TOXIQUE : LA CIGUATERA

Documents pareils
Le traitement du paludisme d importation de l enfant est une urgence

La migraine. Foramen ovale perméable. Infarctus cérébral (surtout chez la femme)

neurogénétique Structures sensibles du crâne 11/02/10 Classification internationale des céphalées:2004

Carte de soins et d urgence

MIEUX COMPRENDRE CE QU EST UN ACCIDENT VASCULAIRE CÉRÉBRAL AVC

GUIDE D INFORMATIONS A LA PREVENTION DE L INSUFFISANCE RENALE

HTA et grossesse. Dr M. Saidi-Oliver chef de clinique-assistant CHU de Nice

Sport et traumatisme crânien

LES ACCIDENTS DUS A L ELECTRICITE. Comité pédagogique SAP SDIS 43

EVALUATION DES METHODES D AIDE A L ARRET DU TABAGISME

DU BON USAGE DES TRIPTANS DANS LA MIGRAINE

Le reflux gastro-oesophagien (280) Professeur Jacques FOURNET Avril 2003

Migraine et Abus de Médicaments

Semaine de la sécurité des patients: novembre 2012

S o m m a i r e 1. Sémiologie 2. Thérapeutique

7- Les Antiépileptiques

Épreuve d effort électrocardiographique


MIGRAINES. Diagnostic. A rechercher aussi. Critères IHS de la migraine. Type d aura. Particularités chez l enfant. Paraclinique.

B06 - CAT devant une ischémie aiguë des membres inférieurs

HERNIE DISCALE LOMBAIRE

ANNEXE IIIB NOTICE : INFORMATION DE L UTILISATEUR

Migraine et céphalées de tension: diagnostic différentiel et enjeux thérapeutiques

Leucémies de l enfant et de l adolescent

1.1.2 : Indiquer la voie de pénétration du microorganisme

Maternité et activités sportives

Objectifs et Modalités. Présentation : Dr M. Hours, INRETS

o Anxiété o Dépression o Trouble de stress post-traumatique (TSPT) o Autre

NEUROPATHIES PERIPHERIQUES MIGRAINE ET ALGIES NEUROPATHIES PERIPHERIQUES

PRISE EN CHARGE DES PRE ECLAMPSIES. Jérôme KOUTSOULIS. IADE DAR CHU Kremlin-Bicêtre. 94 Gérard CORSIA. PH DAR CHU Pitié-Salpétrière.

UN PATIENT QUI REVIENT DE LOIN. Abdelmalek AZZOUZ GRCI 29/11/2012 Service de Cardiologie A2 CHU Mustapha. Alger Centre. Algérie

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

Carnet de suivi Lithium

LASER DOPPLER. Cependant elle n est pas encore utilisée en routine mais reste du domaine de la recherche et de l évaluation.

Qu est-ce qu un trouble musculosquelettique (TMS)?

Dystrophie musculaire

La prise en charge de l AVC ischémique à l urgence

Céphalées. 1- Mise au point sur la migraine 2- Quand s inquiéter face à une céphalée. APP du DENAISIS

Accidents des anticoagulants

LE POINT TOX. N 7 - Juillet Bulletin du réseau de toxicovigilance de La Réunion L ÉVOLUTION TEMPORELLE DU NOMBRE D INTOXICATIONS

Les différentes maladies du coeur

COMPLICATIONS THROMBOTIQUES DES SYNDROMES MYÉLOPROLIFÉRATIFS: ÉVALUATION ET GESTION DU RISQUE

Déficit neurologique récent. Dr N. Landragin CCA Neuro

HEPATITES VIRALES 22/09/09. Infectieux. Mme Daumas

ÉVALUATION DE LA PERSONNE ATTEINTE D HYPERTENSION ARTÉRIELLE

HERNIE DISCALE LOMBAIRE

SURVEILLANCE DES SALARIES MANIPULANT DES DENREES ALIMENTAIRES

QUESTIONNAIRE MÈRE AYANT UN BÉBÉ MOINS DE 6 MOIS

Soins Inrmiers aux brûlés

Les troubles non moteurs de la maladie de Parkinson. Comprendre la maladie de Parkinson

Assurance maladie grave

Arthralgies persistantes après une infection à chikungunya: évolution après plus d un an chez 88 patients adultes

