testez-vous! «24 dossiers D4 par pôle» pour réussir vos ECN et votre classement!

Documents pareils
LA TUBERCULOSE Docteur ALAIN BERAUD

LA LOMBALGIE CHRONIQUE : Facteurs de risque, diagnostic, prise en charge thérapeutique

Accidents des anticoagulants

LES DOULEURS LOMBAIRES D R D U F A U R E T - L O M B A R D C A R I N E S E R V I C E R H U M A T O L O G I E, C H U L I M O G E S

HERNIE DISCALE LOMBAIRE

HERNIE DISCALE LOMBAIRE

L arthrose, ses maux si on en parlait!

CRITERES DE REMPLACEMENT

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

Cette intervention aura donc été décidée par votre chirurgien pour une indication bien précise.

Item 182 : Accidents des anticoagulants

Le diagnostic de Spondylarthrite Ankylosante? Pr Erick Legrand, Service de Rhumatologie, CHU Angers

Item 154 : Tumeurs des os primitives et secondaires (Évaluations)

Leucémies de l enfant et de l adolescent

Spondylarthropathies : diagnostic, place des anti-tnf et surveillance par le généraliste. Pr P. Claudepierre CHU Henri Mondor - Créteil

neurogénétique Structures sensibles du crâne 11/02/10 Classification internationale des céphalées:2004

dossier de presse nouvelle activité au CHU de Tours p a r t e n a r i a t T o u r s - P o i t i e r s - O r l é a n s

testez-vous! Préparez vos partiels en toute sénérité!

Recommandations de la Société de Pneumologie de Langue Française sur la prise en charge de la tuberculose en France

Anatomie. Le bassin inflammatoire. 3 grands cadres. 4 tableaux. Spondylarthrite ankylosante. Spondylarthrite ankylosante 26/10/13

INTERET PRATIQUE DU MDRD AU CHU DE RENNES

Lombosciatalgie aigue et chronique Quelle prise en charge? Dr Azizi Fatima Rabat

LA HERNIE DISCALE LOMBAIRE

Assurance Maladie Obligatoire Commission de la Transparence des médicaments. Avis 2 23 Octobre 2012

I Identification du bénéficiaire (nom, prénom, N d affiliation à l O.A.) : II Eléments à attester par un médecin spécialiste en rhumatologie :

Peut-on reconnaître une tumeur de bas-grade en imagerie conventionnelle? S. Foscolo, L. Taillandier, E. Schmitt, A.S. Rivierre, S. Bracard, CHU NANCY

Vignette clinique 1. Femme, 26 ans; caissière. RC : Dorsalgie depuis 18 mois. ATCD : Tabagisme 20 paquets/année; pas de maladies chroniques HMA :

LE RACHIS : UNE ENTITE COMPLEXE IMPORTANTE A PRESERVER

Maladies et Grands Syndromes Radiculalgies et syndromes canalaires (279) Professeurs P. Lafforgue, J.C. Peragut et R.

Céphalées. 1- Mise au point sur la migraine 2- Quand s inquiéter face à une céphalée. APP du DENAISIS

Le traitement du paludisme d importation de l enfant est une urgence

Tests de détection de l interféron γ et dépistage des infections tuberculeuses chez les personnels de santé

Information à un nouveau donneur de cellules souches du sang

QU EST-CE QUE LA TUBERCULOSE?

Pseudotumor cerebri. Anatomie Le cerveau et la moelle épinière baignent dans un liquide clair, appelé le liquide céphalo-rachidien (LCR).

