RAPPORT D'AUDIT ENERGETIQUE

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1 RAPPORT D'AUDIT ENERGETIQUE Résidence du coteau 5 avenue Aristide Briand L HAY LES ROSES Rédigé par : MAXIME TERRIER Chef de Projet : NATHALIE TAILLADE

2 1. Préambule. 2 Le Bâtiment Existant 3 2. Présentation du site Analyse du ou des bâtiment(s) existant(s). 7 Parois opaques 7 Menuiseries 10 Les ponts thermiques 11 Infiltration d air Répartition des déperditions Reconnaissance des systèmes énergétiques. 14 Chauffage 14 Production d Eau Chaude Sanitaire (ECS) 17 Ventilation 18 Eclairage 19 3 Schémas de comptage Relevé des factures énergétiques. 22 Consommation d électricité 22 Consommations de Gaz 22 Consommations d eau 23 Répartition des consommations 23 5 Classement énergétique et climatique. 24 Consommation Energétiques 24 Emissions de Gaz à Effet de Serre 25 Etiquettes 25 6 Bilan du questionnaire 26 Etude et propositions d améliorations 28 7 Préconisations de travaux Scénarios de travaux. 38 Définition des scénarios 38 9 Evolution des factures Contrat d exploitation chauffage. 41 Contrats d exploitation de chauffage Energies Renouvelables. 44 Le solaire Thermique 44 Le solaire photovoltaïque Eco activisme. 48 L eau 48 L électricité. 49 Les émissions de Gaz à Effet de Serre Les aides financières Conclusion. 53 1

3 1. Préambule. Les réserves d'énergie de notre planète ne cessent de décroitre pour une population et un besoin qui augmentent considérablement d années en années. La France possède un parc immobilier existant vieillissant. Nos bâtiments généralement construits avant les RT 2005 ou 2000 n ont pas été réalisés dans l'optique de limiter les consommations énergétiques. Pour remédier à cela et suivre plusieurs directives Européennes, l état Français s est engagé à agir sur son impact environnemental au travers de lois : La loi Engagement National pour l Environnement (appelé aussi Grenelle 2) instaurée le 12 juillet Cette loi complète, applique et territorialise la loi «Grenelle 1». Elle instaure également de multiples articles et notamment : L art. 3 : obligation de travaux de rénovation énergétique dans les bâtiments tertiaires L art. 4 : Nouvelle règlementation thermique du bâtiment (RT 2012) La Loi POPE instaurée le 13 juillet Cette loi fixe les objectifs de la France sur les grandes orientations de la politique énergétique. Elle intègre notamment l objectif «facteur 4» (division par 4 des émissions de gaz à effets de serre en 2050 par rapport à 1990). Projet de loi sur la transition énergétique. Cette loi est encore en cours de rédaction ; elle fixera les objectifs à long terme de la politique énergétique de la France : facteur 4, division par 2 de la consommation d énergie d ici 2050 Dans cette optique, mais également dans le but de réduire nos factures, l audit énergétique va dresser un bilan de nos bâtiments dits «existants» et par la suite proposer un programme de rénovation énergétique précis et adapté à chaque bâtiment. Dans le cas d une copropriété, on distingue 2 types d audit, le règlementaire et le volontaire. On parle d un audit règlementaire lorsque la copropriété est dans l obligation de réaliser l audit c est-à-dire qu elle regroupe les conditions suivantes : La copropriété dispose de plus de 50 lots (principaux et annexes). Le système de chauffage ou de refroidissement est collectif. Le permis de construire a été déposé avant le 1 er janvier Lors de la réalisation d un audit règlementaire, le bureau d études est tenu de respecter un cahier des charges décrit dans la norme NF EN et donc de respecter une certaine mise en forme et un contenu. Il est notamment demandé que l étude ne porte exclusivement sur 5 usages : o o o o o Le chauffage Le refroidissement L eau chaude sanitaire L éclairage Les auxiliaires (pompes, ventilations ) La copropriété soumise à l obligation de réalisation d audit a jusqu au 1 er janvier 2017 pour le réaliser. Si l un des 3 cas d obligation ne se présente pas, alors on dit qu il est volontaire. Le bureau d études et la maitrise d ouvrage sont donc libres de convenir ensemble des postes à étudier. Qu il soit règlementaire ou volontaire, l audit va permettre au maitre d ouvrage de choisir et d identifier les postes sur lesquels agir en priorité afin de réduire ses dépenses énergétiques et ainsi ses factures. 2

