Synthèse du forum participatif Dreux 09 mai 2011 Le 20 ème des 23 forums territoriaux s est installé au lycée Rotrou de Dreux après son report, en décembre, en raison des conditions climatiques. La Région Centre, dans le cadre de l élaboration de son Schéma régional d aménagement et de développement durable du territoire (SRADDT), a choisi d ouvrir cette réflexion à la parole citoyenne, force de propositions du futur texte, pour dégager les axes d une stratégie de développement à l horizon 2020. 64 personnes ont participé à cette édition. Elles se sont exprimées dans les trois ateliers proposés : L Atelier «Aménagement et développement durable du territoire» L Atelier «Education-Formation-Emploi» L Atelier «Plan Climat Energie». Ce document rend compte des débats et des propositions. Les participants sont invités à le commenter ou à le compléter s ils le souhaitent. Dans son mot d accueil, Gérard Hamel, député-maire de Dreux, a souligné la pertinence entre le Schéma de cohérence territorial (SCoT) et le SRADDT. Puis, il a cité les atouts du territoire et «sa qualité de vie exceptionnelle» pour l accueil des entreprises «trop à l étroit en Ile-de-France» impliquant, aussi, «d améliorer les dessertes routières et ferroviaires.» Enfin, évoquant les différents chantiers de l agglomération, il a demandé «le soutien de la Région pour réaliser ces objectifs ambitieux.» Pour François Bonneau, le président de la Région, la particularité du Drouais, aux portes de l Ile-de-France, doit être considérée «comme un atout qu il faut orienter au bénéfice de la région Centre.» De son écoute dans les ateliers, le président a notamment retenu, en ces terres de grandes cultures, la faiblesse de l agriculture bio, demandant que l agriculture traditionnelle évolue à travers une plus grande prise en compte de son environnement.» Il a fait part de son désaccord sur le choix d une transformation autoroutière de la RN 154 plutôt qu une deux fois deux voies permettant de mieux irriguer le territoire. Sur l enseignement supérieur, il s est prononcé contre son «atomisation» en proposant des «conditions d accueil favorables pour que les jeunes aient confiance dans les universités de la région Centre» en donnant «à nos formations un visage d excellence et d attractivité.» Enfin, il a plaidé pour un partenariat avec les régions voisines, dont les Normandie, sur l enseignement supérieur, mais aussi sur les pôles de compétence, comme la cosmétique et la pharmacie, prônant la mise en réseau «entre les entreprises et les lieux de recherche.» Jean-Pierre Barnagaud, au nom du Conseil économique, social et environnemental régional (CESER), engagé dans cette démarche de SRADDT, a livré quelques questionnements sur ce territoire pour alimenter les débats. En premier lieu, celui du positionnement du Drouais : absorption par l Ile-de- France ou relais de la région parisienne et des ports de la Manche? Il a également évoqué le renforcement des services sur ce territoire en partie résidentiel et posé la question d un développement équilibré entre l urbain et le rural. Pour les jeunes, il a envisagé la piste de formations plus ouvertes pour ainsi créer du potentiel pour faire venir les entreprises. Enfin, il a jugé que la mise en valeur du patrimoine naturel devrait être approfondie. Les questionnements spécifiques au bassin de vie de Deux: Quel rôle le Drouais peut-il jouer en interface avec la région Ile-de-France? Quelle économie après la phase de désindustrialisation? Comment s affirmer comme un espace de ressource, et pas comme un espace périphérique? Comment donner plus d ambition à nos jeunes pour des poursuites d études plus longues? Quel impact de la PAC et du Grenelle sur l agriculture?
Page 2 Dreux Atelier 1 : Aménagement et développement durable du territoire Animation : Marie-Madeleine MIALOT, vice-présidente de la Région en charge de l Economie, de l Emploi, de l Agriculture, de l Artisanat et de l Economie solidaire Un territoire tiraillé entre trois régions On note avant tout un véritable questionnement sur la pertinence des contours de ce bassin de vie, auxquels certains habitants estiment ne pas appartenir. La définition de la «zone d emploi» a donc été précisée aux participants. Ces interrogations s expliquent notamment par le fait que ce bassin d emploi se situe à cheval sur trois régions administratives, sans centralité véritable. Les discussions se sont engagées sur la question des transports, en particulier sur la problématique jugée majeure de l axe RN 154 et de son projet autoroutier, très contesté. Le débat a surtout porté sur le fort déséquilibre des migrations domicile-travail dû à l attractivité de l Ile-de-France. On ressent une forte inquiétude sur le projet d autoroute dont on craint qu elle ne «coupe le département en deux». Les participants redoutent aussi le prix du péage et craignent que certains territoires ne soient moins bien desservis, avec un «risque de désertification des villages». Ils sont plus favorables à une quatre voies qui permettrait d atteindre Orléans en une heure, alors qu il en faut deux actuellement. La possibilité d un raccordement de Dreux à Chartres par le rail est aussi évoquée, de même qu une ligne de chemin de fer vers Orléans, voire Rouen, afin de ne pas fabriquer «un département dortoir». Développer les services et les transports en commun La question des services a également été soulevée. Une habitante de Guainville, à 25 km au nord de Dreux, employée à Evreux après avoir travaillé en Ile-de-France, estime qu il faut développer les garderies périscolaires et les zones artisanales. Cet avis est partagé par un représentant de Pôle Emploi, qui se heurte au fait que le bassin d emploi soit sur trois régions administratives différentes. Cette situation engendre des problèmes informatiques alors qu il faudrait plus de cohésion entre les trois régions sur ce point. Il propose par ailleurs que le car Transbeauce, mis en place pour les scolaires entre Dreux et Chartres, ait des horaires adaptés aux employés susceptibles de l emprunter. Une première adjointe de Tremblay est confrontée à la nécessité de développer des gardes d enfants face à l augmentation de la population de sa commune (+ 40 % en 15 ans). Elle doit aussi accompagner les petits commerces pour maintenir les personnes âgées qui n ont pas accès aux transports en commun. Il serait opportun, selon elle, de développer les transports à la demande. «Il faut donner envie aux jeunes de s installer», estime la présidente de l office de tourisme d Anet, qui souligne que les horaires des transports en commun ou des crèches sont souvent inadaptés. Rendre le territoire plus attractif Un représentant du Centre hospitalier de Dreux explique pour sa part qu il négocie pour un nouveau territoire autour de la N12 qui apporterait des réponses au problème de la désertification médicale. Là encore, il raisonne au-delà du département et de la région, puisque Houdan (Yvelines) est concerné. Pour lui, les besoins identifiés de la population impliquent de s affranchir des frontières administratives. Le débat s est achevé sur le besoin de mettre en valeur les atouts touristiques pour rendre le territoire plus attractif. Or, selon la présidente de l office de tourisme d Anet, on manque de moyens pour développer le tourisme en l état actuel des choses. Il faut donner envie de rester, donc, mais aussi de s arrêter sur ce territoire éminemment tiraillé entre ses atouts et ceux de l Ile-de-France.
