CANDIDOSES SYSTEMIQUES ET TECHNIQUES D ANTIFONGIGRAMMES. Nathalie Friberg, 2004



Documents pareils
27 ème JOURNEE SPORT ET MEDECINE Dr Roukos ABI KHALIL Digne Les Bains 23 novembre 2013

biomérieux (Suisse) SA

Recommandations régionales Prise en charge des carcinomes cutanés

Les anticoagulants. PM Garcia Sam Hamati. sofomec 2008

Intérêt diagnostic du dosage de la CRP et de la leucocyte-estérase dans le liquide articulaire d une prothèse de genou infectée

Le don de moelle osseuse :

LES ONYCHOPATHIES. Mohamed Denguezli Service de Dermatologie C.H.U SOUSSE

CRITERES DE REMPLACEMENT

PROFIL DE POSTE PRATICIEN ANATOMIE ET CYTOLOGIE PATHOLOGIQUES

Infiltrats pulmonaires chez l immunodéprimé. Stanislas FAGUER DESC Réanimation médicale septembre 2009

Qu est-ce qu un sarcome?

BIOPSIE de MOELLE OSSEUSE

Maladie de Hodgkin ou lymphome de Hodgkin

Symposium des Société Française d Angéiologie (SFA) et Société Francophone de Médecine Sexuelle (SFMS), Paris, Journées internationales Francophones

Innovations thérapeutiques en transplantation

Leucémies de l enfant et de l adolescent

Ouverture d un pavillon médical : Mesures mises en œuvre pour la mise en eau et suivi bactériologique

Item 288 : Troubles des phanères : Onyxis

SYNOPSIS INFORMATIONS GÉNÉRALES

I - CLASSIFICATION DU DIABETE SUCRE

Définition de l Infectiologie

Infection à CMV et allogreffe de cellules souches hématopoïétiques : Expérience du Centre National de Greffe de Moelle Osseuse, Tunis.

IMR PEC-5.51 IM V2 19/05/2015. Date d'admission prévue avec le SRR : Date d'admission réelle : INFORMATIONS ADMINISTRATIVES ET SOCIALES

Informations sur le rivaroxaban (Xarelto md ) et l apixaban (Eliquis md )

POURQUOI L HYGIENE HYGIENE = PROPRETE HYGIENE = PREVENTION DES INFECTIONS COMMUNAUTAIRES ET DES INFECTIONS ASSOCIEES AUX SOINS

TECHNIQUES D AVENIR LASER DOPPLER IMAGING LASER DOPPLER IMAGING LASER DOPPLER IMAGING

Prise en charge de l embolie pulmonaire

Le contexte. Définition : la greffe. Les besoins en greffons en constante augmentation

Les nouveaux anticoagulants oraux (NAC)

GRANULOMATOSE SEPTIQUE CHRONIQUE

ELABORATION DU PLAN DE MONITORING ADAPTE POUR UNE RECHERCHE BIOMEDICALE A PROMOTION INSTITUTIONNELLE

Item 182 : Accidents des anticoagulants

Ministère de la santé, de la jeunesse et des sports. Comité technique des infections nosocomiales et des infections liées aux soins

Actualités s cancérologiques : pneumologie

LASER DOPPLER. Cependant elle n est pas encore utilisée en routine mais reste du domaine de la recherche et de l évaluation.

Vous et votre traitement anticoagulant par AVK (antivitamine K)

Accidents des anticoagulants

La version électronique fait foi

Tests de détection de l interféron γ et dépistage des infections tuberculeuses chez les personnels de santé

Item 127 : Transplantation d'organes

Lymphome non hodgkinien

LE CANCER C EST QUOI? QUELLE EST LA DIFFÉRENCE ENTRE UN ORGANE NORMAL ET UN ORGANE ATTEINT PAR LE CANCER? Organe normal Organe précancéreux Cancer

