Communiqué de presse Le moteur à explosion traditionnel continue à récolter tous les suffrages La voiture électrique demande une stratégie à long terme et le soutien des pouvoirs publics Les fausses idées sur le diesel persistent janvier 2014 La voiture demeure le moyen de transport le plus utilisé pour le trajet domicile-travail Les Belges ne veulent pas payer pour des voitures électriques plus chères Les pouvoirs publics n en font pas assez pour encourager une mobilité durable Anderlecht, le 16 janvier 2014 Tant que la voiture électrique sera perçue comme étant trop coûteuse et que les pouvoirs publics n encourageront pas l utilisation des véhicules électriques, les Belges délaisseront ces derniers. C est ce qui ressort d une enquête qu ivox* a menée à la demande de Bosch au début du mois de novembre 2013 auprès de 1.000 Belges. 95 % des Belges pensent qu une voiture électrique est plus coûteuse qu une voiture roulant au diesel ou à l essence. Et 92 % des sondés ne sont pas prêts à payer ce supplément. Pour leur prochain véhicule, la plupart des Belges opteront pour un moteur essence (41 %) ou diesel (38 %). Dans cette enquête qui a été menée pour la troisième fois, Bosch a sondé les Belges sur la mobilité et la durabilité. Ils ont été interrogés sur la voiture, mais également sur les autres moyens de transport et leur utilisation. Robert Bosch NV Henri Genessestraat 1 B-1070 Brussel
La voiture reste le moyen de transport le plus utilisé La voiture reste le moyen de transport privé le plus utilisé : 87 % des sondés déclarent se déplacer principalement en voiture. Le vélo n est le moyen de transport préféré que de 11 % des sondés. Ce sont surtout les Bruxellois et les Wallons qui semblent être les adeptes les plus fervents de la voiture. À peine 2 % des Wallons et 5 % des Bruxellois utilisent principalement le vélo ; en Flandre ils sont 18 %. Tandis que la voiture est surtout employée pour le trajet domicile-travail, les loisirs fonctionnels (aller chercher les enfants, faire les courses, ) et les vacances, le vélo est le moyen de transport préféré pour le temps libre. Plus d un quart des Belges (28 %) grimpent régulièrement sur leur vélo pour le trajet domicile-travail. En Flandre, 32 % des sondés sont dans ce cas, contre 14 % en Wallonie et 19 % à Bruxelles. Le diesel reste populaire Une majorité des sondés roule au diesel (63 %) et 38 % choisiront certainement une voiture au diesel comme prochain véhicule. Environ 4 Belges sur 10 (41 %) préfèrent une essence et 12 % une voiture hybride comme prochain véhicule. La voiture électrique n intéresse que 4 % des sondés. Pour 78 % des sondés, le moteur à explosion traditionnel (diesel et essence) deviendra encore plus économique et écologique dans les dix prochaines années. Un peu plus des trois quarts d entre eux (77 %) sont également prêts à payer plus pour une voiture diesel ou essence plus économe si le coût d utilisation total s en trouve réduit. Lorsqu on leur demande quel moteur à explosion traditionnel est le plus écologique, 72 % des sondés répondent l essence, à cause d émissions moindres de particules (55 %) et de CO2 (31 %). Ceux qui pensent que le moteur diesel est plus écologique l expliquent par la consommation réduite (50 %). C est surtout en Flandre que l image du diesel s est dégradée. En 2011, 70 % des Flamands pensaient qu un moteur essence était plus écologique, contre 77 % aujourd hui. En Wallonie, 66 % des gens croient que l essence est meilleure que le diesel pour l environnement, et 62 % à Bruxelles. Page 2 sur 6
«Les moteurs diesel sont toujours montrés du doigt comme étant polluants. Mais rien n est moins vrai : les diesels actuels sont en moyenne 30 % plus économes et rejettent 25 % de CO 2 en moins que les moteurs essence comparables. En outre, les émissions de particules et de dioxyde d azote ont respectivement diminué de 98 et 96 % par rapport à 1990. Les moteurs diesel sont indispensables si nous voulons atteindre l objectif ambitieux de l UE de limiter à 95g/km les émissions de CO2 d ici 2020», déclarent aussi bien Bert Mons, directeur Transport Systems & Solutions d Agoria, que Philippe Decrock, directeur du service d étude de FEDERAUTO. Peu d enthousiasme pour la voiture électrique Bien que 6 Belges sur 10 (62 %) croient que la voiture électrique ait de l avenir, seuls 4 % des sondés comptent acheter une voiture électrique comme prochain véhicule. Les voitures électriques pâtissent surtout de leur prix et de leur autonomie. Environ deux Belges sur trois trouvent cette dernière insuffisante. 70 % des sondés considèrent qu une voiture électrique devrait pouvoir rouler au moins 500 km avant de devoir recharger la batterie. Par ailleurs, 95 % des Belges pensent qu une voiture électrique est plus chère qu une voiture essence ou diesel traditionnelle. 77 % de ces sondés ne sont pas prêts à payer ce supplément. En outre, 13 % déclarent qu ils n achèteront jamais une voiture électrique. Les Belges n ont pas une image réaliste du coût total d une voiture électrique : 31 % pensent ainsi qu une voiture électronique de classe moyenne coûte entre 15.000 et 20.000 euros, 25 % entre 20.000 et 25.000 euros et 19 % entre 25.000 et 30.000 euros. Si l on additionne tous les coûts (achat, entretien, recharge et consommation électrique), 42 % des Belges ne sont pas convaincus qu il est moins coûteux de rouler à l électricité, tandis que 38 % des sondés n ont pas d avis à ce sujet. Un soutien renforcé des pouvoirs publics est nécessaire Près des trois quarts (73 %) des Belges trouvent que les pouvoirs publics n en font pas assez pour promouvoir des véhicules plus écologiques. 71 % des sondés pensent que l État devrait offrir des primes et 78 % qu il devrait prévoir une infrastructure de recharge suffisante. Page 3 sur 6
