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Transcription:

Diagnostic territorial pour l emploi et la formation Zone d emploi de Saint-Nazaire - année 2010 Une majorité des emplois concentrée sur la bande littorale, mais une forte croissance des pôles d emplois secondaires O Piriac-sur-Mer Le Croisic N S E Mesquer La Turballe Batz-sur-Mer Assérac Guérande Le Pouliguen Saint-Molf 0 2,5 5 10 Km Localisation des emplois salariés privés en 2009 et évolution moyenne annuelle 1993-2009 Communes de la zone d'emploi de Saint-Nazaire La Baule Océan Atlantique Drefféac Quilly Sainte-Reine-de-Bretagne Sainte-Anne-sur-Brivet Herbignac La Chapelle-des-Marais Pontchâteau Campbon Crossac Saint-Lyphard Saint-André-des-Eaux Pornichet Saint-Joachim Saint-Nazaire Préfailles Évolution moyenne annuelle entre 1993 et 2009 entre -2,5% et 0% entre +0,1% et +2,5% entre +2,6% et +5% supérieur à 5% Missillac Saint-Malo-de-Guersac Donges Montoir-de-Bretagne Trignac Corsept Saint-Brévin-les-Pins Saint-Père-en-Retz La Plaine-sur-Mer Saint-Michel-Chef-Chef Pornic Besne Sévérac Saint-Gildas-des-Bois Prinquiau Paimboeuf Chauve La Bernerie-en-Retz Sources : Assedic des Pays de la Loire 2009 - BD Carto - IGN Paris 2006 - Licence n 7656 Cartographie : ADDRN - Novembre 2010 Saint-Viaud Genrouët La Chapelle-Launay Lavau-sur-Loire Arthon-en-Retz Savenay Bouée Frossay Les Moutiers-en-Retz Bourgneuf-en-Retz Chéméré Malville Saint-Hilare-de-Chaléons Fresnay-en-Retz Nombre d'emplois en 2009 10 100 10 000 Population du territoire (source : Insee RP 2006) Zone d emploi : 297 027 habitants Pays de la Loire : 3 450 409 habitants % zone d emploi / région : 8,6 % Volume d actifs (source : Insee RP 2006) Zone d emploi : 130 610 actifs Pays de la Loire : 1 609 631 actifs Positionnement : 3 e ZE de la région (4 e en 1999) Estimation de l emploi total (source : Insee 2007) Zone d emploi : 110 969 emplois Pays de la Loire : 1 453 978 emplois % zone d emploi / région : 7,6 % Estimation de l emploi salarié privé (source : pôle emploi 2009 - provisoire) Zone d emploi : 73 000 emplois Pays de la Loire : 939 241 emplois % zone d emploi / région : 7,8 % Part de l emploi salarié privé concentré dans les 5 premiers secteurs (source : pôle emploi 2009 - provisoire) Zone d emploi : 51,2 % Pays de la Loire : 48,4 % Nombre total d établissements (source : pôle emploi 2009 - provisoire) Zone d emploi : 7 547 établissements Pays de la Loire : 83 806 établissements % zone d emploi / région : 9,0 % Demande d emploi (source : pôle emploi - catégorie A - mars 2010) Zone d emploi : 12 532 demandeurs d emploi Pays de la Loire : 131 587 demandeurs d emploi Zone d emploi / région : 9,5 % Taux de chômage (source : Direccte - Insee - juin 2010) Zone d emploi : 9,5 % Pays de la Loire : 8,2 % Un taux de chômage de nouveau supérieur aux tendances nationales, mais stabilisé sous le seuil des 10 % 14 13 12 11 10 9 8 7 6 5 4 8,6% 7,8 % 6,7 % Evolution du taux de chômage ZE St-Nazaire Pays de la Loire France mars-02 mars-03 mars-04 mars-05 mars-06 mars-07 mars-08 mars-09 mars-10 9,5% 9,3% 8,2% Source : Insee - traitement Addrn Une croissance de la zone d emploi (+38,8 %) supérieure à la France sur 15 ans (21,6 %), mais un ralentissement notable depuis 2 ans 160 150 140 130 120 110 100 90 Evolution relative de l'emploi salarié privé entre 1993 et 2009 base 100 : 1993 80 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 Zone d'emploi Loire-Atlantique Pays de la Loire France Source : Pôle emploi - traitement Addrn Zone d emploi de Saint-Nazaire - Diagnostic territorial pour l emploi et la formation - décembre 2010 1

Sphères économiques Sphère productive : mécanique - ensembles métalliques et composites complexes Ces filières regroupent notamment les métiers liés à l aéronautique, à la navale, à la métallurgie, à la mécanique, à la plasturgie et aux véhicules spéciaux. Elles sont très dépendantes des cycles économiques et, pour certaines, actuellement en recherche de diversification (construction navale et sous-traitants). Elles comprennent des entreprises phares comme les chantiers navals STX, les constructeurs aéronautiques (Airbus, Daher, Duqueine, Allio, Aérolia, Spirit ) et les fabricants de matériels de levage Bobcat, de moteurs Man Diesel et de matériel de transport (Sides, Acmat, Lydall ). Quelles spécificités économiques par rapport à la région et quelles évolutions dans la durée? Evolution de l emploi salarié privé dans la sphère productive - filières mécanique - ensembles métalliques et composites complexes Nombre d emplois 2009 Part de l emploi salarié en 2009 Évolution emploi salarié 2008 / 2009 Évolution emploi salarié 1993 / 2009 ZE Région ZE Région ZE Région Travail des métaux 10 584 14,5 % 7,9 % -1,7 % -6,8 % -2,2 % +10,2 % Fabrication de machines et équipements 1 352 1,9 % 2,1 % -2,9 % -6,8 % +16,6 % +27,9 % Fabrication de produits en caoutchouc, en plastique et autres produits minéraux non métalliques 1 400 1,9 % 2,8 % +0,6 % -2,4 % +116,4 % +25,4 % Conseil & assistance 11 186 15,3 % 15,3 % -4,6 % -1,6 % +107,0 % +149,3 % Zone d emploi 73 000 100,0 % 100,0 % -1,4 % -1,9 % +38,8 % +35,8 % Source : Pôle emploi 2009p - traitement Addrn Comment expliquer ces évolutions? Une hausse de la concurrence mondiale pousse les industries occidentales à se spécialiser sur les productions de niche à très haute valeur ajoutée et à modifier leur modèle productif, en intégrant davantage l innovation. La crise impacte l ensemble des composantes de l industrie locale, notamment les filières navales et automobile. Pour autant, les mutations structurelles de l industrie locale (externalisation de fonctions, constitution d un réseau de co-réalisateurs, recours à l intérim ) et la coopération efficace entre les acteurs ont permis dans un premier temps d amortir la crise. Quelles sont les forces? L acquisition, la pérennisation et la transmission de savoirfaire de pointe sur les ensembles métalliques complexes, ce qui implique l existence de publics plus qualifiés. Une croissance forte des activités liées à la plasturgie depuis 15 ans. Des investissements massifs par le passé pour constituer un pôle naval de premier plan en Europe et des conditions logistiques exceptionnelles. Une réduction progressive de la dépendance du bassin d emploi vis-à-vis de l industrie navale. La structuration d un important tissu