Simulation : application au système bonus-malus en responsabilité civile automobile



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Transcription:

Simulation : application au système bonus-malus en responsabilité civile automobile Robert Langmeier Travail de séminaire réalisé sous la supervision du professeur François Dufresne Ecole des HEC Université de Lausanne Avril 998 http://wwwlangmeierch/docs/simulationpdf

TABLE DES MATIERES INTRODUCTION NOMBRES PSEUDO-ALÉATOIRES Algorithme «Congruentiel multiplicatif» Algorithme «Congruentiel mixte» 3 Utilisation des nombres aléatoires pour l évaluation des intégrales 3 3 MÉTHODE DE L INVERSE 4 3 Distributions discrètes 4 3 Génération d une variable distribuée uniformément sur un support discret 5 3 Rappel sur la formule de récurrence de la famille a-b 5 33 Générer une variable aléatoire de Poisson 6 3 Distributions continues 7 3 Distribution exponentielle 7 3 Distribution gamma pour α entier 8 4 MÉTHODE D ACCEPTATION-REJET9 4 Modèle discret 9 4 Exemple 4 Modèle continu 4 Distribution Normale 3 5 MÉTHODE POLAIRE POUR GÉNÉRER UNE VARIABLE ALÉATOIRE DISTRIBUÉE SELON UNE LOI NORMALE 5 6 BUTS ET MÉCANISMES DES SYSTÈMES BONUS-MALUS9 7 ESTIMATION DES DISTRIBUTIONS EN RÉGIMES TRANSITOIRE ET STATIONNAIRE GRÂCE AUX SIMULATIONS0 8 CONCLUSION 3 9 RÉFÉRENCES 4 0 ANNEXES5 - i -

LISTE DES TABLEAUX TABLEAU : PARAMÈTRES DE LA FAMILLE A-B 6 TABLEAU : FONCTIONS DE DENSITÉ DE PROBABILITÉ DE LA FAMILLE A-B 6 TABLEAU 3 : ECHELLE DES PRIMES 0 TABLEAU 4 : DISTRIBUTIONS TRANSITOIRES ET STATIONNAIRES DE LA SIMULATION TABLEAU 5 : CLASSE ET PRIME MOYENNE 3 LISTE DES FIGURES FIGURE : ORGANIGRAMME DE LA MÉTHODE D'ACCEPTATION-REJET DISCRÈTE 0 FIGURE : ORGANIGRAMME DE LA MÉTHODE D'ACCEPTATION-REJET CONTINUE LISTE DES ANNEXES A LISTING DU PROGRAMME GÉNÉRATEUR DE NOMBRES ALÉATOIRES UNIFORMES EN LANGAGE C 5 B EXÉCUTION DU PROGRAMME GÉNÉRATEUR DE NOMBRES ALÉATOIRES UNIFORMES 6 C INTÉGRATION PAR LA MÉTHODE DE MONTE CARLO 7 D TRANSFORMATION INVERSE SELON UNE LOI DE POISSON 7 E GÉNÉRATION DE VARIABLES ALÉATOIRES NORMALES SELON LA MÉTHODE D'ACCEPTATION-REJET 7 F GÉNÉRATION DE VARIABLES ALÉATOIRES NORMALES SELON LA MÉTHODE DE BOX-MULLER 8 G GÉNÉRATION DE VARIABLES ALÉATOIRES NORMALES SELON LA MÉTHODE POLAIRE 8 H LISTING DU PROGRAMME DE SIMULATION 9 I DÉTAIL DES DISTRIBUTIONS TRANSITOIRES SIMULÉES 3 - ii -

Introduction La simulation de problèmes scientifiques sur les systèmes de traitement d informations nécessite de pouvoir disposer de générateurs de nombres pseudo-aléatoires distribués uniformément ou selon d autres lois de probabilité telles que Poisson ou Normale, par exemple Nous examinerons plusieurs méthodes pour obtenir ces distributions à partir de nombres aléatoires uniformément distribués, comme par exemple la méthode de l'inverse ou la méthode d'acceptation-reet Dans le cas d espèce qui nous occupe, nous appliquerons les techniques de simulation au système bonus-malus existant dans l assurance responsabilité civile automobile pour estimer les distributions en régimes transitoire et stationnaire Pour la mise en œuvre de nos simulations, nous avons utilisé le langage de programmation APL qui permet de créer des programmes qui sont rapidement testés et opérationnels Un autre atout non négligeable de ce langage est la puissance des opérateurs sur les vecteurs ou les matrices qui dans d'autres langages nécessiterait d'utiliser des bibliothèques de fonctions et qui alourdirait la programmation Nombres pseudo-aléatoires Les simulations nécessitent l utilisation de nombres aléatoires, que ce soit pour simuler des problèmes scientifiques ou tout simplement pour mettre en œuvre des eux interactifs Il est par contre une question qui vient immédiatement à l esprit, comment une machine qui ne peut ni raisonner, ni réfléchir, peut-elle réussir à tirer au sort un nombre alors qu elle est "uste" capable d exécuter des programmes selon une logique qu on lui a fournie? La génération des nombres aléatoires sur un ordinateur n a en fait rien d aléatoire, c est pour cela que l on appelle ceux-ci pseudo-aléatoires Ils sont générés de manière déterministe et ont l apparence d être distribués uniformément sur (0,) La suite des nombres générés démarre une fois que le germe a été fourni Ce germe peut être initialisé en fonction de la date et de l heure de la machine pour que la suite soit différente à chaque exécution et donne ainsi l illusion du hasard Algorithme "Congruentiel multiplicatif" Une des approches des plus simples est l algorithme "congruentiel multiplicatif", il implique l utilisation d une multiplication et du reste de la division entière (modulo) - -

