Étude d impact quantitative No 4 Risque de crédit - Instructions Le but de cette étude est de recueillir de l information afin d évaluer diverses méthodes possibles de calcul des exigences de capital liées au risque de crédit. L annexe I résume la façon dont le coussin de solvabilité du risque de crédit a été déterminé. L ÉIQ n o 4 sur le risque de crédit est similaire à l ÉIQ n o 3 complété par les assureurs en 2011, à l'exception des modifications suivantes : les valeurs sont basées sur la fin d année 2011 ; des précisions générales ont été apportées, notamment pour le traitement de certains types d obligation et d hypothèques ; le coussin de solvabilité est calculé séparément pour les affaires sans participation et avec participation et est réparti par territoire pour permettre le regroupement des risques et la détermination du crédit pour les polices avec participation et les produits ajustables ; un coussin de solvabilité a été ajouté pour les comptes débiteurs et les créances recouvrables, incluant le risque de contrepartie des réassureurs. Les données requises dans le cadre de cette étude doivent être produites au moyen du fichier Excel ci-joint. En plus de nous fournir l information demandée, nous aimerions recevoir vos commentaires par écrit sur les résultats de l ÉIQ. Une feuille est prévue pour fournir des renseignements supplémentaires et formuler des questions ou des commentaires. Les instructions visent à aider les utilisateurs à faire les calculs et à remplir les chiffriers Excel. Même si les calculs peuvent faire appel à des facteurs différents ou à des calculs plus précis que ceux exigés dans les lignes directrices sur le Montant minimal permanent requis pour le capital et l excédent (MMPRCE) actuellement en vigueur, la plupart des consignes figurant au chapitre 3 de la ligne directrice sur le MMPRCE diffusée en décembre 2011 s appliquent toujours et il faudrait les consulter. Toute l information doit être calculée en date du 31 décembre 2011, à l aide des données de fin d année de 2011. L assureur dont l exercice financier prend fin à une autre date doit utiliser ses données de fin d exercice financier. Tous les montants sont en milliers de dollars. Lorsqu un assureur ne peut pas utiliser les données de fin d exercice 2011, il peut utiliser des données plus récentes et utiliser des approximations pour déterminer les valeurs au 31 décembre 2011. Cette situation ne serait appropriée que pour des valeurs peu importantes et elle devrait être divulguée dans la feuille «Questions et commentaires». Le coussin de solvabilité du risque de marché pour les produits indexés avec transfert de risque remplace le coussin de solvabilité du risque de crédit sur les actifs qui sont adossés à ces produits. Si la composante de risque liée aux produits indexés avec transfert de risque n'est pas utilisée dans cette ÉIQ (y compris pour les nouveaux fonds d actifs), les composantes du risque de crédit s'appliquent à ces actifs. Page 1
Étude d impact quantitative n o 3 risque de crédit Ne remplissez que les zones du chiffrier qui ne sont pas ombragées. Les catégories d actifs sont les mêmes que celles utilisées dans les relevés annuels actuels Vie 1 et 2 et sur le MMPRCE. Les soldes de l'actif devraient concorder avec les relevés Vie 1 et 2 (y compris les montants dus et courus) à l'exception des actifs non inclus dans le calcul du MMPRCE tels que ceux des filiales qui ne sont pas des assureurs de personnes, les titres prêtés, les prises en pension et ceux qui sont adossés aux produits indexés avec transfert de risque qui ont été inclus dans le coussin de solvabilité du risque de marché. Le cas échéant, l'assureur doit décrire la raison pour laquelle les actifs ont été exclus dans la feuille «Questions et commentaires». Les directives sur les notations dans le MMPRCE courant devraient être utilisées, notamment les critères concernant certaines notations d émetteurs lorsque des notations d'émission ne sont pas disponibles. La méthodologie pour les actifs offrant des options (par exemple, les remboursements par anticipation) doit être compatible avec l évaluation selon la méthode canadienne axée sur le bilan (MCAB). Les options intégrées devraient être examinées à la lumière de la date du jour et du prix de marché et la durée correspondant au scénario le plus pessimiste pour l'investisseur devrait être utilisée. Si une telle méthode n'est pas utilisée dans la