jusqu où ira le Enquête Le capital-investissement est à sec P. 12

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "jusqu où ira le Enquête Le capital-investissement est à sec P. 12"

Transcription

1 Enquête Le capital-investissement est à sec P. 12 du VENDREDI 18 au jeudi 24 janvier 2013 N o 32 France métropolitaine - 3 Philippe Oddo «La Bourse va se réveiller en 2013» PAGE 30 Selon l associé gérant du groupe financier Oddo&Cie, les investisseurs vont continuer de se reporter vers les actions, dans un environnement de taux bas. jusqu où ira le «La Tribune s engage avec ecofolio pour le recyclage des papiers. Avec votre geste de tri, votre journal a plusieurs vies.» low cost? Transport aérien, téléphonie, automobile le low cost continue de prospérer, porté par une crise qui rabote le pouvoir d achat. Plus complexe qu il n y paraît, ce modèle oblige les acteurs traditionnels à s y mettre, ou à s en démarquer. Pages 4 à 6 L F: 3,00 entreprises marketing, quand c est beau, ça marche PAGES territoires une révolution se prépare au nord de paris PAGES analyse POurquoi l europe perdra la guerre des changes PAGE 26 FABRICE COFFRINI / AFP

2

3 Coulisses 3 VENDREDI 18 janvier 2013 LA TRIBUNE Dominique Strauss-Kahn a joué le monsieur bons offices avec Berlin, à la veille du dernier sommet européen de fin novembre. C est François Hollande qui, semble-t-il, l avait chargé de cette mission officieuse pour aplanir les différends sur le budget de l Union. OURRAK ABDSAMIAA / AFP ÉRIC PIERMONT/AFP La décentralisation est en retard Jean-Marc Ayrault a encore reporté les arbitrages sur la décentralisation et la création des métropoles Paris, Lyon et Marseille. Pourtant, le texte de Marylise Lebranchu, déjà en retard, doit toujours être présenté début mars en conseil des ministres et, auparavant, passer devant le Conseil d État. Vu les délais de ce dernier, il semble difficile de tenir le timing. Mardi dernier, c est la guerre au Mali qui a réduit la réunion à une peau de chagrin et reporté les arbitrages de Matignon. Sans autre date pour l instant. Ramon Fernandez restera à la tête de la direction générale du Trésor quelques mois encore. la chasse aux sorcières peut attendre Odile Renaud-Basso, la directrice adjointe du cabinet de Jean-Marc Ayrault à Matignon, se verrait bien prendre la tête de la plus prestigieuse des directions de Bercy, la direction générale du Trésor et de la Politique économique. Mais l Élysée ne veut pas débarquer trop rapidement le directeur actuel, Ramon Fernandez, nommé par Nicolas Sarkozy, afin d éviter toute accusation de chasse aux sorcières. Il lui faudra attendre quelques mois. Medef : Laurence Parisot bat en retraite mais ne renonce pas Et le gagnant est la Lozère! Au titre de la péréquation financière entre départements, en 2013, la Lozère est celui qui touchera le plus, devant la Creuse et la Haute- Marne, soit 36,14 euros/habitant. Paris reversera le plus (48,59 euros/habitant), devant les Hauts-de-Seine et les Alpes- Maritimes. La capitale reversera 168 % de plus que le 9-2! La présidente du Medef compte ses soutiens. [françois guillot / AFP] Il y a désormais trois candidats déclarés à la succession de la présidente. Le psychodrame qui a agité lundi le conseil exécutif du Medef, à propos de la prolongation de deux ans du deuxième mandat de Laurence Parisot présidente depuis 2005, a fait un mort, Patrick Bernasconi, patron de la Fédération nationale des travaux publics. Le négociateur en chef de la délégation patronale sur l emploi est «le dindon de la farce» de cette affaire, confie un ancien haut dirigeant du Medef, puisqu il espérait être le successeur de Laurence Parisot, qui lui avait promis de lui céder sa place «le moment venu». «Tout cela rappelle l épisode malheureux du deuxième mandat de François Ceyrac, en 1978, qui, à force de s accrocher, a été catastrophique», dénonce un vieil observateur des luttes patronales. La discussion sur le changement des statuts au conseil exécutif n a duré qu une demi-heure, le temps pour les grandes fédérations de faire part de leur «grand étonnement» sur la forme commwe sur le fond. Frédéric Saint-Geours, patron de la puissante fédération de la métallurgie (UIMM), a démenti avoir passé une alliance avec Laurence Parisot. La fédération du bâtiment et les unions territoriales de Rhône-Alpes et de Provence-Alpes-Côte d Azur ont fait barrage au maintien de la présidente. L opération a même accéléré le timing de la campagne, puisqu il y a désormais trois candidats déclarés : Jean-Claude Vollot, l ex-médiateur aux entreprises, très remonté, Hervé Lambel, le président du Cerf (représentant les TPE), et Pierre Gattaz le fils d Yvon Gattaz, ancien président du CNPF qui dirige la fédération des industries mécaniques. Un trio auquel pourraient s ajouter Patrick Bernasconi et Geoffroy Roux de Bézieux, le patron de Virgin Mobile qui a présidé Croissance Plus. On attend désormais la décision du comité statutaire du Medef, qui doit ou non proposer cette réforme des statuts. Si c est non, l élection aura bien lieu en juillet. «En état de réflexion», Laurence Parisot compte désormais ses soutiens. Tandis que certains espèrent qu une «belle sortie» lui sera trouvée car, comme dirait un célèbre tweet, elle a été «courageuse et n a pas démérité» q Bercy bride le commissariat au Plan Pas question de conférer trop d autorité aux différentes instances de concertation du futur Commissariat général à la stratégie et à la prospective. Bercy ne veut pas d une structure trop puissante, qui pourrait concurrencer la direction du Trésor Barcelone, capitale européenne de l informatique? Le japonais Fujitsu, les allemands SAP et T-Systems, l américain Oracle et l anglais Colt relocalisent tous en Europe, à Barcelone précisément (un autre américain, Symantec, a choisi Bilbao). Les raisons sont les mêmes pour tous. Barcelone offre des infrastructures de travail, de transport et d accessibilité parfaites ; c est l une des rares villes au monde où l on trouve autant de natifs de chaque pays européen formés et autant d étudiants étrangers installés. Pour les services de vente, de télévente, de télémarketing, d après-vente, c est vital. Comme le dit l un des nouveaux adeptes de la capitale catalane, «si on se réfère aux niveaux de formation et à la maîtrise des langues, Barcelone est devenue plus performante que les villes indiennes». De plus, les salaires rendent la Catalogne et l Espagne pratiquement compétitives avec l Inde Racine a été liquidé La structure fondée par le ministère du Travail, contrôlée financièrement par Bercy, qui gérait les fonds européens consacrés à l innovation en matière de formation, a déposé le bilan. Une goutte d eau, certes, dans le monde de la formation, avec ses 5 millions d euros gérés. Sauf que son échec est significatif : Racine n a jamais pu s adapter aux conditions de gestion de plus en plus draconiennes fixées par l UE, ni à la concurrence instaurée depuis Des règles qui posent problème à la plupart des associations vivant en partie de fonds européens, en particulier les PLIE (insertion et emploi). Une série de dépôts de bilan dans ce secteur est à craindre en Sommaire coulisses 3 Medef : Laurence Parisot bat en retraite mais ne renonce pas. L événement 4 Low cost, ce n est qu un début 6 Au royaume initiatique des «radins malins». > Direct Assurance préfère le «low price». le buzz 8 L œil de Philippe Mabille Incroyable! La bulle est déjà de retour. 9 Effet Free Mobile : Orange «ne croit pas à la consolidation». 10 Budget : les dépenses ont commencé à baisser (un tout petit peu). >Le coûteux CDI de Laurence Parisot. 11 Le chiffre 7 : clé de la réussite pour le futur lanceur européen Ariane 6 > La bombe à retardement climatique fait trembler Davos. L enquête 12 Le capital-investissement est à sec. entreprises & innovation 14 Quand c est beau, ça marche! 16 Elle en fait voir de toutes les couleurs aux faussaires. 17 Un petit cric de joie pour les dos cassés. > Se sucrer en prenant du pois. territoires / france 18 Plaine de France au bord de la révolution culturelle. 20 L industrie textile tisse une nouvelle toile à travers les Vosges. territoires / international 22 Le bon vent de l innovation souffle sur La Nouvelle-Orléans. 23 > La Haye, capitale la plus sûre d Europe. > On en parle à Bruxelles le carnet de Florence Autret Copernic, réveille-toi, ils sont devenus fous! vos finances 24 Assurance-vie et rente viagère au secours de la dépendance. 25 Sicav actions américaines : paris gagnants! les analyses 26 Pourquoi l Europe va finir par perdre la guerre des changes. 27 Deux ans après la révolution, l incertitude politique bride l économie tunisienne. Les idées / Les chroniques 28 Le grand retour du mercantilisme. 29 Le spectre de l inflation n est (enfin) plus ce qu il était. > Contrat de génération : une loi pour rien? l interview 30 Philippe Oddo, associé gérant du groupe financier Oddo&Cie : «La Bourse va se réveiller en 2013.»

