LE PRIX DE L IMMOBILIER D HABITATION SUR LE LONG TERME Cours - Immobilier 2015 - ENPC. J. Friggit (CGEDD). Les points de vue exprimés n engagent que le conférencier. http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/prix-immobilier-evolution-1200-2015-a1048.html 1
Organisation Choix d aborder de nombreux aspects, à charge pour l auditoire de se reporter aux supports Choix d inclure de nombreuses diapositives, dont beaucoup seront sautées lorsqu elles ne sont pas indispensables mais constitueront un «fond de dossier» Les supports sont téléchargeables sur http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/prix-immobilier-evolution-1200-a1048.html Notes générales plus ou moins longues Articles sur des aspects particuliers Valeurs numériques et sources des séries longues Actualisations mensuelles Présentations (dont celle-ci) Possibilité d abonnement aux publipostages qui annoncent les actualisations Twitter: @PrixImmoCgedd 2
PLAN 1. Historique du prix des logements 2. Quelques propriétés du prix des logements 3. Comparaison avec les autres actifs 4. Loyers et revenus depuis 1970 5. Comment expliquer l'envolée du prix des logements de 2000-2008 et le rebond de 2009? 6. Prospective 7. Conclusion 3
1. Historique du prix des logements 1.1. Prix 1.2. Environnement financier 1.3. Volumes 1.4. Qualité de service 1.5. Conséquences macroéconomiques de l envolée des prix depuis 2000 1.6. Comparaison internationale 4
10 Pour l anecdote: indices du prix des logements à Paris depuis 1200 Indices du prix des logements à Paris depuis 1200 Monnaie constante Base 2000=1 1 Record du monde à notre connaissance Deux guerres mondiales Contrôles des loyers Inflation 1200 1300 1400 1500 1600 1700 1800 1900 2000 0,1 1348 Peste noire Guerre de 100 ans Pente +0,6% par an en moyenne sur 800 ans Peu de signification Division par 15 0,01 Division par 4 Centre de Paris 1200-1790 Centre de Paris 1790-1850 avant ajustement pour obsolescence Peste noire: diminution de la population de 30 à 50% Paris «valeur refuge» coïncidant avec une baisse du contre les troubles en prix des logements d environ Ile-de-France? 75% (soit environ 2 fois plus). 0,001 Source: CGEDD d après d Avenel, Duon, INSEE, indices Notaires-INSEE et bases notariales Paris 1840-2009 avant ajustement pour obsolescence Paris 1840-2009 après ajustement pour obsolecsence 5
10 1840-2014: le trou de 1914-1965 1 Indices du prix des logements en France et à Paris Monnaie constante, base 2000=1 1930-35 1800 1850 1900 1950 2000 Guerre de Crimée 1853-56 France Paris Défaite de 1870 Contrôles des loyers + inflation Sortie des contrôles des loyers 1914 1948 1965 «valeur refuge» hors des actions 1940-44 «Valeur refuge» contre l inflation 0,1 Deux «bosses» au fond du «trou» «Trou» 0,01 1840-1914 1914-1965 1965-2011 Source: CGEDD d après INSEE, bases de données notariales, indices Notaires-INSEE désaisonnalisés, Duon, Toutain et Villa (CEPII). 6
3 DE QUOI PARLE-T-ON? Attention aux «effets qualité» ou «effets de structure»! Revenu disponible par ménage(valeur moyenne stock) Indice du prix des logements anciens en France Dépense de logement par ménage Indice des loyers(indice stock) Indice du coût de la construction Monnaie constante, base 1965=1 (indice flux) (valeur moyenne stock) (indice flux) 3,28 2,91 2 1,66 1,44 1 1,02 0 1960 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 2015 Source: CGEDD d après INSEE et bases notariales 7
Exemple d effet qualité (1): surface Surface 100 90 80 70 60 50 70 3,1 Surface par logement, nombre de personnes par logement et surface par personne 73 2,9 79 2,8 83 2,7 85 2,6 87 89 Surface par logement (m²) Surface par personne (m²) Nombre de personnes par logement (m², échelle de droite) 2,5 2,5 90 2,4 Nb de personnes par ménage 91 2,3 5,0 4,5 4,0 3,5 3,0 2,5 40 30 20 23 25 28 31 33 34 36 38 40 2,0 1,5 1,0 10 0,5 0 0,0 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 Source: CGEDD d après enquêtes logement Millésime de l enquête logement 8
Exemple d effet qualité (2): confort * Les ménages à bas revenu ont été les grands gagnants de l augmentation du confort des logements: exemple du % de logements locatifs privés équipés d un WC intérieur. * Dans le même temps, le loyer des locataires à bas revenu a augmenté plus rapidement que la moyenne: le resserrement de l éventail des conforts s est accompagné d un resserrement de l éventail des loyers. Des analyses économétriques complexes sont nécessaires pour estimer la part du resserrement de l éventail des loyers qui est attribuable au resserrement de l éventail des conforts. 100% % des logements équipés d'un WC intérieur Locataires du secteur privé, selon le décile de revenu du locataire 80% 60% 40% 1er décile 2e décile 3e décile 4e décile 5e décile 6e décile 7e décile 8e décile 9e décile 10e décile Tous déciles 20% 0% Source: CGEDD d après enquêtes 1970 logement 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 9
Stabilité sur 1965-2000 puis envolée puis «stabilité» de l indice du prix des logements anciens rapporté au revenu par ménage 2 1,9 1,8 1,7 1,6 1,5 1,4 Indice du prix des logements rapporté au revenu par ménage France, base 1965=1 Indice du prix des logements anciens rapporté au revenu disponible par ménage, base 1965=1 7 ans d envolée 7 ans de quasi «stabilité» Exception française 1,3 1,2 35 ans de stabilité 1,1 1 Tunnel 0,9 0,8 1/1 1965 1/1 1970 1/1 1975 1/1 1980 1/1 1985 1/1 1990 1/1 1995 1/1 2000 1/1 2005 1/1 2010 1/1 2015 1/1 2020 Source: CGEDD d après INSEE, bases de données notariales, indices Notaires-INSEE. 10
Différenciation géographique 2,7 2,6 2,5 2,4 2,3 2,2 2,1 2 1,9 1,8 1,7 1,6 1,5 1,4 1,3 1,2 1,1 1 0,9 0,8 Indice du prix des logements rapporté au revenu disponible par ménage Différenciation Paris / Ile-de-France / province Base 1965=1 NB: le dénominateur des quatre ratios est le revenu disponible par ménage sur l'ensemble de la France Tunnel France Paris Ile-de-France Province Exception par rapport aux régularités tendancielles = «crise» 2,40 (Paris, T3 14) 2,01 (Ile-de-Fr., T3 14) 1,71 (France, T3 14) 1,58 (Province, T3 14) 0,7 1/1 1965 1/1 1970 1/1 1975 1/1 1980 1/1 1985 1/1 1990 1/1 1995 1/1 2000 1/1 2005 1/1 2010 1/1 2015 1/1 2020 Source: CGEDD d après INSEE, bases de données notariales, indices Notaires-INSEE. 11
La crise de 1987-1995 en Ile-de-France: centrée sur Paris 1,9 1,8 1,7 1,6 1,5 1,4 1,3 1,2 1,1 Prix des logements rapporté au revenu disponible par ménage (de l'ensemble des ménages français) Base 1985 = 1 Départt 75 Départt 77 Départt 78 Départt 91 Départt 92 Départt 93 Départt 94 Départt 95 France Ile-de-France Province 1 0,9 1980 1985 1990 1995 2000 Source: CGEDD d après bases de données notariales et INSEE 12
La crise de 1987-1995 a été très localisée Indicateur de crise 0,5 Source: CGEDD d après bases de données notariales et INSEE 13
2000-2010: hétérogénéité de la croissance du prix des logements selon le département Les extrêmes (croissance de 2000 à 2010 de l indice du prix des logts anciens): Les 3 plus petits accroissements: Territoire de Belfort: +59%; Haut-Rhin: +64%, Moselle +70% Les 3 plus grand accroissements: Bouches-du-Rhône, Paris, Alpes-Maritimes: (à égalité) +138% (France: + 107%) (Source: indices Notaires-INSEE et Perval) De 2000 à 2010, croissance d autant plus élevée que: -Plus de résidences secondaires -Plus de résidences principales locatives privées -Moins de résidences princip. occupées par le propriétaire -Moindre construction de logts (élasticité ~ -1 or -2) -Plus forte croissance de la population (élasticité ~ 1 or 2) -Plus forte croissance du revenu par mén. (élasticité ~ 1) -Moindre croissance du chômage -Résultats non robustes par rapport à la période étudiée Détails dans la note: http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/img/pdf/difference-variation-prix-immobilier-par-departement_cle76a2da.pdf Indice du prix des logements anciens 2010 en base 2000=1 Variation totale 1,056 à 1,381 (30) 0,906 à 1,056 (32) 0,587 à 0,906 (32) 14
2000-2010: la différenciation par département de la construction nette de la croissance démographique «explique» la moitié de la différenciation de la variation du prix des logements rapporté au revenu par ménage (mais beaucoup moins sur 1994-2010: résultat non robuste) mais la pente de la droite de régression n est que de ~ -1 ou -2 75 06 34 83 93 66 94 04 31 Provence Méditerranée Paris et Petite Couronne Variation annuelle moyenne du prix des logements rapporté au revenu par ménage 6% 92 5% 4% 3% 13 69 30 84 05 07 95 11 33 48 43 09 59 64 26 15 42 03 73 80 40 23 38 32 17 63 19 76 44 7491 46 01 58 77 85 81 02 61 82 60 24 14 12 10 18 27 28 47 36 37 65 71 78 86 89 45 56 22 29 21 72 87 53 6741 51 49 39 35 7054 79 25 Variation annuelle du prix des logements rapporté au revenu par ménage en fonction de la variation annuelle du nombre de logements nette de la croissance démographique 2000-2010 68 62 16 5055 08 88 57 52 (Variations logarithmiques) Elasticité ~ -2 y = -1,61x + 0,05 R 2 = 0,45 2% Nord-est -0,5% 0,0% 0,5% 1,0% 1,5% Source: CGEDD d après indices Notaires-INSEE, Perval, INSEE, SOeS et Filocom 90 Variation annuelle du nombre de logements, nette de la variation annuelle moyenne de la population 15
2000-2010: 4 variables «expliquent» 75% de la différenciation par département de la croissance du prix des logements (mais pas sur 1994-2000 : pb de la robustesse) 8% 7% 6% 5% 68 13 05 34 66 11 75 33 48 93 0430 69 6432 84 31 09 59 2326 9473 0717 01 4285 40 74 19 38 43 15 92 62 12 46 16 032476 95 80 44 65 81 82 61 36 14 58027756 10 22 28 7163 50 52 08 18 27 29 37 41 6089 91 4553 21 86 55 51 78 79 87 49 35 6739 25 57 5470 72 88 06 83 4% 3% 2% 1% 0% 90 Valeur observée en fonction de la valeur prévue par la régression sur 2000-2010 par rapport aux variations: du revenu, du parc, de la population, du taux de chômage R²=0,75 0% 1% 2% 3% 4% 5% 6% 7% 8% 9% 10% Source: CGEDD d après indices Notaires-INSEE, Perval, INSEE, Filocom 16
5,5% 2000-2010: les prix ont davantage augmenté dans les départements dont le parc contient le moins de résidences principales occupées par le propriétaire Variation annuelle moyenne du logarithme du prix des logements rapporté au revenu par ménage 2000-2010 en fonction du % de résidences principales occupées par le propriétaire en 2005 5,0% 4,5% 4,0% 3,5% 3,0% 2,5% 75 05 Reste vrai même si on tient compte des différences de croissance: -du revenu par ménage, -de la population -et du nombre de logements Si l on compare les différents pays, c est plutôt l inverse. Comme quoi le problème n est pas simple. 04 93 06 48 9273 66 34 83 11 94 69 09 74 14 13 33 30 84 31 64 59 95 26 42 07 40 23 62 85 38 80 32 43 15 1719 91 76 46 03 44 1681 77 5812 3624 47 01 82 02 65 6361 56 22 10 37 52 60 18 45 28 29 08 21 27 41 71 86 89 78 50 55 87 67 57 54 35 53 51 49 72 39 88 68 70 25 79 y = -0,09x + 0,08 R 2 = 0,42 2,0% 90 1,5% 25% 30% 35% Source: CGEDD d après indices Notaires-INSEE, Perval et Filocom 40% 45% 50% 55% 60% 17
2000-2010: dans un département donné, les prix ont davantage augmenté pour les types de logements et nombres de pièces qui comprennent le moins de résidences principales occupées par le propriétaire 91,1 77,1 69,1 Source: CGEDD d après bases notariales et Filocom 40% Ecart par rapport à la moyenne du département de la croissance du prix 35% 2010/2000 14,2 30% Ecart par rapport à la moyenne du département de la croissance du prix 2010 / 2000 en fonction de l'écart par rapport à la moyenne du département du % de résidences principales occupées par le propriétaire, par type de bien et nombre de pièces 93,1 91,2 63,3 95,1 94,1 25% 78,1 95,2 31,1 69,2 93,2 77,3 59,2 84,3 95,3 91,3 50,2 34,2 28,2 63,237,2 31,4 76,1 92,1 80,2 49,2 33,1 06,1 33,4 20% DEP, nb de pièces 13,2 77,4 34,4 93,5 85,2 44,2 45,2 62,2 95,4 91,4 57,3 33,2 34,1 57,535,2 59,3 13,1 78,2 92,2 27,2 94,2 33,2 31,3 86,2 60,2 93,3 15% Maisons 59,2 34,3 27,3 64,1 34,2 33,3 61,2 54,1 25,1 22,2 76,2 83,3 40,3 91,5 06,3 67,1 06,2 56,4 77,5 21,1 21,2 67,3 69,3 31,2 13,3 44,1 76,245,2 67,2 83,2 50,3 10% 93,4 76,5 42,4 38,3 44,4 30,4 59,3 45,3 57,4 42,3 24,2 59,478,3 95,5 42,472,3 33,3 60,3 59,4 40,4 17,1 56,2 13,4 06,4 14,2 38,2 76,3 21,3 76,4 94,3 14,3 83,4 39,4 Mini 300 enreg. 77,2 41,3 06,5 44,2 74,168,2 89,2 56,2 80,3 14,1 42,2 54,3 14,3 64,4 69,4 64,2 29,3 75,1 75,2 78,4 42,3 54,3 68,4 22,3 45,3 63,4 91,2 78,3 5% 86,3 25,3 11,2 35,4 26,3 28,4 41,2 92,3 77,3 64,5 21,3 68,4 94,4 77,4 51,4 83,2 67,4 29,4 25,4 38,4 44,3 73,317,3 62,4 01,4 37,514,4 Ecart par rapport à la 59,5 89,3 71,3 94,5 35,364,3 29,4 60,4 40,5 73,1 37,4 35,1 35,2 51,3 44,3 38,3 78,5 50,4 35,5 74,4 76,4 57,6 moyenne du département 91,3 0% 61,4 38,1 54,5 24,4 24,6 27,4 28,5 71,4 30,5 31,573,4 95,3 42,5 74,2 67,5 27,5 45,5 54,4 53,4 60,5 69,5 29,2 54,4 83,5 51,563,5 72,4 80,4 77,5 84,6 du % de résidences principales 89,5 51,6 63,6-70% -60% -50% -40% -30% -20% 85,3-10% 0% 10% 95,4 91,491,5 78,4 59,5 20% 29,2 83,4 30% 01,4 74,3 75,313,524,5 33,4 67,6 occupées 40% par le propriétaire 72,5 76,5 54,5 38,5 25,6 34,4 62,1 73,2 13,2 88,3 93,2 25,5 92,4 60,6 45,4 71,6 35,4 47,5 62,5 44,4 95,5 93,3 59,6 33,5 74,5-5% 64,5 73,4 79,5 01,5 71,5 76,6 78,5 73,5 86,5 89,4 86,6 06,531,6 51,4 22,413,3 74,5 74,6 94,3 94,4 22,5 26,6 57,1 27,6 29,6 80,5 49,6 33,6 41,4 77,6 61,5 63,2 89,6 63,3 61,6 18,6 29,5 50,562,6 75,4 44,5 83,5 85,5 93,4 25,5 y = -0,26x + 0,02 95,6 94,5 34,5 50,6 06,3 13,4 92,5 37,6 21,6 38,5 35,5 06,4-10% 56,4 64,6 34,5 78,6 93,5 06,2 68,1 33,5 28,6 69,3 56,6 56,5 85,6 72,6 38,6 13,5 92,492,5 R 2 = 0,36 63,5 18,5 06,6 44,6 83,6 35,6 41,6 22,6 73,5 13,6 92,6-15% 69,4 34,6 73,6 69,6 94,6 63,1-20% 75,5-25% -30% 11,6 Appartements Reste vrai si on expurge par régression l effet des différences entre départements de croissance du revenu par ménage, de la construction et de la croissance démographique 18
9103,1 Idem pour la seule Ile-de-France, par arrondissement 9401,1 9102,2 Ecart par rapport 70% à la moyenne de l'arrondisst de la croissance du prix 60% 2010/2000 Ecart par rapport à la moyenne de l'arrondissement de la croissance du prix 2010 / 2000 en fonction de l'écart par rapport à la moyenne de l'arrondissement du % de résidences principales occupées par le propriétaire, par type de bien et nombre de pièces 7803,1 7701,2 9301,1 50% 9203,1 9501,3 9302,2 7519,1 9201,1 9103,2 9503,2 9403,2 7701,39503,3 7702,3 9301,2 9202,1 9401,2 9103,3 9102,3 9302,3 40% 9402,1 9503,4 9502,2 7803,2 9201,2 9502,3 9202,2 9203,2 7519,2 7701,4 Mini 300 enreg. 9502,4 30% 9102,4 9103,4 DEP arron, nb de pièces 7518,2 7804,1 7511,1 7511,2 9401,3 7804,2 9301,3 9402,2 20% 7520,1 7803,3 9302,4 7518,1-60% -50% -40% -30% 7512,2 7516,17512,1 7517,2 7803,4 9301,4 9201,3 9202,3 7513,1 7517,1 7520,2 7514,1 10% 9402,3 7701,3 9402,4 7515,1 7514,2 7516,2 7510,2 9403,3 7701,4 9401,49103,3 7702,4 7802,4 9203,3 9503,4 9201,4 7516,3 9403,4 9102,3 0% 7803,57519,3 7801,4 7701,5 7515,2 7513,2 7804,3 7702,5 9503,5 7702,6 9102,5-20% -10% 0% 7804,4 10% 9102,4 9103,4 20% 9103,5 30% 7520,3 9302,3 7802,5 7801,5 9502,4 9302,4 7804,5-10% 9202,4 9103,6 7514,3 7802,6 9503,6 7803,4 9502,5 9302,5 9301,3 7518,3 7512,3 7511,3 7513,3 7517,3 9203,49102,6 7515,3 7516,4 7701,6 9502,6 9401,4 7803,5 9203,5 9401,5 7510,1 9302,6 7803,6-20% 7801,6 9402,5 7704,6 9202,5 9301,4 7516,5 40% -30% -40% 7515,4 Ecart par rapport à la moyenne de l'arrondisst du % de résidences principales occupées par le propriétaire 9301,5 9402,6 9301,6 9202,6 9401,6 y = -0,98x + 0,09 R 2 = 0,75 Appartements Maisons AP et MA Source: CGEDD d après bases notariales et Filocom -50% 19
Depuis 2002: inversion de la différenciation appartements / maisons Par rapport aux maisons, les appartements se sont: valorisés de 1950 à 1965 (sortie des contrôles des loyers, qui avaient davantage touché les appartements que les maisons) 1,15 dévalorisés de 1965 à 2000 (et paupérisés) valorisés depuis 2001 (tout en continuant de se paupériser => pas durable) 1,3 1,25 1,2 1,1 1,05 1 0,95 Indice du prix des appartements rapporté à l'indice du prix des maisons Base T4 2000=1 Ile-de-France hors Paris Province Source: CGEDD d après bases notariales et indices Notaires-INSEE. 1/1 1995 1/1 2000 1/1 2005 1/1 2010 1/1 20
2000-2010: inversion de la différenciation appartements / maisons: différenciation géographique 1,6 1,5 1,4 1,3 Indice du prix des appartements rapporté à l'indice du prix des maisons, par département, base 2000=1 01 02 03 04 05 06 07 08 09 17 10 18 11 19 12 21 13 22 14 23 15 24 16 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 58 51 59 52 60 53 61 54 62 55 63 56 64 57 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 France 1,2 1,1 1 0,9 0,8 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 Source: CGEDD d après indices Notaires-INSEE et Perval. 47 déptts plutôt gros et urbains 47 déptts plutôt petits et ruraux 21
250 200 Depuis 2000: prix du neuf et prix de l ancien Le prix moyen du neuf a moins augmenté que l indice (et le prix moyen) de l ancien Pour aller plus loin il est indispensable mais difficile de faire la part des effets de structure donc de comparer indices du neuf et indices de l ancien à qualité constante Depuis janvier 2013 l INSEE publie un indice du prix des logements neufs (vendus par les promoteurs) mais il n est pas totalement comparable avec l indice Notaires-INSEE du prix des logements anciens (méthode, périmètre) et débute en 2006 Comparaison des indices Notaires-INSEE de l'ancien et des prix moyens par m² ECLN du neuf Base T4 2000 = 100 120 110 Comparaison de l'indice Notaires-INSEE de l'ancien et de l'indice INSEE du neuf Base T1 2010 = 100 150 100 90 100 80 50 Prix de vente appartements ECLN en euros par m² base T4 2000 Indice Notaires-INSEE appartements base T4 2000 Prix de vente maisons ECLN en euros par lot base T4 2000 Indice Notaires-INSEE maisons base T4 2000 0 déc-80 déc-85 déc-90 déc-95 déc-00 déc-05 déc-10 déc-15 Source: CGEDD d après indices Notaires-INSEE et ECLN 70 60 50 40 Indice Notaires-INSEE du prix des logements anciens Indice INSEE du prix des logements neufs (achetés à des promoteurs) déc-95 déc-00 déc-05 déc-10 déc-15 22
Loyers (cf. 4 pour analyse plus détaillée) - pas de rupture en 2000 pour les loyers, - effondrement des rendements locatifs (=loyer / prix) 1,8 1,7 Indice du prix des logements et indice des loyers rapportés au revenu par ménage Ensemble de la France, base 2000=1 1,6 1,5 1,4 1,3 1,2 Indice du prix des logements anciens rapporté au revenu disponible par ménage, base 2000=1 Indice des loyers de l'insee rapporté au revenu disponible par ménage, base 2000=1 NB1: l indice des loyers et l indice des prix de cession n ont pas le même périmètre => biais => en divisant le premier par le second on n obtient pas un indice du rendement locatif brut. NB2: le revenu par ménage qui figure au dénominateur est celui de l ensemble des ménages, qu ils soient locataires ou propriétaires. Le revenu des locataires augmente moins vite que celui de l'ensemble des ménages. NB3: nombreux effets de structure 1,1 1 0,9 0,8 1/1 1965 1/1 1970 1/1 1975 1/1 1980 1/1 1985 1/1 1990 1/1 1995 1/1 2000 1/1 2005 1/1 2010 1/1 2015 1/1 2020 Source: CGEDD d après INSEE, indices Notaires-INSEE et bases notariales 23
1. Historique du prix des logements 1.1. Prix 1.2. Environnement financier 1.3. Volumes 1.4. Qualité de service 1.5. Conséquences macroéconomiques de l envolée des prix depuis 2000 1.6. Comparaison internationale 24
Les taux d intérêt sont historiquement bas mais leur baisse a commencé bien avant 2000 15% 10% Quels taux (nominaux, ou nets d inflation, ou nets d inflation anticipée)? Bas par rapport à quelle référence? Taux d intérêt Inflation Taux d intérêt net d inflation Moyenne 1965-2000 9,2% 5,6% 3,6% 2000 5,5% 1,7% 3,8% 2008 4,3% 2,8% 1,5% Taux d'intérêt à long terme et inflation Taux d'intérêt nominal Inflation Taux d'intérêt net d'inflation T4 2012 3,5% 1,5% 2,0% 5% 0% 1/1 1965 1/1 1970 1/1 1975 1/1 1980 1/1 1985 1/1 1990 1/1 1995 1/1 2000 1/1 2005 1/1 2010 1/1 2015 1/1 2020-5% Source: CGEDD d après Banque de France et INSEE 25
Le taux d intérêt sur la dette publique est encore plus bas depuis 2008 7% Taux d'intérêt des prêts immobiliers à taux fixe et de la dette publique 6% Baisse Remontée 5% 4% 3% 2% 1% (1) Taux de la dette de l'etat à long terme (*) (2) Taux des crédits immobiliers à taux fixe (**) Ecart (2)-(1) Ecart (2)-(1) lissé sur 12 mois Baisse à un niveau exceptionnel surtout sur la dette publique 0% -1% 1/12 1999 1/12 2000 1/12 2001 1/12 2002 1/12 2003 Source: CGEDD d après Banque de France et INSEE 1/12 2004 1/12 2005 1/12 2006 1/12 2007 (*) TME (**) Taux des crédits nouveaux aux ménages pour l'habitat avec période de fixation initiale du taux supérieure à 1 an 1/12 2008 1/12 2009 1/12 2010 1/12 2011 1/12 2012 1/12 2013 1/12 2014 1/12 2015 26
Raréfaction des prêts à taux privilégié liée à la baisse des taux de marché 100% Crédits nouveaux aux ménages pour leur logement, en % du montant total PTZ 90% 80% 70% PAP Prêts épargne logement 60% 50% 40% 30% 20% Prêts conventionnés Marché hypothécaire Libre 10% 0% mars mars mars 83 85 87 Source: CGEDD d après Banque de France mars 89 mars 91 mars 93 mars 95 mars 97 mars 99 mars 01 mars 03 mars 05 mars 07 mars 09 mars 11 mars 13 mars 15 27
Depuis 2000: allongement de la durée des prêts 25 Durée des prêts pour l'achat d'une résidence principale (années) 20 15 10 Ancien 5 Neuf Source: enquêtes logement avant 2005, OFL ensuite 0 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 2015 Source: CGEDD d après ENL avant 2005 et OFL ensuite 28
