Rapport Régional Afrique. Abou THIAM & Mamadou Bamba SAGNA Pesticide Action Network Africa Dakar, Sénégal

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1 MONITORING DES PESTICIDES AU NIVEAU DES COMMUNAUTES A LA BASE Rapport Régional Afrique Abou THIAM & Mamadou Bamba SAGNA Pesticide Action Network Africa Dakar, Sénégal Dakar, Décembre

2 SOMMAIRE INTRODUCTION 1. REVUE DE LA LITTERATURE 1.1Utilisation des pesticides chimiques 1.2Impacts sur la santä 1.3Impacts sur l environnement 1.4RÄglementation des pesticides 1.5Alternatives aux pesticides 2. OBJECTIFS ET METHODOLOGIE 3. RESULTATS ET DISCUSSIONS 3.1Mali Utilisation et gestion des pesticides Formation des vendeurs Vente et distribution des pesticides Licences de commercialisation Elimination des emballages vides Impacts des pesticides sur la santä PrÄcautions prises et connaissance sur les dangers Impacts des pesticides sur l environnement 3.2Sénégal Utilisation et gestion des pesticides Impacts des pesticides sur la santä PrÄcautions prises et connaissances sur les dangers Elimination des emballages vides Impacts des pesticides sur l environnement 3.3Tanzanie Utilisation et gestion des pesticides MÄthodes et techniques d application PrÄcautions prises et connaissance des dangers Elimination des emballages vides Impacts des pesticides sur la santä Impacts des pesticides sur l environnement 2

3 3.4Une étude de cas : Utilisation et gestion des pesticides par les maraichers en CÇte d Ivoire : Cas de la ville d Abidjan et deux de ses banlieues (Dabou et Anyama) (par M. Doumbia et K.E. Kwadjo) CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ANNEXES - TÄmoignage 1 : CÇte d Ivoire : des pesticides qui tuent leurs utilisateurs (Aly Ouattara, Inter Press Service, IPS) - TÄmoignage 2 : Nanguila empoisonnä aux pesticides (Didier Samson, RFI) - TÄmoignage 3 : SÄnÄgal : Intoxication alimentaire : 25 jeunes admis aux urgences É Saint-Louis (Gabriel BarbiÄ, Quotidien sänägalais WalFadjiri) 3

4 INTRODUCTION PrÑs de produits chimiques sont commercialisäs un peu partout dans le monde et malgrä cette trñs grande variätä, 1500 moläcules nouvelles sont mises sur le marchä chaque annäe. Il est estimä qu au moins substances n ont pas fait l objet d Ätudes poussäes sur leurs risques toxiques (Bertollini et Danzon, 2004). Parmi ces produits il y a un grand nombre de pesticides. La vente de pesticides rapporte É l industrie plus de 30 milliards de dollar par an et que 80 % de ces recettes sont räparties entre 8 grands groupes mondiaux. La part de l Afrique dans le commerce mondial des pesticides est estimä É 1 milliard d euro soit 4 %. Cette part est trñs loin de celle de l AmÄrique du Nord avec 5,9 milliard d euro soit (22,5 %), de l AmÄrique latine 4,8 milliards d euro soit (18,5 %) de l Europe 8,3 milliards d euro soit (31,7 %) et de l Asie 6,1 milliards d euro soit (23,3 %) (UIPP, 2007). Il est estimä qu il y aurait, chaque annäe, 1 É 5 millions de cas d empoisonnements aux pesticides, entraönant la mort de plusieurs milliers de travailleurs agricoles (dont les enfants) dans les pays du Sud. Bien que les pays africains importent moins de 10 % des pesticides utilisäs dans le monde, ils totalisent la moitiä des empoisonnements accidentels et plus de 75 % des cas mortels (OMS/PNE, 1990). Ces derniers chiffres ne prennent pas en compte les intoxications chroniques (empoisonnement lent et continu pendant plusieurs annäes) qui peuvent entraöner des problñmes de santä comme les cancers, des atteintes nerveuses, la stärilitä et les malformations, etc. Le contrçle insuffisant des importations, les mauvaises conditions d utilisation de stockage de certains pesticides qui deviennent par la suite obsolñtes causent Ägalement Üa et lé d importants dommages environnementaux et sanitaires notamment dans les rägions rurales. En se däcomposant, les pesticides forment des sous-produits qui peuvent s avärer encore plus toxiques que la substance originelle. Face É ces diffärents problñmes graves et afin d aider les communautäs É faire un suivi et É se prämunir des effets näfastes des pesticides, PAN Africa a mis en œuvre avec des partenaires dans quatre pays africains, une initiative transversale majeure 4

5 prise räcemment par PAN International, É savoir la surveillance par les communautäs des pesticides (Community Based Monitoring en anglais). Ce rapport präsente les premiers räsultats de ce monitoring. Il est structurä de la maniñre suivante : une revue bibliographique qui aborde les problñmes liäs É l utilisation des pesticides, les expositions humaines, les impacts sur la santä, sur l environnement, la räglementation des pesticides ainsi que les alternatives aux pesticides. une präsentation et discussion des räsultats obtenus par les organisations et les groupes partenaires qui ont fait le monitoring dans trois pays : le Mali, le SÄnÄgal et la Tanzanie. Une Ätude de cas räalisäe en CÇte d Ivoire est Ägalement exposäe Il a ÄtÄ annexä É l Ätude : quelques tämoignages rapportäs par la presse nationale et internationale sur des mauvaises pratiques et d accidents liäs aux pesticides dans quelques pays, Et une liste de quelques projets et programmes sur les alternatives aux pesticides menäs pour pallier autant que faire se peut aux problñmes liäs aux pesticides. 1. REVUE DE LA LITTERATURE 1.1Utilisation des pesticides chimiques L utilisation des pesticides aussi bien sur les cultures vivriñres que sur les cultures d exportation a toujours repräsentä un danger räel pour les agriculteurs et les populations en Afrique au Sud du Sahara. Les risques encourus par les paysans dans les traitements des cultures comme le coton qui peut exiger plusieurs Äpandages de pesticides avant la räcolte peuvent àtre un danger mortel. La convention de Rotterdam reconnaöt le danger potentiel des produits chimiques dont la gestion constitue un däfi pour de nombreux gouvernements des pays en däveloppement particuliñrement en Afrique. â Dans beaucoup de pays en däveloppement, les conditions ne permettent pas aux petits paysans d utiliser sans danger les pesticides Ç toxicitä ÄlevÄe. Il en räsulte des dägéts permanents aussi 5

6 bien sur la santä des agriculteurs que l environnement ä däclarait Mr Jacques Diouf, Directeur GÄnÄral de la FAO, au moment de l enträe en vigueur de la Convention de Rotterdam en Les pesticides sont souvent utilisäs sans discernement par des agriculteurs ne sachant lire ni les Ätiquettes ni les doses d utilisation präconisäes. Ce qui engendre souvent des accidents. Les conditions de stockage et la distribution des pesticides dans des contenants qui sont aprñs räutilisäs notamment É des fins alimentaires provoque Ägalement des accidents souvent graves parfois mortels au niveau des populations les plus vulnärables en particulier les enfants et les femmes. De nombreuses pratiques observäes dans la manipulation des produits chimiques toxiques exposent l agriculteur, sa famille, les consommateurs, les populations aux risques d intoxication directe ou chronique et Ägalement engendrent des problñmes de pollution de l environnement. Les intoxications par les pesticides constituent de nos jours un problñme räel de santä publique dans les grandes zones de cultures de nombreux pays africains. En l absence de systñmes de surveillance adäquats, de centres antipoison, il est quasiment impossible d avoir des chiffres officiels et de statistiques fiables sur le nombre d intoxications, d empoisonnement, d accidents et de däcñs dus aux pesticides. Cependant, quelques ÄlÄments peuvent àtre puisäs de la littärature et de l expärience pour illustrer la situation : entre Janvier 1992 et däcembre 2007 le Centre Anti Poison Marocain a enregisträ plus de 2609 cas d intoxication (Naima Rhalem et al 2009), au SÄnÄgal, PAN Africa a recensä 258 cas entre 2002 et 2005 (Thiam. M et Touni E. 2009), au BÄnin entre Mai 2007 et Juillet 2008, 105 cas dont 9 däcñs dus É l endosulfan (taux de lätalitä 9 %) ont ÄtÄ rapportäs (Badarou S. et Coppieters Y., 2009). Au Mali, les cas intoxications dues aux pesticides ont ÄtÄ estimäs annuellement É prñs de 329 avec 30 É 210 däcñs et de 1150 É 1980 intoxications chroniques (FAO/CILSS 2000),etc. Ainsi, bien qu Ätant le continent qui utilise le moins de pesticides en volume en raison notamment de la pauvretä, l Afrique est l une des rägions oã ces produits toxiques font plus de dägåts sur les populations et l environnement particuliñrement dans les rägions de grandes exploitation agricole, les pärimñtres irriguäs pärimñtres 6

