NON à de nouveaux impôts!

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1 MAI 2015 ARNAQUES ET ABSURDITÉS Le nouvel impôt Billag sur les médias est un piège fiscal qui a pour but d attirer encore plus d argent dans l escarcelle de la SSR. Qu ils soient jeunes ou vieux, étudiants, retraités, familles, tous passeront à la caisse, y compris les refuges pour animaux! L arnaque est si grossière que la critique émane même des rangs du service public! PAGES 4, 5 ET 7 LA SSR, BIEN TROP CHÈRE! Les Suissesses et les Suisses paient déjà bien trop pour Billag. Notre télévision d Etat est la plus chère d Europe! Le directeur général de la SSR, Roger de Weck, empoche un salaire annuel de francs. Or, dans quelques années, chaque ménage payera 1000 francs pour Billag. PAGE 6 NON à cette arnaque et à de nouveaux impôts! NON à un impôt sur les médias à 1000 francs! NON à une double imposition absurde! NON à la révision de la loi sur la radio télévision LRTV NON à un nouvel impôt sur les médias Billag! LE SERVICE PUBLIC EN CAUSE Le fameux service public de notre média étatique laisse à désirer. La population exige de la SSR qu elle fasse preuve d efficience et fournisse des informations de qualité. Mais consommateurs en ont assez de payer toujours plus pour ne recevoir, au final, que de vulgaires séries TV achetées au prix fort à l étranger. PAGES 7 ET 8 Attention, nouveau piège fiscal! Par le biais de la révision de la loi sur la radio et la télévision (LRTV), l Etat veut imposer un nouvel impôt Billag à tous les ménages et à toutes les entreprises. On se moque de savoir s ils suivent ou non les programmes, s ils possèdent ou pas un poste de radio ou de télévision et même s il leur est tout bonnement possible d écouter la radio ou de regarder la télé. Tout le monde doit payer, point barre. Si l Etat imposait fiscalement tous ses contribuables de la sorte, sans la moindre nuance, chaque citoyen et citoyenne devrait reverser la moitié de son salaire annuel en impôts, taxes et redevances! Mais le peuple en a assez de se faire plumer. Du reste, les dirigeants de la SSR doivent s en douter puisque, depuis 1983, leur budget a triplé pour culminer à 1,6 milliard de francs! En comparaison européenne, la SSR parade en tête du classement de la société publique audiovisuelle la plus coûteuse du continent. Et pourtant, elle réclame en- core plus de moyens. Pire, pour faire avaler ce nouvel impôt médiatique au peuple, la brochure lui fait miroiter une baisse trompeuse de la redevance de 60 francs. En réalité, accepter le nouvel impôt, c est signer un chèque en blanc au Conseil fédéral et à la SSR. Ces derniers pourraient, par la suite, augmenter la redevance à leur guise et sans limite. Ce plan abusif, les partisans se gardent bien d en parler. D ailleurs, la nouvelle redevance Billag deviendrait le seul et unique impôt contre lequel le peuple et le Parlement n auraient rien à dire! Au sujet de la hausse vertigineuse de la redevance pour les privés 65% ces 25 dernières années!, c est le silence radio à la SSR... Mais avec les projets d investissements colossaux dans la télévision sur internet, la radio digitale, les productions «maison» et la construction d un nouveau bâtiment pharaonesque à Lausanne, s étonnera-t-on un jour de payer une redevance annuelle à 1000 francs par ménage? Quant aux entreprises et à leurs collaborateurs, ils seront priés de passer deux fois à la caisse. Tous le monde est d accord sur le principe de médias nationaux assurant une information impartiale, de qualité et dans toutes les langues nationales. Mais pour financer des émissions de divertissement frivoles, acheter des séries télévisées étrangères et faire de la SSR un empire, faut-il vraiment utiliser les deniers public? Jean-François Rime, conseiller national et président de l Union suisse des arts et métiers usam impot-medias-billag-non.ch/ Dites NON le 14 juin 2015 à ce nouveau piège fiscal, NON au nouvel impôt Billag sur les médias et NON à un nouvel impôt contraignant, en votant NON à la loi sur la radio et la télévision (LRTV)!