4 Phase 1 Le Bâtiment Existant 3

5 2. Présentation du site. Département : -Val de Marne (94) Adresse : Ville : -5 avenue Aristide Briand L HAY LES ROSES Nombre de bâtiment : 4 Nombre d appartement 119 Année de construction 1961 (début de construction) Zone Climatique : Altitude : Température de base ext : Ensoleillement : DJU : H1a 42 à 109 m -7 C Wh/m²/an 2416 C. jour 4

6 Nombre d'appartement par bâtiment T1 T2 T3 T4 T5 Total Bâtiment A Bâtiment B Bâtiment C Bâtiment D Total Répartition et surfaces d appartement par escalier et bâtiment Bâtiment Cage escalier T1 T2 T3 T4 T5 Total A Escalier Escalier Escalier B Escalier Escalier Escalier Escalier C Escalier Escalier Escalier D Escalier Escalier Total

7 Surface utile par bâtiment Nombre de niveau Surface par niveau Surface par bâtiment Total Bâtiment A Sous-Sol + RDC (+52) 1188 Bâtiment B RDC Bâtiment C RDC m² Bâtiment D RDC Pour permettre le calcul des valeurs permettant d obtenir un classement énergétique (sur les étiquettes) la surface utilisée est la SHON (Surface Hors d Oeuvre Net). Pour calculer il suffit d appliquer un coefficient donné sur la surface Utile calculée précédemment. SHON = SU x 1.05 = 6686 x 1.05 = 7020 m² SHON Remarque : - Le bâtiment E n est pas pris en compte dans le périmètre de l étude. - Pour les calculs, les surfaces de paliers ont été ajoutées aux surfaces données par la maitrise d ouvrage. - La surface des caves n est pas prise en compte dans les calculs car elle n est pas chauffée. - Idem pour la surface des cages escaliers. 6

8 3. Analyse du ou des bâtiment(s) existant(s). Cette partie du rapport est dédiée à l analyse détaillée de ce qui compose l enveloppe du bâtiment. Toutes les parois énumérées ci-après sont déperditives. C est-à-dire qu elles séparent un local chauffé (pièce de vie) de l extérieur ou d un local non chauffé. Parois opaques Les Murs extérieurs Bâtiments A, B et C Structure : Murs porteurs et plancher béton avec remplissage brique Pignons en béton Substrat en béton Intérieur : Placoplâtre de 13 mm Isolation : - Extérieur : Briques sur les façades et pierre de moellons pour les pignons 7

9 Bâtiment D Structure : Intérieur : Murs et plancher béton remplissage béton Placoplâtre de 13 mm (hypothèse) Isolation : - Extérieur : Enduit Remarque : - La brique extérieure est légèrement dégradée, ses propriétés thermiques permettent d avoir un minimum d isolation. - Certaines parois sont extrêmement déperditives - En hiver, les substrats sont des parois extrêmement déperditives qui nuisent aux besoins en chauffage et donc sur les consommations. Ces parois sont fermées ou ouvertes à l intérieur selon les logements. - Le bâtiment est victime de multiples fissures notamment sur le bâtiment B. Le Conseil Syndical a engagé des procédures pour les traiter rapidement. Plancher Haut Structure : Face Intérieure : Isolation : Face Extérieure : Béton Placoplâtre Polystyrène Extrudé 50 mm (hypothèse) Etanchéité Remarque : - La maitrise d ouvrage a décidé de refaire l étanchéité en isolant les toitures. - Pour le respect des normes de sécurité, il est important de mettre en place des gardes corps sur les bordures. 8

10 Plancher bas Le plancher bas est sur cave. Structure : Béton Armé Face intérieure : - Isolation : - Face sous-sol : Béton Remarque : - Le plancher est en bon état dans l ensemble - Les tuyaux du plancher chauffant du RDC chauffent les caves - La configuration de la cave est propice à l isolation. 9

11 Menuiseries Parties privatives 50% des fenêtres ont déjà été remplacées par les propriétaires. Origine : Remplacé : Protection solaires : Bois Simple vitrage PVC Double vitrage Volets battants (d origines ou remplacés) Remarque : - Certaines fenêtres remplacées n ont pas de bouche d entrée d air. - Il y a présence de beaucoup de ponts thermiques au niveau de certaines fenêtres. Parties communes Porte d entrées : Parois vitrée cages escalier : Métallique Simple vitrage Pavés de verre Remarque : - Les portes d entrées sont généralement en bon état. 10

