Art, architecture et paysages
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- Hugues Monette
- il y a 10 ans
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1 Direction de l Architecture et du Patrimoine Délégation au Développement et aux Affaires internationales Délégation aux Arts plastiques Direction générale de l Urbanisme, de l Habitat et de la Construction Art, architecture et paysages Programme interdisciplinaire de recherche Direction de la Nature et des Paysages Institut national d histoire de l art Bilan de l appel à propositions de recherche Sessions 2004 et 2005 Recherche
2 Direction de l Architecture et du Patrimoine Délégation au Développement et aux Affaires internationales Délégation aux Arts plastiques Direction générale de l Urbanisme, de l Habitat et de la Construction Art, architecture et paysages Programme interdisciplinaire de recherche Direction de la Nature et des Paysages Institut national d histoire de l art Bilan de l appel à propositions de recherche Sessions 2004 et 2005 Recherche
3 Programme interdisciplinaire de recherche Art, architecture et paysages Partenaires institutionnels du programme : Ministère de la Culture et de la Communication (MCC) : Direction de l Architecture et du Patrimoine Bureau de la Recherche architecturale, urbaine et paysagère Bureau de la Création architecturale, du Paysage et du Cadre de vie Délégation au Développement et aux Affaires internationales Mission de la Recherche et de la Technologie Délégation aux Arts plastiques Bureau de la Recherche et de l Innovation Mission d Inspection, de Conseil et d Evaluation de l enseignement artistique Ministère des transports, de l Équipement, du Tourisme et de la Mer Direction Générale de l Urbanisme, de l Habitat et de la Construction Plan Urbanisme Construction Architecture Ministère de l Écologie et du Développement durable Direction de la Nature et des Paysages Bureau des Paysages Institut national d histoire de l art Département des Études et de la Recherche Comité de pilotage du programme : Eric Lengereau, chef du bureau de la Recherche architecturale, urbaine et paysagère (MCC-DAPA) Panos Mantziaras, chargé de mission au bureau de la Recherche architecturale, urbaine et paysagère (MCC-DAPA) Nicolas Tixier, chargé de mission au bureau de la Recherche architecturale, urbaine et paysagère (MCC-DAPA) Alice Thomine, chargée de mission à l Institut national d histoire de l art Dominique Aris, adjointe au chef du bureau de la Création architecturale, du paysage et du cadre de vie (MCC-DAPA) Arlette Auduc, chargée de mission paysage au bureau de la Création architecturale, du paysage et du cadre de vie (MCC-DAPA) Claude Rouot, chargée de mission à la mission de la Recherche et de la Technologie (MCC-DDAI) Joëlle Metzger, chargée de mission à la mission de la Recherche et de la Technologie (MCC-DDAI) Christophe Dessaux, chef de la mission de la Recherche et de la Technologie (MCC-DDAI-MRT) Odile Canale, chef du département des Enseignements, de la Recherche et de l Innovation (MCC-DAP) Pascal Guernier, bureau de la Recherche et de l Innovation (MCC-DAP) Colette Garaud, chargée de mission à l inspection de l Enseignement artistique (MCC-DAP) Jean-Claude Conesa, inspecteur principal de l Enseignement artistique (MCC-DAP) Guy Tortosa, inspecteur général de la Création artistique (MCC-DAP) Michelle Sustrac, chargée de mission au Plan urbanisme construction architecture (MTETM-DGUHC) Jean-François Séguin, chef du bureau des Paysages (MEDD-DNP) Coordination scientifique du programme : Éric Lengereau, chef du bureau de la Recherche architecturale, urbaine et paysagère (MCC-DAPA) Panos Mantziaras, chargé de mission (MCC-DAPA-BRAUP) Nicolas Tixier, chargé de mission (MCC-DAPA-BRAUP) Édith Faucheux, assistante (MCC-DAPA-BRAUP) Préparation, conception et rédaction de l appel d offres : Conçu et élaboré par le bureau de la Recherche architecturale et urbaine et paysagère, l appel à propositions de recherche Art, architecture et paysages a été mis en œuvre à partir d une réflexion collective menée au cours des années 2001 et 2002 par le comité de pilotage du programme. Le texte de la consultation a été rédigé par Hugues Fontenas, architecte et historien de l architecture. Cette action incitative s est appuyée sur une étude commandée par la Direction de l Architecture et du Patrimoine à Martine Bouchier sur les relations entre art, architecture et paysages dans les écoles d architecture comme dans les écoles d art. DIFFUSION Ministère de la Culture et de la Communication Direction de l Architecture et du Patrimoine Bureau de la Recherche architecturale, urbaine et paysagère 182 rue Saint-Honoré Paris Cedex 01 Tél. : Fax : Site :
4 Sommaire ATTENDUS ET INTENTIONS DE LA CONSULTATION Contexte de l appel à propositions de recherche Objectifs Problématique générale BILAN DES SESSIONS 3 ET 4 DU PROGRAMME Rapporteurs et experts Bilan de la consultation 2004 Tableau récapitulatif des propositions reçues en 2004 Fiches résumées des propositions retenues en 2004 Bilan de la consultation 2005 Tableau récapitulatif des propositions reçues en 2005 Propositions retenues et citées en 2005 Fiches résumées des propositions retenues en ANNEXE : TEXTE DE L APPEL À PROPOSITIONS DE RECHERCHE Avant-propos et avertissements Introduction Objectifs Problématique générale Orientations thématiques Modalités de la consultation Orientations bibliographiques 90 LISTE DES PARTICIPANTS AUX SESSIONS 2002, 2003, 2004 ET 2005
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6 Attendus et intentions de la consultation 5
7 Attendus et intentions de la consultation 1 Contexte de l action incitative Le programme interdisciplinaire de recherche Art, architecture et paysages a été initié au sein du ministère de la Culture et de la Communication par la direction de l Architecture et du Patrimoine (DAPA), associée à la délégation aux Arts plastiques (DAP) ainsi qu à la direction de l Administration générale (DAG). Dans le cadre de la politique scientifique qui lui est propre, l Institut national d histoire de l art (INHA) a également participé à cette action incitative dont les trois premières sessions ont été mises en œuvre et évaluées respectivement en 2002, 2003 et Puis, en 2005, le ministère des Transports, de l Équipement, du Tourisme et de la Mer (PUCA) et le ministère de l Écologie et du Développement durable sont venus encore renforcer le collectif des partenaires du programme. Cette action de recherche incitative s inscrit dans le cadre des orientations nationales affichées par les politiques scientifiques qui font de l interdisciplinarité une priorité. Ainsi fait-elle référence aux travail récent du Conseil économique et social, publié en avril 2002 et intitulé Pluridisciplinarité et synergies : une nécessité pour la recherche. Ce programme de recherche lancé par le ministère de la Culture et de la Communication intègre par ailleurs les objectifs interdisciplinaires des écoles doctorales mises en place sur l ensemble du territoire français de l enseignement supérieur et de la recherche. Sont en jeu avec cette action incitative, les priorités que suggèrent la mise en œuvre de la réforme LMD (Licence, Master, Doctorat) dans les différents secteurs scientifiques concernés, notamment dans les écoles nationales supérieures d Architecture qui verront se développer à court terme leurs pratiques et productions doctorales. 1/ Cette introduction reprend certains éléments-clés du texte de l appel à propositions de recherche Art, architecture et paysages élaboré par le bureau de la Recherche architecturale, urbaine et paysagère et figurant en annexe. Dans la logique d un partenariat à renforcer, cette initiative adopte les principes d articulation ayant à rapprocher les politiques sectorielles du ministère de la Culture et de la Communication relevant de la recherche et de la création. Ainsi les orientations retenues pour la mise en œuvre du schéma stratégique de la recherche au ministère de la Culture et de la Communication suggèrent la création, au sein du Conseil ministériel de la recherche, d un groupe de travail transversal sur le thème des relations entre recherche et création artistique. Pour compléter le paysage des questions interdisciplinaires qui sont aujourd hui posées par les politiques scientifiques, il convient enfin de citer les dynamiques de recherche qui sont issues des procédures incitatives du programme interministériel Culture, ville et dynamiques sociales coordonné par la mission de la Recherche et de la Technologie du ministère de la Culture et de la Communication. Objectifs D un point de vue général, les troisièmes et quatrièmes étapes de la consultation mises en œuvre en 2004 et 2005 se donnent pour objectifs principaux la construction de nouveaux objets de recherche et la structuration des dynamiques scientifiques. S adressant prioritairement aux compétences issues des écoles d architecture, des écoles d art, des écoles du paysage et des universités, cette action incitative veut susciter l émergence de projets inédits, rigoureusement structurés et situés à l in- 6
8 térieur des interfaces problématiques de l art, de l architecture et des paysages (naturels et urbains). Autrement dit, les travaux doivent appréhender des ensembles complexes d analyse au sein desquels le comité de pilotage a souhaité que deux perspectives de recherche soient appréhendées de manière approfondie, pour les troisième et quatrième session, l une correspondant à l orientation thématique Histoire et théorie, l autre à l orientation Application, expérimentations et création. Le partenariat du programme ayant accueilli à partir de 2005 deux acteurs institutionnels supplémentaires, le Plan urbanisme construction et architecture (MTETM- DGUHC) et le bureau des paysages (MEDD-DNP), la quatrième session de l action incitative suggère que les propositions de recherche soient particulièrement attentives aux exigences de l échelle urbaine et aux enjeux actuels du développement durable. Il peut s agir de mettre en place des unités de recherche pouvant officiellement être habilitées et soutenues. Il peut également s agir de réunir les compétences de recherche autour d une thématique précise afin de définir la cohérence et le fonctionnement d un réseau scientifique. Peuvent aussi être exprimés les termes d une initiative exploratoire de mise en commun, de capitalisation ou de valorisation destinée à approfondir, à l occasion d une journée d étude, d un colloque ou d une publication, une problématique particulière inscrite dans le programme. De même, peuvent être envisagées les perspectives d un partenariat ponctuel en vue de mener des actions d expérimentation nécessitant des ressources et matériaux spécifiques, des conditions propices à une mise en espace, ou encore des dispositifs pertinents de valorisation et/ou d exposition. Rappel de la problématique générale de l action incitative Depuis plus d une vingtaine d années, dans les pratiques artistiques comme dans les productions architecturales et l aménagement des territoires, dans les évolutions pédagogiques comme dans les avancées doctrinales, s expriment de nouvelles ouvertures intellectuelles, de nouvelles porosités disciplinaires, de nouvelles mobilités conceptuelles. Les productions elles-mêmes permettent de constater qu au sein d une communauté d intérêts se manifestent des tendances naturelles à l hybridation disciplinaire, au métissage des compétences, au croisement des savoirs et savoir-faire. Ce programme Art, architecture et paysages vise à inciter le développement d une interdisciplinarité scientifique ayant pour objet la réalité des dynamiques intellectuelles transversales qui irriguent les processus de conception, alimentent la démarche de projet et se traduisent dans l espace par une transformation physique de type culturel. Il se positionne aussi à la croisée de configurations intellectuelles et expérimentales. Il s inscrit également dans la fécondité des relations entre pratiques artistiques, conceptions architecturales et transformations paysagères, il engage enfin la communauté scientifique à interroger les perspectives de migrations disciplinaires, à questionner les enjeux intellectuels de l interdisciplinarité, tant du point de vue des politiques artistiques, architecturales et paysagères que du point de vue des stratégies professionnelles qui font de la collaboration entre champs de compétences un vecteur d ouverture et d élargissement des disciplines. 7
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10 Bilan des sessions 3 et 4 du programme ( ) 9
11 Bilan des sessions 3 et 4 du programme ( ) 10 Membres des jurys pour la sélection des propositions de recherche > Experts sollicités - ATTALI Jean, philosophe, maître-assistant à l ENSA de Paris-Malaquais - AUGOYARD Jean-François, directeur de recherche au CNRS, chercheur au Cresson (centre de recherche sur l espace sonore et l environnement urbain), ENSA Grenoble - BARRE Arlette, chargée de mission à l Inspection de l enseignement artistique (MCC-DAP) - CAUQUELIN Anne, philosophe, professeur émérite des universités - CHARRE Alain, historien d art, professeur à l ENSA de Clermont-Ferrand - COGATO LANZA Elena, architecte, urbaniste, chargée de cours à l école polytechnique fédérale de Lausanne - DENNYS Barbara, directrice de l école supérieure d Art et de Design d Amiens - LAMARCHE-VADEL Gaëtane, philosophe et professeur à l ENSBA de Dijon - MARCEL Odile, philosophe, professeur à l université Lyon III - MAUBANT Jean-Louis, directeur de l institut d Art contemporain de Villeurbanne - NOTTEGHEM Patrice, directeur de l écomusée du Creusot / Montceau les Mines - UYTTENHOVE Peter, historien et critique d architecture et d urbanisme, enseignant à l Université de Gand, Belgique - VAYSSIERE Bruno, architecte, professeur des universités, directeur de la fondation Braillard Architectes > Rapporteurs - MANTZIARAS Panos, chargé de mission (MCC-DAPA) - TIXIER Nicolas, chargé de mission (MCC-DAPA) > Administration - ARIS Dominique, adjointe au chef du bureau de la Création architecturale, du paysage et cadre de vie (MCC-DAPA) - AUDUC Arlette, chargée de mission Paysage au bureau de la Création architecturale, du paysage et du cadre de vie (MCC-DAPA) - CANALE Odile, chef du département des Enseignements, de la Recherche et de l Innovation (MCC-DAP) - CONESA Jean-Claude, inspecteur principal de l Enseignement artistique (MCC-DAP) - DESSAUX Christophe, chef de la mission de la Recherche et de la Technologie (MMC-DDAI) - GARAUD Colette, chargée de mission à l inspection de l Enseignement artistique (MCC-DAP) - GUERNIER Pascal, bureau de la Recherche et de l Innovation (MCC-DAP) - LENGEREAU Eric, chef du bureau de la Recherche architecturale, urbaine et paysagère (MCC-DAPA) - MANTZIARAS Panos, chargé de mission au bureau de la Recherche architecturale, urbaine et paysagère (MCC-DAPA) - METZGER Joëlle, chargée de mission à la mission de la Recherche et de la Technologie (MCC-DAG) - ROUOT Claude, chargée de mission de la Recherche et de la Technologie (MCC-DDAI) - SEGUIN Jean-François, chef du bureau des Paysages (MEDD-DNP) - SUSTRAC Michelle, chargée de mission au Plan urbanisme construction architecture (MTETM-DGUHC) - THOMINE Alice, chargée de mission à l Institut national d histoire de l art - TIXIER Nicolas, chargé de mission au bureau de la Recherche architecturale et urbaine et paysagère (MCC-DAPA) - TORTOSA Guy, inspecteur général de la Création artistique (MCC-DAP)
12 Session 2004 Le troisième appel à propositions de recherche du Programme Art, architecture et paysages a été publié en juin Le lancement a été suivi le 1 er juillet 2004, de la tenue à la Bibliothèque Nationale de France site (Tolbiac) d un séminaire scientifique réunissant les équipes des 1ère et 2ème sessions. A la date de rendu, le 8 octobre 2004, 28 projets scientifiques avaient été déposés au bureau de la Recherche architecturale, urbaine et paysagère. Le jury s est réuni le 28 octobre 2004 afin d examiner les propositions de recherche présentées par deux rapporteurs. A l issue des travaux effectués par le comité de pilotage et par les experts sollicités, dix projets scientifiques ont été retenus, dont quatre pour financement exploratoire. Les analyses et réflexions menées au cours de la séance de travail ont conduit le comité de pilotage à exprimer un intérêt particulier pour quatre autres projets scientifiques qui ont été cités. Leurs auteurs ont été invités à répondre aux réserves formulées en réajustant, selon les cas, la problématique, les méthodes ou la constitution de l équipe, et à représenter leur projet à la session suivante. 11
13 Tableau récapitulatif de la session 2004 Titre des propositions Mandataire(s) Décision du jury 1 Le paysage technologique. Théories et pratiques Anolga RODIONOFF Sélectionnée autour du Global Positionning System Andréa URLBERGER et financée Maison des sciences de l homme Paris Nord 2 Les enjeux actuels du rôle de l histoire dans les pratiques architecturales et artistiques (Métamorphoses urbaines et échelles de temporalité) Henri-Pierre JEUDY GAIA, LAIOS (CNRS) 3 Arts + architecture : recherche ou/ni/mais/et/or/car/donc création Martine BOUCHIER ENSA Paris Val-de-Seine 4 Le paysage urbain à l épreuve de l art contemporain Nathalie BLANC, Julie RAMOS LADYSS (CNRS), CIRHAC 5 Penser, transcender le Lieu. L art et les artistes Daniel LE COUEDIC Sélectionnée au secours du déficit symbolique des villes Institut de géoarchitecture et financée reconstruites : l exemple de Brest Université de Bretagne Occidentale à titre exploratoire 6 Des micro-paysages ambigus : les ronds-points Philippe MOUILLON Sélectionnée Laboratoire sculpture urbaine et financée à titre exploratoire 7 L implosion de la commande publique Véronique BIGO ENSA Toulouse, équipe PVP 8 Le pittoresque aux limites du moderne II Les modalités de sa reproductibilité technique Philippe NYS ENSA Paris-La-Villette, équipe AMP 9 Arts-Détournements-Informatique Histoires contemporaines Michèle BENLIAN ENSA Paris-La-Villette, équipe ARIAM 10 Pe(a)nser l espace : un art public contemporain Xavier MALVERTI Aleth PICARD ENSA Bordeaux, équipe GEVR 11 Vers un immeuble durable et aimé? Gilles DESEVEDAVY Sélectionnée Recherche sur un processus de matérialisation ENSA Lyon et financée artistique de la neutralité fonctionnelle en architecture domestique 12 Territoire des signes, la leçon de Marne-la-Vallée Luc BABOULET Sélectionnée ENSA Marne-la-Vallée, équipe OCS et financée 13 Récits-descriptions d un Lieur de lieux (suite 2004) les horizons plissés Alain POTOSKI ENSA Nancy 14 La station-service comme œuvre d art ou comme Georges KNAEBEL Citée support d intervention artistique Henri WACRENIER Comparaison avec les interventions artistiques Institut d Urbanisme de Paris accompagnant la création d un tramway Laboratoire Vie Urbaine (CNRS) 12
14 Titre des propositions Mandataire(s) Décision du jury 15 Vidéo / architecture : Sophie PAVIOL Sélectionnée l image en mouvement comme processus ENSA Grenoble et financée de projet Laboratoire des métiers de l histoire à titre exploratoire 16 Lumière et projet urbain Sandra FIORI Sélectionnée Initiation d un réseau d enseignement et de recherche ENSA Grenoble, laboratoire CRESSON (CNRS) et financée 17 L intangible Arnaud FRANÇOIS Citée Origine et constitution du paradigme numérique ENSA Normandie dans les arts de l espace 18 Le nœud autoroutier : l espace absorbé Nicole MARCHAND Association le mouvement des choses 19 Recherche historique, théorique et technique pour la Hervé HUITRIC Citée conception d un musée expérimental numérique mobile Université Paris 8 20 Saisir le paysage urbain : du rôle des publications, Frédéric POUSIN Sélectionnée figurations architecturales, des pratiques photographiques LADYSS (CNRS) et financée et cinématographiques dans les décennies Marcher et connaître Hendrik STURM Citée Association NOAR, École supérieure d art de Toulon 22 Palimpsestuous Ithaca : sub-urbanisme et interdisciplinarité Sébastien MAROT ENSA Marne-la-Vallée, équipe OCS 23 Les formes de la transversalité à l œuvre Serge KOVAL Sélectionnée Le cas de la cité scientifique ENSAP Lille et financée à Villeneuve d Ascq à titre exploratoire 24 Projet Glasswave Vincent BAUR OS Design 25 La notion d ambiance à l épreuve Pascal AMPHOUX Sélectionnée du projet. Arts du théâtre, ambiances ENSA Grenoble, laboratoire CRESSON (CNRS) et financée architecturales et contexte urbain La réhabilitation de la salle Bel Air en questions 26 Micro-dispositifs mobiles et interstices urbaines Constantin PETCOU ReDESIGN_studio 27 Sub/Sas 2, Diagnosis Marc ARMENGAUD ENSP Versailles 28 L art de cadrer les paysages Refonder les pratiques architecturales émergentes Richard SCOFFIER ENSA Versailles, LADRHAUS 13
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16 Fiches résumées des propositions retenues en
17 Le paysage technologique Théories et pratiques autour du Global Positionning System Projet de recherche n 1 Responsable scientifique : Andrea URLBERGER, docteur en esthétique, sciences et technologies des arts 38 rue du Cdt Mouchotte Saint Mandé Tél. : Mail : [email protected] Responsable opérationnel : Anolga RODIONOFF, docteur en Science Politique, maître de conférences en Sciences de l Information et de la Communication, université Paris 8, chercheur au CEMTI, université Paris 8 et responsable scientifique d un groupe de recherche sur les arts, les TICs et les industries de la culture, maison des Sciences de l Homme Paris Nord Maison des Sciences de l Homme Paris Nord 4 rue de la Croix Faron Saint-Denis La Plaine Tél. : Mail : [email protected] Organisme de rattachement : Maison des Sciences de l Homme Paris Nord 4 rue de la Croix Faron Saint-Denis La Plaine Tél. : Membres de l équipe : Françoise AGEZ, agrégée en arts plastiques, enseignante Juliette MARAIS, docteur en électronique, ingénieur de l ISEN, chargée de recherche au laboratoire de recherche LEOST (Laboratoire Électronique, Ondes et Signaux pour les transports), INRETS > Objet de la proposition En permettant de suivre et de guider des parcours, de mesurer des distances ou de construire des ouvrages 1, le Global Positioning System s intègre de plus en plus au paysage contemporain. La question qui se pose aujourd hui est comment cette intégration opère-t-elle? En effet, en dépit de cette propagation, la localisation satellitaire reste une technologie assez nouvelle qui commence seulement depuis quelques années à occuper une place non négligeable, d abord dans des domaines militaires et politiques, puis économiques et artistiques. Pour comprendre quelles conséquences les pratiques GPS pourraient avoir sur le paysage contemporain, il est donc indispensable d élargir le champ de réflexion et de considérer les liens entre technologies et paysage de manière plus globale pour ensuite centrer la réflexion sur cette technologie. Même si les usages autour du GPS sont encore trop récents pour pouvoir vraiment influer en profondeur l aménagement du paysage de plus en plus marqué par les technologies, ils participent déjà à la dislocation de la notion d environnement (P. Sloterdijk) et de la notion de l objet technologique (B. Latour). Capable de produire une approche globale et lointaine comme une vision concentrée et subjective (A. Picon), le GPS fait surtout émerger des représentations qui correspondent aux dynamismes antagonistes du paysage contemporain. 1- ex. le viaduc de Millau 2- Entretien mené dans le cadre de cette recherche, le 7 juillet 2005, ZKM, Karlsruhe, Allemagne. 16
18 Pour reprendre Peter Weibel 2, le GPS doit être considéré comme un outil tout à fait exceptionnel et innovant qui se situe à l interface entre le paysage réel et les images qui s y juxtaposent. En permettant à l individu de se situer précisément dans le monde, il accède différemment aux représentations qu on peut aussi définir comme paysage mental (réseaux numériques, images, cartes, récits), mais, en même temps, ancre celles-ci plus facilement dans le paysage contemporain. Le GPS agit ainsi comme une articulation essentielle entre le paysage réel, ses représentations et les technologies. > Méthodologie Trois phases ont été distinguées pour conduire cette étude selon que sont examinés les aspects théoriques, techniques et les applications artistiques du GPS. Elles sont envisagées de manière tant diachronique que synchronique puisqu elles renvoient à trois niveaux de travail qui s articulent et se chevauchent. Elles correspondent, enfin, à trois méthodologies différentes qui sont fonction de la nature des corpus étudiés. Masaki Fujihata, Landing Home in Geneva, 2005 Au cours de la première phase, sont analysées les théories qui abordent les interfaces entre technologies des transports, TICs et paysage. Il s agit de voir comment les théoriciens expliquent les rapports qui s établissent entre mobilités réelles, mobilités virtuelles et environnement ; quelles évolutions urbaines et paysagères ils constatent et quels sont les espaces hybrides qui émergent. Certaines théories se recoupant et/ou se complétant, d autres s opposant sur certains points, l objectif de cette première phase est de dresser une cartographie des théories étudiées afin de mieux cerner la notion de paysage technologique et son évolution. Au cours de la seconde phase, il s agit de savoir comment s inscrit le système GPS, qui relie mobilités réelles et flux de données numériques, dans une évolution du paysage et quelles sont les interactions qui émergent entre ce système et le territoire. Le GPS, dans le cadre de cette réflexion sur le paysage technologique, peut être considéré comme une technique exemplaire qui permet la création et la compréhension de ces articulations. Trois traits de ce système sont spécifiquement étudiés : la technique proprement dite distincte des applications qu elle permet et l imaginaire qu il suscite (imaginaire constitué de deux figures opposées : la figure du contrôle ou de la surveillance et celle de la liberté). Au cours de la troisième phase, il s agit de répertorier les usages artistiques du GPS. Comment les artistes explorent le GPS ou encore expliquent et construisent les articulations entre GPS et paysage? In fine, l analyse de ces pratiques artistiques devrait montrer s il existe des relations antagoniques ou non entre théories, usages techniques et usages artistiques du GPS. Elle devrait aussi valider l hypothèse selon laquelle les pratiques artistiques s appuyant sur le GPS représentent une autre possibilité de visualisation du paysage technologique. 17
19 Penser, transcender le lieu. L art et les artistes au secours du déficit symbolique des villes reconstruites : l exemple de Brest Projet de recherche n 5 Responsable scientifique : Daniel LE COUÉDIC, architecte DPLG et docteur ès lettres et sciences humaines, professeur des universités, directeur de l institut de Géoarchitecture (EA 2219) Institut de Géoarchitecture Université de Bretagne occidentale 6 avenue Le Gorgeu CS Brest Cedex 3 Tél. : Fax : Mail : [email protected] Organisme de rattachement : Institut de Géoarchitecture Université de Bretagne occidentale 6 avenue Le Gorgeu CS Brest Cedex 3 Tél. : Fax : Mail : [email protected] Membres de l équipe : Patrick DIEUDONNÉ, architecte DPLG et docteur de l Université de Bretagne occidentale, maître de conférences à l institut de Géoarchitecture (EA 2219) Carmen POPESCU, docteur de l université de Paris IV - La Sorbonne, historienne et critique d art - Membre associé de l UMR André Chastel Rachel SATTOLO, doctorante à l institut de Géoarchitecture (EA 2219) > Objet de la proposition De récentes études d opinion révèlent que l attachement des Brestois à leur ville s accompagne d un paradoxal dénigrement qui est généralement considéré comme une hostilité au cadre reconstruit au terme de la seconde guerre mondiale, dans lequel ils vivent. Mais les origines de cette ambiguïté sont antérieures à la destruction et renvoient probablement à la confiscation du centre premier de la ville, véritable down town situé de part et d autre de la Penfeld, bref fleuve littoral dont la Marine s arrogea l usage exclusif en Brest, dès lors, s évertua à se reconstituer en usant des diverses ressources que proposèrent l art urbain et les théories urbanistiques. Ces efforts furent évidemment brisés par la destruction quasi complète de la ville, qui se reconstruisit dans un nouveau contexte : les fortifications furent en effet arasées et les communes adjacentes annexées. La quête d un espace public adéquat s en trouva compliquée, ce qui entraîna un lourd désenchantement en dépit d une forte expansion durant les trente glorieuses. Une nouvelle et audacieuse stratégie fut alors élaborée pour combler ce qu on nomma, en 1983, un déficit symbolique. L idée maîtresse consista à confier un rôle primordial à quelques artistes plasticiens. Se détourner d une fonctionnalité considérée comme fin de toute chose, remiser la technicité et s en remettre à la création artistique, pouvait être regardé comme un aventurisme. On s appuya dès lors sur les recommandations de Hegel, qui 18
20 avait mis comme condition au recours à l artiste comme médiateur que la forme ne fût pas un simple ornement destiné à agrémenter un enseignement abstrait, mais que le contenu ne fît qu un avec la forme figurée et que cette unité constituât son côté essentiel. À Brest, cette consigne a été comprise comme la nécessité de dire en quoi l œuvre partageait l histoire de la ville autant qu elle la prolongeait. Marta Pan, chargée de sublimer la place principale de la reconstruction et l axe de la ville, excipa d un ru enfoui pour installer un parcours d eau ; Marcel Van Thienen évoqua la mâture et l accastillage de la Royale et Niels Udo aligna des peupliers au sommet d une butte pour offrir un exutoire au vent qui balaie la rade. Mais à ces commandes officielles s ajoutèrent bientôt d autres actions qui recueillirent un meilleur assentiment auprès d une population demeurée jusquelà circonspecte. Dès 1984, Paul Bloas se dirigea vers les espaces en déréliction, décidé à y prêter un nom à l anonyme et à rendre visible ce que les mots sont impuissants à dire. Sur des pans de murs lépreux, il colla des titans de papier, fantômes géants d ouvriers et dockers revenus de l oubli, qui s effilochaient en quelques semaines après avoir distillé un souvenir glauque et bien des interrogations sur l avenir. Quinze ans plus tard, alors que s achevait un ambitieux chantier de restructuration de la place centrale, confié à Bernard Huet, Gwenaëlle Magadur entreprit de ramener des limbes la ville engloutie et d en offrir les mânes à une population qui ne parvenait décidemment pas à en faire son deuil. Elle matérialisa, d une ligne bleue peinte sur le sol, les 2,5 kilomètres des anciennes fortifications. > Méthodologie La recherche s applique à reconstituer cette histoire cahoteuse et à élucider de la façon dont le malaise qui l imprègne fut conceptualisé. Elle s emploie à reconstituer les phases successives qui virent les élus et les techniciens s ouvrir de leurs préoccupations, puis recourir à de nouveaux partenaires : historiens, sociologues, psychiatres même. La part essentielle est cependant centrée sur l intervention effective des artistes : la définition du cadre de leur intervention, la programmation, le choix des intervenants, la nature des discussions afférentes, la validation des propositions. L analyse des divergences d appréciations qui se firent jour dans les milieux de la maîtrise d ouvrage et la réception par la population sont mises à profit pour s interroger sur la légitimité prêtée à l artiste intervenant dans un processus d urbanisme. Les Lacs - Brest Rue de Siam, photo Marta Pan 19
