Le Nantoscope des besoins sociaux

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2 Le sommaire 2 Le Nantoscope des besoins sociaux 2010 Le mot cosigné du Député-Maire, Président du CCAS et de la Vice-présidente du CCAS Le mot du Directeur général adjoint Santé et solidarités 5 Les grandes tendances nantaises 7 Le contexte socio démographique 8 Les conditions de vie des Nantais 14 Les personnes potentiellement vulnérables 35 4 Les personnes en situation de précarité : de nouvelles formes d exclusion 36 Les personnes âgées : de nouveaux défis pour demain 42 Les personnes en situation de handicap : mieux connaître pour mieux agir La petite enfance et la jeunesse : comprendre les inégalités pour préparer l avenir Les acteurs du Nantoscope et la bibliographie 74 Les 11 quartiers de Nantes 76

3 Sommaire Les grandes tendances nantaises Le contexte socio démographique 8 La pauvreté, la précarité : des disparités territoriales marquées L état des lieux de la précarité sur le territoire nantais La typologie des ménages précaires à Nantes Une croissance démographique dynamique La croissance démographique nantaise en quelques chiffres Une projection de la population de 1999 à 2012 disparate selon les quartiers Une ville relativement jeune en 2006 Un dynamisme porté par les naissances Une baisse de la taille des ménages qui s accentue Le nombre de personnes vivant dans un même logement continu de décroitre Le couple sans enfant, un type de famille dominant Les personnes seules et les familles monoparentales en augmentation Le RSA et les minima sociaux Des problématiques à suivre : la précarité bancaire et financière et le parcours de vie La santé et la précarité dans l accès aux soins L accès aux soins des plus pauvres : des inégalités persistantes La santé scolaire Des territoires nantais inégalement dotés en professionnels de santé La santé mentale : une problématique multidimensionnelle La santé environnementale : une composante essentielle du bien-être social des nantais Les conditions de vie des Nantais 14 Les publics potentiellement vulnérables L'état des lieux du logement à Nantes Les tendances du logement à Nantes Le logement social à Nantes, un parc développé qui doit s adapter aux évolutions de la société Le logement cristallisateur d inégalités Un coût toujours plus élevé : 28% des ménages allocataires CAF, consacrent plus de 40% de leur revenu pour se loger L état des logements : Nantes concentre deux tiers des logements potentiellement indignes de l agglomération La population active et l emploi à Nantes La population active : de Nantes l industrielle à la cité tertiaire Des inégalités encore notables dans les formes et les conditions d emploi Une surreprésentation des seniors et chômeurs de longue durée chez les demandeurs d emplois La formation, un premier pas vers l emploi Les écarts de revenus entre les ménages nantais Les revenus des Nantais : des inégalités marquées ménages nantais, allocataires CAF, vivent sous le seuil de bas revenus Les personnes en situation de précarité, de nouvelles formes d exclusion 36 Les travailleurs pauvres : quand l emploi ne protège pas de la pauvreté travailleurs pauvres, allocataires CAF, à Nantes en 2007 Une majorité de travailleurs pauvres en centre-ville Un phénomène en augmentation au niveau local et national Les critères qui caractérisent un travailleur pauvre : faible niveau de qualification, temps partiel et alternance travail-inactivité La situation familiale des allocataires travailleurs pauvres : une majorité de personnes seules Les familles monoparentales : des familles plus exposées Une augmentation globale du nombre de familles monoparentales qui recouvre des évolutions différentes selon les quartiers Les familles monoparentales, des familles plus vulnérables 2

4 Les personnes âgées à Nantes : de nouveaux défis pour demain. 42 Les spécificités de la pauvreté des Personnes âgées...44 Près de Nantais âgés de 60 ans ou plus Des personnes âgées particulièrement représentées dans le quartier Hauts Pavés- Saint Félix et les quartiers proches Les Personnes âgées et la dépendance Le oontexte national : les aidants, un rôle crucial pour faire face à la croissance des situations de dépendance Handicap, dépendance et vieillesse La précarité chez les Personnes âgées La métropole nantaise : un niveau de vie inférieur au niveau moyen Le contexte national : une baisse du niveau des retraites, une montée de la dépendance : le retour de la misère chez les Personnes âgées De multiples facteurs de fragilisation La pauvreté et le grand âge : les femmes, les personnes seules, issues de milieux populaires ou immigrés en ligne de mire L isolement chez les personnes âgées Le logement des Personnes âgées Les chiffres clés du logement des personnes âgées à Nantes La très grande majorité des personnes âgées vit à domicile Les établissements médico-sociaux La gestion du parc de logements existants et l adaptation aux problématiques de mobilité : une nécessité pour répondre à la volonté du maintien à domicile Les nouvelles formes d habitat : une réponse originale à la problématique du logement chez les personnes âgées Le vieillissement n'échappe pas à la multiculturalité L acceptation des différences : déconstruire une vision uniforme de la vieillesse L accueil des immigrés vieillissants en institution Le regard de la société sur le «grand âge» Qu'est-ce que l âgisme? D où vient l âgisme? Les personnes en situation de handicap : mieux connaitre pour mieux agir Qui sont les personnes en situation de handicap? Les personnes en situation de handicap au travers de l AAH, une vision des plus démunis qui reste partielle Handicap, incapacité et dépendance : une mosaïque de situations souvent liées à l âge Les discriminations liées au handicap et à la santé 54 L emploi et le handicap Un taux de chômage qui reste élevé et en forte augmentation en Loire-Atlantique Le contexte national : un public fragilisé face à l emploi L obligation d emploi des travailleurs en situation de handicap La situation de handicap, l isolement et la précarité Le contexte national : des travailleurs handicapés plus touchés par la précarité dans l emploi Le handicap, l isolement et la précarité : une problématique mal connue Le contexte régional : des aides majoritairement apportées par la famille ou des proches. L action culturelle dans la lutte contre l isolement et la précarité. Rendre la ville accessible : les actions menées par la municipalité La situation de handicap et la citoyenneté La participation à la vie sociale et citoyenne des personnes en situation de handicap : une prise en compte par la ville de Nantes L inntégration des enfants porteurs de handicap dans les établissements municipaux La petite enfance et la jeunesse 64 La petite enfance Les chiffres clés de la petite enfance à Nantes L offre d accueil pour les enfants de 0 à 3 ans Des situations fragiles pour les enfants : le cas des travailleurs pauvres et des familles monoparentales L éducation et la réussite éducative Les chiffres clés des élèves nantais Le milieu familial des élèves : des territoires marqués par des situations plus fragiles dans l accès à l éducation La promotion de la réussite scolaire dans les quartiers prioritaires L emploi et le logement : principales préoccupations des jeunes.. 70 Des jeunesses plurielles selon les territoires Des différences marquées dans la formation et l accès à l emploi «Une population jeune qui rencontre des difficultés d accès au logement» Etre étudiant à Nantes Les chiffres clés des étudiants à Nantes La précarité étudiante, d un constat national à une réalité locale Zoom : les étudiants étrangers à Nantes La vie associative et citoyenneté 3

5 Le mot du Député-Maire, Président du CCAS et de la Vice-présidente du CCAS Nantes porte l ambition, sans cesse réaffirmée, d une ville solidaire, protectrice des plus modestes et attentive au plus grand nombre, au service de la cohésion sociale. Nous avons su développer, au fil des ans, une action sociale volontariste et innovante, complémentaire des dispositifs institutionnels et associatifs existants. La Ville conserve en effet dans ce domaine une position centrale, tirant la légitimité de son action dans sa proximité à l usager et la multiplicité de ses interventions sur l environnement social, souvent au-delà de ses obligations légales. Mais parce que le contexte social est particulièrement mouvant, notamment en cette période de crise économique, et parce qu elle entend renforcer davantage ce lien privilégié qu elle a tissé avec les usagers, la Ville se doit d ajuster en permanence ses modalités d intervention, et développer son offre de services et d équipements. Pour y parvenir, la Ville a souhaité se doter d un outil de veille et d analyse du contexte social. Ce «Nantoscope des besoins sociaux», dont voici la première édition, a été réalisé par la Direction générale Santé et Solidarités de la Ville de Nantes, en collaboration avec les autres directions de la Ville et de Nantes Métropole. Ce «Nantoscope» répond, certes, dans un premier temps à l obligation règlementaire faite aux Centres Communaux d Action Sociale de mener annuellement une analyse des besoins sociaux de l ensemble de la population qui relève d eux, véritable photographie de la population nantaise, il permettra d en suivre les évolutions et les attentes. Constitué d un socle d informations organisées autour de sept thématiques et réactualisées tous les deux ans, le «Nantoscope» sera complété, en alternance, par l analyse approfondie d une problématique-cible sur le thème de la «précarité». Ainsi, la question du non recours, identifiée comme l un des enjeux majeurs des années à venir, sera examinée en Mais le «Nantoscope» doit également permettre le développement d une culture commune entre la Ville et ses partenaires de l action sociale, afin d identifier les enjeux à relever et les réponses à y apporter. Enfin, il s inscrit dans une démarche plus globale d évaluation de la politique publique «action sociale» englobant le suivi des plans d actions de la Direction générale Santé et Solidarités, ainsi que l étude du parcours de vie de Nantais confrontés à la précarité. L ensemble de cette démarche, appelée OSE (Observation, Suivi, Evaluation), constituera un véritable outil d aide à la décision, en permettant de juger de la pertinence et de l adéquation de la politique publique aux besoins et aux attentes des Nantais. Confrontés à la fragilisation accrue de situations personnelles déjà difficiles, nous devons maintenir et accentuer l attention particulière portée aux personnes les plus modestes dont la précarité risque de s aggraver dans le contexte socio-économique que nous connaissons aujourd hui. Dans cette lutte permanente contre la précarité et l exclusion, il s agit donc bien de renforcer le «bouclier de protection sociale» existant, pour répondre au défi du maintien de la cohésion sociale. Jean-Marc AYRAULT, Député-Maire, Président du CCAS Michelle MEUNIER, Adjointe à la solidarité, aux Personnes âgées et à l insertion sociale, Vice-présidente du CCAS 4

6 Le mot du Directeur général adjoint Santé et Solidarités «Le savant n'est pas l'homme qui fournit les vraies réponses, c'est celui qui pose les vraies questions», Claude Lévi-Strauss, Ethnologue, auteur de l ouvrage Le Cru et le cuit, publié en Le rapport annuel 2010 du Secours Catholique constate que les français n arrivent plus à «joindre les deux bouts», non pas du fait d une mauvaise gestion de leur budget, mais parce que leurs revenus ne suffisent plus à couvrir les dépenses liées à la vie courante. Ce constat vient interroger l action publique dans la prise en compte de nouveaux besoins, en particulier à un moment où la France connaît une grave crise économique. Mieux comprendre les phénomènes à l œuvre, pour mieux agir, c est ce que propose la veille sociale. Ainsi, Gérard Mermet, sociologue, directeur de «Francoscopie» explique, «La vocation de «Francoscopie» est d'analyser les transformations multiples qui affectent la France contemporaine (et plus largement l'europe) et de les rendre perceptibles par tous ceux qu'elles concernent. [ ]Pour les citoyens comme pour les entreprises ou les institutions, il est important de les identifier, de les comprendre, de les anticiper. Pour mieux s'y adapter». Face à un contexte changeant de plus en plus rapidement, l enjeu pour la Ville de Nantes repose sur sa capacité à percevoir l émergence des nouveaux besoins sociaux. En clin d œil au néologisme subjectif proposé par Gérard Mermet, la démarche de veille sociale partagée conduite par la Direction Générale Santé et Solidarités de la Ville de Nantes, retient le titre de «Nantoscope des Besoins sociaux». Que recouvre la notion de besoins sociaux? La notion de besoin fait appel à la «demande sociale visible» ; c est par exemple le logement ou encore les loisirs. Toutefois, la réponse appartient à la décision politique ; en ce sens, des besoins exprimés seront ou non satisfaits. D autre part, certains besoins sont décrétés par la collectivité, même s ils ne sont pas exprimés par les citoyens, parce qu ils relèvent de l intérêt général, comme la salubrité publique. Enfin, les besoins invisibles, non exprimés et non perçus à ce jour par la collectivité, nécessitent que nous nous attachions à les identifier à l instar du besoin de lien social en réponse à des situations d isolement. Le Nantoscope des besoins sociaux trouve sa genèse dans la loi du 6 janvier 1986, «les CCAS animent une action générale de prévention et de développement social dans la commune. Ils sont chargés de mettre en œuvre la politique sociale de la commune, déterminée par les élus locaux, en fonction des besoins sociaux de la population». L article 1er du décret du 6 mai 1995 dispose que «les CCAS procèdent annuellement à une analyse des besoins sociaux de l ensemble de la population, et notamment de ceux des familles, des jeunes, des personnes âgées, des personnes handicapées et des personnes en difficulté». Comment le Nantoscope a-t-il été élaboré? La méthodologie retenue est le fruit d échanges avec des professionnels d autres collectivités tels que, Angers, Marseille ou encore Grenoble. L analyse partagée a associé l ensemble des Directions thématiques concernées au sein des Directions Générales de la Ville de Nantes et de Nantes Métropole (DG Vie Sociale, Développement Economique et Attractivité Internationale, DG Développement Urbain et DG Santé et Solidarités). Le Nantoscope s est avant tout appuyé sur des données collectées par la Ville de Nantes, au travers de conventions d échange d informations avec des partenaires clés tels que l INSEE, pôle emploi, la CAF, mais aussi, sur de nombreuses études faisant références au sein de la Ville de Nantes et de Nantes Métropole, tel que les Projets Sociaux de Quartiers, ou encore le diagnostic précurseur du Programme Local de l Habitat , l étude sur la précarité de la Direction Action Sociale et Insertion, les ateliers prospectifs conduits en 2009, sans oublier la riche information mise à disposition par le monde associatif (Fondation Abbé Pierre, Secours Catholique, Secours Populaire, Petits Frères des Pauvres ). Pour mémoire nous devons nous rappeler que dès 1975 les associations souhaitent être partie prenante de l observation, du diagnostic et de l analyse en amont de la décision publique. «[Les associations] à l occasion de la réforme de 1975 sur les institutions sociales et medico-sociales sans cesse remise sur le métier, ont milité pour une régulation plus équilibrée entre critères de besoins et critères de moyens. Aujourd hui, elles demandent aussi que des progrès significatifs soient mis en œuvre en matière d observation sociale. Cela suppose d avancer dans deux directions. Il faudra poursuivre les efforts engagés en matière de qualité des systèmes d information, notamment pour améliorer la production et la diffusion de données démographiques, épidémiologiques, socio-économiques. Cependant, la production de ces chiffres ne saurait suffire. Ces précieux éléments de connaissance auront toute leur utilité s ils sont mis en débat aux différents échelons de territoire avec l ensemble des partenaires concernés pour construire un diagnostic commun, préalable à la décision publique.», les cahiers de l Uniopss N 13 (décembre 2000). 5

7 Le présent document, résultat d un travail mené en interne, est une première mouture, ayant pour ambition d apporter une lecture transversale, synthétique ainsi qu une analyse critique de sept champs inhérents aux problématiques sociales : socio-démographie, logement, revenu, emploi/activité, santé, éducation/enfance, isolement/vie sociale. Ce rapport propose, dans un premier temps, une approche thématique à travers l étude des «grandes tendances nantaises» veillant à rappeler les principaux chiffres illustrant la croissance démographique et la baisse de la taille des ménages, ainsi qu une lecture des conditions de vie des nantais abordée au travers de l état des lieux du logement à Nantes, d un point sur la population active et l emploi, mais également sur les écarts de revenus, les disparités entre les quartiers au regard de la pauvreté et de la précarité et enfin, les effets induits par la précarité dans l accès aux soins. Et dans un deuxième temps, une analyse à partir «des publics potentiellement vulnérables». «La notion de vulnérabilité renvoie à la finitude et à la fragilité de l existence humaine. Les personnes vulnérables sont celles qui sont menacées dans leur autonomie, leur dignité ou leur intégrité, physique ou psychique» (Encyclopédie thématique). Il s agit ici d apporter des éléments d analyse sur : les «publics-prioritaires» dans la lutte contre l exclusion et la précarité (travailleurs pauvres, familles monoparentales), les enjeux concernant les personnes âgées (dépendance, précarité, logement, multiculturalité, âgisme), les personnes en situation de handicap (connaissance du public, emploi, isolement, précarité, citoyenneté), la petite enfance et la jeunesse (réussite éducative, emploi, logement, précarité étudiante). Cette première édition du Nantoscope des besoins sociaux est une proposition qui doit au fil du temps se nourrir des différents apports des autres directions et des travaux d évaluation et de suivi engagés par la ville. Ce document, bien évidement, ne prétend pas à l exhaustivité. En revanche, il entend apporter un éclairage tout en reflétant la complexité des réalités sociales. Ayant vocation à «piquer la curiosité», ce travail amorce une phase de confrontation et d échange avec les acteurs locaux afin d interroger la pertinence, l utilité des actions menées et de formaliser des préconisations. Le «Nantoscope» vient nourrir l amélioration continue du service public à l heure où la place du «citoyen-usager» est en évolution constante, passant du statut d administré à celui de «partenaire» ou du moins possédant une expertise que nous souhaitons solliciter, grâce au dialogue citoyen. En s intéressant à l ensemble de la population, cette étude ne se focalise pas sur l émergence de problématiques qui relèveraient uniquement des compétences de la Ville de Nantes, d où l importance du caractère partagé de la démarche avec les autres partenaires dont les collectivités territoriales (Conseil général, Conseil régional, Nantes Métropole), établissements publics et services de l Etat (CAF, Pôle emploi, ARS, ). En espérant que la lecture de ce rapport vienne susciter votre intérêt. Quelques clés de lecture Territoire d étude Louis Souchal Directeur général adjoint Santé et Solidarités L Analyse des besoins sociaux couvre l ensemble du territoire de la Ville de Nantes. L échelle de traitement des données est celle des micro-quartiers (IRIS : îlots regroupés pour l'information statistique) tels que définis par l INSEE. L étude fait également apparaître des comparaisons avec les échelles supracommunales (département, région, France Métropolitaine) soit pour référence, soit parce que certaines données, disponibles uniquement à ces échelles, apportent des éléments de prospective des phénomènes qui pourraient être à l œuvre au niveau local. Suite à l étude comparative des onze quartiers nantais, le Nantoscope fait ressortir des points remarquables. La cartographie des quartiers nantais est en page 76. Un glossaire au fil de l eau : chaque mot du texte défini est signalé par un renvoi numéroté dans la colonne de gauche. Grille de lecture d une carte sur les quartiers nantais : La taille du cercle reflète un nombre sur le quartier. Exemples : Les familles monoparentales sur les quartiers nantais Le quartier 6 est un cercle de petite taille correspondant à 652 familles monoparentales Le quartier 10 est un cercle plus grand. Il comptabilise familles monoparentales. Part très supérieure à la moyenne Part supérieure à la moyenne Part dans la moyenne Nantaise Q9 La couleur est le pourcentage faisant le Part inférieure à la moyenne rapport entre le nombre sur le quartier et la Part très inférieure à la moyenne Q8 population du quartier. Il permet de comparer la part du quartier par rapport à la moyenne Q7 nantaise. Q10 Taille proportionnelle au Q4 Exemples : Q5 nombre de familles Q3 Le quartier 6, de couleur foncée, a 21% de monoparentales sur le familles monoparentales, part supérieure à la quartier Q1 moyenne nantaise égale à 17%. Le quartier 10, de couleur claire, a une part égale à la moyenne nantaise soit, 17%. Q2 Q6 Q11 Conclusion : même s il y a peu de familles monoparentales sur le quartier 6, proportionnellement à la population du quartier, elles représentent un pourcentage supérieur à la moyenne nantaise. 6

8 Les grandes tendances nantaises Le contexte socio démographique 8 Les conditions de vie des Nantais 14 7

9 Le contexte socio démographique 8

10 Le contexte socio démographique nantais Synthèse habitants en 2006 Nantes reste une ville jeune, 24 % de moins de 20 ans en 2006 La tranche d âge des plus de 75 ans augmente La taille des ménages diminue : 1,99 en % des familles sont monoparentales Les indicateurs à suivre Les indicateurs à connaitre Pyramide des âges Solde migratoire et solde naturel Taille moyenne des ménages 9

11 Une croissance démographique dynamique L indicateur à suivre : Pyramide des âges Soldes migratoire et naturel (1) Population municipale La population municipale comprend les personnes ayant leur résidence habituelle (au sens du décret) sur le territoire de la commune, dans un logement ou une communauté, les personnes détenues dans les établissements pénitentiaires de la commune, les personnes sans-abri recensées sur le territoire de la commune et les personnes résidant habituellement dans une habitation mobile recensée sur le territoire de la commune. La population municipale est la population de référence pour tout traitement statistique. (2) Population comptée à part : La population comptée à part comprend certaines personnes dont la résidence habituelle (au sens du décret) est dans une autre commune mais qui ont conservé une résidence sur le territoire de la commune : 1. Les mineurs dont la résidence familiale est dans une autre commune mais qui résident, du fait de leurs études, dans la commune. 2. Les personnes ayant une résidence familiale sur le territoire de la commune et résidant dans une communauté d'une autre commune, dès lors que la communauté relève de l'une des catégories suivantes : services de moyen ou de long séjour des établissements publics ou privés de santé, établissements sociaux de moyen ou de long séjour, maisons de retraite, foyers et résidences sociales ; communautés religieuses ; casernes ou établissements militaires. 3. Les personnes majeures âgées de moins de 25 ans ayant leur résidence familiale sur le territoire de la commune et qui résident dans une autre commune pour leurs études. 4. Les personnes sans domicile fixe rattachées à la commune au sens de la loi du 3 janvier 1969 et non recensées dans la commune. Définitions INSEE La croissance démographique nantaise en quelques chiffres Source : INSEE RP 2006 Les chiffres clés : habitants 6 ème ville française par sa population 5% d évolution depuis 1999 ( habitants par an en moyenne) Les populations légales : Municipale (1) Comptée à part (2) Total Source INSEE - RP 2006 Un bandeau allant du quartier Breil-Barberie (+6%) à celui d Ile de Nantes (+8%), incluant Nantes Erdre (11%), connait une évolution de la population soutenue. En revanche, les quartiers Malakoff-Saint-Donatien (0%) et Nantes-Sud (1%) ont connu une évolution bien inférieure à la moyenne. Une projection de la population de 1999 à 2012 disparate selon les quartiers. Le quartier de l île de Nantes devrait voir une évolution marquée de sa population (+38%) contrairement aux quartiers de Breil-barberie et de Nantes-Nord (-3%) Une Ville relativement jeune en 2006 source : INSEE - RP 2006 Nantes reste une ville jeune. Les chiffres clés : 37 ans, c est l âge moyen des Nantais La part des moins de 20 ans est de 24% La part des plus de 60 ans est de 17% Nantes comme beaucoup de villes de France concentre sa population autour des ans et des ans, dont étudiants. Nantes par rapport aux échelles supra communales INSEE RP 2006 Population 1999 Population 2006 Evolution France métropolitaine % Loire Atlantique % Nantes Métropole % NANTES % Les populations ont peu évolué depuis 1999 sauf en Loire Atlantique où on atteint les 9% d évolution en moyenne sur la période des 7 dernières années. Evolution de la population Évolution très supérieure à la moyenne Évolution supérieure à la moyenne Évolution dans la moyenne Nantaise Évolution inférieure à la moyenne Évolution très inférieure à la moyenne Taille proportionnelle à la population du territoire en 2006 Sources : Ville de Nantes- INSEE - RP Taille proportionnelle à la population estimée en 2012 Q2 Nantes a gagné près de habitants entre 1999 et 2006 alors que les précédents recensements montraient une évolution à la baisse. Q8 Q7 Q4 Q3 Q1 Q8 Q6 Q11 Projection de la population Évolution très supérieure à la moyenne Évolution supérieure à la moyenne Évolution dans la moyenne Nantaise Évolution inférieure à la moyenne Q7 Évolution très inférieure à la moyenne Q4 Q3 Q2 Q1 Q6 Q11 Sources : Ville de Nantes-Cabinet Cerdes 2006 Q5 Q5 Q9 Q9 Q10 Q10 10

