Les maladies cardiovasculaires en Aquitaine

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1 Les maladies cardiovasculaires en Juillet 2011 Un document réalisé avec le soutien financier de l Agence régionale de la santé d

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3 Sommaire Avant propos 5 Contexte national 7 L ensemble des maladies cardiovasculaires 9 L insuffisance cardiaque, les troubles du rythme et autres cardiopathies 13 Les cardiopathies ischémiques 17 Les maladies vasculaires cérébrales 21 L artériosclérose et l anévrisme 25 Les maladies hypertensives 27 Les facteurs de risques 30 Le diabète 30 Le tabac 33 L obésité 34 Annexes 37 Précisions méthodologiques 38 Références bibliographiques 40 3

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5 Àl origine de plus de décès chaque année, les maladies cardiovasculaires représentent une des causes majeures de mortalité en France. Elles constituent une priorité en Santé Publique et ont fait l objet de plusieurs programmes nationaux. En 2002, le ministère chargé de la Santé avait lancé un programme national triennal de réduction des risques cardiovasculaires, axé sur cinq composantes : action sur les facteurs de risques cardiovasculaires (réduction du tabagisme, de l incidence de l obésité et des dyslipidémies ), éducation thérapeutique ciblée et spécifique afin d encourager les patients à être acteurs de leur santé, promotion des recommandations de bonnes pratiques cliniques et thérapeutiques, réflexion sur l organisation des soins et la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux, volet épidémiologique consistant à renforcer le système de surveillance spécifique des maladies cardiovasculaires. Dans la continuité de ce programme, le ministère a mis en place en 2010 un plan quinquennal de lutte contre les accidents vasculaires cérébraux (AVC) qui touchent actuellement personnes en France et représentent la première cause de handicap acquis chez l adulte ( personnes). L objectif de ce plan est de diminuer de 6 %, d ici 2014, les décès ou la dépendance, mesurés après un an, des patients victimes d un accident vasculaire cérébral. Il fixe quatre priorités d actions : améliorer la prévention et l information de la population depuis les signes d alerte jusqu à l accompagnement du handicap, améliorer la prise en charge institutionnelle des AVC en créant de nouvelles structures spécialisées dans les hôpitaux (unités neurovasculaires), améliorer la prise en charge des AVC par les professionnels de santé, en faisant évoluer les formations médicales et paramédicales, promouvoir la recherche et réguler la démographie des professionnels de santé. Au niveau régional, les pathologies cardiovasculaires constituent également une priorité et un plan stratégique de lutte contre ces maladies a été mis en place en. La réalisation des objectifs de ce plan, son suivi et son évaluation nécessitent une bonne connaissance des indicateurs de santé et de leur évolution. Le présent document vise ainsi à dresser un état des lieux sur les maladies cardiovasculaires en, à travers l ensemble des indicateurs disponibles aux niveaux régional et infra-régional. Des indicateurs relatifs aux facteurs de risque (tabac, diabète, hypertension artérielle, obésité ) ont été intégrés. Ce document met également en évidence certaines inégalités territoriales et présentent les évolutions récentes en termes de mortalité et morbidité. 5

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7 Contexte national En France, comme dans tous les pays industrialisés, les affections cardiovasculaires occupent une place prépondérante dans la mortalité et la morbidité. Elles constituent la deuxième cause de décès (derrière les cancers), le premier motif d admission en affection de longue durée et le deuxième motif d hospitalisation (derrière les maladies de l appareil digestif). Selon les données de morbidité hospitalière du ministère en charge de la santé, en 2008, les maladies cardiovasculaires ont représenté plus de séjours dans les services de soins de courte durée, soit 9 % de l ensemble des séjours. D autre part, plus de admissions en affection de longue durée ont été prononcées chaque année au cours de la période En termes de mortalité, les maladies de l appareil circulatoire ont été responsables de plus de décès par an en politaine au cours de la période Plus de la moitié de ces décès ont concerné des femmes (53 %). Les affections cardiovasculaires représentent la deuxième cause de décès chez les hommes (25,4 % des décès masculins) et la première chez les femmes (30,5 %). Les trois principales causes de décès par maladies cardiovasculaires sont les insuffisances cardiaques (plus de décès, soit 29,6 % des décès cardiovasculaires), les cardiopathies ischémiques (38 000, soit 26,2 %) et les maladies vasculaires cérébrales (près de , soit 22,2 %). L importance de ces affections varie selon le sexe. Chez les hommes, les cardiopathies ischémiques sont les plus fréquentes (31,8 %). Viennent ensuite les insuffisances cardiaques (26,2 %) et les maladies vasculaires cérébrales (20,0 %). Chez les femmes, les insuffisances cardiaques constituent la première cause de mortalité cardiovasculaire (32,5 %), suivies des maladies cérébrovasculaires (24,0 %) et des cardiopathies ischémiques (21,3 %). Principales causes de mortalité cardiovasculaire en politaine en , selon le sexe (nombre annuel moyen de décès et %) Nombre % Nombre % Insuffisance cardiaque , ,5 Cardiopathies ischémiques , ,3 Maladies cérébrovasculaires , ,0 Maladies hypertensives , ,1 Artériosclérose et anévrisme , ,7 Autres , ,4 Total maladies cardiovasculaires , ,0 Source : Inserm (CépiDc) Entre les périodes et , la mortalité par maladies cardiovasculaires a diminué de 14 % en politaine. Cette diminution est plus marquée pour les maladies vasculaires cérébrales et les cardiopathies ischémiques (respectivement - 23,3 % et - 18,1 %) que pour les insuffisances cardiaques (- 6,5 %). La mortalité par maladies cardiovasculaires varie fortement selon les régions. Plusieurs d entre elles présentent une mortalité significativement supérieure à la moyenne nationale. Chez les hommes, ces régions forment un croissant composé des huit régions les plus septentrionales de la moitié nord (de la Bretagne à l Alsace) et se poursuivant sur une diagonale est-ouest, de la Franche-Comté à l. La situation est semblable chez les femmes, excepté en où la mortalité ne diffère pas de la moyenne nationale. 7

8 Indices comparatifs de mortalité (ICM) par maladies cardiovasculaires, selon le sexe Période (politaine = 100) Sources : Inserm (CépiDc), Insee Significativement inférieur à 100 Non significativement différent de 100 Significativement supérieur à 100 8

9 L ensemble des maladies cardiovasculaires En , près de décès par maladies cardiovasculaires ont été enregistrés chaque année en, dont 53 % survenus chez des femmes. Le poids de ces pathologies dans l ensemble des décès est un peu plus élevé en qu en France, chez les hommes (27,9 %) comme chez les femmes (32,9 %). Quel que soit le territoire de santé, ce poids est plus fort chez les femmes. Chez les hommes, il passe de 26 % en à 30 % en. Les écarts sont un peu moins marqués chez les femmes. Nombre annuel moyen de décès par maladies cardiovasculaires et poids dans l ensemble des décès en , selon le sexe et le territoire de santé Quel que soit le sexe, la et les présentent une mortalité significativement supérieure à la moyenne française. Dans les autres territoires de santé, la mortalité par maladies cardiovasculaires diffère généralement peu de la moyenne. Seule la se distingue avec une mortalité significativement inférieure chez les femmes. Indices comparatifs de mortalité par maladies cardiovasculaires en , selon le sexe et le territoire de santé (=100) 110,9* 100,2 109,8* 99,5 105,7 103,9 104,0* Nombre % Nombre % , , , , , , , , , , , , , , , ,5 Source : Inserm (CépiDc) Lot-et- Garonne Navarre- Côte basque L ensemble de la région se caractérise par une surmortalité masculine par maladies cardiovasculaires et une mortalité féminine proche de la moyenne nationale. 111,0* 97,1* 106,6* 102,7 99,1 99,3 101,6 Lot-et- Garonne Navarre- Côte basque Sources : Inserm (CépiDc), Insee * différence avec la moyenne nationale significative au seuil de 5 % 9

10 Une analyse plus fine basée sur des indices comparatifs de mortalité (ICM) cantonaux confirme une mortalité globalement plus élevée dans les cantons de et des, mais aussi dans les Pyrénées-Atlantiques. Les plus fortes valeurs sont observées dans les cantons d Iholdy, Saint-Etienne-de-Baigorry, Verteillac et Saint-Palais. À l inverse, les cantons de Pau, de Montaner, situés dans les Pyrénées- Atlantiques, et les cantons girondins du Bouscat, de Talence, de Blanquefort, de Bègles et de Mérignac, présentent les plus faibles valeurs. Indices comparatifs de mortalité par maladies cardiovasculaires en , par canton (=100) Elle varie fortement selon les territoires de santé. Chez les hommes, elle varie entre - 8,8 % dans les, - 16,5 % dans le territoire de (arrondissement de ) et - 16,9 % en. Chez les femmes, les territoires de Navarre-Côte basque et de présentent également les plus fortes baisses, tout comme le territoire de (arrondissements de Pau et Oloron-Sainte Marie). L évolution est nettement moins marquée dans le et les. Évolution du taux standardisé** de mortalité par maladies cardiovasculaires entre et , par sexe et territoire de santé (%) -16,9* -16,5* -14,0* -13,8* -12,5* -11,9* -11,9* -8,8-17,5* -15,3* -15,3* -14,5* Moins de 100,0-13,4* De 100,0 à 102,9-11,0* Sources : Inserm (CépiDc), Insee 103,0 et plus -10,3-9,4 Entre les périodes et , la mortalité par maladies cardiovasculaires a diminué de 14,0 % chez les hommes et 13,4 % chez les femmes en. Cette baisse est un peu plus marquée qu en France pour les hommes et un peu moins pour les femmes. Sources : Inserm (CépiDc), Insee * évolution significative au seuil de 5 % ** standardisation sur la population française En 2008, les maladies de l appareil circulatoire ont constitué le diagnostic principal de près de séjours dans les services hospitaliers de soins de courte durée d. Plus de la moitié des ces séjours (58 %), réalisés par des personnes domiciliées dans la région, ont concerné des hommes et une forte part a été réalisée par des personnes de moins de 65 ans (40 % chez les hommes et 31 % chez les femmes). 10