L allongement à partir de 1999 est un retour aux pratiques antérieures à la Seconde Guerre Mondiale 100% 90% 80% 70% 60% 50% 40% 30% Plus de 30 ans 21 à 30 ans 20 ans Moins de 20 ans 20% 10% 0% Source: CGEDD d après CFF Poids des différentes durées parmi les prêts hypothécaires accordés par le Crédit Foncier de France en % de l'effectif total Années 1913 et 1919-1935 1913 1919 1920 1921 1922 1923 1924 1925 1926 1927 1928 1929 1930 1931 1932 1933 1934 1935 29
Indicateurs de «pouvoir d achat immobilier», «capacité d achat», «solvabilité», etc.: attention à ce dont on parle! Quelle période? (ex: 2000-2010 ou bien 1990-2010 ou bien 1965-2010) Quelle zone géographique? (ex: Paris ou France) Quel prix? (indice à «qualité constante» ou prix moyen? neuf ou ancien?) Quel point de vue (achat de la première résidence principale, investissement locatif, achat de résidence secondaire)? (évolution des prix et étalons différents) Quel revenu par ménage? (des acheteurs, des accédants, de l ensemble des ménages? revenu «disponible» ou imposable net ou brut?) Quelles conditions de financement? Quel taux d intérêt? (plusieurs séries plus ou moins cohérentes et continues, fiabilité? Que fait-on des taux variables? variables capés?) Comment tient-on compte de l inflation sur 1973-85? de la progressivité des prêts pendant cette période? Tient-on compte de la variation de la durée des prêts? Tient-on compte de la variation de l apport personnel? Autres variables éventuellement (frais d acquisition, interactions avec la collectivité: aides et impôts) Autres approches: pouvoir d achat en années de loyer?? 30
Taux nominal / net d inflation et durée des prêts: effet sur le «pouvoir d achat immobilier» 1,6 1,5 Comparaison du pouvoir d'achat immobilier avec durée d'emprunt fixe (15 ans) et durée d'emprunt observée France, base 2000=1 1,4 Durée fixe Pouvoir d'achat au taux nominal, durée fixe (15 ans) Pouvoir d'achat au taux net d'inflation, durée fixe (15 ans) 1,3 Durée observée (= en "oubliant" qu'il faudra rembourser plus longtemps) Pouvoir d'achat au taux nominal, durée observée Pouvoir d'achat au taux net d'inflation, durée observée 1,2 1,1 1 0,9 0,8 0,7 Forte inflation 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 2015 Source: CGEDD d après INSEE, bases de données notariales, indices Notaires-INSEE désaisonnalisés, Banque de France, Ixis, enquêtes-logement, OFL. 31
Depuis 2000: chute du pouvoir d achat immobilier des ménages au taux nominal et au taux net d inflation Illustre le fait que, du point de vue des accédants à la propriété, la baisse des taux d intérêt n a pas suffi à compenser 1,5 la hausse du prix des logements par rapport au revenu par ménage 1,4 1,3 Indicateur de pouvoir d'achat immobilier des ménages Base 1965=1 1,2 1,1 1 0,9 0,8 0,7 Indicateur de pouvoir d'achat au taux nominal Indicateur de pouvoir d'achat au taux net d'inflation A t l1 0,6 1/1 1965 1/1 1970 1/1 1975 1/1 1980 1/1 1985 1/1 1990 1/1 1995 1/1 2000 1/1 2005 1/1 2010 1/1 2015 1/1 2020 Source: CGEDD d après INSEE, bases de données notariales, indices Notaires-INSEE désaisonnalisés, Banque de France et Ixis. 32
Depuis 2000: allongement de la durée d emprunt nécessaire pour acheter la première résidence principale,toutes choses égales par ailleurs Illustre également le fait que, du point de vue des accédants à la propriété, la baisse des taux d intérêt n a pas suffi à compenser la hausse du prix des logements par rapport au revenu par ménage 45 ans 40 ans 35 ans Durée de l'emprunt permettant à un primo-accédant d'acheter le même logement (ancien) pour le même taux d'effort initial et le même apport personnel, base 1965=15 ans 30 ans 25 ans 24,2 T3 2014 20 ans 15 ans 10 ans 5 ans Durée "au taux nominal" Durée "au taux net d'inflation" 0 ans 1/1 1965 1/1 1970 1/1 1975 1/1 1980 1/1 1985 1/1 1990 1/1 1995 1/1 2000 1/1 2005 1/1 2010 1/1 2015 1/1 2020 Source: CGEDD d après INSEE, bases de données notariales, indices Notaires-INSEE désaisonnalisés, Banque de France et Ixis. 33
1. Historique du prix des logements 1.1. Prix 1.2. Environnement financier 1.3. Volumes 1.4. Qualité de service 1.5. Conséquences macroéconomiques de l envolée des prix depuis 2000 1.6. Comparaison internationale 34
1 000 000 Nombre cumulé sur 12 mois 900 000 800 000 700 000 Depuis 2000: relative stabilité du nombre de transactions de logements anciens Nombre de ventes d'appartements et maisons anciens Ventes soumises à droits de mutation, hors régime "marchand de biens" Cumul sur les 12 derniers mois (échelle de gauche) Cumul sur les 3 derniers mois désaisonnalisé (échelle de droite) France Ile-de-France Province France Ile-de-France Province France 707 000 (nov. 14) 250 000 Nombre cumulé sur 3 mois 200 000 600 000 500 000 Province 579 000 (nov. 14) 150 000 400 000 100 000 300 000 200 000 100 000 50 000 Ile-de-France 128 000 (nov. 14) 0 0 1/1/ 1965 1/1/ 1970 1/1/ 1975 1/1/ 1980 1/1/ 1985 1/1/ 1990 1/1/ 1995 1/1/ 2000 1/1/ 2005 1/1/ 2010 1/1/ 2015 1/1/ 2020 Source: CGEDD d après CGDD/SOeS(Existan), DGFiP (MEDOC et Fidji), bases notariales, compte du logement 35
3,5% 3,0% Depuis 2006: interruption de la croissance tendancielle de la «vitesse de rotation» du parc ancien Vitesse de rotation du parc de logements détenu par des personnes physiques et sa "tendance longue" 2,5% 2,0% 1,5% Vitesse de rotation observée Vitesse de rotation rétropolée ''Tendance longue'' NB: la vitesse de rotation est le nombre de transactions de logements anciens divisé par le nombre de logements détenus par des particuliers (les logements détenus par des personnes morales publiques ou privées étant rarement vendus, il paraît préférable de les exclure du ratio). Avant 1992, le nombre de transactions de logements anciens n'est connu que par une rétropolation approximative. 1,0% 1/1 1965 1/1 1970 1/1 1975 1/1 1980 1/1 1985 1/1 1990 1/1 1995 1/1 2000 1/1 2005 1/1 2010 1/1 2015 1/1 2020 Source: CGEDD d après CGDD/SOeS(Existan), DGFiP (MEDOC et Fidji), bases notariales, compte du logement 36
Depuis 2000: palier puis envolée puis rechute du nombre de logements neufs (depuis 1997 série estimée sujette à révision) 600 000 500 000 Pic de construction très temporaire en 2004-2007 Pas de surconstruction massive en France (contrairement à d autres pays: Espagne, Irlande) Construction de logements et accroissement du nombre de ménages 400 000 300 000 200 000 Changement de série en 1997 100 000 Nombre de logements ordinaires commencés, cumulé sur les 12 derniers mois Accroissement annuel du nombre de ménages (constaté puis estimé) 0 1/1 1950 1/1 1960 1/1 1970 1/1 1980 1/1 1990 1/1 2000 1/1 2010 1/1 2020 Source: CGEDD d après CGDD/SOeS (Compte du logement) et INSEE 37
Depuis 2000: la «qualité de service» logement ne s est pas améliorée plus rapidement que précédemment Augmentation supplémentaire du stock de logements (construction au-delà de 340 000 / an = niveau de 1999) de 1,5% seulement de 2000 à 2008 et de 2,2% de 2000 à 2014 600 000 500 000 400 000 300 000 Construction de logements et accroissement du nombre de ménages Pic de construction très temporaire en 2004-2007 Pas de surconstruction massive en France (contrairement à d autres pays: Espagne, Irlande) 200 000 Changement de série en 1997 100 000 Nombre de logements ordinaires commencés, cumulé sur les 12 derniers mois Accroissement annuel du nombre de ménages (constaté puis projeté) 0 1/1 1950 1/1 1960 1/1 1970 1/1 1980 1/1 1990 1/1 2000 1/1 2010 1/1 2020 38
Depuis 2000: envolée puis oscillation du montant des transactions immobilières rapporté au PIB Montant total 14% 12% des ventes immobilières en % du produit intérieur brut Ventes de biens de toute nature (habitation et non habitation, ancien, neuf et terrains) soumises aux droits de mutation. Cumul sur 12 mois. 1844 Nov. 2014: 10,8% 10% 1853 1881 1990 8% 1831 Nov. 2014: 8,2% 1980 Nov. 2014: 6,5% 6% 1848 1995 1871 1984 4% 2% Total Dont régime de droits de mutation actuel de droit commun et régimes antécédents Dont logements anciens A b i 1948 0% 1/1 1800 Source: CGEDD d après DGFiP, INSEE et Toutain 1/1 1850 1/1 1900 1915 1/1 1950 1/1 2000 1/1 2050 39
Milliards d'euros 250 2000-2014: croissance puis soubresauts de l assiette des droits de mutation Assiettes cumulées sur 12 mois, France entière Mutations taxées au taux de droit commun Mutations taxées au taux dérogatoire Inscriptions d'hypothèques 200 150 100 50 0 1971 1997 jan 2000 jan 2005 jan 2010 jan 2015 Source: CGEDD d après DGFiP 40
2000-2014: hétérogénéité selon le département de la croissance du montant des transactions taxées au taux de droit commun (5%) (Tous types de biens contient environ 80% de logements anciens) Croissance de 2000 à 2007 Croissance de 2007 à novembre 2014 Droit commun 1,13 à 2,56 (47) 0,71 à 1,13 (49) Droit commun -0,155 à 0,138 (48) -0,33 à -0,155 (48) Les deux extrêmes de 2000 à 2007: Haute-Marne: +71%, Creuse: +255% (France entière: +106%) Source: CGEDD d après DGFiP Les deux extrêmes de 2007 à nov. 2014: Meuse: -33%, Haute-Corse: +14% (France entière: -11%) 41
1,9 Depuis 2000: envolée, chute puis rebond limité puis rechute du montant des transactions de logements anciens rapporté à sa tendance longue 1,8 1,7 1,6 1,5 1,4 1,3 1,2 1,1 1 0,9 0,8 0,7 0,6 Indice du prix des logements et montant total des ventes de logements anciens rapportés à leur tendance longue respective Prix des logements anciens rapporté à sa tendance Auxtunnel 1 Montant total des ventes de logements anciens rapporté à sa tendance Auxtunnel 1 Auxtunnel 1 Prix 1,71 T3 2014 Montant total 0,87 nov. 2014 0,5 1/1 1965 1/1 1970 1/1 1975 1/1 1980 1/1 1985 1/1 1990 1/1 1995 1/1 2000 1/1 2005 1/1 2010 1/1 2015 1/1 2020 Source: CGEDD d après DGFiP, INSEE et Toutain 42
1,9 1,8 1,7 1,6 1,5 1,4 Fin 2014: par rapport à leur tendance longue respective, -le prix des transactions est très élevé, - le nombre de transactions ( indicateur biaisé ) est faible, -le montant total des transactions est «historiquement normal» Indice du prix des logements, montant total des ventes de logements anciens et indicateur du nombre de ventes rapportés à leur tendance longue respective Prix des logements anciens rapporté à sa tendance Auxtunnel 1 Montant total des ventes de logements anciens rapporté à sa tendance Auxtunnel 1 Indicateur du nombre de ventes dans l'ancien rapporté à sa tendance Auxtunnel 1 Prix 1,71 T3 2014 1,3 1,2 1,1 1 0,9 0,8 0,7 0,6 Montant total 0,87 nov. 2014 Nombre 0,5 1/1 1965 1/1 1970 1/1 1975 1/1 1980 1/1 1985 1/1 1990 1/1 1995 1/1 2000 1/1 2005 1/1 2010 1/1 2015 1/1 2020 Source: CGEDD d après DGFiP, bases notariales, indices Notaires-INSEE et INSEE 43
Depuis 2000: doublement de la dette immobilière des ménages rapportée à leur revenu Nouveaux crédits 14% 12% 10% 8% Nouveaux crédits et encours de crédits aux ménages pour l'habitat en % du revenu disponible des ménages Achat de logements anciens et neufs et travaux Nov. 14 69% Encours de crédits 70% 60% 50% 40% La baisse du taux d intérêt moyen de l encours (de 6,1% en 2000 4,2% à en 2010) n a réduit que de 7% l impact de la hausse de l encours sur le montant des annuités 6% 30% 4% 20% 2% Nouveaux crédits (cumul sur 12 mois) Encours de crédits (échelle de droite) 10% 0% 1/1 1965 1/1 1970 1/1 1975 1/1 1980 1/1 1985 1/1 1990 1/1 1995 1/1 2000 1/1 2005 1/1 2010 1/1 2015 1/1 2020 0% Source: CGEDD d après Banque de France et INSEE 44
Depuis 2000, la valeur totale des actifs immobiliers des ménages a augmenté bien davantage que leur dette immobilière: augmentation de la «situation nette immobilière» des ménages 600% Actifs, dette et actifs nets immobiliers des ménages en % du revenu disponible des ménages 500% Actifs immobiliers des ménages 400% 300% Dont dette immobilière des ménages Actifs immobiliers nets des ménages Le multiple valeur des logements / revenu est passé de 3 à 5 200% 100% 0% 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 2015 2020 Source: CGEDD d après INSEE (comptes nationaux) 45
1. Historique du prix des logements 1.1. Prix 1.2. Environnement financier 1.3. Volumes 1.4. Qualité de service 1.5. Conséquences macroéconomiques de l envolée des prix depuis 2000 1.6. Comparaison internationale 46
Depuis 2000: la «qualité de service» logement ne s est pas améliorée plus rapidement que précédemment Pas d augmentation supplémentaire de la qualité du stock de logements Augmentation supplémentaire (construction au-delà de 340 000 / an = niveau de 1999) du stock de logementsde 1,5% seulement de 2000 à 2008 et de 2,2% de 2000 à 2014 Légère reprise puis stabilisation à partir de 2009 du % de propriétaires-occupants (à supposer que l on considère ce % comme un indicateur de qualité). Les départements où le prix des logements a le plus augmenté sont ceux où la proportion de ménages propriétaires de leur logement a le moins augmenté (source: http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/img/pdf/difference-variation-prix-immobilier-par-departement_cle76a2da.pdf) 47
Légère reprise, puis stabilisation à partir de 2009, du % de propriétaires occupants 60% 55% 50% % de ménages propriétaires de leur résidence principale France métropolitaine Selon les enquêtes logement Selon Filocom Selon le Compte du logement (série en cours de révision) NB: les champs des trois sources ne sont pas identiques Stabilité de 2009 à 2013 soit, hors effets de structure, une diminution de 0,2% Tendance: +0,4% par an pendant 30 ans 45% Dont depuis 2000 la moitié soit 0,2% par effet de structure, les ménages âgés, davantage propriétaires que les ménages jeunes, étant de plus en plus nombreux 40% 35% 1950 1960 1970 1980 1990 2000 2010 2020 Source: CGEDD d après ENL (INSEE), Filocom et Compte du logement (SOeS) 48
1. Historique du prix des logements 1.1. Prix 1.2. Environnement financier 1.3. Volumes 1.4. Qualité de service 1.5. Conséquences macroéconomiques de l envolée des prix depuis 2000 1.6. Comparaison internationale 49
Conséquences macroéconomiques de l envolée des prix depuis 2000 (1) La baisse des taux d intérêt a bénéficié en totalité (et audelà) aux vendeurs, et non aux acheteurs (contrairement à 1990-2000) (en France, pas en Allemagne) Envolée des chiffres d affaires indexés sur le prix des logements (et des recettes de droits de mutation des départements et des communes) Création de richesse (= U+ Σp i V i = H = enthalpie) pour les propriétaires Transfert de liquidités par rapport à 2000 des acheteurs nets vers les vendeurs nets au plus fort de l ordre de 50 milliards d euros par an (donc significatif par rapport au revenu disponible de l ensemble des ménages ~ 1200 milliards d euros, et concentré sur une partie des ménages) des petits patrimoines vers les gros patrimoines des <56 ans vers les >56 ans (graphique), des actifs vers les retraités 50
15% Acheteurs nets et vendeurs nets: le seuil de 56 ans Nombre de logements achetés ou construits, ou vendus, en % du nombre de ménages en fonction de l'âge du chef de ménage Année 2006 % du nombre de ménages 10% Effet du baby-boom Logements achetés ou construits Dont primoaccédants (estim.) Logements vendus Solde achetés ou construits nets des vendus 600 000 Nombre de ménages (échelle de droite) 500 000 Nombre de ménages 400 000 300 000 5% 56 ans 200 000 100 000 0% Âge du chef 20 30 40 50 60 70 80 90 100 de ménage 0 Âge moyen des tranches d'âge acheteuses nettes: 34 ans Âge moyen des tranches d'âge vendeuses nettes: 74 ans -100 000-5% (Âge moyen des primoaccédants: 34 ans également) Source: CGEDD d après DGFiP, SOeS, bases de données notariales, EPTB, Filocom, SGFGAS -200 000 51
Conséquences macroéconomiques de l envolée des prix depuis 2000 (2) Injection des liquidités procurées par l augmentation de l endettement (cumul depuis 2000 ~ 35% du revenu disponible des ménages ~ 23% du PIB ~ 450 milliards d euros; NB: ces liquidités n apparaissent pas dans le revenu disponible des ménages au sens de la comptabilité nationale) dans: (très peu) la construction de davantage de logements (FBCF) l épargne financière (assurance-vie) => aucun effet sur PIB, recettes fiscales, déficit commercial la consommation => a nourri PIB, recettes fiscales, déficit commercial, et aussi in fine l épargne éventuellement via des donations croissance de la demande intérieure (le consommateur était alors présenté comme le «héros» de la croissance française mais le «héros» vivait à crédit, et dans le même temps l Allemagne se désendettait), qui a occulté partiellement l effet de la diminution de la demande extérieure causée par la perte de compétitivité de la France dans les années 2000 (effet anesthésiant) et qui a été satisfaite partiellement par la production intérieure et partiellement par des importations croissance du PIB et des recettes fiscales, qui explique la complaisance et même l encouragement des autorités à l égard de l augmentation de l endettement des ménages, composante affichée de la politique économique dans les années 2000, présentée comme un relais de croissance par rapport à un endettement de la collectivité qui ne pouvait plus augmenter et comme un «rattrapage» par rapport à des pays où l endettement des ménages était plus élevé (USA, Royaume-Uni et même Allemagne) (mais auxquels on n aurait pas dû avoir envie de ressembler). croissance du déficit de la balance des biens et services, la compétitivité de l appareil de production n étant pas améliorée par l endettement immobilier (et étant au contraire diminuée par la hausse de ce que doit payer la main-d œuvre pour acheter son logement) (dans le même temps l Allemagne diminuait ses coûts de production) 52
Conséquences macroéconomiques de l envolée des prix depuis 2000 (3) Considérés globalement, les ménages se sont endettés à long terme pour financer de la consommation (=hérésie) ou de l épargne Les ménages qui se sont endettés davantage (=les acheteurs nets) ne sont pas ceux qui ont consommé ou épargné davantage (=les vendeurs nets) Ils se sont endettés davantage pour acheter un actif qui ne procure pas de revenu ou de jouissance additionnels dont le prix est aujourd hui plus élevé mais, argue-t-on plus loin, reviendra vers sa tendance longue en proportion du revenu par ménage Ils devront rembourser davantage (en particulier, paiement des mensualités supplémentaires créées par l allongement de la durée des prêts), où prélèveront-ils les liquidités? L endettement pour un investissement non productif est un «fusil à un coup» Seule une partie des emprunteurs pourra financer les mensualités supplémentaires par l augmentation des successions et donations reçues 53
Conséquences macroéconomiques de l envolée des prix depuis 2000 (4) En France, la hausse de la dette immobilière des ménages a coïncidé avec une hausse de leur épargne financière (placée en assurance-vie) mais ce ne sont pas les mêmes qui se sont endettés et qui ont épargné 200% Actifs et passifs financiers des ménages en % du revenu disponible brut des ménages 150% 100% 50% 78% 33% 123% 68% A c t i f s P a s s i f s Systèmes d'assurance (surtout assurance-vie) Autres actifs financiers des ménages Dette immobilière des ménages Autres passifs financiers des ménages 0% 1995 2000 2005 2010 2015 Source: CGEDD d après INSEE Systèmes d'assurance moins dette immobilière des ménages 54
1. Historique du prix des logements 1.1. Prix 1.2. Environnement financier 1.3. Volumes 1.4. Qualité de service 1.5. Conséquences macroéconomiques de l envolée des prix depuis 2000 1.6. Comparaison internationale 55
Comparaison internationale (1) - France, Etats-Unis et Royaume-Uni: des tendances longues similaires sur 1965-2000 - Diversité des évolutions selon le pays 2 Comparaison internationale: indice du prix des logements rapporté au revenu disponible par ménage, base 2000=1 1,5 France Etats-Unis (FHFA) Etats-Unis (S&P/C-S) Royaume-Uni (DCLG) Royaume-Uni (Halifax) Allemagne (Destatis) Allemagne (Gewos) Espagne Pays-Bas Aux 0,9 1,1 1 0,9 0,5 1/1 1965 1/1 1970 1/1 1975 1/1 1980 1/1 1985 1/1 1990 1/1 1995 1/1 2000 1/1 2005 1/1 2010 1/1 2015 1/1 2020 Source: CGEDD d après INSEE, bases de données notariales, indices Notaires-INSEE désaisonnalisés, Freddie Mac, FHFA, R.Shiller, US Bureau of Economic Analysis, Census Bureau, UK DCLG, UK National Statistics, Halifax 56
140% 120% 100% 80% Comparaison internationale (2) Dette immobilière des ménages Dette immobilière des ménages en % du revenu disponible des ménages France Etats-Unis Royaume-Uni Allemagne Périmètres légèrement différents 60% 40% 20% 0% 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 2015 Source: CGEDD d après instituts nationaux de statistique et banques centrales 57
Comparaison France-Allemagne (1) - Les prix à la consommation ont évolué parallèlement dans les deux pays - Depuis 1992, le revenu disponible par ménage a diminué en Allemagne alors qu il augmentait en France Prix à la consommation Revenu disponible par ménage net d inflation 1,3 1,2 1,1 Indices des prix à la consommation en monnaie courante Comparaison France-Allemagne Base 2000=1 France Allemagne 1,3 1,2 1,1 Revenu disponible par ménage en monnaie constante Comparaison France-Allemagne Base 2000=1 France Allemagne En 20 ans Non comprises les plus-values immobilières!! +4% 1 1-1% 0,9 0,9 0,8 1990 1995 2000 2005 2010 2015 Source: CGEDD d après INSEE, Destatis. 0,8 1990 1995 2000 2005 2010 2015 58