21 Des micro-paysages ambigus : les ronds-points Projet de recherche n 6 Responsable scientifique : Philippe MOUILLON, maître de conférences associé à l'institut de Génie civil, université Joseph Fourier de Grenoble, plasticien, concepteur d installations urbaines et de réseaux, directeur artistique de Laboratoire Sculpture Urbaine 1261 route de Narbonne Saint Martin le Vinoux Tél. : Mail : [email protected] Organisme de rattachement : Laboratoire Sculpture Urbaine 1 rue Jean-François Hache Grenoble Tél. : Site : Membres de l équipe : Maryvonne ARNAUD, photographe et metteur en scène urbaine, cofondatrice de Laboratoire Sculpture Urbaine à Grenoble Patrick CHAMOISEAU, écrivain, Prix Goncourt 1992 Émilie LAPRAZ, stagiaire, étudiante en architecture Philippe MACARY, diplômé de l'ensa de Grenoble, architecte libéral Bernard MALLET, maître de conférences en sciences du langage et sémiologie à l université Stendhal de Grenoble Bénédicte MOTTE, urbaniste, diplômée de l'institut d'études politiques de Grenoble et de l'institut d'urbanisme de Paris Henry TORGUE, sociologue, diplômé de sciences politiques, docteur en études urbaines et compositeur, chercheur au CRESSON (Centre de Recherche sur l'espace sonore et l'environnement urbain) UMR-CNRS "ambiances architecturales et urbaines", ENSA de Grenoble. > Objet de la proposition Les villes sont nées aux croisements des routes, lieux depuis toujours chargés de symboles et d images. L'aménagement des intersections a connu depuis une quarantaine d'années un développement envahissant des carrefours giratoires entraînant une multiplication d'espaces centraux, auxquels personne n accède, largement ouverts à la vue de tous et sans vocation fonctionnelle prioritaire. Un espace vide a donc été créé en un lieu traditionnellement riche de vie symbolique et de liaisons cosmogoniques. Non aménagé, le terreplein central est considéré comme provisoire, en attente de sa charge imaginaire. Et, souvent il semble qu'une réponse bâtarde, corporatiste ou appauvrie vaille mieux que le vide. L espace central est lieu de mort s il n est pas transformé en sanctuaire par la grâce des images. Or, quels sont les valeurs et les signes que notre société peut/veut sanctuariser? Quelles sont les propositions des artistes pour combler cette béance imaginaire? Un calvaire contemporain ou une croix sont-ils envisageables au centre d un rond point? La publicité peut-elle récupérer cette vitrine? Que signifient certaines réalisations populaires? S'agit-il d'une revanche, de la trace spectaculaire du hiatus existant entre l'esthétique élitaire et le goût commun? Les aménagements ambigus de ces micro-paysages répondent souvent sans le savoir à ces interrogations, donnant autant d'indices tangibles de nos rapports imaginaires au monde. À travers la forte revendication identitaire des formes proposées, l'époque fait signe. 20
22 Réfléchir sur l espace et la symbolique des ronds points nécessite d'analyser d'une part les productions imaginaires réalisées et, d'autre part, les systèmes d acteurs à l'œuvre : qui investit ces espaces? Qui parle depuis ce lieu et à qui? > Méthodologie Le premier temps du travail s'est concentré sur une phase documentaire permettant de resituer la prise en compte des ronds-points par les diverses analyses du paysage et sur une phase plus théorique destinée à préciser les concepts sur lesquels s appuie cette recherche. Une nomenclature typologique dégage les grands principes de représentation observés : les allégories identitaires, les évocations historiques, les particularismes locaux, les citations de paysage, l emprunt à l univers des mass médias, les compositions plastiques, les réalisations calendaires Le second temps développe une enquête approfondie sur les représentations et les systèmes d'acteurs à Chabeuil (Drôme) La fusée de Tintin Image Émilie Lapraz partir de six situations emblématiques de la région Rhône-Alpes : Chabeuil (Drôme), Saint Égrève et Sassenage (Isère), Saint Jean de Maurienne et La Motte Servolex (Savoie), Annemasse (Haute- Savoie). Pour chacun d'eux, un protocole d enquête a été mis en place aboutissant à un corpus d entretiens avec les acteurs impliqués dans son processus de décision et de réalisation. Une analyse en dégage les lignes de force. Le troisième temps de ce projet concerne l'invitation faite aux artistes à imaginer sur ces mêmes lieux des propositions libres mais situées, développées à différentes échelles paysagères et destinées à offrir d'autres repères, à engager de nouvelles lectures de ces mêmes espaces, de leurs contraintes et de leurs capacités imaginaires. Même si chaque discipline conserve ses propres modalités d'intervention, à chacun des temps de ce parcours méthodologique, nous tentons de mixer la production artistique et la réflexion analytique, l'idée étant de ne pas déléguer aux seuls chercheurs le discours sur l'objet et aux artistes la production isolée des œuvres. Dans l'esprit de l'appel d'offres, la convocation des uns et des autres sur un thème aussi partageable que le rond point doit permettre l'instabilité nécessaire à la création de nouvelles marques et de nouvelles approches qui est également l'un des enjeux méthodologiques de ce travail touchant au paysage urbain ordinaire dans la ligne des travaux du groupe local.contemporain (local.contemporain édite une revue : n 1, Vous êtes ici (2004) - n 2, C'est dimanche! (2005) Éditions Le Bec en l'air). 21
23 Vers un immeuble durable...et aimé? Recherche sur un processus de matérialisation artistique de la neutralité fonctionnelle en architecture domestique 22 Projet de recherche n 11 Responsable scientifique : Gilles DESEVEDAVY, architecte DPLG Maître assistant à l ENSA de Lyon Attaché au département Développement durable et équitable 28 ter rue Belgrand Paris Mail : [email protected] [email protected] Organisme de rattachement : Département Architecture, Stratégies et Pratiques avancées ENSA de Lyon 3 rue Maurice Andin Vaux-en-velin Membres de l équipe : Nathalie BLANC, géographe Pascal GONTIER, architecte et enseignant Marie-christine LORIERS, journaliste Lorenza MONDADA, enthnométhodologue Guy GRANIER, opérateur Catherine RANNOU, artiste et enseignante Mais également, Jean François REYNAUD, archéologue, Jacques ALLÉGRET, sociologue, René MICOUT, économiste du bâtiment, Henri-Pierre JEUDY, épistémologue, Dominique GONZALEZ-FOERSTER, artiste, Cyria EMELIANOFF, philosophe de la ville durable, Thierry COSTES, limonadier, Pierre PEILLON de l Union Sociale pour l Habitat, Jean-Paul LACAZE, Ingénieur général honoraire des Ponts et Chaussées et Caroline BOURGEOIS, commissaire d expositions, Anne RACINE du MCC, Luciana RAVANEL, de Ante Prima, Michel MARCOCCIA de l université de technologie de Troyes, Marianne DOURY de la Sorbonne, Pascal MAZOYER, de mésarchitectures et les artistes Michel AUBRY, Claude CLOSKY, Michel FRANÇOIS, Anne FRÉMY, Pierre HUYGHE, Fabrice HYBERT, Véronique JOUMARD, Philippe PARRENO, Xavier VEILHAN, Jacques VIEILLE, Jean-luc WILMOUTH et bien sûr mon ami Ange LECCIA. > Objet de la proposition En tant que sujets, si la ville durable et l immeuble écologique existent, ils se superposent plutôt mal! Les deux volets de l une (environnementaliste et social) ne se retrouvent guère dans l autre, réduit à sa seule dimension écologico-technique, appelée en France HQE, par ailleurs totalement assumée comme uniquement constructive. L immeuble durable reste donc à devoir être inventé. Cette étude fait suite à celle intitulée la neutralité bienveillante soutenue par le DICREAM et remise au ministère en mai 2004 qui servit à la fois à cerner ce sujet, à en légitimer l existence, et également à découvrir les leviers cachés de tels sujets : la démocratie et l amour (on parlera de prolégomènes programmatiques ou d image sociale valorisée). C est suite à ces découvertes ou inflexions, que l étude entamée sous le nom de la neutralité bienveillante se poursuit en devenant vers un immeuble durable et aimé? Un immeuble durable parce que les entretiens ont fait apparaître que les intuitions à l origine de cette étude rejoignent un sujet de problématique plus large et plus établi, celui dit de la ville durable. Un immeuble aimé, par ce que l intuition de confier le renouvellement de l expression à des artistes rejoint un élément indispensable à un éventuel sursaut tel qu exprimé par Jean-Paul Lacaze : dépasser le blocage socioculturel lié au désamour envers la production actuelle (tout un volet de l étude approche la différence épistémologique puis pratique entre architectes et artistes afin de légitimer ce remplacement provisoire).
24 Le dépassement du dogme fonctionnaliste (la convertibilité fonctionnelle = appropriation + recyclage) liée à la quête d une nouvelle expression de l identité apparaît comme un des aspects importants de cet immeuble durable en devenir. Si cette étude se revendique de la prospective et souhaite ouvrir des pistes nouvelles, ses conclusions doivent se vérifier par un approfondissement passant par l expérimentation réelle, pour ne pas rester de simples vœux pieux. Dans cet esprit, l étude s ouvre aussi bien au monde de la pédagogie qu à celui de la pratique de terrain (outil de débat sur la démocratie habitante, communication ciblée, ouverture vers les opérateurs). > Méthodologie Un médecin de campagne s attaquant au trou de la sécu muni d un ciseau à ongles risquerait fort d essuyer quelques quolibets! Et alors? Ce sont bien les malades du sida, réellement concernés par les applications thérapeutiques et leurs résultats qui ont créé le précédent de la contestation des expertises en place, et révolutionné les méthodes de recherche, en vue de leurs applications. Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir Ce n est donc qu à posteriori, après que j eus revendiqué comme méthode sympathie désir et amour que l on me souffla la différence existant selon M. Callon entre processus hiérarchique et processus négocié utilisant la convocation des experts avec essentiellement un objectif, méthode se trouvant être par ailleurs celle utilisée actuellement par les artistes contemporains dont je me suis inspiré. Par ailleurs, mes activités passées de praticien ainsi que les contacts réels noués dans des sphères bien différentes, ajoutées à mon activité d enseignant réussirent à convaincre certaines personnes (et je les en remercie) à tenter une expérience authentiquement transversale à art, architecture et territoires. L intention finale de cette étude étant de produire un pré-programme susceptible à la fois de servir de cahier des charges à des réalisations exemplaires, et de réussir à convaincre les destinataires et intermédiaires. Ce sera beau quand ce sera fini Photographie couleur 60 x 45 cm - Catherine Rannou 23
25 Territoires des signes, la leçon de Marne-la-Vallée > Objet de la proposition Projet de recherche n 12 Responsable scientifique : Luc BABOULET, architecte D.P.L.G. maître-assistant à l école nationale supérieure d Architecture de la Ville et des Territoires à Marne-la-Vallée (champ territoire ), responsable scientifique de l équipe de recherche Observatoire de la condition suburbaine (OCS) 163 rue Pelleport Paris Tél. : Mail : [email protected] Organisme de rattachement : École nationale supérieure d Architecture de la Ville et des Territoires à Marne-la-Vallée avenue Blaise-Pascal Champs-sur-Marne Equipe de recherche OCS, Guillemette MOREL JOURNEL Tél. : Fax : Mail : [email protected] Membres de l équipe : Jean-Philippe ANTOINE, docteur en philosophie, HDR, maître de conférences à l université Jean-Moulin (Lyon 3) et artiste Alain BUBLEX, artiste Pierre CHABARD, architecte D.P.L.G., doctorant, maître-assistant à l école nationale supérieure d Architecture de Marne-la-Vallée (champ histoire et théorie de l architecture et de la ville ), membre de l équipe OCS George DUPIN, artiste photographe Guillemette MOREL JOURNEL, architecte DPLG, doctorante, chercheuse contractuelle du ministère de la Culture et de la Communication, membre de l équipe OCS Catherine de SMET, docteur en histoire de l art, chercheuse et critique, enseignante aux écoles d art de Rennes et d Amiens L Observatoire de la condition suburbaine étant implanté au sein de l école nationale supérieure d architecture de la ville et des territoires à Marne-la-Vallée, il nous a paru naturel de regarder autour de nous, et plus précisément la dernière phase de développement de la ville nouvelle : le secteur IV, dit aussi Val d Europe. Ce territoire est marqué par les présences pour le moins encombrantes du mégacentre commercial éponyme et du parc d attractions EuroDisney. Autour, les agglomérats d hôtels et de nouveaux villages de tous les styles attestent des pouvoirs de la firme internationale. Nous sommes partis de l hypothèse que la périphérie contemporaine ne se définit plus par la densité quantitative (de bâtiment ou de peuplement) ou qualitative (mixité et diversité sociale ou fonctionnelle) des villes du passé, mais par la densité des signes. Elle retrouve en cela une des caractéristiques de la ville traditionnelle - la prolifération sémiotique - poussée à un degré sans précédent et sous des formes inédites, qui reflètent les rapports qui se sont noués, depuis l après-guerre, entre le savant et le populaire, l art et la consommation de masse : l héritage du Pop art semble ainsi prépondérant dans les nouveaux modes d urbanisation. L historien Karlheinz Stierle a récemment affirmé que la grande ville est l espace sémiotique où aucune matérialité ne reste non sémiotisée. L urbain suburbain serait alors le lieu de la grande densité sémiotique fûtce dans un espace ouvert et lâche, comme Venturi, Scott-Brown et 24
26 Autour du parc EuroDisney, l'hôtel Mövenpick "Dream Castle" se veut un château comme il n en existe que dans les rêves rien que pour vous. Avec un service digne des grands de ce monde." Photo George Dupin. Izenour l avaient montré en leur temps dans leur étude de Las Vegas. Il n est au demeurant pas anodin que ce soit à un autre théoricien historiquement peu orthodoxe et néanmoins praticien de l architecture, Rem Koolhaas, que ces derniers aient avoué, vingt cinq ans plus tard, que Learning from Las Vegas était en même temps et indissociablement un livre sur une ville, sur le paysage et un manifeste sur l architecture. Par ailleurs, c est autour du signe et en son nom que le livre les rapproche tous trois : L élément essentiel de l architecture, aujourd hui, n est plus l espace [ ] ; l élément essentiel de l architecture, c est l iconographie. > Méthodologie Nous procédons dans un premier temps à un repérage et à classification des manifestations visibles, c està-dire des images et des signes patents. Ces phénomènes reflétant de nouvelles relations (de collaboration ou de conflit) entre les multiples instances qui, par leurs cahiers des charges, déterminent l aménagement du territoire, nous analysons dans un deuxième temps ces différents discours et les rapports qui les lient : en cela, nous tentons de déchiffrer, au sein de l environnement bâti, le jeu des signes latents. Le travail des artistes de l équipe donne lieu à la production d images, documentaires ou interprétatives. Parallèlement à ces dernières, l iconographie qui envahit l espace physique et numérique de Marne-la-Vallée est analysée : panneaux signalétiques, publicités, sites Internet - qu ils soient officiels, relevant de la sphère publique (Syndicat d Agglomération nouvelle (San), EpaMarne, Epa- France, diverses communes ou émanant d entreprises privées (centre commercial Val d Europe, village des marques, Disney, promoteurs) ou privés (nombreux blogs) - documents imprimés commerciaux ou d information. Nous proposons donc une classification des images et des signes caractérisant les modes récents d urbanisation diffuse, dont la prolifération est inversement proportionnelle à la profondeur historique des sites. Notre terrain est très représentatif des nouveaux équilibres entre le public et le privé, qui se manifestent par une présence accrue de signes (l urbain devient une condensation de thèmes). Une généalogie de l épiphanie de l idéologie architecturale et urbanistique postmoderne, notamment dans le monde immobilier, mais aussi de sa postérité théorique, spécialement dans la sphère anglo-saxonne, apporteront le cadrage historique et idéologique de cette nouvelle production de formes et de signes. Des contacts ont été pris avec le centre d art et de curiosité intellectuelle de la Ferme du Buisson, située à Noisiel sur le territoire de la ville nouvelle de Marne-la-Vallée, en vue d organiser une exposition et de produire un guide touristique de ce territoire. 25
27 Vidéo/Architecture : l image en mouvement comme processus de projet Projet de recherche n 15 Responsable scientifique : Sophie PAVIOL, architecte DPLG Docteur en histoire de l art (EHESS) Maître-assistante associée à l École nationale supérieure d Architecture de Grenoble Chercheur au laboratoire des Métiers de l Histoire de l Architecture Mail : [email protected] Organisme de rattachement : Laboratoire des Métiers de l Histoire de l Architecture École nationale supérieure d Architecture de Grenoble 60 avenue de Constantine - BP Grenoble Cedex 2 Tél. : / Membres de l équipe : Clotilde SIMOND, docteur en cinéma et audiovisuel, chargée de cours en esthétique à l UFR Cinéma et Audiovisuel, université de Paris III Alena KUBOVA, architecte ingénieur, maître-assistante à l École nationale supérieure d Architecture de Lyon Anne FAURE, architecte, vacataire à l École nationale supérieure d Architecture de Grenoble Ursula KURZ, paysagiste, agence PasoDoble Maria FERENCUHOVA, maître de conférence à la faculté du Cinéma et de la Musique de Bratislava Irena LATEK, architecte, professeur agrégé à la faculté de l Aménagement, université de Montréal > Objet de la proposition L architecture a tout à gagner à puiser dans le savoir cinématographique. Cette recherche propose de prendre au sérieux l appel de Jean Nouvel au cinéma et d expérimenter l image en mouvement comme processus pour projeter les territoires que nous habiterons demain. Cette pratique artistique ne pourrait-elle pas se révéler stratégique pour rencontrer le monde et penser de nouvelles articulations - ou ruptures - entre des entités déjà-là? Ne seraitelle pas à même de jeter un soupçon sur le célèbre partage de Lessing entre les arts de l espace et les arts du temps? Cette expérimentation soulève des questions théoriques afférentes à la conception de l architecture. Il sera tenté de raconter une idée de territoire, sans perdre de vue que le film est l incarnation du projet. Bratislava a été choisie comme terrain d expérimentation ; Bratislava une ville où coexistent des modalités territoriales contrastées. Capitale de la nouvelle République Slovaque, la ville sur le Danube est entrée en 2005 dans l Union européenne. Elle doit s inventer un nouveau destin. 26 La temporalité en action pour transformer les paysages de Bratislava. Vidéo de Clotilde Simond et Sophie Paviol
28 > Méthodologie Les deux moments stratégiques dans la production d un film, la prise de vue et le montage, prennent un tour spécifique dans le cadre d un projet d architecture. La prise de vue est le premier acte de formalisation du projet. L image en mouvement, à la différence de l image de synthèse, met d emblée la conception aux prises avec un principe de réalité. La prise de vue oblige l architecte à quitter l écran de son ordinateur pour s installer temporairement dans le site. Elle oblige, avec la bande image et la bande son, à se prendre au jeu du réel : grain de la matière, variation de luminosité, amplitude sonore, corps en mouvement et instant fugace. En même temps, elle procède de différents choix : celui des lieux et celui des paramètres esthétiques. Le projet commence à prendre forme in situ, au moment de la capture. Le montage relance la formalisation du projet. En coupant, jouxtant, superposant, il produit un espace qui n est plus sous l égide de la continuité. Il va presque à l encontre de l idéal auquel tend l espace architectural depuis l invention de la perspective pour construire une pensée de la discontinuité et de la rupture. Le montage a le pouvoir de transformer la donne. Il rompt avec la réalité topologique pour définir et instaurer de nouveaux territoires et de nouvelles temporalités. La dimension projectuelle du film tiendra tout particulièrement au cadrage et à l incrustation d images et de sons. Toutefois, ces importations proviendront toutes du même territoire. Il s agira de faire surgir le temps et le mouvement, d inventer des continuités ou des discontinuités entre des entités construites ou naturelles existantes. La production du film résultant notamment de regards croisés au moment du repérage, sera accompagnée d un retour critique mobilisant les différents membres de l équipe. Les diverses contributions expliciteront différents axes du contact image en mouvement/architecture. Comment l image en mouvement permet-elle une analyse de l architecture et quel renversement est à l œuvre dans la production de nouveaux espaces? Comment l image a-t-elle été investie pour fabriquer les édifices qui aujourd hui construisent Bratislava et quel type de déplacement implique l image en mouvement? Ces questions posées dans le champ de l architecture seront relancées du point de vue de l image en mouvement. Comment certains cinéastes, notamment expérimentaux, ont su poser des problèmes architecturaux, en inoculant, notamment, la dimension temporelle? Au joint de ces différentes problématiques, il s agira de faire jouer, jusqu au bout, la logique de l hybridation. Car si l image en mouvement ébranle la conception du projet, un projet sous forme de film ébranle le statut de celui-ci. La circulation entre les arts est inséparable de la disparition si actuelle du médium au profit de dispositifs processuels. 27
29 Lumière et projet urbain Initiation d un réseau d enseignement et de recherche > Objet de la proposition Projet de recherche n 16 Responsable scientifique : Sandra FIORI, docteur de l école polytechnique de l université de Nantes, urbaniste, enseignante à l ENSA de Languedoc-Roussillon et chercheuse au CRESSON Laboratoire CRESSON ENSA de Grenoble 60 avenue Constantine - BP GRENOBLE Cedex 2 Tél. : Fax : Mail : [email protected] Organisme de rattachement : Centre de recherche sur l Espace sonore et l Environnement urbain (CRESSON) UMR CNRS 1563, ENSA de Grenoble 60 avenue Constantine - BP GRENOBLE Cedex 2 Tél. : Fax : Site : Membres de l équipe : Anne CHATELUT, architecte, enseignante à l ENSA de Grenoble Jean-Marc HUYGEN, architecte et ingénieur, enseignant à l ENSA de Grenoble Roger NARBONI, concepteur lumière, enseignant à l école nationale supérieure de la Nature et du Paysage de Blois (ENSNP) Nicolas REMY, docteur de l école polytechnique de l université de Nantes, acousticien-éclairagiste, enseignant à l ENSA de Grenoble et chercheur au CRESSON Marie-Pierre TEYSSEYRE, architecte, paysagiste, enseignante à l ENSA de Languedoc-Roussillon Cette proposition porte sur la création d un réseau réunissant des praticiens du projet et des chercheurs, tous enseignants mais représentant plusieurs disciplines, autour de la lumière et du regard particulier qu'elle offre sur l espace urbain, sa fabrication, ses objets. Deux hypothèses symétriques en sont à l origine : d un côté celle d un renouvellement des pratiques d éclairage qui se nourrirait des disciplines traditionnelles de la conception, de l autre celle selon laquelle la lumière, par les dynamiques interdisciplinaires qu elle véhicule aujourd hui, aurait pour intérêt de réveiller les manières de penser et de concevoir le projet. La première de ces dynamiques concerne ainsi la reconfiguration des rapports entre art et technique qu ont entraîné les développements de l éclairage artificiel et de la lumièreimage. La deuxième, plus spécifique, porte sur les liens assez étroits que la lumière entretient depuis peu avec Membres associés au réseau : Martine BOUCHIER, architecte, docteur en arts et sciences de l art, professeur d esthétique des arts visuels à l ENSA de Paris-Val de Seine Claire DEHOVE, scénographe, plasticienne, enseignante à l école nationale supérieure des Arts et Techniques du Théâtre Gui JOURDAN, architecte, enseignant à l ENSA de Languedoc-Roussillon Jacqueline OSTY, paysagiste, enseignante à l ENSNP Chris YOUNES, philosophe, enseignante à l ENSA de Clermont-Ferrand, responsable du Gerphau 28
30 l urbanisme et le paysage. En témoignent l intérêt croissant pour la dimension nocturne, le passage à une logique de conception de l éclairage plus adaptée à chaque contexte, ou encore le développement, par les concepteurs lumière, de collaborations interprofessionnelles donnant peu à peu matière à la constitution de références et de réflexions ancrées sur les problématiques de la ville contemporaine (qualité des espaces publics, grande échelle, soutenabilité ). Enfin, ces dynamiques se répercutent à l enseignement, notamment dans les écoles d architecture et de paysage, par le biais d expériences - encore assez isolées - intégrant la lumière à la pédagogie du projet (projets longs ou intensifs, TD ). C est sur cette pédagogie que porte précisément la présente recherche, dont l objectif est d étudier, au travers de la production de projets étudiants, les modalités par lesquelles la lumière est intégrée au projet urbain, ainsi que les transferts pouvant s opérer entre champs disciplinaires. Plusieurs questions sont en jeu qui, posées ici de manière générale, appellent des réponses nécessairement circonstanciées en fonction des projets étudiés : comment la lumière - naturelle et artificielle - est-elle abordée dans les différentes cultures? Comment se négocie-t-elle au sein du processus de projet? Quels sont les registres de conception mobilisés dans le cadre d approches interdisciplinaires? Ces approches font-elles émerger des qualités spécifiques? > Méthodologie Si le projet, ainsi considéré comme lieu principal de négociation entre les différentes disciplines, est aussi posé comme objet d observation privilégié de cette négociation, la démarche mise en œuvre repose sur une pédagogie réflexive engageant à la fois une production de projet et une production sur le projet. Les projets d étudiants proposés et encadrés par les membres de l équipe représentent un corpus qui, produit dans le cadre pédagogique propre à chaque école, est en même temps soumis à une observation destinée à répondre aux questionnements de la recherche. Posée comme un des fondements motivant le fonctionnement du réseau, la double implication de chaque membre de l équipe, en tant qu enseignant à la fois dispensateur et observateur de projets, apparaît comme une difficulté méthodologique que la première phase de la recherche ( ) a cherché à résoudre. Le protocole retenu consiste ainsi en un système d échanges où chacun est invité à participer aux enseignements de ses collègues. Cette participation permet d acquérir une connaissance en situation des projets des autres et d observer le contenu et le déroulement de ces projets. En ce sens, une grille d observation tirant plus explicitement parti des situations d interaction et de la matière produite au cours des projets sera mise en œuvre en Afin d assurer la cohérence du corpus, les projets proposés et étudiés porteront sur l aménagement d espaces publics. Enfin, la mise en commun s appuie sur des séminaires de travail au cours desquels sont invités des enseignants extérieurs. Atelier Lumière de l ENSP de Blois : workshop Lyon Confluences (2002) et croquis de l atelier de 3 e année ( ) 29
31 Saisir le paysage urbain, du rôle des publications, et figurations architecturales, des pratiques photographiques et cinématographiques dans les décennies Projet de recherche n 20 Responsable scientifique : Frédéric POUSIN, architecte, docteur en sciences du langage, HDR, directeur de recherche au CNRS UMR LADYSS 2 rue Valette Paris Tél. : Fax : Mail : [email protected] Organisme de rattachement : Laboratoire Dynamiques Sociales et Recompositions des Espaces (LADYSS), CNRS UMR rue Valette Paris Tél. : Fax : Mail : [email protected] Membres de l équipe : Fabrice BUNUEL, photographe, enseignant certifié en audiovisuel Denis DELBAERE, paysagiste, enseignant à l École nationale supérieure du Paysage de Versailles Florent HEBERT, architecte, allocataire de recherche DAPA, LADYSS Hélène JANNIERE, architecte, historienne de l architecture, ENSA de Paris Val-de-Seine LADYSS Xavier MICHEL, géographe, université de Paris 1 LADYSS > Objet de la proposition Après l affirmation de la thématique du paysage urbain dans les années 1950 en Angleterre, celle-ci se diffuse en Europe et outre-atlantique au cours des deux décennies 1960 et 1970, dans les domaines de l architecture et de l urbanisme, ainsi que dans le champ de la photographie et du cinéma. Explorer la rencontre de ces pratiques artistiques avec les milieux professionnels de l aménagement constitue un enjeu majeur pour écrire tant l histoire du paysage durant cette période, que l histoire de l architecture et de la ville du point de vue du paysage. Cette recherche sera centrée sur la question esthétique (le paysage urbain appréhendé par la photographie et le cinéma), et sur les instruments professionnels (le paysage urbain dans la publication architecturale, les incidences de cette notion au niveau des pratiques urbanistiques), ainsi que sur l interface entre ceux-ci. Notre hypothèse est que, durant les années 1960 à 1970, il y a paysage dans les grands ensembles, les complexes immobiliers liés au tourisme de masse, les rénovations urbaines dans les centres-villes, les infrastructures routières, quatre types de réalisations ayant considérablement modifié le territoire. Non que ceux-ci aient systématiquement fait appel à l intervention de paysagistes, mais ils se constituent en formes de paysage urbain : par l émergence et la diffusion dans les milieux de l aménagement de la notion elle-même, par les regards que les professionnels et les artistes portent sur ces nouvelles 30
