Dépôt légal n 2008/0006

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Dépôt légal n 2008/0006"

Transcription

1 N 1, 2008

2 Tous droits réservés à l Université Mohammed V - Agdal, Rabat Dépôt légal n 2008/0006 MB Arts Editeur: Université Mohammed V-Agdal, Rabat

3 2008

4

5 Prospectives Universitaires, n 1, 2008 Sommaire Hafid BOUTALEB JOUTEI, Editorial 9 Education et formation Hafid BOUTALEB JOUTEI, Quel système d enseignement pour la formation des cadres compétents? Lahcen OULHAJ, Adéquation entre l Enseignement Secondaire et l Enseignement Supérieur : le cas de la Faculté de Droit Nouzha BOUAMOUD & Saaïd AMZAZI, Bioéthique : Enseigner la Conscience de la Science Abderrazzak ELMEZIANE, De l Opportunité de l application de l Approche Pédagogique par Compétence dans les établissements universitaires à vocation professionnelle : cas des Ecoles Supérieure de Technologie Fatima BOUZENIRH, English Studies and the Spirit of Dialogue at the Time of the Reform Nadia BOUQALLAL, Les Filières Professionnelles en Sciences Humaines et Sociales:Présentation d une Licence Professionnelle de Médiation Culturelle Problématiques de la recherche scientifique Tijani BOUNAHMIDI, Valorisation des résultats de la recherche à l Université Mohammed V-Agdal : approche d une stratégie Mohamed BERRIANE, Les Sciences Humaines à l Université marocaine entre recherche fondamentale et engagement dans l effort de développement, le cas de la Géographie Mohammed KENBIB, A propos de l histoire contemporaine du Maroc. La croisée des chemins? Mohamed FENNANE, Les recherches floristiques au Maroc : Passé riche, présent difficile et avenir incertain Ressources humaines Jilali MIKRAM, Quelques éléments de réflexion sur la profession et le statut des enseignants chercheurs 119 Gestion administrative Siham HAJJI, Management universitaire à l épreuve de la réforme 127

6 Evaluation Jamal Eddine EL HANI, L évaluation des filières: le cas de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Rabat ( ) Saaïd AMZAZI & Nouzha BOUAMOUD, Réforme de l Enseignement Supérieur: L expérience de la Faculté des Sciences de Rabat ( ) Abdelali KAAOUACHI, Les classements internationaux des universités: Quels enjeux pour l université marocaine? L université et son environnement national et international Wail BENJELLOUN, The Knowledge-Based Economy: Challenges for the Moroccan University Lahsen AIT BRAHIM, La gestion des catastrophes naturelles au Maroc (rôles de l Université Mohammed V-Agdal et perspectives) Naïma HAMOUMI, Les Sciences de la Mer : Un outil stratégique incontournable pour le développement durable au Maroc Mustapha LAMIRI, La société et la recherche scientifique Mohamed MOUNA, Le Muséum National d Histoire Naturelle de l Institut Scientifique : fonctions et rôle dans l environnement régional, national et international Oumama AOUAD LAHRECH, Quel rôle pour la Diplomatie Académique? Article de spécialités Mahfoud ZIYAD, Place de la Catalyse Hétérogène dans la Chimie 243

7 Editorial

8

9 Prospectives Universitaires, n 1, 2008 Editorial L évolution rapide des sociétés à travers le monde, soutenue par une économie mondialisée axée sur des technologies de plus en plus sophistiquées, nécessite, pour leur mise en œuvre efficace, des ressources humaines hautement qualifiées, capables d assurer aux entreprises qui les emploient un niveau de compétitivité internationale, à même de leur permettre de garantir une part de marché suffisante pour pérenniser leurs activités et par là, contribuer à une création de richesse durable vecteur d un bien-être économique et social des populations. Ce contexte socio-économique qui se traduit par une demande sociale vis-à-vis des systèmes d enseignement supérieur, en général, et des universités publiques, en particulier, exige de ces dernières à revoir leur rôle classique qui consistait à développer et diffuser le savoir pour le savoir, en prenant en considération les besoins de la société en formation et en recherche susceptibles de produire un impact positif sur son développement socio-économique et culturel. Cette demande sociale de plus en plus pressante a amené un grand nombre de pays à travers le monde à mettre en place des réformes de leurs systèmes d enseignement supérieur. Même si le contenu pédagogique des réformes entreprises varie légèrement d un pays à l autre, les principales caractéristiques de ces dernières sont communes et sont dictées par le contexte décrit ci-dessus. Au Maroc, la loi portant organisation de l enseignement supérieur ambitionne de faire de l université marocaine la locomotive de développement du pays. C est la réponse du législateur à la demande sociale. Pour permettre à l université d assurer ce rôle, la loi a revu de manière radicale sa configuration organisationnelle. D un système facultaire où l université est composée d établissements (facultés, écoles et instituts) dotés d une relative autonomie pédagogique, administrative et financière, elle devient une entité sous forme d établissement public doté de la personnalité morale et de l autonomie administrative, financière, pédagogique, scientifique et culturelle. L objectif recherché étant un meilleur pilotage basé sur une vision et une stratégie globales susceptibles de permettre l optimisation des performances de l université en tant qu entité. L Université Mohammed V-Agdal, comme les autres universités marocaines, a œuvré depuis 2001 à la mise en application de cette ambitieuse réforme qui, en plus de la transition structurelle et organisationnelle précitée, vise une refonte complète du système pédagogique et de recherche ainsi que la mise en place de structures susceptibles de lui permettre de réaliser les nouvelles missions qui lui sont attribuées par la nouvelle loi. La mise en place de la réforme a nécessité beaucoup de débat au sein de commissions spécifiques au niveau national et à l échelle de chacune des universités. Elle a concerné tous les aspects de la vie de l université : la gouvernance, la pédagogie et la recherche ainsi que la valorisation de cette dernière. C est dans ce cadre que nous avons lancé l idée de la publication de la présente revue qui se veut être un forum de discussion et d échange de points de vues sur tout ce qui 9

10

11

12

13

14

15

16

17

18

19

20 Hafid BOUTALEB JOUTEI les pays du Sud et à un moment où les firmes privées des pays riches qui sont, de loin, la source principale de technologie destinée à la production industrielle dans les PVD, ont tendance à considérer le transfert de technologie comme un substitut de l innovation et un moyen d allonger le cycle de vie des technologies qui ont atteint un degré élevé de maturité voire d obsolescence. Il est aujourd hui établi que le contrôle quasi total exercé par une poignée de firmes privées sur les innovations de produit ou de processus leur permet de programmer la durée de vie de ces innovations, en fonction de leur coût, des marchés susceptibles de les absorber et des profits qu elles permettent de dégager. A ce propos, certains auteurs parlent "d obsolescence programmée de la technologie." Dans un tel contexte, il s'avère urgent de repenser la relation université/ entreprise en liaison avec le problème du transfert de technologie. Il est vital de développer les relations en aval de la recherche, de favoriser l'interface entre la recherche scientifique fondamentale et le développement technologique, de promouvoir les conditions d'une revalorisation de la recherche et d'une meilleure diffusion de ses résultats. Les relations des universités avec le monde de l'entreprise sont plus développées avec les grandes entreprises qu'avec le tissu des PME. L'effort doit porter sur ces dernières dans le sens de l'incitation systématique à l'innovation, notamment par une meilleure diffusion, auprès d'elles, des résultats de la recherche. Il est aujourd'hui admis que les TIC sont au centre de profondes mutations organisationnelles des systèmes économiques et sociaux : elles en redéfinissent les frontières spatiales et temporelles, la manière de produire, d'apprendre et d'échanger. D'un autre côté, les TIC sont à l'origine d'une formidable extension de la dimension immatérielle de la production (industrie du logiciel, informatique, multimédia, Internet, téléphonie mobile ) qui est à l'origine de ce que certains appellent déjà "la fracture numérique". Une fracture qui risque d'accélérer l'exclusion des économies périphériques des grandes évolutions en cours, et partant, leur marginalisation des effets structurants de la mondialisation à l'œuvre. La réduction de cette fracture est tributaire de l'aptitude des pays en voie de développement à participer à l'offre mondiale et à tirer profit des opportunités qu'offre la recomposition de la géographie industrielle des TIC. Un autre défi pour les PVD : leurs systèmes d'enseignement supérieur se voient sommés de rénover leur démarche et leurs modes de fonctionnement. Plusieurs grands principes ou règles d or doivent guider cette nouvelle démarche : l ouverture, la diversification, la contractualisation, etc (voir paragraphe 2). La mise en œuvre de ces grands principes peut constituer le viatique à une amélioration des prestations de l'université car elle instillera entre universités une certaine dose de compétitivité. Ce repositionnement de l'université doit se traduire par une rénovation des modes de fonctionnement de l'université au double niveau pédagogique et administratif. 20

