Modèles à facteur pour la gestion du risque de crédit



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Introduction Modélisation de la dépendance pour la gestion de portefeuilles de crédit Motivation pour les institutions financières? Determination du niveau minimal de fonds propres réglementaires (Approche IRB : Internal Rating Based Approach) Norme comptable IAS 32 et IAS 39 Gestion interne et couverture de produits dérivés de crédit tels que les tranches de CDO

Introduction Les modèles à facteur se sont imposés pour différentes raisons : Modèles de dépendance compréhensibles et simples à manipuler : les temps de défaut sont indépendants conditionnellement à un facteur aléatoire Respect de l intuition économique : la dépendance provient d un risque systémique non mutualisable (évolution défavorable de variables macro-économiques) Parcimonie des paramètres de dépendance Détermination de la distribution de la perte du portefeuille de référence par des méthodes semi-analytiques. Approche préconisée par le comité de Bâle II (Approche IRB) pour calculer le montant minimal de fond propre réglementaire

Introduction Portefeuille composé de n entités τ 1,..., τ n temps de défaut (D 1,t,..., D n,t) = (1 {τ1 t},..., 1 {τn t}) les indicatrices de défaut à la date t M 1,..., M n pertes en cas de défaut Processus de la perte agrégée L t = n M i 1 {τi t} i=1 Capital réglementaire, Mesure de risque sur la perte agrégée à horizon 1 an Evaluation de produits dérivés dont les flux de capitaux sont gouvernés par le processus de la perte agrégée. Ex : E[(L t a) + ]

Contents 1 Loi de la perte agrégée 2 3

Loi de la perte dans un modèle à facteur En toute généralité, le calcul de la loi de la perte nécessite n intégrations numériques successives Succès opérationnel des modèles à facteur: complexité des calculs est directement liée à la dimension du facteur τ 1,..., τ n conditionnellement indépendant sachant V Rôle prépondérant de la probabilité conditionnelle de défaut : p i,t = Q(τ i t V ), i = 1,..., n Plusieurs approches dominent par leur popularité : Approche FFT (Gregory et Laurent (2003)) Approche basée sur un algorithme récursif (Andersen, Sidenius et Basu (2003)) Approche basée sur des approximations de la loi conditionnelle de la perte

Approche FFT Inversion de la fonction caractéristique de la perte par un algorithme FFT Fonction caractéristique de la perte: ] ϕ Lt (u) = E [e iult = E 1 i n (1 + p i,t ( e ium i 1)). Integration numérique (quadrature de Gauss) par rapport à la loi du facteur V Algorithme FFT d inversion de transformée de Fourier

Algorithme récursif Cas où M 1 = = M n = u Découpage du support de la loi de la perte en une subdivision de pas constant L = 0, u,..., n u Détermination de la loi conditionnelle de la perte Portefeuille de taille 1 : { Q(L (1) t = 0 V ) = 1 p 1,t Q(L (1) t = 1 V ) = p 1,t Connaissant la loi conditionnelle du portefeuille de taille k, Portefeuille de taille k + 1 : Q(L (k+1) t = iu V ) = Q(L (k) t = iu V )(1 p k+1,t )+Q(L (k) t = (i 1)u V ) p k+1,t Intégration numérique de la loi de la perte conditionnelle par rapport à la loi du facteur

Méthodes basées sur des approximations Approximation de la loi conditionnelle par une loi de Poisson, Normal Power Méthode d approximation de Stein introduite dans le crédit par El Karoui et Jiao (2007) Approcher la loi conditionnelle de la perte par une loi standard (Poisson ou Normale) de paramètres connus Erreur d approximation s exprime de manière analytique

Cas d un portefeuille homogène Applicable pour des portefeuilles de grande dimension M 1 =... = M n : tous les noms ont même exposition au risque et même taux de recouvrement La perte agrégée est gouvernée par le processus de comptage N t = n i=1 D i,t Temps de défaut sont supposés être échangeables pour toute permutation σ (τ 1,..., τ n) d = (τ σ(1),..., τ σ(n) ) Mêmes marginales, mêmes lois des couples, même lois jointes des sous-ensembles de même taille En particulier, (D 1,t,..., D n,t) = (1 {τ1 t},..., 1 {τn t}) échangeables pour tout t