Comparaison France-Allemagne (2) Rapportés au revenu disponible par ménage, de 2000 à 2011, les indices de prix de cession divergent mais les indices de loyer évoluent de manière parallèle (malgré des réglementations des loyers très différentes: rien n est simple!) Prix de cession (indice du prix des logements anciens) Loyers (composante «loyers» de l indice des prix à la consommation) 2 1,8 Indices des prix de cession rapportés au revenu par ménage Comparaison France-Allemagne Base 2000=1 2 1,8 Indices des loyers rapportés au revenu par ménage Comparaison France-Allemagne Base 2000=1 1,6 France 1,6 France 1,4 Allemagne 1,4 Allemagne 1,2 1,2 1 1 0,8 1990 1995 2000 2005 2010 2015 0,8 1990 1995 2000 2005 2010 2015 Source: CGEDD d après INSEE, bases de données notariales, indices Notaires-INSEE désaisonnalisés, Destatis, Gewos. 59
Comparaison France-Allemagne (3) Mêmes graphiques mais en monnaie courante Prix de cession (indice du prix des logements anciens) Loyers (composante «loyers» de l indice des prix à la consommation) 2,4 2,2 2 Indices des prix de cession en monnaie courante Comparaison France-Allemagne Base 2000=1 2,4 2,2 2 Indices des loyers en monnaie courante Comparaison France-Allemagne Base 2000=1 1,8 France 1,8 France 1,6 Allemagne 1,6 Allemagne 1,4 1,4 1,2 1,2 1 1 0,8 0,8 1990 1995 2000 2005 2010 2015 1990 1995 2000 2005 2010 2015 Source: CGEDD d après INSEE, bases de données notariales, indices Notaires-INSEE désaisonnalisés, Destatis, Gewos. 60
Comparaison France-Allemagne (4) - Le taux d intérêt ont évolué parallèlement dans les deux pays - La dette immobilière des ménages était beaucoup plus élevée en Allemagne qu en France en 2000 (et déjà en 1992). Elle ne pouvait pas augmenter davantage en Allemagne ce qui explique que le prix des logements ne s y soit pas envolé. Depuis 2000, elle a diminué en Allemagne alors qu elle doublait en France, procurant autant de liquidités supplémentaires aux ménages 12% 10% 8% Taux d intérêt sur la dette publique Dette immobilière des ménages à long terme en % du RDBM Taux sur la dette publique à long terme Comparaison France-Allemagne France 100% 80% Dette immobilière des ménages en % de leur revenu disponible Comparaison France-Allemagne France Allemagne (périmètres légèrement différents) De 2000 à 2013-9% 6% 4% Allemagne 60% 40% +35% 2% 20% 0% 1990 1995 2000 2005 2010 2015 Source: CGEDD d après INSEE, Banque de France, Destatis, Bundesbank 0% 1990 1995 2000 2005 2010 2015 61
Comparaison France-Allemagne (5) - Le desserrement des ménages s est poursuivi au même rythme dans les deux pays - Davantage de personnes âgées et moins d enfants en Allemagne 2,8 2,7 2,6 2,5 Population divisée par le nombre de ménages (approximation du nombre de personnes par ménage) Comparaison France-Allemagne France Allemagne 10% 9% 8% 7% 6% % de la population par tranche d'âge Comparaison France-Allemagne (année 2013) France Allemagne 2,4 5% 2,3 4% 3% 2,2 2% 2,1 1% 2 1990 1995 2000 2005 2010 2015 0% 0 à 4 ans 5 à 9 ans 10 à 14 ans 15 à 19 ans 20 à 24 ans 25 à 29 ans 30 à 34 ans 35 à 39 ans 40 à 44 ans 45 à 49 ans 50 à 54 ans 55 à 59 ans 60 à 64 ans 65 à 69 ans 70 à 74 ans 75 à 79 ans 80 à 84 ans 85 ans ou plus Source: CGEDD d après INSEE et Destatis 62
Comparaison France-Allemagne (6) - Le différentiel de construction entre les deux pays est équivalent au différentiel de croissance du nombre de ménages, le nombre de personnes par ménage décroissant parallèlement dans les deux pays + faible élasticité prix /parc => effet marginal sur prix de cession et loyers De 2000 à 2013 soit en 13 ans Croissance du nombre de ménages Nombre de logements construits Ecart Nombre de ménages 2013 Ecart en % du nombre de ménages France hors DOM 4,0 millions 5,2 million +1,2 million 28,8 million +4,2% Allemagne 2,8 millions 2,9 millions +0,1 million 40,9 million +0,2% Non pris en compte: résidences secondaires et logts vacants mais élasticité du prix par rapport au nb de logements de l ordre de -1 ou -2 (cf. plus loin) Source: CGEDD d après INSEE, SOeS, Destatis NB: avant prise en compte de la révision à la baisse de la population allemande de 1,5 million d habitants suite au recensement 2011 63
Poids de la dépense de logement dans le budget des ménages selon la comptabilité nationale: l énigme de la comparaison internationale 25% Dépense de logement rapportée au revenu disponible des ménages Comparaison France - Etats-Unis - Royaume-Uni - Allemagne Proximité du ratio pour la France, le Royaume-Uni et l Allemagne 20% 15% 10% 5% France Etats-Unis Royaume-Uni Allemagne 0% 1920 1930 1940 1950 1960 1970 1980 1990 2000 2010 Source : CGEDD d après instituts statistiques nationaux. 64
PLAN 1. Historique du prix des logements 2. Quelques propriétés du prix des logements 3. Comparaison avec les autres actifs 4. Loyers et revenus depuis 1970 5. Comment expliquer l'envolée du prix des logements de 2000-2008 et le rebond de 2009? 6. Prospective 7. Conclusion 65
2. Quelques propriétés du prix des logements 2.1. Prix des logements et revenu: l actif des ménages 2.2. Prix des logements et nombre des logements: élasticité 2.3. Le prix des logements comme série temporelle 66
Prix des logements et revenu: l actif des ménages Lien avec le revenu : dans le temps: intuitif en apparence, empirique en réalité et dans l espace 67
800 000 Par commune en Ile-de-France (1000 plus grosses communes) 700 000 600 000 500 000 400 000 Prix de cession moyen des logements en fonction du revenu imposable brut moyen par ménage 2006, 1000 plus grosses communes d'ile-de-france (moyennes réduites, excluant les 5% plus grandes et 5% plus petites valeurs) Chaque cercle représente une commune. La surface du cercle est proportionnel au nombre de ménages dans la commune y = 6,63x - 38958,29 R 2 = 0,81 Neuilly 300 000 200 000 100 000 Stains «Les pauvres aimeraient habiter parmi les riches mais n en ont pas les moyens, les riches ont les moyens d habiter parmi les pauvres mais n en ont pas le désir» «La charité des individus s arrête là où commence l immobilier» 0 0 10 000 20 000 30 000 40 000 50 000 60 000 70 000 80 000 90 000 100 000 68 Source: CGEDD d après bases de données notariales et Filocom (DGFiP)
600 000 Idem, 400 plus grosses communes d Ile-de-France 500 000 Prix de cession moyen des logements en fonction du revenu imposable brut moyen par ménage 2006, 400 plus grosses communes d'ile-de-france (moyennes réduites, excluant les 5% plus grandes et 5% plus petites valeurs) y = 6,12x - 12214,58 R 2 = 0,90 400 000 300 000 200 000 100 000 0 0 10 000 20 000 30 000 40 000 50 000 60 000 70 000 80 000 90 000 100 000 69 Source: CGEDD d après bases de données notariales et Filocom (DGFiP)
Idem, premières limites interquartiles 500 000 400 000 Prix de cession moyen des logements en fonction du revenu imposable brut moyen par ménage tous deux mesurés par la première limite interquartile 2006, 400 plus grosses communes d'ile-de-france 300 000 y = 7,38x - 5123,63 R 2 = 0,82 200 000 100 000 0 0 10 000 20 000 30 000 40 000 50 000 60 000 Source: CGEDD d après bases de données notariales et Filocom (DGFiP) 70
Idem, deuxièmes limites interquartiles (=médianes) 700 000 600 000 500 000 400 000 Prix de cession moyen des logements en fonction du revenu imposable brut moyen par ménage tous deux mesurés par la deuxième limite interquartile (médiane) 2006, 400 plus grosses communes d'ile-de-france y = 6,42x - 12607,88 R 2 = 0,84 300 000 200 000 100 000 0 0 10 000 20 000 30 000 40 000 50 000 60 000 70 000 80 000 90 000 100 000 Source: CGEDD d après bases de données notariales et Filocom (DGFiP) 71
Idem, troisièmes limites interquartiles 1 000 000 900 000 800 000 700 000 Prix de cession moyen des logements en fonction du revenu imposable brut moyen par ménage tous deux mesurés par la troisième limite interquartile 2006, 400 plus grosses communes d'ile-de-france y = 6,26x - 45129,00 R 2 = 0,87 600 000 500 000 400 000 300 000 200 000 100 000 0 0 10 000 20 000 30 000 40 000 50 000 60 000 70 000 80 000 90 000 100 000 Source: CGEDD d après bases de données notariales et Filocom (DGFiP) 110 000 120 000 130 000 140 000 150 000 160 000 72
Idem, les trois limites interquartiles 800 000 700 000 600 000 Prix de cession moyen des logements en fonction du revenu imposable brut moyen par ménage tous deux mesurés par les limites interquartiles 2006, 400 plus grosses communes d'ile-de-france 500 000 400 000 300 000 200 000 Premières limites interquartiles Médianes Troisièmes limites interquartiles Linéaire (1es lim. interquartiles) Linéaire (médianes) Linéaire (3es lim. interquartiles) Affine (1es lim. interquartiles) Affine (médianes) Affine (3es lim. interquartiles 100 000 y = 7,16x R 2 = 0,82 y = 6,09x R 2 = 0,84 y = 5,49x R 2 = 0,85 y = 7,38x - 5123,63 R 2 = 0,82 y = 6,42x - 12607,88 R 2 = 0,84 y = 6,26x - 45129,00 R 2 = 0,87 0 0 10 000 20 000 30 000 40 000 50 000 60 000 70 000 80 000 90 000 100 000 110 000 120 000 130 000 140 000 73 Source: CGEDD d après bases de données notariales et Filocom (DGFiP)
Par arrondissement à Paris 800 000 700 000 600 000 Prix moyen des logements anciens en fonction du revenu imposable brut moyen par ménage par arrondissement à Paris, 1994, 2000 et 2008 06 y = 4,8631x + 61427 R 2 = 0,971 08 16 07 500 000 04 01 400 000 300 000 200 000 100 000 01 y = 4,5772x - 13815 15 04 17 05 14 03 14 15 03 R 2 = 0,9806 09 09 12 10 11 02 13 113 12 02 18 20 19 10 18 20 19 20 19 18 13 10 11 12 15 14 02 06 03 05 04 01 17 05 17 09 07 16 08 06 08 16 07 y = 3,4332x - 2120 R 2 = 0,9827 1994 2000 2008 Linéaire (1994) Linéaire (2000) Linéaire (2008) 0 0 20 000 40 000 60 000 80 000 100 000 120 000 140 000 160 000 Source: CGEDD d après bases de données notariales et Filocom (DGFiP) 74
Par section cadastrale à Paris 600 000 Prix moyen y = 3,4029x + 24173 R 2 = 0,8425 500 000 400 000 300 000 200 000 100 000 0 Prix moyen des logements (2000-2004) en fonction du revenu brut imposable par ménage (2002) Paris, par section cadastrale 500 plus grosses sections cadastrales (euros) Revenu imposable brut moyen 0 50 000 100 000 150 000 200 000 Source: CGEDD d après bases de données notariales et Filocom (DGFiP) 75
Par section cadastrale en Ile-de-France 2 500 000 Prix moyen sur 1993-2000 en valeur 1998 des logements en fonction du revenu imposable par ménage 1998 Ile-de-France, par section cadastrale (francs) Sources: bases notariales et METATTM-Filocom d'après DGI 2 000 000 1 500 000 1 000 000 500 000 Sections cadastrales pour lesquelles les bases de données contiennent au moins 30 mutations. Ces sections regroupent 74% des ménages. 0 0 100 000 200 000 300 000 400 000 500 000 600 000 700 000 800 000 Source: CGEDD d après bases de données notariales et Filocom (DGFiP) 76
Par département et type de bien en Ile-de-France 2 500 000 2 000 000 Prix moyen des appartements et des maisons en fonction du revenu imposable par ménage Ile-de-France, par département, année 1998 La surface des cercles est proportionnelle au nombre de logements Francs. Source: d'après bases notariales et DGI-Filocom 75 92 1 500 000 1 000 000 78 94 91 7595 92 9377 78 Appartements Série2 Maisons Série4 500 000 94 91 7795 93 0 0 100 000 200 000 300 000 400 000 500 000 600 000 700 000 Source: CGEDD d après bases de données notariales et Filocom (DGFiP) 77
Par commune en Midi-Pyrénées 450 000 400 000 Prix moyen des logements anciens en fonction du revenu imposable brut moyen par commune de plus de 2000 habitants Année 2006 La surface du cercle est proportionnelle au nombre de ménages dans la commune Midi-Pyrénées Linéaire (Midi P rénées) y = 6,87x - 50902,33 R 2 = 0,77 350 000 300 000 250 000 200 000 150 000 100 000 50 000 0 0 10 000 20 000 30 000 40 000 50 000 60 000 70 000 80 000 78 Source: CGEDD d après bases de données notariales et Filocom (DGFiP)
Par commune en Rhône-Alpes 800 000 700 000 Prix moyen des logements anciens en fonction du revenu imposable brut moyen par commune de plus de 2000 habitants Année 2006 La surface du cercle est proportionnelle au nombre de ménages dans la commune Rhône-Alpes y = 6,59x - 41439,78 R 2 = 0,76 600 000 500 000 Megève 400 000 300 000 200 000 100 000 0 0 20 000 40 000 60 000 80 000 100 000 120 000 140 000 79 Source: CGEDD d après bases de données notariales et Filocom (DGFiP)
Par commune en PACA 2 000 000 Prix moyen des logements anciens en fonction du revenu imposable brut moyen par commune de plus de 2000 habitants Année 2006 La surface du cercle est proportionnelle au nombre de ménages dans la commune Provence-Alpes-Côte d'azur Ramatuelle y = 15,71x - 284452,50 R 2 = 0,54 1 500 000 1 000 000 Saint-Tropez Gordes 500 000 0 0 10 000 20 000 30 000 40 000 50 000 60 000 70 000 80 000 80 Source: CGEDD d après bases de données notariales et Filocom (DGFiP)
2 000 plus grosses communes 2 500 000 2 000 000 1 500 000 1 000 000 500 000 Prix moyen des logements 1995-2000 Prix moyen des logements 1995-2000 en fonction du revenu imposable par foyer fiscal 1996 2 000 plus grosses communes (francs) 2 000 plus grosses communes(par le nombre de mutations dans les bases notariales) représentant 60% de la population. Chaque cercle représente une commune. La taille du cercle est proportionnelle à la population de la commune Logements achetés par un particulier résidant dans le département où est situé le bien. y = 6,64x - 89719,76 R = 0,87 0 Revenu imposable par foyer fiscal 1996 0 50 000 100 000 150 000 200 000 250 000 300 000 350 000 Source: CGEDD d après bases de données notariales et Filocom (DGFiP) 81
Par département 400 000 350 000 Prix moyen des logements anciens en fonction du revenu imposable brut moyen par ménage par département, 2000 et 2008 y = 8,4008x - 121289 R 2 = 0,7315 75 92 300 000 83 06 78 250 000 94 200 000 150 000 100 000 50 000 23 84 13 64 0169 1793 33 60 5640 44 30 7331 38 32 26 35 14 27 67 46 3459 37 28 51 66 07 8576 45 68 62 2482 21 22 49 8157 04 06 29 41 4750 54 80 25 02 83 11 05 19 1642 8990 6310 84 0948 43 94 91 08 12 39 61 87 65 70 74 77 01 18 7172 86 79 53 95 64 1503 5588 58 6067 13 3017 3735 4433 07 26 14 21 2728 31 45 51 38 40 32 24 47 46 49 56 57 23 36 52 69 68 93 82 2234 59 54 29 41 25 08 04 05 02 10 11 15 12 5062 1916 4239 4843 6152 6571 53 72 7690 73 81 8685 79 70 87 8880 89 63 66 18 09 03 58 36 55 74 95 91 77 78 92 75 y = 4,7925x - 45095 R 2 = 0,788 2000 2008 Linéaire (2000) Linéaire (2008) 0 20 000 25 000 30 000 35 000 40 000 45 000 50 000 55 000 60 000 Source: CGEDD d après bases de données notariales et Filocom (DGFiP) 82
Primo-accédants, 2011 300 000 250 000 200 000 150 000 100 000 Source: CGEDD d après SGFGAS Montant d'opération en fonction du revenu net imposable Primoaccédants (PTZ), 2011, euros par département 93 77 95 83 13 67 91 95 69 06 93 779195 06 84 83 9813 93 31 73 9838 77 69 01 34 05 98 60 13 69 90 83 04 3167 57 33 73 84 34 64 44 26 28 33 99 38 99 31 99 01 44 60 33 64 34 30 59 51 54 45 35 67 38 05 304473 14 37 84 07 56 427 6860 01 64 21 297648 40 39 49 62 66 63 35 304 5326 40124332 28 1451 27 37 05 35 15 08 5725 17 07 17 5640 50 22 65 81 85 8287 86 485945 76 66 17 37 02 0910 72 70 26 8149 21 8232 14 28 5168 11 41 71 80 79 55 88 89 27 47 85 11 12 29 22 42 62 5080 63 59 4576 57 66 56 90 07 21 03 54 25 81 09 32 39 4346 86 41 15 47 11 65 48 49 618 46 52 19 62 10 72 63 82 2385 24 58 1636 8054 2442 02 16 22 87 5309 79 7019 89 29 46 41 71 86 50 90 08 39 6118 88 10 02 12 47 65 72 24 43 89 16 55 53 79 19 7071 08 15 03 87 88 1855 52 36 23 61 0358 52 36 5823 91 94 06 78 68 94 94 74 25 74 74 78 78 75 y = 9,0919x - 142587 R 2 = 0,8308 92 y = 9,2433x - 155894 92 R 2 = 0,8868 y = 8,9525x - 149176 R 2 = 0,8939 Ancien et neuf ensemble Ancien Neuf 25 000 30 000 35 000 40 000 45 000 50 000 83
350 000 Prix moyen des logements Par agglomération Antibes y = 8,24x - 97272 R 2 = 0,55 300 000 Menton Chantilly 250 000 200 000 150 000 100 000 Longw y Maubeuge Lens Vierzon Alès Lunel Arles Bayonne Fréjus La Teste La Ciotat Nice Annemasse Cavaillon Dinard Annecy Saint-Nazaire Carpentras Thonon Toulon Draguignan Istres Saint-Malo Avignon Miramas La Rochelle Martigues Montceau-les-Mines Epinal Saint-Avold Cluses Orléans Dijon Haguenau Colmar Nancy Mulhouse Rodez Saint-Louis Paris Fontainebleau Rambouillet La surface du cercle est proportionnelle au nombre de ménages de l'agglomération Prix moyen des logements en fonction du revenu imposable brut moyen par ménage par agglomération, année 2006 50 000 20 000 25 000 30 000 35 000 40 000 45 000 50 000 55 000 Source: CGEDD d après bases de données notariales et Filocom (DGFiP) Revenu imposable brut moyen par ménage 84
Le lien Prix X Revenu dans l espace * Illustre la ségrégation socio-spatiale par le logement * Fournit un ordre de grandeur du coût marginal de la mixité sociospatiale * Se loger est un concours, pas un examen. L «épreuve» principale est le revenu (l «épreuve» complémentaire est le risque, du point de vue du prêteur ou du bailleur) 85
Interprétation du lien prix X revenu L actif des ménages (1) -100% des utilisateurs sont des ménages (dépense de logement = 1/5 de leur revenu) 29 millions de ménages pour 34 millions de logements dont 1/10 résidences secondaires (solde = logts vacants) -95% des acheteurs sont des ménages (le plus gros achat d un ménage pendant son existence) -8 logements sur 10 sont possédés par des ménages le solde =8/10 «logements sociaux» (HLM) + 2/10 logements détenus par d autres personnes morales -Les ¾ des ménages possèdent un logement au moins une fois au cours de leur existence, 63% des ménages possèdent au moins un logement, 59% des ménages possèdent leur résidence principale -A 70 ans, 70% des ménages sont propriétaires de leur résidence principale -2 millions de ménages possèdent 5 millions de logements locatifs, les personnes morales possèdent seulement 1 million de logements locatifs (hors secteur «social») Source: estimations CGEDD d après Enquêtes logement, Filocom, SOeS et sources diverses 86
L actif des ménages (2) -Sur 10 ménages: -4 ne possèdent aucun logement -4 possèdent 1 logement -2 possèdent plus de 1 logement (en moyenne 2,8 logements dont leur résidence principale) Par comparaison seuls 2 ménages sur 10 détiennent des actions (et seulement 5% des ménages en détiennent un montant significatif) -Sur 10 ménages: -4 sont locataires -2 sont propriétaires et remboursent un emprunt souscrit pour acheter («accédants à la propriété») -4 sont propriétaires et ne remboursent pas d emprunt souscrit pour acheter («propriétaires non accédants») -Sur 3 logements achetés 1 est la première résidence principale de l acheteur 1 est une résidence principale de rang >1 (la deuxième, la troisième, etc. résidence principale de l acheteur) 1 est un investissement locatif ou une résidence secondaire (dont: 2/3 investissements locatifs et 1/3 résidences secondaires) -Un ménage achète en moyenne 2,5 logements pendant son existence Source: estimations CGEDD d après Enquêtes logement, Filocom, SOeS et sources diverses 87
Nombre de logements entrant dans le patrimoine d un individu ou en sortant pendant sa vie Entrée dans le patrimoine ou sortie du patrimoine àtitre onéreux àtitre gratuit Au cours de la vie d un individu comme partie de ménages Logements achetés ou construits (dont achetés anciens) (dont achetés neufs ou construits) Logements vendus Solde achetés ou construits moins vendus Logements reçus en héritage Logements reçus en donation Logements donnés en donation Solde reçus moins donnés Nombre de logements +2,5 (1,8) (0,7) -1,8 +0,7 +0,4 +0,2-0,2 +0,4 Ensemble Logements détenus au décès 1,1 Source: estimation CGEDD d après sources diverses 88
Logements anciens Finalité Première résidence principale Résidence principale de rang >1 (la deuxième, la troisième, etc.) Investissement locatif Résidence secondaire (RS) Part de l effectif 1/3 1/3 2/10 1/10 Finalité de l achat Commentaire Contrainte de mensualité maximale pour une qualité minimale Dont ¾ revendent leur résidence principale précédente => relativement isolé des fluctuations des prix =>participe peu à la formation des prix (hormis par amplification des fluctuations?) Dont ¼ ne revend pas la résidence précédente => forme d investissement Arbitrage par rapport à d autres placements 10% des RS (en effectif, et beaucoup plus en montant) ont pour propriétaire un non résident => dans le cas des RS les acheteurs non résidents peuvent avoir une place importante, or beaucoup de leurs prêts ne sont pas décomptés par la Banque de France (qui se limite aux prêts par des prêteurs résidents)+ Manque de bases de données=> ce sont les achats dont le financement est le moins bien connu Type de comportement Mensualité maximale pour une qualité minimale 50% en effectif 60% en montant Neutre en moyenne Arbitrage par rapport à d autres placements (+ un peu RS) 50% en effectif 40% en montant 89
Ne pas oublier la finalité de la vente Finalité Revente rapide après mutation à titre gratuit Part de l effectif 15% Type de comportement Pressé de vendre => ne diffère pas la vente en cas de baisse des prix Revente de la résidence principale précédente 30% Pressé de vendre Relativement isolé des fluctuations des prix => participe peu à la formation des prix Le reste 55% Souvent prêt à attendre pour «mieux vendre» Susceptible de faire baisser les volumes de ventes en période de baisse des prix 90
L actif des ménages: logement et cycle de vie 91
Différenciation du statut d occupation selon l âge 80% 70% 60% Statut d'occupation selon l'âge du ménage, 2011 50% 40% 30% Propriétaire-occupant Locataire privé Locataire social Logé à titre gratuit Autre 20% 10% (Hors personnes "hors ménage", logées en foyers, etc.) 0% 20 30 40 50 60 70 80 90 Source: CGEDD d après Filocom Âge de la personne de référence du ménage (ans) 92