de co-réalisateurs aéro-naval qui s adapte aux attentes différenciées des donneurs d ordres locaux. Une répartition équivalente des bureaux d études entre donneurs d ordres et co-réalisateurs. Un effort de diversification, d organisation en réseau (Néopolia ), de R&D (pôle de compétitivité EMC2) et de coordination des pouvoirs publics pour appuyer les filières locales qui porte ses fruits (lancement du plan éolien offshore en Pays de la Loire). L inscription d une industrie aéronautique en pleine expansion dans les schémas européens. L adaptabilité à la commande de l appareil de production local et une capacité du territoire à mettre en œuvre l emploi intérimaire qualifié pour répondre aux variations de charge. Un appareil de formation initiale de pointe, bien développé et qui dispose de marges de développement. Des salaires plus élevés que la moyenne régionale en contexte d expansion, ce qui alimente l économie résidentielle du territoire. Quelles sont les faiblesses? Un secteur travail des métaux qui ne constitue plus le socle d emploi de la zone d emploi de Saint-Nazaire (1993 : 1 er rang 2008 : 2 e rang). Une dépendance vis-à-vis des principaux donneurs d ordres qui perdure en raison d une culture de la soustraitance encore très affirmée. Des effets de cycles négatifs pour les profits et l emploi. Les coûts humains et financiers de la souplesse de l appareil productif et le recours à l intérim non qualifié et à la soustraitance de capacité. L impact social des mesures de réorganisation et des difficultés économiques en période de creux de charges. 2 Zone d emploi de Saint-Nazaire - Diagnostic territorial pour l emploi et la formation - décembre 2010

Une obsolescence progressive des outils techniques et des infrastructures de la construction navale. Une concurrence internationale croissante sur les marchés basiques, y compris aéronautique, comme sur les marchés de diversification visés. Un trop faible nombre d entreprises de taille intermédiaire par rapport à d autres pôles industriels européens. L éloignement progressif des centres de décision. La faible capacité de certaines entreprises à financer leur développement / modernisation (financière, technique, humaine, vision stratégique ). Le manque d appétence des entreprises vis-à-vis de la gestion des compétences qui perdure. Une interrogation sur le maintien des compétences clés pour atteindre les objectifs de diversification du fait de repositionnement sur d autres secteurs de salariés licenciés ou du vieillissement de la pyramide des âges. Quelles perspectives? Le niveau d emploi de 2006/2007 semble difficilement atteignable à l avenir dans la filière navale du fait des décisions de réorganisation structurelle prises par les chantiers navals. Des difficultés économiques dans plusieurs filières (navale, mécanique, agencement ), avec des conséquences sur l emploi, mais qui sont atténuées par les politiques de diversification, de réorganisations internes et de soutien des pouvoirs publics. Des perspectives de développement pour certaines filières traditionnelles (aéronautique, matériels de transport roulant) et qui émergent pour de nouvelles filières, en synergie notamment avec le pôle énergétique (ferroviaire, éolien offshore, offshore ). Une première concrétisation des efforts de diversification engagés depuis 15 ans, ce qui pourrait augurer d une transition vers un territoire spécialisé sur l assemblage d ensembles métalliques et composites complexes et connecté avec le pôle énergétique et les infrastructures logistico-portuaires. 170 160 150 140 130 120 110 100 90 80 70 Evolution relative de l'emploi salarié depuis 15 ans Travail des Métaux Ensemble 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 20082009p Source : Pôle emploi - traitement Addrn 270 250 230 210 190 170 150 130 110 90 Evolution relative de l'emploi salarié depuis 15 ans Conseil et assistance Ensemble 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009p Source : Pôle emploi - traitement Addrn Préservation des emplois clés dans les entreprises et sauvegarde des compétences locales pour réussir le défi de diversification en particulier, par un renforcement de l effort d acquisition et de préservation de certifications techniques et de nouvelles connaissances/compétences grâce à la formation initiale et continue Poursuite du soutien en direction des donneurs d ordres et des co-réalisateurs pour favoriser leur entrée sur de nouveaux marchés et la bonne intégration des innovations technologiques dans les process de production Maintien de la veille en matière de besoins de compétences pour ne pas être en décalage en cas de redéploiement prochain de l activité (GTEC) Zone d emploi de Saint-Nazaire - Diagnostic territorial pour l emploi et la formation - décembre 2010 3

Sphère productive : filières liées au port et aux spécificités territoriales Ces filières sont liées à la présence des infrastructures portuaires (ou fortement impactées dans leur contenu par leur présence), à la proximité des exploitations agricoles bretonnes ou aux spécificités territoriales (littoral ). Elles sont relativement indépendantes des cycles industriels locaux, même si des connexions existent. Elles comprennent des établissements importants, comme le Grand Port Maritime de Nantes Saint-Nazaire, le logisticien de l estuaire MTTM, les structures de production d énergie / raffinage de carburant (Total, Diester, EDF, GDF ) ou d entreprises liées à l agro-alimentaire (Cargill, Eurial, Tipiak, Laiteries du Grand Clos ). Quelles spécificités économiques par rapport à la région et quelles évolutions dans la durée? Evolution de l emploi salarié privé dans la sphère productive - filières liées aux infrastructures portuaires et aux spécificités territoriales Nombre d emplois 2009 Part de l emploi salarié en 2009 Évolution emploi salarié 2008 / 2009 Évolution emploi salarié 1993 / 2009 ZE Région ZE Région ZE Région Transport et entreposage 4 240 5,8 % 3,9 % +0,3 % +0,6 % +62,8 % +52,5 % Energie 790 1,1 % 0,2 % -1,7 % +1,8 % +21,2 % +46,4 % Fabrication de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac 2 790 3,8 % 5,5 % +3,8 % +0,5 % +29,2 % +29,3 % Gestion des eaux, déchets et dépollution 814 1,1 % 0,7 % -3,7 % -0,3 % +293,2 % +86,2 % Zone d emploi 73 000 100,0 % 100,0 % -1,4 % -1,9 % +38,8 % +35,8 % Source : Pôle emploi 2009p - traitement Addrn Comment expliquer ces évolutions? La présence du Grand Port Maritime a favorisé le développement d activités liées à l énergie (production/ distribution, import/export), aux fonctions supports de logistique (transport/entreposage) et, conjuguées avec la proximité des exploitations agricoles bretonnes, à l industrie agro-alimentaire. L important tissu d activités industrielles génère des déchets spécifiques et développe la filière à l échelle locale, en lien avec le port. La croissance très nettement supérieure à la région enregistrée sur la zone d emploi est liée à l externalisation / privatisation de cette activité et à un effet de rattrapage. La filière énergie croît au même rythme localement qu en région, car l essentiel de la production énergétique régionale est concentrée sur le domaine maritime portuaire de la zone d emploi. Elle a été fortement touchée par le ralentissement économique, avec un impact sur les trafics énergétiques du port et l emploi. La filière transport et entreposage, qui croît à un rythme supérieur à celui de la région depuis 15 ans, a été impactée plus tôt par la crise que les autres filières, mais semble franchir un nouveau pallier depuis 2008. Les industries agro-alimentaires, dont le poids est inférieur à celui de la région, ont progressé moins vite qu à l échelle régionale en 15 ans. Elles ont néanmoins enregistré une croissance notable dans le contexte de crise. Quelles sont les forces? Une infrastructure portuaire diversifiée et bien positionnée sur ses secteurs clefs : 1 er rang sur le terminal méthanier en Europe, unique raffinerie de la façade atlantique, qui alimente la moitié nord de la France en carburant, ainsi que la façade atlantique par cabotage. Des activités portuaires confortées (émergence d un pôle services, mise en place de la première autoroute de la mer ). Des activités déconnectées des cycles de l industrie et ayant leurs rythmes propres (arrêts techniques, marché mondial ), ainsi qu une faible saisonnalité des activités, excepté pour les industries agro-alimentaires. Des activités spécifiques à la zone d emploi ou dans le contenu (métiers, perspectives, partenaires, leviers ) pour les filières énergie, logistique, agro-alimentaire et traitement des déchets. Des complémentarités entre les activités (énergie/industries agro-alimentaires), qui associées aux spécificités du territoire (littoral/agricole) ouvrent sur de nouvelles filières : énergies marines renouvelables, agro carburants, électricité par cycle combiné du gaz. Des complémentarités sur les activités émergentes (bioressources marines ) et traditionnelles (agro-alimentaires) avec les territoires voisins. Des filières qui génèrent des activités connexes à haute valeur ajoutée (gestion du risque, logistique industrielle, maintenance/gestion d arrêts techniques), que traduit l implantation locale des antennes «Grand Ouest» de bureaux d études et d ingénierie spécialisés. La structuration d une filière de formation logistique pour accompagner la montée en puissance de la filière logistique localement. En sus du terminal agro-alimentaire (Carene), une industrie bien positionnée sur ses filières de base (boulangerie pâtisserie industrielle, biscuiterie, industries laitières), ce qui génère de nombreux emplois sur les EPCI de Pontchâteau / St Gildas des bois, Cap Atlantique, Sud Estuaire, Loire & Sillon et Pornic. 4 Zone d emploi de Saint-Nazaire - Diagnostic territorial pour l emploi et la formation - décembre 2010

Une structuration et un développement de l activité relative au traitement des déchets, niche potentielle d emplois pour l insertion. Quelles sont les faiblesses? Un poids relativement faible en termes d emplois directs, mais un poids économique lourd avec des activités à haute valeur ajoutée peu valorisées. Des filières dépendantes de la qualité des infrastructures portuaires, même si elles confèrent un avantage comparatif indéniable au territoire. Des liens ténus entre les filières agricoles et le Grand Port Maritime, à l exception des trafics liés à l alimentation animale et aux engrais. Des centres de décisions souvent absents du territoire. Un impact fort de la conjoncture internationale sur l évolution des trafics portuaires. Un port à l aire de chalandise limitée sur certaines typologies de marchandises, dépendant des flux énergétiques, et une concurrence nationale et européenne forte (Le Havre, Marseille, Rotterdam ). Une réforme portuaire qui tarde à se mettre en place et ponctuée de mouvements sociaux qui ont un impact sur les trafics des ports français par rapport aux ports nord européens. Des arbitrages complexes entre les différents enjeux du développement durable (développement économique, préservation environnementale, cohésion sociale). Quelles perspectives? Des filières dont le fonctionnement et les perspectives dépendent de la préservation voire du renforcement de la qualité des infrastructures portuaires, ainsi que des perspectives et des investissements des acteurs industriels majeurs du territoire (aéronautique, navale, énergie ). Dans les filières traditionnelles, les perspectives de développement devraient être modérées sur les activités classiques mais un potentiel de diversification existe via les activités émergentes : Energies Marines Renouvelables, gestion des déchets 170 160 150 140 130 120 110 100 90 Evolution relative de l'emploi salarié depuis 15 ans Transport & entreposage Ensemble 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 20082009p Source : Pôle emploi - traitement Addrn 440 400 360 320 280 240 200 160 120 80 Ensemble Evolution relative de l'emploi salarié depuis 15 ans Production et distribution d'eau; assainissement, gestion des déchets et dépollution 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009p Source : Pôle emploi - traitement Addrn Accompagnement du développement de nouvelles activités dans les filières émergentes, en s appuyant tant sur les compétences, les filières et les infrastructures du territoire que sur ses atouts géographiques (littoral, espaces agricoles ) Poursuite de l effort de structuration de l offre de formation locale en matière de transport / logistique pour répondre aux dynamiques et aux perspectives du secteur Compréhension des évolutions et des mutations des industries agro-alimentaires de la zone d emploi, ainsi que les évolutions métiers / emploi : dynamiques, perspectives, synergies Anticipation des perspectives et des potentialités offertes par les filières traitement / recyclage des déchets Zone d emploi de Saint-Nazaire - Diagnostic territorial pour l emploi et la formation - décembre 2010 5