La génération de la suite de nombres pseudo-aléatoires débute avec la valeur initiale x 0, appelée germe, qui doit être fournie par l utilisateur A partir d un même germe, la suite des nombres sera identique La suite des nombres aléatoires est exprimée par la formule de récurrence x n ax modulo n m () Il faut remarquer que x 0 doit être différent de 0, sinon la suite {x n } sera nulle Pour donner l illusion d une distribution uniforme sur (0,) on doit normaliser la valeur de x n qui est distribuée sur (0,m) en effectuant une division en virgule flottante par la valeur m Pour une implémentation sur un processeur 3 bits, les valeurs a 7 5 6 807 et m 3-47 483 647 donnent de bons résultats, tels que pour chaque germe, la suite de nombres aléatoires a l apparence d être uniformément distribuée et ne se répète qu après un nombre important de tirages La suite de nombres aléatoires commence à se répéter après m - 3 - tirages, c'est pourquoi l'on dit que ce générateur est de cycle complet Algorithme "Congruentiel mixte" L'algorithme "congruentiel mixte" implique l utilisation d une multiplication, d une addition et du reste de la division entière Contrairement à l algorithme précédent, la valeur initiale x 0 de la suite des nombres aléatoires peut être nulle Ceci est la conséquence de l addition d une constante c dans la formule de récurrence suivante x ( ax c) modulo n n + m () Pour ce type de générateur, on peut choisir m en fonction de la taille d un mot du processeur, si cette taille est de 3 bits, on aura m 3 Cette façon de faire rendra l algorithme extrêmement performant, puisque la fonction sera assurée implicitement par le processeur Nous donnons un exemple d implémentation de ces deux algorithmes ainsi qu un exemple d exécution dans les annexes A et B Ces exemples ont étés programmés dans le langage C qui se prête bien à ce genre d'exemples Dans nos simulations, nous partons du principe que nous disposons d un bon générateur de nombres aléatoires et le considérons simplement comme une boîte noire qui nous les fournit à volonté - -

3 Utilisation des nombres aléatoires pour l évaluation des intégrales L évaluation des intégrales était une des premières applications des nombres aléatoires Soit g (x) une fonction dont on veut évaluer θ où θ g( x) dx 0 (3) Pour évaluer la valeur de θ, comme U est uniformément distribuée sur (0,) alors nous pouvons exprimer θ comme θ E[ g(u )] (4) Si U,U, k sont des variables indépendantes distribuées uniformément sur (0,), il g ( U),, g( U k sont indépendantes et s ensuit que les variables aléatoires ) identiquement distribuées La loi forte des grands nombres nous dit alors que k i g( U k i ) E [ g( U )] quand k (5) Nous pouvons donc approximer θ en générant un grand nombre de nombres aléatoires et en prenant comme approximation la moyenne des g( U i ), i,, k Cette approche, pour approximer les intégrales, est appelée méthode de Monte-Carlo Un exemple d'intégration écrit en APL est donné dans l'annexe C pour l'intégrale sin( x) dx 0 (6) Si nous désirons intégrer une fonction dont les bornes d intégration sont comprises entre a et b, avec a 0 et b, tel que θ b a h( x) dx, (7) nous devons effectuer la substitution suivante x a y, b a (8) - 3 -

d'où x a + y ( b a) (9) et dx dy b a (0) D où il s'ensuit que ( a + y ( b a) ) h θ dy b a 0 () 3 Méthode de l inverse Nous désirons générer des nombres aléatoires non plus de manière uniforme, mais distribuée selon une loi particulière dont nous connaissons la fonction de répartition continue ou les masses de probabilité discrètes 3 Distributions discrètes Supposons que nous voulions générer les valeurs d une variable aléatoire discrète X dont les masses de probabilité sont P { X x } p, 0,,, p () Pour obtenir ce résultat, nous générons un nombre aléatoire U distribué uniformément sur (0,) et posons X x0 x x si U < p si p U < p si 0 i p i 0 0 U < + p i p i (3) - 4 -

Puisque, pour 0 < a < b <, on a P { a U < b} b a (4) il s'ensuit immédiatement que { X x } P pi U < pi pi P i i (5) Ainsi X aura la distribution souhaitée si on applique la transformation (3) 3 Génération d une variable distribuée uniformément sur un support discret Nous désirons générer une variable aléatoire X dont la distribution est uniforme, mais contrairement au générateur uniforme U dont les valeurs sont distribuées sur [0,), le support de X est,, n Ce type de générateur peut être utilisé, par exemple pour simuler un tirage de loterie à numéro ou tirer les cartes d un eu Nous pouvons donc écrire P { X },,, n n (6) d où nous déduisons que X si U < n n (7) Donc, X est égal à si nu < en d autres termes, [ n ] + X U avec U distribuée uniformément sur [0,), (8) où [x] est la partie entière de x 3 Rappel sur la formule de récurrence de la famille a-b Pour les lois Poisson, Binomiale, Binomiale Négative et Géométrique, nous pouvons trouver a et b tel que la formule de récurrence suivante est vérifiée b P{ N n} a + P{ N n } n, n, 3, (9) - 5 -