Année Page 1, 3 n 1 Dreux Page 3 Atelier 2 : Formation Animation : Patrick RIEHL, vice-président en charge de la Recherche et de l Enseignement Supérieur, de l Innovation et des Transferts de technologie Un manque de main-d œuvre qualifiée Aux confins du Centre, de l Ile-de- France et de la Haute-Normandie, le bassin de vie de Dreux jouit d une certaine dynamique notamment grâce à une population jeune, mais il souffre d une désindustrialisation qui dure depuis plusieurs années. L impact sur l emploi, et plus indirectement sur la formation, est conséquent. Le taux de chômage, l un des plus forts de la région, est accentué par une certaine importation du phénomène par des populations qui fuient les prix immobiliers élevés de la région parisienne. Face à ce constat, l éducation et la formation restent des enjeux majeurs, et parfois d inquiétudes pour ce bassin de vie, notamment face aux mutations économiques environnantes et aux difficultés sociales que peuvent rencontrer certaines familles. «Il y a une véritable carence d offres d emplois sur le secteur pour les jeunes et les femmes», considère un professeur de mathématiques. «On ne peut pas proposer des formations qui puissent répondre à des demandes locales», considère-t-il. Faiblesse de l offre post-bac Si l offre de formation est élevée dans le bassin drouais dans les filières prébac, elles sont faibles au-delà dans cette zone touchée par un manque de mobilité des jeunes, et dont les causes dépassent parfois le seul cadre financier. «Beaucoup de familles sont dans la précarité et n ont pas les moyens d envoyer leurs enfants suivre des études supérieures», analyse un responsable associatif rejoint par le directeur d un lycée professionnel d Anet qui, lui, pointe des difficultés de coordination entre les Régions et les académies. Selon Patrick Riehl, l animateur de l atelier, «il existe des accords de réciprocité avec les régions voisines du Centre, sauf avec l Ile-de-France, dont le fonctionnement est très différent.» Le manque de mobilité de certains jeunes est parfois intellectuel et comportemental, selon plusieurs participantes, qui relèvent que partir de Dreux pour aller étudier n est pas forcément naturel pour bon nombre de jeunes. Quant à ceux qui franchissent le pas, «ils ne reviennent plus sur le bassin d emploi». Aussi, les entreprises qui cherchent de la main-d œuvre qualifiée sont contraintes «d embaucher des personnes de Bretagne, d Alsace ou des Pays de la Loire», signale le directeur financier d une des plus grandes entreprises du bassin à la recherche d ingénieurs et de cadres pour sa société. Alors, pour tenter de garder les meilleurs éléments dans le bassin drouais et favoriser l élévation des autres, un participant s est demandé s il ne serait pas opportun de construire une univer- sité à Chartres. Une décision, a souligné Patrick Riehl, qui n est pas du ressort de la Région mais de l État. L élu a toutefois annoncé que les antennes universitaires dans les départements pourraient se spécialiser dans des secteurs précis. Mais beaucoup ont critiqué l opacité et l enchevêtrement des filières proposées aux jeunes. Un sentiment d ailleurs corroboré par plusieurs enseignants présents, qui ont laissé entendre qu eux-mêmes avaient parfois du mal à s y retrouver. Un déficit d image Le débat s est achevé sur la question du déficit d image de la ville de Dreux qui ternirait l attractivité du bassin de vie. «Cette image résulte de bases fausses. Dreux n a par exemple jamais été une ville dirigée par un maire Front national ; pourtant beaucoup le croient», a voulu préciser une conseillère régionale. Une partie des participants a d ailleurs témoigné de la qualité de vie quand, visiblement, les jeunes ménages semblent ne pas avoir le même sentiment. «Beaucoup de professeurs viennent enseigner à Dreux, mais préfèrent habiter à Chartres», rapporte un responsable associatif qui regrette que ces actifs ne fassent finalement pas vivre le bassin drouais. Atelier 3 : Plan Climat Animation : Gilles DEGUET, vice-président en charge de l Agenda 21, de l Energie, du Climat et de l Environnement Modifier nos habitudes pour limiter nos consommations d'énergie Avec l'adoption d'un Plan climat, l'ambition de la Région est de diviser par quatre les gaz à effet de serre (GES) et donc de baisser nos consommations. L'atelier a évoqué quelques pistes, notamment en matière de transport et de production d'énergie. Selon le diagnostic territorial, les premiers secteurs producteurs de GES dans la région de Dreux sont le bâtiment (32%), avec un parc immobilier
C R Dreux assez ancien et mal isolé, et le transport (36%), avec une part importante des déplacements domicile travail en voiture individuelle et une grosse part du transport routier pour les marchandises. La RN 154 ne fait pas l unanimité C'est d'ailleurs sur ce point que s'est engagé le débat, en commençant par la question de la RN 154 et de sa transformation en concession autoroutière. Une intervenante a jugé le projet scandaleux et estimé qu'il risquait de renforcer le trafic automobile et d'inciter encore davantage les automobilistes à prendre leur voiture individuelle. D'autres participants considèrent en revanche que l'autoroute sera sans incidence et pourrait au contraire contribuer à limiter les embouteillages, et donc la pollution. En tout cas, tout le monde est d'accord pour dire qu'il faut modifier nos habitudes de transports, développer les véhicules électriques, le vélo, les pistes cyclables, le covoiturage et le haut débit, pour permettre aux salariés de travailler de chez eux. L'énergie apparaît également comme une priorité. Un industriel a fait part d'un projet de recherche en cours sur une unité de cogénération de biomasse dans le Drouais, en partenariat avec l'université de Limoges, et souligné l'importance du soutien en faveur de la recherche. «Les ressources existent, les technologies également, mais c'est le cours du pétrole qui s'avère déterminant pour permettre, ou non, aux nouvelles idées de se concrétiser», a-t-il dit. Recherche et innovation pour l environnement Autre cible à privilégier, la communication auprès des particuliers pour leur faire comprendre les enjeux et les sensibiliser davantage, en particulier dans le domaine de la construction. Une participante a suggéré que des contraintes de matériaux, par exemple, soient intégrées dans les plans locaux d'urbanisme (PLU). Un maire a répondu qu'à son avis ce n'était pas possible, et qu'il fallait plutôt une politique au niveau national pour développer des matériaux moins énergivores. Là encore, la recherche apparaît déterminante et «il faudrait l'aider davantage.» Enfin, dans le domaine de l'agriculture, les cultures biologiques apparaissent très en retard en Beauce, qui privilégie les grandes cultures. Là encore, les incitations apparaissent insuffisantes. «Quand va-t-on faire la promotion de l'agriculture biologique?», s'est interrogée une participante en suggérant la création de formations spécifiques au sein des lycées agricoles pour que les agriculteurs modifient leurs pratiques en profondeur. Quelques éléments recueillis dans les questionnaires 87% des personnes ayant répondu au questionnaire ont trouvé ce forum utile ou très utile. Utile 74% Avez-vous des suggestions, des idées, des projets pour «Préparer l avenir de votre territoire»? (Evaluation faite à partir de 25 questionnaires sur 64 participants) Il faut plus de communication entre le système éducatif et les acteurs économiques pour mieux orienter la scolarité et la formation des jeunes et des demandeurs d emploi L extrême nord du bassin de Dreux et son bassin ne doit pas être mis à l écart de la région Centre Très utile 13% Inutile 13% 92% des participants estiment que la possibilité de s exprimer leur a été réellement donnée au cours de ce forum. Favoriser les liens entre les régions pour faciliter la vie des habitants : recherche de travail, études Mettre en adéquation les formations avec les emplois proposés, ne pas rester que sur l existant mais tenir compte aussi du développement des pôles d excellence. Ex : pharmacie pour mettre en place les formations ad hoc Non 8% Oui 92%
