V ALLÉE DE L 'HUVEAUNE
Vallée de l'huveaune SOMMAIRE LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE Quatre sous-ensembles de cohérence territoriale 11 Des mutations qui se poursuivent 18 LES FLUX Le secteur contribue largement aux migrations résidentielles de la ville 21 Une diminution des durées d occupation des logements favorable à une plus grande mobilité des ménages 21 Un parc de logements diversifié 22 Une mobilité résidentielle qui pourrait s accélérer 23 LA PRÉCARITÉ trois caractéristiques pour définir la précarité de ce secteur 25 Trois secteurs de forte pécarité 26 Un équilibre précaire a préserver 29 L ACCÈS À L EMPLOI Un important pourvoyeur d emplois 33 Un vivier d emplois mais un déséquilibre entre population active résidente et emplois 34 Un secteur opérationnel dont la tertiarisation se poursuit 35 L accompagnement vers l emploi, un territoire vaste difficile à couvrir mais des réseaux efficaces 37 La formation initiale des jeunes reposant essentiellement sur le domaine privé 40 Les évolutions, une poursuite des mutations économiques de ce territoire 41 L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES Attractivité résidentielle 43 Attractivité économique 48 Perspectives : redonner une plus grande lisibilité à la Vallée de l'huveaune _54 LES ÉCHELLES URBAINES Habitants et mobilité : un secteur de grande accessibilité 57 A l échelle communale : des noyaux villageois structurants 57 Un territoire économique majeur pour l agglomération 58 A l échelle communautaire et métropolitaine : un espace-clef du développement futur 58 3
Vallée de l'huveaune INTRODUCTION Le CUCS de Marseille Le projet de développement social et urbain développé au travers des précédents contrats de ville se poursuit dans le cadre du Contrats Urbain de Cohésion Sociale (CUCS) : - pour une durée de trois ans renouvelable, il mobilise un partenariat et des moyens accrus sur des territoires dont les habitants cumulent des difficultés ; - il s'appuie sur l ensemble des objectifs retenus à l issue de l évaluation du Contrat de Ville et des diagnostics partagés des quartiers de la commune ; - il repose sur les principes fondateurs de la politique de la ville : des territoires prioritaires (les 12 ZUS-ZRU marseillaises soit le quart de la superficie communale et près 372 000 habitants) ; une mobilisation des politiques de droit commun en appui des programmes contractuels, au service d un projet global de développement des quartiers concernés ; une définition de programmes d actions structurantes, innovantes sur les champs prioritaires et la mobilisation des moyens spécifiques de la Politique de la Ville ; un Groupement d'intérêt Public (GIP) autour duquel se mobilise un partenariat large engageant contractuellement des moyens pour la durée du Contrat (Etat, Région, Conseil Général, Communauté Urbaine MPM, Ville de Marseille, CAF) ; des modalités pour un pilotage partenarial et réactif s appuyant sur une direction de projet ainsi qu un dispositif opérationnel renforcé et alimenté par des modalités de suivi-évaluation-observation multidimensionnelles L'observatoire des quartiers L observatoire des quartiers est réalisé par l'agence d'urbanisme de l'agglomération Marseillaise (AGAM) et s inscrit dans ce contexte comme un outil contribuant à l évaluation du CUCS. L objectif est de dégager une vision partagée des territoires prioritaires et non de produire des données brutes : - il vise à comparer l évolution des territoires par rapport à leur état initial ainsi que l évolution des territoires les uns par rapport aux autres : ceci induit la définition d un état "initial" et d un état "final" ; - il a pour vocation de produire une analyse permettant notamment de détecter : les facteurs d'évolution selon leur nature ; les différences qu'ils peuvent produire ; l'importance de ces facteurs d évolution dans les processus d'exclusion urbaine ; - il s appuie sur les informations collectées auprès des différents partenaires, données ou études à sa disposition.
Vallée de l'huveaune INTRODUCTION Six problématiques centrales Six problématiques principales ont été identifiées en partenariat avec les chefs de projets du CUCS et fondent les analyses de l observatoire : - LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE des territoires morcelés, comment construire autour d obstacles, de coutures renvoyant à des difficultés d accessibilité et de lien ou d'intégration à la ville ; - LES FLUX plus précisément la question des migrations résidentielles, les mouvements de populations internes ou externes aux secteurs ; - LA PRÉCARITÉ les territoires et phénomènes de concentration de précarité, leurs évolutions ; - L'ACCÈS À L'EMPLOI la question de l accessibilité des emplois locaux pour les populations en lien avec l espérance des jeunes, le potentiel de formation, l articulation entre système éducatif et emploi ; - L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES l impact des facteurs d attractivité sur les territoires ; Deux problématiques complémentaires analysées de manière transversale : - la différence entre le potentiel d animation et le support d animation qui se traduit par un manque de lieux, d équipements ou de services au regard de la demande ; - la qualité de l environnement naturel et du patrimoine à valoriser. L'état initial de l'observatoire : - ce document réalisé par l'agam en association avec le GIP Politique de la ville et les équipes territoriales du CUCS représente l état initial de l observatoire des quartiers ; - la vision proposée du territoire a été guidée voire contrainte par les axes stratégiques du CUCS. Toutefois, dans la hiérarchisation des problématiques identifiées en partenariat avec les chefs de projet, tous les axes impliqués n apparaissent pas comme prioritaires ; - l observatoire aborde ces six problématiques sur chacun des dix secteurs opérationnel du CUCS avec au cas par cas des zooms territoriaux. Il s accompagne de documents de méthode-définition et synthèses pour chaque problématique. - LES ÉCHELLES URBAINES la superposition de plusieurs niveaux de fonctionnement qui pour certains territoires se traduisent par une concurrence et pour d autres par l inaccessibilité.
CUCS Marseille secteurs opérationnels et ZUS/ZRU
Secteur opérationnel Vallée de l'huveaune - La Savine et bassins de proximité
Vallée de l'huveaune LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE La Vallée de l Huveaune constitue un axe majeur d entrée dans la cuvette marseillaise depuis l Est du département. Elle se caractérise en termes urbains par sa linéarité, les contraintes que le relief y imprime ainsi que par la concentration d infrastructures de déplacement la traversant. LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE Le périmètre de ce vaste secteur (870 ha) est divisé en 9 entités distinctes de tailles très différentes (entre 3 et 498 ha) qui peuvent être regroupées en 4 sous-ensembles de cohérence territoriale : - un secteur principal : Saint-Jean du Désert - la Pomme - les Caillols ; - 3 secteurs en piedmont du massif de Saint-Cyr : la Millière, Saint-Marcel, la Valbarelle ; - 4 secteurs dans la deuxième couronne de la ville : la Sauvagère, la Pauline, la Capelette, Pont de Vivaux ; - un secteur isolé sur le plateau de Montolivet : la Fourragère. QUATRE SOUS-ENSEMBLES DE COHÉRENCE TERRITORIALE Réparties sur 3 arrondissements (X e, XI e et XII e ) et distantes de plusieurs kilomètres, ces 9 entités n ont pas beaucoup de points communs aussi bien du point de vue de la topographie que des modes d urbanisation. Le secteur Saint-Jean du Désert la Pomme Les Caillols est de loin le plus grand (plus de 498 Ha) et le plus important. Avec les 3 secteurs en piemont du massif de Saint-Cyr (la Millière, Saint-Marcel, la Valbarelle), ils représentent près de 86% du territoire. Saint-Jean du Désert la Pomme les Caillols Ce vaste secteur s étend entre la gare de la Blancarde,à l Ouest, et la ZAC de la Valentine à l Est, soit sur plus de 5 km. D un point de vue géographique, ce secteur s inscrit dans la Vallée de l Huveaune et est caractérisé par un relief doux bouleversé par quelques ruptures topographiques (plateau de Saint-Barnabé) et collines (le Collet des Comtes, les Baou de Saint-Marcel). Les infrastructures de déplacement sur ce territoire ont eu un impact majeur sur son urbanisation : - la voie ferrée Marseille-Toulon est inaugurée vers 1850. Sa réalisation et celle de la gare et du dépôt de la Blancarde marquent le début du développement de la Vallée de l'huveaune. Le paysage de campagne agricole va progressivement être remplacé par un tissu urbain industriel et résidentiel ; - le tronçon Marseille-Aubagne de l autoroute A50 est ouvert à la circulation en 1962. Il forme une césure entre les deux versants de la vallée. Une urbanisation sans réelle cohérence Ce secteur va s urbaniser tout au long du XX e siècle mais sans véritable cohérence. Deux étapes importantes marquent l urbanisation de ce secteur : - les années 1950-1960, les prémisses du développement résidentiel : durant cette période, le secteur économique de la Parette Saint Jean du Désert est aménagé en continuité de la gare de la Blancarde. Le développement résidentiel commence également à cette période avec la réalisation de quelques grands ensembles : la cité Bastide Saint-Jean sur le plateau de Montolivet ou bien encore le groupe La Mazenode à l Est du cimetière Saint-Pierre ; - les années 1970, la mutation urbaine de ce territoire : la construction de la cité Air Bel en 1973 et la création de la ZAC des Caillols Sud en 1974 constituent les deux opérations les plus importantes sur ce territoire au cours des années 70. LES ÉCHELLES URBAINES L'ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES L'ACCÈS À L'EMPLOI LA PRÉCARITÉ LES FLUX 11
Vallée de l'huveaune LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE La ZAC des Caillols a largement orienté l évolution urbaine de ce sous secteur et de son environnement. Cette opération s étend sur 130 ha. Elle a permis : - la réalisation de près de 4 000 logements individuels et collectifs accompagnés d espaces verts et d équipements scolaires (école et collège), sportifs et sociaux nécessaires ; - par l'accompagnement du développement résidentiel, la réalisation de près de 2 000 m2 de bureaux et 5 000 m2 d activité économique ont également été créés. A l Est de la ZAC des Caillols Sud, le centre hospitalier Valvert a été inauguré en 1976. Ces réalisations ont répondu aux objectifs suivants : - ZAC des Caillols Sud : créer une continuité urbaine entre les noyaux villageois de la Pomme et des Caillols avec l aménagement d un nouveau quartier à vocation essentiellement résidentielle ; - faire émerger un nouveau centre de vie autour d un Géant Casino au croisement de l avenue William Booth et du boulevard Bouyala d Arnaud. A la fin des années 1970, l urbanisation de ce secteur est quasiment achevée. Quelques opérations seront encore réalisées dans les années 1980 sur les dernières opportunités foncières : la Boiseraie, le Collet des Comtes. La dernière évolution urbaine de ce secteur concerne les terrains situés entre la ZAC de la Valentine et les Baou de Saint-Marcel. Sur d anciennes carrières d argile seront bâtis des lotissements de maisons individuelles dans les années 1990. Un réseau viaire désorganisé Sur ce secteur, le réseau viaire manque de lisibilité et de cohérence, notamment du fait de l absence de voie structurante Est-Ouest. La ZAC des Caillols Sud a permis de réaliser des voies d'un gabarit confortable. Cependant, une partie de l accès au centre-ville s effectue toujours par les anciens chemins ruraux qui n ont pas été élargis (chemin de la Parette, traverse des Faïenciers). A l Est, la traverse de la Martine constitue l unique accès pour contourner les Baou de Saint-Marcel et rejoindre la zone commerciale de la Valentine et la D2. Ce territoire est un secteur à dominante résidentielle. A partir de La Pomme et avec son pendant (Saint Loup), il forme la transition entre une urbanisation dense et celle de la Vallée de l'huveaune constituée d occupation successives et de juxtaposition des fonctions. Le piemont du massif de Saint-Cyr Trois sites sont localisés sur les contreforts du massif : - à l Est du quartier de Saint-Loup : La Valbarelle ; - au Sud-Est du centre commercial de la Valentine : le quartier de Saint-Marcel ; - au Sud de Saint-Menet et en limite avec la commune de la Penne-sur-Huveaune : La Millière. Du fait de leurs localisations, ces différents secteurs, relativement étendus (entre 73 et 90 hectares), sont marqués par une forte topographie caractérisée par la présence de points hauts au Sud dont la pente plus ou moins régulière s oriente vers le cours d eau l Huveaune. Les secteurs de la Valbarelle et de Saint-Marcel ont connu un développement industriel fort ( Rivoire & Carret et Coder présentes sur ce secteur depuis les années 1920). La Valbarelle : un territoire hétérogène Construit par vagues successives, il est exclusivement résidentiel avec une forte hétérogénéité des formes urbaines et une absence de cohérence routière. Encore peu urbanisé durant toute la première moitié du XX e siècle, les pentes du massif de Saint-Cyr sont encore couvertes de garrigue : - la construction de l usine Rivoire & Carret dans les années 1920 marque le début de l urbanisation de ce territoire. La cité Michelis est réalisée dans les années 1930 pour accueillir les ouvriers de l usine ; 12
Vallée de l'huveaune LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE Vallée de l'huveaune (photo aérienne 2007) - à partir des années 1960, de grands ensembles sont construits dont le plus important est le groupe HLM Saint-Thys situé au centre du secteur, le long du chemin rural reliant la Valbarelle à Saint-Marcel ; - au cours des années 1960-70, l urbanisation se poursuit avec l édification de : la résidence Saint-Jacques, au Nord ; les résidences Lycée Est, Les Grands Pins et Château Saint-Cyr à proximité du groupe Saint-Thys ; la résidence Château Saint-Loup, au Sud ; - dans les années 1980, le développement urbain sous forme de maisons individuelles est essentiellement localisé dans la partie Sud du secteur (chemin des Prud hommes, la rue du Docteur Girbal et le chemin du puits de Paul) ; - plus récemment, des opérations mixtes d habitat individuel et collectif ont occupé les dernières opportunités foncières disponibles (la Source, les Alizés, les Villas de Saint-Loup). Ces modalités d urbanisation par juxtaposition d opérations au gré des opportunités génèrent une mauvaise articulation des unités composant ce quartier. Le réseau viaire de ce secteur souffre de l absence de voie structurante permettant de relier le quartier des Trois Ponts au noyau villageois de Saint-Marcel. La réalisation des voies U430 et U410 inscrites au POS apparaît donc fortement nécessaire. Les abords immédiats du canal de Marseille sont fortement bâtis, celui-ci est busé presque en totalité depuis la résidence Saint-Jacques jusqu au chemin rural des Prud hommes. Seule la partie Sud encore à l air libre pourrait bénéficier d un aménagement public. Saint-Marcel : un carrefour central De par sa position centrale en fond de vallon, Saint Marcel est un lieu de passage incontournable de la vallée. Autour du noyau villageois, ce territoire accueille 13
Vallée de l'huveaune LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE un tissu urbain hétérogène composé de maisons de ville, de grands ensembles et d entreprises : - avant la première Guerre Mondiale, ce secteur de campagne peu urbanisé comprend deux entités principales : le noyau villageois de Saint-Marcel constitué depuis le XIV e siècle ; un important domaine agricole qui s étend des rives de l Huveaune aux collines de Saint-Cyr ; - à partir des années 1920, l entreprise Coder achète le domaine agricole puis, au fil des années, s étend depuis le noyau villageois de Saint-Marcel jusqu à l avenue du Docteur Heckel, au niveau de la cité Michelis. Quelques années plus tard, l entreprise Rivoire & Carret achète une partie du foncier Coder pour construire une usine de fabrication de pâtes. Le développement du secteur de Saint-Marcel est fortement lié à l installation de ces deux entreprises, les ouvriers travaillant dans ces usines résidant pour la plupart dans ce quartier. Le noyau villageois s est développé sur une très faible épaisseur. Constitué d un bâti de qualité médiocre, il nécessite aujourd hui des efforts de requalification. Il cumule aussi de nombreuses difficultés liées au passage des infrastructures et à la circulation dense sur la RN8. La voie ferrée et l Huveaune coupent ce village en deux. L urbanisation des pentes du massif de Saint-Cyr s est faite en lien avec l industrialisation de ce site. Dans un premier temps, des cabanons se sont développés, puis est apparu un habitat de petit pavillonnaire ouvrier et de lotissements le long d axe Nord-Sud (ceux de la rue Courencq, boulevard de la Forbine et traverse des Raymonds). Bordé par le canal de Marseille, le Clos Saint-Marcel constitue vraisemblablement le dernier vestige des jardins individuels agricoles accompagnant bien souvent les quartiers ouvriers. - les années 60-70 ont vu la construction de grands ensembles : Le Bosquet, les Néréides, la Granière et Château Forbin, accompagnés de plusieurs équipements scolaires : le collège François Villon, C.E.S Château Forbin et 2 écoles. La topographie du secteur y est fortement marquée (dénivelé important de plus de 50 m), elle met en exergue ces ensembles immobiliers (Le Bosquet, les Néréides) ainsi que le vallon de Saint-Cyr ; - à partir des années 1980, ce secteur est touché par le déclin industriel. L usine Coder est réduite des 2/3 et la Ville de Marseille aménage des villages d entreprises sur le foncier disponible. En 2002, la fermeture de l usine Rivoire & Carret marque pour les secteurs de la Valbarelle et de Saint-Marcel la fin de l'époque industrielle. Saint Marcel constitue encore aujourd hui la principale entité commerciale du secteur mais doit être confortée. Le boulevard Saint-Marcel constitue un passage obligé rendant difficile la requalification du noyau villageois. Le réseau viaire est quasi exclusivement constitué de voies Nord-Sud, parallèles à la pente. Cela pénalise fortement les déplacements dans ce secteur. La Millière : un territoire à dominante pavillonnaire marqué par son relief A proximité immédiate du site Atofina, ce territoire est exclusivement résidentiel à dominante individuelle : - les deux seuls grands ensembles du secteur (groupe la Solitude et les HLM les Escourtines) ont été construits dans le cadre de la ZAC des Escourtines créée en 1970 par la Ville de Marseille. Cette opération s est accompagnée de la réalisation d équipements publics : une école, un stade et un centre social ; - au-delà de cette opération, l urbanisation de ce secteur s est déroulée durant la deuxième moitié du XX e siècle (construction de maisons individuelles le long de voies Nord-Sud, à partir du boulevard de la Millière) ; - le réseau viaire ayant peu évolué depuis cette époque, la desserte de ce secteur se fait encore aujourd hui par de nombreuses impasses. D un point de vue topographique, ce secteur est 14
Vallée de l'huveaune LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE Répartition des fonctions et principaux éléments de structure urbaine constitué d une succession de vallons et d éperons : - le vallon des Escourtines occupé au Nord, dans la partie la plus plate, par la ZAC du même nom et au Sud, dans la partie la plus étroite, par des maisons individuelles ; - un plateau correspondant au secteur du boulevard des Pins ; - le vallon des Eaux Vives très resserré et escarpé ; - un grand coteau reliant le massif à la Vallée de l'huveaune et surplombé par un plateau correspondant au secteur boulevard Chevillon/boulevard Bellevue/ boulevard de la Fontaine. La Millière forme le dernier vallon avant La-Penne-sur- Huveaune. Le relief est très marqué, à l image du profil de l axe boulevard Alphonse Soleirol/boulevard central avec une pente moyenne de 12,5%. Le piémont du massif de Saint Cyr se caractérise par d importantes contraintes topographiques. Au niveau de Saint Marcel, il forme avec le versant opposé de la vallée un étranglement dans lequel se concentrent les infrastructures. Les enjeux dans ce secteur sont nombreux : - la gestion des contraintes générées par le passage de l autoroute, de la voie ferrée et de l Huveaune ainsi que le raccordement des versants Nord et Sud (le boulevard des libérateurs très fréquenté est de gabarit inadapté) ; - la gestion de la traversée du noyau villageois et l amélioration de la qualité résidentielle ; - la mutation des sites industriels largement engagée et leur liaison. La 2 e couronne urbaine Délimitée par la rocade du Jarret et la future L2, la 2 e couronne urbaine de Marseille correspond en grande 15
Vallée de l'huveaune LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE partie au territoire urbanisé au cours du XX e siècle. Quatre secteurs du périmètre Vallée de l Huveaune sont à l intérieur de celle-ci : - la Capelette, le long de l avenue de la Capelette ; - la Pauline, le long du boulevard Romain Rolland ; - la Sauvagère, au Nord du Parc de Maison Blanche ; - Pont de Vivaux, au Sud-Est de l hippodrome. La Capelette, un quartier en mutation Il s agit du plus étendu (plus de 33 Hectares). Bordé au Sud par la ZAC de la Capelette, il est délimité à l'ouest par la voie ferrée, le boulevard Fifi Turin à l Est et l autoroute A50 au Nord. Il s inscrit directement en continuité du tissu urbain dense de type central. Bien que plane, la topographie du secteur, les talus de la voie ferrée et de l autoroute marquent des ruptures fortes dans le paysage : - au cours du XVIII e siècle, le noyau villageois de la Capelette s est constitué à proximité d une importante zone industrielle en accueillant de l habitat et des petits entrepôts. Dans un premier temps, le noyau villageois s est formé de part et d autre de la propriété Château de la Barnière puis, après la démolition de celui-ci à la fin des années 1970, deux résidences et l école d infirmière ont été réalisées. Bordée par l autoroute et la voie ferrée, la résidence HBM Pierre Renard construite dans les années 1960 apparaît aujourd hui fortement enclavée et isolée. Plus récemment, de nombreux immeubles ont bouleversé la structure du noyau villageois en imposant leurs grands gabarits, notamment le long du boulevard Mireille Lauze ; - le renouveau de ce quartier doit pleinement profiter au noyau villageois qui souffre aujourd hui d un fort isolement du fait des ruptures dues à la voie ferrée et à l autoroute ; - créée en décembre 2006, la ZAC de la Capelette doit permettre de transformer l ancienne zone industrielle en zone mixte habitat/bureaux ; - l avenue de la Capelette constitue le principal axe du secteur, voie d accès unique depuis le centre-ville et principale entité commerciale : la partie située au Sud de cette voie est quasi intégralement comprise dans le périmètre de la ZAC. Elle accueille un tissu urbain hétérogène constitué de la juxtaposition d usines désaffectées, de hangars et d immeubles d habitation ; au Nord de l avenue de la Capelette, l habitat est dominant mais quelques entrepôts subsistent encore. La Pauline Situé entre le boulevard Romain Rolland et le boulevard de l Huveaune, ce secteur correspond à la résidence privée La Pauline ainsi qu à un tissu pavillonnaire le long du boulevard des Platanes Colonel Louis Gondret. Construite au début des années 60, la résidence de la Pauline est caractérisée par une forte proximité entre les constructions donnant l impression d une densité importante. Cette copropriété compte près d un millier de logements. Réalisées en même temps que la résidence, l église Sainte-Emilie de Vialar et la Maison des jeunes de la Pauline sont très présentes dans le paysage du fait d un style architectural imposant. La Sauvagère A proximité de la Pauline, de l autre côté du boulevard Romain Rolland, le site de La Sauvagère est de taille plus importante (plus de 20 hectares). Sa desserte est moins performante. Ainsi, seul le boulevard Trollat assure un accès depuis le boulevard Romain Rolland à la résidence de la Sauvagère et à l école du même nom. Au Sud, la rue Gaston Berger permet la desserte de la résidence Bellevue et de la clinique du Parc depuis le boulevard Paul Claudel.Ces deux voies sont aujourd hui des impasses mais une réservation est inscrite au PLU pour pouvoir les connecter et assurer la continuité entre les boulevards Romain Rolland et Paul Claudel. 16
Vallée de l'huveaune LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE La topographie de ce site est plus forte que celle du secteur de La Pauline, le boulevard Trollat présente une pente moyenne proche de 4% et la partie Sud du secteur, avec la résidence Bellevue et la clinique du Parc, est relativement plane. La résidence de la Sauvagère est construite dans le sens de la pente Nord-Sud. Achevée dans les années 1960, elle comprend plus de 600 logements répartis en 8 bâtiments (R+4 à R+5), dont une barre mesurant près de 430 m de long, et un parc arboré de 3 hectares. La résidence Bellevue, achevée à la fin des années 1960, est moins grande mais les immeubles sont plus hauts, R+9 pour le plus petit. Elle compte près de 500 logements. Comme la Sauvagère, cette résidence bénéficie de grands espaces extérieurs non bâtis. Pont de Vivaux Egalement situé le long du boulevard Romain Rolland, ce secteur est le plus petit du périmètre Vallée de l Huveaune avec 3 Hectares. Il jouxte la partie Est du noyau villageois de Pont de Vivaux. Quasiment plat, ce site accueille 3 grands ensembles construits dans les années 60-70 et une partie du lycée professionnel Ampère réalisé au milieu des années 80. Les deux plus importants ensembles immobiliers sont le groupe HLM Pont de Vivaux et la copropriété Résidence Est Marseillais qui sont desservis par des impasses depuis le boulevard de Pont de Vivaux. Ce secteur s inscrit dans un contexte urbain hétérogène avec : - au Sud-Ouest le centre commercial Auchan - Saint- Loup ; - au Sud-Est, le complexe sportif Vivaux Marronniers (stade, piscine, gymnase et terrains de sport) ; - à l Est, des entrepôts dont le plus grand appartient à Auchan ; - au Nord, des maisons de ville entre le boulevard de Pont de Vivaux et l hippodrome ; - à l Ouest, le lycée professionnel Ampère. Ce secteur de faubourg ne correspond pas aux logiques urbaines de la vallée. Toutefois, il y est intrinsèquement lié. Porte d entrée depuis l Ouest et le centre de la commune, il préfigure les éléments qui forgent les spécificités de la Vallée de l'huveaune : arrivée des infrastructures, foncier industriel en mutation Ce territoire est également largement impacté par des projets urbains. La Fourragère Ce vaste secteur (54 hectares) s étend à l Est du noyau villageois de Saint-Barnabé. Il est délimité par l avenue du 24 avril 1915, au Nord, l avenue des Caillols, au Sud, le boulevard Guey, à l Ouest, et l avenue de la Figone, à l Est. La topographie de ce secteur est caractérisée par une pente Est-Ouest régulière (3,5%) et une pente Nord-Sud faible (moins de 3%) sur la moitié Ouest (entre l avenue Guey et l avenue Kallisté) puis beaucoup plus marquée jusqu à l avenue de la Figone. Le profil de l avenue de la Rosière montre bien le relief de la partie Est du secteur avec près de 8% de pente au Sud du boulevard Louis Fournier puis, au Nord de celui-ci, moins de 3%. L urbanisation de cet ancien secteur de campagne s est réalisée en trois temps et d Est en Ouest : - dans les années 1930, la partie Est, entre l avenue Kallisté et l avenue de la Figone, a été urbanisée sous la forme d un lotissement homogène de maisons individuelles ; - dans les années 1960-70, plusieurs résidences sont bâties simultanément : le Parc Dessuard (plus de 350 logements) et le programme locatif social Les Lierres (300 logements) sont bâtis ainsi que plusieurs résidences à proximité (Marie Christine, Le Constellation ) et des équipements : école, stade, centre commercial ; - dans les années 2000, sont construites les résidences les Nymphéas, Chant des Oiseaux et le Palatin après la réalisation des ouvrages de la L2 Est. 17
Vallée de l'huveaune LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE Situé au Sud-Est du périmètre, le pôle d échange de la Fourragère, nouveau terminus de la ligne de métro 1, devrait être livré en 2011 et améliorer grandement la desserte en transport en commun des habitants. Au Sud de ce pôle d échange, le lycée de la Fourragère devrait être inauguré pour la rentrée 2010. D une capacité de 1 200 élèves, il est accompagné d un gymnase et d un plateau sportif. L Etat prévoit de lancer en 2009 un Partenariat Public Privé pour achever la réalisation de la L2 avec le souhait d ouvrir la L2 Est en 2011 puis la L2 Nord en 2015. Sur ce secteur, traversé par la L2 Est, une couverture a déjà été réalisée pour protéger les habitations des nuisances. D autre part, cet aménagement a permis la création d un jardin public : le parc de la Moline. DES MUTATIONS QUI SE POURSUIVENT La succession des fonctions se poursuit dans la vallée. La structure urbaine de la vallée et les contraintes topographiques de ce site induisent plusieurs enjeux repérés depuis de nombreuses années et progressivement investis. La prise en compte des enjeux du territoire et de l agglomération Le secteur opérationnel de la Vallée de l Huveaune concerne uniquement la partie marseillaise. Il s intègre en termes de topographie et de fonctions dans un espace plus vaste d enjeux métropolitains. Les principaux enjeux du secteur opérationnel Vallée de l Huveaune pour améliorer son fonctionnement interne et répondre à des logiques d agglomération ont trait aux domaines : - des transports et des déplacements ; - des fonctions du territoire. Maintenir et renforcer la liaison entre les deux versants La liaison entre les deux versants est coupée par la présence des infrastructures. Le chemin de fer ménage, grâce à des passages à niveau, quelques voies transversales. L autoroute A 50 ne dessert pas la vallée et propose un nombre très limité de franchissements. Peu d axes permettent une connexion Nord-Sud du territoire : - une troisième voie ferrée entre Aubagne et Marseille est en cours de réalisation (de la gare de la Blancarde à celle d Aubagne, mise en service programmée en 2014) Elle a pour objectif d accroître la fréquence des TER entre Marseille et Toulon (desserte omnibus s arrêtant à toutes les gares, trains semi-directs et grande ligne). Cette voie sera connectée à une gare dont la réalisation est programmée à La Barasse (une étude est en cours concernant la réalisation d un pôle d échange). Elle devrait grandement améliorer la circulation Est-Ouest des voyageurs, la mobilité vers l emploi ainsi que vers les zones commerciales. Ce projet génère sur plusieurs sites un élargissement de l emprise occupée par les voies ; - en parallèle, la LGV méditerranée pourrait également traverser la vallée. Les hypothèses de tracé impacteraient directement ce secteur. Deux hypothèses sont envisagées, l une induit la création d une voie supplémentaire et génère des impacts limités, l autre modifierait le tracé de la voie de chemin de fer actuelle et ainsi le fonctionnement du fond de vallée. Améliorer la circulation au sein de la vallée La multiplication des fonctions au sein de cet espace et le cumul de flux de véhicules (automobiles, poids lourds, transports en commun) sur un nombre limité d axes et dont le calibrage est inadapté, nuisent particulièrement à l efficacité des déplacements. Une amélioration de la hiérarchie du système viaire de la desserte des zones résidentielles (notamment les lotissements collinaires) est envisagée depuis de nombreuses années. Plusieurs voies sont inscrites en réservation au POS et apparaissent structurantes : - la U430 est un projet de voie qui se raccorde à l A50, à la L2 et au futur Boulevard Urbain Sud (au niveau de Sainte Marguerite), qui a vocation à assurer une 18