On a d autant plus de chances d être propriétaire qu on est vieux et riche 100% % de propriétaires occupants selon l'âge et la tranche de revenu, 2011 90% 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% >65 000 P 50 000 à 65 000 P 40 000 à 50 000 P 35 000 à 40 000 P Tous REVB P 30 000 à 35 000 P 25 000 à 30 000 P 20 000 à 25 000 P 15 000 à 20 000 P 10 000 à 15 000 P 0 à 10 000 P Tranche de revenu brut imposable (euros) 0 à 10 000 P 10 000 à 15 000 P 15 000 à 20 000 P 20 000 à 25 000 P 25 000 à 30 000 P 30 000 à 35 000 P 35 000 à 40 000 P 40 000 à 50 000 P 50 000 à 65 000 P >65 000 P Tous REVB P 10% 0% 20 30 40 50 60 70 80 90 Âge (ans) Source: CGEDD d après Filocom 93
On a d autant plus de chances d être locataire du secteur privé qu on est jeune et pauvre 90% 80% % de locataires du secteur privé selon l'âge et la tranche de revenu, 2011 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0 à 10 000 L 10 000 à 15 000 L 15 000 à 20 000 L 20 000 à 25 000 L 25 000 à 30 000 L 30 000 à 35 000 L 35 000 à 40 000 L 40 000 à 50 000 L 50 000 à 65 000 L >65 000 L Tous REVB L Tranche de revenu brut imposable (euros) 0 à 10 000 L 10 000 à 15 000 L 15 000 à 20 000 L 20 000 à 25 000 L 25 000 à 30 000 L 30 000 à 35 000 L 35 000 à 40 000 L 40 000 à 50 000 L 50 000 à 65 000 L >65 000 L Tous REVB L 0% 20 30 40 50 60 70 80 90 Âge (ans) Source: CGEDD d après Filocom 94
100% 90% On a d autant plus de chances d être locataire HLM qu on est pauvre (et pas trop jeune) % de locataires HLM selon l'âge et la tranche de revenu, 2011 80% Tranche de revenu brut imposable (euros) 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% Source: CGEDD d après Filocom 0 à 10 000 H 10 000 à 15 000 H 15 000 à 20 000 H 20 000 à 25 000 H 25 000 à 30 000 H 30 000 à 35 000 H 35 000 à 40 000 H 40 000 à 50 000 H 50 000 à 65 000 H >65 000 H Tous REVB H 20 30 40 50 60 70 80 90 Âge (ans) 0 à 10 000 H 10 000 à 15 000 H 15 000 à 20 000 H 20 000 à 25 000 H 25 000 à 30 000 H 30 000 à 35 000 H 35 000 à 40 000 H 40 000 à 50 000 H 50 000 à 65 000 H >65 000 H Tous REVB H 95
Différenciation du statut d occupation par tranche d âge selon l année d observation, 1970-2006 Propriétaire-occupant 80% Tous âges 80% 20-29 ans Locataire privé Locataire social Logé à titre gratuit Autre 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% 1970 1980 1990 2000 2010 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% 1970 1980 1990 2000 2010 80% 30-39 ans 80% 40-49 ans 80% 50-59 ans 70% 70% 70% 60% 60% 60% 50% 50% 50% 40% 40% 40% 30% 30% 30% 20% 20% 20% 10% 10% 10% 0% 1970 1980 1990 2000 2010 0% 1970 1980 1990 2000 2010 0% 1970 1980 1990 2000 2010 80% 60-69 ans 80% 70-79 ans 80% 80-89 ans 70% 70% 70% 60% 60% 60% 50% 50% 50% 40% 40% 40% 30% 30% 30% 20% 20% 20% 10% 10% 10% 0% 0% 0% 1970 1980 1990 2000 2010 Source: CGEDD d après enquêtes logement (INSEE) 1970 1980 1990 2000 2010 1970 1980 1990 2000 2010 96
Différenciation du statut d occupation par tranche d âge selon l année d observation, 1995-2011 Propriétaire-occupant Locataire privé Locataire social Logé à titre gratuit Autre Tous âges 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% 1995 1997 1999 2001 2003 2005 2007 2009 2011 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% 20-29 ans Augmentation du % de propriétaires occupants: rien n est simple! 1995 1997 1999 2001 2003 2005 2007 2009 2011 80% 30-39 ans 80% 40-49 ans 80% 50-59 ans 70% 70% 70% 60% 60% 60% 50% 50% 50% 40% 40% 40% 30% 30% 30% 20% 20% 20% 10% 10% 10% 0% 1995 1997 1999 2001 2003 2005 2007 2009 2011 0% 1995 1997 1999 2001 2003 2005 2007 2009 2011 0% 1995 1997 1999 2001 2003 2005 2007 2009 2011 80% 60-69 ans 80% 70-79 ans 80% 80-89 ans 70% 70% 70% 60% 60% 60% 50% 50% 50% 40% 40% 40% 30% 30% 30% 20% 20% 20% 10% 10% 10% 0% 0% 0% Source: CGEDD d après Filocom 1995 1997 1999 2001 2003 2005 2007 2009 2011 1995 1997 1999 2001 2003 2005 2007 2009 2011 1995 1997 1999 2001 2003 2005 2007 2009 2011 97
15% A quel âge achète-t-on / vend-on? le seuil de 56 ans (très stable dans le temps) Nombre de logements achetés ou construits, ou vendus, en % du nombre de ménages en fonction de l'âge du chef de ménage Année 2006 % du nombre de ménages 10% Effet du baby-boom Logements achetés ou construits Dont primoaccédants (estim.) Logements vendus Solde achetés ou construits nets des vendus 600 000 Nombre de ménages (échelle de droite) 500 000 Nombre de ménages 400 000 300 000 5% 56 ans 200 000 100 000 0% Âge du chef 20 30 40 50 60 70 80 90 100 de ménage 0-5% Âge moyen des tranches d'âge acheteuses nettes: 34 ans (Âge moyen des primoaccédants: 34 ans également) Source: CGEDD d après DGFiP, SOeS, bases de données notariales, EPTB, Filocom, SGFGAS Âge moyen des tranches d'âge vendeuses nettes: 74 ans -100 000 Pointillés: résultats sujets à surestimation -200 000 98
3% A quel âge achète-t-on / vend-on? Même seuil de 56 ans pour les terrains % du nombre de ménages Nombre de terrains achetés ou vendus, en % du nombre de ménages en fonction de l'âge du chef de ménage Année 2006 Effet du baby-boom Terrains achetés Terrains vendus Solde achetés nets des vendus Nombre de ménages (échelle de droite) 600 000 500 000 400 000 300 000 56 ans 200 000 100 000 20 30 40 50 60 70 80 90 Âge du chef100 de ménage 0-100 000-200 000 Âge moyen des tranches d'âge acheteuses nettes: 35 ans Âge moyen des tranches d'âge vendeuses nettes: 75 ans Pointillés: résultats sujets à surestimation -300 000-2% Source: CGEDD d après DGFiP, bases de données notariales, Filocom -400 000 99
A quel âge le logement entre-t-il dans le patrimoine ou en sort-il? Âge moyen du ménage lorsqu'un logement entre et sort du patrimoine Mutations de logements anciens en 2010 Âge (en années) % du nombre de de l'ancien du nouveau Différence mutations à propriétaire propriétaire d'âge titre onéreux Mutation à titre onéreux (acheteur et vendeur) 56 ans 43 ans 13 ans 100% Dont de personne physique à personne physique (55 ans) (43 ans) (13 ans) (87%) Dont autres (59 ans) (43 ans) non sign. (13%) Mutation à titre gratuit, entre générations (typiquement de parent à enfant, y compris de grand-parent à petit-enfant) 86 ans 50 ans 35 ans 26% (dont une génération d'écart, typiquement de parent à enfant) (84 ans) (55 ans) (29 ans) (19%) (dont deux générations d'écart, typiquement de grand-parent à petit-enfant) (Effectif probablement surestimé) (89 ans) (36 ans) (54 ans) (7%) Mutation à titre gratuit, interne à une génération (typiquement d'époux à épouse) 75 ans 72 ans 3 ans 17% Sous-total mutation à titre gratuit 81 ans 59 ans 23 ans 43% Total hors mutations virtuelles 64 ans 48 ans 16 ans 143% Source: CGEDD d après Filocom, bases notariales, DGFiP (MEDOC) 100
A quel âge acquiert-on un logement et s en séparet-on, par mutation à titre gratuit entre générations (typiquement legs ou donation de parents à enfants) Mutations de logements anciens 26 000 24 000 à titre gratuit entre générations entre particuliers en 2010 Effectif des anciens et des nouveaux propriétaires par âge Ancien propriétaire Légateurs, donateurs et propriétaires avant partage, entre générations 22 000 20 000 Nouveau propriétaire Héritiers, donataires et propriétaires après partage, entre générations 18 000 16 000 14 000 12 000 10 000 Falaise du baby-boom Légateurs, donateurs et propriétaires avant partage, entre générations Diminution de la natalité en 1914-1918 8 000 6 000 Héritiers, donataires et propriétaires après partage, entre générations 4 000 2 000-2 000 0 20 30 40 50 60 70 80 90 100 Source: CGEDD d après Filocom, bases notariales, DGFiP (MEDOC) 101
A quel âge acquiert-on un logement et s en séparet-on, par mutation à titre gratuit interne à une génération (typiquement legs d époux à épouse) 26 000 24 000 22 000 20 000 18 000 Mutations de logements anciens à titre gratuit internes à une génération ou virtuelles entre particuliers en 2010 Effectif des anciens et des nouveaux propriétaires par âge Ancien propriétaire Nouveau propriétaire Mutation virtuelle Légateurs, donateurs et propriétaires avant partage, interne à une génération Héritiers, donataires et propriétaires après partage, interne à une génération Propriétaires lors de mutations virtuelles 16 000 14 000 12 000 10 000 Héritiers, donataires et propriétaires après partage, interne à une génération Légateurs, donateurs et propriétaires avant partage, interne à une génération Diminution de la natalité en 1914-1918 8 000 6 000 4 000 Virtuelles 2 000-2 000 0 20 30 40 50 60 70 80 90 100 Source: CGEDD d après Filocom, bases notariales, DGFiP (MEDOC) 102
A quel âge acquiert-on un logement et s en sépare-t-on, tous types de mutation 26 000 24 000 Mutations de logements anciens à titre gratuit et onéreux entre particuliers en 2010 Effectif des anciens et des nouveaux propriétaires par âge Ancien propriétaire Vendeurs Légateurs, donateurs et propriétaires avant partage, entre générations Légateurs, donateurs et propriétaires avant partage, interne à une génération Acheteurs 22 000 20 000 Acheteurs Nouv eau propriétaire Mutation v irtuelle Héritiers, donataires et propriétaires après partage, entre générations Héritiers, donataires et propriétaires après partage, interne à une génération Propriétaires lors de mutations virtuelles 18 000 Falaise du baby-boom 16 000 14 000 Vendeurs Héritiers, donataires et propriétaires après partage interne à une génération Légateurs, donateurs et propriétaires avant partage entre générations 12 000 10 000 Légateurs, donateurs et propriétaires avant partage interne à une génération Diminution de la natalité en 1914-1918 8 000 6 000 Héritiers, donataires et propriétaires après partage entre générations 4 000 Virtuelles 2 000-2 000 0 20 30 40 50 60 70 80 90 100 Source: CGEDD d après Filocom, bases notariales, DGFiP (MEDOC) 103
100% Comment acquiert-on un logement? Répartition des types de mutation selon l'âge du nouveau propriétaire Hors mutations à titre virtuel 90% 80% 70% 60% Achat 50% 40% 30% Mutation à titre gratuit interne au ménage (typiquement, legs de l'époux) Mutation à titre gratuit de la génération précédente (typiquement, legs des parents) Mutation à titre gratuit de la génération n-2 (typiquement, legs des grands-parents) 20% 10% 0% 20 30 40 50 60 70 80 90 100 Âge du nouveau propriétaire Mutations de la génération n+2 probablement surestimées Source: CGEDD d après Filocom, bases notariales, DGFiP (MEDOC) 104
100% Comment se sépare-t-on d un logement? Répartition des types de mutation selon l'âge de l'ancien propriétaire Hors mutations à titre virtuel 90% 80% 70% 60% Vente 50% 40% 30% Mutation à titre gratuit interne au ménage (typiquement, legs à l'épouse) Mutation à titre gratuit à la génération suivante (typiquement, legs aux enfants) Mutation à titre gratuit à la génération n+2 (typiquement, legs aux petits-enfants) 20% 10% 0% 20 30 40 50 60 70 80 90 100 Âge de l'ancien propriétaire Mutations à la génération n+2 probablement surestimées Source: CGEDD d après Filocom, bases notariales, DGFiP (MEDOC) 105
Age de l acheteur selon le type de l achat Logements anciens ou neufs achetés de 2002 à 2006 Ensemble 1. Résidence principale Dont première résidence principale Dont avec emprunt («primo-accédant») Dont sans emprunt Dont résidence principale de rang >1 Dont avec emprunt («secundo-accédant») Dont sans emprunt 2. Investissement locatif ou résidence secondaire 3. Autres (logement à titre gratuit, etc.) Âge moyen 43 ans 40 ans 35 ans 34 ans 49 ans 47 ans 42 ans 60 ans 48 ans % du nombre total des achats 100% 67% 35% 34% 2% 31% 22% 9% 30% 3% Source: estimations CGEDD d après enquêtes logement (INSEE), bases notariales, DGFiP (MEDOC) 106
2. Quelques propriétés du prix des logements 2.1. Prix des logements et revenu: l actif des ménages 2.2. Prix des logements et nombre des logements: élasticité 2.3. Le prix des logements comme série temporelle 107
Elasticité du prix des logements par rapport à la taille du parc (1) L élasticité du prix des logements par rapport à la taille du parc semble de l ordre de -1 ou -2, peut-être (?) un peu plus (-3?) en Ile-de-France Cette propriété fondamentale a de nombreuses conséquences 108
Elasticité du prix des logements par rapport à la taille du parc (2) Peu de travaux. Travaux beaucoup plus nombreux sur un problème inverse: sensibilité de la construction à la variation du prix des logements Compliqué car nombreuses variables à prendre en compte effets de retour décalages temporels manque de données recul limité dans le temps => pb de robustesse analyses dans l espace pour compenser le manque de mémoire mais manque de données locales 109
Elasticité du prix des logements par rapport à la taille du parc (3) Résultats fragiles (manque de données) notamment sous l angle de la robustesses, rarement mentionnée Résultats dispersés (d un facteur 8 pour les Etats-Unis!) Les estimations des économistes font des hypothèses d arbitrage parfois contestables (notamment, les arbitrages ne sont pas instantanés) Les économistes peuvent se tromper: cf. (McQuinn, 2004) sur l Irlande, (OCDE: Girouard, Kennedy & al., 2006) sur les Etats-Unis Mais le nuage des résultats est centré autour d un ordre de grandeur de -1 à -2 110
Elasticité du prix des logements par rapport à la taille du parc (4) Quelques références Pays, période Elasticité Référence Cité dans tableau 3 de (Girouard, Kennedy & al., 2006) Irlande, 1977-2004 -0,007 (ancien), -2,0 (neuf) (OCDE, 2006) Irlande, 1980-2002 -0,5 (McQuinn, 2004) Pays-Bas, 1970-2002 -0,5 (OCDE, 2004) Pays-Bas, 1980-2003 -1,4 (Verbruggen et al., 2006) Norvège, 1990-2004 -1,7 (Jacobsen & Naug, 2005) Royaume-Uni, 1969-1996 -1,9 (Meen, 2002) Danemark, 1984-2005 -2,9 (Wagner, 2005) Etats-Unis, 1981-2003 -3,2 (McCarthy & Peach, 2004) Australie, 1975-2003 -3,6 (Abelson et al., 2005) Espagne, 1989-2003 -6,9 à -8,1 (OCDE, 2005) Etats-Unis, 1981-1998 -7,9 (Meen, 2002) Résultats de Muellbauer et al. Allemagne, 1981-2013 -1,4 (Geiger, Muellbauer & Rupprecht, 2014) France, 1981-2011 -1,5 (Chauvin & Muellbauer, 2013) Royaume-Uni, 1972-2003 -1,6 (Cameron, Muellbauer & Murphy, 2006) Etats-Unis, 1983-2009 -2 (Duca, Muellbauer & Murphy, 2012) Comparaisons entre zones géographiques France, 1994-2010 -1 à -2 (Friggit, 2011) France, 2000-2012 -0,5 à -2 (Vermont, 2014) 111
Elasticité du prix des logements par rapport à la taille du parc (5) Notre contribution Comparaison de la France avec le cas clinique britannique sur 1970-2005: élasticité = moins quelques unités Depuis 1967, le Royaume-Uni construit 1/3 logements de moins par an que la France pour une population et une croissance démographique voisines. Pourtant, le prix des logements rapporté au revenu par ménage n y a pas beaucoup plus augmenté Comparaison des différents départements français (1994-2010) ( régression multiple de la variation du prix des logements par rapport à celles du revenu, de la population, du nombre de logements, etc.) confirme un ordre de grandeur de -1 ou -2, peut-être (?) un peu plus (-3?) en Ile-de-France Sensibilité des résultats à la sous-période considérée (problème de robustesse) Cf. notes http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/img/pdf/elasticite-prix-immobilier-nombre_cle093f5d.pdf et http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/img/pdf/difference-variation-prix-immobilier-pardepartement cle76a2da.pdf 112
Elasticité du prix des logements par rapport à la taille du parc (6) La différenciation par département de la construction nette de la croissance démographique «explique» la moitié de la différenciation de la variation du prix des logements rapporté au revenu par ménage sur 2000-2010 (mais beaucoup moins sur 1994-2010: résultat non robuste) 75 06 34 83 93 66 94 04 31 Provence Méditerranée Paris et Petite Couronne Variation annuelle moyenne du prix des logements rapporté au revenu par ménage 6% 92 5% 4% 3% 13 69 30 84 05 07 95 11 33 48 43 09 59 64 26 15 42 03 73 80 40 23 38 32 17 63 19 76 44 7491 46 01 58 77 85 81 02 61 82 60 24 14 12 10 18 27 28 47 36 37 65 71 78 86 89 45 56 22 29 21 72 87 53 6741 51 49 39 35 7054 79 25 Variation annuelle du prix des logements rapporté au revenu par ménage en fonction de la variation annuelle du nombre de logements nette de la croissance démographique 2000-2010 68 62 16 5055 08 88 57 52 (Variations logarithmiques) Elasticité ~ -2 y = -1,61x + 0,05 R 2 = 0,45 2% Nord-est -0,5% 0,0% 0,5% 1,0% 1,5% Source: CGEDD d après indices Notaires-INSEE, Perval, INSEE, SOeS et Filocom 90 Variation annuelle du nombre de logements, nette de la variation annuelle moyenne de la population 113
2. Quelques propriétés du prix des logements 2.1. Prix des logements et revenu: l actif des ménages 2.2. Prix des logements et nombre des logements: élasticité 2.3. Le prix des logements comme série temporelle 114
Quelques propriétés du prix des logements (1) Brièveté des séries => limites des analyses (y compris problème de la faible robustesse des résultats, trop souvent négligé dans les publications) 115
Le prix des logements comme série temporelle (2) Cyclicité forte (au sens de:autocorrélation à 1 an) «La hausse nourrit la hausse, la baisse nourrit la baisse» «Myopie» des décideurs (= fonder les anticipations en prolongeant le passé récent = «la mémoire courte»), phénomène autorenforçant A contrario, pas d autocorrélation à court-moyen terme pour les actions ( ~ marche au hasard) 1,0 Coefficient d'autocorrélation R 0,8 0,6 Autocorrélation R des variations du prix des logements en fonction du pas de temps sur la période 1965-2012 0,4 0,2 0,0-0,2 Pas de temps en années 1 2 3 4 5-0,4-0,6-0,8-1,0 Prix des logements en monnaie nominale Prix des logements en monnaie constante Prix des logements rapporté au revenu par ménage Source: CGEDD d après INSEE, bases de données notariales, indices Notaires-INSEE. 116
Le prix des logements comme série temporelle (3) Pas de périodicité autre que la saisonnalité La saisonnalité du nombre de transactions est beaucoup plus marquée que celle des prix de transaction. La saisonnalité du nombre de transactions découle de ce que certains ménages sont contraints par le calendrier scolaire. La saisonnalité des prix de transaction découle de ce qu ils sont plus nombreux parmi les acheteurs que parmi les vendeurs (âges différents). La saisonnalité est plus marquée pour les maisons que pour les appartements 30% 25% Coefficients de saisonnalité des nombres de transactions de logements anciens 3% Coefficients de saisonnalité du prix des logements anciens 2% 20% 15% 1% 10% 5% 0% T1 T2 T3 T4 Trimestre de l'acte de vente 0% -5% -10% -15% T1 T2 T3 T4 France - Appartements Paris - Appartements Ile-de-France hors Paris - Appartements Province - Appartements France - Maisons Ile-de-France - Maisons Province - Maisons Source: CGEDD d après bases notariales, DGFiP (MEDOC) et indices Notaires-INSEE Trimestre de l'acte de vente -1% -2% -3% France - Appartements Paris - Appartements Ile-de-France hors Paris- Appartements Province - Appartements France - Maisons Ile-de-France - Maisons Province - Maisons 117
Le prix des logements comme série temporelle (4) Faible corrélation 2 à 2 des variations du prix des logements avec celles des taux d intérêt sur des pas de temps de 1 à 5 ans contre-intuitif mais fonde le pouvoir diversificateur du placement en logement par rapport aux obligations (cf. plus loin) => Il faut tenir compte de nombreux autres phénomènes pour voir apparaître la sensibilité du prix des logements aux taux d intérêt Lien par le retour vers la hiérarchie des couples rendement X risque tendanciels mais ce lien n est pas instantané Absence de corrélation 2 à 2 des variations du prix des logements avec celles du prix des actions => Pouvoir diversificateur du placement en logement par rapport aux placements financiers, cf. plus loin Les méthodes d analyse de séries temporelles avec autorégression ne mettent pas en évidence de lien plus fort Les analyses multivariées (incluant les variations de l offre et la demande, etc.) sont handicapées par la brièveté des séries (au plus 48 ans) 118
PLAN 1. Historique du prix des logements 2. Quelques propriétés du prix des logements 3. Comparaison avec les autres actifs 4. Loyers et revenus depuis 1970 5. Comment expliquer l'envolée du prix des logements de 2000-2008 et le rebond de 2009? 6. Prospective 7. Conclusion 119
Le logement comme investissement Le logement est un outil de production d un service, le service logement, mais aussi un actif qui procure comme tout actif: un rendement total = un rendement en capital (=croissance du prix de cession) + un rendement annuel, le rendement locatif (=loyer net de charges / prix de cession) et, en contrepartie, un risque: risque de prix (volatilités et autre mesures) autres composantes du risque appréciés différemment par les différents acteurs L investisseur compare le rendement et sa contrepartie le risque de l actif à ceux des autres actifs 120
3. Comparaison avec les autres actifs 3.1. Monnaie 3.2. Or 3.3. Placements de taux 3.4. Actions 3.5. Logement 3.6. Pouvoir diversificateur 121
Monnaie La monnaie est l étalon auquel on compare les autres actifs pour en mesurer le «prix». C est donc un actif particulier Sa «valeur» peut être mesurée par: la quantité de biens qu elle permet d acheter (indice des prix à la consommation) la quantité d autres monnaies qu elle permet d acheter (taux de change) 122
Monnaie: inflation 60% 50% 40% 30% Taux d'inflation annuel et lissé sur 10 ans Annuel Lissé sur 10 ans France Etats-Unis Royaume-Uni France Etats-Unis Royaume-Uni 20% 10% 0% -10% 1800 1850 1900 1950 2000-20% Source: CGEDD d après (Chabert, 1949), (Lévy-Leboyer & Bourguignon, 1985), INSEE, Stats-USA, US Bureau of Labor, UK office of National Statistics 123