12 Les ponts thermiques Les ponts thermiques sont causés par la rupture d'un isolant (par exemple lorsque deux parois se joignent). Selon la forme du pont thermique, les pertes sont plus ou moins importantes. La Règlementation Thermique 2005 sur les bâtiments existants, a mis en place une base de données TH-U qui permet de définir la valeur par défaut de chaque pont thermique pouvant se former au sein d'un bâtiment. En prenant soin de renseigner sur quelle distance chaque pont thermique va s'étendre, le logiciel va pouvoir déterminer les déperditions totales dues aux ponts thermiques. Les ponts thermiques les plus courants sont listés ci-dessous : Liaison plancher bas / mur Y = W/m/K Longueur = 782 m Pertes thermiques entre les murs donnant sur l'extérieur et un plancher bas sur terre-plein. La valeur du Y est différente pour un plancher bas sur un local non chauffé (type vide sanitaire). Liaison plancher intermédiaire / mur Y = 2 * 0,550 W/m/K Longueur = 8516 m Pertes thermiques entre mur les murs donnant sur l'extérieur et les planchers intermédiaires. La valeur du Y est doublée puisque il y a 2 contacts. Liaison plancher haut / mur Y =0,220 W/m/K Longueur = 782 m Pertes thermiques entre les murs donnant sur l'extérieur et le plancher haur donnant également sur l'extérieur (ou local non chauffé). Liaison mur / mur Rentrant : Y = 0,170 W/m/K Sortant : Y = 0,020 W/m/K Longueur = 6132 m Pertes thermiques entre 2 murs. Une différence importante du Y est notable selon la position de l'angle. Liaison mur / refend Y =2 * 0,500 W/m/K Longueur = 2096 m Pertes thermiques entre un mur et un refend. 11

13 Infiltration d air Sans mesures réelles d infiltrométrie, quantifier l infiltration à travers l enveloppe est difficile. Il existe des coefficients réglementaires à appliquer en fonction de l état des menuiseries et de la ventilation. Les infiltrations à travers l enveloppe sont importantes au niveau des menuiseries bois simple vitrage. Les claustras contribuent grandement au renouvellement d air des parties privatives. Selon l aménagement du logement, ces substrats donnent sur un local non chauffé fermé ou bien ouvert aux moyens d une fenêtre ou d une porte. Selon leur nature, la part des infiltrations dans les déperditions globales est faible. En revanche, l infiltration d air joue un rôle important sur le ressenti des personnes (sensation de courant d air). Remarque : - Si la maitrise d ouvrage décide de fermer ces claustras en les isolants, la mise en place d une ventilation contrôlée sera indispensable pour conserver un taux de renouvellement d air correct dans les logements. 12

14 4. Répartition des déperditions. Ce tableau va permettre de classifier les différentes parois énumérées dans le paragraphe précédent. Sont considérés comme parties chauffées les parties privatives de l immeuble. Toutes les circulations, caves et cages escalier sont considérées comme des locaux non chauffés. La performance thermique d une paroi dépend de sa composition. Pour la modélisation, les parois ont été modélisées selon des observations sur site ou bien des hypothèses selon l année de construction et le site. Désignation Localisation Surface (m²) Déperditions (W) U (W/m²/K) U TH-CE-ex (W/m²/K) Note Murs façades Enveloppe Murs du bâtiment D Enveloppe Murs Pignons Enveloppe Toit Derniers niveaux Toit bâtiment D Dernier niveau Plancher Bas Fenêtre bois Simple vitrage Fenêtre PVC double vitrage Rez-dechaussée Enveloppe Enveloppe Coefficient U : C est le coefficient de transmission thermique de la paroi. Il se traduit par la perte thermique en Watt sur une surface de 1 m² de paroi pour une différence de température de 1 C entre l intérieur et l extérieur. Plus ce coefficient est petit, meilleure est la paroi. Coefficient TH-CE-ex : Il s agit des valeurs de référence de la règlementation thermique sur les bâtiments existant. (Article du 13 juin 2008) Remarque : - L ensemble des parois verticales ne sont pas isolée thermiquement. Leurs valeurs de U sont donc loin de la valeur de la règlementation sur l existant. 13