Les valeurs de a et b ainsi que de P { N 0} sont récapitulées dans le tableau et les fonctions de densité de probabilité se retrouvent dans le tableau Distribution P{ N 0} a b Poisson( λ ) Binomiale(n,p) n q p p ( n +) q q Binomiale Négative(r,p) r p q q( r ) Géométrique(p) p q 0 λ e 0 λ Tableau : Paramètres de la famille a-b Distribution Poisson( λ ) Binomiale(n,p) Binomiale Négative(r,p) Géométrique(p) fdp e λ x λ f ( x) x! n x x f x p q n ( ) x x + r f ( x) p r q x x f ( x) p q x Tableau : Fonctions de densité de probabilité de la famille a-b 33 Générer une variable aléatoire de Poisson La clé pour utiliser la transformation inverse afin de générer une variable aléatoire distribuée selon la loi de Poisson réside dans l'utilisation de la formule de récurrence que nous avons vue au point 3 Nous avons que λ P{ N n} P{ N n }, n, n, 3, (0) et P{ N 0} e λ () Afin de faciliter l implémentation de l algorithme, le pseudo-code est donné ci-dessous et permet sa mise en oeuvre dans le langage utilisé par le lecteur Un exemple de mise en oeuvre en APL est donné dans l annexe D pour la transformation inverse d une loi de Poisson - 6 -

Pseudo-code Générer un nombre aléatoire uniforme U λ Poser n, p e, F p 3 Si U < F alors poser X n et arrêter 4 Poser p λ p, F F + p et incrémenter n n 5 Continuer au point 3 Il est très facile d'étendre le même algorithme en faisant les adaptations nécessaires pour les autres lois de probabilités de la famille a-b 3 Distributions continues La transformation inverse d'une distribution continue suppose que l'on connaisse sa fonction de répartition Si U est une variable aléatoire distribuée uniformément sur (0,), alors pour une fonction de répartition F quelconque nous proposons de définir la variable aléatoire X par X F ( U ) () Preuve { X x} F( x) P, (3) P{ F ( U ) x} Puisque F est une fonction de répartition, il découle que F (x) est une fonction monotone croissante de x, alors l'inégalité a b est équivalente à F( a) F( b) F( x) P P { F( F ( U )) F( x) }, { U F( x) } puisque F( F ( x) ) F( x) puisqueu U, est distribué uniformément sur (0,) (4) 3 Distribution exponentielle La distribution exponentielle est un cas particulier, car il est possible de trouver l'inverse analytiquement Soit la fonction de répartition βx F( x) e, x > 0 (5) - 7 -

Si nous posons x F ( u), alors u F βx ( x) e (6) donc u e βx (7) Si nous prenons le logarithme des deux cotés, nous obtenons βx log( u) (8) Nous pouvons maintenant isoler x qui est égal à log( u) x β (9) Il est donc possible de générer une variable aléatoire exponentielle de paramètre β en générant un nombre aléatoire U et en posant X F log( U ) ( U ) β (30) Etant donné que U est distribuée uniformément sur (0,), on a que U est également distribuée uniformément sur (0,), donc nous pouvons écrire que X log( U ) β (3) Cette transformation permet de gagner une opération de calcul, ce qui en soit peut paraître insignifiant mais, si on utilise un nombre important de nombres aléatoires cela peut permettre de diminuer la durée des simulations 3 Distribution gamma pour α entier Supposons que nous désirons générer une variable aléatoire Gamma( α n; β ) avec α > entier et β > 0 La fonction de répartition d'une telle distribution est donnée par F( x) x 0 β e βy ( βy) ( n )! n dy (3) - 8 -

Pour cette distribution, il n'est pas possible d'exprimer la fonction inverse analytiquement Par contre, en utilisant le résultat qu'une variable aléatoire X ayant une distribution Gamma( α n; β ) peut être vue comme la somme de n exponentielles indépendantes de paramètre β et, vu le résultat obtenu au point 3, nous pouvons écrire X log( U β log( U β ) log( U β U U ) log( U β n ) n ), (33) n L'utilisation de l'identité log( x ) log( ) i i x x x n permet d'économiser du temps de calcul, car au lieu de n logarithmes, un seul est requis 4 Méthode d acceptation-reet La technique d'acceptation-reet est puissante pour générer une variable aléatoire dont la fonction de densité de probabilité est connue et calculable mais pas sa fonction de répartition contrairement à la méthode de l'inverse 4 Modèle discret Supposons que nous avons une méthode efficiente pour simuler une variable aléatoire dont les masses de probabilité sont { q, 0} Nous pouvons alors l'utiliser comme base pour simuler la distribution dont les masses de probabilité sont { p, 0} en simulant en premier lieu une variable aléatoire Y avec masses de probabilité { q } et en acceptant cette valeur avec une probabilité proportionnelle à p Y q Y Cette proportion est exprimée plus précisément par c, une constante telle que p q c pour tous les tel que p 0 (34) Nous avons maintenant la technique suivante, appelée méthode d acceptation-reet, pour simuler une variable aléatoire X dont les masses de probabilité sont p P{ X } - 9 -

Pseudo-code Simuler la valeur de Y distribuée selon les masses de probabilité q Générer un nombre aléatoire U py 3 Si U alors poser X Y et arrêter sinon aller à l'étape cq Y L organigramme de cette méthode est représenté dans la figure ci-dessous Début NON Génère Y avec une masse de probabilité q Génère U py U cq Y OUI X Y Fin Figure : Organigramme de la méthode d'acceptation-reet discrète Théorème L algorithme d acceptation-reet génère une variable aléatoire X telle que P{ X } p, 0,, (35) De plus, le nombre d itérations nécessaires pour obtenir la variable aléatoire X est distribuée selon une loi géométrique de paramètre c Preuve Pour commencer, nous devons déterminer la probabilité qu une seule itération produise l acceptation pour la valeur de P{ Y,est accepté} P{ Y } P{est accepté Y p q, cq p c }, (36) En effectuant la somme sur toutes les réalisations possibles de, nous obtenons la probabilité que la variable aléatoire soit acceptée p P{accepté} (37) c c - 0 -

