EXCLUSIVEMENT SOLIDAIRE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013



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EXCLUSIVEMENT SOLIDAIRE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013

SOMMAIRE RAPPORT MORAL 5 FICHE D IDENTITÉ L ASSOCIATION IMPLANTATION DONNÉES CLEFS ENGAGEMENTS ET ORIENTATIONS GOUVERNANCE 13 ACTIVITÉ 2013 BILAN ET PERSPECTIVES RESSOURCES HUMAINES DES SERVICES, DES ÉQUIPES ÉLÉMENTS ÉCONOMIQUES ET FINANCIERS LES TEMPS FORTS DE L ANNÉE LES PERSONNES ACCUEILLIES 29 BILAN DES PÔLES 57 RAPPORTS FINANCIERS 2 de couverture : Le Carré des biffins est un espace de vente solidaire de 100 places organisé du samedi au lundi sous le pont de l avenue de la Porte Montmartre pour permettre l activité des biffins. Cette expérimentation créée en 2009, à l initiative de la Mairie du XVIII e arrondissement de Paris, a été confiée à Aurore qui est chargée d organiser l occupation des places et de proposer un accompagnement social aux vendeurs. 1

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 RAPPORT MORAL Côté innovations, nous avons achevé la montée en charge du programme expérimental Un chez soi d abord et développé une équipe mobile vers les locataires en rupture de lien chez cinq bailleurs sociaux. En 2013, Aurore a poursuivi son développement, dans un contexte de crise persistant. Sur le terrain, nos équipes sont les témoins, chaque jour, des difficultés sociales grandissantes, d emploi et de logement notamment. C est pourquoi il faut investir aujourd hui dans l accompagnement à la réinsertion des personnes précaires et exclues, et réaffirmer notre attachement à la solidarité. En 2013, deux associations nous ont rejoints : Aide au Choix de Vie en juillet organisme de formation et d aide à la recherche d emploi - et Escale entreprise d insertion - en décembre. Par ailleurs, Aurore a achevé la mise en œuvre de projets programmés de longue date, dont notamment : deux résidences sociales, trois pensions de famille, un ensemble résidence sociale et pension de famille de quarante logements qui ont vu le jour au sein du pôle Habitat. L épicerie sociale créée à Montreuil par le pôle Insertion permet depuis octobre à des ménages en difficulté de faire leurs courses alimentaires à moindres frais (10 à 25% du prix de vente en grande surface classique). Les pôles Urgence et Hébergement ont quant à eux participé à l accueil en urgence de sans abri durant la campagne hivernale 2013-2014. Même si nous nous réjouissons des moyens financiers consacrés par les pouvoirs publics à l urgence, nous redoutons la loi du thermomètre et la remise à la rue au printemps de personnes avec lesquelles un travail social prometteur a été commencé. INNOVER ET TRAVAILLER EN PARTENARIAT Dans un environnement difficile, Aurore reste un acteur majeur de la solidarité qui s attache à multiplier les innovations et inventer de nouvelles formes de soutien aux plus exclus. Dès que cela est possible, l association travaille en partenariat. Ainsi, elle est partie prenante au sein de groupements de coopération sociale et médico-sociale (GCSMS) à Paris, dans les Hauts-de-Seine et à Soissons (Aisne). Elle bénéficie également de l énergie d une centaine de bénévoles, œuvrant en complémentarité des équipes professionnelles. Par son développement, Aurore offre plus de possibilités de mobilités internes, qu elles soient géographiques ou sectorielles, à ses salariés. Concernant la formation professionnelle, l accent a été mis en 2013 sur les actions collectives. Enfin, les échanges et travaux entrepris avec les représentants du personnel ont permis, entre autres, de signer un accord diversité et égalité des chances. RÉAFFIRMER LA NÉCESSAIRE SOLIDARITÉ Le colloque Les angles morts de la solidarité de l automne - un temps de réflexion entre acteurs qui sera renouvelé en 2015 - a permis de réaffirmer la nécessaire solidarité qui doit être mise en œuvre pour ceux qui passent à travers toutes les mailles du système social. Nous avons, à cette occasion, redit la nécessité du décloisonnement des dispositifs, l autonomie de gestion et la confiance dont les associations ont besoin pour accomplir au mieux leurs missions, avec le sens de la responsabilité qui les caractérise. Les comptes de notre association sont sains, et notre vigilance gestionnaire permanente. Les pouvoirs publics, d Etat comme locaux, continuent à nous accorder leur confiance, tout comme certaines fondations et partenaires privés que nous souhaitons ici remercier. 2

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 RAPPORT MORAL Nous tenons également à remercier les administrateurs et les citoyens qui s engagent à nos côtés, les équipes pour leur exigence au quotidien, et les bénéficiaires de nos actions qui se font de mieux en mieux entendre. Nous saurons leur proposer plus d espaces de parole, notamment au sein de notre conseil d administration, dès 2014. Ceci implique mobilité, adaptabilité et ouverture d esprit. Nous sommes déterminés dans la continuité de ce qui nous réunit depuis 1871. Pierre COPPEY, Président Eric PLIEZ, Directeur général Dans un contexte de contraintes budgétaires fortes, nous devons savoir repenser nos modes d intervention. L avenir est aux plates-formes partenariales agissant de concert auprès de personnes logées de manière pérenne, à l échelle de la Métropole. L accueil de jour Emile Zola de Bezons dans le Val d Oise accueille de manière inconditionnelle toute personne adulte en grande précarité. La structure - qui propose les petit-déjeuner et déjeuner, des douches, une laverie et une permanence sociale - a accueilli 260 personnes en 2013. 3

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AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 FICHE D IDENTITÉ FICHE D IDENTITÉ 6 L ASSOCIATION 7 IMPLANTATION 8 DONNÉES CLEFS 9 ENGAGEMENTS ET ORIENTATIONS 10 GOUVERNANCE L activité de l association, créée en 1871, se concentre autour de trois grandes missions : héberger, soigner, insérer. En 2013, près de 16 000 personnes ont été accompagnées par des équipes pluridisciplinaires de professionnels, une centaine de bénévoles venant quotidiennement en appui des actions pour compléter l offre d accueil et d accompagnement proposée. Aurore est amenée chaque année à répondre aux besoins croissants des personnes en situation d exclusion en proposant de nouveaux services, de nouvelles actions, toujours menées en partenariat avec les financeurs et les acteurs locaux. Des sans abri aux chômeurs très éloignés de l emploi, des personnes souffrant d addiction aux jeunes migrants, des malades chroniques aux femmes victimes de violences, Aurore propose un hébergement et un accompagnement professionnel aux personnes touchées par la précarité sociale. Page de gauche : Au Carré des biffins, les vendeurs sont des adultes en très grande précarité sociale et économique, justifiant de la nécessité d un complément de ressources et s engageant à ne vendre que des produits de seconde main issus de la récupération. Ils ont adhéré à la charte du Carré. 5

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 FICHE D IDENTITÉ L ASSOCIATION Organisées autour de trois missions, hébergement, soin et insertion, ses activités sont multiples : maraudes, centres spécialisés dans l accueil et l hébergement de personnes rencontrant des problèmes d addiction, activités de réinsertion professionnelle à destination de personnes en rupture d emploi ou handicapées, hébergement de personnes en souffrance psychique. S appuyant sur son expérience, Aurore propose, impulse et expérimente des formes innovantes de prises en charge qui s adaptent à l évolution des phénomènes de précarité et d exclusion. L association travaille en partenariat avec l Etat et les collectivités locales, régions, départements et communes. Le dialogue avec les autorités qui financent les actions est permanent, en cohérence avec les besoins recensés sur ses territoires d intervention. Aurore se développe en privilégiant la création ou la reprise de petits services à taille humaine. Autonomes dans leur fonctionnement, ils s inscrivent tous dans le cadre du projet stratégique de l association, régulièrement revisité. Le développement par fusion avec des associations souhaitant pérenniser leur activité se fait sur la base de valeurs et d une vision stratégique partagées. Aurore, le plus souvent délégataire de missions, emploie plus de 1 000 personnes et anime un réseau de bénévoles. 6

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 FICHE D IDENTITÉ Val d Oise Hauts-de-Seine Seine-et-Marne Seine-Saint-Denis PARIS Val-de-Marne IMPLANTATION Essonne Aisne BUCY-LE-LONG Loire-Atlantique Île-de-France NANTES REFFANNES Deux-Sèvres BRANTÔME PÉRIGUEUX Dordogne PARIS (75) II E ARRONDISSEMENT Résidence sociale Bonne nouvelle IV E ARRONDISSEMENT Suzanne Képès Bureaux du Siège V E ARRONDISSEMENT Restaurant social & ESAT Santeuil VIII E ARRONDISSEMENT Secrétariat du pôle Hébergement IX E ARRONDISSEMENT Equipe mobile Coordination des maraudes parisiennes secteur ouest CHRS Siloë Club de prévention Siloë X E ARRONDISSEMENT Résidence Magenta Itinérances Plan ATLAS bus XI E ARRONDISSEMENT Résidence Accueil Les papillons Résidence accueil Ménilmontant CHRS Le Lieu dit XII E ARRONDISSEMENT Service Petite Maintenance Maraude est Auberge Raguinot Equipe de rue et coordination maraudes secteur ouest de paris Halte Femmes Halte Jeunes 16/25 Halte Mazas Halte sociale Secrétariat du pôle Urgence XIII E ARRONDISSEMENT Secrétariat du pôle Accueils et soins psychiques SAVS XIII e Appartements de coordination thérapeutique Espace Rivière Mijaos ESAT 10/18 ESAT Espace Aurore PRISM (service d accompagnement allocataires RSA) La Maison Cœur des femmes Plan ATLAS bus Restaurant social chevaleret Secrétariat du pôle ESAT XIV E ARRONDISSEMENT LOGIS Espace Jeunes Le Miroir Centre de stabilisation Pasteur Centre de stabilisation Pierre Petit XV E ARRONDISSEMENT La Conversation thérapeutique Centre psychothérapique Dutot Foyer Cévennes Foyer Labrador Hopital de jour Cévennes Hopital de jour Labrador ITEP L Éveil SESSAD L Eveil Résidence Apollinaire SAVS XV e Pension de famille et résidence sociale Boucicaut Pension de famille et résidence sociale Vaugirard Résidence sociale Cévennes CHRS Antenne Aurore CHRS Etoile du matin CHRS SARAH XVII E ARRONDISSEMENT Plan ATLAS bus XVIII E ARRONDISSEMENT Pension de famille et résidence sociale Aubervilliers Pension de famille et résidence sociale Belliard Logements d insertion Relais Cœur de femmes CAARUD et CSAPA EGO Résidence accueil Primavera Espace Emploi Le Carré des biffins PLIE Paris nord est XIX E ARRONDISSEMENT PANGEA PHASE Résidence sociale Ramponneau XX E ARRONDISSEMENT CSAPA Menilmontant Espace jeunes Taos Amrouche Secrétariat du pôle Insertion professionnelle Pension de famille Julien Lacroix CHRS Soleillet Espace Emploi - Contrat d Autonomie SEINE-ET-MARNE (77) MITRY-MORY EDI Cap Sourire ESSONNE (91) PALAISEAU Pension de famille et résidence sociale HAUTS-DE-SEINE (92) BOULOGNE-BILLANCOURT Centre de stabilisation L Olivier CHRS La Colombe Pension de famille Diaz CLAMART Pension de famille FONTENAY-AU-ROSES Pension de famille La Cavée SÈVRES Pension de famille Les Sables VILLE D AVRAY Résidence sociale Villa Esmeralda SEINE-SAINT-DENIS (93) AUBERVILLIERS CAARUD Aubervilliers Communauté thérapeutique Aubervilliers AULNAY-SOUS-BOIS FIRST GAGNY Chantier d insertion Prélude CSAPA Clémenceau Lits Halte Soins Santé Résidence sociale La Montagne CHRS La Talvère Secrétariat du pôle Addictions GOURNAY Résidence sociale La Marne LE RAINCY Résidence sociale La Fontaine Epicerie sociale Odyssée : plateaux techniques restauration Louez Solidaire Pension de famille Molière Résidence accueil Branly S PASSE 24 La Maison bleue LIVRY-GARGAN EDI l Odyssée Espace Emploi MONTREUIL Baux glissants et logements temporaires Secrétariat du pôle Habitat Solibail SEVRAN Les jardins du Pont blanc VILLEMOMBLE Appartements de coordination thérapeutique Seine-St-Denis VAL-DE-MARNE (94) CHENNEVIÈRES Logements Relais LA VARENNE SAINT-HILAIRE Résidence Albert 1 er LIMEIL-BREVANNES Logements Relais MAISON-ALFORT Résidence acceuil Le Clos NOGENT-SUR-MARNE Résidence sociale jeunes SUCY-EN-BRIE Logements Relais VALENTON Maison Husson VILLENEUVE-LE-ROI Escale VAL D OISE (95) ARGENTEUIL Résidence sociale Le Chalet BEZONS Accueil de jour Emile Zola CHRS Rives de Seine CERGY SAINT-CHRISTOPHE ACT Bords de L Oise Appartements thérapeutiques Dune GARGES LES GONESSE ASLL Hébergement temporaire Studios jeunes GONESSE CHRS Le Phare AISNE (02) BUCY-LE-LONG Centre APTE DORDOGNE (24) BRANTÔME Communauté thérapeutique Brantôme PÉRIGUEUX Appartements de coordination thérapeutique LOIRE-ATLANTIQUE (44) NANTES SCAMPS Appartements de coordination thérapeutique L Entr act DEUX-SÈVRES (79) REFFANES Foyer de vie Le Berceau Page de gauche : L accueil de jour Pangea a pour mission d apporter un cadre protecteur adapté à des jeunes mineurs isolés étrangers. Le service offre un accompagnement éducatif, sanitaire, social et psychologique ainsi qu un appui à leur quotidien. 7

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 FICHE D IDENTITÉ EN DONNÉES CLEFS 2013 15 698 PERSONNES HÉBERGÉES ET/OU ACCOMPAGNÉES, DONT : PÔLE URGENCE : 4 208 Maraudes auprès de personnes à la rue, accueil et hébergement de stabilisation PÔLE HÉBERGEMENT : 1 389 Hébergement et accompagnement à la réinsertion sociale PÔLE HABITAT : 2 904 Logements et accompagnement pour ménages en fin de parcours de réinsertion PÔLE ADDICTIONS SANTÉ-PRÉCARITÉ : 2 031 Prise en charge de personnes souffrant d addictions ou de maladies chroniques PÔLE ACCUEILS ET SOINS PSYCHIQUES (347 adultes et 97 enfants) : 444 Lieux de soins, de soutien à l autonomie, et hébergement pour personnes en souffrance psychique PÔLE ESAT (nombre de travailleurs handicapés formés) : 166 Établissements de formation pour adultes handicapés psychiques PÔLE INSERTION : 4 556 Formation et accompagnement vers l emploi REPAS SOCIAUX SERVIS (1 031/JOUR) : 376 248 PLACES D HÉBERGEMENT À L ANNÉE (hors plan hivernal) : 2 090 LOGEMENTS : 1 256 SERVICES ET ACTIVITÉS : 127 SALARIÉS : 1 057 BÉNÉVOLES : 110 TOTAL DES CHARGES : 83 676 396 TOTAL DES PRODUITS : 84 204 538 AURORE EST PRÉSENTE DANS : 35 VILLES 10 DÉPARTEMENTS 5 RÉGIONS 15 ARRONDISSEMENTS PARISIENS 8

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 FICHE D IDENTITÉ ENGAGEMENTS ET ORIENTATIONS L association Aurore, qui intervient principalement en Îlede-France et a développé ses activités dans quatre autres régions, promeut une approche globale de l accompagnement des personnes exclues. Aurore est en recherche permanente d innovation pour mieux répondre aux nombreuses formes de l exclusion. Cette recherche se conduit avec les personnes accueillies elles-mêmes, avec leurs familles, avec les équipes de terrain, avec les citoyens associés à nos projets et avec des partenaires universitaires. Elle nous amène à proposer régulièrement des dispositifs nouveaux, transversaux, à nos partenaires et financeurs et à être pionnier sur de nombreux sujets. Elle nous conduit également à revisiter et réorienter régulièrement nos différents projets d établissement et à accompagner les salariés de l association dans les mutations de compétences nécessaires à ces évolutions. Nous concevons nos interventions de façon pragmatique, à l abri, autant que faire se peut, des préjugés idéologiques, ancrée dans nos principes humanistes, laïques et solidaires. Si nous savons que l hébergement est le préalable de toute démarche de réinsertion, nous développons toutes les fois où cela est possible une approche pluridisciplinaire qui mobilise les compétences de l association dans le domaine sanitaire, dans le domaine social, dans le domaine de la formation ou de l insertion. Cela nous conduit à promouvoir des approches transversales au sein de l association pour mobiliser les compétences de ses différents services au bénéfice de personnes accueillies, mais cela nous conduit aussi à développer des partenariats avec d autres associations ou des services publics. 9

