Q uel est l'état de n o tre planète? Demain ne ser a-t-il p a s trop tard?

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1 Q uel est l'état de n o tre planète? Demain ne ser a-t-il p a s trop tard? Synthèse des travaux menés durant l'année scolaire par les membres du Club de Citoyens des A.I.L. de Ste Anne Marseille 8 ème, sur les questions d'environnement Les A.I.L. de Sainte Anne adhèrent à la Fédération des Amis de l'instruction Laïque des Bouches du Rhône, Ligue de l'enseignement

2 2 Citations C'est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas. V. Hugo Ce qui caractérise notre époque c'est la perfection des moyens et la confusion des fins. A.Einstein Le défi qui nous attend n'est rien d'autre que d'assurer la survie de l'humanité. A. Gorbatchev Chacun de nous doit être le changement qu il voudrait voir se réaliser dans le monde.. Gandhi Nous n'héritons pas de notre planète, nous l'empruntons à nos enfants. Antoine de Saint-Exupéry Accepter ce monde absurde exige une anesthésie de la lucidité. Sinon, supporterions-nous un seul jour sans réagir le vacarme, la puanteur et l agressivité des automobiles, l asphyxie des salles de travail nimbées de tabac ou la stupidité des spots publicitaires si notre perception avait la moindre acuité? Philippe Laporte Les forêts précèdent les hommes,les déserts les suivent. Chateaubriand- 2

3 INTRODUCTION 3 La synthèse de nos réflexions sur le service public l'an passé se concluait ainsi : "Il faudra être capable d'unifier les mobilisations sur des visées communes que sont l'alimentation en eau, la santé ou l'énergie". Cette réflexion nous a donc conduits à nous interroger cette année sur notre environnement, la responsabilité des activités humaines dans son éventuelle dégradation, les moyens que nous pouvions mettre en œuvre pour léguer à nos enfants une terre encore habitable L'état de la planète est en effet un enjeu mondial qui dépend autant de notre comportement individuel quotidien que des grandes décisions internationales, même si l'empreinte écologique de chacun varie fortement suivant le pays, sa situation personnelle, son consumérisme Il est assez vite apparu que cette réflexion se heurtait à la difficulté de circonscrire le thème, mais aussi à la menace de certains écueils comme la "sacralisation de la nature" au détriment de l'homme ou une approche trop approximative alors que les sujets abordés sont d'ordre scientifique et exigent quelque rigueur. Il n'a donc pas été inutile de rappeler les grands objectifs que nous nous sommes fixés dans le fonctionnement du club de citoyens : S'informer et apprendre, s'écouter et s'enrichir des idées des autres, débattre à propos d'un enjeu de société, c'est-à-dire politique (et non politicien). Cette synthèse est le fruit de l'implication effective de tous les membres du club de Citoyens dans la recherche de documents montrant ainsi leur volonté de comprendre, de s'informer et d'écouter l'autre, dans le but essentiel de mieux appréhender le monde actuel, pour pouvoir affermir leur engagement dans les lieux où ils estiment nécessaire de le faire. Un autre danger menaçait nos débats, un consensus trop rapide, après le constat que la science serait devenue techno science, asservie au marché. Pourtant si la techno science est au service des grandes firmes, il n'en existe pas moins, chez des savants comme chez certains consommateurs, une aspiration éthique vers un développement plus équitable. Nous nous sommes donc placés dans la perspective d'un développement plus équitable et donc raisonné. Une réflexion sur l'avenir de notre planète nous conduit à quatre scénarios possibles, chacun sous-tend une vision différente de la société et donc nécessite un projet politique différent : -Premier scénario, ou celui de l'ordre venant de la puissance : Il induit un monde fragmenté où l'impératif de la sécurité et de la protection prédomine. Les puissances sont focalisées sur leurs intérêts et prêtent peu d'attention aux biens d'utilité publique que sont l'air, l'eau, les océans (d'ailleurs à qui appartiennent les océans?). Dans un tel scénario, la croissance démographique est importante avec en contrepartie une augmentation de la sous-alimentation. -Deuxième scénario, ou orchestration globale : Il induit un monde où le commerce et l'interconnexion sont privilégiés, ce dans le cadre d'une libéralisation totale. Les politiques sont attentifs à l'environnement dit "individuel" investissant beaucoup dans le domaine de santé et de la connaissance pragmatique. Dans un tel scénario, les pays développés connaissent une forte croissance, mais les écosystèmes et les valeurs culturelles sont en régression. -Troisième scénario, ou technico jardin : Il induit un monde fortement interconnecté, l'investissement technologique est important. Il existe une vraie préoccupation de l'environnement : celui-ci est parfaitement géré. Un tel scénario assure le développement des pays industrialisés et maintient la régulation des écosystèmes ; mais dans un tel monde les valeurs culturelles sont en perte de vitesse, affectés par l'influence forte des technologies. -Quatrième scénario, ou mosaïque d'adaptations : Il induit une activité économique et politique centrées sur les écosystèmes, à l'échelle régionale. Les pouvoirs locaux y sont renforcés, l'éducation y est privilégiée (13% du PIB). Les indicateurs sociaux semblent être positifs dans tous les domaines mais la croissance y serait beaucoup plus faible que dans les trois autres scénarios. Le débat a eu lieu, et il a été très animé parfois, car, il s'agit bien, avec un tel sujet, de l'organisation d'une société, voire du monde, c'est-à dire d'un thème d'ordre Politique, au sens plein du terme. Nous avons choisi de vous rendre compte de nos discussions ou interrogations suivant le plan ci-après: Un préambule sur la notion d'environnement Première partie : L'état de la planète et les éléments essentiels à la vie : l'air et l'eau Deuxième partie : Quelques effets du développement : le bruit, les déchets, les conditions de notre alimentation Troisième partie : l'énergie et les transports: impact sur notre environnement En annexe: documents complémentaires. 3

4 PREAMBULE 4 La matière de ce préambule nous a été fournie entièrement par Philip PERDOMO, membre fidèle de notre Club de Citoyens. Elle est percutante et pose carrément le problème de l'adaptation de l'homme sur la terre en rapport, par exemple, aux animaux. Elle a eu l'avantage de nous faire rentrer directement dans le sujet que nous avions choisi, en nous faisant douter de nos "certitudes millénaires", par une remise en cause "existentielle" et "essentielle." Voici son texte: "Si l'on en croit Bernard Weber: «Seul l être humain est inadapté à la terre. Tous les autres animaux y sont adaptés. Chaleur, lumière, communication, tous les autres animaux gèrent parfaitement leurs conditions de vie. Les baleines sont capables de communiquer à plusieurs kilomètres alors que pour les humains l opération devient déjà difficile à quelques mètres à peine. Dans la nature, les animaux sont aptes à passer l hiver sans problème alors qu au-dessous de 10 degrés, un humain nu meurt. [ ]Les animaux ne développent pas de technologies. Mais, en réalité, eux n en ont pas besoin puisqu ils sont naturellement adaptés à cette planète. [ ] Pourquoi les hommes sont-ils les seuls animaux inadaptés de cette planète?» Question pertinente. Pour s adapter et tenter de satisfaire ses quatre besoins fondamentaux : respirer, boire, manger, dormir, l homme a forcé sa nature et la nature. Si le proverbe anglais dit vrai: «L homme raisonnable essaie de s adapter au monde, l homme déraisonnable persiste à essayer d adapter le monde à lui même», ne serions-nous pas "un peu" déraisonnables? Pour s adapter, l animal humain a développé diverses techniques. Non sans inconséquences Et d'abord d avoir oublié qu «avant de choisir nos outils et nos techniques, nous devons choisir nos rêves et nos valeurs, car certaines technologies servent leur réalisation, tandis que d autres les rendent inaccessibles." 1 Nous avons peut-être là une des clefs de notre réflexion sur l environnement : choisir nos rêves et nos valeurs pour agir en conséquence.. Selon François Schneider : "Il s agit de remplacer le forecasting (la prévision) où l on prévoit la situation future en se basant sur la réalité présente, par le backcasting (la post-vision?) où l on prévoit le présent" en se basant sur une situation future désirée. On tente d imaginer l utopie du futur [ ] pour réaliser en retour les étapes nécessaires pour y parvenir." Saint-Exupéry disait : Nous n héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l empruntons à nos enfants. Est-il absurde d'espérer que l Unesco déclare la terre patrimoine de l humanité, à préserver et coûte que coûte et de toute urgence? Gandhi constatait déjà il y a cinquante ans : «Il a fallu toute la planète à l Angleterre pour se développer, combien alors faudra-t-il de planètes pour développer l Inde?» En plus de l Inde, il y a la Chine et tous les pays que, respectueux de leur culture, nous nommerons "Pays Autrement Développés", plutôt qu'en voie de développement. Où trouver les planètes-terres nécessaires pour un développement semblable au nôtre? Nous savons que nous ne disposons que d une seule planète et n en tenons pas compte, persistant à vouloir vivre dans l opulence et le gaspillage, au moins nous, les occidentaux. Notre eau coule à toute heure du robinet, le courant est disponible en permanence, notre nourriture est accessible 24 h sur 24! Est-ce indispensable? Est-ce raisonnable? En dévorant la planète, nous ne lui reconnaissons pas sa réelle valeur. Pour les économistes, ce qui est rare est cher. Et quoi de plus rare et d unique que la nature? De plus précieux et cher si on envisage la dimension spirituelle et le lien vital qui nous fait dépendre de "notre mère nature"? Et pourtant aux yeux des économistes, elle n a aucune valeur en l état. Ce n est qu en l exploitant, comme le capitaliste exploite le salarié, qu elle prend un peu de valeur. Hélas «la planète peut pourvoir aux besoins de tous, mais pas à la cupidité de certains.» - Gandhi. D un côté abondance, de l autre rareté, donc. Nous voulons l abondance de tout pour tous en puisant dans la rareté malgré le fait que notre planète soit par essence un domaine fini. Quel paradoxe! Qui dit abondance, dit gaspillage. Nous gaspillons allégrement notre eau (eau potable pour nettoyer les rues), notre air (en brûlant avec constance des matières premières), notre terre (en la polluant par les engrais, en la bétonnant, goudronnant ), notre énergie (embouteillages, éclairages en plein jour et en pleine nuit (buildings inoccupés ). Mais qui nous parle des conséquences et des coûts de nos actes? Si nous étions informés agirions-nous toujours de même? Consommer responsable, c est comprendre ce que l on achète. Par exemple, que nous ont apporté les montres électroniques par rapports aux mécaniques? Une précision bien inutile et toute relative? Surtout des piles, et des écrans à cristaux liquides, dont la production est vorace en énergie pour en restituer si peu, et dont l élimination est source de pollution. Objet indispensable dont on change comme de vêtements? Si le coût réel, dont celui de la pollution, incluant toute la chaîne de fabrication de la conception à l élimination, avait été pris en compte par le fabricant et expliqué aux consommateurs, combien d objets seraient fabriqués, à quel prix? Et tous les gadgets? Le fabricant les aurait-il produits s il avait était tenu responsable de ses actes et de ses conséquences? Qui se souvient encore des objets consignés? Nous en sommes à l'ère des produits jetables, et du "on ne répare plus, on remplace". A-t-on réellement les moyens de vivre TOUS comme cela? Nos habitudes de vie occidentales, par trop insouciantes, sont à revoir. Gandhi disait encore «Vivez simplement afin que d autres puissent simplement vivre». Un peu de bon sens et de valeurs morales oubliés font parfois mieux que de ronflants concepts à la mode.. Selon l A. D. E. M. E. 2 :le cycle de vie d un produit comprend tout ce qui se passe entre sa conception et son élimination ou sa valorisation en fin de vie, depuis l extraction des matériaux qui le constituent jusqu à son élimination, en passant par sa fabrication, sa distribution, son achat et son utilisation. À chaque étape, un produit a un impact sur l environnement : épuisement des matières premières, consommation d énergie, pollution de l air, de l eau, des sols, production de déchets. Le consommateur a certes sa part de responsabilité, depuis sa décision d achat jusqu à la mort du produit. Etre "écoconsommateur", cela commence dans le magasin, se poursuit à la maison ou sur le lieu de travail, et continue devant une poubelle et 1 Tom Bender, 2 Agence de l environnement et de la maîtrise de l énergie; son ancêtre nous avait fait chasser le gaspi dans les années 70 4