L abus médicamenteux Critères IHS : 1. La prise médicamenteuse est régulière et dure depuis plus de 3 mois

PLAC E DE L AN ALYS E TOXIC OLOG IQUE EN URGE NCE HOSP ITALI ERE

TVP fémorale. Systématisation. La TVP : écho-doppler JP Laroche Unité de Médecine Vasculaire CHU Montpellier. Thrombus mobile

Maladie neuromusculaire

CEPHALEES POST-BRECHE DURALE. Post Dural Puncture Headache (PDPH)

TRAUMATISME CRANIEN DE L ENFANT : conduite à tenir?

prise en charge paramédicale dans une unité de soins

LES DOULEURS ORO- FACIALES

admission aux urgences

Le diagnostic de la sclérose en plaques

LES CEPHALEES I- INTRODUCTION

LES DOULEURS LOMBAIRES D R D U F A U R E T - L O M B A R D C A R I N E S E R V I C E R H U M A T O L O G I E, C H U L I M O G E S

Hépatite = inflammation du foie. Pr Bronowicki CHU Nancy Conférence mensuelle - section de Forbach

EPIDEMIOLOGIE: Paralysie du VI Etiologie en fonction de l âge : Paralysie du VI

Exemple de Projet d Accueil Individualisé ELEVE CONCERNE

Le syndrome d intolérance aux champs électromagnétiques (SICEM)

Qu est-ce que la fibrillation auriculaire? (FA)

La Dysplasie Ventriculaire Droite Arythmogène

PRINTEMPS MEDICAL DE BOURGOGNE ASSOCIATIONS ANTIAGREGANTS ET ANTICOAGULANTS : INDICATIONS ET CONTRE INDICATIONS

Neurologiques gq Centrales EMPR LE NORMANDY GRANVILLE

Céphalées vues aux Urgences. Dominique VALADE Centre d Urgence des Céphalées Hôpital Lariboisière PARIS

Les nouveaux anticoagulants oraux, FA et AVC. Docteur Thalie TRAISSAC Hôpital Saint André CAPCV 15 février 2014

En souvenir du P r Olivier Dizien, décédé le 1 er juillet 2007

Notions de base Gestion du patient au bloc opératoire

ANNEXE I RESUME DES CARACTERISTIQUES DU PRODUIT

K I N é S I T H é R A P I E & D B C

Vous intervenez en équipage SMUR sur un accident de la voie publique : à votre arrivée sur les lieux, vous trouvez un homme d environ 30 ans au sol à

INSUFFISANCE CARDIAQUE DROITE Dr Dassier HEGP

LES ANTIMIGRAINEUX. Médicaments de la crise et médicaments de fond

La migraine : quelle prise de tête!

Institut WanXiang Historique de santé du patient

Intoxications au Monoxyde de Carbone (CO)

Traumatisme crânien ou traumatisme cranio-cérébral Trouble de santé neurologique Aide-mémoire

URGENCES MEDICO- CHIRURGICALES. Dr Aline SANTIN S.A.U. Henri Mondor

CHAPITRE 8 LES CEPHALEES SEMIOLOGIE ET STRATEGIE D EVALUATION. Gilles Géraud et Nelly Fabre

DÉFICITS IMMUNITAIRE COMMUN VARIABLE

INTOXICATIONS PAR LES CHAMPIGNONS SUPERIEURS

Bilan d Activité du Don de Plaquettes par cytaphérèse Sur une Période d une année au Service Hématologie EHS ELCC Blida.

LE PSORIASIS ET SES CO-MORBIDITES PARTICULIEREMENT LE DIABETE

Les Arbres décisionnels

& BONNES POSTURES TMS TROUBLES MUSCULO-SQUELETTIQUES. Le guide. Guide offert par la MNT

Pseudotumor cerebri. Anatomie Le cerveau et la moelle épinière baignent dans un liquide clair, appelé le liquide céphalo-rachidien (LCR).

Peut-on reconnaître une tumeur de bas-grade en imagerie conventionnelle? S. Foscolo, L. Taillandier, E. Schmitt, A.S. Rivierre, S. Bracard, CHU NANCY

Qu est-ce qu un trouble musculosquelettique (TMS)?