32 formes. L idée largement diffusée, qui veut que les pratiques paysagères en France se soient constituées en dehors et contre l architecture des Trente Glorieuses, nous semble devoir être reconsidérée, à la lumière d une analyse de ces terrains. Le cœur de la problématique est ainsi constitué par la notion de paysage urbain dans les années 1960 et 1970, ses transferts d un pays à l autre, par le biais de la publication professionnelle, et par les pratiques esthétiques que les nouveaux regards induits par le paysage urbain a engendrées. Par le questionnement qu elle met en œuvre et par les enjeux qu elle articule, cette recherche manifeste une double dimension historique et épistémologique. > Corpus et méthodologie Pour analyser les différents modes de saisie du paysage urbain, quatre corpus ont été constitués qui correspondent à autant de regards différents sur les terrains que nous entendons traiter : grands ensembles, stations touristiques, rénovations urbaines des centres-villes, lieux routiers. Nous distinguons donc les terrains des corpus : les corpus sont les publications professionnelles, les dessins de conception, les photographies et les films, toutes formes de saisie qui permettent la diffusion et la circulation de l idée de paysage urbain. A priori distincts, ces corpus ne sont pas pour autant isolables les uns des autres ; nous procéderons à des investigations sur chacun des terrains à travers un, deux ou plusieurs corpus. La mise en relation des corpus, le croisement des interprétations et la mise en commun des hypothèses sont la clé pour traiter notre problématique d ensemble, pluridisciplinaire dans ses objets et dans les regards disciplinaires qu elle convoque. Il s agira d analyser les publications professionnelles tout aussi bien en tant qu épistémologue du visuel, qu avec le regard de l historien de l architecture ou encore celui du paysagiste. L analyse des représentations des stations de loisir suppose la capacité d interroger un imaginaire touristique, de comprendre comment s articulent représentations sociales et représentations artistiques, ce que sait faire le spécialiste de géographie culturelle. Ce qui est en jeu dans les paysages de la route est cette fois l articulation des représentations photographiques et filmiques aux représentations professionnelles, et l expérience de l architecte et celle du photographe comme du spécialiste du cinéma sont ici essentielles. Le paysage urbain dans la publication paysagiste : Espaces verts, numéro 27, 1971.(droits réservés) 31
33 Les formes de la transversalité à l œuvre : le cas de la cité scientifique à Villeneuve d Ascq > Objet de la proposition Projet de recherche n 23 Responsable scientifique : Serge KOVAL, architecte DPLG, urbaniste et sociologue, chargé d enseignement à l ENSAP de Lille et responsable de la mise en place de la formation de paysagiste DPLG à l ENSAP de Lille ENSAP de Lille 2 rue Verte Villeneuve d Ascq Tél. : Mail : [email protected] Organisme de rattachement : ENSAP de Lille Laboratoire Architecture, Ville et Histoire 2 rue Verte Villeneuve d Ascq Mail : [email protected] Membres de l équipe : Françoise CREMEL, paysagiste DPLG Maître-assistant en paysage géographie à l ENSA de Nancy et enseignante à l École nationale supérieure du Paysage de Versailles Fabienne FENDRICH, architecte DPLG, Paysagiste, maître-assistant à l ENSAP de Lille Catherine GROUT, docteur en histoire de l'art et esthétique, lauréate de la Villa Kujoyama (Japon) en , intervenante à l ENSAP de Lille, professeur associée invitée à l université de Tokyo Sandra GUINAND, diplômée de sciences politiques et de l institut d Aménagement et d Urbanisme de Lille Florence LIPSKY, architecte DPLG, enseignante à l'ensa de Marne-la-Vallée, doctorante à Paris Belleville - Université Paris 8 Maryvonne PREVOT, docteur en histoire contemporaine, professeur d histoire rattachée au laboratoire Homme, Ville, Territoire de l UFR de géographie de l université de Lille 1 Cette recherche-action porte sur le questionnement suivant : L'art peut-il être identifié comme une présence agissante dans l'aménagement spatial du campus de la cité scientifique? Ce questionnement sur l'art concerne aussi bien les actions artistiques énoncées comme telles (exemple :1% artistique) que les actions à composante artistique que sont l'architecture, l'aménagement de l'espace public et ses multiples composantes paysagères (traitement minéral, végétal, mobilier urbain, signalétique, etc.). Il interroge les stratégies d'intervention sur un campus universitaire, celles visant des objectifs autant que des lieux et des objets spatiaux prédéterminés, des stratégies accompagnant des actions spatiales dictées par des impératifs fonctionnels aussi bien que celles qui viseraient l'identité, le repérage, la convivialité. Ce questionnement concerne également la perception et la réception des éléments artistiques, qu'ils soient ensemble ou isolés. De plus, l'art est abordé à la fois comme étant réifié en des oeuvres et comme se manifestant en des processus (work in progress), ainsi qu'en des attitudes, des pensées et relations au monde. Quelles sont les interventions réalisées? Sont-elles ponctuelles, construites, ou mues par des besoins et des adaptations fonctionnelles? Existe-t'il une politique d'ensemble? Y a-t-il volonté d'une politique urbaine appliquée au campus? Quelles étaient les attentes lors de la construction de la cité scientifique et quelles sont-elles aujourd'hui? Comment la dimension spatiale du campus est-elle perçue par ses usagers et visiteurs? Comment ses différentes composantes sont-elles vécues? Considérant le caractère indissociable des lieux, des espaces, des paysages et des personnes qui les habitent et les traversent, la recherche-action prend en compte les divers acteurs du site dans leur mode de présence et d'actions sur le site. 32
34 > Méthodologie Afin de répondre à la problématique énoncée ainsi qu'aux nombreux questionnements qu'elle suscite, l'étude s'appuiera sur deux types d'approches méthodologiques : Un corpus scientifique pluridisciplinaire tendant à explorer à travers un travail de recherche épistémologique, théorique ainsi qu'à travers des recherches de documents d'archives et la rencontre des différents acteurs ayant participé ou participant à l'évolution du campus, la place et le rôle de l'art sur le campus. L'importance est donnée ici à la parole des acteurs. La conception d'un atelier concernant les expériences sensibles et physiques du campus pour ses habitants, ceux qui y travaillent ou qui le traversent. Ces expériences concernent la spatialisation actuelle du campus (définition du site et des déplacements d'un bâtiment à l'autre, entre intérieur et extérieur, du cadre, des limites physiques et symboliques, de l éventuelle perméabilité du site) et sont envisagées en tant qu'élément de base pour repenser celui-ci à partir des personnes. L'approche du campus par l'art (re-découverte du monde par son expérience sensible telle qu'elle est proposée dans l'art et la chorégraphie contemporains) et le paysage (penser l'horizon, décadrer le regard, ouverture des sens, envisager la complexité des inter-relations) s'appuiera notamment sur des travaux en phénoménologie (Merleau-Ponty, Marc Richir), en philosophie (H. Arendt, Ch. Ruby), en s'intéressant aux inter-relations (cf. travaux de Varela sur la cognition), aux images mentales de son corps dans un lieu (idéokinesis) ou du lieu lui-même. Postulat de l'atelier L'étude de l'image mentale du corps dans un espace, des gestes et des mouvements réalisés permet de relever les interractions entre soi, les autres et le monde construit ainsi que les malaises que le corps exprime avant que les mots parviennent à le dire. Hypothèse sous forme de questionnements L'image mentale de son corps dans un espace-temps correspond-elle à l'image mentale que l'on se fait de cet espace-temps? L'image mentale du site inclue-t-elle la présence des autres? Comment élaborer une critique de la constitu- Vue de la cité scientifique de Lille 1 - Phot R et Altimage tion des espaces construits (bâti et infrastructures) à partir du ressenti et des images mentales associées (celles concernant le corps et le site et donc du site comme accueil pluriel de personnes)? L'atelier comme articulation au sein de la recherche-action Avec l'atelier (en tant qu'expérience et en tant que présentation d'expériences) le travail de recherche s'attachera à montrer les liens entre le ressenti, la constitution des lieux (dessein et dessins) et la pensée des concepteurs qui exprime une relation au monde. Ainsi l'interprétation des archives et la série d'entretiens avec les acteurs permettra l'analyse des pensées et des choix à l'origine du campus (et parmi les choix, la présence ou non de l'art et de la culture, ou leur considération en tant que présence agissante ou en tant qu'élément décoratif). Cette analyse se doublera de celle concernant la constitution des espaces (constructions, cheminement, emplacements symboliques, accessibilité, environnement). Ceci a pour objectif entre autres de pointer les problèmes posés par le campus et qui sont exprimés par les "usagers" à la fois par leur propre manière d'être sur le campus et leurs paroles et d'envisager des actions futures prenant en compte l'art et le paysage. Modes de présentation des résultats de la recherche - Vidéo de l'atelier (montage réalisé à partir des vidéos faites pour et lors de l'atelier avec une attitude non objectivante) - Présentations publiques en relations avec plusieurs partenaires (à l'espace Culture sur le campus, dans la ville de Villeneuve d'ascq, à l'ensap de Lille, dans la région (à la Condition Publique à Roubaix), etc. en cours d'élaboration), chaque présentation sera élaborée avec les partenaires et constituera un ensemble - Collaboration avec d autres structures pour une intervention artistique (Espace Culture, Art Connexion avec éventuellement un lien avec les Nouveaux Commanditaires de la Fondation de France...) - Site internet présentant la recherche, annonçant les rendus publics, cours publics, conférences et colloques ainsi que l'intervention artistique souhaitée sur le campus. Ce site présentera, réunira et actualisera les questionnements au fur et à mesure des rencontres et des échanges publics. 33
35 La notion d ambiance à l épreuve du projet Arts du théatre, ambiances architecturales et contexte urbain. La réhabilitation de la salle Bel-Air en questions 34 Projet de recherche n 25 Responsable scientifique : Pascal AMPHOUX, architecte-géographe, professeur ENSA de Nantes, Chercheur CRESSON, ENSA de Grenoble 2 av. de l'eglise Anglaise CH 1006 LAUSANNE Tél. : +33 (0) Fax : +41 (0) Mail : [email protected] Organisme de rattachement : CRESSON, centre de Recherche sur l'espace sonore et l'environnement urbain UMR CNRS 1263 ENSA de Grenoble 60 avenue de Constantine - BP2636 F GRENOBLE Cedex 2 Tél. : Membres de l équipe : Laboratoire CRESSON, ENSA de Grenoble Henry TORGUE, sociologue, urbaniste, compositeur, ingénieur CNRS Jean-Paul THIBAUD, sociologue, chargé de recherche CNRS, directeur du laboratoire Magali PARIS, architecte paysagiste, doctorante Laboratoire LAUA, ENSA de Nantes Elisabeth PASQUIER, sociologue, maître-assistante ENSA de Nantes, directrice du laboratoire Gilles BIENVENUE, historien, maître-assistant ENSA de Nantes, chercheur Emmanuelle CHEREL, historienne, docteur en histoire de l'art Compagnie Michel LIARD, Le fol ordinaire, Nantes Gaëlle CLERIVET, comédienne Gilles GELGON, comédien, coordinateur du projet "Théâtre de la parole" Jean-Claude REMOND, administrateur Compagnie Christian RIST, le Voir Dit, Paris Christian RIST, comédien et metteur en scène Lionel MONNIER, comédien et metteur en scène Arnaud LISBONNE, administrateur Architecture Bruno PLISSON, architecte, enseignant ENSA de Nantes Uli SEHER, architecte, BRS architectes-ingénieurs Paris, Cologne > Objet de la proposition La notion d'ambiance, si elle n'est pas réduite à une qualité technique et strictement mesurable mais approchée comme une expérience singulière rigoureusement exprimable, peut être porteuse de manières nouvelles de concevoir l'architecture. En invitant chercheurs ou praticiens à casser fondamentalement l'opposition de principe entre l'analyse et le projet, le recours à la notion d'ambiance serait susceptible d'induire une véritable mutation des procédures de conception. La production d'ambiances singulières deviendrait alors l'objet même du projet architectural. Telle est l'hypothèse que nous nous proposons de tester et de mettre à l'épreuve, en initiant une démarche expérimentale d'énonciation d'un cahier des charges et d'une stratégie de développement d'un projet de réhabilitation architecturale, la"salle Bel Air" à Nantes. La salle Bel Air est un lieu emblématique dans la vie culturelle de la ville. Salle des fêtes et petit théâtre 1900 d'une école de l'époque qui s'inscrit dans un quartier vivant du centre ville, elle devient au fil des années 90 à la fois un théâtre d'essai tissant un réseau national et international d'expérimentation théâtrale, et un lieu de pratiques ouvertes sur le quartier et la ville, où se croisent des professionnels, des amateurs et des associations qui s interrogent sur la place du théâtre dans la vie de la cité. En marge et en contrepoint de la programmation des grandes salles de l'agglomération, l'ensemble de ces activités aboutit en 2003 à la naissance d un projet artistique original
36 qui va prendre l'appellation générique de "Théâtre de la Parole". Mais ce projet est affaibli par deux événements : la fermeture de la salle au public depuis le début des années 2000 pour des raisons de non-conformité et d'inadaptation aux normes de sécurité ; la disparition accidentelle du metteur en scène porteur et initiateur du projet, au moment même où il mettait en forme les premières expériences. Malgré ces difficultés, plusieurs d'entre elles sont menées à bien ou à terme, suscitant des intérêts nouveaux et démontrant la portée et les potentialités du projet, révélant du même coup deux lacunes : la nécessité d'une formulation théorique du projet artistique qui permette de le positionner et d'en dire la spécificité dans le champ de la création contemporaine ; l'absence d'un projet architectural qui soit capable de refaire de la salle Bel Air un lieu de travail et de spectacle, c'est-à-dire non seulement de répondre aux exigences normatives pour pouvoir accueillir à nouveau des publics variés dans ses murs, mais surtout de préserver (voire d'enrichir) les qualités d ambiance qui en font un lieu unique sur la place de Nantes. De ces circonstances naissent les enjeux de la recherche : - Mettre la notion d'ambiance à l'épreuve d'une situation de projet - architectural et artistique à la fois ; c'est-à-dire inventer, à partir d'un cas concret, une façon de faire le projet architectural qui entre en résonance avec la façon de concevoir le projet artistique - enjeu théorique ; - Créer, par la mise au point d'une procédure de "récits croisés" entre trois mondes habituellement séparés (celui de la recherche, celui du théâtre et celui de l'architecture), les conditions d'émergence et de production d'une parole collective autour de la définition du théâtre de la parole comme autour des objectifs de réhabilitation architecturale et urbaine enjeu méthodologique ; - Amorcer le processus de réalisation en inventant une forme de programmation interactive et évolutive de la salle Bel-Air ; concrètement, il s'agit d'aboutir à l'énonciation d'une charte de réalisation comprenant : un cahier des charges évolutif (établi à partir de l'énonciation des objectifs d'ambiance qu'auront permis de dégager les récits croisés), une stratégie interactive de développement du projet, de son suivi et de sa réalisation (règles du jeu à instituer entre maîtrise d'ouvrage, maîtrise d'œuvre et "maîtrise d'usage") - enjeu pragmatique. Salle Bel-Air, Nantes, coupe longitudinale, état existant 35
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38 Session 2005 Pour la quatrième session du programme, le comité de pilotage a souhaité confirmer l approfondissement des orientations thématiques Histoire et théorie et Applications, expérimentations et création. Par ailleurs, le partenariat du programme ayant accueilli à partir de 2005 deux acteurs institutionnels supplémentaires, le Plan urbanisme construction et architecture (MTETM- DGUHC) et le bureau des Paysages (MEDD-DNP), il a été suggéré que pour cette session, les propositions de recherche soient particulièrement attentives aux exigences de l échelle urbaine et aux enjeux actuels du développement durable. Cette quatrième session du Programme interdisciplinaire de recherche Art, architecture et paysages a été lancée en mars Le 10 juin 2005, 28 propositions de recherche avaient été déposées au bureau de la Recherche architecturale, urbaine et paysagère. Le processus de sélection a été précédé d un séminaire scientifique le 28 juin 2005 réunissant les équipes retenues de la deuxième et de la troisième session. Ce séminaire a été l occasion d une présentation de leurs travaux, d échanges entre équipes et avec des experts et des membres du comité de pilotage. Les journées des 30 juin et 1er juillet 2005 étaient consacrées à l examen et à la sélection des projets scientifiques parvenus au bureau de la Recherche architecturale, urbaine et paysagère. A l issue des travaux effectués par le comité de pilotage et par les experts sollicités, onze projets scientifiques ont été retenus dont trois projets à titre exploratoire (dont un projet cité en 2004), et un projet scientifique a été cité. 37
39 Tableau récapitulatif de la session 2005 Titre des propositions Mandataire(s) Décision du jury 1 Natures humaines. Domestication de la faune, de la flore et du territoire, préhistoire de l architecture et enfance de l art Nicola JANKOVIC EHESS, AMP ENSA Paris-La-Villette 2 Subvertir/Réparer, une fonction paradoxale Henri-Pierre JEUDY Sélectionnée et financée dévolue à l art et à l architecture GAIA 3 Arts détournements-informatique. Histoires contemporaines Michèle BENLIAN ENSA Paris-La-Villette, équipe ARIAM 4 Que peut l art aujourd hui pour l espace public Jean-Pierre LE DANTEC ENSA Paris-La-Villette, équipe AMP 5 Objets et enjeux de l art - Acteurs municipaux, artistes et habitants face aux réalisations artistiques de Vitry-sur-Seine Maryse BLANCHET, UMR LOUEST (CNRS), Association Hommes et espaces 6 Le pittoresque aux limites du moderne II Philippe NYS Sélectionnée et financée Modalités et enjeux de sa reproductibilité technique ENSA Paris-La-Villette, équipe AMP ou Pour en finir avec le pittoresque 7 Vitruviana. Programme de mise en valeur de la théorie Didier LAROQUE Sélectionnée et financée architecturale et de son histoire dans l enseignement et ENSA Paris Val-de-Seine à titre exploratoire la recherche 8 Recherche et création au croisement de l art et de l architecture Martine BOUCHIER ENSA Paris Val-de-Seine, UMR LOUEST (CNRS) 9 Phonurgia Publica. Atelier et festival des sons publics Cécile REGNAULT, Sélectionnée et financée Catherine AVENTIN Association ACIRENE 10 Trois grands axes urbains : espaces publics, paysages et architectures du vide : Paris la Défense, l autostrade de Jounieh (Liban), le boulevard d Antioche (La Rochelle - Rochefort) Philippe BONNIN ENSA Paris Belleville, UMR AUS (CNRS) 11 Le paysage, vecteur d hybridation économique et culturelle d un territoire. Le parc naturel régional de Millevaches en Limousin Pascal TERRACOL ENSA Paris-La-Villette 12 Paysages imaginés et paysages construits. Alessia de BIASE Sélectionnée et financée En-quête d un imaginaire contemporain des Alpes ENSA Paris-La-Villette à titre exploratoire Laboratoire Architecture/ Anthropologie 13 Du paysage au récit, de l intrigue au projet. Peter UYTTENHOVE Sélectionnée Vers une méthode d analyse chronophotographique Université de Gand, département et financée des transformations paysagères, associant recherche d architecture et d urbanisme concrète et interprétation théorique 14 Paysage et projet urbain. Le paysage sonore comme expression artistique, comme outil d éducation environnemental et comme outil de conception Francesco DAUMAL I DOMENECH EA de Barcelone 38
40 Titre des propositions Mandataire(s) Décision du jury 15 La métropole sous-influence. Culture de masse, paysage urbain et espace visuel au passage du siècle ( ) Estelle THIBAULT ENSA Paris-Malaquais, Laboratoire ACS 16 Architectes et artistes autour du durable Sophie HOUDART Citée Laboratoire d ethnologie et de sociologie comparative Maison René Ginouves 17 Art, architecture et paysages : approche (s) locale(s) Patrice NOVIANT d une politique d expérimentation. Association «Cités m étaient contées» 18 Ponctuations en ligne : Étude comparée des interventions artistiques accompagnant la création d un tramway et des lieux singuliers du paysage routier en ville Georges KNAEBEL, Henri WACRENIER Laboratoire Vie Urbaine, IUP, Paris XII 19 D une architecture, l autre. Les environnements Véronique MOULINIE Sélectionnée et financée singuliers et le musée d Art moderne Lille Métropole, Laboratoire d anthropologie et Villeneuve d Ascq d histoire : l institution de la Culture, CNRS 20 Marcher : connaître un espace périurbain Hendrik STURM, EBA Toulon Sélectionnée et financée Association NOAR à titre exploratoire (Nomadisme artistique) 21 L intelligence territoriale et la notion d art élargi. L exemple de Calais Catherine BEAUGRAND ENSA Normandie 22 L architecture inquiétée par l œuvre d art : Bruno QUEYSANNE Sélectionnée et Considérations à partir du Mémorial Walter ENSA Grenoble financée Benjamin de Dani Karavan à Portbou Laboratoire des Métiers de l Histoire 23 Quête interdisciplinaire des identités de lieux sur Anne COSTE Sélectionnée et financée le grand territoire autoroutier Gier-Ondaine - ENSA Saint-Etienne un laboratoire pour une théorie de projet intégré de paysage - 24 Art numérique. La question spatiale et médiatique autour d un musée expérimental mobile Hervé HUITRIC IUP Art et technologie de l image Université Paris VIII 25 Modélisation sensible pour un accompagnement de la concertation Hervé SAILLET ENSA Lyon, MAP-ARIA (CNRS) 26 Territoires intangibles. Le paradigme numérique face aux champs du réel Arnaud FRANCOIS ENSA Normandie 27 Interstices urbains temporaires, espaces Pascal NICOLAS-LE STRAT Sélectionnée et financée interculturels en chantier, lieux de proximité Constantin PETCOU ISCRA, RDS 28 Habiter. Pour une collection de temps Véronique BIGO ENSA Toulouse, équipe PVP 39
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42 Fiches résumées des propositions retenues en
43 Subvertir/Réparer, une fonction paradoxale dévolue à l art et à l architecture Projet de recherche n 2 Responsable scientifique : Henri-Pierre JEUDY chargé de recherche au CNRS/LAIOS, 13 rue Mandar Paris Tél. : Mail : [email protected] Organisme de rattachement : GAIA groupe d Analyse Idiosyncrasie et Architecture 13 rue Mandar Paris Tél. : Mail : [email protected] Membres de l équipe Marc ABELES, anthropologue, directeur d études à l EHESS, directeur de recherche au CNRS/LAIOS Paola BERENSTEIN-JACQUES, architecte, professeur à l université de Salvador de Bahia. Olivier JEUDY, docteur en esthétique, enseignant à l ENSA de Paris-La-Villette. > Objet de la proposition A notre époque et pour les temps futurs, l art, au lieu d exercer une fonction subversive, aurait un rôle de liaison, de réparation, et l architecture, celui de concevoir des monuments à la mémoire vivante des victimes de catastrophes. Disons qu il s agit là d une tendance forte, on ne peut pas la généraliser. Comment l art se représente encore le fait d être luimême une prise de risque? Bien des artistes continuent à se représenter la sécurité comme une limite arbitraire imposée à la liberté de création. Seulement, aujourd hui, cette opposition entre la normativité des règles de sécurité qui masquerait le contrôle du pouvoir politique sur la liberté de création et le monde de l expression artistique libre, cette opposition là ne se présente plus d une manière qui légitimerait, d une manière très générale, l esprit de subversion des artistes. Quelle représentation du risque est devenue une composante des créations et des projets d art, d architecture ou de paysage? Si on considère par exemple que les lieux indéterminés (friches industrielles ou autres espaces du même genre) sont des espaces à risque ce n est pas seulement du point de vue de la réglementation sécuritaire, mais aussi de celui de l audace des projets qui s y accomplissent. Cette ambiguïté ne peut être éludée, c est elle qui est à l origine de la stimulation même de la création dans l espace urbain. Il semble alors nécessaire d analyser comment, de plus en plus, la création elle-même, dans la mise en œuvre des projets, se mesure à une pareille ambiguïté. Les nouveaux espaces d exposition de l art contemporain, même s ils se conforment aux normes sécuritaires, ont besoin de montrer publiquement et par des signes tangibles, comme au Palais de Tokyo à Paris, une atmosphère de risques. 42
44 Si les manières différentes d investir l espace urbain engendrent les effets d une dangerosité, cette dernière doit, pour ainsi dire, garder son aspect esthétique, cet aspect qui suppose que la pacification patrimoniale, représentée par les monuments, soit momentanément troublée par des manifestations festives bouleversant les habitudes de perception des citadins. Certaines municipalités ont désormais tendance à récupérer le principe de telle ou telle intervention d un ou de plusieurs artistes, pour en remettre la responsabilité d exécution à des sociétés spécialisées, capables de gérer les risques encourus avec beaucoup plus de précision. Le projet artistique est en quelque sorte acheté comme un modèle, et sa réalisation effective devient une affaire technique et politique, bien contrôlée. Cette procédure de délégation qui a toutes les chances de se développer dans le futur semble bien avoir une incidence sur le processus de la création lui-même. Il est encore prématuré de savoir ce que provoquent les interventions artistiques ou paysagères, tant sur les mémoires collectives que sur les modalités de perception actuelle des espaces sinistrés. Allons jusqu au bout de notre interrogation : qu en est-il du développement contemporain d une esthétique des paysages sinistrés? Le traitement esthétique d un territoire sinistré, comme celui de Tchernobyl pose la question éthique du rôle que joue aujourd hui le phénomène d esthétisation de ce qui fut une terrible catastrophe. Mais le principe de la réparation est le même : il s agit de préserver les mémoires collectives en les intégrant dans une métamorphose esthétique du site. Les accidents, les catastrophes, mais aussi les manières actuelles de revisiter l histoire, entraînent l apparition dans les villes d une certaine esthétique post-catastrophique. Et celle-ci se distingue de la patrimonialisation habituelle en configurant une symbolique architecturale du futur urbain. Et, dans une certaine mesure, il en est de même pour le traitement de territoires sinistrés. Ce qui est intéressant à étudier c est justement ce rapport de temporalités entre d un côté un processus de réparation à très long terme, et de l autre, des pratiques sporadiques d interventions artistiques, soit dans les villes (comme les arts de la rue), soit sur des territoires ou dans des bâtiments abandonnés. 43
45 Le pittoresque aux limites du moderne II, modalités et enjeux de sa reproductibilité technique ou, pour en finir avec le pittoresque 44 Projet de recherche n 6 Responsable scientifique : Philippe NYS, c/o Signes, 55 bd de Strasbourg Paris Tél. : Fax : Mail : [email protected] Organismes de rattachement : ENSA de Paris-La-Villette Équipe Architecture Milieu Paysage avenue Jean Jaurès Paris Tél. : Fax : Mail : [email protected] Membres de l équipe France Murielle HLADIC, architecte, docteur en philosophie, université de Paris 8 Odile HAMBURGER, architecte, ENSA de Paris-La-Villette Christian SPEISSMANN, architecte, urbaniste, Diren Ile-de-France Catherine TASTEMAIN, journaliste, paysagiste, Paris Italie William GUERRIERI, photographe, Linea di Confine, Rubiera Francesca ORESTANO, lettres anglaises, université de Milan Rossella SALERNO, architecte, Politecnico de Milan Raffaella VALENTE, architecte, Politecnico de Turin / ENSA de Lyon / Agences Signes-Paris Japon Shin-ici ANZAI, théoricien de l esthétique, université de Tokyo Naoya HATAKEYAMA, photographe, Tokyo Souhei IMAMURA, architecte, Tokyo MINAMI MINAMI (Atelier Implexe), Tokyo Mitsuaki SHIGEMORI, artiste, commissaire d exposition, Kyoto Yoshihori TSUKAMOTO, (atelier Bow How), architecte, Tokyo Institute of Technology, Tokyo États-Unis David LEATHERBARROW, architecte, university of Pennsylvania, Philadelphie Marc TREIB, architecte, university of Berkleey > Objet de la proposition Comment le pittoresque déconstruit-il et reconstruit-il les paysages et lieux de la vie quotidienne? Comment les paysages urbains contemporains sont-ils jalonnés, ancrés, cristallisés par des symboles, formes et fonctions renvoyant, bon gré mal gré, à la tradition du pittoresque? Le kitsch, le souvenir touristique, d autres formes plus sournoises de création et de modification du territoire, tels que le régionalisme, le pastiche historique, les multiples formes de protection patrimoniale, l organisation territoriale ellemême peuvent-ils être considérés comme des mutations contemporaines du pittoresque? Sur quels points de résistances et de lignes de faîtes ces formes et actions se rencontrent-elles avec l idéologie de la modernité d une part, les multiples contextes et performances techniques, plastiques et visuelles de l autre? La question se pose de savoir comment le pittoresque, art visuel et outil spécifique de l aménagement du territoire au XVIIIème siècle, vit ou survit aujourd hui en des formes produites et liées à la globalisation, au tourisme, aux mass media, aux outils, classiques et émergents, de proggettatione ainsi qu aux formes de publication et de publicité des projets, réalisés ou non.