7 päriurbains et les plantations de cultures de rente. Les populations de ces zones sont parfois victimes d intoxications par les pesticides. Par ailleurs, il est connu que des pesticides organochloräs tels que le DDT, le chlordane, et l heptachlore, qui ont ÄtÄ retiräs ou interdits en Europe et en AmÄrique du Nord en raison de leurs effets sur la santä et l environnement, continuent É àtre ÄcoulÄs dans les pays en däveloppement, en Afrique ou ailleurs, notamment lé oã les gouvernements ne disposent pas d informations suffisantes sur la toxicitä de ces produits et les moyens de s en protäger (FAO 1996). Le recours aux pesticides constitue le principal moyen de lutte en cultures maraöchñre. La däpendance croissante É ces produits et l usage excessif et abusif qui en est fait posent de särieux problñmes. La plupart des producteurs ne disposent pas de vàtements et accessoires de protection et ne respectent pas les dälais avant räcolte. Cela est É l origine d accidents fräquents d empoisonnement chez les agriculteurs, notamment les femmes et les enfants, de taux inacceptables de räsidus de pesticides sur les produits de consommation, et de contamination de l environnement. 1.2 Impacts des pesticides sur la santé DiffÄrentes enquàtes menäes dans les pays d Afrique ont recensä des intoxications dues É des pesticides variäs. L un de ces biocides est l endosulfan, un pesticide organochlorä largement utilisä sur le coton pour lutter contre Helicoverpa armigera. Le produit a provoquä de nombreux accidents É tel point que les pays membres du CILSS ont däcidä räcemment d interdire son utilisation (PAN/IPEN, 2008). Au BÄnin, 37 personnes (des agriculteurs et autres) sont mortes entre Mai et Septembre 1999, tandis que 36 autres ont souffert d intoxications sävñres É cause du Callisulfan (endosulfan 350g) dans le däpartement du Borgou (Ton & al, 2000). Ces intoxications sont directes (surviennent au cours des traitements avec le produit) ou indirectes (aprñs consommation de produits contaminäs, essentiellement des produits maraöchers sur lesquels le produit est utilisä alors qu il devrait àtre employä uniquement sur le coton). 7

8 Sur un Ächantillon de 100 producteurs chargäs des traitements phytosanitaires dans la zone cotonniñre de Gourma (Burkina Faso), des maux de tàtes sävñres sont les symptçmes les plus fräquents et affectent 92 % des enquàtäs, suivis des vertiges pour 83 %, des tremblements des mains pour 54 %, des nausäes ou vomissements pour 21 %, troubles de la vision 21 %, transpiration excessive pour 13 %, Ätourdissement pour 8 % et hypersalivation pour 8 %. La plupart de ces symptçmes (46 %) surviennent quelques heures ou quelques jours aprñs l utilisation des pesticides. Quelques cas cependant (13 %) sont arriväs pendant l utilisation des produits et Ätaient les incidents les plus särieux (Glin & al, 2006). Bien que le pesticide responsable n a pas ÄtÄ formellement identifiä mais tout porte É croire que le produit toxique n est autre que l endosulfan. Au Togo, plus de 500 cas d intoxication liäs É l utilisation de l endosulfan Ätaient enregisträs chaque annäe par la Division de Toxicologie de l HÇpital public de LomÄ- Tokoin (Kodjo 2007). Des accidents de cette nature arrivent dans de nombreux pays d Afrique. Malheureusement leur documentation n est pas facile car les statistiques ne sont pas disponibles dans les centres de santä et les structures sanitaires sont trñs peu outilläs et formäs pour faire un diagnostic präcis des intoxications par les pesticides. Par ailleurs les antidotes et les premiers soins d urgence ne sont pas non plus accessibles aux populations en particulier les ruraux. Peu de donnäes sont disponibles sur la toxicitä chronique des pesticides. Si les activitäs agricoles sont bien souvent la cause directe des intoxications et surviennent lors de la manipulation de ces toxiques, les suicides avec les pesticides sont Ägalement une des principales causes de däcñs (OMS 2004). 1.3 Impacts des pesticides sur l environnement La pollution par les pesticides constitue un problñme majeur dans beaucoup de rägions surtout les zones de cultures intensives oã d importantes quantitäs d intrants chimiques sont employäs. L'utilisation des pesticides est trñs räpandue et les quantitäs appliquäes sont quelquefois trñs ÄlevÄes, mais les donnäes concernant leur toxicitä pour les environnements africains en particulier sur les milieux 8

9 aquatiques, sur leur devenir dans l'environnement et leurs räsidus, sont peu nombreuses ou inexistantes. Certains ÄlÄments des ÄcosystÑmes sont particuliñrement sensibles aux pesticides chimiques. Les poissons sont trñs sensibles É l endosulfan et des traitements de type räsiduel É 100 g/ha ont entraönä sur des riviñres au Burkina Faso, aprñs 24 heures, des mortalitäs considärables de poissons (Dejoux 1985). Les poissons sont Ägalement en danger É chaque fois que le chlorpyriphos est utilisä prñs des eaux de surface (FAO/ Projet Locustox, 1997).Le FÄnitrothion et le Fenthion sont deux organophosphoräs Ägalement trñs dangereux pour les poissons. La deltamäthrine peut aussi entrainer une mortalitä ÄlevÄe des invertäbräs aquatiques. La forte toxicitä pour les organismes aquatiques est un facteur commun É la plus part des pyräthrinoides. L arsenal des pesticides utilisäs en agriculture est trñs vaste et les informations concernant leur impact sur les ÄcosystÑmes sont rares. Leur cinätique est souvent complexe et les quantitäs qui aprñs Äpandage sur les cultures atteignent un biotope particulier sont extràmement variables et däpendent de nombreux facteurs notamment mätäorologique ou physico-chimique (biodägradabilitä). Parfois ce sont des mätabolites qui atteignent le milieu aquatique et ces produits de dägradation peuvent selon le cas àtre plus ou moins toxiques que le composä d origine. L accumulation de ces produits se fait lentement dans les organismes par le biais des chaönes alimentaires ; ainsi il a ÄtÄ signalä la präsence de DDT, de DDE et de TDE dans les tissus des poissons de la rägion du Gezira au Soudan (El Zorgani 1976). De màmes des räsultats ont ÄtÄ trouväs dans le lac Victoria, les insecticides incriminäs provenant dans tous les cas des traitements effectuäs sur le coton. De màme la lutte contre la vägätation aquatique fait appel É des moläcules fortement toxiques. Le paraquat, un sel d ammonium, agit sur la faune autant par sa matiñre active que par les agents mouillants que comporte sa formulation (Dejoux 1985). Des analyses montrent la präsence de nombreux pesticides organochloräs dans plusieurs matrices ; du HCH, de l endosulfan, de l heptachlore, du DDT ont ÄtÄ trouväs dans le lait et le beurre en CÇte d Ivoire (Traore S.K., 2008). Des räsidus d heptachore, d endosulfan, de DDT, de dicofol ont ÄtÄ trouväs sur plusieurs variätäs 9

10 de lägumes dans la rägion des Niayes aux alentours de Dakar (Ceres Locustox, 2008). Les pesticides chimiques utilisäs en lutte antiacridienne peuvent avoir des effets nägatifs sur les ennemis naturels des acridiens, sur des oiseaux, sur des insectes utiles dans les agro-systñmes (Ceres Locustox, ). On retrouve des räsidus de pesticides partout : dans l eau, mais aussi dans l air, les brouillards et l eau de pluie (PAN Africa en 2008). Au Burkina Faso, au BÄnin et au SÄnÄgal ont prouvä que l endosulfan a ÄtÄ trouvä dans les sols (Sawadogo et al, 2006). Une Ätude menäe a Koutiala (Mali) sur la pollution des eaux de puits par les pesticides agricoles (TraorÄ S. & al, 2006) a rävälä que l endosulfan a ÄtÄ dätectä dans 85 % de l ensemble des puits contaminäs É des taux däpassant les normes ou les valeurs de räfärence recommandäes pour l eau potable, soit 0,1μg/L pour une matiñre active donnäe. Il se präsente sous ses deux formes isomñres : l α- endosulfan et le β-endosulfan. Les concentrations maximales mesuräes sont respectivement de 25,28 μg/l et de 13,74 μg/l. Les teneurs räsiduelles moyennes de l endosulfan dans les eaux de l ensemble des puits contaminäs sont respectivement de 3,21 μg/litre pour l'α-endosulfan et, 2,18 μg/litre pour le β- endosulfan. De l endosulfan a ÄtÄ trouvä dans 7 sur les 38 Ächantillons d eau präleväs dans la nappe phräatique de la zone des Niayes É Dakar, au SÄnÄgal. Les concentrations ont atteint plus de 100 êg/l. (CissÄ I. & al, 2006). Il y a eu Ägalement d autres incidents liäs É l endosulfan par exemple de fortes mortalitäs de poissons dans la valläe du fleuve SÄnÄgal. 1.4 Réglementation des pesticides Les Etats africains ont dans leur grande majoritä signä et ratifiä les principaux instruments juridiques internationaux relatifs É la gestion des produits chimiques ; É savoir le Code de Conduite de la FAO, la Convention de Rotterdam sur le Consentement PrÄalable en connaissance de cause (PIC), la Convention de Stockholm sur les Polluants Organiques Persistants (POPs), l Approche StratÄgique de la Gestion Internationale des Produits Chimiques (SAICM), la Convention de Båle, 10

