TOXIQUE : LA CIGUATERA Ichtyosarcotoxisme Intoxication alimentaire par poissons contaminés par la microalgue : Gambierdiscus toxicus La ciguatoxine s'accumule dans l'organismes sa [ ] augmente au fur et à mesure de la chaîne alimentaire, 67
Vecteur : poissons prédateurs (barracuda, murène, mérou, carangues)
Epidémiologie : 50 000 intoxiqués/an dans le monde Incidence en Guadeloupe = 30/100 000 Apparition des signe 1 à 6 heures après l'ingestion du poisson prédominance chez l'homme: sex-ratio de 1,5 à 1,8 + symptômes sont tardifs + maladie sera longue + sp sont sévères + maladie sera longue le tabac semble prolonger la durée d'évolution 69
FDR de sévérité : intoxication antérieure consommation du foie, de la tête et des gonades Epidémiologie des symptômes : signes nerveux sont plus fréquents dans le Pacifique, hallucinations sont plus courantes dans l océan Indien. consommation de poissons carnivores FDR de symptômes cardio-vasculaires poissons herbivores FDR de sp gastro-intestinaux ou nerveux prédominants (vertiges, ataxie). 70
Ciguatoxine = neurotoxine qui ouvre les canaux Na voltage dépendants =>apparition spontanée et répétitive de potentiels d action + flux eau et Na dans les cellules Touche les N. moteurs, sensitifs, les JNM, le Ʃ sympathique et Ʃ para sympathique 71
Clinique Prurit : maître-symptôme, les paumes des mains et plantes des pieds Myalgies, Arthralgies : grosses articulations, Éruptions cutanées : lésions éruptives non spécifiques Frilosité, frissons sans fièvre, Hypersudation, hypersalivation, hyperlacrymation, rhinorrhée. Raideur de nuque. Dysurie, rétention aigüe d'urines. Hydrophobie. Flou visuel transitoire Chute des cheveux plus tardif (durée?) 72
Clinique Troubles digestifs : Douleurs abdominales, Nausées, vomissements, Diarrhée, Hoquet. Troubles neurologiques, peuvent persister longtemps qq jours à qq semaines, parfois des mois. Atteinte du SNC : Syndrome cérébelleux, léthargie, céphalées quotidiennes, Hallucinations visuelles ou auditives (océan indien), vertiges, Atteinte du SNP : Paresthésies, surtout au niveau des extrémités, du visage, Dysesthésies sensations de brûlure ou de décharges électriques au contact d'objets froids «inversion de la sensation thermique». troubles de la marche. Faiblesse musculaire voire parésies. Abolition ou diminution des ROT 73
Symptômes pouvant engager le pronostic fonctionnel/vital Troubles de la déglutition. Convulsions. Troubles de la conscience. Coma. Paralysie de la fonction respiratoire (Parésie M respiratoire ou atteinte SNA ou polyneuropathie) L'EMG peut montrer des signes de dénervation +/- de démyélinisation. La biopsie nerveuse montre une atteinte démyélinisante et/ou une infiltration œdémateuses des fibres. 74
SIGNES CARDIO-VASCULAIRES Responsables de la gravité de l intoxication. Surviennent précocement mais durent <7 jours Bradycardie sinusale Hypotension artérielle/ Hypotension orthostatique Rarement : troubles du rythme : ESV ou ESSV, troubles de la conduction BAV 1, état de choc cardiogénique 75
Traitement : symptomatique anti-émétiques, anti-diarrhéiques, antispasmodiques. anti-prurigineux, antalgiques, anxiolytiques, solutés de remplissage et de réhydratation, drogues vaso-actives,... mannitol : si atteinte nerveuse, traitement le + efficace. l œdème des neurones, serait anti-rlo et empêcherait la fixation de la toxine sur les R Na (1 g/kg en 30 à 45 minutes) Après intoxication : éviter poissons, fruits de mer, alcool pendant trois à six mois. 76