Dr Laurent HOCQUELOUX CHR d Orléans La Source

Documents pareils
PROTOCOLE SONDAGE VESICAL

SUTURE D EPISIOTOMIE ET PRISE EN CHARGE DE LA CICATRICE; RECOMMANDATIONS AUX PATIENTES

Brochure d information destinée au patient. Comment pratiquer l auto-sondage intermittent?

Ministère de la santé, de la jeunesse et des sports. Comité technique des infections nosocomiales et des infections liées aux soins

INCONTINENCE URINAIRE

BMR/ BHR en EHPAD Prise en charge des résidents

SOINS DE PRATIQUE COURANTE. Prélèvement aseptique cutané ou de sécrétions muqueuses, prélèvement de selles

Infections nosocomiales

Recommandations des experts de la Société de réanimation de langue française, janvier 2002 Prévention de la transmission croisée en réanimation

Infections urinaires chez l enfant

Chapitre 1 : Introduction à la rééducation périnéale

dossier de presse nouvelle activité au CHU de Tours p a r t e n a r i a t T o u r s - P o i t i e r s - O r l é a n s

Intérêt diagnostic du dosage de la CRP et de la leucocyte-estérase dans le liquide articulaire d une prothèse de genou infectée

TRAITEMENT DE L INCONTINENCE URINAIRE. Dr B Pogu Urologue FMC Sud Marne

LA RÉTENTION URINAIRE DU POST-PARTUM

«Actualités et aspects pratiques de l antisepsie»

EVALUER LA MAITRISE DU RISQUE INFECTIEUX EN EHPAD

AUDIT ISO SUR CESARIENNE CH MACON

INCONTINENCE URINAIRE

Bio nettoyage au bloc opératoire

Prépration cutanée de l opéré

va être opéré d un hypospadias

L Incontinence Urinaire au FEMININ. Examen paraclinique. Résidu Post Mictionnel. Examen pelvien

Coordination de la Gestion des risques. Bilan - Programme

Les Infections Associées aux Soins

Ouverture d un pavillon médical : Mesures mises en œuvre pour la mise en eau et suivi bactériologique

PRISE EN CHARGE D'UN PATIENT ATTEINT OU SUSPECT DE CLOSTRIDIUM DIFFICILE

LA PROTHESE TOTALE DE GENOU

SURVEILLANCE DES SALARIES MANIPULANT DES DENREES ALIMENTAIRES

Chapitre VI : Gestion des risques épidémiques

Service d Urologie - Hôpital de la Conception - APHM. 2. Service de Gynécologie Obstétrique - Hôpital de la Conception - APHM. 3

Définition de l Infectiologie

Pour toutes questions supplémentaires, veuillez communiquer avec nous au poste 4129.

Jean-Christophe Richard Véronique Merle CHU de Rouen

STOP à la Transmission des microorganismes!

POURQUOI L HYGIENE HYGIENE = PROPRETE HYGIENE = PREVENTION DES INFECTIONS COMMUNAUTAIRES ET DES INFECTIONS ASSOCIEES AUX SOINS

Mise en place du contrôle du bon usage des carbapénèmes: expérience d une équipe pluridisciplinaire

Incontinence urinaire. DR.L.PEYRAT C.H.U. Tenon, Paris

Incontinence urinaire : trop souvent taboue

Ministère de la santé, de la jeunesse et des sports. Comité technique des infections nosocomiales et des infections liées aux soins

HERNIE DISCALE LOMBAIRE

GESTION DU RISQUE INFECTIEUX D ORIGINE ALIMENTAIRE DANS LES UNITES DE SOINS

HERNIE DISCALE LOMBAIRE

Service d ambulance. Normes. de soins aux patients. et de transport

Incontinence urinaire en gériatrie. DR Depireux urologue DR Noël l interniste

L ENTRETIEN DES LOCAUX ET DES EQUIPEMENTS AU BLOC OPERATOIRE

La déchirure. Les risques. Troubles périnéaux du post-partum. La déchirure

DIU DE REEDUCATION PELVI-PERINEALE. Responsables de l enseignement :