MCAB, la première date de remboursement par anticipation est une approximation acceptable. Les approximations doivent être décrites dans la feuille «Questions et commentaires». Le coussin de solvabilité est calculé séparément pour les affaires sans participation et avec participation. Les segments des actifs adossés au surplus doivent être inclus dans le regroupement de produits concerné. Les mêmes facteurs sont appliqués aux actifs, peu importe s ils sont adossés au surplus, aux polices sans participation ou aux polices avec participation, étant donné que le crédit pour les polices avec participation et les produits ajustables est calculé globalement pour l'ensemble des risques. Des informations sont demandées pour le Canada, les États-Unis, le Royaume-Uni, l Europe, le Japon et les autres pays selon l'endroit où les affaires et le capital sont situés. Page Sommaire Le sommaire renferme des renseignements sur les coussins de solvabilité pour chacune des composantes du risque de crédit. Ces données proviennent automatiquement de chacune des feuilles de travail. L information sur la façon de calculer ces montants est fournie ci-dessous. Le MMPRCE courant et les provisions pour écarts défavorables (PÉD) globales pour le risque de crédit, séparés pour les affaires sans participation et avec participation, sont inclus dans la page Sommaire du formulaire sommaire général. Les composantes doivent correspondre aux montants déclarés dans votre relevé du MMPRCE du 31 décembre 2011 1 et le rapport de l actuaire désigné (c est-à-dire les PÉD du risque de crédit incluses dans le passif actuariel). 1 Pour les succursales de sociétés étrangères, se reporter aux lignes équivalentes du relevé sur le TDAMR. Dans le cas des sociétés d assurances provinciales, se reporter aux lignes équivalentes du relevé provincial. Page 2
Étude d impact quantitative n o 3 risque de crédit Le crédit pour diversification est inclus dans la page Sommaire du formulaire sommaire général puisqu il est calculé globalement pour tous les risques par territoire. Le crédit potentiel est décrit dans les instructions générales. Le crédit pour les polices avec participation et les produits ajustables sera inclus dans la page Sommaire du formulaire sommaire général, car il s applique globalement à tous les risques (risques de marché, de crédit, d assurance et risque opérationnel). Le crédit potentiel est décrit dans les Instructions générales. Les assureurs ne doivent pas non plus oublier d inscrire leur raison sociale au haut de la page résumé. Investissements à court terme Pour calculer le coussin de solvabilité à l égard des placements à court terme, on utilise les mêmes catégories que celles figurant dans le MMPRCE en vigueur et on adopte l approche relativement aux nantissements et garanties qu il faut utiliser dans les formulaires du MMPRCE de 2011 (voir les sections 3.2 et 3.3 de la ligne directrice sur le MMPRCE). Veuillez prendre note que la somme de la colonne «Nantissements et garanties» doit donner zéro. Le total est automatiquement transféré à la page résumé. Obligations publiques Le calcul du coussin de solvabilité pour les obligations publiques est plus détaillé que celui du relevé du MMPRCE actuel. Les personnes responsables de fournir les renseignements doivent regrouper les obligations publiques en fonction de leur échéance effective («échéance») à la date du calcul (31 décembre 2011) ainsi que définie ci-après: 0-1 an - toutes les obligations dont l échéance est de moins d un an 1-2 ans toutes les obligations dont l échéance est d au moins un an, mais de moins de 2 ans 2-3 ans toutes les obligations dont l échéance est d au moins 2 ans, mais de moins de 3 ans 3-4 ans toutes les obligations dont l échéance est d au moins 3 ans, mais de moins de 4 ans 4-5 ans toutes les obligations dont l échéance est d au moins 4 ans, mais de moins de 5 ans 5-7 ans toutes les obligations dont l échéance est d au moins 5 ans, mais de moins de 7 ans 7-10 ans toutes les obligations dont l échéance est d au moins 7 ans, mais de moins de 10 ans 10 ans et plus toutes les obligations dont l échéance est d au moins 10 ans. Pour obtenir des conseils sur le calcul de l échéance des obligations et autres instruments, voir l annexe II pour la description du calcul. Une autre mesure de l échéance peut être utilisée comme approximation si le résultat est plus conservateur que l'échéance effective. La méthodologie pour les actifs sans échéance fixe (par exemple, les obligations de mortalité liées à l'expérience de mortalité) permet l'utilisation d'une mesure plus conservatrice, comme la durée résiduelle maximale (en années) que l'emprunteur est autorisé à prendre pour s'acquitter pleinement de son obligation contractuelle (principal, intérêts et frais) aux termes de l'accord de Page 3
