Le commerce électronique et ses répercussions sur les boutiques
Table des matières 2 Introduction 3 4 5 6 Le commerce en ligne gruge une partie des ventes au détail Le furetage en magasin est maintenant un facteur à considérer La publicité ne doit plus se limiter à l échelle locale La présence dans les médias sociaux est désormais une nécessité Qu est-ce que cela signifie pour les petits et moyens détaillants?
Relativement parlant, le commerce électronique est une pratique récente. Les consommateurs magasinent en ligne depuis environ 15 ans. Mais en comparaison à l histoire du commerce de détail en général, il s agit d une goutte d eau dans l océan. Les répercussions du commerce électronique sur le marché de la vente au détail et les ventes réalisées à un terminal de point de vente d un magasin ne font que commencer. Pendant des années, le commerce électronique ne constituait pas un pourcentage élevé des ventes au détail au Canada. Mais cette tendance commence à changer. D ici cinq ans, les achats en ligne représenteront huit pour cent [2] de toutes les ventes au détail. Ce nombre ira en s accentuant : quelques années plus tard, les ventes en ligne représenteront certainement plus de dix pour cent du total des ventes au détail. Les entreprises qui ne vendent pas leurs produits en ligne pourraient donc rater une vente potentielle sur dix dans l avenir, soit une marge importante. Quelles sont donc les répercussions du commerce électronique sur le paysage du commerce de détail? C est une question à laquelle personne n a pu répondre de façon approfondie depuis quelques décennies, sinon plus. Il est plausible que les consommateurs puissent éventuellement effectuer la majorité de leurs achats en ligne, et il est aussi plausible que les consommateurs continueront de dépenser «seulement» dix pour cent de leur 2
budget d achats au détail en ligne pendant plusieurs années à venir. Cependant, on peut assurément affirmer que le commerce en ligne a eu des répercussions particulières sur le commerce de détail, notamment : Le commerce en ligne gruge une partie des ventes au détail Tel que susmentionné, huit à dix pour cent des ventes au détail sont réalisées en ligne. Pour un profane, cela semble peu. Mais les propriétaires de commerce savent que même une fraction d un pour cent des ventes influence leur marge de profit. La perspective de perdre dix pour cent de leur chiffre d affaires est terrifiante, et c est pourquoi tant de propriétaires d entreprise se dépêchent de mettre leurs marques et leurs produits en ligne, et prêts à la vente. En outre, la quantité de produits achetés en ligne ne cesse d augmenter. Par exemple, la quantité de produits achetés en ligne par les Canadiens a augmenté de dix pour cent [4] entre 2011 et 2012, et des hausses comparables sont survenues chaque année depuis ce temps. Cela démontre que la clientèle en ligne est trop importante pour qu une entreprise, qu elle soit grosse, petite ou locale, l ignore. Cependant, un pourcentage élevé de ces achats n est même pas effectué à l aide d un ordinateur. Lorsque les détaillants sont en ligne, 3
ils doivent franchir l étape suivante : s assurer que leurs pages Web, cartes de magasinage et autres fonctionnalités soient accessibles au moyen d un téléphone intelligent et d une tablette. C est ce qu on appelle le «magasinage mobile», et cette vague a rattrapé le grand public tout comme le commerce électronique l a fait il y a une décennie ou deux. Pour se convaincre, il suffit d analyser le plus important détaillant en ligne au monde. Amazon. com indique que plus de 20 pour cent de toutes ses ventes aux États-Unis [5] ont été réalisées auprès de consommateurs ayant utilisé un téléphone intelligent ou une tablette pour commander, plutôt qu un ordinateur portable ou de bureau. Clairement, les consommateurs accèdent au Web de toutes sortes de façons, et les entreprises de certains secteurs devront leur permettre de le faire si elles veulent prospérer. Selon une étude sur l avenir du commerce de détail réalisée en 2014 par Walker Sands, les consommateurs sont plus enclins à acheter des appareils électroniques, des livres et vêtement par le biais de sites de commerce en ligne. Toutes les entreprises œuvrant dans ce secteur doivent agir rapidement afin de profiter de ce marché en pleine croissance. Le furetage en magasin est maintenant un facteur à considérer Le commerce en ligne a créé un nouveau phénomène : le furetage en magasin. Cela fait référence aux consommateurs qui regardent les articles sur vos rayons tout en comparant les prix en ligne pour ces mêmes articles sur leur téléphone intelligent. 4
