Prévention des accidents électriques

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Prévention des accidents électriques"

Transcription

1 Prévention des accidents électriques par Roland AUBER Secrétaire général honoraire de l Association Internationale des Entreprises d Équipement Électrique (AIE) et Christian ATLANI Rapporteur général du Comité des Travaux sous Tension 1. Généralités sur le risque électrique... D Légende et histoire du risque électrique Normalisation Statistiques d accidents électriques Nature et importance des accidents d origine électrique Terminologie Classement Sensibilité au courant électrique Actions physiopathologiques du courant électrique Impédance électrique du corps humain Classement des installations en fonction de la tension Mesures de protection Principes. Définitions Méthodologie Conception des installations Protections par l installation Appareils de protection à courant différentiel résiduel Appareils mobiles en basse tension Mesures particulières Chantiers extérieurs Entretien et vérification des installations Sécurité du personnel lors des opérations électriques Gestion du risque électrique Réglementation Mesures de sécurité Formation et habilitation Organisation du travail Matériels de protection Soins aux électrisés Incendies dans les installations électriques Caractéristiques des incendies électriques Mesures de prévention des incendies d origine électrique Caractéristiques des matériels électriques du point de vue du risque d incendie Détection du feu et lutte contre l incendie Pour en savoir plus... Doc. D L emploi généralisé de l énergie électrique dans tous les domaines (depuis le foyer domestique jusqu à la grande industrie, en passant par l artisanat, de l agriculture et le tertiaire) fait que le risque d accidents électriques se trouve Techniques de l Ingénieur, traité Génie électrique D

2 PRÉVENTION DES ACCIDENTS ÉLECTRIQUES également partout présent. Présent et invisible comme tous les risques inhérents aux formes supérieures de l énergie, il a en revanche le mérite d être bien connu, facile à maîtriser, ce qui, tout compte fait, le rend presque familier et en tout cas moins redouté que, par exemple, le danger des rayonnements ionisants. Si le poids relatif des accidents électriques ne paraît pas très élevé par rapport à ceux dus aux autres risques tels que la circulation et le milieu domestique, la prévention n en demeure pas moins indispensable, notamment dans certains secteurs d activité, plus particulièrement exposés aux risques, tels le bâtiment et les travaux publics, l industrie, l exploitation et les travaux sur réseau et installations électriques. Les améliorations techniques apportées au matériel et aux installations ont toujours été liées à une élévation du niveau de sécurité. Nous verrons, dans cet article, l importance des normes de ce domaine et l abondance des textes et manuels mis à la disposition du personnel d intervention. La France bénéficie d une réglementation très complète d aucuns disent trop complexe, de textes d application bien adaptés aux différents usages, et d une qualité du matériel garantie par les normes. Le matériel de protection lui-même bénéficie de tous les progrès de la recherche devenue très importante ces dernières années. Il faut reconnaître que la prévention des accidents électriques est simple et ne nécessite pas la mise en œuvre de moyens très onéreux. Dans sa conception rationnelle, elle assure à la fois la protection du personnel et des installations de toute nature, en particulier la protection contre les dangers d incendie, d où son importance et son impérieuse nécessité. Comme par ailleurs le processus de l accident électrique est bien connu et qu il tient à très peu de chose qu un accident bénin ne devienne mortel, la pratique de la réanimation fait partie de la prévention et complète les mesures techniques. L entraînement du personnel à cette pratique est donc essentiel. Nous n avons abordé, ici, que les problèmes techniques de protection les plus courants dans l industrie. La prévention des accidents électriques dans les pays en voie de développement ne se présente pas de la même manière que dans les pays industrialisés. Si les principes techniques de base restent les mêmes, les conditions d application sont différentes. D abord, la nature générale des risques est souvent soumise à des facteurs locaux, notamment à l influence aggravante des facteurs climatiques (température et hygrométrie favorisant la sudation, problèmes vestimentaires). La résistance élevée des circuits de terre à certaines périodes de l année constitue une difficulté pour assurer la protection du personnel. Nous avons conservé l essentiel de l introduction (paragraphe 1.1) due au regretté Jean BESSOU, Inspecteur général honoraire d Électricité de France (EDF), en la complétant par une mise à jour des acquis des vingt dernières années. Nos remerciements vont également à EDF GDF, Service Prévention et Sécurité, à l OPPBTP, dont l assistance et la disponibilité ont été précieuses. 1. Généralités sur le risque électrique 1.1 Légende et histoire du risque électrique Les historiens de la science se réfèrent avec complaisance aux textes bibliques et aux témoignages anciens. L histoire de l électricité n a pas échappé à leurs investigations, et plus particulièrement le risque électrique. On a trouvé dans les textes bibliques une référence inattendue : l arche d alliance aurait été la première machine électrique. Soumise aux champs électriques qui, dans la zone désertique, peuvent atteindre plusieurs centaines de volts par mètre à 2 m du sol, son armature métallique pouvait se charger à un potentiel dangereux, et foudroyer les impies, tout en restant sans danger pour les prêtres enfermés dans leur cage de Faraday constituée de fils d or tissés dans leurs vêtements. L arche était équipée d anneaux d or aux quatre angles dans lesquels coulissaient des bâtons de bois d acacia recouverts d or, réalisant ainsi la première mise à la terre. L électricité, sous la forme de ses manifestations atmosphériques a été longtemps considérée comme l esprit du mal, l effet de la colère des dieux. L histoire abonde des tentatives tragiques de nombreux chercheurs et même, parmi eux, deux rois qui imaginèrent des systèmes de protection contre la foudre. Au X e siècle, le savant Gerbert, plus connu sous le nom de pape Sylvestre II, jalonnait le sol de perches terminées par des fers de lances très pointus pour protéger les lieux. D Techniques de l Ingénieur, traité Génie électrique

3 PRÉVENTION DES ACCIDENTS ÉLECTRIQUES La découverte des propriétés de l électricité statique avec la bouteille de Leyde, vers 1746, et les expériences de décharge électrique que propageait le savant abbé Nollet a polarisé pour un temps l opinion qui se ruait dans les salons parisiens. Mais les savants, poursuivant les recherches pour domestiquer la foudre établirent un rapport entre celle-ci et l électricité. Il y a deux siècles, Benjamin Franklin réalisa de nombreuses expériences (le cerf-volant restant la plus célèbre) ; il adopta le premier la notion d isolement électrique de l opérateur avec des fils de soie, et posa le principe de la mise à la terre. Cette précaution importante était bien connue de son contemporain, le professeur Richmann, membre de l Académie des sciences de Saint-Pétersbourg qui, répétant des expériences sur la foudre (celles de Franklin, Buffon, Lemonnier, de Romas et autres) avait été électrocuté, le 6 août Par temps d orage, se disposant à mesurer les décharges au moyen d un électromètre «n étant plus qu à un pied du conducteur, un globe de feu bleuâtre, gros comme le poing, vint le frapper au front et l étendit mort». On peut le considérer comme étant le premier exemple, attesté scientifiquement, d accident électrique. Vers 1790, l anatomiste italien Galvani entra dans le domaine des réactions de l organisme animal au courant électrique avec ses expériences sur les grenouilles, et Volta, pour réfuter les conclusions du premier, construisit la première pile électrique qui marque le début de la nouvelle et grande période de l électricité. Les premières études scientifiques sur l action physiologique du courant électrique s engagèrent alors en France et les noms des chirurgiens des armées impériales Larrey et Bichat y sont attachés, tandis que le docteur Uré réalisa les premières expériences de réanimation des électrisés. La voie était ouverte à ces méthodes dont on connaît l importance aujourd hui. Des recherches sur les effets physiopathologiques du courant électrique ont été effectuées par de nombreux chercheurs ; parmi eux, il convient de citer les noms de Dalziel, Ferris, Jacobsen, Knickerbocker, Koeppen, Sam, Ozypka, Lee... Ces travaux ont porté sur des animaux vivants dont les réactions peuvent être extrapolées par rapport à celles de l homme. Des mesures de résistance ont également été effectuées sur des cadavres humains peu de temps après leur décès. Entre 1970 et 1980, le professeur autrichien Biegelmeier s est livré sur lui-même à des mesures de courant et d impédance sous des tensions allant de 10 à 220 V, entre différentes parties de son corps et dans différentes conditions d humidité. Il a ainsi effectué plus de 600 mesures qui ont permis d améliorer de façon importante nos connaissances sur les effets du courant électrique sur le corps humain. Inutile de préciser que cet homme courageux s était entouré de toutes les précautions nécessaires pour éviter tout risque d accident ; en particulier, le circuit qui l alimentait était protégé par quatre dispositifs différentiels de 30 ma en série, et son assistant disposait des moyens de réanimation nécessaires. 1.2 Normalisation En 1969, la Commission électrotechnique internationale décida d établir les seuils d apparition de danger en fonction des divers paramètres qui agissent toujours en interdépendance étroite (en particulier le courant i et le temps t avec la charge q = it ), afin notamment de permettre aux différents comités d études de fixer avec précision les règles de sécurité que devaient respecter les matériels et installations électriques. Il s agissait, en particulier, de déterminer les conditions de protection qui devaient permettre aux dispositifs à courant différentiel résiduel d assurer une protection contre les contacts directs en cas de défaillance des autres mesures de protection. Cette étude fut confiée par la CEI au groupe de travail n o 4 du Comité d études 64 Installations électriques des bâtiments. Ce groupe de travail, composé de médecins, de physiologistes, d ingénieurs de sécurité, publia dès 1974 un premier rapport portant l indice 479 et donnant une première approche des dangers du courant électrique passant par le corps humain ; cette publication reconnaissait notamment que la probabilité d apparition des accidents était très faible dans des circonstances habituelles, à des tensions inférieures ou égales à 50 V en courant alternatif à 50 Hz et à 75 V en courant continu. Ayant rassemblé toute la littérature disponible à ce sujet, le groupe de travail reprenait ses études d une façon plus approfondie et une deuxième édition de la publication 479 était publiée en deux parties, comprenant six chapitres ; ce rapport donne des informations très complètes : le rapport 479-1, sur les valeurs de l impédance électrique du corps humain, sur les effets du courant alternatif de 1,5 à 100 Hz, sur les effets du courant continu ; le rapport 479-2, sur les effets des courants de fréquence supérieure à 100 Hz, les formes d onde spéciales, les impulsions de courte durée. Le groupe de travail prépare une troisième édition du rapport 479 tenant compte, d une part, des plus récentes expériences du professeur Biegelmeier sur lui-même et, d autre part, de nouvelles mesures effectuées sur des animaux ; la première partie Aspects généraux étant publiée. Nota : pour les réglementations, les normes et les organismes, le lecteur se reportera à la fiche documentaire [Doc. D 5 100] Pour en savoir plus. 1.3 Statistiques d accidents électriques Il n existe pas, en France, de structure nationale permettant l établissement d une statistique exhaustive sur l origine des accidents. Des éléments partiels sont cependant disponibles auprès des divers organismes intéressés, susceptibles de donner une représentation assez cohérente ; la principale difficulté est, toutefois, de discerner les causes premières de ces accidents qui, sauf cas particuliers, ne sont pas connues avec suffisamment de précisions, et peuvent également faire l objet d interprétations diverses. Exemples Prenons le cas d une chute d échelle causée par un choc électrique : le décès éventuel sera classé sous la rubrique «chutes». Nombreux sont les incendies réputés provenir d un court-circuit ; ce qui est certain, c est que, en cas de feu, des courts-circuits se produisent ; sont-ils survenus avant ou après le départ du feu? cela reste à discerner Statistiques de l INSERM L INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale) recense la plupart des cas mortels. Le tableau A en [Doc. D 5 100] en récapitule les données Statistiques de l INRS Ces statistiques de l INRS (Institut national de recherche et de sécurité) couvrent le domaine général des accidents du travail. Le tableau B en [Doc. D 5 100] en récapitule les données. L analyse d une centaine d accidents sur des installations à basse tension, sur une quinzaine d années, montre la répartition qui suit (INRS ES 325). Techniques de l Ingénieur, traité Génie électrique D

4 PRÉVENTION DES ACCIDENTS ÉLECTRIQUES Emplacement Ateliers % Autres % Chantiers % Non précisés % La majorité des accidents a lieu sur des emplacements autres que les chantiers. Ce résultat n est pas surprenant puisque ces accidents ne tiennent pas compte de ceux survenant avec des lignes aériennes des domaines à basse tension (BT) ou à haute tension (HT), qui sont très fréquents sur les chantiers. Matériel en cause Canalisations % Armoires, coffrets, prises Machines % de courant % Nature du travail Installation, modification, Autres travaux... 1 % rénovation % Travaux d ordre non Dépannage % électrique % Nettoyage... 2 % Non précisé... 2 % On constate que les accidents surviennent, dans la majorité des cas, au cours de dépannages et, souvent, au cours de travaux d ordre non électrique. Qualification du personnel accidenté Qualification suffisante % Qualification sans rapport Qualification insuffisante % avec l accident % Les victimes ont dans leur majorité une qualification suffisante pour les travaux qui leur ont été fixés. Conséquences de l accident Décès % Chocs électriques % Brûlures % Nature du contact Contact direct % Court-circuit % Contact indirect % Non précisé... 5 % On constate donc que : près de la moitié des accidents est due à des contacts avec des conducteurs ou pièces nues sous tension ; 20 % le sont par suite de défaut d isolement ; le tiers à la suite d un court-circuit au cours de travaux. En excluant les défauts d isolement et en localisant les matériels sur lesquels ont eu lieu les autres accidents, on trouve que plus de la moitié des accidents surviennent lors d interventions dans des armoires et dans des coffrets (42 %) ou sur de l appareillage (28 %), 10 % se produisant avec des canalisations. Travaux sous tension Nécessaires % D ordre non électrique.. 30 % Non nécessaires % Non précisé... 5 % On voit que près de la moitié des accidents est survenue lors de travaux où il n était pas nécessaire de laisser les installations correspondantes sous tension. Parmi ces derniers, la victime était suffisamment qualifiée dans plus de la moitié des cas. Sur la centaine d accidents analysés précédemment, on s aperçoit, par ailleurs, que la proportion des principaux facteurs déterminants est la suivante : Installations Travail mal organisé % défectueuses % Ignorance du risque... 5 % Matériel défectueux... 4 % Fausse manœuvre... 2 % Matériel inadapté... 3 % Mouvement inopiné... 1 % Opérateur non qualifié % Non précisé... 7 % Les causes prépondérantes des accidents sont par conséquent, dans l ordre d importance, la mauvaise organisation du travail, les installations défectueuses et la non-qualification des intervenants. Si on intègre cette non-qualification dans l organisation du travail, on constate que cette dernière est, à elle seule, la cause de la moitié des accidents Statistiques de l OPPBTP L OPPBTP (Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics), qui joue le rôle de conseil en matière d hygiène, de sécurité et des conditions du travail pour ces professions, tient à jour des statistiques précisant les causes des accidents de toute nature. Le tableau E en [Doc. D 5 100] résume la situation pour plusieurs années. L électricité représente 7 à 10 % des décès immédiats rapportés à la totalité des accidents du BTP, sa gravité est nettement plus élevée, puisque les décès représentent 35 à 56 % des seuls accidents de cette nature. Le tableau D en [Doc. D 5 100] donne l analyse des causes pour ces mêmes années. Les précisions de ces statistiques sont intéressantes en raison des actions de prévention spécifiques qu elles induisent. Pour mieux situer la place particulière du BTP dans l ensemble des activités salariées, d une part, et celle de l électricité, d autre part, il suffit de rappeler que, aux termes d une enquête de l OPPBTP datant de 1989, le BTP représente 21 % des accidents avec arrêt de travail et 33 % des accidents mortels, tandis que l électricité, si elle est la cause de 0,2 % des arrêts de travail en général, et de 0,3 % dans le BTP, voit sa contribution s élever, pour les accidents mortels, à 3,2 % dans le cas général et à 8,3 % dans le BTP. Le BTP représentant les deux tiers des décès dus à l électricité par rapport au cas général, on comprend qu il reçoive la priorité des préoccupations, dans cet article. 2. Nature et importance des accidents d origine électrique 2.1 Terminologie Il convient de rappeler d abord la terminologie propre aux accidents d origine électrique. L électrisation désigne tout accident électrique, mortel ou non. Elle peut se traduire par une simple commotion, qui peut ne pas avoir de suite, ou, à l opposé, par un état de fibrillation ventriculaire, entraînant la mort. L électrocution est un accident mortel, dû à l électricité. La fibrillation ventriculaire qui peut suivre l électrisation est un état transitoire de l organisme, dit état de mort apparente, qui correspond à un rythme de fonctionnement anarchique du cœur sous l effet du passage d un courant électrique de faible intensité (de l ordre de quelques dizaines de milliampères (figure 1). Ce régime cardiaque perturbé du cœur peut se prolonger et l arrêt définitif du cœur se produire s il n y a pas d intervention extérieure de réanimation (ventilation artificielle, massage cardiaque) permettant le maintien de la survie en attendant l arrivée des secours médicalisés d urgence. D Techniques de l Ingénieur, traité Génie électrique