PSDP et usage des pénicillines - ESAC

le bilan urodynamique Dr René Yiou, CHU Henri Mondor

BILAN DE LA DAJ EN QUALITE D AUTO-ASSUREUR SUR LES RECLAMATIONS INDEMNITAIRES. Marjorie OBADIA/DAJ/10 janvier 2012

C. difficile. Réponses aux questions les plus fréquemment posées sur le. à l Hôpital général juif HÔPITAL GÉNÉRAL JUIF SIR MORTIMER B.

Gestion de la crise sanitaire grippe A

Stratégies de dépistage des bactéries multirésistantes. Qui? Pourquoi? Comment? Après? L exemple des MRSA

Ethique, don d organe et Agence de la Biomédecine

Il est bien établi que le réseau d eau hospitalier peut

La campagne québécoise des soins sécuritaires volet prévention et contrôle des infections

Référentiel Officine

INFORMATION & PRÉVENTION. Le cancer de la vessie

Arthralgies persistantes après une infection à chikungunya: évolution après plus d un an chez 88 patients adultes

L alimentation. du patient. paration et de service? Emilie GARDES - Xavier VERDEIL - Nicole MARTY CHU de Toulouse

Les fistules obstétricales sont des communications anormales entre les voies urinaires ou digestives et l'appareil génital. ou d une manœuvre abortive

Visite test de certification V2014 Retour du CHU de Rennes GCS CAPPS Vendredi 12 juin 2015

Gestion des épidémies en FAM et MAS. 2 ère réunion annuelle FAM/MAS 20 mars 2015

SOINS INFIRMIERS EN HEMODIALYSE

Réflexions sur les possibilités de réponse aux demandes des chirurgiens orthopédistes avant arthroplastie

Annexes jointes Annexe 1 : Fiches d entretien par zone Annexe 2 : Fiche de traçabilité

Hygiène et prévention du risque infectieux en cabinet médical ou paramédical

AUDIT BLOC OPERATOIRE

25 èmes Journées EURO-PHARMAT, NICE, 13, 14 & 15 Octobre 2015 Mardi 13 octobre 2015

Mise en place de référents grippe au sein d un centre hospitalier

KEAT : premier électrostimulateur sans fil d auto-rééducation périnéale à domicile

Modules optionnels. Passer à l acte en implantologie

MINISTERE DE LA SANTE, DE LA FAMILLE ET DES PERSONNES HANDICAPEES

Vous allez être opéré du coeur

Leucémies de l enfant et de l adolescent

La gestion des excreta en région Nord-Pas de Calais

Traitement des Pseudarthroses des Os Longs par Greffe Percutanée de Moelle Osseuse Autologue Concentrée

chronique La maladie rénale Un risque pour bon nombre de vos patients Document destiné aux professionnels de santé

d une Dr Ei Eric Peterman

Direction générale de la Santé. Infections liées aux soins réalisés en dehors des établissements de santé >> guide de prévention

urinaire féminine à l effort de la femme

PLAN D ACTION POUR ACCELER LA REDUCTION DE LA MORTALITE MATERNELLE ET NEONATALE

1- Parmi les affirmations suivantes, quelles sont les réponses vraies :

Signalement et gestion des infections respiratoires aiguës (IRA) et des gastroentérites aiguës (GEA) 19 juin 2014

admission aux urgences

OUVERTURE ET MISE EN PLACE

METHODOLOGIE GENERALE DE LA RECHERCHE EPIDEMIOLOGIQUE : LES ENQUETES EPIDEMIOLOGIQUES

Programme National de Prévention des infections associées aux soins en ES,

DE QUALITE GESTION DES RISQUES DEVELOPPEMENT DURABLE

UN PATIENT QUI REVIENT DE LOIN. Abdelmalek AZZOUZ GRCI 29/11/2012 Service de Cardiologie A2 CHU Mustapha. Alger Centre. Algérie

AUDIT «HYGIENE DES MAINS» Partie II Qualité technique des gestes d hygiène des mains

Prostate Une petite glande de grande importance

Peut-on réduire l incidence de la gastroentérite et ses conséquences dans les écoles primaires à l aide de solution hydro-alcoolique?