Douleurs des mains. Douleurs des mains les plus fréquentes: pertinence, causes, traitements. C.Zenklusen septembre 2013

Les soins des douleurs chroniques dans les TMS Les échecs thérapeutiques

Les fractures de l extrémité inférieure du radius (238) Professeur Dominique SARAGAGLIA Mars 2003

DENSITOMÉTRIE OSSEUSE : CE QUE LE RADIOLOGUE DOIT SAVOIR

Céphalées vues aux Urgences. Dominique VALADE Centre d Urgence des Céphalées Hôpital Lariboisière PARIS

La prise en charge de votre polyarthrite rhumatoïde

Carte de soins et d urgence

La maladie de Still de l adulte

Apport de la TDM dans les cellulites cervico-faciales

Collection Soins infirmiers

Arthralgies persistantes après une infection à chikungunya: évolution après plus d un an chez 88 patients adultes

Préfaces Introduction... 8

Athénée Royal d Evere

Visite test de certification V2014 Retour du CHU de Rennes GCS CAPPS Vendredi 12 juin 2015

Item 215 : Rachialgies

phase de destruction et d'élimination de débris

La reprise de la vie active

SONDAGE NATIONAL SUR LA MÉDECINE PALLIATIVE QUESTIONNAIRE

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la scintigraphie osseuse et le TEP-SCAN

DOSSIER DE PRESSE OUVERTURE DU NOUVEL HOPITAL DE CANNES. Service Communication Tel Fax a.helbert@ch-cannes.

Opération de la hernie discale. Des réponses à vos questions

CHAPITRE 9 LES LOMBALGIES STRATEGIE D EVALUATION ET PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE. Bénédicte Jamard Arnaud Constantin et Yolande Esquirol

Au programme. Les blessures fréquentes chez les coureurs de fond

Allégez la charge! Dossier d enseignement: Soulever et porter des charges Exercices de consolidation niveau 2

Laurence LEGOUT, Michel VALETTE, Henri MIGAUD, Luc DUBREUIL, Yazdan YAZDANPANAH et Eric SENNEVILLE

Cure de Hernie discale lombaire

La maladie de Horton Artérite temporale Artérite à cellules géantes

BIOPSIE PAR ASPIRATION Sous stéréotaxie

Recommandation Pour La Pratique Clinique

SYNTHÈSE DES RECOMMANDATIONS PROFESSIONNELLES. Spondylarthrites. Décembre 2008

Réflexions sur les possibilités de réponse aux demandes des chirurgiens orthopédistes avant arthroplastie

Le mal de dos est décrit par de nombreux auteurs

OSSIFICATION DU LIGAMENT VERTEBRAL COMMUN POSTERIEUR ET DU LIGT JAUNE: MYELOPATHIE CERVICALE SUBAIGUE

Après l intervention des varices. Informations et conseils sur les suites du traitement. Réponses aux questions fréquemment posées

Rachialgies aux urgences Docteur Carole PAQUIER Juillet 2003

Thérapeutique anti-vhc et travail maritime. O. Farret HIA Bégin

le traitement de la douleur

Programme d Accueil des Etudiants Internationaux Stages Hospitaliers

N oubliez pas de sauvegarder après avoir intégré ce fichier dans votre espace extranet!

Sujets présentés par le Professeur Olivier CUSSENOT

La sternotomie. Conseils à suivre après votre intervention

SYNDROME DU TUNNEL CARPIEN, EPICONDYLITE ET TRAVAIL : POINT DE VUE DU RHUMATOLOGUE

La prise en charge de votre spondylarthrite

LES TROUBLES MUSCULOSQUELETTIQUES. Le 2 décembre 2008

Diagnostic différentiel des infections ostéoarticulaires

GUIDE PATIENT - AFFECTION DE LONGUE DURÉE. La prise en charge du cancer du rein

Tuméfaction douloureuse

La sciatique par hernie discale Description médicale :

Compte rendu d hospitalisation hépatite C. À partir de la IIème année MG, IIIème années MD et Pharmacie

Item 127 : Transplantation d'organes

CEPHALEES POST-BRECHE DURALE. Post Dural Puncture Headache (PDPH)

GROUPE CLINIQUE DU MAIL

Livret d accueil des stagiaires

w w w. m e d i c u s. c a

Rééducation Posturale Globale

La migraine. Foramen ovale perméable. Infarctus cérébral (surtout chez la femme)