Vallée de l'huveaune LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE Réservations pour voiries et superstructures liaison entre les zones résidentielles collinaires actuellement desservies par des impasses ; - la U410 s inscrit dans le prolongement de la U 430 La réservation pour cette infrastructure suit le tracé du canal de Marseille. Les hypothèses de réalisation de cet ouvrage prévoyaient la réalisation d un cheminement piéton annexe. Toutefois, la couverture du canal sur certaines portions et la largeur insuffisante à ménager ces deux voies en limitent la faisabilité ; - la U400, se situe sur le versant opposé à la U430 et U 410. Elle poursuit l objectif d assurer la desserte des ensembles d habitat. Ces voies devraient permettre à terme une réduction de la circulation en fond de vallon en favorisant la hiérarchie du réseau. - en parallèle, les U470 et U412 réservées au POS devraient permettre la création d une liaison de la vallée (RN8) à l autoroute A50 se poursuivent vers le Nord vers La Rose. Située en amont du noyau de Saint-Marcel, elle pourrait former un axe majeur de traversée Nord-Sud de la vallée et de connexion autoroutière, aujourd'hui déficiente. Toutefois, il semble que sa faisabilité technique soit compromise. La rocade L2, en cours de réalisation, devrait modifier la répartition des flux entrant dans la vallée. La réalisation de l échangeur Florian permet une future connexion de l A50 à la L2 Est et à terme assurera une liaison avec le Boulevard Urbain Sud (BUS). Toutefois, la réalisation de cette rocade forme également un axe de rupture entre le secteur et le centre-ville dont la perméabilité est à menager. Développer l ouverture et la perméabilité des fonctions La structure urbaine de la Vallée de l'huveaune est largement l héritage d une succession d usages des sols ainsi que de leur juxtaposition. Cette situation induit une tendance au morcellement de l espace urbain. L articulation des fonctions résidentielles, économiques, récréatives et de déplacement est un principe à acter en vue de la réalisation d opérations nouvelles d aménagement ainsi que pour gérer les dysfonctionnements générés par l histoire urbaine du territoire. Il 19
Vallée de l'huveaune LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE s agit de favoriser l ouverture des parcelles, leur perméabilité, le raccordement des zones d habitat dense (pavillonnaire et grands collectifs) ainsi que le renforcement des connexions avec les éléments paysagers de la vallée (Huveaune, massifs, patrimoine architectural remarquable). Grand Est : un projet urbain d envergure aux portes de la vallée Les interventions menées dans le cadre de ce projet ne sont pas, pour la plupart, situées dans le secteur opérationnel. Toutefois, elles l'impactent largement et en particulier le sous-territoire de la deuxième couronne urbaine. La ZAC de la Capelette Cette zone d aménagement concertée dont la concession a été cédée à Marseille Aménagement, recouvre un site de 105 hectares dont une partie située dans le secteur opérationnel. Créée en 2004, la ZAC de la Capelette a pour objectif de développer une zone à vocation essentiellement résidentielle accompagnée d un pôle de loisir regroupant le Palais de la Glisse et de la Glace, un complexe cinématographique (accord de la commission départementale d équipement commercial en novembre 2008) et des commerces. Ce programme prévoit également la création de nouvelles voies pour améliorer la circulation et la desserte du site, ainsi qu une liaison de transports en commun sur site dédié entre la gare de la Blancarde et la station de métro Sainte-Marguerite-Drômel. ZAC Vallon Régny Ce programme d une superficie de 34 hectares est également concédé à Marseille Aménagement. Il se situe sur les quartiers Sainte-Marguerite et Le Cabot, au Sud du secteur opérationnel. Créée en 2005, cette ZAC concerne la création de : - 85 000 m² de logements (environ 1 000 logements); - 8 000 m² de surface de bureaux, commerces et services ; - 3 500 m² pour des équipements publics (crèche, groupe scolaire et maison de quartier). 20
Vallée de l'huveaune LES FLUX Avec plus de 163 700 habitants en 2006, les X e, XI e et XII e arrondissements représentent près de 20% de la population de la ville. Depuis 1999 la population progresse mais à un rythme nettement inférieur à celui de la moyenne marseillaise (soit +0,56/an dans le XI e arrondissement, +0,37%/an dans le XII e et +0,29% dans le X e contre +0,71% à Marseille). LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE Réparti dans ces arrondissements, le secteur opérationnel Vallée l Huveaune forme un ensemble complexe de neuf entités géographiques distinctes. Du collectif au pavillonnaire, il recouvre des modes d habiter divers, support de mécanismes démographiques spécifiques. Une analyse des migrations résidentielles tentera d en faire la lumière. Notons toutefois qu en l état actuel des données statistiques disponibles et de leur actualisation, les spécificités de ce territoire ne pourront être analysées à une échelle plus fine que celle de l arrondissement. LE SECTEUR CONTRIBUE LARGEMENT AUX MIGRATIONS RÉSIDENTIELLES DE LA VILLE Du fait de sa taille, le secteur opérationnel Vallée de l Huveaune est, après le centre-ville, le secteur qui contribue le plus aux migrations résidentielles de la ville : - le secteur opérationnel participe à 8% environ des migrations résidentielles enregistrées sur la ville (31 800 habitants ayant changé de logements entre 1990 et 1999) ; - 52% des habitants du secteur opérationnel habitait le même logement entre 1990 et 1999. Ce taux est comparable à celui des arrondissements de référence et supérieur à la moyenne (Marseille et CUCS : 49%). Cette tendance d une moindre mobilité résidentielle dans les arrondissements de référence qu en moyenne à Marseille se poursuit en 2005 : - en 2005, la part des ménages n ayant pas changé de logement depuis cinq ans est sensiblement plus importante que la moyenne marseillaise (soit respectivement 68%, 74% et 72% pour les X e, XI e et XII e arrondissements contre 67% pour Marseille) ; - près de 9/10 habitants des arrondissements de référence résidaient déjà à Marseille cinq ans auparavant (soit respectivement 90%, 93% et 92% pour les habitants des X e, XI e et XII e arrondissements). La part de ces habitants est supérieure à la moyenne marseillaise (88% en 2005). Les caractéristiques de la mobilité résidentielle dans le secteur opérationnel se rapprochent de celles des arrondissements de référence. En 1999 comme en 2005, les ménages ont une mobilité résidentielle moindre dans ce territoire que dans le reste de la ville. UNE DIMINUTION DES DURÉES D OCCUPATION DES LOGEMENTS FAVORABLE À UNE PLUS GRANDE MOBILITÉ DES MÉNAGES Suivant la moyenne communale, les arrondissements de référence connaissent une diminution de la durée d occupation qui s accompagne d une croissance de la mobilité résidentielle : - depuis 1999, la part des longues durées d occupation tend à diminuer (-8,2% dans le X e arrondissement LES FLUX LA PRÉCARITÉ L'ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES L'ACCÈS À L'EMPLOI SOURCES :. Migrations résidentielles : INSEE-RGP 1999 à l'iris. Occupation du parc de logements : Filocom 1999 & 2005 à l'arrondissement. Caractéristiques des habitants : INSEE-Recensement rénové, juillet 2005 (données provisoires à l'arrondissement). Population légale : INSEE-Recensement rénové, population municipale en janvier 2006 LES ÉCHELLES URBAINES 21
Vallée de l'huveaune LES FLUX contre -4,7% à Marseille entre 1999 et 2005). En parallèle, la part des emménagés depuis moins de cinq ans progresse et se rapproche de la moyenne marseillaise (+4% pour le X e arrondissement, +3,5% pour le XI e, +1,5% pour le XII e arrondissement entre 1999 et 2005) ; - tout comme à l échelle communale, ce phénomène est le plus marqué pour les propriétaires occupants. Toutefois, les évolutions sont plus forte dans les arrondissements de référence qu à Marseille. En 2005, ils voient la part d emménagés récents progresser de près +5% en moyenne (+6% dans le X e, +XI e dans le XI e, +4% dans XII e contre +3% à Marseille entre 1999 et 2005). Cette croissance, plus marquée qu en moyenne, de la mobilité dans les arrondissements de référence est à corréler à la structure de leurs parcs de logements. UN PARC DE LOGEMENTS DIVERSIFIÉ Le parc logement du secteur Vallée de l Huveaune se caractérise avant tout par sa grande diversité et les contrastes territoriaux qu il présente. La représentation des statuts d occupation est très contrastée au sein même des arrondissements que recoupe le secteur opérationnel. Le secteur opérationnel compte 32% de propriétaires occupants en 1999 : - avec 60% de propriétaires occupants, le XII e arrondissement montre une forte surreprésentation de ce statut d occupation par rapport à la moyenne marseillaise (16% de plus en 2005). Cette spécificité tend à s atténuer depuis 1999 (-2,4% de propriétaires occupants en 2005 par rapport à 1999). A l échelle du secteur opérationnel, ce constat se traduit par l importance du parc pavillonnaire notamment au niveau du sous-secteur la Fourragère ; - si ce même constat peut être fait, à un degré moindre pour le XI e arrondissement (52% de propriétaires occupants en 2005 soit un taux de 8% plus élevé qu à Marseille) il ne peut totalement refléter la situation contrastée de la partie située en territoire CUCS (La Pomme, La Valbarelle, Saint Marcel, La Millière) qui concentre l essentiel de l habitat collectif de l arrondissement. En parallèle, parmi les trois arrondissements de référence, le XI e est celui qui compte la part la plus élevée de locataires du parc social. En 2005, ils sont proportionnellement trois fois plus présents que dans le XII e arrondissement et 10% de plus qu à Marseille (soit 27% contre 9% et 17% à Marseille). Cette situation se reflète dans le secteur opérationnel à travers la présence de grands ensembles locatifs sociaux (Les Campanules, La Valbarelle, La Millière, Les Néréides, Le Bosquet...) ; - les locataires du parc privé sont moins représentés qu à Marseille. Si le X e arrondissement se rapproche de la moyenne marseillaise (33% de locataires du parc privé en 2005 contre 36% à Marseille), les XI e et XII e arrondissements en diffèrent fortement (soit respectivement un taux de 18% inférieur à la moyenne dans le XI e et de 9% inférieur dans le XII e en 2005) ; LES FLUX EN CHIFFRES DANS LE X e ARRONDISSEMENT habitants dans le X 50 140 e arrondissement (Marseille : 839 043) habitants supplémentaires 1 007 de 1999 à 2006 - soit +0,29% /an (Marseille : +0,71%) 23 % ont moins de 20 ans en 2005 (23% en 1999) (Marseille : 25% ; 23% en 1999) 22 % ont plus de 60 ans en 2005 (23% en 1999) (Marseille : 22% ; 23% en 1999) +0,8 %/an de résidences principales de 1999 à 2005 (Marseille : +0,7%) 68 % des occupants des résidences principales habitent le même logement en 2005 (Marseille : 67%) 22
Vallée de l'huveaune LES FLUX - il faut également noter dans ce secteur l influence majeure de la taille des logements sur la mobilité résidentielle. Les XI e et XII e arrondissements comprennent proportionnellement moitié moins de types 1 ou 2 qu à Marseille (soit 16% contre 32% à Marseille en 2005). Par ailleurs, la part des grands logements (type 4, types 5/6) est de 15% supérieure à la moyenne marseillaise (soit 52% pour le XI e arrondissement, 48% pour le XII e contre 35% à Marseille en 2005). Les statuts d occupation ont un impact majeur sur la mobilité résidentielle des ménages. Le taux inférieur à la moyenne de locataires du parc privé, pour lequel la mobilité est généralement la plus élevée, freine largement les flux résidentiels dans les arrondissements de référence. Ils reposent largement, par conséquent, sur la production de logements en accession. UNE MOBILITÉ RÉSIDENTIELLE QUI POURRAIT S ACCÉLÉRER Un vieillissement qui se poursuit La part des ménages les plus âgés progresse plus rapidement dans les arrondissements de référence que la moyenne. Si la structure d âge des ménages qui résident dans les arrondissements de référence est assez proche de celle observée à Marseille, leur évolution plus rapide peut accélérer les changements de résidences principales : - la part des jeunes ménages est plus faible dans les XI e et XII e arrondissements qu à Marseille en 2005 (soit 21% dans le XI e arrondissement, 20% dans le XII e contre 25% à Marseille) ; - les ménages âgés de 75 ans et plus vivant dans les arrondissements de référence figurent parmi les classes d âge qui augmentent le plus entre 1999 et 2005. Avec une croissance de +2% par rapport à 1999, ces ménages progressent plus rapidement qu à Marseille (soit +0,7% entre 1999 et 2005). LES FLUX EN CHIFFRES DANS LE XI e ARRONDISSEMENT habitants dans le X 55 699 e arrondissement (Marseille : 839 043) habitants supplémentaires 2 152 de 1999 à 2006 - soit +0,56% /an (Marseille : +0,71%) 27 % ont moins de 20 ans en 2005 (28% en 1999) (Marseille : 25% ; 23% en 1999) 19 % ont plus de 60 ans en 2005 (18% en 1999) (Marseille : 22% ; 23% en 1999) +1,1 %/an de résidences principales de 1999 à 2005 (Marseille : +0,7%) 74 % des occupants des résidences principales habitent le même logement en 2005 (Marseille : 67%) LES FLUX EN CHIFFRES DANS LE XII e ARRONDISSEMENT habitants dans le XV 57 908 e arrondissement (Marseille : 839 043) habitants supplémentaires 1 467 de 1999 à 2006 - soit +0,37% /an (Marseille : +0,71%) 22 % ont moins de 20 ans en 2005 (22% en 1999) (Marseille : 25% ; 23% en 1999) 26 % ont plus de 60 ans en 2005 (25% en 1999) (Marseille : 22% ; 23% en 1999) +0,8 %/an de résidences principales de 1999 à 2005 (Marseille : +0,7%) 72 % des occupants des résidences principales habitent le même logement en 2005 (Marseille : 67%) 23
Vallée de l'huveaune LES FLUX Conjugué à la composition du parc de logements, cet effet démographique est enclin à favoriser des évolutions brutales et structurelles de la mobilité des ménages, notamment dans les sous-secteurs excentrés où les logements individuels sont les mieux représentés. La croissance du parc de logements devrait s intensifier - Entre 1999 et 2005, la progression du parc de résidences principales est comparable en moyenne à Marseille et dans les arrondissements de référence. Toutefois, le XI e arrondissement se différencie avec un taux de croissance supérieur à la moyenne (soit +8% contre +6% à Marseille sur la période) ; - en parallèle, la production neuve se poursuit, en particulier dans le X e arrondissement (2 400 logements) ont été réalisé entre 1999 et 2007 soit 10% des logements réalisés dans la commune. Ce dynamisme concerne partiellement le secteur opérationnel ; - près de 80 opérations de 3 logements et plus ont permis la production de plus d un millier de logements dans le secteur opérationnel entre 1999 et 2007. Environ 40% de ces logements correspond à de l habitat collectif, 34% à de l individuel et 26% à des opérations mixtes ; - 13 opérations identifées à ce jour devraient permettre la production de 390 logements supplémentaires dans le secteur opérationnel, entre 2009 et 2011. 70% de ces logements serait collectif. Territoire économique d importance majeure à l échelle métropolitaine, la façade Est de la ville est aussi désignée par la collectivité comme un secteur à enjeux résidentiel et de desserte. Ainsi, les grandes opérations immobilières programmées à moyen terme (ZAC Capelette, PAE Saint-Loup, U400 / ZAC Sud Caillols, ZAC Vallon de Régny ) devraient coïncider avec des améliorations substantielles de l environnement urbain, des qualités de dessertes et l implantation de nouveaux équipements. Porté par la dynamique de ce grand territoire, le secteur opérationnel pourrait connaître une attractivité et une mobilité résidentielle renforcées dans les années à venir. Répartition des occupants des résidences principales selon la durée d'occupation et le statut 24
Vallée de l'huveaune LA PRÉCARITÉ En raison de son étendue, le secteur de la Vallée de l Huveaune apparaît être un territoire hétérogène, avec des caractéristiques socio-économiques plutôt favorables. La précarité se manifeste de façon ponctuelle, avec des niveaux très élevés attachés directement aux ménages de certains ensembles immobiliers (publics ou privés). Le nombre de ménages précaires que comptent ce secteur opérationnel est très élevé. LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE TROIS CARACTÉRISTIQUES POUR DÉFINIR LA PRÉCARITÉ DE CE SECTEUR Dans ce secteur opérationnel, la précarité est estompée par les caractéristiques du territoire : sa taille, l hétérogénéité de son tissu bâti et de son peuplement. Elle se concentre dans une partie du parc social public et privé : - malgré de fortes concentrations de précarité, la taille élevée des unités statistiques ainsi que la diversité du tissu socio-économique tendent à amoindrir les contrastes ; - ainsi, les valeurs des principaux indicateurs de précarité apparaissent moins dégradées que dans les autres secteurs opérationnels du CUCS ; - la moitié des ménages du parc social sont bénéficiaires de l APL (contre 40% pour Marseille) ; - avec 10 274 logements sociaux le nombre de ménages précaires pourrait être très élevé. Les territoires les plus modestes sont ceux où les ménages du parc social et des copropriétés dégradées représentent un poids élevé. Un parc locatif social dont l occupation est précaire et peu mixte : - dans les unités statistiques cumulant un nombre de logements sociaux important (plus de1/3 des logements de l IRIS) et des copropriétés fragilisées, les revenus des ménages les plus modestes sont très faibles (premier décile proche de 0 en 2005 pour les unités les plus précarisés) ; - le poids des ménages fiscaux sous le seuil de pauvreté y est supérieur à ¼ ; - la faible dispersion des revenus, en particulier dans le parc locatif social, témoigne de l homogénéité des situations socio-économiques (cumule de populations économiquement précaires ou modestes) ; - cette situation est confirmée par un indice de Gini relativement faible (hormis Les Néréides et Airbel) qui traduit l égalité des revenus. La part des ménages précaires au sein de la Vallée de l'huveaune est relativement faible (inférieure à celle constatée en moyenne dans le reste du CUCS). Toutefois, leur poids parmi les ménages en situation de pauvreté monétaire du CUCS est élevé (9%). En parallèle, les sites de concentration de précarité sont peu mixtes. SOURCES :. Taux de demandeurs d emploi : ANPE-INSEE, fichier des demandeurs d emploi en fin d année 2005/population active - RGP 1999 à l'iris. Salariés à temps partiel : DADS-INSEE, déclarations de données sociales exploitées au lieu de résidence des salariés à l'iris 2005,. Bénéficiaires de la CMUC : CNAM/TS-INSEE à l'iris, 2006. Revenus : DGI-INSEE, Revenus des ménages fiscaux à l IRIS, 2002, 2004, 2005. Logements sociaux : Atlas du parc locatif social, AGAM, 2002. Les logements sociaux comprennent les logements familiaux, les résidences sociales et les logements d urgence (en sont exclus les logements étudiants). Allocataires de minima sociaux : Fichier FIC 2006 à l IRIS, CAF 13. Inspection académique des Bouches du Rhône, connaissance académique partagée (http://cap.ac-aix-marseille.fr) AVERTISSEMENT : Les données statistiques peuvent apparaître plus favorables que la situation réellement constatée sur certaines unités urbaines. En effet, les données exploitées le sont à l'échelle de l'iris (niveau statistique le plus fin disponible). L'IRIS est parfois insuffisamment précis pour aborder la problématique de la précarité. LA PRÉCARITÉ LES ÉCHELLES URBAINES L'ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES L'ACCÈS À L'EMPLOI LES FLUX 25
Vallée de l'huveaune LA PRÉCARITÉ Un taux de demandeurs d emploi important dans les ensembles immobiliers précarisés : - le taux de demandeurs d emplois est inférieur à la moyenne du CUCS dans ce secteur opérationnel. Toutefois, il apparaît très élevé dans les territoires comptant une part importante de ménages résidant dans des logements sociaux ou dans des copropriétés fragilisées (Airbel, La Sauvagère, Pont de Vivaux) ; - le secteur compte une part supérieure à la moyenne de population féminine parmi les demandeurs d emplois (44%, CUCS : 41%) ; - les demandeurs d emploi sont généralement faiblement qualifiés, puisque 43% sont titulaires d un BEP, BEPC ou CAP et 22% sont sans qualification (CUCS : respectivement 36% et 31%). Ce secteur compte parmi les premiers sites d activités de la commune. Même si le poids des demandeurs d emploi y est moindre, l offre n est pas accessible pour une partie des actifs par manque de qualification ou du fait d une trop grande rupture avec le marché du travail. LA PRÉCARITÉ EN CHIFFRES % de demandeurs d emploi de catégorie 1 en 11 2005 : (CUCS: 17%, Marseille : 14%) % des assurés bénéficiaires de la CMUC 15 en 2005 (CUCS : 28%, Marseille : 19%) % d emplois à temps partiel en 2005 28 (CUCS : 32%, Marseille : 30%) % de demandeurs d emplois réinscrits dans 62 un intervalle de 7 mois (CUCS : 64%, Marseille : 63%) logements locatifs sociaux en 2002 10 274(42% des résidences principales) % des ménages fiscaux sous le seuil 20 théorique de pauvreté monétaire en 2005 (CUCS : 39%, Marseille : 23%) TROIS SECTEURS DE FORTE PÉCARITÉ Pont de Vivaux, une intensité de la précarité parmi les plus élevées du secteur (IRIS : Mireille Lauze-Vert Clos, La Pauline, La Sauvagère-Bellevue). Ce sous-secteur se caractérise par : - la présence de nombreuses copropriétés, souvent fragilisées ou dégradées ainsi qu'un bâti ancien de mauvaise qualité ; - une forte concentration des ménages précaires dans les copropriétés fragilisées (La Sauvagère, Résidence Est Marseille) et l'habitat ancien ; - une grande hétérogénéité des situations économiques des ménages (intervalle inter décile élevé et fort indice de Gini qui traduisent la forte dispersion et l inégalité des revenus déclarés) ; - des revenus inférieurs au seuil de pauvreté en 2005 pour plus de la moitié des ménages ; - une part de bénéficiaires de la CMUC supérieure à la moyenne du secteur opérationnel qui témoigne d une forte précarité économique. Celle-ci concerne largement les familles avec enfants. La moitié des mineurs appartiennent à des ménages bénéficiaires de la CMUC (17% de bénéficiaires de la CMUC contre 15% pour le secteur opérationnel et 28% en moyenne pour les CUCS) ; - une insertion difficile des actifs dans le marché du travail avec un taux de demandeurs d emploi de catégorie 1 largement supérieur à la moyenne (20% dans le noyau villageois de Pont de Vivaux) ; - un chômage qui affecte largement les jeunes actifs 1 (plus de 1/3 sont demandeurs d emploi en 2005) ; - des demandeurs d emploi faiblement qualifiés (1/3 sont sans qualification) avec une récurrence au chômage inférieure à la moyenne mais un taux de demandeurs d emploi de très longue durée élevé (17%, CUCS : 15%) ; - une part de salariés précaires élevée, qui se traduit notamment par un fort taux de salariés à temps partiel (37%). 1 Cet indicateur est établi en rapportant le nombre de demandeurs d'emploi en fin de mois de moins de 25ans en 2005, à celui des actifs de moins de 25 ans en 1999. Elle est donc à considérer avec précautions. 26
Vallée de l'huveaune LA PRÉCARITÉ Les territoires de précarité Ce sous-secteur connaît des évolutions contrastées : - une augmentation des revenus des plus précaires liée à des mouvements de populations ; - une diminution de la dispersion des revenus. Toutefois, celle-ci demeure importante ; - des évolutions contrastées du taux de demandeurs d emploi (il augmente dans la partie Est avec en parallèle une baisse du chômage des jeunes alors qu il tend vers un mouvement inverse à l Ouest). Saint Jean du Désert, une forte précarité des habitants du parc social dégradé (IRIS : La Mazenod, Airbel Clémentine, Airbel Pommeraie). Ce sous-secteur est marqué par : - la présence de la Cité Airbel et de trois copropriétés fragilisées (Bel Ombre, La Mazenode et Bastide St Jean) ; - un poids prépondérant des ménages du parc social (public ou privé) dégradé (plus de 6 000 habitants soit 10% des habitants du secteur opérationnel) ; - des difficultés économiques et sociales majeures. Plus de 65% des ménages vivent sous le seuil théorique de pauvreté. La moitié des allocataires sont des ménages à bas revenus (1/3 dépendent des prestations sociales à plus de 75% en 2006, Vallée de l'huveaune : 23%, CUCS : 34%) ; - de fortes inégalités et une forte dispersion des revenus liées à un premier décile de 0 (Airbel) ; - une précarité économique renforcée par des structures familiales fragilisantes. La part de familles nombreuses et monoparentales dont le chef de ménage est sans emploi est très élevée (part des familles monoparentales parmi les allocataires CAF : 25%, CUCS : 22% en 2006) ; - 1/3 des ménages est couvert par la CMUC. La moitié des bénéficiaires sont âgés de moins de 18 ans (Airbel compte 12% des bénéficiaires de la CMUC du secteur) ; - plus des ¾ des ménages du parc social perçoivent l APL ; - un taux de demandeurs d emploi élevé sur Airbel. Les actifs connaissent des difficultés à entrer durablement dans le marché du travail ; - une partie des actifs sont en rupture avec l emploi (taux de demandeurs d emploi de très longue durée supérieur à la moyenne). 27
Vallée de l'huveaune LA PRÉCARITÉ Ce sous-secteur connaît une situation stable, avec : - une stabilité des revenus avec une très forte augmentation du nombre d unités de consommation sur le site d Airbel entre 2002 et 2005 ; - une stabilité du taux de demandeurs d emploi parmi les jeunes actifs ; - mais, en parallèle une augmentation du taux de demandeurs d emploi de catégorie 1. Saint Marcel, un secteur dont les habitants connaîssent des difficultés d accès à l emploi récurrentes, particulièrement dans les cités de «Bosquet- Néréides» et de «la Rouguière» (IRIS : Forbin, Néréïdes-Petit Bosquet). Ce sous-secteur se caractérise par : - une précarité monétaire qui se concentre sur Bosquet- Néréides, avec un 1 er décile de 0 ; - dans ce groupe de logements sociaux, 45% des ménages ont des revenus inférieurs au seuil théorique de pauvreté théorique et la moitié des mineurs appartiennent à un ménage bénéficiant de la CMUC ; - près de la moitié des allocataires de la CAF sont des ménages à bas revenus (CUCS : 51% en 2006) ; - l enclavement de la cité Bosquet-Néréides est très important. Accessible par une voie unique non traversante, cette situation favorise une coupure physique mais également sociale du reste de la ville ; - en outre, les temps de déplacement vers les structures d accompagnement vers l emploi ainsi que vers le reste de la ville sont importants (près d une heure pour joindre l antenne ANPE la plus proche en heure de pointe) ; - le taux de demandeurs d emplois de moins de 25 ans est élevé (supérieur à 1 actif de moins de 25 ans sur 5) et s accompagne d une récurrence au chômage (64%, CUCS : 64%) ; - le taux très élevé de demandeurs d emploi de longue durée est corrélé à un nombre important de demandeurs d emploi percevant le RMI (43% des demandeurs d'emploi perçoivent le RMI, Vallée de l'huveaune : 37%, CUCS : 48% en 2005) ; - le taux de demandeurs d emploi est inférieur à la moyenne CUCS mais très élevé pour les moins de 25 ans (1/3 des jeunes actifs en 2005) et pour les demandeurs de longue durée (12%) ; - la situation apparaît contrastée au sein de ce soussecteur. Le rapport interdécile y est fort et traduit d importantes inégalités. Celles-ci sont généralisées dans ce sous-secteur ; PONT DE VIVAUX SAINT JEAN DU DÉSERT SAINT MARCEL LA ROUGUIÈRE ESCOURTINES SECTEUR OPÉRATIONNEL TERRITOIRE PROJET ZRU CUCS MARSEILLE Nombre d habitants en 1999 6 166 6 426 3 882 2 731 2 863 60 853 79 958 21 336 371 848 826 700* Nombre de résidences principales en 1999 2 746 2 108 1 552 962 975 23 355 30 661 7 855 149 761 365 986* Taux de logements sociaux en 2006 25% 67% 27% 26% 27% 42% 42% 52% 37% 19%*** Taux de personnes couvertes par une allocation à bas revenus en 2006** Taux de demandeurs d emploi de catégorie 1 en 2005 Taux de jeunes actifs demandeurs d emploi de catégorie 1 en 2005 Taux de bénéficiaires de la CMUC parmi les assurés en 2006 Part des moins de 18 ans bénéficiant de la CMUC en 2006 41% 52% 51% 24% 35% 36% 36% / 52% 42% 11% 17% 14% 12% 11% 11% 11% 14% 17% 14% 17% 32% 23% 29% 18% 22% 23% 25% 24% 24% 17% 23% 24% 7% 12% 15% 16% 21% 28% 19% 38% 43% 40% 32% 39% 38% 27% 41% 47% 34% * au 1 er juillet 2005 ** Les personnes sont celles appartenant à un ménage bénéficiaire d une allocation de la CAF et aux revenus inférieur au seuil de bas revenus en 2006 *** Taux de logements sociaux, Marseille au sens SRU au 1 er janvier 2007 / Pour les autres secteurs, il s'agit d'un taux estimatif. Sources : INSEE, recensement de la population 1999 et recensement rénové / ANPE-INSEE, fichier des demandeurs d emploi en fin d année 2005/population active - RGP 1999 CNAM/TS-INSEE, 2006 / CAF 13, fichier FIC 2006 AVERTISSEMENT : Les données exploitées sont à l'échelle de l'iris qui est parfois insuffisamment précis pour aborder la problématique de la précarité. 28
Vallée de l'huveaune LA PRÉCARITÉ - les clivages entre parc social et privé sont marqués. Près de la moitié des ménages du parc locatif social perçoit l APL ; - le parc de logements est dégradé et vétuste. Ce sous-secteur connaît une évolution inquiétante, avec : - une diminution des revenus du 1 er quartile entre 2002 et 2005 qui semble lié au départ des ménages pouvant accéder à un autre lieu de résidence (diminution du nombre de ménages fiscaux) ; - des évolutions contrastées concernant le taux de demandeurs d emploi. Il tend à la hausse, en particulier pour les jeunes (hormis sur Néréides où il baisse). Le taux de demandeurs d emploi de très longue durée baisse. Sous secteur La Rouguière-Escoutines, des difficultés d accès à l emploi (IRIS La Rouguière Est- Escourtines). Ce sous secteur se caractérise par : - un enclavement de la cité La Rouguière qui n est pas ouverte sur son environnement ; - des temps de déplacement vers les équipements et services (notamment d insertion à l emploi) élevés ; - un taux de demandeurs d emplois de moins de 25 ans élevé (supérieur à 1 actif de moins de 25 ans sur 5) ; - une récurrence au chômage également forte. Elle s accompagne d un taux supérieur à la moyenne du secteur opérationnel de demandeurs d emploi percevant le RMI ; - un taux élevé de demandeurs d emploi de longue durée ; - 1/3 de bénéficiaires de l APL dans le parc social ; - un équipement scolaire connaissant des difficultés. Des évolutions contrastées : - stabilité des revenus voire baisse des revenus dans certaines unités urbaines : - diminution du taux de demandeurs d emploi et notamment de ceux de longue durée ; - baisse du taux de demandeurs d emploi parmi les moins de 25 ans. UN ÉQUILIBRE PRÉCAIRE A PRÉSERVER La construction, intense dans ce secteur tend à modifier les équilibres résidentiels : - avec en moyenne 150 logements livrés par an dont 1/3 de logements individuels, la Vallée de l Huveaune est attractive pour des ménages de CSP intermédiaires ; - face à l arrivée de ces nouvelles populations, le poids statistique des ménages précaires perd en lisibilité ; - le repli des populations les plus modestes est le renforcement de la concentration géographique de profils socio-économiques homogènes de ces ménages s accompagne du creusement des écarts et des usages du territoire entre anciens et nouveaux arrivants. Avec près de 700 permis de construire en attente de réalisation, ce mouvement de spécialisation sociale de l espace va tendre à se renforcer. STE MARGUERITE LA FOURRAGERE LA VALBARELLE LA CAPELETTE 60% IRIS Néréïdes Petit Bosquet 50% PONT DE VIVAUX IRIS St Jean IRIS Hippodrome Vivaux ST JEAN DU DESERT LES CAILLOLS IRIS Collet des Comtes ST MARCEL Taux moyen de ménages inférieur au seuil de pauvreté (CUCS) Taux moyen de salariés en temps partiel (CUCS) Taux moyen de bénéficiaires de la CMUC (CUCS) Taux moyen de demandeurs d emploi catégorie 1 (CUCS) Source : INSEE/DADS/ANPE/DGI - 2005-2006 40% 30% 20% 10% 0 IRIS Forbin ST LOUP IRIS La Sauvagère IRIS Airbel Pommeraie LA POMME Taux de ménages inférieur au seuil de pauvreté Taux de salariés en temps partiel Taux de bénéficiaires de la CMUC Taux de demandeurs d emploi catégorie 1 Lecture : Plus la courbe est éloignée du centre plus l indicateur est dégradé. Exemple : À Saint Tronc, le taux de ménage inférieur au seuil de pauvreté est très élevé, supérieur à la moyenne. Indicateurs de précarité par quartier ST TRONC LA MILLIERE IRIS Airbel Clémentine 29