21 Quel système d enseignement pour la formation des cadres compétents? 3.1. Rénovation des processus pédagogiques et de recherche Il va falloir passer d'une situation où le rôle de l'enseignant était central à une autre situation où c est le travail d'équipe qui prime et qui fera de plus en plus appel à des personnels et des compétences extra-universitaires. L'enseignant-chercheur qui était hier "un auteur- compositeur- interprète" devient un "scénariste- réalisateur" et accompagnateur de formations centrées non plus sur l'enseignant lui-même mais sur l étudiant ou l apprenant. Les processus de recherche sont également appelés à de profondes mutations grâce à l'introduction des outils de modélisation et de calcul pour les sciences exactes ou encore à la prolifération des bases de données pour les sciences humaines Modification des pratiques administratives L'utilisation des TIC permet la mise en place de bases d'informations sur la scolarité, le budget, le patrimoine et les personnels et ne manquera pas de se traduire par l'émergence de nouveaux modes de travail (workflow, par exemple) et d une nouvelle répartition des pouvoirs dans l'université. La multiplicité des circuits d'information et la mise en réseaux des compétences permettront aux présidents d'universités et aux responsables d'établissements de se consacrer à des fonctions stratégiques et prospectives Perspectives du système de l enseignement supérieur Les mutations que connaît l économie mondiale et leur impact sur les rouages des économies nationales placent nos universités devant un double défi : elles doivent, d abord, contribuer à la modernisation sociale et ce, en s appliquant à la formation d un nouveau profil de citoyen conscient de ses responsabilités vis-à-vis de sa société et son environnement, ouvert sur le monde, sur le progrès scientifique, sur toutes les avancées de l humanité et imprégné des valeurs universelles de démocratie et de droits de l homme. Un citoyen interactif, préparé aux métiers du futur, alliant savoir, savoir-faire et savoir-être ; elles doivent, en second lieu, s impliquer davantage dans le développement économique, scientifique et technologique du pays par la contribution à la mise à niveau de son tissu économique, par la valorisation de ses avantages concurrentiels et par une recherche permanente de l insertion optimale dans une économie mondialisée certes, mais dans laquelle la concurrence et la lutte entre nations pour les parts de marché restent un leitmotiv incontournable. La réalisation de ces objectifs passe par la rénovation de l'université et son aptitude à concilier, dans un même mouvement, souplesse, réactivité, lisibilité, cohérence et maintien de son identité. Cependant, les impératifs d une croissance endogène auront tendance à accroître son rôle au niveau du développement régional et ce, par une extension de ses misions en tant 21

22 Hafid BOUTALEB JOUTEI que vecteur de transfert des connaissances entre chercheurs et acteurs socioéconomiques d une part, et en tant que détenteur d un ensemble de ressources intra et extra-universitaires comme les bibliothèques ou les pôles scientifiques, d autre part. Les universités se trouvent dès lors au centre du cercle vertueux du développement économique parce qu elles sont reconnues par les étudiants, les entreprises et les pouvoirs publics comme un instrument régional et international de croissance. Les étudiants attendent un enseignement s appuyant sur les connaissances nouvelles produites par la recherche. Il en est de même des adultes qui s inscrivent dans des programmes de formation continue. Cela implique l utilisation intensive des NTIC et donc des investissements financiers et humains importants. Les entreprises attendent de l université qu elle leur fournisse les compétences immédiatement rentables mais également qu elle adapte ses diplômes à long terme et qu elle s investisse dans la recherche fondamentale et l application de ses découvertes aux fins de la recherche et développement (R&D). Les pouvoirs publics insistent sur la qualité du capital humain en tant que facteur décisif du développement académique, social et culturel. La satisfaction de la demande de ces trois acteurs implique de : i) faire de la recherche la priorité des priorités tant au plan financier qu aux plans des politiques publiques mises en œuvre et de la gestion universitaire confrontée de plus en plus à des changements majeurs dans les conditions de travail des chercheurs ; ii) mettre en place une politique active de coopération entre universités et constituer des réseaux de recherche dans le but de rendre plus rapide les échanges et transferts des résultats de la recherche ; iii) moderniser et faire évoluer l organisation de l université. Les évolutions posent le problème de la transformation de la gestion, de la gouvernance et du statut des universités. Elles peuvent déboucher sur une déstabilisation des établissements d enseignement supérieur désormais soumis à deux logiques : la logique du "capitalisme académique" : elle touche la structure de la gouvernance et de la gestion des universités confrontées à la concurrence pour les recherches de fonds extérieurs qui assurent une part centrale de leur financement. C est le cas de certaines universités en Australie, au Royaume-Uni et aux USA qui, du fait de la compétition, se voient contraintes de refaçonner tout le travail des facultés et l enseignement universitaire lui-même. Les membres de cet enseignement, de plus en plus indépendants, sont des "capitalistes" des entrepreneurs au sein du secteur public, dont on juge la performance et qui considèrent comme naturel d obtenir des privilèges liés aux financements récoltés; la logique du service public : elle suppose que les autorités de tutelle agissent et permettent aux universités, par leur financement, de mener à bien leur mission de service public avec l équité que suppose une telle mission. Dans les deux cas, les partenaires externes attendent des modifications externes et des changements de nature organisationnelle dans le fonctionnement interne des institutions universitaires. Les autorités publiques doivent accompagner cette ouverture de l université vers le monde de l entreprise. L exemple canadien mérite d être médité : la politique fédérale canadienne accorde d importantes subventions de recherche à des 22

23 Quel système d enseignement pour la formation des cadres compétents? groupes, de préférence inter-universitaires, en les obligeant à travailler en concertation avec des entreprises privées. 4. L université publique comme Etablissement Public Scientifique Culturel et Professionnel (EPSCP) 4.1. Vers des EPSCP de la performance sur le plan gouvernance La nouvelle réforme de l enseignement supérieur marocain a permis l initiation d une mutation profonde de la conception et de la gouvernance de ce secteur public dont les opérateurs sont principalement les universités avec leur nouveau statut d établissement public doté de la personnalité morale et de l autonomie administrative, financière, pédagogique, scientifique et culturelle. Cependant, le législateur marocain n a pas distingué entre l établissement public à caractère commercial et/ou industriel et l établissement public scientifique, culturel et professionnel. Cette confusion des genres entraîne de graves dysfonctionnements surtout au niveau de la gestion administrative et financière. "Le passage de l état actuel à celui d EPSCP ou établissement public à contrôle d accompagnement est une véritable mutation d un système de moyens sans feedback et sans évaluation à un système avec feedback, évaluable, et reposant sur le triptyque objectifsmoyens-résultats avec pilotage à travers des indicateurs de performance" Exigences et enjeux de cette mutation sur le plan de la gouvernance Aujourd hui, des objectifs sont assignés aux universités, sans qu elles disposent des moyens nécessaires. La mutation implique effectivement, de façon incontestable, de nouvelles responsabilités pour les universités et de relatives libertés dans la mesure où pour un service public, essentiellement assuré grâce aux ressources de l Etat, une totale liberté des établissements n est pas concevable. Toutefois, il paraît nécessaire de donner aux universités une plus grande maîtrise des moyens, en vue d une meilleure efficience et d une qualité accrue du service public. Pour que la mise en œuvre de ce passage soit réussie, la mutation et ses enjeux doivent être compris à tous les niveaux du service public: Etat, dirigeants, personnels et usagers des universités. Cette dimension collective de la mutation devra s accompagner d une évolution des mentalités des acteurs, ce qui pourra nécessiter des actions de formation massives. Toutefois, le chantier global est pluriannuel: la construction des indicateurs ou, encore la transformation des pratiques et mentalités nécessiteront du temps Adopter un contrôle intelligent sur le plan de la gouvernance Il serait intéressant d explorer quelques pistes en matière de gestion financière et comptable des universités. L absence du statut des enseignants-chercheurs, administratifs et personnel technique relevant des universités pose un grand problème de maîtrise des ressources humaines. Il est grand temps de réformer leur statut, selon les dispositions de 23