11 la Convention de Bamako, la RÄglementation Commune du CILSS etc., et ont mis en place des organismes de coopäration en matiñre de gestion des produits phytosanitaires (CILSS, CEDEAO, CPAC etc.). Cependant, la mise en œuvre des ces instruments juridiques demeure un väritable problñme pour les Etats. En effet plusieurs pays n ont pas de lägislations nationales É jour dans le domaine de la gestion des pesticides. A cotä de ces instruments juridiques internationaux, le Mali, le SÄnÄgal et la Tanzanie ont tous trois des lois nationales. Il s agit respectivement de : la loi në du 3 juin 2002 instituant le contrçle de l homologation et le contrçle des pesticides en RÄpublique du Mali et son däcret d application në /P-PM du 31 däcembre 2003 fixant les modalitäs d application de la loi instituant l homologation et le contrçle des pesticides en RÄpublique du Mali, la loi në du 2 fävrier 1984 et son däcret d application në du 02 mai 1984 relatifs au contrçle des späcialitäs agro-pharmaceutiques et des späcialitäs assimiläes. Une loi tombäe en däsuätude et qui sera abrogä par une autre qui est en Älaboration enfin The Pesticides Control Regulations in Tanzanie. 1.5 Alternatives aux pesticides Un inventaire des pratiques de protection ne faisant pas appel aux pesticides montre que plusieurs alternatives existent dans les pays et peuvent àtre mis É profit. L idäe du recours É ces alternatives gagne du terrain. Ils sont, en effet, de plus en plus nombreux les producteurs et associations paysannes É promouvoir ces techniques culturales. La lutte intägräe fait une plus large place É l utilisation des bio-pesticides, de mäthodes culturales mieux adaptäes et de matäriels vägätaux räsistants aux maladies et devrait, en principe, aboutir É un usage plus modärä et mieux ciblä des produits chimiques. Des efforts sont däployäs par diffärents acteurs pour dävelopper des technologies de lutte alternatives dont un biopesticide ÄlaborÄ avec le Metarhizium qui provoque une maladie fongique des locustes et des sautäriaux (FAO, 2007). Les acteurs de cette politique sont autant les structures Ätatiques que celles de la sociätä civile (DoucourÄ 2008). 11

12 2. OBJECTIFS ET METHODOLOGIE Les objectifs du monitoring sont de mettre en Ävidence avec les communautäs les impacts des pesticides sur la santä et l environnement des communautäs, en observant de prñs les conditions d'utilisation, en analysant la faüon dont les pesticides sont distribuäs et vendus par rapport au normes Ätablies par le Code international de conduite pour la distribution et l'utilisation des pesticides ÄlaborÄ par la FAO (FAO,,???). Les räsultats obtenus devront contribuer É l atteinte de l objectif global de l'approche stratägique de la gestion des produits chimiques (SAICM), É savoir parvenir É une gestion Äcologiquement saine des produits chimiques tout le long de leur cycle de vie de telle sorte que d ici É l horizon 2020 ces produits soient fabriquäs et utilisäs de faüon É räduire et É terme Äliminer leurs mäfaits sur la santä humaine et sur l environnement (Weinberger, 2009). Pour atteindre ces objectifs, l approche Community Pesticide Action Monitoring (CPAM) est parue appropriäe. Le CPAM est un outil permettant de prendre conscience de l impact des pesticides sur la santä humaine et sur l environnement. Cette approche est basäe sur la Recherche et l Action Participative (RAP). Cela implique que les membres de la communautä entreprennent la recherche et encouragent l organisation et l action pour trouver des solutions É leurs problñmes. Le CPAM Ätudie les impacts des pesticides sur la santä humaine et aide É l Äveil des consciences sur les risques liäs É l usage des pesticides. Il a pour objectif principal de permettre aux communautäs de däcrire leurs situations räelles et d àtre impliquäes dans la recherche de solutions É leurs problñmes. Pour mieux apprendre l approche CPAM, deux ateliers rägionaux furent organisäs au SÄnÄgal et en Tanzanie. Celui du SÄnÄgal Ätait destinä aux pays francophones d Afrique. Elle a vu la participation de plusieurs organisations venant du BÄnin, du Cameroun, de la GuinÄe Bissau, du Mali, du Maroc, du SÄnÄgal, du Togo et de la Tunisie. L atelier organisä en Tanzanie a vu la participation de pays ayant l anglais comme langue commune É savoir la Tanzanie, l Afrique du Sud, l Ethiopie et le Nigeria. En plus de ces deux ateliers rägionaux, trois ateliers nationaux ont ÄtÄ organisäs, le premier É Dakar du 1 er au 5 octobre 2007 ; le second É Bamako au Mali du 26 au 28 Mai 2009 et le troisiñme É Tunis en Tunisie les 25 au 26 juin Ces formations Ätaient destinäes aux ONGs nationales de ces pays de màme que les autoritäs ayant en charge la gestion des produits chimiques en gänäral et des pesticides en particulier. 12

13 Au cours des ateliers, les participants ont ÄtÄ initiäs au CPAM et ont donnä leurs avis sur les modules et les autres documents produits pour la circonstance. En effet, la mise en pratique du suivi communautaire näcessite un certain nombre d outils, c est ainsi que des modules däveloppäs par PAN Asie-Pacific depuis quelques annäes ont ÄtÄ adaptäs au contexte africain par PAN Africa qui les a traduit en franüais. Au total 3 modules ont ÄtÄ präparäs : Module 1 : Attention!!! Les pesticides sont nuisibles É votre santä Module 2 : Les pesticides dätruisent notre terre Module 3 : Renoncer aux pesticides! Båtir un monde durable. En plus de ces modules d autres outils ont ÄtÄ produits. Il s agit du guide international sur le suivi communautaire et le plaidoyer qui a ÄtÄ finalisä puis traduit de l anglais au franüais de màme que les questionnaires annexäs au guide. Au Mali, PAN Mali a traduit les questionnaires du guide et le module në1 en langue Bambara, la principale langue nationale de ce pays. Le Manuel des OpÄrations produit par PAN Asie Pacific a ÄtÄ aussi traduit en franüais et distribuä aux partenaires pour aider aux enquàtes qu ils devraient faire. Le manuel couvre les objectifs, la portäe, les techniques d enquàtes et les questions liäes É l Äthique. Enfin, le formulaire sur les rapports d incidents de la Convention de Rotterdam communäment appelä Rapport d incident a ÄtÄ utilisä pour la documentation des incidents par les pesticides. Au total six principaux supports ont ÄtÄ produits et mis É la disposition des partenaires dans les pays pour la circonstance. Avec ces outils, les agents des ONGs et les partenaires accompagnäs avec les repräsentants des communautäs oã le suivi communautaire doit se därouler ont collectä les informations sur les conditions d utilisation des pesticides et leurs impacts sur la santä humaine et sur l environnement. Ainsi entre FÄvrier 2007 et Juillet 2009, cinq organisations africaines ont entrepris des activitäs de suivi communautaire des pesticides dans leurs pays, il s agit de : PAN Africa au SÄnÄgal, de PAN Mali, de l Association pour la Promotion des Initiatives de Base (APIB), l Association pour la Valorisation et la Promotion des Initiatives PrivÄes (AVPIB) au Mali, de Work And Health in Southern Africa (WAHSA) et de AGENDA for Environment and Responsible Development en Tanzanie, enfin de l Alliance Nationale des Consommateurs et de l Environnement au Togo (ANCE). 13

14 Les trois premiñres organisations citäes ont mis l accent sur le guide sur le suivi communautaire et ses questionnaires, les deux autres se sont appesanties sur le formulaire PIC ÄlaborÄ par le secrätariat de la Convention de Rotterdam sur le Principe du Consentement PrÄalable en connaissance de cause. Finalement, É Ngerananyuki en Tanzanie, l ONG WAHSA a interviewä 120 personnes sur les conditions d utilisation gänärale des pesticides et sur leur impact sur la santä. Au SÄnÄgal 200 personnes ont ÄtÄ interrogäes sur deux sites diffärents au Sud et au Nord du pays sur les conditions d utilisation gänärale des pesticides et leurs impacts sur la santä des producteurs. Au Mali le monitoring s est däroulä sur deux sites É Sikasso et É Bamako. A Sikasso 100 personnes ont ÄtÄ interrogäes sur les conditions d utilisation gänärale des pesticides et sur leur impact sur la santä des populations. A Bamako, le monitoring a portä sur la vente des pesticides, 35 commerüants/boutiquiers parmi les plus importants vendeurs d intrants agricoles de la capitale malienne ont ÄtÄ interrogäs. Au total de 420 personnes et 35 magasins et boutiques de pesticides ont participä É la collecte des donnäes utilisäes dans cette Ätude. 3. RESULTATS ET DISCUSSIONS 3.1 Mali Le Mali est un vaste pays francophone situä au cœur de l Afrique de l Ouest. Sa superficie est de km 2 avec une population estimäe en 2008 É prñs de 13 millions de personnes. 14

15 3.1.1 Utilisation et gestion des pesticides Figure 1. Utilisation des pesticides Le diagramme ci-dessus montre l intäràt que les agriculteurs maliens interrogäs portent aux pesticides. Ils sont 90 % É utiliser les pesticides. Les pesticides sont utilisäs principalement dans les champs (82 %) mais aussi dans les maisons (5 %) Formation des vendeurs Figure 2. Formation sur les pesticides Vente et distribution des pesticides Les vendeurs ayant reüu une formation (16) sont beaucoup moins nombreux. La formation a portä sur les principaux thñmes suivants : les präcautions É prendre lors des mälanges et dans le stockage des pesticides mais Ägalement sur les dangers liäs É l utilisation des pesticides. Aucun des thñmes n a portä sur les alternatives aux pesticides. 15

16 Figure 3. DisponibilitÅ Ç la vente des Åquipements de protection La Figure 3 présente les accessoires de protection individuelle disponibles à la vente dans les magasins. Les gants et les bottes sont les plus importants avec 23%, les combinaisons, les lunettes et les respirateurs 19%, les masques oculaires 21%. Par contre les chemises à manches longues et les pantalons ne sont pas disponibles dans les magasins de vente des intrants visités Autorisation de vente Figure 4. DÅtention d une licence pour la commercialisation des pesticides Ils sont 63 % à détenir une licence officielle qui leur permet de commercialiser les pesticides. 16

17 Devenir des emballages vides de pesticides Figure 5. Modes et voies d Ålimination des emballages vides de pesticide Plus de la moitiä des personnes interrogäes ont recours É l incinäration pour Äliminer les emballages vides de pesticide. Aucune des personnes interrogäes ne retournent les contenants vides aux distributeurs. Les autres modes d Älimination varient entre les jeter dans les champs 12 %, enfouissement dans le sol 14 %, les jeter dans une fosse septique 12 %, l usage domestique 3% enfin mis É la poubelle 1 % Impacts des pesticides sur la santå des applicateurs Figure 6. Manifestations et symptémes suite Ç une intoxication par les pesticides 17