Regard sur la zone d emploi de Dreux Forum territorial du lundi 9 mai 2011 Présentation générale de la zone d emploi de Dreux Sommaire : Présentation générale Les grandes évolutions du territoire La dynamique économique La formation tout au long de la vie L agriculture et le tourisme Changement climatique, énergie et environnement Des atouts pour l avenir Chiffres clés Carte d identité de la zone d emploi Zone d emploi Région Centre Population (2007) 126 445 2 526 902 dont part population urbaine part population périurbaine part population rurale Evolution 1999-2007 Poids dans la région Population active (2007) +0,6 % +0,4 % 5,0 % /// 58 602 1 165 645 Superficie (km 2 ) 1 501 39 151 Densité (habitants/ km 2 ) Nombre de communes Nombre d'emplois total (2007) Nombre d'emplois salariés (2007) Taux de chômage (2T 2010) 36 % 45,8 % 55 % 27,8 % 9 % 27,6 % 84,3 64,5 109 1 842 36 303 1 016 428 32 619 925 910 11,9 % 8,6 % Sources : Population : Insee, RP 2007 Effectifs salariés : Insee, Estimations d'emploi Chômage : Insee, Taux de chômage localisés Durement éprouvé depuis 15 ans par les restructurations industrielles, le Drouais s'atta- che à retrouver une image plus positive grâce à une politique de redynamisation urbaine et éco- nomique. A l'extrême Nord de la région Centre, la zone d emploi de Dreux est voisine de l Ile de France et de la Normandie. Le Drouais apparaît clairement tourné vers la région Capitale, et en particulier vers le département limitrophe des Yvelines. Signe révélateur de cette attraction, 30 % de ses actifs résidants (soit 15 510 personnes) part chaque jour travailler en région parisienne, une grande partie utilisant la ligne SNCF Paris-Granville, qui met la gare Montparnasse à 55 minutes. Dreux se situe au carrefour des routes nationales 12 et 154. La mise à deux fois deux voies de cette dernière jusqu'à Chartres est achevée, mis à part l arrivée sur l entrée sud de la ville. Le contournement Est de l agglomération reste à réaliser. Dreux, sous-préfecture d'environ 32 200 habitants, a occupé dans l'histoire une position stratégique lors des conflits entre les rois de France et les ducs de Normandie. La ville, située dans la vallée de la Blaise, a subi de multiples sièges dont celui de Henri IV, mais a su, à chaque fois, regagner une prospérité nouvelle. Cité de tradition industrielle, connue dès le XVII ème siècle pour sa manufacture drapière, Dreux profite d'un remarquable essor au XIX ème siècle, puis au XX ème siècle. L'industrie métallurgique et l'imprimerie font leur apparition. Le renouveau est particulièrement marqué après la deuxième guerre mondiale, avec le "desserrement francilien" et l'installation de grandes entreprises du secteur de l'électronique ou de l'automobile. Quelques noms ont marqué la vie locale, comme la Radiotechnique, devenue plus tard Philips, ou l'usine Facel Vega, d'où sont sortis des modèles restés célèbres dans l'histoire automobile. Le Drouais est également le fief du laboratoire pharmaceutique Beaufour, aujourd'hui Ipsen, qui emploie environ 600 salariés sur place. Malgré ce contexte défavorable, de nouvelles dynamiques s'enclenchent. Avec une dizaine de laboratoires (Ipsen, mais aussi Leo Pharma, Sophartex, Famar, Norgine Pharma, etc.), Dreux occupe une place de premier ordre dans le cluster Polepharma. Ce dernier s'est allié à la Technopole Chimie Biologie Santé et au Groupe- Pharma Valley, une locomotive économique ment Ce développement s'est traduit par une forte expansion démographique. Dans les années quarante, l'agglomération de Dreux ne comptait que 15 000 habitants, contre près de quatre fois plus aujourd'hui. Cet afflux de population a nécessité la construction de nombreux logements, pour accueillir notamment les immigrés auxquels l'industrie locale a fait massivement appel dans les années 70. Mais la crise qui frappe la région à partir des années 90 stoppe brutalement le mouvement. Dreux voit sa population diminuer de 5 000 habitants en près de vingt ans. C'est le début des grands plans sociaux, le taux de chômage augmente et reste encore aujourd'hui le plus élevé de la région Centre (11,9 % au deuxième trimestre 2010). La population, peu qualifiée, se précarise, l'insécurité s'installe. Dans le même temps, les restructurations industrielles se poursuivent. Depuis 1999, l'industrie Drouaise a perdu près de 5 000 emplois, surtout dans l'automobile et l'électronique. LG Philips a disparu en 2006. Il restait Philips EGP (Électronique grand public), mais elle a subi des licenciements massifs et a fini par fermer en février 2010. Dans l'automobile, Cabléa (ex- Renault), a fermé ses portes en 2003, Perfect Circle en 2005 et Klarius-Rosi en 2008. régional des Etablissements Pharmaceutiques Industriels du Centre afin de former Pharma Valley, qui s'étend sur quatre régions (Centre Ile-de- France, Basse et Haute Normandie). L'objectif de cette alliance est de faire du territoire qu'elle couvre, une zone d'excellence européenne en matière de production pharmaceutique. Avec 40 millions d'euros investis depuis 2003 dans la revitalisation, le Drouais a pris son destin en main et s'est fortement impliqué sur le terrain économique. Ainsi, la friche de la "Radio" a été reconvertie en parc d'entreprises, et de nouvelles sociétés ont été attirées dans l agglomération (Cordon, Sodexo, Phone Marketing ). Un projet "cœur d'agglomération" a par ailleurs été lancé pour recomposer l'habitat, créer un nouveau pôle multimodal autour de la gare et développer le tissu économique local, dans l'espoir de donner, durablement, un nouveau souffle à la zone d emploi. Y WAMAERE CRT Château de la Ferté Vidame
Page 2 Regard sur la zone d emploi de Dreux Les grandes évolutions du territoire Infrastructures A proximité immédiate de la région Ile-de- France, le Drouais est facilement accessible par la RN12, axe structurant reliant Paris à Rennes en passant par le Nord de Dreux. Cet axe est fortement emprunté, et l augmentation de son trafic est l une des plus élevées en région Centre. L achèvement de l aménagement de la RN154 par mise en concession autoroutière sur l itinéraire Nonancourt-Dreux- Chartres-Allaines vient compléter le contournement autoroutier de l Ile-de- France tout en ouvrant des possibilités de desserte avec les régions normandes (et leurs ports) ainsi que le Sud-est de la France. Il reste toutefois à aménager l entrée Sud de Dreux et le contournement Est de la ville pour relier efficacement la A154 à la N12. Côté rail, la gare de Dreux est située sur un axe desservi essentiellement par des trains Transiliens mis en place par le Syndicat des Transports d Ile-de-France. Ce dernier a décidé de cadencer son offre en décembre 2008 : les trains effectuant un même service partent toujours à la même minute. Des milliers de personnes empruntent cette ligne, parfois après avoir franchi la frontière régionale puis garé leur voiture afin de bénéficier de la carte Orange et de ses tarifs préférentiels depuis la gare de Houdan. Le pôle d échanges de Dreux fait partie des projets structurants inscrits au volet territorial du contrat de projets 2007-2013. Une courte voie de fret relie Dreux à Aunay (voie unique électrifiée). Depuis Aunay et jusqu à Châteauneuf-en- Thymerais, cette voie n est plus exploitée. Toutefois, la continuité ferroviaire est préservée entre Dreux et Chartres puis Orléans (voie unique non électrifiée). Suite à un recensement réalisé en 2009, la zone d emploi comprend une trentaine de zones d activités. Environ 10 % d entre -elles ont une vocation affichée industrielle représentant plus de 40 % de la superficie totale des zones d activité de la zone. La plus importante se situe à Dreux, avec une superficie de 155 ha environ (zone industrielle des Livraindières). La zone d emploi comporte également de nombreuses zones artisanales de petite superficie. A l horizon 2020, un nouveau quartier d affaires verra le jour près de la gare de Dreux (projet «cœur d agglomération»). 10 cantons composent la zone d emploi de Dreux représentant 126 445 habitants en 2007 Canton Population Canton Population Anet 19 079 Dreux-Est 7 072 Brezolles 13 818 Dreux-Ouest 3 302 Châteauneuf-en-Thymerais 10 315 Nogent-le-Roi 17 092 Dreux 32 155 La Ferté-Vidame 2 278 Dreux-Sud 15 587 Senonches 5 747
Regard sur la zone d emploi de Dreux Page 3 Population et logement 126 445 habitants ont été recensés sur la zone d emploi drouaise pour l année 2007, soit 5 % de la population de la région Centre. La zone d emploi de Dreux est à dominante périurbaine (soit 55 % de la population). L unité urbaine de Dreux, formée par trois communes (Dreux, Luray et Vernouillet) comprend 45 543 habitants, soit 36 % de la population. L'unité urbaine de Nonancourt (La Madeleine, Nonancourt, Saint Lubin, Saint Rémy), qui s'étend sur la zone d'evreux, compte 10 955 habitants. La population résidant dans l espace rural se situe essentiellement à l Ouest de la zone d emploi (9 % de la population). La zone d emploi drouaise a connu sur la période 1999-2007 l un des plus forts taux de crois- sance de la région, avec une moyenne annuelle de +0,63 %, soit 0,19 point au-dessus du taux régional (+0,44 %). Ce taux est principalement expliqué par celui du solde naturel (0,5 %), qui est un des plus élevés de la région. La zone retrouve peu à peu un solde migratoire positif après un déficit très important au cours de la décennie 90-99 expliqué par un départ massif de population sans qu il n ait été compensé par des entrées. Néanmoins, les soldes migratoires actuels sont 6 à 7 fois moins importants que ceux des années 70, 80 et 90. Les communes périurbaines sont les principales bénéficiaires du dynamisme démographique. Elles enregistrent un taux de croissance de +0,92 % par an en moyenne, lequel est toutefois légèrement inférieur à la moyenne régionale (+1,03 %/an en moyenne). Ces communes sont principalement localisées autour du pôle de Châteauneuf-en- Thymerais, (au Sud de la zone) et sur les franges franciliennes. Certaines communes de l Est du territoire, plus rural, enregistrent des taux de croissance négatifs. Après un déclin sensible (-0,9 % par an en moyenne entre 1990 et 1999), dû essentiellement à un solde migratoire déficitaire (-1,9 %) l unité urbaine drouaise Un fort dynamisme démographi- que expliqué par le solde naturel Un territoire jeune Bases 100 en 1968 165 155 145 135 125 115 105 95 voit la tendance s inverser, avec une croissance appréciable sur la dernière période (+0,3 % par an en moyenne), expliqué par un