Retour d Expérience - Audit sécurité dans les laboratoires de la DR8



Documents pareils
évaluation des risques professionnels

Document unique d évaluation des risques professionnels

Fonctionnalités HSE PILOT. Groupe QFI

ENQUÊTE SUR LA PRÉVENTION DES RISQUES PROFESSIONNELS

HSE MONITOR GESTION DU SYSTÈME DE MANAGEMENT. 8 modules de management intégrés.

Le plan national d actions coordonnées

Comment initier une démarche globale de prévention des risques professionnels dans le secteur du nettoyage?

Fiche conseil n 16 Audit

Formations à la prévention des risques liés à l amiante (sous-section 4)

Démarche de prévention de la pénibilité : Aide à la mise en œuvre

GUIDE D EVALUATION DES RISQUES PROFESSIONNELS DOCUMENT UNIQUE

Métiers de la Qualité, Sécurité, Environnement

EVALUATION DES RISQUES A PARTIR DES VISITES DES LIEUX DE TRAVAIL

L humain au cœur de l entreprise. De l identification à la gestion des Risques Professionnels

Acides et bases. Acides et bases Page 1 sur 6

Dossier de demande d autorisation temporaire d exploiter une centrale d enrobage à chaud SRTP le Petit Nazé ARGENTRE (53) Indice : 1.

PARTIE 5 NOTICE HYGIENE ET SECURITE

Mél : Nom de l ACMO : Mél ACMO :

Gestion de parc et qualité de service

Pôle «Prévention et Santé au Travail» Service «Prévention et Conditions de Travail»

Solutions pédagogiques interactives Santé, Sécurité & Qualité de Vie au Travail CATALOGUE DVD & USB 2015

Service Prévention des Risques Professionnels. 26, rue d Aubigny Lyon cedex 03 téléphone : télécopie :

Système Management Environnemental

PRÉVENTION DES RISQUES PROFESSIONNELS

Contrat d accompagnement de projet

Préambule. Obligations des employeurs. La Fiche d Entreprise (revisitée) Missions des SSTi*

LES FORMATIONS OBLIGATOIRES EN HYGIENE ET SECURITE

Livret d accueil. Notice - modèle type de livret d accueil Conseils pour assurer une intégration réussie. Livret d accueil.

AUDIT SUR L UTILISATION ET L IMPACT DU DOCUMENT UNIQUE DANS L ENTREPRISE

CARSAT Club RPS. Mardi 18 octobre Risques psycho-sociaux : prise en compte dans les documents uniques des entreprises du Languedoc-Roussillon

FORMATIONS EN MATIERE DE SANTE ET SECURITE AU TRAVAIL

LES DOUCHES ET LES BASSINS OCULAIRES D URGENCE

MANUEL Q S E. Mise à jour : Mai Qualité - Sécurité - Environnement

Vulcano Pièges Fourmis

SOMMAIRE Thématique : Prévention des risques professionnels - Environnement

CHSCT 93 Comité d'hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail de la Seine-Saint-Denis

Infor HCM Anael Risques Professionnels. Infor HCM. Infor HCM Anael Risques Professionnels

Journée des administrateurs des laboratoires CNRS INSIS

Evaluation des risques professionnels dans les établissements de santé (dr.l.sctrick)

Fonction Publique Territoriale

POLITIQUE EN MATIERE DE SANTE SECURITE AU TRAVAIL (SST)

Audit interne. Audit interne

REPARTITION DES TACHES PHASE 3

Centre de Production Thermique EDF BOUCHAIN Page 1


HOPITAL LOCAL INTERCOMMUNAL SOULTZ-ISSENHEIM DOCUMENT UNIQUE EVALUATION DES RISQUES PROFESSIONNELS. Mise à jour : 15/06/09

LA RESPONSABILITE CIVILE ET PENALE EN MATIERE DE SANTE AU TRAVAIL : BREF ETAT DES LIEUX

Guide pour la mise en place par étapes d un système de management de la santé et de la sécurité au travail

La matrice emploi- exposition spéci2ique du milieu de soin : application au risque chimique

COMPTEZ AVEC LES NOUVEAUX DOCUMENTALISTES

EHPAD. Guide. de Bonnes Pratiques. de Prévention. des Risques Professionnels. dans les EHPAD. Edition 2010 Document DT51

FICHE DE DONNÉES DE SÉCURITÉ conformément au Règlement (CE) nº1907/2006 REACH Nom : KR-G KR-G

Carrefour ARRAS. Expertise réalisée par : Vincent Cordonnier

REGLES D ATTRIBUTION ET DE SUIVI DE LA CERTIFICATION AMIANTE 1552

Système de management H.A.C.C.P.