Étude d impact quantitative n o 3 risque de crédit prêt. Normalement, cela correspond à l'échéance nominale de l'instrument. Les approximations doivent être décrites dans la feuille «Questions et commentaires». Toutes les obligations négociées sur les marchés publics (sauf certains instruments comptabilisés séparément ainsi qu expliqué ci-après) doivent être prises en compte dans le calcul du coussin de solvabilité. Les obligations provinciales et les obligations municipales garanties par une province doivent être traitées en conformité avec les exigences du MMPRCE actuel. Les obligations douteuses sont incluses dans le poste «Inférieur à B». La plupart du temps, quand une émission d obligations publiques d un émetteur est notée, il sera possible d induire une note pour toutes les obligations non notées en appliquant les règles énoncées à la section 3.1.1 de la ligne directrice sur le MMPRCE. Dans les cas où cela n'est pas possible, les facteurs sont une moyenne des facteurs pour les obligations publiques notées BBB et BB en fonction de l échéance appropriée. Les ajustements aux fins de la redistribution relatives aux nantissements et garanties doivent être entrés pour le total des obligations publiques. Les assureurs doivent se reporter aux sections 3.2 et 3.3 de la ligne directrice sur le MMPRCE de décembre 2011 concernant les ajustements relatifs aux nantissements et garanties. Pour cette ÉIQ, le plancher de 0,25 % est remplacé par l utilisation minimale des facteurs AAA. La somme des redistributions des nantissements et garanties doit correspondre à zéro. Obligations privées, contrats de location et autres prêts Le coussin de solvabilité lié aux obligations et autres prêts qui ne sont pas négociés sur les marchés publics doit être calculé séparément du coussin de solvabilité pour les obligations négociées sur les marchés publics. Les instruments de créance dont il faut tenir compte dans ce calcul ne se limitent pas aux obligations et débentures qui ne sont pas négociés sur les marchés publics; ils comprennent également les contrats de location et les instruments de prêt / créance inclus dans les autres prêts et actifs investis (ligne distincte dans les relevés Vie 1 et 2). Les obligations non publiques, les contrats de location et les autres prêts doivent être regroupés en fonction de l échéance et de la note attribuée sur l émission selon les mêmes critères que ceux déjà établis pour les obligations publiques. Dans la plupart des cas, quand une émission d obligations publiques d un émetteur est notée, il est possible d induire une note pour toutes les obligations non notées en appliquant les règles énoncées à la section 3.1.1 de la ligne directrice sur le MMPRCE. Dans les cas où cela n'est pas possible, les facteurs sont une moyenne des facteurs pour les obligations publiques notées BBB et BB en fonction de l échéance appropriée. Toutes les obligations et tous les contrats de location et prêts à l égard desquels il est impossible d induire une note doivent être inscrits à la ligne intitulée «Tout autre placement privé et obligation». Les ajustements aux fins de la redistribution relatives aux nantissements et garanties doivent être entrés pour le total des obligations privées. Les assureurs doivent se reporter aux sections 3.2 et 3.3 de la ligne directrice sur le MMPRCE de décembre 2011 concernant les ajustements relatifs aux nantissements et garanties. Pour cette ÉIQ, le plancher de 0,25 % est remplacé par Page 4
