Les urgences neurologiques



Documents pareils
prise en charge médicale dans une unité de soins

Accidents des anticoagulants

La prise en charge de l AVC ischémique à l urgence

prise en charge paramédicale dans une unité de soins

Item 182 : Accidents des anticoagulants

UTILISATION DES C.C.P DANS LES HEMORRAGIES SOUS AVK ET SOUS NACO : RECOMMANDATIONS DE L HAS COPACAMU 2014

Le traitement du paludisme d importation de l enfant est une urgence

Vous intervenez en équipage SMUR sur un accident de la voie publique : à votre arrivée sur les lieux, vous trouvez un homme d environ 30 ans au sol à

admission directe du patient en UNV ou en USINV

Fibrillation atriale chez le sujet âgé

neurogénétique Structures sensibles du crâne 11/02/10 Classification internationale des céphalées:2004

admission aux urgences

Céphalées. 1- Mise au point sur la migraine 2- Quand s inquiéter face à une céphalée. APP du DENAISIS

Leucémies de l enfant et de l adolescent

Peut-on reconnaître une tumeur de bas-grade en imagerie conventionnelle? S. Foscolo, L. Taillandier, E. Schmitt, A.S. Rivierre, S. Bracard, CHU NANCY

URGENCES MEDICO- CHIRURGICALES. Dr Aline SANTIN S.A.U. Henri Mondor

B06 - CAT devant une ischémie aiguë des membres inférieurs

Carte de soins et d urgence


MIGRAINES. Diagnostic. A rechercher aussi. Critères IHS de la migraine. Type d aura. Particularités chez l enfant. Paraclinique.

PRISE EN CHARGE DES PRE ECLAMPSIES. Jérôme KOUTSOULIS. IADE DAR CHU Kremlin-Bicêtre. 94 Gérard CORSIA. PH DAR CHU Pitié-Salpétrière.

Gestion périopératoire et des évènements hémorragiques sous nouveaux anticoagulants oraux

Les anticoagulants. PM Garcia Sam Hamati. sofomec 2008

Contenu de la formation PSE1et PSE2 (Horaires à titre indicatif)

PRINTEMPS MEDICAL DE BOURGOGNE ASSOCIATIONS ANTIAGREGANTS ET ANTICOAGULANTS : INDICATIONS ET CONTRE INDICATIONS

Observation. Merci à l équipe de pharmaciens FormUtip iatro pour ce cas

Les céphalées aux urgences. G Demarquay Hôpital Croix-Rousse Service Neurologie

mal de tête d installation subite 12/10 Éliminer une céphalée secondaire

{ Introduction. Proposition GIHP 05/12/2014

INTERET PRATIQUE DU MDRD AU CHU DE RENNES

Prise en charge de l embolie pulmonaire

NEUROPATHIES PERIPHERIQUES MIGRAINE ET ALGIES NEUROPATHIES PERIPHERIQUES

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la scintigraphie osseuse et le TEP-SCAN

Céphalées vues aux Urgences. Dominique VALADE Centre d Urgence des Céphalées Hôpital Lariboisière PARIS

MIEUX COMPRENDRE CE QU EST UN ACCIDENT VASCULAIRE CÉRÉBRAL AVC

La migraine. Foramen ovale perméable. Infarctus cérébral (surtout chez la femme)

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

Les maladies vasculaires cérébrales

Cette intervention aura donc été décidée par votre chirurgien pour une indication bien précise.

Infirmieres libérales

Maladies neuromusculaires

Cas clinique n 1. Y-a-t-il plusieurs diagnostics possibles? Son HTA a t elle favorisé ce problème?

Livret des nouveaux anticoagulants oraux. Ce qu il faut savoir pour bien gérer leur utilisation

Item 175 : Prescription et surveillance des antithrombotiques

7- Les Antiépileptiques

L ACCÈS VEINEUX DE COURTE DURÉE CHEZ L ENFANT ET LE NOUVEAU-NÉ

Migraine et céphalées de tension: diagnostic différentiel et enjeux thérapeutiques

LE SYNDROME DE BUDD CHIARI

CEPHALEES POST-BRECHE DURALE. Post Dural Puncture Headache (PDPH)

Les nouveaux anticoagulants oraux, FA et AVC. Docteur Thalie TRAISSAC Hôpital Saint André CAPCV 15 février 2014

TRAUMATISME CRANIEN DE L ENFANT : conduite à tenir?