5 PRÉVENTION DES ACCIDENTS ÉLECTRIQUES soit d après le domaine d activité dans lequel ils surviennent (ou l environnement dans lequel ils se produisent) ; ces domaines sont par exemple : le milieu domestique : les prises de courant, cordons et fiches, appareils électroménagers, bricolage..., les loisirs : contacts avec des lignes aériennes par cannes à pêche, mâts de bateaux, antennes télescopiques de caravanes, escalade de supports..., le travail : outillage électrique, réparations, baladeuses, contact des lignes aériennes avec échelles, échafaudages, engins de toute nature, le milieu agricole : prolongateurs, engins d arrosage..., le milieu médical, hospitalier... : les accidents dits «iatrogéniques», l électricité statique, la foudre..., les incendies, les explosions dus à des incidents électriques. 2.3 Sensibilité au courant électrique L analyse des conditions physiopathologiques a amené à distinguer différentes courbes temps-courant délimitant des zones de sensibilité et de probabilité de survenance de certains effets. C est à partir de ces caractéristiques que les principes de protection des personnes ont été établis. Nota : on se reportera, pour le détail, à l article Installations électriques. Caractéristiques générales des installations [1]. Un certain nombre de paramètres influent sur la sensibilité et les effets du passage du courant dans le corps humain ; ce sont les caractères propres à l individu, la nature et la durée du passage du courant et les conditions de contact Caractères propres à l individu Toutes choses étant égales par ailleurs, les effets de passage du courant dépendent : de l âge de la personne ; de son poids ; de son sexe ; de ses caractéristiques physiologiques personnelles Nature et durée du passage du courant Figure 1 Fibrillation ventriculaire (d après le Dr Folliot) Les effets dépendent : de la nature du courant : alternatif, continu lisse, continu ondulé, pulsé... ; de la forme d onde : sinusoïdale, redressé en simple ou double alternance, sinusoïdale avec contrôle de l angle de phase, rectangulaire, etc. ; de la durée de passage ; du début du passage par rapport au rythme cardiaque (figure 1) ; de la position des polarités, en continu (mains ou pieds par exemple). 2.2 Classement On peut classer les accidents d origine électrique : soit d après leurs actions ( 2.4) ; soit d après la nature du contact [contact direct, indirect, etc. ( 3.1)] ; Conditions de contact Les effets dépendent également : de la surface de corps en contact (électrodes) ; des conditions de ce contact : peau sèche, humide, mouillée ; pression, température, etc. ; du trajet parcouru par le courant, qui varie avec la position des points d entrée et de sortie. Techniques de l Ingénieur, traité Génie électrique D

6 PRÉVENTION DES ACCIDENTS ÉLECTRIQUES On définit un facteur de risque pour le cœur, dit facteur de courant de cœur par le rapport du courant I ref (passant par le cœur pour un trajet de référence allant de la main gauche aux deux pieds), au courant I n pour un trajet donné (tableau 1). (0) Tableau 1 Facteurs de courant de cœur pour différents trajets du courant Main gauche au pied gauche, droit, ou aux deux... 1 Deux mains aux deux pieds... 1 Main gauche à la main droite... 0,4 Main droite au pied gauche, droit, ou aux deux... 0,8 Dos à la main droite... 0,3 Dos à la main gauche... 0,7 Poitrine à la main gauche... 1,5 Poitrine à la main droite... 1,3 Siège à la main gauche, droite ou aux deux... 0,7 2.4 Actions physiopathologiques du courant électrique Actions physiologiques et pathologiques Les actions physiopathologiques du courant électrique ont été décrites dans les publications CEI et Elles peuvent, très sommairement, être résumées par la figure 2 établie pour les courants alternatifs de fréquences 15 à 100 Hz ; des courbes similaires existent pour le courant continu. La figure 2 appelle quelques commentaires pouvant se réduire aux points de repères suivants : de 0,5 à 2 ma : seuil de perception sans douleur ; de 3 à 5 ma : début de sensation douloureuse, ou désagréable ; de 5 à 8 ma : effet de choc, risque de contraction réflexe (chute...) ; 10 ma : seuil dit le non-lâcher, crispation des muscles de la main, sans possibilité de lâcher volontaire ; 15 ma (plus de 2 s) : début de risques cardiaques réversibles ; 30 ma : risque d asphyxie si non-rupture, par contraction des muscles commandant la respiration ; 50 ma : risque de déclenchement de la fibrillation suivant le temps de passage Actions cliniques L action du courant électrique, selon les paramètres décrits ci-avant et également en fonction de la tension, peut entraîner les conséquences suivantes : secousse, choc électrique, avec retour apparent à l état antérieur (mais l examen est nécessaire pour déterminer des suites éventuelles) ; asphyxie (pouvant être mortelle) ; fibrillation ventriculaire (mortelle le cas échéant) ; brûlures (mortelles suivant gravité, surtout en haute tension). Les suites peuvent être diverses : cardio-vasculaires (tachycardie, lésions vasculaires...) ; neurologiques (pertes de conscience, de force musculaire...) ; sensorielles (troubles de la vision, de l audition...) ; rénales (insuffisance) ; pour les brûlures par arc : dermiques, oculaires (coup d arc), électrothermiques profondes, thromboses, œdèmes, nécroses, etc. Figure 2 Zones temps-courant en tension alternative de fréquences 15 à 100 Hz (CEI 479-1) 2.5 Impédance électrique du corps humain L impédance présentée par un corps humain au passage du courant dépend en dehors des caractères propres à chaque personne ( 2.3.1), d une part, de la tension (en raison de la D Techniques de l Ingénieur, traité Génie électrique

7 PRÉVENTION DES ACCIDENTS ÉLECTRIQUES résistance de la peau, qui s annule au-delà d un certain seuil) et, d autre part, des conditions d environnement, susceptibles de réduire cette résistance : la présence d eau, en particulier, et la résistance des sols et des parois avec lesquels les personnes sont en contact et par l intermédiaire desquels la boucle de défaut (trajet total du passage de courant entre le générateur et la personne) se ferme. On se reportera, pour davantage de développements, à l article référencé [1]. Généralement, on estime qu il y a trois situations caractéristiques d environnement : la situation normale, correspondant aux emplacements secs ou humides, la peau étant sèche (en tenant compte de la présence éventuelle de sueur), le sol présentant une résistance importante (1 000 Ω au moins) ; la situation particulière, les personnes se trouvant exposées à des conditions particulières d humidité, par exemple dans les locaux mouillés, la peau étant mouillée et le sol présentant une résistance faible (de l ordre de 200 Ω) ; la situation immergée, lors de laquelle on ne peut plus compter sur la résistance de la peau et du sol. Ces trois situations caractéristiques se traduisent par des conditions de temps de coupure du courant, par les dispositifs de protection (pour les deux premières) ou par des mesures de sécurité particulières telles que la très basse tension de sécurité limitée à 12 V (pour la troisième). 2.6 Classement des installations en fonction de la tension Selon la valeur nominale de la tension (valeur efficace dans le cas du courant alternatif), les installations sont classées, par les différentes réglementations applicables, en trois domaines de tension. Les normes subdivisent en plus la basse et la haute tensions en deux sous-catégories chacune, se traduisent essentiellement par des différences mineures dans les règles d installation, notamment dans les distances à respecter dans les locaux ou emplacements de service électrique, ainsi que par des procédures différentes dans les opérations [1]. 3. Mesures de protection 3.1 Principes. Définitions Les différentes protections susceptibles d être mises en œuvre répondent aux impératifs suivants : soit empêcher le contact avec une partie sous tension ; soit rendre ce contact non dangereux. Les parties sous tension auxquelles il est fait référence sont : soit des parties conductrices destinées à être normalement sous tension (conducteurs, bornes, etc.), dites parties actives ; soit les parties conductrices des matériels électriques non normalement sous tension, mais susceptibles de le devenir en cas de défaut d isolement par exemple, et dites masses. Les contacts peuvent être de deux pays : avec des parties actives nues : contacts directs ; avec des masses mises sous tension à la suite d un défaut d isolement : contacts indirects. Pour qu un contact dangereux survienne et que le corps soit parcouru par un courant, il faut qu il soit soumis à une différence de potentiel. Cela peut être : soit un contact simultané avec des conducteurs à potentiels différents ; soit un contact simultané entre un conducteur sous tension ou une masse en défaut et le potentiel de la terre (sol ou élément conducteur au potentiel de la terre ou à un potentiel voisin). 3.2 Méthodologie Les mesures de protection peuvent être classées en mesures passives et mesures actives Mesures passives Les mesures dites passives (ne faisant pas intervenir la coupure du courant) sont subdivisées en trois groupes. (a) Rendre la possibilité de contact avec une partie active hautement improbable, par : (a1) éloignement : cas des lignes à très haute tension ; (a2) obstacle : enveloppe, écran devant un bornier, porte d armoire électrique, barrière ou rambarde devant un châssis d appareillage ; (a3) isolation : câble souple, interrupteur domestique... Nota : ces obstacles soit présentent des ouvertures suffisamment petites pour empêcher un contact avec une partie active ( ), soit sont destinés à empêcher un contact volontaire (en particulier pour du personnel averti). (b) Rendre non dangereux le contact avec une partie active ou une masse, par : (b1) très basse tension de sécurité (TBTS) ou de protection (TBTP) limitée à 25 V pour les contacts directs et à 50 V pour les contacts indirects ; (b2) séparation électrique, empêchant le retour par la terre, pour appareils de classe 0 par exemple ( 3.4.2). (c) Rendre non dangereux le contact entre une masse et le sol ou entre deux masses à des potentiels différents, par des liaisons équipotentielles : principales ou locales en basse tension ; généralisées en haute tension en y incluant le sol ou l emplacement de stationnement des personnes Mesures actives Les mesures dites actives assurent la coupure du courant en un temps suffisamment court pour que des effets physiopathologiques inacceptables ne puissent se produire. Elles font appel à des appareils de protection qui détectent et agissent : en cas de surélévation du courant normal (surintensité) : coupecircuit à fusibles, disjoncteurs... ; en cas de dérivation d une partie du courant par la terre ou les conducteurs de protection : dispositifs à courant différentiel résiduel (dits différentiels ) Application des mesures La protection contre les contacts directs est généralement assurée par les mesures passives (a) et (b1). La protection contre les contacts indirects est assurée par les mesures passives (b) et (c) et les mesures actives. Leur utilisation en fonction des domaines de tension est la suivante : très basse tension : mesure passive du type (b1) ; basse tension : mesures passives (a), (b2), (c) ou actives ; haute tension : mesures passives (a) ou (c) car, dans ce domaine, les mesures actives sont hors de question, la coupure ne pouvant être assurée en un temps suffisamment court. Techniques de l Ingénieur, traité Génie électrique D

8 PRÉVENTION DES ACCIDENTS ÉLECTRIQUES 3.3 Conception des installations Les règles (normes) des installations électriques, quelles que soient leurs tensions [basse tension (NF C ), haute tension (NF C , )...] ont pour principes fondamentaux que leur respect «est destiné à assurer la sécurité des personnes, des animaux domestiques ou d élevage et des biens, contre les dangers et dommages pouvant résulter de l utilisation des installations électriques dans les conditions qui peuvent raisonnablement être prévues». Si, toutefois, ce respect strict peut assurer l intégrité de la sécurité des biens et des personnes du point du vue exploitation courante des installations (cas du présent paragraphe 3), d autres éléments sont à prendre en compte pour ce qui est de l entretien, du dépannage, des circonstances autres que celles de l exploitation courante ( 4). Trop souvent, en effet, les préoccupations de coût minimal lors de l investissement font l impasse sur ces éléments ; il s ensuit soit une exploitation déficiente, soit des dépassements obligés des niveaux de sécurité admissibles, tant pour les matériels que pour le personnel. À la limite, ce dernier peut être amené à travailler dans des situations hasardeuses, par exemple sous tension, dans des conditions que l on aurait pu éviter par une conception intégrant les facteurs suivants (que les normes ne prennent pas en charge) : un schéma bien pensé, disposant de suffisamment de dispositifs de sectionnement pour travailler hors tension sur une partie limitée de l installation, sans en perturber inutilement d autres ; une accessibilité de l appareillage (tant pour la manœuvre que pour l entretien) et des matériels d utilisation (changement des lampes d un luminaire, par exemple, sans avoir recours à des engins particuliers); un éclairage suffisant, naturel et artificiel, normal et de secours ; une disposition auto-explicative de l appareillage, accompagnée d étiquettes, de plaques indicatrices claires dont le libellé correspond à l usage, de schémas ou de synoptiques, un repérage des circuits et borniers, des consignes d exploitation affichées, en un mot une recherche ergonomique menée en essayant, autant que faire se peut, de se mettre à la place d une personne n ayant participé ni à la conception, ni à la réalisation, conditions dans lesquelles le non-dit connu complète une partie de la réalité perçue par un tiers. L application de ces dispositions facilite, par ailleurs, un éventuel travail sous tension. Nota : pour plus de détails, on se reportera à l article [5]. 2 e lettre : situation des masses de l installation par rapport à la lettre : T : masses reliées directement à une prise de terre électriquement indépendante de celle de l alimentation ; N : masses reliées directement au point de l alimentation mis à la terre, soit par un conducteur commun avec le neutre (troisième lettre C), soit par un conducteur distinct de celui du neutre (troisième lettre S). En courant alternatif, le point de l alimentation mis à la terre est généralement le neutre, s il est accessible, ou, dans le cas contraire, une phase. Les schémas ont une importance majeure dans la détermination des conditions de protection contre les contacts indirects, basées sur la mise à la terre des masses associée à un dispositif automatique de coupure. Ces conditions tiennent compte [2] : de l utilisation de matériels de classe I ( ) mis à la terre au moyen d un conducteur de protection ; de la valeur du courant de défaut I d circulant dans la boucle de défaut ; de la probabilité qu un défaut se manifeste dans l installation fixe, en l absence d un contact d une personne avec la masse en défaut ; la durée maximale d élimination du défaut est : fonction de la tension nominale et du régime du neutre [2] pour la partie utilisation, comportant des matériels tenus à la main ou susceptibles d être fréquemment manœuvrés ; de 5 s au plus, pour la partie distribution, dont les matériels fixes sont moins souvent utilisés ou soumis à sollicitations. Ce qui précède est valable principalement pour la basse tension. Pour la haute tension, une notation complémentaire prend en compte le genre de liaison des masses du poste qui intervient notamment pour la protection contre les surtensions [4]. 3.4 Protections par l installation Outre les mesures passives ( 3.2.1), les mesures actives se réfèrent à ce qu il est convenu d appeler schémas des liaisons à la terre, encore dénommés régimes du neutre, c est-à-dire les situations respectives du point neutre des transformateurs HT/BT, des masses et du conducteur neutre des installations [2] Régimes du neutre Les différents schémas de distribution en basse tension (figure 3) sont codifiés par les lettres suivantes : 1 re lettre : situation de l alimentation par rapport à la terre : T : liaison directe d un point de l alimentation avec la terre, I : isolation de toutes les parties actives par rapport à la terre, ou liaison d un point de l alimentation à la terre à travers une impédance ; Figure 3 Régimes du neutre D Techniques de l Ingénieur, traité Génie électrique

