Lecture et compréhension dans différents systèmes sémiotiques en électricité

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Lecture et compréhension dans différents systèmes sémiotiques en électricité"

Transcription

1 Lecture et compréhension dans différents systèmes sémiotiques en électricité Raisonner sur des schémas électrocinétiques ou électrotechniques et des montages électriques Christophe Szczygielski, laboratoire LIRDEF ; Cet article cherche à expliquer les difficultés que rencontrent les élèves à assimiler le concept de circuit électrique. Ces difficultés reposent en partie sur le fait qu ils sont capables d accomplir des tâches spécifiques relatives à certaines représentations sémiotiques du circuit électrique mais que le concept même de circuit électrique, n est pas assimilé ou mal maîtrisé. L étude porte sur une population d élèves particulière, des élèves de section professionnelle, préparant un BEP d électrotechnicien. Ces élèves sont rompus à la technique de câblage et confrontés à plusieurs schématisations. Cette recherche montre des spécificités de raisonnement dans chacune de ces schématisations mais aussi sur les montages eux-mêmes. Pendant toute la durée de leur scolarité, les élèves sont amenés, lors des tâches proposées par leurs enseignants de sciences physiques, à manipuler de nombreux concepts sous différentes formes. Il en est ainsi du concept de circuit électrique qui est manipulé sur papier sous une première forme, le schéma, et qui est aussi manipulé physiquement sous une autre forme, le montage. Le circuit électrique est étudié en classe de cinquième, dans la partie Les circuits électriques en courant continu Étude qualitative, le programme précise qu il «se fonde sur l observation et sur la réalisation pratique» mais en revanche «sans mesures». Cette partie du programme «introduit les propriétés élémentaires d un circuit en série ou avec une dérivation». En classe de quatrième, la partie Les lois du courant continu «a pour objet d introduire certaines lois du courant continu à partir de mesures d intensité de courants électriques et de tension électrique réalisées par les élèves eux-mêmes», mais précise que «des exercices calculatoires répétitifs» doivent être évités. Enfin en troisième, le «circuit électrique en alternatif» est étudié. Au lycée, le concept de circuit n est plus étudié pour lui-même, il n est plus que le support d étude de grandeurs physiques aster 161> 186

2 Christophe Szczygielski Ainsi, en classe de BEP de lycée professionnel et en particulier dans la filière Métiers de l électrotechnique, le circuit électrique est utilisé pour traiter des grandeurs électriques, tension ou intensité du courant, mais aussi pour étudier les notions d énergie et de puissance, ainsi que le fonctionnement du transformateur et du disjoncteur. La classe de BEP des Métiers de l électrotechnique présente une particularité intéressante. En effet, l électricité est une matière qui est étudiée deux fois par les élèves durant leur cursus de deux ans. Elle est étudiée avec le professeur de mathématiques-sciences physiques, comme un des chapitres de physique mais aussi avec les professeurs d électrotechnique. Or, il est régulièrement constaté par les enseignants de sciences physiques que les élèves de classes de baccalauréat professionnel, pourtant titulaires d un BEP d électrotechnicien, éprouvent des difficultés sur des montages électriques durant les séances de travaux pratiques. Pourtant, ces élèves ont des compétences reconnues, une expérience en milieu professionnel et sont rompus à la technique de câblage des installations électrotechniques domestiques ou industrielles. Nous avons émis l hypothèse que ces difficultés reposent en partie sur le fait que les élèves sont capables d accomplir des tâches spécifiques, relatives à certaines représentations sémiotiques du circuit électrique, mais que le concept même de circuit électrique, n est pas assimilé ou mal maîtrisé par les élèves. Ces difficultés reposent aussi sur l utilisation de schémas prototypiques inscrits dans leur mémoire à long terme et sur des modes de raisonnement identifiés depuis longtemps par les didacticiens. Si ces deux derniers points ont fait l objet de nombreux travaux, dans notre cas c est le passage interregistre qui nous semble poser le plus de difficultés. Ceci n ayant jamais fait l objet de recherche didactique. 1. Aspects théoriques 1.1. Notion de systèmes et de registres sémiotiques Lorsqu un circuit est hors tension, c est le cas dans les tâches de montage, il n est qu un assemblage de constituants reliés par des nœuds de connexion. Ainsi, le circuit électrique est, en quelque sorte un graphe, où les nœuds sont les sommets et les constituants les arêtes. Le schéma électrique et le montage ne sont alors que des représentations d un même objet mathématique : le circuit électrique. Le circuit électrique présente donc quelques similitudes avec la notion d objet mathématique, et en tant que tel, des résultats de la didactique des mathématiques doivent pouvoir nous aider à analyser et interpréter les difficultés des élèves. Pour Duval, «la distinction entre un objet et sa représentation est donc un point stratégique pour la compréhension des mathématiques. Il définit les représentations 162 aster

3 Lecture et compréhension dans différents systèmes sémiotiques en électricité sémiotiques comme des productions constituées par l emploi de signes appartenant à un système de représentation qui a ses contraintes propres de signifiance et de fonctionnement» (Duval, 1993). Le fonctionnement cognitif de la pensée humaine se révèle inséparable de l existence d une diversité de registres sémiotiques de représentation que Duval définit comme étant tout système sémiotique permettant de remplir trois fonctions cognitives fondamentales liées à la sémiosis (Duval, 1995), l appréhension ou la production d une représentation sémiotique. La première activité cognitive est la «formation d une représentation identifiable» comme une représentation d un registre donné (Duval, 1998). Cette formation doit respecter des règles de conformité, dont la connaissance n implique pas la compétence pour former des représentations, mais seulement celle pour les reconnaître. L exemple du schéma ci-dessous est la représentation d une portion de circuit électrique que le lecteur saura identifier. Le langage, en l occurrence dans le cas de l électricité, est aussi un registre et nous parlerons alors de registre du langage technique. L énonciation de la phrase «la résistance R3 est en parallèle avec R4» est aussi une «représentation identifiable». La deuxième activité cognitive est le traitement d une représentation, c està-dire la transformation de cette représentation dans le registre même où elle a été formée. Le traitement est une transformation interne à un registre. Par exemple, la paraphrase est un traitement dans le cas du langage et l anamorphose est un traitement comme dans le cas d un schéma tel que l exemple ci-dessous aster 163

4 Christophe Szczygielski La troisième activité cognitive est la conversion d une représentation. C està-dire la transformation de cette représentation en une représentation d un autre registre, en conservant la totalité ou une partie seulement du contenu de la représentation initiale. Par exemple, l illustration est la conversion d une représentation linguistique en représentation figurale, en revanche la description est la conversion d une représentation non-verbale en une représentation linguistique. Cette conversion pouvant aussi se faire vers le registre algébrique : Pour une appréhension conceptuelle des objets que Duval appelle noésis, il faut que l objet ne soit pas confondu avec ses représentations possibles, et la coordination de plusieurs registres apparaît alors comme fondamentale. Mais dans le cas du circuit électrique, il existe plusieurs représentations sémiotiques possibles. La première est la schématisation que nous avons appelée schématisation d électrocinétique. La deuxième est la schématisation d électrotechnique. En réalité, il existe de nombreux schémas électrotechniques : architectural, multifilaire, unifilaire, développé, etc. Dans la suite de cette recherche, le schéma d électrotechnique sera assimilé au schéma développé. Remarquons qu il est aussi possible de représenter un schéma électrique selon un grand nombre de schématisations. Le diagramme AVOW (Ampère Volt Ohm Watt ; Cheng, 2002), qui appartient à la famille des LED (Law Encoding Diagramm), est un schéma qui n est pas utilisé dans l enseignement de l électricité. Cette représentation permet d encoder des informations spécifiques, telles 164 aster

5 Lecture et compréhension dans différents systèmes sémiotiques en électricité que la topologie, la géométrie du circuit ; de plus, il y a une correspondance entre la physique et le tracé des cases : les ampères horizontalement, les volts verticalement, la diagonale représente métaphoriquement la résistance et l aire, la puissance. Duval définit la congruence entre deux représentations sémiotiquement différentes donc deux registres sémiotiques différents, lorsqu il y a correspondance sémantique entre leurs unités signifiantes, univocité sémantique terminale et même ordre possible d appréhension de ces unités dans les deux représentations. Lorsque deux représentations sont congruentes, le passage de l une à l autre se fait spontanément, sinon il y a obstacle à la représentation (Duval, 1995) Notion de lecture schématique Les langages schématiques en électricité sont structurés comme un langage, la lecture d un schéma découle de la connaissance d un langage adéquat. Les connaissances seraient structurées en mémoire selon des réseaux hiérarchisés de concepts à l intérieur desquels on postule un niveau de base, c est le niveau optimal de discrimination. Des principes perceptifs de la catégorisation la contraignent sur la base de similitudes de formes ou de corrélats d attributs, électivement au niveau de base. L organisation interne des catégories se fait autour d une forme moyenne ou d un ensemble d attributs corrélés qui constituent un prototype. Ces phénomènes ont été systématisés dans une théorie dite des prototypes à l initiative de Rosch (Weill-Barrais, 1993) et, pour Brandt (Brandt, 1996), «Les sciences cognitives nous ont montré que la catégorisation ne procède pas fondamentalement par des définitions, mais par organisation radiale autour d un prototype». Ainsi, reconnaître des éléments en série ou en parallèle dans un circuit électrocinétique procède de la catégorisation. Dans la lecture de schéma électrocinétique, les élèves procèdent à une heuristique de réduction du circuit étudié à un prototype isomorphe existant dans leur mémoire (Caillot et al., 1984). Un prototype est alors vu comme le meilleur exemple d un concept ou d une catégorie générale. Les élèves ont donc des connaissances prototypiques en ayant en mémoire des schémas prototypiques. Ces schémas prototypiques que l on peut aussi appeler schémas canoniques (Caillot, 1988) sont ceux que l on trouve systématiquement identiques dans les manuels de physiques. Des associations particulières d éléments sont toujours représentées par les mêmes dessins, des schémas canoniques. Dans l enseignement, l apprentissage aster 165