Document: WonderCube Medical. Version: 1.1

Transplantation hépatique à donneur vivant apparenté. Olivier Scatton, Olivier Soubrane, Service de chirurgie Cochin

Aspects réglementaires du don et de la transplantation des organes. Mohamed Arrayhani - Tarik Sqalli Service de Néphrologie CHU Hassan II - Fès

Principales causes de décès selon le groupe d âge et plus

La prise en charge de l AVC ischémique à l urgence

Infections nosocomiales

ALTO : des outils d information sur les pathologies thromboemboliques veineuses ou artérielles et leur traitement

Les solutions. Chapitre 2 - Modèle. 1 Définitions sur les solutions. 2 Concentration massique d une solution. 3 Dilution d une solution

DON DE SANG. Label Don de Soi

Bienvenue aux Soins Intensifs Pédiatriques

COMPLICATIONS THROMBOTIQUES DES SYNDROMES MYÉLOPROLIFÉRATIFS: ÉVALUATION ET GESTION DU RISQUE

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 3 septembre 2008

Apport de la biologie moléculaire au diagnostic des parasitoses

L axe 5 du Cancéropole Nord Ouest

Résultats des Comptes de la Santé 2012 en RD Congo

Rôle de l ARCl. V Grimaud - UE recherche clinique - 18 mars Définitions

Le Don de Moelle Ça fait pas d mal!

Les nouveaux anticoagulants ont ils une place aux Urgences?

Identification des champignons d importance médicale Stage de laboratoire

Vaccination et tuberculose en Gériatrie. Unité de Prévention et de Dépistage: Centre de vaccination et centre de lutte anti tuberculeuse CH Montauban

Vers une approche managériale des tarifs T2A

E04a - Héparines de bas poids moléculaire

Le don de moelle osseuse

Compte-rendu d examen anatomo-pathologique - hépatite chronique

admission aux urgences

OUTIL D'EVALUATION DU TEMPS ARC / CHEF DE PROJET PROMOTEUR REQUIS POUR UNE RECHERCHE BIOMEDICALE V 2.3 DE L OUTIL NOTICE D UTILISATION

URGENCES MEDICO- CHIRURGICALES. Dr Aline SANTIN S.A.U. Henri Mondor

compaction ventriculaire gauche sur la fonction ventriculaire chez l adulte

La Greffe de Cellules Souches Hématopoïétiques

INTERET PRATIQUE DU MDRD AU CHU DE RENNES

Incontinence anale du post-partum

INFORMATIONS AUX PATIENTS ATTEINTS DE LEUCEMIE AIGUE MYELOBLASTIQUE

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la scintigraphie osseuse et le TEP-SCAN

S o m m a i r e 1. Sémiologie 2. Thérapeutique

Bases de données des mutations

Point d information Avril Les nouveaux anticoagulants oraux (dabigatran et rivaroxaban) dans la fibrillation auriculaire : ce qu il faut savoir

prise en charge médicale dans une unité de soins

Unité d enseignement 4 : Perception/système nerveux/revêtement cutané

Sciences de la vie et de la Terre

Itraconazole Sandoz 100 mg gélules Itraconazole

Le dépistage du cancer de la prostate. une décision qui VOUS appartient!

chronique La maladie rénale Un risque pour bon nombre de vos patients Document destiné aux professionnels de santé

AGRÉGATION DE SCIENCES DE LA VIE - SCIENCES DE LA TERRE ET DE L UNIVERS

XARELTO (RIVAROXABAN) 2,5 MG - 15 MG - 20 MG, COMPRIMÉS PELLICULÉS GUIDE DE PRESCRIPTION

Les renseignements suivants sont destinés uniquement aux personnes qui ont reçu un diagnostic de cancer

De la chirurgie du nodule aux ganglions

Principe d un test statistique

Association pour le soutien des personnes touchées par les GIST en Suisse

RÉSUMÉ. Mots-clés: blé variété microflore des semences, combat

Mise en place du contrôle du bon usage des carbapénèmes: expérience d une équipe pluridisciplinaire

CONTROVERSE : IDR OU QUANTIFERON LORS D'UN CONTAGE EN EHPAD?