15 5. Reconnaissance des systèmes énergétiques. Cette partie est dédiée au recensement de tous les systèmes dit énergétique c est-à-dire qui ont besoin d énergie pour fonctionner. Chauffage Local Puissance installée : Implantation : 2 x 700 kw Sous-sol Année de construction : Années 60 Remarque : - De même que le plancher bas, le réseau de chauffage du RDC chauffe la chaufferie. - Aucune anomalie normative n a été détectée. Consignes de température Les équipements de chauffage doivent maintenir les consignes suivantes : - De 6h à 22h : 21 C (+1 C/-0 C), pendant la période de chauffe. - De 22h à 6h : 18 C, pendant la période de chauffe. La période de chauffe se situe du 1 er octobre au 15 mai. Le respect des consignes de température est régulé par une loi d eau. Ce système permet de réguler la température d eau se trouvant dans les tuyaux de chauffage au sol en fonction de la température extérieure. Remarque : - Bien vérifier l emplacement de la sonde extérieure qui doit être au Nord (pour éviter tout contact avec le rayonnement solaire. 14

16 Production de chauffage Énergie Gaz Organe Génératrice Brûleur Type Chaudières (1 condensation, 1 standard) Air pulsé Marque REMEHA FRANCE CUENOD C 75 x 2 Puissance kw kw Année 2003 et État Récente Récents Régulation Fonctionnement : 1 Base + 1 Appoint Cascade : chaudières montées en cascade avec isolement hydraulique Température : retour chaudière à 74 C Remarque : - La thermographie nous permet de remarquer que la chaudière en fonctionnement rayonne dans la chaufferie. La mise en place d une isolation autour du corps de chauffe permettrait de diminuer ces pertes. - Les canalisations sont très bien calorifugées. - En parcourant le manuel de chaufferie, nous avons remarqué qu aucun nettoyage du pot à boue n avait été effectué depuis son installation. La fréquence de nettoyage dépend de l état du circuit, nous recommandons de le nettoyer tous les 6 mois. Cette prestation peut être comprise dans le contrat de maintenance de base. 15

17 Distribution Boucle primaire de chauffage : Remarque : - Les tuyaux sont correctement calorifugés. Emission Type : Plancher chauffant Marque : - Puissance : - Année : Régulation : D origine Régulation centrale. Robinet de régulation à l entrée des logements. Remarque : - La répartition du plancher chauffant n est pas homogène dans toutes les pièces, cela peut jouer un rôle dans le confort des occupants. - Lors de notre visite, le plancher chauffant chauffait encore alors que la température extérieure dépassait les 19 C à l ombre. La régulation peut être affinée à ce niveau. 16

18 Production d Eau Chaude Sanitaire (ECS) Production La production est gérée par la chaudière à condensation. La maitrise d ouvrage prévoit de faire travailler la chaudière d appoint l été pour l Eau Chaude Sanitaire. Stockage ECS La production est dite en instantanée. Il n y a donc pas de stockage. Distribution CBoucle ECS Organe Type Echangeur Echangeur à plaques Marque URANUS 220 Année - État Etat d usage Remarque : - Les tuyaux sont correctement calorifugés. - L échangeur n est pas isolé, lors de l échange, les pertes sont importantes. Il existe des boites isolantes permettant d isoler entièrement l échangeur. 17

19 Ventilation Dans les parties privatives, le renouvellement d air est assuré par une ventilation naturelle de type shunt. Entrées d air L arrivée d air neuf est assurée par les entrées d air autoréglables placées sur les fenêtres des pièces de vie (séjour, chambres). Il existe également des infiltrations d air «indésirables» passant par les défauts d étanchéité mais aussi par les claustras plus ou moins protégés ayant un contact direct avec les mouvements d air venant de l extérieur (vent). Remarque : - Un renouvellement d air trop important peut apporter un inconfort pour les occupants. Extractions d air L air est extrait via des bouches d extraction situées dans les pièces humides (cuisine, salle de bain, wc ) et relié à des conduits d aération commun qui évacuent l air par le toit. Remarque : - La performance de cette installation dépend de la configuration du logement (amenées d air suffisante). Cette ventilation étant non contrôlé si elle ne se fait pas correctement des tâches d humidité peuvent apparaître sur les parois 18