6 Christophe Szczygielski de type procédural est souvent négligé au profit d un apprentissage purement conceptuel qui induit de grosses erreurs de lecture de schémas. Ainsi, les étudiants et élèves ne savent pas décoder des informations graphiques de type topologique des schémas, ils se laissent perturber par des configurations bien connues d éléments associés en série ou en parallèle. Exemple 1 Caillot a montré que les «effets perceptifs priment sur la sémantique de la représentation graphique» (Caillot, 1988). Ainsi, suivant l expertise de l individu, débutant ou expert, la représentation schématique est décodée selon les lois de la perception au détriment des lois de l électricité (Caillot, 1988). La catégorisation en dehors de toute considération topologique s effectue de la façon suivante : la proximité d éléments est équivalente à leur appartenance à une même structure. La continuité d éléments orientés dans le même sens est équivalente à leur appartenance à une structure en série. La présence d éléments de symétrie, par exemple un axe de symétrie, est équivalente à l existence d éléments en dérivation et la clôture par un contour simple joue un rôle prégnant dans la perception d une structure. 1 Électricité, circuits et mesures appareils électromagnétiques-fonctions, 2 de professionnelle et terminale BEP, Nathan technique. 166 aster

7 Lecture et compréhension dans différents systèmes sémiotiques en électricité Les experts, à la différence des novices, font des groupements d unités signifiantes en procédant à un découpage conceptuel ou «conceptual chunking» (Caillot, 1988). Les schémas prototypiques sont présents dans la mémoire à long terme (MLT). Lors du décodage du schéma électrocinétique, la reconnaissance ou la description de ces structures se fait selon un modèle hiérarchique, le tout puis les parties. Hestenes a montré que l apprentissage change la structure de cette hiérarchie (Caillot, 1988). Il a été montré que ce découpage conceptuel est, lui aussi, le résultat d un apprentissage (Cheng et al., 2001). La perception de la topologie d un circuit et notamment la présence des nœuds de connexion est liée à la compréhension des grandeurs physiques qui lui sont attachées. Dans la réalisation des montages, le plus important problème dit de «l éclatement des nœuds» (Johsua, 1982) tient de l apparence différente des nœuds de connexion sur un schéma et dans un montage réel. Ce problème est lié à une méconnaissance de la notion de potentiel par les élèves et un raisonnement en termes de courant Raisonner sur un circuit électrique La recherche en didactique a identifié un certain nombre de raisonnements particuliers sur les circuits électriques. Nous allons en utiliser quelques-uns lors des nos expérimentations : le raisonnement séquentiel, le raisonnement à courant constant et le raisonnement à grandeur électrique constante. Le raisonnement séquentiel est un type de raisonnement particulier (Closset, 1983). Le circuit électrique n est pas vu comme un système et les élèves analysent chaque élément de celui-ci en termes d avant et après. Une information est transmise par le courant électrique. Il y a un début, ou amont, et une fin, ou aval, du circuit. L information transite dans le sens du flux de l amont à l aval, une modification en aval n affectant pas ce qui se passe en amont. Ainsi, il apparaît que le «débit initial est indépendant du circuit». Tout se passe comme si la pile constituait une «réserve de quelque chose de matériel qui soit fournit par elle à débit constant». Dans le raisonnement séquentiel, le raisonnement se fait en termes de courants. Le raisonnement local (Closset, 1983) décrit le fait que les élèves concentrent leur attention sur un point du circuit en ignorant le reste du circuit. Avec le raisonnement à courant constant, appelé aussi raisonnement séquentiel du second degré, le débit est une caractéristique de la pile, il est indépendant du circuit. Changer un élément du circuit n affecte pas les grandeurs liées à celui-ci. Ainsi, changer la valeur de la résistance n affectera pas la valeur de l intensité traversant le générateur. Il faut noter qu une grande habileté dans l utilisation du formalisme mathématique mais déconnectée de ses sources constitue un bon support pour ces raisonnements. En général, le raisonnement se fait en termes de courant et la notion de tension ou de différence de potentiel apparaît comme une grandeur non pertinente (Johsua, 1984). Dans le raisonnement électrostatique (Benseghir, aster 167

8 Christophe Szczygielski 1988), la notion de différence de potentiel est interprétée en termes de charges présentes en certains points du circuit. Liée à un raisonnement séquentiel, une dissymétrie de signes ou de quantité de charges apparaît comme l effet d une usure du courant par les élément du circuit. Dans le raisonnement «U constante n importe où» (Clavel-Marinacce, 1989), la tension entre deux points quelconques du circuit reste inchangée. 2. Problématique 2.1. Les registres sémiotiques en électricité Durant leur formation au BEP d électrotechnicien et en particulier dans les matières scolaires de l électricité, les élèves reçoivent des enseignements avec des représentations schématiques spécifiques, avec des traitements dans des tâches elles aussi spécifiques. Ainsi, l électricité pratique, c est-à-dire l électrotechnique, s enseigne avec des schémas électrotechniques, pour des tâches d exé cution de montage et des travaux de réflexion qui ne concernent pas directement les grandeurs physiques de l électricité. De même, l électricité théorique que l on trouve à la fois dans la partie professionnelle et en sciences physiques s enseigne avec des schémas électrocinétiques, pour des tâches de réflexion qui concernent directement les grandeurs physiques électriques. Ainsi, dans les disciplines de l électricité, et en particulier dans l étude et l utilisation des circuits électriques, les élèves en BEP des Métiers de l électrotechnique sont confrontés à plusieurs registres sémio tiques. Ils sont sensés permettre de remplir les fonctions cognitives de communication, de traitement et d objectivation (Duval, 1996). Le premier est le langage technique. En effet, c est dans ce registre que les élèves sont, entre autres, capables de raisonner sur les grandeurs électriques, et de décrire des montages de circuit électrique. Avec le langage technique, les électriciens disposent d un vocabulaire précis et adapté à leur métier. Le deuxième est le registre du schéma électrocinétique. La schématisation est normalisée dans son ensemble et permet de communiquer entre électriciens. C est dans ce registre que s effectuent principalement des raisonnements et des calculs sur les grandeurs physiques. Les élèves sont capables, dans leur grande majorité, de réaliser des montages élémentaires. En revanche, ils éprouvent des difficultés à comprendre (ou à donner du sens) le rôle d éléments tels que les instruments de mesure. Le troisième est le registre du schéma électrotechnique. La schématisation est normalisée et extrêmement réglementée afin d être un outil de communication pour les électriciens. La fonction d objectivation est centrée exclusivement sur le montage. 168 aster

9 Lecture et compréhension dans différents systèmes sémiotiques en électricité 2.2. Objectifs de la recherche Nous faisons l hypothèse, dans cette recherche, que les élèves éprouvent des difficultés à passer d un registre sémiotique à l autre et que le problème des élèves à bien assimiler la notion de circuit électrique vient de l absence de coordination entre ces registres. Dans le schéma proposé ci-dessous, les trois registres sémiotiques auxquels sont confrontés les élèves sont représentés par les formes ovoïdes et les relations de coordinations entre ceux-ci le sont par des flèches Dispositif et corpus expérimental Les résultats de la didactique de l électricité nous ont permis d élaborer des outils d expérimentation. Pour évaluer la coordination entre les deux registres sémiotiques schémas électrocinétique et électrotechnique, nous avons élaboré des questionnaires basés sur des travaux antérieurs en didactique de l électrocinétique concernant des élèves des sections générales des lycées, mais appliqués cette fois à des élèves de section professionnelle. Les questionnaires comprenaient des problèmes isomorphes dans les deux schématisations, électrocinétique et électrotechnique, sur lesquelles des élèves de section professionnelle en électrotechnique ont l habitude de travailler de manière distincte, soit en sciences physiques, soit en électrotechnique. Pour évaluer la coordination entre les deux registres sémiotiques schémas électrocinétique et langage technique, nous avons procédé à des entretiens individuels, filmés et enregistrés. Ces entretiens ont concerné des tâches de montages et de modification de montages, ainsi que des tâches de réalisation de schémas et de modification de schémas. Le corpus total était de 147 élèves, nous préciserons par la suite, le nombre d élèves interrogés sur les différents questionnaires ou entretiens. Ces élèves étaient issus de différentes classes, de deux lycées de Seine et Marne, en fin de première année ou en terminale BEP des Métiers de l électrotechnique ainsi qu en aster 169

10 Christophe Szczygielski seconde et première de baccalauréat professionnel «dit trois ans» 2 ÉLÉÉC 3 (Électrotechnique énergie équipements communicants). Les données ont été recueillies sous formes de questionnaires à choix multiples comprenant des questions ouvertes, des enregistrements vidéos et des enregistrements audio d entretiens. Les données extraites des QCM ont fait l objet d un traitement informatique avec un système de gestion de bases de données pour une exploitation plus fine. 3. Coordination entre les deux registres sémiotiques schémas électrocinétique et électrotechnique 3.1. Une forme de traitement dans ces registres : le raisonnement Pour analyser la fonction cognitive de traitement dans les deux registres des schématisations, la mise en évidence de raisonnements de sens commun (en particulier le raisonnement séquentiel et le raisonnement à courant constant ; Closset, 1983) nous a semblé plus adéquate. Tout d abord, deux questions correspondant à des problèmes isomorphes ont été posées à 63 élèves, avec pour objectif de savoir si ces élèves adoptent un raisonnement séquentiel dans chacune des deux schématisations. Dans ce problème, un composant inconnu est ajouté au milieu du circuit électrique. Dans un schéma électrocinétique, il s agit de l élément X ; dans un schéma électrotechnique, il s agit de l élément I1. Les lampes 1 et 2 (respectivement H7 et H1) sont strictement identiques. La lampe 1 (respectivement H7) est allumée, qu en est-il de la lampe 2 (respectivement H1)? Un choix multiple est proposé. Les résultats (tableau 1) montrent que les élèves en formation aux métiers de l électrotechnique n adoptent pas le même raisonnement sur les deux schématisations. Ils adoptent majoritairement un raisonnement séquentiel sur le schéma électrotechnique mais pas sur le schéma électrocinétique. Tableau 1 Électrocinétique Électrotechnique Bonne réponse (Proposition : les lampes brillent autant) 63 % 2/3 36/63 34 % 1/3 22/63 Raisonnement séquentiel 33 % 1/3 27/63 64 % 2/3 41/63 2 À partir de la rentrée 2009, le bac pro trois ans se généralise pour remplacer le bac pro deux ans qui se préparait après un BEP. 3 Le bac pro a changé de dénomination, la précédente était EIE (Équipement installation électrique). 170 aster