Existe t il des effets pervers à l identification du portage de BMR?

Guide de Mobilisation. de cellules souches pour mon. Autogreffe AVEC LE SOUTIEN DE. Carnet d informations et de suivi pour le patient et sa famille

LA PROTHESE TOTALE DE GENOU

Pharmacologie des «nouveaux» anticoagulants oraux

Chapitre 1 Evaluation des caractéristiques d un test diagnostique. José LABARERE

Peroxyacide pour l'hygiène dans les industries agroalimentaires

NOTICE: INFORMATION DE L UTILISATEUR. Immukine 100 microgrammes/0,5 ml solution injectable (Interféron gamma-1b recombinant humain)

Transcription:

CANDIDOSES SYSTEMIQUES ET TECHNIQUES D ANTIFONGIGRAMMES Nathalie Friberg, 2004

Candidoses systémiques Définition: infections fongiques opportunistes à levures du genre Candida aboutissant à l envahissement des organes profonds. Le genre Candida comprend environ 20 espèces incriminées en pathologie humaine. L espèce la plus fréquente est Candida albicans. Les autres espèces fréquemment rencontrées sont: C. glabrata, C. tropicalis et C. krusei.

Aspects microscopiques de C. albicans

Epidémiologie Difficile à évaluer car diagnostic peut être complexe du vivant des patients. Peu d études autopsiques. Etude autopsique sur 4096 patients atteints de tumeurs solides, d hémopathies malignes ou transplantés: incidence des candidoses chez ces patients est de 6,5 %. Les candidoses systémiques sont les affections fongiques les plus fréquentes (58% des mycoses profondes). Depuis 20 ans augmentation importante de l incidence des candidoses systémiques (liée à l augmentation des facteurs de risques) Modification de la répartition des espèces: sélection d espèces naturellement moins sensibles au fluconazole et développement de résistances.

Physiopathologie

Facteurs de risques Neutropénies profondes et prolongées: polynucléaires neutrophiles < 0,5 G/l durant plus de 7 jours. Les voies veineuses centrales et / ou périphériques La colonisation par un Candida s.p. d un patient présentant d autres facteurs de risques. L antibiothérapie à large spectre. La corticothérapie au long cours. La chirurgie digestive ou cardiaque. Le polytraumatisme L hémodialyse

Clinique Les candidémies: sont les fréquentes. Recherche de la porte d entrée+++ Les candidoses viscérales aigues: les localisations primitives correspondent à des infections au niveau des sites de portage, leur extension se fait par contiguité (candidoses péritonéales, infection du tractus urinaire par voie ascendante). Les localisations secondaires correspondent à des embols septiques secondaires à une candidémies: les localisations sont diverses: oculaires, endocardites, ostéoarticulaires, urinaires hautes, pulmonaires, etc Les candidoses hépatospléniques chroniques: microabcès disséminés dans le parenchysme hépatique et splénique.

Diagnostic Prélèvements: effectués stérilement, de préférence effectuer des prélèvements profonds, rapidement acheminés au laboratoire, accompagnés d une feuille de demande d examens mycologique avec renseignements cliniques. Examen direct: entre lame et lamelle. Présence ou non de levures, polynucléaires, hématies Culture/isolement: sur milieux chromogènes Identification: par aspect des colonies, galeries d identification (explore métabolisme de la levure), critères morphologiques microscopiques en culture. Antifongigramme: étape ultime

Boîte de culture Candiselect avec différentes espèces de Candida s.p.

