Le XXème corps (20ème CA) est réputé : en 1914, sous les ordres du général Foch, il sauve Nancy

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1 Chapitre 3/3 La bataille de la Somme La bataille menée devant Verdun ne permet pas à l armée française de fournir l effort principal comme il avait été initialement prévu. Celui-ci est désormais dévolu à l armée britannique au nord de la Somme. D après certaines études, les Britanniques auraient en fin de compte mis en ligne deux fois plus de divisions que les Français : 26 contre 14. Le dispositif des Britanniques et des Français est le suivant : Les armées britanniques du général Haig sont disposées au nord d une ligne Maricourt-Combles. Elles doivent attaquer en direction de Guillemont et sur l axe Pozières-Flers. Les Français constituent un groupe d armée aux ordres du général Foch dont le secteur se situe au sud de Combles, passe par Péronne pour s arrêter à Chaulnes. Le groupe d armées du général Foch comprend : à cheval sur la Somme, aux ordres du général Fayolle, la VI ème armée, qui, chargée de l effort principal des Français vers Bouchavesnes, au nord, et Péronne, au sud, est constitué de 3 corps d armée (CA) : le XXème CA, au nord de la Somme, dont l objectif Le XXème corps (20ème CA) est réputé : en 1914, sous les ordres du général Foch, il sauve Nancy va de Combles à Cléry ; et, en février 1916, il rétablit la situation au début de la bataille de Verdun. le 1er corps d armée colonial (1er CAC), entre la Somme au sud, à hauteur de Frise, et Fay, dont l objectif s étend de Un deuxième corps d armée colonial, le 2ème CAC, a été créé au cours de l hiver. Péronne à Barleux ; le 35ème CA, au sud du dispositif, entre une ligne Fay-Barleux et Chaulnes. au sud, la Xème armée qui doit avancer vers Berny et Ablaincourt. Au sein du 1er CAC, la 2ème DIC aligne le 22ème RIC, le 24ème RIC, le 43ème RIC et le 1er RAC. En face, du côté allemand, se trouvent 7 divisions de la II ème armée du général von Below, appuyées sur de très puissantes organisations défensives disposées en trois lignes. Les Allemands s attendaient à une offensive de grande envergure au nord de la Somme. Ils ont compensé leur handicap numérique en y aménageant un remarquable front fortifié, en utilisant au mieux le terrain et en l organisant astucieusement. Par une excellente utilisation de la topographie ils ont aménagé des fortifications le plus souvent en béton, des tranchées qui surplombent les lignes adverses ou ils utilisent intelligemment les contre-pentes, creusant d innombrables souterrains de communications, d abris et de casernes, parfois jusqu'à 12 m de profondeur qui assurent une protection efficace contre les tirs d artillerie, même d artillerie lourde. De multiples emplacements de combat très bien conçus, des réseaux profonds de fils de fer barbelés, des flanquements continus par armes automatiques sont aménagés. Ils mettent en œuvre des moyens d artillerie puissants dont les tirs sont mis en place a priori. (On retrouvera de telles lignes de fortifications avec la ligne Hindenburg et les positions de repli aménagées pour la retraite en 1918).

