Q.51 CAT DEVANT UNE COLIQUE NEPHRETIQUE (CN) PLAN : Dr Omar DAHMANI, Dr Amal BELCAID, Dr Ouafa EL AZZOUZI, Dr Hayat EL HAMI INTRODUCTION DIAGNOSTIC : I- Signes cliniques II- Les examens complémentaires : A- Biologiques B- Imagerie III- Formes cliniques IV- Etiologies V- Diagnostic LE TRAITEMENT : I- Mesures générales II- En l absence de complication A- En urgence B- Rédiger ensuite une ordonnance d antalgiques III- En cas de CN compliquée IV- CN fébrile : pyélonéphrite aigue lithiasique V- Lorsque la crise douloureuse est terminée CONCLUSION 1
CAT DEVANT UNE COLIQUE NEPHRETIQUE (CN) Dr Omar DAHMANI, Dr Amal BELCAID, Dr Ouafa EL AZZOUZI, Dr Hayat EL HAMI INTRODUCTION : - Colique néphrétique : douleur lombaire violente à irradiation descendent et antérieure, qui traduit la mise en tension brutale des voies excrétrices urinaire en amont d un obstacle empêchant l écoulement normal de l urine. - Lithiase urinaire dans 2/3 des cas. - CN simple : traitement ambulatoire. - CN compliquée : urgence médicochirurgicale. DIAGNOSTIC : I- Signes cliniques : - Douleur : * Lombaire, unilatérale, * Brutale. * Extrêmement intense. * Irradie habituellement vers le flanc, fosse iliaque et les organes génitaux, * N est pas soulagée par aucune position antalgique. - Signes associés : * Agitation psychomotrice. * Signes digestifs (nausées, vomissements). * Troubles mictionnels : pollakiurie, hématurie macroscopique. - Examen clinique : * L interrogatoire : ATCP personnels, facteurs déclenchants (voyage, activité, restriction hydrique, chaleur). * Examen : Palpation de l abdomen : sensibilité au nv de la fosse lombaire, douleur rénale provoquée, gros rein. Les orifices herniaires sont libres. T : normale. II- Les examens complémentaires : A- Biologiques : - Formes non compliquées : créatininémie ECBU si bandelettes anormales. - Formes compliquées : en plus * Ionog sanguin, NFS, POT, T P. * Groupe sanguin rhésus. * Hémocultures et ECBU si fièvres. B- Imagerie : - AUSP : (face et profil) rechercher une opacité de tonalité calcique sur le trajet des voies urinaires, ombre rénal. 2
- Echographie : * Formations hyperéchogènes + cônes d ombre. * Dilatation des voies urinaires sus jacentes a l obstacle, rein controlatéral (normal ou non). - UIV : non systématique en dehors de la période douloureuse. * Rechercher un obstacle, une étiologie. * Retentissement : Retard de sécrétion. Dilatation. Retard d évacuation. III- Formes cliniques : plusieurs - Non compliquées : lithiase radio opaque. - Formes avec incertitude diagnostique : absence de m.e.e de l obstacle. - Compliquées : * Formes fébriles. * An uriques. * Hyperalgiques ou persistantes. IV- Etiologies : - Obstacle lithiasique : (calcique, urique ) dans 2/3 cas. - Obstacle non lithiasique : * Sd de jonction pyelo-urétéral. * Tm uroépithéliale. * Sténose urétérale : bilharzienne, TB. - Compression extrinsèque : * ADP. * Fibrose rétro péritonéale. V- Diagnostic : - Les autres coliques : abdominales, hépatiques ou intestinales. - Pancréatite aigue, crise ulcéreuse - Douleur fissuraire d un anévrisme de l aorte abdominale. - Si fièvre : cholécystite, appendicite, PNP. - Eliminer : GEU, grossesse, salpingite, épididymite. LE TRAITEMENT : I- Mesures générales : - Restriction hydrique : 500 cc/24h tant que le Sd douloureux persiste. - Tamisage des urines. - Repos au lit. II- En l absence de complication : - Un traitement par voie orale en ambulatoire suffit A- En urgence : - Voltarène* 75mg : 1 amp en IM. Ou Profenid* 100mg : 1 amp en IM. Si pas de CI 3
Les AINS et AIS et très efficace contre la douleur des CN. B- Rédiger ensuite une ordonnance d antalgiques : - On associe : antispasmodique + un anti-inflammatoire : Spasfon* 2cp : matin, midi et soir + Profenid* sup matin midi et soir. - Si douleurs persistantes, on associe : Diantalvic 2 gélules : M, M, S. - Prévenir le patient de revenir consulter si douleur rebelle ou fièvre 38 C. Le bilan radiologique sera réalisé ambulatoire. - Revoir le patient 8 jours après. III- En cas de CN compliquée : - Fièvre supérieur ou égale 38,5 C, anurie (CN bilatéral, calcul sur rein unique) ou crise hyperalgique (crise résistante au traitement ambulatoire). L hospitalisation est nécessaire, avec : * V.V périphérique. * Spasfon : 6 amp dans une perfusion de 500 cc.5g 5% à passer en 12h + Profenid : un sup 3/J. Si douleur persistante : Temgesic un amp de Temgesic : IV, IM ou SC. - Surveillance : pouls, TA, T, douleur, diurèse. - Si échec ttt chirurgical urgent. - Indications de drainage des urines en urgence : * CN hyperalgique ou anurique. * CN fébrile. IV- CN fébrile : pyélonéphrite aigue lithiasique : - Hospitalisation + VV + bilan préopératoire + laisser à jeun. - Mise en route d un ttt ATB par voie parentérale. - +/- ttt d un choc septique associé. - Drainage des urines en amont du calcul avec prélèvement d urine en peropératoire pour examen bactériologique (montée d une sonde urétérale par voies naturelles, si échec : néphrostomie percutanée échoguidée). - Prévenir le Sd de la levée d obstacle si la dérivation des urines se fait après anurie calculeuse. - Dès contrôle du phénomène infectieux avec apyrexie et disparition des douleurs : * Ablation de la sonde urétérale ou néphrostomie et mise en place d une sonde JJ. * Poursuite de l ATBttt par voie orale en monothérapie pdt 3 semaines. * Traitement du calcul à distance de l épisode aigu (au moins 3 semaines). V- Lorsque la crise douloureuse est terminée : - Traitement de la lithiase urinaire : * Médical, * Chirurgical : - Lithotritie extracorporelle (LEC), - Nephro-lithotritie corporelle (NLPC). 4
CONCLUSION : - Dc clinique. - Rechercher systématiquement les formes compliquées (fébrile, anurique, hyperalgique). -Traitement : AINS +++ - Lithiase urinaire : la première cause. 5