20 Evaluer les déperditions par renouvellement d air de type naturel est difficile. La norme NF EN ISO va permettre d estimer ces renouvellements d air selon la configuration du ou des bâtiments. n = 0.9 vol / h soit m3 / h d air infiltré. Pour un volume total de m3. Eclairage Seul l éclairage des parties communes est étudié. Ampoules On retrouve plusieurs type d éclairage et d ampoule dans l ensemble des bâtiments. Les cages escalier sont éclairées par des ampoules fluo compactes. Les caves sont éclairées essentiellement par des ampoules halogènes (ou incandescentes). Certaines parties des caves par des tubes fluorescents. L éclairage extérieur est géré par 8 lampadaires à ampoules halogènes. 19

21 Gestion L éclairage des cages d escaliers et des caves est géré de la façon suivante : 1 Allumage : - Interrupteur - Début de mise en place de détecteur de présence dans certaines parties des caves. 2 Extinction : - Minuteurs, avec temporisation de 4 minutes. - Minuteurs de 6 minutes pour la partie où la cave est sur 2 niveaux. Remarque : - La gestion de l éclairage des parties communes est bonne dans l ensemble (répartition de l éclairage dans les caves). - Les interrupteurs des circulations des caves sont souvent difficiles à repérer lorsque la lumière est éteinte. La mise en place d interrupteurs avec un voyant lumineux plus important permettrait de garantir une meilleure sécurité des personnes. - La mise en place de lampe fluo-compactes dans les globes est une bonne idée pour réduire ses consommations. Mais ces ampoules n aiment pas être allumées et éteintes continuellement. A l avenir il serait peut-être plus approprié de remplacer ces ampoules par des LED répondant plus favorablement à une demande ponctuelle d éclairage. 20

22 3 Schémas de comptage. Le schéma ci-dessous représente la synthèse de l installation de comptage actuelle, reliée aux différents usages des bâtiments. Point de comptage Chaque logement possède son compteur électricité, eau chaude et eau froide. L électricité des locaux communs est compté à chaque pour chaque cage escalier. 21

23 4 Relevé des factures énergétiques. Consommation d électricité Le graphique ci-dessous récapitule les consommations d électricité totale de l ensemble des parties communes des bâtiments de la copropriété. kwh Consommation d'électricité réelle La consommation électrique de la résidence est en moyenne de kwh/an ce qui revient à environ 4800 HT / an pour un prix de l énergie à 9 c / kwh. Consommations de Gaz Compteur Tarif B2S Résidentiel Volume consommé en m3 Consommation en kwh Les consommations de Gaz naturel de la résidence sont donc de kwh / an ce qui revient à HT / an et 945 HT/an d abonnement. Remarque : - Du fait du changement de fournisseur, les consommations de gaz sont évaluées sur une seule année. 22

24 Consommations d eau Les valeurs ci-dessous sont exprimées en m3 / an. Provenance Concerné Usage MOYENNE Factures globale Relevés compteurs individuels Conso des parties communes Résidence Résidence Eau Froide + Chaude Eau Chaude seule * Communs Eau froide * Les consommations de l année 2014 ont été estimée à partir des consommations précédentes. Car les factures d eau «globales» sont erronées. Les consommations d eau de la résidence sont donc en moyenne de 7980 m3 / an ce qui revient à HT / an sachant que l eau chaude représente 23 % de ces consommations. Remarque : - A la lecture des factures d eau de l année 2014, les relevés indique une baisse considérable des consommations d eau qui devient nulle pour 2 trimestres à la suite. Or pour une copropriété, il est impossible que ce compteur ne relève pas de différence d un trimestre à un autre. Le compteur d eau principal doit être défectueux, il est extrêmement important pour l exploitant d effectuer une maintenance sur celui-ci afin d assurer un suivi cohérent dans les factures. Répartition des consommations Les charges de la résidence sont réparties de la façon suivante : Postes HT/an Gaz Elec 4853 Eau TOTAL % 33% 62% Chauffage Electricité Eau La résidence dépense donc chaque année HT pour l alimentation en électricité, en eau et en gaz. Cela équivaut à de charges s élevant à 794 HT / an par appartement. Le gaz représente 62% des dépenses totales d énergies. On en déduit donc que c est sur le poste de chauffage et d eau chaude sanitaire qu il faut agir en priorité si on souhaite agir directement sur la consommation énergétique afin de réduire la facture. 23

