 20 %. On peut dès lors s interroger sur la pérennité de l attractivité touristique. Lorsque l on interroge les gens pour savoir ce qui leur a plu dans leurs vacances au bord de la mer, un élément ressort très fortement : les paysages et notamment, les paysage naturels. Il faut néanmoins souligner que l équipement décrit précédemment, avec la densité liée à son côté urbain, sert un tourisme des quatre saisons. C est donc aussi un atout pour l avenir. Il convient de s interroger sur l équilibre entre les touristes et les résidents. La courbe représentant la population présente en été montre que dans certaines zones, la population est multipliée par quatre durant l été. C est beaucoup et cela pose la question de l acceptation du tourisme par les habitants : on ne fait jamais de développement touristique contre les habitants. La notion de taux de charge ne doit pas être négligée en termes de poursuite du développement dans l avenir. Un autre indicateur est important : la différence de répartition des lits touristiques et la différence de répartition de la population sur le territoire. En l occurrence, 94 % des lits touristiques se situent dans les communes littorales, mais seulement 54 % de la population. Et 34 % de la population habite dans un canton autre que littoral alors que ces types de cantons n accueillent que 3 % des lits touristiques. Ceci traduit aussi la difficulté des actifs de se loger à proximité du littoral, dans les communes les plus attractives ; cela traduit le prix du foncier et cela traduit un certain déséquilibre. Dans certaines études que vous avez réalisées, j ai vu passer l expression d un habitant qui disait : «nous ne sommes plus des habitants, nous ne sommes plus des locaux ; nous devenons des low-cost». Cette question d équilibre est très importante pour l avenir. Le poids des résidences secondaires dans le total des lits touristiques est très important. Il est de 80 %, ce qui est un peu plus élevé qu en Bretagne et que dans les Pays-de-la-Loire. Au-delà de cet élément, je soulignerai la faible part des hôtels : 2 %, part qui n est pas très différente de celle que l on trouve en Bretagne et en Paysde-la-Loire. En revanche, c est une question importante lorsque l on envisage de faire venir des clientèles extérieures, notamment internationales. La dynamique de création de lits au cours des dix dernières années n a pas été la même partout. Le fait qu il existe une dynamique de création de lits n est pas inintéressant. On observe un gain de 8 % de lits en résidences secondaires. À l échelle nationale, sur le littoral, ce gain s établit à 15 % sur la même période. On observe un gain de 14 % de lits en hôtels et campings ; sur la même période, à l échelle nationale, c est une perte de 1 %. Il y a donc tout de même une dynamique de création de lits. Néanmoins, sur chacun des territoires, la dynamique n est pas la même. En effet, sur littoral du nord de la Loire, la dynamique s est poursuivie avec la création de résidences secondaires, principalement, même s il y a tout de même un peu de création de lits en hôtels et campings. Dans le sud de la Loire, en tout cas dans les communes littorales, il s agit davantage de création de lits marchands. Certes, les volumes ne sont pas les mêmes, mais la dynamique n est pas inintéressante. On constate aussi que dans les communes d arrière-pays, on perd des lits, essentiellement de résidence secondaire, en raison de phénomènes de «résidentialisation» liés à la proximité de Nantes : c est la transformation de résidences secondaires en résidences principales. Ces chiffres montrent qu entre ces territoires, il existe de vraies différences de modèles, sans doute aussi de stratégies. Ils posent tout l enjeu du maintien des lits marchands, voire des lits touristiques. Je ne m attarderai pas sur le profil de l hôtellerie et de l hôtellerie de plein air, qui est plus haut en gamme qu en Bretagne et assez proche de celui des Pays-de-la-Loire. Quelques éléments plus qualitatifs méritent d être mentionnés, tels que la présence d hôtels cinq étoiles qui caractérise ce territoire et qui le différencie bien du reste des Pays-de-la-Loire, ce qui n est pas le cas en campings, puisque seuls deux des campings cinq étoiles des Pays-de-la-Loire sont situés dans le pôle Ouest. On relève aussi quelques démarches innovantes, d ailleurs soutenues par le conseil général, de création d hébergements insolites, d hébergements plus écologiques, en phase avec les espaces naturels d arrière-pays. Quelques rénovations sont également intéressantes, parce qu il est difficile, aujourd hui, de garder des lits d hébergements collectifs : c est un vrai problème à l échelle du littoral français. De vrais efforts de rénovation de lits sont réalisés sur le territoire du pôle Ouest pour des clientèles plus modestes. Enfin, des formules un peu nouvelles apparaissent telles que le château des Tourelles, à Pornichet, que je trouve également très intéressantes. 19
20 L examen de l offre globale d activités sur le territoire révèle un très bon niveau d équipements : des linéaires de plages, des casinos, des palais des congrès, des centres de thalassothérapie, des golfs, des espaces naturels, etc. Mais nous sommes dans une compétition nationale et internationale et il importe de se différencier, par uniquement de disposer de nombreux équipements. On relève, sur ce territoire, une absence de grands équipements permettant de générer une fréquentation massive. Il n y a pas non plus de labels Unesco ou Grand site de France, éléments qui provoquent des flux, même si une démarche est en cours et si par ailleurs, La Baule appartient au club des plus belles baies du monde. Enfin, il n y a pas de grands événements qui soient mono-site ou multi-sites comme on peut en trouver en Normandie, par exemple. Je vous propose maintenant un petit benchmark sur ce qui a été fait depuis dix ans sur ce territoire et sur la manière dont c est perçu au regard de la manière dont a évolué le littoral français dans son ensemble. Des réaménagements de fronts de mer ont été réalisés pour installer des circulations douces. À mon sens, ce sont des fondamentaux : il s agit de tendances que l on trouve dans beaucoup de régions et les clientèles les attendent. L offre de tourisme d affaires a été consolidée, mais partout, l on a vu se multiplier des palais des congrès. Des voies vertes et de randonnée ont été développées ; à cet égard, en revanche, vous avez un vrai atout de différenciation, avec la présence de deux routes européennes à forte notoriété et qui génèrent des clientèles nouvelles. C est une vraie dimension d innovation et de singularisation. Par ailleurs, une offre de visites industrielles et de découverte économique a été déployée, avec Escal Atlantic, mais aussi les marais salants. C est également un vrai outil de différenciation, parce que peu nombreux sont les territoires qui réalisent cela à cette échelle et avec autant d équipements. Ces équipements vont continuer à être développés avec l usine élévatoire et avec les éoliennes en mer et selon moi, c est un réel atout. L offre «bien-être» a été consolidée et développée, mais c est le cas dans beaucoup de territoires littoraux. Les espaces naturels et produits du terroir sont valorisés pour suivre la tendance des clientèles et dans ce domaine, le territoire a de véritables atouts : le label «Parc» et les démarches du parc de Brière, mais également le Passeport vert. Cette dimension durable est assez distinctive par rapport à ce qui se passe à l échelle du littoral français. Enfin, l offre culturelle constitue aussi un véritable atout : le projet Estuaire, entre Nantes et Saint-Nazaire, avec des œuvres exposées dans cette sorte de musée à ciel ouvert, a réellement amené une transformation et permis le décollage de certains territoires ; c est une initiative très innovante. Je finirai par un petit clin d œil aux Mystères de La Baule pour montrer que ce territoire s est aussi engagé sur les démarches de tourisme participatif, qui sont demandées par les clients, qui sont importantes et qui me permettent de passer tout de suite la parole à Corinne Lespinasse-Taraba, qui va vous parler de la demande. 20
21 Corinne LESPINASSE TARABA Sous-directeur Ingénierie, Atout France Je vais enchaîner avec les éléments intéressants et différenciatifs que nous avons relevés, à la faveur de ce diagnostic rapide, en matière de demande et de marchés. Le premier constat et le premier enjeu est celui d une fréquentation globalement en recul, parce qu elle est sensible à différents facteurs comme la météo ou la situation économique. Le littoral capte tout de même 71 % des nuitées et l offre marchande repose sur le camping, ce qui type assez fortement le marché du pôle Ouest. Le territoire est une destination importante, qui comptabilise près de 20 millions de nuitées, dont plus de 13 millions sont acquises pour le nord de la Loire la presqu île de Guérande et 6 millions pour le sud de la Loire, d après des chiffres un peu anciens puisqu ils remontent à En 2012, 3,6 millions de nuitées ont été comptabilisées dans les hébergements marchands, avec une répartition à peu près comparable, le littoral nord en captant environ 1,6 million et le sud, L enjeu, aujourd hui, et notamment à l issue de cette saison, consiste à maintenir le volume des nuitées dans l avenir. Une autre caractéristique assez saillante de cet espace est qu il est très tributaire du marché du grand Ouest et de l Île-de-France. En effet, à l échelle du département, cette clientèle française représente 87 % des nuitées des hébergements marchands en Ramené à la destination La Baule presqu île de Guérande, ce taux monte à 91 % en 2010, ce qui est extrêmement important, avec tout de même une majorité de séjours en hébergements non marchands. Pour l hôtellerie du pays de Retz atlantique, on comptabilise 90 % de ces clientèles françaises, dont 84 % pour l hôtellerie de plein air. À l image d autres territoires, la majorité de cette clientèle est issue de la région d Île-de-France, à hauteur de 38 %, les Franciliens représentant à eux seuls 25 % des visiteurs de La Baule presqu île de Guérande et 25 % des nuitées hôtelières dans le pays de Retz atlantique. Au regard de tels taux de captation de clientèle nationale, l un des enjeux est peut-être de s efforcer de diversifier la provenance des clientèles, notamment étrangères, dans un marché international en pleine croissance, en particulier vers des marchés plus lointains. 21