2 2 NON À DE NOUVEAUX IMPÔTS! Mai 2015 «Billag, nous ne voulons et ne pouvons pas le payer!» ATTENTION, PIÈGE FISCAL Hallucinant! Vous et moi travaillons désormais plus de 6 mois par année rien que pour payer les impôts et les taxes! Et maintenant, l Etat veut transformer la redevance radio/tv en taxe pour tous, même pour les personnes sans récepteur. Que certaines ne suivent pas les programmes ou ne soient pas en mesure d écouter ou de regarder les émissions, la nouvelle loi s en moque. Tout le monde doit payer sans exception. Pire, le nouvel impôt Billag sur les médias est un piège fiscal. La fausse promesse d une légère baisse de la redevance se transformera vite en une lourde taxe pour tous. Voici le piège! Plus grave encore, on appâte le votant en lui faisant croire à une réduc- tion de la redevance Billag de 60 francs. En mordant à cet hameçon, les concitoyens donnent au Conseil fédéral tout pouvoir d augmenter cette redevance à son gré, puisque la nouvelle loi empêche le Parlement ou le peuple de s y interposer! C est comme si l on signait un chèque en blanc, impossible de s y opposer par la suite. Nulle part ailleurs dans le système législatif, une loi ne délivre à nos autorités un tel pouvoir d augmenter un impôt. Or, ce qui est certain: si le nouveau système entre en vigueur, le nouvel impôt Billag sur les médias augmentera rapidement. Nous payons déjà des impôts fédéraux, cantonaux, communaux, paroissiaux, des taxes sur les carburants, sur le tabac, etc., etc. Encore un de plus? Non, trop c est trop! Doris et Beat Baumberger avec leur enfants Sarah et Marc, fleuristes et paysagistes: «Le nouvel impôt sur les médias Billa est d une insolence rare! Cela n est pas admissible et cela ne devrait plus être possible de lever encore et toujours de nouveaux impôts. En tant que famille, la charge fiscale est déjà suffisamment écrasante! Nous travaillons déjà plus de la moitié de l année pour l Etat. Et maintenant, nous devrions en plus être doublement imposé pour la TV et la radio? Nous avons une entreprise familiale. Et puis, en tant que famille, nous payons Billag à la maison. Chaque membre de notre team de neuf personnes verse déjà 462 francs à titre privé. Pourquoi devrions payer 1000 francs de plus comme entreprise imposée sur le chiffre d affaires? C est une arnaque et une fabrique à billets pour la SSR. Cette dernière va encore enfler et se gonfler avec ce nouvel impôt. En revanche, nous serons tout simplement pressés comme des citrons!» Dans la construction, Samuel Schmid: «A titre privé, je paie déjà les factures Billag et ces dernières sont bien trop élevées. A mon avis, ils de vraient plutôt essayer d améliorer leurs finances grâce aux interruptions pu- blicitaires. Qu il lance maintenant un nouvel impôt sur les médias Billag et que je doive payer alors que je ne souhaite pas recevoir les émissions de radio et de TV, c est juste inacceptable! Et en plus nous devrions payer deux fois, entre la maison et l entreprise. Je travaille dans le monde de la construction. Et tout le monde sait bien qu il faut faire attention et que ce n est possible d écouter la radio ou de regarder la TV sur un chantier. Je n entendrais rien aux bruits environnants si j écoutais la radio ou de la musique. Comme le travail à la pêle mécanique ou au marteau à air comprimé sont très bruyants, je doit porter des protections auriculaires et me concentrer. Impossible d écouter la radio ou de regarder la TV. Et en plus, c est formellement interdit. Sur le panneau de la SUVA figure une grosse interdiction. La musique est réellement interdite sur le lieu de travail. Ce qui se