Les Belges veulent en effet pouvoir recharger leur voiture électrique à n importe quel endroit et n importe quel moment : à la maison (81 %), à des bornes de recharge publiques urbaines ou communales (66 %), au travail (58 %), dans les parkings (56 %) et les stations-services (56 %). Chose marquante : 49 % des Belges sont favorables à l introduction de zones basses émissions** en ville. Si de telles mesures devaient être appliquées, 38 % des sondés éviteraient alors la ville et 33 % emprunteraient les transports en commun. Seuls 8 % achèteraient un nouveau véhicule écologique. «L enquête apporte une preuve supplémentaire que notre pays rate des opportunités. Il manque une volonté claire de rendre plus vert le parc automobile et, en particulier, la mobilité professionnelle. La transition vers une mobilité durable offre d énormes opportunités du point de vue économique dans de toutes nouvelles chaînes de valeur. Une politique ambitieuse et courageuse nécessite d une part une approche coordonnée dans tous les domaines de l action gouvernementale et d autre part des moyens, car les mesures fiscales et les primes sont indispensables pour soutenir ces marchés très récents. D autres pays parviennent à relever ce défi. Avec les connaissances et les compétences présentes en Belgique, il devrait être possible de rattraper et même de prendre la tête au niveau international. Ceci augmentera l emploi dans les secteurs des transports, des télécommunications, de la recharge et de l énergie, et auprès des entreprises qui livrent ces secteurs», expliquent aussi bien Agoria que FEDERAUTO. * L enquête en ligne a été effectuée par ivox au cours de la première moitié du mois de novembre 2013 auprès de 1.000 Belges qui roulent en voiture. 1.000 personnes ont également été interrogées aux Pays-Bas. ** Des zones où certaines limitations d accès s appliquent au trafic motorisé afin d améliorer la qualité de l air. Page 4 sur 6
Contacts presse Alexander Vancolen NV Robert Bosch SA T: +32 (0)2 525 52 11 alexander.vancolen@be.bosch.com Outsource Communications Leen Van Parys T: +32 2 451 00 04 leen.van.parys@outsource.be A propos de Bosch Les techniques automobiles constituent le secteur d'activités le plus important du Groupe Bosch. En 2012, le chiffre d'affaires de ce secteur s est élevé à 31,1 milliards d'euros, soit près de 59 % du chiffre d'affaires global. Bosch est l un des plus grands équipementiers automobiles au monde. Le secteur Bosch des Techniques automobiles emploie plus de 177 000 personnes, réparties en 7 grands domaines : technique d injection pour moteurs à combustion, périphériques pour la chaîne cinématique, concepts de transmission de substitution, technique de sécurité active et passive, systèmes d assistance et de confort, information et communication automobile, ainsi que prestations de service et techniques pour la rechange. Des innovations automobiles majeures telles que la gestion électronique du moteur, le système électronique de stabilité ESP ou encore la technologie diesel Common Rail sont signées Bosch. Le Groupe Bosch est une entreprise internationale leader dans les domaines des Equipements automobiles, Energie et Techniques du bâtiment, des Techniques industrielles et des Biens de consommation. Avec un effectif d'environ 306.000 personnes, le Groupe Bosch a réalisé en 2012 un chiffre d'affaires de 52,3 milliards d'euros, selon les chiffres provisoires. Le Groupe Bosch comprend la société Robert Bosch GmbH ainsi que plus de 350 filiales et sociétés régionales réparties dans plus de 60 pays. En incluant les partenaires commerciaux, le Groupe Bosch est présent dans environ 150 pays. Ce réseau international de développement, de fabrication et de distribution constitue l'élément clé de la poursuite de la croissance du Groupe. En 2011, Bosch a investi plus de 4 milliards d'euros en recherche et développement et a déposé plus de 4.100 brevets à l'échelle mondiale. Le groupe Bosch, avec ses produits et services, améliore la qualité de la vie grâce à des solutions innovantes, utiles et fascinantes. De cette manière, l entreprise offre mondialement «des technologies pour la vie». Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter les sites www.bosch.com et www.bosch.be. A propos d Agoria La fédération technologique Agoria représente l industrie automobile belge. L industrie automobile dans notre pays est une forte branche économique et un important investisseur. Les entreprises de ce secteur, qui jouissent souvent d une renommée internationale, sont spécialisées dans la production de voitures de tourisme, camions, bus et autocars, remorques et semi-remorques, carrosseries, vélos, sans oublier les nombreux sous-traitants et prestataires de services. L industrie automobile procure de l emploi, directement et indirectement, à quelque 85.000 personnes. Près de 90 % de la production totale est destinée à l exportation, si bien que l industrie automobile représente 10 % des exportations belges totales. Page 5 sur 6
A propos de FEDERAUTO FEDERAUTO, la confédération belge du commerce et de la réparation du secteur automobile et des secteurs connexes, défend les intérêts de cinq secteurs d activités qui regroupent 16.000 entreprises, emploient 88.500 personnes et réalisent un chiffre d affaires dépassant les 100 milliards EUR. Page 6 sur 6