11 Lecture et compréhension dans différents systèmes sémiotiques en électricité Il faut différencier les résultats obtenus. Sur un schéma électrocinétique, les performances des élèves en BEP électrotechnique sont plutôt meilleures que ceux obtenus par des élèves et étudiants de sections générales. En effet, les travaux antérieurs, réalisés sur des élèves et étudiants de sections générales (Closset, 1983) montrent que la fréquence de bonnes réponses augmente avec le niveau d étude sans devenir largement majoritaire, les étudiants dépassent à peine une fréquence de 50 % de bonne réponse. À la lumière de ce nouveau questionnaire, avec une fréquence de 63 %, on peut imaginer que les élèves en formation aux métiers de l électrotechnique sont moins amenés à raisonner de façon séquentielle. En revanche, sur un schéma électrotechnique, les performances de ces élèves sont très semblables à celles des élèves et étudiants des sections générales sur des schémas électrocinétiques. Pour mettre en évidence la présence d un raisonnement à courant constant, ont été posées, dans chacune des deux schématisations, deux questions correspondant à deux problèmes isomorphes. Un circuit électrique est modifié dans le cas du schéma électrocinétique : une lampe est remplacée par une autre dont la résistance est plus élevée. Dans le cas du schéma électrotechnique, une lampe est ajoutée en série. La question reste la même : cela change-t-il la valeur de l intensité circulant dans le circuit? Pour montrer plus explicitement ce changement, le composant échangé est agrandi exagérément dans le schéma électrocinétique. En ce qui concerne le schéma électrotechnique proposé, il s agit d un des schémas connus des élèves : le permutateur. Mais notons que, dans celui-ci, l élément appelé H4 ajouté en série à des éléments en parallèle est un cas de figure peu fréquent en électrotechnique où les éléments d un circuit sont, la plupart du temps, en parallèle aster 171

12 Christophe Szczygielski Les résultats (tableau 2) montrent que la bonne réponse est minoritaire dans les deux cas mais, comme pour le problème précédent, les élèves n adoptent pas le même raisonnement sur les deux schématisations. En effet, le raisonnement à courant constant n est présent que pour un élève sur cinq sur la schématisation électrocinétique contre un sur deux sur la schématisation électrotechnique. Les élèves et étudiants des filières générales ont l habitude de travailler sur des schémas électrocinétiques représentés sous forme de boucle, alors que les élèves électrotechniciens travaillent sur des représentations où neutre et phase sont tracés en parallèle. Il y a, à l évidence, un effet inducteur sur le raisonnement de la différence des représentations. Tableau 2 Électrocinétique Électrotechnique Bonne réponse 42 % 2/5 27/63 19 % 1/5 12/63 Raisonnement à courant constant (Proposition : le courant est identique) 21 % 1/5 14/63 47 % 1/2 30/ Une conséquence : la différenciation des grandeurs physiques selon la schématisation Bien que les problèmes proposés aux élèves soient différents, il est possible de faire des rapprochements significatifs des modes de raisonnement sur les différentes schématisations. Nous cherchons à savoir si les élèves distinguent les deux concepts : intensité du courant et tension. Lorsque l on compare l ensemble des réponses des élèves (tableau 3), proposition par proposition, sur les différents problèmes posés avec des schémas électrotechniques, nous constatons des résultats très proches. En effet, la 172 aster

13 Lecture et compréhension dans différents systèmes sémiotiques en électricité proposition Elle est identique dans les deux schémas, est très largement majoritaire sur les deux schématisations, chacune des autres propositions étant du même ordre de grandeurs. Tableau 3 Question 4 : lorsque les lampes sont allumées que peut-on dire de la tension aux bornes des lampes H1, H2 et H3? Question 3 : lorsque les lampes sont allumées que peut-on dire du courant traversant la lampe H4? Propositions BEP Propositions BEP Elle est nulle. 11 % Il est nul. 10 % Elle est identique dans les deux schémas. 60 % Il est identique dans les deux schémas. 47 % Elle est plus élevée dans le premier schéma. 11 % Il est plus élevé que dans le premier schéma. 19 % Elle est moins élevée dans le premier schéma. 14 % Il est moins élevé que dans le premier schéma. 19 % On ne peut pas savoir. 4 % On ne peut pas savoir. 5 % Il semble donc que le traitement par les élèves électrotechniciens de ces deux concepts sur un schéma électrotechnique soit voisin, et correspond aux résultats obtenus par Johsua (1984) : le concept est vu comme ayant les mêmes propriétés que le concept d intensité. La proposition Elle est identique dans les deux schémas arrive majoritairement en tête des propositions, les élèves raisonnent à grandeurs électriques constantes, confirmant un raisonnement à «U constante n importe où» (Clavel-Marinacce, 1997) avec une tension inchangée entre deux points quelconques du circuit. En revanche, sur des problèmes isomorphes posés sur des schémas électrocinétiques nous constatons que, proposition par proposition, les réponses retenues par les élèves sont clairement différentes (tableau 4). Tableau 4 Question 9 : lorsque les lampes 2 et 3 sont allumées que peut-on dire de la tension aux bornes de l autre lampe? Question 8 : lorsque les lampes 1 et 2 sont allumées que peut-on dire du courant traversant l autre lampe? Propositions BEP Propositions BEP Elle est nulle. 13 % Il est nul. 5 % Elle est plus élevée que dans le premier schéma. 17 % Il est plus élevé que dans le premier schéma. 21 % Elle est moins élevée que dans le premier schéma. 10 % Il est moins élevé que dans le premier schéma. 43 % On ne peut pas savoir. 7 % On ne peut pas savoir. 8 % Elle est identique dans les deux schémas. 53 % Il est identique dans les deux schémas. 23 % aster 173

14 Christophe Szczygielski Il semble donc que l approche par les élèves des concepts de tension et d intensité du courant soit différente sur un schéma électrocinétique. Les élèves ne différencient les concepts d intensité du courant et de tension que lorsqu ils raisonnent sur des schémas électrocinétiques alors que ce n est pas le cas sur un schéma électrotechnique Identification de schémas de base Ceci correspond à la «formation d une représentation identifiable» selon Duval (Duval, 1993). Le référentiel du BEP des métiers de l électrotechnique prévoit l étude d un certain nombre de schémas électrotechniques de base. Le va-et-vient est l un de ces schémas. Le référentiel prévoit que les élèves doivent les reconnaître sans toutefois obligatoirement les connaître et savoir les redessiner (BEP, 2002). Une expérimentation a été proposée à 61 élèves de fin de première et de deuxième année de BEP, issus d un lycée professionnel de Seine et Marne. Dans ce problème, quatre schémas électrotechniques sont projetés sur un écran pendant quelques secondes (90s). Il s agit du schéma de câblage d une cuisine. Le schéma D1 est un système d éclairage constitué d un simple allumage et d un va-et-vient. Les schémas D2 à D4 sont des schémas de prises électriques respectivement de 4 prises, 1 prise, et 1 prise. Une question demande aux élèves de redessiner de mémoire le premier schéma et une autre demande d en préciser le rôle. Près des trois quarts des élèves (71 %) sont capables de redessiner un schéma de va-et-vient et une grande majorité (67 %) en connaît le rôle. Toutefois, une faible majorité des élèves (57 %) est à la fois capable de redessiner de mémoire le schéma du va-et-vient et d en connaître le rôle et notons que près d un tiers des élèves (31 %) est capable de redessiner de mémoire le schéma du va-et-vient sans en connaître le rôle. Tableau 5 Bonnes réponses le schéma D1 est redessiné 71 % le rôle du schéma D1 est compris 67 % 174 aster

15 Lecture et compréhension dans différents systèmes sémiotiques en électricité Croisement des données schéma D1 redessiné et rôle D1 compris 57 % schéma D1 redessiné mais rôle D1 mal compris 31 % schéma D1 mal redessiné mais rôle D1 compris 4 % schéma D1 mal redessiné et rôle D1 mal compris 8 % Lorsqu ils sont faux, ces schémas ont par exemple les aspects suivants : Ceci montre que les élèves soumis à une tâche de reconnaissance sont davantage sensibles aux aspects figuratifs du schéma qu aux aspects fonctionnels La conversion La conversion est la troisième des fonctions cognitives définies par Duval. Le va-et-vient étant un schéma connu dans le domaine électrotechnique, nous proposons un problème à 79 élèves de première et deuxième année de BEP des Métiers de l électrotechnique. Il s agit de retrouver son équivalent parmi un choix de quatre schémas dans des représentations électrocinétiques. Notons que dans sa représentation électrotechnique, le nom du schéma n est pas précisé. Les schémas a et c sont des propositions dans lesquelles l élève doit être amené à raisonner en terme de logique mathématique selon la position des interrupteurs. Le schéma d est graphiquement proche du schéma électrotechnique en raison de la présence d un rectangle mais il ne s agit pas d un va-et-vient. Le schéma a est la bonne réponse aster 175

16 Christophe Szczygielski Bien que près de la moitié des élèves ait trouvé la bonne réponse (42 % seulement ont retenu la proposition a), près de trois quarts des élèves (72 %) ont tenté de trouver une solution au problème en termes de connexions, c està-dire sans tenir compte des aspects graphiques. Un peu plus d un quart des élèves ont choisi la proposition d qui ressemble, d un point de vue graphique, au schéma électrotechnique puisqu on y retrouve le rectangle. Propositions Schéma a 42 % Schéma b 22 % Schéma c 8 % Schéma d 28 % 3.5. Interprétation Pendant tout le temps que dure leur formation au BEP d électrotechnicien, les élèves reçoivent un double enseignement de l électricité. Le concept de circuit électrique se décompose alors en une étude de l électricité théorique et une étude de l électricité pratique. L étude de ce que nous pourrions appeler l électricité théorique s enseigne avec l électrocinétique 4 à la fois en classe d enseignement professionnel mais aussi en classe de sciences physiques. C est lors de l étude de l électrocinétique, que les élèves sont amenés à réfléchir sur les grandeurs physiques, en particulier dans le cadre d exercices car l électrocinétique est essentiellement évaluée à l écrit mais aussi dans le cadre de travaux pratiques. Elle s enseigne avec la schématisation électrocinétique qui lui est propre et n est pas entièrement normalisée. 4 Savoirs notés S0 du référentiel du diplôme du BEP des Métiers de l électrotechnique (2002) pour la partie professionnelle et chapitre Energie et puissance électriques de l enseignement de sciences physiques pour la partie enseignement général. 176 aster