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 FICHE D IDENTITÉ GOUVERNANCE LE CONSEIL D ADMINISTRATION BUREAU : Pierre Coppey, Président, Xavier Huillard, 1 er Vice-Président, Maurice Mallet, 2 nd Vice-Président, Pierre Abgrall, Secrétaire Général, Sylvain Duranton, Trésorier, François Fassy, Trésorier adjoint. AUTRES MEMBRES : Dino Belkacem, Jean Blocquaux, Gladys Bournique, Pierre- Michel Chaudru, Ghislaine de Chevigny, Gérard Delacroix, Françoise Foret, Philippe Goujon, Hélyette Lefevre, Sylviane Leger, Virginie Legrand, Anne-Marie Maffre- Sabatier, Catherine Meut, Jacques Toubon. Le conseil d administration détermine les orientations stratégiques d Aurore et veille à leur mise en œuvre. Le directeur général est le représentant permanent du conseil d administration et le pilote de l association. Le siège coordonne et veille à l application des stratégies en terme de finances, de ressources humaines, de qualité, de juridique et de communication. Il est un lieu de ressources et d appui aux pôles. Maurice Mallet, vice-président et Anne-Marie Maffre- Sabatier, administratrice, animent un groupe au service du développement de l expression des personnes accueillies. Au cours de l année, la mission interministérielle d inspection du logement social (MILOS) est venue contrôler la gestion des pensions de famille et des résidences sociales de l association. Trois administrateurs Francois Fassy, Pierre-Michel Chaudru et Sylviane Léger ont été associés aux réflexions internes liées à cet audit. EN 2013 7 bureaux 3 conseils d administration 2 assemblées générales 12 comités de direction 2 séminaires cadres Aurore a choisi de fonctionner en mode déconcentré, laissant aux pôles et aux services une grande autonomie dans leur travail, au quotidien. Les directions de terrain ont ainsi une délégation et des responsabilités ainsi que l outillage nécessaire pour fonctionner de manière réactive, au service des personnes accueillies. Les membres du conseil d administration, bénévoles, sont impliqués dans la gestion de l association et participent à différentes instances de réflexion et de prise de décisions. Pierre Coppey, président, est responsable du bon fonctionnement de la gouvernance et le représentant politique de l association. Sylvain Duranton, trésorier, valide la gestion financière globale en lien avec la directrice financière. Pierre Abgrall, secrétaire général veille sur la bonne gestion administrative et juridique de l association, sur sa gouvernance et sur le pilotage des dossiers immobiliers d Aurore. 10

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 FICHE D IDENTITÉ ORGANIGRAMME CONSEIL D ADMINISTRATION FINANCES DIRECTEUR GÉNÉRAL SECRÉTARIAT GÉNÉRAL RESSOURCES HUMAINES QUALITÉ COMMUNICATION PARTENARIAT JURIDIQUE HÉBERGER SOIGNER INSÉRER URGENCE 18 SERVICES ET ACTIVITÉS ADDICTIONS SANTÉ-PRÉCARITÉ 18 SERVICES ET ACTIVITÉS ESAT 3 SERVICES ET ACTIVITÉS François Morillon, Directeur de pôle François Hervé, Directeur de pôle Jean-Luc Franzoni, Directeur de pôle HÉBERGEMENT 23 SERVICES ET ACTIVITÉS ACCUEILS ET SOINS PSYCHIQUES 13 SERVICES ET ACTIVITÉS INSERTION PROFESSIONNELLE 19 SERVICES ET ACTIVITÉS Armando Magallanes, Directeur de pôle Claude Magdelonnette, Directeur de pôle Olivier Febvre, Directeur de pôle HABITAT 33 SERVICES ET ACTIVITÉS Sandrine Afchain, Directrice de pôle * La liste des services et activités est disponible page 7. 11

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AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 ACTIVITÉ 2013 ACTIVITÉ 2013 BILAN ET PERSPECTIVES RESSOURCES HUMAINES UN ENVIRONNEMENT SOCIAL QUI CONTINUE D ÉVOLUER Cette année, deux associations, Escale et Aide au Choix de Vie (ACV) ont rejoint Aurore. La Convention Collective 51, majoritaire au sein de l association, avait subi de fortes évolutions avec la mise en place d une recommandation patronale. En 2013, sa mise en application est venue directement impacter le passage des sauts d ancienneté et de technicité, la récupération des jours fériés, etc. Un avenant à la convention, signé en fin d année 2013 pour une application en 2014, permettra la restauration du socle conventionnel. LA MOBILITÉ ET LE RECRUTEMENT EXTERNE L association souhaite encourager la mobilité interne, qu elle soit géographique ou fonctionnelle, car elle est source de richesses tant au niveau des compétences, que de la connaissance de différents publics ou de l échange de bonnes pratiques. Ces mouvements internes supposent le respect de règles, qui ont été formalisées dans une charte de mobilité. Pour gagner en efficacité, une procédure recrutement a été mise en place afin de clarifier les rôles de chacun (encadrement, service administratif de pôle, siège ) dans le dispositif. L effectif de l association a augmenté de 14%, passant de 929 salariés à 1057 à fin 2013. 176 salariés ont été embauchés en CDI et 345 en CDD et contrats aidés. Nos objectifs 2014 - Communiquer sur les outils : charte de mobilité et procédure recrutement, - Recueillir les souhaits de mobilité et pouvoir proposer des postes en conséquence. LA QUALITÉ DE VIE AU TRAVAIL ET LA PRÉVENTION DES RISQUES Pour améliorer la protection sociale des salariés, l association a proposé une mutuelle à tous les salariés présents en juin 2013 qui le souhaitaient. Cette couverture santé complémentaire est rendue obligatoire pour les nouveaux recrutés après 4 mois d ancienneté. Conformément à notre obligation légale et pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des salariés, un document unique d évaluation des risques professionnels (DUERP) est rempli par les chefs de service et les directeurs. Son support a été révisé pour s adapter davantage aux spécificités du secteur d activité. Il s agit de l ajout d une partie relative aux risques psycho-sociaux, reprenant notamment la relation avec le public accueilli. Notre objectif 2014 - Mettre en place une démarche paritaire «risques psycho-sociaux (RPS)» avec la mise en place d un comité de pilotage au niveau de l association, des cellules de veille RPS au niveau des pôles, permettant d établir des plans d actions et des groupes de travail dédiés. LA GESTION PRÉVISIONNELLE DES EMPLOIS ET DES COMPÉTENCES (GPEC) ET LA FORMATION PROFESSIONNELLE En fin d année 2013, le comité de direction s est réuni pour travailler à la refonte du support et de la procédure des entretiens professionnels individuels qui auront lieu tous les deux ans. Parmi plus de 400 formations dispensées en 2013, 20% sont qualifiantes (BTS, DE aide médico-psychologique, CAFDES, CAFERUIS, Certificat d habilitation électrique ). Comme annoncé dans les orientations stratégiques de la formation à Aurore, les actions auprès de l encadrement ont débuté en 2013 avec des formations collectives orientées sur la rédaction du rapport d activité, du projet d établissement et sur les rôles, missions et attentes du management à tous les niveaux de la hiérarchie. Des salariés ayant peu ou pas de qualification (niveau V et infra) sont entrés en 2013 dans un dispositif formation dit «socle de base» reprenant les fondamentaux (français, mathématiques et informatique) appliqués à l emploi occupé. Ils concernent environ 25 personnes. Ces actions se poursuivront en 2014. Nos objectifs 2014 - Exploiter les entretiens professionnels individuels en termes de souhaits de formation et de mobilité, - Continuer le recentrage de la formation vers plus d actions collectives. Page de gauche : Pangea fait partie du pôle Insertion d Aurore qui a formé et accompagné vers l emploi plus de 4 500 personnes en 2013. 13

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 ACTIVITÉ 2013 LE DIALOGUE SOCIAL Des accords d adaptation ont été signés avec les partenaires sociaux concernant les associations récemment fusionnées avec Aurore (Loginter, EGO, SILOË, Le Berceau, Aide au Choix de Vie) pour garantir une égalité de statut social à l ensemble du personnel. L accord sur la diversité et l égalité des chances, comprenant 3 volets (l égalité homme-femme, les dispositions prises vis-à-vis des seniors, des juniors et des travailleurs handicapés) a été signé au cours de l année 2013. Il marque la volonté de l association d offrir à chacun de ses salariés, à compétences égales, les mêmes possibilités d accès à l emploi et de construire son parcours professionnel. Un travail de suivi avec des indicateurs est mené avec la commission égalité du comité d entreprise. Nos objectifs 2014 - Signer un accord GPEC, - Mettre à plat les différentes organisations de travail et signer un accord sur le temps de travail. Plusieurs outils ont été mis en place durant l année passée. En 2014, il sera question de communiquer largement sur ces derniers et les faire vivre pour qu ils puissent remplir leurs missions. Leur objectif est d anticiper les évolutions tout en maîtrisant la réalité du moment, en associant l intérêt général et l intérêt particulier, en aidant chaque salarié à évoluer et se former, à son profit et au bénéfice de l association. Dans ce sens, l association a souhaité mettre à la disposition de tous, un document reprenant la politique RH menée au sein de l association. ZOOM SUR DEUX AVANCÉES DE L ACCORD DIVERSITÉ ET ÉGALITÉ DES CHANCES Les travailleurs handicapés En 2013, une communication auprès de tous les salariés a permis d augmenter le nombre de salariés reconnus handicapés aux effectifs, passant de 20 à 32 personnes. Pour Aurore, c est à la fois mieux remplir son obligation légale et aussi assurer son rôle d employeur responsable. Les contrats emplois d avenir En 2013, l association a signé une convention avec l Etat pour l embauche de 30 jeunes en contrat emploi d avenir. Pour donner le maximum de chances de réussite à ces jeunes souvent éloignés de l emploi, un animateur a été missionné au sein d Aurore, pour aider les jeunes, les équipes qui les accompagnent et créer une dynamique de groupe. 14

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 ACTIVITÉ 2013 LA FORMATION : UNE PRIORITÉ Les actions formation doivent permettre de gérer les mutations relatives aux évolutions des outils de travail, des nouvelles réglementations, des métiers et des organisations. Elles ciblent également le renforcement des compétences et expertises des professionnels dans leur métier et filière. Les formations ont été légèrement moins nombreuses en 2013 qu en 2012. Cependant, leur durée a été plus grande en 2013, ce qui s explique notamment par le taux élevé de formations certifiantes et qualifiantes (plus de 20%). NOMBRE DE SALARIÉS AU 31 DÉCEMBRE 2013 : 1 057* *Les données sociales présentées ne tiennent compte ni des effectifs des salariés travailleurs handicapés en ESAT, ni ceux issus des fusions Aide au Choix de Vie et Escale survenus en 2013, en raison de leur implémentation dans le logiciel paie Aurore en janvier 2014. ÉVOLUTION DU NOMBRE DE SALARIÉS FORMÉS ÉVOLUTION DU NOMBRE D HEURES DE FORMATION 600 20 000 18 549 500 468 449 15 000 400 11 433 300 276 10 000 10 728 200 5 000 100 0 2011 2012 2013 Nombre de salariés 0 2011 2012 2013 Heures de formation RÉPARTITION DES FORMATIONS PAR TYPE D ACTIONS DE FORMATION 60 % 54 % 50 % 45 % 40 % 33 % 30 % 28 % 20 % 10 % 0 1 % 4 % 2012 13 % 6 % 1 % 2013 15 % Bureautique Langue Management Sécurité Techniques profesionnelles 15

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 ACTIVITÉ 2013 EN 2013 7 salariés en formation initiale (alternance) 88 salariés en formation qualifiante (diplôme ou certificat) ÉVOLUTION DE LA RÉPARTITION DES POSTES À TEMPS PLEIN ET À TEMPS PARTIEL (SALARIÉS EN CDI) 80 % 70 % 73,5 % 75,5 % 77 % 60 % ÉVOLUTION DE LA RÉPARTITION DES SALARIÉS EN FONCTION DU TYPE DE CONTRATS 50 % 40 % 100 % 90 % 89 % 86 % 88 % 30 % 20 % 26,5 % 24,5 % 23 % 80 % 70 % 60 % 10 % 0 2011 2012 2013 Temps plein Temps partiel 50 % 40 % 30 % 20 % 10 % 6 % 5 % 9 % 5 % 7 % 5 % ETP CDI ETP CDD 0 ETP CUI + alternance 2011 2012 2013 PYRAMIDE DES ÂGES PAR GENRE (TOUS CONTRATS CONFONDUS) 100 90 91 96 92 80 76 77 76 70 60 50 63 61 52 64 61 65 40 30 25 36 37 31 30 20 10 0 15 < 25 ans de 25 à 29 ans de 30 à 34 ans de 35 à 39 ans de 40 à 44 ans de 45 à 49 ans de 50 à 54 ans de 55 à 59 ans de 60 à 64 ans 3 6 65 ans Hommes : 435 Femmes : 622 16

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 ACTIVITÉ 2013 PYRAMIDE DES ANCIENNETÉS PAR GENRE (TOUS CONTRATS CONFONDUS) 200 180 184 160 147 140 120 112 119 123 100 94 80 60 58 40 20 0 < 1 an de 1 à 3 ans de 4 à 6 ans 27 de 7 à 9 ans 30 39 de 10 à 12 ans 19 19 de 13 à 15 ans 11 15 de 16 à 18 ans 9 20 de 19 à 21 ans 14 17 > 2 2 a n s Hommes Femmes EN 2013 Taux de fréquence des accidents du travail : 2,36 pour 100 000 Taux de gravité des accidents du travail : 0,84 pour 1 000 TAUX D ABSENTÉISME (MALADIE ET ACCIDENT DE TRAVAIL) Le taux d absentéisme est constant malgré un nombre de jours d absence plus important. Cela s explique par l accroissement concomitant de l effectif ETP moyen. SALAIRE BRUT MOYEN (CDI TEMPS PLEIN UNIQUEMENT) Rémunération moyenne brute du mois de décembre Hommes Femmes 2 375 2 251 2011 2012 2013 Taux d absentéisme 4,4 % 4,3 % 4,3 % ÉGALITÉ DES CHANCES Pourcentage de cadres (tout contrat) Les hommes cadres représentent 40 % de l effectif cadre (contre 60 % pour les femmes). 50% des cadres en position hiérarchique sont des femmes (versus 50 % pour les hommes). EN 2013 Embauche de moins de 25 ans : 65 personnes Embauche de plus de 50 ans : 86 personnes Recrutements en CDI suite à CDD : 37 personnes Embauches en CDD Plan hivernal (structures de l urgence et de l hébergement) : 50 personnes 17

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 ACTIVITÉ 2013 DES SERVICES, DES ÉQUIPES LE RESTAURANT SOCIAL CHEVALERET À PARIS Pôle Insertion «Nous servons tous les soirs, toute l année, 360 repas chauds et assis dans un réfectoire. C est un public d habitués. Nous travaillons avec eux et les accompagnons vers une réinsertion. Nous recevons beaucoup de retraités pour lesquels les fins, voire les milieux, de mois, sont difficiles. Par ailleurs, nous ressentons les problèmes qui se posent à l autre bout de la terre : des problèmes au Mali et nous voyons plus de maliens par exemple.» Radhouane Babouche, Chef de service. À écouter sur www.aurore.asso.fr : «Affluence dans les restaurants sociaux d Aurore. RTL a rencontré les bénéficiaires du restaurant Chevaleret». APPARTEMENTS DE COORDINATION THÉRAPEUTIQUE (ACT) DE PÉRIGUEUX Pôle Addictions santé-précarité Accompagnement de personnes originaires d Aquitaine, atteintes de maladie chronique invalidante. «Les ACT de Dordogne comptent 10 places. Cela nous per- met de réunir régulièrement les usagers lors d actions collectives, ce qui apporte une dimension familiale qui rassure notre public et développe l entraide mutuelle. Notre service a également la particularité de fonctionner à flux tendu : le parc locatif de Périgueux ne connaissant pas l engorgement d autres régions, les usagers restent peu de temps dans nos appartements. Une fois devenus autonomes dans leur relation au soin, ils accèdent facilement à un logement et ne restent pas captifs du dispositif». Philippe Van Melle, directeur. 18

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 ACTIVITÉ 2013 ESAT SANTEUIL Pôle ESAT L ACCUEIL DE JOUR PANGEA Pôle Insertion Restaurant social pour un public en précarité. Ouvert 7j/7, midi et soir, le restaurant sert plus de 600 repas. «Le restaurant Santeuil a pour particularité de poursuivre une double mission sociale : il s agit à la fois d un ESAT pour personnes handicapées par la maladie mentale et d un restaurant social destiné à un public en très grande précarité, dont de nombreux sans-abri. En général, les clients ne savent pas qu il s agit d un ESAT et ignorent donc le handicap des travailleurs de la structure. Ces derniers, en revanche, sont conscients de la précarité des clients. C est quelque chose qui compte beaucoup pour eux, car cela leur permet ainsi de passer «d aidés» à «aidants»». Evgen Serre, chef de service. L ACCUEIL DE JOUR ÉMILE ZOLA DE BEZONS Pôle Hébergement Apporter un cadre protecteur adapté à de jeunes migrants isolés. «La spécificité de l accueil de jour Pangea réside dans son public : de jeunes mineurs étrangers arrivés clandestinement en France. Au titre de leur minorité, ils sont pris en charge par l Aide Sociale à l Enfance (ASE), qui peut éventuellement prolonger cet accompagnement après leur majorité. Outre son statut administratif spécifique, ce public a également pour particularité d être socialement isolé : arrivés seuls en France, ces jeunes n y ont donc aucun soutien familial. En partenariat étroit avec l ASE et les établissements où ces jeunes sont scolarisés, nous leur apportons un accompagnement éducatif, sanitaire, social et psychologique, ainsi qu un appui quotidien.» Nadine Chambert, chef de service. PENSION DE FAMILLE JULIEN LACROIX Pôle Habitat Petit déjeuner et repas de midi, laverie, douches et permanence sociale pour hommes, femmes, couples avec enfants en grande précarité. «Nous notons une nette augmentation des demandes cette année, avec notamment l arrivée de familles avec des enfants de 6 à 10 ans non scolarisés car sans domiciliation. Nous faisons le nécessaire pour qu ils puissent aller à l école.» Candice Manza, agent d accueil. La pension de famille permet d inscrire des ménages en grandes difficultés dans un logement durable et accompagné. «Nous avons une salle commune dans laquelle les résidents des deux parties de l immeuble familles monoparentales d une part etpersonnes isolées d autre part se croisent. Nous mettons en place des activités communes dans cet espace et cela les mobilise. Ils s échangent services et conseils, cela les rapproche de la réalité de ce qu est la vie entre citoyens». Mimouna Ouchani, assistante sociale. À lire sur aurore.asso.fr : «Les pensions de famille en voyage grâce au concours de l agence nationale des chèques vacances». 19