comprend! Mais pourquoi mon entreprise devrait payer sur le lieu de travail pour une prestation qui n est pas utilisée et qui est même interdite? Si l impôt continue à grimper, je ne pourrai plus me l offrir. Il faut dire que 400 francs, c est beaucoup. Si cela augmente, je n aurai plus le choix!» «Bien sûr qu il s agit d un nouvel impôt!» Pour le juge fédéral Peter Karlen, la révision de la LRTV contredit la Constitution Les experts sont unanimes: la révision de la loi sur la radio et la télévision n est rien d autre que l intro duction d un nouvel impôt. «En effet, dans ce projet de loi, on constate qu il ne s agit plus d une redevance au sens strict du terme, mais bel et bien d un nouvel impôt. Or, cette différence est fondamentale, car, dans ce cas, une base constitutionnelle explicite aurait été nécessaire», écrit sans ambiguïté le juge fédéral Peter Karlen, dans une revue spécialisée. Mais introduire un nouvel impôt reste impopulaire, a fortiori un impôt contraignant pour quelque chose que de nombreux citoyens ne veulent ou ne peuvent pas utiliser. D où la «créativité» du Conseil fédéral, qui a lancé une nouvelle catégorie de taxes parafiscales. Son avantage? C est que le gouvernement peut ensuite l aug menter en toute autonomie. Et le Parlement, tout comme le peuple, ne disposeraient plus d aucun moyen de l en empêcher. C est dire s il s agit bien d une brèche qui mènerait fatalement à une explosion des coûts et à une flambée des budgets!

3 Mai «C est absolument injuste!» Alourdir le fardeau fiscal Avec le nouvel impôt Billag sur les médias, le Conseil fédéral et la SSR auraient les coudées franches pour augmenter à leur guise la redevance, sans que le Parlement et le peuple ne puissent s y opposer. Un passe-droit fiscal unique! En acceptant la nouvelle loi sur la radio et la télévision (LRTV), la ministre de la communication Doris Leuthard promet un allégement de la charge fiscale pour les ménages. En réalité, c est un mensonge doublé d un piège. L ancien patron de la télévision suisse allemande, Filippo Leutenegger, le confirme: «Plus la redevance Billag amasse de l argent et plus la SSR en dépense. Cela a toujours été ainsi.» Cet ex-animateur de l émission politique «Arena» constate: «Malgré une baisse de son audience, la SSR reçoit chaque année toujours plus de fonds, grâce à l accroissement de la population.» En clair, les impôts contraignants continueront à augmenter, et visiblement sans limite... La cuisine au leurre de Doris Selon Doris Leuthard, nous devrions tous casquer pour Billag, même ceux qui n ont aucun poste de radio ou de télé et même les entreprises! «C est franchement injuste!» estime Filippo Leutenegger, qui précise: «Et pour les entreprises, ça équivaut à une double taxation pour une seule prestation.» En adoucissant la facture pour les ménages du moins dans un pre mier temps, Doris Leuthard a réussi à faire avaler la soupe au Parlement. En même temps, elle a concocté une recette légale permettant au Conseil fédéral de saler, par la suite, les factures à volonté et pour tout le monde. C est rien de moins qu un chèque en blanc! Une fois la nouvelle recette en place, les coûts pourront exploser et, comme le montre l infographie ci-contre, la redevance Billag à 1000 francs par an et par ménage sera bientôt une triste réalité. «Accros comme à une drogue» Saviez-vous que la SSR n est pas la seule à profiter d injections ininterrompues de subventions? De nombreux éditeurs suisses aussi, certes à plus petite dose. Du coup, la dépendance face à l Etat s accroît, au sacrifice de l indépendance médiatique de la branche. «C est comme une