9 PRÉVENTION DES ACCIDENTS ÉLECTRIQUES Classification des matériels Classes des matériels Les matériels sont répertoriés, du point de vue de la protection contre les contacts indirects, en quatre classes, dont la numérotation n implique aucune hiérarchie de valeur. Classe 0 : matériels sans borne de terre, avec une isolation principale, la sécurité reposant sur l environnement (potentiel de la terre absent, sol et parois isolants). Classe I : matériels ayant une borne destinée à être reliée à un conducteur de protection, ayant une isolation principale, la sécurité étant assurée par un dispositif de coupure associé. Classe II : matériels comportant, en plus de l isolation principale, une isolation supplémentaire, ou ayant une isolation renforcée ; sans borne de terre. Leur protection repose sur le fait qu un défaut interne ne provoque aucune manifestation extérieure, la sécurité restant assurée, même en cas de non-fonctionnement. Classe III : matériels destinés à être utilisés seulement avec une alimentation à très basse tension de sécurité ou de protection (TBTS ou TBTP) sans borne de terre ; leur isolation principale correspond à la tension d emploi. Sur le plan du principe général, on remarque que la sécurité est assurée par deux mesures complémentaires (tableau 2). Les classes s appliquent, en général, aux matériels électriques à basse tension. Certains matériels, toutefois, n entrent pas dans cette classification mais, sous certaines conditions de composition ou d emploi, peuvent être réputés identiques à l une des classes citées : les câbles, à isolement V, sans armure métallique sont assimilés à la classe II ; le petit appareillage (interrupteurs, etc.) est assimilé aux conditions d emploi de la classe II. Il faut noter que la classe 0 est en voie de disparition ; depuis 1991, la possibilité de l utiliser dans les locaux secs et non conducteurs des immeubles d habitation a été annulée, reposant plus sur une fiction que sur une réalité Indices de protection Il existe une classification s appliquant aux enveloppes des matériels, correspondant à différents niveaux de protection contre les influences externes (pénétration d éléments solides, de liquides, protection contre les chocs mécaniques). Les paramètres caractérisent des essais pour chaque niveau et sont repérés par des chiffres dits indices de protection IP [2] [3]. Nota : la protection contre l entrée d un doigt humain (niveau minimal de protection contre les contacts directs) correspond à l indice IP2x, celle empêchant la pénétration de gouttes d eau tombant verticalement est référencée IPx1 (le signe x marque la place de l indice manquant). Il existe également un troisième chiffre (résistance aux chocs mécaniques), mais il est strictement français et non reconnu internationalement. Il n a qu une valeur indicative. Cette classification est basée sur la norme NF C Dispositifs de protection L utilisation des différents dispositifs de protection disponibles sur le marché pour assurer la protection contre les contacts indirects, dans les temps prescrits pour l élimination des défauts, nécessite la connaissance du courant de défaut I d susceptible de se produire à un endroit déterminé. En toute première approximation, et seulement pour avoir l ordre de grandeur de ce courant, on peut simplifier la représentation de la boucle de défaut par les schémas de la figure 4, avec les notations suivantes et, pour fixer les idées, quelques valeurs. R A résistance de la prise de terre des masses (= 10 Ω) ; R B résistance de la prise de terre du neutre (= 2 Ω) ; Z i impédance insérée dans la mise à la terre du neutre (= Ω) ; Z L impédance du circuit (= 0,1 Ω) ; Z PE ou Z PEN impédance du conducteur de protection ou du conducteur neutre et de protection confondus (= 0,1 Ω) ; Z S impédance de la source (= 0,01 Ω). (0) Tableau 2 Protection des personnes contre les chocs électriques Stade Classe de matériel de protection 0 I II III premier Isolation principale Isolation principale Isolation principale Tension inférieure à 50 V deuxième Isolation par le sol (local sec et non conducteur) Mise à la terre et dispositif de coupure associé Isolation supplémentaire ou renforcée Alimentation de sécurité Techniques de l Ingénieur, traité Génie électrique D

10 PRÉVENTION DES ACCIDENTS ÉLECTRIQUES On a alors, avec U 0 = 220 V tension simple : 220 en schéma TT I d = ,01 + 0, = 18,2 A en schéma TN 220 I d = ,01 + 0,1 + 0,1 = A en schéma IT 220 I d = = 0,22 A 0,01 + 0,1 + 0, ou une valeur très voisine si le retour se fait par la terre. On voit aisément que, seul, le schéma TN peut utiliser comme dispositifs de protection des matériels tels que les fusibles ou les disjoncteurs à relais électromagnétiques ou, dans certains cas, électrothermiques. Pour le schéma TT, seul un dispositif différentiel peut être mis en place. Pour le schéma IT, selon que les masses de l installation sont interconnectées avec la prise de terre du neutre ou utilisent une prise distincte, on se réfère aux conditions TN dans le premier cas, TT dans le second. 3.5 Appareils de protection à courant différentiel résiduel Ces appareils sont basés sur un système détecteur constitué d un tore magnétique sur lequel sont enroulés autant de bobinages que de pôles de l appareil, le sens des courants induisant des champs magnétiques assurant une somme vectorielle nulle en l absence de défaut d isolement dans le circuit qu ils contrôlent [2]. Un enroulement de détection, avec un système d amplification, agit sur le mécanisme d ouverture en cas de déséquilibre excédant un certain seuil. Ces appareils peuvent être : soit des interrupteurs différentiels, s ils ne sont munis que de cette fonction ; soit des disjoncteurs différentiels, si, en outre, ils sont équipés de relais électromagnétiques ou électrothermiques, ou des deux. Leur sensibilité (seuil de fonctionnement) peut être de trois niveaux : haute sensibilité : seuil de 6 à 10 ou à 30 ma ; moyenne sensibilité : 100 à 300 ma ; normaux : 500 ma et au-dessus. Les appareils à haute sensibilité sont à fonctionnement non retardé. Les appareils à sensibilité moyenne et normale peuvent avoir un léger retardement intentionnel. Dits sélectifs du type S, ils sont susceptibles, si leurs caractéristiques sont coordonnées avec celles d autres dispositifs situés en amont, de déclencher avant ces derniers (sélectivité verticale). Étant donné leur rapidité d action et leur haute sensibilité, les appareils ayant un seuil de 30 ma dits DDHS (dispositifs différentiels à haute sensibilité) sont très largement utilisés pour parer aux risques d accidents électriques dans les situations particulières suivantes : les appareils mobiles (à ce titre, tous les circuits de prises de courant, de courant assigné au plus égal à 32 A, sont maintenant protégés par ces matériels) ; les circuits alimentant les salles d eau des logements (à l exception des chauffe-eau électriques non instantanés reliés équipotentiellement aux canalisations d eau) ; les circuits alimentant de l éclairage ou des prises de courant à l extérieur ; les chantiers de construction (pour les appareils mobiles ou portatifs). Il est également admis que les dispositifs à haute sensibilité peuvent apporter une protection complémentaire contre les contacts directs. Figure 4 Boucles de défaut Enfin, ils sont utilisés comme mesure temporaire de protection dans le cas des installations anciennes de logements dépourvus de prise de terre et de conducteur de protection. 3.6 Appareils mobiles en basse tension Généralités Les appareils mobiles sont ceux qui peuvent être déplacés pendant leur fonctionnement, tout en restant reliés à leur circuit d alimentation. Les appareils portatifs sont ceux qui sont prévus pour être tenus à la main en usage normal. La différence essentielle de ces appareils par rapport aux matériels fixes est la probabilité qu un défaut électrique survienne pendant leur utilisation, étant soit tenus à la main, soit en contact avec la main. Comme, en général, ils sont, de plus, munis de canalisations souples sur lesquelles de nombreuses contraintes sont susceptibles d être exercées (traction, choc, écrasement, abrasion, torsion, etc.), il n est pas étonnant que la proportion d accidents survenant lors de leur utilisation soit plus élevée que celle relative aux matériels fixes. Ces appareils mobiles sont, en majorité, des outils portatifs (perceuses, scies, fers à souder, cisailles, etc.), des lampes baladeuses et des appareils de mesure. Les conditions de sécurité d ordre général sont de deux natures. Le choix de la classe des appareils et de leurs dispositifs de protection ou d alimentation associés. Le bon état apparent des matériels, y compris leurs canalisations. Pour ces dernières, on portera une attention particulière aux points suivants. Le câble souple, qui alimente les outils portatifs et les lampes baladeuses, doit comporter une gaine en élastomère enrobant tous les conducteurs, y compris, lorsque l appareil est de classe I, le conducteur de protection de l appareil. Cette gaine doit être maintenue en parfait état jusqu à, et y compris, l entrée dans les fiches et appareils où elle est serrée par un dispositif d arrêt de traction. Les organes de contact des conducteurs de protection doivent être réalisés de façon qu ils ne puissent être mis en contact avec un conducteur actif lors d une manœuvre de connexion et que la liaison qu ils établissent soit assurée avant celle des conducteurs actifs et rompue seulement après la séparation desdits organes de contact, et qu un même principe subsiste dans la disposition interne de la filerie en cas de rupture par traction sur le câble. Les dispositifs de protection ou d alimentation sont : pour les appareils de classe I : un disjoncteur différentiel à haute sensibilité (la fonction disjoncteur assure également la protection en cas de court-circuit ou de surcharge), un transformateur de séparation (conforme à NF C NF EN 60742) ou un groupe moteur-générateur de caractéristiques équivalentes ; D Techniques de l Ingénieur, traité Génie électrique

11 PRÉVENTION DES ACCIDENTS ÉLECTRIQUES pour les appareils de classe II : un disjoncteur différentiel à haute sensibilité (protection contre les risques de contact direct en cas d avarie du matériel ou du câble) ; pour les appareils de classe III : un transformateur de sécurité (conforme à NF C ) avec une très basse tension limitée à 50 V (cas général) ou à 25 V (emplacements mouillés ou exigus) pour la TBTS, à 25 et 12 V pour la TBTP (dont un point, généralement le point milieu, est mis à la terre pour des raisons fonctionnelles) Outils portatifs Les conditions d utilisation des matériels sont résumées tableau 3. Les outils électriques portatifs doivent être conformes aux normes NF C , NF C , NF C , NF C et Lampes baladeuses Il s agit ici d un type particulier d appareil d éclairage mobile, portatif, largement utilisé, et particulièrement exposé aux chutes, chocs, et autres risques. Il ne sera fait état, ici, que des baladeuses à usage professionnel (il existe des modèles dits à usage domestique, de construction plus légère, non autorisés par le code du Travail). Les baladeuses existent en deux modèles (à lampe à incandescence et à lampe fluorescente). Elles doivent être du type non démontable (au sens de NF C EN ), d un degré de protection minimal IP 45 (double symbole de la goutte dans un triangle) correspondant à l étanchéité à la lance, ou IP 47, étanches à l immersion (symbole : 2 gouttes) [2] [3]. (0) Tableau 3 Choix et branchement des outils portatifs à main à moteur électrique en fonction du lieu de travail et des caractéristiques de l installation électrique (extrait de la fiche OPPBTP G4 F 02 89) Caractéristiques de l installation électrique Définition du lieu de travail 1 er cas : enceintes conductrices exiguës Exemples : cuves chaudières vides sanitaires Très basse tension de sécurité (TBTS) ou Très basse tension de protection (TBTP) TBTS 25 V TBTP 12 V Outil de classe III Basse tension A - 127/ /380 - (quel que soit le régime du neutre) Dans chaque cas les solutions sont indiquées dans l ordre de sécurité décroissante. Cas général des installations fixes ne comportant pas, en amont du point de branchement, un dispositif différentiel de coupure à haute sensibilité Cas particulier des installations de chantier comportant, en amont du point de branchement, un dispositif différentiel de coupure à haute sensibilité 1, 2, 3 ci-contre 2 e cas : locaux ou emplacements mouillés Exemples : emplacements extérieurs chantiers de construction TBTS 25 V TBTP 12 V Outil de classe III 1, 2, 3 ci-dessus, ou à défaut 1, 2, 3, ci-dessus, 4, 5 ci-contre, ou à défaut. 3 e cas : autres locaux Exemples : locaux secs à usage industriel, domestique, administratif ou commercial TBTS 50 V TBTP 25 V Outil de classe III 1, 2, 3, 4, 5 ci-dessus (avec les tensions limites ci-contre si la source d alimentation très basse tension est une source de sécurité 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 ci-dessus (avec les tensions limites ci-contre si la source d alimentation très basse tension est une source de sécurité Nota : les conducteurs électriques représentés sur les schémas doivent appartenir à des câbles électriques effectivement liés de façon permanente à l outil. Si cela n est pas le cas, les câbles (rallonges, enrouleurs...) doivent obligatoirement comporter un conducteur de protection (câbles à 3 conducteurs P + N + T). Techniques de l Ingénieur, traité Génie électrique D