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 ACTIVITÉ 2013 ÉLÉMENTS ÉCONOMIQUES & FINANCIERS ÉVOLUTION DES CHARGES ET PRODUITS D EXPLOITATION ENDETTEMENT SUR CAPITAUX PROPRES 100 M 90 M 80 M 70 M 60 M 50 M 60 641 230 60 964 776 70 299 137 69 841 795 81 775 894 83 418 004 20 M 17,5 M 15 M 12,5 M 10 M 16 550 506 8 091 618 (48,89 %) 17 990 701 9 264 059 (51,49 %) 19 738 476 8 885 575 (45,02 %) 40 M 7,5 M 30 M 20 M 5 M 10 M 0 2011 2012 2013 Charges Produits 2,5 M 0 2011 2012 2013 Capitaux propres Dettes/Emprunts RÉPARTITION DES CHARGES D EXPLOITATION DÉTAIL DES CHARGES D EXPLOITATION TOTAL : 81 775 894 100 80 60 62,90 % 61,74 % 61,45 % Salaires et charges + intérim : 50 249 967 Loyers & charges locatives : 13 874 999 Amortissements : 1 869 060 Autres charges : 15 781 868 40 20 0 37,10 % 2011 38,26 % 2012 38,55 % 2013 DÉTAIL DES PRODUITS D EXPLOITATION TOTAL : 83 418 004 Ventes/prestations : 6 982 861 Redevances/ aides au logement : 5 641 157 Subventions/DG : 66 131 834 Aides au poste : 1 954 052 Autres produits : 2 708 004 Salaires et charges + intérim Autres DÉTAIL DES FINANCEMENT SUBVENTIONS/DG EN 2013 Total des charges : 83 676 396 Total des produits : 84 204 538 DRIHL/DDCS : 43,97 % (29 078 152 ) ARS : 36,85 % (24 370 047 ) DASES : 8,86 % (5 856 520 ) Autres : 10,32 % (6 827 105 ) 20

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 ACTIVITÉ 2013 LES TEMPS FORTS DE L ANNÉE CRÉATION DE L ÉPICERIE SOCIALE DE MONTREUIL Pôle Insertion UN LIEU DE PARTAGE ET DE SOLIDARITÉ L épicerie permet à des familles montreuilloises orientées par les services sociaux d accéder à une alimentation de qualité, à moindre coût. Parallèlement à l accompagnement individuel dont chaque client de l épicerie fait l objet, la structure a mis en place des actions collectives éducatives et socio-culturelles : jardinage, chant, informatique, gestion de budget... Aux côtés de l équipe, une vingtaine de bénévoles anime le lieu qui a été inauguré le 26 novembre 2013. À lire sur aurore.asso.fr : «Le Parisien découvre l Epicerie Solidaire d Aurore à Montreuil» AMÉNAGEMENT DU CENTRE D HÉBERGEMENT D URGENCE SAINT-PÉTERSBOURG Pôle Urgence UN «SQUAT LÉGAL» EMBLÉMATIQUE Les 15 000 m 2 des anciens bureaux de l Institut National de la Propriété Industrielle ont été mis à disposition par l Etat, permettant ainsi de mettre à profit certains des nombreux m 2 de bureaux vides en Île-de-France. Le centre d hébergement, qui accueille 120 personnes, a été visité en décembre par Mme Duflot Ministre du logement. À lire sur aurore.asso.fr : «Cécile Duflot chez Aurore. La Ministre s est rendue dans un centre d hébergement d urgence de l association» 21

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 ACTIVITÉ 2013 FUSION AVEC L ASSOCIATION AIDE AU CHOIX DE VIE Pôle Insertion UNE ANNÉE D ACTIVITÉ POUR LE SCAMPS À NANTES Pôle Addictions santé-précarité UNE INNOVATION QUI PERMET DE MAINTENIR DES MALADES PRÉCAIRES DANS LE SOIN RÉAFFIRMER L IMPORTANCE DE L ACCÈS À L EMPLOI ET À LA QUALIFICATION DES PERSONNES EN DIFFICULTÉ Créée en 1981, ACV, implantée en Essonne, à Paris et en Seine-Saint-Denis, a pour mission la formation et l accompagnement vers l emploi de personnes fragilisées. Depuis le 1er juillet, elle a rejoint Aurore. Un rapprochement qui reconfigure le pôle Insertion et lui permet de gagner en efficience. Aurore réaffirme avec cette fusion son engagement dans les activités d insertion professionnelle des publics très éloignés de l emploi. CRÉATION DE L ÉQUIPE MOBILE Pôle Hébergement À Nantes, le service de coordination et d accompagnement médico-psycho-social (SCAMPS) accompagne en ambulatoire des personnes malades nécessitant une coordination médico-sociale, quel que soit leur hébergement : autonome, centre d hébergement, maison de retraite Les personnes restent ainsi dans des lieux familiers. Un dispositif innovant, expérimental et qui rempli ses objectifs, financé par l agence régionale de santé (ARS), l institut national du cancer (INCa), La Ligue contre le cancer, et avec le soutien de la FNARS Pays de la Loire. À lire sur aurore.asso.fr, le dossier consacré à Scamps par le magazine Actualités Sociales Hebdomadaires : «Plus loin que le soin.» INAUGURATION DE LA RÉSIDENCE BELLIARD À PARIS Pôle Habitat UN PARTENARIAT GAGNANT AVEC LES BAILLEURS, AU SERVICE DES LOCATAIRES EN DIFFICULTÉ L équipe mobile mobilise les compétences d une coordinatrice et de psychologues pour intervenir auprès de locataires du parc social en difficultés - à la demande des bailleurs sociaux avec lesquels elle est en partenariat - et mobiliser un réseau de partenaires locaux autour de la personne. Enfin, des modules de sensibilisation sont proposés chez les mêmes bailleurs aux gardiens d immeubles, aux gestionnaires de patrimoine PROPOSER DES LOGEMENTS ET UN ACCOMPAGNEMENT ADAPTÉ À l image du dynamisme du pôle, qui a ouvert trois structures résidentielles mixtes résidences sociales/pensions de famille (163 logements) en 2013, Aurore a inauguré en septembre la résidence Belliard. Il s agit d un bâtiment comportant une pension de famille et une résidence sociale totalisant 41 logements, ainsi qu un commerce. Le tout est certifié «bâtiment basse consommation» et «habitat et environnement». 22

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 ACTIVITÉ 2013 EXPÉRIMENTATIONS ET BILANS D ACTION Aurore est en recherche constante d offres permettant de répondre aux besoins, nouveaux ou déjà identifiés, des personnes et familles en difficultés que ce soit en terme d hébergement, de logement, d emploi, de santé Avec l aide de partenaires, des expérimentations voient le jour chaque année. Concernant l hébergement et le logement, Aurore s est engagée dès ses débuts dans l intermédiation locative - Louez solidaire à Paris et Solibail en Ile-de-France -, un dispositif qui fait ses preuves depuis respectivement 2007 et 2009. L objectif est d héberger en logements privés des familles accompagnées par l association et relogées au terme de 18 mois maximum. À la fin de l année 2013, le pôle Habitat d Aurore gérait 530 logements par le biais de ces dispositifs financés par la Ville de Paris et l Etat. Aurore se positionne comme un acteur du Logement d abord éviter le «parcours du combattant» de l héber- gement et proposer un toit avant toute autre démarche sociale ou de soin, ces actions étant mises en place dans un second temps - notamment avec la coordination nationale de l expérimentation parisienne Un chez soi d abord : des volontaires sont recrutés et inclus dans la recherche selon trois critères : être sans abri, souffrir de troubles mentaux sévères et avoir des besoins élevés en termes d accompagnement. Parmi ces personnes, la moitié bénéficiera de l accompagnement de l équipe dédiée au programme expérimental Un chez soi d abord et l autre moitié pour- suivra son parcours dans le droit commun. Les deux groupes sont suivis 24 mois par l équipe de recherche. Il s agit de comparer les effets de l offre habituelle de services (équipes de maraude, dispositifs d hébergement en escaliers, structures médico-sociales, équipes de secteurs sanitaires et sociaux,...) et de cette offre associée à l accompagnement spécifique Un chez soi d abord afin d en évaluer la plus-value. À lire sur aurore.asso.fr : «Un chez soi d abord. Le programme en mots, en photos et en vidéos» un article de VivaPresse.fr Les jeunes sont également très touchés par les difficultés d accès au logement. C est pourquoi, en partenariat étroit avec la mairie et la mission locale de Villiers-le-Bel, et le bailleur Val d Oise Habitat, le pôle Hébergement propose des studios à 16 jeunes de 16 à 25 ans en difficultés engagés dans un projet d insertion professionnelle. Pour leur permettre de débuter sereinement dans la vie. Le même pôle Hébergement a reconduit et pérennisé durant l hiver 2012-2013 son expérimentation d accompagnement, au centre d hébergement L Olivier, de personnes hébergées en hôtel. Les conclusions positives - effets positifs de la mixité des publics hôtels/centre d hébergement amenés à se croiser notamment lors des repas sur leur mobilisation au service de leur projet de vie, amélioration de l hébergement avec une offre de repas, meilleur accompagnement et sorties mieux préparées et plus adaptées - ont conduit direction régionale et interdépartementale de l hébergement et du logement des Hauts-de-Seine (DRIHL) à renouveler l expérience pour le plan hivernal 2012-2013 et à pérenniser ensuite les 20 places du service dénommé Les Alizées. L association sert plus de 1000 repas par jour dans ses restaurants sociaux. Des repas chauds, proposés en réfectoire et jamais dans la rue pour permettre aux personnes en grande précarité, souvent sans abri, de se poser, de se reposer. Pour que la distribution des repas au restaurant de la Porte de la Villette ne s arrête pas pendant les vacances d été, la mairie de Paris a sollicité Aurore pour prendre le relais, en juillet 2013, des Restos du Cœur pour le service du midi, et en août celui de l association La Chorba pour le service du soir. Une continuité importante puisque plus 350 personnes sont bénéficiaires chaque jour des plateaux repas de la Villette. Le restaurant constate une forte proportion de migrants, venus des quatre coins du monde, au gré des conflits naissants. Pour aider une partie de ces migrants les plus fragilisés, les mineurs isolés étrangers de plus de 17 ans, le pôle Insertion a ouvert la structure Pangea, un accueil de jour qui les accueille et les accompagne dans leur quotidien comme dans leur projet de vie. Le même pôle, qui a pour objectifs la formation et l accompagnement vers l emploi, a monté en 2013 le chantier Prélude. Composé de dix-huit salariés en insertion et de quatre encadrants techniques il propose une activité déménagement et petite logistique d une part - rattachée elle au pôle Urgence - et une activité peinture d autre part. Engagés en contrat unique d insertion, les salariés apprennent un métier et travaillent à la stabilisation de leur situation. Le chantier intervient très majoritairement au sein de l association et travaille en collaboration avec l entreprise d insertion Escale, qui a fusionné avec Aurore en 2014. 23

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 ACTIVITÉ 2013 L année 2013 a été également marquée par la poursuite des évaluations externes. La deuxième vague d établissements et services s est engagée dans un processus d évaluation externe de plus en plus complexe. L Agence nationale de l évaluation des établissements sociaux et médico-sociaux (Anesm) ayant accru ses exigences dans ce domaine. Les équipes ont dû s adapter au fur et à mesure de l évolution des textes. Un énorme travail de mise en conformité des outils a été réalisé dans un temps parfois contraint. Les projets d établissements ou de service, les livrets d accueil, les contrats de séjour, les règlements de fonctionnement, et les projets personnalisés ont parfois été totalement refondus et retravaillés par les professionnels. La traçabilité de la participation effective des usagers au fonctionnement du service, la traçabilité de l expression de leurs attentes et de leurs besoins dans des outils formalisés a obligé les équipes à fournir un véritable travail de construction d outils spécifiques. En 2013, une dizaine d établissements et services ont réalisé avec succès leur évaluation externe. Les évaluateurs ont repéré pour chaque service des pratiques professionnelles remarquables au bénéfice de l usager. Ces pratiques propres à chaque service confirment au travers d une dynamique collective la recherche de bientraitance de la part des professionnels. La poursuite du processus en 2014 va confirmer le souci de chacun d offrir une prise en charge de qualité à chaque usager. DES PARTENAIRES À NOS CÔTÉS Aurore fait partie du Collectif hébergement et accompagnement de personnes en aménagement de peine pour raison médicale, qui œuvre pour que les détenus ne vivent plus leur maladie et ne meurent plus en prison. Le groupe a été entendu en 2013 par le groupe interministériel Santé-Justice. Aurore a également contribué, par ses propositions, à la conférence de consensus «Prison, éviter la récidive» de février 2013. À lire sur aurore.asso.fr : «Détenus malades chroniques. Des propositions pour améliorer leur prise en charge». «Conférence de consensus. Les propositions d Aurore pour éviter la récidive». À lire sur Médiapart et aurore.asso.fr : «La prison m a rendue sauvage : le témoignage de Vanessa». L agence nationale des chèques vacances a permis en 2103 à 350 usagers de partir en vacances. Ce partenariat important pour les personnes accueillies existe depuis plus de 4 ans et représente une vraie plus-value dans l action éducative menée par les travailleurs sociaux. L ANCV intervient également dans le cadre des projets CIVAM en collaboration avec la fédération nationale des centres d initiatives pour valoriser l agriculture en milieu rural (FNCIVAM) qui proposent à des personnes en grande exclusion de vivre 10 jours au sein d une exploitation agricole. Le projet expérimental Formation Action-Emploi 2012-2014 financé par le fonds social européen (FSE) visait à renforcer l accompagnement des personnes accueillies vers l emploi ou la formation, en réalisant dans les services des ateliers hebdomadaires, co-animés par un formateur extérieur spécialisé et un travailleur social. Ce dispositif a concerné 12 groupes sur un an, dans 7 services d Aurore. Les résultats de cette expérience sont très encourageants : 62 % des personnes inscrites en 2013 ont obtenu une issue positive (emploi ou formation dans un dispositif de droit commun), ce qui représente une belle réussite pour nos publics dits «en difficulté», et ce grâce au travail remarquable et coordonné entre les travailleurs sociaux et les formateurs. Le projet FSE Grundtvig/Conseil régional d Île-de-France «Rien pour nous sans nous», a rassemblé partenaires régionaux et européens, travailleurs sociaux et personnes accueillies, autour d une réflexion commune et d échanges, en vue d améliorer nos pratiques en matière de participation citoyenne des personnes accueillies. Le groupe «atelier citoyen» s est investi dans de nombreuses activités, notamment : enquête dans différents services sur le niveau de participation citoyenne atteint à Aurore ; ateliers culturels ; CCPA (Conseil Consultatif des Personnes Accueillies) ; élections de 2 délégués personnes accueillies au CA d Aurore ; rencontres transnationales à Genève, Paris, Liège et Athènes À lire sur aurore.asso.fr : «Rencontres Grundtvig. Cultivons nos différences». Le coordinateur culturel d Aurore a accompagné les bénéficiaires à Genève, dans le cadre de la mise en place d une formation en médiation culturelle (en partenariat avec Cultures du cœur). La coordination a pour but de faciliter une réflexion permanente en matière culturelle, de créer du lien entre les services. Des actions sont ainsi proposées tout au long de l année. En 2013 : animations musicales dans les services ; participation au réseau Vivre ensemble associant les professionnels du champ social et les structures culturelles de Paris/Île-de-France ; organisation de sorties pour les bénéficiaires ; atelier chanson avec créations musicales et enregistrements de musique assistée par ordinateur (MAO) à la résidence Primavera, pour tous les bénéficiaires de l association. 24