46 Notre hypothèse générale et générique est que, loin que ceci (par exemple l internet) tuera cela (par exemple le livre de papier), la situation actuelle place le livre de papier dans une nouvelle dynamique et créativité. Mais comment positionner le renversement de la sentence hugolienne, finalement assassine, de Victor Hugo (elle-même à référer au parricide philosophique platonicien) en notre sentence, ceci ne tuera pas cela par rapport à la question éthique et d économie générale des mots, des choses et des signes que pose non seulement la fabrique des lieux de l habiter mais, plus encore, celle de leurs usages? Cette formulation - encore négative révèlerait en effet une vérité ou plutôt une attitude, profonde, caractéristique de notre époque, analogue à celle de Larry Page et Sergey Brin, les inventeurs du moteur de recherche Google : don t be evil, ne pas faire le mal, formule préférée, disent-ils, à celle de faites le bien et plus encore, à l évidence, à toutes les formules de type oxymorique qui ont envahi notre monde depuis 1949, date de parution de 1989, de George Orwell, avec sa formule prémonitoire de toutes les masques et hypocrisies de notre monde contemporain : la paix, c est la guerre. Dans la Critique de la raison pratique, Kant définissait, lui, sa première formule de l impératif catégorique de manière plus complète, et doublement positivement : agis de telle sorte que tu aimerais que l on agisse avec toi. Peut-on voir dans cet écart la différence entre une modernité confiante dans ses forces et dans ses limites, la force positive de ses limites, et un retrait sceptique et critique (précautionneux, voire frileux et distant), caractéristique d une attitude postmoderne, caractérisée par un éloge de l ambiguïté et de l oxymore permettant toutes les manipulations, hypocrisies, cynismes et effets d impuissance et de fatalisme? En poursuivant la comparaison géographique, territoriale, urbanistique, architecturale et paysagère de la production et de l emprise des mégapoles contemporaines en Europe, au Japon et aux Etats-Unis, cette recherche pour en finir avec le pittoresque consistera à rechercher les modalités et enjeux de sa reproductibilité technique de manière à se placer au cœur du dispositif de notre globalisation, à traiter conjointement les surfaces d inscription que sont le textuel et le territorial, le régime de l un - le livre de papier - étant relié au régime de l autre, le territoire, ses formes, ses matériaux, tous media mettant en jeu leurs historicités projectuelles, ceci de manière à circonscrire l alternative criminelle - ceci tuera cela - constituante d une interprétation dominante du processus de modernisation et de l histoire du XXème siècle. Droits réservés 45
47 Vitruviana. Programme de mise en valeur de la théorie architecturale et de son histoire dans l enseignement et la recherche > Objet de la proposition Projet de recherche n 7 Responsable scientifique : Didier LAROQUE, maître-assistant (ENSA de Paris Val-de-Seine) en collaboration avec Pierre CAYE, chargé de recherche au CNRS (UPR 76) Mail : [email protected] [email protected] Organisme de rattachement : ENSA de Paris Val-de-Seine 14 rue Bonaparte Paris Membres de l équipe Annarita ANGELINI, professeur (Université de Bologne) Robert CARVAIS, chargé de recherche au CNRS (UMR 7105) Jean-Claude CROIZE, professeur (ENSA de Paris Val-de-Seine) Pascal DUBOURG-GLATIGNY, chargé de recherche au CNRS (Centre Koyré) Francesco FURLAN, directeur de recherche (Université Paris 8), directeur du laboratoire d'écdotique et de Philologie (Université Paris 8) Hélène JANNIERE, maître-assistant (ENSA de Paris Val-de-Seine) Avec en outre la collaboration régulière de : Jean DHOMBRES, directeur d'études (EHESS) Baldine SAINT-GIRONS, maître de conférences (Université Paris X). Kharim BASBOUS, post-doctorant (ENSA de Grenoble) Institutions étrangères reliées au projet : Académie des Sciences de Russie, Université de Bologne, Université de Pise, CCA. Le projet Vitruviana a l'ambition de promouvoir l'étude et l'enseignement de la théorie architecturale et de son histoire dans les écoles d'architecture, pour donner aux étudiants une meilleure compréhension du projet et une plus grande maîtrise symbolique de leur discipline et de leur pratique. Notre tâche est de mieux intégrer la dimension historique et philosophique de la culture à la discipline architecturale dans le cadre d'une théorie et d'une histoire proprement architecturales de l'architecture. Pour mettre en oeuvre notre programme, nous nous proposons d'accomplir une triple tâche en matière de recherche, d'enseignement et d'édition. 1) Notre recherche questionnera tout particulièrement le projet et sa conception qui nous semblent la notion la plus propice à notre approche, et qui illustre clairement à la fois l'importance de la théorie dans la constitution de la discipline et sa spécificité par rapport aux autres types de théorie. Nous insisterons ainsi sur la signification et la généalogie des principaux opérateurs que le projet met en jeu. Notre parti théorique se fonde sur une double hypothèse que la recherche visera à éprouver : Le projet est la notion par laquelle l'architecture s'inscrit au coeur de l'épistémé occidentale, celle qui lui assure son inscription privilégiée au sein du Réel. 46
48 La théorie du projet et sa rationalité ne relèvent pas seulement du mouvement moderne mais est présente dès l'origine de la théorie architecturale. Elle est l'aiguillon qui travaille et meut la théorie, et la structure sur le long terme. Dans cette perspective, nous prévoyons de rédiger une étude fouillée et détaillée sur la notion de projet et sur son histoire, de sa naissance dans le vitruvianisme de la Renaissance jusqu'à la situation contemporaine, à l'épreuve non seulement des nouvelles technologies mais aussi des géométries non-euclidiennes. Le but de cette étude est de fournir un manuel destiné à enrichir la culture architecturale des étudiants des écoles nationales supérieures d Architecture. 3) Enfin, notre programme soutient un double projet éditorial autour d'une part de l'édition scientifique des traités de Desgodets (sous la direction de R. Carvais) et d'autre part de la numérisation des manuscrits du Vitruve du XVème siècle (sous la direction d'annarita Angelini et de Pierre Caye). Dans ce cadre, nous envisageons de fournir une étude sur la situation de la numérisation et de l'édition en ligne du corpus architectural en France et à l'étranger. A cette fin, nous prévoyons d'organiser (sous la direction de Francesco Furlan), en collaboration avec le pilier Scriptorium du Réseau d'excellence européen (REX) Building Resources for integrated Cultural Knowledge Services, un colloque international sur les problèmes philologiques et techniques que pose ce type spécifique d'édition. 2) Pour soutenir cette recherche, nous mettons sur place un certain nombre d'instruments pédagogiques de niveau magistériel et doctoral. Nous organisons au niveau M2 un séminaire sur le projet et son histoire dans le cadre de l'ensa de Paris Val de Seine. Il s'agit, mieux encore, de fournir un programme d'enseignement et de recherche susceptible d'enrichir le programme de formation doctorale que l'ensa de Paris Val-de-Seine met en place avec l'université. Ce programme pédagogique revêt une dimension internationale. Nous mettons sur pied avec l'université de Bologne une école d'été (juillet 2007) consacrée à la théorie architecturale et à son histoire qui réunira doctorants, post-doctorants. et enseignants dans le cadre d'un certain nombre d'ateliers thématiques. 47
49 Phonurgia Publica Atelier et festival des sons publics Projet de recherche n 9 Responsables scientifiques : Cécile REGNAULT chargée de projet à l ACIRENE, architecte ingénieur ENSAIS, docteur, maître-assistante à l ENSA de Marseille-Luminy, chercheur au CRESSON (Centre de Recherche sur l Espace sonore et l Environnement urbain, ENSA de Grenoble) 20 rue Estelle Marseille Tél. : Portable : Mail : [email protected] Catherine AVENTIN (co-responsable) architecte DPLG, docteur, chercheur au CRESSON Mail : Organismes de rattachement : ACIRENE Traitement culturel et esthétique de l environnement sonnore 16 rue de la Motte Chalon-sur-Saône Tél. : Fax : Mail : [email protected] Site : La rue est une mine inépuisable de bruits. Les reprises violentes des moteurs des automobiles, alors que d autres ont déjà atteint un ton plus aigu de plein régime ; le cahotement d une voiture aux roues cerclées de fer en contrepoint aux glissements, pour ainsi dire liquides des pneumatiques des automobiles ; et par dessus tous ces bruits, le bourdonnement continu, très étrange et merveilleux, de la foule, dont on ne peut reconnaître que quelques voix arrivant claires et distinctes, parmi toutes les autres anonymes et confuses Cette coordination lyrique et artistique du chaos bruitiste de la vie constitue la nouvelle volupté acoustique, seule capable d exiler vraiment nos nerfs, d émouvoir profondément notre âme, et de décupler le rythme de notre vie. Luigi Russolo, Manifeste futuriste, Milan 11 mars 1913 Membres de l équipe Pascal AMPHOUX, architecte-géographe bureau Contrepoint, chercheur au CRESSON, professeur à l ENSA de Nantes Elie TETE, musicien, directeur de l ACIRENE Yvain BORNIBUS, galeriste, La vie des Formes, Chalon-sur-Saône Jean-Jacques BENAILY, compositeur, enseignant au conservatoire régional de Musique et de Danse de Chalon-sur-Saône, et au conservatoire national supérieur de Musique et de Danse de Lyon Orane LOMBARD, administratrice culturel, centre culturel de l université de Bourgogne ATHENEUM (Dijon), chargée de projet à l ACIRENE 48
50 > Objet de la proposition Quelles nouvelles phonurgies pour la ville demain? Ce projet de recherche pose deux séries de questions : - Pourquoi la sphère musicale reste-telle majoritairement en retrait vis-àvis de la problématique d aménagement des milieux habités? Plus de cinquante ans après la naissance de la musique concrète, pourquoi les compositeurs se sentent encore si peu concernés par la transformation de notre environnement d écoute quotidien, si influent sur nos attitudes auditives? - Quelle légitimité les professionnels du son (acousticien, designer sonore, plasticien sonore) ont-ils pour l aménagement de l espace public? Quelle place peuvent-ils occuper au sein d équipes de maîtrise d œuvre urbaine? Quels sont les réels apports artistiques de l art sonore dans les problématiques de gestion et de création d espaces publics ordinaires? > Méthodologie Un Atelier des sons publics comme laboratoire expérimental. Pour éprouver ces questionnements, nous proposons de créer un Atelier des sons publics : Phonurgia Fabrica. Cet atelier aura vocation à produire une démonstration publique et festive durant quelques jours : Phonurgia Publica. Elaboré avec d autres partenaires, cet Atelier Laboratoire ainsi que le festival est en lui même objet de recherche : - définissant le cadre théorique d intervention, - posant le débat sur l art sonore dans la rue, - expérimentant in situ les questionnements posés. Eu égard à la culture locale très ancrée en matière d'arts de la rue et à sa dimension humaine et urbaine, le territoire d expérimentation retenu en première instance est la communauté d agglomération du Grand Chalon (71). Duos de concepteurs Concrètement, l atelier invite des concepteurs à faire équipe: un professionnel du son d une part (musicien, compositeur, designer sonore, preneur de sons, plasticien du son ) et un professionnel de l espace d autre part (paysagiste ; architecte, urbaniste, géographe ), pour concevoir l aménagement éphémère d un espace public. Ce croisement de compétences vise à faire percevoir les qualités audibles des espaces habités, non plus sous l angle de la nuisance mais à partir de l invention. L écoute croisée de deux savoirs faire professionnels au sein d un même couple, entrant en émulation avec d autres duos dans une unité de lieu et de temps doit donner corps à une véritable interdisciplinarité du projet. Expérimentations urbaines Cette recherche interroge donc directement les expériences professionnelles in situ, via l expérimentation concrète de projets sonores dans l espace public, par le biais d installations éphémères, conçues comme de véritables manifestes pour l ouie. 49
51 Paysages imaginés et paysages construits. En-quête d un imaginaire contemporain des Alpes Projet de recherche n 12 Responsable scientifique : Alessia DE BIASE, architecte et docteur en anthropologie Laboratoire Architecture / Anthropologie 144 avenue de Flandre Paris. Alessia DE BIASE 15 rue Ramey Paris Tél. : +33 (0) Fax : +33 (0) Mail : [email protected] Organisme de rattachement : École nationale supérieure d Architecture de Paris la Villette 144 avenue de Flandre Paris Secrétariat de la recherche : Christiane MONSONEGO Tél. : Fax : Mail : [email protected] Membres de l équipe Alain GUEZ, architecte et docteur en urbanisme Armin LINKE, photographe et film-maker Renato RINALDI, musicien et sound-designer Piero ZANINI, architecte et chercheur en SHS > Objet de la proposition A la base de cette proposition de recherche il y a un constat : une absence récurrente, assez forte pour faire penser plutôt à une occultation, à un refoulement : la représentation collective de la montagne tend en général à effacer le plus possible du cadre la présence humaine non reconductible au cliché arcadien consolidé. Il y a un refoulement de ce paysage à partir du moment où ce cliché est inexorablement reproduit. Les Alpes sont dans l imaginaire commun (et urbain), et dans celui des media de masse (presse, publicité spécialisée, marketing territorial et touristique) un monde encore en grande partie pré-moderne, essentiellement intact, fermé sur lui-même (voire à transformer en musée en plein air), aux rythmes lents, lié à des traditions pas bien définies et à un ensemble de pratiques anciennes. Dans ce contexte, la contribution artistique tant au niveau visuel que sonore se pose à un niveau de diagnostic poétique, de prise de conscience d une situation ou d un territoire, elle est fondamentale pour permettre de nouvelles perspectives d enquête et possibilités d intervention en ce qui concerne la recherche fondamentale. Nous sommes convaincus que lorsque nous nous retrouvons devant des lieux hyper-représentés, l approche artistique peut se révéler indispensable pour créer des courts-circuits et de nouvelles significations et reconsidérer le banal présent dans les choses apparemment déjà connues qui nous entourent. 50
52 Les Alpes peuvent être vues dans l Europe actuelle, à différents niveaux, comme un intéressant et particulier laboratoire de la modernité : un lieu clé pour sa délicatesse et son importance environnementale où observer et étudier la complexité des relations sociales, économiques et politiques, chacune avec ses implications écologiques, qui, à différentes échelles locale, régionale et mondiale contribuent à la transformation d un territoire, de son paysage et également de la perception des habitants stables et des visiteurs. > Méthodologie Ce projet de recherche veut poursuivre et approfondir, en introduisant d autres points de vue, la recherche, l identification et l analyse de certaines formes présentes dans le paysage alpin contemporain en se greffant sur le travail déjà engagé par une partie de l équipe avec le Progetto Alpi présenté sous forme d installation (DVD) en 2004 à la IX e Biennale Internationale d Architecture de Venise (mention spéciale du jury pour la section Episodes ). Le point de départ de cette collaboration est la conviction que pratique artistique et pratique scientifique peuvent, dans un projet de recherche, se situer sur un même plan. Ceci signifie accepter l idée qu il y a influence réciproque entre elles, et que la façon de procéder de l une peut être influencée par l autre et vice-versa. Et qu ensemble elles contribuent à modifier la physionomie d un paysage, sa compréhension et sa possible appropriation. Du point de vue méthodologique, cette recherche se propose comme une recherche-action pluridisciplinaire sur un projet déjà en cours autour de la représentation d un territoire. L objet artistique (in progress) est dans ce cas un véritable outil génératif. A l intérieur du projet de recherche, l apport artistique ne s exprime ni en amont (dans l autorité d expertise, de conseil et de programmation), ni en aval (dans la légitimité de conception d objets, d installations in situ et/ou dans la définition d actions), mais comme élément d un processus, comme instrument de lecture et de réflexion qui contribue, avec les autres savoirs, à enquêter sur la physionomie du territoire et sur la possibilité de modeler une image plus actuelle. Tunnel de glace, Jungfraujoch - Top of Europe, m, Suisse - Armin Linke
53 Du paysage au récit, de l intrigue au projet Vers une méthode d analyse chronophotographique des transformations paysagères, associant recherche concrète et interprétation théorique Projet de recherche n 13 Responsable scientifique : Pieter UYTTENHOVE, docteur en histoire de l art EHESS, ingénieur-architecte, urbaniste, professeur à l université de Gand, responsable du Labo S, laboratoire d urbanisme Tour Cantate, Apt rue Archereau Paris Tél. : Mail : [email protected] Organisme de rattachement : Labo S (Laboratoire d urbanisme) Département d Architecture & d Urbanisme Université de Gand Jozef Plateaustraat 22 B-9000 Gand - Belgique Tél. : +32 (0) Fax : +32 (0) Membres de l équipe Bart KEUNEN, co-responsable scientifique, docteur en philosophie, professeur à l université de Gand en littérature comparée Marc ANTROP, docteur en géographie, professeur à l université de Gand en science du paysage Hendrik PINXTEN docteur en anthropologie, professeur à l université de Gand en études culturelles Steven JACOBS, docteur en histoire de l art, enseignant en histoire de la photographie Bruno NOTTEBOOM, doctorant, ingénieur-architecte, urbaniste Lisa DIKOMITIS, doctorante, anthropologue Dries VANBELLEGHEM, chercheur,historien, urbaniste Ive VAN BOUWEL, chercheur, bio-ingénieur, urbaniste > Objet de la proposition Les nouveaux paysages de la ville émergente, des territoires suburbains et des campagnes en voie d urbanisation progressive sont critiqués et rejetés par les uns, acceptés voire même montrés en modèle par les autres. Fondés sur un regard principalement esthétique, ces points de vue manquent en général de critique historique et de connaissance en profondeur des transformations et mécanismes en cours. La recherche propose de fonder une connaissance approfondie et opérationnelle de ces paysages à partir de l analyse de leurs transformations. Elle associera histoire et observation directe du concret à une réflexion théorique et ceci à partir de fonds chronophotographiques documentaires. Les concepts de scénario et d intrigue proposés par l analyse narratologique des récits des acteurs directs du paysage (habitants, décideurs locaux, usagers, etc.), seront mis en parallèle avec la notion de projection au fondement de la conception paysagiste et urbanistique. La photographie paysagère se présente à la fois comme cadre limitatif, comme mise en perspective et comme croisement de regards et donc de savoirs. Elle est interdisciplinaire car, comme document, elle questionne le lieu, ses processus et ses temporalités > Partenariats ENSAP de Lille (Bernard Welcomme, Serge Koval, Julie Lemoine), Observatoire photographique du paysage (Ministère de l Ecologie et du Développement durable) (Jean-François Seguin), Jardin botanique de Belgique (Leo Vanhecke), Bibliothèque universitaire de Gand (Sylvia Van Peteghem), Ghent Urban Studies Team (GUST, université de Gand)
54 À partir d un corpus consistant d une série chronophotographique - notamment celle constituée des prises de vues du professeur en botanique Jean Massart entre 1904 et 1911, rephotographiées par le photographe documentaire Georges Charlier en 1980, puis par le photographeartiste Jan Kempenaers en la recherche se propose de commencer par le plus concret, notamment par l analyse de la transformation des paysages. Le choix d un petit nombre de paysages chronophotographiques portera sur la Flandre occidentale belge, près de la frontière française, permettant de faire une étude comparative de prises de vue en région Nord-Pas de Calais. Le bâtiment et l aménagement des infrastructures, l activité agricole, la politique environnementale, les cultures matérielle et technique, et autres facteurs influant sur la composition et les changements du paysage seront pris en compte. Ce savoir documentaire sera restructuré à partir de trois questionnements théoriques : premièrement, la temporalité au fond de la reconduction photographique - son effet filmique - suggère la possibilité d un scénario de la transformation paysagère ; deuxièmement, la mise en perspective historique, constituée de récits, invite à une réflexion narratologique sur les intrigues du paysage ; finalement, les concepts de scénario et d intrigue mènent à une analogie avec la notion de projet. > Méthodologie La première phase de la recherche consistera à rassembler les témoignages, récits et discours en rapport avec les transformations par une recherche d archives historique et de documentation cartographique ; par une observation des lieux, une collecte de témoignages directs des habitants, usagers et responsables locaux ; par une étude économique, écologique, urbanistique du site ; par l analyse des discours législatifs ou administratifs se rapportant au site en question. Au fond de la deuxième phase de la recherche sur la mise en récit des expériences en matière d habitat et d espace, se situe l hypothèse philosophique de Hayden White dans Metahistory. The historical imagination in nineteenth-century Europe (Baltimore, ) et de Paul Ricœur dans Temps et récit (Paris, ) selon laquelle les expériences ne prennent tout leur sens qu en de-ça des limites d une construction d intrigue temporelle. L étude des intrigues qui transforment les expériences spatiales en récit, révèlera la construction du monde qui en fait partie. Afin d acquérir un statut d instrument de projet, l analyse chronophotographique doit s inscrire dans une logique de projet. La compréhension des transformations structurelles, conjoncturelles et accidentelles et la reconstitution des scénarios à partir des séries chronophotographiques, peuvent se rejoindre dans l action de projeter les évolutions à venir Série chronophotographique des polders au pied des dunes à Klemskerke sur le littoral belge. 2 3 (1) Jean Massart Photographie réalisée et reproduite grâce à l aimable coopération de la bibliothèque universitaire de Gand - (2) Georges Charlier Photographie réalisée et reproduite grâce à l aimable coopération du Jardin botanique national - (3) Jan Kempenaers Photographie réalisée et reproduite grâce à l aimable coopération de l Institut flamand d Architecture 53
55 D une architecture, l autre Les environnements singuliers et le musée d Art moderne Lille Métropole, Villeneuve d Ascq Projet de recherche n 19 Responsable scientifique : Véronique MOULINIE, éthnologue, chargée de recherche au CNRS Laboratoire d Anthropologie et d Histoire : L Institution de la Culture (LAHIC) Mail : [email protected] Organismes de rattachement : Laboratoire d Anthropologie et d Histoire : L Institution de la Culture (LAHIC) Hôtel de Vigny 10 rue du Parc Royal Paris Tél. : Fax : Mail : [email protected] Site : Membres de l équipe Joëlle PIJAUDIER-CABOT, conservatrice en chef du musée d Art moderne de Lille Métropole, Villeneuve d Ascq, commissaire d exposition. Savine FAUPIN, conservatrice au musée d Art moderne de Lille-Métropole, Villeneuve d Ascq, commissaire d exposition. Corinne BRABANT, attachée de conservation, bibliothèque Dominique Bozo, musée d Art moderne de Lille Métropole, Villeneuve d Ascq Christophe BOULANGER, artiste, attaché de conservation, musée d Art moderne de Lille Métropole, Villeneuve d Ascq, commissaire d exposition. > Objet de la proposition Le regard posé sur les environnements singuliers a connu, ces trente dernières années, une profonde mutation. D abord considérés comme des entorses à l esthétique pavillonnaire ou à celle de la campagne, comme les lieux par excellence du mauvais goût, avec leurs jardins ornés de statues de ciment ou leur façade gratifiée de fresques polychromes, ils ont longtemps été l objet de l hostilité ou du moins de l ironie mordante. Des ensembles hideux voués aux dents des bulldozers à la mort de leurs créateurs. Au cours des années 80, sans doute sous l effet des publications spécialisées, leur qualification change ; ils deviennent suffisamment remarquables pour faire l objet de demande de classement au titre de Monuments Historiques, dont cinq ont reçu un accueil favorable. Une conservation en quelque façon immobile, sur les lieux, de la totalité du site, qui devient alors un élément fort du paysage. Ils font aujourd hui l objet d une forte tentation muséale, tentation qui n est pas sans éveiller de multiples questions. D une part parce que cette mise au musée signifie aussi une soustraction de son environnement ordinaire alors même que l on appelle à leur conservation au nom de l attachement à leur inscription dans l espace urbain ou rural. D autre part Ferdinand Cheval, Le Palais Idéal, Archive Musée d art moderne Lille Métropole 54
56 parce que l on ne peut manquer de relever tout ce que ce projet peut avoir de paradoxal : comment mettre un jardin ou une maison dans un musée? Tel est bien aujourd hui le difficile pari que doit relever le musée d Art moderne de Lille- Métropole, et ce d autant que le legs de la Collection de l Aracine à laquelle se sont ajoutés deux environnements singuliers, sauvés récemment de la destruction, place celui-ci face à la nécessité de construire de nouvelles salles, construction qui se fera au détriment du Parc du Héron, conçu selon le principe de la promenade corbuséenne. D un paysage l autre. Car c est alors tout l environnement des pavillons qui entourent le musée, les habitudes des habitants qui s en trouveront, eux aussi, modifiés, ce qui ne va pas sans soulever des réticences. Cette recherche se propose ainsi d étudier comment des créations dites «singulières», à la fois parce que leurs auteurs ne sont pas des artistes patentés et parce qu elles débordent physiquement et spatialement des cadres fixés et reconnus de l œuvre d art, entrent dans la catégorie des objets patrimoniaux dont la reconnaissance, l inventaire, la restauration et la conservation traduisent l accès à un registre nouveau de la valeur. Ce changement de catégorie implique, en retour, une adaptation ou une transformation des institutions qui intègrent des œuvres dont certaines modifient le périmètre de leurs pratiques. Objets frontières, les jardins et les maisons des habitants paysagistes sont de magnifiques analyseurs de l actuelle institutionnalisation de l art qui, dans ce cas, s adosse à une certaine conception du paysage. > Méthodologie L art brut - et plus spécialement les architectures singulières - est un champ d ordinaire dévolu aux experts, historiens de l art, collectionneurs, amateurs passionnés et artistes dont l approche suppose qu ils se trouvent face à de l art, notion socialement construite. L originalité de cette recherche tient au fait qu elle se propose d analyser le processus par lequel ces environnements deviennent de l art au point que le musée se voit contraint, pour les accueillir, à de profondes mutations. Les études porteront sur deux terrains parfaitement complémentaires. Un axe fort s attachera plus particulièrement à comprendre les relations entre les habitants des pavillons environnants et le musée, leur usage des lieux ainsi que l émotion que suscite actuellement le projet d agrandissement. Un autre axe portera plus spécialement sur les environnements singuliers, des grands ancêtres tels que le Palais Idéal ou la maison Picassiette jusqu à des sites plus confidentiels et plus récents tels que Carvin (Pas-de-Calais) ou Balaruc-le-Vieux (Hérault), recherche menée auprès des acteurs les plus divers de cette transformation, depuis les voisins jusqu aux experts (amateurs éclairés, DRAC, etc.). Une approche pluridisciplinaire, qui mettra en résonance ethnologie, histoire de l art, architecture, muséographie, restauration, semble tout naturellement s imposer pour que l analyse soit la plus complète possible, l objectif étant de construire un appareil théorique, dont on testera la validité au sein même du musée. Deux sessions d études seront organisées, l une en début, l autre en fait de recherche qui accompagnera l ouverture des nouvelles salles. Les résultats feront l objet d une importante publication. Enfin, cette recherche permettra de poser les bases d un centre de recherche pluridisciplinaire sur l art brut, au sein de l actuelle bibliothèque Dominique Bozo. Projet d extension du musée d Art moderne Lille Métropole, vue extérieure, architecte Manuelle Gautrand Manuelle Gautrand Architectes 55