12 Un vieillissement de la population à venir A Nantes, comme dans les grands centres urbains, la part des ans est relativement plus faible (56%) par rapport aux autres entités territoriales (tableau ci-contre). A l inverse, les 75 ans et plus sont surreprésentés. INSEE RP 2006 Total des plus de 60 ans ans ans 85 ans ou plus France métropolitaine % % % Loire Atlantique % % % Nantes Métropole % % % NANTES % % % (1) Une communauté urbaine est un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) regroupant plusieurs communes qui s'associent au sein d'un espace de solidarité, pour élaborer et conduire ensemble un projet commun de développement urbain et d'aménagement de leur territoire. Les communautés urbaines créées depuis la loi du 12 juillet 1999 doivent constituer un ensemble d'un seul tenant et sans enclave de plus de habitants. Nantes Métropole : 24 communes et habitants en 2007 (2) Une aire urbaine est un ensemble de communes, d'un seul tenant et sans enclave, constitué par un pôle urbain, et par des communes rurales ou unités urbaines (couronne périurbaine) dont au moins 40 % de la population résidente ayant un emploi travaille dans le pôle ou dans des communes attirées par celui-ci. L aire urbaine de Nantes : 82 communes (source INSEE) Projection 2012 : des évolutions particulières selon les classes d âge La projection sur la pyramide des âges indique qu en 2012, à à à à à à à à l image de la majorité des grandes villes de France, les ans représenteront plus de 60% de la population nantaise D une manière générale, la Ville n a pas connu un fort vieillissement entre les 2 derniers recensements «Le vieillissement, défi identifié après 2020, reste atténué Nantes est une ville jeune. Les moins de 20 ans augmentent, alors que les plus de 60 ans sont stables» 1000 Un dynamisme porté par les naissances Source INSEE RP 2006 Un solde migratoire négatif nouveaux arrivants en cinq ans. Cependant, pour nouveaux arrivants nantais, partent à la même période. En 2006, 2/3 des nouveaux arrivants venaient d un autre département, principalement des Ligériens, des Parisiens et des Bretons. Ces nouveaux habitants sont principalement composés de jeunes, d étudiants, d actifs (60%) et d une part importante de cadres. Parallèlement on constate, un mouvement de populations originaires de Nantes métropole (1) vers l aire urbaine (2) de Nantes. Ce phénomène concerne principalement de jeunes ménages aux revenus intermédiaires et modestes. Un solde naturel positif Source : Cabinet CERDES Ville de Nantes 14 naissances pour 1000 habitants. Les Nantais font plus d enfants que les Bordelais ou les Niçois, et Nantes se place 5 ème derrière Lille, Lyon, Paris, Strasbourg. La progression des ménages est due essentiellement au solde naturel positif. Après une évolution négative du nombre de naissances de 2002 à 2006 (-7%), la tendance s est inversée avec une évolution positive de +1% entre 2006 et ans et + 0 ans ans 1,3 1,1 0,9 0,7 0,5 0,3 0,1-0,1 Projection de la population 2012 selon l âge Solde naturel et solde migratoire France Loire Atlantique solde naturel Nantes Métropole solde migratoire Variation annuelle moyenne Source : - Ville de Nantes INSEE RP 2006 Nantes En 2006, 61% des ans de l agglomération nantaise vivaient à Nantes. Source Nantes Métropole

13 Une baisse de la taille des ménages qui s accentue (1) Ménage (au sens large) Ensemble des personnes vivant dans un même logement. (2) Famille (au sens INSEE) Couple avec ou sans enfants, ou adulte avec enfants. Le nombre de personnes vivant dans un même logement continue de décroître Source INSEE - RP 2006 La taille des ménages (1) nantais diminue. Elle est de 1,99 personnes par ménage en 2006 contre 2,07 en En France, la taille moyenne des ménages diminue régulièrement depuis 30 ans, passant d un peu plus de 3 personnes en moyenne par résidence principale en 1968 à 2,3 en L allongement de la vie, la maîtrise de la fécondité, la hausse du niveau de vie, le développement du parc de logements, l individualisation des comportements et la plus grande fragilité des unions peuvent expliquer la baisse de la taille des ménages. 3 2,5 2 1,5 1 0,5 0 Taille des ménages en 1999 et ,46 2,41 2,34 2,07 France métropolitaine 2,36 2,30 Loire Atlantique 2,22 Nantes Métropole 1,99 NANTES Le couple sans enfant : un type de famille dominant Source INSEE RP 2006 Les familles (2) nantaises (66 077) représentent moins de la moitié des ménages ( ). Les couples sans enfant représentent 44% des familles. 56 % des familles, sont des familles avec enfant(s). Cependant, 3 quartiers comptent une part plus importante de familles avec enfants : Bellevue Chantenay Ste Anne (65%), Doulon Bottière (62%) et Nantes Erdre (63%). 17% des familles sont monoparentales. 39 % Composition des «familles» nantaises % Composition des «familles» selon les quartiers nantais % % Couple sans enfant Couple avec enfant(s) Famille monoparentale Source INSEE RP 2006 Source INSEE - RP 2006 Taille proportionnelle au nombre de familles dans le quartier 12 Sources : Ville de Nantes-INSEE RP 2006

14 Les personnes seules et les familles monoparentales en augmentation Source INSEE RP 2006 Une personne seule n est pas forcément une personne isolée sans relation sociale. Un Nantais sur deux vit seul Nantes, comme beaucoup de grandes villes de France, possède un grand nombre de ménages composés d une personne (50%). Selon les tranches d âge, davantage de personnes vivent seules : environ 30% des ans, jusqu à près de 60% chez les 80 ans et plus. L augmentation de personnes seules de 1999 à 2006 concerne toutes les tranches d âge. Cette tendance qui touche toutes les grandes villes de France est liée à une conjonction de phénomènes ; vieillissement, baisse du nombre d enfants par ménage, divorce, évolution des modes de vie mais aussi à l attraction étudiante de Nantes. Personnes de 15 ans ou plus vivant seules selon l âge - population des ménages Source : INSEE, RP1999 et RP2006 (1) Famille monoparentale : Des familles monoparentales (1) en augmentation Chiffres clés : Les familles monoparentales sur les quartiers nantais On parle de famille monoparentale lorsqu un enfant vit avec un seul de ses parents biologiques. Cela peut être soit à la suite d une séparation (75 % des cas), soit parce que son père ne l a jamais reconnu (15 % des cas), soit parce que son autre parent est décédé. Il peut aussi s agir d un enfant adopté par un(e) célibataire. Un enfant sur quatre vit avec un seul de ses parents. Sur 8,8 millions de familles en France, 1,6 million sont monoparentales. On ne reste pas toute sa vie une famille monoparentale. Souvent, le parent solo reconstruit une nouvelle union (au bout de cinq ans en moyenne) familles monoparentales nantaises en 2006 ( en 1999) dont 13% sont composées d un homme et 87% d une femme. Elles représentent 17% des familles nantaises. Cependant au regard des quartiers, la part des familles monoparentales est plus importante dans les quartiers Bellevue Chantenay Ste Anne (21%), Ile de Nantes (21%), Nantes Nord (20%). A Nantes, les familles monoparentales sont beaucoup plus jeunes qu en France Métropolitaine. 81% d entre elles ont entre 25 et 54 ans contre 75% dans cette tranche d âge pour les familles monoparentales de France métropolitaine. (source INSEE RP 2006) Part très supérieure à la moyenne Part supérieure à la moyenne Part dans la moyenne Nantaise Part inférieure à la moyenne Part très inférieure à la moyenne Taille proportionnelle au nombre de familles monoparentales sur le quartier Des familles monoparentales majoritairement féminines à Nantes, comme au niveau national. Cependant, depuis 1999, on note une progression des hommes à la tête d une famille monoparentale. Sur Nantes, on constate un taux de progression de +26% (1449 hommes en 2006 et 1148 en 1999), alors que les femmes ont un taux de progression d environ +1,6%. Source : RP Les familles monoparentales, confrontées à des difficultés spécifiques, représentent un véritable enjeu social pour la 13 Ville. Q2 Q3 Q7 Q8 Q4 Q1 Q6 Sources : Ville de Nantes-INSEE RP 2006 Q11 Q5 Q9 Q10

15 Les conditions de vie des Nantais 14

16 Les conditions de vie des nantais Synthèse logements en % de logements sociaux à Nantes en 2009 Hausse du prix de l immobilier : + 130% en 7 ans 8% de logements potentiellement indignes dans le parc privé 28% des ménages, allocataires CAF, consacrent plus de 40% de leurs revenus pour se loger (hors étudiants, après perception des aides au logement) La population active compte personnes (recensement 2006 ) demandeurs d emploi en juin % des Nantais de 15 ans et plus, non scolarisés, ont au moins un bac plus 2 Revenu médian mensuel par unité de consommation en 2006 : Ecart interdécile du revenu médian : en % des ménages nantais, allocataires CAF, vivent sous le seuil des bas revenus (CAF 2007) Nantais bénéficient de la Couverture maladie universelle complémentaire en 2009 Ce chapitre n a pas prétention d exhaustivité. Des compléments, d autres thèmes, pourront être abordés lors de la prochaine édition : culture, loisirs,... Les indicateurs à suivre Nombre de logements Part des propriétaires Part du logement social Taux de chômage Nombre de créations d emploi Niveau de formation Ecart inter-décile du revenu médian Bénéficiaires de la Couverture maladie universelle complémentaire Les indicateurs à connaitre Taux d effort pour se loger par âge Qualité des logements nantais Ménages à bas revenus/âge Reste à vivre (panier de consommation) Evolution du nombre de bénéficiaires du RSA Nombre de situations de mal-endettement Mortalité prématurée Bilan scolaire Interventions du CCAS Quelques chiffres Profils des bénéficiaires Fonds Solidarité Logement (FSL) : aides à l énergie Dispositifs destinés aux Personnes sans domicile fixe : bons douche ou lavomatique, domiciliation, carte repas pour le Restaurant social Santé - Intervention de l infirmière de l Equipe de Liaison Psychiatrie Précarité (ELPP) en lien avec les travailleurs sociaux du CCAS 891 ménages aidés bons lavomatique bons douche, personnes domiciliées 44 personnes concernées dont 28 nouvelles en 2009 Revenu Solidarité Active (RSA) personnes suivies Microcrédit (de février à septembre 2010) 1706 rendez-vous, 211 microcrédits accordés 40,5% de personnes seules, 34,4% de familles monoparentales, 44% entre 26 et 39 ans, 86% des ménages au niveau de ressource RMI/RSA Orientation vers le soin : surtout pour des personnes avec lesquelles un travail avait été commencé en % concernent des habitants hors ZUS, 12% entre 18 et 25 ans Source : Rapport d activité 2009 du Centre Communal d Action Sociale 15

17 L état des lieux du logement à Nantes L indicateur à suivre : Part du logement social Proportion de propriétaires Les tendances du logement à Nantes Nantes compte logements, dont 93% sont des résidences principales et 2% des résidences secondaires ou logements occasionnels. 77% sont des appartements (+1 point par rapport à 1997) La Ville possède 22% de logements sociaux (4 e ville française parmi les communes de plus de habitants) C est la 3 e ville française pour le nombre de propriétaires (38%) La durée moyenne d occupation du logement est de 8 ans. (1) La loi Scellier Elle est issue de la réforme de la loi Robien qui a été mise en place lors de la loi de Finances de 2009, afin de dynamiser le secteur de l'investissement locatif mise à mal lors du dernier trimestre de l'année Ce nouveau dispositif fiscal consiste en une réduction d'impôt fixée à 25% du prix de revient du logement. La défiscalisation s'applique pour un montant d'investissement immobilier plafonné à et limité à une opération par an. Le taux de réduction d'impôt a été fixé à 25% du prix du logement acquis par le contribuable pour les années 2009 et Une mobilité résidentielle très forte en centre-ville Source : AURAN - Nantes Métropole 2009 En 2006, 51% des personnes habitaient 5 ans auparavant le même logement (62% sur le quartier Doulon-Bottière ; 31% sur le quartier Centre-ville). La mobilité est forte dans le centre ville alors qu elle est deux fois plus faible dans les quartiers périphériques. Une étude de l AURAN confirme la baisse des intentions de mobilité résidentielle des ménages sur Nantes métropole et la Ville de Nantes : 9% des ménages déclarent vouloir déménager dans les mois qui viennent contre 14% en 2008 et 17% en Source : Regards des habitants sur leur logement, Nantes Métropole-AURAN 2009 Si la mobilité dans la ville de Nantes est plus élevée que dans les autres villes de l agglomération (49% ont changé de logement), cela s explique par la proportion d étudiants et de jeunes ménages. A l échelle de la Ville, un nombre important de propriétaires malgré des réalités contrastées selon les territoires Source : Ville de Nantes - INSEE RP % des ménages Nantais sont propriétaires de leur logement. Ce taux est plus important dans les quartiers Breil-Barberie (52%) et Doulon-Bottière (47%) et inférieur dans le quartier Centre-ville (24%) et au niveau de l Ile de Nantes (28%). Une promotion immobilière orientée vers le logement de petite taille Source : Diagnostic PLH - Nantes Métropole - AURAN Les T1 et T2 représentent 42% du parc en 2001 contre 57% en Ce résultat est principalement dû aux incitations de la loi Scellier (1) (qui met l accent davantage sur la relance via l investissement que sur la réponse aux besoins) et au fait que les demandes de grands logements sont peu entendues ; les prix prohibitifs désinvitant les familles à investir. Les résidences principales sur les quartiers nantais selon le statut d occupation Propriétaires Locataires du parc privé Locataires en logement social Taille proportionnelle au nombre de résidences principales Source : Ville de Nantes - INSEE RP

18 Une sous-occupation des logements inquiétante Source Ville de Nantes - INSEE RP 2006 Point méthode : Détermination de la sous-occupation Pour étudier la sous occupation, on postule qu à une taille de logement correspond une taille de ménage. ainsi un ménage avec 0 personne à charge vit dans un T1 ou T2, un ménage avec 1 personne à charge vit dans un T2 ou T3,. 48% des ménages occupent un logement trop grand. Le seuil approche les 60% dans les quartiers Breil Barberie et Doulon Bottière. Les chiffres de la sous-occupation sont à relativiser au regard de la typologie du logement (la taille réelle du logement reflétant davantage la réalité que le nombre de pièces qui le constitue). Les causes de la sous-occupation des logements sont multiples : évolution de la composition du ménage demeurant dans le même logement après la décohabitation des enfants, ou fait de société où les plus jeunes habitent des logements plus grands... Un constat : la sous-occupation dans le logement social. Les locataires vieillissent de plus en plus dans leur logement, faute de moyens pour en louer ou en acheter un dans le parc privé. De ce fait, le logement habité dans un premier temps par une famille avec plusieurs enfants se retrouve ensuite en sous-occupation quand les enfants sont adultes. La mobilité au sein du parc social, à travers un accompagnement individualisé et la promotion d un «parcours résidentiel tout au long de la vie», permettrait de diminuer ce taux de sous-occupation, de fluidifier l accès au logement et de détecter les situations de difficultés sociales liées au logement (personnes âgées, personnes en situation de handicap ) Nantes Habitat représente 74 % du parc des logements sociaux en 2009 (source Union Sociale pour l Habitat-USH) Caractéristiques des locataires du parc social Nantes Habitat Structure familiale des ménages locataires ans 10% ans 47% S tru ct ur e fa miliale d es locat air es Nant es Hab it at familles monoparentales 19% Couples avec enf a nt 19% Plusieurs adultes non conjoints 4% Couple sans enf a nt 13% Tranches d âge des personnes locataires 75 ans et + 5% Source Nantes Habitat 2009 Non Renseigné 0% Personne seule 45% 0-12 ans 19% ans 8% ans 11% Le logement social à Nantes : un parc développé qui doit s adapter aux évolutions de la société Chiffres clés du logement social Source : Ville de Nantes, diagnostic PLH Nantes Métropole-AURAN 67% des ménages nantais sont éligibles à un logement locatif social. On dénombrait 22% de locataires en habitat social en 2009 (chiffre équivalent à 1997). La population locataire représente personnes, pour logements dont 64% de T3-T4. Le logement social est concentré sur certaines zones spécifiques, en particulier en périphérie du centre-ville. Le quartier Centre-ville ne contient que 3% de logements sociaux, 6% dans le quartier Hauts-Pavés Saint Félix alors que le quartier Bellevue Sainte Anne Chantenay en compte 37%. Caractéristiques des locataires du parc social Nantes Habitat 15% des locataires ont 60 ans et plus 45% des personnes vivent seules 48% des habitants en logement social sont des actifs, 23% des retraités Un faible turn-over Diagnostic PLH Nantes Métropole-AURAN 1 personne sur 3 habite le logement depuis moins de 3 ans. Le taux de rotation est inférieur à 10% par an depuis 5 ans alors qu il était de 14% en Tension sur le logement social : des niveaux contrastés selon le type de logement Diagnostic PLH Nantes Métropole-AURAN Sur Nantes, ce sont les logements T2 et T5 qui enregistrent les niveaux de tensions les plus importants (6 T2 demandés pour 1 attribué). 17

19 Le logement cristallisateur d inégalités source : Ville de Nantes, diagnostic Plan Local de l Habitat (PLH) Nantes métropole 2010 L indicateur à suivre : Qualité des logements nantais Taux d effort par âge Un coût toujours plus élevé : 28% des ménages consacrent plus de 40% de leurs revenus pour se loger Source CAF 2007 (1) Le droit au logement opposable : Le droit au logement opposable (DALO) génère la possibilité, pour toute personne sans domicile et résidant de façon régulière sur le territoire français, d'entamer un recours contre les pouvoirs publics dans le cas où les démarches entreprises en vue de l'obtention d'un logement social connaîtraient une stagnation anormale. Déclaré responsable par la justice, l'etat se voit alors contraint à l'indemnisation du plaignant. Le droit au logement devient dès lors une obligation pour les collectivités. La hausse du prix de l immobilier est forte et rapide : + 130% en 7 ans. A cela, s ajoute un durcissement des conditions d accès au crédit par les banques, du fait de la crise financière, rendant l accès à la propriété de plus en plus difficile. 28 % des ménages, allocataires CAF, consacrent plus de 40% de leurs revenus pour se loger (Hors étudiants - Après perception des allocations pour le logement). Le Centre Ville est le quartier où le taux d effort est le plus important soit 39 %.(source CAF 2007) Les jeunes et les familles monoparentales sont exposés à un taux d effort plus élevé. L état des logements : Nantes concentre deux tiers des logements potentiellement indignes de l agglomération Source : DGI logements ont plus de 30 ans. Les inspecteurs de la salubrité de la Ville de Nantes réalisent 600 visites de logements par an. 8% des logements du parc privé sont potentiellement indignes. Ils sont 16% en Centre Ville et 9% à Malakoff-St Donatien. Les logements sans confort ou avec un confort partiel (pas de wc affecté, et/ou de chauffage central, et/ou de baignoire/ douche) se concentrent dans l hyper-centre de Nantes. - depuis la fin de l'année 2008, le droit au logement opposable peut concerner les personnes les plus démunies : SDF, femmes seules et avec charge d'enfant ainsi que les revenus les plus modestes. - Enfin, dès le 1er janvier 2012, le droit au logement opposable s'étendra à toutes les personnes dont le logement sera jugé insalubre, indigne ou dangereux. Action Ville de Nantes L opération programmée d amélioration de l habitat (OPAH) : contraindre les propriétaires récalcitrants à réhabiliter les immeubles les plus dégradés. Source : Site internet ville de Nantes Exemple : le quartier Decré-Bouffay. Lancée en 2007 pour cinq ans sur le quartier Decré-Bouffay l OPAH est un dispositif incitatif qui vise la réhabilitation de 124 immeubles et plus de 500 logements d'ici La Ville de Nantes a mis en place des aides très avantageuses en partenariat avec différentes institutions. L'enveloppe de plus de 8 millions d'euros prévue à cet effet permet aux propriétaires d'obtenir des subventions variant de 15 à 70% du montant hors taxes des travaux. Grâce à ces aides, 8 immeubles ont déjà été réhabilités ou sont en cours de travaux, avec à la clé la remise sur le marché de près de 100 logements auparavant inhabités, dont la moitié à loyers modérés. Pour contraindre les propriétaires récalcitrants, la Ville a décidé de recourir à un dispositif coercitif : l'opération de restauration immobilière (ORI). Cette dernière permet de déclarer d'utilité publique la réhabilitation des immeubles les plus vétustes. Expulsions, droit au logement opposable (1), fonds solidarité logement : des difficultés d accès au logement accrues Entre 2006 et 2008 les expulsions sur l arrondissement de Nantes ont augmenté. Source : Diagnostic PLH -Nantes Métropole Droit opposable au logement (1) Source : Rapport d activité préfecture Loire-Atlantique 2009 Hors Ile-de-France, le département de Loire-Atlantique est le deuxième département après les Bouches-du-Rhône en nombre de dossiers déposés. Ainsi, en 2009, 2219 recours ont été déposés, dont 1979 pour le logement et 240 pour l hébergement. Le dispositif a permis de reloger 221 familles (contre 173 en 2008) et d héberger 103 ménages. 18

20 (1) Le fonds de solidarité pour le logement (FSL), accorde des aides financières aux personnes en difficulté pour leur permettre d'accéder à un logement ou de s'y maintenir. Elles s'appliquent à tous les secteurs locatifs (parc public ou privé). (2) Le FSL énergie s adresse aux personnes en situation de précarité et dans l'impossibilité de régulariser leurs impayés d'énergie (électricité, gaz, charbon, bois...). Elles peuvent bénéficier d'aides financières sous forme de subvention réglée directement au fournisseur et venant diminuer la facture d'impayés. Actions Nantes Métropole - Fond de solidarité pour le logement (1) Sources : Ville de Nantes - Conseil Général - CCAS En 2009, Nantais ont eu recours au FSL maintien ou accès, via le Conseil Général. 891 ménages nantais ont bénéficié du FSL énergie (2). Mal-logés et sans-logis : un état des lieux à effectuer sur Nantes Source : Fondation Abbé Pierre Selon le rapport 2010 sur le mal logement en France de la fondation Abbé-Pierre personnes n ont pas de domicile fixe, autant vivent en camping ou dans un mobil home toute l année, plus de vivent dans des meublés et deux millions de personnes vivent dans des logements inconfortables ou surpeuplés. Les données sur le mal-logement à Nantes sont à préciser. L habitat des gens du voyage Source : Diagnostic PLH Nantes Métropole-AURAN Trois difficultés sont mises en avant au niveau de Nantes Métropole : - Des stationnements illicites encore nombreux lors d hospitalisation ou de soins. - Une offre essentiellement en direction des itinérants (aires d accueil) toutefois saturée, et pour laquelle, le schéma départemental prescrit une augmentation du nombre de places. - Des besoins d ancrage pour lesquels l offre d habitats adaptés est insuffisante. Le phénomène de sédentarisation augmente chaque année. Sur le département le nombre d implantations de voyageurs sur des parcelles privées est passé de 224 terrains à 348 entre 2001 et Nantes Métropole entend développer les projets d habitats adaptés en partenariat, avec la fondation Abbé Pierre, les communes, les associations médiatrices et les bailleurs. Une première phase, visant à préciser le diagnostic de la situation métropolitaine, s avère nécessaire. Eléments de contexte sur le Ville de Nantes Exemple : la Prairie de Mauves : En 2005, étaient recensés 47 ménages Gens du voyage représentant 170 personnes. En 2010, on compte 57 ménages représentant 238 personnes. En cinq ans 10 ménages, soit 68 personnes, supplémentaires. (projection 2015 : 333 personnes) Cette tendance confirme le besoin croissant en sédentarisation et la Ville de Nantes entend être partenaire de la démarche engagée à l échelle de l agglomération et relative au développement d habitats adaptés. 19

