Cette présentation revient sur les expériences de de la la FAO en en matière de de développement local, identifie les conditions pour promouvoir une approche territoriale du développement rural, fait des propositions de de partenariat avec les régions pouvant bénéficier de de l appui de de la la coopération décentralisée. Développement rural territorial et sécurité alimentaire Revue d expériences de la FAO Exploiter les acquis et lever les contraintes Propositions de partenariat avec les régions
Le rôle des instances intermédiaires Les familles doivent pouvoir disposer de capacités de production, de stockage et d accès à une alimentation saine, régulièrement disponible et adaptée à leurs attentes et préférences alimentaires La sécurité alimentaire au niveau national doit aussi s accompagner de modalités et de pratiques au niveau décentralisé. Les régions ont un rôle à jouer pour atténuer les effets des crises alimentaires Les différentes formes de décentralisationd ~ La déconcentration ~ Elle n est qu un transfert de certaines prérogatives de l Etat central à ses propres agents, au niveau régional et local mais elle a néanmoins permis de rapprocher les institutions nationales des populations ~ La dévolution ~ L Etat central abandonne une partie de ses activités de production ou de fourniture de services, au profit d entités publiques ou privées, autonomes et dotées de mandats et de moyens mais tout en restant sous contrôle de l Etat. ~ La décentralisation~ L Etat central transfert à des instances élues ou représentatives de la société civile, les fonctions, le pouvoir et les ressources nécessaires pour qu elles puissent gérer localement les affaires de leur territoire, au profit des populations qui les ont élues. Les instances intermédiaires peuvent agir selon les intérêts de l Etat tout en cherchant à répondre aux demandes des population locales et construire des relations entre les divers acteurs locaux
L implication des acteurs locaux La participation s est imposée en réaction aux difficultés et aux échecs des projets, face au désengagement des Etats et des bailleurs de fonds et sous l impulsion des ONGs. Elle n est pas un simple moyen d informer les populations. Elle ne consiste pas à obtenir des populations l aval de décisions prises en dehors d elles. Elle privilégie l échelon local mais peut s élargir aux niveaux régionaux et nationaux. Restituer aux populations un pouvoir d initiative et de décision dans la définition et la mise en œuvre des actions et programmes les concernant Reconnaître les acteurs locaux comme des partenaires et non seulement comme des bénéficiaires Développer les diagnostics et les orientations en tenant compte des intérêts des différents acteurs Etablir de nouvelles relations contractuelles entre les parties prenantes et dont les règles du jeu sont acceptées Surveiller toutes les formes d exclusion ou d appropriation du pouvoir par certains individus ou groupes sociaux Favoriser le dialogue et la mise en relation entre acteurs d une même région dans des partenariats territoriaux ou entre régions dans des relations de coopération
Le rôler des territoires Par souci d efficacité, les projets ont du élargir leur champ de vision à des dimensions économiques, sociales, culturelles et répondre aux besoins et demandes multiples des populations tout en respectant les spécificités et capacités d appropriation des populations. Pour assurer la durabilité des actions entreprises, il a fallu traiter non seulement les aspects techniques mais aussi impliquer les acteurs et les former pour qu ils puissent s approprier les innovations et la gestion de leur propre développement La sécurité alimentaire est en premier lieu une question d accès à la nourriture dont les quantités et la qualité doivent être adaptées au sexe, à l age, aux activités de chaque individu et ceci tout au long de l année Elle fait aussi appel aux dimensions économiques (revenus), aux habitudes culturelles, aux facilités d accès aux ressources naturelles et à la nourriture ainsi qu aux capacités d approvisionnement et aux capacités d approvisionnement Quel que soit l action à entreprendre en milieu rural, elle s inscrit toujours dans un espace territorial (la parcelle, le périmètre irrigué, le massif forestier, la zone rurale, etc.)