22 Le poids dominant des flux de proximité est également un phénomène assez fortement présent sur cet espace. La destination est très tributaire des flux locaux. Beaucoup de témoignages de personnes que nous avons interviewées indiquent que le fait que de plus en plus de parents et d amis hébergent les proches engendre une forme de tourisme non marchand de plus en plus importante. Aujourd hui, 40 % de la clientèle française est une clientèle de proximité, provenant essentiellement des départements situés dans un rayon de 300 kilomètres, notamment pour La Baule presqu île de Guérande. 35,4 % du reste des résidents secondaires déclarent réaliser deux heures de trajet pour atteindre leur résidence. La région Pays-de-la-Loire est toujours la première région d origine des clients de l hôtellerie (29 %) et du camping (36 % pour le pays de Retz atlantique et 37 % pour La Baule presqu île de Guérande. Il en résulte un autre enjeu, comparable à celui cité précédemment, celui de mieux équilibrer ces flux de proximité et de capter des clientèles nouvelles, venues d ailleurs. La place des résidents secondaires est particulièrement prégnante sur ce territoire, puisque 89 % des résidences secondaires sont sur le littoral, 51 % étant concentrées sur la baie de La Baule. Les profils de ces résidents secondaires sont très spécifiques. Ils sont en effet plutôt âgés 60 ans et plus pour 70 % d entre eux et issus des CSP+ pour 29 % d entre eux. Les séjours sont majoritairement concentrés sur le cœur de saison, mais les autres vacances (printemps, automne) sont aussi relativement prisées, même si cela a été moins marquant pour l année qui vient de s écouler. On observe également des variations de séjours assez faibles entre les actifs et les retraités. Un autre constat caractérise également cet espace, celui d un niveau de fidélité et d acquis à la destination très élevé et qui ne semble a priori pas se démentir au fil du temps, puisque des familles viennent depuis plusieurs générations et continueront vraisemblablement de le faire. Ces résidents secondaires ont nécessairement un impact sur la demande et notamment, sur les politiques locales, puisqu ils ont des besoins, des desideratas qui ne sont pas toujours compatibles avec le tourisme. Les familles et les seniors sont les principales clientèles que l on trouve, essentiellement dans le cas du territoire de La Baule presqu île de Guérande, qui a fait une étude intéressante et assez fouillée montrant que 42 % viennent en couple, 33 % en famille, avec une majorité de 50 ans et plus, 33 % de retraités et 33 % de visiteurs entre 35 et 49 ans. Parmi les Français, deux tiers passent sept jours et plus sur le territoire. Parmi ceux-ci, 30 % réalisent des séjours d au moins quinze jours, ce qui en dit long sur le niveau de captation et de fidélité à la destination. Le tiers restant se répartit sur des courts séjours de quatre à six jours. Ces flux sont présents au même moment que les autres clientèles : en cœur de saison, puis en bord de saison. En effet, il y a tout de même des ailes de saison qui travaillent bien en raison des atouts réels et structurants de l offre en matière de nautisme, de thalassothérapie et de culture. L un des enjeux liés aux profils de clients est le risque de vieillissement lié à la typologie de la fréquentation, mais surtout le risque induit par l image de la destination que cela peut véhiculer et notamment, que toute une génération de Français et de jeunes Européens n aillent jamais séjourner dans le pôle Ouest à l avenir. Une autre caractéristique, un peu plus prégnante ici qu ailleurs, est la faiblesse de captation de la clientèle étrangère. Celle-ci représente environ 13 % des nuitées de l hébergement marchand en Loire-Atlantique en 2012, avec une domination des Néerlandais pour 25 % de ces nuitées, puis des Britanniques. La répartition diffère un peu dans le nord et dans le sud. Dans le pays de Retz atlantique, les nuitées des étrangers représentent 16 % dans l hôtellerie de plein air, dont 56 % pour les seuls Néerlandais. La clientèle néerlandaise domine également dans les campings de La Baule presqu île de Guérande pour des durées de séjour de plus de sept nuits. Autre fait intéressant : cette clientèle est aussi âgée que la clientèle française, puisque dans le déclaratif, la moitié a plus de 53 ans, vient majoritairement en couple (53 %) et en famille (32 %) et est motivée par les espaces naturels, la plage et le patrimoine. Il nous a donc semblé mais c est peut-être aussi le regard international de l agence qu un enjeu important consistait à se mettre en ordre de marche collectivement pour re-capter des marchés étrangers. On sait d ailleurs qu il existe une initiative à laquelle sont associées la région Pays-de-la-Loire et Atout France, qui œuvrent en ce moment sur le marché des Britanniques pour engager une série d action visant à faire revenir les Britanniques sur ce territoire. Nous avons également procédé à un autre exercice, celui d étudier comment sont présentées et quelles sont les variables d image, les registres de communication qui sont véhiculés sur ces espaces. Pour ce faire, nous croisons différentes données : la présentation dans les guides classiques, ce qui remonte des forums suite aux visites, ce qui est décrit dans les réseaux sociaux via Trip Advisor, mais également les forums du Routard. Nous vous présentons les conclusions de ces croisements. 22
23 La question de savoir si l on est en Bretagne ou en Pays-de-la-Loire, s il faut communiquer sur la Bretagne sud, etc. a été souvent soulevée lors des échanges. Ce constat nous fait dire que cette destination est assez composite en raison de cette double appartenance à la Bretagne et aux Pays-de-la-Loire, avec l ambiguïté sur le rattachement aux Pays-de-la-Loire alors que géographiquement et historiquement, c est un espace qui est bien breton et qu il y a une vraie frontière, marquée par la Loire, entre ces deux cultures. Cela étant dit, nous avons analysé cela plutôt comme une force, comme un avantage concurrentiel, puisque cela vous confère finalement une double présence et une double visibilité, donc une démultiplication des leviers de promotion, puisque l on parle des destinations du pôle Ouest à la fois quand on parle des attraits touristiques de la Pays-de-la-Loire et quand on parle de ceux de la Bretagne sud, comme en atteste le verbatim présenté sur la diapositive. Nous avons étudié la visibilité de cet espace sur Internet et la manière dont sont sollicitées quelques locomotives sur le web, à travers les outils de Google Analytics et le système d AdWords, qui déterminent la valeur de certains mots-clés. Force est de reconnaître mais ce sera peut-être un sujet de débat que nous aurons qu aujourd hui, la visibilité numérique des destinations du pôle Ouest est relativement faible par rapport à d autres sites touristiques importants tels que les châteaux de la Loire ou Deauville. Cette analyse par Google montre globalement une faiblesse du nombre moyen de recherches sur douze mois, hormis quelques stations et quelques villes comme La Baule, Pornic ou Saint-Nazaire. Mais derrière cela, la concurrence c est-à-dire la valeur d achat du mot-clé des enchères d AdWords est relativement faible. Cela signifie que vous n êtes pas concurrencés, par rapport à d autres stations du littoral français qui le sont davantage et dont les coûts d achat en mots-clés sont plus élevés. Lorsque l on pratique le même exercice sur le marché britannique, le constat est encore plus important : en termes de recherches, sauf pour d autres station comme Deauville ou Arcachon et encore, pour cette dernière, dans une moindre de mesure, la valeur d achat de ces mots-clés concurrentiels en référencement payant est encore plus faible que sur le marché français. Ceci prouve bien que les internautes qui se renseignent, cherchent à découvrir une station ou une destination, quand on prend l exemple de La Baule, sont des internautes régionaux. Cette régionalisation se traduit donc également les internautes puisque globalement, les sources de trafic émanent de la région Pays-de-la-Loire, de la Bretagne, du Centre, de l Île-de-France et de la Basse-Normandie. 23
24 Nous avons ensuite procédé au croisement d un certain nombre de sujets transversaux qui émergeaient de l analyse des guides, du web, des forums. Nous pensons pouvoir résumer en disant que la destination prime par la qualité de ses atouts de plein air, puisque la présence de l eau est mise en évidence partout, à travers la Loire, les marais, l océan, ses stations, ses ports de pêche, sa construction navale. Un autre item domine l ensemble de façon transversale et à notre sens, c est un atout qu il importe d exploiter à l avenir, celui de la randonnée et du vélo, avec des parcours diversifiés relayés par de nombreux topoguides, des pistes cyclables, des itinérances rendues possibles sur tout un linéaire poussé. On relève également la plage, traditionnellement, et les activités nautiques, avec des stations balnéaires de renom, de longues plages, des activités nautiques. Enfin, et c est peut-être l élément qui nous a non pas étonnés, mais confortés, il y a un plébiscite de l espace rural préservé, très qualitatif et fléché comme tel, fort de la présence du parc naturel régional, de Guérande, ville d art et d histoire, de chambres d hôtes qualitatives, de toutes sortes d initiatives récentes comme les tables gourmandes, de la quiétude des paysages, qui permettent de faire un break dans l animation importante que l on trouve près de la mer. Lorsque l on sort du filtre régional et que l on analyse la présence du pôle à l échelle nationale, en sélectionnant tout ce que l on nous indique comme étant à ne pas manquer, les incontournables et ainsi de suite, il y a quelques «spots» qui émergent. C est d abord tout l axe de Nantes à Saint-Nazaire, avec les incontournables cités sur la diapositive et qui constituent à eux seuls un itinéraire. Le deuxième itinéraire concerne toute la Côte d Amour, la Brière et l intérieur des terres, associé à un autre indispensable et à ne pas manquer, celui du pays de Retz, de la Côte de Jade, en lien avec le vignoble nantais. En effet, ce mariage entre littoral, arrièrepays et ruralité domine dans toutes les présentations de cet espace. À un niveau de détail moindre, lorsque l on entre par la présence de cet espace dans les guides «France» nationaux et dans la logique de gens qui réservent pour moins longtemps, qui ont peu de temps pour découvrir de l ordre de cinq ou six jours, on observe tout de même des écarts significatifs entre les Français et les Britanniques. Ainsi, les itinéraires et les circuits sont beaucoup plus réduits et se réduisent à Nantes, La Baule et Guérande, qui sont les trois «indispensables». Nous avons également relevé une absence qui nous a un peu surpris dans le Lonely Planet 2013, destination France, où l on ne parle que de Nantes et d aucune autre destination dans les alentours. Globalement, la sélection est plutôt réduite, y compris à l échelle de la région, avec une prédominance, aujourd hui, du littoral nord, dans les recommandations pour les visiteurs les plus pressés. Ce petit travail nous permet de dire, à la lueur de la façon dont on parle de vous, qu a priori c est l un des enjeux qui est mentionné, le futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes, dans son développement futur, devrait permettre d ouvrir le ciel à de nouveaux touristes étrangers, dont le nombre devrait être amené à croître, en tout cas si l on en croit toutes les tendances des marchés internationaux. Aujourd hui, un quart seulement des passagers sont étrangers. Derrière ce hub aérien, il serait recommandé d être plus présent sur des offres de court séjour, en intégrant prioritairement Nantes et Saint-Nazaire, qui apparaissent comme des villes d art, des villes d innovation, un peu décalées et très dynamiques sur le plan culturel, et qui peuvent être associées à la découverte de la presqu île, de La Baule, des marais salants. Ce présentiel futur, en termes de produits, doit également être traduit dans l offre d hébergement puisque pour certains marchés, c est l hébergement qui dominera, à travers des offres plutôt haut de gamme, adaptées aux attentes de services et d animations, donc de registre de trois ou quatre étoiles. Et pour certains segments de clientèle, que nous évoquerons peut-être en ateliers, notamment les Néerlandais et les Belges, la valorisation de l espace par l itinérance à vélo, en capitalisant sur l image de la Loire, et pourquoi pas, puisqu il y a la Loire à vélo et les châteaux de la Loire, une déclinaison autour de l océan, à partir de Vélocéan, pourrait inciter à la découverte sur des modes un peu différents. L idée serait de travailler à installer progressivement, pour le futur et sur des marchés internationaux et plus lointains, les valeurs de l eau, les valeurs de cette qualité «made in France» et de cette qualité paysagère. Marie-Laure Desmet va prendre le relais pour présenter le diagnostic de gouvernance. 24