21 La population active et l emploi à Nantes L indicateur à suivre : taux de chômage. Nombre de création d emplois. Niveau de formation (1) Population active au sens du recensement : exercer une profession (salariée ou non) même à temps partiel ; aider un membre de la famille dans son travail (même sans rémunération) ; être apprenti, stagiaire rémunéré ; être chômeur à la recherche d'un emploi ; être étudiant ou retraité mais occupant un emploi ; être militaire du contingent (tant que cette situation existait). Ne sont pas retenues les personnes qui, bien que s'étant déclarées au chômage, précisent qu'elles ne recherchent pas d'emploi. C'est ce qui distingue cette définition de la population active au sens du recensement de la population d'une définition utilisée antérieurement de population active spontanée (ou autodéclarée). 10 Evolution du taux de chômage La population active : de Nantes l industrielle à la cité tertiaire Chiffres-clés : 4 e ville de France par son taux de création d emploi En 2006, la population active (1) comptabilise personnes, soit 68,9% de la population des 15 à 64 ans. Parmi les actifs, 86% ont un emploi, 14% sont au chômage. Entre juin 2009 et juin 2010, l augmentation du nombre de demandeurs d emplois sur Nantes métropole a été supérieure à celle de la France métropolitaine, très supérieure à celle de la région mais inférieure à celle du département. Source Pôle Emploi Août emplois sur 10 concernent les services et le commerce. Un actif sur deux est un cadre ou de profession intermédiaire. Les 2 catégories socio professionnelles les plus représentées sont les employés et les professions intermédiaires. La ville perd des ouvriers, des employés et des artisans commerçants mais progresse dans la catégorie des cadres et professions intermédiaires. 36% des Nantais travaillent dans une commune autre que Nantes. (+4 points par rapport à 1999). Ils ne sont en revanche que 6% à travailler hors du département. Population de 15 à 64 ans par type d activité Source : INSEE, RP 2006 Plus de personnes sortent chaque jour de la ville, soit deux fois plus que dans les années 80. A l inverse, personnes y entrent chaque jour pour travailler NANTES France métropolitaine Pays de la Loire Loire-Atlantique Des inégalités encore notables dans les formes et les conditions d emploi Source : INSEE Statut et conditions d emploi : des différences notables selon le sexe Emploi par catégorie professionnelle 5 mars-02 mars-03 mars-04 mars-05 mars-06 mars-07 mars-08 Le taux de chômage de Nantes évolue depuis 2008 suivant les grandes tendances régionales et départementales. Il se situe en dessous de la moyenne nationale. Source : Pôle emploi -INSEE Statut et conditions d emploi des 15 ans ou plus selon le sexe mars-09 mars-10 Au niveau de l emploi salarié les différences se creusent entre hommes et femmes en ce qui concerne l intérim (taux deux fois supérieur pour les hommes) et les CDD (taux 1,6 fois supérieur chez les femmes). Les femmes sont moins concernées par le travail non salarié et dans ce secteur le taux d hommes employeurs est plus de trois fois supérieur à celui des femmes. Taux de féminisation des emplois Le secteur administration publique, enseignement, santé, action sociale compte 66% de femmes, celui du commerce, transport et services divers 47%. En revanche, elles ne sont que 13% dans la construction et 31% dans l industrie. Source : INSEE, RP Part des salariés de 15 ou plus à temps partiel Une femme sur trois travaille à temps partiel Entre 1999 et 2007 le temps partiel des hommes a légèrement augmenté, passant la barre des 10% mais celui des femmes reste important (32% contre 34% en 1999) Source : INSEE, RP 2006 Source : INSEE, RP

22 (1) Catégories des demandeurs d emploi Type de demandeurs Demandeurs n ayant exercé aucune activité Demandeurs ayant exercé une activité réduite courte de 78 heures ou moins dans le mois Demandeurs ayant exercé une activité réduite longue de plus de 78 heures dans le mois Demandeurs tenus de faire des actes positifs de recherche d emploi Catégorie A Catégorie B Catégorie C Demandeurs non tenus de faire des actes positifs de recherche d emploi Catégorie D (en stage, formation, maladie...) Catégorie E (bénéficiaires de contrats aidés) Catégorie E (bénéficiaires de contrats aidés Une surreprésentation des seniors et chômeurs de longue durée chez les demandeurs d emplois Source INSEE RP pôle emploi 2009, 2010 Les chiffres clés : Taux de chômage des ans par sexe et âge demandeurs d emploi fin juin 2010 dans les catégories (1) A, B, C. Surreprésentation des plus de 50 ans (+ 9,6 points d écart en un an) Une part des femmes parmi les demandeurs d emploi qui augmente légèrement Les demandeurs d emploi longue durée sont surreprésentés, entre juin 2009 et juin 2010 : + 36,4 point d écart. Source : Pôle emploi Août 2010 On constate que les jeunes, les seniors et les femmes sont plus représentés Source : INSEE, RP 2006 parmi les chômeurs que parmi les actifs en général. De même parmi les profils à risque les personnes sans qualification ont un risque élevé d éloignement de l emploi. Analyse par quartier : En 2006, le quartier de Bellevue-Chantenay-Sainte Anne est celui qui concentre la plus forte proportion de chômeurs parmi la population active (18%), viennent ensuite les quartiers Nantes Nord (16%) et Dervallières-Zola (15%). La formation, un premier pas vers l emploi Source RP 2006 Une population de plus en plus diplômée 35% des Nantais de 15 ans et plus, non scolarisés, sont au moins titulaires d un bac + 2. Parmi la population totale des 15 et plus, 1 Nantais sur 3 a au moins un bac+2. 1 Nantais sur 10 n a pas de diplôme, un taux parmi les plus bas des grandes villes françaises. 3% des jeunes Nantais de 17 ans sont déscolarisés. Source : Journée d Appel de Préparation à la Défense qui cache de fortes disparités entre territoires Source : INSEE, RP 2006 Taux de scolarisation selon l âge 8% des Nantais de 15 ans et plus, non scolarisés, vivant sur le micro quartier des Lauriers (ZUS de Bellevue) ont un niveau bac +2 ou plus, contre 63% sur le micro quartier Gloriette Feydeau (quartier Centre Ville). Les quartiers Doulon Bottière, Nantes Nord, Bellevue Chantenay Ste Anne et Dervallières Zola concentrent le plus de personnes de plus de 15 ans (non scolarisées) peu ou pas diplômées. Taux de scolarisation selon l âge Source : INSEE, RP Des jeunes en difficultés de lecture Au niveau de la communauté urbaine, 6% des jeunes ayant participé à la Journée d Appel de Préparation à la Défense présentent des difficultés de lecture (dont 78% des difficultés sévères). Les Nantais se situent dans la moyenne. source : JAPD-2007.

23 Les écarts de revenus entre les ménages nantais L indicateur à suivre : Ecart inter-décile. Taux de ménages à bas revenus /âge Le revenu des Nantais : des inégalités marquées Source INSEE DGI 2006 Chiffres clés : (1) Ecart inter décile : Si on ordonne une distribution de salaires, de revenus, de chiffre d'affaires..., les déciles sont les valeurs qui partagent cette distribution en dix parties égales. Ainsi, pour une distribution de salaires : - le premier décile (noté généralement D1) est le salaire au-dessous duquel se situent 10 % des salaires ; - le neuvième décile (noté généralement D9) est le salaire au-dessous duquel se situent 90 % des salaires. Le rapport D9/D1 met en évidence l'écart entre le haut et le bas de la distribution. C est un bon indicateur de tension sociale. En effet, plus il est élevé, plus il existe de disparités importantes de revenus sur un même territoire. A l inverse, plus il est faible, plus les revenus de la population sont homogènes. (2) Revenu médian Si on ordonne une distribution de salaires, de revenus, de chiffre d'affaires..., la médiane est la valeur qui partage cette distribution en deux parties égales. Ainsi, pour une distribution de salaires, la médiane est le salaire au-dessous duquel se situent 50 % des salaires. C'est de manière équivalente le salaire au-dessus duquel se situent 50 % des salariés. Un ménage nantais gagne en moyenne 2598 /mois, contre 2772 pour Nantes Métropole et 2717 en France métropolitaine. L écart entre le revenu au dessus duquel se trouvent les 10 % les plus riches et le revenu en dessous duquel se trouvent les 10 % les plus pauvres est de Un écart entre les plus riches et les plus pauvres, plus faible que dans la plus part des communes de plus de habitants. Source : Observatoire des inégalités territoriales. Le revenu médian moyen : des disparités selon les quartiers Source : Ville de Nantes - INSEE - DGI Le revenu médian (2) moyen mensuel par unité de consommation est de Il est de 1219 (le plus faible) dans le quartier Bellevue- Chantenay-Ste Anne et de 1897 (le plus élevé) dans le quartier Hauts Pavés-St Félix. Disparité du niveau de revenu des ménages au sein des quartiers : des situations très contrastées dans le centre-ville. Le rapport entre les hauts et les bas revenus (écart inter-décile 1 ) est très supérieur à la moyenne (2675 ) dans les quartiers Centre-ville et Hauts-Pavés Saint Félix (3570 d écart). En revanche il est inférieur à 2000 dans les quartiers Doulon-Bottière et Ile de Nantes. Analyse de l INSEE - Evolution du revenu des ménages à Nantes : un modèle particulier...«dans des grandes villes comme Paris, Nantes, Bordeaux, Rennes, Toulouse ou Lyon, le revenu médian est supérieur au revenu médian national et il évolue peu. La population augmente également peu. Plus on s éloigne de la ville principale, plus les communes apparaissent dynamiques en termes de population et de revenus» Source INSEE: Les revenus des ménages entre 2002 et 2007 Revenu mensuel médian par Unité de Consommation Zones grises Q11 - Nantes Sud Q10 - Doulon - Bottière Q9 - Nantes Erdre Q8 - Nantes Nord Q7 - Breil - Barberie Q6 - Ile de Nantes Q5 - M alakoff - Saint-Donatien Q4 - Hauts Pavés - Saint Félix Q3 - Dervallières - Zola Q2 - Bellevue - Chantenay - Sainte Anne Q1 - Centre Ville NANTES source : ABS Ville de Bordeaux Source : Ville de Nantes - DGI 2006 euros Ecart inter-déciles et comparaison à la moyenne Nantaise Légende de comparaison : Zonages très supérieurs à la moyenne Zonages supérieurs à la moyenne Zonages dans la moyenne Nantaise Zonages inférieurs à la moyenne Zonages très inférieurs à la moyenne Taille proportionnelle à l'écart de revenus entre les 10% les plus riches et les 10% les plus pauvres Q2 Q3 Q7 Q8 Q4 Q1 Q6 Q5 Q9 Q10 Revenu médian mensuel en France Métropolitaine : 1458,1 Revenu médian mensuel à Nantes : 1513,2 Source COMPAS-UNCCAS INSEE DGI 2007 Source : Ville de Nantes - INSEE - DGI 2006 Q11 22

24 La mesure de la pauvreté En Europe comme en France, on mesure principalement la pauvreté monétaire relative, elle tient compte du niveau de vie du pays. Autrement dit, sont «pauvres», les individus ayant un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté. Selon la norme européenne depuis 2006, le seuil de pauvreté est égal à 60% du revenu médian. Il est établi à partir de l enquête des revenus fiscaux. En référence à cette norme, depuis 2008, le seuil de pauvreté est fixé en France par l INSEE à 60% du revenu médian et non plus à 50% ; ce qui peut poser des problèmes de comparaison avec la période qui précède. Par ailleurs pour pouvoir disposer de données actualisées et comparables sur les territoires locaux, la CNAF et l INSEE (cf. Dossier d Etude CNAF n 107, aout 2008) proposent une mesure par le seuil des bas revenus, il est égal à 60% du revenu médian, calculé par unité de consommation, à partir des données CAF (revenus disponibles avant impôt revenus et prestations - hors étudiants et personnes âgées de 65 ans et plus). Il est établi, en 2007, à 871 euros par mois pour une personne seule (pour un revenu médian du célibataire de 1452 euros) et 1307 euros pour un couple sans enfant. Source Ateliers Prospectif Solidarité Action sociale septembre 2009 (1) Le niveau de vie avant redistribution est le niveau de vie composé uniquement des revenus d'activité, des revenus du patrimoine (revenus fonciers et revenus de valeurs et de capitaux mobiliers, tels qu'ils apparaissent dans la déclaration fiscale) et des transferts en provenance d'autres ménages, sans prendre en compte les prestations sociales et les prélèvements directs ménages nantais, allocataires CAF, vivent sous le seuil de bas revenus Les ménages à bas revenus représentent 17 % des ménages nantais. Au niveau des ZUS et sites prioritaires, cette proportion atteint 40%, plus du double de la moyenne locale. (Séminaire DASI, janvier 2010 : données CAF RP2006) Contexte national : La situation se dégrade pour les jeunes les moins aisés et s améliore pour les plus âgés Source : étude INSEE 2008 Une étude de l INSEE montre que pour les ménages de moins de 30 ans, les revenus sont faibles et progressent peu alors qu ils progressent bien davantage pour les ménages de 60 ans et plus. La situation des ménages âgés s est améliorée entre 2002 et 2007 : les revenus des plus de 60 ans rattrapent et dépassent ceux des ménages de moins de 60 ans, cependant les plus aisés restent les ménages de 50 à 59 ans. Parmi les jeunes ménages, les moins aisés sont dans une situation de plus en plus difficile. Contexte régional : Les " jeunes seniors " déclarent plus que la moyenne Source : INSEE Pays de la Loire 2007 «En Pays de la Loire, comme pour la France de province, les ménages, dont le référent fiscal a entre 50 et 59 ans, ont les revenus les plus élevés ( ), suivis des 60 à 74 ans ( ). Plus on s'éloigne de ces tranches d'âges et plus le revenu médian régional est faible : pour les moins de 30 ans et pour les 75 ans et plus. La Loire-Atlantique est le département où les revenus médians sont les plus élevés pour toutes les tranches d'âges, excepté pour les moins de 30 ans du fait de la forte présence d'étudiants à Nantes.» Contexte métropolitain : La pauvreté des jeunes à Nantes métropole. Source : COMPAS Avant transferts sociaux, près de 30% des moins de 30 ans vivent dans un ménage sous le seuil de pauvreté (871 euros). Il faut savoir qu après redistribution (1), le taux de pauvreté reste tout de même d environ 15% pour les ans. Après l âge de 25 ans, le bénéfice de transferts sociaux est plus fréquent dans la population (minima sociaux, aides aux logements, allocations familiales ), ce qui contribue à réduire sensiblement la pauvreté des ménages. Notamment, les ans retrouvent un taux de pauvreté voisin de la moyenne générale dans la population (13,4% en 2007 au plan national). 23 Ménages vivant sous le seuil de bas revenus sur les Iris et comparaison à la moyenne nantaise Légende de comparaison : Part très supérieure à la moyenne Part supérieure à la moyenne Part dans la moyenne Nantaise Part inférieure à la moyenne Part très inférieure à la moyenne Taille proportionnelle au nombre de ménages à bas revenus Source : Ville de Nantes -CAF 2007 Des étudiants actuels plus pauvres que leurs aînés, mais toujours situés plus haut sur l échelle sociale que l ensemble des jeunes Nationalement, 13% des étudiants ont un emploi régulier (au moins à mi-temps et au moins 6 mois sur 12) qui concurrence les études (plus les enfants d ouvriers que de cadres). Environ 20% au delà de ces critères restrictifs. Un quart des étudiants ne perçoit aucun versement d argent de la part de leur famille. Près de 30% bénéficient d une bourse sur critères sociaux. Par ailleurs, cet emploi régulier tend à réduire de 29% les chances de réussite aux examens. Source : INSEE

25 Pauvreté, précarité : des disparités territoriales marquées Source : séminaire DASI 2010 L indicateur à suivre : Part des ménages pauvres Reste à vivre Les différentes définitions de la pauvreté Pauvreté monétaire Si les ressources de la personne sont inférieures à un certain seuil de revenu. (type de pauvreté utilisée dans cette étude) Pauvreté de condition de vie («reste à vivre») Situation des personnes qui ne disposent pas de la quantité minimale de biens et services permettant une vie normale. Pauvreté «administrative» reconnue Elle est relative aux personnes bénéficiant d aides sociales et qui perçoivent les minimas sociaux. Pauvreté subjective Prend en compte la perception individuelle de la pauvreté. Pauvreté transitoire/structurelle Approche qui nécessite des méthodes de suivi individuel qui induit une durée dans le suivi des personnes La précarité se distingue de la pauvreté La notion de précarité s apparente à une pauvreté potentielle et inclut l idée d instabilité (exemple le revenu lorsqu il est sujet à oscillations imprévisibles) et de fragilité. «La précarité se traduit par l absence d une ou plusieurs sécurités, notamment celle de l emploi, permettant aux personnes et familles d assumer leurs obligations professionnelles, familiales et sociales et de jouir de leurs droits fondamentaux». Source : Joseph Wresinski, «Cadre de travaux pour le Conseil économique et social» L état des lieux de la précarité sur le territoire nantais Source : Ville de Nantes Nantes est relativement moins touchée par la précarité que des villes comme Marseille ou Lille. Elle concentre 45% des ménages pauvres (1) de l ensemble du département, phénomène dû à l effet «grande ville urbaine». En février 2010 l Observatoire National de la Pauvreté et de l Exclusion Sociale a tenté une première approche des effets de la crise La dégradation du marché du travail, en touchant les personnes qui étaient déjà les plus vulnérables, engendre un risque d irréversibilité du chômage et de la pauvreté. Les jeunes sont en ligne de mire. Au niveau national, une proportion plus importante de jeunes et de personnes âgées ont eu recours, du fait de la crise économique, aux aides sociales. De plus, les professionnels indiquent aussi une désespérance accrue des personnes pauvres pour les plus précaires. Moins qu un effet direct de la crise ce serait l expression d un processus long de fragmentation de la société française. Ces réactions pourraient engendrer à terme des phénomènes de non-recours. Ce phénomène pourrait, s il devait s accentuer, rendre plus difficile toute action en direction de ces publics. La typologie des ménages précaires à Nantes La précarité est analysée le plus souvent sous l angle monétaire. En dépit du ralentissement de la croissance depuis les années 1970, la France continue à s enrichir. Le revenu médian augmente et donc avec, le seuil de pauvreté. En 2006, le seuil du revenu médian était de 50%, depuis il est passé à 60% (mise aux normes européennes). Cette vision de la pauvreté bien que limitée permet toutefois d appréhender au sein des territoires des publics précaires et d en établir des profils. Concentration d une pauvreté installée et préoccupante, sites politiques de la ville Pauvreté à «risques», sites politiques de la Ville Précarité émergente et diffuse, hors sites politiques de la ville : les zones grises Les publics précaires sur le territoire nantais Dervallières Bellevue Nantes Nord Source : COMPAS et Ville de Nantes Malakoff Clos Toreau Quartier Est 24

26 La concentration d une pauvreté installée et préoccupante - sites politiques de la Ville (1) IRIS : Il constitue la brique de base en matière de diffusion de données infracommunales. Il doit respecter des critères géographiques et démographiques et avoir des contours identifiables sans ambigüité et stables dans le temps. Ce groupe concentre principalement une population vivant de minima sociaux. Ils cumulent les difficultés économiques et sociales et sont les plus marqués par la pauvreté. Ces territoires sont surtout occupés par des familles «couple avec enfants» et «monoparentales» Ce groupe présente des similitudes avec la grande pauvreté et les publics concernés sont repérés dans tous les dispositifs de suivi notamment ceux de la politique de la ville. La part des ménages à bas revenus par rapport aux ménages de l IRIS (1) est nettement plus élevée que la moyenne nantaise et que celle observée dans les ZUS La pauvreté à «risque» - sites politiques de la Ville Ce groupe est caractérisé par des publics précaires à risque en moins grand nombre que dans le groupe précédent mais qui présentent en plus des spécificités qui méritent d être distinguées ( familles monoparentales avec allocation de parent isolé (API), des travailleurs pauvres, ) Le concept de travailleur pauvre repose sur deux conditions que l individu doit remplir sur la même période de référence (12 mois consécutifs) : Etre travailleur et appartenir à un ménage pauvre (au sens de la pauvreté monétaire). Ces territoires sont surtout occupés par des familles «couple avec enfants» et «monoparentales», en moins grand nombre que dans le groupe précédent mais ici, ce sont principalement des familles monoparentales avec de jeunes enfants. La précarité émergente et diffuse au sein des territoires hors sites politiques de la ville : les zones grises Des territoires non identifiés en tant que ZUS ou sites prioritaires par la politique de la Ville, ici nommés zones grises, retiennent pourtant l attention du fait de la pauvreté qui y émerge. Ces territoires sont dispersés au sein de la ville. Ils concentrent des publics précaires avec des particularités qui sont les suivantes : personnes isolées, une solvabilité pour payer le loyer très fragile, des travailleurs pauvres en emplois précaires. 25 L approche de la pauvreté et de la précarité à travers le «reste à vivre» ou encore la notion de «parcours de vie» semble particulièrement intéressante pour une analyse approfondie et complète de cette problématique.

27 Le RSA et les minima sociaux Les Bénéficiaires des minima sociaux avant la mise en place du RSA Répartition des Bénéficiaires des minima sociaux NANTES total des minimas sociaux Nombre d'allocataires de l Allocation Parent Isolé (API) Nombre de bénéficiaires du RMI Nombre de bénéficiaires de l allocation adulte handicapée (AAH) Nombre de bénéficiaires du Minimum vieillesse Nombre de bénéficiaires de l'allocation Spécifique de Solidarité (ASS) Source : INSEE CAF-CRAM - Pôle emploi 2007 Au 31/12/2007, la CAF dénombrait allocataires percevant les minima sociaux sur la ville de Nantes. Sur l ensemble des quartiers, sauf Nantes-Sud, le RMI constituait l allocation la plus importante. Cette allocation était perçue par 66% des allocataires de minima sociaux sur le quartier Centre Ville. L analyse par quartier des minima sociaux révèle 4 quartiers qui concentrent 46% des minima sociaux vivant à Nantes : Bellevue Chantenay Ste Anne (13%), Dervallières Zola (13%), Nantes Nord (10%) et Doulon Bottière (10%). Le Revenu de Solidarité Active : des impacts à évaluer Source Conseil Général 2009 Bénéficiaires du RSA Source Conseil Général 2009 total des ménages RSA socle total des ménages RSA socle+activité total des ménages RSA activité total bénéficiaires RSA et % par rapport au total de Nantes NANTES % % % % Q1 - Centre Ville % % % % Q2 - Bellevue - Chantenay - Sainte Anne % % % % Q3 - Dervallières - Zola % % % % Q4 - Hauts Pavés - Saint Félix % 87 11% % 820 7% Q5 - Malakoff - Saint-Donatien % % % % Q6 - Ile de Nantes % 76 12% % 631 5% Q7 - Breil - Barberie % 93 12% % 758 6% Q8 - Nantes Nord % % % % Q9 - Nantes Erdre % 80 9% % 858 7% Q10 - Doulon - Bottière % % % % Q11 - Nantes Sud % 47 14% 94 27% 344 3% non géocodé % 68 15% % 454 4% zones grises % % % % Source : Conseil général personnes bénéficient du RSA à Nantes. Les zones grises, le Centre Ville et les quartiers Bellevue-Chantenay-Sainte Anne et Dervallières Zola concentrent la majorité des personnes bénéficiant du RSA. La consolidation des données est nécessaire pour une analyse approfondie, cependant on constate généralement, au niveau national, depuis mi-2009, une augmentation des bénéficiaires du RSA-socle et une certaine stagnation du nombre de bénéficiaires du RSA-activité. Selon l UNCCAS le bilan est aujourd hui contrasté. "L'efficacité du RSA souffre encore de la longueur des délais de traitement des dossiers» De plus, "l'augmentation des ressources promise par le RSA reste incertaine pour certains bénéficiaires du 'RSA activité' confrontés à une baisse de leurs aides au logement ou à la suppression de la prime de Noël". Le phénomène de «non-recours» du «public cible» (travailleurs pauvres) est constaté par de nombreuses études, nécessitant une analyse approfondie. 26

28 Point méthode : Les grands principes du RSA Source : MRIE Rhône-Alpes, Mission Régionale d Information sur l Exclusion, Dossier annuel 2010 «Pauvretés, Précarités, Exclusion» Le RSA : un mécanisme progressif Source : Haut Commissariat aux Solidarités Actives 27