CHSCT. des points de repères pour y voir plus clair

C ) Détail volets A, B, C, D et E. Hypothèses (facteurs externes au projet) Sources de vérification. Actions Objectifs Méthode, résultats

EVALUATION DU RISQUE CHIMIQUE

INSTRUCTION GENERALE. relative à l Hygiène, à la Sécurité et à l Environnement. Version initiale-1 1/14

Matrice snapshot Jacquelin Charbonnel ANF RNBM - Marseille, 23 mai 2013

Vous êtes artisan PLOMBIER CHAUFFAGISTE

SYSTEME DE MANAGEMENT DE LA SECURITE ET DE LA SANTE AU TRAVAIL ( S M S )

PLAN SANTE SECURITE AU TRAVAIL DES EXPLOITANTS AGRICOLES DE LA REGION GUADELOUPE PERIODE :

RISQUES CHIMIQUES Niveau 2 Agrément UIC n 01/95

Protégez-vous des risques liés aux fumées de soudage. Information prévention. Vous êtes soudeurs en atelier de Métallerie Serrurerie?

Aides à Domicile. Projet de prévention pour les. 10 juin Journée de la Santé au Travail Agen

M ANUEL D A MELIORATION S ECURITE DES E NTREPRISES - JANVIER

Le retour d expérience du logiciel CAPTMS

SEIRICH : Système d évaluation et d information sur les

REGLEMENT D UTILISATION DES ESPACES OU SALLES DE LA DIRECTION DU PARC PHOENIX DIRECTION DU PARC PHOENIX

Présentation de nos Solutions de stockage pour vos produits chimiques et Vos produits dangereux

ARCHEOVISION. Centre de Ressources Numériques 3D. UMR 5607 du CNRS. R. Vergnieux IR-CNRS

Plan de la présentation

RÈGLES DE CERTIFICATION D ENTREPRISE

A009 Maîtrise des enregistrements

Bilan annuel 2012 Dépôt Pétrolier de Lespinasse. CSS Nord de TOULOUSE 14 décembre 2012

Epreuve écrite d admissibilité du Mercredi 15 Janvier 2014 DOSSIER REPONSE

Compte rendu du séminaire sur les RPS qui a eu lieu mardi 4 février à la MMSH

Pénibilité au Travail. Annexe au Document Unique. Réalisé par. HANUS Laurent. Les bonnes impressions - Année 2015

Références : Les articles R à R du code du travail relatifs aux règles générales de prévention du risque chimique.

des lignes de défenses fortes lors des arrêts de tranches nucléaires

Solution logicielle IDEA

MATRICE DES FONCTIONNALITES

Achats Industriels Efficacité et Sécurité

ETUDE COMPARATIVE DES REFERENTIELS RELATIFS AU MANAGEMENT DE LA SANTE ET DE LA SECURITE AU TRAVAIL APPLICABLES AUX ENTREPRISES EXTERIEURES

BANC D ETALONNAGE EN TEMPERATURE

Ministère de l agriculture, de l agroalimentaire et de la forêt

Version du 17 octobre Le bruit

Les personnels en charge de la communication au CNRS FLORENCE BOUYER

Vous apporter plus que la sécurits

Offre nationale de formation de l Assurance Maladie Risques Professionnels et de l INRS

Un poste central de sécurité, pour quoi faire? XVII e rencontres nationales du GP Sup Clermont-Ferrand - 24 et 25 juin 2004

Qualité Sécurité Environnement

crèche les petits lutins Exemple d une action pluridisciplinaire: Evaluation du risque TMS dans une crèche collective et familiale

Agent d entretien des locaux

Prévention des TMS-MS dans les entreprises de moins de 50 salariés. Dr Olivier PALMIERI

diplôme qualification insertion emploi diplôme qualification DUT Hygiène Sécurité Environnement

Transcription:

5 ème rencontre réseau QeR Retour d Expérience - Audit sécurité dans les laboratoires de la DR8 CNRS Délégation Centre Limousin Poitou-Charentes Sébastien Bouillon Ingénieur prévention & sécurité sebastien.bouillon@dr8.cnrs.fr

Plan Organisation de la prévention au CNRS, mission du SPS Page 2 Evolution récente au SPS : De la visite de sécurité à l audit Exemple : audit réglementaire sur le risque chimique Echanges sur les difficultés rencontrées