25 Marie-Laure Desmet Nous avons étudié comment était organisé le territoire au regard de l activité touristique et de son pilotage. Je suppose que vous connaissez le constat : sept intercommunalités, 25 offices de tourisme ou syndicats d initiative, dont 2 offices de tourisme intercommunaux seulement et un office de tourisme pour le parc naturel régional, qui est assez rare, en France. Cette organisation reflète plusieurs éléments. Le premier est la dimension majoritairement communale, avec peu de transferts de compétence aux intercommunalités, surtout sur les zones littorales. Deuxièmement, les moyens sont orientés d abord vers les offices de tourisme, mais avec des statuts, des compétences et des ressources très disparates il y a de petits offices qui ne comprennent qu une personne Troisième élément, il existe tout de même des coopérations, qu il faut mentionner : un travail d organisation sur la partie nord de la Loire, avec la destination Bretagne plein sud La Baule, presqu île de Guérande ; dans le sud de la Loire, la fédération du pays de Retz atlantique ; et des projets d offices de tourisme intercommunaux, de transferts de compétence. Nous avons également constaté qu il existait peu de schémas de développement ou de stratégies formalisées ou du moins, de stratégies formalisées auxquelles tout un chacun peut avoir accès. Or on sait combien il est important, pour le grand public, mais aussi pour les acteurs qui pourraient vouloir s implanter sur votre territoire, d avoir accès à une visibilité sur votre stratégie globale. On constate donc un émiettement de la gouvernance, qui est renforcé par la présence de plusieurs départements ou régions qui travaillent au même objectif : la Bretagne fait la promotion de Loire-Atlantique dans son ensemble, ce qui ne simplifie pas les choses, même si c est une richesse. On connaît cet empilement de structures ailleurs, mais sur ce territoire, il y a aussi des SCoT, qui figent aussi des façons de réfléchir à des stratégies collectives. Mais en même temps, les projets attestent qu il y a bien cette conscience de la nécessité, pour le territoire, d être plus performant sur le plan de l organisation et des compétences. 25
26 Pour donner un éclairage national, cette situation n est pas du tout unique sur le littoral français. C est l héritage de l historique des «stations», mais aussi la concurrence entre les destinations, avec des enjeux financiers considérés comme importants, notamment autour de la taxe de séjour mais également de la présence de casinos. Cependant, on s aperçoit bien que l on arrive au bout du modèle et l on commence à voir apparaître de nouvelles formes de coopération. À l échelle d Atout France et du ministère du Tourisme, nous portons l idée de contrats de destination. Ailleurs, nous voyons des contrats de rayonnement touristique ; c est le cas dans la région du Nord-Pas-de-Calais. L idée consiste à travailler de manière différente, en décloisonnant la géographie, mais aussi les filières : on n associe plus seulement des gens du tourisme entre eux, mais on travaille avec des gens du milieu de la culture, de l agriculture, du commerce. On établit des partenariats ponctuels, dans le temps, pour répondre à des problématiques spécifiques, on travaille en mode «projet» Il est donc possible de travailler ensemble d une autre manière qu en disant : nous sommes une destination. Il faut bien distinguer une association visant à construire une destination touristique en tant que telle et une association visant à s associer autour de projets. C est le cas des contrats de destination. Vous connaissez peut-être le contrat de destination du grand Ouest, qui associe la région Bretagne, la région Normandie et la région des Pays-de-la-Loire autour de la reconquête de la clientèle britannique. Son intérêt réside dans le fait qu il s agit d une association entre public et privé, associant certes des institutionnels, les comités régionaux du tourisme, mais aussi des transporteurs Brittany Ferries fait partie du tour de table et d autres acteurs, dans l idée de travailler simultanément sur la conquête des clientèles et sur l offre. Cette vision complémentaire, simultanée et collective est aujourd hui en train de s implanter et de se développer partout. Ce sont des pistes de réflexion pour nos ateliers. Je passe la parole à Anne Coutière, qui va nous apporter des éléments de comparaison. Anne COUTIERE Adjointe au directeur en charge de l intelligence économique, Atout France Nous avons effectué quelques benchmarks territoriaux au regard de composantes et de problématiques similaires sur les territoires, pour en tirer quelques enseignements assez riches pour le pôle Ouest. Le premier benchmark a été mené en région Bretagne. Il compare et oppose en même temps Saint-Malo, Côte d Émeraude et La Baule, Côte d Amour, et leurs arrière-pays. À Saint-Malo, l économie touristique a évolué et est désormais à dominante excursionniste. Les trois quart de la fréquentation de visiteurs de Saint-Malo sont des excursionnistes, alimentés en grande partie par la présence de la métropole rennaise, située à moins d une heure. Le phénomène est donc assez comparable avec ce qui se passe au sud, entre Nantes et La Baule Saint-Nazaire. L enjeu, pour le territoire de Saint-Malo et de la Côte d Émeraude, est d arriver à maintenir une économie marchande de séjour pour un tourisme individuel, de profiter de l attractivité du Mont-Saint-Michel, qui est à l heure actuelle dans une phase de re-maritimisation, ainsi que de l attractivité de Rennes. Malgré tout, ils sont obligés de gagner, en termes d espace, sur leur hinterland, pour offrir une offre un peu plus diversifiée. Un travail est justement en train d être conduit sur le développement du tourisme de l estuaire de la Rance, avec un élément très valorisant qui sera la création d un parc naturel sur la Rance. En Bretagne, Saint-Malo est la première commune d excursion. Du fait de sa proximité par rapport à Rennes, elle devient un espace de loisirs de Rennes, le dimanche, parce que ce jour-là, les commerces sont ouverts à Saint-Malo. L évolution des nuitées dans la Côte d Émeraude entre 2006 et 2010 est légère érosion, particulièrement en cœur de saison. Cette perte de 2,3 % de nuitées en cœur de saison est dommageable. Elle s explique en partie par le switch, le glissement entre la clientèle excursionniste et la clientèle touristique. Cela change le modèle économique. Des actions ont été entreprises, à Saint-Malo, par exemple pour limiter ou en tout cas, gérer les flux de circulation dus à ce surplus d excursionnistes, au moyen de parkings dissuasifs et gratuits à l entrée et des systèmes de navettes collectives. Autres stratégies : mettre en place des événements plutôt en bord de saison qu en cœur de saison, fluidifier les embouteillages qui se produisent chaque retour de week-end sur la N137, à la hauteur de la N
27 L enseignement majeur que l on peut tirer de ce benchmark est qu un modèle économique initial peut évoluer dans le temps et que si l on n y prend pas garde, il peut évoluer au profit d une fonction excursionniste, mais avec un corollaire qui peut s avérer assez négatif, particulièrement en matière de retombées économiques, parce que la dépense touristique n est pas du tout la même entre un excursionniste et un touriste. Cela peut aussi poser des problèmes par rapport à la capacité marchande hôtelière. En effet, si subitement, le tourisme devient un tourisme excursionniste, il génère moins de nuitées et donc, le recours à de l hébergement marchand est moindre. Le deuxième benchmark que nous avons réalisé concerne la presqu île de Rhuys, les pointes du bassin d Arcachon et la presqu île du Croisic. Ce benchmark est intéressant dans la mesure où les densités des nuitées touristiques sont très élevées : nuitées/km² sur la presqu île de Rhuys Cette charge est due à la fois à la configuration géographique des sites, qui sont des pointes exiguës, à des niveaux de densité urbains en cœur de saison, à des taux de résidences secondaires extrêmement élevés. Ainsi, dans la commune d Arzon, 80 % de l ensemble des logements sont des résidences secondaires et 65 % sur la presqu île. Un autre phénomène vient s ajouter à ces éléments, celui de l excursionnisme, alimenté par deux métropoles, Rennes et Nantes. De plus, des conflits d usage présentiel se présentent, dus en partie au vieillissement lié à la résidentialisation, c est-à-dire au passage de la résidence secondaire en résidence principale au moment de la retraite. Ceci génère des problèmes de cohabitation de clientèles entre des personnes âgées, qui veulent avoir un peu de calme, et des jeunes qui, au contraire, voudraient avoir, pendant leurs vacances, un espace animé. D où des problèmes de gestion. Une difficulté est celle du calibrage routier. La comparaison avec Arcachon montre que le calibrage entre la métropole de Bordeaux et Arcachon permet d alimenter des flux importants au niveau routier, puisqu il s agit de doubles voies. Ce n est pas le cas pour la presqu île de Rhuys ni pour celle du Croisic, où des problèmes de calibrage routier pour amener des flux se posent, avec les problèmes de mobilité qui en découlent. La configuration n est donc pas du tout la même et cet élément interroge en termes de croissance. Dans ce benchmark, l un des principaux enjeux est le phénomène de vitrification : il ne faut pas que le tourisme marchand soit vitrifié par un tourisme non marchand, parce que cela induirait une perte d attractivité du territoire. Autre enjeu, le risque de saturation de l espace, quand on arrive à un tel seuil de densité, surtout lorsque s y ajoute un phénomène d excursionnisme et que l on perd la vocation touristique de séjour, qui est remplacée par une vocation d espace de loisirs : la vocation n est pas tout à fait la même. Dernier enjeu : il faut aussi sortir de ses murs au niveau touristique et capitaliser la proximité de grands sites de forte notoriété. Pour la presqu île de Rhuys, c est le cas avec Carnac et ses sites mégalithiques ou avec l attractivité du PNR du golfe du Morbihan en cours de construction. 27