solde naturel positif (0,8 %) et une diminution du déficit du solde migratoire (-0,5 %). La villecentre de Dreux est le moteur de ces différentes tendances, avec un taux relatif au solde migratoire de -2,1 % entre 1990 et 1999, réduit à -0,7 % entre 99 et 2007, et des taux de soldes naturels positifs (+1 % entre 90 et 99, +0,8 % entre 99 et 2007). Aujourd hui, la zone compte une proportion encore importante de ménages avec enfants, et, à l inverse, une part des personnes âgées relativement faible. Ces éléments en font une des zones d emplois les plus «jeunes» de la région. Ainsi les moins de 20 ans représentent 28 % de la population de la zone (contre 24 % en région Centre), et les plus de 60 ans, 19 % de la population (contre 24 % en région). Le territoire (surtout le Nord-est), est très attractif pour les actifs d Ile-de-France, particulièrement les primo-accesseurs. Le développement urbain récent (hors agglomération) correspond majoritairement à des maisons et des lotissements de pavillons individuels aux caractéristiques architecturales globalement uniformes, ce qui entraine un étalement ur- bain, en individuel, à partir des communes périurbaines de l agglomération, et dans les communes proches de l Ile de France. La part de résidences secondaires est supérieure à la moyenne régionale: 7,8 % (contre 7 % en région) mais elle a fortement diminué depuis 1990 (13,5 %), ce qui s explique par sa transformation en résidences principales. Le parc social se concentre principalement sur les E vol ut i on de l a popul at i on (Sour ce : Insee, RP 1968 à 2007) ZE Dreux Moyenne ZE Région Centre 1968 1975 1982 1990 1999 2007 communes de Dreux et Vernouillet (73 % du parc social de la zone d emploi), construit pour l essentiel entre les années 1950 et 1980. Ces deux communes ont décidé de mettre en place une démarche de restructuration avec la définition d un programme de rénovation urbaine du plateau Sud (quartiers Dunant, Kennedy et les Rochelles à Dreux et les Vauvettes à Vernouillet) avec l ANRU depuis 2004. Ce projet modifie en profondeur les quartiers concernés et prévoit la démolition de 724 logements, la reconstruction de 658 logements et la réhabilitation de 915 logements. P yramide des âges de la po pulatio n (Source : Insee - RP 2007) A ge 10 0 + 9 5-9 9 0-4 8 5-8 9 8 0-4 75-79 70-74 6 5-6 9 6 0-4 55-59 50-54 4 5-4 9 0-4 3 5-3 9 0-4 2 5-2 9 0-4 15-19 10-14 5-9 0-4 8 6 4 2 0 2 4 6 8 Hommes ZE Dreux Femmes ZE Dreux Hommes région Centre Femmes région Centre Evolution de la population de la ZE de Dreux 1975 1982 1990 1999 2007 Population 91 961 104 300 118 887 120 268 126 445 1968 à 1975 1975 à 1982 1982 à 1990 1990 à 1999 1999 à 2007 Variation de la population en nombre + 12 589 + 12 339 + 14 587 + 1 381 + 6 177 - due au solde naturel + 5 440 + 5 352 + 6 918 + 5 873 + 5 097 - due au solde migratoire + 7 149 + 6 987 + 7 669-4 492 + 1 080 Variation annuelle moyenne de la population en % + 2,1 % + 1,8 % + 1,6 % + 0,1 % + 0,6 % - due au solde naturel en % + 0,9 % + 0,8 % + 0,8 % + 0,5 % + 0,5 % - due au solde migratoire en % + 1,2 % + 1,0 % + 0,9 % - 0,4 % + 0,1% Sources : Insee, RP1968 à 1990 dénombrements - RP1999 et RP2007 exploitations principales - État civil
Page 4 Regard sur la zone d emploi de Dreux Revenus 2008 ZE Revenu fiscal médian par unité de consommation Structure des revenus déclarés des Ménages (part en %) Source : Insee, Revenus fiscaux localisés des ménages Région Centre 18 115 18 207 Revenus salariaux 65,9 % 61,4% Pensions, retraites, rentes 22,8 % 26,6% Revenus des professions non salariées 6,1 % 6,2% Autres revenus 5,2 % 5,8% % des ménages fiscaux non imposés 43,2 % 44,3 % Équipements et services à la population Au sein de la zone d emploi, la ville de Dreux (32 155 habitants) qui concentre 25 % de la population constitue un pôle de services supé- rieur. Elle offre un niveau de services complet, avec 36 équipements supérieurs sur 36 et 27 équipements de gamme intermédiaire sur 27 1. Citons quelques exemples de grands équipements offerts par la ville, participant à son rayonnement : un centre hospitalier, un théâtre, un parc des expositions, une médiathèque, un palais des sports De plus, la ville de Dreux, associée à celle de Vernouillet, concentre les commerces de type grands magasins franchisés, lui permettant de rayonner aux alentours. Douze pôles de services de proximité viennent compléter le maillage relativement dense qui permet à tous les habitants d accéder à l ensemble des équipements de proximité en moins de 15 minutes en voiture. Cependant, il convient de relativiser cette donnée puisque la zone d emploi de Dreux a un niveau d équipements global inférieur à la moyenne régionale (par exemple, la zone dispose de 5,1 boulangeries pour 10 000 habitants contre 6,9 en région). De plus, des disparités territoriales existent entre l agglomération drouaise qui concentre les biens et services supérieurs et les communes plus rurales au sein desquelles on relève un déficit de services de proximité, notamment alimentaires. Des écarts géographiques intra- zone importants En 2008, le revenu fiscal médian de la zone d emploi drouaise s élève à 18 115, soit 92 de moins que la moyenne régionale. En d autres termes, la moitié des habitants de la zone appartiennent à un ménage qui déclare un revenu supérieur à 18 115. La part des revenus salariaux est plus élevée que celle constatée en région Centre, et la part des revenus attribués aux pensions, retraites et rentes est moins élevée qu en région Centre. La part des ménages fiscaux non imposés s établit à 43,2 % soit 1,1 point de moins qu en région Centre. Les indicateurs du niveau de revenu médian tendent à être plus faibles dans la ville-centre de Dreux (13 088 ), et à l Est de la zone d emploi, tandis qu ils sont plus élevés en milieu périurbain, notamment dans les communes des franges franciliennes. Cinq communes disposent des services et équipements de la gamme intermédiaire (librairie-papeterie, collège, hébergement pour personnes âgées ) : Vernouillet, commune contigüe à Dreux mais aussi Anet, Châteauneuf-en-Thymerais, Nogentle-Roi et Senonches. Ces pôles intermédiaires font défaut au Nord-Ouest de la zone d emploi. Nombre d équipements Nombre de communes équipées La densité de médecins est inférieure à la moyenne régionale, elle-même déjà plus faible que le niveau national : 6,8 médecins pour 10 000 habitants, contre 8,8 en région. Elle reflète encore une fois des disparités entre l agglomération qui concentre les médecins généralistes, ainsi que les spécialistes, et les communes rurales moins bien dotées. Le territoire est % des communes équipées % de la population équipée Nombre d équipements pour 10 000 habitants ZE région ZE région Épiceries, supérettes 25 14 12,8 53,9 66,8 2 3,2 Boulangeries 64 31 28,4 74,5 84,3 5,1 6,9 La Poste 24 20 18,3 64,8 77,2 1,9 2,5 Banques, caisses d épargne Médecins, omnipraticiens libéraux 52 15 13,8 59,7 66,8 4,1 5,5 86 20 18,3 65,3 77,2 6,8 8,8 Pharmacies 37 15 13,8 59,9 74,3 2,9 3,6 Hébergements pour personnes âgées Garde enfants d âge préscolaire 15 10 9,2 51,8 60,8 1,2 1,7 13 5 4,6 43,6 52,6 1 1,3 Equipements sportifs 727 82 75,2 /// /// 57 51 Source : INSEE, BP 2008-RP 2006, Inra UMR 1041 CESAER, Distancier Odomatrix Recensement national des équipements sportifs au 07.2010 confronté au vieillissement des médecins généralistes qui risquent de poser des problèmes à court terme, surtout dans les cantons de Dreux et Vernouillet où la part des médecins ayant 55 ans ou plus est élevée. La zone possède une offre de soins hospitaliers d un bon niveau, avec un centre hospitalier à Dreux d une capacité totale de 850 lits et une clinique à Vernouillet (91 lits). Le taux d équipements dédiés aux personnes âgées, en matière d hébergement et de services est inférieur à celui de la région. Les structures d accueil dédiées à la petite enfance sont concentrées sur Dreux-Vernouillet et sont à améliorer sur le reste du territoire, plus particulièrement sur les franges franciliennes, nécessitant de surcroît des horaires d ouverture adaptés à la population active résidant dans la zone d emploi de Dreux et travaillant en Ile-de-France. En 2008, on compte 4,3 enfants pour une place d accueil (tout mode confondus, y compris haltegarderie). De plus, on relève une faiblesse en matière d organisation en réseau des assistantes maternelles. ¹ NOTE : Définition INSEE: L INSEE définit les pôles de services (supérieurs, intermédiaires, proximité) en se référant à la nomenclature de la Base Permanente des Equipements. Une commune est considérée comme pôle de service si elle concentre au moins la moitié des équipements de la gamme. Ainsi, la gamme de proximité comporte 24 équipements (services et commerces) nécessaires à la vie quotidienne : épicerie, bureau de poste, école maternelle La gamme intermédiaire comporte 27 équipements : supermarché, gendarmerie, collège, etc La gamme supérieure comporte 36 équipements : hypermarché, lycée, maternité