17 Lecture et compréhension dans différents systèmes sémiotiques en électricité L étude de l électricité pratique se fait en classe d enseignement professionnel 5. En particulier, en câblage électrotechnique, les élèves ne réalisent que des tâches de montage à partir des schémas électrotechniques et ils ne sont jamais amenés à raisonner sur les grandeurs électriques, mais seulement sur des problèmes qui consistent à choisir les éléments adéquats correspondant à un cahier des charges, à une norme ou des règles de sécurité. Parfois, la tâche consiste à rechercher une panne élémentaire qui correspond, la plupart du temps, à un fil déconnecté. L étude d un certain nombre de schémas types d électrotechnique, que les élèves doivent reconnaître, est prévue par le référentiel du BEP des Métiers de l électrotechnique. Le programme prévoit, par ailleurs, que les élèves doivent reconnaître mais pas obligatoirement connaître ces schémas, et ainsi, ils ne sont pas obligés de savoir les redessiner. Ces schémas types sont ceux que Caillot appelle des prototypes (Caillot & Cauzinille-Marmèche, 1984) et leur lecture découle donc de la reconnaissance, comme pour un langage, d un prototype isomorphe existant dans leur mémoire. Pendant la formation au BEP d électrotechnicien, le concept de circuit électrique est donc représenté de deux façons différentes, électrocinétique et électro technique, proches mais tout à fait homologues. Chacune de ces schématisations, électrocinétique ou électrotechnique, est une représentation sémiotique dans la définition qu en a donnée Duval : ce sont «des productions constituées par l emploi de signes appartenant à un système de représentation qui a ses contraintes propres de signifiance et de fonctionnement» (Duval, 1992). Duval précise, par ailleurs, que pour comprendre les objets eux-mêmes (il s agit en fait d objets mathématiques dans les travaux d origine), et pas seulement leur représentation, les élèves doivent non seulement maîtriser plusieurs registres de représentation sémiotique, mais également qu il y ait congruence, c est-à-dire que les élèves doivent être capables de saisir qu il s agit du même objet présenté sous deux registres, et donc de passer d un registre à l autre. C est cette congruence qui va donner du sens aux objets. Or, chacune de ces représentations est utilisée dans un traitement spécifique et l absence de coordination de l ensemble des représentations ne permet pas aux élèves de donner du sens au concept de circuit électrique. C est pourquoi la plupart des élèves réussissent dans les tâches familières de montage avec des schémas électrotechniques et de raisonnement avec des schémas électrocinétiques mais échouent dans des tâches inusuelles, comme de raisonner sur des schémas électrotechniques. 5 Savoirs codés S1 à S6 du référentiel du diplôme du BEP des Métiers de l électrotechnique (2002) aster 177

18 Christophe Szczygielski 4. Coordination entre deux registres sémiotiques : schéma électrocinétique et langage technique De manière complémentaire, six entretiens ont été réalisés avec des élèves d une classe de première année de BEP des Métiers de l électrotechnique, considérés comme de bons élèves dans les disciplines professionnelles mais aussi en mathématiques et en sciences physiques, en fin d année scolaire et hors temps scolaire. Trois de ces entretiens ont fait l objet d une étude et d une analyse approfondies. L objectif était de chercher à savoir si les élèves adoptent le même raisonnement sur le schéma et le montage d un même circuit électrique. Cette série d entretiens a permis de comprendre la méthode de réalisation des montages électriques et la méthode de réalisation des schémas électriques. Cela a permis de déterminer si elles sont accompagnées de raisonnement et de sens. Dans plusieurs séries d entretiens, il a été demandé à des élèves soit de réaliser un schéma électrocinétique à partir d un montage électrocinétique, soit de réaliser un montage électrocinétique à partir d un schéma De la lecture de montage à sa représentation sous forme de schéma La tâche de réalisation du schéma à partir d un montage a été filmée puis les élèves ont été immédiatement interrogés alors qu ils visualisaient le film de leur montage. Cette tâche s est décomposée en deux parties. Dans la première partie, l élève a travaillé seul, sa tâche étant de représenter le réel (un montage) sous la forme d un schéma de son choix. Cette tâche a été filmée. La deuxième partie de la tâche s est faite avec l expérimentateur qui lui a demandé d expliciter sa démarche en visualisant le film. Cette deuxième partie a été enregistrée. Notons que la plupart des élèves auraient pu choisir la représentation à laquelle ils sont le plus souvent confrontés, c est-à-dire une schématisation électrotechnique, mais tous, sans exceptions, ont représenté un schéma électrocinétique à partir du montage. Cette tâche, d apparence simple, a été assez bien réussie par la plupart des élèves, toutefois, certains ont éprouvé des difficultés récurrentes, révélant la structure d un problème didactique. Ainsi, Asad a décrit correctement le montage. Il a vu les caractéristiques principales du montage : des lampes (dans certains entretiens, il s agissait de résistances, comme dans le schéma ci-dessous) en parallèle avec des bobines. La description par l élève du montage est conforme à la réalité : «[ ] la lampe, qui est branchée en dérivation avec une bobine». Il a parfaitement analysé le montage, en particulier les types de connexion des voltmètres : «[ ] ils sont branchés [les voltmètres] en dérivation avec la lampe». 178 aster

19 Lecture et compréhension dans différents systèmes sémiotiques en électricité Alors que le schéma attendu était le suivant : Asad propose le schéma suivant : Ainsi, il a représenté les bobines en série avec les lampes. Remarquons que l un des voltmètres est placé en dérivation, comme il l a décrit dans son propos, mais dans une configuration non canonique : le dessin du voltmètre n est pas placé parallèlement à l ensemble lampe-bobine. En revanche, l autre voltmètre est représenté avec trois bornes. Finalement, cet élève est capable de donner une description orale tout à fait juste d un montage, mais la transcription sous forme de schéma électrique est fausse Une lecture correcte d un schéma n est pas obligatoirement accompagnée de sens La tâche de montage à partir d un schéma électrocinétique a, elle aussi, été filmée. L entretien à partir du film a, entre autres objectifs, permis de comprendre leur méthode de lecture de schéma. L entretien de l élève Mark a montré qu il ne maîtrisait visiblement pas la notion de circuit parallèle. En effet, il considère que le voltmètre est en parallèle par rapport à la bobine et le condensateur «j ai mis le voltmètre en série du condensateur et du truc», avant de se reprendre suite à l intervention de l expérimentateur. Il considère, de même, que la résistance est en parallèle avec le générateur aster 179

20 Christophe Szczygielski C est une erreur de lecture typique, mise en évidence par Caillot (Caillot, 1988). Cet élève ne sait pas décoder un schéma, les «effets perceptifs priment sur la sémantique de la représentation graphique» (ibid.). L analyse de sa technique de câblage révèle que, dans le montage réalisé, une des bornes du voltmètre a été connectée à la bobine, l autre au générateur. Une bonne compréhension du montage aurait conduit à connecter le voltmètre aux bornes du générateur ou éventuellement aux bornes des éléments du circuit, c est-à-dire à une borne de la bobine et l autre au nœud de connexion résistance et haut-parleur. Le questionnement s est orienté vers le rôle que cet élève attribue au voltmètre. Ses réponses montrent qu il ne semble pas connaître les propriétés physiques liées au fonctionnement et au rôle de l instrument. En effet, à la question «En gros tu mesures la tension aux bornes de quoi?», la réponse de l élève a été : «Le courant, il rentre». Il semble penser qu un courant traverse le voltmètre. Et pour ce qui est de la justification des connexions du voltmètre, il semble raisonner en termes de circulation de courant, car à la question «[ ] pourquoi tu ne la [la connexion] mets pas au générateur?», il a répondu : «C est pour le retour du courant». Cet élève semble penser qu un courant traverse le voltmètre. Cet élève a donc parfaitement réussi sa tâche de montage sans, semble-t-il, comprendre les phénomènes physiques liés au montage ou au fonctionnement de l appareil de mesure. D une manière générale, les élèves en classe de BEP des Métiers de l électrotechnique réussissent les tâches de montage lorsque ces derniers ne présentent pas de difficultés. En effet, la présence de nombreuses boucles et la multiplication d appareils de mesure peut entraîner quelques erreurs. Mais, si un montage est réalisé sans erreur, il est fréquent que le sens ou le rôle du circuit électrique et des grandeurs électriques n est pas compris. Une tâche de montage peut être réussie sans nécessairement donner du sens aux actions réalisées. Cette tâche est donc toujours réalisée convenablement. Toutefois, la justification des actions menées montre que les élèves ne comprennent pas ce qu ils font Raisonner dans le registre du langage naturel, à partir du schéma et à partir du montage Chaque entretien s est poursuivi par un questionnement sur les différents schémas électrocinétiques ainsi que sur le montage, tous fournis par l expérimentateur. Au cours de l entretien, il a été demandé aux élèves de placer un ampèremètre permettant de mesurer l intensité du courant traversant certains éléments du circuit : les résistances. Dans un premier temps, ils ont dû expliciter oralement leur méthode, puis modifier le schéma fourni par l expérimentateur et enfin le montage correspondant. 180 aster

Circuit comportant plusieurs boucles

Circuit comportant plusieurs boucles Sommaire de la séquence 3 Séance 1 Qu est-ce qu un circuit comportant des dérivations? A Les acquis du primaire B Activités expérimentales C Exercices d application Séance 2 Court-circuit dans un circuit

Plus en détail

SOCLE COMMUN - La Compétence 3 Les principaux éléments de mathématiques et la culture scientifique et technologique

SOCLE COMMUN - La Compétence 3 Les principaux éléments de mathématiques et la culture scientifique et technologique SOCLE COMMUN - La Compétence 3 Les principaux éléments de mathématiques et la culture scientifique et technologique DOMAINE P3.C3.D1. Pratiquer une démarche scientifique et technologique, résoudre des

Plus en détail

Chapitre 3 : Mesure et Incertitude.