18 Sur les symptçmes et manifestations recensäs É Sikasso, les maux de tàte et les Ätourdissements viennent en premier avec respectivement 21 % et 8 % des personnes interrogäes. 47 % des interviewäs estiment qu ils sont en bonne santä. Figure 7. Port d Åquipements individuels de protection Ils sont 48 % É utiliser des Äquipements de protection pour se prämunir contre les effets näfastes des pesticides alors que 52 % ne se protñgent pas. Figure 8. Les raisons du non port d Åquipements de protection La chertä des Equipements de protection individuelle est la premiñre cause avancäe concernant l absence de protection avec 57 % des personnes interrogäes, s y ajoute l indisponibilitä 47 %, le non confort 10 % et la mäconnaissance 9 %. 18

19 Figure 9. DegrÅ d utilisation de diffårents Åquipements de protection Concernant les accessoires de protection individuelle, les chemises É manches longues et les pantalons sont les plus utilisäs pour respectivement 49 % et 48 % des personnes interrogäes s y ajoute les masques 27 %, les bottes 8 %, les respirateurs 5 %, les gants 4 %, les lunettes 1 % enfin aucun agriculteur ne dispose d une combinaison späciale destinäe aux traitements. Les Äquipements de protection ne sont pratiquement jamais au complet, la plupart des personnes interrogäes dispose par exemple d une paire de bottes sans avoir de masque ou de gants. Figure 10. PulvÅrisation en fonction de la direction du vent La pulvärisation est effectuäe le plus souvent dans la direction contraire aux vents 81 %. 14 % ne connaissent pas les techniques de pulvärisation. 19

20 Figure 11. Connaissances sur les dangers et les risques liås Ç l Åpandage des pesticides Il paraöt avoir une bonne perception des dangers liäs É l utilisation des pesticides avec 91 % des personnes interrogäes qui en sont conscientes alors que 9 % les ignorent totalement. 3.2 SÅnÅgal Le SÅnÅgal est situä É l ouest du continent africain. Sa superficie est de Km 2 avec une population estimäe en 2008 É plus de 11 millions d habitants. 20

21 3.2.1 Utilisation des pesticides Figure 12. Utilisation des pesticides en zone cotonnière à Vélingara (Sénégal) Figure 13. Utilisation des pesticides en zone rizicole à Ross Béthio, Vallée du Fleuve Sénégal Les figurent montrent l ampleur de l utilisation des pesticides dans les deux zones du SÄnÄgal. En effet 90% des personnes interrogäes É VÄlingara en zone de culture de coton disent utiliser les pesticides contre 95% dans la VallÄe du fleuve du Fleuve SÄnÄgal en riziculture. Les pesticides sont essentiellement utilisäs en l agriculture mais aussi dans les maisons pour lutter contre les tiques, cafards voire les serpents, etc.. 21

22 3.2.2 Impacts des pesticides sur la santé Figure 14. Signes et symptômes observés suite à une intoxication par les pesticides à Vélingara A VÄlingara, les symptçmes ressentis lors de l utilisation des pesticides varient et dänotent des dangers liäs É la non maötrise des techniques d Äpandage. Les signes les plus ÄvoquÄs sont les maux de tàte (61 %), les troubles de la vision (59 %), la transpiration excessive (57 %), autres effets É 29 % comme les brílures, les problñmes d articulation, les dämangeaisons de la peau, le coulage du nez, les douleurs, les maux de ventre, ballonnement, etc. Les nausäes et vomissements font partie Ägalement des effets les plus ressentis (23 %). 22

23 Figure 15. Signes et symptémes observås suite Ç une intoxication par les pesticides Ç Ross-BÅthio Dans la Vallée aussi le constat est le même, les maux de tête (57 %) et les problèmes de visions (49 %) sont les symptômes les plus signalés PrÅcautions prises et connaissance sur les dangers Figure 16. Port d Åquipements de protection individuelle Ç VÅlingara Figure 17. Port d Åquipement de protection individuelle Ç Ross-BÅthio 23

24 L article 2 du Code de la FAO recommande aux agriculteurs de se protäger avec des Äquipements de protection individuelle. Cependant dans les zones de VÄlingara et de la VallÄe le constat est que peu de gens se protñgent. En effet ils sont 5% É dire qu ils se protñgent É VÄlingara contre 10% dans la VallÄe. Signalons que les Äquipements de protection ne sont pas toujours au complet. Figure 18. Justification du non port d Åquipements de protection Ç VÅlingara Figure 19. Justification du non port d Åquipements de protection Ç Ross-BÅthio Les raisons ÄvoquÄes dans les deux zones sont pratiquement les màmes : la chertä, l indisponibilitä, le non confort et la mäconnaissance. Ils sont 13 % É dire que c est cher É VÄlingara contre 33 % dans la valläe, 50 % É dire que c est pas disponible É VÄlingara contre 9 % dans la VallÄe, 20 % É dire que c est inconfortable É VÄlingara contre 3 % dans la VallÄe, 11 % É dire qu ils ne connaissent pas É VÄlingara contre 50 % dans la VallÄe. Ce dernier chiffre dänote qu il existe encore beaucoup des gens qui ignorent qu il faut se protäger en utilisant les pesticides. 24

25 Figure 20. Utilisation des accessoires de protection individuelle à Ross-Béthio Il est inquiätant de voir que sur 100 personnes interrogäes dans la VallÄe, 10 uniquement affirment disposer au moins d un accessoire de protection individuelle. Figure 21. Epandage des pesticides en tenant compte de la direction des vents à Vélingara Figure 22. Epandage des pesticides en tenant compte de la direction des vents à Ross-Béthio Les producteurs qui pulvärisent dans le sens contraire du vent (74 % É VÄlingara et 51 % dans la VallÄe) sont plus nombreux que ceux qui le font dans le sens du vent. 25

26 Figure 23. Connaissances sur les dangers et les risques liås Ç l Åpandage des pesticides Ç VÅlingara Figure 24. Connaissances sur les dangers et les risques liås Ç l Åpandage des pesticides Bon nombre d agriculteurs interrogäs sur la question de savoir s ils connaissent les dangers? ont räpondu par l affirmatif (75 %) É VÄlingara et (91 %) dans la VallÄe. NÄanmoins on remarque que certains ignorent toujours que les pesticides sont dangereux (25 %) É VÄlingara et (9 %) dans la VallÄe. 26

27 Devenir des emballages vides Figure 25. Devenir des emballages vides de pesticide Les figures 24 et 25 montrent que la plupart des emballages vides finissent dans les champs (70 %) donc abandonnäs É l air libre. Cette pratique constitue un danger pour les personnes mais aussi pour les animaux qui souvent broutent les herbes dans les champs aprñs les räcoltes. Une autre consäquence de cette pratique est la pollution de l environnement. En effet la plupart du temps, les bidons mais surtout les sachets de pesticides vides jetäs finissent dans un point d eau et contaminent tout l ÄcosystÑme en particulier le milieu aquatique. Notons qu ici aussi aucun emballage 27

28 vide n est retournä aux distributeurs ce qui dänote une violation du code de la FAO qui recommande aux compagnies de collecter les contenants vides de pesticides. 3.3 Tanzanie La Tanzanie est un pays d'afrique de l'est situä en bordure de l'ocäan Indien. Il est entourä au nord par le Kenya et l'ouganda, É l'ouest par le Rwanda, le Burundi et la RÄpublique dämocratique du Congo, au sud-ouest par la Zambie et le Malawi et au sud par le Mozambique. Le pays couvre km 2 et compte habitants essentiellement bantous Utilisation des pesticides Figure 24. utilisation des pesticides 28

29 Le nombre de personnes utilisant les pesticides sont plus nombreux que celles qui n en utilisent pas. (AGENDA-WAHSA 2007) Figure 25. Equipements de protection individuelle utilisås En matiñre d Äquipement de protection individuelle, les bottes sont plus usitäes avec 50 %, ensuite les gants 16 %, les respirateurs 10 %, les verres 10 %, les combinaisons 9 % enfin les masques 5 %. Signalons que les producteurs ne disposent pas d Äquipements complets. Ils sont utilisäs säparäment. (AGENDA- WAHSA 2007) Tableau 1 : Suivi des instructions des Åtiquettes RÅponse sur les instructions contenues dans les Åtiquettes de pesticides Nombre d agriculteurs (N=120) % des agriculteurs Lis chaque fois les instructions Suis les instructions Suis däs fois les instructions Lis däs fois les instructions FormÄs sur les pesticides Ont une connaissance sur les pesticides

30 Le tableau montre que plus de la moitiä des agriculteurs lisent les Ätiquettes mais peu d entre eux respectent les instructions Äcrites. (AGENDA-WAHSA 2007) Elimination des emballages vides Figure 27. Elimination des emballages vides Dans la zone de Ngerananyuki, la majeure partie des emballages vides sont bríläs 37 %. Les restes sont soit jetäs dans les champs (32 %), soit enterräs dans les champs (16 %), soit revendus (7 %), soit jetäs dans les toilettes (6 %), ou soit räutilisäs É des fins domestiques (2 %) (AGENDA-WAHSA 2007) Impacts des pesticides sur la santå Tableau 2 : SymptÉmes et signes d intoxication SymptÉmes et signes d intoxication Nombre de fermiers (N=120) Pourcentage des fermiers % irritation de la peau irritation des yeux Salivation NausÄe Maux de tàte