Vallée de l'huveaune LA PRÉCARITÉ Une offre de logements sociaux importante qui favorise la mobilité résidentielle des ménages : - ce secteur représente un poids important dans l offre locative sociale de la commune (13% des logements sociaux de Marseille) ; - avec des loyers relativement bas (au regard du ceux du parc social) et des logements de types diversifiés, le parc locatif social joue un rôle important dans la mobilité résidentielle des ménages notamment modestes ; - ce constat est particulièrement exacerbé pour les programmes locatifs sociaux peu attractifs qui connaissent des taux de rotation des logements supérieurs à la moyenne. Répulsifs, ils tendent à concentrer les populations précaires captives alors que les ménages ayant le choix quittent ce parc ; - la présence d un parc locatif de fait dans ce secteur opérationnel (7 copropriétés dégradées et un habitat vétuste à La Capelette) tend également à favoriser la mobilité résidentielle des populations ayant le choix alors que les plus précaires s y concentrent. La tendance à la diminution des quartiers résidentiels à dominante populaire (notamment dans les quartiers centraux), l augmentation des prix immobiliers et le potentiel d accueil du parc locatif social insuffisant au regard de la demande tend à accroître l attractivité des ensembles immobiliers présents sur ce territoire. Une mobilité et des déplacements difficiles en raison de l étendue du territoire et des coupures urbaines : - malgré la mise en service du tramway, une partie du secteur reste relativement éloignée des services et équipements. En outre, la présence des coupures urbaines formées par l autoroute et la voie de chemin de fer rendent très difficiles la circulation nord-sud dans ce territoire ; - le trafic automobile, très dense, engendre de nombreuses nuisances pour les riverains. Le secteur souffre également d une hiérarchie peu évidente de la voirie locale qui tend à exacerber le morcellement du tissu urbain et l enclavement de certains sites ; - une amélioration de ces deux points et la qualité de vie des habitants pourrait être apportée par la réalisation de voiries structurantes (U 430, U 410, U 400). 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0 SECTEUR OPÉRATIONNEL TOTAL CUCS MARSEILLE BOUCHES DU RHÔNE Allocataire sans enfant... dont isolés Source : Fichier FIC 2006 à l'iris, CAF 13 Allocataires avec enfants... dont monoparentaux... dont familles nombreuses Part des enfants dans la population couverte... dont enfants en bas âge Profil familial des allocataires CAF 30
Vallée de l'huveaune LA PRÉCARITÉ Taux de ménages sous le seuil de pauvreté La réalisation de ces projets pourraient s accompagner de réalisations paysagères et trame verte (Etude «Vallée de l Huveaune Boulevard urbain sud» - MPM projet de Hanrot et Rault/B R ingénierie Méditerranée). Les équipements scolaires, un équilibre précaire : - l offre scolaire, en particulier celle du second degré, fonctionne relativement bien dans ce secteur. Elle permet aux équipements scolaires de jouer leur rôle ainsi que de garantir une certaine mixité de leur fréquentation ; - toutefois, l ouverture où la fermeture d établissements (notamment la programmation d un collège privé), ainsi que l installation massive de nouveaux résidants accédants à la propriété et pouvant se tourner vers l offre privée pourraient modifier ces équilibres. Les équipements scolaires jouent un rôle majeur de cohésion et de mixité sociale dans ce secteur opérationnel. Celui-ci est à préserver. 31
Vallée de l'huveaune L ACCÈS À L EMPLOI Le secteur opérationnel représente 3% des emplois de la commune. Toutefois, il s inscrit dans un bassin d emplois de dimension supra communale. Ce secteur de tradition industrielle connaît depuis plusieurs années une tertiarisation de sa structure économique. En 2005, il demeure parmi les premiers employeurs dans les domaines de l industrie chimique et plastique. Ce secteur connaît un très important déséquilibre, en volume, entre emplois et actifs résidants. Il est générateur de mobilités. LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE UN IMPORTANT POURVOYEUR D EMPLOIS Le secteur opérationnel compte 9 911 emplois en 2005 soit 8% des emplois du CUCS. En parallèle, sa population active est également très importante. En 2005, 24 858 salariés résidant dans le secteur opérationnel et 3 056 demandeurs d emploi de catégorie 1. Le poids des emplois par rapport aux actifs est largement déficitaire. Un tissu de petits établissements articulé autour d établissements majeurs Avec un nombre moyen d emplois par établissement proche de celui constaté à Marseille (5 emplois par établissement en moyenne en 2005), la Vallée de l Huveaune connaît d importantes disparités : - le poids des établissements sans salarié est supérieur à la moyenne. 63% des établissements ne comptent pas de salariés (Marseille : 62%) ; - cette situation se traduit par une part remarquable d établissements au statut juridique indépendant. Ils représentent la moitié des établissements de services (poids supérieur à celui des autres secteurs). Ce constat peut être corrélé à la part élevée des établissements de services aux particuliers (9% des établissements contre 4% en moyenne à Marseille). Ceux-ci sont toutefois, faiblement générateurs d emplois (4% des emplois) ; - quatorze établissements comptent plus de 100 salariés. Ils totalisent 3 547 emplois, (36% des emplois du secteur opérationnel) ; - les établissements les plus importants concernent les domaines de la santé et des services opérationnels (Centre Hospitalier Valvert, Hôpital Clairval, Centre de Dialyse) ; - le secteur compte trois principaux pôles de concentration d activités : Saint Jean du Désert et La Rouguière Est avec des activités diversifiées (services, commerces, BTP ainsi que la santé à la Rouguière, plus de 1 500 emplois) ; le noyau villageois de Saint Marcel qui s inscrit dans le prolongement de la zone d activité La Valbarelle-Saint Marcel activité et qui compte un établissement de santé majeur (plus de 1 000 emplois au total) ; enfin, La Capelette qui compte également un établissement majeur de santé (plus de 2 000 emplois hors ZAC Capelette Ferrié). SOURCES :. Demandeurs d emploi : ANPE-INSEE, fichier des demandeurs d emploi en fin d année 2005/population active - RGP 1999 à l'iris. Salariés : DADS-INSEE, déclarations de données sociales exploitées au lieu de résidence des salariés à l'iris 2005. Établissements et emplois : source INSEE base de données CLAP (Connaissance Locale de l Appareil Productif) à l'iris - 2005. Établissements et estimation de l emploi (géolocalisés) : Observatoire de l emploi et du développement économique-agam. Données issues de la source SIRENE. Inspection académique des Bouches du Rhône, connaissance académique partagée (http://cap.ac-aix-marseille.fr) L'ACCÈS À L'EMPLOI LES ÉCHELLES URBAINES L'ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES LA PRÉCARITÉ LES FLUX 33
Vallée de l'huveaune L ACCÈS À L EMPLOI La Vallée de l Huveaune se caractérise par un tissu économique constitué d un mélange de groupes nationaux et de PMI. Ce territoire comporte des réseaux denses et complémentaires générateurs de synergies positives. UN VIVIER D EMPLOIS MAIS UN DÉSÉQUILIBRE ENTRE POPULATION ACTIVE RÉSIDENTE ET EMPLOIS Le poids de la population active au regard du réservoir d emplois locaux suggère un fort déséquilibre. Celuici apparait dans la comparaison entre structure de l emplois et profil des actifs. Le secteur opérationnel présente, toutefois, une cohérence partielle dans les domaines des services et de la proximité. La surreprésentation parmi les emplois localisés dans la Vallée de l Huveaune de filières des services se vérifie parmi les salariés résidants (santé, commerce de détail) : - au regard des emplois localisés dans le secteur, la forte représentation de ceux hospitaliers correspond à une surreprésentation de cette activité parmi les salariés résidants (21% soit 4 117 salariés résidants, contre 18% pour le CUCS et 13% en moyenne à Marseille) ; - ce constat s accompagne d'une part relativement importante des emplois publics (liés en particulier au domaine de la santé). En proportion, les salariés sont plus nombreux que dans les autres secteurs à travailler dans un centre hospitalier (1 292 salariés) ou en établissement public ; - 16% des salariés résidants travaillent dans le commerce de détail (soit 3 069 salariés, 14% pour le CUCS en 2005). Cette activité représente 12% des emplois du secteur (1 177 emplois, 12% en moyenne en CUCS et 10% à Marseille) ; - la part des employés parmi les demandeurs d emploi est très élevée (71% d employés). Au contraire, l adéquation emplois/salariés résidants n est pas vraie pour les domaines de la production et du BTP : - 11% soit 2 096 salariés résidants travaillent dans le domaine de l industrie (8% en moyenne à Marseille, 10% en CUCS). En parallèle, ces emplois sont, en proportion, aussi importants qu en moyenne dans le secteur opérationnel (7% soit 619 emplois contre 7% en CUCS en 2005) ; - alors que le BTP est surreprésenté parmi les emplois du secteur opérationnel, le poids de cette activité est sous représenté parmi les salariés résidants. 8% des salariés exercent un emploi dans le domaine du BTP (1 608 salariés en 2005), leur part comparable à la moyenne CUCS est inférieure à celle communale (9% en moyenne pour le CUCS et 11% pour Marseille). Ces constats témoignent du rôle de ce territoire dans la structure économique communale. En effet, il est un bassin d'emplois majeur. La fonction économique y est largement dissociées de celle résidentielle. LA POPULATION ACTIVE EN CHIFFRES 24 858 salariés en 2005 - soit 8% des salariés de Marseille - soit 16% des salariés du CUCS 4 751 demandeurs d emploi en 2005 7 % des demandeurs d emploi de Marseille (12% des demandeurs d emploi du CUCS) 18 % des demandeurs d emploi sont âgés de moins de 25 ans (Marseille : 14% ; CUCS : 14%) 22 % de demandeurs d emploi sans qualification en 2005 (Marseille : 24% ; CUCS : 31%) 35 % de demandeurs d emploi de plus de 1 an (Marseille : 35% ; CUCS : 34%) 34
Vallée de l'huveaune L ACCÈS À L EMPLOI Des actifs qualifiés Les salariés résidants et les demandeurs d emploi sont davantage qualifiés qu en moyenne dans le CUCS : - en termes de formation, 22% des demandeurs d emploi sont sans qualification contre 31% en CUCS et 24% à Marseille ; - la part de salariés ouvriers non qualifiés est inférieure à la moyenne (41% des salariés de CSP ouvrier sont non qualifiés contre 46% en moyenne en CUCS) et 31% parmi les demandeurs d emploi (32% des employés demandeurs d emploi) ; - parmi les salariés résidants, le taux de cadres et professions intermédiaires est supérieur à la moyenne du CUCS (29% contre 27% en CUCS en 2005). Ils représentent 11% parmi les demandeurs d emploi (10% en moyenne en CUCS en 2005). En outre, la répartition par CSP des actifs (salariés résidants et demandeurs d emploi), se caractérise par une surreprésentation des employés : - leur part parmi les demandeurs d emploi est particulièrement élevée (71% des demandeurs d emploi de catégorie 1 en 2005) alors que le poids des ouvriers est inférieur à la moyenne. UN SECTEUR OPÉRATIONNEL DONT LA TERTIARISATION SE POURSUIT Le secteur opérationnel compte trois domaines dont le poids est dominant dans l emploi : - les services ; - la construction ; - le commerce de détail du fait de la présence d une partie de la zone commerciale de la Valentine sur le territoire. En parallèle, les emplois à caractère industrielles, historiques dans ce secteur, tendent à reculer. Ce mouvement ouvre le champ à d autres activités. Les services, deux dominantes La part des emplois de service, dominante, est supérieure à la moyenne du CUCS mais largement inférieure à celle constatée pour Marseille : - en 2005, 65% des emplois contre 63% en moyenne pour le CUCS et 70% pour Marseille. Cette activité se répartit selon deux dominantes la santé et les services aux entreprises ; - 3 302 emplois appartiennent au domaine de la santé (33% des emplois du secteur soit la moitié des emplois de services du secteur) ; - la Vallée de l'huveaune compte 6 établissements de santé de plus de 100 salariés (Le centre hospitalier de Valvert, le C.M.P. de saint Marcel, La Clinique de la résidence du parc, le centre de dialyse, le centre hospitalier régional de Marseille Capelette, Hôpital Clairval ). Ils représentent 68% des emplois de santé du secteur ; - la présence de grands établissements de santé s accompagne d un réseau de praticiens et de services annexes (laboratoire d analyses...) très dense ; - cette activité est stable en nombre d emplois entre 1999 et 2005. LES ÉTABLISSEMENTS EN CHIFFRES 2 219 établissements en 2007 - dont 63% sans salarié (Marseille : 62% ; CUCS : 60%) - soit 3% des établissements de la commune (12% des établissements du CUCS) Les services aux entreprises (services opérationnels) sont égelement développés dans le secteur : - 719 emplois en 2005 soit 7% des emplois du secteur opérationnel ; - ce sont en majorité des emplois de nettoyage (88% des emplois de services opérationnels) ; - ils sont principalement localisés à Saint Jean du Désert et La Rouguière Est. 35
Vallée de l'huveaune L ACCÈS À L EMPLOI Les services aux particuliers sont peu développés mais ils connaissent une croissance importante : - 357 emplois en 2005 soit 4% des emplois ; - les services aux particuliers progressent de +3.8% par an de 1999 à 2005 ; - ces emplois se répartissent principalement dans les IRIS de La Rosière, La Rouguière Est, Forbin et Saint Jean. Les services de la santé ne sont pas accessibles à tous les actifs et nécessitent des compétences spécifiques. En parallèle, les services opérationnels sont fortement employeurs de main d œuvre faiblement qualifiée. Il est toutefois à noter une faible diversité de ces activités au regard du contexte qui leur est favorable (nombreux clients potentiels à proximité). Le commerce de détail, la proximité de La Valentine Après les services, le commerce de détail est le second domaine d activité comptant le plus d emplois dans le secteur : - en 2005, 1 152 emplois (soit 12%). Le poids de cette activité est comparable à celui constaté en moyenne dans le CUCS (12% des emplois) ; - le secteur se caractérise par une part relativement faible des commerces sans salarié (34% des établissements) et la présence de quelques grands établissements ; - le nombre d emplois dans cette activité est stable, par contre les emplois de type «résidentiels» se renforcent (emplois dans les hôtels-cafés-restaurants, banques, immobilier) ; - 3 principaux pôles : Les Caillols avec un hypermarché, Saint Jean du Désert avec un supermarché et des commerces de proximité et La Rouguière qui est en partie situé dans la zone commerciale de La Valentine (des commerces d équipements de la personne et de la maison). Le secteur opérationnel s inscrit en continuité de la zone de la Valentine, centre commercial régional. Répartition des établissements et des emplois par secteur d'activités en 2005 (Sources : données issues de la source SIREN géolocalisée) 36
Vallée de l'huveaune L ACCÈS À L EMPLOI Celle-ci compte plus de 230 hectares d activités, quatre vingt enseignes et 3 millions de visiteurs par an. A proximité se situe également les espaces commerciaux d Aubagne-Les Paluds. Cette localisation représente un potentiel d emplois très important. Le BTP, un poids important dans l emploi local Le domaine de la construction représente 1 063 emplois en 2005 soit 11% des emplois du secteur : - 60% des établissements du BTP n'ont pas de salarié (Marseille : 61%) ; - le secteur compte un établissement de plus de 200 salariés (Campenon Bernard Méditerranée). De multiples formations sont dispensées dans ce domaine sur le territoire et génèrent des réseaux professionnels communaux ; - le nombre d emplois du BTP entre 1999 et 2005 est stable (-12 emplois entre 1999 et 2005) ; - 2 concentrations se distinguent l une autour du programme immobilier La Rouguière, en limite de la ZAC des Caillols et l autre à saint Jean du Désert. Cette activité, à caractère fortement conjoncturel, est mobilisatrice de main d œuvre. Elle s appuie, dans le secteur opérationnel et au contraire de la plupart des autres territoires, sur un réseau constitué autour de plusieurs grands établissements. L industrie, peu présente dans le secteur opérationnel, s inscrit dans un bassin d emploi plus large Dans le secteur opérationnel, le poids des emplois industriels est proche de celui constaté en moyenne dans le CUCS. Ils représentent 7% des emplois du secteur opérationnel et présentent une spécialisation dans les domaines : - des équipements du foyer ; - de la chimie, du caoutchouc, des plastiques ; - de l agro-alimentaire. Le secteur opérationnel représente 3% des emplois industriels du CUCS. Ce domaine d activité perd des établissements et des emplois depuis plusieurs années. La désindustrialisation du secteur créée des opportunités foncières pour l implantation d autres activités, notamment tertiaires. L ACCOMPAGNEMENT VERS L EMPLOI, UN TERRITOIRE VASTE DIFFICILE À COUVRIR MAIS DES RÉSEAUX EFFICACES Ce secteur se caractérise par la part très élevée de populations à accompagner qu il compte. La qualité de l accompagnement est également fortement influencée par la superficie de ce secteur. Celle-ci induit des difficultés d accessibilité ainsi qu'un frein lié au morcellement du secteur et aux difficultés de fédérer les acteurs locaux. Une part importante d'habitants pouvant bénéficier d une mesure d aide à l accès à l emploi Le secteur opérationnel compte 4 751 demandeurs d emploi (soit 12% des demandeurs d emploi du CUCS) et 3 872 bénéficiaires de minima sociaux en 2006 (dont 65% perçoivent le RMI soit 6% des bénéficiaires de la commune). Ils se caractérisent par : - une part importante de moins de 25 ans (18% des demandeurs d emploi de catégorie 1 en 2005) ; - une part de demandeurs d emploi non immédiatement disponibles supérieure à la moyenne (14% de catégories 6, 7 et 8 contre en moyenne 11% en CUCS). Ce constat pourrait indiquer des difficultés pour les demandeurs d emploi à s'inscrire durablement dans le marché du travail ; - 25% des demandeurs d emplois se réinscrivent suite à une fin de CDD (contre 22% en moyenne dans les autres secteurs opérationnels). En termes d offre d accompagnement, le secteur compte 1 pôle emploi (ALE Caillols) ainsi qu un au Sud du secteur à proximité (ALE Drômel). L accessibilité de ces structures est plutôt bonne mais n est pas homogène pour l ensemble du territoire. Le secteur La Millière est éloigné de ce type de structures. 37
Vallée de l'huveaune L ACCÈS À L EMPLOI De nombreuses initiatives d accompagnement vers l emploi Que ce soit les acteurs publics ou les intervenants privés, des initiatives émergent et se pérennisent dans le secteur : - le pôle emploi des Caillols est spécialisé dans, le commerce-la grande distribution ainsi que l industrie agro-alimentaire. Il développe des partenariats avec des centres de formation des apprentis et les professionnels pour mettre en place des formations adaptées à la demande et des conventions avec les syndicats professionnels ; - le conventionnement de l IFAC avec l ANPE leur permet de mettre en place des projets communs en matière d emploi pour les plus de 25 ans usagers de la Maison pour Tous Vallée de l Huveaune. En outre, diverses associations d accompagnement à l emploi interviennent notamment dans le cadre de la plate forme de services publics ; - le comité de bassin d emploi de la Vallée de l Huveaune est un acteur remarquable dans le secteur. Il intervient pour contribuer à l'amélioration de la situation de l'emploi et au développement local des territoires La commission Emploi Formation est constituée de partenaires appelés à travailler sur la gestion de l'emploi local (DDTEFP, AFPA, ANPE, Mission Locale, Pole 13, DSU, Plie). Cette commission organise diverses manifestations (journées pour l'emploi, petits-déjeuners débats...). Le territoire apparaît faiblement maillé par les structures d accompagnement. Toutefois, il présente un fonctionnement en réseau efficace mais dont le développement est freiné par le morcellement du secteur. L accompagnement vers l emploi s appuie sur des initiatives de mise en relation des différents acteurs économiques. Le réseau primaire de l'accompagnement et de l'insertion à l'emploi (source : Maison de l'emploi) 38
Vallée de l'huveaune L ACCÈS À L EMPLOI L insertion La structure urbaine de ce secteur génère un morcellement du territoire et des difficultés de déplacement nord/sud. Ainsi une partie des habitants est éloignée des principales structures d insertion. Les associations du réseau secondaire et les centres sociaux sont donc des acteurs majeurs dans ce domaine. 8 organismes de suivi des publics les plus éloignés de l emploi se situent dans le secteur opérationnel ou à proximité : - 3 organismes du réseau RMI qui permettent une bonne couverture du territoire hormis pour les habitants de la Fourragère et des Lierres (ces derniers étant, en temps de trajet en bus, plus proches de Frais Vallon) ; - 1 plate forme pôle 13 et 1 organisme d accompagnement à l emploi conventionné pôle 13 ; - 1 organisme conventionné PLIE et Pôle 13 ; - 2 organismes conventionnés par le PLIE. Le poids de population pour 1 structure est comparable à celui des autres secteurs. Un réseau «jeunes» présentant un faible maillage Le poids des jeunes nécessitant un accompagnement vers l emploi est également élevé. L ensemble du territoire présente une bonne couverture pour le réseau jeune : - 2 permanences de la mission locale (dont une localisée dans une structure conventionnée par le PLIE) ; - 1 antenne de la mission locale à proximité, au Sud du secteur, ; - 2 points d accueil PAPEJ. Le réseau secondaire apparaît relativement peu maillé avec : - une seule structure d accompagnement à l emploi (et trois sont situées à proximité du secteur opérationnel) ; - 2 structures d accueil et d insertion du réseau secondaire. Ces structures sont localisées à proximité de Le réseau primaire de l'accompagnement des jeunes à l'emploi (source : Maison de l'emploi) 39
Vallée de l'huveaune L ACCÈS À L EMPLOI celles du réseau primaire et contribuent peu à renforcer le maillage du territoire. Peu d acteurs semblent intervenir pour l accès à l emploi des jeunes. Toutefois, celui-ci s appuie largement sur les mêmes synergies que celui des adultes. En outre, la présence de nombreux établissements de formation spécialisés renforce le maillage. LA FORMATION INITIALE DES JEUNES REPOSANT ESSENTIELLEMENT SUR LE DOMAINE PRIVÉ 1 Un secteur qui forme des spécialistes mais avec un faible niveau de qualification En 2007, l effectif de jeunes suivant une formation initiale professionnelle était de 4 682 élèves scolarisés : - 98% de l offre de formation de ce secteur est privée ; - 67% de l offre de formation est de niveau V. La moitié des effectifs de formation prépare au certificat d'aptitude professionnelle (C.A.P.) c est à dire prépare l élève à un métier ; - les bacs professionnels représentent 5% des effectifs ; - les Brevets professionnels (niveau IV) représentent 11% de l offre. L offre de formations dans le secteur opérationnel est relativement importante. Toutefois, elle est quasiment en totalité privée. Une connexion des formations du secteur à l emploi local Les établissements de formation sont pour la plupart spécialisés ce qui renforce leur propension à fonctionner en réseau avec d autres établissements et les filières professionnelles. Ces spécialisations correspondent aux principaux domaines d activité du secteur : - le BTP représente une part importante des effectifs de formation de cette filière à Marseille. Les établissements de formation de ce domaine comptent : plus de 3 000 élèves en formation (70% de l offre de formation du secteur opérationnel) ; un établissement spécialisé dans le BTP (CFA, privé) qui propose plusieurs niveaux de diplômes dans ce domaine (BEP, CAP, Bac Pro ) ; la présence dans le secteur d un CFA régional compagnon du devoir, de notoriété nationale. Le BTP représente 11% des emplois du secteur avec la présence d un établissement de taille majeure. AIR BEL CAPELETTE - PONT DE VIVAUX ESCOURTINES - MILLIÈRE LES LIERRES ROUGUIÈRE - CAILLOLS SAINT LOUP Poids du bassin dans les emplois du secteur 3% 24% 1% 1% 11% 7% Poids du bassin dans les établissements du secteur 4% 22% 3% 2% 15% 7% BTP 8% 7% 6% 4% 3% 3% Commerce 14% 11% 15% 44% 30% 47% Industrie 20% 4% 2% 9% 1% 1% Primaire 0% 0% 0% 0% 1% 1% Services 57% 76% 75% 42% 63% 49% Nombre de demandeurs d'emploi (toute catégorie) 673 782 222 187 1 228 333 Nombre de salariés en 2005 2 832 4 442 1 151 1 239 4 442 3 915 Part des moins de 25 ans 22% 17% 19% 16% 16% 17% Part des plus de 50 ans 19% 19% 18% 24% 20% 19% Données par bassin de proximité (découpage des bassins de proximité voir p.5) 1 Il s agit des établissements de formation initiale des scolaires (CFA, lycées professionnels...). Les organismes de formation professionnelle des adultes ne sont pas intégrés dans le présent paragraphe. 40
Vallée de l'huveaune L ACCÈS À L EMPLOI Cette structure de formation est fortement connectée au réseau d employeurs locaux et à la filière du BTP à l échelle nationale ; - les formations dans le domaine de la santé représentent 617 places. La présence importante d établissement de ce domaine s accompagne de la présence de formations professionnelles spécialisées post-bac (école d infirmières de La Capelette ) ; - les formations en lien avec l industrie sont également représentées dans le secteur opérationnel. Elles sont en partie liées aux activités endémiques de la Vallée de l Huveaune (industrie chimique, 144 élèves au lycée Forbin). Cette filière représente un effectif de 250 élèves en 2007 ; - les formations en électronique (738 élèves en 2007) sont attachées à la présence du lycée professionnel privé modèle électronique. Ces établissements de formation spécialisés ont tissé des liens étroits avec les filières professionnelles qu'ils représentent. En parallèle, ces formations sont peu orientées vers un public féminin. LES ÉVOLUTIONS, UNE POURSUITE DES MUTATIONS ÉCONOMIQUES DE CE TERRITOIRE Le secteur opérationnel se situe au sein d un vaste bassin d emplois de plus de 40 000 emplois et de près de 8 000 établissements. Ce secteur connaît des mutations de sa structure économique. Accroitre la lisibilité et l accessibilité des zones d emplois Malgré la présence de nombreuses infrastructures, les déplacements au sein de la Vallée de l Huveaune sont complexes : - difficultés générales de transit notamment liées à une saturation des axes ; - des échanges nord-sud complexifiés par la topographie et les coupures créées par les infrastructures ; - les transports en commun sont performants vers le centre-ville mais peu efficaces pour les autres itinéraires. Cette situation pénalise les actifs qui connaissent de nombreuses difficultés dans leurs déplacements. Elle génère également des difficultés pour les établissements implantés dans la vallée. SAINT MARCEL AUTRE VALLÉE HUVEAUNE NON AFFECTÉ SECTEUR OPÉRATIONNEL TERRITOIRE PROJET TOTAL CUCS MARSEILLE 12% 36% / / / / / Poids du bassin dans les emplois du secteur 9% 25% / / / / / Poids du bassin dans les établissements du secteur 3% 16% / 14% 11% 7% 5% BTP 6% 14% / 12% 13% 16% 13% Commerce 3% 9% / 7% 6% 8% 6% Industrie 0% 0% / 0% 0% 0% 0% Primaire 88% 59% / 65% 64% 63% 70% Services 518 486 322 4 751 6 300 41 117 70 622 Nombre de demandeurs d'emploi (toute catégorie) 2 388 3 934 515 24 858 32 441 158 803 318 618 Nombre de salariés en 2005 18% 16% / 17% 17% 17% 15% Part des moins de 25 ans 18% 22% / 20% 20% 18% 20% Part des plus de 50 ans Données par bassin de proximité (découpage des bassins de proximité voir p.5) 41
Vallée de l'huveaune L ACCÈS À L EMPLOI Des études sont en cours afin de réorganiser la circulation dans ce secteur et des interventions sont programmées notamment le renforcement des transports en commun par le biais du réseau ferroviaire. La reconversion des friches industrielles Territoire industriel en mutation depuis plusieurs années, le site de la Vallée de l Huveaune compte un nombre d emplois stable depuis de nombreuses années. Une grande partie des établissements se situent dans des zones d activité, industrielles ou commerciales. La présence de sites industriels vacants suite au départ de leurs exploitants présente des opportunités pour l implantation d activités. Les friches offrent un foncier important et représentent un potentiel majeur d emplois. Elles s inscrivent bien souvent dans le cadre d opérations d aménagement mixtes qui, si elles privilégient l habitat, s accompagnent de la création de surfaces d activité. Ainsi : - la ZAC Ferrié-Capelette comprend le village de l automobile (près de 1 800 emplois en 2005) ; LES EMPLOIS EN CHIFFRES 9 911 emplois localisés en 2005 - soit 3% des emplois de la commune (8% des emplois du CUCS) + 0,2 % / an d emplois entre 1999 et 2005 (Marseille : +1%/an ; CUCS : +1,3%/an) 65 % d emplois de service (Marseille : 70% ; CUCS : 63%) % d emplois industriels 7 (Marseille : 6%; CUCS : 8% ) 12 % d emplois de commerce (Marseille :13% ; CUCS :16%) 14 % d emplois du BTP (Marseille : 5%; CUCS : 7% ) - la ZAC des Caillols sud à permis la création de 7 000 m² d activités (sur un terrain libre d'occupation). Pour les opérations à vocation d activité, plusieurs interventions sont en cours ou projetées : - l aménagement et la revitalisation des villages d entreprises de La Valbarelle (partie ouest) sur l ancien site d implantation de Titan Coder (devenu St Marcel Ferroviaire), Saint Marcel Activité (partie Est, implanté sur le site de Titan Coder) se poursuivent (plus d'un millier d'emplois au total) ; - l'aménagement de l'ancien site Nestlé se poursuit. Un parc d'entreprises est en cours de réalisation sur les 20 hectares que compte ce site. Plusieurs établissements sont d'ores et déjà installés : La Poste qui occupe une part importante du foncier, Netcao, le Système Productif Local mode-habillement de Marseille. La mutation de la structure économique de ce secteur ouvre des opportunités foncières pour un redéploiement cohérent, tant en termes spatial que structurel des activités au sein de la vallée. L arbitrage entre la vocation économique et celle résidentielle du territoire est un préalable. Le domaine de la santé Le secteur opérationnel compte une surreprésentation des emplois de santé (3 300 soit 7% des emplois de santé de la commune). Il présente un panel d équipements médicaux spécialisés (centre hospitalier Valvert spécialisé dans les maladies mentales, centre de rééducation professionnel La Rouguière ), de cliniques privées et le centre hospitalier régional de La Capelette. Celui-ci fonctionne en réseau avec celui de La Timone et s inscrit dans les restructurations en cours et programmées par l AP-HM. Dans le secteur opérationnel, la formation dans les métiers de la santé est un enjeu majeur. Ce domaine d activité présente un panel important de métiers allant d un très bas niveau de qualification à un très élevé. Il permet des trajectoires professionnelles. 42