Chapitre 3 : Mesure et Incertitude. Chapitre 3 : Mesure et ncertitude. Le scientifique qui étudie un phénomène naturel se doit de faire des mesures. Cependant, lors du traitement de ses résultats ce pose à lui la question de la précision

Plus en détail

avec E qui ne dépend que de la fréquence de rotation.

avec E qui ne dépend que de la fréquence de rotation. Comment régler la vitesse d un moteur électrique?. Comment régler la vitesse d un moteur à courant continu? Capacités Connaissances Exemples d activités Connaître le modèle équivalent simplifié de l induit

Plus en détail

Synthèse «Le Plus Grand Produit»

Synthèse «Le Plus Grand Produit» Introduction et Objectifs Synthèse «Le Plus Grand Produit» Le document suivant est extrait d un ensemble de ressources plus vastes construites par un groupe de recherche INRP-IREM-IUFM-LEPS. La problématique

Plus en détail

Module 3 : L électricité

Module 3 : L électricité Sciences 9 e année Nom : Classe : Module 3 : L électricité Partie 1 : Électricité statique et courant électrique (chapitre 7 et début du chapitre 8) 1. L électrostatique a. Les charges et les décharges

Plus en détail

Entraînement, consolidation, structuration... Que mettre derrière ces expressions?

Entraînement, consolidation, structuration... Que mettre derrière ces expressions? Entraînement, consolidation, structuration... Que mettre derrière ces expressions? Il est clair que la finalité principale d une démarche d investigation est de faire acquérir des connaissances aux élèves.

Plus en détail

CORRECTION TP Multimètres - Mesures de résistances - I. Mesure directe de résistors avec ohmmètre - comparaison de deux instruments de mesure

CORRECTION TP Multimètres - Mesures de résistances - I. Mesure directe de résistors avec ohmmètre - comparaison de deux instruments de mesure Introduction CORRECTION TP Multimètres - Mesures de résistances - La mesure d une résistance s effectue à l aide d un multimètre. Utilisé en mode ohmmètre, il permet une mesure directe de résistances hors

Plus en détail

Instrumentation électronique

Instrumentation électronique Instrumentation électronique Le cours d électrocinétique donne lieu à de nombreuses études expérimentales : tracé de caractéristiques statique et dynamique de dipôles, étude des régimes transitoire et

Plus en détail

Un cours d introduction à la démarche mathématique. Martine De Vleeschouwer, Suzanne Thiry

Un cours d introduction à la démarche mathématique. Martine De Vleeschouwer, Suzanne Thiry Aide à la transition dans une formation universitaire d un mathématicien en Belgique Un cours d introduction à la démarche mathématique Martine De Vleeschouwer, Suzanne Thiry Université de Namur, Unité

Plus en détail

Câblage habitat. Garage. Mise en situation

Câblage habitat. Garage. Mise en situation NOM : Prénom : Date : Câblage habitat Pavillon Garage Mise en situation Installation électrique du garage (IRL) Lors de la construction d un pavillon, on vous demande de réaliser l installation électrique

Plus en détail

CARACTERISTIQUE D UNE DIODE ET POINT DE FONCTIONNEMENT

CARACTERISTIQUE D UNE DIODE ET POINT DE FONCTIONNEMENT TP CIRCUITS ELECTRIQUES R.DUPERRAY Lycée F.BUISSON PTSI CARACTERISTIQUE D UNE DIODE ET POINT DE FONCTIONNEMENT OBJECTIFS Savoir utiliser le multimètre pour mesurer des grandeurs électriques Obtenir expérimentalement

Plus en détail

LA MAIN A LA PATE L électricité Cycle 3 L électricité.

LA MAIN A LA PATE L électricité Cycle 3 L électricité. LA MAIN A LA PATE L électricité Cycle 3 v L électricité. L électricité cycle 3 - doc Ecole des Mines de Nantes 1 LA MAIN A LA PATE L électricité Cycle 3 v L'électricité. PROGRESSION GENERALE Séance n 1

Plus en détail

Cours d électricité. Circuits électriques en courant constant. Mathieu Bardoux. 1 re année

Cours d électricité. Circuits électriques en courant constant. Mathieu Bardoux. 1 re année Cours d électricité Circuits électriques en courant constant Mathieu Bardoux mathieu.bardoux@univ-littoral.fr IUT Saint-Omer / Dunkerque Département Génie Thermique et Énergie 1 re année Objectifs du chapitre

Plus en détail

N 334 - SIMON Anne-Catherine

N 334 - SIMON Anne-Catherine N 334 - SIMON Anne-Catherine RÉALISATION D UN CDROM/DVD CONTENANT DES DONNÉES DU LANGAGE ORAL ORGANISÉES EN PARCOURS DIDACTIQUES D INITIATION LINGUISTIQUE A PARTIR DES BASES DE DONNÉES VALIBEL Introduction

Plus en détail

TP oscilloscope et GBF

TP oscilloscope et GBF TP oscilloscope et GBF Ce TP est évalué à l'aide d'un questionnaire moodle. Objectif : ce travail a pour buts de manipuler l oscilloscope et le GBF. A l issu de celui-ci, toutes les fonctions essentielles

Plus en détail

Conversion électronique statique

Conversion électronique statique Conversion électronique statique Sommaire I) Généralités.2 A. Intérêts de la conversion électronique de puissance 2 B. Sources idéales.3 C. Composants électroniques..5 II) III) Hacheurs..7 A. Hacheur série

Plus en détail

Concours de recrutement interne PLP 2009

Concours de recrutement interne PLP 2009 Concours de recrutement interne PLP 2009 Le sujet est constitué de quatre exercices indépendants. Le premier exercice, de nature pédagogique au niveau du baccalauréat professionnel, porte sur le flocon

Plus en détail

Alarme et sécurité. Sous Epreuve E12. Travaux pratiques scientifiques sur systèmes

Alarme et sécurité. Sous Epreuve E12. Travaux pratiques scientifiques sur systèmes Alarme et sécurité Sous Epreuve E12 Travaux pratiques scientifiques sur systèmes 1 ACADEMIE DE REIMS Baccalauréat Professionnel Systèmes Electroniques Numériques C.C.F. de Mathématiques et Sciences Physiques

Plus en détail

Plan d accompagnement personnalisé

Plan d accompagnement personnalisé Logo de l académie et/ou du département Plan d accompagnement personnalisé Vu la loi n 2013-595 du 8 juillet 2013 d orientation et de programmation pour la refondation de l École de la République ; vu

Plus en détail

Chapitre 7 : CHARGES, COURANT, TENSION S 3 F

Chapitre 7 : CHARGES, COURANT, TENSION S 3 F Chapitre 7 : CHARGES, COURANT, TENSION S 3 F I) Electrostatique : 1) Les charges électriques : On étudie l électricité statique qui apparaît par frottement sur un barreau d ébonite puis sur un barreau

Plus en détail

QUELLE EST LA SUPERFICIE DE TON ETABLISSEMENT?

QUELLE EST LA SUPERFICIE DE TON ETABLISSEMENT? QUELLE EST LA SUPERFICIE DE TON ETABLISSEMENT? FICHE PROFESSEUR NIVEAUX ET OBJECTIFS PEDAGOGIQUES 6 e : mise en œuvre des notions de périmètre et d aire 5 e : réactivation des notions précédentes. MODALITES

Plus en détail

Formation Août 2013 Michèle Garello, IEN économie gestion Caroline Natta, professeur

Formation Août 2013 Michèle Garello, IEN économie gestion Caroline Natta, professeur Formation Août 2013 Michèle Garello, IEN économie gestion Caroline Natta, professeur Déroulement des deux journées Mardi 26 Matin : Intervention des IEN Jeudi 29 Matin : Production en binôme. Après-midi

Plus en détail

LIVRE BLANC Décembre 2014

LIVRE BLANC Décembre 2014 PARSING MATCHING EQUALITY SEARCH LIVRE BLANC Décembre 2014 Introduction L analyse des tendances du marché de l emploi correspond à l évidence à une nécessité, surtout en période de tension comme depuis

Plus en détail

Chapitre 7: Énergie et puissance électrique. Lequel de vous deux est le plus puissant? L'énergie dépensée par les deux est-elle différente?

Chapitre 7: Énergie et puissance électrique. Lequel de vous deux est le plus puissant? L'énergie dépensée par les deux est-elle différente? CHAPITRE 7 ÉNERGIE ET PUISSANCE ÉLECTRIQUE 2.4.0 Découvrir les grandeurs physiques qui influencent l'énergie et la puissance en électricité. Vous faites le grand ménage dans le sous-sol de la maison. Ton

Plus en détail

Collège (3DP). Le texte du programme -Mathématiques- :

Collège (3DP). Le texte du programme -Mathématiques- : L évaluation des Mathématiques en Lycée Professionnel Quelle est la place de l évaluation dans une séquence de mathématiques en Lycée professionnel? Collège (3DP). Le texte du programme -Mathématiques-

Plus en détail

Rapport du Jury du Concours 2010 Épreuve Pratique d Algorithmique et de Programmation (EPAP)

Rapport du Jury du Concours 2010 Épreuve Pratique d Algorithmique et de Programmation (EPAP) Rapport du Jury du Concours 2010 Épreuve Pratique d Algorithmique et de Programmation (EPAP) Loris Marchal, Guillaume Melquion, Frédéric Tronel 21 juin 2011 Remarques générales à propos de l épreuve Organisation

Plus en détail

UN DISPOSITIF DE FORMATION PARENTALE DANS UN MUSEE

UN DISPOSITIF DE FORMATION PARENTALE DANS UN MUSEE N 31 - AILINCAI Rodica [docteur en sciences de l éducation. Laboratoire Éducation & Apprentissages, Université Paris 5 1 ] UN DISPOSITIF DE FORMATION PARENTALE DANS UN MUSEE 1. Contexte et questions de

Plus en détail

Master 2 : Didactique des disciplines. Spécialité Mathématiques. Parcours Professionnel

Master 2 : Didactique des disciplines. Spécialité Mathématiques. Parcours Professionnel Master 2 : Didactique des disciplines Spécialité Mathématiques Parcours Professionnel Année 2010-2011 M2 : Didactique des disciplines Spécialité : Mathématiques Parcours Professionnel Année 2010-2011 PRESENTATION

Plus en détail

Electrocinétique Livret élève

Electrocinétique Livret élève telier de Physique Secondaire supérieur Electrocinétique Livret élève ouquelle Véronique Pire Joëlle Faculté des Sciences Diffusé par Scienceinfuse, ntenne de Formation et de Promotion du secteur Sciences

Plus en détail

CHAPITRE IX : Les appareils de mesures électriques

CHAPITRE IX : Les appareils de mesures électriques CHAPITRE IX : Les appareils de mesures électriques IX. 1 L'appareil de mesure qui permet de mesurer la différence de potentiel entre deux points d'un circuit est un voltmètre, celui qui mesure le courant

Plus en détail

«Comment préserver son audition?» - seconde professionnelle. Usages pédagogiques des tablettes tactiles dans et hors la classe.