Monnaie: prix à la consommation 10 1 Indices des prix à la consommation Base 2000=1 France Etats-Unis Royaume-Uni 1800 1850 1900 1950 2000 0,1 0,01 0,001 0,0001 Source: CGEDD d après (Chabert, 1949), (Lévy-Leboyer & Bourguignon, 1985), INSEE, Stats-USA, US Bureau of Labor, UK office of National Statistics 124
1000 Monnaie: taux de change (1) Cours de la monnaie française contre le dollar américain et la livre britannique Base 2000=1 100 10 Nombre de dollars américains par unité monétaire française Nombre de livres britanniques par unité monétaire française 1 1800 1850 1900 1950 2000 0,1 Source: CGEDD d après Banque de France, ECB, Bank of England, INSEE 125
Monnaie: taux de change (2) 10 Indices des prix à la consommation aux Etats-Unis et au Royaume-Uni convertis en monnaie française et rapportés à l'indice des prix à la consommation en France Base 2000=1 1 1800 1850 1900 1950 2000 Indice des prix à la consommation aux Etats-Unis converti en monnaie française et rapporté à l'indice des prix à la consommation en France Indice des prix à la consommation au Royaume-Uni converti en monnaie française et rapporté à l'indice des prix à la consommation en France 0,1 Source: CGEDD d après Banque de France, ECB, Bank of England, INSEE 126
3. Comparaison avec les autres actifs 3.1. Monnaie 3.2. Or 3.3. Placements de taux 3.4. Actions 3.5. Logement 3.6. Pouvoir diversificateur 127
100 Or: maintien du pouvoir d achat sur longue période, envolée 2000-2010 Cours de l'or en monnaie constante base 2000=1 Prix de l'or en monnaie française constante Prix de l'or en $ constants 10 Prix de l'or en constantes 1 1800 1850 1900 1950 2000 0,1 Source: CGEDD d après INSEE, Banque de France, World Gold Council, (Officer, 2002). 128
3. Comparaison avec les autres actifs 3.1. Monnaie 3.2. Or 3.3. Placements de taux 3.4. Actions 3.5. Logement 3.6. Pouvoir diversificateur 129
Placement à revenu fixe à court terme Taux d intérêt à court terme = inflation + 2% + larges fluctuations 20% 18% 16% 14% 12% 10% 8% 6% 4% 2% 0% Taux d'intérêt à court terme France Etats-Unis Royaume-Uni 1800 1850 1900 1950 2000 Source: CGEDD d après (Chabert, 1949), Ixis, INSEE, (Homer & Sylla, 1998), US Historical Statistics, Federal Reserve, UK National Statistics 130
Placement à revenu fixe à long terme Taux d intérêt à long terme = inflation + 3% + larges fluctuations 20% 18% 16% 14% 12% 10% 8% 6% 4% 2% 0% Taux d'intérêt à long terme France Etats-Unis Royaume-Uni 1800 1850 1900 1950 2000 Source: CGEDD d après (Vaslin, 1999), (Loutchitch, 1930), Ixis, INSEE, (Homer & Sylla, 1998), US Historical Statistics, Federal Reserve, Bank of England 131
3. Comparaison avec les autres actifs 3.1. Monnaie 3.2. Or 3.3. Placements de taux 3.4. Actions 3.5. Logement 3.6. Pouvoir diversificateur 132
Actions: un placement en actions a rapporté 6,6% plus l inflation (hors guerres catastrophiques) tendanciellement sur deux siècles 1 0,1 Valeur d'un placement en actions américaines, françaises et britanniques, monnaie nationale constante, dividendes réinvestis, base 2000=1 0,01 0,001 Tunnel Pente =+6,6% /an Série Arbulu-SGF-SBF250 0,0001 0,00001 y = 9E-58e 0,0653x R 2 = 0,9945 Actions américaines Actions françaises Actions britanniques Tendance des actions américaines 0,000001 Tunnel («Tunnel de Siegel») Pente =+6,6% /an («Constante de Siegel») 1800 1850 1900 1950 2000 Source: CGEDD d après (Arbulu 1998), SGF, Euronext, (Chabert, 1949), (Lévy-Leboyer & Bourguignon, 1985), INSEE, (Schwert 1990), (Shiller 2000), S&P, STAT- USA, US Bureau of Labor, (Dimson, Marsh & Staunton, 2001), UK Office of National Statistics 133
Tunnel 1000 100 Valeur d un placement en actions rapportée à la tendance longue Valeur de placements en actions américaines, françaises et britanniques rapportée à la tendance longue des actions américaines Actions américaines Actions françaises Actions britanniques 10 2 Tunnel 1 0,5 Distribution -bimodale (?) -écart type légèrement (et de moins en moins) croissant - platikurtique 0,1 1800 1850 1900 1950 2000 Source: CGEDD d après (Arbulu 1998), SGF, Euronext, (Chabert, 1949), (Lévy-Leboyer & Bourguignon, 1985), INSEE, (Schwert 1990), (Shiller 2000), S&P, STAT-USA, US Bureau of Labor, (Dimson, Marsh & Staunton, 2001), UK Office of National Statistics 134
Discussion, autres étalons pour les actions Discussion Plusieurs options pour l indice des prix à la consommation au XIXe siècle aux Etats-Unis, dividendes estimés avant 1871, etc. => débats sur la première décimale de la constante de Siegel: 6,2%? 6,3%? 6,6%? Argument contre l extrapolation dans le futur du «tunnel de Siegel»: la période 1800-2000 a constitué pour les Etats-Unis un «âge d or» qui ne se reproduira pas. Réponse: sans doute mais pendant le XIXème siècle, alors que la France croissait moins vite que beaucoup de pays, le rendement des actions y était le même qu aux Etats-Unis. Autres étalons pour les actions Ratios prix / bénéfice (ex: PER lissé de Shiller) ou prix / dividende: Quel bénéfice ou dividende: passé (sur quelle durée)? futur (sur quelle durée, estimé comment)? Si le ratio s écarte de sa tendance longue, y retournera-t-il par le numérateur, par le dénominateur, ou par les deux? Ratio bénéfices / PIB ou capitalisation / PIB USA: oui mais les entreprises sont plus internationales => il faut comparer au PIB mondial et non américain? (De 2000 à 2011, le PIB mondial a augmenté de 23% de plus que le PIB américain) 135
Quel étalon: «tunnel de Siegel» ou ratio prix / bénéfice (PER) passé lissé sur 10 ans de Shiller? Les deux étalons divergent depuis 2000 3 2 Actions américaines: comparaison de deux étalons "Tunnel de Siegel" et prix / bénéfice passé Valeurs fin de mois, Etats-Unis Nov. 1802 Jun. 1835 Dec. 1852 (1) Valeur du placement dividendes réinvestis / tendance longue de Siegel (2) Ratio prix / bénéfice lissé sur 10 ans de Shiller / 15 (2) / (1) 05 Jun. 1881 Sep. 1929 Feb. 1937 Dec. 1999 Nov. 1916 Aug. 1987 1 0,9 0,8 0,7 0,6 0,5 0,4 Dec. 1814 Mar. 1842 Oct. 1857 Jun. 1877 Dec. 1920 Jun. 1932 Apr. 1942 Jun. 1949 Aug. 1982 Feb. 2009 1/1 1800 1/1 1850 1/1 1900 Source: CGEDD d après (Schwert 1990), (Shiller 2000), S&P, STAT-USA, US Bureau of Labor 1/1 1950 1/1 2000 136
1,8 1,7 1,6 1,5 1,4 1,3 1,2 1,1 1 0,9 0,8 0,7 0,6 0,5 0,4 0,3 0,2 0,1 0 Le PIB auquel il faut comparer les bénéfices des entreprises est-il le PIB national ou le PIB mondial? Produit intérieur brut en volume Base 2000=100, Monde, Etats-Unis et France Monde Etats-Unis France 1920 1930 1940 1950 1960 1970 1980 1990 2000 2010 2020 Source: CGEDD d après INSEE, BEA, Stat-USA, Earth Policy Institute, FMI 25% d'écart en 13 ans 137
Quelques remarques sur le prix des actifs non immobiliers Sensibilité à la méthode de calcul de l indice (actions) Impact des deux guerres mondiales au-delà de 1945 Inflation et taux d intérêt «anormalement» élevés pendant les années 1970-1990 Régularités: «retour vers la moyenne» (cf. image du «tunnel») Faible lien prix des actions X taux d intérêt On retrouve des phénomènes analogues dans le cas du logement 138
3. Comparaison avec les autres actifs 3.1. Monnaie 3.2. Or 3.3. Placements de taux 3.4. Actions 3.5. Logement 3.6. Pouvoir diversificateur 139
Placement en logement L évolution de la valeur du placement est obtenue en ajoutant au rendement en capital (variation du prix de cession: cf. 1.) le rendement locatif, qui lui-même varie dans le temps Le rendement locatif brut typique est tendanciellement de 6% mais est actuellement beaucoup plus faible 140
Durabilité du rendement locatif brut tendanciel de 6% En 1900-1910: inflation +0,3%/an, revenu par ménage +1,6%/an, prix des immeubles à Paris +1,1%/an, taux d intérêt sur les emprunts de l Etat 3,1%/an Le loyer brut des immeubles achetés par La Fourmi Immobilière (de 1899 à 1913) représentait 6 à 7% de leur prix (cité par F. Simmonet, «La Fourmi Immobilière»). «Le revenu brut moyen à Paris serait de 6,36% (de 5,13% dans le XVIe arrdt à 7,76% dans le XXe arrdt)», dont il faut déduire 33% de charges (P. Leroy-Beaulieu, «L art de placer et gérer sa fortune», 1906). 6% rendement locatif brut «un logement vaut 200 loyers mensuels» 6% = valeur typique, varie selon le type de logement Aujourd hui le rendement locatif brut est très inférieur à cette valeur tendancielle 141
Rendement total tendanciel d un placement en logement sur la base de 1965-2000 avant effet de levier (a) Rendement en capital: Un peu fort? Croissance du PIB inflation + 2,3% Croissance du revenu des ménages: idem: inflation + 2,3% Moins croissance du nombre de ménages -1,0% Reste: croissance du revenu par ménage inflation + 1,3% Rendement en capital idem: inflation + 1,3% (b) Rendement locatif net: Rendement locatif brut 6,0% Moins charges 37% (y compris grosses réparations) -2,2% Moins amortissement sur 20 ans des frais d achat (11%) -0,5% Reste: rendement locatif net 3,3% Rendement total = (a)+(b) inflation + 4,6% Aujourd hui le rendement total est très inférieur à cette valeur tendancielle 142
Effet de levier L effet de levier (financement par emprunt d une partie de l achat) augmente l espérance de rendement à condition que le taux de l emprunt soit inférieur à l espérance de rendement sans emprunt mais augmente aussi le risque et en particulier crée un risque de valeur négative du placement nette de dette (si le prix du logement diminue plus rapidement que la dette) 143
Valeur de différents placements 1E+04 1E+03 Valeur de différents placements, en monnaie française constante, base 2000=1 1914-1965 1E+02 1E+01 1E+00 1E-01 1800 1850 1900 1950 2000 1E-02 1E-03 1E-04 1E-05 1E-06 Billets de banque français Billets de banque américains Or Marché monétaire Obligations Actions françaises Actions américaines Logement locatif à Paris Source: Source: CGEDD d après Arbulu, Euronext, Vaslin, Loutchitch, Ixis, Banque de France, ECB, bases notariales, indices Notaires-INSEE, Duon, INSEE, Schwert, Shiller, S&P, World Gold Council, Officer. 144
100% Rendement X volatilité: 1840-1914 80% Volatilité des rendements à 5 ans 1840-1914 60% 40% 20% 0% Inflation Or Actions américaines Actions françaises (ASIS) Obligations Logement locatif Actions françaises (LB) Monétaire Rendement annuel 0% 5% 10% 15% 20% 25% Source: CGEDD d après Arbulu, Le Bris & Hautcoeur, Euronext, Vaslin, Loutchitch, Ixis, Banque de France, ECB, bases notariales, indices Notaires-INSEE, Duon, INSEE, Schwert, Shiller, S&P, World Gold Council, Officer. NB : ASIS = série Arbulu-SGF-INSEE-SBF250. LB = série Le Bris 145
100% Rendement X volatilité: 1914-1965 80% Volatilité des rendements à 5 ans Or Actions américaines 1914-1965 60% Actions françaises (LB) Actions françaises (ASIS) 40% Logement locatif 20% 0% Obligations Monétaire Inflation Rendement annuel 0% 5% 10% 15% 20% 25% Source: CGEDD d après Arbulu, Le Bris & Hautcoeur, Euronext, Vaslin, Loutchitch, Ixis, Banque de France, ECB, bases notariales, indices Notaires-INSEE, Duon, INSEE, Schwert, Shiller, S&P, World Gold Council, Officer. NB : ASIS = série Arbulu-SGF-INSEE-SBF250. LB = série Le Bris 146
100% Rendement X volatilité: 1965-2013 80% Volatilité des rendements à 5 ans 1965-2013 60% Or Actions américaines 40% Actions françaises (LB) Actions françaises (ASIS) Logement locatif 20% 0% Inflation Obligations Monétaire Rendement annuel 0% 5% 10% 15% 20% 25% Source: CGEDD d après Arbulu, Le Bris & Hautcoeur, Euronext, Vaslin, Loutchitch, Ixis, Banque de France, ECB, bases notariales, indices Notaires-INSEE, Duon, INSEE, Schwert, Shiller, S&P, World Gold Council, Officer. NB : ASIS = série Arbulu-SGF-INSEE-SBF250. LB = série Le Bris 147
Rendement X volatilité tendanciels 100% 80% Volatilité des rendements à 5 ans Tendanciel (hypothèse: inflation 2%) 60% 40% Couples (rendement, volatilité) Or?? (Inflation+0,0%,?) Actions américaines (Inflation+6,6%, 50%) Inflation Actions françaises (Inflation+6,6%, 42%) (Inflation+4,6%, 28%) (NB: hors effet de levier) Logement locatif 20% Obligations (Inflation+3,0%, 20%) (NB: non protégé contre l inflation non anticipée) 0% Monétaire (Inflation+2,0%, 8%) Rendement annuel 0% 5% 10% 15% 20% 25% Source: CGEDD d après Arbulu, Euronext, Vaslin, Loutchitch, Ixis, Banque de France, ECB, bases notariales, indices Notaires-INSEE, Duon, INSEE, Schwert, Shiller, S&P, World Gold Council, Officer. 148
3. Comparaison avec les autres actifs 3.1. Monnaie 3.2. Or 3.3. Placements de taux 3.4. Actions 3.5. Logement 3.6. Pouvoir diversificateur 149
Pouvoir diversificateur du placement en logement par rapport aux placements financiers Faible corrélation 2 à 2 des variations du prix des logements avec celles des taux d intérêt (donc du prix des obligations) et du prix des actions Pouvoir diversificateur du placement en logement par rapport aux placements financiers Cf. plus haut Néanmoins les krachs boursiers ont été souvent (1929, 1987, 2000, 2008) mais pas toujours (1882) suivis d une hausse du prix des logements (surtout locatifs). Fuite de certains investisseurs vers la sécurité supposée du placement en logement lorsqu un krach leur remémore la volatilité du placement en actions? 150
Les «bosses» du prix des actions sont-elles suivies de «bosses» du prix des logements? Peu d expériences passées 19e siècle peu significatif (marchés d actions moins développés, marché locatif pur à Paris). Krach de l Union Générale Expérience des années 1930 (mais crise économique grave: déflation et récession prolongées) Expérience du marché d actions baissier de 1962-1980 Flash-krach boursier de 1987 Krachs boursiers des «nouvelles technologies» (2000) et des «subprimes» (2008) 151
1,1 Le krach de l Union Générale n a pas été suivi d une bosse immobilière 1 0,9 0,8 0,7 0,6 0,5 0,4 0,3 0,2 0,1 Le krach de l'union Générale Source: CGEDD d après Arbulu, Vaslin, Gaston Duon, INSEE, Toutain Krach de l'union Générale 1840 1860 1880 1900 20% 19% 18% 17% 16% 15% 14% 13% 12% 11% 10% 9% 8% 7% 6% 5% 4% 3% 2% 1% 0% Valeur d'un placement en actions françaises rapportée à la tendance longue, base 1881=1 Indice du prix des logements à Paris rapporté au revenu disponible par ménage, base 1881=1 Taux d'intérêt à long terme (échelle de droite) 152
3 2,5 2 FRANCE (immeubles de rapport et appartements) La crise de 1929 Valeurs en base 1929=1 Valeur d'un placement en actions rapportée à la tendance longue, France France Prix des immeubles de rapport à Paris, F courants Prix des immeubles de rapport à Paris, F constants 2,5 Prix des immeubles de rapport à Paris rapporté au revenu disponible par ménage Prix des appartements à Paris, F courants Loyers à Paris, F courants 3 2 ETATS- UNIS (maisons) Valeur d'un placement en actions rapportée à la tendance longue, Etats-Unis Prix des maisons individuelles (22 villes), $ courants Prix des maisons individuelles (22 villes), $ constants Prix des maisons individuelles (22 villes) rapporté au revenu disponible par ménage 1,5 1,5 1 1 0,5 0,5 0 0 1910 1920 1930 19401910 1920 1930 1940 Source: CGEDD d après Gaston Duon, INSEE, US Historical Statistics, Shiller, S&P 153
Prix des logements lors du «bear market» de 1962-1980, du «flash-krach» de 1987 et des krachs des «nouvelles technologies» et des «subprimes» 3,5 3 2,5 2 Valeur d'un placement en actions rapportée à sa tendance longue, France Prix des logements en France / revenu disponible par ménage, base 1965 Prix des logements à Paris / revenu disponible par ménage, base 1965 1,5 1 0,5 0 «Bear-market» de 1962-1980 1950 1960 1970 1980 1990 2000 2010 2020 Source: CGEDD d après SGF, Euronext, INSEE, Ixis, bases notariales et indices Notaires-INSEE. «Flash-krach» de 1987 «Krach des nouvelles technologies» «Krach des subprimes» 154
Autres aspects des placements Effet de levier (rapproche le couple rendement-volatilité tendanciel du placement en logement de celui du placement en actions) Frais de gestion de transaction Fiscalité Risques autres que la volatilité du prix (appréciés différemment par les différents acteurs) 155
Actuellement Par rapport à leur tendance longue respective, - le prix des actions est faible (1) - le prix de l or, des obligations (2) et des logements (3) est élevé (1) en France (même si une baisse est possible à court terme), plus aux Etats-Unis (2) sauf inflation durablement très faible (3) en France, pas en Allemagne et plus aux Etats-Unis 156
PLAN 1. Historique du prix des logements 2. Quelques propriétés du prix des logements 3. Comparaison avec les autres actifs 4. Loyers et revenus depuis 1970 5. Comment expliquer l'envolée du prix des logements de 2000-2008 et le rebond de 2009? 6. Prospective 7. Conclusion 157
4. Loyers et revenus depuis 1970 4.1. Problèmes de mesure 4.2. Ratio loyer / revenu: une contradiction apparente 4.3. Revenu: pourquoi les locataires se paupérisent-ils par rapport à l ensemble des ménages? 4.4. Loyer: pourquoi le loyer moyen augmente-t-il plus rapidement que l indice INSEE des loyers? 4.5. Poids des loyers nets dans le revenu national 158
Loyers et revenus Loyer = prix du service, par opposition au prix du bien Une difficulté particulière La structure des ménages locataires a évolué par rapport à celle de l ensemble des ménages. De même la structure du parc locatif a évolué par rapport à celle de l ensemble de parc. Cela complique l analyse. 159
De combien les loyers augmentent-ils? 4 mesures différentes, origine des écarts encore à préciser Indices INSEE des loyers (pèsent pour 6% dans l indice des prix à la consommation) Indices OLAP. De T1 2001 à T1 2011, agglo. parisienne, secteur libre: indice INSEE: +32%, indice OLAP: + 45%, soit en 10 ans une divergence de 10%, ou encore 1% par an. L «étalonnage» par l INSEE (suite au rapport du CNIS) montre que les effets qualité n expliquent pas nécessairement tout Agrégats enquêtes logement. De 1996 à 2006, sur le parc privé: indice INSEE: +23%, loyer moyen ENL: +32%, loyer moyen net d effets qualité (y-c. effets localisation P. Briant): +28% soit 4% de plus que les 23%, soit en 10 ans une divergence de 4% ou encore 0,4% par an. Nb: les enquêtes logement sont utilisées pour mesurer l amélioration ou la détérioration des conditions de logement des ménages (taux d effort, etc.) Indices Clameur. Loyers du parc privé de 2000 à 2010: indice INSEE: +29%, Clameur: +34%, soit en 10 ans une divergence de 4% ou encore 0,4% par an. Peut s expliquer par divers facteurs (Clameur=relocation, couverture géographique non exhaustive, problème de la prise en compte des effets qualité) 160
De combien les loyers augmentent-ils? 4 mesures différentes Conséquence = grande confusion dans les discours et dans les esprits Exemple du «rapport sur le mal-logement» 2013 de la fondation Abbé Pierre http://www.fondation-abbe-pierre.fr/_pdf/rml-18.pdf Pour la période 2000-2010 mentionne une augmentation des «loyers moyens du parc privé» de 47% (page 101) puis mentionne une augmentation du loyer moyen des bénéficiaires des aides au logement de 32% (page 106), sans s interroger sur les raisons pour lesquelles ce 32% est tellement inférieur au 47% ci-dessus ne mentionne pas la hausse de l indice INSEE des loyers (+29% France entière et 32% agglo parisienne, sur le parc HLM comme sur le parc privé) mais utilise (pour le comparer aux données OLAP) l indice des prix à la consommation de l INSEE (+19%) dont la composante «loyers» est précisément l indice INSEE des loyers (page 101) On peut espérer que: les suites de l «étalonnage» de l OLAP par l INSEE (suite au rapport du CNIS) et la création d un observatoire national des loyers doté d un conseil scientifique vont permettre de chiffrer la contribution des diverses causes possibles (effets qualité, autres) à la divergence des diverses mesures et de rétablir de la cohérence sur la mesure d une variable fondamentale du marché du logement 161
Remarque L indice INSEE a augmenté presque autant: - dans le parc social et dans le parc libre - dans les divers types urbains Variation des indices INSEE des loyers 1983-2000 2000-2012 1988-2012 Ecart par rapport à l indice général (17 ans) (12 ans) (29 ans) Indice général 0% 0% 0% Agglo parisienne 2% 3% 5% Unités urbaines de 100 000 à 2 000 000 habitants -1% 0% -1% Unités urbaines de 20 000 à 100 000 habitants 4% -3% -1% Unités urbaines de moins de 20 000 habitants -7% -3% -10% Indice général sectoriel -3% 0% -3% HLM -4% 0% -4% Libre -3% 0% -2% 162
4. Loyers et revenus depuis 1970 4.1. Problèmes de mesure 4.2. Ratio loyer / revenu: une contradiction apparente 4.3. Revenu: pourquoi les locataires se paupérisent-ils par rapport à l ensemble des ménages? 4.4. Loyer: pourquoi le loyer moyen augmente-t-il plus rapidement que l indice INSEE des loyers? 4.5. Poids des loyers nets dans le revenu national 163
Comment réconcilier deux présentations apparemment contradictoires du ratio loyer / revenu? L indice INSEE des loyers est resté presque constant par rapport au revenu par ménage de l ensemble des ménages (locataires et propriétaires) 1,8 1,7 1,6 1,5 1,4 1,3 1,2 1,1 Indice du prix des logements et indice des loyers rapportés au revenu par ménage Ensemble de la France, base 2000=1 Indice du prix des logements anciens rapporté au revenu disponible par ménage, base 2000=1 Indice des loyers de l'insee rapporté au revenu disponible par ménage, base 2000=1 NB1: l indice des loyers et l indice des prix de cession n ont pas le même périmètre => biais => en divisant le premier par le second on n obtient pas un indice du rendement locatif brut. NB2: le revenu par ménage qui figure au dénominateur est celui de l ensemble des ménages, qu ils soient locataires ou propriétaires. Le revenu des locataires augmente moins vite que celui de l'ensemble des ménages. NB3: nombreux effets de structure Depuis les années 1970 mais le poids du loyer dans le revenu des locataires a doublé 35% 30% 25% 20% 15% 10% Loyer en % du revenu des locataires Locat. d'un logt loué vide (dont ni HLM ni loi de 48) (dont HLM) (dont loi de 48) Autre locataire Ensemble 1 0,9 5% 0,8 1/1 1965 1/1 1970 1/1 1975 1/1 1980 1/1 1985 1/1 1990 1/1 1995 1/1 2000 1/1 2005 1/1 2010 1/1 2015 1/1 2020 Source: CGEDD d après INSEE, indices Notaires-INSEE et bases notariales Dénominateur Numérateur Indice des loyers INSEE Revenu par ménage moyen de l ensemble des ménages 0% 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 Source: CGEDD d après enquêtes logement (ENL) de l INSEE Loyer moyen ENL Revenu par ménage moyen ENL des locataires Toutes les données proviennent de l INSEE 164