drogue», diagnostique Leutenegger, «au début, c est agréablement doux, mais à la fin, on ne peut plus s en passer.» Coutumière des médias, c est avec son petit sourire habituel que la conseillère fédérale essaie de nous faire avaler sa soupe à l entourloupe. Une seule réponse à donner le 14 juin: NON au nouvel impôt Billag sur les médias! NON aux médias d Etat surpuissants! NON à la nouvelle loi sur la radio et la télévision LRTV! Toujours plus cher malgré l afflux d argent L accroissement de la population en Suisse depuis l an 2000 permet à la SSR d engranger 142 mil lions de francs supplémentaires par an. La redevance a-t-elle baissé pour autant? Au contraire, elle a augmenté. Avalanche de coûts Le groupe audiovisuel public prévoit la production d émissions réservées à internet, sorte de canal supplémentaire. Mais surtout, un énième puits sans fond... que les contribuables devront combler. L impôt Billag explosera La SSR veut augmenter la part de productions «maison», de 20% aujourd hui à 60%, impliquant des financements massifs! Personne n est dupe, l impôt Billag explosera. Mauvaise et coûteuse gestion La stratégie de numérisation des radios à la SSR a coûté, jusqu au 14 juin 2015, la bagatelle de 4 millions de francs. Et en plus, les dirigeants de la SSR prennent le peuple en otage en déclarant: «Ces millions seront perdus si le peuple dit NON à l impôt Billag sur les médias.» Quel toupet! Toujours plus de nouveaux impôts! Facture Billag 65% plus élevée En 1990, un ménage payait 279 francs de rede vance à Billag. Aujourd hui, c est 462 francs, soit une flambée de 65%! Et en poursuivant sur cette lancée pendant quelques années, la facture Billag s élèvera à 700 ou 800 francs par an et par ménage

4 et s efforcent de maintenir leur compétitivité, Billag représente un scénario 4 NON À DE NOUVEAUX IMPÔTS! Mai «Non à cette belle entourloupe!» La révision de la loi sur la radio et la télévision LRTV est un piège fiscal, dont le seul but est de générer de nouvelles rentrées fiscales dans les caisses de la SSR. Le peuple n a plus qu à se taire et payer. Bonjour l arnaque! Le nouvel impôt menace un refuge pour animaux Les collaborateurs de l Association de protection des animaux de Bâle-Ville et Bâle-Campagne payent tous leur facture Billag à titre privé. Pourtant, le nouvel impôt sur les médias Billag frapperait également leur refuge. Une «maison» principalement fréquentée par des chats... Ce type d institutions aux finances fragiles ne devrait pas payer davantage d impôts et de taxes. «Boucler une journée en respectant les coûts relève déjà du défi pour notre association», soupire Béatrice Korn, responsable du «Tierschutz beider Basel». «Notre mission, c est d accueillir dans les meilleures conditions possibles tous nos protégés, soit 300 à 400 animaux par jour! Durant la durée de leur séjour, on ne devrait faire aucune économie sur les soins médicaux ou la capacité d hébergement. Une garde d animaux respectueuse de l espèce et des prescriptions légales restent notre priorité absolue. Qui peut croire que nos membres, donateurs, sponsors, parrains et bénévoles regardent la télé ou écoutent la radio pendant les heures de travail? C est ridicule! L ironie c est que ce nouvel impôt Billag menace l existence de l Association.» «Payer pour quelque chose dont je n ai pas besoin» «En tant que jeunes, nous voulons quitter un jour la maison et voler de nos propres ailes. Financièrement, ce n est pas toujours facile de nouer les deux bouts. Avec Billag, c est une taxe supplémentaire qui tombe sur la collocation, alors qu on a tous besoin de nos ordinateurs pour travailler. Nous