ATTRACTIVITÉ RÉSIDENTIELLE Le secteur opérationnel, et plus largement l Est de la commune forme un des socles de la mobilité résidentielle des ménages quel que soit leur profil. La diversité de l offre, son volume apportent une réponse aux différentes étapes du parcours résidentiel des ménages. Toutefois, la qualité de l habitat, celle de l environnement urbain sont variables et tendent à générer une spécialisation des flux résidentiels. Un environnement de qualité mais qui demeure non valorisé Longtemps fréquenté comme lieu de villégiature, la Vallée de l'huveaune présente un environnement naturel et patrimonial d exception : - le secteur opérationnel s inscrit en frange de zones de biodiversité remarquable classées Natura 2000 (massif des Calanques et Garlaban). La Vallée de l Huveaune, non intégrée dans ces périmètres de protection, joue pourtant un rôle important notamment de connexion entre les écosystèmes marins et ceux des massifs. 5% des espaces du secteur opérationnel sont classés au POS en zones à protéger (NDn Vallée de l'huveaune L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES La Vallée de l Huveaune présente une attractivité résidentielle et économique forte. Ce secteur occupe une place majeure tant dans la fonction résidentielle communale que dans celle économique. En matière d habitat, il compte une offre importante et diversifiée mais de qualité variable. Il représente un poids majeur des flux résidentiels de la commune. En matière d activité, il présente une proximité favorable des infrastructures routières et ferroviaires, une main d œuvre abondante et un potentiel foncier, même si dans les faits, ces facteurs restent des potentialités faiblement valorisées. Ce territoire est un lieu d opportunités de développement, de multiples enjeux et de projets. Il apparaît également en recherche de cohérence pour gagner en attractivité. ou NDl). Celles-ci s inscrivent dans la continuité des zones protégées du massif de Saint Cyr et en articulation directe avec les zones d habitat collectif ou de maisons de ville de la vallée. Cette proximité est faiblement valorisée ; - en fond de vallée, l Huveaune et les ruisseaux qui parcourent ce site ont largement structuré ce territoire, ainsi que son occupation. Ils lui confèrent des qualités paysagères largement reconnues mais sous valorisées ; - la Vallée de l'huveaune compte également un patrimoine bâti remarquable. De nombreux châteaux ont été bâtis au XIX e siècle (notamment le château de la Buzine et le château de la Reynarde, inscrits à l inventaire supplémentaire des monuments historiques). Ils s accompagnent d un patrimoine religieux foisonnant ainsi que de vestiges archéologiques (Oppidum du Baou de Saint Marcel, inscrit à l inventaire supplémentaire des monuments historiques, Castellum Massiliense, pilier romain sur l Huveaune ). Les zones urbaines de la Vallée de l'huveaune sont imbriquées dans un environnement naturel remarquable marqué par la présence de coulées vertes, de SOURCES : - Observatoire Immobilier de Provence (OIP), commercialisation des programmes immobiliers de 5 logements et plus, 2006 - Observatoire Immobilier de Provence (OIP), immobililer de bureaux neufs, 2007 - Confédération nationale des administrateurs de biens (CNAB), observatoire marseilleis de la formation des loyers, 2007 - INSEE, recensement général de la population à l'iris, 1999 - Agam, Base équipements 2004 - INSEE - SIRENE, les établissements à l'iris, 2007 -Revenus : DGI-INSEE, Revenus des ménages fiscaux à l IRIS, 2002, 2004, 2005 L'ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES LES ÉCHELLES URBAINES L'ACCÈS À L'EMPLOI LA PRÉCARITÉ LES FLUX LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE 43
Vallée de l'huveaune L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES ruisseaux et rivières. Toutefois, sa mise en valeur faible est complexe. Le morcellement de la domanialité des espaces naturels en franges d urbanisation nuit à leur gestion harmonieuse et leur mise en valeur. des axes). Les transports en commun sont peu fonctionnels (saturation des axes). Seul le tramway assure une bonne desserte vers le centre-ville, mais son impact sur l ensemble du territoire reste limitée. Un territoire manquant de lisibilité et peu fonctionnel La qualité paysagère de la vallée est largement perturbée par plusieurs facteurs liés à la topographie et aux fonctions de ce territoire : - le passage de nombreuses infrastructures dans cet espace contraint génère des nuisances. La nationale 8 et l autoroute A50 sont toutes deux inscrites au POS comme voies bruyantes. Il en est de même pour la voie ferrée. D autres tronçons ont le même classement (Avenue de la Grognarde, boulevard de la Cartonnerie). Les nuisances sont importantes pour Airbel, Sainte Madeleine, La Rouguière et les noyaux villageois traversés par la RN8. L impact négatif de cette situation n est pas compensé par des liaisons efficaces au reste de la ville ; - malgré la présence de nombreuses infrastructures, les difficultés de transit et de circulation interne au secteur sont généralisées (notamment par saturation L'ATTRACTIVITÉ EN CHIFFRES 97 hectares à vocation d activité soit 11% du secteur (ZFU : 0%, CUCS : 16%, Marseille : 15%) +19% de taux de création d établissements en 2006 (Marseille :+17%, CUCS : +18%) 3 074 m 2 de locaux réalisés par an de 1997 à 2007 (CUCS : 35 000 m2/an, Marseille : 75 000 m 2 /an) 163 logements réalisés par an de 1997 à 2007 (CUCS : 915 Logements/an, Marseille : 2 575 logements/an) 66 habitants pour 1 établissement de proximité (com merces de détail, services, postes, banques... ; hors centre-ville). (CUCS : 60 pour 1 établissement, Marseille : 17 pour 1 établissement, hors centre ville) Ce territoire a été largement marqué par la présence industrielle : - les nuisances subies sont importantes tant sur le cadre de vie (sonores, olfactives, risques ) que sur la perception de ce secteur. L industrialisation ancienne de la Vallée de l Huveaune lui confère une image dégradée ; - la présence industrielle a également des impacts sur la répartition des fonctions et l organisation urbaine du secteur. Le départ des industries dès les années 1970 libère de grandes emprises qui jouxtent les noyaux villageois et les zones habitat. Cette situation forme des ruptures fréquentes dans les fonctions du territoire et nuit à sa lisibilité. Ces emprises sont occupées et aménagées sans considération de l environnement (équipements commerciaux, parcs d activités fermés ). Ce morcellement partiellement lié aux mutations économiques de la vallée s accompagne d un développement résidentiel anarchique : - à la situation du fond de la vallée, se transpose sur les versants, la réalisation de programmes de logements mal raccordés à leur environnement. Cette dynamique se poursuit avec une moyenne de 152 logements réalisés par an ces quinze dernières années. La Vallée de l'huveaune représente 7% des logements réalisés dans la commune. Le sous-secteur Saint-Jean du Désert la Pomme les Caillols concentre 40% des nouveaux logements, alors que le reste de la production se répartit entre les sous-secteurs Capelette, et Saint-Loup La Valbarelle (soit respectivement 23% et 13% des logements livrés dans le secteur). En parallèle, la programmation de logements concerne presque essentiellement les sous-secteurs Saint-Jean 44
Vallée de l'huveaune L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES Permis de construire autorisés et réalisés, zones de projet habitat du Désert la Pomme les Caillols d une part (50% de la programmation de logements) et Capelette _ la Sauvagère d autre part (24% de la programmation de logements du secteur pour chaque entité). Hors du secteur opérationnel, la réalisation de logements se poursuit largement dans les quartiers, de frange urbaine. La Vallée de l'huveaune se caractérise par un morcellement qui nuit à l unité et à la lisibilité du site. Les programmes immobiliers de logements ou d activités forment des entités autonomes juxtaposées sans lien. Cette situation, en particulier en ce qui concerne l habitat, est toutefois associée à une offre résidentielle diversifiée. Un territoire contribuant largement au parcours résidentiel des ménages Avec 7 % des résidences principales de la commune (en 1999), 9% des logements individuels et 12% des logements sociaux, le secteur opérationnel contribue pour une part importante à l offre résidentielle communale. Le parc de logements du secteur opérationnel compte une offre diversifiée tend en termes de statut d occupation, de typologies que de qualité. La plupart des formes d habitat sont présentes sur ce territoire. Il est donc attractif pour tous les profils de ménages et contribue largement au parcours résidentiel des marseillais. Trois principales formes d habitat sont représentées sur ce territoire et connaissent de nombreuses déclinaisons. Elles s accompagnent également d une spécialisation du profil de leurs habitants : - les noyaux villageois, des repères identitaires : Le secteur opérationnel compte de nombreux noyaux villageois (5 au sens du POS) qui forment des lieux d histoire et de tradition pour la vallée. L offre résidentielle qu ils proposent apparaît attractive pour de jeunes ménages. Trois d entre eux forment des centralités de proximité qui restent affirmées. La Capelette, Saint Loup et Saint Marcel représentent des espaces de confluence et de concentration : 45
Vallée de l'huveaune L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES La Capelette (partie haute, 5 700 habitants en 1999), est un pôle de proximité situé en entrée de vallée. Il se caractérise par une concentration d équipements de santé. Ce noyau villageois compte près de 400 établissements, 85 commerces dont un supermarché, 6 banques. Constitué d'un bâti très dégradé, il connaît actuellement, en lien avec les opérations de Marseille Grand Est d importantes mutations ; Saint Loup (7 100 habitants en 1999), forme un pôle de proximité composé de 70 commerces, un centre commercial, un établissement de poste, des banques ainsi que plusieurs équipements (école, lycée, maison d enfants, maisons de quartier, consultation PMI, tennis, un stade ). Le noyau villageois compte plus de 300 établissements. Il connaît toutefois un recul de son attractivité commerciale depuis plusieurs années ; Saint Marcel (3 600 habitants en 1999) compte près d une centaine de commerces et services de proximité ainsi que des services et équipements peu présents dans ce secteur de la vallée (un établissement de poste, des banques, une pharmacie, un supermarché, une piscine, un café musique, un équipement petite enfance, un centre social ). Le noyau villageois compte plus de 150 établissements en 2007 (essentiellement à vocation de services). St Marcel présente toutefois une dégradation forte du bâti et un recul de son attractivité commerciale depuis de nombreuses années. Les noyaux villageois regroupent les principales fonctions de proximité (équipements scolaires, commerces alimentaires ), leur structure urbaine témoigne du passé du secteur (tissu bas constitué de petits collectifs ou de maisons de villes, présence de lieux symboliques ). En ce sens ils sont porteurs d une identité qui se traduit notamment au travers du tissu associatif dense. Ces noyaux villageois de la vallée sont fragiles. Constitués sous la forme de villages rues ils sont largement impactés par le passage de la RN8 qui en dégrade la qualité mais en assure également l'attractivité commerciale. Ils nécessitent un traitement urgent de requalification du bâti (Saint Marcel, par exemple). - les logements pavillonnaires : en 1999, le secteur opérationnel comptait 22% de logements individuels (Marseille : 15% en 1999). Principalement en accession, cette offre résidentielle revêt une forte attractivité. Celle-ci paraît présenter une forte spécialisation géographique : sur les piémonts du massif, les villas se présentent sous forme d un habitat populaire (versant sud, cabanons ouvriers transformés et réhabilités). Cette offre est attractive pour de jeunes ménages ; sur le versant Nord, sous forme de lotissements. Les quartiers la Millière et la Fourragère comptent un taux particulièrement élevé de logements individuels, respectivement 63% et 30% en 1999. Ils sont accessibles pour des ménages de CSP cadres et professions intermédiaires. Cette offre résidentielle, essentiellement en accession, poursuit son extension. Parmi les logements réalisés ces quinze dernières années, le poids de ceux de type individuel est élevé (35%). - les principaux programmes immobiliers collectifs : locatifs sociaux ou en copropriétés, ils représentent dans la Vallée de l'huveaune un poids remarquable. Ils occupent une place majeure dans l offre résidentielle de ce territoire. En effet : 25% des résidences principales du secteur appartiennent à une copropriété de plus de 100 logements ; 35% des résidences principales sont des programmes locatifs sociaux publics de plus de 100 logements. Le secteur compte plus de 10 000 logements sociaux en 2007 soit près d une centaine de programmes. Les ¾ d entre eux ont été réalisés de 1965 à 1975. Territoire largement investi par l urbanisation des 46
Vallée de l'huveaune L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES Programmes locatifs sociaux et copropriétés de plus de 100 logements années 1960, cette caractéristique s'accompagne de la présence de programmes de grande taille, sur des parcelles d une superficie élevée et présentant des formes architecturales originales. Ils comptent en moyenne plus de 100 logements (contre 52 à Marseille). Le secteur opérationnel regroupe la présence de plusieurs groupes locatifs sociaux majeurs : Cité Saint Thys, 483 logements ; Valbarelle Heckel, 400 logements ; Les Néréides, 454 logements et Bosquet, 239 logements ; Château Saint Loup, 300 logements ; Airbel, 1200 logements répartis entre 4 bailleurs ; La Rouguière, 632 logements ; La Grande Bastide, 980 logements ; Les Lierres, 312 logements ; La Dominique, 306 logements. La qualité et le raccordement au tissu urbain de ces ensembles immobiliers est très variable. Il faut en particulier noter le manque d attractivité de certains d entre eux lié à leur enclavement et leur mauvaise qualité (La Rouguière, Les Néréides sont enclavées, Airbel présente des dysfonctionnements majeurs, ainsi que la Fourragère, Les Escourtines, La Valbarelle, Les Caillols connaissent d importantes difficultés sociales). Ces ensembles immobiliers s accompagnent pour la plupart d équipements. Ils en sont bien pourvus en particulier pour ceux sociaux et scolaires. Toutefois, 47
Vallée de l'huveaune L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES leur qualité est inconstante (manque d entretien, manque d équipements sportifs, carence d équipements petite enfance). En parallèle, les copropriétés sont nombreuses dans ce secteur opérationnel. Elles ont été pour partie réalisées selon les mêmes mécanismes : La Grognarde, 611 logements ; La Bastide Neuve, 199 logements ; La Capelette, 142 logements ; Le Collet des Comtes, 102 logements ; Le Lycée Est, 328 logements ; Le Parc Dessuard, 379 logements ; Sainte Madeleine, 202 logements. La poursuite de la densification du secteur opérationnel s effectue partiellement sous la forme de copropriétés. De formes et de taille plus restreintes que celles réalisées dans les années 1960-1970, elles tendent à se juxtaposer avec les ensembles existants mais sans articulation et en renforçant les contrastes. Le secteur opérationnel compte une part majeure de logements sociaux publics (près de 40% de logements sociaux). Pour une grande partie ce parc connaît de très grandes difficultés (en particulier les logements des années 1960-70). Le territoire compte également des copropriétés très fragilisées ayant une fonction de parc locatif de fait (Bastides St Jean, résidence Est marseille, Bel ombre). Ces logements jouent un rôle majeur dans le parcours résidentiel des ménages. Ils forment un parc de report pour les ménages modestes que ce soit en accession ou en location (loyers et des couts de vente inférieurs à la moyenne). Ces différents ensembles résidentiels fonctionnent de manières indépendantes. Ils s accompagnent d une spécialisation des flux résidentiels qui, au regard de la territorialisation de l offre de logements et du cadre de vie se traduisent par une dichotomie entre les versants Nord et Sud. Les copropriétés échappent à cette spécialisation territoriale et s appuient sur des mécanismes résidentiels spécifiques. Ainsi, ce territoire connaît de très forts contrastes résidentiels. Il répond aux attentes de tous les habitants mais en parallèle en marginalise une partie. ATTRACTIVITÉ ÉCONOMIQUE La Vallée de l Huveaune est un territoire historiquement industriel. Il a compté un nombre important d établissements majeurs dans ce domaine : Coder, Péchiney, Nestlé, Rivoire et Carret, Sainte Marie Il connaît actuellement d importantes mutations mais reste parmi les premiers acteurs économiques de l agglomération. Le secteur opérationnel Vallée de l Huveaune ne représente que partiellement le bassin d emplois associé à cette entité géographique. Il est concerné directement par une faible partie des mutations de ce bassin. AIRBEL CAPELETTE - PONT DE VIVAUX ESCOURTINES - MILLIÈRE LES LIERRES ROUGUIÈRE - CAILLOLS SAINT LOUP Etablissements 303 582 65 123 211 134 Etablissements sans salarié 45% 65% 78% 68% 76% 76% Etablissements de plus de 50 salariés 1 5 2 0 2 3 Taux de création des établissements 14% 27% 25% 16% 22% 20% Taux de transfert 29% 28% 19% 50% 15% 11% Données par bassin de proximité (découpage des bassins de proximité voir p.5) 48
Vallée de l'huveaune L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES Un secteur dont la structure économique est en mutation Le secteur opérationnel représente 3% des établissements de la commune en 2007. Bien qu en mutation, ce territoire demeure un pôle industriel majeur à l échelle marseillaise. L attractivité économique de ce secteur se traduit par un taux de création d établissements supérieur à la moyenne marseillaise et à celle du CUCS (19% contre 17% à Marseille et 18% en CUCS). Le secteur représente 5% des établissements créés dans la commune en 2005. Par contre, le taux de transfert d établissements est inférieur à la moyenne Marseille (26% contre 27% à Marseille) et le nombre d emplois du secteur est stable entre 1999 et 2005. La création d établissements concerne principalement trois domaines : - les activités formant la structure économique traditionnelle de la vallée : Le développement des établissements dans le secteur concerne ceux déjà largement représentés : l industrie, 8% des établissements du secteur regroupe 4% des établissements créés dans le secteur (en particulier l industrie agro alimentaire : 3% des établissements du secteur) ; le BTP 15% des établissements du secteur et 18% des établissements créés. Le BTP affiche un faible taux de création (23% contre 29% en moyenne à Marseille) ; le commerce de détail, 15% des établissements du secteur. Le commerce de détail représente 14% des établissements créés dans le secteur. Le taux de création de cette activité est élevé (18% contre 13% en moyenne à Marseille en 2005). Le BTP et le commerce de détail représente un poids important dans les créations d établissements du secteur. - La santé, une spécificité du secteur qui se renforce : Ces établissements représentent 23% des établissements du secteur et 23% de ceux créés (8% des établissements de ce domaine créés dans la commune en 2005). Le taux de création pour ces établissements est supérieur à la moyenne Marseille (19% contre 13% en moyenne à Marseille). - Les services aux entreprises : Les services aux entreprises connaissent également un certain dynamisme. Leur poids dans le total des établissements est comparable à la moyenne Marseille : le conseil et assistance représente 9% des établissements créés dans le secteur. Le taux de création pour cette activité est de 27% contre 23% à Marseille ; les services opérationnels représentent 7% des établissements créés dans le secteur opérationnel. Ils connaissent également un taux de création supérieur à la moyenne marseillaise (35% contre 22% en moyenne) ; les transports et la logistique regroupe 6% des établissements en 2007 et 5% des établissements créés dans le secteur opérationnel (9% de ceux créés dans la commune). Le taux de création pour cette activité est élevé (18% contre 13% en moyenne à Marseille). SAINT MARCEL AUTRE VALLÉE HUVEAUNE SECTEUR OPÉRATIONNEL TERRITOIRE PROJET ZRU TOTAL CUCS MARSEILLE 197 268 2 219 2 867 397 24 878 48 413 Etablissements 63% 61% 63% 64% 70% 60% 62% Etablissements sans salarié 3 8 24 29 0 217 383 Etablissements de plus de 50 salariés 16% 19% 19% 19% 17% 18% 17% Taux de création des établissements 28% 27% 26% 28% 23% 25% 27% Taux de transfert Données par bassin de proximité (découpage des bassins de proximité voir p.5) 49
Vallée de l'huveaune L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES La tertiairisation de la Vallée de l'huveaune se poursuit avec un renforcement des spécialités telles que la santé et le commerce. Cette tendance semble s accompagner d une monté en puissance des services aux entreprises. La répartition de cette attractivité La Vallée de l Huveaune, au sens du bassin d emplois et non du seul secteur opérationnel, a connu une croissance soutenue entre 1999 et 2005 (+ 4 400 emplois sur la période). Celle-ci se caractérise par un renforcement des activités tertiaires notamment les services aux entreprises ainsi qu une croissance du commerce de détail 1. La Vallée de l Huveaune en tant que bassin d emplois comprend des centralités économiques majeures : - La Capelette-Pont de Vivaux, un secteur en cours de mutation ; - La Valentine, qui compte plusieurs sièges de grandes entreprises industrielles et dont la zone commerciale principalement située hors du secteur opérationnel le jouxte et l impacte largement. Le poids de ces centralités se renforce et impacte le secteur opérationnel du CUCS. - La Capelette-Pont de Vivaux Une partie du bassin de proximité Capelette-Pont de Vivaux est impactée par la ZAC Capelette. Cette zone connaît d importantes mutations urbaines. Sa structure économique marquée par la présence de PME/ PMI poursuit sa tertiarisation. La Capelette Ce territoire compris dans la ZAC de La Capelette en articulation entre le noyau villageois connaît un très fort dynamisme économique partiellement imputable à la réalisation de locaux d'activités (notamment à proximité de la zone UE Capelette Ferrié). Ce territoire représente 1/5 e des établissements créés dans le secteur opérationnel (12% des établissements implantés dans le secteur opérationnel en 2005). Le taux de création y est très élevé (29% en 2005) ainsi que le taux de transfert d établissements (38% soit plus de 1/4 des établissements transférés vers le secteur opérationnel) Il compte plusieurs grands établissements à proximité (domaines du BTP, des services aux entreprises et proximité de l hopital de La Capelette et du centre G Berger). La forte concentration d établissements de santé sur ce site se confirme. La moitié des établissements créés dans ce secteur appartient à ce domaine (soit 40% des établissements de santé créé dans le secteur opérationnel en 2005). Le taux de création pour cette activité est très élevé (43% contre 13% à Marseille) ; Saint Jean du désert, une zone de concentration d activités informelle Ce site représente 1/10 e des établissements créés dans le secteur opérationnel : ¼ des établissements qui se créent sur ce territoire appartiennent au BTP (15% des établissements du BTP créés dans le secteur opérationnel). Pour cette activité, le taux de création est faible ; ¼ correspond au domaine de la santé (9% des établissements de santé créés dans le secteur). Le taux de création pour ce domaine est élevé. - La ZAC de la Valentine La zone commerciale de la Valentine contient une partie marginale du secteur opérationnel. Celle-ci se situe à l Est du quartier Saint Marcel. Ce territoire forme une charnière entre plusieurs zones à vocation économique. Le poids de ce territoire dans les établissements créés est élevé. En effet, il bénéficie de plusieurs atouts stratégiques : ce territoire compte une partie de la zone commerciale de la Valentine et il est bordé à l est et au sud par une importante zone UE (à vocation d'activités au POS) ; il compte des enjeux forts de mutation de sites 1 Les données indiquées dans le paragraphe sont issues de l étude Projet de schéma d organisation de la Vallée de l Huveaune à Marseille Agam 2009 50
Vallée de l'huveaune L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES Evolution des emplois entre 1999 et 2005 à l'iris (taux annuel) Taux de création d'établissements en 2005 par IRIS 51
Vallée de l'huveaune L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES industriels (dont l emprise Nestlé en cours de mutation) ; il est situé non loin de l échangeur autoroutier et compte une réservation au POS pour la réalisation d un échangeur. A St Marcel Est, Le taux de création d établissements est élevé (22% en 2005). Il représente 1/10 e des établissements créés en 2005 dans le secteur opérationnel (35 établissements). Le taux de transfert élevé de ce secteur témoigne de son attractivité (29% soit 10% des établissements transférés de la commune). Les établissements qui se créent sur ce site concernent principalement le BTP (29% soit 14% de ceux du secteur). Le taux de création est comparable à celui constaté à Marseille (31%). Les autres établissements créés concernent principalement les services aux entreprises (conseil et assistance, transport) ainsi que le commerce de gros mais le nombre de ces établissements est restreint ; - Le Fond de Vallée (Saint Marcel-La Valbarelle) Le secteur opérationnel exclue les villages d entreprises situés le long de la RN8. Toutefois, il apparaît important dans mesurer l impacte sur le secteur opérationnel, même si celui-ci apparaît restreint. Ce territoire situé le long de la RN8 sur le versant sud de la vallée représente 1/10 e des créations d établissements du secteur. Il s articule avec le village d entreprise de Saint Marcel mais se situe en limite externe de zone Ue. Il s inscrit dans le prolongement du dynamisme économique du fond de vallée. Le taux de création d établissements sur la partie incluse dans le secteur opérationnel est moyen (17%) et le taux de transfert est également proche de celui moyen à Marseille. Les facteurs et freins de l attractivité économique La Vallée de l Huveaune, outre son inscription historique dans les réseaux économiques locaux, présente plusieurs facteurs d attractivité : - la présence de zones dédiées à l activité : Ces zones sont celles inscrites au POS comme réservées à la réalisation de locaux à usage d activités : ce secteur opérationnel compte près d une centaine d hectares exclusivement à vocation d activité au POS ce qui représente 11% du foncier du secteur opérationnel ; ces zonages correspondent à des implantations en tissu central (UEh) ou tissu périphérique (UEb) ainsi qu à des ZAC ; ils s inscrivent en continuité de vastes zones à vocation d'activités (près de 600 hectares dans la partie marseillaise de la Vallée de l'huveaune). Toutefois, la mobilisation du foncier au sein de ce zonage est réduite par d importantes contraintes en fond de vallée : passage des infrastructures, réservations au POS pour infrastructure et superstructure (13 hectares en UE), zones inconstructibles (inondables, 26 hectares situés en UE), occupation préexistante de zone d habitat dense... Dans le secteur opérationnel, 1/5 e sont indisponibles pour l activité (dont 10% est réservé pour la réalisation d infrastructures ou de superstructure et 10% occupé par de l habitat relativement dense). la présence de zones dédiées a favorisé l implantation de concentration d activités formelles ou informelles : Capelette-Ferrié marqué par la présence du village de l automobile et qui compte plus de 130 établissements (1 800 emplois en 2005) ; Capelette-Pont de Vivaux où se sont implantées des PME et PMI spécialisées dans l industrie (plus de 200 établissements, 2 300 emplois en 2005) ; 503-553 rue Saint Pierre regroupe près de 130 établissements (650 emplois) ; Saint Jean du Désert où se sont implantées de manière informelle une cinquantaine de PME et PMI (800 emplois) ; la ZAC des Caillols dont une partie a favorisé l implantation de commerces. 52
Vallée de l'huveaune L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES Dispositif incitatif et zones dédiées à l'activité En limite de périmètre opérationnel : La Pomme Master Park (près de 50 entreprises, 300 emplois) ; La Valbarelle-Saint Marcel activité compte plus de 150 établissements (1 000 emplois) ; la ZAC commerciale de la Valentine, partiellement située dans le secteur opérationnelle (3 800 emplois). La présence de ces zones dédiées ne suffit pas à limiter le morcellement des espaces ce qui nuit à la cohérence d ensemble et à la lisibilité de l acticité économique au sein de la vallée. La présence de secteurs dédiés à l activité permet de limiter la compétition entre habitat et activité qui apparaît contre productive pour le développement économique du secteur. Elle permet également de créer des espaces adaptés aux activités économiques. - La réalisation de locaux d activité Le volume de réalisation de locaux d activité dans la Vallée de l'huveaune ces quinze dernières années représente 57 000 m² soit 4% des surfaces réalisées dans la commune (8% de celles du CUCS). Cela se traduit par : une surreprésentation de la production de surfaces de stockage et d usines-ateliers. Elles représentent plus des ¾ des surfaces réalisées dans le secteur opérationnel (contre en moyenne à Marseille moins des 2/5ème). Le stockage représente 30% des surfaces réalisées (soit 15% de celles réalisées dans la commune ces quinze dernières années) ; pour les années à venir, une programmation de locaux relativement faible. 11 550 m² sont en attente de réalisation ces trois prochaines années dont la majorité sont des locaux de stockage (soit 2% 53
Vallée de l'huveaune L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES des surfaces en attente de réalisation à Marseille, 12 opérations) ; une taille des locaux inférieure à celle constatée dans la commune hormis pour les opérations de bureaux (1 300 m² pour les locaux réalisés et 960 m2 par programme contre 1 700 m² en moyenne à Marseille). Ce constat traduit la poursuite du morcellement des zones dédiées à l activité. - Une localisation à proximité des infrastructures de déplacement Cet élément apparaît être un atout mais également un frein à l implantation d activités : la situation en entrée de ville est un atout important pour ce site. Toutefois, elle est associée à de nombreuses contraintes urbaines et topographiques ; la multitude des infrastructures traversant la vallée, son étroitesse sur certains passages, tendent à contraindre les espaces urbanisables en fond de vallée ; la proximité de l autoroute est plutôt positive toutefois, les connexions à cette voie ne sont pas assurées au sein de la vallée ; en outre, la bonne desserte de la vallée est annihilée par une saturation des axes de communication. PERSPECTIVES : REDONNER UNE PLUS GRANDE LISIBILITÉ À LA VALLÉE DE L'HUVEAUNE Deux préalables pour la Vallée de l'huveaune : - l amélioration de l accessibilité et la liaison entre les entités urbaines ; - la rationalisation de la répartition des fonctions afin de permettre un développement cohérent. La révision du POS est en la matière un enjeu majeur. La répartition et l articulation des fonctions Caractérisé par son morcellement, ce secteur nécessite une cohérence d ensemble (façade économique par exemple) pour gagner en lisibilité et en attractivité : - le développement de l habitat connaît un rythme continu. Des opportunités foncières existent mais sont à ménager (notamment par une planification, en particulier sur le versant Nord). La pression portant sur la reconversion des friches industrielles au sein de la vallée est forte. Elle apparaît contre productive pour le développement cohérent du site ; - en outre, le manque d articulation des emprises à vocation d activité est également un frein à la lisibilité de la fonction économique de la vallée. Plusieurs projets sont évoqués visant le raccordement de ces entités. Ils permettraient d assurer les transitions des zones d activités (la liaison entre leurs voies développée dans le projet de trame active. Celle-ci aurait vocation à supporter les flux liés à l activité. Ce projet est associé à celui d'une trame verte vouée aux modes de déplacements doux 2 ). Ce territoire joue un rôle majeur à l échelle communale tant en termes d offre résidentielle qu en tant qu acteur économique. La présence de ces deux vocations acte la plurifonctionnalité de ce territoire. Toutefois, l articulation de ces fonctions, notamment au regard du contexte urbain contraint, des potentialités foncières et de la qualité du milieu dans le quel s inscrit ce secteur, reste à arbitrer. Ce territoire est donc sujet à un enjeu majeur qui est de définir les modalités de l équilibre entre ses différentes vocations. Le développement et le renforcement des centralités Cette problématique est directement corrélée avec celle des déplacements. Plusieurs projets sont envisagés et devraient permettre de conforter les centralités de proximité de la vallée. Ils s appuient en particulier sur le développement des transports en commun et la hiérarchisation du système viaire. Ces interventions forment un support d aménagement et de renouvellement de la hiérarchie urbaine du secteur : 2 Cabinet Hanrot & Rault et B&R Ingénierie- Etude Vallée del Huveaune-Boulevard Urbain Sud, MPM DIFRA, 2007) 54
