EXECUTIVE SUMMARY 4 ANALYSE SWOT 5 LOCALISATION GÉOGRAPHIQUE 6 DES RESSOURCES DES PRINCIPAUX MINERAIS EN 2010

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2 EXECUTIVE SUMMARY 4 ANALYSE SWOT 5 LOCALISATION GÉOGRAPHIQUE 6 DES RESSOURCES DES PRINCIPAUX MINERAIS EN 2010 CONJONCTURE INTERNATIONALE : 7 AFRIQUE, TERRE PROMISE DE MINERAIS CONJONCTURE NATIONALE : 14 UN SECTEUR TRANSPARENT S OUVRANT GRADUELLEMENT AUX INVESTISSEMENTS ÉTRANGERS FACTEURS CLÉS DE SUCCÈS : 22 UN SECTEUR QUI REPREND VIE APRÈS LES TURBULENCES CAUSÉES PAR LA CRISE FINANCIÈRE ANNEXE 1: PRINCIPALES RESSOURCES 24 MINIÈRES EN AFRIQUE ANNEXE 2 : RATIOS FINANCIERS 26 SOURCE 27 DOCUMENT RÉALISÉ PAR SAFAA EL FAHLI

3 EXECUTIVE SUMMARY Après la conjoncture difficile observé en fin 2008 et début 2009, le secteur a repris des couleurs en Aussi bien la production, les cours des matières premières que le nombre de transactions ont enregistré des hausses conséquentes, retrouvant leurs niveaux d avant crise. Dans ce contexte, l Afrique semble être la terre promise. En effet, face à la baisse de leurs réserves et aux mesures attrayantes qu offrent le continent, les pays occidentaux et la Chine se sont tournés vers une région concentrant plus du tiers des réserves mondiales de minerais. Toutefois, et au cours de ces dernières années, certains pays africains ont procédé à la révision de leurs contrats miniers avec les exploitants étrangers afin de profiter de la richesse de leur sous-sol, de se développer et de réduire la pauvreté. Sur le plan national, le secteur joue également un rôle important. Contribuant à hauteur de 6% au PIB et 20% aux exportations marocaines, il demeure dominé par les phosphates dont la production représente près de 95% de la production totale du secteur. Tout comme au niveau international, le secteur minier marocain a été impacté par la crise économique. A fin 2008 et début 2009, la baisse de la demande étrangère s est faite ressentir par une baisse de la production de 27,5%. Dans ce sens, une politique de rationalisation de la production a été menée par les entreprises minières et plus précisément par l OCP, motivée par une volonté de maitriser les cours et de préserver la rentabilité. En 2010, la reprise de l activité a permis aux opérateurs de cette industrie d améliorer leurs performances. Le chiffre d affaires des principales 2 sociétés est ainsi passé de MAD milliards en 2009 à milliards en 2010, soit une progression de 37,5%. De même, les ratios de rentabilité se sont redressés et ont enregistré 45,7% et 57,6% respectivement pour la marge opérationnelle et la marge EBE. Dans le même temps, le secteur bénéficie tant du soutien de l Etat que de l engouement des opérateurs. En attendant la mise en place d un plan sectoriel, les mines qui ont longtemps bénéficié de la protection de l Etat, s ouvrent progressivement aux acteurs étrangers. Les entreprises minières nationales, quant à elles, rivalisent de stratégies pour consolider leur positionnement. Alors que certaines entrent en bourse pour financer leur expansion, d autres optent pour la couverture des prix ou décident de s implanter en Afrique. 2 Managem, SMI et CMT 4 ODE

4 ANALYSE SWOT FORCES - Troisième producteur et premier exportateur mondial de phosphates - Renforcement de la capacité et diversification de la production - Transparence des entreprises du secteur - Expérience des grands groupes marocains dans l exploitation des mines OPPORTUNITES - Transfert du savoir-faire des entreprises étrangères opérant au Maroc - Exploitation des carrières en Afrique - Conclusion de partenariats avec des groupes étrangers - Cadre réglementaire et fiscal incitatif pour les opérateurs miniers - Proximité de l Europe - Protection de l Etat FAIBLESSES - Difficulté d estimer les réserves d une mine (il n existe pas de méthode scientifique pour prouver les réserves) - Faiblesse des investissements en Recherche et Développement à l exception de Managem qui possède une structure dédiée «Reminex» MENACES - Volatilité des cours des métaux de base - Concurrence africaine accrue - Fluctuation des taux de change ODE 5

5 CARTOGRAPHIE LOCALISATION GÉOGRAPHIQUE DES RESSOURCES DES PRINCIPAUX MINERAIS EN 2010 Un minerai désigne une roche contenant des minéraux utiles en proportion suffisamment intéressante pour justifier l'exploitation, et nécessitant une transformation pour être utilisés par l industrie. Les principaux types de minerais sont l uranium, l argent, le zinc, le fer, le diamant, la bauxite, le charbon, le cuivre, le nickel, le plomb, le manganèse et l or. La carte ci-dessus montre la disponibilité des minerais dans diverses régions du monde. Or Cuivre Fer Nickel Plomb Zinc Métaux du groupe Platine Diamants Autres La taille des cercles est proportionnelle à celle des ressources minérales mesurées en millions de tonnes. Les ressources correspondent à une matière première d intérêt économique identifiée dans un gisement, en teneur et en quantité telles qu elle présente des perspectives raisonnables d extraction rentable. Les réserves correspondent à la part de ces ressources dont la viabilité économique est assurée. On parle de réserves prouvées lorsque la partie économiquement exploitable est mesurée. Source : Secteur privé et développement N 8