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 ACTIVITÉ 2013 Enfin, Aurore a créé en 2012 deux associations, dont nous pouvons tirer les bilans après plus d une année de fonctionnement : - Cent voix!, dont la mission est de participer à la reconstruction des personnes en situation d exclusion et de précarité via des ateliers photo et vidéo, a présenté sa première exposition à Paris à la galerie Fait&Cause en mars et avril 2013. Elle a été exposée en octobre au CHRS La poterne des peupliers ainsi que dans le cadre de Paris Photo Off en novembre. De nouveaux photographes - Jean-Louis Courtinat, Laure Tiberghien et Alice Santini - sont intervenus aux côtés de Bertrand Meunier et de Sarah Moon. L association prépare une nouvelle exposition pour 2014, ainsi qu une vente aux enchères. - Forte d une centaine de bénévoles, Aurore souhaite, par le biais de l association Aurore Bénévoles et citoyens, fédérer toutes les forces vives, et notamment citoyennes, autour de son projet associatif et tisser des liens sur les territoires où elle est implantée. 2013 a été une année de rencontres, d écoute, d état des lieux, de réflexion partagée. En 2014, l association a pour objectifs de développer et valoriser le bénévolat, renforcer les liens partenariaux, et inscrire davantage encore Aurore dans les réseaux liés à l activité du bénévolat. L association poursuit le même objectif avec, pour la deuxième année, l organisation des Ecrans d Aurore : un cycle de films ou documentaires traitant de sujets ayant trait au social et donnant lieu à un débat avec le réalisateur à l issue de la projection. Enfin, un des événements majeurs pour Aurore en 2013 a été l organisation de son premier colloque Les angles morts de la solidarité en octobre. L association a réuni plus de 500 personnes lors d une journée de réflexion qui a permis de mettre la lumière sur une population qui passe à travers les mailles du système social, ces «invisibles» qui se situent aux angles morts de la solidarité. La diversité et la complémentarité des participants (élus, médecins, travailleurs sociaux, chercheurs ) ont fait la richesse des débats de ces rencontres. Les intervenants ont chacun à leur tour alerté sur les risques engendrés par la sur-exclusion. À lire : la synthèse du colloque en ligne sur colloqueaurore.com ÉVÉNEMENTS Nous notons cette année l organisation de sept inaugurations : la première pierre de la résidence Vertbois à Paris, la rénovation des locaux de l espace de socialisation pour jeunes Spass 24 à Montreuil (93), une épicerie sociale dans la même ville, le foyer LOGIS et la résidence Belliard à Paris, enfin, la Maison Husson à Valenton (94). Les inaugurations sont l occasion de rassembler, autour du président de l association, les partenaires financiers et sociaux, autour de la concrétisation d un projet. Notre maillage territorial s exprime au quotidien dans le travail de terrain mais aussi lors d événements particuliers tels que les Conférences de L Olivier organisées au centre d hébergement L Olivier dans les Hauts-de-Seine depuis plusieurs années. Avec des thèmes toujours percutants, le cycle 2013-2014 a une fois de plus rassemblé salariés d Aurore, partenaires du département et résidents. 25

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 ACTIVITÉ 2013 LES PERSONNES ACCUEILLIES 2313 enfants à temps plein et 399 à temps partiel sont accueillis dans nos services. Le centre psychothérapique Dutot, l Itep et le Sessad L Eveil accompagnent en outre 105 enfants dans leurs structures spécialisées. La Maison bleue est une structure d accueil d urgence pour femmes en fin de grossesse ou sortant de maternité et sans hébergement. 8 780 hommes : la majorité des personnes accueillies à Aurore sont des hommes (4 605 femmes - 2 313 enfants). L accueil de jour Emile Zola propose tous les jours petit-déjeuner et diner. Le pôle Insertion accompagne des personnes éloignées de l emploi. Il reçoit principalement des hommes entre 36 et 45 ans. 58% d entre eux ont un niveau d études égal ou inférieur au CAP-BEP. À l issue de leur formation à Aurore, 40% sont employés en CDD, CDI, contrat aidé ou entrés en stage. L espace Taos Amrouche accueille les jeunes pour des activités culturelles, sportives ou d orientation socioprofessionnelle. 26

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 ACTIVITÉ 2013 Parmi les personnes suivies par les équipes de maraude, nombre sont celles nécessitant que l on réponde à leurs besoins primaires : hygiène, duvet, vestiaire Néanmoins, les maraudes ont toujours pour objectif d entrer en contact avec les personnes pour travailler avec elles une solution de sortie de rue. Aurore a plusieurs équipes de rue et coordonne les maraudes professionnelles et bénévoles de l ouest parisien. 70% des ménages qui entrent dans les dispositifs du pôle Habitat (résidences sociales, pensions de famille ) étaient auparavant hébergées de manière précaire en squats, centres d hébergement d urgence, hôtels A l initiative du Conseil général du Val-de-Marne, l ancienne gendarmerie de Chennevières/Marne a été réhabilitée en logements relais pour familles. Les équipes de travailleurs handicapés formés dans nos ESAT sont à 70% composées d hommes ayant entre 26 et 45 ans. L ESAT 10/18 dans le XIII e arrondissement de Paris est une extension de l ESAT Espace Aurore. Les deux établissements emploient 131 travailleurs handicapés. À lire sur aurore.asso.fr et leplus.nouvelobs.com : Les portraits de Thess, Nadia, Jacques, Alain et Momo, hébergés au centre Magenta «Mon but, avoir une vie normale». 27

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AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 BILAN DES PÔLES BILAN DES PÔLES URGENCE Le pôle héberge, accueille et va vers les personnes vivant à la rue, sans abri, de manière inconditionnelle. 30 actions sont menées au sein de différentes structures : centres d hébergement d urgence, accueils de jour, maraudes. Les principaux objectifs que poursuit le pôle sont : la professionnalisation, la réactivité et la créativité, une réflexion permanente (ateliers du pôle, comité scientifique, séminaires), des conditions d accueil et d hébergement satisfaisantes (travaux, déménagement, démarche qualité), une organisation dynamique, réactive et compétente, des exigences budgétaires et un dialogue de proximité social et partenarial. Le contrat pluriannuel d objectif et de moyens (CPOM) 2014 2017 va permettre de poursuivre les actions déjà en cours. Le dialogue de proximité avec nos commanditaires est permanent, ainsi qu avec les instances politiques et représentatives du personnel d Aurore, sans oublier les équipes sans lesquelles rien ne peut être réalisé. Le CPOM est la manifestation de notre détermination, de notre volonté de transparence, et, plus globalement, de notre engagement dans un contexte de décroissance budgétaire des services et de croissance du nombre des précaires, des pauvres et des exclus. L analyse des données du CPOM précédent (2009 2012) permet de noter une activité doublée en 4 ans et 76% d objectifs atteints. Nous observons que l activité domiciliation de la Halte Sociale a doublé - passant de 900 à 1880 personnes- et que la maraude a également doublé son activité, alors même que les sorties de rue vers les centres d hébergement baissent (33% en 2009, moins de 6% en 2012). En 2013, l activité du pôle a augmenté de 30 % par rapport à 2012, le taux d occupation en hébergement étant lui supérieur à 100 %, comme tous les ans. De nouvelles opérations sont à noter : Une expérimentation de logement d urgence réussie avec 95% de personnes relogées définitivement et sorties des hôtels 115. Un modèle renouvelé pour 2013-2014, étendu à nos partenaires bailleurs ICF La Sablière, Logement Français et RIVP. Une action à destination des familles et des mineurs. 270 places d hébergement ont été pérennisées (capacité totale du pôle : 656 places). Le pôle a mis pleinement en œuvre des mesures d économies dès juin 2012 qui permettent d afficher en 2013 un bilan comptable positif. LE PÔLE EN 2013 18 services (30 actions) 14 M de budget 195 salariés au 31 décembre 2013 Financeurs : Direction Régionale et Interdépartementale de l Hébergement et du Logement (DRIHL) et Ville de Paris 4 208 personnes hébergées et/ou accompagnées Le portage d un service logistique et déménagement mutualisé qui prend ses marques, en collaboration avec les pôles Insertion et Hébergement. Une directrice adjointe de pôle a pris ses fonctions en janvier. Son périmètre d intervention comprend prioritairement l hébergement pérenne du pôle. A la sortie de l hiver 2013, aucune personne n a été remise à la rue (32 en 2012). L ANIMATION DU PÔLE Des ateliers de réflexion ouverts aux salariés sur différentes thématiques ont donné lieu à des productions écrites. Par ailleurs, des groupes de travails transversaux ou non à l association se poursuivent. Séminaires et rencontres se sont également tenus sur des sujets divers (comptabilité, paie, GPEC...). Nous noterons aussi la poursuite d actions de formation. La démarche qualité est lancée. La Maison, particulièrement investie, a passé l épreuve avec succès ; suivent Pierre Petit, Albert 1 er et les autres centres d hébergement. Une phase de retour d enseignement sera programmée en 2014. Notre travail en partenariat et en réseau est toujours riche : CIVAM Pulsart SPIP de Paris - Pôle addictologie et Habitat SNCF - Unicité RATP, ICF Sablière, Ville de Paris, UT DRIHL de Paris, du Val de Marne et de Seine Saint Denis; Conseil Général du Val de Marne Sans oublier une implication toujours plus importante du pôle à la vie du SIAO Insertion de Paris (commissions techniques) et à la FNARS. Le directeur de pôle François Morillon est réélu en 2013 au bureau du groupement. Il est également secrétaire pour la FNARS IDF. Page de gauche : Trois bus partent tous les soirs du quai de Jemmapes, du site Chevaleret et de la porte Maillot vers le centre d hébergement La Boulangerie. En 2013, 173.870 nuitées d hébergement ont été effectuées. 29

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 BILAN DES PÔLES DÉVELOPPEMENT ET PORTAGE DE PROJETS L assureur Axa a été sensible à notre démarche et nous loue des appartements de standing pour le centre d hébergement Belmondo. Preuve que notre environnement évolue et se sensibilise. Ce partenariat doit nous permettre d approcher de nouveaux acteurs. Les projets immobiliers : le centre d hébergement Pierre Petit avait ouvert brillamment la voie en s installant dans le complexe de l hôpital Saint Vincent de Paul. Le CHU Saint Pétersbourg devient l emblème de notre développement futur, bientôt relayé par un projet en préparation encore plus ambitieux. La gestion de ses 15 000 m2 et prochainement des 50 000 m 2 à Saint Vincent de Paul traduit bien la confiance de nos partenaires. Elle symbolise aussi une nouvelle aire où le débat sur l utilité des biens publics (et privés) est au cœur de notre action. Nouvelle aire où l intérêt collectif pour les plus fragiles est central. Les autres centres avancent dans leurs projets, ceux annoncés en 2012 comme Raguinot et La Maison sont terminés. Albert 1 er, Le Ruisseau planchent encore pour humaniser leur accueil en 2014. Nous écrivions en 2012 que le principe de continuité et le maintien dans les structures en H24 étaient loin d être effectifs et généralisés. En 2013 nous nous félicitons que ce droit aux personnes soit de plus en plus respecté. Durant l été - de juillet à septembre 2013 le pôle a distribué 29.550 repas (contre 19.710 repas en 2012). Certains projets ont été revisités tels que les Espaces Solidarité Insertion La Halte Femmes et Mazas, chaque service se lançant en 2014 dans une démarche d auto-évaluation. La mutualisation de La Halte jeunes et Itinérances a produit les effets escomptés notamment à La Halte jeunes qui a vu sa file active augmenter. Son projet a été revisité pour repositionner le service sur un accueil de jour. Dans les deux cas, ces services offrent une prestation de qualité. Un projet de déménagement soutenu par la mairie du 10 ème arrondissement est à l étude. Concernant l aide alimentaire et le Plan Atlas (départ de bus quai de Jemmapes, Chevaleret et porte Maillot) : la restauration de Chevaleret fonctionne à plein, cependant le projet d installation d un nouvel Algeco tarde à se finaliser. Quant aux départs des bus, l attribution des dernières places parisiennes d hébergement (attribuées par le 115) a éré réformée. Désormais, le dispositif permet aux plus âgés connus depuis longtemps de bénéficier d une place au mois et n implique plus d appeler le 115 tous les jours. 30

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 BILAN DES PÔLES Le 115 délivre désormais les places directement et produit une liste fermée aux équipes. La mise en place a été sensible mais, depuis, le système est assez fluide et un peu plus confortable pour l équipe. Globalement la sortie de rue est particulièrement problématique à cause du manque de places d hébergement disponibles. ÉVOLUTION DU NOMBRE DE NUITÉES D HÉBERGEMENT Les bus transportent chaque soir des sans abri orientés par le 115 et le SIAO. Le premier départ quai de Jemmapes est consacré en priorité aux personnes âgées ou malades et aux personnes restées à la rue la veille, pour qu elles ne passent pas plus d une nuit dehors. 200 000 150 000 100 000 142 060 160 280 160 755 190 611 140 759 140 460 173 870 ÉVOLUTION DU NOMBRE DE SANS ABRI 450 401 406 400 50 000 0 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 350 300 250 200 218 314 311 229 220 MARAUDES : ACTIONS MENÉES AUPRÈS DES PERSONNES RENCONTRÉES Orientation médicale : 10 % Orientation hébergement/ habitat : 10 % Orientation juridique : 6 % Aide administrative : 44 % Orientation besoins primaires/hygiène : 30 % Le département de Paris a été divisé en quatre secteurs. Aurore assure la coordination des maraudes de l ouest parisien avec pour objectif de mailler le territoire, de permettre une meilleure coordination des maraudes d intervention sociale en lien avec les maraudes d évaluation et d orientation et les maraudes bénévoles, et d optimiser le service rendu à la population en situation de précarité et d errance. 150 100 50 0 XV e XVI e XVII e 108 VIII e 2013 2012 En 2013, la coordination des maraudes du secteur ouest de la ville de Paris a reçu 1155 signalements qui ont concerné 741 sansabri. Elle a enregistré une augmentation de 29% du nombre de signalements par rapport à 2012. La majorité des signalements ayant eu lieu durant l été. Néanmoins, il est à noter une baisse du nombre de signalements par rapport à l année dernière dans le XV e arrondissement ce qui est une exception dans le secteur ouest car les trois autres arrondissements enregistrent eux une forte augmentation et notamment dans le VIII e arrondissement. Page de gauche : 787 personnes ont été rencontrées en maraude en 2013. 31

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AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 ACTIVITÉS DES PÔLES HÉBERGEMENT La collaboration entre métiers et territoire est une donnée importante au pôle Hébergement. Elle permet la cohérence entre les projets d établissement du pôle, sous-tendus par les valeurs d Aurore. Elle favorise également le dialogue avec les partenaires tant sur les plans politique et financier qu à propos des contenus même des projets. Cet aspect dual du travail du pôle Hébergement est un gage de qualité de la prise en charge des personnes accueillies. Dans le territoire du Val-d Oise, 100 mesures Fonds de Solidarité pour le Logement (FSL) viennent compléter les 990 places pérennes proposées par l ensemble du pôle Hébergement. Dans une «tension harmonieuse», cohabitent au sein du pôle Hébergement des lieux d écoute et d accueils hétérogènes. Les accueils de jour de Boulogne-Billancourt et Bezons - ouverts sur la cité avec des modèles différents, alliant professionnels et bénévoles - sont les premiers remparts contre l isolement. Ils permettent également d initier l accompagnement social. Il existe dans les différents sites et structures d accueil des lieux dits «spécifiques» tels que les centres accueillants des sortants de prison, un centre maternel à Valenton, un centre pour femmes victimes de violences, les appartements de coordination thérapeutique (ACT) Bord de l Oise ; et d autres mal nommés «généralistes» : centres d hébergement d urgence (CHU) et centres d hébergement et de réinsertion sociale (CHRS). A chacun sa spécificité et sa valeur stratégique, avec son utilité et la même qualité de prise en charge pour les centres généralistes ou les lieux d accueil spécifiques. Les 23 sites ancrés dans cinq territoires d Ile-de-France (Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne et Val d Oise) ont un trait d union : recevoir et accompagner des personnes en situation de précarité voire d exclusion et de désaffiliation totale. LE PÔLE EN 2013 23 services 13,5 M de budget 171 salariés au 31 décembre 2013 Financeurs : DRIHL, Ville de Paris, Agence Régionale de Santé (ARS) et Conseils généraux des départements 75, 92, 93, 94 et 95 1 389 personnes hébergées et/ou accompagnées partenariat étroit, mais pas fusionnel, construira un maillage autour - et avec - le locataire dans un processus de soin et d inscription dans le champ de la santé mentale. L année 2014 sera celle de la mise en place du CPOM régional. Notre secteur d activité devra fournir plus d imagination (pédagogique/comptable) afin d entamer une réduction du coût à la place en trois ans. Si nous voulons être des partenaires responsables auprès de l Etat, le CPOM régional 2014/2017 est une occasion de démontrer notre capacité à faire évoluer nos projets en permanence et notre rigueur dans la gestion. Depuis 2006, les Conférences de l Olivier - qui ont lieu dans un centre de stabilisation- sont une preuve de l ancrage du pôle Hébergement dans les territoires. Les partenaires qui soutiennent ces rencontres, bailleurs, institutionnels, et bientôt un centre de formation pour travailleurs sociaux, témoignent de la pertinence et de l intérêt des conférences, lieu d échanges et de formation. Du dialogue métiers-territoires, d autres formes d organisation pourront naître. Une nouvelle plus-value doit bénéficier à ceux que nous accueillons, afin de mieux les accompagner dans une «trajectoire d insertion dans la cité». 17 cadres mènent à bien les projets d établissement en accord avec les valeurs d Aurore et dans le respect de la personne accueillie. Depuis juin 2013, l Equipe Mobile est rattachée au pôle Hébergement. Ce projet innovant a pour mission d aller vers les locataires en souffrance psychique dans les parcs des bailleurs franciliens. En 2014, trois bailleurs de tailles diverses ont répondu à cette nouvelle offre. Ce nouveau Page de gauche : Martine Trapon, directrice générale de l École normale sociale (ENS). Depuis 2009, le centre de stabilisation de L Olivier propose un cycle annuel de conférences sur les logiques du travail social et sa mise en pratique. 96% des partenaires ayant répondu à notre questionnaire sur les conférences en jugent les thématiques pertinentes. 100% des répondants souhaitent voir le cycle se poursuivre. 33

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 BILAN DES PÔLES HÉBERGEMENT À L ENTRÉE ET À LA SORTIE DES DISPOSITIFS 150 Entrée Sortie 120 90 60 30 0 Hôtel/ CHU CHRS FJT, foyer Sonacotra Prison Amis Famille Foyer (handicap psy) Location secteur public Location/ Établissements propriété de soins (privé) Hôpital Sans domicile/ Squat DURÉE DE SÉJOUR EN CENTRE D HÉBERGEMENT ET DE RÉINSERTION SOCIALE 50 45 40 35 30 25 20 15 10 5 0 0-3 mois 4-6 mois 7-12 mois 13-18 mois 19-24 mois 25-36 mois 3-5 ans 6-10 ans + 10 ans 2013 2012 2011 34 Page de droite : Le centre d hébergement et de réinsertion sociale La Talvère à Gagny (93) propose un accueil en structure collective et en appartements semi-collectifs, mais aussi deux places d urgence pour femmes victimes de violences, quatre places pour familles et dix places pour jeunes de 18 à 25 ans.