Galerie d identification auxacolor

Indications des antifongigrammes Sur toutes souches isolées dans une hémoculture, prélèvements profonds (LBA, peropératoire, biopsie, ponctions ) En cas d échec thérapeutique chez un patient sous traitement antifongique correctement mené Sur les souches isolées de sites de colonisations des patients présentant des facteurs de risques. Exceptionnellement, sur les souches impliquées chez l immunocompétent dans des candidoses superficielles récidivantes et rebelles aux traitements

Techniques d antifongigramme Technique de référence en microdilution: technique lourde non utilisée en routine Techniques en milieu liquide ou semi gélosé: faciles d utilisation, standardisées, fiables et très utilisées en routine. Inconvéniant: donne résultats non chiffrés (S/I/R). Techniques en milieu gélosé: techniques en disques ou en bandelettes. Utilisées en routine, donnent des valeurs chiffrées de CMI.

Technique de référence en microdilution.

Technique en milieu gélosé avec bandelettes E-test

Technique en milieu gélosé avec disques Biomic

Antifongiques étudiés: antifongiques systémiques Amphotéricine B: molécule de référence. Contraintes à utiliser et effets secondaires+++. Résistances exceptionnelles. Antifongiques azolés: le fluconazole est très utilisé. Administration IV et per os possibles. Bonne tolérance. Traitement curatif et préventif. Acquisition de plus en plus de résistances. L itraconazole proche du fluconazole. Inactifs sur le C. krusei naturellement résistant.

Structures du fluconazole et de l itraconazole Structure du fluconazole Structure de l itraconazole

Voriconazole Nouvel antifongique azolé. Spectre d action élargi par rapport aux autres antifongiques azolés en particulier actif sur C. krusei.

Travail personnel Recrutement souches Inclusion des souches dans le protocole NRA1500003 «Evaluation en France de l activité in vitro du voriconazole et d autres antifongiques par méthode E-test». Détermination des CMI du voriconazole, de l itraconazole, du fluconazole et de l amphotéricine B par une méthode en milieu gélosé. Avantage: utilisation d un milieu de culture standardisé. Inclusion des mêmes souches dans le protocole «Artemis Disk Protocol of a Global Antifungical Program». Détermination des CMI du voriconazole et du fluconazole par une technique en milieu gélosé utilisant des disques imprégnés d antifongiques. Avantage: lecture standardisée grâce à une caméra digitale et un logiciel d exploitation.

Objectifs Epidémiologie: répartition des espèces à Strasbourg, services concernés, évaluation in vitro par méthode E-test de la sensibilité du voriconazole et comparaison avec les autres antifongiques. Technique: comparaison de la technique E-test avec la technique Biomic dans la détermination des CMI du voriconazole et du fluconazole. Critères de comparaison: praticabilité, résultats, coût.

Recrutement des souches Recrutement sur trois mois de janvier 2002 à mars 2002. Recrutement des souches pour lesquelles une indication d antifongigramme avait été posée, dans l ordre d arrivée au laboratoire. 115 souches de Candida s.p. manipulées. Fin des manipulations: fin octobre 2002.

Epidémiologie: répartition des espèces. Répartition globale: 69 % C. albicans et 31 % d espèces non albicans. Répartition par services: en oncohématologie, 53 % de C. albicans. 2% 1% 3% 3% 3% 2% C. albicans C. glabrata 17% C. tropicalis C. krusei C. kef yr 69% Répartion en fonction de l'espèce des souches isolées C. parapsiosis C. lusitaniae C. rugosa

Epidémiologie: services concernés Les services les plus concernés dans l ordre décroissant sont: réanimations, onco-hématologie, chirurgies, pneumologie.

>32 Epidémiologie: répartition des CMI du voriconazole 35 30 25 20 15 10 nombre de souches 5 0 0,002 0,004 0,008 0,016 0,032 0,047 0,094 0,19 0,38 0,75 1,5 8 CMI en µg/ml

Epidémiologie: répartition de la sensibilité du voriconazole Seules 6 souches sur 115 sont résistantes. Par souches: 1 souche de C. albicans et 5 de C. glabrata sont résistantes. Par de différences significative entre les services. 100% 90% 80% CMI > 1 µg/ ml CMI 1 µg/ ml 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% C. albicans C. glabr ata C. tr opicalis C. kr usei C. kef yr C. par apsilosis C. lusitaniae C. r ugosa Espèces