6 CONJONCTURE INTERNATIONALE AFRIQUE, TERRE PROMISE DE MINERAIS EXPLORATION MINIÈRE, UN SECTEUR QUI REPREND DES COULEURS APRÈS LA CRISE DE 2008 Une production et des cours au rythme de la crise économique En 2008, la production mondiale des ressources minérales a atteint USD 463 milliards, soit une progression de près de 13% par rapport à 2007 et de 100% par rapport à Toutefois, cette tendance s est ralentie dès 2009, affectée principalement par la crise financière et économique. Valeur de la production mondiale des métaux, diamants et uranium (en USD milliards) Ce trend haussier s est poursuivi en 2010, année qui a connu le retour des prix des métaux à leurs plus hauts niveaux historiques. Du fait de ces améliorations, les cours de l aluminium, du cuivre et du zinc ont augmenté de 13 %, 40 % et 20 % par rapport aux moyennes des cinq dernières années. Principales hausses des prix des métaux En (%) en 2010 par rappport à 2009 Pd Ag Sn Au Ni 17,9 23,9 23,4 48, ,3 71, ,6 Cu Pt Al -4,8 3,4 Pb Zn 14,5 14,2 13, Source : Bloomberg et RBS e 2010e Les montants pour les années 2009 et 2010 sont des estimations Source : Raw Materials Group, 2010 Aussi, les cours des matières premières n ontils pas échappé à cette spirale, entraînant dans leur sillage la chute des capitalisations boursières. Cependant, au cours du second semestre 2009, les prix des métaux de base ont connu une reprise plus rapide que prévu suite notamment à la reprise de la demande chinoise afin de sécuriser ses approvisionnements en matières premières ainsi qu aux placements financiers spéculatifs des fonds d investissement sur le secteur des matières premières. Des dépenses mondiales d exploration en évolution depuis 2009 Après une année 2009 où, selon le Metal Economics Group (MEG), le montant global des dépenses d exploration des métaux non ferreux a atteint USD 7,7 milliards, en chute de 42% par rapport à l exercice précédent, en 2010, les montants alloués à l exploration minière sont fortement repartis à la hausse (+52%), enregistrant USD 11,7 milliards suite notamment au redressement de la demande et au renchérissement des cours des matières premières. Cette performance intervient après une hausse continue depuis 2003 et un record historique en 2008 d USD 13,2 milliards. ODE 7

7 Exploration des métaux non ferreux (USD milliards) Exploration des métaux non ferreux Exploration de l Uranium* Prix indéxés annuels des métaux (Au+Base) ,5 3,0 10 2,5 8 2,0 6 1,5 4 1,0 2 0, Prix indéxés annuels des métaux (1993=1) Part des économies émergentes dans la production mondiale de minerais % Fer Cuivre Acier Aluminium Nickel Source : Bloomberg et RBS * L exploration de l uranium est une estimation de MEG basée sur le total reporté par l OCDE Livre rouge Source : Metal Economic Group Montée en puissance des économies émergentes, et plus particulièrement de la Chine La part des économies émergentes dans les dépenses mondiales d exploration a connu une hausse considérable. En effet, et selon Metals Economics Group (MEG, 2010), ces dernières représentaient près de 40 % des dépenses mondiales d'exploration au début de la dernière décennie. Au milieu des années 2000, elles en constituaient 60 %. Parallèlement, leur part dans la production mondiale de minerais ne cesse d augmenter depuis le début des années A titre d exemple, en 2008, la production de l acier et de l aluminium dans les pays émergents a représenté près de 68% et près de 65% de la production mondiale contre 52% et 50% en 2000, respectivement. Cette montée en puissance s est renforcée par le regain d activité de la Chine, devenue acteur clé du marché minier mondial. Aujourd hui, l investissement chinois est plutôt orienté vers le secteur des mines et de l énergie suite aux efforts déployés par le gouvernement, encourageant les entreprises domestiques à se développer à l international. Par ailleurs et face à ses besoins grandissants en matières premières, le pays s est tourné vers les marchés extérieurs, notamment l Australie et l Afrique pour s y approvisionner en produits miniers ou même pour y exploiter certaines mines, spécialement en Afrique. Le pays reste le premier importateur mondial de nickel, de cuivre, d aluminium, de plomb, d étain Cette demande croissante de la Chine a fortement contribué à l envolée des cours mondiaux de minerais entre 2001 et L Afrique, un potentiel minier à exploiter L Afrique recèle d importantes réserves minières à côté de l Australie et du Canada. Selon David Beylard 3, la valeur financière des gisements de matières premières du continent s élèvent à USD milliards. 3 David Beylard est analyste en corporate governance, spécialiste des marchés africains de matières premières. Il dispose d un DEA en droit international, d un mastère en intelligence économique, d un mastère en management des ressources humaine et stratégies des entreprises. Doctorant en sciences du management, il possède également un Certificat d auditeur Social. 8 ODE