24 Hafid BOUTALEB JOUTEI la loi 01-00, tout en évitant l usage de terminologie qui fâche et en s ouvrant sur les partenaires sociaux. En effet, il serait bénéfique que les universités disposent d une meilleure maîtrise des ressources humaines, recrutement, promotion et l utilisation de la contractualisation. De même, la gestion du patrimoine immobilier et de la maintenance doit être soutenue. L état de cette gestion influe le niveau de performance des établissements, et les indicateurs devront en prendre compte. D autre part, il sera nécessaire de simplifier les procédures administratives et financières en accompagnement des nouvelles charges qui incomberont aux services administratifs et financiers. Le contrôle d accompagnement mené les ministères de tutelle, en particulier celui des finances, semble ainsi constituer un réel instrument de progrès pour le fonctionnement des structures comptables. De même, la gestion des emplois devra évoluer, notamment en ce qui concerne les procédures et les délais de recrutement et de transformation des postes budgétaires. Pour que les établissements publics soient éligibles par le ministère des finances en contrôle d accompagnement, il faut remplir les conditions suivantes : avoir une politique claire de gestion des ressources humaines, disposer d un système d information intégré, tenir une comptabilité analytique qui fait état des immobilisations des recettes propres etc, en plus d un système d indicateurs de performance. L absence du statut personnel des universités risque de devenir une entrave à l application du contrôle d accompagnement et donc un handicap pour le développement des universités Vers des EPSCP de la performance Il est impératif que la conception, le contenu et le mode d'enseignement des programmes soient régulièrement adaptés aux besoins de la société et aux exigences du développement et qu'ils tiennent compte des innovations et des évolutions de chaque discipline, afin de créer des relations plus solides, en termes de planification et de stratégie, entre l'université et le monde du travail. Cette dynamique mènera indubitablement à de nouveaux partenariats publics - privés dont pourraient profiter les universités en matière de gouvernance et de financement. En conclusion générale, la mise en œuvre du passage à l EPSCP pour l université marocaine doit s inscrire dans un ensemble vertueux. La confiance accordée aux universités par l Etat est le premier point de cet ensemble. Cette condition n est pas encore totalement satisfaite dans la plupart des pays en voie de développement. La confiance permettra d accroître l autonomie des universités, condition de leur meilleure efficience. Cette autonomie sous-tend une politique d engagement. Cette politique nous permettra d accomplir des progrès dans notre culture de la performance et de la qualité. Ces progrès renforceront alors la confiance de l Etat. 24

25 Prospectives Universitaires, n 1, 2008, pp Adéquation entre l Enseignement Secondaire et l Enseignement Supérieur : le cas de la Faculté de Droit Lahcen OULHAJ* Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales, Université Mohammed V - Agdal, Rabat KLºU p «w ª U Ë NU w «πu±fw ô Ë w «Iu Ë«FKu «ôæ BUœ W Ë«b Od. Ë w «b «ßU w ØKOW «Iu. Ë ªKh «LIU W c p v {dë b«à F W KFKu «ô LU OW w «FKOr «U uí «Q OKw, F W º IDV e «Ø Od«±s «ö±oc COd r «LGd OW Ë«b «ßU w ØKOW «Iu, OY Ê «AF W «DU OW w «UØU u U Ë w «FKu «πd OW ô ö  ±l «b «ßU «πu±fow «w ª U U KV «U±KOs «πbœ K UØU u U Os cá «LIU W ±s îö «LFDOU «dßlow Ê MU br ±ö ±W Os FV «UØU u U ±Kªh L Université marocaine (moderne), qui est relativement jeune puisque ses premiers centres n ont été créés par les autorités du Protectorat qu au cours des années vingt du siècle dernier et puisqu elle ne remonte en tant qu université qu à 1959, a parfaitement rempli la première mission qui lui a été assignée, savoir la formation des cadres du nouvel Etat indépendant. Cette université a en effet formé durant son premier quart de siècle d existence la majorité des diplômés qui encadrent les institutions sociales, politiques, économiques, culturelles, éducatives et judiciaires du pays. Durant cette période relativement courte, l Etat a assuré, sans le moindre problème, l absorption de tous ces nombreux cadres. Cependant, l Etat qui s était fortement endetté dut en 1983 se résoudre à appliquer un programme d ajustement structurel qui visait, entre autre, le rétablissement des équilibres financiers. Cela ne pouvait se faire sans réduire les dépenses publiques. C est ainsi qu il a cessé de recruter pour faire apparaître, pour la première fois au Maroc, le chômage des jeunes diplômés. Le privé peinait à prendre la relève. C est comme cela que s est posé le problème de l adéquation entre l enseignement supérieur et les besoins en encadrement des entreprises. Evidemment, l université ne doit pas former des chômeurs. Mais, sa vocation n est pas de former exclusivement pour l entreprise. Elle doit, au-delà de cette mission utilitariste, dispenser du savoir pour le savoir. Elle a la mission première de former des citoyens * Professeur des sciences économiques, Doyen de la Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales, Université Mohammed V - Agdal, Rabat. 25

26 Lahcen OULHAJ autonomes, tolérants et démocrates. Des citoyens doués de créativité et porteurs des nobles valeurs universelles. Bien entendu, si ces bons citoyens sont en plus utiles pour l entreprise et pour sa croissance, ce sera l idéal. D ailleurs, la formation pour les besoins de l économie est à un double titre problématique. Primo, ces besoins évoluent rapidement et toute planification de la formation fondée sur les besoins présents ne pourra jamais atteindre l adéquation souhaitée. Secundo, quand on est dans un pays en développement comme le Maroc, on est en droit de se demander laquelle des deux, de l économie ou de la formation, doit mener et diriger l autre. Ne doit-on pas former pour une économie plus avancée aux besoins difficiles à définir au lieu de vouloir former pour satisfaire les besoins présents, lesquels sont ceux d une économie en retard? Cette problématique de l adéquation entre la formation supérieure et l emploi est importante pour le Maroc et a déjà fait l objet d abondantes études. Dans ce qui suit, nous voulons considérer une autre problématique d adéquation qui n a pas reçu l intérêt qu elle mérite. Il s agit de l adéquation entre l enseignement d avant le baccalauréat, plus particulièrement le secondaire qualifiant et l enseignement supérieur. Une comparaison rapide des effectifs des différentes séries de l enseignement secondaire et de la répartition des étudiants par champ disciplinaire universitaire dégage une inadéquation relativement importante au Maroc entre la série du baccalauréat obtenu et le champ disciplinaire choisi à l université. En effet, la répartition des nouveaux bacheliers de l enseignement public se présente en 2006 comme suit : - Enseignement général : 90.56% - Lettres Modernes : 38% - Sciences Expérimentales : 47.07% - Sciences Mathématiques A et B : 4.1% - Enseignement Originel : 2% - Technique Commerciale : 5.22% - Technique Industrielle : 2.25% Les chiffres ci-dessus indiquent que le baccalauréat Sciences Expérimentales est dominant et qu il concerne pratiquement la moitié des nouveaux bacheliers. Les sciences expérimentales et les mathématiques dépassent légèrement la moitié des baccalauréats obtenus. Les lettres modernes occupent le deuxième rang. L enseignement technique (commercial et industriel) ne représente que 7.5%. Considérons maintenant la répartition des nouveaux inscrits par champ disciplinaire ou par type d établissement de l enseignement supérieur (en ) : - Enseignement Originel : 1% 26

27 Adéquation entre l Enseignement Secondaire et l Enseignement Supérieur - Sciences Juridiques, Economiques et Sociales : 40% - Lettres et Sciences Humaines : 31.4% - Sciences et Sciences et Techniques : 23% - Médecine, Pharmacie et Médecine dentaire : 1.35% - Sciences de l ingénieur : 0.4% - Commerce et Gestion : 1% - Technologie : 2.27% Ce qui frappe au vu de ces chiffres, c est la prédominance de la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales. Ce champ disciplinaire (SJES et Commerce et Gestion) attire à lui seul 41% des nouveaux inscrits dans l enseignement public. Lorsque nous considérons la correspondance entre la série du baccalauréat et le champ disciplinaire où s inscrit le nouveau bachelier, nous pouvons retenir ce qui suit : - Les bacheliers de l enseignement originel s inscrivent dans l enseignement originel ; - Les bacheliers des lettres modernes s inscrivent en majorité à la faculté des lettres et des sciences humaines. Il en reste une fraction qui s inscrit en droit ; - Les bacheliers scientifiques (51.17%) s inscrivent dans les facultés des sciences, des sciences et techniques, de médecine et de pharmacie, de médecine dentaire et aux écoles d ingénieurs (27%). Il en reste donc une grande partie ( soit 24.15%) ; - Les bacheliers de technique commerciale (5.22%) s inscrivent en sciences économiques et gestion, à l ISCAE et à l ENCG. Leur nombre est cependant très inférieur à celui des nouveaux inscrits dans ce champ disciplinaire. La première conclusion qui se dégage de ce qui précède est que c est le bachelier sciences expérimentales qui reste disponible pour s inscrire en sciences économiques et gestion. En effet, aujourd hui, la majorité des étudiants de cette filière sont titulaires de cette série de baccalauréat. La question est de savoir si ce type de baccalauréat est adapté à ce champ disciplinaire? Nous ne le pensons pas. C est que le bachelier sciences expérimentales passe au lycée beaucoup de temps à apprendre les mathématiques qui ne servent pas toujours en sciences économiques, les sciences physiques qui peuvent être utiles pour le citoyen mais pas pour l économiste et les sciences naturelles (géologie et biologie) dont on peut dire la même chose. Il faut aussi noter que le niveau de langue française de ce bachelier est très en deçà du niveau requis pour les études d économie et gestion. Une deuxième conclusion à souligner est que le baccalauréat de lettres qui fournit le gros des inscrits en droit n est pas particulièrement adapté à ces études. En effet, cette série du baccalauréat ne donne pas une initiation au droit et à l étude des problèmes de société que le droit traite et régule. Il faut ajouter à cela que les professeurs de droit se plaignent du niveau linguistique insuffisant de leurs étudiants. L introduction dans le 27

