S Novellas, PH imagerie médicale Archet

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ECHOGRAPHIE: non invasive (ultrasons) SCANOGRAPHIE (TDM) UROGRAPHIE INTRAVEINEUSE (UIV) rayons X et injection de contraste invasive+ OPACIFICATIONS INSTRUMENTALES opacification directe du système excreteur invasive+++ IRM: champ magnétique, injection de sels de gadolinium AUTRES : ANGIOGRAPHIE, SCINTIGRAPHIE

Examen simple à pratiquer Non invasif Facilement accessible Non néphrotoxique Peu couteux Examen de première intention fréquent pour le rein

Réalisation de l examen du rein - Etude selon différents axes en temps réel. - Rein droit (DD > procubitus), rein gauche (procubitus < DD). - Forme ovalaire régulière à différents composants : zone périphérique peu échogène, régulière (cortex, colonnes de Bertin), zone plus centrale un peu plus échogène mais inconstamment visualisée (pyramides), zone centrale très échogène (sinus du rein). - Système excrétion normal non visible en échographie +++.

- Doppler couleur/doppler pulsé : étude des vaisseaux artériel et veineux. - Flux artériel : système à basse résistance (cf A carotide interne) avec vitesse circulatoire > 12 cm/s (moyenne de 50-70 cm/s). Flux veineux : tracé polyphasique modéré. - Indication du DC/DP : ++ pathologie de l artère rénale (sténose, occlusion, anévrysme), masses rénales.

Doppler couleur Pulsé puissance

Indication de l échographie rénale processus tumoral recherche et surveillance de dilatation des voies excrétrices bilan des néphropathies aiguës ou chroniques étude du rétropéritoine ponction sous échographie.

Uretère/Vessie - Uretère normal non visible. - Vessie (voie sus-pubienne à vessie pleine) : aspect piriforme, anéchogène, paroi fine et régulière (0,5 cm).

Etude en doppler: Étudie le jet urétéral: témoigne de la perméabilité de l uretère sus jacent Aspect anéchogène du contenu vésical Paroi fine À étudier vessie pleine puis vessie vide: évaluation du résindu post-mictionnel

2.1. Contre-indications de l injection iodée - De plus en plus restreintes en raison de la bonne tolérance des produits de contraste. - Terrain allergique reconnu : traitement préventif systématique discuté, test à l iode inutile et dangereux. - IR sévère - Myélome : CI classique mais une hydratation satisfaisante évite les accidents d IR. - Grossesse

2.2. Technique d examen - Patient à jeun, allergie dépistée et préparée. - Coupes sans IV (reins, tout l arbre urinaire) en fonction de l indication. - Injection iodée rapide sur la zone d intérêt avec étude dynamique (néphrographie corticale puis tubulaire) et clichés tardifs (visualisation des cavités excrétrices). - Coupes jointives sur les reins. - Possibilité d un cliché digitalisé en fin d examen (cf UIV).

2.3. Résultats normaux - Composants du rein (Vx, parenchyme, sinus) et des cavités excrétrices. - Fascia périrénal (feuillets antérieur et postérieur). - Loge rénale: espace pararénal antérieur (pancréas, duodénum, colon D et G), espace pararénal postérieur (graisse). - Densité du rein : 30 à 40 UH avant IV (sinus : - 50 à -120 UH) ; 100 à 200 UH après IV. - Structures artérielles (coupes millimétriques) et veineuses (toujours visibles).

Acquisition au temps artériel à 30s après le début de l injection: seul le cortex rénal et les colonnes de bertin se rehaussent, la médullaire est hypodense

Acquisition au temps excrétoire (3 à 10 min) après le début de l injection: le produit de contraste iodé est excrété dans le pyélon puis les uretères

- Uretère : visible sur toute sa hauteur après opacification iodée. - Vessie opacification parfois à niveaux (absence de mélange des urines opaque et non opaque), paroi très fine non visible normalement.

