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Création (commentaires) : 5 novembre 2010 16/7/11 : ajouter dia II-6-1-15

Hypothèses : voir illustration expérimentale à la dia suivante et quantification de l effet de l effort tranchant sur la déformé dans le chapitre de calcul des déplacements (II.10). Dans ce chapitre, comme dans ceux consacrés à N et à M z, l enjeu consiste à trouver un modèle permettant de calculer τ xy en fonction de T y.

Un essai de flexion 3 points est le dispositif expérimental le plus simple pour étudier la flexion simple (être capable de dessiner le schéma statique et les diagrammes M et T correspondants). Sur cette figure, la grille en blanc est la déformée obtenue après application de la charge. On voit que, si on s éloigne des appuis (principe de Saint- Venant), les sections planes restent planes (hypothèse de Bernouilli à la base de l équation de Navier). Sous certaines conditions (sur lesquelles nous reviendrons), le modèle de calcul de contraintes normales vu au chapitre précédent est d application en flexion simple.

Jourawski est un ingénieur russe qui, confronté à la nécessité de vérifier ou de renforcer des ponts en bois, a étudié l effet de l effort rasant. À partir de sa théorie pour calculer les contraintes rasantes τ yx, nous en déduirons, par réciprocité, un modèle de calcul pour les contraintes de cisaillement τ xy.

Une petite incise avant de commencer : cette dia illustre l enjeu du renforcement des poutres en flexion. Vaut-il mieux placer 2 poutres l une sur l autre ou côte à côte (rép: indifférent si elles ne sont pas liées)? Vaut-il mieux liaisonner les poutres (rép. les gains en résistance et en rigidité sont calculés dans cette dia)?

Attention : cette démonstration ne se trouve pas dans l ouvrage de référence de F. Frey. Elle est pourtant intéressante si l on veut bien comprendre le modèle de Jourawski qui suit. La démonstration consiste à considérer une poutre en flexion simple. On considère une La démonstration consiste à considérer une poutre en flexion simple. On considère une coupe horizontale (dans la figure, la coupe est courbe ABC définissant la section Σ). On écrit ensuite l équation d équilibre de translation horizontale sur le tronçon coupé en supposant qu il n y a pas de forces de volume horizontales.

Suite de la démonstration. On fait d abord l hypothèse qu il n y a pas de forces de surface tangentielles (pas de frottement cette hypothèse est-elle raisonnable?). Ensuite, on suppose que la poutre est prismatique (Σ=Σ ) et on restreint la poutre à une Ensuite, on suppose que la poutre est prismatique (Σ=Σ ) et on restreint la poutre à une longueur infinitésimale dx. Dans le plan de coupe, la contrainte rasante est notée τ nx. Sa résultante dans le plan de coupe est l effort rasant.

Faisons l hypothèse que la contrainte normale dans les sections S se calculent par l équation de Navier (hypothèse de Bernoulli). Nous pouvons alors calculer le premier membre de la dia précédente. La démonstration fait apparaître le moment statique S(Σ). Attention : le moment statique se calcule sur la section de coupe S et non sur la section transversale A (d ailleurs S(A)=0 si on place le système d axes au centre géométrique de la section comme il se doit!!!). Enfin, nous faisons l hypothèse que nous allons calculer une valeur moyenne de la contrainte rasante sur la largeur. Nous ne serons pas capables de dire comment varie cette contrainte sur la largeur de la section.

Cette dia récapitule les hypothèses simplificatrices faites tout au long de la démonstration. Il faut être capable de les interpréter physiquement et de les traduire en équations.

Pour terminer la démonstration de Jourawski, on considère un plan de coupe horizontal, et on applique le principe de réciprocité des contraintes tangentielles. Moyen mnémotechnique pour la formule de Jourawski (pour les Bruxellois): STIB.

Cette dia cherche une interprétation géométrique aux moments statiques à partir du calcul du centre géométrique d une figure plane. Attention : dans cette dia, ils sont calculés pour toute la section A dans un système d axes quelconque.

À partir de l interprétation du calcul du centre géométrique basé sur les moments statiques, on déduit des informations pratiques.