4 4 l événement LA TRIBUNE VENDREDI 18 janvier % au moins des Européens se disent prêts à acheter une voiture «low cost». Les plus friands sont les Portugais (40 %) et les Britanniques (39 %). Les Français sont moins intéressés (18 %), et les Allemands les plus dubitatifs (15 %). Enquête Cetelem «Automobile : la low cost attitude»,2010. THOMAS COEX / AFP «On [ne] vient pas là pour gagner de l argent, on vient là pour foutre le bordel.» Xavier Niel, patron de Free, lors du lancement des offres à bas prix des forfaits de mobiles Free Un modèle, vraiment? «Il s agit d un véritable modèle novateur qui permet, grâce à la compression des coûts de production, de faire baisser durablement les prix. Ce modèle se distingue des pratiques diminuant occasionnellement les prix, sans pour autant s appuyer sur une baisse des coûts.» Rapport Beigbeder, «Le Low Cost», «Low cost», ce n es LE CONTEXTE La forte baisse des prix dans l aérien, la téléphonie, l automobile, la distribution, l hôtellerie, etc., a bouleversé les habitudes des consommateurs. Et cela devrait se poursuivre, dans un contexte de crise et de hausse du chômage. LES ENJEUX Sous l effet de la concurrence mondiale, nombre de secteurs sont en train d adopter la stratégie low cost, devenue un avantage comparatif décisif. LES DIX COMMANDEMENTS LE PRODUIT, LE SERVICE 1 Choisir un créneau très sensible au prix. 2 Simplifier et uniformiser en éliminant tout ce qui n est pas essentiel. Fabrice Gliszczynski, Delphine Cuny, Alain-Gabriel Verdevoye, Christine Lejoux Depuis deux décennies, le low cost révolutionne des secteurs entiers comme le transport aérien, la téléphonie, l hôtellerie, la distribution, les services bancaires, l habillement, l informatique Non seulement, il a permis de toucher de nouveaux clients en offrant des prix défiant toute concurrence, modifié le comportement du consommateur dont le rôle n a jamais été aussi mis en avant, mais il a aussi modifié l organisation de la production. Car cette révolution est concomitante à certains changements majeurs : technologique, avec Internet qui dématérialise toute une partie de la chaîne de production et toucher des clients à l échelle de la planète ; commerciale, avec la vague de libéralisation et de circulation des marchandises qui a caractérisé le phénomène de la mondialisation. Pour autant, cette révolution est-elle finie? Loin s en faut, le low cost peut encore reculer les limites de modes de consommation. La Tribune en a exploré quelques-unes. 1 / aérien Prochaine escale, le long-courrier C est dans ce secteur aérien, certes de services mais à très forte intensité capitalistique et à très fort niveau sécuritaire, que des acteurs sortis de nulle part sont parvenus à chambouler la hiérarchie établie à la vitesse de l éclair en tirant les prix et les services vers le bas. Une irrésistible ascension qui tire son origine dans la mise en place d un modèle iconoclaste, simple, fondé sur la chasse aux coûts en général et sur une très forte productivité des avions et du personnel en particulier, mais aussi sur des innovations en termes de revenus. Le tout accompagné par la transformation en options payantes de services autrefois inclus dans le prix du billet (les repas, l enregistrement des bagages) et la création de nouvelles recettes annexes (tombola à bord ) et même, pour Ryanair, par un système d aides publiques généralisé. Vingt ans après le virage low cost de cette compagnie irlandaise inspiré de l américaine Southwest, les «no-frills Airlines» (ces compagnies sans chichi) sont devenues, comme aux États-Unis, hégémoniques sur le réseau intra-européen de point-à-point (par opposition aux vols en correspondance) et ne cessent de monter en puissance aux quatre coins du globe. Représentant 40 % du marché intra-européen, Ryanair, Easyjet et consorts pourraient capter jusqu à 60 % du trafic d ici à 2020, selon le cabinet York Aviation. Y a-t-il une limite? Il ne semble pas. Car, sur les vols de courte et moyenne distance, le transport aérien est devenu une «commodité» pour une majorité de clients dont le seul critère de choix d une compagnie est le prix. 40 % du transport aérien intraeuropéen est assuré par les compagnies low-cost. Elles pourraient atteindre les 60 % d ici à Aux États-Unis, un marché mature, la part des compagnies à bas coûts semblent stagner autour de 30 à 40 %, selon le PDG d Air France, Alexandre de Juniac. Mais peut-on parler de stagnation quand les acteurs traditionnels parviennent à contenir l offensive en employant les mêmes armes, voire en allant plus loin? Dans les faits, le modèle low cost s est répandu à la quasi-totalité des vols de point-àpoint américain. L Europe prend le même chemin. Pis, si les compagnies traditionnelles craquent, ce sont carrément leurs réseaux européens d apport de passagers pour les vols long-courriers (via des hubs) qui disparaîtront. Reste LA question. Le low cost va-t-il aussi coloniser les long-courriers? La partie est plus compliquée. Impossible de faire voler davantage les avions que ne le font les compagnies classiques. Pour autant, le phénomène se développe. En Asie plusieurs low cost long-courriers voient le jour, créées le plus souvent par des grandes compagnies traditionnelles (Singapore Airlines, Qantas) pour contrer Air Asia X, la low cost longcourrier d Air Asia. En Europe ou aux États-Unis, le débat est plus tranché. Il n empêche, certains tentent le coup. En France, XL Airways, déjà présente en longcourrier mais en charter, expérimente le modèle avec des avions 100 % classe économique. Par ailleurs, des low cost moyen-courriers veulent aussi franchir le Rubicon. C est le cas de Norwegian. De quoi STOP 6 Optimiser et simplifier la chaîne de production en éliminant ce qui n est pas essentiel. L ORGANISATION DE LA PRODUCTION conforter l idée que les low cost moyen-courrier seront obligées, à terme, de trouver des leviers de croissance au long cours. q F.G. 2 / téléphonie le syndrome Free Ne l appelez surtout pas «low cost». Presque un gros mot aux yeux de Xavier Niel, qui a fait appel au designer Philippe Starck pour sa dernière Box et a toujours 7 Assurer le «low cost» sur l ensemble de la chaîne de valeur, de la source jusqu à la distribution. réfuté être à la tête d une entreprise low cost : «Avec un siège dans le 16 e arrondissement de Paris, conçu par l architecte Jean- Michel Wilmotte? Nous sommes tout simplement bien gérés», se targue le fondateur et principal actionnaire de Free. Ce que concède la concurrence. Fournisseur d accès à Internet réservé aux «geeks», capables de régler eux-mêmes un éventuel pépin, vendu seulement en ligne et