28 Lahcen OULHAJ nouveau régime des études universitaires de modules de langues et de communication n a pas porté les fruits escomptés. S il faut terminer ce papier par former un vœu pour une meilleure adéquation entre l enseignement secondaire et la formation assurée aux facultés des sciences juridiques, économiques et sociales, il faut espérer qu une grande série de baccalauréat de sciences sociales soit créée au secondaire qualifiant. La structure de cette série pourrait être un tiers d enseignements de langues, un tiers d enseignements de sciences et techniques (mathématiques, statistiques et informatique) et un tiers de sciences humaines et sociales (philosophie, histoire-géographie, initiation au droit, à la gestion, à l économie et aux sciences sociales en général). Au niveau de la dernière année du baccalauréat, on pourrait même concevoir deux options séparées, une option de droit et une option d économie et gestion. Cette série du baccalauréat devrait être développée de manière à drainer un grand nombre d élèves lycéens. En conclusion, un enseignement secondaire qualifiant organisé à l image de l université en trois grandes séries de baccalauréat (série de sciences, série de langues et de lettres et série de sciences sociales) avec un tiers des effectifs des élèves pour chacune des séries serait à mon sens une grande réalisation sur la voie d une meilleure préparation des lycéens à l enseignement supérieur, préalable à l adéquation souhaitée entre les formations universitaires et les besoins de la société et de l économie marocaines. Le développement de l enseignement des sciences sociales au secondaire doit refléter l énorme poids de l enseignement économique et commercial supérieur, lequel poids ne fait que traduire la tertiarisation presque universelle des économies à laquelle l économie marocaine n échappe guère. Les étudiants et les diplômés de l université ne s y trompent pas. Ils sont nombreux à choisir ce type d études supérieures et, quand ils sont diplômés d un autre champ disciplinaire, ils n hésitent pas à compléter leur formation dans les différentes écoles supérieures privées d économie et de gestion. Ils ne s y trompent pas, car c est cela qui leur permet de trouver un emploi et, même quand ils en ont un, ils aspirent à découvrir leurs droits et à mieux comprendre comment fonctionnent l économie, la société et les institutions marocaines. 28

Les orientations stratégiques en matière de prévention des risques professionnels 2012-2013 s inscrivent dans le cadre : PREAMBULE

Les orientations stratégiques en matière de prévention des risques professionnels 2012-2013 s inscrivent dans le cadre : PREAMBULE Les présentes orientations stratégiques ministérielles ont reçu l avis favorable du CHSCT ministériel de l éducation nationale, en sa séance du 10 octobre 2012 Direction générale des ressources humaines

Plus en détail

Charte du tourisme durable

Charte du tourisme durable Annexes Charte du tourisme durable Annexe 1 Les participants de la Conférence mondiale du Tourisme durable, réunis à Lanzarote, îles Canaries, Espagne, les 27 et 28 avril 1995, Conscients que le tourisme

Plus en détail

L innovation dans l entreprise numérique

L innovation dans l entreprise numérique L innovation dans l entreprise numérique Toutes les entreprises ne sont pas à l aise avec les nouvelles configurations en matière d innovation, notamment avec le concept d innovation ouverte. L idée de

Plus en détail

Une «nouvelle gouvernance» inspirée de la gestion des entreprises

Une «nouvelle gouvernance» inspirée de la gestion des entreprises 1 Performance hospitalière / sécurité des soins : deux objectifs antinomiques? janvier 2009, par Chauvancy Marie-Claire Rompant avec une histoire fondée sur une logique de moyens, la gestion hospitalière

Plus en détail

Présentation des PARTENARIATS possibles entre. L Education Nationale et le Monde Professionnel

Présentation des PARTENARIATS possibles entre. L Education Nationale et le Monde Professionnel 1 G MADELIN 25 Mai 05 Présentation des PARTENARIATS possibles entre L Education Nationale et le Monde Professionnel Les grands débats autour de l école et de la formation professionnelle. La récente loi

Plus en détail

Création d un programme de. Baccalauréat en communication marketing

Création d un programme de. Baccalauréat en communication marketing Création d un programme de Préparé par Hana Cherif, professeure, Département de stratégie des affaires Danielle Maisonneuve, professeure, Département de communication sociale et publique Francine Charest,

Plus en détail

Conseil économique et social

Conseil économique et social NATIONS UNIES E Conseil économique et social Distr. GÉNÉRALE ECE/MP.PP/2005/2/Add.4 8 juin 2005 Original: ANGLAIS, FRANÇAIS, RUSSE COMMISSION ÉCONOMIQUE POUR L EUROPE Réunion des Parties à la Convention

Plus en détail

MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE

MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE [Prénom Nom] Rapport sur le stage effectué du [date] au [date] Dans la Société : [NOM DE LA SOCIETE : Logo de la société] à [Ville] [Intitulé du

Plus en détail

ATELIER DE LANCEMENT DES TRAVAUX POUR LA POURSUITE DE LA MISE EN ŒUVRE DU PLAN STRATEGIQUE ------------------ Allocution de Monsieur le Président de

ATELIER DE LANCEMENT DES TRAVAUX POUR LA POURSUITE DE LA MISE EN ŒUVRE DU PLAN STRATEGIQUE ------------------ Allocution de Monsieur le Président de ATELIER DE LANCEMENT DES TRAVAUX POUR LA POURSUITE DE LA MISE EN ŒUVRE DU PLAN STRATEGIQUE ------------------ Allocution de Monsieur le Président de la Commission de l UEMOA Ouagadougou, 05 Mars 2015 1

Plus en détail

Ghana, de l Inde, de la Jordanie, du Kenya, du Mexique, de New Zélande, du Portugal, de Serbie et du Royaume Uni.

Ghana, de l Inde, de la Jordanie, du Kenya, du Mexique, de New Zélande, du Portugal, de Serbie et du Royaume Uni. Principes de Belgrade sur la relation entre les Institutions nationales des droits de l Homme et les Parlements (Belgrade, Serbie, les 22-23 février 2012) Le séminaire international de février 2012 sur

Plus en détail

SUBvENTION CANADIENNE LA NOUVELLE POUR L EMPLOI

SUBvENTION CANADIENNE LA NOUVELLE POUR L EMPLOI SUBvENTION CANADIENNE LA NOUVELLE POUR L EMPLOI LE PLAN D ACTION ÉCONOMIQUE DE 2013 Le Plan d action économique de 2013 représente le prochain volet du plan à long terme du gouvernement pour renforcer

Plus en détail

Première réunion du Groupe de Superviseurs Francophones. Rabat le 8 mars 2005. Discours d ouverture de Monsieur Abdellatif JOUAHRI,

Première réunion du Groupe de Superviseurs Francophones. Rabat le 8 mars 2005. Discours d ouverture de Monsieur Abdellatif JOUAHRI, Première réunion du Groupe de Superviseurs Francophones Rabat le 8 mars 2005 Discours d ouverture de Monsieur Abdellatif JOUAHRI, Gouverneur de Bank Al Maghrib Monsieur le Secrétaire Général, Mesdames

Plus en détail

Rapport d évaluation des masters réservés aux établissements habilités à délivrer le titre d'ingénieur diplômé

Rapport d évaluation des masters réservés aux établissements habilités à délivrer le titre d'ingénieur diplômé Section des Formations et des diplômes Rapport d évaluation des masters réservés aux établissements habilités à délivrer le titre d'ingénieur diplômé Grenoble INP ENSE Campagne d évaluation 2013-2014 Section

Plus en détail

Forum international Gestion publique Recrutement et compétence / Comment moderniser les modes et outils de recrutement

Forum international Gestion publique Recrutement et compétence / Comment moderniser les modes et outils de recrutement Forum international Gestion publique Recrutement et compétence / Comment moderniser les modes et outils de recrutement INTRODUCTION : Le constat Le principe d une école destinée à former tous les magistrats

Plus en détail

ALLEMAGNE. AM021f-Y 1

ALLEMAGNE. AM021f-Y 1 ALLEMAGNE AM021f-Y 1 M. Levin Holle, Directeur de section, Chef de la délégation allemande Discours de la délégation allemande à l occasion de l Assemblée annuelle 2013 de la BERD Nous sommes heureux que

Plus en détail

Mon Master à l ESTIM

Mon Master à l ESTIM Ministère de l Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique L Ecole Supérieure des Technologies d Informatique et de Management Mon Master à l ESTIM Livret des études «A l ESTIM Business School

Plus en détail

GUIDE DE LA GESTION PRÉVISIONNELLE DES EMPLOIS ET DES COMPÉTENCES

GUIDE DE LA GESTION PRÉVISIONNELLE DES EMPLOIS ET DES COMPÉTENCES Françoise KERLAN GUIDE DE LA GESTION PRÉVISIONNELLE DES EMPLOIS ET DES COMPÉTENCES Préface de Jean-Louis Muller Directeur à la CEGOS Ancien responsable de Formation à l Université Paris 9 Dauphine Deuxième