11 Rapporté à la population, le nombre global de séjours pour maladies cardiovasculaires correspond à un taux standardisé de hospitalisations pour habitants. Ce taux est presque deux fois plus élevé chez les hommes (3 118) que chez les femmes (1 653). Il est significativement supérieur à la moyenne nationale chez les hommes mais proche chez les femmes. Le taux de séjours hospitaliers pour maladies cardiovasculaires varie selon les territoires de santé, passant chez les hommes de dans le territoire de à dans celui de. Seul le territoire de présente une valeur inférieure à la moyenne nationale. Chez les femmes, les écarts sont moins marqués, le taux d hospitalisation variant de dans le territoire de à dans le. Taux standardisé** de séjours hospitaliers pour maladies cardiovasculaires en 2008, selon le sexe et le territoire de santé (nombre de séjours pour personnes***) 3 294,4 * 3 308,7 * 3 126,5 * 3 223,4 * 3 117,8 * 2 870, , ,5 Sources : Drees, Atih, Insee * différence avec la moyenne nationale significative au seuil de 5 % ** standardisation sur la population française *** plusieurs séjours peuvent concerner une même personne 1 694, , ,9* 1 654, , ,4* 1 665, ,2* En quatre ans, le taux aquitain de séjours hospitaliers pour maladies cardiovasculaires a progressé chez les hommes (+ 8 %) mais est resté stable chez les femmes. Ces évolutions diffèrent de celles observées en politaine, où le taux a légèrement diminué quel que soit le sexe. Au sein de la région, le taux masculin a augmenté dans tous les territoires de santé. Cette hausse n est toutefois pas statistiquement significative en et dans le territoire de. Chez les femmes, la et les deux territoires formant les Pyrénées-Atlantiques présentent une baisse du taux d hospitalisation pour maladies cardiovasculaires. Les autres territoires se caractérisent par une évolution contraire. Évolution du taux standardisé* de séjours hospitaliers pour maladies cardiovasculaires entre 2004 et 2008, par sexe et territoire de santé (%) + 0,9-2,6 + 13,6 + 6,3 + 13,7 + 4,6 + 7,0 + 3,1 + 8,5-3,6 + 1,3-6,4 + 7,8 + 0,9. - 1,8-1,3 Sources : Drees, Atih, Insee * standardisation sur la population française En gras : évolution significative au seuil de 5 % En 2007, plus de admissions en affection de longue durée (ALD) pour une maladie cardiovasculaire ont été enregistrées en. Elles représentent 37 % de l ensemble des admissions prononcées chez les hommes et 32 % chez les femmes. Quel que soit le sexe, le taux standardisé d admissions en ALD pour une pathologie cardiovasculaire est nettement moins élevé en qu en France. Il s élève à 827 pour chez les hommes et 460 pour chez les femmes. Tous les territoires de santé présentent des valeurs inférieures aux moyennes nationales. Les plus forts taux sont observés en et en pour les hommes, dans les et en pour les femmes. A l inverse, les territoires de et du se distinguent par les taux les plus faibles, chez les hommes comme chez les femmes. Taux standardisé** d admissions en ALD pour maladies cardiovasculaires en 2007, selon le sexe et le territoire de santé (nombre d admissions pour personnes) 939,5 870,1* 833,4* 846,1* 827,3* 809,5* 767,0* 708,3* Sources : Cnamts, CCMSA, RSI, Insee * différence avec la moyenne nationale significative au seuil de 5 % ** standardisation sur la population française 444,7* 395,5* 370,7* 490,5* 502,9* 464,0* 459,6* 559,8 11

12 En cinq ans, le taux standardisé d admissions en ALD pour maladies cardiovasculaires a progressé chez les hommes (+ 8 %) mais diminué chez les femmes (- 4 %) en. Ces évolutions diffèrent nettement de celles observées en politaine, où les taux ont fortement augmenté quel que soit le sexe. Au sein de la région, les évolutions varient selon les départements. La, la et les se caractérisent par une augmentation significative du taux masculin tandis que les Pyrénées-Atlantiques présentent une légère baisse. Chez les femmes, le taux d admissions en ALD a diminué dans le et les Pyrénées-Atlantiques mais progressé dans les. Évolution du taux standardisé* d admissions en ALD pour maladies cardiovasculaires entre 2002 et 2007, par sexe et département (%) + 13,0 + 0,3 + 12,1-1,6 + 8,7 + 8,4 + 0,1-20,4 Pyrénées-Atlantiques - 0,8-11,6 + 8,0-4, ,2 + 16,7 Sources : Cnamts, CCMSA, RSI, Insee * standardisation sur la population française En gras : évolution significative au seuil de 5 % 12

13 L insuffisance cardiaque, les troubles du rythme et autres cardiopathies Au cours de la période , plus de Aquitains sont décédés d une insuffisance cardiaque, de troubles du rythme et autres cardiopathies. Près de 42 % de ces décès concernent des hommes et la plupart survient à partir de 65 ans (95 %). Comme dans l ensemble du pays, l insuffisance cardiaque constitue la première cause de mortalité cardiovasculaire chez les femmes (35,3 % des décès). Elle représente 28,6 % décès chez les hommes. Le surpoids est supérieur à la valeur française dans tous les territoires aquitains, et ce quel que soit le sexe. Les deux territoires des Pyrénées-Atlantiques présentent les valeurs les plus élevées. Les poids les moins importants sont observés en pour les hommes et en pour les femmes. Chez les hommes, la surmortalité est particulièrement marquée dans les territoires de, de et des. Chez les femmes, le territoire de présente l ICM le plus élevé. 119,6* Indices comparatifs de mortalité par insuffisance cardiaque, troubles du rythme et autres cardiopathies en , selon le sexe et le territoire de santé (=100) 104,9 118,9* 105,5 120,0* 115,4* 111,8* Nombre annuel moyen de décès par insuffisance cardiaque, troubles du rythme et autres cardiopathies et poids dans l ensemble des décès par maladies cardiovasculaires en , selon le sexe et le territoire de santé Nombre % Nombre % , , , , , , , ,0 Lot-et- Garonne Navarre- Côte basque , , , , , ,3 114,7* 103,9 115,6* 106,9 112,5* 116,7* 109,7* , ,5 Source : Inserm (CépiDc) Par rapport à la France, l se caractérise par une surmortalité par insuffisance cardiaque, troubles du rythme et autres cardiopathies. Pour un indice comparatif de mortalité égal à 100 en politaine, l ICM de la région s élève à 111,8 chez les hommes et 109,7 chez les femmes. Cette situation se retrouve dans la plupart des territoires de santé. Seuls la et le Lot-et- Garonne ne présentent pas de différence statistiquement significative avec la moyenne nationale. Lot-et- Garonne Sources : Inserm (CépiDc), Insee Navarre- Côte basque * différence avec la moyenne nationale significative au seuil de 5 % 13

14 L analyse de la mortalité à l échelon cantonal confirme les observations précédentes mais montre des disparités infra territoriales. La mortalité par insuffisance cardiaque, troubles du rythme et autres cardiopathies est particulièrement forte dans le territoire de Navarre-Côte basque et dans la moitié ouest du territoire de Béarn- Soule. Elle l est également en et dans les extrêmes nord et sud des. En revanche, les ICM sont globalement moins élevés en et dans le. Indices comparatifs de mortalité par insuffisance cardiaque, troubles du rythme et autres cardiopathies en , par canton (=100) Évolution du taux standardisé** de mortalité par insuffisance cardiaque, troubles du rythme et autres cardiopathies entre et , par sexe et territoire de santé (%) -12,0-11,7-6,9-6,5-6,0-5,9-4,3-4,1* -20,1* -10,0-8,9* -8,5-7,7* -6,4-6,2-1,1 Moins de 99,3 Sources : Inserm (CépiDc), Insee De 99,3 à 103,7 103,8 et plus Entre les périodes et , la mortalité par insuffisance cardiaque, troubles du rythme et autres cardiopathies a diminué de 6,9 % chez les hommes et 8,9 % chez les femmes en. Cette baisse est un peu plus marquée que celle observée en politaine. L évolution de la mortalité varie selon les territoires. Chez les hommes, la baisse est trois fois plus forte dans les territoires de et des qu en. Chez les femmes, les écarts sont encore plus marqués. Le territoire de Navarre-Côte basque se distingue avec une très nette diminution de la mortalité (- 20,1 %). En revanche, dans les, la mortalité a peu évolué. Sources : Inserm (CépiDc), Insee * évolution significative au seuil de 5 % ** standardisation sur la population française En 2008, l insuffisance cardiaque, les troubles de la conduction et du rythme cardiaque et les valvulopathies cardiaques non rhumatismales ont constitué le diagnostic principal de près de séjours dans les services de soins de courte durée de la région. Ces séjours représentent un tiers des hospitalisations pour pathologies cardiovasculaires et concernent une majorité d hommes (56 %). 14