La colonne vertébrale (organisation générale et bases biomécaniques)

chronique La maladie rénale Un risque pour bon nombre de vos patients Document destiné aux professionnels de santé

Actualisation de la prescription en biologie rhumatologie

Migraine et céphalées de tension: diagnostic différentiel et enjeux thérapeutiques

Hôpital performant et soins de qualité. La rencontre des extrêmes estelle

Recommandations régionales Prise en charge des carcinomes cutanés

dos La qualité au service de votre santé Avenue Vinet Lausanne - Suisse p r e n d r e s o i n d e s o n

Ministère chargé de la santé Diplôme d Etat d infirmier. Portfolio de l étudiant

Transcription:

: t i u t a r g t i a Extr testez-vous! «24 dossiers D4 par pôle» pour réussir vos ECN et votre classement!

Collection 24 heures / Pôle : Appareil locomoteur 8 Dossier N 1 2 Mme T, âgée de 65 ans se présente à votre consultation devant l apparition, il y a trois mois, d une douleur dans le rachis lombaire irradiant à l aine ainsi qu à la face antérieure de la cuisse gauche. Les douleurs sont exacerbées par la marche et la position assise prolongée. L ensemble s est aggravé progressivement conduisant à une impotence fonctionnelle de plus en plus importante. Actuellement, elle est obligée de s arrêter de marcher lorsque la douleur est trop importante. Le périmètre de marche est limité à 100 mètres. Heureusement, elle est très bien entourée par ses cinq enfants qui s occupent d elle pour les contraintes de la vie quotidienne. A l examen clinique, la température est de 37,5 C, la tension artérielle est de 17/10 cm Hg, elle pèse 70 kg pour 1m55, et a perdu récemment 10 kg en deux mois (date à laquelle elle a commencé un régime). Vous retrouvez un syndrome rachidien, un signe de Léri positif ainsi qu un signe de Lasègue positif. Il n y a pas de déficit sensitivo-moteur au membre inférieur. Les réflexes ostéo-tendineux sont présents et symétriques des deux côtés aux membres inférieurs. Le reste de l examen neurologique est normal. Son médecin traitant lui a déjà donné du paracétamol, en association ou non avec de la codéine, ou du tramadol, sans succès majeur sur la symptomatologie. Il vous l adresse pour que vous réalisiez des infiltrations du rachis à base de corticoïdes retard. Une radiographie du rachis lombaire a été faite en ville (Cf. icono 1 page suivante). Son médecin traitant a également demandé à Mme T de réaliser une prise de sang : NFS : Hb = 12,3 g/dl, Leucocytes = 4560 /mm 3, Ht = 42%, VGM = 85 µm 3, formule normale VS = 22 mm à la première heure CRP = 9 mg/l (N<5) TP/TCA normaux Question N 1 Décrivez la radiographie du rachis lombaire qui vous est présentée. Permet-elle d expliquer la symptomatologie? Expliquez. Question N 2 Devant l ensemble de ce tableau, quels sont les diagnostics que vous devez évoquer? Justifiez brièvement chacune de vos hypothèses. Question N 3 Décidez-vous de réaliser les infiltrations rachidiennes comme vous le demande le médecin traitant? Quelle que soit votre réponse, justifiez-la en apportant les arguments pour et contre votre décision. Quel critère principal doit motiver votre choix? Question N 4 Vous revoyez la patiente un mois plus tard. Après une brève amélioration des symptômes, les douleurs se sont à nouveau aggravées. Elles sont de plus en plus gênantes, et ne sont plus calmées par le repos. La douleur s est étendue à l ensemble de la cuisse et de la jambe gauche et irradie parfois même à droite. Quelles sont vos hypothèses diagnostiques? Question N 5 Vous décidez de prescrire une IRM du rachis lombaire, dont la patiente vous ramène les images 4 jours plus tard (Cf. Séquence T1 représentée par l'icono 2a et séquence T2 représentée par l'icono 2b page suivante). Décrivez ces images. Question N 6 Quels diagnostics devez-vous évoquer? Lequel vous paraît le plus probable? Justifiez. Question N 7 Quels autres examens sont nécessaires pour confirmer le diagnostic? Question N 8 Votre hypothèse diagnostique se trouve confirmée. Quel traitement mettez-vous en œuvre?