12 PRÉVENTION DES ACCIDENTS ÉLECTRIQUES La figure 5 schématise les caractéristiques essentielles d une baladeuse à usage professionnel à lampe à incandescence. Il existe également des baladeuses pour atmosphères explosibles (NF C et suivantes) qui sont à utiliser dans les locaux servant à fabriquer, entreposer, utiliser des matières susceptibles de former, avec l air, des mélanges détonants (peintures, solvants, essence, etc.). Les baladeuses sont toutes de classe II ou III en basse tension ; les cordons d alimentation, de caractéristiques au moins égales à celle du câble H 05 RN-F, sont fixés à demeure et ne peuvent être démontés sans mettre la baladeuse hors d usage Appareils de mesure Ces appareils présentent, lorsqu ils sont conçus et réalisés de façon à intégrer la sécurité de l utilisateur, toutes garanties de sécurité pour leur emploi ; il faut cependant veiller à ce qu ils soient correctement installés (plan dur et stable, accès facile au cadran de lecture). Les appareils de mesure portatifs doivent être parfaitement isolés. Ils ne doivent pas faire courir de risques à l utilisateur, même en cas d erreur de branchement ou de mauvais choix de gamme de mesure. Ils peuvent comporter, à cette fin, et de même que pour leur autoprotection, des fusibles à haut pouvoir de coupure, voire de petits disjoncteurs. Les bornes doivent être entièrement isolées, largement dimensionnées, et comporter des douilles pour l insertion de fiches. Elles doivent être conformes aux normes NF C EN , et EN Les cordons de mesure faisant partie intégrante ou non des appareils de mesure portatifs doivent être tenus en parfait état. L état de leur isolation doit être vérifié avant chaque utilisation. Ils seront correctement disposés et de couleurs différenciées pour éviter les erreurs et ne pas provoquer de courts-circuits. Les parties conductrices non protégées de pointes de touche ou des griffes destinées à être accrochées sur des âmes conductrices ou sur des bornes doivent être réduites au strict minimum. Les pinces crocodile doivent être d un modèle isolé. Les fiches banane, les pinces crocodile, les dispositifs de raccordement ou d enfichage rapide, les boutons de réglage de potentiomètres sur les appareils de mesure ne doivent pas comporter de vis pointeau sous tension directement accessible à l opérateur. L utilisation de connexions enroulées sur tiges filetées des bornes d appareils de mesure ou d autres appareils est interdite. Les lampes témoins constituées d une lampe, avec douille et enveloppe protectrice éventuelle sont formellement interdites. 3.7 Mesures particulières À l exception des chantiers en général ( 3.8), certains emplacements de travail ou matériels, doivent faire l objet de mesures particulières. Ce sont les postes de soudure, les enceintes conductrices exiguës, les chantiers souterrains et les lignes de tir électrique Postes de soudure Ce sont en général des postes de soudure électrique (le cas des postes oxyacétyléniques ou d oxycoupage n est pas abordé ici). Les postes de soudure électrique sont équipés de régleurs de tension, appareils ou dispositifs intégrés, réduisant la tension à une valeur inférieure à 25 V dès que le soudeur relève la pince porteélectrode. Le circuit de retour entre la pièce à souder et le poste de soudure doit être réalisé par des conducteurs de section suffisante en bon état, la pince de connexion au conducteur de retour étant située le plus près possible du point de soudage (cela pour éviter la circulation de courants dans les conducteurs de protection des installations existantes qui risquent d être détériorés). Le porteélectrode sera d un modèle assurant une bonne isolation de la main Enceintes conductrices exiguës Il s agit des locaux ou emplacements de travail dont les parois sont essentiellement constituées de parties métalliques ou conductrices, à l intérieur desquels une personne peut venir en contact, sur une partie importante de son corps, avec les parties conductrices environnantes et dont l exiguïté limite les possibilités d interrompre ce contact. Les matériels électriques portatifs à main, autres que les lampes baladeuses, doivent être alimentés soit en TBTS limitée à 25 V, soit en séparation des circuits, les transformateurs de séparation ou de sécurité ou les générateurs de sécurité étant placés à l extérieur. La figure 6 illustre les dispositions admises. En ce qui concerne les baladeuses, elles sont, soit de classe III, soit de classe II équipées de lampes 24 V (si cette possibilité est prévue par le constructeur) Galeries des chantiers souterrains Figure 5 Baladeuse de sécurité à usage professionnel : principales caractéristiques (Doc. fiche OPPBTP G4 M 01 89) Dans les chantiers souterrains, le décret du 14 novembre 1988 est applicable, en règle générale. Dans les chantiers d aménagement de chutes d eau, il est, toutefois, possible de suivre une disposition du décret n o du 24 D Techniques de l Ingénieur, traité Génie électrique

13 PRÉVENTION DES ACCIDENTS ÉLECTRIQUES Seul le boutefeu doit avoir la disposition de l organe de manœuvre, qui ne doit être mis en place qu au moment du tir. Il doit avoir reçu une formation et une habilitation spécifiques. Lorsqu un matériel électrique, une ligne électrique, un émetteur d ondes électromagnétiques sont susceptibles d influencer dangereusement un circuit de tir, son fonctionnement doit être interrompu dès le début des opérations de mise en œuvre des détonateurs. En cas de menace d orage ou d orage déclaré, les opérations de chargement et de branchement des détonateurs électriques doivent être interrompues. Pour les travaux souterrains, il est recommandé d utiliser des détonateurs à haute intensité. 3.8 Chantiers extérieurs Leurs installations BT doivent répondre à la section 704 de la norme NF C Les conditions de travail sur les chantiers du bâtiment et des travaux publics soumettent le matériel électrique à des contraintes sévères [6] ; parmi les éléments susceptibles d avoir une influence marquante, il faut noter la température, l humidité, la poussière, mais aussi d autres contraintes Température Figure 6 Enceinte conductrice exiguë (Doc. fiche OPPBTP G4 F 02 89) juillet 1947 (modifié par le décret du 26 juillet 1955) qui autorise, sur demande, d appliquer le règlement général sur les mines (décret n o du 9 janvier 1976). Mais, comme il ne diffère guère de celui du 14 novembre 1988, il n y a pas de raison pratique de suivre cette voie Lignes de tir électrique Leur disposition fait l objet du décret du 27 mars Une ligne de tir doit être conçue et dimensionnée en fonction du service qu elle doit assurer, avoir une bonne résistance mécanique, des sections de conducteurs d au moins 1 mm 2, isolés entre eux ainsi que par rapport à la terre et à toute masse métallique. Les conducteurs ne doivent pas être communs avec ceux d une autre canalisation et, si l influence des courants induits est à craindre, ils doivent être câblés ou torsadés ; les raccords dénudés entre ligne de tir et détonateurs ne doivent être en contact ni avec le terrain, ni avec le matériel. L isolement doit être vérifié au moyen d un vérificateur de ligne de tir au moins une fois par semaine. L énergie utilisée pour les tirs ne peut provenir que d appareils autonomes d un type certifié, dont les caractéristiques, les conditions d emploi et d entretien excluent tout risque de raté par défaut de puissance, et faire l objet de vérifications au moins une fois par an. Elle peut aller de 15 o C à + 40 o C : si les travaux sont en général ralentis ou suspendus par grands froids, certains matériaux (caoutchouc, polychlorure de vinyle) deviennent cassants et des contraintes excessives peuvent les endommager ; il en est de même pour les températures élevées ; de plus, certains appareillages, enfermés dans des coffrets exposés au rayonnement solaire peuvent soit présenter des dysfonctionnements, soit subir des dégâts. L exposition prolongée au rayonnement ultraviolet peut, également, modifier la structure de certains matériaux de synthèse Humidité et poussière Les risques d exposition à l humidité (brouillard, condensations) et à l eau (pluie, aspersion, immersion) dépendent de l emplacement des matériels. Leur étanchéité à ces deux agents doit y faire face. Si pour les matériels, le degré de protection ( ) minimal peut être IP 44 (premier chiffre : non pénétration d un corps de 1 mm ; second chiffre : protection contre les projections d eau), on peut être amené à retenir IP 54 (pénétration, sans conséquences majeures de poussière), voire I P 64 (non pénétration), le second chiffre restant 4. Les matériels à risque d immersion doivent avoir comme indice au moins IP x7. Les câbles utilisés sont, en général : des câbles souples H 07 HR-F pour les matériels mobiles ou portatifs ; des câbles rigides U 1000 R 02 V pour les installations fixes Contraintes mécaniques Les matériels, et en particulier les câbles, sont soumis continuellement à des chocs, des abrasions, des écrasements. Le degré minimal de protection ( ), correspondant à des chocs d énergie égale à 6 J (IP xx7) peut être parfois insuffisant, et on lui préférera, chaque fois que possible, le degré IP xx9 (20 J). Techniques de l Ingénieur, traité Génie électrique D

14 PRÉVENTION DES ACCIDENTS ÉLECTRIQUES Autres contraintes Indépendamment de celles citées ci-avant, il faut tenir compte : de la corrosion (due à l humidité, à l air marin, à la présence de substances chimiques provenant du voisinage, etc.), la protection des matériaux ferreux par simple peinture n est généralement pas suffisante et un traitement de surface peut s avérer économique ; de la flore, mousses, plantes, qui se développent dans les joints ; des moisissures, notamment à la surface des câbles ; de la possibilité de surtensions atmosphériques (foudre) ; de l altitude, dont l influence diminue les qualités diélectriques de l air ; du vent, dont les efforts sur certains supports peuvent excéder leur résistance mécanique, notamment par les vibrations en conditions de résonance. À ce titre, il faut noter que les vibrations, et les chocs, ont une influence défavorable sur la durée de vie des filaments de lampes à incandescence ; on ne déplacera ces appareils que hors service ou on utilisera des lampes spéciales à filaments renforcés ou des protections par dispositifs mécaniques amortisseurs Compétence des personnes Le personnel travaillant sur les chantiers [6], à l exception des électriciens, n est pas compétent en matière d électricité, et peut avoir des comportements irrationnels ; dans certains cas, il pratique peu ou mal la langue française. Le choix des matériels, leur étiquetage, les consignes d utilisation, l ergonomie en général, doivent en tenir compte le plus largement. La figure 7 donne deux exemples de panneaux d avertissement et d interdiction. C est, en particulier, pour tenir compte de ces considérations que le décret du 8 janvier 1965, dans son titre XII, dispose qu il faut s assurer que, au cours de l exécution de ces travaux, le personnel ne sera pas susceptible de s approcher ou d approcher des outils, appareils ou engins qu il utilisera, à une distance inférieure à : 3 m pour les lignes ou installations dont la plus grande des tensions entre deux conducteurs quelconques est inférieure à V ; 5 m pour les lignes ou installations dont la plus grande des tensions entre deux conducteurs quelconques est supérieure à V. Pour les canalisations souterraines, on ne doit pas commencer les travaux de terrassement à moins de 1,50 m des conducteurs, avant d avoir obtenu l accord des services compétents. Pour des travaux au voisinage d installations BT, des dispositions de mise hors d atteinte doivent être réalisées (obstacles solidement fixés, isolation par recouvrement des conducteurs, ou autres pièces, nus, sous tension, ainsi que du neutre) Règles générales Les installations de chantier, qu elles soient fixes ou mobiles, doivent répondre aux exigences suivantes (figure 11) : un appareil de coupure générale à l origine de chaque installation ; un dispositif de coupure en charge et de sectionnement à l origine de l alimentation de chaque ensemble d alimentation et de distribution, le dispositif de sectionnement doit pouvoir être condamné en position d ouverture ; des dispositifs de coupure d urgence à proximité de tout appareil d utilisation présentant un danger particulier (transporteur à bande, broyeur, concasseur, malaxeur, etc.). De plus, l alimentation des appareils d utilisation doit être effectuée à partir d ensembles de distribution comportant, pour chaque circuit, des dispositifs de protection contre les surintensités et les défauts à la terre. Enfin, tous les circuits de prises de courant doivent être protégés par des dispositifs différentiels à haute sensibilité Entretien et vérification de l outillage En raison des contraintes qu il subit, l outillage électrique utilisé sur les chantiers doit faire l objet d une surveillance attentive. Cette surveillance doit comprendre la recherche des causes des défectuosités et anomalies signalées, et la remise en état par élimination des défauts. Il y a lieu notamment de veiller, d une part, au bon état des conducteurs souples (ils ne doivent comporter ni épissure ni usure visible) et de s assurer que ces câbles sont suffisamment maintenus, à leur entrée dans l appareil ou dans la fiche, pour que les conducteurs ne subissent pas de traction à leur point de connexion. À chaque entrée, et si possible à chaque sortie du magasin de l entreprise, le matériel doit faire l objet d un contrôle systématique de l isolement des parties actives, de la continuité du conducteur de protection, de l interrupteur. Tout appareil en défaut doit être réparé avant sa remise aux utilisateurs. L entretien doit être confié à des personnes qualifiées, la réparation des enveloppes isolantes et des gaines de protection des canalisations souples étant effectuée dans un atelier spécialement outillé. La plus grande attention doit être apportée pour éviter toute interversion entre conducteur actif et conducteur de protection, lorsqu un remplacement de câble ou de fiche s avère nécessaire. La vérification périodique de ce matériel, au moins une fois par an, doit faire l objet d un rapport signé par une personne possédant une connaissance approfondie dans le domaine de la prévention des risques dus à l électricité dans les chantiers. Cette personne peut appartenir ou non à l entreprise. Dans ce dernier cas, il est conseillé de faire appel à un vérificateur agréé. La date de chaque vérification doit être portée au registre de sécurité ainsi que le nom de la qualité de la personne qui l a effectuée. Ces principes tendent à se généraliser en dehors du domaine restreint des chantiers Exemples d application Figure 7 Panneaux d avertissement et d interdiction La figure 8 représente l installation provisoire intérieure d un bâtiment et la figure 9 les types d outils portatifs à main utilisables à partir des coffrets de prises de courant de la figure 8. D Techniques de l Ingénieur, traité Génie électrique