Théorème de De Finetti et représentation à facteur D 1,t,..., D n,t,... forment une suite de variables aléatoires de Bernoulli échangeables Theorème de De Finetti, il existe un unique facteur aléatoire p t tel que D 1,..., D n soient conditionnellement indépendants sachant p t Si ν t représente la loi de p t, alors la perte agrégée est simplement un mélange de Binomiales : Q(N t = k) = C k n 1 0 p k (1 p) (n k) ν t(dp), k = 0,..., n. Le calcul de la loi de la perte se résume à une simple intégration numérique Echangeabilité au sens strict garantit seulement l existence d une mesure signée Jaynes (1986)

Cas de portefeuille infiniment granulaire Portefeuille homogène de grande taille D 1,t,..., D n,t,... forment une suite de variables de Bernoulli échangeables Théorème de De Finetti : la perte unitaire (par unité d exposition) converge vers p t 1 n n i=1 D i,t p.s p t as n Risque individuel mutualisable Perte unitaire d un portefeuille homogène de grande taille peut être approchée par le facteur mélange p t

Cas de portefeuille infiniment granulaire Si les temps de défaut sont conditionnellement indépendants sachant V, p t coincide avec la probabilité conditionnelle de défaut Q(τ 1 t V ) 1 n n i=1 D p.s i,t E[D 1,t V ] = Q(τ 1 t V ) Bâle 2: perte agrégée approchée par la probabilité conditionnelle de défaut pour des portefeuilles de grande taille Approche généralisable à des portefeuilles non homogènes (Vasicek(2002), Gordy(2003)) lorsque : Expositions individuelles négligeables par rapport à l exposition totale

Contents 1 Loi de la perte agrégée 2 3

Ordre convexe Compare le niveau de dispersion entre deux variables aléatoires Ordre convexe: X cx Y if E[f (X )] E[f (Y )] pour toute fonction convexe f X cx Y E[(X K) + ] E[(Y K) + ] for all K IR X cx Y si E[X ] = E[Y ] et F X, la fonction de répartition de X et F Y, la fonction de répartition de Y sont telles que :

Ordre supermodulaire Compare le niveau de dépendance interne entre deux vecteurs aléatoires (X 1,..., X n) sm (Y 1,..., Y n) si E[f (X 1,..., X n)] E[f (Y 1,..., Y n)] pour toute fonction supermodulaire f Definition (fonction supermodulaire) Une fonction f : R n R est supermodulaire si pour tout x IR n, 1 i < j n et ε, δ > 0, l inégalité suivante est vérifiée : f (x 1,..., x i + ε,..., x j + δ,..., x n) f (x 1,..., x i + ε,..., x j,..., x n) f (x 1,..., x i,..., x j + δ,..., x n) f (x 1,..., x i,..., x j,..., x n)

Revue de la littérature Müller(1997) Stop-loss order for portfolios of dependent risks n (D 1,..., D n) sm (D1,..., Dn ) M i D i cx i=1 n M i Di i=1 Bäuerle and Müller(2005) Stochastic orders and risk measures: Consistency and bounds X cx Y ρ(x ) ρ(y ) pour toute mesure de risque convexe ρ Lefèvre and Utev(1996) Comparing sums of exchangeable Bernoulli random variables n p cx p D i cx i=1 n i=1 D i

Résultats principaux Theorem Comparaison de deux portefeuilles de crédit Premier portefeuille : D 1,..., D n variables aléatoires de Bernoulli échangeable associées au facteur p Second portefeuille : D1,..., Dn variables aléatoires de Bernoulli échangeable associées au facteur p Pertes : L t = n i=1 M i D i and L t = n i=1 M i Di p cx p (D 1,..., D n) sm (D 1,..., D n ) En particulier, si p cx p, alors: E[(L t a) + ] E[(L t a) + ] pour tout a > 0. ρ(l t) ρ(l t ) pout toute mesure de risque convexe ρ

Résultats principaux Soient D 1,..., D n,... une suite de variables de Bernoulli échangeables associée au facteur p Soient D 1,..., D n,... une suite de variables de Bernoulli échangeables associée au facteur p Theorem (Réciproque) (D 1,..., D n) sm (D 1,..., D n ), n N p cx p.