5 l événement 5 VENDREDI 18 janvier 2013 LA TRIBUNE DR ouigo, l autre tgv. Au printemps, la SNCF lancera son Ouigo, TGV low cost à services simplifiés, entre plusieurs gares autour de Paris et de quelques métropoles régionales. Le Ouigo n aura pas de première classe, ne pourra se réserver que par Internet, et proposera quelques services payants (comme le surplus de bagages). «Ce n est pas une histoire de sous. [C est que] certains services ou produits ne témoignent plus d une appartenance sociale.» Emmanuel Combe, vice-président de l Autorité de la concurrence, économiste, auteur de «Le Low Cost» (Éd. La Découverte) DR t qu un début D UN NOUVEAU MODÈLE Sources : Boston Consulting Group. RECRUTEMENT à la hotline payante, le numéro deux français de l ADSL, qui a plus de 5 millions de foyers clients, n a longtemps communiqué que sur le prix de son offre. Le lancement de Free Mobile en janvier 2012 tenait en un slogan : «L offre la plus riche, deux fois moins cher.» Le nouvel entrant aurait déjà plus de 5 millions de clients mobiles, soit plus de 7 % du marché en métropole. Free Mobile pourrait conquérir 15 % du marché d ici à 2015, selon les analystes. 3 Faire payer les options. 8 Mettre en place une politique de ressources humaines et de recrutement parfaitement adaptée au projet. 4 Définir des standards élevés en terme de qualité, de sécurité... 9 Recourir à l externalisation et à la standardisation. UN CAS D ÉCOLE : LE TRANSPORT AÉRIEN Part du trafic des compagnies à bas coûts en France 21 % 79 % Sur l ensemble des aéroports métropolitains 31,2 % 68,8 % Comment Free a-t-il réussi à diviser les prix par deux dans le mobile? Ses dirigeants font valoir que sa structure de coûts d opérateur alternatif venu du fixe est radicalement différente : il n a pas les bataillons d équipes marketing de ses rivaux, pas de gros contrat de maintenance informatique, un réseau de distribution minimal. Free, qui emploie tout de même plus de salariés, possède une quinzaine de boutiques contre Concevoir une promotion originale. 10 Promouvoir une nouvelle culture entrepreneuriale. Sur l ensemble des aéroports régionaux (hors Paris) Sources : Rapport d activité des aéroports français 2011, statistiques du trafic (Union des aéroports français). à un millier chez les opérateurs historiques. Pour la construction du réseau mobile, Free prétend pouvoir limiter la facture à 1 milliard d euros, quand Martin Bouygues affirme qu il en faut au moins 10 : le prix des équipements télécoms a nettement baissé en dix ans ; Free paie son fournisseur, NSN, de façon étalée, à mesure qu il gagne des clients («pay as you grow») et il peut se déployer à son rythme, en s appuyant sur le réseau d Orange, qu il loue, cher (500 millions d euros en 2012).Le modèle est-il tenable? Free n est pas rentable dans le mobile (perte de démarrage de 44 millions au premier semestre) mais il persiste sur ses prix bas. Les opérateurs en place ont anticipé en copiant le modèle Free, avec leurs propres marques low cost (B & You chez Bouygues, Sosh chez Orange, Red chez SFR), aux forfaits sans engagement et sans subvention des téléphones, vendus sur le Web, et en s alignant sur les prix. Ces offres «SIM-only», sans téléphone, représenteront au moins un tiers du marché à terme, et jusqu à 60 % à 70 % dans les scénarios les plus noirs. qd.c. Roi du «bas coût», Renault gagne de l argent sur sa gamme «Entry», malgré des prix de vente plancher. 3 / automobile en attendant les euros Huit ans et demi après le lancement de la fameuse Dacia Logan, Renault doit annoncer en ce début d année un projet de future voiture à euros, selon nos sources. Cette «sous-dacia» à coûts toujours plus bas devrait être commercialisée fin Développée en partenariat avec le japonais Nissan, cette petite voiture peu onéreuse doit être produite à Chennai (Inde). Arrivera-t-elle en Europe? Il n en est aujourd hui pas question. Mais, Renault n affirmait-il pas, il y a dix ans, que la Dacia Logan ne roulerait jamais sur nos routes? Ce petit modèle à euros pourrait être en tout cas ultérieurement industrialisé en Amérique du Sud. Ce n est pas fini. Le groupe au losange et son allié japonais planchent sur une voiture «Ultra Low Cost» (très bas coûts), «autour de euros». Ce véhicule est également destiné prioritairement à l Inde, mais aussi à l Afrique, voire à l Amérique du Sud. Un modèle qui pourrait être mis sur le marché après Là encore, personne ne prévoit officiellement de commercialisation dans les pays dits matures. Mais, d ici là, on peut toujours changer d avis sous la pression des clients potentiels En attendant, Renault aura multiplié l an dernier les nouveautés dans sa gamme «Entry»: le monospace Lodgy, l utilitaire (et dérivé ludospace) Dokker, les emblématiques Logan II et Sandero II. La production de la gamme «Entry» représente plus du tiers des ventes du groupe, qui en a écoulé près d un million d unités en Roi du «bas coûts», Renault gagne de l argent sur sa gamme «Entry», malgré des prix de vente plancher (à partir de euros pour une Logan I en France). La gamme «Entry» avait un objectif de marge opérationnelle de 6 %. Or, la marge est largement supérieure à ces 6 %. Elle a même tourné en 2012 autour de 10 %, selon nos informations. Pas si loin d un BMW! Les recettes concoctées par Renault sont connues, même si nul concurrent n a encore été capable d en faire autant. Première condition : décliner la même plateforme. Les nouvelles Logan II et Sandero II «partagent 50 % des composants en valeur avec leurs prédécesseurs», souligne Arnaud Deboeuf, directeur du programme «Entry». Du coup, la nouvelle Logan II aura «coûté 30 % moins cher en développement que la première». Pas moins de 3,5 millions de Logan et Sandero ont été assemblées à ce jour. Économies d échelle assurées. En deuxième lieu, les mêmes composants sont réutilisés. «70 % des pièces sont communes entre les Logan II et le Lodgy», poursuit Arnaud Deboeuf. Troisième ingrédient : les véhicules de la gamme «Entry» sont simples. «Une Sandero II comporte pièces, contre dans une Clio». Enfin, ces véhicules ne sont produits que dans des pays à main-d œuvre bon marché. Entre le site de production roumain de Pitesti et une usine française, le rapport est de un à quatre pour le salaire d un opérateur de base, affirme-t-on chez Renault. qa.-g.v.