Collection 24 heures / Pôle : Appareil locomoteur Icono 1 : radiographie du rachis lombaire Icono 2a et 2b : IRM du rachis lombaire 3

Icono 2a et 2b : IRM du rachis lombaire Action Vous avez 1 heure pour répondre aux questions 9 de ce dossier. Bon courage! Après correction, évaluez votre niveau en situation des ECN. 4

Vos réponses : 5

6

Collection 24 heures / Pôle : Appareil locomoteur Dossier N 1 : Corrections Question N 1 Décrivez la radiographie du rachis lombaire qui vous est présentée. Permet-elle d expliquer la symptomatologie? Expliquez. (10) Description : Radiographie standard de mauvaise qualité, ne permettant de visualiser que les vertèbres L5, L4 et une partie de L3 (2) Aspect de pincement discal en L4-L5 et L5-S1 (2) Arthrose articulaire postérieure en L4-L5 (2) Pas de tassement vertébral (NC, = 2 points en moins si décrit) Respect des corticales (NC, = 2 points en moins si décrit) Absence d image lytique (NC, = 2 points en moins si décrit) Absence de déminéralisation osseuse diffuse ou circonscrite (NC) La radiographie permet d expliquer la symptomatologie (2) Car elle montre : Une atteinte discale étagée pouvant comprimer les racines du membre inférieur gauche (1) Une atteinte articulaire postérieure qui peut être responsable d un tableau de canal lombaire rétréci arthrosique avec claudication à la marche (1) Question N 2 Devant l ensemble de ce tableau, quels sont les diagnostics que vous devez évoquer? Justifiez brièvement chacune de vos hypothèses. (15) Il s agit d un tableau de claudication à la marche. (2) Trois diagnostics principaux doivent être évoqués dans ce contexte : Canal lombaire rétréci : (3) - justifié ici par le terrain (femme âgée avec surcharge pondérale), l argument de fréquence, l horaire mécanique des douleurs, et la présence d arthrose articulaire postérieure sur la radiographie du rachis lombaire (2) Claudication médullaire (d origine cervicarthrosique par exemple) : (3) - justifiée ici par le terrain âgé de la patiente, mais peu probable en raison de la douleur des membres inférieurs qui est rarement rencontrée au cours de ce type de pathologie (1) Artériopathie oblitérante des membres inférieurs d origine athéromateuse : (2) - justifiée ici par l hypertension artérielle de la patiente qui constitue un facteur de risque cardiovasculaire (1) D autres diagnostics peuvent être discutés en raison de la perte importante de poids récente et d un syndrome inflammatoire biologique modéré : Spondylodiscite ou radiculite à germe lent (tuberculose par exemple) (1) Epidurite myélomateuse ou carcinomateuse (NC) Question N 3 Décidez-vous de réaliser les infiltrations rachidiennes comme vous le demande le médecin traitant? Quelle que soit votre réponse, justifiez-la en apportant les arguments pour et contre votre décision. Quel critère principal doit motiver votre choix? (15) Non, il ne faut pas réaliser d infiltrations rachidiennes dans ce contexte (5) Justification : Si on évoque un canal lombaire rétréci arthrosique, alors la patiente doit essayer de prendre des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) qui peuvent la soulager sans présenter de risque infectieux important. Les infiltrations ne doivent être réalisées qu en cas d échec des AINS. (4) Un syndrome inflammatoire inexpliqué (faisant craindre une infection sous-jacente) contre-indique les infiltrations de corticoïdes retard (3) (car ils pourraient aggraver l évolution d une infection sous-jacente). Il n y a aucun argument pour la réalisation de ces injections. (NC) Le critère principal de choix est le rapport «bénéfice / risque». (3) 7