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 BILAN DES PÔLES EN 2013, LE PÔLE HÉBERGEMENT A CRÉÉ L EQUIPE MOBILE. RENCONTRE AVEC MARIANNE AUFFRET, COORDINATRICE DU SERVICE, ET DOMINIQUE MACCHI, DIRECTEUR DU PÔLE SOCIAL POUR LE BAILLEUR TOIT ET JOIE En quoi consiste l action de l Equipe Mobile? Marianne Auffret : «Notre mission est d accompagner les locataires des bailleurs sociaux en souffrance psychique vers les services de soins adaptés. L équipe est constituée de 5 psychologues à mi-temps et de moi-même. Notre action comporte 3 dimensions interdépendantes et coordonnées : le développement d un réseau partenarial local autour de la situation signalée, le soutien aux salariés des bailleurs et l intervention auprès des locataires. Nous travaillons actuellement avec les bailleurs Toit et Joie et Paris Habitat, qui nous ont confié le suivi de 30 logements situés en région parisienne. Au cours des prochains mois, cette collaboration devrait s étendre au Logement Français et à la SIEMP.» Qui sont ces locataires que vous accompagnez? Marianne Auffret : «Il s agit de locataires nous ayant été signalés par les conseillers sociaux des bailleurs partenaires. Parmi ces personnes, environ un tiers présente le syndrome de Diogène, une autre tiers est constitué de «couple» mère/enfant et la dernière part regroupe des personnes ayant des troubles psychiatriques et/ou des addictions. Bien sûr, ces profils peuvent parfois se superposer. Globalement, il s agit d un public précaire, tant économiquement que socialement, qui ne bénéficie pas d un suivi psychiatrique, pour différentes raisons.» Comment le partenariat entre Toit et Joie et Aurore s estil mis en place dans le cadre de cette Equipe Mobile? Dominique Macchi : «En décembre 2012, nous avons présenté, avec Aurore, le projet aux Fonds d innovation des Entreprises Sociales pour l Habitat (ESH), qui nous ont accordé leur soutien. L Equipe a donc pu voir le jour au cours de l été 2013. En septembre, elle suivait les premières situations que nous lui avions confiées.» A quel besoin répond cette collaboration? Dominique Macchi : «À Toit et Joie, nous étions préoccupés par ces locataires en souffrance psychique, et notamment par des situations si dégradées qu elles peuvent forcer à l expulsion. Avant la création de l Equipe Mobile, il n existait aucun moyen d aller directement à la rencontre de ces personnes. Souvent, ce sont les gardiens qui doivent gérer ce type de locataires, ce qui représente une pression importante pour eux. Il s agissait donc de répondre au besoin de ces locataires en permettant d éviter leur expulsion, tout en sensibilisant et conseillant nos salariés quant aux comportements et interlocuteurs à mobiliser dans ces situations.» 35

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AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 BILAN DES PÔLES HABITAT Le contexte de crise économique précarise la situation d un nombre croissant de personnes et de familles aux minima sociaux ou travailleurs pauvres et, par conséquent, rend plus difficile leur accès au logement de droit commun. Aujourd hui, ces constats maintiennent dans le circuit de l hébergement d urgence à l hôtel des personnes qui, bien que vulnérables, pourraient gérer leur parcours d insertion au sein d un logement décent et indépendant avec un accompagnement social individualisé. L accès au logement temporaire accompagné, en résidence sociale, dans l intermédiation locative (Louez Solidaire et Solibail), en logements relais ou encore en pension de famille, est une des réponses adaptées aux différentes formes d exclusion sociale. Le logement temporaire est un outil d insertion, un maillon dans la chaîne du parcours d insertion de personnes vulnérables en grandes difficultés sociales et psychiques ou présentant des difficultés d adaptation sociale. Il complète la réponse de type CHRS. Le pôle Habitat assure la gestion locative d environ 1200 logements. Il s organise, innove et promeut deux grands axes d accueil en logement temporaire : le diffus et le résidentiel. Nous adaptons nos interventions et notre savoir-faire en conséquence, dans le respect et le partage des valeurs portées par Aurore que sont l humanisme, la solidarité et la laïcité. Le pôle Habitat, c est : 530 logements en Intermédiation Locative : Louez Solidaire et Solibail 16 pensions de familles 10 résidences sociales 3 résidences accueil 2 dispositifs de logements d insertion 3 dispositifs de logements relais Logements d insertion en bail glissant Logements d insertion en bail associatif L activité du pôle se déploie sur trois grands axes : - Rendre les ménages accueillis acteurs de leur parcours, au sein d appartements censés permettre l expérimentation in situ des droits et devoirs de locataire ainsi que la démonstration des capacités au «savoir habiter», - Accompagner les personnes vers un accès à l autonomie en développant des actions socialisantes individualisées et/ou collectives adaptées aux besoins de chacun en vue d accéder au logement de droit commun, - Renforcer et développer l ancrage territorial, s appuyer sur les compétences et savoir-faire locaux dans l intérêt des ménages accueillis. LE PÔLE EN 2013 33 services 12,5 M de budget 99 salariés au 31 décembre 2013 Financeurs : DRIHL, UT DRIHL, DDCS, Ville de Paris et Conseils généraux des départements 75,91, 93 et 94 2 904 personnes hébergées et/ou accompagnées LES PARTENARIATS AVEC DE NOMBREUX BAILLEURS, UN ENGAGEMENT RÉCIPROQUE : Paris Habitat, Domaxis, Fréha, Ville de Montreuil, Habitat Social Français, Toit et joie, RIVP, SIEMP, Sageco, Ville de Paris, La Sablière, Conseil Général du Val-de-Marne, RSF/Immobilière 3F, Logement Français, OPH de Drancy, SGIM, EFIDIS. Collecteurs : Astria, Solendi, GIC, Alliance, Cilgère. Les établissements et services du pôle Habitat sont implantés en Ile-de-France, essentiellement dans les départements de Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne et Essonne. Pour ce faire, des équipes pluridisciplinaires concourent à la bonne réussite du projet des personnes : équipe socioéducative, équipe patrimoine, équipe technique, équipe quittancement, équipe des services généraux, équipe cadres. L ensemble de ces professionnels participe au projet des personnes accueillies, au décloisonnement des prises en charge et des parcours. Page de gauche : Pension de famille Julien Lacroix, à Paris. Six pensions de famille du pôle Habitat sont parties en séjour d été à La Rochelle, avec le concours de l Agence Nationale des Chèques Vacances. Les projets vacances cofinancés par l ANCV peuvent être, pour les personnes accueillies, un temps de détente, un rapprochement familial, un temps de renforcement des liens sociaux. 37

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 BILAN DES PÔLES LES ÉVÉNEMENTS DE L ANNÉE L année 2013 aura été riche en mouvements, inscrite dans une réflexion et des actions de recherche permanente d adaptation, d innovation, d évolution, d amélioration et de cohérence des dispositifs d accompagnement de nos publics, signes d une association qui vit, s interroge, se repense et s organise en regard des besoins des publics et dans le souci de participer à faire évoluer les politiques sociales et les pratiques professionnelles. Ce travail est le fruit d une collaboration transversale étroite entre nos équipes, nos financeurs, les personnes accueillies à travers les instances représentatives et d expression, nos partenaires et tous les acteurs territoriaux. 2013 a été une année de maîtrise opérationnelle. Le pôle a revu son organisation fonctionnelle pour l adapter à ses besoins, au regard de l accroissement de ses activités et de sa capacité à se développer. L année passée a également été une année de retour à l équilibre financier. La réorganisation du pôle Habitat, initiée en 2012, est venue confirmer la plus-value des compétences transversales, une capacité de réactivité, de rigueur, de projection et de professionnalisme au service de nos publics et dans le respect de nos projets d établissements et de services. De nouveaux outils de pilotage et d observation de l activité ont été mis en place et une évolution des pratiques professionnelles est venue enrichir les parcours et renouveler les regards croisés au service d un public toujours plus vulnérable dont les difficultés s accroissent avec des problématiques associées (perte d emploi, faibles ressources, surendettement, troubles psychiques, addictions, violences conjugales, situations d enfants en danger ). Le pôle s est développé avec l ouverture de trois structures résidentielles mixtes résidences sociales/pensions de famille (163 logements au total dont 113 places en pension de famille), et la montée en charge de l activité Solibail (80 logements). Développement également et consolidation des actions socioéducatives du patrimoine, du service technique et de l accueil visant à améliorer notre démarche qualité dans l intérêt des personnes accueillies. Développement enfin du partenariat et des liens sociaux dans les territoires d intervention du pôle. La participation des personnes accueillies est en œuvre avec notamment les conseils de la vie sociale mis en place dans les pensions de famille. Un des représentants des élus au conseil d administration d Aurore est en outre une personne accueillie à la résidence Vaugirard. Toutes les actions engagées en 2013 sont le fruit d un travail de qualité et d implication de l ensemble de nos équipes et collaborateurs. PERSPECTIVES 2014 Poursuivre notre démarche qualité et l élaboration des projets de service, Intégration des pensions de famille dans le CPOM régional et transversal Aurore, S engager dans de nouvelles actions innovantes alternatives aux différentes formes d exclusion, Renforcer les procédures et les actions visant à réduire les situations d impayés, Elaborer les conditions et modalités d un process d évaluation interne, 38

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 BILAN DES PÔLES Poursuivre ledéveloppementd actions transversales internes entre lesdifférents pôles d Aurore au bénéfice de nos publics. Croiser les compétences internes nous permettra de continuer à être acteur de l évolutiondes métiers du champ social, médico-social et sanitaire et ainsi d être novateur dans un environnement en mutation, Se doter de moyens à la hauteur de notre programme de développement prévu en 2014-2015. Nous souhaitons également rendre un hommage pour son engagement professionnel à notre collaborateur, Alain Motut, décédé en 2013. ACTIVITÉ DES MÉNAGES ENTRANTS Sans emploi : 34 % CDD/Intérim : 15 % CDI : 34 % Contrats divers (contrats aidés...) : 4 % Formation/stage (rémunéré ou non) : 3 % Invalidité : 1 % Reconnaissance invalidité AAH : 4 % Retraité : 5 % RESSOURCES DES MÉNAGES ENTRANTS AAH: 5 % AAH + salaire : 2 % Assedic : 6 % Autre : 1 % CAF : 8 % Indemnités journalières : 1 % Retraite : 4 % RSA socle : 19 % Salaire: 50 % Sans : 4 % ACTIVITÉ DES MÉNAGES SORTANTS Sans emploi : 29 % CDD/Intérim : 17 % CDI : 39 % Contrats divers (contrats aidés...) : 2 % Invalidité : 2 % Reconnaissance invalidité AAH : 5 % Retraité : 6 % HABITAT DES MÉNAGES À L ENTRÉE ET À LA SORTIE DU DISPOSITIF 150 Entrée Sortie 120 90 60 30 0 Sans domicile/ Squat Hôpital Location/ propriété (privé) Location secteur public HLM Famille Amis Institutions Hôtel/ CHU CHRS/ Hébergement asso éclaté Décès Page de gauche : Inauguration de la résidence Belliard : Pierre-François Gouiffès, président du directoire d EFIDIS, Éric Pliez, directeur général d Aurore, Daniel Vaillant, maire du 18 e, député de Paris, ancien ministre, Pierre Coppey, président d Aurore (au micro) et Olga Trotiansky, adjointe au maire de Paris, chargée de la solidarité, de la famille et de la lutte contre l exclusion. La résidence Bélliard propose 17 appartements en résidence sociale et 23 logements en pension de famille. Un appartement est occupé par le maître de maison. La résidence bénéficie d une localisation à proximité immédiate du métro et des commerces, et est labélisée «Bâtiment basse consommation.» 39

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AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 BILAN DES PÔLES ADDICTIONS SANTÉ-PRÉCARITÉ Cette année a été marquée par la crise, dont la durée et la profondeur affectent nos publics : les précaires sont plus précaires, et ceux qui se maintenaient à la limite de l exclusion basculent, générant des difficultés d insertion, des procédures qui s allongent et retardent la régularisation de situations administratives complexes. Nos dispositifs de réduction des risques, parmi d autres, en font le constat quotidien, et la mise en évidence de nouveaux besoins a conduit au développement d une antenne du Caarud EGO à Aubervilliers. Cette situation sature aussi nos dispositifs d accès aux soins, appartements de coordination thérapeutique (ACT), lits halte soins santé (LHSS) Cela renforce notre devoir de développer des solutions innovantes et alternatives d accès au soin et à l hébergement, tels les dispositifs PHASE et MIJAOS pour les usagers actifs, dont les résultats démontrent que disposer d une sécurité d hébergement est une condition essentielle pour s occuper de soi et envisager un avenir. À Nantes, le SCAMPS accompagne en ambulatoire des personnes malades nécessitant une coordination médico-sociale, quel que soit leur hébergement : autonome, centre d hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), maison de retraite permettant aux personnes de rester dans des lieux familiers, et aux équipes d être ponctuellement soutenues pour accompagner une situation complexe. Ces dispositifs d avenir n existent pas tels quels dans les textes, il serait essentiel d en évaluer l impact, tant pour les personnes que pour la société, et d en valider la pertinence. Il est remarquable que pour nombre d entre eux c est lorsque élus, soignants, administrations, forces de l ordre ont pu se mettre autour de la table pour répondre à une problématique territoriale particulière que des dispositifs originaux sont nés. Nous nous attacherons en 2014 à analyser ce qui, de ces expériences multiples, est transposable, modélisable - ou non - sur d autres territoires. L orientation du pôle a conduit à renforcer nos ancrages territoriaux, tenant compte des contextes : par la participation à la mise en place d un groupement de de coopération social et médico-social (GCSMS) en Picardie, un comité territorial de bénévoles impliqués en Loire-Atlantique, le recrutement d un directeur territorial en Seine-St-Denis. L objectif est toujours le même : participer à l échelon d un territoire à la réflexion collective visant à proposer les dispositifs les mieux adaptés aux besoins de la population. Ces besoins évoluent, les contextes évoluent, les traitements évoluent, et les projets d établissement se doivent d accompagner ces évolutions. LE PÔLE EN 2013 18 services 17 M de budget 215 salariés au 31 décembre 2013 Financeurs : ARS, DRIHL, DASES, direction de la cohésion sociale Ile-de-France, collectivités territoriales, Inca et Fondation de France 2 031 personnes hébergées et/ou accompagnées (Plus de 7000 personnes rencontrées, hébergées ou accompagnées) Nous poursuivons également notre engagement envers les publics les plus vulnérables dont les personnes sortant de détention, que ce soit en ACT - en Seine St Denis et à Nantes - ou au centre de soins d accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) Clémenceau, devenu en 2013 CSAPA référent pour les personnes de Seine-Saint-Denis détenues à la maison d arrêt de Fleury- Merogis. Plusieurs établissements sont également engagés dans l accueil des femmes, isolées ou accompagnées d enfants. Une réflexion est menée au sein des communautés thérapeutiques visant à faciliter leur accueil. Le rapprochement du dispositif hébergement mère-enfant du «plateau technique» du CSAPA Clémenceau permettra en 2014 d en renforcer l accompagnement. En 2013, nous avons travaillé aussi sur l articulation entre les établissements, avec la mise en œuvre progressive d une plate-forme commune de réflexion et d orientation visant à orienter au mieux, en particulier les personnes dont les situations complexes nécessitent une réflexion collective et la construction ou l accompagnement d un parcours. Cette instance - associant les établissements addictologiques, communautés thérapeutiques (CT), CSAPA, unités de soins de suite et de réadaptation spécialisés en addictologie (SSR), mais aussi le CHRS Siloë, les ACT et LHSS - vise à limiter les échecs, à permettre la mobilité, quand elle est utile, sans avoir à confronter l usager plus que nécessaire à la réitération de sa demande, et à éviter au maximum les sorties sans solution. Enfin, nous avons développé cette année des actions de prévention et de formation qui se poursuivent en 2014, avec par exemple la formation et l accompagnement à la réduction des risques des équipes du pôle Urgence (hébergement, maraudes ), mais aussi la formation d ac- Page de gauche : Les appartements de coordination de Périgueux accompagnent des personnes atteintes d affections de longue durée et en situation de précarité sociale et psychologique. 41

