en établissement sanitaire, médico-social et à domicile Intervenant: Marc MOULAIRE GCS HELPAM



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Transcription:

en établissement sanitaire, médico-social et à domicile Intervenant: Marc MOULAIRE GCS HELPAM 1

La bientraitance : le socle du programme MobiQual La ʺtrousse de bientraitanceʺ est un outil de sensibilisation / formation à la bientraitance mis à disposition des personnels travaillant en EHPAD, en établissement de santé et à domicile dans le but d améliorer les pratiques professionnelles Au sein du programme MobiQual, la bientraitance est complétée de thématiques spécifiques : douleur, soins palliatifs, dépression et, thématiques à venir : maladie d Alzheimer, nutrition, risques infectieux... 2

Pourquoi un tel outil? Les EHPAD sont à la fois des lieux de vie et des lieux de soins. Ils accueillent des personnes âgées le plus souvent polypathologiques et en perte d autonomie, donc vulnérables. La qualité du ʺprendre soinʺ (care) et la qualité des soins y sont indissociables. Les personnels sont soumis à de grandes difficultés dans leur exercice quotidien : difficultés liées au fonctionnement de l institution, difficultés émotionnelles, manque de formation, de soutien, etc. 3

Les objectifs Amélioration de la qualité de vie des personnes âgées résidant en EHPAD : Amélioration de la qualité de l accompagnement, du ʺprendre soinʺ. Amélioration de la qualité des soins. Soutien aux professionnels de ces établissements : Reconnaissance des soignants. Valorisation du soin technique et relationnel. Formation. Mise à disposition d outils pratiques pour le déploiement de la bientraitance. 4

Comment (1)? En 2005, dans le cadre de la loi de Santé publique de 2004, la Direction Générale de la Santé (DGS) a confié à la Société Française de Gériatrie et Gérontologie (SFGG) la mise en œuvre d une démarche de sensibilisation à la bientraitance à destination des professionnels. En 2009, une actualisation de cette action est mise en œuvre dans le cadre du programme ʺBientraitance des personnes âgées accueillies en établissementʺ et tient compte des travaux réalisés par l ANESM (Agence nationale de l évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux ) 5

Comment (2)? Ont participé à ce travail : Georges ARBUZ, sociologue, Universités Paris VII et XIII Marc BERTHEL, gériatre, CHU Strasbourg François BLANCHARD, Santé publique, gériatre - CHU Reims, SFGG, AFDHA Françoise BUSBY, directrice ALMA France Marie-Aimée CHAMBE, psychologue clinicienne, Hôpital Charles Foix, SFGG Françoise DESBONNET, service d aide à domicile Olivier DUPONT, gériatre Benoît LAVALLART, gériatre Marie-Agnès MANCIAUX, gériatre, CHU Nancy Anne de PEUFEILHOUX, médecin Geneviève RUAULT, déléguée générale de la SFGG 6

Le contenu de la trousse (1) Un DVD Des documents vidéo : ʺ24 heures de la vie d un EHPADʺ (40 ) ʺParoles de terrainʺ (28 ) ʺToilette et soins du corpsʺ (12 30 ) ʺUn trouble du comportementʺ (3 15 ) Des documents imprimables Un diaporama ʺformateursʺ Le guide de l animateur Une plaquette de présentation 7

Le contenu de la trousse (2) Un tableau éphéméride : dix propositions et petits bonheurs du jour Des outils d évaluation : Tableau des objectifs Boîte à idées Questionnaires pré/post MobiQual bientraitance Méthodes d évaluation des pratiques professionnelles (EPP) proposées par le Collège professionnel des gériatres français (CPGF) 8

Les documents vidéo (1) ʺ24 heures de la vie d un EHPADʺ (40 ) Le document vidéo est une porte ouverte vers un espace de discussion, permettant de dégager des problématiques pertinentes selon l établissement. Il ne propose ni recette, ni solution. Il montre des situations concrètes, les temps forts de la vie en établissement pendant 24 heures (scènes de vie, ambiances, interviews). 9