n avons jamais demandé à regarder la SSR et on nous soumet à cette facture sans raison. Nous obliger à payer pour quelque chose que nous ne désirons pas ne nous aide pas à devenir indépendant financièrement», explique Frédéric Jollien, Valaisan. «Nous nous informons à travers d autres canaux. Pourquoi devrions-nous payer quelque chose que nous ne choisissons pas librement?» ajoute Jonathan Kunzmann, Vaudois. «La SSR devrait se concentrer sur ses missions de base, mieux prendre en compte ses consommateurs. Au lieu de cela, elle diffuse des émissions peu satisfaisantes.» Et pour Simon Stämpfli: «En tant qu étudiant, je n ai déjà pas les moyens de payer la redevance Billag», dit le Bernois en précisant: «462 francs de frais fixes pour la radio et la télévision, je trouve ça totalement démesuré. D autant que, perso, je ne trouve pas la qualité de la SSR à la hauteur. Si je pouvais fixer le tarif en conséquence, je payerais au maximum 300 francs à Billag.» «A l heure où les entreprises suisses font face au défi de la valorisation du franc Injustice, surtout pour nos retraités! d horreur, lance la conseillère nationale genevoise UDC Céline Amaudruz (à gauche). «Il ne faut pas se fier à l argument faisant miroiter une diminution des baisses de redevances à court terme, c est un piège fiscal!» Pour son collègue valaisan Jean-René Fournier (au centre), conseiller aux Etats PDC à Berne et viceprésident de l usam: «Il est inacceptable que l Etat arnaque les entreprises pour financer un impôt sur les médias. Nous ne nous laisserons pas faire!» Et pour Nicolas Leuba (à droite), candidat PLR aux élections fédérales dans le canton de Vaud: «Dans la situation actuelle, nous devons d abord penser à soulager les PME des charges qui les écrasent et ne pas nous laisser frapper par d autres impôts.» «Dans de nombreux cas, cela va devenir très difficile, voire impossible pour les retraités de continuer à payer cette redevance coûteuse», critique Hans Werner Widrig, ancien conseiller national et président d honneur de l Association suisse des Aînés (ASA) au sujet de ce nouvel impôt sur les médias Billag. «Les rentes AVS sont déjà modestes. Les plus âgés parmi nous, ceux qui vivent notamment en EMS, écoutent peu la radio et regardent moins la TV qu on imagine d une part pour des raisons de santé, d autre part par principe, ils n aiment pas trop la regarder. Et cependant, ils devraient payer pour des services qu ils n utilisent presque pas.» Le retraité Richard Pfister, de Pully (en photo), s engage lui aussi contre ce nouvel impôt. «Le Conseil fédéral pourra tout à fait librement augmenter le barême et prélever plus d argent, sans que le Parlement et le peuple ne puissent dire leur mot. C est un chèque en blanc inacceptable! Tout le monde, y compris les plus modestes d entre nous, devraient payer un impôt qui coûtera de plus en plus cher C est carrément antisocial!» Payer deux fois? «Je suis grutier sur un chantier. Durant le travail, je ne peux pas écouter la radio et encore moins regarder la télévision», s exaspère Jovica Dimi trijevic, employé chez A. Bill AG, à Wabern (BE). «Personnellement, je paye déjà plus de 400 francs par an pour l impôt sur les médias. Et je ne saisis pas pourquoi mon chef devrait encore payer pour moi. C est injuste.» Avis partagé par Ulrike Brunnschweiler, présidente de femmes PME, à Saint-Gall: «Dans nos entreprises, nous avons autre chose à faire qu écouter la radio ou regarder la télé. Surtout que nous payons déjà, à titre privé, une généreuse redevance radio/tv. A mes yeux, l impôt sur les médias pour les entreprises est une pure escroquerie.»