28 La communauté de communes a agi très favorablement pour essayer de corriger cela et dans plusieurs directions : - la création d un office de tourisme intercommunal et d une taxe de séjour commune, donc une forte mutualisation ; - une reconquête foncière pour le logement des saisonniers ce qui est très important et des habitants permanents ; - le soutien aux transports collectifs sous toutes leurs formes ; - la pratique de la dé-saisonnalisation, en évitant si possible les activités en plein cœur de saison, lorsque la densité touristique est plus élevée ; - enfin, ce qui est assez remarquable, la mise en place d un plan «vélo», avec un réseau dense de pistes cyclables. L enseignement majeur à retirer de cette expérience est qu il faut veiller à ne pas franchir des seuils de déséquilibres, qui sont de toute façon nuisibles à l attractivité, à la qualité de vie de tous également celle des habitants et à la durabilité de la destination. Le troisième benchmark concerne le pays de Lorient par rapport à Saint-Nazaire et son hinterland. Le premier constat relatif au pays de Lorient est qu il s agit d un territoire morcelé par des rias, ce qui pose des problèmes de franchissement, en quelque sorte comme Saint-Nazaire avec la Loire. C est également un espace de transit, à la fois parce qu il y a un aéroport, que l on passe par Lorient pour aller à l île de Groix Cet espace est aussi traversé par la N165, que vous connaissez bien, en tout cas dans la partie nord de la Loire, et il constitue la porte d entrée sur le sud-ouest de la Bretagne. Cette destination a l avantage d avoir un grand festival, le festival breton inter-celtique, de renommée internationale, qui soutient la destination. Pour cette destination, l événementiel est très important. Par ailleurs, l arrière-pays du territoire est en cours de structuration, avec une dimension de tourisme durable, complémentaire par rapport à l offre de produits de Lorient. Dernière caractéristique : les équipements ont des difficultés à maintenir leur fréquentation touristique car ils ne bénéficient pas de la proximité d une métropole, contrairement à Saint-Nazaire, avec Nantes. Si l on prend deux types d équipements, la Cité de la voile Éric-Tabarly et le musée de la Compagnie des Indes, qui sont deux très beaux équipements, de rang national, leur fréquentation est en baisse et ils ont des difficultés à alimenter cette fréquentation touristique. Il y a des raisons à cela. Lorsque les touristes viennent dans un espace, ils viennent dans un espace de consommation et se moquent des limites administratives. Ils sont dans une logique de services, de consommation, de transport, d hébergement et de loisirs. Ils construisent leur propre géographie ; c est ce que l on appelle les bassins de fréquentation. La carte des bassins de fréquentation en Bretagne montre que le pays de Lorient se situe en périphérie d un bassin de fréquentation. Il est très important pour un territoire de savoir où il se situe par rapport à un bassin de fréquentation, parce que s il est en périphérie, il rencontre quelques difficultés. L enseignement majeur de ce benchmark est que la localisation et la connaissance fine de son bassin de fréquentation touristique permettent de mieux ajuster les composantes et le positionnement de la destination. D où l importance d avoir un bon dispositif d observation. 28 Le quatrième benchmark porte sur le tourisme dans l estuaire de la Gironde et dans celui de la Loire. Le Smiddest a pour objet d assurer la coordination et la mise en tourisme de l estuaire de la Gironde. Ce Syndicat mixte de développement durable de l estuaire a été créé en En 2010, la CUB de Bordeaux l a rejoint, puis la communauté d agglomération de Royan Atlantique, en La carte de la construction de cet estuaire et de son développement touristique montre qu il y a deux rives, mais qu il n y a pas de pont, à la différence de l estuaire de la Loire. Il existe un bac, au bout de l estuaire. L estuaire est pourtant le plus grand d Europe, puisqu il couvre 600 km², et comporte des sites Unesco, qui sont plus proches de Bordeaux. Actuellement, le territoire mène une réflexion «Estuaire 2020», qui sera principalement fondée sur l environnement, associé à l agriculture et au tourisme. Pour ce territoire, l enjeu est de constituer une destination à part entière pour valoriser l estuaire, non seulement pour les touristes mais aussi pour les habitants, qui, finalement, connaissent mal leur estuaire. Il y a donc vraiment un projet de territoire qui est en cours de construction. Un site Internet a été mis en place pour promouvoir la destination. Les acteurs de cette démarche connaissent assez bien
29 le phénomène de l excursionnisme et des problèmes de mobilité : pour relier Le Verdon à Bordeaux, il faut compter deux heures, au mieux, pour parcourir 99 kilomètres. L été, c est encore plus long, parce que les embouteillages sont permanents. Un projet de PNR dans le Médoc va également valoriser l estuaire. Par ailleurs, le Smiddest réalise des études pour les maîtres d ouvrage, avec des périmètres variables selon les sujets, ce qui dénote une certaine forme d intelligence collective. Il travaille par commissions. Actuellement, les thèmes de réflexions sont le nautisme, les inondations, le tourisme ornithologique, l itinérance, qui est un vrai sujet, et les navettes fluviales. L enseignement majeur de ce benchmark est qu une construction de l offre en mode partagé prend du temps. Ils ont commencé il y a dix ans Ils se sont concentrés sur l estuaire et ont appuyé leur démarche sur des moyens européens ce sont les fonds européens qui les ont aidés à avancer et sur la notoriété du vignoble bordelais, qui est pour eux une chance : tout le monde sait où se trouve Bordeaux Le dernier benchmark s inscrit dans une autre dimension. Il s agit du tourisme dans l estuaire de la Seine par rapport à celui de la Loire. Parmi les premiers constats, une association pour promouvoir la destination de l estuaire de la Seine a été créée en Un site Internet a été construit et une brochure sur les composantes de la destination a été élaborée. Le territoire de destination correspond à un très vaste espace, puisqu il recouvre cinq pays, 26 intercommunalités, 472 communes, représentant habitants, répartis sur deux régions et trois départements, d où une certaine complexité. La métropole, Rouen, est en fond d estuaire, à 90 kilomètres de l embouchure. C est un peu loin, mais on y accède vite parce qu il y a des doubles voies : le temps d accès est d une heure et neuf minutes. Un PNR se trouve au milieu de cet espace, entre Rouen et l embouchure. Pour ce territoire, l enjeu est de se préparer à changer d échelle dans le cadre du projet d estuaire du Port du Grand Paris. En 2013, un pôle métropolitain de l estuaire de Seine a été créé, dans lequel le tourisme est inscrit parmi les thématiques structurantes, mais également les mobilités sujet important pour tous les estuaires, le développement économique, l écologie industrielle qui peut vous concerner également, l événementiel, l éducation et la santé et enfin, point qui me paraît particulièrement intéressant, la connaissance du territoire ; donc, l intelligence collective, les systèmes d observation et les dispositifs d aide à la décision. La cartographie montre qu ils ont bien avancé sur la connexion des sites touristiques de l estuaire en modes doux c est une réflexion qui peut être intéressante pour vous et sur la mesure de l influence des métropoles proches. L enseignement majeur de ce benchmark est l interrogation que l on peut avoir sur la pertinence touristique d un périmètre administratif par rapport à une réelle connaissance des bassins de fréquentation. De même, on peut s interroger sur les moyens qu il faut pour parvenir à pousser une telle destination, sur la mutualisation et la durée nécessaire pour devenir une destination touristique. Je terminerai par un éclairage prospectif sur cinq ou six points qui nous paraissent essentiels pour le pôle Ouest. Le premier concerne le climat et la vulnérabilité de ce territoire à la submersion. Il existe des plans «inondation» mais l on sait très bien qu avec le réchauffement climatique, des phénomènes comme Xynthia peuvent se reproduire. D ailleurs, la Nasa a pointé, au niveau du littoral français, les communes susceptibles de connaître des problèmes d inondation : Vannes, Carnac, mais pour vous, Saint-Nazaire, La Baule Par ailleurs, parmi les impacts de l évolution des températures, il y aura certainement pas à court terme, mais à partir de 2030, ainsi que le prévoit un scénario intermédiaire du GIEC, un impact potentiel de 60 à 80 jours de canicule. C est loin d être négligeable et au-delà du problème de la température, cela pose des problèmes de gestion et d alimentation en eau. Un deuxième point me semble vous concerner : la croissance démographique et la raréfaction de l espace. Vous êtes dans une dynamique très positive puisque dans les projections de croissance démographiques du modèle Omphale en 2025, l évolution, pour le pôle Ouest, sera de même niveau entre la pointe occidentale de Cap Atlantique et la métropole, et que tout le pays de Retz et le sud de la Loire seront fortement impactés par cette évolution. En Loire-Atlantique, habitants supplémentaires sont prévus chaque année d ici à 2030, dont seniors et juniors. Cette prévision augure de l impact du vieillissement de la population, qui risque de modifier la composition de la population et surtout, la capacité d accueillir les touristes : il ne faut pas qu il y ait d opposition entre les habitants et les visiteurs. La carte issue des travaux de prospective de la Datar illustre les faibles densités en vert. Demain, ces espaces risquent d être des espaces fortement 29