Vallée de l'huveaune L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES - le développement de l offre de transports en commun amorcée avec la réalisation du tramway jusqu aux Caillols devrait se poursuivre. La partie nord du secteur opérationnel bénéficie également du prolongement de la ligne de tramway jusqu à La Fourragère Ce projet encore en cours de réalisation, dont la livraison est prévue fin 2009, comportera quatre nouvelles stations au delà du terminus de la Timone. Le terminus de la fourragère situé sur le futur périphérique Est de Marseille (L2) permettra une correspondance voiture-métro grâce à un parking relais. En outre, le prolongement du métro ligne 1 depuis La Timone jusqu à la Fourragère est également en cours. Le PDU intègre également le prolongement de la ligne de Métro 2 entre Sainte Marguerite-Drômel et Saint Loup. Plusieurs tracés sont projetés ; - le redéploiement de la ligne TER Marseille/Aubagne- Toulon avec la création d une 3 e voie et l augmentation des cadences. Ce projet s accompagne d un réaménagement des quais pour les gares de Saint Marcel et La Pomme. Une nouvelle gare sera créée à la Barasse. Elle aura pour fonction le développement d un pôle d échange multi-modal. Le développement de cette offre ferroviaire pourrait s accompagner d un renforcement des centralités de proximité autour des gares ; - la réalisation d un échangeur avec l autoroute A 50 boulevard des Libérateurs (Saint Marcel). Cette connexion pourrait permettre de renforcer une centralité économique. - sur le site de La Capelette, la création de grands équipements va permettre de conforter cette centralité. En outre, ce quartier présente des caractéristiques favorables au développement d'un pôle étudiant. Les grandes mutations du territoire : Marseille Grand Est La partie Est du secteur opérationnel est incluse dans l opération de requalification urbaine Marseille Grand Est. Elle tend à rapprocher ce territoire des fonctions de centralité notamment par la réalisation d'équipements de proximité et d'agglomération ainsi que de locaux d'activité. Le projet Marseille Grand Est d ambition métropolitaine concerne : - le développement des activités récréatives et de loisirs avec la réalisation en entrée de vallée de grands équipements (multiplex cinématographique, palais de la glisse et de la glace, pôle aquatique de Sainte Marguerite ) ; - la restructuration des quartiers d entrée de vallée et de leurs friches (densification des cœurs d'îlots accompagnée d espaces publics et d équipements nouveaux) ; - la mise sur le marché d une offre nouvelle de logements (près de 6 000 logements programmés et partiellement réalisés) et la réalisation de locaux tertiaires. En parallèle, la réalisation d équipements structurants, qui actuellement font défaut dans la vallée, peut également permettre un renforcement des centralités à une échelle plus large : - la réalisation d un équipement culturel la maison des cinématographies de la Méditerranée en cours dans le château de la Buzine ; - l étude de faisabilité lancée récemment pour l éventuelle réalisation d un pôle culturel dans la friche Rivoire et Carret ; 55
HABITANTS ET MOBILITÉ : UN SECTEUR DE GRANDE ACCESSIBILITÉ Le secteur Vallée de l Huveaune regroupe plusieurs entités de tailles très variables, qui s étirent depuis la Capelette à l Ouest jusqu à la Millière à l Est. Ce territoire éclaté dont le dénominateur commun est topographique recouvre des contextes différents, à l articulation des X e, XI e et XII e arrondissements de Marseille. L observation des dynamiques liées aux déplacements quotidiens domicile/travail 1 apporte un éclairage sur l attractivité et les échanges d actifs entre territoires. Du fait de la singularité de ce secteur, la répartition des flux domicile/travail peut s observer à l échelle des 3 arrondissements concernés. Globalement, près de 65% des habitants de ces arrondissements exercent un emploi dans leur arrondissement de résidence. La part des résidants exerçant un emploi dans un autre arrondissement est comparable à la moyenne communale. Toutefois, si la part d habitants occupant un emploi à l extérieur de la commune est légèrement plus importante que celles des arrondissements centraux, elle reste inférieure à celles des XV e et XVI e, arrondissements dont le poids des actifs travaillant hors de la commune est le plus élevé. Au regard des trois arrondissements impactés par le secteur Vallée de l Huveaune, le XI e arrondissement est celui présentant la part la plus forte de population occupant un emploi à l extérieur de la commune (notamment dans Pays d Aubagne et de l Etoile). Cela s explique : Vallée de l'huveaune LES ÉCHELLES URBAINES 1 Base : «Données urbaines : Marseille», édition 2005, basée sur le Recensement de la Population 1999, INSEE 2 Cf SCOT de MPM les secteurs à enjeux : la Vallée de l Huveaune de Marseille à Gémenos ; agam, 2008 - d une part, par la position du XI e arrondissement (très étendu, limitrophe de la commune d Aubagne et occupant donc une position d entrée de ville sur Marseille) ; - d autre part du fait d excellentes conditions d accessibilité depuis l Est 2 et Aubagne (passage naturel vers l Ouest et couloir d infrastructures offrant une accessibilité multiple). A L ÉCHELLE COMMUNALE : DES NOYAUX VILLAGEOIS STRUCTURANTS Corridor naturel entre le pays d Aubagne et le littoral marseillais, la Vallée de l'huveaune s inscrit dans un espace très ouvert. En termes topographique, elle n est véritablement perceptible qu à l'échelle du territoire communal, où les contreforts collinaires du massif du Garlaban au nord et les pentes abruptes du massif des Calanques au sud lui donnent ses limites. Le secteur opérationnel en occupe une partie des rives immédiates, recouvrant différentes réalités urbaines. Certains sites correspondent à des noyaux villageois traditionnels : La Capelette, Saint-Loup, les Caillols, Saint-Marcel. Véritables espaces identitaires, ils structurent le territoire et conservent une certaine attractivité. En parallèle, d autres sites correspondent davantage à des quartiers sans espace de centralité affirmé: Saint-Jean-du-Désert, Pont-de-Vivaux, La Valbarelle, La Millière. A l échelle de leurs contextes respectifs, ils jouent plus ou moins un rôle de centralité de proximité. Sur le plan urbain, ce secteur opérationnel n a pas échappé à l urbanisation massive sous forme de grands ensembles de la seconde moitié du XX e siècle. LES ÉCHELLES URBAINES L'ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES L'ACCÈS À L'EMPLOI LA PRÉCARITÉ LES FLUX LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE 57
Vallée de l'huveaune LES ÉCHELLES URBAINES UN TERRITOIRE ÉCONOMIQUE MAJEUR POUR L AGGLOMÉRATION Ce secteur s inscrit également au cœur d un territoire où les activités de logistique, de commerce de gros et de construction sont sur-représentées par rapport à la moyenne sur Marseille. Le tissu économique a une vocation industrielle très caractérisée : il compte 2,5 fois plus d établissements industriels que la moyenne marseillaise. A cela s ajoute le grand pôle commercial de la Valentine, d envergure régionale. Le développement de villages d entreprises sur d anciens tènements industriels a permis de conforter cette dynamique. Ces constats trouvent un écho direct en termes d emplois, confirmant que ce tissu d activités représente une force économique importante à l échelle marseillaise (le volume d emploi y est comparable à celui de Martigues, Marignane ou Arles) 3. d une part autour de la nécessaire amélioration de l accessibilité (grande accessibilité, l accessibilité régionale, desserte locale), et d autre part autour d une organisation urbaine appuyée sur les transports en commun et le renouvellement urbain. Quels que soient les choix d orientation de développement, ils impacteront un territoire au demeurant bien plus étendu, du fait de la double appartenance de la Vallée de l Huveaune à Marseille Provence Métropole et à Pays d Aubagne et de l Etoile. En cela, le secteur opérationnel Vallée de l Huveaune participe de dynamiques dont les niveaux de fonctionnement varient depuis l échelle locale (le quartier, le noyau villageois) jusqu à l échelle métropolitaine et nationale (voire même davantage suivant l aire d influence des entreprises installées). A L ÉCHELLE COMMUNAUTAIRE ET MÉTROPOLITAINE : UN ESPACE-CLEF DU DÉVELOPPEMENT FUTUR La Vallée de l'huveaune a également fondé son développement économique à la faveur de bonnes conditions d accessibilité. Un faisceau de multiples infrastructures emprunte ce couloir naturel : réseau ferroviaire vers Toulon et Nice ; réseau routier ; réseau autoroutier (A50 vers Nice). Toutefois, ces atouts atteignent aujourd hui certaines limites : saturation des réseaux routiers, allongement des déplacements et nuisances automobiles sont autant de freins au développement de la vallée. A l échelle de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole, le Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) à l étude identifie la Vallée de l Huveaune comme l un des principaux pôles de développement pour l attractivité de la métropole marseillaise. Il fait émerger des enjeux dont les réponses, en termes d aménagement et de développement, s articulent 3 Cf «Projet de schéma d organisation économique de la Vallée de l Huveaune à Marseille», pôle DES, agam, janvier 2009 58
A NNEXES
GLOSSAIRE Ambition réussite Label mis en place le cadre du plan de relance de l éducation prioritaire. Il vise à élargir les choix des élèves et leur permettre une orientation positive et ambitieuse, tournée notamment vers les filières d excellence, en renforçant le maillage avec les lycées et l enseignement supérieur ANRU (Agence Nationale Pour la Rénovation Urbaine) Outil de politique de la ville, prévu pour les grands ensembles d habitat social dégradés et pour des projets en quartiers anciens dont les caractéristiques sont analogues à celles des quartiers en ZUS. Les interventions de l ANRU ont pour objectifs l amélioration des espaces urbains, le développement des équipements publics, la réhabilitation et la résidentialisation, la démolition de logements, le développement d une nouvelle offre de logements. Les centres-villes disposent de leur propre outil depuis 2009 : le PNRQAD (programme national de requalification des quartiers anciens dégradés) BHNS (Bus à haut niveau de service) Approche globale incluant l'infrastructure, l'insertion urbaine et les modalités d'exploitation qui vise à faire connaître les pratiques efficaces de projets de bus, promouvoir la recherche et faire évoluer les savoir-faire Copropriété en plan de sauvegarde Procédure visant à redresser la situation financière des copropriétés, d accompagner les familles fragiles et de réaliser des travaux nécessaires à la réhabilitation des copropriétés CMUC (ouverture maladie universelle complémentaire) Droit ouverts à toute personne résidant en France et n ayant pas de protection sociale et disposant de revenus limités (sous conditions) Déciles Valeurs qui partagent une distribution en dix parties égales. En termes de salaires par exemple, le premier décile (D1) est le seuil au-dessous duquel se situent 10 % des salaires et le neuvième décile (D9) est le seuil au-dessous duquel se situent 90 % des salaires. EBC (Espace Boisé Classé) Classement qui interdit tout changement d affectation ou tout mode d occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création des boisements Ecole de la deuxième chance Issue d un projet européen dans le cadre de la lutte contre les exclusions, Marseille a été la première ville à en bénéficier et s'adresse aux jeunes âgés de 18 à 25 ans, sortis du système scolaire depuis au moins un an, sans diplôme ni qualification. Emplacement réservé Servitudes consistant notamment à réserver des zones dans le PLU en vue de la réalisation de programmes de logements qu'il définit dans le respect des objectifs de mixité sociale EPF (Etablissement public foncier) Etablissement compétent pour "les acquisitions foncières et les opérations immobilières et foncières de nature à faciliter l'aménagement ultérieur des terrains"
GLOSSAIRE Etablissement (économique) Unité de production localisée géographiquement, individualisée, mais dépendant juridiquement d une entreprise. Une même entreprise peut donc compter plusieurs établissements. Foncière logement Association à but non lucratif créée entre l Etat et l Union d Economie Sociale pour le Logement, (UESL, qui représente le "1% logement") qui a un rôle de diversification et de renouvellement de l offre locative notamment en lien avec les opérations ANRU Fonctions multimodales Modes de déplacement généralement employé pour les marchandises combinant plusieurs types de transports (transport ferroviaire et maritime par exemple Grands ensembles Bâtiments d'habitat collectif réalisés sous forme de tours ou de barres dans les années 50 à 70 dans le cadre des ZUP HBM (Habitat Bon Marché) Instituées au début du XX e siècle, les résidences HBM constituent les ancêtres des logements HLM. ICPE (Installation Classée pour la Protection de l Environnement) Sites industriels sur lesquels des règles spéciales de responsabilité sont établies pour les exploitants ou les propriétaires de ces sites industriels. A la fin de l exploitation, le site devra faire l objet de dépollution plus ou moins importante selon la destination future du terrain Indice de Gini Indicateur synthétique d'inégalités de salaires (de revenus, de niveaux de vie) définit par l'insee. Il varie entre 0 et 1. Il est égal à 0 dans une situation d'égalité parfaite et égal à 1 dans une situation la plus inégalitaire possible. Entre 0 et 1, l'inégalité est d'autant plus forte que l'indice de Gini est élevé. IRIS (îlots regroupés pour l'information statistique) Périmètre statistique (découpage du territoire) regroupant 2 000 habitants (IRIS 2 000) ou 5 000 habitants (IRIS 5 000) Logement indigne Un logement est indigne lorsqu il n est pas propre à la destination d habitation ou lorsqu il expose les occupants à un risque manifeste pour leur sécurité ou leur santé (circulaire du 31 mai 1990). Logements sociaux Ils sont classés en fonction des prêts (aides à la pierre) dont peuvent bénéficier les bailleurs (par convention avec l Etat) pour réaliser, acquérir ou améliorer les logements. Ceux-ci seront attribués selon les revenus des ménages qui ne doivent pas dépasser un certain seuil. On distingue le PLS (Prêt Locatif Social), le PLUS (Prêt Locatif à Usage Social), le PLA-I (prêt locatif aidé d intégration) et la PALULOS (prime à l amélioration des logements à usage locatif et social) Mission locale Dispositif d intervention pour les jeunes de 16 à 25 ans qui bénéficient d'un suivi personnalisé pour définir leurs objectifs professionnels, accéder à l emploi et s y maintenir. Noyau villageois Lieu de centralité (ancien village englobé dans l'agglomération) où se retrouvent les principaux commerces et activités du quartier. Dans le présent document, les noyaux villageois sont entendus comme correspondant aux zones UAv du POS. OIN (Opération d Intérêt National) Grandes opérations menées en application de la poli-
GLOSSAIRE tique nationale d aménagement du territoire, comme Euroméditerranée. Elles sont un régime dérogatoire par rapport au PLU Secteur d'activité Regroupe des entreprises de fabrication, de commerce ou de service qui ont la même activité principale OPAH (Opération programmée d amélioration de l habitat) Ensemble d'actions ayant pour objectif la requalification du parc immobilier bâti PAE (Programme d aménagement d ensemble) Régime particulier de participation des constructeurs au financement d un véritable plan d aménagement d un secteur et qui constitue une alternative à la procédure de ZAC. PAPEJ (Points d animations prioritaires emploi jeunes) Dispositif expérimental testé à Marseille depuis juillet 2006 servant de relais entre les jeunes de 16 à 25 ans hors parcours ayant besoin d un accueil et d une orientation spécifiques pour construire leur projet d avenir PLIE (Plan local pour l insertion et l emploi) Structures visant à insérer des personnes majeures par l économique, à les accompagner durablement à l emploi. PRI (Périmètre de restauration immobilière) Procédure d'aménagement ayant pour objet la restauration et la remise en état d'habitabilité d'immeubles dans un périmètre crée à cet effet Résidentialisation Création ou reconstitution d'une hiérarchie claire entre espaces publics et privés qui permet aux habitants de se réapproprier le territoire SAS (Sursis à statuer) Décision administrative qui permet de différer une autorisation ou en refus en matière d urbanisme, notamment lorsqu une nouvelle règle est en préparation, afin de ne pas aller à l encontre de celle-ci SHON (Surface hors œuvre nette) Appelée "surface habitable" par les professionnels de l immobilier, c'est le nombre de mètres carrés constructibles sur un terrain, calculé en multipliant le COS (coefficient d occupation des sols) par la surface du terrain. TCSP (Transport en commun sur site propre) Modes de transports publics utilisant des voies qui leurs sont spécifiquement réservées Transfert d établissement( économique) Les transferts d établissements correspondent au déplacement géographique des moyens de production ZAC (Zone d aménagement concerté) Opération d aménagement apparue en 1967 en remplacement des anciennes ZUP (Zones à Urbaniser en Priorité) ZAD (Zone d Aménagement Différé) Outil foncier servant à anticiper la pression d un futur projet sur les terrains aux alentours ZEP (Zone d éducation prioritaire) Ensemble d écoles et d établissements d enseignement secondaire publics liés par un projet d action commun et accueillant des élèves vivant dans un environnement socio-économique et culturel défavorable». ZFU (Zone franche urbaine) ZRU d'une taille supérieure à 10 000 habitants qui nécessite l'aide la plus importante. Les entreprises qui s'y implantent reçoivent des aides incitatives Zone de chalandise Rayon d influence d une structure économique sur les consommateurs
GLOSSAIRE ZRU (zone de redynamisation urbaine) Territoire caractérisées par un taux de chômage élevé, une large proportion de personnes non diplômées et un faible potentiel fiscal ZUS (Zone urbaine sensible) Territoire défini par les pouvoirs publics pour être la cible prioritaire de la politique de la ville
LE CONTEXTE MARSEILLAIS Structure Urbaine SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS Le territoire s est constitué par juxtaposition d unités urbaines. La fin du XIX e siècle et le XX e siècle ont eu un impact particulièrement important sur l urbanisation actuelle de la commune. Par leur intensité elles ont influé sur les formes et favorisé l amplification des dysfonctionnements actuels : - le XIX e siècle, en particulier la seconde moitié, a esquissé la trame urbaine actuelle avec l irrigation d une partie du territoire par le canal de la Durance, l accroissement des échanges commerciaux avec la réalisation du nouveau port de la Joliette, l installation de la gare Saint Charles et la croissance industrielle ; - l industrialisation se poursuit au cours du XX e siècle et se traduit par la construction de quartiers d habitat populaire et ouvrier en lien avec les installations portuaires et ferroviaires. La mise en place d un vaste réseau de tramways diffuse sur le territoire le développement urbain qui se poursuit durant la seconde moitié du XX e siècle. Avec l arrivée massive de migrants, une offre de logements doit être produite rapidement et massivement. Ces phases se sont surimposées à la trame urbaine "traditionnelle" sans réelle articulation dans un contexte de développement urbain accéléré et non coordonné. Depuis plusieurs années, de nombreuses interventions publiques ou privées, que ce soit dans les territoires centraux ou périphériques, ont été mises en œuvre pour restreindre les dysfonctionnements. - A ce jour, six sites sont conventionnés par l ANRU et un site est validé par le comité d engagement. Cette dimension curative s accompagne d autres interventions, en particulier dans les territoires centraux (Euroméditerranée) qui influent sur la requalification des territoires ; - Euroméditerranée est une opération de développement et d aménagement urbain qui a pour objectif la revitalisation des territoires inclus dans son périmètre afin de favoriser un dynamisme notamment économique. Les secteurs opérationnels du CUCS sont directement au contact de cette opération. La réussite de ce projet est conditionnée par sa capacité à tirer vers le haut son environnement ; - le Grand Projet de Ville intervient depuis plusieurs années sur son territoire de compétence afin de réduire les disparités économiques, urbaines et sociales entre les quartiers nord et le reste de la ville. Il vise également à développer les conditions pour que ce territoire soit propice au développement de l aire métropolitaine. Dans ce contexte, les territoires CUCS se caractérisent par une concentration de ces dysfonctionnements urbains. LES TERRITOIRES CUCS Au sein des territoires CUCS, plusieurs profils urbains peuvent être distingués : - les territoires de faubourgs, quartiers péri-centraux dégradés dont la constitution est liée au développement des activités à la fin du XIXème siècle. Ils se caractérisent par un tissu dense constitué d un bâti de type traditionnel souvent de qualité médiocre. Les espaces publics y sont rares. Dans ce contexte, le potentiel mutable de ces secteurs est un atout. Toutefois, leur niveau de dégradation induit la mise LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE LES ÉCHELLES URBAINES L'ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES L'ACCÈS À L'EMPLOI LA PRÉCARITÉ LES FLUX
Structure Urbaine SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS en œuvre de procédures massives. L articulation spatiale et temporelle de la programmation des interventions publiques ou privées est également à considérer ; - les territoires périphériques sont multiples et ont des spécificités et potentialités liées à leur localisation. toutefois, leur mode d urbanisation connaît des similitudes qui ont générés des dysfonctionnements communs. Ils sont généralement constitués autour de noyaux villageois auxquels les unités urbaines réalisées postérieurement ne sont pas raccordées. Implantées sur de vastes parcelles dans un environnement faiblement urbanisé, les programmes immobiliers réalisés ont profondément modifié le paysage et le fonctionnement de ces territoires. Ils ne présentent généralement pas de centralité affirmée ; - le centre-ville, territoire spécifique de convergence, est multiple et homogène tout à la fois. La superposition de sous ensembles indépendants dans un espace contraint est l une des spécificités du centre ville. Elle est la traduction des différentes phases d urbanisation de la ville. Les espaces s ouvrent directement les uns sur les autres sans transition. L hétérogénéité du centre ville, sa mixité est l un de ses atouts majeurs mais également un frein qui tend à rendre complexe chaque intervention et à en modifier les impacts. Les secteurs opérationnels du CUCS s articulent et sont constitués de plusieurs de ces profils. DE MULTIPLES DYSFONCTIONNEMENTS Plusieurs dysfonctionnements peuvent être associés à ces territoires : - l urbanisation s est constituée par juxtaposition d unités résidentielles plus ou moins importantes qui n ont pas été intégrées à leur environnement (une seule voie de raccordement..) ou en limite urbaine (La Savine, La Solidarité). Cette situation se traduit par une carence de continuité et d'homogénéité urbaine ; - un morcellement amplifié par le passage des infrastructures (voies ferrées, autoroutes, grands boulevards de type autoroutiers ). Elles ont contribué à accroitre l enclavement de portions du territoire. Certains programmes locatifs sociaux apparaissent, de ce fait particulièrement isolés (Les Créneaux). Elles ont également contraintes l extension de certains noyaux villageois et ainsi créer des délaissés ; - la topographie tourmentée de certains secteurs accentue la situation d isolement et complexifie le maillage viaire (Notre Dame Limite-La Savine) ; - le réseau viaire inadapté est constitué autour de voies de grande capacité inadaptées à la desserte locale, aux circulations piétonnes et qui forment des coupures. Les voies secondaires ont des tracés complexes qui ne traversent pas les unités résidentielles et ne sont pas raccordées au tissu environnant ; - le manque de gestion des espaces (voiries et espaces extérieurs) avec la présence de foncier sans vocation apparente. Cette situation est en partie imputable à la complexité de la partition de la propriété foncière ; - la carence d espaces publics identifiés qui ne favorise pas le développement de centralité. Les usages piétons sont mal organisés. Ils ne permettent pas une liaison efficace des principales fonctions des territoires et sont fréquemment supplantés par des cheminements informels ; - le manque de qualité du bâti de certains programmes immobiliers génère des vices techniques et une dégradation rapide. Ces territoires comptent également de nombreux atouts mais qui sont davantage attachés aux spécificités de leur localisation (environnement naturel de qualité, proximité des centralités, convergence de voies ). Les projets, notamment de renouvellement urbain, mis en œuvre s appuie sur ces potentiels et s appliquent à réduire ces dysfonctionnements largement identifiés.
Sturcture Urbaine SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS
Structure Urbaine SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS DES CORRÉLATIONS ENTRE DISQUALIFICATION URBAINE ET SOCIALE Les carences de ces territoires se traduisent dans leurs fonctionnements. Le cumul de dysfonctionnements urbains favorise, en fonction de son ampleur, leur disqualification en termes de perception des habitants et d usages : - les choix résidentiels des ménages favorisent leur répartition dans l espace urbain en fonction de leurs caractéristiques socio-économiques ; - les effets de la ségrégation résidentielle restent à déterminer mais ont un impact sur l accès aux droits ; - la dégradation de l environnement urbain, la faible diversité résidentielle amplifient progressivement les dynamiques de concentration de précarité notamment du fait de la croissance de la pression foncière et immobilière croissante ; - ce mouvement est également accru dans le cadre d opérations de renouvellement urbain sur les territoires n en bénéficiant pas. Si l articulation des opérations est un préalable à l action, la charnière entre les projets urbains et le développement social apparaît être, dans ce contexte, un levier. Pour ce faire, elle ne peut être restreinte à la gestion urbaine de proximité. avec leur environnement très urbanisé ; - l amélioration de la qualité urbaine par le traitement des espaces, la réalisation d espaces publics et leur mise en réseau, harmoniser le traitement et la perception du paysage urbain ; - le repérage et le traitement des délaissés. Les préalables au développement social restent à conforter. En la matière, la connaissance des acteurs de terrain associée à celle des pratiques des habitants est un support indispensable au développement des territoires en CUCS. DÉVELOPPEMENT SOCIAL ET INTERVENTIONS URBAINES Le développement urbain a été réalisé sans réelle vision d ensemble, souvent sur la base d opportunités foncières. Ce mode de faire a montré ses limites. Plusieurs préalables urbains forment le socle des interventions conduites sur ces territoires : - la réorganisation de la perméabilité des espaces en s appuyant sur la répartition des équipements, des espaces publics et verts et en développant le réseau viaire et les cheminements piétons ; - l adaptation et la hiérarchisation des voiries, en particulier celles de transit de favoriser leur compatibilité
Sturcture Urbaine SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS MÉTHODE ET DÉFINITIONS La structure urbaine est caractérisée par l organisation générale de l espace, notamment articulée par la voirie, et par la distribution au sein de celui-ci des fonctions traduite en termes d occupation des sols. L objectif de cette problématique est de repérer : - les évolutions urbaines des dernières années et l état de la situation ; - les évolutions prévisibles de la structure urbaine ; L organisation des fonctions : - la répartition des fonctions. L environnement : - la présence de sites d exception et leur mise en valeur ; - la présence de nuisances qu elles soient naturelles (zones inondables), technologiques (industrielles) ou humaines (circulation, décharge ) ; - les limites d utilisation des sols résultant de contraintes administratives (servitudes : espaces boisés classés, réservations...). L analyse s attachera à mettre en évidence : - les facteurs de cohésion urbaine des secteurs ou les ruptures ; - les enjeux, les potentialités et les stratégies ; - les modalités d inscription de ces secteurs dans leur environnement et dans le fonctionnement et les enjeux urbains communaux et d agglomération. Il s agit d identifier les principaux facteurs urbains intervenant sur le fonctionnement des territoires, qu ils soient des atouts ou des dysfonctionnements. Cette démarche permettra d établir les spécificités de ces facteurs et les influences qu ils ont. Elle portera plus précisément sur : L analyse des principales caractéristiques du tissu urbain : - la constitution du tissu urbain actuel ; - le maillage urbain et sa lisibilité ; - le bâti (typologie du bâti, densité) ; - les grands axes de liaison ; - les espaces publics ; - les incidences du relief sur la structure urbaine. Les interventions en cours ou en projet : - les interventions sur la structure urbaine en cours ou en projet au sein des secteurs du CUCS (rénovation urbaine, projet de voirie, d équipements ) ; - les grandes opérations touchant l ensemble de la ville, voire l aire métropolitaine qui sont aujourd hui en cours de réalisation et qui ont un impact sur le secteur (les grandes infrastructures de transports en commun, le développement de zones d activité, de recherche ou de formation ). Cette problématique porte sur une analyse de la morphologie urbaine des secteurs opérationnels en lien avec leur histoire et les évolutions récentes ou en cours. Elle s appuie essentiellement sur l expertise de l agam (études réalisées, enquêtes de terrain, exploitations des données disponibles ).