5 les bacs de tri. Devenons donc éco-consommateurs. Mais, quid des fabricants, premiers responsables? La notion de pollueurpayeur, est introduite à demi-mot par la "Loi constitutionnelle relative à la Charte de l environnement" 3 qui proclame : Art. 2. Toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l amélioration de l environnement. Art. 3. Toute personne doit, dans les conditions définies par la loi, prévenir les atteintes qu elle est susceptible de porter à l environnement ou, à défaut, en limiter les conséquences. Art. 4. Toute personne doit contribuer à la réparation des dommages qu elle cause à l environnement, dans les conditions définies par la loi. Extraordinaire "avancée écologique"! Cette notion existe dans le code civil depuis Napoléon sous l article 1382 qui dit Tout fait quelconque de l homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé, à le réparer. Une nouveauté bien ancienne donc! Et qui n a empêché personne de polluer! Rappelons tout de même, le premier article de cette loi constitutionnelle : "Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé." Un autre concept actuel, celui de T. H. Q. E. (la très haute qualité environnementale) nous laisse perplexe. Selon ses promoteurs : "La Qualité Environnementale des bâtiments consiste à maîtriser les impacts des bâtiments sur l environnement extérieur et à créer un environnement intérieur sain et confortable. Il s agit [ ]d intégrer les critères du développement durable dans l activité du bâtiment. La qualité environnementale suppose une prise en compte de l environnement à toutes les étapes de l élaboration et de la vie des bâtiments : programmation, conception, construction, gestion, utilisation, démolition Tous les acteurs de la construction sont concernés, ils doivent donc agir de manière concertée." En clair, c est une procédure de travail dans le bâtiment pour minimiser le plus possible l impact d une construction sur l environnement : construire le plus possible avec les matériaux trouvés sur place, minimiser les transports, récupérer et recycler tous les déchets de construction, bâtir en intégrant un maximum d énergie renouvelable et d économie d énergie dans la vie du bâtiment. Le Collège de la Joliette, à Marseille, est réalisé selon cette procédure. Mais les esquimaux, comme les Africains, construisaient déjà leurs habitations en T. H. Q. E. avec les matériaux trouvés sur place «Le progrès semble proportionnel à notre façon de transformer rapidement une matière première en déchet. Cela explique que les peuples dit primitifs, respectueux de la nature par admiration et par nécessité de survie semblent peu évolués.» - Paul Condt Jadis on consignait les produits. Aujourd'hui, qu importe volumes et objets produits, on se donne bonne conscience en les valorisant. Il ne s agit plus de faire des économies par anticipation, mais de faire de l argent en transformant des déchets en matière première. Et que dire de la "noblesse" du travail des salariés chargés du tri de nos immondices ou des problèmes de santé afférents Alors, où est le progrès? On ne peut ici éviter d'aborder le thème du nucléaire. Au delà de la dimension guerrière de cette énergie, peut-on négliger la durée de vie de ses déchets et la dangerosité de sa mise en œuvre industrielle? Il existe trois catégories de déchets radioactifs 4 : A : Déchets à vie courte (période moins de 30 ans) de faible et moyenne activité. Radioactivité comparable à la radioactivité naturelle d ici 300 ans. Rayonnement β et γ. 5. B : Déchets à vie longue (plusieurs dizaines de milliers d années) de faible et moyenne activité. Rayonnement α, β et γ. C : Déchets à haute activité et dégagement de chaleur pendant plusieurs centaines d années. Rayonnement α, β et γ. Ce domaine, quoique le plus souvent "secret-défense", ne résiste pas à l article 5 de la "Loi constitutionnelle relative à la Charte de l environnement" : "Lorsque la réalisation d un dommage, bien qu incertaine en l état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leurs domaines d attributions, à la mise en oeuvre de procédures d évaluation des risques et à l adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage». Faut-il en conclure qu en France le nucléaire n affecte pas de manière grave et irréversible l environnement? En agriculture aussi, où est passé le bon sens? Ecoutons Francesco d Ingiullo, un agronome italien : "Je réfléchis sur le fait que les plantes sauvages étaient parfois bien envahissantes, tandis qu il fallait prodiguer des soins méticuleux aux plantes cultivées [ ]. Quel dommage qu on ne puisse pas manger le lierre ou que le blé ne pousse pas comme le chiendent! et je me demandais s'il n y avait pas la main de l homme derrière une telle situation malheureuse. Pourquoi faut-il travailler autant pour avoir de quoi vivre, quand les autres animaux n ont qu à ramasser les fruits et les feuilles des plantes sauvages qui, elles, se cultivent toutes seules? Est-ce Mère Nature qui a oublié l homme ou est-ce l homme qui a voulu contrarier sa mère, en pensant pouvoir la dominer? Je fus choqué quand je fis des expériences pratiques dans une ferme biologique qui travaillait sur la sélection et la reproduction des semences. On prenait en considération toujours et seulement les plantes qui avaient une croissance plus performante en ignorant les innombrables facteurs qui avaient pu influencer un tel résultat. La sélection se révélait à mes yeux comme le choix des plantes les plus gâtées. Poursuivre une telle pratique sur plusieurs années, voire des dizaines d années, ne peut qu aboutir à avoir des plantes qui deviennent de plus en plus exigeantes." Fin du texte de Philip. PERDOMO Notre auteur de ce préambule pose cette question philosophique essentielle: est-ce que la "boulimie" de l'homme à transformer son environnement et donc notre planète est tellement pertinente, est-ce que la "philosophie du faire" est vraiment 5 3 adoptée le 28 février 2005 par le Parlement réuni en Congrès 4 Selon la nomenclature officielle (bulletin de la Commission Locale d Information de Cadarache) 5 -les rayonnements alpha (α) sont très peu pénétrants : arrêtés par une feuille de papier ou encore par les couches superficielles de la peau, ils sont dangereux quand ils sont inhalés ou ingérés. -les rayonnements bêta (β) sont moyennement pénétrants : ils peuvent traverser les couches superficielles de la peau mais sont arrêtés par quelques millimètres de métal. -Les rayons gamma (γ) sont très pénétrants. Certains d entre eux nécessitent plusieurs dizaines de centimètres de plomb ou plusieurs mètres de béton pour être arrêtés. 5

6 meilleure que la "philosophie du non faire" dans ce domaine. Pour exemple: La forêt amazonienne, comme n importe quelle autre forêt primaire, croît et embellit sans aide de l homme, développant autant d écosystèmes que nécessaire à son équilibre, que l'homme détruit dès qu'il intervient, et de citer la célèbre phrase de Chateaubriand: «Les forêts précédent les hommes, les déserts les suivent». Alors l'homme est-il vraiment adapté à son environnement ou n'en est-il qu'à une étape de son évolution? Quelle est sa responsabilité dans la dégradation de l'environnement? Quelles sont ses possibilités d'infléchir le cours de son destin? Peut-on contester la notion de progrès et se refuser à mettre en cause les évidences? Par exemple en considérant l'accroissement de la durée de vie y a-t-il vraiment eu progrès imputable à la médecine? Enfin, la protection de l'environnement entre-t-elle en contradiction avec d'autres intérêts pour les hommes? Mais justement quels types d'intérêts? Parler de protection de l'environnement impose de préciser l'état de ses fondements que sont l'air et l'eau L'air et la pollution atmosphérique. Première partie : L'état de la planète : l'air et l'eau Pour tous boire, manger, respirer sont des fonctions auxquelles on ne pense plus tant elles sont évidentes et vitales ; d'ailleurs l'air n'est ni palpable, ni visible, on en oublie son existence! Et ça marche, on l'a même tellement oublié qu'il commence à se rappeler à notre bon souvenir, de manière peut-être encore discrète, mais de plus en plus significative. L'air qui nous environne et qui entoure la terre constitue une partie de l'atmosphère appelée troposphère (au-delà il s'agit de la stratosphère) ; la troposphère est donc une couche constituée d'un mélange de gaz dont l'épaisseur varie de 17 km au-dessus de l'équateur à 7/8 km au-dessus des pôles. Sa composition a été établie au centigramme près par Lavoisier en 1775, ce sont des travaux du 20 ème siècle qui ont montré l'existence des gaz rares dans l'air. L'air sec est ainsi composé : Composition de l'air sec Nom Formule proportion Diazote N 2 78,08% Dioxygène O 2 20,95% Argon-Dioxyde de Carbone-Néon-Hélium Monoxyde d'azote-krypton-méthane Dihydrogène-Xénon-Dioxyde d'azote-ozone Radon 1ppm= 0,0001% Ar -CO 2-Ne-He-NO-Kr-CH 4-H 2-Xe-NO 2-O 3 Rn 0,97% A la température de 40 C, l'air peut contenir de 0 à 7% de vapeur d'eau ; la proportion de vapeur d'eau dépend du taux d'hygrométrie de l'air et de sa température. Notons aussi que le taux de dioxyde de carbone CO 2 varie, subissant une variation annuelle de 6,5 ppm d'amplitude, mais surtout son taux moyen augmente de 1,2 à 1,4 ppm par an (il était de 278 ppm à l'époque préindustrielle, il est de l'ordre de 378 ppm actuellement). Il en est de même pour le méthane dont le taux moyen était de 0,8 ppm à l'époque préindustrielle, pour être de 1,7 actuellement. Or ces deux derniers gaz joue un rôle important dans le réchauffement de la planète,. L'ozone : L'ozone est un gaz de formule O 3. Il s'agit donc d'une variété (allotropique) de l'oxygène O 2. Chimiquement instable, il devient oxygène au bout d'un certain temps. C'est un gaz remarquable à bien des égards. Il s'agit d'un oxydant très fort. Beaucoup plus fort que le chlore, par exemple, ce qui explique son utilisation dans le traitement de l'eau, où il est utilisé comme désinfectant, par sa capacité d'oxyder des composants indésirables comme le fer ou les composés organiques, par exemple. L'ozone est un gaz significativement plus lourd que l'air. Lorsque des fuites surviennent, il se forme des nappes d'ozone de faible épaisseur. On parle parfois du "bon" ozone stratosphérique et du "mauvais" ozone à la surface de la terre, appelé aussi ozone troposphérique. Il faudrait y ajouter l'ozone "technique", c'est à dire l'ozone que l'on génère pour diverses applications, en particulier pour le traitement de l'eau et l'élimination des odeurs. Le "bon" ozone On trouve de l'ozone à assez haute concentration dans la stratosphère terrestre, essentiellement à une altitude comprise entre 15 et 20 km. L'ozone absorbant fortement les rayons ultraviolets, on parle de l'ozone stratosphérique comme étant le "bon ozone", car il nous protège, et protège plantes et animaux, de radiations U.V. qui seraient mortelles. L'ozone comme polluant La pollution génère de l'ozone près de la surface de la terre. C'est ozone dit troposphérique. On a d'abord pensé que l'ozone troposphérique était de l'ozone 6