Comparaison du risque des tranches de CDO dans les modèles à facteur Pour la plupart des modèles à facteur : Modèles à facteur basé sur des fonctions copules (copule gaussienne, copules archimédiennes) ou à chocs communs L augmentation du paramètre de dépendance entraîne : Une diminution de la prime des tranches equity (tranches couvrant les premières pertes) Une augmentation de la prime des tranches senior (tranches couvrant les dernières pertes) Une augmentation des mesures de risque convexes sur la perte agrégée

Contents 1 Loi de la perte agrégée 2 3

Coefficient de dépendance de queue X, Y deux variables aléatoires de fonction de répartitions F X et F Y copule C Coefficient de dépendance de queue inférieure : et de λ L = lim Q ( X F 1 X (u) Y F 1 Y (u) ) = lim u 0+ Coefficient de dépendance de queue supérieure : λ U = lim Q ( X > F 1 X (u) Y > F 1 Y (u) ) = lim u 1 u 1 u 0+ C(u, u) u C(u, u) + 1 2u 1 u

Modèle à facteur gaussien La structure de dépendance des temps de défaut est régie par des variables latentes V 1,..., V n telles que: V i = ρv + 1 ρ 2 V i, i = 1... n où V, V i, i = 1... n sont indépendantes de loi Normales centrées réduites Les temps de défaut sont définis par: τ i = F 1 (Φ(V i )), i = 1... n où F : fonction de répartition de τ i, i = 1,..., n et Φ: fonction de répartition de V i λ L = λ U = 0 lorsque 0 ρ < 1 λ L = λ U = 1 lorsque ρ = 1

Modèle à facteur gaussien D i = 1 {τi t}, i = 1... n sont indépendantes connaissant le facteur V 1 n n i=1 D p.s i E[D i V ] = Q(τ i t V ) = p t La probabilité mélange p t s écrit alors : ( ) Φ 1 (F (t)) ρv p t = Φ. 1 ρ 2 Theorem Pour tout horizon t, notons D i = 1 {τi t}, i = 1... n et Di = 1 {τ i t}, i = 1... n les indicatrices de défaut correspondantes à (resp.) ρ et ρ, alors : ρ ρ p t cx p t

Modèle à facteur gaussien Distribution de la probabilité conditionnelle de défaut : copule gaussienne 1 0.8 0.6 0.4 ρ=0.1 ρ=0.9 0.2 PD=0.26 0 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1

Copules archimédiennes Schönbucher and Schubert(2001), Gregory and Laurent(2003), Madan et al.(2004), Friend and Rogge(2005) V est une variable aléatoire positive de transformée de Laplace ϕ 1 U 1,..., U n sont des variables aléatoires uniformes sur [0, 1], indépendantes de V ) V i = ϕ ( 1 ln U i, i = 1... n (Marshall and Olkin (1988)) V Q(V 1 v 1,..., V n v n) = ϕ 1 (ϕ(v 1) +... + ϕ(v n)) τ i = F 1 (V i ) F : distribution function of τ i λ L = lim u 0+ ϕ 1 (2ϕ(u)) u λ U = 2 lim u 1 1 ϕ 1 (2ϕ(u)) 1 u = lim x + ϕ 1 (2x) ϕ 1 (x) = 2 lim x 0+ 1 ϕ 1 (2x) 1 ϕ 1 (x).

Copules archimédiennes D i = 1 {τi t}, i = 1... n indépendantes sachant V 1 n n i=1 D p.s i E[D i V ] = Q(τ i t V ) Probabilité conditionnelle de défaut : p t = exp { ϕ(f (t)v )} Copule Générateur ϕ Paramètre λ L λ U ρ K ( 1 Clayton θ t θ 1 ) θ 0 2 θ 1 θ 0 θ+2 Gumbel ( ln(t)) θ θ 1 0 2 2 θ 1 [ ] 1 1 θ 1 e Frank ln θt IR 0 0 non analytique 1 e θ Theorem θ θ p cx p (D 1,..., D n) sm (D 1,..., D n )

Copules archimédiennes 1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 θ increases P(τ i t)=0.08 Independence Comonotonic θ {0.01;0.1;0.2;0.4} Exemple de la copule de Clayton Fonctions de répartition de la probabilité mélange ordonnées suivant l ordre convexe 0.2 0.1 0 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1

Modèles structurels Hull, Predescu and White(2005) Soient n entreprises V i,t, i = 1... n la valeur des actifs à la date t V i,t = ρv t + 1 ρ 2 V i,t, i = 1... n V, V i, i = 1... n sont des Browniens standards indépendants Temps de défaut : τ i = inf{t IR + V i,t f (t)}, i = 1... n, f : IR IR continue D i = 1 {τi T }, i = 1... n sont indépendants sachant σ(v t, t [0, T ])

Modèles structurels Theorem Pour tout horizon T, soient D i = 1 {τi T }, i = 1... n et Di = 1 {τ i T }, i = 1... n les indicatrices de défaut correspondants à resp. ρ et ρ, alors : ρ ρ (D 1,..., D n) sm (D1,..., Dn )