Comme les itérations sont indépendantes et que chacune d'entre elles résulte en l acceptation de la valeur avec une probabilité c, nous pouvons voir que le nombre d'itérations nécessaires est distribué selon une loi géométrique de paramètre c Nous pouvons donc écrire P{ X } n n p P{ accepté à l'itération n}, c n p c, (38) 4 Exemple Supposons que nous désirons simuler la valeur d'une variable aléatoire X dont les réalisations et leurs probabilités respectives sont x 3 4 5 6 7 8 9 0 p(x) 0 0 009 008 0 00 009 009 00 00 La première possibilité serait d'utiliser la technique de l'inverse que nous avons vue au point 3 L'autre possibilité est d'utiliser la méthode d'acceptation-reet avec les masses de probabilité q distribuées uniformément sur,, 0 Nous avons donc q,, 0,0 En fonction de ce choix pour { q }, il s'ensuit que c est égal à p c max q L'algorithme pour cet exemple est le suivant Pseudo-code Générer un nombre aléatoire uniforme U et poser Y Entier(0U ) + Générer un second nombre aléatoire U p Y 3 Si U alors poser X Y et arrêter sinon aller à l'étape 0 - -

La constante 0 dans l'étape 3 provient de c qy 0 0 En moyenne, cet algorithme nécessite seulement itérations pour obtenir la génération de la variable aléatoire X 4 Modèle continu Nous supposons en premier lieu que nous sommes capables de générer une variable aléatoire ayant comme fonction de densité de probabilité g (x) Nous pouvons alors l'utiliser comme point de départ pour générer la fonction de densité de probabilité f (x) en générant Y à partir de g et en acceptant la valeur de Y avec une probabilité f ( Y ) proportionnelle à g( Y) Cette proportion est exprimée par c, une constante telle que f ( y) c g( y) pour tous les y (39) Le pseudo-code ci-dessous résume la technique de génération d'une variable aléatoire avec une fonction de densité de probabilité f Pseudo-code Simuler la valeur de Y avec comme fonction de densité de probabilité g Générer un nombre aléatoire U f ( Y ) 3 Si U alors poser X Y et arrêter sinon aller à l'étape cg( Y ) L organigramme de cette méthode est représenté dans la figure ci-dessous Début NON Génère Y ~ g Génère U f ( Y) U cg( Y) OUI X Y Fin Figure : Organigramme de la méthode d'acceptation-reet continue Le lecteur notera que la méthode d'acceptation-reet continue est exactement la même que pour le modèle discret, les masses de probabilité étant remplacées par les fonctions - -

de densité de probabilité Il s'ensuit que la démonstration du modèle discret est également valable pour le modèle continu 4 Distribution Normale Nous désirons générer une variable aléatoire Z ayant une distribution Normale standard (c'est-à-dire de moyenne µ 0 et de variance σ ) En premier lieu, il faut noter que la fonction de densité de probabilité de la valeur absolue de Z est x f ( x) e π, 0 < x < (40) Pour générer un nombre aléatoire distribué selon une loi Normale standard par la méthode d'acceptation-reet, nous commençons par poser la fonction g comme étant une fonction de densité de probabilité exponentielle de moyenne, c'est-à-dire ( ) x g x e, 0 < x < (4) Il s'ensuit que le rapport de f sur g devient x x f ( x) e (4) g( x) π f ( x) x et que la valeur maximale de se produit pour la valeur de x qui maximise x g( x) En résolvant, on constate que cela se produit pour x Nous pouvons donc déterminer notre constante c qui sera égale à f ( x) f () c max g( x) g() e π (43) Puisque f ( x) cg( x) x expx, ( x ) exp, (44) il s'ensuit que nous pouvons générer la valeur absolue d'une variable aléatoire Normale selon l'algorithme indiqué dans le pseudo-code ci-dessous - 3 -

Pseudo-code Générer Y, une variable aléatoire exponentielle de paramètre Générer un nombre aléatoire U ( Y ) 3 Si U exp alors poser X Y et arrêter sinon aller à l'étape 4 Générer un nombre aléatoire U et poser Z X X si U si U, > Lorsque la variable aléatoire X est générée, elle a une distribution selon la fonction de densité de probabilité définie à l'équation (40) Celle-ci est donc distribuée comme la valeur absolue d'une variable aléatoire Normale standard Nous pouvons obtenir la variable aléatoire Z en laissant celle-ci prendre soit la valeur de X, soit la valeur de -X et ce de façon équiprobable Un exemple de programmation de l'algorithme décrit ci-dessus est donné dans l'annexe E Dans l'étape 3, la valeur de Y est acceptée si U ( Y ) exp, (45) ce qui est équivalent à log U ( Y ) (46) Or on a vu au point 3 que log U est une variable aléatoire exponentielle de paramètre, le pseudo-code devient donc - 4 -

Pseudo-code Générer exponentielles indépendantes de paramètre, soit Y et Y ( ) Si Y Y alors poser X Y et arrêter sinon aller à l'étape 3 Générer un nombre aléatoire U et poser Z X X si U si U, > Cet algorithme de génération d'une nombre aléatoire distribué selon une loi Normale standard est d'une très bonne efficacité, puisque le nombre moyen d'itérations, qui est e donné par c, est égal à c 3 π 5 Méthode polaire pour générer une variable aléatoire distribuée selon une loi Normale Dans cette section, nous allons voir comment nous pouvons générer des variables aléatoires distribuées selon une loi Normale en partant de nombres aléatoires distribués uniformément Soit X et Y deux variables aléatoires Normales de moyenne µ 0 et de variance σ Si R et θ représentent les coordonnées polaires du vecteur (X,Y) alors R X + Y (47) et tanθ Y X (48) - 5 -