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 BILAN DES PÔLES teurs du milieu scolaire et d intervenants sociaux confrontés au public jeunes. Croisant les pratiques de l équipe de prévention spécialisée de Siloë, cet axe sera développé en 2014 car il apparait évident que plus l intervention est précoce, plus la prévention intervient tôt ou au bon moment, plus elle permet aux jeunes de se construire sans se mettre en danger. Le contexte budgétaire de 2014 sera assurément difficile, nous aurons à soutenir l intérêt de notre travail, l impact de nos actions, tout en restant inventifs pour s adapter à une société en mutation et maintenir en particulier pour les usagers les plus éloignés du soin et de l insertion, ceux qui restent dans les angles morts de la solidarité, une dignité et une citoyenneté suffisante pour que chacun puisse être persuadé qu il y a un lendemain. RENCONTRE AVEC PHILIPE VAN MELLE, DIRECTEUR DE LA MAISON D ANDRÉ LE GORREC, UNE COMMUNAUTÉ THÉRAPEUTIQUE SITUÉE EN DORDOGNE QUI ACCOMPAGNE DES USAGERS DE DROGUE DANS LEUR PARCOURS DE SOINS ET LEUR PROJET SOCIOPROFESSIONNEL En quoi consiste le partenariat entre la Maison d André Le Gorrec et le centre médico-social* de Brantôme? Philippe Van Melle : Depuis le mois de septembre, les bénéficiaires de notre service ramassent le petit bois présent sur le domaine de près de 10 hectares que nous occupons, afin de le mettre à disposition des habitants de Brantôme identifiés comme précaires par le centre médico-social. Le domaine sur lequel est implanté notre service est mis à notre disposition par la Fondation de France, et nous ne pouvons donc pas exploiter financièrement ce bois de chauffe. Le fait de le distribuer aux personnes précaires de Brantôme, afin que celles-ci puissent se chauffer gratuitement nous permet donc d écouler ce bois de manière solidaire. En quoi cette opération s inscrit-elle dans la mission du service? Philippe Van Melle : Nous accompagnons les usagers de psychotropes que nous accueillons tout au long d une démarche de soins et, à terme, d insertion professionnelle. Dans ce cadre, les bénéficiaires participent régulièrement à différents ateliers, manuels pour la plupart. Et le ramassage du bois, l entretien de la forêt, s inscrivent dans l atelier «espace vert». Plus globalement, cette opération de solidarité est extrêmement valorisante pour les usagers de la communauté thérapeutique, qui ont ainsi la possibilité de passer d «aidés» à «aidants». Enfin, cette collaboration impulse une dynamique d entraide locale et permet aux bénéficiaires de construire du lien avec leur environnement. *Un centre médico-social est à la fois un lieu et un service du Conseil général qui accueille les personnes en difficulté et sert d interface entre les partenaires sociaux locaux. 42 Ci-dessus et page de droite : Les personnes hébergées à la communauté thérapeutique de Brantôme nettoient les berges de la Drone, en partenariat avec la mairie et la fédération de la pêche notamment, pour permettre aux bateaux touristiques de passer. La communauté de Brantôme propose de nombreux ateliers aux résidents : potager, espaces verts, menuiserie, théâtre, cuisine, ainsi que la création de meubles en carton qui sont utilisés notamment par des résidents des appartements de coordination thérapeutique de Périgueux (voir ci-dessus). Des ostéopathes bénévoles interviennent également régulièrement auprès des résidents de la communauté thérapeutique. À lire sur aurore.asso.fr : «Des ostéopathes bénévoles à la communauté thérapeutique de Brantôme».

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 BILAN DES PÔLES ÂGE DES ENTRANTS 40 35 37 % 30 27 % 25 20 20 % 15 10 6 % 7 % 5 3 % 0 de 18 à 25 ans de 26 à 35 ans de 36 à 45 ans de 46 à 55 ans de 56 à 60 ans 61 ans et plus HÉBERGEMENT À L ENTRÉE DES DISPOSITIFS (AMBULATOIRES ET RÉSIDENTIELS) 25 23,5 % 20 15 13,5 % 12,5 % 13 % 13,5 % 10 8 % 8,5 % 7,5 % 5 0 Sans domicile/ squat Location/ Propriété (privé) Location secteur public (HLM) Famille Amis Prison CHRS, hébergement associatif éclaté Hôtel/ CHU 43

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AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 BILAN DES PÔLES ACCUEILS ET SOINS PSYCHIQUES Le pôle Accueils et soins psychiques est composé de services qui accompagnent ou hébergent des enfants et des adultes invalidés partiellement par la souffrance psychique, l autisme ou différentes formes d handicaps ou de troubles du comportement. Les interventions des professionnels se basent notamment sur des références liées à la psychothérapie institutionnelle, aux courants psychanalytiques. L accompagnement des personnes autistes est également basé sur les méthodes psycho-éducatives recommandées par la haute autorité en santé (HAS) et l agence nationale de l évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ANESM). 97 enfants et 347 adultes ont été accompagnés durant l année 2013 par les équipes des services. EN 2013 L élaboration des réponses aux appels à projet pour deux foyers d accueil médicalisé pour des adultes vivant avec autisme fut une étape importante pour le pôle. Un des projets présenté par deux cadres du pôle a été classé premier. Il nous est attribué par les pouvoirs publics pour une ouverture fin 2016, début 2017. La montée en puissance du taux d occupation de Logis ouvert en décembre 2012, l implication des services d accompagnement à la vie sociale (SAVS), du foyer Apollinaire et du secteur sanitaire dans les conseils locaux de santé mentale caractérisent les événements forts de 2013. Les axes de progrès sont centrés sur la qualité de l accueil et de l accompagnement dans une recherche de dispositif innovant pour répondre aux besoins des personnes et à leurs évolutions. Par exemple, le foyer de vie Le Berceau diversifie l habitat, valorisant l évolution des personnes et de leur projet de vie. Pour ce faire, l établissement remanie en permanence sa structure architecturale et les modalités d accompagnement. Au Logis, c est un dispositif innovant de mutualisation de la prestation de compensation du handicap (PCH) qui a permis aux personnes hébergées de vivre de manière autonome en toute sécurité. Dans nos réponses aux appels à projet pour la création de foyers d accueil médicalisés pour adultes vivant avec un trouble du spectre autistique, nous avons proposé des unités de vie innovantes pour répondre aux situations critiques et aux situations d urgence, en sécurisant le parcours de vie de la personne. LE PÔLE EN 2013 13 services 11,5 M de budget 209 salariés au 31 décembre 2013 Financeurs : Agence Régionale de Santé, Conseils généraux des départements 75 et 79 444 personnes hébergées et/ou accompagnées PERSPECTIVES L expérimentation du dispositif ITEP de septembre 2013 à septembre 2014 Lancée par la caisse nationale de solidarité et de l autonomie (CNSA), l association des ITEP et de leurs réseaux (L AIRe), les agences régionales de santé (ARS), l expérimentation relative à la mise en œuvre du dispositif ITEP est effectuée sur 6 régions choisies dont l Ile de France (départements 75, 78, 91,94 et 95) ; son objectif est d observer et d analyser les organisations et les fonctionnements en dispositif existant dans les ITEP expérimentateurs. Aurore a signé une convention en septembre 2013 validant la participation de l Itep et du Sessad l Eveil à cette expérimentation. De forts enjeux sous-tendent ce projet, particulièrement en termes d amélioration du parcours des enfants et adolescents et de qualité de leur accompagnement. Ce travail d expérimentation collectif doit donc permettre d aboutir à la construction de vie et de soins individualisés, en dépassant la logique d établissement, pour tendre vers une approche centrée au plus près des besoins. La mise en place de l expérimentation se fait en collaboration étroite avec les pouvoirs publics. Les deux équipes de l Itep et du Sessad L Eveil réfléchissent actuellement à un projet d accueil de nuit séquentiel pour certains jeunes accueillis sur les deux structures, avec l idée d un travail progressif de séparation d avec le milieu familial, dans la poursuite des séjours déjà organisés. L humanisation du foyer Labrador sera une priorité pour 2014. Page de gauche : Le Labrador et les Cévennes sont des hôpitaux de jour et des foyers de postcure pour adultes souffrant de maladies psychiques. Des activités, à effet thérapeutique ou non, y sont proposées : sport, yogathérapie, théâtre 45

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 BILAN DES PÔLES Le développement du groupe des petits à l hôpital de jour Dutot tend vers une inflexion des pathologies plus graves que celles que l équipe recevait jusqu à maintenant, le groupe de petits «alimentant» peu à peu le Dutot des grands. Il faut donc, au fil de ce changement, offrir des activités dans des groupes éducatifs adaptés à ces enfants aux pathologies plus avérées. C est ce que l équipe a commencé à faire cette année avec par exemple l atelier jeux d eau. Et cette évolution va se poursuivre dans les années à venir. Mais la situation se complexifie encore un peu plus du fait des difficultés de scolarisation que ces enfants rencontrent. L équipe doit-elle envisager une scolarisation intra-dutot, sur quel mode et avec quel moyen? Un projet de partenariat Dutot-Education Nationale ne serait-il pas à envisager? Le pôle Accueils et soins psychiques s engage dans des perspectives de développement en répondant aux appels à projet liés aux modalités d hébergement pour les publics en situation d handicap. La participation des services au sein des espaces démocratiques des conseils de la vie sociale, et aux conseils locaux de santé mentale marque l engagement territorial du pôle. La prise en compte de la parole des personnes accueillies se développe au sein des conseils locaux de la vie sociale dans les services. Le pôle s articule avec les orientations stratégiques de l association tant sur le plan du développement que de l ancrage territorial. La maitrise économique s avère opérante pour l année 2013 et se poursuit en 2014. LE BERCEAU EST UN FOYER DE VIE QUI ACCUEILLE 26 PERSONNES EN DEUX SECTIONS DIFFÉRENTES, L UNE POUR PERSONNES ATTEINTES DE PSYCHOSE STABILISÉE, L AUTRE POUR JEUNES ADULTES VIVANT AVEC AUTISME. LE FOYER SE TROUVE À REFFANES, DANS LES DEUX-SÈVRES. ENTRETIEN AVEC LE DIRECTEUR DE LA STRUCTURE, ALAIN SALQUE, ET ERIC PELLETIER, DU COLLECTIF GONZO, QUI ANIME UNE ACTIVITÉ MUSICALE AUPRÈS DES RÉSIDENTS. En quoi consiste la collaboration entre le foyer de vie Le Berceau et le collectif Gonzo, et quels sont ses enjeux? Alain Salque : Depuis plus de dix ans, Eric Pelletier et deux autres musiciens du collectif Gonzo - dont la vocation est de créer et de diffuser des spectacles vivants - animent une activité musicale auprès des résidents du Berceau. Actuellement, un spectacle est en cours de construction avec une dizaine de résidents. Le public que nous accompagnons est en situation de handicap psychique, qu il s agisse de psychoses stabilisées ou d autismes. L une de nos principales préoccupations est de favoriser le développement individuel et citoyen de ces personnes, dont le handicap peut aliéner les capacités de perception, de communication La pratique artistique sert pleinement ces enjeux, puisqu elle permet d exprimer des émotions, de valoriser son image, de prendre et de partager du plaisir. Ainsi, elle permet de faciliter l interaction de l individu avec son environnement. Comment les membres de la troupe vivent-ils cette expérience? Eric Pelletier : Aujourd hui, la troupe a six créations musicales et deux représentations publiques à son actif. Tout se passe très bien, il y a réel enthousiasme de la part des résidents qui sont extrêmement engagés dans la démarche. Faire de la musique avec des gens qui prennent plaisir à le faire, c est du grand bonheur. On arrive toujours à construire quelque chose tant qu il y a un désir et un plaisir, et au Berceau, ils sont très demandeurs. 46 Ci-dessus : tous les ans, au printemps, le foyer organise son Festiv art. Cet événement régional ouvert à tous permet la rencontre. Durant 10 jours, le Festiv art propose des ateliers artistiques animés par des personnes handicapées et des professionnels (cirque, percussion, théâtre ), des séances de cinéma, mais aussi une exposition d art brut composée d oeuvres réalisées par des habitants du Berceau et des professionnels. À lire sur aurore.asso.fr : «Festiv art, un évènement qui réunit valides et handicapés psychiques»

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 BILAN DES PÔLES ÂGE DES ENTRANTS DURÉE DE SÉJOUR EN FOYER DE POSTCURE De 18 à 25 ans : 23 % De 26 à 35 ans : 26 % De 36 à 45 ans : 26 % De 46 à 55 ans : 22 % 61 ans et plus : 3 % 0-3 mois : 15 % 4-6 mois : 10 % 13-18 mois : 10 % 25-36 mois : 25 % 3-5 ans : 30 % 6-10 ans : 10 % La politique de rajeunissement des entrants porte ses fruits sur les dispositifs de prise en charge des adultes. HÉBERGEMENT À L ENTRÉE DES DISPOSITIFS 25 20 20 % 20 % 15 14 % 16 % 10 10 % 8 % 11 % 5 1 % 0 Hôpital Etablissements de soins Location/ Propriété Location secteur public Foyer (handicap) Famille FJT, foyer Sonacotra CHRS Le travail avec les associations de famille et les partenaires des secteurs permet de répondre à un besoin de proximité. HÉBERGEMENT À LA SORTIE DES DISPOSITIFS 35 32,5 % 30 25 20 18,5 % 17 % 15 13,5 % 10 5 7 % 1,5 % 3,5 % 5 % 1,5 % 0 Hôpital Etablissements de soins Location/ Propriété Location secteur public Foyer (handicap) Famille Amis FJT, foyer Sonacotra CHRS Le projet d insertion dans la cité par l hébergement prend sens pour les personnes accompagnées. 47

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AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 BILAN DES PÔLES (Établissements et services d aide par le travail) ESAT Le pôle ESAT, composé de deux établissements, Espace Aurore et le restaurant Santeuil, travaille à la réinsertion professionnelle de travailleurs handicapés par la maladie mentale, dans l incapacité momentanée d exercer une activité professionnelle en milieu ordinaire. Le Restaurant Santeuil fournit quotidiennement entre 600 et 700 couverts à un public en situation de précarité. L Espace Aurore propose des activités et services divers à caractère professionnel (location de salles de réunions, deux restaurants avec service à table pour une clientèle extérieure, entretien des locaux). LE PÔLE EN 2013 13 services 3 établissements 3 590 308 de chiffre d affaire 5 M de budget 28 salariés et 166 travailleurs handicapés Financeurs : Agence Régionale de Santé et Ville de Paris LE PÔLE EN CHIFFRES AU 31 DÉCEMBRE 2013 Espace Aurore ESAT Santeuil Total Personnes accueillies 79 87 166 Entrées 16 27 43 Sorties 19 25 44 ETP au 31/12/2013 61 59 120 Taux d occupation 95 % 89 % 92 % CHIFFRE D AFFAIRE DU PÔLE Espace Aurore ESAT Santeuil État 814 585 843 353 Commercial 426 030 1 506 340 Total 1 240 615 2 349 693 ÉVÈNEMENTS DE L ANNÉE Cinq stages en entreprise ont été proposés au cours de l année, permettant ainsi la mise en situation de travail en milieu ordinaire. Sept stages ont été organisés dans un autre ESAT. ACTIVITÉ COMMERCIALE Espace Aurore ÉVOLUTION DU CHIFFRE D AFFAIRES 450 000 400 000 350 000 300 000 250 000 200 000 0 357 960 389 745 431 766 426 030 417 129 404 502 2008 2009 2010 2011 2012 2013 ÉVOLUTION DU RÉSULTAT COMPTABLE 80 000 72 862 Formations pour les travailleurs handicapés : formation collective HACCP (hygiène en restauration) réalisée en interne par un organisme (CERF). Mise en place de la formation individuelle en informatique poursuivie dans le cadre d un partenariat avec le Service d Aide à l Insertion Professionnelle des Personnes Handicapées et l entreprise HANDIPLUME (sur le logiciel Facilitexte 2). 70 000 60 000 50 000 40 000 30 000 54 363 35 802 40 675 40 711 L année au restaurant Santeuil a été marquée par le renouvellement, pour une durée de 4 ans, du marché avec la ville de Paris relatif à l exploitation d un service de restaurant social d insertion. 20 000 27 700 2008 2009 2010 2011 2012 2013 Page de gauche : Le restaurant 10/18 est un ESAT ouvert au public tous les midis du lundi et vendredi qui propose une cuisine fraîche et de saison, à base de tartines chaudes et de salades créatives. 49