7 stratosphérique qui serait descendu, puisque beaucoup plus lourd que l'air. Or, il est reconnu aujourd'hui que, si le phénomène de descente d'une partie de l'ozone de la stratosphère vers la troposphère existe bien, il n'est responsable que d'une petite partie de l'ozone troposphérique. La grande majorité de ce dernier résulte des activités humaines, en particuliers de réactions catalysées par la lumière solaire entre des molécules de composés organiques volatiles (COV ou gaz d'échappement dû à la circulation terrestre et aérienne)et l'oxygène de l'air. L'ozone troposphérique a plusieurs effets pervers: irritation des voies respiratoires chez les humains, diminution des récoltes céréalières, accélération de la corrosion de métaux, accélération du vieillissement des plastiques. Les applications de l'ozone: Outre le "bon" et le "mauvais"ozone, il existe aussi l'ozone "technique", généré par l'homme, volontairement, dans des endroits bien précis, pour être utilisé pour ses propriétés oxydantes. Ses principales applications sont, le traitement de l'eau, puisque l'ozone est un excellent substitut du chlore, et le traitement des odeurs dans l'air. L'ozone est aussi utilisé pour ses propriétés oxydantes lors de divers procédés chimiques comme le contrôle de qualité des matières plastiques (tests de vieillissement). Souvent, l'ozone suscite des craintes lors de ses utilisations, car il est connu comme étant un polluant. Il faut rappeler ici que l'ozone est beaucoup moins dangereux que les produits qu'il remplace, en particulier le chlore. Souvent, l'ozone suscite des craintes lors de ses utilisations, car il est connu comme étant un polluant. Il faut rappeler ici que l'ozone est beaucoup moins dangereux que les produits qu'il remplace, en particulier le chlore Les fonctions vitales de l'air : Dans l'air il existe donc plusieurs gaz indispensables à la vie sur Terre : - l'oxygène qui est indispensable pour la respiration et permet les différentes formes de combustions.il est obtenu par la magie de la photosynthèse : transformation du gaz carbonique + eau en oxygène. - l'azote est consommé tout particulièrement par des plantes, et entre dans la constitution des protéines des tissus vivants. - l'ozone stratosphérique qui filtre les rayons ultraviolets Mais ces gaz ont aussi des fonctions simplement utilitaires : l'oxygène sert à souder, à fabriquer de l'acier, l'azote à la fabrication d'engrais, le krypton au fonctionnement d'ampoules etc.. Ainsi l'air que nous respirons et dans lequel nous évoluons est un savant mélange de gaz, naturellement équilibrés ou du moins auquel nous nous sommes conformés au fil de notre évolution ainsi que tous les autres êtres vivants portés par notre Terre. L'action humaine a perturbé cet équilibre, en particulier par le rejet intempestif de diverses substances dans l'atmosphère, une des plus sensibles dégradations de l'environnement. 7 La pollution de l'air est la résultante de multiples facteurs qui caractérisent la civilisation contemporaine : développement des industries extractives, métallurgiques et chimiques, croissance de la consommation d'énergie, de la circulation routière et aérienne, de l'incinération des ordures ménagères, des déchets industriels, utilisation industrielle de certains gaz, etc. Pour des raisons évidentes, concentration des industries, des foyers domestiques, et des véhicules, la pollution atmosphérique sévit surtout en milieu urbanisé. (en annexe II, quelques développements sur ces polluants et leurs effets néfastes.) Par ailleurs depuis la fin des années 1970, on constate une diminution de la teneur en ozone stratosphérique particulièrement marquée au-dessus de l'antarctique, où apparaît lors de chaque printemps austral un trou d'ozone d'ampleur et d'étendue croissante. Or cet ozone stratosphérique nous protégeait des rayonnements ultraviolets (UV) de courte longueur d'onde susceptibles de détruire toute vie terrestre. De même les hydrocarbures imbrûlés constituent des contaminants prépondérants des grandes agglomérations : L'oxyde de carbone (CO), également produit par les combustions incomplètes, principal polluant de l'air est un toxique très puissant qui bloque la fixation de l'oxygène par l'hémoglobine en se combinant à cette dernière de façon irréversible. Bien qu'il soit un constituant normal de l'atmosphère, le gaz carbonique (CO2), depuis la révolution industrielle et l'usage massif des combustibles fossiles, est rejeté dans l'air en quantités considérables, perturbant le cycle naturel du carbone. Or le CO2 est responsable de l'effet de serre qui, en retenant au voisinage du sol les rayonnements infrarouges, assure un certain équilibre thermique. Tout accroissement de sa concentration atmosphérique induit automatiquement un réchauffement des basses couches de la troposphère. et une probable baisse des précipitations dans les zones tempérées. L' effet de serre est actuellement, de l'avis de tous les scientifiques s'intéressant à cette discipline, le risque majeur. Les effets sur le réchauffement du climat sont certains. Les estimations suivant les scénarios de comportement des humains, vont de 1,5 à 5 C et plus pour la fin du XXI ème siècle. Selon de nombreux climatologues, la situation est si fortement dégradée que, même si on parvenait à limiter rapidement et suffisamment les émissions de CO2, il faudrait plus d'un siècle pour arrêter le réchauffement. Or, une différence de seulement quelques degrés n'est pas un changement mineur: lors de la dernière glaciation, avec 5 C en moins, le niveau de la mer avait baissé de 120m environ (on passait à pied sec de France en Angleterre). Jusque dans les années 70 la pollution atmosphérique était considérée comme un problème local, certaines zones urbaines industrialisées étaient sujettes à des manifestations de pollution. Au constat des forêts atteintes par les pluies acides, on a parlé de pollutions transfrontalières. Aujourd'hui avec l'appauvrissement de la couche d'ozone et l'effet de serre, la pollution atmosphérique est enfin considérée à l'échelon 7

8 mondial et ses conséquences sont devenus un enjeu planétaire. L'air que nous respirons, l'air source de vie, est donc aujourd'hui considérablement altéré par notre mode de vie et notre société industrielle et nous impose de repenser nos modes de développement, si croissance devait signifier désormais détérioration de notre environnement. Pourtant l'angleterre a pu diminuer de 12% ses émissions au moment même où son économie croissait de 30%, prouvant ainsi que la diminution de l'émission de CO2 n'appauvrit pas si le développement de nouvelles technologies s'accompagne d'une meilleur contrôle des taux de pollution. Cette transformation que subit l'atmosphère s'opère rapidement ; des effets sont déjà perceptibles, nous interrogeant sur l'harmonie entre l'homme et la Nature. Peut-on encore parler d'harmonie quand l'homme ignore les conséquences de ses actes? Demain ne sera-t-il pas déjà trop tard pour la santé de nos enfants? 2-L'eau : sa consommation, des réserves surexploitées, gaspillées et polluées L'eau en quelques chiffres : Les océans représentent plus de 97% des eaux terrestres et l'eau douce seulement 2,6 %, (dont 2% sous forme de glace et un petit 0,6% dans les eaux douces terrestres : lacs, fleuves, eaux souterraines et humidité des sols) ; les rivières, qui sont abondamment exploitées pour l'alimentation en eau et l'évacuation des déchets, ne représentent que 0,003% de cette eau douce et la vapeur d'eau atmosphérique moins de 0,001%. Quant à la totalité de l'eau contenue dans les cellules vivantes, elle correspond à moins de 0,000 1% de l'ensemble, soit tout de même kilomètres cubes. Alors qu'il y a cinquante ans les réserves d'eau étaient estimées à m 3 /an/habitant, elles n'étaient plus que de m 3 en 2000 et tomberaient à m 3 d'ici vingt ans. Si déjà aujourd'hui un milliard et demi de personnes vivent dans des pays en état de stress hydrique, c'est-à-dire avec des ressources en eau jugées insuffisantes (moins de m 3 / an / habitant), d'ici vingt ans ce sont trois milliards d'individus pourraient être concernés. 6 L'histoire de l'eau et celle des hommes sont intimement liées. La recherche de points d'eau a longtemps mobilisé les énergies et les civilisations sont nées sur le cours des grands fleuves. Des porteurs d'eau à la distribution de l'eau potable à domicile, des aqueducs romains aux usines modernes de traitement des eaux, de la répartition empirique des usages de l'eau par les différents corps de métier à la gestion rationnelle et institutionnalisée des ressources, la conquête de l'eau par l'homme fut longue. Ainsi dans les années 350 avant Jésus-Christ le philosophe grec, Platon, écrivait : "L eau est, de tous les aliments du jardinage, assurément le plus nourrissant, mais elle est facile à corrompre : ni la terre, en effet, ni le soleil, ni les vents, qui nourrissent les plantes, ne sont faciles à perdre par des drogues, des dérivations ou même des vols mais l eau 6 Zones les plus favorisées : Groenland, Guyane française, Islande, Surinam. Zones les plus démunies : Emirats arabes unis, bande de Gaza, Koweït, Seychelles, Cisjordanie. (L'Eau dans le monde, d'yves Lacoste - Petite encyclopédie Larousse, 2004) 8 est, de nature, exposée à tous ces inconvénients : aussi faut-il une loi pour la protéger. Voici donc cette loi : quiconque détruira volontairement chez autrui l eau de source ou de citerne, soit en la droguant, l arrêtant dans des fosses ou la volant, sa victime le citera devant les astynomes en déclarant par écrit le montant du dommage. Celui qui sera convaincu de torts causés par des drogues, devra non seulement payer l amende, mais en outre purifier les sources de l eau ou la citerne en se conformant aux règles formulées impérativement, pour cette purification." 7 C'est qu'en effet tout organisme animal, ou végétal renferme de l'eau qui par la masse est de loin le composant principal de la matière vivante. Chez l'homme, l'eau représente en moyenne 61% de sa masse. L'eau est nantie de propriétés originales, présente sur la terre depuis sa formation, en mouvement permanent entre ses différents réservoirs indispensables à l'éclosion de la vie et à son maintien au sein des écosystèmes aquatiques et sur les continents ; nécessaire à nombre d'activités et réalisations humaines, elle est la substance essentielle à la survie et au développement de l'humanité. En théorie, l'eau brute destinée à la consommation humaine subit un cycle qui peut être décomposé en cinq étapes : captage, transport, production d'eau potable, distribution, puis collecte et dépollution des eaux usées. L'eau brute est prélevée dans un cours d'eau ou dans une nappe d'eau souterraine. Acheminée vers une usine de production d'eau potable elle y subit divers traitements physiques, chimiques et biologiques pour la rendre potable avant d'être distribuée aux consommateurs. Après usage, elle est recueillie et conduite vers les usines de dépollution, avant d'être rendue à la nature. Ce cycle de l'eau de consommation nécessite d'énormes infrastructures. Ainsi l'alimentation en eau de l'ensemble de la population française nécessite captages, kilomètres de canalisations et près de usines de production d'eau potable, à quoi il faut ajouter les installations de collecte et de dépollution des eaux usées, soit kilomètres de canalisations et usines de dépollution. A l'évidence, seuls les pays riches peuvent se doter de tels équipements, impensables dans des pays "en voie de développement". Par ailleurs l'exploitation intensive de l'eau dans nos pays dits développés va de pair avec la pollution des réserves, alors que les besoins d'une population mondiale en forte expansion augmentent considérablement. D'un côté gaspillage effréné, de l'autre graves pénuries d'un élément indispensable à la vie : pourtant 1,4 milliard d'hommes sont privés d'accès à l'eau potable. Par ailleurs plusieurs facteurs tendent à réduire les disponibilités en eau : la mauvaise gestion, le gaspillage et la pollution des réserves S'il est possible de puiser sans compter dans la réserve annuelle des cours d'eau, l'exploitation des nappes phréatiques est plus délicate et risque à terme d'entraîner leur épuisement ; en effet quoique leur renouvellement soit très lent, parfois bien au-delà de l'échelle humaine, certaines sont fortement exploitées, notamment à des fins d'irrigation ; des experts prévoient même leur épuisement dans les trente prochaines années. 7 Platon, Les lois -livre VIII 8