31 Irritation de la gorge Lacrymal???? Perte d appätit Troubles du sommeil Maux de ventre Toux Sudation excessive Vertiges DifficultÄs respiratoires Grippe ProblÑme de Vision FiÑvre Douleurs pulmonaires Saignement du nez tremblement DifficultÄs respiratoire DiarrhÄes Douleurs au moment d uriner Vomissements Perte de connaissance (AGENDA-WAHSA 2007) 31

32 En Tanzanie, les agriculteurs ont enregisträ plus de symptçmes aprñs le traitement que pendant le mälange et la pulvärisation. Durant le mälange, les symptçmes les plus fräquents sont les irritations de la peau, une salivation excessive et une irritation des yeux, tandis que durant la pulvärisation, la salivation excessive vient au premier rang suivie d'une irritation cutanäe, d une irritation des yeux et la toux, et aprñs la pulvärisation d'irritation cutanäe, insomnie, une salivation excessive et l'irritation des yeux. L irritation de la peau, celle des yeux et la salivation excessive ont ÄtÄ les symptçmes les plus importants dans toutes les utilisations de pesticides comme l indique le tableau ci-dessus. (AGENDA-WAHSA 2007) 3.4. Etude de cas : pratiques d utilisation et de gestion des pesticides par les maraichers en cote d ivoire : cas de la ville d abidjan et deux de ses banlieues (dabou et anyama) (m. Doumbia et k.e. kwadjo, 2009) RÅsumÅ de l Åtude L objectif de l Ätude Ätait de connaötre le comportement des maraöchers en CÇte d Ivoire quant É l utilisation des pesticides destinäs É la protection phytosanitaire des cultures. La mäthodologie a consistä É mener une enquàte auprñs de 85 maraöchers d Abidjan et de deux de ses banlieues (Dabou et Anyama), oã se pratique une forte activitä de production maraöchñre. Elle a portä sur les sources d approvisionnement en pesticides, la perception environnementale et la santä des producteurs suite É l emploi des pesticides. Les räsultats rävñlent que la plupart des producteurs (76,19 % É Abidjan et 86,67 % en banlieues) n observent aucune mesure de protection lors des traitements phytosanitaires des cultures. La majoritä des pesticides utilisäs, acquis auprñs de revendeurs non agrääs, n est pas recommandäe pour les cultures maraöchñres. Plusieurs producteurs de lägumes mñnent leur activitä sans tenir compte de la präservation de l environnement, de leur santä et de celle des consommateurs. Les räsultats de l enquàte : a) Sources d approvisionnement des pesticides : A Abidjan, les maraöchers se procurent les produits phytosanitaires, le plus souvent, directement sur les sites de production (68,25 %). Des livreurs, non agrääs, vont de parcelle É en parcelle, É välo, pour proposer leurs produits. Quant aux producteurs 32

33 des villes de Dabou et d Anyama, ils s approvisionnent auprñs de grands distributeurs agrääs disposant de magasins ou chez de petits revendeurs non agrääs installäs dans les marchäs (86,67 %). b) Application des produits phytosanitaires : Le mode d application utilisä par les maraöchers d Abidjan est uniquement la pulvärisation É l aide de pulvärisateur É dos, É pression entretenue. Par contre, dans les deux autres zones de production, outre le pulvärisateur (60 %), l arrosoir (13,33 %) et d autres moyens tels que des rameaux de plantes (26,67 %) sont utilisäs pour l Äpandage de pesticides. Quant au dosage, les doses recommandäes sont plus ou moins respectäes par les producteurs des banlieues (53,33 %) É la diffärence de ceux des zones de productions d Abidjan (96,83 %). GÄnÄralement, ils utilisent des instruments de mesure qui leur sont propres (notamment cuillñres É cafä ou É soupe, diverses capsules de bouteilles). c) Pesticides utilisés et respects des normes phytosanitaires : En banlieues, les maraöchers utilisent gänäralement comme pesticides le DÄcis 12,5 EC et le Cypercal 250 EC recommandäs pour le traitement des cultures lägumiñres. A Abidjan, les maraöchers utilisent pratiquement les màmes produits phytosanitaires d un site de production É l autre. Seulement 27% de ces produits sont homologuäs pour àtre utilisäs sur les cultures maraöchñres. Les principaux arguments avancäs pour justifier cette "non protection" sont : l'absence de risque pour l'applicateur, la difficultä pratique de changer de vàtements aprñs la pulvärisation, le manque de confort au travail, la maötrise de la direction du vent. NÄanmoins, quelques uns se munissent d un ou de plusieurs des ÄlÄments suivants : gants, cache nez (masque É nez ou Ätoffe de tissu), bottes, habits späciaux. Tous les producteurs affirment se laver les mains et le visage aprñs l Äpandage de produits. L application de pesticides se fait tçt le matin, entre 6 et 9 heures. 33

34 AprÑs l usage des pesticides, les emballages sont diversement gäräs. GÄnÄralement, ils sont jetäs dans les environs du site de production. En banlieues, 13,33 % des producteurs en conservent pour des usages domestiques. Quelques maraöchers en vendent sur les marchäs É Abidjan. d) Perception environnementale et santå des marañchers face Ç l utilisation des pesticides : La majoritä des producteurs lägumiers conservent les produits phytosanitaires sur le site de production, aussi bien É Abidjan (65,08 %) qu en banlieues (66,67 %), avant leur utilisation (figure 8). Sur le plan de la protection individuelle lors des traitements, la majoritä des maraöchers (76,19 % É Abidjan et 86,67 % en banlieues) ne prend aucune präcaution particuliñre, et ce, quel que soit le site de production. Sur le plan de la santä, quelques problñmes sanitaires liäs É l utilisation de produits phytosanitaires, ont ÄtÄ recensäs chez plus d un quart des maraöchers d Abidjan et un peu moins en banlieues. Les malaises ressentis par les producteurs sont : des maux de tàte, des maux de gorges (de simples irritations É des toux violentes), des maux d estomac (allant de simples crampes jusqu aux vomissements), la diarrhäe, des dämangeaisons corporelles et des palpitations cardiaques. Les maux de tàte et d estomac ont ÄtÄ notäs dans 55 % des cas. Ce sont les applicateurs qui manifestent le plus souvent ces symptçmes. Seuls deux cas d enfants präsents sur les parcelles pendant le traitement et ayant soufferts de maux de ventre ont ÄtÄ rapportäs. Aucun maraöcher ne trouve näcessaire de se rendre dans un centre hospitalier pour ces malaises. En effet, aprñs chaque traitement phytosanitaire, ils boivent du citron, du lait de vache ou du lait concenträ non sucrä. Selon eux, ces präcautions sont suffisantes pour prävenir et combattre tout problñme de santä liä É l utilisation des pesticides. 34

35 Impact des pesticides sur l environnement Bien que le monitoring porte sur les conditions d utilisation gänärale et l impact des pesticides sur la santä humaine, des präoccupations concernant les räpercussions de ces derniers et de leurs emballages sur l'environnement sont aussi mis en Ävidence. Comme on l a dämonträ en haut, les pesticides ainsi que leurs emballages sont jetäs dans des champs ; et l'enfouissement et l'incinäration a lieu dans certains sites. Les bidons de pesticides et le matäriel de pulvärisation sont souvent rincäs dans les canaux d eau ou dans les ruisseaux des zones oã les enquàtes se sont därouläes. Ces pratiques entrainent la pollution des eaux donc un risque de contamination de l'environnement. L exemple de la VallÄe du fleuve SÄnÄgal est patent. En effet dans le village de Gnith les populations interrogäes nous disent qu elles lavent les Äquipements de protection dans le lac de Guiers et ces lacs qui alimente toute la capitale sänägalaise (Dakar) en eau et ses populations s approvisionnement dans ce lac en eau É des fins trñs diverses. Cependant une attention particuliñre a ÄtÄ notäe en ce qui concerne l impact de l Endosulfan sur l environnement. C est ainsi que des Ätudes portant sur le devenir de l endosulfan dans les sols, l air et les vägätaux ont ÄtÄ menäes dans les pays de l Afrique de l Ouest. Une Ätude menäe au Burkina Faso par l universitä de Ouagadougou rävñle que l endosulfan, au cours des deux premiñres semaines de son application dans un sol pauvre en matiñre organique pourrait constituer une menace (en cas de pluie) pour les ressources en eau (Savadogo et al, 2006). En päriode sñche, la teneur en räsidus de l endosulfan en dimunition persiste tout de màme. Les taux ÄlevÄs d endosulfan dans les sols en saison humide repräsentent un risque important de contamination des ressources en eau de ces zones d autant plus qu il s agit d une päriode de fort ruissellement et d infiltration d eau (Sawadogo et al, 2006). Une Ätude sur les impacts des pesticides utilisäs au BÄnin sur la räserve de Pendjari et la räserve de biosphñre de la rägion transfrontiñre du â W ä (qui couvre plus d un million d ha au BÄnin et au Burkina Faso et qui prend son nom du double virage du 35