Regard sur la zone d emploi de Dreux Page 5 Les équipements sportifs sont nombreux et diversifiés sur le territoire drouais. Ils tirent partie d un cadre naturel favorable à la pratique de sports de plein air tels que les sports nautiques (plan d eau de Mézières- Ecluzelles), les sports équestres L offre culturelle est étoffée et concentrée sur Dreux et Population active Le nombre d actifs est passé de 54 726 à 58 602 entre 1999 et 2007, soit une hausse de 0,9 % par an en moyenne (contre 0,7 % par an en moyenne en région Centre). Cette croissance est sensiblement plus soutenue que sur la période 1990-1999 (0,3 % par an en moyenne, contre 0,5 % dans le Centre). Signalons que la décennie 1990 marquait alors une rupture par rapport à la période 1982-1989 caractérisée par une progression spectaculaire du nombre d actifs résidant dans la zone drouaise (+1,6 % par an en Vernouillet avec des équipements importants tels que le centre culturel l Odyssée, le théâtre, l Atelier à spectacle, les musées Son rayonnement dépasse largement l agglomération, même si l attraction de l Ilede-France, et dans une moindre mesure de Chartres, peut se faire sentir. Les communes de Une croissance de la population moyenne, contre +0,6 % en ré- active légèrement plus forte qu en gion). région Une part d ouvriers supérieure à la moyenne régionale Nettement moins diplômée qu au niveau régional, la population active de la zone d emploi de Dreux se caractérise par une part d ouvriers supérieure à la moyenne régionale: 30,1 % des actifs contre 28 % en région. Au contraire, les parts des employés et des agriculteurs exploitants sont inférieures: 28,3 % et 1,5 % dans la zone d emploi, contre respectivement 29,5 % et 2,2 % en région. La part d ouvriers a pourtant diminué de 5,7 points entre 1999 et l Ouest ne sont pas démunies d équipements culturels et sportifs (cinéma à Senonches, complexe culturel et sportif à Brezolles...). De plus, notons qu une salle de spectacles est en projet à Anet ainsi qu un centre aquatique à Saint-Rémy-sur-Avre. Dans le cadre du projet «Cœur d agglomération» et afin de renforcer l attractivité et le rayonnement de Dreux, la Communauté d agglomération prévoit de renforcer et dynamiser le commerce dans le centre-ville en créant de nouvelles surfaces commerciales. Répartition de la population active par catégorie socioprofessionnelle (Source : Insee, RP 2007 exploitations principales) Ouvriers Employés Professions intermédiaires Cadres et professions intellectuelles sup. Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Agriculteurs exploitants 2007. A l inverse, les employés, les professions intermédiaires et les cadresprofessions intellectuelles supérieures sont plus représentés en 2007 qu en 1999. ZE Dreux Région Centre 0 5 10 15 20 25 30 35 Leurs parts augmentent respectivement de +1,6 point, +2,7 points et +3,1 points, traduisant la reconversion en cours de ce bassin industriel. % Déplacements domicile-travail En 2007, 22 687 actifs résidents vont travailler hors de la zone d emploi de Dreux et 9 756 actifs extérieurs viennent y travailler. La zone de Dreux est donc marquée par un fort déséquilibre des migrations domicile- travail : les sorties sont plus de deux fois plus nombreuses que les entrées. Ce déséquilibre s est renforcé entre 1999 et 2007 : on recensait en effet 16 978 actifs sortants contre 8 657 actifs entrants en 1999. Cette situation s expli- que principalement par la forte attractivité exer- cée par l Ile-de de-france, notamment par les zones de Versailles et Paris : on compte 15 510 sortants vers l Ile-de-France contre seulement 1 265 entrants, soit 12,3 fois plus de sortants que d entrants. Les échanges avec Versailles sont les plus déficitaires : 8 625 sortants contre 630 entrants, ainsi que ceux avec la zone de Paris : 2 378 sortants contre 132 entrants. Le solde des entrants-sortants avec la région parisienne s élève à -14 245 en 2007 contre -9 717 en 1999. Dans une moindre mesure, les échanges sont aussi déficitaires avec la zone de Chartres (3 735 sortants contre 2 625 entrants). En revanche, le solde des mouvements est excédentaire avec la Haute-Normandie où on recense 2 424 sortants contre 4 335 entrants. Ce solde est essentiellement du aux échanges positifs avec la zone d Evreux. Les échanges sont également favorables avec la Basse Normandie (184 sortants contre 421 entrants), et avec la zone de Nogentle-Rotrou (353 sortants contre 528 entrants). Le solde déficitaire des entrants-sortants est passé de -8 321 en 1999 à -12 931 en 2007. La part des résidents ayant un emploi hors de la zone de Dreux s est élevé de 36 % en 1999 à 44 % en 2007. Ces actifs vont principalement travailler vers la zone de Versailles (8 625 soit 17 % des actifs résidents), vers la zone de Chartres (3 735 soit 7 % des actifs résidents), vers la zone de Paris (2 378, soit 4,6 % des actifs), vers la zone d Evreux (1 418, soit 2,7 % des actifs), vers la zone de Nanterre (1 095, soit 2 % des actifs). Plus de 25 % des emplois de la zone sont occupés par des actifs non résidents. Ces actifs résident principale- ment dans la zone d Evreux (3 763 actifs non résidents, soit 9,7 % des actifs travaillant dans la zone), dans celle de Chartres (2 625 soit 6,8 % des actifs travaillant dans la zone), dans celle de Versailles (630, soit 1,6 %), Nogent-le- Rotrou (528, soit 1,4 %).
Page 6 Regard sur la zone d emploi de Dreux La dynamique économique D hier à aujourd hui Un poids relativement important Une zone d emploi à vocation contre 2,7 % en région Centre. de la sphère non présentielle industrielle Le véritable tournant se produisit après 1950, avec l arrivée en L économie de la zone d emploi a été dominée par l agriculture 1956 de la Radiotechnique de jusqu à la seconde guerre mondiale. Mais depuis le 17 ème siè- Entre 1962 et 1968, Dreux Suresnes, qui deviendra Philips. cle, les vallées de l Avre et de la connut une croissance record de Blaise accueillaient les industries de fabrication de draps et On fit venir de nombreux ou- sa population de plus de 42 %. de filatures de coton. Les forges vriers pour satisfaire aux besoins de main-d œuvre. Ainsi, en et les fonderies utilisaient la force des rivières à Dreux. La 2003, les deux usines Philips majorité de ces activités se sont (LG Philips et Philips EGP) compteront 1 700 salariés. La premiè- éteintes à la fin du 19 ème siècle. re entité disparait en 2006, la seconde ferme en 2010. Si la sphère présentielle - regroupant les activités répondant aux besoins des habitants et usagers du territoire- de la zone d'emploi de Dreux regroupe plus de 63 % des emplois, son poids reste moins important que dans la région Centre (64,4 %). Cependant, la part des effectifs dans le domaine de la "santé, a c t i o n s o c i a l e " e t d e "l'enseignement" y est plus importante. L implantation du Centre Hospitalier de Dreux Victor Jousselin, le plus gros employeur de la zone, et de son Institut de formation des soins infirmiers expliquent pour partie la place de ces derniers secteurs. Le tissu économique de la zone d'emploi de Dreux se caractérise par le poids relativement important de sa sphère non présentielle -couvrant les activités de production ou contribuant à la production de biens consommés hors du territoire- : elle regroupe 36,9 % des emplois salariés de la zone contre 35,6 % pour la région Centre. Effectif salarié des établissements en 2008 (Source : Insee, CLAP) Dans les années 1935-1940, le Drouais a commencé à profiter de sa proximité avec Paris, en accueillant des ateliers métallurgiques, une fabrique de rondelles, une usine de motogénérateur, la fabrication de meubles métalliques Flambo devenue Exacompta. C est en 1939 que fut créée FACEL S.A., sous le nom de «Forges et Ateliers de Construction d Eure-et- Loir». FACEL devint en 1955 le seul constructeur français d automobiles de luxe en produisant la FACEL-VEGA. La société disparut en 1964. Aujourd'hui encore, la métallurgie fait partie des principaux secteurs de la zone : elle emploie 3,4 % des effectifs Zone d emploi Nombre Structure (%) région Structure (%) Agriculture, sylviculture, pêche 235 0,8 1,3 Industrie 7 573 24,4 21,1 dont Industries extractives, énergie, eau, gestion des déchets et dépollution 416 1,3 2,4 Industrie agroalimentaire 461 1,5 2,4 Fabrication d'équipements électriques, électroniques, informatiques ; machines 1 389 4,5 3,5 Fabrication de matériels de transport 153 0,5 1,7 Fabrication d'autres produits industriels 5 154 16,6 11,1 Construction 2 464 7,9 7,6 Commerce, transports et services divers 10 726 34,6 39,6 dont Commerce ; réparation automobiles 4 877 15,7 13,3 Transports et entreposage 1 224 3,9 6,4 Hébergement et restauration 653 2,1 3,1 Information et communication 286 0,9 1,8 Activités financières et d'assurance 566 1,8 3,2 Activités immobilières 256 0,8 0,9 Activités scientifiques et techniques ; services administratifs et de soutien 2 161 7,0 7,7 Autres activités de services 703 2,3 3,2 Administration publique, enseignement, santé et action sociale 10 035 32,3 30,4 dont Administration publique 2 781 9,0 10,6 Enseignement 2 675 8,6 6,7 Santé, action sociale 4 579 14,8 13,1 Ensemble 31 033 100 100 Le secteur de l automobile a aussi été florissant, avec Renault (câblage), dont l usine qui employa environ 800 personnes fut revendue à Labinal, puis à Valéo, avant de disparaître en 2003, de même que Perfect Circle (pistons) fermée en 2005 et Rosi-Klarius (pots d échappements) liquidée en fin 2008. L'industrie pharmaceutique em- ploie 4,6 % des effectifs contre 1,1 % en région Centre. Le zone d'emploi de Dreux compte une dizaine de laboratoires ainsi que de nombreux sous-traitants tels que le fabriquant