Point commun aux deux présentations Avant d examiner leurs différences, un point commun entre les deux présentations: l évolution des loyers est assez régulière depuis les années 1970, contrairement à celle des prix de cession qui présente une rupture en 2000 165
Depuis 1974 l indice INSEE des loyers est stable par rapport au revenu par ménage de l ensemble des ménages (locataires et propriétaires) 1,8 1,7 1,6 1,5 1,4 1,3 1,2 Indice du prix des logements et indice des loyers rapportés au revenu par ménage Ensemble de la France, base 2000=1 Indice du prix des logements anciens rapporté au revenu disponible par ménage, base 2000=1 Indice des loyers de l'insee rapporté au revenu disponible par ménage, base 2000=1 NB1: l indice des loyers et l indice des prix de cession n ont pas le même périmètre => biais => en divisant le premier par le second on n obtient pas un indice du rendement locatif brut. NB2: le revenu par ménage qui figure au dénominateur est celui de l ensemble des ménages, qu ils soient locataires ou propriétaires. Le revenu des locataires augmente moins vite que celui de l'ensemble des ménages. NB3: nombreux effets de structure 1,1 1 0,9 0,8 1/1 1965 1/1 1970 1/1 1975 1/1 1980 1/1 1985 1/1 1990 1/1 1995 1/1 2000 1/1 2005 1/1 2010 1/1 2015 1/1 2020 Source: CGEDD d après INSEE, indices Notaires-INSEE et bases notariales 166
Depuis 1974 l indice INSEE des loyers est stable par rapport au revenu par ménage de l ensemble des ménages (locataires et propriétaires) En première approximation, la stabilité de l indice des loyers par rapport au revenu par ménage alors que l indice des prix de cession augmente comme le revenu par ménage (sauf depuis 2000) permet de maintenir constant le rendement locatif (=loyer/revenu) (sauf depuis 2000) Elle apparaît donc historiquement normale En deuxième approximation, il faudrait comparer l indice des loyers à un indice du prix de cession des logements locatifs, dont on ne dispose pas (mais on sait que le prix des appartements a augmenté moins vite que celui des maisons de 1965 à 2000, puis plus vite depuis 2000) 167
mais le poids du loyer dans le revenu des locataires (taux d effort brut) a doublé depuis 1978 35% Loyer en % du revenu des locataires 30% 25% 20% 15% Locat. d'un logt loué vide (dont ni HLM ni loi de 48) (dont HLM) (dont loi de 48) Autre locataire 10% Ensemble 5% 0% 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 Source: CGEDD d après enquêtes logement 168
Pourquoi? Comment passe-t-on de la relative stabilité du ratio indice des loyers / revenu disponible par ménage au doublement du ratio loyer moyen / revenu par locataire? 1970-2006 1992-2006 (36 ans) (14 ans) (1) Indice des loyers INSEE / revenu disponible par ménage INSEE Multiplié par 0,82 1,02 Soit un écart de -12% en 14 ans (2) Revenu moyen par locataire ENL / revenu moyen par ménage ENL Multiplié par 0,75 0,88 Question Q1 (paupérisation du parc locatif) (3) Loyer moyen ENL / indice des loyers INSEE Multiplié par 1,97 1,08 Question Q2 (effets qualité +?) (4) Ajustement: Revenu disponible par ménage INSEE / revenu moyen par ménage ENL Multiplié par 0,95 1,04 Soit un écart de +8% en 14 ans (1)/(2)X(3)X(4): Loyer moyen ENL / revenu par locataire ENL Multiplié par 2,06 1,31 Source: CGEDD d après INSEE, dont enquêtes logement (ENL) 169
4. Loyers et revenus depuis 1970 4.1. Problèmes de mesure 4.2. Ratio loyer / revenu: une contradiction apparente 4.3. Revenu: pourquoi les locataires se paupérisent-ils par rapport à l ensemble des ménages? 4.4. Loyer: pourquoi le loyer moyen augmente-t-il plus rapidement que l indice INSEE des loyers? 4.5. Poids des loyers nets dans le revenu national 170
La paupérisation relative du parc locatif est une tendance longue depuis 1973 140% Revenu en % du revenu de l'ensemble des ménages 120% 100% 80% Propriétaire (dont non accédant) (dont accédant) Locat. d'un logt loué vide (dont ni HLM ni loi de 48) (dont HLM) (dont loi de 48) Autre locataire Fermier-métayer Logé gratuitement 60% 40% 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 Source: CGEDD d après enquêtes logement. Cf. http://portail.documentation.developpement-durable.gouv.fr/documents/cgedd/007987-01_rapport.pdf et http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/img/pdf/menage-logement-friggit_cle03e36d.pdf 171
La paupérisation relative du parc locatif est confirmée sur 1994-2010 (Filocom) Croissance du revenu imposable (monnaie courante) Propriétaires-occupants Locataires (privé) 1994-2010 +52% +34% 2000-2010 +26% +15% Autres (surtout locataires HLM) +31% 18% Différence 9 points Tous ménages +48% +24% (Pour mémoire: prix à la consommation) +28% +18% Source: CGEDD d après Filocom 172
La paupérisation relative du parc locatif n est due qu en partie à l augmentation de la proportion de propriétaires occupants (Rem: de janvier 2009 à janvier 2011 le % de propriétaires occupants est resté constant, et pourtant le parc locatif a poursuivi sa paupérisation source: Filocom) 100% 90% 80% 70% Répartition des ménages par statut d'occupation, 1970-2006 Propriétaire non accédant Propriétaire non accédant Propriétaire accédant Logé gratuitement Fermier-métayer Autre locataire (meublé) Locataire loi de 48 Locataire HLM Locataire d'un logement vide privé hors loi de 48 L augmentation du % de propriétaires occupants n a pas été accompagnée d une diminution équivalente du % de locataires en raison de la diminution du % de ménages logés gratuitement et des catégories marginales (fermiers-métayers) Propriétaires 60% Propriétaire accédant 50% 40% Logé gratuitement Fermier-métayer Autre locataire (meublé) Locataire loi de 48 30% 20% 10% Locataire HLM Locataire d'un logement vide privé hors loi de 48 Locataires 0% 1970 1973 1978 1984 1988 1992 1996 2002 2006 Source: CGEDD d après enquêtes logement Millésime de l'enquête logement 173
Question Q1: Pourquoi les locataires se paupérisentils par rapport à la moyenne des ménages? (En 2006) un ménage a une probabilité d autant plus élevée d être locataire qu il est pauvre (au sens de faible revenu) et jeune % de locataires par tranche d'âge et décile de revenu, 2006 Tranche Décile de revenu d'âge 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Tous déciles 20 à 30 ans 73% 81% 85% 79% 72% 76% 64% 53% 55% 37% 73% 30 à 40 ans 76% 80% 82% 68% 58% 55% 43% 35% 27% 24% 50% 40 à 50 ans 67% 67% 68% 61% 54% 36% 31% 21% 20% 12% 36% 50 à 60 ans 63% 61% 56% 41% 36% 29% 25% 21% 15% 12% 31% 60 à 70 ans 44% 50% 35% 28% 21% 16% 16% 8% 8% 9% 24% 70 à 80 ans 39% 31% 26% 24% 19% 21% 10% 9% 5% 12% 23% 80 à 90 ans 33% 31% 25% 23% 31% 13% 20% 27% 14% 14% 26% Tous âges 58% 51% 52% 47% 43% 37% 32% 24% 19% 14% 38% >65% 35% à 65% 20% à 35% <20% Source: CGEDD d après enquêtes logement. Cf. http://portail.documentation.developpement-durable.gouv.fr/documents/cgedd/007987-01_rapport.pdf 174
Question Q1: pourquoi les locataires se paupérisentils par rapport à la moyenne des ménages? D où deux questions: - les pauvres se paupérisent-ils par rapport à la moyenne des ménages? (réponse à venir: non ou pas beaucoup, uniquement sur la période récente) - les jeunes se paupérisent-ils par rapport à la moyenne des ménages? (réponse à venir: OUI) 175
Les pauvres sont surreprésentés parmi les locataires en 1992 et en 2006 mais pas en 1970 70% % de locataires selon le décile de revenu 45% % de locataires hors HLM selon le décile de revenu 60% 50% % loc 1970 % loc 1992 % loc 2006 40% 35% 30% % loc hors HLM 1970 % loc hors HLM 1992 % loc hors HLM 2006 40% 25% 30% 20% 15% 20% 10% 10% 5% 0% 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 0% 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Source: CGEDD d après enquêtes logement 176
Rétrécissement de 1970 à 1988 puis élargissement modéré de 1988 à 2006 de l éventail des revenus: => les pauvres ne se sont pas paupérisés par rapport à la moyenne de 1970 à 2006 (mais se sont un peu paupérisés de 1988 à 2006) 9 8 7 6 Rapport des limites interdéciles de revenu selon le millésime de l'enquête logement L9/L1 L8/L2 L7/L3 5 4 3 2 1 0 Source: CGEDD d après enquêtes logement 1970 1973 1978 1984 1988 1992-93 1996-97 2002 2006 177
Les pauvres ne se sont pas paupérisés par rapport à la moyenne de 1970 à 2006 (mais se sont un peu paupérisés de 1992 à 2006) Variation du revenu moyen du décile rapporté au revenu de l ensemble des ménages Décile de revenu 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Tous déciles De 1970 à 1992 +6 point +6 point +2 point 0 point -2 point -2 point -3 point -5 point -6 point +3 point 0 point De 1992 à 2006-6 point -2 point -2 point -2 point -1 point +2 point +3 point +4 point +5 point -3 point 0 point De 1970 à 2006 +1point +4 points +1 point -2 points -2 points -1 point 0 point -1 point -1 point 0 point 0 point Source: CGEDD d après enquêtes logement. Cf. http://portail.documentation.developpement-durable.gouv.fr/documents/cgedd/007987-01_rapport.pdf 178
Les jeunes sont surreprésentés parmi les locataires (déjà vrai en 1970) 100% % de locataires selon la tranche d'âge 100% % de locataires hors HLM selon la tranche d'âge 90% 90% 80% 80% 70% 70% 60% % loc 1970 % loc 1992 % loc 2006 60% % lochorshlm 1970 % lochorshlm 1992 % lochorshlm 2006 50% 50% 40% 40% 30% 30% 20% 20% 10% 10% 0% 10 à 19 20 à 29 30 à 39 40 à 49 50 à 59 60 à 69 70 à 79 80 à 89 90 à 99 0% 10 à 19 20 à 29 30 à 39 40 à 49 50 à 59 60 à 69 70 à 79 80 à 89 90 à 99 Source: CGEDD d après enquêtes logement 179
Les jeunes se sont paupérisés par rapport à la moyenne car nivellement des revenus entre les jeunes et les vieux (sauf 20-29 ans) Tranche d'âge Revenu par ménage en % du revenu moyen de l'ensemble des Var. 1970-2006 en Revenu par unité de consommation en % du revenu moyen de l'ensemble des Var. 1970-2006 en Nombre d'unités de consommation ménages ménages Var. 70 monnaie Var. 70 monnaie Var. 70 Var. 70 1970 2006-2006 constante 1970 2006-2006 constante 1970 2006-2006 1970 2006-2006 20 à 29 ans 102% 67% -35% -7% 117% 77% -34% 17% 1,91 1,53-20% 11% 10% 0 pts 30 à 39 ans 120% 107% -11% 27% 104% 96% -8% 63% 2,51 1,96-22% 18% 18% 0 pts 40 à 49 ans 129% 123% -5% 36% 105% 98% -7% 66% 2,68 2,20-18% 21% 18% -2 pts 50 à 59 ans 112% 124% 10% 58% 108% 118% 9% 94% 2,27 1,85-18% 16% 19% 3 pts 60 à 69 ans 75% 95% 28% 83% 89% 109% 22% 117% 1,83 1,54-16% 19% 14% -5 pts 70 à 79 ans 57% 76% 33% 91% 81% 97% 19% 112% 1,53 1,38-10% 12% 12% 1 pts 80 à 89 ans 53% 68% 29% 85% 81% 95% 18% 110% 1,42 1,26-12% 3% 7% 3 pts Tous âges 100% 100% 0% 43% 100% 100% 0% 78% 2,18 1,76-19% 100% 100% 0 pts Echelle des UC = 1; 0,7; 0,5. Source: CGEDD d après enquêtes logement. http://portail.documentation.developpement-durable.gouv.fr/documents/cgedd/007987-01_rapport.pdf % du nombre de ménages Effets de l augmentation des retraites, de la montée du chômage (plus forte pour les jeunes et qui ne touche pas les retraités), d un départ plus fréquent du foyer parental avant emploi stable, de l allongement des études, d une mise en couple (permettant deux revenus) plus tardive, etc. Illustration: selon la Conférence des Grandes Ecoles, de 2000 à 2013 la rémunération en sortie de Grande Ecole a diminué de 15% (11% pour les ingénieurs) en constants (http://www.cge.asso.fr/document/1273/enquete-insertionj-2013.pdf) 180
La montée du chômage des jeunes, cause (parmi d autres) de la paupérisation relative des ménages jeunes 25% 20% Ensemble Moins de 25 ans 25 à 49 ans 50 ans et plus Taux de chômage par tranche d'âge au sens du BIT, France métropolitaine 15% 10% 5% 0% déc-70 déc-75 déc-80 déc-85 déc-90 déc-95 déc-00 déc-05 déc-10 déc-15 Source: INSEE 181
Source: CGEDD d après enquêtes logement «Les pauvres ont rajeuni» Âge moyen du chef de ménage (ans) Décile de revenu En 1970 En 1992 En 2006 Varn 1970-2006 1er décile 66 43 39-26 2e décile 58 46 44-13 3e décile 47 43 45-2 4e décile 42 41 43 1 5e décile 41 42 42 1 6e décile 40 39 40 0 7e décile 39 38 41 2 8e décile 40 37 41 1 9e décile 40 38 43 2 10e décile 41 42 44 3 Tous déciles 45 41 42-3 ce qui par effet de structure a paupérisé les locataires (plus jeunes que la moyenne) 182
Augmentation de la proportion d isolés, surtout dans le parc locatif [l augmentation de la proportion de ménages qui sont des familles monoparentales doit être relativisée, surtout dans le parc privé] Effectif en % du total Ménage sans Famille Autre Nombre moyen d'unités de % Isolé enfants monoparentale famille Total consommation vertical 1970 Locataire 21% 26% 2% 51% 100% 2,2 43% Dont HLM 9% 19% 3% 70% 100% 2,6 10% Dont autre vide hors loi de 48 19% 26% 2% 53% 100% 2,3 22% Logé gratuitement 30% 24% 1% 45% 100% 2,1 11% Accédant à la propriété 4% 15% 3% 79% 100% 2,9 14% Propriétaire non accédant 21% 37% 2% 40% 100% 2,2 31% Ensemble 19% 27% 2% 51% 100% 2,3 100% 2006 Locataire 43% 23% 6% 28% 100% 1,7 39% Dont HLM 38% 20% 8% 34% 100% 1,8 16% Dont autre vide hors loi de 48 44% 25% 5% 25% 100% 1,6 21% Logé gratuitement 47% 24% 2% 27% 100% 1,6 4% Accédant à la propriété 13% 21% 2% 64% 100% 2,3 19% Propriétaire non accédant 33% 44% 1% 22% 100% 1,7 38% Ensemble 34% 30% 3% 33% 100% 1,8 100% Variation 1970-2006 Locataire 22 points -3 points 4 points -23 points 0 points -24% -3 points Dont HLM 29 points 2 points 5 points -36 points 0 points -31% 6 points Dont autre vide hors loi de 48 26 points -1 points 3 points -28 points 0 points -27% -1 points Logé gratuitement 17 points 1 points 1 points -18 points 0 points -22% -7 points Accédant à la propriété 10 points 6 points -1 points -15 points 0 points -20% 5 points Propriétaire non accédant 12 points 6 points -1 points -17 points 0 points -21% 7 points Ensemble 15 points 3 points 1 points -19 points 0 points -21% 0 points Source: CGEDD d après enquêtes logement Echelle des UC = 1; 0,7; 0,5 183
Evolution de la double activité par statut: différence HLM / autre locataire Nombre d'actifs dans le ménage Effectif en % du total 0 1 2 3 et plus Total % vertical 1970 Locataire 20% 44% 29% 7% 100% 43% Dont HLM 12% 47% 33% 8% 100% 10% Dont autre vide hors loi de 48 18% 44% 30% 8% 100% 22% Logé gratuitement 34% 35% 24% 7% 100% 11% Accédant à la propriété 5% 46% 39% 10% 100% 14% Propriétaire non accédant 38% 29% 23% 10% 100% 31% Ensemble 25% 38% 28% 9% 100% 100% 2006 Locataire 26% 44% 27% 3% 100% 39% Dont HLM 29% 43% 24% 4% 100% 16% Dont autre vide hors loi de 48 23% 45% 30% 2% 100% 21% Logé gratuitement 32% 38% 29% 1% 100% 4% Accédant à la propriété 5% 28% 61% 6% 100% 19% Propriétaire non accédant 56% 21% 19% 4% 100% 38% Ensemble 33% 32% 31% 4% 100% 100% Variation 1970-2006 Locataire 7 points 0 points -2 points -4 points 0 points -3 points Dont HLM 17 points -4 points -9 points -4 points 0 points 6 points Dont autre vide hors loi de 48 5 points 1 points -1 points -5 points 0 points -1 points Logé gratuitement -3 points 3 points 5 points -6 points 0 points -7 points Accédant à la propriété 0 points -18 points 23 points -5 points 0 points 5 points Propriétaire non accédant 17 points -8 points -3 points -6 points 0 points 7 points Ensemble 9 points -6 points 2 points -5 points 0 points 0 points Source: CGEDD d après enquêtes logement 184
En d autres termes, - on est d autant plus souvent locataire que l on est pauvre et jeune - c est beaucoup moins une paupérisation des pauvres qu une paupérisation (relative) des jeunes qui a causé la paupérisation des locataires 185
Jeunes et vieux En termes de revenu et de logement, les personnes âgées sont les grandes gagnantes des 40 dernières années (par le revenu) et des 10 dernières années (par les prix de cession des logements) -Leur revenu (par ménage et par UC) s est rééquilibré par rapport à la moyenne -Elles ne sont pas exposées à la concurrence des pays à bas salaires et au chômage -Elles sont davantage propriétaires de leur résidence principale et donc immunisées contre les hausses des prix d achat et des loyers -Elles sont les gagnantes de l envolée du prix des logements depuis 2000 car elles sont vendeuses nettes -Elles vivent plus longtemps (et sont parties en retraite plus tôt) et les jeunes sont les grands perdants -Les phénomènes ci-dessus ont joué à leur détriment -Ils bénéficient de moins en moins de HLM depuis 20 ans (16% des 20-25 ans habitent en HLM en 2011 contre 25% en 1995: la garantie de maintien dans les lieux joue contre eux et les occupants actuels des HLM en sortent moins souvent pour accéder à la propriété) -Primo-accédants, ils ont été les perdants de l envolée du prix des logements -Ils héritent de leurs parents de plus en plus tard (actuellement vers 55 ans) -Ils vont supporter l augmentation de la dette qui a financé l envolée du prix des logements (dette des ménages) et une partie des retraites (dette publique) Il n est donc pas étonnant que les jeunes aient de plus en plus de mal à se loger 186
4. Loyers et revenus depuis 1970 4.1. Problèmes de mesure 4.2. Ratio loyer / revenu: une contradiction apparente 4.3. Revenu: pourquoi les locataires se paupérisent-ils par rapport à l ensemble des ménages? 4.4. Loyer: pourquoi le loyer moyen augmente-t-il plus rapidement que l indice INSEE des loyers? 4.5. Poids des loyers nets dans le revenu national 187
Question Q2 Pourquoi le loyer moyen des locataires augmente-t-il plus rapidement que l indice des loyers INSEE, alors que leur revenu augmente moins que le revenu moyen? (1) Compétition entre deux effets: les effets qualité augmentent le loyer par rapport à l indice, la paupérisation du parc locatif devrait le diminuer Augmentation de la qualité intrinsèque la surface des logements locatifs est restée constante (mais le nombre de m² par personne a augmenté de 60% en 36 ans) 188
La surface des logements locatifs est restée constante depuis 1978 160 Surface moyenne par logement (m²) 140 120 100 80 60 40 Propriétaire (dont non accédant) (dont accédant) Locat. d'un logt loué vide (dont ni HLM ni loi de 48) (dont HLM) (dont loi de 48) Autre locataire Fermier-métayer Logé gratuitement Ensemble 20 0 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 Source: CGEDD d après enquêtes logement 189
mais la surface par personne des logements locatifs a augmenté de 60% en 36 ans (alors que le poids du loyer dans le revenu doublait) 60 Surface par personne (m²) 50 40 30 20 Propriétaire (dont non accédant) (dont accédant) Locat. d'un logt loué vide (dont ni HLM ni loi de 48) (dont HLM) (dont loi de 48) Autre locataire Fermier-métayer Logé gratuitement Ensemble 10 0 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 Source: CGEDD d après enquêtes logement 190
Question Q2 Pourquoi le loyer moyen des locataires augmente-t-il plus rapidement que l indice des loyers INSEE, alors que leur revenu augmente moins que le revenu moyen? (2) Augmentation de la qualité intrinsèque La surface est des logements locatifs est restée constante (mais le nombre de m² par personne a augmenté de 60% en 36 ans) Le confort s est beaucoup amélioré, encore plus pour les locataires à faible revenu L augmentation de la qualité intrinsèque est en partie subie et non choisie (surface / personne, une partie de la réglementation technique) Autres effets qualité: selon P. Briand (INSEE), l effet localisation a diminué de 2% les loyers de 1996 à 2006 (les logements locatifs sont de moins en moins situés dans des zones chères, en particulier de moins en moins en Ile-de-France) Le loyer moyen augmente plus rapidement que l indice INSEE, on en déduit que la détérioration de la localisation n a pas suffi à compenser l amélioration de la qualité intrinsèque Mais on a vu les divergences entre différentes mesures de l évolution des loyers => Importance d identifier la cause de ces divergences pour interpréter la croissance des loyers Etudier l hypothèse (apparemment peu vérifiée) que dans leur arbitrage sous contrainte de revenu, les locataires, confrontés à des loyers de plus en plus élevés par rapport à leur revenu et pouvant peu réduire la qualité intrinsèque, arbitrent en défaveur de la localisation 191