57 Marcher : connaître un espace périurbain > Objet de la proposition Projet de recherche n 20 Responsable scientifique : Hendrik STURM, artiste plasticien, docteur en neurosciences, professeur à l École supérieure d Art de Toulon 3 bd du Félibrige Marseille Tél./Fax : Mail : [email protected] Organisme de rattachement : Association NOAR c/o Isabelle RAULT 125 bd Camille Flammarion Marseille Tél. : Fax : Mail : [email protected] Membres de l équipe Susanne HETZEL artiste plasticienne, DNSEP Stefan ASMUS, designer informationnel, docteur en sciences visuelles, professeur en systèmes interactifs au département Design et Media de la faculté des Sciences appliquées à Düsseldorf René BORRUEY, architecte DPLG, docteur en histoire, maître-assistant et chercheur au Laboratoire INAMA à l ENSA de Marseille-Luminy, membre de l UMR TELEMME de la maison méditerranéenne des Sciences de l Homme d Aix-en-Provence. Que signifie "marcher", selon que l on est artiste promeneur ou architecte urbaniste ou bien photographe? Les auteurs prennent acte d un intérêt croissant pertinent, de discipline à discipline, pour la marche comme ressource cognitive et expressive. Nous mettons le "marcher ensemble" comme paradigme de collaboration interdisciplinaire à l épreuve d une analyse des formes urbaines "hors la ville". Nous étudions la commune de Cabriès, territoire périurbain entre Aix-en-Provence et Marseille, avec une grille de lecture à plusieurs composants (promenadologie, morphogenèse des formes urbaines, recherche photographique au sein de l espace privé). Ces approches articulent différentes échelles spatiales d "habiter" un territoire : de la logique de l aménagement régional à l intimité d "habiter" une maison. Nous visons une restitution des nos productions (textes, images, cartes et promenades) dans un Système d Information Géographique. Notre étude est censée contribuer à un approfondissement et un élargissement des lectures des processus de métropolisation, depuis le regard déjà très détaillé d'un architecte chercheur jusqu'à ceux, tout autrement outillés, de plusieurs artistes. 56
58 > Méthodologie Notre étude contient plusieurs composants méthodologiques : la promenadologie. Elle lit l espace périurbain par la création de parcours pédestres, la typo-morphologie retrace la genèse du bâti ainsi que celui du réseau viaire et l associe à l histoire sociale, économique et politique du territoire, la recherche photographique au sein de l espace privé. La création photographique est propice à exploration du lien entre la sphère privée et les espaces à l usage collectif. le design informationnel transpose les relevés des analyses, observations et expériences dans un espace public réel et virtuel. Dans une première phase du projet, les membres de l équipe marchent ensemble en tant que visiteurs de la commune. Ils rencontrent habitants et acteurs du territoire (agriculteurs, techniciens municipaux, agents de la DDE). Après cette mise en commun de connaissance, la deuxième phase est davantage dédiée à la production spécifique, sans toutefois se priver des échanges entre approches, c'està-dire la création des parcours publics et des micro-parcours avec acteurs, l écriture et la mise en carte de la genèse des formes urbaines, les rencontres individuelles des habitants, ceci suivi de mise en images photographiques. Dans la troisième phase nous faisons de la question de la restitution des différentes productions le support d'une réflexion-production sur l'épistémologie de cette articulation de lectures territoriales et nous les formalisons sur un même support livre et multimédia (Système d Information Géographique, CD-Rom). Ceci, au-delà de notre contribution à la recherche urbaine, permettra un retour de notre analyse et production à la commune et aux personnes rencontrées. La méthode se référant au mot grec hodos, le chemin désigne la marche, ensemble de démarches qui suit l esprit pour découvrir et démontrer la vérité (dans les sciences) [Grand Robert de la langue française, 1986]. En marchant réellement, ensemble ou isolément, nous prenons la méthode au pied de la lettre et assumons la part subjective inhérente des démarches scientifiques 57
59 L architecture inquiétée par l œuvre d art, Considérations à partir du Mémorial Walter Benjamin de Dani Karavan à Portbou > Objet de la proposition Projet de recherche n 22 Responsable scientifique : Bruno QUEYSANNE, professeur d histoire et culture architecturales à l ENSA de Grenoble Laboratoire les Métiers de l Histoire de l Architecture 60 avenue de Constantine BP Grenoble Cedex Organisme de rattachement : ENSA de Grenoble 60 avenue de Constantine BP Grenoble Cedex Dans son article intitulé Architecture, Adolf Loos établit une relation entre art et architecture qui prend à contre-pied de manière provocante la conception commune de ce rapport : La maison doit plaire à tous. A la différence de l œuvre d art qui n a besoin de plaire à personne Ainsi la maison n aurait rien à voir avec l art et l architecture, ne serait pas à ranger parmi les arts? C est cela même. Seule une toute petite partie de l architecture relève de l art : le tombeau et le monument. Tout le reste, tout ce qui est au service d une fin, est à écarter du domaine de l art. Membres de l équipe : Anne FAURE, architecte DPLG, doctorante, laboratoire MHA, vacataire à l ENSA de Grenoble, Irena LATEK, architecte Polytechnique Varsovie, professeur agrégé Ecole d Architecture, université de Montréal Guy DESGRANDCHAMPS, architecte DPLG, CEAA, doctorant, laboratoire MHA, maître-assistant à l ENSA de Paris Belleville Daniel LINDINBERG, docteur en sciences politiques, professeur à l université de Paris 8 Hervé LISSEK, docteur en acoustique, chercheur à l école polytechnique fédérale de Lausanne Francis MARTIN, architecte DPLG, vacataire à l ENSA de Grenoble Clément QUEYSANNE, musicien, Marseille Patrick THEPOT, architecte DPLG, CEAA, maître-assistant à l ENSA de Grenoble Gérard WAGEMAN, maître de conférence à l université de Paris 8 Une manière d expliciter le sens de notre proposition serait de dire que nous allons commenter la thèse de Loos dans ses différents assertions. Et pour mieux coller à son discours, nous allons prendre un monument. Il s agit du Mémorial Walter Benjamin à Portbou, œuvre de l artiste israélien Dani Karavan, inaugurée en
60 C est en effet à Portbou le 26 septembre 1940 que Walter Benjamin s est suicidé fuyant la barbarie nazie. Son cadavre sera hébergé à Portbou jusqu en 1945, dans la tombe 563 avant d en être délogé et de disparaître à jamais. A proximité du cimetière, perçant l arête d une terrasse en surplomb, sur la mer Méditerranée, Dani Karavan installe un parallélépipède creux, comportant 87 marches, se précipitant vers les vagues battant des rochers, et s arrêtant suspendues en l air 10 mètres au dessus de l eau. L art et l architecture sont-ils à part l un de l autre? Comme si l art avait pour mission de faire passer ce qui serait trop dur dans l architecture. Et pourtant selon Loos c est l art qui dérange le confort que l architecture est censée proposer. C est ce partage des rôles que l on voudrait remettre en question. Entendre le partage non pas seulement comme division séparation, mais comme mise en commun, communion. La considération attentive du Mémorial Walter Benjamin de Portbou invite à repenser les relations œuvre d art-architecture sous la catégorie de l inquiétante étrangeté (unheimlichkeit). Le chez-soi, le confort, le familier de l architecture se trouvent dérangés par la puissance inquiétante de l œuvre d art. L art, l inconscient de l architecture? > Méthodologie En un premier temps, nous ferons un relevé du Mémorial ainsi que de son environnement, portant particulièrement attention au rapport à la pente de la falaise et à la mer. Nous tenterons une représentation moins technique, par une série de dessins aquarellés visant à intercepter la fugacité des choses pourtant les mieux installées. En complément on procédera à un enregistrement en mouvement au moyen de la vidéo numérique. Nous entreprendrons un enregistrement sonore. Il servira de base à la création d une œuvre musicale, dont nous attendons une compréhension de l espace à laquelle nous sommes encore peu habitués. L inquiétante étrangeté que suscite l œuvre de Dani Karavan et qui nous avait conduit sur la trace de Freud, nous amène à solliciter la psychanalyse, elle aussi peu utilisée dans l analyse de l espace architectural. Les thèses de Walter Benjamin sur l histoire et sa méditation de l Angelus Novus de Klee, son messianisme si troublant pour une pensée positiviste de l histoire, seront comme un ferment d inquiétude dans la sérénité, voire l enthousiasme de notre recherche. La dimension philosophique que nous avons repérée dans la réflexivité de l ombre du spectateur invite à une reprise de l allégorie de la caverne de Platon. Enfin la dualité du sens de l œuvre de Dani Karavan, comme entrée-descente et sortie-montée, permettra d expliciter le double sens de l œuvre architecturale, à la fois comme orientation et comme signification. 1 Architecture in A. Loos, Ornement et Crime, page 113, Rivages Poche, Petite Bibliothèque, Paris,
61 Quête interdisciplinaire des identités de lieux sur le grand territoire autoroutier Gier-Ondaine ; un laboratoire pour une théorie de projet intégré de paysage Projet de recherche n 23 Responsable scientifique : Anne COSTE, architecte et historienne Chercheur associée à l IERP, Université Jean Monnet Professeur à l ENSA de Saint-Etienne 7 rue Etienne Dolet - BP Saint-Etienne Cedex 1 Tél. : Mail : [email protected] Organisme de rattachement : École d architecture de Saint-Etienne 7 rue Etienne Dolet - BP Saint-Étienne Cedex 1 Tél. : Fax : Site : Membres de l équipe : Olivier BALAY, architecte, CRESSON/UMR 1563, maître-assistant à l ENSA de Grenoble Henri BAVA, paysagiste, assistant de M. Nütten à l université de Karlsruhe, Allemagne Jacqueline BAYON, historienne, directrice de l IERP, professeur à l UJMSE Marc CHOPY, artiste, chargé de cours à l ENSA de Saint-Etienne Stéphanie DAVID, architecte, agence YES, chargée de cours à l ENSA de Saint-Etienne Christian DREVET, architecte, Lyon, maître-assistant à l ENSA de Saint-Etienne Alain FINDELI, directeur de recherche CPE, professeur à l université de Montréal, Québec Christian GARRIER, artiste, maître-assistant associé à l ENSA de Saint-Etienne Xavier GUILLOT, architecte-urbaniste, maître-assistant associé à l ENSA de Saint-Etienne Thierry JOLIVEAU, géographe, directeur du CRENAM/UMR 5600 Environnement-Ville-Société, maître de conférence à l UJMSE Mathieu LEHANNEUR, designer, enseignant à l école régionale des beaux arts de Saint-Etienne, directeur du Post-diplôme Design & Recherche, à l école régionale des Beaux Arts de Saint-Etienne. Denis LENGLART, architecte et urbaniste, Paris, maîtreassistant à l ENSA de Saint-Etienne Martine LEROUX, sociologue, chercheur au CRESSON/UMR 1563 Marie-Claire MITOUT, artiste, maître-assistant ENSA de Saint-Etienne Dominik NEIDLINGER, architecte enseignant à l université de Karlsruhe, Allemagne Andreas NUTTEN, architecte paysagiste, professeur à l université de Karlsruhe, Allemagne Yan OLIVARES, architecte, agence YES, chargé de cours à l ENSA de Saint-Etienne Guerric PERE, ILEX paysagistes Lyon, enseignant à l ENSA de Lyon et à l École nationale supérieure du paysage de Versailles Pascale PICHON, sociologue, CRESAL/UMR 5043, maître de conférence à l UJMSE Claude TAUTEL, architecte, Paris, maître-assistant à l ENSA de Saint-Etienne > Objet de la proposition Comment l association de disciplines et le croisement de compétences multiples peuvent-ils conduire à inventer des outils nouveaux pour une approche inédite d un grand territoire industriel, ici traversé par une infrastructure autoroutière ancienne et nécessitant un travail de requalification? Ce projet, tout juste amorcé, s inscrit dans le contexte d une forte mobilisation des acteurs du Sud-Loire (notamment DDE 42, Etablissement public foncier de l Ouest Rhône- Alpes et agence d urbanisme de la région stéphanoise), visant au développement d instruments de reconnaissance sensible pour les maîtres d ouvrages devant la complexité du territoire industriel et autoroutier. Cette recherche place l interdisciplinarité au cœur d un dispositif réunissant chercheurs (architectes, sociologues, historiens et géographes du pôle universitaire stéphanois) et praticiens (architectes, artistes, paysagistes, designers), avec pour objectif d associer approches sensibles, techniques et artistiques et d intégrer les multiples points de vue, y compris ceux des habitants, dont l implication dans le devenir de leurs lieux de vie nous apparaît fondamentale pour l évolution de ce paysage. L étude sensible elle-même privilégiera une approche par les différents sens et l ensemble des enquêtes seront replacées dans le contexte régional (sites identifiés comme dégradé dans le projet de Directive territoriale d aménagement de l aire métropolitaine lyonnaise). En toile de fond : le contexte général de transformation économique, sociale et culturelle mondiale maintenant bien décrit et les processus de ségrégation qu il entraîne. 60
62 > Méthodologie Les partenaires fondent ensemble le laboratoire du paysage et travaillent de manière fortement ancrée sur le terrain. D un point de vue méthodologique, une des clefs de notre travail est de nous appuyer sur la notion de recherche-projet (projet artistique, projet paysager, projet architectural, design ) telle qu elle est théorisée par Alain Findeli. Nous croyons possible et souhaitable de dépasser les distinctions entre art, architecture et paysage, distinctions certes utiles du point de vue d une sociologie des professions et d une logique de métiers - c est le point de vue des maîtres d œuvre - utiles aussi lorsqu on raisonne sur les produits ou les objets résultant des actes artistique, architectural et paysagiste - c est le point de vue obligé des maîtres d ouvrage - mais distinctions peu fécondes lorsque c est l acte lui-même, l acte de conception ou de projétation, et sa logique propre qu il s agit de penser. D un point de vue épistémologique, cette méthode, qui s appuie sur le pragmatisme philosophique, nous conduit à récuser d emblée les distinctions traditionnelles théorie/ pratique, penser/agir et autres dualismes qui se sont avéré impuissants à cerner la singularité épistémique et praxéologique des disciplines du projet. Cette démarche conduit à situer le projet d intervention dans un cadre théorique plus général tel que l exige la méthode de recherche-projet adoptée ici. Ce cadre est celui d une théorie générale du projet pour laquelle il existe désormais un corpus appréciable d études, tant spéculatives qu empiriques, qui révèle que les professions ou les disciplines du projet gagnent à être subsumées sous un modèle théorique général. Pour la recherche qui nous occupe ici, la plupart de ces modèles sont cependant trop généraux et nous nous concentrerons plutôt sur ceux qui ont été développés dans les champs d activité correspondant aux objets qui nous intéressent, à savoir les équipements publics d échelle territoriale. Une étude circonstanciée de l ensemble de ces modèles dans le domaine de l architecture, de l urbanisme et du design - entendu ici au sens anglo-saxon, donc très général du terme - a permis de tirer un certain nombre de conclusions préliminaires extrêmement utiles pour encadrer, interpréter et féconder les pratiques. La vallée industrielle du Gier vue du chemin de fer. Cliché Anne Coste. 61
63 Interstices urbains temporaires, espaces interculturels en chantier, lieux de proximité Projet de recherche n 27 Responsables scientifiques : Pascal NICOLAS-LE STRAT, docteur en sociologie, maître de conférence de science politique à l université Paul Valéry - Montpellier 3 et chercheur à l ISCRA (Institut social et coopératif de Recherche appliquée) Constantin PETCOU, architecte, sémioticien, doctorant à l EHESS, enseignant à l université Paris 8 et à l ENSA de Paris-Malaquais, membre associé de ReDESIGN_studio et de l Atelier d Architecture Autogérée Organisme de rattachement : ISCRA - Institut social et coopératif de Recherche appliquée 15 rue Saint Alexis, Montpellier Tél. : Mail : [email protected] RDS ReDESIGN_studio 15 rue Marc Séguin Paris Tél. : Mail : [email protected] Membres de l équipe : Stephen WRIGHT, critique d'art, directeur de programme au collège international de Philosophie et professeur à l'école supérieure des Beaux Arts de Toulon, commissaire d'expositions indépendant, rédacteur correspondant pour Parachute, Montréal Doina PETRESCU, architecte, docteur en études féminines, co-fondatrice de l Atelier d Architecture Autogérée, professeur à l université de Sheffield et à l Architectural Association, Londres François DECK, artiste, professeur à l école supérieure d Art de Grenoble Habitants de La Chapelle, usagers d ECObox et artistes invités > Objet de la proposition Ce projet de recherche propose d étudier, d analyser et de questionner les processus d expérimentation architecturale et artistique menés dans le quartier La Chapelle (Paris, 18ème) dans le cadre d un projet de microurbanisme participatif développé sur des interstices urbains (terrains en friche, délaissées, impasses, etc.) : le projet ECObox - un réseau d éco-urbanité. Les interstices urbains représentent en quelque sorte ce qui résiste encore, du moins temporairement, aux politiques foncières de l aménagement : ils sont la métonymie de tout ce qui est encore non investi dans une métropole. C est la réserve de disponibilité d une ville. Leur qualité principale consiste notamment en leur résistance à l homogénéisation et à l appropriation définitive. À cause de leur statut provisoire et incertain, les terrains en friche ne sont pas «valorisés» par les procédures administratives et urbanistiques habituelles. D où l hypothèse de leur donner un certain statut de facto en tant qu espaces collectifs provisoires, flexibles, et permettant une intervention avec un minimum d aménagement : nous les avons nommés terrains vagues urbains, pour marquer que le vague, l indéterminé, l incertain qui sont leur attribut sont aussi leur qualité urbaine. Ils pourraient fonctionner ainsi selon des principes d autogestion et de programmation temporaire, flexible et réversible. L économie des interstices temporaires crée un nouveau paradigme de projet qui se manifeste à travers des agencements temporaires, des dispositifs nomades, des catalyseurs urbains. 62
64 Dans un contexte territorial, social et culturel représentatif pour les mutations urbaines actuelles (multiculturalité, densité, fragmentation, etc.), le projet ECObox vise l aménagement de manière temporaire et réversible de terrains urbains interstitiels de La Chapelle par la création d espaces publics de proximité et de processus d autogestion et d appropriation symbolique de l espace (jardins temporaires, micro-équipements mobiles, réseaux culturels translocaux, dynamiques d économie solidaire et locale, etc.). Afin de répondre à un nombre de questions générales et en s appuyant sur la plate-forme sociale créée autour de ce projet fortement ancré dans le local, les objectifs de cette recherche sont d explorer une série de situations urbaines interstitielles (spatiales, temporelles, institutionnelles, interculturelles), d expérimenter des micro-dispositifs participatifs d intervention artistique et architecturale à différentes échelles (quartier, ville) et d explorer la mobilité territoriale, sociale et transculturelle comme passage du temporaire au durable. > Méthodologie coté, et les usagers ayant une pratique concrète, de terrain, de l autre coté. Au delà d un échange soutenu de ce type, nous proposons de mettre en place une recherche immersive, une observation participante, probablement une des positions méthodologiques permettant la perception et la compréhension des phénomènes complexes, informels, nouveaux ou en permanent changement. Cette possibilité est particulièrement nécessaire pour l observation et l analyse de phénomènes de trans-urbanisme (A. Mulder, 2002), phénomènes significatifs pour le contexte d ECObox et qui sont visibles de l extérieur comme des mouvements, mais qui peuvent êtres perçus et compris de l intérieur comme des transformations. Cette recherche prend forme à travers des recouvrements, des superpositions, des agencements de savoirs spécifiques provenant de sources hétérogènes : chercheurs, architectes, artistes, habitants ayant différentes compétences et expériences multiples, et renvoyant à leur tour, à leur propres réseaux a-centriques (G. Raunig). Nous pensons que notre rôle, et de l actuel projet de recherche, est celui de créer des points d articulation, des points d échange et de croisement privilégié, qui laisseront se manifester des modes de subjectivité transversales au-delà de la position de l'intellectuel même. Dans ce sens, les participants à ce projet de recherche sont impliqués comme artistes et/ou experts, dans des projets d expérimentation de dispositifs artistiques appropriés aux nouveaux paysages urbains en mutation. Un des intérêts majeurs de toute activité de recherche qui accompagne une pratique en temps réel, c est de pouvoir utiliser l itération permanente entre les chercheurs, d un 63
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66 Annexe : texte de l appel à propositions de recherche Sessions
67 Comité de pilotage du programme : Eric Lengereau, chef du bureau de la Recherche architecturale, urbaine et paysagère (MCC-DAPA) ; Panos Mantziaras, chargé de mission au bureau de la Recherche architecturale, urbaine et paysagère (MCC-DAPA) ; Nicolas Tixier, chargé de mission au bureau de la Recherche architecturale, urbaine et paysagère (MCC-DAPA) ; Alice Thomine, chargée de mission à l Institut national d histoire de l art ; Dominique Aris, adjointe au chef du bureau de la Création architecturale, du paysage et du cadre de vie (MCC-DAPA) ; Arlette Auduc, chargée de mission paysage au bureau de la Création architecturale, du paysage et du cadre de vie (MCC-DAPA) ; Claude Rouot, chargée de mission à la mission de la Recherche et de la Technologie (MCC-DDA) ; Christophe Dessaux*, chef de la mission de la Recherche et de la Technologie (MCC-DDAI) ; Odile Canale, chef du département des Enseignements, de la Recherche et de l Innovation (MCC-DAP) ; Pascal Guernier, bureau de la Recherche et de l Innovation (MCC-DAP) ; Colette Garaud, chargée de mission à l inspection de l Enseignement artistique (MCC-DAP) ; Jean-Claude Conesa, inspecteur principal de l'enseignement artistique (MCC-DAP) ; Guy Tortosa*, inspecteur général de la Création artistique (MCC-DAP) ; Michelle Sustrac*, chargée de mission au Plan urbanisme construction architecture (MTETM-DGUHC) ; Jean-François Séguin*, chef du Bureau des paysages (MEDD-DNP). Partenaires institutionnels du programme : Ministère de la Culture et de la Communication Direction de l Architecture et du Patrimoine Bureau de la Recherche architecturale, urbaine et paysagère Bureau de la création architecturale, du paysage et du cadre de vie Délégation au Développement et aux Affaires internationales Mission de la Recherche et de la Technologie Délégation aux Arts plastiques Bureau de la Recherche et de l Innovation Mission permanente d inspection, de conseil et d évaluation de l enseignement artistique Ministère des Transports, de l Équipement, du Tourisme et de la Mer* Direction générale de l Urbanisme, de l Habitat et de la Construction Plan Urbanisme Construction Architecture Ministère de l Écologie et du Développement durable* Direction de la Nature et des Paysages Bureau des Paysages Institut national d histoire de l art Département des Études et de la Recherche * à partir de la session 4 (2005) Coordination scientifique du programme : Eric Lengereau, chef du bureau de la Recherche architecturale, urbaine et paysagère (MCC-DAPA) Panos Mantziaras, chargé de mission (MCC-DAPA-BRAUP) Nicolas Tixier, chargé de mission (MCC-DAPA-BRAUP) Edith Faucheux, assistante (MCC-DAPA-BRAUP) Préparation, conception et rédaction de l appel à propositions de recherche : Les premières orientations du programme Art, architecture et paysages ont d abord guidé la réflexion collective du comité de pilotage, au cours des années 2001 et 2002, vers l analyse des relations enseignement/recherche dans les différents secteurs concernés. Ainsi l étude de Martine Bouchier, commandée par la direction de l Architecture et du Patrimoine et prochainement diffusée, est-elle consacrée à l analyse des enseignements artistiques dans les écoles d architecture d une part, et à l analyse des formations aux problématiques architecturales dans les écoles d art d autre part. Conçu et élaboré par le Bureau de la recherche architecturale, urbaine et paysagère, le présent programme de recherche a bénéficié des apports successifs des membres du comité de pilotage. La rédaction en a été confiée à Hugues Fontenas, architecte et historien de l architecture. Ce quatrième appel à propositions continue à renforcer les problématiques scientifiques proposées par les sessions précédentes du programme. Il doit aussi confirmer (ou infirmer) les financements exploratoires accordés à certains projets sélectionnés. Il doit enfin susciter l intérêt de ceux qui, pour diverses raisons, n ont pas été en mesure de remettre une proposition de recherche lors des trois sessions précédentes.