Plus en détail

Principes pour le contrôle des établissements des banques à l étranger

Principes pour le contrôle des établissements des banques à l étranger Principes pour le contrôle des établissements des banques à l étranger (Mai 1983) I. Introduction Ce rapport 1 expose certains principes qui, de l avis du Comité, devraient régir le contrôle, par les autorités

Plus en détail

Résumé de Mémoire EN QUOI LE PILOTAGE PAR LES COUTS REPRESENTE-T-IL UN OUTIL DE GESTION ESSENTIEL POUR ASSURER LA PERENNITE FINANCIERE DE LA BRANCHE

Résumé de Mémoire EN QUOI LE PILOTAGE PAR LES COUTS REPRESENTE-T-IL UN OUTIL DE GESTION ESSENTIEL POUR ASSURER LA PERENNITE FINANCIERE DE LA BRANCHE Résumé de Mémoire EN QUOI LE PILOTAGE PAR LES COUTS REPRESENTE-T-IL UN OUTIL DE GESTION ESSENTIEL POUR ASSURER LA PERENNITE FINANCIERE DE LA BRANCHE COURRIER DU GROUPE LA POSTE? Alix LEGRAND ESG MANAGEMENT

Plus en détail

Les Principes et les Bonnes Pratiques Relatifs à la Sensibilisation et l Education Financières

Les Principes et les Bonnes Pratiques Relatifs à la Sensibilisation et l Education Financières DIRECTORATE FOR FINANCIAL AND ENTERPRISE AFFAIRS Les Principes et les Bonnes Pratiques Relatifs à la Sensibilisation et l Education Financières RECOMMANDATION DU CONSEIL Ces Principes et Bonnes Pratiques

Plus en détail

CONSEIL DE L EUROPE COMITE DES MINISTRES

CONSEIL DE L EUROPE COMITE DES MINISTRES CONSEIL DE L EUROPE COMITE DES MINISTRES Recommandation Rec(2005)5 du Comité des Ministres aux Etats membres relative aux droits des enfants vivant en institution (adoptée par le Comité des Ministres le

Plus en détail

Le principe de la fécondation in vitro. 7. La fécondation in vitro (FIV)

Le principe de la fécondation in vitro. 7. La fécondation in vitro (FIV) La technique de la fécondation in vitro* est apparue il y a près de 30 ans. Seuls des cas très précis et limités peuvent bénéficier de ce traitement lourd, qui nécessite en particulier une courte hospitalisation

Plus en détail

Qu'est-ce que l'innovation?

Qu'est-ce que l'innovation? Qu'est-ce que l'innovation? Résumé : L innovation est avant tout un état d esprit. C est un processus vivant qui amène la direction à chercher à tous les niveaux la manière d être la plus performante pour

Plus en détail

ORGANISATION MONDIALE DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE GENÈVE COMITÉ DU DÉVELOPPEMENT ET DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE (CDIP)

ORGANISATION MONDIALE DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE GENÈVE COMITÉ DU DÉVELOPPEMENT ET DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE (CDIP) OMPI CDIP/5/5 Corr. ORIGINAL : anglais DATE : 21 juillet 2010 ORGANISATION MONDIALE DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE GENÈVE F COMITÉ DU DÉVELOPPEMENT ET DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE (CDIP) Cinquième session

Plus en détail

Document G. Stratégie de valorisation Modèles de propriété intellectuelle Relations avec les pôles de compétitivité

Document G. Stratégie de valorisation Modèles de propriété intellectuelle Relations avec les pôles de compétitivité Document G Stratégie de valorisation Modèles de propriété intellectuelle Relations avec les pôles de compétitivité Page 1 sur 7 Parmi les objectifs des Instituts de recherche technologique (IRT) figurent

Plus en détail

Robert Half : le partenaire de vos recrutements

Robert Half : le partenaire de vos recrutements Robert Half : le de vos recrutements Fondé en 1948, Robert Half, pionnier du recrutement spécialisé et, est aujourd hui leader mondial de ce secteur pour tous les métiers : de la finance de la comptabilité

Plus en détail

PROGRAMMES DE GESTION

PROGRAMMES DE GESTION RÉPUBLIQUE TUNISIENNE MINISTÈRE DE L ÉDUCATION DIRECTION GÉNÉRALE DU CYCLE PREPARATOIRE & DE L'ENSEIGNEMENT SECONDAIRE Direction de la Pédagogie & des Normes du cycle préparatoire et de l'enseignement

Plus en détail

INNOVER ACCOMPAGNER DEVELOPPER ÉVEILLER VOS IDÉES RÉALISER VOS PROJETS

INNOVER ACCOMPAGNER DEVELOPPER ÉVEILLER VOS IDÉES RÉALISER VOS PROJETS INNOVER ACCOMPAGNER DEVELOPPER ÉVEILLER VOS IDÉES RÉALISER VOS PROJETS INNOVER POUR ALLER PLUS LOIN Thibault CHARLES, Fondateur et directeur d isonomia «De formation ingénieur et expert en physique du

Plus en détail

La dimension humaine du changement

La dimension humaine du changement La dimension humaine du changement Un triptyque indissociable : Responsabilité Engagement Performance Créateur de performance La dimension humaine du changement et les défis de l entreprise Gérer une forte

Plus en détail

Robert Half Financial Services : le partenaire de vos recrutements temporaires et permanents

Robert Half Financial Services : le partenaire de vos recrutements temporaires et permanents Robert Half Financial Services : le partenaire de vos recrutements temporaires et permanents Spécialisés dans le placement de candidat(e)s expérimenté(e)s pour tous les métiers de la banque et de l assurance,

Plus en détail

Section des Formations et des diplômes

Section des Formations et des diplômes Section des Formations et des diplômes Rapport d évaluation du master Islam et droit de l Université de Strasbourg Vague C 2013-2017 Campagne d évaluation 2011-2012 Section des Formations et des diplômes

Plus en détail

INTRODUCTION. QSC est un système référentiel de qualité pour la certification des institutions scolaires d enseignement général et professionnel.

INTRODUCTION. QSC est un système référentiel de qualité pour la certification des institutions scolaires d enseignement général et professionnel. INTRODUCTION QSC est un système référentiel de qualité pour la certification des institutions scolaires d enseignement général et professionnel. Ce certificat est destiné à toutes les écoles d enseignement

Plus en détail

Démarche Assurance Qualité et Gouvernance des universités Algériennes

Démarche Assurance Qualité et Gouvernance des universités Algériennes Démarche Assurance Qualité et Gouvernance des universités Algériennes Pour une stratégie de l'enseignement supérieur à l'horizon 2030 Professeur Abdelhamid Djekoun Recteur de l université de Constantine

Plus en détail

La Vision de L'Égypte 2030 (Objectifs et Principaux Indicateurs de Performance)

La Vision de L'Égypte 2030 (Objectifs et Principaux Indicateurs de Performance) La Vision de L'Égypte 2030 (Objectifs et Principaux Indicateurs de Performance) Pour plus d'informations, veuillez visiter le site: http://www.mop.gov.eg/vision/egyptvision.aspx La culture La stratégie

Plus en détail

Catalogue des Formations

Catalogue des Formations 67, Rue Aziz Bellal, Etage 3, N 2, Maarif. 32, Avenue Abdelali Benchekroune, Etage 5, N 20. Nos atouts formation Thèmes de formation En partenariat avec un réseau national et International, nous dispensons

Plus en détail

APPEL A PROJETS du Conseil Régional de Lorraine «TECHNOLOGIES NUMERIQUES POUR LES NOUVEAUX USAGES DE L IMAGE»

APPEL A PROJETS du Conseil Régional de Lorraine «TECHNOLOGIES NUMERIQUES POUR LES NOUVEAUX USAGES DE L IMAGE» APPEL A PROJETS du Conseil Régional de Lorraine «TECHNOLOGIES NUMERIQUES POUR LES NOUVEAUX USAGES DE L IMAGE» INTRODUCTION Pourquoi un appel à projets «Technologies numériques pour les nouveaux usages

Plus en détail

Formation Doctorale. Fiche Technique

Formation Doctorale. Fiche Technique Formation Doctorale Fiche Technique Intitulé : «Philosophie Appliquée et Problèmes de l Homme» Responsable de la Formation : Pr. Abdessalam BEN MAISSA, Université Mohammed V-Agdal, Département de Philosophie,

Plus en détail

Rapport sommaire. Table ronde sur la mobilité des étudiantes et étudiants dans l hémisphère occidental

Rapport sommaire. Table ronde sur la mobilité des étudiantes et étudiants dans l hémisphère occidental Rapport sommaire Table ronde sur la mobilité des étudiantes et étudiants dans l hémisphère occidental Buenos Aires, Argentine 1-3 décembre 2000 Au cours des dix dernières années, le Canada a joué un rôle