de médicaments Ipsen (560 salariés), héritier des laboratoires Beaufour qui produisent à Dreux depuis Effectif salarié selon les sphères de l économie en 2008 (Source : Insee, CLAP) Postes salariés % ZE % région Ensemble 31 033 100 100 Sphère non présentielle 11 450 36,9 35,6 dont domaine public 2 0,0 0,8 Sphère présentielle 19 583 63,1 64,4 dont domaine public 8 056 41,1 35,6 1 9 6 0 ; F a m a r e x - A b b o t (médicaments et appareillages- 2 1 0 s a l a r i é s ) ; N o r g i ne (médicaments-240 salariés); Sophartex (médicaments et logistique-330 salariés); Leo (seringues-200 salariés), Verretubex (ampoules-140 salariés), Ethypharm (médicaments-240 salariés). Ces derniers font partie du cluster interrégional Pole- pharma (Centre, Basse et Haute Normandie, Ile-de-France), créé en 2002 et qui réunit une centaine d'industriels dans un rayon de 100 km autour de Dreux. Depuis 2008, Polepharma joue un rôle moteur dans l alliance PharmaValley dont il est créateur avec 2 autres réseaux de référence du premier bassin de production pharmaceutique en Europe : le GREPIC et la Technopole CBS. Pharma Valley concentre toutes les compétences en matière de production, recherche et formation appliqués à l industrie pharmaceutique et génère la moitié de la production nationale de médicaments. Malgré ces pertes, la zone reste marquée par l'industrie, notamment dans le caoutchoucplastique, la fabrication de ma- chines et équipements, le travail du bois... mais le principal secteur reste la pharmacie. Soulignons également l'appartenance d entreprises Drouaises De plus, les efforts réalisés pour attirer de nouvelles entreprises aux pôles de compétitivité Cos- ont porté leurs fruits, avec no- metic Valley, qui rassemble plus tamment la société Cordon Electronics, Sodexo (restauration parfumerie cosmétique et Elas- collective), Phone Marketing topôle, qui regroupe une centai- de 400 entreprises du secteur (Centre d appel). ne d'entreprises de transformation du caoutchouc. L'industrie pharmaceutique : 1 er secteur employeur de la zone Dans le tertiaire, un poids impor- tant du commerce Le commerce est assez présent sur le territoire : il regroupe 15,7 % des effectifs de la zone contre 13,3 % en région Centre. Dans le commerce de détail, on retrouve principalement les hypermarchés Cora à Dreux (300 salariés) et Leclerc à Saint Lubin (120 salariés). Dans le commer- Note : l'emploi salarié est évalué ici en équivalent temps plein, alors que les estimations d'emploi (cf rubrique "emploi salarié") prennent é g a l e m e n t e n compte les personnes à temps partiel. Note : Les activités présentielles sont les activités mises en œuvre localement pour la production de biens et de services visant la satisfaction des besoins de personnes présentes dans la zone, qu'elles soient résidentes ou touristes. Les activités non-présentielles sont les activités qui produisent des biens majoritairement consommés hors de la zone et des activités de services tournées principalement vers les entreprises de cette sphère. Les activités du domaine public sont partagées entre la sphère présentielle et la sphère non présentielle. Un établissement appartient à ce domaine s il fait partie d une entreprise de catégorie juridique 7 (Personne morale ou organisme soumis au droit administratif) ou si plus de la moitié de son effectif fait partie de la fonction publique d état.
Regard sur la zone d emploi de Dreux Page 7 ce de gros, la zone accueille Zep Industries, spécialisée dans la distribution de produits chimiques (230 salariés) et depuis septembre 2010, la centrale d'achat alimentaire Ségurel. Autrefois implantée en Yvelines, Entreprises Liste des 20 plus grands établissements publics et privés de la zone d'emploi de Dreux (2008 actualisée) Raison sociale CTRE HOSPITALIER DREUX VICTOR JOUSSELIN COMMUNE DE DREUX BEAUFOUR IPSEN INDUSTRIE SOPHARTEX CORA CTRE HOSPITALIER DREUX V. JOUSSELIN - FORMATION COMMUNE DE VERNOUILLET SACRED ZEP INDUSTRIES FAMAR L'AIGLE ETHYPHARM COMMUNAUTE D'AGGLOMERATION DU DROUAIS REGROUPEMENT ET DIFFUSION DE ST LUBIN ETABLISSEMENTS VERLINDE PEUGEOT CITROEN AUTOMOBILE SA FILLON TECHNOLOGIES LABORATOIRES LEO L'ATELIER DU JOUR CAISSE DES ECOLES NORGINE PHARMA Source : INSEE - CLAP 2008 En 2009, la zone d emploi de Dreux compte plus de 4 300 en- treprises, soit 4,6 % des entreprises implantées en région Centre. Regroupant 18,4 % et 10,2 % des entreprises, les secteurs de la construction et de l'industrie sont plus importants qu en région (respectivement 15,9 % et 9,1 %). Avec 1 754 entreprises en 2009, l'artisanat occupe un poids comparable à celui de la région puisqu'on dénombre 139 entreprises artisanales pour 10 000 habitants. Parmi les 5 162 établissements 1 que compte la zone d'emploi en 2009, 520 ont leur siège social hors de la région Centre (soit 10,1 % des établissements de la zone contre 10,4 % en moyenne régionale). 6,1 % des établissements de la zone dépendent d'un siège social implanté en Ile-de- France (6,4 % en moyenne régionale). Ainsi, 24,2 % des salariés de la zone d emploi de Dreux travaillent dans un établissement dont le siège social n est pas en région Centre (34,2 % pour le Centre). elle devrait employer près de 200 salariés. Un soutien à l'innovation techno- logique Le MID (Made in Dreux) Innovation, créé en 2005, est une Taille de l'établissement Plus précisément, 15,4 % des salariés de la zone d'emploi de Dreux travaillent dans un établissement dont le siège social se trouve en Ile-de-France (23,6 % en région). Près de 1 000 entreprises créées en 2009 En 2009, 954 entreprises ont été créées dans la zone d emploi de Dreux, soit 5,4 % des créations de la région Centre. Près des deux tiers des entreprises créées sont des auto-entreprises. Ce sont les secteurs "commerce, transports, services divers" et "construction" qui créent le plus d'entreprises, avec respectivement 75,3 % et 14,6 % des entreprises créées. Le secteur de l i n du strie e t c e lu i de "l'administration, enseignement, santé, action sociale" ont connu le moins de créations, avec des parts respectives de seulement 5,3 % et 4,8 %. Le plus fort taux de création d'en- treprises de la région Avec un taux de création d'entreprises de 22,1 % (18,7 % en région Centre), la zone d emploi agence publique d innovation, de transfert et de développement technologiques, qui a pour ambition d accompagner les mutations industrielles du territoire drouais en soutenant l innovation des secteurs de pointe. 1500-1999 salariés Activités pour la santé humaine 500-749 salariés Administration publique 250-499 salariés Industrie pharmaceutique 250-499 salariés Industrie pharmaceutique 250-499 salariés Commerce de détail 250-499 salariés Enseignement 200-249 salariés Administration publique Activité 200-249 salariés Fabrication de produits en caoutchouc et plastique (filière automobile) 200-249 salariés Commerce de gros (distribution de produits chimiques) 200-249 salariés Industrie pharmaceutique 200-249 salariés Recherche-développement scientifique 150-199 salariés Administration publique 150-199 salariés Activités de services administratifs et de soutien 150-199 salariés Fabrication de machines et équipements n.c.a. 150-199 salariés Activités juridiques, comptables, de gestion, d'architecture 150-199 salariés Fabrication de machines et équipements (filière automobile) 150-199 salariés Industrie pharmaceutique 150-199 salariés Travail du bois, industries du papier et imprimerie 150-199 salariés Hébergement médico-social et social et action sociale 150-199 salariés Industrie pharmaceutique % 20 18 16 14 12 10 8 6 4 2 0 T aux de créatio n d'entreprises par secteur en 2009 (Source : Insee, REE Sirène / Champ : act ivit és marchandes hors agricult ure) Ensemble Industrie ZE Dreux non auto-entrepreneurs ZE Dreux auto-entrepreneurs de Dreux se place en tête des zones d'emploi régionales. Seule "l'administration, enseignement, santé, action sociale" affiche un taux de création inférieur à la moyenne régionale : 10,8 % contre 11,7 % en région. Les autres secteurs présentent des taux de créations supérieurs, avec un écart particulièrement important dans le "commerce, transports, services divers" : 26,9 % contre 21,6 % en région. Le taux de créations d'autoentreprises est de 14,4 % Ainsi, MID Innovation soutient depuis sa création de nombreux secteurs de niche : énergies renouvelables, industries pharmaceutiques, cosmétiques, écoindustries... Construction Commerce, transports, services divers Administration, enseignement, santé, action sociale Région Centre non auto-entrepreneurs Région Centre auto-entrepreneurs (contre 7,7 % pour les autres créations). Ce taux est particulièrement élevé dans le commerce, transports, services divers, et dans la construction. On observe ces dernières années une réelle et profonde mutation du tissu économique drouais, les grands établissements en partance (Philips par exemple) étant remplacés par des PME intervenant sur d autres secteurs d activités et ayant des besoins de main d œuvre différents. (1) Note : Il convient de ne pas confondre entreprise et établissement. L'établissement est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'entreprise. Ainsi, une même entreprise peut très bien avoir plusieurs établissements, si elle exerce son activité de façon permanente dans plusieurs lieux distincts.