9 Mais le problème de l'eau dans le monde n'est pas seulement quantitatif, il est aussi qualitatif ; plus la consommation d'eau augment plus les rejets des eaux usées et d'effluents sont importants ; cette pollution pourrait rendre progressivement inexploitables les réserves en eau (déjà 73% des eaux testées sont polluées en nitrates et pesticides). Heureusement la pollution de l'eau ou son manque étant immédiatement perceptibles on peut espérer une réaction humaine plus rapide, contrairement à la dégradation de l'air, plus discrète, qui ne commence à nous inquiéter que lorsque les dégâts sont bien avancés. L'eau est indispensable aux activités humaines. Audelà des besoins physiologiques quotidiens et quasi incompressibles - environ 3 litres par jour / personne -, on distingue les usages domestiques, agricoles et industriels. Les industries chimiques et papetières sont de gros consommateurs d'eau, moins cependant que l'agriculture qui utilise 70% des réserves d'eau dans le monde et en gaspille une grande partie, d'une part parce que plus de la moitié de l'eau requise par les modes traditionnels d'irrigation est perdue par évaporation, d'autre part parce que la rentabilité conduit à une gestion irrationnelle des cultures (le maïs exige 25% des eaux consommées par l'agriculture, le tournesol est beaucoup moins exigeant). "La France a connu la plus forte croissance des terres irriguées de toute l'union européenne avec ha de plus entre 1980 et 1996, et dans les années 90. Il faut dire que les primes à l'irrigation n'incitent pas à y aller mollo sur l'arrosage. [ ] Un céréalier de la Vienne empoche 530 euros par hectare irrigué contre 340 par hectare non irrigué. Quant au maïs, grand assoiffé s'il en est, il représente 80 % des primes à l'irrigation destinées aux céréales, oléagineux et autres protéagineux (colza, tournesol ). En 2003, les agriculteurs français ont récupéré 148 millions d'euros de primes à l'irrigation, tandis que les pouvoirs publics se contentaient de faire un chèque de 90 millions pour la protection de l'eau et des milieux aquatiques. Surtout, on découvre que les cinq départements qui ont connu les plus sévères restrictions en eau l'année dernière font partie des vingt plus gros bénéficiaires de primes à l'irrigation. Bref, c'est l'arroseur arrosé! " 8 Nos palliatifs aux produits pétroliers nous conduisent parfois à de bien étranges comportement : brûler du blé pour se chauffer, développer le maïs ou les biocarburants entraînent un accroissement de notre consommation d'eau, comme si ce bien aussi était inépuisable. De même la suppression des haies ou la modification des cours d'eau a parfois causé des dégâts et nous contraint maintenant à créer des bassins de rétention. L'entretien des réseaux aquifères qu'effectuaient jadis les paysans devra être repris sous une forme ou sous une autre. 8 Canard enchaîné du citant une étude sur les primes à l'irrigation du Groupe d'économie mixte de Sciences-Po. 9 On évalue que seuls 55% des prélèvements en eau sont réellement consommés, les 45% restants sont perdus, par drainage, fuite et évaporation lors de l'irrigation et par fuite dans les réseaux de distribution d'eau potable, ou restitués au milieu après usage. "Banal, pas cher, de qualité": les entreprises de distribution de l'eau ont lancé une campagne pour vanter leur produit. [ ] S'agit-il de réhabiliter l'eau du robinet face aux eaux en bouteille, rudes concurrentes? Avec 150 l/ an /h deux fois plus qu'il y a vingt ans-, celle-ci sont bues quotidiennement par 43 % des Français! L'an dernier, le Syndicat des eaux d'ile-de-france (Sedif) avait lancé une campagne soulignant notamment le non-sens environnemental de la production de quelque deux milliards de bouteilles en plastique par an. Mais la campagne actuelle du Syndicat professionnel des entreprises de services d'eau et d'assainissement (SPDE) n'a rien du message écologique : l'eau bue (au verre ou en cuisine) ne représente que 1% des quantités tirées au robinet! Et l'eau en bouteille n'y est pour presque rien : les chasses d'eau en siphonnent 20 %, la salle de bain 40 %, etc. Bref, 99 % des usages de l'eau potable sont non-alimentaires! Coût de ce luxe de pays riches, présenté comme indolore : un euro par jour et par famille en moyenne. Il a pourtant été multiplié par trois en dix ans à peine. N'attendons pas du SPDE qu'il nous incite à fermer les robinets [ ] Le marché de la distribution de l'eau est tenu à 80 % par le privé, c'est-à-dire les trois géants mondiaux Veolia, Suez et Saur, à 98 %. [ ] On signale qu'en Allemagne les eaux usées sont récupérées et réutilisées." 9 La population mondiale devrait passer de 6 milliards d'individus en l'an 2000 à 8 milliards en l'an 2025; la quantité d'eau douce disponible par habitant et par an devrait être réduite d'un tiers. Si parallèlement la tendance actuelle à l'augmentation se poursuit, entre la moitié et les deux tiers de l'humanité devraient être en situation dite de"stress hydrique"en 2025, seuil d'alerte retenu par l'organisation des Nations Unies. Par ailleurs les changements climatiques vont modifier la répartition des eaux disponibles. La gestion de l'eau demandera de développer des chantiers pour constituer des réserves, contrôler les inondations, éviter les pollutions des nappes phréatiques, améliorer l'efficacité des techniques d'irrigation". Déjà des pays ont réussi à recréer une vie agricole, par un meilleur contrôle de l'eau, une reconstitution des sols, un choix de cultures adaptées. On cite le cas de Ferghana où ces travaux ont été entrepris avec succès en coopérative. On cite aussi le cas de l'oasis de Benene en Tunisie désertifiée suite à la pollution qui s'y était développée et qui reprend vie grâce au travail des autochtones qui ont retrouvé par des méthodes traditionnelles des cultures adaptées aux exigences géographiques. La répartition équitable de cette richesse commune sera un autre enjeu de taille pour les années à venir ; aujourd'hui un habitant sur cinq n'a pas accès à l'eau potable, chaque année 5 millions de personnes meurent des suites de la consommation d'eaux 9 Patrick Piro - Politis du

10 impropres, 2,4 milliards d'hommes sont privées d'assainissement. Or si on considère normal que le pétrole soit livré d'un bout du monde à l'autre, pourquoi la simple équité n'imposerait-elle pas que le même sort soit réservé à ce bien autrement indispensable et précieux qu'est l'eau? La gestion de l'eau relève de décisions politiques, au niveau national et international. Les investissements en la matière devraient être prioritaires, une réflexion quant à son utilisation est plus que jamais urgente ; "l'or bleu" devient l'objet d'enjeux économiques et géostratégiques. Ce bien commun à l'ensemble de l'humanité ne peut que le rester. La gestion de ce bien public peut-elle alors être confiée à des sociétés privées au service d'intérêts privés? Peut-il rester inégalement réparti à la surface de la terre? Dans un proche avenir l'accès à l'eau sera l'une des premières causes de tensions internationales : 40% des hommes se partagent 250 bassins fluviaux, autrement dit, se trouvent dans l'obligation de partager leurs ressources en eau avec les habitants d'un pays voisin. Les cours d'eau traversant les frontières, l'eau devient instrument de pouvoir aux mains du pays situé en amont. Déjà au Proche Orient plusieurs foyers de tensions existent, telle 10 l'egypte tributaire du Nil qui doit le partager avec au moins dix autres Etats ou l'irak et la Syrie tous deux à la merci de la Turquie où naissent le Tigre et l'euphrate. Si certains experts prédisent que ces tensions pourraient se multiplier durant ce siècle, d'autres pensent au contraire que la gestion commune de l'eau peut-être un facteur de pacification, mettant en avant des exemples étonnants de coopération, le plus fameux étant celui de l'inde et du Pakistan qui au plus fort de la guerre qui les opposait dans les années 1960 n'ont jamais interrompu le financement des travaux d'aménagement qu'ils menaient en commun sur le fleuve Indus. L'air, l'eau sont les éléments essentiels à la vie sur terre ; ils sont pourtant directement menacés par notre mode de vie. Par ailleurs la course au "développement", l'accroissement des populations et donc l'accroissement des besoins engendrent la production de déchets ou d'effets indésirables comme le bruit ou conduisent parfois à certaines dérives comme celles concernant l'alimentation que nous aborderons dans cette deuxième partie. **************************************************************************************************************************** Deuxième partie : Quelques nuisances : bruit, déchets. Problèmes d'alimentation Le bruit S'il convient de relativiser les répercussions du bruit sur la qualité de notre environnement comparées à d'autres nuisances plus immédiatement perceptibles ou aux conséquences plus étendues sur le long terme, pourtant un premier constat s'impose : la production de bruit est liée à d'autres sources de pollution, comme la consommation énergétique par exemple. D'autre part si ses conséquences ne sont pas toujours immédiatement perceptibles au-delà du simple désagrément passager, il n'en est pas moins à l'origine d'un certain mal-vivre, et ses conséquences financières, même si elles ne lui sont pas directement imputables, n'en sont pas moins coûteuses (fatigue nerveuse, diminution du rendement, accidents dus à l'inattention, agressivité, nécessité de mise en place de moyens d'insonorisation, et de climatisation pour compenser l'aération naturelle qui ne peut plus s'exercer, ). Nous vivons mal l'agression sonore dans laquelle nous sommes plongés bien malgré nous, par exemple dans les grandes surfaces, martèlement de notre subconscient, au-delà même du martèlement du nerf auditif. Si la nuisance engendrée par le bruit est souvent moins évidemment perceptible que celle d'un pot d'échappement, si apparemment on peut plus facilement s'en protéger, ses répercussions sur le long terme et sur la qualité de la vie n'en sont pas moindres pour autant. Ainsi deux millions de salariés seraient victimes du bruit qui arriverait au troisième rang des causes de maladies professionnelles, à l'origine de 35 % des rentes de la Sécurité Sociale. 10 On ne peut aussi que s'inquiéter des chiffres selon lesquels 11% des seize / dix-huit ans sont victimes du bruit. D'après une récente enquête de l'insee, 54 % des Français vivant dans les grandes villes placent le bruit en tête des nuisances, avant l'insécurité et la pollution! Les transports (avion,automobile, train) sont les premières sources de gêne, suivis par les discothèques, les bruits de voisinage, les aboiements, et les chantiers. Le premier effet du bruit sur la santé concerne bien sûr l'audition. Ainsi un bruit brutal ou une exposition prolongée à un environnement sonore trop élevé (au delà de 85 décibels) peut provoquer une altération temporaire ou définitive de l'ouïe. 10 Le bruit a d'autres effets sur la santé. Il augmente la fatigue, les risques d'hypertension artérielle, les troubles digestifs, la nervosité et le stress. Enfin il perturbe le sommeil et diminue l'attention. 11 Par ailleurs les décibels sont aussi un moyen redoutablement efficace pour empêcher l'échange de paroles et d'opinions ; ils isolent bien plus qu'ils ne permettent de communiquer avec autrui. Enfin, le bruit est une des nuisances contre lesquelles il est le plus difficile d'obtenir protection par les moyens légaux parce que son caractère d'instantanéité le rend difficilement constatable ; ainsi peut s'expliquer le fait que si peu de plaintes sur ce sujet aboutissent. 10 En Annexe IV, est proposée une échelle des décibels permettant de comparer les bruits.. 11 Dans les usines bruyantes le taux d'accident de travail est multiplié par 4

11 S'il peut être agréable ou nécessaire à quelqu'un de vivre dans un environnement sonore, la radio, le murmure de voix chères, le ressac de la mer ou le chant des oiseaux dans les feuilles qui frémissent au vent, c'est qu'il convient de distinguer le bruit du son. Celui-ci est analysable par le cerveau, celui-là est confusion, celui-ci est accompagnement, celui-là agression, celui-ci apaise ou endort, quand celui-là rend agressif. Alors si le "le bruit c'est la vie", certains bruits sont une atteinte à la vie, dans ce qui relève de l'esprit comme dans son aspect purement physique, sur notre psychisme tout autant que sur notre corps. On peut donc regretter que si peu de prévention soit faite pour prémunir les jeunes contre cette nuisance, et ce d'autant plus qu'ils sont nés, eux, dans un monde qui ne sait plus guère ce qu'est le silence. Comme on peut regretter que cette nuisance soit très peu prise en compte par exemple en ce qui concerne les constructions ou le tracé des axes de communication dont les victimes sont souvent les plus démunis et dans l'impossibilité d'obtenir des indemnisations ni même d'être entendues (qu'on pense aux riverains de la bretelle de Plombières par exemple). La loi n du 31 décembre 1992, dite loi Royal ou loi bruit, premier texte global en la matière, constitue un premier effort notable de formulation d un texte renforçant la législation existante. Elle a pour objet principal d offrir un cadre législatif complet à la problématique du bruit et de poser des bases cohérentes de traitement réglementaire de cette nuisance. Les dispositions prévues par cette loi instaurent des mesures préventives pour limiter les émissions sonores, réglementent certaines activités bruyantes, fixent de nouvelles normes applicables aux infrastructures de transports terrestres, instaurent des mesures de protection des habitants touchés par le bruit des transports aériens financées par une taxe sur les aéroports, simplifient la constatation des infractions et créent de nouvelles catégories d'agents de l'etat et des communes habilités à les constater, renforcent enfin les mesures judiciaires et administratives pour l'application de la réglementation. En matière d urbanisme, par exemple, la loi bruit limite la constructibilité autour des aéroports. Dans la construction, elle impose une isolation renforcée près des zones affectées par les transports bruyants. L accès aux niveaux sonores via les documents d urbanisme permet au citoyen de s'informer sur les nuisances auxquelles il s expose en choisissant son lieu d habitation. Dans une approche curative, la loi a créé les plans de gêne sonore autour des grands aéroports et organise l attribution de l aide à l insonorisation des logements construits antérieurement dans ces zones. Mettant l accent sur l information, la concertation et le dialogue, la loi a par Exemple créé les commissions consultatives de l environnement, organes de concertation entre avionneurs, riverains, et élus. Concernant les matériels et engins bruyants, elle organise la limitation de leurs émissions sonores et leur mise sur le marché. Avec 50 textes d'application directement issus de la loi bruit, le dispositif juridique est aujourd hui presque entièrement réalisé. Quelques textes sont encore en cours d étude ou de parution : bruit des hélicoptères et de l aviation légère, stands de tir et ball-trap, sports motorisés, musique amplifiée de plein air, etc. Certains autres méritent un réexamen, comme celui qui concerne les établissements diffusant de la musique amplifiée. Parallèlement, la création des pôles de compétence bruit s'inscrit dans les grandes orientations définies dans le cadre de la réforme de l'etat : -simplification des procédures, -renforcement de l'efficacité administrative, -cohérence de l'action des services, -mutualisation des moyens humains, matériels, financiers. Deux textes incitent les préfets à développer dans chaque département des pôles de compétence bruit : -la circulaire du du ministère de la santé relative aux pôles de compétence et aux missions des DDASS, -la circulaire interministérielle du relative à la lutte contre les bruits de voisinage. Notre environnement quotidien est souvent très bruyant, sans qu'on s'en rende toujours compte. Les risques pour la santé existent et le bruit est aujourd'hui considéré comme une véritable pollution que le législateur a su prendre en compte. Reste à mesurer l'efficacité des textes d'application car les nuisances sonores sont diverses et c'est aussi à l'échelon international que des mesures restent à prendre. Le traitement des déchets Chacun sait que le traitement des déchets ménagers est un problème majeur de la communauté marseillaise depuis déjà de longues années. Au printemps 2006, le Préfet contre l'avis des populations directement concernées, et passant outre aux recommandations du Conseil Général qui est soutenu par cinq communautés urbaines contre une, celle de Marseille, vient de donner son accord à l'édification d'une station d'incinération des déchets de la Communauté urbaine de Marseille sur la commune de Fos. Cette installation serait complétée par une usine de revalorisation et une usine de retraitement. Pourtant nous avons de bonnes raisons de demeurer inquiets face aux normes, même modernisées, des incinérateurs, sachant que la dioxine est toxique dès la premier inhalation, si minime soit-elle, que les contrôles auxquels sont soumis les incinérateurs ne sont pas crédibles puisque annoncés à l'avance, que les sanctions appliquées ne sont pas dissuasives. Enfin il suffit de constater que les incinérateurs actuellement en fonction révèlent tous des dysfonctionnements qui ont amené les autorités sanitaires à en fermer un certain nombre depuis quelque temps. Pourtant d'autres solutions ont été trouvées, en Espagne et en Angleterre par exemple. Notons cependant que si le tri sélectif n'avait à l'origine qu'une finalité éducative: "habituer le citoyen au geste", il est devenu opératoire depuis que le centre de tri d'aubagne répartit les déchets en sept catégories et organise leur ventilation (l'aluminium à Fos, le plastique à Paris, le papier, le verre, les déchets humides ). Pourtant la première des solutions au problème de nos ordures ménagères est sa réduction à la source. Allons-nous agir envers la dioxine comme envers