Étude d impact quantitative n o 3 risque de crédit l utilisation minimale des facteurs AAA. La somme des redistributions des nantissements et garanties doit correspondre à zéro. Les instructions du MMPRCE actuel sont utilisées pour les avances sur police. Les avances sur police admissibles se voient attribuer un facteur de 0 % et les avances non admissibles sont traitées comme des obligations notées B avec une échéance de 0-1 an. Titres adossés À l exemple de la ligne directrice sur le MMPRCE, le coussin de solvabilité lié aux titres adossés à des actifs est calculé séparément puisque ces titres sont traités comme une catégorie d actif distincte. Dans le cas des règles particulières concernant le classement des titres adossés à des actifs, les auteurs sont priés de consulter la Section 3.4 de la ligne directrice sur le MMPRCE (diffusée en décembre 2011), la ligne directrice B-5 et le préavis diffusé en octobre 2008. Il faut regrouper les titres adossés à des actifs en fonction de l échéance et de la note attribuée sur l émission selon les mêmes critères que ceux déjà établis pour les obligations publiques et privées. Les facteurs pour les obligations publiques sont utilisés pour les émissions notées et la moyenne des facteurs pour les notes BBB et BB doit être utilisée pour les émissions non notées. Hypothèques Le classement des prêts hypothécaires repose sur le MMPRCE actuel, auquel on a ajouté des catégories supplémentaires de prêts hypothécaires. Les prêts hypothécaires doivent être regroupés selon leur échéance résiduelle. Lorsque cela n'est pas expressément traité, le classement doit être conforme aux exigences du MMPRCE actuel. Les prêts hypothécaires garantis par la SCHL bénéficient d'une garantie fournie par le gouvernement du Canada et sont donc éligibles pour un facteur de 0 %. Les marges de crédit sur valeur domiciliaire (MCVD) admissibles doivent utiliser les facteurs pour les prêts hypothécaires résidentiels et les MCVD non admissibles doivent utiliser les facteurs pour les prêts hypothécaires commerciaux - autre. L ajustement pour les nantissements et garanties est appliqué sous forme d une redistribution des prêts hypothécaires aux catégories en fonction de la note externe des contreparties pertinentes, de manière semblable aux obligations publiques et privées. Il convient de se reporter aux sections 3.2 et 3.3 de la ligne directrice sur le MMPRCE de décembre 2011. Pour cette ÉIQ, le plancher de 0,25 % est remplacé par l utilisation minimale des facteurs AAA. La somme des redistributions doit correspondre à zéro. Pour le poste «Prêts en défaut et restructurés» dans la feuille «Hypothèques», le coussin calculé remplace le montant qui serait autrement applicable à un actif performant. Il doit être appliqué au lieu, non en plus, du montant qui est requis pour l actif avant qu'il ne devienne douteux ou ne soit restructuré. Actions privilégiées Page 5
Étude d impact quantitative n o 3 risque de crédit Le classement des actions privilégiées est le même que pour le MMPRCE existant qui comprend les instruments financiers de catégorie 1 (titres de fiducie admissibles à titre d instrument novateur de catégorie 1 dans la société qui a émis l'instrument). Comptes débiteurs et créances recouvrables risque de contrepartie Cette catégorie est nouvelle dans l ÉIQ n 4. Le calcul du coussin de solvabilité pour les autres actifs et les éléments divers est basé sur la ligne directrice actuelle du MMPRCE, mais avec des modifications mineures. Les comptes débiteurs doivent être déclarés selon la durée de la période pendant laquelle ils ont été dus (soit moins de 60 jours et 60 jours ou plus). Une approximation peut être utilisée si la répartition entre les moins de 60 jours et les 60 jours ou plus n'est pas possible. Les approximations doivent être décrites dans la feuille «Questions et commentaires». En outre, les créances recouvrables en vertu d ententes réputées constituer de la réassurance agréée (c est-à-dire des passifs de police cédés) a été ajouté comme un nouvel élément. Plus de détails sur cet élément peut être trouvé dans l'annexe I. Exigences hors bilan Les montants provenant du MMPRCE 2011 sont saisis dans la page Exigences hors bilan pour calculer le coussin de solvabilité de ces postes. Les assureurs doivent inscrire 100 % des exigences de capital dans la feuille appropriée, car celle-ci fait l ajustement au niveau cible (125 %). Dans le calcul du coussin de solvabilité, le montant de capital requis pour les affaires avec participation admissibles selon le MMPRCE actuel doit être déclaré comme si ces affaires étaient sans participation en doublant les facteurs. Questions et commentaires Un espace est prévu pour fournir des commentaires portant sur plusieurs sujets. Les assureurs doivent répondre aux questions précises et sont invités à fournir des observations supplémentaires dans la feuille «Questions et commentaires». Page 6