6 6 l événement LA TRIBUNE VENDREDI 18 janvier 2013 «low cost», ce n est qu un début 4 / Banques la révolution est en ligne S il est un domaine où les clients n ont a priori guère envie de «low cost», c est celui de la banque. Et pourtant! Entre 2 et 3 millions de Français sont aujourd hui clients d une banque 100 % en ligne, comme Fortunéo, Boursorama Banque, BforBank, Monabanq ou encore ING Direct. Cela ne représente pas moins de 2,5 % du marché de la banque de détail en France. Nul doute que cette proportion va encore grimper, selon un sondage réalisé l an dernier par Deloitte et Harris Interactive. Au chapitre de la satisfaction clientèle, les banques en ligne ou directes arrivent en première position, avec une note moyenne de 14,1 sur 20, supérieure de 2,4 points à celle des établissements traditionnels. Qu il s agisse de fiabilité, de transparence, d intérêt porté au client et même d écoute alors que, par définition, elles ne disposent pas d agences, les banques en ligne sont bien mieux notées que leurs concurrentes traditionnelles. «La promesse client des banques directes est connue, simple et lisible», explique Deloitte. La promesse, c est d abord celle de tarifs très inférieurs, grâce à l absence des coûts engendrés par un réseau d agences «en dur.» Ce qui permet notamment de proposer des cartes bancaires gratuites, et de réduire à zéro les frais de garde des comptes-titres. Ainsi, un petit consommateur de services bancaires déboursera 25,40 euros par an seulement dans une banque en ligne, contre 63,54 euros au sein d une banque classique, d après le palmarès des tarifs bancaires publié en 2012 par l association de consommateurs CLCV (Consommation, logement et cadre de vie) et le magazine Mieux vivre votre argent. Idem pour un couple utilisant plusieurs services (98 euros au lieu de 216,66 euros) et pour les gros consommateurs de services bancaires, tels que les boursicoteurs, (349 euros contre 542 euros). Certes, l offre des banques en ligne demeure limitée à des services courants. Pour l instant. Boursorama Banque propose déjà des crédits immobiliers. Battant en brèche l argument des banques traditionnelles, selon lequel le client a besoin de voir son conseiller en chair et en os pour les «grands événements de sa vie.» En réalité, le client, devenu très familier, voire «accro», d Internet, est de plus en plus autonome. Et cela ne fera que s accentuer avec l arrivée à l âge adulte de la fameuse génération Y. q C.L. au royaume initiatique des «radins malins» «Le client est roi» pourrait bien être l adage du low cost. Car sa véritable nature et à chercher du côté de la demande finale, c est-à-dire du consommateur, de son intérêt comme de sa psychologie. Sophie Peters «Dans le low cost, c est le point de vue du client qui définit ce qui est essentiel dans une offre, les performances incontournables d un produit, la nature d un service que l on juge indispensable», résume Pascal Perri, économiste, consultant et auteur de Toujours moins cher, low cost, discount, et Cie (Éd. de l Atelier). La volonté chez le consommateur d en avoir pour son argent, au prix le plus juste rencontre une offre désormais dépouillée de ses oripeaux marketing et de ses prétendues promesses jamais tenues. désacralisation et inversion des valeurs «Le low cost désacralise. Il ne promet pas grand-chose et ne raconte aucune histoire», admet Emmanuel Combe, vice-président de l Autorité de la Concurrence, économiste et auteur de Le Low Cost (Éd. La Découverte). Comme si, après des années de surenchère marketing, le low cost redonnait au consommateur la main par une stratégie reposant sur la simplicité de l offre : produit de base à un prix très bas et options payantes laissées à son appréciation. Mais le low cost épouse aussi habilement l individualisation croissante, grâce à un marketing subtil. «Ce n est donc pas tant la simplicité qui attire le client du low cost que le choix d une multitude d options qui lui procurera un produit ou un service taillé à la mesure de ses besoins. Il est en quelque sorte l anti-modèle de la gratuité : tout a un prix, donc tout se paye», explique Emmanuel Combe. Pas étonnant que le low cost ait profité davantage aux gens éduqués, «ceux qui savaient». «Il y a un effet d apprentissage. Ce qui choquait hier ne choque plus aujourd hui, comme les bagages payants dans l aérien», remarque cet économiste. Le low cost ne saurait donc se réduire aux petits budgets. Il faut être malin pour bien en profiter. Car il permet au consommateur de faire des économies dans un domaine pour avoir tout loisir de «se lâcher» sur un autre. «C est parce que l on peut faire une économie sur un poste, par exemple un billet d avion, que l on peut s offrir par ailleurs un produit de luxe», explique Emmanuel Combe, pour qui le low cost profite avantageusement au secteur du luxe, les deux étant désormais étroitement liés. C est le fameux effet de ciseau des experts de la consommation. «Une fois que tout est désacralisé, le luxe reprend du galon.», ajoute l expert. Le low cost a ainsi un côté «jouissif» car il confère à son client un sentiment de toute puissance. «Je construis moi-même mon ego, je ne me fais pas avoir, je sais ce qui est important pour moi», se dit en substance le client. Un phénomène pour lequel Internet a joué un rôle majeur, estime Emmanuel Combe : «En incitant à comparer les prix, Internet a développé un comportement quasi systématique de la recherche du bas prix, attitude revendiquée comme une qualité à part entière». Avec l émergence du low cost, le mot «radin» change donc de connotation sémantique pour s associer avec l adjectif «malin». C est sans doute là le seul véritable trait déterminant du client d un low cost qui n a pas de réel public dédié : quel que soit son âge, sa catégorie sociale ou ses revenus, chacun l utilise de manière plus ou moins importante. q direct assurance préfère le «low price» Face à une concurrence exacerbée, Direct Assurance, filiale du groupe Axa, qui s est positionné comme assureur à bas prix depuis ses débuts, pourrait connaître des difficultés à rester le plus compétitif. Laura Fort surtout pas parler de low cost au nouveau PDG de Direct N allez Assurance, Godefroy de Colombe : «Nous n avons pas un positionnement low cost, mais un positionnement low price. L expression low cost induit en effet un doute sur la réalité ou la qualité du produit. Par contre, l argument prix a toujours été un élément différenciant pour nous. Et actuellement, nous sommes en moyenne 208 euros moins cher que le reste du marché.» Direct Assurance, filiale d Axa créée en 1992, s est en effet depuis le début positionnée sur les prix bas. Sauf qu aujourd hui, le marché de l assurance auto et habitation subit une concurrence exacerbée. Et Direct Assurance, Les «Freenautes», sont aussi motivés par le bas prix que par le sentiment d appartenance à une tribu «qui a tout compris». [KENZO TRIBOUILLARD / AFP] tout comme ses concurrents «directs» Amaguiz, Eurofil ou IDMacif, qui ne disposent pas d intermédiaires de vente, pourrait à l avenir avoir de plus en plus de difficultés à faire la différence sur le prix. «Le fait d être bien positionné sur le prix est un impératif lorsque Lorsque toutes les économies auront été faites, les opérateurs devront innover sur d autres fronts que celui du seul tarif. l on est sur le marché du direct. Mais, aujourd hui, ces acteurs sont arrivés probablement au bout de ce qu ils pouvaient proposer. Du fait du poids des mutuelles sans intermédiaires, la différence sur le prix est significativement plus difficile à faire en France qu au Royaume-Uni ou en Allemagne», confirme Bertrand Lauzeral, associé chez Exton Consulting. Il reste néanmoins à Direct Assurance quelques marges de manœuvre pour garder son avance. «L avantage des acteurs directs, c est leur capacité à piloter de manière quotidienne leurs tarifs commerciaux. Ils peuvent ainsi proposer des promotions ponctuelles ou des ventes flash qui leur permettent d intervenir sur leur flux d assurés. Il y a une certaine agilité pour modifier les conditions tarifaires de manière localisée», explique Bertrand Lauzeral. Mais il arrivera un moment où, toutes les économies ayant été faites, ces acteurs vont devoir innover sur d autres fronts que celui du tarif. Sur celui des coûts notamment : «Nous pouvons ainsi être amenés à prendre des décisions difficiles en terme d optimisation de coûts, qui se retrouveront ensuite dans le prix. Nous avons par exemple décidé de mettre fin au partenariat avec Carglass, car nous estimons que leurs tarifs sont beaucoup trop élevés. Il n y a pas de magie, c est in fine l assuré qui doit supporter leur prix. Nous poussons aussi énormément la dématérialisation auprès des clients, ce qui représente des économies», déclare Godefroy de Colombe. En somme, pour rester positionné sur le low price, il faut tout de même jouer sur le low cost q

www.economie.gouv.fr Paris, le 26 août 2013

www.economie.gouv.fr Paris, le 26 août 2013 PIERRE MOSCOVICI MINISTRE DE L ECONOMIE ET DES FINANCES www.economie.gouv.fr Paris, le 26 août 2013 Discours de Pierre MOSCOVICI, Ministre de l Economie et des Finances *** Déplacement à Lannion - Conférence

Plus en détail

LES DANGERS DE LA DEFLATION

LES DANGERS DE LA DEFLATION LES DANGERS DE LA DEFLATION C est une menace pernicieuse car elle semble bénigne après deux générations de lutte contre l inflation. En Amérique, Angleterre et la zone Euro, les banques centrales ont un

Plus en détail

Fiche 1 : Age légal de départ à la retraite

Fiche 1 : Age légal de départ à la retraite Fiche 1 : Age légal de départ à la retraite LE PROJET DE LA DROITE DÉCRYPTÉ Travailler plus longtemps pour gagner moins L âge légal de départ à la retraite est porté à 62 ans. Les victimes de ce recul

Plus en détail

Intervention générale

Intervention générale PROPOSITION DE LOI N 909 PORTANT DEBLOCAGE EXCEPTIONNEL DE LA PARTICIPATION ET DE L INTERESSEMENT Intervention générale Monsieur le Président, Monsieur le rapporteur, Chers collègues, Nous sommes appelés

Plus en détail

La solution n est pas le socialisme, mais le capitalisme associé à une meilleure répartition des bénéfices de la révolution de la productivité

La solution n est pas le socialisme, mais le capitalisme associé à une meilleure répartition des bénéfices de la révolution de la productivité La solution n est pas le socialisme, mais le capitalisme associé à une meilleure répartition des bénéfices de la révolution de la productivité Robert Reich 6 mai 2012 La victoire de François Hollande n

Plus en détail

Eco-Fiche BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1

Eco-Fiche BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1 Eco-Fiche Janvier 2013 BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1 Retour sur l année 2012 : l atonie En 2012, le Produit Intérieur Brut (PIB) s est élevé à 1 802,1 milliards d euros, soit

Plus en détail

Jeudi 19 et Vendredi 20 Mars RENNES Halle Martenot

Jeudi 19 et Vendredi 20 Mars RENNES Halle Martenot N Jeudi 19 et Vendredi 20 Mars RENNES Halle Martenot Crise financière : comment aborder l année 2009 Telle sera l un des thèmes «phare» qui ouvrira cette 28 ème édition du Forum de l Investissement. Les

Plus en détail

BUDGET du QUÉBEC 2015

BUDGET du QUÉBEC 2015 BUDGET du QUÉBEC 2015 Services économiques TD BUDGET 2015 DU QUÉBEC : LE GOUVERNEMENT MAINTIENT LE CAP FISCAL Faits saillants Le gouvernement du Québec a déposé son deuxième budget depuis son arrivée au

Plus en détail

POLITIQUES DE SORTIE DE CRISE : L ALLEMAGNE ET LA FRANCE. Patrick ARTUS (*)

POLITIQUES DE SORTIE DE CRISE : L ALLEMAGNE ET LA FRANCE. Patrick ARTUS (*) POLITIQUES DE SORTIE DE CRISE : L ALLEMAGNE ET LA FRANCE par Patrick ARTUS (*) Incertitudes sur la croissance future, cependant plus de crise aussi violente qu en 2009 On ne peut pas dire aujourd hui que

Plus en détail

A propos de l Audit des finances communales

A propos de l Audit des finances communales A propos de l Audit des finances communales (évoqué lors du Conseil municipal de septembre 2014) A la demande de la majorité municipale, un audit a été commandité auprès du cabinet FCL. Les conclusions

Plus en détail

Savoir/agir numéro 3, mars 2008. Plus longtemps, plus flexible, moins cher. Michel Husson, chercheur à l IRES

Savoir/agir numéro 3, mars 2008. Plus longtemps, plus flexible, moins cher. Michel Husson, chercheur à l IRES Savoir/agir numéro 3, mars 2008 Plus longtemps, plus flexible, moins cher Michel Husson, chercheur à l IRES Chapô : Travailler plus pour gagner plus : on connaît la chanson. Mais cet hymne à la valeur

Plus en détail

Compréhension du sujet

Compréhension du sujet Corrigé du DM sur l arrêté du 8 mars 2005 portant sur l interdiction en France de rémunérer les comptes de dépôt ou à vue. Compréhension du sujet Lecture attentive «Un arrêté du» -> ça c est la situation.