Sphère résidentielle Cette sphère regroupe l ensemble des activités dont la production de biens et services est destinée aux résidents du territoire ou aux touristes. Les secteurs qui la composent sont très hétérogènes (fonctionnement, métiers, partenaires, perspectives, leviers ). Quelles spécificités économiques par rapport à la région et quelles évolutions dans la durée? Nombre d emplois 2009 Part de l emploi salarié en 2009 Évolution emploi salarié 2008 / 2009 Évolution emploi salarié 1993 / 2009 ZE Région ZE Région ZE Région Construction 8 105 11,1 % 10,3 % -3,1 % -2,2 % +42,4 % +46,5 % Commerce 12 258 16,8 % 17,6 % 0,0 % -1,7 % +57,9 % +39,1 % Hébergement et restauration Evolution de l emploi salarié privé dans la sphère résidentielle 4 320 5,9 % 3,9 % -1,1 % +0,6 % +68,6 % +52,5 % Santé & Action sociale 6 307 8,6 % 8,6 % +3,0 % +2,7 % +61,7 % +63,3 % Zone d emploi 73 000 100,0 % 100,0 % -1,4 % -1,9 % +38,8 % +35,8 % Source : Pôle emploi 2009p - traitement Addrn Quelles sont les forces? Des besoins croissants grâce à l attractivité résidentielle du territoire (croissance démographique) et sa mise en valeur économique (tourisme). Un dynamisme fort grâce à la présence de populations disposant de moyens élevés de consommation sur le littoral. Un atout pour conférer une qualité de vie au territoire susceptible d attirer des entreprises productives et de services à haute valeur ajoutée. Des activités maritimes traditionnelles (marais salants, pêche, conchyliculture ) ou de loisirs (plaisance, thalasso, casinos ) attractifs. Une extension territoriale progressive aux zones rétrolittorales (impact du coût d accès au littoral, politiques volontaristes de développement ) qui génère des perspectives de croissance. Une structuration et une professionnalisation des secteurs de l économie résidentielle locale. D importantes opportunités d emplois, et un facteur d insertion, voire de promotion sociale. Une formation initiale de qualité et bien développée quantitativement. Quelles sont les faiblesses de cette sphère? Un développement inégal sur le territoire et, au-delà d un certain seuil, un risque de développement non maîtrisé. Une forte sensibilité à la conjoncture économique, aux mesures de soutien fiscal, à l investissement public et aux variations de revenus, mais selon des temporalités différenciées. Des activités particulièrement saisonnières, peu rémunératrices et avec des difficultés de fidélisation de la main d œuvre. Des contenus de formation parfois en décalage avec les évolutions structurelles pressenties (Grenelle, nouveaux modes de consommation et de distribution, évolution des modes constructifs ), même si des évolutions positives existent. Quelles sont les perspectives? Une sphère fortement impactée par la crise et une embellie qui se fait attendre. Les différentes composantes (construction, commerce, hôtellerie restauration ) semblent atteindre une certaine maturité, même si une progression quantitative modérée est à prévoir en zone rurale. Poursuite coordonnée des efforts de développement et de structuration de l économie résidentielle, notamment sur les territoires disposant de marges de progression Accompagnement de l économie résidentielle vers la mutation qualitative de ses implantations et de ses prestations Sensibilisation des acteurs (entreprises, structures de formation ) aux évolutions qualitatives pressenties et aux besoins en matière de formation continue et de reconnaissance d expériences 6 Zone d emploi de Saint-Nazaire - Diagnostic territorial pour l emploi et la formation - décembre 2010

Construction Tendances et perspectives Une croissance forte depuis 10 ans, même si elle est légèrement en retrait par rapport à celle de la région (dynamisme de la région nantaise et de la Vendée). Un secteur plus durement affecté qu en région par la crise en 2009, même si des disparités territoriales ont été relevées, notamment une stabilité de l emploi salarié privé sur l agglomération nazairienne (impacts sur l intérim). Une crise susceptible de générer de nouveaux creux de recrutement, source de besoins de renouvellement problématiques à moyen/long terme, même si une main d œuvre qualifiée intègre ce secteur pour faire face aux enjeux du Grenelle (nouveaux matériaux et modes constructifs). Un ralentissement d activité qui se poursuit, notamment pour le second œuvre, mais l état des carnets de commandes semble connaître une amélioration progressive (reprise des dépôts de permis de construire au 1 er semestre 2010). Une mobilisation forte des partenaires publics et des acteurs du secteur pour favoriser l adéquation offre/ demande d emploi qui porte ses fruits (clauses d insertion, formation ). Un secteur qui a mis en place des réseaux d information, d orientation, de mobilisation des jeunes, ainsi qu une formation des maîtres d apprentissage confirmés. Un renouvellement réussi de la main d oeuvre grâce à l apprentissage. Un secteur d activité en cours de mutation structurelle : enjeux liés au Grenelle de l environnement, structuration, professionnalisation et «verticalisation» des modes de production du secteur, arrivée de nouveaux opérateurs industriels dans cette sphère, en particulier par le jeu de la diversification Suivi des évolutions du secteur pour mesurer si la reprise d activité enregistrée au cours du premier semestre 2010 se confirme, à la fois comme indicateur d un potentiel redémarrage de l économie et dans la perspective d adaptation des compétences aux mutations structurelles du secteur Accompagnement de la réorientation de l appareil de formation initiale et continue et des entreprises vers une plus grande prise en compte des nouveaux enjeux liés au développement durable, nouvelles technologies, évolutions des métiers, verticalisation et industrialisation des modes de production... Hôtellerie restauration Tendances et perspectives La croissance de ce secteur est supérieure à celle de la région depuis 15 ans, en lien avec la saisonnalité touristique, et il a atteint une certaine maturité sur plusieurs parties