2 Généralités Déroulement général de la bataille. er Le 1 juillet, à 7 H 30 au nord de Les Français disposèrent par exemple sur un front de 15 km, outre l artillerie légère, de 900 pièces lourdes et de canons la Somme et à 9 H 30 au sud, sous de tranchée. La méthode appliquée est celle préconisée par le général Foch dès 1915 : des attaques à objectifs limités, lancées une chaleur torride, les Britanniques et successivement à intervalles rapprochés mais toujours précédées d un bombardement violent et prolongé. les Français s élancent après une préparation d artillerie qui dura 6 jours et est d une violence sans précédent : les positions allemandes sont pilonnées, sans interruption, de jours comme de nuit, depuis le 24 juin. Les mauvaises conditions météorologiques empêchent toutefois la destruction complète des ouvrages de surface, tandis que les réseaux souterrains sont intacts. Si, profitant de l expérience des combats de 1915 et de Verdun, l armée française a perfectionné et soigné sa préparation logistique, celle des Britannique se révèle rapidement insuffisante. Dès le 1 er juillet, les troupes britanniques en subiront lourdement les conséquences. Du côté français, les premiers objectifs sont atteints le soir même : au sud de la Somme, la 1 ère ligne allemande, lisières ouest de Frise et ligne Dompierre-Fay, est enlevée, et même parfois dépassée, au pas de charge par le 1er CAC emmené par la 2ème DIC et par la 3ème DIC ; au nord, Curlu et Hardecourt sont plus difficilement atteints. Du côté britannique, en revanche, la situation est catastrophique. Dès le début, les Britanniques se heurtent à une forte résistance de l organisation défensive allemande formidablement préparée. Par ailleurs, les jeunes divisions inexpérimentées sont mal soutenues par leur artillerie qui lève son tir de préparation dix minutes avant l heure de l attaque, laissant aux Allemands tout le temps d occuper, leurs emplacements de combat. Sauf Fricourt atteint et Montauban pris, les Britanniques sont obligés face à la résistance allemande de se replier dans leurs lignes avec le plus souvent de lourdes pertes. «Ce fut la bataille de la chair contre les balles» (Cf R. Brian Gardner dans La grande offensive, Somme Paris 1963). Le 1er juillet 1916 a été la journée la plus terrible de toute l histoire de l armée britannique. britannique. er Le 1 juillet au soir, son échec est sanglant : ses pertes se montent à hommes dont tués, l2082 disparus, blessés. Le 3ème corps anglais perd 80% de ses effectifs devant Ovillers et Boisselle. Certains bataillons ont perdu plus de 500 hommes sur un effectif moyen de 800. Le bataillon de Terre-neuve a même perdu plus de 700 hommes en trente minutes. Le 2 juillet, du côté français, la préparation reprend au point du jour, énergiquement menée. Le 1er CAC enlève Frise dans la matinée et s empare du bois de Méreaucourt vers 16 H. Partie à la même heure, l attaque d Herbécourt est couronnée de succès, les lisières est du village sont atteintes prisonniers nouveaux sont faits au cours de la journée. La liaison avec le 20ème corps est prise à la Grenouillère. En revanche, l attaque d Assevillers, menée par la 3 ème DIC, ne donne pas les résultats escomptés malgré deux tentatives. Le 35ème CA ne progresse que très faiblement.

3 Les Britanniques réussissent à enlever Fricourt, son bois et la ferme au nord, mais leur aile droite ne fait aucune tentative pour gagner du terrain. Le 3 juillet, le 1er CAC se trouve très en flèche à l intérieur des lignes ennemies : le 20ème corps lié aux Britanniques n assure plus la protection de son flanc gauche tandis que le 35 ème CA n a plus d efficacité sur son flanc droit. Il en ressent les effets car les batteries allemandes accrochées à ses ailes ont commencé de concentrer leurs feux sur lui. Le 4 juillet, le 1er CAC a atteint la ligne Feuillèreres-Flaucourt. Il reçoit l ordre de pousser les avant-postes sur la ligne «ferme de Sormont-croupe nord-est de Flaucourt-bois de Belloy-Belloy en Santerre». Tous ces mouvements sont effectués en fin de journée ou 1 La préparation d artillerie doit détruire l ensemble des obstacles, les abris enterrés et le personnel qui s y trouve, or le célèbre canon de 75mm (1), efficace pour le seul personnel à découvert, jusqu à une distance d environ 8km, portée insuffisante, est inadapté pour la destruction des ouvrages enterrés et des fortifications en béton. Tous les autres matériels d artillerie, tel que le Crapouillot de 58 mm (2), mais notamment les plus lourds : 400, 370, 305, 270, 155 et 240 de tranchées sont utilisés. En voici quelques spécimens : 155mm (3), obusier de 370mm (4), 400mm sur voie ferrée (5) dont le projectile pèse 900kg.(6). Le tout nécessite un approvisionnement très important en munitions de tous calibres (2bis), dont la consommation a été intense : le premier mois, obus ont été tirés. 3 2 et 2bis 5 4 6