Plus en détail

L Union européenne face à la croissance économique

L Union européenne face à la croissance économique L Union européenne face à la croissance économique Introduction : l Union européenne est-elle une puissance économique? I) L Union européenne : une croissance économique décevante 1 Une croissance plus

Plus en détail

La décentralisation et l externalisation modifient-elles les frontières de l action territoriale?

La décentralisation et l externalisation modifient-elles les frontières de l action territoriale? La décentralisation et l externalisation modifient-elles les frontières de l action territoriale? Atelier n 20 Bernard FALCAND, CFTC, membre du bureau national d orientation du CNFPT, Jean-Charles GLATIGNY,

Plus en détail

Patrimoine Immobilier Finance Retraite

Patrimoine Immobilier Finance Retraite Patrimoine Immobilier Finance Retraite Numéro 47 Février 2013 EDITO Situation du marché immobilier d habitation L heure de vérité Le mois dernier, nous nous interrogions sur les hypothèses de croissance

Plus en détail

Discours de clôture Rencontre des nouvelles entreprises Mardi 14 octobre 2014 Centre événementiel 20h15

Discours de clôture Rencontre des nouvelles entreprises Mardi 14 octobre 2014 Centre événementiel 20h15 Discours de clôture Rencontre des nouvelles entreprises Mardi 14 octobre 2014 Centre événementiel 20h15 Mesdames, Messieurs, Chers collègues, Je suis particulièrement heureux de vous compter aussi nombreux

Plus en détail

ASSURANCE-VIE 2012, UNE ANNEE PAS COMME LES AUTRES

ASSURANCE-VIE 2012, UNE ANNEE PAS COMME LES AUTRES ASSURANCE-VIE 2012, UNE ANNEE PAS COMME LES AUTRES L assurance serait-elle entrée dans une nouvelle ère en 2012 avec une décollecte de 3,4 milliards. S il ne s agit pas de véritable rupture, il s agit

Plus en détail

Evolution de la Conjoncture Economique (Premier Trimestre 2015)

Evolution de la Conjoncture Economique (Premier Trimestre 2015) Evolution de la Conjoncture Economique (Premier Trimestre 215) Banque Centrale de Tunisie Avril 215 1- Environnement International 1-1. Croissance Economique - Selon les prévisions du Fonds monétaire international

Plus en détail

Le billet de Michel Fried. L Allemagne n offre pas de modèle de «sortie» de crise

Le billet de Michel Fried. L Allemagne n offre pas de modèle de «sortie» de crise Le billet de Michel Fried novembre 2009 L Allemagne n offre pas de modèle de «sortie» de crise La question qui agite aujourd hui les responsables des politiques économiques des grands pays industrialisés

Plus en détail

LES FICHES ARGU DU GROUPE SOCIALISTE, RÉPUBLICAIN ET CITOYEN LE COLLECTIF BUDGÉTAIRE 12 JUILLET 2012

LES FICHES ARGU DU GROUPE SOCIALISTE, RÉPUBLICAIN ET CITOYEN LE COLLECTIF BUDGÉTAIRE 12 JUILLET 2012 LES FICHES ARGU DU GROUPE SOCIALISTE, RÉPUBLICAIN ET CITOYEN LE COLLECTIF BUDGÉTAIRE 12 JUILLET 2012 FICHE N 1 UN COLLECTIF BUDGÉTAIRE POUR REDRESSER NOS FINANCES PUBLIQUES L e projet de loi de Finances

Plus en détail

Dégradation de la note de la France un «non event»?

Dégradation de la note de la France un «non event»? 15 novembre 2013 6A, rue Goethe, L-1637 Luxembourg, Tel.: (+352) 26 895-1, Fax: (+352) 26 895-24 e-mail: secretariat@bcee-am.lu, www.bcee-assetmanagement.lu Dégradation de la note de la France un «non

Plus en détail

Banque Crésus versus Famille Fernandez

Banque Crésus versus Famille Fernandez Banque Crésus versus Famille Fernandez Par Éric Toussaint Pas facile de se mettre dans la peau des dirigeants d une grande banque, que ce soit un grand actionnaire ou un haut dirigeant nommé, pour comprendre

Plus en détail

Conseil supérieur du logement

Conseil supérieur du logement Conseil supérieur du logement Avis n 010 du 16 janvier 2008 du Conseil supérieur du logement sur le concept du crédit logement inversé. Préambule Le crédit logement inversé («reverse mortgage») est une

Plus en détail

Les 10 étapes pour être sur de devenir propriétaire d un appartement dans les 3 à 6 mois

Les 10 étapes pour être sur de devenir propriétaire d un appartement dans les 3 à 6 mois Les 10 étapes pour être sur de devenir propriétaire d un appartement dans les 3 à 6 mois Préambule Ce guide vous est offert par William MEYER auteur du blog l'immobilier facile (http://l-immobilier-facile.fr)

Plus en détail

Cela a notamment conduit à l accroissement de la rentabilité du capital au détriment du travail dans toutes les économies occidentales.

Cela a notamment conduit à l accroissement de la rentabilité du capital au détriment du travail dans toutes les économies occidentales. 1 Contribution de Jean Pierre BRARD, député apparenté communiste de Seine Saint Denis, et de Bernard VERA, sénateur communiste de l Essonne, membres du groupe de travail Assemblée nationale Sénat sur la

Plus en détail

REVUE BANQUE. Rentabilité des activités de services à la personne. Quel business model?

REVUE BANQUE. Rentabilité des activités de services à la personne. Quel business model? REVUE BANQUE Rentabilité des activités de services à la personne. Quel business model? Par Jacques MANARDO Président Fédération des Entreprises de Services à la Personne J ai passé 32 ans dans la profession

Plus en détail

NEWSLETTER 1 er SEMESTRE 2014

NEWSLETTER 1 er SEMESTRE 2014 NEWSLETTER 1 er SEMESTRE 2014 ACTUALITE ECONOMIQUE L activité mondiale devrait poursuivre son affermissement. L impulsion est donnée par les pays avancés, bien que leurs redressements restent inégaux.

Plus en détail

Les «commerciaux» dans les Entreprises de Propreté : état des lieux

Les «commerciaux» dans les Entreprises de Propreté : état des lieux Les enquêtes de l Observatoire de la Propreté n 9 Synthèse Avril 2015 Les «commerciaux» dans les Entreprises de Propreté : état des lieux Les enquêtes de l Observatoire de la Propreté n 9 Synthèse Avril

Plus en détail

MEDEF Actu-Eco. Semaine du 5 au 9 novembre 2012 SOMMAIRE

MEDEF Actu-Eco. Semaine du 5 au 9 novembre 2012 SOMMAIRE MEDEF Actu-Eco Semaine du 5 au 9 novembre 2012 SOMMAIRE FRANCE ZONE EURO 1. Crédits nouveaux au secteur privé en septembre 2012 : tassement pour les entreprises, contraction pour les ménages 2. Déficit

Plus en détail

L impact du choc démographique sur l économie du Québec. Il faudra rehausser notre productivité afin d atténuer les bouleversements à venir

L impact du choc démographique sur l économie du Québec. Il faudra rehausser notre productivité afin d atténuer les bouleversements à venir SÉMINAIRE DE LA RÉGIE DES RENTES DU QUÉBEC Québec, 27 novembre 2009 L impact du choc démographique sur l économie du Québec Il faudra rehausser notre productivité afin d atténuer les bouleversements à

Plus en détail

Interview de Christian Noyer, Gouverneur de la Banque de France Europe 1 8 juillet 2015

Interview de Christian Noyer, Gouverneur de la Banque de France Europe 1 8 juillet 2015 Interview de Christian Noyer, Gouverneur de la Banque de France Europe 1 8 juillet 2015 MAXIME SWITEK L interview politique, Jean-Pierre ELKABBACH vous recevez ce matin Christian NOYER, le gouverneur de

Plus en détail

Le Manifeste du ME-F

Le Manifeste du ME-F 1 Mouvement Européen-France Le Manifeste du ME-F Consultation des adhérents Juillet - aout 2013 Rapport de dépouillement 11/08/2013 2 Le Manifeste du ME-F Consultation des adhérents. Juillet aout 2013

Plus en détail

HOLLANDE UN AN APRES L ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE DE 2012

HOLLANDE UN AN APRES L ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE DE 2012 Ifop Fiducial / Europe 1 Bilan de l action de François Hollande un an après l élection présidentielle de 2012 BILAN DE L ACTION DE FRANÇOIS HOLLANDE UN AN APRES L ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE DE 2012 La méthodologie

Plus en détail

III. La segmentation du marche de l automobile et la stratégie de Dacia

III. La segmentation du marche de l automobile et la stratégie de Dacia III. La segmentation du marche de l automobile et la stratégie de Dacia A. La macro segmentation La mission de la marque est clairement définie sur son site internet : «Dacia a comme objectif la production

Plus en détail

La stratégie du Groupe BPCE

La stratégie du Groupe BPCE La stratégie du Groupe BPCE 2 edito Groupe BPCE est né en juillet 2009 de la volonté des groupes Banque Populaire et Caisse d Epargne de construire ensemble le deuxième groupe bancaire en France, un groupe

Plus en détail

TOUR DE FRANCE NOUVEAU DIALOGUE FORUM-DEBAT LYON

TOUR DE FRANCE NOUVEAU DIALOGUE FORUM-DEBAT LYON TOUR DE FRANCE NOUVEAU DIALOGUE FORUM-DEBAT LYON Synthèse des débats rédigée par : 10 mai 2012 Dans le cadre de son Tour de France du Dialogue, la CFE-CGC a organisé à Lyon, le 10 mai 2012, un forum participatif

Plus en détail

Un Budget 2012 en hausse pour la jeunesse et l emploi. Unique et inédit!