68 Sommaire 69 AVANT-PROPOS ET AVERTISSEMENT INTRODUCTION Art, architecture et paysages Migrations interdisciplinaires OBJECTIFS Le renouvellement des objets de recherche La structuration des dynamiques scientifiques PROBLÉMATIQUE GÉNÉRALE L ouverture artistique des productions architecturales L évolution des pratiques artistiques L art et les enjeux du projet urbain Les convergences de l échelle paysagère Les institutions, la diffusion et la critique Les métiers et les enjeux professionnels L internationalisation et la démarche comparatiste ORIENTATIONS THÉMATIQUES Epistémologies Histoire et théories Auteurs, acteurs et processus Applications, expérimentations et création MODALITÉS DE LA CONSULTATION Recevabilité des projets scientifiques Constitution des équipes de recherche Présentation des candidatures Mode et critères de sélection des propositions Echanges et restitution ORIENTATIONS BIBLIOGRAPHIQUES Ouvrages, articles, catalogues et rapports Périodiques LISTE DES PARTICIPANTS AUX SESSIONS 2002, 2003, 2004 ET 2005
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70 Avant-propos et avertissements Avant-propos et avertissements : Session 3 Pour cette troisième session du Programme «Art, architecture et paysages», les membres du comité de pilotage ont souhaité que deux perspectives de recherche soient appréhendées de manière approfondie. Elles correspondent aux orientations thématiques n 2 et n 4 que l on trouvera dans le texte du présent appel à propositions ( 4.2 et 4.4), histoire et théorie d une part et Application, expérimentations et création d autre part. Les projets scientifiques attendus devront donc se situer clairement dans ce double cadre prioritaire. Avant-propos et avertissements : Session 4 Par ailleurs, le partenariat du programme accueillant à partir de cette année deux acteurs institutionnels supplémentaires, le Plan urbanisme construction et architecture (MTETM-DGUHC) et le bureau des paysages (MEDD-DNP), cette quatrième étape de l'action incitative suggère que les propositions de recherche soient particulièrement impliquées dans les exigences de l'échelle urbaine et les enjeux actuels du développement durable. L intérêt de croiser démarches artistiques, architecturales et paysagères dans l analyse, dans la conception comme dans la réalisation de projets urbains et territoriaux, devra ainsi être apprécié à partir de recherches situées à différentes échelles et dans divers contextes de situations urbaines et de politiques locales. Seront bienvenues les analyses portant sur les agencements interdisciplinaires qui accompagnent la manière dont les villes considèrent l'équilibre entre développement et identité, travaillent leur image, y compris dans les opérations de rénovation urbaine et dans leurs marges. Sont aussi attendues les expérimentations prenant en compte les qualités sensibles des espaces collectifs, en particulier dans le périurbain qui fait encore ombre aux réputations de la ville contemporaine. Pour cette quatrième session du Programme Art, architecture et paysages, les membres du comité de pilotage ont souhaité confirmer l approfondissement des orientations thématiques n 2 et n 4 que l on trouvera dans le texte du présent appel à propositions ( 4.2 et 4.4), histoire et théorie d une part et Application, expérimentations et création d autre part. Les projets scientifiques attendus devront donc se situer prioritairement dans ce double cadre prioritaire. Que faire enfin des grands territoires où fait défaut la démarche interdisciplinaire, alors même que l urbain y est omniprésent, y compris dans la gestion de la nature? De nouvelles configurations du rapport ville-nature peuvent-elles transformer les situations d étalement urbain? Le projet, qu il soit d'architecture, d urbanisme ou de paysage, s'inscrit aujourd'hui dans une nouvelle relation au territoire qui est elle-même guidée par le lien à la nature, les enjeux de la participation du public au processus décisionnel et les principes de la durabilité. Ce contexte renouvelé infléchit nécessairement la nature du projet qui se situe désormais dans un système de valeurs partagées tout autant que dans la sphère de l'expert. 69
71 Introduction Au sein du ministère de la Culture et de la Communication, la direction de l Architecture et du Patrimoine (DAPA), la délégation aux Arts plastiques (DAP) et la direction de l Administration générale (DAG) sont associées pour la mise en œuvre du programme interdisciplinaire de recherche Art, architecture et paysages. Dans le cadre de la politique scientifique qui lui est propre, l Institut national d histoire de l art (INHA) participe également au lancement de cette première action incitative. Art, architecture et paysages Le programme interdisciplinaire de recherche Art, architecture et paysages se propose d interroger la nature plurielle des productions plastiques qui, au quotidien, participent des transformations de l espace sensible, du cadre de vie et de la culture matérielle des sociétés contemporaines. Au cœur de ce programme et à la croisée de préoccupations intellectuelles, de configurations expérimentales et d enjeux professionnels, se situe la fécondité des relations entre pratiques artistiques, conceptions architecturales et transformations paysagères. Malgré l existence de travaux théoriques et historiques reconnus, le tissu des relations entre art, architecture et paysages reste un territoire d investigations scientifiques souvent appréhendé de manière marginale, périphérique, voire confidentielle. A quelques exceptions notables près, en effet, les objets de recherche n ont franchi que timidement les frontières de ces champs d interrogations pourtant limitrophes où se conjuguent tout à la fois les cultures de l espace, la manipulation des échelles, le sens de la forme, les processus de projet et la construction des catégories esthétiques. Or, depuis plus d une vingtaine d années, dans les pratiques artistiques comme dans les productions architecturales et l aménagement des territoires (urbains, suburbains et ruraux), dans les évolutions pédagogiques comme dans les avancées doctrinales, s expriment de nouvelles ouvertures intellectuelles, de nouvelles porosités disciplinaires, de nouvelles perméabilités conceptuelles. Fréquemment, les problématiques appréhendées par les uns et les autres se croisent et se superposent dans les musées, galeries et autres lieux d expressions plastiques, d expositions artistiques et d installation in situ. Dans le quotidien des transformations de l espace habité - espaces publics, semi-publics ou privés -, les stratégies professionnelles se mesurent, s organisent et se font l écho d une demande sociale qui souligne de plus en plus les traits d une ambition culturelle pour le cadre de vie. Ainsi, les marchés publics de maîtrise d œuvre suggèrent-ils souvent la cohabitation des artistes, des architectes, des architectes urbanistes et des paysagistes. Les compétences se côtoient désormais dans les concours d architecture, les études d urbanisme, les opérations de restructuration urbaine et les stratégies d aménagement à l échelle territoriale. Malgré les expériences décevantes d une intégration art/architecture/ paysages parfois qualifiée d utopique, les savoir-faire de la maîtrise d ouvrage et de la commande publique se sont ouverts à l exigence des complémentarités qui permettent à la transformation des lieux d être à la fois l objet de l œuvre, l objectif de l architecture et la vocation des paysages en mutation. 70
72 Du point de vue de l histoire des idées et de l évolution des pratiques, les enjeux sont multiples et les intérêts sont partagés. En témoigne la multiplicité des manifestations (concours, conférences, séminaires, colloques, expositions) consacrées à l analyse de ces dynamiques transversales. Depuis 1999, les initiatives d Archilab à Orléans ont mis l accent sur les démarches de conception architecturale et urbaine résolument situées dans le champ des pratiques artistiques. Le Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire, quant à lui, a notamment permis la confrontation des travaux d artistes, d architectes et de paysagistes. Se succèdent aussi les rencontres et colloques organisés sur le thème de ces articulations problématiques qui, pour pertinentes qu elles soient au plan théorique et historique, n en révèlent pas moins, et peut-être trop souvent, la réalité de territoires concurrentiels 1. Plus récemment, et dans un autre registre, l ouverture officielle des Grands ateliers de l Isle d Abeau est venue concrétiser, au sein d un projet interdisciplinaire ambitieux, l association pédagogique et scientifique des écoles d art, d architecture et d ingénierie 2. A l évidence, les relations entre art, architecture et paysages font problème et les premiers éléments de réflexion semblent devoir ouvrir un large éventail d interrogations et de productions scientifiques. Telle est en tout cas l hypothèse principale qui guide le lancement de cette action incitative. Migrations interdisciplinaires La présente consultation de recherche s inscrit dans le cadre des orientations nationales affichées par les politiques scientifiques qui font de l interdisciplinarité une priorité 3. Elle épouse ainsi les perspectives d évolution stratégique récemment exprimées par le CNRS dans la mise en œuvre structurante de sa politique des UMR, dans l élaboration de son projet d établissement et dans la signature de son contrat d action pluriannuel 4. Elle intègre aussi les objectifs interdisciplinaires des écoles doctorales mises en place sur l ensemble du territoire universitaire. Elle se situe également dans la lignée de la dernière Action concertée incitative (ACI) lancée par le ministère de la Recherche sur le thème Terrains, techniques, théories.travail interdisciplinaire en sciences humaines et sociales 5. Dans la logique d un partenariat à renforcer, cet appel d offres adopte enfin les principes d articulation ayant à rapprocher les politiques sectorielles du ministère de la Culture relevant de la recherche et de la création 6. 1/ Cf. notamment Art et architecture, colloque organisé en mai 2000 au conservatoire national des Arts et Métiers à l initiative conjointe de la DAP et de la DAPA ; Métiers de l architecture, colloque organisé en avril 2002 sur le thème des nouvelles technologies à l ENSA de Montpellier ; Art, architecture, urbain, septième rencontre du réseau Architecture et philosophie organisée en mai 2002 à l ENSA de Marseille-Luminy ; 2/ Le bâtiment des Grands Ateliers de l Isle d Abeau a été inauguré en décembre 2001 par Catherine Tasca, ministre de la Culture et de la Communication ; l arrêté interministériel du 23 avril 2002 approuve la convention constitutive du groupement d intérêt public des Grands Ateliers ; la récente installation du conseil d administration et du conseil scientifique et pédagogique marque de façon significative la période de montée en puissance de cette institution interdisciplinaire. 3/ Voir Pluridisciplinarité et synergies : une nécessité pour la recherche, Avis et rapports du Conseil économique et social, Paris, Ed. des Journaux officiels, avril / Le contrat d action pluriannuel du CNRS a été signé par Roger-Gérard Schwartzenberg, ministre de la Recherche, le 21 mars Parmi les trois objectifs stratégiques que se fixe le contrat figure celui de développer l interdisciplinarité. Voir aussi le rapport du groupe de Réflexion stratégique du CNRS Traitement des systèmes complexes et interdisciplinarité, septembre / Le conseil scientifique de l Action concertée incitative (ACI) Terrains, techniques, théories. Travail interdisciplinaire en sciences humaines et sociales, dont la direction a été confiée à Michel Lussault, a été installé par Ketty Schwartz, directrice de la Recherche, le 5 mars
73 Le second objectif du programme Art, architecture et paysages vise donc à promouvoir, à partir de cette problématique générale, les pratiques scientifiques de type interdisciplinaire. Chacun des trois territoires d investigations mobilise des enjeux intellectuels qui s orientent vers les deux autres, et plus encore vers des champs d interrogations relevant des multiples domaines de la connaissance. Au sein même d une communauté d intérêts - l art, l architecture ou les paysages -, se manifestent ainsi des tendances naturelles à l hybridation disciplinaire, au métissage des compétences, au croisement des savoirs et savoir-faire. Le présent appel d offres doit permettre à la communauté scientifique d interroger la réalité de ces dynamiques intellectuelles transversales qui irriguent les processus de conception, alimentent la démarche de projet et se traduisent dans l espace par une transformation physique de type culturel. C est en cela qu il s agit notamment d inciter au développement d une interdisciplinarité scientifique ayant pour objet de recherche l interdisciplinarité pratique (située à la marge des territoires académiques) des enjeux intellectuels, des réflexes doctrinaux et des stratégies professionnelles de l art, de l architecture et des paysages. Les projets de recherche soumis dans le cadre de ce programme devront donc s inscrire clairement dans une perspective de migrations interdisciplinaires, c est à dire bien au-delà des collaborations ponctuelles où se côtoient timidement les compétences et les disciplines. Il est donc attendu des équipes constituées une réflexion approfondie sur les modalités de collaboration interne, sur les exigences du travail interdisciplinaire, sur les orientations méthodologiques retenues et sur le périmètre des investigations scientifiques. 6/ Les orientations retenues pour la mise en œuvre du Schéma stratégique de la recherche au ministère de la Culture et de la Communication suggèrent la création, au sein du conseil ministériel de la Recherche, d un groupe de travail transversal sur le thème des relations entre recherche et création artistique. Sur les questions interdisciplinaires, on peut également citer les productions scientifiques issues des procédures incitatives du Programme interministériel de recherche Culture, ville et dynamiques sociales coordonné par la mission de la Recherche et de la Technologie du ministère de la Culture et de la Communication. Par ailleurs, pour la seconde fois depuis sa création, le conseil scientifique de la Recherche et des Études de la délégation aux Arts plastiques s est réuni, le 17 juin 2002, pour sélectionner les propositions de recherche qui lui étaient soumises, parmi lesquelles certaines étaient focalisées sur l art et la ville. 7/ Voir le texte d Edgar Morin dans les actes du colloque du CNRS : Interdisciplinarité publiés dans Carrefour des sciences, Paris, Editions du CNRS,
74 Objectifs Le renouvellement des objets de recherche Au sein de la thématique générale énoncée par le programme, la dynamique interdisciplinaire suggère la construction de nouveaux objets de recherche et la définition de problématiques jusqu à présent peu ou pas appréhendées. S adressant prioritairement aux compétences issues des écoles d architecture, des écoles d art, des écoles du paysage et des universités, cette action incitative se donne pour perspective prioritaire l émergence de projets de recherche inédits tout en étant précis, rigoureusement structurés, et situés à l intérieur des interfaces problématiques de l art, de l architecture et des paysages. Autrement dit, les travaux interdisciplinaires auront à appréhender les ensembles complexes d analyse au sein desquels figurent, telles qu énoncées dans les orientations thématiques de l appel d offres (voir infra), les questions de nature épistémologique, les investigations de type historique et théorique, les interrogations visant les relations auteurs/ acteurs/processus, et enfin les problématiques permettant d articuler les productions théoriques avec des applications et expérimentations dans le champ du projet et de la création. La structuration des dynamiques scientifiques Le programme Art, architecture et paysages est conçu et mis en œuvre pour permettre, non seulement la formulation de synergies nouvelles, mais aussi la mise en œuvre structurelle des compétences, des thématiques et des partenariats scientifiques. Le Comité de pilotage du programme et les experts sollicités seront donc particulièrement attentifs à l expression des potentialités structurantes contenues dans les propositions de recherche. Il pourra ainsi s agir de concevoir la mise en place d une unité de recherche ayant vocation à être officiellement habilitée et soutenue. Il pourra également s agir de réunir les compétences de recherche autour d une thématique précise afin de définir la cohérence et le fonctionnement d un réseau scientifique. Pourront être aussi exprimés les termes d une initiative exploratoire, de mise en commun, de capitalisation ou de valorisation destinée à approfondir, à l occasion d une journée d étude, d un colloque ou d une publication, une problématique particulière inscrite dans le programme. Il pourra enfin être prévu de dessiner les perspectives d un partenariat ponctuel susceptible de rendre possible, toujours dans le cadre du programme, des actions d expérimentation nécessitant des ressources et matériaux spécifiques, des conditions propices à une mise en espace, ou encore des dispositifs pertinents de valorisation et/ou d exposition. 73
75 Problématique générale L ouverture artistique des productions architecturales Depuis une vingtaine d années, les productions architecturales semblent s ouvrir aux champs artistiques selon des modalités que reflètent à la fois les pratiques de collaborations, les postures de mobilité professionnelle, les mutations dans le corpus des références intellectuelles et/ou plastiques, les échanges et/ou emprunts dans les attitudes conceptuelles et les interventions qui s expriment au sein de nouveaux lieux et réseaux. Le rapprochement des domaines de l art, de l architecture et des paysages n est certes pas chose nouvelle. Mais les productions elles-mêmes permettent de constater que les faisceaux de convergence existent et tendent à se développer. En France, ils correspondent probablement à des effets générationnels : les replis disciplinaires et les crises identitaires résultant du démantèlement de l ancienne école des Beaux-arts, dans l après 1968, se sont récemment estompés. Formés en dehors des pesanteurs et des tabous véhiculés par l enseignement de l architecture en pleine reconstruction, les jeunes architectes peuvent aujourd hui envisager des relations intellectuelles plus libres et plus sereines avec les pratiques artistiques. C est ainsi que les collaborations entre architectes et artistes tendent à se multiplier et à s exercer sur des bases élargies qui dépassent la seule question de l œuvre d art intégrée ou, pour le contexte français, celle du 1% artistique. Les artistes sont parfois sollicités par les architectes pour intervenir au sein de leur équipe ; leur rôle et la nature de leur travail dépend alors étroitement de la place qui leur est réservée dans le processus d élaboration du projet. L artiste peut suggérer un regard extérieur décalé, une analyse décentrée, une vision/lecture particulière du programme ou du site - et ceci dès les prémisses du projet -, comme il peut apporter un savoir-faire plastique, une sensibilité particulière pour la conception d un élément d architecture (travail sur les matériaux, les textures, la lumière, les effets visuels, les nouvelles technologies ). On peut citer par exemple les nombreuses expériences développées par l agence Herzog et de Meuron : collaborations intellectuelles (notamment avec Remy Zaugg) et interventions ciblées (avec Rosemarie Trockel et Adrain Schiess pour la mise au point de partitions/voilages dans les immeubles de bureaux de Ricola à Laufen, en Suisse, en 1999). Ces types de collaboration évoquent, sur bien des aspects, les rapports qui s établissent entre les architectes et certains bureaux d étude ou consultants spécialisés. Les artistes sont sollicités, soit pour une compétence d expertise (à la fois intellectuelle et esthétique), soit pour une technicité plastique qui relève de la manipulation concrète des formes et de l espace. Il est à noter que ces modalités d intervention tendent à respecter parfaitement les limites de champs de compétences déterminés, l apport de chacun étant le plus souvent situé et identifiable. Encore marginales dans le paysage hétérogène des productions architecturales, ces expériences de collaboration sont toutefois assez nombreuses et développées pour que l on puisse s interroger sur leur nature exacte, 74
76 sur leurs contours, leurs motivations et leurs résultats, au-delà même des effets de médiatisation immédiats. Y a-t-il plusieurs types de transversalité où convergent les intérêts communs des architectes et des artistes? Les collaborations sont-elles aussi confidentielles qu on veut bien le dire? Ont-elles tendance à se généraliser, et pourquoi? Comment s intègrent-elles dans le schéma d articulation des compétences au sein des équipes de maîtrise d œuvre? Le rapprochement des architectes et des artistes génère-t-il des échanges d outils, de méthodes, de savoirs et de savoir-faire? De telles collaborations sont-elles souhaitées, programmées et sollicitées par les acteurs de la maîtrise d ouvrage architecturale? Dans le processus complexe d élaboration du projet d architecture, le moment et les conditions d intervention des artistes semblent devoir être particulièrement analysés. L apport des compétences artistiques est-il plutôt de nature intellectuelle (en amont, c est à dire dans le processus de conception) ou matérielle (en aval, c est à dire pendant la phase de mise en œuvre et de réalisation)? La programmation, phase déterminante de la vie du projet d architecture, estelle concernée par ces phénomènes de transversalité? Indépendamment des collaborations directes qui peuvent s établir entre architectes et artistes, l ouverture artistique des productions architecturales peut être analysée à travers la pratique des emprunts : citations plus ou moins littérales d œuvres artistiques dans les projets, références aux théories artistiques dans les discours, détournements dans les démarches conceptuelles, appro- priations des dispositifs d expression plastique dans les modes de représentation De tels phénomènes d emprunts ne sont certes pas nouveaux et leur développement récent, promu parfois de manière systématique, mérite les investigations d une approche théorique et d une mise en perspective historique. L intérêt renouvelé de certains architectes pour les démarches de type artistique se reflète également dans l évolution récente de la presse spécialisée (revues d architecture, publications professionnelles ) traditionnellement cloisonnée : les sujets artistiques y sont, non seulement plus nombreux et plus diversifiés, mais aussi mieux valorisés. Ainsi, depuis 1994, la revue L Architecture d Aujourd hui a-t-elle régulièrement publié des articles importants consacrés aux productions artistiques : sur des artistes oeuvrant dans un registre proche de celui de l architecture (Laurent Pariente), sur des artistes portant un regard spécifique sur l architecture et les paysages (Fischli & Weiss), sur des expositions marquantes (rétrospective Mark Rothko au MAMVP), sur des créateurs de mode (Dries van Noten), sur des artistes recourant à des savoir-faire constructifs pour des œuvres monumentales (Frank Stella), sur des thématiques particulières telles que les micro-architectures, etc La question se pose d elle-même : que signifie la succession des problématiques artistiques appréhendées par la presse spécialisée en architecture? Dans quelle politique d information et d édition ces nouvelles orientations s inscrivent-elles? Parallèlement, la présence soutenue des préoccupations artistiques dans la presse spécialisée témoigne d un intérêt croissant pour les démarches réellement contemporaines. En effet, pendant longtemps, les problématiques de l art contemporain analysées dans les revues d architecture et intégrées dans la démarche intellectuelle des architectes ne semblaient relever que de productions artistiques déjà anciennes - le minimal art ou le land art - et présentant des relations (apparemment) immédiates avec les questions architecturales. L importance accordée aujourd hui à des 75
77 travaux plus diversifiés tels que la vidéo, la mode, la photo, les interventions in situ, ou encore les nouvelles images, traduit-elle une évolution du regard des architectes sur les pratiques et productions artistiques? Ces phénomènes sont-ils sensibles dans le paysage pédagogique des écoles d architecture? Quels types de références artistiques sont aujourd hui convoqués dans le discours des architectes? Un autre cas d ouverture de l architecture à l art contemporain peut se lire dans la présence désormais affirmée des architectes dans les manifestations artistiques. Les exemples sont nombreux : depuis le milieu des années 1990, avec la présentation de leurs projets ou de leurs réalisations, les architectes sont régulièrement présents dans les expositions d actualité de la création française organisées à l ARC (musée d Art moderne de la Ville de Paris) ; Le Magasin, centre d Art contemporain de Grenoble, a plusieurs fois ouvert ses galeries à des architectes tels que François Roche, Lacaton & Vassal ; la dernière Biennale d Art américain du Whitney Museum, à New-York, incluait les travaux de deux agences d architecture, Lebbeus Woods et Rural Studio De plus en plus fréquemment, certains architectes positionnent leur production à la fois sur la scène traditionnelle de la maîtrise d œuvre et dans un circuit artistique. Ils développent ainsi des pratiques d intervention qui les rapprochent inéluctablement des artistes, sans que soit remis en cause leur statut et légitimité d architecte. Les manifestations françaises d Archilab ont mis l accent sur ce type de postures à la fois intellectuelles et professionnelles qui existaient déjà bien avant à l échelle internationale. Les évolutions et glissements de cette nature participent de l incertitude des frontières disciplinaires, posent la question du statut d auteur de l architecte et renvoient certainement à des stratégies professionnelles. Il conviendrait ainsi d analyser la réalité des connaissances mutuelles de ces milieux professionnels. Dans la recherche d une stratégie d ouverture et de décentrement par rapport à leur propre culture disciplinaire, les architectes s intéressent-ils plutôt à des démarches, à des productions ou à des produits artistiques? Au sujet de ces décalages, glissements et déplacements sur l échiquier des productions plastiques, des travaux de recherche historiques et théoriques peuvent aujourd hui être élaborés à un niveau national et international. Entre art et architecture, la palette de ces échanges et pratiques intermédiaires doit être appréhendée de manière exhaustive afin d en comprendre les motivations intellectuelles et professionnelles, d en distinguer les ressorts fondamentaux des aspects superficiels, d en analyser les conséquences en terme de commande et de maîtrise d ouvrage et, finalement, d en mesurer la portée réelle dans le cadre des transformations culturelles du cadre de vie. L évolution des pratiques artistiques Pour appréhender de manière fine les interfaces multiples qui lient art et architecture, il convient également de considérer les récentes mutations opérées et les dernières ouvertures ménagées à l intérieur même de champs artistiques dont les contours, dans une tradition moderniste, sont beaucoup plus mobiles que ceux de l architecture. De nombreux artistes orientent aujourd hui leurs travaux vers des champs disciplinaires diversifiés qui les rapprochent parfois - lorsqu ils ne sont pas totalement intégrés - de savoirs et de savoir-faire comme ceux du design, de l aménagement intérieur, de la mode, du graphisme, de la communication, de l action sociale ou de l architecture... 76
78 Certains acteurs de la création contemporaine jouent ouvertement sur une ambiguïté des genres ou choisissent d investir tour à tour des domaines différents : Hussein Chalayan, créateur de mode, invente des vêtements-objets qui sont aussi des pièces de design et sont présentés dans les lieux d exposition artistique ; l artiste Lucy Orta conçoit des vêtements qui jouent un rôle essentiel dans des actions urbaines au contenu politique et social très affirmé ; les travaux de l Atelier van Lieshout tendent à se rapprocher ce qu on pourrait qualifier de pièces d architecture ; les artistes Viktor & Rolf se sont éloignés des circuits strictement artistiques pour se positionner comme des professionnels de la mode dont les créations sont diffusées en magasins... De véritables stratégies sur les positionnements professionnels et les frontières entre champs esthétiques sont ainsi au centre de démarches artistiques ouvertement transdisciplinaires, non plus dans la perspective d une abolition des limites ou d une recherche de continuité unitaire, mais bien dans celle d une utilisation consciente et efficace de l épaisseur même des marges interdisciplinaires. Il y a donc lieu d interroger sur ce type de démarches artistiques dont les projets suggèrent parfois la mise en oeuvre de moyens importants, impliquant de nombreux acteurs (institutionnels, administratifs, associatifs, économiques), et rapprochant substantiellement, du point de vue des outils, des territoires et des méthodes, le travail de l artiste de celui des professionnels de la maîtrise d oeuvre comme les architectes ou les paysagistes. De telles démarches sont-elles encore isolées? Sont-elles encouragées par les structures de maîtrise d ouvrage et sous quelle forme? Assurément, ces interrogations croisent à nouveau l analyse des collaborations entre artistes, architectes et paysagistes. En fait, si de nombreux travaux artistiques élaborés dans les années 1970 renvoyaient directement à l architecture en utilisant ses codes, ses objets ou ses matériaux (on peut évoquer par exemple les travaux de Melvin Charney, d Alice Aycock, de Siah Armajani...), la question des rapports de l art à l espace architectural, à l espace urbain ou au paysage semblent se poser aujourd hui de manière différente : l exploration et la maîtrise des frontières disciplinaires semblent davantage se concevoir à partir de questions économiques et sociales, et renvoient à des positionnements professionnels. A la fois dans les enseignements et les pratiques professionnelles, la mutation des démarches artistiques en direction du design (design d objets ou design d espace), domaine historiquement proche de l architecture, en est une illustration. Les problématiques architecturales appréhendées par les démarches artistiques se placeraient-elles aujourd hui davantage sur le plan des stratégies de décloisements professionnels que sur celui des préoccupations d ordre intellectuel et conceptuel? L éventail des formations dispensées aujourd'hui dans les écoles d art reflète cette ouverture. Même si le modèle de l artiste créateur individuel semble encore prédominant, les dynamiques pédagogiques s orientent souvent vers des domaines comme ceux du design, du graphisme, du multimédia, de la mode, et donc à d autres formes de pratiques et de parcours professionnels au sein desquels, assurément, les nouvelles technologies de l information et de la communication mobilisent des intérêts grandissants. Dans les projets personnels des étudiants des écoles d art, l architecture, la ville et les paysages occupent une place importante qui mérite aussi d être étudiée. Les territoires de mutation de la ville contemporaine tels que la friche industrielle font ainsi 77
79 l objet d investigations pédagogiques qui se manifestent aux différentes échelles de transformation du cadre de vie (espace architectural, espace public, paysages urbains et territoires suburbains ). Intégrant des problématiques spatiales et des logiques socio-économiques plus contextualisées, l évolution de ces pratiques artistiques correspondelle aux mécanismes de la commande et des politiques publiques? Comment situer ces évolutions internes aux milieux de l art dans l éventail des pratiques interdisciplinaires? Dans quelle mesure, et sous quelle forme, les territoires de production de l art contemporain sont-ils concernés par les métiers plus ou moins institués de l architecture, de la ville et des paysages? L art et les enjeux du projet urbain D importants programmes de commandes artistiques ont accompagné, au cours de la dernière décennie et à l initiative de collectivités locales, la mise en œuvre de grands projets d aménagement urbain. La réalisation de lignes de tramway à Strasbourg, Montpellier ou Orléans ont ainsi fait émerger des opérations significatives qui semblaient dépasser largement le cadre traditionnellement désuet du 1% artistique. En de telles occasions, la commande artistique a participé d une ambitieuse politique de restructuration de l espace. Parfois, elle a contribué à la revalorisation et à la requalification de quartiers jugés difficiles. Quel est précisément le rôle d actions artistiques menées dans ces contextes particuliers? Au sein des processus complexes d aménagement, là où sont convoqués de multiples compétences et intérêts, les productions artistiques ont-elles une influence particulière dans la perception collective des mutations urbaines, dans la fabrique des paysages, dans la lecture de l espace, dans la compréhension des échelles et dans la maîtrise des temporalités? Comment le travail des artistes est-il reçu, appréhendé, approprié et parfois même instrumentalisé par les différents acteurs des politiques publiques d aménagement de l espace, par les populations, les usagers, les habitants? Les interventions artistiques de cette nature sont maintenant suffisamment nombreuses ou importantes pour essayer d en comprendre les mécanismes et tenter de répondre à certaines interrogations qu elles ont pu - et continuent de - susciter. Comment les artistes ont-ils travaillé avec les autres équipes de maîtrise d œuvre? Comment les services de maîtrise d ouvrage ont-ils accueilli ces nouveaux intervenants? Des habitudes de dialogue se sont-elles développées? Les interventions ponctuelles, spectaculaires et médiatiques ont-elles été prolongées par des collaborations suivies? Ces expériences ont-elles amené des collectivités publiques et leurs organismes de maîtrise d ouvrage à développer une véritable réflexion sur l intervention des artistes en milieu urbain? De nombreux projets urbains sont aujourd hui à l œuvre. Certains bénéficient d une vision politique, d un volontarisme éclairé et de compétences reconnues. D autre pas. Comme pour l échelle architecturale, la question mérite d être posée : où se situe véritablement, dans les processus de réflexion, de concertation et de mise en œuvre, l intervention de l artiste : en amont, avec une autorité d expertise, de conseil et/ou de programmation ; en aval, avec une légitimité de conception d objets, d installation in situ et/ou de définition d actions? En la matière, il convient sans doute de rapprocher les politiques de la commande d une forme de spécialisation urbaine affichées par certaines démarches artistiques. A l occasion d interventions ou d actions qui ne relèvent pas de la permanence ou de la monumentalité, 78