12 l'amiante? : on savait, la nocivité était reconnue, mais les intérêts économiques ont empêché pendant près d'un siècle de prendre la seule mesure possible: son interdiction. Pour autant le refus de la technologie peut-il nous amener à nier tout le progrès que celle-ci a apporté et refuser de voir que des solutions sont aussi à notre disposition? Si le développement des emballages est source évidente de pollution, n'est-il pas tout autant source d'hygiène et donc de bien être? Le fait de les rendre recyclables n'est-il pas une réponse plus adaptée que leur seule interdiction? Le problème serait donc moins celui de la production des déchets, que celui de leur gestion. Le consensus est aisé sur le constat et sur le refus du gaspillage, mais comment agir, individuellement ou collectivement, suivant nos engagements personnels? La prise de conscience individuelle suffit-elle pour résoudre la question des déchets? Alors nous avons glané des informations plus précises: la France se situe dans la valeur moyenne de l'europe occidentale, avec une croissance sensible de ses déchets domestiques, passant de 275 kg par habitant et par an en 1975 à 450 kg par habitant et par an en Le ratio moyen correspond à 1,2 kg/h/j, incluant ordures ménagères et déchets des petites unités économiques (artisanats, commerces, services) collectés en même temps. La progression annuelle est continue mais, très importante à partir de 1985 (+ 5,7 % par an), elle setraitement, changement progressif du comportement des consommateurs.) En Europe, des directives générales fixent des objectifs et un calendrier de réduction progressive de la production de déchets d'origine économique et ménagère. Elles encouragent la valorisation des déchets en fonction de leur nature : réemploi, transformation, recyclage, combustion, afin d'extraire des matériaux utilisables ou de l'énergie et de réduire le volume final. La directive du recommande une valorisation de 50 à 65 % en poids des déchets d'emballage ; celle du fixe un programme progressif pour la réduction significative de la mise en décharge des déchets biodégradables : diminution en poids de 25 % à cinq ans, de 50 % à huit ans et de 65 % à quinze ans. Ces textes réglementaires doivent être transposés dans les différentes législations nationales dans de courts délais et adaptés à la volonté propre et à l'état d'avancement de la politique environnementale de chaque nation. La loi-cadre du exprime une préoccupation comparable. Son objectif principal est de"prévenir ou réduire la production et la nocivité des déchets" par une valorisation diversifiée : réemploi éventuel, recyclage de matériaux, recyclage organique; recyclage énergétique. À partir du , l'enfouissement doit être uniquement réservé aux déchets ultimes, c'est-à-dire aux déchets de déchets dont la valorisation (matière, organique, énergétique) est impossible dans les conditions techniques et économiques d'aujourd'hui. Pour tarir les flux à la source, la législation française prévoit la gestion des emballages :"réduire la quantité et la nocivité des matières et des substances utilisées dans les emballages et les déchets d'emballages". Cette réglementation s'applique à toutes les matières et à toutes les filières économiques, concerne tout le cycle de vie d'un produit, y compris son traitement final. Elle implique tous les acteurs de la vie du produit : concepteur, producteur, distributeur, consommateur et, pour les déchets ménagers, la collectivité locale responsable de leur gestion. Plus de 50% des ordures finissent encore vers les décharges. On se heurte à une durable négligence individuelle à l'égard de l'espace public et de la règle collective et des habitudes ont été prises par les usagers d'une collecte à domicile, sans tri sélectif. Les conditions de la collecte et l'élimination finale (incinération, mise en décharge) ont permis de se défausser sur les services municipaux. Manifestement en France, on n'a pas saisi l'occasion de développer une réelle éducation élargie aux différents aspects de l'environnement. Un développement sur les sacs plastiques, l'évolution de leur utilisation, les plastiques dégradables, leurs avantages et inconvénients ont été renvoyés en Annexe V. En amont des déchets ménagers figurent nos aliments. Mais leur production même n'est pas sans conséquences sur notre environnement et sur notre santé. Problèmes d'alimentation : De tout temps, les hommes ont eu recours aux animaux notamment pour se nourrir et pour utiliser leur force. L'élevage s'est peu à peu industrialisé si bien qu'aujourd'hui pour satisfaire la demande les animaux sont produits massivement à des prix relativement bas. La diversité est également recherchée puisque, régulièrement, des espèces végétales et animales (autruche, bison ) font leur apparition dans l'assiette des consommateurs. Dans les pays développés, les élevages sont techniquement sophistiqués. Ainsi de nombreux résidus provenant d'activités agro-alimentaires sont récupérés et utilisés pour la nourriture animale : pulpe des betteraves à sucre, tourteaux de colza et de tournesol, résidus de viande des abattoirs, poissons non consommables par l'homme, etc. Cela permet d'utiliser au mieux des sous-produits souvent riches en protéines et bon marché. Les animaux sont devenus plus que jamais des objets au centre d'une recherche systématique et parfois brutale de profit. Rappelons ici les conditions de l'élevage industriel : une poule dispose comme espace vital de l'équivalent d'une seule page de ce compte-rendu! Observons que le seul cas de grippe aviaire déclaré en France l'a été dans un élevage industriel de dindes, à l'abri des oiseaux migrateurs supposés vecteurs de la maladie 12. L'homme modifie ainsi progressivement son alimentation et la manière de la produire comme lorsque la pêche se transforme en une activité de production massive, par les moyens de pêche utilisés ou par l'aquaculture. Ces productions massives s'accompagnent souvent de pollution, du mal-être des animaux, et livrent des produits de qualité gustative trop souvent médiocre. Le problème des farines alimentaires carnées responsables à la fin des années 1980 de l'émergence de l'encéphalopathie spongiforme bovine (maladie dite de la "vache folle") et la polémique franco- 12 Notons la disproportion entre le battage médiatique sur la grippe aviaire et le temps nécessaire à la prise en compte du chikungunya qui a touché tout de même 25% d'une population!

13 américaine autour de l'utilisation inconsidérée des hormones viennent rappeler les limites d'une trop grande industrialisation de l'élevage. Ne peut-on s'interroger sur les raisons du silence qui entoure aujourd'hui la pénétration de viandes britanniques sur nos marchés alors que la maladie de la vache folle qui nous avait tant préoccupés continue de sévir sur le territoire exportateur? La folie des vaches est passée de mode, pas celle des hommes, semble-t-il Et si était fondé ce sentiment qu'on nous raconte beaucoup d'histoires seulement pour nous faire croire que nos gouvernements agissent et maîtrisent une situation qui leur échappe totalement? Il est en tout cas certain qu'une meilleure connaissance du monde vivant ainsi que les progrès de la recherche, notamment dans le domaine du génie génétique, permettent d'aborder efficacement et de mieux maîtriser les problèmes rencontrés lors des différentes étapes de la production animale. Cela passe par l'amélioration des techniques d'élevage dans divers secteurs : la nutrition, la lutte contre les maladies, la reproduction et la sélection. L'"amélioration" de notre alimentation passe aussi par divers traitements (conservation, congélation, déshydratation, exhausteurs de goût, conservateurs, édulcorants ). Faute de pouvoir tous les aborder ici, nous renvoyons en annexe la question des additifs alimentaires ainsi que le rôle qui leur est attribué. Même si les communautés humaines souhaitent, sous le nom de progrès, des applications véritablement utiles, l'idée que l'homme doive à tout prix dominer la nature n'est plus aussi généralement acceptée. Beaucoup souhaitent désormais plutôt vivre en bonne harmonie avec elle. C'est sans doute ce qui explique, en partie, l'engouement actuel pour l'agriculture biologique ou traditionnelle. L'agriculture durable, qui vise à respecter les équilibres environnementaux tout en étant productive, est souhaitée par une 13 majorité de citoyens. Elle n'implique nullement un retour inévitable vers le passé mais suppose, en revanche, une exploitation raisonnée de toutes les techniques utiles, qu'elles soient traditionnelles ou basées sur les plus récentes découvertes de la biologie. L'agriculture biologique se développe parce qu'elle correspond non seulement à un besoin des consommateurs mais aussi à celle des producteurs qui aiment leur travail et leur environnement, et font aussi preuve parfois de quelque ingéniosité pour ne plus avoir à utiliser pesticides et insecticides que nous retrouvons forcément dans nos assiettes (on cite le cas de terres désinfectées à la vapeur d'eau avant plantation). Si l'agriculture intensive a pu trouver une justification à la sortie de la guerre, il n'en va plus de même aujourd'hui où nous sommes contraints de mettre des terres en jachère et de payer des agriculteurs-jardiniers de notre territoire. Cependant il faut bien remarquer que le surcoût entraîné par la production biologique éloigne, une fois de plus, les plus pauvres d'un de nos droits, le droit à la qualité. Or une société qui repose sur l'équation argent égale bonheur peut-elle se remettre fondamentalement en cause sans s'interroger sur cette valeur? N'est-ce pas cette course au profit qui nous empêche de faire la nécessaire halte pour réfléchir sur les incidences de nos comportements? Comme si l'homme avait perdu sa capacité d'analyser l'impact et les raisons de ses actions et agissait sans s'interroger sur ses valeurs. Les biotechnologies sont nées en même temps que cette mutation sociologique. De l'utilisation que nous en ferons dépendra certainement l'avenir de l'humanité. Un avenir qui dépendra aussi grandement de nos choix énergétiques. ******************************************************************************************************************************************************** Troisième partie : L'énergie, nécessaire à l'activité humaine, mais quel impact sur l'environnement? Les sources d'énergies à disposition de l'homme se listent sans trop de difficultés semble-t-il. Outre l'énergie animale, elles peuvent être non renouvelables (et donc épuisables) comme celles d origine fossile (gaz, pétrole, charbon) ou celles d origine nucléaire obtenues par fission nucléaire 13. Elles peuvent être renouvelables comme celles d origine biomassique (biomasse sèche, biomasse humide et biocarburants), ou celles d origine hydraulique (fleuves par barrages et conduites forcées) et marémotrice ou celles d origine éolienne, solaire (conversion de l'énergie lumineuse en chaleur ou en électricité), géothermique, et maréthermique. Consommation d'énergie de quelques pays industrialisés 14, (TEP par habitant et par an) : Islande 12,246 ; Luxembourg 8,409 ; États-Unis 8,148 ; Canada 8,156 ; Finlande 6,409 ; Belgique 5,776 ; Australie 5,740 ; Norvège 5,704 ; Suède 5,354. En 1960, 50% de l'électricité produite en France venait de sources renouvelables (hydroélectricité). Le doublement de la consommation était prévu tous les dix ans (loi vérifiée depuis le début du siècle), mais cette progression ne pouvait être maintenue, tous les sites favorables étant équipés. La relève fut assurée par le nucléaire qui fournit aujourd'hui 80% de l'électricité. 13 la fusion nucléaire n'étant pas envisageable dans un avenir prévisible à court terme d'après les données tirées de L'état du monde 2004, Paris, La Découverte, 2003