36 fleuve Niger) a rävälä que l endosulfan est präsent dans presque tous les Ächantillons d eau analysäs ( ng/litre dans la räserve W et ng/litre dans la räserve de Pendjari) (Soclo et al, 2003). Une autre Ätude menäe par l OBEPAB dans les zones de production de coton du BÄnin central a rävälä la präsence de räsidus de pesticides dans les espñces animales aquatiques dans les riviñres de Dridji. En effet, le pp -DDE et l endosulfan alpha É des concentrations de 403 et 75 ng/gramme ont ÄtÄ trouväs chez plusieurs espñces dont Clarias gariepinus (poisson) et d autres espñces aquatiques telles que Cardiosoma armatum (crabe), Bufo regularis (crapaud) and Xenopus muelleri (grenouille) (Glin & al, 2006). Une Ätude menäe en CÇte d Ivoire sur la pollution des eaux de puits par les pesticides agricoles (TraorÄ S. & al, 2006) a rävälä que l endosulfan a ÄtÄ dätectä dans 85 % de l ensemble des puits contaminäs É des taux däpassant les normes ou les valeurs de räfärence recommandäes pour l eau potable, soit 0,1μg/L pour une matiñre active donnäe. Il se präsente sous ses deux formes isomñres : l α- endosulfan et le β-endosulfan. Les concentrations maximales mesuräes sont respectivement de 25,28 μg/l et de 13,74 μg/l. Les teneurs räsiduelles moyennes de l endosulfan dans les eaux de l ensemble des puits contaminäs sont respectivement de 3,21 μg/l pour l' α-endosulfan et, 2,18 μg/l pour le β-endosulfan. Dans une Ätude sur la contamination de la nappe phräatique de la zone des Niayes É Dakar, au SÄnÄgal, par les Polluants Organiques Persistants (CissÄ I. & al, 2006), des räsidus d endosulfan ont ÄtÄ retrouväs dans 7 Ächantillons sur 38, avec des concentrations allant jusqu É plus de 100 êg/l. Il y a eu Ägalement d autres incidents liäs É l endosulfan par exemple de fortes mortalitäs de poissons dans la valläe du fleuve SÄnÄgal. 36

37 CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS Comme il a ÄtÄ monträ tout au long de ce document, l utilisation des pesticides präsente beaucoup d effets nägatifs sur la santä humaine et l environnement de nombreuses communautäs en Afrique. En effet, de nombreux fermiers, paysans et leurs familles sont exposäs aux mäfaits des pesticides. Lors de traitements et Äpandages de pesticides ils ne sont pas souvent revàtus d Äquipements qui les protägeraient du contact avec les produits toxiques. Pour ce qui est de la connaissance des dangers des pesticides, ils sont nombreux É connaitre leurs mäfaits et citent la mort et les maladies comme les principaux risques. La räutilisation des emballages vides de pesticides É des fins domestiques constitue une source importante d intoxication des populations. Face É ces problñmes d importantes initiatives sont prises par diffärents acteurs afin de räduire les mäfaits engendräs par les pesticides sur la santä et sur l environnement. Dans ce cadre le renforcement de la capacitä des communautäs afin de les rendre apte É suivre et É expärimenter des solutions alternatives É leur niveau est essentiel. PAN Africa œuvre dans ce sens depuis plusieurs annäes et des räsultats significatifs et encourageants ont ÄtÄ obtenus É plusieurs niveaux. La recherche-action doit viser aussi É influer sur les politiques relatives aux pesticides en participant aux foras et tribunes provinciales, fädärales et internationales. La recherche-action doit intägrer Ägalement en màme temps tout ce qui peut prävenir et amäliorer la santä des groupes vulnärables, en particulier les femmes et les enfants. Le changement des attitudes face É l utilisation des pesticides se pose avec acuitä par le perfectionnement des compätences techniques en la matiñre et l Ätendue des nouvelles pratiques culturales, ce qui rendrait plus däterminant l efficacitä des travaux agricoles. 37

38 Ainsi, le plaidoyer en faveur de la räduction de la däpendance É l Ägard des pesticides devrait miser en premier sur les politiques en räclamant l interdiction pure et simple de produits trñs toxiques dans les conditions d utilisation des pays en däveloppement. A la lumiñre de ces conclusions, PAN Africa recommande que les mesures suivantes soient prises afin d attänuer les problñmes liäs aux pesticides dans de nombreux pays d Afrique : DÄvelopper un partenariat mondial visant É räduire et É Äliminer rapidement les pesticides trñs dangereux; Les autoritäs gouvernementales doivent veiller systämatiquement sur la santä et le suivi mädical des personnes exposäes aux pesticides; Elles doivent aussi veiller É ce que les dätaillants de pesticides soient formäs, agrääs et àtre capables de conseiller leurs clients sur l utilisation des pesticides qu ils vendent, et doivent instaurer un systñme de contrçle des magasins de vente ; Les autoritäs doivent veiller É ce que les agents de santä soient en mesure de diagnostiquer et de traiter empoisonnements par les pesticides ; La communautä internationale et les partenaires au däveloppement doivent veiller É ce que des fonds suffisants et appropriäs soient disponibles pour les pays en däveloppement et ceux É Äconomie en transition en vue d atteindre les objectifs fixä par la SAICM pour A savoir un monde oã la production, l usage et l Älimination de produits chimiques ne constitueront plus une source de problñmes pour la santä humaine et l environnement. La tåche est immense et ne peut se concevoir sans des budgets consäquents pour soutenir des räformes qui doivent àtre appliquäes dans ces diffärents pays. L aide internationale ne doit pas s arràter aux aspects financiers ; elle doit Ägalement s exercer par le transfert de donnäes et savoir-faire dans ces domaines de faüon É sensibiliser et convaincre de l importance de ces präoccupations. Quand des milliards d individus luttent pour survivre et se präoccupent donc de leur avenir É trñs court terme, il est comprähensible que les consäquences É plus long terme de leurs activitäs puissent ne pas leur paraötre aussi importantes (Dorandeu 2008). 38

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44 ANNEXES 44

45 Témoignage 1 SANTE-COTE D'IVOIRE : Des pesticides qui tuent leurs utilisateurs (par Aly Ouattara, Inter Press Service (IPS) KORHOGO, nord de la Côte d'ivoire (IPS) - Les pesticides sont faits pour éliminer des insectes et des végétaux parasites qui détruisent les cultures. Mais dans certaines régions du nord de la Côte d'ivoire, ces produits chimiques tuent également des producteurs agricoles. Minata Soro, 50 ans environ, est une productrice de cultures maraîchères depuis une quinzaine d'années à Kassirimé, un village de la commune de Korhogo, dans le nord de ce pays d'afrique de l'ouest. Elle a expliqué à IPS, au début de ce mois, qu'elle a abandonné cette activité agricole pour avoir été victime d'une mauvaise utilisation des pesticides. "Tout a commencé par des saignements du nez en 2003 et de terribles maux de tête que je ressentais après chaque traitement des plantes par les pesticides. Malgré la consommation de lait que m'avait conseillée le revendeur des produits, je ressentais toujours un malaise". Elle dit qu'elle a commencé la culture maraîchère en Après des soins médicaux, poursuit Soro, les malaises ont cessé, et elle est tombée enceinte tout en continuant à cultiver et à entretenir le maraîcher avec le poison inhalé. "A l'accouchement, j'ai fait un enfant qui a une malformation à la main droite. Et malgré tous les soins médicaux et une rééducation à Bonoua (sud du pays), la main de l'enfant est restée inerte". Makoura Tuo est également productrice de maraîchers à Bouaké, dans le centre de la Côte d'ivoire. Mère de neuf enfants, elle est devenue veuve depuis le début de la rébellion armée ivoirienne (le 19 septembre 2002) au cours de laquelle elle a perdu son époux lors de la prise de la ville par les ex-rebelles. 45

46 Elle déclare à IPS avoir perdu connaissance en 2006 et 2007 en plein traitement chimique des plantes maraîchères dans les bas-fonds de Dioulabougou, dans la commune de Bouaké, où elle cultivait des salades, oignons, carottes et des choux depuis décembre "J'utilisais en novembre 2006 ces produits chimiques achetés avec des revendeurs de la place, les magasins dans lesquels je les prenais étant fermés du fait de la guerre. Pendant que j'aspergeais les plants avec les produits, j'ai perdu connaissance et je me suis retrouvée sur un lit d'hôpital". "Après cette première guérison, j'ai continué la même activité puisque c'est grâce à celle-ci que je nourris ma famille", a expliqué Thuo à IPS. Mais, elle a connu une rechute en mars "Alors, le médecin m'a conseillé d'arrêter cette activité, sinon je perdrais la vie. Malgré mon arrêt, j'ai toujours des problèmes respiratoires", a-t-elle ajouté. Pour sa part, Alimata Ouedraogo, la quarantaine d'origine burkinabé, qui cultive aussi des maraîchers dans les bas-fonds de Cocody, un quartier d'abidjan, la capitale économique ivoirienne, affirme à IPS que des pesticides lui ont fait perdre quatre grossesses avortées et un enfant mort-né. Selon elle, l'un de ses trois enfants vivants garde encore des séquelles de ces produits, notamment son pied gauche déformé. De son côté, Nayala Sekongo, 40 ans, est un producteur de coton à Sarahla, dans le centre de la Côte d'ivoire. Il déclare à IPS avoir perdu trois membres de sa coopérative en 2005 et 2007 dans trois campements -- Fouyagôrô, Niviguévogo et Kotainvovo -- suite à une mauvaise utilisation de pesticides. "Le désordre dans la filière coton en Côte d'ivoire s'est installée depuis l'éclatement de la crise politico-militaire en septembre 2002", souligne Fatogoma Soro, comptable à la coopérative cotonnière "Chigata" de Nidion, un village du nord. "Des conseillers agricoles, qui sont des agents des sociétés cotonnières censés encadrer les producteurs pour une bonne... utilisation des produits chimiques, ont fuit les zones 46