Plus en détail

Ministère de l Education Nationale

Ministère de l Education Nationale Ministère de l Education Nationale BREVETS D ETUDES PROFESSIONNELLES Document d accompagnement des programmes de VIE SOCIALE ET PROFESSIONNELLE - 1 - Direction des lycées et collèges Sous-direction des

Plus en détail

MOTION CONSULAIRE RÉGIONALE TRÈS HAUT DÉBIT

MOTION CONSULAIRE RÉGIONALE TRÈS HAUT DÉBIT CHAMBRE DE COMMERCE ET D INDUSTRIE BOURGOGNE Place des Nations Unies - B.P. 87009-21070 DIJON CEDEX Téléphone : 03 80 60 40 20 - Fax : 03 80 60 40 21 MOTION CONSULAIRE RÉGIONALE TRÈS HAUT DÉBIT Préambule

Plus en détail

Section des Formations et des diplômes

Section des Formations et des diplômes Section des Formations et des diplômes Rapport d évaluation de la licence professionnelle Statistique et informatique décisionnelle pour la santé de l Université Paris Descartes Vague D 2014-2018 Campagne

Plus en détail

SYNTHESE D INSPECTIONS

SYNTHESE D INSPECTIONS Direction de l Inspection et des Etablissements Département Inspection en Contrôle du Marché Unité Inspection des dispositifs médicaux SYNTHESE D INSPECTIONS THEME : Prothèses Dentaires Il importe de souligner

Plus en détail

GUIDE PRATIQUE DU MARKETING POUR LES CRÉATEURS D ENTREPRISE

GUIDE PRATIQUE DU MARKETING POUR LES CRÉATEURS D ENTREPRISE MICHEL BADOC EN COLLABORATION AVEC ISABELLE SELEZNEFF GUIDE PRATIQUE DU MARKETING POUR LES CRÉATEURS D ENTREPRISE Éditions d Organisation, 2005 ISBN : 2-7081-3215-6 SOMMAIRE Remerciements... 11 Table des

Plus en détail

Développement du marché financier

Développement du marché financier Royaume du Maroc Direction des Etudes et des Prévisions financières Développement du marché financier Juillet 1997 Document de travail n 21 Développement du marché financier Juillet 1997 Le développement

Plus en détail

Licence professionnelle Gestion et administration du personnel

Licence professionnelle Gestion et administration du personnel Formations et diplômes Rapport d'évaluation Licence professionnelle Gestion et administration du personnel Université de Bordeaux Campagne d évaluation 2014-2015 (Vague A) Formations et diplômes Pour le

Plus en détail

GESTION ET ADMINISTRATION DE LA JUSTICE EN TUNISIE

GESTION ET ADMINISTRATION DE LA JUSTICE EN TUNISIE GESTION ET ADMINISTRATION DE LA JUSTICE EN TUNISIE INTRODUCTION : L institution judiciaire en Tunisie a réalisé, au cours des vingt dernières années, un effort de modernisation sans précédent. Cette modernisation

Plus en détail

ÉVÉNEMENT DE HAUT NIVEAU SUR LA COOPÉRATION SUD-SUD ET LE RENFORCEMENT DES CAPACITÉS

ÉVÉNEMENT DE HAUT NIVEAU SUR LA COOPÉRATION SUD-SUD ET LE RENFORCEMENT DES CAPACITÉS ÉVÉNEMENT DE HAUT NIVEAU SUR LA COOPÉRATION SUD-SUD ET LE RENFORCEMENT DES CAPACITÉS Déclaration de Bogotá Instaurer des partenariats constructifs et ouverts pour le développement (VERSION FINALE, 25 mars

Plus en détail

L évaluation au CRDI. Version de juillet 2013. Division de la stratégie générale et de l évaluation

L évaluation au CRDI. Version de juillet 2013. Division de la stratégie générale et de l évaluation L évaluation au CRDI Version de juillet 2013 Division de la stratégie générale et de l évaluation La démarche du CRDI en matière d évaluation Le CRDI appuie le recours à la recherche, par les pays en développement,

Plus en détail

COMPÉTENCES, ÉLÉMENTS DE COMPÉTENCES ET RESSOURCES À MOBILISER POUR LE DESS, LA MAÎTRISE PROFESSIONNELLE, LA MAÎTRISE RECHERCHE ET LE DOCTORAT

COMPÉTENCES, ÉLÉMENTS DE COMPÉTENCES ET RESSOURCES À MOBILISER POUR LE DESS, LA MAÎTRISE PROFESSIONNELLE, LA MAÎTRISE RECHERCHE ET LE DOCTORAT Direction des affaires académiques et internationales Études supérieures COMPÉTENCES, ÉLÉMENTS DE COMPÉTENCES ET RESSOURCES À MOBILISER POUR LE DESS, LA MAÎTRISE PROFESSIONNELLE, LA MAÎTRISE RECHERCHE

Plus en détail

SUR LE PLAN COMMUNAUTAIRE

SUR LE PLAN COMMUNAUTAIRE Description de programme PROMOUVOIR L AUTONOMIE ÉCONOMIQUE SUR LE PLAN COMMUNAUTAIRE 1125, promenade Colonel By, Ottawa (Ontario) K1S 5B6 Tél. : (613) 520-2600, poste1588 Téléc. : (613) 529-3561 Courriel

Plus en détail

EMPLOYABILITE DES JEUNES AU MAROC

EMPLOYABILITE DES JEUNES AU MAROC EMPLOYABILITE DES JEUNES AU MAROC L emploi L emploi est une forme d insertion sociale, un levier qui permet l amélioration des conditions de vie. L emploi est un paramètre révélateur dans l évaluation

Plus en détail

Enseignement supérieur - Recherche

Enseignement supérieur - Recherche 254 Enseignement supérieur - Recherche Le domaine fonctionnel Enseignement supérieur Recherche regroupe les emplois qui concourent à l enseignement supérieur et à la recherche. 255 CADRE DE DIRECTION EN

Plus en détail

Les défis du développement du gouvernement électronique. Par Edwin Lau Résumé par Gérard Mongbé

Les défis du développement du gouvernement électronique. Par Edwin Lau Résumé par Gérard Mongbé Les défis du développement du gouvernement électronique Par Edwin Lau Résumé par Gérard Mongbé La révolution numérique a engendré une pression sur les gouvernements qui doivent améliorer leurs prestations

Plus en détail

Allocution du Dr. Abdelkader AMARA. Ministre de l Energie, des Mines, de l Eau et de l Environnement FORUM TECHNOLOGIE CLIMAT

Allocution du Dr. Abdelkader AMARA. Ministre de l Energie, des Mines, de l Eau et de l Environnement FORUM TECHNOLOGIE CLIMAT Allocution du Dr. Abdelkader AMARA Ministre de l Energie, des Mines, de l Eau et de l Environnement FORUM TECHNOLOGIE CLIMAT PERFORMANCES INDUSTRIELLES DES CLEANTECH Rabat, le 17 décembre 2014 Forum Technologie

Plus en détail

Master international de Management des Médias à distance. Organisation pédagogique de la formation

Master international de Management des Médias à distance. Organisation pédagogique de la formation Master international de Management des Médias à distance Organisation pédagogique de la formation Session 2014/2015 Table des matières Organisation pédagogique... 1 UE 1 : Histoire, économie et mondialisation

Plus en détail

APPEL A PROJETS USINE DU FUTUR CENTRE VAL DE LOIRE 2015

APPEL A PROJETS USINE DU FUTUR CENTRE VAL DE LOIRE 2015 APPEL A PROJETS USINE DU FUTUR CENTRE VAL DE LOIRE 2015 Contexte et enjeux : Depuis plusieurs années la politique économique de la Région Centre - Val de Loire s est fixée comme objectif de soutenir la

Plus en détail

PROGRAMMES DE GESTION 3 ème année & 4 ème année de l Enseignement secondaire

PROGRAMMES DE GESTION 3 ème année & 4 ème année de l Enseignement secondaire RÉPUBLIQUE TUNISIENNE MINISTÈRE DE L ÉDUCATION & DE LA FORMATION DIRECTION GÉNÉRALE DES PROGRAMMES & DE LA FORMATION CONTINUE Direction des Programmes & des Manuels Scolaires PROGRAMMES DE GESTION 3 ème

Plus en détail

Proposition d orientations nouvelles pour le Dialogue international

Proposition d orientations nouvelles pour le Dialogue international Proposition d orientations nouvelles pour le Dialogue international Document 04 RÉUNION DU GROUPE DE PILOTAGE DU DIALOGUE INTERNATIONAL 4 Novembre 2015, Paris, France Nouvelle orientation du Dialogue international

Plus en détail

Conférence des États parties à la Convention des Nations Unies contre la corruption

Conférence des États parties à la Convention des Nations Unies contre la corruption Nations Unies CAC/COSP/IRG/2015/2 Conférence des États parties à la Convention des Nations Unies contre la corruption Distr. générale 24 mars 2015 Français Original: anglais Groupe d examen de l application

Plus en détail

LE SECTEUR DE L ÉNERGIE NUCLÉAIRE AU CANADA OÙ ALLONS-NOUS?