Question Q2 Pourquoi le loyer moyen des locataires augmente-t-il plus rapidement que l indice des loyers INSEE, alors que leur revenu augmente moins que le revenu moyen? (3) Effet des aides personnelles sur la croissance des loyers? Le montant des aides personnelles est presque constant depuis 1984 en % de la masse des loyers (des ménages bénéficiaires ou non d une aide personnelle) Montant des aides personnelles en % du montant des loyers (des ménages bénéficiaires ou non d une aide personnelle) selon les enquêtes logement (source: CGEDD d après ENL légèrement sous-estimé) 1973 1978 1984 1988 9% 12% 17% 16% 17% 19% 19% 19% Les aides personnelles au logement sont destinées à être une prestation «affectée» au logement, et le sont dans les faits: l augmentation des aides personnelles a coïncidé avec une «suraugmentation» équivalente des loyers des locataires bénéficiaires (=ceux dont le revenu est le plus bas). Cette «suraugmentation» des loyers résulte, dans des proportions à déterminer: d une «suraugmentation» de la qualité et d un effet inflationniste (=augmentation du loyer sans augmentation de la qualité), Un effet inflationniste est avéré dans le cas particulier du «bouclage», mais pour le reste l effet inflationniste des aides personnelles au logement demeure à estimer et rien n assure qu il soit prononcé L «effet inflationniste» éventuel des aides personnelles, s il est bien mesuré, influe sur la croissance de l indice (net des effets qualité), pas sur celle de la qualité 1992 Cf. http://portail.documentation.developpement-durable.gouv.fr/documents/cgedd/007987-01_rapport.pdf 1996 2002 2006 192
Différenciation de la hausse des loyers du parc privé selon le revenu (1) Sur le parc privé, le loyer des locataires à bas revenu a davantage augmenté que celui de l ensemble des locataires 1,6 1,5 Loyer brut par m² selon le décile de revenu du locataire, rapporté à celui de l'ensemble des locataires 1,4 1,3 1,2 1,1 1,0 0,9 0,8 1er décile 2e décile 3e décile 4e décile 5e décile 6e décile 7e décile 8e décile 9e décile 10e décile Tous déciles 0,7 0,6 Source: CGEDD d après enquêtes logement 0,5 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010193
Différenciation de la hausse des loyers du parc privé selon le revenu (2) cette «suraugmentation» du loyer des ménages à bas revenu a coïncidé avec une «suraugmentation» équivalente de leur aide personnelle au logement 3,5 Aide au logement par m² selon le décile de revenu du locataire, rapportée à celle de l'ensemble des locataires 3,0 2,5 2,0 1,5 1,0 1er décile 2e décile 3e décile 4e décile 5e décile 6e décile 7e décile 8e décile 9e décile 10e décile Tous déciles 0,5 Source: CGEDD d après enquêtes logement 0,0 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010194
Différenciation de la hausse des loyers du parc privé selon le revenu (3) qui a ramené la croissance de leur loyer net d aide personnelle au même niveau que celle de l ensemble des locataires (illustre que les aides personnelles au logement jouent bien le rôle de prestation «affectée» qui leur est assigné) 1,6 Loyer net par m² selon le décile de revenu du locataire, rapporté à celui de l'ensemble des locataires 1,5 1,4 1,3 1,2 1,1 1,0 0,9 0,8 1er décile 2e décile 3e décile 4e décile 5e décile 6e décile 7e décile 8e décile 9e décile 10e décile Tous déciles 0,7 0,6 Source: CGEDD d après enquêtes logement 0,5 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 195
Différenciation de la hausse des loyers du parc privé selon le revenu (4) mais la «suraugmentation» du loyer des ménages à bas revenu a coïncidé également avec une «suraugmentation» du confort de leurs logements Les locataires à bas revenu ont été les grands gagnants de l augmentation du confort des logements: exemple du % de logements équipés du chauffage central ou électrique 100% % des logements avec chauffage central ou électrique Locataires du secteur privé, selon le décile de revenu du locataire 80% 60% 40% 1er décile 2e décile 3e décile 4e décile 5e décile 6e décile 7e décile 8e décile 9e décile 10e décile Tous déciles 20% Source: CGEDD d après enquêtes logement 0% 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 196
Différenciation de la hausse des loyers du parc privé selon le revenu (5) qui a été financée par une fraction à déterminer de l augmentation de leur aide personnelle au logement La détermination de cette fraction est l un des travaux à réaliser pour estimer l effet inflationniste des aides personnelles au logement. Elle n a à ce jour été effectuée que dans le cas très particulier du «bouclage» (cf. Laferrère et Leblanc puis Fack) et à la frontière des zones 2 et 3 (Grislain-Letrémy-Trevien, 2014, à confirmer). Difficulté de tenir compte les composantes de la qualité autres que le confort, notamment la localisation Sur 2002-2006, les évolutions peuvent être différentes. Cf. note sur les aides personnelles sur http://portail.documentation.developpement-durable.gouv.fr/documents/cgedd/007987-01_rapport.pdf 197
En sens inverse: effet des loyers et des revenus sur la croissance du coût des aides personnelles au logement La divergence du loyer et du revenu des bénéficiaires (la croissance de leurs taux d effort bruts) est la principale cause de la soi-disant ««dérive»» des aides personnelles au logement, i.e. la nécessité, pour que les taux d effort nets restent constants, que la croissance du coût total des aides soit supérieure à celle du PIB: Entre augmentation du coût des aides en % du PIB et augmentation du taux d effort net il faut choisir «Equation fondamentale» des aides personnelles au logement Var( Atot ) 1,5* Var( TEFn) 1% / an 2,5* Var( L C) 1,5* Var( R) Variation du coût des aides Variation du taux d effort net Variation du nb de locataires Variation du loyer+charges Variation du revenu NB: la paupérisation des locataires bénéficiaires des aides personnelles est encore plus prononcée que celle de l ensemble des locataires => La compréhension de l évolution du ratio loyer / revenu des locataires est la principale clé de la prospective budgétaire pour les aides personnelles (~17 milliards en 2011) et pour l ensemble des transferts organisés par la collectivité en faveur du logement (~ 45 milliards en 2011) Source: http://portail.documentation.developpement-durable.gouv.fr/documents/cgedd/007987-01_rapport.pdf 198
La paupérisation des locataires est au cœur de la problématique budgétaire de la politique du logement Les ménages qui ont le plus de difficultés de logement sont sauf exception ceux qui ne sont pas propriétaires, d autant plus si leur revenu est faible =>La politique du logement est une politique sociale ciblée sur les locataires (et ceux qui ont du mal à le devenir) Or, relativement à l ensemble des ménages, cette cible ne diminue pas en effectif (% de locataires constant aux environs de 40% depuis 40 ans), et se paupérise A objectif (qualité de logement relative à celle des autres ménages) constant, le coût d une politique sociale ciblée sur une population dont l effectif ne diminue pas et qui se paupérise ne peut qu augmenter A fortiori si on veut réduire les disparités de qualité de logement Exemple inverse: l amélioration des revenus des personnes âgées tend plutôt à diminuer le coût du «minimum vieillesse («allocation de solidarité aux personnes âgées») 199
4. Loyers et revenus depuis 1970 4.1. Problèmes de mesure 4.2. Ratio loyer / revenu: une contradiction apparente 4.3. Revenu: pourquoi les locataires se paupérisent-ils par rapport à l ensemble des ménages? 4.4. Loyer: pourquoi le loyer moyen augmente-t-il plus rapidement que l indice INSEE des loyers? 4.5. Poids des loyers nets dans le revenu national 200
Le poids des revenus locatifs nets des ménages dans le revenu national Une troisième approche: - le point de vue des ménages propriétaires (y compris propriétaires-occupants) - via la comptabilité nationale - Cf. Piketty, actualisé (graphique 6.7. du «Capital au XXIème siècle») - Stabilisation à partir de 1997 à un niveau voisin de celui de 1900-14? Cf. http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/la-part-du-revenu-du-capital-immobilier-des-a1798.html 12% 10% Graphique 6.7. de T. Piketty: part des loyers nets perçus par les ménages dans le revenu national, France, avant et après révision Série utilisée par T. Piketty: selon les comptes nationaux 2008 en base 2000, extrapolés aux années 2009 et 2010 Série révisée: selon les comptes nationaux 2012 en base 2005 Série révisée: selon les comptes nationaux 2013 en base 2010 8% 6% 4% 2% 0% 1900 1910 1920 1930 1940 1950 1960 1970 1980 1990 2000 2010 2020 L ampleur de la révision des revenus locatifs de la base 2000 à la base 2005 des comptes nationaux témoigne du déficit de connaissance des loyers Source: CGEDD d après comptes nationaux 201
PLAN 1. Historique du prix des logements 2. Quelques propriétés du prix des logements 3. Comparaison avec les autres actifs 4. Loyers et revenus depuis 1970 5. Comment expliquer l'envolée du prix des logements de 2000-2008 et le rebond de 2009? 6. Prospective 7. Conclusion 202
5. Comment expliquer l envolée du prix des logements de 2000 à 2008 et le rebond de 2009? 5.1. Offre-demande de service logement? 5.2. Effet inflationniste des aides publiques 5.3. Autres explications hors environnement financier? 5.4. Environnement financier? - Point de vue de l investisseur - Point de vue du ménage acquéreur de sa résidence principale 5.5. Le rebond de 2009 203
Comment expliquer l envolée du prix des logements de 2000 à 2008? Offre-demande de service logement? Non car: Elasticité prix / parc trop faible (-1 à -2) Pas d envolée des loyers Effets qualitatifs? Desserrement des ménages? Vieillissement? Etrangers? non ou pas à l échelle 204
Comment expliquer l envolée du prix des logements de 2000 à 2008? Desserrement des ménages: n est pas nouveau et se poursuit au même rythme 3,2 3,1 Nombre de personnes par ménage France métropolitaine 3,0 2,9 2,8 2,7 2,6 2,5 2,4 2,3 2,2 1960 1970 1980 1990 2000 2010 Source: CGEDD d après INSEE, hors effet des populations hors ménage 205
Comment expliquer l envolée du prix des logements de 2000 à 2008? Viellissement: effet >0 ou plutôt <0? Les ménages préparant leur retraite auraient pris conscience du risque de dévalorisation future des retraites et accepteraient des espérances de rendement plus faibles? * Oui ils acceptent de bas rendements (arbitrage par rapport aux obligations, fuite hors des actions), mais est-ce durable? (Par ailleurs cette explication démographique peut être renversée: augmentation du % de ménages de plus de 56 ans, seuil au-delà duquel les ménages deviennent vendeurs nets) 206
Comment expliquer l envolée de 2000-2008? Achats par les étrangers? très insuffisant sauf exceptions De plus, il faut distinguer parmi les étrangers les résidents et les non résidents A Paris, «les étrangers sont responsables au plus d une augmentation des prix de 2%: 1/50 de la hausse effective» (cf. Aurélie Sotura) et depuis 2010 les étrangers non résidents sont vendeurs nets. Achats de logements anciens nets de ventes par les étrangers en % du nombre de ventes Tous étrangers Britanniques Reste Dont MATT (surtout résidents) Dont Portugais (surtout résidents) Dont Allemands Dont autres Moy 94-99 2,3% 2000 2,6% 0,5% 2,1% 0,6% 0,3% 0,1% 1,1% 2002 3,2% 1,3% 1,9% 0,7% 0,2% 0,0% 1,0% 2004 3,2% 1,7% 1,4% 0,5% 0,2% 0,0% 0,8% 2006 2,4% 0,9% 1,5% 0,5% 0,2% -0,1% 0,9% Source: CGEDD d après bases notariales; Mémoire d Aurélie Sotura: http://www.tresor.economie.gouv.fr/file/382963 2008 2,1% 0,4% 1,7% 0,6% 0,3% 0,0% 1,0% 2010 1,0% -0,3% 1,3% 0,4% 0,2% 0,0% 0,8% Évol. 207
5. Comment expliquer l envolée du prix des logements de 2000 à 2008 et le rebond de 2009? 5.1. Offre-demande de service logement? 5.2. Effet inflationniste des aides publiques 5.3. Autres explications hors environnement financier? 5.4. Environnement financier? - Point de vue de l investisseur - Point de vue du ménage acquéreur de sa résidence principale 5.5. Le rebond de 2009 208
Comment expliquer l envolée du prix des logements de 2000 à 2008? Effet inflationniste des aides publiques? Pas à l échelle des 70% à expliquer - Dépense de logement des ménages = 15% du PIB - Montant des logements achetés ou construits par les ménages = 250 Mds = 13% du PIB en 2007 (au plus haut) - Montant d inflation immobilière engendrée en 2007 par la hausse de 70% du prix des logements par rapport au revenu: ~100 milliards A comparer à - Transferts organisés par la collectivité en faveur du logement = 1,7% du PIB en 1984, en 2000 et en 2007 et 2,2% du PIB en 2011 (45 milliards d euros) soit +0,0% du PIB de 2000 à 2007 (période d envolée du prix des logements!) et +0,5% du PIB de 2007 à 2011 (période de stabilité du prix des logements) = environ 10 fois moins que l inflation immobilière -Ex du prêt à taux zéro: de l ordre de 2,5 Mds au plus Mais la baisse des taux d intérêt, qui depuis 2008 sont administrés à un niveau artificiellement bas, a eu un effet inflationniste évident (cf. plus loin) 209
5. Comment expliquer l envolée du prix des logements de 2000 à 2008 et le rebond de 2009? 5.1. Offre-demande de service logement? 5.2. Effet inflationniste des aides publiques 5.3. Autres explications hors environnement financier? 5.4. Environnement financier? - Point de vue de l investisseur - Point de vue du ménage acquéreur de sa résidence principale 5.5. Le rebond de 2009 210
Comment expliquer l envolée de 2000-2008? Autres explications hors environnt financier? (1) - L achat-revente a amplifié la hausse des prix? a) Par nature, les acheteurs / revendeurs de résidences principales sont à peu près immunisés contre les variations des prix en moyenne. Effet amplificateur des fluctuations (à la hausse et à la baisse) éventuellement mais b) le poids de la revente dans les plans de financement (des achats de résidences principales destinées à être occupées par le propriétaire) est resté constant (à 21%) de l enquête logement 2002 à l enquête logement 2006 c) Le nombre de transactions de logements anciens est resté constant à 800 000/an de 2000 à 2007 => la «vitesse de rotation» du parc n a pas augmenté, au contraire d) Les départements où le prix a le plus augmenté sont ceux dont le parc contient le moins de résidences principales occupées par le propriétaire - Les mutations à titre gratuit financent (et vont financer) la hausse des prix? Peu et pas plus qu avant en % - On hérite de ses parents vers 55 ans - Le poids des dons dans les plans de financement (des achats de résidences principales destinées à être occupées par le propriétaire) est resté faible et constant, à 3%, de l enquête logement 2002 à l enquête logement 2006 - Effet décalé dans le temps et réversible 211
Comment expliquer l envolée de 2000-2008? Autres explications hors environnt financier? (2) - L envolée des prix depuis 2000 résulterait de la «cherté» et de la «rareté» du foncier? Non Cherté - Le prix de marché d un terrain est déterminé par le prix des logements existants dans son voisinage. C est donc la hausse du prix des logements qui a entraîné celle du prix des terrains. - Le prix moyen des terrains destinés à la construction des maisons individuelles n a pas plus augmenté que celui des logements anciens alors que l indice du coût de la construction a augmenté beaucoup moins vite. «Rareté» - L élasticité du prix des logements par rapport à la taille du parc n étant que d environ -1 ou -2, une augmentation du nombre de terrains destinés à la construction (par modification de la réglementation ou par mise en vente) diminue peu le prix des logements. - Lorsqu à partir de 2004 le nombre de logements construits est passé de 300 000 à plus de 400 000, trouver les terrains n a pas été un problème. 212
Comment expliquer l envolée de 2000-2008? Autres explications hors environnt financier? (3) - L envolée du prix des logements depuis 2000 résulterait d une augmentation des coûts de construction? Non - Même raisonnement que pour le prix des terrains - Mais en période de stabilité des prix de vente des logements, une augmentation des coûts de construction peut diminuer temporairement le nombre de logements construits, les vendeurs de terrains mettant un certain temps à revoir à la baisse le prix auquel ils sont disposés à vendre - L envolée des prix ne ferait que prolonger l augmentation du poids de la dépense de logement dans le budget des ménages observée depuis 1965? Non car l augmentation de la dépense de logement de 1965 à 2000 a eu lieu en absence de hausse du rapport indice de prix / revenu: elle résulte d une amélioration de la qualité des logements, sans équivalent sur 2000-2007. 213
5. Comment expliquer l envolée du prix des logements de 2000 à 2008 et le rebond de 2009? 5.1. Offre-demande de service logement? 5.2. Effet inflationniste des aides publiques 5.3. Autres explications hors environnement financier? 5.4. Environnement financier? - Point de vue de l investisseur - Point de vue du ménage acquéreur de sa résidence principale 5.5. Le rebond de 2009 214
Comment expliquer l envolée de 2000-2008? L environnement financier influe doublement sur le prix des logements: L emprunt finance une grande partie des achats Les placements financiers sont concurrents du placement en logement 215
Comment expliquer l envolée de 2000-2008? Environnement financier? Plan de financement approximatif d un achat Poste Revente d un logement Réalisation d une épargne financière Part 20% 20% Commentaire Effet neutre ou au plus déstabilisant (augmente l autocorrélation à 1 an?) Surtout revente de la résidence principale précédente pour acheter la résidence principale Surtout épargne réglementée, peu d actions ou d obligations Emprunt 60% «Seulement» un peu plus de la moitié Part croissante sur les 20 dernières années. Davantage (85%) pour l achat de la première résidence principale 216
Logements anciens Finalité Première résidence principale Résidence principale de rang >1 (la deuxième, la troisième, etc.) Investissement locatif Résidence secondaire (RS) Part de l effectif 1/3 1/3 2/10 1/10 Finalité de l achat Commentaire Contrainte de mensualité maximale pour une qualité minimale Dont ¾ revendent leur résidence principale précédente => relativement isolé des fluctuations des prix =>participe peu à la formation des prix (hormis par amplification des fluctuations?) Dont ¼ ne revend pas la résidence précédente => forme d investissement Arbitrage par rapport à d autres placements 10% des RS (en effectif, et beaucoup plus en montant) ont pour propriétaire un non résident => dans le cas des RS les acheteurs non résidents peuvent avoir une place importante, or beaucoup de leurs prêts ne sont pas décomptés par la Banque de France (qui se limite aux prêts par des prêteurs résidents)+ Manque de bases de données=> ce sont les achats dont le financement est le moins bien connu Type de comportement Mensualité maximale pour une qualité minimale 50% en effectif 60% en montant Neutre en moyenne Arbitrage par rapport à d autres placements (+ un peu RS) 50% en effectif 40% en montant 217
Comment expliquer l envolée de 2000-2008? =>On va distinguer: investissement locatif mécanisme principal = arbitrage par rapport à d autres placements 50% du nombre et 40% du montant des achats hors achat-revente de résidence principale (*) et achat de résidence principale (surtout la première) mécanisme principal = que peut-on acheter pour une mensualité donnée? 50% du nombre et 60% du montant des achats hors achat-revente de résidence principale (*) (*) en assimilant les achats de résidences secondaires à des investissements, cf. fin du 2.1. 218
5. Comment expliquer l envolée du prix des logements de 2000 à 2008 et le rebond de 2009? 5.1. Offre-demande de service logement? 5.2. Effet inflationniste des aides publiques 5.3. Autres explications hors environnement financier? 5.4. Environnement financier? - Point de vue de l investisseur - Point de vue du ménage acquéreur de sa résidence principale 5.5. Le rebond de 2009 219
Comment expliquer l envolée de 2000-2008? Environnement financier? Le logement comme investissement : arbitrage par rapport aux autres actifs (risque X espérance de rendement) L investisseur «rationnel» valorise le logement comme une rente perpétuelle indexée sur les loyers (R net initial ~r-i+k-a où r= taux d intérêt, i = inflation anticipée, k= prime de risque, a= taux de croissance anticipé du loyer net de charges et d inflation) Fin 2014 les taux d intérêt (OAT) sont très faibles (par rapport à leur niveau tendanciel) => peut justifier le prix des logements malgré la faiblesse du rendement locatif...: le placement en logement est compétitif par rapport aux obligations hors effet de levier (mais financer de la rente perpétuelle par un emprunt à 25 ans à taux plus élevé améliore-t-il le couple rendement X risque?) mais le prix des actions (françaises, pas américaines) est faible (par rapport à leur niveau tendanciel) et leur espérance de rendement élevée à long terme Certes de nombreux ménages n arbitrent pas de toute façon entre logements et actions mais seule la «myopie»(après le krach boursier de 2000) peut expliquer que les autres ne se soient pas reportés sur les actions. «Myopie» = fonder les anticipations en prolongeant le passé récent = «la mémoire courte» Parallèle avec 1930-1935 => L explication par l arbitrage par rapport aux autres actifs n est acceptable que si on suppose une «myopie» des décideurs 220
5. Comment expliquer l envolée du prix des logements de 2000 à 2008 et le rebond de 2009? 5.1. Offre-demande de service logement? 5.2. Effet inflationniste des aides publiques 5.3. Autres explications hors environnement financier? 5.4. Environnement financier? - Point de vue de l investisseur - Point de vue du ménage acquéreur de sa résidence principale 5.5. Le rebond de 2009 221
Comment expliquer l envolée de 2000-2008? Environnement financier? Le logement comme résidence principale (=cas majoritaire) : que peut-on acheter pour une mensualité donnée? (Objectif = obtenir au moins le même service logement que locataire et payer des mensualités le moins longtemps possible) (si on ne peut pas se payer le même service logement on reste locataire => barrière plus forte que pour l investisseur locatif, qui lui peut adapter la qualité du logement à sa capacité d achat) (une fois l achat effectué, moindre sensibilité au risque de prix que l investisseur locatif) B1 Allongement de la durée des prêts À court terme: relativiser (hausse de 12% à 15% du montant de l achat toutes choses égales par ailleurs), A long terme: augmentation du nombre d annuités (sur quel budget les ménages endettés prélèveront-ils pour les payer?) 222
