Conduite àtenir devant une. convulsion chez l enfant. Dr S. NAFA
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- Léonie Desroches
- il y a 9 ans
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1 Conduite àtenir devant une convulsion chez l enfant Dr S. NAFA
2 Définitions Convulsion contractures musculaires involontaires toniques ou cloniques et de durée variable Crise épileptique phénomène paroxystique dûàune activiténeuronale excessive anormale touchant une +/-grande partie du cortex cérébral Epilepsie maladie chronique caractérisée par la répétition des crises épileptiques 2
3 Définitions Crise d'épilepsie occasionnelle crise survenant chez un sujet non épileptique à l'occasion d'un facteur déclenchant (sans lésion cérébrale) comme la fièvre, un traumatisme crânien, un trouble ionique (hypoglycémie, hypocalcémie, hypo ou hypernatrémie) Etat de mal épileptique crise d'épilepsie durant au moins 30 mn ou crises survenant en séries sans récupération de conscience entre les crises (risque de séquelles neurologiques) 3
4 Convulsion fébrile «Affection du nourrisson ou de l enfant survenant entre 3 mois et 5 ans, associéàde la fièvre sans signe d infection intra-cérébrale ou de cause définie»(consensus). 4
5 Fréquence 2 à7% avant l âge de 5 ans Convulsion fébrile Epidémiologie âge de début: entre 9 mois et 5 ans (rare après 3 ans) Pic d incidence maximum: 18 mois Facteurs génétiques 30% des cas, antécédents familiaux de convulsions fébriles et/ou d épilepsie Plusieurs gènes responsables de convulsions fébriles familiales localisés risque d état de mal convulsif diminue après l âge de 1 an et devient très faible après 2 ans Pathogénie Réponse de l enfant génétiquement prédisposé à une fièvre soudaine Seuil convulsivant bas 5
6 Mode de survenue Enfant en bonne santé Façon inattendue, le plus souvent au début d une maladie identifiable, ou de façon inaugurale Contexte fébrile, avec une température minimum de 38 Quelle que soit la cause de la fièvre àl exception des infections cérébroméningées 6
7 Convulsion fébrile «simple» 90 % des cas, âge > 1 an Pas d antécédents neurologiques Unique Durée brève < 15 minutes bilatérale et symétrique Crise généralisée tonico-clonique ou clonique Hypotonie généralisée Révulsion oculaire avec arrêt de l activité sans déficit neurologique transitoire ou permanent 7
8 Convulsion fébrile «compliquée» antécédents neurologiques âge < 1 an Durée longue >15 minutes Répétée à court intervalle unilatérale ou focale déficit neurologique, transitoire ou permanent Risque ultérieur d épilepsie 8
9 Diagnostic Reconnaître la crise et recueillir le maximum d informations caractéristiques de la crise mode de début et fin chronologie des différentes phases signes annonciateurs troubles moteurs (côté et siège face, yeux, membres) troubles végétatifs (rubéfaction, pâleur, cyanose, sueurs, tachycardie) rupture du contact durée de la crise et des différents éléments qui la composent. après la crise, mode de retour àla conscience progressif avec coma/ obnubilation, aphasie/ dysarthrie, déficit moteur, repos compensateur, en précisant le temps de retour à l état antérieur 9
10 Examens paracliniqueset diagnostic différentiel Le diagnostic de Convulsion fébrile est clinique Rechercher la cause de la fièvre hémocultures, ECBU, NFS, VS, CRP Ionogramme, glycémie, calcémie Éliminer une méningite : PL systématique avant l âge de 1 an ou en cas de signes focaux Une encéphalite: PL, EEG, scanner Une encéphalopathie métabolique ( hypoglycémie, hyponatrémie, hypercalcémie, acidose) : bilan biologique 10
11 Examens paracliniqueset diagnostic différentiel Les examens neurologiques complémentaires : EEG, Fond d oeil, TDM, IRM, en fonction de l examen clinique dans l urgence ou différé EEG systématique dans le bilan d une 1 ère convulsion fébrile compliquée identifier le caractère focal ou latéral de l origine de la crise guider les explorations neuroradiologiques 11
12 Evolution et pronostic Evolution bénigne dans 98% des cas Risque de récurrence De 25 à50% après le premier épisode Dans 90% des cas dans les 2 ans qui suivent la 1 ère crise Le risque de convulsion fébrile compliquée après une convulsion fébrile simple n est que de 1,4% facteurs de risque de récidive âge de début précoce, inférieur à1 an antécédents de convulsion fébrile chez un parent de 1 degré survenue du 1 er épisode au cours d une fièvre peu élevée et de durée brève 12
13 Evolution et pronostic Risque d épilepsie ultérieure 1% après une convulsion fébrile simple 10% après une convulsion fébrile compliquée facteurs de risques d épilepsie crises prolongées, répétées, unilatérales, début précoce < 1 an ou tardif > 6 ans Handicap neurologique sexe féminin antécédents familiaux d épilepsie état neurologique ou développement antérieur anormal 13
14 Hospitalisation surveillance recherche étiologique Traitement Au cours de la crise position latérale de sécurité, en le couchant sur le côté, la tête légèrement plus basse que le corps libérer les voies aériennes (extension de la nuque, luxation antérieure de la mâchoire, aspiration naso-pharyngée et du contenu gastrique, canule de Mayo) ne rien donner àboire Contrôle thermique (découvrir, antipyrétiques) 14