15 Rapporté à la population, le nombre d hospitalisations correspond à un taux standardisé de 997 séjours pour hommes et 508 pour femmes. Ces taux, nettement supérieurs aux valeurs françaises, varient selon les territoires de santé. Chez les hommes comme chez les femmes, la plus forte valeur est observée dans le (1 074 séjours pour hommes et 593 pour femmes) et la plus faible dans le territoire de (929 et 428). Taux standardisé** de séjours hospitaliers pour insuffisance cardiaque, trouble de la conduction et du rythme cardiaque et valvulopathie cardiaque non rhumatismale en 2008, selon le sexe et le territoire de santé (nombre de séjours pour personnes***) Tous les territoires de santé aquitains présentent une augmentation du taux d hospitalisation. Cette hausse est moins marquée dans les territoires du département de la et de que dans les autres. Chez les femmes, ces deux territoires se distinguent également. Celui de se caractérise par une légère baisse du taux d hospitalisation tandis que la présente une augmentation nettement moins marquée que les autres territoires. Évolution du taux standardisé* de séjours hospitaliers pour insuffisance cardiaque, trouble de la conduction et du rythme cardiaque et valvulopathie cardiaque non rhumatismale entre 2004 et 2008, par sexe et territoire de santé (%) 1 074,1 * 1 047,1 * 1 035,9 * 997,3 * 999,1 * 593,3* 548,4* 519,1* 507,8* 495,1* + 7,2 + 5,8 + 31,8 + 26,1 + 39,4 + 36,3 + 17,7 + 29,2 + 21,1 + 23,7 935,4 * 501,6* + 11,4-2,1 928,8 * 427,9 + 21,3 + 19,3 769,1 433,7. - 2,3-1,8 Sources : Drees, Atih, Insee * standardisation sur la population française En gras : évolution significative au seuil de 5 % Sources : Drees, Atih, Insee * différence avec la moyenne nationale significative au seuil de 5 % ** standardisation sur la population française *** plusieurs séjours peuvent concerner une même personne Entre 2004 et 2008, le taux de séjours hospitaliers pour insuffisance cardiaque, troubles de la conduction et du rythme cardiaque et valvulopathies cardiaques non rhumatismales a fortement progressé en chez les hommes comme chez les femmes. Cette évolution diffère nettement de celle observée en politaine, où le taux a légèrement diminué quel que soit le sexe. La loi de santé publique de 2004 préconisait de «diminuer la mortalité et la fréquence des décompensations aigües des personne atteintes d insuffisance cardiaque» (objectif 73). Dans le cadre de cet objectif, le nombre et le taux de décès ayant pour cause initiale une insuffisance cardiaque ainsi que le nombre et le taux d hospitalisations en soins de courte durée se sont inscrits comme des indicateurs de suivi de la loi de santé publique. 15

16 En, les trois principaux régimes d Assurance maladie ont enregistré au total plus de admissions en ALD pour insuffisance cardiaque, troubles du rythme graves ou cardiopathies congénitales graves en Ces admissions représentent 27 % des nouvelles prises en charge pour pathologie cardiovasculaire. Ces affections représentent le premier motif d admissions en ALD pour pathologies cardiovasculaires chez les hommes en et. Dans la région, le taux standardisé d admissions en ALD est inférieur à la moyenne nationale quel que soit le sexe. Chez les hommes, seule la présente un taux supérieur à la valeur française. Les taux les moins élevés sont observés dans les territoires de, de et des. Chez les femmes, le et le territoire de se distinguent avec les taux les moins élevés. Taux standardisé** d admissions en ALD pour insuffisance cardiaque grave, troubles du rythme graves ou cardiopathies congénitales graves en 2007, selon le sexe et le territoire de santé (nombre d admissions pour personnes) 234,3 219,3 219,3 197,7* 212,5 193,8* 205,7 187,5* 103,9* 130,2* 128,2* 126,9 115,2* 136,9 141,1 144,0 Entre 2002 et 2007, le taux standardisé d admissions en ALD pour insuffisance cardiaque grave, troubles du rythme graves ou cardiopathies congénitales graves a augmenté en comme en politaine mais cette évolution est moins marquée dans la région, en particulier chez les femmes. Chez les hommes, le taux d admissions en ALD pour insuffisance cardiaque a augmenté dans tous les départements aquitains. Toutefois, l évolution observée n est pas statistiquement significative dans les. Chez les femmes, la situation est plus contrastée. Le taux d admissions en ALD pour insuffisance cardiaque a progressé dans les Pyrénées-Atlantiques et surtout dans les et en. A l inverse, le présente une légère diminution du taux d admissions mais cette évolution n est pas statistiquement significative. Évolution du taux standardisé* d admissions en ALD pour insuffisance cardiaque grave, troubles du rythme graves ou cardiopathies congénitales graves entre 2002 et 2007, par sexe et département (%) + 46,1 +36,0 + 27,2 + 1,3 + 12,1 + 25,7 + 25,7-4,6 Pyrénées-Atlantiques + 11,2 + 6,0 + 25,1 + 9, ,8 + 32,2 Sources : Cnamts, CCMSA, RSI, Insee * standardisation sur la population française En gras : évolution significative au seuil de 5 % Sources : Cnamts, CCMSA, RSI, Insee * différence avec la moyenne nationale significative au seuil de 5 % ** standardisation sur la population française 16

17 Les cardiopathies ischémiques Entre 2006 et 2008, chaque année près de Aquitains sont décédés d une cardiopathie ischémique. La majorité de ces décès concerne des hommes (57 %). La part des décès prématurés (avant 65 ans) est cinq fois plus élevée chez les hommes (20 %) que chez les femmes (4 %). Comme dans l ensemble du pays, les cardiopathies ischémiques constituent la première cause de mortalité cardiovasculaire chez les hommes (29,2 % des décès) et la troisième chez les femmes (19,4 %). Leur poids est inférieur à la valeur française dans tous les territoires aquitains, et ce quel que soit le sexe. Chez les hommes, la part des cardiopathies ischémiques dans la mortalité passe de 27 % dans le territoire de à 31 % dans celui des. Chez les femmes, cette proportion varie de 17,6 % dans le territoire de à 20,7 % dans celui de. Nombre annuel moyen de décès par cardiopathies ischémiques et poids dans l ensemble des décès par maladies cardiovasculaires en , selon le sexe et le territoire de santé Nombre % Nombre % , , , , , , , , , , , , , , , ,3 Source : Inserm (CépiDc) Par rapport à la France, l se caractérise par une sousmortalité par cardiopathies ischémiques. Pour un indice comparatif de mortalité égal à 100 en politaine, l ICM de la région s élève à 96,6 chez les hommes et 92,7 chez les femmes. Cette situation se retrouve dans une majorité des territoires de santé. La et les se distinguent par une mortalité légèrement supérieure à la moyenne nationale, chez les hommes comme chez les femmes. Toutefois, les écarts observés ne sont pas statistiquement significatifs. Indices comparatifs de mortalité par cardiopathies ischémiques en , selon le sexe et le territoire de santé (=100) 100,4 94,7* 107,9 94,2 Lot-et- Garonne 108,2 88,1* 103,2 91,9 Lot-et- Garonne 90,7 92,5 96,6* Navarre- Côte basque 86,2* Sources : Inserm (CépiDc), Insee * différence avec la moyenne nationale significative au seuil de 5 % 82,4* 92,7* Navarre- Côte basque 17

18 La plupart des cantons des territoires des et de présentent un ICM par mortalité due aux cardiopathies ischémiques supérieur ou égal à celui de la région. Ces cantons sont situés dans une large moitié nord des et dans la moitié est de la. A l inverse, les cantons présentant les ICM les moins élevés se trouvent principalement à l ouest du territoire de Navarre- Côte basque, à l est de celui de, dans la partie centrale et la bordure sud-est de la. Les baisses observées s inscrivent dans une tendance nationale plus ancienne liée aux améliorations progressives de la prévention et de la prise en charge pendant la phase aigüe de la maladie. Évolution du taux standardisé** de mortalité par cardiopathies ischémiques entre et , par sexe et territoire de santé (%) Indices comparatifs de mortalité par cardiopathies ischémiques en , par canton (=100) -23,6* -19,4* -16,3-15,7* -15,5* -14,0-10,0-4,6-21,0-20,7* Moins de 99,2 De 99,2 à 102,9 103,0 et plus -20,2* -16,5* -16,3-16,0 Sources : Inserm (CépiDc), Insee -12,0 Entre les périodes et , la mortalité par cardiopathies ischémiques a diminué en de 15,7 % chez les hommes et 16,5 % chez les femmes. La baisse observée chez les hommes suit la tendance nationale. En revanche, chez les femmes, elle est moins marquée que dans l ensemble du pays. L évolution de la mortalité par cardiopathies ischémiques varie selon les territoires. Chez les hommes, la baisse est particulièrement forte dans les territoires de (- 23,6 %) et de (- 19,4 %). En revanche, elle est peu marquée dans les. Chez les femmes, les diminutions les plus importantes sont observées dans les territoires de et de (environ - 20 %). Comme chez les hommes, les présentent une évolution moins marquée que les autres territoires. -8,1 Sources : Inserm (CépiDc), Insee * évolution significative au seuil de 5 % ** standardisation sur la population française La loi de santé publique de 2004 préconisait de réduire la mortalité associée aux maladies cardiovasculaires de 13 %. Cet objectif visait plus particulièrement une diminution des décès par cardiopathie ischémique de 13 % chez les hommes et 10 % chez les femmes, ainsi qu une baisse de 15 % des décès par thrombose veineuse profonde (objectif 69). Dans le cadre de cet objectif, le nombre et le taux de décès par cardiopathie ischémique se sont inscrits comme l indicateur principal de suivi de la loi de santé publique. Compte tenu de la gravité et de la fréquence des cardiopathies ischémiques, le nombre et taux d hospitalisations en soins de courte durée ont été retenus comme indicateur complémentaire. 18