15 PRÉVENTION DES ACCIDENTS ÉLECTRIQUES Figure 9 Outils portatifs à main (Doc. Fiche OPPBTP G4 F 02 89) Figure 8 Installation électrique provisoire intérieure : schéma guide (Doc. Fiche OPPBTP G1 F 03 91) La figure 10 représente la distribution générale d un grand chantier (plan de masse) et la figure 11 le schéma électrique correspondant. 3.9 Entretien et vérification des installations Entretien D une façon tout à fait générale, les opérations d entretien des installations s effectuent hors tension [1] [5]. Toutefois, suivant la présence possible d éléments susceptibles d être restés sous tension, les procédures de travaux au voisinage, ou autres, peuvent s appliquer. Certaines opérations (changements de lampes et nettoyage simultané des appareils ou matériels particuliers) peuvent nécessiter la présence de tension (UTE C ). Ces opérations sont menées en appliquant certaines des mesures préconisées pour les travaux sous tension [7]. Comme il a été rappelé au paragraphe 3.3, les conditions d entretien doivent être intégrées à la conception des installations ; on portera également une attention soutenue aux points suivants : réduction du nombre de variantes et des gammes d appareils ; adaptation à la fonction et à l environnement ; adaptation à la compétence particulière du personnel chargé de contrôler ; choix de dispositions réduisant le temps d intervention (accessibilité, matériel débrochable ou déconnectable, dispositifs d ouverture-fermeture rapides, vis imperdables, etc.). Tous ces éléments doivent être sélectionnés en vue d assurer la facilité de l entretien et d éviter les bricolages tels que le remplacement provisoire d un appareil par un autre, non adapté. Il est enfin rappelé que l entretien peut être : soit curatif, lorsqu il est déclenché par un non-fonctionnement ou un fonctionnement défectueux ; soit préventif, assuré de façon systématique et organisée, à périodicité adaptée [5]. L entretien est généralement confié soit à un personnel particulier de l établissement, soit à une entreprise extérieure. On veillera à ce que, dans les deux cas, le personnel ait la compétence voulue, la formation à la sécurité adaptée à l entretien, ainsi qu une bonne connaissance de l installation et soit muni des engins, matériels et matières nécessaires, ainsi que du matériel de sécurité individuel et collectif correspondant aux tâches à effectuer Vérifications Réglementairement, les installations électriques doivent être vérifiées [1] [5] : initialement, à leur mise en service ; périodiquement, ou à l occasion de modifications importantes ; chacune des réglementations données en [Doc. D 5 100], en précise les conditions et la périodicité. D une façon générale, les principaux textes sont : le décret du 14 novembre 1988 et les arrêtés d application (protection des travailleurs) qui imposent une périodicité de 1 à 3 ans (mais certains locaux à risques particuliers, tels que locaux à risques d incendie ou d explosion, emplacements à découvert, postes HT, étant assujettis à une périodicité annuelle, la majeure partie des établissements, y compris les chantiers, est vérifiable à cette fréquence) ; le décret du 31 octobre 1973 (établissements recevant du public) qui impose une périodicité de 1 à 3 ans pour les établissements de la 4 e à la 1 re catégories, suivant leur nature et leur importance. Techniques de l Ingénieur, traité Génie électrique D

16 PRÉVENTION DES ACCIDENTS ÉLECTRIQUES Figure 10 Installation de chantier : plan de masse (Doc. OPPBTP 252 D 92) D Techniques de l Ingénieur, traité Génie électrique

17 PRÉVENTION DES ACCIDENTS ÉLECTRIQUES Figure 11 Installation de chantier : schéma unifilaire électrique : régime TT (Doc. OPPBTP 252 D 92) 4. Sécurité du personnel lors des opérations électriques Les accidents d origine électrique surviennent : du fait de défauts des matériels ; du fait de comportements inadéquats ; ou de la combinaison des deux. Le premier cas a été largement traité dans les paragraphes précédents. Le comportement des opérateurs, intervenants, etc., doit être conforme aux situations susceptibles de se produire par l information, la formation, et, surtout, le respect de procédures adaptées aux cas à traiter, que l emploi d outillages, de protections, de matériels spécifiques, vient compléter. Les définitions des termes employés sont données paragraphe Gestion du risque électrique La préparation d une opération quelconque sur une installation électrique, après sa première mise sous tension (auparavant, il s agit de travaux sans risque électrique), comporte potentiellement des risques qu il s agit de gérer. Techniques de l Ingénieur, traité Génie électrique D

18 PRÉVENTION DES ACCIDENTS ÉLECTRIQUES La gestion des risques passe par l analyse préalable de tout ce qui est susceptible de se produire, avec accompagnement, pas à pas, de la ou des mesures de prévention. C est ainsi, par exemple, que l on traite différemment : le risque de contact entre une personne et une partie active (outils isolants, gants, écrans, isolation, etc.) ; le risque de contact entre deux parties actives de polarités différentes, qui est le court-circuit, par espacement, écrans, isolation, etc., ces deux derniers étant différents de ceux ci-avant par leur disposition Principes La protection est assurée ( 3.1) lorsque tout contact avec une partie active est rendue soit impossible, soit non dangereuse. Les méthodes correspondantes seront explicitées paragraphe 4.3. Trois situations sont susceptibles d être abordées. Travaux sur une installation hors tension ( 4.3.4), encore faut-il être sûr : qu elle l est effectivement ; qu elle le restera pendant les opérations ; que la mise hors tension est effectuée correctement ; que la remise sous tension sera faite avec soin. Travaux sous tension ( 4.3.5) ; ils sont effectués suivant trois méthodes : travaux au contact ; travaux à distance ; travaux au potentiel. Travaux au voisinage ( 4.3.6). Ils sont caractérisés par : les distances à respecter dépendant de la tension des ouvrages, y compris par les outils, engins, pièces manipulées ; l interposition d obstacles ou d isolations Mise en œuvre Le risque électrique a la particularité d une présence invisible sur les installations. Celles-ci ne présentent en général aucun signe apparent de leur état de tension, sauf pour certaines d entre elles où des dispositifs de mesure ou de signalisation mettent en évidence cette présence ; encore faut-il que en cas d absence d indication, il ne s ensuive pas une erreur d appréciation due à un non-fonctionnement (usure, défaut). La règle générale, pour tout personnel, est de considérer qu une installation électrique non consignée est sous tension. En raison des règles tentant précisément au caractère invisible du danger, des mesures strictes, et parfois complexes, ont été élaborées pour les interventions sur les installations électriques en général. Les principes généraux sont les suivants. dans tous les cas : notion de formation et d habilitation du personnel ( 4.4), utilisation de matériel de protection normalisé ou agréé par un organisme désigné ( 4.6) ; pour les travaux hors tension, application des règles de base ( 4.3.4); pour les travaux sous tension, application des procédures opératoires ( ). 4.2 Réglementation Elle est donnée dans Pour en savoir plus [Doc. D 5 100]. Il convient, toutefois, de l expliciter ; le législateur s est surtout préoccupé de fixer le cadre dans lequel doivent s inscrire les règles de sécurité. En raison de la multiplicité des autorités de tutelle des diverses activités, le cadre réglementaire s est développé parfois de façon non coordonnée ; cependant, un effort constant s est efforcé d harmoniser les différentes dispositions, et il n y a plus guère de divergences importantes. En ce qui concerne les autres opérations, les dispositions essentielles sont explicitées ci-après. On se borne, ici, à commenter brièvement les textes de la réglementation française. Dans le décret du 8 janvier 1965, le titre XII est consacré aux travaux au voisinage de lignes, canalisations et installations électriques. Il fixe, en particulier, les distances d approche ( et , les modalités de mise hors tension des ouvrages, les précautions à prendre pour divers types de situations. Le décret du 16 février 1982 définit les catégories de tension, prescrit l établissement et la remise de titres d habilitation et de carnets de prescriptions et précise les conditions d exécution des travaux hors tension, sous tension et au voisinage. Le décret du 14 novembre 1988 (qui a pris la suite de ceux du 14 novembre 1962 et du 4 août 1935) est le plus détaillé en la matière puisqu il ne comprend pas moins de 60 articles. Signalons, particulièrement, la section V qui traite de la prévention des brûlures, incendies et explosions d origine électrique et la section VI, de l utilisation, la surveillance, l entretien et la vérification des installations électriques. Le décret du 20 février 1992 oblige client et entreprises à examiner en commun les risques particuliers aux lieux, aux travaux, et à établir les mesures de prévention correspondantes. En application du décret du 26 décembre 1994, les mesures suivantes doivent être prises : déclaration officielle à l inspecteur du travail pour tout chantier employant plus de 20 travailleurs et d une durée supérieure à 30 jours ouvrés ou d un volume supérieur à 500 hommes par jour ; désignation d un coordinateur, tant pour la phase de conception que de réalisation ; établissement d un plan général de coordination (PGC) qui englobe et harmonise les divers plans particuliers de sécurité et de protection de la santé (PPSPS) et les plans de prévention divers ; établissement d un dossier d intervention ultérieur sur l ouvrage (DIU) qui permet, lors de la conception, de prévoir les éléments de nature à faciliter l entretien ou la maintenance ultérieures ; tenue d un registre-journal (RJ) sur le chantier pour le passage des consignes et la mention des observations. Plans d hygiène et de sécurité : pour aider à l établissement de ces PHS, l OPPBTP a établi des aide-mémoire pour différents types de travaux de bâtiment et de génie civil [Doc. D 5 100], qui devront être revus pour tenir compte de l évolution de la réglementation. 4.3 Mesures de sécurité Recueil de prescriptions Les prescriptions de sécurité auxquelles les employeurs doivent se conformer lors des travaux d ordre électrique effectués dans les établissements soumis au code du travail sont actuellement mentionnées dans deux textes (décret n o , décret n o ). D Techniques de l Ingénieur, traité Génie électrique

19 PRÉVENTION DES ACCIDENTS ÉLECTRIQUES Indépendamment d une formation adaptée aux fonctions et à la nature de travaux pouvant être confiés aux travailleurs, et basée sur les prescriptions de sécurité, les prescriptions sont codifiées dans une publication de l UTE, référencée UTE C Si le décret du 16 février 1982 et les textes d application font effectivement référence aux publications antérieures à celle-ci (UTE C , 515, 520), le décret du 14 novembre 1988 n y fait pas expressément référence, non plus que ses différents arrêtés d application. Toutefois l arrêté du 17 janvier 1989 est interministériel (travail, industrie...) et précise que cette publication, qui remplace les précédentes, constitue l une des meilleures expressions des règles de l art en la matière. Les chefs d établissements peuvent s en inspirer pour établir des carnets de prescription particuliers, mais, sauf exceptions notables, la publication UTE C reste l ouvrage de référence, remis contre reçu à tout travailleur. Notons qu il existe une version simplifiée, UTE C , destinée au personnel habilité non électricien, exécutant ou chargé d intervention. Un projet de norme européenne pren portant sur le même domaine d application est en cours d établissement à la date du présent article Définitions Les définitions des termes employés et leur exacte compréhension sont l un des éléments clés de la sécurité lors des travaux ; cela explique que l on y attache un grand intérêt. Il n est pas possible, dans ce cadre, d en reprendre l intégralité (il en existe près de 70). On ne reprendra que les principales, nécessaires à la compréhension du contexte, qui sont, en particulier, des définitions d ouvrages ( ), d opérations ( ) et de zones d environnement ( ). Mesurages : opérations permettant le mesurage de grandeurs électriques, thermiques, mécaniques... au moyen d appareils mobiles. Essais : opérations destinées à vérifier le fonctionnement ou l état électrique ou mécanique d un ouvrage qui reste alimenté en énergie électrique. Consignation électrique : suite d opérations conduisant à une mise hors tension pour assurer la protection des personnes et des ouvrages contre les conséquences de tout maintien accidentel ou de tout retour intempestif de la tension sur cet ouvrage. Il existe d autres types de consignation, par exemple la consignation d arrêt d une machine ou d un appareil. Séparation : réalisation du sectionnement de tous les conducteurs actifs provenant des sources d alimentation, au moyen de dispositifs dont les caractéristiques assurent cette fonction. Condamnation : suite d opérations sur un appareil, pour : le mettre et le maintenir dans une position déterminée (ouvert ou fermé) ; interdire la manœuvre (verrouillage, cadenas...) ; signaler l interdiction de manœuvre de cet appareil Zones d environnement Par zones d environnement, on entend celles relatives aux personnes, par rapport aux ouvrages électriques. On distingue plusieurs zones (figure 12). Distance minimale d approche C est la somme de la distance de tension et de la distance de garde Ouvrages Ouvrage (électrique) : ensemble de matériels, appareillages, canalisations assurant la production, la distribution, l utilisation de l énergie électrique. Installation (électrique) : ensemble des matériels électriques et canalisations qui assurent la production, la transformation et la distribution de l énergie électrique aux divers équipements qui l utilisent. Équipement (électrique) : appareillages et canalisations des moteurs et autres appareils utilisant l énergie électrique, y compris les circuits de commande, protection, mesure, qui leur sont affectés Opérations Travaux : opérations ayant pour but de réaliser, modifier, entretenir, réparer un ouvrage électrique. Ils peuvent être d ordre électrique ou non et font l objet d une préparation (générale ou particulière à chaque opération). Interventions : opérations de courte durée et d étendue limitée, sur un ouvrage TBT ou BT. Les interventions peuvent être de dépannage (pour remédier à un défaut), de connexion sous tension (circuits de faible puissance), de remplacement d appareillages particuliers, pouvant être effectuées sous tension (fusibles, lampes...). Elles font l objet d une analyse sur place. Manœuvres : opérations conduisant à un changement de la configuration électrique d un ouvrage ; effectuées au moyen d appareils ou de dispositifs prévus à cet effet (interrupteurs, disjoncteurs, sectionneurs, ponts...), elles peuvent faire l objet d un ordre de succession déterminé. On distingue des manœuvres de consignation, d exploitation et d urgence (pour la sauvegarde des personnes et des biens). Figure 12 Zones d environnement pour les tensions alternatives (UTE C ) Techniques de l Ingénieur, traité Génie électrique D