47 de guerre au nord pour le sud". Selon l'entomologiste François N'klo Hala et Martin Kehé du Centre national de recherche agronomique (CNRA) basé à Abidjan, 65 pour cent des maladies dont souffrent les producteurs de maraîchers de coton, de mangue ainsi que les consommateurs en Côte d'ivoire, sont liées aux pesticides. Ce chiffre a augmenté jusqu'à près de 75 pour cent, affirme N'klo Hala, avec la fermeture des services techniques publics et privés de l'agriculture dans les zones des Forces nouvelles (ex-rebelles) dont les hommes -- des techniciens agricoles retraités -- sont chargés de la sensibilisation et l'information en milieu rural. Actuellement, certains services publics sont réouverts dans la région, mais ne sont pas encore entièrement fonctionnels. "Les maladies auxquelles sont exposés les producteurs de maraîchers, de coton, de mangue et les consommateurs des fruits et légumes sont, entre autres, l'intoxication chronique et aiguë par ingestion ou inhalation, la dermatose, les risques accrus d'une leucémie, un cancer du poumon ou du cerveau, une baisse de la fécondité, un avortement, les malformations à la naissance...", selon N'klo Hala. Pour réduire tous ces risques, Martin Kehé, un autre entomologiste du CNRA, propose une organisation des campagnes de sensibilisation, des séances de formation et d'information en milieu rural afin d'emmener les producteurs à suivre les conseils prescrits sur les emballages des pesticides ou à se faire expliquer leur utilisation. André Konan, ingénieur agronome au ministère de l'agriculture, explique à IPS que "Si les protuteurs ivoiriens n'utilisent pas les produits chimiques homologués par l'etat de Côte d'ivoire, ils verront leur production rejetée sur le marché mondial". En outre, Konan souhaite que le ministère de l'agriculture du pays demande à tout vendeur ou utilisateur de pesticides d'attendre la période indiquée avant de le vendre ou de l'utiliser. Il conseille aux utilisateurs de se laver tout le corps après chaque séance de manipulation de ces produits chimiques, de ne pas stocker les pesticides dans des lieux d'habitation. Des campagnes de sensibilisation sont déjà organisées dans le sud du pays et devraient s'étendre progressivement vers le nord au fur et à 47

48 mesure que les zones frontalières seront sous le contrôle de l'etat ivoirien, selon le ministère. Par ailleurs, des sanctions ont été annoncées contre tout revendeur de pesticides ou tout producteur agricole qui utiliseraient encore des produits chimiques nonhomologués par le gouvernement. Ces sanctions sont notamment la saisie des pesticides, suivie de poursuites judiciaires à l'encontre des revendeurs, et la destruction de la production agricole pour les producteurs. La Côte d'ivoire est divisée en deux par une rébellion armée qui occupe la moitié nord du pays depuis plus de cinq ans. Des ex-soldats de l'armée régulière estiment avoir pris les armes pour lutter contre l'exclusion présumée des populations de cette partie du territoire. Mais depuis la signature de l'accord de Ouagadougou, en mars 2007, le pays s'est engagé sur une nouvelle voie de sortie de crise qui devrait déboucher sur la réunification et des élections vers le milieu de cette année. (FIN/2008) 48

49 Témoignage 2 Mali : Nanguila empoisonnä aux pesticides Le village de Nanguila, au sud de Bamako, serait empoisonné aux pesticides périmés. (Crédits photo : AFP) Au Mali, oã vient de se tenir une räunion internationale sur l Älimination des stocks de pesticides pärimäs, le cas du village de Nanguila, É une centaine de kilomñtres de Bamako, est rävälä dans la presse comme un cas typique d empoisonnement É craindre É plus grande Ächelle. C est É quelque 100 kilomñtres au sud de Bamako, dans le village de Nanguila, que â litres d insecticides, 400 kg de fongicide et un millier de litres d herbicidesä, selon l AFP sont entreposäs É màme le sol sans autres formes de säcuritä au milieu de champs de coton et de cäräales. Et ce qui devait arriver arriva! Une forte odeur de produits chimiques envahit l atmosphñre et des påturages semblent bien empoisonnäs. La peur s est emparäe des villageois lorsque des bàtes sont mortes aprñs avoir broutä de l herbe autour des däpçts de pesticides. Les villageois craignant pour leur santä ont aussi pris la tangente pour se räfugier dans les villages voisins oã l intoxication semble moindre. C est É la persistance des odeurs que les âfuyardsä däterminent le degrä d intoxication et choisissent de s Ätablir ou non dans un lieu. Les autoritäs locales ont demandä au pouvoir public de 49

50 prendre ses responsabilitäs en âdébarrassant leur région de ce poisonä. Selon l AFP des fiches mädicales de nombreux centres de santä indiquent bien l Ävolution constatäe des maladies respiratoires qui pourraient àtre liäe É l intoxication des pesticides. Pour Äliminer les stocks de pesticides pärimäs, le räcurrent problñme des moyens revient sur le tapis. âpour éliminer une tonne de pesticides périmés, il faut près de dollarsä, (plus de 3 millions de francs CFA), däclare N do KonÄ, un responsable malien chargä de la protection des vägätaux. En effet plusieurs organisations non gouvernementales et bailleurs de fonds se sont engagäs dans des programmes d Älimination des pesticides qui däbuteront prochainement au Mali, en Tunisie, au Maroc, au Nigeria, en Tanzanie, en Afrique du Sud et en Ethiopie. Un problème récurrent L Älimination des stocks pärimäs de pesticides resurgit aujourd hui avec acuitä alors qu elle est räguliñrement abordäe depuis quelques annäes, dans les institutions internationales. L Ävocation des problñmes et souvent les moyens mis É dispositions n auraient-ils pas ÄtÄ suivis de räsultats? En tout cas, dñs le däbut des annäes 90 des Ätudes avaient ÄtÄ faites sur les problñmes de toxicitä, des dommages causäs É l environnement et des coíts engendräs par l usage de ces produits. Le ComitÄ Permanent Inter-Etats de Lutte contre la SÄcheresse dans le Sahel (CILSS), l Institut du Sahel (INSAH) et la FAO s Ätaient portäs aux devants des problñmes souleväs en publiant des Ätudes appropriäes. Mais les räsultats mitigäs ont conduit les pays africains É demander É nouveau l aide internationale. La FAO, la Commission Äconomique pour l Afrique (ONU), la Banque mondiale et de nombreuses ONGs ont alors participä É la cräation en 2002 É Addis- Abeba (Ethiopie) É la cräation du Programme africain relatif aux stocks de pesticides obsolñtes (PASP). L Älimination däfinitive de tous les stocks de pesticides pärimäs, de matäriaux, d Äquipements contaminäs, des båtiments et sols, Ätaient des objectifs trñs ambitieux assignäs É la nouvelle organisation qui disposaient d un fonds de 36 milliards de franc CFA du Fonds mondial pour l environnement. Sept pays africains avaient ÄtÄ däsignäs pour accueillir le programme. 50

51 Au terme de la premiñre phase d Ävaluation en 2006, le constat est plutçt inquiätant. MalgrÄ la volontä affichäe du CILSS qui organise des säminaires sur la question, avec des thñmes chocs, âpesticides d accord, mais santä et environnement d abordä, la mobilisation, la formation, l information et la sensibilisation pour une meilleure prise de conscience des risques liäs É l utilisation des pesticides restent un Ächec. Il n est pas rare de retrouver dans des usages priväs, les emballages des pesticides däclaräs pärimäs et stockäs. Il apparaöt aussi Ävident que certains produits dont les emballages ont ÄtÄ räcupäräs ont pu servir dans des plantations ou recycläs É d autres fins. Dans ces conditions, il est difficile d isoler l intoxication due É l usage des produits purs É celle des pesticides obsolñtes. Les diffärentes contaminations signaläes sont aussi l Ächec d un certain ComitÄ SahÄlien des Pesticides (CSP) dont la mission principale est la präservation de la santä des populations, des animaux et la promotion des modes de cultures et le respect de l environnement. Au Mali, le ComitÄ National de Gestion des Pesticides, (CNGP), qui est un relais local du CSP et un cadre de räflexions au service de tous les acteurs et usagers des pesticides devrait aussi faire des propositions de gestions des sites et stocks classäs dangereux et participer É une sensibilisation des populations aux risques encourus Les informations collectäes par cet organisme n ont pas pu àtre mises É la disposition des populations du village Nanguila. Par Didier Samson, RFI 51

52 Témoignage 3 Sénégal : Intoxications alimentaires à Saint Louis par les pesticides. Intoxication alimentaire : 25 jeunes admis aux urgences à Saint-Louis, une énième affaire d'intoxication remet sur le tapis la question de l'installation d'un centre anti-poison pour pouvoir diagnostiquer à temps de tels cas et proposer un traitement adéquat. (Correspondance) - C'est dans l'aprñs-midi d hier que 25 jeunes saint-louisiens, pour la plupart des filles (19 au total), ont ÄtÄ subitement pris de maux de ventre, de diarrhäe, de vomissements. Ils ont ÄtÄ retrouväs dans un piteux Ätat aprñs avoir consommä de l'eau infestäe de pesticides. Il s'agit de vingt-cinq agents qui nous ont ÄtÄ envoyäs par le service mädical des Grands domaines du SÄnÄgal (Gds) suite É une intoxication alimentaire. Ces malades ont bu de l'eau infestäe de substituts de pesticides. C'est sur la base de cela que les gens ont commencä É montrer des signes d'intoxication alimentaire et É vomir. Ils ont ÄtÄ traitäs dans un premier temps au niveau des Gds, avant d'àtre transfäräs au niveau de l'hçpital. Ils sont arriväs entre 13 h et 14 h, renseigne Abdoulaye SÑne, le chef de service administratif et financier du Centre hospitalier rägional qui assure l'intärim du directeur, le colonel Babacar Ngom. Leur prise en charge s'est faite dans les rñgles de l'art avec le service des urgences de l'hçpital rägional, poursuit-il. Ainsi, Abdoulaye SÑne plaide pour que Saint-louis dispose d'une unitä anti-poison pour une meilleure prise en charge des malades victimes d'intoxication. En tous les cas, cette ÄniÑme affaire d'intoxication É Saint- Louis remet sur le tapis la lancinante question de l'installation d'un centre anti-poison, dans cette partie du pays, pour pouvoir diagnostiquer É temps de tels cas et proposer un traitement adäquat. En attendant, l'enquàte diligentäe aprñs la survenue de l'accident devrait permettre d'en savoir plus sur les causes exactes de ce malheureux ÄvÑnement. Pour l'heure, É Saint-Louis, les commentaires et supputations vont bon train sur les päripäties de cette intoxication. Mais la thñse de la nägligence revient tel un leitmotiv. Comme si elles s'ätaient passä le mot, les populations, riveraines de la communautä rurale de Gandon oã sont nichäs quelques-unes des installations des Gds, fustigent 52