4 au cours de la nuit. Le 5 juillet, les hauteurs de Hem sont enlevées par le 20 ème corps et, au sud, Estrées est en partie repris par le 35ème CA. Le 1er CAC est relevé au cours des nuits du 5 et du 6 juillet après 5 jours de combat. Du 1er au 4 juillet, il a conquis 8 km de terrain, il a réalisé un butin de près de prisonniers, de 4 canons de 105, de 4 canons de 77 et de 6 mitrailleuses. Ses pertes approximatives sont de tués ou blessés. Le 9 juillet, Biaches et la Maisonnette sont pris mais Péronne, à 2 km de l autre côté de la Somme, ne sera occupé qu après le repli stratégique des allemands sur la ligne Hindenburg en Le 10 juillet, les Britanniques ont conquis méthodiquement un front fortifié de 13 km sur 2 à 4 km de profondeur et pris Ovillers, en partie, Contalmaison et Mametz. Le 20 juillet, l offensive est reprise ; pendant 6 semaines, la lutte continue pied à pied par des offensives coûteuses et limitées. Les franco-britanniques se rendent néanmoins maîtres de la 2 ème position allemande : Pozières, Bazentin et Maurepas sont pris mais Thiepval et Beaumont-Hamel restent inexpugnables. Le 3 septembre, une nouvelle offensive générale est à nouveau lancée après 5 jours de préparation d artillerie. Les Britanniques prennent Flers, où les chars sont utilisés pour la première fois le 15. Ils 15 s emparent de Thiepval et investissent Combles conjointement avec les Français qui ont occupé Cléry-sur-Somme le 3. Les Français continuent leur attaque vers Un «tank» Mark 1. Un filet protège le dessus contre les grenades. Armt : 2 canons de 57, 3 mitrailleuses

5 Bouchavesnes, Rancourt et Sailly-Saillissel, qu ils Quarante-deux «tanks» Mark 1 sont lancés à la conquête de Flers. Quatre seulement parviennent au prennent du 12 au 15 (en partie en ce qui concerne cette village. Un seul suivi par l infanterie y entre et en revient. Beaucoup sont tomés en panne. Les autres dernière agglomération). Ils atteignent la route de ont pris feu et leurs équipages ont pour la plupart péri carbonisés. Leur blindage s est révélé vulnérable Bapaume entre le bois de Saint-Pierre-Vast, près de aux obus de l artillerie et même aux grenades des fantassins. Ils sont lourds et lents. Leurs équipages manquent d instruction. La coordination avec l infanterie est mauvaise. Leur engagement est prématuré. Rancourt, et le pied du mont Saint-Quentin qui domine Les Allemands ont vite surmonté la panique qui s est emparé d eux à la vue des premiers tanks. Péronne. Plus au sud, Chilly est également pris. La bataille de la Somme touche à sa fin. fin Des combats ont encore lieu en octobre. Ils permettent d enlever la troisième position, qui va de Gueudecourt à la Somme, mais les Britanniques sont stoppés à la butte de Warlencourt et les Français dans Sailly-Saillisel et au bois de Saint-Pierre-Vast où les pertes sont très lourdes. Le mont Saint-Quentin fortifié par les allemands ne sera pas pris et Péronne ne sera donc pas investie à revers. Un ultime effort dans la vallée de l Ancre ne parvient pas à percer le front allemand. Beaumont-Hamel ne tombe qu à la mi-novembre aux mains des Britanniques. Les pluies incessantes et torrentielles transforment le terrain en un immense cloaque dans lequel s embourbent hommes, animaux et armes : «la boue, c est l enfer». Le 28 novembre, la bataille commencée le 1er juillet s éteint doucement Le front allemand n a pas craqué. craqué En quatre mois et demi, les Britanniques ont progressé de 12km, les Français, moins nombreux, de 5 à 8km. Les objectifs ne sont pas atteints. En apparence, les résultats sont décevants. La méthode préconisée par Foch a permis d ébranler le front allemand, mais pas de le rompre. Dans une partie de l opinion française, surtout dans les milieux parlementaires, un vif mouvement de mécontentement se manifeste. Foch en supporte le premier les conséquences, il est «limogé». Toutefois, le but recherché est en partie atteint. Au témoignage de tous les généraux allemands, la bataille de la Somme a été pour eux une dure épreuve. A plusieurs reprises l état-major allemand a craint de ne pouvoir soutenir le choc. Le front n a résisté qu au prix d un effort acharné de la troupe et d une usure terrible des effectifs. L armée allemande a engagé dans la bataille 69 divisions, dont quelques-unes deux fois. Jamais l infanterie allemande, dont les cadres ont été décimés, ne retrouvera les qualités qui étaient les siennes dans la bataille. «La bataille d usure» n a pas été un vain mot. Malgré le caractère relatif de l échec, le général Joffre sera démis de son poste de général en chef en décembre. Le 22ème RIC dans la bataille de la Somme (1er juillet au 23 août 1916) Aperçu général Le 1er juillet, le 22ème RIC a pour mission de s emparer de huit lignes de tranchées constituant la première position de défense allemande. Le 1er bataillon attaque en première ligne, soutenu par le 2ème bataillon. Le 3ème bataillon est en réserve de division. A 09H30, le 1er bataillon attaque.