Les Flux SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS La problématique des flux s attache à décrire les migrations résidentielles des habitants des territoires de la ritorial fin (IRIS) l analyse porte sur l échelle de l arron- Faute de données statistiques récentes à un niveau ter- politique de la ville. dissement. Des perspectives concernant les secteurs La mobilité résidentielle des ménages a, en effet, un opérationnels sont toutefois évoquées au regard des impact majeur sur l évolution des territoires. Les choix grandes tendances constatées. de localisation résidentielle des ménages influencent les équilibres socio-démographiques. Ils engendrent L analyse sera affinée lors de la livraison de données une dévalorisation plus rapide du parc immobilier plus récentes sur ce champ. Pour ces raisons, aucune dans les zones délaissées et une pression accrue de la synthèse n a été produite à l échelle de l ensemble du demande dans les zones attractives. CUCS concernant cette problématique. LES FLUX LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE L analyse aura pour objectifs de déceler : - les modifications de la composition de la population ; - les populations captives ; - les perspectives en termes de flux liés aux projets... Elle traitera en particulier de : - l inscription des secteurs dans les flux résidentiels à l échelle de la commune : les flux migratoires résidentiels entre 1990 et 1999 ; le profil des migrants entre 1990 et 1999 (CSP/âge) ; les flux résidentiels après 1999 (mutations et emménagés récents/ la mobilité dans le parc locatif) à l échelle de l arrondissement de référence des secteurs opérationnels ; - les migrations résidentielles à l échelle des arrondissements de référence des territoires opérationnels en 1999 et en 2005 : la mobilité dans le parc locatif social les mutations dans l ancien et le profil des ménages ; les évolutions de la démographie de la population les évolutions du parc de logements ; les projets pouvant avoir un impact sur les flux. LES SOURCES ET DÉFINITIONS Fichier FILOCOM, 2005 et 1999 (données à l arrondissement) Base de données issues des fichiers fiscaux et fonciers (fichiers taxe d habitation, taxe foncière sur les propriétés bâties, fichier des propriétaires, fichier impôt sur le revenu des personnes physiques). Le taux d emménagés récents Il s agit de la part des ménages occupant leur logement depuis moins de deux ans (cet indicateur est ventilé par statuts d occupation). Logements (au sens du fichier FILOCOM) Le parc de logements est approché à partir du classement du propriétaire selon une nomenclature distinguant les personnes physiques, l État, les différentes collectivités locales, les sociétés HLM, les SEM, les autres personnes morales... Il ne permet pas de repérer les logements sociaux détenus par les collectivités locales. LA PRÉCARITÉ L'ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES L'ACCÈS À L'EMPLOI SOURCES :. Migrations résidentielles : INSEE-RGP 1999 à l'iris. Occupation du parc de logements : Filocom 1999 & 2005 à l'arrondissement. Caractéristiques des habitants : INSEE-Recensement rénové, juillet 2005 (données provisoires à l'arrondissement). Population légale : INSEE-Recensement rénové, population municipale en janvier 2006 LES ÉCHELLES URBAINES
Les Flux SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS Ménages aux revenus inférieurs à 60% des plafonds PLUS Il s agit des ménages très modestes (revenu imposable inférieur à 60% du plafond de ressources permettant de prétendre à un logement locatif social public). Les plafonds de revenus pour prétendre à un logement social sont réévalués chaque année. Leur progression est indexée sur celle du smic. RECENSEMENT RÉNOVÉ La méthode mise en œuvre dans le cadre du recensement rénové consiste à produire chaque année, pour chaque commune, «une population prenant effet juridique le 1 er janvier suivant mais calculée en se référant à l année du milieu des cinq années écoulées. Sur le plan technique, cette référence à l année du milieu des cinq années écoulées tient au fait que les communes de moins de 10 000 habitants sont recensées exhaustivement par roulement tous les cinq ans, et que les communes de 10 000 habitants ou plus sont enquêtées par sondage à raison de 40% de leur population en cinq ans, l ensemble de leur territoire étant pris en compte au bout de ces cinq années.» (Source : INSEE, méthodes et définitions) La population légale au 1 er janvier 2009 (donnée du 1 er janvier 2006) Il s agit de la «population municipale». Elle comprend les personnes ayant leur résidence habituelle sur le territoire de la commune, dans un logement ou une communauté, les personnes détenues dans les établissements pénitentiaires de la commune, les personnes sans abri recensées sur le territoire de la commune et les personnes résidant habituellement dans des habitations mobiles, recensées sur le territoire de la commune. Les résultats des enquêtes annuelles de recensement Ce sont des indicateurs provisoires caractérisant la population et les logements calculés à partir des résultats des enquêtes de recensement de 2004, 2005, 2006 et 2007. Les résidences principales «Une résidence principale est un logement occupé de façon habituelle et à titre principal par le ménage. Il y a ainsi égalité entre le nombre de résidences principales et le nombre de ménages.» (source : INSEE, méthodes et définitions) Lieu de résidence 5 ans auparavant Il s agit du lieu de résidence 5 ans avant l'enquête. La question permet de distinguer, parmi les personnes recensées, celles qui habitaient : - dans le même logement, - dans un autre logement de la même commune, - dans une autre commune. Ancienneté moyenne d'emménagement dans la résidence principale «L'ancienneté est calculée à partir de l'année d'emménagement dans le logement. Pour les individus enquêtés en 2005 ayant déclaré avoir emménagé en 2005 l'ancienneté d'emménagement est de 0 an, pour ceux qui ont déclaré 2004 l'ancienneté d'emménagement est de 1 an... Si tous les occupants présents au moment du recensement ne sont pas arrivés en même temps, la date d'emménagement correspond à celle du premier arrivé. Si cette personne a toujours vécu dans le logement, l'année d'emménagement correspond à son année de naissance.» (Source : INSEE)
Les Flux SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS RGP 1999 À L IRIS La population en 1999 Il s agit de la population sans double compte. Elle comprend : - «la population des logements, y compris les élèves internes et les militaires séjournant dans un établissement d'une autre commune et ayant leur résidence personnelle dans la commune ; - la population des collectivités de la commune : travailleurs en foyer, étudiants en cité universitaire, personnes âgées en maison de retraite, hospitalisés de longue durée, religieux, personnes en centre d'hébergement de courte ou de longue durée, autres : handicapés... ; - les personnes sans abri ou vivant dans des habitations mobiles et les mariniers ; - la population des établissements pénitentiaires de la commune ; - les militaires et élèves internes vivant dans un établissement de la commune et n'ayant pas d'autre résidence.» (source : INSEE, définition PSDC). La mobilité Le recensement mesure la mobilité à partir de la localisation des individus à chaque recensement de la population. Il n est donc pas possible de comptabiliser plus d un déménagement entre deux recensements successifs. Cette situation tend à sous-estimer la réalité (en particulier dans les territoires où le parc locatif est très important).
SYNTHÈSE La Précarité SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS La précarité est forte sur l ensemble de Marseille mais plus prononcée dans les territoires cucs. Dans un contexte de fortes inégalités urbaines à l échelle de la Région et du Département, la Ville de Marseille accuse une situation encore plus tranchée : - Fortement contrastée, la Région PACA est l une des régions les plus frappées par la pauvreté, alors qu elle fait partie de celles qui comptent le plus de ménages favorisés ; - La valeur du premier décile est de 4 897 par unité de consommation, contre 6 121 en France métropolitaine, 4 135 pour les Bouches du Rhône et seulement de 2 114 à Marseille ; - L écart entre les revenus des plus aisés et des plus modestes est très élevé à Marseille (rapport inter décile de 15.15 à Marseille contre 8 dans les Bouches du Rhône et 6.7 dans la Région). Ce constat s accompagne pour les habitants de Marseille et plus particulièrement pour les populations du CUCS d une dégradation plus marquée de l ensemble des indicateurs de précarité : - Le taux de demandeurs d emploi en fin de mois de «catégorie 1» est de 17% pour les habitants du CUCS contre 14% pour Marseille (2005) ; - Le taux de demandeurs d emploi sans qualification est de 31% au sein du CUCS, contre 24% pour Marseille (2005) ; - Le taux de bénéficiaires de la CMUC est de 28% pour les habitants du CUCS, de 19% pour ceux de Marseille, 12% pour les Bouches du Rhône et 10% en Région PACA (2006) ; - La part des familles monoparentales pour le CUCS est de 24%, contre 14% pour Marseille, 12% dans les Bouches du Rhône et 11% pour la Région PACA (INSEE 1999). Le clivage Nord/Sud, est toujours présent à Marseille, même si la «frontière historique» tend à se déplacer : - La Canebière a longtemps formé un axe historique de séparation entre le nord (ménages plutôt modestes, à faibles revenus) et le sud (dominante résidentielle et bourgeoise). Cette limite, aux contours moins évidents, reste une réalité. - Tout en participant à ce clivage entre le Nord et le Sud, le CUCS est également composé de «sous territoires de forte précarité» générés par les évolutions locales. - A cette échelle, le clivage Nord/Sud n a que peu d influence sur la précarité, qui se développe massivement dans ces «sous-territoires». SOURCES :. Taux de demandeurs d emploi : ANPE-INSEE, fichier des demandeurs d emploi en fin d année 2005/population active - RGP 1999 à l'iris. Salariés à temps partiel : DADS-INSEE, déclarations de données sociales exploitées au lieu de résidence des salariés à l'iris 2005,. Bénéficiaires de la CMUC : CNAM/TS-INSEE à l'iris, 2006. Revenus : DGI-INSEE, Revenus des ménages fiscaux à l IRIS, 2002, 2004, 2005. Logements sociaux : Atlas du parc locatif social, AGAM, 2002. Les logements sociaux comprennent les logements familiaux, les résidences sociales et les logements d urgence (en sont exclus les logements étudiants). Allocataires de minima sociaux : Fichier FIC 2006 à l IRIS, CAF 13. Inspection académique des Bouches du Rhône, connaissance académique partagée (http://cap.ac-aix-marseille.fr) AVERTISSEMENT : Les données statistiques peuvent apparaître plus favorables que la situation réellement constatée sur certaines unités urbaines. En effet, les données exploitées le sont à l'échelle de l'iris (niveau statistique le plus fin disponible). L'IRIS est parfois insuffisamment précis pour aborder la problématique de la précarité. LA PRÉCARITÉ LES ÉCHELLES URBAINES L'ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES L'ACCÈS À L'EMPLOI LES FLUX LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE
La Précarité SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS Face à la bipolarisation des territoires à une échelle globale (Nord - Sud), une analyse plus précise montre que la situation apparaît plus contrastée. En effet, les ménages aux profils les plus extrêmes tendent vers une homogénéisation de leurs caractéristiques autour de particularités discriminantes : - A une échelle fine, la situation des ménages s émancipe largement de la moyenne ; - Le profil des foyers formant un groupe social ayant des caractéristiques rapprochées s homogénéise ; - Dans le même temps, les écarts entre ces différents profils socio-économiques se creusent ce qui concourt à une diminution de la mixité sociale et urbaine. Le parc locatif social est une caricature de cette situation. Toutefois, il ne détient pas le monopole de la précarité qui n est pas le seul fait de la structure urbaine Diverses formes de concentration de forte précarité sont disséminées sur l ensemble du cucs Dans le territoire de projet Grand centre ville ainsi que dans le secteur La Cabucelle-St Louis-La Viste : - Les indicateurs de précarité connaissent des valeurs fortes, toujours supérieures à la moyenne du CUCS ; - La précarité est importante. Elle concerne les habitants des quartiers anciens aux conditions de vies moins favorables que dans le reste de la ville ; - L environnement urbain (coupures urbaines, nuisances ) et le manque de qualité du bâti ont un impact majeur sur la formation des poches de précarité dans ces secteurs. Le caractère répulsif de ces territoires favorise le maintien et l implantation de populations précaires, consécutives au départ des populations non captives. Dans les territoires de projet Littoral Nord et Nord Est : - la précarité se concentre sur des espaces très restreints mais à forte densité de population ; - elle concerne un poids de population très élevé, en particulier dans le secteur de «Grand Saint Barthélémy» ; - la mobilité résidentielle des ménages précaires est LA PRÉCARITÉ EN CHIFFRES - 17 % de demandeurs d emploi de catégorie 1 en 2005 : (Marseille : 14%) - 28 % de bénéficiaires de la CMUC en 2005 (Marseille : 19%) - 32 % d emplois à temps partiel en 2005 (Marseille : 30%) - 64 % de demandeurs d emploi réinscrits dans un intervalle de 7 mois - 55 778 logements locatifs sociaux en 2006 (37% 1 des résidences principales) - 39 % des ménages fiscaux sous le seuil théorique de pauvreté monétaire en 2005 (Marseille 23%) faible du fait d un accès au logement difficile ; - ces territoires se caractérisent par un repli social, une carence de mixité dans les équipements notamment scolaires, une stigmatisation des habitants selon leur lieu de résidence L enclavement, l isolement et les formes urbaines ont un impact majeur sur les formes de précarité de ces territoires. Le cas particulier du territoire de projet Grand Sud Huveaune : - l étendue et l hétérogénéité socio-économique de ces territoires limitent la lisibilité de la précarité, souvent ponctuelle ; - la précarité est d autant plus marquée que l environnement social est favorable et qu il se juxtapose en immédiate proximité des situations de précarité, sans induire de mixité sociale pour autant ; - le poids que représentent ces secteurs dans les populations précaires du CUCS est élevé (en particulier celui de la Vallée de l Huveaune). Les indicateurs, non disponibles à une échelle très fine, sont lissés par le contexte socio-économique favorable. 1 Taux de logements sociaux, il s agit d un taux estimatif.
La Précarité SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS Les évolutions urbaines tendent à modifier les grands équilibres sociaux Globalement, quel que soit le territoire, la précarité ne régresse pas mais tend à se déplacer. Précarité et mobilité résidentielle : - les marchés immobiliers et la rente foncière tendent à arbitrer la répartition géographique des ménages ; - les secteurs opérationnels du CUCS sont caractérisés par la présence de zones de dépression des prix du foncier qui connaissent des réalités d évitement. Bien que subies, elles disposent d un potentiel mutable important ; - les populations précaires qui y résident sont généralement dans l incapacité de changer de lieu de résidence même si celui-ci est particulièrement dévalorisant ; - parallèlement, les évolutions récentes tendent à amplifier la mobilité des populations précaires ; Lecture : Plus la courbe est éloignée du centre plus l indicateur est dégradé. La précarité dans le CUCS : comparaison Marseille / CUCS - la polarité économique du centre-ville se déplace vers le Nord-Est, en lien avec le développement du tertiaire supérieur ; - les opérations de renouvellement urbain, de résorption de l habitat insalubre, la reconquête des friches industrielles contribuent également à la revalorisation de ces territoires ; - l habitat populaire est supplanté par les activités économiques à forte valeur ajoutée et le profil des ménages est «tiré vers le haut» ; - les ménages précaires sont ainsi repoussés vers d autres quartiers dépréciés. A situation socio-économique constante, ces mouvements augmentent mécaniquement la précarité d un autre territoire. Plus généralement, ils tendent à modifier les équilibres sociaux déjà fragiles Précarité et marché du travail : - l emploi est identifié comme le pilier de l insertion sociale, de la reconnaissance de soi, du mieux être. Souvent par manque de qualification, les populations précaires sont en rupture avec l emploi (taux de RMIstes élevé, chômage de longue durée inférieur à la moyenne traduisant l abandon de la recherche d emploi) ; - le marché du travail revêt pour elles un caractère exclusif et ne représente pas un mieux social (sentiment d échec, bas salaires, horaires désocialisant etc.) ; - l abandon précoce de la scolarité et l échec scolaire, particulièrement en CUCS, envoient sur le marché du travail de très jeunes actifs sans qualification et au niveau scolaire insuffisant pour accéder à un emploi ; - la formation peut permettre à ces populations de se réinscrire dans des parcours professionnels ascendants. Les dispositifs d insertion visent la qualification et l intégration par l articulation entre approche sociale et professionnalisante. Adoptée pour les publics en rupture avec l emploi (en particulier les RMIstes), cette approche s adapte également aux scolaires et aux jeunes adultes.
La Précarité SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS Précarité et populations mineures : - les mineurs appartenant à des ménages précaires sont dans une situation de fragilisation ; - affectés par les difficultés de leurs parents, ils rencontrent également des difficultés pour acquérir les savoirs de base et à se positionner au regard des normes sociales. Les phénomènes de déscolarisation, de perte de confiance dans le système scolaire se généralisent, éloignant toujours plus ces populations du marché du travail. Précarité et vie sociale : - les équipements, en tant qu éléments primordiaux du lien social, forment des facteurs de perméabilité et d ouverture des quartiers ; - l école joue un rôle majeur dans l intégration des espaces et des populations dans la ville. L implantation des établissements scolaires répond aux mouvements d urbanisation ainsi qu aux logiques de peuplement ; - les formes urbaines et les caractéristiques des structures scolaires s influencent mutuellement, notamment dans les situations de forte concentration de populations en situation de précarité. La géographie scolaire tend à renforcer la spécialisation sociale de certains quartiers. Les établissements scolaires peuvent aussi bien jouer un rôle central dans le processus de valorisation et d intégration qu engendrer des mécanismes de renforcement de la ségrégation.
La Précarité SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS
La Précarité SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS GRAND SUD HUVEAUNE GRAND CENTRE-VILLE LITTORAL NORD NORD EST LITTORAL SUD VALLÉE DE L HUVEAUNE CENTRE VILLE ST-LAZARE ST-MAURONT BELLE DE MAI LA CABUCELLE ST-LOUIS LA VISTE LITTORAL SÉON N.-D. LIMITE SAVINE BON SECOURS ST-JOSEPH LA DELORME ST-BARTHÉLÉMY MALPASSÉ ST-JÉRÔME FRAIS VALLON LA ROSE LES OLIVES MOYENNE CUCS MOYENNE MARSEILLE REVENUS (données INSEE-2005) - Poids des ménages sous le seuil théorique de pauvreté 39% 23% - Inégalité des revenus / / DEMANDEURS D EMPLOI (données INSEE-ANPE 2005) - Taux de demandeurs d emploi en fin de mois Catégorie 1 17% 14% - Moins de 25 ans demandeurs d emploi 24% 26% - Taux de demandeurs d emploi de très longue durée 15% 20% ALLOCATIONS (données INSEE-CNAM 2006) - Taux de bénéficiaires de CMUC 28% 19% - Poids des mineurs parmi les bénéficiaires de la CMUC 39% 37% - Poids des allocataires à bas revenus dependants à plus de 75 % des prestations 35% 29% POPULATION (données INSEE-RGP 1999) - Taux de familles monoparentales avec chef de famille inactif 15% 11% SCOLARISATION (données IA-2006/2007) - Part des élèves fréquentant un collège dont l absentéisme est supérieur à la moyenne 28% 5% Situation plus défavorable que la moyenne des territoires en CUCS Situation plus favorable que la moyenne CUCS mais plus défavorable que la moyenne communale Situation plus favorable que la moyenne CUCS et plus favorable que la moyenne communale Exemple de lecture : le secteur opérationnel St Lazare-St Mauront-Belle de Mai a un taux de demandeurs d emploi Catégorie 1 supérieur à la moyenne du CUCS
La Précarité SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS GRAND SUD HUVEAUNE GRAND CENTRE-VILLE LITTORAL NORD NORD EST LITTORAL SUD VALLÉE DE L HUVEAUNE CENTRE VILLE ST-LAZARE ST-MAURONT BELLE DE MAI LA CABUCELLE ST-LOUIS LA VISTE LITTORAL SÉON N.-D. LIMITE SAVINE BON SECOURS ST-JOSEPH LA DELORME ST-BARTHÉLÉMY MALPASSÉ ST-JÉRÔME FRAIS VALLON LA ROSE LES OLIVES MOYENNE CUCS MOYENNE MARSEILLE REVENUS (données INSEE-2005) - Poids des ménages sous le seuil théorique de pauvreté 2 6 7 4 8 5 9 3 39% 23% - Inégalité des revenus 3 9 7 5 4 6 8 2 / / DEMANDEURS D EMPLOI (données INSEE-ANPE 2005) - Taux de demandeurs d emploi en fin de mois Catégorie 1 2 9 5 6 7 4 8 3 17% 15% - Moins de 25 ans demandeurs d emploi 9 2 5 8 3 6 7 4 24% 26% - Taux de demandeurs d emploi de très longue durée 9 2 5 6 3 8 4 7 15% 20% ALLOCATIONS (données INSEE-CNAM 2006) - Taux de bénéficiaires de CMUC 3 6 7 5 8 4 9 2 28% 19% - Poids des mineurs parmi les bénéficiaires de la CMUC 4 2 3 5 7 9 8 6 39% 37% - Poids des allocataires à bas revenus dependants à plus de 75 % des prestations 3 6 8 5 9 4 7 2 35% 29% POPULATION (données INSEE-RGP 1999) - Taux de familles monoparentales avec chef de famille inactif 2 4 8 9 6 7 5 3 15% 11% SCOLARISATION (données IA-2006/2007) - Part des élèves fréquentant un collège dont l absentéisme est supérieur à la moyenne 2 4 7 8 6 3 9 5 28% 5% CLASSEMENT DES QUARTIERS SELON LEUR NIVEAU DE PRÉCARITÉ 3 5 9 7 6 8 4 3 CLASSEMENT PONDÉRÉ (selon le poids de la précarité monétaire) 2 9 5 6 4 7 8 2
La Précarité SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS MÉTHODE ET DÉFINITIONS LA PRÉCARITÉ, UNE APPROCHE COMPLEXE ET SANS VÉRITABLE DÉFINITION La précarité est une thématique qui nécessite une approche complexe, sa réalité et ses évolutions étant difficiles à aborder. Elle ne fait pas l objet de normes mais se qualifie en référence à une situation qui fonde la norme. Les éléments qui fondent les situations de précarité revêtent des niveaux et des physionomies différentes tout en ayant à terme, les mêmes impacts, conduire à l exclusion. Dans ce cadre, la précarité peut être définie à travers les situations et les facteurs «empêchant les individus d accéder à leurs droits fondamentaux et ne leur permettant pas de remplir leurs devoirs». UNE ANALYSE DYNAMIQUE ET PROSPECTIVE Une approche bi-dimensionnelle qui croise indicateurs quantitatifs et contexte socio-urbain. En terme de méthode, les indicateurs quantitatifs utilisés visent à montrer le pouvoir de consommation des ménages (DGI, CAF, CNAM ), ainsi que les difficultés d insertion professionnelle (ANPE, DADS ) et scolaire (Inspection Académique, CAP ). Les informations ayant trait au cadre de vie, à la santé ou à l insertion sociale sont des données plus qualitatives issues de sources diverses et de «dires d experts» (AGAM, professionnels ). L analyse s appuie sur un état de la situation des indicateurs en 2005-2006, date de leur dernière mise à jour. Une méthode d analyse qui permet le suivi et la comparaison des territoires opérationnels entre eux : - Repérage de territoires plus restreints où se concentrent des situations de grande précarité ; - Identification des caractéristiques et des formes spécifiques que revêt la précarité dans les différents secteurs ; - Comparaison des différentes situations rencontrées au sein d un même secteur opérationnel et des zones de grande précarité ; - Constitution pour chaque secteur d un indice de référence qui permettra de suivre l évolution des situations de précarité et de comparer les secteurs entre eux ; - Constitution de cet indice à partir de la somme des indicateurs retenus, pondérée par un coefficient calculé sur la moyenne marseillaise (base 1) ; - Définition d un indice de rang, permettant de classer les territoires et de mesurer l évolution de leur classement ; - Positionnement de chaque secteur opérationnel en fonction du poids de la population économiquement précaire qu il représente dans le total marseillais. Cette approche de la précarité permet de mesurer son évolution aussi bien d un point de vue géographique qu en terme d intensité. DÉFINITIONS REVENUS Il s agit du traitement par l INSEE des fichiers de la Direction Générale des Impôts de l année 2005 à l IRIS et exprimé par unité de consommation. Dans le présent document, le terme revenu correspond au revenu fiscal des ménages exprimé par unité de consommation (UC). Le revenu fiscal «correspond à la somme des ressources déclarées par les contribuables sur la déclaration des revenus, avant tout abattement. Le revenu fiscal comprend ainsi les revenus d activité salariée et indépendante, les pensions d invalidité et les retraites (hors minimum vieillesse), les pensions alimentaires reçues (déduction faite des pensions versées), certains revenus du patrimoine ainsi que les revenus sociaux imposables : indemnités de maladie et de chômage (hors RMI).»
La Précarité SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS L unité de consommation (UC) est une unité permettant de comparer les ménages de composition différente entre eux. Elle correspond à l expression du nombre de personnes pondéré composant le ménage. la pondération suivante est la plus utilisée: - 1 UC pour le premier adulte du ménage ; - 0,5 UC pour les autres personnes de 14 ans ou plus ; - 0,3 UC pour les enfants de moins de 14 ans. Déciles Les déciles correspondent aux valeurs partageant une distribution en 10. Le premier décile (D1) correspond au revenu au-dessous duquel se situent 10% des revenus des ménages fiscaux (par unité de consommation). Il est le reflet Le neuvième décile (D9) est le revenu au-dessous duquel se situent 90 % des salaires. Le rapport interdécile (D9/D1) est le rapport entre le 9 e décile et le 1 er décile. Il mesure les inégalités de la distribution des revenus UNE DÉFINITION DE LA PRÉCARITÉ «La précarité est l absence d une ou plusieurs des sécurités permettant aux personnes et aux familles d assumer leurs responsabilités élémentaires et de jouir de leurs droits fondamentaux. L insécurité qui en résulte peut être plus ou moins étendue et avoir des conséquences plus ou moins graves et définitives Elle conduit le plus souvent à la grande pauvreté quand elle affecte plusieurs domaines de l existence qu elle tend à se prolonger dans le temps et devient persistante, qu elle compromet gravement les chances de reconquérir ses droits et de ré-assumer ses responsabilités par soi-même dans un avenir prévisible» J.WRESINSKI Grande pauvreté et précarité économique et sociale. Paris, Journal Officiel, 1987, p 14 LES PRINCIPALES POPULATIONS CONCERNÉES PAR LA PRÉCARITÉ - Les demandeurs d emploi ; - Les bénéficiaires de minima sociaux ; - Les actifs employés exerçant des emplois ne garantissant pas leur stabilité ; - Les populations fragilisées de par leur lieu de résidence, origine, santé ; - Les jeunes descolarisés ou en rupture ; - Les mineurs appartenant à un ménage correspondant à l une de ces caractéristiques. Indice de Gini Indicateur synthétique d inégalités de revenus qui varie entre 0 et 1. Plus les revenus sont égaux, plus il est proche de 0 (égalité parfaite), plus il est proche de 1 et plus les inégalités sont fortes. Seuil de pauvreté monétaire Il s agit d un niveau de vie en dessous duquel les individus sont considérés comme pauvre. Il est établi par rapport à la distribution des revenus disponibles de l ensemble de la population. En France, ce seuil est communément fixé à 50% de la médiane des revenus disponibles par unité de consommation. Le seuil de pauvreté tel que défini dans le présent document (qualifié de «seuil théorique de pauvreté») est fixé, à 50% des revenus déclarés des ménages marseillais par unité de consommation. A la différence du «seuil de pauvreté», il ne prend donc pas en compte les prestations sociales qui ne se déclarent pas. Ainsi, le poids des ménages sous le seuil de pauvreté a tendance à être légèrement sur-estimé. ALLOCATIONS DE LA CAF Les données sont issues de l extraction par la CAF 13 du fichier FIC 2006 à l IRIS
La Précarité SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS Allocataires à bas revenus Le seuil de bas revenus est égal à la moitié du revenu médian par unité de consommation (le revenu médian est le seuil de revenu qui partage la population en deux groupes égaux). Ce seuil de bas revenus est fixé à l échelle nationale. Il s élève à 771,47 euros par mois par unité de consommation pour 2006 (définition INSEE). Le revenu pris en compte pour le calcul du seuil de bas revenu des allocataires CAF est le revenu mensuel disponible avant impôts. Il est donc égal à la somme des revenus annuels bruts déclarés par l allocataire et du total des prestations perçues,divisés par 12. Les allocataires pris en compte sont ceux ayant perçu au moins une prestation mensuelle CAF (hors étudiant et population de plus de 65 ans). L allocataire est le responsable du dossier pour l ensemble du ménage. Les bénéficiaires sont l'allocataire plus le conjoint et les personnes à charge. LES DEMANDEURS D EMPLOI Les données sont issues du traitement par l INSEE des fichiers de demandeurs d emploi en fin d année de l ANPE (2005) Le taux de demandeurs d emploi Les demandeurs d emploi en fin de mois de catégorie 1 (DEFM catégorie 1) c est à dire à la recherche d un emploi durable à temps plein n ayant pas exercé d activité de plus de 78 heures le mois précédent. Il n existe pas de taux de chômage officiel infra-communal hors des recensements de l INSEE. Le BIT (bureau international du travail) publie mensuellement des taux de chômage nationaux, régionaux et départementaux. Le taux de DEFM catégorie 1 est calculé en faisant le rapport entre les DEFM catégorie 1 (en 2005- source INSEE/ANPE) et la population active recensée en 1999 (source INSEE RGP 1999) Le taux de demandeurs d emploi de moins de 25 ans est le nombre de DEFM de catégorie 1 de moins de 25 ans rapporté au nombre d actifs de moins de 25 ans recensés en 1999. Ce taux est de 15% pour Marseille fin 2005. Demandeurs d emploi de très longue durée Ce sont les demandeurs d emploi de catégorie 1 inscrits à l ANPE depuis plus de deux ans (Source, INSEE- ANPE 2005) Qualification des demandeurs d emploi Demandeurs d emploi non qualifiés, il s agit des demandeurs d emploi de catégorie 1 ayant un niveau VI (sortie avant la troisième) et de ceux de niveau Vbis (CEP ou SES) Demandeurs d emploi faiblement qualifiés, il s agit des demandeurs d emploi de catégorie 1 de niveau V (titulaire d un BEP, CAP ou BEPC) LES BÉNÉFICIAIRES DE LA CMUC Les données sont issues du traitement par l INSEE des données du fichier CNAM/TS (2006) Couverture maladie universelle complémentaire (CMUC) Toute personne résidant en France et n ayant pas de protection sociale a droit à la CMU de base. Certains assurés ou ayant droit aux revenus limités peuvent aussi bénéficier de la complémentaire gratuite (CMUC) La protection complémentaire CMU prend en charge les dépenses non couvertes par la sécurité sociale. Pour bénéficier de la CMUC, il faut habiter en France depuis plus de 3 mois, être en situation régulière, ne pas dépasser un revenu fiscal annuel plafond (606 pour 1 personne seule par an) ou bénéficier du RMI. Le taux de bénéficiaires de la CMUC correspond au nombre de bénéficiaires en 2006 rapporté au nombre total d assurés.