L organisation de la prévention au CNRS Page 3 Président : Assure la direction générale de l etb Définit politique générale SST Veille a son application Pole SST Conseil la direction pour toute question concernant SST DR : Assure la représentation en région Met en œuvre la politique SST Incident grave = mesure conservatoire IRPS Assiste le délégué Conseil les DU DU : Responsable du bon fct de la structure Assure la sécurité des agents Etabli un programme de prévention Prévention de l environnement AP

Les services P&S régionaux (IRPS) Page 4 A service prévention la DR8-1 IR, 1.5 IE, 1 CDD Missions en rapport avec l audit concernée dans ce REX - «Procède à des visites de sécurité» - «Établie un rapport technique d observations et de recommandations présentant les axes hiérarchisés d améliorations souhaitables»

Cadre de notre mission Page 5 «améliorations souhaitables» : Pas de lien hiérarchique permettant d imposer nos préconisations = Force de persuasion, persévérance «rapport technique» : Compétences techniques nécessaires. Rester compréhensible. Attention aux acronymes (ex : EPI), termes techniques (ex : document unique) «Visite», «rapport» mais pas «mise en œuvre» : Donc notre role = «Faire faire» et non «faire à la place de» «axes hiérarchisés» : Nos outils = cotation du risque, principes de prévention. cas d un audit réglementaire

De la Visite à l Audit. Avant = des visites Page 6 Fonctionnement - Visite «ouverte» - rapport listant les observations Les limites - Analyse exhaustive? - Dépendant des sensibilités de l intervenant - Relèvelesécartsmaispaslespointspositifs - Comment réaliser le suivi Besoin de faire évoluer le mode d intervention pour continuer à répondre aux attentes des laboratoires

De la visite à l audit. Aujourd'hui = des audits Page 7 Fonctionnement - Un nouveau support : grilles d'audit - Cadre d'intervention plus structurée Nos textes de référence - Le code du travail - Les recommandations CRAM, BPL, - Les référentiels OSHAS 18000, OIT, MASE Les critères auxquels devaient répondre notre évolution - Accepté par les laboratoires - Exploitable en visite par l IRPS et a terme par les AP - Mise à jour facile

Nos craintes Ressenti comme «flicage» : cacher les points noirs Page 8 Inutile : - «On a toujours fait comme ca» - «Et la liberté du chercheur, on est pas dans le privé» - «On a déjà pas d argent pour la recherche» - «il y a pas d accident» Tf = 3,3 (RG : 23 / BTP : 47 Tg = 0,08 (RG :1,3 / BTP : 2,8) Chronophage Manque de motivation : «tjs même pb faute de solution satisfaisante»

Comment accompagner au mieux cette (r)évolution Page 9 Des mots interdits? - «audit»vs«visite»/«inspection» - «conforme / non-conforme» vs «programmé / en cours /réalisé» - «écart», «réglementaire» Qui accompagne le SPS lors des visites terrains - DU, AP, partenaire, agents du labo, A qui fait-on la restitution - DU, AP, CHSCT, Organisation de l'audit, nombre de visites (documentaire, terrains)

Pourquoi «réglementaire» Page 10 Plusieurs types d actions du SPS : avis technique, analyse d accident, CHSCT, audit / visite, La maturité de la prévention au CNRS Les enjeux (et leviers) de la prévention : humain, financier, juridique, organisationnel

Les outils Des grilles d audit par thème Page 11 Un tableau de bord de suivi Une liste des documents à consulter Notice explicative

Illustration par un exemple Page 12 Le laboratoire - Laboratoire de chimie, UMR (CNRS / Université) - Institut INC : INSU - 300 agents - Fusion de 5 laboratoires en 2012-5 bâtiments + un en cours de construction La prévention - DU impliqué - Coordonnateur HS? - Réseau AP dense

La forme de la restitution Page 13 Support de restitution - Attrayant (photos, équilibrer les points + et les -) - Reconnaissance des actions menées - Support à la discussion Choix : - Introduction puis pour chaque thème de l audit Quelques rappels réglementaires Fonctionnement actuel à l XXX Axes d amélioration possibles

Introduction (1/3) Page 14 Objectif - Audit «réglementaire» sur la partie «risque chimique» - Texte de référence : code du travail partie 4 (SST) livre IV (prévention de certains risques) Titre 1 er (risques chimiques) - La question posée : «L institut répond-il aux obligations qui s applique à la structure en terme de risque chimique? Périmètre - Principalement «risque chimique» et quelques autres zoom sur des risques annexes (ex : utilisation d azote, ) - Points non audités : gaz, ATEX, entreprise extérieure, amiante, registre SST et danger grave-imminent - L annexe de la chimie organique déménage prochainement dans un nouveau bâtiment. Certains éléments n ont pas été audités (sorbonnes, )