6 A 14H00, malgré la résistance acharnée des défenseurs, les feux nourris de leur infanterie et de leurs mitrailleuses, qui causèrent de lourdes pertes à nos éléments de tête, les objectifs sont atteints, approximativement sur le chemin Frise-Herbécourt entre la corne

7 sud-est du bois de la «Croix de Pierre» et le sud de la «Plaine du bois de Feuillères». La nuit du 1er au 2 juillet ainsi que la matinée du 2 sont occupées à organiser la position conquise. Le 2 juillet à 15H00, le 2ème bataillon attaque pour s emparer de la tranchée «Riensi» située à la hauteur du chemin joignant Herbécourt au bois de Méréaucourt. Malgré le terrain en glacis battu par les feux d infanterie et d artillerie et malgré de violentes contre-attaques allemandes, l objectif est dépassé. Le bataillon atteint vers 18H00 la ligne allemande suivante : la tranchée «Wittekind» (à quelques dizaines de mètres à l ouest de la ligne de TGV et de l autoroute A1 ), après avoir capturé une batterie de105mm et une batterie de 77mm. La nuit du 2 au 3 juillet est mise à profit pour organiser la position conquise. Le 3 juillet au soir, au coucher du soleil, le régiment reçoit l ordre de pousser deux bataillons au méridien de la cote 101. Les bataillons y parviennent difficilement et ne peuvent s y installer que d une manière précaire avant le lever du jour. Ils y subissent d intenses tirs d artillerie mais l ennemi n effectue aucune contre-attaque. Le 4 juillet, à la tombée de la nuit du 4 au 5, conformément aux ordres reçus, le dispositif du régiment est porté vers l Est. Une compagnie s avance jusqu à la ligne Sarmont-Barleux. Au cours de la nuit du 4 au 5 juillet, le régiment est relevé. Du 6 juillet au 3 août, il remplit diverses missions : soutien de troupes engagées, organisation défensive du terrain conquis, réserve de division ou de corps d armée. Du 3 au 13 août, il tient les positions de la Maisonnette. Du 16 au 22 août, il organise la position de Biaches. Dans la nuit du 22 au 23 août, il est définitivement relevé sur les positions de Biaches par le 279ème de ligne. Ses pertes s élèvent depuis le 1er juillet à 67 tués et 373 blessés. Dans la Somme en 1916 (depuis le 8 février), le 22ème RIC a perdu 1302 des siens : 271 tués et1031 blessés.