L'accès à l'emploi SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS UNE CROISSANCE DES EMPLOIS La Ville de Marseille montre un dynamisme accru en s appuyant sur un appareil productif principalement composé de très petites entreprises : - la part des établissements et des emplois de services, largement majoritaire, est plus élevée à Marseille (77% des emplois en 2006) que celle constatée en France (63%) et dans les Bouches du Rhône (68%) ; - le poids des très petites entreprises (aucun salarié) est plus élevé à Marseille (58% des établissements en 2007) qu en France (54%) ; - ce constat est particulièrement vrai pour les secteurs de la construction, du commerce et en moindre mesure des services ; - les très petites entreprises sont les principales créatrices d emplois. Entre 1999 et 2007, la progression annuelle a été plus importante à Marseille (+4%) qu en France (+2,7). Les secteurs de la construction et des services sont ceux qui ont le plus progressé. Cette répartition traduit un rattrapage des activités de services lié à une désindustrialisation tardive. Le lien avec l économie industrielle reste très fort, une part importante des emplois reste dépendante des activités industrielles (logistique, activités portuaires ). Une forte précarité des actifs face à l emploi, malgré une baisse continue du nombre de demandeurs d emploi : - Le taux de demandeurs d emploi à Marseille (12,2% en janvier 2008, catégorie 1) est supérieur à la moyenne française (7,3%), mais il baisse régulièrement depuis 1998 (-3.9%/an) parmi les demandeurs d emploi de catégories 1,2 et 3 ainsi que pour les moins de 25 ans (-4%/an). La situation des actifs se caractérise également par la présence plus importante qu en France de salariés précaires et à temps partiel. La situation économique dans les CUCS amplifie les caractéristiques rencontrées à l échelle de la ville, avec davantage d établissements sans salarié, un taux de demandeurs d emploi plus élevé, un poids important des actifs faiblement qualifiés. À ces caractéristiques s ajoute celle de la présence plus marquée du secteur de l industrie. Le tissu économique reste dynamique mais faiblement pourvoyeur d emplois : - plus de 67% des établissements sont constitués de très petites entreprises, qui interviennent principalement dans le secteur des activités «résidentielles» (commerce de détail, café-restauration, services de proximité ). Ces activités représentent 39% des établissements en 2007 et 24% des emplois du CUCS en 2005 ; - le BTP est un des secteurs parmi les plus dynamiques et représente 9% des emplois du CUCS en 2005, contre 7% pour Marseille. Créateur d emplois, il fait SOURCES :. Demandeurs d emploi : ANPE-INSEE, fichier des demandeurs d emploi en fin d année 2005/population active - RGP 1999 à l'iris. Salariés : DADS-INSEE, déclarations de données sociales exploitées au lieu de résidence des salariés à l'iris 2005. Établissements et emplois : source INSEE base de données CLAP (Connaissance Locale de l Appareil Productif) à l'iris - 2005. Établissements et estimation de l emploi (géolocalisés) : Observatoire de l emploi et du développement économique-agam. Données issues de la source SIRENE. Inspection académique des Bouches du Rhône, connaissance académique partagée (http://cap.ac-aix-marseille.fr) LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE L'ACCÈS À L'EMPLOI LES ÉCHELLES URBAINES L'ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES LA PRÉCARITÉ LES FLUX
L'accès à l'emplois SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS cependant largement appel à des formes de travail précaire. Le turn-over de ces établissements est très fort, alors que leur taux de survie est faible. Ces domaines d activité renforcent et fragilisent le CUCS. Ils sont générateurs d emplois, mais faiblement qualifiés, précaires (travail ponctuel en relation avec les mises en chantier) et très fortement attachés à la conjoncture nationale et locale. Le secteur des services est aussi dynamique que dans le reste de la commune : - le domaine des services est prépondérant parmi les établissements, les emplois mais aussi parmi les salariés résidants. Parallèlement, les services sont largement dominants dans l orientation professionnelle des demandeurs d emploi ; - le poids des actifs travaillant ou aspirant à travailler dans les services est aussi élevé que pour le reste de la commune ; - ce secteur d activités, principal pourvoyeur d emplois du CUCS, est également créateur d emplois. Il connaît la plus forte progression après le BTP. Toutefois, cette croissance est moindre que celle constatée dans la commune ; - elle apparaît très variable selon les secteurs opérationnels et les activités (les services à la personne étant le domaine qui progresse le plus). L'EMPLOI EN CHIFFRES - 28 415 établissements en 2007 (43% des établissements de Marseille) - +3% d établissements par an (Marseille : +2,5%) - 128 272 emplois (publics et privés) en 2005 (40% des emplois marseillais) - Croissance des emplois : 1,3% par an entre 1999 et 2005 (Marseille : 1% par an) - Répartition des emplois selon activités : services 63% (Marseille 70%), BTP : 7% (Marseille 5%), commerce 16% (Marseille 13%) ; industrie 8% (Marseille 6%), primaire 0% (Marseille : 0%) - 158 803 salariés résidant en CUCS en 2006 soit 50% des salariés marseillais en 2006-17% de demandeurs d emploi en fin de mois de catégorie 1 en 2005 (Marseille : 14%) - 24% de jeunes actifs demandeurs d emploi de catégorie 1 en 2005 (Marseille : 24%) Ces activités sont génératrices d emplois mais l offre reste insuffisante face au poids des actifs de ce domaine. Le poids de l activité industrielle reste important, avec près de la moitié des emplois de ce secteur concentrée sur le CUCS : - si l activité des services est dominante dans le CUCS, le poids des établissements et des emplois industriels reste élevé par rapport à la moyenne marseillaise (8% des établissements et des emplois) ; - avec 47% des emplois industriels de la commune, le CUCS comprend les principaux territoires industriels de Marseille (arrière port, vallée de l Huveaune ) ; - alors qu elle se maintient dans le CUCS, la diminution de cette activité à l échelle communale tend à accroître la concentration géographique de ces établissements ; - parallèlement, le niveau de qualification des salariés est faible. 34% des salariés en CUCS sont de CSP «ouvrier» (26% pour Marseille) dont 46% sont sans qualification (Marseille 44%) ; - parmi les demandeurs d emploi, 24% sont de qualification professionnelle «ouvrier» (20% pour Marseille) dont 48% sont sans qualification (45% à Marseille) ; - avec en moyenne 7 emplois par établissement (contre 5 pour le reste des établissements) et la présence d entreprises majeures drainant des réseaux de services, le domaine industriel est un acteur important de l emploi dans le CUCS. La forte représentation de l industrie dans les CUCS est liée à la définition de ces territoires. Cumulant des populations en difficulté, ils sont souvent caractérisés par la présence de secteurs dévalorisés notamment par la présence d activités industrielles à faible valeur ajoutée, fortement pourvoyeuses de main d œuvre peu qualifiée. Le poids important d actifs faiblement qualifiés résidant dans le CUCS se vérifie pour tous les secteurs d activité : - la part des professions intermédiaires et des cadres est relativement faible (26% des salariés du CUCS
L'accès à l'emploi SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS en 2005, contre 36% pour Marseille). De même, les employés sont davantage non qualifiés que dans le reste de la commune ; - le faible niveau de qualification est particulièrement marqué parmi les demandeurs d emploi ; - le CUCS regroupe 59% des demandeurs d emploi de «catégorie 1» et 69% des demandeurs d emploi sans qualification professionnelle de la commune ; - parmi les actifs du CUCS, 41% des demandeurs d emploi de «catégorie 1» sont non qualifiés, 67% ont un niveau d étude inférieur au «niveau V» (BEPC, BEP ou CAP) ; - enfin, l absence de qualification est particulièrement élevée et pénalisante pour les jeunes actifs. La faible qualification des demandeurs d emploi et des actifs employés se confronte à un renforcement du niveau demandé par les employeurs. Cette situation génère des embauches précaires, des emplois faiblement rémunérateurs et des difficultés d insertion dans le marché du travail (en particulier pour les jeunes). UNE SPÉCIALISATION DES SECTEURS OPÉRATIONNELS EN FONCTION DE LEURS ACTIVITÉS Les secteurs dont les activités «productives» sont dominantes : l axe littoral du centre-ville vers le Nord et la Vallée de l Huveaune : - ces territoires sont l émanation de l histoire industrielle de la ville (notamment liée au port) ; - premier pourvoyeur d emplois industriels du CUCS, Bon-Secours/Saint-Joseph/La Delorme connaît une progression des activités de «production» ; - le poids important des activités et emplois industriels de la «Vallée de l Huveaune» est stable. Attractif pour les entreprises, celles-ci connaissent des difficultés pour s implanter dans ce territoire en raison d une saturation du foncier. Cette situation est exacerbée par la compétition avec l immobilier résidentiel et les équipements ; - «Littoral Séon» est l un des secteurs les plus dynamiques du CUCS en terme de création d emplois, avec une croissance annuelle de 11% entre 1999 et 2005. La dominante industrielle tend à s estomper au profit du BTP et des services aux entreprises. Ces derniers sont dynamisés par la présence de la ZFU ; - plusieurs secteurs à vocation industrielle sont en mutation (La Cabucelle, Saint-Louis La Viste, Saint- Lazare Saint-Mauront Belle de Mai). Ils connaissent une régression des emplois industriels au profit des services (notamment les services aux particuliers qui progressent fortement). Ces secteurs se caractérisent par le poids important des activités industrielles, de commerce de gros, de logistique qui nécessitent de grandes emprises foncières. Leur potentiel mutable représente un enjeu important pour le développement économique et social du CUCS. Le Grand Centre Ville, un lieu de centralité majeur : le centre-ville représente près de la moitié des établissements du CUCS (40%) avec un poids très élevé des services et des commerces. Il perd des emplois sur la période de 1999 à 2005, notamment dans le secteur des services. La diversité de l offre d emplois qu il génère, son rôle de centralité, sa situation au cœur des dispositifs d insertion le caractérisent comme un lieu de concentration d actifs notamment ceux recherchant un premier emploi. Les secteurs résidentiels faiblement pourvus en emploi ; Littoral Sud, Frais Vallon La Rose Les Olives : - le littoral Sud est un secteur à dominante résidentielle, qui offre peu d emplois accessibles aux actifs du CUCS et une faible croissance de l effectif de ceux-ci (+1,5% par an de 1999 à 2005) ; - le secteur de Frais Vallon-La Rose se caractérise par une absence de réelle spécialisation. Il offre également peu d emplois (4% des emplois du CUCS), mais connaît une hausse des emplois résidentiels. Ces secteurs présentent une offre d emploi insuffisante pour répondre à la demande des actifs qui y résident. Cette carence est de nature quantitative ou liée à l inadéquation entre les emplois proposés et le profil d une partie des actifs.
L'accès à l'emplois SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS Les «pôles» spécialisés ; Notre Dame Limite La Savine, Grand Saint Barthélémy-Malpassé-Saint Jérôme : - le secteur de Notre Dame Limite connaît une spécialisation importante dans le domaine de la santé (Hopital Nord ) qui tend à se renforcer ; - le secteur de Grand Saint Barthélémy est directement impacté par le poids de l enseignement supérieur mais il joue également un rôle majeur de centralité commerciale (Le Merlan) à l échelle du territoire Nord-Est. Ces secteurs sont caractérisés par le poids majeur d activités plus ou moins exclusives. Aussi, les emplois ne sont que marginalement en adéquation avec le profil des actifs qui résident sur place. UNE INADÉQUATION CROISSANTE ENTRE SYSTÈME PRODUCTIF ET PROFIL DES ACTIFS Les écarts entre les besoins du système productif (en constante évolution) et les actifs en capacité d y répondre ne cessent d augmenter sur le territoire du CUCS. Des pistes pour développer l emploi des actifs : - l emploi proposé sur le marché du travail apparaît être insuffisant pour une partie des actifs du CUCS, car il nécessite généralement un niveau de qualification trop élevé. Ainsi, différentes alternatives visant à diversifier les modalités de l offre sont prospectées par les acteurs de l emploi ; - la création d entreprises est également un axe privilégié. Les réseaux d aide à la création d entreprises sont nombreux et dynamiques. Le taux d échec reste pourtant important et d autant plus élevé que le créateur n était pas déjà issu du monde du travail ; - les services à la personne se développent sur les sites CUCS. Ce domaine est particulièrement adapté pour proposer des postes faiblement ou non qualifiés. Ces emplois sont généralement assortis de formations qualifiantes ouvrant sur un parcours professionnel valorisant. Les efforts menés pour articuler besoins des entreprises et profils des habitants génèrent des résultats positifs. Une meilleure adéquation entre offre de formation des actifs et besoins des entreprises : - la formation professionnelle des actifs est un préalable dans les territoires CUCS pour leur permettre de s inscrire dans des parcours d emploi ascendants ; - les audits auprès des entreprises susceptibles d employer des populations locales voient le jour. L objectif est de mieux connaître leurs besoins, de dresser un profil des métiers attendus, afin de mettre en place des formations adéquates ; - en parallèle, l offre de formation professionnelle dans le cadre de l accompagnement à l emploi est plus particulièrement attachée à des domaines d activité ou des «besoins» sont recensés localement. Ce principe favorise l employabilité des actifs faiblement qualifiés mais apparaît faiblement générateur de parcours ascendants (activités conjoncturelles). L articulation avec l appareil productif est un enjeu majeur de l insertion des moins qualifiés, tant les besoins en formation de ces publics sont multiples. Une meilleure qualification des chômeurs sans emploi : - la qualification des chômeurs sans emploi s inscrit principalement dans les parcours orchestrés par les contrats d orientation. Les mécanismes oeuvrant dans ce cadre sont complexes, générant la multiplication des intervenants et perturbant ainsi leur lisibilité ; - les acteurs de la formation sont confrontés à un arbitrage entre des objectifs qualitatifs (adéquation aux besoins des établissements, du candidat ), et des objectifs quantitatifs d insertion professionnelle (nombre d actifs insérés dans le marché du travail) ; - l articulation de ces deux objectifs est complexe à mettre en oeuvre, la difficulté étant de mobiliser pour les actifs faiblement qualifiés des emplois répondant à leurs compétences, durables et qualifiants. Ainsi, les objectifs qualitatifs sont souvent traduits par la seule durabilité de l emploi (seuil fixé à six mois) ;
L'accès à l'emploi SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS - les modalités de financement de ces interventions, qui s attachent principalement au volet quantitatif, renforcent ce clivage. Les réponses apportées tendent à se développer et génèrent une multiplication des acteurs de la formation (institutionnels ou professionnels) et nécessitent une coordination grandissante. Une meilleure prise en compte des jeunes déscolarisés : une partie des jeunes sortent du système scolaire sans qualification et sans maîtriser les savoirs de base. Leur proportion au sein du CUCS est particulièrement élevée. Face à leur fragilité professionnelle, une réponse adaptée émerge, s appuyant sur la coordination entre formation professionnelle des moins de 25 ans précocement déscolarisés et mobilisation autour des élèves en échec au sein du système éducatif (notamment par les PAPEJ) ; Le renforcement de la relation tri-partite entre les établissements, les écoles et les centres de formation est une réalité et permet d informer, de créer du lien, de la confiance et des emplois. La loi n 2008-758 du 1 er août 2008 relative aux droits et aux devoirs des demandeurs d emploi change ces paramètres en modifiant la relation entre demandeur et services d accompagnement vers l emploi. LES INTERVENTIONS PUBLIQUES EN FAVEUR DE L EMPLOI À l image des ZFU, plusieurs interventions publiques favorisent la création d emplois dans les secteurs opérationnels des CUCS et génèrent une dynamique positive d implantation d établissements. La ZFU Nord Littoral (secteurs opérationnels Littoral Séon) : - elle compte près de 12 000 emplois en 2006 et bénéficie d une croissance de 45% par an depuis 1997. A titre de comparaison, la croissance moyenne des emplois à l échelle du CUCS est de 1% par an ; - ces emplois concernent les secteurs des services aux entreprises et du BTP, bien que cette activité connaisse un solde d emplois négatif. Cette croissance s appuie notamment sur la présence de foncier disponible et le dynamisme de l immobilier de bureau dans ce secteur. La ZFU XIV/XV e (La Cabucelle-Saint-Louis-La Viste, Bon Secours-Saint-Joseph-La Delorme, Grand Saint Barthélémy-Malpassé-Saint Jérôme) : - elle compte plus de 10 000 emplois en 2007et bénéficie d une croissance de 5% par an depuis 2004 ; - les emplois concernent plus particulièrement les domaines des services publics, du commerce, de la santé avec une progression forte des services aux entreprises et de la construction ; - l émergence de pôles d activités dans ce contexte et la tertiarisation de l emploi génèrent une nouvelle structuration de ce territoire ainsi que l apparition de nouveaux projets. Le contexte urbain a également un impact décisif sur l implantation d activités. La proximité des axes routiers structurants, la présence de foncier disponible et l offre de «services aux entreprises» jouent un rôle majeur dans l attractivité des emplois. LES MUTATIONS EN COURS L amélioration des conditions d accueil des entreprises sur les territoires de développement économique : - à l exception du centre ville, le territoire du CUCS offre peu de services et de commerces nécessaires à générer un environnement favorable pour les entreprises. Les services bancaires et postaux sont quasiment absents et sur certains secteurs opérationnels l offre de restauration, les services de proximité sont quasi inexistants ; - une complémentarité entre l implantation d équipements et l offre de commerces et de services de proximité existe et favoriserait le développement des emplois, notamment des moins qualifiés ;
L'accès à l'emplois SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS - la constitution de réseaux d entreprises autour des dominantes économiques du territoire et des pôles de compétences existants favorise la lisibilité économique du territoire et son attractivité. L émergence de pôles d activités, sur le modèle de ceux créés au sein de la ZFU XIV e /XV e est un facteur favorisant le développement d emplois. La mutation de certains territoires à vocation industrielle : - les activités industrielles drainent un tissu dense de services et d emplois, souvent peu qualifiés. Elles sont néanmoins consommatrices de foncier notamment dans des territoires qui retrouvent un regain d attractivité (proximité du centre-ville, extension d Euroméditerranée ) ; - face aux évolutions urbaines, aux réorientations de l activité des territoires proches des centres et à la pression foncière, la localisation de l emploi industriel apparaît en mutation. La place des industries au sein des zones urbanisées se pose amenant celle de l évolution de l emploi d une grande partie des habitants du CUCS.
L'accès à l'emploi SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS
L'accès à l'emplois SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS GRAND SUD HUVEAUNE GRAND CENTRE-VILLE LITTORAL NORD NORD EST LITTORAL SUD VALLÉE DE L HUVEAUNE CENTRE VILLE ST-LAZARE ST-MAURONT BELLE DE MAI LA CABUCELLE ST-LOUIS LA VISTE LITTORAL SÉON N.-D. LIMITE SAVINE BON SECOURS ST-JOSEPH LA DELORME ST-BARTHÉLÉMY MALPASSÉ ST-JÉRÔME FRAIS VALLON LA ROSE LES OLIVES MOYENNE CUCS CUCS HORS CENTRE VILLE MOYENNE MARSEILLE LES ÉTABLISSEMENTS - Nombre moyen d emplois par établissement en 2005 4,9 5,5 5,3 - Part d établissements sans salarié en 2005 60% 64% 62% INCITATION À LA CRÉATION D EMPLOIS - dispositif incitatif à l implantation d activités (poids par secteur) 17% 16% 8% EMPLOI - Taux annuel d évolution des emplois (1999 à 2005) 1 2,5 1,3 - Poids des l emplois de service en 2005 63% 59% 70% - Poids des l emplois du BTP en 2005 7% 10% 5% - Poids des l emplois du commerce en 2005 16% 15% 13% - Poids des l emploisde l industrie en 2005 8% 10% 6% LES ACTIFS - Taux de demandeurs d emploi en fin de mois de catégorie 1 (2005) 17% 16% 14% - Part de chomeurs sans qualification (2005) 31% 32% 24% - Nombre de salariés pour 10 emplois 12,0 14,0 10,0 Situation plus défavorable que la moyenne des territoires en CUCS Situation plus favorable que la moyenne CUCS mais plus défavorable que la moyenne communale Situation plus favorable que la moyenne CUCS et plus favorable que la moyenne communale
L'accès à l'emploi SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS GRAND SUD HUVEAUNE GRAND CENTRE-VILLE LITTORAL NORD NORD EST LITTORAL SUD VALLÉE DE L HUVEAUNE CENTRE VILLE ST-LAZARE ST-MAURONT BELLE DE MAI LA CABUCELLE ST-LOUIS LA VISTE LITTORAL SÉON N.-D. LIMITE SAVINE BON SECOURS ST-JOSEPH LA DELORME ST-BARTHÉLÉMY MALPASSÉ ST-JÉRÔME FRAIS VALLON LA ROSE LES OLIVES MOYENNE CUCS CUCS HORS CENTRE VILLE MOYENNE MARSEILLE LES ÉTABLISSEMENTS - Nombre moyen d emplois par établissement (hors associations) 4 6 9 3 5 2 7 8 4,9 5,5 5,3 - Part d établissements sans salarié 8 5 7 4 3 2 9 6 60% 64% 62% INCITATION À LA CRÉATION D EMPLOIS - Part située dans un dispositif incitatif à l implantation d activités 8 8 4 3 5 7 2 6 8 17% 16% 8% EMPLOI - Poids des emplois dans le total CUCS 7 6 5 4 3 9 2 8 40% 27% / - Taux d évolution du nombre d emplois (99-05) par an 5 6 9 8 7 3 2 4 1 2,5 1,3 LES ACTIFS - Poids des demandeurs d emploi dans le CUCS 5 7 9 3 2 8 6 4 55% 43% / - Taux de demandeurs d emploi en fin de mois de Catégorie 1 2 9 5 6 7 4 8 3 17% 16% 14% - Part de chômeurs sans qualification 2 4 8 3 9 7 6 5 31% 32% 24% - Nombre de salariés pour 10 emplois 6 8 2 6 5 4 3 9 9 12,0 14,0 10,0 CLASSEMENT DES QUARTIERS 4 5 8 9 3 7 2 9 6 CLASSEMENT PONDÉRÉ (selon es écarts à la moyenne CUCS du poids des actifs par emploi) 6 8 3 7 4 5 2 9 Situation la plus favorable Situation la plus défavorable
L'accès à l'emplois SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS DÉFINITION L accès à l emploi peut être défini comme la conjonction de plusieurs facteurs à savoir d une part l appareil productif et les emplois, d autre part le profil des actifs. Les évolutions de ces deux sphères favorisent l adéquation entre emplois et actifs ou au contraire la détériore. Ainsi, en tant que premier moyen d insertion sociale, «l accès à l emploi» est un objectif recherché par de nombreuses interventions. Les axes d analyse retenus pour aborder cette problématique s appuient sur l identification du niveau d articulation entre le développement économique et le potentiel employable de la population locale. Deux approches complémentaires ont été conduites : - L identification des principales caractéristiques du tissu économique des secteurs opérationnels. Pour ce faire, une classification spécifique des activités a été réalisée. Elle dissocie les activités destinées prioritairement à satisfaire les besoins de la population locale de celles qui produisent ou contribuent à produire des biens et des services destinés à des activités dépassant le seul marché de la proximité (activités de production et prestations de services). Cette classification tend à mettre en exergue le lien entre emploi, caractéristiques du territoire et son occupation - La définition des profils des salariés et demandeurs d emploi. Ces analyses visent à émettre d une part des hypothèses de cohérence (ou au contraire de divergence) entre les caractéristiques des emplois et celles des populations. Elle tend également à favoriser l identification de potentiels mutables des facteurs économiques des territoires notamment sur la base des évolutions de ces derniers. L étude s appuie sur le croisement de plusieurs sources de données statistiques. Les sources de données concernant l emploi et, plus globalement l appareil productif sont multiples. Celles-ci ne recouvrent pas les mêmes champs (les définitions des populations varient) et sont, de fait, difficilement comparables. Les éléments statistiques sont donc ajustés par des données qualitatives. Toutefois, cette situation restreint les interprétations à l état d hypothèses (en particulier sur la question de l adéquation entre actifs et emplois locaux). L analyse s appuie sur un état de la situation des indicateurs en 2005-2006, date de leur dernière mise à jour. Les évolutions seront mesurées sur la durée du CUCS sur la base d un panel d indicateurs (la constitution d un indicateur synthétique ne pouvant dans le cas présent refléter les évolutions des facteurs d accès à l emploi). En parallèle, un indice de rang permettant de classer les territoires et de mesurer l évolution de leur classement a également été établi. Pondéré, il permet de situer chaque secteur opérationnel en fonction des écarts à la moyenne du CUCS de la pression des actifs sur l emploi. DONNÉES DE CADRAGE À L ÉCHELLE COMMUNALE, DÉPARTEMENTALE, RÉGIONALE ET NATIONALE LE PROFIL DES EMPLOIS ET ÉTABLISSEMENTS Source INSEE base de données CLAP (Connaissance Locale de l Appareil Productif ) Ce dispositif s appuie sur plusieurs sources administratives dont il fait la synthèse, principalement les URSSAF et les Déclarations annuelles de données sociales (DADS). Les emplois salariés et les établissements sont ceux du secteur privé et de la fonction publique (territoriale, hospitalière et d État). Établissement (définition INSEE) «L établissement est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l entreprise. L établissement, unité de
L'accès à l'emploi SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS production, constitue le niveau le mieux adapté à une approche géographique de l économie.» Toutes les données analysées dans la problématique «accès à l emploi» concernent les établissements. L établissement est à différencier de l entreprise. Entreprise (définition INSEE) «L entreprise est une unité économique, juridiquement autonome, organisée pour produire des biens ou des services pour le marché. On distingue : - l entreprise individuelle (personne physique) qui ne possède pas de personnalité juridique distincte de celle de la personne physique de son exploitant ; - l entreprise sociétaire, par exemple Société Anonyme (SA), Société à Responsabilité Limitée (SARL).» Emploi salarié Toutes les personnes travaillant contractuellement pour un établissement tel que défini ci-avant en échange d un salaire ou d une rétribution équivalente. DONNÉES ANALYSÉES À L ÉCHELLE DES SECTEURS OPÉRATIONNELS CUCS Une partie des sources citées précédemment n est pas disponible à une échelle suffisamment fine. D autres sources de données appelant d autres définitions ont été mobilisées. LES ÉTABLISSEMENTS EN 1999, 2005, 2007 Observatoire de l emploi et du développement économique-agam. Données issues de la source SIRENE, géolocalisées à l adresse par l AGAM. SIRENE (système informatisé du répertoire national des entreprises et des établissements). Il s agit d un répertoire géré par l INSEE qui enregistre l état civil de toutes les entreprises et leurs établissements. Activité économique des établissements «L activité économique d une unité de production est le processus qui conduit à la fabrication d un produit ou à la mise à disposition d un service» (définition INSEE). Les activités sont classifiées en fonction de la nomenclature d activités française (NAF). Elle comprend 5 niveaux. Deux niveaux ont fait l objet d une analyse : - la répartition des activités en cinq postes (Agriculture/ Industrie/Construction/Commerce/Services) ; - la répartition des activités en 732 postes avec un regroupement des postes spécifique pour cette étude permettant de définir trois catégories : «les activités de proximité», «les prestations à caractère de service» et les activités de «production». «Les activités de proximité» Cette catégorie concerne particulièrement : les banques, les commerces de détail, les hotels-cafés-restaurants, l immobilier (agences), les PTTet les praticiens de santé. «Les prestations à caractère de service» Cette catégorie regroupe : les associations, l enseignement, la santé (hors praticiens), les services aux particuliers, les services aux entreprises, les «autres services» «Les activités de production» Il s agit de la construction, de l industrie, du commerce de gros ainsi que du secteur primaire La liste des postes regroupés est jointe. LES EMPLOIS LOCALISÉS EN 1999-2005 Estimation réalisée par l AGAM. Elle concerne les emplois publics et privés À noter, les emplois sont classés selon l activité principale de l établissement qui les emploie. Cela génère une marge d erreur. En effet, l activité de l établissement peut être différente de celle de l emploi occupé.
L'accès à l'emplois SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS La classification des emplois est la même que celle des établissements Les salariés au lieu de résidence Source DADS-traitement INSEE. La déclaration annuelle des données sociales (DADS) est une formalité déclarative que doit accomplir toute entreprise employant des salariés. Ainsi cette base de données concerne l ensemble des employeurs et de leurs salariés, à l exception : - des agents des services de l État ; - des services domestiques ; - des activités extra-territoriales. Le champ de la publication des résultats exclut en outre les apprentis, les stagiaires, les emplois aidés, les dirigeants salariés de leur entreprise ainsi que les agents des collectivités territoriales. Pour chaque salarié, les informations sont construites par la consolidation des périodes de travail chez ses employeurs successifs. Ainsi, la correspondance entre emplois localisés et salariés résidant n est pas totale. LES DEMANDEURS D EMPLOI EN FIN DE MOIS EN 2005-2007 Sources : Agence nationale pour l emploi, traitement Insee - Observatoire du développement économique et de l emploi- AGAM (données : INSEE, DRTEFP) Il n existe pas de taux de chômage officiel infracommunal hors des recensements de l INSEE. Le BIT (bureau international du travail) publie mensuellement des taux de chômage nationaux, régionaux et départementaux. Le taux de DEFM catégorie 1 est calculé en faisant le rapport entre les DEFM catégorie 1 (en 2005- source INSEE/ANPE) et la population active recensée en 1999 (source INSEE RGP 1999) Le taux de demandeurs d emploi de moins de 25 ans est le nombre de DEFM de catégorie 1 de moins de 25 ans rapporté au nombre d actifs de moins de 25 ans recensés en 1999. Le taux de demandeurs d emploi de très longue durée : il s agit du poids des demandeurs d emploi de catégorie 1 au chômage depuis plus de 2 ans rapporté au total des demandeurs d emploi de catégorie 1. QUALIFICATION DES DEMANDEURS D EMPLOI Selon leur niveau de formation : - demandeurs d emploi non qualifiés, il s agit des demandeurs d emploi de catégorie 1 ayant un niveau VI (sortie avant la troisième) et de ceux de niveau Vbis (CEP ou SES) ; - demandeurs d emploi faiblement qualifiés, il s agit des demandeurs d emploi de catégorie 1 de niveau V (titulaire d un BEP, CAP ou BEPC). TAUX DE DEMANDEURS D EMPLOI EN FIN DE MOIS Les demandeurs d emploi en fin de mois de catégorie 1 (DEFM catégorie 1) correspondent aux demandeurs d emploi en fin de mois à la recherche d un emploi durable à temps plein n ayant pas exercé d activité de plus de 78 heures le mois précédent. Selon leur qualification professionnelle : Niveau de qualification : Manoeuvres ou ouvriers spécialisés/ouvriers qualifiés/employés non qualifiés/employés qualifiés/cadres, techniciens, agents de maîtrise. Métiers recherchés Ces données sont issues de la «situation des demandeurs d emploi inscrits à l ANPE au 31 décembre 2005» source INSEE-ANPE dans les ZUS.