«Comment préserver son audition?» - seconde professionnelle. Usages pédagogiques des tablettes tactiles dans et hors la classe. «Comment préserver son audition?» - seconde professionnelle. Usages pédagogiques des tablettes tactiles dans et hors la classe. Introduction La séquence proposée d une durée de 5 h est consacrée à la partie

Plus en détail

Manuel d utilisation 26 juin 2011. 1 Tâche à effectuer : écrire un algorithme 2

Manuel d utilisation 26 juin 2011. 1 Tâche à effectuer : écrire un algorithme 2 éducalgo Manuel d utilisation 26 juin 2011 Table des matières 1 Tâche à effectuer : écrire un algorithme 2 2 Comment écrire un algorithme? 3 2.1 Avec quoi écrit-on? Avec les boutons d écriture........

Plus en détail

10 REPÈRES «PLUS DE MAÎTRES QUE DE CLASSES» JUIN 2013 POUR LA MISE EN ŒUVRE DU DISPOSITIF

10 REPÈRES «PLUS DE MAÎTRES QUE DE CLASSES» JUIN 2013 POUR LA MISE EN ŒUVRE DU DISPOSITIF 10 REPÈRES POUR LA MISE EN ŒUVRE DU DISPOSITIF «PLUS DE MAÎTRES QUE DE CLASSES» JUIN 2013 MEN-DGESCO 2013 Sommaire 1. LES OBJECTIFS DU DISPOSITIF 2. LES ACQUISITIONS PRIORITAIREMENT VISÉES 3. LES LIEUX

Plus en détail

PRÉSENTATION GÉNÉRALE DES OBJECTIFS PÉDAGOGIQUES. Intervenants Enseignant de la classe, Assistante d Education CÔTÉ SCIENCES

PRÉSENTATION GÉNÉRALE DES OBJECTIFS PÉDAGOGIQUES. Intervenants Enseignant de la classe, Assistante d Education CÔTÉ SCIENCES PRÉSENTATION GÉNÉRALE DES OBJECTIFS PÉDAGOGIQUES Objet Module scolaire, CÔTÉ SCIENCES Intervenants Enseignant de la classe, Assistante d Education CÔTÉ SCIENCES Public scolaire visé CE2-CM1-CM2 Durée du

Plus en détail

EXEMPLES D ADÉQUATION ENTRE LES COMPÉTENCES, LES TRAVAUX RÉALISÉS ET LES SYMBOLES POSSIBLES

EXEMPLES D ADÉQUATION ENTRE LES COMPÉTENCES, LES TRAVAUX RÉALISÉS ET LES SYMBOLES POSSIBLES EXEMPLES D ADÉQUATION ENTRE LES COMPÉTENCES, LES TRAVAUX RÉALISÉS ET LES SYMBOLES POSSIBLES Evaluation du niveau de compétences de l agent en électricité Qualification Inscriptions possibles Non électricien

Plus en détail

Les «devoirs à la maison», une question au cœur des pratiques pédagogiques

Les «devoirs à la maison», une question au cœur des pratiques pédagogiques Les «devoirs à la maison», une question au cœur des pratiques pédagogiques Parmi les trois domaines d activités proposés aux élèves volontaires dans le cadre de l accompagnement éducatif, «l aide aux devoirs

Plus en détail

NOM : Groupe : Prénom : Câblage HABITAT. Objectif général du T. P. Réaliser en encastré l installation électrique d une chambre.

NOM : Groupe : Prénom : Câblage HABITAT. Objectif général du T. P. Réaliser en encastré l installation électrique d une chambre. NOM : Prénom : Groupe : Câblage HABITAT TP n 2 : Câblage Chambre Objectif général du T. P Réaliser en encastré l installation électrique d une chambre Bac Pro ELEEC 1 - Cahier des charges : Lors de la

Plus en détail

Tension continue et tension alternative périodique

Tension continue et tension alternative périodique Sommaire de la séquence 9 Tension continue et tension alternative périodique t Séance 1 Différentes tensions électriques et variations d une tension électrique Les générateurs électriques fournissent-ils

Plus en détail

Enseignement professionnel. 2 ème degré. Electricité. Institut Saint-Joseph (Ecole Technique)

Enseignement professionnel. 2 ème degré. Electricité. Institut Saint-Joseph (Ecole Technique) Enseignement professionnel 2 ème degré Electricité Institut Saint-Joseph (Ecole Technique) Deuxième degré professionnel Electricité Grille Horaire ELEC 3 4 A. FORMATION OBLIGATOIRE Religion 2 Français

Plus en détail

Exercices Alternatifs. Quelqu un aurait-il vu passer un polynôme?

Exercices Alternatifs. Quelqu un aurait-il vu passer un polynôme? Exercices Alternatifs Quelqu un aurait-il vu passer un polynôme? c 2004 Frédéric Le Roux, François Béguin (copyleft LDL : Licence pour Documents Libres). Sources et figures: polynome-lagrange/. Version

Plus en détail

Exercices Alternatifs. Quelqu un aurait-il vu passer un polynôme?

Exercices Alternatifs. Quelqu un aurait-il vu passer un polynôme? Exercices Alternatifs Quelqu un aurait-il vu passer un polynôme? c 2004 Frédéric Le Roux, François Béguin (copyleft LDL : Licence pour Documents Libres). Sources et figures: polynome-lagrange/. Version

Plus en détail

La charge électrique C6. La charge électrique

La charge électrique C6. La charge électrique Fiche ACTIVIT UM 8. / UM 8. / 8. La charge électrique 8. La charge électrique C6 Manuel, p. 74 à 79 Manuel, p. 74 à 79 Synergie UM S8 Corrigé Démonstration La charge par induction. Comment un électroscope

Plus en détail

LES CARTES À POINTS : POUR UNE MEILLEURE PERCEPTION

LES CARTES À POINTS : POUR UNE MEILLEURE PERCEPTION LES CARTES À POINTS : POUR UNE MEILLEURE PERCEPTION DES NOMBRES par Jean-Luc BREGEON professeur formateur à l IUFM d Auvergne LE PROBLÈME DE LA REPRÉSENTATION DES NOMBRES On ne conçoit pas un premier enseignement

Plus en détail

Apprendre, oui... mais à ma manière. Siham Kortas Enseignante en TÉE Cégep Marie-Victorin

Apprendre, oui... mais à ma manière. Siham Kortas Enseignante en TÉE Cégep Marie-Victorin Apprendre, oui... mais à ma manière Siham Kortas Enseignante en TÉE Cégep Marie-Victorin La motivation scolaire prend son origine dans les perceptions qu un étudiant a de lui-même, et celui-ci doit jouer

Plus en détail

Sciences de Gestion Spécialité : SYSTÈMES D INFORMATION DE GESTION

Sciences de Gestion Spécialité : SYSTÈMES D INFORMATION DE GESTION Sciences de Gestion Spécialité : SYSTÈMES D INFORMATION DE GESTION Classe de terminale de la série Sciences et Technologie du Management et de la Gestion Préambule Présentation Les technologies de l information

Plus en détail

MATHÉMATIQUES. Les préalables pour l algèbre MAT-P020-1 DÉFINITION DU DOMAINE D EXAMEN

MATHÉMATIQUES. Les préalables pour l algèbre MAT-P020-1 DÉFINITION DU DOMAINE D EXAMEN MATHÉMATIQUES Les préalables pour l algèbre MAT-P020-1 DÉFINITION DU DOMAINE D EXAMEN Mars 2001 MATHÉMATIQUES Les préalables pour l algèbre MAT-P020-1 DÉFINITION DU DOMAINE D EXAMEN Mars 2001 Direction

Plus en détail

Première STMG1 2014-2015 progression. - 1. Séquence : Proportion d une sous population dans une population.