Dans cette dia, le moment statique est calculé de 2 manières: par sa définition d abord, par son interprétation géométrique ensuite (calcul pratique: le moment statique est égal à l aire multiplié par la distance entre le centre géométrique de la section A et de la coupe Σ). On en déduit la variation de la contrainte tangentielle dans la section transversale : elle est quadratique, maximale à l axe neutre et nulle aux extrémités. Il est intéressant de constater que la contrainte normale, elle, est nulle à l axe neutre et maximale aux fibres extrêmes. À nouveau, ceci plaide pour une section en I dans laquelle les semelles contribuent à la résistance et à la rigidité à la flexion, tandis que l âme se charge de l effort tranchant.

La figure représente le plan d armatures (vue en élévation) d une poutre en béton armé. On identifie plusieurs types d armatures dont les fonctions varient (flexion, effort tranchant, fissuration). Le calcul des étriers permet de déterminer la section de ceux-ci, ainsi que leur pas. On remarque que le pas peut être variable, en fonction du diagramme de l effort tranchant. *** Cette figure a servi de fil conducteur à l examen de janvier 2011 sous la forme d un problème inverse : déduire du plan d armatures le schéma statique (exercice suggéré).

Un état de flexion simple dans une poutre est un état bidimensionnel de contraintes.

Illustrations de rupture de poutres fléchies par cisaillement (plan de rupture à 45 ) ou par flexion (contraintes normales, plan de rupture orthogonal à la poutre).

La théorie de Jourawski s applique également très bien aux structures à parois minces pour lesquelles il est classique d introduire la notion de flux de cisaillement obtenu en multipliant la contrainte de cisaillement par l épaisseur de la paroi.

Si l épaisseur de la paroi mince est variable, on peut repartir du modèle de Jourwaski en maintenant l épaisseur t au dénominateur.

Il est possible de faire une démonstration analogue à celle de Jourawski pour montrer qu il existe une contrainte σ y non nulle. En pratique, elle est toujours négligeable. La démonstration suivante vise à montrer qu à un effort tranchant T y peut être associée une contrainte τ xz non nulle. Si elle existe, elle est forcément linéaire (conséquence de l équation d équilibre dans la dia) et auto-équilibrée (conséquence de l équation d équilibre général). Hors propos. Hors propos. Hors propos.

Première application aux parois minces. On peut commencer par étudier l âme, où l on retrouve une forme rectangulaire. La contrainte de cisaillement y varie quadratiquement et on arrête le diagramme conventionnellement à la fibre moyenne des semelles (la justification est donnée au cours oral). Dans les semelles, on voit apparaître une contrainte τ xz linéaire et auto-équilibrée. Sur cette figure, on voit bien apparaître le flux de cisaillement.

Calcul de la contrainte de cisaillement τ xz et du flux correspondant. Hors propos. Hors propos. Hors propos.

Calcul de la contrainte de cisaillement τ xy et du flux correspondant. Hors propos. Hors propos. Hors propos.

Tout se passe comme si l effort tranchant était repris uniquement par l âme. Cette dia fournit donc une formule approchée (la contrainte de cisaillement y est supposée constante sur la hauteur) qui permet de vérifier facilement l ordre de grandeur de calculs plus détaillés.

La section en I est obtenue en accolant deux sections en U tête-bêche. Les calculs sont donc similaires aux précédents.

Si les modèles de résistance des matériaux sont limités par les observations de Barrée de saint-venant, il existe néanmoins une littérature de modèles empiriques déduits de la résistance des matériaux et qui procède par l introduction de facteurs de concentration de contraintes.

Exemples de structures mécaniques typiques présentant des concentrations de contraintes dues à des variations brusques de géométrie.

Une méthode usuelle consiste à définir le modèle RDM comme une solution nominale amplifiée par un coefficient Kt obtenu dans des abaques dont cette dia et la suivante fournissent des exemples.

En toute généralité, il n existe pas solutions analytiques sur les structures à parois minces fermées car il n existe pas d endroit où le flux est connu a priori. Par symétrie, il est toutefois possible de trouver des solutions simples sur des sections comme les tubes.

Cette dia illustre la contradiction qui existe entre l hypothèse de Bernoulli (les sections planes restent planes, donc le gauchissement est nul) avec le modèle de Jourawski où γ xy =τ xy /G n est pas nul. En fait, les sections gauchissent (voir figure), mais le gauchissement est négligeable si la hauteur de la poutre reste petite devant sa portée.