8 Possédant le tiers des réserves internationales, tous minerais 4 confondus, l Afrique contribue à hauteur de 77%, 56%, 46% et 21% à la production mondiale de platine, cobalt, diamants et or. Cette contribution devrait encore se renforcer d ici à 2015 et plus particulièrement pour le manganèse et les diamants qui passeront respectivement de 39% et de 46% à 57%. Premier poste d exportations de nombreux pays africains, l activité minière demeure toutefois dominée par l extraction de minerais bruts. Ainsi, les revenus issus de l extraction minière sont faibles, comparés à ce que pourrait rapporter le produit transformé tant sur le plan fiscal que sur le plan macroéconomique. Plusieurs facteurs entrent en jeu et notamment l absence d infrastructures dédiées, la corruption et l exploitation illégale des ressources. Afin de développer une industrie de valorisation des matières premières minières, dans des conditions économiques pérennes, il faudrait procéder à la restructuration du secteur minier à travers : - la mise en place de pratiques de bonne gouvernance ; - le développement des infrastructures et le renforcement des investissements ; - la lutte contre l exploitation illégale des ressources et le renforcement de la transparence des chaînes d approvisionnement; - la création d une industrie locale de valorisation des matières premières minières. Part de l Afrique dans la production mondiale de certains minerais entre 2005 et 2015 Production en 2005 Production estimées en 2005 Mineraux Unité Afrique Monde % Mondial Afrique Monde % Mondial Platine onces % % Cobalt tonnes % % Manganèse tonne % % Diamants carats % % Palladium onces % % Or tonnes % % Uranium tonnes % % Bauxite tonnes % % Cuivre tonnes % % Zinc tonnes % % Charbon 1 million de tonnes % % Alumine tonnes % % Source : Performance Consulting, Voir Annexe 1 ODE 9

9 Principaux minerais en Afrique - Or : le continent détient la moitié des réserves d'or mondiales identifiées. Rapportant près d USD 65 milliards par an, l or est exploité essentiellement en Afrique du sud et au Ghana par les trois plus grandes multinationales d extraction - AngloGold (Afrique du Sud), Barrick Gold (Canada) et Newmont Mining (USA). - Diamants : principalement exploités au Botswana, en République Démocratique du Congo, en Angola et en Afrique du Sud par des entreprises sud africaines, russes et canadiennes, les diamants africains représentent 60% de la production mondiale. - Uranium : représentant 20% de la production mondiale, ce minerai se trouve principalement au Niger (deuxième plus grande mine d uranium au monde (Imouraren), en Centrafrique, et en Namibie. - Bauxite : la Guinée est le principal producteur en Afrique et le deuxième dans le monde, suivie du Mali où l exploitation est assurée par le groupe russe Rusal. STRATÉGIES NATIONALES VISANT LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE TOUT EN PRÉSERVANT L ENVIRONNEMENT L Afrique 5 est non seulement soucieuse d améliorer et de structurer son industrie minière mais aussi, à l image de ce qui se fait en Amérique du Nord et notamment au Canada, de mettre en place un programme visant le développement durable de la région. Libéralisation du secteur pour un développement économique du continent Longtemps exploitées par des entreprises appartenant à l Etat, les mines en Afrique ont, depuis le début des années 80, subi l ouverture progressive aux investisseurs étrangers. Le Ghana, un des premiers Etats africains à s engager dans ce processus de libéralisation du secteur, voulait non seulement développer son industrie minière mais également en faire un levier de croissance. N ayant pas les moyens nécessaires pour assurer l exploitation, les Etats se sont donc retirés, laissant place au secteur privé pour mettre en valeur et exploiter ces ressources. Le rôle de l Etat est ainsi passé de celui d actionnaire à celui de régulateur du secteur. La politique de libéralisation du secteur a pu être, globalement, bénéfique pour les pays africains dans la mesure où les économies de ces pays de même que les investissements étrangers ont connu une croissance conséquente ces dernières années. En effet, les investissements drainés suite aux réformes entreprises ont entraîné une importante hausse de la croissance du PIB dans plusieurs pays d'afrique. Le taux de croissance moyen de 12 pays africains dépendant du secteur minier est ainsi passé de 0,3 % dans les années 1990 à 5,7 % dans les années Il a été jugé opportun de mettre davantage en exergue les stratégies africaines dans cette partie étant donné l intérêt grandissant pour le continent. 10 ODE

10 Réforme du secteur minier et évolution des investissements en Afrique Pays Année de la réforme Montant des investissements miniers Commentaires Tanzanie : USD 250 millions par an Entre 1990 et 1999, les investissements en moyenne étaient inférieurs à USD 10 millions par ans Liberia En cours, réforme USD 7 milliards d investissement L investissement total pourrait entamée en 2006 signés entre 2006 et 2010 atteindre USD 10 milliards d ici à 2015 Madagascar 2005 USD 5,5 milliards d investissement QIT Madagascar Minerals* USD 1 signés pour deux projets en 2005 et 2006 milliard a également bénéficié d une garantie de prêt de la Banque mondiale afin de réhabiliter le port qui sera utilisé pour l exploitation du minerai Mozambique : USD 804 millions USD 24 millions en 2002 : USD 2 à 3 milliards d investissement dans le charbon prévu pour les trois à quatre prochaines années Mairitanie Aux alentours : USD 500 millions USD 13,5 millions d investissement de 2003 au total en 2001, 11 millions en 2002 * QIT Madagascar Minerals est une compagnie minière détenue par Rio Tinto (80%) et par le gouvernement malgache (20%)/ Sources : Banque mondiale (2003, 2009, 2010 a, 2010 b), Mining Journal (2009), Pelon (2010), Roe et Essex (2009) L amélioration de la performance passe par le développement durable Soucieux de protéger l environnement, certains pays ont adopté des mesures visant à intégrer les considérations sociales et environnementales au processus d exploitation des mines. Au Canada par exemple, le gouvernement a mis en place l accord de l Initiative Minière de Whitehorse (IMW), consistant en la «Promotion d une industrie minière prospère et viable à long terme sur les plans social, environnemental et économique, en s appuyant sur un consensus politique et communautaire». Un programme similaire baptisé KWAGGA 6 a été adopté en Afrique du Sud. De même, plusieurs pays d Amérique du Sud notamment le Brésil, le Chili, la Bolivie et le Pérou ont montré leur intérêt vis-à-vis de cette initiative. 6 le programme KWAGGA a eu pour objectif de créer des organes de prise de décisions fondés sur la concertation à l échelon régional afin de promouvoir un développement durable de l industrie minière dans les zones où il y avait des interactions entre les activités minières et les communautés locales. ODE 11