Comme X et Y sont indépendantes, la distribution conointe de leurs fonctions de densité de probabilité est donnée par f ( x, y) e π π e x x + y, e π y, < x, y < (49) Pour déterminer la distribution conointe de de variables suivant R et de θ, nous effectuons le changement d x + y (50) et x θ tan y (5) Le Jacobien de cette transformation est égal à d x θ x d y θ y x y x + y y x x + y (5) D'où d f ( d, θ ) e, 0 < d <, 0 < θ < π π (53) Ce résultat est égal au produit d'une variable aléatoire exponentielle de moyenne et d'une variable aléatoire uniforme distribuée sur ( 0,π ), il s'ensuit que R et θ sont indépendantes, avec R ayant une distribution exponentielle de moyenne et θ ayant une distribution uniforme sur ( 0,π ) (54) En utilisant ce résultat, nous pouvons générer une paire de nombres aléatoires standard X et Y En premier lieu, nous générons les coordonnées polaires à partir de nombres aléatoires uniformes et les transformons ensuite en coordonnées rectangulaires Le pseudo-code qui permet d'obtenir cette transformation est donné ci-dessous - 6 -

Pseudo-code Générer deux nombres aléatoires uniformes U et U Poser R logu et θ πu 3 Poser X R cosθ logu cos(πu ) 4 Poser Y R sinθ logu sin(πu ) Les transformations données aux étapes 3 et 4 sont connues sous le nom de transformations de Box-Muller Un exemple de mise en oeuvre en APL est donné dans l annexe F ainsi qu'un exemple d'exécution Malheureusement, la transformation de Box-Muller est consommatrice en temps d'exécution et cela vient des opérations trigonométriques entre particulier Il est possible de déterminer les valeurs du sinus et du cosinus de manière indirecte pour un angle aléatoire Comme U est uniformément distribué sur (0,) alors U est uniforme sur (0,) et donc U est uniforme sur (-,) Donc, si nous générons les nombres aléatoires uniformes U et U, nous pouvons poser V U (55) et V U (56) Nous obtenons donc que ( V, V ) est uniformément distribué dans un carré d'une surface totale de 4 centré en (0, 0) Supposons maintenant que nous générons des paires V, ) usqu'à ce qu'une d'entre elles soit contenue dans un cercle de rayon et centré ( V en (0, 0) ou, autrement dit, que la paire ( V, V ) satisfait la condition V +V Nous disposons maintenant d'une paire ( V, V ) qui est uniformément distribuée dans le cercle Si R et θ représentent les coordonnées polaires de cette paire, il est alors aisé de vérifier que R et θ sont indépendantes avec R distribuée uniformément sur (0,) et avec θ distribuée uniformément sur ( 0,π ) Comme θ est un angle aléatoire, il s'ensuit que nous pouvons générer le sinus et le cosinus de l'angle aléatoire θ en générant un point aléatoire V, ) dans le cercle et nous pouvons poser ( V V sinθ R V V + V (57) - 7 -

et V cosθ R V V + V (58) De la transformation de Box-Muller, il s'ensuit que nous pouvons générer une paire de nombres aléatoires distribués selon la loi Normale en générant un nombre aléatoire U et en posant X logu V V + V (59) et Y logu V V + V (60) Comme R V + V est également distribuée uniformément sur (0, ) et est indépendante de la variable aléatoire θ, nous pouvons l'utiliser en lieu et place du nombre aléatoire U En posant S R, nous obtenons que X V log S V S log S S (6) et Y V log S V S log S S (6) Ces deux variables aléatoires Normales standard sont indépendantes lorsque ( V, V ) est un point choisi aléatoirement dans un cercle de rayon centré à l'origine et que S V + V Le pseudo-code qui permet d'obtenir deux nombres aléatoires distribués selon une loi Normale standard est donné ci-dessous - 8 -

Pseudo-code Générer deux nombres aléatoires uniformes U et U Poser V U, V U et S V + V 3 Si S > alors retour à l'étape log S 4 Poser X V S log S 5 Poser Y V S L'algorithme examiné ci-dessus est appelé méthode polaire Un exemple de mise en oeuvre en APL est donné dans l annexe G ainsi qu'un exemple d'exécution Comme la génération des nombres aléatoires V et V est soumise à la contrainte que S V + V, la probabilité d'accepter cette valeur de S est égale au rapport de l'aire d'un cercle de rayon à l'aire d'un carré dont les côtés sont de longueur (la définition π de S suggère de centrer ces figures à l'origine) Cette probabilité est égale à 785 4 0, le nombre moyen d'itérations est donc égal à l'inverse, soit 73 6 Buts et mécanismes des systèmes bonus-malus On examinera le mécanisme appliqué de manière uniforme en Suisse par toutes les compagnies d assurances automobiles avant le er anvier 996 Depuis cette date, le marché a été libéralisé et chaque compagnie a adopté des stratégies différentes en classant les conducteurs en fonction du sexe, de l âge, du type de voiture, de la cylindrée, de la nationalité, etc Chaque compagnie peut également avoir des échelles de primes différentes, l entrée dans le système ne se faisant pas forcément à 00% de la prime base Le système bonus-malus est basé sur les chaînes de Markov dont les différents états sont décrits dans le tableau 3 ainsi que les pourcentages de la prime de base Ce tableau est valable pour une voiture de tourisme dont la cylindrée est comprise entre 393 et 963 centimètres cubes L entrée dans le système par un nouvel automobiliste se fait à l état 9 et il paie donc de ce fait la prime de base pour la première année d assurance - 9 -