14 La régularité du doublement en dix ans a pris fin avec le choc pétrolier de L'Allemagne a fait récemment grimper sa production d'électricité éolienne de 38% par an pendant deux années consécutives, satisfaisant 10% de ses besoins. Le prix du baril de pétrole était aux alentours de 50 dollars en mars Des experts estimaient que ce prix ne pourrait se maintenir et qu'à court terme une montée à 180 dollars serait probable. Les prix constatés aujourd'hui ne font que confirmer cette tendance à une très forte hausse. Habitué à vivre dans l'opulence et le gaspillage 16 nous avons oublié que nous avons été capables de créer des ersatz au pétrole et d'imposer d'autres modes de fonctionnement. Rappelons qu'au début du siècle précédent la France qui était déficitaire en ressources énergétiques, avait développé un Centre de recherches sur les Pétroles, fait des investigations sur les carburants, imposé un pourcentage d'énergie d'origine locale ; au moment de la pénurie due à la guerre de 39 nous disposions de substituts au pétrole. L'épuisement des ressources pétrolières, d'après les Experts, doit intervenir au cours de ce siècle. Même si cette ressource est assurée pour les quarante années à venir, il n'en demeure pas moins qu'il serait sans doute plus sage de penser davantage au coût et aux conséquences de nos comportements et de cesser de considérer que les ressources épuisables pourront indéfiniment couler à flot. Dans cette perspective une meilleure maîtrise de la consommation est envisageable quoiqu'il paraisse difficile, à moins d'impulsions politiques fortes, de maîtriser le développement de l'automobile au vu de la place qu'elle a prise dans notre société et dans notre économie, tant en ce qui concerne le déplacement des personnes que celui des biens si on pense aux conceptions actuellement en vigueur du fonctionnement du commerce et des industries (flux tendu) 17. Il est pourtant manifeste que nos villes s'asphyxient inexorablement. La recherche de nouvelles ressources énergétiques se poursuit, mais on craint qu'elle ne soit trop livrée aux appétits de quelques groupes de pression. L'exemple d'iter permet d'alimenter ces suspicions quand on sait que certains des scientifiques les plus notables ont aussi émis de sérieux doutes et quant à l'issue de ces recherches et quant à leur coût qui se fera au détriment d'autres orientations scientifiques et politiques. Ainsi, parce que la France s'est orientée vers le tout nucléaire, pour des raisons militaires autant sinon plus qu'économiques, des voies sont insuffisamment 15 Selon le site du CEA, un parc de 4 réacteurs à fusion du type ITER pour une fourniture en continu de 4x1500 MW ( personnes) occuperait 1 km² 16 Pour fixer les idées, les moteurs réunis de la fusée Saturne V dans les années 60 consommaient à eux seuls pendant les quelques minutes de leur combustion une énergie équivalente à un millième de ce qui était brûlé en pétrole sur la planète pendant le même temps. 17 Si on songe qu'un navire porte 8500 containers, et qu'une seule de ces boîtes contient paires de chaussures ou 750 postes de télévision, avec un coût de transport de 2 pour un récepteur télé (et cent fois moindre pour une paire de souliers) on mesure qu'il devient difficile de repenser la consommation comme elle l'était avant l'explosion des transports explorées comme l'électromagnétisme, le puits thermique (dit provençal ou canadien), le recyclage de l'énergie hydraulique (par pompage aux heures creuses) qui nous permettraient de sortir déjà du tout électrique quand on sait que son seul transport absorbe en pure perte 40 % de l'énergie fournie à la source. La gestion des ressources énergétiques ne peut ignorer leurs effets sur l'environnement, ce qui est le cas de la filière nucléaire incapable de résoudre la question des déchets. Il est à noter toutefois que ce choix du nucléaire est une spécificité française du moins quant à la part qui lui est faite dans notre économie de l'énergie. Alors que pour l'ensemble du monde 4% de l'énergie est d'origine nucléaire, selon le CEA "en France, l'électricité est produite à environ 78% par le nucléaire et à 12% par l'hydraulique". Le coût des énergies devrait tout prendre en compte, non seulement son coût de production, mais aussi celui du démantèlement des usines de production, de la gestion de ses déchets, de ses incidences sur l'environnement, des gaspillages qu'ils entraînent, des comportements, individuels et collectifs qu'ils induisent. Il ne s'agit pas de transformer la fée électricité en sorcière et de souhaiter son bannissement, mais de repenser son utilisation comme on a su le faire ailleurs dans le monde. Il ne s'agit pas de la réserver aux nantis mais de garantir sa disposition même aux plus démunis, d'assurer une meilleure gestion de cette richesse et de faire cesser les incitations à son gaspillage, d'apprendre à gérer dans l'intérêt collectif une énergie indispensable et dont nous ne pouvons plus disposer inconsidérément. Enfin il n'est peut-être pas sans intérêt de signaler qu'en période de pénurie de travail, les énergies renouvelables constituent un fort potentiel de créations d'emplois. Cette réflexion sur l'énergie nous conduit à l'une de ses utilisations les plus importantes à savoir les transports. Les transports : On peut estimer que les activités liées au transport de personnes et de marchandises, en intégrant transport pour compte propre, construction et entretien des infrastructures et des matériels de transport, production et distribution de carburants, services d'assurance liés au transport, construction et entretien des infrastructures, les entreprises fournissant sur le marché des services de transport comme la S.N.C.F. ou une société de taxi, représentent environ un cinquième de l'activité nationale. Par ailleurs les activités de transport consomment 25% de la quantité totale d'énergie livrée en France aux utilisateurs finals. Si l'état intervient largement dans les transports en construisant à ses frais un vaste réseau d'infrastructures, il trouve, en contrepartie, dans les transports une part importante de ses recettes fiscales. Un bilan complet des coûts et avantages du transport pour la collectivité nationale, incluant les éléments difficiles à valoriser en termes monétaires, doit prendre en compte : -du côté des avantages, l'influence du transport comme outil de développement économique ; -du côté des coûts, les accidents matériels, les blessés et tués, la destruction des paysages et de l'environnement, la contribution à la pollution, en particulier atmosphérique,

15 les nuisances sonores, la contribution à l'effet de serre, etc. À partir du milieu des années 1980, la tendance à la libéralisation s'est accélérée en relation avec l'approfondissement de l'union européenne, fondée essentiellement sur une vision libérale. Très avancée dans le domaine aérien, elle reste largement à construire dans le ferroviaire. Elle a causé une explosion des transports routiers : les ¾ de nos marchandises sont transportées par route et un flot de camions traverse la France pour moitié afin de satisfaire un trafic Espagne / Allemagne, Espagne / Italie, Italie / Belgique. Rappelons que les transports produisent 28% des émissions de dioxyde de carbone et que cette circulation n'est pas sans impact sur notre santé et sur notre patrimoine. Rappelons aussi que les accidents de la route sont un fléau social. Les statistiques officielles quoique trompeuses 18, révèlent que plus de morts chaque année dans le monde d'un accident de la circulation et de blessées. En France, en 1989, on déplorait tués et blessés, dont grièvement (plus de 30 morts et 750 blessés par jour). Chaque année, les compagnies d'assurances ouvrent dix millions de dossiers et décaissent plus de six milliards d'euros, le coût social de ces accidents s'élevant à plus de seize milliards d'euros, soit 310 par habitant. A l'image de notre société qui tend vers toujours plus d'individualisme nous semblons condamnés à ne concevoir nos transports qu'attachés à notre personne, alors que leurs nuisances sont collectives et que sans doute la réponse à nos besoins de déplacements ne pourra être que collective et nous imposera de repenser leur organisation. Jadis pour se déplacer de nuit dans nos villes chacun emportait sa source de lumière, de nos jours l'éclairage est public, sans qu'il y ait au bout de chaque rue une boîte pour recevoir la pièce de monnaie qui nous permettrait de franchir la distance, et cela paraît naturel. Est-il donc si utopique de penser un transport public gratuit, c'est-à-dire payé par le contribuable 19? Et ne serait-il pas normal de faire payer ceux qui utilisent leur véhicule personnel pour leur seul intérêt et au détriment du bien-être et de la santé de la collectivité? L'usage des divers modes de transport n'entraîne pas les mêmes coûts aussi bien pour l'usager que pour la collectivité qui les met en œuvre. Les coûts d'investissement sont croissants en fonction de l'efficacité technique. Les coûts d'exploitation, hors amortissement et charges financières, ne sont pas très différents d'un mode à l'autre. Mais, pour comparer les diverses techniques de transports urbains, il ne suffit pas de comparer les coûts supportés par les exploitants. Il faut également tenir compte du temps perdu ou gagné dans les embouteillages, de la sécurité, du bruit, de la pollution... Les coûts sociaux du transport rassemblent ainsi tous les inconvénients, 18 Les chiffres de mortalité ne tiennent compte que des personnes décédées immédiatement ou dans les trois jours consécutifs à l'accident ; ils doivent être majorés de 20% pour correspondre à la réalité. 19 En faisant par ailleurs l'économie des frais engagés pour le seul paiement du transport et le contrôle des infractions! exprimés en unités monétaires, que supporte la collectivité. Les divers modes de transports urbains ne sont pas équivalents non plus face à la pollution. Les métros et les tramways sont considérés comme des modes propres, même s'ils sont générateurs de nuisances sonores parfois importantes. Ceux qui sont en cause sont les véhicules à moteur, qu'il s'agisse des autobus ou des voitures. En France, les véhicules à moteur seraient à l'origine de 80% des émissions de monoxyde de carbone (CO) et de 70% de celle des oxydes d'azote (NO) rejetés dans l'atmosphère. Ils contribueraient pour 60% à la pollution par les hydrocarbures et pour 10% à la production des oxydes de soufre 20. Ils participent ainsi, notamment, à la production de gaz à effet de serre. La pollution engendrée par les transports urbains a des conséquences d'autant plus graves qu'elle se concentre dans certaines zones ; toutes les grandes villes du monde doivent aujourd'hui faire face à des épisodes de forte pollution, en l'absence de précipitations ou de vents favorisant la dilution ou la diffusion des polluants. La prise de conscience de cette pollution a déjà conduit, et conduira sans doute encore, à de nouvelles formes de régulation de la circulation urbaine qui n'avaient pu être mises en œuvre jusque-là en raison de l'opposition de la population. Aujourd'hui, la tendance s'inverse : en Europe, plus de 80% des personnes interrogées seraient favorables à des mesures qui donneraient la priorité aux transports publics et aux piétons sur l'automobile. Alors que les villes produisent l'essentiel de la richesse en s'appuyant sur le développement des réseaux nationaux et internationaux, leurs croissances démographique et spatiale non maîtrisées compromettent la fluidité des déplacements urbains et conduisent, à terme, à un engorgement par saturation. L'amélioration des conditions de déplacement en ville, pour respecter davantage le droit au silence et à un air de qualité, passe par des solutions globales qui articulent l'ensemble des techniques de transport disponibles. Plus que concurrents, les divers modes de transport doivent trouver une complémentarité et redonner place à la marche à pied, un moyen de déplacement adapté à la vie urbaine et à la sociabilité. L'amélioration de la mobilité urbaine passe sans doute aussi par des changements dans le système de valeurs et l'imaginaire qui prédomine dans l'usage des divers modes de transport. La prise de conscience évoquée plus haut induit certaines mutations qui apparaissent dans les priorités redonnées aux questions d'environnement et permettront sans doute de modifier en profondeur le système de transports urbains plus facilement que ne le permettraient les seules considérations économiques. Des suggestions ne manquent pas : On pourrait transférer une bonne part de cette matière circulante par voie ferrée ou fluviale, repenser les transports en commun en les rendant plus attractifs et plus efficaces, développer les voies cyclables au détriment de la voiture, organiser des plans de déplacements professionnels et du covoiturage ou de l'auto portage, voire rationaliser encore plus l'emploi de la voiture par exemple en 20 Agence pour la qualité de l'air, données de 1988