L'accès à l'emploi SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS LES STRUCTURES D ACCOMPAGNEMENT À L EMPLOI Répertoire des organismes d accueil et d accompagnement à l emploi - Maison de l emploi, cartographie réalisation AGAM-2007. Repérage et cartographie de tous les organismes d accueil et accompagnement à l emploi (organisme porteur de l action ou structure mettant à disposition un local). RETARD SCOLAIRE ET «DÉSCOLARISATION» Académique & BCP & SISE ),Capacités d accueil (DOS Lycée, DOS LP et DEEP),Affectation et Vœux (Base Académique des Affectations), Perspectives d emploi (DAET). LES TEMPS DE DÉPLACEMENT EN TRANSPORTS EN COMMUN Évaluation des temps de parcours en transport en commun en heure de pointe (8 heure) (www.lepilote.com). Inspection académique des Bouches du Rhône, connaissance académique partagée (http://cap.ac-aixmarseille.fr). Réalisation : Direction de l Analyse des Etudes et de la Communication, 2006-2007. RÉSULTATS AUX ÉVALUATIONS DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SECOND DEGRÉ Retard scolaire de plus de deux ans des élèves de second degré «Les retards scolaires sont calculés à partir de l année civile de naissance et de l âge normal de scolarisation au niveau donné pour les élèves n ayant jamais redoublé. Les indicateurs ne portent que sur la proportion d élèves ayant au moins 2 ans de retard scolaire y compris en filière professionnelle.» Taux de redoublement «La proportion de redoublants correspond au pourcentage d élèves scolarisés à un niveau donné qui étaient déjà scolarisés à ce même niveau l année précédente mais pas forcément dans l établissement. Cet indicateur comprend donc des redoublants provenant d autres établissements et diffère donc des préconisations des conseils de classe en matière de redoublement.» Offres de formations professionnelles (Carte des formations et des options) Sources des données : Effectifs des élèves (Base Élèves
L'attractivité des territoires SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS L ATTRACTIVITÉ DE MARSEILLE SE CONFIRME ET RENFORCE LA CONCURRENCE INTERNE ENTRE ÉCONOMIE ET HABITAT Dans un contexte de croissance, la Ville de Marseille confirme son attractivité qui se traduit entre autre par la croissance de la population : - la Ville de Marseille gagne des habitants, en rupture avec les mécanismes des dernières décennies ; - entre 1999 et 2005, elle gagne 4 500 habitants supplémentaires par an (+0,5% annuel). Cette croissance reste moindre que celle constatée pour le Département (+0,6%/an) et pour la Région (+0,9%/an) ; - à Marseille, le solde migratoire ne joue qu un rôle modeste dans cette dynamique (+400 habitants par an), contrairement au Département et à la Région. Dans le prolongement des objectifs du PLH, le projet SCOT vise à la production de 70 000 à 80 000 logements sur MPM d ici à 2020 (54 000 logements sur le bassin centre dont fait partie Marseille). Cela devrait notamment permettre l accueil de 70 000 nouveaux habitants (sources : pré-projet d aménagement et de développement durable - octobre 2007). Marseille et plus généralement la métropole bénéficient d une attractivité économique dynamisée : - ces dernières années les grands indicateurs économiques sont positifs, parallèlement au retour des grands investisseurs et des grands projets d urbanisme sur Marseille. Conséquence directe, le nombre d établissements augmente à Marseille ; - le taux de création d entreprises se situe autour de 17% (8 344 établissements en 2006), ce qui situe Marseille parmi les villes les plus dynamiques ; - si le secteur de la construction est particulièrement énergique, avec un taux de création supérieur à 21%, le secteur du commerce-réparation connaît également un taux de création d emplois significatif (13%). Le bilan entre création et disparition d établissements est, depuis plusieurs années, positif. Il se crée plus d établissements qu il n en disparaît. L attractivité économique des territoires en CUCS s inscrit dans la conjoncture marseillaise. Plus de la moitié des entreprises créées en 2006 l ont été sur le territoire du CUCS. Cela représente 4 395 établissements, 40% d entre eux étant implanté au-delà du périmètre du centre ville. DES TERRITOIRES ATTRACTIFS POUR L ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE Le CUCS apparaît attractif pour les activités économiques. Cette attractivité se traduit par : - un taux de création d établissements supérieur à la moyenne marseillaise bien qu il s agisse essentiellement de très petites entreprises (aucun salarié) ; - cette situation s accompagne d une évolution positive des emplois ; - la création de nouveaux locaux d activité est importante puisqu elle représente plus de la moitié des surfaces créées à Marseille ces dix dernières années (63 870 m2/an de SHON créés dans le CUCS) ; SOURCES : - Observatoire Immobilier de Provence (OIP), commercialisation des programmes immobiliers de 5 logements et plus, 2006 - Observatoire Immobilier de Provence (OIP), immobililer de bureaux neufs, 2007 - Confédération nationale des administrateurs de biens (CNAB), observatoire marseilleis de la formation des loyers, 2007 - INSEE, recensement général de la population à l'iris, 1999 - Agam, Base équipements 2004 - INSEE - SIRENE, les établissements à l'iris, 2007 -Revenus : DGI-INSEE, Revenus des ménages fiscaux à l IRIS, 2002, 2004, 2005 L'ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES LES ÉCHELLES URBAINES L'ACCÈS À L'EMPLOI LA PRÉCARITÉ LES FLUX LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE
L'attractivité des territoires SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS - 37% de la SHON créée dans le CUCS est à vocation commerciale, 28% à vocation de bureau ; - l importance du CUCS dans l offre de bureaux à Marseille est croissante, en lien avec notamment la montée en puissance d Euroméditerranée. Le CUCS joue un rôle majeur dans l offre de locaux neufs ainsi que dans l immobilier de bureaux. Cela tend à renforcer le poids des emplois de service et les activités résidentielles. Toutefois, ce constat ne concerne que quelques secteurs opérationnels. Les territoires du CUCS bénéficient, à des degrés différents, de facteurs d attractivité. LES FACTEURS D ATTRACTIVITÉ ÉCONOMIQUE DU CUCS Les différents facteurs d attractivité économique sont présents mais peu de secteurs du CUCS les cumulent. Leurs impacts varient selon les activités considérées. Ceci tend à spécialiser localement les activités. Le CUCS, un poids important de l offre foncière à vocation d activité : - dans le PLU, les territoires du CUCS concentrent 46% du foncier réservé à l activité (zonages UE, Na+, ZAC activités). Ainsi, 16% du foncier du CUCS (hors zones naturelles) est à vocation d activité, contre 15% pour Marseille ; - toutefois, cette dominante apparaît faiblement optimisée, particulièrement pour les zones UE au Nord du territoire. Elles sont pour partie implantées au sein de zones d habitat dense et peu affectées aux activités économiques ; - parmi ce foncier, 6% est à vocation future d activité (hors ZAC) et représente un potentiel d implantation de nouveaux établissements ; - ces secteurs comptent des emprises foncières disponibles et forment une majeure partie de l offre marseillaise de locaux neufs (bureaux, commerces, entrepôts, ateliers ) ; - en parallèle, une partie des secteurs opérationnels présente des emprises foncières mutables à court ou moyen terme. L'ATTRACTIVITÉ EN CHIFFRES 900 hectares à vocation d activité soit 16% du CUCS (Marseille : 15%) +18% de taux de création d établissements en 2006 (Marseille :+17%, ZUS de Marseille : +19%) 647 hectares en ZFU 35 000 m 2 de locaux réalisés par an de 1997 à 2007 (Marseille : 75 000 m 2 /an) 915 logements réalisés par an de 1997 à 2007 (Marseille : 2 575 logements par an) 60 habitants pour 1 établissement de proximité (com merces de détail, services, postes, banques... ; hors centre-ville). (Marseille : 17 pour 1 établissement, hors centre ville) Le poids dans le CUCS des zonages affectés aux fonctions économiques tend à limiter la compétition foncière entre habitat et activité. Elle permet également une organisation d ensemble des activités. La révision du PLU permettrait de rationaliser la répartition de ces zones à vocation d activité. La présence de zones d activité et de «pôles» est un facteur majeur d attractivité : - 12% du CUCS correspond à des secteurs de concentration d activités (zones d activités ). Ils sont notamment composés de réseaux d entreprises (Comptoirs Professionnels) exerçant des activités complémentaires. Cela génère une dynamique de groupe positive, une meilleure adaptabilité. Cela favorise également le développement d un environnement adapté (présence de services annexes, aménagement urbain adapté) ; - en parallèle, la présence d établissements comptant de nombreux salariés tend également à générer de l attractivité en drainant un tissu de services.
L'attractivité des territoires SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS L histoire urbaine d un territoire et «l expérience» des zones d activités ont un impact majeur sur leur organisation (inscription dans la ville, aménagements adaptés ) ainsi que sur les réseaux qu ils ont générés. La présence de zones de concentration d activités est, sous condition de mixité, un facteur majeur d attractivité. Le CUCS compte plusieurs dispositifs discriminant des territoires favorisant leur attractivité notamment : - les zones franches urbaines (ZFU Nord Littoral et ZFU XIV e /XV e ) présentes sur le territoire CUCS proposent des conditions d installation des entreprises attractives. Elles représentent un poids important dans la création d établissements ; - les ZRU offrent également des conditions économiques d installation des entreprises financièrement favorables ; - le développement de pôles spécialisés qui sont associés à des investissements majorés de la collectivité (Euroméditerranée, Technopôle de Château- Gombert ) favorise l attractivité de ces zones ; Ces dispositifs nécessitent pour générer des effets leviers, des conditions favorables telles que : - la qualité de la desserte est un atout majeur pour l implantation de la plupart des activités. Celle-ci s apparente en particulier à la proximité des voies express mais aussi à celle des voies ferrées, de la voirie locale et des transports en commun. Les orientations futures vers le report modal pour l acheminement des marchandises (ferré et maritime) sont un enjeu pour le CUCS (présence du port autonome, gare Saint- Charles) ; - la proximité des fonctions urbaines, des marchés et de la main d œuvre ; - les établissements désireux de s implanter recherchent également la présence de services annexes pour le fonctionnement de l entreprise (banque, poste ) et pour le confort des salariés (crèches, restauration, commerces, parkings ). La plupart des secteurs du CUCS manque de cette offre ; - indispensable pour l attractivité d un territoire, la présence de ces éléments ou leur absence conditionne la typologie des activités susceptibles de s installer. La qualité de l environnement urbain est un enjeu majeur en terme d attractivité. Elle est complémentaire à une mutualisation des infrastructures, des services annexes. Ainsi, la constitution de réseaux d établissements complémentaires et de services annexes diversifiés est générateur d attractivité mais également de durabilité de celle-ci. La nature des activités les plus dynamiques dans les secteurs du CUCS (BTP, services à la personne, établissements sans salariés ) atteste que l attractivité économique est pour partie corrélée à celle démographique. L une et l autre bénéficient des mêmes éléments favorables et se renforcent mutuellement. L ATTRACTIVITÉ RÉSIDENTIELLE DU CUCS REPOSE SUR SES FAIBLESSES PASSÉES L attractivité démographique du CUCS, ralentie ces dernières décennies, se voit confortée depuis quelques années. Cette situation se traduit par une croissance de la population et par un regain de production de logements. Les territoires du CUCS recèlent des facteurs d attractivité résidentielle qui se sont raréfiés dans le reste de la commune : - le CUCS compte de nombreux territoires peu investis ces dernières années par la promotion immobilière. Face à la rareté du foncier, ces derniers deviennent attractifs, notamment ceux comptant du foncier encore disponible (même s il se raréfie) ; - face à cette raréfaction des parcelles constructibles, les nombreuses poches de bâti dégradé ou sous-occupé gagnent en attractivité. Les secteurs opérationnels répondant à ces caractéristiques et situés à proximité
L'attractivité des territoires SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS des centralités représentent des gisements fonciers à court et moyen termes. L habitat se développe dans le CUCS en s appuyant sur les tensions du marché immobilier : - le CUCS représente un poids important dans l offre de logements neufs de la commune (35% des logements neufs réalisés à Marseille ces dix dernières années) ; - 23% des logements réalisés sont individuels soit la moitié de l offre de logements individuels réalisés dans la commune ces dix dernières années ; - plus de 2 600 logements par an sont programmés pour les trois prochaines années. Si l ensemble des programmes se réalise, cela représente 45% des logements programmés de la commune. Les secteurs en CUCS connaissent un regain d attractivité pour la promotion immobilière. Ceux connotés négativement sont devenus attractifs (notamment le foncier à proximité des grands ensembles sociaux). Cette situation se traduit en terme de flux résidentiels. Cela génère une tendance à la spécialisation socioéconomqiue des territoires. Des marchés immobiliers comptant une offre diversifiée et aux prix inférieurs à la moyenne : - le dynamisme des marchés immobiliers dans le CUCS apparaît moindre que dans le reste de la commune. Ceci est imputable à une offre en accession globalement restreinte (parc locatif social important et faible mutation des logements hors des zones centrales) ; - toutefois, à l image du parc de logements, l offre immobilière est diversifiée avec des prix, en moyenne, inférieurs à ceux constatés à Marseille ; - la mobilité résidentielle au sein du CUCS est de proximité. Elle se compose principalement de jeunes ménages. Toutefois, la situation est contrastée selon les produits immobiliers considérés. Le parc ancien revêt une attractivité de proximité, les logements neufs et les villas sont davantage attractifs pour des ménages de CSP supérieures et plus âgés. Un environnement urbain qui n apparaît pas toujours comme un moteur de l attractivité des ménages. L offre de services de proximité fait globalement défaut : - le poids de population pour les établissements de proximité est très élevé, en particulier pour les banques, les praticiens de santé et les PTT ; - les commerces sont également inégalement répartis, certains secteurs en sont peu pourvus ce qui nuit à leur attractivité ; - avec un poids important des établissements scolaires privés et un secteur public peu attractif voire répulsif, les équipements scolaires forment un facteur de frein à l attractivité. En effet, leur poids est majeur dans le choix du lieu de résidence des ménages ; - en outre, la qualité de l environnement et des aménagements urbains, très inégale, tend également à spécialiser les flux résidentiels. La proximité des équipements, des services, des transports en commun, la présence d espaces publics et d espaces verts participent à l attractivité des territoires. Ces éléments sont à conforter. LES SECTEURS OPÉRATIONNELS DU CUCS, UNE ATTRACTIVITÉ INÉGALE Frais-Vallon La Rose Les Olives, Littoral Séon ; leur attractivité repose sur la présence de foncier disponible : - Littoral Séon compte parmi les secteurs les plus attractifs de la commune en terme économique. Ce secteur représente un poids majeur dans la création d établissements. Il réunit la plupart des facteurs d attractivité (foncier disponible, proximité des dessertes, proximité des marchés, ZFU ). Toutefois, l attractivité de ce territoire s appuie sur des conditions non pérennes (un dispositif incitatif à l implantation d activités non durables, les disponibilités foncières tendent à se raréfier ) ; - en parallèle, Frais Vallon-La Rose-Les Olives apparaît être un secteur économiquement peu dynamique.
L'attractivité des territoires SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS Toutefois, il comprend des conditions particulièrement propices à l attractivité d industrie de pointe ; - en terme d attractivité résidentielle, le Nord de la commune (en particulier Frais-Vallon La Rose Les Olives, Littoral Séon) représente un poids majeur dans l offre de logements neufs mis sur le marché. Situé dans un environnement attractif et présentant des prix proches de la moyenne, ces secteurs sont accessibles pour des populations de CSP supérieures. Les caractéristiques de ces secteurs tendent à générer une spécialisation de leurs cibles économiques et résidentielles. Vallée de l Huveaune, Bon Secours Saint-Joseph La Delorme, Notre Dame Limite La Savine ; une attractivité confortée : - Ces secteurs présentent ponctuellement des zones de concentration d activité attractives (Les Arnavants, les zones d activités de la Vallée de l Huveaune, Hôpital Nord ). Toutefois, l offre moindre que dans les secteurs précédents de foncier ou de locaux limite leur développement. Leurs atouts reposent sur la structuration des acteurs économiques ; - ces secteurs opérationnels, en particulier la Vallée de l Huveaune et les zones de concentration d activités d arrière port (Façade Maritime Nord), font partis des territoires présentant des enjeux métropolitains. Confortée dans le cadre du projet SCOT, la vocation de ces territoires devrait être traduite dans des orientations locales ; - la faible diversité des activités présentes sur le site de Notre Dame Limite-La Savine ainsi que leur forte spécialisation, nuisent à son développement. Attractif principalement pour les activités ayant trait à la santé, ce secteur apparaît exclusif. Ce «pôle» santé aurait vocation à s inscrire dans «l arc de la connaissance» de Marseille et renforcer sa dimension métropolitaine ; - en termes résidentiels, ces secteurs opérationnels présentent une offre de logements diversifiée dont les prix sont inférieurs à la moyenne. La qualité urbaine très inconstante sur ces territoires est à conforter pour asseoir leur attractivité. Ces territoires jouent un rôle majeur à l échelle de la commune mais également, pour le volet économique, au niveau intercommunal. Eléments forts du système productif marseillais, ils forment aussi un socle de la mobilité résidentielle. Saint-Lazare Saint-Mauront Belle-de-Mai, La Cabucelle Saint Louis La Viste ; une offre attractive pour les populations les plus précaires : - ces secteurs comptent de nombreuses poches résidentielles de non-choix qui apparaissent attractives pour les populations les plus précaires ; - ainsi ces territoires tendent à renforcer leur spécialisation «vers le bas». - en parallèle, la tension des marchés du logement et la raréfaction du foncier génèrent une nouvelle attractivité de ces quartiers pour la promotion immobilière. Le caractère répulsif de ces territoires (Saint Lazare-Saint Mauront-Belle de Mai, La Cabucelle-Saint Louis-La Viste) a retardé leur investissement par les promoteurs et les ménages ayant le choix. Ils constituent maintenant des réserves foncières ou de mutation du foncier. Les territoires de centralité : une attractivité de cumul - le centre-ville, de par sa fonction de centralité, concentre une part importante des commerces, services, établissements et équipements de la commune. Il est donc attractif pour les acteurs économiques ; - en terme résidentiel, le centre-ville revêt un caractère sélectif du fait de l offre de logements proposée et du cadre de vie. S il attire de nombreux flux résidentiels, il ne retient pas ses habitants ; - les noyaux villageois dans les CUCS sont également des points d appui pour une attractivité de proximité (économique et résidentielle). La situation de ces noyaux villageois est très variable selon les secteurs opérationnels. Toutefois, elle est à conforter. Dynamiques sur certains secteurs, les noyaux villageois périclites sur d autres. En tant qu éléments d identité des territoires et vecteur de leur structuration à une échelle plus globale, ces unités sont un socle de pérennisation de l attractivité résidentielle et économique.
L'attractivité des territoires SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS Les secteurs opérationnels du CUCS gagnent, pour la plupart, en attractivité. Toutefois, les fondements de celle-ci reposent largement sur des facteurs conjoncturels : - tensions immobilières ; - carence de foncier généralisée hormis sur des parcelles jusqu alors répulsives ; - dispositifs incitatifs. L enjeu majeur pour le CUCS est de renforcer les facteurs pérennes de son attractivité (qualité de l environnement, offre de logements diversifiés, constitution de réseaux d entreprises, structuration des conditions d accueil du tissu économique ) pour la maintenir. Plusieurs éléments peuvent favoriser ces mécanismes : - la révision du PLU et l organisation des fonctions urbaines induite ; - le développement d effets leviers autour de l investissement public ; - l organisation et la gestion durable des facteurs d attractivité.
L'attractivité des territoires SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS GRAND SUD HUVEAUNE GRAND CENTRE-VILLE LITTORAL NORD NORD EST LITTORAL SUD VALLÉE DE L HUVEAUNE CENTRE VILLE ST-LAZARE ST-MAURONT BELLE DE MAI LA CABUCELLE ST-LOUIS LA VISTE LITTORAL SÉON N.-D. LIMITE SAVINE BON SECOURS ST-JOSEPH LA DELORME ST-BARTHÉLÉMY MALPASSÉ ST-JÉRÔME FRAIS VALLON LA ROSE LES OLIVES FONCIER Facteurs d attractivité économique - Présence de zonages à vocation d activité inscrits au PLU - Présence de zonages à vocation future d activité au PLU / / / / / / / - Présence de foncier potentiellement disponible pour activité Facteurs d attractivité résidentielle - Présence de foncier potentiellement disponible pour logement MARCHÉS IMMOBILIERS Facteurs d attractivité économique - Offre de locaux neufs ou réhabilités Facteurs d attractivité résidentielle - Offre de logements neufs - Diversité de l offre de logements - Niveau de prix des logements - Présence de produits logements spécifiques ENVIRONNEMENT URBAIN - Qualité de l environnement Facteurs d attractivité économique - Présence d aménagements spécifiques (stationnements adaptés, lisibilité des entreprises, sécurité...) - Présence de services annexes (postes, banques, commerces) - Accessibilité (routière, ferrée, maritime, transports en commun) Facteurs d attractivité résidentielle - Présence de commerces, équipements et services à la population - Accessibilité (transports en commun, routière) PÔLES ET RÉSEAUX Facteurs d attractivité économique - Poids des établissements de + 100 emplois - Pôles et réseaux d établissements AUTRES FACTEURS D ATTRACTIVITÉ Facteurs d attractivité économique - Présence de dispositifs d incitation fiscale / / / / / Facteur favorable pour l attractivité du secteur Facteur neutre pour l attractivité du secteur Facteur défavorable pour l attractivité du secteur
L'attractivité des territoires SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS
L'attractivité des territoires SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS
L'attractivité des territoires SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS DÉFINITION L attractivité se définit comme la capacité d un territoire à attirer des individus (établissements, habitants) et à les garder. Attirer est la traduction d un arbitrage par les populations et garder traduit l évolution des conditions internes ou externes susceptibles de générer la mobilité. Ces deux composantes sont indissociables. De même, économique et résidentielle, sont liées. Ces deux dimensions influent l une sur l autre. Cela se traduit d une part en terme de proximité de la main d œuvre et des marchés pour certaines activités et d autre part comme un arbitrage entre proximité de l emploi et caractéristiques résidentielles pour les habitants. La présente analyse porte d une part sur le «niveau» d attractivité des territoires et d autre part sur ses facteurs : - l attractivité est génératrice de flux. L état d attractivité des territoires est, dans la présente analyse, abordé comme la résultante des entrées et des sorties du territoire. Ce solde est appliqué d une part aux mouvements résidentiels et d autre part aux créations et disparitions d établissements et d emplois. Les caractéristiques de ce flux sont également étudiées afin d identifier les tendances évolutives ; - d autre part, l attractivité est générée par des facteurs dont l importance est variable. Leur analyse (cadre de vie, accessibilité ) vise à identifier les typologies de territoires attractifs. Pour ce faire, plusieurs indicateurs ont été mobilisés. Ils visent à qualifier l état d attractivité des territoires : création d établissements et d emplois, caractéristiques de ceux-ci, mutations immobilières et mobilité résidentielle, évolution du nombre d habitants et du profil de ceux-ci. Il est nécessaire de préciser que les données concernant l évolution de la population et de ses caractéristiques n ont pas été réactualisées depuis 1999. Ainsi, celles-ci sont le fruit d hypothèses qui s appuient sur le croisement de différentes sources de données plus à jour. Les éléments concernant la population et les ménages seront disponibles en 2009. Les informations ayant trait aux facteurs d attractivité (cadre de vie, desserte ) sont des données à caractère qualitatif issues de sources diverses (études AGAM, données qualitatives des professionnels) Ces modalités d approche nous permettront de mesurer l évolution de l attractivité. L analyse s appuie sur un état de la situation des indicateurs en 2006-2007, date de leur dernière mise à jour. La définition de l attractivité atteste de son caractère polymorphe. De par cette caractéristique, il n est pas judicieux de réaliser un classement des secteurs opérationnels du CUCS au regard de leur attractivité. LES ÉTABLISSEMENTS LES CRÉATIONS D ÉTABLISSEMENTS EN 2006 INSEE-SIRENE, 2006 à l IRIS Les créations sont identifiées par rapport aux immatriculations dans SIRENE. Sont identifiées comme créations : - les nouvelles immatriculation dans SIRENE, - les reprises d activité après une interruption de plus d un an (reprise de l ancien numéro SIRENE), - les reprises par une entreprise nouvelle de tout ou partie des activités et moyens de production d une autre entreprise lorsqu il n y a pas continuité de l entreprise reprise. SIRENE (système informatisé du répertoire national des entreprises et des établissements) Il s agit d un répertoire géré par l INSEE qui enregistre l état civil de toutes les entreprises et leurs établissements.
L'attractivité des territoires SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS Taux de création Rapport du nombre des créations d établissements d une année au stock d établissements au 1 er janvier de cette même année. L ÉVOLUTION DES ÉTABLISSEMENTS ET DES EMPLOIS Observatoire de l emploi et du développement économique - AGAM. Données issues de la source SIRENE, géolocalisées par l AGAM à l adresse. Taux de survie Le taux de survie des entreprises à n années est la proportion d entreprises créées ou reprises une année donnée qui ont atteint leur nième anniversaire. LA RÉALISATION DE LOGEMENTS ET DE LOCAUX Enquête de réalisation des permis de construire, 1997 et 2007 - AGAM. L AGAM effectue, sur le territoire de Marseille, le suivi des opérations immobilières depuis l autorisation de construire jusqu à la livraison des logements ou locaux réalisés. À partir des informations données par la DGUH sur les permis de construire autorisés, l AGAM vérifie annuellement sur le terrain la réalité des livraisons. LOGEMENTS RÉALISÉS Seuls les logements localisés dans des opérations de 3 logements et plus font l objet de cette enquête. Les logements «en diffus» (hors programme ou lotissement) sont donc non comptabilisés. Les programmes comptabilisés chaque année sont ceux terminés durant l année quelle que soit la date à laquelle ils ont été autorisés. LOCAUX RÉALISÉS Il s agit de tous les locaux nouvellement créés (création de SHON) quel que soit le type d activités. Les transformations ou extensions sont exclues de l enquête. LES MARCHÉS DE L IMMOBILIER (HABITAT ET BUREAUX) LES LOYERS Source : Confédération Nationale des Administrateurs de Biens Marseille Provence Corse (CNAB)-2007. Observatoire alimenté par le recueil de références auprès du réseau des professionnels de l immobilier de la CNAB et sur la base d une méthodologie nationale élaborée par M. Mouillart. Loyers du parc Il s agit des loyers moyens des baux en cours par arrondissement. Loyers du marché Loyer des locations nouvelles (constitué des loyers de location nouvelle et des loyers de relocation) par arrondissement. La mobilité dans le parc locatif Proportion de logements précédemment occupés et remis sur le marché locatif, par rapport à l ensemble des logements locatifs observés (par arrondissement). LA COMMERCIALISATION DES LOGEMENTS NEUFS Source Observatoire Immobilier de Provence (OIP)-2006. Suivi des ventes (Logements réservés, c est-à-dire ayant fait l objet d une réservation avec dépôt d arrhes, ou vendus sans réservation préalable), mises en vente et prix des logements neufs destinés à la vente en collectif et en individuel dans des programmes de cinq logements et plus. LES SURFACES COMMERCIALISÉES DE BUREAUX NEUFS Source Observatoire Immobilier de Provence (OIP)-2006 L enquête des bureaux résulte de l analyse contradictoire des transactions réalisées tant par les cabinets de conseil en immobilier d entreprise, que par les promoteurs et les informations des directions du développement économique des villes de Marseille et d Aix.
Les échelles urbaines SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS La question des échelles résulte du croisement de deux dimensions, l une géographique et l autre d usage. Elle repose sur les articulations entre les niveaux de territoires (géographiques, institutionnels) et les fonctions de ce territoire pour les usagers (habitants ou acteurs économiques). L organisation de ce territoire favorise t elle l apport d une réponse aux besoins des individus (habitants ou entreprises) qui y résident? Inscrire les territoires de proximité dans des logiques de développement de la métropole suppose une capacité à structurer des opérations locales dont l envergure dépasse les seules limites communales. Cette dynamique ne saurait pour autant occulter l échelle locale, qui participe pleinement de la construction métropolitaine et doit donc légitimement trouver une place à part entière dans ce mouvement. LA MIXITÉ URBAINE AU CŒUR DES NIVEAUX DE FONCTIONNEMENT LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE LES FLUX Ces articulations consistent à s interroger sur les points suivants : - les centralités et la fonction de proximité du secteur ; - la confrontation des usages aux différentes échelles et son évolution ; - l évolution de l organisation des fonctions de l espace. Concernant cette problématique, plusieurs éléments apparaissent prégnants au sein des territoires en CUCS. ECHELLES ET TERRITOIRES : LA PROXIMITÉ COMPOSANTE ACTIVE DE LA MÉTROPOLE Nouveaux contours géographiques, nouveaux contextes économiques et nouvelles logiques pour l action publique sont trois critères qui contribuent aujourd hui à transformer le cadre dans lequel évoluent les acteurs publics et privés qui fabriquent la ville. L action territoriale se déroule ainsi désormais autant entre les territoires qu au cœur des territoires eux-mêmes. Il s agit conjointement d articuler les territoires distincts et de faire vivre les différentes échelles de la métropole. C est à cette échelle que plusieurs territoires prioritaires ont été identifiés au titre du Contrat Urbain de Cohésion Sociale sur la commune de Marseille. Chacun d entre eux présente des caractéristiques particulières, notamment en termes de composantes et d échelles urbaines. Afin de mieux cerner les aires de fonctionnement de ces territoires et les mettre en exergue, une observation de chacun de ces sites sous l angle de la mixité urbaine a été retenue. La mixité urbaine met l accent sur la coexistence sur un territoire des différentes fonctions constitutives de la ville. Elle consiste donc en une pluralité des fonctions au niveau local : habitat, commerces, activités, équipements REGARDS CROISÉS POUR UNE LECTURE DYNAMIQUE DES TERRITOIRES Différents types de mixité et plusieurs échelles de mixité peuvent être envisagés, parmi lesquels la mixité sociale (cohabitation de personnes différentes tant en termes socio-économique que culturel. Cette notion inclut la notion de partage d un espace mais également d interactions), la mixité des logements (en termes de typologie, de statuts ) et la mixité fonctionnelle (qui favorise à la fois la mixité sociale et la diversité de l habitat). LES ÉCHELLES URBAINES LA PRÉCARITÉ L'ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES L'ACCÈS À L'EMPLOI
Les échelles urbaines SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS Si les fonctions urbaines s avèrent difficiles à isoler en raison du rôle complexe de ce vaste espace d échanges qu est la ville, l analyse globale permet de mettre en évidence des relations entre ses multiples composantes : la population, les activités et les lieux où se pratiquent ces activités. Du croisement entre ces données et l organisation spatiale de la ville, se dessinent différentes échelles urbaines et aires d influence pour chacun des sites observés. Comme état mais également comme moyen de réduire les exclusions (loi du 13 juillet 1991), la mixité et plus particulièrement son échelle et les modalités de sa mise en œuvre sont des enjeux pour les territoires CUCS.