Un Budget 2012 en hausse pour la jeunesse et l emploi. Unique et inédit! Conférence de presse du 30 novembre 2011 Session budgétaire de la Région Auvergne* Un Budget 2012 en hausse pour la jeunesse et l emploi Unique et inédit! L Auvergne : 1 ère Région de France à lancer une

Plus en détail

Info Finance. et Prévoyance. En 2013 aussi, les clients profitent d une rémunération globale attractive!

Info Finance. et Prévoyance. En 2013 aussi, les clients profitent d une rémunération globale attractive! Allianz Suisse Case postale 8010 Zurich www.allianz-suisse.ch Info Finance 01 YDPPR267F et Prévoyance Édition 01, mars 2013 EXCÉDENTS LPP En 2013 aussi, les clients profitent d une rémunération globale

Plus en détail

Moyen terme 2014-2018

Moyen terme 2014-2018 Moyen terme 2014-2018 ATTENTES DES UTILISATEURS POUR LA PERIODE 2014-2018 Selon les entretiens réalisés par le Cnis au 2 è semestre 2012 COMMISSION «SYSTEME FINANCIER ET FINANCEMENT DE L ECONOMIE» POUR

Plus en détail

COMMISSION PARITAIRE REGIONALE EMPLOI FORMATION D ILE DE FRANCE SEANCE DU 4 FEVRIER 2014. Ordre du jour

COMMISSION PARITAIRE REGIONALE EMPLOI FORMATION D ILE DE FRANCE SEANCE DU 4 FEVRIER 2014. Ordre du jour COMMISSION PARITAIRE REGIONALE EMPLOI FORMATION Présents : CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, GIM, UIMM 77 D ILE DE FRANCE SEANCE DU 4 FEVRIER 2014 Ordre du jour 1. Adoption du compte-rendu de la séance du

Plus en détail

DU NORD-PAS DE CALAIS ET L INTERNATIONAL

DU NORD-PAS DE CALAIS ET L INTERNATIONAL / LES ENTREPRISES 2008 DU NORD-PAS DE CALAIS ET L INTERNATIONAL /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////2008 Observatoire

Plus en détail

Réunion Actionnaires Henri de Castries Président du directoire

Réunion Actionnaires Henri de Castries Président du directoire Réunion Actionnaires Henri de Castries Président du directoire 16 juin 2006 Avertissement Certaines déclarations figurant dans cette présentation contiennent des prévisions qui portent notamment sur des

Plus en détail

Changement de moteur

Changement de moteur (CEPII) Présentation de l économie mondiale 2008 On l attendait depuis longtemps! Le déséquilibre de la croissance et les global imbalances Chaque année, commentaire du creusement continu du déficit courant

Plus en détail

L économie des télécoms en France

L économie des télécoms en France L économie des télécoms en France Deuxième étude pour la Fédération Française des Télécoms 2012 Pour favoriser la croissance et l emploi du secteur télécom, la France et l doivent mettre en œuvre une politique

Plus en détail

PERTE DU TRIPLE A : LA FRANCE SANCTIONNEE

PERTE DU TRIPLE A : LA FRANCE SANCTIONNEE PERTE DU TRIPLE A : LA FRANCE SANCTIONNEE Par Thomas Chalumeau, coordonnateur du pôle «Economie et finances» de Nova, Le 13 janvier 2012 Ironie de l histoire, c est un vendredi 13 que la France perd sa

Plus en détail

1 les mécanismes de la crise financière

1 les mécanismes de la crise financière De la crise financière à la crise économique Michel Husson, 2009 1. Les mécanismes de la crise financière 2. les canaux de transmission à l économie réelle 3. les deux racines de la crise 4. les perspectives

Plus en détail

Comité pour l annulation de la dette du tiers monde. La dette, une manne pour les créanciers, un drame pour les peuples!

Comité pour l annulation de la dette du tiers monde. La dette, une manne pour les créanciers, un drame pour les peuples! Comité pour l annulation de la dette du tiers monde http://www.cadtm.org/ensemble-pour-imposer-une-autre La dette, une manne pour les créanciers, un drame pour les peuples! L argument de la dette publique

Plus en détail

Les enjeux et clés de succès des entreprises familiales. kpmg.fr

Les enjeux et clés de succès des entreprises familiales. kpmg.fr Les enjeux et clés de succès des entreprises familiales kpmg.fr 1 Les enjeux et clés de succès des entreprises familiales Les enjeux et clés de succès des entreprises familiales 2 La gestion de la trésorerie,

Plus en détail

5 prévisions pour 2015

5 prévisions pour 2015 Mars 2015 Wim Meulemeester Expert placements L année 2014 a été une année surprenante en termes de placements. Même si un taux faible correspondait aux attentes, de nombreux experts ont été étonnés de

Plus en détail

Intervention de Madame Sylvia PINEL, Ministre de l artisanat, du commerce et du tourisme à l AG du Conseil du Commerce de France le 26 juin 2012

Intervention de Madame Sylvia PINEL, Ministre de l artisanat, du commerce et du tourisme à l AG du Conseil du Commerce de France le 26 juin 2012 Intervention de Madame Sylvia PINEL, Ministre de l artisanat, du commerce et du tourisme à l AG du Conseil du Commerce de France le 26 juin 2012 Monsieur le Président du Conseil du commerce de France ;

Plus en détail

EPARGNE, INVESTISSEMENT, SYSTEME FINANCIER

EPARGNE, INVESTISSEMENT, SYSTEME FINANCIER EPARGNE, INVESTISSEMENT, SYSTEME FINANCIER Chapitre 25 Mankiw 08/02/2015 B. Poirine 1 I. Le système financier A. Les marchés financiers B. Les intermédiaires financiers 08/02/2015 B. Poirine 2 Le système

Plus en détail

Fiche n 1 : Les déficits et l endettement, une facture de la droite

Fiche n 1 : Les déficits et l endettement, une facture de la droite Fiche n 1 : Les déficits et l endettement, une facture de la droite Le bilan de N. Sarkozy, en matière de déficits publics, est désastreux. Pour tenter de se redonner une crédibilité, il se lance à un

Plus en détail

LA CRISE GAGNE LES CÔTES FRANÇAISES

LA CRISE GAGNE LES CÔTES FRANÇAISES Acte II LA CRISE GAGNE LES CÔTES FRANÇAISES Scène 1 Les Français craignent pour leur épargne Je ne compte plus les personnes qui, depuis la fin du mois de septembre, m ont demandé si elles devaient retirer

Plus en détail

Profession PHOTOGRAPHE INDÉPENDANT. Éric Delamarre. Groupe Eyrolles, 2009, 2011, ISBN : 978-2-212-67338-8. 2 e édition

Profession PHOTOGRAPHE INDÉPENDANT. Éric Delamarre. Groupe Eyrolles, 2009, 2011, ISBN : 978-2-212-67338-8. 2 e édition Profession PHOTOGRAPHE INDÉPENDANT Éric Delamarre Groupe Eyrolles, 2009, 2011, ISBN : 978-2-212-67338-8 2 e édition Introduction Débuter dans une profession, dont la complexité de la législation est inversement

Plus en détail

Mesdames et Messieurs,

Mesdames et Messieurs, 1 Mesdames et Messieurs, A mon tour, j ai le plaisir de vous souhaiter la bienvenue pour une Journée de l Assurance placée sur un thème qui nous est cher : l Assurance et plus particulièrement son rôle

Plus en détail

Des solutions pour les seniors à revenus insuffisants

Des solutions pour les seniors à revenus insuffisants Des solutions pour les seniors à revenus insuffisants IStock - FredFroese Source de croissance de d opportunités, le vieillissement de la population française constitue cependant un défi pour notre pays.