8 Le 22ème RIC est cité à l ordre de l Armée : «Le 22ème colonial, sous l énergique impulsion du lieutenant-colonel Ducarre, vient à nouveau d affirmer sa haute valeur au cours des combats du 1 er au 5 juillet A enlevé d un seul élan une série de lignes de tranchées, et, par une manœuvre habile, a tourné les positions ennemies qui menaçaient notre gauche. A capturé plusieurs centaines de prisonniers, 4 canons de 105, 4 canons de 77 et 6 mitrailleuses». Il reçoit la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre. Extraits du journal de marche t d opération (JMO) du 22 ème RIC (1er au 5 juillet 1916) «Dans l offensive du 1 juillet, le 22ème colonial avait pour mission de s emparer de 8 lignes de tranchées allemandes qui constituait la première position ennemie en face de son secteur d attaque ; il devait en outre préparer la construction d une parallèle de départ permettant l attaque ultérieure de la deuxième position. Le 3ème Bton est en réserve de division ; le 1er Bton (Cdt Prudhomme) doit attaquer en première ligne, soutenu par le 2 ème Bton (Cdt Courrier). Dans la nuit du 30 juin au 1er juillet, les bataillons prennent leurs emplacements successifs... A 9H30, la première vague part résolument, brillamment enlevée par les cdts de Cie ; dès le début la compagnie de gauche est éprouvée... Le chef de bataillon Prudhomme qui suit de près la progression lance la deuxième vague en même temps qu une demi-section placée en avant se jette sur les mitrailleuses allemandes (qui s opposent à notre progression) et passent par les armes ceux de ses défenseurs qui résistent. La 3ème vague part à 9H50... la quatrième vague suit Toutes avancent avec courage malgré la résistance des défenseurs et le feu des mitrailleuses battant les abords des deuxième et troisième lignes. Les deux canons de 37 postés, à cet effet, dès le début de l action aux flancs nord et sud du vallon du bois Haché, battent les mitrailleuses ennemies avec succès et les réduisent au silence. la résistance de l ennemi est acharnée ; mais les fusils-mitrailleurs de la 4 ème Cie terrorisent les allemands par un arrosage en marchant ; des prisonniers se rendent par fractions nombreuses ; des mitrailleuses sont capturées. Cependant, la lenteur de la progression du 36ème colonial rend difficile la situation de notre flanc gauche. Vers 10H, la 1er Cie, puis un peloton de la 4 ème Cie, font face au nord, et ouvrent le feu sur les organisations ennemies qui menacent le flanc gauche ; elles sont rejointes par les sections de mitrailleuses Bienfait et Chanal ; l entrée en ligne du 36 ème colonial s en trouve facilitée ; l une des mitrailleuses allemandes est capturée par une demi-section de la 4 ème Cie, 3 officiers (dont un capitaine) et plus de 60 hommes de troupe ont faits prisonniers.

9 A droite, les 2ème et 3ème Cies,..., dans un ordre magnifique, poursuivent leur conquête ; mais des feux nourris d infanterie et de mitrailleuses arrêtent momentanément leur élan, repris vers 11H avec l appui d un canon de A 11H40, le bataillon de première ligne occupe solidement l objectif assigné, depuis le bois Bosquet jusqu au boyau de la Choucroute Action très brillante du 1er Bton, entraînement superbe, mais lourdes pertes Aucune défaillance individuelle n a été constatée ; l entrain a été superbe, la position a été conquise avec ordre et rapidité. Journées des 2, 3 et 4 juillet 1916 La nuit du 1er au 2 juillet ainsi que la matinée sont occupées à organiser la position conquise :... A 19H (le 1er juillet) le régiment reçoit l ordre d attaquer la deuxième position (allemande) à 14H45 en collaboration avec les brigades voisines. L objectif du régiment comporte la tranchée Riensi et la tranchée nouvelle Le 2ème Bton avec l appui de trois escouades du génie, un canon de 37, attaque en première ligne tout l objectif assigné au régiment. La tranchée du bois Bosquet, front 505 B formera parallèle de départ :... A 15H00., le 24ème colonial (régiment à notre droite) est signalé,, en mouvement sur son objectif ; le chef de corps prescrit alors au 22ème colonial de déclencher son attaque Vers 15H30, l artillerie ennemie fait barrage en avant et sur notre parallèle de départ.