LE SECTEUR DE L ÉNERGIE NUCLÉAIRE AU CANADA OÙ ALLONS-NOUS? LE SECTEUR DE L ÉNERGIE NUCLÉAIRE AU CANADA OÙ ALLONS-NOUS? RÉSUMÉ DU RAPPORT Le Forum des politiques publiques est un organisme indépendant, sans but lucratif, qui s efforce de promouvoir l excellence

Plus en détail

Licence Informatique décisionnelle et statistique (IDS)

Licence Informatique décisionnelle et statistique (IDS) Formations et diplômes Rapport d'évaluation Licence Informatique décisionnelle et statistique (IDS) Université Lumière - Lyon 2 Campagne d évaluation 2014-2015 (Vague A) Formations et diplômes Pour le

Plus en détail

BTS - DUT. Durée de 2 ans. Nombreux exercices pratiques. DUT dans les universités, les BTS dans des lycées.

BTS - DUT. Durée de 2 ans. Nombreux exercices pratiques. DUT dans les universités, les BTS dans des lycées. BTS - DUT Durée de 2 ans. Nombreux exercices pratiques. DUT dans les universités, les BTS dans des lycées. Les DUT permettent plus facilement la poursuite en école de commerce.. Travail soutenu avec 35

Plus en détail

POURQUOI LE GABON A-T-IL BESOIN DE STATISTIQUES FIABLES?

POURQUOI LE GABON A-T-IL BESOIN DE STATISTIQUES FIABLES? Mai 2010 POURQUOI LE GABON A-T-IL BESOIN DE STATISTIQUES FIABLES? Direction Générale des Statistiques Ministère de l Economie, du Commerce, de l Industrie et du Tourisme Pourquoi le Gabon a-t-il besoin

Plus en détail

Difficultés et opportunités de TIC en Afrique centrale

Difficultés et opportunités de TIC en Afrique centrale Kigali 3rd EuroAfriCa-ICT Awareness Workshop Difficultés et opportunités de TIC en Afrique centrale «cas de la RD CONGO» Par Benjamin MURHESA CIBALONZA IT Manager / Radio Maendemeo Bukavu DR Congo 1 Introduction

Plus en détail

JOURNEE MONDIALE DE LA STATISTIQUE UNE MEILLEURE STATISTIQUE AU SERVICE DE LA POLITIQUE MONETAIRE ET DE LA STABILITE FINANCIERE

JOURNEE MONDIALE DE LA STATISTIQUE UNE MEILLEURE STATISTIQUE AU SERVICE DE LA POLITIQUE MONETAIRE ET DE LA STABILITE FINANCIERE JOURNEE MONDIALE DE LA STATISTIQUE UNE MEILLEURE STATISTIQUE AU SERVICE DE LA POLITIQUE MONETAIRE ET DE LA STABILITE FINANCIERE Abdellatif Jouahri Wali de Bank Al-Maghrib Rabat, 20 octobre 2015 1 Je tiens

Plus en détail

LA DEMARCHE DE GESTION DE PROJET POUR L EPREUVE DU CPPC

LA DEMARCHE DE GESTION DE PROJET POUR L EPREUVE DU CPPC LA DEMARCHE DE GESTION DE PROJET POUR L EPREUVE DU CPPC La gestion de projet ne présente pas de difficultés particulières mais une méthodologie qui va demander énormément de précisions tout au long de

Plus en détail

Vos affaires sont nos affaires! Programme d actions

Vos affaires sont nos affaires! Programme d actions Vos affaires sont nos affaires! Programme d actions Orkhan Aslanov/ Fotolia.com > Suivez le guide nous saisissons vos opportunités de marchés publics! > Gardons Avec le Centre de Veille le contact nous

Plus en détail

PRÉFACE. Groupe Eyrolles

PRÉFACE. Groupe Eyrolles PRÉFACE Les entreprises, les organisations sont en permanence confrontées à l amélioration de leurs performances dans un environnement qu elles souhaitent sécuriser. Cette amélioration est de plus en plus

Plus en détail

PROGRAMME DE CRÉATION ET INNOVATION TECHNOLOGIQUES EN CLASSE DE SECONDE GÉNÉRALE ET TECHNOLOGIQUE Enseignement d exploration

PROGRAMME DE CRÉATION ET INNOVATION TECHNOLOGIQUES EN CLASSE DE SECONDE GÉNÉRALE ET TECHNOLOGIQUE Enseignement d exploration PROGRAMME DE CRÉATION ET INNOVATION TECHNOLOGIQUES EN CLASSE DE SECONDE GÉNÉRALE ET TECHNOLOGIQUE Enseignement d exploration Préambule La société doit faire face à de nouveaux défis pour satisfaire les

Plus en détail

Horizon PME. Synthèse. Etude des besoins pour la croissance des PME. Croissance des PME de l Edition de logiciels et Solutions internet :

Horizon PME. Synthèse. Etude des besoins pour la croissance des PME. Croissance des PME de l Edition de logiciels et Solutions internet : Horizon PME Etude des besoins pour la croissance des PME Synthèse Croissance des PME de l Edition de logiciels et Solutions internet : Quels besoins pour financer leurs activités innovantes? Auteurs :

Plus en détail

Document de travail issu de la commission CTI-SMF-SMAI

Document de travail issu de la commission CTI-SMF-SMAI Document de travail issu de la commission CTI-SMF-SMAI 1) Place des mathématiques actuellement dans le document de référence de la CTI Le document CTI - Références et Orientations n évoque pas explicitement

Plus en détail

Thème : Vers un Nouveau Management Public des stratégies de développement : Quel rôle pour le Haut Commissariat au Plan?

Thème : Vers un Nouveau Management Public des stratégies de développement : Quel rôle pour le Haut Commissariat au Plan? Thème : Vers un ouveau Management Public des stratégies de développement : Quel rôle pour le Haut Commissariat au Plan? Auteur : Mr Mhamed MOUAACHA, Chef de Division au Haut Commissariat au Plan (HCP)

Plus en détail

Responsabilité sociétale de l entreprise : principes et applications en santé

Responsabilité sociétale de l entreprise : principes et applications en santé Responsabilité sociétale de l entreprise : principes et applications en santé Dr Hervé LECLET Médecin radiologue Consultant et formateur en management, gestion des risques et évaluation des pratiques en

Plus en détail

Rapport d études. Etudes des spécificités du marché du SaaS en France. Rapport de synthèse février 2013

Rapport d études. Etudes des spécificités du marché du SaaS en France. Rapport de synthèse février 2013 Rapport d études Etudes des spécificités du marché du SaaS en France Rapport de synthèse février 2013 Conception Caisse des Dépôts (Service communication DDTR) février 2013 Veille stratégique, conseil

Plus en détail

Systèmes et réseaux d information et de communication

Systèmes et réseaux d information et de communication 233 DIRECTEUR DES SYSTÈMES ET RÉSEAUX D INFORMATION ET DE COMMUNICATION Code : SIC01A Responsable des systèmes et réseaux d information FPESIC01 Il conduit la mise en œuvre des orientations stratégiques

Plus en détail

de l Université Hassan II Mohammedia Casablanca (UH2MC)

de l Université Hassan II Mohammedia Casablanca (UH2MC) ROYAUME DU MAROC Ministère de l Éducation Nationale, de l'enseignement Supérieur, de la Formation des Cadres et de la Recherche Scientifique PROJET DE DEVELOPPEMENT de l Université Hassan II Mohammedia

Plus en détail

Rapport d évaluation de la licence

Rapport d évaluation de la licence Section des Formations et des diplômes Rapport d évaluation de la licence Information et communication de l Université de la Réunion Vague E 2015-2019 Campagne d évaluation 2013-2014 Section des Formations

Plus en détail

Philosophie. Parcours d études proposés à l Institut Catholique de Paris Métiers associés

Philosophie. Parcours d études proposés à l Institut Catholique de Paris Métiers associés Institut Catholique de Paris Service Communication Fiche Filière / parcours Philosophie Parcours d études proposés à l Institut Catholique de Paris Métiers associés Collection «Orientation à l ICP : Fiches

Plus en détail

POLITIQUE SUR LE PROCESSUS OFFICIEL D ADOPTION DE NORMES DE PRATIQUE

POLITIQUE SUR LE PROCESSUS OFFICIEL D ADOPTION DE NORMES DE PRATIQUE 15 MAI 2012 Document 212021 POLITIQUE SUR LE PROCESSUS OFFICIEL D ADOPTION DE NORMES DE PRATIQUE A. INTRODUCTION Le présent document énonce le processus et les critères définis par le Conseil des normes