Les documents vidéo (2) ʺParoles de terrainʺ (28 ) La séquence rassemble des interviews de résidants, de proches, de professionnels. ʺToilette et soins du corpsʺ(12 30 ) Cette séquence montre une toilette complète suivie de soins du corps : pédicure, manucure, coiffure. ʺUn trouble du comportementʺ (3 15 ) Un résidant manifeste une envie de sortir à l extérieur 10

Le guide de l animateur (1) Le guide de l animateur est un document accompagnant le DVD destiné à aider l animateur à engager et mener le débat après la visualisation d un film, lors de la séance de sensibilisation/formation. Il reprend les 4 interviews et séquences du DVD 11

Dix propositions (1) 1. Repérer et respecter autant que possible le choix des résidants. horaires (lever, toilettes, petit-déjeuner, changes, activités personnelles, coucher, visites, etc.). 2. Maintenir un environnement olfactif agréable. 3. Favoriser un environnement sonore signifiant. (nature et volume des bruits réfléchis, bruits naturels, éviter les bruits désagréables inutiles) 4. Faire sortir autant que possible les résidants en extérieur (de l établissement) au moins une demi-heure par semaine. 5. Respecter autant que possible la liberté de circuler de chacun. 12

Dix propositions (2) 6. Limiter à 12 heures maximum le délai entre le repas du soir et le petit-déjeuner. 7. En cas d appel, annoncer le délai et le respecter. 8. Définir un temps minimal pour la toilette. 9. Evaluer régulièrement le degré de satisfaction des familles et des résidants. 10. Désigner un professionnel référent pour chaque résidant, chargé du recueil des plaintes, de leur transmission, de leur suivi. 13

Pratiques de sensibilisation/formation (1) Mise en place d un groupe de travail «bientraitance» au sein de l hôpital Claude Déjean de Villeneuve de Berg Objectifs: Sensibiliser les professionnels Réaliser un état des lieux des pratiques pour les améliorer Réaliser une EPP (évaluation des pratiques professionnelles) Organisation: Animation par un psychologue et des responsables qualité Un représentant par service après appel à candidature Réunions de travail régulières Actions en cours: Réflexion sur les notions de maltraitance ordinaire et de bientraitance Sensibilisation par un questionnaire d auto-évaluation 14

Pratiques de sensibilisation/formation (2) Lancement par le CEPPRAL d un groupe thématique «EPP bientraitance» Objectifs: Réaliser une EPP commune avec une méthode validée HAS Partager, mettre en commun les expériences Identifier les recommandations et référentiels validés Proposer des outils pratiques d évaluation et d amélioration Organisation: Participation de 12 établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux de Rhône-Alpes 4 réunions de 1h30 à Lyon réparties sur 1 an Travaux en cours: Elaboration et utilisation d une grille d auto-évaluation Réalisation d une cartographie des risques de maltraitance Témoignages d actions de «bientraitance ordinaire» à l aide de fiches-expériences. 15

Pratiques de sensibilisation/formation (3) Mise en place d un module de formation par le CEPPRAL «Développer une culture et des pratiques de bientraitance» Programme: Les définitions et concepts de Bientraitance / Maltraitance Les enjeux d une démarche de bientraitance La méthodologie de la démarche Réflexion autour de l approche culturelle de la prise en charge patient Public concerné: Tout professionnel des établissements de santé et des établissements et services sociaux et médico-sociaux Modalités pratiques: Une journée de formation sur Lyon Animation par 3 experts du CEPPRAL (médecin, gestionnaire, qualiticien). 16

Conclusion La démarche de bientraitance fait le socle de l amélioration de la qualité de vie des personnes accueillies en établissement et des soignants. La trousse de bientraitance est un outil de sensibilisation et de formation pour aider les établissements à s engager dans une démarche de bientraitance au quotidien. Les outils d évaluation fournis, en donnant un caractère objectif à la démarche, renforcent sa légitimité et sa prise en compte au sein de l équipe : diagnostic des difficultés, suivi de l impact des actions mises en œuvre et identification des autres actions à mettre en œuvre. 17