30 attractifs. En effet, 70 % de la population sera bientôt urbaine et lorsque l on part en vacances, on a envie d une rupture de mode de vie, de paysage. À cet égard, le pôle Ouest n a pas cet atout ; il faudra donc jouer différemment. Par ailleurs, la carte de la Datar sur la croissance des populations entre 2000 et 2030 montre que les littoraux continueront à attirer les populations, mais pas uniquement : la montagne également. En matière de transports, l inter-modalité et la minimisation de l empreinte écologique restent un vrai défi. L aéroport pour l instant, il s agit d un transfert concentre beaucoup d attentes. Des attentes dans le domaine du tourisme, bien sûr. Mais il pose aussi des problèmes de franchissement de la Loire entre le nord et le sud, parce que la densité au nord de la Loire sera plus forte. Il n y a pas vraiment de grand projet de réseau urbain, en termes de recalibrage, sur la partie pôle Ouest. La partie au sud de la Loire est moins bien irriguée par le TER que la partie au nord de la Loire. Néanmoins, il semble que la ligne entre Nantes et Pornic est en cours de modernisation ou de rénovation. Le TGV ne permettra qu un gain de huit minutes sur le parcours entre Paris et Nantes, en C est moins qu en Bretagne, où le gain sera d environ trente minutes. En revanche, il y a une meilleure coordination avec les TER en termes de cadencement. C est un élément intéressant, mais peut-être un peu faible par rapport à l ambition de faire venir plus de monde en garantissant de meilleurs flux et une grande fluidité pour demain. C est une vraie question. Le quatrième élément de prospective est le fort potentiel de la demande touristique. Il faut savoir que les taux de départ en vacances résistent bien aux crises parce qu elles suscitent des besoins d évasion. Mais ce n est pas vrai pour toutes les catégories de population. Les personnes plus fragiles, aux revenus plus modestes, le taux diminue en période de crise. L avenir international est porteur : la prévision de l Organisation mondiale du tourisme montre une courbe de croissance fabuleuse ; aucun autre secteur économique ne connaîtra une telle évolution Entre 2010 et 2030, on prévoit un doublement du nombre de visiteurs internationaux. Lorsque l on l observe la projection de la répartition par région de la classe moyenne mondiale entre 1993 et 2023, on constate qu en 1993, cette classe moyenne mondiale représentait près d un milliard d individus, qu en 2013, elle en était à deux milliards et qu en 2023, elle en sera à trois milliards et demi. Sur les diagrammes, la part des Asiatiques est illustrée en orange. Il apparaît clairement qu entre la configuration et le profil de 1993, où la part des Asiatiques ne représentait que 22 %, et ceux de 2023, le paysage change complètement : 56 % de la classe moyenne sera asiatique. Cela ne signifie pas qu elle viendra obligatoirement ici, parce qu elle voyagera aussi en Asie. Cependant, si la part de l Europe dans le marché international, qui est de l ordre de 40 à 42 %, risque de s abaisser, compte tenu du volume et de la pente de croissance, cette croissance reste assez intéressante. Tout le monde voudra se positionner sur cette croissance, ce qui amènera une compétition très importante. 30
31 Pour ce qui concerne les tendances sociétales lourdes, il faut avoir en tête que le taux de dépendance économique va croître. La solidarité entre les générations va augmenter : il faudra accompagner de plus en plus les personnes âgées, à la charge des personnes actives, mais aussi les enfants, que l on accompagne de plus en plus longtemps parce que s intégrer dans le marché du travail est plus long. Les femmes seules seront de plus en plus nombreuses et les familles se reformeront en tribus ou seront disloquées Les configurations sociologiques sont en train d évoluer considérablement. Les modèles changent. Cela signifie que l offre touristique devra également s adapter. Les systèmes de valeurs sont également déterminants ; il faut en tenir compte. Ils sont aujourd hui beaucoup plus importants que les catégories socioprofessionnelles, qui prévalaient il y a dix ou quinze ans. Les systèmes de valeurs sont transversaux et transgressent les CSP. Les autres tendances sociétales lourdes sont la mondialisation, les métissages culturels, l uniformisation des modes de vie, l équilibre écologique et la recherche de traçabilité, la sécurité et les précautions sanitaires et une consommation plus individualisée les gens veulent sortir de la masse et plus informée, avec Internet. Dans le comportement touristique, les évolutions attendues sont la désintermédiation, révolution apportée par Internet. C est l achat en direct : on ne passe plus par des intermédiaires. C est aussi l achat en ligne, avec le m-tourisme, l influence des réseaux sociaux, la dé-fidélisation, la labellisation, la qualité des expériences, la redécouverte des espaces On est en train de revisiter les choses, parce que le tourisme s inscrit dans une logique de cycles : à certains moments, certains cycles se terminent et il faut essayer de faire redécouvrir et faire revisiter un espace avec un nouveau regard. D autres évolutions se profilent autour du rapport qualité/ prix tangible : les consommateurs sont devenus des professionnels et sont donc très exigeants, mais aussi autour de la dé-massification et de la recherche du sur-mesure et de la personnalisation, autour de l éthique, du naturel, du sens, de l éphémère, de la liberté, qui sont des valeurs importantes, dont il faut tenir compte dans les produits à venir. Enfin, j ai beaucoup évoqué la fluidification : la fluidification des transactions, la fluidification des personnes dans le temps et l espace. Un dernier point est important et pèsera sur votre espace comme ailleurs : les contraintes environnementales et réglementaires et les pressions économiques. Votre espace a connu un moteur de croissance fabuleux, l économie résidentielle, qui le reste encore. Je pense que cela permet d amortir certaines crises comme celle de 2008, qui a été amortie par cette économie résidentielle. Mais est-ce que ce sera durable? C est une vraie question, qu il faut se poser. Il faut toujours s interroger : cela ne durera peut-être pas. Par ailleurs, la carte des typologies des bassins de vie montre que Nantes et Saint-Nazaire sont dans des typologies très urbaines. La différence, en termes de paysage, c est que le sud de la Loire s inscrit encore dans un mode rural. Pour combien de temps? La question est posée. Enfin, si l on observe la carte du réseau Natura 2000 j aurais pu faire figurer d autres cartes, par exemple celle du Conservatoire du littoral, on constate qu il y a des contraintes et qu il faut en tenir compte. Deux éléments me paraissent importants, en matière de prospective. D abord, la région des Pays-de-la-Loire est la 6 e région pour le PIB/habitant. Cela signifie que vous êtes encore dans une économie qui marche assez bien, qui produit de la richesse ; cela donne une dynamique. Et surtout, l indicateur de santé sociale indique qu en matière de qualité de vie, les Pays-de-la-Loire sont au 3 e rang national. Cela concerne également le pôle Ouest et je pense que ce sera un élément non seulement important pour faire venir les touristes, mais aussi fédérateur pour vos habitants. Claude Maillère Merci pour ces éléments. Nous avions prévu un petit temps d échange mais nous sommes contraints par le temps. Nous allons nous répartir dans les ateliers, où nous attendons de votre part un échange, un dialogue, des contributions. 31
32 Restitution des productions des ateliers du matin par les rapporteurs de chaque groupe Atelier des techniciens Gaëtan Éveillard, directeur de l office de tourisme de Pornic Le groupe a globalement partagé le diagnostic établi ce matin, mais a aussi émis le souhait qu il soit approfondi dans certains domaines comme celui des croisières maritimes, par exemple. Saint-Nazaire est une villeport, des bateaux en sortent, quelques paquebots y viennent, même si quelques problèmes d infrastructures se posent aujourd hui. Un autre sujet est à développer, celui des chambres d hôtes et des gîtes, notamment pour le rétro-littoral. Les données chiffrées n étaient peut-être pas assez importantes, ce qui nécessite ce besoin d approfondissement. Des questions ont également émergé : est-ce la fin du modèle balnéaire actuel, au vu de toutes les informations que nous avons eues? Est-ce la fin de la gouvernance balnéaire? Que vont devenir les résidences secondaires en 2030? Nous observons des évolutions à ce sujet dans nos communes et stations respectives. Comment faire face à l afflux démographique? L arrivée de nouveaux habitants par an a été évoquée ce matin. D ici à 2025, cela représente beaucoup d habitants. Comment allons-nous réagir par rapport à ce phénomène? Comment nos stations vont-elles s adapter? S agissant du périmètre, nous avons estimé que le pôle Ouest n était pas un périmètre de promotion en tant que telle, mais un périmètre de travail. Nous constatons également que l éparpillement des structures est aujourd hui préjudiciable à l efficacité. Même si l on s oriente vers des rapprochements, des regroupements, nous avons constaté ce fait. Il nous a aussi semblé que le pôle Ouest n était pas forcément un périmètre pertinent, mais que nous sommes tous interdépendants. Nous le constatons dans notre quotidien professionnel : nous travaillons déjà les uns avec les autres, de façon différente, selon nos moyens. Nous devons nous interroger ensemble sur l avenir. Ce point est ressorti de façon vraiment collégiale. Il est également impératif de construire et de se doter d une ambition collective d avenir, qui réinterroge le modèle actuel pour en construire un nouveau. Cet élément nous paraît important et j y reviendrai. Plusieurs pistes de travail ont été évoquées, et d abord, la nécessité d établir un observatoire à l échelle du territoire des deux rives. L étude présentée ce matin était très intéressante et il convient peut-être de l affiner sur ce périmètre du périmètre du pôle Ouest tel qu il a été défini ce matin. Cela passe également par des expérimentations ou des approfondissements, qui pourraient permettre de renforcer la cohésion. Plusieurs sujets ont été évoqués : le vélo et les méthodes douces, ou d autres points qui sont déjà lancés et qui peuvent être encore utilisés pour de la promotion, la gastronomie, la valorisation des espaces naturels les PNR ont également été évoqués ce matin, qui permettrait une meilleure visibilité et une mise en lien entre les différents prestataires, ainsi que tout ce qui a trait aux valeurs de développement durable et environnementales. Il a aussi été question de différenciation et notamment, de distinguer par la mise en valeur de l art. Nous pensions par exemple au Serpent d océan qui a été installé à Saint-Brevin et qui a généré un afflux de visiteurs. Le recours à l art peut aussi permettre la valorisation des paysages. En effet, quand les gens viennent voir une œuvre d art, ils peuvent découvrir le reste du territoire. 32
33 Il a également été mentionné la reconquête de la clientèle internationale par le biais de marqueurs pour donner de la valeur au territoire. Parmi ces marqueurs, j ai déjà évoqué le vélo, mais il en est de diverses sortes. C est en tout cas l un des points d entrée ou d accroche de la clientèle internationale. Pour les Pays-Bas par exemple, le vélo est un marqueur important. En conclusion, est apparue de façon quasi unanime la nécessité d avoir une vraie vision. Les techniciens ont besoin d avoir une vraie vision, à moyen et long terme, de l ambition touristique de nos territoires. Nous nous sommes demandé si les élus en étaient tous conscients, aujourd hui. C est primordial. Cette vision à moyen et long terme permettrait aussi de réinterroger et d établir le projet du territoire de demain. Les techniciens de Cap Atlantique travaillent souvent les uns avec les autres. Pour nous, dans la partie au sud de la Loire, c est un peu plus compliqué, aujourd hui, mais nous avons tout de même des échanges permanents. Cette vision à moyen et à long terme est-elle établie? Il est crucial de connaître l évolution des clients, de la consommation, des actes d achat pour le tourisme avec hébergement et pour les excursionnistes. Est-ce que nous avons bien conscience de tous ces éléments et est-ce que nous avons établi des projets en fonction de cela? Claude Maillère Est-ce que les participants de cet atelier de professionnels se retrouvent dans cette restitution? Avez-vous des compléments à apporter? Nous pourrons aussi en débattre par la suite. 33