du territoire. Plusieurs éléments ne favorisent pas l attractivité du secteur : saisonnalité et temps partiel très marqués, peu de postes d encadrement et en corollaire, les plus bas salaires par secteurs. Le secteur emploie un public jeune et féminin, avec des besoins de renouvellement faibles. Une offre de formation initiale de qualité, et des taux d insertion en progrès. Pour l apprentissage, les taux de rupture restent très importants. Malgré une saison touristique particulièrement longue et réussie en 2010, les professionnels s interrogent sur l amélioration du taux d utilisation des équipements hors période estivale, sur la diversification de leur offre (tourisme d affaire, tourisme gastronomique, tourisme industriel ) et des potentialités que l extension rétrolittorale du tourisme est susceptible d offrir. Accompagnement du secteur dans ses réflexions sur la diversification et l optimisation de son offre de manière coordonnée et différenciée entre les territoires Soutien du secteur hôtelier dans l évolution de sa politique de ressources humaines (cf. ruptures de contrats d apprentissage) et sensibilisation des demandeurs d emploi aux métiers, emplois et formations existantes (développement des qualifications, compléments d activités, bi-saisonnalité ) Zone d emploi de Saint-Nazaire - Diagnostic territorial pour l emploi et la formation - décembre 2010 7

Commerce Tendances et perspectives La densification de l armature commerciale du territoire, entamée il y a 15 ans est interrompue depuis 2006, ce qui témoigne de l atteinte d une forme de maturité. Le secteur dispose encore de marges de développement quantitatif dans les territoires ruraux, comme en témoigne le renforcement des polarités de Guérande, Pontchâteau, Savenay, Saint-Brévin et Pornic. Même s il a été impacté par la crise en 2009, le secteur du commerce a d abord témoigné d une meilleure résistance que la région. Les perspectives s annoncent néanmoins peu favorables pour 2010. Une part importante des projets de recrutement est liée à la saisonnalité touristique. Un secteur particulièrement féminin et jeune, qui attire une demande d emploi qui a des caractéristiques similaires. Un appareil de formation surdimensionné par rapport aux besoins exprimés et aux perspectives de développement quantitatives plus modérées que par le passé. Interrogations sur le dimensionnement de la filière de formation initiale, au regard de la pause confirmée de la croissance dans le secteur, et sur le contenu des formations initiales et continues Observation des nouveaux modes de comportement de consommation et de distribution, qui pourraient impacter le secteur du commerce (e-commerce, produits bio, logistique de proximité, mutations de l armature commerciale ) et accompagnement dans ses mutations qualitatives Santé action sociale / services aux personnes Tendances et perspectives Le premier secteur employeur de la zone d emploi en comptant l emploi public, avec un poids important de l emploi féminin et une grande hétérogénéité entre les métiers (secteur hospitalier). Une accélération forte de la croissance depuis 2003, des perspectives bien orientées (besoins exprimés, vieillissement de la population ), des besoins de main d œuvre exprimés importants, mais compensés par l attractivité résidentielle du territoire et la croissance de la population active féminine (aides-soignants : 195). Les tensions sur le marché de l emploi persistent, preuve de la relative déconnexion du secteur de la santé action sociale vis-à-vis des cycles économiques. Une importante réorganisation des services de santé du territoire anticipée avec l ouverture en 2012 de la Cité Sanitaire (Saint-Nazaire). Une structuration progressive du secteur des services à la personne autour des activités de ménage et d assistance aux personnes dépendantes pour répondre à des besoins structurels croissants (hausse de l espérance de vie, de l activité féminine et de la natalité ; modifications de la structure familiale) mais selon des modalités différenciées selon les territoires. Les services aux personnes, en croissance depuis plusieurs années, ont été affectés par le ralentissement économique. Accompagnement du secteur dans son développement et sa structuration compte tenu du renouvellement progressif de l emploi salarié à l horizon 2015 et de ses perspectives (vieillissement de la population bénéficiaire, projets de création, dont la «Cité Sanitaire», de transformation ou d extensions des structures de soin pour les personnes âgées). Poursuite des démarches de structuration de la filière des services aux personnes au regard des spécificités de la demande locale et de la dynamique territoriale 8 Zone d emploi de Saint-Nazaire - Diagnostic territorial pour l emploi et la formation - décembre 2010

Sphère des services Cette sphère regroupe les activités tertiaires, dont le développement émerge lentement depuis une dizaine d années. Elles sont d une part liées aux dynamiques de l économie industrielle et de l économie résidentielle, et d autre part liées à la présence d un bassin d emploi important et diversifié, de pôles urbains attractifs et de la proximité littorale (cadre de vie). Comment expliquer ces évolutions? Evolution de l emploi salarié privé dans la sphère des services Nombre d emplois 2009 Part de l emploi salarié en 2009 Évolution emploi salarié 2008 / 2009 Évolution emploi salarié 1993 / 2009 ZE Région ZE Région ZE Région Conseil & assistance 11 186 15,3 % 15,3 % -4,6 % -1,6 % +107,0 % +149,3 % dont : act. informatiques & services d information 209 0,3 % 1,5 % -16,7 % -1,8 % +85,0 % +370,0 % dont : act juridiques, comptables, gestion, architecture, ingénierie 2 901 4,0 % 4,1 % -6,2 % -2,0 % +111,9 % +117,7 % dont : Autres act. spécialisées, scientifiques & techniques 699 1,0 % 1,0 % +4,5 % -4,8 % +41,5 % +41,5 % dont : act. de services administratifs et de soutien 5 929 8,1 % 9,6 % -4,0 % -1,5 % +73,0 % +146,5 % Ensemble 73 000 100,0 % 100,0 % -1,4 % -1,9 % +38,8 % +35,8 % Quelles sont les faiblesses? Source : Pôle emploi 2009p - traitement Addrn Le rattrapage progressif de la sphère des services de la zone d emploi est à relier avec : l externalisation progressive des fonctions de services depuis les grandes entreprises industrielles (cf. sphère productive), le développement d activités support de la croissance