Annexe I Risque de crédit Coussin de solvabilité La façon dont le coussin de solvabilité pour le risque de crédit a été déterminé est résumée dans la présente annexe. Investissements à court terme L approche (décrite ci-après) appliquée pour les obligations publiques n a pas produit des facteurs aux durées courtes bien différents des facteurs actuels du MMPRCE et ainsi, les facteurs existants ont été retenus. Obligations publiques Le coussin de solvabilité pour les obligations publiques repose sur les facteurs figurant ci-après établis en fonction de la note et de l échéance: Tableau des facteurs 0-1 1-2 2-3 3-4 4-5 5-7 7-10 10+ AAA 0,25 % 0,25 % 0,50 % 0,50 % 1,00 % 1,05 % 1,18 % 1,25 % AA 0,25 % 0,50 % 0,75 % 1,00 % 1,25 % 1,35 % 1,60 % 1,75 % A 0,75 % 1,00 % 1,50 % 1,75 % 2,00 % 2,20 % 2,70 % 3,00 % BBB 1,50 % 2,75 % 3,25 % 3,75 % 4,00 % 4,15 % 4,53 % 4,75 % BB 3,75 % 6,00 % 7,25 % 7,75 % 8,00 % 8,00 % 8,00 % 8,00 % B 7,50 % 10,00 % 10,50 % 10,50 % 10,50 % 10,50 % 10,50 % 10,50 % Autres 15,50 % 18,00 % 18,00 % 18,00 % 18,00 % 18,00 % 18,00 % 18,00 % Facteurs établis selon une approche fondation de Bâle modifiée Ces facteurs ont été établis à partir de l approche NI fondation de Bâle. Dans le cadre de Bâle, voici la formule appliquée pour une obligation à un an : Exigence de fonds propres (K) = PCD N [(1 - R)^- 0,5 G -1 (PD) + (R / (1 - R))^0,5 G -1 (0,999)] - PD PCD Un montant est ensuite ajouté à l exigence de base si l échéance de l obligation est de plus d un an. Les données historiques globales sur les défaillances d obligations fournies par les agences de notation ont été utilisées pour établir les probabilités de défaut (PD). Les pertes en cas de défaut (PCD) ont été fixées à un taux constant de 45 %, ce qui est conforme à l approche fondation de Bâle. Page 7
Exigences en capital aux fins de l étude d impact quantitative sur le risque de crédit Annexe I Par souci de cohérence avec l approche adoptée pour le coussin de solvabilité des assureurs de personnes canadiens, un intervalle de confiance de 99,5 % a été utilisé au lieu de l intervalle de 99,9 % utilisé dans la formule NI fondation de Bâle. Ce pourcentage correspond à peu près à l espérance conditionnelle unilatérale de 99 %, ECU (99), sur un horizon d un an utilisée pour les autres risques. Dans le cadre de l approche fondation de Bâle, l ajustement d échéance se limite aux échéances de moins de cinq ans. Un ajustement d échéance modifié en fonction de la durée plus longue des obligations détenues par les assureurs de personnes a été utilisé, puisque les obligations du portefeuille des obligations des assureurs de personnes canadiens ont principalement des échéances variant entre cinq et trente ans. L ajustement d échéance de Bâle a recours à des droites de régression adaptées aux résultats du gestionnaire de portefeuille KMV TM fondés sur les données de S&P concernant les défauts entre 1981 et 2000. Cependant, les résultats des formules d évaluation KMV TM ont été appliqués directement de concert avec les données de S&P à jour sur les défauts entre 1981 et 2008. Les facteurs sont plus élevés pour les obligations de plus longue durée car elles sont plus vulnérables à la détérioration de la qualité de crédit au cours du temps. Le nouveau facteur reflète bien que la dimension temporelle est un élément important du risque de crédit ainsi que l'expérience historique. Le même facteur de corrélation (R) que dans le cadre de l approche de Bâle II a été utilisé. Les corrélations pourraient être revues davantage dans une ÉIQ ultérieure. Vérification du caractère raisonnable des résultats à l aide d une autre approche Il y a eu vérification du caractère raisonnable des résultats à l aide d une autre approche. Cette méthode reposait sur les données canadiennes empiriques concernant les défaillances des obligations, les déclassements, les pertes en cas de défaut et les pertes en cas de déclassement. Sur un horizon d un an, les éventuelles pertes en cas de déclassement et les pertes pour défaut ont été calculées avec un degré de confiance élevé à l égard de chaque catégorie de la fourchette d échéances et de notes des obligations. Cette autre méthode a donné des résultats semblables à ceux de l approche modifiée de Bâle II. L approche de Solvabilité II n a pas été retenue Une autre approche est celle de l initiative européenne Solvabilité II qui prévoit une fluctuation de l écart des taux du marché en raison de l élargissement de l écart ou d une décote sur un horizon d un an. Cette approche pourrait très bien fonctionner en ce qui a trait aux obligations négociés sur les marchés publics, mais elle ne serait pas conforme à celle adoptée pour d autres prêts dont le marché n est pas liquide. Obligations de placements privés Il y a peu de preuves empiriques sur la probabilité de pertes et les pertes en cas de défaut des obligations canadiennes de placements privés. Les études de la Society of Actuaries sur les Page 8