Expériences FAO de développement d local Même si les portes d entrée sont variées, nombreux sont les projets s appuyant selon des degrés divers sur un ou plusieurs des fondements du développement local (participation, décentralisation, approche intégrée). Ils utilisent des méthodologies adaptées et spécifiques mais poursuivent des objectifs et des modalités de mise en œuvre similaires Exemples de méthodologies comportant une ou deux des dimensions du développement local (La Gestion intégrée des pesticides, le Diagnostic participatif pour la nutrition des plantes, l Elaboration des petits projets de nutrition, les Champs-écoles, la Vulgarisation participative, l Analyse socioéconomique selon le genre,la Foresterie communautaire, la Gestion des conflits, etc.) Exemples de méthodologies utilisant les trois dimensions du développement local (les Moyens d existence durables, la Gestion intégrée des terres et des eaux, l Aménagement des Bassins versants, etc.) Exemple de méthodologie s inscrivant totalement dans une approche territoriale (le Développement territorial, participatif et négocié) Pour plus d information, consulter le site: www.fao.org/participation
Un exemple d approche d territoriale au sein de la FAO : le Développement D territorial participatif et négocin gocié (DTPN) VISION Cadre institutionnel Normes Acteurs Histoire Territoire Positions Intérêts Pouvoir de négociation Potentialités/ Vulnérabilités Systèmes de production/ de Tenure de terre HORIZON Marges de Flexibilité Volonté de dialogue Propositions pour la négociation Perspectives et contraintes NEGOCIATION Rôles et responsabilités clarifiés Règles du jeu adaptées Institutions locales renforcées PLAN ACCORD SOCIAL Activités rurales Accès au services Utilisation améliorée des atouts territoriaux Cohésion social fortifiée Pouvoir de négociation augmenté Vulnérabilités diminuées
Revues des approches liées au développement d local Approche participative Approche territoriale Approche décentralisée Approche intégrée A 3 B
L outil de coopération décentralisd centralisée La FAO a développé depuis 2002 un programme de coopération décentralisée visant à fournir une assistance technique à des populations bénéficiaires avec l appui financier de la collectivité partenaire. Mais on observe que l utilisation de cet outil reste marginal au sein de l Organisation. Une analyse des problèmes rencontrés a fait ressortir 2 groupes de contraintes à lever Primauté d appuis au travers des gouvernements centraux dans la mise en œuvre des projets locaux (maintien des habitudes de travail et de partenariat et décalage entre déclarations et actions retenues) Difficultés des divisions techniques à répondre et fournir un cadre de partenariat adapté aux pratiques de la coopération décentralisée (procédures administratives non adaptées et méconnaissance du dispositif et de ses avantages potentiels au regard des composantes du développement local)
Observations sur le recours à la Coopération DécentralisD centralisée e par la FAO Effets Nombre limité de projets et expériences Baisse de l avantage comparatif Intérêt réduit des partenaires et bailleurs Problème à traiter Utilisation limitée des dispositifs de partenariat de la coopération décentralisée Causes Prédominance des appuis au travers des gouvernements centraux Difficultés des divisions techniques à s impliquer Maintien des habitudes de travail et de partenariat Décalage entre déclarations et actions Primauté donnée à la mobilisation des ressources Procédures administratives non adaptées Faible mutualisation et diffusion entre les services Méconnaissance des dispositifs et de leurs avantages
Exploiter les acquis et lever les contraintes Deux groupes de propositions: A. La reconnaissance des collectivités locales comme partenaires et parties prenantes aux mécanismes globaux, nationaux et régionaux de lutte contre contre la faim B. L association des collectivités locales dans la préparation, la mise en œuvre et la gouvernance des actions, des projets et des plans nationaux de sécurité alimentaire Un Programme de coopération Partenariat FAO - Régions du monde pour des plans territoriaux et intégrés de sécurité alimentaire (PTISA)
Deux résultats r escomptés, s, six défis d à relever A. La reconnaissance B. L association 1. Inclure les représentants des collectivités territoriales dans les processus internationaux de concertation et de coordination de SA (CSA, FMPP,etc.) 2. Inclure les collectivités territoriales dans les processus de préparation des actions nationales (PNSA, UNDAF, NMTPF, etc.) 3. Appuyer les initiatives de renforcement de l organisation interne et de la mise en réseau des collectivités territoriales entre elles 4. Promouvoir la coopération décentralisée et l échange d expertises en matière de SA 5. Améliorer la connaissance et l utilisation des approches territoriales et intégrées de la SA et du développement rural 6. Faciliter l accès aux bases de données et à l échange d expériences entre les différents partenaires, à tous les niveaux
Le Programme de partenariat pour des plans territoriaux intégr grés de sécurits curité alimentaire (durée e et envergure à définir) Stratégie: Implication des partenaires, Coopération décentralisée, Diffusion d outils méthodologiques, Renforcement des capacités, Echanges d information et d expériences, Développement des réseaux Phase 1: Préparation Identification des actions et des modalités du partenariat Adaptation des mécanismes, procédures et méthodologies de coopération au sein de la FAO Elargissement des réseaux et des bases de données existants Préparation des supports didactiques sur le rôle des collectivités dans la sécurité alimentaire et sur l approche territoriale Phase 2: Lancement pilote Sélection de régions volontaires Campagnes d information et de formation de tous partenaires Bilans de l insécurité alimentaire et de la vulnérabilité Appui à l établissement de coopération décentralisée et à la recherche de financements Préparation de PTISA et appui à leurs démarrages Phase 3: Elargissement du partenariat Evaluation des phase 1 et 2 Programmation pour l extension du dispositif
Merci! Alexis de BERTOULT Service du Soutien aux Politiques Agricoles F.A.O. Alexis.DeBertoult@fao.org (+39) 06 570 55599