34 Atelier des professionnels Denis Lochmann, directeur de l action touristique, Loire-Atlantique Développement Notre atelier rejoint l atelier précédent sur un certain nombre d éléments. Il m a été demandé trois messages et trois actions. Premier message : globalement, le diagnostic présenté ce matin est partagé par les acteurs en termes d évolution du territoire et du marché, tel qu il a été parfaitement décrit. Deuxième message : il faut travailler ensemble, bien sûr, mais sans créer une nouvelle structure, une nouvelle entité C est le fameux millefeuille. Enfin, il faut aussi du concret. Les études sont nombreuses, les statistiques existent dans différents domaines : territoriaux, filières, métiers, etc. En revanche, les professionnels demandent du concret. Derrière chaque étude, chaque rapport, il faut des actions. Pour ce qui concerne les actions, Gaëtan Éveillard a parlé du vélo et en effet, c est un sujet important. Surtout, s il y a une action qui peut se manière concrète à court, moyen ou long terme sur ce territoire, c est le vélo. Nous avons aujourd hui du recul sur Vélocéan. Nous nous situons au carrefour de deux grands itinéraires européens. Des boucles se déclinent en maillage autour de ce grand carrefour, qui passent par le pont de Saint-Nazaire, avec l éternelle problématique du franchissement pour les deux-roues et pour les piétons. Nous avons vu les Hollandais arriver, et Dieu sait s ils sont exigeants en matière de vélo. C est une clientèle nouvelle. Il y a une labellisation, que ne connaissent pas forcément les professionnels hôteliers, en matière d accueil vélo. Les chiffres montrent que cette clientèle a un bon portefeuille et un bon appétit. En revanche, qui de l interface entre vélo et TER? Et pour rester sur l action, nous ajoutons, dans les mobilités, la réelle problématique, pour ceux qui ne sont pas en voiture et ceux qui sont fatigués de faire du vélo, est celle des transports en commun. Entre Les Moustiers et Le Croisic, faire un déplacement en transports en commun relève du parcours du combattant, en particulier en autocar. Dans cette cartographie, il y a donc bien une légitimité à se poser la question. Le deuxième point, le tourisme d affaires, est apparu sous différents angles. Il y a une offre à construire en commun, puisqu il s agit de gestion d équipements et qu il y a une forte interface avec les professionnels hôteliers, pour le tourisme d affaires est une opportunité évidente, en basse saison. Cette interface doit se faire aussi entre territoires, puisque ce sont des moments de pic ponctuels et que les professionnels peuvent déjà co-travailler au-delà de la Loire dans l hébergement, lorsqu il y a de grosses manifestations. Et dans une certaine mesure, lorsqu il y a un séminaire, c est un territoire que l on vend tout autour en termes d activités, le soir et pourquoi pas, en prolongation, le week-end. Cela porte donc sur toute l offre du territoire. Une action de fidélisation peut également se mener. Qu elle vienne de Paris ou de plus loin, la clientèle d affaires est une clientèle potentielle pour un séjour touristique un an, deux ans ou trois ans plus tard. Le troisième point porte sur tout ce qui concerne la mise en marché. Ce sont plutôt des questionnements sur les nouvelles clientèles, sur les actions que mène chacun avec son territoire, petit, grand ou moyen. Il faut mener un travail de dentelle par rapport à l offre, pour construire cette offre en progressant par étapes, par rapport à chaque segment de clientèle. C est un travail plus fin, plus élaboré en termes de destinations ou de superposition de destinations. Le client, lui, ne voit pas les frontières des entités administratives mais lesdites destinations. Par conséquent, la mise en marché est beaucoup plus compliquée. Claude Maillère 34 Souhaitez-vous compléter cette intervention de Denis Lochmann? Les membres du groupe retrouvent-ils leurs petits? La vision et la restitution sont-elles partagées? Nous pouvons donc enchaîner avec la troisième présentation.
35 Atelier des élus Éric Provost, maire-adjoint de Saint-Nazaire, en charge de l Attractivité et du Rayonnement, conseiller communautaire de la CARENE Je me suis, moi aussi, plié au travail de synthèse, mais j invite mes collègues à intervenir pour compléter, s ils le souhaitent, ce que je vais essayer de résumer. Le diagnostic présenté ce matin a été largement partagé, mais nuancé par le fait que le travail considérable qui a déjà été réalisé sur ces territoires n a peut-être pas été mis suffisamment en avant. Sur le travail d analyse de notre situation touristique, il ne faut pas oublier tout le travail déjà accompli. Un autre grand axe est apparu dans nos échanges. Nous sommes certes sur des territoires touristiques, qui, pour certains, sont depuis longtemps repérés et identifiés comme tels, mais sur ce périmètre plus ou moins pertinent du pôle Ouest, nous avons visiblement besoin d échanger, de travailler. Nous sommes tout jeunes, tout «neufs» dans cette capacité à évoquer ensemble notre vision, nos objectifs, la manière dont nous voulons ou pas travailler sur notre territoire touristique. À cette occasion a aussi été évoquée, outre la nécessité de se connaître, la notion de confiance. Travailler ensemble, c est aussi se faire confiance, échanger sur des projets respectifs en amont, voir s ils sont pertinents ou non à une échelle plus large que celle du simple territoire de responsabilité, en quelque sorte. Autre élément, déjà évoqué dans le diagnostic : d un côté, nous avons la richesse, la diversité de nos différents territoires, de nos équipements, de notre offre touriste mais de l autre, un manque de lisibilité, de visibilité, d image globale. Est-ce un manque? Est-ce un atout? Nous n avons pas eu le temps de répondre à cette question, mais elle est posée : que faisons-nous de cette richesse, de cette diversité? Est-elle un atout pour demain ou est-ce qu au contraire, elle nous rend plus difficile le travail coopératif que nous souhaitons engager? Les pistes que nous avons dégagées découlent de ces observations. La première est d installer un mode de travail entre nous élus, techniciens, professionnels dont les contours restent à définir, mais qui doit être plus fréquent si nous voulons qu il soit productif et fructueux. La dernière fois que nous nous sommes rencontrés pour parler de tourisme remonte certainement à plus d un an. Cela n empêche pas les professionnels de continuer à travailler mais entre élus, sur un plan politique, nous n avons pas enclenché de rendez-vous réguliers sur ce thème. Or si nous voulons aboutir, partager un certain nombre d idées, voire d actions communes, nous allons devoir travailler plus régulièrement. Une deuxième piste est apparue fortement. C est toute la question des mobilités, de l accessibilité, y compris entre le littoral et le rétro-littoral. Cette question amène celle des infrastructures, de la manière dont les modes de transport, notamment collectifs, sont organisés à l échelle de ce territoire, celle aussi de l aéroport, qui a déjà été abordée, mais qui sera au cœur du sujet touristique, notamment sur l ensemble des clientèles internationales. Nous avons aussi abordé la question du vélo, avec des approches différentes. Nous sommes au croisement ou en tout cas, sur de grandes routes touristiques cyclables ; «grandes», c est-à-dire à l échelle européenne, voire internationale. Certains voient le vélo comme une simple niche pour une partie de clientèle ; d autres le voient comme un élément porteur d image et de progression significative de notre position touristique. Il est manifeste que nous avons du travail à faire sur la manière d approcher cette question du vélo. 35
36 Un autre sujet est ressorti assez fortement, qui découle de la question du pôle Ouest et de son périmètre ; c est la question de la promotion. Est-ce que d ores et déjà, sous une forme ou une autre, nous sommes capables d être pertinents dans un cadre de promotion partagée comme la participation à des salons, le début de la constitution d un site Internet ou tout simplement, une page sur chacun des sites Internet évoquant les atouts et les particularismes du pôle Ouest? Là aussi, les opinions étaient partagées, certains demandant si nous étions capables d engager un système de promotion partagée si nous n étions pas d accord, au départ, sur ce que sont nos éléments de destination, de différenciation, le périmètre sur lequel nous voulons travailler. Ceci renvoie à la nécessité d approfondir cette réflexion et de s engager vraiment dans un processus de travail beaucoup plus périodique que celui que nous avons mené jusqu à présent. Claude Maillère Il est vrai qu au sein de cet atelier, les échanges ont été nombreux et riches, avec des positionnements et des approches assez contrastés sur certains points. Des participants souhaitent-ils s exprimer pour apporter des compléments et rendre compte de cette richesse? Claude Seyse, vice-présidente du conseil général déléguée au développement touristique Le rapporteur l a évoqué, mais un point assez important est ressorti plusieurs fois dans nos débats, à savoir la place des territoires rétro-littoraux par rapport aux territoires littoraux, avec la crainte que les espaces rétrolittoraux ne deviennent que des faire-valoir ou des lieux d excursion pour des touristes qui seraient installés sur le littoral. Cette thématique a amené la question de la nécessité de créer des outils d aménagement qui bénéficient à tous. L exemple du vélo a été développé, avec la réalisation de boucles, qui sont un moyen d aménagement du territoire. Un autre élément rapporté par Éric Provost et qui a tenu une place importante dans nos débats est la notion du périmètre d action pour devenir une destination pertinente. Elle a donné lieu à plusieurs avis, les uns parlant de la création d une destination pôle Ouest, d autres disant que cet espace était trop petit pour devenir une destination. Je ne prends pas parti sur ce point, même si j ai mon opinion, mais la question a été longuement débattue. Un troisième point a été évoqué, celui de notre attitude pour créer et développer le tourisme sur nos territoires. Faut-il partir de nos atouts et de produits que nous pouvons offrir aux touristes ou est-ce que nous partons des attentes, des comportements des touristes pour produire et construire des produits touristiques à partir de ces attentes et comportements? Ce n est pas du tout la même chose. Nous sommes à une période où nous avons des choses à montrer, mais si ce n est pas ce qui est attendu par les touristes, nous les regarderons entre nous et nous n aurons pas de touristes pour venir les voir. Ce problème n a pas été tranché, mais nous n en sommes qu à la première rencontre. En tout état de cause, la nécessité de travailler ensemble et de mutualiser nos efforts a été affirmée, que ce soit en moyens humains, en moyens financiers et en envie de construire ensemble. Cette volonté de partager une même vision est importante. 36