53 le comportement des responsables de la structure späcialisäe dans la culture sous serres. A en croire nos informateurs, qui ont requis l'anonymat, les travailleurs, leurs enfants et proches parents travaillent dans des conditions difficiles, voire inhumaines. Ils travaillent sans masques, ni gants et autres Äquipements protecteurs sous la chaleur des serres. Cet Ätat de fait a d'ailleurs ÄtÄ däcriä par des syndicalistes qui se sont rebelläs, avant d'àtre tous licenciäs, aprñs leur coup de gueule. Pour sa däfense, le directeur de l'antenne des Grands domaines du SÄnÄgal, Yann Bourglan, Äcarte la thñse de la nägligence, arguant que la mädecine du travail procñde, trois fois par semaine, É des visites mädicales et tous les employäs ont leur carnet de santä. Quid des conditions de travail des travailleurs, tant däcriäes par certains d'entre eux? M. Bourglan se glorifie, au contraire, que son entreprise respecte les normes de travail et paie bien ses agents. Ses employäs, majoritairement constituäs de filles, ne s expriment toutefois pas et se contentent d'un salaire qui leur permet de vivre mieux qu'antärieurement. Ces anciennes bonnes ou femmes de mänage É Saint-Louis, qui percevaient entre 10 É francs par mois, se retrouvent aujourd'hui avec un gain journalier qui oscille entre et francs. Cette main d'œuvre bon marchä et souvent analphabñte est aujourd'hui exploitäe dans la räcolte de produits comme le melon, le concombre, la tomate, les haricots, le mañs doux, entre autres. Auteur : Gabriel BARBIE, Quotidien sénégalais WalFadjri, Mercredi 20 Février

54 QUELQUES EXEMPLES DE PROJETS ET PROGRAMMES SUR LES ALTERNATIVES AU PESTCIIDES CHIMIQUES DE SYNTHESE EN AFRIQUE DE L OUEST. Sur la situation globale des alternatives aux pesticides, il convient de signaler les nombreux programmes et projets initiäs par les organisations Internationales comme la FAO, les organismes de coopäration sous-rägionale comme le CILSS et les ONGs comme PAN Africa. Des acquis importants ont ÄtÄ obtenus dans la recherche et la diffusion des alternatives aux pesticides chimiques Projet de lutte biologique contre les locustes et sautåriaux au Sahel, LUBILOSA (DPVs/ ITA) DÄveloppÄ par l ITA et la Direction de la Protection des VÄgÄtaux (DPV) du SÄnÄgal entre 1992 et Le projet a produit deux isolats de champignons jugäs efficaces contre les sautäriaux. Il s agit : 1. Un isolat du champignon Metarhizium anisopliae var acridum, IMI virulent sur la plupart des sauteriaux (APV/CSP : GREEN MUSCLE ou muscle vert); 2. Un autre isolat du màme champignon IMI späcifiquement virulent sur Zonocerus variegatus en Ävaluation. Projet rågional de pråvention et de gestion de la råsistance de Helicoverpa armigera aux pyråthrinoödes en Afrique de l Ouest (PR- PRAO) Quelques räsultats obtenus : a) Le suivi de la sensibilité des ravageurs du cotonnier aux insecticides Le suivi de la råsistance des ravageurs au champ et au laboratoire : la räsistance des ravageurs aux pyräthrinoñdes demeure toujours une präoccupation avec une stabilisation des facteurs de räsistance É un niveau maötrisable par les programmes de protection phytosanitaires vulgarisäs dans les diffärents pays. Par ailleurs, aucune Ävolution de la sensibilitä de Helicoverpa armigera aux diffärentes alternatives aux pyräthrinoñdes n a ÄtÄ constatäe ; 54

55 b) Programmes de protection phytosanitaire en vue de la gestion de la résistance Les programmes testäs ont concernä des IGR (Insect Grow Regulator) utilisäs seuls ou en association avec les näonicotinoñdes en premiñre et troisiñme fenàtres au BÄnin, Burkina Faso et Mali. Il ressort que les IGR seuls (novaluron, triflumuron, lufenuron) ne maötrisent pas les pucerons mais contrçlent les läpidoptñres carpophages et phyllophages. Par contre, leur association avec les näonicotinoñdes (imidaclopride, acätamipride et thiamätoxam) ont donnä des räsultats Äquivalents aux produits vulgarisäs dans ces fenàtres (gänäralement l Endosulfan). La gestion intägräe des ravageurs (Bemisia tabaci et Helicoverpa armigera) en culture de tomate au SÄnÄgal a ÄtÄ abordäe : les pertes de räcolte dues É H. armigera sur la tomate sont de l'ordre de 60 É 80 % et les pics de populations sont constatäs de janvier É fin mars. Quant É B. tabaci, les pics de populations sont constatäs entre mai et juillet; les pertes de räcolte peuvent atteindre 90%. Le rosier d'inde semble avoir une bonne attractivitä pour H. armigera. Le programme de la Facilité Mondiale de la FAO sur la Gestion Intégrée de la Production et des Déprédateurs des cultures (GIPD) Les approches de lutte intägräe combinent un ensemble de mäthodes disponibles (pratiques agronomiques : däphasage cycle - plante cycle - ravageur ; travaux des sols ; mäthodes gänätiques : variätäs tolärantes ou räsistantes ; pratiques de fertilisation, etc.), et n ont recours É la lutte chimique qu en dernier ressort. Elle a ÄtÄ initiäe en Asie sur riziculture irriguäe É travers les Champs-Ecoles des Producteurs (CEP). L extension de l expärience asiatique dans la sous-rägion africaine s est traduite par l initiation par la FacilitÄ Mondiale pour la Lutte IntÄgrÄe de la FAO d un programme sous-rägional de GIPD regroupant le SÄnÄgal, le Mali et le Burkina Faso. Ce programme d une duräe de trois (3) ans a dämarrä en juillet Le projet a visä la formation de agriculteurs dans les trois pays dont prñs de maraöchers et producteurs de riz pour le SÄnÄgal, präsente par rapport É d autres concepts les avantages de responsabiliser les producteurs, de les inciter É se constituer en groupements et É s auto-encadrer (Diallo et al. 2003). Les premiers 55

56 räsultats issus de ces pratiques alternatives rävñlent sur un grand nombre de sites, des amäliorations notables en matiñre de räduction des coíts, d augmentation des rendements et de la qualitä des produits obtenus (Diallo et al. 2003). Programmes de PAN Africa en GIPD sur le coton et culture maraîchères PAN Africa a menä, de 2001 É 2004, un programme de formation en Gestion IntÄgrÄe de la Production et des DÄprÄdateurs (GIPD) du coton dans le däpartement de VÄlingara. Ce programme a permis la formation de 583 producteurs provenant de 72 villages appartenant É 4 communautäs rurales É l approche de la GIPD. Le programme de formation a ÄtÄ suivi d activitäs pilotes d application de la GIPD en plein champ en Les räsultats obtenus ont ÄtÄ trñs encourageants car les producteurs ont obtenus de trñs bons rendements sans utiliser des pesticides, mais plutçt des solutions de neem), de cañlcädra, de piment et de dioulouloubow (nom peulh d une plante locale) (PAN Africa, 2008). La GIPD en cultures maraöchñres s est focalisäe sur la tomate, produit par des groupements de femmes. Plusieurs contraintes ont ÄtÄ renconträes dans la mise en œuvre de cette approche, dont une des plus importantes est l absence d un label GIPD qui permettrait de vendre les produits issus de la GIPD É un prix plus rämunärateur que les produits issus de l agriculture conventionnelle. La mise en place d une bonne stratägie de marketing pour une meilleure connaissance des avantages des produits GIPD par les consommateurs, mais surtout par certains clients potentiels cläs (par exemple les hçtels, restaurants, hçpitaux) semblent une des pistes de räflexion É dävelopper. Une Ätude de marchä et de faisabilitä est prävue en ce sens par la FAO dans le cadre de son Programme GIPD/GEF (PAN Africa, 2008). Projet «Recherche et Développement de la Lutte Intégrée contre les ennemis des principales cultures vivrières dans les pays du Sahel» Ce projet financä par l USAID et gärä par le CILSS a ÄtÄ exäcutä dans les Etats du CILSS de 1980 É 1986 avec l appui technique de la FAO. Il a permis d avoir une meilleure connaissance des ennemis des principales cultures vivriñres du Sahel, des relations entre les niveaux d infestation de ces ennemis et des pertes qu ils 56

57 provoquent ainsi que les mäthodes de lutte. Des actions pilotes ont ÄtÄ conduites sur le mil É partir de 1985 dans sept pays du CILSS en vue de tester l applicabilitä en milieu paysan des räsultats disponibles sur cette cäräale (DembÄlÄ, 1990). Le projet a ÄtÄ Ägalement l occasion pour renforcer les pays en moyens matäriels et humains en vue d une bonne conduite des actions de recherche et de däveloppement de lutte intägräe. 57

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