- Clichés radiologiques objectivant les phases de l élimination par les voies urinaires d un produit de contraste iodé injecté par voie veineuse. - Etude morphologique et fonctionnelle. - Visibilité de toutes les phases de fonctionnement de l appareil urinaire : opacification corticale, tubules rénaux, cavités excrétrices (calices, bassinet, uretère, vessie), étude de la miction (opacification de l urètre) : toutes ces phases sont intriquées.

- L élimination rénale normale nécessite trois facteurs : - une masse suffisante de parenchyme fonctionnel - des conditions circulatoires satisfaisantes (tension artérielle, débit artériel rénal) - Des conditions correctes d évacuation de l urine dans la voie excrétrice.

3.2. Indications Remplacée dans toutes les indications par la TDM/US : - Signes évoquant une pathologie urinaire (colique néphrétique, hématurie, dysurie ). - Bilan préthérapeutique d une lésion touchant un organe proche de l arbre urinaire (exemple : cancer de l utérus). - Baisse de l état général, fièvre. - Bilan de malformations congénitales (organes génitaux externe). - Bilan d une affection abdominale mal précisée par la clinique (appendicite ou colique néphrétique atypique?).

4.1. Urétéropyélographie rétrograde (UPR) - Nécessité d une cystoscopie et du cathétérisme du méat urétéral. - UPR : obturation de l orifice urétéral par une sonde bouchon. - Pyélographie rétrograde : cathétérisme de l uretère jusqu au bassinet. - Dans les deux cas, injection d iode. - Indication : recherche d une pathologie du système collecteur non expliquée par l imagerie non traumatisante.

4.2. Pyélographie antégrade (néphrostomie) - Réalisable en cas de dilatation des voies excrétrices. - Ponction et cathétérisme sous échographie et anesthésie locale. - Dérivation urinaire et visualisation de l obstacle par injection iodée et contrôle radiologique.

4.3. Urétérocystographie rétrograde - Opacification urétrale et vésicale par voie basse. - Réalisation de clichés en réplétion, permictionnel et postmictionnel. - Indications : ++ recherche d un reflux vésicourétéral passif (en cours de remplissage) ou actif (hors de la miction), étude de l urètre (rétrécissement infectieux ou traumatique, pathologie prostatique). - De moins en moins utilisée.

4.4. Cystographie par ponction directe - Voie sus-pubienne, à vessie pleine. - Sujet âgé en rétention (obstacle prostatique).

- Etude locorégionale des cancers rénaux (cf TDM). - Uro-IRM (SE rapide pondérée en T2 avec expression de tout signal ayant un T2 < 0,5 : visualisation uniquement des structures liquidiennes (arbre urinaire).

6. AUTRES EXAMENS 6.1. Angiographie - Etude globale par aortographie : artères rénales (morphologie, nombre, ++ variabilité). - Cathétérisme sélectif. - Indications uniquement thérapeutiques : traitement des sténoses artérielles, embolisation en urgence (saignement). 6.2. Scintigraphie - Etude de la fonction rénale. - Indications variables selon les équipes (pédiatrie).

1 2 3 1: foie 2: pyramide 3: colonne de bertin 4: cortex 5: medullaire 6: graisse périrénale 4 5 6

1 2 3 1: foie 2: colonne de Bertin 3: m carré de lombes 4: pyramide 5: sinus rénal 6: cortex rénal 7: graisse péri-rénale 4 5 7 6

échographie UIV En scanner: retard d excrétion du côté de l obstruction rénale

En échographie: hyperéchogène arrondie cône d ombre postérieur Visible dans le rein en arrière de la vessie Rarement dans l uretère

En TDM: hyperdense quel que soit leur composition visible sur les images sans injection sur toute la hauteur de l appareil excreteur (uretère compris)

En TDM: possibilité de reconstruction multiplanaire permet une analyse globale Identification de calculs de petite taille Calculs coraliformes: Moule les cavités excrétrices

Cavités excrétrices: duplicité/ bifidité analysé en UIV, scanner