Exigences en capital aux fins de l étude d impact quantitative sur le risque de crédit Annexe I obligations nord-américaines de placements privés laissent entendre que les pertes de celles-ci sont semblables à celles des obligations publiques ayant la même note de crédit. Titres adossés L approche appliquée aux obligations privées est aussi appliquée aux titres adossés à des actifs. Prêts hypothécaires commerciaux C est un fait reconnu qu il importe d harmoniser les exigences de capital du risque de crédit et des autres risques des assureurs de personnes et les normes de fonds propres des banques. C est aussi un fait reconnu que les prêts consentis par les assureurs de personnes sont assujettis à des normes de souscription différentes et qu ils ont tendance à être à plus long terme que ceux émis par les banques. La méthode privilégiée pour les prêts hypothécaires commerciaux est la même que celle appliquée pour les obligations publiques, soit une variante de l approche fondation de Bâle. Les données historiques crédibles sont toutefois insuffisantes pour être en mesure d adopter cette approche. La preuve qui était disponible, bien que non valide sur le plan statistique, laisse entendre que les prêts hypothécaires commerciaux sont à long terme (jusqu à 10 ans) et n affichent pratiquement pas de défauts. Or, pendant une récession et un ralentissement du secteur immobilier, les défauts et les pertes en cas de défaut ont été significatifs sur une période de trois à quatre ans. D après les preuves recueillies pendant le ralentissement du secteur immobilier de 1990, ces pertes pourraient être de l ordre de 6 % de la valeur du portefeuille. Par conséquent, un facteur de 6 % a été appliqué à tous les prêts hypothécaires commerciaux. Ceci est aussi conforme avec les données historiques et un choc basé sur une ECU (99) pendant un an. Cette nouvelle exigence serait plus élevée que le facteur actuel de 4 % aux termes du MMPRCE, mais moins élevé que le facteur standard de 8 % aux termes de Bâle II. Des facteurs variant selon le rapport prêt / valeur ont été envisagés, puisqu ils permettent peutêtre mieux de prévoir les pertes pour défauts des prêts hypothécaires commerciaux. Or, les données crédibles étaient insuffisantes pour adopter cette approche. Prêts hypothécaires uni-résidentiels Les prêts hypothécaires uni-résidentiels forment une catégorie d actifs relativement limitée pour les assureurs de personnes et ainsi, les facteurs actuels du MMPRCE ont été retenus. En outre, certaines données historiques en provenance de l industrie et un choc basé sur une ECU (99) pendant un an semblent indiquer des chiffres conformes aux facteurs courants. Page 9
Exigences en capital aux fins de l étude d impact quantitative sur le risque de crédit Annexe I Actions privilégiées L'approche adoptée pour les actions privilégiées est de veiller à la cohérence entre les facteurs pour les obligations, les actions ordinaires et les actions privilégiées. Provisions C1 dans les passifs des polices pour les actifs à revenu fixe Dans l étude de la provision globale établie pour insuffisance de l actif par les assureurs de personnes, il importe de prendre en compte la provision pour défauts intégrée aux provisions techniques la provision pour le risque C1. Il s agit d une provision pour les pertes prévues qui se traduit par une réduction en points de base du taux d actualisation effectif utilisé pour évaluer les passifs. Les provisions C1 sont généralement reflétées dans le passif de meilleure estimation par l'utilisation d'un taux d'actualisation effectif plus faible. Les PÉD C1 couvrent les pertes inattendues et sont maintenus en plus de la provision C1. Pour l ÉIQ, la provision C1 est incluse implicitement dans les exigences de l'actif total en utilisant un taux d'actualisation basé sur les obligations de société notées A dans le calcul du passif de meilleure estimation. Par exemple, si un assureur détient des obligations de société notées B, l utilisation d un taux