19 En 2008, les cardiopathies ischémiques ont constitué le diagnostic principal de plus de séjours dans les services de soins de courte durée de la région. Près des trois quarts de ces séjours ont concerné des hommes (72 %). Les hospitalisations pour cardiopathies ischémiques représentent près de 28 % des hospitalisations pour pathologies cardiovasculaires chez les hommes et 15 % chez les femmes. Chez les hommes, le nombre d hospitalisations par cardiopathies ischémiques correspond à un taux standardisé de 912 séjours pour , supérieur à la moyenne nationale (775). Chez les femmes, le taux d hospitalisation aquitain est en revanche inférieur au taux français (243 pour femmes contre 254). Ces taux varient selon les territoires de santé. Chez les hommes, la plus forte valeur est observée dans le (1 015 séjours pour hommes) et la plus faible en (669). Chez les femmes, le taux d hospitalisation passe de 193 en à 310 dans les. Taux standardisé** de séjours hospitaliers pour cardiopathies ischémiques en 2008, selon le sexe et le territoire de santé (nombre de séjours pour personnes***) 795,6 * 838,8 * 759,7 * 911,7 * 774,8 1014,8 874,0 668,8 * Sources : Drees, Atih, Insee * différence avec la moyenne nationale significative au seuil de 5 % ** standardisation sur la population française *** plusieurs séjours peuvent concerner une même personne 310,4* 250,1 248,7 242,8* 253,7 222,2* 228,5* 192,6* La est le seul territoire de santé présentant une baisse du taux d hospitalisation pour cardiopathies ischémiques chez les hommes. Chez les femmes, la et le sont dans ce cas. Évolution du taux standardisé* de séjours hospitaliers pour cardiopathies ischémiques entre 2004 et 2008, par sexe et territoire de santé (%) - 4,5-20,9 + 5,4 + 2,9 + 13,7 + 9,1 + 6,2-11,0 + 3,5 + 2,6 + 1,5 + 6,5 + 3,4-1,9. - 1,6-1,1 Sources : Drees, Atih, Insee * standardisation sur la population française En gras : évolution significative au seuil de 5 % En, près de admissions en ALD pour maladies coronaires ont été enregistrées en Ces affections représentent le principal motif d admission en ALD pour pathologies cardiovasculaires chez les hommes (28 %). En revanche, chez les femmes, elles représentent près de 16 % des admissions pour pathologies cardiovasculaires et arrivent en troisième position, derrière l hypertension artérielle sévère et le groupe insuffisance cardiaque grave, troubles du rythme grave et cardiopathies congénitales graves. Dans tous les territoires de santé, le taux masculin d admissions en ALD est inférieur à la moyenne nationale. Chez les femmes, seules les présentent une valeur supérieure. Quel que soit le sexe, les taux les moins élevés sont observés dans les territoires de et du. Taux standardisé** d admissions en ALD pour maladies coronaires en 2007, selon le sexe et le territoire de santé (nombre d admissions pour personnes) En quatre ans, en, le taux d hospitalisation pour cardiopathies ischémiques a légèrement augmenté chez les hommes et légèrement diminué chez les femmes. En politaine, l évolution a également été modérée (- 1,6 % chez les hommes, - 1,1 % chez les femmes). 237,2 241,4 235,5 236,2 226,2 * 217,3 * 91,0 81,6 77,6 70,4* 72,6* 72,5 206,3 * 65,3* 198,5 * 61,3* Sources : Cnamts, CCMSA, RSI, Insee * différence avec la moyenne nationale significative au seuil de 5 % ** standardisation sur la population française 19

20 En, le taux d admissions en ALD pour maladies coronaires a augmenté de 11 % chez les hommes et est resté stable chez les femmes entre 2002 et Ces évolutions sont moins marquées que celles observées en politaine. Chez les hommes, tous les départements aquitains présentent une progression du taux d admissions en ALD. La situation est plus contrastée chez les femmes, seules les Pyrénées-Atlantiques et surtout les présentant une hausse. Les autres départements se caractérisent par une baisse du taux d admissions en ALD pour maladies coronaires mais ces évolutions ne sont pas statistiquement significatives. Évolution du taux standardisé* d admissions en ALD pour maladies coronaires entre 2002 et 2007, par sexe et département (%) + 12,0-1,6 + 10,1-8,1 + 20,7 + 29,8 + 12,0-9,4 Pyrénées-Atlantiques + 5,0 + 2,9 + 11,0 + 0, ,6 + 5,4 Sources : Cnamts, CCMSA, RSI, Insee * standardisation sur la population française En gras : évolution significative au seuil de 5 % 20

21 Les maladies vasculaires cérébrales Les maladies vasculaires cérébrales sont responsables d une part importante de mortalité et de handicaps moteurs. Les coûts sociaux et économiques liés à ces pathologies sont très élevés du fait du retentissement fréquent sur l autonomie de la personne atteinte. La prévention et la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux ont été définies comme une priorité nationale pour les années à venir, à travers le «plan d actions national accidents vasculaires cérébraux ». Au cours de la période , près de Aquitains sont décédés d une maladie vasculaire cérébrale. Plus de la moitié de ces décès ont concerné des femmes (57 %). Ils surviennent principalement à partir de 65 ans (89 % chez les hommes, 96 % chez les femmes). Comme dans l ensemble du pays, les maladies vasculaires cérébrales constituent la troisième cause de mortalité cardiovasculaire chez les hommes (20,6 % des décès) et la deuxième chez les femmes (24,5 %). Leur poids est proche de celui observé en politaine et varie assez peu selon les territoires de santé. Nombre annuel moyen de décès par maladies vasculaires cérébrales et poids dans l ensemble des décès par maladies cardiovasculaires en , selon le sexe et le territoire de santé Nombre % Nombre % , , , , , , , , , , , , , , , ,0 L se caractérise par une mortalité par maladies vasculaires cérébrales supérieure à la moyenne nationale. Pour un indice comparatif de mortalité égal à 100 en politaine, l ICM de la région s élève à 114,3 chez les hommes et 110,1 chez les femmes. La surmortalité masculine se retrouve dans tous les territoires de santé mais la différence avec la moyenne nationale n est pas statistiquement significative dans le et le territoire de. Chez les femmes, tous les territoires présentent une nette surmortalité, excepté le territoire de Navarre- Côte basque où la mortalité est légèrement inférieure à la moyenne nationale. Cette différence n est toutefois pas statistiquement significative. Indices comparatifs de mortalité par maladies vasculaires cérébrales en , selon le sexe et le territoire de santé (=100) 124,2* 111,5* 114,6* Lot-et- Garonne 119,3* 106,8* 112,9* 115,4* 108,4 108,1 119,5* 114,3* Navarre- Côte basque 95,7 112,6* 110,1* Source : Inserm (CépiDc) Lot-et- Garonne Navarre- Côte basque Sources : Inserm (CépiDc), Insee * différence avec la moyenne nationale significative au seuil de 5 % 21

22 Une analyse plus fine basée sur les ICM cantonaux fait apparaître les zones présentant les plus fortes mortalités à l intérieur même des territoires de santé. Les cantons concernés sont principalement situés dans la moitié ouest et l extrême nord-est de la, le nord-est de la, le nord du, le nord-ouest des, l est du territoire de et l ouest de celui de. Indices comparatifs de mortalité par maladies vasculaires cérébrales en , par canton (=100) L évolution de la mortalité varie selon les territoires. Chez les hommes, la baisse est particulièrement marquée en et dans le mais nettement moins dans les deux territoires des Pyrénées-Atlantiques. Chez les femmes, les se distinguent avec la plus forte baisse d (- 25 %). A l inverse, le et surtout le territoire de présentent les baisses les moins marquées. Évolution du taux standardisé** de mortalité par maladies vasculaires cérébrales entre et , par sexe et territoire de santé (%) -23,4* -22,2* -18,8-17,2* -17,0-15,6-8,6-7,7 Moins de 98,4 De 98,4 à 103,3 103,4 et plus -24,7* Sources : Inserm (CépiDc), Insee -23,3* -18,2 Dans l ensemble de la région, la mortalité par maladies vasculaires cérébrales a diminué de d environ 17 % entre les périodes et Cette baisse, comparable chez les hommes et les femmes, est moins marquée que celle observée en France métropolitaine (- 23 %). -18,0* -17,1* -16,8* -13,4-6,5 Sources : Inserm (CépiDc), Insee * évolution significative au seuil de 5 % ** standardisation sur la population française 22

23 Parmi l ensemble des séjours réalisés en 2008 par des Aquitains dans les services de soins de courte durée de la région, près de ont eu pour diagnostic principal une hémorragie méningée, cérébrale, intracrânienne, une thrombose des artères cérébrales et pré-cérébrales ou un accident vasculaire cérébral mal défini. Ces affections représentent 10 % de l ensemble des hospitalisations pour pathologies cardiovasculaires. Plus de la moitié des séjours ont concerné des hommes (53 %) et les trois quarts des personnes âgées d au moins 65 ans. Rapporté à la population régionale, le nombre d hospitalisations correspond à un taux standardisé de 284 séjours pour hommes et 169 pour femmes. Ces taux, supérieurs aux valeurs françaises, varient selon les territoires de santé. Chez les hommes comme chez les femmes, les plus fortes valeurs sont observées dans les et le. A l inverse, le territoire de chez les hommes et celui de Navarre-Côte basque chez les femmes présentent les plus faibles taux d hospitalisations aquitains. Taux standardisé** de séjours hospitaliers pour hémorragie méningée, cérébrale, intracrânienne, thrombose des artères cérébrales et précérébrales ou accident vasculaire cérébral mal défini en 2008, selon le sexe et le territoire de santé (nombre de séjours pour personnes***) Parmi les territoires de santé aquitains, seul le chez les hommes et le territoire de chez les femmes présentent une baisse du taux d hospitalisation pour hémorragie méningée, cérébrale, intracrânienne, thrombose des artères cérébrales et précérébrales ou accident vasculaire cérébral mal défini. Évolution du taux standardisé* de séjours hospitaliers pour hémorragie méningée, cérébrale, intracrânienne, thrombose des artères cérébrales et précérébrales ou accident vasculaire cérébral mal défini entre 2004 et 2008, par sexe et territoire de santé (%) + 10,5 + 10,8 + 9,9 + 17,5 + 11,4 + 35,5-3,7 + 18,0 + 3,4-6,4 + 9,0 + 12,4 + 7,1 + 13,6. - 2,1-1,7 Sources : Drees, Atih, Insee * standardisation sur la population française En gras : évolution significative au seuil de 5 % 287,9 * 181,2* 287,4 * 182,8* 284,1 * 168,9* 286,4 * 163,1 285,4 * 165,3* 271,6 276,7 250,2 171,7* 157,2 149,1 La loi de santé publique de 2004 préconisait de «réduire la fréquence et la sévérité des séquelles fonctionnelles associées aux accidents vasculaires cérébraux» à un horizon quinquennal (objectif 72). Sources : Drees, Atih, Insee * différence avec la moyenne nationale significative au seuil de 5 % ** standardisation sur la population française *** plusieurs séjours peuvent concerner une même personne Dans le cadre de cet objectif, le nombre et le taux d hospitalisations en soins de courte durée pour accident vasculaire cérébral s est inscrit comme l indicateur principal de suivi de la loi de santé publique. Le nombre et le taux de décès par maladies vasculaires cérébrales constitue un indicateur complémentaire. En, le taux d hospitalisation pour hémorragie méningée, cérébrale, intracrânienne, thrombose des artères cérébrales et précérébrales ou accident vasculaire cérébral mal défini a progressé entre 2004 et 2008, chez les hommes comme chez les femmes. Cette évolution diffère de celle observée en politaine, où le taux a légèrement diminué quel que soit le sexe. 23