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 BILAN DES PÔLES ESAT restaurant social Santeuil ÉVOLUTION DU CHIFFRE D AFFAIRES ÉVOLUTION DU RÉSULTAT COMPTABLE 1 600 000 1 400 000 1 200 000 1 000 000 1 315 969 1 332 853 1 373 865 1 529 717 1 506 340 80 000 70 000 60 000 64 280 90 351 86 377 800 000 922 963 50 000 600 000 40 000 38 260 33 303 400 000 200 000 30 000 26 970 0 2008 2009 2010 2011 2012 2013 20 000 2008 2009 2010 2011 2012 2013 RAPPORT D ACTIVITÉ DE LA MISSION SOCIALE RESTAURANT SANTEUIL L activité de l année 2013 a été marquée par une stabilisation de la fréquentation du restaurant social d insertion Santeuil. En effet, le nombre de repas servis aux usagers orientés par les structures partenaires a très légèrement augmenté. Ainsi, en 2012, la moyenne quotidienne de repas servis était de 633, alors qu en 2013 elle s élève à 642, soit une augmentation d environ 1,5% en 1 an. Le marché renouvelé cette année fixe pour objectif une moyenne - à atteindre et à ne pas dépasser - de 700 repas équilibrés servis par jour. La moyenne quotidienne atteinte en 2013 représente 92% de l objectif fixé par le financeur. Il convient de souligner que ces chiffres recouvrent toujours des disparités entre les déjeuners et les dîners (écart moyen quotidien de 82 repas soit une augmentation d un peu plus de 9% en une année) ainsi qu au cours de la semaine, d un même mois, voire d un mois à l autre. On constate toujours une baisse de fréquentation dans les jours qui suivent le versement des allocations d aide sociale, en particulier le revenu de solidarité active (RSA) et l allocation adulte handicapé (AAH), les samedis et surtout les dimanches, mais également pendant les fêtes et en cas de grand froid. Afin de concilier les objectifs quantitatifs et qualitatifs fixés dans le cadre du marché avec le département de Paris et les objectifs individuels des clients inscrits dans une dynamique personnelle au regard de leurs projets d insertion ou de pré-insertion, il est pratiqué un surbooking consistant à délivrer réellement 2045 cartes au lieu des 700 théoriques correspondant aux 700 repas pris quotidiennement dans le cadre du marché. LE PARTENARIAT Le réseau partenarial est composé d une cinquantaine de membres. En 2013, il n y a eu aucune nouvelle habilitation par la DASES. La mission sociale-clients de Santeuil, lorsqu elle a été sollicitée, a également participé à des groupes de travail, réunions d encadrement, comités de pilotage, comités de prévention et de protection de l enfance ainsi qu aux réunions du groupe alimentaire de Paris afin de participer à l amélioration de la vie partenariale, dans l intérêt des usagers. Des relations mensuelles ont été établies très régulièrement. LA CLIENTÈLE En 2013, il semble qu il y ait encore eu une augmentation des usagers européens venant de pays de l Union et hors Union (pays des Balkans et ex-républiques soviétiques), mais également des usagers russophones venant des anciennes républiques du Caucase voire d Asie centrale ainsi que des usagers venant du proche, du moyen et de l extrême Orient. Nous constatons que de plus en plus de clients ne parlent pas français. L anglais sert alors de langue véhiculaire internationale. 50

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 BILAN DES PÔLES LES ACTIVITÉS CULTURELLES En concertation avec le référent culturel d Aurore, la mission sociale-clients a proposé et/ou mis en oeuvre des activités culturelles à destination des clients : - 7 visites conférences au Louvre - 2 visites conférences au Musée d Orsay - 1 visite conférence au Musée Guimet - 1 atelier musical «chanson et création musicale» tous les vendredis après-midi dans le 18 ème arrondissement. - 4 concerts à la Cité de la Musique - 1 concert à la Cité de l Immigration ÂGE DES ENTRANTS EN ESAT De 18 à 25 ans : 16 % De 26 à 35 ans : 32,5 % De 36 à 45 ans : 37,5 % De 46 à 55 ans : 14 % Des contacts avec des structures culturelles signataires de la charte ont été établis lors de la tenue du forum «Vivre ensemble» au MAC/VAL. La participation des clients aux activités culturelles œuvre activement au renforcement du lien social et à l amélioration de l estime de soi. De 18 à 25 ans, la prise en charge en Esat se fait après une phase d entrée dans la maladie, la mise en place de soins conduisant à une stabilisation des troubles et à un nécessaire «deuil» du milieu ordinaire de travail. De 46 à 55 ans, la fatigabilité liée au traitement et à l âge fait que l activité professionnelle qu est la restauration n est pas la plus prisée. SEXE DES ENTRANTS EN ESAT Femmes : 28 % Hommes : 72 % On peut lier le manque de parité dans les prises en charges au métier de restauration qui traditionnellement est plutôt masculin. La pression sociale exercée par les familles semble plus importante sur les individus de sexe masculin. En ce qui concerne les équipes travaillant le soir, les retours à domicile sont souvent confrontés à des problèmes d insécurité, ce qui ne favorise pas les embauches féminines sur ces équipes. 51

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AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 BILAN DES PÔLES INSERTION En 2013, les activités mises en œuvre par les équipes au sein des services auront permis d accueillir, d accompagner ou de former plus de 4000 bénéficiaires jeunes ou adultes répartis sur 20 sites franciliens. Notre objectif est que chacun devienne acteur de son insertion, ce qui suppose que nous lui procurions des expériences en situation susceptibles de faire évoluer ses ressources tant professionnelles que relationnelles et que nous développions des méthodologies aptes à améliorer sa capacité d agir sur sa situation. EN 2013 L année passée fut ambitieuse et réaliste. Cela se traduit par une croissance forte et l intégration réussie de deux associations, Aide au Choix de Vie - organisme de formation - et ESCALE - entreprise d insertion. Ce mouvement stratégique vise à renforcer notre positionnement du côté de l insertion par l activité économique (IAE) et ouvrir notre périmètre aux activités de la formation et de l animation. C est donc en restant fidèle à son cœur de métier et dans la recherche de plus fortes synergies que le pôle Insertion s est structuré en quatre secteurs d activités. Nous mettons en œuvre quotidiennement 35 dispositifs et avons développé en 2013 de nouveaux projets : L Epicerie solidaire de Montreuil, ouverte en octobre 2013 et basée sur le triptyque mieux manger/ s insérer/partager, associe salariés et bénévoles, articule ateliers collectifs et suivis individuels. Cet accompagnement économique et social de ménages très désocialisés concernera à terme 50 familles, soit plus de 200 personnes. Cet espace de rencontre et de convivialité s inscrit dans le pôle solidaire de Montreuil où d autres services du pôle Insertion sont déjà présents. Le plateau technique service en salle est un restaurant d application et donc de formation pour des jeunes suivis par l aide sociale à l enfance (ASE). Cette formation vise l acquisition de compétences professionnelles et le développement de compétences langagières pour une entrée directe en emploi ou l accès à une formation certifiante, précieux sésame de leur maintien sur le territoire national et donc de leur insertion. «Français langue d intégration - FLI» : label de formation linguistique obtenu auprès de la direction de l accueil, de l accompagnement des étrangers et de la nationalité (DAIC), vise des adultes récemment entrés sur le territoire LE PÔLE EN 2013 19 services (35 dispositifs) 9 M de budget 178 salariés au 31 décembre 2013 Financeurs : DASES, Région, Conseil général, DRIHL, DDCS, Fonds européens, Etat/FDI/CUCS, Pôle emploi, communes, OFIL, OPACIF et financements privés 4 566 personnes accompagnées préparant l examen oral de français. Cette formation est conçue comme un processus évolutif, d accompagnement de l adulte migrant pendant toute la durée de son intégration. «Pangea» : accueil de jour pour mineurs non accompagnés ouvert en décembre 2012 qui a pour mission d appuyer l aide sociale à l enfance dans l accompagnement de jeunes en situation administrative et sociale très précaire et pris en charge tardivement par leurs services. Pangea propose un accompagnement individualisé et des ateliers collectifs afin d évaluer et d appuyer l intégration de ces jeunes. Concernant les services plus anciens, quelles que soient les spécificités de chacun, ils œuvrent tous pour que chacun, jeunes ou adultes, trouve ou retrouve une place dans la société. Si les espaces jeunes se situent du côté de l accueil inconditionnel et de l animation, les espaces dynamiques d insertion (EDI) et les pôles de projet professionnel (PPP) développent davantage un travail centré sur la socialisation, l orientation et l accès à la qualification et à l emploi des 16/25 ans. (4000 accueils en EJ et 420 jeunes en EDI et PPP) Nos services pour allocataires du revenu de solidarité active (RSA), constitués par des équipes pluridisciplinaires, développent une approche de l accompagnement global pour 1600 allocataires, construite sur le principe de la coréférence, dans une logique itérative et systémique. Les professionnels du CHRS Le Lieu-dit, en complément de leur mission initiale de prise en charge globale incluant l hébergement, ont développé une expertise certaine de la clinique de l errance et pourraient devenir des personnes ressources en matière de connaissance du dispositif de soins (psychiatrie et addictions par exemple). Page de gauche : Le centre d hébergement et de réinsertion (CHRS) Le Lieu-dit accueille des hommes et des femmes de 18 à 30 ans en difficulté. Un hébergement peut se faire en chambre d hôtel. L accompagnement est pluridisciplinaire : psychologique, social, éducatif, vers et dans l emploi. 53

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 BILAN DES PÔLES Les services d insertion par l activité économique dans les secteurs du maraîchage/espaces verts et du bâtiment second-œuvre et accompagne chaque année plus de 65 personnes en contrat d insertion. Ce secteur est également le lieu où s expérimentent des formes nouvelles de prises en charge ; le Carré des biffins en est certainement la plus représentative puisque ce service organise un espace de vente et réalise un accompagnement social et professionnel de plus de 300 vendeurs récupérateurs dits «biffins». De manière transversale, les chargés d insertion professionnelle ont entre autre pour mission de tisser des liens avec le monde économique et de développer des relations étroites et suivies avec les bassins d emplois locaux afin d offrir plus d opportunités aux bénéficiaires. Ceci induit un travail relationnel important avec les entreprises, la réalisation de partenariats susceptibles de soutenir l accès à l emploi accompagné et, pour les plus éloignés de l emploi, l expérimentation de passerelles intégrant hébergement et soin. PERSPECTIVES La diversité de nos réponses en termes d insertion est une richesse qui nous amène à penser la transversalité, tant au sein d Aurore qu avec ses partenaires, car c est bien dans la mise en synergie des compétences que nous pourrons expérimenter de nouvelles logiques de parcours. Enfin, pour que nos pratiques s enrichissent et fassent référence, notre expertise et notre engagement au service de la solidarité doivent trouver des articulations avec les domaines de l enseignement et de la recherche. ÂGE DES ENTRANTS DANS LES DISPOSITIFS NIVEAU D ÉTUDE DES ENTRANTS DANS LES DISPOSITIFS Niveau 1 (3 e cycle : DEA, DESS ) : 3% De 18 à 25 ans : 13 % De 26 à 35 ans : 20 % De 36 à 45 ans : 25 % De 46 à 55 ans : 29 % De 56 à 60 ans : 8 % 61 ans et plus : 5 % Niveau 2 (2 nd cycle : licence ) : 3,5 % Niveau 3 (BAC+2 : DUT, BTS, DEUG ) : 7 % Niveau 4 (BAC général, prof, tech) : 20,5 % Niveau 5 (CAP ou BEP) : 30 % Niveau 5 bis : 21,5 % Niveau 6 (sans diplôme, brevet des collèges) : 14,5 % SITUATION PROFESSIONNELLE À L ENTRÉE ET À LA SORTIE DES DISPOSITIFS 150 50 % Entrée Sortie 120 90 95 % 60 30 0 0,5 %/0,5 % 8 % 2 % 9 % 0,5 % 11 % 2 % 14 % 7 % 0,5 % Sans emploi Emploi milieu protégé CDD/ Intérim CDI Contrats divers (contrats aidés ) Formation/stage (rémunéré ou non) Reconnaissance Invalidité AHH Retraité 54

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 BILAN DES PÔLES L ÉPICERIE SOLIDAIRE D AURORE Installée dans le quartier des Murs à Pêche, à Montreuil, l épicerie solidaire d Aurore a ouvert ses portes fin novembre 2013.Son action qui s inscrit dans la lutte d Aurore contre les inégalités sociales liées à l insécurité alimentaire s articule autour de 3 points : mieux manger, s insérer, partager. Elle vient en aide à une cinquantaine de familles en situation de précarité orientées par les différents professionnels du social, leur permettant ainsi d avoir accès à des produits de qualité moyennant un prix dérisoire (10 à 25 % du prix initial).en outre l épicerie propose des ateliers d insertion: bureautique, diététique, cuisine, gestion du budget Fédérés autour de Valérie Normand, la responsable de l épicerie, une trentaine de bénévoles œuvrent pour la réussite du projet, comme Michel et Amélie. Personnes au grand cœur, tous deux retraités, ils aiment venir en aide à autrui, par goût de l échange et du contact avec l autre. Ils nous parlent de leur engagement. Depuis combien de temps êtes-vous bénévole au sein de l épicerie solidaire d Aurore et quel rôle y jouez vous? Amélie : Je me suis lancée dans le bénévolat en décembre dernier je consacre 3 demi journées par semaine à l épicerie solidaire: en général, le matin nous rangeons et étiquetons les produits que nous retirons auprès de nos partenaires et l après midi, place à la vente. Michel : Je suis quant à moi bénévole depuis le mois de janvier. Je suis caissier et magasinier : tous les jeudis je consacre 5 heures à l épicerie solidaire.je reçois les bénéficiaires, j encaisse et j enregistre sur l ordinateur les articles qu ils choisissent. Quand il n y a pas beaucoup de monde j approvisionne les rayons. Je m occupe aussi de la buvette, je sers du café, du thé et je discute avec les bénéficiaires, dans une ambiance très conviviale. Que vous apporte cette expérience et avez-vous un mot pour inciter des volontaires à vous rejoindre? Amélie : J ai besoin de me sentir utile. J apprends beaucoup ici, je ne me rendais pas compte qu il y avait autant de personnes en difficulté. Dans ce contexte, Je suis fière d apporter ma pierre à l édifice. Avec les autres bénévoles nous avons la volonté commune d aider les autres et de leur apporter un peu de réconfort. En tant que retraitée, être bénévole m assure également de créer du lien social avec les équipes autant que les bénéficiaires. Je terminerais en lançant un appel à tous pour un engagement concret, d être motivé par une envie de donner sans retour, les satisfactions vont souvent au-delà des attentes. Michel : C est une expérience très touchante, on met le doigt sur des problématiques éloignées de nos vies, on est confronté à la misère des gens et on se rend mieux compte des difficultés sociales. On rencontre des gens qui ont perdu leur emploi, qui ont des dettes, des femmes dont le mari est parti et qui se retrouvent seules et en situation difficile. Des personnes qui souvent ont eu un passé et qui se retrouvent dans une grande précarité. Eh bien malgré tout ils sont toujours souriants, très étonnés du prix des aliments et remercient de l accueil. Le concept me plait beaucoup également : contrairement à certaines associations les aliments ne sont pas distribués mais vendus. Ce serait bien que les personnes de bonne volonté s y investissent même si c est pour peu de temps car le besoin est grand. Les bénévoles demeurent un pilier sans lequel le milieu associatif ne peut aller de l avant. PRISM : L INSERTION POUR (CO)RÉFÉRENCE C est sur ce principe que repose tout le travail effectué par l équipe auprès des allocataires du RSA socle qu elle accompagne. Une vidéo à découvrir sur aurore.asso.fr : «Dans l œil d Aurore #4» 55

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AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 RAPPORTS FINANCIERS RAPPORTS FINANCIERS 58 RAPPORT DU TRÉSORIER 62 RAPPORT DU COMMISSAIRE AUX COMPTES Page de gauche : Aurore a organisé son premier colloque Les angles morts de la solidarité en octobre 2013. Plus de 500 personnes ont répondu présentes pour une journée de réflexion dédiée à la lutte contre la sur-exclusion. Ci-dessous : De gauche à droite, Didier Gandon, chef de projet à Aurore, Saùl Karsz, sociologue et philosophe et François Hervé, directeur du pôle Addictions santé-précarité d Aurore et initiateur du colloque Les angles morts de la solidarité. 57

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 RAPPORTS FINANCIERS RAPPORT DU TRÉSORIER Le résultat comptable 2013 s élève à 528 142. Il est en très nette amélioration par rapport au résultat comptable de 2012 qui s élevait à 5 715. Cette amélioration est le reflet de l impact en année pleine du plan d économie lancé l an dernier et plus globalement d une rigueur de gestion toujours plus soutenue dans l ensemble des pôles. Le total des charges s élève à 83 676 K, contre 71 525 K en 2012, soit une augmentation de 17%. Cette augmentation est due à l impact des reprises des associations Escale et ACV (pour un montant de 3 540 K ), à la pérennisation de nos activités hivernales, à la montée en puissance de Solibail et aux ouvertures de pensions de familles et résidences sociales (Palaiseau, Aubervilliers, Belliard). En dehors des reprises, l activité de l association est en progression de 12%. Les effectifs ont augmenté de 19% sur l exercice pour atteindre 979 ETP fin 2013, contre 819 ETP fin 2012. Le bilan de l association s est accru de 3 884 K à 47 502 K, dont 1 385 K sont liés aux reprises (Escale et ACV). 58 1 - LE BILAN AU 31 DÉCEMBRE 2013 Le total du bilan s élève donc à fin 2013 à 47,5 M et l analyse des principaux postes est la suivante : À l actif, - La variation nette des immobilisations (+933 K ) provient essentiellement des investissements immobiliers réalisés dans l exercice (notamment achat du pavillon de Gonesse et l aménagement de l épicerie solidaire de Montreuil), les acquisitions et renouvellements de matériels et agencements étant globalement couverts par les amortissements de l exercice. - Les créances sont en augmentation à 8.4 M, du fait de prestations facturées ou notifiées tardivement et payées début 2014. - La trésorerie a été globalement positive tout au long de l année, du fait de versements plus réguliers des financements. Ainsi au 31 décembre 2013, elle s élève à 9.8 M, stable par rapport à fin 2012. Elle représente environ 43 jours de trésorerie. Au passif, - Les fonds associatifs augmentent globalement de 1.7 M, dont notamment 0.5 M liés aux reprises, 0.6 M aux provisions réglementées et subventions destinées au financement des investissements et 0.5 M correspondant au résultat de l exercice. - Les provisions pour risques et charges augmentent en 2013 de 0.7 M et portent notamment sur des provisions pour travaux, départs en retraite et litiges salariés. - Les fonds dédiés correspondent à des subventions attribuées mais non utilisées dans l exercice et qui sont reportées sur les exercices suivants. Ils augmentent de 0.5 M en 2013 dont notamment 0.4 M sur le pole Addictions. - Les dettes financières liées aux emprunts diminuent de 0.4 M, dont une augmentation de 0.3 M au titre des emprunts détenus par les associations reprises. Les remboursements d emprunts ont été réalisés en 2013 à hauteur de 1 M dont 0.5 M concernait le prêt relais de Bezons. - Les dettes à court terme s élèvent à 12.5 M et augmentent de 2.5 M par rapport au 31 décembre 2012, principalement au niveau des dettes sociales et fiscales. - Enfin les produits constatés d avance s élèvent à 1.8 M, en baisse par rapport à 2012 qui enregistrait des avances exceptionnelles sur des actions hivernales ou en phase de démarrage. 2 - LE COMPTE DE RÉSULTAT CONSOLIDÉ 2013 En 2013, le total des charges d exploitation s est élevé à 81.8 M contre 70.3 M en 2012, soit une augmentation de 16%. En parallèle, le total des produits d exploitation s est établi à 83.4 M en 2013 contre 69.8 M en 2012, soit une évolution de 19%. Le résultat d exploitation ressort donc excédentaire de 1.6 M.