Question N 4 Quelles sont vos hypothèses diagnostiques? (10) Spondylodiscite infectieuse à germe lent (évolution lente) : tuberculose la plus probable avec mal de Pott. (4) Envahissement tumoral lombo-sacré pouvant correspondre à un cancer hématologique ou à des lésions secondaires d un cancer solide compliqué éventuellement d un tassement vertébral. (3) Poussée congestive d arthrose articulaire postérieure compliquée d une compression pluri-radiculaire (peu probable devant l intensité et l horaire des douleurs). (3) Question N 5 Décrivez ces images. (10) IRM du rachis lombaire avec séquence T1 et séquence T2. (2) Destruction du disque L5-S1 et des parties contiguës des plateaux vertébraux, faisant place à un tissu inflammatoire visible en hyposignal T1 et en hypersignal T2. (3) Absence d envahissement des parties molles extra-rachidiennes. (2) Epidurite en regard, visible en hyposignal T1 et hypersignal T2 refoulant le fourreau dural en arrière et expliquant la symptomatologie radiculaire. (3) Pas d autre atteinte vertébrale sur cette IRM. (NC) Question N 6 Quels diagnostics devez-vous évoquer? Lequel vous paraît le plus probable? Justifiez. (15) Spondylodiscite infectieuse à germe lent (évolution lente) : tuberculose la plus probable avec mal de Pott. (3) Envahissement tumoral lombo-sacré pouvant correspondre à un cancer hématologique ou à des lésions secondaires d un cancer solide. (3) Le plus probable est le diagnostic de spondylodiscite en L5-S1 d origine tuberculeuse. (3) Justifications : Evolution sur 3 mois d aggravation progressive (1) Altération modérée de l état général (1) Horaire mixte des douleurs (initialement mécanique) (1) Syndrome inflammatoire très modéré (peu compatible avec une spondylodiscite à pyogène) (1) Images IRM tout à fait compatibles avec ce diagnostic (1) L atteinte tumorale est peu probable en raison de la localisation de la lésion centrée sur le disque intervertébral L5-S1 (1) Question N 7 Quels autres examens sont nécessaires pour confirmer le diagnostic? (10) Prélèvements bactériologiques avec recherche de BK : Hémocultures si pic fébrile (1) Bandelette urinaire et ECBU avec recherche de BK urinaires si positive (1) BK tubages trois matins de suite au réveil à jeun (1) Ponction biopsie disco-vertébrale en L5-S1 (hémostase normale) avec (2) : - mise en culture du prélèvement en milieu standard et en milieu de Lowenstein (1) - analyse anatomo-pathologique à la recherche de nécrose caséeuse ou de cellules cancéreuses (1) - recherche de BAAR au direct (1) IDR (1) Radiographie de thorax de face (1) Electrophorèse des protéines sériques avec recherche d une gammapathie monoclonale (NC) 8 11