20 PRÉVENTION DES ACCIDENTS ÉLECTRIQUES La distance de tension t (exprimée en mètres) est donnée, en l absence de dispositifs de protection appropriés ou de mise hors de portée, par t = 0,005 U n, avec U n (en kv) valeur nominale de la tension. Nota : t est arrondi par excès au décimètre le plus proche, sans pouvoir être inférieure à 0,10 m en HT. Dans certaines conditions (opérateur à un potentiel différent de celui de la terre, prise en compte de surtensions possibles), cette distance peut être modifiée (généralement augmentée). La distance de garde g a pour objet de libérer l opérateur du souci permanent de respect de la distance de tension. Nota : g est égal à 0,30 m en BT et 0,50 m en HT. La zone définie par la distance minimale d approche (t + g) est appelée communément zone de danger ou zone de travaux sous tension. Distances limites de voisinage Elles permettent de définir des zones de travaux et d interventions dits au voisinage et concernent les travaux exécutés par des personnes habilitées ou par des personnes non habilitées surveillées par des personnes habilitées ( 4.3.6). Les distances limites de voisinage des pièces conductrices nues sous tension sont : 0,30 m en BT 2 m en HT pour 1 kv < U n 50 kv 3 m en HT pour 50 kv < U n 250 kv 4 m en HT pour U n > 250 kv Les deux distances définissent aussi d autres zones explicitées dans la figure 12 extraite de la publication UTE C Zone de travail C est celle dans laquelle l opérateur est amené à évoluer avec ses outils ou les matériels qu il manipule. À l intérieur de cette zone, qui doit être balisée, ne doivent pénétrer que les personnes autorisées ou désignées pour le travail à y effectuer. Cette notion de zone de travail est à prendre en considération quelle que soit l opération à effectuer, qu elle soit hors tension, sous tension, au voisinage, ou qu il s agisse d une intervention Organisation du travail Toute opération doit faire l objet d une organisation constituée d une préparation du travail, d une analyse sur le chantier et du respect de certaines procédures plus ou moins approfondies et détaillées, suivant la nature de l opération, l environnement, les risques objectifs et subjectifs, le nombre d intervenants, l utilisation d engins particuliers, etc Préparation du travail Avant de débuter l exécution du travail, il convient : de le définir d une façon claire ; d en faire une étude précise, en étudiant les différentes phases et les moyens à utiliser ; d analyser complètement tous les risques possibles ; de connaître le matériel sur lequel l opération va être effectuée, ou de rechercher les informations nécessaires (notices, plans, schémas, etc.) ; de se concerter avec les autres intéressés : exploitant, autres entreprises travaillant sur place, etc. ; de faire le choix des procédures à utiliser. Tout cela constitue le dossier d exécution Analyse sur le chantier Cette analyse, effectuée sur place, en présence du personnel, consiste à : examiner le dossier d exécution ; prendre en compte l environnement électrique ; déterminer les emplacements où se trouveront les monteurs et l outillage ; vérifier l existence des risques en conformité avec la préparation et des moyens de prévention correspondants. On passe ensuite à la vérification : de l exactitude des plans et schémas ; de la conformité des matériels aux buts poursuivis ; du bon état des outils ; de la présence des dispositifs de sécurité individuels et collectifs ; de l aptitude de l équipe pour le travail. L étape suivante consiste en l information concernant : les risques et les moyens de s en prémunir ; les modes opératoires à mettre en œuvre, avec explications éventuelles ; la bonne compréhension, pour chaque acteur, de son rôle Exécution des tâches Pour cette exécution, on applique les règles des travaux hors tension, sous tension ou au voisinage, les règles d emploi des outils et matériels, parfois codifiées par des fiches dites de mode opératoire, en utilisant les protections individuelles et collectives mises à disposition ; on s efforcera à une certaine rigueur de gestes dans l environnement électrique, en les limitant à ceux nécessaires à l exécution des tâches prévues. Quelle que soit la nature du travail (hors ou sous tension), les procédures correspondantes doivent être appliquées ; celles-ci doivent être reçues, non comme autant de contraintes et de prescriptions tatillonnes, mais comme une aide dont le suivi permet d éviter la survenance de conditions dangereuses (par oubli, par méconnaissance, par interversion d opérations, etc.). Elles sont codifiées dans la publication UTE C qui donne des modèles des documents utilisés pour certaines d entre elles et fixe les rôles de chacun des intervenants à divers titres Travaux hors tension Il s agit des opérations effectuées sur un matériel, un équipement ou une installation (ou une partie d installation), soit avant sa première mise sous tension, soit après celle-ci, une consignation ayant été opérée. Cette consignation (figure 13) dont le strict respect doit être absolu, consiste à effectuer : la séparation de l ouvrage (figure 13a ), de toute source possible de tension par les organes prévus à cet effet, suivie de la vérification de cette opération par l examen de la position des organes de manœuvre, ou de la visibilité de la séparation des contacts, ou par d autres procédés donnant une assurance équivalente ; la condamnation en position d ouverture des organes de séparation, par immobilisation de l organe par blocage mécanique ou dispositif offrant les mêmes garanties (figure 13b ), suivie de la signalisation, apposée sur chaque organe ou dispositif, signalant la condamnation et l interdiction de manœuvre (figure 14) ; l identification de l ouvrage (figure 13c ) pour être certain que les travaux seront bien exécutés sur le matériel, l équipement ou la partie d installation ainsi mis hors tension ; cette identification peut être effectuée par divers moyens, mais elle doit être matérialisée, sur place, par marquage, banderoles, délimitant la zone consignée, ou par vision directe et sans ambiguïté des mises à la terre et en court-circuit éventuelles ; la vérification de l absence de tension (figure 13d ), aussi près que possible du lieu de travail, sur chacun des conducteurs actifs (y compris le neutre) au moyen des dispositifs conçus à cet effet et D Techniques de l Ingénieur, traité Génie électrique

LABORATOIRES DE PHYSIQUE Sécurité électrique

LABORATOIRES DE PHYSIQUE Sécurité électrique LABORATOIRES DE PHYSIQUE Sécurité électrique A. Connaissance du risque électrique Le courant peut agir alors sur le corps de trois façons différentes : Par blocage des muscles, que ce soient ceux des membres

Plus en détail

ELECTRICITE. Introduction

ELECTRICITE. Introduction Direction des études Mission Santé-sécurité au travail dans les fonctions publiques (MSSTFP) Introduction ELECTRICITE L'utilisation de l'énergie électrique est devenue tellement courante que nul ne saurait

Plus en détail

I) Les dangers de l électricité 1.1 Généralités

I) Les dangers de l électricité 1.1 Généralités Le courant électrique est utilisé partout dans la vie de l homme et des entreprises d où son importance. Malgré tout il reste très dangereux, en France on compte chaque année : Près de 1500 accidents dus

Plus en détail

*********************************

********************************* NOM :... PRENOM :... Qualité :... ********************************* Présentation du contrôle des acquis pour la formation à l habilitation électrique de niveau ELECTRICIEN EXECUTANT B1V BASSE TENSION TEST

Plus en détail

ECLAIRAGE PROVISOIRE DES CHANTIERS DE BATIMENT ET DE GENIE CIVIL

ECLAIRAGE PROVISOIRE DES CHANTIERS DE BATIMENT ET DE GENIE CIVIL ECLAIRAGE PROVISOIRE DES CHANTIERS DE BATIMENT ET DE GENIE CIVIL Recommandations CRAMIF N 19 ECLAIRAGE PROVISOIRE DES CHANTIERS DE BATIMENT ET DE GENIE CIVIL Recommandations CRAMIF N 19 Approuvées par

Plus en détail

LES DANGERS DU COURANT ELECTRIQUE

LES DANGERS DU COURANT ELECTRIQUE Leçon 2 Technologie Page 1 LES DANGERS DU COURANT ELECTRIQUE 1 - Faits divers parus dans la presse sur des accidents d origine électrique En jouant près de chez lui à Paris Un enfant est électrocuté par

Plus en détail

LE RISQUE ELECTRIQUE. Effet du courant sur le corps humain: électrisation, électrocution, brûlure

LE RISQUE ELECTRIQUE. Effet du courant sur le corps humain: électrisation, électrocution, brûlure LE RISQUE ELECTRIQUE Effet du courant sur le corps humain: électrisation, électrocution, brûlure Effet du courant sur le corps humain: électrisation, électrocution, brûlure L électrisation,l électrocution

Plus en détail

ACADÉMIE D ORLÉANS-TOURS NOTE D INFORMATION n 25

ACADÉMIE D ORLÉANS-TOURS NOTE D INFORMATION n 25 ACADÉMIE D ORLÉANS-TOURS NOTE D INFORMATION n 25 HYGIENE ET SÉCURITÉ DÉCEMBRE 2002 Robin EMERIT Technicien en équipements électrique et énergie Tel : 02 38 79 46 74 Francis MINIER Inspecteur d Hygiène

Plus en détail

PREVENTION DES RISQUES ELECTRIQUES : RAPPELS

PREVENTION DES RISQUES ELECTRIQUES : RAPPELS PREVENTION DES RISQUES ELECTRIQUES : RAPPELS Terminale Bac Pro NOM : DATE : I-/ STATISTIQUES 1-/ Evolution des accidents d origine électrique Le nombre d accidents du travail d origine électrique est passé

Plus en détail

Dangers liés à l électricité

Dangers liés à l électricité CUSSTR : Commission Universitaire de Sécurité et Santé au Travail Romande Version 2009 Dangers liés à l électricité Vers 2009 0 Introduction Personnes habilitées à effectuer des travaux d installations

Plus en détail

Les régimes du neutre

Les régimes du neutre Chapitre 1 Les régimes du neutre Dans tout système triphasé Haute ou Basse Tension existent trois tensions simples, mesurées entre chacune des phases et un point commun appelé "point neutre". Physiquement,

Plus en détail

S3.2 PROTECTION ELECTRIQUE

S3.2 PROTECTION ELECTRIQUE RNCAP13S32PROTECTIONELECPRO S32 LA PROTECTION ELECTRIQUE LA PROTECTION EN INSTALLATION DOMESTIQUE 1.1)Observation d une installation électrique domestique 1.2)Protection générale d une installation électrique

Plus en détail

Classes de protection des boitiers de raccordement électriques Classes de protection des boitiers de raccordement électriques

Classes de protection des boitiers de raccordement électriques Classes de protection des boitiers de raccordement électriques Classes de protection des boitiers de raccordement électriques J.Jumeau 20121030 P 1/4 Les boîtiers ont pour but de protéger le matériel électrique situé à l intérieur. Cette protection doit être considérée

Plus en détail

Sécurité électrique en milieu médical

Sécurité électrique en milieu médical Centre Universitaire d Ain Temouchent Institut des Sciences et de la Technologie Département de Génie Electrique Sécurité électrique en milieu médical Préparé et enseigné par Samir ZELMAT 2013-2014 Tables

Plus en détail

Habilitation électrique

Habilitation électrique Enseigner la prévention des risques professionnels INSTITUT NATIONAL DE RECHERCHE ET DE SECURITE. 30 rue Olivier-Noyer 75680 Paris cedex 14. Tél. (1)40 44 30 00. ED 1522. 1996 Habilitation électrique LA

Plus en détail

Phase, neutre, masse, terre Le vocabulaire de l électricité

Phase, neutre, masse, terre Le vocabulaire de l électricité S. Bourdreux Sciences Physiques au lycée Phase, neutre, masse, terre Le vocabulaire de l électricité L installation domestique Presque tous les particuliers sont alimentés en «230V 50Hz monophasé». Dans

Plus en détail

TEST DE CONNAISSANCES

TEST DE CONNAISSANCES FORMATION A LA PREVENTION DES RISQUES D ORIGINE ELECTRIQUE TEST DE CONNAISSANCES Pour HABILITATION : B1 Date du contrôle:.../.../... NOM :... PRENOM :... Règles d'évaluation et de notation du test Ce test

Plus en détail

MISE EN SERVICE D UN EQUIPEMENT Pourquoi effectuer la mise en service d un équipement.

MISE EN SERVICE D UN EQUIPEMENT Pourquoi effectuer la mise en service d un équipement. MISE EN SERVICE D UN EQUIPEMENT Pourquoi effectuer la mise en service d un équipement. 1.1. Vérifications à effectuer avant toute mise en service La mise en service est une opération obligatoire imposée

Plus en détail

État de l installation intérieure d ÉlectricitÉ

État de l installation intérieure d ÉlectricitÉ 1.1.1. Courant continu La théorie La tension aux bornes du générateur ne varie pas avec le temps et ainsi, l intensité dans le circuit ne varie pas en fonction du temps. Association de générateurs en courant

Plus en détail

LIAISON EQUIPOTENTIELLE

LIAISON EQUIPOTENTIELLE LIAISON EQUIPOTENTIELLE Marius Vez, Electrosuisse Romandie Edition 2005 1 INTRODUCTION 2 1.1 Exemple d installation sans liaison équipotentielle 2 1.2 Exemple d installation avec liaison équipotentielle

Plus en détail

L ÉLECTROCUTION Intensité Durée Perception des effets 0,5 à 1 ma. Seuil de perception suivant l'état de la peau 8 ma

L ÉLECTROCUTION Intensité Durée Perception des effets 0,5 à 1 ma. Seuil de perception suivant l'état de la peau 8 ma TP THÈME LUMIÈRES ARTIFICIELLES 1STD2A CHAP.VI. INSTALLATION D ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE SÉCURISÉE I. RISQUES D UNE ÉLECTROCUTION TP M 02 C PAGE 1 / 4 Courant Effets électriques 0,5 ma Seuil de perception -

Plus en détail

Installation électrique provisoire pour l éclairage des chantiers

Installation électrique provisoire pour l éclairage des chantiers Fiche Prévention G1 F 02 12 Installation électrique provisoire pour l éclairage des chantiers Cette fiche aborde les principes généraux d éclairage des chantiers de bâtiment et de travaux publics à l exclusion

Plus en détail

RACCORDEMENT PROVISOIRE. guide technique des raccordements provisoires

RACCORDEMENT PROVISOIRE. guide technique des raccordements provisoires DOCUMENTATION TECHNIQUE DE RÉFÉRENCE (DTR) d ESR RACCORDEMENT PROVISOIRE guide technique des raccordements provisoires Résumé Ce document est associé à la «Procédure de traitement des demandes de raccordement

Plus en détail

Sécurité électrique bloc opératoire

Sécurité électrique bloc opératoire Sécurité électrique bloc opératoire Intervenant : Thierry CAUCHARD thierry.cauchard@socotec.fr Diaporama n 1 Sommaire Risques liés à l électricité Normes de référence Règles à respecter Diaporama n 2 Risques

Plus en détail

1 - HABILITATION ELECTRIQUE ET REGLEMENTATION DECRET N 88-1056 DU 14 NOVEMBRE 1988

1 - HABILITATION ELECTRIQUE ET REGLEMENTATION DECRET N 88-1056 DU 14 NOVEMBRE 1988 1 - HABILITATION ELECTRIQUE ET REGLEMENTATION DECRET N 88-1056 DU 14 NOVEMBRE 1988 Article 46 II. L'employeur doit s'assurer que ces travailleurs possèdent une formation suffisante leur permettant de connaître

Plus en détail

DANGERS DE L ÉLECTRICITÉ

DANGERS DE L ÉLECTRICITÉ DANGERS DE L ÉLECTRICITÉ 1 Introduction...2 2 Risques électriques...3 2.1 Pour les personnes...3 2.2 Pour les équipements...3 3 Liens entre les risques et les paramètres électriques...3 3.1 Tension...3

Plus en détail

Réglementation selon les arrêtés du 26/02/2003, du 07/03/2008 et du 14/12/2011 et le Code du travail. Effectif des locaux Évacuation Ambiance

Réglementation selon les arrêtés du 26/02/2003, du 07/03/2008 et du 14/12/2011 et le Code du travail. Effectif des locaux Évacuation Ambiance RÉGLEMENTATION L éclairage de sécurité et l alarme incendie (suite) 2. Les établissements recevant des travailleurs (ERT) Pour les Établissements Recevant des Travailleurs (ERT), l effectif théorique des

Plus en détail

Dr Geoffroy LALLEMANT Emilien JOUANNO Alexandre ROUSSELLE

Dr Geoffroy LALLEMANT Emilien JOUANNO Alexandre ROUSSELLE Dr Geoffroy LALLEMANT Emilien JOUANNO Alexandre ROUSSELLE Définitions Electrisation : Différentes manifestations physiopathologiques dues au passage du courant électrique à travers le corps Electrocution

Plus en détail

REFERENTIEL DE DIAGNOSTIC DES INSTALLATIONS ELECTRIQUES

REFERENTIEL DE DIAGNOSTIC DES INSTALLATIONS ELECTRIQUES REFERENTIEL DE DIAGNOSTIC DES INSTALLATIONS ELECTRIQUES ***************************************** ****************************************** Avertissement : Tout diagnostic d installations électriques

Plus en détail

RISQUE ELECTRIQUE ET HABILITATION ELECTRIQUE

RISQUE ELECTRIQUE ET HABILITATION ELECTRIQUE RISQUE ELECTRIQUE ET HABILITATION ELECTRIQUE Fabrice NORGEUX, Carsat Centre Ouest 1 1 Le risque électrique : quelques chiffres La réglementation et ses évolutions L'habilitation électrique 2 Le risque

Plus en détail

«Opérations sur les ouvrages et installations ou. du risque électrique» Jean-Louis POYARD INRS jean-louis.poyard@inrs.fr