29 Endettement Un ménage est dit endetté lorsqu il a au moins un crédit, emprunt, ou leasing en cours de remboursement. Source : DREES (Direction de la Recherche, des Etudes, de l'evaluation et des Statistiques) Surendettement Selon la loi L du Code de la consommation, le surendettement se définit comme «l impossibilité manifeste pour le débiteur de bonne foi de faire face à l ensemble de ses dettes non professionnelles exigibles ou à échoir...». Dans cette étude, le surendettement est appréhendé de manière indirecte et est défini comme un endettement élevé, c està-dire une charge d endettement supérieure à 30 %. Des problématiques à suivre : la précarité bancaire et financière et le parcours de vie Intégration bancaire et financière : des difficultés encore «invisibles» Le surendettement concerne les particuliers ne pouvant plus assumer leurs dettes privées, actuelles et futures. L on distingue deux types de surendettement : le surendettement actif, qui concerne les particuliers qui ont mal géré leur budget; et le surendettement passif, qui inclut les personnes devenues insolvables suite à un accident de la vie (divorce, maladie, licenciement ). Le malendettement est, au contraire, un endettement mal géré, dû à une mauvaise utilisation du crédit (ex : achats impulsifs) constituant des signes avant-coureurs du surendettement. Le malendettement amène rapidement à des fins de mois difficiles, même si les dettes sont encore maîtrisées, du moins à court ou moyen terme. Selon le médiateur de la république il existe en effet un paradoxe en France car «si nous assistons à une montée en puissance du malendettement, notre pays affiche un taux d endettement des ménages inférieur à celui de nos voisins européens.» Commission de surendettement Elles sont le point d entrée de tous les dossiers présentant une situation de surendettement. Elles ont été instituées par la loi Neiertz du 31 décembre 1989 et il en existe au moins une par département. Leur secrétariat est assuré par la Banque de France. Elles ont pour mission de rechercher des solutions, amiables ou judiciaires, aux problèmes rencontrés par les particuliers ayant contracté un endettement excessif. Les chiffres du surendettement Source : Banque de France En 2009 on observe en France une augmentation de 14,8% du nombre de ménages surendettés. A Nantes, en 2008, 714 personnes ont déposé un dossier de surendettement. L endettement des ménages français représente 62% du revenu disponible et demeure toujours en deçà de la moyenne de la zone euro (80% du revenu brut disponible). Dans 3 cas sur 4, le surendettement est la conséquence d un accident de la vieperte d un emploi, divorce, maladie, perte d un conjoint - pouvant entrainer un déséquilibre entre les ressources et les charges de la personne ou du ménage. Les principales causes explicatives du surendettement Source Banque de France : enquête typologique 2007 Le profil des ménages français devant faire face à une situation de surendettement Source : Banque de France 55% des déclarants relèvent des catégories sociales «ouvriers et employés». La tranche d âge des ans est la plus représentée (56%), la part des plus de 55 ans continuant de progresser légèrement. 66% des personnes surendettées sont des personnes seules. «Le surendettement est une violence. Il anéantit socialement un individu. Il provoque l isolement, la marginalisation.» Jean-Paul Delevoy, médiateur de la République 28

30 Le surendettement : «phénomène social» Sources : conseil économique et social 2005 Le surendettement n est plus aujourd hui considéré comme une simple dérive de la société de consommation. Il prend part au processus d exclusion sociale, il «anéanti socialement l individu» selon Jean-Paul Delevoye. Toutes les catégories de populations sont concernées par le surendettement, et pas seulement les plus pauvres ou les plus jeunes. Une initiative nantaise : Le microcrédit pour favoriser le parcours d inclusion bancaire Source Ville de Nantes Actions Ville de Nantes Mis en place le 8 février 2010 afin d aider les Nantais en situation de fragilité financière, le microcrédit personnel garanti de la ville de Nantes permet tant de faire face aux imprévus/accidents de la vie que de soutenir la réalisation de projets. Le microcrédit offre de nouvelles perspectives pour le public à bas revenus et permet une première approche du malendettement. Les données concernant cette problématique restent faibles, tant au niveau local que national. Premiers constats sur le microcrédit au 30 mai 2010 : 12% des personnes ayant fixés un rendez vous ont entre 18 et 25 ans. 49% des rendez vous fixés concernent des habitant hors ZUS. 41% concernent les administrés NON usagers des services sociaux. Plus d un tiers du public est «travailleur à bas revenus actif». La Mission Conseil en finances personnelles offre un service adapté, des conseils nécessaires et une expertise certaine afin d apporter la meilleure réponse face aux situation de précarité bancaire et financière. Le parcours de vie : un nouveau regard sur la précarité. La pauvreté ne se résume pas à une catégorie. Son appréhension peut être soumise à une grande relativité. Face à une société en mouvement, à une dechronologisation et déhériarchisation des trajectoires de vie, l étude des parcours de vie s avère particulièrement pertinente dans la prise en compte de la multiplicité des expériences vécues. La question de la pauvreté peut donc être appréhendée au travers de trajectoires personnelles marquées par des ruptures (professionnelles, sociales,..), des bifurcations ou une certaine continuité. Comment s'opère le basculement d'une situation de vulnérabilité vers une situation de pauvreté? Une foule de circonstances peuvent évoluer positivement ou négativement, au fil du temps. Les approches longitudinales sont essentielles. Elles permettent d'inscrire la pauvreté et la vulnérabilité dans la durée, au sein de parcours de vie. Elles invitent également à considérer la concentration des pénalités, tant au niveau individuel que collectif, la formation de trappes à la pauvreté, ainsi que le vécu et la perception des situations par les individus. 29

31 La santé et la précarité dans l accès aux soins L indicateur à suivre : Bénéficiaire de la CMUC Mortalité prématurée Bilan scolaire Couverture Maladie Universelle - CMU La CMU «de base» est une protection maladie obligatoire pour les personnes résidant en France et qui ne sont pas déjà couvertes par un autre régime obligatoire d'assurance Maladie. La CMU Complémentaire est une protection complémentaire (comparable à une mutuelle) accordée sur critères de ressources. (1) La CMU Complémentaire La CMUC offre aux personnes dont les revenus sont les plus faibles la possibilité de bénéficier d une protection maladie complémentaire gratuite. La CMU complémentaire possède tous les avantages d'une protection complémentaire ; avec, en plus, la gratuité et la dispense d'avance de frais chez tous les professionnels de santé pour vos soins remboursables. Pour en bénéficier, la personne doit habiter en France depuis plus de trois mois, être en situation régulière, et le revenu mensuel de son foyer ne doit pas dépasser pas un certain montant. L accès aux soins des plus pauvres : des inégalités persistantes Source : Ville de Nantes- INSEE CNAM 2007 Observatoire des inégalités Nantais bénéficient de la CMUC (1) 53% des bénéficiaires de la CMUC sont des femmes. Les bénéficiaires de la CMUC sont davantage représentés dans les quartiers Bellevue-Chantenay-Sainte Anne et Dervallières-Zola. En 2006, la région des Pays de la Loire fait partie des régions qui ont la plus faible proportion de personnes bénéficiaires de la CMUC, au troisième rang au niveau national. Source ORS Santé Pays de Loire Selon l Observatoire des inégalités les personnes les plus pauvres consultent plus rarement un médecin ou un spécialiste. En France, 19 % des ménages les plus modestes ne sont pas couverts par une complémentaire santé contre 4 % des plus aisés. 8% 13% Population bénéficiaire de la CMUC sur les quartiers nantais source : INSEE - CNAM % 3% 6% 6% 6% 11% 15% 5% 15% Q1 - Centre Ville Q2 - Bellevue - Chantenay - Sainte Anne Q3 - Dervallières - Zola Q4 - Hauts Pavés - Saint Félix Q5 - M alakoff - Saint-Donatien Q6 - Ile de Nantes Q7 - Breil - Barberie Q8 - Nantes Nord Q9 - Nantes Erdre Q10 - Doulon - Bottière Q11 - Nantes Sud Discriminations à l accès aux soins pour les bénéficiaires de la CMU Source : Observatoires des inégalités Des opérations de testing menées par l Irdes pour le compte du Fonds CMU dans le Val-de-Marne en 2006 et à Paris en 2008 montrent que les bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU) subissent des discriminations de la part de médecins, surtout des spécialistes, qui refusent de les recevoir. Les médecins spécialisés pratiquent plus souvent des honoraires libres (secteur 2), supérieurs aux tarifs remboursés par la Sécurité sociale. Vis-à-vis des bénéficiaires de la CMU, ils sont obligés de pratiquer le tarif de base, ce qui explique en partie les refus bien que cette pratique soit illégale. Le taux peut atteindre entre 40 % (pédiatres) et 50 % (psychiatres). Dans une grande majorité des cas, les refus sont annoncés clairement comme en lien avec la CMU, mais pour de faux motifs (quotas, dépassements d honoraires). D après les entretiens réalisés à la suite du testing, ces refus sont fondés sur les préjugés des médecins sur les bénéficiaires. Ils estiment que l assistance est du domaine des hôpitaux publics et non du secteur libéral. En outre, ils craignent que la présence de populations défavorisées ne gêne leur clientèle habituelle. Enfin, les médecins installés dans les quartiers huppés de la capitale mettent en avant les frais importants qu ils ont alors que les patients CMU les obligent à pratiquer des honoraires de base. Ces études évaluent les refus d accorder un rendez-vous pour une consultation demandée par téléphone sur un échantillon de 230 praticiens de six villes du Val-de-Marne et de 861 médecins dans les différents arrondissements parisiens. 30

32 A Nantes, les bénéficiaires de minima sociaux recourent relativement moins au dépistage du cancer du sein Source : Assurance maladie 2008 Exemple taux de participation au dépistage organisé du cancer du sein sur la ville de Nantes en 2008 : 31,9 % pour les bénéficiaires de la CMU de Base 41,4 % pour les bénéficiaires de la CMUC, 46,4% pour les bénéficiaires de l'aah 60,3% pour les personnes hors CMU, CMUC, AME et AAH Sécurité alimentaire «la sécurité alimentaire existe lorsque tous les êtres humains ont à tout moment un accès physique et économique à une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaires pour mener une vie saine et active» Déclaration de Rome, 1996 L insécurité alimentaire pour raisons financières Source : Observatoire de la pauvreté et de l Exclusion, Sociale 2010 La nutrition participe aux inégalités sociales de santé observées dans la plupart des pathologies chroniques (maladies cardio-vasculaires, diabète, obésité ). En France, plus d un adulte sur dix vit dans un foyer en situation d insécurité alimentaire pour raison financière. Ce sont en majorité des femmes, plutôt jeunes, devant assumer seules les dépenses du foyer. L insécurité alimentaire pour raison financière est associée à une alimentation de moins bonne qualité. Elle se manifeste par une consommation plus faible de fruits, de légumes et de poissons et, inversement, une forte consommation de produits sucrés. La santé scolaire Source Ville de Nantes On compte enfants scolarisés à Nantes en 2009/2010, de la grande section maternelle au CM2 (public et privé) Nombre de médecins généralistes pour habitants NANTES Q1 - Centre Q2 - Q3 - Q4 - Hauts Q5 - Q6 - Ile de Q7 - Breil - Q8 - Nantes Q9 - Nantes Q10 - Q11 - Nantes Ville Bellevue - Dervallières Pavés - Malakoff - Nantes Barberie Nord Erdre Doulon - Sud Chantenay - - Zola Saint Félix Saint - Bottière Sainte Anne Donatien Nombre de médecins spécialistes pour habitants Actions Ville de Nantes Dépister : élèves de la GS au CM2, ont bénéficié d un bilan de santé (systématique ou à la demande) par le service de santé scolaire de la Ville de Nantes soit, 35% des élèves scolarisés. Suite à ces bilans, avis médicaux ont été envoyés concernant 1705 élèves (29%) réponses à ces avis soit un taux de retour de 42 %. Eduquer : enfants nantais ont bénéficié d une action thématique en éducation à la santé, principalement sur la nutrition et l hygiène bucco-dentaire mais également sur les accidents domestiques, les 1er secours, le sommeil, l hygiène corporelle CM2 ont participé à des séances sur l'éducation affective et sexuelle et 763 élèves à une classe santé. Protection de l enfance, le service municipal de santé scolaire, en lien avec le Conseil général, a réalisé 96 suivis santé scolaire pour 123 enfants (chiffre stable). Intégration des élèves malades ou en situation de handicap, le service de santé scolaire a évalué : enfants présentant un handicap (151 pour l année 2008/2009), enfants présentant une maladie chronique Des territoires nantais inégalement dotés en professionnels de santé Source : ADELI NANTES Q1 - Centre Q2 - Q3 - Q4 - Hauts Q5 - Q6 - Ile de Q7 - Breil - Q8 - NantesQ9 - Nantes Q10 - Q11 - Nantes Ville Bellevue - Dervallières Pavés - Malakoff - Nantes Barberie Nord Erdre Doulon - Sud Chantenay - - Zola Saint Félix Saint- Bottière Sainte Anne Donat ien Source ADELI 2006 On dénombre professionnels de santé à Nantes. Les différents quartiers sont inégalement dotés en médecins généralistes. Les médecins spécialistes sont très présents dans le quartier Nantes Sud, ceci s expliquant en partie par la présence de l hôpital Saint Jacques. La localisation des centres de soins doit être incluse dans l analyse. 31 Le nombre de praticiens devrait baisser de 10% d'ici à Le nombre de médecins ne retrouverait son niveau actuel qu'en Rapport DREES 2010

33 (1) Le terme de santé mentale est polysémique. Il recouvre tant les déséquilibres psychiques, ponctuels ou chroniques, que la souffrance psychique, les troubles psychiques, psychiatriques ou encore psychosociaux. (2) Signalement : interpellation du Maire par rapport à une personne posant des troubles de voisinage en lien avec des troubles de santé psychiques. Evolution du nombre de signalements à la Ville de Nantes pour des personnes présentant des troubles du comportement en lien avec une souffrance mentale Source : Ville de Nantes - MSP La santé mentale (1) : une problématique multi dimensionnelle 117 Augmentation des signalements à la Ville de Nantes L indicateur à suivre : Indicateur de souffrance psychique Comportements addictifs Bien-être environnemental L analyse des signalements à la Ville de Nantes est un premier point de repère dans l analyse de la souffrance psychique des nantais. La santé mentale concerne tous les publics, la précarité pouvant être une conséquence ou l origine de la souffrance psychique L augmentation du nombre de signalements est peut-être liée aux actions de la Ville de Nantes en matière de santé publique permettant une meilleure connaissance du réseau santé mentale et des ressources à mobiliser pour les acteurs de première ligne et les habitants. Ils concernent principalement des hommes (63%) qui ont pour la moitié d entre eux entre 30 et 49 ans. Les signalements sont répartis sur tout le territoire avec quelques focus sur certaines zones d habitat social ou de logements du centre ville ayant des loyers accessibles à une population précaire. Accès et maintien dans le logement des personnes ayant des troubles psychiques et/ou en souffrance psychique à Nantes «La problématique de l accès et du maintien dans le logement des personnes en souffrance psychique ou ayant des troubles psychiques se situe à l intersection de deux champs d action ; le champ sanitaire et le champ social. Parler d accès au logement pour ce public revient à s interroger sur le type de logement visé ; un logement autonome ou adapté. Il apparaît alors qu un grand nombre de structures d hébergement, de logement adaptés et d urgence sociale existent sur le territoire de la Communauté Urbaine de Nantes Métropole. Cependant, peu d entre elles sont directement destinées aux personnes en souffrance psychique ou présentant des troubles psychiques. Le logement social connaît également des difficultés, puisque le délai d attente est très long (21 mois en moyenne en 2008) et que les populations y sont majoritairement précaires (en 2008, 78 à 82 % avaient un revenu inférieur à 60 % du plafond de ressources HLM100.) [ ] Les personnes ayant des troubles psychiques ou en souffrance psychique se trouvent alors noyées parmi la masse de publics précaires et autres personnes prioritaires aussi bien pour l accès à un logement qu à un hébergement La problématique de l accès et du maintien dans le logement est d autant plus complexe qu une multitude d acteurs (professionnels et proches) interviennent sous différents aspects. Cette complexité est alors susceptible de nuire au bien-être ainsi qu au suivi de la personne. Le maintien dans le logement n est pas si simple. L aspect matériel ne suffit pas pour se sentir chez soi. Il faut alors pouvoir penser l accès et le maintien comme une globalité et y intégrer les dimensions subjectives.» Source : mémoire de Lise Moreau, université de Nantes

34 Santé environnementale : «Aspects de la santé humaine et des maladies qui sont déterminés par l environnement. Cela se réfère également à la théorie et à la pratique de contrôle et d évaluation dans l environnement des facteurs qui peuvent potentiellement affecter la santé» Sommet de l OMS 1989 La santé environnementale : une composante essentielle du bien-être social des Nantais Une relative bonne qualité de l air Source : Air Pays de la Loire Durant l année 2008, l agglomération nantaise a bénéficié de bons indices de qualité de l air près de 86% des jours de l année. La dégradation de la qualité de l air a principalement concerné le mois de janvier et d avril-mai (pollution par les poussières fines PM10 et amplification de la formation d ozone à l arrivée des beaux jours du printemps). Le bruit, créateur d inégalités sociales Source : Nantes Métropole «La gêne due au bruit en ville est de plus en plus ressentie comme la nuisance numéro 1 troublant la qualité de vie ; elle affecte de plus en plus de monde [ ] Le bruit n'est pas seulement un problème de qualité de vie et d'environnement. C'est aussi un problème de santé publique, de cohésion sociale et de citoyenneté ; plusieurs études montrent l'inégalité des français face au bruit en fonction de leur logement, de leur lieu de résidence et de leur niveau de revenus.» Cette carte du bruit, représentant les niveaux sonores cumulés de chaque source de bruit, permet de repérer les territoires les plus exposées (rouge/orange). Les espaces verts, l utilisation des modes de transports doux : des critères essentiels dans l approche de la santé environnementale Source Nantes Métropole En 2002 on comptait 373 kilomètres de voies cyclables et 4900 appuis-vélos sur Nantes Métropole. Nantes Métropole a pour objectif, à l'horizon , d'atteindre déplacements quotidiens à vélo (c'est-à-dire au moins le double du chiffre de 2002) ha sont entretenus par le service des espaces verts et de l environnement de la Ville, soit 36m2 par habitant. Répartition des espaces verts sur le territoire nantais On dénombre 907 parcelles de jardins familiaux 177 aires de jeux pour enfants sont présentes sur le territoire nantais 33 Nantes Espaces verts

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36 Les personnes potentiellement vulnérables Les personnes en situation de précarité : de nouvelles formes d exclusion 36 Les personnes âgées : de nouveaux défis pour demain 42 Les personnes en situation de handicap : mieux connaître pour mieux agir 54 La petite enfance et jeunesse : comprendre les inégalités 64 35

37 Les personnes en situation de précarité, de nouvelles formes d exclusion 36

38 Les personnes en situation de précarité de nouvelles formes d exclusion Synthèse personnes «travailleurs pauvres» (allocataires CAF) à Nantes en % des ménages à bas revenus allocataires CAF en 2007, sont des travailleurs pauvres familles monoparentales (allocataires CAF) en % des familles monoparentales, allocataires CAF en 2007, vivent sous le seuil de bas revenu A Nantes, les familles monoparentales sont beaucoup plus jeunes qu en France métropolitaine enfants vivent dans une famille monoparentale, allocataire CAF en 2007 Les indicateurs à suivre Les indicateurs à connaitre Part des travailleurs pauvres Situation familiale des travailleurs pauvres Nombre de familles monoparentales vivant sous le seuil de bas revenus Aides facultatives du CCAS Quelques chiffres Profils des bénéficiaires Aides «Coup de pouce» Aides «Accompagnées» aides accordées ménages aidés aides accordées ménages aidés 15% des ménages aidés sont travailleurs pauvres (2 507 aides) 58% des aides sont accordées pour couvrir des problèmes de budget ou de subsistance Tous dispositifs d aides confondus ménages aidés 24,6% de familles monoparentales Source : rapport d activité CCAS

39 Les travailleurs pauvres : quand l emploi ne protège pas de la pauvreté L indicateur à suivre : Part des travailleurs pauvres Situation familiale des travailleurs pauvres Evolution du nombre de Travailleurs pauvres à Nantes Source : INSEE-CAF Le concept de travailleur pauvre repose sur deux conditions que l individu doit remplir sur la même période de référence (12 mois consécutifs) : Etre travailleur et appartenir à un ménage pauvre (au sens de la pauvreté monétaire). (1) Un travailleur pauvre est ici un allocataire CAF, à bas revenus, actif. (2) La définition des travailleurs pauvres a été modifiée en Sont considérés comme travailleurs pauvres, ceux dont le revenu est inférieur à 60% de la médiane des niveaux de vie observés au niveau national. Auparavant le taux était de 50% personnes, travailleurs pauvres (allocataires CAF) à Nantes en 2007 Source Ville de Nantes - INSEE - CAF 2007 On recense travailleurs pauvres (1) à Nantes soit 8 % de la population active des ans. L estimation «haute» est de personnes à bas revenus actifs. Les travailleurs pauvres représentent 47% des ménages à bas revenus, allocataires CAF. De 2000 à 2007, le nombre de travailleurs pauvres à Nantes a doublé. Cela renvoie à la modification des méthodes (2) de calcul et vraisemblablement à une augmentation bien réelle. Les Zones Grises sont particulièrement concernées (+68%) Une majorité de travailleurs pauvres en centre-ville Les travailleurs pauvres sont principalement situés dans les quartiers du Centre ville, de Malakoff-Saint Donatien et de Bellevue-Chantenay-Sainte Anne. Leur part, au regard de la population active, est très importante en centre ville et au niveau de l Ile de Nantes. Les zones grises sont particulièrement touchées par ce phénomène. Un phénomène en augmentation, au niveau local et national L économiste Denis Clerc estime que le seuil des 2 millions de travailleurs pauvres est dépassé depuis L emploi n est plus la condition sine qua none à une vie décente, il convient aussi de veiller à ce que cet emploi soit de qualité afin de prévenir les situations de vulnérabilité. Ainsi, depuis quatre ans, le fort développement de l emploi précaire est considéré comme l un des principaux responsables de la progression de la pauvreté. Le RSA, mis en place en 2008 (cf. infra), s adresse principalement aux travailleurs pauvres. Alternatives Economiques dresse un bref tableau des limites et des précautions à prendre. «Le RSA doit permettre une amélioration de la situation des travailleurs pauvres». Pas de tous, hélas, puisque ce complément de revenu n est versé ni aux travailleurs de moins de 26 ans (sauf s ils ont des charges de famille) ni aux chômeurs, qui font pourtant partie de la population active. Dans un même temps, le RSA doit s accompagner d une lutte résolue contre les emplois paupérisants. Sinon, il risque fort d accompagner la progression du nombre de travailleurs pauvres alors qu il visait à le diminuer.» Source : Alternatives économiques n 282, 2009 Part des travailleurs pauvres au regard de la population active dans les quartiers nantais : Part très supérieure à la moyenne Part supérieure à la moyenne Part dans la moyenne Nantaise Part inférieure à la moyenne Part très inférieure à la moyenne Taille proportionnelle aux nombre de travailleurs pauvres Q2 Q3 Q7 Q8 Q4 Q1 Q6 Q11 Les travailleurs pauvres cumulent les difficultés en étant exclus des avantages tarifaires accordés aux chômeurs (transport, culture ) Passer d une logique de revenu à une logique de ressource semble nécessaire. Q5 Source : INSEE CAF RP 2006 Q9 Q10 38