Laurence LEGOUT, Michel VALETTE, Henri MIGAUD, Luc DUBREUIL, Yazdan YAZDANPANAH et Eric SENNEVILLE

Ablation de sutures. Module soins infirmiers

Droits des personnes malades en fin de vie

La Responsabilité Civile De L anesthésiste

SPF Santé publique, Sécurité de la chaîne alimentaire, Environnement DG 1 Service Datamanagement

Transcription:

Infections urinaires nosocomiales Dr Laurent HOCQUELOUX CHR d Orléans La Source

"... le début de l'utilisation courante des sondes urinaires est parfois suivi d'une fièvre rémittente qui se termine souvent par la mort... Il est important qu'une telle fièvre, survenant au milieu d'une apparente santé en raison semblet-il d'une si petite cause, et qui conduit souvent (comme cela est certainement le cas) à une issue fatale, soit bien et largement connue..." Sir Andrew Clark- Lancet 1883

Epidémiologie Enquête 1996-2001 (CCLIN-Ouest) : prévalence 2.7%, soit 40 % des infections acquises à l hôpital 3/4 des «infections» restent asymptomatiques Pas de sur-mortalité réelle, si l on tient compte des co-morbidités

Fréquence du sondage Prévalence globale de 10% (CTIN) : réanimation 57 % chirurgie 18 % médecine 8 % moyen séj. 8 % long séjour 3 % C est pour un sondage

Infections sur sonde U 17 % des sondes sont infectées 80% des IUN sont sur sonde sonde à demeure : RR d IUN x 14

Epidémiologie i i IU au 1er rang des infections acquises à l hôpital E. coli reste prédominant Grande disparité des souches par comparaison aux IU communautaires Fé Fréquence élevée é de souches résistantes éi aux ATB Un rôle croissant des levures

Facteurs de risque des IUN sur DM invasifs Facteur de risque OR Cathétérisation > 6jrs 5,1 6,8 Sexe féminin 2,5 3,7 Mise en place du cathéter hors du BO 2,0 5,3 Service d urologie 2,0 4,0 Autres sites infectés 2,3 2,4 Diabète 2,2 2,3 Dénutrition 24 2,4 Insuffisance rénale 2,1 2,6 Sac de drainage au dessus du niveau de la vessie 1,9

Le vrai problème de santé publique : réservoir de BMR D où : Réduire la transmission Réduire la pression de sélection

Infections urinaires i nosocomiales de l adulte Conférence de consensus co-organisée organisée par la SPILF et l AFU 27 novembre 2002 - Paris Avec sociétés partenaires : SFHH, SFAR, SRLF

Force des recommandations A : il est fortement recommandé de faire B : il est recommandé de faire C : il est possible de faire ou de ne pas faire. D : il est recommandé de ne pas faire E : il est fortement recommandé de ne pas faire Niveau I : au moins un essai randomisé de bonne qualité, Niveau II : au moins un essai non randomisé, ou une étude cas / témoins Niveau III : opinion d expert, expérience clinique,étude descriptive, e consensus professionnel

Question I : Les points débattus : Définitions, physiopathologie, diagnostic biologique et épidémiologique des IUN. Question II : Qui traiter, quand et comment traiter? Question III : Mesures de prévention

Question I : Physiopathologie Mécanismes naturels de défense Inhibiteurs de l adhésion bactérienne Réponses inflammatoire et immunitaire Exfoliation des cellules urothéliales infectées Facteurs de promotion des IUN : sondes et autres dispositifs Altération des moyens naturels de défense Perturbation du transit urinaire Production d un biofilm manuportage (II)