La périartérite noueuse Maladie de Küssmaul-Maier

Exemple 1: Entorse cheville. ÉVALUATION INITIALE: entorse cheville

Prise en charge du patient porteur d un dispositif implantable. Dr Philippe Gilbert Cardiologue CHU pavillon Enfant-Jésus

Transcription:

TOXIQUE : LA CIGUATERA Ichtyosarcotoxisme Intoxication alimentaire par poissons contaminés par la microalgue : Gambierdiscus toxicus La ciguatoxine s'accumule dans l'organismes sa [ ] augmente au fur et à mesure de la chaîne alimentaire, 67

Vecteur : poissons prédateurs (barracuda, murène, mérou, carangues)

Epidémiologie : 50 000 intoxiqués/an dans le monde Incidence en Guadeloupe = 30/100 000 Apparition des signe 1 à 6 heures après l'ingestion du poisson prédominance chez l'homme: sex-ratio de 1,5 à 1,8 + symptômes sont tardifs + maladie sera longue + sp sont sévères + maladie sera longue le tabac semble prolonger la durée d'évolution 69

FDR de sévérité : intoxication antérieure consommation du foie, de la tête et des gonades Epidémiologie des symptômes : signes nerveux sont plus fréquents dans le Pacifique, hallucinations sont plus courantes dans l océan Indien. consommation de poissons carnivores FDR de symptômes cardio-vasculaires poissons herbivores FDR de sp gastro-intestinaux ou nerveux prédominants (vertiges, ataxie). 70

Ciguatoxine = neurotoxine qui ouvre les canaux Na voltage dépendants =>apparition spontanée et répétitive de potentiels d action + flux eau et Na dans les cellules Touche les N. moteurs, sensitifs, les JNM, le Ʃ sympathique et Ʃ para sympathique 71

Clinique Prurit : maître-symptôme, les paumes des mains et plantes des pieds Myalgies, Arthralgies : grosses articulations, Éruptions cutanées : lésions éruptives non spécifiques Frilosité, frissons sans fièvre, Hypersudation, hypersalivation, hyperlacrymation, rhinorrhée. Raideur de nuque. Dysurie, rétention aigüe d'urines. Hydrophobie. Flou visuel transitoire Chute des cheveux plus tardif (durée?) 72

Clinique Troubles digestifs : Douleurs abdominales, Nausées, vomissements, Diarrhée, Hoquet. Troubles neurologiques, peuvent persister longtemps qq jours à qq semaines, parfois des mois. Atteinte du SNC : Syndrome cérébelleux, léthargie, céphalées quotidiennes, Hallucinations visuelles ou auditives (océan indien), vertiges, Atteinte du SNP : Paresthésies, surtout au niveau des extrémités, du visage, Dysesthésies sensations de brûlure ou de décharges électriques au contact d'objets froids «inversion de la sensation thermique». troubles de la marche. Faiblesse musculaire voire parésies. Abolition ou diminution des ROT 73

Symptômes pouvant engager le pronostic fonctionnel/vital Troubles de la déglutition. Convulsions. Troubles de la conscience. Coma. Paralysie de la fonction respiratoire (Parésie M respiratoire ou atteinte SNA ou polyneuropathie) L'EMG peut montrer des signes de dénervation +/- de démyélinisation. La biopsie nerveuse montre une atteinte démyélinisante et/ou une infiltration œdémateuses des fibres. 74

SIGNES CARDIO-VASCULAIRES Responsables de la gravité de l intoxication. Surviennent précocement mais durent <7 jours Bradycardie sinusale Hypotension artérielle/ Hypotension orthostatique Rarement : troubles du rythme : ESV ou ESSV, troubles de la conduction BAV 1, état de choc cardiogénique 75

Traitement : symptomatique anti-émétiques, anti-diarrhéiques, antispasmodiques. anti-prurigineux, antalgiques, anxiolytiques, solutés de remplissage et de réhydratation, drogues vaso-actives,... mannitol : si atteinte nerveuse, traitement le + efficace. l œdème des neurones, serait anti-rlo et empêcherait la fixation de la toxine sur les R Na (1 g/kg en 30 à 45 minutes) Après intoxication : éviter poissons, fruits de mer, alcool pendant trois à six mois. 76