40 La pauvreté selon l INSEE : Un ménage est pauvre si son niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté monétaire correspondant à 60% de la médiane des niveaux de vie observés au niveau national (871 euros par Unité de Consommation et par mois en 2007). Calcul du nombre d unité de consommation par ménage : 1 er adulte = 1 UC 2 ème adulte ou enfant de + 14 ans = 0,5 UC Enfant de - 14 ans = 0,3 UC 0,2 UC supplémentaire pour une famille monoparentale Les critères qui caractérisent un travailleur pauvre : faible niveau de qualification, temps partiel et alternance travail-inactivité Source : étude INSEE Pays de la Loire, 2010 Quelques repères sur les travailleurs pauvres en Pays de Loire et à Nantes A Nantes la majorité des travailleurs pauvres sont en CDD. Les hommes sont plus fréquemment exposés à la pauvreté que les femmes (7% contre 6%) d autant plus s ils travaillent à temps partiel ou en alternance travailinactivité au cours de l année. (à Nantes, 31% des salariés travaillent à temps partiel) La part des travailleurs pauvres est également plus importante après 40 ans (8% contre 6% pour ceux qui sont âgés entre ans). Les diplômes protègent ; il y a moins de travailleurs pauvres chez les plus diplômés. Quelques exemples - Un individu vivant seul est ainsi qualifié de pauvre si son revenu disponible est inférieur à 871 euros par mois. - Les membres d un couple sans enfant sont considérés comme pauvres si le revenu disponible de leur ménage est inférieur à 1307 euros par mois La situation familiale des allocataires travailleurs pauvres : une majorité de personnes seules Source : Ville de Nantes - INSEE - CAF 2007 Toutes les tranches d âges et configurations familiales sont concernées, bien que certains profils soient particulièrement exposés. Les personnes isolées sont particulièrement touchées, elles représentent 50% des allocataires pauvres malgré leur travail. Sur ce point, on peut noter la prédominance des femmes «travailleurs pauvres» élevant seules leurs enfants Situation familiale des allocataires travailleurs pauvres à Nantes Allocataires Travailleurs pauvres Personnes seules Allocataires Travailleurs pauvres Familles monoparentales Allocataires Travailleurs pauvres Couples Avoir un emploi rend la pauvreté plus difficile à vivre Source : INSEE CAF «Le sentiment des personnes pauvres qui ont un emploi dépend de leur trajectoire professionnelle, de leur âge et de leur situation familiale et fluctue entre l espoir d un avenir meilleur, la fierté pour une activité qui leur évite l assistanat ou la colère que leur travail ne leur assure pas un niveau de vie plus acceptable.» Credoc 2006

41 Les familles monoparentales, des familles plus exposées Familles monoparentales allocataires CAF - Source CAF 2007 L indicateur à suivre : Nombre de familles monoparentales vivant sous le seuil de bas revenus Panorama national : les familles monoparentales et leur conditions de vie en France Source : DRESS 2005 Les parents des familles monoparentales sont en grande majorité des femmes, plus fréquemment actives que celles qui vivent en couple. Néanmoins, quand elles ont un enfant en bas âge, elles rencontrent des problèmes spécifiques de modes de garde - et plus largement de conciliation entre leur vie familiale et professionnelle ; elles sont d'ailleurs, dans ce cas précis, moins souvent actives que les mères de jeunes enfants vivant en couple. En moyenne, les revenus d'activité représentent 83 % des ressources initiales des familles monoparentales. Par ailleurs, un tiers d'entre elles perçoivent des pensions alimentaires. Pour autant, avant transferts, leur niveau de vie est souvent modeste. Les transferts l'améliorent cependant notablement (+20 % en moyenne) et réduisent le taux de pauvreté monétaire de ces familles en moyenne pour elles de 28 points. Malgré cet apport, le risque de pauvreté monétaire demeure supérieur à celui des couples. Par ailleurs, les conditions de logement des familles monoparentales sont moins favorables que celles des couples avec enfant : elles sont plus souvent locataires et vivent plus fréquemment dans un logement trop exigu. Famille monoparentale : Une famille monoparentale est formée d un parent et d un ou plusieurs de ses enfants qui ont la même résidence principale. Le parent ne partage pas sa résidence principale avec un conjoint Evolution du nombre d'allocataires Familles monoparentales Une augmentation globale du nombre de familles monoparentales (allocataires CAF) contrastée selon les quartiers En 2007 on dénombrait sur Nantes familles monoparentales, allocataires CAF, soit une évolution de près de 15% par rapport à Pour les quartiers Centre Ville et Ile de Nantes, cette augmentation est respectivement de 33% et de 47%. En revanche, on remarque une légère diminution du nombre de familles monoparentales dans les ZUS (de 2157 en 1999 à 2013 en 2007). Les zones grises concentrent près de 15% des familles monoparentales nantaises Des familles monoparentales plus jeunes que la moyenne nationale : familles monoparentales allocataires CAF ont moins de 29 ans Source : CAF 1999/ % des familles monoparentales sont composées d un adulte et un enfant (65% au niveau de l Ile de Nantes) et 15% ont 3 enfants ou plus. Ces dernières sont plus représentées dans les ZUS (22%). En 2007, enfants nantais vivant dans une famille monoparentale allocataire CAF. Moins de familles monoparentales dans l ouest et le centre de la France Champ : France métropolitaine, ménages ordinaires, familles avec enfants de 25 ans ou moins en années révolues. Source : INSEE, enquêtes annuelles de recensement de 2004 à

42 Les familles monoparentales, des familles plus vulnérables. Source : Ville de Nantes - INSEE - CAF % des familles monoparentales, allocataires de la CAF, vivent sous le seuil de pauvreté (Cf. page 23). A l échelle de la Ville, 33% d entre elles ont des revenus inférieurs à 581 euros par mois. Ce taux s élève à 38% dans les ZUS. Quand les familles monoparentales sont composées d une femme, 57% d entre elles sont «actives», ce taux s élèvent à 64% pour les hommes. 13% des femmes et 14% des hommes vivant dans une famille monoparentale sont chômeurs, soit près de 4 points de plus que la moyenne locale. Sur Nantes, 62 femmes élèvent leur enfant seule tout en étant étudiante. Actions Ville de Nantes En 2009, 35 % des ménages à bas revenus allocataires CAF ont bénéficié d une aide facultative délivrée par le CCAS. Cette proportion atteint 41% chez les familles monoparentales, 37% chez les personnes seules, 30% chez les couples avec enfants et 15% pour les couples sans enfants. Etude INSEE Voir ses enfants après une séparation En 2005, dans l enquête Étude des relations familiales intergénérationnelles, les deux tiers des enfants de moins de 25 ans issus d une union rompue sont déclarés par leur mère comme cohabitants de leur ménage. Dans 15 % des cas, elles ne voient leurs enfants que quelques fois par an, voire jamais. Mais le père est loin d être systématiquement absent. Si 40 % des enfants ne le voient que rarement ou jamais, 17 % sont déclarés comme cohabitants par leur père et 25 % le voient au moins une fois par semaine. [ ] La situation familiale des adultes des familles monoparentales peut donc recouvrir des réalités très différentes en termes d isolement affectif ou de revenus. En outre, les situations sont susceptibles d évoluer très vite. Si les enfants résidant quatre jours par semaine avec un parent ne passent plus que trois jours avec lui, ce parent sera alors recensé comme une personne sans famille ; au contraire, si un conjoint s installe au domicile, la famille monoparentale deviendra un couple avec enfants dans l enquête de recensement. 41 Les familles monoparentales sont confrontées à des difficultés de logement, d accès à l emploi, mais aussi d accès aux modes de garde, et aux soins. Les aides alimentaires ainsi que les aides pour les activités extra scolaires conditionnent souvent le quotidien.

43 Les personnes âgées à Nantes: de nouveaux défis pour demain 42

44 Les personnes âgées : de nouveaux défis pour demain Synthèse Un nantais sur 6 est âgé de 60 ans et plus La part des ans reste stable alors que la part des plus de 85 ans augmente 15% des personnes de plus de 75 ans sont potentiellement dépendantes 11% des ménages de plus de 60 ans de Nantes Métropole vivent sous le seuil de pauvreté 25% des plus de 70 ans expriment un sentiment d isolement Plus de 90% des personnes âgées de 60 ans et plus vivent à leur domicile, 70% des plus de 85 ans 40% des personnes âgées de 80 ans et plus vivent seules (81% de femmes) Le prix moyen en EHPAD à Nantes varie de 48,9 à 83 par jour Les indicateurs à suivre Part des plus de 75 ans dans la population Projection démographique Les indicateurs à connaitre Taux d effort pour se loger Coût du maintien à domicile (fonction prestations) Pourcentage d allocataires CAF dans l ensemble des établissements. Ratio aidants/aidés Bas revenus/âge Indicateur agrégé : revenu, patrimoine Adaptation du parc privé : nombre de demandes, refus, attente, Etablissements : nombre de demandes satisfaites, délai d attente Profil des personnes dépendantes Profil d es immigrés vieillissants, des gens du voyage Prestations et services du CCAS Nombre Profils des bénéficiaires Soutien à domicile : Portage de repas 412 ménages usagers du service Téléassistance personnes abonnées Le profil type du bénéficiaire du portage est une femme âgée de 84 ans qui est non imposable Colis de noël bénéficiaires 64,5% des bénéficiaires ont entre 70 à et 89 ans Les Logements bleus 171 évaluations à domicile 124 travaux réceptionnés après travaux Soutien aux associations de retraités 55 associations subventionnées Maison des aidants 136 aidants (sept 2009 à mai 2010) Essentiellement des conjoints et des enfants. Ce sont principalement des femmes. Restaurants Personnes âgées 472 usagers 8 restaurants repas 50% sont résidents en foyer-logement 20% des usagers ont des ressources inférieures à 726 /mois Augmentation des usagers dont les ressources sont supérieures à 1300 /mois Source : rapport d activité CCAS

45 Les spécificités de la pauvreté des Personnes âgées L indicateur à suivre : Part des plus de 75 ans Projection démographique Près de Nantais âgés de 60 ans ou plus Source Ville de Nantes - INSEE - RP 2006 En 2006, un Nantais sur 6, soit 17%, est âgé de 60 ans ou plus. Parmi les Nantais âgés de plus de 60 ans, les personnes de 75 à 84 ans et de 85 ans et plus, représentent respectivement 33% et 11%. Ces taux sont un peu plus élevés que les moyennes de Nantes Métropole, de Loire-Atlantique et de France (30% et 9%). Réf. tableau page 11 sur la démographie des plus de 60 ans Evolution de la pyramide des âges : une structure de la population marquée par les héritages historiques. Pyramide des âges de la population nantaise - Comparaison Ages moyens d entrée dans la dépendance Déficit de naissances lié à la 1 ere guerre mondiale Classes d âges creuses : 2 e guerre mondiale Déficit 1 ère guerre mondiale Baby-boom L évolution de la pyramide des âges entre 1999 et 2006 montre une légère baisse des classes d âges entre 35 et 50 ans s expliquant par le départ des ménages vers les couronnes périurbaines. En 2006, on remarque une augmentation des ans correspondant à la génération du baby boom qui arrive à l âge de la retraite. La population des ans a augmenté en En 1999 elle était encore impactée par le déficit des naissances après la première guerre mondiale Hommes 1999 Hommes 2006 Femmes 1999 Femmes 2006 L âge est un critère trop restrictif et incomplet dans l analyse des besoins des personnes âgées. Il n est pas représentatif de la réalité sociale. 44

46 Projection démographique : La population âgée de plus de 60 ans devrait voir sa part progresser dans la prochaine décennie Projection de la population en 2012 Personnes de 60 ans et plus ans et + à à à à à à à ans ans Source Cabinet CERDES 2006 et Ville de Nantes Les projections de la population nantaise indiquent jusqu en 2012, une diminution des personnes de ans et une augmentation des plus de 75 ans marquera le début de l entrée de la génération du baby-boom dans la classe d âge des «plus de 60 ans». Au niveau de Nantes Métropole, les projections de population réalisées par l INSEE avec le modèle Omphale sur la base d un scénario tendanciel médian, montrent à échéance 2030 : Une progression rapide, jusqu en 2020, du nombre de personnes âgées de 60 à 74 ans. Un nombre de personnes âgées de ans qui resterait pratiquement stable jusqu à l arrivée de la génération du baby-boom Un doublement du nombre de personnes âgées de 80 ans et plus. (Source : AURAN) Des personnes âgées particulièrement représentées dans le quartier Hauts Pavés-Saint Félix et les quartiers proches Répartition des Personnes âgées de 60 ans ou plus Répartition sur NANTES : selon la tranche d âge % 0% % Répartition des Personnes âgées de 60 ans ou plus sur les quartiers nantais Les personnes âgées de plus de 60 ans représentent 17% de la population nantaise. Cette part est très supérieure à la moyenne Nantaise dans le quartier Breil-Barberie (23%). Les ZUS concentrent peu de population de plus de 60 ans (14% à Bellevue, 9% à Malakoff). Pop ans Pop 75 ans ou plus Source Ville de Nantes - INSEE RP Les plus de 60 ans sont plus nombreux sur les quartiers Hauts Pavés- Saint Félix et Dervallières-Zola. Parmi les personnes de plus de 60 ans, la part des plus de 75 ans est inégalement répartie sur les quartiers Taille proportionnelle au nombre de sur le territoire 45

47 Les Personnes âgées et la dépendance L indicateur à suivre : Ratio aidants/aidés Profil des personnes dépendantes Actions Ville de Nantes Depuis son ouverture la maison des aidants de la Ville de Nantes a reçu 136 aidants (septembre 2009 à mai 2010), en majorité des conjoints et des enfants. Les situations à domicile sont largement majoritaires. Qu est-ce qu une personne âgée? Une personne âgée est, pour le sens commun, une personne dont l'âge est avancé et qui présente les attributs physiologiques et sociaux de la vieillesse tels que la société se les représente. L entrée dans le vieillissement se réfère donc moins à un âge particulier qu à un état d'incapacité fonctionnelle éprouvé subjectivement ou objectivement, selon les dires des personnes âgées elles-mêmes. Ainsi la majorité des «jeunes seniors» n a plus sa place, malgré l âge, dans la problématique des personnes âgées. Ce constat reste tout de même à relativiser, l âge de 80 ans semble faire consensus pour définir une personne âgée. Le vieillissement est un processus progressif. Les problématiques de perte d autonomie, de fragilité n apparaissent pas subitement, après le franchissement d un certain «âge-seuil». L âge n est donc que peu révélateur de la réalité. Le parcours de vie, l état de santé, l environnement, les ressources financières sont en revanche des variables plus pertinentes. Les personnes âgées sont donc une population protéiforme, aux problématiques multiples qu il convient d analyser comme telle. «Appréhender les personnes âgées comme une population homogène contribue finalement à masquer la nature du processus de vieillissement qui consolide, voire aggrave, les inégalités économiques et sociales établies au cours de la vie et qui a tendance à renforcer les clivages sociaux ou les situations d exclusion que connaissaient les personnes avant d entrer dans l âge de la retraite. Il en résulte que l on n aborde pas le temps de la vieillesse avec les mêmes atouts. On ne vieillit pas de la même manière selon son parcours de vie, selon que l on a été sans domicile fixe, ouvrier ou cadre supérieur (le différentiel de durée de vie de 7 ans entre ces deux dernières catégories en témoigne). Source Lemarchedeseniors.com (1) Aidant familial C est un proche qui vient en aide à titre non professionnel, pour partie ou totalement, à une personne dépendante de son entourage pour une ou plusieurs activités de la vie quotidienne. Ils répondent à une très forte demande sociale pour le maintien au domicile et la vie en milieu ordinaire, et pallient parfois l absence d offre publique de prise en charge. Ils apportent une aide en temps supérieure à celle des professionnels, offrent un accompagnement qui requiert des compétences extrêmement variées, et sont souvent co-producteurs de soins. Le contexte national : les aidants (1), un rôle crucial pour faire face à la croissance des situations de dépendance Les chiffres-clés des aidants en France source : INSEE études et résultats, à 3,2 millions d aidants estimés en France Les femmes âgées de 50 à 79 ans constituent la majeure partie (55 %) des aidants informels. Près de la moitié des aidants principaux est constitué par le conjoint et pour un tiers des cas par l un des enfants L âge moyen de l aidant principal est de 71 ans dans le cas du conjoint ; 55 ans pour l enfant aidant. Les aidants au cœur d enjeux plus globaux Enjeu économique face aux coûts à venir de prise en charge par les pouvoirs publics des personnes âgées dépendantes (1,6 % à 2% du PIB en 2025), et des personnes handicapées. Enjeu de santé publique car les aidants présentent un état dépressif, un niveau de fatigue et de troubles du sommeil significativement plus importants en comparaison de personnes non ou faiblement impliquées comme aidant familial. Et demain? Une diminution du nombre d aidants à prévoir. Dans l avenir, le nombre de personnes âgées dépendantes augmenterait davantage que celui des personnes de 50 à 79 ans qui constituent aujourd hui la majorité des aidants. Causes : l évolution démographique amplifiée par l accroissement de l activité féminine et les nouveaux modes de vie (divorce, rupture familiale, éloignement ) 46

48 (1) La grille AGGIR (Autonomie gérontologique groupe iso-ressources) est un outil de mesure de l autonomie : - le GIR 1 comprend les personnes confinées au lit ou au fauteuil ayant perdu leur autonomie mentale, corporelle, locomotrice et sociale, qui nécessite une présence indispensable et continue d'intervenants - le GIR 2 se compose des personnes confinées au lit ou au fauteuil dont les fonctions mentales ne sont pas totalement altérées et qui nécessitent une prise en charge pour la plupart des activités de la vie courante ; d autre part, celles dont les fonctions mentales sont altérées mais qui ont conservé leurs capacités motrices. - le GIR 3 regroupe les personnes ayant conservé leur autonomie mentale, partiellement leur autonomie locomotrice, mais qui nécessitent plusieurs fois par jour des aides pour leur autonomie corporelle. - le GIR 4 comprend les personnes qui n assument pas seules leur transfert mais qui, une fois levées, peuvent se déplacer à l intérieur du logement et celles qu il faut aider pour les activités corporelles et les repas. - le GIR 5 est composé des personnes qui assurent seules leurs déplacements à l intérieur de leur logement, s alimentent et s habillent seules. Elles peuvent nécessiter une aide ponctuelle. - le GIR 6 regroupe les personnes qui n ont pas perdu leur autonomie pour les actes discriminants de la vie quotidienne. Les aides ménagères Sous condition de ressources, elles consistent en une prise en charge d'heures d'aide ménagère par le Conseil général, au profit de toute personne âgée ne pouvant plus assurer les actes ménagers chez elle. L'aide accordée à domicile : l'allocation Personnalisée d'autonomie (l'apa) L'Apa, destinée au plus de 60 ans quel que soient leurs revenus, aide à vivre à domicile en contribuant à la rémunération d'un ou de plusieurs salariés, et plus largement en finançant des dépenses liées à la dépendance. Le handicap, la dépendance et la vieillesse Des personnes âgées dépendantes, qui souffrent plus souvent que les jeunes de déficiences multiples Plus d une personne âgée sur trois déclare des déficiences motrices, une sur quatre des déficiences auditives. En Pays de la Loire 2/3 des non-voyants ont plus de 60 ans. Sur 8000 personnes souffrant d une vision très réduite, 6000 ont plus de 60 ans. Aux âges élevés, les situations de forte dépendance conjuguent limitations physiques absolues et troubles cognitifs graves alors qu avant 60 ans, seule la moitié des personnes fortement dépendantes présentent des troubles cognitifs graves. Source : DRESS La part des ligériens ayant besoin d aide pour sortir augmente de manière exponentielle à partir de 75 ans (de 10 % à 75 ans jusqu à près de 60 % à l âge de 90 ans). A Nantes on estime à près de 15% les personnes de plus de 75 ans potentiellement dépendantes. La majorité des personnes dépendantes de plus de 75 ans vivent encore à domicile (54,4 % en Loire-Atlantique, 2006). Nantes : analyser la dépendance à travers les aides proposées aux personnes âgées La dépendance est une notion assez large, résultant d un processus plus ou moins long, allant de la perte d autonomie progressive au besoin d accompagnement pour la plupart des activités de la vie quotidienne. La dépendance, lorsqu elle est née de déséquilibres neurologiques, est appelée désorientation et n est pas prise en compte à travers l outil AGGIR (1). Les personnes souffrant de tels troubles et vivant à domicile représentent un public peu connu, nécessitant un accompagnement spécifique. Les évaluations nécessaires à la délivrance des aides du Conseil Général sont un outil d analyse, pour étudier les différents besoins, allant des débuts de la perte d autonomie Apa GIR 4 et 3 à la forte dépendance Apa GIR 2-1. Le plan d'action personnalisé (PAP), mis en place par la CARSAT, permet de faciliter la vie quotidienne des retraités Gir 5 et 6 socialement fragilisés. Il s agit de personnes peu dépendantes mais dont l état de santé, l isolement géographique ou social rendent le maintien à domicile difficile. Répartition des Nantais recevant une aide pour compenser le niveau de dépendance : Source : CG CLIC Nantes GIR 1-2 GIR 3-4 GIR 5-6 Total Nantes APA PAP 35 (31 hors FL (1) ) 921 ( 839 hors FL (1) ) 965 (2) (1) FL : Foyer-logement (2) dont 9 personnes pour lesquelles l évaluation n est pas allée à son terme 47

49 La précarité chez les personnes âgées L indicateur à suivre : Part des plus de 75 ans sous le seuil des bas revenus (1) Seuil de Pauvreté : Une personne est considérée comme pauvre lorsque ses ressources sont inférieures à 60% du revenu médian. (Réf. page 23) (2) L ASPA : Depuis 2007, les diverses allocations du minimum vieillesse ont été remplacées par l'allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa). Elle a été revalorisée en 2010 (709 euros) et demeure nettement sous le seuil de pauvreté. La métropole nantaise : un niveau de vie inférieur au niveau moyen Source : Nantes Métropole - AURAN 2006 En 2008, sur le territoire de Nantes métropole on compte plus de ménages (11%), dont la personne de référence est âgée de 60 ans, se situant sous le seuil de pauvreté (1). En 2006, Nantais touchaient le minimum vieillesse, allocation remplacée depuis par l ASPA (2). En France l écart entre le niveau de vie moyen des personnes âgées de 75 ans ou plus et celui de l ensemble de la population ne cesse de se creuser : le niveau de vie moyen des 75 ans et plus représentait 94% de la moyenne nationale en 2002 ; il n atteint que 93% en L Observatoire des inégalités voit dans cette évolution les conséquences des politiques publiques de lutte contre la pauvreté qui se concentrent sur le retour vers l emploi, oubliant de fait les aînés. Le contexte national, une baisse du niveau des retraites, une montée de la dépendance : le retour de la misère chez les personnes âgées Source : Collectif ALERTE, Réseau Uniopss-Uriopss Si la situation financière des personnes âgées s'est améliorée sur la période 1975/2005, la tendance semble s'inverser depuis quelques années ; la pauvreté gagne de nouveaux fragments de la population sénior. 37 associations et fédérations nationales de lutte contre l'exclusion, membres du collectif ALERTE, affirment vivre ce phénomène au quotidien sur le terrain : précarisation des personnes âgées de plus en plus nombreuses à se retrouver à la rue, problème d'insolvabilité (de la personne âgée et de sa famille) pour financer les coûts liés à l'hébergement en maison de santé ou aux soins de santé, isolement de ces personnes lié à la complexité de l'accès à une prise en charge (en institution ou à domicile)... «Le rattrapage du niveau de vie moyen des actifs par les retraités s'est interrompu depuis la fin des années 90 et le taux de pauvreté des personnes âgées seules a augmenté» Observatoire national de l'exclusion, rapport Dans son rapport 2008, le Secours Catholique note un vieillissement du public accueilli. En dix ans, la proportion de personnes suivies âgées de 50 à 59 ans est passée de 6,8% à 8,4%, celle de 60 à 69 ans de 2 à 2,6%. «On observe une dégradation de la situation sur 5 ans, les bénéficiaires de minima sociaux et de petites retraites se retrouvent avec des restes-à-vivre de plus en plus maigres», Jean-François Serre, SG des petits frères des Pauvres La question de la pauvreté n est pas simplement financière. Elle nécessite de combiner le parcours professionnel, l état de santé et des incapacités, le patrimoine, l environnement familial et le voisinage. 48