Physiopathologie Mécanismes d acquisition en l absence de sonde en présence de sonde : endoluminal : «système ouvert» +++, extraluminal l : 2/3 des cas à la mise en place : faute d asepsie voie lymphatique hti ou hématogène Cas particuliers : Cas particuliers : IU suite à cystoscopie, KT sus-pubiens, lithotritie, étuis péniens, chez diabétique

Définitions : L arbre urinaire est stérile (sauf urètre distal) Colonisation = présence de micro-organisme(s) sans manifestation i clinique i = bactériurie asymptomatique (terme à = bactériurie asymptomatique (terme à abandonner)

Une IU : réponse inflammatoire + symptômes d intensité variable 1. Au moins un des signes suivants : fièvre (>38 ), impériosité mictionnelle, pollakiurie, brûlures ou douleur, en l absence d autre cause infectieuse ou non... 2. une uro-culture positive Une IUN est acquise dans une structure de soins ou reliée à la prise en charge d un patient. (66% des IUN sont endogènes)

Recueil des urines: Diagnostic biologique ECBU «recueillir l urine vésicale en évitant toute contamination at o lors de la miction par la flore commensale qui colonise l urètre et la région périnéale» (la ponction sus pubienne est considérée comme la (la ponction sus-pubienne est considérée comme la méthode la plus fiable )

Diagnostic biologique : ECBU Recueil des urines: Patient non sondé : toilette locale préalable au savon, 2nd jet (II) Sujet incontinent ou handicapé H : collecteur pénien, stérile ou «propre» (II), F : sonde de petit calibre ou recueil par un soignant avec toilette préalable (II) Porteur de sonde ne par rompre le caractère clos du collecteur prélèvement à partir du site de ponction

ECBU Conditions de conservation et de transport des urines: noter l heure du prélèvement l urine ne doit pas séjourner plus de 2 h à T ambiante (II) conservation à +4 C pendant 24 h (III) il est possible d utiliser des systèmes de transport stabilisateurs utilisant Ac.borique en conditionnement stérile unitaire : conservation de 24 à 48 h à T ambiante (II)

Interprétation ti ECBU Bactériurie (ou candidurie) considérée si > à 10 3 ufc/ml (III) = limite de quantification par la méthode usuelle, la leucocyturie n a pas d intérêt chez le patient sondé (D II). Patient symptomatique sans sonde : IU si bactériurie >10 3 ufc/ml et leucocyturie >10 4 / ml (A II)

Usage de la bandelette L intérêt majeur de la bandelette est sa praticabilité et sa valeur prédictive négative (VPN) > 95% chez le patient non sondé P d dé i t b té i i P dé Pas de dépistage bactériurie P sondé (EII)

Question II : Qui traiter? Toutes les IUN bactériennes doivent être traitées (A) La colonisation ne doit pas être traitée par ATB (A I) valable quelque soit le micro-organisme (même Candida) Le traitement de la colonisation peut être justifié : neutropénique, immunodéprimés.. (A) Situation pré-op : chir. et explorations urologiques avec mise en place de prothèses (BII) Patients porteurs de prothèse articulaire, vasculaire ou cardiaque (CIII) Épidémie à BMR dans une unité hospitalière (CIII)

Quand et comment traiter? S assurer de la perméabilité des voies urinaires et lutter contre le résidu mictionnel (A III) : obstruction, ti malformation, calcul l? Identifier le MO responsable et connaître sa sensibilité usuelle aux ATB (A II)

Déterminer la durée du traitement (A II) IU sans atteinte parenchymateuse : < 7 jours Pyélonéphrite ou orchi-épididymite : 10 à 14 jours Prostatite aiguë : 21 jours Assurer une diurèse suffisante consensus pour un volume de 1,5l/24h pas d intérêt d une hyperdiurèse (E II) Si IU : retirer ou changer la sonde urinaire (A II)