«Opérations sur les ouvrages et installations ou. du risque électrique» Jean-Louis POYARD INRS jean-louis.poyard@inrs.fr NF C 18-510 «Opérations sur les ouvrages et installations ou dans un environnement électrique Prévention du risque électrique» Guy WELITZ Jean-Louis POYARD INRS jean-louis.poyard@inrs.fr LE RECUEIL UTE

Plus en détail

LES ACCIDENTS DUS A L ELECTRICITE. Comité pédagogique SAP SDIS 43

LES ACCIDENTS DUS A L ELECTRICITE. Comité pédagogique SAP SDIS 43 LES ACCIDENTS DUS A L ELECTRICITE Comité pédagogique SAP SDIS 43 DEFINITIONS Electrisation: manifestations physiopathologiques liées au passage du courant dans l organisme Electrocution: décès par électrisation

Plus en détail

Etat des installations électriques n 07/IMO/2128/STC

Etat des installations électriques n 07/IMO/2128/STC Etat des installations électriques des immeubles à usage d habitation Numéro de dossier : Norme méthodologique employée : Date du repérage : Heure d arrivée : Durée du repérage : 07/IMO/2128/STC AFNOR

Plus en détail

INSTALLATION ELECTRIQUE DOMESTIQUE Page 1

INSTALLATION ELECTRIQUE DOMESTIQUE Page 1 INSTALLATION ELECTRIQUE DOMESTIQUE Une installation électrique est constituée par l ensemble des circuits qui sont associés en vue de l utilisation de l énergie électrique. L installation électrique d

Plus en détail

Electricité, Dangers, et

Electricité, Dangers, et Electricité, Dangers, et sécurité é Plan du chapitre 1. Structure des réseaux 2. Les risques électriques 3. Les textes t réglementaires 4. Protections préventives en TBT et BT 2 Plan du chapitre 1. Structure

Plus en détail

Sécurité et énergie électriques

Sécurité et énergie électriques C H P I T R E Sécurité et énergie électriques 2 OBJECTIFS DU CHPITRE Connaître les dangers liés à l utilisation de l électricité. pprendre à distinguer énergie et puissance électrique. Savoir que l énergie

Plus en détail

MISE À LA TERRE POUR LA SÉCURITÉ ÉLECTRIQUE

MISE À LA TERRE POUR LA SÉCURITÉ ÉLECTRIQUE Les informations techniques PROMOTELEC MISE À LA TERRE POUR LA SÉCURITÉ ÉLECTRIQUE La sécurité des personnes contre un défaut d isolement survenant dans un matériel doit être assurée. En effet, un défaut

Plus en détail

LE RISQUE ELECTRIQUE

LE RISQUE ELECTRIQUE Centre de gestion Fonction Publique Territoriale des Hautes-Alpes Pôle Concours, Emploi, Santé, Sécurité, Organisation du Travail et Maintien dans l Emploi Service Prévention LE RISQUE ELECTRIQUE En 2010,

Plus en détail

Câblage électrique Préparation des 4 TP «Câblage» de l UE «Electricité» 1- Le risque électrique 2- Appareillage 3- Schémas électriques Câblage

Câblage électrique Préparation des 4 TP «Câblage» de l UE «Electricité» 1- Le risque électrique 2- Appareillage 3- Schémas électriques Câblage Câblage électrique Préparation des 4 TP «Câblage» de l UE «Electricité» 1- Le risque électrique 2- Appareillage 3- Schémas électriques Câblage 1 Câblage électrique 1- Le risque électrique Risque électrique

Plus en détail

MISE À LA TERRE POUR LA SÉCURITÉ ÉLECTRIQUE

MISE À LA TERRE POUR LA SÉCURITÉ ÉLECTRIQUE Les informations techniques PROMOTELEC MISE À LA TERRE POUR LA SÉCURITÉ ÉLECTRIQUE 1 La sécurité des personnes contre un défaut d isolement survenant dans un matériel doit être assurée. En effet, un défaut

Plus en détail

ANNEXE F : SÉCURITÉ - GESTION DU LABORATOIRE

ANNEXE F : SÉCURITÉ - GESTION DU LABORATOIRE ANNEXE F ANNEXE F : SÉCURITÉ - GESTION DU LABORATOIRE 1. Quelques recommandations pour les enseignants 2. L enseignant de sciences physiques et la sécurité électrique 3. Risques électriques 4. VADE MECUM

Plus en détail

Eclairage public maintenance et normalisations. Norme d installation électrique d éclairage public NF C 17-200 Points de vue et évolutions

Eclairage public maintenance et normalisations. Norme d installation électrique d éclairage public NF C 17-200 Points de vue et évolutions 1 AFE Eclairage public maintenance et normalisations Norme d installation électrique d éclairage public NF C 17-200 Points de vue et évolutions 1. Liste des normes et des guides EP La norme NF C 17-200

Plus en détail

La protection électrique

La protection électrique La protection électrique 1. Protection des appareils électriques a. ntroduction : Effets de l intensité sur certains métaux. La fusion : expérience Paille de fer Une forte. passe dans le circuit, ce qui

Plus en détail

Quel est le document principal qui vous précise les instructions de sécurité

Quel est le document principal qui vous précise les instructions de sécurité TEST HABILITATION Quizz 1 Textes et Normes Quel est le document principal qui vous précise les instructions de sécurité La norme NFC 15-100 Les prescriptions UTE C18 510 Le règlement interne de l'entreprise

Plus en détail

SENSIBILISATION AUX RISQUES ELECTRIQUES

SENSIBILISATION AUX RISQUES ELECTRIQUES SENSIBILISATION AUX RISQUES ELECTRIQUES L ACCIDENT DU TRAVAIL «Est considéré comme accident du travail, quelle qu en soit la cause, l accident survenu par le fait ou à l occasion du travail à toute personne

Plus en détail

Etat de l Installation Intérieure d électricité Arrêté du 4 avril 2011

Etat de l Installation Intérieure d électricité Arrêté du 4 avril 2011 21 rue Albert Joly - 78000 VERSAILLES CABINET RICHARD Compagnie d assurance : BEAZLEY N de police : PI000112P09 valable jusqu au 31/01/2014 Tél. : 01 39 50 40 09 Fax : 01 39 51 66 23 Email : immo.richard@wanadoo.fr

Plus en détail

Ville : BOURGUEIL Date de la visite 02/07/2014 Date saisie du rapport : 02/07/2014

Ville : BOURGUEIL Date de la visite 02/07/2014 Date saisie du rapport : 02/07/2014 ETAT DE L INSTALLATION INTERIEURE D ELECTRICITE La présente mission consiste à établir un Etat des Installations électriques à usage domestique conformément à la législation en vigueur : Décret n 2008-384

Plus en détail

Bloc différentiel adaptable DX 3 TG Auto 40/63A (2P & 4P)

Bloc différentiel adaptable DX 3 TG Auto 40/63A (2P & 4P) 8705 LIMOGES Cedex Téléphone : 05 55 06 87 87 Télécopie : 05 55 06 88 88 Bloc différentiel adaptable DX 3 Référence(s) : 10 07 07,, 08 08,, 19 19,, 20 20,, 0, 505 05,, 506 5 06, 517 17,, 518 5 SOMMAIRE

Plus en détail

ETAT DES INSTALLATIONS ELECTRIQUES INTERIEURES DES IMMEUBLES A USAGE D HABITATION

ETAT DES INSTALLATIONS ELECTRIQUES INTERIEURES DES IMMEUBLES A USAGE D HABITATION ETAT DES INSTALLATIONS ELECTRIQUES INTERIEURES DES IMMEUBLES A USAGE D HABITATION Norme XP C 16 600 N de dossier : 1201-TILLY Date du rapport : 31 janvier 2012 A / Désignation du ou des immeubles bâti(s)

Plus en détail

SURVEILLANCE EN CONTINU ET LIMITATION DES COURANTS RÉSIDUELS DANS LES CENTRES INFORMATIQUES À L AIDE DE SYSTÈMES RCM Livre blanc Révision n 3

SURVEILLANCE EN CONTINU ET LIMITATION DES COURANTS RÉSIDUELS DANS LES CENTRES INFORMATIQUES À L AIDE DE SYSTÈMES RCM Livre blanc Révision n 3 IT Power Solutions SURVEILLANCE EN CONTINU ET LIMITATION DES COURANTS RÉSIDUELS DANS LES CENTRES INFORMATIQUES À L AIDE DE SYSTÈMES RCM Livre blanc Révision n 3 Thomas B. Jones 1 Introduction Présentation

Plus en détail

DIAGNOSTIC DE L'ETAT DE L'INSTALLATION INTERIEURE D'ELECTRICITE

DIAGNOSTIC DE L'ETAT DE L'INSTALLATION INTERIEURE D'ELECTRICITE DIAGNOSTIC DE L'ETAT DE L'INSTALLATION INTERIEURE D'ELECTRICITE Décret no 2008-384 du 22 avril 2008 relatif à l état de l installation intérieure d électricité dans les immeubles à usage d habitation Arrêté

Plus en détail

HABILITATION ELECTRIQUE. Norme UTE C 18-510 et C 18-530

HABILITATION ELECTRIQUE. Norme UTE C 18-510 et C 18-530 HABILITATION ELECTRIQUE Norme UTE C 18-510 et C 18-530 REGLEMENTATION En application au décret N 88-1056 du 14 Novembre 1988 concernant la protection des travailleurs dans les établissements qui mettent

Plus en détail

Moyens mis à disposition : Signature et Cachet du Cabinet Fait à Strasbourg le 21/10/2009

Moyens mis à disposition : Signature et Cachet du Cabinet Fait à Strasbourg le 21/10/2009 RAPPORT DE L ETAT DES INSTALLATIONS ELECTRIQUES DES IMMEUBLES A USAGE D HABITATION La présente mission consiste à établir un état de l installation électrique, en vue d évaluer les risques pouvant porter

Plus en détail

ETAT DE L INSTALLATION INTERIEURE D ELECTRICITE

ETAT DE L INSTALLATION INTERIEURE D ELECTRICITE ETAT DE L INSTALLATION INTERIEURE D ELECTRICITE En application de l arrêté du 4 avril 2011 et de la norme XP C16-600 Réf dossier n 100512.4204 A Désignation du ou des immeubles bâti(s) LOCALISATION DU

Plus en détail

Rapport de l Etat de l Installation Intérieure d Electricité

Rapport de l Etat de l Installation Intérieure d Electricité Rapport de l Etat de l Installation Intérieure d Electricité Numéro de dossier : Norme méthodologique employée : Date du repérage : Heure d arrivée : Durée du repérage : 2014-09-3370 AFNOR XP C 16-600

Plus en détail

ETAT DE L'INSTALLATION INTERIEURE D'ELECTRICITE

ETAT DE L'INSTALLATION INTERIEURE D'ELECTRICITE 250 834 RCS Limoges31/12/2013XFR 0050627LI et XFR0048625FI09A BATIMENT C 1 AVENUE NEIL ARMSTRONG 33700 MERIGNAC Tel : Fax : A ETAT DE L'INSTALLATION INTERIEURE D'ELECTRICITE Articles L 134-7 et R 134-10

Plus en détail

Ce document n est pas contractuel. CATU décline toute responsabilité au sujet du contenu de ce guide, ainsi que des erreurs ou omissions de quelque

Ce document n est pas contractuel. CATU décline toute responsabilité au sujet du contenu de ce guide, ainsi que des erreurs ou omissions de quelque Ce document n est pas contractuel. CATU décline toute responsabilité au sujet du contenu de ce guide, ainsi que des erreurs ou omissions de quelque nature qu elles soient, qui pourraient se trouver dans

Plus en détail

Occupé (luminaires en place)

Occupé (luminaires en place) .. SARL CABINET ROUSSEL EXPERTISES IMMOBILIERES Frédéric ROUSSEL, Expert Immobilier, Membre de la CSEIF Expertises de valeurs Etat Descriptif de Division Attestations de superficie Diagnostics Techniques

Plus en détail

Etat de l Installation Intérieure d Electricité

Etat de l Installation Intérieure d Electricité Etat de l Installation Intérieure d Electricité Numéro de dossier : Norme méthodologique employée : Date du repérage : Heure d arrivée : Durée du repérage : 14/IMO/0338 AFNOR XP C 16-600 (février 2011)

Plus en détail

AFRICASOLAR 2015. Ouagadougou, Burkina Faso, 25-27 Juin 2015 QUALITÉ ET SÉCURITÉ DES INSTALLATIONS PHOTOVOLTAÏQUES : QUELLES NORMES APPLICABLES?

AFRICASOLAR 2015. Ouagadougou, Burkina Faso, 25-27 Juin 2015 QUALITÉ ET SÉCURITÉ DES INSTALLATIONS PHOTOVOLTAÏQUES : QUELLES NORMES APPLICABLES? Ouagadougou, Burkina Faso, 25-27 Juin 2015 QUALITÉ ET SÉCURITÉ DES INSTALLATIONS PHOTOVOLTAÏQUES : QUELLES NORMES APPLICABLES? GM consultant Expertise systèmes photovoltaïques-formation SOMMAIRE Introduction

Plus en détail

Le circuit de communication du branchement

Le circuit de communication du branchement Le circuit de communication du branchement ÉLECTRICITÉ RÉSEAU DISTRIBUTION FRANCE FFIE SERCE FEDELEC UNA3E-CAPEB FNCCR CONSUEL Juillet 2011 - n 16 Ce document définit les conditions de réalisation du téléreport

Plus en détail

COURT-CIRCUIT ET SÉCURITÉ

COURT-CIRCUIT ET SÉCURITÉ 5 ème COURS Electricité Chapitre 5 COURT-CIRCUIT ET SÉCURITÉ Je dois savoir Ce qu'est un courtcircuit Les dangers du courant électrique Pourquoi certains appareils électriques défectueux font-ils griller

Plus en détail

Chapitre C Raccordement au réseau de distribution publique BT

Chapitre C Raccordement au réseau de distribution publique BT Chapitre C Raccordement au réseau de 1 2 3 4 5 Sommaire Introduction 1.1 Le branchement selon la norme NF C 14-100 et les C2 matériels selon des spécifications techniques 1.2 Les différentes tensions C2

Plus en détail

Les résistances de point neutre

Les résistances de point neutre Les résistances de point neutre Lorsque l on souhaite limiter fortement le courant dans le neutre du réseau, on utilise une résistance de point neutre. Les risques de résonance parallèle ou série sont

Plus en détail

au réseau public de Distribution ÉLECTRICITÉ I GAZ NATUREL I TV PAR CÂBLE I INTERNET I TÉLÉPHONIE L énergie est notre avenir, économisons-la!

au réseau public de Distribution ÉLECTRICITÉ I GAZ NATUREL I TV PAR CÂBLE I INTERNET I TÉLÉPHONIE L énergie est notre avenir, économisons-la! ÉLECTRICITÉ I GAZ NATUREL I TV PAR CÂBLE I INTERNET I TÉLÉPHONIE au réseau public de Distribution Vialis Réseaux de Distribution Accueil Technique du Distributeur 10 rue des Bonnes Gens - CS 70187-68004

Plus en détail

MÉMO SÉCURITÉ LE RISQUE ÉLECTRIQUE CHEF D ENTREPRISE ARTISANALE ENTREPRISES ARTISANALES DU BTP

MÉMO SÉCURITÉ LE RISQUE ÉLECTRIQUE CHEF D ENTREPRISE ARTISANALE ENTREPRISES ARTISANALES DU BTP MÉMO SÉCURITÉ CHEF D ENTREPRISE ARTISANALE ENTREPRISES ARTISANALES DU BTP LE RISQUE ÉLECTRIQUE L électricité ne se voit pas, ne s entend pas, n a pas d odeur mais entraine chaque année des accidents graves

Plus en détail

RAPPORT D'ETAT DE L'INSTALLATION INTERIEURE D'ELECTRICITE

RAPPORT D'ETAT DE L'INSTALLATION INTERIEURE D'ELECTRICITE BUREAU VERITAS Agence : STRASBOURG 4 Rue du Parc - Oberhausbergen 67088 STRASBOURG Cedex 02 Tél : 03 88 56 84 62 Fax : 03 88 56 84 56 CONSEIL GENERAL DU BAS RHIN PLACE DU QUARTIER BLANC 67000 STRASBOURG

Plus en détail

1 Schéma d organisation du réseau électrique en France

1 Schéma d organisation du réseau électrique en France Nom.. Prénom.. Les réseaux Haute Tension et la distribution HT - BT Date : 1 Schéma d organisation du réseau électrique en France Production (Postes d interconnexion) Transport (Postes sources) Distribution

Plus en détail

1 - Les différents types de défaut

1 - Les différents types de défaut Principe général de la protection 1 - Les différents types de défaut Une augmentation ou une diminution anormale des grandeurs nominales dans un circuit électrique constitue un défaut ou une perturbation.