11 DES STRATÉGIES OPÉRATEURS AXÉES SUR LE DÉVELOPPEMENT À L EXTERNE Les groupes miniers internationaux sont aujourd hui à la quête de nouvelles opportunités de développement. Tandis que certains ont opté pour des opérations de fusion-acquisition, d autres se sont tournés vers l Afrique où d importants gisements de minerais existent. Occupant les premières places au niveau de la production minière, l Afrique assiste depuis les années 90 à une hausse continue des investissements étrangers, en provenance des pays américains, européens et BRIC et plus particulièrement de la Chine, fortement demandeuse des ressources minières africaines. Rythme croissant des fusions acquisitions dans le secteur Les opérations fusions-acquisitions ont enregistré une forte hausse en La création d oligopole pouvant contrôler le marché demeurait l objectif principal de ces opérations. C est ainsi que les grands opérateurs du secteur spéculent sur des bénéfices exorbitants tenant en compte parfois le remboursement de l endettement destiné aux acquisitions-fusions. Plus spécifiquement, la période a enregistré un nombre record de transactions dans le secteur minier, soit USD 158,9 milliards. Seulement, les années 2008 et 2009 ont connu un renversement des tendances suite à la crise financière. Le nombre de transactions a ainsi chuté de 3,5% et de 49,7% respectivement. Dans ce contexte de crise, seuls les grands players procèdent à des opérations d acquisition tel est le cas de l OPA de Xstrata sur Anglo American ou encore le rapprochement entre les deux groupes BHP Billiton et Rio Tinto. Evolution du nombre et de la valeur des transactions dans le secteur minier Nombr de transactions Valeur des transactions (en USD md.) 69,8 133,9 158,9 153,4 77,1 113 Croissance - 91,8% 18,7% -3,5% -49,7% 46,6% Source : Mining Deals En 2010, les transactions ont repris leur marche ascendante. En effet, durant cette année, transactions ont été effectuées pour une valeur d USD 113 milliards. Néanmoins, elles restent en deçà des réalisations de 2006, année record suite notamment à l absence de mega transactions mega deals en raison d un manque de grandes cibles. Selon le rapport de Price Waterhouse and Coopers, le rythme des transactions et les valeurs connaîtront une hausse également en 2011, ce qui pourrait inciter les principales entreprises à investir dans leur croissance interne. Top 5 des acquéreurs ( ) Total value of acquisitions (US$) Rio Tinto Group Xstrata Plc Val SA Freeport-McMoRan Copper & Gold Inc Anglo American plc Source : Mining Deals 12 ODE

12 Investissements en Afrique : opportunité de croissance pour les entreprises occidentales Abritant plus d un tiers des ressources minières mondiales et disposant des plus grandes réserves du monde de platine, d or, de diamants et de manganèse, l Afrique représente une réelle opportunité et un eldorado pour les compagnies minières européennes, nordaméricaines et chinoises. Entre exonérations fiscales valables jusqu à 30 ans et cession de gestion de grandes mines aux opérateurs étrangers, les mesures prises par les pays africains demeurent attrayantes pour les investisseurs internationaux qui rapatrient par la suite une bonne partie de leurs gains vers leurs pays. Ainsi, plusieurs compagnies minières internationales ont investit et opèrent dans le continent. Au Ghana, par exemple, les mesures accordées (exonérations fiscales valables audelà de 20 ans) par l Etat en faveur des entreprises ont poussé plusieurs entreprises à s y installer tel est le cas de Normandy Piesadon, Goldfields Limited et Lasource. Au Burkina Faso, l Etat a confié la direction de sa plus grande mine d or à l entreprise canadienne Lamgold. Celle-ci a investi près de USD 450 millions dans cette mine qui devrait rapporter près de USD 500 millions en royalties, impôts et taxes diverses. Toutefois, certains gouvernements africains ont commencé à réviser les contrats miniers en vigueur afin de bénéficier eux aussi des retombées du secteur. Au Libéria, le gouvernement a révisé complètement le contrat le liant au groupe indien de la sidérurgie Arcelor Mittal. Le nouveau contrat résilie entre autres, les clauses qui affranchissaient la compagnie des lois libériennes sur l environnement et le respect des droits de l homme, abolit certaines exonérations fiscales temporaires et exige l indemnisation des populations impactées par l exploitation minière. ODE 13