24 En, plus de admissions en ALD pour accident vasculaire cérébral invalidant ont été enregistrées en 2007, soit 10 % des admissions pour pathologie cardiovasculaire. Rapporté à la population, cet effectif correspond à un taux standardisé de 71 nouvelles ALD pour hommes et 50 pour femmes. Quel que soit le sexe, le taux d admissions en ALD est légèrement inférieur à la moyenne nationale. Chez les hommes, seul le territoire de présente un taux supérieur à la valeur française. Les taux les moins élevés sont observés en et dans le. Chez les femmes, les et le territoire de se distinguent avec les taux les plus élevés, nettement supérieurs à ceux observés dans les territoires de et de. Taux standardisé** d admissions en ALD pour accident vasculaire cérébral invalidant en 2007, selon le sexe et le territoire de santé (nombre d admissions pour personnes) 87,5 77,5 79,3 70,2 53,3 51,4 59,8 61,5 Chez les hommes, tous les départements aquitains présentent une baisse significative du taux d admissions en ALD mais elle est un peu plus marquée dans les Pyrénées-Atlantiques (- 8 %). La situation est plus contrastée chez les femmes, seules les Pyrénées- Atlantiques et surtout la présentant une baisse significative du taux d admission en ALD pour accident vasculaire cérébral invalidant. Évolution du taux standardisé* d admissions en ALD pour accident vasculaire cérébral invalidant entre 2002 et 2007, par sexe et département (%) - 21,6-9,0-23, ,0-10,0-27,8-1,4 Pyrénées-Atlantiques - 7,8-9,1-20,4-11,8. + 0,8-0,1 Sources : Cnamts, CCMSA, RSI, Insee * standardisation sur la population française En gras : évolution significative au seuil de 5 % 66,9* 71,4* 72,6 66,3* 54,2 49,7* 40,5* 44,5* Sources : Cnamts, CCMSA, RSI, Insee * différence avec la moyenne nationale significative au seuil de 5 % ** standardisation sur la population française En, le taux d admissions en ALD pour accidents vasculaires cérébraux invalidants a diminué de 20 % chez les hommes et de 12 % chez les femmes entre 2002 et Cette évolution, statistiquement significative, diffère nettement de la stabilité observée en politaine. 24

25 L artériosclérose et l anévrisme En , l artériosclérose et l anévrisme ont été responsables de près de 300 décès chaque année en, soit 3 % de l ensemble des décès par affections cardiovasculaires. Les deux tiers des décès ont concerné des hommes. En, la mortalité par artériosclérose et anévrisme est supérieure à la moyenne nationale. Pour un indice comparatif de mortalité égal à 100 en politaine, l ICM de la région s élève à 114,5. Cette situation se retrouve dans tous les territoires de santé mais la différence n est statistiquement significative qu en. En, le taux comparatif de mortalité par artériosclérose et anévrisme a diminué de 15% entre les périodes et , passant de 8,5 à 7,2 décès pour habitants. 112,1 Indices comparatifs de mortalité par artériosclérose et anévrisme en , selon le territoire de santé (=100) 117,1* 106,8 113,9 121,4 112,1 114,5* observés dans le territoire de pour les hommes (287 séjours pour ) et en pour les femmes (67 pour ). Taux standardisé** de séjours hospitaliers pour artériosclérose périphérique, anévrisme aortique et dissection en 2008, selon le sexe et le territoire de santé (nombre de séjours pour personnes***) 286,9* 270,4 * 229,1 210,9 206,8* 191,4* 141,2* Sources : Drees, Dhos, Atih, Insee * différence avec la moyenne régionale significative au seuil de 5 % ** standardisation sur la population française *** plusieurs séjours peuvent concerner une même personne 56,9 67,3* 58,9 59,1 53,4 54,5 39,6* En, le taux de séjours hospitaliers pour artériosclérose périphérique, anévrisme aortique et dissection a progressé de 17 % chez les hommes et 18 % chez les femmes entre 2004 et Lot-et- Garonne Sources : Inserm (CépiDc), Insee * différence avec la moyenne nationale significative au seuil de 5 % Navarre- Côte basque En 2008, les Aquitains ont effectué environ séjours en soins de courte durée pour artériosclérose périphérique, anévrisme aortique et dissection. Ces séjours représentent 6 % des hospitalisations pour pathologies cardiovasculaires. Près des trois quarts ont concerné des hommes. Au sein de la région, l évolution du taux d hospitalisation diffère selon le sexe et les territoires de santé. Chez les hommes, il a diminué dans les et le territoire de mais fortement progressé dans le et surtout dans les territoires de et de. Chez les femmes, l augmentation du taux d hospitalisation a été particulièrement marquée en et en. À l inverse, dans les deux territoires des Pyrénées-Atlantiques, il a fortement diminué mais ces baisses ne sont pas statistiquement significatives. Rapporté à la population, ces hospitalisations correspondent à un taux standardisé de 229 séjours pour hommes et 59 pour femmes. Les territoires de santé de et de présentent globalement un taux d hospitalisation supérieur à la moyenne régionale. Les taux les plus élevés sont 25

26 Évolution du taux standardisé* de séjours hospitaliers pour artériosclérose périphérique, anévrisme aortique et dissection entre 2004 et 2008, par sexe et territoire de santé (%) + 8,0 + 35,9 + 31,6 + 45,0-4,7 + 13,6 + 17,4-1,6 + 27,0-21,7-7,1-10,8 + 16,8 + 17,9. - 1,6-1,3 Sources : Drees, Atih, Insee * standardisation sur la population française En gras : évolution significative au seuil de 5 % En 2007, les trois principaux régimes d Assurance maladie ont enregistré en près de nouvelles ALD pour artériopathies chroniques avec manifestations ischémiques, soit 12 % des admissions pour pathologie cardiovasculaire. Le poids de ces affections dans l ensemble des nouvelles ALD est un peu plus élevé chez les hommes (14 %) que chez les femmes (10 %). Dans l ensemble de la région, le taux d admissions en ALD pour artériopathies chroniques avec manifestations ischémiques a diminué entre 2002 et 2007 alors qu il a progressé en politaine. L évolution du taux varie selon le sexe et les départements. Chez les hommes, il a diminué dans tous les départements, excepté en. Chez les femmes, il a fortement progressé dans les Pyrénées-Atlantiques mais diminué dans les autres départements. Évolution du taux standardisé* d admissions en ALD pour artériopathies chroniques avec manifestations ischémiques entre 2002 et 2007, par sexe et département (%) - 19,2-23,9 + 4,5-7,3-10,1-4,1-17,3-15,7 Pyrénées-Atlantiques - 15,2 + 25,3-7,5-5,7. + 2,0 + 8,7 Sources : Cnamts, CCMSA, RSI, Insee * standardisation sur la population française En gras : évolution significative au seuil de 5 % Quel que soit le sexe, le taux standardisé d admissions en ALD est inférieur à la moyenne nationale dans tous les territoires aquitains. La présente le taux le plus élevé, avec le territoire de Navarre-Côte basque chez les femmes. C est dans le territoire de que le taux d admission est le plus faible. Taux standardisé** d admissions en ALD pour artériopathies chroniques avec manifestations ischémiques en 2007, selon le sexe et le territoire de santé (nombre d admissions pour personnes) 140,7 130,9 * 116,8 * 112,9 * 112,2 * 104,8 * 113,1 * 92,5 * 53,4 49,2 44,9* 44,3* 42,7* 49,6 41,4* 33,0* Sources : Cnamts, CCMSA, RSI, Insee * différence avec la moyenne nationale significative au seuil de 5 % ** standardisation sur la population française 26