1- Parmi les affirmations suivantes, quelles sont les réponses vraies :

Pseudotumor cerebri. Anatomie Le cerveau et la moelle épinière baignent dans un liquide clair, appelé le liquide céphalo-rachidien (LCR).

Le problème de la première ou nouvelle. céphalée. Il faudra avant tout :

La version électronique fait foi

S o m m a i r e 1. Sémiologie 2. Thérapeutique

La prise en charge de votre épilepsie

Spondylarthropathies : diagnostic, place des anti-tnf et surveillance par le généraliste. Pr P. Claudepierre CHU Henri Mondor - Créteil

Hémostase et Endocardite Surveillance des anticoagulants. Docteur Christine BOITEUX

Nouveaux anticoagulants oraux (NOAC)

Semaine Sécurité des patients

LITHIASE URINAIRE USAGER PRÉSENTANT UNE LITHIASE URINAIRE OC-091. Uroscan. Rx abdominal

La Dysplasie Ventriculaire Droite Arythmogène

Le guide du bon usage des médicaments

Dr Laurence FAYARD- JACQUIN Cœurs du Forez Mise à jour

Migraine et mal de tête : des "casse-tête"

Le diagnostic de Spondylarthrite Ankylosante? Pr Erick Legrand, Service de Rhumatologie, CHU Angers

Pathologie VIH. Service maladies infectieuses Archet 1. Françoise ALEXIS, infirmière Monique BORGHI, infirmière 15 octobre 2013

Les maladies valvulaires

INSUFFISANCE CARDIAQUE «AU FIL DES ANNEES»

Semaine Sécurité des patients «Le mystère de la chambre des erreurs!»

LA LOMBALGIE CHRONIQUE : Facteurs de risque, diagnostic, prise en charge thérapeutique

Les troubles non moteurs de la maladie de Parkinson. Comprendre la maladie de Parkinson

1 - Que faut-il retenir sur les anticoagulants oraux?

Nouveaux anticoagulants oraux : aspects pratiques

Sport et traumatisme crânien

Déficit neurologique récent. Dr N. Landragin CCA Neuro

BERTHIER E, CHRISTIANO M, PHILIPPE M O, IEHL J, TATARU N, DECAVEL P, VUILLIER F, ELISEEF A, MOULIN T. Introduction (1). Contexte de l étude

journées chalonnaises de la thrombose

ACTUALITES THERAPEUTIQUES. Dr Sophie PITTION (CHU Nancy) Metz, le 2 Juin 2012

Une forte dynamique des prescriptions de ces nouveaux anti-coagulants oraux

SOINS DE PRATIQUE COURANTE. Prélèvement aseptique cutané ou de sécrétions muqueuses, prélèvement de selles

Le diagnostic de la sclérose en plaques

Don d organes et mort cérébrale. Drs JL Frances & F Hervé Praticiens hospitaliers en réanimation polyvalente Hôpital Laennec, Quimper

Traitement des plaies par pression négative (TPN) : des utilisations spécifiques et limitées

Les Arbres décisionnels

HERNIE DISCALE LOMBAIRE

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 3 septembre 2008

French Version. Aciclovir Labatec 250 mg (For Intravenous Use Only) 02/2010. Product Information Leaflet for Aciclovir Labatec i.v.

Maternité et activités sportives

Opération de la hernie discale. Des réponses à vos questions

L infirmier exerce son métier dans le respect des articles R à R et R à du code de la santé publique.

LES DOULEURS LOMBAIRES D R D U F A U R E T - L O M B A R D C A R I N E S E R V I C E R H U M A T O L O G I E, C H U L I M O G E S

LE POINT TOX. N 7 - Juillet Bulletin du réseau de toxicovigilance de La Réunion L ÉVOLUTION TEMPORELLE DU NOMBRE D INTOXICATIONS

Equipe de Direction : -Docteur Christine BOURDEAU Responsable médical. - Annie PAPON Cadre responsable

Vous et votre traitement anticoagulant par AVK (antivitamine K)

HERNIE DISCALE LOMBAIRE

o Anxiété o Dépression o Trouble de stress post-traumatique (TSPT) o Autre

Transcription:

Les urgences neurologiques Dr Pierre-Alexandre Baillot Service de neurologie hôpital Bon Secours à Metz Chef de clinique faculté de médecine de Nancy

Pour tout patient «neurologique» Commencer par faire : une glycémie capillaire!!!