50 De multiples facteurs de fragilisation Source : les petits frères des pauvres «Entre 50 et 65 ans, des personnes arrivent à la retraite sans capital et sans avoir mis d argent de côté, tout en ne bénéficiant pas de l'aspa car elles n'ont pas 65 ans. A partir de 80 ans, surviennent souvent les pertes du conjoint et de la mobilité. Les anciens se replient chez eux et sollicitent beaucoup moins l'aide de l'entourage.» Le renoncement au soin, en raison notamment de l'impossibilité pour certains de payer une mutuelle, contribue à la dégradation de la situation des personnes âgées. AFP Olivier Morin «Les inquiétudes relatives à la pauvreté des personnes âgées s'expriment essentiellement pour l'avenir». Rapport de l ONPES Cette situation de précarisation devrait se renforcer avec l arrivée à l âge de la retraite des générations aux carrières marquées par le chômage, par le temps partiel, ce qui se traduira par des pensions plus faibles. La pauvreté et le grand âge : les femmes, les personnes seules, issues de milieux populaires ou immigrés en ligne de mire Au niveau national, les bénéficiaires de l'aspa (qui n atteint pas le seuil de pauvreté) sont à 60% des femmes (ayant acquis peu de droits à la retraite) et à 70% des personnes isolées. Les «vieux immigrés» sont aussi très exposés à la pauvreté. Pour exemple, dans les foyers, la proportion de retraités et d'inactifs est passée, en 10 ans, de 34% à 57% (sur une population de résidents en 2005).. Source : Rémy Gallou L isolement chez les personnes âgées Source : TMO enquête Ville de Nantes 2006 Le sentiment d isolement chez les personnes âgées à Nantes 25% des personnes de plus de 70 ans interrogées expriment un sentiment d isolement. L étude montre qu il n y a pas de lien évident entre «les situations objectives d isolement» et «le sentiment d être isolé(e)». La mort du conjoint, l éloignement des enfants et la perte d autonomie jouent de manière significative sur le sentiment d isolement. Des inégalités sociales face à l isolement L âge ne joue sur le sentiment d isolement que lorsqu il est associé à la précarité économique. Le sentiment d isolement chez les personnes précaires progresse de plus 13 points entre 60 et 90 ans. Le sentiment d isolement est nettement plus fréquent chez les bas revenus et les locataires du parc HLM (Les croisements montrent que la densité et la diversité des réseaux sociaux sont inversement proportionnelles aux revenus.). 30% des femmes et 10% des hommes ont fait part durant l enquête de leur état déprimé. 49 La pauvreté renforce les processus d isolement des personnes âgées et leur isolement renforce leur pauvreté

51 Le logement des personnes âgées Les types d hébergement pour les personnes âgées : Les logements-foyers sont des groupes de logements autonomes (parfois aussi des chambres) assortis d équipements ou de services collectifs dont l usage est facultatif. Les maisons de retraite lieux d hébergement collectif assurent une prise en charge globale de la personne âgée, incluant l hébergement en chambre (ou en logement), les repas et divers services spécifiques. Les unités de soins de longue durée (USLD) constituent enfin les structures les plus médicalisées, destinées à l accueil des personnes les plus dépendantes. Les chiffres clés du logement des personnes âgées à Nantes A l échelle de Nantes Métropole, 76% des ménages, dont la personne de référence a plus de 60 ans, sont propriétaires occupants, contre 38% pour l ensemble des ménages nantais. 22% sont locataires et le sont pour 61% d entre eux dans le parc social. La très grande majorité des personnes âgées vit à domicile source : AURAN Plus de 90% des personnes âgées de 60 ans et plus vivent à leur domicile contre 70% des plus de 85 ans. Même lorsqu ils sont très âgés, ils aspirent majoritairement au maintien à domicile. 29% vivent seuls. Cette proportion atteint près de 40% chez les 80 ans et plus. Les femmes, du fait de la plus grande fréquence des veuvages, représentent 81% des seniors vivant seuls. Les établissements médico-sociaux Actuellement, 3 types d accueil sont proposés par le CCAS : La maison de retraite ou EHPAD (établissement d hébergement pour personnes âgées dépendantes) Il en existe 6 à Nantes : Bréa, Chambellan, Madeleine, Haute-Mitrie, Pirmil et Fonteny. 450 personnes âgées, autonomes ou plus dépendantes habitent dans ces résidences. Le foyer logement Il en existe 6 à Nantes ((Bout-des-Landes, Clos-Toreau, Croissant, Malville, Port-Boyer et Sylvain-Royé). Cela correspond à 320 logements. Il s agit de logements individuels intégrés dans des immeubles collectifs avec des services sur place (par exemple cuisine commune) et la présence rassurante d un gardien. L accueil de jour Il en existe un au sein de l EHPAD la Madeleine. Un 2ème sera ouvert dès septembre 2010 à l EHPAD de la Haute-Mitrie. Les chiffres clés des établissements pour personnes âgées Source : enquête EHPA 2007 La Direction personnes âgées du CCAS estime que 15 à 16 % des plus de 75 ans ont besoin d une place en établissement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). - En Pays de la Loire, 156 places pour 1000 habitants de 75 ans et plus (moyenne nationale : 127). Ce taux diminue chaque année en raison de l augmentation croissante de la population âgée de 75 ans et plus et du développement des soins et services pour le maintien à domicile. - Plus de la moitié des places offertes en Loire-Atlantique relèvent du PERSONNES AGEES secteur privé non lucratif. Hébergement - Les personnes âgées accueillis en établissement sont globalement plus dépendantes qu en L âge moyen dans les établissements médico-sociaux de la ville de Nantes est de 86,2 ans. Il est de plus en plus élevé (constat régional depuis 2003) - La durée moyenne de séjour au sein des établissements Ville de Nantes est de 4,9 ans. BOUT DES LANDES ROZ ARVOR PETITE SENSIVE RANZAY GUILBOURDERIE PIN SEC BEAUSEJOUR LA MARRIERE PORT BOYER RESIDENCE D'AUTOMNE LE CHAMBELLAN L'ENCHANTERIE SAINTE-LUCE MALVILLE BON PASTEUR LA HAUTE MITRIE LE BEL AGE HAUTE MITRIE LES JARDINS D'ARCADIE HAUTS DE CHEZINE Tarifs journaliers pratiqués à Nantes : l écart se creuse entre les différentes maisons de retraite Prix moyen en EHPAD «commercial» à Nantes : 83 par jour Prix moyen en EHPAD associatif à Nantes : 51,6 par jour Prix moyen en EHPAD Ville de Nantes : 48,9 (de 44,8 à 52,4 selon l EHPAD) ST JOSEPH SAVENAY CHARLES ROGER LA RESIDENCE BROUSSAIS MADELEINE JULIEN MA MAISON LA CHEZALIERE REPOS DE PROCE LE REPOS DE PROCE STE FAMILLE DE GRILLAUD LES DEMEURES DU PARC LES CASTALIES LES PETITS FRERES DES PAUVRES LA GRANDE PROVIDENCE RESIDENCE ANNE DE BRETAGNE MANU MAISON PROTESTANTE RICHEBOURG NOTRE DAME DE CHARITE catégorie NOTRE DAME DE CHARITE LE BOIS HERCE RESIDENCE BREA LES RENAISSANCES OCEANE LA CERISAIE LES HAUTS DE ST AIGNAN FONTENY LA MADELEINE LE RELAIS D'AUTOMNE SYLVAIN ROYE LA MADELEINE BUTTE STE ANNE ACCUEIL DE JOUR MADELEINE PARC DE DIANE NOTRE DAME DU CHENE CHU NANTES CLOS TOREAU Accueil personne agée (6) Foyer Club Restaurant (10) Logement Foyer (3) Maison de Retraite (31) Résidence service (5) Restaurant club (2) Unité de soins (2) PIRMIL Réalisé par Cellule Observation et Analyse 50

52 Des taux d équipements de Nantes Métropole inférieurs, aujourd hui, aux moyennes départementales. Source : AURAN - Nantes Métropole Les récentes études effectuées par le département de Loire-Atlantique font apparaitre un déficit global de l ordre de 1300 places en hébergement médico-social sur l agglomération nantaise, tous types confondus. L INSEE notait que l augmentation des besoins médicalisés dans les EHPAD pourrait être de 24% entre 2006 et 2015 au niveau régional. (1) Les logements bleus Mis à disposition des personnes âgées à revenus modestes les «logements bleus» sont adaptés au vieillissement et à la perte partielle d'autonomie. Ces "logements bleus" sont intégrés dans le parc social et répartis dans divers quartiers de la ville. Un coût qui reste élevé pour les résidents et leur famille Source : rapport IGAS, 2009 Selon l IGAS (Institut général des affaires sociales) le coût moyen «véritable» se situerait au niveau de 2200 euros par mois et non de 1500 comme on le considère souvent. Les trois types d aides publiques (fiscales, au logement, sociale à l hébergement) dont les résidents en EHPAD peuvent bénéficier sont, selon le rapport, des «dispositifs hétérogènes, attribués par des financeurs distincts, non articulés entre eux», et de rajouter «le ciblage insuffisant de la plupart de ces aides leur confère un caractère largement antiredistributif». Très souvent, les retraites ne suffisant pas, les obligés alimentaires sont sollicités et les patrimoines familiaux entamés ou absorbés ; l admission à l aide sociale à l hébergement peut être sollicitée mais, le plus souvent, les familles évitent d y recourir, notamment en raison de la perspective de la récupération sur succession. La gestion du parc de logements existant et l adaptation aux problématiques de mobilité : une nécessité pour répondre à la volonté du maintien à domicile. Source : rapport Boulmier 2010 Le rapport Boulmier, remis au secrétaire d Etat chargé du logement en juin 2010, prétend répondre, en douze points, au défi de l adaptabilité du logement au vieillissement de la population. Dans le parc locatif social, des mesures d adaptation existent mais les délais d attente sont souvent trop longs. Dans le parc locatif privé, les adaptations se heurtent à des conditions fixant des plafonds de revenus très bas. De plus, l offre de travaux par les artisans est peu adaptée ou trop coûteuse. Enfin, les offres de «logements adaptés» (résidences-services, domiciles-services ) apparaissent parfois trop éloignées des capacités financières des ménages âgés. Actions Ville de Nantes Afin de pallier ce problème dans le parc public, la ville de Nantes a lancé un programme d adaptation de logements sociaux dits «logements bleus» (1). Les nouvelles formes d habitat : une réponse originale à la problématique du logement chez les personnes âgées Les colocations de seniors, colocations intergénérationnelles ou «hébergement contre services» sont des formes d habitat qui semblent attirer de plus en plus les nouvelles générations de seniors. 51 Les parcours de vie tiennent à la famille, l emploi et le logement. Quand vient l âge de fin d activité professionnelle, le domicile constitue un point central, objet de projets, d initiatives et de souhait profond d y demeurer.

53 Le vieillissement n échappe pas à la multiculturalité de la société L acception des différences : déconstruire une vision uniforme de la vieillesse. ADOMA : historique et évolution À sa création en 1956, les pouvoirs publics donnent le nom de Sonacotra, à la société Nationale de Construction pour les Travailleurs Algériens. En 1963, un an après l indépendance de l Algérie, elle devient Société nationale de construction de logement pour les travailleurs. La mission donnée par l Etat à cette Société d Economie Mixte est de résorber les bidonvilles et d offrir un logement aux travailleurs étrangers. À la fin des années 70, Sonacotra héberge : hommes en grande partie issus du Maghreb. Les chambres font alors une surface de 5 m2. Aujourd hui à Nantes, 4 résidences accueillent 635 personnes. Les chambres de 5 m2 ont disparu pour faire place à des logements plus spacieux et confortables. Les modalités d accueil ont changé. Les résidences se veulent aujourd hui un espace de transition dans l accès à un autre type de logement : social ou autre. Toutefois, il reste à prendre en compte au sein des structures existantes l évolution sociologique du public immigré. En effet, certaines résidences à Nantes sont confrontés à la prise en charge de migrants vieillissants, une vingtaine de personnes âgées de 75 ans et plus. Si les études et les données sont peu nombreuses, il semblerait que derrière une vision uniforme des «personnes âgées» se cache de nombreuses différences. Personnes en situation de handicap, malades psychiques, SDF, migrants, gens du voyage, etc. Où sont les «minorités» vieillissantes? Leur permettons-nous de vieillir comme les autres? Reflet de la société, la population des personnes âgées est multiple. Prendre en compte et accepter ces différences semblent aujourd hui un enjeu majeur face au vieillissement de la population. Les difficultés recensées : Un chemin d accès aux droits à pension semé d embûches Une santé précaire et un logement peu adapté Des ressources souvent faibles Des obstacles linguistiques Des rites culturels peu pris en compte par les organismes Une population souvent éloignée des services publics et de la vie associative et sociale L action publique aurait certainement intérêt à développer la connaissance de ces publics via la compétence des acteurs de proximité, associatifs (exemple ADOMA) et institutionnels, afin de mieux cerner les besoins. L accueil des immigrés vieillissants en institution. source : mavis -senioractu Le défi lancé par l accueil des immigrés âgés en maison de retraite est celui de l ouverture à l interculturel, de «l alliance de l égalité et de la différence dans une prestation de qualité.» L enjeu, face à cette problématique de plus en plus actuelle, est de réussir à apprivoiser la différence culturelle et à l intégrer au quotidien tout en préservant la singularité des individus. «La question des immigrés âgés interroge notre contrat social au plus profond, et met en lumière une société plurielle et diversifiée.» Nadège Bartkowiak Directeur de l Observatoire sur les Discriminations et les Territoires (ODTI) 52

54 Le regard de la société sur le «grand âge» Qu est-ce que l âgisme? On qualifie d âgisme toutes les formes de discrimination, de ségrégation, de mépris fondées sur l âge. L âgisme repose le plus souvent sur des stéréotypes généralisants et caricaturaux : «les vieux sont tous conservateurs...» ; «les jeunes sont tous violents...» ; «les plus de 50 ans sont technophobes...» ; «les jeunes sont inconstants...», etc. Questions à François Bellanger, président de la confédération nationale des retraités. Les personnes âgées sont-elles bien intégrées en France? Les seniors souffrent d'une mauvaise image dans la société. On nous voit uniquement comme des personnes dépendantes physiquement et parfois financièrement. L'image du vieux sage n'existe plus. Les gens ne se rendent pas compte que les retraités sont très utiles à la société : nous gardons nos petits enfants, transmettons nos valeurs et faisons beaucoup de bénévolat. [ ] Quels types de discriminations subissez-vous? Plus nous vieillissons, plus elles se multiplient. La première - et celle qui nous semble la plus injuste - est celle exercée par les complémentaires de santé. Dès que nous passons la soixantaine, les tarifs augmentent de manière conséquente. C'est injuste car nous ne pouvons pas nous passer de ces caisses d'assurances mais nos finances ne sont pas extensibles. Il faut arrêter de penser que les personnes âgées roulent sur l'or. [ ] La discrimination concerne également l'accès au crédit : après 75 ans, impossible d'obtenir un prêt, même pour une courte durée. Cela pose de nombreux problèmes notamment pour ceux qui doivent effectuer des petits travaux pour adapter leur maison en y installant un siège élévateur ou des rampes. D'une manière générale, plus nous vieillissons, plus on nous fait sentir que notre âge est un poids. L express du 16 novembre 2009 D'où vient l âgisme? La moyenne d âge en France est en augmentation, amenant les hommes à vivre en moyenne jusqu à 77 ans et les femmes jusqu à 84 ans. Si la société considère que le fait de ne pas atteindre cet âge peut être vécu comme «injuste», en revanche, le dépassement de l âge moyen «peut conduire» à une représentation sociale négative, en «réduisant la personne à une charge économique ou émotionnelle», amenant l individu à une vision «gênante» de lui-même. Il est communément admis que la vie trouve son sens dans la «transmission» de valeurs, transmission que l incapacité engendrée par l âge, rend difficile et amenant la société à interroger le sens de la vie de l individu qui a perdu sa capacité de raisonner, de voir, d entendre... 53

55 Les personnes en situation de handicap : mieux connaître pour mieux agir 54

56 Les personnes en situation de handicap : mieux connaitre pour mieux agir Synthèse ménages nantais bénéficient de l Allocation Adulte Handicapé 56% des bénéficiaires de l AAH ont entre 40 et 59 ans 75 % des bénéficiaires de l AAH sont des personnes seules Les jeunes en situation de handicap sont plus touchés par les discriminations que leurs camarades 7,2% des demandeurs d emploi sont des travailleurs handicapés sur le bassin d emploi de Nantes Les travailleurs handicapés sont plus touchés par le chômage et l emploi précaire Les élèves en situation de handicap sont de plus en plus nombreux dans les écoles nantaises Les indicateurs à suivre Taux de chômage des travailleurs handicapés Obligation d emploi en faveur des travailleurs handicapés (OETH) dans les entreprises nantaises «Chaîne de la mobilité» Les indicateurs à connaitre Nombre de personnes en situation de handicap par âge et type de handicap Part des personnes souffrant d un handicap psychique Nombre de personnes porteuses de handicap en situation de pauvreté monétaire Actions de la Ville en matière de Handicap Quelques chiffres profils 19 associations Conseil Nantais des Personnes Handicapées CNPH 18 veilleurs 14 «citoyens» Soutien au partenariat associatif 28 associations subventionnées Logements aux normes handicap 37 logements attribués Visites sur site 17 Rencontres sur les chantiers 5 Petite enfance : accueil des enfants porteurs de handicap 181 enfants accueillis dans les multi accueils municipaux Education : scolarisation des enfants porteurs de handicap 258 enfants scolarisés dans les écoles primaires de la Ville Ouvert aux associations et aux Nantais intéressés par la problématique du handicap Source : rapport d activité CCAS

57 Qui sont les personnes en situation de handicap? Allocation d Education de l'enfant Handicapé (AEEH): Allocation destinée aux jeunes, versée par la CAF pour couvrir des dépenses importantes résultant du handicap. Allocation Adulte Handicapé (AAH) : Prestation destinée à assurer un revenu minimum aux adultes en situation de handicap. Pour percevoir l'allocation adulte handicapée (AAH), il faut avoir un taux d'incapacité d'au moins 80 %. Si ce taux est compris entre 50 et 79 %, il faut de plus être reconnu dans l'impossibilité de travailler, avoir moins de 60 ans et ne pas avoir travaillé depuis au moins 1 an. Elle est un peu inférieure au SMIC. Le CRPH (Complément de Ressources des Personnes Handicapées) : Elle s'ajoute à l'aah pour ceux qui sont dans l'incapacité de travailler. La MVA (Majoration pour Vie Autonome): destinée à ceux qui sont dans l'incapacité de travailler et habitent seul un logement. PCH (Prestation de Compensation Handicap) : La prestation de compensation est une aide personnalisée destinée à financer les besoins liés à la perte d'autonomie des personnes handicapées. La GRPH (Garantie de Ressources pour Personnes Handicapées) : Pour assurer un revenu minimum à ceux qui sont dans l'incapacité de travailler. Les personnes en situation de handicap au travers de l AAH : une vision des plus démunis qui reste partielle Source : Ville de Nantes -INSEE - RP 2006 L'allocation aux adultes handicapés s'adresse aux personnes handicapées (ou dans l'incapacité de travailler), afin de leur assurer un revenu minimum. Cumulable avec un revenu d'activité, elle est soumise à un plafond de ressources. A Nantes, 74% des bénéficiaires de l AAH sont inactifs, seulement 17% d entre eux sont actifs. Part des bénéficiaires de l AAH sur l ensemble de la population nantaise allocataires CAF touchent l Allocation Adulte Handicapé, soit 1,26% de la population nantaise. Les bénéficiaires de l AAH sont davantage représentés dans les quartiers de Bellevue-Chantenay-Ste Anne (452), Dervallières-Zola (440) et Doulon-Bottière (412). La part des bénéficiaires de l AAH, au regard de la population du quartier, est particulièrement élevée dans les quartiers de Doulon-Bottière et Nantes-Sud. Les bénéficiaires de l AAH à Nantes, une majorité de personnes seules. Les personnes seules représentent 75% de l ensemble des adultes percevant l AAH 19% d entre eux vivent en couple (dont 10% ont des enfants) 7% vivent seules avec au moins un enfant à charge. Situation familiale des ménages allocataires de la CAF Activité des bénéficiaires de l AAH sur Nantes Répartition sur NANTES : % 0% % 259 7% 75 2% Les bénéficiaires de l AAH sur les quartiers nantais Part très supérieure à la moyenne Part supérieure à la moyenne Part dans la moyenne Nantaise Part inférieure à la moyenne Part très inférieure à la moyenne Taille proportionnelle au nombre bénéficiaires de l AAH sur le quartier Q2 Légende AAH Actifs AAH Chomeurs AAH Etudiants AAH Inactifs Source INSEE - CAF 2007 Q3 Q7 Q8 Q4 Q1 Q6 Source Ville de Nantes - INSEE - CAF 2007 Q11 Q5 Q9 Q10 Pour les seniors handicapés ou dépendants : Minimum vieillesse L'APA : pour financer les besoins d'assistance et d'autonomie. Total des ménages bénéficiaires de l AAH Couples avec enfants 56 Couples sans enfant Familles monoparentales Personnes seules % 329 9% 240 7% % 85% des personnes en situation de handicap le deviennent à partir de l âge de 15 ans.

58 «Personne en situation de handicap» Cette définition, qui fait l unanimité des grandes associations est moins stigmatisante que celle de «personne handicapée». Inspirée des recommandations de l OMS, de l ONU et du conseil des ministres européens, elle montre davantage comment le handicap doit se comprendre dans l interaction entre une personne qui connaît une altération d une fonction, et son environnement. Le handicap : une réalité complexe L Organisation mondiale de la santé (OMS) analyse de la façon suivante les relations entre maladie et handicap. 1) Les maladies sont à l origine de la chaîne ; ce terme doit être compris dans un sens large, incluant les accidents et les autres traumatismes moraux ou physiques, ainsi que les conséquences des complications de grossesse ou d accouchement, et les malformations congénitales. 2) Les déficiences sont les pertes ou dysfonctionnements des diverses parties du corps ou du cerveau. Elles résultent en général d une maladie (au sens large précédent). Une notion voisine plus couramment utilisée est celle d invalidité. 3) Les incapacités sont les difficultés ou impossibilités de réaliser des actes élémentaires comme se tenir debout, s habiller, parler, etc. Elles résultent en général d une ou plusieurs déficiences. 4) Les désavantages désignent les difficultés ou impossibilités que rencontre une personne à remplir les rôles sociaux auxquels elle peut aspirer ou que la société attend d elle (comme travailler par exemple). Le handicap regroupe les trois derniers domaines. Dans chacun d entre eux, l atteinte peut être minime ou conséquente. Évaluer le nombre des personnes handicapées exige qu on fixe un seuil minimal d atteinte, décision arbitraire susceptible de points de vue divers. Source : INSEE Pays de la Loire Répartition par âge des adultes bénéficiaires de l AAH 56% des bénéficiaires de l AAH ont entre ans, 33% ont entre ans. La proportion de femmes (45%) bénéficiaires de l AAH est légèrement inférieure à celles des hommes Total des personnes bénéficiaires de l AAH Handicap, incapacité et dépendance : une mosaïque de situations souvent liées à l âge Le handicap recouvre des situations multiples. L âge est cependant une variable importante dans l étude des types de handicaps, et des réponses à y apporter. Avant 25 ans, les problèmes de handicap sont rares et essentiellement d ordre cognitif : les troubles du comportement, les difficultés d apprentissage, de concentration, de compréhension touchent 4 % des jeunes de 10 à 24 ans. Les handicaps moteurs ou sensoriels seulement 1 % chacun. À l âge adulte, les déficiences et limitations d ordre moteur ou sensoriel deviennent plus fréquentes. Parmi les adultes de 25 à 54 ans, 9,6% déclarent être touchés par des déficiences et des limitations d ordre moteur, sensoriel ou cognitif, pouvant les mettre en situation de handicap Les discriminations liées au handicap et à la santé INSEE, juillet 2010 Trois millions de personnes déclarent avoir fait l objet de discriminations au cours de leur vie à cause de leur état de santé ou d un handicap. 41 % des jeunes de ans touchés par un handicap, déclarent avoir subi au cours de leur vie une discrimination à cause de leur état de santé ou d un handicap. Les situations de discriminations semblent varier selon le type de handicap (sentiment de mise à l écart, refus de droits ou des moqueries, insultes). Les adultes de 25 à 54 ans sont deux fois plus touchés par le handicap que les jeunes. Mais le handicap ou l état de santé provoquent moins de discriminations que chez leurs cadets. Les chômeurs, atteints d une déficience sensorielle ou cognitive, mentionnent fréquemment des injustices et refus de droits. Dans le cadre du travail, ce sont plutôt les handicapés moteurs qui déclarent avoir subi de telles discriminations. 57 Tranche d âge ans Tranche d âge ans Tranche d âge ans % % % Des données complémentaires sont à développer afin de parvenir à une vision consolidée des Nantais en situation de handicap.