Etat Prime Etat Prime Etat Prime Etat Prime 0 45% 6 75% 30% 8 5% 50% 7 80% 3 40% 9 30% 55% 8 90% 4 55% 0 50% 3 60% 9 00% 5 70% 70% 4 65% 0 0% 6 85% 5 70% 0% 7 00% Tableau 3 : Echelle des primes Les règles de transitions suivantes s appliquent pour toutes les années subséquentes, si on identifie l état de l année précédente par x le nouvel état sera : max( x ;0) si aucun sinistre n est survenu pendant l année, min( x + n s;) si n sinistres sont annoncés à l assureur Dans le modèle utilisé en Suisse entre 990 et 996, chaque sinistre nous fait avancer le compteur d'état d'une valeur s 4 Nous remarquons également qu un assuré qui est déà au bénéfice du bonus maximal le restera l année suivante pour autant qu il n ait aucun sinistre dans l année en cours De même l assuré qui paie la prime la plus élevée restera à ce niveau de prime s il cause un nouveau sinistre pendant l année, à moins que la compagnie ne l exclut suite à ce sinistre, ce dont nous ne tiendrons pas compte dans le modèle théorique 7 Estimation des distributions en régimes transitoire et stationnaire grâce aux simulations Dans cette section, nous allons voir que nous pouvons obtenir la distribution stationnaire du système bonus-malus de manière récursive sans faire appel à la théorie des chaînes de Markov Nous avons un système bonus-malus avec n + états compris entre 0 et Nous désignons par X t son état au temps t, t 0,,,, et X 0 x0 son état initial qui dans notre système vaut 9 Nous pouvons écrire l'état au temps t + comme X t+ 0, X n t + Y t+, si X + Y si 0 X si X t t t + Y t + + Y t +, t+ > n n, (63) - 0 -

avec la variation de l'état définie comme Y t + s N t + si N si N t + t +, 0 (64) avec s 4 et N ~ Poisson( ) nombre d'accidents (65) t+ λ Statistiquement le conducteur européen a un accident en moyenne tous les 0 ans, cela nous amène à prendre λ 0 0 dans notre simulation Il est à noter qu'en Suisse, cette fréquence est actuellement d'un accident tous les 4 ans, ce qui donne λ 0 07 Nous effectuerons la simulation 00'000 fois, comme s'il s'agissait de plusieurs assurés On peut également imaginer qu'il s'agit du même assuré pour lequel on effectue 00'000 simulations Pseudo-code Initialisation de la matrice de résultat z à 0 Pour k à 00000 par pas de répéter 3 Poser x 9 4 Poser z[ x ;0] z[ x ;0] + 5 Pour t à 000 par pas de répéter 6 Poser n InversePoisson(00) 7 Poser y - si n 0 et y 4 n sinon 8 Poser x min(max( x + y ;0); ) 9 Poser z[ x ; t] z[ x ; t] + 0 Fin pour Fin pour Dans le pseudo-code décrit ci-dessus, z représente la matrice des résultats Il vient immédiatement que z [9;0] doit contenir, dans notre cas, la valeur 00'000 La répartition dans les autres colonnes dépend de la simulation, mais le total de chaque colonne doit être égal à 00'000 par définition En divisant toutes les valeurs par 00'000, on obtient la fonction de densité de probabilité correspondante, la fonction de répartition est obtenue en effectuant une somme progressive dans chacune des colonnes de la matrice et, par définition, nous aurons F(, t), t 0,,,,000 - -

La distribution stationnaire F (x) est donnée par F( x) lim F( x, t) t (66) Dans notre simulation, il est évident que nous ne pouvons pas faire tendre le temps usqu'à l'infini, c'est pour cela que nous nous sommes volontairement arrêtés au temps t 000 alors qu'une valeur de t 00 aurait été suffisante On voit par contre clairement qu'entre cette borne minimale et celle que nous avons utilisée, la distribution stagne et apparaît comme étant stationnaire Dans l'annexe H et I figurent respectivement le listing du programme de simulation et le détail des simulations Un extrait des résultats figure dans le tableau 4 ci-dessous t e m p s 0 9 0 0 30 50 00 000 0 00000 00000 00000 04073 03674 05088 0548 05575 05594 05606 00000 00000 00000 04073 03674 05439 0596 0633 0680 0680 00000 00000 00000 04073 03674 0585 06466 0675 0685 0683 3 00000 00000 00000 04073 03674 0636 0760 07479 07544 07539 4 00000 00000 00000 04073 07353 08033 08 08304 08344 0835 5 00000 00000 00000 0777 07353 0808 08473 0864 08657 08643 6 00000 00000 00000 0777 07353 08358 08695 08897 08947 08939 7 00000 00000 080 0777 07353 08480 08895 095 0903 0999 8 00000 09045 080 0777 07534 08748 096 09383 0940 0948 9 0000 09045 080 07906 0988 09388 09484 09540 0955 09557 0 0000 09045 080 09364 0988 09436 0956 0964 09654 0966 0000 09045 080 09364 0988 09469 0966 0979 09740 09748 0000 09045 0987 09364 0994 09505 0968 0979 098 0983 3 0000 0995 0987 09370 09366 0967 09769 09847 09860 0986 4 0000 0995 0987 0950 098 09839 09870 09889 09898 09900 5 0000 0995 0987 09867 0985 09854 09894 0998 0994 0998 6 0000 0995 0990 09870 098 09870 0994 09940 09948 09950 7 0000 09999 09988 09877 0984 09893 09935 09956 09965 09964 8 0000 09999 09988 09896 09905 09940 0996 09973 09979 09975 9 0000 09999 09988 09945 09975 09976 09985 09986 09988 09986 0 0000 09999 09990 09989 09986 09987 09994 09993 09996 09994 0000 0000 0000 0000 0000 0000 0000 0000 0000 0000 Etat Tableau 4 : Distributions transitoires et stationnaires de la simulation Dans notre simulation, on constate que 56% des assurés se retrouvent dans l'état 0 dans le cas de la distribution stationnaire que cela soit après 00 ou 000 unités de temps La détermination de la classe moyenne pour chaque unité de temps est donnée par E [ X t ] x f ( x, t) x 0 (67) - -