10 Les première et deuxième vagues partent cependant avec ensemble et un courage remarquables ; elles subissent des pertes sensibles sur le glacis ; mais, bravement, marchent sur la tranchée Riensi qu elles enlèvent ; aussitôt le chef de bataillon part avec la troisième vague,... ; la deuxième vague fondue dans la première, dépasse la tranchée de Riensi et dévale hardiment sur le glacis, courant sus aux allemands qui défendent la tranchée nouvelle. A 15H40, la quatrième vague part à son tour... A gauche, l entrain est irrésistible : la Cie Voisin enlève à la baïonnette une batterie de 105 âprement défendue, dépasse la tranchée nouvelle et cours à la ligne suivante de défense (tranchée Wittekind) qu elle aborde à plusieurs centaines de mètres en avant de l objectif final assigné. La Cie Chaubet pousse de l avant avec la même furie, les autres sont entraînés : 200 prisonniers environ sont capturés ; à droite,... quatre pièces de 77 sont trouvées avec un fort approvisionnement de munitions.... une contre-attaque à la grenade est opérée sur la droite du bataillon Caillette, elle donne lieu à un violent retour offensif, à la grenade. Obusier de 105mm A 18H, les éléments les plus avancés de la tranchée Wittekind sont amenés vers la côte 104, un barrage solide y est établi Notre action sur la tranchée Barberousse facilite la progression du 24 ème qui, vers le coucher du soleil, s en empare. L entrain des unités du bataillon Caillette a été admirable ; sur un glacis battu par les feux d infanterie et d artillerie ennemies, elles ont livré un assaut victorieux sur près de mètres, ont capturé près de 200 prisonniers, des mitrailleuses, une batterie de 105 et une batterie de 77 avec une grande quantité de munitions ; enfin, par leur rapide conquête de la tranchée nouvelle et de la tranchée Wittekind, elles ont facilité au 24ème l enlèvement de son objectif. La nuit du 2 au 3 permet d activer l organisation de la tranchée conquise et ses abords, sans être d ailleurs inquiété par l ennemi qui se contente de battre peu efficacement par ses feux d artillerie nos positions entre 104 et le bois de Méréaucourt. Au coucher du soleil (le 3), le régiment reçoit l ordre d aller s installer à l est en poussant deux bataillons sur le méridien de la côte 101 ; les bataillons Dubat (3ème Bton) et Prudhomme sont désignés à cet effet ; ils effectuent très péniblement leur mouvement à cause de l obscurité et de l absence de point de repère sur le plateau copieusement battu par l artillerie allemande et balayé par les faisceaux lumineux des projecteurs ennemis. L organisation des ateliers de travailleurs derrière un rideau de petits postes défensifs est conséquence tardive et, quand le jour (du 4 juillet) se lève, les tranchées obtenues sont loin de répondre aux nécessités de l occupation sur le terrain vu de l ennemi. La situation des deux bataillons est donc précaire sur les deux lignes de tranchées ébauchées. Le tir de l artillerie ennemie s accroît en intensité dès que les mouvements de groupes ou même d isolés se dessinent... Dès la tombée de la nuit (du 4 au5), suivant les ordres reçus à 18H15, le dispositif est porté vers l est ; une compagnie de grand garde s avance jusqu'à hauteur du chemin Sarmont-Barleux et pousse des postes en contact avec les régiments voisins, au bois 103 et vers le carrefour du 24 ème colonial. Deux compagnies réserve d avant-postes gagnent 300 mètres vers l est, en soutien de cette protection avancée. Le régiment est relevé dans la nuit du 4 au 5».