Comment expliquer l envolée de 2000-2008? Environnement financier? B. Le logement comme résidence principale B2 Baisse des taux d intérêt Le capital empruntable sur 15 ou 20 ans est moins sensible que le prix de la rente perpétuelle à une variation de taux Surtout si on tient compte de l apport personnel hors revente =>baisse des taux de 1 % => augmentation du capital emprunté de 8% et augmentation du montant de l achat de 6% toutes choses égales par ailleurs 223
Comment expliquer l envolée de 2000-2008? Environnement financier? B. Le logement comme résidence principale = Que peut-on acheter pour une mensualité donnée? B2 Baisse des taux d intérêt (suite) Quels taux? (nominaux ou nets d inflation)? Quelle référence? Si on utilise les taux nominaux et la durée observée des prêts (par opposition à une durée standard de 15 ans), le «pouvoir d achat» apparaît constant sur 1965-2000 la référence est le taux d intérêt nominal sur 1965-2000 = 9,2% (9,9% en 1990) le taux d intérêt actuel est inférieur de 6% à cette référence => le changement des conditions de financement semble avoir compensé la hausse des prix MAIS Dans la période de forte inflation 1969-1985 on ne peut pas utiliser les taux nominaux => on utilise les taux nets d inflation faute de mieux 1990 apparaît comme une anomalie (surtout en Ile-de-France, beaucoup moins en province) la référence est le taux d intérêt net d inflation moyen sur 1965-2000 = 3,6% ( 3,8% en 2000) le taux d intérêt actuel est inférieur de 2% seulement à cette référence => la baisse des taux par rapport à la référence n a pas compensé la hausse du prix des logements, même si on utilise la durée observée des prêts D autant plus, sur longue période, que le prix moyen a augmenté plus vite que l indice de prix 224
Quand l inflation «finançait» le logement: 1975-1985 L inflation (et l anticipation sincère ou feinte - de sa poursuite): -réduisait rapidement les mensualités en proportion du revenu les premières années de vie des prêts, - réduisait le capital restant dû en monnaie constante après quelques années, augmentant ainsi la capacité d'achat d'un deuxième logement le cas échéant, - et autorisait même des prêts à mensualité progressive Hypothèses Année Capacité d'emprunt Inflation et taux majorés de 5% Prêt à mensualités Prêt progressif constantes capital emprunté 12 642 12 642 12 642 durée 15 15 15 intérêt 5% 10% 10% progressivité 0% 0% 5% Inflation 2% 7% 7% Mensualité en monnaie constante Variation par rapport à la référence Référence 1 100 136 100 2 98 127 98 3 96 119 97 4 94 111 95 5 92 104 93 10 84 74 85 15 76 53 77 sur la base de mensualité de 1ère année 0% -26% 0% sur la base de mensualité de 3ème année 0% -19% 0% Capacité d'achat sur la base de mensualité de 1ère année 0% -21% 0% sur la base de mensualité de 3ème année 0% -15% 0% 225
Comment expliquer l envolée de 2000-2008? Environnement financier? B. Le logement comme résidence principale = Que peut-on acheter pour une mensualité donnée? B3 Autres conditions de financement taux d apport personnel exigé? le taux constaté a diminué de 2000 à 2007, manifestation de l augmentation d endettement permise par l allongement de la durée des prêts et la baisse des taux d intérêt, mais effet freiné par la barrière du taux d effort (davantage pour les résidences principales que pour les investissements locatifs) appréhension par les prêteurs du risque de perte d emploi et des perspectives d évolution du revenu? conditions des prêts relais? (fonction des anticipations de hausse des prix) plus ou moins grande propension des établissements financiers à prêter? ont fluctué depuis 1965 peuvent avoir contribué mais seulement dans une mesure modérée B4 En conclusion: pour l acheteur de résidence principale, la baisse des taux (nets d inflation) par rapport à la référence 1965-2000 (3,6%) ou au niveau tendanciel de 3% n a compensé qu en partie la hausse des prix, même si on tient compte de l allongement de la durée des prêts 226
Comment expliquer l envolée de 2000-2008? En résumé: Contexte de conditions de financement favorables à une certaine augmentation des prix, + «Myopie»des décideurs (surtout des investisseurs) Ces facteurs jouent davantage pour l investissement que pour l achat à finalité d occupation => expliquerait -l inversion du différentiel de croissance des prix appartements / maisons -et la croissance des prix plus forte dans les départements à faible proportion de résidences principales occupées par le propriétaire 227
5. Comment expliquer l envolée du prix des logements de 2000 à 2008 et le rebond de 2009? 5.1. Offre-demande de service logement? 5.2. Effet inflationniste des aides publiques 5.3. Autres explications hors environnement financier? 5.4. Environnement financier? - Point de vue de l investisseur - Point de vue du ménage acquéreur de sa résidence principale 5.5. Le rebond de 2009 228
Comment expliquer l exception française après 2008? En France, après avoir diminué en 2008-2009, les prix ont fortement rebondi et n ont ensuite que peu baissé (contrairement à ce qui s est passé dans la plupart des autres pays où les prix avaient fortement augmenté). La «lévitation» est plus prononcée dans les grosses agglomérations (à fort parc locatif) Les causes de ce rebond sont semblables à celles de l envolée de 2000-2008: - Baisse supplémentaire des taux d intérêt nets d inflation (pas durable) -«Myopie» des décideurs, a fortiori après le 2ème krach boursier (2008 après 2000) (réversible) - l environnement financier revalorise davantage le parc locatif (davantage présent dans les grosses agglomérations) -Spécificité française par rapport au Royaume-Uni et Etats-Unis: - les prêteurs immobiliers français ont été moins touchés par la «crise des subprimes» - meilleure sélection des emprunteurs (tenant davantage compte de leur revenu et moins du prix des logements) => moins de «subprimes», très peu de sinistres emprunteur - les promoteurs ne construisent qu 1/3 des logements et sont restés prudents (+ vente aux HLM de programmes invendus) => très peu de sinistres promoteur - prêteurs financés davantage par intermédiation et moins par marché => moins touchés quand le marché des capitaux s est grippé - l investissement locatif est plus développé - Au Royaume-Uni les prix sont remontés mais la construction reste faible; aux Etats-Unis les prix ont baissé mais la construction a repris -Spécificité additionnelle par rapport à Espagne et Irlande: en France pas de surconstruction massive engendrant des sinistres promoteurs massifs 229
PLAN 1. Historique du prix des logements 2. Quelques propriétés du prix des logements 3. Comparaison avec les autres actifs 4. Loyers et revenus depuis 1970 5. Comment expliquer l'envolée du prix des logements de 2000-2008 et le rebond de 2009? 6. Prospective 7. Conclusion 230
Prospective sur les prix F Divergence 2 E D C Changement de palier 1,1 1 0,9 0,8 0,7 0,6 0,5 0,4 tunnel Indice du prix des logements rapporté au revenu disponible par ménage France, base 1965=1 A B Retour vers le "tunnel" 0,3 0,2 0,1 1/1 1930 Inutilisable pour tenter d'anticiper le futur (effet des contrôles de loyer) 1/1 1940 1/1 1950 Source : d après bases notariales, indices Notaires-INSEE et INSEE 1/1 1960 1/1 1970 1/1 1980 1/1 1990 1/1 2000 1/1 2010 1/1 2020 1/1 2030 1/1 2040 231
Le scénario F (divergence) paraît peu vraisemblable Au bout d un certain temps, les loyers des ménages seraient disproportionnés par rapport au revenu des ménages (les rendements locatifs ne peuvent pas baisser éternellement) Idem au bout d un certain temps le budget logement des ménages serait disproportionné par rapport à leur revenu De 1965 à 2000 l indice a augmenté comme le revenu par ménage (sous réserve léger correctif = 0,1 à 0,3% par an) Une croissance tendancielle plus rapide serait contraire aux régularités séculaires La croissance du poids de la dépense de logement dans le budget des ménages de 1965 à 2000 a découlé en totalité d une augmentation de la qualité, et non d une augmentation de l indice de prix des logements => on écarte le scénario F => Le prix des logements reprendra probablement une progression dans un «tunnel» parallèle au revenu par ménage 232
Le «tunnel historique» peut-il changer de palier? (= scénarios C, D et E) L envolée des prix de 2000-2008 signale-t-elle un «changement de palier» pérenne résultant de phénomènes irréversibles? Les causes de l envolée auront-elles un effet pérenne? Rejet de l explication par «offre et demande de service logement» Rejet des explications par «aides publiques» Rejet des explications autres hors environnement financier (+ réversibilité) Environnement financier et «myopie» des investisseurs Phénomène nouveau: niveau de la dette publique 233
Environnement financier: A. Le logement comme investissement Les taux d intérêt nets d inflation reviendront vers leur niveau tendanciel de 3% Stabilité de la hiérarchie des couples rendement risque des divers placements «Palier» => le rendement en capital du placement en logement sera à son niveau tendanciel => le rendement locatif doit revenir vers son niveau tendanciel (net ~ 3,5%) Or on ne voit pas pourquoi l indice des loyers augmenterait plus rapidement que le revenu par ménage (de l ensemble des ménages): Ils n en ont montré aucun signe jusqu à présent Faible élasticité / offre-demande Les ménages locataires n auraient pas la capacité de payer beaucoup plus => Le prix des logements devrait revenir vers son niveau tendanciel passé par rapport au revenu par ménage De plus la «myopie» (dont l effet est par nature temporaire et réversible) des investisseurs par rapport aux actions prendra fin et inversera son effet => «Retour vers le tunnel» 234
Environnement financier: B. Le logement comme résidence principale Taux d intérêt (nets d inflation): ils reviendront vers leur valeur de long terme (3%) à laquelle en moyenne sur 1965-2000 ils n ont pas été très supérieurs (3,6%) Durée des prêts: à court terme, relativiser, à long terme, effet contraire des annuités supplémentaires sur le montant des achats suivants le partage du solde entre effet prix (inflation immobilière) et effet qualité (expurgé des indices) vient réduire encore l impact de l allongement sur l indice de prix (cf. allongement de 1965-75) Aux Etats-Unis, l allongement de la durée des prêts ne s est pas accompagné d un «changement» de palier (au contraire) Autres: pas de raison de ne pas prolonger le passé + réversibilité dans certains cas (revente de résidence principale, prêts relais) => Pas de cause de changement significatif de palier à long terme. 235
Désendettement de la collectivité Le niveau atteint par la dette publique (désormais autoalimentée sauf réaction) constitue une rupture par rapport à 1965-2000 Le désendettement de la collectivité ne peut que peser sur la dépense de logement des ménages Dette immobilière des ménages et dette de Maastricht des administrations publiques 100% Dette immobilière des ménages en % du 90% revenu disponible brut des ménages Dette de Maastricht des administrations publiques en % du produit intérieur brut 80% sept 14 95% 70% Nov. 14 69% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% 1/1 1965 1/1 1970 1/1 1975 1/1 1980 1/1 1985 1/1 1990 1/1 1995 1/1 2000 1/1 2005 1/1 2010 1/1 2015 1/1 2020 236
En conclusion sur le changement de palier Rejet des explications par «offre-demande» Rejet des explications par aides publiques et diverses Pour l investisseur: stabilité de la hiérarchie rendement-risque des différents placements (retour vers les rendements locatifs antérieurs à 2000) et fin de la «myopie» par rapport aux actions Pour l acheteur de résidence principale: retour des taux nets d inflation à la normale de 3%, effet de l allongement des prêts à relativiser + effets à rebours (et réversibilité de certaines autres conditions de financement) Contribution au désendettement de la collectivité si un changement de palier a lieu il devrait être très limité: on écarte les scénarios C, D et E restent les scénarios A et B: «retour vers le «tunnel» 237
A quelle vitesse rejoindra-t-on le tunnel? 2 1,1 1 0,9 0,8 0,7 0,6 0,5 0,4 0,3 0,2 tunnel Inutilisable pour tenter d'anticiper le futur (effet des contrôles de loyer) Indice du prix des logements rapporté au revenu disponible par ménage France, base 1965=1 A B A (rapide) = baisse de 35 à 40% en 5 à 8 ans B (lent)= constance en monnaie nominale pendant 15 à 20 ans («scénario japonais») 0,1 1/1 1930 1/1 1940 1/1 1950 1/1 1960 Source : d après bases notariales, indices Notaires-INSEE et INSEE 1/1 1970 1/1 1980 1/1 1990 1/1 2000 1/1 2010 1/1 2020 1/1 2030 238
A quelle vitesse rejoindra-t-on le tunnel? Sur la base des années 1965-2000, le scénario A (rapide) est plus probable que le scénario B (lent) qui ne peut cependant être exclu L indice du prix des logements est au même niveau en monnaie courante au T3 2014 qu au T3 2007=> rétrospectivement, on constate que de 2008 à 2014 le scénario B (lent) a prévalu (en moyenne sur l ensemble de la France, avec des différences locales, ex: Paris) Le maintien de taux d intérêt exceptionnellement bas sur la dette publique réduit la probabilité du scénario A (rapide) le temps que la «myopie» des décideurs inverse son effet, surtout pour les logements locatifs Des scénarios locaux peuvent différer selon la croissance du prix des logements de 2000 à 2008 et selon les variations passées et anticipées des revenus, du chômage, de la population, du nombre de logements, du % de logements locatifs, de résidences secondaires, etc. 239
Prospective sur les nombres de transactions de logements anciens 1,9 1,8 1,7 1,6 1,5 1,4 1,3 Synthèse: indice du prix des logements, montant total des ventes de logements anciens, indicateur du nombre de ventes et indice des loyers rapportés à leur tendance longue respective Indice du prix des logements anciens rapporté à sa tendance Auxtunnel 1 Montant total des ventes de logements anciens rapporté à sa tendance Auxtunnel 1 Indicateur du nombre de ventes dans l'ancien rapporté à sa tendance Auxtunnel 1 Indice des loyers rapporté à sa tendance Prix 1,2 1,1 1 0,9 Loyers Montant total des ventes 0,8 0,7 0,6 Nombre de ventes Le nombre annuel de transactions de logements anciens devrait remonter au-delà des 800 000 des années 2000, la seule incertitude étant le cheminement (poursuite ou non de la rechute actuelle avant la remontée). 0,5 1/1 1965 1/1 1970 1/1 1975 1/1 1980 1/1 1985 1/1 1990 1/1 1995 1/1 2000 1/1 2005 1/1 2010 1/1 2015 1/1 2020 Source: CGEDD d après DGFiP, bases notariales, indices Notaires-INSEE et INSEE 240
Prospective sur la dette immobilière des ménages: projection à 2030 100% Dette immobilière des ménages en % de leur revenu disponible Conséquences macroéconomiques de l augmentation de la dette immobilière des ménages? 80% 60% 40% 20% 0% 1970 1980 1990 2000 2010 2020 2030 Source: CGEDD d après (avant 2010) Banque de France, INSEE, Federal Reserve, Bureau of Economic Analysis Etats-Unis, observé France, observé France, projeté, scénario 'fil de l'eau' D France, projeté, scénario A France, projeté, scénario B 241
Prospective sur les loyers et les revenus des locataires (parc privé) Une meilleure compréhension du différentiel de croissance entre loyer moyen et indice (à qualité en principe constante) des loyers est nécessaire pour une prospective sur les loyers Sous cette réserve, on voit mal pourquoi la stabilité de l indice des loyers par rapport au revenu par ménage de l ensemble des ménages observée depuis 40 ans ne perdurerait pas (cohérente avec un indice de prix des logements croissant comme le revenu par ménage) L augmentation du poids du loyer dans le budget des locataires ne peut perdurer indéfiniment La paupérisation des locataires va-t-elle se poursuivre? La paupérisation relative des ménages jeunes observée depuis les années 1970 va-t-elle se poursuivre? L élargissement de l éventail des revenus observé depuis les années 1990 va-til se poursuivre? L augmentation de la qualité des logements va-t-elle se poursuivre? 242
PLAN 1. Historique du prix des logements 2. Quelques propriétés du prix des logements 3. Comparaison avec les autres actifs 4. Loyers et revenus depuis 1970 5. Comment expliquer l'envolée du prix des logements de 2000-2008 et le rebond de 2009? 6. Prospective 7. Conclusion 243
En conclusion, 5 questions, 5 idées fausses et 5 points clés sur le prix des logements 5 questions 1. De combien les loyers augmentent-ils? (!!!) (cause exacte de la divergence des mesures?) 2. Comment a évolué la «décote» entre logement ancien et logement neuf? (le nouvel indice du neuf ne répond que partiellement à cette question) 3. Pourquoi la dépense de logement des ménages en % de leur revenu au sens de la comptabilité nationale est-elle si proche en France, au Royaume- Uni et en Allemagne alors que les loyers sont semble-t-il si différents dans ces trois pays? 4. Pourquoi, alors que les loyers comme les prix sont très liés dans l espace au revenu des occupants (ségrégation spatiale), et alors que les locataires se sont paupérisés par rapport à l ensemble des ménages, leur loyer moyen (même net d aide personnelle) a-t-il augmenté plus rapidement que l indice des loyers? 5. Pourquoi la collectivité, alors qu elle dépense 45 milliards d euros pour le logement, ne sait-elle pas dépenser quelques dizaines de millions d euros pour la transparence du marché du logement? (rôle de la transparence dans l efficience des marchés, + comment peut-on gérer ce qu on ne sait pas mesurer?) 244
En conclusion, 5 questions, 5 idées fausses et 5 points clés sur le prix des logements 5 idées fausses 1. L envolée du prix des logements n est pas due à une «insuffisance de construction» par rapport à la «demande»; une augmentation de la construction ne diminuerait pas sensiblement le prix de marché des logements (origine: élasticité du prix des logements par rapport à leur nombre ~ -1 ou -2). 2. L envolée du prix des logements n est pas due à une «insuffisance de foncier»; augmenter les ventes de foncier dans les zones chères n y diminuerait pas sensiblement le prix de marché des logements (origine: idem). 3. L envolée du prix des logements n est pas due de manière significative à un effet inflationniste des aides au logement, à la pierre comme à la personne (origine: ordres de grandeur); l effet inflationniste des aides personnelles au logement demeure à estimer dans le cas général. 4. L envolée du prix des logements n est pas due aux achats par les étrangers, sauf exceptions très localisées (origine: ordres de grandeur). 5. L envolée du prix des logements n a été compensée qu en partie par la baisse des taux d intérêt pour les accédants à la propriété (cf. 1.2.). Par ailleurs les variations du prix des logements et celles des taux d intérêt ne sont pas bien corrélées historiquement (cf. 2.3). 245
En conclusion, 5 questions, 5 idées fausses et 5 points clés sur le prix des logements 5 points clés 1. Lien dans l espace entre prix des logements et revenu des occupants. 2. La paupérisation des locataires explique une grande partie de la hausse de leur taux d effort (brut et net) et de l augmentation du coût de la politique du logement à objectif de taux d effort net donné. Elle résulte d une paupérisation continue depuis les années 1970 des ménages jeunes, grands perdants des 40 dernières années par le revenu et des 10 dernières années par les prix de cession des logements. 3. Rupture (envolée) en 2000-2002 pour le prix des logements mais continuité depuis les années 1970 pour les loyers: évolutions de nature différente. 4. L envolée du prix des logements a été causée pour l essentiel par l environnement financier, la myopie des investisseurs, la complaisance de la politique économique à l égard de l endettement des ménages et le manque de transparence qui a favorisé les discours sur des facteurs structurels (ex: «pénurie de logements») qui soi-disant empêcheraient une baisse des prix. Effet inflationniste massif de la politique de bas taux d intérêt. 5. Prospective pour le prix des logements: retour vers le «tunnel»; un scénario rapide est plus probable qu un scénario lent qui ne peut cependant être écarté (et qui a prévalu depuis 2008). 246
Variable Une question ouverte pour un «autocontrôle des connaissances»: quand la parenthèse ouverte en 1914 a-t-elle pris fin? (est-ce une parenthèse, a-t-elle pris fin?) Proposition à discuter Inflation des prix à la consommation (France) Taux de change monnaie française / $ Croissance du PIB (France) Indice du prix des logements Indice des loyers Poids du revenu locatif net des ménages dans le revenu national Or Taux d intérêt (France) Actions françaises Actions britanniques Actions américaines 1986? 1960 1980 1965 1965-70 1996?? 2000? 1965 1940 Pas de parenthèse 247
Références Sur http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/prix-immobilier-evolution-1200-2015-a1048.html Notes générales plus ou moins longues Articles sur des aspects particuliers Valeurs numériques et sources des séries longues Actualisations mensuelles Présentations (dont celle-ci) Possibilité d abonnement aux publipostages qui annoncent les actualisations Twitter: @PrixImmoCgedd 248