Epidéliologie: répartition de la sensibilité à l itraconazole. 100% 90% 80% R SDD S 70% Pourcentages 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% C. albicans C. glabrata C. tropicalis C. krusei C. kefyr C. parapsilosis C. lusitaniae C. rugosa Es pè ce s

Epidémiologie: répartition de la sensibilité au fluconazole 100% 90% 80% 70% R SDD S Pourcentages 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% C. albicans C. glabrata C. tropicalis C. krusei C. kefyr C. parapsilosis Es pè ce s C. lusitaniae C. rugosa

Epidémiologie: répartition de la sensibilité à l amphotéricine B 100% 90% 80% 70% R I S Pourcentages 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% C. albicans C. glabrata C. tropicalis C. krusei C. kefyr C. parapsilosis C. lusitaniae C. rugosa Es pè ce s

Epidémiologie: comparaison avec les autres antifongiques Voriconazole semble plus efficace que les autres antifongiques azolés et ce sur toutes les espèces y compris C. glabrata et C. krusei. Les valeurs des CMI du voriconazole sont globalement très basses et plus basses que celles des autres azolés. On note plus de souches résistantes au voriconazole qu à l amphotéricine B: seule une souche est résistante à l amphotéricine B contre 6 pour le voriconazole.

Epidémiologie: résistances croisées 17 souches présentent une résistance à au moins deux des antifongiques étudiés: 11 C. glabrata, 1 C. albicans, 1 parapsilosis et 4 C. krusei. Toutes les souches présentant de sensibilité diminuée ou résistantes au fluconazole, le sont aussi pour l itraconazole 6 souches présentent une résistance ou une sensibilité diminuée aux trois antifongiques azolés. Il s agit de 1 C. albicans et de cinq C. glabrata. Pour C. krusei: les souches sont résistantes au fluconazole et à l itraconazole, mais sont toutes sensibles au voriconazole. Une souche de C. glabrata est résistante à l amphotéricine B et à l itraconazole. Les mécanismes de résistance sont indépendants.

Comparaison des techniques: résultats Résultats sont concordants entre les deux techniques à 90 %. Il existe de petites discordances dans les valeurs basses de CMI, considérées comme discordances mineures. Milieu RPMI?? Discordances: 10 %. Il s agit surtout de C. glabrata. Les techniques sont mises au point pour C. albicans: problèmes techniques posé par C. glabrata. Ces deux techniques sont corrélées à la technique de référence à 90 %.

Comparaison des techniques: Praticabilité Les techniques ne posent pas de problèmes de réalisation. Pour la technique E-test, le dépôt des bandelettes est un peu délicat car la bandelette ne doit absolument pas glisser sur la gélose au cours de cette opération. La lecture peu être délicate et nécessite un entraînement (pièges de lecture+++) Pour la technique Biomic, le dépôt des disques est facile. La lecture s effectuant grâce à une caméra, cette étape ne pose pas de problèmes.

Comparaison des techniques: Coût La technique Biomic est beaucoup plus coûteuse: l achat de la caméra et du programme d exploitation coûtent 28 000 USD, puis passée la première année, 1 500 USD par an. Les disques d antifongiques ainsi que le milieu sont à un faible coüt. La technique E-test ne nécessite pas d achat de gros matériel. Les bandelettes d antifongiques sont d un coût un peu supérieur des disques, mais reste abordable.

Conclusion Répartition des espèces à Strasbourg a un peu changé (surtout en onco hématologie) au cours des dernières années, mais C. albicans reste largement majoritaire. Voriconazole, nouvel antifongique est plus actif que les autres antifongiques azolés. La comparaison des deux techniques aboutit à une préférence pour la technique E-test dans un laboratoire de routine. La technique Biomic restant préférentiellement utilisée dans des études épidémiologiques.

Mycologie amateur: applications actuelles