11 Que reste-t-il du passé du glorieux 22ème RIC dans la Somme? L'inscription de son numéro, parmi l'ensemble des régiments ayant participé, est gravé à la nécropole nationale de Rancourt. Les parents du sous-lieutenant Marcel Brochériou ont acheté le terrain sur lequel leur fils est tombé, l'y ont fait enterré et ont fait élevé un monument qui garde son souvenir et celui des coloniaux du 22ème RIC morts au champ d'honneur. Les restes mortels des marsouins du 22 em e RIC tués au combat reposent au cimetière militaire de Dompierre-Becquincourt et au cimetière militaire de Biaches. Epitaphe inscrite sur la colonne de la stèle. Monument du sous-lieu-tenant M. Bro-cheriou situé à l endroit où cet officier a été tué le 6 août 1916, à michemin en-tre Flaucourt et Biaches. V u e s u r l e n o r d d e l a S o m m e, p r i n c i p a l e m e n t s u r l e s e c t e u r a n g la i s Pozièrers La Boisselle Contalmaison Bois de Mametz Fricourt Bois de Belville Bois de Trones Montauban Mametz On est bon avec le prisonnier GUERRE ˉˉˉ ˉˉˉ MÉMOIRE DES COLONIAUX QUI EN 1916 ONT COMBATTU A LA DANS CE SECTEUR ET Y SONT MORTS POUR LA FRANCE

12

13 Sur l itinéraire de la progression du 22ème RIC Herbécourt Flaucourt Place de la mairie de Biaches Le 7 juillet 1916 Après les tirs de l artillerie allemande

14 La position de La Maisonnette tenue par le 22 ème RIC du 3 au 13 août 1916 occupe le sommet de la croupe calcaire dont l altitude est de 97 mètres et qui domine le champ de bataille au sud de la Somme et tout le site de Péronne. Les Allemands, mettant à profit l expérience de la guerre de au cours de laquelle leur artillerie tint Pétonne sous ses feux à partir du site de La Maisonnette, ont voulu conserver, coûte que coûte, la position. Ils savaient, en effet, que l artillerie française, installée sur la hauteur de La Maisonnette, rendrait rapidement intenable leur maintien dans la ville. C est pourquoi les combats pour s emparer de La Maisonnette furent si acharnés. Elle fut prise par le 69 ème bataillon de tirailleurs sénéglais (69ème BTS) le 9 juillet. Les combats les plus vifs eurent lieu au bois Blaise entre La Maisonnette à Biaches. Six fois, les 15 et 17 juillet, les Allemands contre-attaquèrent. Pendant tout l hiver , de nombreuses actions de grande intensité rendirent la position de la crête dominante intenable pour les deux adversaires. Ce n est que le 17 mars 1917 que, à la faveur du repli des Allemands sur la ligne Hindenburg, La Maisonnette fut défintivement et entièrement investie. A la suite de ces durs combats, le marsouin Mathieu Jouy, devient le premier simple soldat de l armée française à être décoré de la Légion d honneur qui lui est remise par le Président de la République.