de l économie résidentielle (cf. sphère résidentielle). Aux côtés de ces services, un secteur tertiaire restreint mais autonome émerge, notamment dans les pôles urbains, en lien avec la dynamique métropolitaine. Quelles sont les forces? Un rattrapage réussi par rapport à la région du secteur conseil et assistance (+103 % en 15 ans). L émergence et la structuration d un marché de l immobilier de bureaux complémentaire de Nantes autour des principales polarités urbaines. Une croissance des emplois des fonctions à haute valeur ajoutée (commerce interentreprises, prestations intellectuelles). Des niveaux de qualification élevés, dus à la présence importante de bureaux d études, fortement liés aux filières industrielles structurantes du territoire (ingénierie, études techniques ) et à la technicité d activités de services spécialisées (architecture, communication, banque assurance, publicité, informatique, gestion). Des conditions d emploi attractives pour des métiers porteurs. Un rôle croissant dans la production de valeur ajoutée et dans la valorisation économique de la production. Un niveau d activité qui peut être élevé en contexte de crise pour certaines activités de prestation intellectuelles. Une connaissance limitée et peu partagée de ces activités localement. Des activités de services pour certaines encore très liées aux grandes entreprises industrielles locales. Un secteur qui porte le risque lors des phases de retournement conjoncturel (effet report pour maintenir les compétences clés). Un marché tertiaire complexe et encore restreint en volume. Un positionnement géographique excentré et une aire de chalandise restreinte par l océan Atlantique. La proximité des agglomérations nantaises et rennaises, qui polarisent une part importante des emplois de cadres et de professions intellectuelles supérieures du Grand-Ouest (conception/recherche, gestion, administration) au détriment de l agglomération nazairienne. Des tensions qui persistent sur les postes de secrétariat - bureautique spécialisés, de nettoyeurs de locaux de surface malgré la crise (conditions d emplois peu attractives). Quelles perspectives? Une sphère impactée par la crise compte tenu de l effet report entre sphère industrielle et sphère des services. Des perspectives de développement existent compte tenu des phénomènes d externalisation depuis l industrie, de la dynamique résidentielle et du rôle croissant joué par les services spécialisés dans la production de valeur ajoutée. Une interrogation persiste sur la dimension et les contours du secteur tertiaire autonome qui émerge depuis une dizaine d années sur le territoire. Observation et accompagnement des secteurs particulièrement impactés par la crise (activités informatiques et services d information, activités immobilières, intérim, activités juridiques, comptables, gestion, ingénierie ) Compréhension des évolutions de l organisation de la production industrielle, en particulier le renforcement du modèle des filières intégrées (entreprise étendue, organisation en réseau ) et des liens entreprises / recherche / formation Suivi de l émergence de services autonomes spécifiques et des problématiques de diversification Zone d emploi de Saint-Nazaire - Diagnostic territorial pour l emploi et la formation - décembre 2010 9

Caractéristiques de l emploi Formes d emploi Des emplois marqués par leur courte durée Moins du tiers des offres d emploi sont des offres durables. La proportion d offres d emplois temporaires ou occasionnels est supérieure de 10 points à celle la région. Parmi les intentions d embauche exprimées par les employeurs pour 2010, 6 projets sur 10 relèvent de l emploi saisonnier alors qu on en dénombre seulement 4.5 sur 10 au niveau régional. La zone d emploi fonctionne avec un volume d emplois intérimaires se situant autour de 4 000 équivalents temps plein, avec un taux de recours (5 %) supérieur à celui de la région. Cette forme d emploi est particulièrement concentrée dans les secteurs de la métallurgie et de la construction (taux de recours de 14 %). Après une chute marquée en 2009, une reprise mesurée se confirme sur l intérim, avec une augmentation de 16 % entre mai 2009 et mai 2010 en Loire-Atlantique. Le territoire témoigne d une forte capacité à mettre en œuvre l emploi intérimaire qualifié pour répondre aux variabilités de charge, mais a également recours à l intérim non qualifié et à la sous-traitance de capacité. Intérim : les 5 premiers secteurs d emploi des intérimaires 5 premiers secteurs effectifs d emploi en ETP % zone % région Construction 1 144 14 % 9 % Autres industries manufacturières - réparation et installation de machines et d équipements 432 17 % 8 % Fabrication de matériels de transport 431 6 % 12 % Métallurgie et fabrication de produits métalliques 356 14 % 10 % Fabrication de denrées alimentaires, boissons et produits à base de tabac 207 8 % 11 % Ensemble des secteurs 3 957 5 % 4 % Source : Pôle emploi 2008 - traitement Addrn Des emplois pour soutenir la qualification : l apprentissage 1 500 contrats d apprentissage sont signés par an, et le taux de recours de 2 % est similaire aux autres zones d emploi de la région. 2/3 des contrats se concentrent sur 5 secteurs, notamment dans la construction (30 %) et le secteur des métiers de bouche et de la cuisine (8 %), avec néanmoins une diversité de postes plus importante qu en région. Apprentissage : les 5 premiers secteurs en nombre de contrats d apprentissage 5 premiers secteurs nombre de contrats % zone % région Construction 463 6 % 6 % Industries agricoles et alimentaires 167 8 % 4 % Commerce et réparation automobile 155 11 % 12 % Hôtels et restaurants 149 4 % 6 % Commerce de détail et réparations 127 2 % 2 % Ensemble des secteurs 1 568 2 % 2 % Source : Région Pays de la Loire - CLEA 2008/2009 - traitement Addrn Des emplois pour favoriser l insertion : l insertion par l activité économique (IAE) Environ 300 postes sont proposés au sein des structures de l IAE, majoritairement centrés sur les chantiers d insertion (75 %). L évolution locale va dans le sens d une diversification des postes, tant au niveau des familles représentées que des supports d activité, avec une volonté des opérateurs de développer de nouveaux projets. Le nombre d emplois proposés est légèrement en deçà du poids du territoire au sein du département, avec