Évidemment, plusieurs détaillants détestent cette pratique : les consommateurs peuvent maintenant trouver de meilleurs prix ailleurs, même lorsqu ils se trouvent dans votre magasin. Il ne suffit donc plus de comparer vos prix à ceux de vos concurrents, mais également à ceux que l on retrouve en ligne. Mais si vos prix sont inférieurs, les fureteurs en magasin se rendront compte que vous êtes la meilleure option, et cela les incitera à acheter les produits chez vous. La publicité ne doit plus se limiter à l échelle locale Un autre élément du commerce de détail que le magasinage en ligne a grandement influencé est la façon dont les petites entreprises s annoncent. Autrefois, pour joindre la collectivité, il suffisait d organiser des événements, distribuer des circulaires et utiliser d autres formes de marketing à petite échelle. Cependant, Internet a élargi les horizons : soudainement, vous pouvez vendre vos produits à des consommateurs du monde entier, ce qui vous donne la chance d augmenter votre chiffre d affaires, mais signifie également que vous devez élaborer des stratégies de marketing en ligne (p. ex., utiliser les médias sociaux, tel qu expliqué ci-dessous) afin de joindre l auditoire en ligne et prospérer. La présence dans les médias sociaux est désormais une nécessité Le commerce en ligne a créé l avènement du marketing en ligne. Et le marketing en ligne a créé l avènement des réseaux sociaux tels que Facebook et YouTube. Si vous espérez joindre les consommateurs, particulièrement les 5
plus jeunes, vous devez gérer des comptes de médias sociaux de marque. Dans le passé, la publicité se limitait à la radio, aux journaux et à la télévision. Maintenant, tout se passe en ligne. Il est facile de comprendre pourquoi : un récent article de FastCompany [3] indiquait que YouTube.com touche maintenant plus d adultes âgés entre 18 et 34 ans que n importe quel réseau de télévision par câble. En outre, il y avait 17 millions d utilisateurs de Facebook au Canada en 2012, dont la moitié étaient âgés entre 18 et 34 ans. Ajoutez à cela les statistiques démontrant que 93 pour cent des spécialistes en marketing utilisent les médias sociaux pour promouvoir leur entreprise, et la conclusion est évidente : Internet est désormais le meilleur endroit pour annoncer une marque. Qu est-ce que cela signifie pour les petits et moyens détaillants? Les grandes marques sont en ligne et utilisent le commerce électronique depuis plusieurs années. Toutes ces statistiques (l ampleur du magasinage en ligne et mobile, l usage répandu du marketing en ligne, et autres) démontrent que les petits et moyens détaillants doivent mettre en œuvre un des systèmes de traitement de carte de crédit en ligne et s adonner également au commerce électronique. Et ce, dès que possible, car plus vite les entreprises seront présentes en ligne, plus vite elles pourront s approprier une part du marché des consommateurs en ligne. Notes de bas de page http://business.financialpost.com/2013/07/23/online-retail-sales-to-hit-40-billion-in-canada-by-2018/ http://www.fastcompany.com/3021749/work-smart/10-surprising-social-media-statistics-that-will-make-you-rethink-your-social-stra http://www.internetretailer.com/2013/03/07/canadians-browse-and-buy-more-online-2012 http://www.internetretailer.com/2013/07/23/canadian-e-retail-sales-could-grow-10-annually-through-2018 http://www.internetretailer.com/2014/10/01/retailers-tackle-their-mobile-do-list http://www.socialbakers.com/blog/374-social-media-statistics-of-facebook-youtube-for-brands-in-canada-january-2012 http://www.marketingprofs.com/charts/2013/12195/online-shopping-trends-most-popular-categories-top-purchase-drivers 6 6
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