25 5 Classement énergétique et climatique. Consommation Energétiques L étiquette Énergie est réalisée à partir des consommations annuelles d énergies primaires PCI. Elle représente la consommation annuelle d énergie primaire en kwh par m² de surface SHON. Énergie Finale (EF) Il s agit de l énergie qui est facturée, celle qui arrive au compteur. Énergie Primaire (EP) Il s agit de l énergie totale qu il a fallu fournir en amont pour que cette énergie finale arrive jusqu au compteur. Le coefficient de conversion pour l électricité est de Il est de 0.6 pour le bois, 1 pour les autres énergies. Le tableau ci-dessous présente les consommations d énergies primaires par m²shon en fonction des énergies et des usages énergétiques. Énergies Gaz Usages Chauffage 217 ECS 27 Consommations kwh EP/m²SHON 244 Éclairage 6.13 Électricité Ventilation Auxiliaires et autre 1.2 TOTAL

26 Emissions de Gaz à Effet de Serre L étiquette Climat est réalisée à partir des consommations d énergies finales PCI. Elle représente les émissions de GES (Gaz à Effet de Serre) annuelle en kg équivalent CO2, par m² de surface SHON. Le tableau ci-dessous présente les émissions de GES par m²shon en fonction des énergies et des usages énergétiques Énergies Gaz Usages Chauffage 50 ECS 7.5 Consommations kwh EP/m²SHON 57.5 Éclairage 0.5 Électricité VMC Auxiliaires et autre 0.04 TOTAL 58 Etiquettes Energie Gaz à Effet de Serre 252 kwhep / m² / an 58 kgco2 / m² / an 25

27 6 Bilan du questionnaire En premier lieu, COPRO-DIAG vous remercie d avoir été aussi nombreux à répondre à notre questionnaire. Nous avons eu plus de 35% de réponse. Ce questionnaire nous permet de d étudier les besoins et les inconforts de la copropriété du point de vue des occupants en fonction de l emplacement de leur appartement et de leur gestion personnelle. INFORMATIONS SUR L OCCUPANT : Nous avons reçus un nombre de questionnaire par bâtiment en fonction de leur taille. Nous n avons eu aucun retour du bâtiment D Principalement, les répondants possèdent des appartements au milieu des bâtiments et aux derniers étages. CONFORT D HIVER : Note Régulation Confort en chaleur Chauffage d appoint Parois froides Humidité Condensation Ouverture des fenêtres Le confort oscille entre A et B et descend rarement en dessous de C, les occupants ont donc rarement froid. La présence d un chauffage au sol est souvent synonyme d impossibilité de régulation pour les occupants. Dans ce type de cas, il est souvent important de garder une homogénéité dans les performances thermiques des parois de la résidence. En général, le système de production de chaleur suffi amplement à chauffer les appartements correctement. Quelques inconforts peuvent subvenir lorsque qu il y a présence de plusieurs parois froides (au RDC et pignon par exemple) Très rarement mentionné Quelques personnes recensent des parois froides. Cela est souvent dû à la situation géographique de l appartement. Cela dépend de l état de rénovation du bâtiment. Lorsque les fenêtres sont rénovées, les gens ont souvent des problèmes d humidité. Et inversement pour les personnes qui n ont pas rénové. Même situation que pour l humidité. Beaucoup de personne ouvrent pour aérer leur logement en hiver. Mais on retrouve également un grand nombre d occupant qui ouvrent l hiver pour rafraîchir. Pour certains appartement (notamment ceux situé en milieu de bâtiment) la température ambiante est trop élevée et donc les résidents sont souvent contrains d ouvrir leur fenêtre pour ne pas avoir trop chaud. CONFORT D ETE : En général, l été est confortable pour les résidents. La surchauffe des logements y est très rare, et les protections solaires lorsqu elles sont nécessaires suffisent pour contrer la chaleur. 26