16 développant le système des voitures à temps partagé ce qui permettrait théoriquement de diminuer par sept le nombre des véhicules individuels. Une procédure qui nous semble facile à appliquer : la mise en place d'un guichet unique pour le fret ferroviaire sans lequel on 16 voit mal comment il pourrait devenir attractif et concurrencer la réponse individuelle. Au fond il s'agit peut-être de réinventer le service public, non? ************************************************************** Conclusion Quelle planète laisserons-nous à nos enfants? Au club de Citoyens nous sommes conscients de n'avoir qu'effleuré le sujet tant le problème est vaste. Pourtant au terme des nos échanges et discussions parfois vives, à partir du constat que l'homme occupe une place à part dans l'évolution, représentant le sommet actuel de celle-ci par ses capacités intellectuelles, et qu'il est acteur essentiel de la transformation de son milieu, il se distingue de l'animal qui peut détruire sans conscience, par sa capacité à devenir responsable de ses actes et donc à les modifier pour réduire ses nuisances. Interrogeons-nous un instant sur le bain de rayonnements dans lequel nous plongent les nouvelles exigences de communication qui greffent sur chacun de nous un téléphone portable sans qu'aucune étude sérieuse n'ait été entreprise pour en mesurer la nocivité? Par son caractère éphémère, ses composants, son utilisation intempestive, son emprise sur l'espace public, le téléphone portable ne serait-il pas emblématique d'une société qui sombre béatement sous ses déjections et impose ses déjections même à ceux qui les refusent? Est-on sûr, quand nos propres comportements échappent ainsi à notre contrôle, qu'il s'agisse toujours d'aller vers un mieux vivre? Ce qui peut être progrès pour quelques uns, et nul ne nie que le téléphone portable puisse être une nécessité pour certains et en particulier pour les pays où l'infrastructure technologique est insuffisante pour permettre un développement du fixe, ne peut-il se réaliser qu'au détriment d'une dégradation évidente de notre environnement en rendant invivable notre Terre? Le fait est pourtant, que c'est moins l'intelligence qui dirige le monde, que l'argent. Le fait est aussi que l'homme n'a plus d'autre prédateur que lui-même, et qu'il vit dans un espace fini. Ainsi, la Terre ne pourrait satisfaire que 600 millions d'humains s'ils devaient vivre avec ce dont dispose un citoyen suisse, alors que nous courons allègrement vers les 10 milliards et que 95% des habitants actuels vivent dans des pays défavorisés (un de ces euphémismes pour voiler la réalité et la rendre plus supportable!). Si nul ne conteste cette possibilité pour l'homme d'inverser le cours des choses, il n'en demeure pas moins que la situation actuelle n'a rien pour nous rendre sereins. Les espèces disparaissent à un rythme effréné, la désertification s'élargit, notre gaspillage des ressources est sans limites. Pour apaiser nos inquiétudes suffira-t-il de faire confiance au temps, ce temps qui est nécessaire pour prendre conscience, pour prendre des décisions, pour trouver des solutions? La prise de conscience de ces problèmes est toute récente en considération de l'histoire de l'humanité, et on ne peut pas dire que rien ne se passe pour améliorer la situation. Mais est-elle vraiment possible dans une civilisation basée sur le capitalisme prédateur? Pourtant ce n'est pas en développant un sentiment de panique que nous aiderons à résoudre la crise environnementale, mais par une prise en compte rationnelle et scientifique des problèmes posés qui devra conduire aussi à un changement de nos comportements individuels autant que sociétal. Face au mal être qui est global, il faudrait aussi cesser de ne voir les problèmes qu'à partir de nos aisances. Peut-être en arrivera-t-on un jour à adopter le projet soutenu par les tenants de la décroissance; mais il ne suffit pas de la décréter, on se heurte ici à d'autres réalités. D'abord nous sommes tous conditionnés par une doxa à laquelle il est difficile d'échapper, un discours porté par l'air que nous respirons, ensuite il est difficile de faire admettre à qui n'a pas l'essentiel (dans nos sociétés et ailleurs aussi) qu'il faudrait avoir moins pour assurer la survie de nos descendants, quand eux se battent à chaque instant pour leur propre survie. C'est bien de solidarité qu'il faut parler, une valeur qu'oublie la doxa, elle qui, précisément, développe l'idée que la concurrence et la compétition sont fondatrices d'un système économique et social. Nous vivons dans une société du quantitatif quand nous espérerions voir se développer une société du qualitatif, reposant sur plus de justice, plus de solidarité, plus de bien-être partagé, plus de gratuité gratuité ne signifiant pas forcément gratuité de biens consommables : l'affection, le partage d'une tâche, une aide pédagogique fournie à un enfant, l'engagement dans le milieu associatif, n'entrent pas dans le PNB ; elles n'en sont pas pour autant sans valeur. Ainsi donc, encore une fois, les questions soulevées nous ramènent aux questions essentielles. Qu'est-ce qui fait sens dans nos sociétés? Quelles actions engager pour que le partage de cet espace qui nous est commun soit le plus juste possible, respectueux de l'intérêt de chacun sans négliger l'intérêt commun auquel, animal social, nous sommes condamnés? Responsables de nos actes, quels sont les cadres dans lesquels nous pouvons exercer cette responsabilité, et quelles sont les limites de nos libertés? Nous sommes bien conscients de n'avoir pas abordé tous les sujets d'environnement, ils sont nombreux, on peut citer la pollution des mers, les dangers qui pèsent sur la biodiversité, les O.G.M, la chaîne alimentaire, des dangers sur le processus de reproduction de l'homme et des espèces animales, sur le rôle de la science, impact de la chimie, etc. Pour contribuer à la poursuite de cette réflexion et afin que chacun aille vers ses propres réponses, on trouvera en annexe un certain nombre de documents susceptibles de permettre l'approfondissement de quelques unes seulement des questions soulevées. A chacun ensuite, là où il estime que son action sera le plus efficace, d'apporter sa contribution à cette nécessaire prise de conscience sans laquelle il n'est pas sûr que l'avenir de l'homme soit garanti. ***************************************************************************************** 16

17 17 Annexe I : l'empreinte écologique «L empreinte écologique est une mesure de la pression qu exerce l homme sur la nature. C est un outil qui évalue la surface productive nécessaire à une population pour répondre à sa consommation de ressources et à ses besoins d absorption de déchets. Imaginez que vous êtes un Robinson Crusöé sur votre île déserte : quelle devrait être la taille de votre île (terre, lagon et mer accessible compris) pour vous permettre de vivre en autarcie de façon durable et répondre à vos besoins en nourriture, chauffage, matériaux de construction, air pur, eau potable, absorption de déchets? Cette surface représente l empreinte écologique de notre Robinson. On comprend intuitivement que si le mode de vie de notre naufragé exerce une pression trop forte sur son île (s il fait par exemple des grands feux de camp tous les soirs pour tromper sa solitude), c est-à-dire si son empreinte écologique est supérieure à la taille de son île, sa survie risque d être compromise à plus ou moins long terme... A l échelle d une personne, l empreinte écologique est donc une estimation de la superficie nécessaire pour répondre à l ensemble de ses besoins en ressources naturelles.» Voici le type de questions auxquelles il faut répondre pour connaître la sienne. Empreinte alimentation 1. A quelle fréquence consommez-vous des produits d origine animale? (viande, poisson, œufs, produits laitiers) : Jamais (végétalien) /Peu souvent (Pas de viande, pas d œufs et des produits laitiers à l occasion) (végétarien) / A l occasion, (pas ou peu de viande mais des œufs et des produits laitiers presque quotidiennement) / Souvent (Viande une à deux fois par semaine) /Très souvent (viande tous les jours) /Presque toujours (viande, œufs et produits laitiers à quasiment chaque repas ) 2. Quelle est la quantité de nourriture que vous consommez qui est traitée, emballée ou importée? (de plus de 350 km) La plupart de la nourriture que je consomme est traitée, emballée et importée/ Les trois quarts/ La moitié/ Un quart/ Très peu. La plupart de la nourriture que je consomme n est ni traitée ni emballée et est produite localement Empreinte des biens et services 3.Par rapport à votre voisinage, quelle est la quantité de déchets que vous générez? Beaucoup moins./ A peu près la même quantité/ Beaucoup plus Empreinte logement 4.De combien de personnes se compose votre foyer? 1 personne/ 2 personnes/ 3 personnes/ 4 personnes/ 5 personnes/ 6 personnes/ 7 personnes ou plus 5.Quelle est la surface de votre logement? 200 m2 ou plus grand/ m2/ m2/ m2/ m2/ 30 m2 ou plus petit 6.Dans quel type de logement vivez-vous? Maison individuelle sans eau courante./ Maison individuelle avec eau courante./ Immeuble à plusieurs étages./ Maison mitoyenne ou édifice contenant 2 à 4 logements/ Maison construite dans le but de respecter l environnement (maison écologique) 7.Avez vous l électricité chez vous? Non/ Oui/ Oui, avec des systèmes d économie d énergie. Empreinte transport 8. En moyenne, quelle distance parcourez-vous en transport en commun (bus, train ou métro?) chaque semaine? 300 km ou plus / km / km / 5-25 km / 5 km ou moins 9.En moyenne, quelle distance parcourez-vous en moto, mobylette ou scooter chaque semaine (en conducteur ou passager)? 250 km ou plus / km / km / 1-25 km / 1 km ou moins 10. En moyenne, quelle distance parcourez-vous en voiture chaque semaine (en conducteur ou passager)? 500 km ou plus / km / km / km / km / 10 km ou moins 11. Combien de trajets effectuez-vous à pieds, en vélo ou en roller? La plupart des trajets/ Environ la moitié/ Très peu de trajets 12. Combien d heures d avion effectuez-vous par an? 100 heures/ 25 heures / 10 heures/ 3 heures /Je ne prends jamais l avion 13. Quelle est la consommation de votre moto/mobylette/scooter (litres/ 100 km)? moins de 3 l par 100 km/ de 3 à 4 l par 100 km/ de 4 à 5,5 l par 100 km/ de 5,5 à 8 l par 100 km/ plus de 8 l par 100 km 14. Emmenez-vous des passagers en moto? Presque jamais/ A l occasion (à peu près 25% des voyages)/ Souvent (à peu près la moitié des voyages)/ Très souvent (à peu près 75% des voyages)/ Presque toujours 15. Quelle est la consommation de votre voiture (litres/100 km)? moins de 4,5 l aux 100 km/ de 4,5 à 6,5 l / de 6,5 à 9 l / de 9 à 15 l / plus de 15 l aux 100 km 16. Emmenez-vous des passagers dans votre voiture? Presque jamais / A l occasion (à peu près 25% des voyages )/ Souvent (à peu près la moitié des voyages) / Très souvent (à peu près 75% des voyages) / Presque toujours 17