Plus en détail

Formations et diplômes. Rapport d'évaluation. Licence Philosophie. Université Bordeaux Montaigne. Campagne d évaluation 2014-2015 (Vague A)

Formations et diplômes. Rapport d'évaluation. Licence Philosophie. Université Bordeaux Montaigne. Campagne d évaluation 2014-2015 (Vague A) Formations et diplômes Rapport d'évaluation Licence Philosophie Université Bordeaux Montaigne Campagne d évaluation 2014-2015 (Vague A) Formations et diplômes Pour le HCERES, 1 Didier Houssin, président

Plus en détail

ORGANISATION DE L AVIATION CIVILE INTERNATIONALE

ORGANISATION DE L AVIATION CIVILE INTERNATIONALE APIRG/14-WP/29 ORGANISATION DE L AVIATION CIVILE INTERNATIONALE GROUPE REGIONAL AFI DE PLANIFICATION ET DE MISE EN OEUVRE QUATORZIEME REUNION (APIRG/14) (Yaoundé, Cameroun, 23 27 juin 2003) Point 6 de

Plus en détail

Séminaire sur la Gestion des Ressources Humaines en Afrique Défis pour le Troisième Millénaire. Aide Memoire

Séminaire sur la Gestion des Ressources Humaines en Afrique Défis pour le Troisième Millénaire. Aide Memoire African Training and Research Centre in Administration for Development المرآز الا فريقي للتدريب و البحث الا داري للا نماء Centre Africain de Formation et de Recherche Administratives pour le Développement

Plus en détail

GUIDE POUR LE DÉVELOPPEMENT DE COMPÉTENCES PROFESSIONNELLES (CP) POUR LE 3 ème STAGE

GUIDE POUR LE DÉVELOPPEMENT DE COMPÉTENCES PROFESSIONNELLES (CP) POUR LE 3 ème STAGE 1 GUIDE POUR LE DÉVELOPPEMENT DE COMPÉTENCES PROFESSIONNELLES (CP) POUR LE 3 ème DOMAINES: FONDEMENTS COMPÉTENCE 1: Agir en tant que professionnelle ou professionnel héritier, critique et interprète d

Plus en détail

Simplifier vos projets d avenir

Simplifier vos projets d avenir Simplifier vos projets d avenir FINANCEMENT Ouvrir à nos clients l accès aux marchés de capitaux publics et privés par le biais de formules innovatrices d emprunt et de recapitalisation. S O L U T I O

Plus en détail

Finalités de l ouvrage

Finalités de l ouvrage Introduction Il est commun de souligner que la fonction ressources humaines a subi des évolutions rapides et profondes depuis les années qui ont suivi la seconde guerre mondiale. Le rôle du DRH n a cessé

Plus en détail

Rapport d évaluation de la licence professionnelle

Rapport d évaluation de la licence professionnelle Section des Formations et des diplômes Rapport d évaluation de la licence professionnelle Management de la qualité : Industrie, services, santé de l Université d Evry-Vald Essonne - UEVE Vague E 2015-2019

Plus en détail

Changer les attitudes face au vieillissement de la population active Stratégies d adaptation dans les entreprises allemandes

Changer les attitudes face au vieillissement de la population active Stratégies d adaptation dans les entreprises allemandes Changer les attitudes face au vieillissement de la population active Stratégies d adaptation dans les entreprises allemandes Bettina Splittgerber 03.08 1 Les changements démographiques en Allemagne 2 L

Plus en détail

ÉNERGISER L AVENIR Étude d information sur le marché du travail 2008

ÉNERGISER L AVENIR Étude d information sur le marché du travail 2008 Construire un avenir brillant ÉNERGISER L AVENIR Étude d information sur le marché du travail 2008 www.avenirbrillant.ca Financé par le gouvernement du Canada par l entremise du Programme des conseils

Plus en détail

Evaluateur du projet : Pour l INRP Arielle Compeyron et Laurent Lima Laboratoire des Sciences de l Education Grenoble 2

Evaluateur du projet : Pour l INRP Arielle Compeyron et Laurent Lima Laboratoire des Sciences de l Education Grenoble 2 Direction de la jeunesse, de l éducation populaire et de la vie associative Ajouter ici le logo de la structure évaluatrice Mission d animation du Fonds d expérimentations pour la jeunesse NOTE D ETAPE

Plus en détail

Direction générale PROGRAMME PRINCIPAL 02

Direction générale PROGRAMME PRINCIPAL 02 PROGRAMME PRINCIPAL 02 WO/PBC/4/2 page 33 Direction générale 02.1 Cabinet du directeur général 02.2 Conseiller spécial et commissions consultatives 02.3 Supervision interne Résumé 61. La propriété intellectuelle

Plus en détail

«Contribution de la qualité de l enseignement supérieur et de la formation professionnelle continue au développement des entreprises marocaines»

«Contribution de la qualité de l enseignement supérieur et de la formation professionnelle continue au développement des entreprises marocaines» Université Sidi Mohamed Ben Abdellah Ecole Supérieure de Technologie de Fès Laboratoire Productique Energétique et Développement Durable Equipe : maintenance et qualité Communication intitulée: «Contribution

Plus en détail

AMENDEMENTS PROPOSES A LA DECLARATION COMMUNE DE LA COORDINATION COE-UE-OIE SUR LE BIEN-ETRE DES ANIMAUX

AMENDEMENTS PROPOSES A LA DECLARATION COMMUNE DE LA COORDINATION COE-UE-OIE SUR LE BIEN-ETRE DES ANIMAUX L Europe pour le bien-être des animaux AMENDEMENTS PROPOSES A LA DECLARATION COMMUNE DE LA COORDINATION COE-UE-OIE SUR LE BIEN-ETRE DES ANIMAUX DEMANDE DE LA FRANCE Si nous voulons clairement intégrer

Plus en détail

Shadow Manager Simulateur de gestion globale d entreprise. Introduction

Shadow Manager Simulateur de gestion globale d entreprise. Introduction Shadow Manager Simulateur de gestion globale d entreprise Introduction Le logiciel de simulation d entreprise Shadow Manager représente le nec plus ultra des outils pédagogiques de simulation de gestion

Plus en détail

LICENCE PROFESSIONNELLE METIERS DE LA PROMOTION DES PRODUITS DE SANTE

LICENCE PROFESSIONNELLE METIERS DE LA PROMOTION DES PRODUITS DE SANTE LICENCE PROFESSIONNELLE METIERS DE LA PROMOTION DES PRODUITS DE SANTE RÉSUMÉ DE LA FORMATION Type de diplôme : Licence professionnelle Domaine ministériel : Sciences, Technologies, Santé Présentation Licence

Plus en détail

Le RSE de BEDEL. Responsabilité sociale de l'entreprise. BEDEL est une entreprise socialement responsable.

Le RSE de BEDEL. Responsabilité sociale de l'entreprise. BEDEL est une entreprise socialement responsable. Le RSE de BEDEL Responsabilité sociale de l'entreprise. BEDEL est une entreprise socialement responsable. Notre démarche commerciale ne découle pas seulement d une maximisation des profits, mais exige

Plus en détail

ROYAUME DU MAROC COUR DES COMPTES

ROYAUME DU MAROC COUR DES COMPTES ROYAUME DU MAROC COUR DES COMPTES Synthèse du rapport relatif au contrôle de la gestion de L Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC) Janvier 2016 SYNTHESE Présentation L Office

Plus en détail

Informations sur le baccalauréat économique et social

Informations sur le baccalauréat économique et social Informations sur le baccalauréat économique et social MAHIEU - 2011 La filière sciences économiques et sociales au lycée Une démarche scientifique appliquée à des problématiques généralistes au service

Plus en détail

APPEL A PROPOSITION 2015 RECHERCHE ET INNOVATION DANS LE SECTEUR PRIVE

APPEL A PROPOSITION 2015 RECHERCHE ET INNOVATION DANS LE SECTEUR PRIVE APPEL A PROPOSITION 2015 RECHERCHE ET INNOVATION DANS LE SECTEUR PRIVE Dispositif : RECHERCHE ET INNOVATION DANS LE SECTEUR PRIVE (1.1.B) Fonds européen concerné : FEDER Objectif spécifique : Augmenter

Plus en détail

MARKETING DE LA FORMATION Les nouvelles donnes - NOTE DE REFLEXION JUIN 2013 -

MARKETING DE LA FORMATION Les nouvelles donnes - NOTE DE REFLEXION JUIN 2013 - MARKETING DE LA FORMATION Les nouvelles donnes - NOTE DE REFLEXION JUIN 2013 - Avec un chiffre d affaires total de 3.5 Milliards d euros par an, la formation professionnelle est un secteur apparemment

Plus en détail

Rapport d évaluation du master

Rapport d évaluation du master Section des Formations et des diplômes Rapport d évaluation du master Droit des personnes et de la famille : aspects internes et internationaux de l Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis Vague D 2014-2018

Plus en détail