où f ( x, t) est la fonction de densité de probabilité de la distribution transitoire et x est la classe concernée Pour la détermination de la prime moyenne par unité de temps, on procède par analogie avec la formule précédente, b (x) donnant le taux de prime de la classe x, donc la formule est E [ bx t ] x 0 b( x) f ( x, t) (68) En appliquant ces deux formules sur la fonction de densité de probabilité, nous avons calculé la classe et la prime moyenne en fonction du temps Un extrait des résultats obtenus est donné dans le tableau 5 Temps 0 3 4 5 6 7 8 9 0 0 50 00 000 Classe 900 850 798 747 697 647 596 546 495 444 43 87 5 0 0 Prime 00 095 090 089 087 084 08 078 076 073 07 063 058 057 057 Tableau 5 : Classe et prime moyenne On voit que la prime moyenne diminue avec le temps Si la totalité des primes encaissées tend à devenir trop bas par rapport à l'évolution du coût total des sinistres, la compagnie d'assurance sera obligée de réauster la prime de base à la hausse 8 Conclusion Dans le cadre de ce travail, nous avons eu l'occasion d'examiner différentes méthodes pour obtenir des nombres aléatoires distribués selon les lois de Poisson, Exponentielle, Normale et Gamma La pierre angulaire pour pouvoir utiliser ces techniques est de disposer d'un générateur de nombres uniformes de bonne qualité, ce que nous avons considéré comme acquis dans le cadre de l'utilisation du langage de programmation APL PLUS III sous Windows Néanmoins, ce point est très important, car il conditionne la qualité des simulations qui peuvent être obtenues Il est à noter qu'il existe des ouvrages traitant des générateurs uniformes de manière très détaillée Les méthodes de génération de nombres distribués de manière non uniforme ont chacune leurs qualités et leurs défauts La méthode de l'inverse a comme principal défaut la nécessité de connaître l'inverse de la fonction de répartition pour la distribution souhaitée, ce qui n'est pas touours possible La méthode d'acceptation-reet nécessite quant à elle de déterminer une fonction de comparaison, ce qui peut se révéler plus ou moins difficile De plus, ces deux algorithmes, à l'exception notoire de l'exponentielle, nécessitent de faire une ou plusieurs itérations pour obtenir le résultat souhaité - 3 -

Pour le cas particulier de la loi Normale, nous avons eu l'occasion d'examiner une méthode basée sur la transformation du référentiel, puisque nous passons des coordonnées polaires aux coordonnées rectangulaires Cet algorithme ne nécessite pas de boucle si l'on utilise les fonctions trigonométriques sinus et cosinus Une variante de cet algorithme effectue une ou plusieurs itérations pour remplacer les fonctions trigonométriques A partir de ce travail de base, nous nous sommes intéressés à utiliser ces connaissances dans le cadre du suet de ce travail de séminaire, à savoir la simulation des distributions en régimes transitoire et stationnaire du système bonus-malus tel qu'il a été appliqué en Suisse de manière uniforme entre 990 et 996 Nous avons pu constater que 56% des assurés se retrouvent dans la classe 0 après 00 ou 000 ans, durée qui représente la distribution stationnaire 9 Références Dufresne, F(995) The Efficiency of the Swiss Bonus-malus System, Bulletin de l'association Suisse des Actuaires, p 9-4 Dufresne, F (988) Distributions stationnaires d'un système bonus-malus et probabilité de ruine, ASTIN Bulletin 8, p 3-46 Lemaire, J (985) Automobile Insurance, Kluwer, 48 pp Ross, SM (997) Simulation, Academic Press, 8 pp - 4 -

0 Annexes A Listing du programme générateur de nombres aléatoires uniformes en langage C /* Générateurs de nombres pseudo-aléatoires Congruentiel multiplicatif et Congruentiel mixte */ #include "stdioh" #include "mathh" #define rlrndcongrmult() rlrnd(&lwrndcongrmult,0) #define rlrndcongrmultf() rlrndf(&lwrndcongrmult,0) #define rlrndcongrmixt() rlrnd(&lwrndcongrmixt,c_) #define rlrndcongrmixtf() rlrndf(&lwrndcongrmixt,c_) #define a_ 6807L #define m_ 47483647L #define c_ 3456L static unsigned long static unsigned long static unsigned long static unsigned long lwrndcongrmult; lwrndcongrmixt; lwa; lwm; /* Cette fonction implémente l'algorithme congruentiel multiplicatif si lwc 0 et congruentiel mixte si lwc! 0 */ long rlrnd (unsigned long *lwrnd, unsigned long lwc) { return *lwrnd (lwa * *lwrnd + lwc) % lwm; } /* Cette fonction retourne le nombre aléatoire distribué sur (0,) en divisant la valeur retournée par la fonction précédente par lwm */ double rlrndf (unsigned long *lwrnd, unsigned long lwc) { return (double) rlrnd(lwrnd,lwc) / lwm; } /* Test des algorithmes */ int main (int argc, char *argv[]) { unsigned long c, p, mc; int n; double r, r, s, s, ss, ss, moy, moy, var, var; printf("nombre de boucles exprimé en puissance de 0 : "); scanf("%lu",&n); printf("initialisation des générateurs (-%ld) : ",m_ - ); scanf("%lu",&lwrndcongrmult); lwrndcongrmixt lwrndcongrmult; lwa a_; lwm m_; p 0; s s 0; ss ss 0; - 5 -