18 18 ANNEXE II PRINCIPAUX POLLUANTS ATMOSPHERIQUES Les principales substances polluant l'atmosphère peuvent se répartir en deux groupes principaux : les gaz et les particules solides (poussières, fumées) dénommées parfois à tort aérosols. On estime que les gaz représentent 90% des masses globales de polluants rejetés dans l'air et les particules les 10% restants. Le problème est complexe car beaucoup de contaminants injectés dans l'atmosphère vont réagir entre eux, même à forte dilution, pour donner de nouveaux composés très toxiques. Ainsi, l'anhydride sulfureux (SO2) par oxydation contribuera à l'apparition du phénomène des pluies acides. Malgré une certaine prise de conscience depuis les années 70 dans de nombreux pays industrialisés, essentiellement à la suite des chocs pétroliers, la pollution atmosphérique demeure préoccupante dans l'ensemble des villes du monde, certains types d'aéropolluants, en particulier les dérivés de l'azote et de l'ozone, ayant même tendance à augmenter en raison de l'accroissement incessant de la circulation automobile urbaine. La réaction des oxydes d'azote avec les hydrocarbures imbrûlés rejetés dans l'air par les échappements des véhicules à moteur produit des PAN (peroxyacylnitrates), polluants secondaires beaucoup plus nocifs que les contaminants primaires dont ils proviennent. Les polluants rejetés dans l'atmosphère vont induire une multitude d'effets néfastes non seulement sur les espèces vivantes exposées, homme inclus, mais également sur l'ensemble des écosystèmes et même à l'échelle globale en perturbant les grands cycles biogéochimiques. 1 - Dérivés du soufre, de l'azote, du fluor L'anhydride sulfureux (SO2) constitue le polluant atmosphérique dont l'impact sur l'ensemble des êtres vivants est de loin le plus préoccupant. Ce gaz se transforme rapidement dans l'air en acide sulfurique, très hygroscopique, qui joue un rôle essentiel dans la formation des smogs acides, brouillards propres aux milieux urbains des régions à climat tempéré froid où sévit une forte pollution de l'air. Il est aussi responsable des pluies acides qui causent le dépérissement à vaste échelle des forêts de conifères, et l'acidification des eaux des lacs situés sur terrains cristallins. Les animaux et l'homme souffrent également de la pollution de l'air par le SO2. Sa toxicité chez les Mammifères se traduit par une diminution de l'élasticité pulmonaire voire à par une hypersécrétion bronchique. Les oxydes d'azote, constituent une catégorie importante d'aéropolluants, surtout à cause de leurs effets indirects. Ils se transforment en effet en des composés très dangereux, les peroxyacylnitrates (PAN) dans les atmosphères urbaines polluées et ensoleillées, propices à la formation des smogs photochimiques. Ces dernières sont le siège de diverses réactions conduisant à la formation d'ozone, lequel va à son tour agir sur d'autres polluants, les hydrocarbures imbrûlés. La réaction de ces derniers avec les oxydes d'azote produit des PAN, particulièrement toxiques à la fois pour les végétaux et les animaux : Les effets de l'exposition aux aéropolluants gazeux (SO2, oxydes d'azotes, PAN, ozone, etc.) et/ou aux précipitations acides sont à l'origine de sérieux dommages à la végétation. La proportion d'arbres affectés par les pluies acides et autres aéropolluants dépassait 50% dans les forêts de conifères d'europe. Les dérivés fluorés constituent une autre catégorie importante de polluants atmosphériques. Les fluorures sont rejetés dans l'air par diverses industries, surtout celle de l'électrochimie de l'alumine. La contamination des sols qui en résulte s'avère catastrophique pour de nombreuses plantes et pour les forêts de conifères. De plus, elle s'accompagne d'une concentration du fluor dans les chaînes alimentaires des animaux domestiques et de l'homme. Les chlorofluorocarbures, encore dénommés Fréons, sont des dérivés chlorofluorés du méthane et de l'éthane chimiquement inertes, utilisés comme gaz réfrigérant ou propulseur dans les bombes aérosols. La production mondiale était encore de l'ordre du million de tonnes par an à la fin des années Depuis des conventions internationales ont été signées afin de réduire puis supprimer l'usage de ces composés. Les Fréons s'accumulent dans la stratosphère, où ils se décomposent sous l'action des rayons ultraviolets en libérant du chlore, lequel réagit à son tour avec l'ozone qu'il dissocie en oxygène. On a pu calculer que le maintien de la production de chlorofluorocarbures au niveau qu'elle atteignait au cours des années quatre-vingt pourrait provoquer une véritable catastrophe écologique due à une réduction significative du bouclier d'ozone stratosphérique. L'humanité est dès à présent confrontée au problème qui résulte de l'accumulation constatée des chlorofluorocarbures dans la haute stratosphère, dont le temps de demi-vie est supérieur à soixante-quinze ans pour les Fréon 11 et 12, et peut même atteindre cinq cents ans pour certains composés tels que les halons. Depuis la fin des années 1970, on assiste en conséquence à une diminution de la teneur en ozone stratosphérique particulièrement marquée au-dessus de l'antarctique, où apparaît lors de chaque printemps austral un trou d'ozone d'ampleur et d'étendue croissante. L'ozone (O3) situé dans la stratosphère joue un rôle protecteur en absorbant les rayons ultraviolets. La réduction de la couche d'ozone s'accompagne donc d'un accroissement de l'intensité des rayonnements ultraviolets (UV) de courte longueur d'onde à la surface des continents et des océans, accroissement dont la nocivité est telle qu'ils pourraient détruire toute vie terrestre. La biosphère se retrouverait alors dans les conditions qui prévalaient il y a plus d'un milliard d'années où, en l'absence de couche d'ozone d'épaisseur suffisante, les êtres vivants ne pouvaient pas se développer en milieu aérien, ni même dans les couches superficielles de l'océan pénétrées par les rayonnements UV dangereux. 2 Dérivés du carbone : Les hydrocarbures imbrûlés constituent des contaminants prépondérants dans les atmosphères polluées des grandes agglomérations ; certains d'entre eux sont des polluants secondaires qui se forment dans les combustions incomplètes. Tel est le cas des hydrocarbures polycycliques carcinogènes qui sont particulièrement abondants dans les fumées, les suies et les échappements de moteurs (diesels notamment). 18

19 L'oxyde de carbone (CO), également produit par les combustions incomplètes, représente le principal polluant de l'air (en masse). Il s'agit d'un toxique respiratoire très puissant qui bloque la fixation de l'oxygène par l'hémoglobine en se combinant à cette dernière de façon irréversible. Le gaz carbonique (CO2), bien qu'il soit un constituant normal de l'atmosphère, est rejeté dans l'air en quantités considérables par suite de l'usage des combustibles fossiles. La civilisation technologique a donc déjà perturbé le cycle du carbone à l'échelle globale. En outre, cette augmentation de la teneur en CO2 atmosphérique est susceptible de provoquer d'importantes modifications climatiques. Le CO2 est responsable d'un effet de serre en retenant au voisinage du sol les rayonnements infrarouges, calorifiques. Tout accroissement de sa concentration atmosphérique induit automatiquement un réchauffement des basses couches de la troposphère. On a pu calculer qu'un doublement de sa teneur dans l'air pourrait augmenter de 2,8 C la température moyenne superficielle de la Terre (actuellement de 15 C). Simultanément se produirait une baisse moyenne des précipitations de l'ordre de 15% dans deux bandes comprises, d'une part, entre 30 et 55 N et, d'autre part, entre l'équateur et 20 S. 3 - Particules solides : On les classe en catégories de taille décroissante, les plus petites, dites insédimentables, car incapables de se déposer au sol sous l'effet de la gravitation, possèdent un diamètre inférieur à 0,1 micron. Ce sont les plus dangereuses pour la santé humaine car elles sont susceptibles de pénétrer dans les alvéoles pulmonaires. Par ailleurs, elles contaminent les plus hautes couches atmosphériques et sont donc responsables d'une pollution globale.deux types de"particules"soulèvent des problèmes d'hygiène publique des plus préoccupants en milieu urbain, celles qui dérivent du plomb ou de l'usage des fibres d'amiante. Utilisés comme additif des supercarburants, divers composés plombiques sont transformés par les combustions en particules de plomb généralement insédimentables. On détecte couramment dans l'air des grandes villes européennes des concentrations de plomb particulaire égales ou supérieures à 5 mg/m 3 alors que le taux maximal réputé non toxique pour l'homme est de l'ordre de 0,7 mg/m 3.L'amiante est un matériau isolant et ignifuge qui a été fort utilisé dans les industries métallurgiques et dans le bâtiment, avant d'être interdite dans de nombreux pays (dont la France, le 1 er janvier 1997). L'inhalation des fibres d'amiante polluant l'atmosphère induit une affection redoutable, le mésothéliome pulmonaire. Informations extraites de l'encyclopaedia Universalis 2004 Extrait de presse récent à propos du trou d'ozone: "La couche d'ozone, qui protège la terre des rayonnements ultraviolets du soleil, affiche pour 2006 les pertes les plus importantes jamais enregistrées dans le cours d'une seule année au dessus de l'antarctique, a annoncé jeudi 28 septembre l'agence Spatiale Européenne (ESA) Les mesures de la couche d'ozone effectuées par les satellites de l'esa font apparaître une perte de 40 millions de tonne en octobre, dépassant le précédent record de 39M de t. enregistré en 2000 indique l'agence. La quantité de pollution stockée dans l'atmosphère est telle que des trous semblables à celui observé aujourd'hui devraient continuer d'apparaître dans les 20 prochaines années, selon les Experts de l'omm." Echelle des décibels Annexe III : la mesure du bruit Avion au décollage 130 Douloureux Marteau-piqueur 120 Douloureux Concert et discothèque 110 Risque de surdité Baladeur à puissance maximum 100 Pénible Moto 90 Pénible Automobile 80 Fatigant Aspirateur 70 Fatigant Grand magasin 60 Supportable Machine à laver 50 Agréable Bureau tranquille 40 Agréable Chambre à coucher 30 Agréable Conversation à voix basse 20 Calme Vent dans les arbres 10 Calme Seuil d'audibilité 0 Calme Tableau extrait de l'encyclopaedia Universalis 2004 L'échelle des décibels est une échelle logarithmique. Ainsi, 3 décibels supplémentaires correspondent à un doublement du niveau sonore, et 10 décibels multiplient celui-ci par 10. De même, les décibels ne s'additionnent pas : deux machines à laver de niveau sonore de 60 décibels ne font pas un bruit de 120 décibels mais de 63 décibels

20 20 Annexe IV : Les Additifs alimentaires Les additifs sont des substances incorporées aux aliments dans un but autre que nutritif. L'usage de ces substances dont certaines sont utilisées depuis des temps anciens est aujourd'hui strictement réglementé aux niveaux français et européen. Il existe des listes dites "positives"; tous les produits autorisés y sont inscrits et inversement tous les produits qui n'y figurent pas sont interdits. On distingue : Les agents de textures E 400 à E 499 : Emulsifiants et épaississants, ils ont pour objectif d'améliorer les propriétés physiques des aliments. (ils peuvent être naturels ou de synthèse), parmi ces agents on se trouvent les agents de sapidité, ou exhausteurs de goût: Les agents conservateurs : E 200 à E 299 : On les utilise dans le but d'arrêter le processus de dégradation biologique. Utiles pour éviter les intoxications alimentaires. Attention le E 249, E 250 et E 251 à base de nitrates et de nitrites sont très nocifs. Les agents antioxygènes ou (antioxydants) : : E 300 à E 399 : Empêchent la dégradation des produits alimentaires et des conserves par l'action de l'oxygène. Les colorants : E 100 à E 199 : jouent un rôle important dans les industries alimentaires car beaucoup de produits perdraient de leur appétence sans leur couleur. Inutiles, parfois dangereux, ils servent trop souvent à masquer la mauvaise qualité des produits Annexe V : les sacs plastiques 1. Place des plastiques (extrait d'un article de Claude Duval, auteur de "Matières plastiques et environnement".) 1.1.Evolution historique La production française est passée de moins de 0,5 millions tonnes en 1960 à 6,5 millions de tonnes aujourd hui. (entre 1970 et l an 2000, l acier a vu sa production augmenter de 40%, l aluminium de 140% et les plastiques de 400%). 1.2.Plastiques et pétrole Les plastiques peuvent être synthétisés à partir d autres ressources que le pétrole comme le charbon ou le gaz naturel. Le PVC comporte 57 % de sa masse issue du sel marin. Des plastiques sont issus de matières végétales ou minérales très répandues et d autres pourraient être développées si cela était nécessaire. 1.3.Répartition des usages Les plastiques les plus visibles sont ceux qui sont utilisés pour l emballage. La part des plastiques consacrés à l emballage est certes importante (38 %), mais en constante diminution. Les autres usages importants sont le BTP (24 %) et les transports (13%). Dans les deux cas, leurs qualités d isolation acoustique et thermique, leur faible densité contribuent à améliorer le bilan énergétique et/ou environnemental. Les autres applications sont l électricité-électronique où ils sont irremplaçables, les sports et loisirs et le médical pour un faible tonnage mais pour des applications incontournables. 2. Les sacs plastiques 2.1.Quelle masse? On peut se demander si, d un point de vue écologique, tout le "battage" fait autour des sacs de caisse est justifié. Ils représentent, en France, environ tonnes par an. Ces chiffres sont toujours impressionnants si on ne les compare pas à d autres qui peuvent leur donner un sens. La consommation française de matières plastiques tourne autour de tonnes par an. Les sacs représentent donc environ 1,1% des plastiques et 2,9 % des emballages. Ils représentent aussi, pour la France entière, la consommation de carburant automobile d une ville moyenne de habitants Quels usages? Dans notre civilisation audio-visuelle, l écologie est souvent une question d image. Or les pesticides dans notre assiette ou les microparticules des véhicules diesel sont difficiles à exploiter bien que leur incidence sur notre santé ne soit plus à démontrer. On parle de pollution visuelle comme s il s agissait de quelque chose d équivalent à la pollution chimique ou à l émission de gaz à effet de serre, ce qui est contestable et peut-être dangereux. 3. Les plastiques "biodégradables" L autre solution qui paraît à beaucoup "évidente" est l emploi de plastiques "biodégradables".le sens même de dégradable doit être précisé. 3.1.Dégradables ou fragmentables Les uns sont réalisés en polyéthylène, c est-à-dire à partir de pétrole, auquel on a rajouté des additifs favorisant la dégradation en particulier sous l action de la lumière. On ne saurait parler de biodégradation et le résultat est la formation de particules 20

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