Les méningites et méningo-encéphalites 39 +

Les méningites et méningo-encéphalites À évoquer devant toute céphalée fébrile À évoquer devant toute confusion fébrile Mesures de protection : isolement respiratoire signes de focalisation (déficit moteur, troubles phasiques ) : scanner cérébral avant la ponction lombaire le plus vite possible Si imagerie avant PL : faire biologie usuelle avec hémocultures et injecter une dose d antibiotique avant de partir en imagerie PL : Cyto-bactério-chimie : augmentation des cellules du LCR? (normale inférieure à 5),examen direct et mise en culture, PCR bactériennes, virales, augmentation de la protéinorachie? (normale inférieure à 0.5g/l), hypoglycorachie? (si < glycémie capillaire/2), élévation des lactates? Principales étiologies : virus épidémiques saisonniers, HSV, VZV, méningocoque, pneumocoque, listeria

Les PCR sont très spécifiques et de plus en plus sensibles Pourquoi demander une PCR entérovirus? première cause de méningite virale Méningite à listeria : pas toujours d installation sub-aiguë car dans 1/3 des cas installation sur de 24h, le tableau de rhombencéphalite (atteinte des paires crâniennes) ne concerne que -10% des patients Lactates LCR : Si < 3.2 mmol/l : méningite virale PCT sérique : Si < 0.2ng/ml : méningite virale (Se, Sp de 100%)

Ni le scanner cérébral ni la ponction lombaire ne sauveront le patient

Les accidents vasculaires cérébraux 80% ischémiques, 20% hématomes : aucun critère clinique fiable pour les différentier 130 000 AVC par an en France 1 ère cause de handicap non traumatique 2 ème cause de démence 3 ème cause de décès

Tout déficit neurologique d installation brutale est un AVC jusqu à preuve du contraire hémiplégie, hémiparésie, troubles sensitifs, troubles phasiques (d expression et/ou de compréhension), amputation du champ visuel, cécité brutale, vertige

Quelles sont les atteintes visuelles pouvant être en rapport avec un AVC?

Filière THROMBOLYSE : toujours passer par le centre 15 sauf pour un patient dans l enceinte d un établissement avec UNV

Le patient se présente au SAU Conduite à tenir : avertir un urgentiste sénior immédiatement Allonger le patient, lever interdit Neurologue de garde contacté par le médecin urgentiste Conduire le patient en imagerie SANS délai

QCM Quelles sont les affirmations exactes? 1/ le délai maximal de réalisation de la thrombolyse IV est de 3h 2/ le délai maximal de réalisation de la thrombolyse IV est de 4h30 3/ le délai maximal de réalisation d une thrombolyse IA est de 6h pour un accident de circulation antérieure 4/ le délai maximal de réalisation d une thrombolyse IA est de 12h pour un accident de fosse postérieure

QCM Quelles sont les affirmations exactes? Le traitement par thrombolyse ne peut pas être effectué chez : 1/ des patients de plus de 80 ans 2/ des patients traités par un antiagrégant (kardégic, plavix) 3/ des patients traités par un anticoagulant (previscan, coumadine, sintrom) 4/ des patients ayant une TA > 185/110

La thrombolyse IV Principe : injecter un médicament fibrinolytique (ACTILYSE) en IV pour tenter de dissoudre le caillot Dose totale : 0.9 mg/kg avec dose max. de 90 mg Bolus 10% de la dose totale sur 1 min puis les 90% restant sur 1 heure en SE Plus l injection est précoce plus la probabilité de recanalisation est élevée et le pronostic meilleur

céphalées Les urgences des urgences : L hémorragie méningée : toute céphalée intense, brutale, «en coup de tonnerre» est une hémorragie méningée jusqu à preuve du contraire Thrombophlébite cérébrale Méningite aiguë

coma

Principales étiologies des comas : 3 cadres étiologiques Neurologiques : causes vasculaires (imagerie), infectieuses (fièvre, sd inflammatoire) dont paludisme si voyage sous les tropiques, tumeur (imagerie), épilepsie, post-traumatique Toxiques : alcool, opiacés, CO, organophosphorés, lithium, benzodiazépines, barbituriques, tricycliques toxiques et stupéfiants urinaires, alcoolémie, GDS avec carboxyhémoglobinémie (autres examens en fonction du contexte) Métaboliques : hypoglycémie, troubles ioniques, insuffisances rénale, hépatique, respiratoire, endocrinienne (ISA), carences vitaminiques glycémie capillaire (à faire en 1 er ), biologie usuelle, GDS artériel

État de mal épileptique Protéger le patient: PLS, liberté des voies aériennes supérieures, oxygène au masque Pose d une VVP Rechercher une étiologie: Glycémie capillaire Antécédents, traumatisme crânien (plaie cuir chevelu ), fièvre, déficit neurologique (scanner cérébral), troubles métaboliques et toxiques (biologie usuelle ) Traiter les crises (cf planche suivante) Traiter la (les) causes des crises Par exemple : évacuer un hématome sous dural.