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 RAPPORTS FINANCIERS Bilan synthétique 2013 ACTIF 2012 2013 PASSIF 2012 2013 Actif immobilisé Fonds associatifs Immobilisations incorporelles 172 133 133 065 Fonds propres 5 154 820 5 678 954 Immobilisations corporelles 18 207 8 87 19 030 838 Résultat de l'exercice 5 715 528 142 Immobilisations financières 9 614 935 9 764 048 Autres fonds associatifs 1 650 419 1 471 761 Subventions d'investissements 2 432 611 2 525 030 Provisions réglementées 8 747 135 9 534 589 TOTAL I 27 994 954 28 927 951 TOTAL I 17 990 701 19 738 476 Actif circulant Provisions pour risques et charges 1 679 626 2 361 107 Stocks 26 854 147 821 TOTAL II 1 679 626 2 361 107 Créances 5 670 561 8 366 555 Fonds dédiés 1 743 570 2 237 117 Disponibilités 9 669 9 97 9 786 474 TOTAL III 1 743 570 2 237 117 Charges constatées d'avance 255 656 273 412 Dettes Emprunts et dettes financières 9 667 0 0 8 9 389 023 Fournisseurs 2 869 0 73 3 393 872 Dettes fiscales et sociales 6 406 735 8 361 273 Autres dettes 379 892 235 433 Produits constatés d'avance 2 881 417 1 785 912 TOTAL II 15 623 0 6 8 18 574 262 TOTAL IV 22 204 125 23 165 513 TOTAL BILAN ACTIF 43 618 022 47 502 213 TOTAL BILAN PASSIF 43 618 022 47 502 213 Après prise en compte du résultat financier (-0.28 M ), du résultat exceptionnel (-0.33 M ), de la variation des fonds dédiés (-0.49 M ) et de l impôt société payé au titre des revenus de placement, le résultat de l exercice est donc un excédent de 528 142. Les comptes consolidés d Aurore sont donc globalement excédentaires. Ainsi, même si certains pôles sont déficitaires cette année, on note une nette amélioration générale du fait notamment de l impact du plan d action engagé en 2012 et qui a produit pleinement ses effets en 2013, mais aussi d éléments plus ponctuels tels que des financements exceptionnels sur des ouvertures ou des dispositifs temporaires. De plus, les modalités de financement de nos services sont relativement disparates et ne permettent pas d avoir les mêmes conditions de fonctionnement dans tous les services ni d absorber de la même manière les éléments impondérables. 3 - EXAMEN DÉTAILLÉ DES RÉSULTATS PAR PÔLES L association AURORE regroupe près de 130 établissements et services, représentant autant d entités comptables, qui sont organisés en 7 pôles opérationnels auxquels s ajoute le siège de l association. Sont détaillés et analysés succinctement ci après les résultats de chaque pole (résultat comptable et économique, c est-à-dire après prise en compte des éventuelles reprises de résultats antérieurs), ce qui permet d apprécier leur impact sur le résultat global de l association. Le Pole Urgence (15 services + actions hivernales non pérennes), enregistre un excédent comptable de 284 K et économique de 373 K, ce qui représente 2.4 % du total des charges. Cet excédent porte principalement sur Maison Blanche et l URSO. Albert 1er présente un déficit important qui est lié à la provision pour travaux à réaliser. Le Pole Hébergement (23 services + actions hivernales non pérennes), enregistre un excédent comptable de 310 K et économique de 332 K ce qui représente 2.4 % du total des charges. Ce pôle enregistre une nette amélioration de ses résultats par rapport à 2012, notamment du fait de la réorganisation de la veille à Etoile du Matin et de la suppression du dispositif 24/24 aux ACT 95. Ce résultat est une avancée dans le cadre de la convergence budgétaire qui nous ait imposée par la Drihl sur les dispositifs d hébergement. 59

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 RAPPORTS FINANCIERS Compte de résultat synthétique 2013 2012 2013 PRODUITS D EXPLOITATION Ventes 9 326 903 13 601 471 Dotation globale 33 927 439 35 972 592 Subventions d'exploitation 25 566 167 32 874 058 Autres produits 309 921 332 138 Reprises sur provisions 475 589 469 803 Transferts de charges 235 776 167 942 TOTAL I 69 841 795 83 418 004 CHARGES D EXPLOITATION Achats 6 560 653 8 414 376 Services extérieurs 15 043 277 17 031 116 Autres services extérieurs 4 160 318 4 594 716 Impôts et taxes 3 162 618 3 631 450 Charges de personnel 38 759 167 44 820 052 Charges de gestion courante 166 737 130 126 Dotations aux amortissements et provisions 2 446 368 3 154 058 TOTAL II 70 299 137 81 775 894 RÉSULTAT D'EXPLOITATION -457 342 1 642 110 Résultat financier -263 912-284 587 Résultat exceptionnel 852 031-329 767 Variation des fonds dédiés -117 956-486 547 Impôts sur les bénéfices -7 107-13 067 RÉSULTAT DE L'EXERCICE 5 715 528 142 TOTAL DES CHARGES 71 525 017 83 676 396 TOTAL DES PRODUITS 71 530 732 84 204 538 Le Pole Habitat (32 services) enregistre un excédent comptable de 102 K et économique de 103 K, ce qui représente 0.9 % du total des charges. Cet excédent est notamment lié au redressement de l IML et au développement des pensions de famille qui permet une meilleure mutualisation. Des difficultés subsistent sur les résidences sociales de Paris et les logements relais du 94 qui devraient s atténuer en 2014. Le Pole Addictions Santé Précarité (18 services) enre- gistre un excédent comptable de 192 K et économique de 330 K, ce qui représente 2 % des charges de l exercice. Cet excédent est notamment lié au financement de manière rétroactive des Appartements Thérapeutiques de Soissons (rattachés au CSAPA). A noter néanmoins le déficit de la Communauté Thérapeutique d Aubervilliers que la réduction de l endettement en 2014 devrait per- mettre de résorber au moins en partie, et celui du CHRS de Siloe, dont le CPOM devrait permettre le rebasage afin d atteindre l équilibre à terme. Le Pole Accueils & Soins Psychiques (11 services) enre- gistre un déficit comptable de 24 K et économique de 19 K, ce qui représente 0.2 % du total des charges. Les déficits concernent la gestion des appartements, notamment du fait du litige en cours avec l association ASPER, Le Logis qui, du fait du public accueilli qui nécessite un suivi socio éducatif non prévu initialement, doit faire l objet d une renégociation de son financement avec la DASES, et à une condamnation sur un litige ancien aux CMS. Sur les autres dispositifs, la bonne maitrise des budgets a permis de réaliser des résultats en léger excédent et ainsi de contenir le déficit global du pôle. 60

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 RAPPORTS FINANCIERS Le Pole Insertion (26 services) enregistre un déficit comp- table de 152 K et économique de 195 K, ce qui représente 2.2 % des charges. Ce secteur reste difficile en termes d équilibre financier mais 2013 enregistre une nette amélioration, du fait d une part des fusions avec Escale et ACV qui permettent une plus grande mutualisation des frais communs, et d autres part du développement, notamment les dispositifs ouverts ou repris en 2012 tels Pangéa et Spass 24, ainsi que l extension de PRISM qui ont un impact positif sur le résultat du pôle. Le Pole ESAT (2 services) enregistre un excédent comp- table de 118 K et économique de 92 K. Les bons résultats des activités commerciales permettent de couvrir les déficits du social, dont les tarifs plafonds n ont pas été revalorisés depuis leur mise en place en 2009, ce qui nous contraint à faire supporter de plus en plus de charges à la partie commerciale. Compte tenu du résultat du siège (-14 K ) et des autres activités non rattachées directement à un pôle (-288 K ), le résultat d Aurore est donc de 528 K. PERSPECTIVES 2014 Le politique active de développement d Aurore se poursuivra en 2014 : nous avons en effet déjà repris au 1 er janvier les activités de Caarud et d hébergement de l association FIRST, et à compter du 1 er avril l EDI Cap Sourire géré auparavant par l Armée du Salut. Les échanges avec le foyer Aubois (médico social, insertion.) seront poursuivis en 2014 en vue d une fusion probable en 2015. En 2014, plusieurs ouvertures doivent être réalisées, en particulier des pensions de familles et des résidences sociales, et des extensions sont prévues sur certains centres d hébergement (urgence, 92, Paris..). Les opérations immobilières relatives à Gonesse et Montreuil, retardées en 2013 notamment du fait des élections municipales, vont être relancées et les travaux devraient être finalisés en 2015. Par ailleurs, le CPOM avec la DRIHL est en cours de renégociation est devrait être signé prochainement pour la période 2014 2017, et il concernera une majorité de nos établissements d hébergement, de veille sociale et les pensions de famille situés en Ile de France. CONCLUSION La situation financière de l association pour l exercice 2013 est très satisfaisante. Au-delà du résultat comptable de 528 142, le résultat économique, c est-à-dire retraité des reprises de résultats antérieurs, atteint 715 264 par rapport à une perte hors éléments exceptionnel de prati- quement 450 K l an dernier. Cependant, l équilibre économique de l exercice 2013 ne doit pas masquer deux réalités importantes : il reste des foyers de pertes significatifs au sein d Aurore et les difficultés des finances publiques vont probablement peser sur le financement de l association dans les années à venir. Pour l exercice 2013, les foyers de perte principaux ont été le pôle Accueil et Soins Psychiques et le pôle Insertion. Le pôle Accueil et Soins Psychiques qui enregistre une perte comptable de 24 K, principalement pour des problèmes ponctuels avec Asper, au Logis et au Berceau. Il est à noter que ce pôle est généralement en excédent et que les difficultés rencontrées en 2013 sont en grande partie conjoncturelles (litige, reprise de résultats excédentaires ). Le pôle Insertion qui enregistre une perte comptable de 192 K, principalement due à des activités qui ne trouvent pas leur équilibre économique comme Les Jardins et l Epicerie solidaire. La perte du pôle Insertion reste importante mais a été divisée par trois par rapport à l exercice précédent, en grande partie grâce aux réorganisations conduites pendant l année. La solidité des résultats financiers d Aurore pour l exercice 2013 ne constitue pas une entorse aux principes de fonctionnement de l association mais donne la marge de manœuvre nécessaire à Aurore pour financer des innovations, des projets pilotes, des aléas opérationnels, garants de sa pérennité et de sa capacité à jouer son rôle de pionnier. Pour l exercice 2014, la priorité est de maintenir une grande rigueur dans la gestion. La pression sur les finances publiques va augmenter et probablement affecter directement une partie des budgets qui financent nos activités. L excellence de nos centres et la rigueur de gestion seront d autant plus nécessaires pour rester l un des partenaires privilégiés de nos donneurs d ordre. Sylvain Duranton, Trésorier Nous devons par ailleurs également signer un nouveau CPOM avec l ARS pour les établissements médico sociaux, et les discussions devraient s engager prochainement pour une signature à effet au 1 er janvier 2015. 61

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 RAPPORTS FINANCIERS RAPPORT DU COMMISSAIRE AUX COMPTES ASSOCIATION AURORE Siège Social : 1/3 Rue Emmanuel Chauvière 75015 - PARIS N SIRET : 775 684 970 384 CODE NAF : 8790 B RAPPORT DU COMMISSAIRE AUX COMPTES SUR LES COMPTES ANNUELS ARRÊTÉS AU 31/12/2013 EXERCICE DU 1 er JANVIER AU 31 DÉCEMBRE 2013 Aux Membres de l Assemblée Générale, En exécution de la mission qui nous a été confiée, nous vous présentons notre rapport relatif à l exercice clos le 31 Décembre 2013, sur : - le contrôle des comptes annuels de l association AURORE, tels qu ils sont joints au présent rapport, - la justification de nos appréciations, - les vérifications et informations spécifiques prévues par la loi. Les comptes annuels ont été arrêtés par votre Conseil d Administration le 29 avril 2014. Il nous appartient, sur la base de notre audit, d exprimer une opinion sur ces comptes. Ils sont la globalisation de l ensemble des opérations de vos établissements et services. Le bilan se totalise à 47 502 213 et fait ressortir un excédent de 528 142. Le compte de résultat se totalise en charges à 83 676 396 et en produits à 84 204 538. 62 Rapport du Commissaire aux Comptes Exercice clos au 31/12/2013

AURORE RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 RAPPORTS FINANCIERS 1 - OPINION SUR LES COMPTES ANNUELS Nous avons effectué notre audit selon les normes d exercice professionnel applicables en France ; ces normes requièrent la mise en œuvre de diligences permettant d obtenir l assurance raisonnable que les comptes annuels ne comportent pas d anomalies significatives. Un audit consiste à vérifier, par sondages ou au moyen d autres méthodes de sélection, les éléments justifiant des montants et informations figurant dans les comptes annuels. Il consiste également à apprécier les principes comptables suivis, les estimations significatives retenues et la présentation d ensemble des comptes. Nous estimons que les éléments que nous avons collectés sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion. Nous certifions que les comptes annuels sont, au regard des règles et principes comptables français, réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine de l association à la fin de cet exercice. Sans remettre en cause l opinion exprimée ci-dessus, nous attirons votre attention sur : - Les pages 17 et 18 de l annexe concernant une information sur les indemnités de départ à la retraite qui ne sont pas comptabilisées au passif du bilan. Par ailleurs nous vous précisons que nos contrôles ne s étendent pas aux comptes administratifs présentés aux administrations de contrôle des différents établissements (et services) et ne concernent pas le bilan et le compte de résultat de chaque établissement. 2 - JUSTIFICATION DES APPRÉCIATIONS En application des dispositions de l article L 823-9 du Code de commerce relatives à la justification de nos appréciations, nous portons à votre connaissance les éléments suivants : CHOIX DES MÉTHODES COMPTABLES : Dans le cadre de notre appréciation des principes comptables suivis par votre association, nous avons été conduits à examiner par sondage les modalités définitives d arrêté des résultats des exercices précédents suite à la décision des autorités administratives assurant le financement des établissements et services de l association. Nous nous sommes assurés du bien-fondé de la méthode comptable utilisée et de la présentation qui en est faite. Les appréciations ainsi portées s inscrivent dans le cadre de notre démarche d audit des comptes annuels, pris dans leur ensemble, et ont donc contribué à la formation de notre opinion exprimée dans la première partie de ce rapport 3 - VÉRIFICATIONS ET INFORMATIONS SPÉCIFIQUES Nous avons également procédé, conformément aux normes d exercice professionnel applicables en France, aux vérifications spécifiques prévues par la loi. Nous n avons pas d observation à formuler sur la sincérité et la concordance avec les comptes annuels des informations données dans le rapport du trésorier et dans les documents adressés aux membres de l Assemblée Générale sur la situation financière et les comptes annuels. Fait à Paris, le 23 Mai 2014 Le Commissaire aux Comptes Léo JEGARD & ASSOCIÉS Jean-Pierre LAGAY Commissaire aux Comptes Membre du Directoire Rapport du Commissaire aux Comptes Exercice clos au 31/12/2013 63

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