13 CONJONCTURE NATIONALE UN SECTEUR TRANSPARENT S OUVRANT GRADUELLEMENT AUX INVESTISSEMENTS ÉTRANGERS EN DÉPIT DE CERTAINS PROBLÈMES CONJONCTURELS, LE SECTEUR MINIER SE PORTE BIEN Une richesse géologique incomparable La richesse géologique du Maroc lui permet de disposer d'une grande diversité de substances minérales exploitées (phosphates, métaux de base, métaux précieux, roches et minéraux industriels) réparties sur l'ensemble du territoire. - Centre du pays : plomb, fluorine et antimoine. - Anti-Atlas : cuivre, manganèse, métaux précieux (or et argent) et métaux stratégiques (cobalt, étain, wolfram). - Haut Atlas : plomb, zinc, cuivre, manganèse, fer et barytine. - Rif : fer, zinc, antimoine, métaux stratégiques et argiles smectiques. - Oriental : plomb, zinc et charbon. - Khouribga, Benguérir/Youssoufia, Meskala et Boukraa : phosphates. Un secteur clé de l économie nationale L une des plus vieilles industries au monde, les mines occupent aujourd hui une place importante dans l économie marocaine. Contribuant à hauteur de 6% au PIB et représentant près de 20% des exportations nationales, le secteur emploie près de personnes et génère des investissements de l ordre de MAD 4,1 milliards. Par ailleurs, il exerce un effet d'entraînement important non seulement sur d'autres secteurs économiques, tels que le transport, le trafic portuaire, l agriculture, les communications, l'artisanat, le commerce et le bâtiment mais également sur le développement régional, matérialisé par le nombre d emplois directs créés et par sa participation au désenclavement des régions à travers la mise en place d infrastructures économiques et sociales. Une production dominée par les phosphates Au Maroc, la production minière demeure largement dominée par les phosphates - 95%. Troisième producteur mondial de ce minerai après la Chine et les Etats-Unis, le Maroc renferme les trois quarts des ressources mondiales de phosphate. En 2009, la production nationale de ressources minérales s établissait à 22,9 millions de tonnes, en baisse de 27,5% par rapport à Due essentiellement au recul de la production des phosphates, cette contre-performance volontaire rentre dans le cadre de la politique de rationalisation de la production menée par l Office Chérifien des Phosphates (OCP) visant à maîtriser les cours et à préserver la profitabilité. Evolution de la production de phosphate brut 27,8 24,5 18,4 17,9 15,4 12,7 Global Khouribga Gantour Phosboucraa Hormis l OCP, d autres groupes miniers ont également procédé à des arrêts programmés de leur production et à des fermetures d exploitations non rentables suite à l augmentation du volume des stocks et à la baisse du prix des métaux, affectant leur rentabilité (les marges réduites ne pouvant pas couvrir les coûts de production). 6,7 6 4,6 3,2 3,1 1,1 Source : OCP 14 ODE

14 Toutefois, en 2010, le secteur minier a bénéficié du redressement de la demande étrangère et plus particulièrement américaine et brésilienne, enregistrant ainsi une croissance de 10%. La production du secteur a alors atteint 32,3 millions de tonnes, soit une hausse de 61,5% par rapport à La forte demande extérieure et l important programme d investissements de l Office chérifien des phosphates permettraient au secteur de confirmer cette reprise en 2011 (+11,5%). Evolution des ventes minières ,5 25,6 23,5 29, ,6 20,5 26,7 22, ,9 5,1 7,3 9, Vente Totales (en MAD mds) Exportations Ventes locales Evolution de la production minière 32 32,5 32,9 31,6 22,9 32,3 Source : Ministère de l énergie et des mines Plus globalement, les ventes du secteur aussi bien au niveau national qu au niveau international ont enregistré une hausse moyenne de 5,8% sur les cinq dernières années (+1,8% pour les exportations et 18% pour les ventes locales) Source : Ministère de l énergie et des mines Maroc, premier exportateur mondial de phosphates Si l effondrement des cours des principaux minerais - plomb, zinc, cuivre, cobalt et argent - au niveau mondial et le recul des ventes ont contribué à la baisse des exportations en 2009, la tendance s est inversée courant Le secteur a ainsi drainé MAD 40,1 milliards d exportations, après MAD 20 milliards en Premier exportateur mondial de phosphates, le Maroc a écoulé courant 2010 plus de MAD 36 milliards de produits phosphate et dérivés, soit près de 85% des exportations des produits miniers. Il est à signaler que les entreprises du secteur adaptent leurs stratégies à la demande étrangère qui dépend fortement de la conjoncture internationale. Ainsi, la baisse tant en termes de production qu en termes d exportations enregistrée en 2009 s explique essentiellement par la stratégie menée par les entreprises quant à la rationalisation de la production face à la crise financière internationale. ET JOUIT DE PERSPECTIVES RELUISANTES Selon une étude publiée récemment par «Companies and Markets», l industrie minière devrait atteindre USD 1,43 milliards en 2015, soit une évolution de 18% par rapport à Certes le phosphate continuerait à dominer les richesses minières du Royaume (95% de la production minière globale), toutefois, d'autres métaux et minéraux commencent également à se positionner en tant que segments prometteurs comme l étain, l or et les diamants. ODE 15