5 6 NON À DE NOUVEAUX IMPÔTS! Mai 2015 De Weck vole le peuple RECETTES FISCALES GASPILLÉES Le peuple devrait transpirer pour payer cet impôt sur les médias. Pour sa part, le patron de la SSR, Roger de Weck, encaisse chaque année un salaire et des prestations à hauteur de francs environ. Roger de Weck De qui se moque le patron du plus grand groupe média de Suisse, financé par l impôt Billag? Pour de Weck, la notion de «service public» sert à transformer la SSR en empire audiovisuel et à gaspiller généreusement l argent des contribuables. Car qui, à part lui, voit dans une émission frivole comme «Jass im Puff» la moindre idée de «service public»? Le critique du capitalisme Ce fils de banquier qui fréquente les cercles d intellectuels, se met volontiers en scène en grand critique de la nation et surtout en juge moralisateur du capitalisme. A ces occasions, il dénonce la «cupidité» de la «classe dominante» qui tendrait à se «servir ellemême». encaisse lui-même sans gêne Mais quand Roger de Weck troque son costume de Robin des Bois pour celui de directeur général de la SSR, il n éprouve étrange- ment plus aucune gêne à encaisser lui-même un salaire mirobolant. Pour 2014, en effet, ce dernier s est élevé à francs, dont francs à titre de «prestations accessoires»! Une telle somme représenterait déjà une paie convenable pour de nombreux Suisses. Mais pour Monsieur le Directeur Général de la SSR, c est presque du revenu annexe. Bref, l empereur de la SSR encaisse chaque année, grâce à nos impôts, près d un demi million de francs. Soit davantage qu un conseiller fédéral! Le risque d entreprise? Une plaisanterie! Ce faisant, l empereur d un média d Etat ne prend vraiment aucun risque entrepreneurial pouvant compromettre ses royales rétributions. Grâce à Billag, le groupe audiovisuel public n est même pas soumis à une obligation de résultats pour décrocher ses gros budgets. A l inverse, un conseiller fédéral risque même d être destitué. Une seule et unique réponse A propos du mode de financement douteux de la SSR, comment l appelez autrement, cher Monsieur de Weck, que voler le peuple? Il ne reste qu une seule réponse à donner le 14 juin: NON à un nouvel impôt Billag sur les médias! NON à un groupe audiovisuel public surpuissant! NON à la nouvelle LRTV! Ce qu ils gagnent La haute direction de la SSR démontre une gestion parfaite de ses propres revenus: Raymond Loretan, président du conseil d administration: son job à 50 % lui procure francs de salaire annuel. Pour un emploi à plein temps, cela correspond à francs. Les membres du conseil d administration: pour un travail à 20 %, un membre du conseil d administration touche en moyenne francs. Projeté à 100 %, on obtient avec les frais de repas et de représentation la somme rondelette de francs. Viktor Baumeler, président du comité régional: pour six séances, avec les préparations, il touche francs par an, sans compter les repas. Les six membres de la direction reçoivent en moyenne francs par année. De plus, les 11 membres du conseil régional reçoivent chacun près de francs. Non à un coûteux empire SSR LA TV LA PLUS CHÈRE D EUROPE ENTIÈRE Le fonctionnement du groupe audiovisuel public est déjà bien trop cher. Aujourd hui, à francs par an, les Suisses payent la redevance la plus onéreuse de toute l Europe. Le budget de la SSR est stratosphérique puisque le groupe audiovisuel public touche 1,6 milliard de francs par an, soit près de 4 millions de francs par jour! Normal, d une part la redevance n a cessé de prendre l ascenseur et, d autre part, le nombre de ménages a augmenté ces 25 dernières années de 2,8 à 3,5 millions, en lien avec l augmentation générale de la population. Le second facteur rapporte, à lui seul, 142 millions de francs supplémentaires chaque année depuis l an Malgré tout, la redevance n a jamais baissé. En 1984, la redevance pour la SSR s élevait à environ un demimilliard de francs. Aujourd hui, son budget a triplé. Derrière son alibi de «service public», les patrons successifs ont bâti un empire de l audiovisuel aux coûts excessifs. Si le peuple suisse accepte le nouvel impôt Billag sur les médias, le 14 juin prochain, la SSR aura toutes les raisons de gaspiller encore plus d argent public. Qui s étonnera, dans quelques années, de payer un impôt Billag sur les médias à 1000 francs par an et par ménage? Certainement pas nous... Bientôt à 1000 francs! Suisse Allemagne Autriche France Italie fr fr fr. Grande Bretagne fr fr fr. Sources: Blick/Monitoring des coûts de la régulation 2012/13 IPMZ, Wikipedia Sender. Sommes en euro calculées en francs suisses au cours du jour.