27 Les maladies hypertensives Les maladies hypertensives regroupent l hypertension artérielle essentielle (primitive), les cardiopathies hypertensives (avec ou sans insuffisance cardiaque congestive), les néphropathies hypertensives (avec ou sans insuffisance rénale), les cardionéphropathies hypertensives et les hypertensions secondaires. L hypertension artérielle est à la fois une pathologie cardiovasculaire en elle-même et un facteur de risque majeur de nombreuses maladies cardiovasculaires (maladies coronaires, maladies vasculaires cérébrales et insuffisances cardiaques). Au cours de la période , près de 500 décès par maladies hypertensives ont été enregistrés chaque année en, soit 4 % de l ensemble des décès par affections cardiovasculaires chez les hommes et 6 % chez les femmes. Les deux tiers des décès par maladies hypertensives ont concerné des femmes. L présente une mortalité par maladies hypertensives inférieure à la moyenne nationale. Pour un indice comparatif de mortalité égal à 100 en politaine, l ICM de la région s élève à 88,8. Cette situation se retrouve dans la plupart des territoires de santé. Seules la et les se distinguent par une mortalité supérieure à la moyenne nationale, mais ces différences ne sont pas statistiquement significatives. Indices comparatifs de mortalité par maladies hypertensives en , selon le territoire de santé (=100) En 2008, les maladies hypertensives ont constitué le diagnostic principal de près de séjours dans les services de soins de courte durée de la région, soit à peine 3 % des hospitalisations pour pathologies cardiovasculaires. Plus de la moitié de ces séjours ont concerné des femmes (56 %). Rapporté à la population, le nombre d hospitalisations pour maladies hypertensives correspond à un taux standardisé de 58 séjours pour habitants. Ce taux, proche de la moyenne nationale, est comparable chez les hommes et les femmes mais varie selon les territoires de santé. Chez les hommes comme chez les femmes, c est la qui présente le taux d hospitalisation le plus élevé (environ 70 séjours pour habitants). A l inverse, les valeurs les plus faibles sont observées dans le territoire de Navarre- Côte basque et également dans les pour les femmes. Taux standardisé** de séjours hospitaliers pour maladies hypertensives en 2008, selon le sexe et le territoire de santé (nombre de séjours pour personnes***) 71,6 * 61,5 57,7 58,6 61,6 40,8 * 45,9 * 36,1* 50,1* 62,3 61,9 58,4* 58,0 70,0* 108,1 78,2* 105,3 93,2 97,1 69,1* 88,8* 37,5 * 36,8* Sources : Drees, Atih, Insee * différence avec la moyenne nationale significative au seuil de 5 % ** standardisation sur la population française *** plusieurs séjours peuvent concerner une même personne Lot-et- Garonne Sources : Inserm (CépiDc), Insee * différence avec la moyenne nationale significative au seuil de 5 % Navarre- Côte basque En quatre ans, le taux de séjours pour maladies hypertensives a diminué en comme en politaine mais l évolution est un peu plus marquée dans la région. Chez les hommes, la diminution se retrouve dans tous les territoires aquitains, excepté en (+ 11 %) et dans le Lot-et- Garonne (+ 4 %). 27

28 Chez les femmes, la diminution du taux d hospitalisation est particulièrement marquée en (- 23 %), dans le Lot-et- Garonne (- 24 %) et le territoire de (- 30 %). Elle est moindre dans les (- 6 %). Enfin, la et surtout le territoire de se caractérisent par une progression du taux d hospitalisation entre 2004 et 2008 mais ces hausses ne sont pas statistiquement significatives. Évolution du taux standardisé* de séjours hospitaliers pour maladies hypertensives entre 2004 et 2008, par sexe et territoire de santé (%) - 28,5-22,5 + 11,3 + 1,2-3,4-6,0 + 4,0-23,6-12,1-29,6-10,1 + 11,4-3,1-8,4. - 1,6-1,2 Sources : Drees, Atih, Insee * standardisation sur la population française En gras : évolution significative au seuil de 5 % En 2007, près de nouvelles ALD pour hypertension artérielle sévère ont été enregistrées en, soit 29 % des admissions pour pathologies cardiovasculaires. Chez les femmes, l hypertension artérielle sévère constitue le premier motif d admissions en ALD pour pathologies cardiovasculaires (35 % contre 25 % chez les hommes). Toutefois, dans le territoire de, ce motif d admission arrive en deuxième position chez les femmes, derrière l insuffisance cardiaque. Quel que soit le sexe, le taux standardisé d admissions en ALD est significativement inférieur à la moyenne nationale dans tous les territoires aquitains. La, la et les présentent les taux les plus élevés. C est dans le territoire de que le taux d admission est le plus faible. Taux standardisé** d admissions en ALD pour hypertension artérielle sévère en 2007, selon le sexe et le territoire de santé (nombre d admissions pour personnes) 258,8 217,4 * 212,0 * 208,2 * 200,3 * 187,8 * 182,7 * 149,6 * Sources : Cnamts, CCMSA, RSI, Insee * différence avec la moyenne nationale significative au seuil de 5 % ** standardisation sur la population française 130,8* 134,7* 116,7* 160,5* 161,9* 164,2* 196,3* 230,4 Entre 2002 et 2007, le taux d admissions en ALD pour hypertension artérielle sévère a augmenté en de 14 % chez les hommes mais diminué de 12 % chez les femmes. Cette évolution diffère de celle observée en politaine où le taux d admissions a fortement progressé chez les hommes (+ 36 %) comme chez les femmes (+ 19 %). L évolution du taux varie selon le sexe et les départements. Chez les hommes, il a fortement augmenté en, et dans les mais légèrement diminué dans le et les Pyrénées-Atlantiques. Pour ces deux départements, la baisse a été beaucoup plus marquée chez les femmes. Évolution du taux standardisé* d admissions en ALD pour hypertension artérielle sévère entre 2002 et 2007, par sexe et département (%) + 28,1-8,6 + 22,8 + 5,6 + 26,3-1,5-6,7-37,6 Pyrénées-Atlantiques - 6,6-34,7 + 13,8-11, ,4 + 19,3 Sources : Cnamts, CCMSA, RSI, Insee * standardisation sur la population française En gras : évolution significative au seuil de 5 % 28

29 L hypertension artérielle (HTA) est définie comme une élévation persistante de la pression artérielle systolique ( 140 mm Hg) ou de la pression artérielle diastolique ( 90 mm Hg). La loi de santé publique de 2004 préconisait de «réduire de 2 à 3 mm Hg la moyenne de la pression systolique de la population française à un horizon quinquennal» (objectif 71). Cet objectif s inscrit dans une perspective de prévention primaire du risque cardiovasculaire. Plusieurs objectifs de la loi, également inclus dans le Programme National Nutrition Santé (PNNS), sont susceptibles de contribuer à la diminution de la pression artérielle moyenne de la population. Il s agit notamment des objectifs relatifs à la diminution de la prévalence du surpoids et de l obésité (objectifs 5 et 12), des consommations de sel (objectif 11) et d alcool (objectif 1) et à l augmentation de l activité physique (objectif 9). 29

30 Les facteurs de risques Plusieurs facteurs de risque influencent l apparition de maladies cardiovasculaires et sont souvent associés : hypertension, hypercholestérolémie, diabète, tabagisme, alimentation et modes de vie. La réduction de ces risques passe non seulement par des actions d information collective auprès du grand public mais aussi par l action de tous les professionnels de santé en matière de dépistage et de prise en charge de la maladie. En effet, un grand nombre de décès liés aux affections sont considérés comme prématurés (environ 10 % surviennent avant 65 ans) et une partie d entre eux pourrait être évitée grâce à une action sur les facteurs de risque ou par une meilleure prise en charge par les différents acteurs du système de soins. Le diabète Le diabète sucré se définit par l existence d une hyperglycémie chronique. La classification distingue deux principales formes, les diabètes de type 1 et de type 2, mais aussi d autres formes comme le diabète gestationnel, diagnostiqué pour la première fois pendant une grossesse. Le diabète de type 1 survient plutôt chez les personnes jeunes (enfants, adolescents ou jeunes adultes) avec perte de poids. Le diabète de type 2, plus fréquent, touchent plutôt des personnes âgées d au moins 50 ans qui présentent un surpoids ou une obésité, ou encore des antécédents familiaux de la maladie. Toutefois, le surpoids et l obésité progressant de manière importante chez les jeunes, le diabète de type 2 apparaît également chez les adolescents et les adultes de moins de 40 ans. Chaque année au cours de la période , près de décès ont eu pour causes principale ou associée un diabète en. Un peu plus de la moitié de ces décès a concerné des hommes (53 %) et la quasi-totalité est survenue chez des personnes âgées de 50 ans ou plus. Nombre annuel moyen de décès attribués au diabète, en cause principale ou associée, en , selon le sexe et le territoire de santé Ensemble Source : Inserm (CépiDc) Par rapport à la France, l présente globalement une sousmortalité par diabète. Cette situation se retrouve dans la plupart des territoires de santé. Seules la et les se distinguent avec une mortalité supérieure à la moyenne nationale. Pour l ensemble de la population, les différences observées sont statistiquement significatives dans tous les territoires aquitains. L analyse de la mortalité par sexe fait apparaître les mêmes tendances mais les écarts avec la moyenne nationale ne sont pas toujours statistiquement significatifs. 30