80 certains artistes inscrivent en effet leurs travaux au coeur de contextes urbains et prennent en compte des dimensions complexes, esthétiques, mais également fonctionnelles, sociales, politiques ou économiques (on peut penser aux interventions d Antoni Muntadas qui s intègrent autant à l espace urbain qu à celui de l Internet, aux aménagements de Vito Acconci dans l espace public, aux installations urbaines de Tadashi Kawamata...). Ce type de propositions artistiques qui veulent considérer les multiples échelles de réalité urbaine, peut-il, doit-il, ou ne doit-il pas, se rapprocher des compétences traditionnelles de la maîtrise d œuvre urbaine, celles des architectes, des architectes urbanistes, des paysagistes? Les convergences de l échelle paysagère Paysages urbains, paysages suburbains et paysages naturels sont au centre de la démarche de nombreux artistes et professionnels de la maîtrise d œuvre (architectes, architectes urbanistes et paysagistes) en même temps qu ils intéressent philosophes et historiens. En soi, l échelle paysagère est une et plusieurs à la fois. Elle est une parce que toute intervention, de la plus modeste à la plus imposante, tend à modifier le paysage. Elle est plusieurs car elle convoque de multiples compétences et responsabilités, suggère de nombreuses acceptions et convictions, et suscite la convergence des enjeux interdisciplinaires les plus riches. C est pourquoi la question paysagère, dans le cadre de ce programme, est concernée dès lors que les objets de recherche s inscrivent dans une logique spatiale qui dépasse largement l échelle architecturale. Comme terrain d investigations pour l étude des relations entre art et paysages, l espace habité des territoires construits paraît devoir être privilégié. Mais certaines propositions de recherche ne sauraient faire l économie des multiples acquis scientifiques qui jalonnent l histoire du paysage, avec ses racines artistiques, ses fondements esthétiques et ses fonctions analytiques au service de l espace naturel. Car on le sait, le paysage est d abord une somme de constructions intellectuelles qui, par la mécanique du regard, permet une certaine lecture de l espace. En ce sens, les interactions multiples qui rapprochent la dimension naturelle du paysage et les productions récentes de l art contemporain sont à revisiter à la lumière d une demande sociale de plus en plus liée à l écologie, à l environnement au développement durable. Elle sont donc à analyser dans leurs étroites relations avec l espace construit des urbanisations diffuses, des infrastructures de transport et des territoires en mutation. Il en est ainsi de la restructuration des zones portuaires et des friches industrielles, de l aménagement des zones commerciales et des entrées de ville, de la réalisation des nouveaux parcs urbains et des jardins contemporains. Les liens entre paysages et projets artistiques se manifestent aujourd hui de multiples façons. Paysagistes et artistes sont fréquemment associés pour telle ou telle opération de conception d un espace public. Davantage que dans les relations entre art et architecture, les processus de collaboration et d intégration paraissent trouver leur cohérence. Là où les enjeux intellectuels semblent vouloir concilier nature et culture au sein d un projet consensuel, quelle est la réalité de ces relations professionnelles? Sur les terrains changeants de l espace public, comment s opèrent les rapprochements conceptuels du plasticien et du paysagiste? Existe-t-il un socle de sensibilités communes qui rendrait le projet de paysage plus accueillant à l'égard de l'œuvre ou de l intervention d un artiste? Les orientations muséographiques de certaines institutions comme les centres d art témoignent 79
81 par ailleurs du regain d intérêt pour les thématiques transversales qui mêlent le projet artistique et les différentes perceptions paysagères. Le Centre d art de Vassivière en Limousin, qui s est récemment redéfini en centre d Art et du Paysage, a centré sa programmation pour l été 2002 autour du thème de La tempête, associant des plasticiens (Michael Dans et Bertrand Lamarche) et un paysagiste-écologue (Gilles Clément). Le Crestet centre d art, quant à lui, s intéresse depuis sa création aux questions de l environnement, de la nature, du paysage. Aux frontières de champs disciplinaires aux contours incertains, les projets de recherche focalisés sur les relations entre art et paysages auront cependant à proposer des orientations précises. Pour les uns, la lecture et/ou la pensée du paysage seront directement impliquées dans une dimension artistique. Pour les autres, la transformation des paysages ne relèvera d une production artistique que par l intervention d un artiste au sein d un processus de maîtrise d œuvre plus large et plus complexe. Pour d autres encore, l intervention plastique des artistes dans la cité, comme le projet architectural dans l espace public, est de nature à modifier la physionomie du paysage urbain, sa lecture, sa compréhension, son appropriation. Ainsi, le rôle de la photographie et de la vidéo a été particulièrement important dans la nouvelle définition des paysages urbains ; en témoignent les commandes de la DATAR auprès d artistes et, dans des registres et sur des territoires différents, la récente exposition organisée au Zentrum für Kunst und Medientechnologie de Karlsruhe intitulée CTRL [SPACE] : rhétorique de la surveillance de Bentham à Big Brother. L étendue de cette (ces) notion(s) de paysages mérite d être étudiée en elle-même, selon l angle d approche particulier de l interdisciplinarité. Que recouvrent les intérêts partagés et souvent divergents pour le paysage? Artistes, architectes, architectes urbanistes et paysagistes parlent-ils des mêmes paysages? A mi-chemin entre recherche fondamentale et enjeux professionnels, les convergences de l échelle paysagère suggèrent la construction d objets de recherche autour des identités sensibles de l espace qui vont de l espace habité à l espace représenté. Les différentes appréciations du paysage peuvent-elles être un terrain de collaborations interdisciplinaires, de croisement des expériences? Comment les aménageurs qui interviennent concrètement sur ces paysages appréhendent-ils les pratiques interdisciplinaires en ce domaine? Les institutions, la diffusion et la critique Un autre aspect de ces connexions interdisciplinaires concerne davantage les institutions - centres d art, maisons de l architecture et de la ville, musées, centres d archives - et renvoie directement à la production des savoirs historiques, critiques et théoriques. Nombreuses sont les institutions culturelles qui assument, et depuis longtemps, une politique d exposition, d acquisition ou d archivage ancrée dans l interdisciplinarité, rapprochant inéluctablement l art, l architecture, le design ou les paysages. On peut citer notamment le Frac Lorraine qui organise de nombreuses manifestations sur les questions de l intervention artistique dans l espace public de la ville, le Frac Centre qui a développé une collection spécifiquement orientée sur les relations entre projet d architecture et productions artistiques, le musée national d Art moderne qui a considérablement enrichi sa collection d architecture et qui lui accorde une place maintenant importante dans ses salles d exposition permanente et, enfin, le musée 80
82 d Art moderne de Saint-Etienne qui a rassemblé les éléments d une importante collection de design. Certes, l attention grandissante pour l architecture, la ville et les paysages dans les programmes d exposition artistique et les collections publiques peut être considérée du point de vue des stratégies institutionnelles ; mais en répondant à une demande sociale qui tend à écarter les approches monographiques ou simplement chronologiques pour privilégier les démarches thématiques, elle renvoie également, et peut-être surtout, à la production sédimentaire des savoirs théoriques et historiques. Au plan théorique, la mixité actuelle des discours propose un édifice de références explicites à des positions reconnues et situées, comme celles des avant-gardes expérimentales des années 1960 et Or les enjeux politiques, les aléas sociaux et les positions esthétiques sont aujourd hui très différents. L évolution des discours et des pensées en la matière est encore peu analysée et de nombreuses ambiguïtés subsistent, tant dans les usages architecturaux de l art que dans les lectures artistiques de l architecture. Ces ambiguïtés peuvent fournir matière à analyse. Si les rapprochements observés aujourd hui entre domaines artistiques différents peuvent évoquer les tentatives expérimentales de fusion des arts revendiquée par les avantgardes historiques du début du siècle, ils correspondent toutefois à des ambitions intellectuelles bien différentes sur le fond. Il ne semble plus être question de la recherche d une unité ou d une essence supposées communes aux arts visuels, pas plus que de revendication d une abolition des frontières entre les champs artistiques. Tout au contraire, les manifestations actuelles qui relèvent de l interdisciplinarité paraissent bien reposer sur une reconnaissance entière de la spécificité de chaque discipline et des frontières entre ces disciplines. Le désir d interdisciplinarité semble alors relever de l exploration et de l exploitation de ces frontières par des séries de glissements, de passages et d associations. Si les liens entre l architecture moderne et les premières avant-gardes artistiques historiques (cubisme, futurisme, constructivisme...) ont fait l objet de nombreuses études et publications, l analyse des liens ultérieurs reste largement à faire et peut bénéficier de ces premiers apports. S agissant de la médiation et de la critique, l actualité des pratiques interdisciplinaires est largement révélée (et peut-être suscitée pour partie) par la multiplication des moyens de diffusion (revues, sites multimédia) qui s impliquent ouvertement dans la mixité, le rapprochement et la confrontation des disciplines, comme dans la fluidification des frontières interdisciplinaires. Ceci est particulièrement sensible dans l évolution de la presse spécialisée. Un journal comme Parpaings revendique une position interdisciplinaire qui se traduit par la diversité des thèmes et des auteurs. La revue Purple, d abord centrée sur les arts visuels, s intéresse finalement à tous les domaines de la création : le design, la mode, le récit... La revue Crash, lancée initialement autour des nouvelles technologies et des cultures techno, s est orientée vers les arts visuels, puis vers la mode (et a ainsi, fait significatif, changé de place sur les racks des maisons de la presse : musique, arts, mode...). Au niveau de la presse internationale, la revue Wallpaper, revue de mode généraliste à l affût des dernières tendances, s intéresse à tous les domaines selon une présentation qui tend à minimiser les limites : l architecture, la gastronomie, le shopping ou l art sont abordés et présentés au même niveau, dans une sorte de continuité presque indifférenciée. Néanmoins, dans la presse généraliste, les critiques obéissent toujours à des découpages disci- 81
83 plinaires bien définis. Cette disparité d évolution entre les différents médias, spécialisés ou généralistes, pourrait faire l objet d analyse. Les développements du multimédia ont accentué cette tendance à la mixité, à l hybridation, qui est devenue elle-même un moyen de création et d identification très sollicité. Tous ces phénomènes de diffusion, de communication et de commercialisation constituent une face importante de l interdisciplinarité qui mérite d être étudiée de manière spécifique, en tenant compte de leurs logiques sociales et économiques. Pour ce qui concerne les dispositifs de la critique (artistique et architecturale), on ne saurait passer sous silence les processus qui conduisent à médiatiser, non seulement les réalisations elles-mêmes (œuvres, installations, édifices, ensemble d édifices, espaces publics, parcs et jardins ), mais aussi, et de plus en plus, l ensemble des éléments constitutifs du projet (même si celui-ci n a pas vocation à être réalisé). Ainsi en est-il, par exemple, pour les architectes des dernières générations. Réunis au sein d une démarche conceptuelle qui tend à agréger des références hors champ de l architecture, les matériaux projectuels s expriment, se représentent, s exposent et se publient sous la forme de croquis, schémas, textes, plans, maquettes, photos, films pour être soumis à la critique. Dans le contexte français d une mise en concurrence systématique dans les marchés publics, les nouvelles identités artistiques du projet d architecture et du projet urbain sont-elles analysées et critiquées à leur juste mesure? Quelle peut-être l influence de ces pratiques et productions, à la fois sur les différents acteurs de la critique, sur les nouvelles maîtrises d ouvrage publiques issues de la décentralisation et, lorsqu elles conduisent à la réalisation d un projet, sur les transformations quotidiennes du cadre de vie? Les métiers et les enjeux professionnels L ensemble des démarches interdisciplinaires évoquées concerne directement les vecteurs de la commande artistique, architecturale, urbaine et paysagère. Sont donc en jeu de possibles évolutions des structures et mécanismes professionnels en ces domaines. Il importe sans doute aujourd hui de savoir si la multiplication de collaborations ponctuelles entre champs disciplinaires peut conduire à la définition de nouveaux modes d exercice professionnel. Une analyse évaluatrice de ces interactions doit permettre d envisager les conditions d une évolution dans le domaine de la commande artistique et de la maîtrise d ouvrage. L éventail des attitudes professionnelles et des postures intellectuelles n exprimerait-il pas la nécessité d envisager autrement l articulation des compétences, la cohérence interdisciplinaire et l identité statutaire des artistes, architectes et paysagistes? Pour les uns et pour les autres, l apparition de plusieurs types d intervention méritet-elle une évolution des organisations professionnelles, des procédures incitatives et des cadres réglementaires? Certains architectes choisissent en effet d intervenir comme des concepteurs créateurs en rapprochant leur démarche de celle des artistes. Parallèlement, d autres professionnels de la maîtrise d oeuvre, concentrés sur des fonctions techniques et administratives de plus en plus lourdes et complexes, prennent le relais de ces créatifs dans les phases de projet situées en aval, entre la sélection du concours et la réalisation. Constatés notamment à l occasion d associations entre équipes d architectes-concepteurs et équipes d architectes d opération, ces modes d intervention (les architectes de Coop Himmelblau se sont ainsi associés, 82
84 pour de grosses opérations, avec la firme d architecture SOM) sont-ils révélateurs d une tendance au fractionnement et au partage des tâches? Peut-on comparer cette forme de division du travail à celle qui existe encore dans la réalisation de certaines oeuvres artistiques, de type monumental? Les phénomènes simultanés de professionnalisation et de décloisonnement professionnel qui touchent à la fois les milieux de l art, de l architecture, de l urbanisme et du paysage méritent ainsi d être étudiés, notamment dans leurs rapports avec les mécanismes de la commande. Dans une évolution des pratiques professionnelles, les statuts de l artiste et du maître d œuvre (architecte, architecte urbaniste et paysagistes) peuvent-ils s influencer, se mélanger, se confondre? Entre eux, des transferts d outils, de moyens et de méthodes sont-ils concevables? Les expériences aujourd hui encore marginales seraient-elles indicatives d une tendance au remembrement professionnel qui distinguerait les savoirs et savoir-faire conceptuels du projet de ceux, plus techniques et administratifs, de la réalisation? Sur la question des interdisciplinarités pratiques art/architecture/paysages, une meilleure connaissance de la position des organismes de maîtrise d ouvrage, publics ou privés, est donc nécessaire. Les maîtres d ouvrage se sont-ils organisés pour répondre à une demande sociale particulière, de type culturel, qui viserait à susciter de nouveaux rapports avec le monde de l art (mode de passation des marchés, organisation de la commande...)? Par ailleurs, les implications professionnelles de l interdisciplinarité concernent également les institutions d enseignements : les sujets et enjeux de partenariats entre écoles d art, école d architecture et écoles du paysage doivent être appréhendés, analysés et critiqués. Les cultures professionnelles d aujourd hui trouvent-elles des sources d ouverture interdisciplinaire dans la formation d hier? Faut-il considérer que, dans les milieux de l architecture, la présence grandissante des démarches conceptuelles liées aux pratiques artistiques en vient à relativiser l importance des compétences techniques relatives à l acte de construire? L internationalisation et la démarche comparatiste A l évidence, les dynamiques interdisciplinaires et l hybridation des compétences qui forment le socle des interrogations de cet appel d offres doivent souvent être étudiées dans une perspective scientifique dépassant les frontières hexagonales. En effet, les relations entre art, architecture et paysages sont, dans le contexte des institutions et réseaux français, directement influencées par les mutations à l échelle internationale. A l effacement des frontières entre champs disciplinaires, s ajoutent l effritement des frontières physiques entre pays et la multiplication des collaborations et échanges internationaux. Pour certains objets de recherche, les démarches et méthodes scientifiques assumées dans le cadre de ce programme devront non seulement s intéresser à des situations étrangères, mais également bénéficier de regards extérieurs, notamment des points de vues de chercheurs et professionnels venus d autres pays. Des démarches comparatistes confrontant expériences françaises et étrangères seront sans doute indispensables pour analyser pleinement la spécificité de certaines des évolutions mentionnées ci-avant. 83
85 Orientations thématiques Epistémologies La transversalité des démarches évoquées témoigne d une complexité croissante à l interface des champs disciplinaires de l art, de l architecture et des paysages. Même s il est difficile de remettre en cause, pour chacun des trois domaines, les spécificités d une communauté hétérogène qui fait de l interdisciplinarité comme Monsieur Jourdain fait de la prose, il n en reste pas moins que, du point de vue des productions scientifiques ellesmêmes, c est un véritable chantier épistémologique qui semble devoir être assumé. Cette complexité vient donc renforcer la nécessité, d ailleurs déjà perçue depuis longtemps, de mener à bien des travaux de type épistémologique qui auront à se pencher sur les fondements disciplinaires et interdisciplinaires qui jalonnent le territoire scientifique de cet appel d offres. Ainsi, dans les domaines de l art, de l architecture et des paysages, comment les champs disciplinaires évoluent-ils? Comment leur pertinence est-elle reconnue ou discutée d un point de vue scientifique? Au contact de problématiques spécifiques, les disciplines académiques participant à la constitution de ces champs sont-elles amenées à modifier leur propre socle épistémologique? A côté des sentiers sûrs bien fréquentés de la démarche scientifique, le thème des pratiques interdisciplinaires suggère évidemment des investigations particulières qui doivent permettre à ce chantier épistémologique d appréhender l incertitude des relations entre recherche et création. Quels pourraient (devraient) être les chemins d une légitimité scientifique visant à appréhender, à proximité immédiate des pratiques conceptuelles du projet, les éléments constitutifs d une culture de la transformation? Sur un territoire d investigations qui reste à définir et à délimiter, il conviendrait notamment de concevoir les objets, les objectifs, les outils et les méthodes d une recherche appliquée dans les domaines de l art, de l architecture et/ou des paysages. De même, l espace d une recherche expérimentale devrait pouvoir trouver les supports pertinents de sa légitimité. Il importe, pour ce faire, que soient étudiés les croisements et comparaisons avec des ensembles complexes qui n accordent pas pour autant une autorité exclusive à la recherche fondamentale. Les travaux de recherche épistémologique qui sont sollicités autour de ces problématiques devront donc essayer de croiser plusieurs angles d approche en associant, au sein des équipes, des compétences scientifiques reconnues dans les disciplines et champs disciplinaires concernés : arts, philosophie, esthétique, architecture, urbanisme, paysages... L association de chercheurs appartenant à des institutions de recherche diversifiées est également souhaitable. Les projets de recherche auront ainsi à exprimer des objets précis et des perspectives de travail susceptibles de produire les matériaux nécessaires pour appréhender les incertitudes épistémologiques qui jalonnent souvent les domaines de l art, de l architecture et des paysages. Histoire et théories Cette orientation thématique suggère la mise en oeuvre de recherches fondamentales qui, à propos d interdisciplinarité, auront à s incrire clairement dans le champs des investigations historiques et théoriques. 84
86 Dotés des objectifs traditionnels de la constitution des savoirs et de la production des connaissances, les projets de recherche devront néanmoins innover du point de vue de la construction des objets. La plupart des interrogations contenues dans la problématique générale de la présente consultation de recherche est concernée par cette orientation thématique. Les recherches historiques et théoriques qui sont ici sollicitées auront à se pencher exclusivement sur les périodes du XX ème siècle : importance des pratiques et discours transversaux dans les mécanismes interdisciplinaires des avant-gardes et autres mouvements ; postérité, obsolescence, transformations et/ou déplacements dans les productions intellectuelles, expérimentations plastiques, pratiques artistiques, projets et réalisations ; développement des réflexes, méthodes et outils liés aux pratiques transversales (détournements, emprunts, citations, représentations...) ; analyse des tensions entre volontés d hybridation ou tentatives d unification dans les rapprochements des champs disciplinaires... Les approches de type historique et/ou théorique devront notamment permettre de comprendre la spécificité, la nouveauté ou, au contraire, la continuité des dynamiques interdisciplinaires dans les domaines de l art, de l architecture et des paysages. Par leurs objets et leurs productions, elles auront également à éclairer la réalité des évolutions récentes en matière d interdisciplinarité. Les projets attendus devront mêler plusieurs angles d approches, en France ou à l étranger, liés à l histoire et/ou à la théories de l art, de l architecture, de la ville et des paysages. En fonction des objets de recherche, les équipes interdisciplinaires associeront les compétences scientifiques capables de contribuer au croisement des regards, à la mixité des approches et aux partage des méthodes. Auteurs, acteurs et processus Les travaux de recherche qui s inscriront dans cette orientation thématique auront à appréhender l interdisciplinarité à l œuvre dans le contexte actuel des relations entre art, architecture et paysages. En ce sens, il s agit davantage d une recherche-action qui aurait à analyser, dans le cadre de situations précises, de cas de figure identifiés et/ou d expériences en cours, les processus de collaboration et logiques d acteurs. Les perspectives scientifiques s intéresseront ainsi à des projets et des actions interdisciplinaires déjà engagés, voire aboutis. Françaises ou étrangères, les situations analysées pourront s incrire dans le cadre opérationnel des relations complexes entre maîtrise d ouvrage et maîtrise d œuvre ; elles pourront s exprimer dans le cadre public d institutions telles que les lieux d exposition, les espaces de médiatisation, les établissements d enseignement (écoles ou universités) ou de médiation (centres d art) ; elles pourront être appréhendées dans le cadre privé de relations particulières fondées sur une approche spécifique de l interdisciplinarité. Sont donc principalement concernés par cet axe de recherche les logiques d acteurs dans les trois domaines concernés (les artistes, architectes et paysagistes ; mais aussi les maîtres d ouvrages, les musées et galeries, les associations et organismes professionnels, les organismes publics et les collectivités territoriales, les instances politiques et les milieux de la critique). La réalité des dynamiques interdisciplinaires sera donc analysée dans ses relations immédiates avec les mécanismes, les productions, les phénomènes de réception, de critique et de médiatisation. L étude des évolutions professionnelles et des transformations identitaires 85
87 soulevées par les pratiques interdisciplinaires (statut de la maîtrise d oeuvre, identité de l auteur, propriété intellectuelle, rôle de la maîtrise d ouvrage, montage des opérations, moments d intervention des différents partenaires...) constitue une interrogation prioritaire qui vise à apporter un éclairage concret et précis sur les expériences considérées. L originalité des angles d attaque, des terrains d investigations, des méthodes d analyse et des points de vue critiques doit fournir la matière attendue de ces travaux de recherche. Focalisant leur attention sur les acteurs, les auteurs et les processus, les équipes interdisciplinaires devront associer la compétence de chercheurs issus des différentes disciplines des sciences humaines et sociales. Avec les (res)sources actives sollicitées auprès d artistes, d architectes et de paysagistes, il s agira là de proposer un corpus d analyses à la fois diversifiées et capables d appréhender toute l épaisseur des situations rencontrées : leurs motivations, leur montage, leurs logiques professionnelles et productives, leur déroulement, leurs suites et conséquences... Les projets de recherche pourront appréhender plusieurs opérations distinctes (en France et/ou à l étranger) dans une perspective comparatiste. Applications, expérimentations et création Les propositions de recherche inscrites dans cette quatrième orientation thématique auront nécessairement à associer théorie et pratique dans les champs de l art, de l architecture et des paysages. Pour que se tissent d étroites relations entre recherche fondamentale d une part, et recherche appliquée ou recherche expérimentale d autre part, seront donc convoquées au sein d une équipe interdisciplinaire les compétences professionnelles de chercheurs et de praticiens (artistes, architectes et/ou paysagistes). Il est attendu des projets scientifiques qu ils aboutissent à une double production ayant à confronter, dans les limites d un objet de recherche précis et cohérent, les apports d un corpus théorique (dont les fondements sont issus d une recherche fondamentale) avec les perspectives d une application ou d une expérimentation (qui pourra elle-même déboucher sur une extension théorique). Pour ce faire, la composition interdisciplinaire des équipes devra faire émerger la pertinence d une démarche originale et collective visant à faire se cotôyer de près, voire même à s interpénétrer, les dispositifs de construction théorique, d application et/ou d expérimentation projectuelle. Entre théorie et pratique, recherche et création, savoirs et savoir-faire, crédibilité scientifique et légitimité du projet, là où précisément les questions épistémologiques paraissent se poser avec le plus d acuité, cette démarche devra permettre d éclairer les processus d une complémentarité trop souvent négligée. En effet, l objectif principal de cette orientation thématique suggère la mise en œuvre interdisciplinaire d une contribution plurielle qui pourra à la fois être rédigée, représentée, exposée et, éventuellement, réalisée. Il s agira donc d élaborer un dispositif méthodologique conduisant à une application et/ou à une expérimentation spatiales, situées ou pas, susceptibles d être évaluées selon une grille de critères dont la définition devra être précisée dans le projet scientifique. 86
88 Modalité de la consultation les laboratoires universitaires, les chercheurs des écoles d art et des écoles du paysage. S agissant d un programme interdisciplinaire, les équipes désireuses de soumettre un projet de recherche devront faire état, notamment mais pas seulement, de compétences spécifiques liées à l expression d une véritable culture artistique, architecturale et paysagère. Recevabilité des projets scientifiques Les projets scientifiques soumis à l expertise devront nécessairement appréhender les articulations interdisciplinaires suggérées par le programme et adopter une des trois orientations générales suivantes : art et architecture ; art et paysages ; art, architecture et paysages. Ayant à afficher les perspectives d une forte dynamique interdisciplinaire, la composition des équipes devra être adaptée au type d interrogations du projet, au type de structuration méthodologique du travail et au type même de la recherche envisagée. Cette dynamique devra se traduire par l association de compétences et profils variés du point de vue des disciplines et champs disciplinaires, des statuts professionnels, des convergences partenariales et des modes d intervention au sein de l équipe. En fonction des projets élaborés, les équipes de recherche constituées pour répondre à cet appel d offres devront nécessairement associer plusieurs disciplines ou champs disciplinaires. Les propositions de recherche auront à s intégrer clairement dans une des quatre orientations thématiques déclinées ci-dessus. Dans tous les cas, elles devront détailler précisément les perspectives de valorisation et de diffusion des productions scientifiques. Le choix d une orientation et d un objectif scientifique doit donc orienter fortement la configuration des équipes interdisciplinaires, notamment pour l association de professionnels de la recherche et de professionnels de la maîtrise d œuvre artistique, architecturale, urbaine ou paysagère. Présentation des candidatures Les équipes de recherche sont rigoureusement tenues de présenter leur dossier de candidature en 20 exemplaires, sous forme de document papier au format A4. Le contenu de ce dossier devra être ordonné de la manière suivante : Constitution des équipes de recherche La présente consultation s adresse aux compétences scientifiques dont les investigations actuelles et objets d étude potentiels se rapprochent le plus des interrogations ici exprimées. Sont donc concernées les unités de recherche des écoles d architecture, 1. Présentation du projet de recherche (15 pages maximum format A4) : 1.a. problématique et hypothèses ; 1.b. positionnement de la recherche (cf. orientations thématiques) ; 1.c. principes méthodologiques ; 1.d. partenariats scientifiques et/ou professionnels ; 1.e. modalités de valorisation ; 1.f. durée de la recherche. 87
89 2. Présentation de l équipe de recherche (15 pages maximum format A4) : 2.a. composition de l équipe (avec le nom du responsable mandataire) ; 2.b. coordonnnées de l établissement gestionnaire de l opération ; 2.c. principes de collaboration interdisciplinaire ; 2.d. présentation des compétences des membres de l équipe ; 2.e. références détaillées des membres de l équipe. 3. Devis détaillé accompagné d un relevé d identité banquaire (RIB) 3.a. budget de fonctionnement détaillé ; 3.b. budget d équipement justifié ; 3.c. frais et rémunérations complémentaires ; 3.d. partenariat(s) et cofinancement(s) ; 4. Fiche résumée (1 page format A4 séparée) comprenant : 4.a. titre de la recherche ; 4.b. nom et coordonnées du responsable ; 4.c. composition de l équipe (noms et titres) ; 4.d. résumé de la problématique ; 4.e. durée de la recherche ; 4.f. montant TTC du devis. Mode et critères de sélection des propositions La sélection des projets de recherche sera effectuée selon la procédure suivante : - chaque projet de recherche sera examiné par deux experts membres du comité scientifique du programme qui en rédigeront un rapport d analyse détaillé ; - le comité scientifique, après avoir pris connaissance de l ensemble des rapports d expertise, établira la liste des projets qu il jugera pertinent de retenir ; - sur la base des éléments transmis par le comité scientifique, le comité de pilotage du programme établira la liste des projets de recherche définitivement retenus. Les critères de sélection qui prévaudront pour les travaux du comité scientifique et du comité de pilotage seront les suivants : - pertinence du projet par rapport à la thématique générale du programme ; - caractère novateur de la démarche et de l objet de recherche ; - cohérence interdisciplinaire de l équipe de recherche ; - rigueur méthodologique ; - modalités de valorisation des investigations scientifiques ; - coût du projet. Echanges et restitution Un séminaire de présentation et de confrontation des différents projets de recherche sélectionnés sera organisé au cours du premier semestre 2004, sous la responsabilité du comité de pilotage. Chaque équipe sera amenée à y présenter, devant les membres du comité de pilotage, les membres du comité scientifique et les représentants des autres équipes, les objectifs, la méthodologie et les premiers résultats de sa recherche. A l issue de cette rencontre, le comité de pilotage pourra formuler, s il le juge utile et en fonction de l avancement de l ensemble des projets, des observations éventuelles et des demandes de recadrage. Chaque équipe est contractuellement tenue de participer à ce séminaire et de contribuer, au moins par un article scientifique, aux différents projets de valorisation et de restitution prévus par la mise en oeuvre du programme (colloque, exposition, édition, numéro spécial de revue...). 88