Première STMG1 2014-2015 progression. - 1. Séquence : Proportion d une sous population dans une population. Première STMG1 2014-2015 progression. - 1 Table des matières Fil rouge. 3 Axes du programme. 3 Séquence : Proportion d une sous population dans une population. 3 Information chiffrée : connaître et exploiter

Plus en détail

LES NOUVEAUX PROGRAMMES DE

LES NOUVEAUX PROGRAMMES DE LES NOUVEAUX PROGRAMMES DE MATHÉMATIQUES EN STS M A T H S S T S Animation académique Taverny lundi 24 mars 2014 et Savigny sur Orge vendredi 28 mars 2014 PREMIERS REPÈRES Les programmes de STS ont été

Plus en détail

Génie Industriel et Maintenance

Génie Industriel et Maintenance Visite du département Génie Industriel et Maintenance Pour qu aucun de ces systèmes ne tombe en panne. Plan de la visite 1 2 3 4 6 5 1 er Etage 7 8 Rez-de-chaussée 1 Laboratoire de recherche Rôles : L

Plus en détail

MPI Activité.10 : Logique binaire Portes logiques

MPI Activité.10 : Logique binaire Portes logiques MPI Activité.10 : Logique binaire Portes logiques I. Introduction De nombreux domaines font appel aux circuits logiques de commutation : non seulement l'informatique, mais aussi les technologies de l'asservissement

Plus en détail

Séquence 14 : puissance et énergie électrique Cours niveau troisième

Séquence 14 : puissance et énergie électrique Cours niveau troisième Séquence 14 : puissance et énergie électrique Cours niveau troisième Objectifs : - Savoir que : o Le watt (W) est l unité de puissance o Le joule (J) est l unité de l énergie o L intensité du courant électrique

Plus en détail

Nom de l application

Nom de l application Ministère de l Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique Direction Générale des Etudes Technologiques Institut Supérieur des Etudes Technologiques de Gafsa Département Technologies de l Informatique

Plus en détail

Induction électromagnétique

Induction électromagnétique Induction électromagnétique Sommaire I) Théorie de l induction électromagnétique..2 A. Introduction 2 B. Notion de force électromotrice 3 C. Loi de Faraday..5 D. Quelques applications.7 Spire circulaire

Plus en détail

ELEC2753 Electrotechnique examen du 11/06/2012

ELEC2753 Electrotechnique examen du 11/06/2012 ELEC2753 Electrotechnique examen du 11/06/2012 Pour faciliter la correction et la surveillance, merci de répondre aux 3 questions sur des feuilles différentes et d'écrire immédiatement votre nom sur toutes

Plus en détail

APPRENDRE LA CHIMIE EN ZEP

APPRENDRE LA CHIMIE EN ZEP Résumé du rapport de recherche destiné au Centre Alain Savary, INRP APPRENDRE LA CHIMIE EN ZEP Martine Méheut, Olivier Prézeau INRP, Centre Alain Savary Apprendre la chimie en ZEP Résumé 1 Dans une perspective

Plus en détail

Découvrir le monde à l école maternelle

Découvrir le monde à l école maternelle Découvrir le monde à l école maternelle Faire des sciences à l école en se questionnant et se confrontant au réel en mettant en œuvre une démarche d investigation en ayant un regard critique en travaillant

Plus en détail

ORGANISATION MODULAIRE C.A.P. PROELEC

ORGANISATION MODULAIRE C.A.P. PROELEC ORGANISATION MODULAIRE C.A.P. PROELEC Rapport réalisé avec le soutien du fonds social européen (FSE) DAFCO Formation continue Académie de Reims 2010 ORGANISATION MATÉRIELLE Mesureurs : - voltmètre, - pince

Plus en détail

1 000 W ; 1 500 W ; 2 000 W ; 2 500 W. La chambre que je dois équiper a pour dimensions : longueur : 6 m largeur : 4 m hauteur : 2,50 m.

1 000 W ; 1 500 W ; 2 000 W ; 2 500 W. La chambre que je dois équiper a pour dimensions : longueur : 6 m largeur : 4 m hauteur : 2,50 m. EXERCICES SUR LA PUISSANCE DU COURANT ÉLECTRIQUE Exercice 1 En zone tempérée pour une habitation moyennement isolée il faut compter 40 W/m 3. Sur un catalogue, 4 modèles de radiateurs électriques sont

Plus en détail

Spécialité auxiliaire en prothèse dentaire du brevet d études professionnelles. ANNEXE IIb DEFINITION DES EPREUVES

Spécialité auxiliaire en prothèse dentaire du brevet d études professionnelles. ANNEXE IIb DEFINITION DES EPREUVES ANNEXE IIb DEFINITION DES EPREUVES 51 Epreuve EP1 : ANALYSE ET COMMUNICATION TECHNOLOGIQUES UP1 Coefficient 4 Finalité et objectifs de l épreuve L épreuve vise à évaluer la capacité du candidat à mobiliser

Plus en détail

PRODUCTION DE L ENERGIE ELECTRIQUE

PRODUCTION DE L ENERGIE ELECTRIQUE PRODUCTION DE L ENERGIE ELECTRIQUE Fiche Élève i Objectifs Connaître le principe de production de l électricité par une génératrice de vélo. Savoir quelle est la partie commune à toutes les centrales électriques.

Plus en détail

TECHNIQUES DE SURVIE ÉCRITURE Leçon de littératie 2.6

TECHNIQUES DE SURVIE ÉCRITURE Leçon de littératie 2.6 Clair et net! Comprendre, structurer et expliquer un concept. Apprentissage critique Comprendre et apprécier l importance de fournir des consignes claires. Tenir compte du point de vue de l auditoire et

Plus en détail

LABORATOIRE 4 OSCILLOSCOPE ET CIRCUIT DE REDRESSEMENT INTRODUCTION À L OSCILLOSCOPE

LABORATOIRE 4 OSCILLOSCOPE ET CIRCUIT DE REDRESSEMENT INTRODUCTION À L OSCILLOSCOPE LABORATOIRE 4 OSCILLOSCOPE ET CIRCUIT DE REDRESSEMENT INTRODUCTION À L OSCILLOSCOPE QU EST-CE QU UN OSCILLOSCOPE... Un oscilloscope est un appareil permettant d analyser avec une grande précision le comportement

Plus en détail

Qu est-ce qu une problématique?

Qu est-ce qu une problématique? Fiche méthodologique préparée par Cécile Vigour octobre 2006 1 Qu est-ce qu une problématique? Trois étapes : 1. Définition de la problématique 2. Qu est-ce qu une bonne problématique? 3. Comment problématiser?

Plus en détail

PRODUIRE DES SIGNAUX 1 : LES ONDES ELECTROMAGNETIQUES, SUPPORT DE CHOIX POUR TRANSMETTRE DES INFORMATIONS

PRODUIRE DES SIGNAUX 1 : LES ONDES ELECTROMAGNETIQUES, SUPPORT DE CHOIX POUR TRANSMETTRE DES INFORMATIONS PRODUIRE DES SIGNAUX 1 : LES ONDES ELECTROMAGNETIQUES, SUPPORT DE CHOIX POUR TRANSMETTRE DES INFORMATIONS Matériel : Un GBF Un haut-parleur Un microphone avec adaptateur fiche banane Une DEL Une résistance

Plus en détail

ET 24 : Modèle de comportement d un système Boucles de programmation avec Labview.

ET 24 : Modèle de comportement d un système Boucles de programmation avec Labview. ET 24 : Modèle de comportement d un système Boucles de programmation avec Labview. Sciences et Technologies de l Industrie et du Développement Durable Formation des enseignants parcours : ET24 Modèle de

Plus en détail

Codage MPEG-4 de dessins animés

Codage MPEG-4 de dessins animés Codage MPEG-4 de dessins animés Jean-Claude Moissinac Cyril Concolato Jean-Claude Dufourd Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications 46 rue Barrault 75013 Paris cyril.concolato@enst.fr, dufourd@enst.fr,

Plus en détail

Fonctions logiques élémentaires

Fonctions logiques élémentaires Fonctions logiques élémentaires II. Systèmes binaires et algèbre de oole ctuellement, alors que les ordinateurs analogiques sont encore du domaine de la recherche, les informations traitées par les systèmes

Plus en détail

L ÉLECTROCUTION Intensité Durée Perception des effets 0,5 à 1 ma. Seuil de perception suivant l'état de la peau 8 ma

L ÉLECTROCUTION Intensité Durée Perception des effets 0,5 à 1 ma. Seuil de perception suivant l'état de la peau 8 ma TP THÈME LUMIÈRES ARTIFICIELLES 1STD2A CHAP.VI. INSTALLATION D ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE SÉCURISÉE I. RISQUES D UNE ÉLECTROCUTION TP M 02 C PAGE 1 / 4 Courant Effets électriques 0,5 ma Seuil de perception -

Plus en détail

Les diplômes. Session 2012

Les diplômes. Session 2012 note d information 13.05 AVRIL À la session 2012, 557 600 diplômes de l enseignement des niveaux IV et V ont été délivrés en France, dont 90 % par le ministère de l éducation nationale. 40 % de ces diplômes

Plus en détail

Modifier l installation électrique dans un garage

Modifier l installation électrique dans un garage NOM : Date et Heure : Prénom : Câblage HABITAT TP n 1 bis : Câblage Garage Objectif général du T. P Modifier l installation électrique dans un garage Temps du TP : 4h 2de BAC PRO ELEEC 1 - Cahier des charges

Plus en détail

Physique, chapitre 8 : La tension alternative

Physique, chapitre 8 : La tension alternative Physique, chapitre 8 : La tension alternative 1. La tension alternative 1.1 Différence entre une tension continue et une tension alternative Une tension est dite continue quand sa valeur ne change pas.

Plus en détail

Cet exposé s intègre dans les travaux développés par une Equipe en Projet INRP-IUFM,

Cet exposé s intègre dans les travaux développés par une Equipe en Projet INRP-IUFM, 15 Les nouvelles technologies et les stagiaires IUFM : une appropriation mal contrôlée Philippe Le Borgne IUFM de Franche-Comté philippe.leborgne@fcomte.iufm.fr PRÉSENTATION Cet exposé s intègre dans les

Plus en détail

PROGRAMME DE MATHEMATIQUES ANNEES 4 à 7 DU SECONDAIRE

PROGRAMME DE MATHEMATIQUES ANNEES 4 à 7 DU SECONDAIRE Ecoles européennes Bureau du Secrétaire Général Ref. : 2010-D-441-fr-5 Orig. : FR PROGRAMME DE MATHEMATIQUES ANNEES 4 à 7 DU SECONDAIRE Préambule aux programmes SUIVI DU COMITE PEDAGOGIQUE MIXTE DES 9,

Plus en détail

CH IV) Courant alternatif Oscilloscope.