mc pow0(n); printf("test des algorithmes congruentiel multiplicatif et mixte\n\n"); printf("germe: %0ld\n\n",lwRndCongrMult); printf(" Congruentiel multiplicatif Congruentiel mixte \n"); printf(" tirages somme moyenne var somme moyenne var\n"); printf("--------------------------------------------+---------------------------------\n"); for(c ; c < mc; c++) { r rlrndcongrmultf(); r rlrndcongrmixtf(); s + r; s + r; ss + r * r; ss + r * r; if (c p) { moy s / c; moy s / c; var c / (c - ) * (ss / c - moy * moy); var c / (c - ) * (ss / c - moy * moy); printf("%0ld %65f %75f %75f %65f %75f %75f\n",c,s,moy,var,s,moy,var); p * 0; } } } B Exécution du programme générateur de nombres aléatoires uniformes Nombre de boucles exprimé en puissance de 0 : 8 Initialisation des générateurs (-47483646) : 34567 Test des algorithmes congruentiel multiplicatif et mixte Germe: 34567 Congruentiel multiplicatif Congruentiel mixte tirages somme moyenne var somme moyenne var --------------------------------------------+--------------------------------- 0 49460 04946 00883 458373 045837 006636 00 504398 05044 008355 4695508 046955 00749 000 504669 05047 008396 4978485 04978 00834 0000 4989453 049895 008443 499648545 049965 00897 00000 503098847 05030 008348 50687750 0507 008368 000000 5044994766 050450 00836 5033997399 050340 008380 0000000 5046459065 050465 008363 5035456589 050355 00838 00000000 504660333565 050466 008363 503558366940 050356 00838-6 -

C Intégration par la méthode de Monte Carlo 0504390,743,55740,9445,:/0397,0/0$30397009 ',0:70,90M0,9B] ',0:7,557405,7334-708,,94708 97,5574,9430770:70770:703 #445Г,5574B4390,74$3:83 M445,5574,55740,9,55740,90,9 # B4390,74$3:83 BГ]33 0504390,74,:/0397,0/0$30397009 ',0:70,90 ',0:7,557405,734-708,,94708 97,5574,9430770:70770:703 [ [ [ [ D Transformation inverse selon une loi de Poisson B&3;!48843,-/,35 3B B5B,-/, 445 C&4:3/ BГ5B5,-/,3 3B3Г C445 4:3/ B3 3;!48843 E Génération de variables aléatoires Normales selon la méthode d'acceptation-reet B-09,5433: 3703054303900 :B3[ГГ Ba:-09, - 7 -

B47,0059#0093::,:0/0834-708,,94708/897-:88043:30447,089,3/,7/ B #3 03470 B543 :B[ГГ C:[Г03470 :B[ГГ B:: #,:/0,40330/034-708,,94708 Г47,0059#009 [ F Génération de variables aléatoires Normales selon la méthode de Box-Muller B4:073:7909, B3 :B3[ГГ 7B[a:3( 909,B]:Г3( 3(B7]909, Г3(B7]909,,:/0,40330/034-708,,94708 Г4:07 G B!4,7 Génération de variables aléatoires Normales selon la méthode polaire 03470 ;B[Г[ГГ 8BГ; C803470 B;[a88!4,7 [[ - 8 -

H Listing du programme de simulation B5,7$:,94343:8,:8%893;3/ 97,943/085,7,9708/08:,943 %B5,7(Г B5,7(Г B5,7( 8B5,7( B5,7( ;0780839,8,9438 /B903/:0/0834-708:34708 B%,970/0878:9,98 39,8,943/:;090:7/047708543/,30,/039870:4:,;,30,;0:37807;054:73;!488436:/4330 ;3B8 ;3(B[,380,84:3,5,8/,/0394370:/:39,9 $:,94354:7,88:784:54:789:,9438/:3,88:7 # 9,939,/0,88:7,:90589570/0-,80 B (B(Г $:,94354:708,33088:-86:03908 #9Г% 3B3;!488434-70/,/0398 BГ;33(O 9(B9(Г # # 050$:,94343:8,:8% :943/0,8:,9438:7:398/0905809 54:78:,9438 B %B B%$:,94343:8,:8 /5B 3,:0,43943/0/0389/0574-,-9 7BГ/5 3,:0,43943/075,79943!73943:8,:84 0089,-0,:/078:9,98/08439438/075,799438 09575,70:3097,954:747/ #4 %058 9,9M4Г M74Г( # - 9 -

%058 9,9MГ M7Г( 4B 7*47/B[Г4Z74(!709,88040330570:4,:0,57009,,8804033009575,70:3097,954:747/ 4BГ_/5 570:B 574BГ_570:/5 4B 574*47/B_4(44(Z5744( - 30 -

I Détail des distributions transitoires simulées %058 9,9 %058 9,9-3 -

%058 9,9 %058 9,9-3 -

%058 9,9 %058 9,9-33 -

%058 9,9 %058 9,9-34 -

%058 9,9 %058 9,9-35 -

%058 9,9-36 -