15 L'HISTOIRE DE MATHIEU JOUY, MARSOUIN DU 22ème RIC (Extrait de la «BIOGRAPHIE DES COLONIAUX ILLUSTRES») Il n'est pas possible de décrire les combats du 22 eme RIC au cours de la bataille de la Somme sans évoquer l'histoire de Mathieu Jouy qui contribua tant à la gloire de notre régiment et qui fut le premier simple soldat à recevoir la Légion d'honneur durant la guerre «Mathieu Jouy est né le 31. mars 1891 à Castets-en-Dorthe dans la Gironde. Entré au service en octobre 1912, il est peu après dirigé sur le Maroc où le surprend la déclaration de guerre. La France a besoin de défenseurs et la plupart des troupes coloniales sont à cette époque ramenées dans la métropole. Le soldat Jouy quitte donc le Maroc le 16 août 1914, et rejoint le 22eme régiment d'infanterie coloniale qui combat dans les Ardennes. Au début de 1915, il sert à la 11ème compagnie. Le régiment est en Champagne; vers le milieu de février, il est mis à la disposition du ler corps pour une attaque sur le «fortin de Beauséjour». C'est au cours de cette affaire que Jouy devait mériter sa première distinction. L'assaut eut lieu le 23 février. Au cours de cette journée, et le lendemain 24, des combats sanglants se déroulent aux alentours. Dans un boyau, au nord de l'ouvrage, le lieutenant Cazaux lutte avec une poignée de braves. Il réussit à établir un barrage où il met quelques hommes énergiques. Avec d'autres, il tente une contre-attaque mais tombe presque aussitôt. Sous la poussée allemande, les hommes reculent. Bientôt Jouy, l'un des défenseurs du barrage, reste seul dans le boyau. Il s'abrite derrière les sacs de sable, le fusil chargé. Brusquement, derrière un repli de terrain de la galerie, un casque à pointe se montre. L'ennemi, voyant notre homme isolé, lui crie de se rendre; Jouy l'abat. Un deuxième Allemand apparaît à son tour, puis trois autres. Calme, Jouy les ajuste et tire; chaque coup porte. Mais il entend les cris de nouveaux ennemis qui débouchent. Avant qu'il n'ait le temps de faire feu, l'un d'eux est sur lui et il a le bras traversé d'un coup de baïonnette. La riposte est immédiate, ce nouvel adversaire tombe fusillé à bout portant. Dès lors les ennemis essaient de le tourner. Un officier qui a sauté sur le remblai, l'attaque par derrière. Jouy s'en débarrasse d'un coup de baïonnette, puis prend enfin la résolution de se replier. «En bon ordre et parce qu'il valait mieux ne pas leur donner la satisfaction de m'avoir», disait-il plus tard à un journaliste venu le visiter sur son lit d'hôpital à Bordeaux. En juillet 1916, Jouy, rétablit de ses blessures a rejoint son régiment dans la Somme. Au cours des attaques, il confirme d'une façon éclatante la réputation que lui a value l'affaire du fortin. Aussi, sera-t-il l'un des premiers hommes de troupe décorés de la Légion d'honneur. La cérémonie se déroula en présence du maréchal Joffre et du ministre de la Guerre. Sa citation est particulièrement élogieuse :

16 «Soldat d'élite, qui, au combat du1er juillet 1916, a brillamment soutenu sa réputation de «héros du fortin de Beauséjour». Armé d'un fusil-mitrailleur, s'est élancé en avant de la première vague d'assaut sur les positions allemandes fortement occupées A terrorisé les ennemis par un feu nourri et a contraint un bon nombre d'entre eux à mettre bas les armes. Déjà médaillé militaire au cours de la campagne.» Après la guerre, Jouy reste fidèle à son arme d'origine. On le trouve au Maroc de 1919 à 1922, puis, comme adjudant-chef, en AOF, au bataillon de tirailleurs sénégalais n 3 à Zinder de 1924 à Il quitte l'année le ler octobre 1927, après quinze années bien remplies, pour se retirer à Castelsarrazin» Mathieu Jouy s'éteindra en 1965, à l'âge de 75 ans. Communiqué par le général A. Lacroix ( ), membre de l'amicale des anciens du 22ème de Marine. Marsouin de 1ère Classe Daniel Therby (président de l Amicale des anciens du 22 ème de Marine) et colonel (ER) Philippe Blanchet (01/12/2014)

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