Plus en détail

Marché de l épargne-retraite en France : état des lieux, perspectives et enjeux

Marché de l épargne-retraite en France : état des lieux, perspectives et enjeux Marché de l épargne-retraite en France : état des lieux, perspectives et enjeux Décembre 2003 Etude disponible le 15 décembre 2003 Les objectifs Traiter les questions de fond -réglementation, fiscalité,

Plus en détail

Livret A : la sécurité a un prix

Livret A : la sécurité a un prix 5. Pouvoir d achat - Logement - Épargne Livret A : la sécurité a un prix La sécurité, une préoccupation majeure pour l épargnant français La crise des subprime, révélée à l été 2007, a fait surgir le spectre

Plus en détail

Le Fonds de solidarité FTQ : trente ans plus tard, une innovation sociale toujours aussi pertinente

Le Fonds de solidarité FTQ : trente ans plus tard, une innovation sociale toujours aussi pertinente Page1 Volume 4, numéro 3 Le Fonds de solidarité FTQ : trente ans plus tard, une innovation sociale toujours aussi pertinente Mario Tremblay, Vice-président aux affaires publiques et corporatives, et secrétaire

Plus en détail

Présidentielle 2012 : Vos propositions pour l industrie Réponses de François Hollande

Présidentielle 2012 : Vos propositions pour l industrie Réponses de François Hollande Présidentielle 2012 : Vos propositions pour l industrie Réponses de François Hollande 1. L industrie est-elle une de vos priorités? Pourquoi? L industrie figure en première page de mon programme parce

Plus en détail

DOSSIER DE PRESSE Le pacte national pour la croissance, la compétitivité et l emploi le lundi 18 mars à 17h30

DOSSIER DE PRESSE Le pacte national pour la croissance, la compétitivité et l emploi le lundi 18 mars à 17h30 PREFET DU LANGUEDOC-ROUSSILLON DOSSIER DE PRESSE Le pacte national pour la croissance, la compétitivité et l emploi le lundi 18 mars à 17h30 1. Point Presse Lundi 18 mars à 17h30 Amphi Philippe Lamour

Plus en détail

«La Mutualité Française ouvre de nouveaux chantiers innovants.»

«La Mutualité Française ouvre de nouveaux chantiers innovants.» 39 e Congrès de la Mutualité Française Résolution générale «La Mutualité Française ouvre de nouveaux chantiers innovants.» La crise financière, économique, sociale et écologique frappe durement notre pays,

Plus en détail

Le capital-risque est-il une option viable pour financer les projets innovants en matière d énergie? Le point de vue d un entrepreneur

Le capital-risque est-il une option viable pour financer les projets innovants en matière d énergie? Le point de vue d un entrepreneur Clubs Mines-Energie et Mines-Finance - Le capital-risque est-il une option viable pour financer les projets innovants en matière d énergie? Le point de vue d un entrepreneur Franck Rabut - NovaWatt Président

Plus en détail

Compte rendu. Jeudi 12 mars 2009 Séance de 10 heures. Commission des Finances, de l économie générale et du Plan

Compte rendu. Jeudi 12 mars 2009 Séance de 10 heures. Commission des Finances, de l économie générale et du Plan Compte rendu Commission des Finances, de l économie générale et du Plan Examen de la proposition de résolution sur le renforcement de la régulation financière (n 1512)...2 Information relative à la Commission...7

Plus en détail

TABLE RONDE N 4 : ACCELERER LE RETOUR DE LA CROISSANCE PAR L INVESTISSEMENT

TABLE RONDE N 4 : ACCELERER LE RETOUR DE LA CROISSANCE PAR L INVESTISSEMENT Juillet 2014 TABLE RONDE N 4 : ACCELERER LE RETOUR DE LA CROISSANCE PAR L INVESTISSEMENT La table ronde n 4 présidée par Arnaud MONTEBOURG travaillera sur les moyens d accélérer le retour de croissance

Plus en détail

LE CERCLE CANADIEN DE MONTRÉAL. Le Fonds de solidarité FTQ : son impact sur la société et sur l économie

LE CERCLE CANADIEN DE MONTRÉAL. Le Fonds de solidarité FTQ : son impact sur la société et sur l économie LE CERCLE CANADIEN DE MONTRÉAL Le Fonds de solidarité FTQ : son impact sur la société et sur l économie Allocution de M. Yvon Bolduc, Président-directeur général Fonds de solidarité FTQ Montréal, le lundi

Plus en détail

PRATIQUES ET USAGES DU NUMÉRIQUE DANS LES PME ET TPE

PRATIQUES ET USAGES DU NUMÉRIQUE DANS LES PME ET TPE PRATIQUES ET USAGES DU NUMÉRIQUE DANS LES PME ET TPE ETUDE RHÔNE Septembre 2015 CCI LYON - DIRECTION DÉVELOPPEMENT INDUSTRIEL ET TERRITORIAL Page 1 I CCI DDIT Page 2 I CCI DDIT ommaire Avant-propos page

Plus en détail

Rapport moral. Auteur : Olivier TECHEC Date : 22/05/2014 Réf : OT/CF. Assemblée Générale 24 et 25 juin 2014 à Rennes

Rapport moral. Auteur : Olivier TECHEC Date : 22/05/2014 Réf : OT/CF. Assemblée Générale 24 et 25 juin 2014 à Rennes Rapport moral Auteur : Olivier TECHEC Date : 22/05/2014 Réf : OT/CF Assemblée Générale Pour rompre avec les habitudes, plus qu un rapport moral, nous allons tâcher de vous soumettre un rapport qui donne

Plus en détail

Le programme de prêts pour les études à temps partiel. Avis de la FAEUQEP au Comité consultatif sur l'aide financière aux études

Le programme de prêts pour les études à temps partiel. Avis de la FAEUQEP au Comité consultatif sur l'aide financière aux études Le programme de prêts pour les études à temps partiel Avis de la FAEUQEP au Comité consultatif sur l'aide financière aux études Décembre 2001 1 Introduction Une revendication vieille de plus de dix ans

Plus en détail

CONTRAT SOCIAL NOTES DE CONJONCTURE - MAI 2013

CONTRAT SOCIAL NOTES DE CONJONCTURE - MAI 2013 26/04/2013 J. Blanchard CONTRAT SOCIAL NOTES DE CONJONCTURE - MAI 2013 ----ooo---- A défaut de convergence, la transparence Les dernières prévisions économiques du FMI sont plutôt en retrait. Le PIB mondial

Plus en détail

«Les méfaits de l impôt sur la fortune en France depuis 1981 Un exemple à ne pas suivre»

«Les méfaits de l impôt sur la fortune en France depuis 1981 Un exemple à ne pas suivre» «Les méfaits de l impôt sur la fortune en France depuis 1981 Un exemple à ne pas suivre» Nous publions le texte de la conférence donnée à Liège le 8 décembre 2011, à l occasion du Property Day, par Paul

Plus en détail

La gouvernance des universités québécoises : des instruments à la mission

La gouvernance des universités québécoises : des instruments à la mission La gouvernance des universités québécoises : des instruments à la mission Première tranche de vécu : l année précédent mon départ de l université, le directeur de mon département obtient du rectorat l

Plus en détail

Les investissements internationaux

Les investissements internationaux Conclusion : Doit-on réguler les IDE? Les investissements internationaux Introduction : Qu est ce qu un investissement direct à l étranger (IDE)? I) L évolution des IDE 1 Les IDE : une affaire entre riches

Plus en détail

AXA Réunion d information

AXA Réunion d information AXA Réunion d information Marseille 7 décembre 2009 Christian Rabeau Directeur de la Gestion AXA Investment Managers Paris 1 1 Avertissement Certaines déclarations figurant dans cette présentation contiennent

Plus en détail

Maintenir des seniors en activité professionnelle : du diagnostic au plan d action

Maintenir des seniors en activité professionnelle : du diagnostic au plan d action Maintenir des seniors en activité professionnelle : du diagnostic au plan d action Enjeux Fiche 1 À partir du 1 er janvier 2010, les entreprises et les établissements employant au moins 50 salariés risquent

Plus en détail

Les stratégies gagnantes

Les stratégies gagnantes Les stratégies gagnantes Par Julien Deleuze Senior Manager, Estin & Co A l occasion des crises, on mesure de façon évidente à quel point les entreprises font face à un cercle vicieux destructeur. Faible

Plus en détail

RESULTATS ET ACTIVITE 2011 DE LA BANQUE POSTALE

RESULTATS ET ACTIVITE 2011 DE LA BANQUE POSTALE COMMUNIQUÉ DE PRESSE Paris, le 13 mars 2012 RESULTATS ET ACTIVITE 2011 DE LA BANQUE POSTALE Bonne résistance du PNB et du RBE en 2011, solidité financière confirmée, poursuite de la dynamique de développement