31 La mortalité la plus faible est observée dans le pour les hommes et dans le territoire de pour les femmes. Indices comparatifs de mortalité par attribuée au diabète (cause principale ou associée) en , selon le sexe et le territoire de santé (=100) Chez les femmes, la mortalité a diminué dans la plupart des territoires de santé. La baisse est particulièrement marquée en (- 17 %). Seuls les territoires de et du département des présentent une augmentation de la mortalité par diabète. Évolution du taux standardisé** de mortalité attribuée au diabète (cause principale ou associée) entre et , par sexe et territoire de santé (%) 107,4 93,9* 124,1* 83,8* 95,8 91,0 98,5-21,4* -7,6-4,9 0,8 0,9 Lot-et- Garonne Navarre- Côte basque 5,2 14,7 38,5* 111,2* 81,7* 109,2 96,7 86,0* 75,3* 91,1* -30,7* -16,7* -12,9-7,0-5,4 Lot-et- Garonne Navarre- Côte basque -3,6 6,4 Sources : Inserm (CépiDc), Insee * différence avec la moyenne nationale significative au seuil de 5 % 17,8 En, les évolutions récentes indiquent une légère progression de la mortalité attribuée au diabète chez les hommes (+ 5 %) et une diminution chez les femmes (- 7 %). Ces évolutions diffèrent nettement de celles observées en politaine, où la mortalité par diabète a fortement diminué chez les hommes (- 21 %) comme chez les femmes (- 31 %). Au sein de la région, l évolution de la mortalité attribuée au diabète varie selon les territoires. Chez les hommes, la mortalité a diminué dans le et le territoire de mais progressé dans celui de (+ 15 %) et surtout dans les (+ 39 %). En et en, la mortalité par diabète a peu évolué entre les périodes et Sources : Inserm (CépiDc), Insee * évolution significative au seuil de 5 % ** standardisation sur la population française En 2008, le diabète sucré a constitué le diagnostic principal de plus de séjours dans les services de soins de courte durée de la région. Comme pour la mortalité, le taux d hospitalisations pour diabète est moins élevé en qu en France. En revanche, il est particulièrement élevé dans les, ainsi que dans le territoire de. Quel que soit le sexe, c est dans le territoire de que le taux de séjours pour diabète sucré est le moins élevé (131 séjours pour hommes et 100 pour femmes). 31

32 Taux standardisé** de séjours hospitaliers pour diabète sucré en 2008, selon le sexe et le territoire de santé (nombre de séjours pour personnes***) 426,0 * 263,5 262,0 227,7 * 199,1 * 206,4 * 169,9 * 131,4 * Sources : Drees, Atih, Insee * différence avec la moyenne nationale significative au seuil de 5 % ** standardisation sur la population française *** plusieurs séjours peuvent concerner une même personne 172,0* 162,3* 100,3* 218,5 201,4* 191,5* 287,6* 342,0* Entre 2004 et 2008, le taux d hospitalisation pour diabète sucré a progressé en, chez les hommes (+ 9 %) comme chez les femmes (+ 7 %). Cette évolution diffère de celle observée en politaine, où le taux d hospitalisation a légèrement diminué. Dans la région, cette évolution varie fortement selon le sexe et le territoire de santé. Chez les hommes, la progression a été très marquée dans les (+ 81 %), moindre dans le territoire de (+ 24 %) et en (+ 13 %). A l inverse, le taux d hospitalisation a diminué en et surtout dans le Lot-et- Garonne et le territoire de. Chez les femmes, les plus fortes progressions ont été observées dans les territoires de (+ 57%) et du département des (+ 40 %). Comme chez les hommes, l augmentation est moins marquée en et les autres territoires présentent une baisse du taux de séjours hospitaliers pour diabète sucré. Évolution du taux standardisé* de séjours hospitaliers pour diabète sucré entre 2004 et 2008, par sexe et territoire de santé (%) + 13,3 + 17,4-1,7-7,2 + 81,1 + 39,8-24,0-28,1-27,4-15,8 + 24,1 + 57,0 + 9,1 + 6,5. - 1,3-0,9 Sources : Drees, Atih, Insee * standardisation sur la population française En gras : évolution significative au seuil de 5 % En, les trois principaux régimes d Assurance maladie ont enregistré près de admissions en affection de longue durée pour diabète en Rapporté à la population, ce nombre correspond à un taux standardisé de 328 admissions pour hommes et 211 pour femmes. Ces valeurs sont inférieures aux moyennes nationales dans tous les territoires de santé. Chez les hommes, les valeurs les plus élevées sont observées en et dans les, la plus faible dans le. Chez les femmes, le taux d admissions en ALD passe de 171 pour dans le territoire de à 236 pour en. Taux standardisé** d admissions en ALD pour diabète de type 1 et de type 2 en 2007, selon le sexe et le territoire de santé (nombre d admissions pour personnes) 386,3 343,2 * 347,3 * 314,4 * 327,6 * 311,4 * 288,2 * 302,6 * 262,4 229,3* 212,7* 236,3* 210,6* 196,9* 191,9* 171,4* Sources : Cnamts, CCMSA, RSI, Insee * différence avec la moyenne nationale significative au seuil de 5 % ** standardisation sur la population française 32

33 En cinq ans, le taux d admissions en ALD pour diabète de type 1 ou 2 a augmenté en de 20 % chez les hommes et 11 % chez les femmes (contre respectivement 32 % et 27 % en France métropolitaine). Chez les hommes, le taux d admissions en ALD pour diabète a progressé dans tous les départements aquitains, mais la hausse est un peu moins marquée dans le. Chez les femmes, seul ce département présente une baisse du taux d admissions mais cette évolution n est pas statistiquement significative. Évolution du taux standardisé* d admissions en ALD pour diabète de type 1 et de type 2 entre 2002 et 2007, par sexe et département (%) La loi de santé publique de 2004 avait pour objectif d assurer à un horizon quinquennal une surveillance conforme aux recommandations de la Société française du diabète (SFD), de l AFSSAPS et de la HAS pour 80 % des diabétiques (objectif 54). Il s agissait d améliorer la surveillance médicale de l ensemble des diabétiques traités par antidiabétiques oraux et/ou insuline, afin de «réduire la fréquence et la gravité des complications du diabète et notamment les complications cardiovasculaires» (objectif 55). Dans le cadre de l objectif 54, le taux de prévalence du diabète s est inscrit comme un des indicateurs de suivi de la loi de santé publique (indicateur de contexte). Le nombre et le taux de décès par diabète (cause principale ou associée) a été retenu comme indicateur principal de l objectif ,8 + 16,7 + 24,7 + 12,8 + 20,6 + 8,5 + 7,9-10,8 Le tabac Pyrénées-Atlantiques + 13,9 + 17,5 + 20,3 + 10, ,5 + 27,1 Sources : Cnamts, CCMSA, RSI, Insee * standardisation sur la population française En gras : évolution significative au seuil de 5 % Selon les données de l Assurance maladie, le taux de prévalence du diabète traité s élève en à 3,9% en 2009, valeur proche de la moyenne nationale. Ce taux varie peu selon les départements. Toutefois, les Pyrénées-Atlantiques présentent un taux légèrement inférieur à ceux des autres départements (3,6 %). Comme en France, le taux de prévalence a progressé dans tous les départements aquitains. Cette croissance est liée principalement à la progression du surpoids et de l obésité, à l amélioration du dépistage et au vieillissement de la population. Plus de la moitié des personnes traitées sont des hommes. Elles sont en moyenne un peu plus âgées en qu en France. Taux standardisé* de prévalence du diabète traité en 2009 et caractéristiques des personnes traitées, par département Évolution Age moyen Taux (%) (%) (ans) (%) 4,0 + 0,5 67,6 52,0 4,0 + 0,4 66,2 53,7 4,2 + 0,6 66,9 53,8 4,0 + 0,5 67,2 52,2 Pyrénées-Atlant. 3,6 + 0,4 67,4 54,5 3,9 + 0,5 66,9 53,5 France entière 3,99 + 0,6 65,1 52,5 Source : Cnamts * standardisation sur la population française Outre l hypertension artérielle et le diabète, le tabagisme constitue l un des principaux facteurs de risques des maladies cardiovasculaires. Ses effets, généralement associés, au niveau des artères coronaires, cérébrales et périphériques exposent les fumeurs à l insuffisance coronarienne (et donc à l infarctus du myocarde), aux accidents vasculaires cérébraux et à l artérite des membres inférieurs. Chez les femmes, les effets cardiovasculaires nocifs sont accrus par l usage de contraceptifs oraux. Au niveau régional, la prévalence du tabagisme est mesurée à travers plusieurs enquêtes. Les Baromètres santé de l Inpes (Institut National de Prévention et d Education pour la Santé) fournissent une estimation de cette prévalence en population générale. Parallèlement, l enquête ESCAPAD, réalisée par l OFDT (Observatoire français des drogues et des toxicomanies) en partenariat avec la DSN (Direction du service national), permet de mesurer la prévalence du tabagisme chez les jeunes de 17 ans dans l ensemble de la région et dans certains départements. Selon le Baromètre santé de 2010, 29 % des Aquitains de 15 à 85 ans fument quotidiennement. Ces fumeurs sont proportionnellement un peu plus nombreux dans la région qu en politaine (27 %). Le Baromètre santé environnement fournit une mesure complémentaire de la prévalence du tabagisme, dans la population aquitaine de 18 à 75 ans. Selon cette enquête, 35 % des hommes et 24 % des femmes interrogés déclarent fumer ne serait-ce que de temps en temps. Ces pourcentages sont proches des valeurs nationales. 33