une offre en entreprises d insertion qui demeure faible. Les possibilités budgétaires rendent difficile le développement de cette typologie d emplois. Caractéristiques de l offre d emploi Relation offre/demande d emplois Les tensions se maintiennent dans l hôtellerie restauration, s expliquant parfois par une qualification de certains candidats aux postes de serveurs/cuisiniers qui demeure insuffisante au regard des attentes des employeurs. Le secteur de la vente présente une situation contrastée avec 2 métiers en tension exigeant une formation spécifique (vendeur produits techniques, télévendeur), et 2 métiers où le nombre de candidatures excède le nombre d offres car étant plus accessibles ou attractifs (hôte de caisse et vendeur en équipement de la personne). Les métiers du nettoyage révèlent un écart entre la demande des candidats et les offres proposées sur la qualification, la mobilité, le nombre d heures de travail proposées et les contraintes horaires. Des expérimentations de certaines entreprises, en matière d entretien de bureaux en journée, contribuent à faire évoluer les mentalités et pourraient favoriser le développement de contrats comportant plus d heures et des horaires sans coupure. 10 Zone d emploi de Saint-Nazaire - Diagnostic territorial pour l emploi et la formation - décembre 2010

Développement durable et industrie : quel impact? Les entreprises ont encore peu pris en considération les besoins d évolution des compétences liés aux aspects énergétiques et à la gestion de déchets et se focalisent davantage sur l adaptation aux besoins du marché pour développer l activité. Néanmoins, des réflexions ou avancées existent en matière d économie d énergie sur les flux logistiques, de procédés de soudage, d éco conception de produits, ainsi que sur l aménagement des postes de travail pour favoriser le tri de déchets à la source. La nécessité de faire évoluer les compétences se centre sur les perspectives d émergence de productions nouvelles. Elle évoluera au rythme du développement de ces nouvelles filières, l enjeu étant de bien situer dans le temps le moment opportun pour former les personnels. Les perspectives sont liées au développement de l éolien, notamment de l éolien marin. La production, la manutention, le stockage, l installation de parcs marins, le raccordement au réseau nécessiteront des adaptations des compétences particulièrement dans les domaines suivants : assemblage, sécurité et maintenance, postes de grutiers, raccordements électriques et maintenance mécanique sous l eau. Le développement de bio carburants issus de micro algues, la construction d éco paquebots et la création de navires «verts» assurant le recyclage des eaux usées constituent par ailleurs des pistes d évolution. Conditions d emploi Emploi et mobilité Une faible mobilité géographique des demandeurs d emploi et des salariés, compensée par une importante mobilité professionnelle, particulièrement pour les emplois de faible qualification, témoigne d une adaptation du public au marché local. Ce constat est encore plus prégnant pour le Pays de Retz. La mobilité professionnelle constitue un atout pour les entreprises (flexibilité, vivier disponible ) mais elle impacte négativement les évolutions individuelles : impact sur la qualification et la montée en compétences sur un domaine particulier ; complexité d accompagnement de personnes toujours débutantes ; difficultés pour les personnes en sortie de contrats aidés pour trouver des offres d emploi correspondant à leurs attentes sur le territoire. Des déplacements domicile-travail plus longs, caractérisés par : Une augmentation des migrations domicile-travail, générée par une forte progression de l urbanisation rétro-littorale associée à une concentration des emplois sur la bande littorale de Donges au Croisic. Une distance moyenne parcourue pour se rendre sur son lieu de travail qui a augmenté entre 1999 et 2006 pour atteindre au moins 16 Km pour un quart des actifs, avec 55 % des actifs de la zone d emploi qui ne résident pas dans leur commune de travail. Une dissociation entre pôle domicile et pôle travail qui concerne majoritairement les ouvriers, davantage impactés par l augmentation du coût du foncier et de ce fait, plus mobiles au quotidien que les cadres (64 % contre 59 %). Impact du rythme de l économie touristique Certains publics ont calqué leur mode de vie sur la saison touristique, notamment sur la presqu île guérandaise. Parmi eux, on distingue trois typologies : Des jeunes qualifiés, alternant saison estivale locale avec saison hivernale. Une minorité qui couple l emploi saisonnier avec un métier différent, complémentaire en terme de calendrier. Une troisième population qui organise sa vie professionnelle autour de 6/8 mois d activité annuelle. Réactions aux difficultés économiques Au regard de la conjoncture, des outils et des dispositifs ont été mis en œuvre pour les salariés fragilisés (formation de salariés avec ACCEL+, mesures de chômage partiel) et assurer l accompagnement des licenciés économiques avec le Contrat de Transition Professionnelle (CTP). Les réponses privilégient le public en emploi ou proche de l emploi, mais des interrogations subsistent quant à l accès à l emploi des demandeurs d emploi, dans un contexte de raréfaction des offres d emploi et de restrictions de certaines mesures visant à soutenir ces publics (contrats aidés). Augmentation de la qualification dans le métier visé ou développement de poly compétences des demandeurs d emploi saisonniers pour favoriser un emploi tout au long de l année Soutien au développement et à la diversification de l insertion par l activité économique au niveau local Vigilance particulière sur l apport de compétences liées à l émergence de productions nouvelles et sur le calendrier adapté pour former les personnes Poursuite et développement des actions mises en œuvre pour développer la mobilité du public demandeur d emploi Observation des nouveaux métiers/nouvelles compétences et réactivité et souplesse des dispositifs d accompagnement aux démarches de diversification des acteurs industriels Zone d emploi de Saint-Nazaire - Diagnostic territorial pour l emploi et la formation - décembre 2010 11