37 Échanges avec les participants Françoise Blochet, responsable de mission Projets Urbains, ADDRN Vous l avez compris, nous sommes dans le temps de l échange. Fini les cloisonnements professionnels entre élus et techniciens. C est le moment du dialogue et pourquoi pas, de la confrontation, parce que nous n avons peut-être pas toujours eu les mêmes avis ou le même prisme, les professionnels n ayant pas particulièrement évoqué la question de l échelle ni même de marque ombrelle. Roxane avait des propositions à faire Roxane Taraud-Baumal, directrice de Pornichet Événements Dans notre atelier, nous avons évoqué le tourisme d affaires, ce qui nous a menés à la réflexion que nous ne nous connaissions peut-être pas suffisamment, puisque nous étions tous prescripteurs les uns des autres, aussi bien dans le domaine du tourisme d affaires que dans les autres formes de tourisme. Je disais aussi que nous ne connaissions certainement pas assez les territoires qui sont juste à côté des nôtres. Nous connaissons très bien la zone sur laquelle nous opérons, nous commercialisons et dont nous assurons la promotion, mais pour le tourisme d affaires, notamment, l ensemble du territoire est important. C est ce qui nous permet de vendre nos sites, nos espaces. Je trouvais qu il serait peut-être judicieux d envisager de faire des «éductours». Nous avons tous l impression de très bien nous connaître, de très bien savoir ce qui se passe de l autre côté du pont parce qu on l a déjà vu une fois, mais aller découvrir les hôtels, se rendre dans les offices de tourisme, se rencontrer et échanger sur ce que l on a à proposer, les uns et les autres, nous permettrait d être plus pertinents dans les réponses que nous pouvons faire. Par exemple, pour le tourisme d affaires, cela permettrait de proposer une visite à telle entreprise, connaissant son secteur d activité, et cela nous donnerait des arguments supplémentaires pour vendre notre destination sur ce secteur du tourisme. Éric Provost À partir de ce qui nous a été présenté ce matin et de ce que j entends des restitutions d ateliers, je pense que nous devons entrer par le haut, parce que c est une question stratégique que nous devons nous poser. Nous sommes dans un périmètre territorial sur lequel il y a un certain nombre de territoires touristiques, chacun ayant ses atouts, sa vision Sur certains territoires, on est en progression, sur d autres, on a des difficultés à se développer ; il y a des mutations, une évolution des attentes. La question fondamentale que je me pose est la suivante : ne devons-nous pas, finalement, re-questionner notre modèle touristique à l échelle de ce grand territoire? Que chacun se questionne dans son propre territoire de responsabilité est une chose mais pour ma part, j ai le sentiment, en voyant certaines tendances et au regard de nos réflexions et de nos échanges, que dès le départ, la question que nous devons certainement nous poser est celle du modèle touristique vers lequel nous voulons aller : quels sont nos objectifs? Quels sont nos seuils? Voulons-nous multiplier par trois le nombre de touristes ou voulons-nous qu ils viennent sur des saisonnalités élargies? Voulons-nous que pour chaque touriste, la dépense moyenne progresse ou non? Je pense que nous devons commencer par ces interrogations parce que ce n est que de cette manière que nous pourrons ensuite travailler sur le plan politique, puis sur le plan technique, sur les plans d actions, les objectifs, les positionnements que nous pourrons développer. Pour moi, si nous ne répondons pas à cette question, nous n avancerons pas beaucoup. 37
38 Claude Maillère La fin d un modèle économique fait-elle réagir? La nécessité d une nouvelle vision? À l échelle de cet espace? À l échelle de chacun des territoires? Ou à d autres échelles? La question de l interface avec Nantes a été abordée dans certains ateliers. Claude Seyse Je veux bien rebondir sur cette interpellation. Je pense que les deux réflexions sont nécessaires. Il y a nécessité de travailler à l échelon des territoires locaux, comme celui qui nous rassemble aujourd hui, bien évidemment. C est vous qui connaissez le mieux vos territoires, qui en connaissez les forces, les faiblesses, qui savez les analyser, qui en voyez les manques. Et par ailleurs, il y a une nécessité de cohérence avec un échelon un peu plus important parce que lorsqu il s agit ensuite de promotion, de faire connaître une destination, il y a besoin de territoires qui sont de taille un peu différente. J ai eu l occasion de le dire dans votre atelier : votre démarche est complémentaire d une autre démarche. Au niveau du département, par exemple, nous enclenchons pour 2014 la réflexion et l élaboration d un schéma départemental du tourisme, auxquelles, nous allons bien évidemment associer tous les élus de tous les territoires, mais aussi les professionnels. Car aucun schéma ne peut se faire sans que soient présents à la fois les avis des collectivités, des territoires, donc des institutionnels, et les avis des professionnels, de ceux qui, ensuite, font vivre ce qui est mis en œuvre ou en vivent eux-mêmes. Au niveau du département, nous espérons, pour la création de ce schéma qui sera mis en œuvre en 2015, que nous pourrons travailler avec vous, l ADDRN, en complément. Il ne s agit pas de substituer l un à l autre ; il s agit de travailler ensemble. Nous sommes partants pour travailler avec vous, si vous nous le demander et nous, nous vous demanderons de venir travailler avec nous. Je pense qu aujourd hui, nous avons besoin de mutualiser nos efforts, qu ils soient humains, financiers, en ingénierie Il faut ensuite se poser la question des porteurs du travail qui est accompli. Il est important d avoir des porteurs qui soient capables de mobiliser tant les partenaires publics que les partenaires privés. Ceci non plus n est pas neutre. Je crois que vos réflexions, nos réflexions, aujourd hui, sont importantes et peuvent venir en complément d autres destinations et d autres modes de réflexion. Philippe Allain, directeur général de Cap Atlantique Pour rebondir sur ces mêmes notions, je répéterai ce que j ai dit dans l atelier : il n y a pas de périmètres pertinents dans l absolu mais il y a des périmètres pertinents par rapport à un objectif ou pour conduire des actions. Par exemple sur la question des mobilités touristiques, qui est mal connue, ou sur une promotion plus grande qui pourrait s appuyer sur les circuits vélo En revanche, je suis plus sceptique, a priori mais il faudrait peut-être en reparler, sur l idée d une vision partagée du tourisme que nous voulons, dès lors que nos territoires sont dans des situations complètement différentes. Je précise que je parle de l échelle du pôle Ouest. Pour illustrer mon propos, sur le territoire de Cap Atlantique, nous n allons pas chercher à augmenter tellement la fréquentation de pointe : elle est déjà haute. Nous allons plutôt chercher à mieux valoriser les ouvrages et les équipements qui existent en dehors de la pointe saisonnière. Sur d autres secteurs, peut-être la problématique est-elle différente, parce qu il y a de grandes marges de développement possibles. Nous pouvons toujours réfléchir ensemble ; cela peut être intéressant. Mais nous aurons des stratégies qui resteront nécessairement, si ce n est pas forcément par périmètres administratifs, en tout cas par ensembles homogènes. 38
39 Éric Provost Je pense que nous sommes dans un modèle touristique beaucoup plus interdépendant que ce que l on perçoit. La question du pic saisonnier est très importante, mais je pense que nous risquons tous, à terme pas immédiatement, de progresser ou de nous effondrer, même si nous sommes sur des territoires touristiques ou avec des objectifs différents. J ai ce sentiment, compte tenu de l interdépendance non pas tant de nos politiques, mais de nos infrastructures, de nos professionnels, de nos équipements. Selon moi, il serait judicieux de vérifier ce niveau d interdépendance et ensuite, d estimer comment nos stratégies peuvent être très intégrées ou au contraire, continuer de se développer à partir d axes très légèrement partagés. Cela mériterait au moins d être approfondi. Philippe Allain On ne peut pas vérifier cette interdépendance à toutes les échelles. Peut-être le schéma départemental pourrait-il le permettre, mais en même temps, le territoire du département est vaste. En tout cas, il n est pas possible de vérifier toutes les interdépendances à toute échelle, parce que l on n arrive pas à suivre. Mais je suis tout à fait d accord. Claude Seyse Peut-être est-ce parce qu il y a une question que l on ne se pose pas, celle de savoir comment l on veut développer le tourisme. Si nous nous disons tous que le tourisme, c est de la création d emplois, de la création d emplois non dé-localisables, que le tourisme est porteur d aménagement du territoire nous l avons vu avec l exemple du vélo et des boucles cyclables, si nous nous disons aussi qu il peut être porteur d image pour nos territoires, ces constats sont partagés, quels que soient les territoires que l on considère. Mais il faut ensuite se demander pour qui l on veut développer le tourisme. Est-ce pour nos habitants? Cela peut l être, dans le cadre de résidences secondaires ou pour des week-ends qu ils peuvent aller passer à gauche ou à droite. Mais veut-on aussi le développer pour des gens qui viennent de l extérieur? Pour des gens qui viennent de l international. Ce sont des questions que nous devons nous poser, qui sont, me semble-t-il, indépendantes des atouts de nos territoires et qui, si nous les partageons déjà, doivent nous amener à travailler ensemble, ne serait-ce que pour cela Je reprends l exemple du vélo, bien que je ne sois pas une adepte du vélo à titre personnel. C est parce que c est un outil porteur d image que je me suis emparée de ce thème. Dans l exemple du vélo, il faut que nous soyons conscients que ce sont des investissements, certes. En moyenne, un kilomètre d aménagement d itinéraire cyclable représente un investissement de euros. Et ce n est pas fait une fois pour toutes, parce que cela suppose de l entretien. Mais il a aussi été analysé qu en termes de retombées économiques, ce kilomètre représentait euros, mais cette fois, chaque année. Par conséquent, quand on investit, bien sûr, ce sont les collectivités qui paient et les retombées ne tombent pas dans les mêmes poches mais il n empêche que c est dans les poches de nos territoires, que cela participe au développement de nos territoires, à leur attractivité et que c est ce qui fait qu ensuite, des emplois se créent. Je pense qu il faut avoir ce regard peut-être affreusement matérialiste ou économiste pour se dire que le tourisme est véritablement un atout majeur de l économie de nos territoires et qu on ne l a assez valorisé, pas assez mis en avant, et sur lequel nous pouvons tous nous retrouver, que l on soit en secteur littoral, en secteur rétro-littoral ou en secteur urbain. 39