90 Orientations bibliographiques Ouvrages, articles, catalogues et rapports Paul Ardenne, Un art contextuel, Paris, Flammarion, Martine Bouchier, Relations art(s), architecture et paysage, rapport de recherche, bureau de la Recherche architecturale et urbaine, Paris, Anne-Marie Duguet, Déjouer l image - Créations électroniques et numériques, Nîmes, édition Jacqueline Chambon, Gaëtane Lamarche-Vadel, De ville en ville. L art au présent, La Tour d Aigues, éditions de l Aube, 2001 Daniel Parrochia (dir.), Penser les réseaux, Seyssel, Editions Champ Vallon, Gilles Tiberghien, Nature, art, paysage, Arles, Acte Sud, Anthony Vidler, Warped Space. Art, Architecture and Anxiety in Modern Culture, Cambridge, The MIT Press, Vision machine, catalogue de l exposition, Nantes / Paris, musée des Beaux-Arts de Nantes / éditions Somogy, Mutations, catalogue de l exposition, Barcelone / Bordeaux, Actar / arc en rêve, Kawamata Evreux, catalogue de l exposition, Göttingen, éditions Steidl, espèces d espaces, oeuvres du musée national d Art moderne, catalogue d exposition, Paris/Marseille, Centre Pompidou / Musées de Marseille, Nicolas Bourriaud, Esthétique relationnelle, Dijon, Les presses du réel, Nicola Oxley, Nicolas de Oliveira, Michael Petry, Installations. L art en situation, Londres, Thames & Hudson, Alain Roger, Art et anticipation, Paris, éditions Carré, Transarchitecture 02, cyberspace et théories émergentes, Paris, éditions A&P (Architecture et prospective), AFAA, Rémy Zaugg, Herzog & de Meuron, une exposition, Paris / Dijon, centre Georges Pompidou / Les presses du réel, Bernard Lassus, L obligation de l invention - Du paysage aux ambiances successives, in Cinq propositions pour une théorie du paysage, Seyssel, éditions Champ Vallon, 1994, pp Machines d architecture, catalogue d exposition, Fondation Cartier, Paris, T&A, Périodiques Autres sites / Nouveaux paysages, Revue d esthétique, n 39, Paris, éditions Jean-Michel Place, Mixmedia, Prototypo, n 6, décembre Virtuel Réel, Quelle place pour les nouvelles technologies?, Les cahiers de la recherche architecturale et urbaine, n 7, janvier Micro-Architectures, L Architecture d Aujourd hui, n 328, juin Art pôle position, Crash, hors-série art, Paris, Statut esthétique de l art technologique, Alliage, n 33-34, Paris, éditions du Seuil, hiver 1997-printemps Frontiers: Artists & Architects, Architectural Design, vol. 67, Londres, Academy éditions, juillet-août Land Arch, Quaderns, n 217, Barcelone, Marie-Ange Brayer (dir.), La maison, Exposé, n 3, Orléans, éditions HYX, Art et architecture, Les cahiers du MNAM, n 39, Paris, centre Georges Pompidou, printemps Nouvelles technologies, un art sans modèle?, Art Press, n spécial, n 12, Paris, Art and the Tectonic, Art & Design Profile, n 20, Londres, Academy Editions,
91 Programme interdisciplinaire de recherche Art, architecture et paysages Participants aux projets sélectionnés lors des sessions 2002, 2003, 2004 et 2005 Nom titre de la proposition Session ABELES Marc 1 Les enjeux épistémologiques et socio-politiques des relations entre art, architecture et paysages 4 Subvertir / Réparer, une fonction paradoxale dévolue à l art et à l architecture AGEZ Françoise 3 Paysage technologique. Théories et pratiques autour du Global Positionning System AMEZIANE Farid, resp 2 Convergences Art, architecture et Ingénierie AMPHOUX Pascal 3 La notion d ambiance à l épreuve du projet. Arts du théâtre, ambiances architecturales et contexte urbain. La réhabilitation de la salle Bel Air en questions 4 Phonurgia Publica. Atelier et festival des sons publics ANGELINI Annarita 4 Vitruviana. Programme de mise en valeur de la théorie architecturale et de son histoire dans l enseignement et la recherche ANTOINE Jean-Philippe 3 Territoire des signes, la leçon de Marne la Vallée ANTROP Marc 4 Du paysage au récit, de l intrigue au projet ANZAI Shin-Ichi 2 Le pittoresque aux limites du moderne. Recherche comparative sur la construction et l expérience esthétique des paysages ANZAI Shin-Ici 4 Le pittoresque aux limites du moderne II. Modalités et enjeux de sa reproductibilité technique ou pour en finir avec le pittoresque ARDENNE Paul 1 Maisons, jardin, lotissement, logiques d acteurs et processus de projet ARMENGAUD Marc 1 Sub/Sas, Corps/Corpus ARNAUD Maryvonne 3 Des micro-paysages ambigus : les ronds-points ASMUS Stefan 4 Marcher : connaître un espace périurbain AVENTIN Catherine 4 Phonurgia Publica. Atelier et festival des sons publics BABOULET Luc 3 Territoire des signes, la leçon de Marne la Vallée BALAY Olivier 4 Quête interdisciplinaire des identités de lieux sur le grand territoire autoroutier Gier-Ondaine Un laboratoire pour une théorie du projet intégré au paysage BALZ Lewis 2 Le pittoresque aux limites du moderne. Recherche comparative sur la construction et l expérience esthétique des paysages BARBANT Corinne 4 D une architecture, l autre : les environnements singuliers et le musée d Art moderne Lille Métropole, Villeneuve d Ascq BAVA Henri 4 Quête interdisciplinaire des identités de lieux sur le grand territoire autoroutier Gier-Ondaine Un laboratoire pour une théorie du projet intégré au paysage BAYARD Olivier 2 Art et développement des écosystèmes en milieu urbain BAYON Jacqueline 4 Quête interdisciplinaire des identités de lieux sur le grand territoire autoroutier Gier-Ondaine Un laboratoire pour une théorie du projet intégré au paysage BENAILY Jean-Jacques 4 Phonurgia Publica. Atelier et festival des sons publics BERENSTEIN-JACQUES Paola 4 Subvertir / Réparer, une fonction paradoxale dévolue à l art et à l architecture BIENVENUE Gilles 3 La notion d ambiance à l épreuve du projet. Arts du théâtre, ambiances architecturales et contexte urbain. La réhabilitation de la salle Bel Air en questions BLANC Nathalie 3 Vers un immeuble durable et aimé? à l épreuve. Recherche sur un processus de matérialisation artistique de la neutralité fonctionnelle en architecture domestique BLANC Patrick 2 Art et développement des écosystèmes en milieu urbain 90
92 Programme interdisciplinaire de recherche Art, architecture et paysages Participants aux projets sélectionnés lors des sessions 2002, 2003, 2004 et 2005 Nom titre de la proposition Session BOIRON Stéphanie 4 Quête interdisciplinaire des identités de lieux sur le grand territoire autoroutier Gier-Ondaine Un laboratoire pour une théorie du projet intégré au paysage BONNET Frédéric 2 Des figures contemporaines de la modernité entre art, architecture et paysage BORNIBUS Yvain 4 Phonurgia Publica. Atelier et festival des sons publics BORRUEY René 4 Marcher : connaître un espace périurbain BOUCHIER Martine 3 Lumière et projet urbain. Initiation d un réseau d enseignement et de recherche BOUILLON Didier 2 Les parc d éoliennes, un objet de recherche de nature hybride BOULANGER Christophe 4 D une architecture, l autre : les environnements singuliers et le musée d Art moderne Lille Métropole, Villeneuve d Ascq BOURGEOIS Justine 1 Les enjeux épistémologiques et socio-politiques des relations entre art, architecture et paysages BOYER Bernard 2 Convergences Art, architecture et Ingénierie BRADLEY Kligerman 2 Greffes d espaces génétiquement modifiées (EGM) BRAYER Marie-Ange 1 Land Links, paysages opérationnels BRISSON Jean-Luc 1 Sub/Sas, Corps/Corpus BROSSIN Jean-François 2 Art et développement des écosystèmes en milieu urbain BUBLEX Alain 3 Territoire des signes, la leçon de Marne la Vallée BUNUEL Fabrice 3 Saisir le paysage urbain : du rôle des publications, figurations architecturales, des pratiques photographiques et cinématographiques dans les décennies CALET Bernard 1 Maisons, jardin, lotissement, logiques d acteurs et processus de projet CARRE Laurence 1 Les enjeux épistémologiques et socio-politiques des relations entre art, architecture et paysages CARVAIS Robert 4 Vitruviana. Programme de mise en valeur de la théorie architecturale et de son histoire dans l enseignement et la recherche CAYE Pierre 4 Vitruviana. Programme de mise en valeur de la théorie architecturale et de son histoire dans l enseignement et la recherche CHABARD Pierre 3 Territoire des signes, la leçon de Marne la Vallée CHAMOISEAU Patrick 3 Des micro-paysages ambigus : les ronds-points CHATELUT Anne 3 Lumière et projet urbain. Initiation d un réseau d enseignement et de recherche CHEREL Emmanuellle 3 La notion d ambiance à l épreuve du projet. Arts du théâtre, ambiances architecturales et contexte urbain. La réhabilitation de la salle Bel Air en questions CHOPY Marc 4 Quête interdisciplinaire des identités de lieux sur le grand territoire autoroutier Gier-Ondaine Un laboratoire pour une théorie du projet intégré au paysage CLERIVET Gaëlle 3 La notion d ambiance à l épreuve du projet. Arts du théâtre, ambiances architecturales et contexte urbain. La réhabilitation de la salle Bel Air en questions CLOT Manuel 1 Land Links, paysages opérationnels COLENBRANDER Bernard 2 Le pittoresque aux limites du moderne. Recherche comparative sur la construction et l expérience esthétique des paysages CORCUFF Marie-Pascale 2 Les parc d éoliennes, un objet de recherche de nature hybride CORTES José Miguel 1 Land Links, paysages opérationnels COSTA Xavier 1 Land Links, paysages opérationnels COSTE Anne 4 Quête interdisciplinaire des identités de lieux sur le grand territoire autoroutier Gier-Ondaine Un laboratoire pour une théorie du projet intégré au paysage CREMEL Françoise 3 Les formes de la traversalité à l œuvre : le cas de la cité scientifique à Villeneuve d Ascq CROIZE Jean-Claude 4 Vitruviana. Programme de mise en valeur de la théorie architecturale et de son histoire dans l enseignement et la recherche 91
93 Programme interdisciplinaire de recherche Art, architecture et paysages Participants aux projets sélectionnés lors des sessions 2002, 2003, 2004 et 2005 Nom Session titre de la proposition DAVID Stéphanie 4 Quête interdisciplinaire des identités de lieux sur le grand territoire autoroutier Gier-Ondaine Un laboratoire pour une théorie du projet intégré au paysage De BIASE Alessia 4 Paysages imaginés et paysages construits. En-quête d un imaginaire contemporain des Alpes De PAOLI Giovanni 2 Convergences Art, architecture et Ingénierie De SMET Catherine 3 Territoire des signes, la leçon de Marne la Vallée DECK François 4 Interstices urbains temporaires, espaces interculturels en chantier, lieux de proximité DEHOVE Claire 3 Lumière et projet urbain. Initiation d un réseau d enseignement et de recherche DELBAERE Denis 3 Saisir le paysage urbain : du rôle des publications, figurations architecturales, des pratiques photographiques et cinématographiques dans les décennies DESEVEDAVY Gilles 3 Vers un immeuble durable et aimé? à l épreuve. Recherche sur un processus de matérialisation artistique de la neutralité fonctionnelle en architecture domestique DESGRANDCHAMPS Guy 4 L architecture inquiétée par l œuvre d art. Considérations à partir du Mémorial Walter Benjamin de Dani Karavan à Portbou DEVAUTOUR Paul 2 Convergences Art, architecture et Ingénierie DIKOMITIS Lisa 4 Du paysage au récit, de l intrigue au projet DREVET Christian 4 Quête interdisciplinaire des identités de lieux sur le grand territoire autoroutier Gier-Ondaine Un laboratoire pour une théorie du projet intégré au paysage Du PAYRAT Olivier 2 Des figures contemporaines de la modernité entre art, architecture et paysage DUBOURG-GLATIGNY Pascal 4 Vitruviana. Programme de mise en valeur de la théorie architecturale et de son histoire dans l enseignement et la recherche DUPIN George 3 Territoire des signes, la leçon de Marne la Vallée FALZON Laurence 2 L évolution des pratiques artistiques à l échelle urbaine et le réaménagement des friches industrielles fluviales FAUPIN Savine 4 D une architecture, l autre : les environnements singuliers et le musée d Art moderne Lille Métropole, Villeneuve d Ascq FAURE Anne 3 Vidéo/architecture : l image en mouvement comme processus de projet 4 L architecture inquiétée par l œuvre d art. Considérations à partir du Mémorial Walter Benjamin de Dani Karavan à Portbou FENDRICH Fabienne 3 Les formes de la traversalité à l œuvre : le cas de la cité scientifique à Villeneuve d Ascq FERENCUHOVA Maria 3 Vidéo/architecture : l image en mouvement comme processus de projet FINDELI Alain 4 Quête interdisciplinaire des identités de lieux sur le grand territoire autoroutier Gier-Ondaine Un laboratoire pour une théorie du projet intégré au paysage FIORI Sandra 3 Lumière et projet urbain. Initiation d un réseau d enseignement et de recherche FURLAN Francesco 4 Vitruviana. Programme de mise en valeur de la théorie architecturale et de son histoire dans l enseignement et la recherche GARRIER Christian 4 Quête interdisciplinaire des identités de lieux sur le grand territoire autoroutier Gier-Ondaine Un laboratoire pour une théorie du projet intégré au paysage GAUSA NAVARRO Manuel 1 Land Links, paysages opérationnels GELGON Gilles 3 La notion d ambiance à l épreuve du projet. Arts du théâtre, ambiances architecturales et contexte urbain. La réhabilitation de la salle Bel Air en questions GENYK Isabelle 2 L association artiste/architecte comme solution à des questions sensibles de société : mort et religion dans l institution curative laïque GHITTI Jean-Marc 2 Des figures contemporaines de la modernité entre art, architecture et paysage GIVERNE Claude 2 L évolution des pratiques artistiques à l échelle urbaine et le réaménagement des friches industrielles fluviales GONTIER Pascal 3 Vers un immeuble durable et aimé? à l épreuve. Recherche sur un processus de matérialisation artistique de la neutralité fonctionnelle en architecture domestique 92
94 Programme interdisciplinaire de recherche Art, architecture et paysages Participants aux projets sélectionnés lors des sessions 2002, 2003, 2004 et 2005 Nom Session titre de la proposition GRANIER Guy 3 Vers un immeuble durable et aimé? à l épreuve. Recherche sur un processus de matérialisation artistique de la neutralité fonctionnelle en architecture domestique GRAVARI-BARBAS Maria 1 Maisons, jardin, lotissement, logiques d acteurs et processus de projet GREZE Denis 2 Convergences Art, architecture et Ingénierie GROUT Catherine 3 Les formes de la traversalité à l œuvre : le cas de la cité scientifique à Villeneuve d Ascq GUERRIERI William 2 Le pittoresque aux limites du moderne. Recherche comparative sur la construction et l expérience esthétique des paysages 4 Le pittoresque aux limites du moderne II. Modalités et enjeux de sa reproductibilité technique ou pour en finir avec le pittoresque GUERY François 2 Des figures contemporaines de la modernité entre art, architecture et paysage GUEZ Alain 4 Paysages imaginés et paysages construits. En-quête d un imaginaire contemporain des Alpes GUEZO Gilles 2 Les parc d éoliennes, un objet de recherche de nature hybride GUILLOT Xavier 4 Quête interdisciplinaire des identités de lieux sur le grand territoire autoroutier Gier-Ondaine Un laboratoire pour une théorie du projet intégré au paysage GUINAND Sandra 3 Les formes de la traversalité à l œuvre : le cas de la cité scientifique à Villeneuve d Ascq HAMBERTGER Odile 4 Le pittoresque aux limites du moderne II. Modalités et enjeux de sa reproductibilité technique ou pour en finir avec le pittoresque HATAKEYAMA Naoya 2 Le pittoresque aux limites du moderne. Recherche comparative sur la construction et l expérience esthétique des paysages 4 Le pittoresque aux limites du moderne II. Modalités et enjeux de sa reproductibilité technique ou pour en finir avec le pittoresque HEBERT Florent 3 Saisir le paysage urbain : du rôle des publications, figurations architecturales, des pratiques photographiques et cinématographiques dans les décennies HETZEL Suzanne 4 Marcher : connaître un espace périurbain HLADIC Murielle 4 Le pittoresque aux limites du moderne II. Modalités et enjeux de sa reproductibilité technique ou pour en finir avec le pittoresque HUYGEN Jean-Marc 3 Lumière et projet urbain. Initiation d un réseau d enseignement et de recherche IMAMURA Naoya 4 Le pittoresque aux limites du moderne II. Modalités et enjeux de sa reproductibilité technique ou pour en finir avec le pittoresque JACOBS Steven 4 Du paysage au récit, de l intrigue au projet JANNIERE Hélène 3 Saisir le paysage urbain : du rôle des publications, figurations architecturales, des pratiques photographiques et cinématographiques dans les décennies Vitruviana. Programme de mise en valeur de la théorie architecturale et de son histoire dans l enseignement et la recherche JEUDY Henri-Pierre 1 Les enjeux épistémologiques et socio-politiques des relations entre art, architecture et paysages 4 Subvertir / Réparer, une fonction paradoxale dévolue à l art et à l architecture JEUDY Olivier 2 L évolution des pratiques artistiques à l échelle urbaine et le réaménagement des friches industrielles fluviales 4 Subvertir / Réparer, une fonction paradoxale dévolue à l art et à l architecture JOLIVEAU Thierry 4 Quête interdisciplinaire des identités de lieux sur le grand territoire autoroutier Gier-Ondaine Un laboratoire pour une théorie du projet intégré au paysage JOURDAN Gui 3 Lumière et projet urbain. Initiation d un réseau d enseignement et de recherche JUILLOT Xavier 2 L évolution des pratiques artistiques à l échelle urbaine et le réaménagement des friches industrielles fluviales JULLIEN Béatrice 1 Sub/Sas, Corps/Corpus KERDREUX Ronan 2 Convergences Art, architecture et Ingénierie 93
95 Programme interdisciplinaire de recherche Art, architecture et paysages Participants aux projets sélectionnés lors des sessions 2002, 2003, 2004 et 2005 Nom Session titre de la proposition KEUNEN Bart 4 Du paysage au récit, de l intrigue au projet KOVAL Serge 3 Les formes de la traversalité à l œuvre : le cas de la cité scientifique à Villeneuve d Ascq KUBOVA Alena 3 Vidéo/architecture : l image en mouvement comme processus de projet KURODA Aki 2 Art et développement des écosystèmes en milieu urbain KUROKAWA Kisho 2 Art et développement des écosystèmes en milieu urbain KURZ Ursula 3 Vidéo/architecture : l image en mouvement comme processus de projet LAFFAGE Arnauld 2 L évolution des pratiques artistiques à l échelle urbaine et le réaménagement des friches industrielles fluviales LAGATHU André 3 Penser, transcender le lieu. L art et les artistes au secours du déficit symbolique des villes reconstruites : l exemple de Brest LAMANDE Dominique 2 Les parc d éoliennes, un objet de recherche de nature hybride LAMARCHE-VADEL Gaëtane 1 Art et Paysage à l épreuve de la controverse environnementale LAPRAZ Emilie 3 Des micro-paysages ambigus : les ronds-points LAROQUE Didier 4 Vitruviana. Programme de mise en valeur de la théorie architecturale et de son histoire dans l enseignement et la recherche LATEK Irena 3 Vidéo/architecture : l image en mouvement comme processus de projet LATOUR Bruno 1 Art et Paysage à l épreuve de la controverse environnementale LE COUEDIC Daniel 3 Penser, transcender le lieu. L art et les artistes au secours du déficit symbolique des villes reconstruites : l exemple de Brest LE GAC Christophe 1 Maisons, jardin, lotissement, logiques d acteurs et processus de projet LE GOUALLEC Jean-Luc 2 Art et développement des écosystèmes en milieu urbain LE STRAT Pascal Nicolas 4 Interstices urbains temporaires, espaces interculturels en chantier, lieux de proximité LEATHERBARROW David 4 Le pittoresque aux limites du moderne II. Modalités et enjeux de sa reproductibilité technique ou pour en finir avec le pittoresque LEHANNEUR Mathieu 4 Quête interdisciplinaire des identités de lieux sur le grand territoire autoroutier Gier-Ondaine Un laboratoire pour une théorie du projet intégré au paysage LENGLART Denis 4 Quête interdisciplinaire des identités de lieux sur le grand territoire autoroutier Gier-Ondaine Un laboratoire pour une théorie du projet intégré au paysage LEROUX Martine 4 Quête interdisciplinaire des identités de lieux sur le grand territoire autoroutier Gier-Ondaine Un laboratoire pour une théorie du projet intégré au paysage LEROY Claude 2 Art et développement des écosystèmes en milieu urbain LETOURMY Laurent 2 Art et développement des écosystèmes en milieu urbain LINDINBERG Daniel 4 L architecture inquiétée par l œuvre d art. Considérations à partir du Mémorial Walter Benjamin de Dani Karavan à Portbou LINKE Armin 4 Paysages imaginés et paysages construits. En-quête d un imaginaire contemporain des Alpes LIPSKY Florence 3 Les formes de la traversalité à l œuvre : le cas de la cité scientifique à Villeneuve d Ascq LISBONNE Arnaud 3 La notion d ambiance à l épreuve du projet. Arts du théâtre, ambiances architecturales et contexte urbain. La réhabilitation de la salle Bel Air en questions LISSEK Hervé 4 L architecture inquiétée par l œuvre d art. Considérations à partir du Mémorial Walter Benjamin de Dani Karavan à Portbou LOMBARD Orane 4 Phonurgia Publica. Atelier et festival des sons publics LORIERS Marie-Christine 3 Vers un immeuble durable et aimé? à l épreuve. Recherche sur un processus de matérialisation artistique de la neutralité fonctionnelle en architecture domestique MACARY Philippe 3 Des micro-paysages ambigus : les ronds-points MALLET Bernard 3 Des micro-paysages ambigus : les ronds-points 94
96 Programme interdisciplinaire de recherche Art, architecture et paysages Participants aux projets sélectionnés lors des sessions 2002, 2003, 2004 et 2005 Nom Session titre de la proposition MARAIS Juliette 3 Paysage technologique. Théories et pratiques autour du Global Positionning System MARCILLON David 2 Des figures contemporaines de la modernité entre art, architecture et paysage MARTIN Francis 4 L architecture inquiétée par l œuvre d art. Considérations à partir du Mémorial Walter Benjamin de Dani Karavan à Portbou MARTY Alain 2 Convergences Art, architecture et Ingénierie MEHDAOUI Jamil 2 Greffes d espaces génétiquement modifiées (EGM) MICHEL Xavier 3 Saisir le paysage urbain : du rôle des publications, figurations architecturales, des pratiques photographiques et cinématographiques dans les décennies MINAMI MINAMI 4 Le pittoresque aux limites du moderne II. Modalités et enjeux de sa reproductibilité technique ou pour en finir avec le pittoresque MITOUT Marie-Claire 4 Quête interdisciplinaire des identités de lieux sur le grand territoire autoroutier Gier-Ondaine Un laboratoire pour une théorie du projet intégré au paysage MONDADA Lorenza 3 Vers un immeuble durable et aimé? à l épreuve. Recherche sur un processus de matérialisation artistique de la neutralité fonctionnelle en architecture domestique MONDOU Véronique 1 Maisons, jardin, lotissement, logiques d acteurs et processus de projet MONNIER Lionel 3 La notion d ambiance à l épreuve du projet. Arts du théâtre, ambiances architecturales et contexte urbain. La réhabilitation de la salle Bel Air en questions MOREL-JOURNEL Guillemette 3 Territoire des signes la leçon de Marne la Vallée MOTTE Bénédicte 3 Des micro-paysages ambigus : les ronds-points MOUILLON Philippe 3 Des micro-paysages ambigus : les ronds-points MOULINIE Véronique 4 D une architecture, l autre : les environnements singuliers et le Musée d art moderne Lille Métropole, Villeneuve d Ascq NADAI Alain, resp 1 Art et Paysage à l épreuve de la controverse environnementale NARBONI Roger 3 Lumière et projet urbain. Initiation d un réseau d enseignement et de recherche NEIDLINGER Dominik 4 Quête interdisciplinaire des identités de lieux sur le grand territoire autoroutier Gier-Ondaine Un laboratoire pour une théorie du projet intégré au paysage NOTTEBOOM Bruno 4 Du paysage au récit, de l intrigue au projet NOURRIGAT Elodie 2 Des figures contemporaines de la modernité entre art, architecture et paysage NOURRY Louis-Michel 2 Les parc d éoliennes, un objet de recherche de nature hybride NUTTEN Andréas 4 Quête interdisciplinaire des identités de lieux sur le grand territoire autoroutier Gier-Ondaine Un laboratoire pour une théorie du projet intégré au paysage NYS Philippe 2 Le pittoresque aux limites du moderne. Recherche comparative sur la construction et l expérience esthétique des paysages 4 Le pittoresque aux limites du moderne II. Modalités et enjeux de sa reproductibilité technique ou pour en finir avec le pittoresque OLIVARES Yan 4 Quête interdisciplinaire des identités de lieux sur le grand territoire autoroutier Gier-Ondaine Un laboratoire pour une théorie du projet intégré au paysage OLIVIER Myriam 2 Convergences Art, architecture et Ingénierie ORESTANO Rossella 4 Le pittoresque aux limites du moderne II. Modalités et enjeux de sa reproductibilité technique ou pour en finir avec le pittoresque OSTY Jacqueline 3 Lumière et projet urbain Initiation d un réseau d enseignement et de recherche PARIS Magali 3 La notion d ambiance à l épreuve du projet. Arts du théâtre, ambiances architecturales et contexte urbain. La réhabilitation de la salle Bel Air en questions PASQUIER Elisabeth 3 La notion d ambiance à l épreuve du projet. Arts du théâtre, ambiances architecturales et contexte urbain. La réhabilitation de la salle Bel Air en questions PAVIOL Sophie 3 Vidéo/architecture : l image en mouvement comme processus de projet PENEAU Dominique 2 Convergences Art, architecture et Ingénierie 95
97 Programme interdisciplinaire de recherche Art, architecture et paysages Participants aux projets sélectionnés lors des sessions 2002, 2003, 2004 et 2005 Nom Session titre de la proposition PERE Guerric 4 Quête interdisciplinaire des identités de lieux sur le grand territoire autoroutier Gier-Ondaine Un laboratoire pour une théorie du projet intégré au paysage PETCOU Constantin 4 Interstices urbains temporaires, espaces interculturels en chantier, lieux de proximité PETRESCU Donia 4 Interstices urbains temporaires, espaces interculturels en chantier, lieux de proximité PICHON Pascale 4 Quête interdisciplinaire des identités de lieux sur le grand territoire autoroutier Gier-Ondaine Un laboratoire pour une théorie du projet intégré au paysage PIJAUDIER-CABOT Joëlle 4 D une architecture, l autre : les environnements singuliers et le musée d Art moderne Lille Métropole, Villeneuve d Ascq PINXTEN Hendrik 4 Du paysage au récit, de l intrigue au projet PLISSON Bruno 3 La notion d ambiance à l épreuve du projet. Arts du théâtre, ambiances architecturales et contexte urbain. La réhabilitation de la salle Bel Air en questions POPESCU Carmen 3 Penser, transcender le lieu. L art et les artistes au secours du déficit symbolique des villes reconstruites : l exemple de Brest POUSIN Frédéric 3 Saisir le paysage urbain : du rôle des publications, figurations architecturales, des pratiques photographiques et cinématographiques dans les décennies PRAT Ramon 1 Land Links, paysages opérationnels PREVOT Maryvonne 3 Les formes de la traversalité à l œuvre : le cas de la cité scientifique à Villeneuve d Ascq QUELDERIE Jean-François 2 Convergences Art, architecture et Ingénierie QUEYSANNE Bruno 4 L architecture inquiétée par l œuvre d art. Considérations à partir du Mémorial Walter Benjamin de Dani Karavan à Portbou QUEYSANNE Clément 4 L architecture inquiétée par l œuvre d art. Considérations à partir du Mémorial Walter Benjamin de Dani Karavan à Portbou QUEYSANNE Julien 4 L architecture inquiétée par l œuvre d art. Considérations à partir du Mémorial Walter Benjamin de Dani Karavan à Portbou R. ALANEN Arnold 2 Le pittoresque aux limites du moderne. Recherche comparative sur la construction et l expérience esthétique des paysages RADUCANU Vinicius 2 Convergences Art, architecture et Ingénierie RANNOU Catherine 3 Vers un immeuble durable et aimé? à l épreuve. Recherche sur un processus de matérialisation artistique de la neutralité fonctionnelle en architecture domestique RAVEAU Florence 1 Land Links, paysages opérationnels REGIS Luc 1 Sub/Sas, Corps/Corpus REGNAULT Cécile 4 Phonurgia Publica. Atelier et festival des sons publics REMOND Jean-Claude 3 La notion d ambiance à l épreuve du projet. Arts du théâtre, ambiances architecturales et contexte urbain. La réhabilitation de la salle Bel Air en questions REMY Nicolas 3 Lumière et projet urbain. Initiation d un réseau d enseignement et de recherche RIALLAND Olivier 1 Maisons, jardin, lotissement, logiques d acteurs et processus de projet RINALDI Renato 4 Paysages imaginés et paysages construits. En-quête d un imaginaire contemporain des Alpes RIST Christian 3 La notion d ambiance à l épreuve du projet. Arts du théâtre, ambiances architecturales et contexte urbain. La réhabilitation de la salle Bel Air en questions RIVKIN Arnoldo 2 Greffes d espaces génétiquement modifiées (EGM) RODIONOFF Anolga 3 Paysage technologique. Théories et pratiques autour du Global Positionning System SACK Robert 2 Le pittoresque aux limites du moderne. Recherche comparative sur la construction et l expérience esthétique des paysages SAINT MARTIN Isabelle 2 L association artiste/architecte comme solution à des questions sensibles de société : mort et religion dans l institution curative laïque SALERNO Rosella 2 Le pittoresque aux limites du moderne. Recherche comparative sur la construction et l expérience esthétique des paysages 96
98 Programme interdisciplinaire de recherche Art, architecture et paysages Participants aux projets sélectionnés lors des sessions 2002, 2003, 2004 et 2005 Nom Session titre de la proposition SALERNO Rossella 4 Le pittoresque aux limites du moderne II. Modalités et enjeux de sa reproductibilité technique ou pour en finir avec le pittoresque SATTOLO Rachel 3 Penser, transcender le lieu. L art et les artistes au secours du déficit symbolique des villes reconstruites : l exemple de Brest SEHER Uli 3 La notion d ambiance à l épreuve du projet. Arts du théâtre, ambiances architecturales et contexte urbain. La réhabilitation de la salle Bel Air en questions SHIGEMORI Mitsuaki 2 Le pittoresque aux limites du moderne. Recherche comparative sur la construction et l expérience esthétique des paysages 4 Le pittoresque aux limites du moderne II. Modalités et enjeux de sa reproductibilité technique ou pour en finir avec le pittoresque SIMOND Clothilde 3 Vidéo/architecture : l image en mouvement comme processus de projet SPEISSMANN Christian 4 Le pittoresque aux limites du moderne II. Modalités et enjeux de sa reproductibilité technique ou pour en finir avec le pittoresque STERKENDRIES Annick 2 Les parc d éoliennes, un objet de recherche de nature hybride STURM Hendrik 4 Marcher : connaître un espace périurbain TASTEMAIN Catherine 4 Le pittoresque aux limites du moderne II. Modalités et enjeux de sa reproductibilité technique ou pour en finir avec le pittoresque TAUTEL Claude 4 Quête interdisciplinaire des identités de lieux sur le grand territoire autoroutier Gier-Ondaine Un laboratoire pour une théorie du projet intégré au paysage TETE Elie 4 Phonurgia Publica. Atelier et festival des sons publics TEYSSEYRE Marie-Pierre 3 Lumière et projet urbain. Initiation d un réseau d enseignement et de recherche THEPOT Patrick 4 L architecture inquiétée par l œuvre d art. Considérations à partir du Mémorial Walter Benjamin de Dani Karavan à Portbou THIBAUD Jean-Paul 3 La notion d ambiance à l épreuve du projet. Arts du théâtre, ambiances architecturales et contexte urbain. La réhabilitation de la salle Bel Air en questions TIDAFI Temy 2 Convergences Art, architecture et Ingénierie TORGUE Henri 3 Des micro-paysages ambigus : les ronds-points 3 La notion d ambiance à l épreuve du projet. Arts du théâtre, ambiances architecturales et contexte urbain. La réhabilitation de la salle Bel Air en questions TREIB Marc 4 Le pittoresque aux limites du moderne II. Modalités et enjeux de sa reproductibilité technique ou pour en finir avec le pittoresque TSUKAMOTO Yoshihori 4 Le pittoresque aux limites du moderne II. Modalités et enjeux de sa reproductibilité technique ou pour en finir avec le pittoresque UHL Magali 2 L association artiste/architecte comme solution à des questions sensibles de société : mort et religion dans l institution curative laïque URLBERGER Andréa 3 Paysage technologique. Théories et pratiques autour du Global Positionning System UYTTENHOVE Pieter 4 Du paysage au récit, de l intrigue au projet VALENTE Raffaella 4 Le pittoresque aux limites du moderne II. Modalités et enjeux de sa reproductibilité technique ou pour en finir avec le pittoresque WAGEMAN Gérard 4 L architecture inquiétée par l œuvre d art. Considérations à partir du Mémorial Walter Benjamin de Dani Karavan à Portbou WRIGHT Stephen 4 Interstices urbains temporaires, espaces interculturels en chantier, lieux de proximité YOUNES Chris 2 Convergences Art, architecture et Ingénierie 2 Des figures contemporaines de la modernité entre art, architecture et paysage 3 Lumière et projet urbain. Initiation d un réseau d enseignement et de recherche ZANINI Piero 4 Paysages imaginés et paysages construits. En-quête d un imaginaire contemporain des Alpes 97
99 Ministère de la Culture et de la Communication Direction de l Architecture et du Patrimoine Bureau de la Recherche architecturale, urbaine et paysagère 182 rue St-Honoré Paris Cedex 01 - France Tél. : Télécopie Conception et réalisation graphique : Serge Chaniac Impression : MCI Production - Novembre 2005
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