34 En 2008, selon l enquête ESCAPAD, près d un jeune Aquitain sur trois déclare fumer quotidiennement (au moins une cigarette par jour). Cette proportion ne varie pas significativement selon le sexe mais est supérieure à la moyenne nationale (28,9 %). En et dans les, la proportion de fumeurs quotidiens parmi les jeunes de 17 ans est proche de celle observée dans l ensemble de la région. Elle est en revanche inférieure à la moyenne régionale dans les Pyrénées-Atlantiques. En, l usage intensif de tabac (au moins dix cigarettes par jour) a diminué entre 2005 et Il ne diffère pas significativement de la moyenne nationale. Consommation quotidienne* de tabac chez les jeunes Aquitains de 17 ans en 2008 (en %) Garçons Filles Ensemble Pyrénées-Atlantiques ,9 27,9 28,9 Source : Enquête ESCAPAD 2008 * au moins une cigarette par jour L obésité L obésité est également un facteur de risques important de la plupart des maladies cardiovasculaires et favorise l hypertension et le diabète de type 2. Chaque année, en, plus de 200 décès peuvent être attribués à l obésité (cause principale ou associée). Un peu de la moitié de ces décès concerne des femmes (54 %) et les deux tiers surviennent à partir de 65 ans. Nombre annuel moyen de décès attribués à l obésité, en cause principale ou associée, en , selon le sexe et le territoire de santé Ensemble Source : Inserm (CépiDc) L objectif 3 de la loi de santé publique de 2004 était d «abaisser la prévalence du tabagisme (fumeurs quotidiens) de 33 à 25 % chez les hommes et de 26 à 20 % chez les femmes à l horizon 2008, en visant en particulier les jeunes et les catégories sociales à forte prévalence». En, la mortalité attribuée à l obésité (en cause principale ou associée) est inférieure à la moyenne nationale. Pour un indice comparatif de mortalité égal à 100 en politaine, l ICM de la région s élève à 84,5. Cette situation se retrouve dans la plupart des territoires de santé, la sous-mortalité étant particulièrement marquée dans les Pyrénées-Atlantiques. Seule la présente une mortalité supérieure à la moyenne nationale, mais cette différence n est pas statistiquement significative. Indices comparatifs de mortalité par attribuée à l obésité (cause principale ou associée) en , selon le territoire de santé (=100) 102,3 85,3* 91,3 81,9 72,9* 63,4* 84,5* Lot-et- Garonne Navarre- Côte basque Sources : Inserm (CépiDc), Insee * différence avec la moyenne nationale significative au seuil de 5 % 34

35 L enquête ObÉpi, réalisée tous les trois ans depuis 1997, est une enquête téléphonique qui permet d avoir une estimation de la prévalence de l obésité en France et dans les régions et d en étudier les évolutions. En 2009, elle a été effectuée auprès d un échantillon d environ personnes âgées de 15 ans ou plus, dont adultes de 18 ans ou plus. Au cours de l enquête, sont recueillis la taille et le poids déclarés par les personnes interrogées. Ce mode de recueil d information entraîne généralement une légère sous-estimation de la prévalence de l obésité, les personnes enquêtées ayant tendance à se déclarer plus grandes et moins lourdes qu elles ne le sont en réalité. La définition de l obésité, basée sur l indice de masse corporelle (IMC), retient le même seuil que l OMS (30 kg/m²). En 2009, la prévalence de l obésité est ainsi estimée à 13,7 % en, contre 14,5 % dans l ensemble du pays. L se situe au septième rang des régions métropolitaines présentant les prévalences les moins élevées. Entre 1997 et 2009, le pourcentage de personnes obèses parmi les adultes de 18 ans ou plus a fortement augmenté dans la région (+ 5,2 points) comme en France (+ 6,0 points). Seules six régions présentent une progression moins marquée que celle observée en. Prévalence de l obésité en de 1997 à 2009 (pourcentage de personnes obèses parmi les 18 ans ou plus) ,5 9,7 11,0 12,7 13,7. 8,5 10,1 11,9 13,1 14,5 Source : ObÉpi Le diabète et les maladies cardiovasculaires constituent des risques majeurs associés au surpoids et à l obésité. L enquête ObÉpi permet d évaluer en partie ces risques à travers des questions sur les traitements médicamenteux suivis pour hypertension artérielle, dyslipidémie et diabète. Ainsi, le surpoids et l obésité multiplient respectivement par 2 et 4 la prévalence de l hypertension artérielle, par 2 et 3 celle de la dyslipidémie et par 3 et 7 celle du diabète de type 2. Plus largement, les modes de vie (alimentation, activité physique ) peuvent influer sur la survenue des pathologies cardiovasculaires. En 2005, selon le Baromètre santé, 60,4 % des Aquitains de 12 à 75 ans déclarent faire du sport habituellement et 78,5 % évoquent un niveau modéré ou intense de pratique d activité physique (contre respectivement 59,7 % et 79,5 % en politaine). L objectif 9 de la loi de santé publique de 2004 était d «augmenter de 25 % la proportion de personnes, tous âges confondus, faisant par jour l équivalent de 30 minutes d activité physique d intensité modérée, au moins cinq fois par semaine : passer de 60 % pour les hommes et 40 % pour les femmes à 75 % pour les hommes et 50 % pour les femmes à l horizon 2008». Par ailleurs, l objectif 70 préconisait de «réduire de 5 % à un horizon quinquennal la cholestérolémie moyenne (cholestérol LDL) dans la population adulte, dans le cadre d une prévention globale du risque cardiovasculaire». La loi de santé publique de 2004 comportait deux objectifs liés à la lutte contre l obésité. L objectif 5 était de «réduire de 20 % la prévalence du surpoids et de l obésité (IMC 25) chez les adultes : passer de 42 % en 2003 à 33 % en 2008» conformément à l objectif du Plan National Nutrition Santé(PNNS)). L objectif 12 visait à interrompre la croissance de la prévalence de l obésité et du surpoids chez les enfants (objectif PNNS). 35

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37 Annexes Précisions méthodologiques Références bibliographiques Les maladies cardiovasculaires en janvier 2011 ORS 37

38 Précisions méthodologiques Mortalité Pathologies retenues Code CIM 10 Maladies de l appareil circulatoire I00 à I99 Insuffisance cardiaque, troubles du rythme et autres cardiopathies I01 à I02, I05 à I09, I34 à I39, I44 à I49, I50, I97.1 Maladies hypertensives Cardiopathies ischémiques Maladies vasculaires cérébrales Artériosclérose et anévrisme Diabète I10 à I15 I20 à I25 I60 à I69 I70 à I72 E10 à E14 Séjours hospitaliers (PMSI) Pathologies retenues Code CIM 10 Maladies de l appareil circulatoire Maladies hypertensives Angine de poitrine, infarctus aigu du myocarde, autres cardiopathies ischémiques aigües, cardiopathies ischémiques chroniques Hémorragie méningée, cérébrale, intracrânienne, thrombose artères cérébrales et pré-cérébrales, accident vasculaire cérébral mal défini Artériosclérose périphérique, anévrisme aortique et dissection Valvulopathie cardiaque non rhumatismale, troubles de la conduction et du rythme cardiaque, insuffisance cardiaque Diabète sucré I00 à I99 I10 à I13, I15 I20 à I25 I60 à I66 I70 à I71 I34 à I39, I44 à I49, I50 et I97.1 E10 à E14 38

39 Affections de longue durée ALD retenues Code ALD 30 Accident vasculaire cérébral invalidant 1 Artériopathies chroniques avec manifestations ischémiques 3 Insuffisance cardiaque grave, troubles du rythme graves, cardiopathies valvulaires graves, cardiopathies congénitales graves 5 Diabète de type 1 et de type 2 8 Hypertension artérielle sévère 12 Maladie coronaire 13 Les maladies cardiovasculaires en janvier 2011 ORS 39

40 Références bibliographiques L'état de santé de la population en France en Suivi des objectifs annexés à la loi de santé publique Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques. Paris, 2010, 314 p. Plan d'actions national "accidents vasculaires cérébraux » Ministère de l'enseignement supérieur et de la Recherche, Ministère de la Santé et des Sports, Ministère du Travail, de la Solidarité et de la Fonction publique. Paris, 2010, 77 p. Les maladies cardio-vasculaires dans les régions de France. Mortalité, affections de longue durée, hospitalisations, registres Fédération nationale des observatoires régionaux de la santé, Observatoire régional de la santé de Franche-Comté, Observatoire régional de la santé du Languedoc-Roussillon, Observatoire régional de la santé Midi-Pyrénées, Observatoire régional de la santé de Picardie, Observatoire régional de la santé de Haute-Normandie. Paris, 2006, 84 p. Maladies cardiovasculaires : une préoccupation de santé publique en Lorraine Observatoire régional de la santé et des affaires sociales de Lorraine. Lettre d information ORSAS-Lorraine, Vandoeuvre-LèsèNancy, mars 2009, 8 p. Les maladies cardio-vasculaires en Basse-Normandie Observatoire régional de la santé de Basse-Normandie. La lettre de l'ors de Basse-Normandie. Caen, novembre 2003, n 7, 4-15 pp. Prévenir les maladies cardio-vasculaires Haut comité de la santé publique. Adsp - Actualité et dossier en santé publique. Paris, décembre 2002, n 41, 6-9 pp. Maladies de l'appareil circulatoire et facteurs de risques Fédération nationale des observatoires régionaux de la santé, Observatoire régional de la santé de Franche-Comté, Observatoire régional de la santé du Languedoc-Roussillon/, Observatoire régional de la santé Midi-Pyrénées, Observatoire régional de la santé Nord-Pas-de-Calais, Observatoire régional de la santé de Picardie. Paris, juin 2005, 4 p. pour chaque région Diabète traité en France en 2007 : un taux de prévalence proche de 4 % et des disparités géographiques croissantes Institut de veille sanitaire, BEH, Saint-Maurice, 12 novembre 2008, n 43, pp. Diabète traité : quelles évolutions entre 2000 et 2009 en France? Institut de veille sanitaire. BEH, Saint-Maurice, 9 novembre 2010, n 42-43, pp. Le diabète en Poitou-Charentes Observatoire régional de la santé de Poitou-Charentes. BOS - Bulletin Observation Santé. Poitiers, 2010, 8 p. Mortalité attribuée au diabète en France Institut de veille sanitaire, BEH, Saint-Maurice, 21 mai 2002, n 20-21, 91 pp. ObEpi ème enquête épidémiologique nationale sur l'obésité et le surpoids en France Institut Roche de l'obésité, Institut national de la santé et de la recherche médicale. Paris, 2009, 56 p. Hypertension artérielle et facteurs de risque associés : évolution des traitements entre 2000 et 2006 Caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés. Points de repère, Paris, octobre 2007, n 10, 8 p. 40

41

42 Espace Rodesse 103 ter rue Belleville BORDEAUX Téléphone : Courriel : [email protected] Site web : Document réalisé en juillet 2011 Avec le soutien financier de l Agence régionale de santé d

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