15 Traitement Administration de Valium (Diazépam) Valium solution injectable ampoule de 2 ml = 10 mg (1mg = 0.2 mg) seringue 1 ou 2 ml 15
16 Traitement 1 ière administration de Valium : si la crise se prolonge plus de 5 minutes ou se répète 0,5 mg / kg en INTRA-RECTALE 2 ième administration de Valium : si la crise persiste ou reprend, réadministrerpar voie INTRA-RECTALE la dose de 0,5 mg/kg dans les 5 à15 minutes suivant la 1 ière injection 3 ième administration de Valium : si persistance de la crise malgré1mg/kg de Valium intrarectal 0,5 mg / kg en INTRA-VEINEUSE avec O2 et masque de ventilation à proximité(risque de pause respiratoire) 16
17 Traitement Etat de mal convulsif si persistance de la crise plus de 30 minutes malgrél administration intra-veineusede Valium à posologie correcte transfert en Réanimation (oxygénation, ventilation) Recours aux autres anticonvulsivants par voie intra-veineuse(dilantin -phenitoine, Gardénal phenobarbital, Rivotril -clonazepam, ). 17
18 Traitement Au décours immédiat de la crise L injection de Valium n est pas indiquée il faut rassurer les parents les informer sur le déroulement habituel des crises leur faire observer la fin de la crise, la phase post-critiqueet l éventuel repos compensateur les informer et insister sur la bénignitéde la crise, tant sur le plan vital que cérébral et intellectuel La prévention des récidives mise en place au décours immédiat de la crise Les moyens de prévention doivent être appris aux parents dès la première crise 18
19 Traitement Lutte contre la fièvre découvrir l enfant bain tiède en cas de température très élevée recours aux antipyrétiques dès que T > 38 Paracétamol anti-inflammatoires non stéroïdiens Aspirine Rechercher et si nécessaire traiter la cause de la fièvre 19
20 Traitement Information et éducation des parents les informer du risque de récidive tout en leur rappelant l évolution bénigne habituelle (éviter de parler d épilepsie) leur expliquer l absence de risque vital ou fonctionnel de la crise et la nécessitéd une bonne observation de celle-ci en cas de survenue de parfaitement prescrire et expliquer les antithermiques et les mesures de lutte contre la fièvre 20
21 Traitement Prophylaxie discontinue par le Valium En l absence de consensus plusieurs protocoles Traitement discontinu par voie ORALE Bien que l efficaciténe soit pas formellement établie, il est sécurisant pour les parents Valium gouttes (1 mg = 3 gouttes) posologie: 0,5 à1 mg/kg/jour répartis en 4 prises à débuter dès la découverte de l hyperthermie àpoursuivre jusqu à24 à48 heures d apyrexie peut être institué en relais d une crise convulsive ayant cédé spontanément ou sous Valium injectable 21
22 Traitement Traitement discontinu par Valium INTRA-RECTAL Bien qu apparemment plus efficace que le premier mode d administration, il est de réalisation pratique difficile 0,5 à1 mg/kg/jour en 2 administrations intra-rectales espacées de 12 heures, pendant toute la durée de la fièvre Traitement précoce de la crise récidivante par le Valium Intra-Rectal 0,5 mg/kg àrépéter éventuellement dans les 10 à15 mn en l absence de résolution Ce mode de prévention oùles parents agissent par eux-mêmes est sécurisant, en particulier si les récidives sont fréquentes 22
23 Traitement Prophylaxie continue par les par les antiépileptiques dans les convulsions fébriles compliquées en cas de récidives successives Àdiscuter au décours du premier épisode si un ou plusieurs des éléments suivants laissent suspecter des lésions cérébrales séquellaires: signes neurologiques/retard psychomoteur anomalies neuroradiologiques antécédents en particulier néonataux 23
24 Antiépileptiques utilisés Valproate de sodium Traitement Dépakine solution buvable à200 mg/ml en 3 prises ou Micropakine forme retard en 2 prises posologie 20 à30 mg/kg/jour après vérification de la normalitédes transaminases hépatiques Phénobarbital (Gardenal Kaneuron ) Gardenal cpà mg Kaneuron solution à1 mg/ goutte posologie 5 mg/kg/jour 24
25 Traitement Durée du traitement: 2 à3 ans en l absence de crise Surveillance : essentiellement clinique Dosage sérique utile en cas d inefficacitédu traitement L EEG n est pas nécessaire, même pour l arrêt du traitement Il n est pas démontréque ce traitement prophylactique continu modifie le risque d apparition ultérieure d une épilepsie 25
26 Conclusions Les convulsions fébriles représentent une pathologie très fréquente du nourrisson et du jeune enfant. Le traitement repose principalement sur le Valium et sur la lutte contre la fièvre en particulier par les antipyrétiques. D évolution presque toujours bénigne, elles justifient avant tout une très bonne information et éducation des familles en particulier sur la conduite à tenir en cas de fièvre. 26
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