d'actualisation basé sur les obligations de société notées A reflète implicitement l exigence du risque de défaut. Comptes débiteurs et créances recouvrables risque de contrepartie Un facteur de 0,7 % est appliqué aux comptes débiteurs des assureurs assujettis à la réglementation fédérale et des réassureurs provinciaux agréés afin de refléter l'existence d'un risque de non-recouvrement des comptes débiteurs. Un facteur de 5 % est appliqué aux comptes débiteurs, autres que ceux des assureurs assujettis à la réglementation fédérale et des réassureurs provinciaux agréés, dus depuis moins de 60 jours, tandis que le facteur de 10 % sera maintenu pour les comptes débiteurs dus depuis 60 jours ou plus. Ceci reflète mieux que le recouvrement est plus difficile au cours du temps. Créances recouvrables de réassurance agréée: Un facteur de 2,5 % est appliqué à l exposition au risque en vertu d ententes réputées constituer de la réassurance agréée (c est-à-dire des passifs de police cédés) pour tenir compte du fait qu'il y a un risque de non-recouvrement. Le BSIF reconnaît les nantissements donnés en garantie par les réassureurs sous réserve des exigences décrites aux sections 3.2 (Nantissement) et 3.3 (Garanties et dérivés de crédit) du MMPRCE. Ainsi, la méthode de substitution s'appliquera de telle sorte que l exigence de contrepartie de réassurance (basée sur 2,5 %) sera remplacée par une exigence de crédit basé sur la notation de la garantie (l exigence ne serait pas augmentée si l'exigence de la garantie est plus élevée). La partie non garantie des actifs de réassurance sera toujours soumise à l'exigence de capital de 2,5 %. Les ententes de coassurance modifiée et de coassurance avec fonds retenus sont respectivement garanties par les actifs dues au réassureur et les fonds retenus. Ainsi, l assureur cédant peut réduire son exposition par les montants dus au réassureur ou les montants de fonds retenus. L exigence de contrepartie de 2,5 % sera appliquée à l'exposition nette de l assureur cédant. L assureur cédant doit satisfaire aux conditions requises pour la reconnaissance de la Page 10
Exigences en capital aux fins de l étude d impact quantitative sur le risque de crédit Annexe I compensation dans la section 6.2 (Actif requis). L'exposition de l assureur cédant est égale à la somme de l'actif de réassurance et de l'exigence de capital des affaires cédées. La méthode de substitution s applique encore puisque l assureur cédant est soumis à une exigence de risque C-1 sur la garantie qu'il détient (c'est-à-dire les actifs de coassurance modifiés ou les actifs de fonds retenus). Selon le MMPRCE actuel, l exposition au risque en vertu d ententes réputées constituer de la réassurance agréée ne sont pas soumises à une exigence de capital. Les facteurs pour les autres éléments divers (primes à recouvrer, soldes débiteurs de l agent, mobilier et accessoires, frais payées d'avance, actifs d'impôts différé et actifs incorporels non déduits des capitaux propres) ont été majorés à 10 % pour refléter le fait que les coussins de solvabilité sont calculés au niveau cible plutôt qu au niveau minimum. Page 11
Annexe II Risque de crédit Description de l échéance effective Pour un instrument dont l échéance des flux de trésorerie est déterminée, l'échéance effective est définie ainsi : L'échéance effective (M) = t t * FT t / FT t où FT t indique les flux de trésorerie (principal, intérêts et frais) que doit contractuellement payer l'emprunteur à la période t. Si un assureur n'est pas en mesure de calculer l'échéance effective des paiements contractuels comme noté ci-dessus, il est permis d'utiliser une mesure plus conservatrice, comme la durée résiduelle maximale (en années) que l'emprunteur est autorisé à prendre pour s'acquitter pleinement de son obligation contractuelle (principal, intérêts et frais) aux termes de l'accord de prêt. Normalement, cela correspond à l échéance nominale de l'instrument. Pour les dérivés soumis à un accord cadre de compensation, l'échéance moyenne pondérée des transactions devrait être utilisée lors de l'application de l'ajustement d'échéance explicite. De plus, le montant notionnel de chaque transaction doit être utilisé pour pondérer l'échéance. Les assureurs doivent regrouper toutes les expositions des entités associées (tel que défini dans la ligne directrice B-2) au sein de chaque notation avant de calculer l échéance pour les expositions. Page 12