6 Mai Le «service public», c est autre chose POUR CES ÉMISSIONS ABSURDES, NOUS DEVONS PAYER DES IMPÔTS TOUJOURS PLUS ÉLEVÉS AUX CHAÎNES PUBLIQUES Des émissions d information de haute qualité dans les quatre langues nationales, c est indispensable. A fortiori dans une démocratie directe, où les citoyens doivent se forger une opi nion grâce à des informations impartiales et des débats objectifs. Car ce n est que lorsque toutes les citoyennes et tous les citoyens se retrouvent dans la discussion que l on assure la cohésion nationale, au-delà de tout clivage et des frontières linguistiques. Il faut donc absolument maintenir le professionnalisme dans le traitement de l information des médias publics. Mais cette mission, on peut tout à fait la remplir sans devoir construire un appareil d Etat complaisant, super coûteux et aux projets pharaoniques. Les citoyens ont parfaitement le droit d exiger des prestations de haute qualité, mais dans l efficience. Or, actuellement, la SSR fait précisément le contraire. Elle achète des séries complètes et des films, principalement à l étranger. En quoi un sitcom américain enrichit-il la culture helvétique ou répond-il aux besoins d informations des citoyennes et citoyens d une démocratie directe? En quoi les émissions de divertissement achetées chez nos voisins français ou allemands, truffées de pauses publicitaires, répondent-ils à la notion de service public? C est sous la vague notion de service public, galvaudée et réinterprétée par les patrons de la SSR, que cette dernière s est honteusement enrichie. Pire, le nouvel impôt Billag sur les médias veut ponctionner des sommes encore plus gigantesques aux contribuables sans chercher à définir plus précisément la notion de service public. La discussion aurait dû avoir lieu il y a longtemps, mais avec la révision de la loi sur la radio et la télévision, la SSR se donnera la compétence exclusive de décider de quel service public la Suisse a besoin et quels moyens elle se donne pour y répondre. Les textes ne prévoient aucune limite de dépenses, laissant à la Société suisse de radio et télédiffusion les coudées franches pour passer elle-même de nouveaux contrats. Qui payera? Le peuple et sans qu il n ait aucun outil pour contester les augmentations d impôts. C est sur les forums en ligne que les consommateurs disent franchement ce qu ils pensent de l interprétation de la notion de service public par la SSR. Ecoutons Les architectes belges, dont le projet a été retenu, se réjouissent de la future construction d un bâtiment pharaonique de la RTS sur le site de l EPFL à Lausanne. Inauguration prévue en «Mais d exiger de tous les acteurs une nouvelle définition du service public, ce concept dont la SSR s auto-glorifie, comme si elle en était la seule dépositaire. Alors qu elle n est qu un acteur parmi d autres. Et surtout, qu elle produit de moins en moins d émissions citoyennes ou de service pu blic. Et de plus en plus d offres n ayant qu un lointain rapport avec la promotion de la vie démocratique, de la culture, des arts et des sciences.» Pascal Décaillet dans l article «SSR L équipe de la série américaine posant fièrement à Monte-Carlo pour le 27 e anniversaire de «Top Models». Mais en quoi le public suisse peut-il se sentir concerné par tant d inepties? «Au-delà des enjeux de concurrence entre médias publics et privés sur le numérique, ce sera bien la question de la nature de l offre de la SSR qui sera débattue. Déjà attaquée pour sa faible couverture des débats politiques, il ne faut pas qu une entité comme la RTS prête le flanc aux piques sur son désintérêt pour la culture, laquelle devrait être aussi prioritaire que le sont l information, la distraction ou le sport.» «RTS Un, culture zéro», L Hebdo du La diffusion de «Game of Thrones», le lendemain de sa sortie aux Etats-Unis et à un prix exorbitant, a scandalisé une