Plus en détail

Les exportations françaises : au-delà de la compétitivité-coût

Les exportations françaises : au-delà de la compétitivité-coût Les exportations françaises : au-delà de la compétitivité-coût Résumé La France peine à conserver ses parts de marché sur la scène internationale, ce qui ne lui permet pas de trouver des relais de croissance

Plus en détail

2) Combien de déplacements professionnels avez-vous fait entre juillet et décembre 2013? : - Moins de 2 : 11 % - De 3 à 4 : 68 % - Plus de 5 : 21 %

2) Combien de déplacements professionnels avez-vous fait entre juillet et décembre 2013? : - Moins de 2 : 11 % - De 3 à 4 : 68 % - Plus de 5 : 21 % Résultats commentés du baromètre Final publié 1) Voyageurs d'affaires : entre juillet et décembre 2013, vous avez : Moins voyagé qu'au 1er semestre 2013 : 17 % Autant voyagé qu'au 1er semestre 2013 : 38%

Plus en détail

etre agent immobilier

etre agent immobilier etre agent immobilier sommaire 11 Une profession critiquée mais enviée 13 Les professionnels de l immobilier en France 13 Histoire et géographie de l immobilier français 22 Les agents immobiliers aujourd

Plus en détail

ACTES COMITE PARTENARIAL. Marseille le 07 Décembre 2010

ACTES COMITE PARTENARIAL. Marseille le 07 Décembre 2010 ACTES COMITE PARTENARIAL Marseille le 07 Décembre 2010 1 Gaby Olmeta : «Nous invitons Manuel Pinto, Directeur des petits frères des Pauvres. Les petits frères des Pauvres, c est 17 salariés, 350 bénévoles

Plus en détail

CONJONCTURE FRANÇAISE

CONJONCTURE FRANÇAISE CONJONCTURE FRANÇAISE Faiblesse de l investissement L amélioration récente du climat des affaires peine à se traduire par une augmentation de l activité. Dans le secteur industriel, la production reste

Plus en détail

EOVI MANAGER À CHACUN SA PARTITION À CHACUN SES SOLUTIONS

EOVI MANAGER À CHACUN SA PARTITION À CHACUN SES SOLUTIONS EOVI MANAGER À CHACUN SA PARTITION À CHACUN SES SOLUTIONS SANTÉ PRÉVOYANCE ÉPARGNE RETRAITE la qui renouvelle la mutuelle Dirigeants et salariés de petites structures... Vous êtes déjà nombreux à nous

Plus en détail

Collection Au Quotidien

Collection Au Quotidien Collection Au Quotidien Toutes nos publications sont disponibles : - en téléchargement, depuis l adresse internet de notre ASBL dans la rubrique Publications : http://www.cpcp.be/etudes-et-prospectives

Plus en détail

L OBSERVATOIRE DES RÉSILIATIONS INTERNET

L OBSERVATOIRE DES RÉSILIATIONS INTERNET 8ème édition Pourquoi les internautes ont-ils résilié leur abonnement internet en 2014? L OBSERVATOIRE DES RÉSILIATIONS INTERNET www.ariase.com L observatoire 2 Pourquoi les internautes ont-ils résilié

Plus en détail

POLITIQUE FISCALE : L ANTI-REFORME

POLITIQUE FISCALE : L ANTI-REFORME NICOLAS SARKOZY 2007-2012 : LE DEPOT DE BILAN POLITIQUE FISCALE : L ANTI-REFORME Par Daniel Vasseur Le 17 février 2012 Jusqu au plan de rigueur du Gouvernement annoncé le 7 novembre 2011, l Etat avait

Plus en détail

Document de travail : LES FINANCES PUBLIQUES. Un point sur la situation française

Document de travail : LES FINANCES PUBLIQUES. Un point sur la situation française Document de travail : LES FINANCES PUBLIQUES Un point sur la situation française I. L état des finances publiques La situation actuelle Le PIB 2160 milliards d euros en 2012 (source : FMI). Taux de croissance

Plus en détail

Mesures évaluées 46 68 % 35 324 %

Mesures évaluées 46 68 % 35 324 % Niches fiscales et sociales Un inventaire à la Prévert Il a fallu un an au comité d évaluation (une douzaine de hauts fonctionnaires), au ministère du budget, pour sortir un très gros rapport qui inventorie

Plus en détail

Chapitre I : Introduction

Chapitre I : Introduction Chapitre I : Introduction 1.1) Problématique A partir des années soixante, l environnement des entreprises a connu une mutation capitale, sans précédant historique dans le climat des affaires. Ces changements

Plus en détail

L EVOLUTION DU MARCHE DES OPCVM à fin Juillet

L EVOLUTION DU MARCHE DES OPCVM à fin Juillet L EVOLUTION DU MARCHE DES OPCVM à fin Juillet En juillet, le marché français de la gestion collective a enregistré une légère hausse de +1,2%. Le total des actifs sous gestion atteint désormais 761,2 milliards

Plus en détail

Encourager les systèmes de pensions complémentaires

Encourager les systèmes de pensions complémentaires Conférence de presse Luxembourg, le 25 septembre 2013 Le secteur financier constitue la pierre angulaire de l économie luxembourgeoise. Il doit cependant faire face à de nombreux défis. Par conséquent,

Plus en détail

La croissance des institutions financières internationales privées depuis

La croissance des institutions financières internationales privées depuis 137 Une réponse progressiste européenne à la crise dans la zone euro Trevor Evans Professeur d économie à la Berlin School of Economics & Law La croissance des institutions financières internationales

Plus en détail

QUELLES SERAIENT LES CONSEQUENCES D UNE SORTIE DE LA GRECE DE LA ZONE EURO?

QUELLES SERAIENT LES CONSEQUENCES D UNE SORTIE DE LA GRECE DE LA ZONE EURO? QUELLES SERAIENT LES CONSEQUENCES D UNE SORTIE DE LA GRECE DE LA ZONE EURO? Tous les documents sont tirées de «La Grèce peut-elle se sauver en sortant de la zone euro?», Flash éco Natixis, 08 novembre

Plus en détail

6 mois d action de la majorité. Chaynesse KHIROUNI Députée de Meurthe-et-Moselle. www.chaynessekhirouni.com

6 mois d action de la majorité. Chaynesse KHIROUNI Députée de Meurthe-et-Moselle. www.chaynessekhirouni.com 6 mois d action de la majorité Chaynesse KHIROUNI Députée de Meurthe-et-Moselle www.chaynessekhirouni.com 6 mois de travail et d actions Chères Amies, Chers Amis Je sais que vous vous interrogez parfois

Plus en détail

Stratégie Tier 2 : Quels avantages pour votre entreprise?

Stratégie Tier 2 : Quels avantages pour votre entreprise? Stratégie Tier 2 : Quels avantages pour votre entreprise? Les décideurs ont beaucoup à gagner de l intégration des données de gestion externes et internes, afin d assurer la disponibilité des informations

Plus en détail

Règle 204 Approuvée par le Comité sur la confiance du public Le 14 novembre 2013

Règle 204 Approuvée par le Comité sur la confiance du public Le 14 novembre 2013 Règle 204 Approuvée par le Comité sur la confiance du public Le 14 novembre 2013 204 Indépendance 204.1 Missions de certification et missions d application de procédures d audit spécifiées Le membre ou

Plus en détail

Indice canadien de report de la retraite Sun Life

Indice canadien de report de la retraite Sun Life Indice canadien de report de la retraite Sun Life Rapport sur l Indice canadien de report de la retraite Sun Life 2014 La vie est plus radieuse sous le soleil Table des matières À propos de l Indice canadien

Plus en détail

MODULE 1 LE MARKETING UNITÉ 1 UNITÉ 2

MODULE 1 LE MARKETING UNITÉ 1 UNITÉ 2 MODULE 1 LE MARKETING UNITÉ 1 LA VÉRITÉ SUR LE MARKETING: QU EST-CE QUE LE MARKETING? QU EST-CE QUE N EST PAS LE MARKETING? DIX CONSEILS POUR UNE GESTION DE MARQUE EFFICACE UNITÉ 2 LA PLANIFICATION STRATÉGIQUE

Plus en détail

Sous la direction de Laurent Faibis avec la collaboration de Jean-Michel Quatrepoint. Actes du Colloque Xerfi

Sous la direction de Laurent Faibis avec la collaboration de Jean-Michel Quatrepoint. Actes du Colloque Xerfi Sous la direction de Laurent Faibis avec la collaboration de Jean-Michel Quatrepoint Finance emploi relocalisations Actes du Colloque Xerfi Michel Aglietta Eric Bourdais de Charbonnière Jérôme Cazes Louis

Plus en détail