59 L emploi et le handicap (1) DETH : Demandeur d Emploi Travailleur Handicapé Les catégories 1 à 3 correspondent à l'ensemble des personnes immédiatement disponibles pour travailler quels que soient la durée et le temps de travail recherchés. A partir de février 2009, les données sur les demandeurs d'emploi sont également présentées selon de nouveaux regroupements statistiques (catégories A,B,C,D,E), les catégories 1 à 3 correspondent aux catégories A et B. Un taux de chômage qui reste élevé et en forte augmentation en Loire-Atlantique Source : Agefiph, CAP Emploi Le chômage des personnes en situation de handicap dans la région Pays de la Loire ( DETH (1), catégories 1 à 3) augmente plus qu'au niveau national (+8,8%) et particulièrement dans les départements de Loire-Atlantique (+15,5%) et de Vendée (+22,2%). Cependant, pour la première fois, au niveau national, en période de crise, le chômage des demandeurs d emploi handicapés augmente moins vite que celui de l ensemble des demandeurs d emploi. Deux fois moins vite (+10% contre +20%). La part des demandeurs d emploi handicapés sur le bassin d emploi de Nantes (Clisson et Ancenis inclus) est supérieure à la moyenne nationale. National Déc Pays de la Loire Nov Le contexte national : un public fragilisé face à l emploi Source : Agefiph 2007 Loire Atlantique Nov Bassin d emploi Nantes Nov % de travailleurs handicapés parmi les demandeurs d emploi 6% 8% 8,4% 7,2% Principales caractéristiques des demandeurs d emploi décembre 2009 Les chômeurs porteurs de handicap sont relativement : Faiblement qualifiés : 80% ont un niveau inférieur au bac contre 60% pour l ensemble des demandeurs d emploi davantage dans les catégories socioprofessionnelles d ouvrier, manœuvre ou employé non qualifié : près d un demandeur d emploi handicapé sur deux est manœuvre, ouvrier ou employé non qualifié (32% pour l ensemble des demandeurs d emploi). plus âgés : 34% des demandeurs d emploi handicapés ont au moins 50 ans contre 16% pour tous les demandeurs d emploi. plus touchés par le chômage de longue durée : un travailleur handicapé a un risque supplémentaire de +10% à +16% d être chômeur de longue durée. Source : Pôle Emploi 17 % des travailleurs handicapés sont au chômage, deux fois plus que la moyenne de la population active (8%). 58

60 (1) OETH: Obligation d Emploi en Faveur des Travailleurs Handicapés. La loi du 10 juillet 1987 oblige les entreprises d'au moins 20 salariés à employer des personnes handicapées à temps plein ou partiel dans la proportion de 6 % de l effectif. Cette loi s applique également aux personnes handicapées, dans la fonction publique selon des modalités particulières. Depuis le 1er janvier 2010, les entreprises de 20 salariés et plus qui n emploient toujours aucun salarié handicapé et qui n ont entrepris aucune action concrète en leur faveur, voient leur contribution à l Agefiph (Association pour la gestion du fonds du développement pour l insertion professionnelle des handicapés) fortement majorée. Le montant de cette pénalité, que l employeur doit verser au Trésor public est désormais de 1500 fois le Smic horaire par bénéficiaire manquant (soit en 2010) majorée de 25% (article L du code du travail). Soit environ 500 euros de pénalité par rapport à l emploi d un travailleur au SMIC. (2) FIPHFP: Fonds pour l Insertion des Personnes Handicapées dans la Fonction Publique. L obligation d emploi des travailleurs en situation de handicap Source : DARES, octobre 2009 Actions Ville de Nantes Contexte national : Malgré la conjoncture économique défavorable, la mobilisation des entreprises autour de l emploi des personnes handicapées s est poursuivie. En 2007, travailleurs handicapés ont été employés dans les quelques entreprises de 20 salariés ou plus, soit un accroissement de + 12 % en un an. L'obligation d'emploi s'est établie à 5,3 %. Plus d un établissement sur deux a employé directement au moins un bénéficiaire de l OETH (1) en En revanche, plus d un sur quatre (28 %) ne répond à la loi par aucun emploi, direct ou indirect, préférant payer la contribution compensatrice. Parmi les bénéficiaires embauchés en 2007, plus d un sur trois l a été comme intérimaire ; dans les établissements de plus de 500 salariés, un sur deux a été dans ce cas. Au niveau du bassin d emploi nantais, différentes actions sont prévues par la Ville, en coopération avec le MEDEF afin de promouvoir l insertion professionnelle des personnes handicapées. De même, la Ville souhaite renforcer la mise en place de commandes publiques dans le cadre de la promotion de l emploi, de l insertion et de l intégration des personnes handicapées. Diversité et mixité dans l emploi au sein de la Ville : un taux d emploi supérieur à la moyenne. Source : Ville de Nantes L emploi d agents reconnus handicapés au sein de la municipalité (7,7%) est supérieur à l obligation réglementaire de 6% et au taux d emploi national dans la fonction publique qui était de 4,4% au 1 er janvier 2008 (4,6% pour la Fonction publique territoriale). Au 31 décembre 2009, la Ville et le CCAS de Nantes comptent 343 agents reconnus travailleurs handicapés parmi leurs effectifs. La ville emploie 7,17% de travailleurs reconnus handicapés et le CCAS 10,50%. Une convention avec le FIPHFP (2) devrait voir le jour en octobre Réponse à l obligation d emploi des établissements privés assujettis Le handicap toujours tabou? Une étude réalisée en septembre 2009 montre que le handicap reste encore un tabou dans l entreprise : La reconnaissance de travailleur handicapé reste perçue comme stigmatisante, passée son intérêt au moment de l embauche, elle est vécue comme la marque d une différence que les salariés handicapés s efforcent de gommer. 59 Source : AGEFIPH

61 La situation de handicap, l isolement et la précarité (1) Qu'est-ce que le réseau Cap emploi? Cap emploi est un réseau national de 107 organismes de placement spécialisés assurant une mission de service public, inscrits dans le cadre de la loi Handicap de Février 2005 et dédiés à l insertion professionnelle des personnes handicapées. Présents dans chaque département, les conseillers Cap emploi apportent un service de proximité aux employeurs et aux personnes handicapées pour toutes les questions liées au recrutement et au parcours vers l'emploi. Ce service est financé par l Agefiph, le FIPHFP et par Pôle emploi dans le cadre de ses programmes. Source : Cap emploi Le contexte national : des travailleurs handicapés plus touchés par la précarité dans l emploi Les travailleurs handicapés sont davantage touchés par le travail précaire (CDD, intérim), principale variable d ajustement en temps de crise. Avec un taux de chômage chez les travailleurs handicapés de 19,2 %, l intérim ou les CDD représentant au total 66 % des embauches. Le Handicap, l isolement et la précarité : une problématique mal connue Placements réalisés par les Cap emploi (1) en 2009 Durées des contrats La Direction Générale Santé Solidarités a organisé le 11 octobre 2010 une table ronde sur le thème «handicap et précarité» en partenariat avec la FMH (Fédération des Malades Handicapés) et la FNATH (Fédération nationale des accidentés du travail et des handicapés). La problématique de l isolement des personnes en situation de handicap est encore très peu étudiée et souvent mal connue. Face à ce constat, la Mission Handicap de la Ville de Nantes envisage d organiser une enquête auprès de ce public et des personnes qui les accompagnent, professionnels ou familiaux. Dans son dossier annuel 2009 : pauvreté, précarité et exclusion, la MRIE (Mission régionale d Information sur l Exclusion), en collaboration avec Handicap international, souligne la situation des personnes handicapées en situation de précarité et de pauvreté. «Peut-on raisonnablement dire qu il est insolite de croiser dans nos rues des personnes handicapées sans domicile fixe [ ], c est en l absence de structures intermédiaires entre l hôpital et la rue que ces personnes échoueront dans les foyers et centres d hébergement. [ ]Les personnes handicapées sont de plus en plus nombreuses à emprunter les circuits de l urgence d une urgence peu ou pas accessible, peu ou pas préparée ou peu ou pas outillée pour accueillir dignement le(s) handicap(s) [ ] En l absence de données quantitatives, le malaise et le ressenti de ceux qui les accompagnent, les sortent de l ombre. Le handicap à la rue - ou la précarité handicapée- interroge en effet ceux qui le côtoient chaque jour et qui se heurtent au cloisonnement institutionnel entravant le respect du droit, du choix, de la personne. [ ] Une méconnaissance des pratiques respectives dans l accompagnement de ces populations par les différents secteurs (social, médical y compris psychiatrique, médico-social) concourt ainsi à l ancrage dans l errance d une partie d entre elles [ ] La précarité dissimule souvent un handicap le rendre visible c est peut être l en sortir» 60

62 Le contexte régional : des aides majoritairement apportées par la famille ou les proches. A l échelle des Pays de la Loire, on estime à le nombre d habitants qui reçoivent une aide régulière pour accomplir certaines tâches quotidiennes en raison de leur état de santé, soit 29 % des personnes de 60 ans ou plus, 5 % des adultes (20-59 ans) et environ 2 % des moins de 20 ans. Les personnes bénéficient plus souvent d aides en provenance de la famille ou de proches que d aides professionnelles. Ces aidants sont surtout sollicités pour les tâches ménagères (repas, entretien du logement, courses) et pour les soins personnels. L action culturelle dans la lutte contre l isolement et la précarité Pour tout individu, valide ou non valide, accéder à une pratique culturelle nécessite de bénéficier d un minimum d accès à l information, à des modes de transport, à des moyens physiques, psychologiques et/ou financiers. Une personne handicapée a les mêmes besoins, parfois couplés à des besoins en compensation particuliers, entraînant de fait un coût et des prises en charge spécifiques. Source : CEMAFORRE Le rôle de la Ville au sein de la «chaîne de l accessibilité» : Actions Ville de Nantes Soutien financier et logistique pour le fonctionnement des associations ou pour leurs projets (une quarantaine d associations soutenues en 2009 par la Ville). Partenariat avec la SAEM La Folle Journée Favoriser l accès aux lieux culturels municipaux (musée des Beaux-arts, musée d Histoire de Nantes, ) Le sport contre l isolement : 1084 personnes en situation de handicap sont licenciées dans un club de sport de la Ville, doit 1,7% du total des licenciés nantais. Une ville accessible, La «chaîne des déplacements» sur le territoire nantais fait l objet de nombreuses actions, afin de permettre au plus grand nombre de sortir de leur isolement (personnes en situation de handicap, personnes âgées ) Une avancée significative pour l accès des personnes handicapées à la culture : le Décret relatif à la prestation de compensation pour les personnes handicapées vivant à domicile. Ce décret de la Loi du 11 février 2005 définit que la prestation de compensation pourra prendre en charge un temps d'aide humaine pour se déplacer à l'extérieur et pour communiquer afin d'accéder notamment aux loisirs, à la culture, à la vie associative. Cette aide humaine peut aller jusqu à 30 heures par mois. 61 J.O n 295 du 20 décembre 2005 page texte n 54

63 La situation de handicap et la citoyenneté Les «veilleurs» du CNPH (1) : Partenaires référents sur les thématiques abordées lors des ateliers (office de tourisme, conseil général, bailleurs sociaux, FCPE ). Le projet T Cap : Depuis 2007, un réseau d acteurs, composé d institutions, dont la ville de Nantes, de fédérations et d associations, mènent une réflexion globale et agit au sein du territoire avec cette question centrale de l accès aux loisirs de personnes en situation de handicap. Le comité de pilotage coordonne la dynamique T cap, tant sur la mise en œuvre d événements, que sur l information, la communication. C est aussi un espace d échanges, des partenariats et des initiatives de territoire. Plus d informations : Loisirs Pluriels (2) : Fondé en 1992, Loisirs pluriel s est donné pour but de promouvoir l accès aux loisirs et vacances des enfants handicapés comme les autres et surtout avec les autres. Cette fédération d associations locales est implantée dans 10 villes en France. La participation à la vie sociale et citoyenne des personnes en situation de handicap : une prise en compte par la ville de Nantes Actions Ville de Nantes Favoriser le Dialogue citoyen par l installation du Conseil Nantais des Personnes Handicapées en juin associations, 18 «veilleurs (1)» et 14 citoyens nantais intéressés par la problématique du handicap se réunissent dans les 10 ateliers (12 à terme) mis en place au sein du CNPH. L intégration des enfants porteurs de handicap dans les établissements municipaux Actions Ville de Nantes 181 enfants porteurs de handicap ou de maladie chronique ont été accueillis dans les multi-accueils municipaux ( + 49,5% par rapport à 2008) 308 élèves en situation de handicap suivent leur scolarité dans les écoles primaires de la Ville, une augmentation de 51% depuis En 2009, 68 enfants porteurs de handicap ont été pris en charge sur les accueils de loisirs et de séjours organisés par l Accoord contre 49 en Un partenariat avec Loisirs Pluriel (2) favorise la rencontre entre enfants handicapés et valides à travers de nombreuses activités. Peu d enfants ont leur handicap reconnu par la maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) pendant leur séjour dans les établissements municipaux. En effet, la petite enfance se révèle être le temps de la découverte du handicap de l enfant, de son acceptation par les parents et le temps de l instruction du dossier par la MDPH. Ceci peut expliquer la différence entre les chiffres officiels et le nombre d enfants porteurs de handicap ou de maladie chronique réellement accueillis dans les établissements. La ville de Nantes a été récompensée par le classement au premier rang au palmarès de l Express et de l Association des Paralysées de France le 10 février

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65 La petite enfance et la jeunesse : mieux connaître les inégalités pour mieux préparer l avenir 64

66 La petite enfance et la jeunesse : mieux connaitre les inégalités pour mieux préparer l avenir Synthèse enfants nantais de moins de 3 ans en 2006 En 2006, 1027 enfants de moins de 2 ans vivaient dans un ménage «travailleur pauvre», allocataire CAF élèves sont scolarisés dans les collèges et lycées nantais 5 collèges en «ZEP ou ambition réussite», environ 25 établissements situés dans des «zones à favoriser» Un Nantais sur trois à moins de 25 ans 75% des ans sont scolarisés 11% des ans sont au chômage 64,2% des jeunes décohabitant de moins de 25 ans vivent dans le parc locatif privé (2006) étudiants sur Nantes, 9% d étudiants étrangers boursiers Les indicateurs à suivre Nombre d enfants de moins de 3 ans Offre/ besoins en accueil régulier Nombre d enfants vivant dans une famille de travailleurs pauvres/famille monoparentale Nombre de collèges en Zone d Education Prioritaire Milieu familial des élèves Taux de chômage des ans Nombre de boursiers Nombre d aides du Fonds de solidarité universitaire Part d étudiants étrangers Les indicateurs à connaitre Enfants de moins de 3 ans scolarisés Nombre de familles monoparentales avec enfants de moins de 3 ans Taux de décrochage scolaire Taux d effort des jeunes décohabitant pour se loger Nombre d étudiants salariés par type d emploi Origine sociale et type d étude Pratique culturelle 65

67 La petite enfance Population des 0-2 ans sur les quartiers NANTES Q1 - Centre Ville 740 Q2 - Bellevue - Chantenay - Sainte Anne Q3 - Dervallières - Zola Q4 - Hauts Pavés - Saint Félix 940 Q5 - Malakoff - Saint-Donatien Q6 - Ile de Nantes 548 Q7 - Breil - Barberie 667 Q8 - Nantes Nord 795 Q9 - Nantes Erdre Q10 - Doulon - Bottière Q11 - Nantes Sud 417 Source : INSEE RP 2006 Les chiffres-clés de la petite-enfance à Nantes Source : étude TMO enfants de moins de 3 ans en 2006 (14% d entre eux vivent dans le quartier Dervallières-Zola) 51% des enfants vivent au sein d une famille (couple ou famille monoparentale) dont au moins un adulte est non-occupé, 5% au sein d une famille monoparentale occupée et 44% au sein d une couple dont les 2 conjoints sont occupés. Une moyenne de naissances domiciliées à Nantes par an entre 1999 et L offre d accueil pour les enfants de 0 à 3 ans Carte des établissements petite-enfance sur Nantes Une réponse variée aux besoins d'accueil régulier des familles Un accueil collectif assuré par la Ville ou les structures non-municipales (associations, CAF de Loire-Atlantique, Mutuelles, CHU) : un potentiel d'accueil de 2297 enfants. Un accueil familial assuré par la Ville et le CHU : 145 enfants accueillis. Un accueil au domicile des assistantes maternelles indépendantes agréées : 2259 enfants nantais accueillis par des Assistantes maternelles nantaises et non nantaises. Un accueil au domicile des parents bénéficient à 311 enfants (garde à domicile). soit un potentiel d'accueil régulier de 5012 enfants sur Nantes. (Chiffres au 1er juillet 2010, étude TMO, Ville, CAF-LA, Conseil Général /2010) Une réponse aux besoins d'accueil occasionnel Un accueil collectif assuré par la Ville de 319 places agréées permettant d'accueillir 957 enfants. Source : Ville de Nantes 66

68 Des situations fragiles pour les enfants : le cas des travailleurs pauvres et des familles monoparentales Source : CAF 2006 En 2006, 1027 enfants entre 0 et 2 ans vivaient dans un ménage de travailleurs pauvres (allocataires CAF). On compte à Nantes familles à bas revenus dont la moitié sont des familles monoparentales. Le coût trop élevé de la garde individuelle, peut être une frein à l emploi pour les familles modestes. Cette problématique a été mise en perspective dans une étude menée par la Ville de Nantes, veillant à mettre en exergue les leviers, afin de pallier les freins à l emploi. (Atelier prospectif Petite enfance septembre 2009) Dans son offre d accueil, la Ville de Nantes s engage à assurer la mixité sociale, promouvoir l égalité des chances et lutter contre la pauvreté. Les études de l Observatoire des Inégalités autour de la petite enfance : l égalité hommesfemmes mise à mal par l arrivée d un enfant. Le fait d avoir un enfant dans les sept premières années de vie active pèse essentiellement sur la situation professionnelle des jeunes femmes. 30 % des femmes entrées depuis 7 ans dans le monde du travail et qui ont plusieurs enfants sont inactives ou au chômage. Alors que les hommes en couple restent, pour 90 % d entre eux, à temps plein quel que soit le nombre de leurs enfants, les femmes ne sont plus que 68 % à travailler à temps complet avec un enfant et seulement 39 % avec plusieurs enfants. Pour une partie des femmes, le retrait du marché du travail constitue un choix de vie explicite, qui favorise une plus grande proximité avec les enfants. Mais ce choix est d autant plus fréquent que, pour elles, la situation de l emploi est plus difficile que pour les hommes et qu elles doivent assumer la plus grande partie des tâches domestiques. Cette situation résulte aussi directement des inégalités salariales entre hommes et femmes : dans la plupart des cas, il est plus coûteux pour le ménage que ce soit l homme qui réduise son temps de travail. Un phénomène accentué par l insuffisance des structures d accueil des jeunes enfants Le temps de loisirs est réparti de manière inégalitaire entre les hommes et les femmes après la naissance de l enfant (étude 2008) Une étude nationale de 2006 montre que 6 mois après une naissance, 29 % des femmes n ont plus du tout d activité associative contre 17 % des hommes, et ce malgré la possibilité pour le père d obtenir un congé de paternité depuis Conciliation des temps : Les parcours de vie sont de plus en plus dynamiques et rythmés par des nouveaux évènements (retour à l emploi, séparation familiale ) obligeant le service public à plus de réactivité face à des temporalités multiples.

69 L éducation et la réussite éducative (1) Les élèves allophones sont des enfants nouvellement arrivés dont la langue maternelle n'est pas le français. Détail des Professions et Catégories Socio professionnelles retenues par niveau Les chiffres clés des élèves nantais Source : Ville de Nantes - Rectorat élèves (collégiens et lycéens) comptabilisés sur l année scolaire Les quartiers Dervallières-Zola et Doulon Bottière comptent respectivement 12,9% et 12,8% du total des élèves sur le territoire nantais. En revanche l île de Nantes n en contient que 3,1% et Nantes Sud, 3,5% Localisation des élèves sur les Iris nantais Défavorisé OUVRIER QUALIFIE PERSONNE SANS ACTIVITE PROFESSIONNELLE OUVRIER NON QUALIFIE RETRAITE EMPLOYE ET OUVRIER CHOMEUR N'AYANT JAMAIS TRAVAILLE OUVRIER AGRICOLE Moyen EMPL.CIVIL - AGENT SERVICE FONCT. PUBL. EMPLOYE ADMINISTRATIF D'ENTREPRISE EMPLOYE DE COMMERCE COMMERCANT ET ASSIMILE PERSON. SERVICE DIRECT AUX PARTICULIERS ARTISAN POLICIER ET MILITAIRE AGRICULTEUR EXPLOITANT RETRAITE ARTISAN, COMMERC.CHEF ENTREP. Favorisé TECHNICIEN PROFESSION INTERM. SANTE-TRAVAIL SOCIAL PROFESSION INTERM. ADM.-COMMERCE ENTR. PROFESSION INTERM. ADM. FONCT. PUBL. CONTREMAITRE, AGENT DE MAITRISE RETRAITE CADRE, PROFES.INTERMEDIAIRE CLERGE, RELIGIEUX Très favorisé CADRE ADMINIS. ET COMMERC.D'ENTREPRISE PROFESSION LIBERALE INGENIEUR - CADRE TECHN. D'ENTREPRISE PROFESSEUR ET ASSIMILE CADRE DE LA FONCTION PUBLIQUE CHEF ENTREPRISE DE DIX SALARIES OU PLUS PROFESSION INFORMATION, ARTS, SPECTACLE INSTITUTEUR ET ASSIMILE 85,1% ont moins de 18 ans. 14,2% ont entre 18 et 21 ans Deux classes de collège accueillent les élèves allophones (1) (15 personnes maximum) Source : Ville de Nantes - Rectorat Le milieu familial des élèves : des territoires marqués par des situations plus fragiles dans l accès à l éducation Les moyennes municipales concernant le milieu familial des enfants scolarisés à Nantes ne sont que très peu pertinentes au regard des disparités entre territoires. Une part plus importante d élèves issus de milieu défavorisé dans le public que dans le privé ( 34,7% contre 17,8%) Au niveau des territoires prioritaires, les élèves issus d un milieu familial «plutôt défavorisé» et «défavorisé» sont largement majoritaires. Estimation du niveau familial par regroupement et classement des PCS des 2 parents a -Défavorisés c- Plutôt favorisés défavorisé/non renseigné favorisé/non renseigné défavorisé/défavorisé défavorisé/moyen b - Plutôt défavorisés favorisé/défavorisé très favorisé/défavorisé moyen/non renseigné moyen/moyen favorisé/moyen favorisé/favorisé d - Favorisés très favorisé/moyen très favorisé/non renseigné très favorisé/favorisé très favorisé/très favorisé Niveau familial des élèves nantais Nb a- Défavorisés b- Plutôt défavorisés c- Plutôt favorisés d- Favorisés Total ,3% 24,3% 10,9% 37,5% Source : Ville de Nantes - Rectorat Niveau familial des élèves nantais sur les territoires prioritaires 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100,0% 01- ZUS Bellevue 67,4% 20,1% 7,2% 5,4% 02- ZUS Les Dervallières 76,5% 19,1% 03- ZUS Malakoff 75,6% 15,1% 6,5% 04- ZUS Quartier Est 70,2% 19,2% 6,1% 05- ZUS Quartiers Nord 69,0% 18,5% 6,3% 6,3% 06- Site prioritaire Breil - Malville 64,4% 22,6% 7,3% 5,7% 07- Site prioritaire Le Clos Toreau 59,9% 23,2% 7,9% 9,0% 08- Site prioritaire Bourderies 57,0% 26,4% 6,8% 9,8% 09- Site prioritaire Perray 62,8% 27,9% 10- Site prioritaire Port Boyer 54,4% 28,1% 13,2% 11- La Halvêque 57,3% 24,6% 10,5% 7,6% Total 67,7% 20,4% 6,6% 5,3% 68

