MIGRAINE - TRAITEMENT Restauration d une bonne qualité de vie Adapté à chaque patient Reposant sur trois axes : éviction des facteurs déclenchants traitement de crise traitement prophylactique ANAES 2002 www.has.fr
LES CLASSES PHARMACOLOGIQUES Antimigraineux non spécifiques : Paracétamol AINS Opiacés Antimigraineux spécifiques : Dérivés ergotés Triptans
PARACÉTAMOL Galénique : variée Cinétique adaptée : biodisp élevée, ½ vie courte Efficacité mal ou peu documentée Interactions = 0 Coût faible SMR : important Automédication, 35 %
AINS et ASPIRINE Galénique variée Cinétique : biodisp élevée, ½ variable Rapport bénéfice/risque: peu évalué sauf aspirine Interactions : oui AVK Cout : faible SMR important Remboursement: 0, 35 et 65 % CI
5 DCI validées MIGRAINE AINS Naproxène : NAPROZYNE, APRANAX Ibuprofène : ADVIL Kétoprofène : KETUM, PROFENID Diflofenac : VOLTARENE Aspirine (± métoclopramide) MIGRIV, CEPHALGAN 3 DCI avec AMM «crise de migraine» Ibuprofène Kétoprofène Aspirine + Métoclopramide Toxicité digestive (prises répétées) ++ ANAES 2002 www.has.fr
DÉRIVÉS ERGOTÉS Tartrate d ergotamine DHE spray Cinétique : ½ vie longue de 24h Risque d ergotisme Interactions : Triptans, macrolides Récurrence : faible Coût : faible SMR : modéré Remboursement 35 %
LES AGONISTES 5HT1B/D : TRIPTANS Galénique : per os, nasal, Sc Cinétique : biodisp faible, ½ vie variable Rapport bénéfice/risque : favorable Interactions : inhibiteurs du CYP3A4, ergotés, IMAO Récurrence : modérée à élevée Coût : élevé SMR : important Remboursement 65 % Rapport coût/bénéfice : important
LES TRIPTANS IMIGRANE : 50 mg cp, spray 20 mg, sous cut/6 mg ZOMIG : 2,5 mg et ZOMIG oro per lingual NARAMIG : 2,5 mg per os ALMOGRAN : 12,5 mg per os RELPAX : 40 mg per os MAXALT lyo : 10 mg per lingual TIGREAT, ISIMIG ; per os
MIGRAINE TRIPTANS Contre-indications Maladie coronarienne, artérite membres inférieurs, AVC ischémique, HTA non contrôlée Allergie aux sulfamides (sauf pour Rizatriptan et Zomitriptan) Effets indésirables «Syndrôme Triptan» Effets secondaires centraux ++ ANAES 2002 www.has.fr
TRAITEMENT PONCTUEL MIGRAINE EDUCATION THÉRAPEUTIQUE +++ Petits moyens : repos, sommeil, lunettes noires, boule de menthe, bandeau, café, Règles d or : Prise précoce, dose adaptée, bonne voie administration, Éviter traitements déjà inefficaces, respect CI, migraine avérée Efficacité : jugée après 2 h : réponses OUI aux 4 questions Effet partiel : 2ème prise possible Rebond : même démarche si traitement efficace Crise rebelle : Urgence PERFALGAN I.V., ACUPAN I.V. Traitements associés : antiémétiques, anxiolytiques
MIGRAINE TRIPTANS Utilisation d emblée (avant la co-prescription) Si migraine handicapante Arguments médico-économiques Prise précoce du Triptan Crise d intensité légère Optimisation de son efficacité Prudence chez patients à risque d abus En cas d aura migraineuse Pas de Triptan (inefficace) AINS et Triptan au moment de la céphalée ANAES 2002 www.has.fr
LES POINTS FORTS DES RECOMMANDATIONS ANAES (version courte) TRAITEMENT DE LA CRISE lorsqu une modification est recommandée Prescription sur la même ordonnance : D un AINS à prendre d emblée D un Triptan, à prendre 2 heures après la prise d AINS en cas d échec (ou d emblée si intolérance ou inefficacité de l AINS)
MIGRAINE TRAITEMENT DE CRISE Etes-vous soulagé significativement 2 heures après la prise de ce médicament? Ce traitement est-il bien toléré? Utilisez-vous une seule prise de ce médicament? La prise de médicament vous permet-elle une reprise normale rapide de vos activités sociales, familiales, professionnelles? ANAES 2002 www.has.fr
MIGRAINE TRAITEMENT DE CRISE Réponse OUI aux 4 questions pas de modification du traitement Au moins une réponse NON aux 4 questions co-prescription d un AINS et d un triptan initiation par l AINS Triptan en secours (AINS inefficace à 2h) utilisation du Triptan d emblée pour les crises ultérieures si AINS inefficace et/ou mal toléré ANAES 2002 www.has.fr
MIGRAINE - GROSSESSE Période d accalmie évolutive Si traitement nécessaire Triptans contre-indiqués, AINS possibles avant 6 e mois Métoprololol à privilégier si nécessité de prophylaxie Revue du Praticien 2008; 58: 629