28 EAU CHAUDE SANITAIRE : L eau chaude sanitaire est bien gérée dans son ensemble. Les seuls retours négatifs sont peut-être dus à une robinetterie défaillante. La boucle d ECS permet d avoir un accès rapide à l eau chaude. PARTIES COMMUNES : Les parties communes ne sont pas vues de la même façon dans tous les bâtiments. Les questionnaires du bâtiment A recensent souvent un inconfort et une insécurité de l éclairage dans les circulations des caves. Peu d anomalies sont révélées dans le bâtiment B. Le bâtiment C a également quelques soucis d éclairage mais aussi parfois quelques sensations de courants d air. TRAVAUX D AMELIORATIONS : Isolation Part des charges Démarche d économies Plus de la moitié des propriétaires ayant répondu au questionnaire ont isolé leur appartement (fenêtres ou doublage) Dans l ensemble, la part des charges est décrite comme étant plutôt correcte. En moyenne : - Sont pour les personnes des bâtiments A et B - Sont contre les personnes du bâtiment C Modification extérieure En général, les personnes sont contre une modification de la façade du bâtiment. Fenêtres changées Bruits extérieurs Bruits intérieurs Dans l ensemble des questionnaires, plus de la moitié des occupants ont changé leurs fenêtres pour du double vitrage. L emplacement de la copropriété limite grandement la présence de bruit de la circulation ou autre sources venant de l extérieur. Les occupants sont tous d accord sur ce point. Il est rare qu un occupant ne signale aucun bruit parasite intérieur. D un point de vue phonique, les appartements sont mal isolés. On relève beaucoup de bruit au niveau des gaines techniques qui sont souvent situées entre 2 appartements. CONCLUSION DES QUESTIONNAIRES : En hiver, la température de chauffage est souvent trop élevée pour certain résidents, jusqu au fait qu ils soit obligés de rafraichir en ouvrant les fenêtres. Le fait de changer les fenêtres rend encore plus étanche l appartement, les infiltrations indésirables non contrôlées disparaissent créant ainsi un phénomène de surchauffe et/ou un fort taux d humidité du fait d un renouvellement d air insuffisant. Si la copropriété vote le remplacement de l ensemble des fenêtres, il nécessaire de mettre en place une ventilation contrôlée afin d éviter ces phénomènes d inconfort. Les circulations des caves sont souvent mal éclairées, il faudra réétudier la gestion de l éclairage de ceux-ci pour répondre aux normes de sécurité. Les bruits intérieurs relevés proviennent souvent de la gaine technique située entre les appartements. 27

29 Phase 2 Etude et propositions d améliorations 28

30 7 Préconisations de travaux. Nous présentons dans cette partie, les préconisations de travaux que nous avons identifiées. Les préconisations sont induites de l étude précédente et de la modélisation du bâtiment qui nous a permis d identifier les points faibles du bâtiment. Lors de notre visite sur site, les personnes nous ayant accompagnées nous ont également parlé de projet et de priorité de travaux. Ces 2 conditions réunies nous permettent d ordonner les préconisations et de les inclure dans des scénarios logiquement classés suivant le prix, l importance des travaux et la logique de la rénovation. Enveloppe thermique : Le chauffage représente 62% des consommations de la résidence, il est donc impératif d agir sur le bâtiment dans le but de réduire ces consommations. Le bâtiment n étant pas ou quasiment pas isolé, les déperditions sont importantes. Dans son projet de rénovation, le CS a voté l étanchéité des toitures terrasses avec isolation, se sera donc la première préconisation. Les photos thermiques nous permettent de remarquer que le système de plancher chauffant est extrêmement déperditif dans les caves, il serait donc intéressant et simple à mettre en œuvre d isoler le plancher haut des caves. Concernant les menuiseries, nous étudierons l impact d un remplacement du restant des menuiseries bois simple vitrage (hypothèse de 50% des baies). Pour aller plus loin et à titre d information, un ravalement avec isolation thermique par l extérieur sera étudié. Chauffage et ECS : La régulation et l isolation de ces systèmes est plutôt bonne. Néanmoins, les questionnaires font ressortir que les résidents ont souvent chaud l hiver et ont besoin d ouvrir leurs fenêtres. Si lors d un programme de rénovation la résidence venait à être isolée, il serait nécessaire d abaisser la consigne de chauffage pour garantir un bon confort. Ventilation : La ventilation est naturelle et basé sur un tirage thermique. Ce système fonctionne mal lorsqu il pleut ou bien pendant les misaisons où la différence de température intérieure extérieure est faible ou inversement l excès de vent provoque un trop fort débit. Lorsque l on isole un bâtiment (ne serait-ce que par le changement des fenêtres), les points d infiltrations disparaissent et il est nécessaire d évacuer l humidité présente dans l air ambiant. Pour garantir une bonne ventilation, il est nécessaire de mettre en place un tirage mécanique permettant de contrôler les débits d airs circulants dans les appartements. Nous étudierons l impact de la mise en place de ce type de système. Electricité : L électricité est globalement bien gérée. La résidence doit continuer dans sa voie de mise en place de système de détection de présence et de remplacement des ampoules incandescentes dans les globes. 29

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