Page 8 Regard sur la zone d emploi de Dreux Emploi salarié 37 000 36 500 36 000 35 500 35 000 34 500 34 000 33 500 33 000 32 500 32 000 Emploi salarié sur la zone d'emploi de Dreux (Source : Insee, Estimations d'emploi) Emploi salarié 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 (base 100 en 1999) 140 130 120 110 100 90 80 70 60 Emploi salarié sur la ZE de Dreux par secteur (Source : Insee, Estimations d'emploi) agriculture construction total salariés industrie tertiaire 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 Des pertes d emplois dans l in- dustrie L'industrie est le principal secteur à l'origine des pertes d'emploi puisqu'il diminue de -5,7 % par an en moyenne entre 1999 et 2007. Le territoire est touché depuis le début des années 90 par un phénomène de désindustrialisation de grande ampleur, en lien avec des mouvements de restructuration et de délocalisation. Les plus fortes suppressions d emplois concernent l industrie automobile, les équipements électroniques, le travail des métaux. En 2007, l'industrie ne représente plus que 24,8 % des emplois salariés mais reste plus importante qu'en région Centre (19,3 %). Tertiaire Construction Industrie Agriculture emplois salariés, son poids est plus faible qu'en région (1,3 %). Entre 1999 et 2007, l emploi salarié a diminué de -1,0 % par an en moyenne (+0,7 % en région L'agriculture diminue égale- En revanche, avec une hausse de +3,3 % par an en moyenne entre 1999 et 2007, le secteur Centre). Cependant, l'évolution de ment : -1,1 % en moyenne an- de la construction connaît la l'emploi salarié est différente nuelle. Regroupant 0,7 % des plus forte progression des effec- selon les secteurs. Structure de l'emploi salarié en 2007 : Comparaison ZE Dreux - région Centre (Source : Insee, Estimations d'emploi) ZE Dreux Région Centre % 0 10 20 30 40 50 60 70 80 tifs et affiche un poids plus important qu'en région (7,3 % contre 6,8 % en région). Le tertiaire voit aussi ses effec- tifs augmenter : ils progressent de +1,1 % par an en moyenne. Avec 67,1 % des emplois salariés de la zone, il reste cependant moins présent qu'en région (72,6 %). Les créations d emplois se situent principalement dans la santé-action sociale, le commerce, l'hôtellerierestauration... Chômage Un taux de chômage le plus élevé de la région Le taux de chômage de la zone d emploi de Dreux est le plus élevé de la région. Entre 1999 et 2007, le taux de chômage de la zone a suivi les mêmes évolutions que le de la région. Néanmoins, l écart entre le taux de chômage de la zone drouaise et celui de la région tend à se s accentuer à partir de 2002. L écart entre les deux taux est passé de 2 à 3,5 points entre 1999 et 2007. De faibles tensions sur le mar- ché du travail Les nouvelles inscriptions au chômage sont nettement plus nombreuses que les offres d emplois des entreprises. Cependant, des difficultés de recrutement peuvent apparaître. C est le cas du bâtimenttravaux publics qui a créé des emplois ces dernières années. La problématique est d autant plus forte que les formations dans le domaine étaient quasiment inexistantes sur le territoire. En 2008, des pénuries de main d œuvre s observent pour les techniciens et agents de maîtrise du BTP, des industries mécaniques et des industries de process ou bien encore les caissiers, employés de libre-service, les professions paramédicales, infirmiers et sages-femmes. % 12,5 13 12 11,5 10,5 11 10 9,5 9 8,5 7,5 8 7 6,5 6 1999-T1 Evolution du taux de chômage (Source : Insee, Taux de chômage localisés trimestriels) 2000-T1 2001-T1 Dreux Région Centre 2002-T1 2003-T1 2004-T1 2005-T1 2006-T1 2007-T1 2008-T1 2009-T1 2010-T1
Regard sur la zone d emploi de Dreux Page 9 La formation tout au long de la vie Formation initiale Panorama des effectifs en formation initiale Lycéens géné. & techno. 2 359 F2S: Formations sanitaires et sociale Stagiaires F2S 268 Étudiants 270 Second degré 3 970 3ème pro. 142 Apprentis 2nd degré 3 Lycéens pro. 1 466 La zone d emploi de Dreux compte sept lycées (dont cinq dispensant un enseignement professionnel et une antenne du centre de formation d apprentis académique) et un institut de formation de soins infir- miers, pour un effectif total de 4 508 bénéficiaires en forma- tion initiale. La part des effectifs préparant un bac général ou technologique est considérable (52 %), bien plus élevée qu au niveau régional (34 %). Par ailleurs, la part de l enseignement supérieur y est très faible et les zones voisines (Chartres et Nogent-le-Rotrou) ne contrebalancent pas ce phénomène. Il peut s expliquer en partie par la position géographique particulière de Dreux, plus proche de l aimant de la région parisienne que des capitales régionales. Seuls trois bénéficiaires effec- 50% 45% 40% 35% 30% 25% 20% 15% 10% 5% 0% Formations générales Administration, gestion, finances Santé Commerce, vente Électricité, électronique Serv. sociaux, autres serv. aux partic. Bâtiment, travaux publics tuent leur formation en apprentissage dans la zone. Tous sont concentrés sur une formation unique (un baccalauréat professionnel «bio industries de transformations»), dispensée au sein du lycée professionnel Maurice Viollette. La part de ce statut est donc quasiment inexistante (0,07 %) et notablement plus faible qu au niveau régional (10 %). Cependant, les entreprises de la zone accueillent des étudiants apprentis habitant sur place mais effectuant leur formation dans une zone voisine, Chartres, où les formations en apprentissage sont bien développées. Le lycée Rotrou, qui est le plus important en termes d effectifs, se distingue également des autres établissements par son ouverture au monde des adultes via la formation continue : il accueille le Groupement régio- Travail des métaux, mécanique Agriculture Hôtellerie, restauration, tourisme Industries de transformation Alimentation Réparation automobile Propr., sécu., autres serv. aux collectiv. Bois et matériaux associés Les établissements de formation de la zone de Dreux Effectifs 2009 Arts et spectacles, communication Nom de l établissement 286 Lycée professionnel Gilbert Courtois 416 dont 3 Répartition par domaine des effectifs formés dans la zone d emploi, dans les zones voisines et dans la région Zone d emploi Dreux Zones voisines (Chartres et Nogent-le-Rotrou) Région Lycée professionnel Maurice Viollette liés au Centre de formation d apprentis de l Académie d Orléans-Tours 409 Lycée professionnel privé de Couasnon 326 Lycée professionnel agricole privé Gabriel Bridet, d Anet 911 Lycée polyvalent Édouard Branly 487 Lycée d enseignement général et technologique privé Saint Pierre Saint Paul 1 405 Lycée d enseignement général et technologique Jean Rotrou Transport logistique 268 Institut de formation de soins infirmiers Cuir, textile et habillement Développement perso. ou non spécifié Formations transversales ou d'insertion Industries graphiques nal d établissements techniques pour adultes de la zone. Les formations qui y sont dispensées sont parfois uniques en région («qualité dans l industrie alimentaire et la bio industrie», par exemple). De plus, le lycée est fortement engagé dans la plateforme technologique Drouaise PROQUALISS, ce qui permet l échange de compétences avec le monde des professions de la cosmétique, pharmacie et agroalimentaire. Onze domaines professionnels sur vingt et un sont représentés par les formations de la zone. Parmi eux, le domaine «services sociaux et autres services aux particuliers» se distingue nettement (10 % des effectifs contre 4 % au niveau régional), avec des formations dispensées via plusieurs niveaux de dispositifs. Parmi eux, on trouve par exemple un certificat d aptitudes professionnelles «services en milieu rural» (niveau 5) ou un baccalauréat professionnel «services de proximité vie locale» (niveau 4).