Plus en détail

GUIDE TECHNIQUE. Guide descriptif du matériel pour la mise en place des raccordements

GUIDE TECHNIQUE. Guide descriptif du matériel pour la mise en place des raccordements GUIDE TECHNIQUE Guide descriptif du matériel pour la mise en place des raccordements Version V0 du 01.09.2011 Référentiel Technique GUIDE DESCRIPTIF DU MATERIEL POUR LA MISE EN PLACE DES RACCORDEMENTS

Plus en détail

CONSTITUTION DU TABLEAU DE REPARTITION

CONSTITUTION DU TABLEAU DE REPARTITION CONSTITUTION DU TABLEAU DE REPARTITION La liaison entre le coffret d extérieur (en limite de propriété, accessible depuis le domaine public) et le panneau de contrôle situé dans la gaine technique de logement

Plus en détail

Avec la norme NIBT 2010, votre responsabilité est accrue Approfondissez vos connaissances en matière de nouveautés

Avec la norme NIBT 2010, votre responsabilité est accrue Approfondissez vos connaissances en matière de nouveautés Avec la norme NIBT 2010, votre responsabilité est accrue Approfondissez vos connaissances en matière de nouveautés Nouveautés dans la norme NIBT 2010 Dispositifs de protection différentielle et prises

Plus en détail

Batteries COSYS PFC automatique. Notice d utilisation

Batteries COSYS PFC automatique. Notice d utilisation Batteries COSYS PFC automatique Notice d utilisation F F Sommaire CONDITIONS DE GARANTIE 3 CONSIGNES GÉNÉRALES DE SÉCURITÉ ET D UTILISATION 4 DESCRIPTION DU SYSTÈME 5 Généralités 5 Fonction 5 Construction

Plus en détail

L'INSPECTION EN USINE: PREVENIR LES RISQUES CHR 103. Philippe Malouines, 10 Avril 2008

L'INSPECTION EN USINE: PREVENIR LES RISQUES CHR 103. Philippe Malouines, 10 Avril 2008 L'INSPECTION EN USINE: PREVENIR LES RISQUES CHR 103 Philippe Malouines, 10 Avril 2008 Le Décret du 20 février 1992 Champ d application Le décret du 20 février 1992 est applicable lorsque du personnel d

Plus en détail

Protection des matériels et des personnes dans les installations électriques

Protection des matériels et des personnes dans les installations électriques Protection des matériels et des personnes dans les installations électriques Pour protéger une installation électrique ou les personnes qui l'utilisent, il va falloir détecter les défauts (surcharge, courts-circuits,

Plus en détail

Mode d emploi. Chargeur de batterie de voitures CPL-2054

Mode d emploi. Chargeur de batterie de voitures CPL-2054 Mode d emploi Chargeur de batterie de voitures CPL-2054 1 DÉSIGNATION DES PIÈCES 1. Chargeur de batteries de voitures CPL-2054 2. Panneau de commande 3. Câble d alimentation électrique 4. Pince de batterie

Plus en détail

SECTION DES CONDUCTEURS ET PROTECTION DES INSTALLATIONS

SECTION DES CONDUCTEURS ET PROTECTION DES INSTALLATIONS SECTION DES CONDUCTEURS ET PROTECTION DES INSTALLATIONS Les installations électriques Basse Tension (B.T.) sont soumises à un ensemble de textes qui peuvent être classés en 3 catégories : les textes réglementaires

Plus en détail

Les évolutions de la norme NF C 15-100 dans l habitat

Les évolutions de la norme NF C 15-100 dans l habitat Les évolutions de la norme NF C 15-100 dans l habitat Ce document présente les principales évolutions normatives dans les locaux d habitation. Vous y trouverez également trois schémas de principe conformes

Plus en détail

Norme NFC 18-510. Règlementation 22 avril 2012

Norme NFC 18-510. Règlementation 22 avril 2012 Norme NFC 18-510 Norme NFC 18-510 PRINCIPALES NOUVEAUTES DE LA NORME NFC 18-510 EN APPLICATION DU DECRET 2010 118 DU 22 SEPTEMBRE 2010 NOTA : Cette présentation de la Norme succincte, tronquée, et non

Plus en détail

N de dossier : 2012NOV288JOKELA Date de création : 10/11/2012

N de dossier : 2012NOV288JOKELA Date de création : 10/11/2012 RAPPORT DE L ETAT DE L INSTALLATION INTERIEURE D ELECTRICITE D IMMEUBLE(S) A USAGE D HABITATION La présente mission consiste à établir un Etat des Installations électriques à usage domestique conformément

Plus en détail

Schémas TT et IT dans la pratique. Protection contre les contacts indirects. 1 Copyright EV-31/10/04

Schémas TT et IT dans la pratique. Protection contre les contacts indirects. 1 Copyright EV-31/10/04 Schémas TT et IT dans la pratique. Protection contre les contacts indirects. 1 Copyright EV-31/10/04 Sommaire A. Généralités B. Applications au schéma TT C. Applications au schéma IT 2 A - Généralités

Plus en détail

Etat de l Installation Intérieure d électricité Arrêté du 4 avril 2011

Etat de l Installation Intérieure d électricité Arrêté du 4 avril 2011 18, rue de la croisade - 35630 SAINT-GONDRAN SARL AIDE IMMO DIAG Compagnie d assurance : GAN N de police : A23540 016565 valable jusqu au 07/06/2015 Tél. : 0603670409 Fax : 0981409440 Email : aide.immo@free.fr

Plus en détail

+33 1 60 57 30 00 +33 1 60 57 30 15 77876 MONTEREAU CEDEX FRANCE SAS

+33 1 60 57 30 00 +33 1 60 57 30 15 77876 MONTEREAU CEDEX FRANCE SAS Câbles Energie SILEC CABLE 0 ENERGIE BT EDF - SOUTERRAIN CABLES DE BRANCHEMENT H1 XDV-AU Documents de normalisation : NF C 33-210, HD 603. Tension nominale Tension assignée : 0.6/1 kv Utilisation Excellent

Plus en détail

Cours CEM Formation FEE 2008-2009. Bonjour! BsrCEM120040420.ppt

Cours CEM Formation FEE 2008-2009. Bonjour! BsrCEM120040420.ppt Bonjour! 1 Au programme aujourd hui Terres et masses Terre définitions, raccordement d installations à la terre Masse définitions, raccordements de masse 2 Définitions pour éviter les confusions Terre

Plus en détail

Rapport de l Etat de l Installation Intérieure d Electricité

Rapport de l Etat de l Installation Intérieure d Electricité Rapport de l Etat de l Installation Intérieure d Electricité Numéro de dossier : Norme méthodologique employée : Date du repérage : Heure d arrivée : Durée du repérage : 02249-AGRASC-10-13 AFNOR XP C 16-600

Plus en détail

4 Installation des parafoudres

4 Installation des parafoudres 4 nstallation des parafoudres 4.1 Raccordement Les connexions aux récepteurs d'un parafoudre doivent être les plus courtes possibles afin de réduire la valeur du niveau de protection en tension (Up installé)

Plus en détail

Hygiène, sécurité, qualité

Hygiène, sécurité, qualité Hygiène, sécurité, qualité ELABORER UN DOCUMENT UNIQUE D ÉVALUATION DES RISQUES PROFESSIONNELS *Identifier les principes d évaluation des risques professionnels et en décrire le contexte réglementaire

Plus en détail

MEUBLE DE SALLE DE BAIN PORTO. *Accessoires non inclus

MEUBLE DE SALLE DE BAIN PORTO. *Accessoires non inclus MEUBLE DE SALLE DE BAIN PORTO *Accessoires non inclus Ref 114152 PORTO Notice de montage et d utilisation Lisez attentivement la présente notice qui vous fournira des informations importantes sur le montage

Plus en détail

RISQUE ELECTRIQUE ET HABILITATION ELECTRIQUE. Fabrice NORGEUX - CARSAT Centre Ouest

RISQUE ELECTRIQUE ET HABILITATION ELECTRIQUE. Fabrice NORGEUX - CARSAT Centre Ouest RISQUE ELECTRIQUE ET HABILITATION ELECTRIQUE Fabrice NORGEUX - CARSAT Centre Ouest 21 octobre 2011 1 Le risque électrique : quelques chiffres La réglementation et ses évolutions L'habilitation électrique

Plus en détail

DIVISION 332 DISPOSITIFS D'ALARME D'HOMME A LA MER ET D'ACTIONS DE SAUVETAGE (DAHMAS)

DIVISION 332 DISPOSITIFS D'ALARME D'HOMME A LA MER ET D'ACTIONS DE SAUVETAGE (DAHMAS) Affaires Maritimes DIVISION 332 DISPOSITIFS D'ALARME D'HOMME A LA MER ET D'ACTIONS DE SAUVETAGE (DAHMAS) Edition du 27 JUIN 2005, parue au J.O. le 21 AOÛT 2005 A jour des arrêtés suivants : Date de signature

Plus en détail

L HABILITATION EN ÉLECTRICITÉ Démarche en vue de l habilitation du personnel

L HABILITATION EN ÉLECTRICITÉ Démarche en vue de l habilitation du personnel Prévention et Gestion des Risques Professionnels Sécurité Sociale Caisse régionale d assurance maladie Alsace-Moselle L HABILITATION EN ÉLECTRICITÉ Démarche en vue de l habilitation du personnel Note Technique

Plus en détail

CEI 60439 >>> CEI 61439 GUIDE SPÉCIALISTE MONDIAL DES INFRASTRUCTURES ÉLÉCTRIQUES ET NUMÉRIQUES DU BÂTIMENT

CEI 60439 >>> CEI 61439 GUIDE SPÉCIALISTE MONDIAL DES INFRASTRUCTURES ÉLÉCTRIQUES ET NUMÉRIQUES DU BÂTIMENT Ensembles configurables xl 3 CEI 60439 >>> CEI 61439 GUIDE SPÉCIALISTE MONDIAL DES INFRASTRUCTURES ÉLÉCTRIQUES ET NUMÉRIQUES DU BÂTIMENT Ensembles configurables XL 3 guide d accompagnement de la CEI 60439

Plus en détail

SYSTEMES DE TRANSFERT STATIQUE: CEI 62310, UNE NOUVELLE NORME POUR GARANTIR LES PERFORMANCES ET LA SÉCURITÉ

SYSTEMES DE TRANSFERT STATIQUE: CEI 62310, UNE NOUVELLE NORME POUR GARANTIR LES PERFORMANCES ET LA SÉCURITÉ White Paper 10 2010 SYSTEMES DE TRANSFERT STATIQUE: CEI 62310, UNE NOUVELLE NORME POUR GARANTIR LES PERFORMANCES ET LA SÉCURITÉ MATTEO GRANZIERO, Responsabile comunicazione tecnica, SOCOMEC UPS Avant l

Plus en détail

DIAGNOSTIC DE L ETAT DES INSTALLATIONS INTERIEURES D ELECTRICITE DES IMMEUBLES A USAGE D HABITATION

DIAGNOSTIC DE L ETAT DES INSTALLATIONS INTERIEURES D ELECTRICITE DES IMMEUBLES A USAGE D HABITATION DIAGNOSTIC DE L ETAT DES INSTALLATIONS INTERIEURES D ELECTRICITE DES IMMEUBLES A USAGE D HABITATION Conformément au Code de la Construction et de l Habitation : articlel134, la LOI n 2006-872 du 13 juillet

Plus en détail

PREVENTION DES RISQUES PROFESSIONNELS

PREVENTION DES RISQUES PROFESSIONNELS Nom : 1 / 12 HABILITATION ELECTRIQUE Connaissances générales Remarque: le groupe INTERPROFESSIONNEL comprend différentes activités dont: personnels temporaires, restauration, récupération, sport, enseignants,

Plus en détail

Le guide de l électricien

Le guide de l électricien Jacques HOLVECK Le guide de l électricien Groupe Eyrolles, 2006, ISBN : 2-212-11575-X Sommaire Introduction........................................................1 1. Conception et structure d'une installation...................

Plus en détail

TRABTECH Power & Signal Quality

TRABTECH Power & Signal Quality Guide d installation TRABTECH Power & Signal Quality Choix et mise en œuvre Parafoudres Basse Tension Nouvelle Gamme 2015 Certifiée conforme EN61643-11 1 Sommaire Parafoudres Type 1, Type 2 et Type 3 Généralité

Plus en détail

Rapport de l Etat de l Installation Intérieure d Electricité

Rapport de l Etat de l Installation Intérieure d Electricité ORGANISME CHARGE DE LA MISSION : Raison sociale : SARL C.A.P Adresse : 57, rue Pascal - 59000 - LILLE Tél. : 06 61 55 90 70 N Identification : 481 913 838 00027 ASSURANCE : ELITE INSURANCE COMPANY N PRCCEL008

Plus en détail

Gestion et entretien des Installations Electriques BT

Gestion et entretien des Installations Electriques BT Durée : 5 jours Gestion et entretien des Installations Electriques BT Réf : (TECH.01) ² Connaître les paramètres d une installation basse tension, apprendre les bonnes méthodes de gestion et entretien

Plus en détail

de la salle d eau Volume 0 : la baignoire ou la douche Tout matériel électrique (sèche-cheveux, rasoir, téléphone portable, etc.) est interdit.

de la salle d eau Volume 0 : la baignoire ou la douche Tout matériel électrique (sèche-cheveux, rasoir, téléphone portable, etc.) est interdit. Savoir visé : S3 : Installations et équipements électriques. Installations électriques des bâtiments. Mise en situation : Mr Dupond a decidé de refaire sa salle de bain. Avant de poser le carelage, il

Plus en détail