Collection 24 heures / Pôle : Appareil locomoteur Question N 8 Quel traitement mettez-vous en œuvre? (15) Hospitalisation en urgence. (1) Immobilisation stricte au lit. (1) Corset en résine rigide thermo-moulée à porter après 15 jours d immobilisation stricte en décubitus, lors des premiers levers. (NC) Prévention des complications de décubitus : (1) Injection d héparine de bas poids moléculaire à dose préventive (1) Mobilisation douce afin de changer les zones d appui dans le lit (NC) Alimentation riche en protéines (NC) Traitement antalgique non antipyrétique pour ne pas masquer les pics fébriles en allant jusqu à la morphine si nécessaire. (1) Kinésithérapie d entretien musculaire avec renforcement isométrique quotidien (1) Antibiothérapie : Quadrithérapie anti-tuberculeuse pendant deux mois, puis relais en bi-thérapie pendant une durée totale minimale de 12 mois (en général traitement de 18 mois) (2) Rifampicine 10 mg/kg/j pendant 12 mois minimum (1) Isoniazide 5 mg/kg/j pendant 12 mois minimum (1) Pyrazinamide 30 mg/kg/j pendant 2 mois (1) Ethambutol 20 mg/kg/j pendant 2 mois (1) Surveillance : Efficacité du traitement : - régression de la douleur (1) - absence de complication neurologique (examen quotidien) (NC) - diminution du syndrome inflammatoire biologique (1) - condensation radiologique sur les premiers clichés de contrôle à 1 mois (NC) Tolérance du traitement : - transaminases à réaliser tous les 15 jours pendant un mois, puis tous les mois (1) - examen ophtalmologique avec vision des couleurs et champ visuel à réaliser après un mois de traitement par ethambutol (NC) Commentaires Question N 1 Une radiographie du rachis lombaire doit toujours prendre en compte l ensemble du rachis lombaire, de manière à déceler les anomalies transitionnelles. Ce n est pas le cas ici, et il fallait le mentionner. Question N 3 Dans toute décision thérapeutique, c est la balance «bénéfice / risque» qui doit emporter la décision finale. Question N 4 Le changement d horaire des douleurs et les images qui vous sont fournies dans la suite du dossier doivent vous orienter vers les bonnes hypothèses diagnostiques. Question N 7 Encore une fois, ce sont les explorations à visée diagnostique (et non pré-thérapeutiques ou autres) qui sont demandées. Pas la peine de mentionner le bilan biologique standard dans cette question. Question N 8 Toujours penser à la surveillance lorsqu on vous demande de décrire votre traitement même (et surtout) s il n y a pas de question spécifique sur la surveillance dans l énoncé. Items DCEM : 50, 53, 57, 66, 92, 215, 279, 340 9

«Collection : 24 dossiers D4 par pôle» Pour réussir vos ECN et votre classement! Titres disponibles dans la collection : Appareil digestif 2 e ed Appareil locomoteur 2 e ed Cancérologie - Hématologie 2 e ed Cardiologie - Pneumologie - Anesthésie - Réanimation 2 e ed Endocrinologie - Métabolisme - Néphrologie - Urologie Immunologie - Dermatologie - Maladies infectieuses Mère et Enfant 2 e ed Neurologie - Psychiatrie - Gériatrie 2 e ed Santé publique - Apprentissage de l exercice médical 2 e ed Tête et cou 2 e ed. S-éditions : de la validation des partiels à la réussite des ECN Sémiologie : à partir de P2. Relu et validé par un collège d enseignants universitaires et de médecins spécialistes. + de 500 illustrations. Pneumologie : à partir de D2. Le référentiel national de préparation de l ECN. Rédigé par le collège national de pneumologie. D1 D2 Coll. ECN préparation : à partir de D3. Gagnez du temps et des points. Tous les trucs et astuces des conférenciers. Coll. Comprendre par les dossiers D2/D3 : à partir de D2. Tous les items du programme DCEM traités en dossier pour consolider vos acquis et valider vos partiels. Dossiers de Pneumologie : à partir de D2. Dossiers référentiels ECN. Rédigé par le collège national de pneumologie. D3 Coll. 24 dossiers D4 par pôle : à partir de D3. Dossiers transversaux «dernier tour» de mise en situation réelle aux ECN. Toutes les difficultés et les pièges détaillés par les conférenciers. Coll. ECN consensus : à partir de D3. Fiches de synthèse et dossiers de conférence de consensus indispensable pour se préparer aux ECN. Ce dossier est offert par : D4 www.s-editions.com WWW.REMEDE.ORG Communauté Médicale & Paramédicale Indépendante