Introduction (3/3) Thèmes abordés Page 15 1. Inventaire des produits chimiques 2. Fiche de Données de Sécurité (FDS) 3. Evaluation du risque chimique 4. CMR 5. Stockage des produits chimiques 6. Affichage 7. Notice (fiche) de poste 8. Equipement de travail 9. Métrologie VLEP Pour chaque thème, présentation en 3 points 1. Quelques rappels réglementaires 2. Fonctionnement actuel à l XXX 3. Axes d amélioration possibles (certains ne sont pas répétés dans ce paragraphe) 10. Formation initiale 11. Fiches Individuelles d Exposition (FIE) 12. Equipements de protection collective (EPC) 13. Equipements de protection individuelle (EPI) 14. Vêtements de travail 15. Premier secours 16. Utilisation d azote réservoir MEB

Premier secours (1/3) Quelques rappels réglementaires (R 4412-34) Page 16 - Des installations de premier secours appropriées sont mises à disposition. - Des exercices de sécurité pertinents sont organisés à intervalles réguliers

Premier secours (2/3) Sur les douches de sécurité Page 17 Fonctionnement actuel à l XXX Douches de sécurité présentes Douches et rinces-œil non testés / pas purgés depuis 2006 en B27 (pas de bonde au sol et risque de fuite) Les douches condamnées (en raison de fuite ou de déclenchement involontaire) ne sont pas identifiées Pas de rince-œil à l ENSIP Axes d amélioration possibles 1. Planifier des contrôles périodiques des douches de sécurité (utilisation de poubelle pour collecter l eau) 2. Réparer les douches ou à défaut identifier les douches condamnées 3. Etudier la possibilité de mettre des pommes de douches sur robinet des paillasses pouvant être utilisées en rince œil et/ou équiper les pharmacies en rince-œil portatifs

Premier secours (3/3) Page 18 Sur le HF Sur les armoires à pharmacie Fonctionnement actuel à l XXX Présence de kit Prévor Hexafluorine Pharmacie maintenue à jour et en bon état par les AP Présence d absorbant Note signé par la CNPS / CNMP du CNRS du 5 sept 2012 préconisant l eau pour les brulures HF, l Hexafluorine n ayant pas prouvé une efficacité supérieure Axes d amélioration possibles 1. Revoir l intérêt du kit Prévor lorsqu il arrivera à péremption 2. A Orléans, la MP a rédigé une fiche réflexe utilisant comme antidote des ampoules de gluconate de calcium (6,74 les 10). A voir avec la MP de Poitiers si transposition possible 3. Afficher la liste des produits contenues dans chaque pharmacie

Les difficultés rencontrées durant les audits Page 19 Hiérarchiser des NC réglementaires - «Dura lex sed lex» et concrètement après on fait quoi NC «techniquement» difficiles à corriger - Ex : métrologie des CMR : annuel par GHE et par produit - Ex : Outil pour le suivi des FDS Travailler sur l'organisation reste difficile (THO)

Les difficultés rencontrées durant les audits Page 20 Situation parfois très hétérogènes dans le laboratoire - Visite exhaustive vs échantillon Frontière du domaine audité - Eléments généraux : EvRP, FIE, formation nouveau - Risques proches : gaz, utilisation d azote liquide, ATEX

Les difficultés rencontrées durant les audits Page 21 Liens étroits avec l hébergeant - Ex info sur le bâtiment, la collecte de dechets Ne pas sous-estimé le temps nécessaire pour mener à terme - Disponibilité des agents du laboratoire Difficulté lié au suivi interne du projet (CDD successifs) - 2010 : FC : grille d audit + tableau de suivi - 2011 : LC : 1 er audit - UPS campus Orléans - 2012 : LG : 2 eme audit UPR campus + début du 3 eme audit - 2012/13 : RB / SB : suite du 3eme audit

Conclusion Mission Qualité // Sécurité // Enviro : des points communs Page 22 La politique du petit pas (amélioration continue) Des outils qualité qui nous sont utiles pour la prévention : procédure, fiche de poste, traçabilité Des besoins communs (axes de convergences) : Etat des stocks des produits chimiques,

Conclusion Et après Page 23 Demain Audit de suivi Audits par les AP Audits croisés dans les laboratoires Changer les indicateurs du SPS (nb DUER => nb audit) Prise en compte des risques émergeants TMS / RPS Après-demain Audit intégré E+S ou Q+S Référentiel OSHAS 18001 Indicateurs DR8 (national?) & comparaison inter-labo