CH IV) Courant alternatif Oscilloscope. CH IV) Courant alternatif Oscilloscope. Il existe deux types de courant, le courant continu et le courant alternatif. I) Courant alternatif : Observons une coupe transversale d une «dynamo» de vélo. Galet

Plus en détail

INF 1250 INTRODUCTION AUX BASES DE DONNÉES. Guide d étude

INF 1250 INTRODUCTION AUX BASES DE DONNÉES. Guide d étude INF 1250 INTRODUCTION AUX BASES DE DONNÉES Guide d étude Sous la direction de Olga Mariño Télé-université Montréal (Québec) 2011 INF 1250 Introduction aux bases de données 2 INTRODUCTION Le Guide d étude

Plus en détail

VIII- Circuits séquentiels. Mémoires

VIII- Circuits séquentiels. Mémoires 1 VIII- Circuits séquentiels. Mémoires Maintenant le temps va intervenir. Nous avions déjà indiqué que la traversée d une porte ne se faisait pas instantanément et qu il fallait en tenir compte, notamment

Plus en détail

Filtrage - Intégration - Redressement - Lissage

Filtrage - Intégration - Redressement - Lissage PCSI - Stanislas - Electrocinétique - TP N 3 - Filtrage - Intégration - Redressement - Lissage Filtrage - Intégration - Redressement - Lissage Prenez en note tout élément pouvant figurer dans un compte-rendu

Plus en détail

Une stratégie d enseignement de la pensée critique

Une stratégie d enseignement de la pensée critique Une stratégie d enseignement de la pensée critique Jacques Boisvert Professeur de psychologie Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu La pensée critique fait partie des capacités à développer dans la formation

Plus en détail

FORMATION CONTINUE SUR L UTILISATION D EXCEL DANS L ENSEIGNEMENT Expérience de l E.N.S de Tétouan (Maroc)

FORMATION CONTINUE SUR L UTILISATION D EXCEL DANS L ENSEIGNEMENT Expérience de l E.N.S de Tétouan (Maroc) 87 FORMATION CONTINUE SUR L UTILISATION D EXCEL DANS L ENSEIGNEMENT Expérience de l E.N.S de Tétouan (Maroc) Dans le cadre de la réforme pédagogique et de l intérêt que porte le Ministère de l Éducation

Plus en détail

Méthode d extraction des signaux faibles

Méthode d extraction des signaux faibles Méthode d extraction des signaux faibles Cristelle ROUX GFI Bénélux, Luxembourg cristelle.roux@gfi.be 1. Introduction Au début d une analyse stratégique, la première question posée est très souvent la

Plus en détail

CH 11: PUIssance et Énergie électrique

CH 11: PUIssance et Énergie électrique Objectifs: CH 11: PUssance et Énergie électrique Les exercices Tests ou " Vérifie tes connaissances " de chaque chapitre sont à faire sur le cahier de brouillon pendant toute l année. Tous les schémas

Plus en détail

MATIE RE DU COURS DE PHYSIQUE

MATIE RE DU COURS DE PHYSIQUE MATIE RE DU COURS DE PHYSIQUE Titulaire : A. Rauw 5h/semaine 1) MÉCANIQUE a) Cinématique ii) Référentiel Relativité des notions de repos et mouvement Relativité de la notion de trajectoire Référentiel

Plus en détail

Chapitre 3 CONDUCTEURS ET ISOLANTS

Chapitre 3 CONDUCTEURS ET ISOLANTS Chapitre 3 CONDUCTEURS ET ISOLANTS Circuit à réaliser Réalisez les circuits ci-dessous, constitué d une lampe (ou une D.E.L. qui est plus sensible que la lampe), une pile et des objets conducteurs ou isolants.

Plus en détail

UNE EXPERIENCE, EN COURS PREPARATOIRE, POUR FAIRE ORGANISER DE L INFORMATION EN TABLEAU

UNE EXPERIENCE, EN COURS PREPARATOIRE, POUR FAIRE ORGANISER DE L INFORMATION EN TABLEAU Odile VERBAERE UNE EXPERIENCE, EN COURS PREPARATOIRE, POUR FAIRE ORGANISER DE L INFORMATION EN TABLEAU Résumé : Cet article présente une réflexion sur une activité de construction de tableau, y compris

Plus en détail

EXAMEN CRITIQUE D UN DOSSIER TECHNIQUE

EXAMEN CRITIQUE D UN DOSSIER TECHNIQUE EXAMEN CRITIQUE D UN DOSSIER TECHNIQUE (Préparation : 5 heures -- Exposé et Questions : 1 heure) Rapport établi par : P.J. BARRE, E. JEAY, D. MARQUIS, P. RAY, A. THIMJO 1. PRESENTATION DE L EPREUVE 1.1.

Plus en détail

eduscol Ressources pour la voie professionnelle Français Ressources pour les classes préparatoires au baccalauréat professionnel

eduscol Ressources pour la voie professionnelle Français Ressources pour les classes préparatoires au baccalauréat professionnel eduscol Ressources pour la voie professionnelle Ressources pour les classes préparatoires au baccalauréat professionnel Français Présentation des programmes 2009 du baccalauréat professionnel Ces documents

Plus en détail

NOM : Prénom : Date de naissance : Ecole : CM2 Palier 2

NOM : Prénom : Date de naissance : Ecole : CM2 Palier 2 NOM : Prénom : Date de naissance : Ecole : CM2 Palier 2 Résultats aux évaluations nationales CM2 Annexe 1 Résultats de l élève Compétence validée Lire / Ecrire / Vocabulaire / Grammaire / Orthographe /

Plus en détail

STI2D : Enseignements Technologiques Transversaux

STI2D : Enseignements Technologiques Transversaux STI2D : Enseignements Technologiques Transversaux Activité : Etude des transfert énergétiques dans la cafetière Nespresso Problématique : On calcule la puissance électrique consommée, on détermine l énergie

Plus en détail

LE PROBLÈME DE RECHERCHE ET LA PROBLÉMATIQUE

LE PROBLÈME DE RECHERCHE ET LA PROBLÉMATIQUE LE PROBLÈME DE RECHERCHE ET LA PROBLÉMATIQUE Un problème de recherche est l écart qui existe entre ce que nous savons et ce que nous voudrions savoir à propos d un phénomène donné. Tout problème de recherche

Plus en détail

LYCEE PROFESSIONNEL CAP. Bac. Bac. Bac Pro MEI Maintenance des Equipements Industriels. Bac Pro ELEEC. Bac Pro. Bac Pro

LYCEE PROFESSIONNEL CAP. Bac. Bac. Bac Pro MEI Maintenance des Equipements Industriels. Bac Pro ELEEC. Bac Pro. Bac Pro LYCEE PROFESSIONNEL BTS-IUT-Vie Active Vie Active Bac Pro Comptabilité Bac Techno. 1ère Adaptation Bac Pro, mentions complémentaires... Bac Pro Productique Mécanique PAR ALTERNANCE Bac Techno. 1ère Adaptation

Plus en détail

Rapport d évaluation du master

Rapport d évaluation du master Section des Formations et des diplômes Rapport d évaluation du master Mathématiques et informatique appliquées aux sciences humaines et sociales (MIASHS) de l Université Lille 3 Sciences humaines et sociales

Plus en détail

Le moteur asynchrone triphasé

Le moteur asynchrone triphasé Cours d Electricité 2 Électrotechnique Le moteur asynchrone triphasé I.U.T Mesures Physiques Université Montpellier 2 Année universitaire 2008-2009 Table des matières 1 Définition et description 2 2 Principe

Plus en détail

Référentiel du Baccalauréat professionnel MAINTENANCE DES EQUIPEMENTS INDUSTRIELS

Référentiel du Baccalauréat professionnel MAINTENANCE DES EQUIPEMENTS INDUSTRIELS Référentiel du Baccalauréat professionnel MAINTENANCE DES EQUIPEMENTS INDUSTRIELS Juin 2005 SOMMAIRE DES ANNEXES DE L ARRÊTÉ DE CRÉATION DU DIPLÔME ANNEXE I : RÉFÉRENTIELS DU DIPLÔME I a. Référentiel

Plus en détail

Disparités entre les cantons dans tous les domaines examinés

Disparités entre les cantons dans tous les domaines examinés Office fédéral de la statistique Bundesamt für Statistik Ufficio federale di statistica Uffizi federal da statistica Swiss Federal Statistical Office EMBARGO: 02.05.2005, 11:00 COMMUNIQUÉ DE PRESSE MEDIENMITTEILUNG

Plus en détail

Eléments du programme

Eléments du programme L ELECTRICITE Eléments du programme Cycle 2 : Les objets et les matériaux Réalisation d un circuit électrique simple. Principes élémentaires de sécurité des personnes et des biens dans l utilisation de

Plus en détail

Système d alarme Liste des pièces : Outils recommandés :

Système d alarme Liste des pièces : Outils recommandés : Système d alarme Nom : Classe : Liste des pièces : Outils recommandés : 1 résistance R1...1,8 K Ohm, marron-gris-rouge-or Crayon, règle 1 résistance Rv...180 Ohm, marron-gris-marron-or Marteau 1 transistor

Plus en détail

La maison aux 1000 possibilités techniques

La maison aux 1000 possibilités techniques euille pédagogique N 200.180 La maison aux 1000 possibilités techniques 1 2 1 projet qui peut être exécuté de 2 manières. Les feuilles pédagogiques se rapportant à cet article sont à télécharger sur notre

Plus en détail

Journée pédagogique des stagiaires 1 octobre 2014

Journée pédagogique des stagiaires 1 octobre 2014 Journée pédagogique des stagiaires 1 octobre 2014 LP Blaise Pascal COLMAR Retour d expériences Choisir 2 images qui témoignent de votre ressenti dans votre prise de fonction Restitution au groupe LE REFERENTIEL

Plus en détail

BACCALAURÉAT PROFESSIONNEL EPREUVE DE TRAVAUX PRATIQUES DE SCIENCES PHYSIQUES SUJET A.1

BACCALAURÉAT PROFESSIONNEL EPREUVE DE TRAVAUX PRATIQUES DE SCIENCES PHYSIQUES SUJET A.1 TP A.1 Page 1/5 BACCALAURÉAT PROFESSIONNEL EPREUVE DE TRAVAUX PRATIQUES DE SCIENCES PHYSIQUES SUJET A.1 Ce document comprend : - une fiche descriptive du sujet destinée à l examinateur : Page 2/5 - une

Plus en détail