40 Joël Batteux Je n ai pas beaucoup participé aux tables rondes, mais j ai eu quelques échos des analyses d Atout France, ce matin. Il y a tout de même des choses en commun dans notre situation touristique, aussi bien dans les points forts comme la baie de La Baule que dans l arrière-pays : finalement, nous ne touchons pas des touristes qui viennent de très loin. Deuxièmement, nous avons un tourisme vieillissant et je relève quelques inquiétudes. Pour Saint-Nazaire, ce n est pas l économie touristique qui va révolutionner son économie, même si nous y faisons du tourisme industriel. Ce n est pas une alternative à la navale ou à l aéronautique. En revanche, la présence de La Baule, de quantité de cadres de vie agréables à visiter autour de nous est une carte que pour ma part, je joue en permanence. Je dis : venez travailler chez nous parce qu il y a La Baule à côté, ou Guérande, ou le sud Loire. Il y a une économie touristique, certes, mais l économie est une économie générale. En matière d économie, tout agit sur tout et il faut avoir une vision globale. Le fait que Saint-Nazaire se porte bien, attire des cadres, des chercheurs de haut niveau, le fait que l économie nantaise se développe bien, également, sont autant d éléments qui amènent des week-ends passés à La Baule. Nous avons vu que beaucoup de résidences secondaires sont occupées par des gens qui habitent à 200 kilomètres c est le chiffre que j ai retenu. Cela signifie que plus on attire de salariés de l industrie, des services etc. dans la grande région, dans un périmètre de 200 kilomètres, plus on favorise le tourisme. Et un tourisme qui vous arrange bien, dans la baie de La Baule, parce qu il prolonge la saison. Par conséquent, selon moi, il faut travailler à faire venir les gens de plus loin et à cet égard, l aéroport est déterminant. L aéroport ne servira pas simplement à attirer des gens qui logeront à L Hermitage ou au Castel Marie-Louise. Nous espérons bien qu il y aura des charters qui viendront de Grande-Bretagne ou des pays scandinaves, qui atterriront à Notre-Dame-des-Landes et qui se retrouveront à une demi-heure des secteurs et des paysages très agréables que nous avons autour de nous. Il faut vraiment que nous raisonnions sur un mode collectif. Certes, ce n est pas un séminaire comme celui d aujourd hui qui fera que demain, tout va décoller. Je dis souvent que la destination de Compostelle vaut autant par le chemin que par la destination elle-même. Une fois que l on est arrivé, il n y a plus grand-chose à voir, à Compostelle ; l essentiel est le chemin. Nous sommes partis sur le chemin et je sens les professionnels motivés. Ils sentent bien qu il y a quelque chose à vendre, mais ce qui est difficile, c est que nous avons à vendre un panier très garni, mais très divers. Il n est pas facile de faire la promotion d un panier garni où l on trouve des terrines de ceci, du grand vin de cela, etc. Nous avons un travail de marketing à faire qui n est certainement pas simple : vendre en même temps la baie de La Baule et les installations industrielles de Saint- Nazaire, d abord, n est pas commun. Mais précisément, comme ce n est pas commun, il y a une singularité de nos territoires, dans l ensemble de nos atouts. Je fais confiance aux professionnels pour continuer à travailler ensemble. Je sens les élus toujours un peu réservés, parce qu ils sont toujours amarrés à leur mairie, à leur clocher. Vous les connaissez aussi bien que moi, vous les avez élus comme moi. Ils ont toujours tendance à se recroqueviller, dans une certaine mesure, sur le principe «un tiens vaut mieux que deux tu l auras». Mais les professionnels avec qui j ai discuté sont plus déterminés. Il faut continuer le travail. J ai également fait un constat, sur lequel nous pourrions travailler : nous avons une grande dispersion de la promotion de notre offre touristique entre nos multiples syndicats d initiative et offices de tourisme. J ai le sentiment qu il y a un effort à faire sur les territoires, ne serait-ce que territoire par territoire. Ce n est pas moi qui vais dire à la presqu île comment elle doit s organiser pour regrouper ses offices de tourisme. Je me ferais chasser et ce serait logique. Mais on pourrait commencer, sur chaque territoire, par unifier l offre touristique au sein d un office de tourisme qui aurait des antennes parce que lorsque l on parle d office de tourisme, on voit une vitrine, une porte et un accueil derrière. L essentiel est que chaque office de tourisme d un même territoire tienne le même discours de promotion. Il serait alors un peu plus facile d essayer de fédérer les discours, de Pontchâteau à Pornic et à La Turballe. Et il faut professionnaliser. Il n y a pas d autre solution. Nous en avons fait l expérience. Nous avions autrefois à Saint-Nazaire un office de tourisme fort sympathique, avec des gens motivés Depuis que nous avons professionnalisé, non seulement l offre touristique de Saint-Nazaire se développe, mais la promotion également, et avec de bons résultats. 40
41 «Qui n avance pas recule», comme on dit sur La Loire à vélo Si nous n avançons pas, je pense que nous perdrons des places, des positions. Or je le répète : l économie est une économie générale. Nous n avons aucun problème pour recruter des collaborateurs. Dans le milieu hospitalier, il y a des secteurs où il est extrêmement compliqué de trouver des anesthésistes ou d autres spécialités. Dans notre secteur, il n y a aucun problème. Lorsque l on dit aux gens que s ils viennent habiter à Saint-Nazaire, ils auront La Baule et Guérande à côté, qu ils auront demain un aéroport et que la ville est desservie par le TGV, ils n hésitent pas vraiment. Il faut à la fois cultiver et renforcer nos tourismes de proximité et aller chercher des touristes bien au-delà. Je pense que les Britanniques sont une cible à viser. Vous avez également vu la fréquentation de la ligne entre Montoir-de-Bretagne et Gijón : nous étions surpris Nous demandions à avoir des semi-remorques et finalement, nous avons des motards, des camping-cars etc. Les Anglais vont comprendre cela. Il y a des Anglais qui iront à Saint-Malo ou à Roscoff et qui, de là, passeront par chez nous pour prendre la ligne de Gijón. J attire votre attention sur l intérêt de faire de la promotion en Angleterre, en incitant les Anglais qui passent par la Bretagne à s arrêter quelques jours chez nous, parce qu il serait ridicule de ne prendre que l autoroute pour traverser la Bretagne. Un autre élément m interroge, sur lequel nous avons peu de détails. Aujourd hui, on se rend compte que le tourisme marchand, la résidence marchande ne représente que la moitié de cette économie touristique. Les gens qui passent chez nous séjournent chez des amis, dans la famille, etc. Ce ne sont pas seulement ceux qui ont la bourse un peu plate et qui profitent du copain ou des cousins. Je pense que cela concerne des gens de toute condition. Comment se comportent-ils? Restent-ils longtemps? Nous n avons pas beaucoup d éléments à ce sujet. Je suppose que les enquêtes sont plus difficiles à réaliser que lorsqu il s agit de passer dans les hôtels ou les campings pour recueillir des informations sur l origine des clients. On connaît moins bien ceux qui séjournent chez des amis ou dans la famille. Ce que je souhaite ardemment est qu au moins entre professionnels, vous vous rencontriez régulièrement parce que si un jour, vous faites sortir des idées fortes, je pense que les élus vous suivront. Vous êtes vousmêmes bien obligés de suivre les élus, mais l inverse n est pas vrai. Il faut que vous ayez des propositions fortes, intelligentes, intelligibles et dès lors, les élus se rallieront à vos idées. Pour ma part, je compte sur les professionnels. Claude Maillère Quelques messages forts ont été portés à notre attention. Je vous rappelle que ce séminaire «tourisme» s inscrit dans le cadre de la conférence de l Ouest. Une restitution de ce séminaire sera présentée lors de la conférence de l Ouest qui se tiendra le 16 décembre à Pornic. En tant que techniciens, il nous reste du travail : faire la synthèse de ce que vous avez dit, travailler sur les petites fiches que nous vous avons distribuées, qui nous aideront à faire émerger les messages forts à l issue de ce séminaire. Vous serez destinataires de toutes les présentations qui ont été proposées ici pour partager, puisque le but est de générer du dialogue et de l échange. Je vois plusieurs chantiers qui nous attendent. Des chantiers techniques sur le vélo, sur les mobilités, sur la connaissance de la demande ; l offre est riche, nous l avons balayée ensemble, mais la connaissance de la demande, des pratiques, des mobilités sur ce territoire. À nous aussi de nous mettre en ordre de marche pour proposer un cadre d accompagnement permettant de faire émerger une vision la plus partagée possible sur cette problématique touristique. C est un chantier de longue haleine, dont ce séminaire est une étape ; nous pourrons en envisager d autres. En tout cas, l envie de générer un climat de confiance et de partage est clairement apparue. L Agence va donc œuvrer pour enclencher et nourrir cette dynamique en s entourant des meilleures volontés de tous. Pour conclure, Anne Coutière a peut-être quelques éléments à nous communiquer de la part d Atout France. 41
42 Anne Coutière Je pense qu il y a vraiment un chantier à conduire en matière d inventaire, d état des lieux, d observation : quels sont les dispositifs qui existent actuellement? Où sont les failles? Cela permettrait de remettre en œuvre la méthode des flux que Benoît Méchinaud a été l un des premiers à mettre en œuvre dans l Ouest de la France c était un pionner et je le félicite La méthode des flux est un outil indispensable pour connaître chaque jour les nuitées touristiques, à la fois marchandes et non marchandes. Cet outil a fait ses preuves. Je félicite également Cap Atlantique d avoir repris cet outil depuis quelques années. Malheureusement, le secteur du sud de la Loire est resté un peu orphelin. Il faudrait remettre cet outil en œuvre, parce que vous avez la chance d avoir un formidable dispositif, qui vous permettrait de faire des projections de fréquentation dans les années qui viennent et qui vous aiderait en matière de prospective. Vous avez des atouts mais tout le monde ne le sait pas. Je pense donc qu il faudrait faire un état des lieux. Ce matin, dans l atelier des élus, nous parlions des informations qui existent, mais je pense qu il y a beaucoup trop de sujets que l on connaît mal, comme l excursionnisme : on ne le chiffre pas, on ne connaît pas le profil de l excursionniste D autres régions l ont fait. C est donc possible : il suffit de le vouloir. Je pense également que l on connaît mal les profils des touristes dans les bassins de fréquentation, que l on connaît mal la géographie de ces bassins. Selon moi, on peut difficilement démarrer une réflexion de promotion, une réflexion stratégique si l on n a pas cette connaissance de base. Il faudra se demander sur quoi l on travaille et pour qui, parce qu il s agit vraiment d une logique de segmentation. Nous avons bien vu qu il n y avait pas qu un seul périmètre. Même si le périmètre de travail est le pôle, c est un périmètre d étude, de réflexion ; il va falloir trouver des périmètres d action. Pour cela, il faut savoir à qui l on s adresse et donc, savoir quelle clientèle est susceptible de venir. Je pense donc qu en matière de dispositifs d observation, il y a vraiment un gros chantier à mettre en œuvre assez rapidement. Cela me paraît essentiel. Claude Maillère Je voudrais remercier tous les élus des intercommunalités et les professionnels de leur présence, de même que les services, pour nous avoir aidés à monter ce séminaire. Nous allons nous revoir très bientôt 42 Rédaction :
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