15 La production de phosphates, estimée à 19,96 millions de tonnes en 2010, atteindrait 28,32 millions de tonnes en 2015, soit une évolution annuelle moyenne de 8,4%. De plus, le caractère «alimentaire» de la demande adressée au secteur, les nouvelles applications du phosphore, la construction du pipeline et, surtout, le programme d'investissement de USD 7 milliards sur 7 ans lancé en novembre par l OCP sont autant de signes augurant d un meilleur comportement de l activité à moyen terme. Concernant l étain, et grâce à la région d'achemmach, le Maroc présente également l'une des plus grandes réserves au monde. Détenant une autorisation de recherche et d exploitation, la société australienne Kasbah Resources entend produire entre et tonnes d étain par an à partir de S agissant des autres métaux pré-cités, et lors de sa prospection au Sahara, la société canadienne d exploration minière Metalex a dévoilé l existence d une grande quantité d or ainsi qu un potentiel pour recueillir de l uranium et des gisements de diamants. STRATÉGIES NATIONALES, ENTRE PROTECTION ET RESTRUCTURATION DU SECTEUR Des relations renforcées avec l Afrique La proximité géographique et culturelle existant entre le Maroc et l Afrique a permis aux deux partis de nouer des relations assez particulières. De plus, les accords bilatéraux entre le Royaume et les différents pays du continent facilitent l implantation des entreprises marocaines dans ces régions. Par ailleurs, plusieurs étudiants africains bénéficient d une formation dans les grandes écoles d ingénieurs au Maroc. Le groupe Managem recrute, forme et encadre certains d entre eux qui, après avoir acquis une expérience dans le secteur minier, repartent à leur pays d origine pour transmettre le savoir faire qu ils ont accumulé durant les années passées dans l entreprise. Il est à signaler qu en dépit de l opportunité que peut représenter l Afrique, les entreprises marocaines devraient faire attention aux risques géopolitiques qui ne manquent pas dans certains pays du continent. Un secteur protégé par l Etat Afin de mieux encadrer l activité de recherche, de concessions et d exploitation des matériaux de carrières, celle-ci demeure soumise à l'autorisation de l Etat et plus particulièrement de l ONHYM 7 et la durée de l autorisation d exploitation ne peut excéder 4 ans, renouvelable 3 fois consécutivement. Le secteur minier reste l un des plus fermés à la concurrence étrangère afin de protéger les entreprises nationales. Néanmoins, une ouverture progressive de ce secteur aux investissements étrangers se dessine. En effet, certains groupes internationaux tels que le groupe australien Kasbah ressources, ont pu bénéficier facilement d une cession, d un permis d exploration ou d exploitation. En 2010, le nombre de permis en vigueur a atteint dont permis de recherche, 650 permis d exploitation et 77 concessions. Un plan sectoriel en préparation pour les mines Le secteur minier ne sera désormais pas en reste. Tout comme la plupart des secteurs de l économie nationale, celui-ci bénéficiera d un plan sectoriel présentant deux orientations majeures : (i) restructuration des champs miniers qui sont actuellement en exploitation et (ii) relance des opérations d'exploration afin de découvrir de nouveaux gisements. 7 L Office National des Hydrocarbures et des Mines, entreprise publique chargée de la promotion des activités minières et pétrolières du Maroc. 16 ODE

16 Aujourd hui, le sol marocain regorge d une multitude de minerais et offre un potentiel énorme d exploration et de production minière. La région de prédilection pour l exploration minière demeure l anti Atlas et ses environs, riche en gisements de cuivre. L Oriental est également propice pour l exploration et l exploitation minière. STRATÉGIES OPÉRATEURS, À LA QUÊTE DE NOUVELLES OPPORTUNITÉS Introduction en bourse pour plus de transparence Les principales entreprises du secteur à savoir Managem, CMT, SMI et Rebab Company sont cotées en bourse. Ce recours au marché des capitaux leur a permis non seulement de renforcer leurs fonds propres mais également d assurer la bonne gouvernance et la transparence de leur activité. Par ailleurs, et au cours des quatre premiers mois de l année 2011, elles ont enregistré une croissance de leur cours de 12,8%, l une des plus appréciables depuis novembre Ceci s explique essentiellement par la hausse des cours des matières premières à l échelle internationale depuis Cette embellie s est davantage renforcée au cours du mois d août. Face aux incertitudes du marché quant à l évolution de la crise de la dette souveraine américaine et européenne et le risque de récession, les investisseurs se sont rués vers les métaux réputés comme placements sûrs, ce qui a davantage tiré les valeurs minières vers le haut. Couverture des prix, une stratégie qui atténue la volatilité du marché Comme pour tous les secteurs, la crise financière a amené avec elle un vent d instabilité. Le marché des mines a ainsi fait face aux cycles d oscillations ballotant entre hausse et baisse. Face à cette donne, certaines entreprises se sont couvertes contre le risque de volatilité des prix, d une part, et celui de change, d autre part (évolution du cours du dollar face au dirham). Plus en détail, ces entreprises ont vendu massivement leur production durant les périodes dites favorables où les prix étaient à la hausse. Dès lors, et en dépit d une éventuelle baisse, ces compagnies se retrouvent immunisées contre toute perte liée au dérèglement du marché. A titre d illustration, et en dépit d une conjoncture défavorable en 2008, la Compagnie Minière Touissit (CMT) a réalisé une hausse de son chiffre d affaires de 17,8% par rapport à l exercice précédent. Cette performance est due non seulement à une évolution positive de ses ventes en volume mais également à sa stratégie de couverture des prix. Conquête de nouveaux marchés et plus particulièrement l Afrique Le sous sol africain est estimé à USD milliards. Ce continent constitue ainsi la terre promise de nombreux opérateurs minerais internationaux. L activité minière en Afrique est essentiellement menée par des compagnies occidentales à capitaux privés ou publics. Les entreprises marocaines ne sont pas en reste. Managem, filiale de l ONA, est désormais autorisée à exploiter les gisements d or de Bakoudou au Gabon. Par ailleurs, la Compagnie Minière Touissit a créé courant 2010, une filiale en Mauritanie, en partenariat avec OSEAD France et le Groupe mauritanien AZIZI, pour l exploration et l exploitation de mines d uranium. ODE 17