La demande d emploi Evolution de la demande d emploi Une progression quasi continue depuis juin 2008 Demande d emploi en fin de mois (mars 2010) Nombre 12 532 Evolution depuis mars 2007 +25,76 % Demande d emploi enregistrée pour motif fin de contrat Une hausse quasi continue de la demande d emploi est observée depuis juin 2008, accompagnée d une baisse du volume des offres d emploi. Le taux de chômage a évolué de plus de 3 points sur cette période, et se maintient au moins à un point au-dessus des niveaux départementaux et régionaux. Comparativement aux autres échelons de territoire, le mouvement a démarré plus tardivement mais s est amplifié, avec des pics d évolution plus accentués. Le motif principal d inscription concerne avant tout les fins de contrat et de mission. Cette proportion plus importante que sur d autres échelons de territoire, est un phénomène à relier à la nature (CDD et intérim) et à la durée plus réduite des contrats. CAP ATLANTIQUE (excepté communes du 56) +19,8% 2483 CC DU PAYS DE PONTCHÂTEAU SAINT-GILDAS-DES-BOIS +23,9% 1 069 CARENE +22,4% 5 719 27,3 % (23,2 % en région) Demande d emploi enregistrée pour motif fin de mission 11,9 % (7,5 % en région) intérim Source - Pôle emploi / Direccte - Corinthe - traitement Addrn Évolution de la demande d'emploi par EPCI de la zone d'emploi de Saint-Nazaire CC LOIRE ET SILLON +14,6% 611 Depuis un an, la demande d emploi de longue durée progresse (+ 57 %) et ce, de façon nettement plus importante qu à l échelon régional (+41.2 %), ce qui témoigne de réelles difficultés d insertion pour une partie du public. Une vigilance est nécessaire pour les demandeurs d emploi en fin de droits. Les acteurs locaux observent un glissement du projet de recherche d emploi salarié vers la création de son propre emploi particulièrement avec le statut d auto-entrepreneur. Ils constatent de réelles difficultés à dégager un véritable revenu voire des situations extrêmement difficiles. La mise en place d outils de territoire (Contrat de Transition Professionnelle, ACCEL +. ) limite les effets de la crise et permet d accompagner plus fortement les salariés fragilisés. Une coopération interentreprises réelle et constructive ouvre des opportunités pour l avenir. Les publics demandeurs d emploi Moins de 26 ans Publics demandeurs d emploi en fin de mois (mars 2010) Les hommes les plus touchés 20,9 % (21,8 % en région) Plus de 50 ans 18,4 % (17,3 %) Hommes 53,4 % (47,6 %) Demandeurs d emploi de plus d un an 33,5 % Source - Pôle emploi / Direccte - Corinthe - traitement Addrn Pour la 2ème année consécutive, la demande d emploi masculine évolue à un rythme nettement plus soutenu que celui des femmes. Depuis 2007, la part des hommes est ainsi passée de 45 % à 53 % de la demande d emploi. Ce constat se vérifie sur les autres échelons de territoire, mais il s avère particulièrement net sur un bassin d emploi orienté vers les métiers de l industrie et du bâtiment. Il se renforce pour les demandeurs d emploi de plus d un an. CC SUD ESTUAIRE +20,3% 1 060 Océan Atlantique CC DE PORNIC "élargi" +20,5% 1 590 N O E S 0 5 10 2.5 Km Évolution de la demande d emploi en fin de mois entre le 31/03/2009 et le 31/03/2010 par EPCI de +10% à + 15% de 15,1% à +20% supérieure à +20% Sources : BD Carto - IGN Paris 2006 - Licence n 7656 Pôle emploi / Direccte - Corinthe - 31/03/10 Cartographie : ADDRN - Novembre 2010 Limites de la zone d emploi de Saint-Nazaire Contours des EPCI Nombre de demandeurs d emploi 1 000 au 31 Mars 2010 Zone d'emploi : +20,2% 12 Zone d emploi de Saint-Nazaire - Diagnostic territorial pour l emploi et la formation - décembre 2010

Les jeunes : vers une stabilisation? Les seniors peinent à se repositionner sur le marché du travail 3 500 Evolution de la DEFM des - de 25 ans sur la zone d'emploi 2 600 Evolution de la DEFM des 50 ans et plus sur la zone d'emploi 3 000 2 500 2 000 2 400 2 200 2 000 1 800 1 500 1 000 500 déc- 06 mars- juin- 07 07 sept- déc- 07 07 mars- juin- sept- déc- 08 08 08 08 mars- juin- sept- déc- 09 09 09 09 mars- juin- 10 10 Source : Pôle emploi - traitement Addrn 1 600 1 400 1 200 1 000 déc- 06 mars- 07 juin- 07 sept- 07 déc- 07 mars- 08 juin- 08 sept- 08 déc- 08 mars- 09 juin- 09 sept- 09 déc- 09 mars- 10 juin- 10 Source : Pôle emploi - traitement Addrn La très nette amélioration de l évolution de la demande d emploi des jeunes depuis décembre 2009 s explique surtout par un ralentissement de nouvelles inscriptions. La demande d emploi de longue durée des jeunes progresse et cette population reste fragilisée, car l amélioration s appuie pour partie sur des mesures conjoncturelles et sur le choix de l allongement de la scolarité pour certains. Au 1 er semestre 2010, les missions locales ont accueilli 1 209 nouveaux jeunes et en ont accompagné 4 010, soit une augmentation par rapport au même trimestre de l année 2009 (+16.14 %). Des différences géographiques ont été relevées, avec la très forte progression de ce public sur le territoire du Pays de Retz (+34 %) et des spécificités liées au niveau des qualifications (+22.35 % de niveau IV et III). L arrivée massive de jeunes, qui ont le plus souvent une formation généraliste (bac ou 1 ère année universitaire) nécessite de construire des réponses adaptées à ce public qui représente plus du 1/3 des premiers accueils. La très forte augmentation du nombre de demandeurs d emploi de plus de 50 ans se poursuit. Cette hausse s accentue au cours des derniers mois et concerne de manière plus conséquente les hommes. Poursuite de l accompagnement des entreprises pour restreindre le risque de licenciements économiques et accompagner en amont les salariés fragilisés (GTEC) Vigilance particulière sur l augmentation du nombre de demandeurs d emploi en fin de droits Maintien et réinsertion professionnelle des publics par l utilisation combinée des différents leviers à disposition des acteurs : Seniors : aménagement des postes, encadrement des jeunes, expérimentation du tutorat bilatéral, validation des acquis de l expérience, accompagnement des entreprises à la mise en œuvre du plan senior Demandeurs d emploi de plus d un an : diversification et développement de l Insertion par l Activité Economique Jeunes : développement de l alternance et des outils existants, et adaptation des dispositifs d accompagnement et de formation à l augmentation du public de niveau 3 et 4 Zone d emploi de Saint-Nazaire - Diagnostic territorial pour l emploi et la formation - décembre 2010 13