70 La promotion de la réussite scolaire dans les quartiers prioritaires (1) Etablissement «ZEP ou ambition réussite» Moyenne d'âge des élèves de 3 ème : Les zones d éducation prioritaires ou ZEP désignent des établissements scolaires dotés de moyens supplémentaires pour faire face à des difficultés d ordre scolaire ou social. Elles sont définies par l éducation nationale. Une révision du maillage territorial sera effectuée en (2) Ecole de la deuxième chance La moyenne d âge des élèves de 3 ème selon les quartiers et les micro-quartiers laisse apercevoir une forte hétérogénéité entre les territoires (plus la couleur est foncée plus la moyenne d âge est élevée). (L âge moyen d un élève de 3ème est 16 ans, il est calculé au 1er janvier 2009 pour l année scolaire ). Par quartier Par micro quartier (Iris) Créé en 1995 à l'initiative d'édith Cresson, le dispositif des E2C cible les jeunes de 18 à 25 ans en rupture avec le système scolaire. Objectif : leur donner une «deuxième chance» de se former à un métier et de trouver du travail. Le parcours de chaque stagiaire est individualisé, en fonction de ses acquis et de ses projets. «C'est du cousu main. Tout se fait sur la base du volontariat. On tient compte du profil de chaque jeune, un contrat est passé avec l'entreprise qui l'accueille et la formation se fait sur la durée». (Patrick Rimbert, vice-président de Nantes Métropole, en charge de l'emploi, lors du lancement du projet) Source : Presse océan Source : Ville Nantes - Rectorat A Nantes on recense 5 collèges classés «ZEP 1 ou ambition réussite». Environ 25 établissements sont situés dans les «zones à favoriser» À la rentrée de septembre, 2 établissements Nantais proposeront des places labellisées «internat d'excellence». Ces places doivent permettre à des élèves motivés, habitant des quartiers relevant de la politique de la ville ou de l'éducation prioritaire de trouver un contexte favorable pour étudier et réussir leur scolarité. (5 places au Collège Victor Hugo, 4 places en post-bac au Lycée Georges Clemenceau, 8 places au Lycée Monge-la Chauvinière) Une «école de la deuxième chance (2)» ouvrira ses portes à l automne 2010, elle accueillera sur l ile Beaulieu une centaine de jeunes en échec scolaire. La scolarisation des Enfants du voyage à Nantes Source : Ville de Nantes Durant l année scolaire au niveau de l école Maurice Macé, on remarque une scolarisation de plus en plus précoce des Enfants du Voyage permettant un parcours scolaire complet avec un taux de présence élevé. Si cela se vérifie aujourd hui au niveau de l école maternelle et élémentaire, c est en grande partie dû à la médiation et à l action de différentes associations travaillant avec ce public. En revanche, au collège, l assiduité est plus faible. Les raisons avancées sont une crainte des parents liée au comportement des jeunes adolescents ainsi qu à l éloignement du domicile familial. Les parents sont de plus en plus impliqués dans la scolarité de leurs enfants (santé scolaire incluse). 69

71 L emploi et le logement : principales préoccupations des jeunes (1) Le Fonds d Aide aux Jeunes (FAJ) Il s adresse aux jeunes de Nantes et de l agglomération de 18 à 24 ans révolus. Ce sont des aides ponctuelles financières (subsistance, logement, formations ). Les dossiers sont soumis à des règles selon des critères déterminés en fonction de la situation personnelle de chaque jeune. (2) Contrat de Soutien à l'autonomie des Jeunes (C.S.A.J.) Le Conseil général de Loire-Atlantique a mis en place une aide spécifique pour les jeunes ne bénéficiant pas d'un soutien familial effectif afin de les aider ponctuellement à réaliser un projet (logement, santé, formation, emploi...). Les bénéficiaires doivent être âgées de 18 à 25 ans (16 et 17 ans par exception). Le CSAJ est tout d'abord un accompagnement sur mesure par un professionnel de la Mission locale qui accompagnera le jeune tout au long de son projet. Une aide financière adaptée au projet pourra être sollicitée. Le CSAJ peut être renouvelé une fois ou davantage de manière exceptionnelle. Des jeunesses plurielles selon les territoires Source : Atelier Ville de Nantes prospectif «jeunesse» 24 juin 2008 En 2006, un Nantais sur trois à moins de 25 ans (95 114). Près de la moitié des moins de 25 ans a entre 18 et 25 ans (prévision d une augmentation de + 8% des moins de 20 ans à l horizon 2020) Le quartier Centre-ville a la plus forte proportion de moins de 25 ans (40%) 30% des sont des actifs 75% des ans sont scolarisés 11% des ans sont au chômage La question des «jeunes invisibles» : jeunes de ans ne sont ni en emploi, ni en recherche d emploi, ni en formation, ni même femmes ou hommes au foyer Source : étude Les jeunes Nantes Métropole, Compas-INSEE RP 2006 En 2009, jeunes Nantais ont bénéficié des aides FAJ (1) et CSAJ (2) du Conseil général. Enfance en danger : mesures de placements en 2009 à Nantes Nantes 2009 Tranches d âge Population (RP 2006) Mesure éducative à domicile Enfants confiés à l'aide sociale à l'enfance Enfants directement placés par un juge total des mesures et placements enregistrés en 2009 % au regard de la population de la tranche d'âge correspondante 0-5 ans % 1,18% 6-10 ans % 2% ans % ans % 3% ans % 0,3% total < 25 ans % 1,32% Source Conseil général 2009 et INSEE RP 2006 Répartition des moins de 25 ans sur les quartiers nantais Répartition des < 25 ans _0_2_ans _3_5_ans _6_10_ans _11_17_ans _18_24_ans 3 - Dervallières - Zola 7 - Breil - Barberie Nantes Nord Hauts Pavés - Saint Félix Malakoff - Saint-Donatien Centre Ville 6 - Ile de Nantes 2 - Bellevue Chantenay - Sainte Anne Nantes Sud Source Ville de Nantes - CERDES Nantes Erdre 10 - Doulon - Bottière % 16% 14% 12% 10% 8% 6% 4% 2% 0% Q1 - Centre Ville Q2 - Bellevue - Chantenay - Sainte Anne Q3 - Dervallières - Zola Q4 - Hauts Pavés - Saint Félix Q5 - Malakoff - Saint-Donatien Q6 - Ile de Nantes Q7 - Breil - Barberie Q8 - Nantes Nord Situation des 15 ans et plus face aux études Q9 - Nantes Erdre Q10 - Doulon - Bottière Q11 - Nantes Sud Source Ville de Nantes - DGPEP En cours d'études Sans aucun diplôme Des différences marquées dans la formation et l accès à l emploi Source : Ville de Nantes- Mission locale 22% des ans ayant achevé leurs études sont quasiment sansdiplômes, ce taux est de 58 % dans la tranche d âge des ans. Source : Etude Les jeunes Nantes Métropole, Compas-INSEE RP 2006 Des situations contrastées face aux études selon les quartiers : Dans le quartier Bellevue-Chantenay-Sainte Anne, 15% des 15 ans et plus n ont pas de diplôme, 14% dans le quartier Doulon-Bottière, contre 5% dans les quartiers Centre-ville, Ile de Nantes ou Nantes-Sud. 70 «La jeunesse n est qu un mot une donnée biologique socialement manipulée qui recouvre des univers sociaux qui n ont rien en commun» Pierre Bourdieu

72 jeunes ont un emploi relativement stable La part des chômeurs parmi les 18/25 ans est de 11 % (soit jeunes). Ce taux s élève à 20% dans le quartier Bellevue-Chantenay-Sainte Anne et 15%, dans le quartier Doulon bottière. 669 jeunes (44 % de femmes) sont suivis par la Mission locale - majoritairement des ans (36 % en situation veille : dossier sans actualité) jeunes sont dans une situation professionnelle précaire (intérim, CDD, chômage, etc.) jeunes sont en mobilité sur le territoire (stages, alternance, etc.) Autonomie des jeunes mise à mal dans les quartiers prioritaires Indicateur synthétique d autonomie : logements, ressources, formation, permis de conduire Calculé à partir des jeunes suivis par la mission locale en ,9 1,7 1,5 1,3 1,1 0,9 0,7 0,5 Ville de Nantes hors TP 31/12/ /12/2005 TP Port Boyer TP Clos Torreau TP Quartiers Nord TP Breil Barberie Source : Ville de Nantes - Mission locale 2005 Indicateur synthétique d autonomie sur les territoires prioritaires TP Bellevue Nantes TP Quartiers TP Malakoff Est TP Dervallières Une population jeune qui rencontre des difficultés d accès au logement Source : diagnostic PLH Nantes Métropole, 2010 Les modes de cohabitation évoluent avec l âge. La décohabitation engendre des dépenses plus importantes (logement, nourriture, fournitures ) En 2006, 81% des jeunes de Nantes Métropole, de ans, vivent chez leur parents. Ils ne sont que 18% entre 20 et 24 ans au niveau de la Ville de Nantes (32% sur l agglomération). La cohabitation non-familiale (colocation, chez un tiers ) est prisée chez les ans mais le mode d habitat autonome reste majoritaire. Seuls, 6% des jeunes nantais entre 25 et 29 ans vivent chez leurs parents. En 2006, 64,2% des jeunes autonomes de moins de 25 ans se logeaient dans le parc locatif privé, 21,4% dans le parc meublé ; Le parc privé est souvent marqué par des niveaux d offre trop élevés face au niveau de revenu des jeunes. La décohabitation est devenue de plus en plus difficile. Le taux d effort des moins de 30 ans pour se loger a fortement augmenté depuis 2003 Source : PLH-CAF Loire atlantique Les jeunes actifs sont aussi touchés par des difficultés d accès au parc locatif privé, notamment dû à la période d instabilité caractérisant le démarrage dans la vie active, et n offrant que peu souvent les garanties souhaitées. La demande et les besoins tendent à évoluer vers plus de mobilité et de fluidité face à une jeunesse multiple, dont les profils peuvent évoluer rapidement. 71 Les préoccupations majeures des jeunes Nantais sont l accès à l emploi, l accès au logement et les problèmes de discrimination. Enquête d opinion Aures-Test auprès de 800 jeunes, 2005

73 Etre étudiant à Nantes Les chiffres-clés des étudiants à Nantes source : CROUS 2009 (1) Calcul du nombre d étudiants Il s'agit ici d'un chiffre d'inscrits dans les établissements d'enseignement supérieur (c'est à dire un «lieu de travail»), qui englobe donc des résidents non nantais. A contrario, des chiffres INSEE étudiants (1) Le Centre-ville et le quartier Hauts Pavés-Saint Félix concentrent respectivement 21% et 16% des étudiants inscrits à l université et habitant Nantes Près de deux étudiants sur trois sont à l université CPGE STS et assimilé Université Ecoles de commerce Ecole sup art et culture École d'ingénieurs ,27 % 8,7 % 58,1 % 6,3 % 5,3 % 6,4 % Source : Ministère de l enseignement supérieur et de la recherche logements CROUS (couverture de 6,3% des besoins de logement des étudiants nantais) boursiers (presque le double de dossiers déposés) Le Crous estime entre 450 et 800 euros le coût mensuel pour étudier à Nantes 2,90 le ticket de Restaurant Universitaire La précarité étudiante : d un constat national à une réalité locale Précarité monétaire et demandes d aides sociales étudiants ont été reçus par le CROUS Pays de la Loire pour une demande d aide financière personnes en ont bénéficié. Le nombre d aides accordées a augmenté de 34% en deux ans. Les associations qui œuvrent dans le domaine de la vie étudiante ainsi que les différents acteurs institutionnels ne sont pas sans s alarmer de l augmentation des recours de plus en plus fréquents aux dispositifs d aide d urgence. Budget des étudiants : Le logement et l alimentation sont les principaux postes de dépenses. Source : enquête nationale de l Observatoire de la Vie Etudiante (OVE) 2007 Les étudiants consacrent l essentiel de leurs propres ressources (plus de 80%) à l entretien courant de la vie quotidienne : alimentation (36%), loyer (25%), transport (15%) et vêtements (8%). Les étudiants louant un appartement dans le parc privé et habitant le centre-ville ont un taux d effort considérable, devant de fait limiter les frais sur les autres postes de dépenses de la vie quotidienne. Au niveau international, la France est l un des pays où le milieu social joue le plus dans la détermination du niveau scolaire. Source OCDE (Organisation de Coopération et de développement économique), enquête pisa

74 Panorama national : des étudiants salariés qui réussissent moins bien aux examens Source : enquête nationale OVE, 2007 Au moins les trois quarts des étudiants exercent un petit job pendant l été et/ou l année universitaire. Parmi ceux qui exercent une activité rémunérée pendant l année universitaire (soit près de la moitié de l ensemble des inscrits), 80% ont un emploi parallèle aux études. Les résultats d une enquête INSEE publiée en 2009 (Economie et statistiques) montrent que l occupation d un emploi régulier réduit significativement la probabilité de réussite à l examen de fin d année universitaire. S ils ne travaillaient pas, les étudiants salariés auraient une probabilité plus élevée de 43 points de réussir leur année. Les étudiants au regard de l activité salariée (1) Fonds de solidarité universitaire Le FSU est un fonds d urgence géré par les assistantes sociales des Crous. C est à partir de ce fonds que des aides urgentes (de l ordre de 50 à 1200 par an) sont accordées aux étudiants après un entretien et un examen sous anonymat devant une commission qui se réunit très régulièrement. Santé des étudiants nantais : conduite à risques et recours aux soins Source : OVE Nantes, Rapport 2006 Selon l enquête de l OVE, l absence de mutuelle augmente régulièrement avec l âge et au fur et à mesure que les processus de désaffiliation et de décohabitation s installent. Toujours selon l OVE, les comportements à risques consommation d alcool ou de tabac, usage de produits psychoactifs, cumul de ces substances sont relativement fréquents dans la population étudiante et sont même récurrents pour une minorité de cette population. Zoom : les étudiants étrangers à Nantes Source OVE, % d étudiants étrangers à Nantes. Ils représentent 35% des aides FSU (1) Ils représentent plus de 130 nationalités (38% d Afrique, 21% d Asie, 18% de l Union Européenne) Source : Direction Enfance et Jeunesse Selon la majorité des syndicats et associations étudiantes, les étudiants étrangers souhaitant étudier en France cumulent les difficultés : système d aide sociale qui n offre que des aides très limitées aux étrangers en termes de bourses ou de logements, notamment à tous ceux venus à titre individuel et hors convention dans notre pays (80% de l effectif global), faiblesse des dispositifs d accompagnement et d encadrement, multiples obstacles liés à l intégration dans un nouveau système éducatif, lourdeur et incertitude des démarches administratives. Actions Ville de Nantes La vie associative et la citoyenneté Les 9 et 10 mars 2010, les étudiants de l'université de Nantes ont élu leurs représentants dans les conseils centraux de l'université. Avec 15,88 % de taux de participation, la moyenne nationale se situant aux alentours de 10%. Une centaine d associations étudiantes sur Nantes (Art, solidarité, environnement, média ) Le Conseil Nantais de la Jeunesse (CNJ) mis en place par la Ville de Nantes a pour mission d'accueillir, d'écouter, de dialoguer pour associer les jeunes à l'avenir de la Ville. Outre son assemblée officielle de 50 jeunes volontaires engagés, il constitue un réseau de 170 filles et garçons issus de tous les quartiers. 73 On dénombre plus de départs que d arrivées dans la tranche d âge des ans. L intégration des étudiants en fin d études constitue donc aujourd hui, et plus que durant les décennies précédentes, l un des enjeux majeurs pour la ville et la métropole. Source : Diagnostic PLH, NM, 2010

75 Les acteurs du Nantoscope Le Nantoscope a été réalisé par : La Direction générale santé et solidarités - DGSASO Louis Souchal, Directeur général adjoint Maëlle Daniaud, Stagiaire mission Nantoscope Aurélie Descombes, Chargée de mission auprès du DGA Didier Garnier, Directeur, Pôle services généraux Dominique Guérin, Responsable Cellule coordination administrative et communication Patricia Simon, Cellule coordination administrative et communication Le Nantoscope a été réalisé en collaboration avec : La Cellule Observation et Analyse Sylvie Gilloux, Responsable de la cellule observation et analyse Dominique Boullot, Cellule observation et analyse Jean-François Corbillet, Cellule observation et analyse La Mission Evaluation des politiques publiques : Francine Fenet, Responsable mission évaluation des politiques publiques La DASI : Direction action sociale et insertion de la DGSaSo Michel Lorant, Directeur de la DASI Nadia Bouhamla, Stagiaire mission précarité financière Françoise Cornic, Responsable du secteur Nord Fréderic Loussouarn, Responsable secteur Est Philippe Massonnaud, Directeur adjoint DASI Vincent Noirbusson, Responsable secteur Centre-sud La DPA : Direction personnes âgées de la DGSaSo Jean-Marc Lefevre,, Directeur de la DPA Myriam Braud, Assistante Marie-Annick Danrée, Responsable soutien à domicile et développement territorial Marion Lory, Responsable CLIC Nantes entour âge La DEMS : Direction des établissements médico s de la DGSaSo Sébastien Leray, Directeur de la DEMS Karine Bachelier, Responsable du contrôle de gestion La Mission santé publique de la DGSaSo Hélène Lepoivre, Directrice de la mission santé publique MSP Corinne Lambert, Chargée de projet sur la santé mentale Xavier Samson, Chargé de projet Atelier santé Ville et Observation de la santé La Mission handicap de Nantes et Nantes métropole Odile Michel, Chargée de la mise en œuvre de la politique handicap-nantes Métropole Liliane Monier, Responsable mission handicap Nantes La Direction générale vie sociale DGVS Beatrice Jacquey-Vasquez, Directrice générale adjointe Mauricette Chapalain Directrice petite enfance Patrick Coroyer, Directeur éducation Eric Gutknecht, Directeur enfance et jeunesse La Direction générale développement urbain DGDU Benoît Bellamy, GEPA Ville de Nantes Virginie Chahine, Nantes Métropole La Direction générale développement économique et attractivité internationale DGDEAI Denis Caille, Directeur général adjoint Egalement consultés, des professionnels d autres collectivités ou associations : Laurence Diederichs-Diop Responsable de la direction études et analyses des besoins sociaux CCAS de Marseille Amandine Villard Responsable de l observation sociale CCAS et Ville de Grenoble Caroline Benito Chargée d observation urbaine et sociale Ville d Angers UNCCAS- COMPAS 74

76 La Bibliographie du Nantoscope Petite enfance et jeunesse - Les jeunes Nantes Métropole-, Compas, Janvier La place des étudiants dans la politique Enfance jeunesse de la Ville de Nantes Novembre Qui sont les jeunes à Nantes? Quelles sont leurs attentes? Atelier prospectif «jeunesse» 24 juin Rapport d activité 2009 et Bilan d étape juin 2010 CROUS Nantes Pays de la Loire Personnes âgées Contexte démographique - Résultat du recensement de la population sur Nantes et ses quartiers, cellule observation et Analyse de la ville- INSEE RP Nantes Métropole, Chiffres et repères issus des derniers recensements de la population, AURAN - Analyse synthétique de la situation mensuelle du marché du travail, juin 2010, Direction de l Emploi et de l Innovation Sociale Nantes Métropole Logement - Programme d actions territorialisées PLH , projet arrêté juin 2010, Nantes Métropole - Diagnostic PLH , Projet arrêté juin 2010, Nantes Métropole - Regard des habitants sur leur logement, Nantes Métropole-AURAN, Baromètre habitanthabitat Rapport 2009 sur l état du mal-logement en France, Fondation Abbé Pierre - Rapport d activité, Préfecture Loire-Atlantique, 2009 Pauvreté, précarité - Les publics précaires à Nantes, Séminaire de la DASI janvier 2010, Cellule Observation et Analyse - Enquête Banque de France sur le surendettement, Banque de France, Rapport du médiateur de la république, 2009 Santé - Soutien à domicile des personnes âgées à Nantes : évaluation des besoins en matière de soutien à domicile des personnes âgées, évaluation TMO-Ville de Nantes, établissements pour personnes âgées dans les Pays de la Loire en 2007, Echo des stat. Pays de la Loire,800 N 51, novembre 2009), - Les seniors dans l agglomération nantaise et leurs modes d hébergement, Nantes Métropole- AURAN, Les personnes âgées sur le territoire de l Aire Urbaine de Nantes, AURAN, Etat des lieux relatif à la composition des coûts mis à la charge des résidents des établissements d hébergements pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), IGAS, Août L'accueil des immigrés vieillissants en institution Nadège Bartkowiak, presse de l EHESP, 2008 Personnes en situation de handicap - Mieux connaître les personnes en situation de handicap, INSEE Pays de la Loire, Décembre Certaines études et enquêtes sont consultables sur les sites internet suivants : - INSEE Pays de la Loire - Observatoire des inégalités - Observatoire de la pauvreté et de l exclusion sociale - Observatoire de la petite enfance, Cnaf - Observatoire des inégalités territoriales - Observatoire de la vie étudiante - La lettre de l observatoire National de la Pauvreté et de l exclusion Sociale, juin 2010 L insécurité alimentaire pour raison financières en France - La lettre du fonds de financement de la couverture maladie universelle, n 40, juillet Rapport annuel 2008, Air Pays de la Loire - Accès et maintien dans les logement des personnes en souffrance psychique et ayant des troubles psychiques à Nantes, Mémoire de Lise Moreau, Université de Nantes

77 Nantes : 11 quartiers et 94 micro quartiers Population municipale : habitants Quartier 1 - Centre Ville habitants 0101 : Dobrée - Bon Port 0102 : Gloriette - Feydeau 0103 : Graslin - Commerce 0104 : Guist'hau 0105 : Bretagne 0106 : Decré - Cathédrale 0107 : Madeleine - Champ de Mars Quartier 2 - Bellevue Chantenay habitants 0201 : Plessis Cellier Roche Maurice 0202 : Mendès France 0203 : Lauriers 0204 : Croix Bonneau Bourderies 0205 : Mairie de Chantenay 0206 : Salorges Sainte anne 0207 : Jean Macé 0208 : Boucardière Mallève 0209 : Cheviré Zone Portuaire Quartier 3 - Dervallières Zola habitants 0301 : Durantière 0302 : Contrie 0303 : Dervallières - Chézine 0304 : Joncours - Procé 0305 : Grillaud - Procé 0306 : Zola 0307 : Petit Bois 0308 : Canclaux 0309 : Mellinet 0310 : Quai de la Fosse Quartier 4 - Hauts Pavés ST Félix habitants 0401 : Procé 0402 : Monselet 0403 : Viarme 0404 : Talensac - Pont Morand 0405 : Hauts Pavés 0406 : Vannes - St Pasquier 0407 : Rennes - Bellamy 0408 : Bellamy Barbin 0409 : Saint Félix 0410 : Université - Michelet Quartier 5 - Malakoff ST Donatien habitants 0501 : Caserne Mellinet 0502 : Agenêts 0503 : Toutes-Aides 0504 : Dalby 0505 : Coulmiers - Jardin des Plantes 0506 : Malakoff 0507 : Vieux Malakoff 0508 : Richebourg - St Clément 0509 : Waldeck - Sully 0510 : St Donatien 0511 : Coudray Quartier 6 - Ile de Nantes habitants 0601 : Ste Anne-zone portuaire 0602 : République-les Ponts 0603 : Beaulieu-Mangin 0604 : Ile Beaulieu Quartier 7 - Breil Barberie habitants 0701 : Carcouet 0702 : Breil-Malville 0703 : Rd pt de Vannes 0705 : Beauséjour 0706 : Gaudinière 0707 : Barberie 0708 : Schuman 0709 : Rd pt de Rennes 0710 : Perverie Quartier 8 - Nantes Nord habitants 0801 : Pont du Cens-Côte d'or 0802 : Chauvinière 0803 : Bout des Pavés-Chêne des Anglais 0804 : Bout des Landes 0805 : Hauts de Gesvre 0806 : Santos Dumont 0807 : Boissière 0808 : Petit Port-Bourgeonnière 0809 : Université-Jonelière Quartier 9 - Nantes Erdre habitants 0901 : Plessis Tison 0902 : Tortière 0903 : Port Boyer 0904 : Eraudière - Renaudière 0905 : Ranzay - Grand Clos 0906 : Beaujoire - Halvêque 0907 : St Joseph de Porterie 0908 : Chantrerie - Gachet Quartier 10 - Doulon Bottière habitants 1001 : Mairie de Doulon 1002 : Le Landreau 1003 : Bd des poilus 1005 : Jules Verne 1006 : La Bottière 1007 : Pilotière 1008 : Pin Sec 1009 : Haluchère-Perray 1010 : Rte de Ste Luce 1011 : Le Vieux Doulon 1012 : Le Bois Briand 1013 : Les Mauves Quartier 11 - Nantes Sud habitants 1101 : Gde Grèneraie - Clos Toreau 1102 : St Jacques - Pirmil 1103 : St Jacques - Ripossière 1104 : Sèvre 1105 : Lion d'or - Gilarderie Source RP

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