Page 10 Regard sur la zone d emploi de Dreux 5 000 4 500 4 000 4 627 496 Évolution des effectifs par niveaux cumulés 4 377 4 463 4 366 498 511 493 Niveaux 1 à 3 (post-bac.) 3 500 3 000 2 500 2 494 2 482 2 413 2 359 Niveau 4 (bac. géné. et techno.) Niveau 4 (bac pro.) 2 000 1 500 407 1 000 384 526 833 500 1 230 1 013 1 013 681 0 2006 2007 2008 2009 Niveau 5 (CAP/BEP) Total Un effectif global en baisse, un effectif de baccalauréats professionnels en forte progression Du niveau 1 à 5, les effectifs ont diminué de 261 jeunes entre 2006 et 2009 dans la zone d emploi de Dreux. Les évolutions entre les niveaux de formation sont contrastées. Alors que les effectifs de niveau CAP/BEP régressent, ceux de baccalauréat professionnel augmentent fortement. Cet écart résulte en partie par la mise en place d un nouveau parcours de formation dans les lycées professionnels, qui ont vu disparaître les traditionnels BEP au profit de nouveaux baccalauréats professionnels en trois ans (au lieu de deux). Formation continue La formation des demandeurs d emplois 2010 663 bénéficiaires Nombre de visas sur la zone d emploi de Dreux proposés en 2010 L acquisition des savoirs de base 2010 Les visas libres savoirs proposés par la Région Centre permettent d acquérir les savoirs essentiels à tout individu pour être autonome dans la société de la connaissance. * Visa "Trois en Un" : communication, mathématiques, raisonnement logique
Regard sur la zone d emploi de Dreux Page 11 L agriculture et le tourisme Agriculture La proximité de Paris, entre atouts et contraintes La zone d emploi de Dreux recoupe en grande partie la région naturelle du Thymerais-Drouais. La zone a un potentiel agronomique plus faible que sa voisine la Beauce. On y trouve à l Ouest quelques activités d élevage accrochées à la Normandie, mais ce sont les grandes cultures qui dominent avec des exploitations de taille importante, en effet la moyenne était déjà de 130 ha au dernier recensement de 2000, très nettement au dessus de la moyenne régionale de 106 ha. L emploi agricole est relativement peu important dans la zone, à mettre en relation avec le type de productions peu employeur de main d œuvre et plus mécanisé. Les circuits courts et le réseau bienvenue à la ferme sont toutefois plus développés que dans le reste de l Eure-et-Loir bénéficiant ainsi de la proximité de la zone de consommation d Ile-de- France. La Société Coopérative d Eure-et -Loir (SCAEL), dont l activité traditionnelle est la collecte du grain, est implantée sur le territoire drouais. La meunerie est également présente fruit d une proximité tant avec la production qu avec la demande. Enfin, le territoire présente également quelques massifs forestiers, très majoritairement en feuillus permettant de développer des activités de première et seconde transformation autour de la forêt de Senonches notamment, en limite du Perche. Les forêts domaniales de Dreux et de Châteauneuf présentent également un potentiel à étudier pour le développement d une filière bois. Pour ce territoire de grandes cultures, si la proximité de Paris peut se révéler un handicap avec la pression foncière conduisant à une urbanisation croissante, elle est également une réelle opportunité pour la valorisation des productions locales. Tourisme Sur le plan touristique, la zone d emploi de Dreux, porte d entrée Nord de la région Centre, peut tirer profit de l attractivité des deux communes principales situées à l Ouest du territoire : La Ferté-Vidame et Senonches. L implantation, dans cette dernière commune, d Huttopia, en 2009, a attiré une nouvelle clientèle, en lien avec le tourisme «vert», sur un camping *** de 381 emplacements. La commune de La Ferté- Vidame, également dans le périmètre du Parc Naturel Régional (PNR) du Perche, nourrit un projet culturel et touristique, sous la maîtrise du Département d Eureet-Loir, autour d un musée consacré au peintre Maurice de Vlaminck et d un hôtel ***. La zone comprend peu de sites touristiques, et pour aucun d entre eux la fréquentation ne dépasse les 30 000 visiteurs par an. Les trois sites touristiques majeurs de la zone sont : - le château d Anet : 27 840 visiteurs en 2009 ; - la Chapelle Royale de Dreux : 13 818 visiteurs en 2009 ; - le Musée municipal d art et d histoire Marcel Dessal à Dreux : 7 800 visiteurs en 2009. Les hébergements de capacité se répartissent entre : - 6 campings d une capacité totale de 3 186 lits, les plus importants, par le nombre de lits touristiques, étant : «Les Îles» ***, à Oulins : 696 lits et «Le Domaine de la Source des Sablons» ***, à Guainville : 600 lits ; - 15 hôtels (dont 5 également restaurants), d une capacité totale de 822 lits, les plus importants, par le nombre de lits touristiques, étant des hôtels de c a t é g o r i e é c o n o m i - que («Première Classe» et «Formule 1», à Dreux). L offre de loisirs et d activités de pleine nature est axée sur les itinérances douces : - la pratique de la randonnée pédestre est développée à partir du sentier de Grande Randonnée (GR 22), entre Anet et Dreux et du GR 35, entre La Ferté-Vidame et Senonches ; - pour le tourisme à vélo, le schéma national véloroutes et voies vertes identifie un axe d intérêt national, longeant les vallées de l Eure et du Loir, à partir de Dreux ; - deux golfs sont ouverts au public : le Bois d Ô, à Saint-Maixme -Hauterive (parcours de 27 trous) et le Parc de Nantilly, à La Chaussée d Ivry (parcours de 18 trous) ; - les activités nautiques sont proposées sur la base de Mézières-Ecluzelles, près de Dreux et la vallée de l Eure. Les 2 Offices de Tourisme (OT) et les 4 Syndicats d Initiative (SI) de la zone ont accueilli au total 22 000 personnes aux guichets en 2009. Les établissements les plus fréquentés ont été : - Office de Tourisme** de Dreux : 9 290 visiteurs ; - Office de Tourisme* d Anet : 3 935 visiteurs ; - Syndicat d'initiative de Senonches : 3 834 visiteurs. La Chapelle Royale P.Duriez_CRT Centre
Page 12 Regard sur la zone d emploi de Dreux Changement climatique, énergie et environnement des émissions de gaz à effet de serre Bilan des émissions de gaz à effet de serre (GES) Les émissions annuelles de GES de la zone d emploi de Dreux s élèvent à 830 377 teqco2 (4,7 % des émissions régionales), soit environ 6,6 teqco2 / habitant. (NB : teqco2 =tonne équivalent de CO2). Le transport, secteur le plus émet- teur de la zone En matière de transport, les émissions de gaz à effet de serre sont dues à la mobilité des personnes (17 %), à laquelle s ajoute le transport des marchandises généré par l activité du territoire (19 %). Les modes routiers (voitures particulières et camions) représentent 90 % des émissions de la mobilité des personnes et 80 % des émissions du fret. En ce qui concerne les motifs de déplacement, les déplacements domicile-travail sont à l origine de 49 % des émissions de GES, ils constituent en effet les trajets les plus longs (environ 27,8 km/ déplacements) et sont effectués à 80 % en voiture. Patrimoine naturel Le paysage du Drouais est dominé par les grandes cultures et les bosquets, entrecoupés par plusieurs vallées dont les vallées de l Eure et de l Avre ainsi que leurs affluents. La biodiversité se concentre essentiellement dans ces vallées (coteaux boisés ou occupés par des prairies sèches, et milieux prairiaux humides), ainsi que dans certains massifs boisés. Composés d une végétation remarquable, les milieux prairiaux occupent un espace de plus en plus restreint car ils sont liés à une activité agricole de type polyculture élevage qui régresse. Certains boisements de pente, notamment sur l Avre, sont remarquables pour leurs caractéristiques et la rareté de certaines espèces présentes. Les milieux humides se concentrent dans les vallées et plus particulièrement dans les grandes vallées comme celle de l Eure (boisements humides, roselières et prairies ). L exploitation de granulats dans cette Vallée a laissé des plans d eau, plus ou moins favorables à la biodiversité. Une problématique rencontrée sur ce Les bâtiments, 2ème secteur émetteur de GES Le secteur du bâtiment contribue à hauteur de 32 % des émissions de GES de la zone (contre 28 % en région). Les émissions sont essentiellement causées par le secteur résidentiel (25 % du total). Ceci s explique notamment par la part importante des logements anciens construits avant 1975 (66 % du parc résidentiel), date de la première réglementation thermique en France, et par la part de maisons individuelles (75 % contre 73 % en région), généralement plus consommatrice d énergie. La consommation d énergie moyenne des logements est donc élevée (236 kwh/m²/ an), principalement en raison du chauffage (77% de la consommation). Les énergies fossiles représentent 61% de la consommation énergétique (dont 34% pour le gaz naturel) et sont responsables de 82 % des émissions du secteur (41% pour le gaz naturel et 34% pour le fioul). Ce document a été réalisé par les services du Conseil Régional, avec l aide de l INSEE Centre. territoire est le maintien des connexions entre les massifs boisés et les vallées. Le plateau cultivé de manière relativement homogène constitue en effet un obstacle à la circulation des espèces étant donné l appauvrissement des milieux naturels. Ces connexions sont essentielles au bon fonctionnement des écosystèmes, pour la circulation des espèces et le brassage génétique des populations animales et végétales. Notons par ailleurs que le maintien d un réseau de corridors fonctionnels pour la faune et la flore contribue fortement à l épuration des eaux. A noter la gestion de 2 sites intéressants par le Conservatoire du Patrimoine Naturel de la région Centre: les pelouses calcaires de la Côte de Montreuil ainsi que la vallée des Cailles à Boncourt (ce dernier site étant classé Réserve Naturelle Régionale). L Avre est en bon état écologique dans la zone, mais souffre toutefois d étiage sévère en raison d une forte exploitation des sources pour l alimentation en eau potable de la ville de Paris qui aggrave les pertes naturelles. Répartition des émissions de GES de la zone d emploi et de la région Centre par secteur (hors UTCF : Utilisation des Terres, leurs Changements et la Forêt, soit des «puits d absorption de carbone») : Source : Bureau d études Energies demain/région Centre. 2010. Emissions totales de GES par type de bâtiment et par période de construction (teqco2 / an) Source : Bureau d études Energies demain/région Centre. 2010.