Structural model Distribution de la probabilité conditionnelle de défaut : copule gaussienne 1 0.8 0.6 ρ=0.1 ρ=0.9 0.4 0.2 PD=0.26 1 n n i=1 D p.s i p 1 n n i=1 D i p.s p Empiriquement, on constate lorsque ρ ρ que les probabilités mélanges sont ordonnées suivant l ordre convexe : p cx p 0 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1

Duffie(1998), Lindskog and McNeil(2003), Elouerkhaoui(2006) N i t, i = 1,..., n Poisson de paramètre λ: risque idiosyncratique N t Poisson de paramètre λ: risque systémique (B i j ) i,j Bernoulli de moyenne p Toutes les sources de risque indépendantes N i t = N i t + N t j=1 Bi j, i = 1... n τ i = inf{t > 0 N i t > 0}, i = 1... n Possibilité de défauts simultanés, risque Armageddon

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Structure de dépendance de (τ 1,..., τ n) : copule de Marshall-Olkin τ i Exp( λ + pλ) D i = 1 {τi t}, i = 1... n conditionnellement indépendant sachant N t 1 n n i=1 D p.s i E[D i N t] = Q(τ i t N t) Probabilité conditionnelle de défaut: p t = 1 (1 p) Nt exp( λt)

Comparaison entre modèles Poisson multivariés de paramètres ( λ, λ, p) et ( λ, λ, p ) Ordre supermodulaire nécessite que les lois marginales du vecteur des temps de défaut soient les mêmes : λ + pλ = λ + p λ 3 axes de comparaison: p = p : λ v.s λ λ = λ : λ v.s p λ = λ : λ v.s p

Theorem (p = p ) Soient ( λ, λ, p) et ( λ, λ, p ) tels que λ + pλ = λ + pλ, alors: λ λ, λ λ p cx p (D 1,..., D n) sm (D 1,..., D n ) stop loss premium 0.08 0.07 0.06 0.05 0.04 0.03 0.02 0.01 λ=0.1 λ=0.05 λ=0.01 p=0.1 t=5 years P(τ i t)=0.08 Primes stop-loss E[(L t a) + ]: 30 noms dans le portefeuille M i = 1, i = 1... n Lorsque λ augmente, les primes stop-loss peuvent être ordonnées (ordre stop-loss) 0 0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 retention level

Theorem (λ = λ ) Soient ( λ, λ, p) et ( λ, λ, p ) tels que λ + pλ = λ + p λ, alors: p p, λ λ p cx p (D 1,..., D n) sm (D 1,..., D n ) 1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 p=0.1 p=0.3 λ=0.05 t=5 years P(τ i t)=0.08 Ordre convexe pour les probabilités mélanges 0 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1

Theorem (λ = λ ) Soient ( λ, λ, p) et ( λ, λ, p ) tels que λ + pλ = λ + p λ, alors: p p, λ λ p cx p (D 1,..., D n) sm (D 1,..., D n ) stop loss premium 0.08 0.07 0.06 0.05 0.04 0.03 0.02 0.01 p=0.3 p=0.2 p=0.1 λ=0.05 t=5 years P(τ i t)=0.08 Primes stop-loss E[(L t K) + ]: 30 noms M i = 1, i = 1... n Lorsque p augmente, les primes stop-loss peuvent être ordonnées (ordre stop-loss) 0 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 retention level

Theorem ( λ = λ ) Soient ( λ, λ, p) et ( λ, λ, p ) tels que pλ = p λ, alors : p p, λ λ p cx p (D 1,..., D n) sm (D 1,..., D n ) stop loss premium 0.08 0.07 0.06 0.05 0.04 0.03 0.02 0.01 p=0.67 p=0.33 p=0.22 t=5 years P(τ i t)=0.08 Primes stop-loss E[(L t K) + ]: 30 noms M i = 1, i = 1... n Lorsque p augmente, les primes stop-loss peuvent être ordonnées (ordre stop-loss) 0 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1 retention level

Conclusion Les modèles à facteur constituent un cadre intéressant pour la détermination de la loi de la perte agrégée sur laquelle s appuient : le calcul du niveau minimal de fond propre (Bâle 2) l évaluation et la couverture de produits dérivés multi-noms Dans le cas de portefeuilles homogènes, l hypothèse d indépendance conditionnelle n est plus restrictive grâce au théorème de De Finetti La probabilité conditionnelle de défaut qui peut être vue comme la perte d un portefeuille infiniment granulaire joue un rôle prépondérant à la fois pour le calcul de la distribution de la perte mais aussi pour l analyse du risque dans ces modèles Cependant, les modèles à facteur ne reflètent pas ou peu l évolution stochastique de la corrélation et notamment le phénomène de contagion