Traiter les crises: 1/ benzodiazépine 2/ benzodiazépine et antiépileptique de 2 ème ligne : gardenal (surveiller la respiration) ou prodilantin (patient scopé, troubles du rythme) 3/ prodilantin si gardénal donné en 2/ ET inversement gardénal si prodilantin donné en 2/ 4/ nesdonal chez un patient intubé Rivotril ou valium Rivotril ou valium ET gardenal ou prodilantin Autre médicament de 2 ème ligne que celui utilisé juste avant (si pas de CI) nesdonal

La myasthénie Maladie de la jonction neuromusculaire Étiologie auto-immune Signes évocateurs : Fatigabilité musculaire, diplopie, ptosis, dysphonie, troubles de la déglutition Signes intermittents Aggravation des symptômes au cours de la journée Crise myasthénique : Urgence vitale par atteinte respiratoire Diagnostic différentiel : crise cholinergique myosis, hypersalivation, hypersécrétion bronchique, douleurs abdominales, diarrhée Traitement : échanges plasmatiques, immunoglobulines, symptomatique, d un facteur déclenchant (ex: une infection), arrêter un médicament contreindiqué PENSER A LA MYASTHENIE DEVANT UNE DETRESSE RESPIRATOIRE SANS ETIOLOGIE EVIDENTE

Le syndrome de Guillain-Barré Maladie aiguë inflammatoire entraînant une démyélinisation segmentaire et focale des racines et des nerfs Peut être un motif de difficultés à la marche chez un patient jeune Déficit moteur et sensitif, progression ascendante Atteinte bilatérale Gravité : atteinte respiratoire et troubles de déglutition Évolution en 3 phases :

Le syndrome de Guillain-Barré Diagnostic : PL : rechercher une dissociation albumino-cytologique ( des protéines, sans des cellules) EMG Surveillance : respiration +++ (attention une bonne saturation ne doit pas rassurer!), risques de dysautonomie, attention au risque de fausses routes! Traitement : immunoglobulines, échanges plasmatiques, prévention des complications (fausses routes, thrombo-emboliques, infectieuses)

Cas clinique 1 Patiente de 22 ans, opticienne, consulte au SAU Céphalées Fièvre et vomissements Pas de signe de focalisation, pas de syndrome méningé Scanner cérébral : sans particularité Diagnostic : syndrome grippal, retour à domicile Consulte à nouveau au SAU 48 h après Pas de déficit, pas de raideur de nuque Ralentissement idéo-moteur Conduite à tenir? Hypothèse(s) diagnostique(s)? Biologie usuelle (dont NF-plaq, TP, TCA, fibrinogène) PL : cyto-bactério-chimie, examen direct, cultures En fonction de l examen cyto-bacterio-chimique : PCR entérovirus, PCR virus HSV1 et HSV2, PCR listeria IRM encéphalique (pas en urgence) EEG (sa normalité ne doit pas faire écarter le diagnostic d encéphalite herpétique)

Quelles sont les règles à appliquer lors de la réalisation d une PL? Respect des règles d asepsie S assurer avant de la ponction de l absence de prise d anticoagulants, geste contre-indiqué si INR > 1.5 prudence si patient sous plavix (pas une contreindication absolue) ou association d anti-agrégants vérifier plaquettes et hémostase Prélever au moins 6 tubes de 12 15 gouttes chacun hyperhydratation dans les 48 heures qui suivent la ponction, boissons riches en caféine

Quelles sont les règles à appliquer lors de la réalisation d une PL? Utiliser des aiguilles atraumatiques pour réduire le risque de syndrome post-pl

Revenons à notre patiente Résultats de la ponction lombaire : Protéinorachie : 1.4g/l Glycorachie normale (fonction de la glycémie capillaire) 34 leucocytes/mm3 312 hématies/mm3 Examen direct négatif Conduite à tenir? Débuter un traitement par aciclovir dans l hypothèse d une méningoencéphalite herpétique : 10 (à 15) mg/kg X 3 par jour pendant 14 j Débuter une antibiothérapie en complément jusqu à réception des cultures et PCR La PCR HSV2 reviendra positive

IRM encéphalique, séquences FLAIR et T2*

Patiente mise sous aciclovir délivré en intra-veineux pendant 2 semaines. Vous êtes affecté en tant qu IDE dans le service de neurologie où est hospitalisée la patiente. Quels doivent être LES paramètres essentiels de votre surveillance? Bilan entrée / sortie, surveiller hydratation : risque majeur d insuffisance rénale aiguë 2 litres de salé isotonique/jour, encourager la patiente à s hydrater, éviter autres médicaments néphrotoxiques, surveillance rapprochée de la fonction rénale et du ionogramme fièvre Vigilance, orientation, déficit?