bonne partie des consommateurs en Suisse romande. «New York Unité spéciale», «Les experts: Manhattan» et «Les experts: Miami» (en photo): ces séries achetées à grand frais aux Etats-Unis n ont rien à voir avec le service public, pour lequel nous devons payer des impôts. Lorsqu il s agit de démocratie et de l unité entre les régions du pays, les langues et les cultures, ces formats coûteux n ont aucune valeur ajoutée. «Il est temps de débattre sérieusement de ce que veut dire le service public. Quitte à oser dire tout haut que le roi est nu.» Pietro Supino dans l article «C est le moment d imposer des limites à la SSR avant qu elle n étouffe les médias privés», Le Temps du contre éditeurs, une guerre de titans qui n est pas la nôtre», Le Temps du «Billag est une vaste escroquerie, surtout pour ce que la Suisse propose comme qualité de programmes.» André Berdoz dans l article «Une véritable aberration», Journal des arts et métiers du SSR, une machine de propagande bien huilée où les manipulateurs sont financés par nos redevances «Beaucoup d argent pour pas grand-chose» Dans le combat des votations, la SSR sait manipuler lorsqu il s agit de préserver ses propres intérêts. Olivier Kessler, coprésident du comité «Oui à la suppression des redevances Billag», en sait quelque chose. Il a participé à un forum de discussion lancé début mars par la SSR de Suisse centrale, sous le titre de «Redevances Billag, abus ou solidarité?»: «A toutes mes interventions, l animatrice du débat a constamment contré mes arguments, alors qu elle a laissé librement parler les partisans de la redevance obligatoire sans la moindre interruption. Pire, dès que j abordais des sujets contestables pour Billag, en faisant la démonstration de l absurdité du système, elle changeait aussitôt de sujet.» Le forum de discussion a été entièrement filmé par une journaliste de la TV alémanique SRF, que j ai accostée après le débat: «Je lui ai demandé de m envoyer une copie de la vidéo complète, ce qu elle m a promis. Mais ce que j ai reçu n était rien de moins qu un montage propagandiste d une durée de six minutes à peine et dans lequel tous mes arguments avaient été coupés. Ce jour-là, pour Kessler, le mythe d un média public indépendant et intègre s est effondré: «Il est grand temps de supprimer la redevance forcée Billag et de stopper l abus du peuple!» La critique du média public est consensuelle Outre-Sarine. Un épisode récent a démontré une capacité inouïe jusqu ici de dérapage du service public. Il s agit de l affrontement qui a opposé à l antenne l influent Roger Schawinski au satiriste Andreas Thiel. Après s être retenu de commenter, ce dernier se lâche enfin. A la question: «Comment jugez-vous le Talkmaster le mieux payé de Suisse?», Thiel a cette réponse laconique: «Je n aurais jamais pensé que nos leader d opinions soient aussi peu instruits.» Selon lui, Schawinski est très doué pour faire descendre le niveau à des profondeurs abyssales. «L analyse, avec lui, c est sous la ceinture», précise-t-il. A la question des moyens financiers alloués à la SSR, le comique alémanique indique que, selon ses calculs, l animateur toucherait chaque année francs et qu il se préparerait moins de 30 minutes par semaine avec son interlocuteur. «Je peux en parler parce que je l ai vécu.» Sur le niveau des émissions de la SSR, il ajoute que «si la bêtise était punissable, nous serions tous en prison». Pour lui, un émetteur public qui se livre à un chantage financier pareil n a plus sa place dans le paysage des médias. Et si on la supprimait? «Nous partirions tous les deux en tournée au cirque Knie. Nous avons un joli numéro dans lequel on se camoufle dans un costume de cheval, ricane-t-il. Mais nous n arrivons toujours pas à nous mettre d accord sur celui de nous deux qui jouera la partie arrière!»

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