Question III : Généralités sur les mesures de Prévention Indications et durée du Sondage Vésical sont limitées au maximum et évaluées chaque jour (AII) indications valides : obstruction urinaire, chirurgie des voies urogénitales, cause médicale nécessitant la mesure de la diurèse, prévention de la macération et de l infection d escarre sacrée chez le patient alité... Sonde enlevée dès qu elle n est plus nécessaire

Mesures de prévention chez le patient sondé Le principe du système clos doit impérativement être mis en place (AII) Pose de la sonde à demeure avec asepsie : désinfection des mains, G stériles, matériel stérile (CIII) impact + de la pose au BO (expérience + ambiance chirurgicale?) Toilette quotidienne effectuée avec un savon doux médical (BII) lors de la toilette après chaque selle en cas de souillure

Les systèmes de sondage (sonde - sac collecteur) pré-scellés doivent être préférés é et retenus de manière plus systématique lors des achats de ce type de dispositif médical. La qualité du montage en usine conférant une solidité et une inviolabilité du système concourt aux respects des règles d asepsie et donc à la prévention des infections urinaires nosocomiales.

Platt - 1983 90 80 70 Taux 60 d'incidence dincidence 50 cumulée 40 (%) 30 20 10 0 Clos Ouvert 1 2 3 4 5 6 7

Mesures de prévention chez le patient sondé Sac de recueil en position déclive (BIII) Changement routinier i et programmé de la sonde n est pas préconisé (D III) Lavage- irrigation n est pas préconisé (E II) Cathéters enduits d ATB n ont pas fait preuve de leur efficacité (E I) Cathéters imprégnés d argent n ont pas fait preuve de leur efficacité (D III)

Alternatives au sondage à demeure Cathéter sus pubien en alternative ti au sondage au long court n a pas montré sa supériorité (D III) Étui pénien préférable si médicalement possible (B III) Sondage intermittent préférable en alternative au sondage à demeure (CIII) Écographie sus-pubienne préférable au sondage pour mesurer le résidu vésical (B III)

Spécificité chez le patient avec vessie neurologique Autosondage propre préféré à l hétérosondage (BII) risque augmente au delà de 3 autosondages/j risque augmente si volume > 400 ml fréq. de l autosondage > ou = à 4 fois/j Les sondes auto ou pré lubrifiées peuvent être utilisées pour l auto sondage (B III) La désinfection du méat avant l autosondage n est pas nécessaire (D III) Le jus de canneberge l acide ascorbique sont Le jus de canneberge, l acide ascorbique sont susceptibles de prévenir les IU (C III) / acidification des urines

Précautions standards dans la prévention des IUN Un isolement géographique est recommandé pour les patients sondés, infectés ou colonisés (A II) la désinfection des mains par frictions hydroalcoolique est fortement préconisée (A II) Promouvoir la désinfection des mains par un programme de formation continue (A II) Le port permanent de gants sans changement entre les malades est à proscrire (E II) La mise en place d un programme de surveillance et de prévention efficace (B II)

Critères de qualité de la pose (% conformité) - Audit CCLIN SO CIBLE Sonde fixée Position déclive Asepsie rigoureuse Port de gants Lavage antiseptique Antisepsie méat Toilette périnéale complète Lavage simple Vérification prescription 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100

Evolution décennale des IUN sur sonde au CHU Lyon-Sud Taux d'iu UN 45 40 35 30 25 20 15 10 5 0 39 Drainage clos protocole SAD 26 Relances périodiques 18 14 IDE référentes film HCL trousse 1982-8383 1984-8585 1986-8787 1992

Conclusions Recommandations assorties de niveau de preuve niveau de force de la recommandation Nombreux gestes recommandés dans les protocoles actuels doivent être révisés et actualisés Importance : d un programme de surveillance et de prévention efficace d une formation