17 Conclusion de partenariats win-win La place qu occupe le Maroc dans les échanges mondiaux des minerais le favorise lors de la conclusion de partenariats. Carte des principaux sites d'implantation de l OCP au Maroc La stratégie à l international du groupe OCP devient de plus en plus rodée. Après l Europe et l Inde, le rapprochement avec un consortium de quatre compagnies indonésiennes spécialisées dans la production d'engrais et de Gaz (Petrokimia, Pupuk-Kalimantan, Medco-Energy et Bosowa) ouvre pour l entreprise de nouvelles opportunités commerciales et industrielles. Sous forme de joint venture, ce partenariat porte sur la construction d'un complexe intégré de production d'acide phosphorique au Maroc et d'une unité de production d'ammoniac et d'engrais phosphatés en Indonésie. ANALYSE STRATÉGIQUE DES OPÉRATEURS Le Groupe OCP, leader mondial dans le secteur du phosphate Crée en 1920, et transformé en société anonyme en 2007, l Office Chérifien des Phosphates (OCP), détient le monopole dans l exploitation, le traitement et la commercialisation du phosphate et de ses dérivés. Evaluées à 85,5 milliards de m3, les ressources de ce minerai 8 sont localisées dans 4 bassins : - Ouled Abdoun (Khouribga) : 37,35 milliards - Gantour (Benguérir) : 31,09 milliards - Meskala (Marrakech) : 15,95 milliards - Oued Eddahab (Laayoune) : 1,11 milliards Ports phosphatiers Usines Chimiques Bassin minier Source : OCP En 2009, et pour faire face à la faible demande étrangère, le Groupe a procédé à une baisse de production qui s est reflétée sur ses revenus. En effet, le chiffre d affaires a enregistré une baisse de 58% passant de MAD millions en 2008 à millions en La rentabilité de l entreprise a été ainsi affectée par cette contreperformance. La marge nette est passée de 39% en 2008 à 5% en Afin de soutenir son chiffre d affaires, le Groupe OCP a diversifié sa stratégie, se basant essentiellement sur des joint ventures et des accords bilatéraux d exportation. Il a ainsi scellé un accord de partenariat en ingénierie industrielle avec l américain Jacobs Engineering Group Inc. sous forme de jointventure. Celle-ci fournira des prestations de gestion de programmes, de gestion de projets, et d'ingénierie pour des projets inscrits dans le programme d'investissement de l'ocp d un montant d USD 7 milliards sur 7 ans signé en novembre 2010 pour le développement de la plate-forme de Jorf Lasfar (Jorf Phosphate Hub). 8 Les minerais extraits subissent une ou plusieurs opérations de traitement (criblage, séchage, calcination, flottation, enrichissement à sec ). Ensuite, ils sont exportés ou livrés à d autres industries chimiques du Groupe (Jorf Lasfar ou Maroc Phosphore à Safi) pour être transformés en produits dérivés commercialisables : acide phosphorique de base, acide phosphorique purifié, engrais solides, couvrant la totalité des besoins de l agriculture nationale en engrais phosphatés. 18 ODE

18 Par ailleurs, le groupe a signé début 2011 un accord quadriennal ( ) avec l opérateur chinois Sinochem Corporation en vertu duquel, l OCP exporterait annuellement tonnes d engrais chimiques Di-ammonium Phosphate au groupe chinois. Un deuxième accord a été signé avec la société kenyane d engrais, MEA, portant sur l exportation de tonnes d engrais par an. Pour accompagner ces stratégies, quatre nouvelles usines de production de Di-ammonium de phosphate (DAP) et de mono-ammonium de phosphate (MAP) verront le jour à Jorf Lasfar. D une capacité d un million de tonnes par an, et par usine, ce projet permettrait d augmenter la capacité d extraction minière de 30 à 50 millions de tonnes par an, la capacité de valorisation de 9 à 38 millions de tonnes par an, ainsi que l extension des installations portuaires. Courant 2011, l entreprise a lancé un emprunt obligataire de MAD 2 Milliards pour financer, en partie, son programme d investissement. Cette opération s inscrit dans le cadre de la stratégie globale du Groupe qui porte notamment sur la réalisation d un plan d investissement de l ordre de MAD 98 milliards entre 2010 et 2020, ce qui lui permettra d augmenter ses capacités de production minières et chimiques. OCP MAD 2009 Var 2008 millions 2008/2009 Chiffre d'affaires ,00-57,97% ,00 Résultat d'exploitation 3 558,00-87,22% ,00 Résultat net 1 283,00-94,52% ,00 Marge opérationnelle 14,08% 46,30% Marge nette 5,08% 38,93% ROE 7,66% 172,64% ROA 73,31% 2800,72% Source : OCP Managem, redressement de l activité en 2010 Premier Groupe minier privé au Maroc, Managem 9 a été créé en 1928 par un aventurier français assurant le transport de ravitaillement pour le compte de l armée française. Devenu par la suite filiale de l ONA, et entré en bourse en 2000, le Groupe produit principalement des : - métaux de base : Cuivre, Zinc, Plomb et minéraux industriels (Fluorine) ; - des métaux Précieux : Or et Argent ; - cobalt & spécialités : Cathodes de Cobalt, Oxyde de Cobalt, Oxyde de Zinc, Dérivés de Nickel, oxyde d arsenic Confrontée à la crise financière de 2008, la compagnie minière a décidé de réorienter ses investissements vers trois principaux secteurs : les métaux précieux, le cobalt et le cuivre afin de rééquilibrer son portefeuille et mieux résister aux variations des cours des différents métaux. L objectif ultime est de doubler son chiffre d affaires d ici 2015, grâce notamment à la conquête du marché africain. Aujourd hui, le groupe, qui dispose d un grand centre de recherche Reminex, est engagé dans des projets aurifères au Gabon, au Congo Brazzaville et au Soudan, projets de taille moyenne que délaissent les grandes compagnies minières sud-africaines ou australiennes. Après la chute enregistrée entre 2008 et 2009, le chiffre d affaires de Managem (non consolidé) a affiché une hausse de 32,7% passant de MAD 110,4 millions en 2009 à MAD 146,5 millions en Cette reprise est due essentiellement à l amélioration du prix de vente des principaux minerais grâce aux effets conjugués de l amélioration des cours des métaux de base, aux opérations de restructurations du portefeuille de couverture et de l effet positif de la parité USD/MAD. 9 Les filiales de Managem sont : Compagnie de Tifnout Tighanimine, Société Métallurgique d'imiter, Akka Gold Mining, REMINEX ODE 19