Cas clinique 2 Patient de 54 ans, tabagisme à 35 PA Présente en début d après-midi des céphalées orbitaires gauches très intenses et qui sont arrivées «d un coup» pour reprendre les propos de son épouse Automédication par paracétamol Un épisode de vomissements dans la soirée Le lendemain matin, son épouse est réveillée car il présente des mouvements tonico-cloniques et des troubles de vigilance Sortie SMUR À l arrivée des secours à domicile : troubles phasiques, hémiplégie droite, hémodynamique normale, pas de signe de détresse respiratoire Transfert en imagerie à Bon Secours En radiologie : troubles phasiques mixtes, hémiparésie droite

Une céphalée intense, d installation brutale est une hémorragie méningée jusqu à preuve du contraire

Cas clinique 3 Patiente de 70 ans Tabagisme 30 PA Vertige rotatoire au réveil, malaise avec perte de connaissance Au SAU : glasgow 8, hémiplégie gauche Diagnostic? Conduite à tenir? 1 ère hypothèse : AVC du tronc basilaire Contacter le neurologue de garde Sécuriser la patiente, scope, VVP, oxygène, PLS

Le neurologue de garde demande à l examiner sans délai en radiologie Vous êtes IDE et travaillez ce jour là aux UNV. Vous vous rendez dans le service d imagerie avec le neurologue. Ce dernier l examine et définit le score NIHSS. Quelle est à ce stade (en règle générale) votre conduite à tenir? Faire une glycémie capillaire Prélèvement biologique comportant NF-plaq, TP, TCA, fibrinogène, ionogramme, fonction rénale, CRP pose d une VVP (si pas déjà fait ) Une imagerie est réalisée : IRM : examen plus précis que le scanner, mais plus long, prudence si troubles de vigilance, vomissements, risque d agitation, CI = PM Scanner : rapide, de plus en plus informatif (scanner de perfusion), attention à l allergie à l iode

Diagnostic : occlusion du tronc basilaire, infarctus en cours de constitution CAT? Thrombolyse intra-veineuse Hospitalisation dans le secteur d UNV Peser la patiente (définir la dose de thrombolytique) Faire un ECG Prise des paramètres : TA aux 2 bras (dissection?), FC, T C, saturation Récupérer taux de plaquettes, bilan d hémostase (min) Vérifier absence de contre-indication à la thrombolyse IV Probabilité de recanalisation faible dans les occlusions du tronc basilaire : transfert médicalisé au CHU pour thrombectomie en complément de la thrombolyse IV (artériographie, en neuroradiologie) le plus vite possible!

Cas clinique 4 Patient de 75 ans Antécédent d ACFA, dyslipidémie, HTA, diabète traitement : préviscan, tahor, lasilix, insuline en 2 injections/j Retrouvé dans sa cuisine : somnolent, hémiplégie droite, mutique TA : 185/80, FC : 95/min Glycémie capillaire : 2.5 g/l Température : 39 C Saturation : 95% en air ambiant Amené directement en imagerie

Que va-t-il falloir obtenir rapidement?

Conduite à tenir? Mise en sécurité : PLS, à jeun, pose d une VVP en prélevant biologie usuelle dont plaquettes, TP, TCA, fibrinogène et INR Récupérer le plus rapidement possible l INR : Si INR > 1.5 : PPSB + vitamine K en iv Contrôler INR ½ heure après Si INR > 1.5 : refaire une dose de PPSB

Débuter un traitement anti-hypertenseur à la SE : maintenir une TAS < 160 Traitement antipyrétique (rechercher et traiter une cause à la fièvre) Optimiser chiffres glycémiques Surveillance du déficit, vigilance, pupilles, glasgow Surveillance diurèse, attention mictions par regorgement, bladder scan, pose SU Étiologie(s) de l hématome intraparenchymateux? Hématome profond, + 50 ans, ATCD d HTA : l HTA!!! Favorisé par prise d AVK (surtout si surdosage)