19 Présence de Managem en Afrique 14 AREAS Pb, Zn LICENCE : Au 1 LICENCE : Zr 2 LICENCES : Au Compagnie Minière de Touissit (CMT), une politique de couverture qui a donné ses fruits Deuxième plus grande société minière privée au Maroc, la Compagnie Minière de Touissit (CMT) est détenue majoritairement par OSEAD Maroc Mining, elle-même filiale à 70% d OSEAD SAS et à 30% de Moroccan Infrastructure Fund. ETEKE : Au BAKOUDOU PROJECT : Au LES SARAS LICENCE : Au PUMPI & KALONGWE PROPERTIES : Co, Cu Créée en 1974, dans le but d exploiter le gisement de plomb de Beddiane dans la région d Oujda, la compagnie a élargi son domaine d activité à partir de 1996 en acquérant la mine de Tighza. Depuis son introduction en bourse en 2008, l entreprise iniste sur la conquête de l Afrique, et la couverture des prix de sa production. Source : MANAGEM En termes de rentabilité, la marge opérationnelle ainsi que la marge nette demeurent appréciables et s élèvent à 20,4% et 74,7% respectivement. A noter que l année 2010 a été riche en investissements (lancement de plusieurs projets qui entrent dans le cadre de la stratégie de développement de l entreprise), notamment le projet aurifère de Bakoudou au Gabon et le projet de construction des fours de production des alliages de cobalt en République Démocratique du Congo. D'autres prospects sont en phase d étude, dont le gisement de Pumpi en République Démocratique du Congo. En 2009, CMT a eu recours à un emprunt obligataire de MAD 250 millions et consenti un investissement de MAD 10 millions dans les travaux de recherche, qui ont permis de mettre en place un tonnage supplémentaire de minerai afin de maintenir la durée de vie de la mine de Tighza à plus de 14,5 ans. Grâce à l évolution positive des cours des métaux (plomb, argent et zinc) et du dollar, l entreprise a pu enregistrer une hausse de 16,4% de son chiffre d affaires, passant de MAD 445,5 millions en 2009 à MAD 518,4 millions en MANAGEM MAD 2010 Var 2009 Var 2008 millions 2009/ /2009 Chiffre d'affaires 146,5 32,7% 110,4-7,2% 119,0 Résultat d'exploitation 29,9 221,5% 9,3-457,7% -2,6 Résultat net 109,5 1303,8% 7,8-93,6% 121,3 Marge opérationnelle 20,4% 8,4% -2,2% Marge nette 74,7% 7,1% 102,0% ROE 7,5% 0,6% 9,0% ROA 3,7% 0,3% 5,2% Source : Bourse de Casablanca 20 ODE

20 Conjuguée à une bonne maîtrise des charges, l amélioration du chiffre d affaires a contribué à l amélioration du résultat d exploitation de 20,8% et du résultat net de 28% par rapport à l exercice précédent. En termes de perspectives, et grâce aux couvertures déjà réalisées et à la conjoncture favorable des cours des métaux, CMT devrait rester sur ce trend haussier durant De même, les efforts de recherche d opportunités de croissance tant au niveau local qu international se poursuivront dans le cadre de la stratégie de diversification (de production et de marché). Société Métallurgique d Imiter (SMI), en plein projet d extension Fondée en 1969 et introduite en bourse en 2000, la Société Métallurgique d Imiter (SMI) exploite et traite le gisement argentifère d Imiter. Filiale du groupe Managem, cette entreprise a réalisé un volume d affaires de près de MAD 740 millions en 2010, soit une hausse de 59% par rapport à l exercice précédent. Cette bonne performance est due essentiellement à l accroissement des volumes vendus (+15%) ainsi qu à la hausse du prix de vente (+33%). En 2010, le bilan des réserves s est élevé à +500 tonnes d argent métal. Ainsi le total des réserves atteint désormais tonnes d argent métal et le total des ressources minières tonnes d argent métal. Au cours de cette même année, SMI a procédé à l extension de sa capacité pour atteindre 300 tonnes métal par an à horizon En 2011, l entreprise poursuivra l exécution de son programme d exploration et la réalisation de son projet d extension tout en maintenant les performances élevées réalisées en Aujourd hui et grâce à la SMI, le Maroc est le premier producteur d argent en Afrique et 10 ème au monde. COMPAGNIE MINIÈRE TOUISSIT 2010 Var 2009 Var / /2009 Chiffre d'affaires 518,4 16,4% 445,5 52,9% 291,4 Résultat d'exploitation 328,3 20,8% 271,7 126,8% 119,8 Résultat net 265,0 28,1% 206,8 121,2% 93,5 Marge opérationnelle 63,3% 61,0% 41,1% Marge nette 51,1% 46,4% 32,1% ROE 51,5% 54,0% 34,7% ROA 29,9% 27,4% 27,0% Source : Bourse de Casablanca SMI 2010 Var 2009 Var / /2009 Chiffre d'affaires 739,80 58,8% 466,00 40,2% 332,40 Résultat d'exploitation 284,00 261,3% 78,60-539,1% -17,90 Résultat net 221,20 49,5% 148, ,4% 7,60 Marge opérationnelle 38,4% 16,9% -5,4% Marge nette 29,9% 31,7% 2,3% ROE 27,0% 21,2% 1,4% ROA 17,8% 15,5% 0,8% Source : Bourse de Casablanca ODE 21

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